LG 223

LGMagazine

Juin 2019 | n˚ 223

www.gemengen.lu

Michael Hofmann

Associé et RGPD Leader

EY Luxembourg

GUY BRANDENBOURGER

PWC LUXEMBOURG

Les données de santé

ERIC LAURENT

INTECH

L’IA à l’aide des professionnels de la santé

MICHÈLE DETAILLE

FEDIL

La «voix de l’industrie luxembourgeoise»


EDITO

PAR MARTINA CAPPUCCIO

Mise à jour européenne

Suite à l’échec des négociations du Brexit, au repli nationaliste à

l’œuvre dans plusieurs pays européens et aux crises sociales et

environnementales qui ont bouleversé le continent, les élections

européennes constituaient un enjeu majeur pour garantir la

cohésion et la force de l’Union.

A l’issue d’un scrutin au taux de participation qui n’avait plus été

aussi élevé (51%) depuis les élections de 1994, le paysage politique

européen fait meilleure figure. Si les sondages et autres intentions de

votes promettaient des scénarii apocalyptiques, force est de constater

que l’Europe n’a pas tant cédé aux tentations eurosceptiques qui

s’esquissaient en son sein.

Le pire a en effet été évité: la vague populiste redoutée n’a finalement

pas submergé l’Europe. Bien que le niveau de l’extrême droite ait

sensiblement progressé dans la majorité des pays européens, seuls

quelques-uns comme la Hongrie, la Pologne, l’Italie, la Belgique,

la France et le Royaume-Uni les ont vu entrer en majorité.

Ces groupements (Europe des Nations et des Libertés (ENL),

Conservateurs et Réformistes européens (ECR), Europe de la

liberté et de la démocratie directe (EFDD)) n’affichent finalement

«que» 172 sièges à eux trois. Les divergences dans leurs programmes

semblent laisser peu de chance à une coalition, mais ils disposeront

tout de même d’un pouvoir certain de blocage qu’ils auront le loisir

de mobiliser pour affaiblir l’Union.

Chamboulée dans sa majorité absolue, quarantenaire et confortable,

l’alliance historique des démocrates-chrétiens (PPE) et des

socialistes-démocrates (S&D) a enregistré un grand recul au profit

des démocrates et des libéraux (ALDE), des Verts et des extrêmes.

Ces derniers ont su renouveler leurs discours respectifs pour

atteindre un public las des partis traditionnels peinant à aligner leurs

programmes aux attentes nouvelles des sociétés modernes.

groupement d’Europe et espère jouer les arbitres entre les deux

pôles qui avaient jusqu’ici traditionnellement composé la majorité.

Les Verts affichent quant à eux une évolution marquée en Europe

de l’Ouest; bien qu’ils n’arrivent premiers dans aucun pays, ils se

placent toutefois à la quatrième position au niveau européen avec

69 sièges.

Les conservateurs du PPE ont aujourd’hui la main pour former une

coalition majoritaire, qu’ils devront composer avec au minimum

deux autres partis. En tant que tête de liste, l’Allemand Manfred

Weber postule au poste de président de la Commission européenne

et estime être favori selon le principe du «Spitzenkandidat», voulant

que la présidence de la Commission soit attribuée à un membre

de la formation rassemblant le plus de voix. Or le PPE, bien

qu’arrivant en tête du scrutin, enregistre tout de même un recul

de 37 sièges et semble donc souffrir du désaveu de ses électeurs…

Cette nomination n’est toutefois pas automatique puisque les

membres du Conseil européen – soit les chefs d’Etats – doivent

sélectionner les candidats à la présidence de la Commission. Ainsi,

Frans Timmermans, membre néerlandais du S&D – passant de 185

à 153 sièges au parlement – et Margrethe Vestager, femme politique

danoise de l’ALDE – à peine troisième formation européenne – et

soutenue par Xavier Bettel, sont également en lice pour succéder à

Jean-Claude Juncker.

Lors du sommet des 20 et 21 juin prochains, le Conseil européen

devra finaliser le choix de ses candidats et de la coalition qui

accèdera au pouvoir avant de soumettre cette sélection aux votes des

eurodéputés fraîchement élus. Les prochaines semaines s’annoncent

donc décisives pour les négociations qui dessineront l’Europe de

demain. n

Passant de 67 à 105 sièges au Parlement européen, l’Alliance des

Libéraux et des Démocrates pour l’Europe a effectivement réalisé la

plus belle progression des élections. Elle devient ainsi le troisième


4

LG

JUIN 2019

SOMMAIRE

SANTÉ

26 | STÉPHANIE ET ISABELLE HEIN

Päiperléck

COVERSTORY

08 | MICHAEL HOFMANN

EY Luxembourg

A l’écoute et au service des seniors

SANTÉ

28 | ANNICK SUNNEN ET

MARTINE PETERS - VISION ZERO

RGPD, le Luxembourg au service de l’Europe

L’ambition communale

E-SANTÉ

12 | DR JEAN-LUC DOURSON

BioneXt LAB et EBRC

E-SANTÉ

16 | GUY BRANDENBOURGER

PwC Luxembourg

ICT

38 | CARLO HARPES

itrust consulting

L’innovation au service de la médecine

préventive et personnalisée

Les données de santé

Identifier les vulnérabilités

pour prévenir des risques

E-SANTÉ

14 | ERIC LAURENT

InTech

SANTÉ

24 | FABIO SECCI

CMCM

ICT

42 | THIERRY EVERAD

Electro-Center

L’IA à l’aide des professionnels de la santé

La solidarité en soutien à la santé

Les experts de l’Electro


LG

JUIN 2019

5

ECONOMIE

50 | CORENTIN DUBUCQ

BGL BNP Paribas

DÉVELOPPEMENT DURABLE

64 | COMMUNE DE MERSCH

LETZEBUERGER GEMENGEN

Publication éditée par Euro-Editions S.A.

www.gemengen.lu

Société éditrice

Euro-Editions S.A.

24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange

Régie publicitaire

Julien Malherbe

marketing@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 30

Le paiement mobile, en toute simplicité

ECONOMIE

58 | FABRICE PONCÉ

The Adecco Group Luxembourg

Les charmes d’un village

et les ambitions d’une ville

DÉVELOPPEMENT DURABLE

68 | JEAN CLEMENT

Voyages Josy Clement

Administration

Lucia Ori

Tél. 58 45 46-29 • Fax 58 49 19

admin@euroeditions.lu

Raouf Hatira • Tél. 58 45 46 23

secretariat@euroeditions.lu

Rédaction

Julien Brun

julien@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 26

Martina Cappuccio

martina@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 26

Pierre Birck

Adeline Jacob

Raouf Hatira

Construire l’emploi de demain

autour du capital humain

Une centenaire résolument moderne

Conception et réalisation graphique

Sophie Glibert

sophie@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 25

PORTRAIT

80 | MICHÈLE DETAILLE

FEDIL

Photographie

Marie De Decker

Eric Devillet

Agence Kapture

Impression

Imprimerie Centrale

Un accent belge dans la «voix de l’industrie luxembourgeoise»

© Euro-Editions

Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.

Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la

rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord

de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas

restitués. Les reportages signés n’engagent que

leurs auteurs. Les prix figurant dans cette revue

sont indicatifs et peuvent être sujets à des variations

dont l’éditeur ne pourrait nullement être tenu pour

responsable.


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LG

JUIN 2019

Index des intervenants

08 | MICHAEL

HOFMANN

Associé et RGPD Leader

EY Luxembourg

12 | DR JEAN-LUC

DOURSON

Fondateur

BioneXt LAB

14 | ERIC

LAURENT

Ingénieur et Consultant

senior

InTech S.A.

16 | GUY

BRANDENBOURGER

Associé et Healthcare Leader

PwC Luxembourg

22 | GASTON

GREIVELDINGER

Bourgmestre

Strassen

24 | FABIO

SECCI

Directeur général

Caisse Médico-

Complémentaire Mutualiste

26 | STÉPHANIE

HEIN

Directrice générale

Päiperléck S.à r.l.

26 | ISABELLE

HEIN

Directrice des soins

Päiperléck S.à r.l.

28 | ANNICK

SUNNEN

Responsable

Service Prévention

AAA

28 | MARTINE

PETERS

Conseillère de direction

UEL

30 | MARC

THEISEN

Administrateur

Schroeder & Associés

32 | EMILE

EICHER

Président

Syvicol

36 | ROGER

BEISSEL

Bourgmestre

Frisange

38 | CARLO

HARPES

Directeur

itrust consulting

40 | CARLO

POSING

Managing Director

RMS.lu s.a.

40 | DAVID

DERMOUCHAMPS

Technical Manager

RMS.lu s.a

42 | THIERRY

EVERAD

Directeur général

Electro-Center

48 | CAMILLE

HOFFMANN

Bourgmestre

Beaufort

Copyright: Mike Zenari

Copyright: Mike Zenari

50 | CORENTIN

DUBUCQ

Directeur Marketing

& Stratégie

BGL BNP Paribas

52 | JOËL

MACHADO

Chercheur

LISER

54 | KAREN O’SULLIVAN

Head of Innovation, Payments,

Market Infrastructures and

Governance

CSSF

54 | NATASHA DELOGE

Deputy Head of Innovation,

Payments, Market

Infrastructures and Governance

CSSF

58 | FABRICE

PONCÉ

Directeur général

The Adecco Group

Luxembourg

64 | MICHEL

MALHERBE

Bourgmestre

Commune de Mersch

64 | LUC

FRIEDRICH

Conseiller énergétique et

chef du service écologique

Commune de Mersch

64 | ANDRÉ

KALUZA

Chef du service technique

Commune de Mersch

68 | JEAN

CLEMENT

Directeur général

Voyages Josy Clement

75 | JEAN

COLOMBERA

Bourgmestre

Vichten

76 | GILLES

HEMPEL

Directeur

Agence Immobilière Sociale

80 | MICHÈLE

DETAILLE

Présidente

FEDIL - Fédération des

Industriels Luxembourgeois


SENSIBILISATION | PRÉVENTION | FORMATION

CHANGEONS NOS ATTITUDES, ENGAGEONS-NOUS DANS LA VISION ZERO

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Les initiateurs de la VISION ZERO :

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LG

JUIN 2019

COVERSTORY

RGPD, le Luxembourg

au service de l’Europe

Près de la moitié des organisations luxembourgeoises sont à mi-chemin de la mise en œuvre du

Règlement Général sur la Protection des Données, entré en vigueur le 25 mai 2018. Michael

Hofmann, Associé et RGPD Leader chez EY Luxembourg, revient sur les derniers progrès en

matière de protection des données, sur la nouvelle certification de la CNPD, et ce, avec un

focus sur le secteur de la santé. Interview.

Un an après l’entrée en vigueur du

RGPD, une étude EY révèle que si 39%

des organisations ont presque terminé

leur mise en œuvre de la réglementation,

3% d’entre-elles ne savent toujours pas

si elles sont conformes ou non…

Il y a un an, beaucoup pensaient encore

que le RGPD ne les concernerait pas;

depuis, un changement de mentalité s’est

opéré et une réelle prise de conscience a

émergé. L’année écoulée a été celle de la

mise en œuvre des aspects formels (aspects

légaux, politiques et procédures, DPIA,

registres,…). Force est néanmoins de

constater les différences de maturité dans

les programmes d’implémentation.

De manière générale, les secteurs

réglementés sont en principe plus

avancés et si beaucoup ont cherché des

aides extérieures auprès de juristes ou de

conseillers spécialisés, les résultats sont

extrêmement différents d’une entreprise

à l’autre. Le principal problème étant

que la mise en œuvre d’un programme

de protection de la vie privée entraîne

des coûts humains, techniques, légaux et

financiers non négligeables.

Les efforts déployés sont parfois

conséquents mais ils ne déchargent en

aucun cas du principe de responsabilité

en cas de violation. Le RGPD implique

de tenir une documentation rigoureuse

et de se doter d’une politique interne

de bonne gestion. En cas de fuite des

données personnelles, le signalement des

infractions à la Commission Nationale

pour la Protection des Données, tel que

défini dans le règlement, provoquerait une

investigation dans laquelle la documentation

et la politique interne pourraient porter

préjudice à l’organisation. Se doter d’une

ligne de conduite, c’est bien, la suivre, c’est

mieux. C’est pourquoi EY Luxembourg

met à disposition de ses clients des délégués

à la protection des données (DPO ou Data

Protection Officier) qui vont beaucoup

plus loin que le simple conseil en gérant,

au quotidien, l’implémentation de

programmes RGPD.

“Se doter

d’une ligne

de conduite,

c’est bien,

la suivre,

c’est mieux”

Qu’en est-il plus particulièrement du

secteur de la santé?

Les informations personnelles de santé

doivent être protégées en considération

de leur caractère ultra-sensible. Du

médecin généraliste à la CNS, en passant

par les hôpitaux, les services spécialisés ou

encore les laboratoires, les mécanismes de

protection de l’information doivent alors

être respectés.

Prenons l’exemple d’un laboratoire qui

est un élément central de la santé au

Luxembourg, dans la mesure où il est

amené à communiquer avec tous les

secteurs susmentionnés. Il est évident

que les données récoltées, notamment

celles dans le cadre d’enquêtes judiciaires,

ne doivent pas être accessibles à tous

les acteurs. Le laboratoire s’est donc

doté d’une politique de sécurisation des

données et des messages envoyés qui ont

significativement amélioré le service rendu

au patient. Les canaux traditionnels moins

sécurisés comme le papier ont notamment

été délaissés au profit du numérique, plus

rapide et plus sûr. De plus, chaque employé

du laboratoire a suivi une formation, non

seulement générale sur le RGPD mais

aussi spécifique à son contexte particulier.

Le secteur n’a pas attendu le RGPD pour

veiller à ne pas divulguer les informations

personnelles de ses patients. Cette

conscience professionnelle, partagée

par bon nombre d’autres professions,

existait bien en amont du règlement.

L’implémentation du RGPD a néanmoins

permis de régler des questions sousjacentes

et d’améliorer les processus.

Quelle est la maturité du Luxembourg

en termes de protection des données sur

la scène européenne?

L’année passée, ce sont 900 questions qui

ont été posées à la Commission Nationale

pour la Protection des Données, qui a

significativement augmenté ses effectifs

pour être aujourd’hui un régulateur

moderne et professionnel. Le RGPD

prévoit que les autorités nationales de

protection des données puissent se doter

d’une certification et le Luxembourg se

positionne comme précurseur en la matière.

Nous avons pris de l’avance sur les autres

pays membres de l’Union européenne et

c’est un atout non-négligeable sur la scène

internationale!


Michael Hofmann


10 LG

JUIN 2019

COVERSTORY

En effet, cela fait deux ans et demi que la

CNPD travaille sur une certification et si

pour l’heure aucune n’a encore été délivrée,

les premières devraient arriver dans le

courant de l’année. Le Luxembourg a

choisi de baser sa certification RGPD sur

une norme internationalement connue et

acceptée, en l’occurrence ISAE 3000. La

certification contrôle les structures afin

de réduire les risques et il est possible de

certifier un processus choisi ou l’ensemble

d’un programme RGPD.

Une grande partie de la richesse qui transite

par le Luxembourg est générée par des

entreprises internationales. Si les antennes

luxembourgeoises sont parfois minuscules

par rapport au groupe, le risque reste

pourtant le même. Car le RGPD donne aux

autorités de contrôle le pouvoir d’imposer

des amendes allant jusqu’à 20 millions

d’euros ou 4% du chiffre d’affaires annuel

mondial, selon le montant le plus élevé.

La certification se présente alors comme

l’unique mécanisme sûr de protection.

Un dernier mot de conclusion…

Le RGPD ne saurait être l’apanage

des spécialistes mais doit être vécu

par l’ensemble des forces vives d’une

organisation. Implémenter un système

est relativement aisé mais l’éprouver

quotidiennement pour le faire exister est

plus difficile. Les organisations sont tenues

de reporter à l’autorité de contrôle, toute

violation de données à caractère personnel

dans les 72 heures. Et nombreux sont les

employés qui ne se sentent pas tout à fait à

l’aise avec cette obligation. n

“Le RGPD

ne saurait être

l’apanage des

spécialistes mais

doit être vécu par

l’ensemble des

forces vives d’une

organisation”

EY Luxembourg

35 Avenue John F. Kennedy

L-1855 Luxembourg

www.ey.com/lu


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12 LG

JUIN 2019

E-SANTÉ

L’innovation au service

de la médecine préventive

et personnalisée

S’appuyant sur EBRC, BioneXt LAB lance B-neXt Care, une solution Health Tech innovante de

médecine préventive complémentaire aux obligations légales liées à la médecine du travail et aux

nouvelles obligations réglementaires incombant aux professionnels de santé. La transformation

digitale impacte tous les secteurs d’activité et modifie en profondeur nos habitudes, nos

pratiques, nos quotidiens. EBRC, centre européen de référence en matière de services IT et

de cyber-résilience accompagne cette transformation. Intégrateur de compétences au service

du patient et de son médecin, BioneXt LAB, laboratoire luxembourgeois privé d’analyses de

biologie médicale, a choisi EBRC pour supporter sa dernière avancée technologique.

Dr Jean-Luc Dourson

BioneXt LAB, la biologie médicale à

l’ère du digital

Créé en 2017, BioneXt LAB fait partie des

laboratoires d’analyses de biologie médicale

nouvelle génération. La jeune entreprise se

distingue par son approche définitivement

novatrice. Poussée par la dynamique de

son fondateur, le Dr Jean-Luc Dourson,

ancien propriétaire-exploitant du laboratoire

Ketterthill, le laboratoire BioneXt

LAB s’est rapidement imposé en nouant

des partenariats stratégiques qui ont pu

donner le jour au premier et seul service

de prise de sang mobile, ponctuel et sans

frais du pays: Picken Doheem. Ainsi les

patients peuvent depuis fin 2017 faire

réaliser leurs prélèvements biologiques où

ils le souhaitent: chez eux, sur leur lieu de

travail, à l’adresse de leur choix ou dans

l’un des 48 centres de prises de sang Picken

Doheem.

Porté par sa volonté d’amélioration continue

au service du patient, le laboratoire

révolutionne le monde de la biologie médicale

en ajoutant aujourd’hui de nouveaux

services à sa plateforme interactive

myLAB ® .

Le projet: une solution contribuant au

processus d’amélioration du service

au patient et répondant aux nouvelles

obligations réglementaires

L’objectif global du projet BioneXt LAB

est de penser une médecine à «quatre P»:

Prédictive, Participative, Préventive et


LG

JUIN 2019

13

Personnalisée. Véritable plateforme entre

les différents acteurs du milieu médical et

ses patients, BioneXt LAB va encore plus

loin. Etendant aujourd’hui son concept

au monde entrepreneurial grâce au

développement d’une médecine préventive

à destination des employés, la nouvelle

solution B-neXt Care est un programme

complémentaire aux obligations légales

liées à la médecine du travail et aux nouvelles

obligations réglementaires incombant aux

professionnels de santé.

Ce programme de prévention de santé

est proposé dans le cadre d’une politique

globale de bien-être au travail. Financé

par l’employeur, BioneXt LAB propose

de réaliser des bilans de santé à l’intention

des employés en plus des prélèvements

possibles sur le lieu de travail. Autant au

service du patient que du médecin, B-neXt

Care contribue aujourd’hui à l’évolution de

la médecine du travail.

L’employé adhérant au programme fournit

des informations utiles: génétiques, style

de vie, environnement de travail,… qui

s’ajoutent à ses informations ponctuelles

médicales et à ses résultats d’examens de

laboratoire. S’appuyant sur l’intelligence

artificielle, l’application propose au

patient des recommandations à partir

des informations cliniques et biologiques

recueillies. Ces mêmes informations

renseignent également le médecin pour

l’orienter dans ses prescriptions.

L’application permet de plus de calculer

un scoring de bien-être: un chiffre qui

représente l’état de santé d’un individu à

un instant T. L’utilisation de B-neXt Care

peut être maximisée par le port d’objets

connectés, tels qu’une montre qui donnerait

en temps réel l’état cardiaque d’un individu

par exemple.

EBRC, le choix d’un partenaire de

confiance pour garantir un niveau de

service optimal

Opérées et sécurisées dans les data centres

Tier IV d’EBRC, les données critiques

stockées par la solution de BioneXt LAB

bénéficient de l’expérience reconnue

d’EBRC en cyber-résilience.

Le Dr Dourson explique: «Notre laboratoire

traite des données de santé

hautement sensibles. Le choix d’EBRC s’est

imposé naturellement. Il semblait évident

qu’il s’agissait du meilleur partenaire tiers

de confiance pour fournir la puissance et la

sécurité nécessaires aux solutions BioneXt

LAB».

Reconnu au niveau européen pour la

fiabilité et la qualité de ses services

notamment dans le traitement des données

bancaires, EBRC garantit l’archivage

et l’accessibilité sécurisés des données

des solutions de BioneXt LAB. «Nous

recherchions un partenaire pérenne

assurant un service robuste et une haute

disponibilité. EBRC répond parfaitement

à ces enjeux fondamentaux pour l’exercice

de notre métier et nous permet d’offrir un

service de grande qualité aux médecins et

aux patients qui nous font confiance».

“EBRC, meilleur

partenaire tiers

de confiance

pour fournir

la puissance

et la sécurité

nécessaires

aux solutions

BioneXt LAB”

La biologie médicale, un secteur d’avenir

«Que ce soit au niveau des contraintes

économiques qui varient brusquement ou

de l’évolution technologique galopante, le

secteur de l’analyse médicale se retrouve

face à de nombreux défis. La biologie

médicale est un secteur d’avenir tant au

niveau de son importance croissante dans le

diagnostic médical que du point de vue de

l’intégration des nouvelles technologies».

BioneXt LAB, figure de proue dans son

domaine, est prêt à façonner l’avenir de

son métier en relevant tous les défis posés.

Ainsi, fort de son approche collaborative,

BioneXt LAB poursuit sa quête de mise en

place de solutions et de services pertinents

proposés aux médecins et aux patients.

En intégrant la prescription électronique

dans myLAB ® , son interface évolutive

de communication entre laboratoires,

médecins, professionnels de santé et

patients, BioneXt LAB se distingue une

nouvelle fois. Désormais, les médecins

peuvent générer une prescription

électronique en accord avec les règles de la

nomenclature en vigueur. Le calcul du coût

au patient se fait automatiquement, comme

la génération automatique des accords de

paiement pour les patients ainsi que des

éventuels formulaires de consentement. La

pertinence de la solution myLAB ® se traduit

déjà par son intégration dans l’ensemble des

logiciels de cabinets médicaux.

«La plus-value de l’inventivité réside

certes dans son utilité en tant qu’outil de

l’expansion de la patientèle, mais c’est

avant tout un vecteur d’amélioration

de la prise en charge du patient par les

professionnels de santé. En garantissant le

bon fonctionnement de notre infrastructure

informatique, EBRC nous aide à relever

au quotidien l’ensemble des défis auxquels

nous sommes confrontés», conclut Dr

Jean-Luc Dourson. n

Une solution

www.bionext.lu

EBRC

5, rue Eugène Ruppert

L-2453 Luxembourg

www.ebrc.com


14 LG

JUIN 2019

E-SANTÉ

L’IA à l’aide

des professionnels

de la santé

Le domaine de la santé est un nouveau terrain d’activités

chez InTech. Il nécessite la motivation et les compétences

techniques des collaborateurs afin de contribuer à des projets

d’amélioration du bien-être de la personne. Eric Laurent,

ingénieur à la tête du Pôle Santé, nous présente deux

algorithmes fondés sur l’intelligence artificielle prédictive.

Interview.

Pourquoi et depuis quand, InTech s’intéresse-t-elle

à l’e-santé?

Ma première mission, à mon arrivée il y a

trois ans, a été de développer le Pôle Santé.

La raison est qu’il s’agit d’un domaine où

la technologie est au service de projets qui

ont du sens. Un sens qui profite aux patients

mais aussi à nos collaborateurs. InTech a

aujourd’hui une expertise technologique

qu’elle souhaite proposer aux professionnels

de la santé.

Parlez-nous de votre algorithme de Deep

Learning…

Ce premier projet est capable d’analyser un

grain de beauté à partir d’une simple photo

et d’en détecter ses caractéristiques afin de

déterminer s’il y a un risque de cancer de la

peau. Plusieurs méthodologies existent afin

de détecter le caractère malin ou bénin du

mélanome, dont la méthode «ABCDE» qui

analyse l’asymétrie, les bords, la couleur, le

diamètre et l’évolution du grain de beauté.

Notre objectif est d’inclure cette méthode

dans un algorithme de Deep Learning afin

d’accompagner les prises de décision des

professionnels de santé.

La complexité de ce type de projet est d’avoir

une base de données suffisante pour créer

un modèle prédictif capable d’apprendre

par lui-même. En cas de détection de

mélanomes malins, la base de données doit

être suffisamment fournie en photos de

grains de beauté aussi bien bénins que malins.

Notre base de données appelée «Dataset» a

été peuplée de 13.680 images classifiées par

les professionnels de santé. Une partie de ce

Dataset a servi de modèle d’entraînement à

notre algorithme et l’autre à le valider. Les

taux de précision sont proches de 99% sur

le jeu de données d’entraînement et de 97%

sur celui des données de validation.

“Lorsque

l’ingénierie

se met au service

de la santé,

des nouveautés

essentielles

dans le domaine

médical peuvent

émerger”

Et pour ce qui est de l’algorithme de

mesure de paramètres de santé par flux

vidéo…

Nous travaillons en effet sur un second

projet qui permet de mesurer des

paramètres de santé par flux vidéo. La

majorité des appareils connectés sont

équipés de matériel vidéo qui permettent de

concevoir des solutions fondées sur des flux

vidéo. Nos travaux ont porté sur la mesure

du rythme cardiaque et de la fréquence

respiratoire. Nous avons pour ce faire,

élaboré un algorithme qui repose sur des

formules et des méthodes mathématiques

de traitement du signal, telles que les

décompositions de Fourier, les filtres et

les études de convergences. Nous avons

utilisé une méthode de détermination des

variations de couleur qui se produisent

au niveau des veines du front lors d’une

pulsation cardiaque. La région du front

possède une couche très fine de peau et

un réseau sanguin extrêmement chargé

qui permet d’isoler les couleurs primaires

(rouge, vert et bleu).


Eric Laurent

Après une dizaine de seconde, l’algorithme

est capable de définir le rythme cardiaque

de la personne filmée. Cet algorithme

fait l’économie de tous capteurs

corporels et laisse envisager de nouveaux

cas d’utilisations notamment pour la

télémédecine par exemple.

Ces deux technologies ont-elles vocation

à être commercialisées?

Il s’agit ici de projets d’innovation qui n’ont

pas aujourd’hui de vocation commerciale.

Nous les menons afin de montrer l’étendue

des possibles. Lorsque l’ingénierie se met

au service de la santé, des nouveautés

essentielles dans le domaine médical

peuvent émerger. Le partenariat entre nos

ingénieurs et les professionnels de la santé

est primordial. C’est ce que nous souhaitons

mettre en place pour, ensemble, développer

les solutions de demain. n

InTech S.A.

208 Rue de Noertzange

L-3670 Kayl

info@Intech.lu

www.Intech.lu


Guy Brandenbourger


LG

JUIN 2019

17

Les données de santé

La santé pourrait devenir l’un des principaux piliers de

l’économie nationale d’ici quelques années en faisant du

Luxembourg un Health Data Hub. C’est tout du moins la

conviction de Guy Brandenbourger, associé et Healthcare

Leader cher PwC Luxembourg, qui revient pour nous sur les

atouts du Grand-Duché. Interview.

Qu’en est-il de la digitalisation du

secteur de la santé en général et de la

médecine personnalisée en particulier?

Une récente étude PwC sur le déploiement

de la télémédecine en Europe révèle que

80% des actes médicaux sont encore

réalisés de manière classique et qu’une

augmentation de 20% de la télémédecine

pourrait faire l’économie de 271.793

jours de consultations, de 20 millions de

kilomètres parcourus, de 2,4 milliards

d’euros et de 210.000 décès.

Les bénéfices potentiels de la digitalisation

du secteur sont connus mais entre le patient

et le médecin, réside des données qu’il

s’agit de créer, de sécuriser, de stocker et

d’échanger. La solidité de cette chaîne de

valeur dépend certes de la technologie mais

aussi des praticiens et des patients. Ces

derniers ne doivent plus subir mais être

des acteurs de leur santé. Si les données

médicales sont créées par les médecins, les

hôpitaux ou les laboratoires, c’est l’individu

qui en est le propriétaire et le gestionnaire

et à lui de décider à qui il les communique.

C’est là toute l’ambition du Dossier de

Soins Partagé (DSP) de l’agence e-Santé.

Quel rôle le secteur privé peut-il jouer

dans l’avènement de l’e-santé?

Le cadre réglementaire est nécessaire à la

constitution d’un écosystème économique

qui protège, anonymise, stocke en volume

puis valorise ces données. Sous réserve

du consentement de l’individu, ses

informations médicales sont profitables à

l’industrie pharmaceutique, à la recherche

clinique et plus généralement à la santé

publique.

L’identité digitale du patient sécurisé,

éventuellement anonymisé ou pseudomisé

ouvre un vaste champ de possibilités.

Et notamment via les objets connectés qui

récoltent certaines données utiles aux études

longitudinales à grande échelle comme

l’exposition au stress, à certains virus ou à la

pollution par exemple. La convergence du

Big Data et de la santé publique profitera

à la prévention et à l’anticipation de l’état

de malade.

Quelles ambitions pour le Luxembourg?

Celle de devenir un dépôt sécurisé pour les

données provenant de l’international par

exemple. Ce Health Data Hub profiterait

de la sécurité, de la réputation et du savoirfaire

technologique de la Place financière.

Les synergies possibles entre les deux

secteurs sont nombreuses et l’une d’elle

pourrait sans aucun doute être la blockchain,

sécurisant l’échange des données, qu’elles

soient financières ou médicales.

Le rapport Rifkin sur la Troisième

Révolution Industrielle du Luxembourg

explique clairement que la diversification

économique passera aussi par la santé. Le

programme gouvernemental va d’ailleurs

dans ce sens avec la digitalisation de

l’ordonnance médicale bientôt envoyée

directement au pharmacien et à la Caisse

de Santé. Plus rapide et sécurisée, elle

devrait être introduite au cours du mandat

gouvernemental, plaçant ainsi le Grand-

Duché sur le banc des meilleurs élèves

européens.

Quels sont les atouts du Luxembourg?

La solidité du tissu médical revient d’abord à

la qualité de ses acteurs, que ce soit la CNS,

l’agence e-santé, le LIH, l’IBBL et les quatre

hôpitaux dont le CHL qui participe à une

recherche clinique internationale de phase

1 contre le cancer (une première pour un

hôpital luxembourgeois).

E-SANTÉ

Il y a ensuite la qualité de nos infrastructures

avec des centres de données Tier IV,

l’implémentation du Datacenter de Google

à Bissen, l’introduction du DSP, la création

d’un Bachelor en médecine à l’Université du

Luxembourg et le déploiement de la 5G qui

impactera la transmission et l’interprétation

des données.

“Le Luxembourg

peut faire valoir

sa capacité

à capter, sécuriser,

traiter et mettre

à disposition les

données de santé”

Enfin le contexte favorable avec des projets

européens comme le «1 Million Genomes»

qui à l’horizon 2022 favorisera un mécanisme

de collaboration susceptible d’améliorer la

prévention des maladies et de permettre des

traitements plus personnalisés.

Le Luxembourg peut donc faire valoir sa

capacité à capter, sécuriser, traiter et mettre

à disposition les données de santé au niveau

européen dans un premier temps, puis à

l’échelle mondiale. L’écosystème mis en

place, la vision politique et les maturités

institutionnelle et hospitalière permettent,

tout du moins, de l’envisager. n

Conférence à venir

Le 26 juin 2019 au Crystal Park, PwC

Luxembourg organise la conférence

«E-santé ou la data dans tous ses états» -

Points de vue européens et perspectives

pour le Luxembourg. Il sera notamment

question du déploiement des services de

télémédecine en Europe et des possibilités

offertes par le big data pour le secteur de

la santé au Luxembourg. Cet événement

est exclusivement sur invitation. Plus

d’information: pwc-events@lu.pwc.com

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2 Rue Gerhard Mercator

L-1014 Luxembourg

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18 LG

JUIN 2019

E-SANTÉ

Les secteurs économiques

prioritaires de l’IA

Lors d’une conférence de presse en date du 24 mai 2019, Xavier Bettel, Premier ministre,

ministre d’État, ministre de la Digitalisation, et Étienne Schneider, Vice-Premier ministre,

ministre de l’Économie, ont présenté deux documents complémentaires: la vision stratégique

à l’égard de l’intelligence artificielle (IA) et la stratégie d’innovation basée sur les données

pour soutenir l’émergence d’une économie durable et de confiance.

Xavier Bettel et Étienne Schneider


LG

JUIN 2019

19

La transformation numérique actuelle de la

société et de l’économie se base notamment

sur la production et la circulation accrues

de données de toutes sortes. Ces données

sont stockées, traitées, analysées et

modifiées par des systèmes technologiques

en évolution rapide et de complexité

croissante comme l’intelligence artificielle.

De tels développements informatiques et

progrès technologiques affectent de plus

en plus la vie quotidienne des citoyens et

le développement futur de tous les secteurs

de l’économie.

Une vision stratégique

L’élaboration d’une vision stratégique de

l’intelligence artificielle au Luxembourg

est devenue une priorité nationale. Si la

mouvance digitale a généré des quantités

© MECO

de données sans précédent, elle ne pourra

être bénéfique que si la société et ses

citoyens peuvent en retirer des bénéfices.

Dans une société axée sur les données,

l’IA représente le canal par lequel des

quantités incalculables de données peuvent

être transformées en réponses exploitables

instantanées. En automatisant des procédés

fastidieux, en offrant un niveau inédit

de services personnalisés et en jetant

les bases d’un monde “intelligent”, l’IA

détient les rênes pour révolutionner la vie

humaine comme peu d’autres technologies

auparavant.

C’est dans ce contexte que Xavier Bettel

a lancé un processus de consultation

interministérielle pour définir une vision

stratégique de l’IA au Luxembourg. Cette

vision a trois grandes ambitions: faire du

Luxembourg une des sociétés numériques

les plus avancées en Europe et dans le

monde, créer une économie durable basée

sur les données (data-driven) et construire

une intelligence artificielle centrée sur le

citoyen (human centric). Cependant, cette

vision ne doit pas être envisagée comme une

stratégie ponctuelle, mais plutôt comme la

première version d’une vision politique qui

fera régulièrement l’objet de mises à jour et

sera redéfinie au besoin.

“L’intelligence

artificielle

est fin prête

pour son

exploitation.

À nous de

déterminer

quelles en seront

les implications”

Cette démarche implique d’identifier dans

quels domaines le Luxembourg peut se

démarquer au niveau mondial. À cette fin,

le gouvernement se penchera de manière

sérieuse et critique sur le rôle qu’il veut

donner à l’IA au sein de la société.

«En tant que nation diversifiée et innovante,

nous déterminerons l’impact que

cette technologie aura sur les droits de

l’homme, sur la vie des citoyens et sur nos

valeurs démocratiques. L’intelligence artificielle

est fin prête pour son exploitation.

À nous de déterminer quelles en seront les

implications», a déclaré le Premier ministre.

Une économie durable et de confiance

Prenant en considération des technologies

comme l’intelligence artificielle, le “big

data”, la robotique ou l’Internet des objets, la

stratégie d’innovation basée sur les données

soutient la transformation numérique des

secteurs économiques considérées comme

prioritaires: l’industrie manufacturière

4.0, la logistique, les écotechnologies, les

technologies de la santé, l’industrie spatiale

et les services financiers. Le domaine

des technologies de l’information et de

la communication (TIC) est le moteur

transversal de la transformation numérique

de ces secteurs qui sont développés

activement depuis plus de dix ans afin de

diversifier davantage l’économie nationale.

Le développement dans tous ces secteurs

a une caractéristique commune: l’analyse

des données va révolutionner leurs modèles

d’affaires actuels et en parallèle créer de

nouvelles opportunités d’affaires.

Définie par le ministère de l’Économie, la

stratégie d’innovation décrit sur 47 pages

pour chacun des secteurs économiques visés,

le contexte général ainsi que la situation

actuelle et propose des actions concrètes

à mettre en œuvre pour en augmenter la

productivité et assurer leur développement

durable dans une économie de données.

Les mesures proposées se déclinent

autour de trois axes: le renforcement de

l’infrastructure digitale, le soutien aux

entreprises pour intégrer les technologies

innovantes digitales ainsi que la création

d’un environnement légal et financier

favorable à l’économie de données.

Étienne Schneider, a déclaré: «S’alignant

sur les efforts de diversification de

l’économie nationale, cette stratégie

d’innovation soutient spécifiquement

la transition numérique des entreprises

relevant des secteurs concernés. Les

mesures préconisées accélèrent l’émergence

d’une économie basée sur les données.

Le Luxembourg restera ainsi un pays

précurseur dans l’innovation digitale». n

Communiqué par le ministère d’État/

ministère de l’Économie


20 LG

JUIN 2019

BRÈVES COMMUNALES – CENTRE

PAR PIERRE BIRCK

MERSCH

Les beaux jours vont souvent de pair

avec promenades dans la nature…

et les piqûres de tiques aussi. La

commune de Mersch a accueilli, le

mois dernier, une conférence animée

par le docteur Georges Jacobs à propos

de ces acariens. Il a notamment insisté

sur la maladie de Lyme, véhiculée par

les tiques, où environ 1.000 cas sont

recensés par an au Grand-Duché

de Luxembourg. L’idée était de

reconnaitre et interpréter les signes de

la maladie et son traitement.


Source: mersch.lu

LAROCHETTE

Le 7 juin dernier s’est déroulée la

coupe scolaire 2019 dans les rues

de la ville de 8 à 12 heures. Les

automobilistes et les riverains ont été

invités à rouler prudemment durant

ce créneau afin d’éviter d’éventuels

accidents lors de cet événement qui

marque, à quelques semaines près,

le début des vacances scolaires.


Source: larochette.lu

STEINSEL

L’Administration de la nature et des forêts

ainsi que le ministère de l’Environnement,

du Climat et du Développement durable

ont organisé deux soirées d’informations,

l’une à Oberanven, l’autre à Steinsel, au

Kultursall en mai dernier. Elles portaient

sur la zone «Gréngwald» qui se trouve

sur le territoire de la Ville de Luxembourg

et des communes de Walferdange,

Lorentzweiler, Junglinster, Sandweiler,

Niederanven et Steinsel. Celle-ci a été

déclarée zone protégée d’intérêt national

sous forme de réserve naturelle et de

paysage protégé.


Source: gouvernement.lu

HESPERANGE

Le cercle numismatique du Grand-

Duché de Luxembourg et le cercle

philatélique et numismatique Hollerich-

Bonnevoie asbl ont organisé une

bourse régionale pour timbres, cartes

postales ou encore billets de banque à

la fin du mois de mai au Foyer CELO.

Pour les passionnés, c’était l’occasion

de découvrir de nouvelles pièces et

d’agrandir leur collection.


Source: hesperange.lu

COLMAR-BERG

La première édition du «Senior Drivers Day» a eu lieu en

2015, cette année aura lieu la troisième édition, organisée par

le ministère de la Famille et de l’Intégration. Cet événement

aura lieu le 19 juin prochain au centre de formation pour

conducteurs situé à Colmar-Berg. Il sera entièrement dédié à la

sécurité routière des personnes âgées: en tant que conducteur,

mais aussi en tant que piéton.


Source: eventsinluxembourg.lu

SCHUTTRANGE

L’apiculteur Pierre-Hubert Andrieux animera la conférence

intitulée «L’abeille noire: un patrimoine naturel» le vendredi 28

juin prochain dans le bâtiment LuxairGroup situé à Munsbach,

section de la commune de Schuttrange. Il y sera notamment

question de la préservation dans la nature de l’abeille noire,

mais aussi de son avenir car la situation à son sujet est très

précaire.


Source: sias.lu

LINTGEN

L’Amicale internationale d’aide à l’enfance (AIAE) organisera

une journée familiale ce dimanche 30 juin, de 11 heures à

18 heures au centre «A Mouschelt». Entre animations pour

les enfants et activités à l’extérieur, cet événement sera aussi

l’occasion, pour l’association, de verser les recettes de la

journée au profit des projets qu’elle soutient en Corée du Sud,

en Inde et au Vietnam.


Source: eventsinluxembourg.lu

WALFERDANGE

L’artisanat sera mis à l’honneur ce dimanche 30 juin avec la

6 e édition du grand marché de l’artisanat à Walferdange,

organisé par l’association «Hobbykënschtler Lëtzebuerg».

Près de 150 artisans luxembourgeois et de la Grande Région,

qu’ils soient forgerons, créateurs ou vanniers, se réuniront,

montreront leur savoir-faire et exposeront leurs objets et

créations au hall sportif de la ville.


Source: eventsinluxembourg.lu

LUXEMBOURG-VILLE

Lydie Polfer, bourgmestre, et Serge

Wilmes, premier échevin, ont présenté

le concours d’idées urbanistiques qui

concerne la mise en valeur des terrains

occupés par le Stade Josy Barthel,

mais aussi ses alentours. Baptisé

«Wunnquartier Stade», ce projet est

situé au cœur de la ville et a pour but

de devenir une zone résidentielle

puisque la création de logements fait

partie des priorités de l’administration

communale.


Source: vdl.lu

Fin mai, le cacique suprême du peuple

Kayapo et de toutes les tribus du Bas-

Xingu, Raoni Metuktire, a été accueilli

par le collège des bourgmestre et

échevins. En tournée européenne

durant plusieurs semaines, le chef

et sa délégation ont l’intention de

sensibiliser l’opinion publique sur la

préservation des peuples indigènes

mais aussi sur la protection de la forêt

amazonienne. La Ville leur a remis

des corbeilles avec une sélection de

produits luxembourgeois.


Source: vdl.lu

NIEDERANVEN

Découvrir les Etats-Unis du XX e siècle,

le sud de la Californie et son histoire,

c’est ce que retrace l’exposition

«Sea Dream Avenue». Elle revient

notamment l’expansion de l’industrie

agricole dans la vallée grâce à la

mer de Salton, un lac créé par une

importante crue du Colorado en 1891.

L’exposition a démarré le 4 juin et sera

visible jusqu’au 12 juillet prochain à la

Kulturhaus à Niederanven.


Source: niederanven.lu

STRASSEN

Le FC UNA Strassen, premier club

sportif du territoire, a signé une

convention avec la commune de

Strassen qui leur fournit une aide de

25.000 euros sur une période de trois

ans. Ces subsides ont avant tout pour

objectif de promouvoir et développer

le sport auprès des jeunes de l’équipe.

Tous les clubs de la commune

représentés par la discipline olympique

sont aussi concernés par cette aide.


Source: strassen.lu


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10

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2009 - 2019


22 LG

JUIN 2019

Strassen, le dynamisme

à l’épreuve des ambitions

PAR PIERRE BIRCK

Accolée à Luxembourg-Ville, Strassen s’est développée au

même rythme que la capitale luxembourgeoise au fil des

années, avec son lot d’avantages… mais aussi d’inconvénients.

Interview de Gaston Greiveldinger, bourgmestre, qui présente

les différents aspects, évolutions et défis de sa commune.

Gaston Greiveldinger

favorisera l’achat de voitures ou de bicyclettes

électriques pour ses habitants. «Les véhicules

des services communaux circuleront tous

avec cette énergie. Enfin, sous l’impulsion de

Nicolas Pundel, échevin à l’environnement,

nous installerons des distributeurs d’eau, ils

ne fonctionneront pas avec des bombonnes

classiques mais seront directement reliés au

réseau communal», étaye le bourgmestre,

les yeux rivés vers l’avenir. Une trentaine de

crèches et une maison relais fréquentée par

quelques 600 élèves n’offrent pour autant

pas toutes les garanties à long terme. «Il

est nécessaire de créer un espace scolaire

supplémentaire pour accueillir un total

d’environ 1.300 élèves et ainsi doubler

les capacités. Ce projet entre dans le plan

«Strassen 2030». Des groupes de réflexion

ont été créés pour organiser l’apprentissage de

demain, dans l’enseignement mais aussi dans

les infrastructures, l’idée étant de construire

des espaces scolaires pour les besoins futurs»,

poursuit-il.

Le tramway en projet

«S’il fallait décrire Strassen en un mot?

Objectivement, je dirais dynamique», débute

le bourgmestre Gaston Greiveldinger. Pour

cause, la population n’a cessé de croitre

ces dernières années en raison de l’activité

économique importante, dont jouit la

commune, véritable «ceinture dorée de

la ville de Luxembourg», comme il aime

à l’appeler. «Nous concentrons plus de

7.000 emplois et près de 800 entreprises

sur notre territoire. En tant que commune

nous essayons de soutenir cette activité. Elle

reste malgré tout liée aux enjeux de mobilité

puisque des milliers de frontaliers circulent

tous les jours sur la route d’Arlon, l’artère

principale de l’agglomération».

Des projets de contournements en périphérie

de la ville pour soulager le trafic sont d’ores et

déjà planifiés. L’arrivée du tram contribuera

également au désengorgement, «il faudra

élargir la route pour pouvoir accueillir les

rails; sans oublier la mobilité douce avec les

pistes cyclables ou les zones piétonnes».

Les yeux rivés sur l’avenir avec «Strassen

2030»

Strassen est également certifiée à 50%

du Pacte Climat et Gaston Greiveldinger

envisage encore de l’améliorer. «Nous

étions l’une des premières communes à avoir

instauré le chauffage urbain. Nous avons

déjà opté pour le photovoltaïque, effectué

une analyse énergétique des bâtiments

communaux, ainsi que vérifié la qualité de

l’air qui reste bonne malgré la densité du

trafic au quotidien». Des initiatives plus

modestes seront aussi lancées, comme la

distribution de sacs en tissu réutilisables pour

éviter l’utilisation abusive du plastique sur les

marchés. A l’aide de subventions, la commune

Favoriser la mixité sociale

La commune a également acquis les

terrains situés derrière la mairie. Sur

ceux-ci naîtra un nouveau lieu de vie, avec

des lieux d’apprentissage, mais aussi des

logements afin de pouvoir accueillir toutes

les catégories sociales en dépit des loyers

très élevés. «C’est pourquoi nous avons

créé une centaine de logements sociaux ou

à coûts modérés. D’autres projets sont en

cours de construction ou de planification.

A l’automne, par exemple, nous ouvrirons

un nouvel immeuble de neuf appartements

qui seront tous loués selon la loi de 1998

qui calcule le montant des loyers selon les

revenus des occupants, le nombre d’enfants

et la surface disponible».

L’objectif étant de favoriser la mixité sociale

sur l’ensemble du territoire. Les défis pour

Strassen sont ainsi multiples et Gaston

Greiveldinger, entré au collège échevinal

en 1996, mettra pourtant un terme à sa

carrière politique en janvier 2021, en plein

mandat. «Je suis là depuis longtemps et je

veux laisser ma place aux jeunes. Ils ont

d’autres idées et j’espère que les prochains

élus auront la même volonté de faire

rayonner Strassen. C’est surtout le vouloir

qui est prépondérant, car vouloir c’est

pouvoir». n


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GRÂCE À LA CMCM.

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VALABLE

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LA FAMILLE

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de transfert à l’étranger. Est également inclus un service d’assistance mondiale 24h/24 et 7j/7 lors de vos vacances, qui prend en

charge vos frais d’hospitalisation et offre des transports médicalisés et rapatriements illimités.

Toute la famille est couverte à partir de 20,19 €/mois seulement. Plus d’informations sur : www.cmcm.lu

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médecine dentaire

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transport médicalisé, rapatriement

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24 LG

JUIN 2019

SANTÉ

La solidarité

en soutien à la santé

Bénéficiant depuis peu du maintien de la loi régissant le statut

et le rôle des sociétés de secours mutuel, la Caisse Médico-

Complémentaire Mutualiste (CMCM) remet toutefois en

question ses offres afin de les aligner davantage aux besoins

de ses adhérents. Fabio Secci, directeur général, nous parle

de la prochaine réforme des garanties de la CMCM ainsi que

du développement des prestations couvertes par l’organisme.

Interview.

Fabio Secci

La Chambre des députés a voulu moderniser

le statut et le rôle des sociétés de

secours mutuels. Qu’en est-il aujourd’hui?

La loi régissant le statut et le rôle des

sociétés de secours mutuel datait de 1961

et a été remise en question. La Chambre a

toutefois reconnu notre rôle de précurseur

dans le remboursement de certaines

prestations que nous pouvons implémenter

plus rapidement grâce à nos processus

de décisions plus rapides. La prise de

conscience de la nécessité de conserver des

structures comme la nôtre a donc permis

de maintenir la loi. En effet, beaucoup de

soins ne sont pas ou peu remboursés par la

CNS, notre organisme tente de pallier cette

carence.

Ont également été précisées les différences

entre les assurances classiques et les mutuelles

au Luxembourg. Nous avons choisi de ne

pas devenir assureurs et de nous limiter à

un fonctionnement propre aux mutuelles:

nos membres paient des cotisations et nous


LG

JUIN 2019

25

décidons par l’intermédiaire de délégués

quelles seront les prestations que nous

couvrirons au cours de l’année. Si les fonds

venaient à manquer, alors la mutuelle cesserait

ses remboursements jusqu’au prochain appel

à cotisation. Toutefois, les bénéfices générés

au fil des années nous permettent d’avoir plus

d’une année entière de prestations d’avance.

Si nos réserves n’étaient pas suffisantes,

nous pourrions convoquer en 60 jours une

assemblée générale extraordinaire et décider

d’augmenter les cotisations ou de diminuer

les prestations. De plus, contrairement aux

assurances, nous n’excluons personne! Enfin,

nos cotisations sont familiales et sont donc

les mêmes pour un affilié célibataire que pour

une famille. Grâce aux bénéfices générés,

nous créons des groupes de travail dont la

mission consiste en la recherche de nouvelles

prestations que nous pourrions rembourser.

Notre mode de fonctionnement différant

complètement de celui des assureurs, il est

logique que nous ne soyons pas soumis aux

même contraintes et directives.

Quelles sont les garanties dont vos

adhérents profitent?

Aujourd’hui nous proposons trois régimes;

le régime commun est celui auquel tout

membre accède en s’inscrivant au sein de notre

mutuelle. Deux régimes optionnels, Prestaplus

et Denta & Optiplus, viennent le compléter.

Le régime commun comprend 13 millions de

prestations pour les maladies ou interventions

chirurgicales graves en première classe, au

Luxembourg comme à l’étranger. Il prévoit

aussi 5 millions de prestations dentaires. Le

Prestaplus couvre quant à lui la prise en charge

en première classe pour les interventions

moins graves et les accouchements avec une

carence de trois mois seulement, dans le but de

couvrir le plus souvent possible nos adhérents.

Nous avons aussi intégré le remboursement

de la médecine préventive (ostéopathie, tests

sanguins spécifiques, programme de pré

burn-out,…) au Prestaplus. Enfin, le Denta &

Optiplus prend en charge les remboursements

liés aux frais dentaires et d’optique.

Depuis le 1 er janvier 2019, nous offrons la

première année d’adhérence aux jeunes de

moins de 30 ans, sans nécessité d’engagement,

afin de leur permettre de découvrir nos offres.

“Nous voudrions

développer

davantage

nos offres liées

à la médecine

préventive”

Vos offres vont toutefois être revues

d’ici 2020…

90% de nos membres adhèrent au régime

commun et à au moins une garantie

optionnelle. Cela nous a poussé à remettre en

question la pertinence de la structure de nos

offres. Nos groupes de travail envisagent dès

lors la possibilité de modifier notre système

de couverture. Certaines prestations plus

basiques seraient toujours remboursées, mais

pour les autres, le pourcentage de couverture

varierait en fonction du montant de cotisation

choisi. Ces cotisations resteraient familiales

et seraient toujours liées à l’âge d’adhésion,

mais de manière encore plus stricte: plus le

nouvel adhérent est jeune au moment de son

inscription, moins sa cotisation sera élevée, et

ce, dans l’esprit de solidarité sur lequel notre

mutuelle a été fondée. La refonte concernera

également notre offre Business solutions

qui pourrait alors couvrir l’entièreté des

prestations que nous prenons en charge.

La structure exacte de la réforme sera validée

par notre assemblée générale le 20 juin

prochain pour une application au 1 er janvier

2020, avec une période de transition prévue

pour nos adhérents actuels qui ont deux

années pour demander le remboursement de

leurs frais.

Dans le futur, nous voudrions également

développer davantage nos offres liées à la

médecine préventive afin d’éviter à nos

membres des problèmes de santé avant qu’ils

ne se présentent. n

Vous proposez également des garanties

spécifiques aux entreprises…

A la différence des assurances complémentaires

de santé, notre offre «Business solutions»

propose une cotisation unique pour toute

une famille. Un employé pourra donc faire

bénéficier son partenaire et ses enfants de cette

mutuelle complémentaire, et ce, sans devoir

observer de délai de carence entre les prises en

charge. Nous avons par ailleurs fait le choix de

ne pas rembourser les frais de pharmacie afin

de ne pas faire augmenter les cotisations pour

un remboursement de frais si peu coûteux.

Enfin, nous prévoyons des remises calculées

en fonction du nombre de salariés qu’un

employeur décide de couvrir par notre

intermédiaire, tout en lui faisant bénéficier des

mêmes avantages fiscaux liés à une assurance

classique.

Chiffres clés

270.000

affiliés principaux et co-affiliés

134.000

familles couvertes

7.000

contrats frontaliers

Caisse Médico-Complémentaire

Mutualiste

49 Rue de Strasbourg

L-2561 Luxembourg

www.cmcm.lu


26 LG

JUIN 2019

SANTÉ

A l’écoute et au service

des seniors

Créée en 2009, la société familiale Päiperléck offre une

large panoplie de services couvrant l’entièreté des besoins

spécifiques d’une clientèle senior. Flexible et réactive face

aux demandes de prise en charge, l’entreprise met en place

et coordonne des solutions adaptées aux besoins de chaque

patient, tant au niveau des infrastructures que des soins et

activités. Stéphanie et Isabelle Hein, respectivement directrice

générale et directrice des soins, nous parlent en particulier

des services Nuets Päiperléck et lits de vacances, tout à fait

innovants dans ce domaine. Explications.

Comment est née l’entreprise Päiperléck?

SH: En 2009, nous avons créé l’entreprise

familiale Päiperléck, destinée aux soins à

domicile, ainsi que quatre autres entitéssœurs

chapeautant l’exploitation des

résidences seniors, le service de restauration

en résidence, la conciergerie et le nettoyage

ainsi que l’administration générale des

sociétés. Ces quatre entités sont aujourd’hui

regroupées au sein de la société Päiperléck

Services. Nous gérons ainsi un personnel de

460 salariés dont 208 sont dédiés au soin.

A travers eux, nous créons un environnement

familier tant pour nos résidents que pour

nos patients externes, qui sont en contact

avec les mêmes personnes au quotidien.

Parlez-nous de votre activité dédiée aux

soins à domicile…

SH: Nos équipes soignantes, kinésithérapeutes,

ergothérapeutes et psychologues

Stéphanie et Isabelle Hein


LG

JUIN 2019

27

offrent un service classique de soin à

domicile de 6 à 22 heures, et ce, à partir de

nos trois – prochainement quatre – antennes

luxembourgeoises. Nos services comprennent

des actes infirmiers, de soins et soutien, ainsi

que des aides aux tâches domestiques.

IH: Nous avons également une équipe de

nuit, Nuets Päiperléck, qui reste active

24h/24 de manière à assurer un meilleur

suivi des patients, et ce, même de jour. Cela

s’avère surtout utile pour les patients en

soins palliatifs, bien que ce service s’adresse

à tous. En effet, si nos soins à domicile

rencontrent essentiellement une clientèle

senior, ils s’adressent pourtant à tous, sans

restriction liée à l’âge.

Quel type d’encadrement offrent vos

résidences seniors?

SH: Nos logements encadrés accueillent

les personnes âgées mobiles et autonomes

qui ont décidé de leur propre initiative

de venir en maison de retraite, souvent

pour éviter l’isolement et se faciliter la vie.

Nos agréments CIPA, reçus grâce à un

aménagement spécifique de deux de nos

résidences, nous ont permis d’accueillir une

clientèle nécessitant davantage de soins.

Aujourd’hui, nous comptons deux CIPA

ainsi que deux résidences de logements

encadrés. Les animaux de compagnie y sont

acceptés si les clients peuvent en assumer

complètement la responsabilité.

IH: Par sécurité, nous veillons à ce que

du personnel dédié aux soins soit présent

24h/7j. Les résidents sont ainsi parfaitement

encadrés par une présence permanente.

Nos résidences prévoient par ailleurs des

contrats d’hébergement tout compris en

pension complète.

Quelle différence peut-on faire entre

vos résidences et vos foyers de jour?

SH: Nos quatre foyers de jour – souvent

intégrés à nos résidences seniors – sont

considérés comme une étape précédant

le départ en maison de retraite, car ils

familiarisent les clients avec le mode de

fonctionnement de nos résidences.

IH: Les équipes du foyer de jour prennent

en charge les patients à leur domicile et

les déposent dans un foyer de jour. Grâce

à cet encadrement journalier fourni

par nos infirmiers, ergothérapeutes et

kinésithérapeutes, les seniors vivent en

autonomie le plus longtemps possible

avant d’intégrer une maison de retraite.

Ces institutions ne sont pas des garderies

pour personnes âgées; ce sont des lieux

de soins, d’activités et de rencontres pour

un public âgé, qui leur permettent d’être

stimulés, de stabiliser leur état et de

cultiver leur vie sociale. Nous y organisons

quotidiennement des activités stimulantes

(courses au supermarché, rencontre avec

les enfants de crèches,…) qui comportent

toujours une forme de récompense ou une

sous-activité qui les motive.

repas sont servis dans une salle privatisée

pour ce type de public, les clients ont

également accès à une piscine, un espace

Wellness ainsi qu’un parc de 5 ha.

Cette offre s’adresse aux personnes âgées

souhaitant prendre des vacances dans un

cadre agréable, ou devant être encadrées

pendant les vacances des personnes qui

les prennent habituellement en charge.

Les seniors peuvent également recourir à

cette offre suite à une hospitalisation afin

d’opérer une transition entre un séjour

entièrement encadré à l’hôpital et le retour

à domicile.

Nous conservons par ailleurs quelques lits

pour offrir des solutions provisoires en cas

d’urgence. Nos 17 lits connaissent déjà un

roulement régulier et à partir du mois de

janvier, nous en aurons 20. Nous voudrions

par ailleurs construire une annexe à l’hôtel,

spécialement destinée à cette clientèle et

aménagée à cet effet, tout en conservant

une décoration éloignée de celle de leur

quotidien.

Nos lits de vacances ont très vite rencontré

un grand succès auprès de la clientèle

senior. Loin de ressembler à nos résidences,

l’hôtel offre pourtant un cadre sécurisé tant

au niveau infrastructurel que paramédical

grâce à un service de soins disponible

24h/24. Cette structure offre par ailleurs

de nouvelles possibilités quant aux activités

réalisées avec les kinésithérapeutes et les

ergothérapeutes et facilite les rencontres

grâce aux allées et venues des touristes dans

l’établissement.

Quels sont vos projets à court terme?

SH: Pour fin 2021, nous planifions

l’ouverture d’une résidence seniors

comprenant plus de 100 lits à Wiltz.

D’autres projets suivront courant

2022/2023 avec notamment l’ouverture

de structures à Canach et Pontpierre.

Un projet de résidence d’appartements

à vendre à Schuttrange est en cours de

réalisation, pour lesquels nous offrirons

nos services de soins à domicile et de

conciergerie. n

Vous avez récemment développé votre

offre «Lits de vacances». Que proposet-elle?

IH: Pour développer cette offre qui

connaissait une forte demande, nous nous

sommes associés en mars 2017 à l’hôtel

Bel-Air d’Echternach. Celle-ci comprend

l’octroi d’une chambre spécialement

aménagée dans un véritable hôtel dont les

espaces communs sont adaptés à un public

senior. Logés en pension complète dont les

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28 LG

JUIN 2019

SANTÉ

L’ambition communale

de VISION ZERO

Lancée en 2016 par l’Union des Entreprises Luxembourgeoises

(UEL), l’Association d’Assurance Accident (AAA), et l’Institut

national pour le développement durable et la responsabilité

sociale des entreprises (INDR), la stratégie nationale VISION

ZERO vise à réduire le nombre et la gravité des accidents du

travail, des accidents de trajet et des maladies professionnelles

au Luxembourg. Interview d’Annick Sunnen et de Martine

Peters, respectivement chef du département prévention de

l’AAA et conseillère de direction à l’UEL, qui souhaitent,

aussi, étendre leur champ d’action au niveau communal.

Pouvez-vous revenir, en quelques mots,

sur les origines de VISION ZERO?

AS: Dans les années 1990 s’est développé

le concept «zéro accident» lié à la sécurité

routière. La Suède a été l’un des premiers

pays à mettre en place cette politique avec

la dénomination «VISION ZERO». Plus

tard, en 2014, l’Association internationale

de la sécurité sociale (ISSA) l’a étendu aux

accidents liés au travail. Le Luxembourg a

ensuite décidé d’instaurer cette stratégie sur

l’ensemble de son territoire en 2016 avec la

signature de la charte nationale VISION

ZERO.

Quels sont les objectifs de la VISION

ZERO?

AS: Il s’agit de diminuer le taux de

fréquence de 20%, qui est une statistique

plus précise que le nombre d’accidents

annuels. En 2014, ce pourcentage s’élevait à

5,37% contre 4,81% en 2017, nous sommes

donc à mi-chemin de notre objectif. Celuici

sera atteint en travaillant ensemble, au

niveau national, dans les entreprises mais

aussi dans les communes. La VISION

ZERO part du principe que les accidents

liés au travail sont évitables et elle repose

sur quatre axes principaux: la vie est un bien

non négligeable, l’Homme est faillible,

l’Homme a des limites de tolérance et

chacun a droit à un lieu de travail sain et

sécurisé.

MP: Le volet sécurité routière reste tout

aussi important, on s’était rendu compte

que les accidents de trajets représentaient

20% des accidents au travail, surtout dans

le tertiaire. Le risque routier au travail est

une responsabilité partagée entre l’employé

et l’entreprise. Certes, le terme «VISION

ZERO» peut sembler utopique mais nous

n’avons pas le choix, nous ne pouvons pas

accepter le fait d’avoir des morts ou des

blessés graves.

Quelles sont les initiatives concrètes de la

stratégie VISION ZERO au quotidien?

MP: L’aspect prévention fait partie de

nos priorités, il est nécessaire de rappeler

qu’elle est moins coûteuse que l’ensemble

des conséquences liées à un accident du

travail. Nous avons par exemple lancé une

campagne média basée sur des témoignages

réels de victimes. Leur vécu touche et

sensibilise les gens qui prennent conscience

de l’importance de la sécurité et de la santé

au travail.

AS: La VISION ZERO repose sur sept

règles d’or qui visent à réduire au maximum

les risques potentiels, pour un travail sain

et sans accident: faire preuve de leadership

en montrant son engagement, identifier

les dangers et évaluer les risques, définir

les objectifs et élaborer des programmes,

être organisé pour garantir un système

sûr et sain, assurer la sécurité et la santé

sur les machines, les équipements et les

lieux de travail, améliorer les qualifications

pour développer les compétences et enfin

investir dans la personne et les motiver par

la participation. Les règles d’or visent à

mettre en place une culture de prévention

en entreprise.

“La communication

joue un rôle

essentiel en

matière de santé

et de sécurité”

Nous offrons également des formations

en matière de sécurité et de santé (par

exemple: prévention de risques psychosociaux).

Enfin, nous organisons tous les

deux ans un grand forum national qui aura

lieu le 29 avril 2020 à Luxexpo. Le dernier

grand forum a accueilli 108 exposants et

1.300 visiteurs, 15 workshops qui sont

également reconnus comme formation

continue pour les travailleurs désignés.

D’ailleurs, à cette occasion, le Prix national

sécurité-santé au travail a été décerné par

les trois ministères: ministère de la Santé,

ministère de la Sécurité sociale et ministère

du Travail, de l’Emploi et de l’Économie

sociale et solidaire en association avec les

organisateurs: l’AAA, l’UEL, l’INDR,

l’ITM et la DSATE. Au total, cinq lauréats

ont été récompensés pour des projets et

mesures innovants dans ce domaine.

MP: Les entreprises peuvent également

saisir leurs bonnes pratiques en les téléchargeant

sur le site internet visionzero.lu.

Cette idée de partage et d’échange entre

les différents acteurs permet de développer

des synergies puisque certains conseils

ou approches peuvent servir à d’autres

entreprises. Nous nous concentrons aussi

sur la communication qui joue un rôle

essentiel en matière de santé et de sécurité.

Il est nécessaire que les messages soient


compris, c’est pourquoi nous insistons sur

l’utilisation d’images et de schémas simples

pour décrire les différentes situations

dangereuses, notamment sur les chantiers.

Annick Sunnen et Martine Peters

Les témoins de la campagne: Josy, Cindy et Pedro

Qu’en est-il des labels ESR et SGS?

AS: L’AAA a lancé le label «Sécher a

Gesond mat System» (SGS) en 2011. Il est

destiné aux petites et moyennes entreprises

et sert de système de gestion en la matière.

MP: L’INDR considère la sécurité-santé au

travail comme faisant partie intégrante de

la responsabilité sociale d’une entreprise.

Le label ESR (Entreprise Responsable)

de l’INDR repose sur les volets du

développement durable.

En plus des entreprises, vous mentionnez

les communes. Leur intégration dans la

stratégie VISION ZERO fait-elle partie

de vos nouveaux projets?

AS: Oui. Déjà 170 entreprises se sont

engagées mais nous souhaitons promouvoir

la VISION ZERO, nos labels et notre

prix aux communes puisqu’elles sont aussi

confrontées aux mêmes problématiques

de santé et sécurité. En résumé, tous les

outils que nous mettons à disposition des

entreprises s’appliquent également aux

communes. Je pense tout particulièrement

aux formations de sécurité pour leur

personnel. Elles peuvent par exemple

nous demander d’être reconnues en tant

qu’organisme de formation interne. Le

ministère de l’Intérieur avait signé la charte

VISION ZERO, donc nous avons un point

d’accroche au niveau communal. n

Panneau autoroutier de la campagne média

Forum SST 2019

www.visionzero.lu


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JUIN 2019

SANTÉ

Mieux vaut prévenir que guérir

Pour Schroeder & Associés, sécurité et qualité vont de pair

sur un chantier. C’est pourquoi le bureau d’études épaule

les maîtres d’ouvrage dans l’organisation d’un chantier, la

prévention des risques y étant inhérents et la coordination de

la sécurité tout au long d’un projet. Convaincu par le pouvoir

de la prévention sur la réduction des accidents de travail,

Marc Theisen, administrateur, nous fait part des conseils que

Schroeder & Associés peut apporter aux entreprises pour les

aider à limiter les risques sur leurs chantiers.

Pourquoi avez-vous adhéré à la charte

Vision Zéro?

Cet engagement s’inscrit naturellement dans

la continuité des démarches que nous avions

déjà réalisées pour obtenir la certification

OHSAS 18001. Nous avions dans ce

cadre procédé à l’analyse des risques que

comportait notre environnement de travail

au sens large, listé les sources possibles de

dangers et établi des stratégies pour réduire

ces risques. Par la suite, nous avons réalisé

des veilles réglementaires afin d’assurer

notre conformité dans la durée.

Marc Theisen


LG

JUIN 2019

31

Notre travailleur désigné, chargé de

l’information, de la formation et de la

prévention des risques professionnels de

tous les employés, prend aussi directement

en charge nos jeunes talents, les guide à

travers la philosophie et les engagements

de l’entreprise dans ce domaine et les met

en garde contre les risques qu’ils pourront

rencontrer sur leur futur lieu de travail. Le

travailleur désigné doit régulièrement se

mettre à jour quant aux réglementations dans

ce secteur; par ailleurs, notre déménagement

dans de nouveaux locaux engendrera une

révision conséquente de nos procédures

existantes relatives à la sécurité.

Nous pensons par ailleurs qu’en matière de

sécurité, la direction doit montrer l’exemple.

C’est pour cette raison que les associés de

notre bureau d’études prennent soin de

souligner que lors d’une visite de chantier,

les collaborateurs ont le droit de refuser

d’accéder à une partie du chantier qui ne

respecte pas les règles de sécurité. De cette

manière, les employés se détachent plus

facilement de la pression que représente la

conduite d’un chantier pour privilégier les

règles de sécurité.

Quels objectifs souhaiteriez-vous atteindre

grâce à cette démarche?

Nous avons mis en place un plan d’action sur

trois ans. Nous avons axé nos priorités sur une

remise à niveau concernant les équipements de

protection individuelle (EPI), sur l’ergonomie

à nos postes de travail, sur la prévention

contre les risques psychosociaux et sur une

information intensifiée sur la sécurité routière.

La prévention nous semble être une action

centrale car elle permet d’éviter les accidents

plutôt que de devoir les gérer par la suite.

Celle-ci passe par des formations, des flash

infos et des communications en interne

assurés par notre travailleur désigné. Par

exemple, lorsqu’un accident se produit, nous

procédons à une analyse des causes et à une

adaptation éventuelle de nos procédures pour

empêcher une telle situation de se reproduire

dans le futur. Nous communiquons ensuite à

ce sujet au sein des équipes.

“Si la sécurité

d’un ouvrier est

garantie, il pourra

se focaliser à 100%

sur son travail”

En quoi consistent vos services de coordination

à la sécurité sur les chantiers de

clients?

Notre cellule de coordination à la sécurité offre

un service de contrôle et de suivi de sécurité

sur les chantiers de nos clients. Les maîtres

d’ouvrage ont toutefois tendance à douter

de la pertinence de ce service car il demande

beaucoup d’investissements et d’organisation;

s’il est mené à bien, tout ce qu’il y aura à

constater est une absence d’accidents…

Pourtant les bienfaits d’une bonne

coordination à la sécurité, et ce, dès la

planification du chantier, offrent d’autres

avantages comme l’augmentation de la

qualité de la construction et l’absence de

surcoûts liés à une mauvaise gestion du projet.

Un chantier propre, bien organisé, sécurisé

offrira des conditions de travail qui

favoriseront la qualité d’une construction

destinée à durer plusieurs dizaines d’années.

En effet, si la sécurité d’un ouvrier est

garantie, il pourra entièrement se focaliser

sur son travail. Nul ne pourra nier qu’une

équipe d’ouvrier mettra en place le béton

d’une dalle plus proprement et vibré suivant

les règles de l’art si les conditions sont

optimales (avec suffisamment de luminaires

le soir, avec des garde-corps en hauteur,…)

Notre démarche commence donc lors de la

phase de projet, où nous détaillons chaque

étape du chantier afin d’en identifier les

risques ainsi que les mesures à prendre pour

les prévenir. Nous intervenons pour cela

avec les ingénieurs et architectes dans le but

d’identifier les interactions de tous les corps

de métier et les sécuriser. Sur cette base, nous

établissions un cahier des charges avec des

règles de sécurité à respecter et des conseils

spécifiques visant à rendre le déroulement

du projet fluide et sans accros.

Lors de la phase d’exécution, nous veillons

au respect des décisions qui ont été prises

lors de la phase de projet. La clé réside alors

dans la communication; nous montrons aux

personnes responsables les situations que

nous identifions comme étant dangereuses

et dialoguons ensuite pour trouver des

solutions réalisables sur le terrain. Le facteur

risque est inhérent à toute activité humaine

et nous n’avons pas la prétention de réussir

à l’éliminer complètement. Nous pouvons

toutefois le prévenir au maximum, de

manière constructive. Dans cette démarche,

il est important d’impliquer tous les acteurs

d’un chantier afin qu’ils se sentent concernés,

qu’ils comprennent la pertinence de notre

démarche et qu’ils l’épaulent.

Ici aussi, notre philosophie est d’agir plutôt

que de réagir. Lors des réunions de chantier,

nous gérons avec la direction des travaux les

futures phases d’interventions pour éviter

des situations de risques en amont. Ainsi

l’entreprise pourra prévoir directement

le matériel nécessaire pour travailler en

toute sécurité, réorganiser les chemins

d’acheminement, les modifications éventuelles

des accès horizontaux et verticaux,…

Nous identifions aussi les presque accidents,

leurs causes et leurs presque conséquences;

ces informations sont non négligeables

et nous aident à améliorer dans le futur

des situations qui pourraient rapidement

dégénérer. Nous encourageons aussi les

équipes avec lesquelles nous travaillons à

nous faire part de leurs expériences dans ce

domaine pour que nous puissions les diffuser

à large échelle et en avertir tous ceux qui

pourraient être concernés par ce risque. n


32 LG

JUIN 2019

SANTÉ

Le Syvicol, un facilitateur

pour les communes

Emile Eicher, président du Syvicol (Syndicat des villes et

communes luxembourgeoises) depuis 2012, présente ses

initiatives en matière de sécurité, de santé et de bien-être au

niveau des communes sur le territoire grand-ducal. Il aborde

aussi quelques projets importants pour l’avenir.

Emile Eicher

«En collaboration avec l’OLAI (Office

luxembourgeois de l’accueil et de l’intégration)

et l’ASTI (Association de soutien aux

travailleurs immigrés), nous avons lancé le

Groupe d’échange et de soutien en matière

d’intégration au niveau local (GRESIL) en

2017. C’est une plateforme de rassemblement,

d’échange, d’information, de formation et de

soutien. Nous avons aussi lancé un guide pour

réaliser un plan communal d’intégration qui

leur est destiné afin de les aider à établir une

politique durable, transversale et structurée

en la matière. En parlant de guide, je pense

aussi à «seniorenfreundliche Gemeinden»,

qui se concentre sur l’accueil et l’intégration

des personnes âgées».

“L’intégration fait

partie du bien-être

des citoyens dans

une commune”

«La majorité de notre travail se concentre

sur la consultance des communes, la

formulation d’avis et la défense de leurs

intérêts auprès des acteurs nationaux ou

internationaux», décrit brièvement Emile

Eicher, président du Syvicol. Le syndicat,

créé en 1951, accompagne aussi les

différents projets et initiatives menées par

les communes, entre autres, en matière de

santé et de sécurité. «Ils sont organisés par

l’Etat ou les associations diverses et variées

qui sont présentes au sein d’une localité. Je

pense, par exemple, à la nuit du sport qui a

eu lieu le 8 juin dernier. Le Service National

de la Jeunesse, le ministère des Sports

et le ministère de la Santé se sont réunis

dans le cadre du plan national «Gesond

iessen, méi beweegen». La semaine de la

mobilité permet également d’encourager

les personnes à promouvoir la mobilité

douce», étaye-t-il.

En matière d’environnement, la construction

de bassins de rétention ou de stations

d’épuration, sans oublier le climat, sont des

thématiques et des cas pratiques auxquels

le Syvicol porte beaucoup d’intérêt. «Nous

travaillons, par exemple, avec le ministère

de l’Environnement et du Développement

durable et le ministère de l’Energie, pour les

aider à lancer de nouvelles campagnes».

Des initiatives en matière d’intégration

La nouvelle réglementation sur la qualité

et la sécurité au travail pour les employés

communaux est entrée en vigueur. «Nous

avons pour objectif de créer un centre pour

la sécurité à l’image de ce qui existe déjà

au niveau étatique. Des règles et avantages

identiques seront ainsi garantis au niveau

des communes. Ce centre regroupera

les services existants à savoir le Service

national de sécurité dans la fonction

publique (SNSFP), la médecine du travail,

la médecine du contrôle et la division

psycho-sociale notamment pour répondre

au harcèlement», explique Emile Eicher.

De nombreux étrangers résident au

Luxembourg et la question de l’intégration

fait aussi partie du bien-être de

l’ensemble des citoyens dans une commune.

Vers l’élaboration d’un nouveau Pacte

Logement

Le Luxembourg jouit aussi d’une richesse

culturelle et linguistique toute particulière.

Cette diversité obligera les décideurs

politiques à repenser un nouveau système

d’éducation qui demandera nécessairement

de nouvelles infrastructures et une autre

architecture. Le Syvicol fait partie des

nombreux acteurs qui réfléchissent d’ores

et déjà à ce sujet.

«En tant que syndicat, nous sommes aussi

impliqués dans un groupe de travail qui

prépare un nouveau Pacte Logement,

l’actuel arrive à échéance en 2021. Nous

formulons par exemple des idées pour son

élaboration future via des consultances

auprès des communes», précise le président

du Syvicol. Le syndicat est également

impliqué dans l’accessibilité des lieux publics

pour les personnes à mobilité réduite. Ce

projet de loi s’est désormais étendu à tous

les lieux ouverts au public. «Cette mesure

concerne notamment les bâtiments de trois

étages qui comportent cinq logements au

minimum», conclut Emile Eicher. n


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JUIN 2019

BRÈVES COMMUNALES – SUD

PAR PIERRE BIRCK

KÄERJENG

La commission des affaires culturelles

de la commune, en collaboration avec

«Fotosfrënn Käerjeng» et la Fédération

luxembourgeoise de la photographie

artistique (FLPA), organisent un

concours photos gratuit et réservé aux

habitants. Conçu pour les photographes

amateurs, avec une utilisation exclusive

du Smartphone, il apour thème principal

la joie de vivre. Les photos, ainsi que le

bulletin de participation, peuvent être

remis jusqu’au 25 juin.

Source: fotosfrenn-kaerjeng.com

MONDERCANGE

La traditionnelle «Monnecher Laf» a

été organisée le 8 juin dernier par la

commune, avec le Centre d’initiative

et de gestion local, la Commission des

sports et Jugend Monnerech. Une course

dédiée aux enfants, ainsi qu’une course

populaire et une randonnée pédestre ont

été proposées aux participants.


Source: mondercange.lu

ROESER

Fin mai, à l’occasion des «Luxemburg

Museum Days» organisés par le

ministère de la Culture, a eu lieu la

«Fête du Musée» à Peppange, section

de la commune. Les visiteurs ont pu

découvrir, sous un autre angle, le Musée

Rural et Artisanal ou le Musée des

Calèches Grande-Duchesse Charlotte:

entre démonstrations à la forge, visites

guidées ou encore tours en calèche.

L’initiative a été lancée par l’association

«Amis de l’Histoire du Roeserbann».


Source: agenda.roeser.lu

DIFFERDANGE

Le septième symposium international

de sculpture, organisé par la ville de

Differdange, en collaboration avec

la commission culturelle, a eu lieu du

22 mai au 2 juin dernier. Celui-ci a

lieu tous les deux ans dans le parc de

la Chiers. Pendant douze jours, six

artistes internationaux ont réalisé six

projets de production en chênes et

les visiteurs ont pu suivre leur travail

en direct et au jour le jour. Les œuvres

seront ensuite placées dans un espace

public afin de faire partie intégrante du

patrimoine de la ville.


Source: differdange.lu

SCHIFFLANGE

La Commission de l’environnement, sous la direction de

Marianne Kollmesch de l’association Emweltberodung

Letzebuerg, a organisé pour la deuxième fois un atelier

sur le jardin urbain début mai. La membre de l’association

a notamment dévoilé plusieurs conseils à propos de

l’amélioration des sols, de création de jardin ou d’interaction

entre les différentes plantes.


Source: schifflange.lu

GARNICH

La commune a décidé d’adhérer au label FSC (Forest

Stewardship Council), celui-ci garantit une gestion

responsable des forêts. Il permet également d’apporter plus de

transparence à propos de l’origine du bois et de l’exploitation

des forêts qui se doit de respecter des valeurs écologiques.

Garnich devra désormais être vigilante sur la variété des

espèces, la sécurité du travail, la production de bois et prévoir

une planification des activités forestières à long terme.


Source: garnich.lu

SANEM

La période d’inscription pour les classes de 7 e au Lycée Bel-Val

de Sanem est rallongée. L’administration scolaire a en effet

annoncé qu’elle s’étend du 27 juin au 5 juillet. L’ensemble des

documents à fournir se trouve sur le site internet du Lycée qui

rappelle également que cette promotion sera une classe iPad.


Source: lbv.lu

PÉTANGE

L’école de musique de Pétange a ouvert ses portes ce samedi

8 juin. L’occasion pour les intéressés de découvrir le bâtiment

situé en face de l’église, mais aussi les nombreux cours et

programmes organisés par l’institution. Des expositions et des

essais d’instruments ont également rythmé la journée.


Source: petange.lu

BETTEMBOURG

Promouvoir la mobilité douce, voici

l’un des objectifs de la commune de

Bettembourg. Elle a effectivement

introduit un régime d’aides pour ses

habitants concernant l’acquisition

d’un vélo électrique ou classique. La

prime offerte s’élève à 15% du prix

d’achat avec un montant maximal de

200 euros (20% pour les personnes

inscrites auprès de l’Office social). Le

formulaire est disponible sur le site

internet depuis le 1 er mai et peut même

être demandé au Biergerzenter ou au

service écologique de la commune.


Source: bettembourg.lu

DUDELANGE

Le site du jardin communautaire

NeiSchmelz, et dans le cadre du

projet qui porte le même nom, a

accueilli le workshop «faire sa lessive

avec Johny» mardi 11 juin. L’idée

étant de créer sa lessive bio soi-même

de façon économique et écologique.

Les participants ont seulement dû

apporter un récipient de 2 litres, le

reste était fourni par l’organisateur

à savoir la ville de Dudelange et son

action «projet ensemble».


Source: dudelange.lu

ESCH-SUR-ALZETTE

«Comment présenter l’uni.lu idéalement?»,

telle est la question que

les étudiants de l’Université du

Luxembourg se sont posés le mercredi

12 juin dernier dans le cadre du projet

«Freiraum». Celui-ci a été organisé par

l’Institut Pierre Werner, l’Université du

Luxembourg et les Goethe-Institut,

sous la direction de Christian Weier,

architecte paysagiste, et Katrin Becker,

post-doctorante. Sous la forme d’une

discussion ouverte, tous les participants

ont pu suggérer et proposer différentes

idées pour améliorer le campus.


Source: citylife.esch.lu

FRISANGE

L’Office social dispose de nouveaux

bureaux. Les habitants de la commune

ont désormais la possibilité de se

rendre directement et sans rendezvous

à sa permanence, situé dans le

bâtiment «Al Gemeng» tous les mardis

de 14 à 17 heures. Plusieurs prestations

peuvent être délivrées comme des

conseils en cas de problèmes sociaux

et psychosociaux, des informations sur

la législation et l’aide sociale,…


Source: frisange.lu


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...and above all, of essential service providers,

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Union’s Horizon 2020 research and innovation

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JUIN 2019

Frisange mise au défi

PAR ADELINE JACOB

Bordant la frontière française, la commune de Frisange

fait office de porte d’entrée vers le Grand-Duché pour de

nombreux frontaliers. Roger Beissel, son bourgmestre, nous

éclaire sur les grands défis de cette commune périphérique

et sur les projets de son équipe pour faire de Frisange une

contrée où il fait bon vivre.

Roger Beissel

traverse la commune d’Aspelt à Hellange

pour y aménager des pistes cyclables de

part et d’autre. Nous attendons que les

Ponts et Chaussées puissent lancer les

travaux sur la voirie, mais je crains que le

projet n’aboutisse pas avant cinq ou six

ans», confie Roger Beissel. Toujours dans

son souci de réduire le trafic, l’équipe en

place ne cesse d’interpeller les ministres

compétents pour l’agrandissement du Park

& Ride de la commune. «L’élargissement

du P+R permettra à davantage de

travailleurs d’y laisser leur voiture pour

prendre les transports en commun jusqu’à

la capitale. Nos lignes de bus jusqu’à

Luxembourg-Ville sont très bien desservies

et ce projet doit les promouvoir», assure le

bourgmestre.

Un nouveau berceau «cradle-to-cradle»

pour la commune

Certifiée à 44% du Pacte Climat, Frisange

s’était fixée d’ambitieux objectifs en termes

de développement durable. Roger Beissel,

bourgmestre depuis octobre 2017, se

veut toutefois prudent: «On ne peut pas

tout réinventer du jour au lendemain,

mais on tente de s’améliorer chaque jour.

Par exemple, nous avons pour projet de

construire une nouvelle maison communale

respectant les principes du «cradle-tocradle».

Nous allons réutiliser autant que

possible les matériaux de la mairie actuelle

et prévoyons déjà la déconstruction du

futur bâtiment de sorte que ces matériaux

puissent être recyclés à leur tour le jour

venu. De plus, les architectes et bureaux

d’études chargés de bâtir ce nouvel

écrin ont pour consigne de travailler au

maximum avec des matériaux de la région»,

explique Roger Beissel. Frisange investit

également dans l’électromobilité et s’est

ainsi dotée de véhicules électriques pour

effectuer certains de ses trajets intra-muros.

Une préoccupation importante pour la

commune qui considère la mobilité comme

son principal défi.

La frontière, un défi en termes de

mobilité

Chaque jour, c’est un incessant ballet de

véhicules qui franchit les frontières de la

commune de Frisange, traversée de part en

part par l’A13, laissant affluer les frontaliers

vers le Grand-Duché. Une situation qui

complique la marge de manœuvre de la

commune en termes de mobilité. «Il est

difficile, pour une commune frontalière, de

promouvoir la mobilité douce. Toutefois,

en collaboration avec l’Administration des

Ponts et Chaussées, nous avons pour projet

de réduire la largeur de la nationale 13 qui

Des Frisangeois toujours plus nombreux

«Frisange grandit plus vite que beaucoup

d’autres communes en raison de son

PAG qui avait prévu de nombreux

terrains constructibles. La croissance

démographique moyenne d’une commune

est d’environ 2% par an. A Frisange, on

avoisine les 4 à 5%. Le nouveau PAG,

qui sera présenté au conseil communal

en juillet, devrait mettre à disposition 25

hectares supplémentaires pour de nouveaux

logements. En outre, la commune suivra

la volonté du ministère et augmentera la

densité de population en certains lieux

définis, tout en misant sur des maisons

unifamiliales ou bi-familiales», explique

Roger Beissel. Autant de mesures qui

devraient permettre de soutenir la

croissance démographique de la commune

où quelques 1.500 nouveaux Frisangeois

sont attendus dans les dix années à venir.

Et pour faciliter l’accès au logement,

la commune prévoit la construction de

nouveaux logements sociaux à Aspelt.

Le projet devrait sortir de terre d’ici deux

ans. n


38 LG

JUIN 2019

ICT

Identifier les vulnérabilités

pour prévenir des risques

A l’heure où nos sociétés dépendent vitalement de leurs

infrastructures critiques, itrust consulting attire l’attention

sur leurs vulnérabilités. Dans le cadre du projet de recherche

ATENA, l’entreprise a en effet développé différents

outils permettant l’analyse des risques en temps réel et

l’identification de failles de sécurité des systèmes de gestion

d’infrastructures industrielles. Carlo Harpes, fondateur et

directeur d’itrust consulting, nous parle en détail des avancées

de ces recherches.

Carlo Harpes

En quoi consiste le projet de recherche

ATENA?

ATENA est un projet européen cofinancé

par le programme Horizon 2020, dont

un des thèmes est «Digital Security:

Cybersecurity, Privacy and Trust». Ce

projet visait à développer des méthodes et

outils de lutte contre les cyberattaques, tout

en préservant une gestion efficace et flexible

des systèmes de gestion d’électricité, de

gaz, ou d’eau. Les résultats des recherches

menées dans ce cadre ont été adaptés et

validés sur des scénarios pratiques proches

de la réalité. Des PME comme itrust

consulting y ont travaillé avec des universités

italiennes, portugaises et luxembourgeoises,

des groupes industriels comme Leonardo

qui a mené le projet, et des opérateurs

comme CREOS, la société wallonne des

eaux (SWDE), et IEC, société responsable

de la fourniture d’électricité en Israël.


LG

JUIN 2019

39

Quel rôle a joué itrust consulting au

sein du projet ATENA?

Notre volonté, dès le départ, a été de faire

le pont entre ces recherches théoriques

et l’application concrète sur le terrain, en

visant une application à échelle nationale

sur nos infrastructures critiques pour

rendre les outils directement exploitables

sur le terrain, ce qui était et est encore un

vrai défi.

Nous avons développé puis intégré dans

notre architecture de services plusieurs

produits – le Vulnerability Management

System (VMS), le Dark Net Analysis

System (DNAS) et le Risk Analysis Tool

(RANT) – qui fournissent des informations

sur le risque actuel affectant des systèmes

d’information et leur gestion, en particulier

sur les risques de cybersécurité.

Ainsi, le DNAS collecte des informations

du darknet sur les composants de

l’infrastructure pour évaluer s’ils font l’objet

d’une préparation d’attaque. On y associe le

VMS pour rechercher les vulnérabilités déjà

connues sur la configuration actuellement

en place en se servant de la métrique

reconnue CVSS légèrement étendue.

Enfin, le RANT utilise ces informations

pour évaluer le risque actuel que des

attaques exploitant les vulnérabilités du

système engendreraient sur l’infrastructure

entière à un instant donné.

Ce niveau est ensuite introduit dans TRICK

Service, une application web d’appréciation

et de traitement des risques propre à itrust

consulting qui connait l’état des mesures

de sécurité, l’état des impacts (une coupure

de courant à d’autres effets en fonction

de la saison et de l’heure) ainsi que l’état

d’autres mesures de sécurité mesurables

par des agents. Avec le traitement de telles

valeurs en temps réel, TRICK Service, déjà

utilisé par certains opérateurs, deviendra

un outil de supervision opérationnel des

risques. Une version gratuite de cet outil,

appelée TRICK Free, a été développée

dans ATENA, pour rendre ces concepts

facilement accessibles.

Enfin, nous avons développé une série

d’autres petits outils en open source qui

touchent à la manière dont nous écrivons

des rapports, dont nous réalisons des

audits, ou à celle dont nous modélisons les

dépendances d’actifs pour les clients.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées

dans ce projet?

Une des surprises était que le fournisseur

du système de contrôle n’a pas autorisé

CREOS à mener des tests sur un système

identique à leur système actuel. CREOS

a pourtant continué à supporter le projet

avec ses moyens propres en nous donnant

la possibilité de valider les outils sur la

version précédente qui venait d’être retirée

du service. Il semblerait qu’il y ait toujours

plus de craintes de subir des critiques que de

volonté d’amélioration. La mise à l’épreuve

est aujourd’hui volontaire et motivée par

l’intérêt économique des acteurs alors

qu’elle devrait être contrôlée et financée par

l’intérêt économique de la société.

Quoi qu’il en soit, ce changement a créé

des retards, et le retour d’expérience des

opérateurs a eu moins d’influence sur

les produits développés que prévu. Nous

continuons encore à valider les outils, et

nous poursuivrons ce travail dans l’avenir,

car tout outil de cybersécurité doit continuer

à évoluer dans sa phase opérationnelle.

“TRICK Service

devient un outil

de supervision

opérationnel

de la sécurité”

En quoi ces outils pourraient-ils être

utiles aux opérateurs de services

essentiels?

Les «services essentiels», souvent appelés

«infrastructures critiques», sont les

éléments les plus importants de notre

société: qui ne peut fonctionner sans énergie,

sans transport, sans banques, sans marchés

financiers, sans soins de santé, sans eau, ou

sans infrastructures numériques (téléphones

et internet)? Or ces services essentiels sont

menacés par les cyberattaques. Selon notre

vision, l’opérateur de ces infrastructures ne

devrait pas dépendre de l’infaillibilité d’un

fournisseur, mais pouvoir se doter d’un

système parallèle qui observe et détecte des

anomalies, vulnérabilités, voire attaques

dans le système de contrôle principal, et en

alerte l’opérateur. TRICK Cockpit – soit le

TRICK Service alimenté des évaluations

effectuées par les outils du projet ATENA –

offre cette analyse indépendante et répond

à l’obligation d’une directive européenne

pour les opérateurs de service essentiel pour

gérer les risques de cybersécurité.

En effet, selon nous, il ne devrait pas

y avoir une relation de dépendance

aussi forte vis-à-vis des fournisseurs. Le

réseau d’électricité européen est une des

constructions les plus complexes qui existe

au vu du nombre d’acteurs gravitant dans

cet écosystème. Le problème est que nous

dépendons d’acteurs technologiques qui

se concentrent; or ces acteurs ont aussi des

failles et peuvent être manipulés… Ceci

a été démontré dans le cas du malware

Stuxnet qui a pu s’infiltrer et opérer dans

des systèmes nucléaires. Nous devons

donc améliorer les systèmes de sécurité

périphériques: des unités indépendantes

opérant localement devraient surveiller et

instruire les opérateurs lorsque le système

principal semble être l’objet d’une attaque.

Un tel système pourrait même aider à

prévenir ces risques, s’il informe des

vulnérabilités potentielles et des premiers

signes d’intrusion.

Quels autres impacts cette recherche

a-t-elle sur la société?

ATENA a permis de mettre en œuvre

des synergies avec le projet national SGL

Cockpit et un projet cofinancé par le FNR

qui a permis de mettre au point le SmartNet

IDS, un outil capable de détecter les

cyberattaques dans le réseau d’une maison

intelligente ou d’un petit réseau. Dans un

projet à venir, appelé CRITISEC, itrust

consulting aimerait créer une plateforme

de service autour de cet outil et l’adapter

aux besoins des réseaux industriels. Ce

projet a eu l’accord du programme Celtic

en charge de promouvoir la recherche

industrielle entre pays européens, et

attend l’approbation de cofinancement du

ministère de l’Économie.

Une prise de conscience au niveau

politique et sociétal est encore nécessaire

pour comprendre l’effet qu’une attaque

pourrait avoir sur nos services essentiels.

La directive correspondante vient d’être

transposée au Luxembourg avec un petit

retard. Elle n’est qu’un petit pas, insuffisant

pour garantir la sécurité, mais elle est

nécessaire et elle est plus exigeante que ce

qui existait auparavant au niveau national.

Il reste à convaincre tous les acteurs de

l’importance d’investir dans la sécurité

des services essentiels. C’est d’autant plus

important pour un petit pays qui pourrait

être considéré comme une proie facile pour

des actes de cyberterrorisme, car ce qui est

un dégât surmontable dans un grand pays

pourrait être critique dans le nôtre. n

itrust consulting

55, rue Gabriel Lippmann

L-6947 Niederanven

info@itrust.lu

www.itrust.lu


40 LG

JUIN 2019

ICT

Une meilleure gestion

de l’eau au sein des communes

Spécialisée dans l’identification automatique, la société

RMS.lu a développé en 2015 le réseau SIGFOX en

collaboration avec POST Luxembourg. Grâce à cette

technologie, l’entreprise a développé une multitude de

solutions «SMART», comme le compteur d’eau intelligent,

automatisant les relevés d’index. Carlo Posing, Managing

Director, et David Dermouchamps, Technical Manager,

reviennent avec nous sur les principaux avantages de cette

technologie.

Carlo Posing et David Dermouchamps

Quelle évolution a connu votre

entreprise depuis sa création en 1991?

CP: L’identification automatique a toujours

été notre activité principale. Au départ, nous

fournissions des systèmes d’identification

de codes-barres pour caisses enregistreuses.

Depuis lors, nous avons évolué vers la lecture

d’étiquettes RFID et la programmation

de terminaux mobiles. Grâce à cette

technologie de radio-identification, il est

alors possible de mémoriser et récupérer les

données à distance. Toutefois, ces méthodes

nécessitent l’existence d’une infrastructure

dédiée pour récupérer les informations.

Avec l’avènement de la domotique, tout

élément d’un bâtiment peut maintenant


LG

JUIN 2019

41

être équipé d’un capteur et envoyer des

informations à un système central, qui les

traite et les interprète selon différentes

consignes. La distance de lecture reste dans

ce cas encore limitée à environ 30 mètres.

Aujourd’hui, le réseau mondial et public

SIGFOX que nous avons implémenté

au Luxembourg et dont nous assurons la

gestion et la maintenance continue à se

densifier. Ce réseau bon marché, fiable et

recourant à très peu d’énergie est un outil

idéal pour concrétiser n’importe quel

projet d’identification au Luxembourg

et dans plus de 60 pays par le monde. Le

réseau SIGFOX permet d’augmenter

considérablement cette distance de lecture

sans l’ajout d’un système central.

Nous veillons à rester réactifs par rapport

aux besoins en identification du marché,

que ce soit pour scanner des codes sur des

poubelles, comptabiliser le trafic piéton ou

automobile, identifier des récoltes dans un

champ,… Nos produits sont très variés et

s’adressent à de nombreux secteurs d’activité.

Parlez-nous de vos compteurs d’eau

intelligents…

CP: La technologie IoT déployée

par le biais de notre réseau SIGFOX

nous permet d’identifier sans effort la

consommation d’eau par habitation via

nos compteurs intelligents. Ce produit

s’adresse directement aux communes qui

sont en charge du relevé des compteurs

des bâtiments sur son territoire. La

commercialisation de notre solution se

fait via notre partenaire, le groupe POST

qui nous soutient dans ce projet. Grâce

à ce partenariat, nous allions l’agilité de

notre entreprise avec la stabilité d’un grand

groupe.

“Grâce à une

meilleure

surveillance

du réseau, les fuites

d’eau sont plus

rapidement

repérées”

Chez RMS.lu, nous transmettons les

informations relevées par nos compteurs

intelligents au SIGI qui se charge ensuite de

la facturation. Les habitants de la commune

équipée décident ensuite de la fréquence à

laquelle ils recevront les données relatives à

leur consommation journalière. Ils peuvent

également consulter ces informations en

ligne, sur une plateforme gérée par le SIGI.

La facturation trimestrielle est ensuite

fondée sur la consommation journalière

réelle plutôt que sur une estimation

annuelle.

DD: Nos compteurs d’eau intelligents

sont bénéfiques pour l’utilisateur final. En

effet, grâce à son relevé journalier et à une

facturation au litre près, chaque citoyen

prend conscience de sa consommation et

peut l’adapter, s’il le souhaite. Par ailleurs, le

compteur intelligent émet une alerte lorsque

la consommation semble anormale, ce qui

facilite l’identification des fuites d’eau, même

les plus minimes. Nous pouvons donc éviter

une facturation astronomique à l’utilisateur

et lui permettre d’être plus réactif dans la

détection et la réparation de ses fuites. A titre

d’exemple, une chasse d’eau défectueuse

représente environ 400 euros par an de coûts

supplémentaires en eau.

Les compteurs d’eau intelligents permettent

également certaines simplifications

administratives. Par exemple, en cas de

déménagement, les citoyens obtiennent

leurs décomptes en quelques clics. Le

gain de temps est conséquent, puisque la

facturation est immédiate.

Quels sont les avantages de ces

compteurs pour les communes?

DD: Comme les compteurs d’eau

remontent l’index journalièrement, la

commune réalise des économies de main

d’œuvre. Par ailleurs, d’un point de vue

écologique, l’avantage est triple: grâce à une

meilleure surveillance du réseau, les fuites

d’eau sont plus rapidement repérées et

évitent le gaspillage; les relevés journaliers

favorisent la prise de conscience de la

consommation individuelle; aucun véhicule

communal n’est nécessaire pour opérer les

relevés sur tout le territoire et le système

consomme très peu d’énergie.

CP: Pour faciliter le travail des installateurs,

nous avons développé une application visant

à documenter le changement et l’installation

de compteurs. Ces derniers sont équipés

d’un système d’autosurveillance qui signale

au service technique de la commune toute

anomalie. Si elle ne parvient pas à régler le

problème, notre service après-vente peut

toujours intervenir.

D’autres produits comme de grands

compteurs de rue ainsi que des bouches

d’incendie intelligentes complètent notre

offre à destination des communes.

Les premiers compteurs intelligents

ont été installés dans la commune de

Boulaide. Que retenir de ce partenariat?

CP: Le bourgmestre de la commune de

Boulaide a tout de suite cerné le potentiel

de notre solution. Notre collaboration, qui a

débuté l’année dernière, a été très fructueuse;

il est très satisfait de ce changement et de

notre côté, cette expérience nous a permis

de rajouter de nouvelles fonctionnalités

suggérées par la commune. Notre solution

est évolutive et les retours d’expérience nous

aident à la perfectionner. n

RMS.lu s.a.

16, rue de la Gare

L-9044 Ettelbruck

www.rms.lu


42 LG

JUIN 2019

ICT

Les experts

de l’Electro

Electro-Center est une entreprise spécialisée dans l’électroménager

depuis 1974 qui a su diversifier ses activités dans les

installations électriques, le photovoltaïque, les systèmes de

climatisation et d’alarme et l’électro-mobilité. Interview de

Thierry Everad, maître électricien et directeur général, qui

nous fait le récit de l’évolution de son entreprise et nous en

présente les activités actuelles et à venir.

Un mot sur l’historique d’Electro-Center…

La société est née dans le garage de la

maison familiale en 1974 par mon père. De

deux personnes à ses débuts, l’entreprise

compte désormais 120 employés.

Nous disposons de quatre magasins à

Mersch, Merscherberg, Lorentzweiler et

Wemperhardt qui sont tous dotés de vastes

salles d’exposition mettant en valeur les

appareils électro-ménagers, les télévisions,

les systèmes de climatisations et d’alarmes,

etc. Historiquement implantés dans le nord

du Luxembourg, nos activités d’électricien

nous amènent désormais sur l’ensemble du

territoire et même régulièrement en dehors

des frontières.

Malgré notre évolution conséquente,

nous avons su préserver un esprit familial.

L’entreprise est dirigée par mes deux sœurs

et moi, et bien que retraité, notre père y

reste fortement actif.

Parlez-nous de vos activités…

Elles se structurent autour de trois piliers

principaux que sont l’électro-ménager, les

installations électriques des bâtiments et le

photovoltaïque.

L’activité historique de l’entreprise est

la vente, la livraison et la réparation de

l’électro-ménager. Le service après-vente a

toujours été l’un de nos points forts et huit

techniciens hautement qualifiés s’occupent

des réparations.

Nous réalisons ensuite les installations

électriques de bâtiments résidentiels,

administratifs ou de bureaux, mais aussi

de maisons unifamiliales et de complexes

scolaires et sportifs. Nous avons pris le train

technologique jusqu’à assurer l’intelligence

de nos installations par la domotique.

Câblage, installation des distributeurs,

du disjoncteur différentiel, de l’éclairage

LED intérieur et extérieur, des appareils

ou machines électriques, des capteurs, sont

quelques-uns de nos services.

“La motivation de

nos collaborateurs

est intrinsèque

à l’évolution

de l’entreprise”

Le photovoltaïque est notre dernier grand

pilier et nous sommes de loin la plus grande

entreprise du pays en la matière. En quinze

ans, nous avons effectué plus de 4.000

installations réparties sur le territoire et

en Grande Région. Ce service concentre

une vingtaine de nos professionnels qui

réalisent des projets qui vont des toitures

unifamiliales, aux champs solaires, en

passant par de grandes installations sur les

bâtiments administratifs. Nous assurons

aussi un suivi post-installations comme

les contrats d’entretien, de nettoyage, de

thermographie via drone et de gestion par

système de monitoring par exemple.

Pourquoi une telle diversification?

Nous savons que les bâtiments intègrent

toujours plus de technologies; de la

production d’énergie à sa gestion, en passant

par son stockage et les appareils électroménagers,

toujours moins gourmands y

seront connectés. D’où la raison de nos

trois principaux piliers d’activités.

Nous venons d’ailleurs de recruter un

maître chauffagiste qui nous permettra très

prochainement, d’assurer les installations

de pompes à chaleurs. Et d’ici quelques

années, Electro-Center pourra alors

dire qu’elle réalise tout ce qui relève de

l’électrique.


Thierry Everad

Quels sont les profils de vos collaborateurs?

Nous comptons cinq ingénieurs, huit

maîtres électriciens et 80 techniciens

(CATP) qui planifient les projets, dirigent

les équipes et réalisent les installations.

Puisqu’il nous importe que notre client soit

toujours satisfait de son achat, nos vendeurs

en magasin sont tous spécialisés dans ce

qu’ils vendent.

Toujours dans l’espoir de les voir

évoluer dans la société, nous accueillons

régulièrement des apprentis et en comptons

actuellement cinq. Comme beaucoup

d’entreprises du pays, nous constatons

une pénurie de compétences sur le marché

et prenons donc nos responsabilités en

les formant et en essayant de les garder.

C’est pourquoi Electro-Center offre des

possibilités d’évolution tout au long d’une

carrière.

Nous laissons une certaine liberté pour

mener les projets à bien et sommes

conscients que la motivation de nos

collaborateurs est intrinsèque à l’évolution

de l’entreprise.

Vous êtes aussi actifs dans l’électromobilité…

Les véhicules électriques sont de plus

en plus présents sur nos routes, c’est

pourquoi Electro-Center, en collaboration

avec Powerdale, propose une gamme de

solutions intégrées et modulaires pour les

systèmes de rechargement. Ces stations

de recharges rapides sont très prisées des

bâtiments administratifs et de bureaux. n

Electro-Center

1, rue de Blaschette

L-7353 Lorentzweiler

info@electro-center.lu


44 LG

JUIN 2019

ICT

MARDI 21 ET MERCREDI 22 MAI 2019

Au carrefour des innovations

technologiques

Une nouvelle fois, l’ICT Spring s’est tenu au sein de l’European Convention

Center, en plein cœur du Kirchberg. Cet événement, qui a pour vocation de mettre

en réseau des décideurs, startups, chercheurs et investisseurs en capital-risque à

échelle européenne, a traditionnellement développé ses conférences et expositions

autour des thèmes de la FinTech, de l’intelligence artificielle et du spatial. Ces

deux journées ont également accueilli différentes compétitions consacrées aux

startups et aux étudiants.

Réunissant des participants de plus de 72 pays venus découvrir les dernières

tendances et innovations qui impactent la société et le monde du travail, l’ICT

Spring a encore une fois soulevé des sujets d’actualité comme la finance durable, les

évolutions technologiques à l’œuvre dans le domaine de la surveillance du secteur

financier ou encore le développement d’un marché digital unique en Europe.


46 LG

JUIN 2019

BRÈVES COMMUNALES – EST

PAR PIERRE BIRCK

JUNGLINSTER

Les habitants d’Altlinster, section de la

commune de Junglinster, ont été priés

de suivre quelques recommandations du

mois d’avril jusqu’au 31 mai suite à une

contamination de l’eau potable. Ils ont

notamment dû la bouillir une dizaine de

minutes avant de pouvoir la consommer,

il était également conseillé de ne pas laver

à l’eau du robinet les légumes ou fruits

consommés à l’état cru.


Source: junglinster.lu

ECHTERNACH

Organisée par step by step, la

célèbre course «Color Run», qui

consiste à éclabousser les coureurs

de couleurs vives, aura lieu le 29

juin prochain à Echternach avec un

départ donné à 11 heures au centre

récréatif. Chaque participant reçoit

un t-shirt blanc au début de la course

et traverse ensuite des zones de

couleurs durant cinq kilomètres.

Cet événement s’inspire du festival

indien Holi qui a lieu tous les

printemps de chaque année.


Source: echternach.lu

FLAXWEILER

Depuis le mois dernier, le «Flaxbus»,

un service de navette personnalisé

de la commune de Flaxweiler,

circule du lundi au vendredi de 8h30

à 17h30. Ce minibus électrique

dessert avant tout le territoire communal,

mais aussi les localités suivantes:

Niederanven, Wormeldange, Grevenmacher,

Lenningen, Schuttrange,

Betzdorf et Wasserbillig. Il est possible

de réserver son trajet sept jours à

l’avance et au plus tard 30 minutes

avant le départ.


Source: flaxweiler.lu

BERDORF

«L’éducation affective et sexuelle de

nos enfants, un jeu d’enfant?», tel était

le nom de la conférence organisée par

le «Planning familial» au centre culturel

«A Schmadds», le 4 juin dernier. Celle-ci

avait pour but d’offrir aux parents une

meilleure compréhension des enjeux de

cette éducation et de leur donner, aussi,

des outils pour mieux en parler sans

craindre une quelconque maladresse.


Source: berdorf.lu

ECHTERNACH

Le président de la Commission européenne et ancien premier

ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, s’est rendu au

Trifolion le 17 mai dernier quelques jours avant les élections

européennes dans le cadre d’un dialogue citoyen. Il y était

question d’une Europe porteuse d’espoir pour la paix, à l’heure

où la montée des nationalismes et des populismes, ainsi que

la propagation de la désinformation menacent la démocratie et

l’Europe.


Source: granderegion.net

BOUS

L’an dernier, près de 38.125 feuilles de DIN A4, pour informer

mensuellement les habitants, ont été consommées. La

commune a décidé de prendre les devants afin de contribuer

aux économies en papier. Les citoyens ont en effet la

possibilité d’apposer un auto-collant sur leur boîte aux lettres

après signature d’un formulaire de renonciation. Seules les

publications telles que le BUET ou le calendrier des déchets

seront toujours distribuées sous cette forme. L’intégralité des

autres informations plus classiques restent accessibles sur le

site internet de l’administration communale. Cette mesure

prendra effet à partir du mois de juillet.


Source: bous.lu

BIWER

L’administration communale a signalé au public qu’elle prévoit

a mise en location de deux logements sociaux: un appartement

et un duplex. Les demandes écrites ont pu être introduites

auprès du collège des bourgmestre et échevins jusqu’au

31 mai dernier.


Source: biwer.lu

GREVENMACHER

Apprendre l’histoire de Grevenmacher de façon originale et

ludique, c’était possible le 8 juin dernier avec l’événement

«Nuetswiechter a Wäschfra». Il s’agissait de découvrir la ville

aux lueurs des torches à l’aide de guides spécialement vêtus de

vêtements d’époque. La visite a été donnée en luxembourgeois.


Source: visitmoselle.lu

REMICH

Plus d’une centaine d’athlètes se sont

réunis à Remich et dans la Moselle

luxembourgeoise durant trois jours

pour l’Ironman qui s’est déroulé,

du 14 au 16 juin, avec des courses

réservées aux femmes, aux enfants

et aux hommes. Avant de franchir la

ligne d’arrivée dans la ville de Remich,

les participants ont dû réaliser 1,9

kilomètres de natation dans la Moselle,

puis 90 kilomètres de vélo à travers les

vignobles luxembourgeois, pour finir

avec 21,1 kilomètres de course à pied

dans la vallée.


Source: remich.lu

WORMELDANGE

Les caves de J.P. Steinmetz-Duhr,

installées à Ahn, ouvriront leur porte

les 28, 29 et 30 juin prochains. Ce sera

notamment l’occasion de déguster

les meilleurs crus du domaine,

mais aussi de découvrir le savoirfaire

vignoble de Wormeldange,

une commune située au bord de la

Moselle.

Source: eventsinluxembourg.lu

MONDORF-LES-BAINS

Initialement prévu le dimanche 5 mai,

la Fête des enfants a été reportée et

se tiendra le 23 juin prochain. Cette

journée aura lieu au Chalet am Brill et

sera entièrement dédiée aux enfants

de plus de trois ans à travers de

nombreuses animations et activités:

jeu de piste avec énigmes à résoudre

et défis à surmonter, ateliers avec

jeux d’adresse, réflexion,… ou encore

un spectacle intitulé «le miracle de la

nature».

Source: eventsinluxembourg.lu

SCHENGEN

L’Office Régional du Tourisme –

Région Moselle luxembourgeoise,

l’association Schengen asbl et la

commune ont organisé une randonnée

guidée avec chien pour la première

fois ce jeudi 30 mai. L’objectif, pour les

organisateurs, était de faire découvrir

la richesse naturelle et culturelle à

travers les pays des trois frontières,

la vallée de la Moselle ou encore les

vignobles.


Source: visitschengen.lu


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JUIN 2019

Balade à Beaufort

PAR ADELINE JACOB

Nichée dans les paysages rocheux et verdoyants de la Petite

Suisse luxembourgeoise, la commune de Beaufort est

régulièrement arpentée par les amoureux de la nature pour

son patrimoine naturel. Camille Hoffmann, son bourgmestre,

nous promène cette fois parmi les projets de la commune.

Camille Hoffmann

L’aménagement du territoire: un défi

pour la commune

Beaufort fait partie de ces communes

qui ont connu une forte croissance

démographique ces dernières années et

compte actuellement 2.853 habitants, un

seuil quelque peu critique quand on sait que,

théoriquement, une population de 3.000

habitants est nécessaire pour faire vivre

les commerces de proximité. La croissance

démographique est donc un réel enjeu pour

cette commune qui veut se prémunir contre

le déménagement de ses commerçants et

ainsi garantir la qualité de vie de ces citoyens.

«Notre PAG actuel a encore du potentiel, si

bien que nous pourrons atteindre les 3.000

habitants d’ici trois ans sans prévoir de

nouvelles zones d’habitations, simplement

via une densification en quelques lieux de la

commune. Nous espérons ainsi maintenir

nos commerces de proximité et, par

conséquent, la qualité de vie des habitants.

Il est important que nos citoyens puissent

acheter un pain sans devoir parcourir quinze

kilomètres», explique Camille Hoffmann.

Un souffle vert dans l’air du temps

Commune constitutive du Parc naturel du

Mullerthal, Beaufort s’engage activement

pour le développement durable, notamment

en privilégiant les énergies renouvelables.

«Tous les bâtiments communaux construits

ces dix dernières années sont reliés à un

réseau de chaleur alimenté aux copeaux

de bois. Le toit de l’école est, quant à lui,

couvert de panneaux photovoltaïques qui

produisent de l’électricité verte mais aussi

de l’eau chaude. Ces quelques initiatives

ont permis à la commune d’être certifiée

à 75% pour le Pacte Climat», explique

Camille Hoffmann. «Deux autres projets

dans le photovoltaïque devraient d’ailleurs

voir le jour cette année: l’un sur le toit du

hangar des pompiers et l’autre sur celui

du nouveau réservoir d’eau», ajoute le

bourgmestre. Outre les rayons du soleil, la

commune entend aussi exploiter la force du

vent: «Six communes du Parc naturel du

Mullerthal se sont associées avec la société

Soler pour ériger un parc éolien de cinq ou

six éoliennes dont une pourrait s’implanter

à Beaufort», annonce le bourgmestre.

En termes de mobilité, la marge de

manœuvre de la commune est plus limitée:

«Dans un petit village comme le nôtre,

plutôt mal desservi par les réseaux routier

et ferroviaire, il est plus compliqué d’agir

sur la mobilité. Nous sommes toutefois

reliés à la piste cyclable qui longe la Sûre

et nous avons adhéré au système «Rent

A Bike Mellerdall». Nous réfléchissons

également à la création d’une piste cyclable

qui permettrait aux enfants de se rendre à

l’école à bicyclette. Nous devons toutefois

étudier la faisabilité du projet en termes

de sécurité. Enfin, la commune a acquis

deux vélos électriques pour son personnel,

prévoit d’acheter une voiture électrique

et d’installer une station de recharge»,

indique le bourgmestre.

Ces croissances récentes et encore

attendues engendrent de nouveaux besoins

en termes d’infrastructures publiques.

«Nous construisons actuellement une

nouvelle école préscolaire avec maison

relais et envisageons une extension de

la crèche dans le futur. Ceci devrait

désengorger les listes d’attente», indique

Camille Hoffmann. Enfin, la commune

s’est associée au Fonds du Logement avec

lequel elle rénove une propriété récemment

acquise pour en faire une habitation à coût

modéré. Pour le bourgmestre, «l’objectif

est de parvenir à créer une demi-douzaine

d’habitats de ce type». Un premier pas de

la part de la commune pour favoriser l’accès

au logement. n


Vun der Iddi, iwwert integréiert Konzepter, bis zur Ëmsetzung.

Kommunal Entwécklungsstrategien

Schoul & Kannerbetreiung

Bezuelbaren Wunnraum

Ëffentlech Gebaier

mcluxembourg.lu

26 00 22


50 LG

JUIN 2019

ÉCONOMIE

Le paiement mobile,

en toute simplicité

Le 21 mai dernier, BGL BNP Paribas lançait Apple Pay, son

nouveau mode de paiement. Loin de passer inaperçue, cette

innovation a ravi les friands de technologie qui ont été très

nombreux à enregistrer leurs cartes BGL BNP Paribas dans

Apple Pay. Intuitive, sécurisée et rapide, cette solution de

paiement mobile nous a été détaillée par Corentin Dubucq,

directeur Marketing & Stratégie chez BGL BNP Paribas.

Comment fonctionne la solution Apple

Pay?

Cette solution de paiement mobile est

disponible pour toutes les cartes de débit

et de crédit de BGL BNP Paribas. Les

paiements en magasin sont accessibles via

iPhone (modèles 6s et suivants) et Apple

Watch, en connexion avec un terminal

sans-contact. Concrètement, au moment

du paiement, le client doit s’authentifier via

la reconnaissance faciale ou son empreinte

digitale. Ensuite, il approche son téléphone

du terminal de paiement, comme dans un

paiement sans-contact traditionnel. Les

paiements en ligne peuvent être effectués à

partir d’un iPhone, d’un iPad ou d’un Mac,

sur tous les sites marchands proposant le

paiement via Apple Pay.

Nos clients ont aujourd’hui automatiquement

et gratuitement accès à ce service.

Ils doivent seulement enrôler leurs cartes

de paiement via notre application Web

Banking ou l’application Apple Wallet.

Les clients recherchent de plus en plus

la simplicité et la sécurité dans leurs

transactions; ce service est donc une

manière pour nous de répondre à ces

besoins. Le monde des paiements mobiles

est en pleine mutation. Avec l’arrivée

de cette fonctionnalité, la banque offre

davantage d’immédiateté et de praticité aux

utilisateurs.

Quels sont les avantages de ce moyen de

paiement?

Ses avantages principaux sont la sécurité, la

simplicité, la disponibilité, et la rapidité; il

suffit à l’utilisateur de s’authentifier sur son

téléphone pour procéder à un paiement.

Vous n’avez pas besoin de composer le

code secret de votre carte et ne risquez

donc pas qu’il soit aperçu par d’autres

au moment du paiement. L’empreinte

digitale ou la reconnaissance faciale sont

les seuls moyens de procéder au paiement,

ce dernier ne peut donc pas être effectué

sans votre validation. Et, aucune donnée

n’est stockée sur les serveurs d’Apple par

soucis de confidentialité et de protection

des données.

En outre, contrairement aux paiements

sans-contact classiques limités à 25 euros,

les paiements Apple Pay ne connaissent que

le plafond de la carte ou encore la limite

de fonds disponibles sur le compte. Enfin,

l’utilisateur aura accès dans son Wallet

à une liste des dix derniers paiements

effectués avec Apple Pay contenant une

série d’informations sur le commerçant,

dont sa géolocalisation.

“En 24 heures,

nous avons

enregistré

plusieurs milliers

d’enrôlements

par nos clients

dans Apple Pay”

Quels sont les premiers retours de vos

clients quant à son utilisation?

Ils sont excellents! Apple Pay a été lancé

en primeur par BGL BNP Paribas au

Luxembourg le 21 mai dernier et a

immédiatement rencontré un large succès.

En 24 heures à peine, nous avons enregistré

plusieurs milliers d’enrôlements par nos

clients dans Apple Pay. Les commentaires

ont été particulièrement enthousiastes

quant à la simplicité d’utilisation.

Le Luxembourg est très propice au

paiement mobile et pour preuve, plus de

90% de ses commerçants sont déjà équipés

de terminaux sans-contact. L’appétence du

pays pour la technologie rend le marché

ouvert à ces innovations et favorise une

adhésion très rapide de la clientèle. Pour

s’inscrire dans cet environnement, notre

banque encourage vivement l’innovation.

Nous avons la chance de compter parmi nos

équipes des personnes compétentes, capables

de se mobiliser pour le développement

de l’innovation. Grâce à elles, nous avons

réalisé cette implémentation en quelques

mois seulement, alors qu’elles étaient

également mobilisées par d’autres projets.

Prévoyez-vous d’adapter ce mode de

paiement à d’autres systèmes d’exploitation?

La majorité du marché luxembourgeois est

équipé en produits Apple, c’est pourquoi

nous avons commencé par lancer les

paiements digitalisés sur les appareils de

cette marque. Toutefois, nous avons prévu

d’offrir un service proposant une expérience

similaire aux propriétaires de téléphones

d’autres marques. n

Avantages clés

• Simplicité

• Rapidité

• Sécurité

• Confidentialité

BGL BNP Paribas

50, avenue J.F. Kennedy

L-2951 Luxembourg

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Corentin Dubucq


52 LG

JUIN 2019

ÉCONOMIE

Les immigrants hautement

qualifiés, un enjeu vital

pour notre économie

De mai 2018 à mars 2019, le Luxembourg Institute of Socio-

Economic Research (LISER) a organisé une série de cafésdébats

ouverts au public et intitulés «Science & Société».

Parmi les thèmes abordés figuraient celui des immigrants

hautement qualifiés. Pourquoi leur présence est-elle devenue

si nécessaire au développement économique du Luxembourg?

Éléments de réponse avec Joël Machado, chercheur spécialisé

dans les questions migratoires au LISER.

Chaque année, les États-membres de l’UE –

sauf le Danemark, l’Irlande et le Royaume-

Uni – délivrent des milliers de Cartes Bleues

européennes qui donnent à des personnes

hautement qualifiées de pays tiers le droit

de résider et de travailler dans un pays de

l’Union. Les seules conditions à remplir

sont qu’elles possèdent des qualifications

professionnelles élevées ainsi qu’un

contrat de travail ou une offre d’emploi

ferme assorti(e) d’un salaire supérieur à la

moyenne du pays de l’Union où se trouve

le poste. Les plus grands pourvoyeurs de

Joël Machado


LG

JUIN 2019

53

Cartes Bleues sont l’Allemagne, la France,

la Pologne et… le Luxembourg. En 2018, le

pays a délivré 944 Cartes Bleues contre 639

en 2016, soit une augmentation de plus de

50% en deux ans à peine 1 ! Plus significatif

encore, le nombre de premiers titres de

séjour représentait plus de la moitié des

Cartes Bleues 2 en 2018.

Rester compétitif dans la course aux

talents internationaux

Pour Joël Machado, cette demande très

forte d’immigrants hautement qualifiés au

Grand-Duché s’explique pour deux raisons

principales. «Comme la plupart des pays en

Europe, le Luxembourg voit son économie

se digitaliser de plus en plus et a besoin de

profils très spécialisés, principalement dans

l’informatique et la finance. En parallèle,

l’importante croissance économique du

pays durant ces dernières décennies a

peu à peu vidé le bassin traditionnel de

l’emploi qu’a été jusqu’il y a peu la Grande

Région. Trouver des travailleurs avec des

qualifications professionnelles élevées dans

un proche périmètre devient de plus en plus

difficile et les entreprises démarchent de plus

en plus à l’international. C’est aussi une des

raisons pour lesquelles l’UE a adopté en 2009

ce système de Cartes Bleues, inspiré par les

«green cards» aux États-Unis, pour rendre le

marché européen plus attractif et plus visible

pour ces types de profils. La pénurie de main

d’œuvre hautement qualifiée ne touche pas

seulement le Luxembourg mais l’ensemble

des pays de l’Union».

“La présence

d’immigrants

hautement

qualifiés au

Grand-Duché va

s’intensifier dans

les années à venir”

Dans les secteurs de pointe, l’Europe reste

en effet moins attractive que les États-Unis

et ses pôles de compétences ont du mal à

rivaliser avec une technopole comme la

Silicon Valley en Californie. Le problème se

complique d’autant plus pour le Luxembourg

que celui-ci est également en compétition

avec d’autres pays européens. «Même si son

offre culturelle et sa vie nocturne restent très

limitées par rapport à des capitales comme

Paris ou Berlin, le pays dispose néanmoins

de nombreux atouts à faire valoir», estime

Joël Machado. «Les conditions de vie y sont

très bonnes, à la fois en matière de sécurité,

de l’environnement et du système de santé,

et le Luxembourg a la réputation d’être très

ouvert et multiculturel. En outre, le Grand-

Duché reste une grande place financière

internationale et se positionne de plus en

plus comme une startup nation. Ce n’est

pas un hasard si le Luxembourg se classe en

10 e position sur 119 pays analysés dans le

2018 Global Talent Competitiveness Index

de l’INSEAD».

Des bénéfices mais aussi des risques

Mais quelles vont être les conséquences

potentielles de la sélection accrue de

travailleurs pour les différents acteurs de la

société luxembourgeoise? Quels seront les

bénéfices et les risques? «Les travailleurs

hautement qualifiés sont souvent

complémentaires aux travailleurs locaux»,

analyse Joël Machado. «Ils permettent

une hausse de la productivité et génèrent

un impact fiscal potentiellement plus

avantageux. Le revers de la médaille, c’est

que cette immigration peut être perçue

de manière négative par une partie de la

population qui se sent perdue et perdante

dans ce nouvel ordre économique avec,

d’un côté, des étrangers très qualifiés

et aux revenus élevés et, de l’autre, des

locaux moins qualifiés et parfois en voie

de paupérisation. Un important travail de

communication reste à faire à ce niveau-là».

Un autre défi que devront également relever

les politiques dans les années à venir a trait

à l’immobilier et à la mobilité. «Les prix

continuent d’augmenter à Luxembourg-

Ville», poursuit Joël Machado. «De plus en

plus de résidents, y compris les immigrants

hautement qualifiés toujours plus nombreux

sur notre territoire, ont tendance à habiter

loin de la capitale, et notamment dans

le Nord où le potentiel de croissance du

parc immobilier reste important. Cette

migration interne aura inévitablement des

conséquences sur le trafic automobile qui

sera de plus en plus congestionné si aucune

mesure n’est prise».

Reste enfin la question linguistique.

La plupart des travailleurs hautement

qualifiés qui bénéficient de la Carte Bleue

proviennent dans la grande majorité de

l’Inde, des États-Unis, de la Chine et de la

Russie et tous parlent davantage l’anglais

qu’une des trois langues nationales. «C’est

un phénomène inéluctable», conclut Joël

Machado. «Notre pays s’internationalise

de plus en plus et l’anglais est la langue

internationale par excellence». n

[1] Source: rapport annuel 2018 du Ministère des Affaires

étrangères et européennes.

[2] Le premier titre de séjour pour travailleur salarié hautement

qualifié est valable pour une durée de quatre ans et peut être

renouvelé plusieurs fois de manière consécutive.

LISER

Luxembourg Institute of

Socio-Economic Research

Maison des Sciences Humaines

11, Porte des Sciences

L-4366 Esch-sur-Alzette/Belval

contact@liser.lu

www.liser.lu


54 LG

JUIN 2019

ÉCONOMIE

Brexit:

supervising a growing

payments hub

With mobile payments on the rise, driven by changing consumer

behavior, payment institutions such as PayPal and Apple Pay

are rapidly gaining in market share and importance. In the

EU, such entities tend to be regulated as electronic money

institutions (EMIs) and payment institutions (PI), and play a

major role in facilitating the development of digital and mobile

payment services. Many payment firms have traditionally been

based in London, as one of the key FinTech hubs in the EU.

What will Brexit entail for such UK based payment companies

active in the EU? How are firms in the payments field finding

solutions to the loss of passporting? What regulatory work

is involved in new applications and relocations of PIs and

EMIs? To find out, we talked to Karen O’Sullivan, Head

of the Innovation, Payments, Market Infrastructures and

Governance Department at the Luxembourg regulator, the

CSSF, and Natasha Deloge, Deputy Head, from her team.

Copyright: Mike Zenari

Coping with political uncertainty

“Deal or no deal, the main priority

of payment firms is to make sure that

they can continue to serve and provide

services to their clients. If their clients

are in the EU, this requires some

form of licence, whether an EMI or PI

license”, explains Karen O’Sullivan,

Head of the Innovation, Payments,

Market Infrastructures and Governance

Department at the Luxembourg

regulator, the CSSF. The provision of

payment services across countries in

the EU is enabled by the possibility of

passporting services into other Member

States.

In the absence of clarity regarding the

legal certainty of Brexit and its impact

on financial services, the regulator has

for some months been encouraging local

firms to draw up contingency plans that

take into consideration a “hard” Brexit

scenario in which no transition period

is agreed, with the UK becoming a third

country.

While the deadline has been known for

a long time, the political uncertainty

surrounding Brexit has been making it

difficult for businesses to understand

their future international business and

service o¬fferings to their clients.

“The political situation contributes to the

confusion. In addition to the complexity

of deciding where they want to set up

European operations, going forward, and

tackling all the formalities of obtaining

the appropriate licence, many companies

are still waiting for clarity on around the

timeframe for the UK’s departure and

whether or not there will be a transition

period”, she adds. Some companies might

even stay only in the UK, if their clients

are only there. Other UK companies

have most of their clients in the EU,

and for them legal certainty post-Brexit

is absolutely crucial to the companies’

survival.

Plans to mitigate some of the risks of

a potential no-deal Brexit are already

underway in Luxembourg. The Luxembourg

government tabled a draft law on 31 January

2019 that would, on a temporary basis,

extend the existing rights of UK financial

services providers currently o¬ffering their

services to or engaging in financial activities

in Luxembourg.

“Under the terms of that draft law,

specifically in the case of a no-deal Brexit,

there would be a transitory regime allowing

UK-based Payment Institutions and

Electronic Money Institutions to continue

to provide their services to Luxembourg

based clients for a period of 21 months,

so any existing entity currently servicing

clients based in Luxembourg would be able

to do so until December 2020”, says Natasha


Deloge, Deputy Head of the Innovation,

Payments, Market Infrastructures and

Governance Department at the CSSF.

Business as usual?

While some companies call it contingency

planning, developing a new EU strategy,

or relocating as a result of Brexit,

Luxembourg’s role as a European payment

hub has certainly been reinforced since the

UK’s vote to leave the EU. A number of

major Payments institutions and Electronic

Money Institutions have chosen to establish

operations in Luxembourg, or reinforce

their existing setups in the Grand Duchy, in

order to continue to serve the EU market

from a strategic location in the heart of

Europe.

The fact that a payment company already

has an FCA approval does not necessarily

facilitate the application for an E-money or

Payment Institutions license elsewhere, nor

the supervisory work of the regulator, but it

makes life easier for the entity itself as they

understand the general application file and

required documentation.

“We do not have a fast-track procedure for

Brexit-based applications. All application

files are reviewed the same way. But having

gone through the FCA process may be an

advantage for the entity applying: we notice

that those that have already been through

an application process previously generally

have application files that are better

prepared because they have experience in

the type of information that is required”,

explains O’Sullivan.

One of the main areas a EMI or PI

application file covers are the organisational

requirements of a payment license to

ensure that it is compliant with regulatory

requirements and aff¬ords appropriate

consumer protection thereby making it

Karen O’Sullivan and Natasha Deloge

“We have

experience

with small startups

and big players,

so we are not

afraid of what lies

ahead of us”


56 LG

JUIN 2019

ÉCONOMIE

safe to use for its clients. This includes

the necessity to have appropriate sta¬ff

specialised in field such as compliance,

AML/KYC, risk management, audit, IT

security and IT infrastructure, as well as the

on-site general management responsible

for the daily management of a financial

institution.

Applying proportionality

During an application file review, the

regulator performs its due diligence to

ensure that key functions operate safely

out of the Grand Duchy and that the

practicalities are in place in terms of the

size of operation required in Luxembourg.

“We have certain requirements, which

apply regardless of what sector or industry

the entity is going to operate in. In any

application file that we review, Brexit or

not, one of the first things that we look

at are the substance requirements such as

the minimum size of operations required”,

highlights Deloge.

“The company’s key functions must be in

Luxembourg, including at least the daytoday

authorised management and the chief

compliance o¬fficer. Given the nature of

the payments entities, there are also certain

requirements from an IT point of view”,

adds O’Sullivan.

In the case of Brexit, a number of entities

may split their UK entity from their

European operations, making delegation

and outsourcing important subject matters.

The CSSF does allow outsourcing back

into the group both within and outside the

EU. However, there has to be oversight

from the Luxembourg entity. However the

concept of the central administration being

in Luxembourg must always be preserved.

“Guidelines on outsourcing from the

European Banking Authority will be

in place in a couple of months and are

already taken into consideration in the

files we are currently reviewing. One

important factor is that when a company

is licensed in Luxembourg, the local

central administration is responsible for

all tasks, and therefore must oversee all

outsourcing”, says Deloge.

O’Sullivan highlights that a case-by-case

assessment is required to make sure that

the size of the required operations in

Luxembourg is proportional to the volume

and type of business, the riskiness and

magnitude of the activities, as well as the

maturity of the entity itself. There is no

“one size fits all” regulatory approach in the

payments industry in Luxembourg.

“We cannot have the same requirements

for a startup with two clients compared to

an entity that has 3 million people in its

client database. A certain level of common

sense is needed”.

“EU countries

grow together

when it comes

to innovation”

Extra care

“The entities that are looking for a licence

in Luxembourg usually have done their due

diligence on a number of jurisdictions and

have appropriate questions prepared. The

feedback we hear is that they appreciate our

openness to innovation, the reputation of

the CSSF as a strong financial regulator,

and also the benefit of Luxembourg as

a financial marketplace, especially in an

international context and for B2B business”,

explains O’Sullivan.

Throughout the application process, the

applicant benefits from close interaction

with the regulator.

“Both our authorisation and supervision

teams work hand in hand within our

department. When a licence is granted

and the file is passed from one team to the

other, there is a continuity in the quality of

engagement even though the faces change”,

she adds.

The combination of a high level of

expertise, responsiveness and the ability to

file an application in English have had an

impact on the decision of several financial

companies to come to Luxembourg.

“Whether the applicant wants to deal

with us in English, French or German, we

respond in their language of choice, and

in the context of Brexit that does help: the

decision makers understand the documents

used in the process”, says Deloge.

Geared up for the extra work-load

Over the last 10 years, the CSSF has had to

cope with rapid growth in diff¬erent parts

of the financial sector, adding sta¬ff with

the required experience to supervise an

increasingly important European financial

hub.

“We are continuously growing in numbers

and in experience. Attracting talent,

integrating new staff and converting the

professionals we have hired into operational

agents is something that we have experience

in. The important thing is to be growing at

the right time so as to be able to meet our

obligations as a regulator and service the

markets e¬fficiently”, explains Deloge.

Currently employing around 850 people,

the CSSF continues to recruit specialists to

fulfil its tasks as regulator and supervisor of

the financial sector. A staff¬ count of more

than 900 people is anticipated in the next

few years.

“We have the necessary tools in place

to ensure good supervision. We have

experience with small startups and big

players such as Amazon Payments and

Alipay, so we are not afraid of what lies

ahead of us”, she adds.

Moving forward to post-Brexit: growing

together

When asked what will drive the European

payments industry post-Brexit, the

regulator highlights the importance of legal

harmonisation across Europe: passporting

is the main factor attracting global

payments players to choose Luxembourg as

their location for Europe.

“Europe is attractive because there is a

harmonised legal framework and EU

legislation ensures that there are no major

discrepancies in legislation. EU countries

grow together when it comes to innovation.

It is useful to know that you can offer your

payment services across the EU and that

you will be treated in the same way in

another country”, highlights Deloge. “You

set up in one country but you have access to

the whole client base”, adds O’Sullivan. n

LEO Mag March 2019,

Luxembourg for Finance,

Ophélie Binet.


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58 LG

JUIN 2019

ÉCONOMIE

Construire l’emploi de demain

autour du capital humain

A l’ère d’un marché du travail en pleine mutation, le

recrutement occupe une place stratégique pour accompagner

les entreprises dans leur croissance et leur transformation et

les aider à développer les talents de leurs collaborateurs. De

l’outsourcing au recrutement en passant par la formation,

The Adecco Group Luxembourg, avec ses trois marques

Adecco, Ajilon et Badenoch & Clark, propose le plus large

panel de solutions RH au Grand-Duché. Fabrice Poncé,

directeur général de The Adecco Group Luxembourg, nous

guide à travers les évolutions du marché du travail et identifie

les défis qui attendent le pays.

Comment se traduit la présence de

The Adecco Group Luxembourg sur le

marché du recrutement?

Le groupe est présent avec 120 collaborateurs

permanents et fêtera ses 30 ans de présence

au Grand-Duché l’an prochain. Nos équipes

regroupent des professionnels de tous secteurs

en vue d’apporter une expertise ciblée et

de s’adapter aux besoins spécifiques des

entreprises relatifs à leurs domaines. Nous

sommes également partenaires des candidats

que nous accompagnons tout au long de leur

carrière professionnelle grâce aux différents

types de contrats (intérim, freelance, salarié,

contracting,…) que nous regroupons dans

tous les secteurs.

Notre savoir-faire consiste à mettre en

relation les entreprises (clients) et les talents

(candidats) en leur offrant des solutions

personnalisées. Nous nous engageons par le

biais des partenariats à long terme avec nos

collaborateurs – permanents ou intérimaires –

ainsi qu’avec nos clients. Dans un monde en

transformation dans lequel l’agilité devient la

condition de la performance, développer les

compétences et l’engagement est un enjeu et

donc un défi pour toutes les entreprises.

Grâce à l’écosystème formé par nos trois

entités complémentaires, nous sommes

en mesure d’offrir cette compétence et

d’accompagner les entreprises dans leurs

démarches de réflexion, de développement

et d’adaptation à leurs objectifs individuels et

collectifs de transformation.

Avec Adecco nous sommes aujourd’hui

leader sur le marché, avec sept agences à

travers le Luxembourg. Le recrutement

des profils hautement qualifiés et senior

executive, avec notamment une forte

connaissance du milieu financier, est assuré

par Badenoch & Clark. L’externalisation et

transformation des ressources humaines,

quant à elle, est orchestrée par Ajilon. Cela

comprend le contracting, l’outplacement,

le change management, l’assessment

des candidats en collaboration avec

l’entreprise concernée, les formations,

les transitions de carrière, la mobilité

professionnelle,...

Afin de mieux répondre aux besoins

du marché du travail d’aujourd’hui

et de demain, le gouvernement

luxembourgeois a mis en place le projet

Skills Bridge dont Ajilon fait partie. En

quoi consiste votre collaboration sur ce

projet?

L’Upskilling/Reskilling est un sujet

incontournable. De nombreux métiers

sont en train de disparaitre et nous ne

connaissons pas encore les métiers de

demain. De ce point de vue, le Luxembourg

est avant-gardiste. Le projet Skills Bridge

vise à renforcer les compétences liées au

digital ainsi que les soft skills qui seront

nécessaires pour développer la résilience

des salariés pour aborder ces changements

dans le marché du travail d’aujourd’hui et

de demain.

Ajilon collabore à ce projet à travers

des formations sur les soft skills. Les

thématiques que nous abordons dans ces

formations sont la communication, l’agilité

d’apprentissage, le self-branding et la

résolution de problématiques: Comment

retrouver confiance en soi? Comment

s’adapter à de nouveaux environnements

de travail? Comment envisager son futur

professionnel?

Ces «soft skills» vont tenir une place de

plus en plus importante sur le marché du

travail. La capacité d’adaptation devient

une qualité indispensable, car sans elle, il

sera impossible à l’employé de s’adapter à

un environnement aussi mouvant.

“Développer

les compétences

et l’engagement

est un enjeu

et donc un défi

pour toutes

les entreprises”

De quelle façon vous préparez-vous au

marché du travail de demain?

A ce niveau, nous bénéficions d’un large

support du groupe au niveau international.

Leader mondial des solutions en

ressources humaines et présent sur les 5

continents dans 60 pays, le groupe publie

régulièrement différentes études sur les

tendances du marché du travail et les

développements qui s’y opèrent au niveau

international. Nous pouvons entre autres

citer des études telles que «Sustainability

Report», «Future of Work», «Well-

Being at work» ou encore les projets

«Future skilling» en collaboration avec

BDC et «FU.SE» en collaboration avec

Microsoft.


Fabrice Poncé


60 LG

JUIN 2019

ÉCONOMIE

Au-delà des tendances mondiales,

quelles sont les tendances propres au

Luxembourg?

Chaque année, le groupe publie une

étude en collaboration avec l’INSEAD et

Tata Communications: le Global Talent

Competitiveness Index (GTCI). Réalisée

pour la première fois en 2015, l’étude analyse

la compétitivité de différents pays et villes

sur des thématiques définies (capacités et

potentiel d’une ville; attractivité; croissance;

capacité à retenir ses candidats; déploiement

de formations à de nouvelles compétences;

niveau de connaissance des citoyens et

innovation). L’étude offre un bon aperçu

des points forts et faibles de chaque pays

en matière de recrutement et leur permet

de visualiser rapidement les domaines dans

lesquels des efforts restent à faire pour

améliorer leur attractivité.

Quelle place tient le Luxembourg dans

ce classement?

Malgré sa petite taille, le Luxembourg s’est

classé en dixième position. Cela s’explique

par différents facteurs; le pays bénéficie d’un

très bon équilibre sur le plan politique ce qui

offre une certaine stabilité aux citoyens et aux

entreprises. Le Grand-Duché offre également

des mesures fiscales favorables et relativement

stables ainsi qu’un système de pension attractif.

“Renforcer

les soft skills

pour développer

la résilience des

salariés pour

aborder ces

changements

dans le marché

du travail”

Le Luxembourg a par ailleurs fait de

nombreux efforts au niveau de la formation

initiale et surtout professionnelle et l’on

voit des centres de recherche se développer

tant dans le secteur privé que public. Il a

également réussi à développer et à attirer

des compétences plutôt rares dans les pays

frontaliers ou européens, surtout dans les

domaines de la finance, de la gestion de

fonds, de l’industrie ou encore de l’IT.

Enfin, le Luxembourg a prouvé son agilité

par le développement d’infrastructures

et d’outils permettant aux entreprises de

se développer plus rapidement, comme

par exemple la fibre pour favoriser le

développement de la digitalisation. A

l’écoute du secteur privé, les instances

publiques tentent de répondre à ses

besoins et de l’aider à relever les défis

qui l’attendent. Le gouvernement fait

par exemple beaucoup d’effort au niveau

de la simplification des démarches

administratives, tant pour les entreprises

que pour les particuliers, et ce, notamment

grâce à la digitalisation.

Nous devons à présent cultiver la bonne

image du Luxembourg à l’étranger et

communiquer davantage sur les bonnes

performances de nos institutions et

infrastructures afin de faire savoir aux

talents actuellement à l’étranger tout ce que

le pays a à leur offrir. n

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62 LG

JUIN 2019

BRÈVES ÉCONOMIQUES

PAR RAOUF HATIRA

2018, un bon cru

pour ING Luxembourg

Lors de la présentation de ses résultats

le mois de mai dernier, l’année 2018 est

annoncée comme étant un bon cru pour

ING Luxembourg. En effet, la banque

orange a pu dégager un résultat net courant

de 115 millions d’euros l’an dernier, ce qui

constitue une hausse de 8% par rapport à

l’exercice précédent. Ce résultat est un

nouveau record historique selon la banque

orange. Source: ING Luxembourg

Résultat positif

pour LuxairGroup

LuxairGroup a terminé l’année 2018

avec un résultat positif, et cela malgré

une pression énorme sur l’ensemble de

ses activités. Le groupe clôture l’exercice

de l’année écoulée avec un résultat

opérationnel de 0,8 millions d’euros et

un résultat net de 12,5 millions d’euros.

Alors que le résultat opérationnel, réalisé

par les activités commerciales, est en

retrait de 1,2 millions d’euros par rapport

à 2018, le résultat net, qui inclut les

résultats financiers, est en progression de

3 millions d’euros. Source: LuxairGroup

Post Luxembourg garde le cap

POST Luxembourg a publié ses

chiffres pour 2018. Alors que 2018

s’annonçait difficile, elle a enregistré

une augmentation du chiffre d’affaires

de 57,4 millions d’euros à 826,9

millions d’euros, soit une augmentation

de 7,4 %. L’environnement reste

très concurrentiel avec une forte

pression sur les prix, explique Claude

Strasser, directeur général de POST

Luxembourg. Source: Post Group

Une stature internationale

pour Encevo

Le fournisseur d’électricité Encevo a

présenté ses résultats dans son rapport

d’activité 2018. Le bénéfice net est

en hausse, à 63,9 millions d’euros.

Les investissements se sont chiffrés à

209 millions d’euros, dont 40 millions

dans les énergies renouvelables. Deux

événements importants ont marqué

l’exercice 2018: l’entrée du groupe

énergétique China Southern Power

Grid dans l’actionnariat du groupe et la

nomination de Marc Reiffers au poste

de CEO. Désormais, CREOS revendique

une stature internationale grâce à ce

nouvel actionnaire. Source: Encevo

Les finances de l’Etat se portent bien

Lors de la réunion jointe de la Commission des finances et

du budget et de la Commission du contrôle de l’exécution

budgétaire, le ministre des Finances, Pierre Gramegna, a

présenté la situation des comptes financiers de l’État à la fin

du premier trimestre 2019. Les recettes de l’Administration

centrale ont connu une croissance de 13,3%. Une tendance

positive qui s’inscrit dans la continuité des dernières années.

Cette situation favorable est le fruit d’une bonne conjoncture,

et la résultante des efforts en matière de digitalisation dans la

collecte des impôts.

Source: ministère des Finances

Premières connexions 5G réussies au Luxembourg

Tango et Telindus, ont annoncé les premières connexions 5G

au Luxembourg, réalisées le 26 avril dernier. Ils deviennent

ainsi les premiers opérateurs luxembourgeois à avoir connecté

la 5G sur leur réseau mobile. Le cœur de réseau 5G est

maintenant opérationnel pour les déploiements à venir. Cet

essai inaugural de la 5G est le signe de l’engagement des deux

entreprises à développer à grande échelle cette technologie

performante. Source: Telindus, Proximus Luxembourg

© Copyright: eu2005.lu/Christof Weber

L’inflation s’établirait à 1,6% en 2020

L’inflation au Luxembourg qui a légèrement dépassé les 2% en ce

début d’année, devrait ralentir, graduellement à partir de l’été. Ce

trou d’air découlerait aussi bien de l’évolution des prix des produits

pétroliers, que de l’inflation sous-jacente. Pour 2019, le STATEC

table sur un taux d’inflation de 1.8%. L’inflation prévisionnelle pour

2020, estimée à 1.6% s’expliquerait par l’impact de l’introduction

de la gratuité du transport public.

Source: Statec

Légère hausse du nombre de demandeurs d’emploi

Le nombre de demandeurs d’emploi résidents disponibles

inscrits à l’ADEM s’établit à 15.453 au 30 avril 2019. Sur un an,

cela constitue une hausse de 84 personnes, soit de 0.5%. Cette

hausse peut s’expliquer par les inscriptions de bénéficiaires du

Revenu d’inclusion sociale (REVIS), suite à l’entrée en vigueur

de la nouvelle loi en la matière. Le taux de chômage, corrigé

des variations saisonnières, calculé par le STATEC, s’établit à

5.4%.

Source: Adem

Le service Apple Pay disponible au Luxembourg

Le mode de paiement créé par le géant américain Apple, est

dorénavant actif au Grand-Duché, annonce BGL BNP Paribas,

seule banque offrant ce service à ses clients. Selon la banque,

c’est un service de paiement gratuit, compatible avec la carte BGL

BNP Paribas et uniquement accessible à l’aide de l’un des appareils

Apple. Le dispositif vise à payer plus facilement, plus rapidement

et en toute sécurité les achats dans les magasins et sur les sites

Internet.

Source: BGL BNP Paribas

Le bois, une ressource

prometteuse

Plus de 230 acteurs privés et publics

du secteur du bois ont répondu

positivement à l’invitation du cluster

bois de Luxinnovation pour son

deuxième forum qui s’est tenu le 14 mai

dernier. Carole Dieschbourg, ministre

de l’Environnement, a souligné l’importance

du bois en tant que ressource

naturelle locale et renouvelable. Le

Luxembourg possède un domaine

forestier d’environ 90.000 hectares,

produisant environ 750.000 m 3 de bois

chaque année. Source: Luxinnovation

Développer l’éducation

entrepreneuriale

Afin de rendre visible les initiatives

d’éducation entrepreneuriale, Jonk

Entrepreneuren Luxembourg organise

un concours national annuel «The

Entrepreneurial School Awards

(TES-Awards)» pour encourager

tous les établissements scolaires à

développer leur palette d’initiatives

envers les élèves. Six lycées se sont

inscrits au concours cette année.

Les participants ont remis un dossier

de candidature qui a été analysé par un

jury composé de représentants du

monde scolaire et du monde économique.

La remise des prix s’est tenue

dans les locaux de la Chambre de Commerce.

Source: CC

L’ICT Spring

s’internationalise

Le ministère de l’Économie a invité 33

startups originaires des quatre coins

du monde à être présentes à l’”ICT

Spring Europe”. Sélectionnées par le

réseau des “Luxembourg Trade and

Investment Offices” (LTIO), les 33

startups sont actives dans les secteurs

de l’ICT, des technologies de la finance,

de la santé, de la mobilité, de l’intelligence

artificielle ou encore de la cybersécurité.

Source: Ministère de l’Economie

Récompenser

les entreprises durables

La Fondation Alphonse Weicker, en

collaboration avec l’INDR et l’UEL,

attribuera en 2019 son premier Prix du

progrès économique durable à une

entreprise luxembourgeoise. Ce prix,

doté d’un montant de 10.000 euros,

récompensera une entreprise ayant

démontré de manière exemplaire sa

contribution au développement durable

moyennant sa stratégie RSE. La date

limite des candidatures est fixée au 31

mai 2019.

Source: UEL


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64 LG

JUIN 2019

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Les charmes d’un village

et les ambitions d’une ville

Les charmes de la commune de Mersch, qui compte 9.600 habitants, attirent toujours

plus de nouveaux résidents. Ce succès notable implique néanmoins des investissements

en infrastructures que nous présentent le bourgmestre Michel Malherbe, le conseiller

énergétique et chef du service écologique Luc Friedrich et le chef du service technique André

Kaluza. Interview croisée dans «le centre géographique du pays», comme aime à le rappeler

son bourgmestre.

Comment pourrait-on présenter Mersch?

MM: Comme un charmant village dans

lequel il fait bon vivre. Nous avons la

chance d’être au centre du pays ce qui,

via l’autoroute ou la gare, nous permet

de rejoindre rapidement le Nord et le

Sud. De plus, malgré nos presque 10.000

habitants, nous ne sommes toujours pas

considérés comme une ville mais un grand

village, entouré d’un écrin de verdures,

de bois et de prairies. Mersch est la plus

grande propriétaire de forêts avec ses 1.200

hectares. Nous souhaitons bien évidement

les garder, les préserver mais aussi les

rentabiliser. Nous coupons donc les arbres

matures à destination des manufactures,

récupérons les résiduels à destination de

notre centrale biomasse puis replantons.

Deux gardes forestiers se chargent de la

bonne santé de nos forêts au quotidien

et ils offrent de magnifiques promenades

pédestres ou cyclables aux points de vue sur

des paysages uniques.

Nous disposons aussi d’un magnifique

parc de 17 hectares, que je considère

personnellement comme l’un des joyaux de

Mersch. À seulement cinq minutes à pied

de la gare, il attire les promeneurs de la

capitale, d’Esch ou d’Arlon.

Nous avons aussi tous les services et activités

d’une grande ville. Un centre aquatique, une

bibliothèque qui connaît un franc succès,

le «Mierscher Kulturhaus» qui propose

un vaste programme de qualité mais aussi

de grandes surfaces commerciales, des

écoles et lycées, des services médicaux, des

garages automobiles et nous pouvons nous

vanter d’accueillir tous les corps de métiers

nécessaires aux habitants.

“Un charmant

village dans

lequel il fait

bon vivre”

Mersch n’est-elle pas aussi victime de

son succès?

MM: En termes de croissance démographique,

certainement. Dans la mesure

où l’autoroute relie la capitale en quinze

minutes et Clervaux en moins d’une demiheure,

nous subissons certes un certain

trafic. La gare, qui sera très prochainement

modernisée, nécessite également beaucoup

plus de places de stationnement.

Enfin, l’attractivité de Mersch se cristallise

dans une envolée des prix de l’immobilier.

Je regrette personnellement que les jeunes

familles de notre commune n’arrivent que

difficilement à acquérir un terrain à bâtir

ou un objet immobilier à Mersch. C’est

pourquoi la commune se doit de créer de

nouveaux logements tout en investissant

dans les infrastructures.

Quels sont vos projets d’aménagement?

AK: Nous avons près d’une centaine de

projets en cours mais je ne retiendrai ici que

les plus importants.

Nous souhaitons tout d’abord que l’«Agrocenter»

ou l’ancien bassin industriel du centre

de Mersch se revalorise en y créant plus de

1.000 logements et des commerces et services

de proximité. C’est un projet sur quinze ans

et les travaux de démolition ont déjà débuté.

La gare, tout juste accolée connaîtra aussi

une modernisation avec la construction d’un

P+R de 400 places et les CFL y investiront 45

millions d’euros sur quatre ans.

Au Nord-Ouest, nous disposons d’une

surface de 24 hectares que les communes

de Mersch, Lintgen et Lorentzweiler

souhaitent aménager en zone d’activités

économique régionale. L’objectif est d’y

accueillir des entreprises artisanales, de

stockage et de logistique d’ici cinq ans.

Enfin, nous sommes en train de relocaliser

nos infrastructures sportives du centre (le

hall omnisport et les terrains de football et

de tennis) sur un terrain de 9 hectares au

Mierscherbierg. La place libérée pourra

ainsi accueillir davantage de logements.


LG

JUIN 2019

65

André Kaluza, Luc Friedrich et Michel Malherbe

Copyright de photos de l’agglomération: commune de Mersch


66 LG

JUIN 2019

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Copyright de photos de l’agglomération: commune de Mersch

Le besoin en infrastructures est-il

intrinsèque à l’augmentation de la

population?

AK: Certainement, et notamment dans

de nouvelles écoles. C’est pourquoi nous

allons construire un nouveau complexe

scolaire pouvant accueillir plus de 500

élèves. C’est un projet à 40 millions d’euros

qui intègre une piscine et un hall sportif.

Nous allons aussi construire un nouveau

centre de conférences qui disposera d’un

auditoire de 200 places et d’une salle des

fêtes de 300 places.

Qu’en est-il du développement durable

de Mersch ces dernières années?

LF: Des panneaux photovoltaïques en

copropriété, aux jardins communautaires en

passant par le suivi écologique et énergétique

de plusieurs projets communaux; les

réalisations n’ont pas manqué depuis la

création du service écologique en 2011.

Nous œuvrons constamment à l’amélioration

des 55% de labélisation du

Pacte Climat. Nous transformons notre

réseau urbain de luminaires LED, favorisons

le commerce équitable et l’électromobilité

de nos équipes. Plus aucun pesticide n’est

utilisé par nos services depuis 2014 et

nous organisons des ateliers spécifiques

aux écoliers afin de les sensibiliser aux

différents thèmes environnementaux

(recyclage, traitement des eaux, protection

de la biodiversité, etc.).

“Nous avons près

d’une centaine de

projets en cours”

Parlez-nous de votre nouvelle centrale

énergétique biomasse…

LF: En service depuis le mois de février,

elle alimente actuellement en chaleur

21 bâtiments (6 privés, 3 de l’Etat et 12

communaux) mais d’autres pourraient

prochainement s’y raccorder. Elle se

compose de deux chaudières à bois et d’une

chaudière à gaz pour une puissance totale

de 4.500 kW ainsi que de trois ballons

tampons qui permettent d’optimiser le

rendement.

Le bois qui alimente les chaudières est

composé de plaquettes forestières et de

broyat provenant de fournisseurs de la

Grande Région et plus spécifiquement des

chutes de bois de nos forêts.

Les chaudières à bois affichent un

rendement de 94% et une combustion à

faible émission de polluants grâce à un filtre

électrostatique. Située en amont du Lycée

Classique de Mersch, des courts de tennis

et du hall omnisport, il était primordial que

la centrale n’émette qu’un minimum de

poussières.

La chaleur produite parcourt un réseau

urbain de 3,5km de longueur avec une perte

de 11% uniquement. Enfin, la commune de

Mersch, propriétaire de la centrale et du

réseau a investi un total de 3,950 millions

d’euros. n

Commune de Mersch

Place St Michel

L-7556 Mersch

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68 LG

JUIN 2019

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Une centenaire

résolument moderne

Le nouveau siège des Voyages Josy Clement a été inauguré

le 26 avril de cette année à Junglinster. Un peu plus de 8,5

millions d’euros ont été investis dans ce site ultra-moderne

qui réunit l’atelier, le hangar, la ligne de lavage et le bâtiment

administratif. Née en 1890, la société de transport sait ce

qu’elle doit à son passé et n’a rien oublié du chemin parcouru.

Quatre générations se sont déjà succédées à sa tête et Jean

Clement, actuel directeur général, nous en fait la visite guidée.

Toits verts sur le bâtiment administratif,

panneaux photovoltaïques sur celui du

hangar, pompes à chaleur, systèmes solaires

thermiques, bassins de captage des eaux

pluviales sur toute la surface du toit, sont

autant de systèmes qui assurent une quasiautonomie

du bâtiment. La climatisation

a été délaissée au profit de plafonds de

refroidissement à l’eau froide. Le système de

lavage des bus est principalement alimenté

par les bassins de captage des eaux pluviales

et les eaux usées sont bien évidemment

nettoyées et récupérées à 70%. L’ensemble

du site est éclairé par des LED qui s’adaptent

à la luminosité naturelle via des capteurs.

L’atelier

129 ans d’histoire

Elle trône en noir et blanc dans le bureau

du directeur, occupant un pan entier du mur

comme le mémorial d’une histoire familiale.

Le grand père Henri Clement, encore dans la

fleur de l’âge, porte élégamment le costume

à rayures et le chapeau Borsalino entre deux

chevaux et non sans une certaine fierté dans

le regard.

La photographie a été prise en décembre

1923 à Luxembourg-Ville, rue de Beaumont,

immortalisant ainsi la dernière diligence

de la famille. Le transport public allait être

rendu obligatoire par les véhicules motorisés

uniquement. La région de l’Est étant

essentiellement paysanne et peu industrialisée,

«cette ligne historique que nous desservons

encore aujourd’hui part de Diekirch, passe

par Larochette et rejoint la capitale», explique

Jean Clement.

Le tourisme se développe doucement dans

les années cinquante et de nombreuses

associations sportives et culturelles font le

déplacement dans la Grande Région et parfois

jusqu’en Autriche ou en Italie. Le père Josy

Clement reprend l’affaire familiale en 1963 et

la développe plus encore, notamment grâce à

la généralisation des congés payés. Les classes

moyennes insufflent un tourisme de masse

et de nombreux tours opérateurs étrangers

s’intéressent au Luxembourg.

Tout gamin, Jean rêve déjà de prendre le

volant des bus qu’il voyait rentrer le soir au

garage (comme le prouve la photo du bébé en

joie). Il commence à travailler dans l’entreprise

qui compte neuf véhicules et dix employés en

1987. Il passe son permis et concrétise ses

rêves en devenant lui-même chauffeur. Dix

ans plus tard, il devient directeur, héritant

des responsabilités d’une entreprise familiale

centenaire. Aujourd’hui, la passion toujours

intacte, il est fier de nous présenter le nouveau

siège de son entreprise qui compte quelques

60 employés; une fierté qui n’est pas sans

rappeler celle de son aïeul…

Un développement durable

Le parc de la société comprend actuellement

40 véhicules composés d’autocars de luxe,

de bus interurbains modernes et à plancher

surbaissé et de minibus. Tous sont au moins

conformes à la norme d’émissions Euro 5 et

deux tiers du parc respectent déjà la norme

d’émissions Euro 6. En outre, sept nouveaux

bus de dernière génération ont été mis en

service et l’âge moyen de la flotte ne dépasse pas

les quatre ans. Si les projets d’électromobilité

ne manquent pas, «l’autonomie n’est

malheureusement pas encore suffisante pour

nos besoins», regrette le directeur. Les voitures

électriques sont néanmoins utilisées pour les

changements de conducteurs.

“Le respect

de l’environnement

et une utilisation

prudente

des ressources

ont été le fil rouge

du projet”

Le bâtiment administratif

Le nouveau bâtiment a été construit dans

un style moderne et conforme aux dernières

normes environnementales. La durabilité et

la protection des ressources naturelles étaient

les principaux critères dans la planification et

la construction et alors que la loi n’imposait

encore que la classe énergétique D, le choix

de la direction était d’atteindre la classe

énergétique B.

L’entreprise familiale effectue tous les

travaux d’entretien et de réparation en

interne. Une nouvelle fosse est équipée

des derniers équipements de diagnostic

(testeur de freins, d’essieux, de contrôle

de la voie, etc.) et le système de levage est

formé de quatre pistons, ce qui permet de

lever deux bus en même temps. «Ce sont

nos propres mécaniciens qui ont fait ces

choix». Au sous-sol de l’atelier, se trouve les

pièces de rechange, le stockage d’huile, le

tri de la SuperDrecksKëscht et l’installation

technique de la station de lavage. Le montage

des pneus y est aussi réalisé et un montecharge

permet de remonter les machines et

les produits sans efforts. L’ensemble du sol

de l’atelier a un revêtement spécial en PVC

recyclé vulcanisé et les joints ont été soudé

afin d’obtenir une étanchéité absolue contre

toute infiltration de produits nocifs pour la

nappe phréatique.

Le site dispose également de sa propre

station d’essence dont les réservoirs de

50.000 litres de diesel et de 10.000 litres

d’Ad’Blue ont été pensés de façon à réduire

le nombre de livraisons.

Le site est idéalement rattaché aux

routes principales en direction de la

Ville, de Diekirch, d’Echternach ou de

Grevenmacher. La connexion directe avec

le contournement de Junglinster permet aux

deux tiers des bus d’éviter un passage par le

village. n

Voyages Josy Clement

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LG

JUIN 2019

69


70 LG

JUIN 2019

DÉVELOPPEMENT DURABLE

JEUDI 23 MAI 2019

Silence, ça roule!

La marque de scooters électriques Silence a inauguré son premier «concept store»

hors Espagne, à Luxembourg le 23 mai dernier. Composé d’un espace de vente et

d’un atelier, la boutique proposera également des vélos et trottinettes électriques

grâce à un partenariat avec Andy Schleck Cycles.

1

La marque, distribuée par Cube4T8, société du groupe Losch dédiée au

développement de nouvelles solutions de mobilité, a profité de cet événement

pour présenter son dernier modèle de scooter deux places, le S01. Le système

de batterie amovible y a été considérablement amélioré et permet son utilisation

indépendante en tant que chargeur traditionnel. Disponible en 49 et 125 cc, il peut

atteindre une vitesse de 45 ou 80 km/h avec une autonomie d’environ 100 km.

1. Andy Schleck

2. Carlos Sotelo Rosell, CEO & Founder Silence

3. Laurent Gouverneur, responsable du développement des nouveaux projets chez Cube4T8

2

3


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72 LG

JUIN 2019

DÉVELOPPEMENT DURABLE

D’Gemeng Nidderanven

engagéiert sech am Niger mat

d’Guiden a Scouten fir ENG Welt

D’Guiden a Scouten fir ENG Welt ass eng ONGD, déi vum Kooperatiounsministère agreéiert

ass an déi virun 30 Joer gegrënnt gouf dank engem Kontakt tëschent Guiden a Scouten aus

dem Senegal a vu Lëtzebuerg. Zanterhier ënnerstëtzt d’ONGD Projeten, haaptsächlech an

der schoulescher an an der berufflecher Ausbildung vu Kanner a Jonken.

D’Gemeng Nidderaanwen engagéiert sech

säit 2016 mat ons fir e besseren Zougang

zur Ausbildung fir d’Kanner am Niger

anzesetzen an dëst zesumme mat onsem

lokale Partner Les Amis de l’Ecole (LADE).

Am Niger sinn 28% vun de Kanner am

schoulflichtegen Alter net ageschoult! Fir

déi, déi an d’Schoul gi bleiwen d’Ëmstänn

schwiereg: net ugepassten Infrastrukturen,

immens grouss Klassen an net genuch

Schoulmaterial wat alles zu engem manner

gudden Unterrecht bäidréit. Dës schwiereg

Situatioun bréngt e fréizäitegt Ofbrieche

vun der Schoulausbildung fir eng Rei

Kanner mat sech. D’Konsequenz ass dass

de Quota vun dem Primärschoulofschloss

niddreg bleift, bei nëmme 55%.

D’Hëllef duerch LADE ënnerstëtzt déi méi

schwaach Familljen. De Projet finanzéiert

eng Partie Schoulmaterial. Och ginn eng

ganz Rei Sensibiliséierungsaktiounen

iwwert d’Rechter vum Kand a virun allem

d’Recht op Schoul an op Bedeelegung fir

d’Elteren, d’Kanner an d’Gemeinschaften

ugebueden an ënnerstëtzt. Formatioune

fir d’Léierpersonal fir eng besser Qualitéit

vun der Ausbildung ze erreechen, sinn och

garantéiert.

Terrain virzestellen an d’Wichtegkeet vun

onsem Engagement an der Erzéiung a

sengem Land ervirzesträichen.

“De Projet

finanzéiert

eng Partie

Schoulmaterial”

Et gouf a Präsenz vun der Famill vun

SAR dem Prënz Guillaume, de Ministere

Romain Schneider a Carole Dieschbourg

an de Membere vun de Lëtzebuerger

Guiden a Scouten an der Gemeng

Nidderaanwen, an der Sall A Schommesch,

zesumme gefeiert an d’Gemeng hat ons de

Sall an den Éierewäi fir dësen Evenement

offréiert! Merci! n

Mei Informatioun: www.ongd.lgs.lu

D’Gemeng Nidderaanwen huet sech bereet

erkläert dëse Projet ze begleeden andeems

si d’Fonds propres vun der ONGD bezilt,

dat heescht 20% vum ganze Finanzement

vum Projet.

Foto: Tony Tintinger

Fir den 30. Anniversaire vun der ONGD

Guiden a Scouten fir ENG Welt, am

November 2018, hat d’ONGD den

Här Abdoulaye Amadou op Lëtzebuerg

invitéiert fir dës wichteg Aarbecht um


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Avril 2019 | n˚2

Le trimestriel de la ville intelligente

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Avril 2019 | n˚2 Le trimestriel de la ville intelligente

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FRANÇOIS VALENTINY

QUAND L’ARCHITECTURE

S’INSPIRE DES SENS

ARCELOR MITTAL

VERS UNE NOUVELLE

CONCEPTION DE

LA CONSTRUCTION

POST GROUP

LA 5G UN DÉFI MAJEUR

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ACL

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MOBILITÉ DE DEMAIN

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PROJET QINGDAO

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74 LG

JUIN 2019

BRÈVES COMMUNALES – NORD

PAR PIERRE BIRCK

MERTZIG

Le 4 juin dernier, Mike Poiré, bourgmestre

de la commune, et son équipe ont invité

l’autrichien Christian Felber, créateur du

concept d’économie du bien commun

dans le cadre du projet «Mertzig for all».

Ce modèle économique est basé sur

l’humain, la solidarité et l’environnement

et a pour but d’impliquer tous les acteurs

de la ville: des citoyens aux entreprises.

Le collège des bourgmestre et échevins

souhaite l’implémenter dans la commune

et ainsi devenir un pionnier de l’économie

du bien commun au Grand-Duché.


Source: mertzig.lu

DIEKIRCH

Le musée national d’histoire militaire de

Diekirch a organisé une visite guidée

de l’exposition «The Doughboys in

Luxembourg» avec son conservateur,

Benoît Niederkorn. Celle-ci met l’accent

sur les relations entre l’occupation

américaine en 1918, après la Première

Guerre mondiale et la population

luxembourgeoise; le tout, avec des documents

d’époque, véhicules originaux et

divers objets.


Source: diekirch.lu

ETTELBRUCK

Etienne Schneider, Vice-Premier

ministre et ministre de la Santé, a visité

le 13 juin dernier le centre hospitalier

neuropsychiatrique (CHNP) et le

centre hospitalier du Nord (CHdN) à

Ettelbruck dans le cadre de la mise en

place de la loi du 8 avril 2018 relative

à la planification hospitalière et aux

établissements hospitaliers. L’objectif

de cette loi est d’assurer à tous les

patients une prise en charge de qualité

et à la pointe des dernières innovations

en matière de santé.


Source: gouvernement.lu

WILTZ

La Fête du genêt fait partie des traditions

dans la ville de Wiltz qui a organisé, cette

année, sa 71 e édition le 10 juin dernier. Le

Corso du genêt a lieu tous les lundis de

Pentecôte, cet événement prend la forme

d’un défilé dans les rues, avec de multiples

animations et concerts autour du cortège

pour célébrer cette fête populaire,

culturelle mais aussi touristique.


Source: wiltz.lu

ELL

Le collège des bourgmestre et échevins s’est réuni deux fois

avec les citoyens le mois dernier afin de discuter, sous la forme

d’ateliers, de l’avenir de la commune et de son développement

futur en misant sur deux aspects principaux: le social et la

durabilité. «Ell 2030», le nom du projet, s’attache à recueillir

l’opinion des habitants, leurs idées et leurs visions pour œuvrer

dans un but commun.


Source: ell.lu

ETTELBRUCK

Le ministre de l’Education nationale, de l’Enfance et de la

Jeunesse, Claude Meisch, a présenté une nouvelle formation

professionnelle en Smart Technologies. Cinq lycées

proposeront cette nouvelle filière, dont le Lycée technique

d’Ettelbruck, représenté par Fränk Fries, et qui s’attachera à

une thématique plus précise: celle des énergies renouvelables.


Source: gouvernement.lu

WEISWAMPACH

Le conseil communal s’est réuni le mois dernier afin de

discuter de plusieurs points et projets dans la commune. Il était

notamment question l’approbation de la modification de la

taxe de participation au financement des équipements sportifs

ou de l’allocation d’un crédit supplémentaire concernant la

construction modulaire pour l’extension de la maison relais

ou encore de l’aménagement d’un sentier de découverte au

centre de loisirs.


Source: weiswampach.lu

VIANDEN

L’association «les amis du Château de Vianden» a organisé

ce samedi 15 juin, un week-end musical médiéval au sein du

bâtiment avec les musiciens des ensembles «Ad Libitum» et

«Mille Regretz». Les compositions ont été travaillées façon

chœur de chambre et ont quasiment toutes été accompagnées

par des instruments d’époque.


Source: vianden.lu

SAEUL

Le Corps grand-ducal d’incendie et de

secours (CGDIS) et la commune ont

organisé une réunion d’information fin

mai dans la salle des fêtes afin de trouver

de nouveaux volontaires prêts à se

mettre au service de leurs concitoyens.

L’administration communale a

également profité de cet événement

pour présenter la nouvelle caserne de

pompiers située à Schwebach.


Source: saeul.lu

REDANGE-SUR-ATTERT

La crèche «A Butzen» située à

Reichlange célébrera ses 25 ans

d’existence le 29 juin prochain. Toutes

les familles et notamment les parents

des enfants placés dans la crèche sont

invités à fêter cet anniversaire. Les

inscriptions peuvent être réalisées sur

le site internet www.abutzen.lu ou en

contactant directement la crèche par

téléphone ou par email.


Source: abutzen.lu

ESCH-SUR-SÛRE

Les animateurs de l’auberge de

jeunesse de Lultzhausen, section de

la commune, organiseront le samedi

29 juin prochain, une randonnée

guidée de VTT autour du lac de

la Haute-Sûre. Le parcours, de 55

kilomètres, offrira des passages

techniques de descentes, des

«singles trails» mais aussi des vues

imprenables sur les paysages. La

journée se terminera par un barbecue

à l’auberge de jeunesse.


Source: visit-eislek.lu

Le château d’Esch-sur-Sûre accueillera

une nouvelle fois la «Nuit des

Légendes» pour une soirée rythmée

par des spectacles de feu, de

musique, de danse, de contes ou

encore de théâtre, sans oublier le

traditionnel feu d’artifice de minuit.

Organisée par «les amis du château

d’Esch-sur-Sûre», en collaboration

avec la commune et le Parc Naturel,

cette manifestation aura lieu le

29 juin prochain. Pour rappel, cet

événement a été primé au prix de

l’innovation du tourisme par l’Office

National du Tourisme en 2008.


Source: visit-eislek.lu


LG

JUIN 2019

75

Vichten, moderne et ambitieuse

PAR ADELINE JACOB

Aux abords de la maison communale de Vichten, neuf muses

de marbre, de schiste et de quartz nous accueillent, témoins

figés dans la pierre de l’histoire du village. Un contraste avec

la modernité des projets qui sont préparés derrière les murs

de la mairie et sur lesquels revient pour nous Jean Colombera,

bourgmestre de cette petite commune.

Jean Colombera

Anticiper l’avenir

La petite commune aux 1.278 habitants suit

avec attention l’installation prochaine du

Data Center de Google dans la commune

voisine de Bissen. «Vichten risque de

devenir une cité dortoir, ce qui implique

une augmentation de la population et de

l’occupation du sol qui, elle-même, engendre

des besoins en termes d’infrastructures

publiques», analyse Jean Colombera. Avant

de devoir gérer cet hypothétique boom

démographique, la commune planche

sur un projet convivial autour duquel

rassembler ses citoyens. «Nous avons

acheté l’ancien Café Différence où nous

souhaitons créer une maison sociale, peutêtre

un café ou une épicerie qui vendrait

des produits locaux et biologiques. C’est

un projet un peu hybride qui doit répondre

aux besoins de nos citoyens», indique le

bourgmestre qui a récemment consulté la

population. La commune a déjà récolté les

fonds qui devraient permettre de réaliser

les plans de ce futur complexe conçu autour

de l’échange et de la rencontre. Les travaux

avec un bureau d’études pourront bientôt

être lancés.

La médaille d’or en ligne de mire

La commune de Vichten a fait de nombreux

efforts pour atténuer son empreinte

écologique: réduction des consommations

de chauffage, d’eau et d’électricité,

installation de panneaux photovoltaïques,

création de pistes cyclables, achat d’un vélo

électrique ou encore réaménagement des

parcs et des sentiers pédagogiques. Selon

les derniers résultats, la commune est ainsi

certifiée à 73,3% du Pacte Climat. Son

bourgmestre est bien décidé à l’amener

au standard supérieur et vise l’or lors du

prochain audit. Pour ce faire, il entend

par exemple doter les services communaux

d’un véhicule électrique ou encore

parer le toit du hall sportif de panneaux

photovoltaïques. Jean Colombera a

toutefois en tête un projet d’une autre

envergure puisqu’il espère pouvoir

développer, en collaboration avec ses voisins

du canton de Rédange, une industrie du

chanvre. «Le chanvre se cultive aisément

sans pesticides, nécessite peu d’irrigation,

assainit les sols et est utilisé dans un nombre

croissant de produits: papier, textiles,

huiles, médicaments, cosmétiques... Ce

serait un projet écologique, économique et

social aux atouts fantastiques: réduction du

CO 2

, création d’emplois et de ressources.

C’est un projet à la hauteur de la troisième

révolution industrielle», explique le

bourgmestre.

Une nouvelle approche pédagogique

Derrière les murs de la maison relais,

jeunes enfants et éducateurs s’activent

autour d’un nouveau principe: celui de la

pédagogie ouverte. Ce concept repose sur

des fondamentaux tels que l’autonomie, la

liberté et la responsabilisation des enfants.

Ceux-ci expérimentent librement les

activités proposées et un environnement

éducatif spécialement aménagé pour ce

type d’apprentissage.

L’école primaire de Vichten est également

engagée dans une démarche réflexive qui

se matérialise dans trois projets: Lala, un

programme de lecture qui vise à prévenir

les difficultés d’apprentissage chez les

enfants mis au point par l’Université

du Luxembourg, un programme

d’alphabétisation en langue française et le

concept «apprendre en bougeant». Des

projets que le bourgmestre qualifie avec

satisfaction de très innovants. n


76 LG

JUIN 2019

1

JEUDI 16 ET VENDREDI 17 MAI 2019

«Habiter décemment» et «vivre ensemble»

Voici les deux thèmes qui ont été au programme de la conférence nationale organisée

les 16 et 17 mai par la Fondation pour l’Accès au Logement à l’occasion de son

dixième anniversaire. Différents acteurs luxembourgeois et internationaux ont pu

mettre en lumière les initiatives en matière de logement décent, de cohabitation,

de voisinage, de métissage social et des formes alternatives. 130 personnes ont

participé à l’évènement.

2

1. Marco Hoffmann, président de la Fondation pour l’accès au logement

2. Prof. Dr Markus Hesse – Université du Luxemburg

3 & 4. Gilles Hempel, directeur de l’Agence Immobilière Sociale (AIS) et de la Fondation pour l’accès au logement

5. Prof. Dr Matthias Drilling - Fachhochschule Nordwestschweiz

6. Mirjana Covic MSc. – Université Technique de Vienne

7. Armin Parsian – Europeans for Affordable Housing

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JUIN 2019

BRÈVES MINISTÉRIELLES

PAR RAOUF HATIRA

Ministère de l’Environnement

En dressant un état des lieux de la situation

actuelle en matière de gestion des

déchets résiduels ménagers et assimilés,

le ministère de l’Environnement voudrait

davantage réduire le plastique à usage

unique. Dans ce cadre, un nouveau

projet de loi sera adopté avec des

mesures ambitieuses dans le domaine

de la prévention et de la réduction des

déchets plastiques. Le lancement de

la campagne “Null Offall Lëtzebuerg’’

servira de plateforme participative en

vue de préparer l’avant-projet de loi sur

la gestion des déchets.


Source: SIP

Ministère de l’Intérieur

Par arrêtés ministériels du 5 avril 2019,

Tom Jungblut a été nommé aux fonctions

d’échevin de la commune de Contern et

Robert Beissel à celles de la commune

de Stadtbredimus. Les intéressés ont

prêté entre les mains de Taina Bofferding,

ministre de l’Intérieur, le serment prescrit

par l’article 6 de la loi communale

modifiée du 13 décembre 1988.


Source: SIP

Ministère de la Mobilité

Le ministre de la Mobilité et des

Travaux publics, François Bausch, a

présenté le projet de covoiturage et du

réaménagement de la bande d’arrêt

d’urgence sur l’autoroute A6. “L’objectif

consistera à permettre à un maximum

de personnes de se déplacer mais

dans moins de véhicules, ceci via le covoiturage”,

a indiqué le ministre. Le coût

total du projet est de 60 millions d’euros.

Le début des travaux s’effectuera en

2021, pour une durée estimée à deux ans.


Source: SIP

Ministère de l’Economie

Le Luxembourg et les Etats-Unis ont

signé un accord de coopération dans

le secteur des affaires spatiales. Cet

accord va contribuer au développement

continu du secteur spatial luxembourgeois

au niveau international.

Il facilitera davantage la recherche,

l’exploration, le développement et

l’utilisation de l’espace, pas uniquement

par les gouvernements des deux pays,

mais également par les instituts de

recherche et les entreprises spatiales du

secteur privé.


Source: SIP


Ministère de la Mobilité

Selon le bilan de la route 2018, présenté par François Bausch,

ministre de la Mobilité, le nombre de morts et de blessés

graves a connu une hausse par rapport à l’année 2017. La

vitesse demeure toujours la cause principale des accidents de

la route. Les accidents dus au dépassement de la vitesse, et à

l’alcool ont, à long terme, tendance à diminuer, et ceci grâce à

la prévention, aux contrôles d’alcoolémie et à la présence de

radars sur les routes.


Source: SIP

Ministère de l’Energie

L’énergie électrique issue du solaire a progressé de 36 % en

Europe. Fort de ce constat, le gouvernement veut accélérer le

mouvement en faveur des énergies renouvelables. Le nouveau

plan national énergie et climat, prévu pour décembre 2019, cible

un objectif national de 23 % à 25 % d’énergies renouvelables à

l’horizon 2030. Depuis 2014, 1.950 installations photovoltaïques

ont été subventionnées via le régime PRIMe House. Avec le

nouveau règlement grand-ducal du 12 avril 2019, le régime d’aide

à la promotion de l’énergie photovoltaïque est substantiellement

renforcé, aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers

et coopératives.


Source: SIP

Ministère de la Culture

Le Luxembourg établit un record de sélections au 72 e Festival de

Cannes. Les coproductions luxembourgeoises se multiplient,

signe du renouveau du secteur, et marquent ainsi l’histoire

audiovisuelle du Grand-Duché avec la sélection de trois films

en compétition officielle dans la catégorie “Un certain regard”

et un film à la “Quinzaine des Réalisateurs”.


Source: SIP

Ministère de l’Enseignement

Suite à la marche des lycéens pour le

climat du 15 mars dernier, plusieurs

ministères, avec à leur tête le ministère

de l’Enseignement, ont lancé une

série de cinq échanges régionaux sur

les thèmes de la protection du climat

dans les domaines du bâtiment, de la

mobilité, de l’énergie et des déchets,

du développement durable dans

les établissements scolaires et de la

consommation durable. Les résultats de

ces échanges alimenteront le processus

d’élaboration du Plan national intégré

en matière d’énergie et de climat du

gouvernement.


Source: SIP

Ministère de l’Agriculture

Afin d’éradiquer le virus de la peste

porcine africaine (PPA) qui sévit parmi

les sangliers, des mesures drastiques

ont été prises par le ministère de

l’Agriculture. En plus de la campagne

d’abattage préventif, les clôtures tout

au long de la frontière vers le nord du

pays ont été renforcées. Le ministère a

tenu néanmoins à rappeler que la PPA

n’est pas transmissible à l’homme et que

toutes les analyses effectuées sur l’animal

se sont révélées négatives.


Source: SIP

Ministère des Finances

Le ministère des Finances vient de publier

son rapport annuel, exposant les faits

marquants de l’année 2018. Le rapport

fait notamment le point sur les projets de

loi adoptés au cours de l’année écoulée.

Il est question de suivre les directives

européennes notamment sur la lutte

contre les pratiques d’évasion fiscale, la

lutte contre le blanchiment de capitaux,

l’ouverture du marché des services de

paiement à de nouveaux acteurs dans le

domaine des FinTechs et l’introduction

d’un nouveau type de lettres de gage

portant sur les énergies renouvelables.


Source: SIP

Ministère de l’Egalité entre

les femmes et les hommes

Cent ans de droit de vote au féminin,

cela se fête. A la veille du centenaire de

l’attribution du droit de vote des femmes

luxembourgeoises, la ministre de l’Égalité

entre les femmes et les hommes, Taina

Bofferding, a donné le coup d’envoi de

diverses manifestations pour célébrer

cet anniversaire. Le lancement des

festivités a eu lieu au Bierger-Center de

la Ville de Luxembourg en présence de la

bourgmestre, Lydie Polfer.


Source: SIP


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JUIN 2019

PORTRAIT

Un accent belge dans la «voix

de l’industrie luxembourgeoise»

PAR ADELINE JACOB

Michèle Detaille a vécu deux vies, l’une scandée par la res publica, l’autre marquée par son goût

pour l’entrepreneuriat. Aujourd’hui, en prenant la présidence de la Fédération des Industriels

Luxembourgeois (FEDIL), elle marie ses deux passions. Cette femme pionnière et audacieuse,

taillée pour la fonction, se dévoile.

Michèle Detaille grandit dans les Ardennes

belges qui ont inspiré les poèmes de Paul

Verlaine, là où «les villages de pierre

ardoisière aux toits bleus ont leur pacage

et leur labourage autour d’eux». Son père

possède un élevage de bovins et travaille

dans le commerce de bétail, dans l’actuelle

commune de Vaux-sur-Sûre. La petite fille

fréquente une petite école de village et

compte parmi les bons élèves, jusqu’à ce

qu’arrivent les turbulences de l’adolescence.

Son passage dans le secondaire sera plutôt

chahuté et elle terminera ses humanités

non sans quelques difficultés. C’est qu’audelà

des livres de classe, elle se passionne

pour l’histoire, l’actualité, la lecture et aime

à se perdre dans les musées. Sur sa table de

chevet, entre deux romans, ont défilé de

nombreuses biographies de personnages

historiques. La jeune fille devient très vite

incollable sur Charles de Gaulle, Napoléon,

Louis XIV ou encore Léopold II.

Le libéralisme en héritage

Son attirance pour la politique se dessine à

la même période. Tant du côté maternel que

paternel, plusieurs membres de la famille

occupent diverses fonctions politiques à

l’échelle locale. C’est donc forcément un

sujet qui pimente les discussions autour

du repas du soir. Dans la famille Detaille,

c’est le libéralisme qui régale les esprits,

une doctrine économique et politique que

l’adolescente reçoit presque en héritage.

Venu le temps de choisir sa voie, c’est tout

naturellement que Michèle Detaille opte

pour une licence en sciences politiques à

l’Université catholique de Louvain (UCL).

Un choix de cœur teinté de pragmatisme:

le cursus n’est pas exagérément exigeant et

lui permet de s’épanouir dans sa vie sociale.

Lorsqu’elle ne fréquente pas les auditoires,

l’étudiante s’autorise de petites escapades

à Paris avec ses amis, s’évade au théâtre

ou fréquente les expositions. Malgré ce

besoin d’évasion, elle gardera un lien

particulier avec son Alma Mater puisqu’elle

deviendra, en 2015, membre du conseil

d’administration de l’UCL.

“La fonction

de député ne

me convenait pas

parce qu’elle

ne me permettait

pas d’être

dans l’action”

Le milieu académique fascine

l’entrepreneure: «Je suis à la fois très

admirative et très impressionnée par

ces gens qui font évoluer la science, la

culture, l’histoire, l’analyse critique et

conceptuelle», confie-t-elle. Elle n’a

pourtant pas à rougir de leur intellect

puisque, à l’époque, son mémoire de

licence, une analyse organisationnelle du

Parti réformateur libéral, attire l’attention

du ministre et président de parti d’alors,

Jean Gol, et lui vaut l’honneur de travailler

pour ce dernier en tant que conseiller

politique. Rapidement, on a vent de la

nouvelle dans son village natal où une liste

communale à tendance libérale est en train

de se constituer. Tout d’abord sur la réserve,

la jeune femme, qui s’est éloignée des forêts

ardennaises depuis une douzaine d’années

et s’estime peu avertie des réalités locales,

se laisse finalement convaincre par ses

collègues du parti qui l’encouragent à «se

mouiller sur le terrain». C’est ainsi qu’elle

sert de catalyseur à son équipe et qu’au

terme de la campagne l’électeur fera d’elle

la plus jeune bourgmestre de Belgique, à

seulement 25 ans. Comme souvent dans

la vie, le hasard aura bien fait les choses

puisque la jeune élue prendra goût à la

fonction qu’elle occupera pendant 18 ans.

Un rêve entrepreneurial

Forte de son premier succès, la jeune

femme devient vice-présidente de son parti

puis députée, à nouveau la plus jeune dans

l’histoire du Royaume. Mais malgré les

victoires, la fonction n’est pas faite pour

elle. «Je ne me suis pas plu dans mon rôle de

députée. Je ne critique pas la fonction, je la

trouve d’ailleurs très importante, mais elle

ne me convenait pas du tout parce qu’elle

ne me permettait pas d’être dans l’action,

seulement dans le verbe», se souvientelle.

La jeune élue confie d’ailleurs très

vite son rêve d’entreprise à ses collègues

parlementaires et, peu après avoir quitté

l’hémicycle, elle cherche à s’épanouir dans

l’entrepreneuriat.

C’est ainsi qu’en 1988, Michèle

Detaille s’aventure dans le secteur

privé en rejoignant le groupe

Accor Services où elle sera

rapidement chargée de la

direction commerciale pour

le Benelux. Elle qui rêvait

tant de diriger sa propre

entreprise en garde

néanmoins un souvenir

agréable, ayant le

sentiment d’avoir été

à bonne école en se

lançant dans un

grand groupe.

Moins de dix ans

plus tard, elle se

sent les épaules

assez solides pour

se lancer à son

compte et se met

à la recherche


Michèle Detaille


82 LG

JUIN 2019

PORTRAIT

de la perle rare avec son associé. C’est en

1996 qu’elle reprend No-Nail Boxes, une

entreprise spécialisée dans la production

de caisses pliantes en bois contreplaqué

et en acier, implantée de l’autre côté de la

frontière, à Ettelbruck. Au fil des années,

les actionnaires de la PME créent et

acquièrent d’autres sociétés puis fondent la

marque ALIPA pour, en interne, insuffler

une culture de groupe et, à l’extérieur,

accroître leur visibilité.

Une femme au pouvoir

Ses activités de cheffe d’entreprise amènent

Michèle Detaille à entrer au conseil

d’administration de la FEDIL en 2005.

Treize ans plus tard, elle est promue viceprésidente

de la Fédération. Elle occupera

finalement ce poste moins d’un an, «les

astres en ayant décidé autrement». En

effet, l’annonce inattendue du départ de

son président, Nicolas Buck, pour l’UEL

change la donne et propulse Michèle

Detaille à la tête de la Fédération, faisant

d’elle la première femme mais aussi la

première non-luxembourgeoise présidente

de la FEDIL. Une preuve de confiance mais

aussi de la belle ouverture de la Fédération

et du pays, selon Michèle Detaille.

“On se prive

trop souvent

du savoir-faire et

des connaissances

des femmes”

Bien qu’elle n’ait pas accepté le poste

dans l’intention d’être la première femme

présidente, elle ne refuse pas l’étiquette de

féministe et estime que l’on se prive trop

souvent et bien idiotement du savoir-faire

et des connaissances des femmes. «C’est

bien d’être la première, mais il ne faut

surtout pas être la dernière; si bien qu’avant

de quitter un groupe, quel qu’il soit, je

m’assure d’abord de la présence d’une autre

femme», affirme-t-elle. Si l’entrepreneure

a dû travailler dur, sa féminitude ne lui a

jamais réellement desservi, même dans

un milieu comme celui de l’industrie,

traditionnellement dirigé par des hommes.

Celle-ci lui a d’ailleurs permis de se

démarquer; Michèle Detaille c’est «la»

dame, une exception qui lui conférait une

certaine notoriété.

Avec ses collaborateurs, la dame entend

désormais contribuer à l’essor du Grand-

Duché et préparer l’économie de demain.

Sa double expérience de femme politique et

de femme d’affaires ne pourra que la servir

dans sa fonction: «L’idée est aussi de mener

un travail pédagogique aussi bien avec nos

membres qu’avec les politiques car les deux

milieux se connaissent finalement assez

peu», explique-t-elle. Au-delà, la nouvelle

présidente entend bien représenter «le

changement dans la continuité». Arrivant

au milieu d’un programme qui a été défini

pour six ans, elle estime pouvoir et devoir

encore faire vivre l’association sur la ligne

de conduite établie à l’époque et qui reflète

les grands défis auxquels sont confrontés

les entreprises aujourd’hui: la recherche de

talents, la digitalisation et la transformation

énergétique. La Belge a toutefois ajouté un

quatrième axe qu’elle entend développer

avec ses partenaires de la Chambre de

Commerce: le commerce extérieur.

Michèle Detaille donnera le ton à la «voix

des industries» avec toute l’exigence

et la bienveillance qui la caractérisent,

accompagnée pour cela de collaborateurs

«motivés, intelligents et critiques», qui

n’hésiteront pas à la challenger, comme elle

aime à le souligner. n


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