Adventiste Magazin n°19 / Avril-Mai-Juin 2019

CommunicationsFSRT

Dossier - La dîme dans le Nouveau Testament
Témoignage - David Jennah, voyage d'une vie de service
Interview - Daniele, des bagarres au baptême
Enfants - 10 personnages bibliques ayant un frère ou une soeur célèbre
Hommages - Pierre Mermoud, Hansjörg Bauder, Sergio Catanzaro
Monde - Soeur Cristina, quand le talent musical devient une mission de foi
Carnet rose - Alicia Ribeiro Marques
Suisse - News de la FSRT
Recette - Pizza de pomme de terre

Voyons maintenant ce que dit Jésus :

1. Rendre la dîme en légaliste est indigne

d’un croyant.

« Quel malheur pour vous, scribes et pharisiens,

hypocrites ! Vous payez la dîme de la

menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez

de côté ce qui est le plus important dans la loi :

la justice, la compassion et la foi ; c’est cela

qu’il fallait pratiquer, sans laisser de côté

le reste. » (Matthieu 23.23).

Les pharisiens apparaissent ici comme de purs

légalistes. Ils s’attachent à suivre le commandement

du Lévitique à la lettre et donnent la

dîme même des épices qui poussent dans leur

jardin ou sur leurs terrasses. Jésus n’a rien à

reprocher à ce geste sinon qu’il est accompli

sans cœur. La dîme est versée par simple devoir,

sans y inclure la relation humaine qu’elle

implique : la compassion envers le prochain et

la foi en Dieu.

Mais attention ! Il ne faut pas se méprendre.

Jésus ne demande pas de remplacer un légalisme

dur par ce que l’on pourrait appeler un

légalisme mou. La dîme n’est pas un impôt que

l’on doit verser allègrement. C’est la justice au

sens de la cohérence de sa pratique avec sa

foi et la compassion qui doivent être la source

de la fidélité. D’ailleurs, foi et fidélité traduisent

le même mot grec. Mais allons plus loin avec

Jésus.

2. Avec Jésus on peut aller plus loin.

Les pharisiens ont demandé un jour à Jésus,

s’il fallait payer l’impôt à César ou pas. Jésus a

répondu : « Montrez-moi la monnaie avec laquelle

on paie la capitation. Ils lui présentèrent

un denier. Il leur demande : De qui sont cette

image et cette inscription ? De César, lui répondirent-ils.

Alors il leur dit : Rendez donc à César

ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu »

(Matthieu 22.17-21).

A l’ouïe de ces propos, les pharisiens se sont

retirés sans un mot. César est propriétaire du

denier sur lequel est gravée son image. Il lui

appartient, il convient de le lui rendre. L’image

de Dieu, elle, est gravée sur l’homme. Il en découle

que l’humain se consacre à Dieu.

L’apôtre Paul l’a bien compris, lui qui réserve

deux chapitres de sa deuxième épître aux Corinthiens

sur le sujet de la générosité. J’en extrais

quelques versets :

« De même que vous avez tout en abondance,

foi, parole, connaissance, empressement,

outre l’amour que nous vous portons, abondez

aussi dans cette œuvre de grâce…Car

vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ

: lui qui était riche, il s’est fait pauvre

à cause de vous, pour que vous, par sa pauvreté,

vous deveniez riches » (2 Corinthiens 8.7, 9).

« En fait, celui qui sème peu moissonnera peu,

et celui qui sème largement moissonnera largement.

Que chacun donne comme il l’a résolu

en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car

Dieu aime celui qui donne avec joie. » (2 Corinthiens

9.6, 7).

La question nous est maintenant posée : Que

peut-on rendre à Dieu ? La dîme ? Ce n’est

pas ce que nous chantons dans nos cantiques :

« Je te donne mon cœur…Je te donne tout. »

Ou encore : « Prends Seigneur, prend toute ma

vie ! ». Si le régime de la grâce est supérieur

au régime de la loi, alors la dîme est un minimum.

On ne peut imaginer qu’un chrétien

n’aille pas plus loin qu’un pharisien. Il peut

ajouter à la dîme de nombreuses offrandes

« selon son cœur, » c’est-à-dire, selon sa reconnaissance

à Dieu qui, dans son amour, lui a

tout donné.

Richard Lehmann

Avec l’aide de Dieu

je m’engage à...

Mettre à part les premiers

moments de chaque journée pour

me connecter au Seigneur

à travers la prière et

l’étude de la Bible

Prendre soin de mes relations

en étant compatissant et

bienveillant afin de refléter

l'amour de Dieu pour moi.

Orienter mes pensées et tous

mes sens vers ce qui est digne

de Dieu

Rendre fidèlement la

dîme du Seigneur

Observer le sabbat en

focalisant mes pensées et

mes actions sur Dieu et

Sa volonté.

Consacrer un pourcentage

régulier de mes revenus

comme offrande volontaire

au Seigneur.

Partager la bonne nouvelle

avec mon entourage

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