AUTOINSIDE Édition 11 – Novembre 2018

autoinside

ÉDITION 11 SEPTEMBRE 2018

AUTO

INSIDE

Place aux véhicules utilitaires et aux flottes :

quelle est la tendance ?

Pages 10 à 47

Lever de rideau pour Magdalena Martullo-Blocher :

comment la patronne d’EMS dirige son groupe

Pages 48 à 49

Pleins feux sur la relève : les représentants de

la Suisse à l’Eurocup

Pages 56 à 59

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

Union professionnelle suisse de l‘automobile (UPSA)

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Union professionnelle suisse de l‘automobile (UPSA)

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Place aux véhicules utilitaires et aux flottes :

Lever de rideau pour Magdalena Martullo-Blocher :

Pleins feux sur la relève : les représentants de

SOMMAIRE

Novembre 2018

5 Éditorial

6 En bref

Véhicules utilitaires

10 En grandes pompes : IAA d’Hanovre

14 La loi de l’arrimage du chargement

18 Place au spécial : en visite au

garage Pieren à Thierachern

22 Les véhicules lourds s’affichent

24 La théorie et la pratique

produisent des résultats

26 Les Suédois sont forts

28 Un tracteur à sellette avec dynamo

30 Équipement : un investissement

dans l’atelier et l’avenir

32 Qui décide des mandats de

réparation?

46 Nouveaux produits : utilitaires

et véhicules de parc

« Journée des garagistes

suisses » 2019

48 Interview de l’intervenante

Magdalena Martullo-Blocher

Association

50 Dossiers UPSA : arguments

reliés sous forme de cahier

Sections

52 Zurich : le « Brain-Village »

53 Berne : un atelier sur le monde

des métiers automobiles pour tous

54 Deux Bâle : voici à quoi

ressemblent les maîtres

55 Genève : les occasions ont la forme

Profession et carrière

56 Eurocup, une fête pour tous !

ÉDITION 11 SEPTEMBRE 2018

AUTO

INSIDE

Gestion de parc

33 Des milliards d’économies

34 La mobilité du futur : le garagiste

dans le monde du partage

36 La technologie de l’autopartage

38 Partager des utilitaires ?

40 Économiser en association

43 Gestion de parc en déplacement

44 Surveillance de l’efficacité

quelle est la tendance ?

Pages 10 à 47

comment la patronne d’EMS dirige son groupe

Pages 48 à 49

la Suisse à l’Eurocup

Pages 56 à 59

Titre :

« Move brilliantly

»

avec Hostettler

Autotechnik AG.

AUTOINSIDE | Novembre 2018

57 Florent Lacilla : encore de l’or

pour le Fribourgeois ?

58 Damian Schmid : l’« utilitairien »

ambitieux

59 Steve Rolle : rien n’est impossible

si on est motivé

60 Un hommage aux coordinateurs

d’atelier

62 Brevets fédéraux

63 Formation Turbo pour vendeur auto

64 Des stages de préapprentissage

66 UPSA Business Academy

68 Séances d’information régionales

Atelier et service après-vente

70 L’organisateur d’Auto-Zürich

72 WLTP : ça bouge à Berne

76 L’événement de branche Eurotax

Politique

79 Contrôles des gaz d’échappement

Ventes

80 Le chiffre d’affaires des ateliers

continue d’augmenter

82 Garagages / Impressum

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motricité sur la neige à l’état usé. Test accélération/motricité sur la neige réalisé par TÜV SÜD en décembre 2017. « Usé » signifie usé sur machine (rabotage) à hauteur des témoins d’usure selon

le règlement européen sur les témoins d’usure ECE R30r03f. Dans tous les cas, respectez la législation locale pour les pneus hiver.

(2) Test de freinage sur la neige réalisé par le service produit TÜV SÜD, à la demande de Michelin, entre décembre 2017 et janvier 2018, sur un véhicule VOLKSWAGEN Golf 7 équipé en 205/55 R16 91H

comparant le pneu MICHELIN Alpin 6 et la moyenne des pneus concurrents BRIDGESTONE BLIZZAK LM001 Evo, CONTINENTAL WinterContact TS 860, DUNLOP Winter Sport 5, GOODYEAR Ultra

Grip 9, PIRELLI Cinturato Winter et NOKIAN WRD4. « Usé » signifie usé sur machine (rabotage) à hauteur des témoins d’usure selon le règlement européen sur les témoins d’usure ECE R30r03f.

Dans tous les cas, respectez la législation locale pour les pneus hiver.

(3) Test accélération/motricité sur la neige réalisé par le service produit TÜV SÜD, à la demande de Michelin, en décembre 2017, sur un véhicule VOLKSWAGEN Golf 7 équipé en 205/55 R16 91H

comparant le pneu MICHELIN Alpin 6 et la moyenne des pneus concurrents BRIDGESTONE BLIZZAK LM001 Evo, CONTINENTAL WinterContact TS 860, DUNLOP Winter Sport 5, GOODYEAR Ultra

Grip 9, PIRELLI Cinturato Winter et NOKIAN WRD4. « Usé » signifie usé sur machine (rabotage) à hauteur des témoins d’usure selon le règlement européen sur les témoins d’usure ECE R30r03f.

Dans tous les cas, respectez la législation locale pour les pneus hiver.

(4) Test de longévité réalisé par DEKRA TEST CENTER, à la demande de Michelin, en décembre 2017 et janvier 2018, sur un véhicule VOLKSWAGEN Golf 7 équipé en 205/55 R16 91H comparant le pneu

MICHELIN Alpin 6 et la moyenne des pneus concurrents BRIDGESTONE BLIZZAK LM001 Evo, CONTINENTAL WinterContact TS 860, DUNLOP Winter Sport 5, GOODYEAR Ultra Grip 9, PIRELLI

Cinturato Winter et NOKIAN WRD4. Test de longévité représentatif d‘un usage réel moyen (test Michelin D50) sur un parcours de 10 000 km, puis estimé jusqu‘à 1,6 mm. Dans tous les cas, respectez

la législation locale pour les pneus hiver.

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ÉDITORIAL

Au nom de la mobilité, merci Madame Leuthard

Durant votre mandat de Conseillère

fédérale, j’ai eu le privilège de vous

rencontrer à quelques reprises. En ma

qualité de président du comité d’organisation,

j’ai également eu l’immense

honneur, d’inaugurer en votre compagnie

notre 6 e salon suisse du véhicule

utilitaire, transport-CH en 2011.

Permettez-moi de citer vos propos

d’allocution de bienvenue, retranscrits

dans notre journal de l’époque.

« Sans véhicules utilitaires, rien (ou

presque) ne va plus ; 90 % de toutes les

marchandises sont transportées par

camion, du yaourt jusqu’à la machine à

la pointe de la technologie. Une société

qui s’attend à un service just-in-time

pour chaque chose et dans toutes les

régions en bénéficiant d’un vaste choix

est dépendante du transport sans faille

effectué par les véhicules utilitaires. (...)

Avec la croissance continue du trafic

de marchandises, l’intérêt mais aussi

l’utilisation de nos routes gagnent en

importance. Même les heures d’embouteillages

augmentent et nous devons

combattre les goulets d’étranglement

dans des délais raisonnables. Malgré

une flotte de véhicules améliorée et en

raison de l’augmentation du nombre de

véhicules, le degré de responsabilité est

plus important en matière d’émissions

de CO 2

, de politique climatique et de

politique de transfert de trafic pour la

protection des Alpes exigée par le droit

constitutionnel. »

«À l’UPSA nous avons une

vision globale de la mobilité,

une mobilité intelligente et

durable.»

Après 15 ans d’immobilisme, que je

qualifierais de volontaire et irresponsable,

de la part de votre prédécesseur,

vous avez pris conscience du retard

pris dans les infrastructures. Si le fond

ferroviaire a été le premier à voir le jour,

le fond routier, ou plus précisément

le « fonds d’infrastructure pour le trafic

d‘agglomération, les réseaux des routes

nationales et des routes principales

dans les régions de montagne et les régions

périphériques » est devenu l’outil

indispensable aux besoins de notre

société évoqués dans vos propos.

Notre branche est reconnaissante de

votre engagement envers la mobilité,

sans conflit aride entre la route et le

rail. La mobilité au sens large du terme,

mobilité à des fins professionnelles ou

personnelles. Et nous, à l’UPSA, nous

avons toujours eu une vision globale

de la mobilité, une mobilité intelligente

et durable. Par contre, le temps presse,

car les heures d’embouteillage augmentent

toujours et avec elles, les heures

inutiles de moteurs fonctionnant de

manière idiote et provoquant un impact

non négligeable sur la qualité de notre

air. Et pour la qualité de notre air, il

serait souhaitable que le projecteurs politiques

et médiatiques se tournent enfin

vers les transports aérien et surtout maritime.

Je suis toujours interpelé de voir

le manque de volonté dans ce secteur

en comparaison avec notre branche.

Je fais dès lors le souhait que l’on

reconnaisse l’engagement exceptionnel

du monde des véhicules utilitaires

envers l’environnement. Et au nom de la

mobilité, je tiens à vous exprimer toute

notre gratitude, Madame la Conseillère

fédérale, et vous souhaiter bonne route

vers de nouveaux horizons.

Cordiales salutations

Dominique Kolly

Président de la commission des

véhicules utilitaires et membre du

comité central UPSA

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Liberté d’entreprise

... un des nombreux atouts du partenaire le GARAGE!

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EN BREF

Grâce aux collaborateurs d’Amag, un

don de plus de 47 075 francs a pu être

fait à la fondation « Etoile filante ».

Marco Fabbro, Goodyear.

Marcel Schaffner, Amag.

depuis 2011 la responsabilité globale

de VW Véhicules utilitaires

en Suisse en tant que chef de la

marque. Dans cette fonction, il a,

avec son équipe, fait grimper la

part de marché de VW Véhicules

utilitaires en Suisse de 14 à 26 %.

La procédure de recrutement pour

pourvoir le poste qu’il libérera a

démarré.

Amag soutient la fondation

d’entraide « Etoile filante »

Dans le cadre du programme

culturel interne « We move »,

les collaborateurs d’Amag ont

réussi à faire le tour du monde

en 63 jours à la force de leurs

muscles. Pour chaque kilomètre

parcouru à pied ou à vélo, Amag

donnait un franc. Une distance

de 40 075 kilomètres a ainsi

été atteinte. À partir de cinq

propositions de participants, la

fondation d’entraide aux enfants

« Etoile filante » a été désignée

pour bénéficier de la donation.

La remise du chèque a eu lieu

le jeudi 20 septembre 2018 au

siège de la fondation. « Ce don

extrêmement généreux nous

permet de faire vivre une expérience

unique à de nombreux

enfants vivant avec une maladie

ou un handicap », ont affirmé les

directrices Nicole Sami et Lucia

Wohlgemuth.

romande. Il a d’abord occupé

le poste d’Area Manager Retail

Switzerland et dernièrement, il

intervenait en tant que Business

Consultant. Comme il assumait

la responsabilité de l’introduction

de la gestion des marchandises

GDHS « tiresoft 3 » et de

l’optimisation du « système de

facturation 4 Fleet » FOS, il s’est

spécialisé de plus en plus dans

les processus stratégiques au

cours de ces dernières années.

M. Fabbro succède à Roger Blaser

et dans sa nouvelle fonction, il

s’occupe de la planification et

de l’organisation en Suisse des

activités de l’entreprise liées au

concept « Premio ».

Auto Zürich : Marco Parroni au

conseil d’administration

Marco Parroni, chef de projet

de la Formule E et responsable

marketing de la banque Julius

Bär, complète le conseil d’administration

de la plus grande

foire automobile de Suisse

alémanique, l’Auto Zürich Car

Show. Grâce aux nouvelles

idées de cet expert chevronné

de l’automobile, qui a remporté

le Zurich E-Prix en juin de cette

année et est indiscutablement

l’un des moteurs de la Formule E,

les responsables sont confiants

dans l’évolution prochaine de

l’Auto Zürich Car Show. Leur

objectif est de transformer la

foire automobile classique en

un événement divertissant pour

toute la famille.

Changement à la tête de

VW Véhicules utilitaires

Marcel Schaffner, Brand Director

de VW Véhicules utilitaires,

a décidé de relever un nouveau

défi au sein de la branche. Il

quittera donc Amag Import SA le

31 décembre 2018. M. Schaffner

a rejoint Amag en 2006 et assume

Hostettler Autotechnik AG

se réorganise

Hostettler Autotechnik AG

procède à l’intégration totale

dans son organisation du

domaine des pneus, qui ne

cesse de gagner en importance.

De ce fait, Markus Abegglen,

l’ancien chef du service pneus

d’Hostettler AG, va assumer la

responsabilité globale de l’entreprise

en tant que directeur.

Patrick Spirig, qui est depuis

plusieurs années Senior Product

Manager pour la marque Nexen,

prend les rênes du domaine

Pneus. Marcel Stocker a quant à

lui intégré l’équipe dirigeante et

se charge du domaine Automotive.

Il bénéficie de plus

de 20 ans d’expérience dans

le domaine automobile, a

déjà travaillé chez Hostettler

Autotechnik AG de 2002 à 2008

et est responsable du marketing

et des concepts d’atelier.

Marco Fabbro responsable

du concept « Premio »

Depuis septembre, Marco

Fabbro est le nouveau Manager

Retail Switzerland de Goodyear

Dunlop Handelssysteme (GDHS).

Depuis 2014, le Tessinois de

l’équipe suisse, âgé de 43 ans,

conseille les partenaires

« Premio » au Tessin et en Suisse

Marco Parroni, Auto Zürich.

De nouveaux visages dans l’équipe Pneus d’Hostettler Autotechnik : (de g. à dr.)

Marcel Stocker, Markus Abegglen et Patrick Spirig.


EN BREF

Bernard Berisha, Akzo Nobel.

Renforcement de l’équipe

Sikkens en Suisse

Bernard Berisha a rejoint

l’équipe Sikkens suisse en août

dernier. Âgé de 32 ans, il conseille

la clientèle en Suisse alémanique

et se réjouit de sa nouvelle tâche

et de la proximité avec les clients.

B. Berisha a acquis des connaissances

en peinture sur carrosserie

sur le terrain et a longtemps

travaillé dans le secteur aéronautique,

où il occupait un poste d’ingénieur

processus et matériaux. Il

collaborait alors avec AkzoNobel

Aviation où il a développé son

expertise dans le domaine des

spécifications des peintures ainsi

que des tests d’applications et de

matériaux.

« Vision Zéro » : la fin des

accidents sur les routes

« Les accidents de la circulation

doivent enfin appartenir au

Marc Gianola (à gauche), CEO du Hockey Club Davos AG, et Andreas Wirth,

Hankook Sales Manager pour le marché suisse.

passé », affirme Daniel Freund,

directeur de Continental Suisse.

L’entreprise est bien connue

pour son savoir-faire dans la

technique du pneu et contribue

depuis plus d’un siècle dans une

mesure importante à la sécurité

routière. L’homme reste le

principal facteur de risque dans

ce contexte. Continental et ses

partenaires entendent agir à ce

niveau par la sensibilisation et la

formation des usagers de la route.

« Vision Zéro » a une prétention

absolue : zéro décès, zéro blessé,

zéro accident. L’initiative est en

cours de lancement dans toute

la Suisse alémanique, en ligne,

dans les locaux commerciaux

des partenaires et les centres de

conduite du TCS.

Hankook est le nouveau

sponsor du HC Davos

Le fabricant de pneus Hankook

s’engagera prochainement

dans un partenariat de trois ans

avec le HC Davos. Le contrat de

sponsoring englobe les matches

du HC Davos du championnat

suisse (National League) de

hockey sur glace et ceux de la

Coupe Spengler à Davos, qui a

lieu chaque année entre Noël et

Nouvel An. « Nous nous réjouissons

de notre nouveau partenariat

avec le HC Davos. Qui a

déjà assisté une fois à un match

de hockey sur glace connaît la

ferveur avec laquelle les fans

et les équipes célèbrent ce

sport. Cet aspect émotionnel est

parfaitement adapté à la devise

de notre entreprise, ‹ Driving

Emotion › », explique Andreas

Wirth, Hankook Sales Manager

pour le marché suisse.

Lukas Reinhardt est le

nouveau porte-parole du TCS

Lukas Reinhard, l’ancien

rédacteur en chef adjoint de

la radio zurichoise « Radio 1 »,

quitte le journalisme pour se

consacrer à la communication

d’entreprise et vient renforcer

le service de presse du TCS

en tant que porte-parole et

spécialiste PR. Lukas Reinhardt

relève directement de Daniel

Graf, responsable du service de

presse du TCS pour la Suisse

alémanique.

Un spécialiste de l’import

complète la direction d’Emil Frey

Marcel Guerry a démarré

son activité au siège principal

de Zurich en tant que membre

de la direction générale du

groupe Emil Frey le 1 er septembre

2018. Dans cette fonction, il est

responsable des unités opérationnelles

Import, Commerce de

détail ainsi que Prestations de

services et financières pour la

direction du Groupe Emil Frey

Suisse. M. Guerry, âgé de 56 ans,

bénéficie d’une longue expérience

du commerce de détail et

des activités d’importation. Son

dernier poste était celui de CEO

et président du conseil d’administration

de Mercedes Benz

Italie, qu’il avait occupé après

avoir été le CEO de Mercedes

Benz Suisse SA depuis 2011.

Suite page 8

L’homme est et reste le principal facteur de risque dans la circulation routière.

Continental veut sensibiliser le public à ce sujet avec la campagne « Vision Zéro ».

Lukas Reinhard, TCS.

Marcel Guerry, groupe Emil Frey.

le GARAGE,

le concept de garage

partenarial de votre ESA

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EN BREF

Toni von Dach, anciennement Figas.

Jvan Hutter, Figas.

Miss Yokohama, Milena Crusi, roulera à bord de sa Hyundai Kona pendant l’année de

son couronnement.

Changement de

direction pour Figas

Business Management

Toni von Dach a pris une

retraite bien méritée à la

fin septembre après avoir

exercé pendant plus de 17 ans

la fonction de responsable

du Business Management

auprès de Figas Fiduciaire de

la branche automobile suisse

SA. Dans une lettre datée du

4 octobre, les responsables

de l’entreprise ont annoncé

qu’ils étaient très satisfaits

d’avoir trouvé en la personne

de Jvan Hutter un connaisseur

de la branche confirmé

pour prendre la tête du Business

Management. J. Hutter

a rejoint Figas en début

d’année et se met au courant

des dossiers aux côtés de

Toni. Titulaire d’un master en

économie, il a été pendant

plus de 17 ans le directeur

et propriétaire d’une PME

de la branche automobile. Il

dispose en outre de solides

connaissances dans le secteur

des services financiers.

Véhicules utilitaires :

forte demande

Durant les neuf premiers

mois de cette année, plus de

31 000 véhicules neufs ont été

immatriculés en Suisse et dans

la Principauté du Liechtenstein.

Le nombre d’immatriculations

de véhicules utilitaires neufs

légers a augmenté de 1,5 % à

23 739 par rapport à la même

période de l’année précédente.

Les véhicules de transport

de personnes, notamment

les camping-cars, continuent

d’avoir le vent en poupe avec

une augmentation de 0,9 % pour

atteindre 4214 immatriculations.

Par rapport à l’année passée,

les camions enregistrent une

baisse de 62 véhicules.

L’AMZ et Cromax en route vers

le succès

L’Akademischer Motorsportverein

Zürich (AMZ) de l’EPF

peut se prévaloir d’une saison

2018 de Formula Student couronnée

de succès. Dans la catégorie

des véhicules électriques, elle a

obtenu la distinction « Engineering

Design » à chacune des quatre

manifestations de la saison. De

plus, le véhicule « Eiger », peint

avec des produits Cromax, a

remporté le « Best Technology

Innovation Award 2018 ».

Milena Crusi élue

« Miss Yokohama 2018/19 »

L’élection Miss Yokohama

de cette année, animée par la

sympathique Linda Gwerder,

s’est tenue le 22 septembre au

Forum Fribourg. Onze candidates

attrayantes ont défilé

sur le podium devant le public

et les quatre membres du jury.

C’est finalement Milena Crusi,

19 ans, qui vient de l’Unterland

zurichois, qui a été

couronnée « Miss Yokohama

2018/19 ». « Je me réjouis

énormément de l’année qui

m’attend, même si je ne réalise

pas vraiment », a déclaré la

jeune fille rayonnante, qui s’est

ensuite mise au volant dans

sa Hyundai Kona flambant

neuve, arrivant tout juste d’Alcardis

(BE).

Volvo Center AG Worben brille

d’un nouvel éclat

L’un des garages Volvo les plus

modernes de Suisse, mais aussi

les plus efficaces techniquement

vient de subir douze mois de

travaux. La transformation de

l’entreprise est intervenue en

sept étapes, sans interruption

de l’activité. Sa devanture est

maintenant engageante, son

showroom accueillant, son

atelier a été entièrement rénové

et son installation de lavage

convient à la fois aux voitures

de tourisme et aux véhicules

utilitaires. Depuis 1997, le

Volvo Center AG appartient à la

Derungs & Partner Holding AG

et est une entreprise familiale

bien implantée dans la région.

Une formation quotidienne :

agvs-upsa.ch

Une partie des 65 étudiants formant l’équipe de l’AMZ avec le véhicule « Eiger »

et les représentants de Cromax.

La réouverture du Volvo Center AG à Worben marque le début d’une nouvelle

ère pour les propriétaires, les collaborateurs et la clientèle.

8

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


PUBLIREPORTAGEN

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Les conseils pneus et roues de Pirelli

Exploiter le potentiel

de l’activité roues et pneus

Pour AUTOINSIDE, Elio Rullo, spécialiste des pneus, répond six fois par an à des questions concernant l’activité pneus

et roues. Les articles, conçus pour en optimiser l’utilisation, sont proposés par Pirelli, partenaire du magazine spécialisé

pour les garagistes suisses.

L’activité roues et pneus recèle un grand

potentiel économique, que vous pouvez exploiter

pour votre succès commercial en tant

que garagiste. Il va bien au-delà du changement

de quatre pneus deux fois l’an.

Pirelli aide ses clients à exploiter ce potentiel

et à générer de la croissance, avec trois objectifs

prioritaires :

1. Augmentation de la productivité grâce

à l’optimisation de la planification et des

processus

2. Optimisation de l’efficacité par une

création de valeur supplémentaire dans le

portefeuille de clients

3. Progression du bénéfice par la hausse

du produit brut et l’amélioration de la satisfaction

de la clientèle et de l’utilisation

de l’atelier

Deux fois par an, votre clientèle vient faire

changer ses pneus à l’atelier. C’est une occasion

idéale pour éveiller son intérêt pour vos

prestations de services et générer des recettes

supplémentaires. Dans ce contexte, l’hôtel

pour pneus ne représente que l’un des nombreux

services que vous pouvez proposer à

votre clientèle.

L’activité pneus et roues a en effet un potentiel

bien plus grand. À côté de l’offre de

l’hôtel pour pneus et de nouveaux pneus,

vous avez par exemple la possibilité de proposer

aux clients un entretien des roues démontées,

lors duquel les roues sont rééquilibrées,

nettoyées, étanchéifiées et réparées. L’état des

pneus permet de se faire une idée de la géométrie

de direction.

Une fois que les roues ont été démontées,

le potentiel de ventes croisées est grand. Les

travaux peuvent alors être planifiés pour

l’arrière-saison, de façon à optimiser l’utilisation

de l’atelier. Nous touchons ici à l’un des

points essentiels d’une activité roues et pneus

Elio Rullo travaille dans la branche des pneus depuis

28 ans. Très grand connaisseur de cette activité en

Suisse, il a occupé plusieurs fonctions au sein de Pirelli

Tyre (Suisse) SA ces trente dernières années, dont celle

de responsable du sport automobile. Il est aujourd’hui

chargé du service client et de la technique.

professionnelle : développez-la pour qu’elle

s’étale sur toute l’année ! Cela vaut la peine de

tenir une base de données bien propre sur vos

clients et leurs pneus. Plus vous en savez sur

vos clients, mieux vous pourrez les interpeler

sur le service adapté à leurs besoins au moment

opportun.

Les processus internes de l’entreprise sont

déterminants pour la rentabilité de votre activité

roues et pneus. Aujourd’hui, les garages

de taille moyenne stockent entre 4000 et

5000 roues complètes dans leurs hôtels pour

pneus. L’optimisation des procédures à ce niveau

permet de gagner en efficacité, en qualité

et d’améliorer la satisfaction de la clientèle.

Revenons sur l’exemple du concessionnaire

qui stocke 4000 pneus. Le service de

montage se trouve à trois minutes de l’entrepôt.

Le salarié a besoin de plus d’une semaine

de travail par année pour aller chercher

les pneus, ce qui occasionne un surcoût

de 6000 francs (en se basant sur un salaire

horaire de CHF 120.). Cela vaut-il la peine

de transférer le service de montage ? Imaginons

que ce chemin doive être parcouru

quatre fois par an... Pour l’optimisation des

processus, une approche à 360 degrés est importante,

car une adaptation des procédures

concerne tout le personnel de l’entreprise, de

la direction aux apprentis, en passant par

l’équipe de vente.

Soulignons pour conclure que l’activité

pneus et roues mérite plus d’attention. Alors

que la saison bat son plein, soyez observateur,

notez les points critiques et discutez-en

en groupe. Nous sommes convaincus qu’ensemble,

vous pourrez optimiser les procédures

internes et élaborer des outils utiles

pour gérer la saison qui approche avec professionnalisme.

Cela en vaut la peine. Au final,

cela se verra sur votre rendement.

P.-S. : Dans nos Conseils pneus et roues du

numéro d’octobre s’est glissée une inexactitude.

Il y était question de la pression correcte

des pneus quand il fait froid. Comme l’air se

contracte quand les températures sont froides,

la pression des pneus baisse de 0,1 bar quand

la température diminue de 10 °C. Autrement

dit, si un pneu nécessite 2,5 bar et qu’il a été

gonflé en conséquence dans un atelier où il

fait entre 18 et 20 °C, sa pression ne sera plus

que de 2,3 bar quand les températures se situeront

aux environs du point de gelée. Pour

les collaborateurs de votre atelier, cela signifie

que pour la saison actuelle du changement

de pneus, il faut régler la pression des pneus

pour qu’elle soit plutôt supérieure à ce qui est

véritablement demandé. <

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AUTOINSIDE | Novembre 20189


VÉHICULES UTILITAIRES

67 e IAA Hanovre

Place aux véhicules

utilitaires

du futur

Montrer aujourd’hui comment rouler demain. « Driving

tomorrow » : par ce slogan, la 67 e édition du salon

international de l’automobile (IAA) qui s’est tenu fin septembre

à Hanovre a mis les propulsions alternatives et la

numérisation à l’honneur. Sascha Rhyner, rédaction

10

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

Bernhard Mattes, président de la VDA.

L’électrification en vedette :

de nombreux fabricants ont présenté des véhicules utilitaires à propulsion

électrique.

Bernhard Mattes peut se réjouir de son premier salon IAA en tant que

président de l’association allemande de l’industrie automobile (VDA) :

des records de premières mondiales, d’exposants, de surfaces d’exposition

et de visiteurs ont été battus. Il a particulièrement mis en évidence

les 435 nouveautés mondiales que les 2174 exposants issus de 48 pays

avaient à offrir. Les Chinois ont dominé la scène aussi bien du côté des

participants que des 250 000 visiteurs. Pour M. Mattes, les sujets d’innovation

tels que la numérisation, la mise en réseau, l’automatisation et

les concepts de livraison urbaine figuraient au premier plan. « Les raisons

pour lesquelles l’industrie des véhicules utilitaires a développé des

concepts de motorisation innovants sont les suivantes : l’e-Transporter

circule sans émissions, ses frais d’exploitation sont minimes et il est très

silencieux », résume-t-il.

36 véhicules à propulsion électrique étaient disponibles pour des tours d’essai.

Le diesel encore justifié

Il y a deux ans déjà, les exposants présentaient des concept-cars électriques

à l’IAA. Aujourd’hui, place à la livraison. « De nombreux e-Trans-

Suite page 12

La numérisation et la conduite autonome ont également fait partie des thèmes

principaux de l’IAA.

AUTOINSIDE | Novembre 201811


VÉHICULES UTILITAIRES

Au total, les exposants ont présenté 435 premières mondiales

lors du salon IAA, comme ici, l’e-Citaro de Mercedes-Benz.

Volvo a aussi présenté des innovations dans le domaine de

l’électromobilité.

Les moteurs à gaz, comme ici

en poupe.

Iveco a dévoilé un stand sans diesel.

Outre les exposants chinois, la Russie aussi était

présente au salon IAA.

Les concepts futu-

porter sont maintenant construits en série et arrivent sur nos routes. »

L’électromobilité va avant tout gagner en importance dans la distribution

au sein des villes. D’ailleurs, 36 modèles électriques (23 utilitaires

légers et 13 utilitaires lourds) étaient à disposition pour des tours d’essai.

Sur de longues distances, le diesel moderne, efficace et propre

conserve néanmoins sa légitimité. Pourtant, dans ce domaine, Bernhard

Mattes voit des alternatives : « Pour les poids lourds long-courriers, je

vois du potentiel dans les piles à combustible et le gaz naturel. » Les fabricants

se sont positionnés en conséquence avec des modèles à propulsion

alternative. Iveco a accompli la plus grande avancée : lors de l’IAA,

le fabricant italien de véhicules utilitaires a misé sur le gaz et l’électricité.

« Le stand 2018 d’Iveco est complètement exempt de diesel », a souligné

le chef de la marque, Pierre Lahutte. Le carburant favori d’Iveco est

surtout le gaz, de préférence le biométhane. Mercedes-Benz a également

présenté son nouvel Actros avec une variante au gaz naturel. Les Suédois

de Scania et Volvo ont aussi exposé des moteurs au gaz naturel.

Vitrine de l’avenir

La numérisation était également au programme chez les exposants,

avec de nombreuses options comme le Track & Trace, l’optimisation

de l’espace de chargement et le diagnostic des véhicules. M. Mattes a

particulièrement souligné l’engagement des fabricants de remorques et

de carrosserie. Sans oublier l’automatisation : des véhicules semi-automatiques

à ceux 100 % autonomes, les exposants ont montré de nom-

12

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

chez Scania, avaient le vent

Andreas Scheuer, ministre allemand des Transports et des

Infrastructures numériques, s’inspire des innovations.

Les véhicules utilitaires traditionnels ont aussi eu la vedette.

ristes n’ont manqué ni chez Mercedes ...

... ni chez Ford...

... ni chez Volvo.

breuses applications. Dans ce domaine, les projecteurs étaient braqués

sur le platooning ainsi que sur les manœuvres automatiques dans les

gares de triage ou encore sur les fonctions de conduite semi-automatique

sur l’autoroute. Les visiteurs ont pu vivre une vraie expérience de

conduite autonome. Le Conti-Shuttle Cube a conduit les visiteurs de la

porte nord jusqu’à la halle 23.

« Il ne faut pas séparer la conduite automatique de la conduite en

réseau : ces deux innovations se développent mutuellement », a indiqué

M. Mattes dans son discours de clôture. Aussi bien l’électromobilité que

la numérisation contribuent à la logistique urbaine. Au vu de la forte

progression du commerce en ligne, il faut des réponses convaincantes

sur la manière dont les biens et les marchandises seront livrées jusqu’au

pas de la porte, sur le dernier kilomètre en particulier. M. Mattes est

convaincu que ce sont l’industrie des utilitaires et ses partenaires qui

redéfinissent le trafic dans les villes, et ce avec un grand bénéfice pour

les clients du secteur des transports et les consommateurs.

Vaste programme d’achat

Hegelmann Group a fait parler de lui en faisant des emplettes pour le

moins exceptionnelles lors de l’IAA. Il a commandé à trois fabricants de

camions et de remorques un total de 2500 unités de traction et 1000 remorques.

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VÉHICULES UTILITAIRES

Arrimage du chargement

Aucun compromis !

Les camionnettes d’un poids total jusqu’à 3,5 tonnes connaissent un essor important depuis l’introduction de la RPLP.

Tous les titulaires d’un permis de catégorie B peuvent les conduire, ce qui génère des dangers. Sandro Compagno, rédaction

Un arrimage insuffisant peut être mortel : un crash-test montre clairement les conséquences d’un accident avec une camionnette (Photo Bott Schweiz AG).

Les véhicules utilitaires légers présentent de nombreux avantages

par rapport aux camions : ils se manœuvrent plus facilement en ville,

sont plus rapides sur l’autoroute et peuvent être conduits la nuit. Mais

la multiplication des camionnettes en circulation s’est accompagnée

d’une augmentation du nombre d’accidents. Car si les véhicules utilitaires

d’un poids total de 3,5 tonnes roulent presque aussi vite que les

voitures de tourisme, ils présentent des similitudes avec les camions,

notamment en termes de tenue de route, puissance de freinage et arrimage

du chargement. Qui n’a jamais, en aidant des amis à déménager,

chargé à ras bord un petit transporteur avec une armoire murale,

un téléviseur, des plantes et des caisses de livres (« ces satanées

caisses de livres ! ») et calé les meubles les plus fragiles avec un tapis ou

quelques couvertures ?

« Nous voyons les choses les plus insensées dans notre activité

quotidienne », déclare dans un entretien (voir page 15) Michael Rutz,

responsable Aménagements de véhicules chez Würth AG, ajoutant

que les fautifs ne sont pas forcément les déménageurs amateurs du

samedi après-midi. Aucune formation supplémentaire n’étant nécessaire

pour conduire un véhicule utilitaire léger, les professionnels euxmêmes

ignorent souvent les règles de base relatives aux dangers que

présentent les camionnettes mal chargées.

La loi fédérale sur la circulation routière interdit le chargement

excessif des véhicules (LCR 30.2). Le conducteur est responsable du

chargement et de son arrimage. Un arrimage insuffisant entraîne un

risque mortel pour le conducteur et pour les autres usagers de la route.

Des dommages risquent d’être occasionnés sur le véhicule concerné et

sur les véhicules de tiers. À cela s’ajoutent les dénonciations pénales,

amendes, prétentions d’assurance et litiges avec les clients, qui génèrent

des coûts élevés. « En conclusion, un chargement non arrimé

est la pire des solutions et aussi la plus chère », peut-on lire dans une

brochure de l’association suisse des transports routiers ASTAG, téléchargeable

gratuitement. AUTOINSIDE a discuté de l’arrimage du chargement,

de ses défis et des solutions possibles avec trois experts. <

Plus d’informations sur :

astag.ch

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VÉHICULES UTILITAIRES

Sortimo Walter Rüegg AG

Würth AG

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes

que vous constatez au quotidien

dans l’arrimage du chargement ?

Claude Pribitzer :

La sécurité des véhicules

a connu une

évolution positive

ces dernières années.

La sécurité active

mais aussi passive

Claude Pribitzer,

Marketing Product Manager

chez Sortimo.

des véhicules a été

constamment améliorée,

notamment au niveau

des ceintures de sécurité, des systèmes

d’airbag, des entretoises de portière, des habitacles

renforcés ou des systèmes d’avertissement

de distance. Mais ces évolutions positives

sont quasiment inutiles si le chargement

n’est pas correctement arrimé. L’arrimage du

chargement est malheureusement souvent

négligé en raison de l’insuffisance, voire de

l’absence, des équipements nécessaires.

Il existe des dispositions légales claires

concernant l’arrimage du chargement pour

les camions et les véhicules utilitaires

lourds. Selon vous, de telles règles seraient-elles

opportunes pour les utilitaires

légers jusqu’à 3,5 tonnes ?

Des directives claires permettraient d’éliminer

les ambiguïtés relatives à l’arrimage

du chargement. Sortimo Walter Rüegg AG

organise déjà des formations sur le thème

de l’arrimage du chargement dans les entreprises

et les associations et propose différentes

solutions permettant d’arrimer rapidement

et simplement le chargement et

les outils.

Pour quels types de véhicules votre entreprise

propose-t-elle des systèmes d’arrimage

du chargement ?

L’installation des systèmes d’arrimage du

chargement et des équipements pour véhicules

n’est pas réservée aux utilitaires. Sortimo

propose aussi des solutions spéciales

pour un arrimage optimal du chargement

pour les voitures de tourisme. Grâce aux Wor-

kerbox très pratiques, les outils à manche

et les outils manuels sont fixés sur les véhicules

à plate-forme et protégés du vent et

des intempéries. Les objets encombrants qui

doivent être transportés sur le porte-charge

se fixent rapidement sur le support grâce au

système d’arrimage intégré. Une fois les précautions

nécessaires prises, le transport peut

être effectué en toute sécurité.

L’aluminium, l’acier ou le plastique sont aujourd’hui

des matériaux « de pointe ». Quelle

est la tendance du développement ?

« Keep it simple ! » : par comparaison avec

les solutions d’équipement de véhicules proposées

sur le marché, la tendance est à la simplification

du système. Le mélange d’aluminium,

d’acier et de matériaux composites garantit

une construction légère et une grande qualité,

sans perdre de vue la sécurité.

Ces systèmes d’arrimage du chargement

doivent toujours concilier la stabilité et le

poids des équipements avec la charge utile

disponible. Comment Sortimo relève-t-elle

ce défi complexe ?

Le concept Sortimo consiste à simplifier

l’équipement en utilisant moins de composants

et à intégrer davantage de fonctions et

d’extensions.

Comment définissez-vous votre USP ?

Des concepts novateurs, des solutions

d’équipement de véhicules fiables, 30 ans

d’expérience et une production propre font de

Sortimo Walter Rüegg le partenaire idéal de la

mobilité intelligente. <

Plus d’informations sur :

sortimo.ch

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes

que vous constatez au quotidien dans l’arrimage

du chargement ?

Michael Rutz : La négligence

et la sous-estimation

du danger. On

se dit : « Je fais juste

quelques kilomètres,

il ne peut rien arriver

sur un trajet aussi

Michael Rutz,

responsable Aménagements

de véhicules chez Würth AG.

court. » Ou encore :

« Un si petit objet

ne peut pas faire de

gros dégâts. » Et puis un enfant ou un chien

déboule devant la voiture, on freine brusquement

et c’est là que l’accident se produit.

Il existe des dispositions légales claires

concernant l’arrimage du chargement pour

les camions et les véhicules utilitaires

lourds. Selon vous, de telles règles seraient-elles

opportunes pour les utilitaires

légers jusqu’à 3,5 tonnes ?

Nous voyons les choses les plus insensées

dans notre activité quotidienne : des

pièces éparses, des objets non fixés, de

lourdes armoires à vis d’atelier, des équipements

bricolés ou en bois, et j’en passe.

Lorsqu’on leur demande pour quelle raison

le chargement n’a pas été arrimé dans les

règles de l’art, les clients répondent généralement

: « On a toujours fait comme ça et il

n’est jamais rien arrivé. »

Pour quels types de véhicules votre entreprise

propose-t-elle des systèmes d’arrimage

du chargement ?

Pour les utilitaires légers jusqu’à 3,5 tonnes

et les voitures de tourisme.

L’aluminium, l’acier ou le plastique sont aujourd’hui

des matériaux « de pointe ». Quelle

est la tendance du développement ?

L’industrie travaille au développement

de nouveaux matériaux ou matériaux com-

Suite page 16

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VÉHICULES UTILITAIRES

posites. Les impulsions viennent souvent

de la technologie aéronautique et astronautique.

Würth se concentre sur de nouveaux

développements visant à concevoir des produits

innovants dans ses propres services de

développement.

Ces systèmes d’arrimage du chargement

doivent toujours concilier la stabilité et le

poids des équipements avec la charge utile

disponible. Comment Würth relève-t-elle ce

défi complexe ?

Würth propose deux systèmes d’aménagement

de véhicules. Le premier, appelé système

variable, se compose d’un mélange intelligent

d’aluminium, d’acier et de plastique. Le

gain de poids obtenu a une influence positive

sur les coûts de carburant. Pour les secteurs

comme la construction, il existe un système

modulaire extrêmement robuste et stable

composé d’éléments de construction en acier

qui résistent sans problème aux contraintes

mécaniques élevées. Mais pour ces deux systèmes,

la sécurité reste la priorité. Nous ne

faisons aucun compromis.

Comment définissez-vous votre USP ?

Je soulignerais trois aspects. Premièrement,

la proximité avec le client : les clients

Würth suisses profitent des conseils rapides

et compétents des quelque 400 vendeurs du

service extérieur et des 36 Shops des Artisans.

Un appel téléphonique ou un simple clic

permettent par ailleurs aux clients de contacter

les collègues du service intérieur, de la

boutique en ligne et de l’appli Würth. Deuxièmement,

l’offre globale : les aménagements

de véhicules de Würth transforment un véhicule

en atelier roulant. Ils créent un environnement

de travail professionnel équipé de

tous les outils et matériaux nécessaires.

Würth est l’unique entreprise à proposer cette

offre globale : aménagement du véhicule, accessoires,

consommables, outils, machines.

Troisièmement, l’individualité au lieu des

marchandises standardisées : Würth adapte

avec précision chaque aménagement de véhicule

Orsy Mobil au type de véhicule, à la

branche et aux processus de travail. Nous

pouvons également satisfaire les souhaits extravagants.

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Plus d’informations sur :

orsymobil.ch

Bott Schweiz AG

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes

que vous constatez au quotidien

dans l’arrimage du chargement ?

Daniel Mauerhofer : La

charge utile et le prix

sont généralement les

principaux critères

pris en compte lors de

l’achat d’un véhicule.

Mais la question de

Daniel Mauerhofer,

directeur des ventes chez

Bott Schweiz.

l’arrimage du chargement

et de la sécurité

des occupants

est tout aussi importante, surtout pour les

voitures de tourisme et les utilitaires légers

jusqu’à 3,5 tonnes ! Nous constatons souvent

une méconnaissance des responsabilités incombant

aux conducteurs et aux responsables

des véhicules, à laquelle s’ajoute une connaissance

insuffisante des bases légales. Il en résulte

un dispositif d’arrimage du chargement

défaillant au niveau des sangles, des filets, des

tapis antidérapants, etc.

Transporter un chargement en toute sécurité n’a

rien de sorcier.

Il existe des dispositions légales claires

concernant l’arrimage du chargement pour

les camions et les véhicules utilitaires

lourds. Selon vous, de telles règles seraient-elles

opportunes pour les utilitaires

légers jusqu’à 3,5 tonnes ?

Pour les transporteurs, sans aucun doute.

Mais l’importance de l’arrimage du véhicule

ne se limite pas aux utilitaires légers jusqu’à

3,5 tonnes. Elle concerne tous les véhicules

de cette catégorie qui transportent des marchandises

telles que les breaks, les SUV, les

camionnettes et les petits transporteurs. Une

campagne d’information sur les avantages et

les risques serait de ce point de vue utile.

Pour quels types de véhicules votre

entreprise propose-t-elle des systèmes

d’arrimage du chargement ?

Pour toutes les catégories de véhicules

jusqu’à 3,5 tonnes, y compris les remorques

utilisées pour le transport de marchandises.

L’aluminium, l’acier ou le plastique sont

aujourd’hui des matériaux « de pointe ».

Quelle est la tendance du développement

?

Bott intègre des possibilités d’arrimage du

chargement dans ses équipements. Actuellement,

nous travaillons aussi sur la construction

légère afin d’augmenter la charge utile.

La sécurité, la stabilité, la capacité de charge

et enfin les prix sont des axes de travail

constants chez Bott.

Ces systèmes d’arrimage du chargement

doivent toujours concilier la stabilité et le

poids des équipements avec la charge utile

disponible. Comment Sortimo relève-t-elle

ce défi complexe ?

Bott relève ce défi avec son mélange

unique de matériaux à base d’acier, d’aluminium

et de plastique.

Comment définissez-vous votre USP ?

Bott est leader dans le domaine de la sécurité

et de l’arrimage du chargement, comme

le prouvent les crash-tests actuellement réalisés

par le groupe Bott mais aussi par Bott

Schweiz AG. À cela s’ajoute notre structure

commerciale, avec le réseau national de partenaires

Bott et ses équipes de montage certifiées

pour l’installation. Les aménagements

de véhicules Bott sont fabriqués dans un mélange

de matériaux unique. En plus des aménagements

de véhicules conçus comme des

univers de travail mobiles, Bott Schweiz AG

propose également des aménagements d’entreprise

et d’atelier, ainsi que des systèmes

de poste de travail, c’est-à-dire des environnements

de travail stationnaires. <

Plus d’informations sur :

bott-schweiz.ch

16

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


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VÉHICULES UTILITAIRES

Petit-déjeuner des garagistes au garage Pieren AG à Thierachern

« L’honnêteté est la valeur

cardinale en affaires »

Qashqai, Juke, X-Trail : le cœur de Manfred Pieren bat pour Nissan. Le garagiste de Thierachern près de Thoune s’est mis

à son compte il y a bientôt 30 ans. Avec sa marque, il a trouvé une niche qui lui garantit une formidable prospérité : les

superstructures pour véhicules utilitaires. Sandro Compagno, rédaction

Outre les modèles de voitures cités, Nissan propose une large

gamme de véhicules utilitaires légers tels que le Navarra, le NT 400,

le NV 200, le NV 300 et le NV 400 : des utilitaires polyvalents qui

conviennent aussi bien aux artisans qu’aux communes.

De moins de 3,5 tonnes, ils représentent environ 40 % des 400 véhicules

neufs que vend le garage Pieren. Comme ces véhicules ont des

missions spécifiques, ils sont rarement vendus en l’état. Ils subissent

souvent d’abord une conversion. Manfred Pieren dit de lui qu’il aime

les défis : « J’aime déterminer les besoins du client pour ensuite développer

la bonne solution avec lui. » Il peut s’agir de véhicules munis

d’un chasse-neige, d’une saleuse, de grues, de bennes ou de platesformes

de levage. « Nous venons d’équiper un Nissan Navarra capable

de tracter six tonnes. Il a fallu installer un frein pneumatique spécial »,

explique l’entrepreneur. Le pick-up ainsi transformé rend aujourd’hui

de bons et loyaux services à une entreprise de construction.

Une niche lucrative

Les entreprises de construction et les communes font partie des

principaux clients du garage Pieren dans le domaine des utilitaires.

Manfred Pieren s’est constitué une niche très lucrative. « Une voiture

rentre à l’atelier tous les ans pour une révision ou un changement de

pneus », déclare le patron. « Mais les utilitaires sont utilisés tous les

jours comme leur nom l’indique, ils sont sales et parfois maltraités.

Nous voyons ces véhicules beaucoup plus souvent à l’atelier. » Manfred

Pieren estime que son atelier serait plus petit sans les utilitaires. L’entreprise

de la banlieue thounoise emploie 22 personnes. Un peintre

automobile et un tôlier en carrosserie, qui travaillent à leur compte et

dont l’atelier est implanté dans le bâtiment de Pieren AG, font partie

de l’équipe.

Manfred Pieren affirme que son personnel représente son capital le

plus important. « Notre fierté, c’est de proposer l’ensemble des services

portant sur le véhicule. Tout sauf les travaux de remorque », préciset-il.

Nous n’avons encore jamais eu à confier un véhicule à un autre

garage pour un diagnostic.

M. Pieren attache ainsi beaucoup d’importance à la formation initiale

et continue. « Les véhicules évoluent. Nous devons nous y adap-

Sur mesure : un Nissan Navarra qui a été muni d’un pont de chargement

pour la commune grisonne de Churwalden.

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ont pu exprimer leurs souhaits : « Un atelier lumineux, agréablement

chauffé et des outils propres et de qualité font aussi en sorte que le travail

relève du plaisir. » Plusieurs collaborateurs travaillent depuis vingt

ans pour et avec Manfred Pieren et son épouse, Regula, qui s’occupe

des finances au sein de la direction. « Nous voulons aussi offrir des

perspectives aux personnes plus âgées et socialement plus faibles. »

Vue sur l’atelier lumineux et ordonné de Pieren AG à Thierachern.

ter. » Le chef d’atelier et copropriétaire Marco Boschi s’est récemment

qualifié pour les championnats d’Europe des mécatroniciens d’automobiles

Nissan à Paris. Quatre collaborateurs de M. Pieren se sont hissés

d’emblée aux premières places de la compétition des mécaniciens

Nissan. Cette année, le garage a été lui-même désigné pour la deuxième

fois concessionnaire Nissan affichant le meilleur niveau de satisfaction

de la clientèle. Mais ce ne sont pas uniquement les qualifications de

ses collaborateurs qui permettent des performances de pointe. Il importe

également à M. Pieren que son personnel se sente à l’aise au travail.

Lorsqu’il a transformé son atelier il y a cinq ans, les mécaniciens

« Au début, les gens se sont moqués de nous »

En 1989, Manfred Pieren, alors chef d’atelier de la représentation

principale Nissan de Thoune, se met à son compte et rachète à un revendeur

d’occasions le bâtiment du garage situé non loin de la place

d’armes. Sept ans plus tard, son ancien employeur met la clé sous la

porte et aujourd’hui, le garage Pieren AG est le représentant principal

de la marque japonaise dans la région, et donc la plaque tournante

pour les pièces de rechange d’origine Nissan destinées aux garages

de l’Oberland bernois jusqu’en Valais germanophone. « Au début, les

gens se sont moqués de nous lorsque nous avons ouvert un garage ici,

à Thierachern », se souvient-il. Personne ne rit plus aujourd’hui. L’implantation

dans la zone industrielle de la commune de 2000 habitants

est une mine d’or : les problèmes de circulation et même les embouteillages

sont inconnus, l’autoroute A6 est toute proche et le service des

automobiles est à deux pas. L’inscription en allemand « Encore une

Nissan de chez Pieren à Thierachern » trône sur de nombreux véhicules

neufs qui quittent le garage sur la route de Thoune.

« Le slogan a été inventé spontanément il y a 30 ans », affirme

Manfred Pieren avant d’ajouter, rigolard : « Mais nous avions déjà affublé

la première Nissan vendue de cette inscription ! »

Suite page 20


VÉHICULES UTILITAIRES

Le slogan du garage Pieren AG est omniprésent dans l’Oberland bernois.

Après 30 ans à leur compte, Manfred et Regula Pieren cherchent à régler leur succession.

La prochaine génération est déjà dans les starting-blocks : leur fils Andreas Pieren, responsable

des ventes et du marketing, et membre de la direction, est fin prêt.

Les nombreux véhicules neufs, mais aussi et, surtout, un grand chantier témoignent de la

bonne santé de l’entreprise. M. Pieren construit deux parkings distincts pour ses véhicules

neufs et d’occasion. Ces parkings sont conçus de telle sorte qu’ils puissent aussi faire office de

showroom. Lors de la visite d’AUTOINSIDE, des artisans étaient déjà à l’œuvre

pour poser des dalles couleur crème à l’étage inférieur.

« Le client voit bien qu’il est entre de bonnes mains

chez nous »

« Le plus important en affaires, c’est l’honnêteté », pense Manfred

Pieren. Avec ses clients, il cherche la meilleure solution répondant à

leurs besoins. « Le client voit bien qu’il est entre de bonnes mains

chez nous et que nous trouvons de bonnes solutions pour lui. »

Cela renforce les liens de confiance. » Ces relations avec la

clientèle se manifestent dans le petit bureau du patron

entre le showroom et l’atelier. Des dizaines de plaques

d’immatriculation du monde entier sont accrochées au

mur. Autant de cadeaux de clients satisfaits. « Tout a

commencé ici », affirme M.Pieren en pointant du doigt

une plaque d’immatriculation ayant la forme d’un ours

polaire issue de la province canadienne des Territoires du

Nord-Ouest ».

Mais il n’y a pas que l’honnêteté et l’intégrité qui jouent

un grand rôle dans la vie professionnelle de Manfred Pieren.

Sur le site Internet du garage, le patron admet qu’il dirige

l’entreprise familiale conformément à des « valeurs chrétiennes

», ce qui signifie notamment que des projets, des

institutions et des individus chrétiens dans le besoin sont

soutenus financièrement. La foi en Dieu et le maintien de

valeurs chrétiennes se cristallisent au quotidien à Thierachern,

puisque tous les lundis matin, une prière collective a

lieu dans le bureau du patron. « On est plutôt à l’étroit quand

on se rassemble ici », rie Manfred Pieren. <

« Tout a commencé avec cette plaque d’immatriculation » :

Manfred Pieren devant le mur orné des souvenirs de clients satisfaits.

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20

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

Entretien avec René Wasem, responsable de la communication chez Matik AG

« Les pneus doivent retrouver

la route le plus vite possible »

Plus sûrs, plus performants, plus durables : l’évolution des pneus pour véhicules utilitaires place l’économie et l’écologie

au premier plan. René Wasem, responsable de la communication chez Matik, le spécialiste du véhicule utilitaire, évoque

les enjeux liés aux pneus et les opportunités de ventes supplémentaires. Sandro Compagno, rédaction

Les spécialistes des véhicules utilitaires : René Wasem (à gauche), responsable de la communication, et Baskim Begzati, dirigeant de Matik AG, lors du Swiss Automotive Show 2018.

Monsieur Wasem, un pneu de poids lourd est bien autre chose

qu’un pneu de voiture juste un peu plus grand. Quelles sont les

principales différences, en termes de matériau et de technologie?

René Wasem : Les matériaux et les technologies de base sont

comparables à ceux des pneus des véhicules légers. La différence se

joue au niveau des différents composants, car un pneu de camion a

d’autres défis à relever. Outre les caractéristiques classiques comme

la tenue de route, le faible bruit de roulage, la

performance au freinage et l’adhérence, la durée

de vie, la stabilité et surtout le prix sont

au premier plan. Le type d’utilisation est également

un critère essentiel.

Certains pneus ne conviennent pas à tous les

usages. Il existe des pneus conçus pour les

longs trajets, pour les transports locaux sur

routes montagneuses, ou encore pour les chantiers. Quel type de

pneus est le plus vendu en Suisse ?

Cela dépend des cantons et de la clientèle. Les transports régionaux

occupent une large part, ainsi que les livraisons et le secteur de

la construction. Les longs trajets sont moins importants.

« Je suis certain que les

poids lourds qui roulent en

Suisse sont très sûrs. »

René Wasem

Dans cinq ans, quelles seront les nouvelles qualités d’un pneu de

poids lourd ?

Chaque fabricant a sa propre philosophie. Dans la recherche et

le développement, l’accent est mis sur les coûts et le recours à des

composants toujours plus respectueux de l’environnement. L’un des

facteurs principaux est certes la durée de vie, mais également la sécurité

et le confort, pour des performances toujours plus grandes.

Tout cela vise à réduire les coûts de transport

et à améliorer le bilan écologique.

Le temps, c’est de l’argent, surtout dans le

transport. Comment la société Matik aidet-elle

les garages et les transporteurs à

maîtriser leurs coûts grâce aux pneus ?

Grâce à une logistique unique en Suisse,

nous sommes en mesure de livrer nos clients

dans des délais très courts, ainsi nos pneus sont à nouveau très

vite sur la route. Notre site étant idéalement situé près de l’échangeur

autoroutier d’Egerkingen, les clients peuvent venir chercher les pneus

au dépôt central.

22

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

En logistique, quelles sont les différences entre les pneus de véhicules

utilitaires et de véhicules légers ?

Principalement le poids et la taille. Un pneu d’utilitaire a un diamètre

de 22,5 pouces et peut peser entre 70 et 80 kg en fonction du

profil. Il faut donc être équipé de camions possédant la charge utile

et le volume de chargement adéquats.

Comment se comporte le secteur du transport suisse concernant le

choix des pneus ? Le critère principal est-il le prix d’achat, ou plutôt

la sécurité et la protection de l’environnement ?

De nos jours, ces deux derniers aspects sont incontournables.

Mais le plus important reste d’offrir le pneu adéquat à l’utilisation

prévue, avec une durée de vie élevée, à la fois économique et écologique.

Une résistance au roulement plus faible signifie moins de

frottement, moins de bruit et une consommation réduite.

On voit souvent des débris de pneus sur l’autoroute. Les camions

qui circulent sur nos routes sont-ils sûrs ?

Je suis certain que les poids lourds qui roulent en Suisse sont

très sûrs. La plupart des morceaux de pneus que l’on voit résultent

de problèmes mécaniques qui peuvent détériorer le pneu. Le pneu

ne cède pas forcément immédiatement, mais au bout d’un certain

temps, lorsque les facteurs environnementaux pénètrent à l’intérieur

du pneu et l’endommagent. Cela peut être dû à des contrôles insuffisants

de la pression des pneus. Ces circonstances ont donné récemment

naissance à un système de contrôle de pression obligatoire sur

les nouveaux véhicules. Les débris de pneus sur les bas-côtés devraient

peu à peu disparaître, car on sera capable de détecter plus tôt

un pneu abîmé, avant qu’il éclate.

Matik vend exclusivement des pneus pour véhicules utilitaires de

la marque Hankook. Pourquoi êtes-vous lié à un seul fournisseur ?

Hankook est une marque connue depuis des années chez Matik.

Nous voulions offrir à nos clients une marque haut de gamme, or,

Hankook a une excellente renommée dans le domaine du poids lourd.

Lorsqu’on démarre un nouveau produit, il est préférable de se concentrer

sur une marque. Cela simplifie l’introduction sur un nouveau segment.

Nous pouvons ainsi marquer des points chez nos clients avec

une marque bien établie et devenir rapidement distributeur.

Concernant les pneus des voitures particulières, le commerce en

ligne a déjà grignoté une belle part de marché. Qu’en est-il des

utilitaires ? La concurrence (à bas coûts) de la toile est-elle un sujet

de préoccupation ?

Le commerce en ligne préoccupe tout le monde. Concernant les

pneus pour utilitaires, la taille et le poids posent un problème. Le

distributeur doit savoir gérer ces contraintes.

Que doit faire un garagiste pour véhicules utilitaires s’il veut réussir

dans le commerce de pneus ?

Il devra s’appuyer sur la disponibilité des livraisons et sur un partenaire

solide, comme Matik.

Quels investissements sont pertinents pour un garagiste ?

De nombreuses tâches accompagnent les pneus : les pièces de

montage, les jantes, etc. Le mécanicien a bien entendu besoin d’outils

et d’appareils dédiés au changement de pneus.

Plusieurs fabricants proposent rechapage et recreusage. Un pneu

recreusé est-il réellement aussi performant qu’un pneu neuf ?

Nous n’effectuons pas de rechapage, nous n’avons pas d’expérience

en la matière et ne pouvons pas juger. <

Plus d’informations sur :

matik.ch

Nous offrons des solutions

pour toutes les exigences

AUGMENTATION DE L‘EFFICACITÉ

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VÉHICULES UTILITAIRES

Le plus gros camion électrique au monde

Travail de pionnier suisse

Le camion-benne « eDumper » est en service depuis cinq mois dans une carrière à Péry (BE). Le plus gros véhicule

électrique au monde a été développé et construit en Suisse. Sascha Rhyner, rédaction

Chaque année, Ciments Vigier SA produit environ 800 000 tonnes

de ciment et nécessite pour cela près de 500 000 tonnes de matières

premières sous la forme de calcaire et de marne. Des camions-bennes

les transportent par équipes de huit heures. La cimenterie était à

la recherche d’alternatives pour réduire la consommation de gazole

et les émissions de CO 2

. Sur la base de ces contraintes, la Haute

école spécialisée bernoise (BFH), la Haute école interétatique technologique

de Buchs (NTB) et l’Empa ont développé l’« eDumper »

écologique en 18 mois avec des partenaires industriels suisses, un

exemple de recherche appliquée fructueuse.

La collaboration interdisciplinaire donne lieu à trois records

du monde simultanés : l’« eDumper », qui pèse 58 tonnes à vide et

peut transporter une charge de 65 tonnes, est le véhicule à roues

électrique alimenté par batterie le plus gros et le plus puissant au

monde. Il est en outre doté de la batterie pour véhicule électrique

la plus grande jamais construite : elle pèse 4,5 tonnes, soit le poids

de deux voitures de tourisme. Enfin, aucun véhicule comparable n’a

jamais été en mesure d’économiser autant de CO 2

. L’« eDumper »

transportera tous les ans plus de 300 000 tonnes de matériaux, économisant

ainsi jusqu’à 1300 tonnes de CO 2

et 500 000 litres de gazole

d’après les prévisions.

Un mouvement perpétuel mobile

L’« eDumper » est surtout une sorte de mouvement perpétuel

mobile : le camion-benne électrique transportera du calcaire et de

la marne issus d’une région minière d’altitude vers une installation

de traitement située à une altitude inférieure. Lorsque le camion

dévale la pente chargé à plein, ses batteries se rechargent grâce à

la récupération de l’énergie de freinage. D’après des calculs, le courant

ainsi produit suffit largement pour que le véhicule à vide remonte

la pente jusqu’à la mine. Cette technologie pionnière a déjà

été distinguée d’un prix de l’innovation. L’eDumper écologique a été

intégralement réaménagé sur la base d’un camion-benne diesel de

type Komatsu HD 605-7. Pour dimensionner au mieux le moteur

électrique, les chercheurs de la BFH ont équipé le modèle ordinaire

de nombreux capteurs à l’Institut pour la recherche sur l’énergie et

la mobilité afin de rassembler de nombreuses données de mesure.

Le Centre BFH Stockage d’énergie s’est par ailleurs penché

sur l’évaluation de cellules de batterie adaptées et sur le refroidissement

d’un module de batterie. Pour garantir la sécurité d’une cellule

de batterie d’une telle taille en cas d’incendie, les chercheurs de

l’Empa ont étudié le comportement des cellules Li-Ion utilisées en

cas de court-circuit ou d’endommagement mécanique.

La transformation proprement dite a eu lieu chez Kuhn Suisse

SA à Lommis (TG) et à Heimberg (BE). Aussi bien le moteur d’entraînement

synchrone (Oswald Motoren GmbH), les boîtes de

vitesses (Puls Getriebe GmbH) et les batteries (Lithium

Storage GmbH) que les onduleurs (Aradex AG)

ont été fabriqués sur mesure sur la base de

produits industriels de dernière génération.

Les pompes hydrauliques du système de

freinage à lamelles, la commande de basculement,

la direction assistée et la mise en

tension préalable du frein de secours sont

actionnées par un autre moteur électrique

de 200 kW en provenance de l’Oberland

bernois (Brienzer Motoren AG). Ce projet

bénéficie du soutien de l’Office fédéral de

l’énergie (OFEN). <

24

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


SPONSORED CONTENT

AutoScout24 - Nouvelle évaluation des annonceurs

Instaurez la confiance en vous laissant

évaluer!

Depuis cet été, les clients d’AutoScout24 ont la possibilité d’évaluer leurs entreprises automobiles. Cela

offre aux entreprises la possibilité de renforcer la confiance de leurs clients et de se démarquer de la

concurrence.

Garage Exemple

1003 Lausanne

4,2

Note sur 946 évaluations

Quel véhicule me convient le mieux,

quelle offre est la plus rentable et

quel annonceur est le plus fiable? À

une époque où la numérisation prend

une place croissante dans notre vie

quotidienne, les clients recherchent

toujours plus de réponses à ces

questions sur Internet. En un rien de

temps, les conseils et les évaluations

sont disponibles sur ordinateur ou

smartphone. Des options d’évaluation

de ce type offrent aux entreprises la

possibilité de renforcer leur image et

donc la confiance de leurs clients, et de

se démarquer de la concurrence.

Des avantages des deux côtés

Depuis environ deux mois, les

personnes faisant des recherches sur

AutoScout24 ont la possibilité d’évaluer

la façon dont elles perçoivent l’interaction

avec leurs concessionnaires.

D’une part, cette nouvelle fonction

donne des repères à l’automobiliste

et davantage de transparence, et peut

l’aider à prendre une décision et à

étayer cette dernière. L’évaluation de

l’annonceur ne confère pas seulement

des avantages aux potentiels acheteurs

de voitures. Les entreprises peuvent

également saisir l’occasion de se

démarquer de la concurrence grâce à

des évaluations positives et de renforcer

la confiance des clients grâce à un canal

de commercialisation supplémentaire.

9 annonceurs sur 10 obtiennent 4 ou 5

étoiles

De fin août à début novembre,

AutoScout24 a collecté les premières

évaluations des entreprises suisses.

Entre-temps, les retours recueillis ont

été mis en ligne et sont visibles sur

la plateforme. Toutes les évaluations

reçues jusqu’à présent brossent un

tableau très positif dans toute la Suisse.

Jusqu’à présent, 89% des annonceurs

évalués ont obtenu 4 ou 5 étoiles.

Inciter les clients et bénéficier

d’évaluations

Afin de s’assurer que les évaluations

soient vraiment utiles, la personne qui

évalue doit avoir eu une interaction avec

l’entreprise. On entend couramment par

interaction le fait que le client ait écrit

à l’entreprise en utilisant le formulaire

de contact, soit allé voir un véhicule

en concession, ait effectué un essai sur

route ou ait acheté un véhicule dont

l’annonce était publiée sur AutoScout24.

Les entreprises ont la possibilité

d’inviter directement leurs clients à

donner leur évaluation sur la plateforme

AutoScout24. Les clients peuvent ainsi

devenir des ambassadeurs et attirer de

nouveaux acheteurs potentiels. De plus,

l’annonceur a la possibilité de réagir aux

évaluations et d’encourager l’échange

avec ses clients.

Saisissez cette chance directement dans

votre espace membre sur AutoScout24

et encouragez vos clients à vous évaluer.

Pour en savoir plus:

www.autoscout24.ch/evaluation

AUTOINSIDE | Novembre 201825


VÉHICULES UTILITAIRES

« Les attentes ont été

dépassées »

Pour faire baisser les émissions de CO 2

, différents tests visant à recharger les véhicules électriques pendant la conduite

sont menés en Suède. Sascha Rhyner, rédaction

Il y a deux ans, la Suède a inauguré le premier tronçon d’essai au

monde comprenant un rail à conduction pour véhicules utilitaires.

Depuis, deux camions empruntent régulièrement cette portion de

l’autoroute E16, à proximité de Gävle, afin de vérifier si l’installation

fonctionne sans heurt dans le trafic quotidien et quelle que soit la météo.

L’objectif du projet est de réunir le savoir-faire, l’expérience et des

conditions optimales en vue d’élaborer une base de décision et de présenter

une plate-forme pour l’électrification des principaux segments

de transport. Le projet est financé par des fonds publics à hauteur de

7,7 millions de francs, auxquels s’ajoutent 4,8 millions de francs provenant

de l’industrie et de la région. AUTOINSIDE s’est entretenu avec le

chef de projet, Magnus Ernström.

Magnus Ernström,

chef de projet.

Magnus Ernström, vous gérez depuis deux ans

un tronçon électrifié de l’autoroute E16 près de

Gävle. En outre, un nouveau projet portant sur la

technologie de recharge inductive est en cours

à Arlanda. Pourquoi la Suède est-elle leader

dans ce domaine ?

Magnus Ernström : Essentiellement parce que

les autorités en charge du transport ont misé très

tôt sur la mobilité électrique. En collaboration avec l’agence suédoise

de l’énergie et Vinnova, l’agence pour les systèmes d’innovation, une

étude en amont a été menée pour vérifier s’il était possible d’électrifier

une route.

La portion dotée du rail à conduction sur l’E16 est opérationnelle

depuis deux ans. Pouvez-vous tirer un premier bilan ?

Les attentes ont été dépassées. Nous avons utilisé les technologies

les plus en vue. Les camions électriques, y compris avec rail

de conduction, existent depuis plus de 100 ans. Cependant, personne

n’était capable d’assurer une transition fluide entre les différents

types de motorisation à grande vitesse sur l’autoroute. Les

camions testés pour le projet sont des hybrides classiques dotés de

la possibilité de se rallier à une source d’énergie externe via un bras

amovible (pantographe). Le système permet le rechargement et la

motorisation. La bascule s’effectue également à vitesse normale. Ce

projet s’est penché sur la législation, la technique de construction et

les nouvelles infrastructures tout en testant une nouvelle forme de

dialogue entre les infrastructures et les véhicules. Il y a eu quelques

défis de taille, mais dans l’ensemble les résultats sont très positifs.

Notre mission consistait à cerner les difficultés, les problèmes et les

26

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

enjeux. À ce jour, nous n’avons décelé aucun obstacle insurmontable,

au contraire.

Quels sont les points problématiques ?

Notre principal problème a été le premier hiver qui, paradoxalement,

était trop doux, presque sans neige (rires). La technologie a

parfaitement fonctionné, bien que plusieurs composants aient dû être

revus, mais c’est le cas pour tous les prototypes. Les petits soucis que

nous avons rencontrés sont tous liés à la neige : difficulté de trouver le

rail de conduction lors de fortes chutes de neige, amoncellements de

neige sur l’installation et risque que ceci se répercute sur la circulation.

Il existe des solutions pour chacun de ces points et la recherche progresse

à grands pas. L’avenir se présente sous de bons augures.

Quelles conclusions en tirez-vous ?

La technique des routes électrifiées ouvre certainement des perspectives

pour réduire les émissions à court terme et de manière rentable,

et ce d’un point de vue technologique, économique, pratique et

écologique. Un projet de plus grande ampleur concernant un système

global est nécessaire pour vérifier les questions de propriété, le modèle

économique, les coûts d’exploitation et d’entretien ainsi que les

normes et procédures avant la mise en œuvre complète. Les différents

systèmes partiels sont sur le point d’être commercialisés.

Votre projet est indéniablement intéressant pour l’environnement,

mais esthétiquement étrange...

Avant que la région du Gävleborg décide de participer à ce projet,

nous avions pensé que le facteur « laideur » était une réelle menace.

Cela reste le point le plus critique, car la technologie, la législation et

le fonctionnement se sont révélés remarquables. Nous pouvons sans

conteste affirmer que l’apparence de l’infrastructure constitue l’une des

principales perspectives de développement pour le futur. C’est un sujet

important. Ce serait dommage pour l’environnement comme pour

l’économie que cette technologie prometteuse échoue en raison de critères

secondaires. Nous travaillons sur ce problème.

Près de l’aéroport de Stockholm, le tronçon d’essai « E-Road Arlanda » est alimenté

par induction.

Avez-vous prévu de nouveaux tronçons de test ? Comment allez-vous

poursuivre ce projet ?

Les autorités de transports suédoises envisagent un projet pilote

global en vue de tester le système complet. Parallèlement, grâce aux

premières expériences menées, nous allons développer un plan d’investissement

pour l’aménagement de voies spéciales en collaboration

avec d’autres régions de Suède et d’Europe. Nous avons déjà des

contacts avec plusieurs régions et projets dans toute l’Europe.

Quelles avancées ont vu le jour ces deux dernières années ?

Nous nous sommes penchés essentiellement sur les aspects juridiques,

réglementaires et sur les processus en vue de créer un tout

nouveau type d’infrastructure. Tout s’est bien déroulé. Le développement

technique s’appuie sur le fait que nous avons une véritable entreprise

de transport qui achemine des marchandises chez les clients.

Les systèmes sont intégrés au quotidien dans un environnement exigeant,

ce qui fait avancer la technologie. Si je compare ce que l’on savait

il y a deux ans et ce que l’on sait aujourd’hui, je suis satisfait. Je suis

convaincu que dans deux ans nous aurons les réponses à nos interrogations

actuelles et que nous serons en mesure de décider si la technologie

des routes électriques peut être étendue en Europe.

Le rail de conduction a fonctionné parfaitement, même en cas de neige.

Quel regard portez-vous sur le projet E-Road d’Arlanda ?

Notre travail dans la région du Gävleborg est indépendant sur le

plan technologique. Nous collaborons très bien avec le projet cousin

« E-Road Arlanda ». Nous évaluons ensemble les processus, les directives,

etc. Nous sommes indépendants mais poursuivons les mêmes

objectifs : assurer la construction de routes électrifiées sûres sur le réseau

des transports publics ainsi que le bon fonctionnement de l’interface

route/véhicules. Les différentes technologies ont des avantages

et des inconvénients. Plusieurs techniques de rechargement et de motorisation

viendront probablement à coexister. Nous avons beaucoup

de choses en commun. Et concernant la région de Gävleborg, nous

sommes très intéressés par la technologie mise en avant dans le cadre

de ce projet et par ses évolutions futures. <

AUTOINSIDE | Novembre 201827


LES MÉTIERS

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DE L’AUTOMOBILE

ONT DE L’AVENIR

Bienvenue dans le monde fascinant de l‘automobile ! La branche automobile recherche des talents

amateurs de technique ultramoderne. Tous les jours, tu trouveras dans un garage des activités stimulantes

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VÉHICULES UTILITAIRES

L’électromobilité chez les poids lourds

Un tracteur à sellette avec dynamo

Freiner requiert de l’énergie. Mais ce n’est pas le cas chez Bosch : en freinant, de l’énergie électrique propre est créée,

avec laquelle il est possible, par exemple, d’alimenter la remorque réfrigérée. L’économie de carburant est considérable.

vb./pd. Lors de l’IAA Véhicules utilitaires d’Hanovre, Bosch a présenté

un concept épatant : en fixant une machine électrique sur les

essieux d’une semi-remorque, de l’énergie peut être produite et stockée

dans une batterie haute tension lors du freinage. Cette invention

s’avère particulièrement utile pour les remorques réfrigérées, car la

batterie permet dans ce cas des économies allant jusqu’à 9000 litres

de diesel par an, soit un total de 14 000 francs. Grâce au soutien électrique,

il est également possible d’économiser jusqu’à quatre pour

cent au démarrage, lors d’accélérations ou dans les montées. Selon

Bosch, ce modèle devrait être amorti après deux ans d’utilisation au

maximum, ce qui est considéré tout à fait réaliste pour les remorques

réfrigérées notamment. Une bonne chose pour le porte-monnaie et

pour l’environnement (les émissions de CO 2

sont plus faibles).

Quelles sont les caractéristiques de cette technologie qui permettent

ces économies ? Les moteurs sur l’essieu électrifié ne sont

pas actif en permanence : ils ne sont mis à contribution que si nécessaire,

c’est-à-dire uniquement en descente ou lors du freinage. On

peut donc recourir à des composants relativement bon marché destinés

aux voitures de tourisme et testés en série, qui sont encore suffisamment

puissants pour cette fonction. Bosch utilise par exemple

son moteur électrique SMG180, qui est déjà utilisé partout dans le

monde sur des milliers de voitures hybrides et électriques.

« Bosch rend la remorque indépendante »

« Avec l’essieu électrifié, Bosch rend la remorque indépendante.

En électrifiant la remorque, Bosch fait un grand pas en direction du

parcage automatique dans les gares de triage », affirme Markus Heyn,

membre de la direction de Robert Bosch GmbH. Autre avantage : la

conduite automatique dans les dépôts devient possible sans aucun

engin de traction et beaucoup plus silencieuse, ce qui est très utile

pour les livraisons tôt le matin ou tard le soir. Bosch conseille par

ailleurs un essieu avec deux moteurs électriques, ce qui n’est pas indispensable

; un seul moteur suffit pour réduire les coûts. L’avantage

de deux moteurs est que la puissance de récupération nettement plus

élevée pour des coûts supplémentaires relativement faibles permet

des économies bien plus importantes. Lorsque l’essieu est pourvu à

chaque extrémité d’un moteur électrique, les manœuvres automatiques

dans le dépôt sont nettement plus aisées car le rayon de braquage

est réduit.

Seconde monte possible

Un autre avantage important est que les tracteurs à sellette

peuvent être équipés après coup. Pour électrifier un essieu, il faut

un onduleur, le calculateur associé et la Vehicle Control Unit (VCU).

Le moteur-générateur électrique séparé (SMG) est disponible sous la

forme d’un moteur électrique complet à fixer, ou de composants actifs

à intégrer dans l’essieu, à savoir rotor, stator et résolveur. Il faut

en outre un système de batterie qui puisse stocker l’énergie.

Bosch s’efforce d’atteindre une mobilité sans émissions par le

biais de l’automatisation et de l’électrification. Le marché pour la

nouvelle technologie des essieux électrifiés est grand : rien qu’en Europe,

quelque 250 000 remorques avec un poids total autorisé de plus

de dix tonnes sont immatriculées chaque année. Une sur cinq est

équipée d’une remorque réfrigérée. <

Plus d’informations sur:

bosch-mobility-solutions.de

D’une grande utilité pour les remorques réfrigérées, les essieux

de remorques peuvent être électrifiés en seconde monte.

AUTOINSIDE | Novembre 201829


VÉHICULES UTILITAIRES

« Une équipe, c’est toujours une usine à idées »,

souligne Erhard Luginbühl (au milieu).

Équipements d’ateliers pour les garages pour véhicules utilitaires

« Les véhicules doivent passer par nos

installations de manière rapide et efficace »

Depuis 40 ans sur le marché, mais pas du tout fatiguée. C’est ainsi qu’Erhard Luginbühl décrirait son entreprise de Möriken,

Luginbühl Fahrzeugtechnik AG. La raison ? Les clients non plus ne se fatiguent pas. Le propriétaire de l’entreprise et président

du Swiss Automotive Aftermarket (SAA) se livre à un plaidoyer pour l’innovation, l’audace et, surtout, l’efficacité à l’ère

du numérique. Tatjana Kistler, rédaction

Monsieur Luginbühl, si l’on pense à aménager un garage pour

véhicules utilitaires en Suisse, impossible de ne pas penser à vous.

Comment êtes-vous parvenu à cette position sur le marché ?

Erhard Luginbühl : Les fondements de cette entreprise ont été

posés il y a bientôt 40 ans. Depuis, nous travaillons exclusivement

dans le secteur des véhicules utilitaires et exclusivement avec des

collaborateurs formés et titulaires d’un diplôme fédéral. Pour nous,

ce secteur ne comprend pas uniquement le marché des camions, car

il s’étend toujours plus au domaine des machines de chantier, des

machines-outils, des machines agricoles et des véhicules spéciaux.

Grâce à mes deux secteurs d’entreprise, la technique pour véhicules

et pour ateliers, nous sommes très proches des besoins des clients.

Nous savons, par notre propre expérience professionnelle,

ce qui est efficace au sein d’un atelier

et ce qui ne l’est pas.

« Pour contrer le manque

de main-d’œuvre qualifiée,

il faut investir dans

un environnement de

travail moderne. »

Dans quelle direction l’atelier devrait-il se

développer ?

Nous défendons un atelier qui soit axé sur

les clients, pour que leur visite chez nous soit

des plus intéressantes et agréables. Dans tous

nos projets, nous mettons les bénéfices des

clients au premier plan. Au niveau de l’équipement d’atelier, tous

les processus qui ne peuvent pas satisfaire à ce principe d’efficacité

ne correspondent pas au souhait du client, engendrent des coûts et

n’ont aucune utilité. Il faut identifier ces modèles erronés et développer

des solutions d’équipement avec le client. Dans le cadre des

exigences de numérisation justement, nous nous définissons comme

un prestataire absolu. Chez nous, la demande du client précède clairement

notre offre de fourniture. Là aussi, nous souhaitons apporter

des avantages au client. Nous éliminons les craintes liées à la collaboration

avec les fournisseurs ou les concurrents. Dans ce domaine,

nous voulons être encore plus forts afin d’offrir à nos clients des prestations

de qualité à des prix compétitifs.

Quels produits et concepts les garages utilitaires peuvent-ils acquérir

ces prochains mois ?

Difficile de mettre un seul produit en avant. De nombreux exploitants

d’ateliers utilitaires ont déjà beaucoup

investi dans le renouvellement ces dernières

années. Nous travaillons ainsi sur des solutions

globales autour de l’efficacité de l’atelier,

du levage aux gaz d’échappement.

Remarquez-vous des problèmes récurrents en

matière d’efficacité ?

Nous constatons qu’au vu du manque actuel

de mécatroniciens d’automobiles, il faudrait

investir beaucoup dans un environnement de travail de qualité et

moderne. C’est la seule façon de pouvoir proposer des places de travail

attrayantes aux collaborateurs. Prenons un exemple : lorsqu’un garagiste

planifie et fait poser une installation d’aspiration de gaz d’échap-

30

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

pement efficace, il n’investit pas uniquement pour être aux normes

avec les exigences légales, mais aussi pour améliorer le bien-être des

employés.

Quelle est la tendance actuelle en matière d’équipement d’atelier

pour les garages utilitaires ?

Comme partout à l’ère du numérique, la devise est « vite, vite, vite » !

Combien de temps faut-il pour élever un véhicule en toute sécurité ?

L’installation d’aspiration au pot d’échappement est-elle efficace ? Comment

intégrer le pistolet de distribution pour huile que nous livrons

ou la quantité de liquide lave-vitre écoulée

sans charger davantage la facture du client ?

Comment exploiter la gestion de l’huile avec

efficacité ? Nous coopérons avec des fournisseurs

nationaux et internationaux dont les

solutions nous ont convaincus.

Les véhicules utilitaires sont souvent euxmêmes

des ateliers mobiles. Quels changements

dans les concepts d’installation

avez-vous observés ces dernières années ?

La palette des possibilités est énorme ! Mais un coup d’œil aux ateliers

montre également que les ateliers mobiles sont très intéressants.

Personnellement, je trouve formidable que les garages utilitaires soient

devenus si innovants en matière de services mobiles. À cet égard, le

secteur des voitures de tourisme est bien plus à la traîne.

« L’innovation n’est pas

toujours à attendre du côté

des clients : nous pouvons

nous-mêmes imaginer

des concepts de véhicules

utilitaires audacieux. »

Existe-t-il des options erronées ou des erreurs typiques dans

l’équipement d’ateliers et d’utilitaires ?

Je ne crois pas. Ce qui est important, c’est que les ateliers soient

conscients, en s’équipant, de la finalité des véhicules sur lesquels ils

travaillent. Comme leur nom l’indique, ces véhicules doivent pouvoir

être utilisés. Un camion, une machine de chantier ou une moissonneuse-batteuse

ne rapportent de l’argent que s’ils fonctionnent. Pour

nous, cela signifie qu’ils doivent passer par nos installations de manière

rapide et efficace. Voilà la grande différence avec d’autres ateliers

de mobilité.

Enfin, pour terminer : auriez-vous un conseil

à donner à nos membres de l’UPSA sur le

thème des véhicules utilitaires ?

Henry Ford a dit : « Si j’avais demandé à

mes clients ce qu’ils voulaient, ils auraient répondu

: des chevaux plus rapides. » Ce que je

veux dire par là, c’est que l’innovation n’est

pas toujours à attendre du côté des clients :

nous pouvons nous-mêmes imaginer des

concepts de véhicules utilitaires audacieux.

Et lorsqu’il s’agit de les mettre en œuvre, nous sommes en mesure de

le faire de manière innovante et nous pouvons fournir les éléments

nécessaires. <

La sécurité, une question de réglage

Des phares mal réglés constituent un véritable

risque pour la sécurité des conducteurs mais

aussi une source de revenus pour le garagiste.

À condition que vous ayez un outil simple à

utili ser, capable de donner rapidement des

résultats fiables. Les réglophares de la série

SEG d’Hella Gutmann correspondent exactement

à ces critères : en suivant les instructions

étape par étape et les conseils de régla ges,

vous obtiendrez au plus vite des phares parfaitement

réglés. Conformes aux dernières

normes en vigueur, ils sont aussi rigoureusement

en phase avec les diagnostics et documentations

de la série mega macs. Découvrez

la série SEG d’Hella Gutmann pour votre entreprise

et pour vos clients chez votre distributeur

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VÉHICULES UTILITAIRES

Réparation et compétences

Qui décide de quoi ?

Eurotraining GmbH organise régulièrement des cours pour les garagistes travaillant sur les véhicules utilitaires.

« La discussion sur les compétences en matière de réparation est un sujet souvent évoqué dans ce cadre », déclare le

responsable de cours Beat Baumgartner. Aperçu des questions et réponses majeures.

tki/bb. « Pour que les travaux de réparation et d’entretien des véhicules

utilitaires soient effectués efficacement, les compétences doivent

être clairement définies », explique Beat Baumgartner, propriétaire de

la société Eurotraining GmbH. En tant que chargé des courses, il relève

cependant souvent des ambiguïtés et des processus inefficaces dans

les garages pour utilitaires.

Exemple type : le gestionnaire du parc automobile

d’une entreprise de transport prend rendez-vous

dans un garage pour préparer un véhicule au

CVM. Il amène le véhicule au garage un jour

avant le CVM. Le lendemain de la présentation

au CVM, le véhicule est réintégré dans le

planning de transport de l’entreprise. Lorsque

Beat Baumgartner,

Eurotraining GmbH.

le chauffeur remet le véhicule au responsable de

l’atelier, il signale en outre que celui-ci émet un

bruit et demande à ce que le véhicule tracteur et la semi-remorque

soient nettoyés pour qu’ils puissent être réutilisés immédiatement

après la restitution. « La question qui se pose est la suivante », poursuit

Beat Baumgartner : « Quels travaux peuvent être effectués et qui les

paie ? »

Le garage a été mandaté uniquement pour la préparation au CVM.

Celle-ci comprend, selon le modèle du véhicule, le nettoyage du moteur

et du châssis, un contrôle complet du véhicule et le réglage des

feux de croisement et de route. Le mécanicien établit donc une liste

des travaux à effectuer pour remettre le véhicule en parfait état. Les

points suivants y sont notamment mentionnés :

• travaux de préparation au CVM ;

• présentation au CVM ;

• bruit provoqué par le bras de suspension de l’essieu arrière ;

• freins usés, à changer certainement avant le prochain entretien ;

• balais d’essuie-glaces à remplacer ;

• niveau de liquide à remplir ;

• véhicule à nettoyer.

Les incertitudes surgissent rapidement

« Le responsable de l’atelier tente alors de joindre le gestionnaire du

parc automobile par téléphone afin d’obtenir son aval, mais en vain »,

enchaîne Beat Baumgartner pour compléter l’exemple. À cela s’ajoutent

les points suivants, qui viennent compliquer les choses :

• le temps presse ;

• le responsable de l’atelier est-il en mesure de décider lui-même,

rapidement, des travaux à effectuer ?

• les freins doivent-ils être remplacés immédiatement afin d’éviter

une immobilisation ultérieure ?

• la société de gestion du parc automobile paie-t-elle le nettoyage

du véhicule demandé en sus par le chauffeur ?

« Les situations décrites ici et d’autres, similaires, conduisent sans

cesse à des conflits entre les garages et les exploitants d’utilitaires »,

résume le chargé de cours. L’expérience montre que tous les garages

n’ont pas clairement défini la répartition des compétences avec leurs

clients, ce qui entraîne souvent des conflits et des pertes de revenus

pour les garages.

La définition claire des compétences, source de confiance

« Ces situations peuvent être clarifiées : il faut que le conseiller à la

clientèle du garage définisse clairement les compétences avec le gestionnaire

du parc automobile et/ou le propriétaire », conseille l’expert.

Les aspects suivants méritent d’être clairement précisés :

• qui décide de l’exécution des réparations relevant de la sécurité ?

• quels travaux peuvent être effectués en plus de l’entretien ?

• à partir de quel montant faut-il informer le gestionnaire du parc

automobile ?

• le chauffeur peut-il acheter des accessoires pour le véhicule ?

• le chauffeur peut-il demander des travaux de nettoyage, le

contrôle des niveaux et autres ?

Une définition claire des compétences instaure la confiance

et épargne bien du travail et des ennuis à toutes les personnes

concernées. <

32

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


GESTION TEMPLATES DE PARC LAYOUT

Étude

La numérisation permet

d’économiser des milliards

L’Office fédéral du développement territorial (ODT) a publié une pré-étude sur les conséquences de la numérisation

dans le secteur de la mobilité. Les gains d’efficacité dans le trafic voyageurs devraient continuer de dépasser ceux du

transport de marchandises. Sandro Compagno, rédaction

Le travail, que l’ODT a confié au cabinet de conseil bernois Ecoplan,

est une pré-étude qui repose sur des hypothèses qui se caractérisent

encore par de fortes incertitudes. Selon l’hypothèse de base, la numérisation

permettrait la conduite autonome. « Les voitures et les bus

n’auraient alors plus de volant et pourraient par exemple faire office

de taxis groupés sans chauffeurs. » Sur des plateformes Internet, les

prestataires de mobilité proposent des solutions de mobilité qui remplacent

le véhicule que chaque particulier possède comme unique

moyen de mobilité individuelle. Deux questions sont décisives concernant

les scénarios de la mobilité digitale à venir : dans quelle mesure

les véhicules entièrement automatisés pénétreront le parc automobile

et comment évoluera la part des véhicules à usage partagé.

Plusieurs dizaines de milliards par an

Malgré ces incertitudes, les auteurs de l’étude estiment qu’un parc

de véhicules entièrement automatisés qui seront utilisés de manière

partagée et comme éléments de nouveaux services de mobilité pourrait

générer tous les ans une activité économique de plusieurs dizaines

de milliards de francs. Grâce à la conduite autonome, le temps de

parcours à bord d’une voiture pourrait potentiellement être réaffecté

à d’autres tâches plus productives. Autre bienfait de cette approche,

les personnes âgées pourraient se déplacer davantage grâce à des liaisons

de porte à porte et au partage des trajets et des véhicules, une

source d’économies. Des économies dans les transports publics dues

à l’automatisation en raison d’accidents moins nombreux et de capacités

routières accrues et donc d’embouteillages moins fréquents sont

également envisagées. L’impact le plus important serait alors constaté

lorsque le parc automobile suisse se composerait uniquement de véhicules

entièrement automatisés et partagés, ce qui ne devrait se produire

qu’à partir de 2050 d’après les experts interrogés lors de l’étude.

Effets plus modestes dans le transport de marchandises

L’étude estime les gains d’efficacité dans le trafic voyageurs à plus

de 50 milliards de francs. La conduite autonome améliorera également

l’efficacité du transport de marchandises mais les gains y seront toutefois

largement inférieurs à ceux observés dans le trafic voyageurs.

Le chiffre d’affaires du transport de marchandises sur rail et sur route

s’est élevé à environ 11,4 milliards de francs en 2008 (Office fédéral

de la statistique, 2011). Près de la moitié des tonnages transportés en

Suisse sont attribués au secteur de la construction (au sens large) et

concernent « le minerai, la pierre, la terre, d’autres produits miniers »

et « d’autres produits minéraux (matériaux de construction transformés,

verre, etc.) ». Les gains de productivité potentiels seraient plutôt

faibles pour ces types de marchandises, en particulier parce qu’ils

voyagent sur des distances inférieures à la moyenne et que la numérisation

ne pourrait avoir qu’un impact modeste sur la logistique qui leur

est nécessaire.

Le rail risque de perdre des parts de marché

Il est possible que le transport ferroviaire perde encore des parts de

marché suite à la numérisation, en particulier du fait de camions entièrement

automatisés. Les temps de conduite et de repos ne seraient

plus un problème si les camions pouvaient circuler sans chauffeurs. Un

assouplissement de l’interdiction de circuler la nuit serait également

envisageable si des camions électriques silencieux et largement dépourvus

d’émissions se frayaient un chemin dans ce nouveau décor.

Selon l’étude, « cela permettrait non seulement d’exploiter des potentiels

totalement nouveaux, mais conduirait également à une meilleure

utilisation des capacités de l’infrastructure routière existante », ce qui

s’accompagnerait d’une nouvelle baisse de la compétitivité du transport

ferroviaire de marchandises. <

Les capacités de l’infrastructure

routière existante pourraient

être mieux utilisées si les

parcs automobiles étaient

entièrement automatisés.

AUTOINSIDE | Novembre 201833


GESTION DE PARC

L’autopartage dans l’univers de la mobilité : pour optimiser la capacité de transport, tous les moyens de transport doivent être organisés par une mise en réseau au moyen

d’applications et de bases de données.

Les opportunités de la numérisation pour l’autopartage

L’univers du partage de

véhicules et le garagiste ?

En Suisse, l’autopartage fait partie de l’offre de mobilité depuis des décennies. Il est possible de réserver et d’utiliser

les voitures rouges de Mobility depuis 1997 déjà. Les constructeurs automobiles suivent la tendance de l’autopartage et

proposent des flottes ou explorent de nouvelles voies pour faire apprécier la mobilité individuelle aux personnes ne possédant

pas de voiture. Qu’est-ce que cela implique pour les garagistes dans un avenir proche et plus lointain ? Andreas Senger, rédaction

La société coopérative Mobility est le plus grand prestataire de services

d’autopartage en Suisse. Quelque 1500 emplacements proposent

actuellement environ 3000 véhicules à la location. Le parc de véhicules

ne cesse de s’étoffer grâce à l’augmentation annuelle du nombre

de membres (environ 100 000 à l’heure actuelle). En Suisse, la situation

économique et les prix des places de stationnement dans les villes relativement

bon marché par rapport à l’étranger font que de nombreux

automobilistes urbains possèdent toujours leur propre voiture.

Dans les mégapoles en pleine croissance autour du globe, on observe

le contraire. En raison de la faible capacité de stationnement,

soit on partage les véhicules, soit on sollicite des services de transport

comme Uber. En Suisse, des plates-formes telles que sharoo (près de

1700 véhicules enregistrés) se sont également établies sur le marché

pour proposer la location de voitures privées à des prix avantageux

Intéressant pour les constructeurs automobiles également

Si l’on jette un œil au-delà de nos frontières, on constate que les

constructeurs automobiles allemands essaient de maintenir les émissions

de CO 2

de la flotte de leur marque aussi basses que possible en

proposant de petits véhicules en autopartage. Mercedes-Benz propose

notamment des flottes de Smart sous le label « Car2go » dans différentes

grandes villes.

Le bilan des émissions de CO 2

n’est pas le seul à en bénéficier.

D’autres concepts de marketing sont aussi mis en œuvre. Le fabricant

Réserver une voiture rapidement : un jeu d’enfant grâce aux smartphones et aux tablettes. Derrière l’interface utilisateur se cache une bonne dose de technologie numérique.

34

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


GESTION DE PARC

de voitures de sport Porsche essaie d’attirer davantage de clients et

lance deux nouveautés aux États-Unis : d’une part, un abonnement

mensuel permet d’accéder à une flotte de véhicules de la marque.

D’autre part, les détenteurs de Porsche peuvent proposer leurs voitures

à la location par le biais d’une application. « J’ai toujours été amateur de

Porsche et j’aime l’idée de pouvoir confier la clé de ma 911 à un autre

connaisseur l’espace d’un instant », confie Andre Haddad, CEO de la

plate-forme d’autopartage Turo.

Est-ce possible en Suisse aussi ?

Les applications qui mettent en relation les fournisseurs et les

demandeurs font partie des technologies essentielles pour la location

de son propre véhicule ou l’autopartage. Les constructeurs et les

fournisseurs automobiles achètent des start-up qui poussent comme

des champignons pour asseoir leur position sur un marché en pleine

croissance.

Mais cela ne suffit pas pour les plates-formes de réservation : il faut

pouvoir ouvrir, faire démarrer et refermer la voiture souhaitée sans

clé. À l’heure actuelle, deux technologies permettent l’ouverture des

véhicules en autopartage. Le véhicule peut être ouvert au moyen d’une

carte à puce NFC (la voiture doit être équipée d’une antenne dans la

poignée de la portière, d’un logiciel et de matériel informatique ou

d’un boîtier supplémentaire) ou directement via une application sur

smartphone.

Une fois que les plates-formes se seront répandues auprès des utilisateurs

potentiels, une question se posera : le marché suisse est-il prêt

pour des offres d’autopartage aussi étendues ? Et le garagiste, peut-il

fournir des prestations d’autopartage ? Dans AUTOINSISDE, Rene

Degen, garagiste et membre du comité central de l’UPSA s’exprime

clairement : « C’est très difficile. En termes de prix, le garagiste ne peut

pas concurrencer des prestataires d’autopartage comme Catch a Car.

Peut-être faudrait-il que le garagiste se transforme en centre de renfort

pour les voitures partagées autonomes. Les voitures pourraient être

chargées par induction à la borne de rechargement et se rendre chez

les clients qui les auraient commandées via une application. En cas de

problème technique, la voiture retournerait toute seule chez le garagiste

qui la réparerait

Regard sur l’avenir et les tendances

Il s’agit pour les FEO et les fournisseurs de maintenir l’attractivité

de la vente de véhicules dans le marché européen en stagnation.

L’autopartage se prête également à l’acquisition de clients qui n’ont pas

besoin d’une voiture au quotidien. « Nous sommes convaincus que le

marché de l’autopartage a encore du potentiel. C’est pourquoi nous

proposons un concept global qui couvre tous les besoins en matière

de mobilité, que ce soit pour un parcours de quelques minutes ou un

voyage de plusieurs semaines. Pour nos flottes de services de Vehicleon-Demand,

nous misons entièrement sur des véhicules électriques

et proposons ainsi une mobilité durable et sans émissions. De cette

manière, nous désengorgeons intelligemment les espaces urbains »,

déclare Jürgen Stackmann, directeur des ventes de Volkswagen.

Si les FEO ou les importateurs mettent également les voitures en

circulation pour l’autopartage, le garagiste sera toujours la pierre angulaire

de tous les travaux d’entretien, de réparation et de nettoyage

des véhicules. Actuellement, l’autopartage est encore contraignant, car

l’utilisateur doit d’abord se rendre à l’endroit où le véhicule est parqué.

Les véhicules autonomes rendront cela beaucoup plus simple à l’avenir.

Il sera possible de faire venir le véhicule choisi chez soi et à l’heure

désirée en pressant sur un simple bouton. Dans le taxi robot, le client

pourra alors se rendre du point A au point B sans avoir à se concentrer

sur le trafic.

Le marché suisse est-il prêt ?

Bien que les applications et les plates-formes d’autopartage soient

de plus en plus nombreuses, à la campagne le client souhaite toujours

posséder son propre véhicule. En milieu urbain, le partage de véhicule

s’impose de plus en plus. AMAG a donc rejoint les rangs de la plateforme

sharoo. Les privés peuvent y proposer leur véhicule à la location.

AMAG se sert de la plate-forme pour mettre en ligne des véhicules de

son stock ou d’occasion ou proposer des véhicules de l’entreprise de

location Europcar, qui appartient également au groupe AMAG.

Pour les véhicules autonomes, l’autopartage va se renforcer grâce

à une logistique résolument plus simple. Dans le Magazine Volkswagen

Suisse, Martin Haefner, président du Conseil d’administration

d’AMAG, prend fermement position à ce sujet. Quand on lui demande

s’il prendrait place dans un véhicule autonome, il répond : « Probablement,

oui. À condition que ce soit mon propre véhicule. Je tiens à ma

sphère privée et ne partagerais pas un véhicule autonome avec quatre

personnes inconnues. »

En Suisse, les jeunes citadins ne partagent pas l’opinion de Martin

Haefner, 64 ans. Ils sont toujours plus rares à vouloir passer le permis

de conduire et sont satisfaits de l’offre de transport public. La branche

doit s’établir en tant que prestataire de mobilité et a encore de belles

perspectives d’activités rentables. Car même un véhicule électrique, un

hybride ultramoderne ou un modèle à combustion, qu’il soit autonome

ou non, nécessitera toujours un entretien professionnel. La branche est

à l’orée de l’ère passionnante de la numérisation. <

Les FEO font avancer l’électromobilité et l’autopartage : Volkswagen présente une

nouvelle plate-forme numérique et lancera le modèle d’autopartage WE en 2019, en

Allemagne dans un premier temps.

Manque de place de parc dans les mégapoles : les surfaces de stationnement se

raréfient et leur prix devient exorbitant, comme à New York. L’autopartage résout

partiellement le problème.

AUTOINSIDE | Novembre 201835


GESTION DE PARC

Les opportunités de la numérisation pour l’autopartage

La technologie qui se cache derrière

Partager les véhicules implique une mise en réseau numérique mais aussi des systèmes d’ouverture, de fermeture et

de démarrage sans clé. Pour cela, il y a deux solutions : en ligne ou hors ligne. Et le smartphone est de plus en plus

la clé du système. Andreas Senger, rédaction

Technologie blockchain

Grâce à la numérisation, le propriétaire d’un véhicule privé pourra à

l’avenir autoriser temporairement ou sur une plus longue durée l’accès à

sa voiture sur une plate-forme au moyen de la technologie blockchain.

La base de données décentralisée fonctionnant aussi sans connexion à

Internet simplifiera considérablement l’accès aux véhicules et le rendra

plus rapide. Le contrôle de déblocage d’un smartphone jusqu’à l’ouverture

du véhicule dure environ 1,6 seconde et, selon Porsche, il

est six fois plus rapide que la procédure de déblocage par Internet.

La tendance à davantage de numérisation et de mise en réseau d’entreprises

les plus diverses, et donc à plus de services, donne naissance à

de nouvelles prestations. Comme cela a été démontré dans la branche

financière (crypto-monnaies comme le Bitcoin), la technique est sûre. À

l’avenir, les FEO et les fournisseurs pourront ainsi procéder en toute

Porsche a réalisé avec succès de premiers tests avec la technologie blockchain. La

base de données décentralisée et infalsifiable permet de contrôler l’accès au véhicule.

sécurité à des mises à jour logicielles, et le garagiste pourra proposer

des services complémentaires à ses clients. <

L’importance du smartphone

Le contrôle à distance du véhicule via smartphone ne se limitera pas à l’ouverture et à

la fermeture des portières. Grâce à une connexion permanente à Internet, le véhicule

pourra également être parqué ou autorisé à démarrer à distance.

Le smartphone compte aujourd’hui parmi les accessoires électroniques

dont on ne peut plus se passer. L’univers des véhicules sera également

toujours plus connecté à l’IoT (Internet of Things) grâce aux

nouvelles possibilités techniques. Une couverture de réseau mobile

rapide est nécessaire à cet effet (technologie 5G). Grâce à la connexion

ultrarapide (jusqu’à 1,25 Go par seconde) et à la consommation moindre

d’énergie, le temps de réponse (ping) devrait être considérablement raccourci.

Le véhicule sera ainsi dans l’IoT. Le partage de véhicules sera

non seulement facilité, mais d’autres possibilités d’utilisation accessibles

(dépôt de paquet à une heure déterminée, etc.). Les taxis robots

deviendront une réalité grâce à la conduite autonome. Ainsi, le smartphone

sera optimisé avec son application de planification de la mobilité

et la mise en réseau des transports publics et des transports individuels

motorisés (TIM). <

Systèmes d’autorisation

Actuellement, la technologie d’accès au moyen de cartes à puce

NFC est répandue. NFC est l’abréviation de « Near Field Communication

», ce qui signifie communication en champ proche.

Il s’agit d’un standard de transmission des données radio lors duquel

l’énergie électrique est transmise par induction sur une carte.

La carte en plastique contient une antenne qui convertit les ondes

électromagnétiques en tension et alimente brièvement en énergie

la puce intégrée.

L’énergie du transpondeur suffit pour lire le contenu et renvoyer

l’information au véhicule. Elle permet, après authentification,

d’ouvrir la portière du véhicule et de désactiver le système

antidémarrage. Pour que la transmission des données fonctionne, il

faut tenir la carte à 10 cm au maximum de l’appareil. Les systèmes

de paiement tels que les cartes de crédit fonctionnent aussi avec ce

standard. Les puces NFC peuvent être intégrées dans les clés des

véhicules ou les smartphones. <

La société coopérative Mobility mais aussi les FEO tels que BMW, Hyundai et Mercedes-Benz

permettent l’accès au véhicule avec une carte à puce. À l’avenir, l’accès

devrait être simplifié grâce à l’utilisation des smartphones.

36

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Structure de mise en réseau numérique

Le partage du véhicule est loin d’être réglé avec une application.

Pour partager un véhicule, il faut non seulement une plateforme

de réservation, mais aussi un système permettant d’ouvrir,

de faire démarrer et de fermer le véhicule.

Actuellement, la plate-forme est exploitée de manière à ce

qu’un serveur observe les mouvements des véhicules concernés.

Grâce à un système de navigation GPS intégré et à la géolocalisation,

le système sait toujours où se trouve le véhicule. L’utilisateur

de l’application d’autopartage peut ainsi réserver le véhicule

libre le plus proche au moyen de son smartphone. <

Sur la base de l’exemple de la structure de mise en réseau de Toyota, on peut se demander quels défis numériques attendent les FEO et les fourniseurs pour établir le partage de

véhicules. Le garagiste se trouve en bas à droite. Il joue un rôle clé entre le véhicule et le client.

AUTOINSIDE | Novembre 201837


GESTION DE PARC

La flotte de BFS comprend 130 solutions de transport, de la bétonneuse au véhicule de livraison, en passant par le semi-remorque.

L’autopartage pour les véhicules utilitaires

« Share is the new have »

L’achat d’un véhicule utilitaire est un gros investissement qui mobilise des capitaux importants. Une tendance déjà établie

pour les voitures se diffuse désormais aux utilitaires : partager au lieu de posséder. Sandro Compagno, rédaction

« Une tendance nette à la location de véhicules utilitaires se dessine

depuis trois à quatre ans », affirme Beppi Dillier. Depuis qu’il a

créé la « Business Fleet Swiss » en 2006, l’évolution ne suit qu’une seule

direction. À l’heure actuelle, la flotte de BFS comprend environ 130 véhicules,

des tracteurs à sellette, des camions frigorifiques, des bétonneuses,

des bennes, mais aussi des remorques et divers véhicules de

livraison de moins de 3,5 tonnes. « Nous ne parlons pas de véhicules,

mais plutôt de solutions de transport », précise M. Dillier. Le parc fluctue,

car de nouveaux véhicules s’y ajoutent continuellement et parce

que des véhicules usagés sont vendus.

Le fait que les véhicules soient vendus après la location réfute la

thèse selon laquelle le partage et la vente empiètent l’un sur l’autre.

Dans les faits, ce n’est pas possible, affirme M. Dillier : « Chaque véhicule

de location a une deuxième ou une troisième vie une fois vendu. »

Avec la conséquence parfaitement désirée que les véhicules loués par

BFS ont en moyenne deux ans, si bien qu’ils correspondent toujours à

l’état le plus récent de la technique.

Évolution sociale

La tendance de la propriété à l’utilisation suit une évolution sociale

à laquelle la branche automobile ne peut se soustraire. L’importance

de la propriété faiblira pour les générations à venir. À l’heure actuelle

déjà, les gens louent et partagent au lieu d’acheter et de posséder dès

que le besoin se manifeste. M. Dillier cite à ce sujet une phrase du

président central de l’UPSA parue dans l’éditorial d’AUTOINSIDE 9/18 :

« Une partie des clients de demain ne veulent pas forcément posséder

leur propre véhicule, mais cherchent plutôt à exploiter autant de services

que possible et, bien évidemment, à ne payer que pour le temps

d’utilisation. » Le directeur de BFS estime qu’il a vu juste.

Ce qui est déjà bien établi pour les voitures de tourisme en matière

de mobilité s’insinue également dans l’univers des utilitaires. « Share

is the new have : le partage est la nouvelle forme de propriété », affirme

M. Dillier avec justesse. Il prédit d’ailleurs une croissance vivace

pour le marché suisse. Environ 4500 véhicules utilitaires de plus de

3,5 tonnes ont été immatriculés en Suisse en 2017. D’après lui, environ

3 % sont des véhicules de location. Ce chiffre monte à 12 % en

Allemagne. M. Dillier table sur une croissance de 7 % à moyen terme.

« Il va de soi qu’un transporteur ne louera qu’une partie de son parc. »

« Plus forts ensemble »

BFS cherche à simplifier la vie de ses locataires autant que possible.

Si une entreprise a besoin de capacités pour répondre à des pics de

demande, par exemple, elle peut faire son choix parmi un vaste catalogue

et prendre en charge le véhiculé désiré dans l’une des cinq

agences. Les sites de location d’Emmen, de Kägiswil, d’Egerkingen, de

Mörschwil et de Bulle sont également des centres de distribution et

38

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


GESTION DE PARC

de service MAN. Les établissements d’Emmen et de Kägiswil appartiennent

à la holding familiale et les trois autres sites sont exploités de

manière indépendante par les entreprises partenaires. « Nous tirons

notre force de la communauté. Cela vaut pour les affaires, mais aussi

pour la famille », affirme Beppi Dillier. Le membre de longue date

du comité de la section UPSA Suisse centrale représente la quatrième

génération à la tête de l’entreprise familiale. Son arrière-grand-père a

fondé l’entreprise de transport Dillier en 1840 à une époque où des

chevaux tractaient encore les véhicules.

« Ce n’est qu’en 1917 que mon grand-père a vendu ses derniers

chevaux, sept ans après avoir acheté son premier camion », explique

M. Dillier. La famille fonde une succursale MAN en 1979, entreprise

d’où surgira plus tard Nutzfahrzeuge AG Zentralschweiz qui est actuellement

dirigée par Hans Peter Geser, un ancien apprenti de M. Dillier.

Il convient de noter que la location a toujours été un pilier de l’entreprise.

En créant BFS il y a douze ans, il a voulu organiser proprement

l’activité : « J’aime les structures claires. C’est pourquoi j’ai voulu organiser

cette activité sous la forme d’une personne morale autonome, et

non pas comme un centre de coûts ou de profits. »

Les clients de BFS sont des sociétés de logistique, des entreprises

du secteur de la construction au sens large, des cantons et des communes,

des entreprises d’élimination, aussi bien suisses qu’étrangères.

« Le budget de ces entreprises n’augmente pas. » Louer au lieu

d’acheter permet d’accéder à des véhicules dernier cri techniquement,

de conserver ses liquidités et même de réduire ses impôts, poursuit

M. Dillier en énumérant les avantages du système. Le fait que BFS ait

enregistré une croissance jusqu’à présent montre que de plus en plus

de clients misent sur ces avantages. M. Dillier souhaite poursuivre sa

croissance avec son partage d’utilitaires. Il prévoit deux nouveaux sites

pour être en mesure de réagir aux besoins de ses clients avec encore

plus de flexibilité. <

Plus d’informations sur :

bfs-swiss.ch

La flexibilité comme principal avantage

La flexibilité n’est pas seulement assurée par l’important parc de véhicules,

mais par les durées de location : elles vont d’une journée à une

période illimitée. M. Dillier le confirme : « En moyenne, un véhicule se

loue pendant six mois. » Ce sont surtout les jeunes entrepreneurs qui

considèrent la location comme un outil adapté, affirme M. Dillier. « Ils

décrochent une commande et ont tout de suite besoin d’un véhicule.

Lorsque le travail est terminé mais qu’il n’y a pas de nouveau mandat,

le véhicule est restitué. Si le carnet de commandes est bien garni, il

peut acheter le véhicule. »

La location revêt un autre avantage de taille pour les clients de BFS :

« Les locataires bénéficient constamment de véhicules dernier cri, ils

conservent leurs liquidités et utilisent chaque fois un véhicule adapté à

leur mission », explique Beppi Dillier. Et ils ne doivent se préoccuper ni

du financement, ni de l’entretien, ni des réparations, ni des assurances,

ni d’une vente ultérieure.

Beppi Dillier est sur la route de la croissance avec BFS.

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GESTION DE PARC

Économies de carburant

Bénéfices économiques

et écologiques

Le prix du pétrole a augmenté de 160 % sur les trois dernières années au point d’agacer les automobilistes aux stationsservice

et encore plus la branche des transports. Le carburant est une grosse source de dépenses. Sandro Compagno, rédaction

Consommation réduite de carburant = rentabilité accrue : chaque litre de diesel compte pour les constructeurs (visualisation Mercedes-Benz).

Le calcul est très simple : chaque litre de carburant qui n’est pas

brûlé favorise directement la rentabilité. Sur l’ensemble de la durée

d’utilisation d’un camion, la consommation de diesel représente 30 %

des coûts. Bien que le propriétaire suisse d’un parc de véhicules n’ait

aucune influence sur la situation géopolitique en Arabie Saoudite, en

Iran ou au Venezuela, il peut agir sur ses dépenses de carburant.

Les économies de carburant constituent le mot d’ordre de notre

époque alors même que l’industrie travaille depuis des décennies sur

l’efficacité du carburant, et donc sur le rapport coût/efficacité. Lorsque

le moteur diesel a été inventé en 1893, son rendement thermique s’élevait

à 26 %. À l’heure actuelle, ce dernier est de 47 % et des experts tels

que Peter Krähenbühl, le directeur de FPT Motorenforschung à Arbon,

estiment qu’il passera à 50 % en 2020 (voir AI 7-8/18). La thermodynamique

ne laisse que peu d’espoirs, mais les développements des matériaux

sont prometteurs. Le diesel peut encore être optimisé grâce aux

lubrifiants, aux pneus, aux réductions de poids et aux systèmes de

télémétrie et de navigation.

Les économies de carburant combinent des exigences économiques

et des objectifs écologiques, car chaque litre de diesel non brûlé protège

non seulement la rentabilité du transporteur mais aussi l’environnement.

« Nos clients exigent de nous une consommation minimale,

et donc des émissions minimales, pour des raisons purement économiques.

C’est pourquoi nous nous efforçons tous les jours de fournir

des véhicules correspondants », a affirmé Andreas Renschler, le responsable

de la division Véhicules utilitaires au comité directeur de

Volkswagen AG, lors du symposium VDA sur les véhicules utilitaires

en 2015, où il parlait au nom de toute l’industrie. « D’autant plus que

nous avons pu réduire la consommation de carburant d’un camion par

kilomètre-tonne d’environ 60 % sur les 50 dernières années », poursuit

M. Renschler.

KG

Aérodynamique

La physique ne peut être modifiée. L’industrie dispose toutefois

encore de quelques leviers sur lesquels elle peut agir. Le fameux « Platooning

», la conduite en convoi, est l’un de ces leviers qui seront

40

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


FOCUS GESTION DE PARC

KG

Dans le cas du « Platooning », seul le chauffeur du véhicule de tête conduit. La technique s’occupe de la propulsion, du

freinage et de la direction sur les véhicules suiveurs.

disponibles dans un futur proche. Plusieurs

camions se suivent sur l’autoroute : si trois

camions se déplacent en convoi, ils prennent

d’une part moins de place, ce qui soulage l’infrastructure,

et ils économisent d’autre part

jusqu’à 7 % de carburant grâce au sillage.

L’aérodynamique est une problématique

aussi bien dans le convoi que lors de la

conception. Les grands constructeurs travailleront

bientôt avec des caméras latérales

en lieu et place de rétroviseurs. Bien que la

sécurité soit ici au cœur des préoccupations

(il s’agit d’éviter les accidents survenant en

prenant des virages), remplacer les grands

rétroviseurs par des caméras bien plus petites

réduira également la résistance au vent.

Huile

Les lubrifiants font eux aussi l’objet de recherches

intenses. Des huiles synthétiques

et à faible viscosité, c’est-à-dire plus liquides,

réduisent les frottements. Les huiles des moteurs

et des boîtes de vitesses modernes allongent

en outre les périodicités de vidange.

Poids

Mercedes était déjà parvenu, il y a quelques

années, à transporter une charge utile d’une

tonne sur 100 km avec 0,8 litre de diesel sur

un itinéraire d’essai en conditions optimales.

Les gains de poids représentent un problème

permanent sur les utilitaires lourds. En tant

que l’un des principaux fournisseurs de roues

en alliage léger pour véhicules utilitaires, remorques

et autocars de tourisme, le Ronal

Group mise exclusivement sur les roues forgées.

Ces roues de la marque Ronal Speedline

Truck sont jusqu’à 45 % plus légères que les

roues en acier ordinaires et contribuent ainsi

à une forte réduction de la consommation.

KG

Pneus

La rentabilité et le respect de l’environnement

occupent également le devant

de la scène du développement des pneus.

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permet aux véhicules de donner leur meilleur, même dans les situations difficiles, grâce à un assortiment

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GESTION DE PARC

KG

Navigation

Les systèmes modernes de navigation permettent eux aussi d’économiser

du carburant : Mercedes-Benz a appelé son système « Predictive

Powertrain Control ». Le système relie les données GPS et les

cartes topographiques à la boîte de vitesses automatique et assure une

conduite adaptée à l’itinéraire, par exemple en prenant de l’élan dans

les pentes ou en décélérant à temps avant un dos d’âne.

Scania a reçu le Deutschen Telematik Preis 2018 » (prix allemand

de la télématique) pour sa solution de télémétrie. La télémétrie fournit

aux responsables de parc des données sur l’état des véhicules et sur

le comportement de conduite des chauffeurs. Une interprétation en

temps réel permet à ces derniers de conduire plus économiquement, et

donc plus écologiquement.

Forgée au lieu d’être moulée : une roue en alliage léger Speedline Truck.

Avec son concept d’utilitaire « e-cube », Hankook vise par exemple

trois stratégies de développement équivalentes comme l’explique

Andreas Wirth, son Key Account Manager Suisse : « Energy, pour une

moindre consommation d’énergie grâce à une résistance au roulement

réduite ; Economy, pour la rentabilité grâce à un kilométrage élevé ;

Environment, grâce à une baisse des émissions de polluants et de bruit

dû au roulement. »

Avec la « ToolBox », Bridgestone donne accès à ses conseillers de

service à une multitude d’informations sur les pneus. Le pack logiciel

permet de suivre l’usure des pneus et les normes de maintenance, ainsi

que de prendre des mesures pour optimiser la consommation de

carburant et pour réduire l’usure et les dommages sur les pneus.

Potentiel des VU légers et lourds

370 000 véhicules de livraison ainsi que 60 000 camions et semi-remorques

circulent en Suisse. L’efficacité peut aussi être améliorée sur

ces véhicules utilitaires légers : certaines entreprises verrouillent en

effet leurs véhicules de livraison pour que leur vitesse ne dépasse pas

100 ou 110 km/h. Bien que cette mesure ne plaise pas aux collaborateurs,

la limitation de la vitesse prévient les amendes et réduit la

consommation de carburant.

« Aérodynamiquement, les véhicules de livraison ne sont rien

d’autre que de grosses armoires », affirme Markus Peter, responsable

Technique et Environnement à l’UPSA. Sans oublier que les véhicules

de livraison conduits à tombeau ouvert sont préjudiciables à l’image de

l’entreprise. <

Résistance au roulement, kilométrage, réduction des émissions : les pneus jouent un rôle important dans l’efficacité énergétique.

42

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


GESTION FOCUS DE PARC

Au diapason avec le numérique

La gestion de flotte « on the road »

Les pannes de véhicules et les dépenses imprévues de maintenance empoisonnent la rentabilité. Au salon IAA, Bridgestone

a présenté une solution numérique de gestion de flotte qui devrait précisément prévenir de telles déconvenues.

sco/pd. La solution trois-en-un « FleetPulse

» comprend une appli mobile, un site Internet

central et le logiciel de contrôle de la

pression des pneus (TPMS). Grâce aux progrès

de la technique des capteurs, cette solution

numérique permet à Bridgestone d’améliorer

la transparence sur les différents véhicules

de la flotte et de réduire considérablement la

probabilité de pannes imprévues, coûteuses

et potentiellement dangereuses, quelle que

soit la marque du véhicule ou du pneu.

Les gestionnaires de flotte et de maintenance

peuvent accéder aux mises à jour de

statut de tout leur parc via le cloud sur le

portail en ligne central et ainsi consulter les

défauts, les dommages et les données de performances.

L’appli leur permet d’envoyer directement

aux chauffeurs et aux techniciens

des demandes individuelles telles que de

nouvelles check-lists ou des réservations de

service ainsi que de donner lieu au retrait de

véhicules. « FleetPulse » fournit en outre aux

chauffeurs et aux techniciens des renseignements

détaillés sur l’état des pneus des véhicules.

Des données relatives à la pression des

pneus sont collectées lors du branchement au

système de contrôle de la pression des pneus

puis communiquées en temps réel aux chauffeurs

et au gestionnaire de la flotte sur l’appli

et le tableau de bord en ligne, ce qui permet

de détecter les variations et d’éviter les dégâts

dus à une pression des pneus insuffisante.

Cette dernière est en effet à l’origine de 30 %

des pannes, sans oublier qu’une pression des

pneus correcte permet d’économiser du carburant

et donc de l’argent. <

More-than-CAR-WASH-AQUATUS-CH-210_146_AI-FR.qxp_Layout Données en 1 temps 29.01.18 réel : « FleetPulse 11:23 Seite » devrait 1 diminuer la fréquence des pannes et des réparations.

Plus d’informations sur :

fleetpulse.app

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GESTION DE PARC

Solutions IT

Tout est affaire d’efficacité

Exploiter un parc de véhicules signifie manœuvrer avec une assurance entrepreneuriale, ce qui n’est pas simple car simple

car cela ne se limite pas à réduire le nombre de kilomètres parcourus. Tatjana Kistler, rédaction

Fêtant bientôt leurs 30 ans, les systèmes GPS ont aplani le terrain

pour les exploitants de parcs de véhicules. Les domaines d’application

des systèmes informatiques de gestion de parcs sont variés, ils

s’étendent du simple « Track and Trace » jusqu’à la gestion en temps

réel des commandes, en passant par le carnet de route électronique.

Une gestion de parc exhaustive nécessite de toujours avoir une longueur

d’avance sur la maintenance. Au niveau de base, une planification

automatisée de la maintenance et des modalités de télédiagnostic

contribuent à la prophylaxie et à l’identification plus rapide et

moins onéreuse des problèmes.

Éviter les malentendus et la fraude

Les solutions informatiques de disponibilité des statuts et des

données permettent de bénéficier à un tout autre niveau de coûts

inférieurs liés aux chauffeurs, d’une meilleure fidélisation de la clientèle

et d’une productivité accrue des chauffeurs et des véhicules. Ces

solutions planifient les ressources sur la base de la disponibilité des

chauffeurs et des véhicules et surveillent les tournées pour respecter

les horaires d’arrivée prévus. Il en résulte une durée réduite de

recherche à la gestion, une facturation autonome, la justification des

temps d’attente et un respect optimisé des délais.

Pour améliorer la valeur des systèmes de gestion de parcs, les

éditeurs de logiciels travaillent sur la transmission automatisée de

données liées aux commandes et aux modifications. Celle-ci réduit

d’une part l’effort de communication et prévient d’autre part les

malentendus comme des adresses erronées ou des doublons. Le portefeuille

de solutions informatiques destinées à la gestion de parcs de

véhicules cherche toutefois également à éviter la fraude. Comment ?

Par des contrôles. Alors que les exploitants de parcs doivent mettre

la main à la poche suite à des vols de carburant commis par des tiers,

les éditeurs de logiciels sont à l’œuvre pour empêcher le personnel

de voler leur employeur, en surveillant les itinéraires et le style de

conduite. Une thématique que l’UPSA, associée à l’association des

propriétaires suisses de parcs de véhicules (sffv), aborde activement.

L’UPSA a d’ailleurs invité les personnes intéressées à l’atelier « Voici

comment motiver les gestionnaires de flottes de véhicules à saisir

l’opportunité d’un comportement énergétiquement efficace » en fin

d’année dernière (cf. AUTOINSIDE 12/17).

Impliquer le chauffeur et son véhicule

« La tendance est clairement au comportement lié au chauffeur et

aux données liées au véhicule », explique Nina Fischer, porte-parole

de Logifleet. « Les données collectées permettent en effet d’avoir une

vue d’ensemble complète de l’utilisation du véhicule par le chauffeur

», ajoute le spécialiste des données. D’après Nina Fischer, il importe

d’impliquer activement les chauffeurs dans cette approche. Le

logiciel est ainsi rendu accessible à l’aide de tableaux de bord, de rapports

simples et d’analyses exhaustives de trajets. « Dans le domaine

des véhicules neufs, les constructeurs poursuivent le développement

en direction de systèmes entièrement fermés », indique Ronald Langmaier

de l’éditeur de logiciels de gestion de parcs de véhicules Müllerchur

: « Pour des raisons de sécurité, l’utilisateur, le chauffeur ou l’entrepreneur

n’a accès qu’aux informations les plus importantes. Toutes

les autres données sont collectées et naturellement valorisées par les

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44

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


GESTION DE PARC

constructeurs. » Il s’agit de surveiller les véhicules indépendamment

du constructeur et de les utiliser en toute flexibilité. Il est clair que

les éditeurs de logiciels se sont depuis longtemps spécialisés dans le

service intégral au bénéfice des gestionnaires de parcs. « Toutes les

activités manuelles de gestion de parc, du service à la gestion des

sinistres en passant par l’approvisionnement en carburant, sont de

plus en plus numérisées et automatisées », conclut M. Langmaier.

Quelle marge de progression ?

Dans quel domaine les éditeurs de logiciels discernent-ils encore

de la marge de progression en Suisse ? Nina Fischer estime que les

gestionnaires de parcs de véhicules dans le secteur de la construction

au sens large disposent encore d’un énorme

potentiel. En revanche, Ronald Langmaier

conseille généralement d’utiliser un logiciel

pour dépasser les limitations de capacité apparentes

: « Tous les professionnels ne sont pas

encore au courant de la plus-value qui découle de

l’obtention immédiate en ligne de messages de

Ronald Langmaier,

Müllerchur/Consilio.

statut pour tous les véhicules et de la consultation

directe des statistiques de charge. La possibilité

d’interagir rapidement à l’ère de l’Internet des objets (IoT), c’est-à-dire

des systèmes intégralement interconnectés, constitue un facteur pertinent

de réduction des coûts. » Les gestionnaires de parcs s’inquiètent

souvent de la protection des données lorsqu’il s’agit d’outils de surveillance,

par exemple des itinéraires et du style de conduite. Nina Fischer

se veut rassurante : « Il y a ici des directives claires pour que ce sujet

ne pose plus aucun souci aux entreprises. Il existe des solutions qui

protègent largement la vie privée des collaborateurs. »

La collecte de données doit être ouvertement communiquée

Müllerchur AG réfute elle aussi les éventuelles craintes. « La surveillance

du style de conduite n’est en grande partie utilisée dans les parcs

que pour obtenir des données pertinentes pour les études statistiques

et éventuellement aussi pour la formation », déclare Ronald Langmaier.

« Il est préférable de récompenser le chauffeur s’il améliore son style de

conduite que de le pénaliser pour avoir consommé trop de carburant »,

affirme le spécialiste en conseillant d’utiliser les systèmes informatiques

pour améliorer la motivation. Cela vaut aussi pour la surveillance

des itinéraires qui devrait être mise en œuvre pour calculer les flux de

circulation et pour obtenir des avis d’embouteillages. « Dans le domaine

de la protection des données, il faut s’assurer ici que les données correspondantes

soient rendues anonymes avant qu’elles soient transmises »,

prévient M. Langmaier. Un règlement interne relatif à la protection des

données doit être rédigé et communiqué ouvertement aux personnes

concernées par l’emploi de tels systèmes de surveillance.

Les garagistes doivent connaître la palette des systèmes

En résumé, la diversité de l’offre de systèmes informatiques de gestion

de parcs est énorme. Elle recèle pour les garagistes une opportunité

de s’impliquer dans le débat avec les grands comptes grâce à leur

expertise. D’après l’Unternehmerzeitung, la plupart des parcs suisses

comptent entre un et cent véhicules. « Le garage est mieux utilisé et le

potentiel pour de nouvelles relations avec des clients s’accroît. L’utilisation

de solutions sur les véhicules loués et de remplacement permet

en outre d’optimiser les processus de l’entreprise et donc son résultat »,

indique Nina Fischer pour énumérer les effets secondaires positifs

dont les garagistes bénéficient lorsqu’ils travaillent avec des systèmes

de gestion de parcs et des solutions informatiques. « Les garagistes

peuvent parfaitement signer un partenariat avec des prestataires »,

ajoute Ronald Langmaier : « Le savoir-faire concernant les véhicules

ainsi que les prestations au contact direct de la clientèle ainsi que la

coordination sont les grands points forts des garagistes. Aucun fournisseur

de systèmes de gestion de parc ne bénéficie d’un contact aussi

direct avec les chauffeurs, contrairement au garagiste. Dans nos activités,

nous décelons une certaine peur de la numérisation, ou du passage

à celle-ci. » Et Logifleet conseille aussi aux garagistes de faire preuve

de courage et de se pencher activement sur ces logiciels. « Les clients

et les partenaires perçoivent en effet le garagiste comme un prestataire

innovant. Les utilisateurs de systèmes de suivi et de gestion

de parc considèrent par conséquent le garage comme un partenaire

compétent », conclut Nina Fischer. <

La plus grande plateforme B2B de ventes

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AUTOINSIDE | Novembre 201845


NOUVEAUTÉS

Osram

osram.ch

> « Truckstar Pro » la lampe pour poids lourd la plus éclatante d’Osram

pd. Osram est le leader mondial

manière qu’ils peuvent fournir

de l’éclairage automobile. une lumière parfaite jusqu’à la

Les constructeurs automobiles fin de chaque cycle.

les plus importants du monde Avec jusqu’à 100 % de lumière

comptent parmi nos clients. La

en plus que les ampoules

moitié des véhicules de tourisme

standard, une très longue

fabriqués chaque année durée de vie et une très grande

dans le monde sont équipés de résistance aux vibrations, elles

sources lumineuses Osram. représentent la solution idéale

Les ampoules pour phares de pour les chauffeurs professionnels

poids lourds et de véhicules utilitaires

en réduisant les temps

sont souvent poussées d’arrêt et les coûts liés au parc

dans leur usage quotidien à leur de véhicules.

limite de performance. Les systèmes

Les conducteurs de véhi-

d’éclairage doivent donc cules et les gestionnaires de

être extrêmement résistants et flottes peuvent choisir parmi

filables, ce n’est que de cette une large gamme de lampes

haute performance pour poids

lourds chez Osram. Toutes les

solutions d’éclairage répondent

non seulement aux exigences

les plus élevées de qualité et

proposent une qualité OEM,

mais elles dépassent également

les normes européennes. <

Gamme de produits

« Osram Truckstar Pro ».

Brembo

brembo.com/fr

> Système de stationnement électromécanique

pd. Brembo présente le

nouveau Electric Parking Brake

(EPB), qui offre plus de confort,

de sécurité et de fonctionnalité

aux conducteurs de véhicules

utilitaires, aussi bien en phase

de conduite que de freinage. Le

système de frein de stationnement

électromécanique comprend

un bouton de commande

en cabine, un logiciel, une unité

de commande et des actionneurs

électromécaniques sur les

étriers de frein.

Un bouton de commande

électrique, compact et facile à

utiliser, encastré dans les éléments

de commande remplace

le frein de stationnement à main.

L’intégration de l’EPB avec le

système ESC (Electronic Stability

Control) améliore considérablement

la performance des

freins de stationnement dans

des conditions particulièrement

difficiles comme le glissement

du véhicule ou le freinage en

cas de déformation thermique

des étriers et des plaquettes.

En situations d’urgence, l’EPB

garantit un stationnement

sécurisé au moyen d’un freinage

d’urgence généré par le système

d’antiblocage des roues.

L’utilisation et la sécurité

de fonctionnement de l’EPB

sont certifiées selon la norme

ISO 26262, le logiciel de contrôle

répond aux exigences de la

norme ISO 15504. <

Exide Technologies

exide.com

> Nouvelle batterie VRLA GEL pour les camions

pd. Exide Technologies lance

« Endurance+Pro GEL » pour

camions, une batterie VRLA

(au plomb-acide régulée par

soupape) innovante basée sur la

technologie gel et conçue pour

un cyclage extrême. La nouvelle

batterie ne nécessite aucune

maintenance, elle offre une

excellente tenue à la décharge

profonde tout en assurant un

démarrage sûr et fiable.

L’amélioration de la disponibilité

en énergie permet de garantir

une durée de vie prolongée.

Cette batterie est donc idéale

pour alimenter les équipements

à haute consommation d’énergie,

installés, par exemple, sur

les camions longue distance

équipés pour la vie à bord ou

sur les véhicules de livraison en

ville. Le lancement des batteries

« Endurance+Pro GEL » signifie

qu’Exide élargit sa gamme pour

camions et offre désormais

aux exploitants de parcs, aux

distributeurs de pièces et aux

ateliers d’entretien un choix

complet de batteries pour

véhicules utilitaires répondant à

tous les besoins. Les exploitants

de parcs peuvent en profiter par

une réduction possible du coût

total de propriété de leurs actifs

et des risques de pannes. <

46

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


NOUVEAUTÉS

Sortimo Fahrzeugeinrichtungen Walter Rüegg AG

sortimo.ch

> Solutions qui répondent à toutes les exigences

pd. Les gérants des grands

parcs de véhicules sont

unanimes quant à la définition

d’un aménagement intérieur

novateur et unique et ils misent

sur les solutions de ce concepteur

automobile leader. Sortimo

Walter Rüegg AG a pour ambition

de mettre à disposition des

véhicules qui soient opérationnels

rapidement et facilement.

L’aménagement de véhicules

Globelyst est la solution

toute trouvée pour transporter

sans danger des outils et des

marchandises de toutes sortes.

Le nouveau porte-charges

ProTopRack offre un espace de

rangement supplémentaire sur

le toit du véhicule. Une charge

maximale est à respecter à

cause du faible poids de ce toit

de conception légère. De plus,

en raison de sa conception de

qualité et des matériaux résistants

à la corrosion, il dispose

d’une durée de vie très longue.

Grâce à la fixation par serrage

de la nouvelle échelle de porte

arrière, il n’est pas nécessaire

de percer le hayon et l’assemblage

est un jeu d’enfant. <

L’aménagement selon Sortimo :

pratique, clair et novateur.

Bridgestone

bridgestone.ch

> Le RW-Drive 001

pd. Le Bridgestone

RW-Drive 001, qui succède au

W990, se caractérise par un

meilleur profil axial d’entraînement

en hiver pour une traction

fiable et une utilisation sûre

dans des conditions hivernales

normales.

La conception du profil

réduit par ailleurs la distance

de freinage et améliore la

tenue de route sur la neige. Les

lamelles en zigzag assurent une

meilleure traction sur la neige.

Ce pneu convient pour l’hiver,

la route, le transport régional

et le transport longue distance

modéré.Par rapport à d’autres

pneus de camion d’hiver, la

particularité de ce pneu réside

dans la technologie « Tie Bar »

associée à une conception de

bloc convexe, qui réduit le frottement

irrégulier et augmente le

rendement kilométrique. <

Cromax

cromax.com/ch

> Les surfaceurs à poncer Imron Fleet HS P742 et P746

pd. Cromax, une des marques

internationales de finition d’Axalta,

l’un des principaux fournisseurs

mondiaux de peintures liquides

et en poudre, présente ses nouveaux

surfaceurs à poncer Imron

Fleet Line HS P742 et P746. Les

surfaceurs 2K sont spécialement

conçus pour les grandes surfaces

qui doivent être poncées et qui

sont destinées à une peinture de

haute qualité, comme celle d’une

voiture de tourisme. Grâce à leur

bonne refonte, ils garantissent

une surface lisse et durable avant

de les recouvrir.

Les surfaces à poncer Imron

Fleet HS P742 et P746 constituent

la parfaite sous-couche pour les

grandes surfaces, notamment

pour les autocars de luxe et les

cabines de conduite de véhicules

utilitaires. Clint Kaufmann,

directeur technique chez Cromax

Suisse, explique : « Les surfaceurs

peuvent être utilisés sur presque

toutes les sous-couches de

fond, y compris sur du polyester

renforcé de fibre de verre. Il est

même possible de les utiliser sur

les anciennes peintures et les

peintures d’origine si les souscouches

ont bien été poncées

et nettoyées. » Le surfaceur à

poncer Imron Fleet Line HS P742

est disponible en blanc cassé, le

surfaceur à poncer Imron Fleet

Line HS P746 en gris foncé. Ainsi,

ils constituent la sous-couche

idéale pour la laque de finition 2K

Imron Fleet Line suivi d’un vernis

incolore Imron Fleet Line. Les

surfaceurs peuvent également

être teintés avec les PowerTints

Imron Fleet jusqu’à une masse

maximale de 10 %.

Les surfaceurs à poncer

Imron Fleet Line HS P742 et P746

peuvent être mélangés pour une

large gamme de températures

ambiantes et sont très polyvalents.

De plus, ils assurent

un beau dégradé de couleurs

ainsi qu’une excellente tenue

après l’application de la laque de

finition. Afin d’obtenir une opacité

idéale, l’application s’effectue en

deux ou trois couches avec un

temps de séchage intermédiaire

de cinq à dix minutes et un temps

de séchage final de dix à quinze

minutes. Les surfaceurs à poncer

Imron Fleet Line HS P742 et P746

sont disponibles dès maintenant

en pack de trois pots de

3,5 litres. <

AUTOINSIDE | Novembre 201847


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

Entretien avec Magdalena Martullo-Blocher, dirigeante d’EMS-Chemie et conseillère nationale UDC GR

« Les embouteillages sont insensés ! »

Magdalena Martullo-Blocher est à la tête d’EMS-Chemie et représente l’UDC Grisons au Conseil national. Elle est en

outre mère de trois enfants. Lors de la Journée des garagistes suisses, l’entrepreneuse de l’année 2017 a dévoilé les

secrets de son succès. Sandro Compagno et Reinhard Kronenberg, rédaction

Madame Martullo, en quelques mots, que fait le groupe EMS ?

Magdalena Martullo-Blocher : Nous sommes spécialistes de solutions

en polymères haut de gamme. Nous concevons des pièces

automobiles pour les rendre plus légères et moins coûteuses. Nous

travaillons avec des constructeurs et des sous-traitants dans le

monde entier. Je connais pratiquement toutes les usines automobiles

du monde.

Le groupe EMS est l’un des principaux équipementiers de

l’industrie automobile. Sur quoi se penchera-t-on au cours des

prochaines années ?

La légèreté reste essentielle, pour les voitures comme les camions.

De nombreux pays ont des directives très strictes en matière d’émissions

de CO 2

. Les constructeurs doivent se consacrer au développement,

mais subissent des coûts supplémentaires. Notre expérience

forte de plusieurs décennies et nos polymères spéciaux nous permettent

de réaliser des pièces critiques en matières polymères, et non

plus en métal, comme les coques des sièges ou les systèmes de guidage.

Le client économise ainsi 50 % des coûts et jusqu’à 70 % du poids.

Sur les 2,146 milliards de francs

générés par EMS en 2017,

quelle est la part de la branche

automobile ?

Plus de 60 %. Les polymères

d’EMS sont intégrés partout

où de hautes exigences sont

attendues. Nos matières sont

robustes et résistent aux fortes

températures et aux produits

chimiques. Dans la construction

de machines et l’automatisation,

les polymères EMS interviennent

dans les composants de structure

et les unités de commande. Pour

les lunettes de marque, le design

est au premier plan. Dans le domaine du sport, EMS est présent dans

les chaussures de ski ou les composants de vélo.

Les mauvaises langues prétendent que la construction automobile

d’aujourd’hui n’est qu’une question de logistique : les fabricants ne

seraient en réalité que des assembleurs de pièces sous-traitées.

Êtes-vous de cet avis ?

Cela dépend. Certains constructeurs sont très compétents et se

consacrent amplement au développement. D’autres, en effet, soustraient

presque tout. EMS collabore étroitement avec tous les acteurs.

En tant que fournisseur de matières, nous faisons bien plus que

simplement livrer. Une entreprise suisse, avec des coûts élevés, doit

être capable d’offrir plus. C’est le secret de nombreuses entreprises

suisses prospères. À la fin la facture doit tomber juste.

Quels sont les principaux défis de l’industrie dans un avenir proche,

notamment pour la branche automobile ?

L’industrie automobile doit continuer d’améliorer les moteurs à

combustion, ainsi que l’électromobilité, notamment en termes d’autonomie

et de coûts. Avec la conduite autonome, la connectivité,

c’est-à-dire toutes sortes de liaisons de communication, ainsi que le

confort prendront de l’importance. EMS accompagne toutes ces

évolutions. Je montrerai des exemples dans mon intervention

lors de la Journée des garagistes suisses, le 15 janvier 2019.

EMS fabrique par exemple des matériaux d’étanchéité

et des polymères résistants à la chaleur pour le secteur

automobile. Quel impact a la tendance vers le moteur

électrique sur votre activité ?

Par rapport aux véhicules à moteur à combustion, le système

de refroidissement et de régulation des voitures électriques

est plus grand et plus complexe. EMS développe actuellement

de nouvelles solutions de câbles de refroidissement, de

valves et de thermostats.

Magdalena Martullo-Blocher

Magdalena Martullo-Blocher (49 ans) est la

dirigeante d’EMS-Chemie, l’un des principaux

fournisseurs au monde de polymères haut de

gamme. Depuis son arrivée en 2004, elle a fait

grimper le chiffre d’affaires de 70 % et a multiplié

le profit par quatre.

Martullo-Blocher est membre du comité directeur

de Scienceindustries et d’Economiesuisse. Elle

est vice-présidente de l’UDC Suisse, où elle est

responsable de la politique économique. En

tant que conseillère nationale, elle s’engage pour

le libre échange et l’amélioration des conditions

économiques.

48

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

Vous êtes entrepreneuse, mais également une femme politique.

Comment la politique peut-elle aider les entreprises en Suisse à

profiter des bonnes conditions-cadres ?

Justement parce que les salaires sont élevés, nous avons besoin

de meilleures conditions. La bureaucratie galopante, qui envoie

chaque semaine 150 pages depuis Berne, doit être freinée !

J’aimerais que, pour l’adoption de toute nouvelle règle, ce qui a

été fait avant soit supprimé. Les entreprises ont besoin de plus

de liberté pour répondre au marché. Les entrepreneurs ne sont

pas tous des gratte-papiers ni des juristes ! Et c’est bien ainsi. Je

constate tous les jours à Berne à quel point les juristes manquent

d’idée et ont une vision étriquée. Nous, les entrepreneurs, voulons

saisir les opportunités ! 55 % des règles sont importées de l’étranger.

Les bureaucrates de l’UE, de l’OCDE, de l’ONU ou de l’OMC

produisent chaque jour des milliers de pages de nouvelles lois, de

directives, d’interprétations. La législation étrangère nous limite

toutes et tous, et dans tous les domaines : loi sur la protection des

données, règles fiscales, droits aux assurances sociales, non-expulsion

des criminels étrangers, obligations en réglementations

d’aménagement des territoires, émissions de CO 2

, etc. Partout

nous croulons sous les injonctions internationales ! Jusqu’où cela

nous mènera-t-il ?

Votre parti, l’UDC, défend l’initiative pour l’autodétermination

pour renforcer la place économique de la Suisse. Le PLR et

Economiesuisse se sont exprimés contre l’initiative populaire.

Pourtant, ces deux formations ne sont pas particulièrement

des ennemies de l’économie … M

Malheureusement, le PLR et l’Economiesuisse, qui ne représentent

pas le métier à Berne, courent aveuglément au moindre

appel de l’UE. La Suisse connaît l’autodétermination depuis plus de

150 ans, outil unique de la démocratie directe. Ce système a fait ses

preuves. Les citoyens suisses décidaient ainsi en toute indépendance

des règles qui devaient s’appliquer ou non dans leur pays. La

population suisse bénéficie de conditions-cadres remarquables :

prospérité inégalée, système d’apprentissage unique, taxes et impôts

faibles, hautes écoles d’excellence, etc. En 2012, le tribunal

fédéral a inutilement modifié sa justice et a décidé d’attribuer au

droit étranger la prédominance sur le droit suisse. Les électeurs

peuvent encore s’exprimer, mais le résultat n’est plus valide en

justice. Bientôt, le peuple ne pourra plus modifier ni dénoncer les

traités internationaux. Au fil du temps, la Suisse adopte ainsi la

législation étrangère en matière de fiscalité, de droit du travail,

des droits sociaux, de protection de l’environnement, alors que le

peuple n’en veut pas ! La Suisse perd tous ses avantages. L’initiative

pour l’autodétermination

veille à redonner à la constitution

fédérale la primauté sur le

droit étranger. Ce principe est

le cas dans tous autre pays du

monde ! Il est essentiel d’obtenir

un « oui » à cette initiative

pour que la Suisse poursuit sa

démocratie directe !

Vous êtes une femme politique,

entrepreneuse, mère de famille.

Que représente pour vous la

mobilité individuelle ?

La mobilité est très importante.

Je voyage beaucoup, en

Suisse comme ailleurs, pour

Thème clé 2019

Une question

de confiance.

Le garagiste,

votre partenaire

de mobilité.

mon travail et mon engagement politique. Les déplacements sont

cruciaux pour les citoyens comme pour l’économie. Les embouteillages

sont insensés. La plupart des politiques sont des urbains,

ils se laissent influencer par l’écologie, et le réseau routier a été

négligé au cours des dernières années. Les infrastructures doivent

être améliorées, les goulots d’étranglement enfin éliminés.

Vous aimez conduire ? Qu’attendez-vous d’une voiture ?

Je conduis volontiers, mais j’occupe généralement la place du

passager, car je profite des trajets pour travailler. Pour les déplacements

professionnels, je privilégie les déplacements calmes et

sûrs. En famille, nous avons un minibus, pour emmener les enfants,

leurs amis, et un volume de bagages incroyable … Si j’étais

seule, je choisirais une voiture de sport. Ce sera peut-être pour la

retraite … <

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suisses 2019, qui aura lieu le mardi 15 janvier au Kursaal de Berne !

Le programme et la carte-réponse sont joints au présent numéro. Vous

pouvez également vous inscrire via upsa-agvs.ch/fr/colloque2019.

Partenaire pour la présentation

Journée des garagistes suisses Partenaire pour les navettes Partenaires

Partenaire pour la présentation

Dîner des garagistes

AUTOINSIDE | Novembre 201849


ASSOCIATION

Dossiers UPSA

Support utile au quotidien

dans l’entreprise

Le domaine de la représentation de branche fournit une multitude de services aux membres de l’UPSA et donc à la

branche automobile nationale. Des dossiers sur les questions actuelles en sont un exemple. Sandro Compagno, rédaction

Quatre dossiers qui analysent des sujets

d’actualité ont été créés en collaboration avec

Viva AG für Kommunikation jusqu’à présent.

Ces dossiers UPSA se penchent sur les thèmes

suivants :

1. Acheter une voiture chez un garagiste

UPSA

2. Personnel qualifié

3. Défense des intérêts et politique

4. Succession

« Les dossiers devraient fournir des informations

de fond utiles aux membres

concernant des sujets importants de leur vie

professionnelle », déclare Markus Aegerter,

responsable de la représentation de branche

au sein de la direction de l’UPSA. « Grâce à

elles, le garagiste s’épargne des recherches

MIDLAND.CH

fastidieuses sur ces sujets. » Les quatre dossiers

peuvent être téléchargés gratuitement

au format PDF sur le site Internet de l’UPSA

dans la rubrique « Union - Publications ».

« Acheter une voiture chez un

garagiste UPSA »

Le premier dossier, « Acheter une voiture

chez un garagiste UPSA », paru uniquement en

allemand, a été publié en février 2016 et est le

fruit de la crise de l’euro. Alors que la Banque

nationale suisse a abandonné sa résistance

de longue date contre le franc en hausse et a

supprimé le plancher de 1,20 franc par euro,

introduit en septembre 2011, les importations

parallèles issues de l’UE ont explosé. L’euro

valait temporairement un franc et les voitures

importées parallèlement de l’UE étaient 15 %

moins chères que celles importées officiellement

en moins de deux semaines.

Les prix des voitures neuves et des occasions

ont subi une pression à la baisse et de

nombreux garagistes UPSA ont connu des

difficultés. Leur parc existant de véhicules

perdait d’une part de la valeur et ils devaient

d’autre part expliquer aux clients les prix élevés

comparés à ceux des importations parallèles

(et aussi dans les garages étrangers, à

proximité de la frontière). Le premier dossier

UPSA a fourni l’argumentaire nécessaire à cet

effet aux garagistes. L’économie suisse et donc

aussi la branche se sont heureusement révélées

robustes pendant la crise de l’euro. Malgré tout

et en dépit de ses trois ans, le dossier compact

« Acheter une voiture chez un garagiste UPSA »

reste somme toute actuel et pertinent. Le cours

de l’euro est de nouveau plus proche de 1,10

que de 1,20 franc à l’automne 2018.

« Défense des intérêts et politique »

Un sujet qui prend de l’importance pour

l’UPSA, en tant qu’association sectorielle et

professionnelle. La politique des transports

et la politique industrielle ainsi que la formation

occupent le devant de la scène. Au niveau

national, l’UPSA s’est engagée avec succès ces

dernières années en faveur de la rénovation

du tunnel routier du Saint-Gothard (2 e tube),

du fonds pour les routes nationales et le trafic

d’agglomération (FORTA) qui a permis de supprimer

l’embouteillage de planification et d’investissement

dans l’élimination de nombreux

goulets d’étranglement. En matière de formation

de l’option politique, l’UPSA collabore avec

des associations partenaires telles que l’Association

suisse des transports routiers (ASTAG),

la fédération des importateurs auto-suisse

ou encore l’association faîtière routesuisse.

50

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION

Les objectifs politiques ne peuvent en effet être atteints qu’en travaillant

avec des partenaires. L’UPSA argumente factuellement et se veut la

« voix de la raison ».

Le dossier « Défense des intérêts et politique » a été publié en janvier

2017. « Certains combats liés à des votations cités en exemples sont

certes de l’histoire ancienne maintenant, mais les contextes décrits

n’ont pas changé », affirme Markus Aegerter.

Les chambres fédérales seront réélues en 2019. Dans le dossier, l’UP-

SA invite ses membres à s’engager politiquement. Il est dans l’intérêt

de l’UPSA et de ses sections que les garagistes suisses s’engagent dans

leurs sections, dans leurs communes et dans les associations régionales

et cantonales de branche. La politique commence à petite échelle : dans

un club de sport, à une table d’habitués, etc. Le garagiste peut aussi

et surtout y sensibiliser son environnement aux préoccupations de la

branche.

« Personnel qualifié »

La formation initiale et continue est une préoccupation centrale de

l’UPSA et des sections. Le dossier UPSA « Personnel qualifié » publié en

décembre 2016 a été rédigé en étroite collaboration avec le centre de

compétences Formation de l’UPSA. Il se penche sur la situation tendue

qui caractérise l’acquisition et la fidélisation de professionnels. Il montre

les facteurs qui influencent la situation du personnel qualifié dans l’entreprise

et cherche à répondre à la question de savoir où le membre

individuel peut agir. Lors d’une enquête interne à l’UPSA, près de 70 %

des garagistes interrogés en 2014 ont estimé que le recrutement de personnel

qualifié était « difficile » ou « très difficile ». Dans ce contexte, la

formation initiale et continue est un élément central permettant d’avoir

assez de personnel qualifié dans l’entreprise.

« Succession »

Le quatrième dossier, le plus complet jusqu’à présent, a été publié

en septembre 2017 et est consacré à un sujet qui préoccupe la branche

automobile, mais aussi d’autres secteurs. Comme la création et l’expansion,

la succession fait partie des phases décisives dans le cycle de vie

d’une entreprise. Un changement de génération à la tête d’une entreprise

est un processus complexe qui recouvre des aspects financiers,

mais aussi des idéaux. Pour beaucoup de chefs d’entreprises, elle est

l’œuvre d’une vie.

Plus de la moitié des dirigeants respectivement propriétaires de PME

ont aujourd’hui entre 50 et 65 ans. Le départ à la retraite de cette génération

de chefs d’entreprise engendrera un nombre croissant de relèves

au cours des prochaines années. Le dossier « Succession » aborde les

questions du moment adéquat et de la durée nécessaire d’un changement

de génération. Il dévoile les pièges susceptibles de faire échouer

une succession et constitue un mode d’emploi pour réussir un transfert

d’entreprise. Le service Formation de l’UPSA a également joué un rôle

de premier plan dans la rédaction de ce dossier. Le document contient

une base théorique et devrait aider concrètement les garagistes à régler

leur succession à l’aide d’exemples pratiques et de conseils. <

Plus d’informations sur :

agvs-upsa.ch/fr/union/publications/dossier-de-lupsa

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SECTIONS

Coup de maître à l’Auto Zürich Car Show

> L’Auto Zürich propose le Brain-Village, une plate-forme de 400 m² dédiée à la formation et au perfectionnement

sco/tki. Partie intégrante de l’Auto Zürich

Car Show, le salon autotecnica.ch sera présent

en plein cœur de la halle 6. Les 1400 mètres

carrés de surface seront avant tout occupés

par des fournisseurs régionaux qui présenteront

leurs produits et prestations ; le directeur

du salon, Peter Krieg, mise sur quelque 25 exposants.

Sur l’estrade se tiendront divers exposés

spécialisés et démonstrations, animés

notamment par des sociétés de tuning, qui

bénéficient d’une proximité immédiate avec

l’autotecnica.ch. Peter Krieg se réjouit particulièrement

de leurs « concours de démarrage » :

« Nous devons rendre ce salon plus vivant ! »

UPSA et les écoles professionnelles techniques

TBZ, STFW, GBW et BB.

Les championnats cantonaux des métiers

de l’automobile seront en outre organisés dans

ce cadre. À côté d’un forum destiné aux exposés

et des surfaces d’exposition pour les

partenaires du « Brain Village », cinq postes de

travail parfaitement équipés seront installés.

Après un processus de sélection, 60 professionnels

ont été retenus parmi quelque 350 apprentis

et diplômés autorisés à participer aux

championnats cantonaux des métiers. Outre

l’opportunité de gagner de séduisants prix,

les vainqueurs pourront également participer

à la sélection nationale des SwissSkills. Ces

dernières années, le « Brain Village » a toujours

attiré entre 250 et 300 élèves du niveau

secondaire II qui venaient s’informer sur les

métiers de l’automobile.

Grâce à un emplacement sensiblement

plus attractif cette année, de nombreux

autres visiteurs pourront aussi bien découvrir

les prestations des sous-traitants que les efforts

déployés par la branche pour promouvoir

la relève. <

Plus d’informations sur :

brain-village.ch

Au cœur de l’action et pas en marge

Le « Brain-Village » fera également son apparition

remarquée : alors que la relève professionnelle

se tenait jusqu’ici un peu à l’écart

sous un chapiteau monté sur l’esplanade du

Centre de Foires de Zurich, le « Brain-Village »

sera nettement mieux mis en valeur puisqu’il

sera intégré à l’autotecnica.ch.

Durant les quatre jours du salon, le « Brain

Village » proposera, du jeudi au dimanche,

des exposés spécialisés d’experts prestigieux

et servira de plate-forme d’information aux

écoles professionnelles et hautes écoles spécialisées

du canton de Zurich. Les partenaires

du « Brain Village » sont le canton de Zurich,

la section UPSA Zurich, l’association faîtière

L’automobile dans la peau : (de g. à dr. :) Christian Müller (président UPSA ZH), Andreas Billeter (président commission de la

formation professionnelle UPSA ZH), Alexander Suter (2 e place de mécatronicien d’automobiles), Joel Flückiger (1 re place) et

Marc Lindauer (3 e place) avec Karl Bieri (président de l’Auto Zürich) au « Brain Village » 2017 (photo mise à disposition).

Flexible et durable : la mobilité de demain

> Grenchen invite les écoles et la population à la Journée de la mobilité

Livio Musacchio, conseiller de vente en formation (sur la photo), et Alessandro Fragale, le meilleur vendeur, font en

sorte de mieux diffuser auprès de la population les conseils d’économies CEA pour conduire de manière plus économe.

tki/kb. En septembre, tous les indicateurs

pointaient vers l’avenir sur la Zytplatz de

Granges. Quatorze exposants ont transformé

la cinquième Journée de la mobilité de

Granges en découverte : avec le Carbobike, les

essais de vélos électriques, le simulateur d’impacts

du TCS, des informations sur les véhicules

électriques, roulebiogaz.ch, l’autopartage

et le CheckEnergieAuto (CEA), les nombreux

visiteurs et classes d’école ont pu découvrir la

mobilité et la durabilité sous forme informative

ou ludique. L’équipe du Jura-Garage d’Oliver

et de Susanne Frei à Bellach a représenté

magnifiquement l’UPSA et ses services et a

même offert une Fiat 500 pour un week-end à

un visiteur qui a été particulièrement attentif

concernant le CEA. <

52

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


SECTIONS

Focus sur les jeunes, les parents et les enseignants

> Atelier « Focus technique » à Mobilcity

sco. Face à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans les métiers

techniques, on peut soit se lamenter, soit agir. Le 14 novembre

prochain, l’atelier « Focus technique », un projet commun

à l’UPSA, l’USIC et l’ASTAG, aura lieu pour la sixième fois déjà à

Mobilcity.

Ce projet, mis sur pied en 2013 par la Chambre économique

Bienne-Seeland (CEBS), vise à faire découvrir diverses formations

professionnelles techniques aux jeunes, à leurs parents, au personnel

enseignant et aux conseillers/ères en orientation. Lors des

ateliers, les participantes et participants peuvent ainsi se familiariser

avec différents métiers dans les secteurs de l’automobile et

des transports.

« L’objectif est que grâce aux ateliers, les métiers deviennent une

réalité tangible. Les jeunes veulent plus que des brochures et des présentations

PowerPoint, ils veulent interagir », explique Ursula Grütter-Isenschmid

de la section UPSA Berne. Le 14 novembre, l’atelier

« Focus technique » va satisfaire ce souhait de différentes façons à

Mobilcity. Les métiers de la branche automobile, du secteur de la

carrosserie et de l’industrie des transports seront présents sur différents

stands : à l’UPSA, on pourra par exemple changer des roues ou

diagnostiquer un défaut. À l’association des transports routiers AS-

TAG, les jeunes pourront conduire un chariot élévateur et à l’Union

des carrossiers USIC, ils pourront débosseler une aile de voiture. Au

total, 15 à 20 métiers seront présentés et pourront être testés de la

sorte. Du côté de l’UPSA, il s’agira des métiers de mécatronicien(ne)

d’automobiles, de mécanicien(ne) en maintenance d’automobiles et

d’assistant(e) en maintenance d’automobiles.

Les organisateurs attendent 40 à 60 jeunes à Mobilcity et espèrent

en motiver autant que possible à choisir un métier dans le

secteur automobile. Il est possible de s’inscrire en ligne, même à

la dernière minute. <

Plus d’informations sur :

fokus-techik.ch/fr

Les jeunes unissent leurs forces pour monter une roue lors de l’atelier « Focus technique ».


SECTIONS

Championnats des métiers des deux Bâle

> Seize candidats mis à l’épreuve d’une réparation

Marcel Hollenstein. La section UPSA des

deux Bâle a organisé pour la deuxième fois

les championnats à l’occasion du salon Auto

Basel du 13 au 16 septembre, quatre journées

passionnantes et variées, ponctuées de

concentration, d’ambition et d’efforts.

Le salon Auto Basel est le troisième salon

spécialisé par l’envergure. Rassemblant plus

de 30 000 visiteurs chaque année, le salon

est une manifestation extrêmement réussie

et importante pour les garages des deux cantons

bâlois. Pour la deuxième fois, l’ouverture

d’Auto Basel a coïncidé avec le coup d’envoi

des championnats des métiers : lors des

journées des exposants, seize candidats ont

mis leurs compétences à l’épreuve juste à côté

de l’entrée principale dans la halle 2.0 (voir

encadre).

Les visiteurs étaient enfiévrés

Tout a commencé le jeudi par le tirage au

sort officiel des dossards, suivi d’un apéritif.

Les candidats ont été divisés en deux groupes

et munis de différents t-shirts. Les spectateurs

ont ainsi pu vérifier en direct sur les

moniteurs quels candidats étaient affairés sur

les exercices des championnats et consulter

les scores intermédiaires.

Les choses sérieuses ont ensuite commencé

le vendredi. À partir de midi, les seize

jeunes professionnels ont mis leurs compétences

à l’épreuve à huit postes. Ils devaient

notamment démonter une boîte de vitesses,

résoudre des pannes d’un moteur et établir

des diagnostics sur des éléments électriques

parmi les plus modernes. Lors de deux examens

oraux, les candidats ont pu faire état

de leurs connaissances théoriques en plus de

leur savoir-faire pratique.

Benz, Nägeli, Mohler

Le tout sous la supervision rigoureuse et

permanente de neuf experts qui ont observé

avec vigilance chaque phase du travail

des candidats. Le vainqueur a été désigné le

dimanche suite à trois journées de compétition

exigeantes, passionnantes et très riches

en enseignements. Dario Benz a décroché la

première place, suivi de Louis Nägelin et de

Sascha Mohler. Mais pour les organisateurs,

il n’y avait que des vainqueurs car les seize

jeunes mécatroniciens d’automobiles motivés

et pleins d’élan ont fait état de beaucoup de

courage, d’enthousiasme et d’ambition, simplement

même en osant relever ce défi.

« Un événement inoubliable »

« Grâce au travail magnifique des candidats

et des experts, cette manifestation restera

gravée à jamais dans nos mémoires », a

déclaré Ruedi Blaser, co-organisateur et instructeur

au centre de formation automobile

de Sissach. « Les apprentis ont pris du plaisir

à travailler sur leurs exercices en mode de

compétition. »

La section UPSA des deux Bâle s’est montrée

fière d’avoir formé ces jeunes motivés et

avides de savoir. <

Les 16 mécatroniciens

d’automobiles

• Dario Benz

• Louis Nägelin

• Sascha Mohler

• Adrian Mühlheim

• Mischa Dillier

• Benjamin Saner

• Claude Blatter

• Nico Mangold

• Timo Berg

• Jo Scheifele

• Christian Bär

• Gabriele Faniuolo

• Flurin Leucci

• Furkan Parlak

• Marc Schmidlin

• Manuel Guldimann

Les seize participants aux championnats des métiers des deux Bâle ont séduit leurs organisateurs par leur

motivation et leur élan.

54

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


SECTIONS

Les ventes au Salon de la voiture d’occasion de Genève ont progressé de 16 % par rapport à 2017. 35 % des acheteurs étaient des femmes.

26 e Salon de la Voiture d’Occasion

> Tous les indicateurs à la hausse !

Corinne Druey. Débuter le Salon de la Voiture

d’Occasion le jeudi soir s’est révélé être

un grand succès. En quatre heures lors de

cette première, pas moins de 36 véhicules ont

été vendus ! D’ailleurs, les ventes ont augmenté

de 16 % lors de cette 26 e édition.

Le soleil n’a pas tenu les visiteurs éloignés

de Palexpo ! Ils étaient nombreux à déambuler

dans les allées du Salon de la Voiture d’Occasion,

organisé par la section genevoise de

l’Union professionnelle suisse de l’automobile.

La nocturne, organisée pour la première fois

cette année le jeudi, a rencontré un franc succès

et devrait être reconduite l’an prochain. Ce

soir-là, pas moins de 36 véhicules ont trouvé

preneur. Par rapport à 2017, les ventes sur

quatre jours ont été plus nombreuses avec

195 véhicules vendus, pour un chiffre d’affaires

global de plus de 4,186 millions de

francs (+ 12,6 %), un résultat qui renoue

avec les belles années d’avant 2013.

Autre fait marquant : 35 % des acheteurs

étaient des femmes. Ces dernières se montrent

désormais concernées par l’automobile et il

est bien révolu le temps où la voiture était

une affaire d’hommes ! Pour sa part, la valeur

moyenne des ventes a quelque peu diminué

( 3 %), une conséquence des prix bas pratiqués

actuellement sur le marché de la voiture

d’occasion.

Les reprises ont augmenté de plus de 31 %

avec 59 reprises, pour un chiffre d’affaires de

425 197 francs (+ 43,7 %). Une preuve supplémentaire

que l’offre proposée dans le cadre du

Salon de la Voiture d’Occasion de faire expertiser

sa voiture en vue d’une nouvelle acquisition

répond pleinement à la demande. Enfin,

la voiture la moins chère a été vendue au prix

de 3500 francs, alors que le prix le plus élevé

du week-end a été de 116 900 francs. <

La fourchette des prix de vente s’est étendue de 3500 à 116 900 francs.

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AUTOINSIDE | Novembre 201855


PROFESSION ET CARRIÈRE

Steve Rolle, Florent Lacilla et Damian Schmid (de g. à dr.) : un des trois candidats partira pour les WorldSkills à Kazan en août 2019 (photo Karl Imlig).

Berne accueillera l’Eurocup

« Le chemin est encore long

jusqu’aux championnats du monde »

Florent Lacilla, Damian Schmid et Steve Rolle : ce sont eux qui représenteront la Suisse à l’Eurocup du 8 décembre à Berne.

AUTOINSIDE présente ces trois talents en mécatronique. Sandro Compagno, rédaction

La tension monte. Pour décrocher un voyage en Russie, les candidats

se battent pendant plus d’un an : la prochaine épreuve a lieu dans

cinq semaines seulement. La destination finale est Kazan, capitale du

Tatarstan et huitième ville de Russie avec 1,2 million d’habitants.

Le coup d’envoi pour participer aux épreuves au bord de la Volga

avait été donné le 30 juin au centre Mobilcity, où 32 jeunes mécatroniciens

d’automobiles avaient démontré leurs aptitudes et leur savoir-faire.

Vingt d’entre eux devaient se qualifier pour les SwissSkills

de septembre. Comme trois candidats s’étaient classés en 20 e position,

totalisant exactement le même nombre de points, les responsables de

l’UPSA réunis autour d’Olivier Maeder, membre de la direction, avaient

décidé de qualifier 22 participants pour les championnats suisses des

métiers. « Le niveau des candidats est extrêmement élevé », avait fait

remarquer O. Maeder en tournant son regard vers les 21 mécatroniciens

et la mécatronicienne d’automobiles.

Deux fois Fribourg, une fois Saint-Gall

Lors des SwissSkills de la mi-septembre, Florent Lacilla (Cottens,

FR) s’est imposé devant Damian Schmid (Nesslau, SG) et Steve Rolle

(Farvagny, FR). Les deux Romands et le Toggenbourgeois se sont ainsi

qualifiés pour l’Eurocup qui aura lieu le 8 décembre sur la scène (suspendue)

de Mobilcity. La participation sera internationale : des candidats

venus d’Allemagne, d’Autriche et du Haut-Adige se mesureront

ainsi aux trois Suisses.

Le meilleur Suisse se rendra à Kazan en août 2019, où il concourra

pour le titre de champion du monde. Les trois candidats suisses seront

préparés par un véritable expert des championnats du monde : Flavio

Helfenstein a en effet invité le trio à venir dans son garage d’Hildisrieden

(LU) à la mi-novembre. « Je vais leur expliquer le déroulement de

la compétition », affirme le champion du monde des mécatroniciens

d’automobiles de 2011. F. Helfenstein a officié en tant qu’expert aux

SwissSkills et le fera aussi en décembre à l’Eurocup.

Même s’il a été séduit par les performances des candidats lors des

SwissSkills, il reste prudent au sujet des chances de voir un Suisse

marcher dans son sillon en 2019 : « Les progrès du participant et son

engagement personnel durant les mois précédant le voyage à Kazan

seront déterminants. » Car le chemin est encore long jusqu’aux championnats

du monde… <

56

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


PROFESSION ET CARRIÈRE

Le médaillé d’or

« J’ai très vite su que c’était le métier

que je voulais faire »

À 19 ans, Florent Lacilla a récemment remporté le concours des Swiss Skills dans la catégorie des mécatroniciens. Le

jeune Fribourgeois participera ainsi à l’Eurocup, la finale européenne, qui se tiendra à Berne en décembre. Portrait.

Jean-Philippe Pressl-Wenger, rédaction

Le Garage de l’Autoroute, J.-F. Lacilla, à Matran (FR) compte depuis

peu un champion de Suisse parmi ses employés. En effet, Florent

Lacilla a décroché la médaille d’or des Swiss Skills 2018, les championnats

des métiers organisés dans la capitale. Mais attention, cette

récompense n’a pas fait perdre la tête au jeune mécatronicien, actif

dans le garage familial. Il garde les pieds sur terre tout en conservant

la passion qui l’a guidé vers son métier.

« J’ai très vite su que c’était le métier que je voulais faire, explique

le Fribourgeois. Lorsque j’étais à l’école, je passais mes vacances scolaires

dans l’atelier à observer, à laver les voitures ou encore à donner

un coup de balai. Ensuite, durant l’école secondaire, j’ai effectué des

stages de mécatronicien et ça m’a tout de suite convenu. » Tombé

dedans très tôt, tout lui plaît dans son métier : de la technique au

diagnostic des pannes. L’automobile, c’est sa passion. D’ailleurs, il bichonne

sa propre voiture, une Mazda MX-5 de 1990. « Elle est assez

simple et, surtout, c’est une des seules que j’ai pu acheter avec mon

salaire d’apprenti, plaisante le jeune Fribourgeois. Ensuite c’est brut

comme voiture, on sent la route, on entend le bruit. Il y a aussi moins

d’électronique. »

Sa première place au niveau suisse lui a aussi ouvert les portes de

la compétition européenne, l’Eurocup, qui aura lieu à Berne le 8 décembre

prochain. Et qui sait, un bon résultat pourrait le conduire

jusqu’à Kazan, en Russie, où auront lieu les World Skills 2019.

Tracer son chemin

Malgré ce succès, Florent Lacilla sait rester raisonnable. Lorsqu’on

lui demande comment il se voit dans 5 ans, il prend quelques secondes

de réflexion avant de répondre. « Dans 5 ans, j’espère avoir

fini le brevet », attaque-t-il avant de poursuivre. « J’aimerais ensuite

acquérir plus de responsabilités dans l’entreprise familiale en vue de

la reprise du garage avec mon frère. Mais pour l’instant, j’ai encore

besoin d’accumuler un peu plus d’expérience. » La tête sur les épaules

et les pieds sur terre, deux bonnes raisons pour réussir. <

Victoire et qualification

À la mi-septembre de cette année, Florent Lacilla a donc remporté

la médaille d’or des Swiss Skills. Mais il a failli ne pas y participer du

tout. « Je savais que je devais aller à l’armée pour effectuer mon école

de recrues (ndlr : mécanicien sur camion), détaille-t-il. On ne savait

pas s’il était possible de s’inscrire en étant sous les drapeaux. » Renseignements

pris, l’opportunité existait et il a su la saisir. Les Swiss

Skills, au-delà de la victoire, ont apporté une expérience intéressante

au jeune homme domicilié à Cottens. « On a appris plein de trucs,

s’empresse de répondre le lauréat. Sur les freins, sur le démontage

d’un moteur. Travailler dans le stress, c’est aussi pas mal, ça pourra

être utile. Et au final, ça m’amène aussi un peu de fierté. »

Au moment de décrire ce qu’il a ressenti durant le concours, les

idées s’enchaînent.« Ce n’est pas un examen, mais une compétition

contre d’autres spécialistes. Il ne s’agit plus que de soi, on se mesure

aux autres, à mon sens, c’est plus compliqué. » Les spécialistes ont

été confrontés à des problèmes de haut niveau. « C’était tendu, se

souvient celui qui travaille dans le garage dirigé par ses parents, mais

ça restait tout à fait réaliste. Ça pourrait arriver à l’atelier. La pression

de temps a été l’élément le plus compliqué à gérer. »

Le poste sur lequel Florent Lacilla s’est senti le plus à l’aise a été

la recherche de panne moteur. Par contre, celui qui l’a contraint à

s’occuper des freins a été le plus ardu. « Je n’avais jamais démonté

une pince de frein de ma vie, rigole le champion national, c’était

donc tout nouveau. J’avais entendu comment ça se faisait, mais ça

a été une première ! »

AUTOINSIDE | Novembre 201857


PROFESSION ET CARRIÈRE

Le médaillé d’argent

Le Suisse oriental qui n’abandonne jamais

Calme et stoïque, il pilote un 40 tonnes en marche arrière dans l’atelier d’Altherr Nutzfahrzeuge AG à Nesslau : Damian

Schmid ne laisse pas le quotidien le stresser. Ces nerfs d’acier ont permis au jeune de 19 ans de décrocher la

médaille d’argent aux SwissSkills. Son employeur et ses anciens enseignants de l’école professionnelle estiment que le

Toggenbourgeois a toutes les chances de faire la meilleure publicité pour son métier à l’Eurocup. Tatjana Kistler, rédaction

Motivé : Damian Schmid

de Nesslau SG.

Une vitesse de 80 km/h, pas grand monde sur la route, des pâturages

luxuriants à perte de vue et les Churfirsten qui surplombent

l’ensemble : dans la Haute Vallée de la Thur, la rue serpente en direction

de Nesslau (SG). On comprend tout de suite que ceux qui

grandissent ici développent une passion pour les moteurs. « Du vélomoteur

à la voiture, puis au camion, en passant par la Yamaha »,

confirme Damian Schmid, qui a grandi dans la ferme familiale située

non loin de son entreprise formatrice, Altherr Nutzfahrzeuge AG.

« C’était très clair, il fallait réparer nos machines. On développe une

fascination pour les moteurs et la technique et on veut apprendre le

métier de mécanicien en machines agricoles », ajoute le jeune homme

de 19 ans, qui fait remarquer en souriant : « Ici, c’est encore un métier

qui fait rêver ! » Et ardemment convoité, si bien que Damian Schmid

a dû songer à un plan B.

« Chez Altherr Nutzfahrzeuge AG, j’ai décroché un poste d’apprenti

mécatronicien d’automobiles spécialisé dans les utilitaires. C’est

ce qui aurait pu m’arriver de mieux », constate-t-il aujourd’hui. L’entreprise

spécialisée créée en 1969 est unique dans la région de ce

village de 3600 âmes, tant du point de vue de la diversité qu’elle

offre que de celui de ses besoins de main-d’œuvre : pas moins de

80 personnes y travaillent. « C’est un centre de compétences. Les apprentis

sont au contact de toute la palette d’utilitaires, de camions et

de véhicules spéciaux, du véhicule communal ou du chasse-neige au

porte-grue », déclare D. Schmid qui a terminé sa formation initiale

cet été en tant que premier du canton avec une note remarquable

de 5,7. Pour Hanspeter Brunner, qui enseigne la technique automobile

au centre professionnel et de formation continue de Wil-Uzwil,

cela ne fait aucun doute : « Ce jeune homme doit montrer ce dont

il est capable ! » Le centre professionnel et de formation continue

d’inciter trois jeunes de la section UPSA Saint-Gall, Appenzell, Principauté

du Liechtenstein à participer aux SwissSkills pour montrer

ce dont ils sont capables. « Je considère que Damian fait partie des

meilleurs », affirme H. Brunner, dont le sentiment devrait être confirmé

à la mi-septembre à Berne.

La ténacité porte ses fruits

D. Schmid a particulièrement brillé aux postes de compétition

« plus grands que nature » portant sur la gestion du moteur, damant

ainsi le pion à 20 concurrents. « Et ce, malgré le fait que le Suisse

oriental a été désavantagé », comme l’explique Olivier Maeder, le responsable

de la formation professionnelle à l’UPSA. « En effet, bien

qu’il soit spécialiste des utilitaires, il n’a eu affaire qu’à des moteurs

essence aux championnats suisses. » Les défis ont l’air de bien réussir

à ce jeune homme de Nesslau. « Damian est incroyablement souple

dans sa réflexion. Il n’abandonne jamais », affirme H. Brunner. « Il

ne supporte pas d’avoir trouvé une erreur. Il veut absolument savoir

pourquoi elle s’est produite et veut explorer la technique sous-jacente,

un trait de caractère qui n’a pas toujours été facile à supporter par ses

camarades ni par moi-même », ajoute-t-il en riant. D. Schmid pourra

compter sur le soutien total de son ancien maître d’école professionnelle

lorsqu’il se préparera pour les championnats européens de début

décembre. « Je suis encore en train de suivre un cours accéléré sur

les moteurs à essence », déclare Damian. Il ne se laissera pas perturber

dans les prochaines semaines de préparation à l’Eurocup. <

58

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


PROFESSION ET CARRIÈRE

Le médaillé de bronze

Steve Rolle a fait de sa passion un métier

Médaillé de bronze des Swiss Skills cette année, le Fribourgeois Steve Rolle possède trois CFC et un bon nombre d’anciens

véhicules retapés par ses soins. Sa passion pour la mécanique l’accompagne depuis de longues années déjà.

Jean-Philippe Pressl-Wenger, rédaction

Lorsqu’on entre dans le shop de la station-service où travaille actuellement

Steve Rolle, on sait déjà que l’on va trouver à qui parler si

l’on s’aventure sur le terrain de la mécanique. Passionné comme personne,

le jeune Fribourgeois qui représentera la Suisse dans le cadre

de l’Eurocup en décembre à Berne est intarissable lorsque l’on évoque

les voitures. « D’ailleurs j’en ai plusieurs », s’empresse-t-il de préciser

avant d’énumérer les carcasses qu’il a retapées au long des années.

« J’ai une Golf 1 cabriolet de 1988 entièrement refaite, elle est peinte en

bleu nuit, c’est magnifique. J’ai aussi refait une Golf 4 V6 4 Motion vert

pomme, une VW Passat V6 qui connaissait beaucoup de problèmes et

une Suzuki Swift GTI de 1994. » Voilà pour son palmarès de remise en

état. « Toutes ces voitures ne valaient plus un clou », se rappelle-t-il.

« Je les ai retapées et embellies. Elles ne valaient rien au moment où

je les ai achetées. Et personne ne les voulait, ces V6. Mais moi, j’adore

ça. » Cette passion est née très tôt, lorsque son père, chauffeur de camion,

l’emmenait avec lui durant son travail.

Pour rester dans le thème de la rénovation, Steve Rolle s’est également

occupé d’un tracteur allemand de 1957. « C’est un Hela Diesel,

monocylindre », détaille le jeune homme, tout sourire. « J’avais l’habitude

de le conduire dans les réunions et les cortèges pour le compte

de son propriétaire. Le jour où j’ai réussi mon CFC de mécanicien sur

camion (ndlr : 1 er apprenti du canton en 2015), mes parents me l’ont offert.

» Le vieux tracteur n’avait plus été immatriculé depuis 1985, mais

Steve Rolle a fait le nécessaire pour qu’il passe l’expertise. Les nombreuses

virées dans des rencontres de tracteurs ou de tuning ne s’effectuent

pas sans sa douce moitié. « Ma copine est vraiment exceptionnelle.

Elle m’accompagne toujours lors de ces sorties, même si elle ne

s’intéresse pas tant à la mécanique, elle est employée de commerce. »

Surpris de son résultat

Sa médaille décrochée aux SwissSkills 2018 a été encadrée et trône

dans le domicile familial. S’il en tire une certaine fierté, Steve Rolle

avoue sans fard qu’il ne s’attendait absolument pas à un tel résultat.

« Lors des qualifications, je ne m’étais classé que 19 e , du coup j’y suis

allé sans pression », explique-t-il. Le Fribourgeois s’est montré particulièrement

à l’aise sur le poste proposant de diagnostiquer une panne

sur une VW Eos. « Volkswagen, c’est mon dada, du coup j’ai tout fait

juste ! Ou presque. » Par contre, le problème de géométrie posé lors du

concours l’a mis sur une fausse piste et tout a été compliqué.

« Remporter une médaille aux Swiss Skills, c’est valorisant pour

nous, explique celui qui possède trois CFC (mécanicien sur camion,

mécatronicien sur camion et mécatronicien sur voiture). Et les gens

dans le métier le savent, j’ai par exemple reçu plusieurs lettres de félicitations

pour mon résultat, venant de différents domaines de l’automobile.

» L’avenir s’annonce radieux pour Steve Rolle. À la question de

savoir comment il se voit dans cinq ans, le spécialiste de Farvagny a

une réponse assez précise. « J’envisage de faire le brevet léger d’abord.

Normalement, ça me prendra 3 ans. Ensuite, j’aimerais pouvoir suivre

les sept semaines de complément pour obtenir également le brevet

lourd. » Du coup, celui qui avoue remplir tout son temps libre avec de

la mécanique aura de quoi continuer de vivre de sa passion. <

AUTOINSIDE | Novembre 201859


PROFESSION ET CARRIÈRE

Les diplômés de l’UPSA et de l’USIC fin septembre.

La grande première

« Nous avons besoin de vous »

À Zurich, douze coordinateurs d’atelier UPSA ont reçu leur diplôme. Ils ont fait partie d’une grande première dénuée

de toute bureaucratie. Sascha Rhyner, rédaction

La remise de diplômes aux nouveaux coordinateurs d’atelier des

associations UPSA, USIC et ASMVI (Association Suisse des Maîtres

Vernisseurs Industriels) a eu lieu en toute simplicité. L’aula de l’École

d’arts appliqués de Zurich, à la Limmatplatz au cœur du quartier

branché, a été le terrain d’une première, comme l’exprime Salvatore

Berwert, responsable adjoint du secteur école supérieure TBZ (Technische

Berufsschule Zürich) : « Pour la première fois, le diplôme de

coordinateur d’atelier est décerné à des étudiant(e)s de l’École professionnelle

technique de Zurich ».

Il ajoute que l’idée est née il y a environ deux ans et qu’elle a été

réalisée rapidement et sans paperasserie. « J’admire les candidats, qui,

après une journée de travail de huit heures, ont encore suivi quatre

heures de cours le soir », les félicite S. Berwert. « Les enseignant(e)

s ont également mené de grands efforts. » Il a littéralement tiré son

chapeau, qu’il avait emmené avec lui, devant les accomplissements

des candidats.

Andreas Billeter, responsable de la formation professionnelle de

la section UPSA à Zurich, a transmis les félicitations de la part de

l’UPSA : « Je vous félicite d’avoir suivi cette formation continue et je

tiens tout particulièrement à vous remercier de votre fidélité envers

la branche ! » Du côté de l’USCI, Sacha Walther, responsable de projets

techniques et de formations continues, a félicité les candidats pour

leurs efforts.

Rolf Baumgartner.

Salvatore Berwert, TBZ.

Andreas Billeter représentait l’UPSA.

60

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


PROFESSION ET CARRIÈRE

Konrad Kuoni, vice-recteur de l’école d’arts appliqués de Zurich.

Les amuse-bouche étaient aussi de la partie.

Les hôtes de l’École d’arts appliqués de Zurich ont également pris la

parole. Konrad Kuoni, le vice-recteur, a ouvert la remise de diplômes

par un discours divertissant. Il a choisi une approche philosophique :

« Essayez d’aimer ce que vous faites. »

De plus, il a invité tout le public à suivre des formations continues.

« Il est peu probable que plus tard vous regrettiez ne pas avoir passé

plus de temps devant la télévision ou sur Whatsapp et Facebook. »

Alors que Rolf Baumgartner, responsable formation de technique de

laque, a mis avant tout l’avenir proche de la branche au premier plan

(« Nous avons besoin de vous ! Vous formez des professionnels ! »),

K. Kuoni a terminé sur une vision plus globale : « Essayez de rendre le

monde meilleur. Il en a besoin ! » <

Antonio Baggieri.

Thomas Dillier.

Raphael Notter.

Filipe Miguel Francisco Nunes.

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AUTOINSIDE | Novembre 201861


PROFESSION ET CARRIÈRE

Remise de diplômes

« Donner une direction

à sa vie »

Le grand jour pour 30 jeunes professionnels de la branche automobile. 16 conseillers/ères de vente automobile et

14 conseillers/ères de service à la clientèle ont reçu leur brevet fédéral. Sandro Compagno, rédaction

Les conseillers/ères de vente automobile diplômés avec Patrick Ganière (2 e en partant de la droite) et Thomas Jäggi (à dr.).

« En réussissant leur examen professionnel,

ils ont donné une direction à leur vie », a déclaré

Thomas Jäggi, responsable de la formation

initiale et de la formation professionnelle supérieure

à l’UPSA, pour l’ouverture de la cérémonie

de remise des brevets fédéraux, au centre événementiel

d’Emil Frey Classics SA de Safenwil. Urs

Wernli, le président central de l’UPSA, a salué

les 15 jeunes diplômés présents pour leur dévouement

pendant l’exigeante formation professionnelle

supérieure qu’ils ont suivie. Une chose

les unit : la passion de l’automobile.

Urs Wernli a souligné que la numérisation

modifie de nombreux processus au sein des entreprises.

« Mais la voiture fascine toujours. Aucun

autre moyen de transport ne garantit autant

d’indépendance, de liberté de mouvement, de

confort et de sécurité. » Le président central est

en persuadé : comme auparavant, les voitures et

les camions sont incontournables. « Le progrès

économique et social est impensable sans la circulation

routière. »

le président central de relativiser dans le même

temps : « Les optimistes affirment que nous

nous déplacerons en voitures autonomes dans

cinq ans. L’UPSA estime que nous n’y serons

toujours pas dans 20 ans. La législation n’est

pas encore au point et des formes mixtes de

conduite autonome et non autonome coexisteront

pendant longtemps. L’électrification ne progresse

elle non plus pas aussi rapidement que

nous le laissent croire les médias et les chiffres

de croissance annoncés (dont le niveau est très

bas) : « En faisant un état des lieux honnête de

tout ceci, on constate que relativement peu de

choses se sont passées. »

« Nous ne vendons pas des pommes

de terre, après tout ! »

Urs Wernli a cependant souligné que la

technologie, et avec elle les métiers de l’automobile,

évoluent tout de même : « Vos tâches

changeront elles aussi énormément. En tant que

cadres commerciaux et au service clientèle, vous

serez en première ligne pour répondre aux nouveaux

besoins des clients et vous devrez faire

en sorte que les garages proposent précocement

des offres de mobilité telles que l’autopartage. »

« Il s’agit d’un métier passionnant agrémenté

de nombreux contacts avec les clients. Chaque

client est différent », a indiqué Lars Lüscher,

conseiller de vente automobile fraîchement diplômé,

pour expliquer pourquoi il s’est engagé

dans cette profession.

Lars Lüscher a réalisé l’un de ces parcours

atypiques qui correspondent si bien au métier

de conseiller de vente automobile. Après un

apprentissage de commerce à la commune de

Rothrist, il s’est rapidement rendu compte que

le travail de fonctionnaire ne lui plaisait pas : « Je

m’ennuyais trop. » Aujourd’hui, Lars Lüscher

vend des Volvos chez Stierli Automobile AG à

Zofingue : « J’ai grandi avec Volvo. Les Suédois

me fascinent depuis toujours, surtout par leur

approche inconditionnelle de la sécurité. »

« Il faut plus qu’un peu de fascination pour la

Les cadres en première ligne

Urs Wernli a rappelé aux jeunes professionnels

l’acronyme mis en avant par le président du

directoire sortant de Mercedes, Dieter Zetsche :

« C.A.S.E. » englobe la connectivité (connected),

la conduite autonome (autonomous), le partage

(shared & services) et l’électrification (electric). Et

« Je suis passionnée par les voitures

depuis que je suis toute petite. »

Chiara Marabotto,

conseillère de service à la clientèle chez Amag Utoquai à Zurich.

62

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


PROFESSION ET CARRIÈRE

Conseillers/ères de service à la clientèle avec brevet fédéral 2018

Conseillers/ères de vente automobile avec diplôme fédéral 2018

Nom Prénom Employeur Lieu

Bühler Manuel Garage Central H.Böckmann AG Uznach

Fasanella Giuseppe Margarethen-Garage AG Basel

Gysel Denis Garage Harlacher AG Winkel

Hidi Aslan Iveco (Schweiz) AG Kloten

Hüssy Pascal Amag Utoquai Zürich

Leutwiler Kevin Amag Wollishofen

Lötscher Lars Garage Nepple AG Basel

Marabotto Chiara Amag Utoquai Zürich

Müller Tim GM US Cars Siebnen

Perren Vera Ernst Ruckstuhl AG Kloten

Rauber Kevin-Patrik Auto Weber AG Zuchwil

Sivarajah Thusiyanthan A. & M. Bizzozero Bern

Weber Silvio Seeblick Garage AG Samstagern

Wüest Franz Schaffner Racing GmbH Birmensdorf

Nom Prénom Employeur Lieu

Blaser Silvana Garage O. Stock AG Zizers

Brunner Michelle Nadine Elite Autocenter AG Wilderswil

Doebeli Martina Aigner AG Frauenfeld

Gähler Noemi Mercedes Halbeisen AG Füllinsdorf

Hilber Patrick Hardergarage Hilber GmbH Matten

Huber Marco Garage Gebrüder Huber AG Weinfelden

James Jeremy Asag Basel

Laouini Ray Garage Dubach AG Oensingen

Lüscher Lars Stierli Automobile AG Zofingen

Oroshi Edmond Auto Trachsler AG Wetzikon

Röthlisberger Michael Tesla Bern

Seckin Mikail Emil Frey AG St. Gallen

Suter Luca Kestenholz Automobil AG Basel

Tahmasebi Alireza Garage Trevisan AG Neftenbach

Toma Elia Amag Bern

Wyss Daniel Hügli Bahnhofgarage AG Mutschellen

Les candidats ayant obtenu les meilleurs résultats ont reçu une bouteille de vin, les femmes des fleurs et plein de choses à porter : les conseillers de service à la clientèle, encadrés

par Thomas Jäggi (à g.) et Peter Linder (à dr.).

voiture », a clarifié Patrick Ganière, le président

de la commission chargée de l’assurance qualité

(CAQ) des CVA. « Vous êtes maintenant des

professionnels de notre branche et votre formation

vous permet d’apporter une plus-value

aux clients. Cela vous différencie des nombreux

dans la branche. » La

passion de l’automobile constitue la base du travail,

mais il en faut plus : « Après tout, ce ne sont

pas des pommes de terre que nous vendons ! »

Patrick Ganière a exhorté les jeunes à se tenir

formés et informés.

« J’ai trouvé un métier passionnant qui

me permet d’être en étroit contact avec

les clients.»

Lars Lüscher, conseiller de vente automobile chez Stierli Automobile AG à Zofingue.

« Soyez ouverts et critiques »

Peter Linder, président de la CAQ-CSC, a appelé

les jeunes à se montrer ouverts et tolérants :

« Les psychorigides n’ont plus leur place chez

nous aujourd’hui. » Les conseillers de service à

la clientèle doivent être ouverts pour s’adapter

aux besoins des clients, affirme Peter Linder :

« Soyez ouverts et critiques. Engagez-vous pour

vos clients, entretenez la relation que vous avez

avec eux et offrez-leur des services modernes.

Ils vous resteront alors fidèles. »

Chiara Marabotto est l’une des jeunes

conseillères de service à la clientèle diplômées.

Chez Amag Utoquai à Zurich, elle est l’unique

conseillère de service à la clientèle dans une

équipe qui n’est composée que d’hommes. L’ouverture

et la tolérance évoquées par Peter Linder

font partie de son quotidien : « De nombreux

clients ne sont pas encore habitués à parler à

une femme au service clientèle. » Elle reçoit généralement

des retours très positifs, « mais il y

a parfois des clients qui pensent qu’une femme

ne connaît pas grand-chose aux voitures ». Elle

considère de telles attitudes (dépassées) comme

une opportunité : « Je voudrais convaincre ces

clients du contraire. »

Après la cérémonie festive de remise des

diplômes dans le cadre agréable des locaux

d’Emil Frey Classics SA à Safenwil, cinq experts

d’examens méritants sortants ainsi que Philipp

Lendenmann, collaborateur de l’UPSA sur le

départ, ont été invités à monter sur scène, où il

leur a été rendu hommage. Les diplômés, leurs

proches, les experts d’examens, les collaborateurs

de l’UPSA et les invités ont poursuivi la

soirée autour d’un excellent brasato di manzo

arrosé de vins fins et accompagné de discussions

sympathiques, tout en ayant acquis une

certitude qu’ils garderont bien après la soirée :

les métiers de l’automobile ont de l’avenir. <

AUTOINSIDE | Novembre 201863


PROFESSION ET CARRIÈRE

Formation turbo pour vendeur auto 2019

Objectif atteint en dix jours de séminaire

La formation turbo de dix jours pour les futurs conseillers/ères de vente automobile, qui a fait ses preuves, répond à un

besoin de la branche. L’UPSA organisera ce séminaire en janvier 2019. Il reste encore des places.

ab. Le métier de conseiller/ère de vente automobile est un métier de

rêve pour nombre d’individus. Certains professionnels travaillant dans

la vente dans d’autres branches, mais aussi des personnes issues d’autres

professions nourrissent l’ambition de faire carrière dans la vente automobile.

Dans le cadre d’un séminaire de dix jours, l’UPSA et auto-suisse

permettent à toutes les personnes intéressées de se préparer pleinement

à leur activité professionnelle future dans la vente automobile.

Les participants au séminaire disposant déjà de solides connaissances

en technique automobile en raison de leur activité professionnelle,

notamment les mécanicien(ne)s en maintenance d’automobiles

CFC ou les mécatronicien(ne)s d’automobiles CFC, ont la possibilité d’assister

au séminaire sans la journée dédiée à la « technique automobile ».

Vaste groupe cible et contenus d’apprentissage

L’offre s’adresse à des personnes issues du secteur des garages, à des

individus venant d’autres professions et secteurs qui souhaitent faire

leur entrée dans le commerce automobile ainsi qu’à des vendeurs/euses

d’automobiles ayant peu ou moins d’une année d’expérience professionnelle.

En dix jours de séminaire, les jeunes ou futurs conseillers/ères de

vente automobile sont préparés en détail à leur travail quotidien grâce

aux véritables considérations commerciales que sont la psychologie de

vente, la communication et la méthodologie de vente.

Outre les matières directement liées à la vente, les participant(e)s au

séminaire bénéficient d’informations et de documents importants sur des

domaines qu’ils doivent également connaître : les questions d’assurance,

les paiements échelonnés, le leasing, la TVA, l’évaluation de véhicules

d’occasion, des connaissances en droit. Les participants font l’acquisition

de connaissances de base de la vente automobile et découvrent ce qu’il

faut faire, du premier contact avec le client jusqu’à la livraison du véhicule

ou au service après-vente. Ils sont en mesure de conseiller les clients

avec compétence et prévenance.

Pédagogie active en petits groupes

Le séminaire comprend des ateliers individuels et collectifs, des discussions

actives ainsi qu’un travail en commun sur les bases. Le nombre

de participants est limité à 22 ; l’ordre des inscriptions est pris en considération.

Arjeta Berisha, conseillère UPSA, se fera un plaisir de fournir

de plus amples informations par e-mail (arjeta.berisha@agvs-upsa.ch) ou

par téléphone (031 307 15 45). <

Aperçu détaillé du séminaire

Thèmes principaux : la communication avec l’autre, la conquête et la

fidélisation de la clientèle ainsi que la technique de vente constituent

l’essentiel de cette formation intensive.

Certificat : l’UPSA délivrera un certificat à chaque participant

Date : du lundi 21 janvier au vendredi 1 er fevrier 2019, de 8 h 30 à 17 h 00

Coût : CHF 2180. (plus TVA) comprenant une documentation très complète,

les repas de midi avec entrée, dessert et café, ainsi que la pause

du matin.

Lieux : Romandie Formation, Route du Lac 2, 1094 Paudex (au bord du lac

entre Lausanne et Vevey). Parking couvert et gratuit.

Délai d’inscription : 30 novembre 2018. Le nombre de participants étant

limité, il sera tenu compte de l’ordre des inscriptions pour l’attribution

des places.

Plus d’informations sur :

bit.ly/2Ah1wad

64

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


PROFESSION ET CARRIÈRE

Guide d’orientation

Se positionner en tant qu’employeur

« Nous formons » : offrir aux élèves de secondaire un stage de préapprentissage n’est pas seulement un bon moyen

de recruter la relève de la branche, c’est aussi l’occasion de se forger une image positive au niveau régional en tant

qu’employeur visionnaire. Tatjana Kistler, rédaction

Les entreprises de formation assument une importante mission

sociale et renforcent leur réputation en s’engageant auprès de la relève

professionnelle. Les journées ou les stages d’orientation sont à la

fois l’occasion de trouver des candidats à des postes d’apprentissage

et de faire de l’autopromotion. « Les jeunes peuvent ainsi se familiariser

avec le milieu professionnel, en l’occurrence celui du garage,

mais leurs compétences clés sont également observées », déclare Manuela

Jost, notamment responsable de la formation professionnelle à

l’UPSA. Les jeunes sont le plus souvent influencés par leurs parents

ou leur famille. « Les garagistes font leur possible pour satisfaire

leurs clients. Leur clientèle constitue ainsi un bon moyen de trouver

des apprentis », complète Manuela Jost. Après une première découverte

de l’atelier, du showroom et des collaborateurs, la question des

travaux que le jeune peut effectuer se pose rapidement. Comment

pouvons-nous intégrer les stagiaires dans le quotidien du garage ?

C’est la raison pour laquelle l’UPSA a créé le guide « Stage d’orientation

», téléchargeable gratuitement.

Déroulement d’un stage d’orientation selon le guide.

Il est tout d’abord important de rappeler que les portes du garage

sont toujours ouvertes aux stagiaires. « Il est conseillé de contacter

les services d’orientation professionnelle cantonaux et les écoles. Les

après-midi d’information parfois organisés par l’orientation professionnelle

incluant des visites d’entreprise sont en outre des opportunités

passionnantes », estime Manuela Jost.

Si un jeune a manifesté son intérêt pour une journée ou un stage

d’orientation, il doit recevoir en amont les principaux documents relatifs

à l’entreprise. « Si tout se passe bien, il est intéressant d’organiser

un stage de préapprentissage et de définir un profil d’exigences

pour le garage », complète Manuela Jost. Les tâches qui peuvent

être confiées au stagiaire en préapprentissage ainsi que divers

conseils pour le suivi des élèves sont disponibles sur metiersauto.ch.

Manuela Jost : « Je conseille par ailleurs aux formateurs professionnels

de suivre le cours ‹Sélection des apprentis› afin d’approfondir le

sujet en une journée. »

À ce propos, le test d’aptitude de l’UPSA permet de définir quelle formation

de base technique convient à l’apprenti : agvs-eignungstest.ch. <

Plus d’informations sur :

autoberufe.ch/fr/schnuppertagebuch

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AUTOINSIDE | Novembre 201865


PROFESSION ET CARRIÈRE

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> > 8 novembre 2018, Paudex

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wollen und bereit sind, sich intensiv

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> > 13. November 2018, Bern

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Betrieb zu beurteilen, vorzubereiten und

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> > 14. November 2018, Bern

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vous devez les évaluer ? Ce cours s’adresse

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Ils apprennent à évaluer, préparer et réaliser

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dans l’entreprise.

> > 20 novembre 2018, Paudex

Video-Training im Autoverkauf

> > 23. November 2018, Bern

> > 7. Februar 2019, St. Gallen

Facebook, Xing, Twitter und WhatsApp im

Autoverkauf

Der Workshop zeigt neuartige Möglichkeiten

auf, wie die verschiedenen Plattformen

eingesetzt werden können, um noch erfolgreicher

zu verkaufen. Dieser Workshop ist

speziell für die Automobilbranche konzipiert.

> > 26. November 2018, Winterthur

> > 28. Januar 2019, St. Gallen

66

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


PROFESSION ET CARRIÈRE

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> > 27. November 2018, Winterthur

> > 10. Januar 2019, Goldau

«Die Instrumente der neuen Bildungsverordnung

kompetent einsetzen»

> > 8. Januar 2019, Goldau

DECEMBRE

Steigerung der Produktivität und

Rentabilität im Aftersalesgeschäft

> > 12. Dezember 2018, Bern

Basisseminar für Automobil-

Verkaufsberater/innen

> > 14. bis 25. Januar 2019, Bern

Facebook, Xing, Twitter et WhatsApp

dans la vente automobile

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> > 13 mai 2019, Yverdon

Formation vidéo dans la vente automobile

mise en œuvre pratique et simple

Cet atelier est spécialement conçu

pour la branche automobile. L’accent

est mis sur les points suivants : les

idées, la production et l’utilisation de vidéos

dans la vente automobile.

> > 24 juin 2019 à Yverdon

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> > Printemps 2019 à Yverdon

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> > wbzlenzburg.ch

BERN

Workshops «Berufswelt

Automobil & Transport»

Laden Sie interessierte Jugendliche und

Eltern zu uns ein, um rund 18 Berufsbilder

rund um die Mobilität kennenzulernen.

Mittwoch, 14. November 2018

Ort: Mobilcity Bern

> > fokus-technik.ch

Radar deine Zukunft,

deine Weiterbildung, deine Karriere

Komm vorbei und informiere dich über das

breite Weiterbildungsangebot in der Autobranche

und deine möglichen nächsten

Schritte. Die Profis vom AGVS zeigen die

verschiedenen Wege auf und helfen dir, auf

die Karriereleiter aufzuspringen und deine

Zukunft selbst in die Hand zu nehmen.

Infoabend und Apéro: 15. November 2018,

Mobilcity in Bern

> > mechanixclub.ch/radar/

Kundendienstberater/in im Automobilgewerbe

Start Lehrgang: Mittwoch, 30. Januar 2019

Ort: Gewerblich-Industrielle Berufsschule

Bern (GIBB)

> > gibb.ch/weiterbildung

Automobildiagnostiker/in

Start Lehrgang: Mittwoch, 14. August 2019

Ort: GIBB

Betriebswirt/in im Automobilgewerbe

Start Lehrgang: Freitag, 16. August 2019

Ort: GIBB

Werkstattkoordinator/in im

Automobilgewerbe

Start Lehrgang: Freitag, 16. August 2019

Ort: GIBB

Automobil-Verkaufsberater/in

Infoabend: Donnerstag, 21. März 2019, 18 Uhr

Start Lehrgang: August 2019

Ort: Mobilcity Bern

> > agvs-upsa.ch

CHUR / ZIEGELBRÜCKE

Automobildiagnostiker/in

Lehrgangsstart: August 2020

ibW Höhere Fachschule Südostschweiz, Chur

> > ibw.ch

HORW

Automobildiagnostiker

und Automobil-Werkstattkoordinator

Start Vorbereitungskurs: August 2019

Ort: AGVS Ausbildungszentrum Horw

Infoabend: Mittwoch, 12. Dezember 2018

> > agvs-zs.ch

ST. GALLEN

Automobildiagnostiker/in

Neu mit Einführungstagen

Infoabend: Mittwoch, 23. Januar 2019

Lehrgangsstart: August 2019

Ort: AGVS Ausbildungszentrum St. Gallen

Informationsabend: siehe Website

> > agvs-abz.ch

THURGAU

Automobildiagnostiker/in

Lehrgangsstart: August 2019

Ort : Gewerbliches Bildungszentrum Weinfelden

Informationsabende:

Mittwoch, 14. November 2018, 19 Uhr

Mittwoch, 13. März 2019, 19 Uhr

> > gbw.ch

WINTERTHUR

Informationsanlass Weiterbildungen im

Automobilgewerbe

Montag, 25. Februar 2019, 19 Uhr

Ort : Schweizerische Technische Fachschule

Winterthur (STFW)

> > stfw.ch/info

68

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


PROFESSION ET CARRIÈRE

Kundendienstberater/in im Automobilgewerbe

Start Lehrgang: 11. Januar 2019

Ort: STFW

> > stfw.ch/akb

Automobil-Verkaufsberater

Start Lehrgang: 20. August 2019

Ort: STFW

> > stfw.ch/aavb

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Start Lehrgang: 21. August 2019

Ort: STFW

> > stfw.ch/abwa

Automobildiagnostiker/in

und Automobil-Werkstattkoordinator/in

Start Lehrgang: 2./3. September 2019

Ort: STFW

> > stfw.ch/ad

> > stfw.ch/adwo

ZÜRICH

Infoabende Automobiltechnik

Donnerstag, 15. November 2018

Montag, 10. Dezember 2018

Ort: TBZ Zürich

> > tbz.ch

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Start: 23. August 2019, berufsbegleitend,

jeweils freitags

Ort: TBZ Zürich

Automobil-Werkstattkoordinator/in

Start: 16. September 2019, berufsbegleitend

(montags ganztägig sowie dienstag- und

donnerstagabends)

Ort: TBZ Zürich

Automobil-Werkstattkoordinator/in

mit Zertifikat AGVS

Start: 16. September 2019, berufsbegleitend

(montags ganztägig sowie dienstag- und

donnerstagabends)

Ort: TBZ Zürich

ROMANDIE

Brevet fédéral de conseiller de vente

en automobile

Séance d’information :

5 novembre 2018, 18 h

Prochaine session :

1 er mai 2019 25 novembre 2020

Localité : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session :

Janvier 2019

Cours du jour : le mercredi

(dernier semestre le mardi)

Localité : Centre de formation UPSA-Vaud,

Yverdon

> > formation.upsa-vd.ch

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : novembre 2019

Centre de formation UPSA Genève

> > formation-upsa-ge.ch

Diplôme fédéral de gestionnaire

d’entreprise de la branche automobile

Prochaine session :

mars 2019 juillet 2021

Localité : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

VALAIS

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : automne 2019

Localité : Ecole Professionnelle Technique

et des Métiers (EPTM), Sion

> > formationcontinuevalais.ch

Coordinateur d’atelier automobile

Prochain session : automne 2018

Localité : EPTM Sion

TESSIN

Corso preparatorio all’esame per

Meccanico diagnostico d’automobili

Serata informativa: mercoledì,

28 novembre 2018, 20:00

Sede dei corsi: Centro di formazione

professionale UPSA, Biasca

> > upsa-ti.ch

Les sections nous informent

Pour une publication dans AUTOINSIDE,

envoyez-nous vos informations sur les événements

et formations à venir

dans la branche automobile à l’adresse

myfuture@agvs-upsa.ch.

Vous trouverez les informations relatives à toutes

les formations continues sur

www.agvs-upsa.ch/fr/formation/formation-

professionnellesuperieure

AUTOINSIDE | Novembre 201869


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

Auto Zürich

« La vente de voitures est une

chose qu’il faut vivre »

L’Auto Zürich ouvrira ses portes le 8 novembre et célébrera cette année ses 30 ans d’existence. Karl Bieri, qui trouve le

juste équilibre entre différents intérêts en tant que conférencier et diplomate, en est membre de la première heure. Outre

un nombre stable de visiteurs, l’essentiel à ses yeux est que les concessionnaires exposants saisissent l’opportunité de

vendre des véhicules. Reinhard Kronenberg, rédaction

La dernière fois que vous avez juré ? Karl Bieri rit : « Je jure de temps

en temps. Après tout, je viens de la branche automobile ! » Ce qui l’énerve

par-dessus tout, c’est de ne pas recevoir de réponse raisonnable

à une question, ou que celle-ci arrive trop tard et que cela entrave la

progression de travaux urgents. Et beaucoup de choses sont urgentes :

les préparatifs de l’Auto Zürich sont dans la dernière ligne droite et l’organisation

bat son plein.

Les jours filent et Karl Bieri est toujours sur la brèche. Il fonce à plein

régime vers le 8 novembre, avec sa femme Doris pour copilote. Le couple

organise depuis des années le plus grand salon automobile de Suisse

après celui de Genève. Ils sont comme une équipe de rallye : il conduit,

mais c’est elle qui lui indique la direction. Comme dans la plupart des

couples, en fait.

« Laissons le marché décider »

« Bieri passe au vert », disait-on dans son dos lorsqu’il a proposé il y a

15 ans de présenter, outre des véhicules à essence ou diesel, une palette

aussi vaste que possible de systèmes de propulsion à l’Auto Zürich. Assis

à son bureau, il constate aujourd’hui qu’il a pris la bonne décision : « Ce

sont les consommateurs, et donc le marché, qui doivent décider. » Depuis

des années, il conduit lui-même un véhicule au gaz naturel. « Ça n’a

pas toujours été sexy », dit-il en évoquant la Fiat 500 qu’il conduisait il y

a des années et qu’il avait « transformée pratiquement lui-même. »

Mais les temps changent ici aussi. Avec l’Audi A3 qu’il conduit aujourd’hui,

il n’a remarqué aucune différence, à part en ce qui concerne

la distance : grâce à deux réservoirs, la voiture peut parcourir 1200 km,

ce qui est énorme. Ce ne sont pas les uniques chevaux dont il se sert,

indique-t-il en montrant le mur derrière son bureau, qui arbore la silhouette

d’un cheval cabré.

À 67 ans, il en a encore sous le capot

Quiconque s’entretient avec Karl Bieri abordera tôt au tard le sujet de

la voiture. « Ça a toujours été comme ça », dit-il. Enfant, il savait déjà qu’il

travaillerait dans le monde de l’automobile. Avec pour conséquences

un apprentissage commercial auprès de Binelli & Ehrsam, des séjours

en France, en Angleterre et aux États-Unis, puis la responsabilité de

« La mobilité va conserver

son importance. »

Karl Bieri, président de l’Auto Zürich.

70

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

cinq garages et d’activités de leasing chez Franz SA. Vint ensuite l’Auto

Zürich.

Karl Bieri en a d’abord été membre fondateur et membre du comité,

avant de contribuer à son succès en tant que président. Il l’organise toujours

à ce jour. Combien de temps encore, il ne le sait pas. Mais pour un

homme de 67 ans, il en a encore sous le capot. Par ailleurs, l’Auto Zürich

est son enfant. Et ça n’est pas facile de lâcher son enfant.

Aimerait-il encore aujourd’hui travailler au niveau opérationnel dans

la branche automobile ? Il fronce les sourcils et met en ordre ses pensées,

comme les chemises plastiques sur son bureau : « La mobilité va

conserver son importance », il en est convaincu. C’est déjà une bonne

nouvelle. Toutefois, Karl Bieri voit des changements, surtout lorsque leur

motivation est politique, arriver dans les villes. Les offres de Mobility

combinées à l’autopartage contribuent à ce que de moins en moins de

personnes possèdent leur propre véhicule.

Par ailleurs, l’augmentation du prix des logements dans les villes entraîne

les citadins à la campagne, d’où ils font la navette avec leur voiture

pour se rendre au travail. Dans l’ensemble, le futur est clair pour Karl

Bieri, mais il reste tout de même quelques zones d’ombre. Et ce, également

parce que certaines évolutions lui « donnent vraiment à réfléchir ».

Le fait que les constructeurs exercent une pression permanente sur le

commerce et qu’ils pensent pouvoir se passer des concessionnaires en

est un exemple. Ou encore la pression de devoir investir toujours plus

tout en réalisant toujours plus d’économies.

« Vivre la vente de voitures »

La pression que subissent les constructeurs eux-mêmes est notamment

perceptible au Salon international de l’automobile de Genève, auquel

les grandes marques comme Ford, Volvo et Opel n’assistent pas.

Karl Bieri le déplore, mais pour lui l’Auto Zürich n’est pas confronté au

même défi, qui consiste à devoir se réinventer dans les faits.

Pour Karl Bieri, les différences entre l’Auto Zürich et le Salon de l’auto

de Genève sont évidentes : à Zurich, on expose ce qui est déjà sur le marché,

ou ce qui le sera prochainement. Et les visiteurs peuvent prendre

place dans (presque) tous les véhicules. En outre, la numérisation a été

reconnue comme un thème à part entière de la branche automobile à

Zurich et intégrée de manière fixe au programme il y a trois ans.

En 2018, cet aspect sera encore développé en collaboration avec Euronics

et Samsung. Genève ne mettra en œuvre un concept similaire qu’en

2019. Mais la plus grande différence est la suivante : l’Auto Zürich est

un événement commercial sous forme d’exposition destiné à conclure

des affaires. Les leads, les contacts commerciaux concrets et les manifestations

d’intérêt du public qui mènent ultérieurement à des ventes,

sont encore plus importants. Karl Bieri ne cache pas son incompréhension

quant au fait que tous les exposants n’aient pas découvert par euxmêmes

cette valeur et qu’ils ne l’utilisent pas en conséquence. « La vente

de voitures est une chose qu’il faut vivre », déclare-t-il.

Organisateur, showman, diplomate

Tout au long de l’année, Karl Bieri jongle entre différents rôles, et tout

particulièrement ces jours : il est organisateur, showman, diplomate.

Mais diplomate avant tout, car il s’agit de trouver le juste équilibre entre

des exigences parfois très différentes : entre les importateurs, les petits

et les grands exposants, entre l’offre actuelle et celle à venir, mais aussi

entre un public critique et les fans de voiture. Et surtout entre le Karl

Bieri qui, en tant que visage de l’Auto Zürich, est au centre de l’attention

et le Karl Bieri que les feux de la rampe intimident. <

Une fête pour tous les sens et tous les moteurs : l’Auto Zürich célèbre l’expérience

automobile. Photo prise en 2017 (photo Auto Zürich)

Auto Zürich Car Show :

32 e édition

Du 8 au 11 novembre, le traditionnel Auto Zürich, le plus

grand salon automobile de Suisse alémanique, se tiendra à

la place de foires de Zurich.

Durant les quatre jours du salon, près de 60 000 visiteuses et visiteurs

afflueront dans les sept halles d’exposition de l’Auto Zürich à la

place de foires de Zurich, à Oerlikon. Outre de nouveaux modèles de

voitures, le démarrage du Sauber F1 Team sera cette année encore un

des moments forts du salon. Pour la troisième fois déjà, le CE Trend-

Tour fera partie du salon. De grandes marques comme Samsung, LG

et bien d’autres y montreront leurs nouveautés et le degré de fusion

actuel entre l’électronique de divertissement et l’automobile. Le salon

automobile de Zurich ne réunit pas seulement divers garagistes provenant

des environs et d’un peu plus loin, mais offre également la

possibilité à l’Association Suisse de l’Industrie Gazière de présenter à

un large public les opportunités de la mobilité CNG.

À propos : en tant que partenaire du salon, AutoScout24 tire au

sort des entrées gratuites sur le site Internet de l’Auto Zürich <

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AUTOINSIDE | Novembre 201871


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

WLTP et étiquette-énergie

Ça bouge

à Berne

Nouveau procédé de mesure des gaz d’échappement,

adaptation des valeurs cibles de CO 2

, conséquences

pour l’étiquette-énergie : il se passe des choses sur le

plan politique autour de l’efficience énergétique et des

émissions des véhicules. Explications. Tatjana Kistler, rédaction

Préparation des véhicules de test dans le « laboratoire d’émissions » du constructeur automobile Volvo (photo mise à disposition).

Depuis début septembre de cette année, toutes les voitures de

tourisme neuves importées en Suisse doivent disposer de valeurs de

mesure WLTP. Le WLTP, ou « Worldwide Harmonized Light-Duty

Vehicles Test Procedure », est introduit progressivement au sein de

l’Union européenne et en Suisse depuis un an. La réception par type

et la mise en circulation sont déjà effectuées selon ce procédé pour de

nombreux modèles.

Parallèlement, à partir de 2020, la valeur cible pour les émissions de

CO 2

baissera progressivement de 130 g/km à 95 g/km pour les voitures

de tourisme neuves, tant dans l’Union européenne qu’en Suisse, et un

objectif de 147 g/km s’appliquera en outre aux véhicules utilitaires légers.

Ces valeurs cibles seront valables dans tous les États membres

de l’UE et différents marchés automobiles s’équilibreront ainsi mutuellement,

tandis que les importateurs suisses d’automobiles devront

atteindre ces objectifs seuls.

Révision de l’étiquette-énergie

L’étiquette-énergie s’adaptera progressivement au WLTP. Ainsi,

en2019, les valeurs dites NEDC 2.0 y figureront déjà : il s’agit de valeurs

mesurées au moyen du WLTP, qui sont ensuite converties en valeurs

NEDC. « En raison du passage à la nouvelle procédure de mesure en

Europe, la plupart de ces données, qui sont nécessaires à la répartition

en catégories, ne seront disponibles qu’au second semestre. C’est la raison

pour laquelle les valeurs de l’étiquette ne seront publiées que d’ici le

31 décembre 2018, et non en milieu d’année comme d’ordinaire. Ces valeurs

s’appliqueront alors directement dès le 1 er janvier 2019 », explique

Markus Peter, responsable Technique et environnement à l’UPSA. Le

passage complet de l’étiquette-énergie aux valeurs WLTP s’effectuera en

2020. Par ailleurs, d’autres modifications concernant la portée, les bases

de calcul et l’apparence de l’étiquette-énergie font l’objet de discussions

en ce moment. Comme aujourd’hui, les voitures actuellement commercialisées

seront réparties en sept catégories de taille égale (de A à G),

et les avancées techniques ainsi prises en compte. Le nouveau calcul

annuel se fonde sur les réceptions par type suisses.

Nouvelles limites de catégories annuelles

Le calcul annuel de l’émission moyenne de CO 2

sera également

conservé. Comme indiqué plus haut, les nouvelles valeurs pour 2019

n’ont été exceptionnellement déterminées qu’au 30 septembre 2018,

et elles seront communiquées au plus tard le 31 décembre 2018. Pour

2020, les nouvelles valeurs seront à nouveau, comme de coutume, déterminées

au 31 mai (date de référence), communiquées au plus tard le

31 juillet 2019 et mises en vigueur le 1 er janvier 2020. Seules les valeurs

NEDC 2.0 serviront de base à la définition des limites des catégories de

l’étiquette-énergie 2019.

La transition à l’épreuve de la pratique

Ainsi, les voitures de tourisme neuves immatriculées dès le 1 er janvier

2019 et qui ont fait l’objet d’une réception par type selon le WLTP

seront classées correctement et les distorsions de l’étiquette-énergie des

voitures de tourisme neuves seront en grande partie évitées. Seul un

petit nombre de véhicules sera concerné par le changement des procédures

de mesure : « Les véhicules WLTP/NEDC 2.0 immatriculés avant

le 1 er janvier 2019 seront généralement attribués à une catégorie trop

basse. Les véhicules NEDC 1.0 déjà dédouanés qui seront immatriculés

après le 31 décembre 2018 auront tendance à être classés dans une catégorie

trop élevée », indique le communiqué de presse relatif à la décision

du Conseil fédéral. <

72

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

Questions-réponses avec auto-suisse

« Les problèmes devraient être résolus rapidement »

Le nouveau procédé de mesure des gaz d’échappement touche de plein fouet les constructeurs automobiles et les retards

dans les livraisons de voitures neuves s’accumulent depuis l’introduction du procédé WLTP. Le directeur d’auto-suisse,

Andreas Burgener, explique pourquoi les constructeurs automobiles ont été pris au dépourvu et précise quand les concessionnaires

de marque peuvent s’attendre à voir le problème réglé. Tatjana Kistler, rédaction

Monsieur Burgener, dans le contexte du passage du procédé de

mesure des gaz d’échappement NEDC au WLTP, on entend souvent

parler de retards dans les livraisons de voitures neuves. Où est-ce

que ça coince actuellement ?

Andreas Burgener, directeur d’auto-suisse : Tous les constructeurs

n’ont pas réussi à homologuer tous leurs modèles à temps, avec leurs

variantes parfois nombreuses en termes de moteur et de transmission,

jusqu’à la transition du 1 er septembre. Dans le sillage de l’adoption du

WLTP, certaines de ces variantes ont donc été rayées de l’offre, car les

homologations auraient pris trop de temps pour des modèles ne jouissant

que d’une demande restreinte. Mais d’après nos informations, les

problèmes devraient être résolus au cours du quatrième trimestre et

les véhicules que les clients ont commandés pourront alors être livrés.

Le groupe VW n’est parvenu à homologuer que la moitié de ses

modèles selon le procédé WLTP à la fin du mois d’août. Qu’en est-il

aujourd’hui ? Et où en sont les autres constructeurs ?

Auto-suisse ne peut pas se prononcer sur ce qu’il se passe au sein

des différentes marques ou chez les constructeurs.

Que doit faire un constructeur, concrètement, pour la nouvelle

certification de ses véhicules ?

C’est devenu beaucoup plus complexe depuis l’introduction du

WLTP. À présent, il faut des données concrètes de consommation

pour toutes les variantes d’équipement. Certes, les constructeurs ne

doivent pas tester chaque option une à une sur le banc d’essai ce qui

serait purement et simplement impossible pour la plupart des grandes

marques, qui développent une multitude de variantes , mais ils

doivent au moins pouvoir présenter des calculs clairs, par exemple sur

la variation de poids du véhicule. La taille des jantes et des pneus peut

elle aussi influencer considérablement une valeur de consommation.

« Les véhicules à hydrogène, par exemple,

sont très mal classés, bien qu’ils n’émettent

rien au niveau local, hormis de la vapeur

d’eau. Cela va partiellement à l’encontre des

objectifs de la stratégie énergétique. »

Andreas Burgener,

directeur d’auto-suisse.

En Allemagne, l’État, les constructeurs et les concessionnaires offrent

dans certains cas des primes élevées aux automobilistes qui passent

d’un véhicule diesel répondant à une norme antipollution antérieure à

Euro 6 à un véhicule de la dernière classe d’émission. Que pensez-vous

de ces primes ?

Auto-suisse n’a pas à commenter les processus politiques qui se

déroulent à l’étranger. L’Allemagne, site majeur de la production automobile,

est dans une tout autre situation que la Suisse. C’est pourquoi

les mesures qui sont prises là-bas ne peuvent pas forcément être appliquées

à notre pays et notre marché automobile.

À votre avis, dans quel sens doit se développer l’étiquette-énergie

pour les voitures de tourisme ?

Chez auto-suisse, nous plaidons depuis longtemps déjà pour une

suppression de l’étiquette-énergie, ou du moins pour une simplification

drastique. En vue de la réduction des valeurs cibles absolues de CO 2

pour

les voitures de tourisme à partir de 2020, l’étiquette-énergie devrait nous

aider à vendre des véhicules à faibles émissions, ce qui n’est pas toujours

garanti à cause de la prise en compte de l’énergie nécessaire pour la production

de carburant. Ainsi, par exemple, les véhicules à hydrogène sont

très mal classés, bien qu’ils n’émettent rien au niveau local, hormis de la

vapeur d’eau. Cela va partiellement à l’encontre des objectifs de la stratégie

énergétique. Mais nous sommes en contact régulier avec l’administration

et nous étudions comment nous pourrions réconcilier intelligemment les

objectifs contradictoires pour la conception de l’étiquette-énergie. <

AUTOINSIDE | Novembre 201873


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

Questions-réponses avec l’Office fédéral de l’énergie (OFEN)

« Les concessionnaires jouent un rôle important »

La modification des objectifs en matière d’émissions de CO 2

et l’adoption du nouveau procédé de mesure des gaz

d’échappement entraînent des changements pour l’étiquette-énergie. L’Office fédéral de l’énergie (OFEN) fera

preuve de tolérance dans les contrôles pendant la phase de transition. Thomas Weiss, spécialiste de la mobilité, nous

explique pourquoi. Il indique aussi comment les garagistes peuvent intégrer mieux encore l’aspect « développement

durable » du CheckEnergieAuto (CEA) dans leurs entretiens avec les clients. Tatjana Kistler, rédaction

Monsieur Weiss, qu’est-ce qui va changer pour les garagistes et

les concessionnaires automobiles dans la gestion quotidienne de

l’étiquette-énergie avec l’adoption du nouveau procédé WLTP ?

Thomas Weiss, OFEN : Le WLTP fera son apparition sur l’étiquette-énergie

dès le 1 er janvier 2020. En 2019, l’étiquette-énergie portera

encore ce qu’on appelle les valeurs NEDC 2.0 : il s’agit de valeurs

mesurées au moyen des données de consommation WLTP, qui sont

converties en valeurs de consommation actuelles NEDC au moyen

d’un processus standardisé. Jusqu’ici, l’étiquette-énergie

était mise à disposition le

1er août de l’année précédente pour l’année

en cours. Cela n’est pas possible cette

année, car il y a des retards dans les nouvelles

homologations. L’étiquette-énergie

2019 ne sera disponible qu’au début de

décembre. Les catégories d’efficience

énergétique seront donc elles aussi connues plus tard pour l’année

prochaine. En ce qui concerne l’obligation de déclarer, en revanche,

rien ne change en 2019 : l’étiquette-énergie doit toujours être bien visible

pour toute nouvelle voiture mise en vente. Pendant la phase

de transition, nous ferons cependant preuve d’une certaine tolérance

dans les contrôles et tiendrons compte de la brièveté des délais de

transition.

« L’étiquette-énergie doit toujours

être bien visible pour toute

nouvelle voiture mise en vente. »

Quels effets attendez-vous des dispositions transitoires ?

Les dispositions transitoires déboucheront sur une meilleure catégorisation

pour certains modèles et sur une catégorisation moins

bonne pour d’autres. Nous avons adapté les bases juridiques de

manière à éviter autant que possible de telles distorsions pour l’étiquette-énergie.

Mais il y aura des questions et des incertitudes du côté

des clients, en particulier s’ils commandent aujourd’hui un véhicule

qui ne leur sera livré que l’an prochain. Dans de tels cas, les concessionnaires

automobiles joueront un

rôle important. Ils doivent attirer l’attention

des clients sur cette situation

particulière.

Sur quels points subsiste-t-il un

certain flou ?

Tous les modèles n’ont pas encore passé

au WLTP à ce jour ; certains constructeurs garent même leurs véhicules

qui ne sont pas encore homologués au nouvel aéroport de Berlin. Les

effets précis du WLTP sur les différents types de motorisation et les

classes de véhicules ne sont par conséquent pas encore entièrement

connus. Le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne

a modélisé l’impact du passage au WLTP dans le cadre d’une

étude. Pour le mix des ventes au sein de l’UE, les émissions de CO 2

augmentent

en moyenne de 21 % par rapport aux valeurs mesurées selon le

NEDC. Le passage au WLTP n’a cependant pas le même impact sur tous

les modèles. Du coup, on ne sait pas encore quels seront les effets sur le

mix des ventes en Suisse.

Thomas Weiss,

spécialiste de la mobilité

auprès de l’Office fédéral

de l’énergie (OFEN).

Le passage du procédé de mesure NEDC au WLTP aura-t-il les

effets escomptés par l’OFEN en termes d’efficience énergétique ?

La consommation et les émissions mesurées à l’aide du NEDC sont

souvent nettement inférieures à celles enregistrées dans des conditions

de conduite réelles. Or, l’écart ne cesse de croître depuis l’introduction

du NEDC, en particulier ces dernières années. Le passage au WLTP doit

permettre de réduire cet écart. En outre, la transparence vis-à-vis du

client sera accrue. Il faudra cependant certainement encore des efforts

supplémentaires pour améliorer l’efficience de la flotte des véhicules

neufs. Les nombreux nouveaux produits annoncés ces dernières semaines

me rendent confiant. En fin de compte, la qualité des produits

est la clé du succès.

Honnêtement, ne pensez-vous pas que l’industrie automobile est un

peu à la traîne par rapport à la pratique souhaitée au niveau politique ?

Le trafic routier est aujourd’hui responsable de 32 % des émissions

de CO 2

en Suisse, dont une grande partie est due aux voitures de tourisme.

Dans tous les autres secteurs, les émissions ont été réduites

ces dernières années, mais pas dans le trafic routier. Les émissions

74

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

moyennes de CO 2

des voitures neuves enregistrées en 2017, qui se

sont élevées à environ 134,1 g/km, ont même légèrement augmenté

par rapport à 2016 (133,6 g/km), et elles dépassent la valeur cible de

130 g/km. Si l’on observe en outre l’écart croissant par rapport à la

consommation réelle, on constate qu’il n’y a eu pratiquement aucune

réduction réelle des émissions de CO 2

pour les voitures neuves depuis

2012. Or, pour atteindre les objectifs, il est indispensable de

réduire les émissions de CO 2

pour les voitures de tourisme et les véhicules

de livraison.

L’OFEN coopère avec l’UPSA, et même avec les différents garagistes,

dans le domaine de l’efficience énergétique des véhicules,

notamment en soutenant le CEA. Comment décririez-vous cette

collaboration ?

À notre avis, elle est très positive. L’UPSA est un partenaire important

de la branche, jouissant d’une crédibilité élevée. À côté des

effets énergétiques positifs du CEA, cette collaboration stimule aussi

le dialogue entre l’OFEN et la branche. C’est très important pour atteindre

les objectifs.

Comment les garagistes peuvent-ils aborder efficacement le

sujet de l’étiquette-énergie et du CEA avec leurs clients ?

L’étiquette-énergie informe les acquéreurs de voitures neuves de

manière transparente, aux points de vente, sur la consommation,

les émissions de CO 2

et l’efficience énergétique des modèles. Les garagistes

et les vendeurs peuvent s’en servir lorsqu’ils discutent avec

leurs clients. Les automobilistes qui optent pour une voiture efficiente

économiseront de l’énergie et de l’argent tout au long de la

durée de vie de leur véhicule. Le CEA est un instrument complémentaire.

De nombreux propriétaires d’automobiles ne savent pas qu’on

peut économiser de l’énergie et de l’argent en roulant, et surtout en

entretenant son véhicule. Le CEA permet aux garagistes de se positionner

comme des prestataires de services innovants. Les deux

instruments favorisent ainsi la transparence et créent un climat de

confiance à l’égard des concessionnaires automobiles.

En Allemagne, de plus en plus d’interdictions de circuler sont prononcées

pour les véhicules diesel qui ne respectent pas la norme

Euro 6, ce qui fait que les gens se désintéressent des moteurs

diesel. On observe le même phénomène en Suisse. Pour atteindre

les valeurs cibles de CO 2

, qui sont ambitieuses, le diesel présente

pourtant toujours des avantages par rapport au moteur à essence.

Comment les concessionnaires automobiles peuvent-ils appréhender

cette situation ?

Les nouvelles normes européennes permettent de réduire efficacement

les émissions d’oxydes d’azote, très polluantes, dans des

conditions de conduite réelles, y compris pour les véhicules diesel.

Ces dernières années, le secteur a vu la confiance de ses clients s’effriter

; il s’agit de la reconquérir. Les constructeurs fautifs doivent

assumer leurs responsabilités et tirer les leçons qui s’imposent. Du

côté du législateur, on fait en sorte, dans le cadre des mesures d’émissions

en conditions de conduite réelles, que les valeurs limites des

émissions de substances nocives soient respectées, et pas seulement

sur le banc d’essai. Au sein de l’UE, le Parlement européen vient de

décider d’étendre aux émissions de CO 2

les mesures d’émissions en

conditions de conduite réelles. <

Des données de

première qualité sur

les véhicules, depuis la

Suisse, pour la Suisse

Des données sur les véhicules comme base décisionnelle:

voici le cœur de notre métier. Nous répertorions dans

notre base de données toutes les données relatives aux

voitures, aux véhicules utilitaires et aux motos admis

en Suisse qui remontent à 1980. Ceci constitue la base de

notre vaste gamme des produits qui simplifient le travail

quotidien de nos clients, et qui ont fait de nous le leader

du marché suisse.

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ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

Événement de branche d’Eurotax

« Le contact personnel

reste déterminant »

« L’avenir est numérique », a constaté Martin Novak, Managing Director d’Eurotax Suisse et Autriche, lors du traditionnel

événement de branche d’Eurotax. Le contact personnel conserve toutefois toute son importance. Sandro Compagno, rédaction

M. Novak avait ainsi tendu une perche, que

les champions de la valeur résiduelle Eurotax

n’ont pas manqué de saisir. Roland Huwiler,

directeur de l’Amag Audi Center de Lucerne,

élue meilleure concession de voitures d’occasion,

était leur représentant. Lorsque l’animatrice

Sarah Andrina Schütz lui a demandé la

recette de son succès, M. Huwiler a répondu :

« Dans notre jargon, ce sont les deux critères

du pricing et du speed. » Le garage essaie de

publier une annonce numérique sur Autoscout24

à peine 24 heures après la reprise de

chaque véhicule. L’heureux gagnant n’a pas

souhaité s’exprimer sur le pricing pour cause

de secret commercial …

Cap sur l’équilibre entre travail et

vie privée

Martin Nowak fait avancer la numérisation

d’Eurotax avec beaucoup d’entrain. Vers l’extérieur,

cette stratégie s’exprime par l’abandon

de tous les produits imprimés et, à l’intérieur,

par des modèles de travail modernes et

flexibles. « Nous voulons améliorer l’équilibre

entre travail et vie privée de nos collaborateurs

», a affirmé M. Novak. Concrètement,

cela signifie que travailler de la maison est

non seulement toléré, mais encouragé. Les

collaborateurs partagent par ailleurs leurs

bureaux. L’abandon des produits imprimés

permet à Eurotax d’investir dans son cœur

de métier et de continuer de proposer à l’avenir

à ses clients la meilleure base de données

possible pour l’évaluation de véhicules ou le

Martin Novak et Sarah Andrina Schütz.

Fabian Cancellara parle d’innovation et de timing.

calcul de réparations. M. Novak continue

malgré tout de croire à l’importance du

contact personnel, par exemple à la rencontre

de branche analogique.

L’événement bien fréquenté, qui s’est tenu

à l’hôtel des séminaires et des congrès Seedamm

Plaza de Pfäffikon (SZ), a été le deuxième

événement de branche d’Eurotax en

Suisse pour Martin Novak. L’Autrichien est

également responsable de l’activité suisse depuis

13 mois, période pendant laquelle il s’est

familiarisé avec la Suisse, pays qu’il a appris

à apprécier, dit-il, lui qui a fait l’éloge des exquises

spécialités culinaires de notre pays.

Des compliments bienvenus de la part d’un

homme venant du pays qui a inventé la Sachertorte

et l’escalope à la viennoise…

Les défis de la conduite autonome

Dans son exposé passionnant, Axel Berger,

président de la direction de CG CarGarantie

AG, s’est penché sur les véhicules autonomes

et sur les conséquences pour l’assurance garantie.

M. Berger estime que, dans un avenir

proche, nous nous déplacerons déjà de manière

autonome sur autoroute. « Supposons

que je suis assis à l’arrière de la voiture autonome

alors qu’un sanglier traverse la route

en courant. La voiture et l’animal entrent en

collision. À qui la faute ? » Il est clair que la

conduite autonome est incapable de dépasser

les lois de la physique. « Il faudra que nous

intégrions tôt ou tard la conduite autonome

dans un cadre juridique. » La numérisation,

Ina Berger, Ivan Lattarullo und Tatjana Hambruch, CG GarCarantie.

Le CEO d’ESA Giorgio Feitknecht, le directeur d’Autoscout Christoph Aebi et le

secrétaire de la section zurichoise de l’UPSA Diego De Pedrini.

76

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

Axel Berger, président de la direction de

CG CarGarantie AG (à g.), avec le président central

de l’UPSA Urs Wernli.

Compétence d’Eurotax :

(de g. à dr.) Roland Strillka, Patricia Schaufelberger, Olivier Lourdin et Patrick Schneider.

la fameuse quatrième révolution industrielle,

est souvent qualifiée de « perturbation », un

processus au cours duquel des modèles commerciaux

existants sont détruits par une innovation

en développement rapide. M. Berger

a rassuré les quelque 250 auditrices et auditeurs,

dont de nombreux garagistes : « Ce n’est

pas une perturbation, mais plutôt une évolution.

» Diverses technologies de propulsions

coexisteront encore pendant longtemps. « La

complexité ne cesse toutefois de s’accroître en

conséquence. Autrefois, nous avions le mécanicien

; aujourd’hui, c’est le mécatronicien

d’automobiles. À l’avenir, nous aurons certainement

besoin d’informaticiens dans les ateliers.

» Le grand défi consiste à maîtriser cette

complexité et à trouver des collaborateurs

qualifiés.

Les prestataires de garanties ne sont pas

non plus épargnés par les défis. La question

suivante occupe le devant de la scène :

« Qu’est-ce qu’une réparation ? Comment différencier

des travaux de maintenance de réparations

? Concrètement, une mise à jour logicielle

relève-t-elle de la maintenance ou de la

réparation ? »

Fabian Cancellara et le timing

GC CarGarantie analyse les véhicules

qu’elle assure à l’aide des sinistres les plus

fréquents et établit les tendances dont la

branche automobile tient largement compte.

Les défaillances concernant le système de

carburant (turbocompresseur inclus) restent

les sinistres les plus fréquents (19,6 %), suivis

de près par les défauts du système électrique

(17,7 %). « Ces sinistres continueront de

se multiplier à l’avenir », assure Axel Berger.

Avant que les quelque 250 invités n’eussent

fini la soirée par un délicieux cocktail dînatoire

et par des discussions passionnantes,

Eurotax a présenté une icône du sport suisse

en la personne de Fabian Cancellara, double

champion olympique et quadruple champion

du monde de courses contre la montre. Le cycliste

professionnel, qui s’est retiré du sport

de haut niveau après sa victoire olympique à

Rio de Janeiro en 2016, a consacré son exposé

au « Timing, la clé de mon succès », après

être monté sur l’estrade en boitant et en s’appuyant

sur une béquille, des séquelles d’une

triple fracture du pied dont il a été victime

lors d’une chute de vélo. Il semblerait que son

timing ait été quelque peu désaccordé... <

Les gagnants du Prix Eurotax en

page 78

Marc Kessler, CEO de Quality1 AG (au c.) et Hanspeter von Rotz, directeur d’Auto Welt von Rotz à Münchwilen.

Le président de l’Auto Zürich avec Mme Doris.

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ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

Les gagnants du Prix Eurotax, avec les représentants d’Eurotax et de CG CarGarantie.

Prix Eurotax

Catégorie « City »

1. Toyota Yaris 54,5 %

2. VW Polo 53,3 %

3. Suzuki Swift 52,1 %

Catégorie « Business »

1. Skoda Octavia 53,5 %

2. VW Passat 50,8 %

3. Ford Mondeo 47,7 %

Catégorie « SUV »

1. Mercedes GLV 63,9 %

2. Porsche Macan 63,6 %

3. Dacia Duster 62,8 %

Meilleure concession d’occasions

1. Audi Amag Center Luzern

2. M&G Automobile GmbH Kloten

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78

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

Motion Moser

Le Conseil national débat de la réintroduction

des contrôles de gaz d’échappement

Parmi les points à l’ordre du jour du Conseil national pour la session d’hiver, qui débute le 26 novembre, se trouve une motion

intéressante pour la branche automobile suisse : les contrôles périodiques des gaz d’échappement. Sandro Compagno, rédaction

La motion de la conseillère nationale

vert’libérale Tiana Angelina Moser exige la réintroduction

d’un contrôle périodique des gaz

d’échappement pour les véhicules motorisés.

Dans son intervention, la Zurichoise se réfère

d’une part aux « manipulations » de certains

constructeurs, qui avaient valu à l’industrie

automobile de faire la une des journaux sous

le titre de « scandale du diesel » dès 2015. « Le

dépassement, parfois massif, des valeurs limites

par les véhicules de plusieurs constructeurs

engendre des risques intolérables pour

notre santé et notre planète », affirme Tiana

Moser dans sa motion, qui a été signée par

ses collègues du Conseil national par-delà les

limites des groupes, entre autres par Regula

Rytz, présidente des Verts, et l’Argovien Ulrich

Giezendanner, propriétaire d’une entreprise

de transport et conseiller national UDC.

Conseillère nationale

Tiana Angelina Moser.

L’intervention a été motivée par des analyses

réalisées aux Pays-Bas, en Belgique, en

Allemagne et en Suisse, qui ont révélé que

les composants impliqués dans les émissions

(logiciels ou matériels) de plus de 10 % des

voitures de tourisme des classes d’émission

Euro 5 et 6 ainsi que des véhicules utilitaires

des classes Euro V et VI ont été manipulés ou

endommagés.

Selon Markus Peter, responsable Technique

et Environnement à l’UPSA, les défauts

se manifestent souvent insidieusement : le détenteur

du véhicule ne les remarque que plus

tard ou pas du tout, car il n’a pas de point de

comparaison avec le fonctionnement idéal de

son véhicule. « C’est pourquoi de nombreux

conducteurs ne peuvent pas assumer leurs

responsabilités », déclare Markus Peter, « ils

doivent compter sur les professionnels ». En

outre, l’activité d’entretien diminue de toute

évidence en Suisse aussi. <

AUTOINSIDE | Novembre 201879


VENTE

Prévisions conjoncturelles de BAK Economics

Nouvelles immatriculations

en baisse, chiffre d’affaires des

ateliers en hausse

Pour 2019, BAK Economics prévoit à nouveau un léger repli du marché des voitures neuves. Suite au niveau record

des nouvelles immatriculations en 2015, l’activité voitures neuves se stabilisera à nouveau l’année prochaine autour

de 308 000 unités environ. BAK Economics

80

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


VENTE

A contrario, les garagistes suisses peuvent de nouveau s’attendre à

une hausse du chiffre d’affaires dans leur atelier. L’évolution du

chiffre d’affaires accusait une forte baisse depuis 2013, si bien que les

ventes des garages avaient baissé de 13 %. D’après ses estimations,

BAK Economics envisage un rattrapage dès l’année 2018.

La nouvelle réglementation de mesure des gaz d’échappement

(basée sur le cycle WLTP) en vigueur depuis 2018 a laissé des traces

visibles sur le marché des voitures neuves. Entre le début de l’année

2018 et la fin du mois de septembre, 6000 voitures neuves ont été

immatriculées, soit 2,7 % de moins que sur la même période en 2017.

Le mois de septembre a contribué à hauteur de près de 70 % à ce

recul. Pour l’ensemble de l’année 2018, BAK envisage un recul des

nouvelles immatriculations de 1,3 %, qui passeraient à environ 310 000,

pourvu que les retards dus à l’absence de licences WLTP puissent être

compensés en grande partie d’ici la fin de l’année. Si tel ne devait pas

être le cas, le marché risquerait une baisse de 6000 à 10 000 voitures

neuves d’après BAK Economics

Immatriculations de voitures de tourisme neuves, 20092024

Par tranches de 1000 unités, MI = moyenne

Source : BAK Economics, auto-suisse

Évolution des prix à la consommation, T1 2010T3 2018

Effets de saturation retardés

La croissance exceptionnelle de l’économie suisse en 2018 est telle

que la diminution du nombre d’immatriculations cette année est modérée

et qu’elle restera en deçà des attentes. C’est pourquoi les experts

de la conjoncture de BAK Economics estiment que la baisse des

ventes de voitures particulières se poursuivra l’an prochain. Le

contexte économique subira en outre un refroidissement significatif

en 2019. Il faut s’attendre à une détente du cours de l’euro pertinent

pour le commerce de voitures neuves.

En 2018, les incertitudes politiques dans la zone euro ont entraîné

une valorisation récurrente du franc. BAK part toutefois du principe

qu’elles sont temporaires et que le cours se situera à nouveau autour

de 1,18 euro pour un franc en 2019. Le risque d’ajustements conséquents

de prix sur le segment des voitures neuves est donc considéré

comme faible. Pour l’ensemble de l’année 2019, BAK pronostique un

recul des nouvelles immatriculations de 0,6 % à 308 000 unités.

Détente sur le marché de l’occasion ...

La thématique du diesel et des prix en forte baisse sur le segment

des véhicules neufs ont fortement perturbé la conjoncture sur le

marché de l’occasion. Les chiffres les plus récents laissent toutefois

entrevoir une détente progressive. D’après les estimations de BAK, le

marché de l’occasion devrait à nouveau connaître la croissance l’an

prochain..

Indice national des prix à la consommation ; indice, T4 2010 = 100

Source : BAK Economics, OFS

... et prix en hausse dans les ateliers

L’évolution du chiffre d’affaires à l’atelier est en baisse depuis

2013, en particulier à cause de la suppression depuis 2013 de l’obligation

d’entretien du système antipollution pour toutes les voitures

munies d’un système de diagnostic embarqué (système OBD). Depuis

2013, les garagistes de la région ont enregistré une baisse de 13 % de

leur chiffre d’affaires. Pour 2018, BAK estime que l’effet de l’entretien

du système antipollution sera, pour la première fois, plus faible que

la hausse du chiffre d’affaires due à un parc de véhicules mieux garni

et pronostique une augmentation du chiffre d’affaires des ateliers de

1,6 %. Ce retournement de tendance se poursuivra aussi en 2019 et

stimulera les ventes. <

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GARAGES

Carex Autozubehör AG

carex.ch

> Accessoires haut de gamme pour SUV, vans, camionnettes et utilitaires légers

pd. Un client souhaite

relooker son SUV, son véhicule

tout-terrain, son van ou sa

camionnette pour lui donner une

allure plus chic, mais aussi pour

en améliorer la protection et la

sécurité ? Il faut lui parler de

Cobra Technology & Lifestyle !

Carex Autozubehör AG propose

d’élégantes pièces : petits et

grands tubes de protection

avant, arrière et de cabine, mais

aussi hardtops et coffres rigides

pour de nombreux pick-ups.

Font aussi partie de

l’assortiment : marchepieds et

barres de protection latérales

pour utilitaires légers tels que

les camping-cars, le Citroën

Jumper, le Fiat Ducato, le Ford

Transit, le Mercedes Sprinter,

l’Opel Vivaro, le Peugeot Boxer

ou encore le VW T5 / T6.

Comme le dit le fabricant,

la gamme d’accessoires Cobra

Technology & Lifestyle s’étend

de « C à V » : de Chevrolet à

Volvo. En termes de modèles, la

gamme couvre non seulement

les véhicules très demandés

mais également ceux qui ne sont

plus référencés dans les grilles

tarifaires actuelles du fabricant.

Enfin, Carex Autozubehör

AG est aussi le partenaire idéal

pour les jantes d’été et d’hiver :

l’équipe veille à ce que les

garagistes puissent relooker

comme il se doit les véhicules

de leurs clients. Pour les SUV,

les camionnettes ou autres

utilitaires légers, ils proposent

aussi des jantes alu de chez Autec

et Borbet, à des prix défiant

toute concurrence et en qualité

d’origine. <

Total Lubrifiants

lubricants.total.com

> Nouveau partenaire d’Alltrucks Truck & Trailer Service

pd. Total Lubrifiants, un

fournisseur de premier plan du

marché mondial des lubrifiants

et Alltrucks Truck & Trailer

Service, le système d’atelier

de prestations de services

complets, ont conclu un contrat

de partenariat stratégique

mondial de trois ans dont leurs

clients européens pourront tirer

de nombreux avantages.

« En plus des huiles et des

lubrifiants de qualité, nous

pouvons désormais proposer aux

ateliers partenaires d’Alltrucks

un portefeuille sur mesure de

services à forte valeur ajoutée

Homer Smyrliadis, CEO & CFO Alltrucks

Truck & Trailer Service (à g.) et Philippe

Lavigne, Key Account Manager, Total

Lubrifiants.

qui élargit leur savoir-faire

technique, notamment pour les

services multimarques », affirme

Thierry Gourault, vice-président

Lubrifiants automobiles chez

Total. Cela englobe des services

ayant trait aux produits clés de

Total, mais aussi de nombreuses

formations et des prestations

développées par les fabricants.

« Nous soutiendrons également

les ateliers grâce à un suivi

personnalisé assuré par nos

spécialistes », ajoute-il.

L’importance du réseau

Homer Smyrliadis, CEO

et CFO d’Alltrucks Truck &

Trailer Service, entrevoit de

nombreuses opportunités pour

toutes les parties prenantes

dans cette coopération :

« L’accord permet à Total de

travailler directement avec un

réseau d’ateliers qui est réputé

pour son excellent service et ses

compétences remarquables. »

Cela montre qu’Alltrucks,

fort de plus de 570 ateliers en

Europe, constitue un partenaire

important pour les entreprises

de la branche. « Nous cherchons

à soutenir nos partenaires dans

tous les aspects de leur travail

quotidien, ce qui fait de nous un

réseau optimal pour Total dans

le cadre de la mise en œuvre de

sa stratégie visant les flottes

d’ateliers et de véhicules utilitaires.

» <

Gyso AG

gyso.ch

> Le nouveau vernis incolore « Gyso Solar » pour une brillance en profondeur

pd. Cet automne, Gyso part

à la conquête de l’exigeant

marché suisse de la peinture

automobile avec un nouveau

vernis incolore testé largement

en laboratoire et dans la

pratique.

Avec un rapport de mélange

de 2 :1 et une teneur en

corps solides de 59 %, le vernis

incolore « Solar » reproduit la

brillance d’un clavier de piano.

Et il réduit la consommation de

plus d’un tiers par rapport aux

vernis incolores ordinaires.

L’application aisée, le polissage

rapide et facile ainsi que le

rapport qualité-prix imbattable

feront de ce vernis incolore

le préféré des peintres : Peter

Moser, responsable du secteur

automobile de Gyso AG, en est

convaincu.

Le nouveau verni incolore

« Solar » répond également aux

strictes exigences de l’industrie

automobile en matière de

protection contre les influences

extérieures. <

82

Novembre 2018 | AUTOINSIDE


GARAGES

Rhiag Group Ltd

expo-rhiag.com

> Exposition de la maison Rhiag : une vraie rencontre familiale

pd. L’exposition de la

maison Rhiag s’est tenue pour

la troisième fois les 28 et 29

septembre. Plus de 30 exposants

internationaux y ont rencontré

des garagistes et des mécaniciens

de toute la Suisse. Au

programme, des aperçus saisissants

ainsi que des discussions

intéressantes.

L’exposition de la maison

Rhiag Group Ltd s’est révélée à

nouveau un véritable succès et

a attiré de nombreux visiteurs à

Langenthal. Durant leur visite,

garagistes et mécaniciens ont

pu découvrir les tendances et

les nouveautés de la branche

automobile. Ils ont été conseillés

de manière exhaustive par leurs

concessionnaires. Au niveau de

la restauration, la Rhiag a démontré

un flair pour l’hospitalité.

Le contact personnel fait la

différence

Les visiteurs professionnels

ont pu profiter d’un vaste choix

de délices et de rencontres

conviviales sur fond d’accompagnement

musical. La charmante

halle du marché de Langenthal et

l’accueil chaleureux ont contribué

à une ambiance détendue.

L’exposition de la maison Rhiag

avait des allures de véritable

Les organisateurs et les exposants de l’exposition de la maison Rhiag 2018.

rencontre familiale. Cela prouve

que les relations personnelles

restent la clé du succès d’un

salon professionnel. Mathias

Boos, Business Manager chez

Tenneco : « C’est un honneur pour

nous d’être considérés comme

amis et même comme membres

de la famille, cela me rend très

fier en tant que responsable de

Tenneco en Suisse. » <

APERÇU DE L’ÉDITION 12 D’AUTOINSIDE DÉCEMBRE 2018

La prochaine édition paraîtra le 4 decembre 2018 et abordera les thèmes suivants :

Protection au travail : la check-list

Qu’il s’agisse de directives de la SUVA, de la

CFST ou d’aides de la solution par branche pour

la sécurité au travail et la protection de la santé :

tout sur les EPI, les PERCO et les substances

dangereuses dans l’entreprise.

Arcanes juridiques : bon à savoir

Que faire si un client ne paie pas ? Où sont les

limites des directives s’appliquant aux concessionnaires

? Comment optimiser ses impôts ?

Des experts expliquent ce qu’il faut savoir et les

actualités concernant le droit et les assurances.

Le rendez-vous des garagistes

Numérisation croissante, flux de données en

hausse, demande de savoir-faire : l’interconnexion

des véhicules s’accompagne d’un besoin de

formation pour les appareils de diagnostic. Hella

Gutmann invite à un contrôle pratique.

Le magazine spécialisé au plus fort tirage de la branche automobile suisse

91 e année, 11 numéros en allemand et en français

Tirage septembre 2018 certifié REMP : 12 725 exemplaires dont 9548 en allemand et 3117 en français

Éditeur

Union professionelle suisse de

l’automobile (UPSA)

www.agvs-upsa.ch

Éditions

AUTOINSIDE

Wölflistrasse 5, case postale 64

CH-3000 Berne 22

Téléphone : +41 (0)31 307 15 15

verlag@agvs-upsa.ch, www.autoinside.ch

Administration et gestion des abonnements

Abonnement annuel

CHF 110. (TVA incluse)

Numéro à l’unité

CHF 11. (TVA incluse)

Contact : Alain Kyd

Téléphone : +41 (0)31 307 15 15

alain.kyd@agvs-upsa.ch, www.agvs-upsa.ch

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Rédaction

Supports médiatiques de l’UPSA

Flurstrasse 50, CH-8048 Zurich

Téléphone : +41 (0) 43 499 19 81

newsdesk@agvs-upsa.ch

Rédaction : Tatjana Kistler (tki, rédactrice

mobilité en chef), Sandro Compagno (sco,

responsable Gestion du contenu), Reinhard

Kronenberg (kro, responsable Journalisme),

Sascha Rhyner (srh, rédacteur mobilité),

Andreas Senger (se, domaine technologie),

Jean-Philippe Pressl-Wenger (jppw, correspondant

Suisse romande), Dr. Raoul Studer

(rst, domaine spécial Politique).

Autres articles de : Marcel Hollenstein et

Corinne Druey.

Conception : Robert Knopf, Christoph Pfister

Commercialisation

Supports médiatiques de l’UPSA

Flurstrasse 50, CH-8048 Zurich

Contact : Erich Schlup, Key Account Manager

Téléphone : +41 (0) 43 499 19 83

Portable : +41 (0) 79 256 29 23

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Responsabilité générale

Rédaction et commercialisation

Georg Gasser

Supports médiatiques de l’UPSA

Flurstrasse 50, CH-8048 Zürich

Téléphone : +41 (0)43 499 19 99

ggasser@agvs-upsa.ch

Impression / envoi

galledia AG

Burgauerstrasse 50, CH-9230 Flawil

www.galledia.ch

Contact : Michael Rottmeier

Téléphone : +41 (0)58 344 97 44

michael.rottmeier@galledia.ch

Réimpression ou reproduction d’articles,

même partielle, uniquement avec l’accord

des médias de l’UPSA. Nous déclinons toute

responsabilité pour les manuscrits et les

photos envoyés spontanément. L’administrateur

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AUTOINSIDE | Novembre 201883


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