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RENCONTRE<br />
Marina Foïs<br />
DANS CE PREMIER LONG-MÉTRAGE AUTOUR DE L’AFFAIRE VIGUIER, MARINA FOÏS CAMPE<br />
UNE FEMME PRÊTE À TOUT POUR PROUVER L’INNOCENCE DE CET HOMME ACCUSÉ D’AVOIR TUÉ<br />
SA FEMME. UNE INTERPRÉTATION PUISSANTE AU SERVICE D’UN FILM DE PROCÈS MAJEUR.<br />
PROPOS RECUEILLIS PAR THIERRY LASSELIN<br />
I N T E R V I E W<br />
Vous êtes cliente des films de procès ?<br />
Mieux que ça : j’ai toujours rêvé d’en faire un. Douze<br />
hommes en colère ou La Vérité de Clouzot font partie de<br />
mes films de chevet. C’est un sujet qui m’habite depuis<br />
longtemps. Quand j’avais<br />
20 ans, j’allais souvent traîner<br />
aux assises. Et tout récemment,<br />
un proche a été victime d’un<br />
fait divers qui a été jugé aux<br />
assises. J’ai donc vécu ce procès<br />
en entier du côté de la partie<br />
civile. Pour m’échapper de la<br />
violence du moment, je me suis<br />
beaucoup intéressée à ce qui se<br />
passait. C’est passionnant, car<br />
il y a des enjeux vitaux partout.<br />
Pour la victime, pour l’accusé,<br />
pour les familles autour, pour<br />
les avocats, pour les jurés…<br />
Au-delà de cette envie très<br />
ancienne, qu’est ce qui vous<br />
a attirée dans ce premier longmétrage<br />
d’Antoine Rimbault ?<br />
Ma toute première rencontre<br />
avec lui. J’avais devant moi un<br />
cinéaste totalement possédé<br />
par son histoire et son sujet. En l’écoutant, je parvenais<br />
exactement à i<strong>mag</strong>iner la manière dont il allait filmer<br />
le procès. Et je savais donc qu’il allait être capable de<br />
rendre à l’écran quelque chose que l’immense majorité<br />
des gens ne connaissent pas.<br />
Vous incarnez le seul personnage i<strong>mag</strong>inaire de cette<br />
fiction inspirée par un fait divers qui a défrayé<br />
la chronique au début des années 2000. Vous n’aviez<br />
pas peur que cela paraisse factice ?<br />
Honnêtement, non, parce que je croyais au scénario.<br />
Je n’avais donc aucun doute. Et puis, quel cadeau pour<br />
une actrice qu’un rôle comme celui-ci où, toute à son<br />
obsession de faire acquitter un homme dont elle est<br />
convaincue de l’innocence, elle passe son temps à écouter<br />
les autres ou des archives sonores. Cette capacité d’écoute<br />
constitue d’ailleurs pour moi ce qui fait la différence<br />
entre les grands acteurs et les<br />
autres. Et jouer cette partition<br />
devant quelqu’un comme<br />
Olivier Gourmet est très facile,<br />
je vous l’assure. Olivier<br />
prend l’espace, il est vivant. Il<br />
possède cette puissance animale<br />
qui rappelle d’emblée<br />
l’avocat Éric Dupont-Moretti,<br />
qu’il incarne, et une force<br />
physique – même s’il n’en joue<br />
jamais – toujours présente<br />
derrière les mots.<br />
Il n’est surtout jamais dans<br />
la démonstration…<br />
C’est ce qui fait à mes yeux<br />
la force d’Une intime conviction.<br />
L’intérêt de ce film ne se<br />
situe absolument pas dans la<br />
prestation de ses interprètes<br />
mais dans son sujet. Ce que<br />
nous portons tous est bien plus<br />
important que la manière dont nous le portons. Rien n’est<br />
plus beau à mes yeux que de voir un metteur en scène<br />
et ses acteurs s’effacer derrière un sujet !<br />
UNE INTIME CONVICTION<br />
Réalisation : Antoine Raimbault<br />
Avec : Marina Foïs, Olivier Gourmet,<br />
Laurent Lucas…<br />
Genre : Judiciaire<br />
Durée : 1 h 50<br />
SORTIE : 6 FÉVRIER<br />
26<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT