AUTOINSIDE Édition 4 – Avril 2019

autoinside

ÉDITION 4 AVRIL 2019

Union professionnelle suisse de l’automobile (UPSA)

AUTO

INSIDE

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

89 e Salon de l’auto

Le conseiller fédéral Cassis

invité de l’UPSA

Pages 20 21

Salon de l’auto

Le Salon ouvrira ses

portes aux entreprises

technologiques.

Pages 12 13

Électromobilité

Les principaux défis et les

prévisions en matière

d’électromobilité.

Pages 46 49

Formation

Comment l’UPSA gère

le nombre croissant de

diplômes tertiaires.

Pages 70 71


Le plus grand

assortiment de freins

Nous proposons un très large assortiment de pièces de frein

en qualité d'origine. Dans ce domaine où les composants

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Cylindres de frein

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Montage et petit matériel

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Salon de l’auto

Le Salon ouvrira ses

portes aux entreprises

technologiques.

Pages 12 13

Électromobilité

Les principaux défis et les

prévisions en matière

d’électromobilité.

Pages 46 49

Union professionnelle suisse de l’automobile (UPSA)

Formation

Comment l’UPSA gère

le nombre croissant de

diplômes tertiaires.

Pages 71 71

SOMMAIRE

Avril 2019

5 Éditorial

6 En bref

Salon de l’auto

8 Le Salon de l’auto, point de

ralliement de la branche

10 Une soirée avec la section genevoise

12 La suite pour la halle 7 ?

14 Le conseiller fédéral Cassis au

stand de l’UPSA

18 Résoudre des problèmes pratiques

en ligne

20 Interview de Bernard Lycke,

DG du Cecra

22 Le grand seigneur de la branche

automobile, André Hefti, tire sa

révérence

24 Les temps forts des fournisseurs

45 Dot.swiss : impossible de faire plus

suisse

Technologie / motorisations

44 Les défis de l’électromobilité

54 Les voitures électriques d’occasion

56 Les plates-formes ressentent la

mutation

58 Nouvelles technologies, nouvelles

compétences

62 Quand le GNC décollera-t-il ?

64 Moins de CO 2

grâce au moteur à gaz

66 Le diesel n’est pas mort

Formation

68 La gérante Yasmin Bürgi prend

l’avenir en main

70 Olivier Maeder au sujet des

diplômes tertiaires dans la branche

automobile

72 Gain de temps grâce au cours

intensif Z1

73 L’UPSA aide à convertir les radios à

DAB+

74 UPSA Business Academy

76 Cours de formation continue en

région

78 Tirer des leçons du marché américain

Swiss Automotive Show

79 Le SAS fait peau neuve

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d’exploitation

Evaluation des coûts, estimations de

la valeur vénale, études d’utilisation

Demandez un entretien sans engagement.

50 L’infrastructure de charge n’est pas

ÉDITION 4 AVRIL 2019

AUTO

INSIDE

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

une vision futuriste

52 Nouveaux pneus pour motorisations

alternatives

Politique et juridique

80 Protéger la liberté d’entreprendre

82 Le Conseil national veut décaler

l’ER d’été

Association et sections

83 Invitation à l’AD de l’UPSA à

Unterägeri

84 Nouveautés de la section Soleure

85 Les garages zurichois pourront

effectuer des contrôles ultérieurs

89 e Salon de l’auto

Le conseiller fédéral Cassis

invité de l’UPSA

Pages 20 21

AUTOINSIDE | Avril 2019

En couverture :

Le conseiller fédéral

Ignazio Cassis

invité de l’UPSA

(photo srh).

Produits et prestations

86 Entretien avec Roland Lötscher,

nouveau CEO de Mobility

87 Garages

90 Graphique du mois,

aperçu et mentions légales

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ÉDITORIAL

L’électromobilité est là et les garagistes sont prêts

Chère lectrice, cher lecteur,

Le Salon de l’auto de Genève attire

toujours autant les médias. Près de

10 000 journalistes se sont à nouveau

déplacés à Genève pour se faire une

idée des évolutions les plus récentes et

rendre compte de nombreuses nouveautés

mondiales. De même, plus de

600000 visiteuses et visiteurs sont venus

découvrir les nouvelles de la branche de

l’automobile et des équipements et les

dernières tendances.

Genève reste ainsi le salon automobile le

plus fréquenté au monde, et de loin. Pour

nous, les garagistes, le Salon de l’auto

est important car il donne le ton dans la

vente de voitures neuves. Je remercie

toute l’équipe d’André Hefti pour son excellente

organisation. Elle a réussi à faire

venir de nouveaux exposants intéressants

pour rendre les stands attrayants et

à présenter une fois de plus au public le

monde fascinant de l’automobile et donc

de la mobilité individuelle.

Les modèles électriques ou semi-électriques

ont définitivement fait leur

entrée dans les médias. L’offensive des

constructeurs européens avec leurs modèles

est impressionnante. La branche

automobile est donc prête pour l’électromobilité.

Les programmes de formation

des métiers de l’automobile sont ajustés

en fonction des exigences des nouvelles

technologies et les formations continues

de l’UPSA sur les systèmes haute

tension enregistrent une bonne fréquen-

« La branche automobile

est donc prête pour

l’électromobilité. »

tation. L’enjeu est maintenant d’expliquer

aux clients les aspects positifs de

l’électromobilité sans laisser de côté

les anciens systèmes de motorisation.

Nul ne conteste en effet que l’utilisation

des traditionnels moteurs à combustion

reste prédominante.

La promotion de l’électromobilité correspond

à une volonté politique, en Suisse

et dans toute l’Europe. La Confédération

prévoit d’installer 100 bornes de recharge

sur les aires de repos autoroutières de

Suisse. Avec le développement permanent

de l’infrastructure de recharge électrique

urbaine, le réseau sera suffisant

ces prochaines années pour permettre

de rouler avec un véhicule électrique,

moyennant certaines restrictions.

Le bénéfice écologique dépend surtout

de la provenance du courant. S’il est

produit à partir de sources non renouvelables

telles que le charbon, le gaz naturel

ou le pétrole, l’électromobilité a alors peu

de sens. En revanche, si le courant provient

d’énergies renouvelables comme le

soleil, le vent et l’eau, la voiture électrique

mérite que l’on s’y intéresse.

La pollution occasionnée par la fabrication

et l’élimination des batteries, qui

proviennent en général d’Asie, est encore

trop souvent occultée. L’extraction des

matières premières et son impact sur

l’environnement doivent surtout être

pris en considération. La question de

l’utilisation des batteries une fois qu’elles

ont fini de servir dans une voiture reste

ouverte elle aussi. Il manque également

une approche industrielle du recyclage.

Néanmoins, nous pouvons rester

confiants dans le fait que les politiques

et la société sauront gérer l’électromobilité

de manière écologique et que la

polémique autour des émissions de CO 2

par les moteurs à combustion laissera

place à un débat objectif.

Meilleures salutations

Urs Wernli

Président central

6 et 7 septembre 2019

à Forum Fribourg

www.swiss-automotive-show.ch


EN BREF

Anina Zimmerli, ...

Trois nouveaux visages à

Mobilcity

Le 1 er mars, Stefanie

Hostettler est arrivée en renfort

dans l’équipe du fonds de

formation professionnelle et

Nils Messerli dans celle du

service juridique. Anina Zimmerli,

23 ans, complète en outre

l’équipe de communication de

l’UPSA depuis début avril. La

jeune Bernoise est entrée en

fonction en qualité de collaboratrice

« Communication &

Projets numériques ». L’UPSA

souhaite la bienvenue à ses

nouveaux collaborateurs, ainsi

qu’un grand succès et beaucoup

de plaisir dans leur nouveau

domaine d’activité.

Carauktion et Auto-i-dat

s’associent

Carauktion et Auto-i-dat

conviennent d’une coopération

pour apporter une valeur ajoutée

à leurs clients communs. Une interface

partagée facilite la vente

des véhicules du Commerce

d’automobiles d’Auto-i-dat sur

Carauktion et inversement.

Carauktion exploite la première

plate-forme B2B de remarketing

de véhicules de Suisse. Auto-idat

fournit des données sur les

véhicules, des programmes informatiques

et des statistiques à

... Stefanie Hostettler et ... ... Nils Messerli renforcent l’UPSA.

la branche suisse de l’automobile

et des motocycles et aux utilisateurs

les plus divers. L’interface

permet aux clients des ventes

rapides via la plate-forme B2B,

puis des importations faciles

de véhicules achetés dans

le Commerce d’automobiles

d’Auto-i-dat. « Cette collaboration

optimise le processus de

commerce automobile des clients

communs », assurent Wolfgang

Schinagl, directeur d’Auto-i-dat

AG, et Daniel Hablützel, CEO

de Carauktion AG.

Daimler et BMW réunissent

leurs services de mobilité

Le BMW Group et Daimler

AG fusionnent leurs services

de mobilité, donnant naissance

à un nouvel acteur mondial

attaché à faire systématiquement

de la mobilité urbaine

durable une réalité au profit

des clients. Les deux groupes

investissent plus d’un milliard

d’euros dans le développement

et l’imbrication de leurs offres

dans les domaines CarSharing,

Ride-Hailing, Parking, Charging

et Multimodalité.

Construire soi-même une Ford

Mustang de 1471 pièces

Des rêves virils à construire

soi-même : début mars, une véritable

star des autoroutes américaines

a déboulé dans les magasins

Lego avec le lancement du

nouveau set LegoCreator Expert

Ford Mustang. En collaboration

avec Ford, le groupe Lego a créé

une réplique fidèle de la Fastback

de 1967 comptant 1471 pièces.

Cerise sur le gâteau, la « muscle

car » bleu foncé rehaussée de

bandes de course blanches, dont

le moteur est reproduit dans les

moindres détails, peut même

être customisée grâce à diverses

options telles que des spoilers.

Abt est le nouvel ambassadeur

de la marque Michelin

En 2019, le pilote de Formule

E, passionné d’automobile

et YouTubeur Daniel Abt met la

gomme pour Michelin. Daniel

Abt, le plus titré des pilotes allemands

de Formule E, court avec

des pneus Pilot Sport EV du

fournisseur exclusif Michelin. À

titre privé aussi, le jeune homme

de 26 ans aime rouler en toute

sécurité et toujours de manière

sportive avec des pneus

Michelin haute performance.

Du fait de ses liens étroits avec

la marque et ses pneus, il a été

choisi par Michelin pour être

son nouvel ambassadeur. Leur

partenariat va bien au-delà de

l’utilisation de la Formule E. Ensemble,

ils testent des produits

que Daniel Abt présente ensuite

sur ses réseaux sociaux.

Prix : Nokian Tyres est une

entreprise durable

Nokian Tyres a une nouvelle

fois été distinguée comme

l’une des entreprises les plus

durables au monde. Le Robeco-

SAM Sustainability Yearbook

2019, publié en février, lui a

accordé la médaille d’argent.

RobecoSAM est un expert

reconnu en développement

durable. Son évaluation annuelle

est considérée comme un

compte rendu particulièrement

fiable et complet des pratiques

de durabilité des entreprises

dans le monde entier. Nokian

Tyres avait déjà obtenu le

bronze l’an dernier. Cette année,

Nokian Tyres est le seul équipementier

automobile à remporter

l’argent. 39 entreprises du

secteur des pièces automobiles

ont été évaluées au total.

Harald Krüger (à gauche), BWM, et Dieter Zetsche de Daimler unissent leurs forces.

Le concept de garage

partenarial de votre ESA


EN BREF

Infiniti, dont le siège est à Hong Kong, quitte la Suisse.

Le garage Freihof à Näfels (GL) fait peau neuve.

Ford Suisse : Ernst Ramic est le

nouveau Sales Manager

Changement à la direction

de Ford Suisse : Ernst Ramic

devient le nouveau Sales Manager.

Il a pris ses fonctions dès

le 1 er février. Cette passation de

pouvoir au sein de Ford Motor

Company (Switzerland) SA est

due au départ de l’ancien Sales

Manager, David Frey. Ernst

Ramic est entré chez Ford Credit

en 2001 en tant que chef de

zone. Il a ensuite travaillé, entre

autres, comme Brand Manager

chez Ford Suisse, avant de

passer à la centrale européenne

à Cologne en 2015, où il a exercé

la fonction de Coordinator European

Sales Office, puis celle de

Manager Future Retail Strategy

Battery Electric Vehicles.

Infiniti se retire de l’Europe de

l’Ouest en 2020

Infiniti Motor Company a

annoncé un plan de restructuration

début mars : la marque

souhaite se recentrer sur ses

marchés de croissance, notamment

l’Amérique du Nord et la

Chine, et se retirera de l’Europe

de l’Ouest début 2020. En

collaboration avec les délégués

du personnel, l’entreprise s’efforce

de trouver des solutions

de reclassement pour tous les

employés affectés. Il s’agit

d’identifier les potentiels de

reconversion et de proposer des

mesures de formation continue.

L’entreprise a par ailleurs annoncé

vouloir travailler sur une

sortie du contrat de franchise

actuel, en concertation avec

ses concessionnaires. Au total,

128 Infiniti neuves ont été vendues

en Suisse l’an dernier.

Le garage Freihof à Näfels brille

d’un nouvel éclat

Edwin Koller avait annoncé

son grand projet lors de la

Journée des garagistes suisses

du 15 janvier à Berne. Le 15

mars, tout était prêt : Edwin

Koller et son épouse Daniela

ont célébré l’inauguration du

nouveau bâtiment de leur entreprise

familiale à Näfels (GL). Le

garagiste a investi 6 millions de

francs dans cette construction

qui met superbement en valeur

ses marques Renault, Dacia et

Mazda. Le chantier a duré un an.

Edwin et Daniela Koller ont

accueilli quelque 80 invités lors

de l’inauguration, pour l’essentiel

des artisans impliqués dans

la construction, mais aussi des

personnalités importantes de la

branche, comme Markus Hutter,

président du conseil d’administration

d’ESA. « Nous avons

volontairement misé sur des

partenaires locaux et régionaux

pour le projet », explique E.

Koller qui, parallèlement à son

activité de garagiste, siège au

CA d’ESA et préside la section

UPSA Glaris. Le nouveau

bâtiment a été conçu par AWS

Architekten, de Berne, en

collaboration avec Fuchsbau

Architekten AG, de Näfels. Ils

ont créé une infrastructure

moderne avec showroom,

atelier, bureaux et entrepôt

sur une surface de 1000 m 2 . Le

garage construit en 1950 par le

grand-père d’Edwin Koller puis

agrandie progressivement au fil

des décennies était devenu trop

exigu. Les 18 collaboratrices

et collaborateurs disposent à

présent d’espaces de travail

lumineux, agréables et ultramodernes.

Le week-end suivant l’inauguration,

l’équipe du garage

Freihof a présenté le nouveau

bâtiment au public à l’occasion

d’une journée portes ouvertes.

« Nous avons littéralement été

pris d’assaut durant ces deux

jours », a expliqué E. Koller l’air

réjoui.

Daniel Abt.

Lego propose désormais une Fastback de 1967 fidèle à l’original.

Ernst Ramic, Ford Suisse.

Die Marke Ihrer Wahl


SALON DE L‘AUTO

89 e Salon de l’auto

Des exposants satisfaits et des

visiteurs disposés à acheter

Bien que les organisateurs du Salon de l’auto signalent une baisse de la fréquentation, ils constatent un intérêt soutenu à

l’achat parmi les plus de 600 000 visiteurs. Ils souhaitent miser encore plus sur un salon d’expériences à l’avenir. Sascha Rhyner

L’impression à Genève n’a pas été une illusion d’optique : le Salon

de l’auto 2019 a bien enregistré une baisse de la fréquentation.

Le système d’accès électronique avait recensé 602 000

visiteurs une heure avant la fin du Salon, soit une diminution

de 9 % par rapport à 2018. Il convient toutefois de relativiser ce

chiffre car les exposants ont fait état d’une qualité extrêmement

élevée. Dans la halle 7, les médias de l’UPSA ont appris à

plusieurs stands qu’il y avait certes moins d’invités, mais que

les affaires étaient meilleures que l’année précédente. La même

observation vaut pour toute la clientèle. Dans l’enquête qui leur

était consacrée, 25 % des visiteurs ont déclaré qu’ils souhaitaient

acheter une voiture d’ici 2020.

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SALON DE L‘AUTO

Les stands assortis d’une expérience spéciale ont particulièrement

plu aux visiteurs. En faisaient partie les stands de Citroën,

de Renault et de Tag Heuer, où les visiteurs pouvaient participer à

une course en simulateur, ou encore celui de McLaren, qui invitait

les fans à s’installer au volant de l’un de ses bolides fantastiques.

« Cet intérêt nous conforte dans notre intention de transformer de

plus en plus le Salon de l’auto en salon d’expériences. Si nous mettons

en lumière tous les aspects de la mobilité, nous attirerons

à nouveau un public plus large », a déclaré Maurice Turrettini, le

président du Geneva International Motor Show (GIMS).

La résonance médiatique a de nouveau été remarquable. Environ

10 000 journalistes issus des quatre coins du monde se sont

rendus au Salon de l’auto, couvrant à cette occasion plus de 151

premières mondiales et européennes. La couverture médiatique

a bénéficié d’une affluence particulièrement grande sur les réseaux

sociaux. Le salon a enregistré près de 5,8 millions de vues

sur Instagram, gimsswiss a conquis 154 000 fans sur Facebook et

le hashtag #gimssswiss a été partagé 345 000 fois sur Twitter.

Le nouveau site Internet www.gims.swiss a accueilli environ 1,5

million de visiteurs pendant la durée du Salon. « Nous sommes

ravis que le Salon profite d’autant d’attention dans le monde entier.

Cela confirme que notre stratégie de communication numérique

a porté ses fruits. Le visiteur vient aujourd’hui au Salon

physiquement, mais aussi virtuellement. Nous voulons qu’un

public mondial voie les photos de nos exposants et de notre

Salon », déclare, ravi, André Hefti, le directeur sortant du GIMS

(voir également l’interview en page 22).

AUTOINSIDE vous invite à passer en revue une nouvelle fois

le 89 e Salon de l’auto. Sur 40 pages, nous couvrons l’avenir des

fournisseurs et de la halle 7 (pages 12/13), la visite du conseiller

fédéral Ignazio Cassis au stand de l’UPSA (page 14) et les nouveautés

des fournisseurs (pages 24-43). <

Plus d’informations sur :

www.agvs-upsa.ch/de/Salon2019

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SALON DE L’AUTO

Pouces levés (de g. à dr.) : Jean-Luc Pirlot (secrétaire section VD), Pierre-Yves

Actis (secrétaire section VS), Urs Wernli (président central), Denis Picard

(président section GE, hôte), Pierre Daniel Senn (vice-président de l’UPSA et

président de la section NE), Charles-Albert Hediger (président de la section

VS), Georges Bovet (président de la section FR) et Nicolas Leuba (président

de la section VD).

Soirée organisée par la section Genève

Une rencontre entre amis

C’est désormais une tradition très appréciée le deuxième jeudi du Salon de l’auto : la section UPSA Genève convie les

présidents des sections romandes à une verrée conviviale au stand de l’UPSA.

fp./sco. Près de 50 personnes ont répondu présentes à l’invitation

rituelle de Denis Picard, président de l’UPSA Genève. L’apéritif

suit la réunion des présidents romands, au cours de laquelle

ont été abordés des sujets liés à la formation, au développement

technique, mais aussi à la lutte pour une convention collective

de travail. Urs Wernli et Pierre-Daniel Senn, président central et

vice-président de l’UPSA, avaient fait le déplacement de Genève,

tout comme Markus Aegerter et Olivier Maeder, membres de la

direction.

Les discussions sur la marche des affaires se sont donc prolongées

après l’assemblée autour d’un verre de vin blanc et de bouchées apéritives,

une occasion qui a permis de raviver d’anciennes amitiés, et surtout

de trinquer à un printemps automobile prospère. <

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Les conseils pneus et roues de Pirelli

Le laboratoire de recherche et de

développement par excellence

Pour AUTOINSIDE, Elio Rullo, spécialiste des pneus, répond quatre fois par an à des questions concernant l’activité pneus

w et roues. Destinés à en optimiser l’utilisation, les articles sont proposés par Pirelli, partenaire du magazine spécialisé pour

les garagistes suisses.

Pirelli a le sport automobile dans le sang. Le groupe italien était sur

la ligne de départ lors du lancement de la Formule 1 dans les années

1950. Après son retour sur le marché en 2011, Pirelli entame sa huitième

saison en tant que fournisseur exclusif de la catégorie reine du

sport automobile, pour la plus grande fierté de nos quelque 30 000 collaborateurs

répartis à travers le monde.

38 788 pneus pour les équipes de Formule 1

Quelques chiffres de la saison 2017 témoignent de l’engagement

considérable de Pirelli : près de 38 788 pneus Pirelli ont été fournis aux

différentes équipes, dont 33 520 destinés aux week-ends de compétition

et 5268 aux tests. Seuls 12 920 pneus ont en réalité été utilisés par les

équipes : 11 532 pneus slicks et 1388 pneus pluie ou intermédiaires. Mais

pourquoi une telle implication de la part de Pirelli ? « La Formule 1 est le

laboratoire de recherche et de développement par excellence », déclare

Mario Isola, responsable de l’ensemble du sport automobile chez Pirelli.

En 2021, le design des voitures sera totalement différent de celui de

l’actuelle saison et de la prochaine. La conception des suspensions sera

notamment entièrement retravaillée.

La nouvelle dimension présente de nombreux avantages pour

Pirelli. Elle renforce avant tout la possibilité de transfert de l’évolution

technique. Qui roule aujourd’hui encore avec des pneus 13 pouces ? Sans

aucun doute plus personne dans le segment haut de gamme et prestige,

qui constitue le cœur de notre activité de pneus de voiture. L’utilisation

pour la Formule 1, d’une dimension de pneu plus proche de celle que

nous utilisons régulièrement pour la route, nous permet de renforcer le

transfert des technologies pertinentes du circuit de course vers la route.

En matière de trajectoire dans les virages et de freinage, l’intégration

des enseignements du dimanche sur circuit au quotidien sur route sera

beaucoup plus directe. Plus sûrs et plus performants, les produits Pirelli

seront ainsi optimisés. Un spectacle incroyable pour le public, le laboratoire

le plus rapide du monde pour Pirelli.

Notre client le plus exigeant

La Formule 1 est peut-être notre client le plus exigeant, mettant sans

cesse le département de recherche et de développement de Pirelli face à

de nouveaux défis. Ce fut notamment le cas lors du retour des moteurs

turbo pour la saison de F1 2014. La puissance du turbo nécessitait de

nouvelles constructions d’aile pour propulser les bolides sur la route. Et

qu’est-ce qui se trouve entre la voiture et la route ? Le pneu.

L’agrandissement et l’élargissement des pneus et des ailes avant et

arrière lors de la saison 2017 ont également eu un fort impact sur l’adhérence

mécanique, et donc sur les mélanges de gomme. Sans parler des

temps de parcours : les pneus 25 % plus larges (305 mm de largeur pour

l’essieu avant et 405 mm pour celui arrière) augmentant les vitesses en

virage, les bolides de Formule 1 ont en moyenne gagné 2,69 secondes

par tour sur l’ensemble des circuits !

La Formule 1 nous est très utile pour la conception des mélanges

de gomme destinés aux véhicules routiers. Les connaissances acquises

sont intégrées particulièrement rapidement aux produits premium et

haut de gamme de notre secteur pneus pluie, contribuant ainsi à la sécurité

routière.

En novembre dernier, Pirelli a prolongé de quatre ans (jusqu’en 2023)

son engagement en tant que fournisseur de pneus exclusif de la Formule

1. Lors de ce renouvellement de contrat, une véritable révolution

a été annoncée en ce qui concerne la dimension des pneus. Les traditionnels

pneus 13 pouces sont remplacés par des modèles 18 pouces. La

nouvelle dimension a été présentée sur le stand Pirelli lors du Salon de

l’auto de Genève.

La suspension des bolides de Formule 1 repose actuellement à 60 %

sur les pneus, ce qui ne sera plus possible avec les pneus 18 pouces.

www.pirelli.ch / elio.rullo@pirelli.com

Elio Rullo est actif dans la branche

des pneus depuis 30 ans. Il connaît

parfaitement cette activité en

Suisse. Au cours des 30 dernières

années, il a occupé plusieurs

fonctions au sein de Pirelli Tyre

(Suisse) SA, dont celle de responsable

du sport automobile. Il est

aujourd’hui chargé du service à la

clientèle et de la technique.

AUTOINSIDE | Avril 2019 11


SALON DE L’AUTO

Salon spécialisé

Le « GIMS tech »

sauvera-t-il la halle 7 ?

Pour faire face à la défection des fabricants, le Salon de l’auto ouvre ses portes aux entreprises technologiques et aux

prestataires de mobilité. Cela nécessite de modifier le règlement, ce qui profitera aux exposants de la halle 7 le cas

échéant. Tandis que la branche discute de l’avenir du salon spécialisé, le nouveau directeur du Salon confirme son

engagement et annonce des investissements. Reinhard Kronenberg

Erhard Luginbühl, président du SAA (à gauche) et Olivier Rihs, directeur du Salon, réfléchissent à l’avenir de la halle 7.

Sitôt le Salon terminé, on pense déjà au suivant.

Cette année, toutefois, c’est un peu différent.

Les habitudes sont perturbées et les

automatismes développés pendant des décennies

subissent des changements durables.

Trois questions essentielles sont soulevées :

Olivier Rihs, le nouveau directeur du Salon,

réussira-t-il à rendre viable l’exposition traditionnelle

en lui insufflant un nouvel élan et

en la dotant d’un nouveau concept ? Quelle

dynamique la modification décidée du règlement

des exposants déclenchera-t-elle du

point de vue de ces derniers et des visiteurs ?

Quel sera l’avenir du salon spécialisé dans les

équipements de garage et les accessoires de la

halle 7, important pour la branche suisse de

l’automobile et celle de la sous-traitance ?

Cette année, le Salon a réussi à compenser

la défection de fabricants importants par

la participation de fabricants asiatiques et

russes, de prestataires de niche dans le domaine

de l’électromobilité ainsi que par de petites

entreprises de restauration et des zones

de tranquillité. Il convient de mentionner aussi

l’exposition organisée pour le 70 e anniversaire

d’Abarth et une série de manifestations

sous le nom de « Shift AUTOMOTIVE », mais

qui n’ont pas eu un impact perceptible.

Les allées étaient parfois un peu plus larges

et le flux des visiteurs plus tranquille, mais

cela s’explique aussi par le recul net de la fréquentation

: avec 602 000 visiteurs, le Salon a

enregistré une baisse de 9 %. Il y a deux ans,

il accueillait près de 700 000 visiteurs. Il s’agit

d’une baisse considérable. Pour beaucoup d’observateurs

critiques, dont le nombre est en augmentation,

c’est la confirmation que Genève

s’est engagée sur la route de l’insignifiance.

Olivier Rihs : un homme en mission

Pourtant, un homme s’insurge de toutes

ses forces contre le pessimisme naissant et

combat ouvertement la léthargie rampante.

Sa mission est tellement exigeante et sa responsabilité

si grande que beaucoup affirment

qu’ils ne voudraient pas ou ne pourraient

pas être à sa place : Olivier Rihs, qui vient de

prendre les commandes, veut et doit rendre

viable le Salon de l’auto de Genève. Il a en

grande partie utilisé le « Salon de transition »

mis au point par André Hefti et lui-même pour

véhiculer son optimisme : « Nous trouverons

des solutions, nous allons tout déchirer. » C’est

son mantra et cela ne ressemble en rien à l’optimisme

de circonstance de son prédécesseur.

En discutant avec lui, on comprend rapidement

que cet homme a une mission à remplir.

Plus de garagistes à Genève grâce à

Google ?

Une modification du règlement pour les

exposants représente une première mesure

visible. Ainsi, le Salon de l’auto ouvre grand

ses portes aux entreprises technologiques et

aux prestataires de mobilité. Un signal est

envoyé à Google, Facebook, Amazon, Uber

et aux autres grandes entreprises du genre.

Genève ne fait qu’emboîter le pas à ce qui

est déjà observable dans le domaine : grâce

à leur longueur d’avance technologique et à

leur sphère d’influence, des entreprises extérieures

à la branche pénètrent sur un marché

jusqu’ici dominé par les fabricants.

On peut se demander dans quelle mesure

cela générera effectivement plus de visites ou

12 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

permettra de compenser les défections de plus

en plus nombreuses des marques. Si Genève

se transforme en salon de la mobilité au sens

large, où il est désormais possible d’exposer

aussi des motos et des vélos, il faut se poser la

question suivante : que restera-t-il finalement

de ce qui faisait l’ADN du Salon, l’auto ? Et

concernant la halle 7 : cela attirera-t-il effectivement

à nouveau plus de garagistes à Genève ?

Qui sera encore là en 2020 ?

La halle 7 est en fait un problème mineur

par rapport à celui plus important auquel

O. Rihs est confronté. Pour les exposants,

c’est une maigre consolation. Sceptiques, ils

constatent, d’une part, qu’une baisse des visiteurs

(spécialisés) a également été enregistrée

dans la halle 7 et, d’autre part, que ces

prochains mois, ce sera le flou total au sujet

de ceux qui seront encore présents en 2020.

Quelques initiés racontent que pour quelques

exposants, le manque de succès de cette année

a pesé dans la décision de rester à l’écart du

Salon à l’avenir.

On peut aussi se demander quels exposants

exploiteront la possibilité qui s’offre à

eux de changer de halle du fait du changement

de règlement. O. Rihs confirme à AU-

TOINSIDE qu’en plus des entreprises technologiques,

les exposants de la branche de la

sous-traitance pourront monter. Il souligne

toutefois que cet aspect n’était pas prioritaire

lors de la modification du règlement.

L’Expo SAA devient le « GIMS tech »

L’objectif déclaré d’O. Rihs est de renforcer

la halle 7. Toutefois, une désertion d’ESA

aurait exactement l’effet inverse. O. Rihs veut

donc absolument maintenir ESA dans la halle

7. Tout comme les anciens et les nouveaux

exposants. C’est pourquoi le Salon lance un

projet appelé « GIMS tech ». L’ancienne SAA

d’une semaine doit être considérablement revalorisée.

« Nous sommes prêts à investir »,

explique O. Rihs. L’effet souhaité est de trouver

70 exposants pour la halle 7 l’année prochaine.

Cette année, il y avait 45 stands si l’on

comptabilise les stands de t-shirts, de modèles

réduits et de collage rapide. Il reste de toute façon

de la place dans la halle 7 : des 13 000 m 2 à

disposition, 7300 étaient occupés cette année.

Le rôle clé d’ESA

Des entreprises de la halle 7 profiteront-elles

de cette nouvelle possibilité et si

oui, lesquelles ? Tant que l’on ne joue pas

carte sur table, les spéculations vont bon

train. La situation se clarifiera d’ici le 1 er juillet

2019, date limite d’inscription pour 2020.

D’ici là, la plupart des exposants auront le

regard tourné vers les grosses pointures de la

halle 7 : ESA, SAG (Derendinger, Technomag),

Hostettler et KSU A-Technik. ESA a un rôle clé

à jouer, notamment parce que l’avenir de la halle

7 dépend de fait de sa décision, ce qui augmente

d’autant plus la responsabilité liée à sa décision.

Si ESA déménageait dans la halle 1 à 6 ou, dans

le cas extrême, cessait d’exposer à Genève, ce serait

à coup sûr la fin de l’exposition spécialisée.

Le président du SAA Erhard Luginbühl

confirme ce que plusieurs exposants interrogés

par AUTOINSIDE expriment de manière

concordante : « Si ESA monte, ce sera fini ici en

bas. » E. Luginbühl affirme que l’organisation

du Salon n’en doute pas non plus, non sans raison

: si ESA n’est plus là, la halle 7 sera beaucoup

moins attrayante, ce qui amènerait SAG à

partir elle aussi. Le débat relatif à une nouvelle

participation y est actuellement controversé.

Quelle sera donc la décision d’ESA ? Et quand

sera-t-elle prise ? Matthias Krummen révèle

à AUTOINSIDE : « Nous avons pris connaissance

de la décision relative à la modification

du règlement des exposants et gardons toutes

les options ouvertes. »

E. Luginbühl ne croit pas qu’il faille peindre

le diable sur la muraille : « Je ne m’attends pas

à ce que les fournisseurs d’équipements de

garage changent de halle », explique-t-il. Il estime

qu’il se peut que des entreprises comme

Motorex déménagent parce que leurs produits

intéressent également les consommateurs finaux.

Une chose est également claire pour lui :

les prochains mois seront décisifs pour l’avenir

de la halle 7.

Enfin, deux questions demeurent : la

branche a-t-elle la force de surmonter les intérêts

particuliers et de s’engager aux côtés du

Salon de l’auto en faveur d’une manifestation

spécialisée d’intérêt national ? Quelle solution

reste-t-il à Olivier Rihs s’il veut maintenir impérativement

ESA dans la halle 7, mais qu’elle

insiste de son côté sur une présence de deux

semaines ? <

Les médias de l’UPSA pour se

tenir au courant

Restez au diapason grâce aux médias de l’UPSA :

nous avons l’opportunité unique d’accompagner

Olivier Rihs, directeur du Salon, tout au

long de l’année. Nous publierons des articles

sur toutes les décisions importantes pour les

exposants et les garagistes.

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SALON DE L’AUTO

89 e Salon de l’auto, au stand de l’UPSA

La Fiat du conseiller fédéral

Dans son allocution, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a rappelé que 220 000 emplois dépendaient directement de

l’automobile. Il a aussi salué les apprentis et les étudiants au stand de l’UPSA. Sandro Compagno

Pendant la traditionnelle visite du Salon, M. Cassis, accompagné du

président central de l’UPSA Urs Wernli, a fait une halte au stand de

l’UPSA dans la halle 2 où il s’est entretenu avec des apprentis et des

étudiants de la Haute école bernoise (BFH) et de l’EPF Zurich. Sur le

stand de l’UPSA, les deux écoles exposent leurs voitures de course

électriques, avec lesquelles elles participent à Formula Student.

Dans son discours inaugural du 89 e Salon de l’auto de Genève, le

conseiller fédéral a parlé de sa fascination pour les voitures depuis

son plus jeune âge en présence de nombreux invités, parmi lesquels

des responsables politiques, des diplomates, des représentants des

autorités, des importateurs et des représentants de l’industrie : « Je

m’intéresse depuis toujours à la liberté, à la vitesse et à la technique. »

Sa première expérience automobile n’avait toutefois rien à voir avec

la vitesse : la Fiat 500 C « Topolino » Giardiniera 1952 de son père

peinait à atteindre les 90 km/h, même si elle était aidée par la force

du vent et qu’il appuyait à fond sur la pédale des gaz parce que « nous

avions envie d’arriver enfin à la maison… ».

Aujourd’hui, sa voiture est un « bureau mobile où je travaille et

où j’étudie mes dossiers ». Sur les questions liées aux transports, le

magistrat PLR n’a pas de posture idéologique. Sur son site Internet,

M. Cassis s’engage en faveur de la coexistence des transports publics

et privés : « Route et rail, moyens de transport publics et privés, les

deux sont importants. La mobilité doit être vue comme un tout marqué

par le développement durable. » Dans son discours, M. Cassis a

évoqué la campagne « co2auplancher » de SuisseEnergie qui est traditionnellement

présente au Salon. M. Cassis et son épouse utilisent,

depuis 2014, une voiture électrique pour leurs déplacements privés.

« Bien que la Suisse ne fabrique pas de voitures, l’automobile représente

tout de même 220 000 emplois directs, dans les garages, les

ateliers de carrosserie et dans le secteur des transports », a constaté

le ministre des affaires étrangères, soulignant le rôle de ce dernier

comme maillon essentiel entre la Suisse et l’Union européenne, et en

particulier entre la Suisse et son voisin du nord. « L’Allemagne est

et reste notre principal partenaire commercial », a déclaré M. Cassis

en appelant de ses vœux un accord-cadre avec l’Union européenne <

Bernard Lycke et Jean-Charles Herrenschmidt, respectivement

secrétaire général et président du Cecra.

Les Luxemburgerli proposés sur le stand de l’UPSA

ont beaucoup plu à la délégation internationale du

Cecra.

Jean-Charles Herrenschmidt en compagnie de

Monique Baldinger (secrétariat de l’UPSA) et

d’Urs Wernli.

14 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

Depuis la gauche : Jörg Buchenhorner, bailleur du centre de formation de l’UPSA

à Sissach, Daniel Riedo, membre d’honneur de la section UPSA des deux Bâle,

Kurt Oggier, du garage Oggier, Markus Rüedi et Marc Oggier.

Délégation de l’OFEN au stand de l’UPSA (depuis la g.) : Thomas Weiss (chef du

projet « co2auplancher »), Christoph Schreyer (chef de la section Mobilité de

l’OFEN), Markus Peter, Urs Wernli, Olivier Maeder et Daniel Büchel (directeur

du programme SuisseEnergie).

Moments volés au stand de

l’UPSA

Le stand de l’UPSA, dans la halle 2, a été cette année

encore un rendez-vous très apprécié des garagistes,

propice aux discussions entre collègues de la branche.

Rolf Plattner, du garage Plattner à Bâle (à dr.) en conversation avec Thomas

Jäggi, responsable de la formation initiale et de la formation professionnelle

supérieure à l’UPSA.

Martin Sollberger, président de la section UPSA Argovie, entouré par Olivia

Solari, juriste de l’UPSA, et Heinz Schmidli.

Excursion familiale et professionnelle à Genève (depuis la g.) : Martin, Thomas

et Max Umiker, du garage Subaru Max Umiker AG à Muttenz.

Oliver et Susanne Frei, du Jura-Garage Oliver Frei à Bettlach.

De gauche à droite : Lukas Alijauskas, Bruno Lemm, du garage Lemp AG à

Attiswil, et Peter Lendenmann, un ancien du garage Stauffer à Zuchwil.

Andreas Billeter et Hans Pfister conversent avec Oliver Haselbach, de l’Akademischer

Motorsportverein Zürich de l’EPF.

Edwin Koller, président de la section UPSA Glaris, avec son épouse Daniela.

AUTOINSIDE | Avril 2019 15


SALON DE L’AUTO

« Genève est une plate-forme

phénoménale et un rendez-vous

clé en Europe, car

c’est le premier de l’année.

Il illustre bien ce qui nous

attend, notamment dans le

domaine de la technique, de

l’entretien et de l’équipement.

»

Markus Hutter, président du

conseil d’administration d’ESA

« Nous sommes ravis, bien

sûr, de participer à cet

événement qui est l’un des

temps forts de l’année. La

halle 7 est un lieu de rendez-vous

pour les garagistes

et les carrossiers. Nous

pouvons y présenter des

nouveautés et prendre soin

de nos copropriétaires. »

Giorgio Feitknecht, CEO d’ESA

« Genève est une

manifestation à la fois

internationale et resserrée.

Elle réunit la grande

famille de l’automobile. »

Ina Berger, responsable marketing

et relations publiques

chez CG Car Garantie

« L’expo SAA se présente très

bien. Nous pourrions encore

améliorer l’expérience en

proposant une plongée dans le

monde professionnel, de manière

à susciter de l’intérêt pour

les métiers automobiles. Genève

a là une carte à jouer ! »

Erhard Luginbühl, président du SAA

« Le Salon est un lieu passionnant,

un rendez-vous

pour la branche automobile,

les associations, la politique

et la science. Il y règne une

atmosphère festive, propice à

la discussion. »

Daniela Decurtins, directrice de

l’Association Suisse de l’Industrie

Gazière (ASIG)

« Je suis un fan de voitures.

Depuis que je suis rentré

d’Amérique du Nord,

Genève est un rendez-vous

annuel incontournable

pour moi. Vers la fin de ma

carrière, j’ai fondé en parallèle

une entreprise dans le

domaine du kitesurf. Notre

petite flotte de véhicules

est composée de Seat

écologiques, fonctionnant

au GNC. »

Jonas Hiller, joueur de hockey

sur glace

« La sélection de modèles est exceptionnelle, et l’organisation

du Salon est elle aussi unique. Un panorama prodigieux

sur un espace restreint. C’est notamment pour cela que nous

avons choisi Genève pour notre rencontre avec les importateurs

internationaux. »

Bernard Lycke, et Jean-Charles Herrenschmidt (à dr.), directeur général

et président du Cecra.

« Je suis fasciné par la

force d’innovation de

la branche : moteurs

efficients et alternatifs,

numérisation,

automatisation, sans

parler des petits plus

comme les systèmes

d’assistance à la

conduite. Le Salon est

parfait pour rencontrer

des gens et s’entretenir

avec les collègues de

la branche. »

Andreas Burgener, directeur

d’auto-suisse

« Jusqu’ici, je suis

toujours venu au Salon

pour le travail, pour

voir les gens et rencontrer

des garagistes.

Quand on travaille dans

la branche de l’automobile,

le Salon de l’auto

est incontournable

pour s’informer sur le

marché. »

Toni von Dach, ancien

vice-directeur de Figas

16 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

« C’est passionnant de

découvrir toutes les nouveautés

; en même temps,

le Salon est un rendez-vous

important de la branche. La

nouvelle Porsche 911 m’a

beaucoup plu. »

Sandro Piffaretti, CEO de Swiss

Automotive Group (SAG)

« C’est formidable de pouvoir

présenter nos nouveautés aux

professionnels dans la halle 7

et de susciter ainsi leur intérêt.

C’est aussi la raison pour

laquelle tant de professionnels

viennent à Genève. »

Bernadette Langenick, déléguée

du conseil d’administration d’Autoi-dat

AG

« C’est un privilège pour la

Suisse que d’avoir un salon

international. On glane ici des

informations de première main

sur les innovations et la technique.

Par ailleurs, on y rencontre

les gens de la branche.

Le Salon est un lieu idéal pour

entretenir des liens. »

Christoph Aebi, ancien directeur

d’Autoscout24

« Peut-être devrais-je

venir au Salon la nuit »

Kimi Räikkönen, champion du monde de Formule 1 en

2007, était la personnalité la plus sollicitée du Salon de

l’auto. Le magazine AUTOINSIDE a pu lui aussi s’entre-

tenir avec ce Finlandais qui vit à Baar (ZG). Sascha Rhyner

En quoi le Salon de l’auto est-il spécial pour vous ?

Je suis ici pour travailler. (Il rit.) S’il n’en tenait qu’à moi, je

serais à la maison, en famille. C’est la quatrième fois que je viens

à Genève, deux fois avec Ferrari et une autre fois avec Lotus.

Hélas, je n’ai pas le temps de découvrir tout ce qu’il y a à voir ici.

Ce serait chouette de faire un tour avec mes enfants. Ils seraient

certainement ravis, mais cela provoquerait une grande agitation.

Peut-être devrais-je venir ici la nuit, quand tout est fermé. (Il rit.)

Qu’est-ce qui est important pour vous dans une voiture ?

Elle doit être confortable et sûre. Je suis père de famille, nous

avons besoin de place. Je préfère les tout-terrains à cause de l’hi-

ver. Je ne veux pas rester bloqué quand il neige. (Kimi Räikkönen

habite à Baar dans un endroit très pentu, n.d.l.r.)

Parlons un peu de la saison de Formule 1 à venir : à quoi doivent

s’attendre vos fans ?

Après les essais, on ne peut formuler que des hypothèses. On

en sait davantage après la première course. Ensuite, c’est à celui qui

saura améliorer la voiture le plus vite. L’évolution de la saison est

décisive.

« J’espère que la halle 7 va

perdurer. En tant que salon

des équipements, Genève a

son importance, tout comme

Zurich. Dans les halles 1 à

6, j’ai ressenti davantage

d’émotion que ces dernières

années. L’exposition d’Abarth

m’a beaucoup plu. »

Peter Krieg, organisateur d’autotechnica.ch

à Zurich Un interlocuteur très demandé : Kimi Räikkönen, pilote de Formule 1.

AUTOINSIDE | Avril 2019 17


SALON DE L’AUTO

Support pédagogique numérique

S’exercer comme à l’atelier

Résoudre des problèmes pratiques en ligne au lieu de s’exercer sur un moteur réel à l’atelier avec un appareil de diagnostic ?

C’est possible grâce à la formation à distance qui a été présentée au stand de l’UPSA au Salon de l’auto. Sascha Rhyner

L’outil d’apprentissage en ligne Electude n’est pas nouveau, comme

l’explique Yves Virchaux de Technolab qui distribue le programme

en Suisse : « En Suisse, nous le proposons depuis un an et demi

et plusieurs écoles professionnelles et centres de formation l’utilisent

déjà. » Disponible dans 35 langues, Electude compte plus de

300 000 utilisateurs dans le monde. « La formation basée sur Internet

contient tout le programme d’enseignement de la formation de

mécatronicien d’automobiles », affirme Y. Virchaux. « Les apprentis

peuvent s’exercer à la maison, alors qu’ils n’auraient pu le faire qu’à

l’atelier ou sur la voiture de leurs parents. » Electude offre aussi un

accès par smartphone.

Créer une nouvelle incitation

Les formateurs peuvent confier aux apprentis des exercices ciblés

tels que le diagnostic d’erreurs qui sont ensuite résolues en simulateur.

« Les apprentis travaillent en principe sur l’écran comme à

l’atelier », ajoute Yves Virchaux. Ils savent tout de suite s’ils ont bien

résolu l’exercice. Des concours peuvent aussi être organisés. « Cela

peut représenter une incitation de plus à apprendre. »

réalité que des tests rapides sur chaque thème. « En un clic, les enseignants

voient ce qui n’a pas été compris », poursuit Y. Virchaux. Il est

aussi possible de s’interconnecter : « Les centres CI peuvent se mettre

en relation avec des écoles professionnelles dans tout le pays. Tout le

monde voit alors ce qui se passe sur l’autre site. »

Le cas spécial de la Suisse

L’outil d’apprentissage en ligne est déjà utilisé avec succès dans le

monde entier. Comme évoqué plus haut, plusieurs écoles et centres

l’ont déjà adopté. « D’autres projets pilotes et des discussions en vue

de projets pilotes sont par ailleurs en cours », déclare Y. Virchaux.

« Nous devons vérifier si le logiciel convient de la même manière pour

le marché suisse car, avec le système de formation dual, nous n’avons

pas la même situation initiale qu’à l’étranger », souligne Y. Virchaux. <

Plus efficace pour les formateurs

Electude n’est pas seulement pratique et intuitif pour les apprentis.

Le logiciel offre aussi de nombreux avantages aux formateurs,

souligne Y. Virchaux : « Les enseignants en école professionnelle et

les instructeurs se font vite une vue d’ensemble des difficultés de certains

apprentis ou de classes entières, si bien qu’ils peuvent réagir en

conséquence. » Cette méthode est plus efficace et plus proche de la

Olivier Maeder, le responsable formation de l’UPSA, s’entretient avec des jeunes

devant l’outil d’apprentissage en ligne.

18 Avril 2019 | AUTOINSIDE


Des apprentis en visite technique

Voitures anciennes Bugatti

et Aston Martin : les grands

classiques ont la cote

Grâce à la visite technique guidée d’Andreas Lerch, le Salon de l’auto est un lieu

d’excursion instructif et très prisé des écoles professionnelles et de leurs apprentis.

srh. L’UPSA envoie de manière ciblée des apprentis

de la branche automobile à Genève.

La courte visite guidée qu’A. Lerch propose

chaque année lors des deux journées de la

presse rend le déplacement à Genève d’autant

plus intéressant et riche en enseignements

techniques pour des classes entières. Mais A.

Lerch a dû improviser : « Audi a malheureusement

retiré ses superbes modèles en coupe

de l’e-tron après les journées de la presse. » La

station correspondante a dû être supprimée à

la dernière minute.

La joie et l’enthousiasme n’en ont pas été affectés.

« Nous sommes arrivés en bus, ce qui a

pris plus de temps à cause de l’embouteillage »,

raconte Andrea, mécatronicienne d’automobiles

spécialiste des véhicules utilitaires. Et

les apprentis savent ce qu’ils préfèrent : « Les

voitures anciennes sont chouettes », affirme

Jacobus. « J’aime toutes les Anglaises », déclare

Harrison. « Je voulais acheter une Bugatti »,

blague Niklas. La nouvelle Porsche 911 plaît à

Yannick et Marco a dit : « Les modèles en coupe

d’Aston Martin étaient très intéressants. » <

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AUTOINSIDE | Avril 2019


SALON DE L’AUTO

Données des véhicules

« Un premier objectif

atteint : les ports OBD

resteront intégrés »

L’organisation faitière européenne des garagistes (Cecra) fait pression sur les politiques et sur les constructeurs : elle

estime que les garagistes indépendants sont désavantagés par rapport à la concurrence, et que les consommateurs sont

limités dans leurs choix. Qu’ il s’agisse de l’accès aux données cruciales des véhicules, ou de la structure de ces données.

Bernard Lycke, directeur général du Cecra, répond à AUTOINSIDE. Reinhard Kronenberg

Bernard Lycke, directeur général du Cecra.

Monsieur Lycke, vous réclamez à Bruxelles

que tous les garages aient accès aux données

indispensables aux réparations. Où en

sont les débats ?

Bernard Lycke : Les nouveaux systèmes

de télématique installés dans les véhicules

neufs sont aujourd’hui conçus de telle façon

que seuls les constructeurs peuvent accéder

directement aux ressources et aux fonctions

des données générées par le véhicule. Cette

solution technique, nommée « Extended

Vehicle » ou « Nevada », avantage largement

les constructeurs, relègue concessionnaires

et ateliers dans une position concurrentielle

défavorable et réduit les choix des consommateurs.

Au cours des dernières années, le Cecra

a demandé maintes fois l’adoption de nouvelles

dispositions légales européennes. L’enjeu

est d’exiger l’installation d’une plate-forme

d’utilisation embarquée, capable de garantir

un accès fiable, immédiat, direct, illimité, non

surveillé et en temps réel des ressources et

fonctions de données générées par le véhicule.

Quel résultat avez-vous obtenu ?

Suite à cette longue démarche, un premier

objectif a été atteint : le maintien des ports

de diagnostics embarqués dans les nouvelles

règles concernant la réception par type des véhicules

de l’UE. En outre, les institutions européennes

ont suscité une prise de conscience

sur ce sujet. Cela a conduit à deux études commandées

par la Commission européenne, et

à deux décisions votées par le Parlement, qui

demandent à la Commission d’élaborer une

proposition de loi relative à l’accès des données

et ressources des véhicules. À l’approche

des élections européennes et avec le renouvellement

de la Commission, nous pensons que

les idées ont fait leur chemin et que nous obtiendrons

le cadre légal que nous demandons.

Quels sont les principaux freins ?

L’attitude de monopole des constructeurs et

les hésitations de la Commission européenne

face à une solution légalement contraignante.

Que pensez-vous du comportement des

constructeurs, qui tentent de limiter l’accès

aux données uniquement à leurs représentants

de marque ?

Bien qu’ils annoncent publiquement garantir

l’accès aux données à l’égard des tiers,

les constructeurs ont toujours un accès exclusif

à ces données. De ce fait, ils peuvent

par exemple orienter le client vers leur propre

filiale, parfois éloignée, au détriment d’un garage

autorisé situé plus près du conducteur.

Pour nos ateliers agréés, cela a également des

conséquences, sans parler des autres acteurs

de toute la chaîne automobile.

Sous l’ange législatif, la situation se décantera

seulement le 1 er septembre 2020, lors de

l’entrée en vigueur des règles sur la réception

par type des véhicules de l’UE. Faut-il

craindre d’autres changements ?

La disposition n° 858/2018 art. 61 votée

en mai dernier sur la réception par type des

véhicules est très claire quant aux obligations

qui incomberont aux constructeurs : ils

devront mettre à la disposition des concessionnaires

et des ateliers les informations de

diagnostic embarqué relatives au véhicule, aux

réparations et à l’entretien. Après les accords

européens, les dispositions seront immédiatement

et automatiquement transcrites dans les

droits nationaux après leur entrée en vigueur,

sans qu’aucune intervention du législateur à

l’échelle de chaque État ne soit nécessaire. Je

ne pense pas que de nouveaux changements

soient à redouter sur le plan national.

Lorsque ce sera clarifié au niveau européen,

qu’en sera-t-il des concessionnaires et des

ateliers suisses ?

D’après mes informations, la Suisse suivra

les dispositions de l’UE.

L’un des grands défis n’est pas seulement

l’accès aux données pour effectuer les

réparations nécessaires, mais également la

structure des données fournies, différente

selon les constructeurs. Peut-on envisager

l’introduction d’une norme ?

L’heure est aux démonstrations de faisabilité,

ou « Proof of concept », afin de valider les

projets « Extended Vehicle/Neutral Server »

proposés par les constructeurs. Les cas d’ap-

20 Avril 2019 | AUTOINSIDE


plicationh vont être discutés, entre autres les diagnostics à distances,

auxquels le Cecra attache beaucoup d’importance.

L’économie de plusieurs pays d’Europe est étroitement liée à l’industrie

automobile, or le diesel fait toujours débat. Qu’en pensez-vous ?

Les nouveaux objectifs d’émission de CO 2

qui viennent d’être

adoptés au niveau européen sont très ambitieux. Nous partageons

bien entendu l’idée que des mesures concrètes pour réduire les gaz

à effet de serre sont indispensables. Cependant, nous pensons que

la transition doit s’effectuer raisonnablement. En rationalisant l’ensemble

du processus, en économisant sur des points essentiels, nous

craignons que la transition ne puisse pas se réaliser durablement, à

la fois pour les constructeurs mais aussi et surtout pour les consommateurs.

Notamment pour les ménages aux faibles revenus, qui ne

pourront pas s’acheter de véhicule électrique.

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Quel est votre avis sur les objectifs de CO² du point de vue des

concessionnaires et des ateliers ? Quelles sont les principales

difficultés et où faut-il intervenir en priorité ?

Les concessionnaires sont le point d’ancrage unique avec la

marque : ils jouent un rôle décisif dans l’accompagnement de la

transition vers des véhicules à faibles émissions. Par conséquent, le

législateur, au niveau national comme européen, doit intégrer plus

largement les concessionnaires et les associations de concessionnaires

dans le processus de décision quant aux mesures de réduction du CO 2

.

Les constructeurs et les importateurs n’arriveront probablement

pas à respecter la limite de 95 g/km de CO 2

d’ici fin 2020, en dehors

de leur propre flotte. Qu’en pense le Cecra ?

Il faut poser cette question aux constructeurs et à l’ACEA, la

principale association de constructeurs automobiles en Europe.

Les concessionnaires et les ateliers ne sont pas responsables de

la fabrication ou de l’importation des produits que les constructeurs

lancent sur le marché, et que ces mêmes concessionnaires

et ateliers devront vendre, réparer et entretenir.

Si vous étiez vous-même garagiste, que feriez-vous dans l’immédiat ?

Il est essentiel que les garagistes investissent pour adapter leur

entreprise aux exigences de demain et garder le contrôle sur le statuquo

qui leur assure leurs revenus. C’est un défi majeur, certes, mais

la seule solution à mon avis. <

Plus d’informations sur :

cecra.eu

Faire pression sur les constructeurs

Au Salon de l’auto 2019, le Cecra a organisé une table ronde internationale

avec des concessionnaires du monde entier pour évoquer l’accès

aux données des véhicules pour les ateliers et la structure de données

idéale. Le Cecra a souhaité, d’une part, faire un tour d’horizon des

discussions en cours dans les différentes parties du monde, et d’autre

part, augmenter la pression sur les autorités et les constructeurs.

Organisation faitière, le Cecra rassemble 336 720 entreprises de la

branche automobile en Europe.

Ça change tout ! Encore une fois.

Notre moteur, c’est la perfection et qui cherche à atteindre la sensation

idéale au volant ne sera jamais satisfait de ce qu’il a réussi. Avec le

développement du module de ressort pneumatique, c’est une nouvelle

technologie révolutionnaire que nous avons élaborée jusqu‘à ce

qu’elle soit prête pour la production en série - pour un maximum de

confort et de sécurité au volant. Nous sommes depuis l’équipementier

de grands noms de la construction automobile et nos ingénieurs du

service du développement posent déjà aujourd‘hui les fondations des

technologies d’amortissement d’avenir de demain.

Avec le module de ressorts pneumatiques BILSTEIN B4, nous fournissons

une pièce de rechange de série qui correspond exactement à ce

qu’on exige d’un équipement original : sécurité et confort au volant

comme sur un nuage comme au premier jour ! Drive the legend.

bilstein.com/airspring

AUTOINSIDE | Avril 2019


SALON DE L’AUTO

« Chaque technologie trouvera son environnement

» : André Hefti, le directeur sortant du salon,

croit au parallélisme du système et au moteur à

hydrogène.

Interview d’André Hefti, directeur général du Salon de l’auto

« On peut rêver ! »

Une époque s’achève le 30 juin. Après huit années de bons et loyaux services en qualité de directeur général, André Hefti

quitte le « Geneva International Motor Show » pour prendre une retraite bien méritée. Dans une interview accordée à

AUTOINSIDE, le grand seigneur de la branche automobile suisse âgé de 71 ans nous parle de sa fascination pour la technologie,

de la concurrence numérique des salons classiques et des belles américaines des années 1950. Sandro Compagno

Monsieur Hefti, vous avez passé huit ans à la tête du « Geneva

International Motor Show ». Comment décririez-vous le passage du

flambeau à Olivier Rihs ?

André Hefti, directeur général du Salon de l’auto : Le salon est

en mutation à l’heure de la numérisation, mais il peut compter sur

des clients réguliers fidèles et sur certains temps forts que nous seuls

sommes capables d’offrir. Je pense surtout aux fameuses hypercars,

que de nombreuses personnes nous envient : Bugatti, Lamborghini,

Aston Martin, McLaren, Pagani, etc.

Pourquoi tous ces constructeurs font-ils le voyage à Genève ?

Les clients qui veulent acheter une voiture valant 1,5 ou 2 millions

de francs apprécient la convenance de Genève, en particulier son aéroport.

Nombre de ces clients viennent à bord de leur propre jet. Et

Genève se caractérise par un cadre familier. Paris et Francfort sont des

usines, elles sont trop grandes !

Les propulsions alternatives constituent un sujet de plus en plus

important. Des exposants tels que Pagani, Koenigsegg ou encore

Ferrari sont-ils encore modernes à une époque marquée par le débat

sur le CO 2

?

Oui, bien sûr. On peut bien rêver. Il ne faut pas oublier que ces voitures,

qui ne sont produites qu’en petits nombres, n’ont pas d’impact

sur les émissions globales de CO² si on les observe de manière réaliste.

Et il y aura aussi des propulsions alternatives dans ce segment. Porsche

a exposé à Genève son Taycan tout électrique, d’autres lui emboîteront

le pas. Le Salon est une plate-forme pour tous.

À Genève, les visiteurs ont pu contempler de nombreuses technologies

de propulsion alternatives en plus des voitures fonctionnant à

l’essence ou au gazole. Quelle technologie dominera dans 20 ans,

selon vous ?

Aucune ne dominera dans 20 ans, chaque technologie trouvera son

environnement. Avec la réduction considérable des plafonds de CO 2

ces dix prochaines années, les énergies renouvelables joueront un rôle

important. Je crois que l’hydrogène a de l’avenir, car il affiche un avantage

certain en termes d’autonomie par rapport à la voiture purement

électrique. Il faut encore régler le problème de l’infrastructure, mais je

crois que celle-ci sera construite rapidement. Le GNC fonctionne aussi.

Je suis honnêtement surpris que la tendance ne se soit pas installée

compte tenu du débat portant sur le CO 2

.

Olivier Rihs est-il l’homme de la situation pour emmener le salon

vers un futur radieux ?

Oui, j’en suis convaincu. Il vient du monde numérique et le Salon ne

souhaite pas le manquer. Nous devons juste faire en sorte de trouver

la bonne voie.

Quelle est la bonne voie ? Olivier Rihs doit-il simplement convaincre

les constructeurs absents tels que Ford, Jaguar, Volvo, Hyundai ou

Opel de revenir ? Ou pensez-vous à de toutes nouvelles voies ?

Si un constructeur décide de ne pas venir, alors il ne vient pas.

Même un palais doré n’y changerait rien. Les raisons de ces absences

sont multiples. Je vais vous les énumérer : Ford perd de l’argent en Europe

et en Asie. Chez Jaguar Land Rover, les incertitudes liées au Brexit

22 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

ont pesé dans la balance. Volvo mène une stratégie qui lui est propre et

mise beaucoup sur le Lifestyle : les Suédois ont, par exemple, exposé à

un salon de l’ameublement à Milan et aucune voiture n’était présente

sur le stand lors de la journée de la presse au salon de l’auto de Los

Angeles. Des ingénieurs étaient sur place et le café était excellent, ce

qui ne va pas de soi aux États-Unis (rires). Hyundai nous a informés

que la marque n’avait pas de nouveautés et qu’elle ne viendra donc pas

au salon. Les raisons de ne pas participer sont très variées, si bien qu’il

n’est pas facile pour nous de réagir.

Vous avez consacré toute votre carrière à l’automobile. Pourquoi ?

Je suis fasciné par les voitures depuis mon plus jeune âge. Je voulais

devenir mécanicien automobile, mais mes parents m’ont ordonné

de suivre une formation commerciale, que j’ai suivie dans une entreprise

qui négociait des accessoires automobiles américains. Plus tard,

je suis rentré chez Renault où je suis resté 40 ans, d’abord dans le domaine

technique, puis dans les sports mécaniques et enfin en tant

que directeur de la communication. C’est toujours la technique qui m’a

le plus fasciné. J’ai vécu son évolution au plus près. Mais lorsque je

pense aux designs d’antan, je suis un peu nostalgique. Les concepteurs

avaient beaucoup plus de liberté qu’aujourd’hui. Une Cadillac Eldorado

ou une Cadillac Fleetwood ne pourraient plus être dessinées avec les

contraintes et les normes de sécurité actuelles.

Lorsque nous avions discuté ensemble avant le salon 2018, vous aviez

parlé d’une coopération possible avec le salon de l’électronique IFA

à Berlin. Où en est le projet alors que vous passez le relais à votre

successeur ?

Au Salon 2019, nous avons fait quelques discours, exposés et débats

consacrés à la mobilité sous le titre « Shift Automotive » lors de la

deuxième journée de la presse. Nous n’avions délibérément pas invité

de constructeurs automobiles, mais que des intervenants qui ne sont

pas issus de la branche. Je laisse à Olivier Rihs le soin de décider s’il

va poursuivre ce projet et comment. De telles manifestations parallèles

pendant le salon ne sont pas faciles à organiser à Genève, car nos

structures à Palexpo ne sont pas idéales pour cela. Si nous installons

les exposés dans une salle en dehors du salon, il serait difficile de diriger

les visiteurs vers ce « Shift Automotive ». C’est pourquoi nous avons

décidé d’organiser cette manifestation dans les halles de Palexpo. La

décision s’est révélée judicieuse, l’intérêt était palpable.

Depuis des années, les exposants se plaignent des coûts élevés

à Genève, en particulier dans l’hôtellerie. Pourquoi n’a-t-il jamais

été possible d’inciter le secteur hôtelier genevois à adopter une

approche durable vis-à-vis des visiteurs du Salon ?

Il est tout à fait normal que les hôteliers pratiquent des prix plus

élevés pendant de telles manifestations. C’est l’offre et la demande qui

sont à l’œuvre. Ce qui me dérange bien plus, c’est que certains hôteliers

exigent que leurs clients réservent trois nuitées alors qu’ils ne passent

qu’une nuit à Genève, par exemple lors des journées de la presse. Il

ne faut pas mettre tous les hôteliers dans le même panier, certains

d’entre eux sont très corrects, mais il y a aussi des brebis galeuses.

En 2018, nous avons créé notre propre plate-forme, appelée « Palexpo

Hotel Reservation », qui permet aux visiteurs de trouver des chambres

à des prix raisonnables. Nous espérons que cet outil saura désamorcer

la crise.

Dès 2020, les sous-traitants de la halle 7 n’exposeront plus que pendant

six jours du fait des coûts. Que dites-vous de cette décision ?

Nous avons perdu presque la moitié des exposants ces dernières

années. Je sais depuis longtemps qu’onze jours est une période trop

longue pour ce salon spécialisé. Mais tout le monde n’était pas de mon

avis. Dès le début, un salon de courte durée et un salon de longue durée

étaient censés représenter une solution transitoire dans la halle 7,

car deux salons de durées différentes sont à la fois difficiles à gérer et

plus chers. Cette double exposition prend fin en 2020. La halle 7 sera

ouverte pendant six jours à partir du mercredi, la deuxième journée de

la presse, jusqu’au lundi. C’est une bonne solution.

Enfin, pour terminer : une époque s’achève avec le salon 2019.

Le 30 juin, vous tirerez votre révérence pour prendre votre retraite

à 71 ans. Qu’allez-vous faire ?

J’essaierai de rattraper tout ce que je n’ai pas eu le temps de faire ces

50 dernières années. Je suis passionné de moto. Je ferai donc assurément

plus de randonnées et surtout des plus longues. J’adore aussi les

sports automobiles. Je veux absolument assister au moins une fois à

la course des 500 miles d’Indianapolis et à la course en montagne du

« Pikes Peak », dans le Colorado. Ces derniers mois, quelques anciens

amis m’ont contacté pour me demander de les aider à mettre sur pied

diverses manifestations. Et j’espère avoir le temps de faire quelques

parties de golf avec eux. Je ne m’ennuierai pas. <

Les salons spécialisés et les foires grand public luttent pour survivre.

Les salons sont-ils passés de mode à l’ère de la numérisation ?

Je mentirais si je vous disais que je ne m’inquiète pas. J’y pense. Et ce ne

sont pas seulement les salons de l’automobile. De nombreuses foires grand

public luttent aussi pour survivre ou ont déjà perdu ce combat. Je suis néanmoins

convaincu que les salons de l’automobile ont de l’avenir malgré Internet.

Vous pouvez bien sûr observer et configurer une voiture sur Internet

et y trouver des informations sur sa motorisation, mais vous ne pourrez

jamais ressentir devant un écran les émotions qu’une voiture suscite.

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AUTOINSIDE | Avril 2019 23


SALON DE L’AUTO

André Koch SA

« Un potentiel de 300 à 400 millions reste inexploité »

andrekoch.ch

André Koch AG s’est présentée à Genève avec Swiss Automotive

Group. L’entreprise d’Urdorf (ZH) est le principal acteur du secteur de

la peinture dans la branche automobile suisse. « Il est évident que

nous utilisons cette plate-forme pour dialoguer avec nos clients », affirme

Giuseppe Ciappa, membre de la direction d’André Koch AG.

Les trois marques Lesonal, Standox et De Beer, mais aussi les

peintures à effet Lumilor occupaient le devant de la scène. André

Koch cherchait toutefois surtout à séduire les garagistes avec les

micro-réparations. « Un énorme potentiel reste inexploité dans le

domaine de ces réparations cosmétiques », insiste Giuseppe Ciappa.

« Nous estimons qu’il est compris entre 300 et 400 millions de francs

par an. » Le garagiste peut faire des affaires intéressantes pour un

investissement réduit.

« Ce sont de petites rayures ou bosses pour lesquelles l’automobiliste

ne se rend pas exprès chez un carrossier. Mais lorsqu’il amène

sa voiture au garage pour une révision ou un changement de pneus,

le garagiste peut lui en parler et lui proposer ces réparations. » À son

stand de la halle 7, André Koch présente le portail Carheal qui a été

spécialement développé pour de telles réparations non structurelles.

Un filtre à charbon actif permet de purifier l’air du garage. Giuseppe

Ciappa : « Le système est moderne, propre, efficace et a été récemment

certifié par la Suva. » <

André Koch AG

Giuseppe Ciappa, membre de la direction d’André Koch AG (à g.), et

Enzo Santarsiero, CEO.

Apollo Vredestein

Deux vainqueurs de tests et le grand absent

vredestein.ch

Non, Markus Brunner n’a pas pu présenter à Genève le Vredestein Quatrac

Pro, le nouveau pneu toutes saisons de Vredestein. Le 21 mars,

Vredestein fêtait son 110 e anniversaire à Baden-Baden et présentait son

nouveau produit haut de gamme lors d’un gala festif. Les pneus toutes

saisons sont tendance, y compris en Suisse alpine marquée par des

saisons bien délimitées. « De 2017 à 2018, les ventes de pneus toutes

saisons ont augmenté de 83 % en Suisse, même si elles partaient d’un

niveau modeste », affirme Markus Brunner. Pendant la même période,

les ventes de pneus d’été et d’hiver baissaient légèrement.

Le Country Manager Switzerland d’Apollo Vredestein décrit

le nouveau Quatrac Pro comme un « pneu toutes saisons dont les

propriétés hivernales dominent celles de l’été. C’est un bon compromis

vu ainsi ». Il n’est naturellement ni idéal ni dans l’intérêt des

garagistes que les automobilistes utilisent de plus en plus de pneus

toutes saisons. « Mais il y a des clients sensibles au prix qui veulent

économiser les coûts des changements de pneus et de l’hôtel à pneus.

Il vaut mieux qu’ils roulent avec des pneus toutes saisons qu’avec des

pneus d’hiver toute l’année. »

À Genève, Apollo Vredestein a présenté ses compétences globales

en matière de pneus, au premier rang desquelles figurent le Vredestein

Sportrac 5, qui a été distingué de la meilleure note, « fortement

recommandé », lors du test actuel des pneus d’été TCS (voir

AUTOINSIDE 03/19), ainsi que l’Apollo Altrust, le vainqueur du test

des pneus destinés aux véhicules utilitaires légers. <

Le vainqueur des tests dans la gamme : Markus Brunner, Country Manager

Switzerland d’Apollo Vredestein.

24 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

Auto-i-dat SA

Bonnes nouvelles pour le commerce automobile

auto-i-dat.ch

Sur son stand du Salon de l’auto, à Genève, Auto-i-dat AG a mis en avant

sa collaboration avec Carauktion, la plus grande place de marché B2B

en Suisse. Au cœur du processus : « ValueCheck », une application de Carauktion

qui scanne le permis de circulation, enregistre les données et le

kilométrage du véhicule et utilise la recherche via VIN d’Auto-i-dat AG.

Deux prix de valeur résiduelle (Carauktion et Auto-i-dat) en résultent,

donnant encore plus de sécurité au vendeur lors du calcul du prix.

Le produit phare du stand d’Auto-i-dat était cependant le Silver DAT 3,

un tout nouvel outil en ligne développé sur la base de la technologie

HTML-5 la plus récente. À Genève, Auto-i-dat a également annoncé que

l’entreprise participerait à la création de Cardossier, un projet qui enregistrera

les données d’un véhicule pendant tout son cycle de vie. Les

visiteurs du stand ont aussi pu découvrir la mise à jour du commerce

automobile d’Auto-i-dat avec le module de sécurité intégré.

Un des grands sujets de préoccupation d’Auto-i-dat, non seulement

au Salon de l’auto, mais aussi toute l’année durant, est la valeur résiduelle

des véhicules. Le brunch consacré à ce sujet, organisé pour les importateurs

et les fournisseurs de leasing et de flottes, a suscité beaucoup d’intérêt.

Auto-i-dat y a montré que la fiabilité des données repose sur un

mélange complexe entre les prix réels de vente et de reprise, une longue

expérience et un système d’algorithmes mis à jour en permanence. <

Au stand d’Auto-i-dat, à Genève, Wolfgang Schinagl a présenté plusieurs nouveautés

en lien avec les données des véhicules.

Invitation à l’Assemblée générale ordinaire

Jeudi, 16 mai 2019 | Kursaal Interlaken

Programme du jour

Dès 13 h 30 Arrivée des copropriétaires et des hôtes dans la salle

de congrès. Cafè et friandises.

Partie statutaire

15 h précises Début de l’Assemblée générale dans la salle de

congrès selon l’ordre du jour.

Programme complet de divertissement

Env. 16 h 30 Présentation du

conférencier extérieur Christian Gansch

Dès 17 h 30 Apéro riche

18 h 30 Début du dîner.

21 h 30 Fin de l’événement.

* Ordre du jour présenté sous réserve de son approbation par le Comité de l’ESA lors de sa

réunion du 4 avril 2019.

Ordre du jour de l’Assemblée générale de l‘ESA*

1. Ouverture de l‘Assemblée générale par le président

2. Hommage aux copropriétaires décédés

3. Procès-verbal de l‘Assemblée générale du 16. Mai 2018

4. Présentation et approbation du rapport annuel, des comptes annuels statutaires,

des comptes consolidés ainsi que des rapports de l’organe de révision

5. Affectation du résultat de l‘exercice

6. Décharge aux organes responsables

7. Mutations

7.1. Démissions

7.2. Élections au Comité de l’ESA

7.4. Élection de l’organe de révision pour l’exercice 2019

8. Résolution sur les propositions individuelles, selon l’art. 15 des statuts de l’ESA

9. Divers

esa.ch | esashop.ch


SALON DE L’AUTO

AutoScout24

Un paquet de 3,5 millions de données

autoscout24.ch

Pierre-Alain Regali, directeur d’AutoScout24 depuis novembre.

AutoScout24 fait également partie des participants du Salon qui

s’adressent aussi bien aux clients finaux qu’aux garagistes. L’Optimizer

Pro a été mis en avant pour ces derniers. Le développement

de l’Optimizer éprouvé permet au concessionnaire de définir le

prix optimal pour son produit. « L’outil regroupe plus de 3,5 millions

de données et offre ainsi une vue d’ensemble du marché »,

déclare Olivier Benoit, le responsable marketing. Si un garagiste

publie une annonce sur la plate-forme, le logiciel recherche les

offres comparables et aide le concessionnaire à créer une étiquette

de prix réaliste.

Le directeur du n° 1 suisse des plates-formes en ligne, Pierre-

Alain Regali, et son équipe ont présenté l’évaluation des prestataires

à leurs clients professionnels. Suite au contact avec le

concessionnaire, l’utilisateur peut lui accorder une note de 1 à 5

étoiles et ajouter un commentaire écrit décrivant son expérience.

Olivier Benoit : « La fonction permet à l’utilisateur de se repérer

et aide le concessionnaire à se positionner au mieux grâce à de

bonnes évaluations. » Ce dernier peut réagir aux commentaires et

ainsi dialoguer avec ses clients. Les évaluations que les clients ont

déjà déposées prouvent qu’ils apprécient les garagistes suisses. Olivier

Benoit : « 5 étoiles équivalent au maximum, la moyenne étant

de 4,3 étoiles. C’est un bon indicateur de la qualité et du sérieux

de la branche. » <

Aquarama Swiss SA

La propreté grâce aux barrières photocellulaires

aquarama.it/de

Frank Müller, directeur d’Aquarama Swiss AG.

Elle attire tous les regards au stand d’Aquarama : la Stargate S6, à laquelle

Frank Müller, le directeur d’Aquarama Swiss AG, se réfère avec fierté en

indiquant l’installation de lavage pour camions qui était présente sur le

stand, tout du moins sous forme de photo. « Les expériences tirées des VT

y ont été intégrées », dévoile M. Müller. Le premier système installé est

pratiquement en service continu et ne sert que de démonstrateur.

Il est très intéressant de pouvoir présenter des installations qui fonctionnent.

« Au début, de nombreux clients manifestent de l’intérêt pour

une installation intermédiaire », déclare M. Müller. Lorsque les besoins

sont identifiés, il devient toutefois évident que leurs désirs sont plus

poussés. « Ce sont surtout les barrières photocellulaires qui séduisent

bon nombre de clients car des installations équipées de la sorte sont

également capables de laver sans difficulté des véhicules munis de

coffres de toit, les SUV dotés d’une roue de secours à l’arrière ou les pickup.

» Elles constituent surtout un avantage qu’il ne faut pas sous-estimer

dans les installations qui fonctionnent sans personnel. « Les brosses de

toit ne savent pas détecter les volets latéraux, si bien que les pick-up

posent problème. »

Les diverses installations donnent toutes lieu à un résultat propre.

« Seule la durée de lavage du véhicule et son séchage varient », ajoute M.

Müller. C’est cette dernière phase qui compte beaucoup aux yeux des

clients. Il constate que les automobilistes suisses exigent de la qualité

et qu’ils sont prêts à y mettre le prix. Le portail Stargate S9 et le double

portail S111 sont donc les best-sellers d’Aquarama Swiss. <

26 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

Bopp Solutions SA

Solutions ingénieuses pour clés intelligentes

bopp-solutions.ch

En 2015, au CES de Las Vegas, BMW avait présenté sa clé à écran tactile.

Avec son écran de 2,2 pouces, elle ressemble à un petit smartphone

; elle informe le propriétaire du véhicule du niveau de carburant,

de la charge de la batterie ou de la date du prochain entretien. Aussi

conviviale soit-elle, cette clé high-tech pose deux défis aux garagistes :

elle n’a pas d’œillet et ne peut donc pas être entreposée dans l’armoire

à clés. L’écran demande, en outre, une attention spéciale : dans une

armoire avec un système d’éjection classique, le risque de dommage

est important, avec pour conséquence des clients mécontents. « Les

casiers conventionnels sont également risqués. En cas d’infraction, les

cambrioleurs savent que derrière chaque porte, il doit y avoir une clé »,

explique Jean-Claude Bopp de Bopp Solutions.

Il a présenté sa solution au Salon de l’auto : un casier de dépôt et

de récupération équipé d’un monte-charge. Le casier peut abriter 16 à

24 clés et est équipé de deux compartiments. Seulement après que le

client a saisi son code, un monte-charge mécanique transporte la clé

dans l’un des deux compartiments. « Si un voleur brise le compartiment,

il ne trouvera aucune clé, mais seulement du vide », ajoute en

souriant Jean-Claude Bopp.

Jusqu’à présent, seul BMW est équipé de clés à écran tactile. D’autres

constructeurs vont bientôt lui emboîter le pas, cela ne fait aucun doute.

Avec le casier à clés innovant de Bopp Solutions. <

Jean-Claude Bopp présente son casier de dépôt et de récupération dernier cri.

Robert Bosch SA

Bosch apporte un soutien complet aux garages

ch.bosch-automotive.com

Sandro Francescutto (à gauche) et Silvio Conconi de Robert Bosch.

Le marché des garages est en pleine mutation. Le service, une transparence

élevée, des prestations attrayantes et une approche individuelle des clients

sont des aspects qui gagnent en importance. De plus, la complexité des véhicules

augmente, tout comme les attentes des clients vis-à-vis des ateliers.

« Notre concept Bosch Car Service offre aux garages un soutien complet,

renforce leur compétitivité et accroît au final leur rentabilité », déclare Sandro

Francescutto, responsable des concepts de garage chez Bosch Suisse.

Depuis plus de 30 ans, les solutions de diagnostic innovantes de

Bosch facilitent le quotidien de l’atelier. Bosch présente à Genève des

nouveautés qui permettent aux ateliers d’organiser plus efficacement

leurs procédures et d’étendre leurs prestations. C’est notamment le cas

de la version logicielle Esitronic 2.0, qui optimise les processus de réparation

et de diagnostic, réduit les temps de passage et permet des mises

à jour en ligne continues. L’Esitronic est la pièce maîtresse du nouveau

testeur de diagnostic KTS 250, spécialement conçu pour une utilisation

simple et mobile en atelier. Un processeur puissant permet le démarrage

rapide du programme et des diagnostics rapides. Trois nouveaux appareils

ont été ajoutés à la gamme de produits destinés à l’entretien de la

climatisation. Grâce aux modèles ACS 663-Ri, ACS 663-P et ACS 653-P,

les travaux d’entretien entièrement automatisés effectués sur les systèmes

A/C R134a et R1234yf sont encore plus efficaces et peuvent même

être commandés via une application pour smartphone. La nouvelle fonction

brevetée « Deep Recovery » permet quant à elle d’atteindre un taux

de récupération du liquide de refroidissement supérieur à 99 %. <

AUTOINSIDE | Avril 2019 27


SALON DE L’AUTO

Brembo S.p.A.

Des freins hauts en couleur

brembo.com/de/

Tout a commencé il y a 25 ans avec les étriers

de freins rouges pour Porsche. Aujourd’hui, le

ton est donné : les étriers de freins de Brembo,

généralement jaunes ou rouges, n’embellissent

plus uniquement les voitures de sport allemandes.

L’expansion des jantes en métal léger

laisse apparaître les superbes étriers de freins.

L’horizon des couleurs a depuis longtemps dépassé

le trio noir, rouge et jaune. « À l’heure actuelle,

nous avons 120 couleurs en production »,

explique Michael Huster, directeur System Division

Market chez Brembo.

Au Salon de l’auto de Genève, le plus grand

nom des fabricants de freins au monde franchit

encore une étape : s’inspirant des domaines de

la mode, de l’art et du design, Brembo a dévoilé

son étrier multicolore. « Nous voulons montrer

ce qu’il est possible de faire, mais ces étriers

colorés ne sont pas prévus en production »,

explique M. Huster. En théorie, les garagistes

pourraient concevoir leurs propres étriers de

freins. « Il faut cependant un certain volume ;

en outre, la fonctionnalité et la sécurité doivent

être garanties. » <

Michael Huster, directeur System Division Market chez Brembo, rayonne en présentant ses étriers de

freins colorés.

Bucher AG Langenthal Motorex Lubrifiants

Une activité complémentaire lucrative

motorex.com/de-ch/

De plus en plus de véhicules à boite de vitesses automatique circulent

en Suisse. « Dès 50 000 kilomètres, il faut prévoir une vidange », explique

Peter Sulzer, Product Manager. « C’est une activité intéressante

pour les garagistes. » En effet, la vidange d’une boite automatique est

bien plus complexe que celle d’une huile de moteur. Pour une vidange

d’huile de moteur, il suffit d’ouvrir la vis de purge et de récupérer l’huile

qui s’écoule. Si on procède de la même façon sur une boite automatique,

environ 60 % de la vieille huile reste dans la boite. Pour y remédier, Motorex

a conçu un nouveau fluide, le Dynamic Fluid Controller Dynco.

Peter Sulzer : « Dynco permet de changer entièrement l’huile de la boite

de vitesses dans un processus dynamique. La purge et le remplissage

en parallèle de la boîte s’effectuent automatiquement, sans qu’il ne soit

nécessaire de surveiller l’opération. En fonction des boites de vitesses,

la manœuvre dure entre trois et huit minutes. Des additifs d’entretien

et de nettoyage sont également ajoutés.

Sous le slogan « The World of Motorex », le fournisseur de produits

lubrifiants de Langenthal a présenté toute sa gamme dans la halle 7. En

vedette, la moto GP de l’Espagnol Pol Espargaro et une KTM X-Bow aux

couleurs de Motorex ont trôné sur le stand. <

Le Product Manager Peter Sulzer a présenté sur un vaste emplacement de la

halle 7 « The World of Motorex ».

28 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

Cooper Tires

Une découverte nommée Discoverer

coopertire.de

Lors du « Tire Cologne » de juin dernier, Cetin Demirciler avait présenté

en avant-première le nouveau Discoverer AT3 de Cooper Tires.

À peine neuf mois plus tard, au Salon de l’auto de Genève, le directeur

général pour la Suisse du fabricant de pneus américain était tout sourire

en évoquant ce pneu dédié aux SUV. « Il se vend comme des petits

pains. Rien que durant les deux mois qui ont suivi Cologne, on en a

vendu 5000. »

Cooper Tires a partagé son stand de la halle 1 avec Chelsea Truck

Co. qui appartient au designer automobile Afzal Kahn. Les deux voitures

customisées, qui n’avaient plus que la forme en commun avec le

modèle d’origine Land Rover Defender, s’inséraient parfaitement dans

la success-story du pneu Discoverer.

Cetin Demirciler a dévoilé le nouveau Discoverer Allseason, un

pneu toutes saisons portant le symbole du flocon de neige, ainsi que

la série exclusive Cooper DC CS Sport Ltd. Edition, produite à seulement

200 exemplaires. DC signifie David Coulthard : l’ex-pilote de

Formule 1 (Williams, McLaren, Red Bull), ambassadeur de la marque

Cooper Tires, a donné son nom à ce pneu de grande qualité de milieu

de gamme. Sur le pneu, son nom apparait majestueusement aux côtés

d’un petit carreau écossais, un clin d’œil à ses origines. David Coulthard

a en effet grandi à Twynholm, au sud de l’Écosse.

Également présent sur le stand : le Cooper Zeon CS Sport. Une valeur

sûre, qui avait reçu la meilleure appréciation (« très recommandé

») au test 2017 du TCS, catégorie pneus d’été. <

Limitée à 200 exemplaires : au Salon de l’auto, Cetin Demirciler a présenté la

série Cooper DC CS Sport Ltd. Edition.

Otto Christ SA

Des mousses de rêve pour le lavage automobile

christ-ag.com

Et si des mousses pouvaient donner envie de laver plus souvent

sa voiture ? « Il y a peu, je suis passé dans un parc de lavage à Memmingen,

près de la maison-mère », raconte Markus Tschuran, responsable

de filiale et du service chez Otto Christ AG Suisse. « Le parc est

illuminé et scintille dans la nuit. C’est joli, on a envie d’y revenir. » Rien

d’étonnant donc à ce que ce « Wash Vegas » attire une foule de clients.

Ces derniers adorent les nouvelles lances « Foam Splash » qui enveloppent

la voiture d’une mousse à l’odeur enchanteresse. « Cette

lance fonctionne au moyen de basse pression, et peut même être utilisée

par les enfants », explique M. Tschuran. « J’ai observé moi-même

un petit garçon qui prenait visiblement beaucoup de plaisir à faire

mousser la voiture de son père. » Cette mousse n’est pas seulement

spectaculaire, et ne fait pas que sentir bon : elle enlève aussi très bien

la crasse. Et l’éclairage à LED exerce une séduction supplémentaire.

« Nous constatons une nette hausse de la demande : les gens veulent

le même équipement », indique M. Tschuran. Les exploitants de la

station de lavage ont enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires.

« Nous proposons des kits que nous pouvons ajouter à nos propres

installations », précise M. Tschuran, en soulignant que l’investissement

est vite amorti. <

Jean-Philipp Kern (à g.) et Markus Tschuran ont présenté à Genève un système

de lavage automobile fait d’éclat, de scintillement et de mousse.

AUTOINSIDE | Avril 2019 29


SALON DE L’AUTO

Derendinger SA

Offres attrayantes, financement inclus

derendinger.ch

Maja Kaufmann, responsable de marque Derendinger.

Responsable de marque Derendinger, Maja Kaufmann a présenté à ses

clients des actions attrayantes, « valables au Salon seulement ». Elle est

satisfaite des ventes réalisées pendant l’exposition genevoise. Derendinger

y a proposé des nouveautés en termes de produits, mais aussi

de financement : les équipements de garage et les appareils peuvent désormais

être obtenus en leasing. Maja Kaufmann : « Cela permet à nos

clients de gérer leurs liquidités de manière plus flexible. » Ce nouveau

moyen de financement a été très bien reçu par les clients. Pendant

le Salon de l’auto, Derendinger a même proposé un leasing à 0 % sur

certains produits.

Par rapport à 2018, le stand a gagné 66 m², ce qui a permis à Maja

Kaufmann et à son équipe de présenter des appareils pour le diagnostic

et le calibrage des systèmes d’assistance à la conduite de la marque

Texa. Nouveauté dans l’offre de Derendinger : l’imposant élévateur

électrohydraulique vertical à ciseaux Ravaglioli RAV8055. Capable de

lever jusqu’à 5,5 tonnes, il est conçu pour les voitures de tourisme et les

véhicules utilitaires légers.

Une nouvelle marque de pneus a également été exposée au Salon :

Kleber, fabriquée par Michelin, vient compléter l’assortiment de l’entreprise.

Maja Kaufmann : « Cette marque haut de gamme du segment écologique

convient très bien à Derendinger. » Dans le domaine des outils

aussi, Derendinger a étoffé son offre : à côté de Beta, l’entreprise propose

désormais les produits Beta-Easy, qui marient qualité et petits prix. <

Energie 360°

Nouveautés mondiales pour l’électromobilité du futur

ewb.ch

L’électromobilité a besoin de solutions astucieuses en matière de recharge.

Energie 360° a présenté deux nouveautés mondiales qui façonneront

l’avenir : une station de recharge avec « Power-Split » et une station

de recharge bidirectionnelle qui transforme la voiture électrique

en accumulateur. Les mots d’ordre d’ Energie 360° sont innovation,

énergies renouvelables et sources d’énergie écologiques. L’entreprise

fournit du gaz naturel/biogaz à environ 40 communes ; elle conçoit,

construit et exploite des solutions énergétiques pour la chaleur, le

froid et l’électricité et investit dans des stations-service de gaz et des

stations de recharge électriques.

Elle a présenté deux nouveautés mondiales au Salon : la station de recharge

avec Power-Split d’Evtec est la première station au monde à développer

une recharge de deux fois 25 kW en courant continu. Cette station

de recharge DC est l’infrastructure idéale pour la nouvelle génération de

voitures électriques propulsées par du courant continu écologique. Les voitures

électriques plus anciennes peuvent aussi y être rechargées (22 kW

AC). La nouvelle station de recharge bidirectionnelle « sospeso&charge »

d’Evtec se sert des véhicules électriques comme accumulateurs tampons

pour y stocker l’électricité solaire. Elle peut y puiser de l’électricité au moment

opportun, le soir par exemple, lorsqu’un immeuble consomme beaucoup

d’électricité à l’heure du repas. Cette solution accroît l’autarcie d’un

bâtiment et s’avère judicieuse compte tenu du nombre croissant d’installations

photovoltaïques en exploitation. Sur son stand, dans la halle 2,

Energie 360° en a fait la démonstration avec une Nissan EV 200 Evalia. <

Marco Piffaretti, responsable de la mobilité chez Energie 360°, a présenté deux

nouveautés mondiales à Genève.

30 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

ESA

Hospitalité et réseautage sur la piazza

esa.ch

Cette année encore, le CEO Giorgio Feitknecht et son équipe ont invité leurs

clients et copropriétaires en VIP sur la piazza ESA.

Pour la dernière fois peut-être, clients et copropriétaires d’ESA ont pu,

pendant toute la durée du Salon, s’arrêter un moment sur la piazza, y

croquer un morceau, se désaltérer et discuter avec leurs collègues de

la branche. Matthias Krummen, responsable Management Services et

Communication, laisse planer le mystère : « Nous ne savons pas encore

si nous proposerons une piazza en 2020 ».

ESA a profité de la grande taille de son stand pour présenter toute

la gamme de ses prestations. La pièce maîtresse de l’exposition était la

dernière génération du pneu ESA Tecar. « Ce pneu dynamique, conçu

pour les garages, est sans aucun doute la star de notre stand cette année

», indique Matthias Krummen. « ESA Tecar est une ‹ marque forte ›

qu’on ne trouve que chez les garagistes : il est impossible de l’acheter

sur Internet. » Le deuxième point fort de 2019 était le centre de compétence

en technologie automobile, avec lequel ESA assiste les garages

dans les domaines du diagnostic et du calibrage des systèmes d’assistance

à la conduite.

Les concepts de garage éprouvés Le Garage (qui souffle cette année

ses 20 bougies), Checkbox et Bosch Car Service se sont vus compléter

par deux nouveaux modules : le module Spécialiste du pneu s’adresse

aux garages spécialisés dans la vente, l’entreposage et le service dans

le domaine des pneus et des roues, et le module Vintage Partner soutient

les garagistes qui se consacrent à la réparation et à l’entretien des

voitures de collection. <

Appareils de service automobile Gassner AG

Un stand qui fête son anniversaire

gassnerag.ch

Thomas Küderli, directeur de Gassner AG, avec la machine de nettoyage des

pneus à ultrasons deTiresonic.

Parler d’un anniversaire en ce qui concerne l’entreprise Gassner AG

et son directeur Thomas Küderli, c’est être nettement en deçà de la

réalité : « Gassner AG existe depuis 40 ans, j’y travaille depuis 30 ans,

et je la dirige depuis 20 ans », précise ce vieil habitué du Salon en

guise d’introduction. L’entreprise a fêté son 40 e anniversaire par un

grand concours dans lequel pas moins de 40 prix attrayants étaient

à gagner. Hormis le prix principal, un week-end en Forêt-Noire avec

des excursions en voiture de collection, il était surtout possible de

remporter de nouveaux produits et des formations au montage des

pneus. « Quand nous avons lancé ces formations, beaucoup ont ricané

en sous-entendant que tous les mécaniciens savent comment

changer des pneus », se souvient Thomas Küderli. C’était sans doute

le cas, jusqu’à ce que de plus en plus de pneus runflat arrivent sur

le marché. « Nous montrons aux participants comment monter et

démonter ces pneus sans devoir utiliser la force, et surtout sans endommager

ni le pneu, ni la jante, ni la valve. »

Le stand de Gassner, situé dans la halle 7, a fait la part belle aux

marques Beissbarth et Butler. L’appareil de géométrie Beissbarth 3D

fait toujours partie des meilleures ventes, indique Thomas Küderli,

« parce que c’est le seul appareil à posséder un système mobile

de compensation du voile de jante ». Les machines de montage des

pneus et d’équilibrage de Butler sont nouvelles dans l’assortiment.

Commentaire du CEO : « Nous suivons les deux marques et sélectionnons

ce qu’elles ont de meilleur. » <

AUTOINSIDE | Avril 2019 31


SALON DE L’AUTO

Gesag Garage Service SA

Travail et service sur mesure

« Nous misons sur ce qui a fait ses preuves et l’ajustons », explique Monika

Bösch, directrice de Gesag. Tout est fabriqué sur mesure, c’est

l’un des atouts de l’entreprise familiale. « Nous produisons des bancs

d’essai de freinage et des plates-formes élévatrices selon les souhaits

des clients », complète Tom Stewart, représentant de la troisième génération

aux rênes de Gesag, en montrant les équipements de garage

présentés au Salon de l’auto. Le service est capital pour Gesag. « Seul

gesag.ch

un service impeccable permet de vendre », Monika Bösch en est persuadée.

La fille du fondateur Hans Bösch est satisfaite de l’année en

cours : « Nos cahiers de commandes sont bien remplis. Notre service

est très apprécié. » Les ponts de levage ont toujours du succès : « Nous

sommes n° 1 sur le marché de la rénovation des ponts de levage. C’est

notre spécialité », souligne Tom Stewart. <

Une entreprise familiale qui a de l’avenir : l’équipe Gesag avec Tom Stewart (tout à g.) et la directrice Monika Bösch (4 e depuis la g.).

Goodyear Dunlop

La vision de la voiture volante autonome

goodyear.eu/corporate/de

Jürgen Titz, président de la direction DACH chez Goodyear, présente le pneuconcept

Aero.

Au Salon de l’auto, Goodyear se penche traditionnellement sur un

avenir plausible, comme avec le pneu à billes Eagle 360 Urban en

2017 ou le pneu-concept Oxygene en 2018. Cette année, le fabricant

américain a présenté un produit futuriste, le Goodyear Aero, et ainsi

montré sa vision de voitures volantes autonomes de demain. L’Aero

fonctionne, d’une part, comme un pneu normal destiné à une voiture

qui se déplace sur la route et peut, d’autre part, servir de rotor permettant

à la voiture de voler grâce à la portance qu’il génère. « Les entreprises

du marché de la mobilité pensent aussi aux déplacements

verticaux lorsqu’elles veulent résoudre les problèmes liés au trafic urbain

et à nos routes surchargées. Dans ce contexte, notre travail sur

des technologies de pneu et des matériaux avancés nous a conduit à

une roue qui sert à la fois de pneu ordinaire sur la route et de système

de propulsion dans l’air », a déclaré Chris Heisel, Chief Technology

Officer, lors de la conférence de presse de la première journée

des médias.

L’Aero, un pneu sans air, présente une structure non pneumatique

suffisamment flexible pour amortir les chocs lorsque la voiture roule

sur la route mais assez solide pour tourner si vite que les pales du

rotor génèrent de la portance verticale. Les structures non pneumatiques

sont d’actualité bien qu’elles semblent relever de la science-fiction

: elles font en effet déjà partie des axes de développement réels

chez Goodyear, tout comme les pneus intelligents. <

32 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

Hella Gutmann Solutions

swiss.hella-gutmann.com

Immenses développements et utilisations mobiles

Jean-Paul Nicolier, Managing Director de Hella Gutmann, montre un Mega

Macs 77 devant le CSC-Tool mobile.

La Mercedes noire n’était pas au stand Hella Gutmann par hasard.

« Nous avons développé avec le constructeur un appareil de réglage de

phares parce que Mercedes utilise un autre concept pour ses optiques

LED », déclare Jean-Paul Nicolier, le Managing Director. C’est pourquoi

Hella Gutmann a invité tous les ateliers Mercedes à Genève pour leur

montrer la nouvelle solution.

Hella Gutmann a également présenté ses appareils de diagnostic

éprouvés, le « Mega Macs 77 » bénéficiant d’une mise à jour complète.

« C’est un énorme développement », promet M. Nicolier. « Avec la prochaine

mise à jour logicielle de l’automne 2019, le Mega Macs 77 profitera

de nouveaux habits et proposera des diagnostics de véhicule en

une dimension. »

Hella Gutmann présente le CSC-Tool mobile. « Il s’agit d’une solution

portable pratique permettant d’étalonner les systèmes de caméras

et de radars de dispositifs d’assistance à la conduite quel que soit le

lieu », affirme M. Nicolier. Le CSC-Tool mobile assure la même précision

que l’appareil pour atelier fixe et répond ainsi aux exigences les

plus strictes des constructeurs, pour autant que la surface d’exposition

soit plane. Il est bien plus léger que sa variante fixe et peut être monté

et démonté par une seule personne en quelques étapes. Il est constitué

de trois éléments essentiels : un support inférieur, un cadre supérieur

et une barre d’ajustement avec miroirs escamotables. Les tableaux

d’étalonnage de grandes dimensions pour les caméras frontales sont

en partie pliables. <

Hirschi SA

Hirschi attèle tout

hirschi.com

Hirschi AG, à Brügg, dans le Seeland biennois, propose une gamme

de 1500 attelages de remorque pour pratiquement toutes les voitures

de tourisme et tous les véhicules utilitaires. « Nous sommes le plus

important fournisseur d’attelages de Suisse », affirme son directeur,

Stephan Marty, non sans fierté. 95 % des clients de Hirschi sont des

garages, les particuliers ne représentant que 5 %.

Stephan Marty et son équipe importent des attelages de remorque

des marques Westfalia, MVG et Aragon. Hirschi AG est en outre

importateur général d’attelages de remorque Rockinger ainsi que de

sellettes d’attelage et de béquilles Jost. Bien que la gamme soit gigantesque,

il arrive que les clients ne trouvent pas le dispositif qu’il leur

faut. « Ce qui n’existe pas, nous le fabriquons », affirme S. Marty. De

nouveaux produits et de nouvelles fabrications spéciales sont dessinés

en 3D par CAO, testés en simulateur pour identifier les éventuels

points faibles puis fabriqués dans la fonderie de l’entreprise. Deux soudeurs

travaillent sur la production en interne mais montent et câblent

aussi directement dans les garages des clients. « Ou alors, le garagiste

nous amène les véhicules à Brügg », ajoute Stephan Marty.

Le stand de Hirschi AG dans la halle 7 du Salon de l’auto était

consacré aux VT. Les conducteurs d’utilitaires trouveront ensuite leur

bonheur du 14 au 17 novembre au salon Transport-CH à Berne. <

« Le n° 1 suisse » : Stephan Marty, directeur de Hirschi AG.

AUTOINSIDE | Avril 2019 33


SALON DE L’AUTO

Hostettler Autotechnik SA

« Pour que les garagistes n’aient plus peur »

autotechnik.ch

Le stand de Hostettler Autotechnik AG a gagné 200 m² par rapport

à 2018. L’équipe de Marcel Stocker, responsable Automotive, a utilisé

l’espace supplémentaire pour montrer aux clients de Hostettler

les possibilités de l’étalonnage de systèmes d’assistance à la conduite.

« Nous voulons que les garagistes n’aient plus peur de cette thématique

», déclare Marcel Stocker.

La Seat Leon, sur laquelle l’étalonnage a été réalisé, a également

permis de présenter aux garagistes intéressés les galeries de toit et

les porte-vélos de la marque Atera. M. Stocker : « Le garagiste profite

ici d’affaires supplémentaires intéressantes. » Hostettler distribue les

produits de la marque allemande en exclusivité en Suisse.

La technique de diagnostic, pour laquelle Hostettler couvre toute

la palette avec Texa, Conti et Delphi et forme ses clients, a été mise en

avant sur le stand. « Nous voulons non seulement vendre des produits

mais aussi du savoir-faire », poursuit Marcel Stocker.

Motul Evo, une offre complète de services pour les boîtes de

vitesses automatiques DSG et CVT, que Hostettler a présentée dans

la halle 7, est captivante dans ce contexte. Bien que les mérites des

boîtes automatiques soient souvent vantés parce qu’elles ne nécessiteraient

pas d’entretien, le garagiste peut, là encore, marquer des points

auprès de ses clients. M. Stocker : « Le rinçage et la vidange des boîtes

automatiques ne figurent que rarement dans le plan d’entretien. Mais

lorsqu’on propose ce service au client, il peut vraiment se rendre

compte du résultat. » <

« Des affaires supplémentaires intéressantes » : Marcel Stocker présente le

coffre de toit et le porte-vélos d’Atera.

Karl Ernst SA

Plus petites, plus maniables, plus puissantes

karlernstag.ch

Markus Ernst avec un chariot à outils de la maison Hazet.

Dans les garages, la tendance aux outils de grande qualité se poursuit,

conséquence de cela, la demande pour la marque Hazet est importante.

« Le fabricant a commercialisé de nouvelles visseuses, qui

sont encore plus petites, plus maniables et plus puissantes », affirme

Markus Ernst, membre du conseil d’administration de Karl Ernst AG.

La 9012 M-1 a une performance de 1200 Nm et la 9012 MT, qui ne

mesure que 10 cm, peut même atteindre les 1400 Nm. « Les garagistes

nous demandent les visseuses les plus résistantes de notre gamme,

même s’ils sont conscients qu’elles coûtent peut-être plus cher. »

Les clés dynamométriques sont également très demandées. « Nous

en avons une nouvelle série dans notre assortiment. Elles sont maintenant

indispensables à l’assurance qualité. Selon les consignes des

fabricants, quasiment toutes les vis doivent être serrées avec une clé

dynamométrique. C’est bien sûr particulièrement important pour les

roues », explique M. Ernst.

Sur le stand de Karl Ernst AG, les garagistes ont aussi l’occasion

d’inspecter les chariots à outils. « Ils ouvrent les tiroirs, évaluent leur

poids et la qualité des roulements », poursuit M. Ernst. Le fait de pouvoir

prendre les outils en main et d’observer la sensation est également

très apprécié. « Nous constatons que les garagistes ont une préférence

pour la qualité. Les maîtres d’apprentissage achètent aujourd’hui des

outils plus coûteux pour leurs apprentis, et ce pour deux raisons principales

: premièrement, les outils de qualité s’abîment moins et deuxièmement,

les apprentis en prennent davantage soin. » <

34 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

Kärcher SA

D’un grand intérêt pour la Suisse

kaercher.ch

En mai 2018, il était à l’honneur à l’Uniti

Expo de Stuttgart sur le stand de Kärcher : le

« Klean !Star iQ ». Et c’est à Genève que la toute

dernière génération de portiques de lavage a

été présentée pour la première fois en Suisse.

« Le lancement sur le marché suisse est très

intéressant », affirme Marcel Sutter, responsable

du marketing de Kärcher Suisse SA.

« Les Suisses connaissent bien l’importance

de la qualité qui caractérise précisément cette

installation. » Le portique moderne séduit

surtout par ces quatre caractéristiques : nettoyage

des roues sophistiqué, sécheur haute

performance, brosses latérales intelligentes

et brevetées et design personnalisable. « En

plus d’être très esthétique, l’installation procure

un véritable atout concurrentiel à l’exploitant

en raison de sa grande efficacité »,

affirme Marcel Sutter d’un ton convaincu. La

nouveauté a été dévoilée en mai dernier et

les premières expériences faites sur le terrain

peuvent maintenant être partagées.

À Genève, les visiteurs ont pu voir de leurs

propres yeux la fonctionnalité du portique de

lavage. « Nous exposons à dessein l’installation

en marche, même si ce n’est qu’un lavage

à sec, explique Marcel Sutter. Les garagistes

viennent à Genève pour découvrir des biens

d’investissement que l’on ne peut pas exposer

et présenter dans un showroom. » <

L’équipe de Kärcher à Genève avec Marcel Sutter, responsable du marketing (à gauche) et Karl Steiner, directeur

général (au milieu).

Klaus SA

Réparer est plus écologique que remplacer

klaus-ag.ch

L’équipe de Klaus AG à Genève : le directeur Baskim Begzati, le chef de production Christian Hess et Patrick

Grosse, responsable pour la Suisse romande.

La société Klaus AG a profité de sa présence

dans la halle 7 pour montrer ses services

dans la révision de composants de moteur,

mais aussi pour faire des démonstrations pratiques.

Ainsi, un comparateur pour la course

d’ouverture de l’injecteur diesel et un banc

d’essai pour des injections d’essence étaient

exposés sur le stand. « Nous aimerions permettre

aux visiteurs de mieux comprendre

ces services ainsi que tout le travail et le savoir-faire

qu’ils nécessitent », explique Christian

Hess, chef de production.

Et le directeur Baskim Begzati d’ajouter :

« La satisfaction des besoins de nos clients

passe en principe toujours par deux questions

: qui peut le faire ? Combien de temps

faut-il compter ? En Suisse, nous sommes

le seul prestataire à proposer des révisions

de composants de moteur d’un tel niveau de

complexité. Le développement durable est

au cœur du sujet. C’est dommage de jeter ce

qui est réparable. Klaus AG apporte donc sa

contribution. »

Pas moins de 75 collaborateurs travaillent

pour le compte de Klaus AG dans toute la

Suisse. La plupart d’entre eux sont dans la

maison depuis longtemps, affirme Christian

Hess, qui explique ensuite pourquoi c’est

aussi important : « Pour réparer une pompe à

injection ou un injecteur diesel, il faut avoir

au moins cinq ans d’expérience. » Au siège de

Rickenbach (SG), moins de sept bancs d’essai

diesel sont encore en service. La société Klaus

AG est la seule en Suisse à disposer d’une

salle blanche pour la maintenance des composants

diesel. Christian Hess : « Ici, nous vérifions

et réparons des composants de toutes

les marques. » <

AUTOINSIDE | Avril 2019 35


SALON DE L’AUTO

KSU A-Technik SA

Sous le signe du développement

ksu.ch

Un nouveau Corporate Design pour le 40 e anniversaire : l’équipe de KSU A-Technik sur le stand de la halle 7.

KSU A-Technik fêtera ses 40 ans d’existence en 2019. Parallèlement

aux équipements de garage, aux installations de lavage et à l’outillage,

KSU A-Technik est fière de son « service à 360 degrés », comme

l’explique le directeur Ferdinand Smolders, responsable du marketing.

« Le sens du service est dans notre ADN, il est ancré dans toute notre

infrastructure. Chez nous, le client trouve tout d’un seul tenant. »

Ainsi, pas moins de 20 monteurs spécialisés dans les équipements

de garage travaillent pour le compte de KSU A-Technik.

KSU A-Technik, présente pour la dernière fois dans la halle 7 du

salon de longue durée, a exposé son assortiment de marques, telles

qu’Istobal, Hunter, Snap-on ou Maha, dont elle est le distributeur exclusif

en Suisse. Ferdinand Smolders : « Ces partenaires ont contribué

à notre croissance. » Le 1 er mars, KSU A-Technik a, en outre, renforcé

sa compétence dans le domaine du lavage et de l’entretien avec le

rachat de la branche Car Wash du fabricant suisse Moog Cleaning

System, spécialisé dans les places de lavage self-service.

La marque Hunter était elle aussi sous les feux des projecteurs,

avec des produits pour le service des pneus et la mesure des essieux.

Zorica Savovic : « Hunter offre un système fermé et automatisé et garantit

un retour sur investissement élevé. » <

KW Automotive SA

Abaissement individuel à grande échelle

kwsuspensions.ch

« Les abaissements individuels sont un complément d’activité pour

les garagistes », explique Peter Banz, directeur de KW Automotive

(Schweiz) AG. Pour étayer cette affirmation, il est venu présenter à Genève

les produits KW DDC Plug & Play et les kits de ressorts filetés KW.

Pour de nombreux conducteurs de véhicules premium, le KW

DDC Plug & Play apporte un grand avantage avec son système de

suspensions adaptable. Jusqu’à présent, lors d’un abaissement individuel,

ils devaient faire des compromis et souvent même renoncer à

des systèmes de contrôle actifs qu’ils avaient pourtant payés en plus.

Grâce aux suspensions filetées Plug & Play KW, ils peuvent associer

la commande de leur système d’amortisseurs de série à un abaissement

en continu et à la dynamique de conduite d’une suspension

filetée KW. Lors de l’installation, les jambes de force en série sont

simplement remplacées par des jambes KW usinées en inox « Inox-

Line » et les amortisseurs KW adaptables sont reliés à l’électronique

de bord en série par les connecteurs originaux du fabricant.

Pour les garagistes, les kits de ressorts filetés KW utilisés pour

abaisser le véhicule en combinaison avec les amortisseurs de série sont

aussi intéressants, car ils permettent d’adapter individuellement la

hauteur à l’intérieur de la plage de réglage contrôlée. Peter Banz : « Ces

kits de ressorts filetés KW sont également disponibles pour des modèles

compacts tels que la VW Golf, la Seat Leon ou l’Audi RS3. Ils sont

avantageux et donc abordables pour les jeunes, et représentent un vrai

potentiel pour le marché de masse. » <

« Un complément d’activité pour les garagistes » : Peter Banz, directeur de KW

Automotive (Schweiz) AG.

36 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

Lemania Energy

Tout ce qu’il faut pour les batteries

lemania-energy.com

On peut dire que le stand de Lemania Energy

stimule véritablement les visiteurs : « Notre

assortiment compte près de 25 boosters »,

explique Saul Ferreira, responsable pour

les pays de la péninsule Ibérique et le nord

de l’Europe. « Nous avons vraiment tout ce

qu’il faut pour les batteries. » Tous les produits

sont développés et fabriqués en Suisse.

L’entrepreneur portugais souligne que la qualité

suisse est très demandée sur le marché.

« Nous avons des produits pour les professionnels

et pour les clients finaux. Le service

est une priorité à nos yeux : nous pouvons

également fabriquer rapidement des boosters

sur mesure. » Tous les produits possèdent des

caractéristiques identiques.

Lemania Energy a fabriqué son premier

booster il y a 23 ans, et s’est depuis spécialisée

dans ce domaine. « Nos ingénieurs travaillent

tous les jours pour que nous puissions

fabriquer exactement ce dont les clients ont

besoin. La qualité est notre meilleur investissement

pour l’avenir », déclare Saul Ferreira. <

Luginbühl Fahrzeugtechnik SA

luginbuehl-ag.ch

Ponts élévateurs australiens pratiques pour les carrosseries

Erhard Luginbühl s’installe sur l’élévateur Cartar importé d’Australie.

S’intéresser aux contrées lointaines permet aussi de découvrir des nouveautés.

C’est en tout cas l’avis d’Erhard Luginbühl, directeur de l’entreprise

Luginbühl Fahrzeugtechnik AG : « Il est intéressant de voir comment

les garages fonctionnent au Japon, en Thaïlande ou en Chine.

Là-bas, les ateliers sont des lieux d’échange, et même des garderies

pour les enfants. » Des idées qu’E. Luginbühl souhaite transmettre à

ses clients : « Nous accueillons leur point de vue et leur présentons de

notre côté de nouvelles manières de travailler. »

Comme les années précédentes, l’entreprise Luginbühl est venue à

Genève avec très peu de produits. « Nous pourrions exposer mille et

un produits, mais il manquerait quand même probablement le bon »,

explique l’entrepreneur avec le sourire. « Nos atouts sont la planification

et le service : c’est là-dessus que nous souhaitons nous concentrer.

» C’est aussi la raison pour laquelle la planification virtuelle par

CAO est au cœur des discussions qui se déroulent sur le stand.

E. Luginbühl y présente une toute nouvelle plate-forme élévatrice, surtout

très utile pour les carrossiers : « Nous importons les élévateurs Cartar

d’Australie ». Cette plate-forme élévatrice mobile permet de soulever

une voiture endommagée depuis le sol et de la déplacer en toute sécurité

dans l’atelier en la maintenant en hauteur. « Elle possède un système de

levage des roues automatique et accroît ainsi l’efficience des processus en

atelier. » E. Luginbühl est persuadé que même les petits garages peuvent

tirer leur épingle du jeu et être promis à un bel avenir s’ils sont bien équipés

et jouent la carte de la compétence et de la sympathie. <

AUTOINSIDE | Avril 2019 37


SALON DE L’AUTO

Matik SA

L’entretien est important et économique

matik.ch

En tant que pays habitué à la distribution, la Suisse a quelques

spécificités en matière de transport : près de 70 % des véhicules

utilitaires suisses disposent d’un hayon élévateur qui facilite le

chargement et le déchargement. « Mais on en parle peu, et pendant

longtemps les ateliers n’en étaient pas forcément conscients, car

c’est précisément un phénomène typiquement suisse », affirme René

Wasem, responsable marketing et gestion de produit. C’est pourquoi

il a profité des discussions du Salon de l’auto pour renforcer cette

prise de conscience, d’autant plus que les constructeurs de véhicules

en avaient reconnu la nécessité. René Wasem a émis cette recommandation

: « Comme les hayons élévateurs sont beaucoup utilisés,

ils doivent être entretenus régulièrement, idéalement chaque année

». Matik propose des pièces de rechange et d’usure pour toutes

les marques. Et René Wasem est persuadé que pour les garagistes de

véhicules utilitaires, cela peut être une bonne affaire puisque, pour le

propriétaire d’un véhicule, le bon fonctionnement de ce dernier a une

importance économique.

Matik a par ailleurs présenté son nouveau partenariat consolidé

avec KS Tools. René Wasem : « Notre catalogue d’outils dédié au

domaine des utilitaires compte 400 pages. » De plus, la boutique en

ligne sera améliorée. Matik a également présenté ses innovations en

marge du Salon de l’auto, dans le cadre d’une manifestation à laquelle

la marque avait convié une trentaine de clients. <

René Wasem (à droite) sur le stand avec Baskim Begzati, directeur de Matik.

Michelin Suisse SA

Durable et résistant

Scott Clark, CEO de Michelin Amérique du Nord, a présenté avec fierté le

Michelin Pilot Sport 4 SUV au Salon de l’auto.

michelin.ch

Après une longue interruption, Michelin est revenu au Salon de l’auto.

Et quel retour ! Sur l’ancien emplacement de Ford, le fabricant de pneus

français a présenté ses deux nouveautés mondiales et invité les visiteurs

du Salon à admirer ses modèles sur une Porsche 911. « Genève

est un salon automobile très particulier », complimente Scott Clark,

CEO de Michelin Amérique du Nord.

Les bolides ultrapuissants et les nouveautés n’ont pas échappé non

plus à Scott Clark, qui rappelle toutefois que « leur performance n’est

bonne que si le contact de la voiture avec la route est bon, donc si les

pneus sont capables de transmettre cette performance au sol ». Michelin

a présenté son pneu Michelin Pilot Sport 4 SUV, doté de qualités « telles

qu’exigées par les véhicules lourds et de grande taille : le modèle est

conçu pour durer, il est résistant, sûr et possède une bonne adhérence ».

Pour concevoir leurs dernières générations de pneus, les développeurs

de Michelin intègrent les connaissances acquises lors des compétitions

mondiales. Michelin est également équipementier de Formule E. « Le

pneu SUV s’avère excellent au freinage sur chaussée sèche et mouillée,

meilleur que ses concurrents », souligne fièrement Scott Clark. Le Michelin

Pilot Sport 4 SUV est disponible en 53 tailles différentes.

Le Michelin Pilot Sport Cup 2 R, testé sous toutes ses coutures sur la

célèbre Boucle nord, est un pneu sportif. « C’est le seul pneu de course autorisé

dans le trafic routier », indique Scott Clark. Non moins passionnant

est le projet « Michelin Track Connect » : grâce à une puce intégrée au

pneu, les données sont directement consultables sur un smartphone. <

38 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

Pirelli

Tout tourne autour du P Zero

« Les mêmes performances en hiver qu’en été » : tel est l’objectif de Matteo

Battaini, responsable du marketing stratégique de Pirelli, avec le nouveau pneu

P Zero Winter.

pirelli.ch/tyres/de-ch

Au Salon de l’auto, Pirelli a présenté le pneu P Zero Winter : « Nos

clients exigent les mêmes performances en hiver qu’en été », explique

à AUTOINSIDE Matteo Battaini, chef du marketing stratégique de la

marque italienne. « Ils veulent pouvoir rouler en voiture de sport en

hiver aussi, quand l’asphalte est froid et mouillé. » Autre nouveauté

présentée à Genève : le « Track Adrenaline ». Ce système, conçu pour la

course, se compose d’un boîtier électronique qui se monte simplement

dans la voiture, de l’application P Zero Track Adrenaline et des pneus

P Zero Trofeo R munis de capteurs internes. Le boîtier communique

avec l’application par wi-fi et associe la télémétrie aux données des

pneus pour informer le conducteur du moment opportun pour chauffer

les pneus, réaliser un tour lancé et pour revenir au stand.

Le P Zero, doté du marquage Elect, présenté pour la première fois

à Genève, cherche à conquérir le marché croissant de la mobilité électrique.

Matteo Battaini : « Ce pneu est une réponse à différents défis

techniques : résistance au roulement, émission de bruit, adhérence et

répartition du poids. » Au Salon de l’auto, les supervoitures électriques

Italdesign DaVinci et Pininfarina Battista étaient équipées du nouveau

pneu. Enfin, Pirelli a dévoilé l’avenir de la Formule 1 avec les pneus 18

pouces, qui remplaceront les actuels 13 pouces dès 2021. « Par cette

étape, nous entendons favoriser le transfert de la technologie de la Formule

1 vers la circulation routière », explique Erik Vecchiet, directeur

du marché suisse pour Pirelli. <

Pichler Werkzeug SA

Outillage sur mesure pour l’atelier

pichler.tools/de

« Presque tous les employés d’atelier des garages

suisses ont déjà travaillé avec nos

outils », indique Hansjörg Pichler, chef

senior et fondateur de l’entreprise Pichler

Werkzeug, créée en 1978 à Innsbruck. Aujourd’hui,

l’outilleur novateur est présent

dans sept pays. Au Salon de l’auto, Pichler a

présenté, entre autres, une ponceuse pour le

nettoyage efficace des entrepôts. « Nous inventons,

fabriquons et vendons des outils »,

explique Hansjörg Pichler. « Lorsqu’on nous

expose un problème nécessitant un outil,

nous cherchons une solution. » Un nouvel

outil par semaine : telle est la promesse faite

dans la brochure Pichler.

Les constructeurs automobiles s’adressent

eux aussi volontiers à Pichler pour faire fabriquer

des outils spéciaux pour leurs véhicules.

Ainsi naissent les « outils sur mesure

pour l’atelier ». Les collaborateurs du service

externe voyagent en minibus, font des démonstrations

et informent directement les

garagistes sur les nouveautés offertes par

des outils spécifiques. <

L’équipe de Pichler Werkzeug avec Hansjörg Pichler (2 e depuis la g.), chef senior et fondateur de l’entreprise,

sur son stand de la halle 7.

AUTOINSIDE | Avril 2019 39


SALON DE L’AUTO

Safia Garage- und Industriebedarf SA

Qualité danoise haut de gamme depuis 39 ans

safia.ch

« Vous pouvez tout à fait écrire que je suis fou

de la Scandinavie », indique Louis Huwyler en

riant. Voilà 39 ans que l’entreprise Safia importe

les plates-formes élévatrices du fabricant

danois Autop-Stenhoj. « Nous avons l’assortiment

complet de la marque : élévateurs en hauteur

ou encastrés dans le sol, bancs et pistes

d’essai de freinage. » Qualité oblige. De plus, les

clients de Safia ont accès à une vaste gamme

d’équipements d’atelier homologués, exigés aujourd’hui

par de nombreuses marques.

M. Huwyler profite notamment du Salon

de l’auto pour entretenir des relations ciblées

avec sa clientèle : « Nous fournissons un travail

important en amont du Salon. Il faut être

actif pour attirer les gens », explique l’entrepreneur,

qui insiste sur l’importance du Salon

et de la halle 7 : « Ce rendez-vous genevois est

capital ». Pour séduire ses clients, Safia leur a

offert cette année encore de délicieuses saucisses

épicées de la boucherie du village de

Chiètres. « L’être humain est au cœur de notre

attention. » <

Louis Huwyler avoue qu’il est « fou de la Scandinavie » : « Mais pour les vacances, je préfère le Sud. »

Südo SA

Des chargeurs qui communiquent avec la batterie

suedo.ch

Georg Huber, directeur de Südo AG, a présenté dans la halle 7 des chargeurs

et des mainteneurs de charge pour les professionnels et les consommateurs

finaux.

« Une batterie devrait être totalement rechargée une à deux fois par

mois », indique Georg Huber, directeur de l’entreprise Südo AG. Les

véhicules modernes sont remplis d’électronique, et l’on exige toujours

plus d’une batterie. Georg Huber : « Or, lorsqu’on effectue beaucoup

de trajets courts, la batterie n’a plus la possibilité de se recharger

complètement. » C’est là que les chargeurs et les mainteneurs de

charge de la marque suédoise CTEK entrent en jeu.

L’une des vedettes du stand de Südo, dans la halle 7, était le CTEK

CT5, vainqueur d’un test réalisé par AutoBild, qui a comparé quatorze

chargeurs de batterie. L’appareil ne se contente pas de recharger les

batteries vides, il indique aussi à l’utilisateur combien de temps cela

prendra. Explications de Georg Huber : « Le CT5 mesure la taille de

la batterie ainsi que la vitesse à laquelle elle absorbe le courant. Il en

déduit le temps qui reste jusqu’au chargement complet. Le CTEK CT5

est le seul appareil au monde à être doté de ce mécanisme. »

L’offre de CTEK s’adresse aussi bien aux clients B to B, comme les

commerciaux, qu’aux consommateurs finaux. Battery Sense, conçue

pour ces derniers, est une application intelligente permettant de vérifier

l’état de la batterie. L’appareil est relié à la batterie et envoie via

Bluetooth des informations sur l’état de celle-ci directement sur le

smartphone de l’utilisateur. Ce qui nous ramène aux trajets courts :

avec cet appareil, vous n’avez plus à craindre qu’un beau matin votre

voiture ne démarre pas. <

40 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

Technomag SA

Nouvelle image, même philosophie

technomag.ch

La nouveauté au stand de Technomag, c’est Technomag elle-même.

« Nous avons refaçonné l’image de l’entreprise », explique le chef de

marque Kurt Wyssbrod. « Pour mieux refléter notre orientation vers le

haut de gamme, nous avons opté pour des tons plutôt foncés et un logo

un peu plus élégant. » Il s’agit de se positionner clairement sur le marché

: « Notre modèle d’affaires diffère de celui de nos concurrents. Nos

clients signent des contrats à plus long terme avec nous. Cela entraîne

des obligations pour eux, certes, mais aussi des avantages certains », explique

Kurt Wyssbrod. « Grâce à des crédits, les garages peuvent s’offrir

des biens d’investissement sans avoir à réunir de grandes sommes. » C’est

idéal pour les petites entreprises comptant deux ou trois collaborateurs.

« Nous visons la croissance avec les clients que nous avons, et voulons

les accompagner », indique le chef de marque. « Quand une nouveauté

arrive sur le marché, Technomag l’intègre à son assortiment. »

Le fournisseur souhaite apporter une valeur ajoutée avec ses services. <

Un apéro entre collègues pour fêter un anniversaire

Technomag est un acteur important du marché suisse des pièces détachées

automobiles depuis 70 ans. Au Salon de l’auto de Genève, Kurt Wyssbrod

a réuni amis et collègues autour d’un apéritif dînatoire. Parmi les convives

figuraient notamment Erhard Luginbühl, président du SAA, mais aussi Ferdinand

Smolders, CEO de KSU A-Technik et Georg Huber, directeur de Südo

AG. Depuis 2009, Technomag fait partie du Swiss Automotive Group (SAG).

Kurt Wyssbrod à propos de la nouvelle image de Technomag : « Nous avons opté

pour des tons foncés pour notre stand, et pour un logo plus épuré. »

Techpool

Transmettre des trucs et des astuces

techpool.ch

Comment présenter des connaissances ? C’est à ce défi qu’est confronté

Jean-Marc Geiser, chef de Techpool, lors de chaque exposition. « Nous

sommes un partenaire de premier plan pour tout ce qui est de l’ordre

des renseignements techniques. Avec Techpool, nous offrons l’accès aux

informations et travaillons étroitement, dans le monde entier, avec Hella

Gutmann », explique Jean-Marc Geiser. Les expositions comme le Salon

de l’auto représentent pour lui l’occasion idéale de voir dans quelle direction

va le marché. « Avons-nous les bons appareils pour demain ? À

Genève, nous obtenons des renseignements et des informations directs

des constructeurs. Nous pouvons également impliquer les fournisseurs. »

D’un autre côté, Jean-Marc Geiser constate, qu’aujourd’hui, les carrossiers

sont souvent confrontés plus tôt aux difficultés des systèmes

d’assistance modernes que les garages multi-marques. « Le profil du

métier a beaucoup changé ces dernières années : réglage des phares,

diagnostic, etc., de nombreuses choses sont faites par les tôliers. » À

côté des appareils destinés au réglage des phares, J.-M. Geiser note

des besoins importants dans le domaine de la haute tension et du

diagnostic en général.

L’évolution rapide de la technique constitue également un défi pour

Techpool. « Les choses changent tellement vite que nous peinons à

transmettre les connaissances au même rythme », explique le chef

d’entreprise. « Notre défi est donc de savoir comment communiquer

des informations, des trucs et des astuces de manière rapide et efficace

à nos interlocuteurs. » <

L’activité centrale de Jean-Marc Geiser et de Techpool est de transmettre un

savoir-faire et des informations.

AUTOINSIDE | Avril 2019 41


SALON DE L’AUTO

Thommen Furler SA

Gagner du temps au polish

thommen-furler.ch

Cette année, Thommen Furler a surpris le

public avec un tout nouveau stand construit

avec des containers illuminés. « Il reflète parfaitement

ce que nous incarnons », explique

Thierry Zuber, membre de la direction :

« nous vendons des produits chimiques. »

Des produits qui étaient à l’honneur

dans la palette présentée à Genève. « Avec

Koch-Chemie, nous avons un produit très intéressant

pour les garagistes et les carrossiers,

dont nous faisons la démonstration en direct »,

indique Thierry Zuber. « Le polish peut être

réalisé en deux étapes seulement, au lieu de

trois comme jusqu’à présent. Cela permet de

gagner énormément de temps, et de polir plus

de voitures chaque jour. Les avantages sont

évidents. » Koch-Chemie fournit en outre des

produits d’entretien et des accessoires assortis,

reconnaissables à leurs couleurs. « Ceux-ci

sont de haute qualité et aident les garagistes

à réparer même les plus petits dégâts sur la

peinture », précise Thierry Zuber. <

Au stand de Thommen Furler, Keny Vebijau (à g.) et Stefano Florindo font la démonstration des polishs de

Koch-Chemie, identifiables grâce à leurs flacons colorés pour faciliter l’utilisation.

Trösch Autoglas

Partenaire compétent pour le vitrage automobile

autoglas.ch

Depuis plus de 30 ans, Trösch Autoglas est le partenaire performant

et compétent des carrossiers et des garagistes dans le domaine du

vitrage automobile, des pièces de montage, des adhésifs et des outils

de démontage de vitres. Le stock important de pare-brise en qualité

d’origine, de vitres latérales et de lunettes arrière permet un pourcentage

de produits livrés à temps avoisinant les 100 %. Autrement

dit, presque toutes les vitres et pièces de montage commandées sont

livrables en quelques heures. « Nous mettons l’accent sur la qualité,

la disponibilité, le service de livraison et le conseil pour soutenir au

mieux nos clients dans le secteur du vitrage automobile » : c’est ainsi

que son directeur, Rolf Bäuerle, résume la philosophie de Trösch Autoglas.

« Nous souhaitons être un partenaire fair-play et compétent

pour nos clients et délivrer des services complets dans tous les domaines

liés au vitrage automobile. »

Les clients bénéficient ainsi de produits premium, mais aussi du

savoir-faire des spécialistes de Trösch dans le domaine du vitrage

automobile, du montage des vitres automobiles, des adhésifs et du

calibrage des systèmes d’assistance à la conduite. Des formations régulières

permettent à nos clients de mettre leurs connaissances professionnelles

à jour.

Sur son stand de la halle 7, Trösch Autoglas a également présenté

des pièces d’éclairage de Magneti Marelli et de TYC, des essuie-glaces

de Magneti Marelli, des produits de nettoyage de la marque italienne

Ma-Fra et des produits lustrants Scholl. <

« Qualité, disponibilité, service de livraison et conseil » : Rolf Bäuerle, directeur

de Trösch Autoglas.

42 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SALON DE L’AUTO

Yokohama

Six nouveautés au Salon de l’auto

de.yokohama.ch

Milena Crusi, Miss Yokohama 2018/19, a dévoilé six nouveautés à Genève.

À la conférence de presse du fabricant de pneus japonais, lors de la

journée des médias du Salon, Takeshi Masatomo, General Manager

Consumer Tire Product Planning chez Yokohama, avait des choses à

dire. Et ce ne sont pas moins de cinq nouveaux produits qui ont été

dévoilés par Miss Yokohama, Milena Crusi.

Les pneus Advan HF Type D et Advan Neova AD08RS sont des

modèles sportifs conçus pour la route et seront commercialisés dès le

printemps. « L’Advan Neova AD08RS se distingue par son excellente

maniabilité. Et grâce à sa faible résistance au roulement, il assure une

consommation limitée de carburant », a expliqué Takeshi Masatomo.

Le Geolandar X-CV a été développé pour les SUV haute performance,

toujours plus nombreux.

Quant au pneu tout-terrain Geolandar X-MT, Takeshi Masamoto

l’a introduit par une question rhétorique : « Qui a encore besoin de

routes ? » Le modèle BluEarth-air EF21 souligne les efforts de Yokohama

pour produire des pneus légers et écologiques. Il est environ 25 %

moins lourd que des pneus comparables. Le G.T. Special Classic a été

conçu pour les voitures de collection.

Takeshi Masatomo a donné aux représentants des médias un aperçu

de la stratégie de Yokohama en matière de produits. La marque

veut devenir un fournisseur de pneus d’amplitude mondiale pour les

véhicules haut de gamme et prendre la tête du marché des pneus d’hiver

et des pneus dits de loisir (course, rallye, tout-terrains et voitures

de collection). <

UGS

L’indépendance comme principe n° 1

ugs-swiss.ch

Gregor Eckert, président de l’UGS, est aussi directeur adjoint de l’entreprise

NS Autoersatzteile AG à Langendorf (SO).

L’Union suisse des grossistes libres en pièces détachées pour véhicules

(UGS) regroupe différents fournisseurs régionaux. Il y a un peu plus

de deux ans, l’UGS a lancé sa certification pour les garages, qui se veut

clairement un contre-projet aux concepts de garage. Pour l’heure, près

de 70 garages possèdent la certification UGS en Suisse. Le président

de l’Union, Gregor Eckert, ne comprend pas « pourquoi les garages

qui cèdent ou doivent céder leur marque se rendent immédiatement

dépendants d’un concept de garage ». Car contrairement aux garages

affiliés à un concept, ceux qui sont certifiés par l’UGS restent indépendants.

En revanche, ils s’engagent à acheter la majeure partie des

pièces détachées auprès d’un membre de l’UGS et à participer aux cours

de perfectionnement technique proposés. Mais, souligne Gregor Eckert,

« nous ne fixons pas d’objectifs en termes de chiffre d’affaires ».

Les membres de l’UGS travaillent de leur côté avec des marques

connues. Au stand de la halle 7, par exemple, Banner Batterien, les

lubrifiants Rowe ou encore la marque Thule étaient en bonne position.

L’UGS est en mutation. « Nous voulons devenir plus neutres, plus

indépendants et plus flexibles », explique le président. Un groupe

de travail est actuellement chargé de « réinventer l’Union ». Gregor

Eckert : « De nombreux fournisseurs sont intéressés par l’idée de

travailler avec nous. Nous créons pour cela de nouvelles synergies

avec les fournisseurs actuels, dans le but de proposer de meilleures

marges à nos clients. » <

AUTOINSIDE | Avril 2019 43


SALON DE L’AUTO

44 Avril 2019 | AUTOINSIDE


Dot.swiss

Plus de Suisse pour la

branche automobile

Quiconque souhaite souligner la qualité suisse de son entreprise devrait étudier l’extension

.swiss pour son site Internet. Le Salon de l’auto a déjà adopté ce label de qualité numérique,

à l’instar de nombreuses autres entreprises. Rolf Boesch

Le Salon de l’auto est l’un des piliers de la branche

automobile : à chaque printemps, il montre ce que l’avenir

nous réserve. Ce ne sont pas seulement les exposants

qui établissent des tendances ou qui les

annoncent, les responsables du Salon décident eux

aussi d’évoluer. L’adresse Internet du « Geneva International

Motorshow » en est une manifestation

visible. Celle-ci ne se termine plus par .ch. Le GIMS

mise sur .swiss et présente ostensiblement cette

extension sur toutes les affiches et tous les supports

publicitaires.

Le passage à .swiss, décidé par l’un des salons de

l’automobile les plus importants au monde, est lié

à des valeurs suisses, mais aussi au flot d’informations

de notre époque. Le nombre de sites Internet

est estimé à environ 1,9 milliard dans le monde. Il

n’y en avait que la moitié il y a encore cinq ans.

Quiconque souhaite connaître le succès dans

cette jungle numérique doit se demander sans cesse

comment se démarquer de la masse et se positionner

sur Internet pour son groupe cible. À l’inverse,

les clients potentiels doivent étudier le flot d’informations

pour en extraire rapidement celle qui leur

apportera une plus-value.

Garagistes, représentants de marque,

sous-traitants

Ce sont déjà plus de 10 000 entreprises qui ont

décroché une adresse .swiss pour leur site Internet.

De nombreux acteurs de la branche automobile, tels

qu’auto-suisse, en font partie. Des représentants

suisses de marques automobiles renommées, dont

ford.swiss, utilisent également la nouvelle extension.

Audi présente des informations sur ses véhicules

électriques sur e-hub.swiss.

Qu’il s’agisse d’un garagiste premium tel que

House of Cars à Hünenberg ou le garage local

Bach de Niederbüren, maintes entreprises se fient

au pouvoir de l’helvétisme associé à l’extension

de domaine .swiss. De nombreux sous-traitants

de l’industrie automobile internationale, tels

que Scheurer Swiss GmbH, Härterei Gerster AG,

le spécialiste informatique Automaster ou le prestataire

de services Motorsport Wydler, l’utilisent

aussi.

Un label de qualité

Le choix de .swiss pour le Salon de l’auto tombait

sous le sens pour son directeur, André Hefti, lorsqu’il

l’a découvert il y a deux ans. « Utiliser cette extension

est un must », dit-il. « Nous n’avons que des

expériences positives. » Un domaine .swiss confère

un véritable avantage concurrentiel au site Internet

de toute entreprise : il permet immédiatement

de se faire une idée du propriétaire. René Dönni, le

vice-directeur de l’Office fédéral de la communication

(Ofcom), qui est responsable de l’attribution des

adresses, déclare : « Si vous demandez à quelqu’un

à l’étranger de vous dire ce que signifie la terminaison

.ch, il peut arriver qu’on vous réponde Chine ou

Chili, au lieu de la Suisse. »

Les critères d’attribution de .swiss sont faciles à

comprendre. Ce n’est pas la taille de l’entreprise qui

est déterminante, mais plutôt l’implantation de l’entreprise

demandeuse et la justification d’un lien avec

la Suisse. Quiconque dispose d’un domaine .swiss

profite de l’image positive de la Suisse associée à ses

services et à ses produits <

Plus d’informations sur :

dot.swiss

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AUTOINSIDE | Avril 2019

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TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

Défis de l’électromobilité

La lettre E comme réponse ?

Les questions relatives

restent ouvertes

Le « Geneva International Motor Show » (GIMS) présente une large palette de nouveaux véhicules électriques à batterie (VEB)

et d’hybrides rechargeables qui partiront bientôt à la conquête du marché. L’électromobilité s’impose pour réduire les émissions

de CO 2

et les immissions locales de gaz d’échappement et pour s’affranchir des vecteurs énergétiques fossiles. Nous souhaitons

esquisser les principaux défis et dresser des pronostics. Andreas Senger

La branche automobile retourne à ses affaires courantes à peine les

projecteurs des halles de Palexpo éteints et les stands démontés. Le

flot de VEB et d’hybrides rechargeables annoncés, qui feront leur entrée

dans les showrooms des garagistes dans les mois et les années à venir,

donne à réfléchir aux cadres et aux collaborateurs des ateliers. Sommesnous

prêts à affronter le flot de véhicules électriques ? L’infrastructure de

charge est-elle suffisante ? Quelles sont les conséquences du changement

de motorisation sur l’utilisation des ateliers et l’après-vente ? Les clients

achèteront-ils des voitures électriques ?

Le tempo soutenu annoncé avec lequel les constructeurs souhaitent

faire apprécier l’électromobilité aux clients et aux ateliers est impressionnant.

Mais pourquoi ? Les amendes liées à la taxe sur le CO 2

en cas de

consommation excessive au sein d’une flotte contraignent les constructeurs

à agir. Il ne s’agit pas essentiellement de faire la promotion de la

motorisation la plus judicieuse, mais bien plus d’établir le système de

propulsion qui puisse être mis en œuvre le plus rapidement possible et

qui soit aussi dépourvu de CO 2

que possible.

L’argumentaire des constructeurs se situe à un autre niveau. « La nouvelle

‹I.D.› sera la première voiture de série globalement neutre en CO 2

fabriquée par le groupe Volkswagen. Pour que l’absence d’émissions se

poursuive pendant la phase d’utilisation, nous offrons plusieurs modalités

de charge des voitures à l’aide de courant écologique. La mobilité durable

est réalisable si tout le monde la souhaite et y travaille de concert »,

affirme Thomas Ulbrich, le monsieur électromobilité chez Volkswagen,

tout en admettant qu’il existe des arguments techniques défavorables à

la transformation de la mobilité.

Densité de stockage et rendement

Le rendement élevé du moteur électrique est impressionnant. La

conversion d’énergie électrique en énergie mécanique est imbattable.

Il n’est donc pas étonnant que le moteur électrique et le moteur thermique

coexistaient aux débuts de l’automobile. L’euphorie s’atténue

quelque peu en examinant de plus près la chaîne de rendement qui

s’étend de la production d’électricité à la batterie. En fonction des

hypothèses, une voiture électrique et un véhicule diesel moderne se

valent sur toute la chaîne de rendement énergétique.

Autre handicap des VEB : la capacité de stockage et donc la densité

d’énergie sont insignifiantes par rapport aux carburants fossiles.

Une batterie moderne lithium-ions peut stocker 200 Wh/kg. 200 Wh

d’énergie électrique peuvent dont être stockés dans un kilogramme

de batterie (hors périphériques tels que le chargeur, l’électronique de

puissance, etc.) tandis qu’un kg d’essence renferme 11 400 Wh, soit

60 fois plus. Il s’agit de la raison principale qui explique que seuls

de petits véhicules équipés d’une batterie légère sont techniquement

intéressants. En supposant qu’un parcours de 100 km occasionne une

consommation de 20 kWh, une batterie de 100 kg est nécessaire.

Plus l’autonomie exigée d’un VEB est élevée, plus la batterie s’alourdit.

Les constructeurs développent avec ferveur des berlines et des SUV lourds

qui emportent une batterie pouvant peser jusqu’à une tonne. Le pouvoir

d’achat devrait favoriser la percée dans ce segment de l’électromobilité et

les économies d’émissions de CO 2

les plus importantes pour les flottes. Les

motorisations hybrides rechargeables sont plus intéressantes, elles qui sont

capables de récupérer de l’énergie en ralentissant et de parcourir électriquement

des trajets de 30 à 70 kilomètres sur une charge complète.

D’où vient l’électricité en Europe ?

Ceux qui voudraient administrer le coup de grâce au moteur thermique

avec l’argument des émissions devraient réfléchir à la produc-

46 Avril 2019 | AUTOINSIDE


TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

tion d’électricité européenne. En Norvège, presque toute l’électricité

est produite par géothermie. Les sources chaudes assurent une production

pratiquement dépourvue de CO 2

. Il s’agit toutefois d’une exception.

Dans tous les autres pays européens, l’électricité provient

de l’atome, du charbon ou de sources fossiles. Un VEB allemand de

catégorie supérieure chargé avec de l’électricité issue du charbon émet

environ 390 grammes de CO 2

par km alors que le même véhicule chargé

sur la base du mix énergétique suisse n’émet que 170 g/km (source :

aspects environnementaux, OFEV). La moyenne du parc suisse en

2017 s’est élevée à 134,1 g/km. La Confédération prescrit un plafond

de 130 g/km d’ici fin 2019 et d’à peine 95 g/km pour 2020.

Tous les experts sont unanimes : les VEB n’ont de sens que si

l’énergie électrique provient d’une production régénérative. L’électricité

suisse est issue de la force hydraulique pour environ 60 % et de l’atome

pour environ 40 %. Le rêve de panneaux solaires capables de charger

les VEB à partir de courant solaire n’est pas encore réalisable. Les

véhicules circulent pendant la journée et sont branchés au chargeur

pendant la nuit.

Divergence fiscale

Cette variante ne sera pas non plus applicable tant que le courant solaire

ne pourra pas être stocké de manière peu onéreuse et dans le respect

du rendement. Le professeur Boulouchos de l’EPF Zurich ajoute un aspect

de plus à la discussion : « L’affectation d’émissions de CO 2

nulles pour les

motorisations alternatives fausse massivement le marché compte tenu

de l’empreinte prévisible en CO 2

du courant supplémentaire nécessaire. »

Inclure les véhicules électriques dans le calcul des émissions des

flottes à 0 g/km est techniquement incorrect, mais politiquement souhaitable.

L’expert d’ajouter : « À l’avenir, les voitures électriques devront

aussi s’acquitter des coûts de l’infrastructure routière. » La taxe sur les

huiles minérales d’environ 5 milliards de francs suisses perçue par la

Confédération est progressivement supprimée et les VEB bénéficient

d’avantages fiscaux dans de nombreux cantons.

Stratégie géopolitique

Ironiquement, c’est la Chine qui pilote actuellement les VEB. Le

pays connaît en effet une motorisation de masse avec les voitures,

et ses grandes villes souffrent d’immenses problèmes d’immissions,

si bien que la mobilité sans émissions locales a été élevée au rang de

cause nationale, ce qui explique pourquoi la Chine développe son parc

de centrales nucléaires, nonobstant la croissance démographique. Plus

de 30 réacteurs sont en construction ou seront prochainement mis en

service. Bien que la production d’électricité ne dégage pas de CO 2

, le

stockage ultime des déchets radioactifs n’a pas été résolu.

Par le passé, la Chine a acquis des droits miniers sur tous les

continents pour se procurer les matières premières nécessaires à la

production de batteries et de machines électriques (voir le tableau).

L’Asie produit 90 % des batteries. Bien que Tesla ait construit une gigafactory

(en collaboration avec Panasonic) produisant des batteries

lithium-ion, les acteurs de taille mondiale sont implantés en Asie.

Des entreprises telles que Panasonic, Samsung, LG Chem, CATL ou

BYD dominent l’activité et rendent l’industrie européenne dépendante

d’eux. En Europe, les contrats de fourniture et les participations dans

le capital d’entreprises ont été des préoccupations tardives. L’État

chinois contrôle la production de batteries et considère l’industrie

automobile comme un secteur stratégique. Les dépenses de matériaux

représentent en outre environ la moitié du prix d’une batterie.

Une production énergivore

Ce n’est pas seulement l’acquisition de matières premières nécessaires

à la fabrication des batteries qui constitue un défi actuel et futur

à l’aune de la configuration géopolitique. La production des volumes à

moyen et à long terme représente elle aussi un casse-tête pour les dirigeants

des constructeurs et des sous-traitants. La mise à disposition

de matières premières et la fabrication de batteries nécessitent beaucoup

d’énergie et génèrent de fortes émissions de CO 2

. Si le CO 2

libéré

pendant la fabrication est converti en équivalents essence lors de la

combustion dans un moteur à essence, le VEB moyen brûlerait entre

600 et 2400 litres d’essence, soit un kilométrage de 8700 à 34 800 km

(source : « Aktualisierung Umweltaspekte von Elektroautos » pour le

compte de l’Office fédéral de l’environnement [actualisation des aspects

environnementaux des voitures électriques, en allemand uniquement],

4 octobre 2018). En incluant une voiture de luxe telle que la

Tesla Model S, la production de batterie correspond à un kilométrage

converti de 65 000 km.

Conduite de liquide de refroidissement

Partie supérieure du boîtier

Couvercle

Électricité/ électronique

Raccordement haute tension

Unité de contrôle de la pile

Bloc batterie

Partie inférieure du boîtier

Habillage inférieur

Le défi de la batterie : les capacités

de production, tout comme

la disponibilité des matières

premières, entravent la planification.

Seule la Chine peut travailler

à plein régime car en raison des

droits miniers internationaux,

notamment concernant le lithium

et le cobalt, mais aussi en raison

de la création imposée par les

pouvoirs publics de l’industrie

des batteries, elle part avec des

avantages sur le marché, en plein

essor, de l’e-mobilité.

AUTOINSIDE | Avril 2019 47


TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

La production, un vrai défi : les BEV et les véhicules plug-in hybrides requièrent

une quantité colossale de cellules et modules d›accumulateur. Les capacités

de production se trouvent essentiellement en Asie, même si Tesla a construit

chez nous une méga-usine de production de batteries (photo). Un petit nombre

d’entreprises internationales dominent la majorité des capacités de production

et décident des prix, comme les fournisseurs de matières premières.

Le développement et l’infrastructure en ligne de mire

« Les batteries lithium-ions à cathode liquide en nickel, cobalt et lithium

et à anode en carbone domineront le marché des véhicules électriques

jusqu’en 2025 », a affirmé Torsten Brandenburg du ministère fédéral allemand

de l’économie et de l’énergie à l’occasion du colloque SECL/SAE de

2018 à Sursee. Les batteries à l’état solide, qui devraient offrir des capacités

plus généreuses, ne sont pas attendues sur le marché de masse avant 2025.

L’infrastructure de charge et la capacité des centrales électriques

constituent d’autres points d’achoppement. Concernant l’infrastructure

de charge, les locataires d’appartements disposant de places de parking

extérieures n’ont toujours pas de solution viable pour charger leurs VEB.

Seuls les propriétaires de logement prêts à investir leurs propres deniers

peuvent faire installer un chargeur chez eux. Autre défi, le réseau de

distribution serait sous-capacitaire si tous les VEB d’un foyer étaient

Le défi du moteur électrique : selon le type de moteur électrique, les

terres rares sont une matière première capitale pour les aimants permanents

et, outre le cuivre supplémentaire nécessaire pour les câbles

électriques, elles sont une entrave de plus sur le marché des matières

premières puisque 97 % de la production globale provient de Chine.

chargés simultanément pendant la nuit. La charge en fonction de la

puissance à l’aide de matériels et de logiciels correspondants fait actuellement

l’objet d’études et d’essai en conditions réelles.

Le portrait brossé dans les médias et les déclarations de nombreux

hommes politiques pourraient faire croire aux consommateurs que le passage

des énergies fossiles au moteur électrique est réalisable du jour au lendemain.

Il est dommage que le personnel politique fédéral ne se soucie lui aussi que

de ses succès électoraux en automne au lieu de définir les conditions-cadres

basées sur des faits afin d’engager la transformation de manière ordonnée.

La transition énergétique doit avoir lieu, mais de manière raisonnable

et tolérable pour le bien-être du pays. Les garagistes devraient

exposer les faits à leurs clients et leur expliquer leurs options de mobilité

individuelles. Telle est la mission centrale de l’expert au front. <

Création de valeur des batteries se trouve en Asie

Extraction du minerai

Cobalt : RD Congo 61 %, Chine 7 %, Australie 4 %

Graphite : Chine 70 %, Inde 12 %, Brésil 7 %

Lithium : Australie 40 %, Chili 36 %, Argentine 11 %

Qualité de la batterie

Cathode, anode, électrolyte

Fabrication (et production)

de la batterie

Création de valeur

Cobalt et graphite : essentiellement en Chine

Lithium : Am. du Sud, USA, Asie du Sud-Est

Plus de 90 % de la production internationale est dominée

par la Chine, le Japon et la Corée du Sud

L’Asie domine. Peu de producteurs de batteries

bien établis : Panasonic, Samsung, LG Chem, CATL,

BYD, ...

OEM

L’extraction des matières premières, un vrai défi. Les principaux pays où se trouvent les matières premières et où elles sont traitées sont soit

instables politiquement, soit en position dominante, comme c’est le cas de la Chine, pouvant ainsi contrôler l’offre et la demande. Les OEM

doivent aujourd’hui lier par contrat les matières premières requises et les fabricants de batteries afin d’assurer la production à long terme.

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TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

Émissions de CO 2

des véhicules de moyenne gamme inférieure (g/km)

(Rendement kilométrique : 150 000 km)

Évolution des motorisations alternatives par trimestre en 2017

Émissions de CO 2

(g/kg)

Diesel

(4,5l/100km)

Gaz naturel, GNC

(4,5 kg/100km)

Autogaz GPL

(8.2 l/100km)

Mix électrique

(14,7

kWh/100km)

Électro-régénératif

(14,7

kWh/100km)

Type de motorisation

Plug-in hybride

mix électrique

(2,5l/100km, 5,6

kWh/100km)

Plug-in

hybride

régénératif

(2,5l/100km,

5,6

kWh/100km)

Essence

(5,8l/100km)

Hybride

(4,1l/100km)

CO 2 (g/km) pour fabrication/recyclage

CO 2 (g/km) pour mise à disposition du courant (TST)

CO 2 (g/km) pour mise à disposition du carburant (TST)

CO 2 (g/km) dݎmissions directes pour utilisation du

véhicule (TST)

Prenons un véhicule de moyenne gamme inférieure avec 150 000 km

au compteur : tous les types de motorisation se valent plus ou moins.

Seuls les véhicules électriques avec courant régénératif pour le chargement

émettent moins d’émissions de CO 2

. Les coûts de la transition

énergétique sont ici considérables et ne sont pas compris dans le

classement de l’ADAC.

Nombre de motorisations

ancienne

génération

Nombre de BEV et PHEV

Part de marché

motorisations ancienne

génération

Part de marché BEV et

PHEV

Les motorisations alternatives occupent encore le marché global de

façon modeste. Mais avec l’offre qui a considérablement augmenté,

la tendance sera bel et bien à la hausse et, d’ici quelques années, les

plug-in hybrides et les BEV gagneront de belles parts de marché.

Utilisation dans

le véhicule

Matériau Besoin, application Production et origine,

part actuelle

dans les livraisons

Estimation des

besoins supplémentaires

en 2025,

calculés sur la production

actuelle.

Conduites électriques

Cuivre

Câbles électriques

Besoin en cuivre actuel de 20 kg par véhicule, sur env. 40 kg pour

les véhicules électriques et les hybrides. Grandes réserves disponibles

dans plusieurs pays. Producteur principal : la Chine, avec

97 %.

Chili 27 %,

Pérou 12 %,

Chine 10 %

Pas d’informations

Batterie

lithium-ion

Graphite

Matériau d’anode

Matière première dominée par la Chine. Contrôle de l’extraction et

traitement en grande partie en Chine. Une extension considérable

des capacités est possible ; augmentation du prix propable.

Chine 70 %,

Inde 12 %,

Brésil 7 %

85 %

Cobalt

Matériau de cathodes

Instabilité politique au Congo, exploitation inhumaine, marché local

dominé par les Chinois (droits miniers), plus forte augmentation

des prix en vue.

DR du Congo

61 %, Chine 7 %,

Australie 4 %

85 %

Lithium

Matériaux de cathodes

et d’électrolyte

Le besoin en lithium est de 120 à 180 g/Wh, soit 13 à 31 g par kilo de

batterie. Une batterie de 6 kg demande 6 kg de lithium.

À moyen terme, pas déficit en termes d’offre car grandes capacités.

À long terme, d’importants problèmes de livraison sont possibles.

Australie 40 %,

Chili 36 %,

Argentine 11 %

300 %

Manganèse

Matériau de cathodes

Le matériau nécessaire à la fabrication de batteries est le ferromanganèse

; 53 % de la production mondiale vient de Chine. Produit de

substitution au cobalt.

Afrique d. Sud 30 %,

Chine 28 %,

Australie 12 %

Pas d’informations

Nikel

Matériau de cathodes

Grande demande à travers le monde. Plus important que le lithium

en termes de valeur et de volume.

Indonésie 21 %,

Canada 11 %,

Australie 11 %

50 %

Moteur électrique

Terres rares (p.

ex. néodyme et

dysprosium)

0,5 à 1 kg par véhicule électrique ou hybride. La Chine est le principal

producteur avec 97 % : elle domine le marché et décide des prix.

Chine 85 %,

Australie 10 %,

Inde 3 %

Pas d’informations

Sources : Mise à jour des aspects environnementaux des voitures électriques, sur mandat de l’Office fédéral de l’environnement OFEEV du 4 octobre 2018 ;

Suivi des matières premières pour l’électromobilité par l’Agence allemande des matières premières (DERA) ; Ministère de l’Économie et de l’Énergie ;

Exposé de Torsten Brandenburg lors de la conférence de la SECL en 2018.

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TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

Infrastructure de recharge

« Envisager d’installer une

infrastructure de recharge

le plus tôt possible »

Ce n’est pas de la musique d’avenir mais les clients l’attendent déjà : l’infrastructure de recharge fait de plus en plus souvent

partie de l’équipement ordinaire d’un garage. Il faut cependant faire attention à plusieurs points lorsqu’on installe une borne

de recharge.Reinhard Kronenberg

« À plus ou moins long terme, les garagistes

ne vendront plus simplement des voitures et

des services : ils deviendront des prestataires

de mobilité », affirme Andreas Lemke en abordant

un sujet qui fait partie de la problématique

: l’infrastructure de recharge électrique.

Pour cet expert en mobilité de chez cotedo,

une entreprise munichoise de conseil et

de gestion de projets qui accompagne chaque

année plus de 400 ateliers dans toute l’Europe,

ce thème prendra rapidement beaucoup

d’ampleur, et pas seulement pour les

garagistes qui vendent et réparent déjà des

véhicules électriques.

Fort de son expérience, Andreas Lemke

conseille « à tous les garages » d’envisager

d’installer une infrastructure de recharge

le plus tôt possible, surtout s’ils prévoient

des transformations ou la construction de

nouveaux bâtiments. Et ce, pour une raison

simple : « Intégrer une infrastructure de recharge

à un garage est un processus très complexe

: il ne suffit pas de poser une borne dans

la cour et de la brancher. » Il faut savoir que les

différents points de chargement au sein d’un

garage répondent à des exigences très diverses.

Par ailleurs, le marché des infrastructures

de recharge est aujourd’hui déjà très vaste,

ce qui le rend compliqué à aborder. « Étudier

l’offre et la comparer avec ses propres besoins

nécessite de très longues recherches », indique

le spécialiste.

Il le sait : lorsque les conditions sont optimales,

six mois au moins s’écoulent entre la

première idée et la réalisation effective d’un

projet d’infrastructure de recharge. Il a donc

fait sien le principe suivant : « Sous pression,

on prend toujours les mauvaises décisions. En

d’autres termes : investir du temps dans la préparation,

c’est économiser de l’argent à la fin. »

Des travaux, oui, mais pas seulement

La complexité d’un tel projet tient notamment

au fait qu’il ne suffit pas de prévoir des

travaux dans l’entreprise : celle-ci dépend aussi

du fournisseur d’énergie local ou régional.

« En maints endroits, la construction individuelle

d’une infrastructure de recharge peut

Andreas Lemke, Cotedo

Service GmbH.

Plan en 10 points

Si vous prévoyez d’installer des bornes de

recharge, voici les 10 points auxquels Andreas

Lemke, expert de l’entreprise cotedo, vous

conseille de faire attention :

1. Penser aux conséquences sur l’ensemble

du garage : notamment sensibiliser et

former le personnel, aussi et surtout en

termes de sécurité au travail.

2. Demander un conseil en énergie : le but

devrait être de générer la puissance de recharge à partir des économies de

l’exploitation courante.

3. Comparer la situation actuelle et la situation idéale : il s’agit de

réfléchir au placement, entre autres. À long terme, vous aurez besoin

de bornes de recharge à l’extérieur, sur le parking clients, dans

l’espace de vente et dans l’atelier.

4. Raccourcir les distances : le positionnement idéal des bornes de

recharge doit impérativement être déterminé par un spécialiste, sans

quoi les travaux de construction, les percements, voire les terrassements

coûteront rapidement plus cher que les bornes elles-mêmes.

5. Faire établir sa courbe de charge : des professionnels détermineront la

consommation d’énergie de votre entreprise et sa répartition temporelle.

Ils compareront le résultat avec la « courbe énergétique normale » et

pourront ainsi établir la capacité restante. Cela vous permettra d’opter

pour une solution de charge rapide (DC) ou du courant alternatif « normal »

(AC).

6. Acheter le bon matériel au meilleur prix : il convient de tenir compte

non seulement du prix d’acquisition, mais aussi des coûts d’exploitation

de l’infrastructure de recharge. Une utilisation continue requiert des

produits de haute qualité. Une infrastructure qui dure et un bon service

d’entretien s’avèrent payants.

7. Envisager un suivi énergétique : un logiciel mesurera en temps réel la

consommation d’énergie pour éviter les pics de consommation.

8. Présenter l’électromobilité de manière professionnelle : des bornes de

recharge bien visibles renforcent l’attractivité d’une entreprise. Les

propriétaires de voitures électriques sont des clients solvables. Il

convient aussi de libérer les places de parking équipées de bornes

de recharge à leur intention.

9. Veiller à l’accessibilité : les bornes de recharge devraient si possible

être accessibles 24 h/24 pour tous les clients et les conducteurs de

voitures électriques.

10. Réaliser des recettes supplémentaires : les garages devraient

s’envisager comme des prestataires de mobilité, et investir un nouveau

champ d’activité avec leur infrastructure de recharge.

50 Avril 2019 | AUTOINSIDE


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Le thème de l’infrastructure de recharge doit être bien préparé, ce qui demande du temps : de la première idée à la

réalisation, cela nécessite au moins six mois si toutes les bonnes conditions sont réunies.

devancer l’extension du réseau des fournisseurs

d’énergie », avertit Andreas Lemke, qui conseille

par conséquent de prendre contact bien à

l’avance avec le fournisseur d’énergie pour se

renseigner sur la puissance ou l’augmentation

de puissance possible. C’est surtout valable

pour les entreprises abritant une carrosserie ou

un atelier de peinture, dont la consommation

électrique entraîne déjà aujourd’hui des pics

de puissance. Selon l’expert, un audit énergétique

englobe bien d’autres aspects que la pure

et simple électricité : « Il s’agit de considérer le

bâtiment dans son ensemble, son approvisionnement

et sa consommation ».

AUTOINSIDE | Avril 2019

« Des bornes de recharge rapide sont

incontournables »

René Degen en a lui aussi fait l’expérience. Le

propriétaire du garage Gorenmatt à Binningen

représente Nissan, une marque qui a introduit

très tôt des véhicules électriques dans sa gamme

de modèles. Il y a donc belle lurette que René

Degen a commencé à penser à son infrastructure

de recharge. Il possède depuis sept ans des

stations de recharge extérieures et intérieures,

et prévoit d’installer deux bornes de recharge

rapide devant le bâtiment, situé au bord d’une

route très fréquentée.

Des travaux sur la chaussée lui fourniront

la belle occasion de tirer une conduite jusqu’au

bâtiment afin d’amener l’électricité nécessaire.

« Pour être un partenaire de mobilité attrayant,

les bornes de recharge rapide sont incontournables

», souligne René Degen.

Un « bar à pâtisseries » pour discuter

avec les clients

Mais le garagiste ne va pas se contenter

d’installer des bornes. Il souhaite que les

clients puissent passer les 20 minutes d’attente

en moyenne dans un sympathique « bar

à pâtisseries », qui constituera une opportunité

idéale pour discuter des nouveaux modèles dans

un cadre décontracté et vendre des prestations

supplémentaires. <

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TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

Pneus pour véhicules électriques

Motorisation alternative,

pneus différents

L’entretien des voitures électriques est moins fréquent, mais il y a toutefois une exception : les pneus s’usent deux

fois plus vite. AUTOINSIDE a demandé à six grands fournisseurs d’accessoires l’étendue de l’offre répondant à ces

exigences spécifiques. Sascha Rhyner

C’est bien connu : les voitures électriques comportent moins de pièces

d’usure et doivent être amenées au garage moins souvent. Les pneus,

qui doivent généralement être remplacés après 25 000 km, font figure

d’exception. En effet, sur les voitures électriques, le couple maximal

est disponible immédiatement, ce qui affecte les pneus. Mais ce n’est

pas la seule raison pour choisir des pneus spéciaux pour les voitures

électriques. Choisir des pneus toutes saisons, voire des produits bon

marché peut réduire l’autonomie en cas de résistance élevée au roulement

et s’accompagner de déficits de sécurité.

Sven Krey, gestionnaire

Pneus chez

Amag.

Quelle est l’étendue de l’offre de pneus pour voitures électriques ?

Sven Kray : Ces véhicules nécessitent d’autres

dimensions de pneus : ceux-ci ont souvent une

section transversale plus grande et une bande

de roulement plus étroite. Tous nos fabricants

disposent des dimensions courantes pour les

véhicules électriques. Chez Amag, nous stockons

également ces dimensions pour nos partenaires

et les garages indépendants. Nous avons

par ailleurs fixé des prix très attractifs pour nos

pneus cette année afin de pouvoir continuer à

proposer des conditions avantageuses associées à une qualité et à une

disponibilité excellentes.

Maja Kaufmann : Derendinger propose également

une offre correspondante dans ce segment.

Nous nous assurons de pouvoir répondre

aux exigences et conseiller, servir et satisfaire

nos clients.

Roger Limacher,

directeur de

Fibag SA.

Roger Limacher : L’usure des pneus est plus

élevée sur les voitures électriques que sur les

voitures ordinaires. Le bruit du roulement est

davantage perceptible sur une voiture électrique

car son moteur est silencieux. Divers

fabricants premium disposent déjà de pneus

spéciaux qui sont conçus pour répondre aux exigences

des voitures électriques. La gamme dans

ce segment est encore modeste. La voiture électrique

reste un produit de niche actuellement.

Kurt Wyssbrod : Les principales marques

sont représentées bien que l’offre soit encore

limitée. Elles développent leurs pneus avec

les constructeurs automobiles car le pneu

recèle plus de technologie qu’on ne le soupçonne.

Kurt Wyssbrod, responsable

de marque Technomag.

Patrik Spirig, chef de

produits, Hostettler

Automobiltechnik.

Patrik Spirig : Les pneus de voitures électriques

doivent satisfaire d’autres exigences.

Comme ces voitures sont plus silencieuses,

le bruit du roulement des pneus est plus audible.

Les fabricants de pneus doivent donc

travailler d’arrache-pied pour le réduire.

L’offre est encore modeste mais elle s’adapte

et évolue constamment en fonction de la demande.

<

Maja Kaufmann, responsable

de marque Derendinger.

Martin Schütz,

Category Manager

pneus et biens de

consommation, ESA.

Martin Schütz : Tous les fabricants premium

proposent de tels pneus, même si le volume est

globalement encore faible. Indépendamment

des pneus destinés aux voitures électriques,

les fabricants développent aussi des pneus affichant

de bonnes valeurs de résistance au roulement,

ce qui permet de réduire la consommation

de carburant. Cette offre s’étoffera davantage au

cours des années à venir et la demande pour de

tels pneus continuera de progresser. Le garagiste

peut, là encore, recommander des pneus ESA.

AUTOINSIDE | Avril 2019 52


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TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

Occasions électriques

« Le moment propice pour

développer son activité »

Le marché des occasions électriques n’est pas encore très développé, mais il décolle lentement. Il y a une demande

pour les voitures d’occasion proposées : leur temps d’immobilisation est légèrement plus court que pour les occasions

conventionnelles. André Bissegger

« Le marché des occasions électriques est encore

tout petit », déclare René Mitteregger,

spécialiste des données chez auto-i-dat. L’an

dernier, 2463 voitures électriques ont changé

de propriétaire sur un total de 856 000 changements

de voitures, soit 0,29 %. C’est ce que

montrent les chiffres d’Eurotax que Roland

Strilka, directeur des estimations chez Autovista

Group, a compilés avec son équipe. La

raison est simple : « À l’exception de Tesla avec

son Model S et son Model X, et de quelques

modèles d’autres constructeurs, on n’enregistre

que depuis récemment une hausse des

nouvelles immatriculations. Le parc comporte

donc actuellement des véhicules relativement

jeunes qui n’arrivent sur le marché de l’occasion

qu’au compte-gouttes », estiment les spécialistes

d’Eurotax. D’après René Mitteregger,

le parc de véhicules purement électriques en

Suisse comprend actuellement 19 060 voitures

de tourisme immatriculées. « Sur un parc total

de 4,8 millions de voitures de tourisme immatriculées,

il s’agit de moins de 0,4 %. »

Daniel Hablützel est le directeur de Carauktion,

le principal marché de véhicules B2B de

Suisse. À ce titre, il connaît très bien le marché

de l’occasion. « Environ 3,3 % des véhicules qui

sont vendus aux enchères chaque mois disposent

d’un moteur électrique ou hybride »,

affirme-t-il.

« La fièvre des enchères »

Lorsque des voitures électriques sont

mises aux enchères, elles se vendent la plupart

du temps « dans une certaine fièvre des

enchères », poursuit-il. « Il n’en demeure pas

moins que certains modèles se vendent mal. »

C’est surtout dû au fait que les batteries plus

récentes ont une meilleure autonomie.

Chez Eurotax, la durée des offres est très

fluctuante en raison du faible nombre d’unités

et de la part de marché disproportionnée de

Tesla qui influence les statistiques. « Les occasions

électriques de deux à quatre ans vendues

ou supprimées récemment sont actuellement

proposées pendant environ 60 jours. »

Ce chiffre monte à 76 jours pour les voitures

de tourisme de cette classe d’âge. « Le temps

d’immobilisation des voitures électriques d’occasion

évolue donc dans le cadre usuel et est

même légèrement plus court que pour les occasions

conventionnelles. » Eurotax ne s’attend

pas à de grands changements. L’offre d’occasions

électriques pourra tenir le rythme de la

hausse de la demande.

René Mitteregger résume les choses ainsi :

« Les jeunes occasions ne s’éternisent pas. Pour

les véhicules plus vieux de la dernière génération,

voire de la génération précédente, c’est

beaucoup plus compliqué. »

La conception comme cause de la

perte de valeur

Les occasions électriques coûtent-elles

plus ou moins cher que les voitures conventionnelles

? Daniel Hablützel est incapable de

le dire. « Les valeurs résiduelles des occasions

électriques dépendent fortement du modèle

ou du type de véhicule et le nombre reste trop

54 Avril 2019 | AUTOINSIDE


TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

faible pour permettre une comparaison ». Il

observe toutefois que les modèles de batterie

désormais proposés, qui s’accompagnent d’une

capacité et d’une autonomie accrues, ont un

impact direct sur la valeur résiduelle des versions

précédentes.

Le marché définit la valeur

D’après Eurotax, la valeur d’une occasion

électrique se calcule comme pour une motorisation

conventionnelle : « C’est aussi le marché

qui en détermine la valeur. » L’état et l’autonomie

de la batterie jouent un rôle crucial. Les

nouveautés technologiques engendrent la

majeure partie de la perte de valeur des véhicules

électriques, d’après René Mitteregger.

« L’important différentiel de prix par rapport à

des variantes comparables munies d’un moteur

thermique a aussi un effet sur la valeur des occasions

électriques. »

Outre l’autonomie de la batterie, Eurotax

estime que le développement continu de la vitesse

de charge constitue une autre explication

de la perte de valeur. « Le prix d’achat encore

très élevé il y a quelques années, la faible autonomie

et la conception souvent singulière des

premières voitures électriques jouent naturellement

aussi un rôle significatif. » Les acheteurs

de modèles électriques préféreraient un design

certes moderne mais bien plus conventionnel.

« La première génération de voitures électriques

part donc avec un handicap en termes

de valeur résiduelle par rapport aux modèles

plus récents et notamment à ceux annoncés. »

Eurotax s’attend à ce que la fabrication

« plus simple » des véhicules et les baisses

escomptées des coûts des batteries aient un

impact sur les prix des voitures neuves, ce qui

influencera immédiatement les valeurs résiduelles.

« Des facteurs tels que les dépenses

réduites d’entretien, les éventuelles subventions

et le rythme de développement de l’infrastructure

peuvent aussi avoir un impact durable

sur les valeurs résiduelles des occasions

électriques. »

L’avantage aux villes et agglomérations

Tant Eurotax qu’auto-i-dat partent du principe

que les voitures électriques seront de plus

en plus nombreuses à circuler sur les routes de

Suisse. « Pour la simple et bonne raison que

ces véhicules sont essentiels à la réalisation

de l’objectif d’émissions de CO² de 95 g/km »,

déclare René Mitteregger.

Les deux experts estiment que les garagistes

ne devraient pas s’exclure de cette

évolution et qu’ils feraient bien de vendre des

occasions électriques. « Une offre d’occasions

électriques nous paraît importante, en particulier

en ville et en agglomération, mais aussi à

la campagne », conclut-on chez Eurotax. « Nous

pensons que le moment est propice pour développer

son activité sur le marché des occasions

électriques. »

L’entreprise conseille une approche prudente.

Les garagistes doivent s’activer essentiellement

lorsque le personnel est formé et

que l’infrastructure d’exploitation et de charge

dans la région est déjà suffisante ou si elle est

en cours de développement. Eurotax s’attend

en outre à des initiatives et directives de la part

des constructeurs et des importateurs en vue

de soutenir les concessionnaires de marques

lors de la commercialisation d’occasions électriques.

Pour René Mitteregger, il importe que les

garagistes se préparent bien et qu’ils sachent

précisément comment vendre à nouveau les

voitures aux clients. « Les concessionnaires

dans les villes qui disposent déjà d’une infrastructure

utilisable auront moins de difficultés.

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TECHNOLOGIE/MOTORISATIONS

Plates-formes en ligne

« Pas une mode, mais une

tendance qui se poursuivra »

Les nouvelles technologies de propulsion représentent un défi non seulement pour les constructeurs, mais aussi pour les

garagistes. Les différentes plates-formes de commerce en ligne ressentent elles aussi le changement qui avance lentement,

mais sûrement. Sandro Compagno

Daniel Hablützel,

Carauktion.

Il y a quelques années encore, on avait le

choix entre le diesel et l’essence. Comment la

complexité croissante et le parallélisme des

systèmes de propulsion transforment-ils le

modèle d’affaires des plates-formes en ligne ?

Daniel Hablützel, directeur de Car auktion

AG : Les nouvelles technologies requièrent davantage

de complexité et plus de transparence

et d’informations sur la plate-forme. Cela augmente

aussi la diversité de l’offre pour les acheteurs.

Les nouvelles technologies entraînent toujours de nouvelles équations

à plusieurs inconnues : comment pouvez-vous aider les garagistes

à établir des prix et des offres, par exemple dans le secteur

des véhicules électriques d’occasion ou celui du GNC ?

Sur notre plate-forme d’enchères, la mesure la plus efficace s’avère être

de donner des informations transparentes et complètes. Notre application

sur la valeur résiduelle, « Valuecheck », arrivera en outre bientôt

sur le marché. Elle permettra de déterminer les prix du marché actuels.

La demande de véhicules d’occasion à propulsion alternative

(électrique, hybride, PHEV, au GNC) est-elle importante ?

Elle existe. Comme pour toute technologie, il y a ceux qui s’adaptent

vite et qui ont remarqué que ces véhicules sont négociables et qu’on

peut se démarquer de ses concurrents avec le savoir-faire acquis. Les

volumes augmentent, surtout du côté des voitures électriques, mais

restent cependant restreints par rapport à l’ensemble des véhicules

échangés.

Quelle est la part de ces véhicules sur carauktion.ch ?

Elle se situe actuellement entre 3,5 et 4 %. Les véhicules électriques et

hybrides représentent la plus grande partie d’entre eux.

Felix Fröhlich,

leasingmarkt.ch.

Il y a quelques années encore, on avait le

choix entre le diesel et l’essence. Comment la

complexité croissante et le parallélisme des

systèmes de propulsion transforment-ils le

modèle d’affaires des plates-formes en ligne ?

Felix Fröhlich, directeur de leasingmarkt.

ch : La complexité croissante fait que les clients

finaux ont de plus en plus de mal à avoir une

vue d’ensemble complète. De plus, bon nombre

d’entre eux ne savent pas sur quel pied danser, parce qu’ils ignorent si

leur véhicule diesel, par exemple, pourrait être interdit à l’avenir. Les

places de marché en ligne permettent aux clients de faire des comparaisons

transparentes. Les plates-formes spécialisées dans le leasing,

la location ou les abonnements aident les clients à rester mobiles sans

devoir investir de grandes sommes dans l’achat d’un véhicule.

Les nouvelles technologies entraînent toujours de nouvelles équations

à plusieurs inconnues : comment pouvez-vous aider les garagistes

à établir des prix et des offres, par exemple dans le secteur des

véhicules électriques d’occasion ou celui du GNC ?

Nous conseillons les vendeurs lorsqu’ils établissent leur offre afin que

leurs annonces soient aussi attrayantes que possible pour les clients finaux

et génèrent le plus de prospects possible. Nous proposons aussi un

cockpit vendeur très clair et mettons à disposition différentes évaluations.

Aujourd’hui, avoir une bonne visibilité en ligne est décisif pour

la vente. Il ne suffit pas d’afficher des véhicules électriques ou au GNC

avec un prix de vente : il faut aussi proposer un leasing avantageux.

La demande de véhicules d’occasion à propulsion alternative

(électrique, hybride, PHEV, au GNC) est-elle importante ?

Il est important de montrer aux clients que les véhicules dotés de nouvelles

technologies et de propulsions alternatives sont eux aussi abordables.

Un véhicule d’occasion peut donc être un bon début pour de nombreux

prospects. Naturellement, les propulsions conventionnelles sont

encore davantage demandées, mais le rapport évolue constamment.

Quelle est la part de ces véhicules sur leasingmarkt.ch ?

Nous avons mis notre plate-forme en ligne à l’été 2018 et sommes donc

encore en train de l’étendre. À court terme, nous voulons garantir une

grande variété de marques et de modèles, et étoffer nettement la part

de véhicules à propulsion alternative, qui ne se situe actuellement qu’à

4 % environ.

56 Avril 2019 | AUTOINSIDE


TECHNOLOGIE/MOTORISATIONS

Pierre-Alain Regali, Auto-

Scout 24.

Il y a quelques années encore, on avait le

choix entre le diesel et l’essence. Comment la

complexité croissante et le parallélisme des

systèmes de propulsion transforment-ils le

modèle d’affaires des plates-formes en ligne ?

Pierre-Alain Regali, directeur d’Auto-

Scout24 : La mobilité et l’écologie sont de plus

en plus étroitement liées à des questions touchant

à notre qualité de vie et à l’avenir, et ont

de plus en plus d’importance aux yeux du public. En outre, l’offre de

modèles de véhicules à propulsion alternative augmente de manière

sensible ; leur autonomie croissante et le développement de l’infrastructure

de recharge ont un impact positif sur l’intérêt des gens.

Cela renforce la demande. Dans ce contexte de demande croissante,

notamment pour l’électromobilité, nous voulons satisfaire autant que

possible les souhaits de nos importateurs, vendeurs et utilisateurs. Naturellement,

nous souhaitons aussi qu’AutoScout24 reflète les besoins

des utilisateurs, toujours plus différenciés en termes de systèmes de

propulsion. À cette fin, nous élaborons actuellement de nouvelles solutions

avec notre réseau de partenaires.

Les nouvelles technologies entraînent toujours de nouvelles équations

à plusieurs inconnues : comment pouvez-vous aider les garagistes

à établir des prix et des offres, par exemple dans le secteur

des véhicules électriques d’occasion ou celui du GNC ?

Avec l’« Optimizer Pro », AutoScout24 a récemment lancé un produit

intelligent qui aide les garagistes à déterminer un prix ajusté au marché

et à la situation en termes de demande. Avec ce qu’on appelle

l’« apprentissage automatique », AutoScout24 détermine des valeurs de

référence pour les offres en s’appuyant sur sa propre base de données,

qui comprend plus de 3,5 millions de véhicules. Ainsi, les garagistes

ont la possibilité d’adapter leurs prix au marché de manière flexible,

efficiente et simple.

La demande de véhicules d’occasion à propulsion alternative

(électrique, hybride, PHEV, au GNC) est-elle importante ?

La demande de véhicules à propulsion alternative a plus que doublé

ces deux dernières années et représente déjà plus de 7 % de toutes

les recherches sur autoscout24.ch. Les voitures hybrides et électriques

sont plus appréciées que jamais par les Suissesses et les Suisses. Les

statistiques d’AutoScout24 montrent une augmentation continue des

recherches de voitures écologiques depuis plus de deux ans. Et il ne

s’agit pas seulement d’une mode à court terme, mais d’une tendance

qui se poursuivra à l’avenir.

Quelle est la part de ces véhicules sur autoscout24.ch ?

L’offre d’AutoScout24 comprend actuellement près de 160

000 véhicules neufs et d’occasion. Environ 2,6 % des voitures proposées

possèdent un moteur alternatif. Voici les chiffres précis : les véhicules

hybrides représentent 1,9 %, les véhicules électriques, 0,3 %

et les moteurs au gaz, au bioéthanol et à l’hydrogène, 0,4 %. Les plus

représentés sont les moteurs à essence (63,8 %) et les diesel (33,8 %).

Victor Sanjuan,

carforyou.ch.

Il y a quelques années encore, on avait le

choix entre le diesel et l’essence. Comment la

complexité croissante et le parallélisme des

systèmes de propulsion transforment-ils le

modèle d’affaires des plates-formes en ligne ?

Victor Sanjuan, chef du développement

commercial de carforyou.ch : D’après notre

expérience, les nouvelles options comme les

voitures hybrides et électriques n’ont aucune influence

sur le modèle d’affaires des plates-formes de véhicules en ligne.

Là où nous notons un changement, c’est dans le contenu des informations

que nous mettons à disposition des utilisateurs de notre site. Par

exemple, nous pouvons aider l’utilisateur à saisir les différences entre

les diverses options de motorisation. Y compris en ce qui concerne les

coûts globaux de ces variantes.

Les nouvelles technologies entraînent toujours de nouvelles équations

à plusieurs inconnues : comment pouvez-vous aider les garagistes

à établir des prix et des offres, par exemple dans le secteur

des véhicules électriques d’occasion ou celui du GNC ?

Nous aidons les vendeurs en étant transparents vis-à-vis des utilisateurs

de la plate-forme qui achètent un véhicule. La plupart des acheteurs

ne connaissent pas la différence de prix à l’usage entre un véhicule

électrique et une voiture à essence ou diesel. La batterie soulève

également des interrogations auprès des utilisateurs, notamment l’état

de celle-ci et les éventuels frais de remplacement ou d’amélioration.

Nous accordons beaucoup de valeur à cette transparence pour aider

les vendeurs à fixer le prix des véhicules et les utilisateurs de la plateforme

à faire un choix.

La demande de véhicules d’occasion à propulsion alternative

(électrique, hybride, PHEV, au GNC) est-elle importante ?

Nous notons que les véhicules électriques et hybrides sont de plus

en plus demandés. Les véhicules hybrides arrivent en tête, car ils

consomment moins de carburant que les véhicules à essence ou diesel

et ne sont pas dépendants des stations de recharge. Nous observons

clairement une tendance à la hausse du côté des véhicules électriques,

et cette tendance sera encore plus marquée dans un avenir proche.

Quelle est la part de ces véhicules sur carforyou.ch ?

Actuellement, la part de véhicules électriques et hybrides sur notre

plate-forme est restreinte. Nous nous concentrons sur le marché de

l’occasion. Or, la plupart des véhicules électriques et hybrides sont

neufs. Cela dit, leur nombre augmente tout de même sur notre plateforme

en ligne. <

AUTOINSIDE | Avril 2019 57


TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

Cinq questions à …

« Nous sommes surpris par

la demande »

Électricité et gaz : les garagistes doivent s’intéresser de plus en plus aux nouvelles technologies. Ce qui requiert de nouvelles

compétences. AUTOINSIDE s’est entretenu avec des organisateurs de cours sur le GNC et la haute tension. André Bissegger

Bernward Limacher,

Autef GmbH.

Quelles compétences peut-on acquérir chez

vous en matière de nouvelles technologies ?

Bernward Limacher, Autef GmbH : Sur le petit

marché du GNC, nous effectuons des mandats

pour les importateurs et pour nos concurrents,

et nous proposons aussi nos propres formations.

Dans le domaine de la haute tension, nous couvrons

presque tous les besoins, de la sécurité au

travail au secteur du service et de l’entretien en

passant par l’équipement technique, que nous abordons en profondeur.

Nous avons également un mandat de l’association Auto Secours Suisse

(ASS) : il s’agit là de transmettre les connaissances spécialisées nécessaires

aux professionnels du dépannage et du sauvetage sur le lieu de l’événement.

Nous proposons aussi, depuis peu, un voyage d’étude au Canada

consacré aux véhicules à haute tension. Dans nos cours spéciaux sur les

piles à combustible, nous abordons à la fois le gaz et la haute tension.

À qui s’adressent vos cours et quels prérequis sont exigés des

participants ?

Nos cours s’adressent à tous les professionnels de l’automobile désireux

d’acquérir ou tenus de le faire par leur contrat de concessionnaire

des connaissances particulières sur les véhicules au gaz, à haute

tension ou à pile à combustible. Ils doivent être curieux et aimer les

nouvelles technologies. Il est bon aussi qu’ils soient déterminés, disciplinés,

bien organisés et sensibles aux questions touchant à la sécurité

au travail.

Les cours sur la haute tension et le GNC sont-ils très demandés ?

Depuis que la politique soutient l’électromobilité et souhaite la promouvoir,

en raison du scandale lié au diesel, nous observons une forte hausse

de la demande dans le segment de la haute tension. Il est intéressant de

constater que la demande pour les cours sur le GNC et le GPL est restée la

même. AMAG (GNC), Scania et IVECO (GNC et GPL) ou encore Hyundai (qui

accepte la formation GNC pour H2) misent toujours sur cette carte.

Dans quel domaine les participants montrent-ils une curiosité

particulière ?

Notre cerveau compare sans cesse l’inconnu à ce qu’il connaît. Il faut

absolument en tenir compte lorsque l’on aborde de nouveaux sujets.

C’est la seule manière de les rendre compréhensibles pour les participants.

Les parties théoriques et pratiques doivent donc obligatoirement

avoir trait aux véhicules.

En tant qu’organisateur, quels sont les plus gros défis auxquels vous

devez faire face pour ces cours ?

Les plus gros défis sont pour nous les besoins et les questions des

professionnels du dépannage et du sauvetage d’ASS, qui s’exposent à

des risques et des dangers réels. Chaque événement est unique. Pour

l’instant, en raison du nombre restreint de véhicules en circulation,

nous manquons d’exemples comparatifs. Bien sûr, des questions surgissent

çà et là, qui requièrent des réponses fiables. Dans ce contexte et

de manière générale, trouver des informations techniques et des objets

d’exercices reste un défi, mais devient soudainement secondaire.

58 Avril 2019 | AUTOINSIDE


TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

d’un diplôme professionnel reconnu dans la branche automobile ou

dans une profession voisine. Nous exigeons la même chose pour les

cours consacrés à la haute tension. Quiconque souhaite se perfectionner

dans le domaine du service et de l’entretien des véhicules à haute

tension doit en outre apporter la preuve qu’il a déjà suivi une formation

sur le thème de la sécurité au travail avec les véhicules à haute tension.

Les cours sur la haute tension et le GNC sont-ils très demandés ?

Le cours sur les véhicules à haute tension intéresse nos clients depuis

que nous le proposons. Cela tient d’une part au fait que la technique fascine,

en général, et d’autre part au fait que nos clients ont beaucoup de

respect pour ces installations, et veulent pouvoir y travailler en toute sécurité.

Dans le domaine du gaz, la situation est la suivante : bon nombre de

véhicules fonctionnant au gaz ne sont plus pris en charge par les concessionnaires

de marques. C’est pourquoi nos clients se sont davantage intéressés

aux formations continues dans ce segment ces dernières années.

Franz Wey, Hostettler

Autotechnik AG.

Quelles compétences peut-on acquérir chez

vous en matière de nouvelles technologies ?

Franz Wey, responsable Technique et

Diagnostic, Hostettler Autotechnik AG :

Dans le domaine du gaz, nous proposons à

nos clients la formation de base pour les véhicules

fonctionnant au gaz et la recertification

régulière pour les véhicules au GNC. Dans le

segment de la haute tension, nous offrons à

nos clients, depuis 2011 déjà, des formations sur la sécurité au travail

avec les véhicules à haute tension, et des cours techniques sur le

fonctionnement des composants à haute tension. Depuis 2018, notre

programme comprend également la formation développée par Autef,

consacrée au service et à l’entretien des véhicules à haute tension.

À qui s’adressent vos cours et quels prérequis sont exigés des

participants ?

Nos cours s’adressent à tous nos clients. Pour les formations sur le

gaz, la SSIGE exige expressément que les participants soient titulaires

Dans quel domaine les participants montrent-ils une curiosité

particulière ?

Nos clients sont très curieux de savoir quelles répercussions l’électromobilité

aura sur leurs activités quotidiennes de réparation. Ils nourrissent

quelques craintes à cet égard. De nombreuses idées fausses circulent

sur ce qu’ils seront encore capables de réparer et d’entretenir, et

sur ce qu’ils auront encore le droit de réparer.

En tant qu’organisateur, quels sont les plus gros défis auxquels

vous devez faire face pour ces cours ?

Depuis des années, nous avons de bons rapports, des rapports de partenaires,

avec les fournisseurs de pièces détachées et les fabricants d’appareils

de diagnostic. Dans le domaine technique, nous ne rencontrons

donc pas de défis particuliers. Nos charges administratives ont augmenté

du fait que nous vérifions de manière très stricte, pour des raisons de qualité,

que les candidats remplissent les conditions mentionnées plus haut.

Mais ces charges restent tout de même limitées. Nous sommes surpris par

la demande. Trouver de nouvelles dates convenant à nos partenaires de

formation n’a pas été simple.

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AUTOINSIDE | Avril 2019 59


TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

Quelles compétences peut-on acquérir chez vous

en matière de nouvelles technologies ?

Matthias Krummen, responsable des

services de management et de la communication,

ESA : L’offre de formation et de perfectionnement

d’ESA est importante, et nous

Matthias Krummen, ESA. l’adaptons constamment aux besoins du marché

en discutant avec les garagistes, les carrossiers

et les organisateurs de cours. Les cours de perfectionnement d’ESA

mettent l’accent sur des thèmes techniques, dans l’objectif de faciliter

le travail des ateliers et des entreprises. La plupart des cours durent un

jour, mais nous avons aussi des formations de deux jours, notamment

les cursus certifiants en lien avec les climatisations ou les systèmes haute

tension dans les véhicules électriques et hybrides.

À qui s’adressent vos cours et quels prérequis sont exigés des

participants ?

Notre offre s’adresse aux professionnels des garages suisses, qu’il

s’agisse d’entreprises individuelles ou de grands garages multimarques.

Selon le thème et le contenu des cours, différentes compétences et expériences

sont requises. Depuis quelque temps, ESA réunit son offre de

formation sur la plate-forme en ligne mechanixcampus.ch. Les garagistes

intéressés peuvent s’y informer sur les cours proposés.

Les cours sur la haute tension et le GNC sont-ils très demandés ?

Les cours sur la haute tension font le plein en ce moment. Aujourd’hui,

toute entreprise doit savoir prendre en charge les véhicules électriques

et hybrides. Il est indispensable pour ce faire d’avoir suivi une formation

pour des travaux sûrs sur les systèmes haute tension dans la technique

automobile : il est certain que cela a une influence sur la demande. Idem

pour le permis de manipuler les fluides frigorigènes, qui est nécessaire

pour toute application professionnelle ou industrielle. Les cours qui ont

trait à la numérisation dans la technique automobile et aux systèmes

d’assistance toujours plus complexes ont également beaucoup de succès.

Dans quel domaine les participants montrent-ils une curiosité

particulière ?

Les défis posés par l’évolution technique sont si nombreux en ce

moment qu’il n’est presque pas possible de proposer un cours qui les

englobe tous. Cela peut désorienter parfois. Il est donc particulièrement

important de donner des informations précises sur l’utilité et l’objectif

des différents cours, afin que les garagistes ne s’y perdent pas.

En tant qu’organisateur, quels sont les plus gros défis auxquels

vous devez faire face pour ces cours ?

Nous sommes très proches de nos clients et adaptons constamment

notre offre à leurs besoins. Nous avons donc moins de temps pour prévoir

un cours et l’organiser. Nous devons également élargir sans cesse

nos compétences pour interpréter correctement les tendances et pouvoir

proposer les bons cours, et des cours de qualité, avec nos partenaires.

De manière générale, l’un des défis est de trouver suffisamment de participants

pour que les cours puissent être donnés. Il est absurde que

plusieurs organisateurs proposent le même cours, puis doivent l’annuler

faute de participants. C’est la raison pour laquelle nous collaborons étroitement

avec l’UPSA, notamment dans le domaine des formations, et que

nous proposons son cours sur la haute tension sur mechanixcampus.ch.

Markus Peter, UPSA.

Quelles compétences peut-on acquérir chez

vous en matière de nouvelles technologies ?

Markus Peter, responsable Technique &

Environnement, UPSA : L’UPSA propose des

formations dans le domaine de l’électromobilité

en collaboration avec Electrosuisse. Il

s’agit d’un cours de deux jours mettant l’accent

sur la sécurité au travail et la pratique

relative aux systèmes haute tension dans la

technique automobile.

À qui s’adressent vos cours et quels prérequis sont exigés des

participants ?

Ce cours s’adresse en premier lieu aux professionnels des ateliers

souhaitant pouvoir travailler de manière sûre sur les systèmes haute

tension dans la technique automobile. Idéalement, ils devraient posséder

une formation technique sous la forme d’un diplôme de mécanicien,

d’électricien, de mécatronicien ou de spécialiste en automobiles

ou en véhicules utilitaires. À l’ère de la numérisation qui est la nôtre,

les participants auront aussi besoin d’un ordinateur portable ou autre

afin de pouvoir effectuer le test final par voie électronique.

Les cours sur la haute tension sont-ils très demandés ?

Notre cours suscite beaucoup d’intérêt, ce qui est un bon point de

départ. Cela montre que les garagistes suisses sont conscients des

changements technologiques et désireux de se mettre à jour, y compris

en matière de sécurité au travail.

Dans quel domaine les participants montrent-ils une curiosité

particulière ?

Bien qu’il s’agisse d’un cours technique, les participants discutent

également fréquemment du bilan écologique et énergétique des véhicules

hybrides, et surtout des véhicules purement électriques. Une

question qui revient souvent est la suivante (et nous y répondons) : qui

a le droit d’effectuer quels travaux sur les systèmes haute tension, et

quel est l’équipement de protection le plus judicieux ?

En tant qu’organisateur, quels sont les plus gros défis auxquels

vous devez faire face pour ces cours ?

Lorsque la demande est régulière pour un cours comme celui sur

la haute tension, l’un de nos plus gros problèmes (celui de pouvoir

dispenser un cours proposé) est déjà réglé. Par conséquent, nous

n’avons pour ce cours que de petits défis à surmonter, comme celui

de tenir suffisamment compte des différents segments de véhicules,

c’est-à-dire les voitures de tourisme, les bus et les camions. En même

temps, c’est enrichissant pour les participants, car ils peuvent ainsi

dialoguer avec des collègues d’autres secteurs. <

60 Avril 2019 | AUTOINSIDE


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JobCloud

Comment mesurer l’efficacité

de vos recrutements ?

JobCloud, leader numérique sur le marché de l’emploi suisse grâce à ses plates-formes telles que jobup.ch et jobs.ch, sait

comment les entreprises peuvent mesurer leur succès en matière de recrutement de personnel.

Il est parfois complexe de déterminer la bonne performance de ses

recrutements, mais avec des indicateurs pertinents, cela est tout

à fait faisable. Ces indicateurs permettent de piloter et de mesurer

l’efficacité d’une campagne de recrutement, de communication, de fidélisation,

etc. Ils permettront d’être agile par rapport au changement

et de pouvoir optimiser votre processus de recrutement. Nous

avons résumé les valeurs les plus importantes pour les recrutements.

• Nombre de candidatures reçues/poste

Correspond au nombre de profils ou candidatures reçus en

moyenne par poste ouvert.

• Sources des candidatures

Cette valeur analyse les sources des candidats au niveau

quantitatif (les canaux à travers lesquels vous recevez le

plus de candidatures) et au niveau qualitatif (les canaux qui

débouchent le plus souvent sur des recrutements) comme par

exemple les plates-formes d’emploi, les réseaux sociaux, la

cooptation, les agences de recrutement, le sourcing actif etc.

• Taux d’embauche interne

Il permet de mesurer le nombre d’employés recrutés via la mobilité

interne de l’entreprise.

• Taux de turn-over

Il s’agit du nombre de départs dans l’entreprise (volontaires ou involontaires)

pour une certaine période. C’est un indicateur clé car les

embauches ont un coût non négligeable pour l’entreprise.

• Sources des recrutements

Ce chiffre montre le nombre d’employés recrutés en fonction de la

source des candidatures. Il peut être analysé en parallèle des sources

des candidatures pour comparer les canaux à travers lesquels vous

recevez le plus de candidatures et ceux qui convertissent le mieux

au niveau des personnes réellement embauchées.

• Délai de recrutement

Pour parler de cet indicateur, on utilise souvent le terme anglais

« time to hire », c’est-à-dire le temps passé en jours entre l’expression

du besoin (validation de l’ouverture du poste) et le recrutement

effectif (signature du contrat par le candidat).

• Délai des étapes du recrutement

Cette valeur permet de mesurer les délais des différentes étapes

du processus de recrutement pour évaluer celles qui peuvent être

optimisées. Quelques exemples : délai entre l’expression du besoin

par les managers et la mise en ligne de l’annonce ou entre la mise

en ligne de l’annonce et le premier entretien.

• Volume annuel des recrutements

Cela correspond au nombre de recrutements réalisés sur une année.

• Taux d’embauche externe

Il permet de connaître le nombre d’employés recrutés qui

viennent de l’extérieur de l’entreprise.

• Taux de rétention

C’est le pourcentage de nouvelles embauches qui sont toujours

employées par l’entreprise après une certaine période.

• Coût par embauche

Cela montre combien cela coûte à l’entreprise de recruter un nouveau

collaborateur. Pour cela, il faut multiplier le coût horaire des personnes

qui ont participé à l’embauche par le nombre d’heures passées. On y

ajoute le coût des outils utilisés et des éventuelles ressources externes.

• Équivalent temps plein

L’équivalent temps plein correspond à l’effectif de l’entreprise

de façon homogène en rapportant le temps travaillé par chaque

salarié à celui d’un salarié à temps plein. Par exemple, un collaborateur

qui travaille à 100 % comptera comme 1 équivalent temps

plein alors qu’un employé qui travaille à 80 % sera comptabilisé

comme 0,8 équivalent temps plein.

Leader sur le marché de l’emploi en ligne suisse, JobCloud, forte d’une

expérience de plus de 20 ans, exploite entre autres jobup.ch et jobs.ch,

les plates-formes d’emploi préférées en Suisse romande et en Suisse alémanique.

Rendez-vous sur www.jobcloud.ch/leblog pour de plus amples

informations, des conseils, des check-lists et des articles sur les thèmes

du recrutement et de la politique RH. Notre conseil : le livre blanc gratuit

« Tout ce qu’il faut savoir sur le recrutement » et le livre blanc « Droit du

travail fondements juridiques et conseils utiles pour les employeurs ». <

AUTOINSIDE | Avril 2019 61


TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

Bonne ambiance au Salon de l’auto : Pascal Lenzin (à g.), coordinateur national pour la mobilité, et Christoph Schreyer, responsable Mobilité à l’Office fédéral de l'énergie,

s’installent dans un véhicule pas vraiment de série.

Mobilité GNC

Prisonnier du conditionnel

« Le GNC serait le carburant idéal pour réduire les émissions de CO 2

dans le trafic individuel motorisé. » Cette phrase a été

prononcée par François Launaz, président d’auto-suisse, et illustre bien l’un des problèmes de cette solution de remplacement,

judicieuse et écologique, de l’essence et du diesel : le GNC est prisonnier du conditionnel. Sandro Compagno

Pour poursuivre au conditionnel, ses avantages seraient pourtant évidents

: le GNC est propre, peu coûteux et fiable. GNC est l’abréviation

de « gaz naturel comprimé » et est composé principalement de méthane

comprimé (CH 4

). Comparé au moteur à essence, un moteur fonctionnant

au GNC émet 25 % moins de gaz à effet de serre que le CO 2

; alimenté

à 100 % en biogaz, il n'en rejette même quasiment pas. Pas plus que

d’oxydes d’azote (NO x

) et de particules fines d’ailleurs. Près de 145 stations-service

de GNC garantissent un approvisionnement suffisant en

Suisse, hormis peut-être au fin fond des vallées les plus reculées.

Et la technologie du GNC s’appuie sur un moteur conventionnel,

ce qui a plusieurs avantages pour les garagistes : d’une part, ils

la connaissent depuis plus de 100 ans, possèdant ainsi un vaste savoir-faire

et un équipement d’atelier ad hoc. D’autre part, le moteur

conventionnel, contrairement au moteur électrique qui nécessite peu

d’entretien, promet de la stabilité dans le secteur de l’après-vente.

12 000 véhicules au GNC en Suisse

Et pourtant : fin 2018, seuls 12 000 véhicules fonctionnant au GNC étaient

immatriculés en Suisse. « Nous voulons changer cela », promet Pascal Lenzin.

Il est le coordinateur national pour la mobilité de la branche suisse du

gaz, organisée de manière régionale. Le Bernois a un objectif clair pour

2019 : 1500 immatriculations, soit une augmentation des ventes de 25 %.

Il mise pour ce faire surtout sur les flottes. « Une flotte doit être

rentable », explique-t-il. Sur ce plan-là, le GNC est imbattable. « Une

62 Avril 2019 | AUTOINSIDE


FOKUS TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

flotte au GNC rapporte très vite de l’argent.

Elle se justifie tant du point de vue écologique

qu’économique. » En 2018, l’entreprise de télécommunications

Salt, entre autres, s’était

laissé convaincre par les arguments en faveur

du GNC, et surtout du TCO (Total Cost

of Ownership, ou coût total de possession) et

commandait, au mois d’avril, 44 Seat Leon TGI

pour son service extérieur (AUTOINSIDE en

avait fait part). Ce chiffre illustre la deuxième

raison pour laquelle P. Lenzin se concentre surtout,

pour l’instant, sur les flottes : le levier est

bien plus grand dans ce domaine que du côté

des clients privés.

Du côté des constructeurs, ce sont surtout

les groupes Volkswagen et Fiat Chrysler qui

ont investi dans le GNC. Outre Seat, Volkswagen

possède des véhicules au GNC dans

son assortiment VW, Audi et Skoda ; en

Suisse, Opel propose l’Astra au gaz naturel/

biogaz. Tous les véhicules vendus sur le territoire

suisse sont à bicarburation, c’est-à-dire

qu’ils peuvent fonctionner au GNC et à l’essence

ordinaire type « super ».

Dans le domaine des utilitaires, Scania,

Iveco et (en partie) Mercedes sont présents sur

le marché suisse avec des véhicules au GNC.

Dans la halle 6 du Salon de l’auto,

la branche suisse du gaz a exposé plusieurs

des voitures de tourisme actuellement disponibles,

et notamment une Seat telle que celle

utilisée désormais par les collaborateurs du

service externe de Salt. Au moment du Salon,

Pascal Lenzin était en négociation avec plusieurs

grandes entreprises. Il ne souhaite cependant

citer aucun nom : « Rien n’est encore

définitif. Mais je peux vous dire que nous

parlons de contrats portant sur plusieurs centaines

de véhicules. »

1200 nouveaux véhicules au GNC ont été

immatriculés en Suisse en 2018. Ce chiffre

aurait pu être plus important, mais des retards

liés au passage à la nouvelle procédure

d’essai des gaz d’échappement WLTP (Worldwide

Harmonized Light-duty Vehicles Test

Procedure) ont durement affecté les véhicules

au GNC. Le groupe Volkswagen, qui a commercialisé

de nombreux nouveaux modèles

dotés de ce type de motorisation en 2017 et

2018, a introduit une certification accélérée

pour ses modèles de grande série en raison

de ces retards. « Les variantes les moins vendues

ont pour ce faire été reléguées au second

plan », expliquait en août 2018 le professeur

Ferdinand Dudenhöffer, expert automobile, à

la Luzerner Zeitung. Parmi elles, les véhicules

au GNC.

Exonération de l’impôt sur les huiles

minérales

Le GNC profite en Suisse de réductions

fiscales, ce qui rend le carburant meilleur

marché que l’essence et le diesel. Il s’agit

là d’un argument de poids, non seulement

pour les gestionnaires de flottes, mais aussi

pour les consommateurs finaux. Tandis

qu’en Allemagne, par exemple, la mobilité

au GNC bénéficiera d’avantages fiscaux de

ce type jusqu’en 2026, ce privilège prendra

fin l’an prochain en Suisse. Comment les

choses évolueront-elles ensuite ? Les exonérations

fiscales se prolongeront-elles tout

de même après 2020 ? Ces questions restent

ouvertes. Berne met actuellement les bouchées

doubles sur la mobilité électrique

pour atteindre ses objectifs d’émissions de

CO 2

. Reste à espérer que ce comportement,

presque pathologique, n’entraîne pas la

mise au rebut d’une technologie judicieuse,

sûre et qui a fait ses preuves. <

Palette de modèles actuels

fonctionnant au GNC selon

leur catégorie d’efficience

énergétique

A+

Audi A3 Sportback g-tron

Audi A4 Avant g-tron

Audi A5 Sportback g-tron

Fiat Doblo Natural Power

Seat Ibiza TGI

Seat Leon ST TGI Evo

Skoda Citigo G-TEC

Skoda Octavia G-TEC

VW eco up !

VW Polo TGI

A

Fiat Panda Natural Power

Seat Arona TGI

Seat Mii Ecofuel

Seat Leon TGI Evo

Skoda Scala G-Tec (Fin 2019)

VW Caddy TGI

VW Caddy Maxi TGI

VW Golf TGI BlueMotion

B

Fiat Doblo Cargo Natural Power

Fiat Fiorino Natural Power

Fiat Qubo Natural Power

Opel Astra ECOTEC CNG

Opel Astra Sports Tourer ECOTEC CNG

C

Fiat Ducato Natural Power

Thème clé 2019

Une question

de confiance.

Le garagiste,

votre partenaire

de mobilité.

Juste avant le Salon de l’auto de Genève,

le constructeur Skoda a annoncé qu’il

proposerait également la Kamiq avec une

motorisation GNC.

AUTOINSIDE | Avril 2019 63


TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS FOKUS

Le chemin parcouru par le gaz naturel du gisement aux

consommateurs

Moins de CO 2 grâce au gaz naturel

Les voitures de tourisme fonctionnant au gaz sont-elles vraiment plus écologiques que les véhicules au gazole ou à l’essence

classiques ? Étudions de plus près les carburants gazeux et les véhicules au gaz. Bruno Sinzig, auto&savoir

À l’heure actuelle, la législation prévoit que les voitures de tourisme

mises en circulation pour la première fois en Suisse peuvent émettre

en moyenne 130 grammes de CO 2

(dioxyde de carbone) par kilomètre.

Cette valeur est relevée selon la consommation de flotte.

Dans sa stratégie énergétique 2050, le Conseil fédéral propose

d’abaisser davantage les émissions de CO 2

des voitures de tourisme

neuves immatriculées parallèlement aux valeurs prescrites par l’UE, qui

prévoit que les voitures de tourisme ne devront émettre à compter de

2020 (en moyenne) plus que 95 grammes de CO 2

par kilomètre.

Étant donné que le marché suisse est friand de véhicules puissants,

les importateurs disposant d’une large palette de modèles

montrent un grand intérêt à conserver la part la plus importante

possible de véhicules peu polluants, d’où le terme consommation de

flotte. Les importateurs peuvent compenser les voitures de tourisme

rejetant des émissions de CO 2

supérieures à la spécification cible par

flotte avec des voitures de tourisme dont les émissions de CO 2

sont

inférieures à la spécification cible.

L’industrie automobile n’a plus qu’à développer et proposer des véhicules

qui remplissent ces spécifications. Si les émissions moyennes dépassent

la valeur cible, les constructeurs sont passibles d’amendes salées.

Réduction des émissions

Grâce aux véhicules à gaz, il est possible de réduire les émissions

d’oxydes d’azote et de particules en plus des émissions de CO 2

, contrairement

aux véhicules à essence ou au gazole classiques.

Deux sortes de gaz sont proposées :

• le gaz naturel, également appelé Gaz Naturel Comprimé (GNC) ou

liquéfié (GNL) ;

• le Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL), parfois appelé également gaz

liquide.

Du fait que ce sont principalement les véhicules au gaz naturel qui

circulent actuellement en Suisse, nous allons nous concentrer sur ce

type de carburant. Le moteur de ces véhicules correspond au moteur

à allumage commandé courant. Au lieu d’un mélange essence/air, les

cylindres sont remplis d’un mélange préparé gaz naturel/air.

Le méthane constitue la part principale

Le gaz naturel est un mélange gazeux fossile inflammable, incolore

et en général inodore, obtenu dans des gisements souterrains. Il s’agit

d’une composition de différents gaz, dont le méthane (CH 4

) constitue

la part principale. Cette liaison (molécule) se compose d’un atome de

carbone et de quatre atomes d’hydrogène.

Le gaz naturel fourni par le réseau d’alimentation existant en gaz

naturel est comprimé dans les stations-service, en général à quelques

mètres de l’installation de ravitaillement en essence et gazole, puis est

mis à la disposition des véhicules. Il représente également une source

d’énergie très importante dans le secteur domestique.

En raison de la part (variable) de méthane, le gaz naturel est quelquefois

classé dans les gaz dits H (pour « Haut pouvoir calorifique ») ou

gaz dits B (pour « Bas pouvoir calorifique »). Dans le cas du gaz H, la part

de méthane dépasse 87 %, tandis que le gaz B a une part de méthane

inférieure à 87 %.

Du fait qu’en Suisse, environ 20 % de biogaz neutre en carbone, issu

d’installations de revalorisation des déchets, sont mélangés au gaz naturel,

les véhicules fonctionnant à ce carburant se démarquent davantage

des véhicules diesel déjà très efficients en comparant les émissions

de CO 2

sur leur durée de vie (fig. 4).

À une pression atmosphérique normalisée (1013,25 hPa ≈ 1 bar), le

gaz naturel pur possède, par exemple, une densité énergétique très faible

comparé au carburant diesel. Le pouvoir calorifique volumique du gaz

s’élève à environ 0,03636 MJ/litre et celui du gazole à environ 35,83 MJ/

litre. La teneur énergétique du carburant liquide est ainsi approximativement

1000 fois plus élevée. Pour pouvoir transporter une quantité

d’énergie suffisante dans un volume raisonnable dans le véhicule, le gaz

est donc comprimé à environ 200 bar (GNC = Gaz Naturel Comprimé). Par

ailleurs, il faut prendre en considération le fait que le biogaz possède un

pouvoir calorifique plus faible que le gaz naturel pur et que la teneur énergétique

de ce mélange gazeux est donc proportionnellement plus faible.

Teneur en énergie

Une comparaison directe entre les consommations moyennes

avec du gaz naturel et des carburants classiques n’est pas possible

étant donné que le gaz naturel sous forme de carburant est mesuré

et vendu en kilogrammes. Sur la base de la teneur énergétique, il est

toutefois possible de comparer les trois carburants (fig. 3).

Si un véhicule au gaz naturel consomme, par exemple, 5 kg de gaz naturel

aux 100 km, cela correspondrait à une consommation de 7,35 l

64 Avril 2019 | AUTOINSIDE


FOKUS TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

quement par une exploitation partielle du potentiel de la puissance.

L’utilisation de moteurs à essence suralimentés permet de résoudre

ce conflit d’objectifs, du moins en partie. En mode gaz naturel,

il est en effet possible de rouler à une pression de suralimentation

plus élevée qu’avec de l’essence, car l’indice d’octane plus élevé du

gaz naturel empêche le cognement du moteur. On obtient ainsi un

meilleur rendement et donc une puissance supérieure.

d’essence ou à 6,75 l de gazole aux 100 km.

En mode gaz, la combustion se déroule de manière plus lente et

ainsi « plus souple » comparée à celle du moteur diesel. On considère

qu’à conditions égales, les moteurs au gaz sont deux fois plus silencieux

que les moteurs diesel.

Tandis que l’essence de station-service présente en général un indice

d’octane de 95 à 100 (RON), le gaz naturel séduit par un pouvoir

antidétonant de plus de 130 octane. Un moteur à pistons alternatifs

adapté au gaz naturel de manière optimale, peut présenter un taux

de compression supérieur grâce à l’indice d’octane élevé par rapport

au moteur à allumage commandé. Il fournit ainsi une puissance nettement

plus élevée. Il existe cependant une restriction : les moteurs

au gaz naturel pur ne sont pas adaptés au fonctionnement à de basses

températures. Les véhicules actuels sont par conséquent équipés de

moteurs démarrés avec de l’essence, en particulier par temps froid.

De ce fait, ces moteurs sont configurés pour un fonctionnement à l’essence

en rapport avec leur taux de compression, ce qui se traduit uni-

PROPRIÉTÉS DU GAZ NATUREL

Pouvoir calorifique 10,1 kWh/m 3

36,36 MJ/m 3

Méthane (CH 4 )

91,1 % vol.

Autres hydrocarbures (C 2 C 6 )

5,04 % vol.

Par exemple:

Ethane (C 2 H 6 ), propane (C 3 H 8 ) et

butane (C 4 H 10 )

Gaz inertes

3,86 % vol.

Bivalents et monovalents

Les véhicules au gaz naturel sont proposés en deux versions :

• les véhicules bivalents (également appelés bifuel) peuvent fonctionner

aussi bien au gaz naturel qu’à l’essence l’actionnement

d’un commutateur ou un mode automatique permet de commuter

à tout moment le fonctionnement du moteur entre les deux carburants,

ainsi l’autonomie des véhicules est comparable à celle de

véhicules fonctionnant avec des carburants courants ;

• les véhicules monovalents (un seul carburant) sont systématiquement

exploités au gaz naturel comprimé les moteurs des véhicules

monovalents sont pourvus d’une technique mieux adaptée au fonctionnement

avec du gaz naturel, ils se distinguent par une consommation

de carburant optimisée et de faibles émissions polluantes.

Entre-temps, il est aussi possible de produire du gaz naturel de manière

synthétique. Un exemple parfait est le procédé appliqué par Audi

dans l’installation « Power-to-Gas » (électricité à gaz), actuellement la plus

importante au monde, implantée à Werlte (Allemagne). Grâce à l’énergie

électrique « excédentaire », du gaz hydrogène, produit dans un premier

temps par électrolyse, est ensuite « méthanisé » au moyen de CO 2

, puis

injecté dans le réseau d’alimentation en gaz naturel. Ce type de carburant

permet un fonctionnement extrêmement efficient en termes de CO 2

(fig. 4

/ véhicule au gaz renouvelable). <

Fig. 2. Propriétés du gaz naturel pur distribué en Suisse (valeurs moyennes annuelles).

Fig. 5. Le module de réservoir de l’Audi A4

g-tron avec le réservoir d’essence (A) et les

réservoirs de gaz.

Fig. 4. Émissions totales de CO 2

à un kilométrage de 160 000 km (cycle de vie du véhicule, de sa production à sa mise à

la ferraille).

Fig. 3. Comparaison essence, gazole et gaz naturel (en

kg et l).

AUTOINSIDE | Avril 2019 65


TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

Arguments en faveur du diesel

Trajets plus longs, moteurs plus

propres que les seuils imposés

De l’« étoile brillante » au « vilain petit canard » : les vendeurs de véhicules diesel traversent une période difficile,

notamment pour les occasions. De nombreux clients sont dans l’incertitude. AUTOINSIDE fournit des arguments de

vente pour les véhicules à moteur diesel. André Bissegger

Selon l’Office fédéral de la statistique (Ofs),

1,4 million de véhicules de tourisme à moteur

diesel circulaient en Suisse en 2018, soit près

d’un tiers des 4,6 millions de voitures au total.

Récemment encore, le moteur diesel était considéré

par le grand public comme « la star » de

l’automobile. Mais le scandale sur les émissions

manipulées et les interdictions de circuler dans

plusieurs villes allemandes ont donné un coup

d’arrêt à cet engouement, et le diesel est devenu

« le vilain petit canard ». La part de marché des

nouvelles immatriculations de véhicules diesel

en Suisse et au Liechtenstein est passée de près

de 39 % à tout juste 30 % fin 2018. Les ventes

semblent à présent se stabiliser.

Reste que les doutes et les craintes des

clients rendent difficile la vente de véhicules

neufs et d’occasion. Pourtant, de nombreux arguments

jouent en faveur du moteur diesel : <

Il existe toujours de nombreux arguments en faveur de l’achat d’un véhicule diesel.

1. Une plus grande efficacité

Les moteurs diesel sont plus efficaces que

les moteurs à essence : d’une part, le carbone

présent dans le gazole est mieux utilisé

puisque 42 % de l’énergie du carburant sont

transformés en mouvement, alors que ce taux

est de 37 % pour l’essence. D’autre part, le

moteur diesel consomme moins et rejette donc

moins de CO 2

.

2. Des trajets plus longs

Pour un même modèle de véhicule,

le moteur diesel effectue de plus

longues distances par rapport au moteur

à essence, pour un réservoir de

taille identique. Pour 100 kilomètres,

le diesel consomme près de 20 % de

moins que l’essence.

3. Idéal pour ceux qui roulent beaucoup

Certes, les véhicules diesel étaient jusqu’à présent

plus onéreux à l’achat que les modèles à essence,

et le litre de gazole coûte plus cher, en tout cas en

Suisse. Mais comme il est moins gourmand, le moteur

diesel convient parfaitement aux conducteurs qui

cumulent les kilomètres, notamment sur autoroute.

Au-delà de 10 000 kilomètres par an, on a tout intérêt

à se tourner vers le diesel.

4. Plus propres que les seuils imposés

Les véhicules répondant à la nouvelle norme Euro 6d-TEMP ne rejettent

presque plus d’oxydes d’azote (NOX), sur banc d’essai comme sur route.

C’est ce que révèle le dernier écotest d’ADAC. Le club automobile allemand a

équipé plusieurs modèles d’un appareil de mesure mobile PEMS et effectué

les tests en conditions réelles (RDE). Conclusion : ces véhicules diesel sont

bien en dessous de la valeur limite en laboratoire, de 80 mg NOX par km selon

la norme Euro 6 actuellement en vigueur. La plupart des modèles ne dépassent

pas le seuil de 50 mg.

5. Pas d’interdiction en vue pour la Suisse

Tandis que certaines villes allemandes interdisent la circulation des

véhicules anciens, diesel comme essence, les automobilistes de Suisse

n’ont rien à craindre (voir encadré). Une bonne nouvelle entre autres

pour les vendeurs de véhicules d’occasion. En outre, la norme Euro 6

a remplacé les standards de l’Euro 5 pour les véhicules neufs en septembre

2014. Ainsi, les occasions récentes ne sont pas menacées par

les restrictions des centres-villes allemands.

66 Avril 2019 | AUTOINSIDE


TECHNOLOGIE / MOTORISATIONS

Interdiction en vue

« Ce n’est pas un thème au

niveau fédéral »

Lukas Reinhardt, porte-parole du TCS, connaît la situation actuelle relative à la restriction de circulation en Suisse.

Monsieur Reinhardt, où en est l’interdiction

de circuler pour les diesel anciens à Genève ?

Lukas Reinhardt : Genève est pour l’instant

le seul canton à avoir posé les bases juridiques

d’une interdiction temporaire pour les diesel.

Les sections genevoises de l’ASTAG et du TCS

ont déposé un recours contre cette loi, qui

se heurte à la liberté économique et au droit

fédéral. L’introduction de vignettes environnementales

est en effet du ressort de la Confédération,

et non des cantons.

Que dit-on sur le plan fédéral ?

La création de zones environnementales

n’est pas à l’ordre du jour. L’ex-conseillère fédérale

Doris Leuthard l’avait clairement indiqué

dans un courrier adressé en 2017 au canton de

Genève. Une consultation à ce sujet datant de

2010 avait montré que la grande majorité de la

population, également des cantons, rejettait les

zones environnementales. Aucun effet mesurable

ne justifie la lourde charge administrative.

En outre, un tel système pourrait se révéler

contre-productif en entraînant des déviations

de circulation.

Lukas Reinhardt, porte-parole du TCS.

Qu’en pense le TCS, y aura-t-il bientôt des

restrictions de circulation en Suisse ?

Demander l’interdiction des véhicules diesel

est une mesure populiste, car la situation de la

Suisse n’est pas comparable à celle de l’Allemagne.

Les valeurs limites de NOx sont largement respectées

dans notre pays, malgré un seuil plus

strict qu’en Allemagne (30 microgrammes/m 3

chez nous, 40 microgrammes/m 3 chez nos voisins).

Si la valeur limite allemande était appliquée

en Suisse, elle ne serait presque jamais dépassée.

Pourquoi ces restrictions semblent-elles

inutiles ?

Concernant les émissions d’oxydes d’azote,

la part des véhicules de tourisme représente

à peine 20 % du total. Si le canton de Genève

prononce une interdiction de circuler limitée

ou permanente pour une partie des véhicules

diesel, la répercussion sur la quantité totale des

émissions sera si faible qu’elle n’aura que peu

d’impact sur les immissions. <

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FORMATION

Gestionnaire d’entreprise diplômée de la branche automobile

« Bonjour mademoiselle, je

peux parler au patron ? »

Apprentissage de commerce et maturité professionnelle à 19 ans, associée à 26 ans, entrepreneuse indépendante à

30 ans : le parcours de Yasmin Bürgi a de quoi faire des envieux ou des envieuses. La gestionnaire d’entreprise diplômée

prend en main l’avenir de son entreprise avec optimisme et une bonne dose de sang-froid. Sandro Compagno

automobile EPS » à l’école de commerce KV Aarau. « J’ai parcouru les

contenus et me suis dit : ‹ Génial ! C’est exactement ce qu’il me faut. › »

La jeune femme a apprécié à la fois l’atmosphère régnant au sein

de la classe (« Nous sommes tous encore en contact. ») et la matière

très diversifiée abordée au cours de ces quatre semestres. Et si elle a

pu se familiariser avec des domaines comme la direction du personnel

(« C’est la branche qui m’a probablement le plus servie. »), le droit (« Il

est utile de savoir ce qui figure ou non dans le code des obligations. »)

ou le marketing (« Je n’ai pas de concept de marketing écrit, mais je

sais ce que je fais. »), la formation lui a surtout donné confiance en elle :

« Il arrive encore régulièrement que des clients arrivent au garage, me

voient et me demandent où est le patron. »

Yasmin Bürgi, jeune gestionnaire d’entreprise diplômée et entrepreneuse.

« City Garage GmbH » s’affiche en grandes lettres sur l’immeuble

commercial situé dans le quartier de Telli, à Aarau. Yasmin Bürgi

arbore un sourire timide tandis qu’elle s’appuie pour la photo sur

la grande stèle Nissan devant la maison. En 2014, la jeune femme

aujourd’hui âgée de 31 ans est devenue l’associée de Max Fricker,

propriétaire de l’entreprise. Depuis plus d’un an, c’est elle qui en est

la propriétaire et qui porte seule sur ses épaules la responsabilité

de cette petite société comptant cinq collaborateurs.

Elle évoque en riant la collaboration avec son patron et prédécesseur :

« Lors de chaque entretien annuel, Max me demandait si je souhaitais

devenir son associée. » Pourtant, ses débuts dans la branche automobile

ont été plutôt chaotiques. Après la fin de son apprentissage,

elle a été embauchée comme employée de commerce au City Garage,

où elle s’occupait de l’agence de location de voitures Hertz. Deux mois

plus tard, Hertz quittait le site : « 50 % de mon travail a ainsi disparu. »

Max Fricker a alors une idée et lui soumet : et si elle se mettait à la

vente automobile ? « Je n’y connaissais absolument rien en voitures ! »

Formation de conseillère de vente automobile de l’UPSA

Une formation de l’UPSA plus tard, elle s’y connaît en revanche

très bien en vente. « En Suisse, ni la marque ni le prix ne sont des

critères décisifs. La personnalité du conseiller ou de la conseillère de

vente est plus importante » : Yasmin Bürgi le sait aujourd’hui. À 26 ans,

après l’acquisition d’Avis, la vente de nombreuses Nissan et un nouvel

entretien annuel, elle décide de prendre des responsabilités au sein

de l’entreprise. À la recherche d’un moyen de se perfectionner, elle

tombe sur la formation de « gestionnaire d’entreprise de la branche

Le chef est jeune, blond... et c’est une femme

La cheffe est une jeune femme : cela reste très exceptionnel dans

la branche automobile suisse. Et elle conduit une voiture électrique !

En tant que représentante Nissan, elle a opté pour la Leaf, e-véhicule

le plus vendu au monde avec 380 000 unités écoulées. « C’est une

super voiture », affirme Yasmin Bürgi, qui aborde le défi de la mobilité

électrique avec beaucoup de confiance. « À l’heure actuelle, pour un

service, nous facturons surtout du matériel et un peu de travail. Sur les

véhicules électriques, nous devons changer moins de pièces, mais les

heures de travail augmentent en raison des nombreuses vérifications

nécessaires. Or, un ou une garagiste gagne de l’argent surtout avec les

heures qu’il ou elle facture. »

À l’automne 2017, la jeune entrepreneuse achève ses études

de gestionnaire d’entreprise de la branche automobile en obtenant les

meilleurs résultats de sa promotion. Elle souligne qu’elle a reçu du soutien

de la part d’une « équipe ultrasolide » et de ses proches. Aujourd’hui, à

côté de la direction de l’entreprise, Yasmin a même de nouveau du temps

pour ses passions, au nombre desquelles figure la danse.

Au garage, c’est à présent elle qui donne le rythme et le ton. Yasmin

Bürgi n’envisage toutefois l’avenir ni en rêveuse, ni en romantique : elle

est confiante, mais reste tout à fait réaliste sur ce qui l’attend demain :

« Dans quelle branche sait-on aujourd’hui déjà ce qu’on fera dans 20

ans ? » Elle définit ses objectifs professionnels avec modestie : « Je ne

vise pas la croissance. Je souhaite que l’entreprise reste stable, et je

veux pouvoir payer mes collaborateurs rubis sur l’ongle. Si je réalise un

petit bénéfice à la fin de l’année, je serai une femme heureuse. » <

68 Avril 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Devenir entrepreneur en

quatre semestres

Durée : neuf modules sur quatre semestres (en

cours d’emploi).

Diplôme :

gestionnaire d’entreprise de la branche automobile.

Contenus : la formation de gestionnaire d’entreprise

de la branche automobile avec diplôme

fédéral touche aux domaines des finances, du

droit, de la direction du personnel, du marketing,

du commerce des véhicules neufs et d’occasion,

du service à la clientèle, des ateliers, du commerce

des pièces détachées et de la gestion.

Objectifs didactiques : les diplômés acquièrent les

outils nécessaires pour élaborer des stratégies

d’entreprise, piloter les finances et le controlling de

leur garage, positionner des produits et des services,

analyser les besoins en matière d’infrastructures (y

compris informatiques), rédiger le cahier des charges

interne, gérer les processus de l’entreprise et effectuer

un suivi des résultats.

Conditions d’admission : il faut être titulaire d’un

brevet fédéral dans la branche automobile ou d’un

diplôme équivalent reconnu par la commission d’assurance

qualité pour être autorisé à passer l’examen final.

Après l’obtention du brevet, les candidats doivent

en outre pouvoir justifier, au moment de la clôture des

inscriptions, de deux ans de pratique professionnelle

et avoir passé les examens modulaires requis.

Plus d’informations sur :

autoberufe.ch/fr/node/23717

« La marque et le prix sont secondaires » : en privé, la garagiste Yasmin Bürgi roule en Nissan Leaf, voiture

électrique la plus vendue au monde.

« Les choses ont changé »

Peter Baschnagel,

Président de la CAQ-

EPS.

Monsieur Baschnagel, quelles qualités doit

posséder un futur ou une future gestionnaire

d’entreprise de la branche automobile ?

Peter Baschnagel : Les participants à la formation

doivent être prêts à s’investir. Tant les examens

modulaires que l’examen final en réseau

sont exigeants. L’expérience montre cependant

que ceux qui sont prêts à s’engager à fond et à

consacrer aussi une bonne partie de leur temps

libre à leurs études ont de grandes chances

d’obtenir leur diplôme.

Vous avez souligné à plusieurs reprises que la

formation professionnelle supérieure dans la branche automobile était

exigeante, et qu’il était bon qu’elle le soit. À quoi doivent s’attendre les

personnes intéressées par cette formation de quatre semestres ?

Il est vrai que l’examen professionnel supérieur est exigeant. C’est parce

que la vie professionnelle d’un entrepreneur l’est aussi. La formation ne

comprend aucune matière superflue. Les participants doivent être actifs

pendant les leçons et revoir constamment les documents de formation

(fournis par l’UPSA) pour vérifier s’ils ont tout compris. Se contenter de

participer aux cours ne constitue pas une garantie de succès.

Quelles perspectives d’avenir s’offrent aux diplômés ?

Les choses ont changé. Notre branche est en pleine mutation. Pour pouvoir

faire face aux défis de l’avenir, nous avons besoin d’entrepreneurs

et de cadres qui soient prêts à acquérir les outils nécessaires à cette

fin, qui peuvent s’appuyer sur des connaissances de base très solides

et qui agissent en gardant la pratique en ligne de mire. Nous assurons

ce socle avec le cursus de gestionnaire d’entreprise diplômé de la

branche automobile. Nous donnons aux diplômés les clés pour conduire

eux-mêmes des entreprises automobiles prospères : ils en seront les

directeurs, ou y travailleront dans des secteurs partiels comme les

finances, le commerce d’automobiles, l’après-vente ou les ressources

humaines. Pendant la formation, ils sont confrontés à toutes les facettes

possibles. Ainsi, ils acquièrent la faculté d’axer leurs actions de manière

conséquente sur les exigences du marché.

Et quelles perspectives les gestionnaires d’entreprise ouvrent-ils pour

leurs employeurs, les garagistes ?

Les garagistes auront ainsi des cadres qui seront leurs égaux et qui

comprendront tout de suite ce dont on parle. Lors d’une discussion sur

la marche de l’entreprise, ils pourront aller droit à l’essentiel sans devoir

faire d’introduction fastidieuse. Les gestionnaires d’entreprise savent

comment atteindre les objectifs qu’on attend d’eux. <

AUTOINSIDE | Avril 2019 69


FORMATION

Formation professionnelle supérieure

« Quand les jeunes ne trouvent pas d’offre,

leur intérêt pour notre branche diminue »

Dès 2020, les personnes possédant un diplôme tertiaire seront plus nombreuses que celles avec un diplôme de niveau

secondaire. La Suisse sera-t-elle bientôt peuplée de personnes avec une formation supérieure ? La pénurie de maind’œuvre

va-t-elle s’aggraver dans les formations initiales de la branche automobile ? De nouveaux profils professionnels

s’imposeront-ils dans les garages où le numérique gagne du terrain ? Dans son interview, Olivier Maeder, membre de la

direction et responsable de la formation à l’UPSA, explique comment l’association des garagistes suisse envisage à long

terme cet énorme chantier. Tatjana Kistler

Monsieur Maeder, selon les prévisions de la commission de l’éducation

du Conseil national, le nombre de gens avec un diplôme tertiaire

dépassera à l’avenir celui de ceux avec un diplôme de degré secondaire

II. Cette évolution est-elle difficile à admettre pour l’UPSA ?

Oliver Maeder : Non. Les mégatendances sur lesquelles repose le modèle

« Formation professionnelle 2030 » nous prédisent une augmentation importante

des diplômes tertiaires. Par ailleurs, du fait du progrès technologique

fulgurant, nous assistons à la complexification de la branche automobile.

De ce fait, les exigences auxquelles doit satisfaire la main-d’œuvre

spécialisée dans ce secteur sont elles aussi accrues.

Qu’implique le nombre croissant de diplômes tertiaires pour la branche

automobile et que faites-vous pour atténuer cette tendance ?

La formation professionnelle supérieure aura toujours plus de place dans

le développement professionnel de chacun. La formation continue est un

marché en croissance. L’attractivité d’un champ professionnel, qui dépend

des possibilités de développement professionnel, est de plus en plus importante

pour trouver du personnel qualifié. Il est indispensable d’avoir une

offre large et actuelle et nous y travaillons en permanence. Pour le remaniement

ou les nouvelles formations continues avec diplôme fédéral, nous

cherchons un maximum de perméabilité vers les formations des importateurs

pour éviter le plus possible les doublons dans la formation, dans

l’intérêt de nos membres. De ce fait, nous voulons en outre que nos garages

comptent plus de titulaires d’un diplôme tertiaire. Nous nous sommes fixé

cet objectif pour la révision de la formation continue de « conseiller de service

à la clientèle » qui démarre cette année. Les importateurs soutiennent

ce projet exigeant.

Les économistes de la formation observent que dans les métiers où l’on

recrutait des jeunes terminant l’école obligatoire il y a 20 ans, des diplômes

tertiaires sont aujourd’hui nécessaires. Dans quelle mesure cette

professionnalisation concerne-t-elle les professions de l’automobile ?

Cette observation vaut aussi pour notre branche. Au départ, comme dans

beaucoup d’autres secteurs, la maîtrise était notre formation continue, avec

comme groupes cibles les propriétaires d’entreprise et les responsables du

service après-vente. Elle permettait à la fois d’acquérir des compétences

techniques et des connaissances commerciales. À l’atelier, les collaborateurs

spécialisés travaillaient à côté du maître-mécanicien d’automobile.

Aujourd’hui, notre branche a surtout besoin de plus de main-d’œuvre spécialisée

titulaire d’un diplôme tertiaire, comme les diagnosticiens d’automobiles,

les coordinateurs d’atelier automobile, les conseillers de service à

la clientèle, les conseillers de vente ainsi que les gestionnaires d’entreprise

de la branche automobile.

Cette tendance implique-t-elle pour la branche automobile la

nécessité de se pencher sur de nouvelles professions pour les

diplômés d’une haute école ou d’une université ?

Aujourd’hui déjà, nos établissements emploient des diplômés de HES,

des titulaires d’un Certificate of Advanced Studies (CAS), voire d’un Master

of Advanced Studies (MAS). Le marché de la formation continue dans

les hautes écoles est donc en plein boom ! Les diplômes CAS ou MAS foisonnent.

Malheureusement, leur qualité est très variable. Avec nos formations

continues de diagnosticien d’automobiles de niveau examen professionnel

et de gestionnaire d’entreprise de la branche automobile, nous

proposons, avec nos partenaires, des formations continues plus exigeantes

que pour certains diplômes déjà mentionnés. Néanmoins, nous ne devons

70 Avril 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

pas nous fermer au marché de la formation continue des hautes écoles.

Actuellement, l’offre des hautes écoles se limite au bachelor en technique

automobile. Les jeunes sont nombreux à vouloir obtenir un diplôme d’une

haute école. Quand ils ne trouvent pas d’offre adaptée, leur intérêt pour

notre branche diminue.

À quoi pourraient ressembler ces professions ?

La tendance actuelle montre qu’il ne faut pas forcément créer de nouvelles

professions. Prenons l’exemple des soins infirmiers : les mêmes tâches

peuvent être accomplies par des personnes ayant réussi un examen professionnel,

un examen professionnel supérieur, ou encore par des titulaires

d’un bachelor. Si les possibilités de formation pour une même activité

sont multiples, les jeunes seront plus nombreux à être interpelés. Néanmoins,

cela n’exclut pas d’établir

de nouveaux métiers dans

notre branche. Compte tenu de

l’évolution attendue du garagiste

vers le conseiller en mobilité, les

compétences dans le domaine de

la gestion des services et du marketing

ainsi que le conseil gagneront

en importance. Des diplômes

tertiaires seront alors nécessaires

pour disposer de telles compétences.

Toutefois, l’obtention d’un

diplôme tertiaire ne présuppose pas forcément de devoir fréquenter une

haute école ou une université. Dans le contexte de la stratégie en matière

de formation professionnelle de l’UPSA, nous examinerons une formation

dans les hautes écoles spécialisées (anciennes écoles techniques), qui ont

elles aussi le vent en poupe. Un ES en technique automobile serait ainsi

envisageable. Il serait peut-être pertinent de développer un cursus avec une

haute école, par exemple pour compléter ou améliorer notre filière de gestionnaire

d’entreprise de la branche automobile.

Quelles portes s’ouvrent aux titulaires d’un diplôme tertiaire dans

la branche automobile ?

Une formation professionnelle supérieure débouchant sur un certificat fédéral

de capacité ouvre de nombreuses portes pour une belle carrière dans

le secteur automobile. Outre la formation en elle-même, la preuve d’une

expérience professionnelle concluante est aussi décisive. C’est important

parce que nos diplômes tertiaires UPSA continuent de s’appuyer sur le système

de formation professionnelle dual, avec l’école et l’entreprise comme

lieux de formation.

Quelles possibilités de formation continue les professionnels de la

branche automobile n’ayant pas opté pour une formation tertiaire ont-ils ?

Dans nos établissements, nous aurons également besoin à l’avenir de nombreux

bons assistants en automobiles, mécatroniciens d’automobiles et

autres professionnels de l’automobile. Pour eux aussi, compte tenu du progrès

technologique fulgurant, la formation permanente sera un impératif

avec des formations continues dans le domaine technique chez l’importateur,

auprès de l’UPSA ou de nos partenaires de formation.

56 658

personnes ont terminé leurs études dans une formation professionnelle

supérieure en 2016/2017, avec une proportion quasiment égale d’hommes et de

femmes. La formation professionnelle supérieure permet aux personnes ayant

terminé leur formation du degré secondaire II d’approfondir leurs connaissances

professionnelles ou de les élargir à de nouveaux domaines. Elle passe par plusieurs

parcours de formation : les hautes écoles spécialisées, la préparation aux examens

professionnels et aux examens professionnels supérieurs réglementés dans la loi

fédérale sur la formation professionnelle (LFPr) et les formations professionnelles

supérieures non reconnues sur le plan fédéral.

Comme à l’époque dans la branche commerciale, on observe une attitude

sélective : comment se positionne la formation de base et continue

dans le secteur automobile par rapport aux employeurs suisses pour

convaincre les jeunes talents ?

Notre offre de formation initiale est variée et moderne, et elle offre de nombreuses

possibiltés de passerelles. L’automobile est un produit émotionnel

très développé. Nous devons exploiter ces atouts pour faire de la publicité

pour nos professions. Cependant, ces arguments suffisants aujourd’hui ne

le seront plus demain. Une offre de formation continue large et adaptée

aux besoins actuels, avec de bonnes possibilités de développement

professionnel, importera toujours

plus pour motiver les jeunes talents

à choisir l’une de nos formations

initiales.

Sur le plan national, on redoute

une pénurie de bons techniciens

et d’informaticiens. Un manque

est-il déjà perceptible dans le

secteur automobile ?

Comme dans d’autres branches,

le marché est tendu dans notre

secteur, que ce soit pour le personnel des ateliers, pour les conseillers de

vente automobile ou pour les conseillers de service. Année après année, il

faut faire des efforts toujours plus importants pour couvrir les besoins en

main-d’œuvre spécialisée. D’où l’importance pour l’UPSA de collaborer

efficacement avec ses sections, ses membres, les partenaires de formation,

les importateurs et les fournisseurs de concepts d’atelier. Il est essentiel

que nous réunissions nos forces pour contrer cette tendance par des mesures

efficaces pour fidéliser les collaborateurs et que nous investissions

dans le marketing, en faveur de la relève et de la formation continue.

En ce qui concerne la numérisation des garages, le besoin en

informaticiens pourrait s’accentuer...

De nouvelles professions sans lien avec la branche, comme celle de

médiamaticien, avec des compétences en informatique, en marketing et

dans l’administration, seront aussi de plus en plus utiles dans les garages de

grande taille. Lors de la Journée des garagistes 2018, le professeur Dillenbourg

de l’EPF de Lausanne a expliqué de manière claire que nos ateliers

n’auraient pas besoin d’informaticiens ou de programmeurs, mais que nos

techniciens devraient, par la formation initiale et continue, acquérir des

compétences nécessaires pour comprendre les nouvelles technologies et

les systèmes. Il est néanmoins évident que les compétences informatiques

seront de plus en plus importantes pour nos professions techniques. Cet

aspect a été pris en compte lors de la récente révision de la formation initiale

technique. <

depuis

1964

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AUTOINSIDE | Avril 2019 71


FORMATION

Cours intensif Z1 « Électricité-électronique du véhicule »

Se préparer rapidement

à l’examen

Il est désormais possible d’effectuer un cours intensif Z1 « Électricité-électronique du véhicule ». Ainsi, les garages sans

collaborateurs titulaires d’un diplôme de degré tertiaire pourront eux aussi former des mécatroniciens d’automobiles,

tout en gagnant du temps.

abi. Les nouvelles ordonnances sur la formation

applicables aux formations techniques de base

d’assistant(e) en maintenance d’automobiles, de

mécanicien(ne) en maintenance d’automobiles et

de mécatronicien(ne) d’automobiles sont entrées

en vigueur le 1er janvier 2018. Avec des répercussions

sur l’attestation de formateur pour les

mécatroniciens d’automobiles. Désormais, les

mécatroniciens d’automobiles, les mécaniciens

d’automobiles et les électriciens électroniciens en

véhicules sans diplôme de degré tertiaire pourront

eux aussi former les futurs professionnels,

s’ils remplissent certains critères : ils doivent

pouvoir justifier de trois ans de pratique, avoir

effectué une formation continue technique de

l’UPSA reconnue et suivre un module didactique

de l’UPSA d’un jour.

L’UPSA organise des examens

Actuellement, les modules d’une partie de

la formation de diagnosticien d’automobiles et

de coordinateur d’atelier automobile font partie

de la formation continue technique : Z1 (Électrique-électronique

du véhicule) ou Z2 (Électronique

de confort et de sécurité) combiné à Z3

(Systèmes d’assistance au conducteur et d’infodivertissement).

Les cours de préparation facultatifs

aux examens peuvent être suivis dans

différents établissements de formation dans

toute la Suisse. Les examens eux-mêmes ont lieu

chaque année au printemps et en automne à Mobilcity,

à Berne, et sont organisés par l’UPSA.

Pour faire gagner du temps aux garagistes, la

MIDLAND.CH

STFW propose désormais la formation Z1 sous

la forme d’un cours intensif. Celui-ci a lieu tous

les vendredis sur la journée complète et compte

144 leçons, dont 80 théoriques et 64 pratiques.

Arnold Schöpfer, responsable des formations

techniques de base et de la formation professionnelle

supérieure technique à l’UPSA, explique

d’où l’idée est partie.

Monsieur Schöpfer,

pourquoi l’UPSA a-telle

décidé de proposer

un cours intensif

Z1 à la STFW en plus

du cours Z1 actuel ?

Arnold Schöpfer, UPSA. Arnold Schöpfer :

Le cursus normal de

diagnosticien d’automobiles dure environ neuf

mois, et les élèves le suivent pendant une demijournée

par semaine. Pour les garagistes très

occupés, c’est énorme. Nous avons décidé de

contacter divers établissements de formation

pour savoir s’ils pourraient proposer un cours

intensif de trois à quatre mois au maximum,

avec un jour de formation par semaine. La

STFW s’est déclarée prête à proposer un tel

cours et à le dispenser si le nombre de participants

était suffisant.

Pour quel type d’élèves ce cours intensif

est-il prévu ?

Ce cours a été conçu pour les mécatroniciens

d’automobiles ayant achevé leur formation

de base. Ils peuvent le suivre soit directement

après leur apprentissage, soit, mieux

encore, après deux ans de pratique. Les personnes

qui suivent ce cours sont censées être

nommées responsables de la formation des

mécatroniciens automobiles de l’entreprise

par la suite. Avec ce diplôme, elles ont aussi

la possibilité d’effectuer les autres contenus

de la formation juste après ce cours-là ou plus

tard, et de passer l’examen professionnel de

diagnosticien d’automobiles ou de coordinateur

d’atelier automobile.

À vos yeux, quelles qualités et quels objectifs

doit avoir un formateur professionnel

de mécatroniciens d’automobiles pour

encadrer au mieux un apprenti ?

En plus des connaissances techniques

incontournables, un formateur professionnel

doit également aimer le contact avec les

jeunes, et les comprendre. Il doit connaître

les contenus de la formation et savoir comment

il est possible de les acquérir. À cette

fin, l’UPSA a mis sur pied un programme de

formation avec de la documentation didactique

pour l’entreprise, et organise régulièrement

des séminaires d’un jour sur ce thème.

Dans ces modules didactiques de l’UPSA,

les participants reçoivent des informations

spéciales et pratiques pour encadrer les apprentis.

Le module didactique de l’UPSA est,

du reste, obligatoire pour tous les formateurs

professionnels qui ne possèdent qu’un diplôme

de fin d’apprentissage.

Ces cours sont facultatifs. Pourquoi les

élèves qui ont le droit de se présenter à

l’examen les suivraient-ils ?

Naturellement, chaque élève est libre de

suivre un cours de préparation ou non. Le

but est d’acquérir les connaissances nécessaires

en suivant des cours spécifiques à des

marques ou dans le cadre du travail quotidien

en entreprise. Tous ceux qui veulent obtenir

une attestation de formateur doivent réussir

l’examen. Le gros avantage du cours est qu’il

aborde des contenus spécifiques. Ainsi, avec

les devoirs à faire à la maison, les élèves sont

préparés au mieux à l’examen. <

Cours intensif Z1

« Électricité- électronique

du véhicule » STFW

Le cours intensif débutera le 10 mai et

prendra fin le 19 juillet. Inscription et informations

complémentaires sur stfw.ch.

72 Avril 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Cours DAB+

3,5 millions de clients potentiels

La radio de l’avenir est plus proche que ne le croient de nombreux automobilistes (et garagistes). Pour que ses membres

soient prêts pour l’ère post-FM, l’UPSA organise en avril deux cours consacrés au DAB+ et sanctionnés par un certificat

de compétences. Sandro Compagno

Le potentiel de marché est considérable. D’après les estimations, il y

aurait en Suisse près de 3,5 millions de véhicules à convertir ces prochaines

années. Sous la direction d’Ernst S. Werder, les participants découvriront

lors de ce cours d’une journée les avantages de la nouvelle

technologie et comment convertir tous les véhicules à la réception

DAB+ pour l’entière satisfaction des clients. Le DAB, « Digital Audio

Broadcast », remplacera la FM d’ici 2024 au plus tard.

Les Norvégiens, pionniers du DAB+, ont découvert l’année dernière

que la conversion des autoradios n’était pas si simple. Alors que les Scandinaves

ont débranché leurs émetteurs FM le 31 décembre 2017, de nombreux

propriétaires de voitures courroucés se sont plaints de la mauvaise

réception en DAB+. « Le problème ne venait pas du réseau DAB+ », explique

Ernst S. Werder, « mais des erreurs de conversion des récepteurs. »

En clair, les véhicules modernes sont bourrés d’électronique. Quiconque

travaille de manière imprécise lors d’une conversion au DAB+ risque de

créer des interférences entre les éléments électroniques et de nuire à la

réception. « Ceux qui rangent l’antenne dans la boîte à gants ou sous le

siège du passager ne doivent pas s’étonner si les clients ne sont pas satisfaits

», indique M. Werder, le responsable du cours.

« Un homme du DAB » de la première heure

M. Werder est un « homme du DAB » de la première heure. De 2006

à 2016, il a grandement contribué à l’introduction du DAB et du DAB+

par la SRG SSR en tant que chef de projet. Il a également organisé des

ateliers d’une demi-journée sur la question. Avec l’UPSA et le spécialiste

de l’automobile Sandro Angeloni, Ernst S. Werder a professionnalisé

les cours qui sont proposés sous leur forme actuelle par l’UPSA

Business Academy. Le programme pédagogique couvre :

• la structure du réseau ;

• le réseau de tous les prestataires en Suisse ;

• les normes ;

• les services complémentaires ;

• les bases de la technique des antennes ;

• le montage des antennes ;

• l’intégration complète/partielle et le post-équipement ;

• l’installation ;

• le marketing et la promotion.

Le responsable du cours, Ernst S. Werder, travaille sur le DAB depuis 2006.

en 2014 de mettre un terme à la FM fin 2024. L’OFCOM verse encore

des contributions de soutien issues du « fonds d’encouragement de la

technologie » aux stations de radio qui émettent avec les deux technologies.

Jusqu’à 80 % des dépenses liées à la diffusion numérique sont

ainsi couvertes. Ernst S. Werder : « Il est fort possible que les premières

stations de radio arrêtent déjà la diffusion sur la FM avant 2024 car

il n’est pas rentable d’émettre sur deux réseaux. » Il est donc grand

temps que les garagistes se penchent sur la question !

Les cours auront lieu le 9 avril à Mobilcity, à Berne, et le 24 avril au

centre de formation de l’UPSA à Saint-Gall. Il reste encore des places

pour les deux journées. <

Inscrivez-vous maintenant !

Découvrez les avantages du DAB+ et comment convertir

tous les véhicules à la réception DAB+ pour l’entière

satisfaction des clients. Des renseignements détaillés et

les modalités d’inscription sont publiés sur le site Internet

de l’UPSA Business Academy.

Réservez votre place et décrochez votre certificat de

compétences !

Le cours s’adresse à des directeurs, des chefs d’atelier, des

responsables de service, des mécatroniciens d’automobiles, des

mécaniciens en maintenance d’automobiles, des conseillers de service

à la clientèle et des spécialistes généraux ayant une longue

expérience de l’électronique automobile. Un contrôle écrit clôt le

cours. Les participants qui le réussissent recevront un certificat

de compétences attestant qu’ils ont été formés conformément aux

exigences de l’UPSA.

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AUTOINSIDE | Avril 2019 73

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FORMATION

UPSA Business Academy

APRIL

Lehrgang DAB+

Die Teilnehmer sind instruiert, wie sie alle

Fahrzeuge zur vollen Zufriedenheit der

Kunden auf DAB+-Empfang umrüsten und

kennen die Vorteile von DAB+.

Siehe auch Beitrag auf Seite 73

> 9. April 2019, Bern

> 24. April 2019, St. Gallen

Berufs- und Praxisbildnerschulung

Kaufmann/-frau EFZ (BiVo 2012)

Einführung in die kaufmännische Grundbildung

der Branche Automobil-Gewerbe

(BiVo 2012) für Ausbildungsverantwortliche.

> 16. April 2019, Winterthur

Modules didactiques de l’UPSA pour

formateurs professionnels des formations

initiales techniques

Il ne faut pas que du savoir-faire

technique pour former la relève.

Préparez-vous dès maintenant pour

être prêts à encadrer vos nouvelles

personnes en formation afin de pouvoir

foncer ensemble.

« Utiliser avec compétence les instruments

des nouvelles ordonnances de

formation »

> 11 avril 2019, Yverdon

« Sélectionner les personnes en

formation »

> 6 mai 2019, Yverdon

MAI

Social Media im Autoverkauf

> 6. Mai 2019, Bern

> 23. September 2019, St. Gallen

Occasionsmanagement

Für Automobilverkaufsberater,

Geschäftsführer und

TIPP!

Inhaber : Ausstellung sowie

Präsentation der Occasionen, Erarbeiten

des gesamten Eintauschprozesses, Bestandsmanagement

von Occasionen, Aufzeigen

und Erarbeiten einer dynamischen

Preisstrategie anhand von Beispielen auf

den Internetplattformen, CRM Kunden

gewinnen und binden.

> 9. Mai 2019, Bern

> 6. Juni 2019, St. Gallen

Séminaire de gestion des occasions

Groupes cibles : propriétaires, directeurs,

vendeurs automobiles. Contenu : exposer et

présenter des occasions, élaborer toute la

procédure de reprise, gérer des stocks de

véhicules d’occasions, montrer et élaborer

une stratégie tarifaire dynamique à l’aide

d’exemples sur les plates-formes Internet,

gagner et fidéliser les clients de CRM.

> 10 mai 2019, Paudex

Facebook, Xing, Twitter et WhatsApp

dans la vente automobile

L’atelier montre de nouvelles possibilités

pour utiliser ces différentes plates-formes

afin de vendre encore plus efficacement.

> 13 mai 2019, Yverdon

Das Google-Basics-Training für

den Autohandel

> 13. Mai 2019, Winterthur

Video-Training im Autoverkauf

> 14. Mai 2019, Bern

AGVS-Didaktikmodul für Berufsbildner

der technischen Grundbildungen

« Die Instrumente der neuen Bildungsverordnung

kompetent einsetzen »

> 9. Mai 2019, St. Gallen

> 23. Mai 2019, Chur

« Lernende selektieren »

> 4. Juni 2019, Winterthur

> 10. September 2019, Sissach

> 19. November 2019, Bern

Grundlagen Flottenverkauf

Fahrzeugflotten in Unternehmen zu bewirtschaften,

erfordert von den Verantwortlichen

umfassende Kenntnisse und

Fähigkeiten. Lernen Sie in diesem Kurs den

Flottenmarkt und dessen Bewirtschaftungsformen

kennen !

> 17. Mai 2019, St. Gallen

MwSt.-Grundkurs

Der Grundkurs ist eine aktuelle, praxisnahe

Einführung in die Mehrwertsteuer

im Automobilgewerbe unter Anwendung

von Fallbeispielen. Der Tageskurs soll den

Teilnehmenden einen Überblick über die

Mehrwertsteuer verschaffen. Es werden die

wichtigsten Elemente der Mehrwertsteuer

74 Avril 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

behandelt, damit in der Praxis die korrekte

Anwendung gesichert ist.

> 21. Mai 2019, Winterthur

> 11. Juni 2019, Horw

> 18. September 2019, Bern

MwSt.-Fortsetzungs- und Vertiefungskurs

Der Fortsetzungs- und Vertiefungskurs

MwSt. soll bei den Teilnehmenden die

korrekte Anwendung der MwSt fördern.

Anhand von kurzen praxisbezogenen Fallbeispielen

und im Dialog mit dem Referenten

kann das Wissen vertieft werden. Voraussetzung

: Grundkurs.

> 28. Mai 2019, Winterthur

> 18. Juni 2019, Horw

> 25. September 2019, Bern

Meine Wirkung als Führungsverantwortliche/r

Von den Grundregeln der Kommunikation

über Ihre Rolle als Führungsperson. Wie

gehen Sie mit aktuellen Herausforderungen

um ? Aktuelle Führungssituationen werden

im Seminar besprochen und Sie erhalten so

die Gelegenheit, gemeinsam Lösungen zu

erarbeiten.

> 21. Mai 2019, Horw

JUNI

Formation vidéo dans la vente automobile

mise en œuvre pratique et simple

Cet atelier est spécialement conçu pour

la branche automobile. L’accent est mis

sur les points suivants : les idées, la production

et l’utilisation de vidéos dans la

vente automobile.

> 24 juin 2019 à Yverdon

AUGUST

Basisseminar für Automobil-Verkaufsberater

Während 10 Tagen werden die jungen oder

angehenden Automobil-Verkaufsberater/

innen im Detail mit den eigentlichen Verkaufsbelangen

(Verkaufspsychologie,

Kommunikation, Verkaufsmethodik) auf ihre

tägliche Arbeit vorbereitet.

Dauer : 10 Tage

> Start : 12. August 2019, Bern

Die Kurse sind in der Kurssprache ausgeschrieben.

Les cours sont proposés dans la langue

correspondante. D’autres cours seront proposés

ultérieurement. Mise à jour sur agvs-upsa.ch.

Automobil-Verkaufsberater/in mit eidg.

Fachausweis

Der Lehrgang umfasst acht Module, die

einzeln abgeschlossen werden. Sind alle

erfolgreich bestanden, steht der Weg zum

eidgenössischen Fachausweis offen.

> Start Lehrgang : 22. August 2019 in Bern,

Dauer : drei Semester, berufsbegleitend

Diese und weitere interessante Themen

finden Sie online in der Business Academy.

Retrouvez ces thèmes, et bien d’autres,

dans la Business Academy en ligne.

agvs-upsa.ch, Rubrik :

Berufsbildung/AGVS Business Academy

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œuvre tels que des check-lists spécifiques à la branche, des cours,

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AUTOINSIDE | Avril 2019 75


FORMATION

Formation initiale et continue dans la branche

automobile : événements régionaux à venir

AARGAU

Automobildiagnostiker

Informationsabend :

Donnerstag, 9. Mai 2019, 18 Uhr

Start Lehrgang : Mittwoch, 4. September

2019

Ort : Weiterbildungszentrum, Lenzburg

> wbzlenzburg.ch

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Informationsabend :

Donnerstag, 9. Mai 2019, 18 Uhr

Ort : Handelsschule KV Aarau

> hkvaarau.ch

BERN

Automobil-Verkaufsberater/in

Informationsabende :

Donnerstag, 25. April 2019, 18 Uhr

Donnerstag, 6. Juni 2019, 18 Uhr

Start Lehrgang : August 2019

Ort : Mobilcity, Bern

> agvs-upsa.ch

Kart-Event AGVS Sektion Bern für Schüler

der siebten bis neunten Klassen

Mittwoch, 1. Mai 2019, 13.30 Uhr

Ort : Kartbahn, Lyss

> agvs-be.ch

Automobildiagnostiker/in

Start Lehrgang : Mittwoch, 14. August 2019

Ort : GIBB

> gibb.ch

Betriebswirt/in im Automobilgewerbe

Start Lehrgang : Freitag, 16. August 2019

Ort : GIBB

> gibb.ch

Werkstattkoordinator/in im

Automobilgewerbe

Start Lehrgang : Freitag, 16. August 2019

Ort : GIBB

> gibb.ch

CHUR / ZIEGELBRÜCKE

Automobildiagnostiker/in

Informationsabende :

Donnerstag, 23. Mai 2019, 19 Uhr,

Bahnhofpark 2a, Sargans

Dienstag, 28. Mai 2019, 19 Uhr,

Gürtelstrasse 48, Chur

Start Lehrgang : August 2020

ibW Höhere Fachschule Südostschweiz,

Chur

> ibw.ch

ST. GALLEN

Automobildiagnostiker/in

Neu mit Einführungstagen

Infoabend : Mittwoch, 15. Mai 2019, 19 Uhr

Start Lehrgang : August 2019

Ort : AGVS Ausbildungszentrum, St. Gallen

> agvs-abz.ch

THURGAU

Automobildiagnostiker/in

Start Lehrgang : 13. August 2019

Ort : Gewerbliches Bildungszentrum,

Weinfelden

> gbw.ch

WINTERTHUR

Informationsanlass Weiterbildungen

im Automobilgewerbe

Donnerstag, 11. April 2019, 19 Uhr

Mittwoch, 12. Juni 2019, 19 Uhr

Ort : Schweizerische Technische Fachschule

Winterthur (STFW)

> stfw.ch/info

Kundendienstberater im Automobilgewerbe

Start Lehrgang : Januar 2020

Ort : STFW

> stfw.ch/akb

Automobil-Verkaufsberater

Start Lehrgang : 20. August 2019

Ort : STFW

> stfw.ch/aavb

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Start Lehrgang : 21. August 2019

Ort : STFW

> stfw.ch/abwa

Automobildiagnostiker

Automobil-Werkstattkoordinator

Start Lehrgang : 2. /3. September 2019

Ort : STFW

> stfw.ch/ad und stfw.ch/adwo

ZÜRICH

Infoabende Automobiltechnik

Donnerstag, 11. April 2019

Montag, 6. Mai 2019

Donnerstag, 23. Mai 2019

Ort : TBZ Zürich

> tbz.ch

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rouler vers notre avenir

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76 Avril 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Start Lehrgang : 23. August 2019,

berufsbegleitend, jeweils freitags

Ort : TBZ

> tbz.ch

Automobil-Werkstattkoordinator/in BP

und mit Zertifikat AGVS

Start : 16. September 2019, berufsbegleitend

(montags ganztägig oder dienstag- und

donnerstagabends)

Ort : TBZ, Zürich

ROMANDIE

Brevet fédéral de conseiller

de vente en automobile

Prochaine session : avril 2019

Localité : Centre Patronal de Paudex

> romandieformation.ch

Diplôme fédéral de gestionnaire

d’entreprise de la branche automobile

Prochaine session : septembre 2019

Localité : Centre Patronal de Paudex

Conseiller de service à la clientèle

Séance d’information : 30 avril 2019, 18 h

Prochaine session : septembre 2019

Localité : Centre Patronal de Paudex

Coordinateur d’atelier automobile

Séance d’information : 14 mai 2019, 18 h

Prochaine session : septembre 2019

Localité : Centre Patronal de Paudex

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : novembre 2019

Localité : Centre de formation UPSA,

Genève

> formation-upsa-ge.ch

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : janvier 2020

Localité : Centre de formation UPSA-VAUD,

Yverdon-les-Bains

> formation.upsa-vd.ch

VALAIS

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : automne 2019

Localité : École Professionnelle Technique

et des Métiers (EPTM), Sion

> formationcontinuevalais.ch

Coordinateur d’atelier automobile

Prochain session : automne 2019

Localité : EPTM, Sion

Les sections nous informent

Pour une publication dans AUTOINSIDE,

envoyez-nous vos informations sur les

événements et formations à venir

dans la branche automobile à l’adresse

myfuture@agvs-upsa.ch. Vous trouverez les

informations relatives à toutes les formations

continues sur agvs-upsa.ch/fr/

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AUTOINSIDE | Avril 2019 77


FORMATION

En route pour le Canada avec Autef et les médias de l’UPSA

Tirer des leçons du marché

nord-américain

« Les constructeurs automobiles dominent bien plus la deuxième monte et le service en Europe qu’aux États-Unis ou au

Canada », affirment Bernward Limacher et Markus Roth d’Autef. Les deux formateurs professionnels permettent aux

garagistes intéressés de se faire une idée de la branche automobile d’outre-mer dans le cadre d’un voyage d’étude de

neuf jours à Montréal. Les médias de l’UPSA s’associent à ce captivant périple. Sandro Compagno

Le voyage se déroulera du 14 au 22 septembre 2019 et mènera les participants

à l’École des métiers de l’équipement motorisé de Montréal, un

établissement public renommé. L’offre s’adresse à des propriétaires et

à des cadres de garages suisses. « Il s’agit de profiter du savoir-faire des

entreprises nord-américaines et d’appliquer les enseignements glanés

dans sa propre entreprise », déclare Markus Roth, l’organisateur.

Trois thèmes principaux ponctueront le voyage d’étude :

• les véhicules électriques et hybrides ;

• les travaux de diagnostic « Passthru » ;

• les garages indépendants et le marketing.

Les véhicules électriques et hybrides

L’excursion doit montrer en quoi les nouvelles motorisations

ont changé le quotidien des garages en Amérique du Nord. Les participants

pourront intervenir sur des véhicules et déterminer quelles idées

ils pourraient mettre en œuvre chez eux.

Les travaux de diagnostic « Passthru »

Les constructeurs automobiles dominent le marché en Europe.

Bien que la réglementation précise que les garages indépendants

doivent avoir accès à toutes les données des véhicules au même titre

que les représentations de marques, peu de garages indépendants y

ont recours. Markus Roth : « Durant des années, il a été suggéré

qu’un diagnostic et une réparation réussis ne seraient possibles

qu’avec les appareils et les outils spécifiques à la marque. » Le voyage

d’étude devrait faire la lumière sur les opportunités et les possibilités

de cette approche et réduire les craintes latentes qui sont souvent

entretenues par les constructeurs. Les participants apprendront à utiliser

la technologie « Passthru », effectueront des travaux de diagnostic,

programmeront des appareils de commande et déverrouilleront des

sous-ensembles.

Les garages indépendants et le marketing

Le voyage devrait en outre mettre en évidence les stratégies

permettant aux garages indépendants de s’imposer sur le marché

et la marche à suivre pour convaincre leurs clients des vertus de

l’électromobilité.

Le voyage d’étude du 14 au 22 septembre coûtera 4490 francs

(chambre double avec petit déjeuner) et 2490 francs pour toute

personne accompagnant le participant principal. Il est possible de

prolonger le séjour individuellement pour profiter de l’été indien canadien.

Hostettler Autotechnik et ESA sponsorisent ce voyage passionnant.

Les médias de l’UPSA font office de partenaire presse.

Le nombre de participants est limité à 20. La date limite d’inscription

est fixée au 30 avril 2019. <

Plus d’informations sur :

autef.ch

78 Avril 2019 | AUTOINSIDE


SWISS AUTOMOTIVE SHOW

« Réservez cette date » : 6/7 septembre 2019

Le Swiss Automotive Show fait peau neuve

Plus grand, plus beau, plus attractif : le Swiss Automotive Show (SAS) quitte Niederbipp pour Fribourg. Le Forum Fribourg

deviendra le centre de la branche automobile suisse les 6 et 7 septembre 2019. Les médias de l’UPSA seront de nouveau

de la partie en tant que partenaires de presse.

Le Forum Fribourg ouvre de nouveaux horizons au Swiss Automotive Show.

sco. « Si nous voulons nous développer à l’avenir, nous devons trouver

un nouveau site », avait affirmé Sébastien Moix en septembre 2018

lors d’une interview accordée à AUTOINSIDE. Le responsable marketing

du Swiss Automotive Group (SAG) avait cependant gardé pour lui qu’il

avait déjà choisi le site : pour sa quatrième édition, le Swiss Automotive

Show quittera le magasin national du SAG à Niederbipp pour

le Forum Fribourg.

Plus d’informations sur :

swissautomotiveshow.ch

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M. Moix est gagnant à plus d’un titre avec ce déménagement. « L’infrastructure

à Fribourg est excellente. » La taille de la halle à elle seule

permet au SAG d’augmenter considérablement le nombre d’exposants.

M. Moix compte accueillir environ 150 exposants (+40 %) et 6000

à 7000 visiteurs lors des deux journées du salon. L’exposition de la maison

sera deux fois plus importante que l’année dernière avec sa superficie

de 9000 m². Les exposés du « TechForum » se dérouleront dans des

locaux dédiés. Sébastien Moix souhaite encore étoffer cette partie du

SAS par rapport à l’année dernière afin d’informer les visiteurs de l’offre

de produits et de services, mais aussi de leur transmettre du savoir-faire.

Disposant de 800 places de parking, le centre d’exposition moderne

est à deux pas de la sortie d’autoroute Fribourg Nord. Située à la frontière

linguistique, Fribourg est à environ une heure et demie de Zurich

et de Genève. Le SAG organisera à nouveau de nombreux trajets en

bus les 6 et 7 septembre pour que les clients de Derendinger, de Technomag,

de Matik et d’André Koch puissent se rendre à Fribourg depuis

les quatre coins du pays sans stress.

Effet secondaire bienvenu, le déménagement à Fribourg soulage la

logistique du SAG. Le magasin national de Niederbipp fonctionnait

toujours à plein régime pendant le salon, une tâche herculéenne pour

les logisticiens et pour l’équipe organisatrice du SAS. <

Fiduciaire de la Branche

• Tenue de comptabilités

• Conseil lors de la clôture des comptes

• Révisions ordinaires et restreintes

• Etablissement et vérification de décomptes TVA

• Conseil fiscal et établissement de déclarations

fiscales

• Assistance en cas de fondation, réorganisation,

assainissement et liquidation d‘entreprises

• Conseil d‘entreprises et conseil financier

• Prestations d‘encaissement

• Comptabilité des salaires

FIGAS Fiduciaire de la branche automobile suisse SA

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Une entreprise du groupe OBT

AUTOINSIDE | Avril 2019 79


POLITIQUE & DROIT

Garantir la liberté d’entreprise

L’atelier n’est pas un commerce

L’activité d’atelier constitue un marché autonome et important de la branche automobile. Un garagiste qui souhaite effectuer

des travaux de garantie doit conclure un contrat d’atelier avec l’importateur. Selon les autorités de la concurrence, ce

dernier occupe vraisemblablement une position dominante sur le marché. Alors que l’UE et nos pays voisins ont pris acte de

cette « réalité » depuis longtemps, des voix s’élèvent encore en Suisse pour affirmer que le travail d’atelier est une prestation

annexe à la vente. À l’automne 2018, la COMCO avait cependant clairement indiqué qu’elle considérait l’activité d’atelier

comme un marché autonome. Une expertise empirique de la ZHAW lui donne raison. Patrick L. Krauskopf et Sarah Umbricht, ZHAW

Application

loi cartels

Délimitation marché

Pouvoir sur

le marché

Abus pouvoir

marché

La loi sur les cartels s’applique bien entendu

à la relation entre l’importateur en position

de domination sur le marché et le garagiste.

Dans la série d’articles « Garantir la liberté

d’entreprise », le numéro 02/2019 d’AUTO-

INSIDE s’était par conséquent penché sur les

conditions-cadres de la Commission de la

concurrence (COMCO) pour la mise en place

des réseaux d’atelier :

• le présent article montre que les prestations

d’atelier représentent une activité

de marché indépendante du commerce. À

la demande de l’UPSA, la Haute école des

sciences appliquées de Zurich (ZHAW) a

réalisé une expertise empirique à ce sujet,

qu’elle a présentée le 20 mars 2019 à l’occasion

du XXX e Atelier de la Concurrence

organisé à Berne ;

• conséquence de cette délimitation de marché

: la concurrence ne peut fonctionner

sur le marché des travaux d’atelier que si

les garagistes ont effectivement la possibilité

de fournir des services de maintenance

et de garantie. Un article d’AUTO-

INSIDE, intitulé « Le pouvoir du marché et

ses abus », sera bientôt consacré à ce sujet.

Marché système et marché spot

Deux modèles peuvent définir le marché

de la branche automobile, le marché système

et le marché spot :

• marché système : un marché système est

un marché dédié à un « produit système » ;

dans la branche automobile, il s’agirait

du « commerce automobile dans son

ensemble ». Ce produit système comprendrait

les éléments commerce de véhicules,

services d’atelier, pièces de rechange et

consommables. Du point de vue du client,

toutes ces prestations représenteraient un

ensemble unique. La décision d’achat d’un

véhicule correspondrait ainsi également à

celle de l’achat de l’ « ensemble des prestations

». Exemple : un client achète une

imprimante. L’imprimante est bon marché

mais pas les cartouches d’encre. Lors de

l’achat de l’imprimante, le client tient par

conséquent compte du prix des cartouches

et l’intègre à sa décision d’achat ;

• marché spot : le marché des véhicules

(« vente », commerce) et les marchés

des prestations d’atelier (« après-vente »)

et de tous les autres biens et services de

la branche automobile sont des marchés

autonomes et constituent donc des offres

séparées du point de vue du client. Les

consommateurs prennent par conséquent

des décisions distinctes pour le produit

(« vente »), les services d’atelier (services

« après-vente ») ainsi que toutes les autres

offres de la branche automobile. Exemple :

un client achète un véhicule chez le garagiste

X, mais pour le changement des

pneus et la révision annuelle, il va chez le

garagiste Y, dont l’offre lui convient mieux.

Les décisions « achat de véhicule » et « révision

»/« changement des pneus » sont

donc distinctes.

vs.

Marché système (« modèle Nespresso ») ou marché spot avec différents marchés partiels dans la branche automobile.

80 Avril 2019 | AUTOINSIDE


POLITIQUE & DROIT

Pratique des autorités et des tribunaux

Autorités de la concurrence : l’avis des autorités

de la concurrence est clair : les autorités

de la concurrence européennes et suisses

partent du principe qu’il s’agit d’un « marché

spot », avec des marchés distincts pour la

vente, l’après-vente et les pièces de rechange.

Voici quelques exemples :

• règles sectorielles : au niveau de l’UE

comme en Suisse, le modèle des marchés

distincts s’illustre dans des règles

sectorielles telles que la Communication

automobile (CommAuto) de la Commission

suisse de la concurrence, la loi autrichienne

de protection des véhicules motorisés

(Kraftfahrzeugschutzgesetz), ou le

REC automobile européen, selon lesquelles

des règles différentes s’appliquent, d’une

part, à la vente et, d’autre part, aux « marchés

secondaires » (après-vente et pièces

détachées) ;

• rapport final de la COMCO sur l’enquête

préliminaire à l’encontre d’un

gros importateur : en octobre 2018, l’autorité

suisse de la concurrence a publié la

synthèse d’un rapport final selon lequel on

pourrait admettre à titre « provisoire » que

les marchés sont distincts et que l’importateur

occupe une position dominante sur

le marché de l’après-vente ;

• prise de position de l’Autorité fédérale

autrichienne de la concurrence (BWB) :

le BWB a déclaré de manière explicite que,

de son point de vue et conformément à

une jurisprudence datant de plusieurs décennies,

il existe des marchés distincts et

que l’importateur domine régulièrement le

marché de l’après-vente.

Tribunaux civils : les tribunaux civils ne

sont pas unanimes à ce sujet :

• les tribunaux civils européens tendent

ces derniers temps vers un marché spot et

partent du principe que les marchés sont

séparés pour la vente, l’après-vente et les

pièces de rechange. En conséquence, un

importateur est généralement considéré

comme dominant sur le marché de l’aprèsvente

;

• les tribunaux civils suisses quant à eux

sont soit en désaccord, soit n’ont pas d’avis

tranché. On constate ainsi en Suisse

a) une situation juridique incertaine et b)

une application insuffisante des droits civils

des garagistes. Cette situation étant

insatisfaisante pour les concessionnaires,

les politiques se sont mobilisés : la motion

Pfister entend rendre la CommAuto

contraignante pour les tribunaux par le

biais d’une ordonnance.

Étude de la ZHAW : aucun signe

évident en faveur du marché système

Une enquête menée par la ZHAW à la demande

de l’UPSA portant sur la délimitation

du marché met en évidence les résultats suivants

:

• les résultats des enquêtes réalisées auprès

des clients et des garagistes montrent que

les clients prennent des décisions distinctes

lorsqu’ils achètent différents services

;

• le secteur automobile ne laisse apparaître

aucun signe de « marché système ». Le

comportement des consommateurs et des

concessionnaires suggère un marché spot,

soit des marchés « vente », « après-vente »

et « pièces de rechange » distincts ;

• le marché « après-vente » présente par ailleurs

des signes de délimitation propre à

la marque.

Conclusion

Élimination de l’incertitude juridique :

le marché de l’industrie automobile suisse

n’est pas encore totalement délimité. Les

autorités nationales et internationales, les

tribunaux internationaux et les fondements

juridiques partent du principe que les marchés

« vente », « après-vente » et « pièces de

rechange » sont distincts. La jurisprudence

des tribunaux civils suisses n’est pas encore

uniforme et ne repose sur aucun fondement

économique. La nouvelle expertise de

la ZHAW vient combler cette lacune. Conséquence

pour les garagistes : les importateurs

occupent donc généralement une position

dominante sur le marché de l’après-vente et

sont tenus de se conformer aux dispositions

de l’art. 7 LCart.

Soutien juridique : l’UPSA va continuer à

observer la pratique de la COMCO et plus particulièrement

la mise en œuvre des directives

en matière de droit sur les cartels. Pour toute

question à ce sujet, n’hésitez pas à contacter le

service juridique de l’UPSA ! <

Tout pour changer de

couleur.

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POLITIQUE & DROIT

Session de printemps

Les contrôles des gaz

d’échappement repoussés aux

calendes grecques

La motion de la conseillère nationale Tiana Moser, visant à réintroduire le contrôle périodique des gaz d’échappement, n’a pas

non plus été à l’ordre du jour de la session de printemps des Chambres fédérales. Sera-t-elle à présent classée sans suite ?

Sandro Compagno

Les règles sont claires. Elles ont déjà mis en échec plus d’une intervention

politique. Une motion parlementaire qui n’est pas traitée

de manière définitive dans les deux ans qui suivent son dépôt est

classée sans suite. Et comme Tiana Moser (PVL/ZH) avait déposé

sa motion visant à réintroduire un contrôle périodique des gaz

d’échappement le 17 mars 2017, c’est précisément le destin qu’elle

connaîtra à la fin de la session de printemps.

Madame Moser et ses cosignataires, dont l’actuelle cheffe du

DDPS, Viola Amherd (PDC), mais aussi la Verte Regula Rytz ou encore

l’UDC Ueli Giezendanner, envisagent désormais un second dépôt

de la motion. Suite aux manipulations auxquelles se sont livrées

plusieurs constructeurs sur les systèmes antipollution, notamment

sur les véhicules diesel, la conseillère nationale zurichoise avait demandé

à ce que les contrôles périodiques supprimés en 2014 soient

rétablis. Les garagistes suisses auraient joué un rôle important dans

cette affaire. « Une partie de l’infrastructure nécessaire ainsi que le

savoir-faire sont déjà détenus par les laboratoires de test (l’Empa et

les hautes écoles spécialisées par exemple), les services des automobiles

et les garages suisses. Les mécaniciens d’automobiles suisses

sont formés aux mesures des gaz d’échappement et aux réparations

et peuvent s’en occuper facilement. »

L’ER d’été en conflit avec l’apprentissage

Une motion qui a également un impact sur la branche a en revanche

été transférée au Conseil national par le Conseil des États.

Celui-ci souhaite repousser le début de l’école de recrues d’été pour

Pas de contrôle périodique des gaz d’échappement pour le moment : la motion de

Tiana Moser n’a pas été traitée par le Conseil national.

mieux la faire coïncider avec la fin de l’apprentissage. Le Conseil des

États a adopté une motion du conseiller PDC d’Obwald Erich Ettlin

à cet effet. Celui-ci a rappelé que le début de l’école de recrues d’été

avait été avancé dans le cadre de la réforme de l’armée DEVA. Or,

la plupart des apprentissages ne sont pas encore terminés au début

de l’ER d’été. La ministre de la défense, Viola Amherd, a souligné

que les besoins de formation de l’armée doivent eux aussi être pris

en compte. L’armée étudie toutefois la manière dont elle pourrait

répondre aux besoins des entreprises formatrices dans le cadre de

l’ordre juridique en vigueur. Si le Conseil national adopte lui aussi la

motion, elle deviendra contraignante pour le Conseil fédéral. <

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Pleins feux sur la branche

de la mobilité.

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de la branche mieux que n’importe quelle autre caisse de pensions. Demandez-nous

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82 Avril 2019 | AUTOINSIDE


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Auto-i-dat ag

Des valeurs résiduelles basées sur la confiance

La tendance est claire : le durcissement de la réglementation dans le secteur financier des valeurs résiduelles incertaines,

en matière de motorisations alternatives et de nouveaux concepts de mobilité, engendrent des incertitudes, aussi bien

pour les prestataires que les clients. Les fournisseurs de véhicules et de mobilité ont besoin de valeurs résiduelles fiables.

pd. Quelles sont les voitures, catégories de véhicules

et motorisations dont la valeur reste

la plus stable après un an, deux ans ou plus

longtemps ? Avec son nouveau programme

Auto-i Forecast, Auto-i-dat ag répond à ces

questions récurrentes lors de l’achat d’un véhicule

afin d’éviter les mauvaises surprises au

moment de sa reprise. Depuis près de 30 ans,

Auto-i-dat ag est l’unique entreprise suisse à

fournir chaque semaine aux professionnels

de l’automobile des données pertinentes et

actualisées sur les véhicules et les tarifs sur

le marché de l’occasion, sur les variations de

prix constantes des voitures neuves et sur

la situation globale du marché. Cette mine

d’informations est unique. Forte d’une équipe

d’experts et de rédacteurs compétents qui se

concentrent exclusivement sur le marché

suisse et développent des algorithmes complexes,

Auto-i-dat ag propose des valeurs

résiduelles et des prévisions d’une extrême

précision.

Cette surveillance quotidienne, cette

analyse permanente et cet ajustement dynamique

au contexte actuel (la thématique du

diesel !) devraient bientôt permettre à Autoi-dat

ag de publier une mise à jour tous les

deux jours.

Ce service est l’une des vocations premières

de l’entreprise : depuis sa création,

Auto-i-dat ag étudie sans relâche les possibilités

de calcul de valeurs résiduelles indépendantes

et pertinentes pour les véhicules.

Mais seule l’association d’un regard rétrospectif

sur l’évolution et d’une vue globale

des mouvements actuels du marché permet

d’établir des prévisions pertinentes, garantissant

aux concessionnaires et aux propriétaires

de flottes la sécurité nécessaire à la

réussite de leur activité.

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Auto-i-dat fournit des valeurs résiduelles d’une extrême

précision.

Photo : Andreas Busslinger.

Assemblée des délégués de l’UPSA le 12 juin 2019 à Unterägeri

Vous êtes cordialement invités

La section Zoug et l’UPSA Suisse ont le plaisir

de vous convier à l’assemblée des délégués organisée

à Unterägeri. Le canton de Zoug fait

partie de la grande région de Suisse centrale et

de la région métropolitaine de Zurich. Le cheflieu

du même nom est aussi la plus grande ville

du canton. Nous nous réjouissons par avance

de votre présence. <

Programme

À partir de 8 h 30 Accueil des participants

De 10 h à 12 h 30 Assemblée des délégués

À partir de 12 h 30 Apéritif et repas de midi

Env. 15 h

Fin

Lieu

Aegerihalle, Zentrum Chilematt,

Alte Landstrasse 113, 6314 Unterägeri

Nous serons ravis de vous accueillir le mercredi

12 juin 2019 à Unterägeri. Merci de confirmer

votre inscription avant le 19 mai 2019 auprès

de : UPSA, Monique Baldinger, au 031 307

15 26 (ligne directe) ou par e-mail : monique.

baldinger@agvs-upsa.ch.

Les frais de participation s’élèvent à CHF 60.

(repas de midi inclus).

AUTOINSIDE | Avril 2019 83


ASSOCIATION & SECTIONS

La branche automobile soleuroise soutient la relève

> L’Union professionnelle automobile de Soleure constitue un fonds de formation

René Bobnar, le président de l’Union professionnelle

automobile de la section Soleure, a

accueilli fin février de nombreux membres et

invités, dont les conseillers nationaux Walter

Wobmann et Christian Imark, à la 88 e

assemblée générale. Le président a constaté

avec joie que la section entretient une

excellente coopération avec le Service de la

formation professionnelle, l’école secondaire,

la haute école et le centre de formation professionnelle

de Soleure, comme en a témoigné

la présence de maints responsables de

ces institutions. L’association échange aussi

régulièrement avec le service du contrôle

des véhicules à moteur, les sections voisines

d’Argovie et des deux Bâle et l’association faîtière,

l’UPSA.

Avec 299 716 nouvelles immatriculations,

le marché automobile suisse est passé pour

la première fois depuis longtemps sous la

barre des 300 000 unités. Le président a par

ailleurs fait référence à un rapport du SonntagsZeitung

du 26 janvier, qui a surtout fait

la lumière sur les chiffres soleurois. « L’activité

automobile s’inquiète de ce qui se passera

lorsque les véhicules électriques atteindront

une part de marché significative », a affirmé

M. Bobnar. Des travaux bien connus de

maintenance disparaîtront alors que la part

numérique progressera, la formation deviendra

ainsi plus exigeante. Les garagistes sont

invités à s’adapter à ces changements. Mais

une chose ne changera pas : la mobilité individuelle

continuera d’occuper une place de choix

dans le quotidien de M. et Mme Helvète.

Le directeur Thomas Jenni a ensuite passé

en revue le rapport annuel : Des cours interentreprises

et des cours d’appui destinés aux

apprentis en difficulté ont été dispensés dans

le centre de formation. Le taux d’utilisation

est correct, mais les années faibles seront

visibles. Le nombre de contrats d’apprentissage

est en légère baisse. M. Jenni a souligné

l’importance du recrutement : une évaluation

ciblée et complète des candidats intéressés

permettra d’éviter des modifications, voire

des résiliations, des contrats d’apprentissage

individuels à l’avenir.

La section est très active en marketing

de formation professionnelle et présente à

toutes les bourses de places d’apprentissage.

Quelques garagistes sont d’ailleurs déjà impliqués

dans le projet cantonal « Rent a Boss ».

L’offre, destinée aux écoles, a été lancée par

l’Union cantonale soleuroise des arts et métiers,

la chambre de commerce soleuroise,

le Service de la formation professionnelle,

l’école secondaire et la haute école.

Pour répondre aux exigences de la nouvelle

ordonnance sur la formation professionnelle,

de gros investissements dans le centre

de formation sont prévus en 2020/2021.

Ils ne peuvent être consentis à partir des

comptes courants. La section peut toutefois

compter sur le soutien de ses membres. Ces

derniers investiront dans un fonds de formation

en 2019 et en 2020. Celui-là permettra

de procéder aux acquisitions nécessaires et

d’encourager les cours d’appui et le recrutement

de la relève. L’équipe du centre de formation

est reconnaissante pour cette aide.

Les comptes de l’association, centre de

formation inclus, font état d’un petit bénéfice

de 3000 francs. Les recettes des cotisations

des membres et des frais de scolarité sont au

niveau de l’exercice précédent. Les dépenses,

qui se composent de charges de personnel,

de charges immobilières et de frais de fonctionnement,

correspondent également aux

attentes. Le total du bilan est légèrement

inférieur à un million de francs. Comme à

l’accoutumée, Conz Treuhand AG d’Olten a

audité les comptes.

Conclusion : l’Union professionnelle automobile

de Soleure a commencé la nouvelle

année avec entrain. <

La section Soleure de l’UPSA investit dans son centre de formation et peut compter sur ses membres à cet effet : ils investissent dans un fonds de formation.

84 Avril 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

« Une bonne solution pour toutes les parties »

> Le canton de Zurich a signé un accord portant sur la PCR avec la section zurichoise de l’UPSA

abi. « Une bonne solution pour toutes les parties. » C’est par ces mots

que le conseiller d’État zurichois Mario Fehr (PS) a résumé l’accord. « Il

est intéressant écologiquement car il élimine de nombreux trajets inutiles,

renforce l’attractivité des garagistes et fait profiter la population

d’itinéraires plus courts. »

Avec la PCR, les garages zurichois auront le droit d’effectuer euxmêmes

des contrôles ultérieurs pour le compte du service des automobiles

(SAN) du canton de Zurich. Les garages devront pour cela

satisfaire divers critères concernant, par exemple, le personnel et

l’infrastructure. Pour garantir la qualité, le SAN auditera les établissements

proposant la PCR ou contrôlera les véhicules réparés sur la

base d’un échantillonnage. « Nous avons toute confiance dans les garagistes

et dans l’UPSA », déclare M. Fehr. « L’association est synonyme

de qualité. »

Peter Kyburz, directeur du SAN, d’ajouter : « Nous imposons des

exigences strictes aux entreprises. Elles doivent travailler proprement

car le ‹ CVM › est une marque précieuse. » Un cadre étroit a été défini

pour que les normes de qualité soient respectées. L’accord régit également

les sanctions. « Ceux qui ne respectent pas les règles seront

exclus », souligne M. Kyburz.

Il est lui aussi persuadé que les automobilistes apprécieront de pouvoir

se rendre chez leur garagiste plutôt qu’au SAN en cas de défaut

moyen. « Nous en tirerons aussi des avantages en termes d’exploitation

», affirme-t-il. « Nous pourrons par exemple mieux gérer notre

charge de travail et nous gagnerons en flexibilité. » Environ 40 000

contrôles ultérieurs sont effectués chaque année.

Sous la houlette du président

La PCR n’est pas une nouveauté en Suisse : les cantons d’Appenzell,

de Saint-Gall, de Thurgovie, des Grisons, de Schwytz et du Tessin appliquent

déjà un accord similaire, qui se fonde sur un contrat souscrit

entre la section locale de l’UPSA et le service cantonal des automobiles.

Pour que cela soit également possible dans le canton de Zurich à l’avenir,

il a fallu une intervention parlementaire « de laquelle Christian

Müller a extrait le meilleur en vue d’une mise en œuvre judicieuse »,

affirme M. Fehr.

Christian Müller est le président de la section zurichoise de l’UPSA

et conseiller cantonal PLR. L’accord avec le canton a été conclu sous sa

Ils se réjouissent de l’accord : (de g. à dr.) Peter Kyburz, directeur du SAN du

canton de Zurich, Christian Müller, président de la section zurichoise de l’UPSA,

le conseiller d’État Mario Fehr et Diego De Pedrini, secrétaire de la section zurichoise

de l’UPSA.

houlette. « Pour le garagiste, la PCR constitue une belle occasion de se

positionner en prestataire de mobilité », indique-t-il. « Il ne s’agit toutefois

pas d’un modèle commercial, mais plutôt d’un service que nous

pourrons proposer à l’avenir. » La PCR soulage également les garages

car les garagistes devaient souvent amener eux-mêmes les voitures de

leurs clients au centre d’essai pour les contrôles ultérieurs.

Objectif : lancement début 2020

Lors d’une prochaine phase, l’UPSA définira les critères exacts qui

s’appliqueront aux entreprises et mettra en place une base de données

reliée au SAN par le biais d’une interface. Les garages pourront ensuite

faire acte de candidature. L’UPSA est également chargée des audits. « Si

tout se déroule comme prévu, nous pourrons effectuer les premiers

contrôles ultérieurs début 2020 », affirme M. Müller. <

Moins de tracas pour

les indépendants.

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financière unique en son genre aux personnes exerçant une activité

lucrative indépendante en cas de maladies professionnelles

et d’accidents du travail ou durant les loisirs. Les membres de

la famille travaillant dans l’entreprise sans percevoir de salaire soumis

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85 Avril 2019 | AUTOINSIDE


PRODUITS & PRESTATIONS

Interview de Roland Lötscher, CEO de Mobility

« Il faut trouver des solutions,

et vite »

Roland Lötscher est le CEO de la société coopérative d’autopartage Mobility depuis le début de l’année. En entretien

avec AUTOINSIDE, il révèle ce qui l’attire dans la mobilité et ce qu’il pense du projet pilote de l’UPSA. André Bissegger

Roland Lötscher, CEO de Mobility.

Monsieur Lötscher, comment décririez-vous

vos premiers mois au poste de CEO de

Mobility ?

Roland Lötscher, CEO de Mobility :

Intenses et passionnants. Mobility est une

entreprise très diversifiée qui évolue très

vite sur le marché. Nous avons beaucoup à apprendre,

à analyser et à décider. Je sais que

nous sommes sur la bonne voie, mais il faut

encore accélérer la cadence.

Jusqu’à il y a peu, vous aviez surtout travaillé

pour des entreprises de télécommunication

en Suisse et à l’étranger. Dernièrement,

vous vous êtes réorienté dans la mobilité.

Qu’est-ce qui vous attire dans ce domaine ?

La mobilité représente un défi croissant

pour la société. Les embouteillages et la pollution

montrent les limites des systèmes actuels.

Si l’on pense à l’avenir, on parvient à une

conclusion : il faut trouver des solutions, et vite.

La mobilité est un élément de réponse essentiel.

Ce qui m’attire, c’est de travailler pour une

entreprise résolument tournée vers l’avenir.

Mobility souhaite devenir le principal

prestataire suisse de mobilité individuelle.

Comment allez-vous procéder pour atteindre

cet objectif ?

En offrant à nos clients diverses options

pour se rendre d’un point A à un point B, et

ce en un seul clic. Vous souhaitez aller à l’aéroport

en voiture et la laisser sur place ? Choisissez

l’offre « Moblity One-Way ». Vous voulez

faire une excursion d’un jour à la montagne ?

Profitez de « Mobility-Return ». Vous aimeriez

faire un bref trajet à Zurich ? Louez un scooter.

C’est avec notre flexibilité que nous voulons

séduire les gens et les persuader qu’ils n’ont

plus besoin d’un véhicule privé pour être mobile

en tout temps, surtout dans les villes.

Que pensez-vous du test avec les garagistes,

qui peuvent désormais mettre leurs

véhicules à disposition de Mobility ?

Pour l’instant, il s’est avéré très convaincant.

Nous avons reçu de nombreux échos positifs,

notamment de la part des garages eux-mêmes.

Cette coopération nous intéresse car elle nous

permet d’être présents dans des lieux attrayants

en ville et à la campagne. Elle nous permet par

ailleurs d’exploiter efficacement les ressources

existantes : nous utilisons des véhicules d’occasion

au lieu d’en acquérir de nouveaux.

Avez-vous déjà loué un véhicule Mobility

dans un garage ?

Non. Pour l’instant, aucun garage ne participe

à ce projet près de chez moi. Mais une

chose est sûre : l’expérience est tout aussi

exceptionnelle qu’avec un véhicule Mobility

rouge. Nous attachons beaucoup d’importance

à ce projet. Il suffit de s’inscrire, de réserver un

véhicule et de démarrer pour économiser. Que

la voiture soit rouge, bleue ou grise n’a aucune

importance pour le conducteur.

Sur la route, les conducteurs Mobility sont

les bêtes noires de certains automobilistes.

Pouvez-vous et souhaitez-vous rectifier

cette image ?

S’attaquer à un préjugé ne fait souvent que

l’exacerber. Les idées reçues qui entourent

Mobility sont comme le cliché des Argoviens

et de leurs chaussettes blanches : la réalité

est tout autre, mais le cliché subsiste. Nos

clients conduisent aussi bien que n’importe

quel autre conducteur en Suisse. Les statistiques

le prouvent.

Quelles répercussions la conduite autonome

aura-t-elle sur l’autopartage ?

Elle représente une formidable occasion

pour nous. Les voyageurs n’auront plus qu’à

appuyer sur un bouton pour qu’une voiture

autonome vienne les chercher, les amène d’un

point A à un point B puis se parque et fasse

le plein toute seule. La voiture autonome est

la voiture de partage par excellence, bien que

les taxis groupés et les voitures soient envisageables

pour les allers simples individuels. À

long terme, la conduite autonome peut faire

baisser le nombre de véhicules privés et soulager

le trafic. Grâce à notre projet pilote à

Zoug, où nous testons le « MySchuttel » avec

nos partenaires, nous voulons faire un grand

pas vers la mobilité du futur.

« Le partage est la nouvelle forme de propriété

», paraît-il. Est-ce vrai ?

Le partage a le vent en poupe, oui. Qu’il

s’agisse de maisons de vacances ou de mobilité,

les générations plus jeunes ont déjà l’habitude

d’utiliser plutôt que de posséder. Disposer

d’une voiture à toute heure sans avoir

à payer de place de parc, d’assurances ou de

réparations, c’est idéal. La clientèle Mobility

compte beaucoup de jeunes, dont le nombre

augmente de manière disproportionnée.

Quelle relation entretenez-vous avec

l’automobile ? La voiture est-elle un simple

moyen de transport ou une fin en soi ? Quel

véhicule conduisez-vous à titre personnel ?

Ma conception de l’automobile est très

pragmatique. Nous habitons au centre-ville et

n’avons pas besoin d’un véhicule privé. Au besoin,

nous nous partageons l’ancienne Sharan

de fonction de ma femme. Et je profite désormais

des offres de Mobility, bien sûr. <

86 Avril 2019 | AUTOINSIDE


z_20170714_AGVS_Bildung_INS_A5quer_dfi_coated.indd 2 14.07.17 09:43

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Un outil numérique pour mieux communiquer avec les clients

L’appli de réception de Stieger : un plus

pour la relation client

L’intégration d’instruments numériques aux multiples processus opérationnels est de plus en plus la norme dans les garages. Utilisés

à bon escient, ils aident le garagiste à optimiser ses relations avec les clients, comme le montre l’application de réception de Stieger.

pd. Les échanges personnels avec le client deviennent d’autant plus

importants que la communication avec lui se fait par voie numérique.

La réception du véhicule sur mobile au moyen de l’application dédiée

associe idéalement les deux aspects : via la tablette, le garagiste saisit

directement la commande en discutant avec le client, ce qui est très

commode, car en sa présence, guidé par une check-list, il documente

tous les travaux par du texte ou des photos. Cette procédure assure la

grande qualité du conseil et du suivi, qui renforce la confiance du client

tout en contribuant à optimiser la relation entre les parties.

Une solution éprouvée

La numérisation de la réception des véhicules est extrêmement

simple : l’application est facile et rapide à intégrer à une solution IT existante

de Stieger. Si un client, nouveau ou attitré, se présente au garage

sans aviser, le conseiller automobile peut tout de suite commencer la

réception du véhicule sur mobile, même sans disposer des données de

la commande. Grâce à l’appli de réception de Stieger, il peut directement

ouvrir l’ordre d’atelier sur la tablette.

Interconnexion futée

Dotée de procédures guidées et de check-lists, l’application permet

de réceptionner les véhicules de manière rapide et impeccable. Il est

possible de photographier directement via la tablette les dommages

à la voiture, de compléter la commande ou de documenter des tâches

supplémentaires. Les données sont transmises au système par wi-fi et

les photos, automatiquement enregistrées dans la gestion des documents

du planificateur de l’atelier ainsi que dans le DMS. L’atelier reçoit

ensuite la commande de la manière habituelle. L’ordre comptable peut

aussi être ouvert automatiquement dans l’appli, ce qui est très utile

pour le garagiste.

L’intégration totale de l’appli de réception au DMS xDrive de Stieger

ou à EUROPLUS et au planificateur d’atelier xPlan assure une exécution

parfaite des ordres d’atelier, de la réception du véhicule à la facturation. <

Pour en découvrir plus et se faire présenter l’appli sans engagement :

Stephan Rissi est à votre entière disposition au 071 858 50 80.

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LES MÉTIERS

DE L’AUTO-

MOBILE ONT

DE L’AVENIR

Bienvenue dans le monde fascinant de l’automobile ! La branche automobile recherche des talents amateurs de technique ultramoderne.

Tous les jours, tu trouveras dans un garage des activités stimulantes et d’une grande diversité ainsi que des collègues

partageant ta passion pour les voitures. Une formation professionnelle initiale dans l’une des six professions automobiles proposées

sera un véritable tremplin pour ta carrière dans une branche polyvalente et passionnante. Les professions automobiles ont de l’avenir.

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AUTOINSIDE | Avril 2019 87


GARAGES

Continental

continental-reifen.ch

> Nouvel EcoContact 6 : un pneu haute technologie optimisé pour une large gamme de véhicules

pd. Bénéficiant de la nouvelle contact de la route. Le pneu

génération de gomme Green emmagasine moins d’énergie,

Chili 2.0, le nouvel EcoContact réduisant ainsi la résistance

6 fait entrer la technologie de au roulement. L’EcoContact 6

gomme la plus récente et la permet ainsi d’économiser du

plus avancée dans la gamme de carburant.

pneus Eco. Ce pneu été est un La technologie Green Chili

produit haute technologie qui 2.0 permet une adaptation

répond aux exigences les plus optimale du pneu au revêtement

strictes en matière de sécurité,

de la route. La réduction du

réduit la consommation de glissement réduit l’usure des

carburant, augmente la performance

pneus sur route mouillée et

kilométrique et optimise sur route sèche. C’est la raison

l’adhérence.

pour laquelle l’EcoContact 6

Par rapport au Conti Eco- permet de parcourir davantage

Contact 5, l’EcoContact 6

de kilomètres.

offre 20 % de performance

Les différentes variantes de

kilométrique en plus, 15 % de résistance

sculptures à 3, 4 ou 5 rainures

au roulement en moins, longitudinales, en fonction des

une tenue de route encore plus dimensions du pneu, permettent

précise et des distances de une tenue de route optimale quel

freinage plus courtes sur route que soit le véhicule. <

mouillée et sur route sèche. Le

mélange de gomme Green Chili

2.0 produit moins de friction au

Le nouvel EcoContact

6 de Continental.

www.continental-reifen.ch

KW Automotive AG

kwsuspenisons.ch

> Rabaissement en continu des suspensions de série avec KW Automotive

pd. Depuis plusieurs années,

KW, en tant que leader du

marché, offre, avec ses suspensions

éprouvées, des solutions

individuelles pour équiper les

suspensions en série d’un

réglage de niveau en continu.

Comme les combinés filetés, les

suspensions KW permettent

un rabaissement individuel. Les

véhicules peuvent ainsi être

rabaissés en continu de 15 à 25

millimètres au niveau de l’essieu

avant et de 5 à 20 millimètres

au niveau de l’essieu arrière.

Avec les suspensions classiques

de différents prestataires, un

rabaissement en continu n’est

pas possible.

Les suspensions réglables

en hauteur sont dès maintenant

aussi disponibles pour l’Audi

RS3 Sportback et l’Audi RS3

Berline (série V8), la Golf 7 R

Typ AU Variant et Limousine, la

Cupra Ateca (Allrad) ainsi que

la Seat Leon Cupra et Cupra R.

Tous les véhicules restent dotés

du réglage électronique des

amortisseurs en série.

« Ces dernières années, nous

avons développé différents systèmes.

Après des tests complets

de charge de longue durée, il est

désormais possible d’équiper

nos suspensions KW optimisées

sur une sélection de modèles

compacts et de classe moyenne

disposant d’une cuvette ressort

fixée de manière classique à un

amortisseur de série », explique

Peter Banz, directeur de KW.

La marge de manœuvre

variable au niveau du rabaissement

comporte le grand

avantage qu’en cas de changement

de la combinaison roue/

pneu, il est possible d’adapter

la profondeur aux nouvelles

jantes, ce qui n’est pas le cas

CO_SP19_114mmx200m_EC6-2_CH.indd 2 12.03.2019 17:53:54

avec des ressorts classiques. En

association avec les amortisseurs

de série, les suspensions

KW assurent une conduite

harmonieuse, avec un véhicule

qui réagit immédiatement. Même

en cas de manœuvres extrêmes

et de changements de charges

soudains, les suspensions KW

et leurs constantes de raideur

progressives confèrent de

l’agilité, pour une conduite

confortable. <

Les suspensions KW sont dès à présent disponibles également pour l’Audi RS3.

88 Avril 2019 | AUTOINSIDE


GARAGES

Mewa Service AG

mewa.ch

> Multitex : un tapis absorbant efficace contre l’huile et les fuites

pd. Très utiles dans le combat liquides et prévient l’encrassement

quotidien contre les égouttements,

des machines, du poste de

les liquides chimiques travail et du sol lors de la vidange

ou les écoulements d’huile, les de l’huile, du liquide de frein ou

tapis absorbants professionnels de refroidissement, de l’utilisation

assurent la propreté lors de

de bases ou de solvants,

la production, du montage ou du démontage de pièces de

dans l’atelier. Le tapis absorbant transmission ou de moteur, pour

Multitex de MEWA est une solution

le stockage d’outils huileux ou

simple et efficace : lors des la réparation de pompes ou de

travaux de réparation et d’entretien,

conduites.

le tapis sert de couche Le textile spécial absorbe

protectrice tout en garantissant environ trois litres de liquide. Les

la propreté. L’environnement liquides sensibles sont stockés

est également préservé puisque de manière propre et sûre dans

Mewa récupère les tapis souillés le cœur absorbant. Le système

et les lave avant de les retourner multi-usages écologique permet

au client.

même de répéter l’opération à de

Le tapis absorbant Multitex nombreuses reprises. Avec son

est particulièrement adapté format maniable de 60 x 90 cm,

à l’industrie métallurgique et le tapis est totalement indispensable.

automobile ainsi qu’aux branches

L’astuce pratique : la

sanitaire, chauffage et climatisation

juxtaposition de plusieurs tapis

ou encore aux ateliers permet de couvrir de manière

automobiles. Il absorbe tous les fiable de plus grandes surfaces

exposées aux fuites.

Multitex est une solution

textile réutilisable : les tapis ne

sont pas vendus, mais proposés

en full-service par Mewa :

livrés dans le « Safety Container

SaCon », scellé à une fréquence

convenue contractuellement,

ils sont ensuite récupérés, lavés

et rapportés par le chauffeur de

service. Une solution écologique

et économique qui soulage sensiblement

l’entreprise. <

Le tapis textile absorbant Mewa Multitex sert de support protecteur et réduit le

risque de chute sur sol glissant lors de travaux de réparation et d’entretien.

Südo AG

suedo.ch

> Südo se rend chez ses clients en bus afin de leur présenter ses outils KS-Tools

pd. Südo SA est votre partenaire

dans la gamme des outils

KS-Tools pour la Suisse. En

tant que leader international de

prestations et d’équipements

pour ateliers dans le secteur des

outils standards et des outils

spéciaux, KS-Tools est reconnu

pour sa qualité et son rapport

de prix attractif mais aussi pour

une orientation des solutions et

de la flexibilité.

En plus, KS-Tools vous offre

l'un des assortiments les plus

vastes dans le domaine des outils

standards et spéciaux, avec

environ 34 000 articles. Südo SA

est importateur des outils les

plus récents de KS-Tools. Nos

collaborateurs externes sont en

route avec un bus spécial afin

de vous montrer directement

sur place les avantages de la

gamme et vous permettre ainsi

de tester la qualité des outils

KS-Tools. Avec plus de 300

articles se trouvant dans le bus,

nous pouvons déjà vous montrer

une bonne partie des outils spéciaux

pour le domaine de l’automobile.

Nos collaborateurs du

service externe se réjouissent

de vous rencontrer pour vous

donner plus d’informations

sur notre assortiment d’outillages

KS-Tools. Ils sont à votre

disposition et vous conseillent

de façon compétente. Südo SA

fiable-vite-compétent ! <

Les collaborateurs du service externe de Südo SA se rendent chez les clients dans

un bus spécial afin de leur présenter les outils KS-Tools.

AUTOINSIDE | Avril 2019 89


SONDAGE DU MOIS

SOUTENEZ-VOUS L’IDÉE

QUE CERTAINS SOUS-

TRAITANTS PUISSENT

DÉMÉNAGER DE LA HALLE

7 AUX HALLES 1 À 6 ?

Halle 1 6

Une modification du règlement permet aux exposants de la

halle 7 d’emménager dans les halles 1 à 6. Le Salon de l’auto

devrait être paré pour l’avenir grâce à cette nouvelle approche.

48 % des participants interrogés estiment toutefois que celle-ci

ne résoud pas le problème. 32 % trouvent que l’idée est bonne

et 20 % qu’elle est mauvaise. (État: 21 mars)

32%

Oui

20%

Non

48%

Cela ne

résout pas le

problème

Le recrutement d’apprentis vous cause-t-il des

difficultés ?

Halle 7

Voici l’enquête actuelle :

scannez et participez !

www.upsa-agvs.ch/fr/lerecrutement-d-apprentis-vouscause-t-il-des-difficultés

SOUTENEZ-VOUS L’IDÉE QUE CERTAINS SOUS-

TRAITANTS PUISSENT DÉMÉNAGER DE LA HALLE 7

AUX HALLES 1 À 6 ?

APERÇU D’AUTOINSIDE 5 MAI 2019

Le prochain numéro paraîtra le 6 mai 2019 et abordera les thèmes suivants :

Coup d’œil à l’arrière : les caméras

de recul Eyesight sauvent des vies

Les caméras de surveillance et de recul sont

obligatoires sur les tracteurs depuis le 1 er avril. Les

entreprises de transport utilisent aussi de plus en plus

Eyesight et préviennent ainsi de graves accidents.

Menace électrique pour les

sauveteurs routiers

Les voitures électriques posent des défis inédits

aux services d’urgence : les sauveteurs et les

occupants sont exposés à un nouveau danger,

l’électricité.

ESA se réunit à la mi-mai à l’occasion

de son assemblée générale

AUTOINSIDE indiquera ce sur quoi les copropriétaires

d’ESA devront se pencher le 16 mai

au Casino Kursaal d’Interlaken et de quoi ils

pourront se réjouir.

Le magazine spécialisé au plus fort tirage de la branche automobile suisse

91 e année, 11 numéros en allemand et en français

Tirage par Septembre 2018 certifié REMP : 12 725 exemplaires dont 9548 en allemand et 3117 en français

Éditeur

Union professionelle suisse de

l’automobile (UPSA)

agvs-upsa.ch

Éditions

AUTOINSIDE

Wölflistrasse 5, Case postale 64

CH-3000 Berne 22

Téléphone : +41 (0)31 307 15 15

verlag@agvs-upsa.ch, autoinside.ch

Administration et gestion des abonnements

Abonnement annuel

CHF 110.(TVA incluse)

Numéro à l‘unité

CHF 11. (TVA incluse)

Contact : Monique Baldinger

Téléphone : +41 (0)31 307 15 26

monique.baldinger@agvs-upsa.ch, agvs-upsa.ch

S’abonner maintenant !

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Rédaction

Supports médiatiques de l‘UPSA

Flurstrasse 50, CH-8048 Zurich

Téléphone : +41 (0) 43 499 19 81

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Rédaction : Sandro Compagno (sco,

responsable Gestion du contenu), Reinhard

Kronenberg (kro, responsable Journalisme),

Sascha Rhyner (srh, rédacteur mobilité),

André Bissegger (abi, rédacteur mobilité),

Jean-Philippe Pressl-Wenger (jppw, correspondant

Suisse romande), Andreas Senger

(se, domaine technique), Bruno Sinzig (si,

domaine spécial Formation), Raoul Studer

(rst, domaine spécial Politique)

Autres articles de : Patrick L. Krauskopf,

Sarah Umbricht, Rolf Boesch.

Conception : Robert Knopf, Christoph Pfister,

Fatma Bindal

Commercialisation

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Contact : Erich Schlup, Key Account Manager

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Impression / envoi

Galledia Print AG

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Réimpression ou reproduction d’articles,

même partielle, uniquement avec l’accord

des médias de l’UPSA. Nous déclinons toute

responsabilité pour les manuscrits et les

photos envoyés spontanément. L’administrateur

des pages auxquelles renvoient les liens

est seul responsable de leur contenu.

90 Avril 2019 | AUTOINSIDE


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