AUTOINSIDE Édition 12 – Décembre 2018

autoinside

ÉDITION 12 DÉCEMBRE 2018

AUTO

INSIDE

Attention danger ! Comment intégrer la sécurité

au travail de manière efficace

Pages 8 à 16

Comment la politique souhaite façonner

l’industrie automobile en 2019

Pages 30 à 31

Comment les garagistes non rattachés à une

marque pourront s’assurer une partie du calibrage

Pages 60 à 64

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

Union professionnelle suisse de l‘automobile (UPSA)

Un véritable atout la diversité des pièces de l’ESA!

Prix exceptionnellement bas chaque jour, pour chaque article

Immense choix entre diverses catégories de marques

Excellente disponibilité des produits dans les entrepôts ESA

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Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

Union professionnelle suisse de l‘automobile (UPSA)

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Attention danger ! Comment intégrer la sécurité

Comment la politique souhaite façonner

Comment les garagistes non rattachés à une

RZ_1_SVT_TITELSEITE_AUTOINSIDE_2018_DF.indd 2 30.10.2018 10:43:18

SOMMAIRE

Décembre 2018

5 Éditorial

Association

6 En bref

Sécurité au travail

8 Auto Eugster AG applique les

préceptes de la sécurité au travail

34 Heinz Kaufmann se retire

36 Pourquoi les coopératives sont

précieuses pour toutes les branches

39 Les plaques professionnelles

12 Substances dangereuses :

l’essentiel de la formation ERFA

16 Un film montre comment les

apprentis peuvent aider à

changer les pneus

Sections

40 Focus technique :

la section Berne étonne

ÉDITION 12 DÉCEMBRE 2018

AUTO

INSIDE

Droit / Impôts / Assurances

18 Représentant de marque vs

importateur : les résultats de

l’étude de l’UPSA

21 Guide : que faire en cas de

mauvaises évaluations sur Internet ?

23 Quand le client ne paie pas : une

prestation UPSA vous aide

24 Optimisation fiscale : Figas aide

26 Produits autour des thèmes-clés

Management et droit

29 Mesures sur les primes de la Suva

Politique

30 De quoi préparer 2019 poliquement

pour la branche automobile

Journée des garagistes suisses

32 La numérisation dans l’après-vente

au travail de manière efficace

Pages 8 à 16

l’industrie automobile en 2019

Pages 30 à 31

Un véritable atout la diversité des pièces de l’ESA!

Prix exceptionnellement bas chaque jour, pour chaque article

Immense choix entre diverses catégories de marques

marque pourront s’assurer une partie du calibrage

Pages 60 à 64

Excellente disponibilité des produits dans les entrepôts ESA

Couverture :

La diversité des

pièces d’ESA,

objet de tous

les regards !

AUTOINSIDE | Décembre 2018

42 Les champions professionnels

de la section Zurich

44 La section Bâle se penche

sur le garage de demain

44 Le centre CI de Lenzbourg s’échappe

en Renault

45 Le nouveau concept d’exposition

de la section Argovie attire

Profession et carrière

46 L’UPSA se réjouit d’accueillir

l’EuroCup

48 Le film promotionnel : publicité

pour soi et pour son métier

50 La STFW sur la formation de CSC

51 La TBZ entretient les échanges

52 UPSA Business Academy

54 Séances d’information régionales

Atelier et service après-vente

56 Le permis de circulation passe au

numérique

58 Bâle met le turbo : le projet « eGov »

60 La lutte des données

62 Comment se portent les garagistes

indépendants ? Comparaison.

65 Une prestation UPSA sous

les feux de la rampe

66 Garages / Impressum

Votre partenaire compétent

pour une maison

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ou d’une rénovation de garages et de maisons

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à votre entière disposition pour un entretien sans

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souhaite à l’ensemble

du secteur automobile

un joyeux Noël et

une bonne année.

Cette année, les cartes et autres vœux de Noël seront

remplacés par un don à une association caritative.

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ÉDITORIAL

L’évolution, fidèle compagnon pour l’avenir

Chère lectrice, cher lecteur

La branche automobile est l’une des industries

les plus innovantes qui soient.

En quelques années, l’arrivée du numérique

a donné un véritable coup d’accélérateur

aux progrès technologiques.

Les voitures sont des merveilles de la

technologie, des ordinateurs à haute

performance sur quatre roues. Elles

sont connectées grâce à la technologie

et commandées de façon partiellement

autonome, elles fonctionnent toujours

plus à l’électricité et font de plus en plus

l’objet de partages entre utilisateurs.

Un grand nombre de systèmes d’assistance

rendent les voitures toujours plus

confortables et sûres.

Les innovations vont contribuer à poursuivre

cette évolution à un rythme soutenu.

De nombreux futurologues, mais

aussi l’industrie automobile et le monde

politique, esquissent des scénarios futuristes

prometteurs. Le développement

de l’électromobilité ou de l’autopartage

figurent au premier plan. Ensuite, en

fonction de l’expansion (financièrement)

réalisable de l’infrastructure du transfert

de données, on trouve la conduite

autonome et la mise en réseau complète

des véhicules sur des plates-formes

numériques pour les offres de mobilité

et de services. En conséquence, les

modèles commerciaux dans le monde

des garages vont également vivre une

évolution constante. L’UPSA s’est donné

pour principale mission de reconnaître

ces changements, de comprendre leurs

implications pour la branche et de

rendre, en temps utile, ses membres

attentifs à l’adaptation nécessaire. Dans

le contexte de la mobilité, l’évolution

se fait à plusieurs vitesses.

« Le garagiste devient un

prestataire de mobilité.

Les forfaits de mobilité avec

assistance complète vont

se multiplier, à commencer

par la vente classique et

l’échange de voiture, puis par

le service, en passant par

les prestations de conseil. »

Les nouvelles technologies ont besoin

d’une certaine maturité technique et

d’une acceptation sociale. Prenons un

exemple : les nouvelles voitures sont

équipées de nombreuses technologies

d’assistance, mais seul environ un

cinquième des conducteurs de véhicules

neufs les connaissent. Il en va de même

pour les possibilités des prestataires de

services d’autopartage. Ici aussi, la tendance

connaît des limites alors que nous

réservons majoritairement nos séjours à

l’hôtel et nos vols via notre smartphone

et que nous faisons confiance à la technologie

pour trouver notre chemin ou

une place de parc libre... Pour l’UPSA, les

nouvelles tendances vont sans conteste

modifier de plus en plus le quotidien

des garages. Le garagiste devient un

prestataire de mobilité et peut, grâce à la

numérisation, proposer au client de nouvelles

offres encore plus personnalisées.

Les offres d’autopartage et les forfaits de

mobilité avec assistance complète vont

se multiplier, à commencer par la vente

classique et l’échange de voiture, puis

par le service et l’entretien, en passant

par les prestations de conseil.

La confiance est le maître-mot qui doit

accompagner tous les changements et

défis de l’avenir. D’une part, les garagistes

sont des entrepreneurs actifs et

concentrés qui se tournent délibérément

vers un personnel formé à la perfection,

capable de suivre l’allure des évolutions.

D’autre part, ces nouvelles applications

ne sont pas le fruit du hasard, elles

évoluent, laissant le temps nécessaire à

l’adaptation des processus.

Je suis heureux de pouvoir parcourir

avec vous ce chemin à travers une

époque passionnante et je suis persuadé

que nous allons encadrer cette évolution

avec succès afin que les membres

continuent de bénéficier d’une base

commerciale solide. La Journée

des garagistes suisses qui aura lieu

le 15 janvier 2019 au Kursaal de Berne

est placée sous la devise : « Une question

de confiance. Le garagiste, votre

partenaire de mobilité. » Je me réjouis

de vous rencontrer à cette occasion.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes de

fin d’année.

Meilleures salutations

Urs Wernli

Président central

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AUTOINSIDE | Décembre 20185


Liberté d’entreprise

... un des nombreux atouts du partenaire le GARAGE!

Die Marke Ihrer Wahl

EN BREF

Martin Novak, Eurotax.

Confirmation du cap numérique

: Martin Novak

Lindsey Roberts, CEO d’Autovista

Group, a nommé avec effet

immédiat Martin Novak Group

Regional Managing Director

Austria, Switzerland & CEE

d’Eurotax. Dans cette fonction,

M. Novak lui est directement

subordonné et siège au comité

exécutif d’Autovista Group.

Depuis août 2017, Martin Novak

occupait déjà la fonction de

Managing Director chez Eurotax

Suisse & Autriche. Son champ

de responsabilités est donc

élargi aux sociétés nationales

d’Europe centrale et de l’Est

(Pologne, Roumanie, Slovénie,

Hongrie, République tchèque et

Slovaquie). Il peut compter sur

le soutien de Piotr Wlodarczyk,

qui a dans le même temps été

appelé au poste de Managing Director

pour la Pologne, l’Europe

centrale et de l’Est, dans lequel

Andreas Pucher, Eurotax.

Christoph Aebi a passé le flambeau

de directeur d’AutoScout24 à ...

il relève directement de M. Novak.

Avec son équipe, M. Novak

poursuit résolument la stratégie

numérique d’Eurotax.

Changement surprenant chez

Autoscout24

Directeur d’Autoscout24

depuis de longues années,

Christoph Aebi quitte ses

fonctions avec effet immédiat en

raison de divergences de vues

au sujet de la future orientation

stratégique. Il va relever de

nouveaux défis. Gilles Despas,

CEO de Scout24 Suisse SA : « En

plus de onze ans, Christoph Aebi

a joué un rôle clé dans la réussite

de la place de marché en

ligne Autoscout24. En tant que

numéro 1 incontesté en Suisse,

nous jouissons d’une excellente

réputation auprès de nos clients

et partenaires. La direction et le

conseil d’administration remercient

infiniment Christoph Aebi

... Pierre-Alain Regli, qui est déjà

en fonction.

pour son excellent travail, son

grand investissement personnel et

sa loyauté. » Pierre-Alain Regali

prend la direction d’Auto scout24

avec effet immédiat. Il est un

expert reconnu dans le développement

de solutions produits

numériques B2B et axées sur la

clientèle. Il a par le passé

notamment occupé le poste

de vice-président (CCO)

d’Ebookers.

Hankook se positionne par son

engagement social

Le fabricant de pneus

premium Hankook de la Région

Rhin-Main a apporté son soutien

pour la première fois à la fondation

« Kindeskrebsforschung

Schweiz ». Dans le cadre d’un

tournoi de football disputé lors

du Trucker & Country Festival à

Interlaken, 3900 francs ont été

récoltés en milieu d’année, avec

la coopération d’entreprises

(de g. à dr.) : Claus Gömmel (Hankook Sales Director sud de l’Allemagne, Suisse

et Autriche), Fredy Barth (ex-pilote de course et ambassadeur de la fondation

Kinderkrebsforschung Schweiz), Franziska Derungs (directrice de la fondation

Kinderkrebsforschung Schweiz), Andreas Wirth (Sales Manager chez Hankook

pour le marché suisse), Monica Petito (directrice de Wilhelm & Dousse) et

Nicolas Meier (directeur marketing d’Autoteile Wetzikon AG).

amies. Les représentants de

Hankook ont remis le don à la

fondation sous forme de chèque

sur le stand de Hankook au salon

Auto Zürich. Andreas Wirth,

Sales Manager chez Hankook

pour le marché suisse, a affirmé

avec conviction : « L’engagement

social est un élément essentiel

et immuable de la culture

d’entreprise de Hankook. C’est

pourquoi je suis très heureux

que cette année, nous puissions

également apporter une

première contribution en Suisse

pour continuer à soutenir la

recherche et les traitements

contre cette grave maladie chez

les enfants. Un grand merci à

nos partenaires commerciaux

qui ont participé à l’opération. »

Utilexpo renforce sa place de

salon unique en son genre

Le seul salon de Suisse

Romande dédié au transport, à la

manutention, aux équipements

et à la logistique et qui s’adresse

principalement aux professionnels,

a fait peau neuve pour sa

7 e édition en élargissant son

champ d’action aux services aux

entreprises dans les domaines

de la gestion des infrastructures,

de l’ergonomie au travail,

du mobilier, du nettoyage, de la

signalétique, de la sécurité, ou

encore du stockage. La cinquantaine

d’exposants confirme que

la grande majorité des visiteurs

est intéressée par l’achat d’un

de leurs produits. Le président

d’Utilexpo, Michel Balestra, est

convaincu que la manifestation

est un support utile aux activités

commerciales des exposants et

des sponsors, surtout dans une

période conjoncturelle morose.

Une enquête de satisfaction


EN BREF

auprès des exposants permettra

encore mieux de répondre à

leur besoin lors de l’édition en

octobre 2020.

Eurotax : en Suisse et en

Autriche, avec un seul but

Il y a bien longtemps que la

mise au point et l’exploitation

des produits d’information numériques

n’a plus de frontières.

Afin d’harmoniser le développement

des produits et la prospection

du marché en Suisse et en

Autriche, Andreas Pucher, Head

of Product Management Austria

& Switzerland, se chargera dès

maintenant de coordonner et de

rassembler toutes ces activités.

Il pourra ainsi compter sur le

soutien des Product Managers

locaux, Elmar Maier (Suisse) et

Paul Lehner (Autriche).

Bridgestone soutient les

talents sportifs suisses

Depuis le 1 er novembre 2018,

Bridgestone soutient la Fondation

de l’Aide Sportive Suisse en

tant que partenaire Argent. Le

programme de sponsoring englobe

huit parrainages de l’Aide

Sportive en faveur de jeunes

talents sportifs suisses, entre

autres dans les domaines du

VTT, de l’escalade, du ski alpin

et du snowboard. Ces mesures

font partie de la campagne de

communication parallèle par

laquelle le fabricant de pneus

voudrait inciter les gens à

surmonter les obstacles et lutter

pour leur rêve. « Le sport suscite

l’enthousiasme et rassemble. »

Nous sommes heureux de nous

engager davantage dans le

domaine sportif, y compris en

Suisse », explique Urs Lüchinger,

Countrymanager Bridgestone

Suisse.

Le Zurichois franchit le pas vers

une carrière de pilote de course

Le vainqueur du projet de

promotion de la relève dans la

course automobile AutoScout24

Young Driver Challenge powered

by SEAT est connu : Julien

Apothéloz, de Gockhausen (ZH),

a convaincu le jury et remporté

la compétition en plusieurs

étapes. Comme prix, il a reçu

Doris Rechsteiner (COO Aide Sportive ; de g. à dr.), Pirmin Werner (ski freestyle),

Maja Neuenschwander (marathonienne / secteur « Athlètes et carrières » de

Swiss Olympic), Salome Ulrich (avironneuse) et Urs Lüchinger (Countrymanager

chez Bridgestone Suisse).

Les vainqueurs de l’« AutoScout24 Young Driver Challenge powered by Seat » :

(de g. à dr.) Leonardo Tinland, Julien Apothéloz et Francesco Ruga.

un chèque de 50 000 francs en

guise d’aide financière pour

démarrer sa carrière de pilote

de course. « C’est pour moi une

chance énorme », a affirmé

le jeune pilote. J. Apothéloz

disputera l’année prochaine les

courses de la série des voitures

de touring ADAC TCR dans

l’équipe de Topcar sport.

Sous-traitants et marques

appréciés du public

Deux fois par an, le magazine

« auto-illustrierte » fait

voter ses lecteurs. En plus de la

traditionnelle enquête internationale

auprès des lecteurs

« Best Cars », qui désigne ses

vainqueurs en janvier, l’élection

« Best of Brands » a quant à elle

eu lieu pour la deuxième fois

déjà. Il fallait élire non seulement

des modèles de voitures neuves,

mais aussi des prestataires de

services et des fabricants de

produits du domaine automobile.

Les lecteurs devaient évaluer

433 entreprises réparties dans

16 catégories. Dans la catégorie

tuning usine, BMW,

avec 11,35 %, a pu confirmer sa

longueur d’avance de l’année

passée sur Mercedes-Benz, qui

vient juste après (10,99 %), suivie

d’Audi (9,67 %). Chez les fabricants

de pneus, le vainqueur a

changé. Continental, le vainqueur

de l’an dernier (18,5 %),

a cette fois-ci été détrôné par

Michelin. Pirelli (15,01 %) occupe

la troisième marche du podium.

Coopération entre

Carauktion AG et Quality1

Les deux entreprises

suisses prospères Carauktion

et Quality1 collaborent désormais,

créant ainsi une véritable

plus-value pour les garagistes

et les concessionnaires. Sur sa

plate-forme B2B de remarketing,

Carauktion AG offre désormais

à ses clients la possibilité

de conclure une garantie de

Quality1 AG quand ils achètent

un véhicule. Cet élargissement

de la gamme de produits permet

en outre de couvrir désormais

aussi le risque mécanique.

Total et Renault : au volant

ensemble depuis 50 ans

La marque ELF (Groupe Total)

partage depuis un demi-siècle

déjà son expertise dans le

domaine des lubrifiants avec

le fabricant automobile français

Renault. Les valeurs qui soustendent

ce partenariat couronné

de succès depuis de nombreuses

années ont récemment

inspiré la nouvelle gamme « Elf

Evolution RN Tech », qui convient

à tous les modèles automobiles

construits par Renault en 2018.

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SÉCURITÉ AU TRAVAIL

8

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


SÉCURITÉ AU TRAVAIL

Petit-déjeuner des garagistes chez Eugster AG à Thal

« La sécurité au travail est bien

plus qu’un mal nécessaire »

À 25 ans, il monte son entreprise de carrosserie-tôlerie. Huit ans plus tard, Fabian Eugster dirige un garage et une

entreprise de carrosserie employant onze personnes. Il est donc grand temps de se pencher sur la question de la

sécurité au travail. Sandro Compagno, rédaction

Fabian Eugster découvre la thématique il y a trois ans lorsqu’il

déménage avec sa petite entreprise de l’époque. Tout près

de son site de Thal (SG), une halle se libère suite à la liquidation

d’une entreprise de pièces de rechange automobiles et de

produits métalliques. M. Eugster s’était déjà demandé auparavant

dans quelle direction il allait emmener sa jeune entreprise.

« Rester petit était captivant à l’époque, mais de quoi allait être

fait l’avenir ? »

L’avenir s’est accompagné d’une croissance rapide : « Ma vision

a toujours consisté à tout proposer sous un seul et même toit :

carrosserie, mais aussi diagnostic, maintenance, réparation, étalonnage

de systèmes d’assistance. » Le tôlier et peintre en carrosserie

diplômé s’est donc associé au mécatronicien Lino Spengler.

« Il s’occupe du garage et moi de la carrosserie. » Le jeune

duo, Fabian Eugster a 33 ans, Lino Spengler, 29 ans, se révèle

être une « Dream Team ». Trois ans après le déménagement, le

propriétaire, M. Eugster, emploie onze personnes.

La croissance grâce au bouche-à-oreille

« J’ai un grand réseau », indique-t-il pour expliquer les raisons

du développement à la vitesse de la Formule 1. Ayant grandi à

Weiler Wienacht, à deux pas de Thal, M. Eugster connaît tout le

monde dans la région. Mais ce n’est que la moitié de l’histoire :

« La qualité est extrêmement importante, je le reconnais : je suis

pointilleux, les petits détails peuvent m’obséder. Ce n’est pas toujours

simple pour les collaborateurs, mais nous avons réussi parce

que je ne fais rien à moitié. Je préfère dire à un client qu’il doit

encore patienter une journée. Les gens ressentent cette honnêteté

et cette transparence. »

Pour Fabian Eugster, la croissance de son entreprise s’est accompagnée

d’un nouveau défi pour lequel sa maniaquerie se révèle

avantageuse : la sécurité au travail. Après avoir déposé sa demande

de conversion auprès du service d’urbanisme de Thal, l’inspection

cantonale du travail lui a rendu visite. « C’était la première fois que

je devais me pencher sur cette question. »

Suite page 10

AUTOINSIDE | Décembre 2018 9


SÉCURITÉ AU TRAVAIL

Chaque collaborateur du garage Eugster AG dispose d’un EPI.

Fabian Eugster (à gauche) et son directeur adjoint Lino Spengler.

En adhérant à l’UPSA, le jeune entrepreneur adopte la solution par

branche pour la sécurité au travail et la protection de la santé (SAD),

suit la formation initiale, puis des cours sur la solution en ligne « asacontrol

» et remarque rapidement : « La sécurité au travail est bien plus

qu’un mal nécessaire. Cela m’a aidé à améliorer les procédures dans

l’entreprise et à céder plus de responsabilités à mes collaborateurs.

Sans oublier que je me protège en tant qu’employeur. » Outre l’UPSA

et l’USIC, les associations 2roues Suisse et l’Association suisse du pneu

(ASP) sont à l’origine de la solution par branche.

M. Eugster et l’inspection du travail ont analysé chaque secteur de

son entreprise et élaboré un plan d’action. Parmi les résultats concrets

figurent par exemple des bacs de rétention supplémentaires pour les

liquides, un équipement de protection individuelle (EPI) pour chaque

collaborateur et les deux armoires à pharmacie qui sont implantées

dans deux endroits bien accessibles de l’établissement. La prochaine

formation interne en décembre sera consacrée au maniement correct

des extincteurs : « L’un de mes collaborateurs est pompier, c’est lui qui

s’en chargera. »

Le sérieux de Fabian Eugster fait justement surface à propos des

EPI : il a imposé le port des chaussures de sécurité à tout le personnel,

raconte le jeune patron. « Et je réagis au quart de tour si j’attrape

quelqu’un qui travaille sur la meuleuse sans porter de lunettes de protection.

»

Le fait qu’Eugster AG est une jeune entreprise a été un avantage.

« Nos outils, machines et appareils sont tout neufs. » Pour que les équipements

restent à leur niveau de sécurité élevé, un collaborateur est

responsable de leur maintenance et de leur entretien. D’après Fabian

Eugster, la solution par branche constitue ici aussi un bon instrument,

car elle prévoit que toutes les machines soient munies de leurs plans

de maintenance. « C’est intéressant pour moi en tant qu’entrepreneur

: autrefois, je n’aurais jamais pris le temps de créer des fiches de

postes. » Aujourd’hui, il s’attelle à définir les domaines de compétences

et les responsabilités de chaque collaborateur.

La sécurité au travail, un processus continu

Pour M. Eugster, la sécurité au travail est un processus continu :

« Ce n’est jamais fini. » Lorsque la check-list d’une section est réalisée,

le travail se poursuit dans un autre département. Lorsque tous

les départements sont analysés et certifiés, le processus recommence

par l’identification des risques : « La solution par branche est un processus

fastidieux, mais très payant, pour protéger les collaborateurs,

mais aussi l’entreprise. »

Tout comme le processus relatif à la sécurité au travail est sans

fin, le développement d’Eugster AG se poursuit. Fabian Eugster souhaite

croître davantage dans chacun de ses trois départements (tôlerie,

peinture, garage). « Nous devons nous organiser de telle sorte que

nous restions un partenaire intéressant pour les clients, les assureurs

et d’autres garages. » M. Eugster a déjà signé des accords avec divers

assureurs, et d’autres suivront. La sécurité au travail est un atout lors

des négociations : « Les assureurs prêtent eux aussi une grande attention

à cette question. »

Fabian Eugster est un entrepreneur qui se montre confiant bien

que l’avenir recèle des défis. À partir de 2019, il sera partenaire de

service de deux marques, un jalon de plus dans l’histoire de son entreprise.

Il aborde activement la mutation technologique et il a investi

dans le diagnostic et l’étalonnage de systèmes d’assistance à

la conduite. Et il a récemment encouragé un collaborateur à se perfectionner

dans la haute tension pour réparer et entretenir des voitures

électriques : « Il faut être ouvert aux évolutions dans l’industrie

et dans notre branche. Nous ne manquerons pas de travail, il me

semble. Tout le monde ne peut rouler électrique et de nombreuses

questions juridiques doivent être clarifiées avant que la conduite

autonome ne s’impose. Et même si des véhicules autonomes nous

emmèneront partout dans un avenir lointain, il nous restera encore

beaucoup de travail : « Peut-être que nous martèlerons un peu moins

de tôle, mais nous étalonnerons des systèmes d’assistance d’autant

plus complexes… » <

Protection des collaborateurs et protection de l’entreprise : il faut considérer le thème de la sécurité au travail dans son ensemble.

10

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


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Suva

Moins d’accidents grâce aux EPI

Porter des équipements de protection individuelle (EPI) ne permet pas d’influencer ou d’éliminer les dangers, mais

participe à la prévention des accidents et des maladies professionnelles et contribue à la baisse des coûts de ces derniers.

pd. Dans la branche de l’automobile, le

nombre des accidents a diminué d’un sixième

en dix ans. Une tendance réjouissante et

un résultat supérieur à celui de la moyenne

des branches assurées à la Suva. Le port des

équipements de protection individuelle a largement

contribué à ce succès. Le casque protège

la tête en cas de chute ou de projection

d’objets, les lunettes de protection évitent

des blessures oculaires dues à des copeaux,

des éclats, des poussières ou des produits

chimiques et les gants de protection empêchent

coupures, brûlures ou affections cutanées.

Dans les garages, les blessures aux

mains et aux yeux sont deux des principales

conséquences en cas d’accident. Pour préserver

ses mains et ses yeux, chaque travailleur

doit systématiquement porter ses EPI.

Les EPI sont mis à disposition par les

employeurs

Qu’il s’agisse d’un casque, de gants ou de

lunettes de protection, « les bases légales sont

claires, souligne Pius Arnold, avocat au sein

de la division sécurité au travail de la Suva.

L’employeur est tenu de mettre à disposition

les équipements nécessaires et d’en couvrir

les frais ». Ce principe est également valable

pour les apprentis et les collaborateurs temporaires.

De nombreux apprentis continuent

« Les bases légales sont

claires. L’employeur est tenu

de mettre à disposition les

équipements nécessaires et

d’en couvrir les frais. »

Pius Arnold, avocat au sein de la division sécurité

au travail de la Suva.

pourtant à croire qu’ils doivent payer euxmêmes

leurs EPI. Erwin von Moos, chef de la

campagne « Apprentissage en toute sécurité »

à la Suva, l’a récemment constaté au terme

d’une enquête menée auprès des écoles professionnelles.

Beaucoup d’apprentis affirment

payer eux-mêmes les EPI qu’ils portent dans

l’entreprise formatrice ou devoir remplacer à

leurs frais le matériel usé ou défectueux.

La générosité des employeurs : un

geste qui paie !

L’aspect pratique, la coupe, l’ergonomie et

le confort sont autant de critères à prendre en

compte lors du choix des équipements de protection.

Pour que le porteur puisse travailler

efficacement en toute sécurité, il est essentiel

que ses EPI ne le gênent pas dans l’exécution

des tâches prévues. Dans ce contexte, l’employeur

est le principal responsable, car la sécurité

au travail et la protection de la santé

sont des tâches de direction. Il a une bonne

vue d’ensemble des activités exercées et des

risques possibles.

C’est à lui qu’il appartient de garantir la

sécurité dans son entreprise et de donner

les consignes à respecter en la matière. Les

spécialistes de la sécurité de la Suva plaident

pour une réglementation généreuse de la part

des employeurs sur la question de la prise

en charge des EPI. Porter des équipements

de protection individuelle permet d’éviter

des souffrances et de réduire le coût des accidents.

La Suva fait bénéficier de ces économies

à ses assurés sous la forme de primes

plus basses. <

Un revenu assuré... à vie

Vous êtes indépendant ? Vous devez vous

assurer vous-même contre les accidents et les

maladies professionnelles. L’assurance des

chefs d’entreprise de la Suva vous garantit

un revenu... à vie. Une formule unique en son

genre.

Principaux avantages :

• les membres de l’UPSA bénéficient d’un

rabais exclusif de 10 % ;

• couverture complète en cas de maladies

professionnelles et d’accidents du travail ou

durant les loisirs ;

• indemnité journalière illimitée dans le

temps ;

• rentes à vie avec allocation de

renchérissement ;

• aucuns frais supplémentaires : ni franchise

ni quote-part ;

• factures directement réglées par la Suva.

Pour en savoir plus, appelez le

0848 820 820, allez sur suva.ch/afc

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AUTOINSIDE | Décembre 201811


SÉCURITÉ AU TRAVAIL

Maniement de produits dangereux

Attention danger !

Lors de la visite de l’entreprise, Reto Engler, directeur de la Carrosserie Winkler à Niederhasli, et Patrick Hutter, directeur de Hutter Auto Riedbach, discutent avec ardeur de ce

qu’ils observent.

Dans les garages et ateliers, les zones de risque et les produits dangereux sont plus nombreux qu’on ne le pense. Les

formations d’échanges d’expériences de la solution par branche SAD visent donc à sensibiliser à leur bon maniement.

Sascha Rhyner, rédaction

Le cours démarre sur les chapeaux de

roues : les participants à la formation

d’échanges d’expériences SAD « Maniement

des produits dangereux » entrent d’emblée

dans le vif du sujet. En tant que personnes de

contact pour la sécurité au travail (PERCO) de

leur établissement, leur regard avisé est mis

à l’épreuve dès le matin dans un garage pour

véhicules utilitaires de la région zurichoise.

Sur des photos, ils doivent nommer des erreurs

manifestes et proposer dans la foulée

des améliorations éventuelles. Parmi la douzaine

de participants représentant des PME,

mais aussi de grandes entreprises de la région

de Coire au quartier zurichois de Seefeld, les

exemples déclenchent tour à tour sourires et

froncements de sourcils. Certaines erreurs

sont manifestes et l’on suspecte qu’il pourrait

s’agir de cas exceptionnels. Ce sont pourtant

des situations bien réelles qui ont été rencontrées

lors d’audits dans des garages et ateliers.

Volet juridique

Au cours des dernières années, la législation

a été adaptée et durcie à différents niveaux.

L’attention des participants est attirée

sur le maniement des liquides inflammables,

le devoir de vigilance et les prescriptions légales

sur la conservation et le stockage. Il faut

observer à cet égard que, le plus souvent, la

responsabilité du garagiste est engagée au

final. Ainsi, le propriétaire d’un atelier automobile

a été condamné en première instance

parce que son collaborateur avait perdu la vie

lors d’une explosion. Celui-ci avait voulu lire

le niveau de remplissage d’un réservoir de la

chaufferie dans lequel on avait vidé durant

des années un mélange d’essence et de diesel

provenant de véhicules dont les réservoirs

avaient été remplis par le mauvais carburant.

Comme il avait utilisé un briquet, le mélange

d’air et de vapeur de benzine s’était enflammé.

Le tribunal régional a invoqué l’homicide

par négligence, et le chef d’entreprise a passé

trois jours en détention préventive. Le tribunal

cantonal zurichois l’a toutefois acquitté de

cette accusation. Le risque que des liquides

pétrochimiques s’enflamment est constant.

Telle est la teneur du jugement : « De telles

circonstances reflètent les connaissances générales

dont dispose chaque citoyen moyen. »

On considère aussi qu’il est bien connu que

les flammes nues peuvent déclencher une explosion.

Deux enseignements peuvent être tirés

de cette histoire tragique : elle montre, d’une

part, l’importance de la responsabilité individuelle

et du devoir de vigilance et, d’autre

part, le degré élevé de responsabilité assumé

par les supérieurs. Tout le monde s’accorde à

reconnaître que l’ordre et la propreté sont essentiels

à la sécurité du travail. Sans oublier

le bons sens, mais qui peut être trompeur.

Quand on manie régulièrement des subs-

12

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


SÉCURITÉ AU TRAVAIL

tances dangereuses, la vigilance s’émousse.

Alors que l’on fait preuve d’un maximum de

prudence au début, elle disparaît au fil du

temps. On manipule les produits dangereux

comme de l’eau.

L’entreprise est responsable en cas

d’accident

C’est pourquoi les participants sont invités

à se déplacer en permanence dans leur

établissement en ouvrant l’œil et en attirant

l’attention des collaborateurs sur les risques

possibles, et pas seulement dans le maniement

des substances dangereuses. Ainsi,

la visite du garage dans lequel la formation

a eu lieu a aussi servi d’exercice pratique, y

compris par rapport aux risques quotidiens.

L’atelier moderne situé dans un quartier industriel

remplit très largement les exigences

actuelles en la matière. Les lubrifiants les plus

courants sont à la disposition des collaborateurs

de l’atelier dans des bars à huile. Des

bacs de recyclage, qui peuvent bien entendu

être fermés, sont prévus pour les chiffons de

nettoyage utilisés. Les observateurs vigilants

constatent uniquement des omissions mineures,

comme un artisan externe en train de

travailler sur son véhicule au sommet d’une

échelle. Là encore, si quelque chose se passe,

c’est l’entreprise qui est responsable.

De retour dans la salle de formation, un

constat s’impose : le principal danger dans

le maniement de produits dangereux, c’est

l’absence de prise de conscience. Les participants

admettent que la sensibilisation n’est

pas très bonne. « Nous devons sans cesse

Les formations de la solution par branche SAD aident à lire et interpréter les symboles de danger sur les produits.

rendre nos collègues attentifs aux dangers. »

Il importe alors de convenir des mesures avec

les personnes concernées. C’est le seul moyen

qu’elles les assument et les appliquent.

Où mettre la bouteille d’eau ?

L’été 2018, qui a été très chaud, a précisément

soulevé une problématique : « On ne

peut pas demander à un collaborateur de quitter

l’atelier à chaque fois qu’il souhaite boire. »

Les participants discutent pour savoir s’il faut

autoriser la bouteille d’eau sur le chariot à outils.

Cette question est délicate, même pour

des experts. « Un emplacement bien précis

devrait être prévu pour la bouteille », tel est

l’avis général. Un participant ajoute qu’il a vu,

dans un atelier, qu’un porte-bouteille avait été

fixé au chariot. Les besoins rendent inventifs

: « À chaque établissement de trouver sa

solution. »

Des produits chimiques dans l’atelier

À première vue, la bouteille d’eau au poste

de travail ne pose pas problème. Pourtant, il

est facile de confondre les moyens de se désaltérer

avec les produits chimiques toxiques,

et les conséquences sont parfois graves. L’eau

ne peut donc être conservée dans l’atelier

que pour couvrir les besoins journaliers, à

savoir moins de 5 litres. Les quantités plus

importantes doivent être placées dans une armoire

fermée ou dans un fût entreposé dans

un endroit spécifique protégé. Les produits

chimiques de l’atelier doivent se trouver dans

des récipients adaptés et étiquetés, avec les

bonnes mises en garde. Tant les récipients

que les étiquettes sont disponibles dans les

dimensions courantes dans des magasins

spécialisés.

Suite page 14

Dans le garage pour véhicules utilitaires visité, l’élimination des chiffons de l’atelier se fait de manière correcte.

AUTOINSIDE | Décembre 201813


SÉCURITÉ AU TRAVAIL

Si une personne a avalé des substances dangereuses pour la santé,

le conseil des experts est peut-être surprenant, mais clair : ne surtout

pas vomir, car cela entraînerait un nouveau passage du poison par

l’œsophage. Il est beaucoup plus important, en plus de donner l’alerte

immédiatement en appelant le numéro d’urgence 145, de boire de l’eau

pour diluer la substance. Au 145, les professionnels de Tox Info Suisse

fournissent gratuitement des renseignements médicaux 24h/24 en cas

d’intoxication manifeste ou suspectée. Les stations de chargement des

batteries constituent un autre endroit dangereux. C’est pourquoi une

station de rinçage des yeux ou une douche oculaire devrait se trouver

à proximité immédiate. Quiconque reçoit de l’acide dans les yeux n’a

sans doute ni le temps ni la vue suffisamment claire pour chercher la

douche. Même si les métiers de l’automobile ont évolué, il faut toujours

mettre les mains dans le cambouis. Des progrès ont été faits en matière

de savons de nettoyage, et les soins de la peau sont tout aussi importants

en guise de protection. Il ne faut pas uniquement se laver les

mains avec des produits abrasifs, mais utiliser aussi des savons doux,

puis mettre de la crème.

« Dans une entreprise de grande taille, la

manipulation correcte relève du défi parce

qu’un nombre important de personnes ayant

des connaissances variables y

travaillent, mais aussi parce que

de nombreux produits y sont

utilisés. »

Josef Furrer, PERCO chez Amag Utoquai.

La formation a aussi permis d’aborder certaines fausses idées : il ne

faut pas aérer les chiffons imbibés de solvants. Les vapeurs toxiques

sont dangereuses pour l’environnement et l’aération pourrait donc

avoir des conséquences juridiques. La poubelle pour les chiffons devrait

être facilement accessible et étiquetée. Des sociétés telles que

Mewa ou Altola proposent dans ce domaine des solutions globales de

recyclage. Les aérosols avec mises en garde font également partie des

déchets spéciaux. En plus des risques « danger physique », « danger

pour la santé » et « danger pour l’environnement », le symbole pour

les « gaz sous pression » est venu s’y ajouter. Les gaz sont en général

« Avant, les substances dangereuses

n’étaient pas vraiment un sujet important.

Aujourd’hui, leur maniement nécessite toujours

beaucoup de vigilance, ce qui entraîne

par ailleurs un travail important. J’ai appris

beaucoup de choses. »

Patrick Reichlin, directeur du service

après-vente du centre Porsche

de Zurich, et Fridolin Huber, mécanicien

d’exploitation.

plus lourds que l’air et souvent inodores, ce qui n’est pas sans danger.

Les bouteilles de gaz de réserve ne devraient pas être stockées à intérieur

du bâtiment ni exposées aux rayons du soleil et devraient être

placées derrière une grille. « Nous l’avons mis en œuvre récemment

dans notre établissement », a confié un participant. « Nous avons

alors découvert plusieurs bouteilles qui n’avaient pas été déplacées depuis

huit à dix ans. »

Comme de nombreux produits dangereux sont précisément utilisés

dans les garages, ateliers et entreprises de carrosserie, les fiches

de données de sécurité sont importantes. Elles doivent être adaptées

à chaque poste de travail et ne doivent pas être sujettes à interprétation.

Répartis en petits groupes, les participants élaborent des fiches

de données de sécurité au moyen de produits qui étaient disponibles

dans le garage pour véhicules utilitaires. Important pour les notices : il

faut pouvoir identifier rapidement et clairement le produit pour lequel

la notice est valable. Quand elle est utilisée, il s’agit en général de cas

d’urgence. Les phrases H et P correspondantes sont internationales et

figurent donc sur lnternet. La règle de base est en outre la suivante :

les fiches de données de sécurité devraient être mises à jour tous les

deux ans. <

Plus d’informations sur :

Solution par branche SAD : safetyweb.ch

Informations complémentaires : cheminfo.ch

Bons conteneurs/récipients : semadeni.com

Étiquettes : seton.ch

Les dix règles d’or

1. Propreté et ordre

2. Définir un endroit pour la gourde

3. Avoir les fiches de données de sécurité à portée de main

4. Placer la douche oculaire près de la station de chargement des

batteries

be safe!

5. Conserver les bouteilles de gaz de réserve à l’extérieur du bâtiment

6. Mettre à côté des postes de travail des conteneurs en métal pour les

chiffons contenant des solvants

7. Se laver les mains avec des nettoyants doux et mettre de la crème

8. Placer toutes les substances dans des récipients corrects

9. Étiqueter clairement tous les récipients

10. Discuter des mesures de sécurité avec les personnes concernées

Biagio Longo, chef d’atelier chez Binelli Group Zürich-City, et Reto Engler,

directeur de la Carrosserie Winkler, analysent un spray bernois.

Film « Qu’est-ce qu’un

produit dangereux » :

youtu.be/5PrAybF5mJg

Film « Étiquetage des

dangers » :

youtu.be/G3ZjFmgb94U

14

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


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SÉCURITÉ AU TRAVAIL

« Soulever correctement »

En quoi les apprentis peuvent aider lors

du changement de pneus et de roues

Bien déposer et bien entreposer les roues : contrairement à l’idée largement répandue, les apprentis sont tout à fait en

mesure d’aider au changement de pneus et de roues s’ils y sont formés. André Bissegger, rédaction

Pression exercée sur le disque dans une position dos droit

Corps vertébral

Disque intervertébral

Amag, la solution par branche SAD et la Suva ont réalisé une vidéo, disponible en ligne, qui explique la façon de soulever correctement une charge lors d’un changement de pneu

afin que les apprentis, en pleine croissance, puissent aussi mettre la main à la pâte.

« Les apprentis ne sont plus autorisés à aider lors du changement

de pneus à cause du droit du travail. » Les conseillers à la clientèle

de l’UPSA entendent régulièrement cette phrase lors des visites dans

les entreprises membres. « Le fait que les apprentis ne puissent plus

changer les pneus et les roues est mal interprété par certains garagistes

», explique Karl Baumann, directeur de la solution par branche

de la branche automobile et des deux-roues (SAD). « Ils doivent former

correctement les apprentis afin qu’ils soient en mesure d’effectuer

cette activité. » Thomas Jäggi, responsable de la formation initiale

et de la formation professionnelle supérieure à l’UPSA, sait d’où

vient l’erreur : selon lui, les documents de formation ne sont souvent

pas lus soigneusement et les garagistes ne retiennent que l’indication

de poids et les consignes de la Confédération concernant le dépassement

des capacités physiques. Résultat : ils interprètent l’indication

de poids comme le poids limite. « Mais le texte n’indique pas le poids

maximum que les apprentis sont autorisés à manipuler », affirme T.

Jäggi. « Elle indique à partir de quand les apprentis doivent être formés

sur la façon de manipuler correctement ces charges manuellement.

» Par ailleurs, il convient de déterminer les dangers en cas de

doute, un processus appelé Ergo test. Le test examine si l’apprenti est

capable de faire face au poids.

Les six règles fondamentales du levage

• Veiller à sa posture

• Se positionner le plus près possible du bord

• Plier les genoux

• Toujours garder le dos droit

• Prise en mains ferme, la tête droite

• Roue près du corps

Feuillet et vidéo de formation

L’UPSA recommande comme document d’instruction le feuillet

44018.f de la Suva « Soulever et porter correctement une charge ». En

outre, l’annexe 2 du plan de formation « Mesures d’accompagnement

en matière de sécurité au travail et de protection de la santé », de laquelle

découle l’idée reçue, doit « impérativement être discutée entre

les formateurs professionnels et les enseignants et le travail dangereux

doit être expliqué. »

Thomas Jäggi conseille d’utiliser la bonne technique de levage

selon le feuillet de la Suva, de prendre des pauses, de changer d’activité

et d’utiliser des équipements de transport ou de levage. « Il

est important de ne pas surmener le corps, de l’écouter et de parler

avec son supérieur si nécessaire. » La SAD et Amag ont tourné en

outre la vidéo de formation « Prends la bonne posture pour soulever

une charge ». Elle peut être visionnée sur le site Internet de la

SAD safetyweb.ch. « Le film a été réalisé en collaboration avec un

ergonome et montre comment manipuler correctement les charges

au quotidien », explique K. Baumann. Une présentation PowerPoint

à des fins de formation est également disponible sur le site Internet

sous la rubrique « asa-control ». La manipulation correcte des charges

comprend également l’entreposage adéquat des pneus et des roues,

continue K. Baumann. Les pneus sont uniquement stockés sur l’étagère

supérieure, les roues jusqu’à 18 pouces sur l’étagère centrale et

toutes les roues à partir de 19 pouces sur l’étagère inférieure. Ainsi, il

n’est jamais nécessaire de soulever au-dessus de soi les roues les plus

lourdes : lors du montage, le véhicule se trouve sur le pont élévateur

à environ 2 à 5 centimètres du sol et la roue est soulevée avec le pied,

comme l’indique la vidéo de formation.

Le corps en croissance est plus sujet aux lésions à long

terme

Les dangers que présentent les tâches physiquement pénibles

comme le changement de roues sont par exemple la sollicitation

excessive de l’appareil locomoteur ainsi que les postures et mouvements

inadaptés. Cela peut entraîner des lésions physiques à long

terme. Certes, l’UPSA n’a pas connaissance d’incidents particuliers,

comme l’indique Thomas Jäggi, mais le corps des apprentis serait encore

en phase de croissance. « C’est à ce moment-là que le corps est

particulièrement sensible. » <

16

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


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DROIT / IMPÔTS / ASSURANCES

Concessionnaires de marques

Les principales

règles du jeu

En étroite collaboration avec la Haute école des sciences

appliquées de Zurich (ZHAW), l’UPSA a clarifié la situation

juridique des garagistes suisses de marques vis-à-vis de leurs

importateurs. En voici les conclusions essentielles.

Tatjana Kistler, rédaction

« Il y a beaucoup à faire », a affirmé Urs Wernli, le président central

de l’UPSA, alors qu’il donnait son exposé « Der Garagist als freier Unternehmer

: Realität oder Wunschschdenken » (Le garagiste, entrepreneur

indépendant : réalité ou vœu pieux ?) il y a environ un an, lors de

l’Atelier de la Concurrence, au cours duquel la ZHAW, plus précisément

la School of Management and Law et le professeur Patrick Krauskopf

de Berne, présentaient à guichets fermés les résultats de leur recherche

fondamentale sur le droit du marché des importateurs dans la branche

automobile suisse. L’expertise montre par exemple que les durées d’amortissement

des investissements spécifiques à une marque est d’au moins

cinq ans pour 60 % des garagistes. 30 % des garagistes suisses peuvent

rentabiliser l’investissement imposé en trois à quatre ans. « Le fait est que

les entreprises suisses sont sous pression », a indiqué Urs Wernli pour

qualifier la situation initiale qui a mis les choses en mouvement pour

l’association des garagistes suisses. La ZHAW a été chargée de réaliser

plusieurs expertises ces dernières années pour rendre la thématique juridiquement

complexe plus intelligible. Quelques problèmes brûlants ont

été extraits du quotidien et analysés sous l’angle juridique dans les expertises.

Il en ressort qu’il faut agir. Les expertises de ces dernières années

se résument ainsi :

• L’analyse de l’évolution des prix dans la branche automobile a

montré que les consommateurs ont enregistré un gain de prospérité

de CHF 315 millions entre l’entrée en vigueur de la

Comauto et le début de l’année 2015.

• Le soutien à la distribution multi-marques a renforcé les canaux

de distribution de véhicules et stimulé la concurrence entre les

concessionnaires.

• La part des entreprises multi-marques a oscillé autour d’au moins

35 % des garages.

• Les garagistes multi-marques vendent plus efficacement et ont

un impact plus important sur l’économie du pays.

Oui à la concurrence, non à l’impuissance : l’UPSA sort

sa loupe

Patrick Krauskopf, professeur de droit, affirme que « 5000 garages font

face à environ deux douzaines d’importateurs en Suisse. » Il en résulte

une dépendance structurelle des entreprises sur le marché. Les contrats

portant sur les véhicules motorisés, grâce auxquels les importateurs imposent

à leurs partenaires commerciaux des investissements exhaustifs

tels que des travaux de construction ou des activités de relation publique,

sont assortis de mécanismes de contrôle correspondants. Les annexes

aux contrats de concession et de service contiennent par exemple sou-

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DROIT / IMPÔTS / ASSURANCES

vent des addendums et des directives. Ceux-ci concernent notamment

des contraintes relatives à l’identité d’entreprise, à l’aménagement et à la

structuration des espaces de vente ou de l’atelier, à la relation clientèle, à

l’infrastructure informatique requise, au déroulement précis des processus

de commande ou encore au for. Les normes peuvent être considérées

comme des CGV (conditions générales de vente). Les règles juridiques des

CGV pouvant aussi s’appliquer aux normes :

• Finalité des CGV : les dispositions préformulées favorisent la standardisation

mais aussi l’efficacité des souscriptions de contrats de l’importateur

et constituent le contrepoint des contrats individuels qui sont

élaborés individuellement et avec toutes les parties collectivement.

• Finalité des normes contractuelles : les normes contractuelles (également

appelées « Annexe X », « Dispositions d’exécution » selon

l’importateur) assurent l’unité du réseau de distribution. Elles ne sont

pas négociées entre les parties contractantes, mais le constructeur ou

l’importateur les déclarent unilatéralement comme (nouvel) élément

contractuel pour le garagiste. Si un garagiste est en désaccord avec le

contenu, le contrat n’est pas souscrit ou il est dissout s’il existe déjà.

• Validité juridique : le droit des contrats contient des règles qui protègent

la partie plus faible (en règle générale le concessionnaire de

marques ou l’atelier) contre des règles standard déloyales ; d’après la

règle du caractère inhabituel, une clause peut s’avérer non contraignante

si elle est inhabituelle et si le garagiste n’a pas été bien informé

de cet aspect dérogatoire. En vertu de cette règle, les formulations

ambiguës sont interprétées au détriment du constructeur ou de l’importateur.

Prenons l’exemple de la clause selon laquelle l’importateur

peut résilier le contrat (sans préavis) pour « motif impérieux » : le mot

« impérieux » est ambigu et profite au concessionnaire.

• Le droit des cartels peut être utile : si un constructeur ou un importateur

jouit d’une position dominante qui lui permet d’agir largement

de manière indépendante de la concurrence sur le marché suisse, le

droit des cartels protège les concessionnaires de conditions contractuelles

« déloyales ». Les garages peuvent saisir la Commission de

la concurrence (COMCO) s’ils s’estiment contraints d’accepter des

conditions contractuelles « onéreuses », c’est-à-dire disproportionnées

ou abusives.

Les données des clients, de l’or numérique

Des clauses aux répercussions retentissantes se dissimulent souvent

dans les contrats liant les garagistes aux importateurs. Citons l’exemple

des données des clients :

• Importances des données des clients : les données des clients

prennent de plus en plus d’importance compte tenu des offres conçues

sur mesure pour les clients et des services en ligne personnalisés.

Elles renforcent la fidélisation du client car elles permettent de bien

connaître ce dernier et ses besoins.

• Obligation de publication : en règle générale, le garagiste doit mettre

les données collectées à la disposition de son importateur. S’il ne s’acquitte

pas de cette obligation, il risque la résiliation (partiellement

sans préavis) de son contrat de partenaire de distribution.

• Procédure de communication des données : en cas de résiliation,

l’importateur communique ces données à son nouveau partenaire de

distribution. L’importateur informe directement les clients de la résiliation

du contrat de l’ancien garagiste, qui sont invités à s’adresser au

nouveau concessionnaire.

• Opportunité de tisser des liens avec les clients : avant de signer

le contrat, il convient donc de prendre les devants et de clarifier les

possibilités juridiques, mais aussi de sensibiliser sa clientèle à cette

procédure. Pour renforcer et maintenir la relation avec les clients du

garage, il serait par exemple judicieux d’informer soi-même les clients

et de donner un signe indiquant sa volonté de continuer à être à leur

disposition.

• Dédommagement civil : d’après le Tribunal fédéral, le garagiste dont

le contrat a été résilié a droit à un dédommagement adapté pour les

données s’il a significativement élargi le cercle de clients de l’importateur,

si bien que ce dernier a enregistré une croissance annuelle d’au

moins 15 %. Une éventuelle exclusion contractuelle d’un tel droit à dédommagement

n’est pas valable.

• Soutien juridique : le tribunal définit le montant du dédommagement

au cas par cas. Le maximum se situe généralement au niveau

du revenu net annuel (moyenne des cinq dernières années). Le service

juridique de l’UPSA aide les membres à clarifier leur droit à dédommagement..

Où mène le chemin ?

Ainsi, l’identification des défis dans la branche automobile sur le plan

du droit de la concurrence et de l’économie a également sensibilisé tous

les participants en 2018 et concrétisé les attentes qui pèsent sur les milieux

politiques et sur les autorités. Ce cap sera maintenu, si bien que

des conclusions importantes ressortiront à nouveau en 2019 de la coopération

avec la ZHAW. L’UPSA peut donc à la fois se positionner comme

interlocuteur compétent aux yeux du grand public et mieux soutenir ses

membres. <

Retrouver tous les articles et les guides

Tous les articles portant sur l’étude de la ZHAW consacrée au lien

qui unit les établissements de marques UPSA à leurs importateurs

sont disponibles dans les numéros 1, 4, 5, 7-8 et 10 d’AUTOINSIDE

2018 et sur upsa-agvs.ch sous forme d’e-papier.

Le service juridique de l’UPSA rédige continuellement des articles

et des fiches techniques qui sont énumérés sous le lien suivant :

upsa-agvs.ch/fr/representation

En droit du travail, en droit de la circulation routière comme en droit

des assurances : le service juridique de l’UPSA vous soutient dans

tous les domaines juridiques qui touchent la branche automobile.

La prestation du service juridique inclut pour chaque membre

une brève séance de conseil (évaluation initiale) d’environ 15 à 20

minutes prodiguée par Olivia Solari, téléphone 031 307 15 15, e-mail

olivia.solari@agvs-upsa.ch.

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en collaboration avec Allianz Suisse.

Service à la clientèle et proximité:

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Pour s’établir durablement sur le marché, il faut prendre au sérieux

les demandes des clients, leur proposer des produits adaptés à

leurs besoins et offrir un service de premier ordre.

En complément idéal de vos activités usuelles (changement de

pneus, service et inspections), vous pouvez, en tant qu’intermédiaire

tuttobene, leur soumettre des offres d’assurance auto.

Grâce à cette relation étendue, vous demeurez également

le seul interlocuteur de votre client en cas de sinistre: le garagiste

tuttobene chargé des sinistres tuttobene.

La coopération entre l’Union professionnelle suisse de l’automobile

(UPSA) et Allianz Suisse Société d’Assurances s’intensifie.

Vos clients et vous-même, en tant que garagiste bien ancré au

niveau régional, bénéficiez dès lors d’une véritable valeur ajoutée,

car des prestations d’assurances adéquates sont proposées

dans un lieu approprié et proche de la clientèle: chez vous,

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Quelques avantages en bref

Vos clients tuttobene bénéficient d’une franchise réduite de

CHF 500. pour une casco complète, voire de la suppression totale

de la franchise pour une casco partielle. Mais ils peuvent aussi

et surtout faire confiance au suivi et à la qualité de réparation de

votre garage.

Qu’est-ce que tuttobene et de quelle valeur

ajoutée bénéficient vos clients et vous-même?

tuttobene n’est pas une nouvelle assurance auto, mais la propre

assurance des garagistes UPSA. Vous êtes l’interlocuteur privilégié

et personnel de vos clients en la matière et vous entretenez un

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En tant que partenaire tuttobene, vous êtes récompensé de

différentes façons pour l’intermédiation des clients: en cas de

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avec la clientèle. De plus, vous percevez une commission

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Nos conseillers répondront

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(cantons VS/VD/GE/FR/NE/JU)

Tél. 058 358 30 79, alain.stebler@allianz.ch

Urs Schmutz

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Mauro Perenzin

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DROIT / IMPÔTS / ASSURANCES

Les commentaires en ligne

« La plus grosse erreur est de ne pas

répondre aux commentaires négatifs »

Sur Internet, un commentaire négatif est vite publié, d’autant plus s’il est anonyme. Les membres de l’UPSA ne sont

pas non plus à l’abri des mauvaises évaluations en ligne. Beat Jenny, expert en réseaux sociaux et formateur en vente,

explique comment réagir au mieux. André Bissegger, rédaction

« Plus jamais ! », « L’entreprise n’est pas sérieuse, pas entretenue et

pas qualifiée ! », « Je me suis fait avoir ! », « On m’a volé des objets personnels

pendant le service ! », « N’achetez surtout rien là-bas ! » : les

commentaires négatifs en ligne sur les garages automobiles suisses

sont rares, mais ils existent.

« Il est difficile d’estimer à quel point les mauvaises évaluations

en ligne sont nuisibles », déclare Beat Jenny de Trepos, « toutefois,

il est clair que les clients potentiels cherchant le numéro de téléphone

d’un garage sur Internet tombent rapidement sur des commentaires,

tant positifs que négatifs ». Depuis début novembre, AutoScout24,

par exemple, offre également la possibilité d’évaluer les

concessionnaires automobiles en leur attribuant des étoiles et en

rédigeant un commentaire. Et cela du premier contact jusqu’à l’achat

du véhicule, comme indiqué dans le communiqué de presse. « Rien

n’est plus fiable qu’un feed-back authentique du client », affirme

Christoph Aebi, directeur d’AutoScout24.

« Poli, concret et clair »

Mais que se passe-t-il si le « feed-back authentique » est mauvais

? Comment les garagistes doivent-ils réagir ? « Si l’utilisateur est

connu, il faut tout de suite le contacter par téléphone », conseille

B. Jenny. Par conséquent, si le conflit est ainsi résolu, l’utilisateur

supprimera son commentaire.

Si un contact téléphonique n’est pas possible, le garagiste doit

absolument prendre position sur Internet et répondre publiquement

au commentaire. « Le client neutre doit pouvoir connaître les

deux points de vue », signale B. Jenny. « La plus grosse erreur serait

de laisser le commentaire négatif. Il faut agir. » La réaction doit être

« polie, concrète et claire ». En ne voyant qu’un seul côté des choses,

le client neutre risque de se faire une idée fausse et de chercher un

autre garage. Mais selon Beat Jenny, « une énorme opportunité » se

présente pour le garagiste, car il s’agit d’un potentiel client.

Le formateur en vente recommande une action en justice lorsque

cela devient personnel, notamment en cas de propos offensants. <

Les conseils du service juridique de l’UPSA

Olivia Solari, experte juridique de l’UPSA, propose les démarches

suivantes en cas d’évaluations et de commentaires négatifs en ligne :

« si le client ne peut pas être évalué ou qu’aucune solution amiable

n’est possible, contactez les opérateurs du site Internet concerné et

demandez la suppression. Dans le cas contraire, prononcez-vous

poliment et sérieusement sur le site d’évaluation en ce qui concerne

l’entrée en question. »

Si la page d’accueil n’offre pas de soutien non plus, l’experte juridique

de l’UPSA recommande de faire appel à un avocat qui examinera la possibilité

d’une plainte pour diffamation et éventuellement d’une concurrence

déloyale et, si nécessaire, engagera une action en

justice « contre le client et/ou l’opérateur du site ».

Votre interlocutrice :

Olivia Solari,

téléphone 031 307 15 15,

e-mail rechtsdienst@agvs-upsa.ch

agvs-upsa.ch/fr/prestations/droit-et-impots

AUTOINSIDE | Décembre 201821


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JobCloud

Certificat de travail comment

le rédiger correctement

Le certificat de travail constitue un instrument important pour évaluer le travail d’un collaborateur. Du point de vue de

l’employeur, il y a toutefois un certain nombre d’aspects juridiques à respecter.

pd. Il existe deux types de certificats de travail qu’il faut bien différencier

: certificat intermédiaire et certificat final. L’employé peut demander

un certificat intermédiaire à tout moment au cours de relation

de travail. En règle générale, il comprend une indication sur la raison

motivant ce certificat (un changement de supérieur, par exemple).

Quant au certificat final, il est rédigé à l’échéance d’un contrat de travail.

Même après la fin d’un rapport de travail, les anciens collaborateurs

peuvent encore exiger un certificat pendant dix ans.

Obligations juridiques

Un certificat doit respecter des points importants en matière de

droit de la personne et de protection des données. Cela signifie notamment

que les déclarations figurant sur le certificat doivent être

vraies, bienveillantes et complètes. Quant à savoir comment cela

se traduit concrètement, des explications sont nécessaires car la loi

ne dit rien sur la formulation des certificats de travail. La jurisprudence,

elle, permet de dégager certains principes issus de litiges

bien concrets.

• Véracité : Les déclarations figurant sur le certificat de travail

doivent être vraies. Les allusions, suppositions, soupçons et messages

codés, soit tous les sens cachés, ne sont pas autorisés. De

plus, les déclarations doivent être objectivement correctes, c’est-àdire

qu’il faut mentionner les tâches effectivement accomplies et

non celles décrites dans la description du poste.

• Bienveillance : Fondamentalement, il s’agit de choisir des formulations

bienveillantes car le certificat ne doit pas compromettre

l’avenir économique de l’employé. C’est l’impression générale qui

est importante, les évènements atypiques ponctuels n’ont pas leur

place sur le certificat de travail. Cependant, les formulations bienveillantes

ne doivent pas donner une fausse impression. La vérité

doit toujours primer.

• Exhaustivité : Il s’agit ici de bien distinguer l’attestation de travail

du certificat complet. L’attestation de travail ne comprend que

des indications sur la nature et la durée de la relation de travail,

sans aucune évaluation du travail. Le certificat doit comprendre

tous les éléments essentiels à une évaluation générale, mais doit

se limiter aux aptitudes du travailleur à remplir son emploi. Les

collaborateurs ont le droit de demander à la fois une attestation

et un certificat de travail, s’ils le souhaitent. L’exhaustivité signifie

également que le certificat doit comprendre des indications sur

l’identité du travailleur, ses fonctions, tâches et responsabilités

principales au sein de l’entreprise, ainsi qu’une évaluation de son

travail et de son comportement.

• Complétude : Un certificat de travail doit couvrir l’ensemble de

la relation de travail et ne doit pas faire référence à un certificat

intermédiaire.

• Clarté : Un certificat doit être rédigé de sorte qu’il soit compréhensible

pour tous les lecteurs. Les omissions volontaires sont à

éviter. Le motif de résiliation du contrat ne peut être mentionné

dans le certificat de travail contre l’avis du collaborateur que si son

omission donnerait une fausse impression : si le contrat n’a pas

été résilié d’un commun accord, par exemple. Enfin, le certificat

de travail doit être signé par un supérieur de l’employé et par une

autre personne du département RH ou un deuxième supérieur. <

Leader sur le marché de l’emploi en ligne suisse, JobCloud, forte

d’une expérience de plus de 20 ans, exploite entre autres jobup.ch et

jobs.ch, les plateformes d’emploi préférées en Suisse romande et en

Suisse alémanique.

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22

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


DROIT / IMPÔTS / ASSURANCES

Une coopération fructueuse

Quand le client ne paie pas

En coopération avec plusieurs partenaires, le service de l’UPSA Représentation de la branche développe

des services adaptés au marché pour aider les garagistes dans leur quotidien. Un nouveau outil déjà apprécié :

l’encaissement en ligne par Tilbago. Tatjana Kistler, rédaction

« Il est important pour nous

que les garagistes ne perdent

pas le contrôle des données de

leurs clients et qu’ils puissent

les administrer eux-mêmes. »

Markus Aegerter, résponsable de la représentation

de branche de l’UPSA.

C’est énervant. Les entreprises passent leur temps à courir après

leurs créances. Selon l’Office fédéral de la statistique, les actes de poursuite

ont débouché sur plus de 2.9 millions de commandements de

payer en Suisse en 2017. Afin de protéger ses membres, l’UPSA a étudié

différentes solutions de recouvrement avant de choisir la jeune entreprise

lucernoise Tilbago. « Le logiciel de Tilbago est le plus moderne

et le plus intelligent qui soit pour les poursuites en ligne ». C’est ainsi

que Markus Aegerter, membre de la direction de l’UPSA, explique cette

idée devant faciliter le quotidien des garagistes et ateliers suisses.

Alléger le quotidien des garagistes de l’UPSA

À son poste de responsable de la représentation de branche de

l’UPSA, Markus Aegerter s’engage pour développer et encourager les

prestations offrant des services importants aux garagistes en matière

de direction de l’entreprise. « Grâce à Tilbago, les procédures de recouvrement

judiciaire conformément à la Loi fédérale sur la poursuite

pour dettes et faillite (LP) sont un jeu d’enfant », déclare-t-il avec satisfaction.

Les garagistes s’en réjouissent aussi. David Fuss, CEO de

Tilbago, le sait bien. « Notre solution permet aux garagistes d’organiser

plus efficacement leur recouvrement judiciaire et de renoncer au

papier, aux lettres ou aux bureaux de recouvrement. Tilbago guide

intelligemment l’utilisateur lors de la procédure globale pour un recouvrement

des créances plus efficace et efficient. Nous développons

en permanence l’intelligence de Tilbago avec le « Smart Data Engine »

sur lequel la solution repose, y compris à l’aide de méthodes relevant

de la robotique. Notre logiciel est donc parfaitement adapté aussi bien

pour les garagistes n’ayant que quelques cas de recouvrement par an

que pour les entreprises qui en ont plusieurs milliers. »

Toutes les étapes d’une poursuite rassemblées

En termes concrets, le logiciel de Tilbago permet de réaliser au

même endroit toutes les étapes administratives d’une poursuite : de

la réquisition de poursuite jusqu’à la gestion des reconnaissances de

dette en passant par l’administration des affaires en suspens, sans installations.

« Notre solution est facile d’utilisation et exploite les avantages

des technologies modernes en matière d’échange de données

par la communication électronique », ajoute David Fuss. Les garages

de l’UPSA restent maîtres de la relation avec les clients et décident

eux-mêmes s’il faut ou non passer à l’étape suivante. Les entreprises

conservent à tout moment la vue d’ensemble en temps réel de tous

leurs cas de recouvrement judiciaire et effectuent plus rapidement

la procédure de poursuite grâce au guidage intelligent de l’utilisateur

combiné à la communication électronique. La protection des données

de Tilbago constitue notamment un élément primordial pour l’UPSA.

C’est PostFinance qui se charge de l’hébergement et de l’exploitation de

la solution. « Il est important pour nous que les garagistes ne perdent

pas le contrôle des données de leurs clients et qu’ils puissent les administrer

eux-mêmes, même dans le cas désagréable d’une poursuite.

Dans l’intérêt de nos membres et des clients des garages », souligne

Markus Aegerter. <

Plus d’informations sur :

bit.ly/2PvK0IO

AUTOINSIDE | Décembre 201823


DROIT / IMPÔTS / ASSURANCES

Apéritif des garagistes Figas 2018

Optimisation fiscale

pour les garages

Qui d’entre nous aime payer des impôts ? En octobre et en novembre, le désormais traditionnel apéritif des garagistes

organisé par FIGAS a pour thème « Payer moins d’impôts éviter les problèmes » et met l’accent sur la pratique et

l’utilité pour les garagistes suisses. Sandro Compagno, rédaction

À la fin de l’année, les chiffres doivent être sur la table, noirs

sur blanc, et ce tant pour les particuliers et leur certificat de salaire

que pour les milliers d’entreprises que compte la Suisse. Mais si les

chiffres, dans les registres, sont effectivement inscrits noirs sur blanc,

il y a néanmoins en amont toute une série de gris qui laissent place à

l’interprétation et aux malentendus. « En Suisse, le problème est que

nous avons 26 administrations fiscales cantonales », a souligné André

Frey, directeur de Figas, dès le début de sa conférence d’une heure.

« Les taxateurs fiscaux interprètent parfois les lois à leur

manière »

André Frey et le responsable de mandats Patrick Sigrist ont lancé

une invitation à l’hôtel Marina de Lachen en ce soir

frisquet de la fin octobre : près de 40 personnes

intéressées de la région Obersee/Glaris ont

répondu présent. Elles n’ont pas été déçues.

André Frey et Patrick Sigrist ont attaqué le

sujet sans tourner autour du pot.

Ils ont présenté un bilan et un compte des

André Frey,

directeur de Figas.

résultats standard et ont abordé dans le détail

les points pouvant attirer l’attention des autorités

fiscales, les erreurs ou omissions qu’il

s’agit d’éviter ainsi que les éléments offrant une certaine marge de

manœuvre. « Les taxateurs fiscaux interprètent parfois les lois à leur

manière », a indiqué André Frey. « Selon notre expérience, les autorités

fiscales ont plutôt tendance à procéder à une imputation, puis à

voir ce qu’il se passe. »

Un « jeu des petits chevaux » qui a des effets collatéraux

Afin de ne pas avoir de mauvaise surprise, il faut surtout faire attention

à ce qu’on appelle les « prestations appréciables

en argent ». Les prêts aux actionnaires

représentent par exemple un risque. Explications

de Patrick Sigrist : « De nombreuses

administrations fiscales se penchent sur ce

point. La question centrale est toujours la

suivante : le prêt aurait-il été fourni aussi à un

Patrick Sigrist, expert

fiduciaire diplômé.

tiers non impliqué ? » Il est important, pour les

prêts aux actionnaires, de conclure un contrat

écrit mentionnant la rémunération, l’échéance

et la garantie. André Frey : « Par ailleurs, il faut qu’il y ait volonté et

capacité de remboursement, sans quoi le prêt est considéré comme

une prestation appréciable en argent, et tout le ‹jeu des petits chevaux›

peut commencer. » Un « jeu » qui comporte des effets collatéraux

indésirables : une réévaluation du prêt sera imputée à l’entreprise

comme un gain supplémentaire, et à l’emprunteur comme un revenu

privé. En outre, un impôt anticipé est prélevé qui, selon les situations,

ne sera pas remboursé. Dans ce cas, tout le monde est perdant.

Point après point, les experts ont montré à un public attentif où

il peut y avoir des risques vis-à-vis des autorités fiscales, et où il y a

un potentiel d’optimisation. Ainsi, de nombreux cantons acceptent

un amortissement unique sur les investissements réalisés : durant

les très bons exercices comptables surtout, cette astuce permet d’éviter

des impôts sur le revenu désagréablement élevés. On investit par

exemple dans un nouveau tunnel de lavage, on l’amortit immédiatement

et on réduit ainsi son bénéfice annuel, et donc sa charge fiscale.

Il s’agit d’un « truc » légal auquel peuvent avoir recours tant les

grands groupes que les petits entrepreneurs.

24

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


DROIT / IMPÔTS / ASSURANCES

Taxe sur la valeur ajoutée : faire appel à une fiduciaire

André Frey et Patrick Sigrist donnent à cet égard un conseil important

: « Ne transmettez au taxateur que les documents qu’il exige !

Et veillez à ce que le principe de proportionnalité soit respecté ! » André

Frey raconte l’histoire d’un garagiste auquel le fisc avait exigé les

factures de 800 voitures vendues : « Il s’agissait d’une chicane de la

part des autorités. Nous nous sommes finalement mis d’accord sur

180 dossiers. C’est encore beaucoup de travail, mais quand même

moins. » La révision de la taxe sur la valeur ajoutée est un bon moment

pour faire appel à une fiduciaire. André Frey : « Nous avons

constaté que de nombreux entrepreneurs ont tendance à en dire trop,

ce qui peut entraîner des vérifications et des imputations supplémentaires.

Déléguez le travail à votre fiduciaire ! »

Contrôle pratique : les participants du traditionnel Apéritif des garagistes de Figas,

organisé à Lachen (SZ), discutent du thème de la soirée « Payer moins d’impôts éviter les

problèmes ».

Les deux experts ont abordé les corrections de valeur sur les

stocks de marchandises, l’entretien des biens-fonds, les créanciers

fictifs (André Frey : « Absolument interdits ! Sinon vous risquez une

procédure de rappel d’impôt et une procédure pénale fiscale ! »), les

provisions et les frais forfaitaires ainsi que la taxe sur la valeur ajoutée.

Si celle-ci permet quelques optimisations, elle est aussi la source

de nombreuses erreurs.

« Ne transmettez au taxateur que les

documents qu’il exige ! Et veillez à ce que le

principe de proportionnalité soit respecté ! »

André Frey, directeur de Figas.

Pas de risque d’en dire trop en revanche à l’apéritif dînatoire qui a

suivi, au cours duquel les garagistes présents ont pu poser des questions

directes aux deux intervenants. Figas a organisé dix apéritifs à

destination des garagistes entre le 23 octobre et le 27 novembre, six

en Suisse alémanique et quatre en Suisse romande. Un tour de Suisse

extrêmement utile pour les garagistes qui y participent ! <

UPSA Garantie

avec succès depuis 2005

by Quality1 AG

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Implantée depuis plus de dix ans sur le marché, la UPSA Garantie by Quality1 AG vous aide d‘augmenter la satisfaction et la fidélisation des clients.

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NOUVEAUX PRODUITS

Autef GmbH

autef.ch

> Le dégagement et le remorquage correct des véhicules à haute tension

pd. Qu’ils soient hybrides

ou électriques, les véhicules à

haute tension sont de plus en

plus nombreux sur nos routes.

Au début, ces véhicules souvent

exotiques se reconnaissaient au

premier coup d’œil. Aujourd’hui,

seul un œil expert allié à des

connaissances techniques peut

les distinguer. Un savoir-faire

actuel est indispensable

surtout pour les entreprises de

dépannage, de dégagement, de

remorquage, de transport, de

garde et de mise en sécurité.

Les collaborateurs et

collaboratrices doivent être en

mesure de reconnaître les véhicules

et d’appliquer les bonnes

stratégies de dégagement, de

remorquage ou de transport.

Il ne faut pas oublier que les

véhicules à haute tension

endommagés peuvent présenter

un danger aigu.

Agrément OACP

Sur mandat de l’association

Auto Secours Suisse (ASS),

les spécialistes de formation

d’Autef GmbH à Reiden ont

élaboré un nouveau cours. Le

1 er novembre 2018, le cours a

reçu l’agrément OACP (ordonnance

réglant l’admission des

chauffeurs). Autef GmbH est

désormais autorisée à former

des chauffeurs professionnels,

y compris des chauffeurs de

véhicules de remorquage.

Le cours aborde notamment

l’usage correct des vêtements

de protection individuelle (EPI)

lors du dégagement de véhicules

à haute tension. Les spécialistes

d’Autef GmbH montrent

comment éviter les blessures en

utilisant correctement les gants

et les casques.

De longues années

d’expérience

Fondée en 2005, Autef GmbH

est numéro un sur le marché de

la formation pour le travail lié

aux véhicules à haute tension.

Depuis 2011, elle a acquis

un vaste savoir-faire dans ce

domaine. La gamme étendue de

cours d’Autef GmbH comprend

de nombreux autres domaines

s’adressant aux professionnels

de l’automobile. Les cours

peuvent être consultés et

réservés en ligne. <

Mewa Service AG

mewa.ch

> Vêtements professionnels dans la branche automobile : travailler avec une protection maximale

pd. Les mécatroniciens

d’automobiles exécutent de

nombreuses tâches au quotidien,

telles que le diagnostic

des défauts sur les véhicules

ou des travaux de maintenance

et d’entretien. Certaines de ces

tâches comprennent des risques.

Souvent, des mesures simples

permettent déjà de réduire le

risque d’accident professionnel.

Une tenue de travail pratique

et résistante offre confort et

protection. Le prestataire de

services textiles Mewa propose

une vaste gamme de vêtements

de travail.

Tenue de travail pour l’atelier

En complément à l’équipement

de protection individuelle

(EPI), une tenue de travail

adaptée assure un plus grand

degré de protection. Le choix

de vêtements professionnels

adaptés n’est pas toujours

aisé. Les vêtements de travail

modernes et adaptés à la saison

doivent aujourd’hui répondre à

de nombreuses exigences, telles

que l’évolution des attentes en

matière de confort et d’esthétique

ou les prescriptions

légales. Quelles directives sont

importantes pour qui ? Comment

garder, en tant que responsable,

une vue d’ensemble lors du choix

de la bonne tenue de travail ?

Résumé des directives

Pour déterminer précisément

quelle tenue de travail

est nécessaire dans l’atelier, il

faut évaluer les risques potentiels.

Les vêtements de travail

ou de protection doivent offrir

sécurité, confort, fonctionnalité

et ergonomie. Outre des

vêtements professionnels, les

prestataires de services textiles

tels que Mewa proposent aussi

la location de lavettes, de fontaines

de dégraissage, de tapis

absorbants et de tapis de sol.

Ces produits garantissent les

meilleures conditions de sécurité

et de propreté dans l’atelier. Leur

livraison, ramassage, nettoyage

et remplacement, à un rythme

convenu, sont aussi compris

dans le service.

Le guide de gestion des

textiles de Mewa, « Deux précautions

valent mieux qu’une »,

permet d’aborder le sujet en

offrant un aperçu des risques

les plus importants.

Le catalogue d’articles de

sécurité au travail 2018 « World

Wide Work by Mewa », avec

sa vaste gamme d’articles, vaut

aussi le coup d’œil. Ces deux

publications peuvent être commandées

gratuitement par e-mail

à l’adresse info@mewa.ch. <

26

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


NOUS FAISONS

PASSER LES

CLIENTS DU WEB

AU MAGASIN.

Grâce à nos solutions innovantes en matière

de présence sur Internet, de publicité en ligne

et de gestion de la clientèle, vous êtes trouvé

et pouvez acquérir de nouveaux clients et les

fidéliser. Profitez de nos conseils personna lisés

sur place et de nos services de qualité suisse

à un prix fixe équitable.

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Le succès des PME dans le monde numérique

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Zarges

BASF / Albis Plastic / Workaround GmbH (Pro Glove)

zarges.ch

basf.com

> Pour minimiser les risques au travail

pd. Avec sa large gamme de

produits, Zarges est un expert

du montage, du conditionnement

et du transport. Un des produits

phare de Zarges est l’échelle de

plate-forme ZAP, qui possède des

marches de 80 mm de profondeur

pourvues de stries de sécurité.

Sa très grande plate-forme de

travail de 400 × 400 mm assure

une plus grande tenue et une liberté

de mouvement optimale. Au

garage, les batteries au lithium

sont incontournables. Pourtant,

malgré tous les avantages

qu’elles représentent pour le

consommateur et pour l’environnement,

elles constituent aussi

un défi : en raison de leur concentration

énergétique élevée et des

risques associés, les batteries

sont régies par la législation

sur les matières dangereuses

et doivent ainsi respecter des

règles spéciales en matière de

conditionnement et de transport.

La série de caisses K 470 homologuées

pour produits dangereux

de Zarges offre une solution

contrôlée pour l’ensemble du

cycle de vie de la batterie. Un sac

étanche, un rembourrage ainsi

que des matériaux absorbants

garantissent un stockage

sécurisé des contenus. <

> Le gant intelligent pour la branche automobile

pd. Workaround GmbH,

Albis Plastic GmbH et BASF

ont travaillé en étroite collaboration

pour améliorer un composant

clé du gant intelligent

ProGlove.

À l’issue d’analyses approfondies,

« Ultramid Vision »

est désormais utilisé dans le

lecteur scanner intégré, ce qui

permet de réaliser des processus

de travail plus simples,

plus rapides et plus sûrs.

Les grands noms du secteur

automobile, logistique et de la

chimie ont déjà adopté le gant

ProGlove dans leurs opérations

quotidiennes. <

AUTOINSIDE | Décembre 201827


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Caisse de pensions Mobil

Caisse de pensions accessible en ligne

L’outil « PartenaireWeb/Assurés » permet aux personnes assurées auprès de la CP Mobil de planifier leur prévoyance de

façon plus consciente et plus autonome, et ce à tout moment et en tout lieu.

pd. La Caisse de pensions Mobil met à disposition

de leur clientèle le « PartenaireWeb/

Assurés » permettant aux assurés d’accéder

à leur caisse de pensions en ligne. Pouvant

aussi être consulté sur le smartphone ou la

tablette, cet outil permet de s’informer sur sa

situation de prévoyance actuelle et d’effectuer

des simulations avec de nouvelles données.

Fonctions de base et simulations

Outre les données de base, il est possible

d’afficher les détails importants concernant le

plan de prévoyance. On peut également télécharger

des documents tels que le certificat de

prévoyance.

Des simulations permettent d’évaluer les

actions suivantes quant à leur impact sur la

prévoyance :

• simulation en ligne pour vérifier la

somme pouvant être perçue dans le cadre

de l’encouragement à la propriété du logement

et les effets de ce prélèvement sur

les prestations assurées ;

• simulation en ligne pour connaître le

potentiel de rachat et l’augmentation des

prestations assurées à la suite d’un tel

rachat ;

• simulation en ligne pour contrôler les

influences de modifications du salaire sur

les prestations ;

• simulation de diverses possibilités telles

qu’une retraite partielle en vue de planifier

la retraite.

Marc Nussbaumer,

responsable de la

prévoyance professionnelle

CP Mobil.

aide à planifier activement

leur prévoyance. Le

portail Assurés peut

par exemple soutenir

une personne assurée

à prendre une décision

relative à l’acquisition

d’une maison. D’importantes

informations

peuvent rapidement

être consultées : quel est le montant pouvant

être perçu, quelles seraient les prestations de

prévoyance après un éventuel versement anticipé

? Ou si quelqu’un réfléchit à une retraite

anticipée, il peut vérifier quel impact cela aurait

sur le montant de la rente de vieillesse.

Pourquoi recommandez-vous aux personnes

assurées d’utiliser le portail Assurés? Quels

sont les avantages pour les utilisateurs ?

L’avantage, c’est que les personnes assurées

peuvent s’informer sur leur situation de prévoyance

de façon simple et autonome. Cela

permet de répondre aux premières questions,

indépendamment de l’heure et du lieu. L’application

est également adaptée aux smartphones

et aux tablettes.

Le portail Assurés remplace-t-il le contact

personnel avec la CP Mobil ?

Non, absolument pas ! Lorsque la situation

modifiée devient concrète, le contact avec la

caisse de pensions est indispensable. Nous

réalisons des calculs définitifs et nous fournissons

les documents nécessaires. Le portail

est complémentaire au contact personnel

avec la CP Mobil.

Comment les assurés obtiennent-ils accès

au portail ?

Les personnes assurées ont besoin d’un

code d’enregistrement, qui est valable durant

une période limitée. Le code est communiqué

dans une lettre d’invitation, qui peut être demandée

auprès de la CP Mobil.

Où les assurés peuvent-ils s’informer ?

Sur le site web de la CP Mobil, sous la rubrique

« Actualité », se trouve un lien vers une

vidéo explicative du producteur du logiciel (en

langue allemande), qui fournit un aperçu des

fonctions du portail. <

Plus d’information et vidéo explicative

à propos de « PartnenaireWeb » :

pkmobil.ch/fr/aktuelles

Inscription et login

Pour accéder au « PartenaireWeb/Assurés »,

la personne assurée a besoin d’un code d’enregistrement,

qui est communiqué par la CP

Mobil dans une lettre d’invitation.

Marc Nussbaumer, responsable de la prévoyance

professionnelle, a dirigé le lancement

de l’outil au sein de la CP Mobil en faisant les

observations suivantes.

Monsieur Nussbaumer, dans quelle mesure

le portail Assurés est-il un produit innovant ?

Marc Nussbaumer : Les personnes assurées

peuvent non seulement consulter

leur couverture de prévoyance actuelle, mais

aussi simuler diverses situations. Cela les

28

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


MANAGEMENT ET DROIT

Suva

Évolution des primes en 2019

La Suva accorde pour 2019 une réduction de prime exceptionnelle équivalant à 15 % de la prime nette. Par conséquent, la

majorité des entreprises de la classe 13D (Véhicules terrestres et machines de chantiers « entretien ») peuvent tabler

pour l’an prochain sur des primes brutes en baisse dans les deux branches d’assurance. L’évolution des primes nettes est

très semblable à celle de l’année précédente, ce tant dans l’assurance contre les accidents professionnels que dans

l’assurance contre les accidents non professionnels. Par ailleurs, la Suva renouvelle ses modèles de primes et met

en place une réassurance interne. Suva

La Suva accorde pour 2019 une réduction de prime exceptionnelle

équivalant à 15 % de la prime nette. Cette mesure est rendue possible

par le résultat réjouissant dégagé en 2017, qui est notamment dû à

la performance hors pair de 7,8 % réalisée par les placements. Dans

l’assurance contre les accidents professionnels (AAP), les primes des

entreprises assurées sont réduites d’environ 220 millions de francs.

Les payeurs de primes de l’assurance contre les accidents non professionnels

(AANP) voient quant à eux leur facture s’alléger de quelque

300 millions de francs. Par ailleurs, la Suva renouvelle ses modèles

de primes, créant ainsi des incitations à la prévention tout en en établissant

un système universel de détermination des primes. En outre,

la Suva met en place, en deux temps, une réassurance interne pour le

financement des grands sinistres. La première étape aura lieu le 1 er

janvier 2019 et la seconde en 2020.

Évolution de l’AAP

Dans l’assurance contre les accidents professionnels AAP, le taux

de prime de base appliqué à la classe 13D, partie de sous-classe A0

(Entretien de véhicules légers), doit être relevé d’un degré. Il se situe

désormais à 0,7770 % en valeur nette. En revanche, le taux de prime

de base de la partie de sous-classe B0 (Entretien de véhicules lourds

et chariots élévateurs) demeure inchangé à 0,9910, toujours en valeur

nette. Pour les entreprises classées selon le système de bonus-malus

ou la tarification empirique, l’évolution des primes est individuelle. Le

tableau ci-dessous indique la répartition du nombre d’entreprises dont

la prime augmente, baisse ou demeure inchangée :

Partie de

sous-classe Désignation Nombre d’entreprises

Baisse

Pas de

changement

Augmentation

A0

B0

Entretien de véhicules

légers

Entretien de véhicules

lourds et chariots

élévateurs

505 6892 252

203 56 19

Évolution de l’AANP

Dans l’assurance contre les accidents non professionnels AANP, le

taux de prime de base diminue d’un degré à 1,8690 % en valeur nette.

Pour les entreprises de la classe 13D classées au taux de base et les

entreprises dont les primes évoluent individuellement du fait de l’application

du système de bonus-malus ou de la méthode empirique, cela

se traduit dans l’AANP par les changements suivants :

Partie de

sous-classe Désignation Nombre d’entreprises

Baisse

Pas de

changement

Augmentation

A0

Entretien de véhicules

légers

505 6892 252

Plus d’informations sur :

suva.ch/primes

B0

Entretien de véhicules

lourds et chariots élévateurs

203 56 19

AUTOINSIDE | Décembre 201829


POLITIQUE & DROIT

État des lieux

Perspectives de la politique des transports

La politique des transports ne sera pas en reste en 2019. Aperçu des événements majeurs. Raoul Studer, rédaction

Comme tous les quatre ans, 2019 est à nouveau une année électorale.

Les élections pour le Parlement fédéral se tiendront le 20 octobre.

Nous connaîtrons toutefois au préalable le nom du nouveau patron

du Département des transports, la ministre actuelle, Doris Leuthard,

ayant décidé de se retirer du Conseil fédéral fin 2018. Ce changement

de ministre pourrait naturellement affecter les décisions futures

concernant la politique suisse des transports. Si la conseillère fédérale

Simonetta Sommaruga avait envie de changer de décor et passait au

DETEC, le Département fédéral de l’environnement, des transports,

de l’énergie et de la communication, la politique des transports en ressentirait

certainement quelques effets. Mais rappelons qu’elle est également

définie par les parlementaires. Des représentants de la branche

automobile pourraient eux aussi s’impliquer en politique, d’autant plus

que le dernier garagiste, Markus Hutter, de Winterthour, avait tiré sa

révérence du Conseil national en 2014. La branche automobile suisse

s’est fixé pour objectif de présenter quatre candidats parmi 246 sièges

de conseillers au niveau fédéral dans toute la Suisse. En revanche, tout

le monde sait déjà qu’il n’y aura pas de votations concernant les transports

en 2019. L’Office fédéral des routes (OFROU) l’a confirmé.

Embouteillages et Saint-Gothard

En 2019, le débat au Conseil national portant sur la poursuite

du développement du réseau de routes nationales à hauteur

de CHF 14,8 milliards constituera une importante part de l’activité

parlementaire. Des projets qui devront être mis en œuvre d’ici 2030

en font partie. Le trafic sur les routes nationales devrait s’en trouver

amélioré. Le programme de développement stratégique (PRODES)

comprend une enveloppe d’investissement globale de CHF 29,8 milliards.

Outre les travaux d’extension et d’entretien, le programme

inclut la phase de développement 2019 pour les routes nationales

(augmentation de la capacité à Crissier, rocade de Lucerne, y compris

complément sud et extension nord, contournement de Le Locle).

Dans le cadre de la troisième génération du programme d’agglomération,

le Conseil fédéral débloque en outre CHF 1,34 milliard. Suite à

la clôture de la discussion par article au sein de la Commission des

transports du Conseil national, le dossier est prêt à être examiné par

la chambre haute, mais il faudra toutefois attendre 2020. Lors d’une

phase ultérieure, le Conseil fédéral souhaite renforcer les transports

publics et adapter l’offre ferroviaire à la demande croissante grâce à

des cadencements à la demi-heure et au quart d’heure. L’infrastructure

ferroviaire doit bénéficier d’une injection de CHF 11,9 milliards d’ici

2035 pour se développer. Le Conseil fédéral a adressé le message correspondant

au Parlement. En raison des retours issus de la consultation,

des projets supplémentaires ont été intégrés au message. Il s’agit

par exemple de l’extension des installations ferroviaires

du tunnel de base du Lötschberg ainsi

que de mesures de valorisation du nœud de

Saint-Gall et d’améliorations entre Bâle,

le pied sud du Jura et Genève. Deux grands projets ne sont pas encore

définitivement arrêtés par le Conseil fédéral : la gare de transit de Lucerne

et le cœur de Bâle. Les deux projets peuvent toutefois progresser

puis être concrétisés compte tenu de la phase de développement suivante.

Le financement est assuré. Le Parlement étudiera vraisemblablement

en 2019 la phase de développement 2035.

La procédure de mise à l’enquête de la construction du second tube

du Saint-Gothard s’est achevée et le DETEC se penche sur les recours.

Dans le même temps, l’OFROU prépare l’attribution des travaux. La

décision d’approbation des plans devrait être prise à la mi-2019. Les

travaux préparatoires pourraient commencer en 2020 et les travaux

d’excavation du second tube du tunnel en 2021. La construction du

deuxième tunnel routier du Saint-Gothard prendra sept an..

Modification des mesures Via sicura

Fin février 2018, le Parlement a décidé de modifier les mesures Via

sicura car elles ne semblaient plus correspondre à la réalité. Les tribunaux

devraient bénéficier d’une plus grande marge d’appréciation

concernant les délits de chauffards. Les circonstances de chaque affaire

pourraient ainsi être mieux prises en compte et des situations

difficiles pourraient être évitées. Ceux qui dépassent une limitation

de vitesse définie par la loi ne devraient plus être automatiquement

considérés comme des chauffards. De plus, la peine privative de liberté

pourrait être abandonnée et la durée minimale du retrait du permis

de conduire réduite. L’obligation de recours de l’assureur devrait par

ailleurs redevenir un droit de recours. Il s’agirait également de

renoncer à l’immobilisation du véhicule pour cause d’alcoolémie

ainsi qu’aux boîtes noires. Les spécialistes

de l’OFROU préparent les dispositions de la loi sur

la circulation routière (LCR) dont le projet devrait

faire l’objet d’une consultation en 2019. L’OFROU

s’efforce dans le même temps de modifier la

LCR à l’aune de la conduite autonome pour

que l’architecture réglementaire soit prête

pour ce développement.

30

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


POLITIQUE & DROIT

Directives Opera 3

Il ne faut pas confondre Via sicura et Opera 3, qui concerne la révision

de l’apprentissage de la conduite. Dorénavant, celui-ci devrait

débuter non plus par l’examen théorique, mais par l’éducation routière,

à partir de l’âge de 16 ans. Le permis d’élève conducteur, désormais

valable de manière illimitée, pourra être octroyé à partir de 17 ans.

Les personnes ayant passé l’examen pratique de conduite avec un véhicule

muni d’une boîte de vitesses automatique seront autorisées

à conduire des voitures dotées d’une boîte de vitesses manuelle et

inversement. Pendant la période probatoire de trois ans, les nouveaux

conducteurs devront suivre un cours de formation complémentaire sur

sept heures, et non plus deux, pendant les six premiers mois. D’autres

points seront toutefois révisés. La proposition du Conseil fédéral d’octroyer

le permis d’élève conducteur à l’âge de 17 ans se heurte à une

certaine résistance au Conseil des États. Lors de la session d’automne,

Hans Wicki (Nidwald) a déposé une motion que 30 parlementaires de

la chambre basse ont signée. Le Conseil des États l’étudiera lors de la

session d’hiver. La motion exige que le permis d’élève conducteur ne

puisse pas être octroyé avant l’âge de 18 ans. Le Conseil fédéral est

chargé d’intégrer une disposition en ce sens à la LCR. La procédure de

consultation est terminée. D’après l’OFROU, la conseillère fédérale D.

Leuthard est fermement décidée à conclure le dossier avant que son

mandat ne s’achève, donc avant la fin de l’année.

La loi sur le CO 2

fait polémique

Par 16 voix contre 8, la Commission de l’environnement, de l’aménagement

du territoire et de l’énergie a approuvé la révision totale de

la loi sur le CO 2

pour la période courant de 2021 à 2030 lors du vote

sur l’ensemble. Les nouveautés sont controversées. Contrairement à la

proposition du Conseil fédéral qui prévoit un taux intérieur minimal

de 15 %, mais aucun plafonnement du supplément de prix à la pompe,

une majorité de la commission souhaite introduire un supplément

maximal de 8 centimes par litre de carburant. La

commission souhaite que les importateurs de carburants

compensent jusqu’à 90 % des émissions de CO 2

dues à la circulation routière d’ici 2030, confortant

ainsi le Conseil fédéral dans sa démarche. D’après

la commission, au moins 20 % des émissions devraient

être compensées en 2030 par des mesures

intérieures, l’augmentation de la part

intérieure pouvant avoir lieu progressivement

d’ici là. Le Conseil fédéral n’avait proposé

que 15 % pour une entrée en vigueur dès 2021.

Un flot incessant de données

La loi sur la protection des données (LPD), traitée par la Commission

des institutions politiques (CIP), constitue un sujet complexe. Lors

de la session d’été 2018, le Conseil national avait décidé, sur proposition

de sa CIP, de traiter le projet en deux étapes. La mise en œuvre du

droit européen, urgente pour la commission, sous la forme de la directive

européenne 2016/680 (partie Schengen) devrait être étudiée pendant

la première étape. La révision totale de la loi sur la protection des

données (partie LPD) devrait être abordée lors de la deuxième étape.

La branche automobile est elle aussi concernée. Lorsqu’il se rend dans

son garage pour acheter une voiture ou pour faire entretenir son véhicule,

le client doit être informé de ce qu’il adviendra de ses données. Il

doit y consentir par écrit. Le Conseil national se penchera sur la LPD

révisée au plus tôt lors de la session de printemps 2019.

Réintroduire le contrôle périodique des gaz

d’échappement ?

Une motion de la conseillère nationale zurichoise Tiana Angelina

Moser (PVL) exige la réintroduction d’un contrôle périodique des gaz

d’échappement pour les véhicules motorisés. L’intervention a été cosignée

par ses collègues par-delà les limites des groupes, notamment par

Regula Rytz, présidente des Verts, et par Ulrich Giezendanner, conseiller

national UDC et entrepreneur-transporteur argovien. La motion

sera probablement inscrite à l’ordre du jour du Conseil national lors de

la session de printemps 2019. Comme le contrôle des gaz d’échappement

en Suisse n’a été supprimé qu’en 2014 pour les véhicules munis

de systèmes de diagnostic embarqués (OBD) reconnus, le savoir-faire

et une partie de l’infrastructure nécessaire existent déjà dans les laboratoires

d’essais, les services des automobiles et les garages suisses

et pourraient être complétés par une technique de mesure supplémentaire

plus précise pour les particules de suie très fines. L’UPSA est favorable

à la proposition.

Dépassement à droite et mise en œuvre de l’arrêté sur le

réseau

Le 10 octobre, le Conseil fédéral a lancé une consultation portant

sur des mesures d’amélioration du trafic et de la sécurité routière. Il

s’agit du dépassement à droite sur autoroute, de la bifurcation de cyclistes

à des croisements même lorsque le feu est rouge, de l’ancrage

juridique du principe de la fermeture éclair, de la création d’un couloir

de secours et de divers autres points. La consultation relative aux modifications

de l’ordonnance se poursuit jusqu’au 25 janvier 2019.

Le 1 er janvier 2020, la Confédération reprendra 400 kilomètres de

routes aux cantons, et donc l’obligation de les entretenir et de les développer.

Après que les électeurs de tous les cantons ont rejeté la hausse

du prix de la vignette en novembre 2013, la Confédération doit désormais

prendre en charge elle-même la part du lion. L’OFROU s’attelle

actuellement à lancer la mise en œuvre de cette démarche avec les

cantons. L’automobiliste ne se rendra compte de rien, mais l’OFROU y

travaille d’arrache-pied. <

AUTOINSIDE | Décembre 201831


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

L’après-vente

Un champ d’activité crucial

Les garagistes doivent de plus en plus compenser le rétrécissement des marges dans les ventes de voitures neuves

par le service à la clientèle. Le professeur Willi Dietz fait le point sur cette évolution : « La subvention croisée des ventes

de voitures neuves, grâce au secteur durablement lucratif de l’après-vente, a jusque-là empêché l’effondrement total

des systèmes de distribution en Allemagne pour la plupart des produits. » L’après-vente est l’un des thèmes centraux de la

prochaine Journée des garagistes suisses qui se tiendra le 15 janvier 2019. Reinhard Kronenberg, rédaction

AUTOINSIDE s’est entretenu avec deux

des intervenants de la Journée des garagistes

suisses du 15 janvier 2019 le professeur

Falk Hecker, spécialiste de l’après-vente,

et le garagiste Walter Rageth et leur a demandé

s’ils souscriraient à ce constat. Tous

deux connaissent très bien ce domaine d’activité,

Falk Hecker en tant que fondateur et

copropriétaire d’une chaîne de service en Allemagne,

également auteur de livres spécialisés,

et Walter Rageth en tant que membre

de la section UPSA Grisons et entrepreneur

dans le domaine des logiciels de garage. « Je

souscris tout à fait à cet avis », déclare le second,

convaincu : « Si la chaîne de création de

valeur dans le domaine de l’après-vente, de

l’atelier et de la vente de pièces de rechange

se transforme, il deviendra vraiment difficile

de maintenir une exploitation rentable. » Falk

Hecker partage ce point de vue et met le doigt

sur un autre danger : l’écart toujours plus important

entre les exigences des clients, qui

évoluent, et la numérisation plutôt lente des

garages. Il compare la situation avec celle du

commerce de détail, surtout en Allemagne :

« Le maintien d’une activité de service pour

les fournisseurs automobiles de proximité ne

sera assuré que jusqu’à ce que les entreprises

Falk Hecker, entrepreneur,

cofondateur

et porte-parole de la

direction du groupe

Autoplus AG

de Wolfsburg.

voisines commencent à

proposer la réservation

de leurs services via un

assistant numérique.

Et quand le véhicule

sera récupéré par une

entreprise de service

géographiquement plus

éloignée, cela sera comparable

à une livraison

Amazon. »

Gestion des plates-formes de

transmission

Et même si ce n’est pas dans ce cas le géant

Amazon qui tente de se tailler une part du

gâteau dans l’après-vente, des plates-formes

de réservation et de transmission commencent

déjà à se mettre en place en Suisse.

La branche automobile est partagée à ce sujet.

Mais qu’en pensent Falk Hecker et Walter Rageth

? Pour le garagiste, il est évident que des

plates-formes comme Carhelper jouent un

rôle de gardien, comme on peut parfaitement

l’observer sur booking.com dans d’autres

branches de services à la clientèle. « Dans

notre secteur, nous ne pouvons donc pas être

aussi insouciants que de nombreuses chaînes

hôtelières l’ont été à l’époque. Nous devons

consolider notre propre marque et notre identité,

que ce soit en tant que groupe ou dans

le cadre de coopérations. » C’est ce qu’il fait

avec sa propre entreprise, la chaîne de service

Autoplus.

Falk Hecker est du même avis : « Je ne

vois pas l’utilité de la transmission dans le

domaine de l’après-vente. Il s’agit simplement

d’un intermédiaire de plus qui se prélève une

marge. » Or, si l’on sert les clients en fonction

de leurs besoins, si on leur offre un service

de qualité à des prix en adéquation avec le

marché, souligne le spécialiste, « ceux-ci n’ont

pas de raison de s’adresser à un intermédiaire

Numérisation et rentabilité

dans l’après-vente

Dans son exposé « Le service de l’après-vente

à l’ère de la transition numérique », le professeur

Falk Hecker indiquera très concrètement, à

la prochaine Journée des garagistes suisses,

où résident les défis actuels et futurs dans

l’activité d’après-vente, et quelle influence

la numérisation a et aura sur ce secteur

important pour le garagiste. Il montrera aussi

comment acquérir des clients et les fidéliser

dans le domaine de l’après-vente.

32

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

ENTIÈREMENT RÉSERVÉ !

JOURNÉE DES GARAGISTES

SUISSES 2019

Le mardi 15 janvier 2019, Kursaal de Berne

Une question de confiance.

Le garagiste,

partenaire de mobilité.

en ligne. » Pour Falk Hecker, le moment critique

sera atteint dans la branche automobile

« quand elle commencera à perdre du chiffre

d’affaires au profit de tiers. »

Le service, une affaire de confiance

La bonne nouvelle est que l’entretien régulier

de leur véhicule reste pour la plupart

des propriétaires une affaire de confiance.

Des études en Allemagne ont montré que le

prix n’arrive qu’en septième position des critères

de choix, loin derrière la satisfaction et

la confiance, la qualité du travail, la rapidité

du service, la disponibilité, la qualité générale

du service et la proximité géographique.

Acquisition de clients

dans l’après-vente

Walter Rageth prendra part à une discussion

avec le garagiste David Schweizer : ils se

demanderont comment la numérisation a modifié

les attentes des clients et les modifiera

encore à l’avenir, et pourquoi il est important

de consolider sa propre marque, notamment

en ligne. Fondateur et propriétaire de l’entreprise

de logiciels bme AG, Walter Rageth

aide ses clients de la branche automobile à se

servir de la numérisation, entre autres pour

augmenter leur efficacité et leurs recettes.

Walther Rageth, propriétaire

du Garage

Rageth à Vaduz et de

la société informatique

BME AG.

Ainsi, les clés du succès

dans l’après-vente sont

évidentes : une relation

intacte avec la clientèle,

fondée sur la confiance,

une qualité de service

élevée et, de plus en plus

aussi, l’utilisation d’instruments

numériques

offrant plus de confort

aux clients, comme la

possibilité d’obtenir un rendez-vous en ligne.

Élément non moins important : bien utilisée,

la numérisation aide les garagistes à travailler

de manière plus efficace, et donc à améliorer

leurs recettes ; les deux experts insistent

là-dessus. Walter Rageth pense qu’il faut également

très bien connaître sa clientèle, ce qui,

souvent hélas, n’est pas suffisamment le cas :

« Pour budgétiser ses futures activités d’aprèsvente,

chaque entrepreneur devrait connaître

Partenaire pur la présentation

« Journée des garagistes suisses »

Partenaire pour

les navettes

Partenaires

exactement le potentiel de son cercle de

clients. »

« Deux nouveaux visages par jour »

Lors de son allocution devant l’assemblée

générale de la section UPSA Zurich en mars

2018, Hannes Brachat avait déjà souligné cet

aspect lorsqu’il plaidait pour un suivi serré

des résultats : seuls les entrepreneurs qui

gardent un œil et la main sur les chiffres

essentiels en permanence peuvent réagir à

temps lorsque la situation dérive. Le conférencier

a effectué un calcul à haute voix : en

moyenne, une entreprise perd chaque année,

pour divers motifs, 20 % de ses clients. Cela signifie

que chaque garage doit acquérir chaque

année 20 % de nouveaux clients. Sur les dix

clients qui se présentent à l’atelier en un jour,

deux visages doivent par conséquent être

nouveaux. « Est-ce le cas chez vous ? » <

Presenting Partner

« Dîner des garagistes »

AUTOINSIDE | Décembre 201833


ÉDITORIAL

Heinz Kaufmann a fait du chemin. Il est temps pour lui de prendre sa retraite bien méritée et de quitter son activité de responsable des garages de Suisse romande.

Départ d’un conseiller à la clientèle UPSA

« Le contact personnel avec la

clientèle reste primordial »

Heinz Kaufmann, conseiller à la clientèle de l’UPSA, quitte son poste fin novembre. Cette retraite anticipée à 63 ans

n’a toutefois rien à voir avec le métier, a-t-il confié à AUTOINSIDE. Bien au contraire : au cours de ses quatre dernières

années et demi, il s’est beaucoup attaché aux garagistes suisses. André Bissegger, rédaction

Monsieur Kaufmann, pendant votre carrière, vous avez travaillé

pour Opel, Peugeot et Mitsubishi. Votre véhicule professionnel est

une Volvo, et votre voiture privée une Alfa Romeo Spider 2000. Quelle

marque est d’après vous la meilleure ?

Heinz Kaufmann : (Il rit.) Elles sont toutes bonnes et deviennent toujours

meilleures, parfois presque trop. Les vieilles Alfa Romeo sont cependant

celles qui ont le plus de caractère. J’aimerais bien dénicher une MGB

GT coupé, mais je n’ai pas encore trouvé le véhicule qui me convient.

Vous aviez à vous occuper de près de 1000 membres dans votre secteur

en Suisse romande. Avez-vous apprécié le contact avec eux ? Et

combien de kilomètres avez-vous parcouru pour ce faire ?

J’effectuais 50 000 kilomètres par an, et le contact avec les garagistes

était très agréable. Sur ces 1000 membres, je voyais chacun

d’entre eux environ tous les deux ans. Au début, il m’a fallu me présenter

et instaurer la confiance. Ensuite, dès la deuxième ou troisième

entrevue déjà, les choses allaient d’elles-mêmes. De nombreux garagistes

étaient déjà des copains avant, et d’autres le sont devenus au fil

du temps.

À quoi prêtiez-vous particulièrement attention lorsque vous leur

rendiez visite ?

J’ai toujours veillé à ce que le garagiste, à la fin de ma visite, se dise

qu’il n’avait pas perdu son temps. Il était important pour moi qu’il profite

de cette rencontre pour se remettre à jour, ressentir de la confiance

et recevoir des suggestions.

À quoi preniez-vous le plus de plaisir en tant que conseiller à

la clientèle ?

J’ai toujours aimé le contact avec les gens, et le fait que nos visites

apportent vraiment quelque chose aux clients. J’essaie de garder le

contact avec eux, par exemple à la Journée des garagistes suisses ou

au Salon de l’auto à Genève. J’aimais nettement moins organiser les

rendez-vous. En automne, quand les petits garages étaient occupés

à changer les pneus, ils n’avaient tout simplement pas de temps à

me consacrer.

Vous relanceriez-vous dans cette activité professionnelle ?

Oui, sans hésiter. Et je n’y changerais rien.

Que souhaitez-vous à votre successeur ?

De vivre la même chose que moi. Il nouera d’excellents contacts

et se fera des amis, et pourra certainement améliorer encore

l’image de l’UPSA. Le but est que les garagistes voient tout ce que

l’Union fait pour eux, notamment sur le plan politique. Les démarches

se font souvent en coulisses et ne se remarquent pas im-

34

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


ÉDITORIAL

médiatement. Il appartient donc au conseiller de faire passer le

message aux garagistes.

Vous avez fait la connaissance de nombreuses entreprises et de

nombreux garagistes. Quels retours avez-vous reçus ? Quel est le

problème majeur rencontré par les garagistes ?

Les concessionnaires de marques sont de plus en plus sous pression,

leurs objectifs et leurs obligations sont de plus en plus élevés.

Chacun d’entre eux a le sentiment qu’il devrait obtenir une plus grande

part de gâteau. Pour atteindre les objectifs, les garagistes doivent investir.

Mais en même temps, leurs marges rétrécissent. Leurs bénéfices

ne progressent plus. Je l’ai souvent entendu.

Que pensez-vous des garagistes : sont-ils ouverts aux nouvelles

idées ?

Cette vision doit encore faire son chemin et se concrétiser. Par ailleurs,

les nouvelles motorisations sont elles aussi synonymes de changement.

Les garagistes sont des mécaniciens, pas des électriciens, et

l’entretien des véhicules change : il faudra toujours changer les freins

de temps en temps, mais il n’y aura plus besoin de remplacer l’huile,

les bougies ou les courroies de distribution. Les ateliers auront donc

moins de travail. Cette transformation est le plus grand défi que rencontre

la branche. Mais il ne faut pas oublier que le contact personnel

avec la clientèle reste primordial.

Y a-t-il des différences entre la Suisse romande et la Suisse

alémanique ?

Les problèmes sont les mêmes partout, mais chacun a sa manière

de les aborder. Les Romands sont plus souples.

Que conseillez-vous aux garagistes ?

Cela dépend notamment de la façon dont ils gèrent leurs produits.

Bon nombre d’entre eux possèdent encore une clientèle ancienne et

fidèle, et un bon produit. À l’heure actuelle, on n’observe plus la même

fidélité vis-à-vis des marques, surtout chez les jeunes, qui roulent aujourd’hui

en VW, demain en BMW, et après-demain en Mercedes. Cela

leur est égal, du moment que la voiture leur convient. Et puis les jeunes

automobilistes roulent de moins en moins. En revanche, dès qu’ils ont

une famille, ils commencent à apprécier le confort d’une voiture. Il y a

donc du potentiel. La question est de savoir comment le garagiste peut

toucher les jeunes.

Et quelle est votre réponse ?

Ma vision de l’avenir est que les garagistes deviendront des conseillers

en mobilité. Ils pourront peut-être acquérir de nouveaux clients

en louant des véhicules. Mais ils devront certainement chercher et

trouver des voies innovantes. Une exposition au printemps et une en

automne ne suffisent plus. Ils doivent se réinventer et se considérer

toujours davantage comme des conseillers en mobilité.

Vous partez à la retraite fin novembre. Qu’est-ce qui vous

manquera le plus?

Le contact avec les membres et les déplacements.

Et de quoi vous réjouissez-vous le plus en tant que retraité ?

De ne plus avoir de programme fixe et de pouvoir me consacrer à

mes passions. L’une d’entre elle est la musique. J’écoute et collectionne

tout ce qui me paraît bon. J’aime aussi aller aux champignons. Et rouler

avec mon Alfa Romeo Spider 2000, participer à des rencontres de voitures

anciennes. J’aurai plus de temps pour cela désormais. Je ne sais

pas encore si mon épouse a hâte elle aussi que je prenne ma retraite...

mais mon objectif n’est pas seulement de passer l’aspirateur ! (Il rit.) <

Parcours professionnel

Heinz Kaufmann a grandi à Soleure. Il a fait un

apprentissage de commerce puis une formation à

la HEG/HES. Il a ensuite passé quelque temps à

Marseille et en Tunisie, notamment au service de

l’ambassade et du consulat de Suisse. Il a rejoint le

secteur de l’automobile à 30 ans en tant que responsable

régional pour Peugeot, Opel et Mitsubishi. Au

printemps 2014, il a été nommé conseiller à la clientèle

à l’UPSA. Aujourd’hui âgé de 63 ans, il s’intéresse aux

langues et parle, outre le suisse-allemand, le français,

l’espagnol, l’anglais, l’italien et même un peu d’alsacien.

Heinz Kaufmann.

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ÉDITORIAL

Série : les coopératives

« Responsabilité solidaire plutôt

qu’individualisme et concurrence »

Le professeur Markus Gmür est le directeur de l’Institut pour le management des associations, fondations et coopératives

(VMI, Verbandsmanagement Institut) de l’Université de Fribourg. Le Suisse oriental de 55 ans s’entretient avec

AUTOINSIDE à propos de la légitimité de la forme juridique des coopératives, de la transparence et de la codécision ainsi

que de leurs perspectives. Sandro Compagno, rédaction

Markus Gmür est professeur de gestion à but non lucratif à la faculté des sciences économiques et sociales de l’université de Fribourg depuis 2008.

Professeur Gmür, nous avons en Suisse des coopératives

peu nombreuses mais dont certaines sont très rentables.

Qu’est-ce qui fait de Migros, de Coop mais aussi d’ESA des entités

si performantes ?

Markus Gmür : Elles appliquent en première instance des modèles

commerciaux à succès depuis de longues années dans leur secteur, et

ce, en mettant fortement l’accent sur la continuité. Elles disposent ainsi

de ce que les chercheurs en gestion appellent la légitimité cognitive,

la reconnaissance de quelque chose d’autonome. Les entreprises ne

doivent pas prouver à nouveau tous les jours qu’elles travaillent bien

ou qu’elles pratiquent une gestion intègre. En d’autres termes, elles

ne sont pas obligées de clamer leur légitimité pragmatique et morale.

Elles font partie du quotidien de la plupart des Suisses en tant que

consommateurs, ESA étant un élément du monde professionnel des

garagistes. Lorsque j’ai besoin de quelque chose qu’elles proposent, je

me rends dans le magasin pour faire mes achats et je me fie à l’excellent

rapport qualité-prix, à moins que je ne tombe par hasard sur

l’un de leurs concurrents moins connus.

S’agit-il d’un phénomène suisse ou existe-t-il aussi de telles

success-stories à l’étranger ?

Cela dépend fortement de la branche. Bien que des entreprises coopératives

de commerce occupent également le devant de la scène en

Allemagne, en France, en Italie et en Grande-Bretagne, elles ne se dé-

36

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


ÉDITORIAL

marquent pas autant que Migros et Coop en Suisse. Des coopératives

influentes sont également présentes dans le secteur de la bancassurance

de nombreux pays. Citons par exemple DATEV en Allemagne,

un éditeur de logiciel coopératif qui a été fondé en 1965 en tant que

pionnier des logiciels de conseil fiscal. L’entreprise réalise un chiffre

d’affaires d’environ un milliard d’euros par an.

Le nombre de coopératives est toutefois en baisse depuis des

années. Comment l’expliquer ?

Depuis l’an 2000, environ 100 coopératives sont fondées et quelque

400 sont dissoutes chaque année. La baisse du nombre de coopératives

est en partie due à des fusions. Il y a aussi des dissolutions parmi les

anciennes coopératives et en cas de changement de forme juridique.

Par rapport à d’autres formes juridiques, les dissolutions ne sont pas

particulièrement nombreuses, mais les créations sont relativement

rares. Traditionnellement, les coopératives ont des racines locales marquées,

ce qui a toujours limité leur potentiel de croissance. L’abolition

en cours des frontières des marchés, aussi bien dans le cadre national

qu’international, conduit d’une part à une pression sur les prix et donc

à une baisse forcée des coûts. Fusionner ou produire moins cher en

plus grandes quantités permet de réduire les coûts. D’autre part, des

entreprises concentrées sur leur marché local peuvent être tentées de

déployer leurs antennes pour déterminer si l’herbe ne serait pas plus

verte de l’autre côté de la clôture. Dans de tels cas, la forme juridique

de la coopérative pourrait représenter un obstacle.

Quels sont les principaux avantages de

cette forme juridique ?

Cela dépend beaucoup de ce qu’on veut et

de la situation économique dans laquelle on

se trouve. Quiconque dispose de beaucoup de

capitaux qu’il souhaite multiplier aussi rapidement

que possible par des actions économiques

devrait considérer la société de capitaux,

car celle-ci lui permettrait de contrôler

au mieux les capitaux engagés tout en limitant

sa responsabilité. En revanche, quiconque

souhaite s’impliquer dans un nouveau secteur,

ne dispose que de peu de capitaux à cet

effet et dont l’idée commerciale ne fait pas immédiatement saliver

les investisseurs financiers doit regarder autour de lui pour identifier

ses concurrents. La forme juridique de la coopérative est attrayante

pour quiconque veut faire bouger les lignes sociales et solidaires, mais

qui ne souhaite pas définir les responsabilités en amont. Une coopérative

peut être fondée sur la base d’un faible nombre de contraintes

formelles, elle rappelle tous les jours à ses sociétaires de tirer dans

le même sens plutôt que de se focaliser sur des avantages purement

personnels. Et ceux qui deviennent un jour aussi grands et financièrement

puissants que Migros et Coop jouissent alors d’un autre avantage

dans leur management, celui de ne pas être victimes d’un changement

d’actionnaire. Cette forme juridique s’accompagne également de règles

plus souples en matière de responsabilité pour les dirigeants de la coopérative.

Où sont les faiblesses ?

Les coopératives, qui se distinguent par la transparence et la codécision,

doivent pouvoir tenir la distance. Si l’organisation rencontre

le succès économique, elle ressent le besoin d’établir des structures

Série : les coopératives,

d’hier, d’aujourd’hui et

de demain

« Quiconque a une idée

commerciale qui ne fait pas

immédiatement saliver les

investisseurs financiers doit

regarder autour de lui pour

identifier ses concurrents. »

En Suisse, les coopératives jouissent d’une

tradition longue et prospère. AUTOINSIDE

décortique le phénomène de la coopérative

dans une série en trois volets.

Troisième partie : double entretien avec

Markus Hutter, président du CA d’ESA, et

Giorgio Feitknecht, CEO d’ESA

de décision et des responsabilités claires. Les raisons individuelles et

les sociétés de capitaux sont mieux dimensionnées pour aboutir à des

décisions dont la direction est sans équivoque. La démocratie de base

d’une coopérative s’y oppose plutôt, même si elle ne l’exclut pas. Ce

n’est pas différent en politique si nous comparons la Suisse à des systèmes

autocratiques ou ploutocratiques. Le succès économique peut

être obtenu dans diverses formes de gouvernement selon que celui-ci

sait répondre aux valeurs et aux attentes de la base populaire. L’acquisition

laborieuse de capitaux permettant de financer la croissance

visée constitue une autre faiblesse qui fait parfois parler d’elle. Recruter

de nouveaux sociétaires est fastidieux car les placements individuels

restent généralement modestes. La forme

juridique de la coopérative ne présente par

ailleurs pas de perspectives juteuses de rentabilité

pour les investisseurs en raison de

l’orientation restreinte vers les bénéfices.

Au moins 6000 coopératives sont encore

inscrites au registre du commerce suisse.

Confrontées à la dynamique croissante et à la

mondialisation en cours, se sauveront-elles

à l’avenir ?

Ce ne sont pas uniquement les motifs de

rentabilité qui conduisent à la création d’une

coopérative. Les coopératives sont également

l’expression de la conviction selon laquelle les efforts collectifs dans

le cadre d’une responsabilité solidaire permettent d’aboutir plus sûrement

au but que l’individualisme et la concurrence. C’est pourquoi

les entreprises autogérées et d’autres acteurs de l’économie réformée

apprécient cette forme juridique. Ces entreprises et ces acteurs sont le

fruit de doutes et de crises sociaux. Dans un monde marqué par l’incertitude

planétaire, ils promettent une sécurité inédite par l’enracinement

dans leur espace local ou dans une communauté d’individus partageant

les mêmes valeurs, la même situation de vie ou la même vision

du monde, même si ces derniers sont géographiquement dispersés. La

fin de la crise financière de 2008/2009 a laissé croire que davantage

de coopératives seraient créées. La vague de créations de coopératives

énergétiques a été interprétée comme une réponse à la polémique politique

portant sur une récupération et un approvisionnement d’énergie

viables à long terme. Avec le recul, force est de constater que les effets

se sont révélés gérables jusqu’à présent. Il existe toutefois des indices

Suite page 38

AUTOINSIDE | Décembre 201837


ÉDITORIAL

permettant d’affirmer que les coopératives gagnent en importance,

tout comme il y a un besoin renouvelé de certitude et de clarté, mais

aussi de contrôle des besoins de base en termes d’alimentation, d’habitat

et d’approvisionnement énergétique, en réaction à la dynamique et

à la mondialisation.

Les coopératives sont intrinsèquement construites démocratiquement.

Dans quelle mesure cette démocratie est-elle encore viable

dans des coopératives proches des marchés ?

La démocratie participative et la proximité avec les marchés peuvent

rapidement s’opposer l’une à l’autre. Il s’agit alors de se demander si les

objectifs et les performances doivent être évalués à l’aune de critères

internes ou externes. Si la base des sociétaires devient de plus en plus

hétérogène, une telle ligne de fracture peut même se propager à l’organisation

elle-même. Lorsque la coopérative Mobility voulait réagir à de

nouveaux besoins en intégrant des cabriolets à son parc en plus des

véhicules utilitaires, elle a dû faire face à d’intenses débats car une partie

de cette extension ne convenait pas à une

base de sociétaires très soucieux de l’écologie.

Toutes les parties doivent alors faire preuve

d’une forte propension au dialogue. En fin de

compte, une approche démocratique majoritaire

est trouvée ou l’organisation est amenée à

se scinder en deux.

Les coopératives ont très bien survécu au

débat « contre les rémunérations abusives »

ces dernières années. Les salaires excessifs

n’ont pas posé et ne posent toujours pas

problème. Comment l’expliquer ?

Trois facteurs ont joué un rôle central dans cette affaire. Premièrement,

le phénomène des rémunérations excessives a surtout été observé

dans les grandes entreprises et dans les branches lucratives. À

l’exception du commerce de détail, les coopératives ne jouent qu’un

rôle secondaire ici. Deuxièmement, les coopératives ont une image sociale

qui les prémunit contre les dirigeants prédateurs qui s’attendent

en effet à de meilleures perspectives dans les sociétés de capitaux.

Troisièmement, les coopératives se sont souvent développées à partir

d’origines modestes et la connaissance de la propre évolution de la

coopérative inhibe les velléités individuelles d’enrichissement extraordinaire

grâce à l’autodiscipline et à la discipline externe.

« La disposition à la

confiance mutuelle est

plus prononcée dans une

coopérative que dans une

société de capitaux. »

L’ancien patron de Raiffeisen, Pierin Vincenz, est pourtant visé par

une procédure pour gestion déloyale. Une autre forme juridique,

une SA ou une Sàrl, aurait-elle empêché M. Vincenz d’abuser des

notes de frais et de faire des affaires douteuses ?

Les coopératives, tout comme les sociétés de capitaux, prévoient

des contrôles et une responsabilité effectifs en cas de violation grave

du devoir de surveillance. Je ne connais pas les processus décisionnels

internes de Raiffeisen, mais je peux envisager deux raisons qui expliquent

pourquoi de nombreuses personnes ont été abasourdies d’apprendre

à quel point les revenus totaux de M. Vincenz étaient élevés.

Si nous partons du principe que l’organe de surveillance compétent a

lui aussi été abasourdi, le problème est dû à une négligence dans le devoir

de contrôle et à une confiance trop généreuse dans le pouvoir d’autodiscipline.

La tendance à détourner intentionnellement le regard ou

à ignorer les problèmes pour éviter les conflits ou pour ne pas perdre

la face est largement répandue. Il s’agit même d’une vertu politique

en Suisse. La disposition à la confiance mutuelle est plus prononcée

dans une coopérative que dans une société de

capitaux, car la confiance est une condition

préalable à la solidarité et les organisations

qui s’appuient sur la solidarité attirent plutôt

des gens crédules qui diffusent alors volontiers

leur grande confiance. Autre raison liée

à la taille de l’organisation, la direction de la

banque est susceptible de s’être éloignée culturellement

de la base des membres et le fait que

le responsable de l’entreprise se soit arrogé des

revenus supplémentaires n’était même plus

considéré comme contraire à l’honneur. Elle

s’est d’abord définie comme une banque avant de se considérer comme

une coopérative et il a été fait l’hypothèse que d’autres banquiers ont

également trouvé des moyens de bénéficier de salaires élevés attractifs.

Alors que le directeur de la Rega avait été confronté à des accusations

en 2013 selon lesquelles son salaire annuel dépassait de loin le niveau

habituel de celui des dirigeants des organisations d’assistance suisses,

il a rétorqué que la Rega était avant tout une entreprise du secteur

aéronautique et que son salaire devait être évalué conformément aux

normes de ce secteur. Pour déterminer si un salaire est raisonnable, il

faut pouvoir comparer ce qui est comparable. <

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ÉDITORIAL

Numéro U

1300 euros d’amende à

cause d’un numéro U !

Franchir rapidement la frontière avec une plaque professionnelle peut s’avérer coûteux. Un garagiste de la région de Zurich

a dû s’acquitter d’une amende de 1300 euros dans le sud de l’Allemagne. Sandro Compagno, rédaction

Franchir la frontière avec une plaque professionnelle est fortement déconseillé.

Deux conseillers du service clientèle de

l’UPSA avaient indiqué début novembre

dans leurs rapports hebdomadaires que l’incertitude

qui planait sur les plaques professionnelles

restait importante. Un garagiste

zurichois en a fait l’amère expérience : il s’est

rendu en Allemagne avec sa plaque U et la police

l’a arrêté et lui a infligé une amende de

1300 euros, comme l’a rapporté le conseiller

du service clientèle sortant Franz Galliker. Un

autre membre de l’UPSA a évoqué le cas de

René Schoch, qui se rend régulièrement dans

le Haut-Adige avec sa plaque professionnelle

et qui n’a encore jamais rencontré de problèmes.

Et Olivia Solari, du service juridique de

l’UPSA, de clarifier : « Franchir la frontière

avec une plaque professionnelle ne relève pas

de la douane, il s’agit en fait d’une infraction

au code de la route. » Autrement dit, peu importe

pour le douanier que le garagiste passe

devant lui avec un numéro U. Pour le policier,

qui peut se trouver 300 mètres plus loin, c’est

différent.

C’est pourquoi le service juridique de l’UP-

SA a compilé ici à nouveau les principaux

faits relatifs aux plaques professionnelles.

Ne pas franchir la frontière avec

un numéro U !

Du point de vue de la douane, rien ne

s’oppose à de tels trajets. Il existe toutefois

des règles de circulation routière qui peuvent

conduire à une amende si vous allez à l’étranger

avec votre plaque professionnelle. Seuls

des véhicules auxquels une autorité publique

étrangère (service des automobiles) a octroyé

une plaque minéralogique sont en effet autorisés

à se joindre au trafic automobile international.

Ce n’est pas le cas des plaques professionnelles,

car elles ne sont pas attribuées

en vertu d’une prérogative régalienne, mais

par les concessionnaires. C’est pourquoi l’UP-

SA déconseille à ses membres de circuler à

l’étranger munis de plaques professionnelles.

Uniquement pour les entreprises

professionnelles

Des plaques professionnelles ne sont délivrées

qu’à des entreprises répondant aux

critères de l’annexe 4 de l’ordonnance sur l’assurance

des véhicules (OAV) et dont la taille

satisfait aux exigences. Les entreprises gérées

au titre d’un passe-temps n’ont pas droit à des

plaques professionnelles.

Pour les propriétaires, les employés

et les acheteurs potentiels

Conformément à l’art. 25 al. 1 OAV, une

plaque professionnelle ne peut être utilisée

que si le propriétaire ou un employé de

l’entreprise conduit lui-même ou est présent

pendant le trajet. Les proches du propriétaire

ou du dirigeant de l’entreprise ont en outre

également le droit d’utiliser une plaque professionnelle.

Si un transfert de véhicule est

effectué dans l’intérêt de l’entreprise, une personne

mandatée par le dirigeant peut utiliser

la plaque professionnelle, mais c’est elle qui

doit conduire le véhicule (art. 25 al. 2 OAV).

Des véhicules munis de plaques professionnelles

peuvent par ailleurs également

être remis à des prospects non accompagnés

si le véhicule est en état de marche et qu’il satisfait

aux directives. Le propriétaire de l’entreprise

doit tenir un registre de tels trajets

qui doit être conservé pendant au moins deux

ans (art. 25 al.3 OAV).

Vignette non obligatoire,

mais recommandée

Les véhicules motorisés et les remorques

dont le poids total ne dépasse pas 3,5 tonnes

doivent en principe être munis d’une vignette.

Les véhicules portant des plaques professionnelles

ne sont pas soumis à cette obligation

pendant les jours ouvrables. Conformément

à la définition, les dimanches ainsi que les

jours fériés ne sont pas des jours ouvrables.

Il convient de noter que les jours fériés sont

susceptibles de varier d’un canton à l’autre.

Pour éviter de devoir vérifier s’il s’agit d’un

jour férié dans un autre canton avant chaque

trajet, il est en principe également conseillé

d’apposer une vignette sur les véhicules munis

de plaques professionnelles. Les utilisateurs

s’épargneront ainsi une amende salée. <

AUTOINSIDE | Décembre 201839


ASSOCIATION & SECTIONS

Atelier « Focus technique » à Mobilcity

Préapprentissage pratique

Représentant les diverses associations présentes, Beat Künzi, le directeur de la section UPSA Berne, a accueilli les jeunes et leurs parents.

C’est bien plus qu’une bonne idée : l’atelier « Focus technique » montre à des jeunes qui définissent leur avenir professionnel

les divers métiers qui font l’objet de formations à Mobilcity, au plus près de la pratique. Impressions. Sascha Rhyner, rédaction

Quelque 40 jeunes étaient ravis de se trouver

dans la grande halle du centre de formation

de l’USIC, certains étant accompagnés

par leurs parents. Choisir sa future carrière

représente un immense défi pour des jeunes

de 14 ans, même si le système de formation

dual suisse laisse toutes les portes ouvertes

pour l’avenir. La chambre économique Bienne

Seeland (CEBS) a mis sur pied l’atelier

« Focus technique » car la pénurie de maind’œuvre

qualifiée s’intensifie dans les métiers

artisanaux. Les jeunes peuvent faire un préapprentissage

dans divers univers professionnels

pendant une demi-journée. « L’atelier

se trouve à mi-chemin entre une visite à un

salon professionnel et un stage de préapprentissage

», explique Ursula Grütter-Isenschmid,

de la section UPSA Berne, qui a organisé l’atelier

avec les associations partenaires, l’USIC et

l’Astag.

chariot élévateur chez les logisticiens, Tobias

et les autres jeunes se sont familiarisés avec

une large palette de métiers. Les experts engagés

et les apprentis les ont présentés. Ils

ont non seulement permis aux jeunes de jeter

un œil en coulisse, mais ils leur ont aussi

communiqué des impressions authentiques

de la vie quotidienne d’un apprenti dans leur

propre langage.

Premier contact en tant que carrossier-ferblantier.

Les apprentis expliquent leur métier

En petits groupes, les experts et les professionnels

présentent le profil varié de leurs

associations. « Nous, les mécanos, avons huit

parcours de formation professionnelle initiale

différents », affirme Adrian Zwahlen. « Vous

devez aimer la technique une voiture est un

objet high-tech monté sur roues. » Et les yeux

se sont écarquillés lorsque le poster « Remplacement

de roues » a été dévoilé. « C’était

cool », a déclaré Tobias à la fin de l’après-midi.

Entre les premiers pas sur l’ordinateur de

diagnostic jusqu’à l’épreuve d’habileté sur un

La peinture, c’est amusant.

40

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

Le fait de mettre soi-même la main à la

pâte a été particulièrement bien reçu par les

jeunes, même si le maniement de la visseuse

à choc a été quelque peu hésitant. Les experts

et les instructeurs ont également prodigué de

précieux conseils : « Le stage de préapprentissage

est une opportunité pour vous », a affirmé

Adrian Zwahlen. « Saisissez-la et n’oubliez

pas que le maître d’apprentissage a lui aussi

déployé ses capteurs. L’impression pendant

un stage de préapprentissage est au moins

aussi importante que le certificat et le test

d’aptitude. »

L’Astag a accueilli les jeunes avec un nouveau

concept. Le métier de technicien d’assainissement

a notamment été présenté dans

le cadre d’un jeu de rôles. Et les cliquetis de

chaînes à l’arrière-plan ont également représenté

un élément important de la formation :

le concours de montage de chaînes à neige.

Rechercher et analyser des erreurs : le travail quotidien du futur mécanicien en maintenance d’automobiles.

Des nouveautés

Les jeunes apprécient manifestement le

concept. « L’après-midi a été fascinant », a affirmé

Tobias qui souhaite assurément « faire

quelque chose sur des voitures ». Cyrill était

rayonnant : « J’ai déjà ma place d’apprenti,

mais c’était quand même très intéressant. La

présentation des logisticiens m’a aussi plu, ce

métier aurait été mon deuxième choix. »

Janis avait un apprentissage de mécanicien

en maintenance d’automobiles dans le

viseur. « J’ai déjà fait deux stages de préapprentissage.

» Il découvre maintenant une

nouvelle fascination : « J’ai été fasciné par le

carrossier-ferblantier. Je n’y avais jamais pensé.

Peut-être que je ferai encore un stage de

préapprentissage dans ce domaine. » Il a été

accompagné par sa maman Doris qui a écouté

avec intérêt et qui a pris des photos avec son

smartphone de temps à autre. « C’était très

varié, je ne m’y attendais pas du tout », a résumé

Doris Schmutz. <

De l’action et du bruit : le remplacement de roues a été une activité appréciée.

Plus difficile qu’il n’y paraît :

les feux de position, les feux de croisement et les feux de route doivent fonctionner grâce à un bouton.

Trois instructeurs UPSA sur le pied de guerre :

Franz Uetz, ... Adrian Zwahlen et ... Carlo Pensa.

AUTOINSIDE | Décembre 201841


ASSOCIATION & SECTIONS

Championnats zurichois des métiers

Un « Hippie-Bus » pour l’écurie Sauber

Philipp Bosshard est le meilleur jeune mécatronicien d’automobiles du canton de Zurich. En remportant les championnats

zurichois des métiers, l’apprenti d’Amag Winterthur pourra réaliser un de ses rêves. Sandro Compagno, rédaction

Le vainqueur Philipp Bosshard jubile à l'idée de son opportnité de stage. Derrière (de g. à d.), le directeur de l’Auto Zürich Karl Bieri, les mécatroniciens d’automobiles

lauréats en 2e et 3e places Patrick Furrer et Marco Ruckstuhl, avec Christian Müller, président de la section UPSA Zurich.

Ce rêve est rouge et blanc et s’est classé

septième le week-end dernier au Grand Prix

du Brésil : il s’agit d’Alfa Romeo Sauber, l’écurie

dans laquelle Philipp Bosshard pourra faire

un stage de trois jours. Patrick Furrer et Marco

Ruckstuhl, arrivés deuxième et troisième au

concours, auront également la chance d’effectuer

des stages très alléchants et intéressants

chez Emil Frey Racing, qui participe aux

Blancpain Endurance Series avec Jaguar.

C’est la première fois que les championnats

des métiers de la plus grande section suisse de

l’UPSA n’ont pas eu lieu dans le bâtiment provisoire

à côté des halles du salon, mais au beau

milieu de la halle 6. Autotecnica a accueilli le

« Brain-Village », plate-forme pour la relève,

Concert gratuit de Dodo au Brain-Village.

sur environ 450 m². Pour la première fois aussi,

les associations partenaires UPSA, USIC et

Astag ont présenté, sous le slogan « Mechen,

Chlopfe, Fahre » (« Bricoler, marteler, rouler »),

les différentes formations professionnelles de

base des branches de l’automobile, de la carrosserie

et des transports.

« C’est une formidable vitrine

pour notre branche et notre

section. »

Christian Müller, président de la section UPSA Zurich.

Concert gratuit de Dodo

Près de 200 spectateurs, surtout des parents

et des amis des 60 candidats, mais aussi

de simples visiteurs du salon, ont assisté à la remise

des prix des championnats zurichois des

métiers le dimanche après-midi. Le concert gratuit

donné par Dodo a certainement constitué

une motivation supplémentaire ! Ce musicien

et producteur zurichois s’est fait connaître d’un

large public au moment de la sortie de son tube

« Hippie-Bus » : grâce à sa personnalité sympathique,

l’ambiance était assurée. Puis l’artiste

de 31 ans a pris patiemment la pose pour de

nombreuses photos et signé des autographes.

Entre les deux parties du concert, la scène du

Brain-Village appartenait aux apprentis.

À côté des meilleurs mécatroniciens d’automobiles

et mécaniciens en maintenance

d’automobiles, ont également été distingués

les meilleurs participants de deux projets

impliquant des réfugiés, « Riesco » et « Préapprentissage

d’intégration ». Dans le cadre de

ce prajoet, deux réfugiés travaillent au garage

Wehntal, chez Christian Müller. Le conseiller

cantonal libéral zurichois et président de

la section UPSA Zurich s’est déclaré satisfait,

dans sa brève allocution, de « cette formidable

vitrine pour notre branche et notre association

». Durant les quatre jours du salon, plus de

250 élèves du niveau secondaire issus de près

de 20 classes ont répondu présents à l’invitation

et sont venus au Brain-Village s’informer

directement sur les opportunités de carrière

dans la branche automobile. Le dimanche

après-midi aussi, le stand de l’UPSA a été bien

garni, puisque de nombreux garçons surtout

y étaient occupés à construire de petites voitures

de course avec des pièces prédécoupées.

L’équipe de formation professionnelle de l’UP-

SA Zurich autour d’Andreas Billeter et Klaus

Schmid a saisi les coordonnées des 250 écolières

et écoliers. L’appât a donc été posé, il

s’agit à présent d’assurer de bonnes prises dans

la chasse aux jeunes talents. « L’exposition

dans la halle 6 nous a certainement aidés », indique

Andreas Billeter. « Après le désistement

de plusieurs marques automobiles, nous avons

saisi l’opportunité. »

Le jeudi soir, le Brain-Village s’est transformé

en table ronde pour une discussion animée

42

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

Malgré le concours et la pression sur les candidats, on a aussi bien ri.

sur le thème des postulations. Comment les

élèves doivent-ils postuler à l’ère numérique

qui est la nôtre ? Et quelles conséquences cela

a-t-il pour les garages ? Telles sont les questions

qui ont été débattues en présence d’Olivier

Maeder, responsable de la formation à la direction

de l’UPSA, de Kurt Giger, responsable

du service des ventes et de l’après-vente au

groupe Ruckstuhl, de Michael Jacobsen, key

account manager du site de places d’apprentissage

Yousty, ainsi que de deux apprentis de

première année.

« Ça sera vraiment cool »

Tandis que les pros de demain s’amusent à

assembler les voitures miniatures au stand de

l’UPSA, Philipp Bosshard se voit attribuer la

chance de pouvoir faire un stage chez Sauber

à Hinwil l’an prochain, où il approchera les bolides

de Formule 1. « Je me réjouis. Ça sera vraiment

cool », a-t-il déclaré lors de la cérémonie

de remise des prix, où il a reçu une casquette

et un sac à dos de la part de deux collaboratrices

de Sauber. L’apprenti d’Amag Winterthur

a déclaré avoir eu un bon pressentiment déjà

pendant les épreuves. À l’issue d’une compétition

serrée, il a réussi à s’imposer face à Patrick

Furrer (Ernst Ruckstuhl, Winterthour) et Mar-

co Ruckstuhl (Hutter Auto, Riedbach). Cet été,

il achèvera sa quatrième année d’apprentissage

par la procédure de qualification. Il terminera

en outre l’école professionnelle supérieure.

Philipp Bosshard ne sait pas encore ce qu’il fera

après sa formation professionnelle de base. « Je

partirai certainement à l’école de recrue pendant

l’été. Puis je ferai peut-être des études, je

garde toutes les options. » C’est sûr, « Je resterai

dans l’automobile. » <

Championnats zurichois des

métiers

Mécatroniciens d’automobiles CFC

1. Philipp Bosshard (Amag Winterthur)

2. Patrick Furrer (Ernst Ruckstuhl AG)

3. Marco Ruckstuhl (Hutter Auto

Riedbach AG)

Mécanicien en maintenance d’automobiles

CFC

1. Terence Egg (Volvo Truck Center Dällikon)

2. Florin Schälchli (Ernst Ruckstuhl AG Kloten)

3. Nedim Hadzic (Jensen AG Rümlang)

« Riesco »/« Préapprentissage d’intégration »

1. Edris Mohammed

2. Shorab Hamid

3. Aray Semai

Grand succès pour Autotecnica

En tout, 56 110 visiteurs ont passé les tourniquets

de la 32 e édition de l’« Auto Zürich Car

Show » du 8 au 11 novembre, à la place de

foires de Zurich (Messe Zürich).

sco/pd. Près de 25 exposants de la branche

des sous-traitants ont transformé une bonne

partie de l’« Auto Zürich Car Show » en salon

professionnel. Sur 1900 m 2 , dans la halle 6, ce

ne sont pas des chromes étincelants ou des

moteurs puissants qui occupaient le devant

de la scène, mais plutôt tout ce qui fait briller

ces chromes et rugir ces moteurs. Jantes,

systèmes de son, accessoires, pneus, produits

d’entretien, huiles, lubrifiants et outils ont été

présentés à un public très intéressé. « Nous

sommes extrêmement satisfaits », a déclaré

Peter Krieg dimanche soir, à la fin du salon. P eter

Krieg est le directeur du salon Autotecnica, il

en est aussi un exposant en tant que directeur

de Baumgartner SA. Aux côtés des garagistes,

un public nombreux a trouvé le chemin de la

halle 6 pour admirer la diversité de l’offre des

équipementiers.

Le plus grand salon automobile de Suisse

alémanique a proposé, outre l’exposition

classique des nouveaux modèles automobiles,

un programme-cadre riche en expériences diverses

et variées. Sur de nombreux stands des

sept halles, les visiteurs en ont pris plein les mirettes,

mais ils ont également pu mettre la main

à la pâte. Différents simulateurs ont aimanté le

public en grand nombre, comme celui du stand

de la Formule E, dans la halle 2 : la série de

courses tout-électrique qui a ramené le sport

motorisé international en Suisse l’été dernier a

attiré de nombreux curieux au salon zurichois.

« Le fait d’enrichir considérablement notre

programme de divertissement a payé. Cela

nous encourage à investir encore davantage

dans les expériences interactives », a indiqué,

satisfait, Karl Bieri, président d’Auto Zürich.

Autre moment fort de cette édition : les séances

d’allumage de l’équipe Alfa Romeo Sauber F1. À

plusieurs reprises, l’équipe de Hinwil a démarré

le moteur de haute performance de la Formule

1 pour le faire gronder à travers les halles du

salon. Jo Zeller Racing en a fait de même avec

son bolide F3. À l’extérieur, les allumages du

Dragster à 10 000 ch de la Suissesse Jndia

Erbacher ont également été impressionnants.

Dans tous les coins, les visiteurs se sont

agglutinés autour des voitures de course pour

ne pas manquer le spectacle !

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ASSOCIATION & SECTIONS

Assemblée d’automne au centre de formation de Sissach

> 65 membres de l’UPSA ont participé à l’assemblée d’automne de la section des deux Bâle

Marcel Hollenstein et René Degen. La deuxième

assemblée d’automne s’est tenue dans

les ateliers du centre de formation de Sissach

fin octobre. Après leur journée de travail,

65 participants se sont rendus au centre de

formation de la branche automobile de Sissach

appartenant à la section UPSA des deux Bâle

pour assister à l’intervention spécialisée de Felix

Büchi, de l’institut Paul Scherrer, consacrée

à « L’électromobilité avec des piles à combustible

et de l’hydrogène : état de la technique

et perspectives » et à l’exposé de Markus

Aegerter, membre du comité central de l’UPSA,

portant sur « La numérisation dans la branche

automobile ». Le chimiste Felix Büchi a abordé

en détail les propulsions alternatives utilisant

des piles à combustible et de l’hydrogène. À

la grande surprise des participants, il a expliqué

aussi bien la théorie que la pratique. Les

calculs complexes ont suscité des réflexions

malgré la journée de travail difficile. Il s’agissait

de rendre la mise en œuvre et la pratique

plus intelligibles. René Degen, président de la

section des deux Bâle de l’UPSA, a été séduit

par l’exposé détaillé et s’est réjoui à l’idée que

la technologie hautement complexe puisse un

jour faire partie intégrante du travail quotidien

du garagiste. Les garages ne manqueront

en effet pas de travail avec les voitures électriques

sophistiquées.

Pour conclure, Markus Aegerter, directeur

de la représentation de la branche au sein de

l’UPSA, a permis aux participants intéressés de

l’assemblée d’automne de mieux comprendre

la numérisation et ses conséquences dans la

branche automobile. Il a intériorisé le fait que

la numérisation bat son plein et qu’il est très

important d’évoluer avec son temps, de se pencher

sur les thématiques telles qu’elles sont,

de réfléchir dans un souci d’innovation et de

ne pas être victime de la nouveauté. Markus

Aegerter estime avec assurance que les garagistes

ont de l’avenir car l’humain restera au

cœur de tout, même dans un monde numérique.

Les visiteurs ont approfondi les sujets

des exposés et ont terminé la soirée riche en

enseignements sur des questions techniques

et du quotidien autour de grillades. <

« Outre les exposés riches en

enseignements, j’apprécie beaucoup

le contact et l’échange

personnels avec des confrères et

je suis donc d’autant plus ravi que

nous ayons également pu accueillir

65 personnes cette année. »

Marcel Hollenstein, président de BBK.

Assemblée d’automne dans un cadre sympathique :

le 25 octobre à Sissach, 65 participants ont assisté à deux exposés spécialisés et ont débattu ensuite de la

mise en œuvre pratique au garage de ce qu’ils ont entendu dans le cadre d’un cocktail dînatoire.

Une formation à la pointe

> Le centre de cours interentreprises (CI) de Lenzbourg roule depuis peu avec deux Renault Talisman Grandtour

Chris Regez. La formation initiale et continue

est une compétence-clé de l’UPSA. Afin de

pouvoir réaliser les CI dans l’atelier de Lenzbourg

avec les outils les plus modernes et des

véhicules dernier cri, la section Argovie est régulièrement

en contact avec les importateurs.

Martin Sollberger, président de la section

UPSA Argovie, a remercié Markus Bidenkapp,

Senior Training Manager chez Renault SA, et

Pascal Koch, responsable du pôle technique,

pour les deux Renault Talisman Grandtour remises

le 29 octobre : « Grâce à votre soutien,

le parc automobile de notre centre de CI s’est

agrandi de deux véhicules ultramodernes.

Nos apprentis peuvent ainsi se familiariser

avec la pointe de la technologie. »

André Hoffmann, membre du comité et

responsable de la formation professionnelle,

a également salué les nouvelles opportunités

Urs Baumann (responsable de l’atelier UPSA, Lenzbourg ; à g.), André Hoffmann (responsable de la formation

professionnelle de l’UPSA), Heinz Frei (membre du comité), Martin Sollberger (président de la section UPSA

Argovie), Markus Bidenkapp et Pascal Koch (Renault Suisse SA).

de formation : « Les deux Talisman possèdent

des systèmes de sécurité et d’assistance au

conducteur des plus modernes sur lesquels

notre relève peut se former à la perfection,

comme une direction intégrale, un assistant

de maintien de la trajectoire, un régulateur de

vitesse adaptable ou encore des sièges massants.

En outre, nous pouvons aussi utiliser

ces modèles pour la formation continue des

diagnosticiens d’automobiles. » <

44

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

Des véhicules séduisants et une première réussie

> L’exposition anniversaire « Les 10 ans de l’exposition automobile de l’UPSA à Stein » était un franc succès

Chris Regez. Après l’apéritif VIP, les exposants

se sont félicités de l’engouement des

visiteurs pour l’édition anniversaire de l’exposition

de véhicules neufs. Heinz Frei, membre

du comité de la section Argovie de l’UPSA,

tire un bilan positif : « Les garagistes ont

mené des débats intéressants et ont présenté

aux visiteurs leurs tout derniers modèles avec

les systèmes d’assistance et les technologies

d’entrainement innovants et ont organisé des

rendez-vous pour des conduites d’essai. »

Un lieu de rencontre très apprécié

Le nouvel espace extérieur accueillant le

food-festival a également été très bien perçu

par le public : « Notamment le dimanche, l’intérêt

pour les spécialités culinaires du monde

entier a été énorme. À certaines heures, les

tables disposées dans le food-truck ont été

prises d’assaut, tandis que de longues files

d’attente se formaient devant les stands. »

L’exposition a attiré de nombreux visiteurs

du 19 au 21 octobre, l’occasion de se retrouver

Au service de la relation avec les clients : Heinz Frei, membre du comité de la section Argovie de l’UPSA (à dr.), avec

les gagnants du jeu-concours lors de l’exposition de l’UPSA à Stein. Les heureux gagnants sont : René Kapeller, Alice

Furrer (2e en partant de la dr.) et Claudia Stäuble en tête du trio qui a remporté quatre pneus Pirelli.

entre amis ou entre collègues pour profiter

agréablement du week-end. Rien de plus facile

par cette belle journée d’automne, avec la

diversité des attractions offertes : belles voitures

et restauration, exposants invités, musique,

sans oublier les stands d’information

sur la formation professionnelle. <

Un souvenir inoubliable

Trois visiteurs ont été particulièrement

enchantés de l’exposition automobile de

Stein : ils ont en effet remporté un prix au

jeu-concours de l’UPSA. La remise des bons

d’achat a eu lieu au garage Langenfeld, à

Oeschgen-Frick. Heinz Frei, membre du

comité de la section Argovie de l’UPSA, a

remis les prix aux vainqueurs.

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AUTOINSIDE | Décembre 201845

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FORMATION

Eurocup

« Le concours incite à tout donner »

Le 8 décembre, lors de l’Eurocup qui se tiendra à Mobilcity, le mécatronicien d’automobiles qui représentera la Suisse

l’été prochain aux WorldSkills sera désigné. Entretien avec Olivier Maeder, responsable de la formation professionnelle à

l’UPSA, au sujet du rôle du favori à Berne, des robots dans le garage de l’avenir et du défi d’adapter les contenus de la

formation à l’environnement industriel de plus en plus dynamique. Sandro Compagno, rédaction

Programme

Samedi 8 décembre

7 h 30 : début de la compétition

11 h 20 12 h 30 : pause de midi

17 h 45 : fin de la compétition

18 h 15 : annonce du classement

Lieu : Mobilcity, Wölflistrasse 5, 3000 Berne

Places de parc à disposition !

Bien plus qu’une tâche

obligatoire pour l’association :

les efforts d’Olivier Maeder pour

promouvoir la relève dans le secteur auto mobile

vont bien au-delà de la semaine de 40 heures.

Monsieur Maeder, le 8 décembre à l’Eurocup, les mécatroniciens

d’automobiles suisses seront représentés par Florent Lacilla,

Damian Schmid et Steve Rolle. Le meilleur d’entre eux participera

aux WorldSkills en août 2019.Selon vous, qui est le favori ?

Olivier Maeder : Tous les trois ont des chances réalistes de décrocher

le ticket pour les WorldSkills. Florent, notre champion suisse, est

celui qui me paraît le plus calme. Il est constant, ne se laisse pratiquement

pas perturber et à l’Eurocup, il affichera à nouveau de bonnes

performances. Damian, le mécatronicien d’automobiles sur véhicules

utilitaires (VU), est le plus combattif. Dans les situations décisives, il

est capable de mettre le paquet. Il l’a prouvé de manière impressionnante

au dernier poste des SwissSkills, ce qui lui a permis de se hisser

sur le podium. Steve Rolle, qui, à 21 ans, a déjà en poche trois

CFC (mécanicien en maintenance d’automobiles VU, de mécatronicien

d’automobiles VU et mécatronicien d’automobiles VT), est toujours de

bonne humeur et détendu. S’il rate un poste, il abordera le prochain

sans stress. Bien entendu, je les qualifierais tous les trois, mais un seul

pourra représenter la Suisse en Russie en 2019 aux WorldSkills.

Flavio Helfenstein, champion du monde 2011 et expert UPSA,

prendra le trio sous son aile. Que peut-il leur apporter en passant

une journée avec eux dans son entreprise de Hildisrieden ?

Le but est d’une part de les préparer à l’Eurocup de manière ciblée

sur le plan technique et d’autre part de les motiver pour qu’ils fournissent

des performances exceptionnelles. La force du mental est tout

aussi importante que le savoir-faire technique. Personne n’est mieux

qualifié pour ce rôle que notre expert des WorldSkills et champion du

monde de 2011.

En quoi ces championnats sont-ils importants ?

Les concours professionnels sont à la fois importants pour l’image

des métiers de l’automobile et comme motivation centrale pour que

46

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


FORMATION

chaque participant donne le meilleur de lui-même. La communication

des résultats exceptionnels des concours permet d’attirer l’attention

sur nos métiers de l’automobile à la fois modernes et attrayants. De

plus, les performances qui seront affichées lors de l’Eurocup du 8 décembre

en disent long sur l’efficacité des systèmes de formation professionnelle

correspondants et le travail des partenaires de formation,

à savoir l’école, les cours interentreprises et l’entreprise. Cette collaboration

est efficace dans le système de formation professionnelle dual,

comme l’a prouvé de manière impressionnante la double victoire de

Riet Bulfoni et de Janik Leuenberger lors des SwissSkills de 2016.

Tous ces jeunes professionnels évolueront dans l’industrie 4.0.

Comment l’UPSA s’assure-t-elle que les contenus enseignés dans la

formation professionnelle initiale seront encore valables d’ici

cinq ou dix ans ?

Depuis août dernier, les formations initiales ont été revues et entièrement

actualisées. Les mécatroniciens d’automobiles qui termineront

leur apprentissage dans moins de quatre ans auront ainsi suivi

une formation initiale remaniée selon la nouvelle ordonnance sur la

formation. Comme les professions s’orientent vers l’action, les cours

sont davantage tournés vers la pratique. La technique haute tension,

les voitures électriques, les moteurs alternatifs et les systèmes d’assistance

font, par exemple, désormais partie de cette formation initiale,

alors qu’ils étaient jusqu’à présent réservés aux diagnosticiens d’automobiles.

De plus, le plan de formation n’est plus aussi détaillé qu’avant.

Ce sont maintenant les programmes de formation qui renseignent sur

les contenus et peuvent au besoin être mis à jour à tout moment par

l’association, sans passer par une révision. Cela permet de suivre de

près l’évolution technologique et d’adapter les compétences professionnelles

en conséquence.

Il y a 20 ans, nous avions des mécaniciens d’automobiles.

Aujourd’hui, nous formons des mécatroniciens d’automobiles. Quand

les informaticiens reprendront-ils le flambeau dans les garages ?

Le professeur Dillenbourg de l’EPF de Lausanne a répondu à cette

question lors de la Journée des garagistes suisses 2018. De son point de

vue et du nôtre, les profils professionnels tels que nous les connaissons

resteront. Les apprentis doivent toutefois acquérir les compétences qui

leur permettront de comprendre, le moment venu, les systèmes techniques

de demain, en plus de ceux actuels. Il est tout à fait imaginable

cependant qu’en plus des orientations bien connues VT et VU, d’autres

spécialisations viennent s’ajouter. Nous pensons à des formations approfondies

en électromobilité ou technique système.

Certaines voix s’élèvent pour affirmer que, dans un avenir pas très

éloigné, toutes les professions pouvant être prises en charge par des

ordinateurs ou des robots disparaîtront.

La numérisation modifiera fortement le paysage professionnel. Certains

métiers disparaîtront, d’autres verront le jour. Et de nombreuses

professions, dont la nôtre, doivent s’adapter constamment aux évolutions.

Il est logique que les tâches routinières assez simples telles que

le changement de roues soient automatisées. Néanmoins, nos entreprises

auront toujours besoin de personnel qualifié, à moyen terme et

à long terme.

Le rapport de tendance de l’Observatoire suisse de la formation

professionnelle (OBS IFFP) plaide pour un système de formation

professionnelle plus flexible, qui permette de mieux tenir compte

des mutations technologiques. Qu’est-ce que cela implique

pour le secteur automobile ?

Cela pourrait impliquer pour la formation que certains modules

d’une formation initiale aient le même contenu pour différentes professions.

L’objectif reste inchangé : moyennant une charge de travail

raisonnable, le personnel qualifié doit être en mesure de se procurer

les compétences nécessaires dans une autre branche. J’y entrevois des

avantages pour le secteur automobile. Aujourd’hui, les branches les

plus diverses puisent dans notre main-d’œuvre qualifiée. Il est possible

qu’à l’avenir, nous puissions recruter des professionnels d’autres

branches.

Comme nous l’avons déjà dit, la nouvelle ordonnance sur la formation

pour les professions techniques est entrée en vigueur le 1 er août.

L’Observatoire propose des plans de formation plus ouverts. Cela

veut-il dire que les ordonnances sur la formation telles que nous les

connaissons aujourd’hui seront bientôt obsolètes ?

Les ordonnances et plans de formation ne deviendront pas obsolètes,

car demain encore, il faudra que certaines conditions-cadres

soient consignées dans ces documents. Pourtant, en tant qu’association

professionnelle et que branche, il faudra que nous puissions

adapter les contenus de la formation à la technologie et aux besoins

de façon beaucoup plus flexible et autonome. Cela est indispensable à

moyen terme pour tenir compte de la rapidité des évolutions. La révision

a duré cinq ans, et voici que des adaptations devront bientôt être

possibles d’ici un à deux ans.

Les enseignants des écoles professionnelles et les responsables de

cours interentreprises se retrouvent face à des « Digital Natives », qui

ont grandi avec les smartphones et les réseaux sociaux. Comment

leur transmettez-vous les compétences numériques nécessaires ?

Il existe d’une part des cours correspondants, comme l’IFFP en

propose par exemple. D’autre part, les formateurs sont en mesure de

trouver eux-mêmes leurs repères dans le monde des nouvelles technologies.

Il y a une véritable interaction, car la génération des formateurs

bénéficie dans ce contexte du savoir-faire des élèves et de celui

de leurs propres enfants. Du fait de l’utilisation d’outils pédagogiques

électroniques, les enseignants devraient se pencher sur les nouvelles

technologies. Ils savent d’ailleurs très bien le faire.

Quand un jeune de 14 ans vous demande s’il doit suivre sa formation

professionnelle initiale dans le garage du village de quatre

collaborateurs ou dans un grand garage de l’agglomération, que

lui conseillez-vous ?

La plupart des gens de la génération Z ne se posent même pas la

question. Ils recherchent l’environnement qui leur correspond le

mieux. Ils peuvent aussi bien bénéficier d’une formation de qualité

dans une grande entreprise que dans un établissement moyen ou un

garage très petit. L’ambiance dépend surtout de la direction de l’entreprise.

C’est pareil pour la qualité de la formation : les formateurs

professionnels jouent un grand rôle à ce niveau. Nous recommandons

ainsi à chacun d’eux de suivre nos modules didactiques d’une journée,

quelle que soit la taille de leur établissement. Actuellement, les cours

tournent autour des thèmes « Nouveaux plans de formation » et « Sélectionner

des apprentis ». <

AUTOINSIDE | Décembre 201847


FORMATION

Vidéo Formation professionnelle

« J’étais nerveuse mais

je me suis amusée »

Qui de mieux que des jeunes pour susciter avec crédibilité l’engouement d’autres jeunes pour une formation professionnelle

initiale dans la branche automobile. Les castings pour la nouvelle vidéo sont en cours. Sandro Compagno, rédaction

Jana Spilling est l’une des participantes qui a déjà passé le casting.

« J’étais nerveuse au début », admet-elle, « mais les gens de l’UPSA et

de Viva, l’agence de communication, étaient très sympathiques et ont

fait en sorte que l’ambiance soit détendue et agréable. »

L’expérience de la caméra de la future mécanicienne en maintenance

d’automobiles de 19 ans se limitait jusque-là à une présence sur

Instagram. Dans un court clip vidéo du Salon de l’auto de Genève, la

jeune femme originaire de Huttwil (BE) raconte ce qui lui plaît dans

son métier et où sa carrière doit l’emmener : mécanicienne en maintenance

d’automobiles, mécatronicienne d’automobiles, coordinatrice

d’atelier. C’est ainsi que la jeune femme de Haute-Argovie, qui a

effectué son apprentissage au garage Stucki de Roggwil, imagine son

avenir. « Les gens de l’UPSA m’ont remarquée au Salon de l’auto et

m’ont demandé si j’avais envie de jouer un rôle dans la vidéo. »

La vidéo est censée mettre en exergue le message « Les métiers de

l’automobile ont de l’avenir » sous forme de séquences animées et le

diffuser sur les nouveaux canaux numériques. « Les jeunes de 13 à 16

ans qui se penchent sur leur formation professionnelle constituent

le principal groupe cible », déclare Olivier Maeder, responsable de la

formation professionnelle de l’UPSA.

« J’aime la variété »

Jana Spilling avait envie de devenir l’un des jeunes visages de la

branche. « J’aime mon métier parce qu’il est très varié. » Avant sa formation,

elle ne connaissait rien aux voitures, « sauf qu’elles ont l’air

chouettes. Maintenant, je comprends comment elles fonctionnent. Je

suis fascinée par ce qu’il se passe dans un moteur en l’espace d’une

milliseconde et par la manière dont tous les systèmes doivent coopérer

pour que la voiture puisse rouler. »

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48

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


FORMATION

Tournage au printemps 2019

Le tournage du clip est prévu au printemps 2019. La vidéo devrait

être diffusée dans les écoles, lors des salons professionnels et des

championnats des métiers ainsi que sur tous les réseaux sociaux de

l’UPSA. Elle devrait se propager largement si le scénario se réalise.

Les jeunes professionnels peuvent encore s’inscrire et saisir cette

occasion unique de participer à ce tournage professionnel.

Les producteurs recherchent surtout des personnes en

formation issues du commerce de détail et du secteur

commercial ainsi que des futurs professionnels de

l’automobile et mécatroniciens travaillant sur des

utilitaires.

Jana Spilling se réjouit de devenir l’une des ambassadrices

de la branche automobile. Elle choisirait

non seulement à nouveau le même métier

mais elle s’inscrirait une nouvelle fois au casting :

« Je me suis amusée. J’ai hâte que ça continue au

printemps. » <

Se porter candidat dès maintenant !

Tu as envie de participer au tournage d’une vidéo professionnelle ?

Tu veux présenter ton univers professionnel et inciter d’autres jeunes

à faire carrière dans la branche automobile ?

Tu as une dernière chance de t’inscrire à un casting :

tu peux télécharger un formulaire de candidature PDF sur

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Jana Spilling sera l’un des

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AUTOINSIDE | Décembre 201849


FORMATION

Cursus de conseiller de service à la clientèle dans la branche automobile

La solution gagnant-gagnant

Qui n’en a jamais fait l’expérience ? La saison des pneus est imminente et les premières neiges font augmenter les demandes

de réparations. Le garage tourne à plein régime. Il est donc d’autant plus important de disposer d’une équipe compétente

qui gère tous les travaux à la satisfaction des clients avec la compétence technique et le niveau de sécurité requis.

clients mais aussi le personnel ? Un spécialiste au parcours technique,

avec une carrière dans le commerce de détail ou un(e) employé(e) de

commerce dans la branche automobile ferait un excellent conseiller de

service à la clientèle. Plus ses connaissances techniques de l’automobile

sont pointues, mieux il conseillera les clients et dressera des devis

équitables et précis.

La STFW et la GIBB proposent des cours

En Suisse alémanique, deux établissements de formation proposent

la formation professionnelle supérieure de conseiller de service

à la clientèle dans la branche automobile avec brevet fédéral : l’école

technique suisse de Winterthour (STFW) et la Gewerblich-Industrielle

Berufsschule Bern (GIBB). De nouveaux cours débutent en janvier dans

chacune d’elles.

Les modules économie, comptabilité, administration et informatique,

gestion des offres et des commandes, marketing et commerce,

gestion du personnel et organisation, droit et assurances, calcul et

technique du travail et communication sont enseignés de manière

pragmatique. <

Un rôle important : un conseiller de service à la clientèle s’entretient avec une cliente.

Plus d’informations sur :

stfw.ch

gibb.ch

pd./sco. Les conseillers de service à la clientèle jouent un rôle important

dans la fidélisation des clients et contribuent au succès du garage.

Ils prennent en charge les véhicules, conseillent les clients avec

professionnalisme et répondent à leurs demandes. Ils établissent des

offres fermes et coordonnent les commandes avec l’atelier pour que

ce dernier puisse fournir un travail de qualité et pour éviter au client

des délais excessifs et des coûts imprévus. Mais où trouver une telle

personne polyvalente pour servir de lien entre la clientèle et l’atelier ?

Les bons éléments sont souvent sous nos yeux. Pourquoi ne pas

offrir une formation de conseiller de service à la clientèle à un collaborateur

interne et ainsi séduire à long terme non seulement les

MIDLAND.CH

« Autant de théorie que nécessaire,

autant de pratique que possible »

Hans Pfister est responsable de la formation de

conseiller de service à la clientèle à la STFW.

M. Pfister, comment organisez-vous l’enseignement à la STFW ?

Hans Pfister : L’enseignement alterne entre brèves leçons prodiguées

par les enseignants et travaux intensifs individuels, en binômes et en

groupes. Le mot d’ordre est le suivant : autant de théorie que nécessaire,

autant de pratique que possible. Nous travaillons essentiellement sur

des exemples pratiques des participants, axés sur les objectifs pédagogiques,

pour faciliter au mieux les transferts concrets vers la pratique.

Les techniques de présentation et de communication sont davantage

appliquées et approfondies pendant les cours.

À quoi attachez-vous de l’importance dans ce cursus ?

Il est primordial que nous atteignions les objectifs pédagogiques de

chaque module et du cursus dans son ensemble. Il me tient à cœur

que les participants puissent échanger leurs expériences. Comme ces

derniers viennent d’entreprises tout à fait différentes (carrosserie,

entreprises spécialisées dans les utilitaires, grandes entreprises, petites

entreprises, etc.), il est possible de renforcer la compréhension des

méthodes de travail d’autres domaines de notre secteur. Des exemples

de meilleures pratiques issus d’entreprises organisées différemment

permettent de réviser et d’améliorer des processus bien rodés dans sa

propre entreprise. Nous tenons également à ce que les élèves aient du

plaisir pendant les cours. L’apprentissage est facilité et la rétention renforcée

par une bonne ambiance, des plaisanteries et des anecdotes.

50

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


FORMATION

Un bel échange d’expérience

Aller-retour Zurich Angleterre

Sur le plan international, théorie et pratique vont de pair. La preuve en est un stage de deux semaines au cours duquel

des apprentis anglais ont pu découvrir des garages zurichois et se familiariser avec la formation au sein du département

Technique automobile de l’École professionnelle technique de Zurich (TBZ). Anita Schmid-Visini, TBZ

Euan (à g.) et Oscar, de Bristol, parlent de leur expérience dans un garage suisse (photos mises à disposition).

En automne 2017, grâce au soutien financier de Movetia, des

apprentis du département Technique automobile de la TBZ ont pu

réaliser un stage de deux semaines dans un garage à Bristol ou à

Bath. Et récemment, l’entreprise partenaire Audi Bristol a effectué

des visites : les apprentis anglais ont eu l’opportunité de travailler

pendant 14 jours chez les partenaires Mercedes-Benz Automobil AG

Schlieren, Mercedes-Benz Automobil AG Zürich-Nord, Emil Frey Zürich

Nord et Binelli Zürich AG. C’est un peu nerveux mais confiants

et motivés que les jeunes Anglais sont arrivés à l’aéroport de Zurich,

attendus par leurs familles d’accueil.

Le premier jour, on pouvait encore lire des messages tels que « I

feel like an alien, nobody speaks English » (« J’ai l’impression d’être

un extraterrestre, personne ne parle anglais ») sur leurs smartphones.

Mais cela a rapidement changé, car dans chaque garage se trouve un

expatrié ou un ouvrier qui a travaillé en Australie, par exemple, ou

encore un collaborateur ou un apprenti anglophile qui pourra peutêtre

partir en Angleterre l’an prochain. Malgré les différences culturelles,

les jeunes collègues anglais se sont donc vite acclimatés à la

vie quotidienne en Suisse. Ils ont été très bien accueillis dans chaque

garage, et les accompagnateurs d’Audi n’ont pas manqué d’éloges.

Beaucoup de choses sont identiques, et pourtant

différentes...

Les apprentis anglais ont pris conscience que leurs collègues recevaient

ici une formation différente. Ils les ont notamment accompagnés

à la TBZ lors d’une matinée. En Angleterre, ils sont formés en

interne pendant des semaines consécutives, ce qui est comparable

aux cours interentreprises (CI) d’ici. Tandis qu’il n’y avait que de l’enthousiasme

au début et que le désir de trouver un emploi en Suisse

était devenu fort en raison du niveau des salaires, les attentes ont

diminué vers la fin du stage.

La raison ? Ils trouvent cela trop intense ici, sans parler du coût de

la vie, très élevé à Zurich. Cela a permis aux jeunes collègues anglais

de relativiser les perspectives salariales. Ils ont également trouvé que

le système de formation dual, réglementé et exigeant, était très restrictif

et strict. À les entendre, ils n’ont pas l’habitude de commencer

à travailler si tôt le matin et d’avoir de si longues journées de travail,

et encore moins de suivre neuf cours dans une école professionnelle.

L’expérience professionnelle de la vie

Dans l’ensemble, les jeunes Anglais se sont toutefois montrés

très satisfaits de leur séjour à Zurich et dans les environs, et parlent

de « The experience of life » (« L’expérience de la vie »). Une expérience

qui les aidera certainement dans leur carrière professionnelle.

L’an prochain, ce sera une nouvelle fois au tour des Suisses, qui seront

sûrement aussi bien accueillis et pris en charge, et ce, surtout

grâce aux contacts qui se sont noués ici. Nous comptons sur les garages

pour, d’une part, reconnaître les avantages d’une telle « work

experience » dans un autre pays et laisser partir leurs apprentis et,

d’autre part, pour montrer à l’avenir leur disposition à accueillir eux

aussi un apprenti. <

AUTOINSIDE | Décembre 201851


FORMATION

UPSA Business Academy

DECEMBRE

Berufs- und Praxisbildnerschulung

Kaufmann/-frau EFZ (BiVo 2012)

> > 10. Dezember 2018, Winterthur

Steigerung der Produktivität und

Rentabilität im Aftersales-Geschäft

> > 12. Dezember 2018, Bern

JANVIER

Video-Training im Autoverkauf

Im Fokus stehen Ideen, Produktion und

Einsatz von Videos im Automobilverkauf.

> > 10. Januar 2019, Bern

> > 7. Februar 2019, St. Gallen

TIPP!

Basisseminar für Automobil-

Verkaufsberater/-innen

Unser Basisseminar vermittelt

Neueinsteigern und Neueinsteigerinnen

die notwendigen Grundkenntnisse

für den Automobilverkauf. Am

Ende des Seminars wissen Sie Bescheid,

was vom ersten Kundenkontakt bis

zum Abliefern des Fahrzeugs und in der

Kundennachbetreuung zu tun ist.

> > 14. bis 25. Januar 2019, Bern

AGVS-Didaktikmodul für Berufsbildner

der technischen Grundbildungen

Zum Ausbilden von Nachwuchskräften

gehört nicht nur technisches

Know-how. Machen Sie sich jetzt fit

für Ihre neuen Lernenden, damit

Sie gemeinsam Vollgas geben können.

«Die Instrumente der neuen Bildungsverordnung

kompetent einsetzen»

> > 8. Januar 2019, Goldau

«Lernende selektieren»

> > 10. Januar 2019, Goldau

Facebook, Xing, Twitter und

WhatsApp im Autoverkauf

Der Workshop zeigt neuartige Möglichkeiten

auf, wie Sie die verschiedenen

Plattformen für sich selber einsetzen

können, um noch erfolgreicher zu verkaufen.

Dieser Workshop ist speziell für

die Automobilbranche konzipiert.

> > 28. Januar 2019, St. Gallen

Elektro-Instruktion für Hochvolt-Systeme

in Elektro- und Hybridfahrzeugen

> > 28. bis 29. Januar 2019, Bern

> > 30. bis 31. Januar 2019, Bern

Weitere Ausbildungspartner unter:

www.agvs-upsa.ch/de/berufsbildung/hochvolt-zertifizierung

APRIL

52

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


FORMATION

AVRIL

Grundlagen Flottenverkauf

Fahrzeugflotten in Unternehmen zu

bewirtschaften, erfordert von den

Verantwortlichen umfassende Kenntnisse

und Fähigkeiten. Lernen Sie in diesem

Kurs den Flottenmarkt und dessen

Bewirtschaftungsformen kennen!

> > 11. April 2019, Horw

> > 17. Mai 2019, St. Gallen

Modules didactiques de l’UPSA

pour formateurs professionnels des

formations initiales techniques

Il ne faut pas que du savoir-faire

technique pour former la relève.

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personnes en formation afin de

pouvoir foncer ensemble.

MAI

Séminaire de gestion des occasions

> > 10 mai 2019, Paudex

Facebook, Xing, Twitter et WhatsApp

dans la vente automobile

L’atelier montre de nouvelles possibilités

pour utiliser ces différentes platesformes

afin de vendre encore

plus efficacement. Cet atelier est

spécialement conçu pour la branche

automobile.

> > 13 mai 2019, Yverdon

JUIN

Formation vidéo dans la vente automobile,

mise en œuvre pratique et simple

Cet atelier est spécialement conçu pour

la branche automobile. L’accent est mis

sur les points suivants : les idées, la

production et l’utilisation de vidéos dans

la vente automobile.

> > 24 juin 2019, Yverdon

Retrouvez ces thèmes, et bien d’autres,

dans la Business Academy en ligne.

Diese und weitere interessante Themen

finden Sie online in der Business Academy.

« Utiliser avec compétence

les instruments des nouvelles

ordonnances de formation »

> > 11 avril 2019, Yverdon

Die Kurse sind in der jeweiligen Kurssprache ausgeschrieben.

Les cours sont proposés dans

la langue correspondante. D’autres cours seront

proposés ultérieurement. Mise à jour sur

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AUTOINSIDE | Décembre 201853


FORMATION

Formation initiale et continue dans la branche

automobile : événements régionaux à venir

LEHRGANG FAHRZEUGRESTAURATOR

Fachrichtung Automobiltechnik

Start Lehrgang: Februar 2019

> > fahrzeugrestaurator.ch

AARGAU

Automobildiagnostiker/in

Informationsabend:

Dienstag, 23. Januar 2019

Kursstart 2019: Mittwoch, 4. September

Ort : Weiterbildungszentrum, Lenzburg

> > wbzlenzburg.ch

BERN

Kundendienstberater/in im

Automobilgewerbe

Start Lehrgang:

Mittwoch, 30. Januar 2019

Ort: Gewerblich-Industrielle Berufsschule

Bern (GIBB)

> > gibb.ch/weiterbildung

Automobildiagnostiker/in

Start Lehrgang: Mittwoch, 14. August 2019

Ort: GIBB

Betriebswirt/in im Automobilgewerbe

Start Lehrgang: Freitag, 16. August 2019

Ort: GIBB

Werkstattkoordinator/in im

Automobilgewerbe

Start Lehrgang: Freitag, 16. August 2019

Ort: GIBB

Automobil-Verkaufsberater/in

Infoabend: Donnerstag, 21. März 2019, 18 Uhr

Start Lehrgang: August 2019

Ort: Mobilcity, Bern

> > agvs-upsa.ch

CHUR / ZIEGELBRÜCKE

Automobildiagnostiker/in

Start Lehrgang: August 2020

ibW Höhere Fachschule Südostschweiz, Chur

> > ibw.ch

HORW

Automobildiagnostiker

und Automobil-Werkstattkoordinator

Start Vorbereitungskurs: August 2019

Ort: AGVS Ausbildungszentrum Horw

Infoabende: Mittwoch, 12. Dezember 2018,

14. Januar 2019 und 21. Februar 2019, jeweils

ab 18 Uhr

> > agvs-zs.ch

ST. GALLEN

Automobildiagnostiker/in

Neu mit Einführungstagen

Start Lehrgang: August 2019

Infoabend: Mittwoch, 23. Januar 2019

Ort: AGVS Ausbildungszentrum, St. Gallen

> > agvs-abz.ch

THURGAU

Automobildiagnostiker/in

Start Lehrgang: August 2019

Ort : Gewerbliches Bildungszentrum,

Weinfelden

Infoabend: Mittwoch, 13. März 2019, 19 Uhr

> > gbw.ch

WINTERTHUR

Kundendienstberater/in

im Automobilgewerbe

Start Lehrgang: 11. Januar 2019

Ort : Schweizerische Technische

Fachschule Winterthur (STFW)

> > stfw.ch/akb

54

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


FORMATION

Informationsanlass Weiterbildungen

im Automobilgewerbe

Montag, 25. Februar 2019, 19 Uhr

Ort: STFW

> > stfw.ch/info

Automobil-Verkaufsberater

Start Lehrgang: 20. August 2019

Ort: STFW

> > stfw.ch/aavb

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Start Lehrgang: 21. August 2019

Ort: STFW

> > stfw.ch/abwa

Automobildiagnostiker/in

und Automobil-Werkstattkoordinator/in

Start Lehrgang: 2./3. September 2019

Ort: STFW

> > stfw.ch/ad

> > stfw.ch/adwo

ZÜRICH

Infoabende Automobiltechnik

Montag, 10. Dezember 2018

Donnerstag, 21. Feburar 2019

Ort: TBZ, Zürich

> > tbz.ch

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Start Lehrgang: 23. August 2019,

berufsbegleitend, jeweils freitags

Ort: TBZ, Zürich

Automobil-Werkstattkoordinator/in

Start Lehrgang: 16. September 2019,

berufsbegleitend (montags ganztägig sowie

dienstag- und donnerstagabends)

Ort: TBZ, Zürich

Automobil-Werkstattkoordinator/in

mit Zertifikat AGVS

Start: 16. September 2019, berufsbegleitend

(montags ganztägig sowie dienstag- und

donnerstagabends)

Ort: TBZ, Zürich

ROMANDIE

Diplôme fédéral de gestionnaire

d’entreprise de la branche automobile

Séance d’information : 15 janvier 2019, 18 h

Localité : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

Brevet fédéral de conseiller de vente

en automobile

Prochaine session : avril 2019

Localité : Centre Patronal de Paudex

Coordinateur d’atelier automobile

Séance d’information : 14 mai 2019, 18 h

Localité: Centre Patronal de Paudex

Conseiller de service à la clientèle

Séance d’information : 30 mai 2019, 18 h

Prochaine session : septembre 2019

Localité : Centre Patronal de Paudex

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : janvier 2019

Localité : Centre de formation

UPSA-Vaud, Yverdon

> > formation.upsa-vd.ch

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : novembre 2019

Centre de formation UPSA, Genève

> > formation-upsa-ge.ch

VALAIS

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : Automne 2019

Localité : Ecole Professionnelle Technique

et des Métiers (EPTM), Sion

> > formationcontinuevalais.ch

Coordinateur d’atelier automobile

Prochain session : Automne 2019

Localité : EPTM, Sion

> > formationcontinuevalais.ch

TESSIN

Corso preparatorio all’esame per

Meccanico diagnostico d’automobili

Serata informativa: mercoledì,

28 novembre 2018, 20:00

Sede dei corsi: Centro di formazione

professionale UPSA, Biasca

> > upsa-ti.ch

Les sections nous informent

Pour une publication dans AUTOINSIDE,

envoyez-nous vos informations sur les événements

et formations à venir

dans la branche automobile à l’adresse

myfuture@agvs-upsa.ch.

Vous trouverez les informations

relatives à toutes les formations

continues sur : agvs-upsa.

ch/fr/formation/formationprofessionnelle-superieure

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AUTOINSIDE | Décembre 201855


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

Permis de circulation numérique

La numérisation permet

de gagner du temps,

y compris aux garagistes

Plages de temps non productives et non facturables : les garagistes passent chaque année

de nombreuses heures dans les bureaux du service des automobiles pour les permis de

circulation. Une motion en faveur d’un permis de circulation numérique et une solution

innovante mise au point dans le canton d’Argovie pourraient bien changer la donne.

André Bissegger, rédaction

Plus de 315 000 voitures de tourisme neuves ont été immatriculées

en 2017 en Suisse et dans la Principauté du Liechtenstein, et

873 000 véhicules ont changé de mains : c’est beaucoup de travail pour

les services des automobiles, et surtout pour les garagistes, car ce sont

eux qui y amènent le plus souvent les permis de circulation.

« Chez nous, chaque jour, au moins une personne se rend au service

des automobiles », indique Kurt Aeschlimann, du garage Autohaus

Thun-Nord. Or, il s’agit de temps non productif et non facturable,

qui coûte chaque année entre CHF 20 000. et 25 000. à son

garage. Et encore, il a de la chance : le service des automobiles ne se

trouve qu’à sept kilomètres. « Mais cela prend tout de même au moins

30 minutes à mes collaborateurs. »

Ce qui énerve Kurt Aeschlimann, c’est le temps ainsi perdu, mais

pas seulement : tous ces trajets effectués par les garagistes nuisent aussi

à l’environnement et à la fluidité du trafic. « Si nous pouvions numériser

ne serait-ce que cette visite inutile au service des automobiles, ce

serait déjà bien mieux », affirme notre interlocuteur, convaincu.

Mais il se montre critique envers le secteur automobile, les instances

politiques... et lui-même, d’une certaine manière, car Kurt

Aeschlimann a siégé douze ans au comité central de l’UPSA en tant

que responsable de la numérisation. Tandis que celle-ci prenait partout

son essor, les processus dans les garages n’ont pas beaucoup

changé ces 20 à 30 dernières années. C’est un problème d’ordre structurel

avant tout, d’après le garagiste : « La plupart des membres de

l’UPSA sont des petites et des micro-entreprises. Si elles ne doivent

se rendre au service des automobiles

qu’une fois par semaine,

cela ne les gêne pas beaucoup. »

Néanmoins, de manière générale,

il serait bon d’optimiser les processus

et les structures. « La numérisation est une chance », dit-il, en

soulignant qu’à son avis, la branche a encore beaucoup de retard à

rattraper et doit énormément se développer dans le domaine de la

numérisation. Oui, mais dans quelle direction ? L’ancien président de

la section bernoise de l’UPSA ne ferme aucune porte : d’après lui, il ne

doit pas s’agir obligatoirement d’un permis de circulation numérique.

Mais si l’on prenait cette direction, il faudrait alors s’entendre avec les

pays voisins et les constructeurs automobiles.

K. Aeschlimann rêve d’une base de données dans laquelle chaque

véhicule serait identifié par son numéro de châssis. Toute l’histoire

du véhicule y serait enregistrée : une espèce de CV numérique, en

quelque sorte. Garagistes, assurances, autorités et constructeurs pourraient

y faire des ajouts, et les données seraient ainsi toujours à jour.

CV électronique

C’est justement à ce CV électronique que travaille l’entreprise de

logiciels AdNovum avec l’université de Zurich, la Haute école de Lucerne,

AMAG, AXA, Mobility et le service des automobiles argovien.

La Commission fédérale pour la technologie et l’innovation (CTI) soutient

financièrement le consortium. Celui-ci développe un dossier numérique

reposant sur la blockchain, qui permettra de stocker en toute

sécurité et de visualiser l’ensemble des informations importantes sur

tout le cycle de vie du véhicule. Le « Car Dossier » contient l’historique

complet d’une voiture à partir du moment où elle quitte l’usine.

56

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

Deux éléments sont cruciaux, indique Martin Sprenger, responsable

du développement de l’entreprise au service des automobiles du

canton d’Argovie : « L’élimination des redondances et ce qu’on appelle

le Single Point of Truth. » En bon français : un état des données cohérent,

correct et fiable, doté d’une validité générale.

Les données peuvent être saisies et utilisées par divers groupes

d’intérêts : constructeurs automobiles, importateurs, garages, vendeurs

de véhicules d’occasion, banques, assurances, services des automobiles

ou encore loueurs. La technologie de la blockchain garantit la

transparence, l’inaltérabilité des données et l’exploitation décentralisée.

Les données sont ainsi à l’abri des manipulations, aucune fraude

n’est plus possible. En bref, le « Car Dossier » crée de la confiance. Les

vices cachés des voitures d’occasion appartiennent au passé. Le mode

« privé » (permissioned) de la blockchain fixe en outre les droits des

participants ou, comme le dit M. Sprenger : « Chacun ne voit que ce

qu’il doit voir. » Le projet se poursuit officiellement jusqu’à la mi-2019.

« Nous avons jusque-là dû prouver que notre solution fonctionnait,

tant du point de vue de la protection des données que de la technologie

», souligne M. Sprenger. C’est en bonne voie : « Nous sommes prêts

à amener le produit à sa maturité commerciale. » Le secteur économique

est très intéressé par le projet, raison pour laquelle une idée est

née : celle de fonder une association et d’accueillir d’autres partenaires

pour développer la base de données.

Le permis de circulation numérique, objet d’une motion

Au niveau fédéral aussi, on a mis le doigt sur le problème des

garagistes. Le conseiller national UDC Franz Grüter a introduit à la

mi-septembre une motion intitulée « Permis de conduire et de circulation.

Solution numérique ». 39 parlementaires l’ont cosignée. Si la

motion passe la rampe, le Conseil fédéral sera mandaté pour élaborer

une solution numérique pour ces permis. Tout en examinant les

bases juridiques permettant une utilisation internationale.

« L’attestation d’assurance sert de modèle », indique Franz Grüter.

L’assureur la transmet par voie électronique directement à l’autorité

d’admission « de manière entièrement numérique, et donc très efficace

». Le conseiller national en est persuadé : « Tout ce qui est faisable

pour l’attestation d’assurance doit l’être pour l’automobile. » Il pense

par exemple à une solution de type « smartcard ». L’un des avantages

qu’il voit dans le permis numérique est que les informations et les

données peuvent être traitées en temps réel par les conducteurs et les

autorités. « En fin de compte, le but est d’alléger la tâche du garagiste,

de l’automobiliste et des autorités. » Franz Grüter souligne cependant

également qu’il reste de nombreuses questions ouvertes. Le permis

doit notamment pouvoir être lu à l’étranger aussi. Le président du

conseil d’administration de green.ch et vice-président d’ICTswitzerland

est issu du monde de l’automobile, et il connaît très bien l’histoire

des garagistes et des utilisateurs : « Je possède moi-même plusieurs

véhicules, et je m’énerve parfois du temps que je perds. » C’est

également ce qui lui a donné l’idée de la motion.

Soutien assuré de l’UPSA

La motion bénéficie d’un large consensus, mais Franz Grüter ne se

réjouit pas moins du soutien et du travail de lobbying de l’UPSA, si

celui-ci est au programme. Qu’il soit rassuré : l’UPSA estime que l’offensive,

à notre époque de numérisation, est « justifiée et digne d’être

soutenue », comme le souligne Markus Peter, responsable Technique

et Environnement. « Naturellement, la protection des données doit

être la toute première des priorités. » En outre, il est important, sur un

tel sujet, que la branche au grand complet soutienne la motion : « L’association

faîtière routesuisse pourrait se charger de la coordination. »

L’avantage d’une solution numérique aux yeux de l’UPSA est surtout

le gain de temps et la possibilité d’offrir un processus simple et

rapide au client. Si la motion était acceptée, l’UPSA souhaiterait cependant

que l’on tienne compte de certains points délicats dans l’élaboration

de cette solution, notamment si le garagiste devait se retrouver

« exclu » de tout le processus d’admission simplifié.

Les services des automobiles sont pour

Les services des automobiles considèrent également qu’il y a lieu

d’agir. « Nous avons identifié le potentiel de la numérisation, et nous

savons que le public attend d’autres solutions numériques », déclare

Severin Toberer, représentant du service des automobiles zurichois,

qui a lancé un autre grand projet de plate-forme client, pour l’instant

au stade d’ébauche. L’objectif est de pouvoir faire autant de choses que

possible en ligne. « Les clients n’auront plus à venir que s’ils ont vraiment

besoin d’un interlocuteur en chair et en os. » S. Toberer souligne

par ailleurs que dans certains domaines, comme celui du permis de

circulation numérique, une solution d’envergure nationale est nécessaire,

« sans quoi nous ne gagnerons pas en efficacité ».

Aujourd’hui déjà, les garagistes ne sont plus obligés de se rendre

au service des automobiles, même s’il s’agit encore de la méthode la

plus rapide. Si l’acquéreur d’une automobile possédait déjà un véhicule

auparavant, le garagiste peut tout simplement lui fournir une autorisation

de circuler provisoire ; le service des automobiles lui enverra

ensuite l’original par courrier. « Chez nous, de très nombreuses personnes

ont recours à ce service postal », indique Severin Toberer en

précisant que les grands garages réunissent les dossiers d’admission

de leurs clients puis les envoient de manière groupée.

Toutefois, les garagistes devront patienter encore un peu avant que

tout se fasse par voie électronique. On en vient presque à penser que

les services des automobiles préfèrent construire que dématérialiser :

de nombreux cantons ont décentralisé leurs sites ces dernières années

pour raccourcir au moins les trajets. <

Essai pilote avec une appli de garage

Dans le canton d’Argovie, un essai pilote est actuellement mené avec trois

garages : ceux-ci peuvent effectuer le changement de mains d’un véhicule

puis imprimer le permis de circulation provisoire pour l’acheteur au moyen

de l’application en ligne. Les données partent au service des automobiles

par voie électronique et le conducteur reçoit ensuite l’original par la

poste. Seule restriction : l’automobiliste doit déjà posséder un numéro

d’immatriculation.

Blockchain : une base de données décentralisée

La blockchain, ou « chaîne de blocs », que beaucoup connaissent par la

cryptomonnaie bitcoin, est une technologie de base de données distribuée

dans laquelle chaque utilisateur possède une copie complète de la

base. Lorsque de nouveaux blocs s’ajoutent, ils sont classés dans l’ordre

chronologique et forment une chaîne qui génère un historique commun

et irréversible. La blockchain protège contre les fraudes : les transactions

et informations qui y sont enregistrées sont par principe authentiques et

non modifiables. Il n’est donc pas nécessaire qu’elle soit administrée ou

certifiée par quiconque.

AUTOINSIDE | Décembre 201857


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

« e-gouvernement » dans le canton de Bâle

Gagner du temps, ménager ses nerfs et

éviter des amendes de stationnement

Les garagistes prennent en charge les missions du contrôle des véhicules à moteur : depuis fin août, un projet pilote

captivant dans le domaine de l’« e-gouvernement » se déroule dans la section UPSA des deux Bâle. Sandro Compagno, rédaction

Attention amendes de stationnement ! Le service de contrôle des véhicules à moteur et la police cantonale de Bâle-Ville partagent le bâtiment de la Clarastrasse à Kleinbasel.

Le service de contrôle des véhicules à moteur du canton de Bâle-

Ville emploie 26 personnes qui délivrent chaque année 45 000 permis

de circulation et 12 000 plaques d’immatriculation. Quiconque a besoin

d’une plaque d’immatriculation doit la demander en se rendant à

la Clarastrasse à Kleinbasel ou en charger son garagiste. Il s’agit donc là

de plus de 10 000 trajets par an dans une partie de la ville qui est aussi

un quartier résidentiel. À cela s’ajoute la situation du stationnement,

une affaire difficile, autour du bâtiment du service. « Quatre parkings

publics sont disponibles », précise Peter Schweizer, le propriétaire de

P. Schweizer AG à Liestal. « Le service de contrôle des véhicules à moteur

(SCVM) partage le bâtiment avec la police. L’amende de stationnement

peut être pratiquement budgétée. » Ces trajets inutiles coûtent

non seulement du temps, de l’argent et de la patience, mais ils sollicitent

aussi l’environnement.

La situation ne satisfait pas les garagistes, ni la ville de Bâle dont

la politique des transports s’oriente vers les transports publics et la

mobilité douce, le gouvernement local ne s’intéressant donc pas du

tout à des employés de garages à la recherche de places de parking

à Klein basel. Le problème existe depuis des années et préoccupe

non seulement l’UPSA des deux Bâle mais aussi les autorités bâloises.

Peter Schweizer, membre du comité de la section UPSA des deux Bâle

jusqu’en juin dernier, a embarqué Bernhard Frey Jäggi, le patron du

département des transports de la police cantonale de Bâle-Ville. Ils se

sont mis tous les deux à la recherche de solutions. P. Schweizer : « Il y

a quatre ans, nous nous sommes entretenus pour la première fois au

sujet d’idées possibles. » Une solution est désormais à portée de main.

Un projet portant sur toute la Suisse

Martin Ruf, membre de longue date du comité de la section des

deux Bâle de l’UPSA, est responsable du PCVM/SCVM ainsi que de la

mise en œuvre de ce projet d’« e-gouvernement » depuis le 4 juin 2018.

M. Ruf coordonne et encadre le démarrage. Il est ravi que le projet soit

mis en œuvre, car celui-ci devrait servir d’exemple dans tout le pays !

Le 29 août, le grand garage Asag de Bâle a entamé un projet pilote.

Dans le cadre de ce dernier, l’entreprise pilote prend en charge une partie

des missions du service de contrôle des véhicules à moteur : l’imma-

58

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

triculation du véhicule et la délivrance de la plaque d’immatriculation.

Pour cela, l’entreprise entrepose environ 40 numéros minéralogiques

dans un coffre-fort sur le site de Dreispitz récemment converti.

Si un client achète une voiture chez Asag, il peut repartir à bord de

sa nouvelle acquisition munie éventuellement d’une nouvelle plaque

d’immatriculation avant même que l’encre n’ait séché sur le contrat

d’achat. Un nouvel outil numérique, un portail clients d’Asag auprès du

service de contrôle des véhicules à moteur, est nécessaire pour que des

entreprises privées puissent collaborer avec les autorités.

Dès que le conseiller commercial du garage vend une voiture à un

client, il remplit d’abord le formulaire de douane 13.20 A. Il saisit ensuite

le numéro de matricule du véhicule en ligne sur le portail clients.

Sur présentation du certificat d’assurance, le collaborateur d’Asag délivre

un permis de circulation provisoire et immatricule le véhicule.

Le client trouvera le permis de circulation définitif dans sa boîte aux

lettres sous deux jours.

À l’UPSA, on observe le projet pilote bâlois avec un grand intérêt.

Markus Aegerter, directeur de la représentation de la branche, affirme :

« Les garagistes perdent tous les jours beaucoup de temps aux services

des automobiles, et souvent pour des tâches qui pourraient être réalisées

électroniquement depuis leur bureau si la numérisation dans les

cantons le permettait. L’intervention, soutenue et mise en œuvre avec

succès par la section des deux Bâle, mérite par conséquent d’être saluée.

Grâce à leurs bons rapports avec les responsables des services des

automobiles, les autres sections de l’UPSA pourraient certainement

prendre des mesures pertinentes pour faciliter le travail.

« Il existe un cahier des charges clair »

Si tout se déroule bien, le projet devrait être étendu à d’autres garages.

Les concessionnaires intéressés doivent être en mesure d’entreposer

les plaques BS dans un lieu protégé des effractions. Cela limitera

le cercle des garages intégrés au projet à quelques grandes entreprises.

Peter Schweizer : « Il existe un cahier des charges clair. Celui-ci définit

également le nom des collaborateurs ayant qualité pour délivrer les

numéros. »

D’autres projets en préparation

En juin, P. Schweizer a cédé les commandes de son entreprise à

son fils David et a démissionné de son mandat au comité de la section

des deux Bâle de l’UPSA pour pouvoir reprendre la présidence de la

commission d’exploitation paritaire des stations de contrôle de véhicules

à moteur des deux Bâle (voir AUTOINSIDE 7-8/18). À ce poste, il

aide désormais le poste de contrôle de véhicules à moteur (PCVM) de

Münchenstein (BL) et le SCVM de Füllinsdorf (BL) à activer les portails

clients pour les garagistes. Grâce à la disponibilité de Pascal Donati,

responsable du SCVM de Bâle-Campagne, les deux sites délivreront

également les numéros BS et BL, ce qui soulagera davantage le SCVM

de la Clarastrasse. Et l’UPSA bâloise travaille déjà sur le prochain projet

: des garagistes agréés devraient pouvoir procéder à toutes les mutations.

M. Ruf : « Les réflexions environnementales et la simplification

bureaucratique occupent ici aussi le devant de la scène. » Les Bâlois

souhaitent lancer le projet en janvier.

La numérisation est un défi pour de nombreux garages suisses.

Mais l’exemple bâlois montre que les 0 et les 1 offrent également de

nombreuses opportunités. <

« Une simplification énorme du travail »

Martin Ruf est responsable de l’essai pilote pour la

section UPSA des deux Bâle avec laquelle Asag

immatricule des véhicules en régie propre. Le

garagiste de Therwil attend beaucoup du projet

d’« e-gouvernement ».

Monsieur Ruf, le projet pilote bâlois permettant

au garage Asag de délivrer lui-même des numéros

minéralogiques et d’immatriculer des voitures

a commencé le 29 août. Êtes-vous satisfait que

votre bébé apprenne déjà à marcher ?

Martin Ruf : Naturellement, je me réjouis. Mais ce n’est pas mon bébé.

Martin Ruf,

UPSA des deux Bâle.

De nombreuses personnes travaillent en partie sur ce projet depuis des

années. Je l’ai peut-être accéléré un peu ces dernières mois, mais cela

n’a été possible que sur la base de l’excellent travail en amont.

Vous êtes responsable du projet au sein de la section UPSA des deux Bâle

depuis le 4 juin. Combien d’heures avez-vous investi sur cette période ?

C’est difficile à dire et ce n’est pas non plus significatif en fin de compte.

Si le pilote réussit, et c’est ce que nous envisageons, le travail de

nombreux garages sera grandement facilité dans les deux demi-cantons.

Nous n’avons pas tenu de comptabilité ni consigné nos heures.

Nous avons travaillé bénévolement sur ce projet. Mais cela a été

payant. À Bâle, nous avons une situation unique en Suisse. Nous avons

un SCVM par demi-canton à Bâle et à Füllinsdorf et un PCVM pour les

deux demi-cantons à Münchenstein. Mais ce PCVM, où les véhicules

sont contrôlés, ne se trouve pas au même endroit que le SCVM qui les

immatricule. Il y a des raisons historiques à cela : il y a plus de 40 ans, les

PCVM ont fusionné mais les SCVM ont été maintenus sous la tutelle des

deux demi-cantons. Aujourd’hui, cette structure engendre une situation

absurde où les garagistes font la queue au PCVM pour faire tamponner le

formulaire 13.20 avant de se voir de nouveau sur le chemin qui les mène au

SCVM de la Clarastrasse.

Où avez-vous obtenu de l’aide pour ce projet d’« e-gouvernement » ?

Auprès du SCVM de Bâle-Ville bien sûr. Il a créé les comptes des clients.

Il m’est difficile d’énumérer tout le monde sans oublier personne. Nous

avons eu une réunion de lancement fin juillet. Environ une douzaine d’individus

étaient présents. Ce chiffre est toutefois bien plus élevé pendant la

phase de mise en œuvre.

Quel a été le plus grand défi dans cette nouvelle répartition des tâches

entre des autorités publiques et des acteurs privés ?

Faire en sorte que l’État fasse confiance à des entreprises privées pour

leur déléguer cette mission. Si notre pilote est couronné de succès, les

prochaines phases sont déjà prévues : nous voulons d’abord aussi pouvoir

délivrer des plaques BS à Münchenstein et à Füllinsdorf. La troisième

phase consistera à intégrer à ce projet tous les garages qui souhaitent

participer et qui disposent des dispositifs de sécurité nécessaires à l’entreposage

des numéros d’immatriculation. Il ne s’agira que de quelques

grands établissements mais les petits garages en profiteront aussi, car ils

pourront obtenir des plaques BL et BS sur les deux sites du SCVM. Pour

la quatrième phase, nous voulons aussi permettre les mutations au SCVM

de Bâle-Campagne. Et enfin, lors de la cinquième étape, les garages

devraient pouvoir procéder eux-mêmes aux mutations en ligne sur l’ordinateur

de l’entreprise via le compte client auprès du SCVM de Bâle-Ville.

Pourquoi avoir commencé par les nouvelles immatriculations ?

Tout simplement parce que le volume de transactions est moins élevé que

pour les mutations. Nous voulions d’abord mettre le projet sur les rails

avec un faible volume avant d’étendre le projet aux mutations.

Et où envisagez-vous des obstacles ?

Au niveau du logiciel. Mais nous avons fait vérifier ce poste dans les

moindres détails. La sécurité est également importante : pour se connecter,

l’utilisateur recevra un SMS, comme pour un service de banque en

ligne, afin de parer à tout risque d’usurpation.

Les garagistes de l’espace bâlois bénéficieront de grandes simplifications

suite au projet pilote d’Asag et au projet qui permettront de délivrer

des numéros minéralogiques des deux demi-cantons à Füllinsdorf et à

Münchenstein. Avez-vous aussi entendu des voix dissonantes ?

Non, je n’ai enregistré que des réactions positives jusqu’à présent.

La simplification du travail est immense.

AUTOINSIDE | Décembre 201859


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

Les garagistes indépendants réclament l’accès aux données

Tout va très vite !

Les tâches techniques et administratives sur les véhicules neufs sont de plus en plus complexes, non seulement à

cause de l’aspect mécanique, mais surtout de la connectivité des voitures. Les garagistes indépendants se battent

pour avoir accès aux données des constructeurs sur les véhicules. Un point qui concerne également les développeurs

de logiciels et d’appareils de diagnostic. Hella Gutmann et TechPool participent à des rencontres sur le

diagnostic avec des garagistes. Tatjana Kistler, rédaction

L’Internet des objets (IdO), qui est désormais

un enjeu important pour le développement

des systèmes d’infodivertissement,

des dispositifs de diagnostic embarqués,

des capteurs de sécurité et des systèmes de

caméras à 360°, pose un nouveau défi pour la

maintenance et la réparation des véhicules :

celui de gérer d’énormes quantités de données

qui doivent être rendues accessibles à l’ensemble

de la chaîne de création de valeur de

la branche automobile. « Un problème pour

les garages indépendants », résumait Martin

Rohner de TechPool, lors de son intervention

devant une cinquantaine de garagistes de la

RGPD

Le nouveau règlement général européen sur

la protection des données, entré en vigueur

en mai 2018, s’applique aux 28 États membres

et continue d’occuper les garagistes suisses

qui ont des clients dans l’UE. La loi régit le

traitement des données personnelles par les

entreprises privées, les autorités publiques et

les organisations. Le traitement des données

commence dès la collecte de données clients

et se poursuit avec l’ajout de ces données dans

un répertoire, l’extraction d’un registre et la

transmission de ces données. Deux recommandations

:

• les données personnelles non utilisées

depuis trois ans doivent être supprimées

de la base de données ;

• tous les 13 mois, l’accord des utilisateurs

des sites Internet concernant le traitement

des cookies doit être demandé.

Directives et infos sur : agvs-upsa.ch/

fr/representation/loi-federale-sur-laprotection-des-donnees-lpd

région zurichoise, sur l’invitation de Hella

Gutmann Solutions à Winterthur. « Nous

parcourons la Suisse en 22 étapes et invitons

les utilisateurs de nos produits à discuter des

problèmes rencontrés et de l’évolution des

possibilités de diagnostic », explique Jean-

Paul Nicolier, Managing Director chez Hella

Gutmann Solutions International AG.

Les organisateurs ont également insisté sur

la nécessité de bénéficier des retombées des

futures commandes de réparations. « D’après

les estimations, il y aura, en 2020, quelque

250 millions de véhicules connectés dans le

monde », selon Martin Rohner, responsable du

diagnostic pour Technomag et moniteur chez

TechPool. D’ailleurs dans les entretiens avec

les partenaires des concepts de garage SAG

« Garage Plus » et « Car Xpert », il tient compte

du fait qu’il faille donner des précisions à ce

propos. « D’ici à 2025, l’ensemble du parc automobile

devrait être interconnecté et, dix

ans plus tard, les trois quarts des véhicules

devraient être autonomes ». Ces prévisions ne

sont pas gravées dans le marbre, et la question

tout à fait terre-à-terre d’un garagiste le

prouve : « Et tous ces véhicules pourront alors

se calibrer eux-mêmes ? ».

Au début, la voiture en sait plus que

le garagiste

Mais, malgré tous ces changements, une

chose est claire : que ce soit dans cinq, dix

ou trente ans, les relations entre les clients

et les garagistes auront fondamentalement

changé. « Nous nous dirigeons vers un avenir

totalement transparent. Le client qui arrivera

au garage saura avant nous quel est le code

d’erreur de sa voiture, car son ordinateur

de bord aura importé le diagnostic et l’aura

transmis à l’utilisateur via un message sur

son smartphone. » Ce scénario décrit par M.

Rohner n’est pas forcément négatif : « Si vous

vous impliquez dans ce processus en tant que

garagiste indépendant, si vous rejoignez les

plates-formes dédiées, les clients continueront

à vous appeler dès qu’un de leurs voyants

passera au rouge », leur a assuré le spécialiste

du diagnostic.

Faire le point de l’état actuel des

ateliers

Les avantages sont à portée de main, à

condition de vaincre nos peurs. « Il faut expliquer

les opportunités », estime Jean-Paul

Nicolier. « Un autre objectif de ces rencontres

est bien sûr de surveiller l’état des 5500 appareils

de diagnostic en circulation en Suisse »,

ajoute-t-il, sachant que plusieurs couvertures

prendront fin en 2020 pour les anciens modèles.

Le mot d’ordre : la formation continue

Ces rencontres sur les diagnostics ne seraient-elles

qu’une pure opération marketing ?

« Certes, nous apprenons beaucoup de choses

par les retours directs du terrain », concède

Okan Narli, Regional Sales Manager. « Mais

avec 800 000 calibrages effectués sur les systèmes

de caméras, nous pouvons également

fournir aux garagistes des indications impor-

60

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

tantes sur l’évolution de la technologie. » De

façon générale, le développement et la formation

continue sont les maîtres mots actuels au

regard de la révolution numérique 4.0. Cela

peut se faire par ses propres moyens en utilisant

une documentation approfondie, mais

aussi en s’adressant à l’UPSA qui fournit à ses

membres de nombreux supports et informations,

ou encore avec l’aide de sa marque ou

de son fournisseur, ou enfin via des formations.

« Dire qu’on n’a pas le temps n’est plus

une excuse », insiste Jean-Paul Nicolier qui

appelle à rester au fait de l’innovation de la

branche. <

Okan Narli, Regional

Sales Manager chez Hella

Gutmann Solutions.

Martin Rohner, responsable

diagnostic pour

Technomag et moniteur

chez TechPool.

« eSync Diagnostics » (USA)

Cette plate-forme permet l’échange de données

sans fil, aussi appelé transfert de données

« Over the Air ». L’objectif de ce système co-développé

par ZF est de faciliter la récupération

des données de télématique et de diagnostic

par les gestionnaires de flotte, à partir des terminaux

des véhicules, et de donner un meilleur

aperçu des mises à jour. Outre la sécurité des

voies de transaction, la plate-forme veut contribuer

à optimiser les processus, par exemple en

prédisant les problèmes de sécurité potentiels.

Questions à Hella Gutmann

Monsieur Narli, où en sont les garagistes suisses au niveau de la

télématique et de l’interconnectivité ?

Okan Narli : Nous sommes bien conscients qu’il s’agit d’un sujet

tout à fait nouveau pour les garagistes indépendants. Cependant, il ne

fait aucun doute que ceux qui voudront, à moyen terme, offrir à leurs

clients la plus large palette de services possible devront impérativement

s’intéresser à ces concepts.

À quel point les garagistes indépendants doivent-ils se préparer à

lutter pour l’obtention de ces données ?

Les propriétaires de garage n’ont pas besoin de trop s’inquiéter

pour ces données : depuis 2010 et avec les normes Euro 5/6, les importateurs

sont tenus de mettre ces données à disposition des garages

indépendants. Les coûts varient en fonction du choix des données.

Toutefois, l’inscription auprès des importateurs prend du temps, il

faut se montrer patient.

Questions à Technomag et à TechPool

Monsieur Rohner, quelle formation conseillez-vous aux garagistes

de l’UPSA en lien avec le traitement des données des fabricants et

pour se préparer aux enjeux de demain ?

Martin Rohner : Il n’existe pas encore de formation spécifique sur

la télématique, car c’est un concept nouveau et de nombreuses innovations

vont arriver dans les prochains mois. Pour un garagiste indépendant,

il est cependant essentiel de bien se tenir au courant par le

biais des médias et de suivre l’évolution de la situation. Dès qu’une

opportunité de se profiler dans ce domaine se présente, il faut la saisir.

C’est ainsi qu’on acquiert au plus vite de l’expérience et que l’on gagne

des points sur ses concurrents.

Plusieurs plates-formes fournissent aux propriétaires de voitures

des listes entières d’offres de réparation attractives à proximité

de chez eux. Comment les garagistes peuvent-ils faire face à cette

nouvelle pression concurrentielle ?

De nos jours, les garagistes doivent se familiariser avec les réseaux

sociaux et exploiter eux-mêmes les opportunités de marketing. Grâce

à ces plates-formes, ils peuvent atteindre des clients plus jeunes qu’ils

ne toucheraient probablement pas autrement. Aussi, les savoir-faire et

les prestations de service peuvent y être présentés de façon totalement

différente et attractive.

Les constructeurs automobiles

entrent dans la danse

• « Application Volkswagen connect : L’application

promet une transparence totale. Via

Bluetooth et DataPlug, les automobilistes

peuvent consulter sur leur smartphone des

informations sur le véhicule, le carnet de

route et d’autres caractéristiques.

• « myService » d’Audi : Dans la catégorie

« myService », les propriétaires de véhicules

trouveront tous les services pour leur venir

directement en aide : appeler un dépanneur

ou un médecin d’urgence, ou simplement

prévoir le prochain entretien au garage.

• « Le Service Conciergerie » de BMW :

Comme à l’hôtel, cet assistant numérique se

tient à toute heure à votre disposition. Infos

trafic en temps réel, assistant vocal intelligent,

accès à des prestations de service

avec comparatif de prix, tickets pour les

prestations en ligne de BMW : le propriétaire

du véhicule élabore sa propre gamme de

services moyennant un supplément de prix.

• « OnStar » d’Opel : « À votre disposition

24/24 h et 7/7 j ». Opel joue à son tour la carte

des prestations de service accessibles à tout

moment. La fonction « SOS » surtout devrait

prendre de l’ampleur. Avec une assistance

automatisée en cas d’accident, un service

d’urgence en cas de vol et un service de

dépannage, l’aspect sécurité est mis au

premier plan.

« Caruso » (EU)

Une place de marché en ligne pour les données

destinées aux garagistes et aux sous-traitants :

c’est ainsi que la plate-forme lancée en 2017 est

présentée. Les créateurs de cette application

ont pour ambition de réunir toutes les données

des fournisseurs de télématique affiliés, y

compris les équipementiers et les constructeurs.

À l’heure actuelle, la plate-forme compte

Hella, Bosch, Schaeffler, Continental, ZF ou

encore BMW. Leur point commun ? Toutes ces

entreprises sont dépendantes des données

relatives aux véhicules. Caruso tente également

de rassembler les informations concernant les

processus, tels que l’entretien et les réparations.

Par exemple, le kilométrage et les informations

relatives à la réparation et à la maintenance

(RMI) peuvent être couplés, afin de gérer la

planification des entretiens de façon préventive

et éventuellement réserver des pièces. Des

applications visant à se prémunir contre les

manipulations des compteurs kilométriques sont

également prévues, ainsi que des assurances

contre les sinistres casco comme les chutes de

pierres. Si le propriétaire du véhicule accepte la

réparation, il peut ainsi confirmer la commande

directement auprès du garage.

« TCS Car Assistant »

Le Touring Club Suisse (TCS) essaie également

d’entrer dans le secteur de la réparation. Le

« TCS Car Assistant » peut reconnaître une panne

avant même qu’elle ne survienne et fournit à

l’utilisateur les données du véhicule « de manière

fiable et utile via une application ». Ce service

comprend entre autres un contrôle continu des

véhicules connectés avec 5000 codes d’erreur et

des offres attractives lorsqu’un entretien est

nécessaire. Plus d’informations sur le site tcs.ch.

AUTOINSIDE | Décembre 201861


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

Où le voyage nous mènera-t-il ?

Garages indépendants :

gérer ou être géré

Qu’il s’agisse de télématique ou d’un contrat de maintenance ou d’assurance, une part croissante de l’activité de service

est gérée d’une manière ou d’une autre. Ce sont surtout les garages indépendants qui risquent ainsi d’y perdre des

clients. Mais il y a une parade, nous dit le congrès spécialisé des garages et des entreprises de service indépendants

(« Fachtagung Freie Werkstätten und Servicebetriebe »), à Würzburg, pour les confrères suisses.

Jan Rosenow, responsable du département Service et technique de « kfz-betrieb » *

« Il a du courage de se présenter ici », tel fut l’avis unanime des

participants lorsque Bernd Holzinger, le directeur de HUK Autoservice

GmbH, donnait son exposé lors du congrès spécialisé

des garages et des entreprises de service indépendants.

Son entreprise est en effet connue

pour imposer des tarifs horaires très bas à ses

ateliers partenaires dans le cadre de la gestion

des sinistres, ce qui lui vaut une image

déplorable dans la branche. Lors du congrès,

Jan Rosenow, responsable

du département Service

et technique

de « kfz-betrieb ».

M. Holzinger a présenté les intentions de

HUK concernant la gestion des services.

Il n’est donc pas surprenant que les auditeurs

craignissent que l’assureur cherche également

à accaparer les ventes de maintenance et de réparation de la

branche, si bien qu’ils ont réagi par le refus. Les intentions de HUK,

qui se limitent en outre au réseau de partenaires de réparations de dégâts

d’accidents déjà en place de l’entreprise, ne constituent toutefois

qu’un phénomène marginal.

Elles peuvent émuler les efforts de

grands acteurs de la branche visant à

tirer profit de l’activité de service en

tentant de bénéficier d’un meilleur accès

à l’automobiliste et de diriger son

mandat dans une direction donnée.

Obtenir une part du gâteau des

réparations

La gestion des services était le motclé

autour duquel s’articulaient la plupart des exposés du congrès qui

s’est tenu le 20 octobre à Würzburg. À l’heure actuelle, il est courant

que le client souscrive un contrat qui le lie à une entreprise, qu’il

s’agisse d’un forfait chez le concessionnaire ou d’une police d’assurance

automobile qui recommande des ateliers. Les services peuvent

toutefois aussi être gérés sur le plan technique, par exemple par la télématique

qui signale les besoins en maintenance aux constructeurs

automobiles ou à leurs partenaires de marque. Le groupe Carat, l’une

des principales centrales d’achat allemandes du commerce de gros de

pièces détachées, chiffre dès à présent la part des réparations gérées à

20 %. Ce pourcentage devrait doubler d’ici 2030. Cette évolution n’est

toutefois due qu’en partie au lien contractuel qui unit l’automobiliste à

un atelier précis.

« Les garages indépendants ne

trouveront leur salut que dans la

numérisation ! Chaque entreprise doit

avoir son propre concept. »

Stefan Vorbeck, porte-parole du groupe technique confédéral des

ateliers indépendants de la Fédération allemande de la branche des

véhicules à moteur (ZDK).

Les systèmes télématiques poussent les équipementiers à

rester vigilants

L’introduction de systèmes télématiques dans la première monte

devrait largement s’intensifier à l’avenir. Depuis début avril 2018,

chaque nouveau modèle de véhicule homologué dans toute l’UE doit

disposer d’un e-call. Ce système permet de facilement concrétiser le

processus selon lequel les données d’une voiture concernant son état

technique sont transmises à distance à un terminal, qui se trouve en

réalité chez le constructeur (le fameux b-call ou business call). Lors

de l’étape suivante, le conducteur visualise une offre sur son écran et

peut fixer un rendez-vous à l’atelier, chez un partenaire de la marque

bien évidemment, d’une simple pression sur un bouton.

Qu’en est-il des garages indépendants ?

D’après des chiffres présentés par Elmar Bauer, de l’équipementier

ZF, 40 % du parc automobile devraient être équipés d’un système télématique

intégré, c’est-à-dire installé à l’usine, d’ici 2025. 30 % supplémentaires

utiliseront une solution de

deuxième monte. Qu’adviendra-t-il des

garages indépendants lorsque les véhicules

interconnectés représenteront

une part importante du marché dont

l’électronique les dirige vers les concessionnaires,

à leur détriment ?

Stefan Vorbeck, porte-parole du

groupe technique confédéral des ateliers

indépendants de la Fédération allemande

de la branche des véhicules à

moteur (ZDK) a exhorté la branche à participer à cette évolution : « Les

garages indépendants ne trouveront leur salut que dans la numérisation

! Chaque entreprise doit avoir son propre concept. » Les constructeurs

et leurs réseaux de partenaires sont avantagés par la télématique,

qui pourrait bien limiter la concurrence.

La ZDK ne veut pas s’y résigner. Elle travaille sur le développement

d’un concept télématique uniforme et intermarque qui devrait rétablir

l’égalité des chances. Neofitos Arathymos, responsable technique, sécurité

et environnement à la ZDK, explique ce dont le système doit

être capable pour pouvoir concurrencer les solutions des constructeurs

: « Nous n’avons pas besoin de données, nous voulons pouvoir

accéder au véhicule. »

Bien que les constructeurs aient consenti à fournir les données issues

des voitures aux acteurs indépendants du marché, celles-ci ne

62

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

La numérisation et ses conséquences : le client de demain souhaite pouvoir recourir à toute la palette de services automobiles. Les garages indépendants se demandent s’ils

pourront obtenir des constructeurs les données des véhicules.

sont actuellement pas assez nombreuses et n’ont pas la profondeur

technique requise pour permettre aux ateliers indépendants de proposer

des offres de services compétitives. Deux facteurs doivent être

réunis à cet effet : l’accès à l’écran de la voiture pour que les entreprises

puissent soumettre leur offre directement (c’est « l’acceptation numérique

de service sur la route », comme l’appelle M. Arathymos) et en

deuxième lieu le télédiagnostic et de téléréparation, c’est-à-dire l’autorisation

de lire, mais aussi de programmer les appareils de commande.

Le responsable de la ZDK a souligné l’importance future de cette

approche à l’aide de chiffres. Le nombre de mandats d’ateliers devrait

baisser de 2 % par an d’ici 2020. Dans le même temps, la part des

travaux dépourvus d’aspect mécanique passerait de 23 à 51 %. Cela

signifie que plus de la moitié des travaux pourront être effectués à

distance en 2030.

L’Union européenne très sollicitée

Les ateliers qui ne participent pas n’auront alors droit qu’à des travaux

simples tels que les changements de pneus. C’est pourquoi la ZDK

fait du lobbying auprès de l’UE pour de nouvelles dispositions légales

qui devraient également assurer la concurrence sur le marché des services

à l’avenir. Les autres points centraux sont :

1. l’accès à l’écran du véhicule (pour communiquer avec le client),

2. l’accès aux fonctions (par exemple pour supprimer un code d’erreur),

3. l’accès aux données générées par le véhicule (pour identifier

des erreurs, par exemple des fluctuations de régime),

4. la possibilité de traiter les données générées par le véhicule

dans le véhicule même.

Des clés USB pour renforcer la relation avec le client

Les systèmes télématiques de deuxième monte courants actuellement

(clés USB) sont inadaptés, car ils ne peuvent que lire et pas

écrire. Les acteurs du marché indépendant, tels que les fournisseurs

de pièces et les grossistes, misent fortement sur les clés USB

OBD qui constituent en fin de compte la seule manière d’obtenir

les données en direct du véhicule. Celles-ci offrent également une

entrée en matière dans le monde de la télématique pour les ateliers

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AUTOINSIDE | Décembre 201863


ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

indépendants et conviennent parfaitement pour renforcer la relation

avec le client et pour faciliter la gestion de parcs automobiles.

Avec Openmatics, ZF a justement développé une plateforme à cet

effet. Celle-ci recueille les données issues de Vivaldi, la clé USB OBD

propre à l’entreprise, mais aussi celles de nombreuses autres sources,

telles que la place de marché de données Caruso ou le professionnel des

réparations Tec-Alliance. Les clés USB d’autres fournisseurs tels que

Continental ou les applis telles que Jimdrive peuvent également être

intégrées. Cette matière brute permet de développer des modèles commerciaux

basés sur Openmatics qui fonctionnent aussi pour les ateliers

indépendants. Le partenariat qui lie ZF au concept d’atelier Global

Automotive Service (GAS), le gérant de mandats du groupe Coparts,

montre ce qui pourrait en résulter. GAS permet à ses ateliers partenaires

de fournir des prestations destinées aux gestionnaires de flottes

et aux sociétés de leasing. La combinaison de Vivaldi et d’Openmatics

facilite notamment la planification intelligente de la maintenance et le

télédiagnostic. Il est possible d’acheter des applis supplémentaires sur

Google Play ou l’Apple Store ou d’en développer soi-même. Or, même

Vivaldi ne sait réparer par les ondes.

Un coup d’œil sur le comportement du client

La stratégie de Carat pour le marché des services numériques du

futur fonctionne plus à partir du client final que prévu : le grossiste

de pièces a conclu de la réussite de grandes plateformes de commerce

comme Amazon que les clients cherchent à acheter autant de produits

et de services auprès d’un seul prestataire que possible, car une telle

approche se révèle pratique. Avec Drivemotive, Carat souhaite créer

une telle plateforme sur laquelle les automobilistes trouveront des

offres répondant à tous leurs besoins en matière de mobilité. Outre le

contact avec l’atelier, les clients pourront également y réserver des voitures

de location et régler leur stationnement, leur plein d’essence et le

lavage de leur voiture, et y faire bien d’autres choses encore.

Concernant le pouvoir d’achat et la domination technique des

constructeurs, il est difficile de croire que les ateliers indépendants seront

un jour capables de traiter d’égal à égal avec les OEM sur le point

de la télématique. Ces derniers préparent en effet déjà leur prochain

coup : ils rendent l’accès à l’interface OBD de plus en plus difficile. Légalement,

celle-ci n’avait à l’origine été prévue que pour surveiller des

sources d’erreurs pertinentes pour les gaz d’échappement, mais pas

pour accéder à tous les systèmes du véhicule. Il est donc possible que

les clés USB de deuxième monte ne puissent bientôt plus rien lire, car

les groupes automobiles bloqueront l’accès.

Ateliers indépendants : il est temps de continuer à se former

Les ateliers allemands évoquent même déjà des difficultés à pénétrer

certaines voitures à l’aide d’appareils de diagnostic multimarques.

Neofitos Arathymos, responsable de ZDK, appelle les entreprises à

adresser de tels cas à leur corporation, à l’association nationale ou directement

à la ZDK pour que la fédération puisse lutter contre de tels

développements. Le nouveau règlement UE 2018/858 relatif à la réception

et à la surveillance du marché des véhicules à moteur montre que

cela fonctionne bien : il prévoit en effet que le constructeur doit fournir

sur Internet toutes les informations nécessaires pour le diagnostic, la

maintenance, la reprogrammation ou la réinitialisation d’un véhicule.

Cela vaut pour tous les véhicules motorisés, quelle que soit leur classe

d’émissions. Jusqu’à présent, de telles règles étaient édictées séparément,

par exemple dans les directives Euro 5 et Euro 6.

Il ne faut donc pas exclure que l’UE, d’habitude si prompte à défendre

les consommateurs et la concurrence, entrave à l’avenir les efforts

des OEM visant à maintenir fermés leurs systèmes télématiques.

Par conséquent, les garages indépendants feraient bien de se pencher

dès aujourd’hui sur cette technologie. En effet, lorsque les clients se

seront habitués à l’« acceptation de service sur la route », ils voudront

certainement aussi continuer à recourir à cette méthode lors d’un

changement d’atelier. <

* Écrit par un invité. Cet article du magazine allemand kfz-betrieb a été publié et

traduit avec l’accord aimable du quotidien.

e-call fonctionne aussi en Suisse

Les véhicules suisses sont eux aussi équipés d’e-call en vertu des

accords bilatéraux passés avec l’UE. La connexion vocale d’e-call

avec les centres d’urgence suisses fonctionnera également. Les polices

compétentes pourront recevoir les données supplémentaires d’e-call.

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ATELIER ET SERVICE APRÈS-VENTE

Le développement durable est « tendance »

« Il s’agit de s’affirmer »

Le CheckEnergieAuto grandit. Au cours de l’année qui touche à sa fin, 200 prestataires se sont joints au programme. Voici

qui a le plus parlé à ses clients du service soutenu par la Confédération et où mène la route en 2019. Tatjana Kistler, rédaction

Monsieur Peter, quel membre de l’UPSA a fait la meilleure

publicité pour le CEA en 2018 ?

Markus Peter : Il s’agit du garage Walker à Altdorf, un établissement

qui faisait déjà partie des plus actifs les années précédentes.

Deux entreprises romandes complètent le podium

des prestataires CEA les plus assidus : Amag à

Nyon et le Garage Moderne à Bulle.

Markus Peter, responsable

Technique

et Environnement à

l’UPSA.

Outre le nombre de contrôles effectués, vous

recensez également le nombre d’entretiens avec

les clients lors de la restitution des véhicules.

Comment évolue ce chiffre ?

Ce chiffre est en légère baisse, ce qui ne signifie

pas que nos membres sont moins tournés

vers les services ou même qu’ils ont fait l’impasse sur l’important

entretien avec les clients. Nous sommes actuellement à un taux de

78 % contre 89 % l’année précédente (ndlr : l’interview a été réalisée le

19 novembre et tient compte de l’évolution des CEA effectués jusqu’à

cette date). Cette baisse doit toutefois être relativisée car le CEA est de

plus en plus souvent intégré directement au processus de l’atelier lors

du remplacement de roues, de la révision annuelle ou de la gestion

des sinistres. Nous continuons cependant de conseiller aux garagistes

de s’entretenir avec les clients pour qu’ils puissent se mettre en valeur

sur une question centrale : avec l’estime du client qui bénéficie d’explications

sur les possibilités d’optimisation de l’efficacité énergétique et

d’une prise en charge correspondante. Le garagiste peut ainsi préserver

sa réputation de personne digne de confiance et faire état de ses

compétences en tant que partenaire de mobilité intégral.

Comment intégrer davantage l’expertise CEA à l’entretien ?

Qu’il s’agisse d’essence, de diesel, de gaz, d’hybride, d’électrique ou

de pile à combustible, la palette de motorisations et la diversité de

modèles n’ont jamais été aussi vastes. Il n’est donc pas facile pour

l’automobiliste de se faire une idée des avantages et des inconvénients

de chaque système. C’est une opportunité extraordinaire pour le garagiste

: il peut aborder les besoins individuels de mobilité du client

lors de l’entretien et l’aider à déterminer la meilleure solution. De nouvelles

formes de mobilité telles que l’autopartage ont en outre le vent

en poupe. Prenez le temps de faire un état des lieux avec vos clients et

montrez-leur comment vous pouvez les assister dans cet environnement

rempli d’innovations.

Économiser beaucoup d’énergie grâce à quelques points de contrôle : le certificat CEA.

Les membres profitent aussi de cette expertise lors

de la vente de véhicules.

En effet. Dans l’univers des technologies automobiles, le garagiste

peut prodiguer diverses pistes de réflexion aux clients. D’où vient l’énergie

permettant de fabriquer les batteries destinées aux voitures électriques

? Qu’en est-il de l’élimination de tels composants automobiles ? Il

faut informer complètement le client, de la conception à l’élimination,

et ne pas seulement prêcher pour qu’il achète une voiture peu gourmande

en énergie. Il vaut mieux montrer l’exemple quant à ces valeurs.

Que le garagiste le fasse avec une installation solaire sur le toit du garage

ou en proposant une voiture hybride en guise de véhicule de remplacement

est secondaire. Le fait est que de telles mesures permettent

à l’atelier d’asseoir sa crédibilité en matière d’efficacité énergétique et de

protection du climat et de devenir un vecteur d’image.

L’année qui touche à sa fin a surtout été marquée par l’Energy

Challenge. Dans le cadre de cette opération, le CEA s’est associé

à Axa et à l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). Quelle a été l’importance

de ce Tour de Suisse pour la notoriété des garages UPSA ?

Il s’agissait d’améliorer la notoriété du CEA, ce qui nous a bien

réussi, grâce à notre immense présence à divers salons tels que la Züspa

ou la Muba, mais aussi à des manifestations telles que l’Open Air

Frauenfeld et le Moon & Stars, sans oublier l’accompagnement médiatique

correspondant assuré par notre partenaire 20 Minutes. En

tant qu’association, il nous importait aussi de nous affirmer vis-à-vis

de notre partenaire de coopération, l’Office fédéral de l’énergie. Que

ce soit pour nous ou pour nos membres et pour les prestataires CEA,

à l’avenir, il faudra être audacieux, s’engager sur de nouvelles voies,

innover en termes de techniques de marketing et exploiter les scènes

qui nous sont offertes, à un festival ou à une foire de village. De tels

événements accueillent en effet un public ouvert aux questions d’environnement

et d’énergie.

Avec l’OFEN, l’UPSA profite d’un solide soutien dans le domaine

de la mobilité durable. Comment souhaitez-vous organiser la

coopération au profit des membres de l’UPSA à l’avenir ?

Le CEA est un exemple parmi d’autres de l’excellent déroulement

du partenariat entre SuisseEnergie et l’UPSA. Qu’il s’agisse du CEA,

de l’étiquette énergétique ou du procédé de mesure des gaz d’échappement,

l’OFEN apprécie la collaboration avec les garagistes suisses et

leur engagement, car ils contribuent significativement à atteindre les

objectifs climatiques et d’économies d’énergie. <

Plus d’informations sur :

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AUTOINSIDE | Décembre 201865


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conditions suisses, les collaborateurs

ayant jusqu’à 50 ans

d’expérience dans le secteur

sont spécialisés dans le marché

des garages et peuvent s’appuyer

sur de longues années de

pratique.

Les produits garantissent

un rapport qualité-prix optimal

et peuvent couvrir d’un

à 5000 postes de travail. Une

intégration sans heurts de la

comptabilité avec BMD Suisse

est garantie, et il est également

possible d’en adjoindre d’autres.

Les solutions Motiondata sont

certifiées par Renault. <

Stieger Software AG

stieger.academy

> Prêts pour le changement avec le nouveau programme de formation 2019

pd. L’influence des technologies

numériques est de plus

en plus palpable dans tous

les domaines de la vie, et plus

particulièrement dans l’univers

professionnel. Cette évolution

va modifier de manière fondamentale

les processus de travail

et d’organisation de l’entreprise.

Le programme de la Stieger

Academy offre une bonne préparation

au progrès numérique.

Dans le cadre des cours

proposés, les participants à la

Stieger Academy 2019 pourront

se familiariser avec les programmes

logiciels de Stieger

afin de les exploiter au maximum

dans l’entreprise. Trois

exemples :

• « Gestion d’atelier facilitée » :

le « gestionnaire d’atelier »

est un instrument permettant

une planification efficace des

rendez-vous et un contrôle

optimal de l’utilisation de

l’atelier. Il inclut notamment

l’entrepôt de pneus

entièrement intégré et le

« planificateur en ligne ».

Toutes les connaissances

nécessaires à une utilisation

rentable sont communiquées

aux participants. Le cours

est spécifiquement proposé

aux utilisateurs « xDrive » et

« Europlus ».

• « Vente de voitures xDrive » :

la vente de voitures constitue

un module central des

systèmes de gestion de

concessionnaires « Visual »

et « Easy-Drive ». Le cours

aborde les différents processus

de travail, de la commande

à la vente. L’objectif

est de maîtriser l’utilisation

efficace du programme et de

connaître les connexions à

des systèmes externes tels

qu’Eurotax ou Auto-i-dat.

Le commerce des véhicules

neufs et d’occasion est ainsi

parfaitement maîtrisé.

• Comptabilité salariale avec

« Premium-Lohn » : le cours

conçu pour les utilisateurs

« xDrive » et « Europlus »

s’adresse aux collaborateurs

de la comptabilité salariale

qui ont déjà travaillé avec

« Premium-Lohn » ou qui

travaillaient jusqu’ici avec

« xLohn ». Le cours présente

les possibilités du programme

certifié swissdec avec la

toute dernière version 4.0. <

depuis

1964

CORTELLINI &

MARCHAND AG

Le plus complet des services de

réparation de boîtiers

électroniques pour auto

de Cortellini & Marchand AG

www.auto-steuergeraete.ch

061312 40 40

Rheinfelderstrass 6, 4127 Birsfelden

Vous cherchez, nous trouvons

Votre service de recherche pour

pièces automobiles d’occasion

www.gebrauchte-fahrzeugteile.ch

66

Décembre 2018 | AUTOINSIDE


GARAGES

Carex Autozubehör AG

carex.ch

> Première suisse : le configurateur de housses de siège sur mesure

pd. Carex Autozubehör AG

propose désormais la configuration

simple et individuelle

de housses de siège de qualité

d’origine disponibles en

post-équipement.

Ces housses de siège sont

proposées dans des designs

matelassés modernes, avec

des inserts en alcantara, des

finitions en cuir de différentes

couleurs et des coutures personnalisables.

Les différentes combinaisons

possibles sont consultables sur

carseatcover.ch. Carex Autozubehör

AG propose également

des chauffages de siège et des

modèles personnalisés avec des

logos. Cette combinaison unique

d’expertise et de technique

de numérisation ultramoderne

repose sur 25 années de

développement mené par le

fabricant Individual Auto Design,

une entreprise réputée pour sa

précision extrême.

Les housses de siège sont

installées de manière à

épouser parfaitement les sièges

d’origine. Une vidéo de montage

est disponible pour chaque

modèle de véhicule. Jamais la

personnalisation des sièges de

voiture n’avait été aussi simple

et parfaite.

Toutes les fonctions de

sécurité (airbags par exemple)

sont préservées. L’aspect des

voitures d’occasion peut ainsi

être sensiblement amélioré, ce

qui simplifie leur vente.

Les sièges de voiture sont

disponibles pour tous les

véhicules courants. Le prix de

vente recommandé pour un kit

de housses pour sièges avant et

arrière est de CHF 1490..

À propos, Carex Autozubehör

AG recherche encore des partenaires

de montage. <

APERÇU D’AUTOINSIDE 1 JANVIER 2019

Le prochain numéro paraîtra le 3 janvier 2019 et abordera les thèmes suivants :

Tenir parole et trouver les bons mots

Que ce soit au showroom et au service clientèle

ou de façon numérique sur le Web : l’auto-marketing

accélère les ventes au niveau des compléments

d’activité. L’édition de janvier aborde

les opportunités qu’offre la communication pour

renforcer la relation client à l’ère du numérique.

Sur les routes avec le bon partenaire ?

Concessionnaire, partenaire d’un concept de

garage ou les deux ? Les offres sont nombreuses,

le choix est dur. Nous mettons en lumière les

possibilités, montrons la palette de services de

prestataires et dirigeons les projecteurs sur le

rôle du fournisseur dans les concepts de garage.

Les spécialistes mettent les gaz

Des experts de la branche automobile, de l’économie

et de la politique partageront leur savoir avec

les entreprises UPSA le 15 janvier. Placée sous la

devise « Une question de confiance. Le garagiste,

votre partenaire de mobilité. », la Journée des

garagistes suisses promet de belles choses.

Le magazine spécialisé au plus fort tirage de la branche automobile suisse

91 e année, 11 numéros en allemand et en français

Tirage septembre 2018 certifié REMP : 12 725 exemplaires dont 9548 en allemand et 3117 en français

Éditeur

Union professionelle suisse de

l’automobile (UPSA)

www.agvs-upsa.ch

Éditions

AUTOINSIDE

Wölflistrasse 5, case postale 64

CH-3000 Berne 22

Téléphone : +41 (0)31 307 15 15

verlag@agvs-upsa.ch, www.autoinside.ch

Administration et gestion des abonnements

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Suisse romande), Raoul Studer (rst,

domaine spécial Politique).

Autres articles de : Marcel Hollenstein, René

Degen, Anita Schmid-Visini et Jan Rosenow.

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AUTOINSIDE | Décembre 201867


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