LG 216

LGMagazine

Novembre 2018 | n˚ 216

www.gemengen.lu

Gérard Hoffmann

CEO

Proximus Luxembourg - Tango - Telindus

CHRISTOPHE RUPPERT

EBRC

Les 5 règles de la «Business Resilience»

PASCAL HEUSCHLING ET PHILIPPE WERY

ARENDT BUSINESS ADVISORY

Luxembourg: un laboratoire zéro déchet?

MARTIN GUÉRIN

LUXEMBOURG-CITY INCUBATOR

Repousser les limites de l’imagination


EDITO

PAR JULIEN BRUN

Gambie II

Comme à chaque élection législative, les petits partis politiques

crient à la partialité du système électoral, si fort que l’ADR a saisi

la justice pour en dénoncer l’inconstitutionnalité. Divisés en quatre

circonscriptions, les électeurs Luxembourgeois n’ont pas la même

influence sur le résultat final et une disproportion est constatée

entre le nombre de voix obtenues et celui de mandats attribués.

Pour exemple, avec 28,3% de voix, le CSV obtient 35% des sièges

alors que les 6,4% des Pirates, ne s’en voient attribués que 3,3%.

Et comme à chaque fois, la réflexion sur une éventuelle

circonscription unique est relancée sans véritable chance d’aboutir

puisque les grands partis y perdraient de leur superbe.

Autre ombre au tableau démocratique: 20% de femmes élues

parmi 45% de candidates inscrites sur les listes. Sur les 60 sièges

de la Chambre des Députés, douze seulement sont désormais

occupés par le sexe politiquement faible. À défaut de pouvoir peser

sur un parlement à 80% masculin, une vingtaine d’associations,

d’ONG et de syndicats ont cosigné une lettre réclamant la parité

gouvernementale. La belle affaire…

Xavier Bettel, dont le DP (16,91%) a su garder la constance en

passant de 13 à 12 sièges, a été nommé formateur par le Grand-

Duc. Le Premier supervise donc les pourparlers d’une reconduite de

la coalition sortante qui, passant de 32 à 31 sièges, atteint la majorité

parlementaire de justesse. Le DP-LSAP-Les Verts affiche, sourire

aux lèvres, bonne entente photogénique et confiance commune pour

constituer un programme de gouvernement pour les cinq années à

venir. Cette coalition, dont nul doute de ses chances de reconduite,

n’en reste pas moins une alliance de partis politiques distincts et de

programmes qui parfois s’opposent.

Car dans quelle mesure le LSAP (17,6%), amputé de trois mandats,

pourra-t-il dire non à l’instauration de l’ordre d’expulsion du DP

et imposer une baisse des impôts sur les sociétés, une taxe sur les

transactions financières, une semaine de 38 heures, six semaines de

congé pour tous et une augmentation du salaire social minimum de

100 euros alors que le DP s’y était opposé du temps de la campagne?

D’autant plus que la coalition gouvernementale devra satisfaire les

écolos qui en passant de six à neuf mandats avec 15,12%, ne se

contenteront plus de trois ministères au portefeuille et voudront

assoir leur influence politique.

Le CSV (28,31%) - qui compte presque deux fois plus de voix

que le LSAP et autant que le DP et Les Verts réunis - attend avec

impatience les négociations, espérant y repérer quelques inévitables

courbettes, génuflexions et autres révérences de programmes. Car il

a beau faire les yeux doux au DP en lui promettant une forte alliance

de 32 sièges, faisant même allusion à un possible ménage à trois avec

les séduisants Verts qui en réunirait 42, rien n’y fait. Le premier

parti politique du pays, se voit une seconde fois évincé du pouvoir

et tel un spectateur impuissant, regarde les Libéraux lui préférer

son ex-partenaire socialiste de l’ère Juncker. Même si les mariages

politiques ne sont jamais d’amour mais toujours de raison, il y aurait

de quoi être jaloux. n


SOMMAIRE

DIGITALISATION

COVERSTORY

10 | HUGUES STIERNON ET GÉRARD HOFFMANN

Telindus

24 | XAVIER THILLEN

Broadcasting Center Europe

Quand l’affichage digital dynamise les communes

DÉVELOPPEMENT DURABLE

30 | PASCAL HEUSCHLING ET PHILIPPE

WERY — Arendt Business Advisory

Expert Télécom & ICT

Luxembourg: un laboratoire zéro déchet?

ICT

12 | CÉLINE DUPUY

Rcarré et Rcube

DIGITALISATION

20 | JEAN-LUC BRACH

KPMG

DÉVELOPPEMENT DURABLE

34 | JACQUES VANDIVINIT ET

PHILIPPE PIERRE — PwC

Des solutions innovantes et accessibles

Relier le monde physique au digital

Se transformer pour durer

ICT

14 | CHRISTOPHE RUPPERT

EBRC

DIGITALISATION

22 | ROLAND DERNOEDEN

Imprimerie Centrale

ENERGIE

44 | ROMAIN HOFFMANN

Aral Luxembourg

Source photo: IC

Les 5 règles de la «Business Resilience»

L’impression à l’heure du digital

S’adapter continuellement aux attentes

des consommateur


LETZEBUERGER GEMENGEN

Publication éditée par Euro-Editions S.A.

www.gemengen.lu

RECHERCHE

58 | DR AGNIESZKA WALCZAK

LISER

Prendre le pouls de la société luxembourgeoise

pour élaborer une meilleure politique

ENTREPRENEURIAT & INNOVATION

62 | OLIVIER SELIS

BGL BNP Paribas

Source photo: LISER

ENTREPRENEURIAT & INNOVATION

66 | OLIVIER LOMBARDO, STÉPHANE

SPEICH ET MARYSE HEIREND

Dennemeyer Group

The one-stop shop for global IP management

ENTREPRENEURIAT & INNOVATION

68 | LUCA POLVERARI

Marks & Clerk Luxembourg

Société éditrice

Euro-Editions S.A.

24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange

Régie publicitaire

Julien Malherbe

marketing@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 30

Administration

Lucia Ori

Tél. 58 45 46 29 • Fax 58 49 19

admin@euroeditions.lu

Raouf Hatira • Tél. 58 45 46 23

secretariat@euroeditions.lu

Rédaction

Julien Brun

julien@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 26

Martina Cappuccio

martina@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 26

Pierre Birck

pierre@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 24

Raouf Hatira

Un carrefour de rencontres et d’opportunités

PORTRAIT

72 | MARTIN GUÉRIN

Luxembourg-City Incubator

Protéger pour viabiliser

Conception et réalisation graphique

Sophie Glibert

sophie@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 25

Photographie

Marie De Decker

Eric Devillet

Mouvement

luxembourgeois

pour la Qualité

et l’Excellence

PERFORMANCE DURABLE

Impression

Imprimerie Centrale

Repousser les limites de l’imagination

© Euro-Editions

Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.

Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la

rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord

de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas

restitués. Les reportages signés n’engagent que

leurs auteurs. Les prix figurant dans cette revue

sont indicatifs et peuvent être sujets à des variations

dont l’éditeur ne pourrait nullement être tenu pour

responsable.


6

LG

NOVEMBRE 2018

Index des

intervenants

10 | GÉRARD

HOFFMANN

CEO

Proximus Luxembourg

Tango - Telindus

10 | HUGUES

STIERNON

Head of Telecom Solutions

Telindus

12 | CÉLINE

DUPUY

Directrice commerciale et

marketing

Rcarré SA et Rcube SA

14 | CHRISTOPHE

RUPPERT

Senior Consultant

EBRC

16 | CARLO

HARPES

Fondateur et directeur

itrust consulting

20 | JEAN-LUC

BRACH

Executive Director

KPMG Luxembourg

Source photo: IC

22 | ROLAND

DERNOEDEN

Administrateur délégué

Imprimerie Centrale

24 | XAVIER

THILLEN

Head of Production & Digital

Media Operations

Broadcasting Center Europe

30 | PASCAL

HEUSCHLING

Engagement Advisor

Arendt Business Advisory

30 | PHILIPPE

WERY

Chief Executive Officer

Arendt Business Advisory

34 | JACQUES

VANDIVINIT

Directeur au sein

du département secteur public

PwC Luxembourg

34 | PHILIPPE PIERRE

Associé en charge du secteur

public et responsable mondial

Institutions européennes

PwC Luxembourg

36 | MANUEL

MARINHO

Gérant

Marinho Steel

44 | ROMAIN

HOFFMANN

Administrateur délégué

Aral Luxembourg S.A.


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© 2018 KPMG Luxembourg, Société coopérative, a Luxembourg entity and a member firm

of the KPMG network of independent member firms affiliated with KPMG International

Cooperative (“KPMG International”), a Swiss entity. All rights reserved.


8

LG

NOVEMBRE 2018

Index des

intervenants

Copyright: Mike Zenari

48 | MARIATERESA

DI MARTINO

Associée

C-CLERC S.A.

48 | VINCENT

ELLERBACH

Associé

FC Advisory

48 | MIKHAEL

SENOT

Associé

Fiduo

50 | THORSTEN SCHMIDT

Member of the Board

of Directors

NORD/LB Luxembourg S.A.

Covered Bond Bank

Source photo: LISER

54 | MARCO

THOMÉ

Président

FGFC

58 | DR AGNIESZKA

WALCZAK

Responsable du Centre

de données

LISER

62 | OLIVIER

SELIS

CEO

Lux Future Lab

66 | STÉPHANE

SPEICH

European Patent Attorney

Dennemeyer Group

66 | OLIVIER

LOMBARDO

Head of Trademarks

Dennemeyer Luxembourg

66 | MARYSE

HEIREND

Chief Operating Officer

Dennemeyer Group

68 | LUCA

POLVERARI

Gérant et partenaire

Marks&Clerk Luxembourg

72 | MARTIN

GUÉRIN

CEO

Luxembourg-City Incubator


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10 LG

NOVEMBRE 2018

COVERSTORY

Telindus, expert

Télécom & ICT

Les entreprises comme les administrations voient leurs besoins

en téléphonie et en connectivité augmenter, dans un contexte où

les usages et les modes de travail tendent vers toujours plus de

mobilité. Le poste de travail traditionnel évolue et se délocalise,

permettant le télétravail lors de missions chez un client et même

sur la voie publique. Couplés à des contraintes réglementaires

et notamment de sécurité, l’innovation et le «sur-mesure»

paraissent plus que jamais indispensables. Interview de Hugues

Stiernon, Head of Telecom Solutions chez Telindus et Gérard

Hoffmann, CEO de Proximus Luxembourg - Tango - Telindus.

Comment expliquez-vous l’accroissement

des besoins en offres convergentes

télécoms et ICT?

GH: Les téléphones portables sont de plus

en plus puissants, requérant par conséquence

de grandes capacités pour le transport

des données… Personne ne souhaite plus

avoir à attendre le téléchargement d’une

vidéo ou l’ouverture d’une page web. Les

télécommunications sont considérées par la

majorité des utilisateurs comme une simple

commodité leur permettant d’échanger

plus, plus vite et mieux. Or elles peuvent

aujourd’hui être vectrices de solutions

essentielles et innovantes, notamment en

matière de sécurisation des données.

HS: Nous vivons une époque charnière

où l’émergence de nouvelles technologies

engendre toujours plus de besoins.

L’accès aux nouvelles technologies de communications,

comme aux récentes pratiques en

matière d’économie (collaborative, circulaire

ou même écologique), est rendu possible grâce

aux lignes et réseaux de télécommunications.

Or ces pratiques nécessitent un partage

d’informations depuis des plateformes et des

clouds, impliquant de grandes capacités de

connectivité, que ce soit via une ligne fixe ou

depuis des appareils mobiles.

Justement, l’actualité foisonne d’exemples

de failles de sécurité informatique. Estce

que la cybersécurité est enfin une

nécessité reconnue?

GH: La transformation digitale des

communes doit être accompagnée, dans la

mesure où les administrations communales

disposent d’informations privées voire

sensibles sur leurs citoyens. Les entreprises

et les institutions doivent aussi faire face à des

menaces informatiques qui sont d’autant plus

difficiles à contrer qu’elles sont polymorphes.

Dans le même temps, toutes doivent s’ouvrir à

une économie décentralisée et communiquer

plus facilement avec les citoyens… les défis à

relever sont nombreux!

“Transformer et

sécuriser ses télécommunications

et sa

connectivité passe

aussi par des technologies

adaptées!”

HS: La première des priorités est d’avoir un

accès à cette nouvelle économie qui passe

par Internet, où la question de la sécurité

prédomine. C’est pourquoi Telindus s’est doté

d’un centre opérationnel de sécurité (SOC)

à partir duquel nous réalisons des tests de

pénétrations et autres piratages éthiques. Dans

la mesure où les fibres optiques peuvent ellesaussi

être piratées, la sécurisation des lignes

télécoms passe par l’encryptage des données.

Nous permettons à nos clients de conserver

leurs données dans le périmètre restreint

de l’entreprise ou de l’administration. Les

informations sensibles peuvent ainsi être

disponibles à distance sans transiter par

d’autres systèmes.

Nous assistons aujourd’hui à l’essor des

demandes en matière de gestion des

terminaux mobiles, en combinaison avec

des solutions de protection type «Mobile

Threat Defense» (MTD). Les gestionnaires

peuvent ainsi sécuriser une flotte d’appareils

mobiles, connaître précisément les

flux entrants et sortants. Les solutions

anti DDOS (attaques massives qui saturent les

serveurs) deviennent par ailleurs essentielles

pour une continuité des activités sans baisse de

productivité.

Toutes ces mesures que nous mettons en

œuvre permettent à nos clients de bénéficier

d’une excellente connexion à Internet, depuis

un poste fixe ou un appareil mobile et d’accéder

de manière sécurisée à leurs données, qu’elles

soient stockées sur un serveur interne ou dans

un centre de données.

Finalement, l’objectif n’est-il pas de

favoriser la transformation digitale?

GH: C’est tout à fait vrai. De l’infrastructure

de télécommunications aux


solutions ICT déployées, tous les tenants

de la transformation digitale doivent

être considérés sous le prisme de leurs

interactions, en gardant à l’esprit que le but

est de faciliter les processus de travail d’un

utilisateur final.

Le premier maillon de cette chaîne de

valeurs est le réseau interne câblé et wifi, la

dernière maille pouvant être le stockage des

données.

Actifs depuis 40 ans auprès des secteurs

publics et privés luxembourgeois, notre métier

consiste à sécuriser, simplifier, connecter et

à transformer… Nous accompagnons les

entreprises et organisations dans leur stratégie

de transformation digitale en considérant

tous les aspects de leur métier et de leur

environnement, jusqu’à la formation de leurs

salariés.

En matière de cloud, nous offrons des

solutions d’hébergement dans des centres

de données à Luxembourg et assurons aussi

des liaisons avec des centres de données à

l’international. Enfin, nous rendons possible

l’hybridité entre serveur interne, cloud privé

et cloud public. Nous offrons par ailleurs un

transport sécurisé vers des providers clouds

comme Google, Amazon et Microsoft sans

passer par Internet.

HS: Si toujours plus de communes viennent

à nous, c’est parce nous proposons des

solutions sur-mesure à leurs problématiques

spécifiques. Les employés peuvent par

exemple utiliser leurs appareils nomades

pour une utilisation professionnelle durant

la journée, et privée à partir d’une heure

donnée. Les objets à faible consommation

électrique sont par ailleurs utiles dans le

cadre des villes intelligentes, du monitoring

industriel ou encore de l’agriculture. Nous

proposons dans ce cadre toute une gamme

de services IoT via notre réseau LoRa (une

technologie réseau longue portée permettant

la communication à bas débit d’objets

connectés), qui peuvent accompagner

efficacement la croissance démographique

du pays. n

Hugues Stiernon et Gérard Hoffmann

A propos de Telindus Luxembourg –

www.telindus.lu

Fondée en 1979, Telindus Luxembourg

accompagne toutes les entreprises et

les administrations publiques dans leur

transformation digitale en leur fournissant

des solutions ICT et télécoms holistiques ainsi

que des services de support sur-mesure.

Telindus est devenue «Telindus powered

by Tango», pour offrir des solutions toujours

plus innovantes à ses clients et renforcer leurs

relations quotidiennes, tout en les simplifiant.

Avec plus de 500 collaborateurs expérimentés,

ses domaines d’expertise comprennent les

télécommunications fixes et mobiles, les

infrastructures ICT, le multicloud, les solutions

FinTech, la cybersécurité et les services managés.

Telindus Luxembourg est une filiale du Groupe

Proximus, principal fournisseur de services de

téléphonie, d’internet, de télévision et d’ICT en

Belgique. Proximus est présente au Luxembourg

via ses deux filiales, Telindus et Tango.


12 LG

NOVEMBRE 2018

ICT

Des solutions

innovantes

et accessibles

Réunies au sein d’une même structure, Rcarré et Rcube

sont fortes d’une expérience de 17 ans sur le marché

luxembourgeois. Avec 140 employés et 500 projets gérés par

an, le groupe peut être fier de sa croissance de 12% en 2017,

l’amenant ainsi à un chiffre d’affaires annuel de 16 millions

d’euros. Les deux entreprises reviennent aujourd’hui sur la

pertinence et la flexibilité de leurs solutions dans un secteur

de l’ICT en changement constant, par la voix de Céline

Dupuy, leur directrice commerciale et marketing.

Parlez-nous de vos sociétés Rcarré et

Rcube…

Le groupe propose des solutions informatiques

qui contribuent à porter à l’excellence et

à assurer la pérennité des activités de nos

clients, à travers six facteurs: la continuité de

leur activité, l’innovation et son accessibilité,

la sécurité des systèmes, le maintien de la

conformité réglementaire, des modèles

financiers adaptés et prédictifs, une approche

centrée sur leurs employés et clients et enfin

un engagement écologique et socialement

respectueux.

Pour atteindre ces objectifs, le groupe

comprend six départements: un premier est

dédié aux projets que nous implémentons

chez nos clients, une deuxième équipe est

en charge de la communication unifiée

et de la téléphonie, un autre service

s’attelle aux supports réactifs ou proactifs

24h/7j. Notre département «Business

Continuity», unique à Luxembourg

par l’approche end-to-end, héberge les

entreprises clientes, en cas de sinistre, afin

qu’elles puissent poursuivre leurs activités.

Le silo «User Experience» porte des

solutions qui rendent agréable et intuitif le

lien informatique entre l’entreprise et ses

clients finaux, fournisseurs et employés.

Enfin, notre département consultance

comprend une gamme de ressources très

large allant du conseil, à l’architecture

réseau et infrastructure, en passant par la

transformation digitale et la délégation

de postes couvrant toutes les strates d’un

système d’information, du support à la

gouvernance.

Quatre axes viennent les consolider de

manière transversale: le Cloud, la sécurité, la

conformité réglementaire et d’amélioration

continue (GDPR, NIS-Network and

Information Security, projet Rifkin,…) et

enfin, le financement. Concernant ce dernier,

la société R-Lease a rejoint notre groupe en

février dernier et nous permet aujourd’hui

d’adresser des modèles de leasing financier

ou opérationnel flexibles mais également

de porter, directement dans notre offre de

services, notre engagement dans l’économie

circulaire en favorisant et en garantissant une

seconde vie aux équipements.

“Des solutions

informatiques qui

contribuent à porter

à l’excellence et à

assurer la pérennité

d’une activité”

Les deux sociétés ont une base commune

forte. Nous avons décidé de les séparer en

deux SA pour offrir les niveaux de sécurité

et réglementaire, renforcés et exigés par le

secteur financier via Rcube, tout en évitant

des lourdeurs administratives et contraintes

techniques liées à la certification et en gardant

la flexibilité, des services et des coûts adaptés

pour les clients qui n’en ont pas l’utilité.

Quelles différences retrouve-t-on alors

entre ces deux entreprises?

La différence entre les sociétés Rcarré

et Rcube est finalement liée au profil du

client qu’elles prennent en charge. Rcarré

s’adresse davantage aux PME et PMI dont

le décisionnaire informatique connaît peu ou

partiellement ce domaine technique et doit se

reposer sur une société prestataire de confiance.

Dans ce cadre, nous nous positionnons en

tant qu’interlocuteur unique pour tous leurs

services informatiques et de téléphonie et

sommes facilitateur avec des parties tierces de

télécommunication, d’applications métiers,

informatique-machine, etc.

Rcube s’adresse quant à elle à des PSF, à des

clients sujets à des règlementations lourdes

et/ou dites «mission critical», c’est-à-dire

dont la dépendance informatique est forte.

A cet effet, nous réalisons régulièrement

des audits réglementaires et de sécurité,

attestées par des certificats délivrés par

des tiers de confiance. Nous donnons la

visibilité et les niveaux d’engagements

de résultats appropriés, tout en laissant

contrôle et maîtrise au client, qui est expert

dans son métier, et peut pleinement gérer et

mitiger son risque.

Au-delà des atouts que représente notre

agrément PSF, nous sommes en train


d’effectuer les démarches pour obtenir

la certification ISO 27001 à l’horizon

2020. Cela s’inscrit dans nos objectifs

d’amélioration continue de nos activités.

Réunies dans un même bâtiment, avec un

opérationnel très transversal et le meilleur

des deux univers, nos deux sociétés gèrent

les besoins des entreprises de toutes

tailles. Actuellement, nos clients sont

essentiellement issus des secteurs de la

finance et des assurances, de la logistique et

des transports, de l’industrie, du commerce,

de la santé et des biotechnologies, de

l’énergie et de l’eau ainsi que des services

publics et de l’Etat.

C’est notre identité, notre expérience, avec

nos compétences complètes et notre grande

adaptabilité aux besoins des clients, qui

nous rendent unique au Luxembourg.

Quel était l’objectif de votre événement

ProximIT du 2 octobre dernier?

L’une de nos valeurs clé est la proximité

avec nos clients, d’où le nom ProximIT.

Le but de cet événement était de renforcer

nos clients, les booster, les aider à créer des

différenciateurs forts. Notre idée était donc

de présenter aux visiteurs des solutions

innovantes et accessibles. Autrement dit,

adresser des problématiques d’entreprises

et modèles de marché à venir, au travers

de solutions suffisamment abouties pour

être efficaces, sur le plan de de l’adoption

pragmatique, de l’accessibilité financière et

de la rapidité de mise en œuvre.

Pour ce faire, d’une part nous disposons

d’un large écosystème de partenaires et

d’autre part, nous industrialisons certaines

solutions. En effet, nous identifions des

technologies qui répondent à un nombre

conséquent de demandes émergeantes

du marché, nous les éprouvons jusqu’à

obtenir une solution performante, nous

les standardisons pour réduire les coûts

d’implémentation et/ou de production et

enfin nous les diffusons à grande échelle.

Nous sommes à Luxembourg propriétaire

et expert en infrastructures cloud sécurisées,

en support local et en continuité, nous

disposons donc du moteur idéal pour

distribuer des applications à nos clients.

Le ProximIT était aussi l’occasion de

créer des synergies entre nos différents

partenaires et clients.

Cet événement comportait plusieurs

animations dont deux conférences sur la

RPA et la blockchain. Nos 22 partenaires

animaient quant à eux des stands exposant

leurs différentes solutions. Nous en avons

Rcarré SA et Rcube SA

77-79, Parc d’activités de Capellen

L-8308 Capellen

contact@rcube.lu

contact@rcarre.com

Céline Dupuy

également profité pour présenter plusieurs

nouveautés comme «Rsign», la première

plateforme de signature électronique SaaS

au Luxembourg, qui permet de signer

des documents de manière conforme et

réglementaire en ligne, ou comme «Risk

Quadrant», une solution de monitoring et

de gestion automatisée d’investissements.

Par ailleurs, nous avons exposé différentes

solutions liées à la Business Intelligence

dans des domaines variés tels que l’ERP,

la finance, la RH, le datawarehouse,…

L’idée étant d’avoir une analyse simplifiée

et automatisée sous forme de tableaux de

bord, permettant d’identifier rapidement

les données et les différents processus en

jeu afin de faciliter les prises de décisions.

Au total, nous avons accueilli 300 visiteurs

qui ont fait de cette journée un succès! n


14 LG

NOVEMBRE 2018

ICT

Les 5 règles

de la «Business Resilience»

L’analyse d’impact métier:

garantie de la continuité des activités

Ayant pour objectif la responsabilité sociétale, c’est par une approche du business que l’entreprise

doit aborder la continuité et la reprise de ses activités. Pour y parvenir, le Business Impact

Analysis (BIA) est crucial. Cette démarche est un préalable fondamental pour l’obtention de

la certification ISO 22301, relative aux systèmes de management de la continuité d’activités.

Entretien avec Christophe Ruppert, Senior Consultant, Lead Implementer & Lead Auditor

ISO 22301, Business Continuity Management Practice Lead au sein d’EBRC.

Christophe Ruppert


LG

NOVEMBRE 2018

15

Le concept de Business Continuity est

éprouvé. Apparu dans les années 80, il

adressait une partie de la problématique

avec les «disaster recovery plans». Les

efforts portaient essentiellement sur

l’informatique, avec la volonté de garantir

la disponibilité des systèmes ou permettre

leur remise en fonction rapide après un

incident. Ce n’est que plus récemment, avec

au début de cette décennie la publication de

la norme BS 25999 et l’établissement de la

certification ISO 22301, que le concept a

été élargi. «Désormais, les projets relatifs à

la continuité d’activités couvrent un spectre

étendu. Ils sont portés par le board, en

considérant l’activité avec une approche

holistique», commente Christophe

Ruppert. EBRC accompagne ses clients

avec la volonté de les rendre plus cyberrésilients.

A ce titre, la continuité d’activités

fait partie de ses principaux domaines

d’expertise.

Règle n° 1: Partez du métier

pour évaluer les impacts

«C’est en considérant le métier que

l’analyse doit se construire, en prenant en

compte l’ensemble des facteurs qui peuvent

nuire à la bonne marche de l’activité»,

assure Christophe Ruppert. «Ces enjeux

dépassent de loin la gestion des systèmes.

Cela implique de commencer par identifier

les activités essentielles à l’organisation,

à travers une meilleure compréhension

des processus, pour ensuite effectuer

une analyse d’impact. Il est important de

comprendre quels pourraient être les effets

de l’arrêt d’un processus critique dans le

temps et sur l’ensemble de l’activité».

Cette première étape relève du Business

Impact Analysis. Elle ne peut être conduite

qu’en menant une étude approfondie de

l’ensemble des départements constituant

l’organisation pour identifier les activités

entreprises et la manière dont chacun prend

part aux procédures.

Règle n° 2: Identifiez les activités

critiques et évaluez le niveau

de tolérance à l’interruption

«A travers les entretiens menés, identifiez les

activités critiques, les liens d’interdépendance

existants vis-à-vis d’autres départements

ou d’acteurs externes», indique Christophe

Ruppert. «Dans chaque département

et direction, challengez les équipes. Au

départ d’un framework établi au regard de

notre expérience et des bonnes pratiques

reconnues, évaluez également les effets

d’une interruption de l’activité au niveau

de chaque équipe selon différents critères

comme le Recovery Time Objective (RTO),

le Recovery Point Objective (RPO), le

Maximum Acceptable Outage (MAO) ou

encore le Minimum Business Continuity

Objective (MBCO). A travers ces indicateurs,

on relève ce qui est acceptable en termes

d’interruption pour chaque département,

et ce, jusqu’à la capacité réelle de l’IT à

supporter les métiers».

Règle n° 3: Alignez les besoins

au service du business

Parce que, d’un département à l’autre,

les perceptions de ce qui est acceptable

peuvent diverger, un des objectifs sera

de réconcilier les sensibilités au regard

des besoins réels du métier. «Dans la

plupart des cas, c’est au sommet de

l’entreprise que les arbitrages ont lieu,

le top management étant souvent le seul

à pouvoir statuer vis-à-vis des risques

encourus. Le management rationalise

et décide souvent par rapport au niveau

d’exposition admissible des affaires, donc

du secteur d’activité et de la clientèle de

l’entreprise, en cas d’incident majeur»,

précise Christophe Ruppert. «Pour

l’obtention d’une certification liée à la

continuité d’activités, il est indispensable

de réconcilier l’ensemble des besoins des

équipes autour d’un processus critique».

Règle n° 4: Evaluez les processus

afin de retenir les meilleures solutions

L’analyse de l’impact business est au cœur

de toute démarche relative aux enjeux de

continuité d’activités. Elle sera complétée

par une analyse des risques. Celle-ci se

traduit par l’identification des menaces

pouvant conduire à l’interruption d’une

activité jugée critique et par l’évaluation

de la probabilité de leur survenance.

«Considérant l’ensemble de ces éléments,

on peut imaginer des scénarii et des plans

de reprise de l’activité dans les meilleurs

délais selon les différents cas de figure.

Prenez les processus, soumettez-les à

la menace afin d’envisager les solutions

à mettre en place, comme par exemple

la relocalisation des collaborateurs ou

un plan de redéploiement des systèmes

des garanties relatives à la restauration

des lignes de télécommunication, sans

oublier d’évaluer le niveau de résilience

de vos fournisseurs critiques», conseille

Christophe Ruppert.

Règle n° 5: Simplifiez-vous la vie.

Tirez parti de la certification ISO 22301

La certification ISO 22301 a été élaborée

spécialement afin de permettre aux

organisations de s’inscrire dans une

démarche d’amélioration continue: c’est

un cadre standardisé idéal pour démarrer.

«L’enjeu n’est autre que de mieux protéger

l’activité dans sa globalité, par une meilleure

compréhension des processus et des

risques, et de s’assurer de sa robustesse

avec l’ensemble des parties prenantes tels

que les clients, les partenaires ou encore

le régulateur de l’entreprise», explique

Christophe Ruppert. «Une telle certification

est de nature à rassurer, à garantir la

confiance vis-à-vis de la tenue des activités».

EBRC accompagne des institutions actives

dans le secteur de la finance, des banques, de

l’industrie et de l’assurance pour l’obtention

de cette certification. n

Distinguer le risque de la menace

Selon Christophe Ruppert, Senior Consultant,

Lead Implementer & Lead Auditor ISO 22301,

Business Continuity Management Practice

Lead, EBRC.

Beaucoup d’acteurs confondent risque et

menace. Il est toutefois important de les

distinguer. La menace est un élément bien

particulier, une occurrence parfaitement

identifiable. Il peut s’agir de la divulgation

d’informations, une tentative de corruption,

une intrusion dans des systèmes informatiques

ou encore un acte terroriste. Cette menace

peut s’abattre plus ou moins facilement sur un

processus, en fonction des vulnérabilités qu’il

présente.

Pour évaluer le risque, il faut identifier la

menace et définir la probabilité qu’elle affecte le

processus. Il faut aussi évaluer l’impact de cette

survenance probable sur l’activité, les finances,

la réputation, ou encore vis-à-vis des obligations

règlementaires. On obtient alors un niveau de

risque faible, moyen ou important. Sur cette

base et avec ces indicateurs, le dirigeant sera

en mesure de définir l’objectif à atteindre:

l’éliminer, le mitiger, voire l’accepter.

EBRC

5, Rue Eugène Ruppert

L-2453 Luxembourg

www.ebrc.lu


16 LG

NOVEMBRE 2018

ICT

ATENA workshop

itrust consulting et l’Université du Luxembourg ont organisé

conjointement un workshop public le 18 octobre 2018,

consacré au projet H2020 ATENA, dont le thème est la

cybersécurité des Infrastructures Critiques (IC).

Carlo Harpes

Carlo Harpes a souligné le potentiel

d’exploitation des synergies entre ATENA

et les outils d’itrust consulting (comme

TRICK Service) dans le cadre de ces efforts

nationaux. En particulier, des outils de

surveillance de la sécurité en temps réel

attendent maintenant d’être testés par les

opérateurs d’IC.

Enfin, Carlo Harpes a animé une table

ronde sur la sécurité des IC et la façon

dont la recherche y contribue, à laquelle

ont participé Klaus Kursawe, Leonid Lev

(IEC), Reinhard Hutter (CESS) et Paolo

Pucci.

“Les régulateurs,

les opérateurs

et les fabricants

sont les principaux

catalyseurs

de l’amélioration

de la sécurité”

L’objectif d’ATENA est de construire

une suite d’outils intégrés pour aider les

opérateurs d’IC à gérer et à répondre aux

cyberattaques en temps quasi-réel afin de

maintenir la qualité de service nécessaire à

ces infrastructures. ATENA a choisi de se

concentrer sur le cas des services publics

critiques, à savoir l’approvisionnement en

électricité, en eau et en gaz naturel. La

récente cyberattaque qui a ciblé le réseau

électrique ukrainien en 2017 est un exemple

poignant du type de scénarios qu’ATENA

entend éviter.

La journée a commencé par une

intervention fascinante de Klaus Kursawe

(Gridsec) sur les dangers inhérents au

réseau électrique intelligent moderne

et plus généralement à la convergence

des technologies de l’information et des

technologies opérationnelles dans le monde

de l’Internet des objets (IoT), qui crée de

nombreuses nouvelles failles de sécurité. Il a

montré comment des millions de compteurs

intelligents actuellement en Europe

peuvent être attaqués en raison d’une

conception cryptographique inappropriée.

Selon Luxmetering, ce défaut a été éliminé

avec succès avant le déploiement de tels

compteurs au Luxembourg. François

Thill (ministère de l’Économie) a ensuite

pris la parole pour souligner l’importance

de la communication et du partage des

informations pour améliorer la «situational

awareness» de la société en général.

Puis, Paolo Pucci (coordinateur général

d’ATENA, de Leonardo) et Stefano Panzieri

(coordinateur technique ATENA, de

l’Université Roma Tre) ont présenté les objectifs

du projet. Des exposés techniques et des

démonstrations par de nombreux partenaires

ATENA – y compris itrust consulting – ont

ensuite présenté les résultats des différents

axes de travail, allant de la modélisation des

IC à la détection des intrusions, en passant par

l’évaluation des risques en temps réel et enfin

l’atténuation de ces risques.

L’après-midi a vu Stefano Panzieri et

Carlo Harpes (itrust consulting) parler

respectivement du projet H2020 RESISTO

et des projets luxembourgeois SGL Cockpit

et IDS4ICS.

L’accent a été mis sur le fait que les projets

de R&D ont tout intérêt à réfléchir à la

façon de déployer concrètement leurs

produits sur le terrain afin de maximiser

leur impact. En effet, un panéliste a

souligné que la principale faiblesse des

programmes de R&D est l’absence d’une

transition contrôlée, financée ou structurée

permettant de passer d’un résultat R&D à

un produit opérationnel.

À la question de savoir lequel parmi

les régulateurs, les opérateurs ou les

fabricants, est le principal catalyseur de

l’amélioration de la sécurité, il est apparu

que chacun de ces acteurs détient un rôle

important et distinct à jouer, qui doit être

pris plus au sérieux maintenant que par le

passé. Un panéliste a même ironiquement

suggéré de couper le courant une fois

par an pour rappeler aux citoyens sa

réelle valeur et la nécessité de protéger

l’approvisionnement. n

Communiqué par itrust consulting


Smart

Decisions.

Lasting

Value.

CROWE is represented in Luxembourg

by three independent firms:

• C-CLERC S.A. (Audit)

• FIDUO (Accounting and

corporate services)

• FC ADVISORY (Business and

tax advisory)

C-CLERC S.A.

Fiduo

1, rue Pletzer 10a, rue Henri M. Schnadt

L-8080 Bertrange L-2530 Luxembourg

+352 26 38 83 +352 24 612 1

FC Advisory

10a, rue Henri M. Schnadt

L-2530 Luxembourg

+ 352 20 60 16 00

Three firms, one website: www.crowe.lu


18 LG

NOVEMBRE 2018

MARDI 02.10.2018

La mobilité des candidats

luxembourgeois en question

Le 2 octobre dernier, lors d’un petit-déjeuner organisé par HROne, Arthur Meulman,

General Manager de jobs.lu, a présenté les résultats de l’enquête «The European Mobility

of Candidates» réalisée début 2018 par le Boston Consulting Group et The Network. Plus

de 197 pays ont répondu à cette enquête dans le monde et jobs.lu en a été le partenaire

exclusif au Luxembourg. Au niveau international, 57,1% des répondants sont ouverts à la

mobilité contre 63,8% en 2014. Localement, plus de 450 personnes de tous horizons se sont

prêtées au jeu pour représenter le Grand-Duché. «Parmi le total des sondés, 82% sont prêts

à travailler à l’étranger (dans le top 3 Suisse, Allemagne, Etats-Unis) et 91% pour les profils

jeunes, hautement qualifiés et digitaux», a indiqué Arthur Meulman. Côté motivations, ils

s’attachent à la stabilité financière de l’entreprise, ses valeurs puis au contenu du job. Dans

les pays frontaliers, ce sont les relations au travail qui arrivent en tête. Dans ce contexte,

la mobilité professionnelle apparaît-elle davantage comme une opportunité ou un challenge

pour les recruteurs?

1. Arthur Meulman, General Manager, jobs.lu

2. L’équipe jobs.lu

1

2


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20 LG

NOVEMBRE 2018

DIGITALISATION

Relier le monde

physique au digital

Premier big four à recevoir les certifications PSDC-C et

PSDC-D au Luxembourg, KPMG ouvre un nouveau dialogue

avec ses clients existants et en rencontre de nouveaux à

travers sa nouvelle gamme de services de dématérialisation

et de conservation. Jean-Luc Brach, Executive Director chez

KPMG Luxembourg, nous parle des atouts de ce statut pour

l’entreprise mais également pour le pays qui pourra exporter

son savoir-faire en dehors de ses frontières.

A quoi correspondent les certifications

PSDC-C et PSDC-D?

Il s’agit d’une famille de certifications qui

concerne la conservation et la digitalisation

des documents. Elles sont issues d’une loi

luxembourgeoise de 2015 et permettent

de garantir qu’un document digital aura la

même valeur probante que son équivalent

papier – qui pourrait alors être supprimé –

et ce, dans toutes les situations possibles.

Le gouvernement s’est appuyé sur l’Institut

luxembourgeois de la normalisation, de

l’accréditation, de la sécurité et qualité des

produits et services (ILNAS) pour mettre en

place cette certification et voudrait exporter

ce concept à l’étranger, car rares sont les

pays européens qui possèdent ce type de lois

aussi généralisées qu’au Luxembourg. Le

pays voudrait donc faire de cette pratique

un exemple, dans la continuité de l’initiative

Digital Lëtzebuerg qui implique d’avoir une

certaine avance au niveau des technologies

ainsi que des mœurs et des habitudes de travail.

Nos clients ont en effet souvent l’obligation

de conserver des documents pendant dix ans

et de respecter le règlement général sur la

protection des données (RGPD). Grâce à ce

nouveau statut, nous nous dotons de bons

outils de conservation électronique permettant

de filtrer les documents, d’identifier ceux qu’il

faut supprimer, de facilement les retrouver et

de les communiquer rapidement au client sur

demande.

Sur base de quels critères a été évaluée

KPMG en vue de sa certification?

L’ILNAS a revu toutes nos procédures

selon différents critères et a vérifié notre

certification ISO 27001, garantissant la

sécurité et la confidentialité des informations.

Ce travail de longue haleine a nécessité une

grande mobilisation de la part de nos équipes

en matière de documentation et de vérification

des procédures.

“Nous créons

un univers digital

de confiance,

c’est-à-dire

d’une valeur

égale et pérenne”

A l’heure actuelle, seuls six statuts PSDC

ont été établis, parmi lesquels l’on retrouve

deux institutions étatiques et quatre sociétés

commerciales dont KPMG, seul Big Four

à avoir été certifié. Cela nous offre un

avantage concurrentiel car les sociétés ne

possédant pas cet agrément ne pourraient

pas offrir le même type de services «tout en

un». Par exemple, certains de nos prospects

doivent adopter des procédures KYC

(Know Your Customer) et AML (contre le

blanchiment d’argent et le financement du

terrorisme) qui impliquent des vérifications

de documents et génèrent beaucoup

d’échange de papiers. Parmi la nouvelle

gamme de services que nous pouvons offrir

avec cette certification, nous sommes en

mesure de faire du BPO (Business Process

Outsourcing) et donc d’externaliser ces

processus et de stocker électroniquement

ces documents, puisque qu’ils ont une

valeur probante.

Beaucoup d’autres services s’ouvrent

également à nous. Par exemple, nous

pouvons accompagner la transition

digitale des entreprises en conservant

leurs documents et en réoptimisant leurs

processus de capture, d’autorisation et

de réclamation en les rendant totalement

digitaux. Nous pouvons également

automatiser le traitement de processus

chronophages et peu valorisants comme

la réclamation de la TVA intracommunautaire.

Grâce aux concepts d’utilisation de la

PSDC, nous relions les mondes physique

et digital et créons un univers digital

où la confiance est le moteur de la

transformation numérique, c’est-à-dire

d’une valeur égale et pérenne. Ainsi nos

clients peuvent nous confier la gestion de

leurs archives sur une longue période pour

que nous en assurions ensuite l’intégrité

en identifiant chaque année ceux qu’il faut

détruire ou rafraîchir.


Qui sont vos prospects pour ces activités?

Les publics sont très divers, nous

commençons à toucher le monde public et

parapublic ainsi que celui de la santé. Quant

au milieu des entreprises industrielles, il

met en œuvre des processus moins intégrés

et des écosystèmes complexes qui génèrent

encore beaucoup de papier et que nous

aidons à passer vers le digital.

Nous adressons à tous nos clients une

offre technique de digitalisation mais aussi

de services de consulting grâce auxquels

nous les aidons à optimiser leurs processus

opérationnels et à dessiner de meilleurs

circuits de circulation de l’information et

de décision.

Parmi vos services de consulting on

retrouve le «low code development

platform»…

La plateforme que nous utilisons a

effectivement l’avantage d’être orientée

«low code». En effet, il est de plus en

plus difficile de trouver des informaticiens

en Europe mais il existe aujourd’hui des

outils agiles et rapides en matière de

développement qui permettent de réaliser

des applications de manière assez intuitive.

De plus, une application y est facilement

adaptable: il est possible de la tester puis

de l’optimiser par la suite. Nous aidons

ainsi nos clients à réaliser leur potentiel de

digitalisation et à faciliter leurs processus,

et ce, de manière très concrète.

Et qu’en est-il des clients ayant besoin

de conserver leurs archives physiques?

Nous faisons appel à des partenaires PSF

locaux spécialisés en matière d’archivage

physique. Notre concept est celui-ci: nous

récupérons les documents physiques, les

indexons dans le même système que les

documents électroniques, puis nous les

transportons de manière sécurisée et les

stockons dans des hangars robotisés. Deux

options de stockage sont alors offertes au

client; la première correspond à d’immenses

hangars gérés par des transpalettes

automatisées qui peuvent retrouver

un document en quelques minutes. La

deuxième implique un stockage dans des

bibliothèques elles-mêmes insérées dans des

containers et qui se déplacent, seuls, dans

un grand hangar. En fonction des besoins

du client et de la fréquence de rappel des

documents, l’une ou l’autre technique est

préférée en consultation avec le client. n

KPMG

39, Avenue John F. Kennedy

L-1855 Luxembourg

info@kpmg.lu

www.kpmg.lu

Jean-Luc Brach


22 LG

NOVEMBRE 2018

DIGITALISATION

L’impression

à l’heure du digital

Personnalisation de l’offre afin d’améliorer l’expérience client,

formations internes, renouvellement de l’équipement,…

autant d’aspects liés de près ou de loin au virage digital opéré

par le domaine de l’impression au Grand-Duché. Roland

Dernoeden, administrateur délégué et directeur général

de l’Imprimerie Centrale, revient sur ces processus de

digitalisation qui impactent son secteur et sa société.

Comment digitaliser l’impression, un

domaine plutôt classique et traditionnel?

Détrompez-vous: l’activité d’impression

est beaucoup moins «classique et

traditionnelle» qu’on ne le pense souvent.

Elle est déjà entrée depuis très longtemps

dans l’ère du digital: des presses numériques

coexistent aux côtés des presses offset

depuis des dizaines d’années.

La digitalisation dans notre domaine

concerne bien sûr l’équipement de

production, mais aussi tout l’équipement de

gestion. Sans oublier le point central sans

lequel rien de tout cela ne fonctionnerait:

les compétences de notre personnel.

À cet égard, l’Imprimerie Centrale a participé

au programme «Skillsbridge» du ministère

du Travail. Notre dossier a été

retenu et nous allons donc mener une

grande campagne de formation pour

notre personnel. Il s’agira pour certains

de perfectionner leurs connaissances

informatiques, et pour d’autres, de les

mettre ou de les remettre à niveau dans ce

domaine.

Le domaine de la communication fait face

à un changement technologique majeur

et nous considérons que cette étape de

formation est tout à fait indispensable pour

opérer au mieux ce virage digital.

Quelles sont vos offres en matière de

digital?

Notre offre en matière de digital concerne

surtout les aspects liés à la personnalisation.

C’est le point central de notre offre

«variable data processing».

Le principe en est que, contrairement à la

technologie offset où la même information est

imprimée sur toutes les feuilles, la technologie

digitale permet d’imprimer des données

différentes sur chaque feuille. Ce système

est particulièrement apprécié du secteur

financier, par exemple pour l’impression des

extraits de compte, des portefeuilles titres,

etc. Mais il peut aussi avoir une fonction

marketing: couplé avec une base de données,

il permet de personnaliser le message et de le

cibler par rapport au destinataire.

“Le domaine de la

communication fait

face à un changement

technologique

majeur”

De plus, nous offrons la technique du «white

space management». Quand il reste de

l’espace blanc sur une page (facture, extrait,

information, etc.), cette technique permet

de le mesurer de façon dynamique pour y

insérer un message prédéfini correspondant

à sa taille. C’est un atout appréciable pour

cibler le message et cela permet de ne pas

gaspiller d’espace. Je vous donne un exemple

simple: une facture de votre garagiste est

imprimée sur une page et demie. La demipage

restante peut être utilisée pour la

promotion d’accessoires de saison, pour des

offres spécialisées, pour de la publicité en

rapport avec votre voiture, etc. Ainsi, en plus

du secteur financier, le secteur du commerce

peut aussi bénéficier de ces services.

Source photo: IC

Nous mettons aussi la digitalisation au

service de nos clients via des interfaces

customisées: ils peuvent choisir leur

produit en ligne, le personnaliser à volonté,

en définir les paramètres (tirage, volume,

type de papier, etc.) et finalement le

commander en ligne. Plusieurs clients issus

des institutions internationales, notamment

à Paris, ont choisi de nous faire confiance

en utilisant nos interfaces.

Mais la digitalisation va encore plus loin:

nous avons mis en place un système par

lequel toutes les opérations administratives

(devis, bon de commande, facture, bon de

livraison, etc.) sont couplées directement

avec les informations de production. Cela

permet un gain de temps appréciable à tous

points de vue ainsi qu’une grande sécurité

des données.

À terme, cette intégration globale concernera

également toutes nos certifications (ISO

9001, ISO 14001, FSC, PEFC, Imprim’Vert,

etc.).


Toute votre activité est donc concernée

par la digitalisation?

C’est exact, nous sommes un «global player»

dans notre domaine, c’est-à-dire que nous

offrons tous les services liés à la communication,

au-delà de l’activité d’impression et de reliure:

création graphique, structuration XML et

mise en page automatique, recherche et vente

d’espaces publicitaires, etc.

Toutes ces activités sont pilotées par voie

digitale et, ce qui est aussi important, elles

sont rendues visibles et conviviales pour nos

clients.

Quel est l’avenir du digital dans l’impression?

Certains considèrent la révolution digitale

comme une menace pour l’impression: les

supports papier diminuent au profit des

supports nomades. Bref, tous les imprimeurs

vous le diront: on imprime moins.

Il faut donc s’adapter à cette nouvelle

configuration et à ces nouvelles habitudes de

consommation de l’information. Le papier ne

disparaîtra pas, j’en suis persuadé. Mais pour

le rôle qu’il joue de plus en plus actuellement,

la technologie d’impression digitale est en

train de conquérir l’espace traditionnellement

dévolu à l’impression offset.

Si au début elle se limitait aux petits

tirages, de plus en plus de constructeurs

ont perfectionné leur équipement: de

mon point de vue, la qualité ainsi que les

performances des presses digitales seront,

à terme, égales à celles de l’offset. Ce n’est

pas pour demain, mais le processus est en

cours.

Comment concevez-vous l’avenir digital

de l’Imprimerie Centrale?

Nous y attachons une grande importance

parce que, comme je l’ai dit, c’est une

technologie d’avenir pour notre métier.

Imprimerie Centrale S.A.

15, rue du Commerce

L-1351 Luxembourg

www.ic.lu

Roland Dernoeden

Précisément, nous sommes en train de

déménager notre atelier de production

digitale depuis la gare vers la Cloche

d’Or, où nous sommes propriétaires d’un

grand immeuble. Nous en avons profité

pour renouveler partiellement notre parc

machines et, d’ici la fin de l’année, toute

notre activité digitale sera totalement

opérationnelle dans nos nouveaux ateliers. n


24 LG

NOVEMBRE 2018

DIGITALISATION

Quand l’affichage

digital dynamise

les communes

La commune de Dudelange a récemment inauguré le premier

E-Reider interactif du Grand-Duché de Luxembourg.

La société Broadcasting Center Europe (BCE) se trouve

en amont du projet et a déjà effectué quelques initiatives

qui en appellent d’autres au sein de plusieurs communes…

Rencontre avec Xavier Thillen, Head of Production & Digital

Media Operations, qui détaille l’ensemble de ces actions

résolumment tournées vers l’avenir.

«Notre première installation en termes

d’affichage dynamique a démarré en 1995,

lors de l’année culturelle au Luxembourg,

elle concernait l’abbaye de Neunmünster.

Nous y avons installé le premier système

SCALA qui gère la partie guidage et

information», indique Xavier Thillen, Head

of Production & Digital Media Operations

chez Broadcasting Center Europe, acteur

européen majeur de services techniques de

pointe notamment dans les domaines des

médias et des télécommunications. En 1995,

le «digital signage» -le terme anglais pour

désigner l’affichage dynamique- n’en était

qu’à ses débuts et BCE a véritablement lancé

cette initiative plus tard, en 2012, lorsque la

société a installé près de 80 écrans pilotés

individuellement au centre de conférence du

Kirchberg, puis en 2013 avec des installations

de la Banque Européenne d’Investissement

et du Centre National de l’Audiovisuel.

Mondorf-les-Bains: commune pionnière

Broadcasting Center Europe s’est lancée

dans le grand bain de son offre dédiée

aux communes à… Mondorf-les-Bains en

2013. «Au-delà des entreprises comme

Arcelor Mittal ou encore la BEI, nous nous

intéressons fortement aux communes et

nous pensons que cette technologie peut

leur être utile. Nous avons commencé avec

le nouveau Biergen-Center de Mondorfles-Bains

il y a cinq ans. La commune

souhaitait se munir d’un système de

ticketing et le combiner avec un système

d’affichage d’informations utiles pour les

citoyens. Sur les écrans, nous leur offrons

ainsi le streaming rtl.lu avec les actualités,

la météo,… en plus du service ticketing»,

étaye Xavier Thillen.

Bettembourg et Dudelange emboitent

le pas

Un succès qui ne passe pas inaperçu

dans un petit pays comme le Grand-

Duché. Bettembourg en février 2016,

puis Dudelange en novembre de la même

année, se sont penchées sur cette même

initiative, à savoir la combinaison du

système de ticketing avec une borne tactile

et l’affichage d’informations. «Par ailleurs,

nous travaillons sur l’E-Reider à Dudelange

depuis l’an dernier. Au début, nous avions eu

l’idée de remplacer entièrement le physique

par le digital. Après quelques réflexions,

nous avons décidé d’opter pour un côté plus

ludique en proposant un E-Reider interactif

qui comprend plusieurs rubriques faciles

d’accès comme l’information concernant la

circulation, les commodo-incommodo,…»,

détaille Xavier Thillen, ravi de la mise en

place du premier E-Reider de cette forme

et de cette taille au Luxembourg.

De là à rendre l’administration moins

humaine? «Absolument pas. Notre optique

est de faciliter l’accès à l’information

pour le citoyen. Pour lui comme pour

l’administration c’est un gain de temps…

tout en sachant que ces informations seront

plus précises et ciblées», garantit-il.

Des solutions personnalisées pour les

communes

L’administration communale gère à

100% les informations qui passent sur

l’écran. «BCE s’occupe du développement

de l’affichage dynamique et plusieurs

communes sont en discussion avec nous

actuellement. Elles semblent avoir la volonté

de se diriger vers le «paperless» et notre

solution s’inscrit dans cette démarche»,

indique-t-il. Une démarche, justement,

qui est réalisée en étroite collaboration

avec les décideurs dans les communes. La

société mène de nombreuses discussions au

sujet de leurs demandes et de leurs attentes.

«Elles ont leurs idées et notre rôle doit

être de les guider pour les adapter sur le

terrain. Ce n’est pas qu’une offre standard

que nous proposons aux communes, elle est

vraiment personnalisable en fonction de

leurs souhaits et de leurs désirs».

Beaucoup de paramètres entrent ainsi en

jeu comme la taille des écrans, le système de

mise à jour, le type de flux d’information, le

lieu de l’installation,… «les budgets pour un

projet varient alors en fonction des besoins

des clients», souligne Xavier Thillen.

“Faciliter l’accès

à l’information

pour le citoyen”

Des formations pour plus d’autonomie

De telles installations nécessitent obligatoirement

des connaissances pour les faire

fonctionner. «Nous offrons également des

formations à nos clients. Il y a toute une

mécanique à connaître, mais au final, ces

systèmes restent très faciles d’utilisation.

Les formations se déroulent sur place et

nos experts les accompagnent dans leurs

premières fois avec cette technologie. A

terme, les employés doivent être capables

d’utiliser et d’alimenter une telle structure

en totale autonomie».

Xavier Thillen et Broadcasting Center

Europe ne comptent pas s’arrêter là et

réflechissent déjà aux solutions futures qu’ils

pourraient apporter aux communes. «Nous

avons deux extensions sur notre feuille

de route: l’une vise à modifier le système

d’information touristique; l’autre concerne

les panneaux aux entrées et aux sorties des

villages. Nous discutons actuellement avec

l’Administration des Ponts et Chaussées

afin de remplacer l’ancien affichage aux

lettres rouges pour un affichage digital non

transitoire qui respecte la législation en

vigueur», conclut-il. n

Broadcasting Center Europe

43, Boulevard Pierre Frieden

L-1543 Luxembourg

www.bce.lu


LG

NOVEMBRE 2018

25

Xavier Thillen

1

2

3

4

5 6

Références: 1. Centre de Conférence - Kirchberg — 2. BEI — 3. Mondorf — 4. CNA — 5. Dudelange — 6. Bettembourg


26 LG

NOVEMBRE 2018

DIGITALISATION

Dudelange en pole position

pour la digitalisation

Si la marche vers la digitalisation du secteur public

luxembourgeois fait partie intégrante des priorités, des

discours et des idées politiques, la ville de Dudelange

balaye ces théories d’un seul revers de main pour s’y atteler

concrètement. Le mardi 9 octobre 2018, la commune du Sud

a inauguré en partenariat avec Broadcasting Center Europe,

le premier E-Reider tactile interactif, installé sur la place de

l’hôtel de ville.

Dudelange devient d’ailleurs la première

commune luxembourgeoise à proposer un

tel service interactif.

«Au total, nous avons investi un budget de

60.000 euros pour l’élaboration de ce projet

qui complète les autres plateformes mises à

disposition pour nos citoyens. En effet, il ne

s’agit ni de remplacer l’E-Reider physique

affiché sur papier à l’extérieur de l’hôtel de

ville, ni le site internet. Ce n’est absolument

pas l’objectif», étaye le bourgmestre en

place depuis 2014. Par ailleurs, la nouvelle

borne interactive a été pensée pour

être accessible à tous et notamment aux

personnes à mobilité réduite.

Plus qu’un gadget, l’E-Reider interactif

est consultable en trois langues: en

luxembourgeois, en français et en allemand.

Plusieurs informations de différents services

communaux sont mises à disposition des

Dudelangeois qui souhaiteraient s’informer

rapidement et en quelques tapotements de

doigts au beau milieu du centre-ville.

“Etre accessible

aux personnes

à mobilité réduite”

«L’installation de cet E-Reider novateur à

Dudelange démontre notre volonté d’être

au plus proche de nos concitoyens». Tel a

démarré le discours du bourgmestre Dan

Biancalana, présent aux côtés des échevins

Loris Spina, René Manderscheid, Josiane

Di-Bartolomeo-Ries et Claudia Dall’Agnol.

Celui-ci a été conçu et installé par la société

Broadcasting Center Europe. «C’est

simple, notre commune avait déjà collaboré

avec BCE auparavant, elle a notamment

procédé à l’installation du totem interactif

à l’intérieur de l’hôtel de ville. Nous avons

logiquement voulu renouveler l’expérience

avec eux», poursuit Dan Biancalana.

Ce projet d’installation prend simplement le

pas sur les idées tenues dans son programme

électoral lors des élections communales en

2017 et résolument axées sur le développement

et la modernisation de sa ville.

«Des actualités du service de l’Etat civil

comme les mariages, les pacs ou les heures

de permanences sont consultables à tout

moment. Nous sommes en pleine période

électorale et cette borne dispose aussi

d’une rubrique qui concerne les élections

où l’on peut par exemple accéder aux listes

des candidats, aux anciens résultats,...

Les résumés des séances du conseil

communal, les règlements communaux,

les PAP ou encore les PAG sont également

visibles sur l’écran et cette liste n’est pas

exhaustive. Sans oublier les informations

classiques liées au service de la circulation

et notamment tout ce qui concerne les

règlements temporaires», conclut Dan

Biancalana. n


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28 LG

NOVEMBRE 2018

BRÈVES COMMUNALES – SUD

PAR PIERRE BIRCK

DUDELANGE

La Maison des Jeunes de Dudelange

a fait appel à la générosité des

Dudelangeois du 10 octobre au 9

novembre. Durant cette période,

l’entité a collecté des couvertures et

des produits hygiéniques tels que des

déodorants, des shampooings, des

savons, des rasoirs ou de la mousse à

raser au profit de l’association «Stëmm

vun der Strooss». Celle-ci a été fondée

en 1996 et œuvre en faveur de

l’intégration professionnelle et sociale

de personnes défavorisées comme les

sans-abris, les chômeurs, les ex-détenus,

les émigrés ou encore les demandeurs

d’asile.

Source: dudelange.lu

DIPPACH

Le 11 novembre, la Home Saint Joseph

à Schouweiler a accueilli le concert

«The Wild Wild West» organisé

en collaboration avec l’association

«Dippech Hëlleft». L’auteur de

plusieurs contes illustrés Mireille

Weiten-de Waha était également de la

partie pour un dimanche après-midi de

convivialité. Source: dippach.lu

KEHLEN

Lundi 5 novembre dernier, les plus

jeunes, les adultes et les plus âgés

ont pu se rendre au Club Senior de

Kehlen pour une soirée dédiée aux

jeux de société et organisée par la

Commission de la famille et de l’égalité

des chances. Source: kehlen.lu

ROESER

Peu avant Halloween, le Musée rural

et artisanal de Roeser avait organisé la

quatrième édition de son événement

«Spuk am Musée». Trois classiques du

film d’horreur ont ainsi été diffusés de

19h30 à minuit le 27 octobre, à savoir

Halloween de John Carpenter (1978),

Bram Stoker’s Dracula de Francis Ford

Coppola (1992) et Drag Me to Hell

de Sam Raimi (2009). Les films ont

également pu être visionnés gratuitement,

en anglais sous-titrés français et

allemand. Source: agenda.roeser.lu

ESCH-SUR-ALZETTE

«Migration: quelles politiques d’intégration au Luxembourg?»,

c’est le titre de la conférence qui s’est déroulée à la Kulturfabrik

le 6 novembre en soirée. Elle a réuni un panel d’experts, dont

Marie-Sophie Callens, docteur en Sciences sociales, Sylvain Besch,

responsable du Centre d’études et de formation interculturelles et

sociales, Paul Galles, coordinateur bénévolat solidaire chez Young

Caritas, Laura Zuccoli, présidente de l’Association de soutien aux

travailleurs immigrés et Marie Valentova chercheuse au LISER.

Il y était notamment question des politiques d’intégration et des

préférences des citoyens au Luxembourg, Ce pays multiculturel

où, selon le STATEC en 2018, 48% de la population ne possède pas

la nationalité luxembourgeoise.

Source: plurio.lu

DIFFERDANGE

L’artiste peintre Rol Steimes et le sculpteur autodidacte Jhang

Meis ont réuni leurs œuvres d’art au centre culturel Aalt Stadhaus

pour une exposition gratuite du 25 octobre au 10 novembre, Le

premier s’inspire du passé industriel et métallurgique du sud du

Grand-Duché. Le second, autodidacte, a réutilisé des pièces non

conformes et des rebuts de la sidérurgie pour les transformer en

œuvres d’art.

Source: differdange.lu

LEUDELANGE

La journée du 10 novembre a été entièrement consacrée aux

plus jeunes de la commune de Leudelange avec le «Forum des

Jeunes» qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative «Ma commune,

je participe!» au centre culturel «An der Eech». L’idée étant

de recueillir les idées innovantes des jeunes de 12 à 26 ans,

de débattre aussi sur les changements et les projets qu’ils

souhaiteraient créer pour améliorer le vivre ensemble: que ce soit

au niveau social, citoyen, environnemental,... Un brunch a même

été offert par la commune pour offrir un moment convivial mais

surtout amener les plus jeunes à participer et à jouer un rôle dans

les décisions politiques de Leudelange. Source: leudelange.lu

KAYL

Le centre culturel «Schungfabrik» de Tétange a fait revivre

l’iconique chanteuse française Edith Piaf la soirée du 8 novembre.

Véronique Kinnen a repris ses classiques en chanson pour ce

concert intitulé «Hommage à la Môme». Source: kayl.lu

MAMER

La commission des sports et des loisirs

s’est réunie dans la salle des fêtes

à Mamer le 16 novembre dernier,

L’objectif d’un tel événement était

simplement de recevoir les meilleurs

sportifs de la commune.


Source: mamer.lu

MONDERCANGE

Robin-Hood, le club de tir à l’arc de

Mondercange a organisé un tournoi

international 2 x 18 m indoor au centre

sportif Arthur Thinnes de la ville ce

dimanche 11 novembre. Pour rappel,

Raymond Teckes avait remporté

le championnat national individuel

Outdoor en vétéran en juillet dernier au

sein du même complexe.

Source: robinhood-mondercange.com

PÉTANGE

«Directive anticipée et disposition de fin de

vie», c’est le titre de la conférence organisée

dans la maison de la culture «A Rousen»

par le Club Senior Prënzebierg l’aprèsmidi

du 13 novembre. Il y était notamment

question de directives médicales et

administratives. Source: petange.lu

RECKANGE

L’association des parents d’enfants de

Reckange-sur-Mess (APERM) se réunira

pour la traditionnelle assemblée générale

le 22 novembre prochain. Du primaire

au postprimaire, cette association a

pour objectif d’établir un dialogue

permanent entre tous les acteurs

scolaires avec un seul but: le bien-être

des élèves. Source: reckange.lu

SCHIFFLANGE

Du 8 au 15 novembre s’est déroulée

l’exposition de photos «Sos Faim» dans la

salle Grand-Duc Jean. Celle-ci concernait

des clichés pris dans la région du Burkina

Faso autour du projet «Mutuelles de

Solidarité», dit «MUSO». Celui-ci a été

totalement soutenu par la commune de

Schifflange et l’association «Schëffleng

Hëlleft». Source: schifflange.lu


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30 LG

NOVEMBRE 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Luxembourg:

un laboratoire

zéro déchet?

Et si le Luxembourg devenait un laboratoire zéro déchet?

Cette idée audacieuse, Arendt Business Advisory, la branche

advisory d’Arendt, y croit dur comme fer et a déjà identifié

les étapes à franchir pour y parvenir. Entre coordination

des initiatives locales et d’entreprises multinationales dans

le domaine de la circularité, entre changement de l’horizon

politique et développement économique de ce secteur dans

le pays, Pascal Heuschling, Engagement Advisor, et Philippe

Wery, Chief Executive Officer, nous guident à travers les

différentes pistes qui devraient mettre le Luxembourg sur la

bonne voie.

Où en est le Luxembourg dans sa transition

vers une économie circulaire?

PH: Cette transition est depuis plusieurs

années à l’agenda de nombreux gouvernements

en Europe et à l’international.

Au Luxembourg, on voit des initiatives

locales apparaître au niveau de chaque

artisan, entreprise ou commune tendant

vers un principe de durabilité mais elles

ne sont pas reliées entre elles et manquent

d’un projet fédérateur. Face aux nouvelles

réglementations, les multinationales se

remettent quant à elles en question et font

preuve d’initiative en testant de nouveaux

produits – d’abord sur de petites gammes

– à des endroits ciblés. Lorsqu’un produit

fonctionne, elles le diffusent à grande

échelle dans leurs gammes et sur différents

marchés.

PW: Cette dynamique pousse les industriels

à s’adapter pour trouver un intérêt

économique à long terme; ce n’est que lorsque

cette étape sera franchie que les habitudes

de consommation pourront changer. Dans

nos actions, nous voulons comprendre

comment connecter ces initiatives locales et

entrepreneuriales pour qu’elles se renforcent

et pour opérer une transition à grande

échelle dans les changements d’habitude des

consommateurs.

Comment concrétiser cette dynamique

de changement sur les plans politique et

économique?

PH: Le rôle du législateur serait d’abord de

créer des lois favorables à ces changements.

Les communes devraient par exemple

établir des critères de sélection des

entreprises ou des centres d’innovation qui

pourraient s’y implanter.

“Opérer une

transition à grande

échelle dans

les changements

d’habitude des

consommateurs”

En faisant du Luxembourg un laboratoire

zéro déchet, les multinationales pourraient

y tester des innovations à échelle d’un pays

où la législation serait favorable à ce type de

transformations. Elles influenceraient ainsi

le consommateur de manière positive en

lui proposant de nouveaux concepts pour

changer ses habitudes dans la durée et à

grande échelle.

Les différents acteurs d’une chaîne de

production ont par ailleurs intérêt à penser

ensemble à des solutions de manière à

optimiser leurs ressources, à réduire leurs

dépenses et à avoir une certaine indépendance.

De plus, puisque les ressources proviendraient

des produits en fin de vie, il n’y aurait plus

d’arrêt dans la chaîne de production puisque

la matière première serait toujours disponible,

de manière cyclique.

PW: Nous sommes aujourd’hui face à un

changement radical des modèles sociétaux

et économiques qui ont façonné les pays

occidentaux depuis la fin du XIX e siècle.

Partant de ce constat, il parait évident que


Pascal Heuschling et Philippe Wery

nous devons nous munir d’un concept

global de changement, car les initiatives

isolées ne parviendront jamais à ébranler

ce système dans un délai raisonnable. Il y

a donc, avant toute chose, la nécessité d’un

changement politique coordonné et le

Luxembourg nous paraît être le pays idéal

pour s’y essayer. Il faudrait toutefois que

chaque gouvernement envisage l’avenir

au-delà de son horizon personnel, ce qui à

notre sens serait rendu possible grâce à la

tradition de consensus politique du pays.

Notre entreprise a dans ce cadre décidé

de s’investir dans ce domaine avec pour

objectif d’aider le secteur public – que

nous considérons comme un moteur dans

cette dynamique de changement – et le

citoyen dans l’accompagnement de ces

problématiques.

Auriez-vous un exemple concret d’initiative

qu’il serait possible de mettre en

place?

PH: Appuyons-nous sur l’exemple de

l’emballage plastique. Ce dernier n’est

fondamentalement important pour

personne: pour l’industriel, il représente

un coût nécessaire qui doit être optimisé

et dont la gestion impacte l’image de

l’entreprise. Pour le consommateur, il

représente un déchet à éliminer de manière

responsable. A ce titre, nous pensons qu’il

est clé de trouver des solutions arrangeant à

la fois les acteurs se trouvant en début et en

fin de chaîne de la vie d’un emballage.

Les emballages ont été conçus pour

garantir les propriétés de conservation des

produits, pour faciliter leur transport,…


32 LG

NOVEMBRE 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Ces propriétés doivent être retrouvées dans

les alternatives durables pour proposer la

même qualité de produit à l’acheteur.

PW: Jusqu’ici les producteurs ont

également garanti un certain niveau de

confort au consommateur. S’il peut être

repensé dans un objectif environnemental,

il ne pourra pas pour autant disparaître.

Il faut donc d’une part encourager les

citoyens à consommer de manière plus

responsable et de l’autre, inciter par une

politique favorable les industriels à créer

des nouveaux emballages qui conservent

leurs propriétés tout en étant nettement

plus écoresponsables. Ce changement

doit toutefois être progressif pour le

consommateur afin qu’il y adhère sans trop

de difficulté.

PH: Par ailleurs, en considérant le plastique

comme une ressource, les industries

pourraient trouver dans les emballages

une matière première exploitable à très bas

coût! La part de valorisation du plastique

reste faible, mais les filières de recyclage

travaillent actuellement à son augmentation.

Une réflexion doit être apportée en amont

sur les matériaux de composition d’un

emballage et sur les choix de conception de

celui-ci de manière à envisager qu’en fin de

vie, il puisse revenir en début de chaîne et

être réutilisé comme matière première. Il y

a donc un travail à réaliser pour rapprocher

ces deux types d’initiatives.

PW: Le gouvernement peut avoir un rôle à

jouer par la réglementation en forçant, par

exemple, à l’identification des composantes

d’un produit. Ainsi, nous pourrions

imaginer un futur où les industriels

n’accèderaient plus au marché sans

centraliser la compréhension des éléments

constituant un produit. Dans un deuxième

temps, quand les techniques de recyclage

auront évolué, il serait également possible

d’identifier les éléments non recyclables et

les bannir. Ce processus prendra plusieurs

années, mais le Luxembourg pourrait

avancer plus rapidement sur ce principe,

en accord avec le parlement européen, et

devenir un exemple en la matière.

Nous devons établir une vision à la fois au

niveau communal et national en collaboration

avec tous les acteurs concernés,

comme les industriels, les sociétés de conseil,

le secteur privé en général, les experts

techniques,… L’enjeu sera de connecter tous

ces acteurs et leurs initiatives dans un projet

commun et de créer une nouvelle forme

de partenariat public/privé qui œuvrerait

pour faire du Luxembourg un laboratoire

en matière d’économie circulaire, ce qui

déboucherait ensuite sur l’application d’un

nouveau modèle économique éprouvé.

“Créer

un cluster

de l’économie

verte au

Luxembourg

attirant les

plus grands

chercheurs”

Dans ce contexte, quelle serait la

première étape à franchir pour l’Etat et

les communes?

PW: Nous militons par exemple pour la

simplification de toutes les politiques de

récolte de déchets afin qu’un tri strict et

un recyclage avancé soit opéré depuis les

communes vers les filières de recyclage.

Nous limiterions ainsi les dégâts liés à ces

emballages et les filières seraient quant à

elles chargées de trouver des moyens de

valoriser ces déchets. La commune aurait

pour rôle de favoriser cette transition afin

qu’elle soit acceptée et opérée par tous les

citoyens. Les représentants politiques étant

au service du citoyen, ils se doivent de le

conduire vers un meilleur avenir dans tous

les domaines que recouvre leur pouvoir, soit

dans ce cas de l’amener à axer son besoin

sur la circularité, le recyclage et le respect

de son environnement de vie.

PH: Au lieu de mettre la pression sur le

consommateur, un tel fonctionnement lui

donnerait plutôt les bons outils pour orienter

ses choix de consommation. Cela forcerait

toute la chaîne à jouer le jeu puisque les

grandes entreprises ne prendraient pas le

risque – bien trop coûteux – de perdre des

consommateurs. De plus, si le Luxembourg

devenait un tel laboratoire, cela pousserait

de nouveaux acteurs économiques à

investir dans ses centres de développement.

Cela profiterait aux communes qui

bénéficieraient alors d’unités d’étude et de

production privilégiant des circuits courts

dans la conception de nouveaux produits,

plus responsables, testés à échelle nationale

avant d’être diffusés à plus large échelle.

PW: Le Luxembourg a tout intérêt à

investir dans les évolutions technologiques

et économiques liées à la circularité. Il serait

ainsi possible d’y créer toute une industrie

de réflexion, de développement, de services

dématérialisés,… au sein d’un cluster de

l’économie verte attirant les plus grands

chercheurs de ce domaine. n

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34 LG

NOVEMBRE 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Se transformer

pour durer

Les inégalités croissantes de notre société et l’exploitation

rapide et inquiétante des ressources de la Terre sont des

enjeux qui ne peuvent plus être ignorés. En 2015, les pays

membres des Nations unies ont tiré la sonnette d’alarme.

Ensemble, ils ont établi le Programme de développement

durable à l’horizon 2030 et adopté 17 objectifs afin de mettre

un terme à la pauvreté et parvenir à un développement durable

dans le monde pour les générations actuelles et futures.

Éclairage avec Philippe Pierre, associé en charge du secteur

public à Luxembourg et responsable mondial Institutions

européennes chez PwC et Jacques Vandivinit, directeur au

sein du département secteur public chez PwC Luxembourg.

Où se situe l’Union européenne en

matière de développement durable?

PP: Les 17 objectifs de développement

durable, aussi connus sous le terme

anglais «Sustainable Development Goals»

(ou SDG), fixent une vision concrète

à l’horizon 2030. Ils intègrent les trois

dimensions du développement durable, à

savoir les dimensions économiques, sociales

et environnementales. L’Union européenne

s’est engagée à mettre en place les moyens

nécessaires pour atteindre ces objectifs,

qu’elle a d’ailleurs repris dans l’ensemble de

ses dix priorités pour 2014/2019. À ce sujet,

l’Eurostat a publié en septembre dernier

son rapport de suivi sur l’avancement de

l’Union européenne sur les objectifs de

développement durable au cours des cinq

dernières années. Globalement, elle a

progressé sur la réalisation des 17 objectifs,

avec des progrès significatifs sur les trois

piliers suivants: «Bonne santé et bien-être»,

«Éducation de qualité» et «Énergie propre

et d’un coût abordable». Des améliorations

restent à faire sur l’objectif «Inégalités

réduites», qui s’explique par la montée

croissante des inégalités de revenu au sein

des pays membres de l’Union européenne,

et ce depuis 2005.

JV: L’Union européenne a mis en place

des actions concrètes pour atteindre les

objectifs de développement durable d’ici

les douze prochaines années. Par exemple,

l’Europe a développé une stratégie pour

lutter contre le défi des déchets plastiques

– entre 5 et 13 millions de tonnes de

matières plastiques finissent dans les

océans chaque année, représentant 80%

des déchets marins! D’ici à 2025, l’objectif

est de recycler dix millions de tonnes

de matières plastiques pour pouvoir les

intégrer dans de nouveaux produits mis

sur le marché de l’Union européenne.

“Le Luxembourg

a bien intégré

la nécessité

d’œuvrer en faveur

du développement

durable”

Pour faire avancer la mise en place de

ces programmes, l’UE a notamment

inclus ces objectifs dans l’ensemble de

ses politiques et de ses initiatives, en

faisant du développement durable un

principe directeur pour l’ensemble des

politiques de la Commission européenne.

Aussi, depuis 2017, l’Union européenne

rend régulièrement des comptes sur

l’avancement de la mise en place de ces

objectifs.

Qu’en est-il au Luxembourg?

PP: En 2017, suite à la conférence des

Nations unies sur le Programme de

développement durable, le Luxembourg a

présenté son agenda 2030 avec un objectif

précis: celui de contribuer à l’éradication

de l’extrême pauvreté et de promouvoir

la pérennité économique, sociale et

environnementale. Dans la même veine, le

pays a défini quatre priorités qui découlent

des 17 objectifs de développement durable.

À l’horizon 2030, le pays s’engage à

améliorer l’accès à des services sociaux de

qualité; encourager l’intégration socioéconomique

des femmes et des jeunes;

promouvoir une croissance inclusive et

durable; et développer une gouvernance

plus inclusive. Le Luxembourg s’est doté

d’instruments financiers et non-financiers

pour soutenir ces priorités, et s’engage

notamment à consacrer au minimum 0,70%

de son revenu national brut (RNB) à l’aide

publique au développement (APD). Le pays

a même été plus loin: en 2016, son APD a

atteint 1,02% de son RNB. Ceci le place à


la deuxième place des pays les plus généreux

au monde en termes de coopération en

faveur du développement durable.

JV: Faisant lui-même face à des défis

économiques, environnementaux et sociaux,

le Luxembourg a bien intégré la nécessité

d’œuvrer en faveur du développement

durable. L’économie des services et

la prospérité que l’industrialisation a

générées ont eu des effets contrastés sur

la société et les écosystèmes. De plus, ces

dix dernières années, le pays a connu une

évolution démographique exceptionnelle

– considérée comme ayant fait perdre à la

société luxembourgeoise une partie de son

homogénéité sociale – avec une projection

de plus d’un million d’habitants d’ici 2080.

En effet, l’impact des modes de vie actuels

sur la cohésion sociale, l’accès à l’éducation,

le financement des retraites, l’épuisement

des ressources et la biodiversité ne peuvent

plus être ignorés. La densité accrue des

infrastructures de transport ainsi que les

pressions exercées par l’intensification des

pratiques agricoles ne sont que quelques

exemples. C’est dans cette optique que le

Luxembourg a adopté l’Agenda 2030 et

commencé à mettre en pratique des actions

concrètes pour atteindre ses objectifs.

Ne sommes-nous donc pas en train

d’opérer une transition vers une

économie circulaire?

JV: Un des outils clés permettant d’atteindre

les objectifs de développement durable est

l’économie circulaire. Utilisée à bon escient,

elle aidera à réduire la consommation

des ressources, à améliorer la qualité de

vie ainsi que la qualité de la croissance

économique. À terme, l’économie circulaire

permettrait donc d’atteindre une meilleure

harmonisation entre le développement

économique, environnemental et social.

Aujourd’hui au Luxembourg, un certain

nombre d’entreprises ont déjà entamé leur

passage vers l’économie circulaire. Et ce

n’est qu’un début. Les enseignements de

l’étude menée par l’économiste Jeremy

Rifkin au Luxembourg en 2016 ont permis

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Jacques Vandivinit et Philippe Pierre

au pays d’avancer sur des projets concrets

relatifs à la mobilité intelligente et à la

digitalisation de l’économie notamment.

Citons l’application mobile de covoiturage

«Copilote» lancée il y a quelques mois

par le gouvernement ou encore le projet

«Digital Skills Bridge» qui a pour but

d’investir dans la formation des employés et

l’accompagnement des entreprises touchées

par les effets de la digitalisation. De belles

avancées, qui traduisent la volonté du pays

de se transformer pour durer! n


36 LG

NOVEMBRE 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Marinho Steel

étend son offre

Spécialisée dans le négoce de produits métallurgiques,

Marinho Steel fêtera son dixième anniversaire en janvier 2019.

Avec près d’une décennie d’expérience, Manuel Marinho,

gérant de la société, tire un bilan positif de l’ensemble de

son activité. L’entreprise ne compte pourtant pas s’arrêter

là et souhaite étendre son offre de services en misant sur

la construction modulaire et sur la sous-traitance de la

fabrication de structures métalliques et de serrurerie tels que

garde-corps, escaliers,…

Deux nouvelles offres…

L’arrivée progressive des constructions

modulaires a changé les approches de

plusieurs domaines et notamment celui de la

construction. «Nous sommes actuellement

en train de développer ce service pour

étendre nos activités après bientôt dix

années d’existence et ces édifices s’inscrivent

dans un principe qui prend de plus en

plus d’ampleur: l’économie circulaire.

Elles présentent plusieurs avantages.

D’abord une construction modulaire coûte

relativement moins cher qu’un bâtiment en

construction traditionnelle. Puis, comme

son nom l’indique, elle est complètement

modulable, il est donc très facile de s’adapter

en fonction des demandes, sans parler de la

rapidité d’exécution et de montage. Enfin,

le fait d’être entièrement démontable

permet la réutilisation de tous ses matériaux

et matières premières pour une installation

future. En plus, nous constatons une

augmentation de la demande concernant

le modulable», explique Manuel Marinho,

gérant de la société.

Très souvent, ces ouvrages prennent la

forme de conteneurs et ils restent idéaux

pour les bâtiments qui doivent être réalisés

très rapidement comme des baraquements

de chantiers. «Ces structures clés en

main peuvent également servir pour bâtir

des crèches ou encore des écoles. Elles

permettent de répondre à tous types de

demandes».

Manuel Marinho tient également à évoquer

un second volet important qui contribuera

au développement de son entreprise: la

sous-traitance et fabrication de structures

métalliques et de serrurerie tels que des

garde-corps. Cette activité a déjà pris forme

sur le terrain puisque la société spécialisée

dans le négoce de produits métallurgiques a

déjà réalisé des projets de grande envergure

au Luxembourg.

“L’économie

circulaire,

un principe

qui prend de plus

en plus d’ampleur”

…et des activités historiques renforcées

Ces deux nouvelles activités reposent

sur l’acier, une matière première qui se

retrouve presque dans tous les produits

du quotidien. «Un fauteuil de bureau, un

caddie du supermarché, un ascenseur, la

structure d’un bâtiment, un panneau de

signalisation,… tout est en acier et ces

biens matériels sont pour beaucoup issus

de produits que nous vendons», indique

Manuel Marinho. Mais les extensions de son


LG

NOVEMBRE 2018

37

Manuel Marinho


38 LG

NOVEMBRE 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

offre n’ont été possibles qu’en renforçant

ses activités traditionnelles, dans un marché

à la fois local mais qui a réussi à s’étendre

et à s’implanter à l’échelle européenne: de

la France à l’Angleterre en passant par le

Portugal, les pays nordiques, la Suisse ou

encore l’Espagne. «Nos avantages et notre

ligne de conduite? Offrir les meilleurs

services aux professionnels, cela au meilleur

prix et dans les meilleurs délais», résume

Manuel Marinho.

Ses principaux produits se déclinent sous

trois formes. D’abord, les tubes en acier,

qui sont très souvent utilisés dans les

constructions et l’architecture, puisqu’ils

s’adaptent à quasiment tous les domaines…

pêle-mêle: sécurité dans les bâtiments,

machines agricoles, éclairage public ou

encore les rouleaux de manutention. «Les

poutrelles en acier représentent la deuxième

autre grande partie de notre catalogue.

Elles aussi sont destinées à la construction

métallique mais pas uniquement, car elles

s’adressent également à d’autres utilisations

comme les travaux d’étaiements ou les

travaux publics», détaille le gérant qui

propose aussi des tôles en qualités, formats

et épaisseurs très variés.

“Une très grande

importance

accordée

aux différentes

demandes

des clients”

Une adaptation à sa clientèle

En plus de ces trois produits phares,

Marinho Steel peut aussi fournir d’autres

matériaux tels que les laminés marchands, le

fil machine ou les produits refendus. «Nous

sommes très flexibles et nous attachons

une très grande importance aux différentes

demandes des clients en leur proposant

des produits prêts à l’emploi. Ils peuvent

directement être assemblés ou montés,

ce qui leur fait gagner du temps tout en

leur permettant de réaliser des économies

substantielles. Finalement, nous sommes

toujours à l’écoute des clients pour trouver

les solutions les plus adéquates».

Les collaborateurs de la société

entretiennent un contact permanent avec

les usines sidérurgiques et avec chacun de

leurs partenaires. Cette étroite relation

permet à Marinho Steel d’être sans cesse

informée des évolutions du secteur ou

de la qualité de telle ou telle matière. Et

pour cause, la société vise la proximité et

la compréhension des besoins spécifiques

d’une clientèle dense et variée. n

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NOVEMBRE 2018

DÉVELOPPEMENT DURABLE

VENDREDI 05.10.2018

Bleesbruck en conformité

avec les valeurs de rejet européennes

Après quatre années de travaux, le Syndicat Intercommunal de Dépollution des Eaux

Résiduaires du Nord (SIDEN) avait organisé en date du 5 octobre 2018 l’inauguration officielle

des phases une et deux de la modernisation de la station de Bleesbruck. Par cet événement,

le syndicat célébrait la fin de la non-conformité avec les valeurs de rejet européennes mais

savourait également le grand succès d’avoir terminé les travaux douze mois en avance, ce qui

se traduit finalement par une épargne d’environ un million d’euros pour l’Etat luxembourgeois

sur les pénalités dues.

Pour se féliciter de cet exploit, quatre membres du gouvernement, en l’occurrence la ministre

de l’Environnement Carole Dieschbourg, le secrétaire d’Etat au Développement durable et

aux Infrastructures Claude Turmes, le ministre de l’Agriculture Fernand Etgen et Romain

Schneider, ministre de la Sécurité sociale, s’étaient déplacés à Bleesbruck en ce jour mémorable.

1. Romain Schneider, ministre de la Sécurité sociale; Claude Turmes, secrétaire d’Etat au Développement durable et aux

Infrastructures; Carole Dieschbourg, ministre de l’Environnement; Ali Kaes, président du SIDEN; Roland Schaack, ingénieurdirecteur

du SIDEN; Claude Thill, vice-président du SIDEN et Fernand Mergen, membre du bureau du SIDEN

2. Fernand Etgen, ministre de l’Agriculture; Claude Turmes; Ali Kaes; Carole Dieschbourg; Roland Schaack; Romain Schneider

et Pascale Hansen, bourgmestre de la commune de Bettendorf

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42 LG

NOVEMBRE 2018

BRÈVES COMMUNALES – EST

PAR PIERRE BIRCK

ECHTERNACH

La commune de la Petite Suisse

luxembourgeoise a vibré le temps de la

soirée du 5 novembre au rythme du jazz

et du blues. Le Trifolion d’Echternach

a effectivement accueilli l’événement

«MOTOWN Die Legende» entièrement

consacré au Label MOTOWN, fondé

à Detroit par Belly Gordy. Celui-ci

a produit les classiques de Marvin

Gaye, Stevie Wonder ou The Jackson

Five. C’est entre 1961 et 1971 que le

label a connu ses plus belles années

avec des succès internationaux

comme «Stop! In the Name of Love»

de The Supremes ou encore «Papa

Was a Rolling Stone» de The

Temptations. Cet événement a permis

de découvrir les coulisses du label

MOTOWN, ses hauts, ses bas, mais

aussi ses plus grands secrets qui ont

forgé des tubes devenus aujourd’hui

intemporels. Source: mullerthal.lu

JUNGLINSTER

Samedi 17 novembre, l’association

des parents d’élèves de l’école

fondamentale de Bourglinster se

réunira au centre polyvalent Gaston

Stein pour un marché aux puces.

Le tout se déroulera entre vente de

jouets ou encore de livres d’occasions

toute l’après-midi de 14h00 à

17h00. Source: junglinster.lu

REMICH

La ville de Remich, en collaboration

avec la commission consultative pour

le troisième âge, a invité ses citoyens à

une soirée d’information sur le thème

«démence» au centre sociétaire Al

Schoul le 15 novembre. La conférence a

été présentée par l’Info-Zenter Demenz.

Au Luxembourg, 6.000 personnes sont

concernées par une forme de démence

et ce chiffre peut progresser et suivre

la même courbe que l’espérance de

vie qui augmente d’années en années.

Les intervenants sont ainsi revenus sur

plusieurs aspects, notamment sur le

bon comportement à adopter face à

une personne atteinte de démence.

D’autres questions qui concernent

la prise en charge ou l’état psychologique

des proches d’un patient

ont aussi été abordées lors de cette

soirée. Source: bierger.remich.lu

John Grün — Mémorial de Mondorf-les-Bains / Sculpteur: Jean Mich

MONDORF-LES-BAINS

John Grün, sans doute plus connu sous le pseudonyme

«Herkul Grün», était considéré comme l’homme le plus fort

du monde il y a plus d’un siècle. Cet athlète originaire de

Mondorf-les-Bains est né en 1868. Il a participé à plusieurs

exhibitions dans le monde, dans les cirques ou les théâtres

en Amérique comme en Europe… avant de s’éteindre très

jeune en 1912 suite à une maladie mortelle. Pour son 150 e

anniversaire, la commune et sa commission culturelle ont

voulu rendre hommage à cet emblème et cet ambassadeur

sportif du Luxembourg à l’international. Un cortège jusqu’au

centre sportif Roll Delles, suivi d’un dépôt de gerbe devant

le nouveau monument John Grün ont été organisés pour

célébrer l’Hercule luxembourgeois. Un vin d’honneur a enfin

clôturé cet événement. Source: mondorf-les-bains.lu

ROSPORT-MOMPACH

La demande en obtention d’une allocation de vie chère pour l’année

2018 est disponible depuis le 25 octobre. Les ménages à revenu

modeste peuvent ainsi remettre ce document à l’administration

communale au plus tard jusqu’au 30 novembre. La feuille de

demande se trouve sur le site de la commune de Rosport.


Source: rosportmompach.lu

Source: Creative Commons

MANTERNACH

«Let’s Dance», l’association de danse,

d’hip-hop, d’aquagym et d’aquajogging

de Manternach a organisé

son assemblée générale le vendredi

9 novembre en soirée au centre Kueb

à Munschecker. L’occasion pour

ses membres de se retrouver tous

ensemble, de faire le bilan de la saison

écoulée mais également de discuter

des activités et des projets futurs qui

concernent l’avenir de l’association et

du comité. Source: manternach.lu

MERTERT

La 27 e course internationale «DEULUX

- Lauf» a eu lieu le 10 novembre

dernier pour une épreuve, qui comme

son nom l’indique, traverse à la fois

l’Allemagne et le Luxembourg du côté

de la commune de Mertert. Cette

course fait partie de la série «Bitburger

Runners Cup» et se compose de

plusieurs parcours dont le classique sur

route d’une distance de dix kilomètres

au tracé plat, rapide et jonché de

passages pavés. Le chronométrage

était obligatoirement effectué via une

puce. Plusieurs parcours ont tout de

même été mis à disposition d’autres

participants. Les plus petits ont pu

s’amuser sur un 230 m, les enfants

de huit à onze ans et les adolescents

se sont quant à eux mesurés sur deux

courses différentes d’une distance de

1.500 m. Source: deulux-lauf.de

GREVENMACHER

Du 17 au 25 novembre, la ville de

Grevenmacher accueillera sa traditionnelle

kermesse au «Schweinsmoart». Le

premier jour a été l’occasion d’entonner

la très célèbre «Hämmelsmarsch» dans

un cortège au sein du centre-ville. La

boulangerie Schiltz a même participé à

l’événement en offrant, gratuitement,

des gâteaux et des pâtisseries

traditionnelles aux participants de la

fête. Source: grevenmacher.lu

FLAXWEILER

Le centre culturel de Beyren, une

section de la commune de Flaxweiler,

a mis à l’honneur les seniors pour son

événement «Journée du Grand-Age»,

dimanche 11 novembre. L’initiative

a été organisée par le Club Liewensfrou

et a donc permis aux plus âgés, souvent

victimes de solitude, de se rencontrer et

de partager un moment convivial le temps

d’une après-midi. Source: flaxweiler.lu


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44 LG

NOVEMBRE 2018

ENERGIE

S’adapter continuellement

aux attentes des consommateurs

Entre la création de carburants plus performants, la proposition

d’offres adaptées aux besoins des entreprises et une révision

de son concept de magasin de proximité, Aral Luxembourg

a repensé sa stratégie afin de se rapprocher des besoins des

consommateurs. Romain Hoffmann, administrateur délégué

de l’entreprise, fait le point sur l’actualité du groupe.

Quelle place tiennent l’innovation et la

recherche dans vos activités?

Elles tiennent une place primordiale! Aral

fêtera bientôt ses 110 ans de métier dans

le domaine des carburants et depuis lors, le

groupe a réalisé de nombreuses innovations.

L’entreprise ne s’est en effet pas contentée

d’acheter du pétrole brut, elle l’a transformé,

et ce, grâce à son centre de recherche situé

à Bochum en Allemagne. C’est ainsi que

nous sommes devenus leader sur les marchés

allemand et luxembourgeois.

Nous attachons une importance particulière

à la qualité des carburants et sommes

d’ailleurs le seul pétrolier à proposer une

essence à 102 octanes avec l’Aral Ultimate

102. Celui-ci est disponible en exclusivité

en Allemagne et depuis cette année au

Luxembourg, dans quatre stations situées à

Merl, Remich, Niederkorn et Rodange. Il

est utilisé par tous les coureurs de la DTM

car il garantit des performances nettement

supérieures aux autres carburants. Notre

Ultimate Diesel est également le meilleur

dans cette catégorie puisqu’il garantit

un indice de cétane au-delà de 60. Celuici

permet aux moteurs y étant adaptés de

consommer moins de carburant, de limiter

les gaz d’échappement nocifs et d’accroître

la performance du moteur.

Ces deux types de carburants sont difficiles

à produire et nécessitent des processus

complexes de raffinement réalisés dans une

raffinerie BP en Allemagne. Nos autres

produits de base se différencient de la

concurrence par les additifs performants

qu’ils contiennent.

Votre offre Aral Routex Card présente

de nombreux avantages pour les sociétés.

Pourriez-vous nous en donner les détails?

Il s’agit d’une offre comprenant une carte de

carburant à crédit permettant aux employés

d’une société cliente de faire le plein dans

notre réseau d’une cinquantaine de stations

au Grand-Duché pour la formule nationale

et dans plus de 20.000 sites en Europe

pour la version internationale. Nos clients

reçoivent ensuite un récapitulatif des

ravitaillements effectués au rythme de leur

choix. Ils peuvent ainsi accéder à différentes

informations comme le prix, les distances

parcourues et la consommation. Nous

pouvons aussi calculer la consommation

totale d’une flotte.

Nous facilitons également la récupération

de la TVA grâce à nos relevés comprenant

toutes les factures. Si les sociétés veulent

valoriser ou motiver leurs employés, nous

leur proposons par ailleurs des cartes de

carburant avec remise.

Les dépenses autorisées peuvent être limitées

et chaque paiement est sécurisé grâce à

un contrôle en ligne. Différents niveaux

de prestations peuvent être définis: il est

possible de créer un code secret, de demander

au conducteur d’inscrire son kilométrage

pour en tirer des statistiques, d’augmenter

ou diminuer le choix de produits qu’il

peut acheter avec sa carte (essence, diesel,

SuperWash, lubrifiant, lave-glace,…).

Le 4 octobre dernier, la station Aral de

Schifflange a ouvert les portes de son

magasin de proximité «My Auchan». Que

se cache-t-il derrière ce nouveau concept?

Il y a deux ans, nous avons réalisé une

enquête auprès de 1.000 résidents afin

d’identifier nos points faibles et de revoir

notre stratégie. S’il en est ressorti que

nous étions leader au niveau du carburant,

le concept de nos magasins devait quant à

lui être revu. Les clients recherchaient en

effet davantage de fraîcheur et de diversité

dans les produits proposés. Les habitudes

des consommateurs ont changé et ils

préfèrent aujourd’hui acheter tous les jours

les produits frais qu’ils consommeront

directement.

Partant de ce constat, nous avons décidé de

revoir entièrement nos points de vente pour

proposer une plus large gamme de produits,

un plus vaste choix de marques dans une

même gamme, et une offre plus étendue

d’aliments frais; le bio et le régional ont par

exemple été privilégiés, en accord avec les

nouvelles attentes des consommateurs. Pour

y parvenir, nous avons conclu un partenariat

avec le groupe Auchan. En effet, nous

bénéficierons ainsi de la reconnaissance

internationale de l’enseigne auprès de notre

clientèle résidente. Par ailleurs, notre offre

de restauration «PetitBistro» a été revue

pour proposer davantage de choix dans la

restauration, en prévoyant des alternatives

vegans et des spécialités locales telles que

les Gromperekichelchers.

“Trois autres points

de vente suivront

au Luxembourg

début 2019”

Notre magasin «My Auchan» à

Schifflange est le premier résultat de notre

collaboration et trois autres points de vente

suivront au Luxembourg début 2019. Si

nous tenons à garder une continuité dans

la qualité des services et produits que nous

proposons au client, nous n’avons toutefois

pas peur du changement et pensons que ce

nouveau concept pourra mieux rencontrer

les attentes des consommateurs. n

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LG

NOVEMBRE 2018

45

Romain Hoffmann

ARAL Schifflange


46 LG

NOVEMBRE 2018

BRÈVES ÉCONOMIQUES

PAR RAOUF HATIRA

Le nombre de chômeurs

en baisse constante

Sur une année, le nombre de

demandeurs d’emploi a diminué de

7,7% sur un an. Cela constitue une

baisse de 1.208 personnes. La baisse

profite tout particulièrement aux

demandeurs d’emploi âgés de moins

de 30 ans (-15,5%) et aux demandeurs

d’emploi peu qualifiés (-9,3%). Le

nombre de chômeurs de longue durée

diminue lui de 6,9%, tout comme le

nombre de demandeurs d’emploi

qui ont le statut du salarié handicapé

ou du travailleur à capacité de travail

réduite. Le taux de chômage s’établit

à 5,4%.


Source: Statec

La société à un euro

a le vent en poupe

La SARL-S, société à responsabilité

limitée simplifiée, plus communément

connue sous le nom de société à un

euro, connait un succès considérable.

Plus de 1.300 SARL-S ont été créées

depuis le début de l’année dernière, et

la barre des 1.500 sera dépassée avant

fin décembre, selonTom Baumert,

directeur «Entrepreneurship» de la

Chambre de Commerce. La SARL-S

se veut un outil d’accès immédiat

à l’activité économique pour de

nouveaux entrepreneurs.

Source: Chambre de Commerce

L’ALEBA favorable

au télétravail

L’ALEBA, le syndicat des banques

et assurances, a rencontré les représentants

du ministère des Finances,

dans le contexte des informations

parues dans la presse luxembourgeoise

et belge quant au relèvement de 24

à 69 du nombre de jours autorisés

pour le télétravail pour les frontaliers

belges. L’ALEBA se dit très favorable à

une modification des accords et à une

augmentation de la limite du nombre

de jours à prester pour les frontaliers

belges. Mais rien n’est encore arrêté

tant sur le nombre de jours que sur

les modalités pratiques, indique le

ministère des Finances.


Source: ALEBA

Meilleur Créateur d’Entreprise

dans l’Artisanat 2019

La Chambre des Métiers lance un appel à candidatures pour

la 5 e édition du prix Meilleur Créateur d’Entreprise dans

l’Artisanat. Elle recherche le meilleur créateur ou repreneur

d’entreprise artisanale qui s’est lancé entre 2014 et 2017,

quelle que soit son activité artisanale. Le gagnant du concours

sera récompensé par un prix d’une valeur de 7.500 euros offert

par BGL BNP Paribas, partenaire de cette 5 e édition.


Source: La Chambre des Métiers

Francine Closener

Des pistes fiscales

Lors de la cérémonie d’ouverture du salon “Home & Living” qui

a eu lieu le 13 octobre dernier, Francine Closener a plaidé pour

abolir l’impôt payé par les entreprises sur les aides étatiques

dont elles peuvent bénéficier. D’autre part, et pour promouvoir

davantage l’électromobilité, la secrétaire d’État à l’Économie

s’est dite favorable à une réintroduction d’une aide financière

directe pour l’achat d’un véhicule électrique au lieu d’un

abattement fiscal. A suivre.


Source: SIP

La finance durable,

enjeu majeur pour le Luxembourg

Le ministère des Finances et l’Université du Luxembourg ont signé

une lettre d’intention concernant la recherche et la formation dans

le domaine de la finance durable. Les deux parties s’engagent

ainsi à élaborer un cadre de collaboration sur la recherche et la

formation en matière de finance durable au Grand-Duché. La lettre

prévoit le développement de projets de recherche, ainsi que des

cours de formation et des conférences, afin de développer des

connaissances, et d’accroître la sensibilisation des étudiants et des

professionnels luxembourgeois au sujet du changement climatique

et de la finance durable.


Source: ministère des Finances

LUXLAB partenaire de Kyotec

Le groupe Kyotec, acteur important de la conception, de

la fabrication et de l’installation de façades architecturales

annonce sa collaboration avec THE LUXLAB Bissen. Ce centre

d’études à la disposition des professionnels de la construction

fournit conseils et tests de performance pour les éléments et les

matériaux de construction. THE LUXLAB développe également

la classification des produits, l’ingénierie professionnelle et

l’évaluation de la validité des édifices.


Source: Kyotec.com

© MECO

Le Nobel d’économie

récompense des travaux

sur le climat

Le 50 e prix Nobel d’économie a été

attribué aux Américains William

Nordhaus et Paul Romer qui ont décrit

les vertus et nuisances de l’activité

économique sur le climat. Alliant

innovation, climat et économie pour

plus de croissance verte, les colauréats

«ont mis au point des méthodes qui

répondent à des défis parmi les plus

fondamentaux et pressants de notre

temps: conjuguer croissance durable

à long terme de l’économie mondiale

et bien-être de la planète», selon

l’Académie royale des sciences.

Source: Sciencesetavenir.fr

Le Royal Hamilius

Le projet Royal Hamilius fait sa publicité

pour mieux se faire connaitre. Une

soirée de présentation a eu lieu à Paris

en présence de l’ambassadrice de

Luxembourg en France. Les enseignes

qui ont déjà choisi de s’y installer

étaient présentes elles aussi: Galeries

Lafayette, Fnac, Moma Group,... La

commercialisation des 16 boutiques a

été officiellement lancée. De nouvelles

enseignes sont attendues à Luxembourg

pour occuper les locaux vacants.


Source: Royal Hamilius

Microfinance à l’honneur

Les «Midis de la Microfinance et

de l’inclusion financière» sont des

conférences dédiées aux enjeux et

évolutions de la finance inclusive. La

dernière édition, organisée par ADA

(Appui au Développement Autonome),

sur le thème de la finance inclusive face

au terrorisme, s’est déroulée dans les

locaux de la Banque de Luxembourg.

Source: Banque de Luxembourg

Les nouvelles technologies

de santé

Le développement de nouvelles technologies

de la santé, souvent fondé sur

l’utilisation novatrice des TIC, peut

améliorer les soins de santé en général,

mais aussi générer des avantages

économiques et doper la croissance.

Le développement de ce secteur est

une priorité pour le Luxembourg. Les

technologies de la santé rejoignent le

programme de Luxinnovation, Fit 4 Start,

destiné aux entreprises innovantes.


Source: Luxinnovation


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48 LG

NOVEMBRE 2018

FINANCE

Au revoir Horwath…

Bonjour Crowe!

#WeAreCrowe

Crowe Horwath International, huitième réseau mondial d’audit,

d’expertise comptable et de conseil fiscal a changé de nom pour

devenir Crowe Global. Les cabinets C-CLERC S.A., Fiduo et

FC Advisory en sont les représentants luxembourgeois.

Crowe Global

Crowe Global regroupe plus de 220

cabinets indépendants dans plus de 130

pays. Depuis ses origines, il y a près d’un

siècle, Crowe Global assiste ses clients

partout dans le monde. Ses représentants

côtoient gouvernements, organismes

de réglementation et regroupements

industriels, commerciaux et financiers

pour façonner l’avenir de la profession

à l’échelle mondiale. Leur connaissance

exceptionnelle des affaires, ainsi que

des lois et coutumes des régions qu’ils

desservent, sont synonymes de valeur

durable pour leurs clients, dans un

contexte de révolution numérique et

d’un environnement réglementaire et

international en perpétuelle évolution.

C’est dans ce contexte de globalisation

que s’inscrit le changement de nom.

«Crowe Global» reflète l’intégration du

réseau et l’harmonisation grandissante de

ses services, tout en incarnant ses valeurs

fondamentales et sa raison d’être.

Fort du renouveau de son image, Crowe

Global réaffirme sa détermination à

participer à l’évolution de la profession et

à stimuler les échanges sur les questions

d’audit, de fiscalité, de gestion du risque et

de conseil aux côtés de ses clients, tant au

niveau national qu’international.

Crowe Global au Luxembourg

Le réseau Crowe Global est représenté

au Luxembourg par trois cabinets

indépendants, assurant chacun une des trois

lignes de services.

C-CLERC S.A. est un cabinet d’audit,

membre de l’Institut des Réviseurs

d’Entreprises («IRE») et de l’Ordre des

Experts-Comptables («OEC») qui met

son expérience au service d’entreprises de

toutes tailles et tous types qu’il accompagne

dans leurs besoins de révision. La société

couvre toutes les activités du réviseur:

missions d’audit légal et contractuel

des états financiers (consolidés ou non)

établis selon les normes comptables

luxembourgeoises ou internationales

(IFRS), commissariat aux comptes, audit

interne, due diligence financière, apports

en nature, évaluations d’entreprises et de

rapports d’échange dans le cadre de fusions

et scissions, validation des dépenses, ainsi

que toutes missions d’expertise financière

légale ou judiciaire.

“Centré

sur une approche

plus collaborative

et personnalisée”

Fiduo est membre de l’ordre des Experts-

Comptables («OEC») et, outre une activité

historique de domiciliation, offre tous

les services d’expertise comptable au sens

large, c’est-à-dire la tenue de comptabilité,

la préparation de comptes annuels, les

déclarations fiscales et autres missions

d’évaluations ou de comptabilité analytique.

Le spectre de clientèle est aussi varié que

chez C-CLERC S.A., à la fois en termes de

taille et de secteurs d’activité.

FC Advisory est ce que l’on appelle une

«Tax Boutique» spécialisée dans le conseil

fiscal et la fourniture de solutions surmesure,

englobant tant le conseil fiscal

stricto sensu que l’assistance en matière

de (re)structuration(s) ou le support dédié

dans la gestion et le suivi des obligations

déclaratives de ses clients, intervenant

dans des secteurs aussi variés que le private

equity, l’immobilier, le secteur financier,

industriel ou commercial.

C-CLERC S.A., Fiduo et FC Advisory

fédèrent plus de 50 professionnels sur leurs

sites de Bertrange (C-CLERC S.A.) et

Luxembourg (Fiduo et FC Advisory).

Indépendants sur le plan financier et dans

la gestion de leurs activités respectives,


les trois cabinets luxembourgeois offrent

leurs services sous la marque Crowe dans

le strict respect des règles d’indépendance,

gage de qualité et professionnalisme. C’est

un des aspects qui les distinguent des autres

grands cabinets.

Leurs associés soulignent en effet que même

si leurs services couvrent l’ensemble des

métiers de l’audit, de l’expertise comptable

et du conseil fiscal, ils n’offrent jamais

conjointement un service de comptabilité

et d’assurance/révision au même client.

Les associés attribuent une importance

particulière à la dimension humaine de

leur engagement et de leurs entreprises

respectives. Les hiérarchies sont très

Pauline Dadeau, Vincent Ellerbach, Monika Tasi, Jean-Jacques Soisson, Mariateresa Di Martino et Mikhael Senot

courtes, permettant une meilleure flexibilité

ainsi qu’une plus grande personnalisation de

l’accompagnement du client. A ce titre, les

associés s’impliquent personnellement du

début à la fin de chaque mission aux côtés

de leurs équipes, s’assurant de la qualité des

prestations rendues et offrant au client un

point de contact et une écoute privilégiés.

Au final, centré sur une approche résolument

plus collaborative et personnalisée, Crowe

Global se positionne au Luxembourg

comme un challengeur à taille humaine par

rapport aux cabinets ou réseaux de premier

plan. n

C-CLERC S.A.

1, rue Pletzer

L-8080 Bertrange

+352 26 38 83

Fiduo

10a, rue Henri M. Schnadt

L-2530 Luxembourg

+352 24 612 1

FC Advisory

10a, rue Henri M. Schnadt

L-2530 Luxembourg

+ 352 20 60 16 00

Trois cabinets, un seul site internet:

www.crowe.lu


Thorsten Schmidt

Copyright: Mike Zenari


LG

NOVEMBRE 2018

51

The world’s

first legal framework

for green covered bonds

FINANCE

In June 2018, Luxembourg became the first country in the

world to establish a legal framework for green covered bonds,

a new type of covered bond (known as the renewable energy

covered bond or letter de gage énergies renouvelables) to roll

out the next generation of green bonds.

“This legally binding framework for a new

covered bond product, backed by renewable

assets, makes Luxembourg a pioneer in the

development of green financial products.

You can’t change a bill overnight – that’s

the beauty of it. So, investors can rely on

the law”.

Previously, Luxembourg law specified four

categories of covered bonds: public covered

bonds, mortgage backed bonds, movable

asset-backed bonds and mutual bonds.

Now there is a new category – renewable

energy bonds.

“The cover pool will be defined by law on

renewable energy assets. We cannot source

brown and green bond issues out of the

same cover pool – which is different in other

countries”, explains Thorsten Schmidt,

Member of the Board of Directors NORD/

LB Luxembourg S.A. Covered Bond Bank.

Over the years, he has witnessed how

NORD/LB bank evolved from a northern

German wind energy pioneer to a specialist

for project financing in the renewable

energy sector around the globe.

The range of assets that can be financed

under the new law is broad, including

energy production projects, storage,

transport, transmission – as long as more

than 50% is related to renewable energy.

“The covered bonds can be backed by

renewable energy assets such as wind, solar,

geothermal, hydrothermal, hydropower

and biomass projects”, adds Schmidt.

Revitalization of the covered bond

market

Luxembourg is the birthplace of green

bonds. The first green bond, the Climate

Awareness Bond, was issued by the EIB

in 2007. Since then, international capital

markets have been one of the most

successful ways for raising capital to combat

climate change.

“In order to limit global warming to clearly

below two degrees, different calculations

suggest that enormous investments of

billions of USD will have to be made in

the energy sector worldwide by 2035.

This demonstrates that, without the

participation of institutional investors, it

will be impossible to reach the ambitious

climate protection goals. And there is still

an investment gap. Financing of clean

energy is part of the strategic business of

many banks, so it’s worthwhile for them

to rethink how to finance its lending to

renewable energy projects, now that the

new framework in Luxembourg is in place”,

says Schmidt.

Clear rules of the game

With this legal framework for green

covered bonds, Luxembourg is responding

to investors’ demands for clear rules.

Issuers will be obliged to channel revenue

from issues into the renewable forms of

energy as indicated in the law. The definition

in the bill defines strict criteria and reflects

the understanding of renewable energy

taken from the EU Directive 2009/28 Art.

2 (a) on the “use of energy from renewable

sources”. In addition, risks are mitigated by

loan-to-value rules that will be dealt with in

an accompanying circular to the law, yet to

be published.

“Without the

participation

of institutional

investors, it will

be impossible

to reach the

ambitious climate

protection goals”

First green covered bond issuance

NORD/LB aims to become the first bank in

the world to issue the new Lettre de Gage

Renewable Energy, which will concentrate

on financing wind projects.

“This global début will hopefully be

followed by many more green Luxembourg

covered bonds. We are still in the early

stages of preparing to issue a deal and

would like to issue the first lettres de gage

énergies renouvelables early in 2019”,

concludes Schmidt. n

LEO Mag September 2018, Luxembourg

for Finance, Lynn Robbroeckx.


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for onshorisation and diversification.

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54 LG

NOVEMBRE 2018

Pour l’excellence de la fonction

publique

Créée en 1912, la Fédération Générale de la Fonction

Communale (FGFC) défend depuis sa création les intérêts du

personnel des communes. Choisissant en 2017 de réformer

son statut et ses missions, la Fédération souhaite aujourd’hui

se positionner davantage comme accompagnateur et

médiateur afin d’aider ses membres à trouver des solutions

aux problématiques sociétales, privées et professionnelles

qu’ils rencontrent. Marco Thomé, président de la FGFC,

revient avec nous sur ces changements.

Quelles sont vos réactions par rapport

aux dernières élections législatives?

La dernière coalition avait plutôt bien

fonctionné et avait débloqué beaucoup de

dossiers sociétaux, aujourd’hui il semblerait

qu’elle soit reconduite pour un nouveau

mandat. Les électeurs semblent se détacher

majoritairement d’un vote vers un seul parti

– historiquement le CSV – et on observe que

les Luxembourgeois sont plus sensibles aux

questions environnementales, du logement

et de la mobilité.

Comme l’a dit Etienne Schneider, nous

sommes victimes de notre propre succès et il en

Marco Thomé


LG

NOVEMBRE 2018

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découle des problématiques dans ces domaines.

Ce succès dépend toutefois de notre bonne

croissance et de la main d’œuvre frontalière,

et nous ne pouvons pas simplement arrêter

cette croissance. Pour régler nos problèmes de

mobilité, il aurait fallu que des investissements

massifs aient été réalisés au niveau des

transports publics il y a de nombreuses années.

Aujourd’hui nous devons rattraper ce retard et

trouver rapidement des solutions.

Les politiques parlent de tendre vers une

croissance qualitative plutôt que quantitative,

mais cela poserait de nombreuses questions

sociales… De plus, pour que la main d’œuvre

frontalière engendre moins de trafic sur nos

routes, il faudrait que des accords fiscaux

concernant le télétravail soient trouvés avec

les pays frontaliers et ces accords risquent

d’être difficiles à trouver!

Le pays se porte généralement bien. Nous

voulons maintenir la bonne santé du pays et

de ses institutions et améliorer les conditions

de vie pour tous.

Qu’avez-vous pensé du mandat du

ministre de l’Intérieur et de la Fonction

publique, Dan Kersch?

En tant que ministère de l’Intérieur, il

a entamé de nombreuses réformes qui

auraient dû l’être depuis des dizaines

d’années, comme celle des fabriques d’église

ou encore celle des finances communales. Il

s’agissait de dossiers délicats mais il a eu le

courage politique de le faire et nous l’avons

apprécié. Au niveau de la fonction publique,

nous partageons sa volonté d’améliorer

la qualité de l’environnement de travail

et le «travailler ensemble». Son ministère

crée des visions et des objectifs pour les

travailleurs de l’Etat que nous voulons

adapter au niveau du secteur communal

pour réussir à changer la culture de travail

dans ce milieu.

Quels sont les défis qui attendent les

communes?

La fonction publique applique un système

d’évaluation interne, toutefois s’il est

prétendu que cette évaluation est transparente

et équitable parmi toutes les communes, on

risque tout de même une certaine disparité

puisqu’elle varie souvent en fonction des

responsables politiques ou des chefs directs

en place. Nous avons besoin de nous munir

d’institutions qui portent la réflexion sur

un développement unifié du personnel

dans les communes et sur les compétences

qu’il faudrait acquérir pour créer un service

public optimal. Il faudrait que le ministère

de l’Intérieur et l’Institut National de

l’Administration Publique créent un centre

de développement pour les communes, qui

pourrait être sous la supervision du Syvicol

et des syndicats représentatifs. J’espère que

le ministre Dan Kersch sera ouvert à ce que

nous travaillions sur ce dossier ensemble au

cours de son prochain mandat.

Au niveau du service auprès des communes,

nous voudrions créer une culture du

personnel qui prend le concept du «service

public» au sérieux. Je voudrais donc pouvoir

insuffler une certaine joie de travailler

au service de sa communauté parmi le

personnel, mais cela est difficile à mettre

en place au sein d’une administration

hiérarchisée.

Avec la digitalisation qui attend tous les

secteurs et un référendum qui a tranché par

le «non» la question du vote des étrangers,

notre défi va par ailleurs être de maintenir

une cohésion sociale et de favoriser

l’intégration dans un pays qui nécessitera des

profils plus qualifiés et qui deviendra de plus

en plus cosmopolite.

L’aménagement du territoire sera également

un défi: il faut que nous nous donnions

une vision globale pour aménager le plus

judicieusement notre espace limité. L’Etat

impose un certain rythme de développement

mais n’en donne toutefois pas toujours

les moyens financiers. De plus, toutes les

communes ne sont pas sur le même pied

d’égalité en matière de ressources!

Quelles réformes internes à la FGFC

souhaitez-vous entamer?

Nous sommes actuellement en processus de

réforme interne pour atteindre ces objectifs.

Nous avons changé nos statuts en 2017 et

avons réalisé une déclaration d’intention

pour arriver à un nouveau régime en 2020.

Aujourd’hui, nous sommes dans une phase

préparatoire et de concertation pour savoir

comment y parvenir et comment passer le

message au public et à nos membres.

De nouvelles missions s’ouvrent en effet à

nous: dans la plupart des cas, le personnel

de la fonction communale n’est pas valorisé

pour le travail qu’il accomplit. Malgré

l’autonomie communale, nous voudrions

donc que soit implantée une standardisation

dans la méthodologie de travail et dans la

communication des avancées afin d’apporter

davantage de valorisation au personnel

en place. Il faudrait également davantage

d’écoute et de compréhension parmi la

hiérarchie au sein d’une commune.

A notre avis, nos délégués du personnel

devraient agir comme médiateurs avec la

direction et les décideurs politiques afin

de trouver des solutions aux problèmes

quotidiens. Nous voudrions par ailleurs

devenir un prestataire de services privés

et professionnels pour nos membres.

Nous voulons accompagner le personnel

des communes dans leurs problèmes

professionnels et personnels grâce à notre

réseau performant qui nous permet de les

mettre en relation avec un organisme qui

pourrait leur venir en aide. Nous serions

ainsi un organe d’accueil et de redirection

pour tous nos membres préoccupés et

parfois perdus dans la vie sociétale. n

FGFC

66, rue Baudouin

L-1218 Luxembourg

fgfc@fgfc.lu

www.fgfc.lu


56 LG

NOVEMBRE 2018

BRÈVES COMMUNALES – NORD

PAR PIERRE BIRCK

BETTENDORF

La 7 e marche Internationale (IVV Wanderung)

aura lieu le 25 novembre

prochain avec un départ à partir de

6h30 et une arrivée qui s’effectuera au

centre culturel et sportif de Bettendorf

dans la soirée. Plusieurs parcours seront

proposés aux amateurs de marche et

répondront donc aux différents niveaux

d’exigence des participants. Les plus

sportifs s’attelleront aux 30, 42 et 50

km. Les novices quant à eux pourront

accomplir les plus abordables de 6, 12 et

20 km. Source: bettendorf.lu

BOURSCHEID

Le club de football CS Bourscheid a

organisé sa traditionnelle soirée du

boudin noir, la «Träipenowend», au

début du mois de novembre au centre

culturel Méchela. Cette spécialité

luxembourgeoise, servie avec du

chou rouge, des pommes de terre

rôties et de la compote a été accompagnée

d’un plat alternatif avec des

saucissons et une salade de pommes

de terre. Source: bourscheid.lu

CLERVAUX

La célèbre tragédie de William

Shakespeare, «Romeo et Juliette»,

sera jouée au Cube521 à Clervaux

le 23 novembre. Le spectacle sera

performé par l’«America Drama

Group Europe» mis en musique

par John Kenny et dirigé par Paul

Stebbings. Ce dernier dirige la

pièce depuis cinq ans désormais

et s’attache à donner un côté plus

moderne à ce classique du théâtre.


Source: cube521.lu

DIEKIRCH

Et si la ville de Diekirch faisait encore

mieux que le «Black Friday», cette

tradition américaine qui suit la

Thanksgiving et qui propose des soldes

importantes sur de nombreux produits?

L’union commerciale de Diekirch l’a fait

en organisant les 23 et 24 novembre

prochains le «Crazy Black Weekend».

Au menu: rabais, remises, ristournes

et bonnes affaires sur l’ensemble de la

commune. Source: diekirch.lu

WILTZ

La commission consultative de l’intégration de la commune

de Wiltz, le centre socio-culturel Prabbeli et le foyer Oasis ont

organisé la soirée de diffusion du film documentaire «Grand

H» au Ciné Prabbeli le lundi 5 novembre. La réalisatrice du

film, Frédérique Buck, a voulu donner la parole aux personnes

concernées par les questions liant l’Humanité et la politique

migratoire en général. Le documentaire a regroupé plusieurs

intervenants aux horizons complètement différents: un

demandeur de protection internationale irakien, un avocat

spécialiste en droit d’asile, un psychiatre, l’anthropologue

Abdu Gnaba ou la journaliste Laurence Bervard,… sans oublier

la participation de Jean Asselborn, ministre des Affaires

étrangères, de l’Asile et l’Immigration. Frédérique Buck en sort

ainsi un film engagé qui démontre l’importance de la société

civile en ce qui concerne les questions politiques telles que

l’immigration.

Source: wiltz.lu

SAEUL

Caritas Luxembourg a lancé l’action «Mobile Bag» le 18 octobre

dernier dans la comme de Saeul. Cette initative a pour but

de collecter les anciens GSM et smartphones inutilisés, qu’ils

soient en état de marche ou non. L’idée principale étant de les

recycler et de participer au principe d’économie circulaire qui

vise à réinsérer les ressources dans les circuits de production.

L’association Caritas a également mis en garde les donateurs

quant à la protection des données. Elle a notamment conseillé de

retirer les cartes SIM, d’effectuer une réinitialisation des réglages

et d’enlever l’ensemble des composants pouvant contenir des

données tels que les cartes SD. Les smartphones fonctionnels

quant à eux ont été redistribués aux personnes dans le besoin par

l’organisme «Digital Inclusion».

Source: saeul.lu

ELL

La 14 e fête des moules au centre Camille

Ney à Ell a eu lieu le 16 novembre

dernier. L’événement a été organisé

par l’équipe dames du Sporting Club Ell

avec plusieurs menus possibles: au vin

blanc, à la provençale ou simplement

des bouchées à la reine. Les plats ont

tous été fournis par le traiteur Patrick

Nissen.

Source: ell.lu

ERPELDANGE

Les années 80 ont toujours autant de

succès et Burden, section communale

d’Erpeldange-sur-Sûre, a accueilli l’événement

«80’s Party» au centre culturel

«A Maesch» ce vendredi 16 novembre.

Organisé par le club de théâtre

«Trau Dech», les participants ont

pu se replonger dans l’atmosphère

colorée et pop d’il y a 30 ans…

en musique avec les classiques de

cette époque. Source: erpeldange.lu

ETTELBRUCK

Le Centre des Arts Pluriels d’Ettelbruck

(CAPE) accueillera Hadrien Crampette

pour sa ciné-conférence intitulée

«Jérusalem, la ville-monde: exploration

du monde» le 20 novembre. Le

réalisateur français a arpenté la ville

et son melting pot de quartiers pour

comprendre comment s’est forgée

l’identité de cette «Terre d’Abraham»

commune aux juifs, chrétiens et

musulmans. Son film parcourt de

nombreux lieux: de Jaffa au désert

de Judée, jusqu’à Bethléem au Mont

des Oliviers en passant par Nazareth.

L’objectif? Montrer la beauté, le poids

de l’Histoire ainsi que la puissance

spirituelle de la fascinante et mystérieuse

Jérusalem. Source: cape.lu

VIANDEN

Le château de Vianden se muera en

salle de spectacle le temps de la soirée

du 23 novembre autour d’un concert

de musique militaire en l’honneur

du 40 e anniversaire des «Amis

du Château de Vianden». Le prix

d’entrée sera de 15 euros mais sera

gratuit pour les membres de l’association.

Source: castle-vianden.lu


Bien plus

qu’une carrière

Pour une fonction publique d’aujourd’hui


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NOVEMBRE 2018

RECHERCHE

Prendre le pouls de la société

luxembourgeoise pour élaborer

une meilleure politique

Le centre de données du LISER est doté d’une capacité de collecte des données grâce à son

équipe d’enquêteurs, et d’une unité chargée de la conservation, de l’archivage et de l’accès aux

données recueillies par l’institut. Des enquêtes sont menées par le LISER pour des projets

à l’échelle de l’Union européenne (pour des institutions européennes et des consortiums

universitaires), pour des projets au niveau national pour le compte de l’Office National de la

Statistique (STATEC), et dans le cadre de besoins spécifiques des ministères luxembourgeois

et des chercheurs de notre institut. Explications par Dr Agnieszka Walczak, responsable du

Centre de données.

Dr Agnieszka Walczak

Source photo: LISER


LG

NOVEMBRE 2018

59

Si vous avez déjà reçu une lettre vous

demandant de participer à une enquête, vous

vous êtes sans doute posé une (ou plusieurs)

des questions suivantes: pourquoi devraisje

y participer et répondre à ces questions?

De quelle façon mes réponses vont-elles

avoir une influence? Le temps consacré

en vaut-il la peine? Effectivement, peu de

gens réalisent l’importance des enquêtes

pour comprendre la société et définir les

politiques destinées à améliorer l’économie

et le bien-être de tous.

Les enquêtes constituent une source

importante de données complétant les

statistiques nationales

Les économistes utilisent les mesures

macroéconomiques de l’économie telles

que le produit intérieur brut, le revenu par

habitant ou l’actif et le passif par habitant.

La dynamique de ces agrégats économiques

est cependant déterminée également par

des facteurs spécifiques des ménages.

C’est pourquoi ces mesures doivent

être complétées par des informations

microéconomiques, qui sont généralement

obtenues par des enquêtes. Ces données

sont essentielles pour les chercheurs et

les responsables politiques afin d’analyser

la façon dont des groupes spécifiques

contribuent à la situation générale. Par

exemple, même si le niveau d’actif et de

passif par habitant peut être calculé à

partir des comptes nationaux, cela reste

une mesure agrégée qui ne fournit pas

d’informations sur sa distribution dans la

population. Les informations obtenues

grâce aux enquêtes permettent d’extraire

la distribution sous-jacente de l’actif et du

passif des ménages.

Ces informations microéconomiques, qui

complètent les mesures macroéconomiques

agrégées, sont importantes pour

comprendre le comportement économique

des individus et des ménages ainsi que

l’impact des politiques. Par exemple,

après la crise économique d’il y a dix ans,

les responsables politiques ont décidé

d’instaurer diverses politiques d’austérité.

Les conséquences de ces politiques

d’austérité peuvent varier selon le type

de ménage. Pour savoir comment ces

politiques d’austérité ont affecté les

ménages, des données microéconomiques

sont évidemment nécessaires.

Les données de l’enquête EU-SILC

contribuent à aider les ménages pauvres…

Depuis 2003, le Luxembourg est l’un des

pays qui mène l’enquête communautaire

sur les revenus et les conditions de vie (EU-

SILC, EU Survey on Income and Living

Conditions). Cette enquête a été créée

car les responsables politiques européens

s’inquiétaient des conditions de vie et de

l’exclusion sociale des ménages les plus

pauvres dans l’UE. L’enquête, menée par le

LISER pour le compte de l’Institut national

de la statistique et des études économiques

(Statec), fournit des données sur le bienêtre

matériel des ménages, le type et la

valeur des services qu’ils reçoivent et leurs

dépenses. Ces données ont été utilisées

pour élaborer l’indicateur de risque de

pauvreté, qui joue un rôle particulièrement

important pour les responsables politiques

depuis 2010, la date de début de la stratégie

Europe 2020 définie par la Commission

européenne et les États membres de l’UE.

Ces données ont largement contribué à

l’élaboration des indicateurs sociaux et au

développement de la dimension sociale de

l’UE.

“Analyser la façon

dont des groupes

spécifiques

contribuent à la

situation générale”

…les données de la HFCS aident

à comprendre le comportement

économique et financier des ménages dans

une économie en constante évolution…

L’enquête sur les finances et la

consommation des ménages HFCS

(Household Finance and Consumption

Survey) offre également des renseignements

importants. Au Luxembourg, le LISER

mène, pour le compte de la Banque centrale

du Luxembourg, deux composantes de

cette enquête – l’enquête auprès des

résidents du Luxembourg et l’enquête

auprès des travailleurs frontaliers qui vivent

dans la Grande Région et travaillent au

Luxembourg.

L’enquête HFCS menée chez les résidents

a pour but de réunir des informations sur la

consommation des ménages et leurs finances,

en particulier leur actif et leur passif. Cette

enquête exploite les décisions économiques

des ménages telles que la propriété

immobilière et d’autres décisions concernant

leurs portefeuilles/investissements, comme

la quantité nécessaire d’actifs, le niveau

d’endettement et l’épargne-retraite. Ces

données fournissent aux chercheurs et aux

responsables politiques des informations

concernant l’impact sur les ménages des

changements économiques tels que la perte

d’emploi, la crise économique, etc. La

crise financière a démontré qu’un nombre

relativement faible de ménages – ceux qui

sont fortement endettés – peut avoir des

conséquences importantes sur l’économie.

Comprendre l’impact du changement de

situation économique sur différents types

de ménages est essentiel pour élaborer

des politiques économiques et monétaires

appropriées.

L’enquête HFCS chez les travailleurs

frontaliers nous aide quant à elle à

comprendre la façon dont ces travailleurs

contribuent à l’économie du Luxembourg.

La troisième vague de cette enquête aura

lieu sur le terrain à l’automne prochain.

…tandis que l’enquête SHARE renseigne

sur la situation des personnes âgées

L’enquête sur la santé, le vieillissement et

la retraite en Europe (SHARE, Survey on

Health, Aging and Retirement in Europe)

est menée au Luxembourg depuis 2013.

Cette enquête paneuropéenne vise à

comprendre la manière dont le processus

de vieillissement affectera la société, en

particulier le marché du travail, ainsi que

les systèmes de retraite et de santé. Étant

donné l’augmentation de l’espérance de vie,

de nombreux gouvernements envisagent par

exemple d’augmenter le nombre d’années

obligatoires sur le marché du travail pour

les cohortes de travailleurs actuelles et à

venir. L’une des questions auxquelles les

données de SHARE aident à répondre est

l’ampleur du rôle de la sécurité sociale et

des régimes de retraite sur la décision de

maintenir ou non les travailleurs plus âgés

sur le marché du travail. En 2019, le LISER

mènera sur le terrain la huitième vague de

l’enquête SHARE. n

Luxembourg Institute

of Socio-economic Research (LISER)

Maison des Sciences Humaines

11, Porte des Sciences

L-4366 Esch-sur-Alzette/Belval

www.liser.lu


60 LG

NOVEMBRE 2018

BRÈVES COMMUNALES – CENTRE

PAR PIERRE BIRCK

BERTRANGE

La nouvelle extension du City

Concorde a été inaugurée le 15

novembre. Il compte aujourd’hui plus

de 100 commerces et restaurants

et 2.150 emplacements de parking.

Le premier étage est doté d’un espace

beauté tandis que le dernier comporte

un restaurant avec une terrasse

panoramique ainsi qu’un espace fitness.

Pas moins de 20 nouvelles enseignes ont

été intégrées dans ce centre commercial

moderne qui a entre autres pour objectif

de mélanger les loisirs, le shopping et la

restauration. Source: concorde2018.lu

LUXEMBOURG-VILLE

L’«Art Sandwich» a débarqué au

centre de conférence de la capitale

luxembourgeoise en octobre et était

destiné à la peinture. La ville a remis

le couvert le 8 novembre sur le thème

de l’estampe et de la gravure. Pour

résumer, cet événement se déroule

sous la forme d’un cycle de quatre

conférences-déjeuners, menées par

l’experte en œuvres d’art moderne et

contemporain, Patricia De Zwaef, ainsi

que par Elisabeth Koltz, restauratrice

de tableaux et d’œuvres. Grâce à cette

série de conférences, les participants

et futurs acquéreurs d’œuvres d’art

apprennent à ne pas se tromper lors de

l’achat d’un tableau, d’une sculpture ou

de photographies, à se poser les bonnes

questions et surtout à déceler les bonnes

astuces au moment de faire un choix. Le

tout dans une ambiance conviviale autour

d’un sandwich. Source: vdl.lu

SCHUTTRANGE

Le centre culturel a accueilli la «journée

intergénérationnelle» organisée par

le Club des Jeunes et la Commission

de la famille, du troisième âge et des

affaires sociales. Cette après-midi du

10 novembre a permis aux plus âgés

de partager leurs expériences et leurs

histoires. Les plus jeunes quant à eux

ont pu apporter leur dynamisme… pour

un moment de partage et d’échanges

conviviaux. Source: shuttrange.lu

STEINSEL

Et si la pratique des langues étrangères pouvait devenir

plus ludique et décontractée? C’est ce que tente de faire

le collège des bourgmestre et échevins de la commune de

Steinsel en collaboration avec la Commission de l’intégration.

Et pour cause, le café des langues a été placé sous le thème

d’Harry Potter et les apprenants ont notamment pu s’initier

au luxembourgeois, au français, à l’allemand, à l’anglais, au

portugais, à l’espagnol et à l’italien. Cet événement qui a eu

lieu début novembre se poursuivra une fois par mois jusqu’en

février 2019.

Source: steinsel.lu

WALFERDANGE

L’artiste luxembourgeois Joël Rollinger a présenté son

exposition à la Kulturschaap de Walferdange du 19 au 28

octobre dernier. Le jeune artiste de 33 ans a déjà réalisé

plusieurs œuvres d’art urbain majoritairement composées de

graffitis traditionnels, de peintures murales et de tableaux. Son

style, aux contours très accentués et aux surfaces colorées, se

base essentiellement sur des personnages et des foules qui

rendent l’univers de Joël Rollinger mystérieux, spécial, abstrait

et original.

Source: freewebs.com

HESPERANGE

Itzig, une section de la commune d’Hesperange, a inauguré

l’arrivée de la kermesse sur la place Roger Manderscheid le 3

novembre dernier. L’événement a été organisé par l’association

«Entente des Sociétés» de la ville. Source: hesperange.lu

NIEDERANVEN

L’association des amis du Livre et le

CSI Lëtzebuerg ont organisé conjointement

le vernissage de l’exposition photos

«Plaisir de Lire» le mardi 20 novembre à

la mairie d’Oberanven. L’expo-sition sera

ouverte au public aux heures d’ouverture

de l’institution jusqu’au 27 novembre.


Source: niederanven.lu

SANDWEILER

La Commission pour l’intégration de la

commune de Sandweiler, présidée par

Romain Dumong et en collaboration

avec le collège échevinal, a organisé

la fête de l’amitié au centre culturel

de la ville dimanche 11 novembre.

Plus d’une quinzaine de pays étaient

représentés dont des plus lointains à

savoir l’Afrique du Sud, les Etats-Unis,

l’Argentine, la Nouvelle-Zélande, ou

des plus proches comme la France,

les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Irlande ou

encore l’Italie. L’après-midi a été animée

par Fernand Neumann au saxophone

puis par la chanteuse Lisa Mariotto. Les

profits de la journée ont tous été reversés

aux associations «Le Rêve du Petit

Prince» et à «Casa a.s.b.l.». La première

a pour objectif de réaliser les rêves des

enfants gravement malades tandis que

la seconde s’attache au développement

social des quartiers en luttant notamment

contre toutes les formes de précarité ou

de pauvreté. Source: sandweiler.lu

CONTERN

Il y a un peu plus de deux ans, le jazzman

allemand Roger Cicero succombait à une

attaque cérébrale à l’âge de 46 ans. L’artiste

n’était pas un inconnu au Luxembourg

puisqu’il avait participé à plusieurs concerts

au Grand-Duché ces dernières années.

Le centre culturel Moutfort et l’Harmonie

Moutfort-Medingen, sous la direction

musicale de David Daubenfeld, ont

voulu lui rendre hommage avec l’événement

«Tribute to Cicero» qui a eu lieu

samedi 17 novembre... avec un invité

d’honneur: le chanteur Armand Thies.

La soirée s’est cloturée avec un concert

du groupe de musique «Vocals on

Tour».

Source: contern.lu


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62 LG

NOVEMBRE 2018

ENTREPRENEURIAT & INNOVATION

Un carrefour de rencontres

et d’opportunités

Les 22 et 23 octobre derniers, l’EBAN Winter Summit s’est

tenu dans les locaux de BGL BNP Paribas et a réuni près de 200

investisseurs européens de prestige et 150 entrepreneurs, dont

80 sélectionnés pour le concours de pitches. L’événement était

co-organisé par le Lux Future Lab, l’EBAN (European Business

Angel Network), le LBAN (Luxembourg Business Angel

Network) et l’EIPP (European Investment Project Portal) de

la Commission européenne. Avec 430 inscriptions, le sommet a

rencontré un franc succès, comme nous l’explique Olivier Selis,

CEO du Lux Future Lab (fondé par BGL BNP Paribas).

Parlez-nous de l’organisation de l’EBAN

Winter Summit…

Nous sommes partis du constat qu’il

manquait à Luxembourg un grand

événement international rassemblant business

angels et early stage investors. Il y a un an, alors

que nous étions déjà partenaires de l’EBAN,

j’ai assisté à sa précédente édition qui avait

alors lieu à Munich afin d’en observer

l’organisation, et nous avons très vite été

convaincus par la pertinence d’accueillir un

tel événement au Grand-Duché.

Olivier Selis


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NOVEMBRE 2018

63

L’EBAN est fort d’un grand réseau et nous

leur avons alors proposé un partenariat

d’organisation. Nos sponsors, à savoir EY,

le ministère de l’Economie et Arendt, et nos

partenaires étaient variés et rassemblaient

tous les incubateurs de la Place ainsi que des

associations comme la LPEA (Luxembourg

Private Equity & Venture Capital Association).

Placé sous le thème «Better together: how

to shape a more sustainable and innovative

world», l’événement visait à démontrer que

l’innovation et la durabilité vont de pair.

Nous avons également mis en avant

l’écosystème luxembourgeois et avons attiré

des business angels de référence au niveau

national et européen pour leur montrer

ce qui se développe dans notre pays,

ainsi que des fonds d’investissement, des

fonds d’impact et de jeunes entrepreneurs

luxembourgeois. Ce rendez-vous a été

une occasion de rencontres, d’échanges et

d’opportunités entre ces différents acteurs.

Quelles formes ont pris les différentes

interventions?

Au travers de workshops, nous voulions

permettre à des personnes au profil de

business angel de se lancer sur cette voie et

de se mettre en relation avec l’EBAN et le

LBAN. Les conférences étaient également

une occasion pour les startups d’obtenir de

précieux conseils de la part de ces investisseurs

providentiels. Par exemple, une session de

«dry run pitch» encourageait des business

angels de haut niveau à se positionner

comme mentors et à donner aux startups

de précieux conseils quant à l’optimisation

de leurs présentations, dans l’objectif de

convaincre davantage d’investisseurs.

Des séances en plus petit comité – 60

personnes environ – étaient le lieu de

témoignages individuels de business angels

expérimentés, le tout en dialogue avec le

public. Celles-ci se voulaient dynamiques et

diffusaient un enseignement concret.

Nos cours magistraux visaient quant à eux

à laisser la parole à des experts locaux ou

européens qui présentaient leur mode de

fonctionnement en matière d’innovation.

Par exemple, BGL BNP Paribas en avait

organisé un au sujet des activités de la

banque en matière d’open innovation.

Enfin, des séances plénières d’environ une

heure accueillaient des présentations et des

tables rondes sur plusieurs sujets phares comme

l’impact investing, le big data,… Différents

intervenants comme Yvan Bourgnon (capitaine

et philanthrope), Sasha Baillie (CEO

Luxinnovation) ou encore Jerôme Wittamer

(cofondateur et associé directeur chez Expon

Capital) y ont par exemple participé.

Afin de favoriser l’échange dans un cadre

plus informel, un dîner de gala à l’abbaye

de Neumünster avait par ailleurs réuni 170

personnes dans l’objectif d’aider entrepreneurs

et investisseurs à consolider leur réseau.

Le Luxembourg pourrait-il devenir une

«Startup Nation» à court terme?

A mon sens cet objectif est déjà atteint!

Lorsque BGL BNP Paribas a mis en place le

Lux Future Lab il y a six ans, nous étions un

des pionniers dans le domaine de l’incubation

au Luxembourg. Un grand travail a ensuite

été fourni à la fois par les pouvoirs publics

et le secteur privé, si bien que beaucoup

d’incubateurs sont apparus sur la Place

comme la House of Startups, mais également

de formidables programmes d’accélération

comme Fit 4 Start organisé par Luxinnovation.

On voit aujourd’hui le nombre de

startups exploser et l’on observe une nette

amélioration dans la qualité et le sérieux

des propositions des jeunes pousses qui

souhaitent s’implanter au Luxembourg. La

montée en puissance de cet écosystème est

notamment due aux initiatives privées et

publiques qui encouragent les entrepreneurs

à se lancer, mais également aux choix

stratégiques qu’a adoptés le Luxembourg.

Un cadre favorable se construit petit à petit,

notamment au niveau du big data et des

centres cloud qui s’implantent dans notre

pays. De plus, l’environnement économique

luxembourgeois reste favorable et ouvert ce

qui rend plutôt facile le choix des startups

de s’installer au Grand-Duché.

Est-il facile pour les startups luxembourgeoises

de trouver des investisseurs

en capital risque?

Nous voyons en tout cas de nombreux

contacts prometteurs se nouer grâce à cet

événement. Les startups luxembourgeoises

n’ont pas à rougir de leur travail. Le pays

connaît en effet quelques bons exemples

de réussites internationales comme Job-

Today ou encore Trendiction qui sont

venues témoigner à l’occasion du sommet.

Ce qui nous permettra de construire une

«Startup Nation» beaucoup plus large

seront justement ces exemples de succès

locaux qui susciteront des vocations sur la

Place et encourageront les entrepreneurs à

se lancer.

Pour améliorer le taux de survie des startups,

il faudrait qu’un support plus grand leur soit

apporté. Cela peut notamment se faire par

le biais de programmes comme Fit 4 Start

ou via les incubateurs. Mais les entreprises

ont également un rôle à jouer, notamment

en favorisant l’open innovation. De plus,

chez BGL BNP Paribas, lorsque nous

collaborons avec des startups, nous veillons

à accélérer le processus d’intégration et

de co-développement. Si une solution ne

convient pas, nous les en avertirons très

tôt; pour leur faire gagner du temps et

également pour leur éviter de mal dépenser

leurs ressources! n

BGL BNP Paribas

50, avenue J.F. Kennedy

L-2951 Luxembourg

www.bgl.lu


64 LG

NOVEMBRE 2018

ENTREPRENEURIAT & INNOVATION

Le numérique au service

des enjeux sociétaux

Pour la première fois au Luxembourg, le hackathon

«Lux4Good» organisé par InTech a réuni plus d’une trentaine

de participants pour travailler sur des projets à impact social,

sociétal ou environnemental, en présence de Son Altesse

Royale la Grande-Duchesse et du ministre Nicolas Schmit.

Nicolas Schmit et la Grande-Duchesse

Les six équipes ont eu chacune à

sélectionner un de ces projets; elles ont

retenu ceux portés par l’APEMH, la CSSF,

Equilibre – My Pledge, Food4All, IMS et

OpenVillage.

Le hackathon a permis de développer un

prototype d’application web ou mobile

répondant à la problématique.

A l’issue de ces 24 heures riches en

échanges, le jury dont faisait partie S.A.R.

la Grande-Duchesse, a décerné trois prix:

3 e prix: financé par l’Union luxembourgeoise

de l’économie sociale et solidaire

(ULESS), pour une application permettant

d’éduquer les adolescents à la gestion de

budget (projet porté par la CSSF);

2 e prix: financé par BGL BNP Paribas et

InTech, pour une application facilitant le

diagnostic de la diversité des organisations

(projet porté par IMS);

1 er prix: financé par POST Luxembourg

et EBRC, pour une application permettant

aux femmes et couples en situation précaire

de mieux suivre leur grossesse et de recevoir

des conseils (projet porté par l’APEMH).

Un hackathon informatique consiste à

rassembler des développeurs informatiques

volontaires et passionnés qui vont travailler

en équipe durant quelques heures à peine

afin de proposer une application ou

solution permettant de répondre à une

problématique précise.

De nombreux hackathons ont déjà eu lieu au

Luxembourg, mais c’est la première fois que

l’objectif était de servir une cause d’intérêt

général. Cette première édition du hackathon

Lux4Good a eu lieu à Esch-Belval au

Technoport du 12 au 13 octobre à l’initiative

de InTech, société de conseil et expertise en

technologies et systèmes d’information et

filiale de POST Luxembourg.

Quatorze projets avaient été proposés

par des organismes luxembourgeois

(institutions, associations, startups) dans des

domaines tels que la finance responsable,

l’économie collaborative ou la diversité.

Les trois projets primés sont à l’étude

pour une transformation en solution

opérationnelle.

La remise de prix s’est faite en présence

du ministre du Travail, de l’Emploi et de

l’Economie sociale et solidaire, Nicolas

Schmit, qui a salué cette «belle synthèse»

entre les nouvelles technologies et des

projets à impact, montrant ainsi que

loin d’être une nouvelle fracture sociale,

le numérique peut et doit être facteur

d’inclusion et un vecteur d’amélioration

de la société. Il a, par ailleurs, proposé aux

projets qui le souhaiteraient d’intégrer

l’incubateur pour entrepreneurs sociaux

6zero1, nouvellement implanté au cœur de

Luxembourg. n

Communiqué par POST Luxembourg


The whole world

of Intellectual Property

Client-oriented

Self-funded

Owner-managed

Global

Find out more on our website

dennemeyer.com/services

Become an IP influencer

Register at

iptrendmonitor.com


66 LG

NOVEMBRE 2018

ENTREPRENEURIAT & INNOVATION

Dennemeyer: the one-stop

shop for global IP management

Intangible assets, such as copyrights, patents, designs or trademarks, play a strategic role in

today’s economy. Intellectual property (IP) rights have become a major driver of economic

development. As a result, the IP industry has grown significantly and is currently undergoing

massive changes. Despite the industry trend towards consolidation, one of the leading IP

service providers is still independent, self-funded and owner-managed. This Luxembourgbased

group of companies with a worldwide presence is Dennemeyer.

Olivier Lombardo, Stéphane Speich and Maryse Heirend


LG

NOVEMBRE 2018

67

The Dennemeyer Group has been

protecting IP for more than 55 years.

The company was founded in 1962 in

Luxembourg by John J. Dennemeyer.

Initially a patent law firm, Dennemeyer

soon became a full-service provider,

extending its services to the entire chain

of IP management. “A succession of

innovations has transformed our company

into one of the world’s largest IP service

providers”, said Maryse Heirend, Chief

Operating Officer of the Dennemeyer

Group. “Since the beginning, Dennemeyer

has been dedicated to the development of

improved ways to protect and preserve IP

rights. In the 1970’s, the company expanded

abroad and established its first foreign

office in Stockport (UK). In the 1980’s,

Dennemeyer was the first in the world to

use computers for patent annuity payments.

We were also among the first to offer a

software for managing portfolios of patents

and trademarks”.

A broad range of expertise out of one

hand

The group now has 24 offices on all

continents, employs more than 600 people,

and has established a global network

of agents in 180 of the most important

jurisdictions. “We have a unique position

on the global IP market”, added Maryse

Heirend. “We are the only one-stop shop

for IP global management. Our customers

benefit from a broad range of expertise –

all within one provider. We offer global

IP law firm services (Dennemeyer &

Associates), IP administrative services

(Dennemeyer IP Solutions), IP consulting

services (Dennemeyer Consulting) as well

as IP software solutions. DIAMS iQ, our

web-based IP asset management software,

combines the most valuable features of both

a client-server and a web-based application.

With integrated document and workflow

management functionality, our state-ofthe-art

IP management software supports

all electronic record keeping needs.

Dennemeyer is also the only company

in the market that offers a high-quality

temporary staffing service, IP Temps, for

all IP asset types, companies, and law firms

that need it”.

“We help our

customers to get

the most value

of their IP rights”

The first consultation completely free of

charge

Dennemeyer is a multi-skilled, multicultural

and multilingual group with a customer

centric motto. “It’s not a coincidence that

we opened so many offices around the

world”, said Olivier Lombardo, Head

of Trademarks in Luxembourg. “We

believe that our customers deserve the

best representation wherever they want

to protect their IP, in their language and

in their time zone. Listening to customers

is our highest priority and is why the first

consultation is completely free of charge,

whether on the phone or face to face. There

are so many ways to protect ideas, creations

and inventions, therefore, an in-depth

conversation with the customer is key to

exactly understand their business and define

the best means of protection. Whether it’s

a startup, an SME or a big multinational

company, we adjust our advice. A startup

doesn’t have the same financial resources as

a big company does. So, we guide them to

get suitable protections for their IP assets

and help them develop their business with

the highest level of safety at the lowest

possible costs, layer after layer”.

“Not all ideas or inventions are patentable”,

said Stéphane Speich, European Patent

Attorney and Patent, Trademark and

Design Attorney in Benelux and France.

“For instance, a computer program claimed

as such is not a patentable invention

under the European Patent Convention

(EPC). For a patent to be granted for

a computer-implemented invention, a

technical problem has to be solved in a new

and non-obvious-manner. Patents are not

granted merely for source codes. Source

codes as such are protected by copyright.

In this case, the best solution is to use a

legal, secure online tool, like the Envelope

I-Dépôt. That simple example shows that

our main objective is to help our customers

protect their IP rights in the most efficient

ways and not to make fast profits”.

An online platform in 2019

To better serve its customers, Dennemeyer

is currently digitizing a number of its

services. In the next year, the group will

launch a platform on which customers

can watch, administrate and manage their

IP portfolios to a larger degree. Once

registered, they will have access to a private

space and online products and services.

In the beginning, the number of online

services will be limited but progressively

extended. “By launching this platform, we

stay true to our brand’s values: putting the

customer at the centre of all our activities,

offering a holistic approach and always

developing improved ways to protect and

preserve intellectual property rights”,

concluded Maryse Heirend. n

Dennemeyer Group

55, rue des Bruyères

L-1274 Howald

www.dennemeyer.com


68 LG

NOVEMBRE 2018

ENTREPRENEURIAT & INNOVATION

Protéger

pour viabiliser

En pleine expansion sur le marché local, le cabinet

Marks & Clerk a accueilli de nouveaux talents afin

d’accompagner au mieux la diversification économique du

Luxembourg. Dans ce cadre, et alors que l’EBAN Winter

Summit s’est tenu les 22 et 23 octobre derniers, Luca

Polverari, gérant et partenaire du cabinet luxembourgeois,

est revenu sur l’importance de la Propriété Intellectuelle (PI)

pour les startups. Interview.

Parlez-nous de votre récente expansion…

Depuis une dizaine d’années, notre cabinet

connait une forte croissance. Nous avons

donc décidé d’augmenter notre surface

locative au Luxembourg afin d’offrir

un cadre de travail plus épanouissant à

nos collaborateurs et de leur donner la

possibilité de se retrouver dans un espace

commun convivial.

Si jusqu’ici notre activité se concentrait

surtout sur des entreprises internationales,

aujourd’hui nous voulons renforcer notre

présence sur le marché local afin de devenir

un acteur majeur en propriété industrielle

au Luxembourg. Pour ce faire, nous avons

décidé de nous spécialiser dans des niches

en recrutant deux nouveaux collaborateurs:

d’une part Anne Rivière, spécialiste en

biotechnologie, nous aidera à aborder ce

secteur montant au Luxembourg. Entre

les activités du LIST, le développement

de l’Université du Luxembourg et les

financements grandissants des instituts de

recherche, nous sommes persuadés que

cette activité est vouée à se développer ces

prochaines années et nous voulons être

présents pour accompagner ce changement.

D’autre part, Stéphane Ambrosini, spécialiste

des brevets logiciels et électroniques

renforcera nos compétences dans

ce domaine. Il apporte aussi une belle

expérience en demande de brevets dans

les métiers de de la digitalisation et des

nouvelles technologies comme l’intelligence

artificielle, tout en connaissant bien le milieu

des FinTechs.

Le Luxembourg veut fournir un cadre de

développement favorable aux startups.

Expliquez-nous en quoi la PI peut être

un atout pour attirer des investisseurs?

Le ministère de l’Economie encourage

effectivement la création d’incubateurs,

surtout depuis la publication des résultats

de l’étude Rifkin. J’ai confiance en la

politique luxembourgeoise et je suis sûr que

le prochain gouvernement poursuivra sur sa

lancée à ce niveau.

“Ne pas protéger

son invention

peut coûter bien

plus cher que

de la protéger…”

Dernièrement, l’EBAN Winter Summit

a permis aux startups de rencontrer des

investisseurs. Dans ce cadre, la PI est

alors un grand atout puisqu’elle permet de

valoriser une activité et d’aider les jeunes

entrepreneurs à trouver des investisseurs.

Cela leur montre en effet que les recherches

ont été effectuées et qu’un projet est viable,

au-delà d’une simple idée ou d’une méthode

de travail. De plus, les investisseurs sont

réticents à l’idée de financer une entreprise

qui ne détiendrait pas tous les droits pour

son projet… Rechercher un investisseur

sans aucun acquis est presque impossible!

Les startups sont-elles suffisamment

sensibilisées aux enjeux de la PI?

Beaucoup d’initiatives sont prises au

Luxembourg notamment par l’IPIL, mais

je pense qu’il n’y aura jamais assez de

sensibilisation à ce niveau! De notre côté,

nous essayons de nous mettre en relation

avec les incubateurs de la Place pour réaliser

des présentations ou des journées pendant

lesquelles un de nos Conseils spécialisés

se mettrait à disposition des startups pour

répondre à leurs questions et favoriser une

prise de conscience dans ce milieu, sans

pour autant que nous ayons l’exclusivité

sur ce type d’événements. Toutefois, il

faudrait idéalement que cette démarche

de renseignement sur la PI vienne des

entrepreneurs eux-mêmes et pour cela,

il faut que nous parvenions à créer une

culture de la startup davantage axée sur la

protection de leurs idées.

A l’heure actuelle, nous ne voyons pas

encore le nombre de brevets augmenter de

manière proportionnelle à celui des startups


émergeant au Luxembourg. Il est encore

trop tôt pour observer ce changement;

nous sommes encore dans une phase de

croissance du nombre startups et une

sélection naturelle doit encore être effectuée

parmi celles-ci. Cet environnement est

encore assez nouveau au Luxembourg et

l’Etat commence seulement à pousser les

jeunes entrepreneurs à prendre des risques

et à créer leur propre projet. Beaucoup

de sociétés sont créées chaque jour et

beaucoup d’entre-elles voient leurs activités

cesser assez rapidement: la propriété

intellectuelle sera un facteur déterminant

dans la survie de ces jeunes entreprises et

il faudra qu’elle devienne un réflexe pour

assurer leur viabilité.

Quels premiers conseils adresseriezvous

à un jeune entrepreneur?

Il faut absolument qu’il assure sa propriété

industrielle: il faut qu’il sache qui est

l’inventeur, que celui-ci soit lié par un contrat

comprenant une clause de confidentialité

et qu’il n’en divulgue aucun aspect avant

d’en avoir discuté avec un professionnel

et d’avoir protégé son invention. En effet,

si la moindre information a été divulguée

au préalable, nous ne pourrons plus rien

protéger et son projet tombera à l’eau, car il

est difficile de prouver ses droits antérieurs

dans de tels cas.

De plus, les brevets ne sont pas aussi

onéreux qu’on pourrait le penser. Avec

une simple protection luxembourgeoise,

un entrepreneur aura un an devant lui

pour trouver des investisseurs et ensuite

se protéger dans d’autres pays si cela est

nécessaire. Il est aussi possible de déposer

une marque pour protéger un nom et

ainsi se faire connaître, par exemple. Ne

pas protéger son invention peut coûter

bien plus cher que de la protéger… Nous

leur conseillons donc de consulter un

professionnel dès que leur idée se concrétise

et qu’elle devient réalisable et applicable.

Chez Marks & Clerk la première consultation

est gratuite afin de déterminer si

le projet en vaut la peine et s’il est temps

de le breveter. En effet, il faut trouver le

bon moment pour déposer un brevet et

nous pouvons les aider à identifier cette

étape. Notre objectif est d’accompagner

les entrepreneurs en tant que partenaires

dans la croissance de leur société, et ce,

à chaque étape de son évolution, ce qui

implique que nous soyons experts dans

leur domaine d’activité. Nous les écoutons

attentivement, comprenons leur projet en

profondeur, les aidons parfois à identifier

la véritable innovation et les conseillons en

conséquence sur la meilleure manière de la

protéger. n

Marks&Clerk Luxembourg

44 Rue de la vallée

L-1017 Luxembourg

luxembourg@marks-clerk.com

www.marks-clerk.lu

Luca Polverari


70 LG

NOVEMBRE 2018

BRÈVES MINISTERIELLES

PAR RAOUF HATIRA

Ministère du Travail

Le monde du travail est en pleine

mutation. La digitalisation transforme

les procédés de production et les

modes d’organisation des entreprises.

Cette transformation exige aussi des

changements au niveau des inspections

du travail. L’ITM mise sur la formation de

ses agents pour affronter les nouveaux

défis relatifs à la qualité du travail,

à la sécurité et à la santé, au temps

de travail. Le projet de loi déposé

récemment fournit déjà une première

réponse.

Source: SIP

Ministère de l’Intérieur

Afin de mieux répondre aux besoins des

communes en ressources humaines,

le ministère de l’Intérieur annonce

l’organisation d’examens d’admissibilité

dans les groupes de traitement suivants:

agent municipal, agent de transport,

expéditionnaire administratif et rédacteur.

Les examens se dérouleront le mois

de janvier 2019. Les dates limites de

candidature sont quant à elles fixées pour

le mois de décembre 2018. Source: SIP

Ministère de l’Economie

La protection des données et le respect

de la confidentialité dans leur traitement

constituent un enjeu majeur dans le

paysage digital. Dans ce contexte,

l’ILNAS et l’Université du Luxembourg,

publient, avec le support du ministère

de l’Économie, un nouveau White

Paper “Data Protection and Privacy in

Smart ICT”. Cette publication vise à

clarifier les concepts fondamentaux des

Smart ICT d’un point de vue normatif et

technique. Ce livre blanc a été développé

dans le cadre de la stratégie normative

luxembourgeoise. Source: SIP

Ministère d’Etat

Le rapport annuel de la Commission

européenne qui mesure les efforts

entrepris par les pays membres de

l’Union européenne en ce qui concerne

l’égalité des genres dans le contexte du

numérique “Women in Digital Index”,

classe le Luxembourg à la troisième

position. Selon le même rapport, le

Luxembourg arrive en tête avec un

taux de 96% de femmes qui utilisent

internet de façon régulière, ainsi que

pour la participation des femmes dans les

consultations et sondages en ligne à des

fins civiques ou politiques. Source: SIP

Développement durable et Infrastructures

Suite aux fortes chaleurs et à la sécheresse exceptionnelle de

cet été, les populations de typographes, insectes ravageurs

de l’épicéa, ont connu une prolifération importante au Grand-

Duché du Luxembourg comme dans le reste de l’Europe

centrale. En conséquence, les propriétaires forestiers doivent

faire preuve d’une vigilance accrue eu égard à la situation

actuelle en vue de limiter la prolifération de l’insecte et les

dégâts dans leurs forêts.

Source: SIP


Carole Dieschbourg avec Paul Thiltges, secrétaire général de l’association

“youth4planet” et Joerg Altekruse, président de l’association “youth4planet”

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’Environnement, Carole Dieschbourg, a signé

une convention avec l’association “youth4planet Luxembourg”,

œuvrant dans le domaine de l’éducation au développement

durable, pour soutenir la marche vers les objectifs de l’Agenda

2030. Ce projet de “Storytelling” encourage les jeunes à

raconter et à filmer leur vécu, à réfléchir sur l’avenir, et à partager

leurs projets via leur téléphone portable sur une plateforme

internationale.

Source: SIP

Affaires étrangères

Le ministre des Affaires étrangères et européennes, Jean

Asselborn, a dévoilé une plaque commémorative en mémoire

des victimes des juridictions nazies, située au premier étage

du siège du ministère des Affaires étrangères et européennes.

Après l’occupation du Grand-Duché du Luxembourg

par l’armée nazie, en mai 1940, les juridictions “Sondergericht”

et “Standgericht” ont siégé dans l’actuel bâtiment du ministère.

“Rappelons-nous les pages sombres de l’Histoire pour que

de telles atrocités ne se reproduisent plus”, a souligné le

ministre.

Source: SIP

Législatives

Nommé formateur par S.A.R. le Grand-Duc le 16 octobre

dernier, Xavier Bettel, l’actuel Premier ministre, a invité les

représentants des partis DP, LSAP et déi gréng à une première

réunion plénière pour des négociations de coalition. Les

présidents de délégation ont confirmé avoir reçu le mandat

unanime des organes directeurs de leur parti respectif de

s’engager dans ces négociations dans le but de former le

prochain gouvernement.

Source: SIP

© MENV

Conseil de gouvernement

Le salaire social minimum augmente.

Les ministres réunis en Conseil ont

marqué leur accord avec le projet de

loi modifiant l’article L.222-9 du Code

du travail. L’indicateur ayant constaté

une progression des salaires de

1,1 % entre 2016 et 2017, le projet de

loi vise à augmenter également le salaire

social minimum de 1,1 % au 1 er janvier

2019. Parallèlement, le Conseil a décidé

d’augmenter le revenu d’inclusion sociale

(REVIS) et le revenu pour personnes

gravement handicapées (RPGH), à

hauteur de 1,1% avec effet au 1 er janvier

2019. Source: SIP

Ministère d’Etat

La digitalisation demeure un enjeu majeur

et un axe principal pour les futurs choix

économiques au Luxembourg. Lors du

Sommet Europe-Asie (ASEM), organisé

par l’Union européenne à Bruxelles,

Xavier Bettel a souligné l’importance de

la connectivité pour le rapprochement

économique et financier des continents

asiatique et européen. «Pour assurer le

développement de nos économies et de

nos sociétés, une connectivité digitale

optimale est cruciale», a déclaré le ministre

d’Etat.

Source: SIP

Ministère de la Coopération

Lors de la visite du directeur exécutif

d’ONUSIDA, Michel Sidibé, au Luxembourg,

le ministre de la Coopération et de

l’Action humanitaire, Romain Schneider,

a réitéré l’engagement prononcé du

Luxembourg pour le domaine de la

santé, priorité qui représente environ

15% de l’aide au développement

luxembourgeoise. En outre, le Luxembourg

réaffirme son soutien aux objectifs

de l’ONUSIDA, tout en mettant un accent

particulier sur les régions prioritaires de la

politique étrangère luxembourgeoise,

dont notamment le Sahel. Source: SIP

Ministère de l’Economie

Le ministère de l’Économie a lancé

officiellement le programme de support

et d’aide “Fit4Service” qui s’adresse

à la fois aux entreprises artisanales,

commerciales et relevant du secteur

Horeca, qui souhaitent améliorer leur

qualité de service. Conçu en étroite

collaboration avec Luxinnovation, le

programme «Fit4Service» prend en

charge, à hauteur de 6.000 euros,

les frais d’un expert agréé qui fait un

diagnostic du niveau de la qualité de

service existant au sein de l’entreprise,

afin d’améliorer davantage la satisfaction

de la clientèle.

Source: SIP


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North America and Asia.


72 LG

OCTOBRE NOVEMBRE 2018

PORTRAIT

Repousser les limites

de l’imagination

PAR MARTINA CAPPUCCIO

Martin Guérin, aujourd’hui CEO du Luxembourg-City Incubator, a accepté de nous livrer le

récit de son parcours atypique et riche en rebondissements. Il démontre ainsi qu’à force de

travail et de détermination, entreprendre est un rêve qu’il est possible de toucher du bout des

doigts.

Martin Guérin a débuté son parcours

original de manière pourtant très

traditionnelle, sur les bancs de l’école. Dès

l’âge de dix ans, le jeune garçon rêvait de

devenir un véritable homme d’affaires,

parcourant le monde à la recherche

d’opportunités. Également passionné par

les nouvelles technologies, ses ambitions

précoces semblaient déjà présager un

avenir dans le domaine de l’innovation et

de l’entrepreneuriat.

Le Bac S en poche, l’étudiant peut enfin

commencer à concrétiser ses rêves d’avenir

et passe alors les concours de grandes

écoles de commerce françaises, avec une

appréhension toutefois, celle d’entrer dans

un univers qu’il pensait à tort prétentieux et

à ce titre trop éloigné de lui. Retenu dans

cinq écoles, son choix se porte finalement

sur celle du Havre à la fois pour son réseau,

ses programmes à l’étranger, son bon

niveau, son concours international des

ventes mais aussi sa localisation parfaite

pour la pratique de la planche à voile!

Premiers pas dans l’entreprenariat

En fin d’études, Martin Guérin est toujours

à la recherche de l’idée révolutionnaire

qui pourrait le porter dans ses projets.

La laissant germer, il se lance dans une

carrière dans le marketing de l’innovation

et intègre de grands groupes, à la pointe de

la technologie. Au lancement du GSM en

Europe, il travaille ainsi pour Motorola et

s’initie au Trade Marketing dans l’objectif

d’introduire ce produit révolutionnaire

auprès des distributeurs afin de toucher

plus largement les consommateurs.

A cette époque, une société en particulier

nourrit le marché par les nouvelles

technologies qu’elle concrétise et démocratise

en Europe et Martin Guérin rêve de

l’intégrer: «Les produits de Sony étaient

tellement innovants que tout le monde voulait

rejoindre cette entreprise. Quand j’ai vu passer

une annonce indiquant qu’ils cherchaient

des commerciaux, j’ai tout de suite sauté

sur l’occasion», explique-t-il. Grâce à son

expérience professionnelle et à son premier

prix du concours international de vente des

grandes écoles, il obtient le poste et grimpe

petit à petit les échelons de la société jusqu’à

se voir confier, à 27 ans à peine, la gestion de

comptes clés pour toute la gamme audio.

“Quand

j’accompagne

un entrepreneur

je sais de quoi je

parle, je l’ai vécu

sur le terrain”

Travailler pour un grand groupe n’a

toutefois jamais freiné Martin Guérin

dans sa dynamique d’entreprendre. Alors

que pendant son temps libre il anime

musicalement des soirées avec un ami

ingénieur, ils ont tous les deux l’idée de

stocker de la musique dématérialisée dans

un dispositif. Le projet leur paraît tellement

idéal que Martin Guérin s’empresse de le

proposer à Sony… qui n’a pas jugé bon

d’y donner suite. Quelques temps plus

tard, le premier lecteur MP3 par Diamond

Multimédia sortait et se vendait à un

million d’exemplaires. Avec le sentiment

amer d’avoir raté une grande opportunité,

le jeune entrepreneur se promet qu’à la

prochaine occasion, il exploitera son idée

jusqu’au bout.

La création d’une startup

Quelques mois plus tard, les deux amis

décident de se lancer dans un nouveau

projet: la conception d’une chaîne hifi

connectée à internet pouvant stocker et

échanger de la musique dématérialisée.

En 1999, ils créent alors leur première

startup «Future Sound Technologies»,

accompagnée par Paris Innovation, le

premier – et à l’époque seul – incubateur

de la capitale française. «Tout va alors

très vite!», se souvient-il. «Notre produit

était révolutionnaire. L’entreprise a été

valorisée à hauteur de treize millions et

nous en avons levé six, tout en gardant

la majorité des parts. Mais alors qu’en

octobre 2001 nous devions organiser une

levée de fonds pour lancer notre première

présérie, l’explosion de la bulle internet et

les attentats du 11 septembre ont gelé le

marché», relate-t-il, encore déçu.

Pendant deux ans, l’entreprise poursuit ses

efforts et lance d’autres produits annexes

pour générer des profits. Le succès est

au rendez-vous, mais le projet initial

qui avait fédéré toute une équipe étant

passé au second plan, la motivation des

débuts retombe. L’équipe décide alors

de vendre les actifs et de procéder à une

dissolution anticipée amiable de la startup

afin de redistribuer les profits parmi les

actionnaires et de passer à un autre projet.

De l’autre côté

Dans le même temps, afin de

consolider ses compétences

managériales, l’entrepreneur

a pris l’initiative de se former

au coaching professionnel

d’entrepreneurs. Paris&Co,

intéressée par son profil

professionnel atypique, lui


LG

NOVEMBRE 2018

73

Martin Guérin


74 LG

NOVEMBRE 2018

PORTRAIT

“Rapprocher

le monde des

startups de celui

des industries

locales pour

favoriser l’open

innovation”

propose de rejoindre ses rangs et pour la

première fois, il travaille pour un incubateur

et conseille de jeunes entrepreneurs tout

au long du chemin qu’il a lui-même déjà

emprunté. «Quand j’accompagne un

entrepreneur je sais de quoi je parle, je l’ai

vécu sur le terrain: je connais l’angoisse

et sa gestion, les difficultés ou les grands

plaisirs managériaux,…», explique-til.

Dix ans plus tard, il est à l’origine de

trois des plus gros incubateurs parisiens

et accompagne chaque année plus de 250

startups.

Nicolas Buck, aujourd’hui président

de la Fedil, s’intéresse à son profil et lui

propose le poste de CEO chez Nyuko,

au Luxembourg. Mais son projet à long

terme est bien plus ambitieux encore:

«Nicolas Buck projetait déjà de faire du

pays une Startup Nation. Pour y parvenir,

il souhaitait que je sois le gestionnaire

du projet qui a préfiguré la House Of

Startups, fer de lance du pays en matière

d’accompagnement des startups», dit-il.

Le chef d’entreprise est aujourd’hui optimiste

quant à sa mission, mais il mesure le chemin

qu’il reste à parcourir: «Tout d’abord, nous

devons fédérer la Grande Région pour

qu’elle devienne une entité cohérente dont la

taille critique atteint celle des autres grandes

capitales européennes. Ensuite, nous devrons

rapprocher le monde des startups de celui

des industries locales afin de favoriser l’open

innovation dans nos grands groupes et de

leur donner un avantage compétitif au niveau

international», détaille-t-il.

Martin Guérin reste attaché à l’accompagnement

des entrepreneurs et espère que

son expérience pourra les encourager dans

leurs démarches: «Créer sa propre startup est

une aventure, il en restera toujours une trace

et même en cas d’échec, l’apprentissage est

garanti. Créer un réseau, prouver sa capacité

à entreprendre, être autonome, gérer une

équipe,… les défis sont multiples. Quoi qu’il

arrive, chaque entrepreneur aura acquis un

solide bagage et vécu une aventure qui aura

bouleversé sa vie», conclut-il. n


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