Adventiste Magazine 18 - Jan.Fev.Mar.2019 - FR

CommunicationsFSRT

p4- La Suisse : «A l’image du paradis» selon Ellen White
p10 - Interview - Cynthia Martelly, son cadeau de Dieu
p14 - La fédération à votre écoute
p16 - Témoignage : La vie de Giada
p20 - Focus : Miss Amérique dit #Metoo
p24 - Infographie : Que fait-on avec nos dîmes en FSRT ?
p25 - Actualités suisses

NOUVELLE

FORMULE

Giada

CE N’EST QU’UN

AU REVOIR...

JANVIER / FÉVRIER / MARS 2019 N°ISSN 2571-6859

HISTOIRE

La Suisse comparée

au Paradis

FOCUS

Miss Amerique dit :

#Metoo

18


RECETTE

CURRY DE

PATATES DOUCES

1kg de patates douces

2 Cs d’huile d’olive

200g oignons hachés

1 morceau de gingembre frais entier et épluché (30g)

1/2 cc de curry rouge (Attention : très pimenté)

400g tomates concassées (1petite boîte)

2 pincées de sel

300g de pois chiches cuits (1 petite boite)

250ml de lait de coco

Eplucher et couper les patates douces en cubes (2cm).

Dans une sauteuse faire revenir les oignons dans l’huile,

ajouter le reste des ingrédients

et laisser mijoter pendant 20mn.

Les patates douces doivent être tendres.

Rectifier l’assaisonnement.

Servir avec du riz thaï.

Une recette de Mélisanda Dufournet

Voulez-vous soumettre une recette pour

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Envoyez votre recette et sa photo à

contact@adventistemagazine.com

Journal trimestriel

de la Fédération

Adventiste de la Suisse

Romande et du Tessin

(FSRT)

18

Janvier - Février - Mars

2019

Revue gratuite

Imprimée en Allemagne

N° ISSN 2571-6859

Rédacteur en chef : Rickson

Nobre Éditeur : Département

des communications de la FSRT

Équipe de rédaction : Rickson

Nobre, Eunice Goi, Yolande

Grezet, Pierrick Avelin, Cédrick

Fernandez Maquettiste :

Cédrick Fernandez Rédacteurs :

Rickson Nobre, Amélie Trébeau,

Yolande Grezet, Woodrow W.

Whidden, Eunice Goi, Ross Grant

Traductrices : Serena Zagara,

Tiziana Calà Correctrices :

Geneviève Montégut, Yolande

Grezet, Odette Cordas

Crédit photos :

Couverture : Elena Fonseca

p5 : Adobe Stock - p14-15-16 :

Elena Fonseca - p21 : Century21

Les articles publiés et signés dans

Adventiste Magazine n'engagent

que leurs auteurs.

© FSRT - Tous droits réservés

pour tous pays.

EUNICE

GOI

assistante

communications

FSRT

EDITO

La Suisse, réputée pour son chocolat,

ses montres, sa neutralité et ses beaux

paysages, fait rêver. Et ce n’est pas Ellen

White qui disait le contraire (article

La Suisse à l’image du paradis selon

Ellen White), parce que c’est vrai, la

Suisse est un beau pays, relativement

paisible et où il fait bon vivre.

Mais ici, on n’échappe pas pour autant aux coups durs de

la vie qui ne regardent pas au drapeau avant de frapper.

Dans ces cas-là, les richesses de ce beau pays n’y changent

rien. Seul Dieu peut être d’un quelconque secours. C’est

l’expérience de Helena et Paulo, membres de l’église

d’Arbedo au Tessin, qui ont fait face, avec la force que Dieu

leur a donnée, à une terrible épreuve, le décès de leur fille

alors adolescente. Giada, était remplie de Dieu et a laissé

un beau témoignage dans son livre autobiographique.

À quelques kilomètres de là, à Genève, une autre jeune

fille reçoit aussi un message de Dieu et choisit de le

transmettre à travers le chant. Cynthia Martelly raconte

son parcours, tout comme Miss Amérique, qui nous

rappelle que quelle que soit notre situation, Dieu nous

accompagne au milieu des épreuves. Que nous soyons une

jeune fille anonyme ou une miss célèbre, Dieu a un plan

divin pour chaque être humain ici-bas et pour l’éternité.

Les pages de ce numéro d’Adventiste Magazine nous

montrent qu’avant d’entrer dans ce pays céleste parfait

où Dieu essuiera les larmes de nos yeux et qu’Il a promis à

ceux qui croient en Lui, il ne tient qu’à nous de rendre notre

maison, notre église, notre région, notre pays, notre monde,

un peu plus beau par notre foi active et pratique. Ecoutons

Sa voix et proclamons Son message pour faire de notre

Suisse, ou quel que soit notre pays de résidence, un endroit

qui ressemble vraiment au paradis. Par Sa grâce, seulement.

SOMMAIRE

4HISTOIRE

La Suisse :

«A l’image du

paradis»

selon Ellen

White

10

INTERVIEW

Cynthia Martelly :

Son cadeau de Dieu

14

La fédération

à votre écoute

16

TÉMOIGNAGE

La vie de Giada

20

FOCUS

Miss Amérique

dit : #Metoo

24

Que fait-on avec

nos dîmes en FSRT ?

25

ACTUALITÉS

SUISSES

2 3


HISTOIRE

La Suisse :

«À L’IMAGE DU PARADIS»

SELON ELLEN WHITE

Entre septembre 1885 et août 1887,

Ellen White (âgée de 58 à 60 ans) était

en Europe pour encourager la présentation

du message adventiste. Durant

ce temps, elle a visité la Suisse, de Bâle

à Genève, en passant surtout par

Tramelan. E. White a voyagé

en train mais aussi beaucoup

en calèche, ce qu’elle

appréciait pour voir le paysage.

Nous présentons ici

quelques passages de ses

écrits, principalement des

lettres à des proches. Entre

autres sujets, elle a mentionné

son appréciation sur les paysages

naturels suisses. Ce qui nous frappe, et

l’expression n’est pas exagérée, c’est de

remarquer qu’en contemplant la beauté

de la nature, surtout les montagnes,

Ellen White sentait une très profonde

émotion et son esprit s’élevait vers Dieu.

Il y a une semaine, mardi dernier, nous

sommes rentrés chez nous après avoir

visité les églises en Suisse. En ce qui

concerne le paysage, la Suisse est de loin

beaucoup plus belle que le Colorado 1 . Les

collines et les montagnes ici sont indescriptiblement

grandes. Je ne pense pas

avoir jamais vu de paysages qui aient fait

une si profonde impression dans mon esprit.

Il me semblait que mon cœur s’élevait

au ciel alors que je regardais les œuvres

de Dieu dans la nature. Je ne pouvais pas

m’empêcher de dire : « Tes œuvres sont

grandes et merveilleuses, Seigneur, Dieu

tout-puissant. » Je regardais les hauts rochers

entrecoupés par les puissantes

cataractes, les montagnes qui

dominent le ciel et descendent

ensuite sur des centaines de

mètres dans le ravin par lequel

un ruisseau rapide se

fraie bruyamment un chemin.

J’étais remplie de crainte en

regardant ce paysage. J’ai médité

sur les choses que mes yeux

contemplaient. Quelle était la grandeur

du Dieu vivant qui tenait et contrôlait ces

merveilleux endroits de la terre, tenant à

sa place les montagnes, soumises à sa volonté

! Oh, quelle puissance et quelle majesté

à notre Dieu ! Lui-même est le rocher

des âges. (5MR 18.1-2) 2

Ellen White a été touchée par la beauté

de la végétation sur les montagnes. Son

esprit lui rappelait l’amour de Dieu pour

nous et elle sentait en particulier une

grande confiance en l’amour de Dieu

pour elle.

Ces montagnes, recouvertes d’arbres

forestiers et de hauts rochers de toutes

les formes imaginables, sont magnifi-

1

Ellen White fait souvent mention de la beauté du Colorado.

2

MR : Manuscript Releases: LT : Letters

4 5


quement décorées de sapins, de pruches 3 et

de hêtres. La combinaison des couleurs est

aussi belle qu’un bouquet. Les montagnes

sont parsemées de fleurs d’un blanc pur qui

ressemblent à des boules de neige. Toutes

les beautés et la merveilleuse grandeur des

choses de la nature sont ouvertes à nos sens

afin de mieux comprendre l’amour de Dieu

pour l’homme et de tirer les enseignements de

sa sagesse et de son pouvoir. Ces choses, que

mes yeux voient, me conduisent personnellement

et avec confiance à mon Père céleste,

car je le reconnais comme la source de toutes

nos bénédictions. (5MR 19.1)

Des beaux paysages suisses, ce « livre de la

nature », E. White en tirait des leçons pour

notre vie quotidienne.

Si nos cœurs étaient adoucis et soumis à

l’amour de Dieu, ils seraient ouverts à discerner

sa miséricorde et sa bonté qui nous sont

exprimées dans chaque arbuste et la profusion

de fleurs épanouies qui rencontrent notre

regard dans le monde de Dieu. La feuille délicate,

les flèches d’herbe, chaque arbre élevé,

sont une expression de l’amour de Dieu pour

ses enfants. Ils nous disent que Dieu est un

amoureux du beau. A travers le livre de la nature,

il nous parle de la perfection de la beauté

de son caractère. Les belles forêts s’étendent

devant nous, et les bosquets où les joyeux oiseaux

se rassemblent et font entendre leurs

chants de louange et leur musique riche et

joyeuse devraient réveiller le chant mélodique

et la gratitude envers Dieu dans notre cœur.

Le Seigneur veut que nous nous réjouissions

des œuvres de sa création... (5MR 19.2)

La beauté céleste est indescriptible, mais

Ellen White, en s’inspirant toujours de paysages

suisses, nous dit qu’ils peuvent nous

donner une idée du ciel.

Nous avons besoin d’une plus grande simplicité

naturelle et d’une spiritualité bien

supérieure à ce que nous possédons maintenant

pour pouvoir lire correctement les

pages du livre de la nature que Dieu a ouvert

3

Epicéas, au Canada

4

Is too awfully, en anglais

devant nous. (5MR 20.1)

Dieu veut que les scènes de la nature incitent

les enfants de Dieu à se délecter de la beauté

pure, sobre et tranquille dont notre Père

décore notre demeure terrestre… Nous souhaitons

apprendre la leçon de Dieu à partir

de son livre. Les cieux au-dessus sont purs

et beaux et sur la terre nous n’avons que de

faibles représentations de ces belles couleurs.

Nous pouvons pousser l’imagination au maximum

pour saisir les gloires qu’elles représentent

dans le paradis de Dieu... (5MR 20.2)

Intéressant, comme du paysage de la nature

en Suisse, Ellen White sentait une exaltation

de son être et nous amenait au paradis

céleste. Elle parlait de fontaines d’eau,

d’arbres et de fleuves.

Nous avons, dans les choses glorieuses de la

nature, une simple ombre de l’original, que

nous verrons dans toute leur beauté au

paradis de Dieu. Apprenons les précieuses

leçons de la nature conçue par Dieu. Toutes

ces beautés terrestres et temporelles

doivent être appréciées en tant que voix de

Dieu nous parlant des trésors et des gloires

de l’invisible et de l’éternel. (5MR 21.2)

Ellen White continuait, extasiée. Oui, car elle

disait qu’elle ne trouvait pas de mots pour

décrire la beauté de ce qu’elle avait vu en

Suisse. Cela était d’autant plus admirable

qu’elle avait déjà eu des visions du paradis.

Il me sera impossible de décrire le paysage

que j’ai vu pendant ce voyage. C’est extrêmement

impressionnant 4 … Lors de notre

première journée à Bâle, à midi, nous nous

sommes arrêtés sous les larges branches d’un

grand chêne… (5MR 21.3)

En partant de Bâle vers Tramelan, Ellen

White s’est arrêtée pour déjeuner à Laufen

(Laufon).

Près de nous se trouvait un gros rocher qui

montait brusquement de la route… Le nom de

cet endroit était Laufen, à 23 km de Bâle. Sara

Mc Enterfer a préparé le déjeuner que nous

avons pris sur l’herbe… (5MR 22.1)

Le soir, le groupe est arrivé à Moutier. Ellen

White y a passé la nuit et, le matin après le

petit déjeuner, elle est partie à Tramelan.

Elle était encore touchée par les paysages,

surtout à Tramelan.

Tout le voyage était intéressant à cause des

paysages remarquables. Après avoir parcouru

une cinquantaine de kilomètres, nous nous

sommes arrêtés cette nuit-là à Moutier, un

beau village situé dans une belle vallée… Nous

avons eu de bons logements et, tôt le matin,

nous avons pris le petit déjeuner dans notre

chambre, composé de pain et de lait chaud.

Nous sommes arrivés à Tramelan vers midi…

Tramelan est l’un des plus beaux endroits de

Suisse. C’est en haut, dans les montagnes. Il y

a beaucoup de neige en hiver et les étés sont

assez chauds. (5MR 22.3)

D’AUTRES VOYAGES EN SUISSE

Le paysage à travers lequel nous sommes

passés était extrêmement majestueux, pour

donner une description qui puisse être comparée

au paysage tel qu’il est réellement…

Nous avons vu le paysage le plus intéressant

et le plus grandiose que nos yeux n’aient jamais

vu… Au cœur de ces montagnes de

roches se trouvent des tunnels, les uns après

les autres, souvent proches les uns des autres.

(10MR 367.2)

Nous pensions que nous ne verrions rien de

plus grand et de plus frappant que les hauteurs

des rocheuses du Colorado, mais ce

paysage dépasse de loin tout ce que nous y

avons connu… (10MR 367.3)

On sent l’inspiration poétique gagner l’esprit

d’Ellen White, qui nous élève avec elle

au divin.

En regardant les ouvertures dans ces roches -

des cavernes qui s’ouvrent à la vue, des canaux

profonds portés par de puissantes cataractes

- et des roches de toutes formes, nous disons :

A Moutier, Ellen White et son groupe étaient

logés à l’Hôtel de la Couronne, qui existe encore

de nos jours. Image en noir et blanc, du siècle

dernier.

« Comme tes œuvres sont merveilleuses, Seigneur,

sur toute la terre. » Les touches adoucissantes

et subtiles, dessinées au crayon par

le grand Maître Artiste, dans un bel arrangement

de robe vert sombre et vivant ! Cette

belle combinaison de couleurs pour recouvrir

les rochers accidentés ! Ensuite, des gorges

profondes, des ruisseaux bruyants et rapides,

et de grandes montagnes couvertes d’arbres

forestiers dans leurs magnifiques robes d’été !

La vue est magnifique à l’extrême et présente

aux sens de telles idées élevées, fortes et sacrées

de Dieu notre Créateur. (10MR 368.1)

Cette beauté des paysages suisses évoque,

dans l’esprit d’Ellen White, le jardin d’Éden,

la gloire du monde antédiluvien et l’ingratitude

des hommes de cette époque. Ils ont

oublié le Créateur de tout cela. Ne répétons

pas leur erreur.

Mais toutes ces choses ne les ont pas inspirés

d’amour (les antédiluviens), de gratitude

envers le donateur. Ils considéraient toutes

ces montagnes précieuses et ces vallées glorieuses

comme exclusivement à eux... (10MR

368.2) Mes méditations revenaient. Dans mon

6 7


esprit, il y avait les images des gloires d’Éden.

(10MR 369.1)

Ellen White est tombée complètement sous

le charme et des paysages suisses et de la

qualité des routes et des travailleurs suisses

(déjà !).

Nous ne pouvons jamais décrire le paysage,

car il est indescriptible. Cette vue de la Suisse

en calèche me donne envie de voyager davantage...

Les routes sont maintenues en excellent

état. Des hommes sont employés à casser les

pierres et ils en font leur affaire. Cette pierre

apprêtée est maintenue constamment en

place. Ces routes sont blanches comme du

calcaire et aussi plates que le sol. Il n’y a pas

de mauvaise dépression, pas de trou, pas

d’ornière ou quoi que ce soit du genre. Quand

il pleut, les hommes ont pour tâche de racler

toute la boue de la route… Il n’y a rarement de

poussière qui vole, à cause du soin apporté

aux routes… (10MR 370.1)

Une caractéristique des montagnes Suisses

est qu’elles s’élèvent de la vallée jusqu’à très

haut, d’un seul tenant. Cela a étonné Ellen

White.

Les montagnes s’élèvent brusquement et

semblent s’élever jusqu’au ciel. À ma gauche

se trouve un grand château haut perché, au

sommet d’une montagne... Les sommets atteignent

presque le ciel... Nous contemplons

des paysages qui semblent à nos sens indescriptiblement

grands. Les sommets des montagnes

s’élèvent très haut, des rochers aux

formes gigantesques et étonnamment splendides…

(Manuscrit 62, 1886, p. 26, 27)

Ah, que la Suisse est belle ! Si belle que

lorsque Ellen White prenait sa plume pour

écrire une lettre à une personne à propos

d’un autre sujet, elle commençait par décrire

la beauté de ce qu’elle venait de contempler.

Oh, quel paysage ! Personne ne peut dire ce

qu’est la Suisse sans avoir parcouru la route

en calèche. J’ai parlé trois fois à Tramelan…

Lundi, nous sommes allés à Bienne... Nous

avons parcouru autour de 24 km sur la plus

belle route et nous avons contemplé le paysage

le plus majestueux que je n’ai jamais vu.

Pourtant, cette lettre ne vise pas à décrire un

paysage mais à indiquer quelques choses.

(21MR 312.1-2)

Le 24 décembre 1886, Ellen White a fait un

parcours en train et en traîneau de Bâle à

Tramelan, en passant par Tavannes. Elle a

décrit encore la beauté du paysage sous la

neige, et cela lui rappelait son enfance.

Au début de la matinée, nous avons pris les

voitures pour Tramelan. Nous avons

attendu une heure à Tavannes, puis

nous avons été emmenés à Tramelan…

Nous sommes passés lentement

et les arbres étaient très

« La Jonction », à Genève. A l’époque

d’Ellen White, ce pont n’existait pas. Selon

ses indications, elle a dû voir ce paysage

depuis notre gauche.

beaux, chargés de neige pure et

fraîche. Certains arbres avaient

été renversés, l’un d’eux déraciné.

Je pense n’avoir jamais rien vu de

comparable en beauté : les grands arbres

à feuilles persistantes, leurs branches chargées

de neige. C’est une image d’une beauté

unique. Nous n’avons pas vu un tel spectacle

de cette ampleur depuis de très nombreuses

années. J’étais de retour dans mon État natal

à l’époque de ma jeunesse, passant à travers

les forêts de pins et criant de joie devant la

belle image présentée. Je n’avais rien vu qui

me rappelle cette scène aussi bien que ce matin…

Enfin, le fils de frère Roth est venu avec

un traîneau pour nous et nous avons eu notre

première promenade en traîneau depuis des

années. (5MR 25.1)

A Genève, Ellen White a contemplé « La Jonction

», lieu où le Rhône, aux eaux bleues et

claires, entre en contact avec l’Arve (ici elle le

nomme « le Genève »), aux eaux argileuses.

Plus tard, elle tire une leçon à propos de

la relation entre le bien et le mal. Quand

ils sont ensemble, même si au début ils

arrivent à se maintenir séparés, par la suite

ils finissent par se mélanger complètement.

Nous avons marché assez loin sur une très

haute éminence, et nous avons vu le point de

rencontre des eaux - le Rhône et le Genève.

L’un est bleu foncé, l’autre d’une couleur grise ;

et bien que les fleuves se rencontrent, ils ne

perdent pas tout de suite leurs couleurs distinctes,

ni ne se fondent l’un dans l’autre. Genève

est un endroit magnifique... Nous avons

beaucoup apprécié notre promenade de

deux heures. (Ms30-1885.2)

Eh oui ! Ellen White a fréquenté des

bains publics à Genève. Elle était

un peu malade à ce moment-là

et les bains chauds l’ont aidée.

Elle a encore fait l’éloge de la

beauté de Genève et de ses

alentours.

J’ai pris deux bains très

chauds à Genève, dans le bain

public qui se trouvait juste en

face de chez frère Bourdeau 5 . Je

m’améliore maintenant. Genève

est considéré comme le lieu le plus

riche et le plus beau de Suisse. Nous

avons vu le Mont-Blanc d’ici, se dresser

grand et enneigé parmi les montagnes… Je visiterai

tous ces lieux à nouveau si le Seigneur

le veut. (Lt96-1886.5)

Genève est un endroit magnifique. Je préférerais

y vivre plutôt qu’à n’importe quel endroit

où je me suis déjà rendue, s’il n’y avait pas

beaucoup de brouillard. (Lt38-1885.1)

Eh oui ! Si ce n’était pas le brouillard de

Genève, peut-être qu’Ellen White se serait

installée en Suisse. Bon, il est vrai que nous

sommes en 1885 et l’année suivante, elle va

connaître la Suisse alémanique… Oui, je taquine

les Suisses entre eux. Je suis étranger,

moi aussi, comme Ellen White, et je connais

la Suisse de Genève à Zurich et des Grisons

au Jura. A mon avis, il n’y a rien à dire ! C’est

un pays béni à tous les niveaux.

5

Bourdeau habitait au 12, Chantepoulet, selon EGW (Ellen White in Europe) 145.5.

Ellen White, habituée à avoir des visions du

paradis s’est extasiée devant la beauté de la

nature suisse et le travail soigneux de ses

habitants. Que ces paroles puissent nous

parler maintenant. Que ceux qui habitent

en Suisse n’oublient jamais le privilège que

Dieu leur accorde.

Nous, adventistes du 7 e jour, peuple suscité

par le Seigneur d’après Apocalypse

14.6-7 pour proclamer la Bonne nouvelle du

prochain retour du Christ, que nous puissions

nous référer à cette belle nature pour

transmettre autour de nous l’amour de

Dieu. Cette nature, qu’il nous a confiée lors

de la création, se dégrade à vue d’œil par

l’égoïsme humain du profit (2 Timothée 3.1-

5). Que le sabbat, au cœur de notre message,

soit présenté en tant que Bonne nouvelle,

avec sagesse, intelligence et amour.

Ne laissons pas aux seuls écologistes et politiciens

le soin d’avertir le monde sur notre

responsabilité envers la nature. Présentons

cela également et surtout comme un projet

originel de Dieu, démontré dans la Bible,

depuis des milliers d’années. Nous voyons

donc devant nous la véracité des Écritures.

Que le merveilleux paysage suisse, fragile

et qui se dégrade (glaciers qui diminuent,

sécheresses, excès de pluies), puisse être

un livre ouvert du message de l’amour de

Dieu envers nous et de notre responsabilité

envers la nature.

Rivan DOS SANTOS

Prof. d’histoire et archéologie

Faculté adventiste de théologie – France

8

9


INTERVIEW

CYNTHIA MARTELLY

Son cadeau de Dieu

D’origine haïtienne et membre de l’église adventiste francophone de Genève,

Cynthia est passionnée de chant. Elle a enregistré un CD de musiques

chrétiennes dans des circonstances particulières. Elle raconte...

AM - Cynthia, tu aimes chanter, mais

pourquoi avoir enregistré un CD ?

CM - Tout a commencé avec un ami

qui m’a demandé de chanter pour une

soirée d’évangélisation, une soirée

durant laquelle les gens seraient

touchés par le programme. D’emblée

j’ai dit oui. Tout en sachant que les

chants d’église sont assez classiques,

je pensais prendre un chant

existant et interpréter de manière à

sensibiliser l’assemblée. Il souhaitait

en fait une «compo». J’ai écarquillé les

yeux et lui ai demandé « Une

composition ? ». J’avais

bien compris mais étais

prise au dépourvu.

Etant bien déterminé,

il a insisté malgré

mes tentatives de le

dissuader... De mon

côté, j’avais dit oui à

sa demande et ne me

voyais pas revenir en

arrière.

Alors qu’as-tu fait ?

Il ne me restait plus qu’à prier. J’ai dit

à Dieu que je ne savais pas composer

mais que je m’étais engagée et qu’il

me fallait respecter son message «Que

ton oui soit oui, que ton non soit non».

Il devait donc faire quelque chose !

J’espérais que Dieu dissuaderait mon

ami... ou qu’Il me donne le don de

composition, mais Dieu ne m’a pas

répondu tout de suite. Face à mes

prières, silence radio !

Les semaines passaient, l’événement

se rapprochait et je ne savais pas

comment tenir mon engagement. A

deux semaines de la soirée, en sortant

d’une réunion j’étais complètement

bouleversée. Je ne rentrerai pas dans

les détails de cette réunion mais j’étais

défaite. Je suis arrivée chez moi et

me suis enfermée dans la salle

de bain. Au bord de ma

baignoire, j’ai posé plein

de questions à Dieu,

plein de pourquois.

Dans mon désarroi

le plus total, j’ai

perçu une voix,

une personne

chantait des

louanges. En plus

de l’entendre, , j’ai

éprouvé ce que cette

personne ressentait

en chantant, beaucoup

de peine et de tristesse. Je ne

comprenais pas ce qui arrivait. J’ai

regardé autour de moi, sans rien

comprendre. J’ai couru chercher mon

portable, un cahier, un stylo, puis je

suis retournée dans la salle de bain

comme si je ne pouvais entendre la

voix de Jésus ailleurs que là. Un peu

10 11


avant 23h j’ai commencé à rédiger ce que

j’entendais, cela a duré jusqu’à minuit.

J’ai eu deux semaines pour apprendre ce

chant que Dieu m’a donné et je l’ai chanté

lors de la soirée d’évangélisation.

Que dit ce chant ?

Il concerne Dieu, du fait qu’Il parle mais

que les gens ne le comprennent pas et de

la tristesse engendrée par cette situation.

En interprétant ce chant à la fameuse

soirée d’évangélisation dirigée par mon

ami, j’ai vraiment senti la présence

de l’Esprit-Saint dans la

salle. J’ai chanté avec le

sentiment de délivrer

le message que Dieu

avait partagé avec

moi. J’ai aussi vu

le visage des

personnes

présentes. A la

sortie, plusieurs

sont venues

me dire qu’elles

avaient été

particulièrement

touchées par ces

paroles. On m’a

demandé plusieurs

fois où j’avais trouvé ce

chant, et je répondais que

Dieu me l’avait donné.

Mon ami, celui qui m’avait demandé une

compo, m’a avoué qu’il s’était senti poussé

à me demander d’écrire un chant. Tout cela

a fait que j’ai eu envie de le partager avec le

plus grand nombre, d’où l’idée du CD. C’est

le chant numéro 6.

Comment ont été composés les autres

chants ?

Le chant intitulé « L’incompris » était

imbriqué dans ce premier chant que Dieu

m’a donné. Je tiens à préciser que pour

les autres chants, Dieu ne m’a plus parlé

comme Il l’a fait la première fois. Ce fut

un moment unique. Par la suite, il a utilisé

d’autres moyens pour m’inspirer.

A une période difficile de ma vie, quand je

suis devenue chrétienne adventiste, j’avais

écrit beaucoup de textes dans un vieux

ccarnet. Dieu m’a aidé à les retrouver et à

les compléter. Cela a donné le chant « Je

n’ai jamais cessé ».

A l’occasion de la préparation du mariage

de mon frère, le pasteur m’a encouragé

à écrire une chanson. Je lui ai

répondu que je n’avais pas

le don de composition,

et que les autres

m’avaient m’avaient

été données

par Dieu. A la

même période,

une amie m’a

également

encouragée à

composer.

Etait-ce une

invitation de Sa

part à écrire ?

Certainement, car

Il m’a inspiré le chant

« C’est l’histoire » qui dit

que Dieu à tout donné pour

l’humanité et Il demande quel est

le mari prêt à tout abandonner pour son

épouse et inversement. C’est une invitation

à l’amour véritable au sein du couple.

« Jamais abandonné » m’a été donné dans

un rêve. J’ai vu le Campus de Collonges et

tout autour, un champ de bataille où des

ennemis attaquaient les chrétiens avec, au

milieu, les étudiants de Collonges faisant

retentir des instruments de musique et

entonnant ce chant.

Lorsque ma maman s’occupait de ma

grand-mère, Dieu m’a « envoyé » un chant

pour ceux qui s’occupent des autres. Il leur

dit que Lui se donne à eux. C’est le chant

« Je ne sais quand Dieu ». A chaque fois,

Dieu m’a inspiré les chants comme Il le

voulait.

Pour résumer, les six premiers chants sont

des appels. Les cinq suivants sont des

morceaux de partage et de témoignage,

qui invitent à découvrir Dieu dans

différentes situations de la vie. C’est d’abord

mon témoignage.

As-tu eu des retours après la sortie de ton

CD ?

Il y a des retours différents. J’ai entendu des

gens dire qu’ils aimaient beaucoup écouter

ce CD dans la voiture car il les calme au

milieu du stress de la route. Je trouve que

c’est intéressant (rires).

D’autres disent l’écouter en boucle et

certains ont des chants préférés, souvent

le chant du

mariage, « Je n’ai

jamais cessé »

et « Si vous

croyez en moi ».

Quelques-uns

sont touchés

par un chant en

particulier selon

ce qu’ils vivent.

La responsable

d’une radio

adventiste m’a dit

que les auditeurs

aimaient

beaucoup « Si

tu veux de

moi ». Cela fait

référence à une

certaine réalité.

On a tendance

à vouloir tout

contrôler, sans

laisser de place à Dieu. Donc cette chanson

leur parle.

Quel est le message que tu aurais envie de

passer ?

On ne se rend pas à quel point la Parole

de Dieu est vivante, à quel point Dieu est

vivant. Je n’aurais jamais pensé enregistrer

un CD. C’est vraiment l’œuvre de Dieu qu’Il

a commencée et qu’Il va continuer. Il a un

message à faire passer. Nous vivons les

temps de la fin et Dieu est sensible à ce

que nous vivons et du coup, Il lance un

appel. Alors j’ai envie de dire, si tu connais

Dieu, viens dire qu’Il est vivant. Si tu ne

connais pas Dieu, viens découvrir qu’Il est

vivant.

AM

12

13


La Fédération

à votre écoute !

Marie

J’ai envie de trouver des

nouvelles activités et de

me faire plein de copains !

Marie, sache que tu peux

t’inscrire à une troupe Tisons

pour des activités sportives, en

nature et où tu pourras

apprendre plein de nouvelles

choses ! Il y a aussi des camps

d’été et des week-ends spéciaux

organisés par la JA de la

Fédération ;-)

Jean

Je viens d’être nommé

Ancien d’église mais je ne

me sens pas suffisamment

formé. Que faire ?

Il existe des cours d’homilétique,

des manuels à la Librairie

Vie et Santé et tu peux également

suivre ton pasteur lors de

ses visites pour apprendre à

écouter et accompagner les

personnes dans leurs besoins.

7 ans J’aimerais améliorer ma

vie de couple et à l’église,

13 ans

Samuel

À l’école on me dit que Dieu

n’existe pas et qu’en fait on

peut aimer une fille ou un

garçon indifféremment !?

Je suis un peu perdu.

Samuel, nous te proposons

d’étudier la Bible avec ton

pasteur. Il est là pour toi !

Clara

je souhaiterais m’investir

dans la musique.

Chère Clara, as-tu déjà entendu

parler des «Week-ends

Couples» ? Pour la musique, tu

peux par exemple t’inscrire à la

formation pour apprendre à

diriger des chants. Tout est sur

notre site adventiste.ch et

notre page facebook.

14

15


TÉMOIGNAGE

La vie de Giada

TÉMOIGNAGE DE PAULO ET HELENA FONSECA

DE L’EGLISE D’ARBEDO

Nous avons coutume de dire que la

vie est faite de saisons. Les périodes

de bonheur sont assimilées à l’été,

les moments difficiles à l’hiver.

Pour certains, les hivers sont très

rigoureux. C’est le cas de Paulo et

Helena Fonseca qui ont perdu leur

fille âgée de 18 ans. Alors que le

monde en général se saisit

de telles situations

pour démontrer que

Dieu n’existe pas,

Helena et Paulo

ont décidé de

témoigner pour

prouver le

contraire. Dieu

est vivant et

bien présent

dans leur vie

depuis toujours

et pour toujours.

La vie de Giada

commence il y a environ

21 ans, lorsqu’elle naît le

25.02.1998 d’un papa suisse

et d’une maman portugaise. Je suis sa

maman et je vais vous raconter son

histoire.

Peu de temps après sa naissance, son

papa décède d’une tumeur au cerveau.

Endeuillée, désemparée, je retourne

vivre au Portugal avec Giada. Là-bas,

je retrouve ma famille, mes amis et

notamment Paulo, mon meilleur ami.

Nos liens se resserrent et nous tombons

amoureux. Paulo devient mon mari le

09/12/2001 et par la même occasion

le père de Giada. Très complices tous

les trois, nous formons une famille unie

dans laquelle nous invitons Dieu chaque

jour. Nous avons à cœur de Le suivre

et de Lui ressembler, ce que

nous considérons comme

notre mission. De

retour en Suisse, nous

fréquentons l’Eglise

de Lugano dans

laquelle nous nous

engageons à

servir de manière

active.

Alors que Giada

a huit ans et

demi, Paulo et moi

décidons d’agrandir

la famille. En 2006 nous

accueillons Lilia, notre

deuxième fille. La vie est belle.

Nous sommes à l’été de notre vie.

Le temps passe, Giada a 15 ans et se

plaint de douleur à l’œil. La consultation

ophtalmologique ne décèle rien d’anormal

en ce qui concerne sa vision. Le médecin

nous envoie faire une IRM pour contrôler

le nerf optique. C’est à cet instant que

tout bascule. Notre famille s’agrandit

alors pour intégrer Charly. Charly, c’est

le surnom donné par Giada à la tumeur

révélée par l’IRM. Giada a une tumeur.

Pas de temps à perdre, pas le temps de

rentrer à la maison. Aussitôt ce diagnostic

posé, un hélicoptère vient nous chercher

et nous emmène à l’hôpital de Zurich.

Aucun doute possible, la situation est

grave et urgente. Une première biopsie

est réalisée. L’emplacement de la tumeur

ne permet pas d’opérer Giada. Mais les

médecins ont bon espoir de guérison

grâce à la radiothérapie, car

la tumeur ne paraît pas

agressive. Nous entrons

dans une période

d’hiver sombre et

nous ne savons

pas quand ni

comment elle

prendra fin.

Giada est

d’abord restée

un mois et demi

à l’hôpital de

Zurich. Chaque jour

était un défi car les

médecins n’arrivaient

pas à se positionner. Un

jour, l’espoir paraissait possible,

le lendemain non. Ce fut une période

difficile, qui a été rendue supportable par

notre unité familiale et notre union avec

Dieu. Avec le recul, nous nous rendons

compte que nous avons eu très peu de

moments où nous avons remis Dieu en

question. La force et la dose de sérénité

qui nous animaient venaient de Lui, il n’y

a aucun doute possible. Par Sa grâce,

Giada est rentrée à la maison à Bellinzona

un mois et demi avant de commencer sa

radiothérapie à Villigem Zurich en août

2013.

Au total, ce furent six mois de stress, de

peur, d’inconnu et de moments forts en

famille. Nous avons pleuré, nous nous

sommes consolés, nous nous sommes

encouragés sans jamais nous voiler la

face. Nous avons cherché à déjouer

la tristesse, mais parfois cela a été

impossible. Giada me demandait de lui

promettre qu’elle n’allait pas mourir. Mon

cœur de mère se déchirait en entendant

cela, car je savais qu’elle souffrait

intérieurement et je ne pouvais pas lui

dire les seuls mots qui la rassureraient

vraiment. Je lui répondais avec honnêteté

que notre vie à tous était entre

les mains de Dieu et que

Lui seul savait le jour de

notre départ, que nous

devions juste avoir

confiance.

Dieu nous a bel

et bien montré

qu’il était là.

D’abord, Il a pris

soin de nous

d’une manière

très spéciale à

travers le personnel

soignant et notamment

le neurochirurgien qui a

opéré Giada. Normalement,

un neurochirurgien réalise

l’opération et ses assistants effectuent

les visites quotidiennes de contrôle.

Mais le neurochirurgien de Giada a tenu

à lui rendre visite tous les jours de son

hospitalisation. Il n’en a manqué aucun.

Les infirmières n’en revenaient pas. Nous

avons reçu une attention toute spéciale et

cela nous a fait du bien.

D’autre part, il a réalisé des miracles.

Giada est tombée un jour, ce qui a

entraîné une perte de liquide dans son

cerveau. Cela nécessitait une opération,

mais au vu de sa situation, c’était trop

risqué. Après plusieurs examens, le

médecin est entré dans la chambre de

Giada en levant les mains au ciel pour

16 17


annoncer que contre toute attente,

les résultats montraient qu’elle n’avait

plus besoin d’être opérée. Le médecin

avouait n’avoir aucune explication tout en

regardant le ciel. Nous, nous savions que

c’est de là qu’était venu notre secours.

Une autre fois, Giada a été victime d’une

importante infection des poumons.

Encore aujourd’hui, les médecins ne

savent pas comment ils ont réussi à la

sauver.

Tout cela et bien d’autres choses nous

donnaient la certitude que Dieu

agissait en notre faveur. Tout cela

donnait de la force et de la

sérénité à Giada qui ne

se plaignait jamais,

pour le plus grand

étonnement des

médecins et des

autres patients.

Entre hauts

et bas, Giada

a subi sa

radiothérapie

avec succès,

puis est

finalement

rentrée à la

maison pour sa

convalescence et

pour retrouver une vie

normale.

Voilà le printemps...

Son rêve était de devenir infirmière

pédiatrique dans un service d’oncologie.

Avec une détermination incroyable, elle a

terminé le lycée. Ses bonnes notes lui ont

permis d’obtenir son diplôme et d’intégrer

une école à Lugano pour poursuivre son

rêve, sans demander d’aide à personne.

Elle voulait être une élève normale. Bien

sûr, elle avait ses limites : elle ne pouvait

ni courir ni parler trop fort. Avec ses

spécificités, elle a réussi à être une jeune

fille normale, si bien que certains ne

croyaient pas qu’elle était malade. Mais

la maladie était bien présente. Elle le

savait bien et ne voulait pas que tout cela

soit en vain. Elle voulait témoigner. Elle

voulait aider les personnes malades et

leurs familles. C’est pourquoi elle désirait

écrire un livre pour raconter son parcours,

l’action de Dieu dans sa vie, l’importance

de la famille. Avec l’aide d’une journaliste,

elle a réussi à écrire ce livre en

italien qui s’intitule « Io e

Charly » (Moi et Charly,

en français).

Nous ne demandions

pas à Dieu de guérir

Giada mais de faire

Sa volonté dans

sa vie, dans

notre vie à tous.

Au bout d’un

an et demi,

une tache

est apparue

sur les radios

du cerveau

de Giada. Elle

aimait plaisanter

en disant que

Charly avait des

gaz et que c’était cela

qu’on voyait sur les radios.

Malgré son air serein, l’heure

était grave. Un jeudi matin, elle nous a

dit qu’elle se sentait mourir. Nous n’étions

pas préparés à cela. Le diagnostic des

médecins n’était pas alarmiste, mais nous

avons compris que Giada était fatiguée et

qu’elle avait envie de nous quitter. Nous

avons passé le vendredi et le samedi soir

à lire des Psaumes, son livre préféré de la

Bible. Nous avons pris le temps de nous

dire au revoir. Et en quelque sorte d’un

commun accord, elle nous a quittés le

dimanche matin à l’hôpital. Paisiblement.

Entourée de sa famille mais aussi des

dizaines des personnes appartenant

au personnel soignant qui l’ont suivie

pendant toute sa convalescence,

spécialement venues à l’hôpital pour

lui dire aussi au revoir. Depuis, nous

traversons toutes les saisons à la fois.

L’automne nous guette tous les jours

par cette réalité douloureuse

qu’est l’absence. Giada nous

manque, au point de verser

des larmes comme les feuilles

qui tombent des arbres.

Nous aimerions lui parler,

la voir, sentir son odeur.

Cela fait mal. C’est très

dur. La froideur de l’hiver

est toujours sur le point

d’envahir nos cœurs, mais

l’été les réchauffe dès que

nous nous rappelons que Giada aurait dû

mourir dès la découverte de sa tumeur.

Nous savons que Dieu a permis qu’elle

vive trois ans de plus pour nous préparer

à son départ. C’était le plan de Dieu de

nous fortifier par ces moments pour la

suite de notre vie. Dieu est bon. Il tient Sa

promesse d’être avec nous à travers les

épreuves de la vie, qui ne nous sont pas

épargnées malgré notre foi en Lui.

Cette certitude fait renaître le printemps,

l’espoir. L’espoir bien réel que Giada dort.

C’est comme si elle était en

vacances. Sa mort ne l’a pas fait

disparaître. Elle continue à vivre

dans nos cœurs. Aujourd’hui

elle ne souffre plus. Je l’ai laissée

partir par amour et j’accepte la

situation par la foi. Par la foi, je

sais qu’elle se réveillera au retour

de Jésus qui nous permettra

alors de nous revoir et de vivre

ensemble pour l’éternité. Ce sera

l’été pour toujours. Car nous lui

avons fait la promesse de tout faire pour

être avec elle au Ciel. C’est notre mission.

- CONVOCATION -

La 64 ème assemblée générale ordinaire

de la Fédération de la Suisse romande et du Tessin (FSRT)

se tiendra du jeudi 30 mai 2019 à 9 h au vendredi 31 mai 2019 à 17 h.

Celle-ci est réservée aux employés de la FSRT et aux délégués de leur église.

Cette session administrative sera suivie de l’assemblée spirituelle

le samedi 1 er juin 2019 au théâtre de Beaulieu à Lausanne.

Toutes les églises de la FSRT y sont cordialement invitées.

David N. Jennah, président FSRT

Fédération des églises Adventistes du Septième Jour de la Suisse romande et du Tessin

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FOCUS

Miss Amérique dit :

#METOO

J’avais 8 ans. L’été était ma saison préférée

de l’année. Nous vivions dans une petite

maison blanche au bord d’un lac, composée

de deux chambres et une salle de bain. J’ai

passé mon enfance en maillot de bain entourée

de serviettes humides qui séchaient

au soleil. Typiquement, nos week-ends à la

maison étaient

un mélange de

musique, d’une

foule d’invités et

de feux de joie

qui battaient

tous les records.

L’orchestre de

mon père s’installait

sur le pont

de notre petite

maison et jouait

de la musique

sur les flammes

dansantes des

torches tiki. Je

m’asseyais sur

les meubles de

jardin dépareillés

que maman

avait achetés

dans des

vides-greniers et

je les regardais,

hypnotisée par la

façon dont mon

père manipulait

si parfaitement les baguettes de la batterie

au rythme de la musique. C’était comme

une danse parfaitement chorégraphiée.

Pour nous fondre dans la masse des fêtards,

Nikki (mon frère aîné) et moi avons toujours

fait en sorte d’avoir une canette de boisson

gazeuse à la main. Je suivais son exemple

pendant qu’il se promenait autour du feu,

l’air décontracté, sirotant son verre comme

le faisaient les adultes.

Quand la musique commençait à baisser,

je décidais d’aller vite me coucher. Non pas

parce que j’avais

peur d’avoir des

ennuis ou pour

profiter d’un bon

nombre d’heures

de sommeil

chaque nuit, mais

parce que, si j’attendais

trop longtemps,

je pourrais

découvrir qu’un

étranger s’était

endormi dans

mon lit. Ça arrivait

souvent les nuits

d’été. J’avais 8 ans.

Un jour, à l’occasion

d’une de

ces fêtes, mes

parents m’ont

présenté un nouvel

ami. C’était un

homme grand qui

me rappelait un

ours en peluche

avec ses cheveux

courts et bouclés. Il jouait à des jeux de société

comme mes baby-sitters et s’asseyait

avec moi pour regarder l’orchestre jouer.

Mon nouvel ami a commencé à passer la

nuit sur le canapé et à rester tout le weekend,

au lieu de partir comme les autres

fêtards. Un de nos jeux préférés consistait

à nager jusqu’au milieu du lac avec notre

grande bouée. On nageait en dessous pour

se protéger des grandes mouches. Parfois,

il me poussait sur une barque comme si

j’étais une princesse. Lors d’occasions spéciales,

mon nouvel ami nous gardait à la

place de nos baby-sitters habituelles. Et, au

lieu de jeux de société, il m’apportait des cadeaux

et des friandises.

À l’arrivée de l’automne, j’ai intégré la classe

de 3 ème année de Mme Heins. Un jour, elle

m’a humiliée en me questionnant devant

tout le monde sur ma participation au

programme de repas gratuits.

Ce même jour nous avons

reçu une invitée en

classe.

M lle Miller venait

du centre des

services sociaux

à la famille. À

l’aide de deux

grandes poupées,

Jack et

Jane, elle a indiqué

les façons

inappropriées

et appropriées

avec lesquelles on

pouvait nous toucher.

Toute la classe a

ri à sa présentation, moi

j’étais assise, les yeux écarquillés,

les mains croisées sur mes

genoux. Elle nous a montré où nous ne

devions jamais être touchés par quelqu’un

d’autre que nos mamans et nos papas.

MON CŒUR S’EST ARRÊTÉ

M lle Miller a expliqué que si nos parents touchaient

à cet endroit de notre corps, cela ne

devrait jamais nous faire mal, et que nous

pouvions toujours dire non ! Toute la classe

l’a répété encore et encore avec elle. Non,

non, non, non !

Je n’ai pas participé. J’étais trop occupée à

essayer de respirer.

Ma vision a commencé à devenir très floue

et ma tête a commencé à tourner. J’avais

l’impression que quelqu’un était assis sur

ma poitrine et me frappait en plein cœur.

Comment ça, personne n’était censé me

toucher ? C’est là que mon ami aimait me

toucher ! Je sentais le sang me monter au

visage et je regardais autour de moi pour

voir si l’un de mes amis s’en rendait compte.

Dieu merci, tout le monde regardait M lle Miller

en riant. Quand elle a commencé à dire

au revoir, elle a précisé que tous ceux qui

pensaient avoir été « touchés de la mauvaise

manière » étaient libres de sortir

dans le couloir pour lui parler.

Je dois lui dire ! me suisje

dit. Mais les autres

enfants verraient

alors que je ne

retournais pas à

mon bureau. Je

ne voulais pas

que quelqu’un

le sache. Et

si j’avais des

ennuis ? Certainement

que

je serais punie,

consignée dans

ma chambre. Je ne

pourrais alors pas

aller dormir chez Nonnie

et grand-père. Je suis

allée m’asseoir.

Le reste de la journée reste flou, je n’arrivais

pas à me concentrer. Je suis descendue

du bus et suis allée directement dans ma

chambre. J’ai dit à ma mère que j’avais mal à

la tête et que je devais m’allonger.

Les semaines qui ont suivi sont devenues

très dures. Je ne dormais pas, je ne dînais

pas et je prenais du retard à l’école.

Un jour, à mon arrivée, ma mère m’a arrêtée

dans la cuisine. « J’ai quelque chose qui

pourrait te remonter le moral ! Notre ami

est en route pour nous rendre visite ! ». À

ce moment-là, j’ai ressenti la même chose

20

21


qu’en classe lorsque Melle Miller était venue

nous parler. La pièce a commencé à se

resserrer, ma tête à tourner, le même poids

m’écrasait la poitrine et faisait accélérer les

battements de mon cœur. Ma mère a remarqué

la rougeur sur mon visage.

« MEKAYLA FAWN, QUE SE

PASSE-T-IL ? »

J’ai tout déballé. Je lui ai parlé de M lle Miller

et de ses deux poupées, Jack et Jane, de ce

qu’elle nous avait montré, comment nous

étions censés garder nos parties intimes. Je

lui ai expliqué comment mon ami me touchait

et que je ne savais pas que c’était mal.

Je lui ai avoué avoir très peur de le lui dire

parce que je ne voulais pas avoir d’ennuis.

Ma mère a pleuré.

Elle m’a serrée tout

contre sa poitrine et

nous avons pleuré

ensemble.

J’ai maintenant 29

ans et pourtant ce

qui s’est passé à

mes 8 ans m’affecte

encore. Ma vie ne

s’est pas simplifiée

après l’avoir dit à

mes parents. J’ai eu

l’impression, après avoir tout raconté, que

tout s’écroulait. Je n’ai jamais eu à revoir mon

agresseur, mais mon père est allé en prison,

et ma mère, en s’évadant de prison, s’est réfugiée

dans une réserve indienne au Canada.

À 11 ans, j’étais dans un état lamentable.

Mes parents me manquaient, je me sentais

totalement abandonnée et j’avais encore à

gérer le traumatisme de l’abus sexuel.

Aujourd’hui, je suis mariée à un homme

merveilleux, aimant et croyant, et pourtant,

il y a encore des moments où je ne veux

tout simplement pas être touchée. Cela fait

partie de ce qui arrive aux victimes d’abus.

Même l’intimité avec les gens que nous aimons

peut parfois nous faire paniquer. Il

m’est arrivé de grimacer au contact de mon

propre mari.

Parfois ces répercussions du passé durent

quelques jours, mais parfois elles durent

des semaines. Je sais combien je suis bénie

par le fait que mon mari soit compréhensif,

mais c’est lui qui est puni pour les mauvaises

choses qu’un autre homme a faites.

En quoi cela est-il juste ?

De suite après notre mariage, j’ai traversé

une de mes périodes les plus difficiles ; je ne

voulais pas qu’on me touche. Les jeunes mariés

sont censés être... comme des jeunes

mariés ! La situation s’est détériorée, nous

échangions à peine trois mots et mon mari

en a eu assez. Il a fait quelque chose qui a

sans doute sauvé notre mariage et je n’oublierai

jamais ses paroles. Une nuit, il quitta

la chambre et s’assit devant son ordinateur.

Il m’écrivit alors une

lettre qui changea

ma perspective de

l’intimité sexuelle.

Le sexe a toujours

été un outil pour

moi. On pouvait

l’utiliser pour obtenir

quelque chose

de quelqu’un, pour

le blesser ou le

manipuler. C’est

ce que le sexe

était pour moi. C’est

comme ça qu’il avait été utilisé contre moi,

depuis l’âge de 8 ans. Je n’avais aucune

idée qu’il pouvait en être autrement jusqu’à

ce que mon mari partage ce qu’était faire

l’amour, de son point de vue.

Je ne vais pas vous faire part de ce qu’il a

dit parce que c’est très précieux pour moi

et que cela n’a été écrit que pour moi. Cependant,

il est important que le contenu

du message soit communiqué à tous. Mon

mari m’a expliqué que le sexe est bien plus

qu’une tâche. Je pensais que c’était mon

travail en tant qu’épouse de «me coucher»

quand il le voulait. C’était une tâche dérangeante

que j’aimais et détestais parfois.

Pour mon mari, le sexe n’est pas du sexe.

Il m’a expliqué que chaque fois

que nous entrions en relation intime,

c’était un lien profond pour

lui. Il m’a décrit les pensées et les

émotions qui lui traversaient alors

l’esprit. Il a réussi à expliquer en

détails ce que chaque contact

signifiait pour lui. Ses paroles

m’ont montré qu’il y a vraiment

une différence entre avoir des relations

sexuelles et faire l’amour.

Notre culture a ruiné le sexe pour

tant de gens. Et les abus sexuels

prennent des années et des années

pour être surmontés. Cette

seule lettre a tout changé et a

sans doute sauvé notre mariage.

Toutes ces différentes expériences

ont façonné la personne

que je suis aujourd’hui et la façon

dont je perçois l’intimité. L’abus

sexuel empoisonne vraiment.

Ce n’est pas étonnant que tous

les conseillers que j’ai vus aient

dit à mes professeurs et à mes

grands-parents de s’attendre à

ce que je m’engage dans une spirale

infernale me tirant sans cesse

vers le bas. Je finirais probablement

dans la drogue ou dans une

institution, disaient-ils. Après tout,

mon enfance a été marquée par

l’abus sexuel, l’abandon parental

et la négligence. Je n’avais pas

le droit d’être Mekayla, je faisais

juste partie d’une statistique.

Je voulais désespérément leur

prouver qu’ils avaient tort. Je

voulais être mannequin ou reine

de beauté. Quand j’étais petite,

je rêvais d’être princesse. C’était

loin des combats contre la pauvreté

et la santé mentale contre

lesquels j’ai dû lutter, loin de là.

Puis j’ai commencé à regarder des

concours de beauté, et j’ai vu ces

vraies princesses. Je me suis dit

qu’un jour, ce serait moi et que

je pourrais montrer aux autres

petites filles du programme de repas

gratuits, souffrant de parents

absents et d’horribles traumatismes,

qu’elles pouvaient forger

leur propre avenir.

Je voulais être un porte-parole et

parler à la radio. Je voulais être

extraordinaire et montrer à tous

ce que Dieu peut faire avec les

créatures cassées. Je voulais leur

prouver que, malgré tout, Dieu

avait un plan pour moi.

Malgré tout ce qui vous a brisé,

Dieu a encore un plan pour vous.

Je n’aurais jamais imaginé, lorsque

j’avais 8 ans et que je pleurais dans

la salle de bains, que je deviendrais

Miss Amérique un jour. Dieu

a le pouvoir de faire des choses

avec vous, que vous ne pouvez

même pas comprendre. Disons

que c’est le nouveau slogan à la

mode. Si quelqu’un vous dit que

Dieu a un plan pour lui, vous pouvez

sourire et dire, #metoo !

Mekayla Eppers

Miss Amérique 2018

Article original

envisionmag.com/faith/mrsamerica-says-metoo/

22

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Que fait-on avec

nos dîmes

en FSRT ?

Église Adventiste

du Septième Jour

FÉDÉRATION DE LA SUISSE

ROMANDE ET DU TESSIN

S U I S S E

Le « power bank »

Passation à l’église lusophone de Lausanne

10%

Division

EUD

13%

Fond de retraite

de la Division

3,25%

10%

Union

Suisse

F.A.T

Collonges

63,75%

FSRT

Savez-vous ce qu’est un power bank ?

C’est le cadeau que l’église lusophone de

Lausanne a offert à David Jennah lors de sa

dernière prédication en tant que pasteur

de cette communauté. Un cadeau choisi

minutieusement car cet objet le représente

parfaitement.

Le Power Bank (ou chargeur de batterie

externe) permet à pratiquement tous

nos appareils électroniques mobiles

du quotidien de ne plus être à

cours de batterie. Smartphones,

tablettes numériques, iPod,

lecteurs mp3 et mp4, en gros

tout ce qui peut être rechargé

avec une prise usb devient

rechargeable où que vous

soyez. C’est le nouvel accessoire

indispensable quand on sait

combien nous sommes dépendants

de nos appareils électroniques chargés

d’applications dont nous ne savons plus nous

passer. Mais avant d’être utile, le power bank

doit lui-même être totalement rechargé via le

courant.

Pendant presque 5 ans, David Jennah a été le

power bank de l’église adventiste de langue

portugaise de Lausanne.

En effet, en 2014, naissait à Lausanne l’église

Sementes de esperança (Graines d’espérance)

sous l’impulsion de différents membres

inspirés, et avec le soutien de la fédération

Adventiste de la Suisse romande et du Tessin

en la personne de David Jennah, son président.

Ce dernier a été le pasteur référent de ce

groupe grandissant pendant tout ce temps,

avec l’assistance à tour de rôle d’étudiants en

théologie ou pasteur volontaire. Tel un « power

bank », David Jennah a apporté régulièrement

à cette église et ses membres des recharges

spirituelles après s’être lui-même connecté

à la grande source énergisante, Dieu. Il a

accompli des merveilles parmi nous avec ses

expériences spirituelles, sa compétence

professionnelle, son humanité, son

humilité et sa sensibilité, son

pragmatisme, sa simplicité et

sa profondeur. Il a touché

nos cœurs et encouragé

notre foi à travers des

histoires partagées, l’espoir

semé, la Parole enseignée,

leçons de vie transmises, le

témoignage de sa vie et de

sa foi.

Samedi 19 janvier, l’heure était venue pour

David Jennah et son église de séparer leurs

chemins. L’église a grandi, a gagné en renfort

humain et s’est stabilisée en terme d’objectifs

et activités... Le bon moment pour un passage

de relais avec un nouveau pasteur, Andrey

Ostrovsky.

L’église attachée à son pasteur et

reconnaissante pour son soutien indéfectible

a tenu à lui rendre hommage après sa

prédication. Au-delà des cadeaux, des paroles

d’amitié, et d’un chant de la chorale, une prière

a été élevée jusqu’au ciel pour David Jennah et

25


sa famille. Un moment fort où l’église a entouré

de près son pasteur pour le bénir.

Mais un pasteur n’agissant jamais seul, son

épouse, Ildiko, a également été honorée, bien

qu’absente pour des raisons personnelles. Une

orchidée lui a été offerte en remerciement

pour toutes ces soirées de comité où elle a dû

se passer de son époux, mais aussi et surtout

pour cette mémorable journée de la femme

célébrée avec elle, ministère dont elle est la

responsable fédérale.

David Jennah a désormais passé le relais au

pasteur Andrey Ostrovsky.

Le flambeau est passé ! Merci de la part de

toute la communauté.

Alexandre Alcantara, Eliezer de Pina,

Eunice Goi,

membres de l’église lusophone de Lausanne

Baptêmes à Genève Hispanique :

six à la maison !

avec la Parole s’est faite dans un groupe

d’étude de la bible, comme on le voit dans

le Nouveau Testament, dans la jeune église

de Jérusalem où ils se réunissaient pour

étudier la parole.

Le groupe d’étude de la bible à l’église

du mercredi soir a vu arriver un jour Juan

Carlos, Patricia et Ana. Cette famille a

connu l’église par des connaissances et

dès le premier contact, elle a eu soif de

connaître davantage Dieu et la foi. Ce

groupe de maison où il y avait le pasteur et

d’autres membres d’église, a su partager la

parole dans un cadre intime et vivant. Il y

avait aussi Marta, désireuse également de

mieux connaître la Parole. Ces personnes

ont suivi plusieurs mois d’étude de la Bible

en étant bien décidées de se donner au

Seigneur. Elles venaient de l’extérieur et ont

trouvé leur vraie « maison ».

été là, depuis toujours. Elle est engagée,

disponible pour l’église, surtout pour aider

avec les enfants, mais elle ne ressentait pas

ce toucher du Saint-Esprit pour officialiser

publiquement sa décision de se faire

baptiser. Parfois, il faut un déclic, et elle l’a

eu. Quand le pasteur Freud Braz, pasteur

des jeunes pendant une courte période

dans la communauté, lui a proposé des

études bibliques, elle s’est dit que c’était

enfin le moment. Elle a suivi assidûment

les rencontres et a confirmé sa décision

latente depuis son enfance. Elle choisit

donc de rester à la « maison ».

Merci Seigneur ! Différents chemins, mais

six de plus dans ta maison. Merci parce

qu’il y a encore beaucoup de place chez

Toi pour ceux qui vont encore arriver !

Oui, la soirée du vendredi 19 octobre a

été mémorable non seulement grâce

à la décoration, mais par ses nouveaux

habitants.

Ils voulaient la vivre autrement, plus forte,

plus belle, plus adaptée aux amis… Ils

voulaient une cérémonie de baptêmes

solennelle. Le pasteur Leandro Lopez a

reçu l’idée très favorablement. Pourquoi

pas une cérémonie aux « chandelles » un

vendredi soir ? C’est ce qui a été vécu le 19

octobre dernier dans les locaux de l’église

francophone de Genève qui a « prêté » sa

chapelle pour la cérémonie.

Tout a été fait comme prévu pour que le

moment soit spécial. Lumières, musique

et décoration étaient au rendez-vous. Mais

plus que les aspects matériels, il y avait six

cœurs touchés par le Saint-Esprit. Des vies

qui ont changé depuis un certain temps et

qui, de façon publique, voulaient montrer

leur décision de se donner à Jésus par les

eaux du baptême et de rentrer à la maison

du Père. Pour la plupart, leur rencontre

Il y a aussi le groupe d’études du mercredi

après-midi avec les jeunes. C’est là que

Dina, qui a grandi dans l’église mais a

passé par des chemins tortueux, a pu

donner une nouvelle direction à sa vie avec

des valeurs plus grandes et plus nobles.

Les études bibliques dans ce groupe l’ont

énormément aidée. Enfin, après des hauts

et des bas, elle a décidé de s’abandonner à

Jésus. Elle reste donc à la « maison ».

Le parcours de Raquel est différent. Elle ne

vient pas de l’extérieur. Elle a simplement

Jésus dit à ses disciples : « Ne soyez pas

inquiets, croyez en Dieu et croyez aussi

en moi. Dans la maison de mon Père, il

y a beaucoup d’endroits pour habiter.

C’est pourquoi je vous ai dit : “Je vais vous

préparer une place.” Et, quand je serai allé

vous préparer une place, je reviendrai et

je vous prendrai avec moi. De cette façon,

vous serez vous aussi là où je suis.

Jean 14 : 1-3. (Parole de Vie)

AM

D’après les propos de Leandro Lopez

et Freud Braz

26 27


ADRA Suisse développe une nouvelle

stratégie pour les cinq prochaines années

projets ADRA,non seulement dans nos

églises, mais aussi à l’extérieur pour se faire

connaître et collecter des dons, etc.

Un point est relevé : le développement des

appellations CSA en Suisse (Centre Social

Adventiste). Suite au bon fonctionnement

du CSA de Lausanne, les CSA de l’Arc-

Jurassien et de Losone ont vu le jour.

Mais, pour profiter de la reconnaissance

mondiale de l’expertise d’ADRA, il ne faudra

peut-être pas se mettre tous sous le nom

ADRA. Peut-être qu’un jour nos centres

s’appelleront Centre Social ADRA et ainsi

garder l’acronyme CSA ? Affaire à suivre…

Prochaine étape, la même rencontre de

travail aura lieu avec le personnel d’ADRA

Suisse et le directeur d’ADRA Europe.

Les résultats seront renvoyés à tous les

participants pour une dernière évaluation

et ensuite soumis au comité directeur

d’ADRA.

AM

Pour contrer les statistiques,

week-end couples 2018 version 2.0

Après son dernier plan stratégique mis

en place il y a cinq ans, et dans un monde

qui change à une vitesse qui s’accélère,

ADRA Suisse cherche encore une fois à se

réinventer pour mieux servir son prochain

en Suisse et à l’étranger, par des actions

sponsorisées et coordonnées par ses soins.

Pour ce faire, le comité de direction

d’ADRA a demandé à Jörg Fehr, ancien

responsable ADRA en Suisse et à la Division

Intereuropéenne pendant des années,

de diriger un long travail de consultation

et de réflexion auprès des personnes qui

connaissent et qui travaillent avec ADRA,

directement ou indirectement.

C’est ainsi qu’un panel de personnes a été

choisi à la Fédération Suisse romande et

à la DSV (Fédération Suisse Alémanique)

pour répondre à un questionnaire. Dans un

deuxième temps, ces personnes ont passé

une journée ensemble pour étudier les

réponses et formuler des propositions.

C’est ainsi que le 11 novembre ce beau

monde s’est réuni dans les bureaux de la

FSRT pour discuter des quatre domaines

abordés : Forces, Faiblesses, Opportunités,

Menaces

Les forces et faiblesses en relation avec

les facteurs internes et les opportunités et

menaces avec les facteurs externes.

Le résultat partiel démontre une

inquiétude dans (1) la communication

de la mission et la raison de l’existence

d’ADRA, de ses projets et des résultats.

(2) Un travail de proximité avec les trois

régions linguistiques de Suisse (romande,

alémanique et tessinoise). (3) Une

meilleure collaboration/logistique entre les

groupes ADRA locaux. (4) Une plus grande

reconnaissance et un partenariat plus fort

avec d’autres entités humanitaires. (5) Un

manque d’effectif pour faire fonctionner

correctement des antennes locales. (6)

Une présence plus incisive du nom et des

La situation n’est pas simple. Les divorces

en Suisse sont de plus en plus nombreux.

En 1980, il y a eu 10 910 divorces

prononcés (1,7/00 habitant ; 1 divorce pour

3,2 mariages).

Mais les choses empirent : 30 ans plus

tard, en 2010, ce sont 22 081 divorces qui

ont été prononcés, soit plus d’un mariage

sur deux (1 divorce pour 1,95 mariages).

Pour l’année 2016, le taux de divorce a été

de 41,5 %. Ces chiffres laissent présager

qu’en 2018 les choses ne s’amélioreront

pas. La durée moyenne des mariages est

actuellement de 15 ans. Notre église n’est

malheureusement pas épargnée de ce

fléau!

Le département famille de la FSRT met son

grain de sable pour aider les hommes et

les femmes de nos communautés. Huit

de nos couples se sont retrouvés pour

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une nouvelle édition du week-end du 23

au 25 novembre au Chalet des Bosquets

aux Diablerets, dans le canton de Vaud.

Cette activité n’est pas nouvelle dans notre

fédération. En fait, entre 2007 et 2016, il y a

eu 7 rencontres. Pendant cette période, 60

couples ont pu profiter de l’événement et,

si besoin, être suivi par la suite.

Après une pause en 2017, le

week-end couple

était de nouveau

d’actualité, mais

autrement, vu

le frénétique

changement

sociétal qui

interfère dans la

famille et dans

le couple. Les

sujets sont restés

les mêmes, mais

avec une nouvelle

approche… c’était

donc la version

2.0. Cela a permis

à d’anciens participants de refaire partie

de cette « escapade » pour le bien de leur

couple.

Pendant le week-end, les couples

travaillent, puisque les présentations sont

désormais assez courtes, laissant ainsi la

place à des exercices très variés pour les

inciter à discuter à deux sur certains points

de leur relation. Cette année, cette manière

de faire a été spécialement appréciée.

Voici le témoignage d’un couple qui y a

participé pour la première fois :

« Nous avions réservé la date depuis le

mois d’octobre. Nous avions envie de

vivre un week-end pour nous. Sortir de

la maison, de l’interminable liste des

choses à faire… et ne penser qu’à nous.

Sans enfants, sans engagements ailleurs,

et dans le calme, pouvoir se parler,

communiquer, faire le point, continuer à

construire, être à l’écoute, avoir du temps

pour l’autre, pour le « nous ». Ce week-end

couple a été à la hauteur de nos attentes.

Avec une cuisine délicieuse, une ambiance

très sympathique, et des activités

dynamiques, nous avons pu aborder

autant des sujets personnels dans l’intimité

de notre couple,

que des sujets en

groupe avec des

conseils pratiques.

Tout cela a permis

de nous enrichir

énormément.

Nous avons

aussi apprécié le

partage informel

entre tous, qui

s’est passé dans

un bon climat de

confiance, très

agréable.

Sans dévoiler les surprises qui pourraient

vous attendre si vous participez à ce weekend,

laissez-vous surprendre et ainsi vous

redécouvrir mutuellement, et pour vous

poser des questions qui vous permettront

d’avancer d’un même pas vers une vie à

deux plus riche, plus épanouie. À refaire

avec plaisir ! A quand le week-end couple

3.0 ? »

Gilbert Grezet, responsable du

département famille, épaulé par sa femme

Yolande, organisateurs du week-end,

déclare aussi que le « focus de ces weekends

est d’enraciner dans les couples

que la qualité de la relation peut toujours

progresser. Même si le couple va bien, il

faut le travailler ! ». On évite les divorces

quand le couple travaille en faveur de sa

relation, quand les choses vont encore

bien. Il explique donc que ce week-end

n’est pas les « Soins Intensifs » d’un couple

qui est au bord de la rupture, puisque

cela exige un travail de plus près, avec le

soutien certes de l’église, du pasteur, du

département famille, mais surtout d’un

conseiller conjugal. Le plus important est

de se prendre en charge et ne pas laisser

tomber sans avoir essayé de reconstruire.

Un grand merci à l’équipe de ce

département, sans oublier que depuis

toujours, Idelette et Daniel Salzmann ont

été toujours présents, indéfectiblement,

pour aider à la cuisine et dans le soutien

logistique de l’organisation.

Par la grâce de Dieu et le travail de chaque

mari et femme, controns les statistiques

de ces foyers brisés par les divorces et ses

conséquences sur les « ex-partenaires »,

enfants, famille, église et la société en

général.

AM

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