Adventiste Magazin n°19 / Avril-Mai-Juin 2019

CommunicationsFSRT

Dossier - La dîme dans le Nouveau Testament Témoignage - David Jennah, voyage d'une vie de service Interview - Daniele, des bagarres au baptême Enfants - 10 personnages bibliques ayant un frère ou une soeur célèbre Hommages - Pierre Mermoud, Hansjörg Bauder, Sergio Catanzaro Monde - Soeur Cristina, quand le talent musical devient une mission de foi Carnet rose - Alicia Ribeiro Marques Suisse - News de la FSRT Recette - Pizza de pomme de terre

David Jennah

VOYAGE D’UNE VIE

DE SERVICE

AVRIL / MAI / JUIN 2019 N°ISSN 2571-6859

CROYANCES

La dîme dans le

Nouveau Testament

LUGANO

Des bagarres

au baptême !

19


RECETTE

Journal trimestriel

de la Fédération

Adventiste de la Suisse

Romande et du Tessin

(FSRT)

N°19

Avril - Mai - Juin

2019

EDITO

Ce mois-ci, il sera question dans ce nouveau

numéro d'une sœur catholique, d'un

pasteur, d'un ancien bagarreur et de la

dîme. Figurez-vous qu'un point commun

unis ces différents sujets : les dons !

4CROYANCES

La dîme

SOMMAIRE

PIZZA DE

POMME DE TERRE

Ingrédients

4 grandes pommes de terre

1 pincée de sel

1 filet d’huile d’olive

1 tasse (pleine)

de farine de blé*

1 sachet de levure

Cuisez les pommes de terre dans de l’eau salée.

Ecrasez-les et ajoutez l’huile d’olive, la farine et la levure.

Mélangez le tout et pétrissez.

Etalez la pâte dans un plat à four pour pizza beurré.

Garnissez-la de tomates, olives, champignons, poivrons,

oignons, etc. La garniture dépend de vos goûts ou de ce

dont vous disposez à la maison.

Et pour finir, ajoutez le fromage.

Mettez au four préchauffé pendant 20-25 minutes.

Servez !

*En général, ce sont deux cuillères de farine pour une

pomme de terre de taille moyenne, mais à vous de doser.

La pâte ne doit être ni trop collante ni trop enfarinée.

Une recette de Claudia Nobre

Suggestions de garniture

Olives hachées

Champignon en conserve

Poivron vert ou jaune en dés

2 oignons hachés

3 tomates

Origan

250 gr de mozzarella

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Envoyez votre recette et sa photo à

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Revue gratuite

Imprimée en Allemagne

N° ISSN 2571-6859

Rédacteur en chef : Rickson

Nobre Éditeur : Département

des communications de la FSRT

Équipe de rédaction : Rickson

Nobre, Eunice Goi, Yolande

Grezet, Pierrick Avelin, Cédrick

Fernandez Maquettiste :

Cédrick Fernandez et Eunice

Goi Rédacteurs : Rickson

Nobre, Richard Lehmann,

Tiziana Càla, Eunice Goi, Dominik

Frikart, Nathalie Wagnon,

Samuel Sarpaning, Freud Braz

Traductrices : Serena Zagara,

Tiziana Calà Correctrices :

Geneviève Montégut, Yolande

Grezet, Odette Cordas

Crédit photos :

Couverture : Rickson Nobre

p5 : Adobe Stock p9, p11,

p20 : Rickson Nobre p22 : Eunice

Goi ; p2 : Alexandre Alvez ; p25,

p26 : Alessandra Vieira ; p27 :

Freud Braz

Les articles publiés et signés dans

Adventiste Magazine n'engagent

que leurs auteurs.

© FSRT - Tous droits réservés

pour tous pays.

RICKSON

NOBRE

Pasteur,

secrétaire FSRT

et rédacteur en

chef

Dans un premier temps, Richard Lehmann

nous rappelle qu'en tant qu'enfants de

Dieu, nous sommes sous le régime de la

Grâce, qui est bien supérieur au régime de

la loi. La dîme est, selon lui, un minimum

dans la reconnaissance de cet amour divin.

Certaines personnes ont d'ailleurs bien dépassé ce seuil

minimal en consacrant leur vie entière au Seigneur. C’est le cas

de David Jennah dans son ministère pastoral en Suisse, loin

de sa famille et de son île paradisiaque qu'il quitta dans sa

jeunesse. Après douze ans de don de soi à la présidence de la

Fédération de la Suisse romande et du Tessin, il passe le relais.

Il continuera d’œuvrer en terres helvètes, son pays d'adoption,

qu'il a lui aussi depuis bien longtemps adopté...

Changement de vie également pour cette sœur catholique en

Italie, Cristina. Malgré son engagement au couvent, elle décide

d'exposer aux yeux de tous sa foi, mais surtout ses talents pour

le chant. Un exemple inspirant de mise à profit des dons que

l'on reçoit de Dieu et que nous pouvons utiliser pour sa Gloire.

Daniele lui aussi a reçu un don : le salut en Jésus-Christ. Et cela

a complètement changé sa vie le jour où il en a pris pleinement

conscience. Il avait la violence comme seule réponse à son malêtre,

mais c'est désormais du passé, car il sait aujourd'hui se

saisir de la paix de Dieu quand cela est nécessaire.

Si l'on en croit l'adage qu'il est plus heureux de donner que

de recevoir, tâchons d'en appliquer le principe sans oublier

de savoir apprécier le don ultime que chacun de nous a reçu :

l'Amour de Dieu !

9INTERVIEW

Daniele :

des bagarres

au baptême

12

HOMMAGES

Hansjörg, Sergio,

Pierre

16

TÉMOIGNAGE

Soeur Cristina :

Quand le talent

musical devient

une mission de foi

20

FOCUS

David Jennah :

voyage d’une vie

de service

25

ACTUALITÉS

SUISSES

2 3


CROYANCES

La dîme

La question qui m’est posée est la suivante : « Sans

l’Ancien Testament, pourrions-nous avoir une base

solide concernant notre participation au geste de

fidélité qu’est la dîme ? »

Considérons d’abord ce que dit l’Ancien

Testament.

Il est nécessaire de le faire car Jésus y fait

référence quand il parle de la dîme. Nous

apprenons trois choses :

1. La dîme est un bien qui ne nous appartient

pas.

Elle est la propriété

de Dieu. C’est la loi !

« Toute dîme de la

terre, soit des semences

de la terre,

soit du fruit des

arbres, appartient

au Seigneur ; c’est

une chose consacrée

au Seigneur »

(Lévitique 27.30).

2. La dîme sert aux besoins des servants

du culte.

Puisque la dîme est la propriété de Dieu,

il la donne à qui il veut. Et voici sa destination

: « J’ai donné comme patrimoine

aux fils de Lévi toute dîme en Israël, en

échange du service qu’ils accomplissent,

le service de la tente de la rencontre »

(Nombres 18.21). Chaque tribu avait reçu

une terre à cultiver au moyen de laquelle

elle pouvait pourvoir à ses besoins et éventuellement

s’enrichir. Les descendants de

Lévi devaient se consacrer au service du

sanctuaire, c’était leur lot.

3. La fidélité dans le

don de la dîme est

directement rattachée

à la fidélité

à Dieu.

« Un être humain

peut-il frustrer

(tromper) Dieu ?

Oui, vous me frustrez,

et vous dites en quoi

t’avons-nous frustré ? C’est sur la dîme et

le prélèvement ! Vous êtes frappés par la

malédiction […] Apportez toute la dîme au

Trésor, qu’il y ait de quoi manger dans ma

maison » (Malachie 3.8-10).

4 5


Voyons maintenant ce que dit Jésus :

1. Rendre la dîme en légaliste est indigne

d’un croyant.

« Quel malheur pour vous, scribes et pharisiens,

hypocrites ! Vous payez la dîme de la

menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez

de côté ce qui est le plus important dans la loi :

la justice, la compassion et la foi ; c’est cela

qu’il fallait pratiquer, sans laisser de côté

le reste. » (Matthieu 23.23).

Les pharisiens apparaissent ici comme de purs

légalistes. Ils s’attachent à suivre le commandement

du Lévitique à la lettre et donnent la

dîme même des épices qui poussent dans leur

jardin ou sur leurs terrasses. Jésus n’a rien à

reprocher à ce geste sinon qu’il est accompli

sans cœur. La dîme est versée par simple devoir,

sans y inclure la relation humaine qu’elle

implique : la compassion envers le prochain et

la foi en Dieu.

Mais attention ! Il ne faut pas se méprendre.

Jésus ne demande pas de remplacer un légalisme

dur par ce que l’on pourrait appeler un

légalisme mou. La dîme n’est pas un impôt que

l’on doit verser allègrement. C’est la justice au

sens de la cohérence de sa pratique avec sa

foi et la compassion qui doivent être la source

de la fidélité. D’ailleurs, foi et fidélité traduisent

le même mot grec. Mais allons plus loin avec

Jésus.

2. Avec Jésus on peut aller plus loin.

Les pharisiens ont demandé un jour à Jésus,

s’il fallait payer l’impôt à César ou pas. Jésus a

répondu : « Montrez-moi la monnaie avec laquelle

on paie la capitation. Ils lui présentèrent

un denier. Il leur demande : De qui sont cette

image et cette inscription ? De César, lui répondirent-ils.

Alors il leur dit : Rendez donc à César

ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu »

(Matthieu 22.17-21).

A l’ouïe de ces propos, les pharisiens se sont

retirés sans un mot. César est propriétaire du

denier sur lequel est gravée son image. Il lui

appartient, il convient de le lui rendre. L’image

de Dieu, elle, est gravée sur l’homme. Il en découle

que l’humain se consacre à Dieu.

L’apôtre Paul l’a bien compris, lui qui réserve

deux chapitres de sa deuxième épître aux Corinthiens

sur le sujet de la générosité. J’en extrais

quelques versets :

« De même que vous avez tout en abondance,

foi, parole, connaissance, empressement,

outre l’amour que nous vous portons, abondez

aussi dans cette œuvre de grâce…Car

vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ

: lui qui était riche, il s’est fait pauvre

à cause de vous, pour que vous, par sa pauvreté,

vous deveniez riches » (2 Corinthiens 8.7, 9).

« En fait, celui qui sème peu moissonnera peu,

et celui qui sème largement moissonnera largement.

Que chacun donne comme il l’a résolu

en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car

Dieu aime celui qui donne avec joie. » (2 Corinthiens

9.6, 7).

La question nous est maintenant posée : Que

peut-on rendre à Dieu ? La dîme ? Ce n’est

pas ce que nous chantons dans nos cantiques :

« Je te donne mon cœur…Je te donne tout. »

Ou encore : « Prends Seigneur, prend toute ma

vie ! ». Si le régime de la grâce est supérieur

au régime de la loi, alors la dîme est un minimum.

On ne peut imaginer qu’un chrétien

n’aille pas plus loin qu’un pharisien. Il peut

ajouter à la dîme de nombreuses offrandes

« selon son cœur, » c’est-à-dire, selon sa reconnaissance

à Dieu qui, dans son amour, lui a

tout donné.

Richard Lehmann

Avec l’aide de Dieu

je m’engage à...

Mettre à part les premiers

moments de chaque journée pour

me connecter au Seigneur

à travers la prière et

l’étude de la Bible

Prendre soin de mes relations

en étant compatissant et

bienveillant afin de refléter

l'amour de Dieu pour moi.

Orienter mes pensées et tous

mes sens vers ce qui est digne

de Dieu

Rendre fidèlement la

dîme du Seigneur

Observer le sabbat en

focalisant mes pensées et

mes actions sur Dieu et

Sa volonté.

Consacrer un pourcentage

régulier de mes revenus

comme offrande volontaire

au Seigneur.

Partager la bonne nouvelle

avec mon entourage

6 7


INTERVIEW

INTERVIEW

DANIELE

Des bagarres au baptême

AM - Daniele,

quel rôle l’église

et Dieu ont-ils

joué dans ton

enfance ?

D - Quand je

vivais en Bulgarie,

j’allais toujours

à l’Eglise avec ma

grand-mère. En raison

de mon âge, je n’avais

pas un rôle actif dans la

communauté, je ne récitais que dans

quelques sketchs ou je répétais par

cœur un verset biblique appris. Puis, à

l’âge de 12 ans, je suis arrivé au Tessin,

parce que ma mère vivait ici. J’ai aussi

commencé à fréquenter l’Eglise avec

elle, mais je me suis lentement éloigné

de cet environnement, presque sans

m’en rendre compte. Je ne pensais pas

souvent à Dieu et cela me dérangeait

d’observer les regards des autres sur

moi, je me sentais jugé par eux et mal à

l’aise pour mes choix. J’étais un garçon

impulsif, passionné par les cigarettes,

les soirées disco entre amis et les filles.

J’étais un pro des arts martiaux et je

prenais souvent part à la bagarre. Je

me rends compte aujourd’hui combien

de fois j’ai couru de grands dangers ;

je peux vraiment remercier Dieu

pour toutes les fois où il m’a protégé,

empêchant que quelque chose de mal

ne m’arrive.

N’as-tu jamais pensé à Dieu ?

Parfois, mais

seulement

dans les

moments

difficiles.

Dans ces caslà,

je voulais

l’obliger à faire

ce que je lui

avais demandé,

même si je savais

que ce n’était pas

la bonne chose à faire.

Mais après, au fil du temps, j’ai

reconfirmé une fois de plus l’idée

que Dieu n’existait pas ou, s’il existait

vraiment, qu’il ne s’intéressait pas à

moi. Ma mère a toujours représenté

un point de repère dans la foi ; elle a

toujours continué à prier pour moi, ce

qui d’un côté me réconfortait mais de

l’autre me mettait en colère.

Tu as donc vécu loin de Dieu. Qu’est-ce

qui t’a donné envie de revenir à lui ? Y

a-t-il eu un moment dans ta vie où tu

as clairement entendu sa voix ?

Oui, à plusieurs reprises. J’étais

certainement loin de Dieu : je menais

une vie mondaine pleine de filles,

d’argent et de cigarettes. Mais ce

qui m’a peut-être le plus éloigné de

Dieu, c’est moi, mon orgueil, mon

entêtement, le fait de ne pas vouloir

écouter les autres, de ne pas leur

donner la satisfaction de dire qu’ils

avaient raison.

8 9


10

Après une histoire qui s’est mal terminée,

j’ai rencontré une fille de l’Eglise. Je l’aimais

bien, c’était une belle fille, mais en même

temps je me demandais quels pouvaient

être nos points communs, avec elle qui

avait un style de vie complètement différent

du mien. Parfois elle me demandait de

l’accompagner à l’Eglise : je croyais le faire

pour elle, pour lui faire plaisir, mais après j’ai

compris que c’était aussi Dieu lui -même qui

m’appelait à Lui.

Puis j’ai pris la décision de mettre fin à la

liaison et j’ai recommencé à m’éloigner de

l’Eglise. Le fait de fréquenter des gens de

l’Eglise me donnait la paix, mais avec cette

nouvelle séparation, je me suis retrouvé

dans un environnement pire qu’avant.

Et ensuite, que s’est-il passé ?

Après une autre histoire mal terminée,

j’ai commencé à chercher Dieu. Mais je

ne voulais pas le chercher dans la Bible,

je voulais des preuves concrètes de son

existence. J’ai étudié de nombreux sujets

en profondeur : science, génétique,

géographie, géologie, mathématiques... tout

m’a ramené à Dieu et j’ai aussi commencé

à avoir les confirmations dont j’avais besoin

! Et ces confirmations venaient aussi du

monde scientifique, où de plus en plus de

personnes prennent aujourd’hui conscience

que l’être humain n’est pas le fait du hasard,

qu’il fonctionne d’une manière parfaite,

intelligente, que tout est au bon endroit.

De temps en temps, je me confrontais

aussi à ma mère qui me disait toujours

que mes découvertes étaient vraies, et

qu’elles avaient été écrites dans la Bible il

y longtemps. C’est ainsi que j’ai commencé

à me rapprocher de Dieu, même si c’était

encore très lentement.

Après deux ans et demi en Allemagne, où tu

es allé pour trouver un travail, tu es retourné

au Tessin. C’est alors que tu as décidé de

prendre contact avec ton pasteur ?

Oui, c’est exact. De retour au Tessin, j’ai

appris que ma sœur et mon beau-frère

suivaient des études bibliques avec le

pasteur Matthias Maag. Je lui ai donc écrit,

en lui disant que je voulais, moi aussi,

étudier la Bible. Les premières fois, j’y

suis allé un peu par jalousie, un peu par

curiosité, mais ensuite j’ai commencé à

suivre avec un réel intérêt. En particulier, j’ai

été frappé par un de ses cultes dans lequel

il nous invitait à comprendre quel était le

but de notre vie et à accorder la priorité à

Jésus. Au cours de mes études bibliques,

j’avais déjà compris le concept de l’amour de

Dieu pour moi, j’avais compris son sacrifice

pour moi, mais je n’avais encore jamais eu

de rencontre personnelle avec lui. Avant,

je pensais que fumer était la seule chose

qui m’empêchait d’être baptisé, mais ce

culte m’a aussi aidé à comprendre que je

devais connaître Jésus personnellement

et avoir une relation étroite avec lui. Cette

rencontre, la démonstration pratique de son

amour, je l’ai vécue samedi 26 janvier, lors

des baptêmes d’Eglise. Le 17 décembre, le

pasteur m’avait écrit pour me dire que nous

devions nous voir plus souvent, faire un

pas de plus. De ce jour jusqu’au 26 janvier,

40 jours précis se sont écoulés. Cette date

symbolique, qui revient souvent dans les

récits bibliques, je ne l’ai remarquée que

plus tard.

Comment as-tu vécu la journée de samedi

26 janvier, qu’as-tu ressenti ?

Après les baptêmes, le pasteur a fait un

appel, invitant devant lui les personnes

qui sentaient dans leur cœur le désir de

vouloir répondre au Seigneur. Au début, je

ne comprenais pas, mais après la deuxième

et la troisième fois qu’il faisait cet appel, je

me suis levé et je suis allé là-devant, prêt

à y répondre. Je me suis soudainement

souvenu de ce sermon qu’il avait fait, quand

il avait dit qu’on devait accorder la priorité

de nos vies à Jésus. Mon cœur battait

rapidement et pendant la prière, ma pensée

est remontée vers le texte d’Apocalypse

22.17 : « Et l’Esprit et l’épouse disent :

Viens ». À ce moment-là, j’ai senti l’Esprit

Saint descendre sur moi, tout comme j’ai

entendu la communauté dire en chœur

« Amen ! » à la fin de la prière. Je me sentais

libre, en paix.

J’imagine que ta vie a changé depuis

ce jour-là. Qu’en est-il du tabagisme ?

As-tu vraiment réussi à arrêter

de fumer ou est-ce que

ton conflit intérieur est

toujours en cours ?

J’ai arrêté le samedi

même. Le soir, je

suis allé dans un

bar, j’ai bu un café

et j’ai acheté les

cigarettes. C’était la

première fois que je

ne fumais pas depuis

si longtemps, même si

je continuais à me sentir

bien. Une fois chez ma

copine, je suis allé sur le balcon,

j’ai pris une cigarette pour ensuite la

mettre dans ma poche, avec l’idée que

j’aurais pu la fumer plus tard, à un autre

moment. Le lendemain, je n’avais pas envie

de fumer du tout, ce qui était vraiment

inhabituel pour moi. Et je me suis rappelé

les histoires de guérisons miraculeuses

de Jésus, guérissant les infirmes et les

aveugles qui, tout d’un coup, marchaient et

voyaient, sans aucune phase de transition,

sans aucune « physiothérapie » moderne.

C’est comme si le Seigneur leur redonnait

non seulement l’usage de leurs jambes, de

leur vue, mais aussi l’expérience nécessaire

pour savoir comment utiliser ces sens.

Et j’ai commencé à prier ainsi : je ne lui

ai plus demandé de m’aider à arrêter de

fumer, mais de me faire vivre comme un

non-fumeur, de me donner l’expérience

de quelqu’un qui n’avait jamais essayé de

fumer dans sa vie, sans avoir à vivre avec

le manque de quelque chose dont j’avais

abusé dans le passé.

Et maintenant, qu’attends-tu de l’avenir ?

Quels sont tes objectifs ?

En regardant mon passé, je me rends

compte que j’ai pris beaucoup de

mauvaises décisions qui pourtant m’ont

amené ici. Je ne sais pas ce que l’avenir

me réserve, mais c’est tout va

bien : depuis un certain

temps, en fait, je prie

pour que Dieu me

révèle l’avenir qu’il

veut pour moi,

qu’il mette dans

mon cœur ses

désirs pour ma

vie. J’aimerais lui

laisser le contrôle

de ma vie. Parfois

ce n’est pas facile : je

n’ai pas encore trouvé

de travail et les budgets

sont serrés. Mais j’ai vécu

plusieurs expériences qui m’ont

montré que Dieu ne retarde jamais,

qu’il nous aide toujours. Tout laisser dans

ses mains ne veut pas dire ne pas faire

notre part ; au contraire, cela signifie lui

demander de prendre notre vie et notre

cœur dans ses mains, de les changer et

de les remplir de ses désirs et du courage

d’accepter sa volonté, même si parfois elle

ne correspond pas exactement à la nôtre.

Quant au baptême, je me sens déjà

baptisé dans mon cœur depuis ce 26

janvier. L’expérience du baptême viendra

certainement bientôt, ce sera l’occasion

pour moi de témoigner aux autres.

Je suis un nouveau Daniele, et le souhait

que je fais pour moi-même, comme pour

tous ceux qui croient, est que notre vie soit

toujours à la gloire du Seigneur. Amen !

AM

11


HOMMAGES

A bientôt...

Pierre Mermoud

Pierre Mermoud, qui était membre de

l’Eglise adventiste d’Yverdon, est né le 06

février 1932, à Poliez-le-Grand dans une famille

protestante d’agriculteur, dont il était

le 3ème de 4 enfants.

Le 4 mai 1956, il se marie avec Lotti et entre

les années 1957 et 1964, sont nés Catherine,

André et Ruth.

Entre 1960 et 1961 Lotti et Pierre vont

devenir adventistes et en 1966, c’est le

départ pour Orzens.

Jusqu’en 1967, la famille fréquente l’Eglise

du Tunnel à Lausanne et cette période a été

une expérience merveilleuse qui a renforcé

la foi du couple.

On peut dire de Pierre qu’il était un

bâtisseur, car il a entrepris deux rénovations

en même temps, la maison familiale et le

bâtiment de l’Eglise adventiste d’Yverdon.

Hospitalisé à la mi-octobre, il est décédé

au matin du sabbat 29 décembre 2018.

Dieu lui a fait la grâce de vivre sa maladie

sans douleurs. Pierre a toujours gardé sa

confiance en Dieu.

Le texte du livre de Job, « Je sais que mon

rédempteur est vivant » représentait bien

son expérience spirituelle.

Hansjörg Bauder

Hansjörg Bauder et sa femme Mariella

sont partis en novembre 1964 comme

couple missionnaire à Madagascar.

Hansjörg a entrepris de nombreux

voyages pour soutenir les représentants

évangélistes sur les îles de l’Océan Indien.

En 1967 la naissance de François, leur

unique fils, a apporté beaucoup de joie

dans leur vie.

En 1973, ils sont retournés en Suisse pour

y travailler durant quatre années avec les

représentants évangélistes de la FSRT et

de l’Union Suisse. En 1977 c’est le départ

pour le Cameroun. Pendant sept années,

ils ont travaillé ensemble dans la maison

d’Edition de l’Imprimerie Adventiste IMA à

Yaoundé.

En 1984, ils sont retournés définitivement

en Suisse et ont travaillé pendant onze

ans à la Clinique de la Lignière à Gland.

En 1995, ils partent pour l’EMS d’Oertlimatt,

où ils s’étaient rencontrés en 1961.

Hansjörg va s’engager pleinement dans sa

tâche en tant que directeur de l’EMS pendant

huit ans, jusqu’à sa retraite en 2004.

Ils commencent leur retraite à Rüfenacht

BE, et à partir de septembre 2011 dans l’un

des appartements pour personnes âgées

d’Oertlimatt. Merci à tous ceux qui ont

accompagné Hansjörg !

Sergio Catanzaro

Lundi 21 janvier 2019 nous avons célébré

les funérailles de Sergio Catanzaro.

Notre frère en Christ s’est endormi

après une lutte ardue contre la maladie.

Luisa, son épouse, la famille et plusieurs

membres de l’église l’ont accompagné sur

ce chemin difficile.

Sergio était une personne discrète et

travaillait en coulisses. Son dévouement

pour l’église était précieux. Son habilité

à travailler avec ses mains a été d’une

grande aide.

Maintenant que nous nous réunissons

dans la nouvelle église de Losone, tout

nous rappelle Sergio. En effet, c’est lui,

inlassable, qui a monté et installé beaucoup

de choses dans ces locaux.

Sergio a accepté Jésus comme son sauveur

alors nous avons cette magnifique

espérance de le revoir quand Jésus

reviendra. Et alors nous ne serons plus

séparés.

« Mais grâces soient rendues à Dieu, qui

nous donne la victoire par notre Seigneur

Jésus-Christ ! » Corinthiens 15.57

« Remets ta vie au Seigneur, compte sur

lui, et il fera le nécessaire. » Psaume 37.5

12 13


10 personnages bibliques

ayant un frère

ou une sœur célèbres

Nathan

Madian

Archélaos

Dina

Portant le même nom que le prophète de

l'Ancien Testament, le troisième fils du roi

David et de Bethsabée avait plusieurs

frères plus jeunes, et un frère aîné

Salomon, qui allait devenir roi d'Israël et

l’homme le plus sage sur terre (Lire 2

Samuel 5.14).

Raddaï

Le syndrome de l'enfant du milieu aurait

affecté le pauvre Raddaï : il avait quatre

frères aînés, deux jeunes frères et

plusieurs sœurs (on ne sait pas si elles

étaient plus ou moins âgées). Le dernier

à se joindre à la famille, cependant, fut

le bébé David, qui allait devenir roi

d'Israël (1 Chroniques 2.14).

Marie

ou Miriam

Fille d'Amram et de Yokébed et sœur d'Aaron,

Marie est surtout connue pour avoir veillé sur

son autre frère, Moïse, alors qu'il flottait sur le

Nil dans un panier. Il est celui qui a conduit les

Israélites hors d'Egypte (Nombres 26.59).

Vous connaissez ce nom ? Moïse finit par

s'établir dans le pays de Madian, où il

rencontra sa femme Séphora. Mais de

nombreuses années auparavant, Madiân est

le nom du fils qu’Abraham, son père, avait

envoyé coloniser la région. La mère de

Madiân était la seconde femme d'Abraham,

Qetoura, ce qui fait donc de lui le demi-frère

d'Isaac et d'Ismaël (Genèse 25.2).

José

Également frère de Jacques, Judas, Simon et de

plusieurs sœurs, José (que l'on désigne dans

certaines traductions par son nom hébreu,

Joseph) avait le frère le plus célèbre du monde :

Jésus- Christ (Marc 6.3).

Dirigeant politique en Samarie, en

Judée et en Idumée pendant neuf ans,

Archélaos n'avait malheureusement

pas le frère le meilleur. Celui-ci,

Hérode Antipas, voulait faire tuer

Jésus, comme il l'avait fait pour Jean le

Baptiste (Matthieu 2.22).

Lahmi

On ne sait pas grand-chose sur ce

philistin géant, si ce n'est qu'il a été

abattu au combat, tout comme son

frère Goliath (1 Chroniques 20.5).

Après avoir eu six garçons, Léa a finalement

donné naissance à une petite fille et

l'a appelée Dina. Fille de Jacob, Dina avait

beaucoup de frères, mais aucun aussi

célèbre que Joseph (Genèse 30.21).

Jotam

Vous avez peut-être entendu parler

d'Abimélek, l'homme si déterminé à

devenir roi qu'il massacra 70 de ses

propres frères, tous fils de son père

Yerub-Baal. Mais Jotam, le plus jeune fils,

s'est caché pendant le massacre et a pu

s'échapper peu après (Juges 9.5).

Nahor

et Haran

La Bible mentionne plusieurs interactions

entre ces deux frères et leur troisième

frère Abram. Après la mort de Haran, c'est

Abram qui a élevé Lot, son fils, et quand

Abram a eu besoin d'une épouse pour

son fils Isaac, il a envoyé un messager

chez son frère Nahor (Genèse 11.27).

14

15


TÉMOIGNAGE

Soeur Cristina

QUAND LE TALENT MUSICAL DEVIENT

UNE MISSION DE FOI

L’histoire de Sœur Cristina, de son

vrai nom Cristina Scuccia, ressemble à

l’intrigue d’un film, une histoire inventée

où tout se passe toujours bien. Pourtant,

la jeune Italienne n’a pas eu un parcours

libre d’obstacles. « L’envie de faire de

la musique, de chanter, est

née en moi depuis mon

enfance », a raconté la

jeune religieuse lors

d’une interview.

Mais concilier

cette passion

et ce don avec

sa vocation

religieuse lui

a causé de

nombreux

moments

de conflit et

d’incertitude.

« Pour moi, chanter

est synonyme de

foi », a continué la jeune

femme qui, en plus de ses

engagements qui la propulsent sur

les plus grandes scènes nationales et

internationales, fait également partie

de la chorale de l’église de son ordre.

« Mais il y a eu un moment, en entrant

dans la vie religieuse, où j’ai dû y réfléchir

sérieusement. J’ai choisi de m’unir à

Dieu et de mettre la musique de côté.

J’ai dû me demander si la musique et

la foi pouvaient vivre ensemble. C’était

une question cruciale. Cela n’a pas été

facile. Maintenant, je sens que je peux

utiliser ma voix pour exprimer exactement

mon amour pour la vie, mon

message de joie ».

En 2007, à 19 ans,

Cristina joue le rôle

d’une religieuse

dans la comédie

musicale « Il

coraggio

di amare »

(Le courage

d’aimer), un rôle

qui changera

sa vie et qui la

poussera à se

poser des questions

sur son avenir, à

chercher le plan de Dieu

pour sa vie.

Au cours des années suivantes, la jeune

femme n’abandonne pas sa passion pour

la musique. Elle cultive ce grand talent

qu’elle a reçu et cherche à le concilier avec

sa foi. En 2012, elle décide de prononcer

ses vœux dans la congrégation des Sœurs

ursulines de la Sainte Famille, et devient

ainsi Sœur Cristina. Elle part au Brésil pour

travailler auprès des enfants pauvres.

« Le Brésil a fait éclater à nouveau la

musique en moi. Je ne pouvais pas la

retenir. Je chantais pour la population

locale et, tout à coup, j’ai compris que la

musique et la foi pouvaient coexister sans

conflit ». Fascinée par la longue tradition

des groupes chrétiens ancrée dans la

culture d’Amérique du Nord et du Sud,

Sœur Cristina s’attache personnellement

à la mission de la musique chrétienne, et

s’engage à changer les choses en Italie

en en Europe. « Parce que l’art

enrichit la foi, sans rien lui

enlever ».

C’est en 2014 que

Sœur Cristina

devient célèbre,

en remportant

la deuxième

édition de

l’émission

de télévision

« The Voice

Italia ». Cela

lui permet de

signer un contrat

avec Universal

Music. Après son

succès inattendu, la

jeune religieuse, souvent mal

comprise, se trouve face à une lutte

ardue, pleine d’obstacles. Mais elle reste

convaincue de son parcours : « Je suis née

avec un don et je sens que j’ai le devoir de

le partager ». Elle sort un premier album

« Sister Cristina », également devenu

célèbre pour la reprise de « Blessed

be your name », du chanteur chrétien

britannique Mat Redman.

Alors qu’elle a renouvelé ses vœux, le

SNEP (Syndicat national de l’édition

phonographique) lui remet le disque

d’or remporté en France, grâce à plus

de 50 000 CD vendus. L’album est

une alternance de chansons, des plus

rapides et rythmées aux plus lentes et

contemplatives. « J’ai choisi les chansons

en fonction de leurs paroles et de leur

signification », a déclaré Sœur Cristina.

« Certaines d’entre elles me semblaient

très chrétiennes, dont « Like a Virgin »,

une réinterprétation du célèbre morceau

de Madonna. Pour plusieurs, cela peut

sembler un choix controversé, mais pour

moi, cette chanson met l’accent sur la

beauté de la transformation de la vie ».

Avec sa musique, la jeune femme

espère pouvoir transmettre

la confiance et l’amour à

la nouvelle génération,

comme ce fut le

cas pour elle. « En

sortant d’un

moment de crise,

Dieu a touché

mon cœur et

m’a rendu la

dignité d’être sa

fille ».

Avec le succès,

viennent aussi

les critiques. En

effet, beaucoup crient

au scandale, l’invitant

à retourner au couvent. Ses

détracteurs affirment qu’une bonne

sœur ne devrait pas faire de musique,

que cela revient à mélanger le sacré et

le profane. Sœur Cristina passe alors par

un grand moment de découragement,

une période où elle s’interroge sur ses

choix, arrivant à se demander si elle est en

train de faire la chose la plus juste. Avec

le temps, elle trouve sa réponse et à ceux

qui voudraient limiter la foi, la critiquant

pour ce qu’elle fait, Sœur Cristina répond

promptement : « Mais où est-il écrit

qu’une religieuse doit rester toujours

dans un couvent ? La foi ne devrait pas

16 17


être ghettoïsée, ce n’est pas un privilège

exclusif. Emmenons-la là où elle n’est

jamais arrivée, en prime time, chez les

gens ».

Infatigable, toujours soucieuse de mettre

à profit son talent, Sœur Cristina a

donc continué à s’engager

dans le domaine

musical. Elle a depuis

enregistré l’album

« Felice » puis le

single « Pose

ta main » (ce

dernier en

collaboration

avec Grégory

Turpin). Avec

cette nouvelle

chanson,

les deux

aimeraient

pouvoir partager

un fort message

spirituel : la

conviction d’être aimé

par un Père d’amour,

qui veut avoir une relation

personnelle avec chacun de nous, qui veut

« poser sa main » sur nous, tout comme le

suggère le titre.

Sœur Cristina se refuse à parler de

« carrière », elle nomme plutôt cela de

« mission particulière à travers laquelle

le Seigneur me conduit dans différentes

parties du monde pour parler de lui ». En

repensant au tremplin qui l’a propulsée

dans le monde de la notoriété, Sœur

Cristina se sent plus forte et plus mûre par

rapport aux années passées. Elle reste très

attachée à la foi et à sa famille religieuse,

qui l’ont « toujours aidée à chercher de la

valeur dans les petites choses ».

Audacieuse sur scène, mais peu sûre d’elle

et pleine de peurs dans les coulisses,

tout comme dans sa vie privée,

Sœur Cristina accorde le

secret de son succès

à la prière. Quand

elle se sent

écrasée par la

présence des

photographes

qui la suivent

partout,

quand

elle lit des

commentaires

négatifs sous

les vidéos de

ses chansons,

quand même

l’affection de ses

consœurs n’arrive pas

à lui redonner la force

nécessaire, elle se réfugie

dans la prière, ce dialogue avec Dieu fait

de questions, de remerciements et de

silences. Et, au final, c’est bien en priant

qu’elle trouve la force de continuer.

La jeune religieuse voudrait aussi être un

modèle pour la nouvelle génération, qui

souvent se perd entre vanités éphémères

et dépendances de toutes sortes. « Je

sais avoir une grande responsabilité et

le devoir de témoigner. Je le fais de bon

gré parce que je suis contente d’avoir

rencontré le Christ et j’aimerais que tout

le monde le rencontre », conclut Sœur

Cristina.

Que l’expérience et le témoignage de

cette jeune religieuse soient un exemple

pour chacun de nous, qu’elle puisse

nous donner le courage et la force pour

répondre à l’appel de Dieu et d’utiliser les

talents qu’il nous a donné.

De ce témoignage hors du commun,

nous pouvons tous en tirer une leçon

personnelle. La Bible affirme que Dieu

donne au moins un don à chacun de

ses enfants. Elle dit aussi que nous en

sommes responsables, ayant le choix de

l’utiliser pour le bien d’autrui ou de le

laisser mourir en nous. Toutefois, nous

ne choisissons pas nos dons, ni où Dieu

veut les faire fructifier. Alors, à l’instar

de Sœur Cristina, écoutons ce que Dieu

met sur notre cœur et notre chemin,

et trouvons en Jésus – par la prière – la

joie de témoigner de la façon qu’Il aura

choisie pour nous. Quel que soit le décor,

quel que soit le public. Dans l’intimité

d’un groupe de maison ou exposé aux

projecteurs de ce monde.

Tiziana Calà

18


FOCUS

David Jennah

VOYAGE D’UNE VIE

DE SERVICE

De l’Île Maurice à la Suisse, du journalisme au pastorat,

du volontariat à la présidence, des succès, des remises en

question... Il partage avec nous son parcours dont nous

avons probablement fait partie, de près ou de loin.

Je suis né à l’Île Maurice, de parents

d’origine indienne, mais ça, vous auriez

pu le deviner rien qu’à ma physionomie.

Ce que vous ne savez peut-être pas c’est

comment je suis arrivé en Suisse.

Ce voyage commence à la préadolescence,

lorsque mes parents,

jusqu’alors hindouistes, découvrent le

message adventiste. Ils sont baptisés et

ont à cœur de partager la Bonne Nouvelle.

Paul était le modèle de mon père. Il avait

l’habitude de parcourir l’île à vélo ou à

motocyclette pour évangéliser, après

ses journées de travail. Ses efforts sont

fructueux, au total ce ne sont pas

moins de 200 personnes converties

par le Saint-Esprit grâce à ses sorties

missionnaires.

Bel exemple, que je suis

de loin. Je suis touché par

son dévouement et sa

foi mais mon rêve à

moi est de devenir

journaliste. Bien

plus réservé

que mon

père, je m’imagine bien mieux protégé

derrière les pages d’un journal à écrire.

Pour autant, ma foi est grandissante et à

17 ans je m‘engage à mon tour avec Jésus

et suis baptisé. Parti en Angleterre pour

faire enfin des études en journalisme, c’est

là que Dieu interrompt le cours de ma vie

pour me proposer un autre chemin, le

pastorat. On dit que Dieu frappe à la porte

de nos cœurs et c’est vrai.

Mais dans ce cas précis, Il

est carrément entré par

effraction, faisant voler

en éclat mes rêves

d’enfant.

Ainsi à 19 ans, je

prends la direction de

Collonges-sous-Salève,

en France, pour

mes études de

théologie. J’y

passe

4 ans.

Diplômé,

je suis

appelé

à Florence, en Italie, pour être professeur

volontaire pendant un an.

A la fin de cette expérience européenne,

je me dis qu’il est temps de rentrer dans

mon île natale. Alors que je fais mes

valises, je contacte le président de la FSR

à l’époque, pasteur Georges Stéveny, qui

me dit qu’il me cherchait car il voulait me

proposer de m’occuper d’une Eglise en

Suisse. Un engagement en principe de

deux ans. D’abord réticent, je réfléchis

à cette opportunité en Suisse qui peut

s’avérer riche et finis par accepter, toutefois

toujours déterminé à rentrer au pays

quelques mois plus tard. L’Île

Maurice est patiente

car les deux ans se

sont transformés

aujourd’hui en

presque 4

décennies! Voilà

comment je

suis arrivé en

Suisse, qui

est devenue

mon pays. J’y

ai construit ma

vie, ma famille,

j’y ai étudié –

notamment la

politique sociale à

Genève - et au final

y ai passé bien plus

d’années que dans mon

pays d’origine et je suis fier

d’avoir un passeport frappé de la croix

blanche.

Mon parcours pastoral commence d’abord

à Gland auprès des jeunes, puis dans l’Arc

Jurassien pour mon stage pastoral avec

le pasteur Gilbert Dewinter. Nous étions

responsables de trois Eglises : Bienne,

Delémont et Tramelan qui, à l’époque,

comptait encore une communauté. J’ai

passé de nombreuses années dans cette

région où j’ai été reçu avec beaucoup de

fraternité et de gentillesse. J’y ai travaillé

avec énormément de plaisir. Mes premiers

pas dans le ministère pastoral ont été

heureux et bénis notamment grâce à ces

communautés de l’Arc Jurassien.

Malgré tout, je fais une pause de quatre

ans pour travailler dans le social dans le

canton du Jura. Ce fut une autre belle et

riche expérience.

J’ai ensuite été affecté aux Eglises de

Clarens et de Renens dans le canton de

Vaud, pendant deux ans, pour finalement

être nommé à la Fédération.

En 2007, j’assume l’administration de

la Fédération. Ce vote de confiance

est renouvelé en 2011 et en 2015.

Cette année 2019 est synonyme de

changement autant pour moi

que pour la FSRT, car j’ai

décidé de m’investir

autrement dans la

mission. Ce sont

donc au total 12

années en tant que

président de la

FSRT, dont 6 ans

simultanés en tant

que président de

l’Union suisse. Un

chiffre conséquent,

un chiffre significatif

pour les chrétiens

et qui même pour

le monde contient

une représentation bien

particulière, celle de l’achevé, la

fin d'un cycle. Tout un symbole !

Alors j’aime regarder en arrière et me

souvenir des bons moments, le plus

beau étant d’être au service de l’Eglise,

que ce soit par téléphone ou de vive

voix lors de mes visites chaque sabbat

pour accompagner et encourager les

communautés et leurs membres. Je me

souviens en particulier de ces cérémonies

baptismales, de ces personnes qui

s’avançaient pour s’engager pour Christ.

Quelle émotion éprouvée auprès de nos

jeunes ! En fait, l’Eglise a été une véritable

matrice pour moi.

20

21


Ces échanges cœur à cœur, comme je les

appelle, ont été souvent source de joie

mais m’ont aussi amené à des remises en

question parfois.

Loin d’être un point négatif, celles-ci sont

au contraire absolument nécessaires. En

tant qu’administrateur, elles permettent

de progresser individuellement et de faire

progresser l’Eglise. Personnellement, à

travers elles j’ai appris et grandi. D’une

certaine manière, elles ont participé à la

mise en place de projets tels que l’Eglise

VIVO, les camps d’évangélisation pour

jeunes Mission Caleb, la création de

groupes de maison, ainsi que l’implantation

de nouvelles Eglises. L’évangélisation a

été au cœur de mes priorités ces douze

ans et je suis très heureux de compter

plusieurs nouvelles communautés venues

enrichir la FSRT : Meyrin, VIVO, le groupe

luso-hispanique de Neuchâtel, les groupes

lusophone et anglophone de Lausanne,

Arbedo e Cadempino au Tessin, le groupe

russophone à Bienne, et prochainement

encore le groupe philippin et le projet

d’une deuxième Eglise lusophone à

Genève. Cela correspond tout à fait à ma

vision du ministère pastoral depuis le

début, qui répond à l’ordre de mission de

Jésus « Allez et faites de toutes les nations

des disciples ».

J’avais encore d’autres projets mais tous

n’ont pas pu se réaliser. Cela fait partie des

« regrets ». Malgré tout, l’Eglise a connu

une croissance ces dernières années et j’ai

bon espoir que cela continuera.

Même si la fin d’un cycle s’annonce avec

les votes de la prochaine assemblée

administrative, la mission reste la même

pour la nouvelle équipe : partager le

message de Jésus. Si j’avais humblement

un conseil à laisser à cette nouvelle

équipe, ce serait de garder le cap. L’Eglise

adventiste doit continuer à être une Eglise

cohérente, avec un message pertinent, une

Eglise ouverte, accueillante, intelligente,

où la Parole de Dieu est le moteur. D’autre

part, l’Eglise ne doit pas oublier qu’elle a

été appelée à partager l’Evangile et pour

cela il faut des bras animés par le Saint-

Esprit pour toucher nos contemporains.

A l’ère d’internet, les choses vont vite et

il faut pouvoir s’adapter. Là aussi réside

la pertinence d’une Eglise, même si cela

peut déstabiliser certains. D’où cet appel à

l’unité et à la bienveillance au sein de nos

communautés. Je prie pour cela.

Il faut savoir que cette mission n’est

réalisable qu’en équipe. Et je tiens à

remercier celle avec qui j’ai travaillé, qui a

rendu possibles tous ces projets. Je pense

aussi au comité directeur, aux Eglises

et au soutien des membres. À

mes collègues pasteurs qui ont

oeuvré à mes côtés. Je pense

également à ma famille sans

qui je n’aurais pas tenu tout ce

temps. Je remercie vraiment

le Seigneur de m’avoir donné

d’abord une épouse mais aussi

des enfants attachés à la Parole

et à la mission, disponibles,

compréhensifs face à toutes mes

absences.

Je remercie aussi toute cette

Eglise que j’aime pour son

soutien face à la mauvaise

nouvelle touchant une de mes

filles malade. Un diagnostic

difficile à accepter, mais notre

famille ressent cet élan de

sympathie de la part de cette

belle famille spirituelle qui nous

entoure et nous fait avancer

malgré tout.

Tout cela ressemble à des adieux,

à la fin d’un voyage, pourtant le

périple du jeune Mauricien qui

a commencé à son baptême ne

s’arrête pas là. Je continuerai à

être au service de la Fédération,

en attendant la plus fabuleuse

des destinations, le Ciel, dans la

meilleure des compagnies, celle

de Jésus. Et avec vous tous, c’est

mon souhait.

David Jennah

La FSRT remercie David Jennah pour son engagement et son

dévouement tout au long de ces douze années de service. Le fruit de ce

travail sera encore visible longtemps en Suisse, et pour l’éternité dans

le royaume éternel.

De manière toute particulière, Adventiste Magazine est également

reconnaissant car son existence a été rendue possible grâce à la

Fédération et au soutien particulier de David Jennah.

Que Dieu continue de bénir David et sa famille.

22

23


S U I S S E

La famille Ribeiro Marques s’est agrandie. Très attendue,

Alicia risquait d’arriver un peu en avance. Mais elle a

finalement pris son temps et est née le 16 février 2019 à 8h35,

pour le grand soulagement de ses parents, Ednira et Nilson.

Elle a également été accueillie par Eimily qui répète, très fière

et à quiconque s’approche d’elle, qu’elle a « une petite sœur qui

est encore un bébé et qui s’appelle Alicia ». La joie est à son

comble ! Et nous nous réjouissons avec cette famille. Bienvenue

petite Alicia, sois bénie.

Vous faites partie d'une église FSRT et vous venez tout juste d’agrandir la famille ? Pour annoncer

la bonne nouvelle dans notre revue, envoyez les informations (nom du bébé, celui des parents,

date de naissance et photo) à contact@adventistemagazine.com

- CONVOCATION -

La 64 ème assemblée générale ordinaire

de la Fédération de la Suisse romande et du Tessin (FSRT)

se tiendra du jeudi 30 mai 2019 à 9 h au vendredi 31 mai 2019 à 17 h.

Celle-ci est réservée aux employés de la FSRT et aux délégués de leur église.

Cette session administrative sera suivie de l’assemblée spirituelle

le samedi 1 er juin 2019 au théâtre de Beaulieu à Lausanne.

Toutes les églises de la FSRT y sont cordialement invitées.

David N. Jennah, président FSRT

Fédération des églises Adventistes du Septième Jour de la Suisse romande et du Tessin

À la recherche d’un père

Baptême de Silvia à Neuchâtel

Pourquoi les autres filles de l’école ont-elles un

papa à la maison et pas moi ? Pourquoi dois-je

vivre de maison en maison chez mes oncles et

tantes ? Pourquoi suis-je régulièrement loin de

ma maman ?

Fille unique d’une athlète qui a vécu un amour

sans retour avec un homme qui n’a pas voulu

assumer leur enfant, Silvia n’a pas eu une enfance

facile. Quelques années après sa

naissance, sa maman reprend les

entraînements sportifs de haut

niveau et elle doit le faire loin

de la maison pour subvenir

à leurs besoins financiers. À

cause de cela Silvia change

régulièrement de foyer, d’année

en année elle se « balade

» et fait la tournée des

familles. Malgré une éducation

bridée, elle s’en sort tant bien que

mal.

Une fois plus grande, avec comme seul

exemple sa mère, elle décide aussi de devenir

athlète professionnelle dans son pays, le Brésil.

Mais les comparaisons avec le haut niveau de

sa mère l’agacent très vite. De plus, l’absence

d’un père rend les choses toujours plus difficiles.

« Pourquoi ne cherche-t-il pas à me

connaître ? » se demande-t-elle souvent.

En pleine adolescence les premiers amours

arrivent et, fondamentalement en quête

d’un modèle masculin dans sa vie, elle se

lie d’amour très tôt. À seulement 16 ans la

voilà mariée et enceinte. Elle ne comprend

pas ce que lui arrive. Le petit Lucas pointe le

petit bout de son nez pour sa plus grande

joie et son inquiétude aussi. La situation de

jeunes parents à laquelle font face ces deux

adolescents n’est pas simple. Et comme une

partie de la famille de son mari vit en Suisse,

ils débarquent en terres helvètes en plein

hiver 2006/07 dans l’espoir de s’en sortir. Sacré

défi d’être migrants dans de telles

circonstances. Nouvelle langue,

nouvelle culture, le froid, être

femme et maman avant

18 ans… Et au milieu de

tout cela, elle se demande

encore : « Pourquoi mon

père ne cherche-t-il pas à

me connaître ? »

Dans un mélange d’immaturité,

d’insouciance et avec beaucoup

de courage, elle avance tant

bien que mal. Une nouvelle grossesse

à 18 ans vient ajouter de la difficulté à cette

situation déjà bien compliquée. Malgré tout,

l’arrivée du petit Guilherme la rend encore plus

tenace. Elle a grandi, non seulement physiquement,

mais surtout dans sa tête. Elle commence

à prendre du recul et se rend compte

d’une chose : il existe un vide dans la vie. Elle

n’est jamais en paix. Même son mari, sa famille,

ses amis et les fêtes qu’elle fréquente pour se

distraire ne suffisent plus à calmer son esprit.

Mais le coup le plus dur de sa vie est encore à

venir. Elle remarque que Lucas présente un dé-

24

25


veloppement trop lent, différent des autres enfants.

Elle est inquiète. Et finalement, aux trois

ans de l’enfant, le diagnostic tombe. Lucas est

autiste. À 19 ans, mariée, deux enfants, loin de

son pays et sa culture, la voilà face à un nouveau

défi de taille. C’est un énorme choc. Elle

réalise que la vie peut être encore plus dure

que ce qu’elle est déjà. Des questionnements

fusent : pourquoi cela m’arrive-t-il ? Pourquoi

dois-je vivre toutes ces choses si dures si tôt

dans la vie ? Et bien sûr… « Pourquoi mon père

ne cherche-t-il pas à me connaître ? »

L’autisme de son fils change profondément

Silvia. Forcée par la vie, elle prend en peu de

temps des galons qui forgent sa vision du

monde et de la vie. Elle est

décidée à s’en sortir. Elle veut

aider fils de toutes ses forces,

pour cela elle va étudier pour

avoir une profession, et son

père ? Elle n’a plus le temps

de penser à cela. Elle décide

de l’oublier. Au milieu de tout

cela, sa relation amoureuse

ne fonctionne plus. Trop

d’incompréhensions et un

manque de réalisme. La passion

de jeunesse s’évapore et

le couple finit par divorcer.

Désormais seule en terre étrangère, elle a plus

que jamais besoin de repères. Elle cherche à

quoi s’accrocher. Et surprise ! Grâce au hasard,

à internet et aux réseaux sociaux, elle est retrouvée

par son père. Il lui envoie un premier

message : « bonjour, je suis ton père ». Sa

réponse : « Bonjour. Oui, je sais ». Plus tard

une rencontre est organisée dans un aéroport,

entre deux vols. Enfin elle est face à face avec

son père qu’elle a tant cherché, surtout dans

les moments difficiles. C’est étrange. Après

deux heures ensemble, pas de sentiment particulier.

Cette relation reste en construction.

message différent. Elle étudie la bible avec les

adventistes et sent y avoir trouvé des réponses

et le pardon qu’elle cherchait. Ensemble

elles cherchent sur internet une église et en

trouvent une tout près de chez elle, l’église

luso-hispanique à Neuchâtel.

Les gens lui semblent différents et veut

prendre ses distances. Elle se dit qu’elle est là

juste pour accompagner sa maman. Toutefois,

après une visite des gens de l’église chez elle et

malgré le départ de sa maman, elle continue à

visiter l’église. Elle commence même à étudier

la bible pendant que ses enfants, maintenant

âgés de 8 et 10 ans, entrent dans la troupe

Tisons-Explos.

Et c’est cette nouvelle relation

de foi avec Jésus, affermie au

fil des études de la bible, qui

devient la plus grande et importante

découverte de sa vie. Elle

retrouve son vrai « Père ». Ella

l’a toujours eu à ses côtés en

vrai. Elle découvre que son père

céleste l’aime plus que tout et

trouve une paix jamais connue

auparavant. Désormais une «

force » différente anime sa vie.

Les nouvelles valeurs qu’elles

professent l’aident à changer ses

habitudes et sa vision du monde.

Pour sceller cette nouvelle expérience, Silvia,

une adolescente orpheline de père, mariée,

maman et migrante à 16 ans, et malgré les

difficultés à cause du syndrome du trouble autistique

de son premier enfant, joue un tour à

la vie et retrouve la maison de son Père et ses

autres frères et sœurs. Elle est officiellement

membre de cette famille depuis le 9 février

dernier, quand elle est descendue dans les

eaux du baptême.

Semaine de prière JA 2019 à Genève

Le mois de mars est traditionnellement un

mois dédié mondialement à la jeunesse

de l’Eglise adventiste. C’est là qu’a lieu le

GYD (Global Youth Day, Journée mondiale

de la jeunesse) où les jeunes sont invités

à non pas seulement vivre mais surtout

être le sermon. Cela se traduit par des

actions d’évangélisation dans les rues du

monde entier, sous des formes variées :

distribution de livres chrétiens, free hugs,

chants et mîmes, distribution de ballons

aux enfants, expo-santé, …

Mais mars ce n’est pas que le GYD, c’est

aussi l’occasion d’une semaine de prière

dédiée aux jeunes, comme ce fut le cas

cette année à Genève.

Les jeunes de toutes les églises du bassin

genevois ont été réunis du 17 au 23 mars

autour du thème “Vis ta vie : Et si l’aventure

commençait maintenant ?”. Une question à

laquelle a tenté de répondre Pierrick Avelin,

responsable Compagnons-Jeunes adultes

au niveau fédéral et orateur de la semaine.

A chaque rencontre, les jeunes ont pu

chanter pour exprimer leur amour à Dieu,

prier entre eux et recevoir un message

spirituel. L’objectif de ces méditations était

de faire réfléchir les jeunes sur le but de

leur vie et leur donner envie de s’engager

activement avec Dieu.

Les jeunes ont répondu présent, ce sont

en moyenne 35 jeunes de 13 à 30 ans

de toutes les églises genevoises qui sont

venus chaque soir. Ils ont joué le jeu et

ont été actifs à travers la louange avec

la participation notamment du groupe

Believe de l’église lusophone de Genève,

d’autres ont participé en dessinant des

scènes de la semaine de prière, … Le jour

le plus fréquenté a été bien évidemment le

samedi. Après l’école du sabbat et le culte,

un repas canadien a clôt cette semaine

spéciale dans une grande convivialité.

Pour les organisateurs, cette seconde

édition de semaine de prière JA a été une

réussite et ils envisagent déjà la suite

l’année prochaine, avec le même objectif de

motiver les jeunes à se mettre en marche

pour Jésus.

Bienvenue à la maison Silvia, à toi et tes enfants.

Ton vrai Père t’attendait…

Entre temps, c’est grâce à sa maman qui vient

lui rendre visite en Suisse qu’une « bonne

nouvelle » arrive dans sa vie. Elle entend un

AM

26 27

AM

Le GYD 2019 au Tessin en vidéo :

youtu.be/osrTqbG5dq8


Week-end holistique pour

le groupe anglophone de Vaud

trois messages selon le thème du weekend

“Vivre la vie de plénitude”. S’inspirant

de Actes 2, 44 et 47, il nous a appelés

à nous engager dans la construction

d’une communauté authentique, où la

présence de Dieu est visible par des actes

d’amour, de bienveillance et de partage.

Il a déclaré que le secret pour vivre une

vie de plénitude se trouve dans la vie

communautaire avec l’Esprit comme force

unificatrice de la communauté.

Notre “week-end neige” aux Diablerets,

qui a eu lieu du 18 au 20 janvier 2019,

a marqué un chapitre très important

dans l’histoire du Groupe Adventiste

Anglais-Vaud. L’événement a coïncidé avec

l’anniversaire de notre deuxième année

d’existence et un thème approprié “Vivre la

vie en plénitude”.

Le but de cette rencontre était de créer

une atmosphère conviviale où nous

pouvions prier, adorer, mieux nous

connaître et partager un beau moment

ensemble. L’événement aux Diablerets a

réuni au total 54 personnes (adventistes

et visiteurs) de Suisse alémanique et

romande. Le rassemblement a débuté le 18

janvier aux Bosquets, où se sont déroulées

la plupart des activités du week-end. Le

programme comprenait diverses activités,

dont un moment de culte, des séminaires,

des jeux, du karaoké, du temps libre, des

promenades dans la nature, du ski, de la

luge et une soirée pizza. En utilisant une

approche holistique, nos activités ont

été conçues pour répondre aux besoins

physiques, intellectuels, émotionnels et

spirituels des participants.

Le sabbat a été particulièrement spécial,

avec plein d’activités différentes. Pendant

le culte, nous avons eu la chance d’avoir la

présence de plusieurs musiciens d’horizons

différents qui ont interprété des chants

avec des instruments différents et dans des

langues différentes. Les enfants n’ont pas

été laissés de côté, avec un histoire spécial

pour eux pendant le temps d’adoration.

Une entrevue avec notre conférencier et

invité de ce week-end nous a permis de

découvrir son but et sa passion dans la vie.

Tihomir Lazic est professeur au Newbold

College et est spécialisé en ecclésiologie

contemporaine. Il est également directeur

du ministère public sur le campus de

la Division Transeuropéenne de l’Église

Adventiste du Septième Jour. Il a délivré

Après le culte et un bon souper, nous

sommes allés nous promener dans les

montagnes. Le but était d’observer la

beauté de la création et de réfléchir aux

merveilles de Dieu. Les scènes fascinantes

des chemins enneigés, des montagnes

et des arbres étaient époustouflantes

– apportant éloges et adoration sur les

lèvres des participants. L’occasion nous

a également permis de partager des

histoires personnelles qui nous ont permis

de mieux nous connaître, à un niveau

plus profond, créant un lien d’amitié et

de communauté authentique entre nous.

Ce bel esprit de communauté et d’amitié

s’est poursuivi tout au long de la soirée

autour d’une pizza party et suivi d’un

rassemblement spontané pour jouer des

instruments, chanter en plusieurs langues

et jouer à divers jeux.

Le dimanche, qui marquait la fin officielle

de notre “week-end neige”, nous sommes

sortis pour nous adonner à diverses

activités sportives comme la luge, le surf

des neiges et le ski.

Bien que nous venions d’horizons, de pays

et de langues différents, nous étions unis.

Beaucoup d’entre nous s’y sont rencontrés

pour la première fois, mais nous nous

sommes sentis proches les uns des autres

et tous membres de la communauté.

Tous, sans exception, ont exprimé leur joie

de participer à un rassemblement aussi

unique et holistique et ont également

partagé leur volonté de répéter cette

rencontre remplie de l’Esprit et centrée sur

la communauté. Par la grâce de Dieu, nous

espérons nous retrouver l’année prochaine

pour une autre rencontre holistique.

AM

28 29


Dieu en Premier – Formation sur la Gestion

Chrétienne de la Vie (GCV)

Nous avons eu la grande joie de nous

retrouver, à plus d’une cinquantaine de

membres et responsables des différentes

Fédérations francophones de notre

territoire, pour un week-end de formation

de la GCV dans un endroit magnifique, au

domaine de Valpré près de Lyon.

Pour la première fois, une rencontre était

organisée par l’Union Franco-Belge et la

Fédération Suisse Romande et du Tessin

autour de la Gestion Chrétienne de la

Vie. Des membres et responsables de ce

département de la GCV étaient venus des

quatre Fédérations : de la Suisse Romande

et du Tessin, de France Nord, de France

Sud et Belgo-Luxembourgeoise.

Aniel Barbe, nouveau directeur adjoint du

ministère GCV à la Conférence Générale,

était l’invité spécial. Cette rencontre avait

pour thème « Dieu en premier ». Le pasteur

Aniel Barbe a grandi à l’Île Maurice mais a

fait ses études de théologie à Collonges.

Il connait donc bien nos territoires. Après

avoir servi dans l’Océan Indien, il a rejoint

la Conférence générale en octobre 2017.

A travers ses interventions dynamiques,

vivantes, il a partagé l’importance de

replacer Dieu en premier dans notre vie

quotidienne.

Définition de la GCV

La Gestion Chrétienne de la Vie est le style de vie

de celui qui accepte Christ comme son sauveur et

son libérateur. Il marche en partenariat avec Dieu,

agissant comme Son représentant dans la gestion

de Ses affaires sur terre.

Ce week-end s’est articulé autour de

moment spirituels très forts, de moments

de partage et de moments de réflexionaction

dans différents ateliers. Ces ateliers

avaient pour thème l’écologisme, la santé,

le temps, l’argent et les dons spirituels.

Durant ceux-ci, les participants ont pu

échanger sur des outils pratiques pour

mieux utiliser et gérer les biens que Dieu

nous confie. Suite à cette formation, du

matériel devrait voir le jour pour aider les

responsables de la GCV de chacune de nos

églises à partager le message.

Un grand merci à tous les animateurs

d’ateliers pour leur préparation et

leurs partages et un grand merci aux

organisateurs qui ont permis que cette

rencontre ait lieu.

Nathalie Wagnon

Responsable GCV de la FSRT

Témoignages

Impressions recueillies par Sylvie Suzanon

Christian, église de Lille : Pour moi la GCV

c’est ce qu’on doit mettre tout en haut, ce

qui doit chapeauter l’ensemble. Tous les

responsables de départements doivent

être imprégnés de la GCV. C’est un style de

vie.

Maryline, église de Franconville : C’était

un week-end riche en apprentissage

spirituel et aussi en pratique. Je n’avais pas

vu la GCV dans cette optique surtout par

rapport au message qu’on a eu sabbat

après-midi sur Babylone et le message

des trois anges. Le Seigneur nous appelle

à travers ce ministère non seulement

pour nous donner à lui mais à partager

toute richesse, qui nous vient de lui, avec

d’autres.

Maritza, église de Lausanne hispanique :

Pourquoi avoir participé au séminaire sur

la gestion chrétienne de la vie ? Si nous

voulons être lumière dans ce monde, nous

devons chaque jour en connaitre plus de

la Parole de Dieu. Avec des thèmes précis,

nous pouvons commencer à changer notre

style de vie. Mes remerciements au groupe

de leaders. Je remercie d’une manière

spéciale les traducteurs pour avoir fait en

sorte que la barrière de la langue ne soit

plus un problème. Pour moi le séminaire a

été un succès et a répondu à mes attentes

car, c’est un outil que l’église met à notre

disposition. Il m’a donné de l’espoir sur le

fait que je suis dans le bon chemin dans la

recherche de la vérité en Christ.

Perpetuo, église de Paris Sud : le texte

de Matthieu 6.33 est fondamental pour la

GCV. Il remet l’église au milieu du village.

« Dieu au centre de tout » ce message

traverse toute notre vie chrétienne auprès

de notre couple, notre famille, notre

communauté.

Roseline, église de Paris Sud : Pour moi

qui découvre la GCV, ce week-end m’a

permis de voir ce que Dieu attend de nous,

de ne pas nous endormir et lui donner

la première place. Par son Esprit, il nous

donne les outils pour œuvrer dans notre

communauté auprès de ceux qui en ont

besoin.

Solange, église de Collonges-sous-

Salève : On a pu comprendre l’importance

de mettre Dieu en premier et de le

maintenir à sa place, parce que c’est ce que

la GCV attend de nous : de placer ce Dieu

d’amour au centre de notre vie. L’atelier sur

les dons et talents m’a permis de réfléchir

en groupe sous l’inspiration de l’Esprit Saint

pour croître ensemble en Christ.

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