AUTOINSIDE Édition 7/8 – Juillet/Août

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Le lavage de voitures d’hier et d’aujourd’hui

C’est du propre !

Voici plus de 50 ans, la légendaire « Stützliwösch » révolutionna le lavage de voitures

en Suisse. Aujourd’hui, il existe au moins trois systèmes de nettoyage des jantes.

Jürg A. Stettler

Depuis que les voitures existent, elles se salissent,

d’où le besoin de chacun de nettoyer

son cher véhicule. Les premiers tunnels de

lavage firent leur apparition aux États-Unis

dans les années 1930. Ils devaient être treuillés

d’une station à l’autre et il fallait encore

laver, rincer et sécher les véhicules à la main.

La première installation de lavage de voitures

semi-automatique avec système d’arrosage et

séchage par des buses d’air vit ensuite le jour

en 1946 à Détroit, la ville américaine où l’industrie

automobile était en plein essor. Il fallut

toutefois attendre au moins 20 ans pour que

la tendance traverse l’Atlantique. Ce n’est qu’en

1962 que Wesumat déposa en Allemagne un

brevet pour la première station de lavage automatique.

Trois ans plus tard, la Suisse en

finissait elle aussi avec le lavage à la main.

Pour deux francs, on pouvait à l’époque laver

sa voiture dans la première station de lavage

de Zurich durant douze minutes entières. Le

véhicule était d’abord brossé avec une eau de

shampoing très efficace pour dissoudre la saleté,

après quoi il était aspergé avec un pistolet

de pulvérisation. Tellement révolutionnaire

que cela passait à la télé !

La station de lavage comme moyen

de fidéliser les clients

Laver sa voiture fait toujours partie des

occupations préférées de la population de

ce pays, surtout juste avant ou pendant le

week-end. Comme il est en principe interdit

de laver sa voiture chez soi avec un nettoyeur

à haute pression pour éviter que les huiles

et les graisses ne pénètrent dans la nappe

phréatique, les automobilistes vont soit chez

leur garagiste, soit aux spas pour autos qui

poussent comme des champignons depuis

quelque temps. Car pour les garages, les stations

de lavage représentent un bon moyen

de se différencier et de fidéliser la clientèle.

Quatre propriétaires de voiture sur cinq lavent

leur véhicule dans un tunnel ou un portique

de lavage, et ce environ sept fois par an en

moyenne.

Pour le client, tout est réglé une fois que

la voiture est propre. Pour le garagiste, c’est

loin d’être le cas ! Pour réduire les valeurs de

pollution et le besoin en eau potable, la loi

prescrit, par exemple, une installation de recyclage

des eaux usées à partir de 5000 cycles

de lavage par an, soit moins de 14 véhicules

par jour, un chiffre très vite atteint, y compris

pour les petits établissements. Mais cela

ne doit pas dissuader de proposer une possibilité

de lavage à ses clients. Un portique de

lavage, voire un parc de lavage, complète de

manière optimale les prestations de l’établissement.

Ces installations souvent très fréquentées

sont idéales pour faire sa propre publicité

et, en général, le garage profite lui aussi

des visites supplémentaires de la clientèle.

Si le garagiste doute de la rentabilité d’une

telle installation, cela vaut la peine de faire

une étude de cas pour l’emplacement, mais

aussi de confier un calcul de rentabilité à un

expert ou un prestataire tel qu’Otto Christ

AG, Thommen-Furler AG, Kärcher Suisse,

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Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE

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