MIFA - Euronaval 2018-web

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M.I.F.A.

Magazine d’information des fournisseurs des armées

Edition Privée

BALARD

A la découverte de la section Protocole

et Hautes Autorités

MARINE BELGE

Face à l’enjeu de la lutte

maritime de demain


EDITO

En novembre 2018, la France commémorera

le centenaire de l’Armistice, qui marque la fin

de la Grande Guerre. L’occasion de rappeler

qu’encore aujourd’hui, dans la droite lignée

des Poilus de 14-18, les militaires français

sont toujours sur le front au Mali, en Irak et

dans bien d’autres pays ainsi que sur le territoire

national pour défendre nos concitoyens.

En juillet dernier, le Président de la République

Emmanuel Macron a promulgué la nouvelle

loi de programmation militaire 2019-2025

qui doit justement permettre à nos Forces

Armées d’avoir des moyens supplémentaires

pour effectuer leurs missions. L’Armée de

Terre recevra les premiers véhicules Griffon du

programme Scorpion l’année prochaine. La livraison

d’avions-ravitailleurs MRTT d’Airbus a

été accélérée avec une première qui sera effectuée

dès ce mois d’octobre. La Marine n’est

pas oubliée avec la réception dernièrement

de la 5ème frégate multi-missions Bretagne.

Comme le rapportaient nos collègues du site

spécialisé Mer et Marine, le programme de

remplacement des ravitailleurs de la Marine

nationale devrait être officiellement lancé à

l’occasion du salon Euronaval.

Salon de référence et incontournable de l’industrie

navale de défense, Euronaval fêtera

cette année ces cinquante ans pour une édition

qui s’annonce toujours aussi riche mais aussi

plus dense avec quatre jours d’exposition. En

2016, il aura réuni plus de 400 exposants venus

de 34 pays différents et accueilli 129 délégations

officielles françaises et étrangères. 2018

devrait encore attirer de nombreux observateurs

avec des enjeux maritimes toujours aussi

complexes et de nombreux défis à relever

pour les années à venir. Notre magazine a voulu

y apporter une attention particulière pour ce

nouveau numéro.

Bonne lecture à tous !

La rédaction


SOMMAIRE

005

006

012

016

BALARD

BALARD

028

032

BLUECYFORCE

BLUECYFORCE

MARINE BELGE

020

024 026

040

LE MUSÉE NATIONAL DE LA

MARINE

THE NATIONAL MARITIME

MUSEUM

CNIM

CNIM

044

ALSEAMAR

ALSEAMAR

038

Numero 27 - Euronaval 2018

Edition Privée

LE M.I.F.A est édité par la société BURO SERVICE 2000

25 av. du 8 Mai - 95200 Sarcelles

Membre de l’association des journalistes de defense (AJD)

Contact : 01 76 72 01 26 - info@mifamag.fr

Directeur de la publication : Paul Chiche

Journalistes :

Marie-Madeleine COURTIAL - Damien DURAND

Marie-Agnes MOLLER -

Traduction : Paula COOK

PAO & Maquette : Franck JAMY

La reproduction même partielle des textes, photographies, cartes,

publicités publiés dans « M.I.F.A. »

est interdite sans autorisation préalable.

Photo couverture :

Ministère des Armées

ANGLO BELGIAN CORPORATION

036 046

COUACH SHIPYARD

M.I.F.A. -Euronaval 2018


M.I.F.A. - Euronaval 2018

006

Soutenir et faciliter

à la découverte de la section Protocole et Hautes

Autorités de Balard

Un site unique dans le 15e arrondissement de Paris, véritable « Pentagone » à

la française, où il a fallu installer et faire travailler ensemble 10.000 personnels

du ministère des Armées. La gestion de Balard est un défi considérable.

Et derrière l’action d’Opale, qui assure l’entretien et la maintenance du site

dans le cadre de son partenariat public-privé (PPP), un autre service est à

la manœuvre, la sous-direction du site de Balard (SDBA) du service parisien

de soutien de l’administration centrale (SPAC) qui assure la gestion et le

suivi de l’exécution du contrat PPP du site de Balard, en mettant en œuvre

les mesures nécessaires à l’évaluation et au contrôle de la performance du

contrat. Dans ce cadre la section Protocole et Hautes Autorités (THA) est là

pour anticiper toutes les difficultés du quotidien afin d’assurer aux différents

cabinets une capacité de travail optimale. Le service est également chargé

de recevoir les délégations étrangères dans ce site devenu une vitrine aussi

pour la diplomatie hexagonale. Un rôle de l’ombre hautement stratégique.

Jérôme Picot, adjoint au chef de la section répond aux questions du MIFA

Magazine pour lever le voile sur cette expertise discrète mais incontournable.


MIFA : Pouvez-nous présenter la section Protocole et

Hautes Autorités ? Pourquoi avoir créé un tel service

sur le site de Balard ?

Jérôme Picot : La section Protocole et Hautes Autorités

(THA) est une entité réactive pilotée aujourd’hui par

Guillaume Richard, appartenant au bureau de gestion

de site (BGS) de la direction du site de Balard (SDBA),

une sous-direction du SPAC : le service parisien de

soutien de l’administration centrale. Elle est chargée

d’apporter un soutien particulier aux très hautes

autorités et à leur cabinet respectif, en vue de faciliter

leur quotidien pour un fonctionnement optimal et

autonome, depuis leur emménagement en 2015 et sur

tous les aspects de la vie sur Balard, lieu de travail mais

également lieu de vie … pour 10.000 personnes, une

vraie « ville dans la ville » !

Depuis 2015 en effet, le ministère des Armées a

inauguré le nouveau site de Balard pour y installer

tous les états-majors, directions et services, ce qui

représente plus de 9.000 personnels civils et militaires,

sans compter le personnel d’Opale Défense qui assure

l’entretien et la maintenance du site pour une durée de

30 ans dans le cadre du PPP qui a pris en compte le

site depuis sa construction en un temps record, dans

les exigences HQE et qui en fait un site exceptionnel.

Cette relocalisation du Ministère, qui a quitté plusieurs

sites historiques pour se regrouper en un « Hexagone

Balard » moderniste, garantit à la fois l’installation

dans les meilleures conditions et une continuité de

service plus efficiente, grâce notamment à un maillage

des armées et des services à tous les étages, autour

des grands chefs.

La section THA a donc été créée pour la circonstance

en 2015, où il fallait accompagner le déménagement

de toutes ces grandes entités, puis faciliter ensuite

la mise en œuvre de leurs actions sur le site pour

assurer la satisfaction quotidienne de leurs besoins,

en jouant l’interface soutenants-soutenus, assurer

des prestations de restauration pour ces THA et leurs

hôtes grâce à une équipe de professionnels et un pôle

dédié, et enfin veiller au bon déroulement des visites

protocolaires et des cérémonies officielles dans le

cadre des événementiels sur le site du Ministère. Les

ressources étant limitées et partagées, tout devait se

faire sans fausse note d’un point de vue organisationnel,

logistique ou diplomatique.

C’est donc une petite équipe qui œuvre chaque

jour pour intervenir en réactif aux éventuels soucis

de fonctionnement, ou plus généralement pour

coordonner des sujets ou projets transverses qui

mobilisent plusieurs prestataires et concernent

plusieurs bénéficiaires, en profitant de notre

connaissance « du terrain ». Nous avons mis en œuvre

plusieurs outils afin d’anticiper au mieux les aléas et les

risques de chevauchement, avec un agenda partagé,

un livret de poche dédié aux cabinets THA et bientôt la

mise en service d’un nouveau portail Connec’TH@ qui

devrait être le point de connexion privilégié en guise

de guichet unique, pour cibler les bons services ou les

interlocuteurs ad-hoc et accéder en un clic aux bonnes

informations.

MIFA : Pouvez-vous nous expliquer pourquoi votre

expertise est sollicitée pour la lisibilité et la fluidité

de services dont le «grand public» pourrait penser

qu’il est du ressort d’Opale Défense ? Quels sont

concrètement les domaines ayant nécessité votre

apport ?

Jérôme Picot : Opale est un consortium de sociétés

privées qui travaillent au profit du Ministère et le SPAC

a ici vocation à assurer le soutien de Balard en suivant

la bonne réalisation des opérations par ses partenaires

dans le cadre du PPP.

Notre expertise vient juste faire le lien entre tous les

acteurs de service pour intervenir seulement en cas

de besoin : cela peut être pour clarifier un processus,

traduire un besoin, accompagner sur des étapes de

réalisation …

Notre ambition comme les objectifs ont toujours été

clairs avec la même orientation, même si nos actions

s’ajustent en permanence aux demandes spécifiques

afin de personnaliser l’offre : garder le contact en

permanence, afin de répondre aux exigences de

qualité, de réactivité, de simplicité et de spécificité.

C’est toujours dans cet esprit de service que nous

accompagnons les THA, pour un service sur mesure,

des moyens propres et des prestations dédiées:

007

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M.I.F.A. - Euronaval 2018

008

- Pour « préparer et accompagner leur installation »,

il s’agissait de bien appréhender le contexte

Balard, comme gage de réussite pour la poursuite

opérationnelle de leurs activités professionnelles et

militaires (réaliser les démarches administratives sans

perdre de temps ni rien omettre, s’approprier les lieux

et rapidement trouver repères et signalétique, intégrer

la logique d‘organisation du site).

- Pour « faciliter le quotidien » sans se substituer aux

cabinets, c’était la volonté de répondre à des attentes

d’information, de formation, de conseil et d’intervenir au

plus vite pour la résolution de situations complexes et

difficiles (apporter les réponses à toutes les difficultés,

former pour être capable de bien utiliser les dispositifs,

apporter les bons conseils pour que les demandes

aboutissent, agir sur demande pour débloquer un litige

avec un service de soutien).

- Pour « faire bénéficier les THA d’un pôle de restauration

dédié », c’était organiser et animer une équipe et

des ressources pour dispenser des prestations de

restauration de haut niveau dans un cadre agréable et

discret représentant un atout au cœur de Balard.

- Enfin pour « organiser sereinement les

événementiels » une coordination exemplaire était

justifiée -entre les Cabinets, le COMILI en charge de

la sûreté du site et le SPAC-, au vu de la présence

permanente de nombreuses autorités sur site et les

moyens limités dont ils peuvent disposer (accueil des

délégations sur site, suivi des événementiels via un

agenda partagé, invitations au dialogue entre Cabinets

pour une répartition équitable des moyens, supports

et conseils pour l’organisation de visites du site de

Balard …).

MIFA : Y a-t-il des enjeux particuliers dans la réception

de délégations étrangères sur le site de Balard ?

A quoi doit être attentive la section Protocole et Hautes

Autorités ?

Jérôme Picot : Les us et coutumes comme les aspects

culturels et religieux sont essentiels pour la diplomatie

et nous avons dû découvrir les particularités, les

sensibilités ou les exigences. Nous sommes donc

très attentifs aux échanges et préparatifs sur tout le

cheminement des THA/VIP sur le site et depuis leur

programmation.

Chaque service joue sa partition et nous sommes les

garants d’une prestation irréprochable, pour assurer

un service de qualité et contribuer modestement à

renforcer l’image de l’excellence à la française.

MIFA : Quel bilan tirez-vous de votre action trois

ans après l’installation à Balard ? Et quelle sera

l’orientation de vos nouvelles actions ?

Jérôme Picot : Concernant cette volonté de

« personnaliser » notre service et dans le cadre

de l’innovation du Ministère, nous avons réalisé

cette aquarelle représentant l’Hexagone Balard ;

il sera bientôt le logo de notre activité et du pôle de

restauration des THA (qui est rattaché à la section) pour

être même rebaptisé le ‘restaurant l’Hexagone’.

Bien que les mouvements de personnels se fassent

chaque année au moment du PAM (plan annuel de

mutation), les entités sont désormais installées : il y a

une culture Balard, les consignes se transmettent et

l’organisation comme les outils sont rodés ; il n’y a donc

plus d’aide proprement dite à l’emménagement.

Néanmoins nous sommes parfois sollicités car

les procédures restent complexes, les démarches

rigoureuses et les incidents doivent être rapidement

traités.

Nos actions s’orientent naturellement vers

l’encadrement de projets transverses, comme la

coordination, l’accompagnement et le suivi du dossier

sur le patrimoine militaire, où chaque armée a fait le

choix d’exposer des objets représentatifs sur l’ensemble

du site. Cela renforce l’appropriation de ces espaces

nouveaux, extérieurs comme intérieurs (couloirs et

salles de réunion) où tout semblait anonyme au début

en comparaison avec leur environnement précédent

chargé d’histoire.

Nous constatons une forte demande de soutien pour

organiser ou valider voire animer des visites du site de

Balard pour des délégations étrangères afin de mieux

découvrir les caractéristiques exceptionnelles de sa

construction comme de son organisation ; ce sont des

représentants des pays africains, du Moyen-Orient ou

de tous les continents, dans le cadre de leur réflexion

sur des grands projets urbains ou de reconstructions,

comme pour l’Egypte qui reprend un chantier

pharaonique pour une nouvelle capitale en plein désert.

Le soutien évolue et nous devons être à l’écoute

des besoins pour adapter voire renouveler l’offre de

service, à notre niveau pour les THA, comme pour

tous les services du SPAC au profit de l’ensemble des

bénéficiaires et résidents de Balard.

Damien DURAND


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010

Et pour rebondir sur les relations avec les THA/VIP, le magazine MIFA est toujours présent,

à l’écoute et au cœur des événementiels comme les grands Salons de la Défense. On pourra

citer Euronaval 2018 pour la circonstance, Eurosatory ou encore le FED ... illustration au

FED2017 à Satory, avec

- En 1ère ligne de gauche à droite : Jérôme FRANTZ, Président du CIA au MEDEF et

vice-Président de la CCI Paris IDF (représentant le Président Didier KLING), le GCA Patrick

ALABERGERE, COMFT, le GCA Francis AUTRAN, DC SIMMT, le GCA Bertrand HOUITTE de LA

CHESNAIS, MGAT, Stéphane MAYER, Président du GICAT, l’IGA Armement Vincent IMBERT

de la DGA, l’IEF Jérôme PICOT (avec le magazine MIFA) de la section Protocole et Hautes

Autorités à Balard et François de MAZIERES, Maire de Versailles.

- Et en arrière-plan les représentants du Détachement de Tulle de la 13°BSMAT, bureau

d’étude du SMITer en charge de la conception et du suivi des Innovations participatives :

Michel Perrier Technicien Méthodes au Groupe Etude, Sylvie FREYSSINET, Secrétariat

Technique Groupe Etude et Philippe CRAMIER, Chef du détachement de Tulle.


011

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012

Bluecyforce

se former à la cyberdéfense

Premier organisme de formation professionnelle et

d’entraînement à la cyberdéfense en France, Bluecyforce

propose de nombreuses formations ouvertes à tous les

professionnels. Installée en plein centre de Paris, dans la tour

Montparnasse, l’entreprise met à la disposition de ses « stagiaires »

tous les moyens technologiques de ses partenaires tels que

Thalès, CS ou Paloalto.

Découvrez un lieu unique en son genre.

Une infrastructure réaliste

Le centre d’entraînement Bluecyforce se situe au

45ème étage de la tour Montparnasse, dans le

15ème arrondissement parisien.

Les salles de formation sont équipées des moyens

techniques les plus performants et sont dotées

d’une vaste palette d’outils et de moyens dédiés

(plateforme de simulation et de virtualisation reproduisant

vos environnements IT et ICS, automates

industriels réels, équipements dédiés «

mobile », …).

Dans chaque formation, l’accent est mis sur la

mise en œuvre par la pratique et sur l’apprentissage

par l’action. Bluecyforce privilégie la démonstration

et la mise en œuvre réelle des objectifs

pédagogiques au sein de laboratoires virtuels

ou hybrides. Chaque stagiaire doit pouvoir tester

et pratiquer lui-même afin de s’immerger de manière

interactive dans les problématiques abordées.

Un catalogue complet

Plus qu’une prise de conscience, c’est un devoir

pour les entreprises et les organisations de se pro-


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d’agression et d’augmenter son efficacité.

M.I.F.A. - Euronaval 2018

014

téger contre les menaces informatiques, dont les

conséquences peuvent être dramatiques : image

écornée, pertes financières, rançonnage, vol de

données client, vol de brevets ou secrets professionnels,

arrêt d’une exploitation, voire même

danger majeur pour les populations, si l’attaque

vise une infrastructure sensible.

Afin d’acquérir et de conserver les réflexes indispensables

aux métiers de la protection numérique,

les professionnels doivent se former, puis

s’entrainer en permanence.

En rupture avec la formation traditionnelle, Bluecyforce

propose dans son Cyber Range une offre

d’entrainement opérationnel à la cyberdéfense,

ouvert à tous les professionnels, selon un parcours

pédagogique adapté.

On distingue la formation de l’entrainement par le

caractère immersif de ce dernier. La formation va

permettre de développer des compétences théoriques.

L’entrainement, quant à lui, consiste à

effectuer une mise en situation dont le niveau de

difficulté sera corrélé au niveau de compétence du

professionnel.

Là où la formation permet de connaître les techniques

de base composant la boite à outil du cyberdéfenseur,

l’entrainement permet de les maîtriser

par la mise en pratique, afin d’augmenter

la qualité et la vitesse d’exécution et de diminuer

le stress en situation réelle. C’est l’entrainement

qui permet d’acquérir les réflexes vitaux en cas

Des exercices de crise

Les exercices de crise permettent, au sein de la

Blue Team, de gérer des incidents en temps réel,

de comprendre et de pratiquer la procédure d’escalade

permettant de passer au niveau de la gestion

de crise, puis de la gérer au niveau décisionnel,

avec une représentation des différents acteurs

de coordination (direction générale, management

des risques, production, RH, communication, juridique).

Bluecyforce propose des parcours d’entraînement

adaptés aux attentes de chaque maillon de

la chaîne opérationnelle de cyberdéfense : dirigeants/décideurs,

responsables opérationnels,

chefs de projet, opérateurs, consultants, pentesters,

auditeurs, développeurs…

A travers la validation d’un programme Bluecyforce,

les participants obtiennent des qualifications

progressives, reconnaissances de leurs compétences

en cyber combat réel.

Bon à savoir

BLUECYFORCE est déclaré Organisme de Formation

Professionnelle. Les entrainements peuvent

donc être financés au titre du Compte Personnel

de Formation.

Marie-Agnes MOLLER


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016

La Composante Marine

belge face à l’enjeu de la

lutte maritime de demain

L

’Amiral de division Wim Robberecht a commencé sa carrière de militaire

en 1980 à l’Ecole Royale Militaire. Après avoir été commandant du

chasseur de mines Aster et ensuite celui du Narcis, il a occupé des

fonctions au sein de différents états-majors tant à l’OTAN qu’au sein de la

Défense notamment comme chef de cabinet du commandant de la Défense

en 2014. Il a été également le premier commandant de la frégate Léopold en

2007. Depuis le 20 septembre 2016, il est le commandant de la Composante

Marine belge.

Tout d’abord, la Marine belge a encore eu une

année opérationnelle chargée en 2018 (opération

Sea Guardian, Maritime Capacity Building en

Guinée, SNMCMG1). Elle a pris la tête de la

flotte de déminage de l’OTAN pour un an. Est-ce

significatif du haut-niveau opérationnel et de la

fiabilité de la Marine belge ?

Il est important pour une force militaire de répondre

au niveau d’ambition que le gouvernement

lui donne. La mission de la Marine est de

fournir à la nation des capacités marines crédibles

qui peuvent être déployées en mer à tout

moment et à tout endroit afin de contribuer à la

préservation de nos valeurs fondamentales. La

contribution s’étend à la défense des intérêts vitaux

de notre pays et de nos alliés et plus spécifiquement

la liberté de navigation en pleine

mer, le zones critiques et côtières ainsi que les

approches portuaires.

Il est donc essentiel pour une marine de mon-


trer par le biais de ses engagements qu’elle répond

à ces exigences. De plus, ces déploiements

nous permettent de montrer notre engagement

envers nos alliés. Notre valeur ajoutée n’est pas

seulement mesurable par l’ampleur de nos dépenses

mais bien plus par nos contributions,

aussi modestes soient-elles ; mais répétées et

continues aux opérations et déploiements internationaux

avec nos alliés.

L’année 2018 sera également importante pour la

Marine belge avec le dossier du remplacement

des frégates et des chasseurs de mines en

coopération avec les Pays-Bas. Depuis le début

de l’année, des étapes importantes ont été

franchies avec un feu vert côté belge et un feu

vert côté néerlandais. Quelles vont être les

prochaines étapes de dossier ?

Une étape très importante a été en effet réalisée

le 8 juin dernier avec la signature du Memorandum

Of Understanding entre les Pays-Bas et

la Belgique. Il couvre le développement et l’acquisition

en commun de nouveaux navires identiques,

ce qui en soit est déjà impressionnant,

mais il s’agit aussi de la confiance réciproque

des deux gouvernements pour céder l’un à

l’autre la responsabilité pour le développement

et l’acquisition de telles plateformes et capacités

complexes. Ceci est un exemple de gestion

de la défense intégrée que de nombreux pays

en Europe regardent avec étonnement ou même

admiration.

Les Pays-Bas ont le « lead » pour le dossier des

nouvelles frégates. En tant que responsable du

dossier, ils optimaliseront et exploiteront leurs

connaissance, expertise et rôle précurseur dans

le domaine de construction de navires de telle

classe. La Défense néerlandaise conclura un

contrat avec l’industrie pour 4 navires dont 2

pour chaque pays. Tenant compte des domaines

technologiques prioritaires qui sont nommés

dans le document « Defensie Industrie Strategie

» et les intérêts de la sécurité nationale y

reliés, en concordance avec l’art 346 du traité

sur le fonctionnement de l’Union Européenne,

la défense néerlandaise a l’intention de demander

sans mise en concurrence des offres pour

cette construction aux chantiers navals DAMEN

SCHELDE NAVAL SHIPBUILDING comme fournisseur

prévu du cluster radar et systèmes de

tirs ou autrement dit le cluster Above Water

Warfare tels que décrits dans le document «

Kamerstuk 31 125, nr. 73 van 20 december 201 ».

En ce qui concerne le remplacement de la capacité

de la lutte contre les mines avec un contrat

d’entretien initial, il s’agit d’un marché public

suivant la procédure négociée avec publicité selon

la Loi relative aux marchés publics dans les

domaines de la défense et de la sécurité avec

recours à l’Art 346 du Traité sur le fonctionnement

de l’Union européenne pour la protection

des intérêts de sécurité essentiels (ISE) de la

Belgique. Cette procédure ne peut être suivie

que dans des cas bien spécifiques et strictement

réglementés. Cette procédure a été motivée auprès

du gouvernement et approuvée par celui-ci.

La procédure se distingue en 2 étapes. La première,

la sélection de chantiers navals potentiels

vient de se terminer. Ensuite, les chantiers

potentiels sélectionnés recevront le cahier de

charge afin de leur permettre de déposer une

offre. Ces offres seront évaluées par une commission

d’évaluation où siègent les experts nécessaires

et selon une méthodologie très claire

et objective fixée au préalable. Le classement

final sera proposé au conseil des ministres qui

prendra la décision finale.

La Belgique compte développer un nouveau

modèle de chasseurs de mines avec des

systèmes sans pilotes. La Marine belge a

d’ailleurs organisé deux journées de test avec

des entreprises. Quels seront les plus-values

de de ces nouveaux chasseurs de mines ? Les

défis de la guerre maritime ont-ils changé

depuis la mise en service des anciens chasseurs

de mines ?

La nouvelle génération de capacité de lutte

contre les mines (NG MCM) sera adaptée au

contexte stratégique aujourd’hui instable et demain

imprévisible. De plus, elle tiendra compte

des développements de nouvelles mines modernes

et des lacunes des systèmes actuels.

La nouvelle capacité sera innovatrice et de haut

niveau technologique. Dans un monde en perpétuel

changement, nous sommes obligés de nous

orienter vers les derniers développements et

innovations technologiques si nous voulons être

en état de rester à la pointe de la capacité tout

au long de la mise en service de ces navires. Le

plus grand changement dans le développement

de la capacité est sans nul doute la maturité

des systèmes autonomes et contrôlés à distance

qui nous permettra de garder le personnel en

dehors des champs de mine, offrant ainsi une

bien meilleure sécurité à notre atout majeur et

le plus cher : le marin.

La mine marine a toujours été une arme simple

et peu couteuse disponible pour les acteurs

étatiques et non-étatiques. Néanmoins, les développements

technologiques actuels et dif-

017

M.I.F.A. -Euronaval 2018


M.I.F.A. - Euronaval 2018

018

férentes études montrent l’évolution rapide de

cette menace qui devient de plus en plus sophistiquée.

Cette évolution se dirige vers des

modèles « stealth » difficiles à détecter, des

sources d’énergie à haute capacité et des senseurs

et logiciels beaucoup plus complexes et

intelligents avec une consommation d’énergie

réduite et des explosifs bien plus puissants.

Au sein de la PESCO, la Belgique et les Pays-

Bas vont prendre la tête d’un projet sur la

lutte contre les mines. La Belgique a une unité

d’entraînement spécifique pour les navires de

déminage depuis 1990. Est-ce un savoir-faire

spécifique de la Marine belge partagé avec son

voisin néerlandais ? Quelle en est l’origine ?

MOST est maintenant un centre d’entrainement

sous la direction de l’Amirauté Benelux (ABNL)

pour la mise en condition des unités jusqu’au

niveau de « Ready For Duty » (RFD). MOST a

été créé en 1990 à la demande de l’OTAN pour

la mise en condition des unités de l’OTAN intégrées

à STANAVFORCHAN, le précurseur de

la flotte permanente de l’OTAN de lutte contre

les mines SNMCMG. Le commandant de l’OTAN

avait remarqué une baisse des compétences et

de l’opérationnalité des navires de lutte contre

les mines détachés au sein de la flotte et a créé

une unité d’évaluation des capacités opérationnelles

des navires MCM détachés à la flottille

permanente de l’OTAN.

De par son expertise mondialement reconnue

dans le domaine de la lutte contre les mines, il

était dès lors évident que l’école de Guerre des

Mines EGUERMIN à Ostende relève ce défi et soit

au berceau de MOST. Depuis 2000, MOST tombe

sous la responsabilité d’ABNL ; en 2002, MOST

déménage d’Ostende vers la base navale de Zeebruges

et depuis 2006 est sous la responsabilité

du Commandant Sea Trainer de la direction Opérations

d’ABNL.

Notre expertise MCM est en effet le résultat de

plusieurs interactions qui ont eu lieu dans le

passé dont nous avons bénéficié (localisation

d’importants champs de mine devant nos côtes,

la valeur économique de nos eaux territoriales

et l’importance d’y assurer le libre passage de

navires au plus vite après la dernière guerre

mondiale. Nous nous sommes ensuite non seulement

engagés à maintenir et renforcer cette

expertise mai aussi à partager cette expertise

avec nos alliés afin d’assurer le maintien de

cette connaissance au sein de nos marines.

La coopération avec les Pays-Bas prend une

nouvelle forme plus importante avec le dossier

de remplacement des navires. D’autres projets

sont-ils prévus ?

La vision stratégique de la Défense prévoit des

investissements dans tous les domaines d’opérations

de la Marine. Non seulement la capacité

de lutte contre les mines et la capacité « surface

combattant » est totalement renouvelée, nous

nous engageons aussi dans le développement

d’une capacité « harbour protection » qui inclura

aussi bien les senseurs, que les intercepteurs

(limités à la protection depuis la mer) ; un

upgrade de la capacité de sécurité côtière, notre

participation au nouveau navire de recherche et

le remplacement des remorqueurs portuaires.

De plus, un important effort sera réalisé pour

améliorer les conditions de travail du personnel

à quai.

Nos investissements ne sont pas limités à « la

mer » mais aussi dans les airs. La Marine intensifie

sa présence avec le programme de modernisation

du NH-90 Nato Frigate Helicopter NFH

afin qu’il puisse pleinement remplir son rôle de

système d’arme intégré des frégates.

Dans tous ces domaines, nous nous efforcerons

à acquérir les moyens modernes et de haute

technologie afin de permettre à ces capacités de

relever tous les défis durant toute leur période

de mise en œuvre. Ce n’est pas tous les jours

que nous sommes en état de renouveler ces capacités.

Dès lors, il est important de développer

une connaissance approfondie des possibilités

et opportunités que nous offrent ces nouveaux

systèmes. C’est pourquoi il est primordial de

continuer, d’intensifier même, notre engagement

dans le « concept development and Experimentation

» (CD&E) pour nos capacités futures.

Vous êtes à la tête de la Marine belge depuis

bientôt trois ans. Quelle évolution a-t-elle eu et

quels sont ses prochains défis ?

Le plus grand défi est dans le domaine du personnel.

A court terme, la marine doit réussir à

contrer et même inverser les tendances et perspective

négatives en termes de recrutement et

de rétention. Ceci demandera notre complète attention.

A long terme, la problématique du personnel

ne pourra être résolue que lorsque nous

serons capables de recruter à grande échelle.

Ce processus ne tombe pas sous la responsabilité

du commandant de la Marine mais nous

mettrons tout en œuvre afin de faciliter ce processus.

Marie-Madeleine Courtial


M.I.F.A. - Euronaval 2018

020

Le Musée national de la marine

Lieu de patrimoine, lieu d’histoire

Cinq établissements, une collection constituée depuis presque

quatre siècles, une exposition permanente d’une richesse

incomparable complétée par des expositions temporaire de haute

qualité, le Musée national de la marine est l’un des établissements

majeurs de l’offre culturelle du ministère de la Défense, deuxième

opérateur culturel de France.

Le Musée national de la marine, c’est d’abord

la spécificité d’une implantation multiple, qui

dépasse dont largement les seules limite de la ville

de Paris. Brest, Port-Louis Rocherfort et Toulon

peuvent se vanter en effet – histoire maritime

oblige ! – d’abriter, plus que des annexes, de

véritables établissements installés dans les plus

anciens et les plus prestigieux bâtiments des villes

concernés. Ces quatre extensions du Musée de la

marine contribuent donc chacun au dynamisme

culturel de leurs villes respectives, entretenant le

patrimoine dans les principaux ports qui ont fait

l’histoire de la Marine française.

L’établissement « principal », celui de Paris, se

dresse lui fièrement sur la place du Trocadéro, dans

les locaux du Palais de Chaillot, depuis 1938 – il

était auparavant (depuis 1748) installé à l’intérieur

du Louvre. Il propose au visiteur une collection

unique : des toiles représentants les grandes

scènes de l’histoire maritime française bien sûr,

mais aussi un véritable panorama en maquettes

de modèles de navire, principalement de guerre,

du XVIIe siècle (période où Colbert, secrétaire

d’Etat de la Marine fit créer ces maquettes pour

définir le futur potentiel maritime du royaume) au

XIXe siècle.

L’établissement parisien peut également se vanter

d’abriter en ses murs l’une des plus imposantes

©Cubby T Bear - Flickr


M.I.F.A. - Euronaval 2018

022

« De l’amphore au conteneur », retour sur deux mille ans de commerce maritime

Même si le Musée de la marine a d’abord une

finalité patrimoniale militaire, c’est sur un

tout autre domaine du monde de la marine

que l’établissement nous invite à partir du

15 octobre prochain. Dans son exposition

« De l’amphore au conteneur » ; le Musée

propose en effet de revenir sur 2000 ans

d’histoire de marine commerciale. Un sujet

dont la France est un acteur central puisque

avec 12 840 km² de côtes et 11 millions de

km² de surface maritime, la France possède

le deuxième domaine maritime derrière

les Etats-Unis. Les ports français ont donc

toujours été des lieux de commerce et de

bibliothèques mondiales spécialisée sur l’histoire

maritime. 35 000 imprimés et plus de 7000 plans de

bateaux sont ainsi mis à disposition du public, bien

que les conditions d’accessibilité de ce patrimoine

conésquent (sur rendez-vous uniquement) soient

plus drastiques que dans d’autres musées.

Et le Musée de la marine n’a pas fini de

s’améliorer. Le prestigieux étabissement s’est

lancé en décembre 2012 dans un ambitieux projet

de rénovation complète. Ce projet vise d’une part

à mettre les locaux aux nouvelles normes exigées,

©Ted Drake - Flickr

passage des produits, des idées, et des

personnes en provenance du monde entier.

Pour illustrer ces siècles d’histoire , le Musée

offrira au visiteur 1000 mètres carrés d’un

parcours interactif permettant aux curieux

de retracer les principales routes maritimes

qui ont rythmé le florissant commerce

maritime français. Le musée a d’ailleurs mis

les moyens pour rendre ce parcours le plus

attractif possible en proposant notamment

un film d’animation à chaque étape de ce

parcours qui se veut ludique.

mais le musée, sous tutelle du miistère de la

Défense, profite aussi de l’occasion pour optimiser

son offre. Le site de Dugny, en Seine-Saint-Denis,

servira ainsi de point de réserve des collections

qui ne seront pas exposées afin de faciliter la

gestion du site de Chaillot. Le reste du musée

est en train de faire peau neuve pour proposer à

tous les visiteurs un établissement qui sera l’une

des références mondiales pour l’exposition du

patrimoine maritime.

A chacun sa spécialité

Damien Durand

Hors Paris, les quatre autres établissement

ont réussi à chacun développer leur spécialité

rendant chacun de ces établissements

uniques et complétant efficacement le grand

musée parisien. Ainsi l’établissement de

Brest se spécialise sur l’histoire maritime

de la ville, sans doute le port français

historiquement le plus important. Un peu

plus loin, dans le Morbihan, à Port-Louis,

le musée offre un intéressant espace

d’exposition dédié au sauvetage en mer. A

Rochefort, dans l’un des plus vieux bâtiments

d’une ville classée « ville d’art et d’histoire »,

place à une impressionnante collection de

maquettes de bateaux. Même spécialité dans

le musée de Toulon, qui est en plus le seule

sur la côte méditerranéenne qui porte aussi

une grande part dans l’histoire maritime et

militaire navale française.


M.I.F.A. - Euronaval 2018

024

CNIM

La Défense a une place importante dans nos acune

entreprise avec la Défense

au cœur de son ADN

Fondé en 1856, le groupe CNIM a développé ses activités dans les secteurs

de l’Environnement, de l’Energie, des Hautes technologies mais aussi

de la Défense. Ainsi CNIM est devenu un partenaire majeur des acteurs

de Défense et plus particulièrement de la Marine française.

A l’occasion du salon Euronaval, Luc Renouil, Directeur stratégie et

développement Défense et Sécurité de CNIM, a répondu aux questions de

Mifa Mag et revient sur le rôle de l’entreprise dans l’industrie de Défense

navale.

Pourriez-vous d’abord présenter succinctement

votre groupe ?

Le groupe CNIM est une entreprise familiale de

taille intermédiaire avec un actionnaire et une filiale

Bertin Technologies. Son chiffre d’affaires

s’élève à 635 millions d’euros dont un gros tiers

dans l’industrie de Défense et des domaines sensibles.

CNIM ce sont des constructions mécaniques

et thermiques : bateaux et navires amphibies de

débarquement, équipements navals embarqués à

bord des bateaux et des sous-marins ainsi que des

plus petits équipements dans l’instrumentation et

la cyber-sécurité. La société est dans le Naval de

Défense historiquement depuis de longues années.

C’est une de nos ligne d’activité majeures.

Justement au sein de CNIM, le domaine

de l’industrie de Défense a-t-il une place

importante ? Est-il appelé à se développer ?


tivités parce qu’elle fait partie de notre ADN premièrement.

Au tout début, CNIM était un chantier

naval. Actuellement, nos activités sont issues de la

diversification du chantier naval notamment dans

le domaine des équipements mécaniques. Deuxièmement,

nous sommes convaincus d’avoir un rôle

persistant à jouer dans la Défense en France. Il y

a un gros défi à l’export pour se faire connaître,

réussir à être le fournisseur d’autres maîtresd’œuvre

dans d’autres pays et vendre nos produits

en direct à d’autres forces armées. Le marché de

la Défense va être en croissance parce que toutes

les composantes des forces armées en ont besoin.

Nous essayons de nous placer dans cette vague

pour saisir des opportunités. Pour nous, c’est une

stratégie mûrement réfléchie.

025

CNIM a régulièrement des contrats avec

la Marine française. Ce partenaire est-il

important ? Comment répondez-vous à ses

besoins ? Réfléchissez-vous à des solutions en

concertation avec la DGA ?

Il y a deux façons de répondre aux besoins de la

Marine. En premier lieu sur le plan du développement

technologique car le groupe ne veut plus

être un chantier naval et se positionne aujourd’hui

comme un concepteur industriel innovant de solutions

pour l’amphibie. Nous fournissons une

gamme de produits amphibies dont le L-CAT à

la Marine Nationale. C’est un produit qui est en

service et un modèle unique dans les capacités

de projection hautes performances qu’il apporte.

Cela a été vu au Yémen ou lors de la tempête Irma

quand nos bateaux ont servi lors d’interventions.

En plus d’être un client, la Marine française est un

gage de fiabilité pour l’export comme un label de

qualité.

Nous avons une offre d’équipements navals pour

fonctions critiques avec Naval Group dans le domaine

des sous-marins et de navires de surface.

Dans l’ensemble, nous contribuons à la satisfaction

de la Marine en direct par nos bateaux ou en

indirect quand nous sommes embarqués dans

les navires de Naval Group. Nous fournissons les

fonctions complètes et le client sait par qui elles

sont réalisées. Cela contribue indirectement à

notre notoriété auprès de la Marine. Naval Group

fait partie de nos clients, tout en étant un de nos

promoteurs. Dernier point important, notre site industriel

se trouve à La Seyne sur Mer près de Toulon

: nous sommes les voisins de la base navale de

la Marine Nationale.

Est-ce qu’il vous arrive d’avoir des marchés

avec des marines d’autres pays ? Dans ce cadre,

faites-vous des alliances avec d’autres groupes ?

Des marchés sont-ils en vue ?

Nous avons fourni nos navires amphibies à la Marine

égyptienne. Nous sommes en discussions sur

le contrat à venir de MCO (maintien en condition

opérationnelle),. A l’export, les scénarios industriels

sont multiples. Nous pouvons d’abord fabriquer

des bateaux et les fournir au client en direct.

Nous pouvons par ailleurs trouver des partenaires

locaux pour faire de la réalisation ou encore négocier

des contrats de concession de licence sur

des concepts de navires qui seront complètement

assumés par un partenaire local, favorisant ainsi

le « local content ». Ce modèle peut se décliner en

différentes versions selon les attentes du pays en

termes de retours économiques.

Euronaval est-il un salon incontournable pour

n’importe quel groupe industriel maritime ?

CNIM va-t-il présenter des nouveautés ?

Je dirai qu’en premier lieu, c’est un salon incontournable

pour montrer que nous faisons partie de

l’écosystème et pour rencontrer nos clients, dont

les délégations étrangères. Ce salon est un lieu où

on prépare le présent et le futur de notre activité

: voir nos clients ainsi que nos concurrents. Sur

cette prochaine édition du salon, nous présenterons

notre toute dernière génération de gamme de

navires amphibies, et également nos équipements

navals pour fonctions critiques.

Marie-Madeleine Courtial

M.I.F.A. -Euronaval 2018


M.I.F.A. - Euronaval 2018

026

Alseamar

L’expertise d’une PME à l’échelle mondiale

C’est une PME qui s’est fait connaître mondialement en marge

d’un événement tragique: en mai 2016, un avion de la compagnie

égyptienne Egyptair s’écrase en mer Méditerranée dans des conditions

mystérieuses. La recherche des boîtes noires devient alors un enjeu

majeur et une course contre le temps. C’est grâce à la technologie de

la PME Alseamar que le précieux dispositif sera retrouvé. Un tour de

force en apparence pour cette société qui joue pourtant les premiers

rôles à l’échelle mondiale dans son secteur, y compris face aux grands

groupes, et qui est surtout l’un un fournisseur incontournable pour la

Défense française.

François-Xavier de Cointet, Directeur d’Alseamar filiale du groupe

Alcen répond aux questions du Mifa.

MIFA : Pouvez-vous nous détailler la part que représente

la Défense dans votre chiffre d’affaires ?

Quels sont les principaux marchés, produits, sur

lesquels vous vous positionnez auprès des forces

armées Françaises ?

François-Xavier de Cointet : Le chiffre d’affaires du

secteur Défense était de 51% en 2017 (sur un chiffre

d’affaires de 22 millions d’euros). Les principaux

clients sont des industriels du naval, des agences

étatiques et des Marines. Les ventes concernent

principalement les activités de radiocommunications

navales (navires de surface et sous-marins),

celles de robotiques et d’acoustiques sous-marines

(glider SeaExplorer) et le service de prolongation

de durée de vie de systèmes d’armes.

Après quelques années d’incertitude, les perspectives

budgétaires dans la défense s’annoncent

bonnes en apparence. Est-ce aussi le cas pour

vous ? Etes-vous optimiste pour l’avenir ?


Alseamar a beaucoup investi ces dernières années

en R&D et dans son outil industriel pour mettre sur

le marché des produits et services innovants. Les

perspectives mondiales sont bonnes dans le secteur

naval, et en particulier sous-marin et drones.

027

En France, malgré une Loi de programmation militaire

2019-2025 en hausse, les retombées immédiates

pour une PME ne sont pas évidentes, tant

les grands groupes captent en priorité les budgets

d’études et d’investissements.

Alseamar est née de la fusion de trois structures

du groupe. Pouvez-vous nous expliquer les raisons

de cette fusion ? A quelle exigence stratégique cela

répondait-il ?

Alseamar est née en 2015 de la fusion de 3 filiales

du groupe Alcen (ACSA et BMTI sociétés acquises

par Alcen et ATOB, société créée par Alcen). Ces

entreprises coopéraient régulièrement et elles

œuvraient dans le secteur naval avec des complémentarités

évidentes. Cette fusion a permis

de proposer une offre cohérente de produits et

de services et d’encourager les clients à confier à

Alseamar des projets plus importants grâce à un

outil industriel modernisé.

Alseamar se positionne sur trois marchés navals :

Défense et Sécurité, Oil & Gas offshore, Océanographie

et protection de l’environnement marin. La

société déploie ses activités dans le domaine naval

et maritime et répond aux enjeux nationaux et internationaux.

Elle relève les défis de recherche et

de l’exploitation pétrolière off-shore. Elle apporte

son concours à la recherche océanographique et

la surveillance de l’environnement marin. Ces

trois marchés requièrent le même concours scientifique,

technologique et industriel qu’Alseamar

peut leur apporter mais ils se distinguent par des

objectifs, des contraintes et des finalités qui diffèrent.

Vous avez brillé sur la scène médiatique en 2016

avec le Detector après le crash du vol Egyptair.

Deux ans après, pouvez-vous nous dire quels ont

été les résultats en terme de vente de cet équipement

qui vous a fait connaître ?

Cet évènement a permis d’améliorer la notoriété

d’Alseamar et la reconnaissance de ses équipes

dans le monde de la haute technologie de l’acoustique

sous-marine.

Le Detector 6000 utilisé lors de cette opération par

une équipe 100% Alseamar n’est pas un produit à

vendre mais que la société opère sur demande.

Avez-vous des projets de croissance à l’étranger

sur d’autres forces de défense ?

Plus de 50% de notre chiffre d’affaires est à l’export,

et 70% de nos commerciaux sont tournés vers

l’export. Nous avons donc de nombreux projets et

prospects, dans toutes les zones ou les problématiques

navales sont présentes, en particulier :

les systèmes antennaires et bouées X SUB pour

les sous-marins, les drones sous-marins SeaExplorer

pour l’océanographie militaire, la protection

de l’environnement et l’acoustique sous-marine,

les propulseurs sous-marins pour plongeurs et

nageurs de combats, ou les services de mise à niveau

et de modernisation des systèmes d’armes

navales (navires et sous-marins)

Qui sont vos concurrents ? Qui aujourd’hui vient

challenger l’excellence française sur vos produits ?

Pour les systèmes antennaires et bouées X SUB,

nous sommes en concurrence avec de grands

noms étrangers, allemands et américains notamment.

Pour le planeur sous-marin, je citerais deux

concurrents : l’Américain Teledyne WebbResearch

et le Norvégien Kongsberg sur licence iRobot.

Pour les propulseurs sous-marins pour plongeurs

nos concurrents sont américains, allemands, britanniques

et sud-coréens.

Damien Durand

M.I.F.A. -Euronaval 2018


M.I.F.A. - Euronaval 2018

028

Supporting and facilitating

Balard’s Protocol and High Authorities section

A unique site in Paris’ 15th arrondissement, a veritable French Pentagon,

where 10 000 staff from the ministry of the armed forces were moved to

work together. Managing Balard represents a considerable challenge.

Behind the action of Opale, which ensures the maintenance of the site within

the framework of it private-public partnership (PPP), another department

is on deck, the sub-directorate of the Balard site (SDBA), which ensures

the management and follow up of the execution of the PPP contract of the

Balard site by implementing the necessary measures to evaluate and control

the performance of the contract. Within this framework, the Protocol and

High Authorities section anticipates every everyday difficulty to guarantee

the various cabinets an optimal work capacity. The department is also in

charge of hosting foreign delegations on the site, which has become a show

window for French diplomacy. A highly strategic shadow role.

Deputy Head of the Section Jerôme Picot answers the questions of MIFA

Magazine to lift the veil from this discreet but essential expertise.


MIFA: Can you introduce the Protocol and High

Authorities section? Why did you create this

department on the Balard site?

Jérôme Picot : The Protocol and High Authorities

section (THA) is a reactive entity steered by

Guillaume Richard and belonging to the site

management bureau of the Balard site directorate,

a sub-division of the SPAC, the Parisian support

service for the central administration. It is in

charge of supporting the very high authorities

and their cabinets to facilitate their everyday lives

for an optimal and autonomous functioning since

their move in 2015 on all aspects of live in Balard,

a workplace and a living space... for some 10 000

people, a genuine city inside the city.

029

Indeed, in 2015, the Ministry of the Armed Forced

inaugurated the Balard site to establish its military

staff, directorates and departments, which

represents more than 9000 military and civilian

staff on top of the Opale Defence staff in charge

of maintaining the site for the next 30 years within

the framework of the PPP, which has overseen the

construction of the site in record time and within

the demands and obligations of the HQE to make

an exceptional site.

This relocalisation of the Ministry, which left

behind several historic sites to regroup in the

modernist “Balard Hexagon”, guarantees both the

installation in the best possible conditions and a

more efficient continuation of the departments

thanks to a meshing of the armies and departments

on all floors around the top chiefs.

book dedicated to the THA cabinet and, very soon,

the implementation of a new Connec’TH@ portal,

which will act as the privileged connection point

with a single contact to target the right departments

or interlocutors and access the right information

in a few clicks.

Can you tell us why your expertise is called upon

for the legibility and fluidity of the departments

that could be viewed as the public as the

responsibility of Opale Defence? Concretely,

which areas demanded your contribution?

The THA department was created in this aim

in 2015 to support the move of all these major

entities and facilitate the implementation of their

actions on the site to ensure that their everyday

needs are satisfied and by playing a supportingsupported

interface, guaranteeing the catering

for the THA and their hosts with a team of

professionals and dedicated pole, and ensure that

all protocol visits and official ceremonies held

within the framework of the events go smoothly on

the site of the Ministry. Since resources are both

limited and shared, everything had to take place

without a hitch from an organisational, logistical or

diplomatic perspective.

This little team works every day to intervene

reactively to any functioning hitch, or more

generally to coordinate transversal subjects or

projects that mobilise several service providers and

that concern several beneficiaries whilst enjoying

our “on-the-ground” knowledge. We implemented

several tools to better anticipate any hazard and

potential overlaps with a shared agenda, a pocket

Opale is a consortium of private companies

working for the Ministry and the SPAC. Its vocation

consists in supporting Balard by following-up the

implementation of all operations by its partners

within the framework of the PPP.

Our expertise links all the service providers to

intervene when need be: clarifying processes,

translating needs, accompanying the various steps

of realisation of a project...

Our ambition and objectives have always been

clear with the same orientation, even if our actions

are constantly adjusted to specific demands to

personalise the offer: constantly keeping in touch

to respond to demands of quality, reactivity,

simplicity and specificity. We are constantly striving

to accompany the THA with this in mind, in order to

offer them a tailor-made service, their own means

and dedicated services:

M.I.F.A. -Euronaval 2018


M.I.F.A. - Euronaval 2018

030

- To “prepare and accompany their move”,

we had to apprehend the Balard context properly

as a guarantee for success for the operational

continuation of their professional and military

activities (completing administrative steps without

losing time or omitting something, appropriating

the location and quickly find their marks through

the signage, and integrate the organisational logic

of the site).

- To “facilitate everyday life” without taking

the place of the cabinets in the intent of responding

to needs for information, training, advice and to

intervene as quickly as possible to solve complex

and difficult situations (bringing responses to

all difficulties, training to be capable of using all

the mechanisms properly, giving the right advice

to facilitate the resolution of requests, acting

on demand to unblock a dispute with a support

service).

- To help THA benefit from a “dedicated

catering pole” we had to organise and animate a

team and resources to provide a high-level catering

service in a pleasant and discreet setting, which

represents a veritable asset in the heart of Balard.

- To organise “events serenely”, exemplary

coordination was justified between the cabinets,

the COMILI in charge of the site’s safety and the

SPAC in view of the constant presence of many

authorities on the site and limited means that they

enjoy (welcoming the delegations on site, following

up events via a shared agenda, initiating dialogue

between Cabinets for an equitable repartition

of means, providing support and advice for the

organisation of visits of the Balard site, etc.).

Are there specific challenges in hosting foreign

delegations on the Balard site? What does the

Protocol and High Authorities section focus on?

Cultural and religious habits and customs are

essential in diplomacy and we had to learn the

many specificities, demands and sensitivities.

We pay great attention to the preparations and

exchanges during the entire process of the THA/

VIP, both on site and in the programme.

Each department plays its own partition and we

guarantee an irreproachable service to ensure a

high-quality service and modestly contribute to

reinforce the image of French excellence.

How do you assess your action three years after

settling in Balard? What is the direction of your

new actions?

Concerning the desire to personalise our service

and within the framework of the innovation of

the Ministry, we have created a watercolour

representing the Balard Hexagone. This artwork

will soon be used as the logo for our activity and

for the catering pole of the THA (which is attached

to the section), which will soon be renamed the

“Hexagone Restaurant”.

Although there are staff transfers every year during

the PAM (annual transfer plan), the entities are now

in place. There is a Balard culture, instructions

are being conveyed and the organisation and tools

are in place. There is no longer a preparation

assistance per se.

However, we are sometimes called upon since the

procedures prove rather complex, the approach is

rigorous and incidents must quickly be dealt with.

Our actions are naturally steered to the supervision

of transversal projects, such as coordination,

support and follow-up of projects on the military

heritage, where each force made a choice to

exhibit representative objects over the site. This

reinforces the appropriation of new interior and

exterior spaces (corridors and meeting rooms)

where everything looked anonymous in the start

in comparison with the previously history-laden

environment.

We note a strong demand for support to organise,

validate or animate the visits of the Balard site

for foreign delegations to help them discover the

exceptional characteristics of the edifice and its

organisation. These include representatives from

African and middle eastern countries and all other

continents, within the framework of their reflection

on large urban or reconstruction projects, such as

Egypt which is launching a mammoth site for a

new capital city in the middle of the desert.

And to come back to the relations between THA/

VIP, we are always attentive to the great events

including the Defence sector trade fairs, which is

another subject broached by the MIFA magazine!

Let us mention Euronaval, Eurostatory or still, the

FED.

Damien DURAND


031

M.I.F.A. -Euronaval 2018


M.I.F.A. - Euronaval 2018

032

Bluecyforce

Training for cyberdefence

The top professional cyberdefence training organ in France,

Bluecyforce, offers many new training modules open to all

professionals. The company, which is set up at the heart

of Paris in the Tour Montparnasse, provides its trainees with

technological means developed by its partners, including Thalès,

CS or still, Paloalto. Let’s embark on a journey to a unique place…

A realistic infrastructure

The Bluecyforce training centre overlooks Paris

15th arrondissement from the 45th floor of

the Tour Montparnasse.

The training rooms and classes are equipped

with cutting-edge technical means and enjoy

a wide range of dedicated tools and means (simulation

and virtualisation platform reproducing

IT and ICS environments, real industrial

robots, “mobile” dedicated equipment...).

Every training module stresses the enforcement

of the course content through practice

and learning through action. Bluecyforce privileges

the real demonstration and enforcement

of teaching objectives in virtual or hybrid

laboratories. Each intern must test and

practice every aspect to immerse themselves

in the issues broached interactively.

A complete catalogue

More than awareness, companies and organisations

have a duty to protect themselves

against computer threats, the consequence

of which can be dramatic: tarnished image,


033

M.I.F.A. -Euronaval 2018


M.I.F.A. - Euronaval 2018

034

financial loss, extortion, theft of client data,

patents or professional secrets, stoppage of

an operation, or even major dangers for populations

if the attack targets a sensitive infrastructure.

To acquire and keep the reflexes indispensable

for all digital protection jobs and functions,

professionals must train and constantly

refresh their knowledge.

Conversely to traditional training, Blue-

Cyforce offers a wide range of cyberdefence

operational training offer in its Cyber Range

modules, which are open to all professionals

and adapted according to a specific teaching

course.

Training differs from exercise through the immersive

character of the latter. While training

allows developing theoretical competences,

exercise consists in putting trainees in a situation

where the level of difficulty is immediately

related to the professionals’ level of

knowledge.

Where training allows knowing and learning

the basic techniques that make up the cyberdefensor’s

toolbox, exercise allows fully

mastering these techniques through practice

in the aim of increasing the execution quality

and speed and reducing stress in real-life

situations. Exercise allows developing vital

reflexes in the event of aggression and increases

its efficiency.

Crisis exercises

Within the framework of the Blue Team, crisis

exercises allow managing incidents in real

time, understanding and enforcing the escalation

process that allows moving to the crisis

management stage, and then manage it at

decisional level with a representation of the

various coordination actors (general management,

risk management, HR, communication,

legal...).

Bluecyforce offers a range of training courses

perfectly adapted to the expectation of each

link of the cyberdefence operational chain:

Managers/deciders, operational deciders,

project leaders, operators, consultants, auditors,

developers…

Through the validation of a Bluecyforce programme,

participants obtain progressive

qualifications recognising their competences

in a real-life cyber combat.

Good to know

BLUECYFORCE is registered as a Professional

Training Organ. Training can thus be financed

through the personal staff training mechanism.

Marie-Agnes MOLLER


035

M.I.F.A. -Euronaval 2018


M.I.F.A. - Euronaval 2018

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Anglo Belgian Corporation

A growing engine manufacturer...

Anglo Belgian Corporation’s International sales manager Jean-

Christophe Van Acker tells us about his company, its ability to

export to the international markets and many opportunities on

the French military sector. Presentation.

MIFA : Can you tell us a bit about your company?

Jean-Christophe Van Acker : Anglo Belgian Corporation

(ABC) is a company that designs, produces and maintains

medium speed diesel engines (max 1000 rpm) since

1912.

ABC is part of the family-run Belgian Ogepar group,

which also owns four foundries in France and Germany

as well as a company manufacturing turbochargers.

This puts ABC in a unique position as Europe’s top

constructor, since all engines are assembled in our Gent

factory. Moreover, more than 80% of components are

manufactured internally. This allows us to control quality,

to be reactive regarding delivery delays and to ensure the

availability of parts for our clients. It also allows us to be

competitive on the international market thanks to our

real know-how for medium speed engines. We produce

made-to-order solutions ranging from 600 to 5200 kW

(soon 10400 kW). Our products can be found on tugboats,

fishing vessels and dredgers, while the ABC engines

equip various navies including France, Bangladesh or

Turkey. Our company is also represented in the power

generation business area in thermal and hybrid power

plants, in continuous production applications and some

locomotives.

For the past three years, we have worked intensively on

our military activities, hence our presence in Euronaval,

Future Surface Fleet (GB) or NIDV (Holland). This year,

we are taking part in the IHEDN’s “navy challenges

and strategies” to polish our knowledge of the French

market’s needs in the military and civilian areas.

What technological interventions are being developed in

the maritime area? What is the place of Anglo Belgian

Corporation?

We are trying to remain pragmatic with regards to

technological evolutions. Indeed, if technology and

standards quickly evolve, this is not always the case

for available crew. We think that, if a system must be

controlled with a smart phone, it must still be userfriendly

in the most difficult conditions encountered

on sea or in some faraway regions of the world. Thus,

we have kept a 100% mechanical version for our DZC

and DL36 engine range. These are easy to maintain

in operational conditions and respond to the most

demanding emission standards.

This guarantee of reliability attracts and interests our

clients and led us to supply backup diesel generators for

most of the French nuclear plants for EDF in partnership


with Clemessy and Orys.

Simultaneously, we are working on hybrid combustion

and propulsion engines (Diesel, HFO/Gas/batteries/AC-

DC) to offer the most adapted solutions to our clients’

user profiles and according to their ecological ambitions

and investment plans.

Who are your main clients? Does export represent the

lion’s share of your production?

We export 90% of our production, most of which for

shipping applications (main propulsion engines, dieselelectric

propulsion or auxiliary gensets) and have

delivered engines to more than 120 countries in the world.

Although we are seen as the industry’s dwarf, we have

no issues with our size. We feel that our lighter structure

and added flexibility and proximity to our clients are

sizable advantages. Increased communication between

the client’s project engineers and the ABC’s engineers is

essential for our projects.

The fact that we are Belgian and combine the northern

work with the south European ethos allows us to work

hand-in-hand with everyone. We boast a long history in

Africa, which has taught us to be patient, pragmatic and

flexible.

In reality, we are a company of passionate engineers,

which also means that marketing is not our strongest

point. Since our 2012 investments, we have doubled

our production capacity and launched into a long sales

development process for the international market. This

has allowed us to win important contracts in Algeria and

Mexico. We have many new markets in our line of vision

but remain serene and see our clients as partners who

commit to a relation that will last between 15 and 30

years, depending on the application. We think in the longterm

without the pressure of anonymous shareholders

who are intent on making short-term earnings at the

risk of compromising quality for profit.

Does the maritime sector have an important place in the

Belgian industrial spectre? Where is it?

Although our country only has 67 km of coastline,

Belgium has an important place in the maritime

industry. The port of Antwerp is the second largest in

Europe. Many Belgian companies boast an international

reputation, such as Exmar, CMB, Jan de Nul or DEME for

dredging, Smulders for Offshore. And now you can add

ABC to your list…

Marie-Madeleine Courtial

Wiedauwkaai 43 - 9000 Gent - ​Belgium

+32 9 267 00 00

www.abc-engines.com

037

M.I.F.A. -Euronaval 2018


M.I.F.A. - Euronaval 2018

038

Alseamar

The expertise of an international SME

This SME enjoyed worldwide recognition following a tragic accident.

In May 2016, an aircraft of Egyptian air company Egyptair mysteriously

crashed in the Mediterranean Sea. The search for black boxes

became a key preoccupation and a race against time and the valuable

apparatus was found thanks to the technology of Alseamar. This

proved a veritable tour de force for a company that plays a leading role

on the global scale in its sector, including against larger companies,

and that is a key supplier for the French Armed Forces.

François-Xavier de Cointet, Director of Alseamar subsidiary of Alcen

Group answers questions from Mifa.

MIFA: Can you detail defence market portion of

your turnover? What are the main markets and

products that you use to position yourself with the

French armed forces?

François-Xavier de Cointet : The turnover of the

defence sector was of 21% in 2017 (out of a turnover

of 22 million euros). Our main clients are naval

manufacturers, state agencies and the Navies. Our

sales mainly concern naval radiocommunications

activities (surface ships and submarines), submarine

robotics and acoustics (SeaExplorer glider)

and the department of life extension for weaponry

systems.

After a few years of uncertainty, the budget perspectives

in the defence industry seem promising.

Is this the case for your company? Are you optimistic

about the future?

Over the past few years, Alseamar made some si-


gnificant investments in R&D and in its industrial

tool in the aim of launching some innovative products

and services on the market. The global perspectives

are good for the naval sector, particularly

for submarines and drones.

039

In France, despite the law on military programming

for 2019-2025, the immediate consequences for

a SME are not easy, and larger groups systematically

clench investments and study budgets.

Alseamar was born from the merger of three

structures of the group. Can you explain the reasons

behind this merger? To what strategic demand

did this respond?

Alseamar was born in 2015 following the merger of

3 subsidiaries of the Alcen group (ACSA and BMTI,

companies purchased by Alcen and ATOB, companies

created by Alcen). These companies regularly

worked together as they tooled in the naval industry

with obvious complementarities. This merger

allowed proposing a consistent offer of products

and services and to encourage clients to entrust

Alseamar with greater projects through a modernised

industrial tool.

Alseamar is positioned on three naval markets:

Defence and Security, Offshore Oil and Gas,

Oceanography and Protection of the Marine Environment.

The company deploys its activities in the

naval and maritime sectors and responds to national

and international challenges alike. It takes

up challenges in terms of off-shore research and

oil drilling. It brings its expertise and assistance to

oceanic research and the surveillance of the marine

environment. These three markets require Alseamar’s

same scientific, technological and industrial

contribution but stand apart through different

objectives, constraints and finalities.

You shone on the international stage in 2016 with

the Detector after the crash of the Egyptair flight.

Two years on, can you tell us what were the sales

results for the equipment that brought you renown

and recognition?

export. We have many projects and prospects in

every area where there are naval problematic and

particularly: antenna systems and X-SUB expandable

submarine communication buoys, SeaExplorer

submarine drones for military oceanography,

the protection of the environment and submarine

acoustic, submarine propellers for combat divers

and swimmers, or still, the updating and modernising

of naval weaponry systems for ships and

submarines.

Who are your competitors? Who can challenge the

French excellence on your products?

This event allowed improving the notoriety of Alseamar

and the recognition of our teams in the

world of high technology and underwater acoustic.

The Detector 6000 used during this operation by a

100% Alseamar team is not a product for sale but

one that the company operates on demand.

Do you have plans for development abroad with

other armed forces?

More than 50% of our turnover concern exports

and 70% of our sales managers are focused on

For the X-SUB buoys and antenna systems, we

compete with major foreign companies from Germany

and the United States. For underwater gliders,

our main competitors are the American

WebbResearch and Norwegian Kongssbert on an

iRobot license. For submarine propellers for divers,

our main competitors are American, German,

British and South Korean

.

Damien Durand

M.I.F.A. -Euronaval 2018


M.I.F.A. - Euronaval 2018

040

The National Maritime Museum

a place of heritage, historical site

Five institutions, a collection made for almost four centuries, a

permanent exhibition of incomparable richness complemented

by temporary exhibitions of high quality, the National Maritime

Museum is one of the major institutions of the cultural offer of the

Ministry of defense, second cultural operator France.

The National Maritime Museum is the first

implementation of a multiple specificity,

which largely exceeds the only limits of the

city of Paris. Brest, Port-Louis Rocherfort and

Toulon can boast indeed - maritime history

oblige! - To host more than appendices, real

installed in older buildings and prestigious

buildings of the cities concerned. These

four extensions of the Maritime Museum

so each contribute to the cultural vitality of

their cities, maintaining the heritage in the

major ports that have made the history of the

French Navy.

The property “main”, that of Paris, stands

proudly on him the Trocadero, in the Palais

de Chaillot, since 1938 - it was previously

(since 1748) installed inside the Louvre. It

offers visitors a unique collection: paintings

representing the great scenes of the French

maritime history of course, but also a

veritable panorama models ship models,

mainly of War of the seventeenth century (a

period when Colbert of secretary State of the

Marine did create these models to define the

maritime potential future kingdom) in the

nineteenth century.

The Parisian hotel also boasts of sheltering

within its walls one of the largest global

©Cubby T Bear - Flickr


M.I.F.A. - Euronaval 2018

042

“From the amphora to the container” back over two thousand years of maritime

trade

Although the Maritime Museum was

first a military heritage purpose, it is on

a completely different area of the world

of marine facility that invites us from

15 October. In his exhibition “From the

amphora to the container”; Museum offers

indeed back over 2000 years of history of

commercial diving. A subject that France

is a key player since with 12,840 square

miles of coastline and 11 million square

kilometers of maritime area, France has

the second largest maritime area behind

the United States. French ports have

always been places of trade and transit of

library specializing in maritime history.

35,000 print and more than 7,000 boats and

plans available to the public, although the

accessibility of this heritage terms therefore

(by appointment only) are more stringent

than in other museums.

And the Maritime Museum has not finished

improving. The prestigious institution has

launched in December 2012 in an ambitious

facelift. This project aims both to bring new

local standards required, but the museum,

©Ted Drake - Flickr

goods, ideas and people from around the

world.

To illustrate these centuries of history, the

Museum will offer visitors 1,000 square

meters of interactive programs designed

to help curious to trace the main routes

that have shaped the thriving French

maritime commerce. The museum has

also put the means to make this the most

attractive possible route by proposing an

animated film every step of this journey

that is designed to be fun.

under the Ministry of Defense, also took

the opportunity to optimize its offering. The

site Dugny, Seine-Saint-Denis, will serve as

a point of reserve collections that will not

be exposed to facilitate site management of

Chaillot. The rest of the museum is doing a

makeover to offer all visitors a facility that

will be a world reference for the exhibition of

maritime heritage.

To each his specialty

Damien Durand

Outside Paris, the other four institutions have

managed to develop their specialty each

making each of these unique institutions

and efficiently completing the great Paris

museum. Thus the establishment of Brest

specializes on the maritime history of the city,

probably the most important French port

historically. A little further, in Morbihan, in

Port Louis, the museum offers an interesting

space dedicated to the rescue exhibition. At

Rochefort, in one of the oldest buildings of

a city classified as “city of art and history “,

up to an impressive collection of model

ships. Same specialty in the Museum of

Toulon, which is increasingly the only one on

the Mediterranean coast which also bears

a large share of the French maritime and

naval history.


M.I.F.A. - Euronaval 2018

044

CNIM

A company built around the Defence sector

Founded in 1856, CNIM developed its activities in the areas of the

Environment, Energy, High Technologies and the Defence sector. CNIM

is a key partner of the Defence players, more particularly the French

Navy.

On the occasion of Euronaval, Luc Renouil, CNIM’s Director for Strategy

and Defence and Security development, took some time to answer MIFA’s

questions and describe the role of the company in the Navy Defence industry.

Can you tell us a bit about your company?

CNIM is a mid-sized family company with a

shareholder and a subsidiary, Bertin Technologies.

The turnover is of 635 million euros, including

one third in the Defence Industry and

sensitive areas. CNIM builds mechanic and

thermal constructions: amphibious landing

ships and vessels, naval equipment embarked

on ships and submarines and smaller equipment

used in instrumentation and cyber-security.

Historically, the company has been in the

Naval Defence sector for many years. This is

one of our main sectors of activity.

Does the defence industry boast an important

place for the company? Will this sector grow?

The Defence sector is one of our most important

clients and makes up our company DNA. In

the beginning, CNIM was a shipyard. Today, our

activities stem from the diversification of the


shipyard, particularly in the area of mechanical

equipment. We are convinced that we have

a persistent role to play in the defence industry

in France. Gaining recognition for exportation

proved a huge challenge, but we succeeded in

becoming the supplier for clients abroad and

to sell our products directly to other armed

forces. The Defence market is continuously

growing due to the developing needs of all the

components of the armed forces. We are trying

to surf this wave and grasp opportunities. This

is a well-reflected and thought-of strategy.

045

CNIM regularly signs contracts with the

French Navy. Is this an important partner?

How do you respond to its needs? Do you think

up solutions hand-in-hand with the DGA?

There are two ways of answering to the Navy’s

needs. Firstly, from the perspective of

technological development, since the group

no longer aims at being just a shipyard and is

repositioning itself as an innovative industrial

designer for amphibious solutions. We provide

a range of amphibious products including the

L-CAT to the National Navy. This product is in

service and is a unique model for its high-performance

projection capacities. We saw this in

Yemen our during the Irma Storm, when our

ships were used for interventions. In addition

to being a client, the French Navy provides for

reliability for exports as a label of quality.

We have a range of naval equipment for critical

functions with Naval Group in the area of submarines

and surface ships. Overall, we contribute

to the satisfaction of the French Navy

directly in our ships or indirectly when our

equipment is embarked on the Naval Group

vessels. We provide overall solutions and the

client knows who makes them. Indirectly, this

contributes to our notoriety with the Navy. Naval

Group is one of our clients and promoters.

Last but not least, our industrial site is located

in La Seyne-sur-Mer, near Toulon. We are direct

neighbours to the National Navy’s naval

base.

Do you sometimes sign markets with other

national navies from abroad? Do you make

alliances with other groups in this framework?

Do you have any markets in view?

We have supplied the Egyptian Navy with amphibian

vessels. We are currently discussing

the upcoming MCO (maintenance in operational

conditions) contract. There are many

scenarios for exports. We can build ships and

supply the clients directly. Moreover, we can

find local partners to fulfil our orders or to negotiate

licensing agreements for the concepts

of ships that will be handled 100% by a local

partner, which promotes “local content”. We

can leverage this model in several versions

depending on country’s expectations in terms

of economic return.

Euronaval is an essential trade fair for any

industrial maritime group. Will CNIM present

some novelties?

I would say that, in a first while, this trade fair

is essential to show that we are part of the

ecosystem and to meet our clients, including

foreign delegations. This trade fair is where

where we prepare the present and future of

our activity: seeing our clients and competitors.

During the next salon, we will introduce

our latest generation of amphibious ships and

range of naval equipment for critical functions.

Marie-Madeleine Courtial

M.I.F.A. -Euronaval 2018


M.I.F.A. - Euronaval 2018

046

Couach shipyard

the Middle East challenge

In 2012, the company experienced some serious economic

difficulties. In 2018, it delivers 79 interceptors to Saudi Arabia,

successfully taking up the challenge of producing and delivering

this important order in three years, which further confirms the

importance of the Middle East market for the Gujan-Mestras

based company. Expertise, in-depth knowledge of the promising

markets in the Gulf peninsula and capacity to control its production

are some of the arguments that enabled the company to bounce

back.

Vice President of Couach in charge of defence activities Guillaume

Peuchant answers our questions.

MIFA: You are physically located in the UAE.

Can you tell us about the genesis of this local

partnership? How did you ascertain the UAE as

a promising market?

Guillaume Peuchant : The UAE is one of the

most important business centres in the Middle

East and Couach is present in the United Arab

Emirates through a subsidiary in Abu Dhabi. Last

year, we reinforced our presence in the region

through the permanent presence of our sales

director on sites. We invest in the region for its

strong sales potential, and this materialises in a

partnership with ADSB for a technology transfer

based economy.

Through this partnerships, companies share their

competences and assets: Couach will accompany

the UAE for the design and engineering, whilst

the latter provide Couach with a local presence

and access to markets favouring local shipyards.

We will serve this market according to local


047

economic and development directives and focus

on neighbouring countries where the demand

grows significantly.

The Middle East is a promising market for Couach

over the next 3-5 years. Even if we try to diversify

our client base in Europe, Africa, Asia and Latin

America in the middle term, Gulf countries have

always been a priority market for Couach, which

has been implanted there for some time. Thanks

to the various contracts executed in the past and

the successful recent delivery of 80 interceptors

for Saudi coastguards, Couach is a key partner

for national organisations.

Which specific offers of your expertise drew the

interest of the UAE in the area of defence?

In the area of defence, our range centres

on interceptors (fast product for short-term

missions) and patrol ships (long reconnaissance

missions and coastal surveillance). Today, we

are adding and developing a new generation

product: a patrol ship for long reconnaissance

missions that boasts cutting edge technology

usually found on much larger frigate ships.

of all this equipment before redistributing it to

all the actors involved in a mission.

- Fast Interceptors: Our interceptors reach

almost 65 knots, a speed required for missions

of interception, protection or fast, high-precision

travel. Despite this high speed, our clients

challenge us and are constantly asking for

faster ships. We are trying to develop the best

performances for an ever-simpler product by

reducing weight and simplifying equipment

whilst restraining costs.

How do you plan to expand in the Middle East?

Are the Emirates a building stone for a sturdier

implantation?

Our implantation in the Emirates stems from

the commercial needs of the Emirates and

neighbouring countries. Everyone knows that

I would like to mention two specific products:

The new fast patroller ships that embark

sensors and latest generation self-defence

means and that fulfil missions usually dedicated

to larger units. These vessels are also equipped

with modern communication means enabling

contact with air/land/sea forces and thus

capable of coordinating every type of mission.

All the equipment is integrated in a Combat

Management System allowing the data recovery

Photo : Nicolas Claris

M.I.F.A. -Euronaval 2018


M.I.F.A. - Euronaval 2018

048

the Emirates represent an important platform.

Foreign presence has always been a key factor

for Couach, a company that exports most of its

production. Moreover, most of our clients are

foreign (Middle East, Russia, England, India).

At the same time, we are trying to develop our

recreational ship market in France.

We have a strong localisation strategy with legal

entities and Couach employees in the UAE and

Saudi Arabia, in line with our aggressive, global

growth strategy. In Arabia for instance, the entity

boats more than 30 employees working across

several departments, a main office and four

maintenance bases spread across the country.

These bases are responsible for the maintenance

and technical support services for our ships. The

second sales entity based in the Emirates is a

subsidiary of our group NEPTEAM and is under

development.

Your company experienced some difficulties in

2012. Which strategy did you adopt to get out of

this difficult episode?

In 2012, NEPTEAM pre-acquisition contracts

were signed in difficult conditions (low price,

short delays, disadvantageous contracts). Some

events beyond our control also penalised results.

The Judicial safeguard was put in place to allow

for late payments, in view of the era’s difficulties.

Since 2012, we have not recorded any safeguard

incidents and scrupulously follow our payment

plans.

Since then, we are working hard on managing,

negotiating and following-up our sales contracts

Photo : Nicolas Claris


and procedures, structuring the activity

with more industrial management practices

(production lines, more survey bureaus and a

culture of total quality). The HSI contract proved

our undeniable industrial capacities to the world,

which represents a considerable sales asset.

During the construction project for our 80

interceptors, we built a ship per week without any

delivery delay in spite of an accelerated pace and

a zero client defect before the departure of the

ships from our yard on the Bassin d’Arcachon.

We also delivered several yachts (44 meters, 23

meters) and are continuing in this vein for products

that have made our renown for performance and

quality, but by trying to inject more disrupting

technology (new, more recyclable or anti-fire

composite materials, automation/simplification

of some manufacturing processes, hybrid

engines, etc.). Today, we are proud to say that

Couach is a high-performing company, both

from an operational perspective and a financial

viewpoint.

Do you think that today Couach has real

development perspectives for its “defence”

segment on the French market, or is the

international market the main relay for your

future growth?

Our defence market pipeline is mostly

international. Indeed, for lack of budget, there

is currently very little activity in France that

matches our figurehead products. Despite this,

we enjoy the support of French governmental

organisations (DGA, BPI), which will help Couach

win new contracts in France and abroad. In the

past, we delivered ships to the Gendarmerie,

the customs and other national institutions. We

are attentive to the market and will take part in

the next calls for tender. For example, we are

one of the three last running companies for the

tender of the SNSM for the renewal of its entire

fleet (140 ships over 10 years initially planned,

but split in two for the moment). We are both

proud and enthusiastic to support a beneficial

institution such as the SNSM and to provide

high-quality and top-performance ships at the

best price.

What innovations is Couach working on at the

moment?

We have two main products platforms: fast

interceptors for active protection missions and

patrollers for long detection and protection

missions, with a greater cover of coastal areas

to protect States from their neighbours, pirates,

petrol thieves, or terrorists for instance. To

develop its activities, Couach repositioned its

product offer to simplify the latter and make it

easier to understand. Now, it falls within the

scope of an optimization of the existing platforms

whilst developing non-existing solutions. Our

development capacity for technical solutions,

studies and implementation, assembling and

performance calculation reduces cycle times

and the risks of a lack of performance. We

recruited new staff for the survey bureau (hybrid

propulsion, system integration and software)

to cover the development of more powerful,

innovative and technological ships that will allow

us to enter in higher added-value markets and

increasingly controlled production modes.

Damien DURAND

049

M.I.F.A. -Euronaval 2018


M.I.F.A. - Euronaval 2018

050

Index des annonceurs

ADDAIR 21

ANGLO BELGIAN CORP. 36.37

BEUCHAT 4

BHD 31

CLAMAGERAN 23

DIXI 33

DRAEGER 9-35

EURONAVAL 43

ECRITEL 13

FAUCHE 43

GESTEN 43

GRANDIDIER 41

H2O 41

HAGOR 15

KALMAR FRANCE 23

MAGEN LABORATYORIES 43

METAL DEPLOYE RESISTOR

2C

MILIPOL PARIS

3C

MILIPOL QATAR 39

PROGECO 41

RIGOLO COMME LA VIE 52

SASU DAMI 50

SOFINS

4c

TOTAL 21

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