AUTOINSIDE Édition 2 – Février 2019

autoinside

ÉDITION 2 FÉVRIER 2019

Union professionnelle suisse de l‘automobile (UPSA)

AUTO

INSIDE

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

Journée des garagistes suisses

Sommes-nous à la veille du combat

des univers ?

Pages 8 29

Numérisation

« Car For You » lance un défi

à Autoscout24, le leader de

la branche.

Page 36/37

Numérisation

Autosense collecte des

données pour que les garagistes

reviennent dans le jeu.

Page 40/41

Salon de l’auto

Qu’est-ce qui est envisagé

pour 2020 ? Tels sont les

plans pour la halle 7.

Page 50/51


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ÉDITION 2 FÉVRIER 2019

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

Numérisation

« Car For You » lance un défi

à AutoScout24, le leader de

la branche.

Page 36/37

Union professionnelle suisse de l‘automobile (UPSA)

Numérisation

Salon de l’auto

Autosense collecte des Qu’est-ce qui est envisagé

données pour que les garagistes pour 2020 ? Tels sont les

reviennent dans le jeu.

plans pour la halle 7.

Page 40/41

Page 50/51

SOMMAIRE

Février 2019

5 Éditorial

6 En bref

Journée des garagistes

suisses

8 Le garagiste, partenaire de

mobilité, a toutes les cartes en main

10 Magdalena Martullo-Blocher

conseille sur les périodes difficiles

12 Stefan Bratzel à propos des

modèles commerciaux divergents

15 Le bilan de la journée par le

président central de l’UPSA

16 Témoignages et photos

20 Les pronostics du Pr. Falk Hecker

en matière d’après-vente

22 Table ronde politique

24 L’hôtelière Maria Coli sur la relation

client et les outils de réservation

26 Le CEO d’Amag Morten Hannesbo

prédit l’avenir

Numérisation

30 Comment la technique remplacera

les yeux du conducteur

33 Doper le marché de l’occasion avec

des étiquettes de prix numériques

34 90 % des clients sont pour les

systèmes d’assistance à la conduite

36 « Car For You » entend devenir n o 1

38 CG Car-Garantie parle de

l’importance du contact personnel

40 Avec Autosense tout est plus clair

42 auto&savoir : traitement des données

44 L’orientation client vers le numérique

46 Stieger Software combat les

réticences au tout numérique

47 Aperçu des nouveaux assistants

numériques

Salon de l’auto

50 Nouveaux plans pour la halle 7

52 Opinion des garagistes de l’UPSA

54 La check-list de Bruno Lurati pour

une présence au salon réussie

56 Urs Albert Ingold pose le cadre pour

les salons du futur

Politique & juridique

58 Les grands importateurs : la ZHAW

revient sur l’avis de la COMCO

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d’exploitation

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la valeur vénale, études d’utilisation

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28 L’ambassadeur de l’UPSA Dario

Cologna au Dîner des garagistes

60 Ce que disent les garagistes

du préapprentissage d’intégration

62 Des apprentis heureux

64 UPSA Business Academy

66 Cours de formation continue

AUTO

INSIDE

« Journée des garagistes suisses »

Sommes-nous à la veille du combat

des univers ?

Pages 8 29

En couverture :

Stefan Bratzel

lors de la Journée

des garagistes

suisses 2019

(photo Peter

Fuchs).

Association & sections

69 Le projet pilote de mobilité passe à

la radio

Produits & prestations

70 Garagino mise sur le marketing

71 Outils pour la prise de rendez-vous

AUTOINSIDE | Février 2019

72 Garages

74 Aperçu & mentions légales

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ÉDITORIAL

Exploiter les opportunités numériques

Chère lectrice, cher lecteur,

Le développement de la numérisation

dynamise de plus en plus la branche automobile.

Les garagistes suisses sont

eux aussi invités à prendre part à cette

évolution. Notre branche va devoir

relever des défis qui, selon la perspective

envisagée, peuvent être perçus comme

une menace ou une opportunité. Les

exigences des clients et leur comportement

en termes de mobilité évoluent, et

le garagiste doit aujourd’hui faire face

à des questions et problèmes jusqu’ici

plutôt inhérents à l’univers informatique.

Les changements sur lesquels la branche

se penche de manière approfondie reposent

sur l’interconnexion, la conduite

autonome, l’autopartage et les nouvelles

technologies de propulsion. En tant

qu’entrepreneur moderne, le garagiste a

compris qu’il doit par conséquent redéfinir

son rôle sur le marché de la mobilité.

Ce numéro d’AUTOINSIDE est consacré à

la numérisation dans la branche automobile

avec, d’une part, un compte rendu

complet de la Journée des garagistes

suisses du 15 janvier à Berne, au cours

de laquelle le thème de la numérisation

a notamment été abordé. D’autre part,

une partie ciblée propose des informations

intéressantes sur les systèmes d’assistance

modernes et des nouveautés

relatives à divers aspects du marketing

dit multicanal.

L’idée, certes pas nouvelle, mais actuellement

mise en œuvre de manière nettement

plus systématique, est d’atteindre

« Car finalement, tel est bien

l’enjeu de la numérisation

si on l’envisage comme

une opportunité : en nous

aidant à renforcer notre

efficacité, elle nous permet

de consacrer davantage de

temps au contact direct et

personnel avec nos clients. »

les clients par le biais de plusieurs

canaux de communication, y compris le

canal numérique. La branche automobile,

mais aussi les médias et l’utilisation

des médias par les consommateurs, à

savoir vos clients, sont sujets à une forte

dynamique. Ces clients utilisent divers

canaux pour satisfaire leurs besoins

en communication et en information.

En tant qu’entrepreneur, vous devez

interpeller votre groupe cible là où il se

trouve. Les mesures sont nombreuses :

en ligne via la publicité sur les moteurs

de recherche, le display marketing, les

relations publiques en ligne ou le

marketing par e-mail, hors ligne via des

annonces dans la presse, le sponsoring,

des salons et événements ou encore des

contacts personnels. Ne vous laissez pas

impressionner par le terme quelque peu

effrayant de marketing multicanal. Nul

besoin d’un grand service marketing ou

de communication : cette boîte à outils

du marketing propose aujourd’hui aux

petits garages de nombreux outils simples

d’utilisation. garagino.ch, le service gratuit

d’ESA, en est un bon exemple. En plus de

la vente de pneus, de jantes et d’accessoires,

la plate-forme offre également un

calendrier de rendez-vous numérique qui

vous permet d’augmenter l’efficacité de

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Car finalement, tel est bien l’enjeu de la

numérisation si on l’envisage comme

une opportunité : en nous aidant à renforcer

notre efficacité, elle nous permet

de consacrer davantage de temps

au contact direct et personnel avec

nos clients, qui demeure un aspect

primordial.

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EN BREF

Claudio Stefani, Hostettler

Autotechnik AG.

Martin Wellhöffer, Mahle.

Ils font partie des meilleurs garagistes Honda d’Europe : (de g. à dr.) Christophe Bortolotti

(Garage Tanguy Micheloud, Sion), Pierre Leibundgut (Paco Garage SA, Delémont)

et Jeannine Blunier (Garage Blunier, Berne) avec Christian Hasler (Training Specialist

chez Honda Suisse).

Hostettler étend son offre en

Suisse orientale

Après Gossau, la société

Hostettler Autotechnik AG ouvrira

le 1 er mars 2019 sa deuxième

filiale dans le canton de Saint-

Gall, à Neuhaus, près d’Eschenbach.

Avec ce nouveau site,

les filiales de Gossau SG et de

Neftenbach ZH ont du renfort,

pour une couverture parfaite de

l’Oberland zurichois, du haut-lac

de Zurich, du district de March

et du pays de Glaris jusqu’à la

vallée du Rhin. « Cette nouvelle

filiale nous permet de combler le

vide laissé jusqu’à présent sur la

carte de Hostettler Autotechnik

AG », affirme avec satisfaction

Claudio Stefani, le futur chef de

la filiale. Le réseau de distribution

de cette entreprise familiale

comprend désormais douze sites

dans toute la Suisse.

Du changement à la tête

de Mahle

Martin Wellhöffer (40 ans)

prendra le 1 er avril 2019 les

rênes du département ventes

d’automobiles et développement

d’applications chez Mahle. Il

est en poste depuis 2004 dans

cette entreprise au niveau de la

vente. Dans sa nouvelle fonction,

il fera partie de la direction du

groupe et relèvera du président

du comité directeur et CEO du

groupe Mahle, Jörg Stratmann.

Arnd Franz (53 ans), qui occupait

jusqu’à présent ce poste, a décidé

de quitter l’entreprise.

Un nouveau CEO pour le

spécialiste en peintures Axalta

En décembre, Axalta Coating

Systems Ltd. a nommé Robert

Bryant comme nouveau CEO permanent.

Il occupait ce poste par

intérim depuis le mois d’octobre

2018. « Au cours des deux derniers

mois, Robert Bryant a endossé à

la perfection le rôle par intérim

de CEO et a su diriger l’entreprise

dans un contexte exigeant », estime

Charlie Shaver, président du

conseil de surveillance d’Axalta.

La société a par ailleurs annoncé

la nomination avec effet immédiat

de Sean Lannon au poste de

CFO permanent. Depuis le mois

d’octobre, il occupait la fonction de

vice-président et CFO par intérim.

Robert Bryant, Axalta.

Les garagistes de l’UPSA brillent

au concours des techniciens

Les 48 meilleurs techniciens

Honda se sont rendus fin

novembre à la Honda Academy

d’Erlensee (Allemagne) pour

confronter leurs compétences

sur six postes de travail. Lors

de la remise des prix, Jeannine

Blunier (Garage Blunier, Berne),

Christophe Bortolotti (Garage

Tanguy Micheloud, Sion) et

Pierre Leibundgut (Paco Garage

SA, Delémont) ont été distingués

comme la meilleure équipe de

techniciens Honda d’Europe ;

Jeannine Blunier a par ailleurs

obtenu la meilleure note dans la

catégorie « diagnostic ». Concernant

l’évaluation individuelle,

le titre du meilleur technicien

Honda d’Europe a été décerné au

Romand Pierre Leibundgut, qui

participera ainsi au championnat

du monde fin mai au Japon.

Michelin dévoile un nouveau

partenariat pour 2019

Michelin et BMW M GmbH

ont signé en décembre un accord

de coopération dont le but est

d’équiper en pneus Michelin

les véhicules de BMW et Mini

Driving Experience, de la MINI

jusqu’au modèle BMW M850i.

L’accord, qui a été signé à la

BMW et Mini Driving Academy

de Maisach, souligne l’étroite

collaboration entre Michelin et

BMW M GmbH dans la première

monte des tout derniers modèles

de la gamme M.

Matthias Schlatter devient responsable

Marketing chez Würth

Matthias Schlatter occupe

depuis le 1 er janvier 2019 le

poste de directeur Marketing

chez Würth AG. Il siège ainsi

à la direction de l’entreprise.

M. Schlatter était jusqu’à présent

directeur marketing et membre

de la direction chez Direct Mail

Company AG. Titulaire d’un

brevet fédéral de spécialiste

marketing, il a également travaillé

chez Dosenbach-Ochsner AG,

dans la division Ochsner Sport.

Chez Würth, il sera à la tête des

domaines Communication/Branding,

Divisions, Systèmes/Services,

Management des produits,

E-business et Shops artisans.

Matthias Schlatter, Würth.

Le concept de garage

partenarial de votre ESA


EN BREF

Samir Moursy s’en va...

... et laisse Georg Huber et

... Thomas Obrist aux commandes de Südo.

Hildegard Wortmann, Audi.

« Le Garage » fête son jubilé à

Burgdorf

Le meeting de l’Académie

s’est déroulé dans le cadre du

20 e anniversaire du concept indépendant

d’ESA, « le Garage ».

Plus de 180 partenaires avaient

accepté l’invitation d’ESA et

l’événement s’est déroulé à la

halle de Burgdorf. « Le but était

de donner aux partenaires du

« Garage » un nouvel élan pour

booster leur propre activité »,

explique Giorgio Feitknecht,

CEO d’ESA. Osama Rifai, entrepreneur

et consultant, a par

ailleurs livré plusieurs pistes

pour augmenter sa marge et

sa trésorerie. Markus Hutter,

président du conseil d’administration,

a évoqué les perspectives

d’avenir et s’est montré

convaincu que la branche

automobile restera un secteur

prospère et passionnant.

Samir Moursy : départ après

13 ans chez Südo AG

« Après près de 13 années inoubliables

au sein du groupe Südo,

dont cinq en tant que dirigeant

d’AGL AG pour les accessoires de

poids lourds et quatre à la tête de

Südo AG, j’ai choisi en septembre

dernier de saisir une nouvelle

opportunité hors du groupe »,

a déclaré Samir Moursy dans un

courrier annonçant son départ

pour fin février 2019. Georg Huber

(directeur des départements

achats et ventes) et Thomas Obrist

(directeur du service commercial)

reprendront alors la direction de

tout le groupe Südo (Südo, AGL

pour les accessoires de poids

lourds, Jasa et Carsystem).

Cromax décroche

l’homologation technique

Porsche AG a référencé

Cromax comme marque de peinture

de retouche automobile.

Les trois marques de peintures

de retouche haut de gamme

d’Axalta (Cromax, Spies Hecker

et Standox) sont ainsi homologuées

dans le monde entier

dans les ateliers et les concessions

de Porsche Suisse SA.

L’appel du désert et la propreté :

Kärcher au Rallye Dakar

Kärcher, le leader mondial

des appareils de nettoyage,

participe pour la huitième fois

consécutive au plus prestigieux

rallye du monde, le Rallye Dakar

en Amérique du Sud. Pour cette

41 e édition, la onzième dans cette

partie du monde, Kärcher accompagne

les pilotes à travers

le Pérou avec un service de nettoyage

innovant, le « 4x4 Mobile

Cleaning Center », une station de

lavage ambulante installée dans

un camion à 4 roues motrices qui

suit les concurrents. Équipementier

officiel du rallye, Kärcher

sponsorise en outre à nouveau

les équipes « Mini X-raid » et

« KTM/Red Bulls ».

Hildegard Wortmann quitte

BMW pour Audi

Hildegard Wortmann

dirigera le département ventes

et marketing d’Audi à partir du

1 er juillet 2019 au plus tard. Elle

succédera à Bram Schot, qui a

pris la présidence du comité directeur

de l’entreprise en début

d’année. H. Wortmann possède

une solide expérience internationale

dans le management

de produits, le marketing et la

communication de marque.

Des news tous les jours :

agvs-upsa.ch

Le challenge-team de « Le Garage » : Markus Hutter (président du CA d’ESA,

à dr.) et Giorgio Feitknecht (CEO d’ESA, à g.) ont rendu hommage à Silvano

Schaub (2 e de g. à dr.) ex-président du challenge-team « le Garage », ainsi qu’à

son successeur Martin Burkhardt (2 e de dr. à g.).

Au cœur de l’action : Kärcher au Rallye Dakar 2019.

Die Marke Ihrer Wahl


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

Une question de confiance. Le garagiste, votre partenaire de mobilité.

Des atouts en main

« Une question de confiance. Le garagiste, votre partenaire de mobilité » : tel était le thème de la Journée des garagistes

suisses 2019, qui a rassemblé plus de 800 participants au Kursaal de Berne. Le colloque de l’UPSA est désormais l’un des

rendez-vous incontournables de la branche. Sascha Rhyner

On ne peut pas reprocher aux garagistes un manque d’optimisme,

du moins à ceux qui ont participé à la Journée des

garagistes suisses 2019, le 15 janvier dernier. Lors d’un sondage

spontané au cours duquel le célèbre duo d’animateurs Mélanie

Freymond et Patrick Rohr a invité les participants à évaluer

l’exercice 2018, la majorité s’est déclarée satisfaite. Et l’année en

cours suscite un enthousiasme presque encore plus débordant.

La majorité a en effet attribué à l’année 2019 la note de 5, sur

une échelle de 1 à 6. Le public a toutefois semblé par la suite

quelque peu effrayé de sa propre audace. Les 800 participants

ont en effet accueilli timidement l’invitation de Patrick Rohr à

saluer cet optimisme par des applaudissements. La Journée des

garagistes suisses vise précisément à susciter des idées nouvelles

et à inviter les professionnels à aborder les futurs défis

avec confiance.

Des atouts entre les mains des garagistes

Le colloque 2019 avait pour thème « Une question de confiance. Le

garagiste, votre partenaire de mobilité ». Urs Wernli a axé son intervention

sur cette relation de confiance qui unit le garagiste au client.

« Le garagiste reste la principale personne de référence des automobilistes

pour l’achat et l’entretien du véhicule », a déclaré le président

central de l’UPSA, citant l’étude automobile 2018 de Tamedia. Selon

celle-ci, 70 % des automobilistes demandent principalement conseil

Ils contribuent à la réussite du colloque : les titulaires de mandat de l’UPSA, les présidents de section et les sponsors de la Journée des garagistes suisses 2019.

8

Février 2019 | AUTOINSIDE


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

au garagiste avant l’achat d’une voiture, et 95 % l’achètent chez lui.

Ce sont là des chiffres élevés, estime Urs Wernli, en particulier en

cette période de numérisation galopante. Cette interface précieuse

constitue l’un des principaux atouts des garagistes et de leurs collaborateurs

: « Nous ne devons en aucun cas renoncer aux atouts dont

nous disposons en tant que garagistes ! »

Ne pas se limiter à l’électromobilité

Urs Wernli a appelé à davantage de calme et de modération

dans l’approche de l’électromobilité. Si la « feuille

de route Électromobilité » représente un encouragement politique

clair, la demande encore extrêmement faible semble

totalement disproportionnée par rapport à l’attention dont

l’e-mobilité fait actuellement l’objet. Il est par exemple intéressant

de noter que la mobilité GNC, techniquement aboutie

et écologiquement pertinente, est loin de susciter un intérêt

réel dans les médias et la classe politique.

Les séismes peuvent produire des filons d’or

Stefan Bratzel, directeur du célèbre Center of Automotive Management

de Bergisch Gladbach, a mis en évidence l’évolution dynamique

que va connaître la mobilité dans les années à venir (pages 12 à 14).

Mélanie Freymond et Patrick Rohr ont animé la journée avec compétence et

humour.

Dans un exposé plein d’humour, Magdalena Martullo-Blocher, PDG

et actionnaire majoritaire d’EMS-Chemie, a encouragé les garagistes

à se montrer ouverts aux changements (pages 10 et 11) : « Un séisme

peut aussi produire un filon d’or ! » Petra Gössi, Albert Rösti et

Gerhard Pfister, respectivement présidents du PLR, de l’UDC et du

PDC, ainsi que Jean-François Rime, président de l’Union suisse des

arts et métiers, ont notamment discuté du développement des routes

nationales (pages 22 et 23), également soutenu par l’UPSA. <

La Journée des garagistes suisses en bref

Toutes les informations relatives à la Journée des garagistes suisses sont également disponibles sur le site Internet

de l’UPSA. En plus des comptes rendus des différents exposés, d’une sélection de présentations et d’abondantes

galeries de photos, le site Internet propose également des témoignages sur le colloque sous forme de clips vidéo.

Plus d’informations sur :

agvs-upsa.ch/colloque2019

Partenaires pour la présentation

Journée des garagistes suisses

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les navettes

Partenaires

Presenting Partner

Dîner des garagistes

Lien direct vers l’article sur

la chaîne Youtube de l’UPSA :

AUTOINSIDE | Février 2019 9


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

Magdalena Martullo-Blocher

« Je suis le plus gros

réducteur de CO 2

»

Être conscient de ses atouts et chercher « le filon d’or » : Magdalena Martullo-Blocher, conseillère nationale UDC et CEO

d’EMS, a proposé des conseils pour les périodes mouvementées lors de la Journée des garagistes suisses. André Bissegger

Engagée, dynamique, critique, spirituelle

et pleine d’humour : Magdalena Martullo-

Blocher a joué sur tous les registres lors de

sa conférence à l’occasion de la Journée des garagistes

suisses 2019 et a ainsi captivé la salle.

Elle a révélé dès le début de son intervention

à quel point elle était proche de la branche automobile

depuis sa tendre enfance : du côté de

sa mère « Tout le monde a une mère » a-t-elle

plaisanté sa famille possédait un garage dans

l’Oberland zurichois. Elle a pratiquement grandi

dans le garage de ses grands-parents. « Sur

le plan technique, je n’y ai pas appris grandchose

», a-t-elle raconté. « Mais ma grand-mère

m’a enseigné qu’il faut être sérieux dans le

recouvrement des créances. » Elle veille donc

scrupuleusement à ce que Tesla, qui fait partie

des clients d’EMS, règle ses factures.

EMS Chemie, l’entreprise de la conseillère nationale UDC Magdalena Martullo-Blocher, est le plus grand

sous-traitant de la branche automobile.

100 pièces EMS dans chaque voiture

Sa conférence portait principalement sur

les émissions de CO 2

: « Je suis le plus gros réducteur

de CO 2

», a-t-elle souligné. EMS a réduit

ses émissions de CO 2

de 85 %. Le modèle

économique de l’entreprise prévoit également

de diminuer le poids des véhicules. Cela permettrait

d’économiser du carburant et de limiter

les émissions de CO 2

. La coque de siège

est un bon exemple de cette réduction de

poids : EMS a réuni 72 pièces en une et a ainsi

gagné deux kilos. Chaque voiture comporte

aujourd’hui plus de 100 pièces produites par

EMS, des poignées de porte aux boîtiers de

capteurs, en passant par les conduites d’air.

Le groupe EMS, qui, selon la conseillère

nationale, est hautement rentable, avec

un chiffre d’affaires annuel de 2,2 milliards

de francs, génère près de 50 % de ses recettes

sur le marché de l’automobile. Toutes les divisions

de l’entreprise approvisionnent l’industrie

automobile depuis plusieurs décennies.

Les sites de production, organisations de

10

Février 2019 | AUTOINSIDE


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

vente, distributeurs et agents sont disséminés

dans le monde entier. Rien d’étonnant, donc, à

ce que Magdalena Martullo-Blocher ait déclaré

: « Je connais pratiquement tous les concessionnaires.

»

Critique des collègues en politique

Au sujet du CO 2

, la conseillère nationale

s’est montrée très critique vis-à-vis de ses

collègues de Berne et de l’UE. Leur politique

ébranlerait les consommateurs et conduirait

les constructeurs à s’orienter de plus en plus

vers la mobilité électrique. « L’industrie automobile

est contrainte de miser sur une évolution

dont le client ne veut pas. En Suisse, les

citadins sont nombreux à siéger à l’Assemblée

fédérale. Ils ont tous un arrêt de bus devant

la maison ou une gare à proximité. Ils n’ont

pas besoin de voiture. C’est pourquoi la politique

suisse privilégie le rail par rapport à

la route. » Et d’ajouter qu’heureusement, le

Fonds pour les routes nationales et le trafic

d’agglomération (FORTA) existe toujours.

Disposer d’un plan B

La conseillère nationale a ensuite parlé

d’esprit d’entreprise. La CEO d’EMS a expliqué

comment aborder les périodes mouvementées

: « Chaque tremblement de terre révèle un

filon d’or. Il suffit de le trouver. » Elle a aussi

conseillé de toujours avoir un plan B, citant le

naturaliste britannique Charles Darwin : « L’espèce

qui survit n’est ni la plus forte, ni la plus

intelligente, mais celle qui s’adapte le mieux

aux changements. » EMS, à l’origine spécialisée

dans le carburant, s’est elle aussi souvent réinventée

durant les 82 années de son histoire.

Enfin, elle a préconisé de ne pas prendre

de décisions en période de fortes turbulences,

qui pourraient entraver le développement de

l’entreprise. « Ne concluez pas de contrats à

long terme dans ces moments-là. » Elle a ajouté

qu’il faut être conscient de ses atouts, et réfléchir

à la manière d’en tirer le meilleur parti.

« Soyez aussi ouverts aux nouveautés et cherchez

le filon d’or », a-t-elle recommandé. Et de

conclure sur une note rassurante pour les garagistes

: « La mobilité ne mourra pas ! » <

Joute verbale teintée d’humour : après sa conférence,

Magdalena Martullo-Blocher a répondu aux

questions du public et de l’animateur Patrick Rohr,

faisant preuve d’un grand sens de la répartie.

Débat sur l’esprit d’entreprise

et les défis à relever

Succédant à Magdalena Martullo-Blocher, les

garagistes Hubert Waeber et Edwin Koller ont

évoqué les défis actuels.

sco. Tous deux ont pris des risques entrepreneuriaux

dans leur carrière de garagiste. Tous deux

croient en l’avenir de la branche automobile et tous

deux sont des patrons qui profitent de leur temps

libre et le mettent à profit pour le bien de leur entreprise

et de leur personnel.

Les derniers mois ont été mouvementés pour

Edwin Koller. À 40 ans, il représente la troisième

génération à la tête du garage Freihof à Näfels (GL)

et vient de prendre en main une petite fortune. Un

nouveau bâtiment de l’entreprise familiale d’une

valeur de 6,5 millions de francs voit le jour sur le

site actuel, au bord de la route cantonale à la sortie

du village de Näfels. Edwin Koller est seul membre

du conseil d’administration et directeur de l’entreprise

qui emploie 17 personnes. « Je ne suis pas

seul en scène », explique-t-il, « j’ai une très bonne

équipe et une épouse qui me soutient. » Mais au

bout du compte, il a toujours été clair pour lui qu’il

voulait diriger seul l’entreprise.

« Il est important que quelqu’un ait le dernier mot

dans une entreprise, sinon on n’avance pas »,

approuve Hubert Waeber, CEO de AHG Group,

qui compte onze garages et 160 employés dans la

région de Fribourg. Il n’empêche : « Seul, on ne peut

rien faire. Il faut s’entourer de cadres compétents

et leur laisser une certaine liberté de manœuvre. Ils

sont aussi autorisés à faire des erreurs. »

Hubert Waeber a accordé une participation dans

l’entreprise à plusieurs de ses cadres. « Le but

était toutefois de les motiver, pas de leur donner un

pouvoir de codécision. »

Mécanicien d’automobiles de formation, il a repris

son premier garage à l’âge de 30 ans et a, depuis,

adopté une stratégie d’expansion. L’animateur

Patrick Rohr lui a demandé si être responsable de

160 salariés lui faisait passer des nuits blanches.

« Non, sinon je ferais autre chose. Bien sûr que

le défi est de taille, mais des opportunités se présentent

régulièrement si on garde les yeux et les

oreilles ouverts. »

Des propos que rejoint Edwin Koller. Il se dit « très

confiant et profondément convaincu » de l’avenir

de la branche automobile. « Si le réparateur de

calèches avait commencé à entretenir les voitures,

il se porterait toujours bien aujourd’hui. » La

mobilité électrique ne l’inquiète pas. « Elle jouera

un rôle à l’avenir. Mais il y aura également d’autres

technologies. »

Hubert Waeber a conclu en disant que les garagistes

doivent apprendre des agriculteurs et a

plaisanté au sujet des sondages pas tout à fait sérieux

et pas du tout représentatifs, réalisés auprès

des participants par le duo d’animateurs Mélanie

Freymond et Patrick Rohr au début du colloque. La

majorité s’est déclarée satisfaite de l’exercice 2018

et confiante pour 2019. « Les paysans se lamentent

et obtiennent de plus en plus d’aides parce qu’ils

se plaignent au bon endroit. À l’inverse, nous générons

en moyenne un flux de trésorerie d’à peine

2 % et nous disons : ‹ Super, c’était bien, super, tout

ira bien. › »

Discussion entre

Hubert Waeber,

Edwin Koller et

l’animateur Patrick

Rohr (de g. à dr.).

AUTOINSIDE | Février 201911


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

Professeur Stefan Bratzel

Des oies et des

chercheurs d’or

Lors de la Journée des garagistes suisses 2019, Stefan Bratzel a proposé un exposé captivant sur l’avenir de la branche

automobile. Il a parlé d’un combat entre les univers. Sascha Rhyner

L’exposé d’ouverture de la manifestation a été spectaculaire. Parmi

les 800 participantes et participants, ils étaient nombreux à avoir

fait le déplacement jusqu’à Berne pour lui, et ils ne l’ont pas regretté :

Stefan Bratzel, le directeur du renommé Center of Automotive Management

de Bergisch Gladbach, a présenté l’univers actuel et futur de la

branche automobile comme un « combat des mondes » : les fabricants

automobiles dominent encore l’univers actuel de la mobilité ! Mais

d’autres acteurs sont également en train de s’imposer sur le marché,

accélérant l’évolution vers l’électromobilité.

Des changements radicaux

S. Bratzel a commencé son exposé divertissant et distrayant par

une comparaison entre l’oie et le garagiste. « Le premier jour, l’oie

voit le paysan jeter quelque chose dans l’enclos. Des graines. Le lendemain

et le jour d’après, même scénario. Pour l’oie, l’expérience est

positive », a-t-il raconté. Les choses ont continué ainsi, jusqu’à ce que

soudain, juste avant Noël, elles prennent une tournure très différente.

« C’est la dernière expérience de l’oie. Les hommes aussi aiment se fier

à leurs expériences. », a-t-il commenté. Puis il a lancé un avertissement

: « Dans la branche automobile, les sept dernières années ont été

bonnes, donc l’oie est grasse. Jusqu’à présent, les règles du jeu étaient :

propriété du véhicule, plaisir de la conduite manuelle et moteur à combustion.

» Si un de ces piliers cassait, les conséquences seraient graves.

À l’époque, cela avait été fatal aux fabricants de locomotives à vapeur

parce qu’ils avaient raté le train de l’évolution technique : « Aucun d’eux

n’a survécu ! »

12

Février 2019 | AUTOINSIDE


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

L’univers de la production automobile change, de nouvelles réalités

se dessinent.« La priorité n’est plus de posséder un véhicule, mais de

l’utiliser », a affirmé S. Bratzel, qui a ajouté que de nouveaux acteurs

tels qu’Uber avaient ainsi fait leur entrée sur

le marché. « Cet univers attaque ! » Dans le

même temps, le monde de la mobilité se dessine

à l’horizon avec Google, Apple, etc. Selon

les prévisions de S. Bratzel, demain sera le

monde de la mobilité. Le scandale du diesel

marquera ainsi symboliquement une nouvelle

ère. La dynamique des moteurs électriques se

renforce car ils sont une vraie alternative. « En

Chine, 1,2 million de voitures électriques ont été vendues l’an passé,

dont 85 % de tout électrique », confirme S. Bratzel. Même si ces chiffres

paraissent impressionnants, le pape de l’automobile les relativise :« Sur

le plan mondial, on peut encore parler de dose homéopathique. »

Les problèmes de l’électromobilité

L’électromobilité est elle aussi confrontée à des défis. Selon S. Bratzel,

les problèmes qu’elle doit encore surmonter sont l’autonomie, l’infrastructure

et le prix.« Tant qu’ils n’auront pas été résolus, l’électromobilité

reposera en paix », a-t-il poursuivi. Il est toutefois convaincu

que dans un avenir proche, la densité de l’infrastructure augmentera

pour que l’autonomie puisse diminuer, ce qui fera baisser le prix des

véhicules électriques. Dès que le kilowattheure coûtera 100 euros ou

moins, cela deviendra intéressant. « Cela sera le cas au milieu des années

2020 », estime S. Bratzel.

Les opportunités du moteur diesel

Les principaux facteurs de développement de l’électromobilité sont

le marché chinois, qui souhaiterait ne plus dépendre du pétrole, et la

volonté de Tesla de s’adapter aux réglementations UE. En termes de

capacité d’innovation, les fabricants allemands ne brillent pas particulièrement.

Ils sont juste dans le peloton, derrière Hyundai ou Renault.

Pour le fabricant américain Tesla, le modèle 3 servira de test décisif

« Nous nous attendons à ce

qu’en 2030, les nouvelles

immatriculations de

véhicules électriques

représentent près de 40 %. »

quant à sa capacité d’effectuer sa percée sur le marché. S. Bratzel

a relativisé l’engouement pour les moteurs électriques : « Nous nous

attendons à ce qu’en 2030, les nouvelles immatriculations de véhicules

électriques représentent près de 40 % », a-t-il

affirmé. « Cela signifie toutefois aussi que 60 %

des nouvelles immatriculations resteront des

moteurs à combustion ! Leur mort n’est donc

pas pour demain. » Il a ajouté que le moteur

diesel ne serait quant à lui proposé que dans

des segments supérieurs et que l’empreinte

CO 2

devait être bien analysée : « On ne peut

pas admettre de devoir rouler sans émissions

chez nous tandis qu’au Congo, l’extraction de cobalt entraîne une pollution

importante. »

De nouveaux secteurs d’activité

L’électromobilité forcera toutefois les garagistes à chercher de nouveaux

champs d’activité. « Les besoins de service diminueront. »

S. Bratzel s’attend à ce que le pourcentage de voitures de tourisme détenues

par des particuliers en tant que modèle commercial subisse des

modifications. Il entrevoit surtout de nouveaux secteurs d’activité en

rapport avec le traitement des données. « Des systèmes de caméra permettront

de savoir comment se porte le conducteur. S’il ne va pas bien,

la voiture pourra agir », explique-t-il en se projetant dans un avenir qui

n’est plus très éloigné. « Il y aura des profils, qui permettront de développer

un secteur d’activité. »

Les données valent de l’or

S. Bratzel est convaincu que les données sont l’or d’aujourd’hui.

« Les garages de taille moyenne ne peuvent rivaliser avec les fabricants

automobiles », a-t-il affirmé. Néanmoins, des opportunités intéressantes

peuvent s’offrir aux garagistes. « Si un véhicule a un problème,

ils le savent avant le conducteur », a indiqué S. Bratzel.

Suite page 14

Stefan Bratzel : « L’oie est contente de trouver des graines dans l’enclos, jusqu’à ce que, juste avant Noël, elle se rende compte d’une réalité bien différente. »

AUTOINSIDE | Février 201913


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

« Sans compter qu’ils peuvent composer

des offres adaptées à leurs clients dans

le domaine de l’entertainment. » Il a donné

du courage aux garagistes : « Tout le monde

aura donc sa part du gâteau. Ce ne sera pas

une logique d’exclusion mais d’inclusion. » Il

a également souligné que la maintenance et

l’exploitation des flottes devraient continuer

d’être assurées.

Électromobilité : à l’image du pop-corn

Puis il a fait un parallèle intéressant : « C’est

comme lors de la ruée vers l’or aux États-Unis :

grâce à elle, les fabricants de pelles gagnaient

beaucoup d’argent. C’est pourquoi je voudrais

vous donner envie de réfléchir à quelles pourraient

être les pelles d’aujourd’hui. » Cependant,

il ne faudrait pas que ce soit comme pour

l’oie, qui attendait jour après jour sa nourriture,

jusqu’à ce que subitement Noël arrive... Il faut

au contraire se préparer : « L’électromobilité est

comme la préparation du pop-corn : pendant

longtemps, il ne se passe rien, puis les choses

se précipitent. » Ou pour reprendre la formulation

de Charles Darwin, naturaliste et

auteur des travaux sur l’évolution des

espèces : « Ce n’est pas le plus fort de

l’espèce qui survit, ni le plus intelligent.

C’est celui qui sait le mieux s’adapter au

changement. » <

Plus d’informations sur :

auto-institut.de

À l’époque de la ruée vers l’or, les fabricants de pelles ont gagné beaucoup d’argent.

« C’est comme lors de la ruée

vers l’or : grâce à elle, les fabricants

de pelles ont fait des

profits importants. Réfléchissez

à quelles pourraient être

les pelles d’aujourd’hui. »

14

Février 2019 | AUTOINSIDE


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

Urs Wernli, président central de l’UPSA

« Le retour est

très positif »

Dans son discours d’ouverture de la Journée des garagistes suisses, Urs Wernli a

rappelé que les garagistes sont les principaux interlocuteurs des automobilistes

suisses. Urs Wernli, le président central de l’UPSA, entrevoit plus d’opportunités

que de risques face au développement de la numérisation. Sandro Compagno

Urs Wernli, président central de l’UPSA

M. Wernli, vous avez relativisé la notion de

perturbation dans votre discours. Pourquoi

êtes-vous si sûr de vous ?

Urs Wernli : En raison de ce que j’ai de

nouveau vécu à Berne ce jour-là : que plus

de 800 participants fassent le déplacement

jusqu’au Kursaal atteste de la cohésion de

notre branche. Les interventions et les débats

sur l’estrade mais aussi les pauses et le Dîner

des garagistes ont une fois de plus souligné

que nos membres sont nombreux à considérer

le changement comme une opportunité et

à vouloir en tirer profit.

Quel bilan tirez-vous de la journée ?

Je suis très satisfait. Les exposés étaient

géniaux. Les sujets abordés étaient bien équilibrés

eux aussi : nous avons eu des voix d’experts

issus de l’industrie mais aussi des avis

précieux d’autres branches. En cette année

électorale, nous avons aussi pu parler politique.

Nous sommes ravis d’avoir eu parmi

nous les cadres des partis bourgeois, le président

de l’Union suisse des arts et métiers

ainsi qu’une conseillère nationale et entrepreneuse

très en vue. Cela montre que nous

pouvons compter sur des soutiens dans notre

engagement en faveur de conditions-cadres

favorables à l’industrie et d’une politique des

transports raisonnable.

Quelles ont été les réactions des

participants ?

Très positives. Les participants ont beaucoup

apprécié le programme riche et varié et

ce qui leur a été proposé. Les articles dans les

médias de l’UPSA étaient eux aussi de qualité,

et ils trouvent un public de plus en plus large,

j’en suis persuadé..

Quelles sont les marges de progression

d’après vous ?

Nous avons atteint un niveau qui ne nous

permet plus de progresser significativement.

Nous voulons toutefois encore nous améliorer

et nous nous efforçons d’apporter de

nouvelles idées et d’éviter de sombrer dans

la routine. Il est possible d’améliorer l’offre

de restauration. Je suis convaincu que nous

pourrons également proposer en 2020 ce qui

conduira à la réussite des garagistes. <

L’information permet l’identification

Avec plus que 800 participants, la Journée des

garagistes suisses jouait à guichets fermés

depuis des semaines. L’immense intérêt dont jouit

la manifestation témoigne non seulement de

son importance en tant que plateforme d’information

et pour les échanges entre collègues, mais

aussi de la cohésion dans la branche automobile

suisse. Ce format s’est appuyé sur des contenus

pertinents autour de la manifestation du Kursaal

de Berne. Pour les personnes intéressées qui

ne disposaient pas de billets pour la manifestation

la plus importante et la plus remarquable de la

branche automobile suisse, le stand du bureau de

nouvelles de l’UPSA a été sur le pied de guerre

pendant 15 heures. Des rédacteurs et des organisateurs

ont traité les contenus de la journée

sur des canaux internes et externes imprimés, en

ligne, sociaux et vidéo. L’information permet en

effet l’identification. Les collaborateurs de Viva

AG für Kommunikation, le partenaire de communication

de longue date de l’UPSA, ont contribué

dans une mesure déterminante à la recherche

de thèmes, à l’organisation et au déroulement

impeccable de la manifestation. La collaboration

fiable et sur mesure entre l’UPSA et Viva fait

partie des raisons du succès de la Journée des

garagistes suisses.

AUTOINSIDE | Février 201915


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

« Nous souhaitons montrer ici aux

garagistes que la valeur cible de 95

grammes de CO 2

/km peut être respectée

du jour au lendemain, grâce au biogaz.

Ce dernier est la seule véritable

réponse durable et financièrement

soutenable à cette question. Et celle-ci

intéresse les garagistes suisses. »

Pascal Lenzin, coordinateur national pour la

mobilité GNC (à gauche), et André Raess, coordinateur

pour la mobilité GNC de Gaznat SA.

« Nous sommes confrontés à un défi

majeur sur la question du CO 2

. Notre

branche doit rechercher des solutions

conjointes avec la sphère politique.

Étant donné la présence ici au Kursaal

des responsables de l’UDC, du PLR

et du PDC, ainsi que du président de

l’Association des Communes Suisses,

aujourd’hui est l'occasion idéale de

trouver des pistes praticables et des

solutions raisonnables. »

Andreas Burgener, directeur d’auto-suisse.

« Les thèmes abordés lors de la

Journée des garagistes suisses

concernent directement notre

activité. Pour moi, il s’agit aussi

d’entretenir les relations et de me

laisser inspirer par des conférences

passionnantes. »

Joel Souchon, COO de Swiss

Automotive Group.

« La Journée des garagistes suisses

est la plate-forme idéale pour rencontrer

nos clients, c.-à-d. les garagistes.

C’est un événement majeur pour toute

la branche. »

André Hefti, directeur de Geneva

International Motor Show.

« La journée a été intéressante de bout

en bout : j’ai fait la connaissance de

gens intéressants, entendu des conférences

intéressantes et entrevu des

perspectives d’avenir intéressantes

pour notre branche. La Journée des

garagistes suisses a une fois de plus

réussi à nous donner de nombreuses

idées pour notre avenir. »

Reto Wandfluh, CEO de Yokohama.

« En tant que cheffe d’entreprise,

on est souvent trop absorbé par les

affaires courantes. La Journée des

garagistes suisses réussit, au travers

de conférences passionnantes, à nous

inciter à réfléchir et nous inspire des

idées, qui personnellement, me serviront

également dans mon quotidien

professionnel. J’ai beaucoup aimé

l’intervention de Magdalena

Martullo-Blocher, malgré son succès,

cette cheffe d’entreprise a gardé les

pieds sur terre et sa franchise. »

Bettina Schmid, CEO de Garage B. Schmid AG.

« La Journée des garagistes suisses

a confirmé la mutation que connaît la

branche. Celle-ci entraîne certains

risques, mais aussi de nombreuses

opportunités. Si nous exploitons ces

dernières, notre secteur a un bel

avenir. Enfin et surtout, le colloque

est une importante plate-forme de

rencontres et d’échanges pour la

branche. »

Giorgio Feitknecht, CEO d’ESA.

« Je suis très impressionnée par cet

événement qui présente les perspectives

de la mobilité d’une manière très

nuancée. Tout le monde est conscient

qu’il doit se passer quelque chose.

Des thèmes comme les motorisations

alternatives ou la numérisation du

métier de garagiste sont brûlants

d’actualité, en témoignent les quelque

850 participants. Je serais ravie que la

branche accorde davantage d’importance

à la mobilité GNC à l’avenir. »

Daniela Decurtins, directrice de l’Association

Suisse de l’Industrie Gazière.

Patrick Eugster, Dextra

Versicherungen AG.

Bruno Fankhauser, Post

Company Cars AG.

Beat Altermatt, Stefan Schüppach, Christophe Clerc et

Pascal Blösch (de g. à dr.) de la Mobilière Suisse Société

d’assurances sur la vie SA.

Jeannine Blunier, Werner

Blunier AG.

Nathalie

et Michael

Flückiger de

Josef (à gauche) et

Stefan Albisser, Kreuz-

Garage Willisau AG.

Peter Banz, KW Automotive

(Schweiz AG).

Ernst Anderwert (à g., asa) et Werner

Jeger (vice-directeur de l’OFROU).

Nicole et Andreas Baschnagel,

E. Baschnagel AG.

Ronald Betschart, Marc

Weber, Daniel Bättig,

Hans Mäschli et Diego

16

Février 2019 | AUTOINSIDE


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

« Les présentations sont, cette

année encore, très instructives. La

Journée des garagistes suisses est

en outre une excellente occasion

d’entretenir son réseau relationnel. »

Thomas Küderli, propriétaire de Gassner AG.

« La Journée des garagistes suisses

est l’événement le plus important

de l’année pour la branche. Elle

témoigne de la cohésion de celle-ci

et est une source d’idées pour les

activités quotidiennes. Nous en

repartons chaque année motivés et

inspirés. »

Edwin et Daniela Koller, Freihof Garage

AG à Näfels.

« Cette journée est importante pour

la cohésion entre les garagistes,

qui impacte également le public.

Les conférences des intervenants

exceptionnels sont autant de

possibilités de formations continues

qui aiguisent notre regard sur les

perspectives d’avenir. »

Peter Baschnagel, E. Baschnagel AG.

« Ce colloque est tout simplement

la meilleure plate-forme pour la

profession de garagiste. »

Rudolf Leibundgut, ESA.

« Je suis toujours étonné de ce que

l’union des garagistes accomplit

chaque année. Je ne partage pas

l’opinion du CEO d’Amag, Morten

Hannesbo, pour qui seuls ceux qui génèrent

100 millions de chiffre d’affaires

survivront… Le colloque sensibilise au

changement et la branche l’a accepté.

Outre les idées que donnent les conférences,

les aspects les plus importants

de la Journée des garagistes suisses

sont les rencontres et les échanges. »

Felix Wyss, président central de l’USIC.

« Le fait que la Journée des garagistes

suisses ait une nouvelle fois affiché

complet prouve que l’on parvient à rassembler

les membres de cette branche.

C’est un signal fort. Nous avons déjà

vécu certains aspects du changement

et pouvons donc puiser dans nos

propres expériences. J’ai particulièrement

apprécié la cohésion des partis

bourgeois, manifeste lors du débat de

l’après-midi. »

Jean-Daniel Götschi, organisateur de

Transport-CH.

« Le niveau de la conférence est

élevé, il mérite d’être reconnu. Ce

qui m’a particulièrement impressionné,

c’est la cohésion de

l’industrie, qu’elle célèbre ici. Vous

ne trouverez pas cela chez nous en

Allemagne. »

Prof. Dr. Falk Hecker, Co-fondateur

d’Autoplus AG à Wolfsburg, Allemagne.

« Ce colloque est important pour

nous parce qu’il est de loin le plus

grand de Suisse, que les principaux

acteurs sont présents et que

le programme et les orateurs sont

excellents. C’est incontestablement

le colloque numéro 1. »

Sandro Francescutto, directeur du

concept de garage en Suisse chez Robert

Bosch AG.

l’ Automobile

Flückiger AG.

Pasquale Ciccone, Garage

Carr. Ciccone Sagl.

Daniel Hablützel (à g., Carauktion AG), Wolfgang Schinagl

(Auto-i-dat) et Remo Capeder (Carauktion AG).

Jeanne et Benamin Hepp,

Klettgau-Garage GmbH.

Roger Hunziger (à g.) et Christoph

Kissling de Rhiag Group

Ltd.

De Pedrini (de g. à dr.)

de la section UPSA

Zurich.

Adrian Enggist (à g., Garage P.

Rastorfer) et Beat Künzi (Centre

de formation de la branche

automobile).

André Frey (à g., Figas), David Regli (Figas),

Marco Frozza (AutoTempel AG) et Jvan Hutter

(Figas).

Emil Galliker (à g., Garage Galliker AG), Giuseppe

Ciappa et Enzo Santarsiero (André Koch

AG) et Gabriel Galliker (Garage Galliker AG).

AUTOINSIDE | Février 201917


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

Reto Gräub (à g.) et Urs Caprani de

Gräub Auto Center AG.

Olivier Rihs, futur directeur

du Salon de l’auto.

Daniel Riselli (à g., SsangYong) et René

Schoch (conseiller clientèle, UPSA).

Luc Romann, Würth AG.

Hansruedi Ruchti (de g.

à dr., UPSA), Reto Braun

(Volvo Car Bern AG) et

Andrej Rüegg (de g. à dr.), Karin von

Rotz et Hanspeter von Rotz de Auto

Welt von Rotz.

Martin Schanz (de g. à dr.),

Isabelle von Känel et Daniel Germann

de Autohaus Känel AG.

David Schweizer, P.

Schweizer AG.

Bettina Schmid (Garage

Schmid) et Adrian Hess (Transit-Garage

Müller AG).

David Schönenberger (à g.)

et Roger Neuweiler de AF

Cars AG.

Jean-Claude Innocenti (de g. à dr.,

Geiser Nutzfahrzeuge AG), Roger Huber

(Calag Carrosserie Langenthal AG) et

Marcel Jörg (Geiser Nutzfahrzeuge AG).

Dominique Kolly (à g., Garage

G. Kolly SA) et Jean-Daniel

Goetschi (organisateur de

Transport-CH).

Matthias Krummen, ESA.

Richard Heini (de g. à dr., président de la section UPSA TG),

Urs Bucheli (président de RoadRanger), Josy Wyss (Zentrex

AG), Urs Weibel (Zurich Versicherung) et René Früh.

Daniela et Michael Käser du

Garage Käser AG.

Thomas Küderli (de g. à dr.) Gassner

AG), Aurel Toth (AWS Architekten AG) et

Jean-Claude Bopp (Bopp Solutions AG).

Carlos Lameiras, Samuel Lacilla, Jean-François

Lacilla et Corinne Lacilla du Garage de

l’Autoroute J-F Lacilla SA.

Marc Langenbrinck (à g., CEO

de Mercedes-Benz Schweiz)

et Alexander Hasler (Walter

Hasler AG).

18

Février 2019 | AUTOINSIDE


Markus Niffeler (Centralgarage

Sursee AG).

Monika et Peter Schweizer

de P. Schweizer AG.

Hanspeter von Atzigen et Niklaus Röthlin de

Auto von Atzigen.

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2019 figurent sur le site

www.autotechnik.ch/training

Dominic Schütz (à g., Allianz

Suisse) et Marc Kessler

(Quality1 AG).

Annik Simonin, Pensionskasse

Mobil.

Felix Marti (de g. à dr.), Samuel Bitterli et

Reto Heimberg de Auto Marti AG.

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téléphone

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François Launaz (à g., autosuisse)

et Silvio Bizzini (Amag).

Toni Mancino (à g., Stierli Automobile

AG) et Martin Sollberger

(section UPSA Argovie).

Mirko Nyffeler (à g.) et Oliver Kalt de

Erne&Kalt AG.

Dates:

Partie 1:

03.05.2019 à Boussens

Partie 2:

14.06.2019 à Boussens

09.00h à 17.00h

Inscription en ligne

wwww.autotechnik.ch/training

Sascha Wicki (à g., Manpower

Schweiz) et Marcel Hollenstein

(Garage Hollenstein).

Felix Wyss (à g., président central

de l’USIC) et Loris Cataldo

(ACW AG).

Kurt Wyssbord (à g., Technomag

AG) et Sébastien Moix (SAG

Services AG).

Hostettler Autotechnik AG

Téléphone 041 926 62 35

E-Mail info@autotechnik.ch

AUTOINSIDE | Février 2019


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

Professeur Falk Hecker

« L’avenir de l’après-vente se trouve

L’après-vente et la numérisation sont étroitement liées. Le professeur Falk Hecker en a fait la démonstration lors de la Journée

des garagistes suisses et a expliqué pourquoi le libre accès aux données est impératif pour le marché du service. André Bissegger

« L’avenir de l’après-vente se trouve en ligne », a déclaré Falk Hecker,

cofondateur d’Autoplus AG à Wolfsburg, dans sa conférence sur le

service après-vente à l’ère de la transformation numérique. Autoplus

est une chaîne allemande d’ateliers indépendants. Selon Falk Hecker,

elle poursuit une stratégie à 360 degrés, c.-à-d. qu’elle ambitionne la

prise en charge complète du conducteur. Celle-ci comprend l’entretien

du véhicule, les révisions, le changement de l’huile, des pneus et des

courroies de distribution, les réparations suite à un bris de glace ou

un accident, mais aussi la vente. Autoplus a toutefois également été

confrontée à une baisse de fréquence dans son activité clé. Les raisons

sont connues : baisse de fréquentation de la clientèle, stagnation des

volumes de pièces, accès en ligne aux processus clientèle et de services

qui entraîne une totale transparence des prix et une concurrence sur

Internet, tentatives de fidélisation des constructeurs automobiles, etc.

« En 2017, nous avons décidé d’inverser la vapeur et avons investi

dans l’avenir numérique. » L’ambition est claire : « Nous voulons être

un pionnier du numérique. » Aujourd’hui, la plate-forme d’ateliers en

ligne propose un service complet, de la réservation au paiement. L’entreprise

souhaite ouvrir ce service à des tiers dans les années à venir et

ainsi devenir le booking.com des garagistes.

Les prix peuvent varier

Le passage au numérique de l’atelier s’étend de la publicité et de la

prise de contact au feed-back, en passant par la prise de rendez-vous,

la configuration des ordres d’entretien et le paiement en ligne. « Représenter

la totalité des processus n’est pas simple. » Si Autoplus fait

aujourd’hui encore de la publicité hors ligne, « c’est avec l’objectif clair

de diriger les clients vers la plate-forme en ligne ». Cela passe aussi par

des incitations financières, les clients bénéficiant de conditions plus

avantageuses en ligne. L’un des prérequis fondamentaux est de numériser

l’assortiment. « C’est une lourde charge », prévient-il.

Mais l’effort est financièrement rentable : « La prise de rendez-vous

en fonction de l’exploitation de la capacité accroît la rentabilité de 25

à 30 % », a indiqué Falk Hecker à titre d’exemple. Et les clients peuvent

choisir le créneau qui leur convient. Les prix sont susceptibles de varier

selon la saison et l’exploitation de la capacité. Et de préciser : « Les

clients l’acceptent, mais il ne faut pas exagérer. » Il a également souligné

que lors de la réservation en ligne, une personne de contact doit

être disponible à tout moment, via chat vidéo, par exemple. Son succès

donne raison à Autoplus : l’entreprise réalise d’ores et déjà un huitième

de son chiffre d’affaires en ligne.

20

Février 2019 | AUTOINSIDE


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

Ouverture et passion

Pour l’orateur, le passage au numérique confrontera la société à une

destruction créatrice, « comme lorsque les LED ont remplacé l’ampoule

à incandescence. » Il a toutefois rassuré le public en prédisant encore

des années de coexistence stable.

Pour une activité de service prospère à l’avenir, Falk Hecker a donné

les conseils suivants aux garagistes : « Soyez ouverts et intéressez-vous

activement aux innovations technologiques. » Il serait également judicieux

qu’ils intègrent les nouveaux outils numériques aux processus

de leur atelier et mettent à profit la numérisation pour renforcer les

relations avec leurs clients. « Une relation basée sur la confiance et le

partenariat sera indispensable pour conserver ses clients dans l’avenir

numérique », a-t-il déclaré.

En parallèle, il a encouragé les garagistes qui ne sont peut-être pas

encore tout à fait entrés dans le monde numérique : « La clé du succès

n’est pas toujours d’avoir une idée en premier, mais de la mettre en

pratique avec enthousiasme. » <

Plus d’informations sur :

autoplus.de

L’importance de l’après-vente

Les garagistes se modernisent pour répondre aux exigences actuelles

des clients et aux défis dans le service après-vente.

en ligne »

Bataille pour la souveraineté sur les données

Pour Falk Hecker, « l’accès aux données du véhicule est la clé du

service après-vente. » Il précise qu’au sens juridique, il n’existe toutefois

pas de droit de propriété sur les données, seulement un droit d’en

disposer. Elles font aujourd’hui l’objet d’une bataille acharnée, parce

que les constructeurs automobiles s’efforcent d’obtenir la souveraineté

dans ce domaine, cf. le « projet NEVADA » (Neutral Extended Vehicle

for Advanced Data Access). Avec ce concept, le constructeur est le seul

à disposer d’un accès à distance au véhicule. Les partenaires peuvent

ensuite obtenir les données sur les serveurs des constructeurs. « Cela

ne peut pas être dans notre intérêt », a-t-il souligné. « Il n’est pas envisageable

que nous nous contentions des données que, dans leur grande

bonté, les constructeurs nous auront concédées. L’accès aux données

du véhicule détermine la souveraineté sur le marché. » À ses yeux, le

libre accès aux données est par conséquent impératif pour un futur

libre marché du service. Mais Falk Hecker s’est montré optimiste.

À l’avenir, le véhicule connecté réservera lui-même son entretien.

Dans l’intervalle, le client doit passer par son smartphone ou son assistant

numérique, tel qu’Alexa, pour se rendre à l’atelier. « Ce n’est pas

une vision futuriste. C’est déjà le cas aujourd’hui, parce que les clients

exigent des canaux numériques », explique-t-il.

srh. Quelle est l’influence des constats exposés par Stefan Bratzel et

Falk Hecker dans leurs conférences sur le quotidien des garagistes ?

Georges Bovet, Gabriel Galliker et Alexander Hasler, garagistes,

discutent précisément de cette question. « Le relationnel est primordial

et chez nous, il commence dès la vente », a expliqué Alexander Hasler,

directeur de Walter Hasler AG. « Grâce à ces données, le système

nous signale à l’avance que le véhicule doit être révisé, ce qui permet

à notre service clientèle de contacter le client à temps. » Certes, le

constructeur sait tout du garage et beaucoup de choses sur le client,

« mais il met ces informations à notre disposition ».

« Nous trouvons-nous dans une bataille entre deux univers ou sommesnous

les oies ? », a demandé Gabriel Galliker du Garage Galliker AG,

filant la métaphore de Stefan Bratzel. « Nous sommes les oies et

nous rendons chaque jour à la mangeoire, jusqu’au 1001 e jour. » C’est

pourquoi il conseille à ses collègues de prendre une fois par an du recul

pour revoir leur orientation stratégique avec la distance nécessaire. Et

par conséquent d’être ouverts aux nouveautés. « Nous proposons pour

les réservations en ligne un rabais de première minute qui a fait l’objet

d’une communication dans la newsletter », a indiqué Gabriel Galliker.

Cela a été très bien accueilli. « En plus, notre charge administrative est

ainsi réduite. »

Georges Bovet, du Garage-Carrosserie Georges Bovet S.A., mise lui

aussi sur le marketing numérique. « Nous pouvons utiliser la plateforme

de Ford, mais le contact clientèle passe toujours par nous »,

dit-il. Il n’exclut pas pour autant les outils analogiques : le garage Bovet

envoie toujours des lettres aux clients au sujet du contrôle hivernal ou

printanier et du changement de pneumatiques. Georges Bovet utilise

aussi beaucoup Facebook (« grâce à mes enfants »), tout comme Gabriel

Galliker. « Nous avons créé une mascotte avec laquelle nous sommes

actifs sur Facebook. » Résultat : des taux de clics élevés. « Jusqu’à

70 000 clics pour certaines vidéos », révèle-t-il.

Tous trois attachent une grande importance à l’après-vente. « C’est

essentiel pour le chiffre d’affaires », souligne Georges Bovet. « Nous

sommes chanceux : les clients suisses continuent à faire leurs achats à

proximité et restent ensuite fidèles au garage », ajoute-t-il. Alexander

Hasler estime également que le domaine de l’après-vente est important

pour la rentabilité.

AUTOINSIDE | Février 201921


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

L’année électorale démarre

« Il ne faut pas privilégier les

uns au détriment des autres »

En prélude à la grande année électorale 2019, une table ronde réunissant les présidents des trois partis gouvernementaux

bourgeois et Jean-François Rime, président de l’Union suisse des arts et métiers, s’est déroulée lors de la Journée des garagistes

suisses. La politique des transports était au cœur du débat.​ Sascha Rhyner

La discussion de 40 minutes a notamment porté sur trois aspects :

l’élargissement à six voies des autoroutes, la loi sur le CO 2

et la répartition

des départements au Conseil fédéral. Même si la gauche était

absente de la tribune, les piques ne manquaient pas, quoique le débat

se soit terminé sur un appel à la solidarité bourgeoise. Petra Gössi

(PLR), Albert Rösti (UDC) et Gerhard Pfister (PDC) ainsi que Jean-François

Rime (UDC également) se sont réjouis de l’existence de signaux

en faveur d’une extension sur six voies des autoroutes, au moins sur

les tronçons principaux. « Nous devons toutefois être conscients que

cela va déplacer les goulets d’étranglement », a déclaré Petra Gössi. « Les

cantons seront mis à l’épreuve. » Gerhard Pfister a indiqué que la croissance

économique et démographique se poursuivrait. « Cela nécessitera

des infrastructures ! »

Des oppositions et des recours

Pour Albert Rösti, il est clair que la mobilité exige de la place. « Les

trois quarts du trafic ont lieu sur la route », a-t-il calculé. « Jusqu’en

2040, ce chiffre ne descendra pas en dessous de 70 %. » Créer des goulets

d’étranglement dans les agglomérations n’a donc pas de sens à ses

yeux. Jean-François Rime s’est montré réservé au sujet de l’élargissement

à six voies. « Il y aura des oppositions et des recours », il en est

convaincu. Il faut selon lui d’autres approches innovantes, réalisables à

court terme. Cette remarque a suscité une discussion sur la répartition

des départements après les élections du Conseil fédéral, parce qu’après

Doris Leuthard (PDC), le DETEC sera à nouveau dirigé par une représentante

du PS, Simonetta Sommaruga. « Il ne faut pas recommencer à tout

miser sur le rail », a exigé Petra Gössi. « Il doit y avoir une coexistence. »

Ce qui n’est pas mis en œuvre aujourd’hui retarderait tout à l’avenir. « La

direction du DDPS est un défi », a ajouté Gerhard Pfister, la nouvelle

conseillère fédérale Viola Amherd n’ayant pas tout à fait pris la tête

du département militaire de son plein gré. Il a approuvé Petra Gössi :

« Transports individuel ou publics, il ne faut pas privilégier les uns au

détriment des autres. » Albert Rösti s’est réjoui de la nouvelle attribution

des départements et a ensuite longuement insisté sur l’importance

de la sécurité. Gerhard Pfister n’a pas pu s’empêcher de plaisanter : « On

sent que la perte du DDPS est douloureuse pour l’UDC. »

Investir dans la capacité d’innovation

Les avis sur la loi sur le CO 2

étaient plus sérieux. « Il y a eu

quelques problèmes épineux », a raconté Jean-François Rime. « Le

22

Février 2019 | AUTOINSIDE


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

Une table ronde de haut vol à la Journée des garagistes suisses 2019 (de g. à d.) : Jean-François Rime (conseiller national UDC et président de l’Union suisse des arts et

métiers), Albert Rösti (président de l’UDC Suisse), l’animateur Patrick Rohr, Petra Gössi (présidente du PLR Suisse) et Gerhard Pfister (président du PDC Suisse).

dossier était complexe et nous sommes maintenant en pleine année

électorale, une période de nervosité plus intense. » Il espère

que le Conseil des États apportera de bons compléments au dossier.

« Certaines positions étaient extrêmes. » Jean-François Rime

a rappelé que la mobilité passe par la route et par le rail. «

Les revendications de la gauche allaient trop loin ; ce serait devenu

trop cher pour la profession », a expliqué Petra Gössi. Elle a

reproché au PS de s’opposer aux centrales hydroélectriques et à

l’énergie éolienne, tout en exigeant la promotion d’énergies alternatives.

Cela n’a pas fonctionné. « En politique suisse, il faut faire

des compromis et avancer pas à pas. » Les émissions de CO 2

ne

s’arrêtent pas à la frontière. « Nous devons investir dans la capacité

d’innovation, ce sera beaucoup plus utile », la présidente du PLR

en est convaincue.

le canton de Zoug avec celui de Berne, suscitant l’hilarité des quelque

800 participants à la Journée des garagistes suisses. L’Emmentalois Albert

Rösti a répliqué que tout le monde au PDC n’est pas sur la même

ligne que le président. L’UDC serait selon lui le représentant idéal de

l’industrie : « Nous ne voulons pas plus de réglementations. Nous défendons

la liberté et la sécurité. » Petra Gössi s’est montrée plus ouverte :

« Votez pour ce que vous trouvez bien. Nous défendons vos intérêts »,

a-t-elle indiqué. « Renforcez les partis bourgeois. » <

Renforcer la position bourgeoise de Berne

Et comme 2019 est une année électorale, les présidents ont vanté les

avantages de leurs partis respectifs pour la profession. « Il est important

de renforcer le centre. Et nous sommes leaders en politique économique

», a expliqué Gerhard Pfister. Et d’ajouter qu’il suffit de comparer

AUTOINSIDE | Février 201923


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

Maria Coli

« Le prix est élevé, mais cela

en vaut la peine »

Peu d’autres secteurs d’activité ont été affectés aussi tôt et aussi profondément par la numérisation que l’hôtellerie.

Maria Coli, hôtelière dans l’établissement 5 étoiles Kulm, à Arosa, a évoqué les défis et opportunités présentés par les

plates-formes en ligne. Sandro Compagno

L’hôtelière, Maria Coli sait captiver ses

clients. Elle a donc ouvert sa présentation sur

un exemple tiré de l’industrie automobile :

l’ancienne marque Borgward qui, au sommet

de sa prospérité, à la fin des années 50, employait

quelque 20 000 personnes, a créé une

icône allemande du design avec la Borgward

Isabella, puis s’est éparpillée en multipliant

les modèles avant de faire faillite dans les

années 60. Elle a décrit le fondateur de l’entreprise,

Carl Borgward, comme un ingénieur doué, mais aussi un

monarque absolu, sourd à tous les conseils.

Maria Coli a cité l’informaticien Bill Gates pour faire la transition

avec les défis auxquels l’hôtellerie est confrontée depuis une dizaine

d’années : « Les clients les plus insatisfaits sont la meilleure source

pour apprendre de nos erreurs ». Booking.com, Airbnb.com, Expedia.

com et tous les autres ont complètement transformé le marché de

l’hébergement.

Aujourd’hui en Suisse, 40 % des nuitées sont réservées par voie

électronique (e-mail compris), 27 % par le biais des plates-formes

de réservation susmentionnées. Cela revient cher aux hôteliers

« Booking et Cie exigent entre cinq et 25 % de commission par réservation.

Pour le client, cela ne fait pas de différence, il paie plus ou

moins le même prix pour sa chambre. » Du moins les contrats léonins

qui interdisaient aux hôteliers de proposer des prix inférieurs

à ceux des plates-formes en ligne sur leurs propres sites Web ont-ils

été résiliés.

40 %

des nuitées en Suisse sont

réservées en ligne, 27 % via des plates-formes

comme Booking, Airbnbn et Expedia.

capitale. « Je mentirais si je vous disais que

ce n’est pas important d’être l’hôtel avec les

meilleures évaluations en ligne à Arosa », a

déclaré l’hôtelière de 30 ans, qui considère

appartenir à la « génération Y ».

Il y a dix ans à peine, les plates-formes

d’évaluation étaient un phénomène nouveau

« L’évolution ne peut être stoppée »

Maria Coli a indiqué que l’évolution liée aux plates-formes

de réservation en ligne ne pouvait pas être arrêtée. « Les clients se

tournent de plus en plus vers le numérique. Ils réservent sur Internet

au lieu de décrocher le téléphone ou d’envoyer un fax. » De son point

de vue critique, l’hôtellerie s’est trop longtemps montrée présomptueuse.

« À présent, nous ne devons pas nous positionner en victimes,

mais au contraire nous efforcer de faire de notre mieux : nous

devons surprendre et inspirer nos clients. C’est finalement à l’hôtel

et à son personnel de combler les clients. » Le facteur humain reste

l’atout majeur, même à l’ère du numérique. Il s’agit de réussir le grand

écart entre efficience numérique et lien émotionnel avec les clients.

Les plates-formes de réservation ne sont toutefois pas les seules

à avoir modifié le modèle commercial de l’hôtellerie, le portail

d’évaluation Tripadvisor revêt désormais lui aussi une importance

24

Février 2019 | AUTOINSIDE


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

et peu connu. Elle a expliqué : « Les choses nouvelles sont volontiers

tournées en ridicule. Beaucoup d’hôteliers ne lisaient même pas les

avis ! » Aujourd’hui, Tripadvisor est devenu incontournable, selon

Maria Coli qui a présenté des chiffres impressionnants à l’appui :

• 79 % des voyageurs lisent six à douze évaluations avant de réserver

un hôtel.

• 88 % des voyageurs renoncent à un hôtel qui a moins de trois

étoiles sur cinq.

• 32 % ne réservent pas s’il a moins de quatre étoiles.

Malédiction ou bénédiction ?

Cette forme de numérisation est-elle une malédiction ou une bénédiction

? Tripadvisor, en particulier, donne un « pouvoir démentiel

» aux consommateurs, affirme Maria Coli, mais elle considère que

c’est une chance et pas seulement un risque. « Deux types de clients

déposent un avis : les uns complimentent, les autres critiquent. Dans

les deux cas, vous devez répondre à l’évaluation. Faites-le calmement,

aimablement et raisonnablement. Vous ne pouvez pas faire changer

le client d’avis. Mais vous pouvez le prendre au sérieux et lui donner

le sentiment que son évaluation sera prise en considération dans la

future gestion des opérations. »

Selon Maria Coli, pour convaincre un client exigeant, il faut de la

cordialité, de l’empathie et de l’authenticité. « Nous devons être authentiques.

Nous devons aimer ce que nous faisons et rester fidèles à

ce que nous sommes », a-t-elle lancé aux quelque 800 participants au

colloque, étayant ce conseil d’un exemple : « À Arosa, nous sommes

entourés de spécialités alpines. Nous servons donc des poulets de la

Seigneurie grisonne et des pommes de terre de la vallée de l’Albula.

Pourquoi diable proposerions-nous du homard, du caviar ou du poisson

de mer en montagne ? Vous devriez venir y goûter… » Ce trait

d’humour de la jeune hôtelière innovatrice et éloquente a déclenché

les rires parmi son auditoire. <

Plus d’informations sur :

arosakulm.ch

Numérisation : expérimenter et étudier

Le garagiste David Schweizer est convaincu que puisque les clients

naviguent en ligne, les garages doivent aussi y présenter leurs prestations

et services.

srh. Walter Rageth, garagiste, était propriétaire de trois établissements.

Il en a vendu deux et a fondé une société spécialisée dans les Dealer

Management Systems, c.-à-d. les logiciels pour garagistes. « Je suis un

visionnaire et j’ai dû faire un choix », a-t-il expliqué en riant. « Le garage de

Vaduz est désormais mon terrain d’entraînement. » Il est convaincu que de

nombreux processus des ateliers peuvent être davantage automatisés, pour

un déroulement plus efficace. Quand le client est là, le garagiste doit avoir

le temps de s’en occuper, estime Walter Rageth. « Le fait que les clients

vivent encore toujours à proximité fait également partie de nos avantages. »

Il importe néanmoins de rester ouvert aux évolutions numériques, telles

qu’un pendant à Booking.com. « Nous devrions être ouverts à tout. Il n’y

aura pas moyen d’y échapper », a affirmé avec conviction David Schweizer,

directeur de P. Schweizer AG. « Les gens surfent aujourd’hui en ligne, nous

devons donc y être aussi. » Son garage est d’ailleurs présent en ligne : site

Web, Facebook, Instagram.

« Le storytelling (mise en récit) est important », dit-il. Aucun autre média

ne génère des retours d’information aussi positifs. Son conseil est donc le

suivant : « Tester et exploiter ! » Aux yeux de David Schweizer, les avis Google,

même critiques, ont également leur utilité. « Nous avons contacté les

auteurs et à la suite du dialogue ainsi noué, obtenu un avis positif. Celui-ci

est également visible et donne une bonne image de l’entreprise. »

AUTOINSIDE | Février 2019 25


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

Franchise : à la Journée des garagistes suisses 2019, le CEO d’Amag, Morten Hannesbo, a prédit une consolidation des garages.

Morten Hannesbo

« Vous devez grandir et

augmenter vos volumes »

Morten Hannesbo a préconisé une stratégie résolument tournée vers l’avenir et une consolidation rigoureuse à la branche

automobile. Il a également évoqué le rôle des apprentis chez Amag. Sascha Rhyner

Morten Hannesbo n’a pas mâché ses mots. Le CEO d’Amag pronostique

une perte d’un tiers des marges dans la vente de voitures neuves.

« Et ce sera encore pire dans l’après-vente, ce qui mettra les prix sous

une grosse pression », a déclaré le Danois, n°1 d’Amag depuis onze ans.

« Onze ans pendant lesquels j’ai connu trois restructurations. » Le CEO

a expliqué qu’il faut toujours se remettre en question pour ne pas être

doublé soudainement par une chaîne allemande. « Nous effectuons dix

retraites par an pour réfléchir à la stratégie à l’écart des affaires courantes

», a-t-il expliqué.

« On vendra plus de voitures électriques que souhaité »

Morten Hannesbo est convaincu que plusieurs formes de mobilité

coexisteront à l’avenir. Il a aussi brossé le portrait du garage du futur :

« Beaucoup de choses seront virtuelles, mais tout tournera autour des

souhaits des clients. » En ce qui concerne les voitures électriques, le CEO

est persuadé qu’« on en vendra bientôt plus que souhaité ». Il faut par

conséquent préparer dès aujourd’hui les équipes de demain.

Les clients sont d’accord de payer pour un service de qualité

Morten Hannesbo conseille aux garagistes de se rendre indispensables

pour les marques automobiles. Il s’inscrit ainsi en faux contre la

thèse qui les encourage à ne pas être dépendants d’une marque (AU-

TOINSIDE 1/19, page 28). Il recommande à tous une stratégie de développement

: « Bon nombre d’entre vous ne trouveront personne pour leur

succéder. Il va falloir consolider votre stratégie, vous associer pour vous

développer et accroître vos volumes. » C’est la seule manière de résister à

la pression sur les prix. D’après le CEO, les clients seront toujours prêts à

payer pour un service de qualité. Il prend pour exemple le café et le Nespresso

: « Un kilo de café en capsules coûte 20 fois plus cher que du café

en grains ordinaire », a-t-il posé. Or, ce produit coûteux connaît un grand

succès en raison de l’expérience qu’il procure. « Le client a confiance

dans le produit, et cette confiance fait tout. Si vous vivez une expérience

positive, vous voulez y regoûter. » Morten Hannesbo a également abordé

le sujet des relations parfois tendues entre vendeurs et constructeurs :

« Les constructeurs attendent certainement des résultats, mais aussi des

26

Février 2019 | AUTOINSIDE


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

« Tout le monde doit savoir utiliser les

appareils numériques »

Des compétences opérationnelles au lieu de matières scolaires : la version révisée de l’ordonnance de formation dans la

branche automobile est entrée en vigueur en août 2018. Elle a entraîné un changement de philosophie à l’école professionnelle.

a deux avantages dans ce domaine : elle a moins d’appréhension et

a grandi avec les appareils numériques. « Les enseignants s’efforcent

maintenant de mettre en évidence le contexte. » Charles-Albert Hediger,

membre du comité central de l’UPSA et responsable du dossier

formation professionnelle, a expliqué comment éviter qu’un fossé éducatif

se creuse entre jeunes et moins jeunes : « Il faut se former en permanence.

» Il souligne que l’UPSA est très active dans ces domaines et

propose de nombreux cours. Les jeunes ont au contraire grandi avec

le numérique et sont donc rompus à son utilisation. « Ils n’ont donc

aucun mal à s’adapter au nouveau programme de formation. »

Charles-Albert Hediger (à g.) et Rolf Künzle discutent des exigences dans la

formation.

abi. L’ordonnance de formation révisée, entrée en vigueur le 1 er janvier

2018 et appliquée depuis la rentrée en août, a entraîné un changement

de philosophie à l’école professionnelle, a expliqué Rolf Künzle,

président de l’Association suisse des enseignants de la technique automobile

(ASETA), lors de la Journée des garagistes suisses. Alors

que l’enseignement était auparavant axé sur des matières telles que

l’électricité, l’électronique ou le moteur et la transmission d’énergie, la

formation professionnelle de base couvre désormais des domaines

de compétences opérationnelles tels que le remplacement des pièces

d’usure ou le contrôle et la réparation de systèmes. L’atelier est aujourd’hui

au cœur de la formation et les compétences opérationnelles

sont apprises à l’école, comme l’a indiqué Rolf Künzle.

L’un des principaux changements est à ses yeux que : « Les apprentis

viennent aujourd’hui avec leur propre ordinateur portable à l’école.

Tout le monde doit savoir utiliser les appareils numériques. » C’est

d’autant plus vrai dans la branche automobile que les ordinateurs sont

de plus en plus présents dans les véhicules. La relève professionnelle

Plus de responsabilités pour les établissements

La révision a également un impact sur les établissements formateurs,

par exemple dans le domaine du service clientèle. « Dans les

grandes entreprises, en particulier, le personnel de l’atelier n’a pas toujours

de contacts directs avec le client », a expliqué Rolf Künzle. « Le

souhait que cet aspect ne soit plus enseigné à l’école mais dans l’entreprise

a donc été exprimé. » Désormais, chaque patron peut former ses

apprentis comme il le souhaite en ce qui concerne les prestations de

services. « C’est un peu dommage, mais nous l’avons accepté. » Il lui

semble d’ailleurs évident que lorsque l’on ajoute de nouveaux éléments

à la formation, il faut faire l’impasse sur d’autres. « Nous ne pouvons

pas simplement ajouter les nouveautés au reste. »

En revanche, pour Charles-Albert Hediger, il est clair que : « Nous

sommes tous des entrepreneurs, mais nous n’agissons pas tous de la

même façon. » Pendant la Journée des garagistes suisses, tous sont

frères, mais de retour à la maison, on redevient des concurrents.

« Chacun a sa propre manière de former ses apprentis. » Comme les

prestations de services jouent un rôle de plus en plus important, l’encadrement

dans ce domaine requiert beaucoup d’investissement. <

choses simples comme savoir décrocher le téléphone, ou servir le client

avec soin. » En tant qu’importateur, le point le plus important pour lui

est le respect mutuel. Il encourage les garagistes à « avoir un plan A et à

s’y conformer systématiquement ». « Nous, les vendeurs, nous sommes

dans le même bateau que les constructeurs automobiles, et parfois c’est

à nous de ramer », a-t-il résumé.

Les apprentis apportent de nouvelles idées

Amag anticipe également sur d’autres défis : l’entreprise est active

dans l’autopartage, le service de limousine, la location de voitures et le

transport de proximité. Depuis peu, elle est partenaire d’Autosense, qui

fournit des données à l’automobiliste au moyen d’un dongle embarqué

(voir page 40). Morten Hannesbo a invité les garagistes à participer :

« Nous devons nous y mettre maintenant, sinon un autre prestataire allemand

s’en chargera. »

Les près de 700 apprentis que compte Amag jouent un rôle central

au sein de l’entreprise. « Ils apportent de nouvelles idées, et posent des

questions que nous ne nous sommes jamais posées », a relevé le CEO.

C’est pourquoi il se rend souvent et volontiers dans les ateliers pour

discuter avec les collaborateurs. Les valeurs d’Amag, « la surprise, l’innovation

et le retour », sont des points essentiels de la formation. « Il

faut remplir certaines conditions lorsqu’on travaille pour nous », avertit

Morten Hannesbo : « Nous attendons, tant de la part de nos collaborateurs

que de nos vendeurs, qu’ils s’investissent à 100 %. » Après tout, voilà

74 ans qu’Amag est sur le marché. « Et nous avons bien l’intention d’y

rester 74 ans de plus. <

AUTOINSIDE | Février 201927


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

Dîner des garagistes

Dario Cologna vise une

médaille à Pékin en 2022 !

Le quadruple champion olympique et le Suisse le plus titré de tous les temps aux Jeux olympiques (avec un certain Simon

Ammann) se fait discret en ce moment. Dario Cologna a pourtant trouvé du temps pour les garagistes suisses. Sandro Compagno

Quelques jours après le Tour de Ski, qui ne s’est pas déroulé

comme il l’aurait souhaité, et quatre semaines avant les Championnats

du monde, qui marquent l’apogée de la saison, le fondeur n’a

pas hésité à rendre visite aux garagistes suisses au Kursaal de Berne.

Depuis 2013, Dario Cologna s’engage en faveur du CheckEnergieAuto

et depuis cet hiver, il renforce son engagement d’ambassadeur

des garagistes de l’UPSA en prônant leur efficience et leurs performances

exceptionnelles. « En tant qu’ambassadeur du CEA, je me

suis d’abord concentré sur les aspects comme la durabilité et l’efficacité

énergétique. Aujourd’hui, je recommande aussi les compétences

et les performances des garagistes suisses », explique-t-il.

« De nombreux garagistes et leurs collaborateurs, dont mon garagiste

à Davos, prodiguent au quotidien des services de qualité exceptionnelle.

» Chaque année, Dario parcourt près de 25 000 km en

voiture pour son travail. « Il est donc essentiel pour moi que mon

véhicule soit en parfait état et me permette d’arriver à destination

sans pannes. » Et la relève dans la branche automobile lui tient aussi

particulièrement à cœur : « Dans le sport comme au niveau professionnel,

on ne peut arriver à rien sans s’appliquer, sans persévérer et

sans faire d’efforts. »

Entre le saumon mariné accompagné de betteraves et l’entrecôte

de bœuf, Dario Cologna a répondu aux questions de Patrick Rohr.

Originaire du val Müstair et résidant à Davos, il est bien sûr venu en

voiture : « Il y a eu de fortes chutes de neige à Davos. Mais ça s’est

très bien passé. » Il s’est encore entraîné le matin même : 50 kilomètres

en trois heures. La piste de ski de fond est moins rapide à

cause de la grande quantité de neige fraîche, a expliqué la star en

s’excusant presque, ce qui lui a valu quelques rires.

Objectif Seefeld et à plus long terme, Pékin

Le Tour de Ski, où il a dû déclarer forfait l’avant-dernier jour à

cause d’une toux d’irritation, est passé. Les Championnats du

monde de ski nordique du 19 février au 3 mars à Seefeld (Autriche)

sont de toute manière le grand objectif de cette saison : « J’espère

être de nouveau au meilleur de ma forme d’ici là. » Il y a dix ans,

il avait pour la première fois remporté le classement général de la

Coupe du monde, à l’âge de 23 ans.

Aujourd’hui, il mise sur les événements majeurs. Il a prolongé

son contrat avec l’UPSA jusqu’après les Jeux olympiques de Pékin en

2022. Il aura alors 35 ans. « En l’état actuel des choses, je serai en lice

à Pékin », a annoncé Dario Cologna en expliquant sa motivation :

« Avec quatre médailles d’or olympiques, je suis à égalité avec Simon

Ammann. Si j’en gagne une de plus… » <

28

Février 2019 | AUTOINSIDE


JOURNÉE DES GARAGISTES SUISSES

Interview avec Dario

Cologna sur son rôle

d’ambassadeur de

l’UPSA.

2020

RÉSERVEZ LE DATE

La Journée des garagistes

suisses 2020 aura lieu le mardi, 14

janvier 2020, à Berne.

Humour avec Ben Hyven

Dario Cologna n’était pas seul sur la scène

du « Dîner des garagistes ». Les quelque

500 personnes présentes à la soirée,

qui affichait elle aussi complet, se sont

beaucoup amusées lors du spectacle du

magicien Ben Hyven.

Le génial Autrichien, autoproclamé

« The Rockstar of Magic », a séduit avec

un mélange de comédie et de magie. Il

a échangé des cartes avec l’hôtelière

Maria Coli, rendu Wolfgang Schinagl, le

directeur du sponsor du dîner Auto-i-dat

AG, responsable d’un vol et transformé un

ballon bleu un serpent. Pour savoir ce qu’il

est advenu de celui-ci, il a fallu patienter

jusqu’à 22 h 00.

AUTOINSIDE | Février 201929


NUMÉRISATION FOCUS

Détection de l’environnement et évaluation du trafic

Remplacer les yeux du

conducteur par la technique

Les véhicules autonomes ne seront pas autorisés sur les routes suisses et

européennes avant 2024 au plus tôt. Les départements de recherche et de

développement sont à pied d’œuvre pour développer une technologie fiable destinée

à équiper les futurs systèmes d’assistance à la conduite optimisés et les robots-taxis.

La surveillance de l’environnement du véhicule est l’un des principaux enjeux. Aperçu

de l’état actuel et des tendances dans la recherche et le développement. Andreas Senger

La nouvelle loi fédérale sur la circulation routière n’entrera pas

en vigueur en Suisse avant 2024. D’ici là, la conduite autonome ou

semi-autonome (niveau 3 et au-delà) est interdite sur les routes

suisses comme sur les routes européennes. Il va donc falloir attendre

un moment avant de voir des robots-taxis dans le paysage

routier suisse. Si quelques véhicules (pilote automatique Tesla par

exemple) peuvent déjà rouler de manière autonome ou semi-autonome,

les conducteurs ne sont pas pour autant dispensés de leur

obligation de surveillance et de leur responsabilité (Accord de

Vienne ratifié en avril 2014).

Mais en coulisses, les constructeurs et les sous-traitants automobiles

travaillent d’arrache-pied sur des projets de recherche et de développement

et investissent des sommes considérables dans l’utilisation

de systèmes d’assistance à la conduite améliorés et de véhicules autonomes.

Les sujets clés sont la surveillance (la vision) de l’environnement

du véhicule à l’aide de systèmes de capteurs redondants et l’intelligence

artificielle (traitement des données), qui vise à sécuriser les fonctions

d’assistance au conducteur ou la conduite automatisée.

En plus des sous-traitants établis, l’intelligence artificielle, « Artificial

Intelligence » (AI) en anglais, sollicite tout particulièrement des

entreprises qui, jusqu’ici, n’intervenaient pas dans le secteur automobile.

Le spécialiste américain des cartes graphiques et de l’analyse des

images NVIDIA, par exemple, est l’un des grands acteurs du marché

des systèmes d’assistance à la conduite et des véhicules autonomes et

Aperçu des actuels et futurs capteurs environnementaux

Monocaméra

La vision de la caméra est identique à celle de l’œil humain. La monocaméra

est le capteur le plus utilisé. En cas d’installation de caméras derrière le

pare-brise, mais aussi à l’arrière et sur le côté, les images des caméras

grand angle peuvent être utilisées pour une vue panoramique.

Inconvénient : les caméras

sont inutilisables dans

l’obscurité ou en cas de

conditions météorologiques

défavorables.

Systèmes d’assistance à

la conduite : alerte de franchissement

involontaire de

ligne, reconnaissance des

panneaux de circulation,

contrôle optique de l’environnement,

assistance au

freinage d’urgence.

Caméra stéréo

La caméra stéréo se rapproche encore plus de l’œil humain car la perspective

des deux « yeux » permet une mesure de la distance. Les distances par

rapport aux autres usagers de la route et leur catégorisation peuvent ainsi

être établies par le logiciel.

La quantité de données augmente par ailleurs considérablement grâce à la

résolution plus élevée

de l’image, générant un

traitement plus chronophage.

Systèmes d’assistance

à la conduite : ACC

(EyeSight de Subaru),

détection des obstacles

et contrôle du châssis,

pilote automatique

(Tesla).

30

Février 2019 | AUTOINSIDE


NUMÉRISATION

FOCUS

il fournit du matériel et des logiciels aux fabricants d’équipements

d’origine (FEO) établis.

L’homme face à la machine

Le professeur Klaus Dorer, de l’Université de sciences appliquées

d’Offenburg, souligne l’importance de ces deux thèmes et pose la question

fondamentale suivante : « En quoi l’ordinateur est-il meilleur, en

quoi l’homme est-il meilleur ? » Sa réponse est immédiate : « L’homme

est mauvais en communication. Le meilleur exemple est le clignotant,

qui est toujours négligé. »

Mais l’homme est (bien) plus performant au niveau de la conduite

intuitive et de l’évaluation du trafic. « La technique s’avère supérieure

au niveau de la vision. Les plus grands progrès dans l’identification

d’objets ont été accomplis au cours des six dernières années », même

si « les systèmes sont encore dépourvus de bon sens », ajoute-t-il. Il

entend par là les principes éthiques et moraux permettant de prendre

la bonne décision dans les situations de circulation dangereuses.

Une détection précise de l’environnement avec une évaluation redondante est

indispensable pour les actuels systèmes d’assistance à la conduite modernes et la

future conduite autonome ou semi-autonome. Ce n’est qu’ainsi que le système peut

détecter sans erreur des objets et ainsi des dangers.

Une vision supérieure à celle de l’œil humain

Pour évaluer la circulation en fonction de la situation, le véhicule

doit, en plus de maîtriser les distances, la vitesse relative, la localisation

des objets et leur catégorisation, également anticiper les comportements.

Les capteurs utilisés pour la saisie optique et géométrique

sont à l’heure actuelle déjà en mesure de répondre à toutes ces exigences.

Tandis qu’à l’avant du véhicule, le capteur radar et le capteur lidar/

laser, techniquement similaire, peuvent détecter des objets situés à

300 mètres de distance sous l’effet de la réflexion des rayons électromagnétiques,

la caméra avant située derrière le pare-brise « voit » le

champ proche comme l’œil humain. Les véhicules équipés d’un lidar/

laser et/ou d’un radar peuvent déterminer avec précision la position,

la vitesse et la distance des objets. Le logiciel d’évaluation peut ainsi

compiler un nuage de points tridimensionnel et générer une image virtuelle

de l’environnement.

Suite page 32

La détection d’objets et la prévision des mouvements et de leur direction font partie des

défis que les FEO et les sous-traitants doivent relever pour pouvoir mettre en œuvre des

systèmes d’assistance à la conduite avancés et une conduite autonome.

Le fabricant américain de cartes graphiques NVIDIA s’est spécialisé dans

l’évaluation des images, les logiciels et le matériel destinés aux systèmes

d’assistance à la conduite et à la conduite autonome et semi-autonome. Il soutient

des FEO mais aussi des sous-traitants comme ZF.

Radar

Le procédé de mesure FMCW (Frequency Modulated Continious Wave) permet

de définir la distance et la vitesse relative grâce à l’utilisation de l’effet

doppler, et de déterminer la position d’un véhicule qui précède à l’aide de

plusieurs cônes d’antenne. Portée jusqu’à 300 m. Restriction due à de fortes

chutes de neige/pluie. Les capteurs radar de technologie 24 et 77 Ghz sont

actuellement peu onéreux et éprouvés.

Systèmes d’assistance

à la conduite : ACC

(Adaptive Cruise Control),

assistance au freinage

d’urgence, assistant de

changement de direction,

assistant de changement

de voie, alerte de circulation

transversale.

Laser

Comme le radar, le laser utilise la vitesse des ondes électromagnétiques

de 300 000 km/s. Le laser fonctionne avec des lasers à impulsions (lumière

invisible) réfléchis par l’objet.

Sur le système d’Audi, un miroir placé dans le boîtier pivote à 750 tr/min

autour de son axe pour distribuer les faisceaux ponctuels. L’angle d’ouverture

de 145° permet une

détection à proximité du

véhicule et à distance.

Capteurs actuellement

très coûteux du

sous-traitant Valeo.

Systèmes d’assistance

à la conduite : ACC (uniquement

en série chez

un fabricant), assistance

au freinage d’urgence.

AUTOINSIDE | Février 201931


NUMÉRISATION FOCUS

Le radar établit une sorte de carte en relief. En plus de celle-ci, le

lidar/laser détecte également les différences de couleur, ce qui permet

d’établir une image tridimensionnelle et en couleur de l’environnement.

Le radar s’avère limité dans ce domaine.

La détection précise des objets par un système d’assistance à la

conduite nécessite une association avec la caméra intérieure. Deux systèmes

sont par conséquent actuellement à l’essai dans le secteur de

la recherche : radar combiné à une caméra ou laser/lidar. Audi est le

premier constructeur à intégrer un capteur de mesure laser à l’avant,

sans toutefois, pour des raisons de sécurité, renoncer aux capteurs radar.

La redondance garantit des résultats d’une grande précision. Deux

capteurs scannent l’environnement de manière indépendante et un logiciel

compare les résultats.

Deep Learning

La caméra avant est souvent combinée au radar pour la fusion des

données et le contrôle de la plausibilité. Avec huit mégapixels, une résolution

d’image supérieure et un angle de détection de 125 ° (angle

azimutal), les futures caméras généreront, en combinaison avec les

autres capteurs Continental, jusqu’à 4To de données par heure, qu’il faudra

traiter. Pour y parvenir, les chercheurs et développeurs de Bosch,

Continental et NVIDIA, entre autres, entraînent les véhicules dans des

situations de circulation virtuelles. Le logiciel s’adapte automatiquement

à la circulation et apprend à évaluer correctement les situations.

Pour le sous-traitant Continental, la conduite dans des environnements

virtuels est également une question de gain de temps. « Les

ressources pour les tests de véhicules réels sont limitées et les tests

virtuels fournissent aux développeurs des résultats rapides. Tandis

qu’un véhicule réel peut parcourir près de 10 000 km par mois pour un

test physique, les simulations virtuelles permettent actuellement des

distances de 8000 km par heure. Ce chiffre va encore augmenter dans

l’avenir », déclare Karl Haupt, responsable de la division Systèmes d’assistance

à la conduite de Continental.

Selon le Suisse Marc Stampfli, qui travaille depuis de longues années

comme responsable commercial et numérique chez le fabricant

de puces et de cartes graphiques, NVIDIA a deux ou trois longueurs

d’avance sur ses concurrents dans ce domaine. « NVIDIA ne construit

pas ses propres véhicules mais entend uniquement proposer une plateforme

», ajoute-t-il, soulignant qu’une commande de l’entreprise est

intégrée dans les modèles Audi haut de gamme. Le FEO choisit les

capteurs qu’il souhaite installer et NVIDIA assure la simulation des

tests et l’apprentissage du système.

Quel capteur arrive en tête ?

Difficile de répondre à cette question : en plus du capteur, le logiciel

utilisé pour la détection de l’environnement est également essentiel.

Et dans ce domaine, les FEO et les fournisseurs sont en compétition

pour que les premières applications soient commercialisables lors de

l’homologation des systèmes.

Le suivi des véhicules, les diagnostics en cas de dysfonctionnements

et le calibrage occuperont à l’avenir une place encore plus importante

dans le quotidien du garage. Une formation solide, par exemple

de diagnosticien d’automobiles dans le domaine de compétences Z3,

constitue pour les garagistes un investissement d’avenir qui leur permettra

de maîtriser des systèmes techniquement complexes. <

Lidar

Comme le laser, le lidar fonctionne avec un faisceau ponctuel dans la gamme

des rayons ultraviolets ou infrarouges. La génération d’ondes électromagnétiques

et le système électronique de réception sont différents, mais le principe

de mesure est identique. Pour ses véhicules d’essai, Waymo (Google) utilise

des capteurs lidar rotatifs placés sur le toit (détection à 360°). L’image ci-dessus

présente un véhicule de recherche Lexus à détection limitée. Plusieurs

capteurs, actuellement

à l’essai et très coûteux,

sont par conséquent

nécessaires.

Les capteurs lidar simples

à trois points de mesure

(image ci-dessous,

exemple de Continental)

sont des modèles

économiques conçus pour

l’assistance au freinage

d’urgence. Ces capteurs

enregistrent trois points

de mesure devant le

véhicule et détectent les

obstacles situés jusqu’à

environ 15 mètres

devant la voiture.

Systèmes d’assistance

à la conduite : ACC

jusqu’à la conduite autonome,

version simple

pour l’assistance au

freinage d’urgence.

Calcul de la position

Déjà intégré dans tous les smartphones, drones, aspirateurs robotisés ou

montres intelligentes :le capteur MEMS (abréviation de capteur microsystème

électromécanique) permet la localisation précise du site sans signal

satellite GPS et, selon sa conception, la mesure de la pression, de l’humidité,

de la température, du magnétisme, des gaz, de l’accélération et de la vitesse

de lacet. Ce capteur ne détecte pas directement l’environnement, mais la

détermination précise de leur position permet aux véhicules autonomes de

s’orienter sur une carte

routière numérique.

Jusqu’à cinq MEMS

sont installés dans les

véhicules modernes.

Systèmes d’assistance à

la conduite : détermination

de sa propre

position sur une carte

routière numérique

grâce aux mouvements

du véhicule.

Les quantités considérables

de données vont à l’avenir

nécessiter des connexions

informatiques rapides comme

l’ethernet. Des ordinateurs

rapides analysent de nombreux

capteurs environnementaux

pour enregistrer la

situation du trafic.

32

Février 2019 | AUTOINSIDE


NUMÉRISATION

Étiquette de prix numérique

Des solutions qui peuvent rapporter gros

Le commerce des véhicules d’occasion est l’un des domaines dans lequel les garagistes jouissent encore d’une grande

liberté d’entreprise. La numérisation permet en outre d’augmenter la marge qui existe sur ce marché. Sandro Compagno

Plus d’informations sur :

bopp-solutions.ch

qu’un contrat de vente est en train d’être scellé

avec un client à son emplacement. Dès qu’une

voiture est vendue, l’information est affichée

sur l’étiquette numérique. »

L’écran n’a besoin d’énergie que pour la mise

à jour des données. Une fois celle-ci effectuée,

il se met en veille. La durée de vie des batteries

peut ainsi atteindre cinq ans. Le pourtour de

l’écran peut être conçu de façon individuelle,

avec la CI du garage ou celle de la marque.

Jean-Claude Bopp présente l’étiquette de prix numérique, dénommée CSI-Display.

Les plates-formes en ligne des leaders du

marché tels qu’AutoScout24 et Autoricardo

jouent certes un rôle important sur le marché

des occasions. Néanmoins, la vente à proprement

parler reste « analogique » : le client déniche

son véhicule sur une plate-forme numérique,

mais la vente ne se conclut jamais sans

un examen de la voiture, une course d’essai,

et probablement une négociation du prix. Ces

étapes ont lieu dans le monde « réel ».

Par conséquent, les véhicules doivent être

étiquetés correctement à leur emplacement.

Or, ce travail peut prendre un temps considérable.

Jean-Claude Bopp, le propriétaire de

Bopp Solutions, fait le calcul : « Lorsqu’un véhicule

reste immobilisé trop longtemps, son prix

est adapté. Le vendeur modifie l’étiquette de

prix à sa place de travail et l’imprime.

Il doit ensuite aller chercher la clé du véhicule,

trouver celui-ci à son emplacement puis

changer l’étiquette, ce qui prend bien 15 minutes

par véhicule. Pour finir, il doit encore

modifier l’annonce sur AutoScout ou Autoricardo.

» En tout et pour tout, il faut compter

une vingtaine de minutes par véhicule !

Étiquette de prix numérique

Mais cela devrait changer. M. Bopp propose

désormais des CSI-Displays dans son assortiment.

L’étiquette de prix numérique simplifie

la gestion des véhicules d’occasion : le vendeur

peut en effet modifier à la fois l’étiquette du

véhicule ainsi que l’annonce sur la plate-forme

en ligne sans devoir quitter son poste de travail.

Le CSI-Display fonctionne sur le même

principe qu’une liseuse Kindle comme celles

sur lesquelles nos épouses ont lu « Cinquante

nuances de Grey » pendant les vacances d’été.

Il se base sur la technologie du papier électronique

d’E-Ink. Pour résumer, chaque écran

dispose d’éléments noirs d’un côté et blancs de

l’autre. Ceux-ci sont pilotés par liaison radio

pour qu’ils puissent afficher le prix correct et

d’autres informations telles que les données du

véhicule ou encore des exemples de financement.

Jean-Claude Bopp : « Imaginez que votre

partenaire financier mette sur pied une offre

promotionnelle avec des taux de leasing bas.

Au lieu de changer toutes les étiquettes de prix

manuellement, il suffit d’appuyer sur un bouton

pour modifier tous les exemples de calcul

sur tous les véhicules enregistrés. » Autre

avantage : « Il est désormais impossible qu’une

voiture soit vendue sur AutoScout pendant

« L’écran doit tenir le coup »

On pourrait rétorquer que les étiquettes de

prix numériques ne sont pas une nouveauté

et que les commerces de détail apposent

des écrans digitaux à leurs étals depuis un

certain temps déjà. Jean-Claude Bopp : « Il est

clair que les magasins disposent déjà de tels

systèmes, en couleur de surcroît. Mais chez

MediaMarkt, il y a le wifi, la température est

toujours de 23 degrés et il ne pleut ou ne neige

jamais. L’écran posé à l’intérieur du véhicule

doit tenir le coup : les températures dans l’habitacle

peuvent osciller entre moins 20 et plus 80

degrés Celsius. Des conditions qu’aucun écran

couleur ne supporterait. »

La rotation des éléments noirs et blancs de

l’écran, appelés « capsules », est possible à des

températures comprises entre -5 et +50 degrés.

Un capteur de température veille à ce que

l’adaptation du prix se fasse quand la température

le permet : en été, une fois la nuit tombée

et que la voiture refroidit ; en hiver, lorsque le

soleil a suffisamment réchauffé l’habitacle.

« Comme dans tous les projets de numérisation,

le CSI-Display n’est qu’une pièce

du puzzle. Cela reste une question d’interfaces

», souligne Jean-Claude Bopp. L’écran est

en mesure d’être connecté à diverses sources

de données : à des plates-formes de vente

numériques, mais aussi à des spécialistes de

données sur les véhicules tels qu’auto-i-dat.

« L’écran fonctionne avec le wifi. Nous recommandons

toutefois la technologie de la bande

étroite NB IoT. Dès lors que Swisscom propose

le réseau, nous sommes en mesure de fournir

le Display », précise M. Bopp. Un écran coûte

entre 300 et 400 francs. La location est également

possible. <

AUTOINSIDE | Février 201933


NUMÉRISATION

Systèmes d’assistance au conducteur

Plus de sécurité pour les automobilistes,

un défi pour les garagistes

Les véhicules sont de plus en plus complexes : tandis que la conduite est facilitée et les trajets plus sûrs, les exigences

augmentent pour les réparateurs automobiles. L’assistance au conducteur illustre particulièrement ce constat. Pour les

garagistes, une question se pose : est-il pertinent d’investir pour effectuer certaines réparations ? En combien de temps la

dépense sera-t-elle amortie ? Reinhard Kronenberg

La question des innovations technologiques ne concerne pas uniquement

les véhicules. L’avantage est-il réel, ou est-ce simplement « la

cerise sur le gâteau » et un nouvel argument de vente pour les commerciaux

? Concernant les systèmes d’assistance au conducteur, les

réponses sont claires : dans une enquête représentative menée pour

le compte du magazine « kfz-Betrieb » auprès des automobilistes allemands,

la majorité des personnes interrogées considèrent que les assistants

électroniques sont importants, car ils contribuent à une meilleure

sécurité. Parmi les systèmes d’assistance disponibles aujourd’hui,

les cinq qui arrivent en tête sont l’assistance au freinage d’urgence,

puis l’avertisseur d’angle mort, les capteurs d’aide au stationnement,

la reconnaissance des signes de fatigue et l’allumage automatique des

phares.

Sont cités ensuite le régulateur de distance (tempomat) et l’assistant

de vision nocturne. Ce qui étonne en revanche, c’est que les dispositifs

comme la caméra de recul, le contrôle de la pression des pneus

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NUMÉRISATION

Les experts automobiles s’accordent à dire que d’ici 2022, au moins la

moitié des véhicules seront équipés de systèmes d’assistance perfectionnés.

Alors que 8 % l’étaient en 2014, c’était déjà le cas d’un véhicule

sur trois en 2018. Le nombre d’assistants électroniques connaît

une croissance fulgurante. Tandis que ces systèmes allègent la tâche

de l’automobiliste, ils représentent en revanche de nouveaux défis

pour les ateliers, car la performance des véhicules va de pair avec une

grande complexité.

Les garagistes et les sous-traitants le constatent : « Les questions

sur notre hotline en rapport avec ce sujet ne cessent d’augmenter »,

déclare Patrick Böni, expert technique chez TechPool, le centre de

compétence multi-marques de Swiss Automotive Group (SAG). Il s’agit

souvent de calibrage, par exemple lorsque le pare-brise est remplacé, la

caméra changée, si le châssis a été modifié ou ajusté, ou encore après le

remplacement du capteur de hauteur.

8 %

des véhicules étaient équipés de

systèmes d’assistance à la conduite

perfectionnés en 2014.

En 2018 ce taux grimpe à 33 %,

et devrait atteindre 50 % en 2022.

ou l’assistant de tenue de route sont considérés

comme peu intéressants.

Malgré tout, seulement 10 % des personnes

interrogées affirment refuser tout système d’assistance

à la conduite. Détail important : les

systèmes d’assistance améliorent la sécurité du

conducteur, mais également celle des autres

automobilistes. Autre atout : la reconnaissance

des panneaux de limitation de vitesse permet

d’éviter les amendes.

Le bond spectaculaire des assistants

Pour la majorité des personnes interrogées,

il est évident que les assistants à la conduite

ne remplacent pas l’expérience du conducteur,

mais qu’ils rendent la conduite plus confortable.

Nombreux sont ceux qui estiment toutefois que ces systèmes

peuvent entraîner un style de conduite plus relâché et moins attentif.

Deux tiers des sondés redoutent en outre que l’excès de technologie

dans l’habitacle puisse distraire le conducteur. Au cours d’un entretien

de vente, c’est évidemment un sujet à aborder par le concessionnaire.

« Les appels sur notre hotline

concernant les systèmes

d’assistance ont bondi. »

Patrik Böni, expert technique en automobile au sein

de TechPool.

Investir dans l’avenir

Les systèmes de calibrage représentent un investissement conséquent.

Au regard de la forte hausse des systèmes d’assistance, il s’agit

cependant de miser sur l’avenir. Pour tout entrepreneur, l’enjeu est

d’évaluer si cet investissement sera un jour amorti. Patrick Böni et son

équipe sont régulièrement confrontés à cette préoccupation.

La réponse de l’expert est un « oui » définitif. Mais à certaines

conditions toutefois : d’une part, le garagiste doit connaître ces systèmes.

« Nous assurons des formations », affirme Patrick Böni.

Le garagiste doit communiquer ensuite sur sa nouvelle prestation,

afin d’amortir au plus vite ses équipements.

TechPool suggère : avec deux calibrages par semaine,

le système de base est amorti en une

année (soit 48 semaines à deux calibrages facturés

150 francs).

Les conséquences peuvent être catastrophiques

Les conséquences d’un mauvais calibrage,

comme une erreur de connexion entre la caméra

avant et les phares, peuvent s’avérer très

dangereuses pour les autres automobilistes,

par exemple en cas d’éblouissement des véhicules

arrivant en sens inverse.

Certains constructeurs laissent les garagistes

choisir un calibrage statique ou dynamique.

Cette deuxième option permet un calibrage sans panneau

de simulation. « Il faudra cependant utiliser un appareil de diagnostic

classique », ajoute Patrick Böni. Dans tous les cas, et pour une majorité

de véhicules, un système de base pour le calibrage est indispensable.

Ce système dépendra de la place disponible. <

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NUMÉRISATION

Entretien avec Ivo Streiff, CEO de « Car For You »

« Nous voulons devenir le

numéro 1 du marché »

Avec « Car For You », Autoricardo entend bousculer le marché des

véhicules en ligne. La nouvelle plate-forme entre en jeu dans le processus

avant ses concurrentes en aidant les acheteurs potentiels dès l’étape

du choix d’un modèle et d’une marque. CEO Ivo Streiff explique

comment « Car For You » compte s’y prendre pour séduire à la fois les

garagistes et les automobilistes. Sandro Compagno

« Une expérience utilisateur tout à fait novatrice » : Ivo Streiff a de l’ambition avec sa nouvelle plate-forme « Car For You ».

Monsieur Streiff, Axa et Tamedia ont fondé

une joint-venture en 2018. Quel est le but de

cette coopération ?

Ivo Streiff, CEO « Car For You » : Avec

cette joint-venture, nous sortons des sentiers

battus, et grâce à cette nouvelle plate-forme

pour les véhicules d’occasion, nous proposons

une expérience utilisateur totalement inédite

en Suisse et des services prometteurs dans le

secteur de la mobilité. Au début, nous nous

concentrerons sur les utilisateurs possédant

des connaissances limitées sur les véhicules,

et les accompagnerons dans le choix d’un véhicule

adéquat. Quant aux garagistes, nous

leur offrirons une alternative valable aux

places de marché existantes. Aujourd’hui deuxièmes

sur le marché, nous voulons devenir

numéro 1 à moyen terme.

Où en est votre nouveau site web ?

Il se trouve actuellement en phase de test,

la dernière ; nous déploierons la plate-forme

petit à petit à partir du mois de février.

À qui s’adresse l’offre ? Aux garagistes ou

aux particuliers qui souhaitent vendre leur

voiture ?

Après le lancement du nouveau site web

« Car For You », nous ne proposerons, dans

un premier temps, que des véhicules de garagistes.

Au fil de l’année, les particuliers pourront

se mettre à vendre les leurs.

Quels sont les avantages du nouveau site

par rapport à Autoricardo et à son principal

concurrent, AutoScout24 ?

Au moment de leur première visite, nombreux

sont les utilisateurs qui ne savent pas

encore, au fond, quelle voiture ils recherchent.

C’est là que nous entrons en jeu, en les aidant

à prendre des décisions en fonction de leurs

besoins, de manière à ce qu’ils trouvent la

voiture idéale. Une première version du site

a d’ores et déjà été lancée, mais de nouveaux

services et fonctionnalités (cf. encadré) ainsi

que des améliorations viendront s’y greffer

progressivement ces prochains mois.

Que propose la nouvelle

plate-forme « Car For You » ?

Au début, « Car For You » proposera les fonctionnalités

suivantes.

• Vue à 360° : la présentation inédite des objets

au moyen d’une vue intérieure et extérieure

à 360 degrés offre une expérience utilisateur

totalement inédite. C’est comme si l’on visitait

la voiture sur place.

• Analyse des prix : l’examen transparent des

prix permet de savoir si le prix d’un véhicule

est équitable par rapport aux offres similaires.

Ainsi, l’utilisateur est sûr que le véhicule de

son choix se situe bien dans une fourchette de

prix raisonnable.

• Des produits d’assurance innovants

exclusifs pour les utilisateurs sont en cours

d’élaboration.

• Enfin, le site propose une offre de départ

très attrayante pour les garagistes, à savoir

un listing illimité pour CHF 300. par an. Les

clients possédant un abonnement en cours

de validité à Autoricardo peuvent utiliser

gratuitement la plate-forme en 2019.

Plus d‘informations sur :

carforyou.ch

36

Février 2019 | AUTOINSIDE


NUMÉRISATION

Une des fonctionnalités montrera au client

si le prix d’une offre est équitable. N’attisez-vous

pas ainsi la guerre des tarifs ?

Nos efforts se concentrent sur l’expérience

utilisateur de nos clients. Nous avons à cœur

de leur transmettre des offres transparentes

et équitables venant de fournisseurs fiables,

afin de nous positionner comme un partenaire

de confiance. Cette analyse du prix

a pour vocation de répondre aux besoins de

nos clients en matière de sécurité et de transparence,

et non d’attiser la guerre des prix.

Nous sommes persuadés que cette fonctionnalité

renforcera la confiance des clients dans

les fournisseurs sérieux, et augmentera en

fin de compte le nombre de transactions réalisées.

Pourquoi créer un nouveau site ? Pourquoi

n’intégrez-vous pas ces nouveaux services

dans Autoricardo ?

Ces dernières années, Autoricardo s’est

fait une place sur le marché, et a ainsi acquis

une notoriété dont nous aurions pu profiter.

Mais avec « Car For You », nous voulons sortir

des sentiers battus et proposer d’autres fonctionnalités

: tandis qu’Autoricardo est surtout

connu comme un site d’échange de véhicules

d’occasion, avec des petites annonces et des

ventes aux enchères, « Car For You » mise

sur une nouvelle expérience utilisateur, simplifiée,

pour tous ceux qui s’intéressent à un

véhicule. Les deux plates-formes sont donc

totalement différentes.

Que doit faire un garagiste s’il veut que son

offre sorte du lot parmi les milliers de véhicules

proposés ?

Une bonne annonce constitue la carte de

visite du vendeur, et elle augmente considérablement

ses chances de parvenir à ses

fins. Les éléments les plus importants sont

tout d’abord les photos. Ne dit-on pas qu’une

photo vaut plus que mille mots ? Tous les

véhicules devraient être documentés par de

bonnes photos. La qualité prime la quantité !

Notre vue à 360° peut vite s’avérer profitable

pour le garagiste, car elle lui permettra de

documenter la voiture très facilement avec la

caméra de son smartphone. Ensuite, il faut

savoir qu’à long terme, la sincérité paye. Une

description honnête de l’état de la voiture et

quelques mots sur son histoire soutiennent

l’utilisateur dans son choix, et accroissent

la qualité des demandes. Enfin, les données

constituent un atout majeur. Encore et toujours,

nous constatons que les données du véhicule

ne sont pas indiquées, ou qu’elles sont

incomplètes. Les garagistes qui se donnent

la peine de soumettre autant d’informations

que possible sortiront du lot : ils recevront davantage

de demandes, et des demandes plus

concrètes.

Quelques photos sur « Car For You » ou AutoScout24,

une description du véhicule, un

numéro de téléphone ou une adresse e-mail

ne suffisent donc plus ?

Ah non, c’est certain. Les utilisateurs des

places de marché en ligne sont aujourd’hui

beaucoup plus exigeants qu’il y a quelques

années encore. L’innovation et l’information

sont de plus en plus déterminantes, et

cela se reflète dans la fidélité de la clientèle.

La convivialité et le design de la plate-forme

sont également des points importants. Nous

accordons la plus grande attention à tous ces

aspects et les développons constamment.

« Les utilisateurs des places

de marché en ligne sont

aujourd’hui beaucoup plus

exigeants. L’innovation et

l’information sont de plus en

plus déterminantes. »

Comment le site « Car For You » soutient-il

les garagistes dans la gestion des occasions

et la vente de véhicules ?

Nous sommes avant tout un partenaire et

un intermédiaire pour les garagistes, notre

but étant de les mettre en contact avec autant

d’acheteurs potentiels de qualité que possible.

Grâce au réseau de médias de Tamedia, nous

leur ouvrons les portes de près de 80 % des

ménages suisses. Autrement dit, nous amenons

les acheteurs potentiels dans leur showroom.

En revanche, les aider à gérer leurs

voitures d’occasion et à vendre des véhicules

n’est pas notre priorité.

Les plates-formes en ligne proposent des

véhicules neufs et d’occasion. Pourtant,

l’achat proprement dit se fait généralement

chez le vendeur, comme avant, après avoir

vu le véhicule et l’avoir essayé. À terme, la

transaction pourra-t-elle être réalisée directement

sur la plate-forme ?

Cette tendance existe, certes, mais elle

n’est pas encore aussi développée en Suisse

que sur d’autres marchés. Cela dit, il est vrai

que notre but est de fournir aux vendeurs

non seulement des demandes, mais aussi des

transactions concrètes. Car c’est là, en fin de

compte, que réside leur réel avantage.

L’ADN de Ricardo est la vente aux enchères.

La plate-forme a attiré tous les regards, il

y a quelques mois, quand une Ferrari a été

mise en vente à un prix de départ d’un franc.

Quelle importance revêtiront les enchères à

l’avenir ? Et constituent-elles un moyen de se

tenir un peu à l’écart de la guerre des prix ?

Les ventes aux enchères se distinguent

fondamentalement des petites annonces.

Avec « Car For You », nous traçons une limite

claire entre les deux. Les enchères continueront

d’être proposées sur ricardo.ch, mais

elles s’adressent à un autre groupe cible que

« Car For You ». Pour les garagistes, les enchères

restent très intéressantes, car elles

leur permettent d’écouler rapidement des véhicules.

Notamment ceux de marques étrangères,

dans le cadre d’échanges.

Une des grandes tendances du secteur automobile

est l’économie du partage : comment

préparez-vous « Car For You » pour l’avenir, si

les gens se mettent à acheter toujours moins

de véhicules et à les partager davantage ?

La branche de la mobilité évolue, et de

nombreux nouveaux modèles d’affaires sont

testés en ce moment. De plus en plus d’acteurs

étrangers à la branche déboulent également

sur le marché avec de nouveaux concepts de

mobilité. Beaucoup de choses changeront ces

prochaines années. Cette évolution constitue

une opportunité pour « Car For You », c’est

d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles

Axa a accepté la joint-venture avec Tamedia.

Les gagnants de demain seront ceux qui sauront

abandonner les concepts usés et auront

le courage de se lancer sur des voies inédites.

Une chose est très claire pour nous : le site

« Car For You » ne sera plus du tout le même

dans trois ou dans cinq ans, et ces années

seront très riches en enseignements et très

intenses.

Une question personnelle pour terminer :

une voiture neuve perd près d’un quart de sa

valeur en un an. Et vous, possédez-vous une

voiture neuve, ou une occasion trouvée sur

Autoricardo ?

J’ai dans mon garage un véhicule de démonstration

électrique et une voiture pour

laquelle j’ai un abonnement auprès d’Upto,

agence de location automobile appartenant à

Axa. <

AUTOINSIDE | Février 201937


NUMÉRISATION

Interview de Marcus Söldner, CEO de CG Car-Garantie Versicherungs-AG

« Le client final apprécie

encore beaucoup les

courriers classiques »

Marcus Söldner est le CEO de CG Car-Garantie Versicherungs-AG (CarGarantie). Dans une interview, il explique

pourquoi CarGarantie envoie tous les mois 120 000 courriers personnalisés à des garages, comment l’entreprise doit

continuer à se développer sous son magistère et l’impact de l’électromobilité croissante sur les coûts moyens de

réparation. Sandro Compagno

Monsieur Söldner, depuis un mois, vous êtes le CEO, ou le PDG

comme le disent les Français, de CG Car-Garantie Versicherungs-AG.

Dans l’édition actuelle de votre magazine clients Aussenspiegel,

CarGarantie se consacre à la numérisation. Comment accompagnez-vous

les garagistes dans ce domaine ?

Marcus Söldner : En tant que prestataire de la branche, nous

souhaitons que nos clients bénéficient de processus de garantie très

pratiques grâce à nos services numériques. Nos systèmes CGWE-

Bline et CGClaimsWeb permettent d’octroyer la garantie et de signaler

directement un sinistre sans difficulté. La sélection de garanties,

le contrôle et la souscription peuvent également être effectués

dans l’application logicielle interne, car divers services web génèrent

automatiquement les échanges de données entre les Dealer Management

Systems et nos systèmes. La CGClaimsApp permet en outre de

signaler directement le sinistre lors du diagnostic sur le véhicule au

moyen d’une tablette ou d’un smartphone. Ces services numériques

sont donc très conviviaux pour l’utilisateur et améliorent l’efficacité

des processus dans le garage.

Le garagiste fait le grand écart entre offres numériques et attributs

analogiques tels que la confiance et la compétence. Comment peut-il

bénéficier de la numérisation ?

Le monde numérique et les attributs tels que la confiance et la

compétence ne sont pas antinomiques. Je crois qu’il vaut mieux être

bienveillant vis-à-vis de la numérisation, car elle n’est pas nécessairement

synonyme d’anonymat. Les nouvelles technologies sont de plus

en plus utilisées pour optimiser par exemple l’approche des groupes

cibles, et donc finalement aussi la fidélisation de la clientèle à l’aide de

l’analyse du parcours client. De nouveaux canaux de communication

se sont en outre ajoutés, qui peuvent être tournés vers les clients de

manière tout aussi personnelle que professionnelle.

Vous expédiez tous les mois depuis votre siège de Fribourg 120 000

courriers personnalisés à des garages dans le monde entier. Quel

sera l’impact de la numérisation sur ces processus ?

La numérisation a déjà contribué de manière décisive à la personnalisation

de cette offre de services. Cela n’a été rendu possible que

par l’évolution efficace des transferts de données et des solutions de

sécurité dans la gestion de données ainsi que par les évaluations et

les liens avec les clients. Il est ainsi possible de contacter ces derniers

avec précision. Le client final apprécie encore beaucoup les courriers

classiques, mais l’approche se fera à moyen terme de plus en

plus par l’intermédiaire d’applications intégrées dans les systèmes

des constructeurs, par e-mail ainsi qu’au travers d’applications pour

smartphones. En fin de compte, le client décidera du canal de communication

par lequel il souhaite être approché.

« Le monde numérique et les attributs tels que

la confiance et la compétence ne sont pas

antinomiques. »

Bien que CarGarantie soit un prestataire de garantie, elle s’occupe

également de marketing et d’informatique pour les garagistes. La

main sur le cœur, CarGarantie est-elle plus un assureur, une agence

de marketing ou un prestataire informatique ?

En première instance, CarGarantie est un prestataire d’assurances.

Elle a toujours cherché à soutenir les concessionnaires du mieux

possible dans tous les processus liés à la garantie et à proposer des

services optimaux. C’est pourquoi elle a développé des packs de services

complets qui soulagent largement les concessionnaires dans le

domaine de la fidélisation des clients. Le garagiste peut décider du

nombre de services complémentaires de CarGarantie auxquels il souhaite

avoir recours. Au fond, CarGarantie est une agence Full Service

qui s’est spécialisée dans la garantie. Elle agit ainsi de plus en plus en

tant que gestionnaire ou en tant que partenaire de service dans le domaine

de la garantie.

Comment CarGarantie se développera-t-elle sous votre égide ?

En sa qualité d’assureur spécialisé, CarGarantie s’est toujours positionnée

en tant que prestataire et partenaire des concessionnaires.

Nous poursuivrons cette orientation, tout comme nous nous focaliserons

sur l’automobile et sur les deux roues. Outre le développement

continu des prestations déjà évoquées, le développement de l’offre

dans le domaine des produits supplémentaires de mobilité occupera

également le devant de la scène. Le partenariat et la proximité avec

38

Février 2019 | AUTOINSIDE


NUMÉRISATION

les concessionnaires continuent d’être des facteurs déterminants qui

marqueront l’esprit d’entreprise, l’approche du service et l’orientation

de l’entreprise.

CarGarantie s’adresse uniquement à des clients B2B. N’envisagez-vous

pas de vendre directement des solutions de garantie aux

clients finaux ?

Le concessionnaire automobile auquel nous fournissons des

concepts de garantie est notre client en première instance. En d’autres

termes, nous plaçons également notre client, le garagiste, au cœur de

notre réflexion dans le cadre de notre effort de commercialisation, dans

le but de renforcer la fidélisation de ses clients. Bien que CarGarantie

propose également la souscription directe sur un portail Internet ou

directement par un centre d’appel, cela n’a lieu qu’en collaboration avec

ou pour le compte de nos clients afin de renforcer les garagistes.

La Suisse fut la première aventure à l’étranger pour CarGarantie, il

y a 25 ans. Quelle importance revêt notre marché intérieur relativement

petit pour votre entreprise qui réalise un volume de primes de

200 millions d’euros dans 22 pays ?

Pour CarGarantie, un petit pays caractérisé par un volume de

primes d’environ 6 millions d’euros est également un marché stratégique

important dans le cadre de notre présence internationale. Le développement

de concepts internationaux qui sont conçus sur mesure

pour répondre aux besoins spécifiques des différents marchés locaux

est l’une de nos forces. La Suisse joue donc un rôle décisif et central

pour nous. À l’aune de cette observation, nous travaillerons également

à l’avenir d’arrache-pied pour développer davantage nos produits et

services destinés à la Suisse. <

Plus d’informations sur :

www.cargarantie.ch

« La Suisse est un marché stratégique

important dans le cadre de notre présence

internationale. »

Les coûts moyens d’une réparation augmentent rapidement. Quelles

seront les conséquences d’une diffusion croissante de l’électromobilité

dans ce domaine ?

Les coûts moyens d’une réparation sont montés à 601 francs

par sinistre ces dernières années. Cette augmentation est généralement

due à la progression de la complexité des véhicules. Les

premiers retours d’expérience dans le domaine des voitures électriques

montrent qu’il faut s’attendre à une évolution similaire.

Marcus Söldner est le

CEO de CG Car-Garantie

Versicherungs-AG depuis

un mois. Il souhaite

notamment poursuivre

le développement de

l’offre dans le domaine

des produits de mobilité

complémentaires.

La base de données pour cette nouvelle technologie est

pour le moment encore relativement peu étoffée. Quels

sont les prix de l’électromobilité, d’après vous ?

CarGarantie dispose d’un portefeuille de 2,1 millions

d’accords de garantie. Il s’agit là d’une base généralement

bonne pour proposer des primes équitables et stables. Les

évaluations des pièces qui sont également présentes dans

les véhicules électriques constituent une base importante

à partir de laquelle réaliser des calculs réalistes. Nous

pourrons évaluer encore mieux les différents véhicules,

grâce à la hausse des volumes de voitures électriques

et à d’autres analyses ainsi qu’à des valeurs empiriques

obtenues par nos techniciens. Pour pouvoir glaner des

expériences sur le marché, nous avons fixé des prix

plutôt modérés pour les véhicules.

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AUTOINSIDE | Février 201939


NUMÉRISATION

Autosense

Apprivoiser la pieuvre informatique

Dans la course à la collecte des données de véhicules, le garagiste n’arrive pour l’instant qu’en deuxième position. Une

voiture moderne embarque jusqu’à 200 capteurs pour transférer en temps réel au fabricant des données sur le véhicule.

Aujourd’hui, un joint venture entre Amag et Swisscom pourrait bien favoriser les garagistes. Sandro Compagno

Le magazine du Touring Club

Suisse (TCS) titrait en septembre

dernier « Pieuvre informatique »

pour son article sur les voitures

connectées qui divulguent tout

aux fabricants. Cela va du diagnostic

des défauts du véhicule,

d’une grande utilité pour son propriétaire,

jusqu’au réglage du siège

conducteur, qui permet au fabricant

de connaître la fréquence de

changement de conducteur.

Une connexion intéressante

Jaap Vossen, CEO d’Autosense.

Par cette communication

directe entre le véhicule et

son fabricant, Autosense, une entreprise créée par Amag et Swisscom,

établit une connexion qui peut se révéler très intéressante pour les

garagistes suisses. Cette nouvelle plate-forme ne transmet plus en

temps réel les données depuis le véhicule vers le fabricant de façon

automatique et directe : elle crée un véritable écosystème ouvert et

accessible aux assureurs, aux garages et aux stations-service. Autosense

peut se connecter à tous les véhicules disposant d’une prise de diagnostic

OBD2. C’est le cas des véhicules essence depuis 2001 et des véhicules

diesel depuis 2004.

Le conducteur branche un adaptateur dans la prise OBD2 (même le

conducteur lambda peu féru de technique saura le faire), il crée un compte

sur le site Internet d’Autosense et installe l’appli sur son smartphone.

L’adaptateur, une clé informatique, contient une carte SIM et envoie les

données du véhicule vers un cloud suisse via le réseau mobile. L’appli

permet à l’utilisateur de disposer d’un carnet de route et d’informations

sur le niveau de carburant et celui de sa batterie, et lui affiche également

des messages d’avertissement et des relevés de position. Dans le carnet

de route, les trajets professionnels et personnels sont séparés et il est

possible de distinguer les frais généraux des taxes. Si l’automobiliste relie

son appli à son garage de confiance et lui donne l’accès à ses données, le

garagiste pourra lui proposer certains services et entretiens, même lors

de ses déplacements.

Le CEO d’Autosense, Jaap Vossen, a une expérience tout à fait personnelle

à relater en guise d’exemple : un jour, au volant de sa voiture sur

les autoroutes allemandes, il avait un peu appuyé sur le champignon. De

retour à Bâle, le voyant du moteur s’était allumé. Dans le même temps,

l’appli Autosense lui avait signalé un défaut dans le compartiment moteur.

Quand on est un conducteur lambda, il n’est pas facile de garder

son sang-froid et de savoir quoi faire dans de telles situations. Autosense

envoie directement une description détaillée du défaut (par exemple

« Mélange trop faible au ralenti ») au garagiste attitré. Ici, celui de Jaap

lui a téléphoné, lui assurant qu’il n’y avait aucun problème et qu’il pouvait

continuer à rouler sans risques jusqu’au prochain service.

Il précise que : « Les données que rassemble le système propre à un véhicule

vont toujours directement au fabricant, mais en tant que conducteur,

je n’en vois pas beaucoup passer. Nous donnons là au client la possibilité

de gérer lui-même ses données à tout moment et de profiter d’offres

personnalisées. »

« Loin du gadget »

Dans sa version B2B, Autosense indique le kilométrage et la nécessité

d’entretien ainsi que des statistiques sur l’utilisation du véhicule. Il

est même possible de saisir des données sur le style de conduite. Ainsi,

ce système intéresse les gestionnaires de flotte : pour, d’une part, lire les

codes d’erreur et entreprendre les réparations avant que le véhicule ne

tombe en panne, et, d’autre part, économiser du carburant avec la fonction

Ecodrive (et en fin d’année, le conducteur le plus économe est récompensé).

« C’est loin d’être un simple gadget », souligne Jaap Vossen. « Des

études prouvent que les conducteurs économisent automatiquement 7 %

de carburant grâce à ce genre de suivi. Ainsi, à la fin de l’année, cela permet

de financer un prix pour récompenser le chauffeur le plus « écolo ». <

Plus d’informations sur :

autosense.ch

« Nous voulons partager »

Philipp Wetzel est à la tête du LAB Innovations & Venture. Dans ce laboratoire

d’idées, près de 20 collaborateurs travaillent à développer de nouveaux modèles

d’affaires. Ils recherchent des start-up dans le domaine de la mobilité et participent

à des projets intéressants. Ainsi, à l’heure actuelle, Amag participe à

Autosense, Sharoo, Catch-a-car, Carhelper et Kopernikus (conduite autonome).

Monsieur Wetzel, pourquoi un importateur comme Amag

participe-t-il à Autosense ?

Philipp Wetzel : Amag a l’ambition de devenir leader de la mobilité. Nous y parvenons

avec quatre roues, certes, mais nous voulons permettre au client d’être

mobile, quel que soit son moyen de transport.

Le cercle de participants se réduit-il aux garages Amag ?

Pas du tout ! Autosense est un système ouvert, où les besoins du client sont

au premier plan. Pour pouvoir voler, il faut ouvrir ses ailes. Notre intention

est d’étendre ce système à toute la Suisse. Il ne s’agit pas de piquer les clients

d’autres marques mais de créer une solution collective.

Vous entretenez-vous avec d’autres importateurs ?

(En riant) Oui, cela arrive. Le système est indépendant des marques. Donc il ne

tient qu’à nous de le rendre le plus attractif possible. Pour le client final et les

flottes. L’intérêt manifesté est considérable, tant par les autres marques que par

les assureurs.

Alors où est la place du garagiste dans cet écosystème ?

Au milieu. Le véhicule, et donc le propriétaire, communique directement avec

le garage.

40

Février 2019 | AUTOINSIDE


NUMÉRISATION

« Batterie faible : mes expériences avec Autosense »

Sandro Compagno,

chef de la rédaction

d’AUTOINSIDE.

Le chef de la rédaction d’AUTOINSIDE Sandro

Compagno a testé le dongle d’Autosense.

11.12.2018 : Dongle branché à l’OBD, appli téléchargée

et inscription réalisée. Le voisin a besoin

de ma Saab parce que ses deux voitures qui

commencent à dater ont rendu l’âme. Je lui donne

ma clé mais l’avertis que je l’ai à l’œil.

12.12.2018 : Meeting à Schlieren. Mobile en mode

avion. Quand je le rallume, je constate que le voisin a

fait deux trajets : 1,7 km pour se rendre à son entraînement

de boxe à 9 h 40 et 2,0 km pour rentrer chez

lui à 12 h 05. Les 300 mètres de différence s’expliquent par une rue à sens unique

dans le quartier et un léger détour. Je remarque aussi que le réservoir est de

nouveau à moitié plein. Le bon gars.

17.12.2018 : Je l’avoue, j’ai un peu honte. La semaine dernière j’ai fait six trajets

dont un professionnel (une interview à Urdorf). Le reste, c’étaient tous des trajets

privés très courts dans ma commune, effectués en voiture par pure paresse.

Sortir sa 260 ch pour acheter du pain et des œufs au centre commercial du coin,

ça ne se fait pas. Consommer près de 11 litres en moyenne pour aller à la benne

à verre... C’est un peu la honte pour notre génération des plus de 40 ans.

vente sont présents ; les mécatroniciens ont congé. Alors j’appelle le TCS. Sur

place, un jeune dépanneur bien sympathique remarque que la batterie est un

peu faible mais qu’elle a encore assez de jus. « Mais elle n’est plus toute jeune.

Et là, c’est du liquide de batterie qui a fui », précise-t-il en pointant des traces

blanches sur le logement de batterie. »

29.12.2018, 11 h 00 : Une heure et 292 francs plus tard, j’ai une nouvelle batterie

sous le capot. Et l’appli Autosense continue inlassablement à m’indiquer que la

batterie est faible. Je reste de marbre et charge le coffre pour Disneyland.

02.01.2019, 16 h 00 : Le trajet aller-retour jusqu’à Paris se déroule sans

encombre : pas de gilets jaunes et surtout pas de problème au démarrage. Je

continue d’ignorer l’annonce m’indiquant que la batterie est faible...

11.01.2019, supplément : Sur demande, Autosense m’informe que le diagnostic

de la tension de la batterie n’est qu’une partie du problème, que la bonne

interprétation se trouve ailleurs et qu’elle dépend de facteurs tels que le froid,

la longueur du trajet, etc. Au bout de deux semaines, l’appli devrait réafficher

correctement le niveau de la batterie ;

en effet, le message « Batterie normale »

apparaît à nouveau. Autosense travaille à

ce que le client puisse confirmer d’un clic

qu’il a remplacé la batterie.

28.12.2018 : Le relevé de mes trajets courts. Autosense m’informe que ma

batterie est faible. Aujourd’hui, un trajet plus long nous attend pour aller faire

du snowboard dans les Grisons. Après une demi-journée sur les pistes et deux

trajets, rien n’a changé. « Batterie faible ».

29.12.2018, 10 h 00 : Pour la Saint-Sylvestre, de nouveau un grand trajet (jusqu’à

Disneyland Paris avec femme et enfants). Je ne suis pas serein. La perspective

de rester en rade dans la pampa française le 30 décembre après une pause

pipi ne fait rire personne. Dans mon garage, le samedi, seuls les conseillers de

Batterie normale : le rédacteur d’AI

retrouve son équilibre mental.

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NUMÉRISATION

Traitement de données

Le principe ETS

Ce n’est pas toujours simple de transférer le savoir du traitement de données de base au véhicule. Dans le présent article,

nous nous concentrons en particulier sur le matériel informatique et le principe ETS. Harry Pfister, auto&wissen

Dans un véhicule, le traitement des

données se déroule systématiquement de la

même manière que dans un ordinateur ou une

console de jeu.

Le traitement électronique des données

(TED) est le terme générique désignant la

saisie et le traitement de données. Il convient

toutefois de ne pas confondre ce terme

avec la technique de l’information (TI). Cette

dernière a en effet une signification plus

vaste et désigne entre autres, des techniques

de traitement des informations qui ne sont

pas liées au traitement des données au sens

propre. Le secteur TI regroupe par exemple,

les télécommunications, la technique de

présentation et les vidéoconférences.

Parmi les avantages du traitement électronique

des données, on peut citer le traitement

plus rapide d’informations, la résolution

en une fraction de seconde d’exercices

de calcul compliqués ainsi que la saisie, le

traitement, l’édition et l’enregistrement d’importantes

quantités de données. Les données

sont des informations qui peuvent être saisies,

traitées et éditées par un boîtier électronique

ou un ordinateur. Elles doivent être codées

selon des règles claires.

Dans l’atelier, on retrouve des représentants

typiques de systèmes TED : diagnostic

du véhicule, descriptions de réparation et

données de paramétrage du véhicule sur des

supports de données électroniques ou via une

connexion Internet sur des serveurs externes.

Dans le domaine du service à la clientèle,

la gestion des ordres d’atelier, le stockage et

l’approvisionnement en pièces de rechange

ainsi que l’enregistrement des données des clients

Fig. 1. Le boîtier électronique du moteur est le composant

matériel central dédié au traitement des données

de la Motronic.

sont assurés plus efficacement au moyen

de systèmes informatiques TED. Dans le

véhicule, on retrouve aussi des composants

TED en action : des systèmes de commande

et de régulation (ABS, EDC, ESP, Motronic,

etc.), des systèmes de navigation GPS ainsi que

l’enregistreur de données d’accident.

Matériel

Le matériel informatique (en anglais

« hardware ») est le terme générique désignant

les composants mécaniques et électroniques

d’un système. Le terme anglais « hardware »

(qui signifie matériel dur ) désigne à l’origine

des composants en métal, puis plus

t a r d des unités techniques d’installations

informatiques TED. Dans notre jargon, seule la

deuxième signification perdure. Par principe,

le matériel informatique est tout ce qui est

physique (visuel et palpable). Dans le véhicule,

ces composants regroupent, par exemple, les

actuateurs, les câbles électriques, les capteurs

et les boîtiers électroniques. En raison de leur

mode de fonctionnement de base et des tâches

qui leur sont dédiées, ils appartiennent aux

domaines Entrée, Traitement et Sortie (ETS).

Traitement des données

Le principe ETS décrit un principe de base

du traitement des données et reprend les

premières lettres des mots Entrée, Traitement

et Sortie. Les données sont également traitées

dans cet ordre. On utilise parfois pour le terme

Entrée son équivalent anglais Input et, pour le

terme Sortie, son équivalent anglais Output (en

abrégé E / S ou, en anglais, I / O). On explique

volontiers le principe du traitement électrique

des données à l’image d’un ordinateur

(Fig. 2). Il représente le système TED classique.

Il est toutefois également possible

de décrire le principe du TED sur la base

d’exemples pris dans le véhicule.

Pour expliquer et mieux comprendre le

déroulement du traitement des données dans

le véhicule, on a recours à des schémas-blocs,

appelés également schémas fonctionnels.

Il s’agit la plupart du temps d’un diagramme

graphique bidimensionnel d’un système

mécatronique permettant de décrire l e

fonctionnement du système en question. La

désignation « schéma-bloc fonctionnel »

découle des éléments tracés habituellement de

manière rectangulaire dans un tel diagramme.

Sur la base d’un schéma fonctionnel de ce

type, nous allons vous expliquer le principe

ETS d’un système Motronic (Fig. 3).

Le boîtier électronique Motronic

Le boîtier électronique du moteur est

l’élément principal du système électronique

dédié à l’allumage et l’injection. Il traite

les grandeurs d’entrée à partir des signaux

émis par des capteurs et des transmetteurs de

valeur de consigne. Ces informations peuvent

être transmises au boîtier électronique sous

forme de signaux analogiques ou numériques.

Dans notre exemple, l’entrée se compose des

informations suivantes :

• Position de la pédale d’accélérateur

• Position du papillon

• Masse d’air

• Tension de la batterie

• Température de l’air d’admission

• Température du moteur

• Détecteur de cliquetis

• Sondes lambda

• Régime du vilebrequin et capteur de

position du vilebrequin

• Position de l’arbre à cames

• Rapport de la boîte de vitesses

• Vitesse du véhicule

• Bus de données CAN

• Appareil de diagnostic

Dans le boîtier électronique Motronic, les

signaux d’entrée sont traités (Traitement) et

émis aux actuateurs sous forme de signaux de

sortie amplifiés (Sortie).

Selon notre exemple, la sortie concerne les

composants suivants :

• Bobines d’allumage avec bougies d’allumage

• Actuateur de papillon

• Injecteurs

• Relais principal

• Compte-tours

• Relais de pompe à carburant

42

Février 2019 | AUTOINSIDE


NUMÉRISATION

• Chauffage de la sonde lambda

• Commande de l’arbre à cames

• Dégazage du réservoir

• Commutation du collecteur d’admission

• Air secondaire

• Recyclage des gaz d’échappement

Tous les capteurs et transmetteurs

de valeur de consigne de l’entrée, le boîtier

électronique servant au traitement ainsi

que les éléments dédiés à la sortie sont des

composants matériels.

Il existe toutefois des principes ETS beaucoup

plus simples. Bien qu’ils ne soient pas structurés

de manière aussi complexe, ils répondent

cependant à toutes les caractéristiques de

l’entrée, du traitement et de la sortie.

Entrée Traitement Sortie

Entrée Traitement Sortie

Fig. 2. Le principe ETS

dans le traitement électronique

des données.

Exemple des principe ETS

À titre d’exemple, on peut également

citer un circuit de relais pour comprendre

le principe ETS (Fig. 4). L’entrée est assurée

par l’interrupteur. Le relais traite le signal

en fermant simplement le contact et en

transmettant le signal de sortie à l’ampoule.

Les composants matériels utilisés ici sont

l’interrupteur, le relais et l’ampoule. La liste des

composants matériels peut également inclure

la batterie, les câbles électriques et le fusible.

Un circuit numérique incarne l’esprit du schéma-bloc

fonctionnel par ses symboles carrés

(Fig. 5). Sur cette base, il est également possible

d’expliquer le principe ETS. L’opérateur

avec son circuit intégré ressemble, du moins

en apparence, à un microprocesseur utilisé

dans un ordinateur.

L’entrée dans la figure 5 s’opère par les deux

entrées de commutation E1 et E2. L’opérateur

de base ET traite l’entrée. Dans notre

exemple, le traitement conduit à ce qu’un

signal soit émis à la sortie S de l’opérateur (la

LED s’allume) si les deux interrupteurs sont

fermés comme grandeur d’entrée. Dans le cas

contraire, la sortie reste sur 0 et la LED ne

s’allume pas.

Une séparation locale claire entre le

traitement et la sortie n’est pas reconnaissable

au premier coup d’œil dans certains systèmes.

Ainsi, le boîtier électronique ABS/ESP est

raccordé directement à l’organe hydraulique

qui représente une partie de la sortie

(Fig. 6). L’organe hydraulique englobe,

entre autres, des électrovannes qui sont des

pièces essentielles de la sortie étant donné

qu’elles régulent la pression de freinage

dans une situation d’intervention du système

ABS ou ESP. <

Fig. 3. Schéma-bloc fonctionnel d’un système Motronic. Le schéma explique le fonctionnement du

principe ETS.

Entrée Traitement Sortie

E T S

Entrée Traitement Sortie

Fig. 4. Le principe ETS expliqué

à l’aide d’un circuit

à relais.

Fig. 5. ETS avec l’opérateur

de base ET.

Fig. 6. Dans les systèmes

ABS/ESP, le traitement est

très souvent étroitement

couplé à la sortie.

AUTOINSIDE | Février 201943


NUMÉRISATION

Entretien avec Roger Limacher, directeur de Fibag SA

« Pour qu’une boutique en ligne

soit attrayante, le client doit

être au centre »

Malgré la numérisation, le téléphone et le fax sont loin d’être dépassés. Fibag a fortement investi dans sa boutique en ligne au

cours de ces dernières années. Nous avons interrogé son directeur, Roger Limacher, à propos de l’expérience de l’utilisateur,

du défi consistant à tenir constamment à jour le contenu et du téléphone qui garde sa raison d’être. Sandro Compagno

M. Limacher, tout le monde parle de la numérisation. La main sur le

cœur, recevez-vous encore beaucoup de commandes par fax ou par

téléphone ?

Roger Limacher : Oui, nous continuons de recevoir beaucoup

de commandes par téléphone, plus ou moins selon la région. Les

clients s’attendent toujours à bénéficier de conseils téléphoniques,

surtout pour les demandes complexes. Un entretien téléphonique

explicatif est parfois plus efficace. Nous recevons aussi régulièrement

des commandes par fax.

les suggestions d’amélioration de nos clients et nous les mettons en

œuvre dans la mesure du possible.

Fibag ne travaille qu’avec des pièces d’origine et prévoit de

publier sur Internet tous les catalogues de pièces d’origine de ses

marques. C’est une tâche herculéenne, n’est-ce pas ?

En effet. L’aspect technique est assurément un grand défi, mais la

tâche herculéenne consiste surtout à obtenir l’accord de chaque

fabricant pour publier le catalogue électronique de pièces.

Et vous avez tout de même fortement développé votre boutique en

ligne ces dernières années. Un fournisseur sans boutique en ligne

aurait-il encore une chance de (sur)vivre de nos jours ?

Survivre sans boutique en ligne serait probablement difficile.

Avec une boutique en ligne, le client n’est plus tributaire des horaires

d’ouverture. Il peut donc commander quand bon lui semble ou

lorsqu’il en a le temps.

Quels sont les critères de qualité d’une boutique en ligne ?

La boutique doit être claire, réduite et moderne. Une bonne boutique

en ligne propose une expérience utilisateur aussi bonne que

possible. En d’autres termes, le client doit s’y retrouver rapidement.

Il doit pouvoir sélectionner les produits rapidement et aisément.

Pour qu’une boutique en ligne soit attrayante, le client doit être au

centre.

Les garagistes constituent le groupe cible de votre

boutique en ligne. Avez-vous intégré vos clients à

la conception ?

Notre boutique en ligne s’adresse uniquement

aux garagistes. Nous n’avons pas réellement

intégré les clients à notre réflexion, car la plupart

de nos collaborateurs ont travaillé dans

un garage, si bien que nous connaissions

les besoins. Nous enregistrons toutefois

« Les données anciennes ou erronées dénotent un

manque de professionnalisme » : Roger Limacher.

44

Février 2019 | AUTOINSIDE


NUMÉRISATION

Petite digression : de nombreux fabricants de pièces se targuent de

fournir des « pièces en qualité d’origine ». Pourquoi un garagiste ne

doit-il pas utiliser de telles pièces ?

Une pièce d’origine est conçue pour le véhicule en question et lui

correspond toujours à 100 %. Une pièce de rechange d’origine satisfait

aux consignes de qualité et d’essai du constructeur automobile.

Il est donc toujours garanti que le véhicule soit maintenu dans son

état d’origine. Le constructeur automobile veille par ailleurs à la disponibilité

des pièces pendant des années, si bien que les anciens

véhicules peuvent eux aussi continuer à circuler.

Quelles sont les embuches lors de l’aménagement d’une boutique

en ligne ?

Une boutique en ligne doit pouvoir afficher correctement les produits,

les prix, les remises et les disponibilités. En d’autres termes,

le contenu doit être constamment tenu à jour. Des données anciennes

ou erronées laissent une mauvaise impression au client. Il

importe aussi que le client puisse obtenir rapidement les données.

De longues périodes d’attente le frustrent et la boutique n’est plus

utilisée au bout d’un certain temps.

Fibag ne dispose pas d’entrepôts régionaux. Cela a-t-il simplifié la

mise en œuvre de la boutique en ligne ?

Tout à fait. En présence de plusieurs entrepôts régionaux, il faut

vérifier quel client se trouve dans la zone de couverture de l’entrepôt

en question. Si la pièce n’y est pas disponible, il faut faire appel à un

autre entrepôt. Lors de la programmation, il faut alors construire

des chaînes d’entrepôts.

Le temps est un critère tout à fait décisif. Combien de temps se

passe entre la commande numérique et la livraison analogique ?

Cela dépend essentiellement du type de commande et de la disponibilité

de la pièce en stock. Il s’écoule généralement trois à 24

heures entre la commande et la livraison.

Les boutiques en ligne sont en réalité des chantiers permanents.

Quels sont vos prochains projets ?

Des optimisations sont menées tout le temps. La mise en œuvre

des pièces Daihatsu constitue le prochain projet d’envergure qui est

presque terminé. D’autres marques de voitures seront intégrées dans

le courant de l’année. <

Quelles sont les principales interfaces ?

Notre boutique en ligne est un outil de saisie pour notre système

ERP. La principale interface est donc celle menant à notre système

de gestion des stocks et au fichier des clients et des pièces. La facturation

n’a pas lieu par l’intermédiaire de la boutique en ligne.

Plus d’informations sur :

fibag.ch

Le programme de formation 2019 est disponible

Hostettler Autotechnik AG

Telefon 041 926 62 35

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AUTOINSIDE | Février 201945


NUMÉRISATION FOCUS

N’ayons pas peur du numérique

« C’est au garagiste de décider

du niveau de numérisation »

De nombreuses entreprises sont encore timides face à la numérisation. Mais personne ne sait exactement de quoi il

s’agit, alors que ce changement s’est accompli depuis longtemps dans la sphère privée. Au cours d’un entretien avec

AUTOINSIDE, Stephan Rissi, directeur du marketing et de la vente chez Stieger, un fournisseur de logiciels pour les

garages, veut en finir avec cette réticence. André Bissegger

Monsieur Rissi, bon nombre de garages ont

peur du numérique. Ont-ils raison ?

Stephan Rissi : Certainement pas. Il faut

tout d’abord définir ce qu’est le numérique

pour bien comprendre de quoi il s’agit. Ce

n’est pas si compliqué, cela implique simplement

de passer d’un processus manuel à un

processus électronique. L’avantage est que ce

nouveau processus sera optimisé, donc plus

simple, plus fiable et plus rapide. Avoir peur

du numérique, c’est avoir peur d’améliorer ses

méthodes de travail. Or, chacun a intérêt à optimiser

autant que possible ses processus. Autrement

dit, passer au numérique apporte plus

de confort, de rapidité et d’efficacité. Pourquoi

un garagiste renoncerait-il à ces avancées, précisément

sur son lieu de travail ?

Comment les processus numérisés peuventils

aider les garages au quotidien ?

Le Dealer Management System (DMS) permet

d’évaluer les besoins et de mettre en place

pas à pas les outils appropriés comme la saisie

horaire, la gestion de l’atelier ou le stockage

des pneus. Ces outils connectés entre eux intelligemment

permettent d’énormes gains de

temps sur la saisie des données, qu’il ne faudra

effectuer qu’une seule fois. Grâce à cette

interconnectivité, le flux constant des données

est assuré par le système global. Il est

également possible d’analyser ou d’archiver les

données, ce qui facilite grandement le travail.

Finalement, le garagiste gagne en temps et en

efficacité, augmente son potentiel de chiffre

d’affaires et collecte des informations importantes

sur son entreprise, rien qu’en quelques

clics.

Les garagistes redoutent des coûts

d’investissement élevés et des difficultés

de mise en place. Le numérique peut-il

s’intégrer progressivement ? Par quoi

commencer ?

Ces craintes n’ont pas lieu d’être, c’est au

garagiste de décider du niveau de numérisation.

Tout dépend des besoins de chacun.

Selon la taille et la structure de l’entreprise,

il faut se demander s’il est somme toute utile

de passer au numérique. Si la réponse est positive,

l’avantage de la conversion doit être

clairement identifié et la mise en place, pertinente.

C’est là que nous pouvons intervenir,

nous aidons alors le garagiste à adopter les

processus numériques. Quoi qu’il en soit, le

garagiste n’aura pas besoin à l’avenir de devenir

un professionnel du numérique. Pour cela,

il existe des spécialistes, comme Stieger, qui

accompagnent le client de A à Z. Il en va de

même pour la transparence des coûts. Nous

recommandons d’avancer pas à pas, à l’aide du

DMS comme point de départ.

« Passer au numérique

apporte plus de confort,

de rapidité et d’efficacité.

Comment un garagiste

pourrait-il renoncer à ces

avancées sur son lieu de

travail ? »

Un garage tourné vers l’avenir peut-il encore

se passer du numérique ?

Ce serait la pire des décisions. Les outils

numériques facilitent amplement les tâches

quotidiennes et contribuent à rester concurrentiel,

et donc à conduire l’entreprise vers un

avenir prospère. <

Plus d’informations sur :

www.stieger.ch

46

Février 2019 | AUTOINSIDE


NUMÉRISATION

Amag

amag.ch

> « eMarketPlace » : la plate-forme de gestion des sinistres en carrosserie et peinture

pd. Grâce à la plateforme « eMarketPlace », vous répondez aux

attentes de vos clients avec des prestations de services complètes.

« eMarketPlace » vous permet d’organiser tous les ordres et commandes,

de la saisie à la distribution du mandat, et d’accéder à un

aperçu des coûts sur une plateforme centralisée. Les processus

simples vous aident à sous-traiter les commandes à un réseau de

spécialistes externes en fonction des besoins et des capacités.

Utilisez « eMarket Place » et ses processus efficaces pour fidéliser

davantage vos clients et optimiser votre rendement.

• Évaluation de la qualité en vue d’une amélioration continue

• Possibilité de spécialisation dans des technologies spécifiques

• Possibilité d’accéder à des ordres d’un nouveau genre

3. Client

• Pas de temps d’attente en cas de réparation

• Toujours le même interlocuteur privilégié

• Prestations complètes d’un seul tenant

• Sécurité et qualité assurées par des spécialistes qualifiés. <

1. Donneur d’ordre

• Coûts, efficacité et rendement

• Pas de perte de temps due à la recherche de partenaires

• Saisie rapide des ordres

• Aperçu et documentation

• Investissements selon les compétences de base

• Fidélisation du client

• Acquisition de nouveaux clients

• Maintien du contact avec le client

• Consolidation des compétences clés

2. Mandataire

• Possibilité d’augmentation du taux d’occupation et de productivité

selon le volume de commande

• • Acceptation facultative des ordres

« eMarketPlace » en bref.

Carauktion

carauktion.ch

> Carauktion franchit le seuil des 20 000 véhicules et lance un concept de reprise pour les concessionnaires

pd. L’an dernier, la plus grande plate-forme B2B de remarketing de

véhicules de Suisse a battu un nouveau record : les plus de 7500 utilisateurs

de la branche automobile enregistrés (en Suisse et à l’étranger)

ont pu accéder pour la première fois à plus de 20 000 véhicules de

marques, modèles, âges et états différents.

Deux ventes aux enchères d’environ 450 véhicules ont lieu chaque

semaine. Les offres proviennent majoritairement de propriétaires de

flottes, de sociétés de leasing, de loueurs, d’autorités et d’importateurs.

Le segment qui connaît la croissance la plus rapide est toutefois

celui de la concession automobile, qui se sert de la plate-forme pour

capitaliser ses véhicules en stock et de reprise en toute transparence

et de façon à optimiser les gains.

Outre une plate-forme purement commerciale, Carauktion offre

aussi, en qualité d’entreprise générale, des services en amont et en

aval (transport, expertise, recouvrement, etc.) en vue de rentabiliser

le remarketing.

avec le marché sous forme de notification push sur son smartphone.

Le prix de reprise se base sur les prix de vente B2B effectifs de

Carauktion. Ce nouveau produit évite de devoir passer par un intermédiaire

et établit de nouvelles normes pour un marché de l’occasion

proactif. <

Une appli capable de lire le permis de circulation

Succès oblige, Carauktion s’efforce de développer ses services

en permanence. Cette année, pour ses 15 ans, la société lancera un

concept de reprise unique pour les concessionnaires dans le cadre

de la numérisation : il s’agit d’une appli capable de lire le permis de

circulation du véhicule de reprise.

Le vendeur reçoit directement un prix de reprise en adéquation

La nouvelle appli de Carauktion est capable de lire le permis de circulation du

véhicule de reprise. Le vendeur reçoit ensuite directement un prix de reprise

conforme au marché et basé sur les prix de vente B2B effectifs de Carauktion.

AUTOINSIDE | Février 201947


NOUVEAUX NUMÉRISATION

PRODUITS

Leasingmarkt.ch AG

leasingmarkt.ch

> Place de marché en ligne pour les offres de leasing des garages

pd. De plus en plus de

personnes optent pour le

leasing d’une voiture au lieu de

l’acheter. À l’ère de l’économie

du partage, le fait même de

posséder une voiture semble

démodé.

Le leasing de véhicules

devient en revanche toujours

plus attrayant, aussi bien pour

la clientèle privée que pour la

clientèle commerciale. Il offre

aux concessionnaires les

avantages d’une fidélisation de

la clientèle renforcée et d’une

plus grande probabilité d’achats

supplémentaires.

Les garagistes sont en contact

avec les personnes intéressées

Mais trouver l’offre idéale de

leasing n’est pas si simple.

LeasingMarkt.ch a la solution :

la plate-forme en ligne indépendante

des marques est disponible

en Suisse depuis juin 2018.

Les clients y trouvent rapidement

et facilement la voiture qui

convient à leur situation et à

leur budget. Les concessionnaires

peuvent publier leurs

offres sur leasingMarkt.ch et se

tiennent à la disposition des

clients en cas de questions.

Cela permet aux entreprises de

rendre visible leur garage et

d’accroître leur portée.

Afin de rendre la tâche aussi

simple que possible pour les

vendeurs également, leasing-

Markt.ch propose un « tableau

de bord » clair, où les propres

annonces peuvent être gérées

et les demandes traitées.

La transparence et l’équité

sont également respectées au

niveau des coûts : seules les

demandes concrètes où le

vendeur prend contact avec le

client potentiel sont à payer.

Grâce à leasingMarkt.ch, le

vendeur peut se concentrer sur

son travail et le contact

personnel afin de mieux

atteindre ses objectifs.

LeasingMarkt.ch se charge

de son commerce en ligne

avec des leads de qualité. <

Groupe Motiondata Vector

motiondata-vector.com

> Plus d’efficacité pour les garagistes avec les innovations numériques de Motiondata

pd. Déjà leader du marché en

Autriche, déjà un an de succès

en Suisse ! En 2018, le groupe

Motiondata Vector s’est établi

sur le marché suisse par de

nombreux projets, gagnant

ainsi la confiance de maintes

entreprises. En tant que

fournisseur de solutions

complètes, Motiondata répond

à tous les besoins du garage

moderne avec ses solutions

DMS, les systèmes de Car

Dealer Management « CDP Car

Dealer Package » et le « Motiondata

DMS » et avec un large

portefeuille web, des applications

utiles et des services

informatiques.

Les Dealer Management

Systems sont disponibles sous

forme de solution sur serveur

local et sur le cloud. La solution

cloud permet aux clients de

s’épargner les coûts d’achat et

de maintenance et de bénéficier

en permanence de la version la

plus récente et la plus stable. Le

portefeuille web aide l’entreprise

dans ses démarches de

vente, d’organisation et de

distribution, de la CRM classique

aux courses d’essai et aux

outils de gestion de véhicules.

Citons également la solution

de site Internet adaptée aux

garages et des fonctions de

réservation de service en ligne

qui permettent aux clients de

prendre rendez-vous en

quelques clics à peine.

La nouvelle « mobilApp »

présente la gamme de véhicules,

renforce la fidélisation

des clients en facilitant la prise

de rendez-vous de service et

l’organisation de courses

d’essai, et facilite la communication

à l’aide d’outils d’information,

de chat et de messagerie.

Les services informatiques

complètent la vaste gamme

de produits par des solutions

logicielles et matérielles qui

sont disponibles dans la version

la plus récente et la plus stable.

Des coopérations de longue

date avec des constructeurs et

des importateurs constituent la

base de systèmes DMS

multimarques (« Motiondata

DMS » et « CDP Car Dealer

Package »). Un large éventail

d’interfaces permet aux clients

de communiquer et d’échanger

des données avec des systèmes

externes. Les paramétrages

spécifiques à des marques

favorisent les processus

recommandés et prescrits par

les constructeurs/importateurs.

La connexion directe d’applications

spécifiques à un domaine

telles que les catalogues

électroniques de pièces, les

calculs de sinistres ou les

évaluations et les expertises de

véhicules garantissent des

processus de travail efficaces

sur divers programmes. <

La nouvelle « mobilApp » offre

notamment la prise de rendez-vous de

service et de course d’essai.

48

Février 2019 | AUTOINSIDE


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auto-i-dat ag

Valeurs résiduelles des véhicules électriques

La médiatisation de l’électromobilité donne l’impression que l’avenir appartient aux véhicules électriques. Cependant, une

question pertinente pour les concessionnaires et les automobilistes est oubliée dans toute cette euphorie : qu’en est-il de la

valeur résiduelle des véhicules électriques ?

pd. D’une part parce que certains modèles

sont disponibles depuis un certain temps déjà

et, d’autre part, parce que les concessionnaires

sont de plus en plus sollicités à ce sujet. Notre

équipe a mis à l’épreuve tous les modèles disponibles

et s’est surtout penchée sur l’usage quotidien,

qui est décisif pour les acheteurs : comportement

de conduite, confort, autonomie,

temps de chargement, compatibilité des prises,

bornes de recharge et connexions disponibles

telles que des applications et portails. Le développement

de la technologie des batteries dans

un futur proche est également important pour

la valeur résiduelle. L’arrivée sur le marché de

nouveaux véhicules BEV dotés d’améliorations

technologiques importantes aura une incidence

négative sur les valeurs résiduelles des

véhicules actuels. Malgré la très faible part de

marché des véhicules BEV, la demande pour

les véhicules d’occasion est relativement élevée.

La demande semble en effet être supérieure

à l’offre, sauf pour la Nissan Leaf. Dès

lors, les prix des occasions sont actuellement

en hausse. À l’aide des calculs de la plus grande

base de données de véhicules d’Europe, ces résultats

sont continuellement incorporés dans

nos observations relatives aux valeurs résiduelles.

Par conséquent, nous avons déjà ajusté

les courbes de valeurs résiduelles.

Si vous ne souhaitez pas attendre ou en cas

de questions individuelles, n’hésitez pas à nous

contacter au 044 497 40 40. Vous pouvez aussi

consulter notre site Internet auto-i-dat.ch et

vous abonner à notre newsletter. Information

sur notre prochain thème dans le domaine des

motorisations alternatives : l’édition du mois

d’avril portera sur l’évolution des valeurs résiduelles

de véhicules Plug-in / PHEV. <

Les véhicules électriques sont tendance. auto-i-dat

ag observe aussi l’évolution de leur valeur résiduelle.

André Koch SA

andrekoch.ch / repanetsuisse.ch

> « Standowin iQ Cloud » : le nouveau système connecté de gestion des couleurs

pd. Jusqu’ici, le pilotage des étapes de

travail dans la gestion numérique des couleurs

nécessitait un système PC fixe, installé

la plupart du temps dans la chambre de

mélange. « Standowin iQ Cloud » va plus loin :

grâce à la base de données en ligne, l’accès

et le pilotage peuvent se faire sans fil à partir

de n’importe quel appareil mobile doté d’un

navigateur, même un smartphone ou une

tablette. Les processus de travail pilotables

au moyen d’appareils mobiles représentent

dans la pratique un sérieux avantage en

termes de flexibilité et de convivialité.

Avec « Standowin iQ Cloud », les différents processus de la

gestion des couleurs peuvent être connectés sans fil.

Les outils de Standox permettent de

déterminer des valeurs de mesure précises

et des formules de teintes exactes pouvant

être envoyées directement vers une balance

IP pour le mélange via le wi-fi par un appareil

mobile ou un ordinateur. De nombreux autres

appareils, par exemple une imprimante

d’étiquettes ou un scanner de codes-barres,

peuvent être connectés par wi-fi via le

cloud et ainsi contribuer à un flux de travail

efficace. Autres avantages : l’accès à la base

de données « Standowin iQ », mise à jour en

temps réel, et à ses plus de 200 000 formules

de teintes, ainsi que l’aperçu

clair des données des

processus sur le tableau

de bord.

Ce sont les entreprises

elles-mêmes qui décident

du degré de numérisation

de leur gestion des couleurs.

Standox a développé

trois solutions « Standowin

iQ Cloud » que les entreprises

peuvent choisir en

fonction de leurs besoins

spécifiques : « Standowin iQ Cloud 100 % » est

une variante fonctionnant par wi-fi, « Standowin

iQ Cloud 100 % Plus » une variante partiellement

sans fil, et « Standowin iQ Cloud

100 % Top » propose l’intégration sans fil de

tous les composants dans le wi-fi. Toutes les

trois ne requièrent ni mise à jour manuelle,

ni entretien, ni sauvegarde des données, car

elles sont automatiquement traitées via le

cloud. En outre, elles permettent de générer

les données d’exploitation à partir d’autres

systèmes existants, par exemple la gestion

des stocks et des mandats, ou encore la

commande en ligne.

Un outil digne de notre époque numérique

« Avant, les peintres en carrosserie devaient

effectuer presque tous les processus

de gestion des couleurs dans la chambre de

mélange », explique Ivica Juric, responsable

du centre d’information d’André Koch SA.

« Avec la technologie de gestion des couleurs

sans fil d’Axalta, Standox assure à ses

clients des processus de travail conviviaux,

fiables et économiques. » <

AUTOINSIDE | Février 201949


SALON DE L’AUTO

L’avenir de l’exposition spécialisée

Le Salon de l’auto ouvrira-t-il ses

portes aux exposants de la halle 7 ?

La branche des équipements automobiles est sur la dernière ligne droite avant le prochain Salon de l’auto. L’exposition

spécialisée de la branche automobile aura lieu pour la dernière fois, aussi bien en version courte que longue. En coulisses,

on discute vivement du salon de courte durée et de l’avenir de la halle 7, et c’est tant mieux car le conseil de fondation et le

comité du salon envisagent de modifier le règlement. Reinhard Kronenberg

Du baume au cœur : les responsables du salon discutent

de l’ouverture des halles 1 à 6 à une sélection de

sous-traitants, mais rien n’est encore gravé dans le

marbre.

Du 7 au 17 mars, l’exposition spécialisée

des accessoires de garages aura lieu pour la

dernière fois de son histoire sur toute la durée

des deux semaines, tout du moins pour

les exposants qui le souhaitent. Le nouveau

régime sur lequel se sont accordés les exposants

et Palexpo entrera en vigueur en 2020 :

une semaine, de la deuxième journée de

la presse le mercredi jusqu’au lundi de la semaine

suivante inclus. Le Swiss Automotive

Aftermarket (SAA), au sein duquel la majeure

partie des entreprises exposantes sont organisées,

est à l’origine de ce changement. « Nous

avons glané de bonnes expériences sur le salon

Erhard Luginbühl,

président du

Swiss Automotive

Aftermarket.

de courte durée » affirme

Erhart Luginbühl, le président

du SAA, en guise

de bilan. L’édition 2018

a été « un succès » pour

les exposants du salon

de courte durée, grâce

à des coûts plus bas et

à une concentration des

visiteurs qui sont venus

André Hefti, directeur

général du Salon de

l’auto de Genève.

5 (équipements de garage).

plus nombreux. Les perspectives de la halle 7

pour 2020 et au-delà sont malgré tout sujettes

à controverse dans la branche, surtout depuis

qu’il a été annoncé que les deux organes responsables

du programme du

salon, le conseil de fondation

et le comité du salon,

discutaient de l’idée

selon laquelle les halles

1 à 6 devraient être ouvertes

aux exposants des

catégorie 3 (accessoires

et deuxième monte) et

Hefti confirme la discussion

André Hefti, le directeur général, a confirmé

aux médias de l’UPSA que cette discus-

50

Février 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

sion avait lieu, non pas à l’initiative d’exposants

individuels issus de la halle 7, mais

plutôt à la demande d’entreprises, telles que

BP/Castrol, qui exposaient autrefois au Salon

de l’auto avant de s’en éloigner et qui aimeraient

désormais y revenir mais pas dans la

halle 7. Il est facile de comprendre que le comité

du salon, qui est responsable de l’utilisation

des halles, doive chercher des solutions

afin de compenser les départs d’exposants

renommés (dont Ford et Volvo).

Une issue élégante pour ESA ?

Les cercles d’exposants de la halle 7

estiment qu’un tel assouplissement du règlement

pourrait non seulement favoriser le

retour d’entreprises de la deuxième monte,

mais aussi permettre aux exposants actuels

de la halle 7 de déménager dans les halles 1

à 6. Une issue élégante à ce dilemme a déjà

été proposée à des exposants tels qu’ESA,

qui a clairement indiqué, à plusieurs reprises,

qu’elle ne saurait envisager qu’une

présence sur deux semaines, ce qui ne sera

plus possible dans la halle 7 après 2019. Elle

justifie son attitude essentiellement par le fait

qu’un salon de courte durée ne lui permettrait

plus d’accueillir ses milliers d’actionnaires et

d’autres garagistes intéressés.

Un appel d’air est à craindre

Dans les cercles d’exposants, certains

craignent maintenant un exode d’autres entreprises

qui suivraient ESA si elle avait recours

à une telle option et quittait la halle 7.

Il en résulterait alors un appel d’air jusqu’à

ce qu’il ne reste pas assez d’exposants dans

Le salon de longue durée, le salon de courte durée SAA, des versions parallèles et bientôt une promotion d’une

section des exposants de la halle 7 ?

la halle 7, si bien que cette dernière perdrait

sa raison d’être. Les connaisseurs du dossier

voient encore un autre obstacle sur le chemin

de l’ouverture des halles de premier plan : les

constructeurs, eux-mêmes présents dans la

deuxième monte, cherchent à faire utiliser

leurs pièces de rechange. C’est pourquoi il

pourrait être dans leur intérêt d’être concurrencés

dans « leurs » halles sur leurs « pièces

d’origine », d’autant plus qu’ils sont majoritaires

au sein du comité du salon.

La décision sera prise le 15 mars

Les inquiétudes relatives à cette évolution

reflètent l’intérêt croissant dont bénéficie la

halle 7 depuis deux ans, tant de la part du

SAA et des exposants que de celle du salon

lui-même. Sur un front plus large, la conclusion

selon laquelle la branche automobile

et les sous-traitants ont absolument besoin

d’une plate-forme nationale s’est imposée.

Le fait que Genève continue d’être l’endroit

idéal pour cela doit être promu auprès de la

part non négligeable de clients francophones.

C’est ce que soulignent de grands exposants

tels qu’ESA et SAG, mais aussi le président

du SAA Erhart Luginbühl, qui estime qu’il

n’existe aucune alternative valable à Genève.

« Le SAA se bat pour la halle 7 », dit-il.

« Mais tous les exposants et le SAA savent

que la halle 7 deviendra de plus en plus un

salon de découverte à l’avenir ». Le SAA a soumis

des idées de concept au comité du salon.

André Hefti a annoncé que la décision serait

prise le 15 mars, c’est-à-dire le deuxième vendredi

du Salon de l’auto 2019. C’est à ce moment-là

qu’il passera le flambeau à son successeur

Olivier Rhis qui prendra officiellement

son nouveau poste de directeur général du

Salon de l’auto de Genève le 1 er février.


SALON DE L’AUTO

L’opinion des garagistes UPSA

Salon ou pas salon :

telle est la question

En quoi venir au Salon vaut-il toujours le coup pour les garagistes ? Que doit

améliorer le directeur du Salon, dans l’intérêt de la branche automobile

suisse ? Recueil d’opinions. Sandro Compagno, André Bissegger et Tatjana Kistler.

Garage P. Schweizer, Liestal (BL)

« Nouveau concept

nécessaire »

David Schweizer,

directeur du garage

P. Schweizer.

Monsieur Schweizer,

allez-vous au Salon ?

David Schweizer :

Oui, toute notre

équipe se rendra au

Salon de l’auto. C’est

pour nous l’occasion

de faire une sortie en

équipe. Nous choisissons

à chaque fois le stand de la marque Seat

pour la pause de midi. Cela renforce les liens

de nos collaborateurs avec la marque.

Visiterez-vous également la halle 7 ?

Oui, nous visiterons aussi la halle 7, mais

nous passerons toutefois plus de temps dans

les autres halles.

Qu’attendez-vous du nouveau directeur du

salon, Olivier Rihs ?

J’espère qu’il négociera bien ce virage

et qu’il réussira à faire revenir les visiteurs

au salon. Il faudrait à mon avis un nouveau

concept afin de toucher de nouveaux groupes

de clients.

Un salon dans notre monde moderne numérique

a-t-il encore un avenir ?

Je pense qu’un salon a toujours sa raison

d’être, mais plus sous sa forme actuelle. Les

personnes intéressées peuvent obtenir des informations

sur les nouveautés et les modèles

actuels de chez elles. Les constructeurs organisent

de plus en plus leurs propres expositions

pour la présentation de nouveautés. La

branche automobile est en pleine mutation et

propose de nombreux thèmes nouveaux qui

intéressent les gens. S’ils sont bien présentés,

des sujets comme l’autopartage, la numérisation,

l’électrification ou la mise en réseau

peuvent être bénéfiques au salon, mais également

aux constructeurs.

Comment utilisez-vous le Salon de l’auto pour

vos clients ?

Nous ne l’utilisons que de façon marginale.

Cela n’intéresse guère les clients de Liestal de

faire le déplacement exprès jusqu’à Genève.

Nous proposons toutefois des billets ou des entrées

VIP au stand Seat aux clients intéressés.

Garage Pieren, Thierachern BE

« Nous menons des

discussions »

Monsieur Pieren, allez-vous

au Salon ?

Manfred Pieren :

Nous y allons afin de

rester informés et de

mener des discussions

avec nos concurrents.

Manfred Pieren,

directeur du Garage

Pieren AG.

Qu’attendez-vous du nouveau directeur du

salon, Olivier Rihs ?

Je ne le sais pas encore.

Un salon dans notre monde moderne numérique

a-t-il encore un avenir ?

J’en suis convaincu.

Comment utilisez-vous le salon pour vos

clients ?

Nous distribuons des entrées à des

acheteurs potentiels et renouons le contact

ultérieurement.

Auto Eugster, Thal SG

« Les petits doivent

revenir »

Monsieur Eugster, irezvous

au Salon 2019 ?

Fabian Eugster : Si

j’en ai le temps, je me

rendrai de nouveau à

Genève cette année. Je

passe au salon tous les

deux à trois ans normalement.

Par le passé, j’y

Fabian Eugster

propriétaire d’Auto

Eugster.

allais principalement pour la halle 7. Celle-ci

n’est malheureusement plus aussi captivante

car les petits exposants y brillent globalement

par leur absence.

52

Février 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

Qu’attendez-vous du nouveau directeur du

salon, Olivier Rihs ?

Qu’il parvienne à convaincre les petits

fournisseurs de revenir dans la halle 7.

Un salon dans notre monde moderne numérique

a-t-il encore un avenir ?

Je pense que le salon se justifie encore tout

à fait. Admirer une voiture de près, éventuellement

s’y asseoir et la toucher restent des

expériences plus attrayantes que sur un écran

ou dans un simulateur.

Comment utilisez-vous le Salon de l’auto

pour vos clients ?

Notre cœur de métier est constitué par les

réparations et non par la vente. C’est donc par

intérêt personnel et non pas pour ou avec des

clients que je me suis rendu au salon ou dans

la halle 7 jusqu’à présent.

Garage Bonfanti SA, Mendrisio TI

« Il faut du

changement »

Monsieur Bonfanti,

allez-vous au Salon ?

Roberto Bonfanti :

Naturellement ! Un acteur

de la branche ne

doit pas manquer la rencontre

la plus importante Directeur de

l’administration et

de l’année. Sans compter

des ventes du garage

que le salon est un événe-

Bonfanti SA de

ment fantastique, presque

une fête. C’est toujours

sympathique d’y participer.

Mendrisio et président

de la section UPSA

Tessin.

Qu’attendez-vous du nouveau directeur du

salon, Olivier Rihs ?

De nouvelles impulsions et des idées

fraîches pour un salon innovant qui se distingue

de ses éditions antérieures. Il faut des

changements, une réorientation créatrice

pour améliorer l’attractivité de cette manifestation

concernant le sujet central qu’est l’automobile.

Un salon dans notre monde moderne numérique

a-t-il encore un avenir ?

D’après moi, oui. La numérisation ne saurait

remplacer la sensation qu’on éprouve lorsqu’on

vient au contact direct d’un nouveau modèle.

Pour que l’avenir soit prometteur, il faudrait cependant

qu’il y a ait assez de constructeurs au

salon. Si trop d’entre eux renoncent à y participer,

une tendance qui se dessine déjà à l’aune

de la nouvelle approche de réflexion, le maintien

du salon pourrait être compromis. Mais

ne jugeons pas trop vite.

Comment utilisez-vous le salon pour vos

clients ?

Le salon donne un aperçu complet de

ce qu’il se passe dans la branche. Le visiteur

peut en outre comparer les marques entre

elles et s’informer du progrès technologique

des voitures. Le salon renseigne également

sur la taille et sur l’importance du secteur

dans lequel nous travaillons tous les jours. Il

constitue par ailleurs une excellente occasion

de recenser le positionnement de sa propre

marque dans le contexte global et d’identifier

ses atouts par rapport à la concurrence.

L’abondance de nouvelles informations et

l’enthousiasme glané à Genève contribuent

non seulement à motiver les collaborateurs

mais aussi à convaincre les clients.

Freihof-Garage AG, Näfels GL

« L’automobile

fascine toujours »

Monsieur Koller, irezvous

au Salon 2019 ?

Edwin Koller :

Oui, je me rendrai

au Salon. D’une part,

pour jeter un œil aux

nouveaux modèles et ainsi

me faire une idée, mais

Edwin Koller,

directeur et

propriétaire du

surtout pour examiner les Freihof-Garage AG à

Näfels et président

équipements de garage et de la section UPSA

entretenir des contacts.

Glaris.

Visiterez-vous également la halle 7 ?

En raison de la motivation qui me pousse

à me rendre à Genève, je passerai la majeure

partie de mon temps dans la halle 7,

en particulier sur le stand d’ESA.

Qu’attendez-vous du nouveau directeur du

salon, Olivier Rihs ?

Je pense qu’il n’a pas encore pu réaliser

grand-chose cette année. J’espère qu’à l’avenir,

il parviendra à transformer le salon au

goût du jour. Et ce, sans en perdre les valeurs.

À côté des exposants classiques, je

suis d’avis qu’il faudrait avoir la possibilité

de montrer les innovations. Un tel salon

devrait avoir une dimension nationale et

être mis sur pied dans ce but. Il faudrait en

outre tenir compte des besoins des clients

et y répondre, que ce soit ceux des exposants

mais aussi ceux des visiteurs.

Un salon dans notre monde moderne numérique

a-t-il encore un avenir ?

Probablement de moins en moins, mais je

pense que le salon a un avenir à moyen terme

si on y apporte les changements mentionnés

précédemment. Une chose est sûre à l’heure

actuelle : les gens sont encore fascinés par

l’automobile et les possibilités techniques. Ce

sont des choses qu’ils veulent vivre. Et ce n’est

pas encore possible de manière strictement

virtuelle.

Comment utilisez-vous le Salon de l’auto

pour vos clients ?

Les clients qui souhaitent se rendre au Salon

de l’auto peuvent me demander une entrée

gratuite ou se la faire envoyer. Comme par

le passé il y avait toujours des rencontres de

concessionnaires au salon et que cela retenait

toute mon attention, nous n’organisions pas

d’événement pour les clients à Genève. Mais

nous mettons toujours sur pied le « Garagissimo

» un week-end après le Salon de l’auto.

C’est une manifestation organisée conjointement

depuis 23 ans par les garagistes UPSA

du canton de Glaris où chacun expose sur son

site, ce qui a un excellent écho. <

MIDLAND.CH

AUTOINSIDE | Février 201953


SALON DE L’AUTO

Comment le garagiste peut tirer profit du Salon de l’auto

« Les contacts humains sont

irremplaçables »

Bruno Lurati, ancien directeur et organisateur du Salon de l’auto de Genève, connaît le secteur des salons comme personne. Il sait

ce dont un salon réussi a besoin et comment les garagistes peuvent tirer profit du Salon de l’auto. Sandro Compagno et André Bissegger

Bruno Lurati a vécu beaucoup de choses au cours de sa carrière. L’ancien directeur du Salon de l’auto partage désormais son savoir-faire et explique ce qu’il faut savoir

pour une participation à un salon réussie.

Monsieur Lurati, en dehors de votre activité

au Salon de l’auto, vous avez notamment été

directeur de Palexpo, Palais des Expositions

et des Congrès de Genève, et président de

l’ancienne association de branche « Association

des foires suisses » désormais connue

sous le nom de « Expo-Event ». Aujourd’hui,

vous proposez des séminaires aux exposants

des salons. Pourquoi est-ce nécessaire ?

Bruno Lurati : Un salon est un instrument

de marketing et de communication

extrêmement efficace. Mes différentes activités

et fonctions m’ont toutefois permis

de constater que de nombreux exposants

ne sont pas suffisamment préparés pour les

salons auxquels ils participent. Par ailleurs,

on trouve également au Salon de l’auto des

marques automobiles qui dépensent parfois

des millions de francs. En résumé, on

observe que ce sont toujours les mêmes erreurs

qui sont commises. J’ai pu en déduire

six facteurs clés de succès, et j’ai commencé

à partager mon savoir-faire personnel et ma

connaissance des salons lors de cours et de

séminaires.

De nombreux salons traditionnels disparaissent

et le Salon de l’auto est également

dans la tourmente. Pourquoi ?

À l’instar des marchés qui évoluent,

les salons doivent s’adapter à de nouvelles

conditions. Si cela n’est pas fait, les salons

seront mis à mal. Le mélange de salons professionnels

B2B et leur ouverture parallèle

au public peuvent également être très dangereux.

C’est notamment ainsi que des salons

de renom ont disparu.

Cela s’applique-t-il aussi au Salon de l’auto ?

Le Salon de l’auto est un salon professionnel

B2B mondial durant les deux journées

de presse. Les décideurs de l’industrie

automobile de tous les groupes ainsi que

les journalistes spécialisés du monde entier

sont alors présents à Genève, qui, avec

Francfort, Paris, Détroit et Tokyo, fait partie

des « Big Five » des salons automobiles

internationaux. Lors des deux journées de

presse, le Salon de Genève a un tout autre

visage que durant les journées ouvertes

au public où, du moins c’était le cas à mon

époque, jusqu’à 30 % des véhicules sont remplacés

sur certains stands. Le Salon de l’auto

sert alors de mise en bouche et ouvre notamment

la voie aux garagistes et aux expositions

qu’ils mettent sur pied après celui-ci.

Comment le garagiste peut-il tirer profit

du Salon de l’auto ?

Le garagiste a une double tâche au salon :

il est, d’une part, vendeur de la marque et,

d’autre part, fournisseur du consommateur final.

C’est à Genève que se fait la connexion

avec ses clients et avec la marque. L’objectif

principal du garagiste doit être de faire venir

ses clients potentiels du Salon de l’auto à sa

propre exposition. Au terme du salon débute

la période des expositions de printemps, l’occasion

idéale pour convenir de tours d’essai.

Lors d’un tour d’essai, les clients découvrent

le véhicule, en voient le prestige, ressentent

le confort qu’il procure et expérimentent ses

possibilités techniques. Cela doit être l’objectif

de l’exposition de printemps car, comme

chacun sait, de nombreuses ventes se font à

l’issue d’un tour d’essai.

54

Février 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

Lors de vos cours et séminaires, vous soulignez

régulièrement l’importance de l’utilité

pour les clients. Pourquoi les exposants

devraient-ils accorder une telle importance

à cette utilité ?

Le visiteur ne se rend à une exposition

que s’il y trouve un intérêt pour lui-même ou

pour ses propres affaires. Il souhaite que l’exposant

lui indique comment réussir sur son

marché. L’exposant doit donc transmettre au

visiteur le message qu’il l’aidera à réussir sur

son marché. En bref : un lieu d’organisation et

un organisateur de salon ne peuvent avoir de

succès que si la participation de l’exposant à

ce salon est une réussite. L’exposant ne peut

quant à lui atteindre le succès que si le visiteur

tire des avantages de l’exposition. Si

cette chaîne n’est pas respectée, alors le salon

a un problème.

destinée en premier lieu aux produits. Ces

derniers sont en effet connus, pour autant

qu’aucune nouveauté ou modification

technique ne soit apparue. Ce sont des

affaires courantes. Il s’agit d’entretenir les

contacts humains et de créer une relation de

confiance ou de l’approfondir. Cela s’avère

d’autant plus vrai dans un monde toujours

plus numérisé. Plus nous communiquons

numériquement, plus les échanges personnels

sont importants. Les contacts humains

sont irremplaçables. <

Concrètement, quelle est l’utilité pour les

garagistes de se rendre à la halle 7 du

Salon de l’auto ?

La halle 7, un salon spécialisé à part

entière au sein du Salon de l’auto, n’est pas

Tenir compte des six facteurs clés de succès définis par Bruno Lurati, c’est réussir sa participation à un salon.

Six facteurs déterminants pour réussir sa participation à un salon

Lorsqu’il s’agit de participations à des salons, Bruno Lurati, propriétaire de

Blu-Consult, constate souvent qu’une préparation et une planification minutieuse

font défaut. De plus, certaines règles de base ne sont pas respectées

et/ou des erreurs classiques sont commises.

Pour lui, une chose est claire : si l’on veut prendre part à un salon, il convient

de subdiviser la participation en trois phases : préparation / planification,

réalisation et suivi. Ses observations et expériences lui ont permis de déduire

six facteurs clés de succès. En fin de compte, ce sont ces facteurs qui

déterminent si la participation à un salon sera un succès ou un échec.

1. Fixer des objectifs

Pour Bruno Lurati, un salon est un instrument de marketing complexe, mais

extrêmement efficace. Il permet d’atteindre de nombreux objectifs, pour

autant que ces derniers soient fixés. Pour simplifier, les objectifs individuels

peuvent être répartis dans les groupes suivants : vente, contact, observation

des marchés, communication, création et entretien de relations et

motivation.

Il recommande notamment de formuler clairement des objectifs mesurables,

de les consigner par écrit et de contrôler leur réalisation. En résumé : les

objectifs que l’on ne se fixe pas ne pourront pas être atteints.

3. Le message et son contenu

C’est en fonction des objectifs fixés que l’on décide quels produits ou

services seront présentés au salon. Pour Bruno Lurati, une chose est claire :

« Moins, c’est plus. » Si le stand est surchargé, l’objectif initialement défini

se perd dans la masse. Le client doit pouvoir définir en quelques secondes

qui est le prestataire (entreprise), ce qu’il propose concrètement et l’utilité

d’une collaboration avec celui-ci.

4. Le stand et la communication non verbale

La structure du stand doit être choisie en fonction des grands axes stratégiques

définis et de la nature des objectifs fixés. Le stand est un instrument

de communication : il communique, de façon non verbale et infaillible.

5. Le personnel du stand

Cinq domaines relatifs au thème du personnel du stand doivent être planifiés et

pris en compte bien avant l’ouverture du salon : les connaissances personnelles

techniques et concrètes des collaborateurs du stand, un accompagnement professionnel

de l’équipe du salon, la disponibilité individuelle des collaborateurs

pour connaître et atteindre ensemble et individuellement les objectifs fixés,

l’apparence extérieure et la capacité à communiquer de chacun.

2. Gestion des invitations et communication avec les

visiteurs

Par la gestion des invitations, on entend la réalisation d’une campagne de

communication soigneusement planifiée en plusieurs étapes et accompagnée

de plusieurs actions parallèles échelonnées. Il ne s’agit pas d’envoyer

une lettre d’invitation unique en y joignant un billet d’entrée au salon.

L’exposant doit se demander exactement pourquoi le client potentiel devrait

justement se rendre à son stand et quels avantages concrets il peut tirer de

cette visite. Ce que l’exposant sait faire, fournit ou propose n’importe pas au

client. Ce qui l’intéresse en premier lieu, c’est l’utilité qu’une collaboration

avec l’exposant pourrait avoir pour lui.

6. Suivi du salon

En font partie, en premier lieu, la reprise approfondie et complète des

contacts établis avec les clients et des activités qui leur ont été promises,

ainsi que le suivi spécifique du salon à partir des expériences discutées lors

des réunions quotidiennes quant aux potentiels d’amélioration.

Bruno Lurati fait remarquer qu’une équipe est souvent submergée à son

retour d’un salon par les affaires quotidiennes et que des questions en suspens,

apparemment urgentes, prennent le dessus sur de futures possibilités

d’affaires importantes élaborées durant le salon. C’est pourquoi il recommande

de planifier et de préparer à l’avance l’organisation de cette phase

décisive qu’est le suivi du salon.

AUTOINSIDE | Février 201955


SALON DE L’AUTO

Interview avec Urs Albert Ingold, propriétaire de StarlingExpo

« Ce qu’il manque dans la halle 7, c’est

la valeur ajoutée pour le garagiste »

Urs Albert Ingold organise des salons spécialisés depuis plus de 30 ans. Pour lui, l’absence de plusieurs constructeurs

de premier plan constitue un signal d’avertissement. Et une tâche herculéenne attend le nouveau directeur, Olivier Rihs.

Sandro Compagno

M. Ingold, l’édition 2019 du Salon de l’auto de Genève se déroulera

sans Ford, Hyundai, Opel et Volvo. Le salon spécialisé des sous-traitants

dans la halle 7 souffre lui aussi d’un exode des exposants. Le

salon peut-il encore être sauvé ?

Urs Albert Ingold : Il faut observer le passé pour comprendre le

futur. Historiquement, le Salon de l’auto de Genève est surtout une

plateforme médiatique internationale. À l’époque, des centaines

de médias, y compris des journaux quotidiens et des magazines sur

papier glacé, ainsi que des chaînes de télévision

et des stations de radio des quatre

coins du monde relayaient le salon. Ce fut

un temps fort pour la branche qui couvrait

une grande partie de ses besoins généraux

en RP avec les articles et les reportages, et un

spectacle annuel pour les consommateurs

qui se réjouissaient des premiers modèles et

des courses d’essai correspondantes chez les

concessionnaires. La branche a changé de

paradigme médiatique avec Internet et les

réseaux sociaux. Les modèles ne sortent depuis

longtemps plus pour l’échéance des salons

et la machinerie des RP et de la publicité

de la branche tourne jour et nuit. Le Salon de

l’auto de Genève d’aujourd’hui est toutefois à peine différent de celui

d’autrefois.

«L’absence de marques d’envergure

à un salon est métaphoriquement

comparable à

une maladie pour la branche.

Bien que le corps ne soit malade

qu’à certains endroits,

c’est toute la circulation qui

s’en trouve affaiblie.»

Que doit faire le nouveau directeur du salon, Olivier Rihs, pour

opérer une renaissance ?

Une tâche herculéenne attend Olivier Rihs. L’absence de marques

d’envergure à un salon est métaphoriquement comparable à une maladie

pour la branche. Bien que le corps ne soit malade qu’à certains

endroits, c’est toute la circulation qui s’en trouve affaiblie. Lorsque

de grands noms ne participent plus au salon, il paraît raisonnable de

penser que leurs moindres concurrents y voient une opportunité pour

présenter en exclusivité leur marque. Au contraire, ils se demandent

s’ils ne devraient pas en faire autant. Des groupes de visiteurs disparaissent

à leur tour car l’absence des marques citées amoindrit leur

expérience du salon. Et la spirale infernale s’accélère. J’ai malheureusement

déjà assisté à de telles morts à petit feu : citons par exemple le

salon mondial des Télécom de Genève, à l’époque

le plus grand salon informatique de Suisse, l’Orbit

de Bâle, et dernier exemple en date, hélas

de nouveau à Bâle, le Baselworld. Il aurait fallu

susciter leur renaissance de manière proactive il

y a déjà des années. Lorsqu’Olivier Rihs prendra

son poste en février 2019, l’année sera déjà jouée.

Il ne pourra mettre en œuvre des changements

importants que pour 2021 au plus tôt. Et d’ici-là,

il sera tributaire du bon vouloir de la branche.

Il doit conquérir la branche dès le début de son

mandat et la convaincre qu’il dispose d’un trésor

d’idées et de compétences pour créer une plateforme

adaptée à ses besoins.

Dans une interview accordée à AUTOINSIDE en janvier, Olivier Rihs

avait déclaré que l’Europe n’aurait plus besoin de trois, quatre ou

cinq salons automobiles mais qu’un seul suffirait à moyen terme.

Êtes-vous de cet avis ?

Je ferais preuve de prudence sur de telles déclarations. Si tel était le

cas, alors Genève ne serait certainement pas l’endroit de choix pour cet

hypothétique salon unique. Mais peut-être Olivier Rihs entend-il par

là qu’il n’y a pas besoin de plusieurs salons automobiles qui font tous

plus ou moins la même chose.

Urs Albert Ingold

Urs Albert Ingold, 55 ans, travaille dans le secteur

des salons en tant qu’organisateur depuis plus

de 30 ans. Pendant environ 20 ans, il a été cadre

chez Reed Exhibitions Allemagne et Suisse. Il a

organisé des salons sur tous les continents, si

bien qu’il s’est construit une certaine notoriété

dans sa branche. Il est à son compte depuis 2007.

Après avoir vendu sa propre société d’organisation de

salons au groupe MCH, il a créé en 2012 StarlingExpo, une entité qui lui a permis

d’organiser en Afrique des salons consacrés aux denrées alimentaires et

à leurs emballages. À l’heure actuelle, il se consacre de nouveau à la Suisse

comme plaque tournante des salons car il estime que le paysage des salons

nécessite de toute urgence une mise à jour en termes de systèmes. Urs Ingold

est marié et réside à Wädenswil.

La présence à Genève est déjà très onéreuse pour un exposant. À

cela s’ajoute les prix astronomiques pratiqués par les hôtels pour

des chambres simples, sans compter que le salon dure treize jours.

Est-ce bien raisonnable ?

Un salon de treize jours est une relique du passé. Dans l’ère qui

précèdait Internet, les visiteurs de salons passaient plusieurs jours à

Genève car il s’agissait de la seule plate-forme d’informations et qu’il

fallait un certain temps pour tout y faire, compte tenu de l’étendue du

salon. Du fait de l’omniprésence numérique, qui permet de diffuser en

permanence 100 % de l’information importante pour les concessionnaires

ou les acheteurs, le salon devrait plutôt être perçu comme une

plate-forme de réseautage. Une journée pour les médias, deux journées

56

Février 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

techniques et le week-end pour le public devraient assurément suffire.

La formule magique serait alors la suivante : 1 + 2 + 2 = 5. Cela aurait

un immense impact sur les coûts pour les exposants. Il faudrait aussi

expliquer aux hôtels que des prix exorbitants entachent l’image de

la ville et que la disparition complète du Salon de l’auto ne serait dans

l’intérêt de personne dans la région. Olivier Rihs devra, là, coopérer

avec les milieux politiques.

La halle 7 est passée de plus de 100 exposants à moins de 50 ces

dernières années. Dès 2020, le salon ne durera plus que cinq jours.

Cela sauvera-t-il la halle 7 ou en faudra-t-il plus ?

Selon moi, la halle 7 est un salon indépendant qui profite uniquement

de la présence des garagistes au Salon de l’auto. Pour reconquérir

des exposants, elle devrait développer son propre profil et devenir

autonome : une manifestation de réseautage ayant son propre ADN,

peut-être à Berne pour que toute la Suisse puisse y accéder.

Que doit changer Genève pour que davantage de garagistes décident

de faire le déplacement jusqu’en Suisse romande ?

Pour répondre à cette question, je dois employer un gros mot : c’est

la valeur ajoutée qui fait défaut. Depuis des années, le mot d’ordre est :

« On prend les mêmes et on recommence ». Ce n’est pas suffisant en

cette période actuelle de frénésie. Le salon n’obtiendra toutefois pas

cette valeur ajoutée à lui tout seul. Il ne peut que prescrire le cadre. Ce

sont les exposants qui doivent être à la manœuvre et le garagiste doit

de nouveau avoir le sentiment qu’il passe à côté de quelque chose s’il

ne vient pas au salon. Et comme LE garagiste n’existe pas, il faut tenir

compte d’un grand nombre de besoins différents. Les mots clés qui

doivent être rendus palpables sont les suivants : contenus, avantages

économiques, réseautage, communauté et, bien sûr, une bonne dose de

divertissement.

Revenons aux fondamentaux : à quoi ressemblera un salon réussi

dans cinq ans ?

Il est probable qu’un salon ne s’appellera plus un salon dans cinq

ans car le terme est trop négativement connoté. Dans le domaine du

B2B, je crois aux plates-formes de réseautage où on se retrouve dans un

cadre détendu pour fixer des rendez-vous pour des entretiens importants,

soit chez le fournisseur, soit chez l’acheteur. Il s’agit sinon de rafraîchir

des contacts existants et d’en nouer de nouveaux. Dans le B2C,

il faut marquer des points avec des expériences qui sont meilleures

que celles qui attendent le consommateur assis devant son ordinateur.

Le numérique, c’est pratique, mais le tout numérique, c’est la solitude.

L’événement en direct est un investissement qui doit valoir le coup

pour le visiteur. Mais l’Homme est un animal social et si je lui propose,

en tant qu’exposant ou organisateur, de participer à une expérience

en direct parmi des personnes ayant les mêmes goûts, il se fera un

plaisir d’investir et de s’investir. <

Plus d’informations sur :

starlingexpo.com

« On prend les mêmes et on recommence » : une hôtesse posant à côté d’une voiture

exposée.

La numérisation s’accompagne de nombreux avantages et opportunités.

Il semblerait qu’elle n’ait eu cependant que des inconvénients

pour les salons jusqu’à présent. Ou est-il possible d’associer la

numérisation au toucher réel lors d’un salon ?

Un véhicule allie lui-même numérisation et toucher. Il serait donc

logique que le Salon de l’auto s’y mette aussi. Il faut faire la distinction

entre la branche et les consommateurs en tant qu’acheteurs de voitures.

Je déconseille aux organisateurs d’ajouter un chapiteau numérique

lourd au salon analogique tel qu’on le connaît. Cela ne fonctionne

pas. Il faut affiner le concept pour que les packs d’offres correspondent

aux besoins des exposants et que leurs prix soient raisonnables. Il faut

proposer aux visiteurs un nouveau mix de numérique et d’analogique.

Il est actuellement facile de faire rentrer les visiteurs dans l’ambiance

du salon à l’avance grâce à la réalité virtuelle et augmentée, et donc de

les faire saliver crescendo jusqu’à la visite elle-même. Cela vaut aussi

pour la période qui suit le salon. Un salon s’achève, un autre se prépare.

Mais pour changer de paradigme, encore faut-il quitter les sentiers

battus et que toutes les parties prenantes jouent la même partition :

organisateurs, associations, exposants, médias, visiteurs et politiciens.

L’année 2018 a été une année noire pour la Suisse comme lieu d’organisation

de salons. Les salons ouverts au public tels que la Züspa, la

Muba ou le Comptoir Suisse ont successivement tiré leur révérence.

En est-ce fini des salons ?

Seriez-vous prêt à payer pour entrer dans un centre commercial ?

La messe est dite.

AUTOINSIDE | Février 201957


POLITIQUE & DROIT

Exigences (de droit de la concurrence) pour

les réseaux de réparateurs des importateurs

Préserver la

liberté d’entreprise

Photo à disposition.

La Commission de la concurrence (Comco) a publié en automne 2018 un rapport final concernant l’enquête préalable

ouverte à l’encontre d’un gros importateur de véhicules. Il retient d’une part qu’il faut admettre que le fabricant/importateur

occupe une position dominante sur le marché du service après-vente et d’autre part qu’il fait preuve d’un comportement

contraire au droit des cartels. Patrick Krauskopf et Sarah Umbricht, ZHAW

La Comco a présenté un catalogue de mesures que les importateurs

doivent mettre en œuvre, faute de quoi des sanctions représentant

jusqu’à dix pour cent du chiffre d’affaires annuel des trois

dernières années pourraient être prononcées. Les exigences de la

Comco relatives au droit des cartels peuvent en principe s’appliquer

au réseau de partenaires de distribution et de service après-vente de

toute marque. En 2013/2014, différents garagistes ont porté plainte

auprès de la Comco, pour les motifs suivants.

• Les dernières années, de nombreux contrats de distribution et de

service après-vente auraient été résiliés (soi-disant « restructuration

du réseau »), et plus aucun simple réparateur n’aurait été agréé.

• Les importateurs chercheraient à affaiblir la position des partenaires

contractuels au moyen de résiliations et de les évincer du

marché afin de renforcer leur propre position dans le secteur de

la vente et du service après-vente.

Bases de droit des cartels

Dans son enquête préalable, la Comco a examiné si des accords

illicites en matière de concurrence ont été conclus dans le cadre des

réseaux de distributeurs et de partenaires de service après-vente

(art. 5 LCart) ou si l’importateur se comporte de manière illicite en

tant qu’entreprise dominant le marché (art. 7 LCart).

Accords illicites : il s’agit d’accords qui entravent ou affectent fortement

la concurrence sur le marché de certains biens ou services,

par exemple en obligeant à ne vendre qu’à des clients d’un territoire

déterminé ou en prescrivant des prix finaux ou des rabais maximaux.

• Comportements illicites d’entreprises dominant le marché :

par importateur dominant le marché, on entend un importateur

qui est à même de se comporter de manière indépendante de

ses clients, par exemple lorsque le fournisseur (garagiste) ne

peut pas se tourner vers d’autres importateurs. L’abus d’une

telle position par l’« exploitation » des garagistes est illicite. Par

exemple, lorsqu’un importateur dominant le marché subordonne

la conclusion d’un contrat de service après-vente à la condition

que toutes les pièces de rechange soient achetées exclusivement

chez lui, accorde des rabais uniquement à certains garagistes ou

résilie arbitrairement le contrat de service après-vente de certains

garages (même si les modalités sont respectées).

Résultats de l’enquête préalable de la Comco

La Comco a relevé des indices selon lesquels :

• des importateurs sont en mesure de dominer le marché du

service après-vente ;

• des accords illicites entre les importateurs et leurs partenaires

58

Février 2019 | AUTOINSIDE


POLITIQUE & DROIT

commerciaux pourraient exister (art. 5 al. 1 LCart) ;

• les importateurs pourraient abuser de leur position dominante

dans le secteur du service après-vente.

Les faits suivants confirment notamment ces résultats

• Les importateurs favorisent souvent les partenaires de service

après-vente qui sont en même temps distributeurs agréés de véhicules

des marques du groupe Volkswagen. Le lien entre service

après-vente et vente de véhicules est fondamentalement illicite.

• Les systèmes de rabais et de bonus dans le secteur du service

après-vente peuvent pousser les concessionnaires à acheter toutes

les pièces de rechange exclusivement auprès de l’importateur

concerné. Cela peut constituer une limitation illicite de la concurrence,

le garagiste devant être libre de choisir ses fournisseurs.

Mesures de la Comco

La Comco renonce provisoirement à ouvrir une enquête avec

amende à la clé à l’encontre de l’importateur, notamment aux conditions

suivantes :

• Admission en tant que simple réparateur : l’importateur est

tenu d’informer ses concessionnaires actuels qu’il est possible

d’exercer son activité en tant que simple réparateur agréé.

• Annoncer les critères aux partenaires commerciaux dont le

contrat a été résilié : tous les concessionnaires et réparateurs

dont le contrat de distribution ou de service après-vente a été

résilié doivent être informés des critères de conclusion d’un

nouveau contrat de service après-vente.

• Indiquer par écrit les motifs de rejets : l’importateur est tenu

d’indiquer par écrit les motifs pour lesquels un réparateur qui

remplit les critères n’est pas admis à son réseau de réparateurs.

• Acquisition libre de pièces de rechange : les concessionnaires

doivent être informés du fait qu’ils sont libres d’utiliser et d’acquérir

des pièces de rechange originales ou de qualité équivalente

auprès du fournisseur de leur choix. Le système de rabais et

de bonus doit être conçu, respectivement adapté de manière à

ce que les garagistes ne soient pas obligés de fait d’acquérir les

pièces de rechange auprès d’un seul importateur.

• Données clients : l’importateur assume la responsabilité en cas

de transmission erronée de données clients (données inexactes

ou transmission en violation du droit des cartels). En sus, il devra

verser une indemnité appropriée aux concessionnaires qui ont

subi un préjudice du fait d’une transmission erronée.

• Admettre l’exploitation multimarques : les concessionnaires

doivent être activement informés du fait qu’ils sont libres de

vendre des véhicules neufs et des pièces de rechange de marques

concurrentes ainsi que d’effectuer des services de réparation et

d’entretien pour des marques concurrentes.

• Suppression des rabais pour les clients de flottes : les recommandations

de rabais pour les clients de flottes doivent être

annulées. Les contrats ou ventes de flottes doivent être formulés

de sorte que les concessionnaires externes soient mis sur un pied

d’égalité avec les concessionnaires internes au groupe. La vente

de flottes doit être possible sans discrimination.

• Pas de subventions croisées : plus aucune action ou modèle à

marge réduite ne peut être lancé qui, d’un point de vue économique,

peut être offert uniquement par des concessionnaires

internes au groupe en raison d’une éventuelle subvention croisée

de l’importateur général.

Conclusion : un progrès pour les concessionnaires suisses

Pour la première fois, la Comco a présenté des exigences minimales

d’un réseau de partenaires de distribution et de service aprèsvente

qui soit conforme au droit des cartels, à l’aide d’un cas de figure.

Ceci est réjouissant pour les concessionnaires de toutes les marques

et leur fournit des lignes directrices pour 2019 concernant les exigences

qu’ils peuvent faire valoir envers les importateurs. L’UPSA

continuera à suivre de près la pratique de la Comco et à en tirer des

mesures pour préserver la liberté d’entreprise. <

Pour toute question :

le service juridique de l’UPSA

En droit du travail, en droit de la circulation routière comme en droit des

assurances : le service juridique de l’UPSA vous soutient dans tous les

domaines juridiques qui touchent la branche automobile.

La prestation du service juridique de l’UPSA comprend un conseil

soit une évaluation de cinq à dix minutes par cas, et est à

la disposition gratuite de tous les membres de l’UPSA.

Contact : Olivia Solari, téléphone 031 307 15 15,

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AUTOINSIDE | Février 201959


FORMATION

Le préapprentissage d’intégration plébiscité

« Les six participants sont

curieux d’apprendre »

Depuis l’été dernier, des garagistes UPSA offrent l’occasion aux demandeurs d’asile titulaires d’une autorisation

d’établissement de suivre un préapprentissage d’intégration d’un an. Dans le canton de Zurich, cinq garagistes

participent au projet et sont convaincus par la nouvelle offre. L’Office cantonal de l’enseignement secondaire du 2 e degré

et de la formation professionnelle tire lui aussi un bilan intermédiaire positif, comme l’explique Melanie Aardalsbakke

dans l’interview accordée. Tatjana Kistler

Mme Aardalsbakke, êtes-vous satisfaite

des progrès des jeunes ayant effectué un

préapprentissage d’intégration dans les

garages zurichois ?

Melanie Aardalsbakke :

Nous sommes satisfaits des

progrès réalisés jusqu’à

présent. Les six participants

dans les métiers

automobiles ont réellement

progressé et ont

Melanie Aardalsbakke,

Office de la formation

secondaire et

professionnelle du

canton de Zurich.

largement atteint, voire

en partie dépassé, les

objectifs pédagogiques.

Quelles sont les aptitudes des jeunes après

une demi-année ?

Les participants ont acquis les compétences

de base du métier qui sont prévues dans le profil

de compétences. Elles vont de l’entretien de

véhicule à la maintenance, en passant par le

montage de pneus. Les participants apprennent

et perfectionnent les savoirs en entreprise

et lors de journées de cours pratiques.

À l’école, ils travaillent sur la terminologie spécialisée,

améliorent leur allemand à l’écrit et acquièrent

des compétences d’apprentissage dont

ils auront besoin pour la partie théorique de la

formation.

Quels éléments viendront compléter cette

expérience inestimable d’ici la fin du préapprentissage

en août ?

Pour le deuxième semestre du préapprentissage,

tous les participants se sont fixé des

objectifs personnels en plus de la base du profil

de compétences. Ils y travailleront avec le

concours des enseignants.

Quels ont été les retours des garages participants ?

Les retours des garages sont très positifs

jusqu’à présent. Tout se passe bien, voire très

bien dans tous les garages.

En quoi les participants au préapprentissage

d’intégration sont-ils de bons candidats à

une formation initiale pour les garagistes à

partir de l’été prochain ?

Ils font généralement preuve d’une forte

motivation, ils sont curieux d’apprendre et ont

envie de se rendre utiles. Les six participants

de la classe automobile s’identifient clairement

au métier. Ils apportent aussi leurs expériences,

personnelle et professionnelle, qu’ils intègrent

à leur activité.

« L’objectif après un an

consiste à passer à un

apprentissage AFP ou CFC

normal, idéalement bien sûr

dans le même établissement.

Les entreprises participantes

attirent ainsi des apprentis

motivés qui connaissent

déjà l’entreprise et les

procédures. »

D’autres garagistes ont-ils manifesté leur

intérêt pour la mise en place d’un préapprentissage

d’intégration à partir d’août prochain ?

Nous sommes en contact avec des garages

intéressés. Nous n’avons toutefois enregistré

que peu d’annonces concrètes de places de

formation, contrairement à d’autres métiers.

C’est pourquoi nous serions heureux de recevoir

de nouvelles inscriptions de garages, car

les participants potentiels au préapprentissage

d’intégration, qui s’inscrivent dans les centres

d’information sur la formation, éprouvent un

réel intérêt pour le métier. Les entreprises du

canton de Zurich intéressées peuvent contacter

l’Office cantonal de l’enseignement secondaire

du 2e degré et de la formation professionnelle

sur mba.zh.ch/integrationsvorlehre.

Pourquoi est-il judicieux que les membres

de l’UPSA proposent un préapprentissage

d’intégration ?

Ce sont les centres d’information sur la

formation qui recrutent pour le préapprentissage

d’intégration. Les conseillers d’orientation

professionnelle clarifient le potentiel, la motivation

et le choix de carrière des candidats

pour un apprentissage. Les candidats adaptés

sont alors proposés aux entreprises inscrites

pour un stage. Ces dernières sont ainsi mises

en contact avec de bons candidats réellement

intéressés, sans frais de recrutement. Les bases

de la formation et des cours pratiques font déjà

partie de l’apprentissage d’intégration automobile.

L’objectif après un an consiste à passer à

un apprentissage AFP ou CFC normal, idéalement

bien sûr dans le même établissement.

Les entreprises participantes attirent ainsi des

apprentis motivés qui connaissent déjà l’entreprise

et les procédures et qui disposent d’une

base pour apprendre le métier.

Les membres de l’UPSA d’autres cantons

peuvent-ils aussi s’engager dans un tel projet ?

L’apprentissage d’intégration est un projet

pilote national auquel participent 18 cantons.

Les mêmes métiers ne sont pas proposés dans

tous les cantons. Outre le canton de Zurich,

les cantons de Soleure et du Valais proposent

les métiers automobiles. Comme ces métiers

seront certainement proposés dans d’autres

cantons dès l’année scolaire 2019/20, nous recommandons

aux entreprises intéressées de

s’informer auprès de l’office de la formation professionnelle

de leur canton. <

60

Février 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

« Nos attentes étaient très modestes, car nous ne savions pas à qui nous aurions affaire

», se rappelle Tobias Renold, chef de service chez Küry Park Side AG, à Rüschlikon,

à propos de l’accueil de Hamid Sohraab dans le cadre du projet d’intégration. Mais le

jeune homme, originaire d’Afghanistan, a su faire ses preuves : « Jusqu’ici, nous avons

été surpris en bien, et l’on peut dire que nos attentes ont été dépassées », ajoute le chef

de service. Hamid Sohraab s’est même inscrit aux championnats des métiers zurichois,

et y a décroché la deuxième place. Aussi, le garage Audi proposera, si tout se déroule

comme prévu, une place d’apprentissage au jeune homme l’été prochain. « Je trouve

qu’il ne faut pas fermer la porte à tous dès le début », résume le gestionnaire d’entreprise,

insistant sur le fait qu’« il faut donner une chance professionnelle aux personnes

qui veulent s’intégrer. » Il apporte un argument de plus en faveur du projet d’intégration :

« Il ne débouche sur aucune obligation si cela ne convient pas à l’une des deux parties. »

« Il est motivé, nous sommes très

satisfaits », déclare Frank Bucher,

qui épaule Eyub Osman chez Pneu

Egger à Uster. L’Érythréen s’est

bien intégré et la compréhension

mutuelle est bonne. « Nous devons

parfois expliquer le contexte un peu

plus en détail, mais c’est nécessaire

et positif », ajoute M. Bucher.

Shyar Kanbar, originaire de Syrie,

effectue son préapprentissage

d’intégration chez Pneu Egger Hinwil.

Marc Kristoffy, directeur de la filiale,

est très satisfait des progrès du jeune

homme : « Shyar est un jeune homme

formidable, qui fait preuve d’une grande

vivacité d’esprit. Il s’est bien intégré

dans l’équipe et est un atout pour

nous. » Il pourra ainsi rester en août, grâce à un apprentissage de praticien en

pneumatiques AFP. M. Kristoffy : « Nous sommes convaincus qu’il sera bien

préparé à cet apprentissage grâce au soutien qui lui est apporté pendant le

préapprentissage d’intégration. »

Le garage F. + Ch. Müller AG

a accueilli un stagiaire sur

chacun de ses deux sites dans

le cadre du projet d’intégration

: Mebrhatom Gebremeskel,

d’Érythrée (en haut) travaille à

Steinmaur...

... et Hossein Mohammadi, qui vient d’Afghanistan,

à Sünikon. « À mes yeux, il est capital d’intégrer

ces jeunes gens qui ont soif d’apprendre, et de leur

offrir cette possibilité », indique le responsable, Ivan

Delle Donne. « D’après les expériences que nous

avons faites, ces stagiaires sont très intéressés et

motivés à travailler. Ils sont ponctuels et fiables. Nous

bénéficions donc tous de ce projet qui nous aide, en

fin de compte, à former des professionnels qualifiés »,

ajoute-t-il. Christian Müller, président de la section

UPSA Zurich et propriétaire du garage, se montre

lui aussi satisfait : « Aujourd’hui, nos deux stagiaires

ont acquis des connaissances dans le domaine de

l’entretien des pneus, de la préparation des véhicules

et des travaux d’entretien automobiles. Nous sommes

certains que ces stages d’intégration s’achèveront sur

une note positive et sommes très heureux d’avoir ces

deux jeunes gens à nos côtés. »

« Comme pour un apprenti, tout dépend de la personne », affirme Raphael

Morf, propriétaire de Morf’s Pneuschopf à Bauma. « Matiwas Alazar est un

jeune Érythréen au caractère formidable qui travaille chez moi et qui a pu

travailler très rapidement de manière autonome. » Pour Morf, le rôle social

dont il s’acquitte en s’occupant de l’apprenti est toutefois nouveau : « Je suis

à la fois formateur et papa de substitution. »

Plus d’informations sur :

sem.admin.ch/sem/fr/home/themen/integration/

ppnb/integrvorlehre-sprachfoerd.html

AUTOINSIDE | Février 201961


FORMATION

Enquête « Diplômés 2018 »

Des apprentis satisfaits de

la formation technique

de base dans leur branche

La formation continue, une suite logique : près de 40 % des jeunes diplômés ambitionnent de suivre une formation complémentaire

ou continue après leur diplôme. C’est ce qui ressort de l’enquête réalisée auprès des diplômés en 2018. André Bissegger

Pas moins de 1300 diplômés, dont 69 filles,

dans les professions de mécatronicien(ne) d’automobiles,

mécanicien(ne) en maintenance

d’automobiles et assistant(e) en maintenance

d’automobiles ont participé à l’enquête de

l’UPSA. Les mécaniciennes et mécaniciens en

maintenance d’automobiles étaient le mieux

représentés, avec près de la moitié des participants.

Fascination pour Faszination l’automobile Automobil

Formation Breite technique technische complète Ausbildung

Diversité de la Vielseitigkeit professiondes Berufs

« Tremplin "Sprungbrett" » vers une in autre andere branche Branche

« Tremplin » pour une carrière dans

"Sprungbrett" für Karriere im Autogewerbe

la branche automobile

Reprise de l’entreprise Übernahme des Betriebs

80 % recommandent la formation

Première bonne nouvelle pour les formateurs

: plus de 80 % des participants se félicitent

d’avoir choisi leur formation et la recommanderaient.

L’avenir professionnel est aussi envisagé

avec enthousiasme. Seuls 18,5 % pensent

changer de branche, contre 19,1 % l’année précédente.

La réorientation s’explique principalement

par l’incitation financière jugée trop faible

(65,5 %). En outre, le travail ne correspond plus

à l’idée qu’ils s’en étaient faits pour un tiers des

participants, tandis que 25 % se plaignent des

sollicitations physiques importantes.

Pour près de 40 % d’entre eux, l’obtention du

diplôme ne marque pas la fin de la formation.

Ils souhaitent en effet suivre une formation

continue ou complémentaire. Ainsi, selon Manuela

Jost de l’UPSA, cela ne fait aucun doute :

« La branche automobile conserve tout son

attrait et les métiers de l’automobile ont de

l’avenir. » Alors qu’un participant à l’enquête

sur trois peut rester dans son entreprise formatrice,

ils sont 21,3 % à rechercher un premier

emploi.

Les jeunes gens qui sont en quête d’une

formation adaptée sont souvent confrontés à

la promotion professionnelle, le plus souvent

sur Internet, sur les réseaux sociaux ou lors de

salons professionnels. Le site Internet de l’UP-

SA, metiersauto.ch, tout comme les comptes

Facebook, Instagram et autres dédiés aux métiers

de l’automobile, s’inscrivent dans l’air du

Autre

Andere

Figure 1 : La fascination pour l’automobile attire toujours la plupart des jeunes dans la branche.

temps. Quant aux raisons du choix d’une formation

de base dans un métier technique de

la branche automobile, elles ne diffèrent pas

beaucoup d’une génération à l’autre : il s’agit de

la fascination pour l’automobile, suivie de la diversité

de la profession et de l’exhaustivité de

la formation technique (figure 1).

Le stage : décisif

L’enquête montre aussi que le stage

sehr eher eher nicht

influence le choix de l’entreprise formatrice

wichtig wichtig wichtig

de manière décisive (1) (figure 2). (2) Les jeunes (3) attachent

de l’importance à une ambiance de travail

agréable et à la première impression personnelle

(figure 3). Les entreprises en profitent

quant à elles pour déceler les compétences

manuelles, l’attitude de travail et le comportement

social du jeune.

Un stage d’orientation bien planifié peut

donc être un atout pour les entreprises. L’UP-

SA soutient ainsi les garagistes avec un journal

de stage gratuit dans les trois langues nationales

pour les formations initiales techniques,

de même qu’un guide de stage d’orientation

et des exercices pratiques pour les stagiaires.

Les documents peuvent être téléchargés sur-

0 200 400 600 800 1,000

metiersauto.ch. Les autres personnes pouvant

influencer le choix sont les parents, les amis et

les autres membres de la famille.

Parallèlement à l’ambiance de travail, les

jeunes jugent importants la sécurité au travail,

la proximité du domicile et la réputation de

l’entreprise. <

nicht

unwichtig

(4)

beurteilbar

(0)

∑ % ∑ % ∑ % ∑ % Stage ∑ Ø ±

Ruf des Betriebes 277x 22.63 551x 45.02 223x 18.22 119x 9.72 Salons professionnels

54x 2.16 0.90

Möglichkeit Berufsmatur 88x 7.19 175x 14.30 322x 26.31 529x 43.22 Tests d’aptitudes/d’orientation

110x 3.16 0.96

Weiterbeschäftigung nac…288x 23.53 406x 33.17 279x 22.79 194x 15.85 Entretiens 57x avec 2.32 les parents 1.02

Arbeitssicherheit 372x 30.39 513x 41.91 213x 17.40 97x 7.92 Entretiens 29x avec 2.03 des proches 0.90

flexible Arbeitszeiten 186x 15.20 322x 26.31 399x 32.60 258x 21.08 Entretiens 59x avec 2.63 des amis 1.00

Beitrag an Schulmaterial 166x 13.56 329x 26.88 360x 29.41 314x 25.65 Entretiens 55x avec 2.70 des conseillers

1.02

Firmen-, Teamanlässe 155x 12.66 335x 27.37 409x 33.42 270x 22.06 55x 2.68 0.97

Entretiens avec enseignants

Benutzung Werkstatt ode…419x 34.23 462x 37.75 215x 17.57 97x 7.92 Rendez-vous 31x au 1.99 CIP 0.93

Betriebsklima / Lernklim… 832x 67.97 300x 24.51 48x 3.92 23x 1.88 Plates-formes 21x 1.39 d’information 0.66

Nähe zu Wohnort 429x 35.05 496x 40.52 204x 16.67 83x 6.78 sur Internet 12x 1.95 0.89

Marke 174x 14.22 274x 22.39 409x 33.42 333x 27.21 Autre 34x 2.76 1.02

Grösse des Betriebes 123x 10.05 342x 27.94 460x 37.58 274x 22.39 25x 2.74 0.93

Arithmetisches Mittel (Ø)

Standardabweichung (±)

1 2 3 4

Figure 3 : Pour les jeunes, l’ambiance de travail pèse

particulièrement dans la décision.

62

Février 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Réputation de l’entreprise

Schnupperlehre

Possibilité de maturité professionnelle

Possibilité de rester dans l’entreprise

Sécurité au travail

Berufsmessen

Eignungstest / Interessentest / Berufswahltest

Horaires de travail flexibles

Gespräche mit Eltern

Gespräche mit anderen Familienmitgliedern

Contribution au matériel scolaire

Sorties d’entreprise ou de groupe

Gespräche mit Freunden

Gespräche mit Berufsberatern oder anderen Fachpers...

Utilisation de l’atelier ou …

Gespräche mit Lehrpersonen / Berufsvorbereitung in...

Ambiance dans l’entreprise / climat

d’apprentissage

Proximité du domicile

Taille de l’entreprise

Besuch im BIZ (ohne Beratungsgespräche)

Informationsplattformen im Internet

Andere

0 200 400 600 800 1,000

Figure 2 : Le stage a un impact décisif sur le choix de l’entreprise formatrice.

S’abonner maintenant à la

newsletter

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ou apprenti : la nouvelle newsletter des métiers

de l’automobile informe continuellement

sur la formation professionnelle initiale et sur

les offres de formation continue de l’UPSA.

Pour s’y abonner :

autoberufe.ch/de/node/23619

Consulter tous les résultats de

l’enquête en ligne

Tous les résultats sont disponibles ici :

umfrageonline.ch/results/19debdb-c09b21a

COMMENT METTEZ-VOUS EN OEUVRE LA

SÉCURITÉ AU TRAVAIL?

La solution par branche aide près de 2800 établissements de la

branche automobile et des deux-roues à appliquer la directive CFST 6508

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de la santé de la branche automobile et des deux-roues (SAD)

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AUTOINSIDE | Février 201963


FORMATION

UPSA Business Academy

FÉVRIER

Videotraining im Autoverkauf

Im Fokus stehen die Ideen, Produktion und

Einsatz von Videos im Autoverkauf.

> > 7. Februar 2019, St. Gallen

> > 14. Mai 2019, Bern

Das Google-Basics-Training

für den Autohandel

In diesem Training erfahren

Sie, wie Sie Google MyBusiness, Google

SEO und Google SEA zielgerichtet für Ihr

Autohaus einsetzen. Der Einsteigerkurs

«Google Basics» gibt einen Einblick in die

wichtigsten Werkzeuge und Massnahmen

für eine verbesserte Sichtbarkeit in Google.

Sie lernen, wie Sie Ihr Unternehmen

dort optimal präsentieren und mögliche

Marketingangebote wie Google Adwords

selbst steuern können.

> > 18. Februar 2019, Bern

> > 13. Mai 2019, Winterthur

Dialog das neue Mitarbeitergespräch

Für angehende und bisherige Führungsverantwortliche,

die ihre Mitarbeitergespräche

effizienter und erfolgreicher gestalten

wollen und bereit sind, sich intensiv mit der

wirksamen Mitarbeiterentwicklung auseinanderzusetzen.

> > 20. Februar 2019, Winterthur

Elektroinstruktion für Hochvoltsysteme in

Elektro- und Hybridfahrzeugen

Die Teilnehmenden sind in der Lage,

sichere Voraussetzungen für Arbeiten an

der elektrischen Anlage von Hybrid- und

Elektrofahrzeugen zu schaffen.

> > 26.-27. Februar 2019, Bern

Weitere Ausbildungspartner unter:

> > agvs-upsa.ch/de/berufsbildung/

hochvolt-zertifizierung

AVRIL

Grundlagen Flottenverkauf

Fahrzeugflotten in Unternehmen zu

bewirtschaften, erfordert von den

Verantwortlichen umfassende Kenntnisse

und Fähigkeiten. Lernen Sie in diesem

Kurs den Flottenmarkt und dessen

Bewirtschaftungsformen kennen!

> > 11. April 2019, Horw

> > 17. Mai 2019, St. Gallen

64

Février 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Modules didactiques de l’UPSA

pour formateurs professionnels des

formations initiales techniques

Il ne faut pas que du savoir-faire

technique pour former la relève.

Préparez-vous dès maintenant pour

être prêts à encadrer vos nouvelles

personnes en formation afin de pouvoir

foncer ensemble.

« Utiliser avec compétence

les instruments des nouvelles

ordonnances de formation »

> > 11 avril 2019, Yverdon

MAI

Facebook, Xing, Twitter und

WhatsApp im Autoverkauf

Der Workshop zeigt neuartige

Möglichkeiten auf, wie die Plattformen

eingesetzt werden können, um noch erfolgreicher

zu verkaufen. Dieser Workshop

wurde explizit für die Automobilbranche

konzipiert.

> > 6. Mai 2019, Bern

Séminaire de gestion des occasions

> > 10 mai 2019, Paudex

AGVS-Didaktikmodul für Berufsbildner

der technischen Grundbildungen

Zum Ausbilden von Nachwuchskräften

gehört nicht nur technisches Knowhow.

Machen Sie sich jetzt fit

für Ihre neuen Lernenden, damit Sie

gemeinsam Vollgas geben können.

«Lernende selektieren»

> > 14. Mai 2019, Mülenen

> > 4. Juni 2019, Winterthur

> > 10. September 2019, Sissach

«Die Instrumente der neuen Bildungsverordnung

kompetent einsetzen»

> > 9. Mai 2019, St. Gallen

> > 23. Mai 2019, Chur

Meine Wirkung als

Führungsverantwortliche/r

Von den Grundregeln der Kommunikation über

die Rolle einer Führungsperson: Alltagssituationen

werden im Seminar besprochen.

Die Teilnehmer erarbeiten gemeinsam

Lösungen.

> > 21. Mai 2019, Horw

JUIN

Formation vidéo dans la vente

automobile mise en œuvre pratique

et simple

Cet atelier est conçu pour la branche

automobile. L’accent est mis sur les points

suivants : les idées, la production et l’utilisation

de vidéos dans la vente automobile.

> > 24 juin 2019, Yverdon

AOÛT

Automobil-Verkaufsberater/in mit

eidgenössischem Fachausweis

Der Lehrgang umfasst acht Module, die

einzeln abgeschlossen werden. Sind alle

erfolgreich bestanden, steht der Weg

offen, den eidgenössischen Fachausweis

zu erlangen.

Dauer: drei Semester, berufsbegleitend

> > 22. August 2019, Bern

Diese und weitere interessante Themen

finden Sie online in der Business Academy.

Retrouvez ces thèmes, et bien d’autres,

dans la Business Academy en ligne.

Facebook, Xing, Twitter et WhatsApp

dans la vente automobile

L’atelier montre de nouvelles possibilités

pour utiliser ces différentes

plateformes afin de vendre encore plus

efficacement. Cet atelier est spécialement

conçu pour la branche automobile.

> > 13 mai 2019, Yverdon

Die Kurse sind in der Kurssprache ausgeschrieben.

Les cours sont proposés dans la langue

correspondante. D’autres cours seront proposés

agvs-upsa.ch, Rubrik :

ultérieurement. Mise à jour sur agvs-upsa.ch. Berufsbildung/AGVS Business Academy

La place de marché B2B Suisse

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AUTOINSIDE | Février 201965


FORMATION

Formation initiale et continue dans la branche

automobile : événements régionaux à venir

LEHRGANG FAHRZEUGRESTAURATOR

Fachrichtung Automobiltechnik

> > fahrzeugrestaurator.ch

AARGAU

Automobildiagnostiker/in

Informationsabend:

Donnerstag, 7. März 2019

Start Lehrgang: Mittwoch, 4. September 2019

Ort : Weiterbildungszentrum, Lenzburg

> > wbzlenzburg.ch

BERN

Höhere Berufsbildung im Automobilgewerbe

BP und HFP

Informationsanlässe mit Dozierenden und

Vertretern des AGVS:

• 6. März 2019, 19 bis 20.30 Uhr

Ort: AGVS-Sektion Oberland, Stationsstrasse

6, 3711 Mülenen

• 20. März 2019, 19 bis 20.30 Uhr

Ort: GIBB, Lorrainestrasse 1, 3013 Bern

> > gibb.ch/weiterbildung

Automobildiagnostiker/in

Start Lehrgang: Mittwoch, 14. August 2019

Ort: GIBB

Betriebswirt/in im Automobilgewerbe

Start Lehrgang: Freitag, 16. August 2019

Ort: GIBB

Werkstattkoordinator/in im

Automobilgewerbe

Start Lehrgang: Freitag, 16. August 2019

Ort: GIBB

Kart-Event AGVS Sektion Bern für Schüler

der siebten bis neunten Klassen

Mittwoch, 1. Mai 2019, 13.30 Uhr

Ort: Kartbahn, Lyss

> > agvs-be.ch

Automobil-Verkaufsberater/in

Infoabend: Donnerstag, 21. März 2019, 18 Uhr

Start Lehrgang: August 2019

Ort: Mobilcity, Bern

> > agvs-upsa.ch

CHUR / ZIEGELBRÜCKE

Automobildiagnostiker/in

Start Lehrgang: August 2020

ibW Höhere Fachschule Südostschweiz, Chur

> > ibw.ch

HORW

Automobildiagnostiker

und Automobil-Werkstattkoordinator

Start Vorbereitungskurs: August 2019

Ort: AGVS Ausbildungszentrum Horw

Infoabend: Donnerstag, 21. Februar 2019, 18 Uhr

> > agvs-zs.ch

ST. GALLEN

Automobildiagnostiker/in

Neu mit Einführungstagen

Start Lehrgang: August 2019

Ort: AGVS Ausbildungszentrum, St. Gallen

> > agvs-abz.ch

THURGAU

Automobildiagnostiker/in

Infoabend: Mittwoch, 13. März 2019, 19 Uhr

Start Lehrgang: August 2019

Ort : Gewerbliches Bildungszentrum,

Weinfelden

> > gbw.ch

WINTERTHUR

Informationsanlass Weiterbildungen

im Automobilgewerbe

Montag, 25. Februar 2019, 19 Uhr

Ort : Schweizerische Technische Fachschule

Winterthur (STFW)

> > stfw.ch/info

Automobil-Verkaufsberater

Start Lehrgang: 20. August 2019

Ort: STFW

> > stfw.ch/aavb

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Start Lehrgang: 21. August 2019

Ort: STFW

> > stfw.ch/abwa

Automobildiagnostiker

Personenwagen / Nutzfahrzeuge

Automobil-Werkstattkoordinator

Start Lehrgang: 2./3. September 2019

Ort: STFW

> > stfw.ch/ad sowie stfw.ch/adwo

Kundendienstberater im Automobilgewerbe

Start Lehrgang: Januar 2020

Ort: STFW

> > www.stfw.ch/akb

ACTUALITÉS

pour les garagistes

Rendez-vous sur le portail

des garagistes suisses

www.agvs-upsa.ch

Vous avez des nouvelles portant sur votre section ou votre entreprise ?

Communiquez-les nous le plus rapidement possible !

Téléphone 043 499 19 81 ou e-mail newsdesk@agvs-upsa.ch

66

Février 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Conseiller de service à la clientèle

Séance d’information : 30 avril 2019, 18 h

Prochaine session : septembre 2019

Localité : Centre Patronal de Paudex

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : novembre 2019

Centre de formation UPSA, Genève

> > formation-upsa-ge.ch

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : janvier 2020

Localité : Centre de formation UPSA-VAUD,

Yverdon-les-Bains

> > www.formation.upsa-vd.ch

ZÜRICH

Infoabende Automobiltechnik

• Donnerstag, 21. Februar 2019

• Donnerstag, 3. März 2019

Ort: TBZ, Zürich

> > tbz.ch

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Start Lehrgang: 23. August 2019, berufsbegleitend,

jeweils freitags

Ort: TBZ

Automobil-Werkstattkoordinator/in BP

und mit Zertifikat AGVS

Start: 16. September 2019, berufsbegleitend

(montags ganztägig oder dienstag- und

donnerstagabends)

Ort: TBZ, Zürich

SUISSE ROMANDE

Brevet fédéral de conseiller de vente

en automobile

Séance d’information : 14 février 2019, 18 h

Prochaine session : avril 2019

Localité : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

Diplôme fédéral de gestionnaire

d’entreprise de la branche automobile

Prochaine session : mars 2019

Localité : Centre Patronal de Paudex

Coordinateur d’atelier automobile

Séance d’information : 14 mai 2019, 18 h

Prochaine session : septembre 2019

Localité : Centre Patronal de Paudex

VALAIS

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : automne 2019

Localité : École Professionnelle Technique

et des Métiers (EPTM), Sion

> > formationcontinuevalais.ch

Coordinateur d’atelier automobile

Prochain session : automne 2019

Localité : EPTM, Sion

TESSIN

Corso preparatorio all’esame per

Meccanico diagnostico d’automobili

Sede dei corsi: Centro di formazione

professionale UPSA, Biasca

> > upsa-ti.ch

Les sections nous informent

Pour une publication dans AUTOINSIDE, envoyeznous

vos informations sur les événements et

formations à venir dans la branche automobile à

l’adresse myfuture@agvs-upsa.ch.

Vous trouverez toutes les

informations sur agvs-upsa.

ch/fr/formation/formationprofessionnelle-superieure

La formation continue est la route qui nous permet de

rouler vers notre avenir

L’offre de formations continues de l’UPSA est certifiée et de haute qualité. Profitez-en !

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AUTOINSIDE | Février 201967


SPONSORED CONTENT

Swisscom

Le cloud protège les entreprises

En termes de protection des données du client, les fournisseurs de cloud proposent de toute évidence une protection

contre les cyberattaques avant qu’elles ne visent l’infrastructure. Mais la sécurité du cloud va bien au-delà et soutient

également les entreprises dans des domaines moins évidents.

pd. Si votre entreprise n’a pas été affectée par un Ransomware tel

que Petya ou WannaCry, il peut y avoir trois raisons à cela : vous n’avez

pas été attaqué, vous avez pris les mesures de protection appropriées

ou vous étiez déjà protégé par votre fournisseur de cloud. C’est notamment

en cas de cyberattaques qu’une réaction rapide s’avère cruciale.

Tobias Langbein, architecte sécurité IT chez Swisscom :

« En réagissant de façon préventive et en prenant les mesures

de protection appropriées, nous pouvons éviter les dommages réels

qui pourraient survenir suite à une panne des systèmes critiques de

l’entreprise. » Dans de telles situations, l’expertise en sécurité et le

dispositif de sécurité technique d’un fournisseur de cloud profitent

directement aux clients dont les applications et systèmes opèrent

dans le cloud. Les utilisateurs bénéficient de ces avantages sans avoir

à mettre en place l’infrastructure et l’expertise nécessaires.

Plus qu’une protection contre les logiciels malveillants

Toutefois, la protection contre les cyberattaques n’est qu’une

pièce du puzzle. L’ensemble du système de sécurité cloud comprend

aussi bien des mesures techniques de protection contre les

attaques que des contrôles d’accès à l’entrée des centres de calcul

afin de garantir la sécurité des données et la disponibilité. Ces

Conditions spéciales pour les membres

de l’UPSA

Les membres de l’UPSA bénéficient de conditions spéciales sur

certains produits Swisscom.

N’hésitez pas à nous contacter : nous serons ravis de vous apporter

un conseil personnalisé par téléphone au 0800 800 568 ou par

e-mail à l’adresse agvs.info@swisscom.com.

derniers sont bien sûr indispensables, même si les attaques se

produisent généralement via Internet, comme l’explique Tobias

Langbein : « Les mesures de sécurité doivent couvrir tous les aspects

afin d’assurer un service en toute transparence. Nous garantissons

contractuellement à nos clients le respect des normes

de sécurité », ajoute Tobias Langbein. « Nous pouvons également

prouver que nous agissons dans le respect des normes à l’aide

d’audits. Les PME sont souvent confrontées à des exigences de

conformité qu’elles ont du mal à prouver », précise Tobias Langbein.

« En tant que fournisseur de cloud, nous sommes en mesure

de fournir ce type de preuve pour nos clients. »

« Swissness » pour les besoins locaux

Les certifications et les audits permettent de clarifier les

mesures de sécurité. Cette notion de transparence augmente la

confiance de nos clients. Et il est évident que les entreprises attendent

de leurs fournisseurs de cloud le respect des normes de

sécurité. Toutefois, ces exigences ne s’arrêtent pas là selon Tobias

Langbein : « Nos clients attendent de nous la ‹Swissness›. »

En d’autres termes, le fournisseur de services cloud doit garantir

que les données sont stockées en Suisse et que les lieux

de contrat et de juridiction sont en Suisse. Or, certains clients

exigent également un accès aux données uniquement depuis

la Suisse. Ce sont ces aspects « Swissness » qui distinguent

Swisscom des fournisseurs de cloud mondiaux. Comme Tobias

Langbein le formule : « Nous proposons une offre cloud locale

pour les entreprises avec des besoins locaux spécifiques. » <

Plus d’informations sur :

swisscom.ch/it

68

Février 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

Un écho médiatique pour le projet pilote

> Les chargés de projet de Mobility et de l’UPSA sont convaincus de la réussite de ce test

sco. « Nous voulons être acteur du changement

au lieu de courir derrière », déclare

Fabian Bissig du garage Alu-Car AG, situé

à Stans. Le journal régional de Suisse centrale

de la radio SRF1 a diffusé un reportage

vendredi dernier sur le test mené conjointement

par l’UPSA et la coopérative Mobility.

Les véhicules des garages sont équipés de la

technologie d’autopartage et mis à la disposition

des quelque 100 000 clients de Mobility.

Le projet est bénéfique aux deux structures

: Mobility peut ainsi élargir son réseau

et gagner en flexibilité. Notamment en ville,

il est de plus en plus difficile de trouver des

places dédiées à la flotte de Mobility. Les garagistes

participants de l’UPSA mettront en

service leurs véhicules stockés. Des milliers

de véhicules d’occasion et de remplacement

sont souvent immobilisés en permanence.

Dès lors qu’ils sont utilisés, ils contribuent

à couvrir les coûts. « Chaque franc ainsi gagné

est important », estime Urs Wernli, président

central de l’UPSA.

Karl Baumann,

en charge du projet

pour l’UPSA, se réjouit

du vif intérêt des

garagistes. « Lorsque

nous avons diffusé le

communiqué le 10 décembre,

de nombreux

garagistes se sont aussitôt

adressés à moi

pour se renseigner

sur les conditions.

D’autres professionnels

ont été séduits

par cette idée novatrice

au cours d’entretiens

individuels. »

Les personnes intéressées

peuvent écrire directement à karl.

baumann@agvs-upsa.ch. Le projet pilote est

mis en place pour un an et les retours des

clients seront collectés. D’ici l’été, une cinquantaine

de garagistes seront impliqués,

Tous ravis de la nouvelle offre (de g. à dr.) : Patrick Eigenmann, porte-parole de

Mobility, Karl Baumann, chef de projet de l’UPSA et Fabian Bissig du garage Alu-Car

AG à Stans. (Photo SRF)

l’augmentation sera ensuite régulière. Les

chargés de projet de Mobility et de l’UPSA

sont convaincus de la réussite de ce test. <

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AUTOINSIDE | Février 201969


PRODUITS & PRESTATIONS

Marketing multicanal

Créer sa propre boutique

en ligne sans risque

Le marketing multicanal gagne sans cesse en importance, y compris pour les garagistes. Grâce aux outils tels que garagino.

ch, ils peuvent monter facilement et sans risque à bord de ce train en marche avant qu’il ne soit trop tard. André Bissegger

À l’avenir, les clients des garages voudront prendre plus de rendez-vous et effectuer plus de réservations et

d’achats pour leur voiture en ligne. Grâce à garagino.ch, les garagistes peuvent être présents sur Internet avec

leur propre boutique en ligne.

Aujourd’hui, les clients utilisent différents

canaux pour se renseigner sur un produit

ou pour l’acheter. Par conséquent, les entreprises

doivent mettre en place différents

canaux de communication et de distribution

si elles veulent interpeller leur groupe cible

là où il se trouve. La solution : le marketing

multicanal. « Nul besoin d’un grand service

marketing ou de communication », affirme

Markus Aegerter, membre de la direction de

l’UPSA. « Aujourd’hui, cette boîte à outils du

marketing propose aussi aux petits garages

de nombreux outils simples d’utilisation. »

Sa propre boutique en ligne sans

grand investissement

Markus Aegerter pense notamment

à garagino.ch, un service gratuit d’ESA. La

plate-forme gratuite est à la disposition des

copropriétaires d’ESA et des membres de

l’UPSA. « Avec garagino.ch, les garagistes

ont la possibilité d’être présents sur Internet

avec leur propre boutique en ligne sans avoir

à la développer, l’exploiter ni la promouvoir

eux-mêmes à grands frais », indique Matthias

Krummen, responsable des services de

management et de la communication d’ESA.

Les garagistes n’ont pas de frais d’investissement,

de licence, de transaction ou de

transport à payer. En outre, les entreprises

profitent notamment d’un calendrier intégré

et n’ont pas à se soucier des défauts de

paiement : l’ESA se charge de l’encaissement

des produits et prestations. Garagino.ch est

la vitrine en ligne des garagistes pour montrer

leur activité et proposer leurs produits

et services.

Selon M. Krummen, les avantages sont

évidents : « Grâce à Garagino, les garagistes

peuvent se rapprocher de cette nouvelle

plate-forme de communication et s’y consacrer

dans le calme, la tester de manière productive

et développer le savoir-faire, sans

avoir à prendre de risques d’exploitation.

Les plates-formes en ligne font partie

du quotidien

Il est convaincu que les plates-formes en

ligne occupent une place toujours plus importante

dans le quotidien de la branche automobile.

« À l’avenir, les gens prendront de

plus en plus souvent rendez-vous et effectueront

leurs réservations, leurs achats ou leurs

demandes pour leur voiture en ligne, tout

comme ils le font déjà pour acheter un appareil

ménager, réserver au restaurant, des billets

de cinéma ou un hôtel. » Selon M. Krummen,

le moteur du développement n’est

pas uniquement de rechercher des avantages

de prix, mais « la possibilité de s’informer et

de réserver quand cela convient le mieux au

client ». Tard le soir devant la télévision, par

exemple, dans le train ou pendant le weekend.

Cependant, aucune plate-forme en ligne

n’a encore véritablement percé dans la

branche des garages suisses, ce qui est positif

du point de vue de la branche. « Cela signifie

qu’à l’heure actuelle, les clients souhaitent

maintenir une communication conventionnelle

et donc stationnaire avec les garages »,

indique Matthias Krummen. Mais cela va

changer. Ce n’est qu’une question de temps.

Garagino.ch, une réponse commune

aux grossistes

Pour l’ESA, garagino.ch est la réponse

commune du secteur automobile à la hausse

des prix des grossistes internationaux ainsi

qu’aux plates-formes commerciales. Dans

ses statuts, la société coopérative a pour mission

de soutenir et d’encourager « la performance

économique de la branche suisse de

l’automobile ». Sur cette base, l’ESA finance

l’ensemble de la plate-forme et entend poursuivre

son développement en conséquence :

« En ces temps de mutation rapide, il est

absolument indispensable de poursuivre le

développement technique et celui des contenus

», déclare M. Krummen.

À la fin décembre 2018, 869 garages de

toute la Suisse faisaient déjà usage de cette

offre. <

Plus d’informations sur :

garagino.ch

70

Février 2019 | AUTOINSIDE


Prendre rendez-vous en ligne

Avantages pour

clients et garagistes

Les clients les appellent de leurs vœux mais ils ne sont pas

encore répandus : les outils pour prendre rendez-vous en

ligne. André Bissegger

Un automobiliste a besoin d’un rendez-vous dans son garage et il

est bien sûr le mieux à même de savoir quand il en aura le temps.

En jetant un coup d’œil dans l’agenda en ligne du garagiste, il voit

immédiatement les créneaux horaires disponibles. Il sélectionne le créneau

souhaité et prend directement rendez-vous d’un clic. L’opération

semble simple, elle est pratique pour les clients qui en sont de plus

en plus adeptes à l’ère de la numérisation. Les résultats d’un sondage

mené par l’institut d’études d’opinions allemand Forsa pour le compte

de Das Telefonbuch (l’annuaire téléphonique) début 2018 montre que

67 % des clients souhaitent pouvoir utiliser des outils de prise de rendez-vous

en ligne dans les ateliers automobiles. Cette demande n’est

supérieure que pour les restaurants (77 %), les dentistes, (76 %) et les

médecins généralistes (75 %). En revanche, à peine un bon tiers des garagistes

allemands interrogés (36 %) proposent de prendre rendez-vous

en ligne.

Les garagistes gagnent du temps et pilotent leurs clients

La situation devrait être similaire pour les clients suisses : même

si certains garagistes, surtout de grande envergure, proposent déjà à

leurs clients de prendre rendez-vous en ligne, parfois même sur une

appli de smartphone, de tels outils sont encore rares dans les petits

ateliers, malgré les avantages certains pour les clients et les garagistes.

Forsa a cherché à connaître les raisons d’un tel intérêt pour les rendez-vous

en ligne. 88 % des personnes interrogées ont évoqué la bonne

visibilité des créneaux disponibles et 82 % d’entre elles la possibilité de

prendre rendez-vous à toute heure du jour ou de la nuit, de n’importe

quel endroit. L’efficacité est elle aussi appréciée : la procédure est plus

rapide qu’au téléphone (78 %) et les clients reçoivent une confirmation

ou un rappel (75 %).

Les garagistes gagnent surtout du temps et mettent de l’ordre dans

leurs dossiers, car il y a moins de conversations téléphoniques et

d’échanges d’e-mails. Il n’est plus nécessaire de reporter les rendez-vous

à la main dans l’agenda du garage ou de les noter sur des fiches, ce qui

évite la laborieuse gestion des papiers. L’obtention du rendez-vous et

son inscription dans le calendrier de l’atelier se font automatiquement

grâce à un planificateur numérique de rendez-vous. Si un client annule

un rendez-vous, il n’est plus nécessaire de le rayer dans l’agenda et le

créneau horaire devient disponible pour d’autres clients.

Grâce à la solution numérique qui est intégrée à leur site Internet,

les garagistes peuvent en outre mieux exploiter leur calendrier de rendez-vous.

Comme de nombreux clients sont flexibles, ils se décident

en effet en fonction des rendez-vous disponibles au garage. Mais comment

doit procéder un garagiste pour trouver l’outil de prise de rendez-vous

en ligne adapté à ses besoins ? Le marché est vaste et les prestataires

nombreux. L’UPSA conseille aux garagistes intéressés de se

renseigner dans un premier temps auprès de leurs fournisseurs de logiciel

ou de pièces de rechange pour savoir s’ils proposent un tel outil. <

www.saa-expo.ch

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Le salon professionnel du marché

suisse des accessoires automobiles

présent du 7 au 11 mars 2019

au Salon de l’auto de Genève

La 3e édition de la SAA Expo, salon professionnel de

courte durée destiné aux garagistes et à toute autre

personne intéressée, aura lieu sur cinq jours au début

du Salon International de l’Automobile de Genève.

Laissez-vous surprendre par les nouveautés et les

dernières tendances du marché présentées par les

exposants SAA vous reconnaîtrez facilement ces

derniers à leur label de qualité SAA.

Avec le SAA Drift Challenge, les émotions sont à nouveau

garanties. Des courses haletantes et des gymkhanas

de drift palpitants attendent le public spécialisé, qu’il soit

jeune ou moins jeune. Rendez-vous sur le stand SAA

n° 7013-SP de la halle 7 pour tester votre habileté et tenter

de remporter le SAA Drift Challenge!

Nous nous réjouissons de vous accueillir du

7 au 11 mars 2019 à la SAA Expo!

Bien à vous,

SAA swiss automotive aftermarket

AUTOINSIDE | Février 2019


GARAGES

GCS Suisse SA

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> Accélérer la rentabilité d’un atelier grâce au processus actif de soutien

pd. Avec ses logiciels

innovants, GCS Suisse SA

soutient tous les processus

nécessaires à la réparation dans

un garage ou une carrosserie.

Pour l’éditeur de logiciels, 2019

commence par le lancement

de plusieurs produits destinés à

mieux soutenir les garagistes

dans leur travail.

L’évolution se poursuit

résolument vers la voie intégrative

et l’interconnexion avec les

principaux acteurs du marché

de ces dernières années. Les

utilisateurs disposent ainsi de la

continuité nécessaire pour le

soutien flexible des processus et

le garagiste a plus de temps pour

optimiser le suivi de ses clients.

Grâce au nouveau système

de réservation en ligne, le client

est personnellement invité à

venir à l’atelier, que ce soit pour

le service des pneus, le contrôle

annuel ou d’autres travaux

importants. Le client prend rendez-vous

en ligne, la visite est

alors directement enregistrée

dans le système de commandes

puis transmise au système de

planification. Une fois le véhicule

déposé, la carte de l’atelier

s’affiche automatiquement

dans le nouveau tableau des

processus. Chaque collaborateur

est ainsi constamment au

courant de l’état d’avancement

de la commande. En fonction de

l’étape de travail, il voit aussi

dans quel processus ou service

le véhicule se trouve.

Outre les deux nouveaux

modules « OBS » et « WPB », est

aussi proposé « Easy Timer » :

il affiche toutes les dates

importantes et optimise la planification

de l’utilisation grâce

au nouveau gestionnaire des

ressources.

Nouveautés 2019 pour

l’optimisation des processus

De nombreuses nouveautés

seront apportées à la solution

globale en 2019, bien que tous

les aspects éprouvés soient

maintenus. Comme les nouveaux

produits fonctionnent en

ligne, ils peuvent être utilisés

n’importe où et avec tout type

d’appareil. Ils sont entièrement

intégrés au système principal

DMS « VIS/VCS » et « VES ». Les

nouveautés suivantes, qui visent

à optimiser les processus, sont

attendues cette année :

• OBS : système de réservation

en ligne ;

• WPB : tableau des processus

de l’atelier ;

• MOW : « Mobile Worker »

pour l’atelier et le service

après-vente ;

• MAI : informations mobiles

sur les commandes, dossier

complet de commandes auquel

il est possible d’accéder

de partout ;

• « EasyTimer » : jamais la planification

et la vue d’ensemble

n’ont été aussi faciles ;

• Gestionnaire des ressources :

affectation simple et flexible

des ressources là où elles

sont nécessaires . <

Abonnez-vous

à la connaissance

de la branche !

L’avenir est automobile. Et il est en mouvement.

Restez informés sur

les avancées de la branche automobile.

les défis commerciaux et solutions.

les questions politiques impactant notre branche.

Abonnez-vous !

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Le magazine spécialisé le plus vendu de la

branche automobile suisse s’adresse aux

décideurs, cadres et futurs dirigeants.

AUTOINSIDE, Administration et abonnements

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72

Février 2019 | AUTOINSIDE


GARAGES

Bieri Carport

bieri.ch

> L’abri élégant qui trouve sa place partout

pd. Le Carport de Bieri est un

abri stylé pour les voitures, les

motos, les vélos, les conteneurs,

les appareils de jardin, etc. Toute

l’année durant, la membrane

textile de son toit protège contre

la pluie, la grêle, la neige, le

soleil, la résine et les feuilles

d’arbres.

Tendue sur une construction

en acier autonome, cette

membrane confère au Carport

sa forme élégante. Plus ou moins

translucide selon la couleur

choisie pour le textile, elle offre

un abri à la fois plus lumineux

et mieux protégé contre les

rayons du soleil. La construction

sobre de l’abri fait qu’il complète

également à merveille un édifice

indépendant et d’architecture

sophistiquée.

Le Carport peut être utilisé

pour une maison individuelle, un

immeuble collectif, un parking

d’entreprise ou encore dans le

commerce automobile. Cet abri

à agencement modulaire peut

être agrandi à volonté, un Carport

unique ou double pouvant

ainsi se transformer en vaste

toiture.

Caractéristiques du Carport

• Réalisation standard en acier

profilé, galvanisé à chaud

• Éléments vissables les uns

aux autres

Pour une maison individuelle ou un parking d’entreprise, le Carport de Bieri fait

toujours bonne figure et offre une protection toute l’année durant.

• Membrane en tissu polyester

et revêtement PVC, avec

enduit isolant antitaches

• Montants pouvant se poser

directement sur une assise

en béton

• Montage réalisable sans

ancrage au sol (à condition

de disposer d’un substrat

plan et capable de supporter

une charge : asphalte, béton

ou gravier). <

Carex Autozubehör AG

carex.ch

> Les suspensions H&R réglables en hauteur offrent aux véhicules bien plus qu’une allure sportive

pd. Les systèmes de suspension

H&R réglables en hauteur

sont conçus pour être utilisés

sur des véhicules équipés

d’amortisseurs adaptatifs ou à

dureté réglable standard. Ces

systèmes à ressorts permettent

un abaissement variable tout

en maintenant l’amortisseur en

série sans réduire ses fonctionnalités.

Avantages du produit

Les avantages des suspensions

H&R sont évidents :

• look sportif et performance

;

• abaissement du centre de

gravité du véhicule dans les

essais région ;

• abaissement individuel avec

amortisseurs adaptatifs

ou à réglage électronique

standard

• maintien du réglage de

dureté standard des amortisseurs

avec toutes ses

fonctionnalités ;

• dynamique de conduite

optimisée ;

• pas d’adaptation nécessaire

de l’électronique standard ;

• homologation pour la Suisse

Disponibles pour différents

types de véhicules

Les suspensions H&R sont

disponibles pour divers types

de véhicules : Audi R8, RS4, S4,

RS5, S5, BMW M2, M3, M4, X5,

X6, Mercedes C63 AMG, Porsche

Cayman, Macan, 991, Seat

Leon, Skoda Octavia, VW Golf

VII, T5, T6 et beaucoup d’autres.

Elles sont en vente à partir de

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Vous trouverez d’autres informations

dans notre boutique en

ligne shop.carex.ch . <

Les systèmes de suspension H&R réglables en hauteur offrent aux véhicules bien plus

qu’une allure sportive. Ils sont en vente dès à présent dans la boutique en ligne de Carex.

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1964

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AUTOINSIDE | Février 201973


SONDAGE DU MOIS

METTRE LES VOITURES DE

GARAGE À DISPOSITION

DE MOBILITY ?

Des voitures de garage deviennent des véhicules Mobility. Un

projet pilote vise à explorer les possibilités et le potentiel de

cette collaboration entre la société coopérative d’autopartage

et les garagistes de l’UPSA. 90 % des personnes interrogées

sont favorables au projet.

Utilisez-vous des moteurs de recherche pour

votre marketing ?

Pour le sondage du mois de février,

rendez-vous ici : scannez et participez :

agvs-upsa.ch/fr/utilisez-vous-des-moteurs-derecherche-pour-votre-marketing

Pouvez-vous imaginer participer au projet

d’autopartage de Mobility avec votre garage ?

APERÇU D’AUTOINSIDE 3 MARS 2019

Le prochain numéro paraîtra lundi 4 mars 2019 et abordera les thèmes suivants :

Hâte d’être au Salon de l’auto

Lever de rideau pour la 89 e édition du Salon de

l’auto à Genève ! Nous montrons ce dont les visiteurs

peuvent se réjouir et comment le Geneva

International Motor Show évoluera avec son

nouveau directeur.

Nous avons pris le pouls des garagistes

Quels sujets préoccupent les garagistes ? Nous

organisons une table ronde où nous discuterons

avec des représentants de garages de différentes

tailles de leurs préoccupations et de leurs

espoirs.

Tout ce qu’il faut savoir sur les pneus

Le printemps, temps des pneus ! De grande ou

petite taille, étroits ou larges, nous répondons à

toutes les questions concernant les pneus et les

roues. On vous dit tout : nous vous révélons en

quoi les pneus sont liés au football.

Le magazine spécialisé au plus fort tirage de la branche automobile suisse

91 e année, 11 numéros en allemand et en français

Tirage septembre 2018 certifié REMP : 12 725 exemplaires dont 9548 en allemand et 3117 en français

Éditeur

Union professionelle suisse de

l’automobile (UPSA)

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Éditions

AUTOINSIDE

Wölflistrasse 5, case postale 64

CH-3000 Berne 22

Téléphone : +41 (0)31 307 15 15

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Abonnement annuel

CHF 110.(TVA incluse)

Numéro à l’unité

CHF 11. (TVA incluse)

Contact : Alain Kyd

Téléphone : +41 (0)31 307 15 15

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Rédaction

Supports médiatiques de l’UPSA

Flurstrasse 50, CH-8048 Zurich

Téléphone : +41 (0) 43 499 19 81

newsdesk@agvs-upsa.ch

Rédaction : Tatjana Kistler (tki, rédactrice

mobilité en chef), Sandro Compagno (sco,

responsable Gestion du contenu), Reinhard

Kronenberg (kro, responsable Journalisme),

Sascha Rhyner (srh, rédacteur mobilité),

André Bissegger (abi, rédacteur mobilité),

Jean-Philippe Pressl-Wenger (jppw, correspondant

Suisse romande), Andreas Senger

(se, domaine technique), Bruno Sinzig (si,

domaine spécial Formation), Raoul Studer

(rst, domaine spécial Politique)

Autres articles de : Peter Fuchs, Patrick

Krauskopf und Sarah Umbricht.

Conception : Robert Knopf, Christoph Pfister,

Fatma Bindal

Commercialisation

Supports médiatiques de l’UPSA

Flurstrasse 50, CH-8048 Zurich

Contact : Erich Schlup, Key Account Manager

Téléphone : +41 (0) 43 499 19 83

Portable : +41 (0) 79 256 29 23

vermarktung@agvs-upsa.ch

Responsabilité générale

Rédaction et commercialisation

Georg Gasser

Supports médiatiques de l’UPSA

Flurstrasse 50, CH-8048 Zurich

Téléphone : +41 (0)43 499 19 99

ggasser@agvs-upsa.ch

Impression / envoi

Galledia Print AG

Burgauerstrasse 50, CH-9230 Flawil

www.galledia.ch

Contact : Michael Rottmeier

Téléphone : +41 (0)58 344 97 44

michael.rottmeier@galledia.ch

Réimpression ou reproduction d’articles,

même partielle, uniquement avec l’accord

des médias de l’UPSA. Nous déclinons toute

responsabilité pour les manuscrits et les

photos envoyés spontanément. L’administrateur

des pages auxquelles renvoient les

liens est seul responsable de leur contenu.

74

Février 2019 | AUTOINSIDE


LES MÉTIERS

viva.ch

DE L’AUTOMOBILE

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Bienvenue dans le monde fascinant de l‘automobile ! La branche automobile recherche des talents

amateurs de technique ultramoderne. Tous les jours, tu trouveras dans un garage des activités stimulantes

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un véritable tremplin pour ta carrière dans une branche polyvalente et passionnante. Les professions

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