LA GAZETTE DE NICOLE 015

nicoleesterolle

quinzième gazette de Nicole Esterolle

ZEU

N

U

M

É

R

O

1

5

OF

Nicole

PIERRE BOUTTEAU DAPHNÉ CORREGAN FOMA JAREMTSCHUK

JOE ENGEL JOHN MCKIE KENNE GRÉGOIRE ODILE MANDRETTE

SANDRA VÁSQUEZ DE LA HORRA VASSILY VLADIMIROVICH SHULZHENKO

TOMASSO BULDINI ANTOINE DUTHOIT BORIS PRAMATAROV


Pourquoi y a-t-il de l’ar

plutôt que rien ?

POUR NE RATER AUCUN NUMÉRO DE LA GAZETTE DE NICOLE

SUIVEZ-NOUS EN VOUS ABONNANT LÀ :

https://www.yumpu.com/fr/la_gazette_d


t

C’est le titre d’un ouvrage

collectif dirigé par Raphael Cuir,

président de l’AICA, association

des critiques d’art français,

publié en 2009 et republié en

2016… C’est dire l’importance

de la question pour les

contributeurs de ce livre, tous

éminents fellateurs officiels et

fonctionnarisés du néant d’État.

Voici donc de l’art plutôt que rien,

n’en déplaise à ces gens.

Voici de l’art qu’on trouve de plus

en plus à Art-Paris, l’anti-FIAC…

et c’est porteur d’espoir.

e_nicole_esterolle

Nicole

Estérolle

Et puis je vous suggère d’aller faire un tour sur mon site

www.schtroumpf-emergent.com


Pierre


La vie des bêtes

Il s’agit là d’un art animalier robuste et

d’une étonnante vitalité.

« Ce bestiaire, composé à ce jour de

plus de cent cinquante animaux, est mis

en situation dans chaque lieu d’exposition

où il est présenté. Bien que les pièces,

de poids et de tailles variables (de 300 g

à 300 kg) fonctionnent chacune de façon

autonome, elles n’en forment pas moins

un tout » nous dit l’artiste...

L’émotion esthétique, naît ici de la

solidité de l’œuvre, de sa pesanteur,

de sa densité intérieure, de sa candeur

primitive, de sa franchise et d’une sorte

de détermination inébranlable dans

l’invention formelle.

Boutteau


Daphné


La modernité d’un retour aux sources

Sa précoce fréquentation du folk-art

américain, sa découverte au Nouveau-

Mexique des villages indiens et des

églises en terre, ses séjours réguliers

ensuite au Burkina Faso, au Mali, au

Bénin, ont fourni à Daphné Corregan

les « émerveillements » et les

« vertiges de l’âme » qui nourrissent

sa création.

La spiritualité des formes et des

idéogrammes nait d’une profonde

quête intérieure, d’une mémoireémotion

ancrée dans une sorte de

ritualité primitive, mais aussi dans

l’intimité immédiate de la matière

travaillée.

Corregan


Foma


Une œuvre divine

sauvée du diable

stalinien.

Foma Jaremtschuk fut l’une

des nombreuses victimes

du régime stalinien. Après

avoir été accusé de calomnie

contre l’URSS en 1936, il avait

été envoyé dans un camp de

travail.

En 1947, il fut déclaré malade

mental, et fut transféré du

camp de travaux forcés dans

un hôpital psychiatrique.

Au cours de cette période, et

jusqu’en 1963, Jaremtschuk

a produit des centaines de

dessins merveilleusement

troublants. Heureusement

pour la postérité, ces dessins

ont été conservés par son

médecin, sinon le travail de cet

artiste extraordinaire ne serait

jamais apparu.

Le conceptualo-installobidulatoire

totalitaire des

réseaux institutionnels de

la bien picturance française

actuelle ne « sauverait » pas

ce genre d’artiste, car il en

ignore la beauté et la vérité.

Jaremtschuk


Joe Engel


L’art comme il va de soi.

Voici un artiste peu reconnu et

distribué, vivant en Virginie, avec un

propos plastique joyeux, généreux et

une écriture claire, naturelle, saine,

sensible et intelligente.


Un divin bricolage

qui en vaut la peine

« C’est merveilleux que je puisse à

peu près vivre maintenant de mon

bricolage…

À partir de 2011, j’ai décidé de faire

un dessin par jour. Je considère

que cela m’a rendu libre, car

je luttais pour trouver quelque

chose qui occupe mon esprit et

que je sentais pouvoir être une

contribution qui en valait la peine.

J’ai tendance à laisser mes dessins

évoluer par eux-mêmes et j’essaie

de ne pas trop planifier…

Je bricole ».

(Ici uniquement des dessins de

fumeurs de pipe)

John McKie


Carnavals

et natures

mortes

C’est la fête de la

peinture - un festival

même – avec ce

somptueux peintre

hollandais comme

on n’en fait que trop

peu, aussi surdoué

pour représenter les

objets inanimés que les

humains très animés.

Kenne Grgoire


Odile

Mandrette


L’humain, la flore et la faune

d’un paradis perdu.

« Mes petits et grands héros d’étoffe

ou de terre, dit-elle, s’empanachent

de végétal, se fardent de pigments, se

crochètent des crinières folles, se parent

de matières cuites, s’incrustent de

gaufrés, s’enguirlandent de friandises, se

couvrent de trésors sauvés du rebut, se

font beaux »

L’œuvre d’Odile Mandrette est

étonnamment protéiforme et

flamboyante. Elle embrasse la totalité du

monde des formes, des images et des

mots. Elle crée avec eux de joyeuses

rencontres pour faire apparaître de

nouvelles espèces hybrides, féériques,

florales, paradisiaques sans doute,

poétiques bien-sûr.


Des dessins à vocation

de reliques

Il y a du magico-religieux dans les

dessins de Sandra, qui sont le résultat

d’un savant mélange de différentes

cultures et de leurs mythes, religions

et croyances, et où se rencontrent

des personnages fictifs et fantasmés,

d’origine sacrée et profane.

Selon un rituel d’ordre magique

en effet, l’artiste plonge ses dessins

dans de la cire d’abeille, pour leur

confèrer l’aura d’une relique .

Sandra Vásquez de la Horra, artiste chilienne,

née à Viña del Mar en 1967 est installée

aujourd’hui à Berlin, en Allemagne.

Sandra

Vásquez

de la

Horra


Fantasmes en totale liberté

Les peintures de Tomasso Buldini sont comme des cartes

mentales de l’inconscient en cours exploration de lui-même.

«Je crois fermement que l’être humain est divisé

en plusieurs parties, chacune ayant des besoins

uniques. J’exprime ces besoins dans mes peintures.

Souvent, je découvre ce qu’ils voulaient me dire longtemps

après les avoir peints. » dit-il.

Il parle de peurs, de sexe, de pieds, de ténèbres, du cœur,

du besoin d’aimer et d’être aimé et est très inspiré par la

nature de la relation avec l’être qu’il aime.

Allez voir son clip qui est une promenade dans la

somnolence, une goutte remplie de clous, de verre et d’or,

de la névrose à la lumière et à l’amour.

http://www.tommasobuldini.com/

Tomasso

Buldini


Vassily Vladimiro


Un « premier degré de pertinence »,

néo-réaliste, hypo-socialiste,

post-soviétique,

bientôt au Centre Pompidou ?

Il paraît (il paraît seulement) que le

Centre Pompidou, qui se sent coupable

d’avoir été pendant 40 ans le complice

du financial-art lié au « grand capital »

anglo-saxon international, veut réparer

en organisant une rétrospective

de ce magnifique, populaire et très

contemporain artiste russe.

Depuis 1978, Vassily est membre du

ministère de l’agriculture dans la section

picturale.

En 2012, il obtient la médaille d’or de

l’Académie Russe d’art et le diplôme

du 1 er degré de pertinence dans la

peinture académique.

vich Shulzhenko


R I G O L E , P I C O L E , B R

La Nicole PUNKÉDÉLIQUE, que je

vous propose ce mois-ci, est un des derniers vestiges de

l’empire bisoutin aquatique.

Les circonvolutions marquées des motifs qui ornent ses atours ont permis de l’identifier

comme faisant partie de la collection Feel-More.

Alexander Feel-More fut un fameux collectionneur de la seconde moitié du XXe

siècle, ami du papa de Léonardo DiCaprio, lui-même grand collectionneur

et re-découvreur de l’artiste le plus important du XXe siècle, Alexander

Szukalski. Il y a là un terreau interessant pour l’amateur chevronné comme

pour le néophyte éternel, mais, hélàs, cette Nicole est restée au fond de

la collection et ses pimpantes couleurs ont été défraîchies par l’humidité

et les mauvais traitements. Aujourd’hui, même si on sait que Szukalski fut

l’inspirateur des plus grands noms de l’underground west coast des sixties,

Robert Williams et RickGriffin en tête, cette Nicole pop en diable est perdue à

tout jamais, il vous reste cette fidèle reconstitution de mémoire, et faites bon

usage de la vôtre.

PEACE !

75% de

copinage,

100%

d’informations

Jean-Jacques Tachdjian


I C O L E E T N I C O L E ! ! !

S

O

Y

O

N

S

C

LAIRS

détail de l’histoire


Le bon goût bulgare

Réalisateur de films d’animation,

dessinateur virtuose, Boris

Pramatarov est un jeune artiste

bulgare, né à Sofia il y a une

trentaine d’année.

Il vit aujourd’hui à Bruxelles et

multiplie ses images magiques,

touffues, sombres bien souvent,

imbibées d’une frénésie pointilliste,

où l’on croise la liberté de

l’undergroud échevelé au service

d’un style unique et flamboyant.

Ses sérigraphies font le tour du

monde et son travail est désormais

un must absolu.

Suivez le sur son blog :

http://borispramatarov.tumblr.com

Boris Pramatarov


A

D


cartOOOOOOOOns

Antoine Duthoit est un dessinateur, sérigraphe,

tattoueur et multibricoleur d’images lillois qui

officie au sein d’un collectif plein de copains

magiques et talentueux : le Cagibi (qui vient tout

juste de féter ses dix ans d’existence avec une

jolie fête et un livre magnifique).

Pilier du Cagibi, Antoine a développé un style

bien à lui, fait de personnages Cartoonesques

Shamaniques aux traits épais et caracteristiques,

qu’il décline autant sur la peau de ses amis

que sur leurs habits et même, souvent, sur

du papier. Infatiguable activiste de l’image, il

est même allé sérigraphier à Seattle dans

la mythique officine de Fantagraphics, un

meeuuussttTT!! Suivez le de près, lui et ses

amis, ils ne pondent que des bijoux!!

https://www.facebook.com/MuGwUpBooKs

ntoine

uthoit

More magazines by this user
Similar magazines