007

bouchenakimaya
  • No tags were found...

DES RÈVES,

DES MYTHES,

LA RÉALITÉ

BOND

Supplément gratuit offert par Cinéma Teaser


édito

Ce supplément gratuit est dédié À James bond,

le célèbre Agent 007 passe au crible à travers ce numéro

inédit. Retour sur une saga qui a marqué l’histoire du

cinéma.

Bonne lecture

La rédaction

Cinéma Teaser 2018 - supplément gratuit - 3


22

/ L’ALCOOLIQUE

MONDAIN

12

/ LE GADJET PRÉFÉRE

DE JAMES BOND

20

/ LE PISTOLET

REND-T-IL

AGRESSIF?

sommaire

18

/ TOP DES VOITURES

MYTHIQUES

16

/ LE PLAN B :

AU SERVICE SECRET

10

/ VOYAGE SUR LES

TRACES DE BOND

14

/ KISS KISS

BANG BANG

08

/ SA MUSIQUE

NE MEURT

JAMAIS

4 - supplément gratuit - 2018 - Cinéma Teaser


6 - supplément gratuit - 2018 - Cinéma Teaser


Cinéma Teaser 2018 - supplément gratuit - 7


James Bond :

SA MUSIQUE NE MEURT JAMAIS

Que serait James Bond sans sa musique ? L’espion britannique, né de l’imaginaire du romancier

Ian Fleming, ne serait pas le même sans ses James Bond Girls, son Aston Martin, sa réplique

« My name is Bond, James Bond » ou sa Vodka-Martini mélangée au shaker, pas à la cuillère.

Mais le célèbre agent au service de Sa Majesté ne serait sans doute pas aussi populaire sur le

grand écran sans sa musique, ses génériques cultes et son thème introduit par la guitare de

Vic Flick et la puissance de ses cuivres entêtants.

Les 007 commandements de

la chanson d’un James Bond

1. Trouver un interprète britannique

pour respecter les origines

du célèbre agent. Même si

quelques artistes ont fait exception

à la règle comme Madonna,

Sheryl Crow ou Tina Turner…

2. S’appuyer sur le titre original

du film est un vrai plus. Rares

sont les chansons à avoir fait

abstraction de cette règle. Parmi

les « frondeurs »: Sam Smith

avec Writing’s on the Wall pour

007 Spectre, Chris Cornell avec

You Know My Name pour Casino

Royale ou Jack White et Alicia

Keys avec Another Way to Die

pour Quantum of Solace.

3. Prendre un chanteur en

vogue multiplie vos chances.

Sam Smith est l’archétype de

l’artiste à la mode sollicité

par EON Productions en plein

succès, comme pouvait l’être

Adele en 2013. Mais si vous

vous appelez Madonna ou

Tina Turner, cela marche aussi,

quelle que soit l’époque.

4. Jouer la sécurité et opter

pour une voix féminine. Shirley

Bassey, Nancy Sinatra, Lulu,

Carly Simon, Sheena Easton,

Rita Coolidge, Gladys Knight,

Tina Turner, Sheryl Crow, Garbage,

Madonna, Alicia Keys,

Adele… Toutes ces femmes (ou

ces groupes ayant une femme

comme chanteuse) ont prêté

leur voix aux différents génériques

de la franchise. Si James

Bond a souvent été considéré

comme un incorrigible macho,

reléguant ses James Bond Girl

au rang de faire-valoir, ce sont

pourtant bien des femmes

qui, en très grande majorité,

ont interprété les plus célèbres

de ses chansons… .

5. Vous appeler Shirley Bassey

multiplie vos chances d’être

choisi. La chanteuse galloise,

âgée de 78 ans, a été la seule

artiste à chanter plusieurs fois

la chanson phare d’un épisode

de la franchise. Celle-ci l’a fait

à trois reprises : pour Goldfinger

en 1964, Les Diamants sont

éternels en 1971 et Moonraker

en 1979. En 2013, Shirley Bassey

avait d’ailleurs accepté de

8 - supplément gratuit - 2018 - Cinéma Teaser


© DR

monter sur la scène de la 85ème

cérémonie des Oscars pour

célébrer les 50 ans de la franchise

James Bond. L’artiste aux

135 millions d’albums vendus

à travers le monde avait ainsi

prouvé qu’elle n’avait rien perdu

de sa voix soul légendaire…

6. Faire pleurer James Bond est

un gage de qualité. Lors de la

sortie de Skyfall, Daniel Craig

confia à la presse avoir versé des

larmes en écoutant pour la première

fois le titre d’Adele. « C’est

exactement ce que j’attendais

depuis le début. Je l’ai su dès

les premières notes et la voix a

ensuite fait le reste… J’ai pleuré

». On connaît le destin qu’a

ensuite rencontré ce tube

planètaire…

7. Si composer la chanson ne

vous suffit pas, vous pouvez

aussi faire comme Madonna

qui, pour Meurs un autre jour

(2002) interpréta un rôle secondaire

dans ce nouveau volet de

la saga. Le temps d’une scène,

elle donnait un cours d’escrime

à James Bond (incarné par

Pierce Brosnan). La star de la

pop reste à ce jour la seule interprète

du générique de James

Bond à s’être invitée à l’écran.

© DR © DR

Cinéma Teaser 2018 - supplément gratuit - 9


VOYAGER

SUR LES TRACES

DE JAMES BOND

Avec ou sans Daniel Craig, le 25 e volet des aventures de l’espion anglais

devrait être tourné en Croatie. Le maire de Dubrovnik y travaille activement.

Après les froides montagnes autrichiennes, le soleil de la

Croatie ? Le studio Sony est en repérage pour le tournage

du prochain 007 et aurait dans son viseur la paradisiaque

côte croate. Le maire de Dubrovnik a vendu la mèche : il

est actuellement en négociations avec la firme hollywoodienne.

« Cela a toujours été mon plus grand souhait

d’avoir James Bond à Dubrovnik », a-t-il déclaré. « Cette

saga a toujours été ce que je préfère au cinéma, les négociations

sont en cours. Nous discutons avec toutes les

personnes-clés impliquées dans la franchise. »

La perspective d’un tournage dans un cadre aussi idyllique

devrait achever de convaincre Daniel Craig de reprendre

son rôle. Aux dernières nouvelles, l’acteur serait

enfin prêt. Mais ce ne fut pas sans effort : le studio lui a

fait un joli pont d’or. Selon The Guardian, Daniel Craig

aurait refusé un premier contrat de 88 millions d’euros

pour deux épisodes. Sony serait alors revenu à la charge

avec une enveloppe de 134 millions d’euros pour les deux

prochains volets de la saga... Une affabulation ? Le montant

devait en tout cas être suffisamment important pour

décider la diva Craig, qui a récemment déclaré : « J’ai le

meilleur job au monde. Je continuerai à le faire jusqu’à ce

qu’on me fiche dehors. Si je devais arrêter James Bond, je

le regretterais terriblement. » Fiscalité attractive

À la fin du tournage de Spectre en 2015, l’interprète

de 007 avait juré ses grands dieux qu’il ne jouerait plus

jamais James Bond, que le tournage l’avait dégoûté au

point de vouloir se « tailler les veines » si on l’obligeait

à rempiler et qu’il avait trouvé extrêmement difficile de

vivre comme un nomade pendant un an. Pour Spectre,

l’équipe du film avait multiplié les destinations : Rome,

Autriche, Angleterre, Maroc et Mexique. Au tour, peutêtre,

de la Croatie où l’on imagine une magnifique scène

de plage avec une James Bond girl, comme celle d’Ursula

Andress dans Dr No (1962) ou Halle Berry dans Meurs un

autre jour (2002).

Grâce à sa fiscalité attractive en vigueur depuis 2012, le

pays attire de nombreuses productions internationales à

commencer par l’incontournable Game of Thrones. Dubrovnik

organise même de coûteux pèlerinages sur les

lieux de tournage de la série phénomène. La ville-forte

accueillera également l’équipe du blockbuster hollywoodien

Robin Hood : origins (sur les origines de Robin des

bois comme vous l’aurez deviné) avec les acteurs Taron

Egerton, Jamie Foxx, Jamie Dornan et Ben

10 - supplément gratuit - 2018 - Cinéma Teaser


A l’occasion de l’arrivée du nouveau James Bond « Spectre », un site internet a

décidé de cartographier les différents lieux où est passé l’agent 007 durant ses 24

films. S’il vous prend l’envie de jouer les James Bond, suivez le guide.

Plus de 49 pays à la carte

La société spécialisée dans la cartographie Esri a créé une

carte interactive regroupant tous les lieux où l’agent 007

est passé depuis son premier film, en 1962. Le résultat

est tout bonnement impressionnant : plus de 146 lieux

différents ont été visités en 24 films et plus de 40 ans !

Kong et Venise. Le nouvel opus nous entrainera quant à

lui en Autriche et au Maroc.

De Paris à Londres en passant par la ville de Mexico,

l’agent 007, incarné successivement par Barry Nelson,

Sean Connery, David Niven, George Lazenby, Roger

Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et Daniel Craig, a

tourné dans de multiples lieux.

Parmi les villes les plus fréquentées par ce dernier on notera

que Londres arrive en tête du classement avec Hong

© DR

© DR

© DR

Cinéma Teaser 2018 - supplément gratuit - 11


LLl

LE GADGET

PReFeRE

DE

JAMES BOND

On le sait James Bond ne milite pas au MLF et Le MLF

le lui rend bien. Complice ou adversaire. Ingénue ou

traîtresse , potiche ou rebelle , La James Bond Girl,

même si 007 ne lui signifie plus son congé par une

claque sur les fesses, n’est pas un modèle d’émancipation.

Si La james Bond Girl est sacrée

déesse , ce n’est pas seulement

en raison de ses appas. Dans

James Bond 007 contre Dr No

(1962), la première en date ,

la blonde Honey Rider ( Ursula

Andress ) qui surgit en maillot

de bain deux-pièce sur une

plage déserte de la Jamaïque ,

une conque à la main, a de quoi

déconcerter l’espion au sang vif :

pense-t-il à la Naissance de

Vénus de Botticelli, ou l’on

voit la déesse de l’Amour née

de l’écume, debout dans une

coquille Saint-Jacques géante ?

Certes , le couteau glissé dans le

bikini de la sauvageonne est une

concession au film d’action , mais

il rappelle aussi la déesse, qui est

le produit de la mer fécondée par

les bourses d’Ouranus, le dieu

du ciel castré par son propre fils

Cronos . Autre mythe grec encore

plus évident dans Goldfinger

(1964) : tel le roi Midas, qui

transformait en or tout ce qu’il

touchait, James Bond découvre

avec autant défarrement sa

maitresse Jill Masterson ( Shirley

Earon ) morte, recouverte d’une

peinture dorée qui l’a asphyxiée.

Dans la vrai vie, James Bond a

aussi transformé en icône certaines

actrices passées entre ses

bras : c’est grâce à lui qu’Ursula

Andress a commencé une carrière

internationale, tout comme

Carole Bouquet après Rien que

pour vos yeux (1981).Mais il

n’en est pas toujours ainsi. Il

a également eu affaire à des

lègendes déjà bien ancrées.

Ainsi, dans au Service Secret

De Sa Majesté ( 1969) ,

l’inpensable a lieu :James Bond

se marie ! Comment est-ce possible

? Qui peut ainsi risquer de

détruire l’image de l’éternel

séducteur ? Il fallait pour cela

un alter ego féminin aussi mythique

que 007 : Diana Rigg.

C’est un peu comme si King Kong

tombait amoureux de Godzilla.

Celle que tout le monde connait

sous le nom de Mrs.Peel dans la

série anglaise The Avenger

(chapeau melon et botte de cuir)

prend ici le nom de comtesse Teresa

di Vicenzo, fille d’un bandit

corse et d’une lady anglaise.

Enfin dangereusement votre

(1985) nous montre l’espion

sous anglais aux prises avec la

créature qui a fasciné les années

1980 : Grace Jones, mannequin

jamaican, muse d’Andy warhol

devenu icône grâce à Jean-Paul

Goude, est ici relookée par le

12 - supplément gratuit - 2018 - Cinéma Teaser


L

© DR

styliste Azzedine Alaia. La sulfureuse

May Day (signe de danger

imminent, ou homonyme de

Médée, la magicienne infanticide

grecque?) semble cumuler

les hybrides. Son corps mince

hypermusclé est autant incube

que succube ; son visage aux

paupières fardées de rouge, ses

cheveux en crete évoquent le coq

noir d’un rite vaudou ; panthère,

elle mord au lieu d’embrasser

et elle «séduit» James Bond en

l’enfourchant sans un mot. Ainsi

la qualité d’un James Bond tient

aussi aux mythes, antiques ou récents,

qui entourent ses personnages.

Peut-on s’en étonner dans

une légende qui se perpétue par

la réincarnation ? Réincarnation

du héros lui meme à travers ses

six avatars ( de Sean Connery à

Daniel Graig), réincarnation de

ses alliées et ennemies, mais

aussi celle de son auteur : car

des aventures de l’agent secret

continuent de paraitre sous la

plume d’écrivains adoubés par

les descendants de Ian Fleming,

mort en 1964. Le dernier en

date a pour non William Boyd

(solo,2013). Alors 007 né sous le

signe de Vishnu?

© DR

© DR

Cinéma Teaser 2018 - supplément gratuit - 13


BANG! KISS

KISS

BANG

L’ espion qui frabriquait les stars

Au début des années 1960, Ian Fleming expliquait à un journaliste que

la recette de ses romans d’espionnage tenait en quatre mots ‘‘KISS kiss

Bang bang ! ‘‘. Cinquante ans plus tard, l’affiche de Casino Royale confirme

que la formule continue d’assurer le succès de la série. L’agent secret

de Sa Majesté est devenue une véritable machine à fabriquer des stars.

Quand le 21 James Bond

sort en 2006,il n’est pas

besoins d’être un fan de

Daniel Graig, d’ailleurs encore

largement méconnu du public,

pour prédire que l’acteur britannique

a de très fortes chances

de devenir immensément célèbre

! Il tient le rôle de Bond

pour la première fois, mais il

entre dans la peau d’un personnage

devenu une véritable

icône , au point que le héros et

les acteurs qui l’ont incarné à

l’écran se confondent.

C’est ce que nous dit l’affiche qui

sans rien dévoiler de l’histoire,

nous offre pourtant l’essentiel,

Smoking, Walter PPK et silencieux,

Aston Martin flambant

neuve et silhouette suggestive

dévoilant par transparence un

décor de palace. Malgré sa banalité

apparente, l’affiche met

en avant tous les ingrédients

de la réussite, si bien qu’il ne

manque qu’une bouteille de

Bollinger cuvée de 67 pour parachever

le portrait de Bond.

Mais plus que de simple attribut

du héros, il s’agit aussi d’une

promesse : celle que dans Casino

Royale, il y’aura de spectaculaires

scènes d’action , ponctuées

d’apparitions de femmes

fatales. James Bond réalise les

fantasmes de spectateurs : dans

le respect du rituel et en moins

de deux heures, son idole va

effectuer le tour du monde,

fréquenter des lieux au luxe

insolent et affronter de redoutable

adversaires. Rien d’étonnant

donc à ce que ce soit une

autre ‘‘star’’ glamour des années

1960 , John Fitzgerald Kennedy

en personne, qui ait été l’un

des principaux promoteurs de

l’agent secret britannique. Il a

suffit que le Jeune président

américain affirme compter les

aventures de l’agent 007 parmi

ses lectures préférées pour

lancer la carrière de l’espion

aux Etats-Unis et donner l’idée

à des producteurs d’en faire un

film. Le succès planétaire des

vingts-deux épisodes qui ont

suivi a achevé de hisser Bond

au rang de mythe, tout en faisant

de Sean Connery ou de

Roger Moore des stars mondiales

irrémédiable associés

à l’agent 007.James Bond est

devenue une marque déposée

et une star qui peut en cacher

14 - supplément gratuit - 2018 - Cinéma Teaser


DR

© DR

d’autres. Ainsi l’affiche ne vend

pas que le film, elle sert aussi

de publicité à Aston Martin qui

y dévoile son nouveau modèle,

lequel ne sera officiellement

présenté au public que l’année

suivante lors du salon de l’auto

de Francfort de 2007. Le symbole

‘‘ James Bond ‘‘ est devenue

si porteur que, comme nombre

d’idoles victimes de leurs succès,

il semble parfois disparaitre

de ses propres aventures tant

le placement de produit l’a instrulentalisé

en tête de gondole

cinématographique pour les

véritables stars que sont les

voitures de sport, téléphones

portables ou montre de luxe.

DR

Le costume de Bond parait

donc peu merchandisé, mais

chaque acteur peut encore y

laisser sa marque. Equilibre

délicat entre deux stars, celle

de fiction et celle de la réalité.

La touche Graig, désireux de

jouer un Bond un peu moins

parfait et un peu plus humain

que le précédent , semble s’exprimer

dans le nœud papillon

dénoué. Froisser-le smoking ?

Oui, mais pas trop ! Cela risquerait

de briser le mythe.

Cinéma Teaser 2018 - supplément gratuit - 15


LE PLAN B :

Au service secret de 007

L’illustrateur français Alain Bossuyt a deux passions : le graphisme

et le cinéma, qu’il met à profit dans une superbe série consacrée à Bond

En octobre 2011, Alain Bossuyt, graphiste

depuis plus de 15 ans et créateur de son studio

indépendant, Le plan B, se lance dans

un projet de cœur : ré-imaginer l’univers de

James Bond en poster de son cru. Je voyais

de plus en plus de fan-arts de graphistes

sur le net et j’ai réalisé que curieusement,

peu s’intéressaient à 007, dont je suis très

friand depuis l’enfance, nous explique-t-il.

Un créneau qu’il va s’empresser de truster,

en tirant partie de la formidable identité

visuelle de la franchise : ‘‘Dès le début, les

films Bond ont accordé énormément de

soin à la direction artistique et m’offraient

plusieurs opportunités d’un point de vue

graphique. ‘‘C’est ainsi qu’il crée des affiches

pour DR NO et BONS BAISSER DE

RUSSIE, et devant l’enthousiasme suscité

par ces créations, continue sur se lancée

pour une série comptant aujourd’hui dix

affiches pour neuf films; DR NO ayant été

décliné en deux couleurs. A chaque fois,

le même soucis : ‘‘capter l’attention, faire

appel à la mémoire des fans et inciter ceux

connaissant peu ou pas les films a s’y replonger’’

Le tout par le prisme d’un simili-minimalisme

qui refuse la paresse dans laquelle

le genre sombre souvent, Alain Bossuyt

bâtissant ‘‘ chaque affiche à partir d’une

réflexion sur les éléments représentant le

mieux’’ le film traité. Il mêle ainsi ses souvenirs

personnels de chaque volet de la

saga, avec des angles récurrents, comme

les ennemis de Bond ou les dangers

qu’il surmonte dans chaque aventure.

Résultat ? Bossuyt transcende le fan-art

en livrant des créations vintage rendant

hommage à Saul Bass, et à la ‘‘démarche

«évocatrice» du créateur des génériques

de Bond. Maurice Binder. ‘‘Ce sont deux

de mes idoles, dit-il. L’art de la stylisation

de Bass allait à l’essentiel et l’élégance de

son style m’a toujours semblé être une

évidence pour illustrer l’univers de James

Bond.

Alain Bossuyt imagine ainsi un univers

parallèle dans lequel Bass aurait eu l’opportunité

de croquer 007. « Je ne joue

évidemment pas dans la même cour,

mais d’une certaine façon, je réalise une

sorte de fantasme de passionné ! « On en

entend certains pester sur le caractère old

school des posters, mais Alain Bossuyt,

16 - supplément gratuit - 2018 - Cinéma Teaser


loin de balayer les épisodes

modernes ou Daniel Craig,

reconnait le style de sa

série se prête d’avantage

aux volets interprétés

par Connery, Lazenby

et Moore. Ce qui signifie

pas pour autant

qu’il en restera

là : « il me reste

encore des Bond à

illustrer... Et cette

année 2012 du cinquantenaire

de la saga n’est pas encore terminée ! «Dont acte.

© DR

Cinéma Teaser 2018 - supplément gratuit - 17


TOP DES

VOITURES LES

PLUS MYTHIQUES

DE L’ESPION

Il y a tellement de choses qui caractérisent

James Bond. Le Martini, au

«shaker et pas à la cuillère», son goût

immodéré pour les femmes, mais surtout

ses voitures. Car depuis 53 ans, le

plus anglais des espions a conduit des voitures

plus légendaires les unes que les autres.

Voitures de James Bond : les 007 modèles

Préférés des britanniques

Un comparateur d’assurance britannique a demandé à ses

concitoyens d’élire leurs sept voitures préférées de James

Bond. Sans surprise, les premières places du classement

sont occupées par des Aston Martin, DB5 en tête.

Citroën 2CV, Renault 11, Chevrolet Impala, Sunbeam Alpine

II, Ford Mondeo : autant de voitures conduites par

James Bond au cours de ses aventures au cinéma et qui

avaient peu de chance de figurer dans le classement publié

par le comparateur d’assurance britannique GoCompare.Celui-ci

a en effet demandé à 2 000 conducteurs du

Royaume-Uni d’élire leurs sept voitures favorites du plus

célèbre des espions de sa majesté.,sans surprise, ce sont

les têtes d’affiche qui ont été plébiscitées.

Le raz-de-marée Aston Martin

Avec en premier lieu, en toute logique, les Aston Martin

qui sont considérées comme les plus emblématiques :

elles sont cinq dans ce classement de sept modèles, trustantnotamment

les quatre premières places. La première

du genre, la DB5 de Goldfinger (1964), arrive en tête,

devant la plus récente, la DB10 de Spectre (2015). Elles

devancent la DBS V12 de Casino Royale (2006)

et Quantum of Solace (2008) et la DBS

de Au service secret de Sa Majesté

(1969). Soit une voiture conduite

par Sean Connery, deux voitures

conduites par Daniel Craig

et une voiture conduite par

George Lazenby. Figure aussi

au classement, en sixième

position, la V12 Vanquish de

Meurs un autre jour (2002),

conduite par Pierce Brosnan.

18 - supplément gratuit - 2018 - Cinéma Teaser


© DR

© DR

La Lotus amphibie est là

Les deux exceptions sont, en cinquième position, la Ford

Mustang de Les diamants sont éternels (1971),

conduite par Sean Connery et, en septième

position, la Lotus Esprit S1 de L’espion qui

m’aimait (1977), conduite par Roger

Moore, cette dernière ne pouvait être

absente du classement, ayant marqué

les esprits par son côté amphibie,

permettant à 007 d’échapper

notamment à un hélicoptère et à se

jouer de tirs de torpilles.A noter que

BMW, qui a sponsorisé plusieurs épisodes

de James Bond avec notamment

Cinéma Teaser 2018 - supplément gratuit - 19


le pistolet de James Bond`

nous rend-il agressiFS ?

L’affiche du prochain James Bond est empreinte d’un délicieux classicisme :

héros en smoking, nœud papillon, pistolet à la dexter. L’annonce du 23e opus

des aventures de l’agent britannique est liturgiquement fidèle à la glorification

de l’arme à feu, présente sur toutes les affiches depuis le début, à d’infimes

exceptions. Cela est-il socialement anodin ?

Raquette ou revolver?

Selon plusieurs chercheurs, l’agression

humaine est favorisée par la

simple présence d’objets qui, par

leur signification, amorcent psychologiment,

consciemment ou non,

des cognitions hostiles. Dans une

expérience menée par Leonard Berkowitz,

de l’université de New York,

des volontaires étaient mis en colère

par un compère du chercheur, qui les

provoquait par des chocs électriques

désagréables. Ils avaient par la suite

l’occasion de l’agresser par le même

moyen.

Les participants se trouvaient dans

l’une des trois conditions expérimentales.

Dans la première condition, un

seul objet était présent sur la table

: l’appareil permettant l’administration

de chocs électriques. Dans

une deuxième condition de l’étude, une raquette de

badminton était posée sur la table en plus de l’appareil

à électrochocs. Dans la dernière condition, un revolver de

calibre 38 remplaçait la raquette. Les

résultats ont montré que lorsque l’individu

avait été provoqué, la simple

présence d’une arme augmentait

significativement l’intensité des

électrochocs envoyés pour se venger.

Méchants coups de klaxon

Plus récemment, une étude de Christopher

Barlett , de l’université de

l’Iowa, a montré que des personnes

qui jouaient à un jeu vidéo violent

avec un pistolet en plastique étaient

plus agressives par la suite que celles

qui jouaient avec une manette au

même jeu.

autocollant sur lequel était écrit

soit le mot «vengeance» soit le mot

«ami». Dans une dernière condition,

il n’y avait aucun autocollant ni fusil.

Les résultats ont montré que la probabilité de klaxonner

augmentait avec le nombre d’indices agressifs (fusil ou

autocollant «vengeance»). La conception associationiste

20 - supplément gratuit - 2018 - Cinéma Teaser


qui sous-tend l’explication de l’effet d’arme présuppose

que tout stimulus, même sémantiquement neutre, serait

susceptible de déclencher une agression s’il lui était associé

d’une manière ou d’une autre par l’individu selon un

mécanisme appelé le conditionnement évaluatif.

Par exemple, des sujets conditionnés pour avoir une attitude

négative ou neutre envers un prénom (Georges)

puis provoqués sont plus enclins à exprimer de l’hostilité

envers un partenaire avec lequel ils interagissent et qui

porte ce prénom. La couleur de la peinture d’une pièce

préalablement associée à une agression suffit également

à l’amorce d’une agression subséquente, comme l’a démontré

il y a quelques années Jacques Philippe Leyens,

de l’université de Louvain. Les stimuli acquièrent ainsi

leur valence en fonction d’expériences individuelles spécifiques.

Effets inconscients

Percevoir une arme sans la voir consciemment est suffisant

pour que l’effet d’arme apparaisse automatiquement.

Dans une étude réalisée avec Baptiste Subra, de

l’université de Paris-Descartes, nous avons observé que

des personnes exposées durant 17 millisecondes (de manière

dite subliminale) à une arme présentée sur un écran

d’ordinateur puis frustrées (victimes d’un dysfonctionnement

de l’ordinateur qu’ils utilisaient, ce qui les obligeait à

recommencer une tâche fastidieuse) avaient un comportement

plus hostile avec un expérimentateur par la suite,

par rapport à une situation contrôle où ils voyaient des

objets neutres.Personne ne sait si l’arme de Daniel Craig

augmentera vraiment l’hostilité de ceux qui passeront

près de l’affiche annonçant les nouvelles péripéties de

l’espion de Sa Majesté ou si le plaisir impatient d’envisager

la projection de ce nouvel opus annoncé comme un

grand James Bond nous mettra au contraire d’humeur

« La couleur de la peinture d’une pièce

préalablement associée à une agression suffit

également à l’amorce d’une agression subséquente... »

sociophile. À vrai dire je préfère penser à autre chose et

repasser encore quelques trailers de Sam Mendes avant

la sortie de vendredi. Sans désarmer.

Cinéma Teaser 2018 - supplément gratuit - 21


James Bond, l’alcoolique

mondain par excellence

© DR

Des médecins britanniques se sont amusés à analyser l’hygiène de vie du célèbre

agent 007. Leur conclusion est sans appel: le héros de Ian Fleming force trop sur

la boisson.

Au cinéma, on ne compte

plus le nombre de scènes

où James Bond s’accorde

une pause Vodka Martini.

Ce «petit plaisir» existe bel

et bien dans les livres de Ian Fleming.

L’examen minutieux de son œuvre

par un groupe de médecins britanniques

révèle la vraie nature de 007

: avec 92 unités d’alcool en moyenne

par semaine, le célèbre espion est

un alcoolique invétéré«Il est connu

pour aimer les cigarettes, l’alcool et

les femmes, et sa phrase fétiche est

Vodka Martini, au shaker, pas à la

cuillère (shaken, not stirred), rappellent

les trois médecins qui signent

cet étude originale publiée dans la

revue médicale anglaise BMJ .En

réalité, ce type de cocktail doit être

dans l’idéal «mélangé» et non pas

passé au shaker pour être «secoué»,

écrivent ces médecins très au fait. Ils

suspectent donc la fameuse réplique

de faire référence aux «tremblements

de mains induits par l’alcool» car «en

raison de son niveau de consommation,

James Bond présente un risque

élevé de maladies liées à l’alcool et de

mort prématurée».

22 - supplément gratuit - 2018 - Cinéma Teaser


© DR

Douze romans passés

à l’alcootest

Les trois médecins ont analysé douze

romans dans lesquels l’écrivain raconte

les aventures de l’agent secret

britannique, pour tenir un compte

précis de sa consommation alcoolique.

Résultat: James Bond boit essentiellement

quand il est en mission

pour le compte de sa gracieuse majesté:

«Il n’y a qu’une seule indication de

consommation d’alcool en dehors du

service». En outre, dans les douze ouvrages,

les professionnels de la santé

ont recensé un total de 1150 unités

d’alcool consommées. Un unité d’alcool

en Grande-Bretagne équivaut

à 10 ml ou 8 grammes d’alcool pur

(contre 10 grammes dans les autres

pays). En excluant du calcul les jours

d’emprisonnement, d’hospitalisation

ou de convalescence, durant lesquels

on peut supposer que Bond ne boit

pas, l’agent a ingurgité en moyenne

92 unités alcooliques par semaine,

soit 736 grammes d’alcool. L’Organisation

mondiale de la santé place

à 210 grammes par semaine (soit

trois verres de vin par jour) la limite:

au-delà la consommation est considérée

comme excessive. Elle devient

«à risque» à partir de 280 grammes

et «nocive» au-delà de 420 grammes.

«La consommation d’alcool hebdomadaire

par James Bond est quatre

fois plus élevée que la dose maximale

souhaitable pour un homme

adulte», dit le Dr Patrick Davies,

pédiatre à l’hôpital public de Nottingham,

co-signataire de l’article. 007

présente un «risque considérable de

développer une maladie du foie, une

cirrhose, de devenir impuissant ou

d’avoir d’autres problèmes de santé

liés à l’alcool, ou encore de se blesser

sérieusement et de mourir en raison

de son alcoolisme», selon l’article.

«Nous reconnaissons que la fréquentation

de terroristes internationaux

[...] peut conduire à la boisson,

mais nous conseillerions à M. Bond

de consulter [...] et de réduire sa

consommation à des niveaux moins

dangereux», concluent les médecins.

Une étude qui n’est pas sans rappeler

le début de Skyfall ,dernier film sur

James Bond.

© DR

Cinéma Teaser 2018 - supplément gratuit - 23


24 - supplément gratuit - 2018 - Cinéma Teaser

More magazines by this user
Similar magazines