28.06.2019 Vues

Boxoffice n°370 - 26 juin 2019

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N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

S H A U N l e M O U T O N<br />

LA FERME CONTRE-ATTAQUE<br />

A A R D M A N A N I M A T I O N S<br />

shaun<br />

© <strong>2019</strong> AARDMAN ANIMATIONS LTD ET STUDIOCANAL SAS TOUS DROITS RÉSERVÉS.<br />

LE 16 OCTOBRE


RUGIRA CET ÉTÉ DANS VOS SALLES !<br />

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DU LION (ENTRE LE 23 JUILLET ET LE 22 AOÛT ** )<br />

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téléchargez en exclusivité sur<br />

un package comprenant :<br />

• Un carton salle Flat et Scope<br />

• Un shareable à partager sur vos réseaux sociaux<br />

• Une photo de couverture Facebook et Twitter<br />

Lancement de l’opération dès le 17 juillet. Pour y participer,<br />

prenez contact au plus vite avec votre référent Disney habituel<br />

*Dans la limite des stocks disponibles<br />

**Sur présentation d’un justificatif<br />

LE 17 JUILLET AU CINÉMA<br />

WaltDisneyStudiosFR<br />

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#LeRoiLion<br />

©<strong>2019</strong> Disney


STUDIOSHOW<br />

TOUR D’HORIZON DU MARKETING<br />

DIGITAL AVEC LES 4 STUDIOS<br />

FRANCO-AMÉRICAINS<br />

CINEEUROPE <strong>2019</strong><br />

RETOUR SUR LA GRAND MESSE DE<br />

L’EXPLOITATION EUROPÉENNE<br />

AG DE L’EST ET<br />

DE NORMANDIE<br />

AIDE SÉLECTIVE, RÉFORME ART ET<br />

ESSAI…<br />

ÉCHOS DES DERNIÈRES RÉUNIONS<br />

SYNDICALES<br />

FOCUS ROUEN<br />

KINEPOLIS SE REFAIT UNE BEAUTÉ<br />

ÉDITO<br />

Le digital pour tous,<br />

tous pour le digital<br />

On ne pouvait pas aborder sereinement cette période<br />

estivale et arriver au StudioShow sans au préalable<br />

percer le mystère une bonne fois pour toutes du…<br />

marketing digitaaal ! C’est souvent clair mais un peu<br />

confus, c’est simple mais un peu compliqué… On<br />

vous ouvre les portes d’un nouveau monde, d’une<br />

autre galaxie où les autochtones ont même leur<br />

propre langage ! On répond à toutes les questions<br />

que vous n'osez pas poser. On vous dit tout ! On<br />

saute à pieds joints dans le stunt, on nage gaiement<br />

dans le scrolling, on se prélasse dans l’activation, on<br />

influence, on reach, on désire la data. Nous avons<br />

interrogé les experts en digital, non seulement des<br />

quatre studios du SFAC qui présenteront leur line-up<br />

les 4 et 5 <strong>juin</strong> prochain, mais aussi des<br />

agences spécialisées.<br />

La seconde révolution numérique était aussi au cœur<br />

des débats CineEurope de Barcelone, dont la réunion<br />

des exploitants européens a permis de dresser un<br />

bilan et d’entrevoir les enjeux à venir. Outre cette<br />

immersion, les assemblées générales ont débattu dans<br />

l’Est, en Normandie et à Arcachon pour Cinéo. Les<br />

rencontres Art et Essai de Bretagne et les rencontres<br />

du SDI ont nourri l'appétit des exploitants<br />

cinéphiles. Et enfin, l’ADRC a tenu son assemblée<br />

générale tant attendue, qui a permis d’affirmer son<br />

rôle au cœur du système de l’exploitation et<br />

d’évoquer comme ce fut le cas dans toutes ces<br />

réunions professionnelles, la crispation et la<br />

frustration d’un manque de dialogue avec le CNC<br />

autour des décisions de la commission sélective. Ce<br />

qui nous augure un été studieux... et chaud avant le<br />

congrès !<br />

Marion Delique


SOMMAIRE<br />

©Aysegul Algan<br />

5 e édition du StudioShow<br />

..<br />

DOSSIER<br />

StudioShow : dans les coulisses du marketing digital 8<br />

..<br />

ACTUALITÉS<br />

CineEurope<br />

Le marché international,<br />

plus résilient et innovant que jamais 18<br />

Convention StudioCanal 22<br />

6 es Rencontres du SDI 24<br />

Rencontres Art et Essai de Bretagne 25<br />

ADRC, L’agence réaffirme son importance 24<br />

..<br />

CHIFFRES<br />

Vertigo, Mapping CineForecast 30<br />

Top 50 films et distributeurs 31<br />

NukeSuite 32<br />

Calendrier 34<br />

8<br />

..<br />

SALLES<br />

Assemblées générales,<br />

De l’Est à la Normandie, les syndicats face au CNC 36<br />

Cinéo dans les starting-blocks 39<br />

L’Entraide du cinéma, voilà l’été ! 40<br />

Focus exploitant<br />

Le Kinepolis de Rouen 42<br />

..<br />

PORTRAIT D’EXPLOITANT #13<br />

Romain Grosjean,<br />

directeur/programmateur du Rex<br />

de Brive-la-Gaillarde 45<br />

..<br />

INSTITUTIONNELS<br />

Nouvelles CDACi/CNACi 46<br />

Agenda de la profession<br />

est une publication de<br />

@<strong>Boxoffice</strong>France<br />

@<strong>Boxoffice</strong>MagFR<br />

@boxofficemagfr<br />

<strong>Boxoffice</strong> France<br />

N°ISSN : <strong>26</strong>08-8924<br />

<strong>Boxoffice</strong> est édité par Webedia Movies Pro au Capital de 2 075 620 euros,<br />

c/o Webedia 2, rue Paul Vaillant - Couturier CS60102 - 92532 LEVALLOIS<br />

PERRET CEDEX<br />

Tél 01 85 09 95 87 / E-mail info@ccg.fr – Dépôt Légal à Parution<br />

Directeur de la Publication<br />

Julien Marcel / julien.marcel@webedia-group.com<br />

Rédactrice en Chef Marion Delique / mdelique@boxofficefrance.fr<br />

Rédacteurs Aysegül Algan / aalgan@boxofficefrance.fr,<br />

Cécile Vargoz / cvargoz@boxofficefrance.fr,<br />

Cécile Desclaux / cdesclaux@boxofficefrance.fr<br />

Tanguy Colon / tanguy.colon@webedia-group.com<br />

Stagiaire rédaction Thomas Izart thomas.izart@webedia-group.com<br />

Base de données Films guillaume.martin@webedia-group.com<br />

Publicité / Base de données Distributeurs<br />

Pauline Luigi / pauline.luigi@webedia-group.com<br />

Justine Deltombe / justine.deltombe@webedia-group.com<br />

Réalisation Webedia Movies Pro, Maquette / Infographie :<br />

Philippe Cosqueric / pcosqueric@wmp.fr, Charlie Coulot / charlie@ccg.fr<br />

Impression : SOCOSPRINT IMPRIMEURS 36, route d’Archettes 88 000 Epinal<br />

Provenance du papier : Espagne<br />

Taux de fibres recyclées : 0,28 %<br />

Eutrophisation : 0,02 kg/tonne<br />

4


FILMS<br />

OPÉRATION MARKETING<br />

Des Playmobil gonflés<br />

Présenté en ouverture du festival d'Annecy le 10 <strong>juin</strong> dernier, Playmobil, le film<br />

s'est invité dans toute la ville en disséminant ses héros de plastique... en format<br />

géant ! En version gonflable sur la grande pelouse qui borde de lac d’Annecy, ou<br />

encore un peu partout à la gare SNCF, pour accueillir les festivaliers. Une façon,<br />

comme dans le film qui mêle prises de vue réelles et images de synthèse, d'insérer<br />

des figurines de fiction dans la réalité ! Pour rappel, c'est Pathé qui distribue le film<br />

réalisé par Lino DiSalvo, en salles le 7 août. Pour les avant-premières, rendez-vous<br />

autour d’une date et séance unique dimanche 4 août (contactez votre programmateur<br />

habituel).<br />

TOURNAGE<br />

Druk : Mads Mikkelsen en prof<br />

bourré chez Vinterberg<br />

© Henrik Ohsten / Trust Nordisk<br />

©On Kids and Family<br />

Gare d’Annecy<br />

Playmobil soirée d’ouverture<br />

©Annecy-Festival International du Film d’Animation<br />

Les 4 acteurs de Druk.<br />

Après Loin de la foule déchaînée et Kursk, Thomas Vinterberg revient au Danemark,<br />

retrouvant pour l'occasion Mads Mikkelsen et la plupart des acteurs de La Chasse<br />

(Thomas Bo Larsen, Lars Ranthe et Susse Wold). Le cinéaste, co-fondateur avec<br />

Lars Von Trier du Dogme95, a en effet commencé en mai le tournage de Druk<br />

(que l'on pourrait pourrait traduire par “binge drinking”, mais le titre international<br />

n'est pas encore confirmé). L'histoire d'un prof de lycée en bout de course, qui se<br />

lance avec trois collègues dans une expérience pédagogique pas banale : faire cours<br />

en étant ivres ! Partant d'une théorie selon laquelle l'alcool ouvre nos esprits et<br />

augmente notre créativité, les profs et certains de leurs élèves s'appliquent donc à<br />

maintenir un taux d'alcoolémie permanent. Les premiers résultats sont positifs et<br />

le projet fait même l'objet d'une étude académique ! Mais si l'expérience progresse<br />

pour certains, elle déraille pour les autres...<br />

TrustNordisk, qui gère les ventes du film, a annoncé une sortie au Danemark à<br />

l'automne 2020 ; on ignore encore qui le distribuera en France.<br />

Monsieur Patate : Et toi, pourquoi t’as pas<br />

aussi un laser Woody ?<br />

Woody : Ce n’est pas un laser ! C’n’est…<br />

C’n’est qu’une petite ampoule qui brille !<br />

Bayonne : Qu’est-ce qu’il a ?<br />

Monsieur Patate : Il a une envie de laser…<br />

SUPPLÉMENT<br />

Cahier Comme des bêtes 2<br />

Retrouvez en accompagnement de votre <strong>Boxoffice</strong> un livret d’activités Comme des<br />

bêtes 2 des studios Illumination (en salles le 31 juillet, distribué par Universal<br />

Pictures). 12 pages pour jouer avec Max, Chloé, Gidget, Pops… et colorier tous<br />

leurs amis à poils et à plumes !<br />

©Pixar-Disney<br />

23 ans après les premières aventures, Toy Story est de retour ce <strong>26</strong> <strong>juin</strong> dans<br />

les salles (distribué par Walt Disney) avec un 4 e opus qui les mène… au-delà !<br />

6


LEONARDO DiCAPRIO•BRAD PITT<br />

MARGOT ROBBIE<br />

DANS<br />

“ONCE UPON A TIME… IN HOLLYWOOD”<br />

AVEC<br />

EMILE HIRSCH•MARGARET QUALLEY•TIMOTHY OLYPHANT•AUSTIN BUTLER•DAKOTA FANNING•BRUCE DERN et AL PACINO<br />

COLUMBIA PICTURES Présente•En Association avec BONA FILM GROUP CO., LTD.•Une Production HEYDAY FILMS•Un Film de QUENTIN TARANTINO<br />

Casting VICTORIA THOMAS, CSA•Création Costumes ARIANNE PHILLIPS•Montage FRED RASKIN, ACE•Cheffe Décoratrice BARBARA LING<br />

Directeur de la Photographie ROBERT RICHARDSON, ASC•Producteurs Éxecutifs GEORGIA KACANDES • YU DONG • JEFFREY CHAN<br />

Produit par DAVID HEYMAN • SHANNON McINTOSH • QUENTIN TARANTINO • Écrit et Réalisé par QUENTIN TARANTINO


STUDIOSHOW <strong>2019</strong><br />

Des réseaux sociaux aux caisses et<br />

bornes automatiques, en passant par<br />

la projection, l’exploitation cinématographique<br />

est passée au digital.<br />

Comment, côté distributeurs, gère-t-on<br />

cette nouvelle ère de médias et formats<br />

numériques pour communiquer sur<br />

les films ? En amont du StudioShow de<br />

ces 4 et 5 juillet, <strong>Boxoffice</strong> a demandé<br />

à des experts de la question (Adrien<br />

Chabal chez Webedia Movies Agency<br />

et Benjamin Touboul chez Silenzio) et<br />

aux responsables de Paramount, Sony,<br />

Universal et Warner Bros. de lever le<br />

voile sur leurs nouvelles pratiques de<br />

marketing.<br />

8


DICTIONNAIRE DIGITAL-FRANÇAIS/FRANÇAIS-DIGITAL<br />

(Pour ne pas être trop perdu dans les pages suivantes !)<br />

Achat d’impulsion : Un achat d’impulsion est un achat non prévu, pour<br />

lequel la décision est prise au moment de la confrontation à l’offre.<br />

Brand safety : Le terme de brand safety désigne les pratiques permettant<br />

de s’assurer que la marque d’un annonceur n’apparaît pas dans des environnements<br />

qui pourraient présenter un risque pour son image.<br />

Campagne d’activation data : Campagne publicitaire utilisant les données<br />

des clients d'une entreprise (qui, quand, quoi, où) récupérées via un système<br />

de cookies.<br />

Data transactionnelle : La notion de donnée ou data transactionnelle fait<br />

référence aux données que possède un commerçant sur ses clients et qui<br />

proviennent d’un comportement d’achat avéré.<br />

Earned media : Les expositions dont bénéficie gratuitement une marque sur<br />

les réseaux sociaux, blogs et autres espaces personnels, avis et commentaires des<br />

consommateurs ainsi que par le biais des reprises presse.<br />

Formats publicitaires in-read : Le format vidéo in-read est un format<br />

publicitaire par lequel une vidéo est affichée au sein même du texte. Le<br />

terme in-read montre l’intégration de l’élément publicitaire dans le<br />

processus et l’espace de lecture. En général, la vidéo est lue automatiquement<br />

lorsqu’elle apparaît pleinement à l’écran lorsque le visiteur consulte<br />

l’article. Le plus souvent, le son n’est activé qu’en cas de survol de la vidéo<br />

par la souris.<br />

GAFA : L’acronyme GAFA est formé par la lettre initiale des cinq entreprises<br />

Google, Apple, Facebook et Amazon. Il représente « les géants du web ».<br />

Mass média : Un mass media est un média publicitaire à forte audience.<br />

Média stunt : Un coup de pub.<br />

Mix média : Le mix média désigne la démarche d’optimisation du choix<br />

des médias utilisés pour une campagne publicitaire. Le choix se fait à<br />

partir des caractéristiques des médias (puissance, coûts, capacité de ciblage,<br />

efficacité publicitaire, cadre juridique…) et de leur capacité à répondre<br />

au meilleur coût aux objectifs de la campagne.<br />

Normes IAB de visibilité : L’IAB ou Internet Advertising Bureau est une<br />

association regroupant les acteurs de la publicité Internet. L’IAB regroupe<br />

des régies, des agences, des prestataires techniques et des annonceurs. Son<br />

but est de promouvoir et de faciliter le développement de la publicité<br />

Internet à travers la réalisation d’études (efficacité publicitaire) et d’événements,<br />

et par la création de guides ou chartes d’harmonisation des<br />

pratiques (vocabulaire, formats, procédures, etc..).<br />

Plan média : Le plan média est un document qui regroupe l’ensemble des<br />

insertions publicitaires prévues dans les supports et médias choisis pour<br />

une campagne publicitaire.<br />

Programmatique : L’achat programmatique désigne un procédé plus ou<br />

moins automatisé d’achat des espaces publicitaires sélectionnés dans le<br />

cadre d’un plan médias / supports.<br />

Retargeter : Le retargeting est une pratique publicitaire qui consiste le<br />

plus souvent à cibler un individu qui a visité un site Internet, mais pour<br />

lequel il n’y a pas eu achat ou transformation lors de cette visite.<br />

Story telling : Le storytelling est littéralement le fait de raconter une<br />

histoire à des fins de communication. Dans un contexte marketing, le<br />

storytelling est le plus souvent le fait d’utiliser le récit dans la communication<br />

publicitaire.<br />

Taux de complétion : Au sens strict du terme, le taux de complétion vidéo<br />

désigne normalement la part de l’audience qui visionne intégralement<br />

une vidéo. Dans un sens plus large, le terme est dans les faits souvent<br />

utilisé pour désigner la proportion moyenne d’une vidéo vue. Dans ce<br />

cadre, un taux de complétion vidéo de 50 % signifie alors qu’en moyenne<br />

la vidéo est vue sur la moitié de sa longueur.<br />

Source : definitions-marketing.com.<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

9


STUDIOSHOW <strong>2019</strong><br />

RENCONTRES<br />

Adrien Chabal, DGA Webedia Movies Agency<br />

Benjamin Touboul, DG Silenzio<br />

Le marketing digital sous toutes ses coutures<br />

L’avènement du digital a largement bousculé la manière de communiquer autour d’un film et le traitement des données sur les<br />

spectateurs. Adrien Chabal, directeur général adjoint de Webedia Movies Agency, et Benjamin Touboul, directeur général de<br />

Silenzio, donnent leurs clés pour appréhender l’univers du marketing digital.<br />

« Le digital est au départ un catalyseur basé sur le bouche à oreille, avec un consommateur<br />

qui devient de plus en plus partie prenante dans le processus », explique Adrien<br />

Chabal chez Webedia Movies Agency. « Le marketing digital offre beaucoup d'avantages<br />

! D’abord, il permet d’envisager un niveau de couverture sur cible exceptionnel,<br />

puisque près de 85 % de la population française est connectée, ce qui correspond à 45<br />

millions de Français par jour. Ensuite c’est un média toujours plus adapté à la diffusion<br />

de contenus vidéos, qui sont cruciaux pour la promotion des films. Enfin, c’est un<br />

environnement sur lequel on peut obtenir des coûts/contacts très intéressants. La difficulté<br />

est que, même si les choses continuent d’évoluer dans le bon sens, les offres publicitaires<br />

sont extrêmement nombreuses, et il est important de faire le tri », ajoute Benjamin<br />

Touboul, directeur général de Silenzio. « De notre côté nous proposons des dispositifs<br />

orchestrés sur les sites exploitants comme ceux de Pathé Gaumont, CGR, et les cinémas<br />

indépendants, ainsi que sur AlloCiné, média historique du cinéma qui rassemble 15<br />

millions de visiteurs uniques et une forte présence sur les réseaux sociaux, pour positionner<br />

des films auprès du public. Cela passe par la vidéo avec du contenu social, du community<br />

management, des dispositifs d’achats médias et par l’influence », illustre Adrien Chabal.<br />

La beauté du digital,<br />

c’est le côté viral.<br />

Adrien Chabal<br />

Pour cette dernière, l'impact des réseaux sociaux est aujourd'hui incontournable.<br />

« Facebook et Instagram sont inscrits dans le quotidien de la majeure partie de la<br />

population en France et en Europe et constituent une excellente caisse de résonance pour<br />

les contenus cinéma. De manière générale, la beauté du digital, c’est le côté viral. D’autres<br />

réseaux, comme Snapchat et Tiktok, émergent. Il y a de plus en plus d’audiences à aller<br />

chercher là-bas, notamment chez les plus jeunes » ajoute-t-il. Silenzio tire un constat<br />

similaire : « Nous utilisons principalement Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat et<br />

Pinterest. Facebook conserve l’avantage de l’audience massive en vue d’optimiser la<br />

couverture et la répétition sur cible. Les performances y sont également très intéressantes<br />

pour diffuser nos contenus. », affirme Benjamin Touboul.<br />

Le tout nécessite une définition et adaptation bien précises du contenu. « Par<br />

exemple, de manière générale, Facebook laisse davantage de place aux contenus de<br />

marques, avec des pages officielles, là où Instagram est plus personnalisé, avec des<br />

influenceurs. Il s’agit de créer un contenu qui soit en phase avec la communauté et la<br />

nature du réseau », poursuit Adrien Chabal. « Instagram est toujours<br />

le réseau de l’image, il nous offre de belles opportunités créatives.<br />

La puissante croissance de cette plateforme est également un<br />

point clé nous permettant de travailler notre cible de manière<br />

ciblée, massive et séquencée. Les capacités de ciblage de<br />

Facebook et Instagram sont indéniablement les plus fines<br />

du marché pour une approche comportementale et sociodémographique.<br />

Nous investissons également Snapchat,<br />

qui est un vrai espace de liberté créative, souvent en<br />

décalage avec le reste de notre campagne. Pour parler à<br />

cette cible particulièrement exigeante, il est nécessaire de<br />

casser les codes promotionnels habituels, d’innover, de<br />

surprendre, parfois d’amuser. Pinterest et Twitter sont des<br />

réseaux que nous travaillons aussi, selon les sorties, avec des<br />

logiques très spécifiques », ajoute Benjamin Touboul.<br />

Avec certaines mutations à la clé. Par exemple, la<br />

bande-annonce en 16/9 est de plus<br />

en plus menacée par l’apparition<br />

de nouveaux formats. « Le format<br />

carré est apparu il y a deux ans<br />

et a été ensuite remplacé par<br />

le format 3/4. Désormais, avec<br />

la croissance d’Instagram, on<br />

ne parle que de vertical. Ces<br />

phénomènes créent un challenge<br />

créatif et narratif<br />

nouveau », se réjouit<br />

Adrien Chabal.<br />

10


L’exploitation des données<br />

Le digital, c’est aussi l’exploitation croissante de données. « Les ICP (indicateurs clés<br />

de performance) permettent de mesurer précisément le nombre de personnes ayant<br />

consulté un contenu et d’autres indicateurs, comme la complétion sur les vidéos vues et<br />

l’engagement sur les contenus en général permettent de recueillir de la data de manière<br />

très précise », ajoute le directeur général adjoint de Webedia Movies Agency. Ils<br />

offrent des données primordiales, qui « nous permettent d’optimiser les campagnes,<br />

leur orchestration et nos choix stratégiques. Ils sont communiqués en temps réel, à nos<br />

clients distributeurs en tant qu’ICP », complète Benjamin Touboul.<br />

© Nicolas Bets<br />

Ceux-ci sont de plus en plus utilisés sur les influenceurs, lesquels fonctionnent de<br />

plus en plus en niches. « Les influenceurs sont devenus des médias à part entière et<br />

touchent la population à grande échelle. Ils sont de plus en plus stratifiés, et un facteur<br />

clé de succès est d'identifier ceux qui seront les plus à même de créer un contenu qui fait<br />

vraiment sens, avec le désir d’apporter quelque chose d’intéressant qui engagera un public<br />

avec un film », explique Adrien Chabal. La place de ces influenceurs dans l’économie<br />

générale est encore en développement. D’après Benjamin Toboul, elle est très<br />

variable. « Il y a le pire comme le meilleur ; c’est encore un domaine à défricher. Certains<br />

utilisent l’influence comme du médiaplanning ce qui n’est pas notre philosophie. D’autres<br />

le travaillent dans une logique de complémentarité de messages, pour ne pas exposer leur<br />

cible à des messages publicitaires répétés. Cela ressemble davantage à ce que nous aimons<br />

mettre en place. Nous sommes convaincus que des influenceurs ne peuvent réellement<br />

influencer leur audience que s’ils sont sincères. Ce qu’ils communiqueront est crucial sur<br />

l’impact psychologique sur leurs communautés. »<br />

Webedia travaille ainsi avec les distributeurs dans le cadre d’opérations marketing<br />

en mutualisant leurs données. « Nous partageons de plus en plus de contenus avec les<br />

distributeurs, notamment les taux de complétion des vidéos. Et lorsque l’on opère une<br />

stratégie data, nous construisons la scénarisation avec eux. » Le programmatique, une<br />

technique permettant de produire de la publicité automatisée, est également très<br />

utilisée. « Webedia a fait l'acquisition de Tradelab, qui est la première plateforme<br />

programmatique européenne. Elle est alimentée avec la data cinéma d'AlloCiné qui<br />

constitue un "coffre-fort", et permet une grande pertinence dans le ciblage, ainsi que<br />

celle de FilmsActu (3 millions d'abonnés sur Youtube). Ces stratégies permettent de<br />

trouver et segmenter les publics (par exemple par genres de films ou assiduité dans les<br />

salles). En ce sens, la data permet d’optimiser ses dépenses pour être certain de toucher<br />

des cibles utiles. » Webedia propose également aux exploitants d'utiliser CRM Boost.<br />

C’est un moyen pour eux d’exploiter leur data et de toucher directement les spectateurs.<br />

« À travers des e-mailings et des newsletters, il est possible de toucher beaucoup<br />

de personnes. C’est valable depuis la base e-mail de la newsletter d’Allociné ou depuis<br />

la base e-mail d’un exploitant, par exemple. Il s’agit de trouver la personne directement<br />

là où elle se trouve, en s’appuyant sur le type de films qu’elle aime, par exemple. Ces<br />

données, si elles sont partagées à des fins d’activation marketing, peuvent enrichir<br />

considérablement le marché ».<br />

Benjamin Touboul<br />

Près de 85% de<br />

Français sont<br />

connectés, soit<br />

45 millions de<br />

personnes<br />

Benjamin Touboul<br />

5 jeunes influenceurs accompagné du guest Will Smith ont réinterprété<br />

l'un des tubes emblématiques d’Aladdin "Je suis ton meilleur ami". Une<br />

opération hommage au génie orchestrée par Webedia Movies Agency.<br />

Pour la sortie d’After - Chapitre 1, Silenzio a collaboré avec SND pour<br />

réaliser un clip vidéo de l’avant-première parisienne du film phénomène.<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

11


STUDIOSHOW <strong>2019</strong><br />

STÉPHANE RÉTHORÉ<br />

Directeur marketing,<br />

Universal Pictures International France<br />

Selon vous, quels sont les avantages<br />

et les inconvénients du marketing<br />

digital pour promouvoir<br />

un film ?<br />

Cette question implique une frontière<br />

entre marketing digital et marketing<br />

basé sur des médias traditionnels « old school ». Je suis foncièrement opposé à cette<br />

façon de cloisonner les choses, tout simplement parce que le marketing aujourd’hui<br />

est digital et que la transition numérique a eu lieu ou est en cours dans tous les<br />

domaines (affichage, radio, TV, presse, exploitation…). C’est ce principe que j’ai<br />

décidé d’appliquer à l’équipe marketing d’Universal il y a plus d’un an, en créant<br />

trois postes de chefs de projet qui ont une vision à 360° degrés de la promotion<br />

des films et vocation à gérer la partie opérationnelle de tous les plans média, y<br />

compris digitale. Concrètement, la révolution numérique et digitale a offert aux<br />

marketeurs de nouveaux outils extrêmement performants pour mieux connaître,<br />

cibler, engager et enfin fidéliser nos spectateurs potentiels. Le revers de la médaille<br />

est justement la surabondance de ces outils qui sont renouvelés quasiment tous les<br />

six mois. Les opportunités sont si nombreuses qu’un service marketing peut vite<br />

se perdre en se dispersant et en oubliant de rationaliser ses choix. C’est, il me semble,<br />

l’un des principaux challenges des équipes marketing dans un futur proche.<br />

En tant que studio franco-américain, comment concevez-vous les campagnes<br />

nationales ?<br />

Nous avons en commun avec nos collègues américains de nous appuyer sur la<br />

puissance des GAFA afin de pousser du contenu vidéo et développer la notoriété<br />

et l’envie de voir nos films. Les lancements de nos FA sur le web et les réseaux<br />

sociaux sont stratégiques, quasiment orchestrés comme des petites sorties de films<br />

(phase de teasing, lancement, soutiens). Nous avons la chance, sur le marché<br />

français, de travailler étroitement avec des partenaires ultra pertinents et créatifs<br />

sur la cible des assidus et réguliers de cinéma. Nos investissements incluent très<br />

régulièrement des groupes français tels que Webedia, dont la data « spectateurs de<br />

cinéma » est très cohérente et importante. Nous travaillons aussi régulièrement<br />

avec des groupes tels que Teads, dont nous aimons la capacité à créer des formats<br />

publicitaires in-read digitaux innovants et disruptifs, ou encore des médias d’infotainment<br />

tels que Melty ou Konbini, pour créer un story-telling complémentaire<br />

au FA, avec l’aide la plupart du temps des acteurs et réalisateurs. Cela dit, nous<br />

devons encore faire preuve de beaucoup de pédagogie auprès des agents américains<br />

pour les convaincre de laisser leurs clients (acteurs et réalisateurs) participer à ce<br />

nouveau style de vidéos. Les réticences sont encore nombreuses, certainement dues<br />

à une méconnaissance de la façon dont les adolescents et les millenials réagissent<br />

à la promotion aujourd’hui. Les discours formatés et sans saveur ne sont plus<br />

efficaces. Il faut s’appuyer sur ces nouvelles formes de vidéos pour avoir une chance<br />

de convaincre ce jeune public d’aller en salles.<br />

Quelles sont les différences d’usage du digital entre les États-Unis et<br />

la France ?<br />

La plus grande différence entre les campagnes américaines et les nôtres se situe dans<br />

l’étape cruciale de l’achat d’impulsion. Selon une étude du CNC, 23 % des habitués<br />

se rendent au cinéma sans être décidés sur le film qu’ils veulent voir. Les<br />

Américains ont la capacité de communiquer sur un public ciblé et de vérifier s’il<br />

achète ou non son ticket, via la plateforme de VàD Fandango. Cette information<br />

est très importante afin de comprendre pourquoi la personne n’a finalement pas<br />

acheté et surtout pour la retargeter éventuellement avec un autre contenu. Ce type<br />

de suivi est courant pour les sites de vente en ligne ou les services SVOD, mais en<br />

France, pour le moment, nous n’avions pas la possibilité d’utiliser les data des<br />

exploitants qui eux, ont l’information des billets vendus. Je parle de tout cela au<br />

passé puisque nous allons justement tester notre première campagne d’activation<br />

data avec Les Cinémas Pathé Gaumont pour la sortie de Yesterday et Comme des<br />

bêtes 2.<br />

Aujourd’hui, quels sont les réseaux sociaux les plus utiles pour communiquer<br />

sur des films ?<br />

Chaque réseau social est spécifique et s’adresse à des cibles différentes : Facebook<br />

a tendance à vieillir (en termes de tranche d’âge) mais reste très puissant et fédérateur<br />

(couverture et reach). Instagram est légèrement plus féminin et très efficace<br />

sur les vidéos (nous attendons de tester un format publicitaire sur IGTV). Nous<br />

utilisons Twitter pour coller à l’actualité : c’est de l’instantané très utile lorsque<br />

nous organisons une avant-première événementielle ou tout autre média stunt.<br />

Snapchat est très performant au niveau des stories et d’un public très jeune : les<br />

filtres sont très efficaces lorsque nous travaillons sur des franchises très connues, de<br />

type animation des studios Illumination et Dreamworks. Les chaînes Discover sont<br />

aussi très intéressantes pour créer du contenu supplémentaire. On s’intègre dans<br />

un contexte média pensé pour les générations Z en reprenant leurs codes. Nous<br />

regardons aussi de près TikTok mais nous n’avons pour le moment aucune garantie<br />

sur la brand safety donc nous nous abstenons pour le moment. Pour adapter notre<br />

campagne selon les réseaux, la clef est de promouvoir les films de la façon la plus<br />

native possible et s’intégrer au maximum dans l’expérience utilisateur.<br />

Quelle place occupe l’influence dans votre stratégie marketing ?<br />

Travailler avec des influenceurs est très efficace si le message délivré est en accord<br />

avec la stratégie marketing globale. Nous avons tenté de travailler avec des influenceurs<br />

stars qui produisaient pour nous des vidéos sur le ton de l’humour, ce qui<br />

n’est pas toujours adapté, notamment pour des blockbusters d’action. Nous nous<br />

sommes rendu compte que l’effet pouvait être bénéfique pour l’influenceur, mais<br />

pas vraiment pour le film lui-même. Nous avons donc décidé de travailler avec des<br />

groupes d’influenceurs moins puissants et de les inviter à des événements immersifs,<br />

afin de les inciter à prendre des vidéos et à raconter une histoire qui vende<br />

l’univers du film en question sans le tourner en dérision. L'événement influenceurs<br />

que nous avons organisé pour le second volet de Cinquante nuances de Grey était<br />

un modèle du genre : nous avons reconstitué l’univers de Christian Grey dans un<br />

hôtel particulier parisien et fait vivre une journée de milliardaire à deux influenceurs.<br />

Les retombées « sociales » ont été fantastiques.<br />

Comment obtenez-vous actuellement la data pour cibler vos campagnes ?<br />

Nous possédons nos propres data collectées sur nos owned medias (sites et réseaux<br />

sociaux). Nous nous appuyons également sur des données tierces recueillies auprès<br />

de partenaires médias avec lesquels nous travaillons ; mais encore une fois, ce qui<br />

nous manque aujourd’hui, c’est de pouvoir travailler avec les data transactionnelles<br />

des exploitants. Le fait de savoir qui a acheté son billet ou non permettra aux<br />

distributeurs de mieux communiquer auprès des spectateurs potentiels, en leur<br />

adressant des messages adaptés. C’est ce que sont capables de faire les sites de vente<br />

en ligne et c’est avec ce genre d’outil digital que nous ferons venir (ou revenir) plus<br />

de spectateurs dans les salles obscures.<br />

12


Quelle est l’opération marketing qui vous semble la plus efficace ?<br />

Pour moi, une opération promotionnelle réussie est une opération qui génère un maximum de earned media. Une avant-première<br />

classique avec quelques mots du cast en introduction ne génère plus grand-chose en termes de retombées. Nous pensons nos<br />

événements pour que les influenceurs, les leaders d’opinions et les journalistes ressentent le besoin et l’envie de partager leur<br />

expérience sur les réseaux sociaux et/ou sur leurs médias. Nous sommes très fiers de notre prochain événement pour promouvoir<br />

Comme des bêtes 2 : nous avons travaillé avec des agences pour concevoir la première projection indoor où les maîtres<br />

pourront venir voir le film avec leur animal de compagnie. Nous nous attendons à ce que la projection ne se passe pas totalement<br />

comme prévu et c’est justement le but recherché ! Nous créerons du matériel vidéo en nous appuyant sur le casting de voix<br />

(Philippe Lacheau, Julien Arruti, Tarek Boudali, Elodie Fontan) qui sera accompagné de l’animal que chacun double dans le<br />

film. Nous savons que ce type d’évènement décalé et fun incite les influenceurs à poster des photos et des vidéos.<br />

© Olivier Vigerie / Universal<br />

Avant première de<br />

Comme des bêtes 2 au Max Linder,<br />

avec l’équipe des “voix françaises”<br />

accompagnées de leurs<br />

personnages poilus.<br />

Quels sont encore la place et l’impact des outils marketing<br />

classiques, comme l’affiche de film ?<br />

Nous avons réalisé il y a peu de temps une étude pour comprendre<br />

quels étaient les éléments, au sein même des salles de cinéma,<br />

qui donnaient le plus envie aux spectateurs assidus d’aller voir<br />

les films. La conclusion est que le FA diffusé en salle et les<br />

affiches dans les halls de cinéma (format papier et/ou numérique)<br />

ont encore une grande influence sur le choix des<br />

spectateurs potentiels. Nous travaillons en ce moment à créer<br />

des films-annonces adaptés aux nouvelles technologies implantées<br />

dans certains cinémas, tels que l’ICE Immersive de CGR<br />

ou la 4DX de Pathé Gaumont. La révolution numérique a<br />

transformé tous les outils marketing « classiques » les uns après<br />

les autres. Impossible aujourd’hui de concevoir une campagne<br />

radio sans inclure un volet digital (réseaux sociaux) et même<br />

un volet podcast (l’extension logique de la radio en support<br />

digital). Les méthodes d’achat de l’affichage et les possibilités<br />

créatives ont considérablement évolué ces dernières années<br />

avec l’apparition des panneaux numériques. Il est maintenant<br />

possible de changer de visuel en fonction de l’horaire, de cibler<br />

un public différent (matin, soir, jour férié, départs en vacances<br />

dans les gares…) et de créer un compte à rebours pour inciter<br />

à aller voir un FA en ligne sur son mobile. Nous ne sommes<br />

plus obligés d’acheter des semaines entières de présence mais<br />

nous pouvons acheter à la journée voire même à l’heure si la<br />

stratégie marketing le suggère. L’affiche reste présente et son<br />

rôle principal est de donner le ton et la charte graphique du<br />

reste de la campagne, mais nous devons aujourd’hui être ouverts<br />

et flexibles en l’adaptant sur des panneaux numériques.<br />

Dans le futur, quel sera selon vous le meilleur moyen<br />

pour communiquer ?<br />

La technologie évolue vite et nous offre des moyens inédits de<br />

construire des mix médias de plus en plus puissants ou au<br />

contraire en affinité avec une cible donnée pour des budgets<br />

plus réduits. Le principal challenge est de préparer les équipes<br />

à être ultra flexibles et à se former en continu. Nous devons<br />

sans cesse tester de nouveaux modèles de mix médias, en tirer<br />

des leçons et reproduire ce qui a fonctionné. Selon moi il n’y<br />

a pas un seul « meilleur moyen de communiquer ». Il s’agit de<br />

faire les bons choix et de construire le bon mix marketing en<br />

ne perdant pas de vue un objectif clair : sortir du lot en créant<br />

une urgence à aller voir nos films.<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

13


STUDIOSHOW <strong>2019</strong><br />

FRÉDÉRIC MOGET,<br />

Directeur général, Paramount Pictures France<br />

Selon vous, quels sont les avantages et les inconvénients<br />

du marketing digital pour promouvoir un film ?<br />

C’est un très vaste sujet. La réponse simple est que le digital<br />

nous permet de montrer des images animées, ce qui est bien<br />

sûr important pour vendre un film à une époque où les spectateurs<br />

ont peu d’opportunités d’en voir, compte tenu de la<br />

réduction des passages de bandes-annonces ces dernières années.<br />

C’est aussi la capacité de toucher une audience dont la consommation<br />

média est très majoritairement digitale et l’accès à des<br />

possibilités de ciblage et d’utilisation de data qui n’existent pas<br />

pour d’autres médias. L’inconvénient est qu’il n’est toujours<br />

pas vraiment possible de l’utiliser comme un mass média, que<br />

la data de bonne qualité est en réalité limitée et que la qualité<br />

de l’inventaire reste très inégale – d’autant plus que les normes<br />

IAB de visibilité ne sont pas adaptées à notre secteur – sans<br />

parler de la fraude qui est un « marché » en pleine expansion.<br />

En tant que studio franco-américain, comment concevez-vous<br />

les campagnes nationales ?<br />

Une bonne stratégie digitale nécessite la création d’un grand<br />

nombre de contenus. Nous adaptons le matériel reçu des<br />

États-Unis mais produisons nous-mêmes beaucoup de formats<br />

adaptés à notre culture locale.<br />

Quelles sont les différences d’usage du digital entre<br />

les États-Unis et la France ?<br />

La différence principale tient au fait que les États-Unis peuvent<br />

communiquer à la télévision. Le digital y est donc souvent<br />

plus approché comme un média complémentaire.<br />

Quels sont les ICP (indicateurs clés de performance)<br />

pour une campagne digitale ?<br />

Comme nous ne pouvons pas suivre la personne exposée à<br />

notre campagne jusqu’à la transaction finale, il n’y a pas d’ICP<br />

idéal. Nous sommes bien sûr attentifs aux indicateurs de<br />

performance média sur cible et de distribution de contacts,<br />

aux différentes mesures de complétion et à la visibilité réelle<br />

(avec des standards supérieurs à ceux de l’IAB). La capacité<br />

d’intégrer de la data transactionnelle est un des grands enjeux<br />

à venir.<br />

Quelle place occupe l’influence dans votre stratégie<br />

marketing ?<br />

Elle varie selon les films. Nous sommes toujours à la recherche<br />

de bonnes idées qui permettent de parler de nos films d’une<br />

façon différente. Mais cela doit être une association naturelle<br />

et le contenu doit être de qualité. C’est une équation qui n’est<br />

pas toujours possible.<br />

Quelle place occupe le programmatique dans votre<br />

stratégie marketing ?<br />

Nous nous sommes lancés très tôt dans le programmatique et<br />

avons souvent été les premiers à tester de nouvelles techniques<br />

ou de nouveaux dispositifs. Ces expériences nous ont aujourd’hui<br />

conduits à ne quasiment plus avoir recours au programmatique.<br />

Quels sont ses avantages ou ses inconvénients ?<br />

Les principaux problèmes sont la faible quantité disponible<br />

de data réellement qualifiée, la difficulté dans la pratique à<br />

retrouver le bassin d’audience touché au début de la campagne<br />

et surtout le peu d’inventaire offrant une visibilité suffisante<br />

selon nos critères (la majorité des impressions considérées<br />

comme visibles sont à peine supérieures au minimum IAB,<br />

soit 50 % de surface visible). Le programmatique peut être<br />

efficace dans des campagnes de conversion mais moins adapté<br />

à des campagnes de branding.<br />

Comment obtenez-vous actuellement la data pour<br />

cibler vos campagnes ? Qu’est-ce que vous attendez<br />

des exploitants dans le partage de leur data ?<br />

Nous travaillons avec tous les principaux réseaux. L’addition<br />

de données transactionnelles récoltées par les exploitants,<br />

anonymisées et respectant à 100 % le RGPD, est vitale dans<br />

la construction de nos campagnes face à la concurrence des<br />

plateformes en particulier. Mais elle doit s’intégrer dans une<br />

démarche plus globale de compréhension du parcours client<br />

du spectateur cinéma. Quand un spectateur vient voir un film<br />

en salles, nous devrions collectivement tout faire pour le<br />

convaincre de revenir rapidement.<br />

Cela passe par une expérience réussie mais aussi par une<br />

exposition à une offre de films à venir adaptée à ce spectateur.<br />

Énormément d’industries et la plupart des offres de divertissement<br />

concurrentes du cinéma ont compris l’importance de<br />

cette étape, mais nous sommes collectivement à la traîne sur<br />

ce sujet capital.<br />

Quelles stratégies digitales pour cibler les publics les<br />

moins connectés ?<br />

Tout n’a pas nécessairement à passer par le digital. Les médias<br />

classiques proposent des solutions intéressantes pour ces publics.<br />

Nous devons en revanche y faire preuve d’autant de créativité<br />

que dans le digital.<br />

Quels sont encore la place et l’impact des outils marketing<br />

classiques, comme l’affiche de film ?<br />

Cela varie selon les cibles mais l’affichage reste aujourd’hui le<br />

seul vrai mass media qui nous est accessible. Il a donc bien sûr<br />

un rôle à jouer dans la construction de notoriété et le « call<br />

to action ».<br />

Quel sera l’impact de l’arrivée de la pub cinéma à la TV ?<br />

Difficile de donner une réponse générale. Nous adaptons notre<br />

mix média selon les films avec des poids de chaque média<br />

extrêmement variable. L’arrivée de la pub TV donnera simplement<br />

une option supplémentaire.<br />

Dans le futur, quel sera selon vous le meilleur moyen<br />

pour communiquer ?<br />

Il y aura encore moins de recette miracle que par le passé et<br />

l’adaptabilité sera la clé.<br />

14


GRÉGORY SCHUBER<br />

Senior Vice President Marketing,<br />

Data & Innovation, France & Benelux, Warner Bros Entertainment<br />

Selon vous, quels sont les avantages et les inconvénients du marketing<br />

digital pour promouvoir un film ?<br />

Le marketing digital est complètement intégré dans la stratégie globale de<br />

sortie de nos films (français ou internationaux). L’approche Warner Bros est<br />

de créer la passion pour nos films en parlant aux fans de manière ciblée, dans<br />

tous les formats y compris en digital, et la France est un pays pilote en la<br />

matière. La seule contrainte est de bien adapter créativement les contenus des<br />

campagnes à ces formats.<br />

Le digital est le média qui permet le ciblage le plus précis. On peut ainsi choisir<br />

à qui on adresse les messages, mais aussi quel message on adresse à quelle cible.<br />

Il permet également de retoucher les personnes déjà intéressées par nos messages,<br />

pour le même film ou d’autres. Il reste complémentaire d’un média comme<br />

l’affichage, qui permet une montée en couverture et notoriété plus immédiate.<br />

Comment adaptez-vous votre campagne en fonction des réseaux<br />

sociaux sur lesquels vous vous positionnez ?<br />

Avec la multiplication des formats tels que les stories, nous pensons le matériel<br />

de manière différente : les créations ne sont plus de simples cuts de trailers,<br />

mais sont construites pour générer de l’engagement et de l’interaction avec<br />

l’audience, raconter une histoire de manière créative en quelques secondes ou<br />

attiser l’intérêt en quelques images.<br />

Comment obtenez-vous actuellement la data pour cibler vos campagnes<br />

? Qu’est-ce que vous attendez des exploitants dans le partage<br />

de leur data ?<br />

Bien cibler une campagne, c’est d’abord avoir un message adapté à son audience,<br />

qui va donc mieux toucher le public. Pour réaliser des campagnes marketing<br />

ciblées, la collaboration avec les exploitants est primordiale puisqu’elle permet<br />

d’adapter au mieux les messages pour chaque profil d’utilisateur par typologie<br />

de film, fréquence et de manière géolocalisée au plus proche de chaque cinéma,<br />

et de mesurer l’efficacité réelle en nombre d’entrées. Warner Bros a été pionnier<br />

dans ce domaine en France et nous sommes convaincus qu’il y a encore beaucoup<br />

d’opportunités pour développer les entrées grâce à cette collaboration<br />

marketing avec les exploitants. Nous utilisons également les données récoltées<br />

sur nos campagnes pour les campagnes à venir. Ainsi, celle d’Annabelle - La<br />

Maison du mal pourra donner des informations intéressantes sur les fans du<br />

genre et pourront être utilisées pour les campagnes du film Ça 2 par exemple.<br />

© Warner Bros. Entertainment Inc.<br />

Quelles stratégies digitales pour cibler les publics les moins connectés<br />

?<br />

Aujourd’hui le digital est partout et tout le monde est connecté. Même la<br />

campagne pour le dernier Clint Eastwood, La Mule, avait un volet digital très<br />

complet pour un public plus âgé qui a très bien fonctionné.<br />

Quelle est l’opération marketing qui vous a semblé la plus efficace<br />

? Votre meilleur souvenir “promo” de l’année ?<br />

Pour la sortie du film Creed II, nous avons développé avec l’agence Pavillon<br />

Noir et la mairie de Paris un terrain de boxe pérenne aux couleurs de la franchise.<br />

Non seulement cette initiative rend hommage à la place qu’occupent<br />

Creed et Rocky dans la culture populaire, mais il s’agit aussi d’une opportunité<br />

unique de rendre le marketing utile aux usagers. Il est important de redonner<br />

du sens à nos prises de parole et ainsi toucher de manière plus profonde et<br />

sincère le cœur des audiences. C’est aussi une façon de générer des retombées<br />

organiques, en digital, presse, télévision, supérieures à la puissance d’un seul<br />

média et un seul message publicitaire.<br />

Quels sont encore la place et l’impact des outils marketing classiques,<br />

comme l’affiche de film ?<br />

Comme évoqué plus haut, l’affichage est la clef pour marquer un événement<br />

et de manière plus concrète pour gagner en notoriété efficacement et rapidement.<br />

Nous pensons également chaque prise de parole pour qu’elle génère une<br />

émotion, une réaction, que ce soit en digital ou ailleurs. Ainsi, si nous investissons<br />

en radio par exemple, c’est que nous estimons que nous avons un<br />

concept créatif fort, qui est capable de générer cette attention. Sur Conjuring<br />

ou Annabelle par exemple, nous avions des spots qui interféraient avec de<br />

faux-spots classiques et attiraient ainsi l’attention du consommateur.<br />

Dans le futur, quel sera selon vous le meilleur moyen pour communiquer<br />

?<br />

La stratégie de Warner Bros France est de créer une passion pour nos films<br />

partout où se trouve le public et quel que soit le format de communication,<br />

du moment qu’il est engageant. Notre enjeu est de raconter des histoires<br />

suffisamment intéressantes pour entrer dans les conversations de nos cibles, et<br />

ce, quel que soit le médium.<br />

Ça chapitre 2<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

15


STUDIOSHOW <strong>2019</strong><br />

ALEXANDRE BIHN<br />

Directeur marketing, Sony Pictures<br />

Selon vous, quels sont les avantages<br />

et les inconvénients du marketing<br />

digital pour promouvoir<br />

un film ?<br />

Les principaux avantages sont : réactivité,<br />

ciblage, mesure d’efficacité et viralité. Nous n’y voyons aucun inconvénient. Du<br />

fait de l’interdiction de la publicité pour le cinéma en France, nous avons développé<br />

un savoir faire digital bien plus important en France qu’aux Etats-Unis ou dans les<br />

autres pays. Nous sommes très souvent le 1 er pays à innover en digital.<br />

En tant que studio franco-américain, comment concevez-vous les campagnes<br />

nationales ? Quelles sont les différences d’usage du digital entre<br />

les États-Unis et la France ?<br />

Au niveau du matériel, notre direction américaine nous propose différents choix<br />

et nous ne gardons que ce qui nous semble le plus pertinent pour notre marché.<br />

Lorsque rien ne nous convient, nous le développons nous-mêmes. Ces créa françaises<br />

sont très souvent reprises à l’international, comme cela a été le cas pour l’affiche<br />

de Hôtel Transylvanie 3. Au niveau campagne média, relations presse et influenceurs,<br />

le siège américain fait entièrement confiance à notre expertise locale.<br />

Quelle place occupe l’influence dans votre stratégie marketing ?<br />

Elle est essentielle sur chacune de nos sorties. Ces leaders d’opinion sont devenus<br />

aussi importants que les traditionnelles relations presse sur certains films.<br />

Quelle place occupe le programmatique dans votre stratégie marketing ?<br />

Quels sont ses avantages ou ses inconvénients ?<br />

L’achat programmatique est une composante de toutes nos campagnes digitales.<br />

Cela nous permet d’optimiser notre ciblage tout en diminuant le coût de nos<br />

campagnes, sans aucun inconvénient.<br />

© Olivier Vigerie<br />

Once Upon A Time in Hollywood, première cannoise.<br />

Comment obtenez-vous actuellement la data pour cibler vos campagnes ?<br />

Qu’est-ce que vous attendez des exploitants dans le partage de leur data ?<br />

Nous n’avons pas notre propre data mais travaillons avec des partenaires. Et les<br />

partenaires les mieux placés pour nous aider à vendre des places pour nos films<br />

sont évidemment les exploitants avec lesquels nous collaborons le plus souvent<br />

possible car nous partageons le même objectif : persuader le public potentiel d’acheter<br />

une place de cinéma.<br />

Quelles sont vos stratégies pour cibler les publics les moins connectés ?<br />

Tout le public cinéma est désormais connecté d’une manière ou d’une autre.<br />

Quels sont les ICP pour une campagne digitale ?<br />

Les premiers indicateurs que nous consultons sont le nombre de vues et le taux<br />

de complétion.<br />

Promeut-on un film de la même manière sur Facebook ou sur Instagram<br />

par exemple ?<br />

Nous adaptons notre campagne à chaque réseau social, tant au niveau du format<br />

(16/9, 9/16, 4/5), que de la durée et de la créa elle-même.<br />

Comment exploitez-vous les données que vous recueillez (les taux de<br />

compression/d’engagement) ?<br />

L’exploitation à court terme consiste en l’optimisation en cours de campagne : nous<br />

remplaçons les spots les moins performants pour un film donné. Sur le long terme,<br />

ces données nous permettent d’améliorer le type de matériel que nous utilisons et<br />

nos répartitions budgétaires entre les sites en fonction de la cible et du type de film.<br />

Quelle est votre meilleur souvenir “promo” de l’année ?<br />

Notre récente participation au Festival de Cannes pour présenter Once Upon a<br />

Time… in Hollywood. Et la mini-convention que nous y avons organisée et à laquelle<br />

Quentin Tarantino a accepté de participer.<br />

Quels sont encore la place et l’impact des outils marketing classiques,<br />

comme l’affiche de film ?<br />

L’affichage reste essentiel pour cibler les plus de 30 ans et événementialiser nos sorties.<br />

Quel sera l’impact de l’arrivée de la pub cinéma à la TV ?<br />

Cela nous permettra de diffuser de la vidéo en ciblant des publics spécifiques.<br />

Dans le futur, quel sera selon vous le meilleur moyen pour communiquer ?<br />

Le meilleur moyen de communiquer sera toujours la diffusion du FA en salles.<br />

16


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CINEEUROPE <strong>2019</strong><br />

©A.Algan<br />

LE MARCHÉ INTERNATIONAL<br />

Plus résilient et innovant<br />

que jamais<br />

Du 17 au 20 <strong>juin</strong>, Barcelone a été une nouvelle fois le point de jonction du secteur à l’échelle<br />

européenne et au-delà, rassemblant exploitants, studios, organismes officiels et fournisseurs<br />

internationaux. Quatre intenses journées de présentations de line-ups, d’avant-premières, de<br />

salon expo, de sessions de réflexion, baignées d’un vivifiant esprit de célébration.<br />

Malgré leurs disparités et différents degrés de maturité, les<br />

38 territoires de l’UNIC affichent sur 2018 une fréquentation<br />

consolidée de 1,29 milliard d'entrées. Un succès dans lequel<br />

« l’importance de l’accès à un contenu diversifié et inclusif, mettant<br />

en œuvre une expérience cinématographique de la plus haute<br />

qualité possible, se sera jamais surestimée. Nous sommes fiers de<br />

la diversité de notre contenu en Europe », a déclaré en introduction<br />

de la manifestation Laura Houlgatte, qui souligne<br />

que bien souvent, c’est la part de contenu local proposée dans<br />

chaque marché qui fait la différence en fin d’année.<br />

La CEO de l’UNIC a également évoqué l’impact des récentes<br />

élections européennes et les changements institutionnels<br />

imminents qui les accompagnent. « Soyez assurés que l’UNIC<br />

continuera de jouer un rôle de premier plan auprès des institutions<br />

et à veiller à ce que les intérêts de notre secteur ne soient pas<br />

seulement protégés mais célébrés. »<br />

paradigme dans le lien établi avec les spectateurs de son circuit,<br />

grâce à sa base de données-clients qualifiée à 70 % qui lui<br />

permet de mener des campagnes ultra-ciblées. « Nous ne nous<br />

adressons plus à des groupes de personnes, mais à des groupes d’une<br />

personne. C’est la fin des modèles uniques de communication. »<br />

Parmi les différents usages de la data, Tim Richards, fondateur<br />

et CEO de Vue Cinemas, expérimente la tarification dynamique<br />

depuis 2007 dans différents sites, en fonction des<br />

horaires de séance, des jours de la semaine, de la météo…<br />

mais aussi différents segments de spectateurs.<br />

©A.Algan<br />

Du marketing de masse au marketing personnalisé<br />

Reflets des préoccupations et des développements qui façonneront<br />

l’exploitation cinématographique pour les années à<br />

venir, les différentes conférences et tables rondes ont fait la<br />

part belle à l’enjeu digital. De la consultation d’horaires<br />

(désormais réalisée à 80 % en ligne) à la VàD en passant par<br />

le marketing, le secteur est en train de vivre sa seconde révolution<br />

numérique, objet de « l’executives roundtable » inaugurale,<br />

modérée par Julien Marcel, CEO de Webedia Movies<br />

Pro et directeur de la publication de <strong>Boxoffice</strong>. Parmi les<br />

panélistes, Jane Hastings, CEO de Event Hospitality &<br />

Entertainment en Australie, confirme le changement de<br />

Jane Hastings, CEO de Event Hospitality & Entertainment,<br />

partage son expérience du digital en Australie lors de la<br />

table-ronde « Seconde révolution numérique », aux côtés<br />

de Duncan Clark, président distribution d’Universal<br />

Pictures International (au milieu) et Julien Marcel, CEO de<br />

Webedia Movies Pro (à droite)..<br />

18


Tarification et fréquentation : les liaisons dangereuses<br />

S’il est désormais prouvé et communément admis que les<br />

gens qui aiment le cinéma le consomment dans tous les<br />

formats et synergies, la compétition se joue au niveau de<br />

leur temps de loisirs disponible. Dans ce contexte, le défi<br />

posé par les plateformes SVOD a entre autres poussé<br />

l’exploitation mondiale à développer des programmes<br />

d’abonnements à leurs circuits – là où la France pratique<br />

la carte illimitée depuis plus de 20 ans déjà. Une adaptation<br />

aux tendances de consommation qui ne convainc pas<br />

Alejandro Ramírez Magaña, CEO du circuit mexicain<br />

Cinépolis dont seuls deux cinémas proposent le concept à<br />

leurs spectateurs (à Mexico City et Morelia, ville siège de<br />

l’entreprise). « Le modèle d'abonnement n'est pas une solution<br />

miracle. Il comporte le risque de détruire la valeur du film<br />

avec un prix de souscription inadapté, les tarifs de cinéma<br />

relevant d’un mécanisme complexe qui nécessite une surveillance<br />

étroite. »<br />

Reste que pour Fernando Evole, responsable des Yelmo<br />

Cines espagnols (du même groupe Cinépolis), « le prix du<br />

billet est le seul élément déterminant de la sortie cinéma,<br />

comme le prouve depuis 10 ans le succès de la Fiesta del Cine<br />

organisé 2 fois par an, des jours de semaine, qui attire des<br />

millions de spectateurs non réguliers et nous offre l’occasion de<br />

récolter leur data pour les transformer en spectateurs plus<br />

assidus. »<br />

L’efficacité du digital a ainsi été fortement soulignée dans<br />

la session consacrée à la conquête de publics “non habitués”,<br />

à laquelle participait l’exploitant espagnol, mais aussi celle<br />

évoquant la transformation de la connaissance du client<br />

en hausse d’entrées.<br />

©A.Algan<br />

Alejandro Ramírez Magaña, CEO du circuit mexicain<br />

Cinépolis : « Le modèle d'abonnement n'est pas une solution<br />

miracle. Il comporte le risque de détruire la valeur du film avec<br />

un prix de souscription inadapté. »<br />

De la data aux entrées<br />

« Les réseaux sociaux sont de formidables outils pour cibler le<br />

public et le digital, un véritable pilier qui représente désormais<br />

50 % des budgets marketing », rappelle parmi les panélistes<br />

Xavier Albert, DG Universal Pictures France. À ses côtés,<br />

Antoine Gouiffes-Yan, directeur marketing de CGR Cinémas,<br />

estime avoir réussi, à chacune des campagnes digitales du<br />

circuit, à transformer les publics ciblés en clients. Or si la<br />

profession semble désormais maîtriser le savoir-faire qui<br />

consiste à faire revenir les spectateurs, reste le défi de capter<br />

l’attention des non-spectateurs.<br />

Une difficulté que la scénariste-réalisatrice américano-suédoise<br />

Lisa Ohlin met en parallèle avec celle de faire produire, par<br />

exemple, un film avec deux femmes âgées comme héroïnes,<br />

abondée par Marine Suttle (vice-présidente produit chez<br />

Webedia Movies Pro) qui note la tendance schématique des<br />

studios à cibler les publics masculins : « Alors que plus un casting<br />

est représentatif d’une population, plus cette population va voir<br />

le film, d’où l’importance de représenter tout un chacun au cinéma. »<br />

Parmi les propositions d’ouverture de la fréquentation vers<br />

de nouveaux publics, ont été citées la diversité du contenu,<br />

dont celle des films mais aussi les séances événementielles hors<br />

films et la diffusion de premières et ou finales de séries télé,<br />

ainsi que l'importance d’une plus grande différenciation du<br />

type d'expériences de sorties cinéma, adaptées à chaque<br />

typologie de public.<br />

Sachant que dans tout l’éventail des catégories d’âges que les<br />

salles cherchent à séduire, les jeunes restent la priorité comme<br />

le rappelle Marine Suttle en ces termes : « Quand une personne<br />

de 40 ans ne va pas au cinéma, c’est une occasion manquée ;<br />

quand un jeune de 15 ans ne va pas au cinéma, c’est une potentielle<br />

menace pour le secteur. »<br />

©A.Algan<br />

Où sont les French ?<br />

Marine Suttle, vice-présidente produit chez Webedia Movies Pro et modératrice de<br />

la session « De la connaissance du client en hausse d’entrées », en compagnie de<br />

Xavier Albert, DG Universal Pictures France, selon lequel « Les plateformes SVOD<br />

entretiennent le fantasme de disposer d’une immense data sur leur public, les cinémas<br />

ont bien plus que cela : une source de données exceptionnelle. »<br />

Cette 28 e édition de la convention officielle de<br />

l’Union Internationale des Cinémas n’a pas<br />

dérogé à son statut de plus grand rassemblement<br />

de professionnels en Europe (plus de 3 000<br />

participants cette année). Pour autant, la manifestation<br />

attire encore peu d’exploitants français,<br />

« qui ont accès (gratuitement et dans les mois<br />

entourant le rendez-vous de Barcelone) à d’autres<br />

événements nationaux équivalents, du Festival<br />

de Cannes au Congrès de Deauville, en passant<br />

par le StudioShow », estime Richard Patry.<br />

« CineEurope se déroule lors d’une période très<br />

chargée pour la profession, notamment avec les<br />

préparatifs de la Fête du Cinéma, sans compter<br />

bien entendu la barrière de la langue… ». La<br />

FNCF, qui est membre de l’UNIC, est bien entendu<br />

présente, « et nous y jouons un rôle politique en<br />

tant qu'association leader de l’exploitation<br />

mondiale », rappelle le président de la Fédération<br />

française qui a fait son entrée dans le conseil<br />

d’administration de l’UNIC en tant que<br />

vice-président, en remplacement de<br />

Jean-Pierre Decrette*.<br />

Marc-Olivier Sebbag a par ailleurs rappelé que<br />

lors de CineEurope, la Fédé participe à un nombre<br />

important de réunions (avec l’UNIC, mais aussi<br />

avec la NATO américaine, la Global Cinema<br />

Federation…), « où nous sommes autant informés<br />

que nous informons nos interlocuteurs ». Le<br />

délégué général de la FNCF observe que « Les<br />

exploitants français présents sont ceux qui portent<br />

des projets de grande ampleur et viennent voir<br />

des fournisseurs européens, ainsi que les fournisseurs<br />

français qui cherchent des débouchés<br />

sur le marché européen. Alors que nous pouvons<br />

noter la présence de “petits” pays dont le marché<br />

national n’est pas assez fort et qui ne disposent<br />

pas de ce type de conventions chez eux, comme<br />

les pays nordiques et d’Europe de l’Est. »<br />

*Pour rappel, 6 vice-présidents (de nationalités<br />

différentes) épaulent le président Phil Clapp dont le<br />

mandat a été reconduit ce 18 <strong>juin</strong> de deux années<br />

supplémentaires.<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

19


CINEEUROPE <strong>2019</strong><br />

Les relations distributeurs-exploitants à l’épreuve<br />

du digital<br />

Enfin, dans ce travail de translation des datas en entrées,<br />

quelle est la part qui incombe aux exploitants et celle qui<br />

incombe aux distributeurs ? Avec, en filigrane, la question<br />

délicate du partage des données…<br />

Pour Duncan Clark, président de la distribution d’Universal<br />

Pictures International : « Sans vision claire, la data reste juste<br />

de la data. La partager n’est pas une question d’argent, mais<br />

une question de continuer à faire rebondir le secteur. »<br />

« Nous sommes au début de la collaboration numérique et ses<br />

possibilités sans fin », estime pour sa part Xavier Albert, « et<br />

avons besoin d’une plus grande transparence entre les uns et<br />

les autres. Alors que les plateformes SVOD entretiennent ce<br />

fantasme de disposer d’une immense data sur leur public, les<br />

cinémas ont bien plus que cela : une source de données exceptionnelle<br />

qui se traduit finalement par un vrai face-à-face<br />

avec leurs clients. Contrairement aux distributeurs qui n’ont<br />

pas de relation directe avec les spectateurs, les exploitants<br />

peuvent vraiment incarner le film pour nous, mettre en place<br />

une interaction forte que nous devons soutenir, y compris<br />

financièrement. » Car au-delà du monde virtuel, quel meilleur<br />

moyen de tâter le pouls du public que le contact réel,<br />

comme le rappelle Antoine Gouiffes-Yan : « Au final, il n’y<br />

a pas de meilleur feedback que celui de nos équipes sur place<br />

dans les cinémas pour évaluer comment une campagne a<br />

été perçue. »<br />

Les studios shows sous le soleil catalan<br />

Au-delà de ces sessions de réflexion, CineEurope ne serait<br />

pas CineEurope sans sa série de présentations de line-ups,<br />

d’une diversité égale à celle du marché européen, où on a<br />

pu se réjouir de la forte présence de la France, avec la<br />

présentation d’UniFrance et celle de StudioCanal qui a<br />

profité de la convention européenne pour dévoiler des<br />

images et projets inédits, dont celles de la ressortie en<br />

version “director’s cut” définitive d’Apocalypse Now à<br />

l’occasion du 40 e anniversaire du chef d’oeuvre de Coppola<br />

(distribué en France par Pathé à partir du 21/08 prochain),<br />

et celles de Radioactive consacrée à Marie Curie, en présence<br />

de sa réalisatrice Marjane Satrapi. Les participants ont aussi<br />

Antoine Gouiffes-Yan, directeur marketing de CGR Cinémas,<br />

lors de la même session : « Les distributeurs ont le contenu,<br />

nous avons les clients. »<br />

pu découvrir pour la première fois dans le grand auditorium<br />

une présentation de l’association Event Cinema rassemblant<br />

les titres de pas moins de 15 distributeurs de “cinéma<br />

événementiel”. Enfin, s’ils étaient un peu moins nombreux<br />

que d’habitude, les studios américains ont une nouvelle<br />

fois fait preuve de toute l’étendue de leur savoir-faire en<br />

matière de showcase. Si Universal, Paramount et Warner<br />

re-présenteront une grande partie de leur actualité lors du<br />

StudioShow les 4 et 5 juillet prochains à Paris et que l’on<br />

pourra retrouver une grande partie du line-up de STX<br />

International chez Metropolitan Filmexport, Walt Disney<br />

Company a profité de l’événement barcelonais pour donner<br />

à l’Europe un aperçu époustouflant de son ampleur acquise<br />

par l'intégration Fox, dont Fox Searchlight et les studios<br />

d’animation Blue Sky. Le tout autour d’un show multiécran<br />

qui a démarré avec la présence de Tom Hanks (en<br />

tournée européenne pour la sortie imminente de Toy Story<br />

4) et se clôturant avec la performance sur scène de l’équipe<br />

de la comédie musicale du Roi Lion (opportunément de<br />

passage à Barcelone) pour un “Circle of Life” live.<br />

©A.Algan<br />

©A.Algan<br />

Le tradeshow <strong>2019</strong>, avec plus<br />

de 130 exposants-partenaires.<br />

20


PRIX ICTA<br />

L’International Cinema Technology Association a attribué ses prix en marge de CineEurope, récompensant les structures ou<br />

individus qui « continuent à pousser les limites du cinéma moderne ».<br />

Prix du “cinéma classique”<br />

Prix de la rénovation<br />

Capitol Bio, Stockholm (Jakob Abrahamsson)<br />

Le cinéma (2 salles Art et Essai) de la capitale suédoise a fait l'objet d'une importante rénovation en 2018<br />

– soutenue en partie par une campagne de financement participatif – et illustre comment le charme et<br />

le style emblématique d'un cinéma classique – le théâtre d'origine date de 19<strong>26</strong> – peuvent, selon l’ICTA<br />

« être renforcés par les technologies les plus récentes, des sièges de luxe, un design élégant et une offre restauration<br />

et bar ».<br />

Odeon LUXE, Leicester Square, Londres (Carol Welch et<br />

Duncan Reynolds)<br />

Situé au cœur de Londres, le fleuron d’Odeon et du groupe<br />

UCI Cinemas est célèbre pour ses avant-premières (il en a<br />

accueilli plus de 700 au cours des 80 dernières années).<br />

Jusqu'à fin 2018, l’établissement a subi une rénovation de<br />

plusieurs millions de livres sterling afin de retrouver son âge<br />

d'or. Le nouveau site comprend la première salle Dolby<br />

Cinema de Grande-Bretagne et une salle principale dotée<br />

de 800 fauteuils de luxe. À noter que certaines caractéristiques<br />

patrimoniales du bâtiment ont été restaurées (dont l’orgue<br />

Compton d’origine qui assurait la musique d'ambiance).<br />

Prix de la nouvelle construction<br />

Prix ​de l'innovation du cinéma mondial<br />

Ellis Jacob, président et CEO de Cineplex (Canada)<br />

Le récipiendaire du tout premier Prix ​ICTA de l'innovation<br />

du cinéma mondial est le président et CEO de Cineplex, le<br />

premier circuit d'exploitation du Canada. Sous sa direction<br />

depuis 2005, Cineplex est devenu « une grande entreprise de<br />

divertissement et de médias et une marque canadienne de premier<br />

plan (...), qui a toujours été le premier à adopter les nouvelles<br />

technologies et à enrichir les expériences, soulignant ainsi les<br />

valeurs et les objectifs de l’ICTA. »<br />

CGV Mars Entertainment Group pour Cinemaximum Atakule, Ankara (A. Hakan Askar)<br />

CGV Mars Entertainment Group, du coréen CJ CGV, poursuit sa success story en Turquie avec son<br />

nouveau Cinemaximum premium implanté dans le centre commercial Ankara Atakule. Le site, « qui<br />

repousse les limites du design cinématographique moderne », propose 5 salles de 200 places chacune dont<br />

une salle “lit” (tempur beds) et une salle dotée d’une "Skybox", un lodge privé situé au-dessus du public.<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

21


DISTRIBUTION<br />

CONVENTION<br />

Entre chiens, chats, moutons et loups...<br />

StudioCanal lâche son line-up<br />

Après Marseille et Nantes et avant Lyon, le distributeur a tenu le 11 <strong>juin</strong> sa convention parisienne au Max Linder Panorama.<br />

L’occasion de dévoiler son line-up jusqu’à fin 2020.<br />

Le réalisateur de Mon chien Stupide, Yvan Attal, était présent pour la projection de son film.<br />

D’autres films ont été évoqués en début de<br />

convention : 10 jours sans maman, de Ludovic<br />

Bernard avec Franck Dubosc, Aure Atika et Alice<br />

David sortira le 19 février 2020. Il faudra attendre<br />

entre le printemps et l’automne 2020 pour le<br />

nouveau film d’animation de Joann Sfar, Petit<br />

Vampire, qui a été repoussé. De même pour la<br />

comédie “décapante et irrévérencieuse” réalisée<br />

par Laurent Laffite, L’Origine du monde. Boîte<br />

noire de Yann Gozlan sortira fin 2020, et le<br />

tournage commencera fin septembre en région<br />

parisienne. Chacun chez soi de Michèle Laroque<br />

a également été annoncé, mais n’est pas encore<br />

daté. Enfin, Radioactive de Marjane Satrapi est<br />

prévu pour le premier trimestre 2020.<br />

« Nous venons de vivre deux années exceptionnelles, les deux<br />

meilleures de l’histoire de StudioCanal avec des films qui ont<br />

très bien marché comme Le Grand Bain ou Pupille. <strong>2019</strong> est<br />

une année de transition et nous avons moins de films, mais<br />

pour autant de grosses sorties sont prévues pour le deuxième<br />

semestre et 2020 sera une grande année », a déclaré Thierry<br />

Lacaze, directeur de la distribution. L’automne <strong>2019</strong> sera<br />

marqué par des films comme Mon chien Stupide d’Yvan<br />

Attal, en salles le 30 octobre et qui a été projeté en présence<br />

du réalisateur. Un film où Attal se met à nouveau en scène<br />

aux côtés de sa compagne Charlotte Gainsbourg, 18 ans<br />

après le succès de Ma femme est une actrice. « Il est prévu sur<br />

environ 400 copies, c’est un film qui aura de l’ampleur », a<br />

affirmé Anne Gagnot, directrice marketing. Deuxième long<br />

métrage montré par le distributeur : Deux Moi de Cédric<br />

Klapisch en présence du cinéaste et des deux acteurs centraux,<br />

Ana Girardot et François Civil. Deux destins s’entremêlent<br />

étrangement dans un film à la fois léger et mélancolique,<br />

sur la solitude et la rencontre dans un monde hyperconnecté.<br />

Il sortira le 11 septembre. Annoncé également : Chanson<br />

douce, 2 e long métrage de Lucie Borleteau après Fidelio,<br />

l'odyssée d'Alice, est prévu pour le 27 novembre.<br />

Autres sorties et animation<br />

Sol de Jezabel Marques, avec Chantal Lauby et Camille<br />

Chamoux, a également été daté. Il sortira en salles le 8<br />

janvier 2020 et quelques minutes ont été diffusées en<br />

présence de la réalisatrice. De même, Police d’Anne Fontaine<br />

devrait sortir lors du premier trimestre 2020. « C’est l’adaptation<br />

du roman éponyme d’Hugo Boris. Trois policiers doivent<br />

transporter un détenu Tadjik à l’aéroport. C’est un thriller<br />

émotionnel, un film d’action intime où l’on s’attache à chaque<br />

personnage », a confié la réalisatrice, présente elle aussi. Un<br />

bref extrait a été dévoilé.<br />

Au niveau des films d’animation, Samsam, licence très en<br />

vue sur France Télévision, devient un long métrage cinéma.<br />

« Plus de trois enfants sur quatre connaissent le personnage et<br />

l’apprécient », a déclaré Marine Colliard, de l’équipe marketing.<br />

Il est daté au 5 février 2020. Dans la même veine, les<br />

30 premières minutes de Shaun le Mouton, la ferme contreattaque<br />

ont été projetées, pour une sortie prévue le 16<br />

octobre <strong>2019</strong>. Côté jeunesse toujours, Le Jardin secret de<br />

Marc Munden, par les producteurs de Harry Potter et des<br />

Animaux Fantastiques, est programmé pour le 15 avril 2020.<br />

Enfin, pour 2021 est programmé Le Loup et le lion de Gilles<br />

de Maistre, que le cinéaste a pu présenter à la salle dans<br />

une brève vidéo. À noter que StudioCanal a organisé la<br />

dernière étape de sa convention le 25 <strong>juin</strong> à l’UGC Ciné<br />

Cité Confluence de Lyon.<br />

Cédric Klapisch était accompagné de François Civil et Ana Girardot<br />

pour la présentation de Deux Moi.<br />

22


Time Out<br />

JESSIE BUCKLEY<br />

MEILLEURE<br />

ACTRICE <strong>2019</strong><br />

89%<br />

“ PHÉNOMÉNAL ”<br />

Screen International<br />

“ SENSATIONNEL ”<br />

Hollywood Reporter<br />

★ ★ ★ ★<br />

The Telegraph<br />

★ ★ ★ ★<br />

The Guardian<br />

“ SAISISSANT ”<br />

The Herald<br />

“ PUISSANT ”<br />

The Mirror<br />

★ ★ ★ ★<br />

Empire<br />

★ ★ ★ ★<br />

Daily Mail<br />

NOMMÉE AUX BAFTA<br />

JESSIE BUCKLEY<br />

NOMMÉE AUX OSCARS ®<br />

JULIE WALTERS<br />

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RUBRIQUE<br />

6 es RENCONTRES DU SDI<br />

Les distributeurs indépendants se retrouvent à Strasbourg<br />

Le Syndicat des distributeurs indépendants a investi pour la deuxième année consécutive les cinémas Star de Strasbourg,<br />

du 18 au 20 <strong>juin</strong>. Au programme : onze films projetés et, nouveauté cette année, un speed dating organisé entre distributeurs<br />

et exploitants.<br />

Deux ans à Saint-Étienne puis deux<br />

ans à Nantes, l’année dernière à<br />

Strasbourg… Le SDI a tout naturellement<br />

retrouvé la ville alsacienne pour<br />

la 6 e édition de ses rencontres, affirmant<br />

toujours plus son nomadisme et sa<br />

volonté de développer une collaboration<br />

au long cours avec les salles. Cette<br />

année, adhérents et exploitants ont<br />

particulièrement goûté la climatisation<br />

des salles des deux cinémas Star, permettant<br />

d’échapper au soleil de plomb de<br />

l’été continental. Étienne Ollagnier,<br />

directeur général de Jour2Fête et désormais<br />

coprésident du SDI avec Anne-<br />

Cécile Rolland de Condor, élue cette<br />

année, a réaffirmé la volonté des<br />

membres du syndicat de présenter aux<br />

exploitants des films qu’ils n’auraient<br />

pas l’occasion de voir autrement. 19<br />

distributeurs, soit 5 de plus que l’année<br />

dernière, ont ainsi pu partager leur<br />

actualité des prochains mois. Et le<br />

rendez-vous est déjà fixé pour l’année<br />

prochaine… à Caen !<br />

Le SDI a inauguré cette année un speed dating entre 20 distributeurs et 20 exploitants, qui avaient à tour de rôle sept<br />

minutes pour se (re)connaître et faire part de leurs doléances respectives. Le tout dans un cadre convivial, chaleureux et bon<br />

enfant, ponctué de tintements de cloches pour passer au suivant !<br />

19 distributeurs programmés<br />

Pour Les Acacias, Emmanuel Atlan a présenté la prochaine rétrospective des six<br />

premiers films de Jim Jarmusch (Permanent Vacation, Stranger Than Paradise, Down<br />

by Law, Mystery Train, Night on Earth, Dead Man), datée au 30 octobre, et a annoncé<br />

les prochaines ressorties de quatre films de Dino Risi et trois films avec Patrick Dewaere.<br />

Bénédicte Thomas et Jeanne Le Gall d’Arizona Distribution ont défendu Oleg<br />

de Juris Kursietis, projeté aux rencontres, et continuent d’accompagner le Kazakh<br />

Adilkhan Yerzhanov pour L’enfer est vide, tous les démons sont ici, actuellement en<br />

post-production et prévu pour le 11 décembre prochain..<br />

L’Atelier Distribution, spécialisé dans les documentaires, a rappelé son ambition<br />

de faire « des cinémas un lieu d’échanges culturel et citoyen » et sortira Steve Bannon,<br />

le grand manipulateur (28 septembre) et Anthropocène (13 novembre).<br />

Carlotta mettra à l’honneur le 24 juillet Donnie Darko de Richard Kelly, après une<br />

série d’avant-premières à guichets fermés..<br />

Condor Distribution s’interroge sur le processus créatif avec Les Faussaires de<br />

Manhattan, l’histoire d’une arnaqueuse (Melissa McCarthy) prodigieusement douée<br />

pour imiter le style des plus grands romanciers (31 juillet), ainsi que sur la société<br />

d’aujourd’hui avec le premier film d’Antoine Russbach, Ceux qui travaillent (25<br />

septembre), premier volet d’une trilogie qui sera composée de Ceux qui prient et<br />

Ceux qui combattent..<br />

Aleksandra Cheuvreux a annoncé la fusion prochaine de Dock(s)66 et Ligne 7,<br />

qui vont devenir Les Alchimistes..<br />

Marie Bourillon des Films du Préau s’est réjouie du bon accueil de Ma folle semaine<br />

avec Tess (18 septembre) : « Un film en live action pour les enfants de 8 à 13 ans, c’est<br />

une proposition rare ».<br />

Valérie Yendt de Gebeka a rappelé que depuis la fusion avec Folimages, la structure<br />

gère désormais toute la programmation et a annoncé le lancement prochain d’un<br />

nouveau site..<br />

Jane Roger de JHR lance quant à elle un concept de séance sur demande pour<br />

proposer le film Viril-e-s aux exploitants quand ils le souhaitent : « Le film est dans<br />

notre catalogue et mis à disposition des salles, qui peuvent le programmer à leur guise »..<br />

Jour2Fête a présenté Les Petits Maîtres du Grand Hôtel (25 septembre), également<br />

projeté dans le cadre des rencontres, un documentaire teinté de comédie musicale,<br />

et Papicha (9 octobre), film choc sur une jeune aspirante styliste algérienne en proie<br />

aux interdits de son pays..<br />

Pour sa première participation, Juste Doc a présenté Cocaine Prison, documentaire<br />

bolivien avec une coproduction strasbourgeoise, qui sera beaucoup travaillé avec<br />

des associations..<br />

Malavida ressortira deux films d’Andrzej Wajda, Cendres et diamants (3 juillet) et<br />

Kanal (23 octobre)..<br />

New Story, entre documentaire et fiction, a dévoilé Le Voyage de Marta (17 juillet),<br />

film initiatique avec Sergi Lopez prévu sur 40 copies, un « portrait de la pensée<br />

autistique », le touchant Quelle folie (2 octobre) de Diego Governatori, et le puissant<br />

Indianara (6 novembre), sélectionné à l’ACID à Cannes..<br />

Rouge Distribution, créé il y a deux ans, a présenté Sun (24 juillet), comédie<br />

solaire sur une bromance entre un livreur d’origine indienne et son cousin éloigné<br />

et L’Angle mort, qui a reçu le soutien de l’Action Promotion de l’AFCAE..<br />

Saje Distribution distribuera Interview avec Dieu sur deux journées, les 19 et 22<br />

septembre prochains.<br />

Survivance a présenté A Lua Platz (janvier 2020), coproduit par l’associé de<br />

Guillaume Morel.<br />

Urban Distribution distribuera L’Ospite (10 juillet), charmante comédie italienne.<br />

enfin, Wayna Pitch a présenté 303, une prometteuse comédie romantique allemande<br />

datée au 24 juillet.<br />

24


©Yannick Letoqueux ©Yannick Letoqueux ©Yannick Letoqueux<br />

Exploitants, distributeurs, fournisseurs et institutionnels : environ 200 personnes<br />

ont été accueillies pendant les 4 jours des rencontres. Hôte traditionnel de l'événement,<br />

l'Émeraude Cinémas de Dinard était également ouvert au grand public,<br />

qui a répondu présent malgré une météo très estivale.<br />

RENCONTRES ART ET ESSAI DE BRETAGNE<br />

Le 7 e art comme chez lui à Dinard<br />

©Yannick Letoqueux<br />

Comme à son habitude, l’équipe de La Règle du Jeu a su proposer une sélection<br />

reflétant l’état du monde. Des œuvres variées alliant film intimiste et fresque<br />

historique, animation et comédie amoureuse. Au total, 13 films ont été projetés.<br />

Parmi les temps forts, la rencontre avec Edouard Bergeon autour de son film Au<br />

nom de la terre a été chargée en émotions. Le cinéaste traite des difficultés du monde<br />

agricole à travers l’histoire de son père, campé par Guillaume Canet.<br />

La 8 e édition du rendez-vous Art et Essai breton s’est<br />

déroulée du 19 au 22 <strong>juin</strong> à l'Émeraude Cinémas de Dinard.<br />

À l’abri du fracas des vagues et des cris des goélands, les<br />

participants ont pu découvrir dans un cadre idéal une<br />

pléiade de films en avant-première. Et plébisciter L’Œuvre<br />

sans auteur (Diaphana, 17 juillet) du « coup de cœur des<br />

exploitants ». Retour en images.<br />

©Yannick Letoqueux<br />

À gauche : Venue avec un premier film fort salué à Cannes, Mounia Meddour a reçu un accueil<br />

similaire de la part des exploitants. L’occasion pour elle d’évoquer son expérience qui a inspiré<br />

Papicha (Jour2Fête), histoire d’une jeune Algéroise qui se bat pour ses libertés dans le contexte<br />

social et politique des années 90.<br />

Ci-dessus : Antoine Russbach (au centre) est venu présenter Ceux qui travaillent avec Sara<br />

Hassoun (Condor Films, à gauche). Ici entouré d’une partie de l’équipe de La Règle du jeu, le<br />

cinéaste inscrit son film dans un projet de triptyque avec Ceux qui combattent et Ceux qui prient.<br />

©Yannick Letoqueux<br />

Hors normes, c’est l’enfant d’Intouchables.<br />

Avec ce film que beaucoup considèrent comme<br />

leur meilleur, Toledano et Nakache sont arrivés<br />

à maturité.<br />

Jérôme Hilal, directeur de la distribution de Gaumont.<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong> 25


RUBRIQUE<br />

AG ADRC<br />

L’agence réaffirme son importance<br />

La présidente de l’association Nadège Lauzzana, le vice-président François Thirriot, le<br />

délégué général par intérim Christian Landais et le trésorier Christophe Maffi ont tenu<br />

l’assemblée générale de l’ADRC ce 19 <strong>juin</strong> à La Fémis à Paris.<br />

L’ADRC se réunira à nouveau en<br />

juillet pour une assemblée<br />

générale extraordinaire.<br />

L’agence a réaffirmé son rôle majeur dans l’implantation locale<br />

au terme d’une année compliquée marquée par le départ du<br />

délégué général. Dans le même temps, la présidente a pu<br />

rappeler les accomplissements de l’association en 2018, au<br />

niveau de la diffusion, du patrimoine et de l’activité de conseil<br />

et d’expertise. « Nous nous sommes investis dans 2 700 circulations<br />

correspondant à 250 films, nous avons agi au niveau du patrimoine<br />

auprès de 600 établissements avec 4 000 programmations, et avons<br />

accompagné les exploitants et les collectivités dans leurs projets<br />

pour 35 opérations et un potentiel de 70 écrans », a rappelé<br />

Nadège Lauzzana.<br />

Elle a pu aussi revenir sur la nécessité de mutation de l’ADRC<br />

après 35 ans d’existence, sujet d’inquiétude et d’interrogations<br />

pour la profession. « Le CNC nous a demandé en <strong>juin</strong> 2018 de<br />

mener une réflexion sur nos missions, leur adaptation, transformation<br />

ou inflexion », a souligné la présidente. Les consultations<br />

qui ont commencé en septembre avec les partenaires de l’ADRC,<br />

au niveau de l’exploitation, de la distribution ou des collectivités,<br />

ont permis à l’association de mettre en place son “projet<br />

stratégique 3 e génération” (après 1983 et 1998). Il aura pour<br />

but de définir son positionnement pour le futur et s’articulera<br />

autour de trois axes. Côté pôle Films, la mission Accès aux<br />

films, « devra poursuivre son intervention pour alimenter en<br />

profondeur les territoires et l’offre de diversité, notamment pour<br />

les salles non programmées » et l’action Répertoire/Patrimoine<br />

poursuivra « son travail d’encadrement, de médiation culturelle<br />

et d’éditorialisation », et devra franchir un cap « pour accroître<br />

sa fonction de centre-ressources et de médiation tout en élargissant<br />

son périmètre territorial ». La mission d’Études et de conseil<br />

architectural a également vocation à perdurer et à se développer,<br />

avec l’arrivée d’un nouvel architecte.<br />

Le besoin de formation autour des métiers de la salle constituera<br />

un autre chantier pour l’association. « C’est un besoin, pour les<br />

élus locaux, pour qu’ils saisissent le cinéma dans sa transversalité,<br />

de la salle au film », note Nadège Lauzzana. « Il y a un besoin<br />

de professionnalisation des équipes et des bénévoles, et un besoin<br />

de formation sur les modes de gestion, avec une complexité juridique<br />

de plus en plus évidente. L’ADRC a un rôle éminent de coordination<br />

de ces actions de formation. »<br />

Un état des lieux général salué par une exploitante nantaise<br />

lors des discussions en fin de matinée, satisfaite notamment<br />

du rôle que conserve l’Agence dans le lien entre le cinéma et<br />

les collectivités. « Nous nous sentons souvent démunis face aux<br />

collectivités, l’aide de l’ADRC demeure encore essentielle pour un<br />

grand nombre d’exploitants. » Une assemblée générale extraordinaire<br />

prendra place en juillet : elle réunira les deux tiers des<br />

adhérents de l’association et ces problématiques seront plus<br />

largement évoquées. À noter que l’agence recrutera également<br />

son nouveau délégué général en juillet.<br />

<strong>26</strong>


AU CINÉMA<br />

LE 14 AOÛT<br />

MATÉRIEL DISPONIBLE SUR LE FILM<br />

FILM ANNONCE<br />

FA 1’34” SCOPE : JePrometsDe_TLR_S_FR-XX_FR-NR_51_2K_ST_<strong>2019</strong>0614_NOI_SMPTE_OV<br />

Envoyé par Globecast le 14/06 - Disponible sur Cinégo et sur materiel.apollo-films.com<br />

AFFICHES 120x160 et 40x60<br />

Disponibles chez SONIS<br />

ÉCRANS 1080x1920<br />

Disponibles sur<br />

materiel.apollo-films.com<br />

FONDS D’ÉCRAN<br />

FLAT ET SCOPE<br />

Disponibles sur<br />

materiel.apollo-films.com<br />

FA 1’34” FLAT : JePrometsDe_TLR_F_FR-XX_FR-NR_51_2K_ST_<strong>2019</strong>0614_NOI_SMPTE_OV<br />

Envoyé par Globecast le 18/06 - Disponible sur Cinégo et sur materiel.apollo-films.com<br />

VISA : 149 320 / DURÉE : 1H32 / IMAGE : SCOPE / SON : 5.1<br />

Retrouvez plus d’infos sur materiel.apollo-films.com / ApolloDistrib / @Apollo_Distrib / @Apollo_Distrib


CHIFFRES<br />

©Metropolitan Filmexport<br />

Extrait de sa filmo<br />

SORTIE TITRE DU FILM CUMUL<br />

04/02/2009 L'ÉTRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON 2 595 615<br />

28/05/2014 MALÉFIQUE 2 049 017<br />

03/08/2011 SUPER 8 1 506 877<br />

15/11/2006 BABEL 744 019<br />

05/01/2011 SOMEWHERE 480 423<br />

Teen Spirit de Max Minghella.<br />

ELLE FANNING<br />

Jeunesse d’esprit<br />

L’actrice britannique a dernièrement rayonné sur le tapis rouge du Festival de<br />

Cannes, où elle était membre du jury. Une présence lumineuse qui semble habituelle<br />

tant la jeune femme donne l’impression d’être dans le cinéma depuis une éternité.<br />

Et pourtant, elle n’a que 21 ans. Une vingtaine toute neuve mais une filmographie<br />

déjà imposante qui laisse augurer d’un avenir des plus radieux pour Elle Fanning.<br />

Seconds rôles, rôles-titres, films indés ou grosses productions, elle a déjà goûté à la<br />

belle diversité du cinéma et prouver une polyvalence certaine. La sœur de Dakota<br />

peut se targuer d’avoir joué aux côtés de grands noms du milieu : Cate Blanchett<br />

et Brad Pitt (Babel en 2006 et L’Étrange histoire de Benjamin Button en 2008), en<br />

princesse face à Angelina Jolie (Maléfique en 2014) ou encore comme fille de Bryan<br />

Cranston (Dalton Trumbo en 2015). C’est notamment ses collaborations avec les<br />

cinéastes Sofia Coppola (Somewhere en 2011) et J.J. Abrams (Super 8 la même<br />

année) qui lui permettent de se révéler au grand public.<br />

Les années 2010 vont donc être celles de la confirmation d’une actrice qui devient<br />

petit à petit incontournable. Elle joue encore sur la variété des projets, de la comédie<br />

dramatique avec Scarlett Johansson et Matt Damon (Nouveau Départ de Cameron<br />

Crowe) à la science-fiction sud-africaine (Young Ones de Jake Paltrow). Après le<br />

succès commercial de Maléfique, elle fait forte impression en mannequin dans le<br />

thriller psychologique de Nicolas Winding Refn, The Neon Demon (2016). Elle<br />

retrouve en 2018 Sofia Coppola pour Les Proies, déambule au Texas dans Galveston<br />

de Mélanie Laurent et s’affiche dans la peau de l'auteure Mary Shelley dans le biopic<br />

éponyme. Celle qui confie être passionnée par le chant va pouvoir l’exposer sur<br />

grand écran en adolescente rêvant de devenir pop star dans Teen Spirit de Max<br />

Minghella (Metropolitan, <strong>26</strong> <strong>juin</strong>). Elle côtoiera ensuite Timothée Chalamet dans<br />

Un jour de pluie à New-York de Woody Allen (Mars Films, 18/09), retrouvera ses<br />

habits de princesse dans Maléfique : Le pouvoir du mal (Disney, 16/10), puis sera<br />

à l’affiche d’I Think We Are Alone, science-fiction avec Peter Dinklage, ou encore<br />

Molly face à Javier Bardem et Salma Hayek.<br />

TOP 10 DES FILMS AUX USA<br />

Week-end du 21 au 23 <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

RING<br />

Comparatif entrées 1 er WE.<br />

RANG<br />

TITRE<br />

(FR)<br />

STUDIO<br />

RECETTE<br />

SEM. EN $<br />

CUMUL<br />

EN $<br />

1 TOY STORY 4 BV $118,000,000 $118,000,000 1<br />

2 CHILD'S PLAY UAR $14,055,540 $14,055,540 1<br />

SEM.<br />

À<br />

L’AFF.<br />

Diaphana<br />

1 er week end<br />

72 641 *<br />

Copies<br />

313<br />

*Avec avant-premières<br />

3 ALADDIN BV $12,200,000 $287,510,128 5<br />

4 MEN IN BLACK INTERNATIONAL Sony $10,750,000 $52,689,654 2<br />

5 COMME DES BÊTES 2 Uni. $10,290,000 $117,583,535 3<br />

6 ROCKETMAN Par. $5,650,000 $77,328,389 4<br />

7 JOHN WICK PARABELLUM LG/S $4,075,000 $156,067,424 6<br />

Diaphana<br />

1 er week end<br />

78 837 *<br />

Copies<br />

195<br />

Source : CBO - Box-office<br />

8 GODZILLA: ROI DES MONSTRES WB $3,700,000 $102,345,637 4<br />

9 X-MEN : DARK PHOENIX Fox $3,600,000 $60,159,311 3<br />

10 SHAFT WB (NL) $3,555,000 $15,941,394 2<br />

Source : BoxOffice Mojo<br />

Les deux derniers films de Quentin Dupieux mettent une<br />

nouvelle fois en avant son univers absurde. Distribués par<br />

Diaphana, ils partent sur des bases sensiblement similaires<br />

bien que le film d’ouverture de la dernière Quinzaine des<br />

Réalisateurs bénéficie d’une combinaison de copies plus<br />

importante. Dans le contexte estival de 2018, Au Poste !<br />

avait terminé avec plus de <strong>26</strong>6 000 entrées.<br />

28


COMPARATIF<br />

5 films, 5 carrières, 1 point de comparaison<br />

À l’occasion de la sortie<br />

d’Ibiza ce 3 juillet<br />

(Gaumont), focus<br />

sur les carrières des<br />

films où les vacances<br />

jouent l’un des rôles<br />

principaux.<br />

Cette page a été réalisée en collaboration avec CBO-Box Office, le site des professionnels du cinéma.<br />

TITRE DU FILM ALL INCLUSIVE LARGUÉES CAMPING 3 PATTAYA LES BRONZÉS 3<br />

DATE DE SORTIE 13/02/<strong>2019</strong> 18/04/2018 29/06/2016 24/02/2016 01/02/2006<br />

Source : CBO<br />

DISTRIBUTEUR WARNER BROS. PATHÉ PATHÉ GAUMONT WARNER BROS.<br />

GENRE COMÉDIE COMÉDIE COMÉDIE COMÉDIE COMÉDIE<br />

BUDGET 15 400 000 € 7 000 000 € 15 420 000 € 6 540 000 € 35 100 000 €<br />

CUMUL DES ENTRÉES 814 207 817 739 3 225 047 1 951 009 10 229 483<br />

1 ER JOUR 67 282 38 <strong>26</strong>2 410 235 169 760 537 882<br />

1 ER WE 308 014 149 866 1 098 807 803 757 3 235 559<br />

COPIES 615 415 796 307 950<br />

MOYENNE PAR COPIE<br />

(1 ER WE)<br />

COEFFICIENT PARIS/<br />

PROVINCE<br />

TAUX DE TRANSFORMATION<br />

(CUMUL DES ENTRÉES/1 ER JOUR)<br />

NOTE SPECTATEURS<br />

ALLOCINÉ<br />

501 361 1 380 2 618 3 406<br />

11,48 4,35 10,53 3,78 9,11<br />

x 12,1 x 21,4 x 7,9 x 11,5 x 19,3<br />

1,1 3,6 2,1 2,2 1,4<br />

TENDANCES HEBDO<br />

Retour sur les entrées France des 5 semaines passées<br />

6<br />

5<br />

4<br />

3<br />

2<br />

Millions d’entrées<br />

4,49M<br />

2010<br />

2,79M<br />

2,44M<br />

2001<br />

1,73M<br />

4,93M<br />

2006<br />

2,408M<br />

2018<br />

2,07M<br />

<strong>2019</strong><br />

4,02M<br />

2014<br />

2,697M<br />

2018<br />

1,86M<br />

2018<br />

4,23M<br />

2004<br />

3,25M<br />

2,81M<br />

2015<br />

1,37M<br />

3,45M<br />

2004<br />

du 12/06<br />

au 18/06<br />

2,12M<br />

2003<br />

1,65M<br />

2,05M<br />

Évolution de la fréquentation sur les 5<br />

dernières semaines. Les deux courbes<br />

représentent le nombre d’entrées réalisées<br />

sur une même semaine en <strong>2019</strong><br />

(noir) et 2018 (blanc). Pour la semaine<br />

24, 2,05 millions d’entrées ont été<br />

enregistrées cette année contre 2,11<br />

millions l’an passé, soit une baisse de<br />

près de 3 %. La meilleure semaine a<br />

été réalisée en 2004 avec un total de<br />

3,46 millions de tickets vendus, la pire<br />

en 2005 avec 1,65 millions.<br />

S24<br />

PARIS/<br />

PÉRIPH.<br />

566 621<br />

(2018)<br />

583 185<br />

(<strong>2019</strong>)<br />

INDICES 2018 vs <strong>2019</strong><br />

S24<br />

FRANCE<br />

2 117 153<br />

(2018)<br />

2 055 302<br />

(<strong>2019</strong>)<br />

CUMUL<br />

FRANCE<br />

91 837 014<br />

(2018)<br />

92 129 553<br />

(<strong>2019</strong>)<br />

+2,9 % - 2,9 % +0,3 %<br />

Source : CBO<br />

20 21<br />

22<br />

23<br />

24<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

29


CHIFFRES<br />

LE MARCHÉ CINÉMATOGRAPHIQUE À VENIR<br />

Projection des films du Top 30<br />

Semaine 27 du 3 au 9 juillet <strong>2019</strong><br />

% hommes<br />

MappingCineForecast<br />

En sortant le dernier jour de la Fête du cinéma <strong>2019</strong>, Spider-Man : Far from home devrait bénéficier d’un contexte concurrentiel favorable pour performer<br />

auprès des hommes de moins de 25 ans. Plusieurs autres nouveautés devraient réussir à se distinguer en attirant dans les salles un public complémentaire<br />

à celui de Spider-Man, notamment plus féminin pour Manou à l’école des goélands et plus âgé pour So long my son et Pour les soldats tombés. Si Ibiza,<br />

Yesterday et Quand on crie au loup devraient tous les trois séduire un public essentiellement féminin et âgé de plus de 25 ans. Ils devraient coexister grâce<br />

à des nuances dans le profil de leur public : un public comptant une proportion importante d’enfants pour Quand on crie au loup, un public large typique<br />

de celui d’une comédie populaire pour Ibiza et un public un peu plus âgé pour Yesterday.<br />

by<br />

Silvio et les autres<br />

Chacun<br />

% moins de 25 ans<br />

pour<br />

Bohemian<br />

% plus de 25 ans<br />

tous Rhapsody<br />

En Liberté !<br />

Seule la vie<br />

% femmes<br />

Films en démarrage - Profils estimés<br />

Films en continuation - Profils réels ou estimés<br />

Films en démarrage – Profils estimés<br />

Films en continuation – Profils réels ou estimés<br />

Copyright 2018 - CineForecast<br />

Semaine 28 du 10 au 16 juillet <strong>2019</strong><br />

Malgré la concurrence de Spider-Man : Far From Home, Anna et Annabelle – La maison du mal devraient réussir à s’installer aux premières places du<br />

Box-Office : ils devraient en effet se distinguer de leur principal concurrent en attirant dans les salles un public plus féminin et principalement âgé de<br />

15-24 ans pour le film d’horreur et un public plus mixte et plus âgé pour le nouveau film de Luc Besson. En parallèle, Uglydolls et Les enfants de la mer<br />

devraient se démarquer en touchant un public plus féminin que Toy Story 4, Premier de la classe devrait lui réussir à séduire un public plus jeune qu’Ibiza<br />

% hommes<br />

quand Vita & Virginia et Inna de Yard devraient pouvoir compter sur un public plus âgé.<br />

Silvio et les autres<br />

Chacun<br />

% moins de 25 ans<br />

pour<br />

Bohemian<br />

% plus de 25 ans<br />

tous Rhapsody<br />

En Liberté !<br />

Seule la vie<br />

% femmes<br />

Films en démarrage - Profils estimés<br />

Films en continuation - Profils réels ou estimés<br />

Films en démarrage – Profils estimés<br />

Films en continuation – Profils réels ou estimés<br />

Copyright 2018 - CineForecast<br />

*MÉTHODOLOGIE<br />

À partir de l’estimation des entrées et du profil des films à venir, CineForecast reconstitue les futures semaines cinéma : Les estimations des entrées des films se font en mixant, d’une part, les statistiques, et, d’autre part, l’expertise de<br />

Vertigo et de professionnels appartenant au club CineForecast. Les profils des films sont estimés à partir des profils des films de même typologie obtenus via CinExpert,<br />

30


Cette page a été réalisée en collaboration avec CBO-Box Office, le site des professionnels du cinéma.<br />

LE TOP DES FILMS<br />

Cumul des entrées sur la période du 1 er janvier au 21 <strong>juin</strong> <strong>2019</strong>.<br />

RANG<br />

FILM DISTRI. SORTIE<br />

1 AVENGERS : ENDGAME<br />

QU'EST-CE QU'ON A ENCORE FAIT AU BON<br />

2<br />

DIEU<br />

3 DRAGONS 3 : LE MONDE CACHE<br />

4 CAPTAIN MARVEL<br />

WALT DISNEY STUDIOS MOTION<br />

ENTRÉES<br />

FRANCE<br />

PICTURES FRANCE 4/24 6 738 931<br />

UGC DISTRIBUTION 30/1 6 693 870<br />

UNIVERSAL PICTURES<br />

INTERNATIONAL FRANCE 6/2 3 367 445<br />

WALT DISNEY STUDIOS MOTION<br />

PICTURES FRANCE 6/3 3 305 075<br />

5 NOUS FINIRONS ENSEMBLE PATHE FILMS 1/5 2 728 412<br />

6 RALPH 2.0<br />

7 DUMBO<br />

WALT DISNEY STUDIOS MOTION<br />

PICTURES FRANCE 13/2 2 323 402<br />

WALT DISNEY STUDIOS MOTION<br />

PICTURES FRANCE 27/3 2 292 494<br />

8 GREEN BOOK SUR LES ROUTES DU SUD METROPOLITAN FILMEXPORT 23/1 2 055 101<br />

9 ALITA : BATTLE ANGEL TWENTIETH CENTURY FOX 13/2 2 033 168<br />

10 LA MULE WARNER BROS. 23/1 1 849 004<br />

11 ALADDIN<br />

WALT DISNEY STUDIOS MOTION<br />

PICTURES FRANCE 22/5 1 840 791<br />

12 CREED II WARNER BROS. 9/1 1 733 124<br />

13 NICKY LARSON ET LE PARFUM DE CUPIDON SONY PICTURES RELEASING 6/2 1 684 404<br />

14 POKEMON DETECTIVE PIKACHU WARNER BROS. 8/5 1 623 468<br />

15 LE CHANT DU LOUP PATHE FILMS 20/2 1 534 131<br />

16 LE PARC DES MERVEILLES PARAMOUNT PICTURES FRANCE 3/4 1 409 595<br />

17 LES INVISIBLES APOLLO FILMS 9/1 1 332 799<br />

18 GLASS<br />

WALT DISNEY STUDIOS MOTION<br />

PICTURES FRANCE 16/1 1 288 736<br />

19 AFTER - CHAPITRE 1 SND 17/4 1 228 756<br />

20 SHAZAM ! WARNER BROS. 3/4 1 075 884<br />

21 TANGUY, LE RETOUR SND 10/4 1 021 278<br />

22 X-MEN : DARK PHOENIX TWENTIETH CENTURY FOX 5/6 958 394<br />

23 REBELLES LE PACTE 13/3 924 569<br />

24 GRACE A DIEU MARS FILMS 20/2 915 327<br />

25 LE MYSTERE HENRI PICK GAUMONT DISTRIBUTION 6/3 885 848<br />

<strong>26</strong> ESCAPE GAME SONY PICTURES RELEASING 27/2 858 915<br />

27 ROYAL CORGI APOLLO FILMS 10/4 851 889<br />

28 SIMETIERRE PARAMOUNT PICTURES FRANCE 10/4 850 945<br />

29 ALL INCLUSIVE WARNER BROS. 13/2 814 207<br />

30 LA MALEDICTION DE LA DAME BLANCHE WARNER BROS. 17/4 805 312<br />

31<br />

32<br />

L'INCROYABLE HISTOIRE DU FACTEUR<br />

CHEVAL<br />

MINUSCULE 2 : LES MANDIBULES DU BOUT<br />

DU MONDE<br />

SND 16/1 757 243<br />

LE PACTE 30/1 752 928<br />

33 DOULEUR ET GLOIRE PATHE FILMS 17/5 735 073<br />

34 JOHN WICK PARABELLUM METROPOLITAN FILMEXPORT 22/5 733 967<br />

35 CHAMBOULTOUT GAUMONT DISTRIBUTION 3/4 715 <strong>26</strong>6<br />

36 EDMOND GAUMONT DISTRIBUTION 9/1 708 013<br />

37 US<br />

UNIVERSAL PICTURES<br />

INTERNATIONAL FRANCE 20/3 702 985<br />

38 MON BEBE PATHE FILMS 13/3 614 294<br />

39 PARASITE LES BOOKMAKERS - THE JOKERS 5/6 608 527<br />

40<br />

"GODZILLA II - ROI DES MONSTRES<br />

WARNER BROS."<br />

WARNER BROS. 29/5 594 768<br />

41 ROCKETMAN PARAMOUNT PICTURES FRANCE 29/5 584 301<br />

42 JUSQU'ICI TOUT VA BIEN MARS FILMS 27/2 574 039<br />

43 DRAGON BALL SUPER - BROLY WILD BUNCH DISTRIBUTION 13/3 571 077<br />

44 LES CREVETTES PAILLETEES<br />

UNIVERSAL PICTURES<br />

INTERNATIONAL FRANCE 8/5 570 568<br />

45 MON INCONNUE MARS FILMS 3/4 557 124<br />

46 LA GRANDE AVENTURE LEGO 2 WARNER BROS. 20/2 501 024<br />

47 LA FAVORITE TWENTIETH CENTURY FOX 6/2 484 086<br />

48 LA LUTTE DES CLASSES UGC DISTRIBUTION 3/4 445 728<br />

49 VENISE N'EST PAS EN ITALIE STUDIOCANAL 29/5 441 163<br />

50 YAO PATHE FILMS 23/1 424 4<strong>26</strong><br />

Source : CBO<br />

LE TOP DES DISTRIBUTEURS<br />

Films exploités sur la période du 1 er janvier au 19 <strong>juin</strong> <strong>2019</strong>.<br />

RANG<br />

1<br />

DISTRIBUTEUR<br />

WALT DISNEY STUDIOS<br />

MOTION PICTURES FRANCE<br />

NB<br />

FILMS<br />

CUMUL<br />

ENTRÉES<br />

8 18 336 139<br />

2 WARNER BROS. 15 10 591 478<br />

3 UGC DISTRIBUTION 6 7 332 706<br />

4 PATHE FILMS 11 6 661 805<br />

5 UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FRANCE 14 6 297 675<br />

6 SND 7 4 631 632<br />

7 MARS FILMS 21 4 560 468<br />

8 TWENTIETH CENTURY FOX 8 4 451 235<br />

9 METROPOLITAN FILMEXPORT 16 3 757 652<br />

10 PARAMOUNT PICTURES FRANCE 7 3 745 313<br />

11 SONY PICTURES RELEASING +1 8 3 227 106<br />

12 LE PACTE -1 17 3 202 438<br />

13 GAUMONT DISTRIBUTION 8 2 733 446<br />

14 APOLLO FILMS 6 2 707 376<br />

15 STUDIOCANAL 8 1 992 381<br />

16 AD VITAM 11 861 782<br />

17 WILD BUNCH DISTRIBUTION 7 843 450<br />

18 DIAPHANA DISTRIBUTION 8 795 700<br />

19 LES BOOKMAKERS - THE JOKERS +19 2 657 991<br />

20 MEMENTO FILMS DISTRIBUTION -1 6 545 7<strong>26</strong><br />

21 PYRAMIDE -1 13 480 290<br />

22 JOUR2FETE -1 9 401 829<br />

23 KMBO -1 12 325 292<br />

24 ARP SELECTION +1 5 271 292<br />

25 HAUT ET COURT -2 6 270 534<br />

<strong>26</strong> BAC FILMS -1 6 219 114<br />

27 EUROZOOM -1 6 161 124<br />

28 ORANGE STUDIO DISTRIBUTION -2 4 157 415<br />

29 SOPHIE DULAC DISTRIBUTION 7 150 122<br />

30 CONDOR DISTRIBUTION -2 5 141 236<br />

31 ART HOUSE FILMS -1 2 129 545<br />

32 UFO DISTRIBUTION -1 4 111 852<br />

33 CINEMA PUBLIC FILMS -1 3 95 278<br />

34 GEBEKA FILMS -1 5 89 908<br />

35 OCEAN FILMS -1 4 70 810<br />

36 ALBA FILMS -1 1 69 347<br />

37 SEPTIEME FACTORY -1 3 61 548<br />

38 SAJE DISTRIBUTION +2 3 53 0<strong>26</strong><br />

39 BAC FILMS - KINOVISTA -2 1 52 423<br />

40 SBS DISTRIBUTION 2 48 967<br />

41 DESTINY FILMS 4 45 873<br />

42 LES FILMS DU PREAU 2 39 202<br />

43 NIGHT ED FILMS +4 12 38 194<br />

44 NEW STORY 3 36 134<br />

45 EPICENTRE FILMS 23 34 868<br />

46 FOLIMAGE DISTRIBUTION 2 34 560<br />

47 JUPITER COMMUNICATIONS +2 2 32 519<br />

48 ORSANS DISTRIBUTION 1 29 325<br />

49 L'ATELIER DISTRIBUTION +1 3 28 407<br />

50 BODEGA FILMS N 5 25 643<br />

Source : CBO<br />

N Nouvelle entrée<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

31


* Versus sa le cla sique<br />

CHIFFRES<br />

NukeSuite a récolté les données Facebook de 483 pages de cinéma en France, du 16 mai au 21 <strong>juin</strong> <strong>2019</strong>. Certaines données ont<br />

pu être dopées par de la sponsorisation de publication. Retrouvez les résultats de cette étude ci-dessous.<br />

CINÉMAS AVEC LE PLUS GRAND<br />

NOMBRE DE FANS<br />

Nombre de fans.<br />

PAGES QUI PUBLIENT LE PLUS<br />

Nombre de publications.<br />

PAGES QUI GÉNÈRENT LE PLUS D’INTERAC-<br />

TIONS PAR PUBLICATION EN MOYENNE<br />

Moyenne par publication de la somme des mentions j’aime, commentaires, partages.<br />

RANG<br />

CINÉMA FANS VAR.<br />

RANG<br />

CINÉMA<br />

PUBL.<br />

RANG<br />

CINÉMA<br />

INT. / POST<br />

1 Les Cinémas Pathé Gaumont 256 834 (+608)<br />

2 Kinepolis France 203 799 (+1960)<br />

3 UGC Cinémas 184 974 (-28)<br />

4 Le Grand Rex 79 536 (+317)<br />

5 MK2 59 130 (+28)<br />

6 CGR Cinémas 56 697 (+134)<br />

7 Europacorp Aéroville 49 954 (-32)<br />

8 UGC Lyon 38 307 (-10)<br />

9 Cinéma Majestic de Douaï 28 132 (+51)<br />

10 Cinéma Utopia Bordeaux 19 200 (+171)<br />

11 Pathé La Valette 17 365 (+25)<br />

12 Gaumont Montpellier Multiplexe 16 971 (+25)<br />

13 Kinepolis Lomme 16 331 (+57)<br />

14 Pathé Plan de Campagne 15 215 (+232)<br />

15<br />

Cinéma Cin'Amand<br />

Saint-Armand-les-Eaux<br />

14 721 (+53)<br />

16 CGR Narbonne 14 542 (+5)<br />

17 UGC Ciné-Cité Strasbourg 14 422 (+30)<br />

18 CGR La Rochelle - Les Minimes 14 409 (+29)<br />

19 Cinéma Saint-Eulalie 14 312 (+1)<br />

20 Ociné Dunkerque 14 292 (+49)<br />

Moyenne : 6 298 fans<br />

1 Cinéma Voltaire Ferney-Voltaire 101<br />

2 Cinéma Le Cristal 97<br />

3 Cinéma L'Arlequin Belley 96<br />

4 Monciné Anglet 94<br />

5 Les Toiles du Lac - Aix-les-Bains 94<br />

6 Cinéma Les 7 Nefs 82<br />

7 Véo Muret 74<br />

8 Pathé Chambéry 73<br />

9 Véo Grand-Lumière Saint-Chamond 70<br />

10 CGR Carcassonne 67<br />

Moyenne : 17 publications<br />

RANG<br />

PAGES QUI GÉNÈRENT LE PLUS<br />

D’INTERACTIONS<br />

Somme des mentions j’aime, commentaires, partages.<br />

CINÉMA<br />

INTER.<br />

1 Kinépolis France 16 402<br />

2 Les Cinémas Pathé Gaumont 9 794<br />

3 Multiplexe le Grand Palace 5 707<br />

4 UGC Cinémas 4 954<br />

5 CGR Cinémas 4 484<br />

6 Le Grand Rex Paris 4 289<br />

7 Pathé Docks 76 3 4<strong>26</strong><br />

8 Pathé Plan de Campagne 2 374<br />

9 Ciné Quai Saint-Dizier 2 089<br />

10 Gaumont Labège 2 031<br />

Moyenne : 376 interactions<br />

1 Kinépolis France 497<br />

LA SALLE PREMIUM<br />

2 Multiplexe Le Grand Palace 380<br />

ÉQUIPÉE DE LA TECHNOLOGIE RÉVOLUTIONNAIRE<br />

3 Les Cinémas Pathé Gaumont 239<br />

D’IMMERSION SENSORIELLE<br />

BOOSTE LES RÉSULTATS D’EXPLOITATION DE MANIÈRE SIGNIFICATIVE<br />

4 Le Grand Rex Paris 2<strong>26</strong><br />

5 Cinéma Néopolis Neufchâteau 210<br />

6 Ciné Quai Saint-Dizier 161<br />

7 CGR Cinémas 160<br />

8 UGC Cinémas 155<br />

9 Cinéma Confluences Sens 143<br />

JUSQU’À X2<br />

JUSQU’À X2<br />

+55%<br />

TAUX DE FRÉQUENTATION * PART DE MARCHÉ MOYENNE ** PRIX MOYEN DU BILLET<br />

10 Monciné Polygone Béziers 137<br />

Moyenne : 21 interactions par post<br />

90% DE TAUX DE SATISFACTION<br />

SPECTATEURS *** LES PLUS GRANDS<br />

** En comparaison de la PDM généralement constatée<br />

** Etude CGR en sortie de salle sur le film « Jumanji » en LightVibes®<br />

BLOCKBUSTERS EN<br />

www.cgrcinemas.fr<br />

Optez pour la salle premium ICE dès maintenant !<br />

Renseignements : Alexandre BROUILLAT<br />

alexandre.broui lat@theicescreen.com<br />

+33 621 111 532<br />

UN LINE-UP EXCEPTIONNEL<br />

DE FILMS<br />

PRÉVU EN <strong>2019</strong><br />

TOP DES PUBLICATIONS QUI ONT GÉNÉRÉ LE PLUS<br />

D’INTERACTIONS PAR PAGES<br />

SON IMMERSIF I PROJECTION LASER 4K I FAUTEUILS CLUB INCLINABLES I IMMERSION<br />

Les publications qui obtiennent le plus de mentions “j’aime”, commentaires et partages sur la période.<br />

LES CINÉMAS PATHÉ GAUMONT<br />

3278 int.<br />

La bande annonce de C’est quoi cette mamie?!<br />

suscite de l’engouement.<br />

KINÉPOLIS FRANCE<br />

2171 int.<br />

Post annonçant un tarif réduit à 4 euros par<br />

séance du 30 <strong>juin</strong> au 3 juillet.<br />

KINÉPOLIS FRANCE<br />

2 045 int.<br />

L’annonce mettant en avant bande-annonce<br />

de La Reine des Neige 2.<br />

Édition 2018-<strong>2019</strong><br />

RANG<br />

TAUX D’ENGAGEMENT PAR PAGE<br />

Ratio entre le nombre total d’interactions<br />

de la page / nombre de fans.<br />

CINÉMA %<br />

1 Multiplexe Le Grand Palace 77,16 %<br />

2 Cinéma Néopolis Neufchâteau 70,21 %<br />

3 Cinéma le Palace Les Andelys 55,47 %<br />

4 Cinéma Rialto Nice 53,19 %<br />

5 Cinéma Confluences Sens 44,52 %<br />

6 Cinéma Les Toiles du Lac Aix-les-Bains 40,60 %<br />

7 CGR Rivesaltes 37,62 %<br />

8 Pathé Docks 76 36,40 %<br />

9<br />

Cinéma Véo Grand-Lumière<br />

Saint-Chamond<br />

33,51 %<br />

10 CGR Clermont Val Arena 31,11 %<br />

11 Cinéma Senonches 30,16 %<br />

12 Gaumont Labège 29,74 %<br />

13 Cinéma Voltaire Ferney-Voltaire 28,64 %<br />

14 Ciné Quai Saint-Dizier 27,95 %<br />

15 Argentan Officiel <strong>26</strong>,73 %<br />

16 Cinéma Les Arches Lumière Yvetot 24,77 %<br />

17 Ciné Centre Dreux 24,50 %<br />

18 CGR Cagnes-sur-Mer 24,39 %<br />

19 Cinéma Le Travelling 22,53 %<br />

20 Gaumont Wilson 21,82 %<br />

Moyenne : 6,69 %<br />

TAUX D’ENGAGEMENT PAR POST*<br />

Ratio entre le nombre total d’interactions du post / nombre de fans de la page.<br />

CINÉMA LE PALACE LES ANDELYS<br />

15,22 %<br />

L’album photo contenant les affiches des films<br />

de la semaine est mis à jour le 17 <strong>juin</strong>.<br />

CINÉMA LE PALACE LES ANDELYS<br />

15,15 %<br />

L’album photo contenant les affiches des films<br />

de la semaine est mis à jour le 10 <strong>juin</strong>.<br />

CINÉMA CRYSTAL PALACE<br />

LA-CHARITÉ-SUR-LOIRE<br />

14,31 %<br />

Programme du 12 <strong>juin</strong> au 2 juillet <strong>2019</strong>.<br />

CINÉMA LE REX SARLAT<br />

11,70 %<br />

Si le post atteint 500 likes, le dirigeant du Rex vêtira la<br />

combinaison de Spider-Man pour la sortie du film le<br />

3 juillet.<br />

CGR LESCAR<br />

11,57 %<br />

Le cinéma organise un débat à l’occasion de la<br />

projection de « PERMACULTURE : LA VOIX<br />

DE L’AUTONOMIE »<br />

*Hors publication liée à un concours<br />

32


11<br />

N°<br />

Distribution<br />

Aménagement<br />

Équipement<br />

11 N°<br />

16-17<br />

Cabine<br />

Comptoir<br />

ÉDITION 2016-2017<br />

Publicité<br />

Services<br />

Le guide<br />

Institutionnels<br />

PARUTION : SEPTEMBRE <strong>2019</strong><br />

DATE LIMITE POUR LE RÉFÉRENCEMENT : 28 JUIN<br />

DATE LIMITE POUR UNE RÉSERVATION D’ESPACE PUBLICITAIRE : 5 JUILLET<br />

Contactez-nous !<br />

Pour une mise à jour de vos coordonnées (contacts, logo et photos) :<br />

Mathilde Caro I 01.85.09.23.05 I mathilde.caro@webedia-group.com<br />

Pour une réservation d’espace publicitaire :<br />

Pauline Luigi I 06.25.92.08.47 I pauline.luigi@webedia-group.com<br />

Justine Deltombe I 06.06.65.74.96 I justine.deltombe@webedia-group.com<br />

contact : guide@boxofficefrance.fr


SORTIES DE FILMS<br />

SEMAINE DE SORTIE JOUR FÉRIÉ Zone A Zone B Zone C<br />

NOUVELLE DATE<br />

REPRISE<br />

Besançon, Bordeaux,<br />

Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble,<br />

Limoges, Lyon, Poitiers<br />

Aix-Marseille, Amiens, Caen,<br />

Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice,<br />

Orléans-Tours, Reims, Rennes,<br />

Rouen, Strasbourg<br />

Créteil, Montpellier,<br />

Paris, Toulouse,<br />

Versailles<br />

S <strong>26</strong><br />

<strong>26</strong> JUIN<br />

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />

LES PRODUCTIONS BALTHAZAR /<br />

WILD BUNCH DISTRIBUTION<br />

BEAU JOUEUR 1h39 D.Gleize<br />

ARIZONA FILMS DISTRIBUTION BIXA TRAVESTY 1h15 K.Goifman/C.Priscilla L.D.Quebrada/J.D.Bairro/L.D.Barros<br />

SONY PICTURES RELEASING FRANCE BRIGHTBURN - L'ENFANT DU MAL 1h30 D.Yarovesky E.Banks/D.Denman/J.A.Dunn<br />

EPICENTRE FILMS CONSEQUENCES 1h33 D.Štante M.Zemljic/T.Sturbej/G.Markun<br />

PARK CIRCUS DOCTEUR FOLAMOUR 1h35 S.Kubrick P.Sellers/G.C.Scott/S.Hayden<br />

PATHE GOLDEN GLOVE 1h50 F.Akın J.Dassler/K.Studt/M.Hosemann<br />

SAINT ANDRE DES ARTS JE LA RENCONTRERAI 1h20 R.Kirgo Q.Santarelli/C.D.Raucher/J.Diallo<br />

DESTINY DISTRIBUTION L'INSENSIBLE 1h27 I.I.Tverdovsky D.Vlasenko/A.Slyu/D.Steklov<br />

MEMENTO FILMS LA FEMME DE MON FRÈRE 1h57 M.Chokri A.Bossé/P.Hivon/S.Gabai<br />

FILMS SANS FRONTIERES LA TERRE TREMBLE 2h40 L.Visconti L.Visconti/A.Pietrangeli/A.Arcidiacono<br />

CARLOTTA FILMS LES DOORS 2h18 O.Stone V.Kilmer/M.Ryan/K.Quinlan<br />

MARS FILMS MADE IN CHINA 1h28 J.Abraham F.Chau/M.Sadoun/J.D.Bona<br />

METROPOLITAN FILMEXPORT TEEN SPIRIT 1h32 M.Minghella Z.Buric/E.Fanning/R.Hall<br />

STRAY DOGS DISTRIBUTION THE MOUNTAIN : UNE ODYSSÉE AMÉRICAINE 1h48 R.Alverson D.Lavant/J.Goldblum/T.Sheridan<br />

LOCAL FILMS TOGETHER ALONE 1h27 P.J.Castellaneta T.Stites/T.Curry<br />

THE WALT DISNEY COMPANY<br />

FRANCE<br />

TOY STORY 4 1h40 J.Cooley J.Puymartin/R.Darbois/P.Niney<br />

URBAN DISTRIBUTION VILLE NEUVE 1h16 F.Dufour-Laperrière<br />

LE PACTE YVES 1h47 B.Forgeard W.Lebghil/D.Tillier/P.Katerine<br />

S 27<br />

3 JUIL.<br />

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />

ZELIG FILMS DISTRIBUTION AFFREUX ET MÉCHANTS 1h29 C.Gomez C.Santamaria/M.D'amore/S.S.Martucci<br />

MALAVIDA FILMS CENDRES ET DIAMANT 1h39 A.Wajda H.Kwiatkowska/I.Machowski...<br />

LES FILMS DU CAMELIA DARIO ARGENTO : SOUPIRS DANS UN CORRIDOR LOINTAIN J-B.Thoret<br />

LES FILMS DU LOSANGE HAUT LES FILLES F.Armanet J.Added/J.Beth/L.Doillon<br />

GAUMONT IBIZA A.Lemort X.Robic/C.Clavier/M.Seigner<br />

DOCKS 66 LA GRAND-MESSE 1h10 M.Fortunat-Rossi/V.Rosier<br />

ARP MANOU À L’ÉCOLE DES GOÉLANDS 1h28 A.Block/C.Haas V.Dedienne<br />

JOUR2FETE PAUVRE GEORGES ! C.Devers G.Gadebois/M.Mackay/M.Chokri<br />

BOREALIA FILMS PETITE FORÊT 1h43 Y.Soon-Rye K.Tae-Ri/R.Jun-Yeol/M.So-Ri<br />

WARNER BROS. POUR LES SOLDATS TOMBÉS 1h39 P.Jackson<br />

PARADIS FILMS QUAND ON CRIE AU LOUP M.Berry N.Wodecki/G.Jugnot/B.Krief<br />

LES FILMS DU CAMELIA RÉTROSPECTIVE DARIO ARGENTO D.Argento<br />

LES ACACIAS RÉTROSPECTIVE JIM JARMUSCH J.Jarmusch<br />

THEATRE DU TEMPLE RÉTROSPECTIVE MARIO BAVA, LE MAGICIEN DES COULEURS M.Bava<br />

Six femmes pour l’assassin / Les trois<br />

visages de la peur / La Ruée des vikings<br />

CONDOR DISTRIBUTION ROJO 1h49 B.Naishtat D.Grandinetti/A.Frigerio/A.Castro<br />

ADVITAM SO LONG, MY SON 3h05 W.Xiaoshuai J.Wang/M.Yong/Q.Xi<br />

SONY PICTURES RELEASING FRANCE SPIDER-MAN: FAR FROM HOME J.Watts T.Holland/J.Gyllenhaal/Zendaya<br />

LES FILMS DU CAMELIA TÉNÈBRES 1h50 D.Argento J.Saxon/A.Franciosa/G.Gemma<br />

UNIVERSAL PICTURES (FRANCE) YESTERDAY 1h56 D.Boyle H.Patel/L.James/E.Sheeran<br />

S 28<br />

10 JUIL.<br />

14 JUIL.<br />

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />

HAUT ET COURT ACUSADA 1h48 G.Tobal L.Espósito/G.G.Bernal/L.Sbaraglia<br />

PATHE ANNA 1h59 L.Besson S.Luss/W.Sciortino/H.Mirren<br />

WARNER BROS. ANNABELLE – LA MAISON DU MAL 1h46 G.Dauberman V.Farmiga/P.Wilson/M.Grace<br />

THEATRE DU TEMPLE<br />

CHARLOT S'AMUSE<br />

ART HOUSE DANS UN JARDIN QU'ON DIRAIT ÉTERNEL 1h40 T.Omori H.Kuroki/M.Tabe/K.Kirin<br />

TAMASA DEUX OU TROIS CHOSES QUE JE SAIS D'ELLE 1h27 J.Godard M.Vlady/A.Duperey/J.Gehrard<br />

LES BOOKMAKERS / THE JOKERS<br />

FILMS<br />

FACE À LA NUIT 1h47 W.Ho J.Kao/L.Hong-Chi/L.Grinberg<br />

LE PACTE INNA DE YARD 1h39 P.Webber<br />

PANAME DISTRIBUTION JOEL, UNE ENFANCE EN PATAGONIE 1h39 C.Sorin V.Almeida/D.Gentile/J.Noguera<br />

URBAN DISTRIBUTION L'OSPITE 1h34 D.Chiarini D.Parisi/S.D'amico/A.Bellato<br />

CARLOTTA FILMS LES AVENTURES DE RABBI JACOB 1h37 G.Oury L.D.Funès/C.Giraud/S.Delair<br />

EUROZOOM LES ENFANTS DE LA MER 1h50 A.Watanabe<br />

MISSION PAGNOL : TRILOGIE MARSEILLAISE P.Pagnol<br />

UGC DISTRIBUTION PREMIER DE LA CLASSE 1h22 S.B.Lahcene M.Kalonji/P.Nzonzi/M.Laroque<br />

HEVADIS FILMS SUR LA PEAU 1h36 S.C.Samarasinghe M.Peyre/E.Sekloka/C.Mupondo<br />

PATHE LIVE<br />

THE CURE - ANNIVERSARY 1978-2018 LIVE IN HYDE PARK<br />

LONDON SORTIE AU 11 JUILLET<br />

METROPOLITAN FILMEXPORT UGLYDOLLS 1h30 K.Asbury<br />

PYRAMIDE DISTRIBUTION VITA & VIRGINIA 1h50 C.Button G.Arterton/E.Debicki/I.Rossellini<br />

2h17<br />

...<br />

34


S 29<br />

17 JUIL.<br />

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />

BAC FILMS 100 KILOS D’ÉTOILES 1h28 M.Chambon L.Duchêne/P.Serieys/P.Rebbot<br />

AANNA FILMS ARDAAS KARAAN SORTIE AU 19 JUILLET 2h10 G.Grewal G.Grewal/J.Khaira<br />

ASC DISTRIBUTION FOLLE NUIT RUSSE 1h17 A.Kreis A.Solonchev/E.Vinogradova/K.Kutepova<br />

POTEMKINE HER SMELL 2h15 A.R.Perry E.Moss/C.Delevingne/D.Stevens<br />

CARLOTTA FILMS HERBES FLOTTANTES 1h59 Y.Ozu G.Nakamura/M.Kyo/A.Wakao<br />

OWLS AGENCY<br />

IL ÉTAIT UNE FOIS... DUMPY TOYS - LES AVENTURES DU<br />

CAPITAINE JIMMY CROCHU<br />

1h40 E.Atlan L.D.Funès/J.Armand/P.Al<br />

DIAPHANA DISTRIBUTION L'OEUVRE SANS AUTEUR 3h09 F.H.V.Donnersmarck T.Schilling/S.Koch/P.Beer<br />

UNIVERSAL PICTURES (FRANCE) LE COUP DU SIÈCLE 1h34 C.Addison R.Wilson/A.Hathaway/A.Sharp<br />

THE WALT DISNEY COMPANY<br />

FRANCE<br />

LE ROI LION J.Favreau J.Réno<br />

WILD BUNCH DISTRIBUTION LE TIGRE DU BENGALE 1h41 F.Lang P.Hubschmid/D.Paget/W.Reyer<br />

NEW STORY LE VOYAGE DE MARTA N.Ballús E.Andrada/S.Lopez/D.A.Ngom<br />

DESTINY DISTRIBUTION LES BEAUX MENTEURS 1h20 B.Mercier A.Carel/M.Perez/M.Austin<br />

SOLARIS DISTRIBUTION LES MOISSONS DU CIEL 1h34 T.Malick R.Gere/B. Adams/L.Manz<br />

HEVADIS FILMS NAVAJO SONGLINE 1h24 L.Garcia/B.Vienne<br />

MARS FILMS PERSONA NON GRATA R.Zem R.Personnaz/N.Duvauchelle/H.Herzi<br />

LES FILMS DU CAMELIA RÉTROSPECTIVE LUCIO FULCI : "LE POÈTE DU MACABRE" L.Fulci<br />

REZO FILMS ROADS 1h40 S.Schipper F.Whitehead/S.Bak/M.Bleibtreu<br />

SND FILMS WILD ROSE 1h41 T.Harper J.Buckley/J.Walters/S.Okonedo<br />

ARP YULI 1h50 I.Bollain C.Acosta/C.Acosta-Milian/S.Alfonso<br />

S 30<br />

24 JUIL.<br />

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />

WAYNA PITCH 303 H.Weingartner A.Spieker/M.Emde/A.Schwering-Sohnrey<br />

PARAMOUNT PICTURES FRANCE CRAWL A.Aja K.Scodelario/B.Pepper/R.Anderson<br />

UFO DISTRIBUTION DANIEL DARC, PIECES OF MY LIFE 1h45 M.Dufaud/T.Villeneuve D.Darc/F.Lo/G.Betzounis<br />

CARLOTTA FILMS DONNIE DARKO 1h53 R.Kelly J.Gyllenhaal/M.Gyllenhaal/D.Barrymore<br />

KINOVISTA FACTORY 1h49 Y.Bykov V.Abashin/A.Smolyakov/D.Kulichkov<br />

WILD BUNCH DISTRIBUTION GIVE ME LIBERTY 1h51 K.Mikhanovsky C.Galust/L.'.Spencer/D.Ekamasova<br />

KARMAFILMS DISTRIBUTION ILS REVIENNENT... (VUELVEN) 1h23 I.Lopez P.Lara/H.Casillas/I.Guerrero<br />

APOLLO FILMS LA SOURCE R.Lauga Sneazzy/C.Lambert/A.David<br />

JOUR2FETE MANTA RAY 1h45 P.Aroonpheng W.Rungkumjad/R.Wayrana/A.Hama<br />

ROUGE INTERNATIONAL SUN J.Desoindre/E.Kowalska T.Jallab/W.Sciortino/A.Lengronne<br />

LE PACTE THE OPERATIVE Y.Adler D.Kruger/M.Freeman/C.Anvar<br />

ART HOUSE WONDERLAND, LE ROYAUME SANS PLUIE 1h55 K.Hara<br />

S 31<br />

31 JUIL.<br />

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />

UNIVERSAL PICTURES (FRANCE) COMME DES BÊTES 2 1h<strong>26</strong> C.Renaud/J.D.Val W.Rovelli/P.Lacheau/J.Arruti<br />

MARS FILMS DIEGO MARADONA 2h10 A.Kapadia D.Maradona<br />

BODEGA FILMS FANNY ET ALEXANDRE 5h18 I.Bergman P.Allwin/B.Guve/P.August<br />

CARLOTTA FILMS FIN D'AUTOMNE 2h08 Y.Ozu S.Hara/Y.Tsukasa/M.Okada<br />

ARP HALTE 4h36 L.Diaz P.Pascual/J.Lamangan/S.Magdayao<br />

CARLOTTA FILMS LE GOÛT DU SAKÉ 1h53 Y.Ozu S.Iwashita/C.Ryu/K.Sada<br />

CONDOR DISTRIBUTION LES FAUSSAIRES DE MANHATTAN 1h47 M.Heller M.Mccarthy/R.E.Grant/D.Wells<br />

METROPOLITAN FILMEXPORT MIDSOMMAR A.Aster J.Reynor/F.Pugh/W.Poulter<br />

BAC FILMS MON FRÈRE J.Abraham Mhd/D.Muselet/Y.Gueye<br />

LES BOOKMAKERS / CAPRICCI FILMS RÉTROSPECTIVE KENJI MIZOGUCHI K.Mizoguchi<br />

LE PACTE RICORDI ? 1h51 V.Mieli L.Marinelli/L.Caridi/G.Anzaldo<br />

MARS FILMS THE BEACH BUM 1h35 H.Korine M.Mcconaughey/I.Fisher/S.Dogg<br />

S 32<br />

7 AOÛT<br />

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />

UGC DISTRIBUTION C'EST QUOI CETTE MAMIE?! G.Julien-Laferrière C.Ladesou/L.Jean-Baptiste/C.Tagbo<br />

UNIVERSAL PICTURES (FRANCE) FAST & FURIOUS : HOBBS & SHAW D.Leitch D.Johnson/J.Statham/I.Elba<br />

REZO FILMS NEVER GROW OLD 1h40 I.Kanavagh J. Cusack/E.Hirsch/A.Campbell-Hughes<br />

LOCAL FILMS NOMADES 1h27 O.Coussemacq J.Idrissi/J.Talemsi/L.Azabal<br />

PATHE PLAYMOBIL, LE FILM L.Disalvo K.Merad/F.Dubosc/J.Bartoli<br />

ARP UNE GRANDE FILLE 2h17 K.Balagov V.Miroshnichenko/V.Perelygina/T.Glazkov<br />

POUR TOUS CHANGEMENTS CONCERNANT CE CALENDRIER, CONTACTEZ-NOUS PAR MAIL À CALENDRIER@BOXOFFICEFRANCE.FR.<br />

Avis aux distributeurs : afin de voir apparaître vos sorties dans les fiches films de <strong>Boxoffice</strong>, n’hésitez pas à faire parvenir régulièrement<br />

votre line up mis à jour.<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

35


EXPLOITATION<br />

ASSEMBLÉES GÉNÉRALES<br />

De l’Est à la Normandie,<br />

les syndicats face au CNC<br />

La rencontre intersyndicale de l’Est, au Florival de Guebwiller les 5 et 6 <strong>juin</strong>, et l’assemblée générale de la chambre syndicale<br />

des cinémas de Normandie, réunie au Morny à Deauville le 13 <strong>juin</strong>, ont été l’occasion pour les exploitants de rencontrer le CNC,<br />

représenté respectivement par Eric Busidan et Corentin Bichet, et lui faire part de leurs préoccupations.<br />

Corentin Bichet et Richard Patry<br />

Depuis six mois, il est clair que notre<br />

relation avec le CNC s’est énormément<br />

détériorée sur la question de l’aide<br />

sélective, assez frontalement et<br />

violemment lors de différentes réunions.<br />

Richard Patry<br />

Dans l’Est comme en Normandie, le sujet de l’aide sélective<br />

continue d’inquiéter. Fin 2018, le CNC avait décidé de<br />

baisser son niveau à 7 millions d’euros après une année<br />

exceptionnelle à 10,4 millions d’euros de subventions (voir<br />

<strong>Boxoffice</strong> n°357). Cette décision a impacté nombre de<br />

dossiers, qui ont dû être reportés et traités cette année.<br />

Richard Patry, président de la chambre syndicale des cinémas<br />

de Normandie, analyse : « La place de la salle baisse dans un<br />

budget du cinéma qui est stable. L’intervention du CNC sur<br />

les salles est donc en contradiction avec les paroles de la présidente<br />

sur ce sujet ; sauf que si l’on plafonne l’aide, on va se<br />

retrouver avec des salles qui pourront moins bien s’adapter. »<br />

Pour Corentin Bichet, chef du service de l’exploitation du<br />

CNC présent à Deauville, le budget de 7 millions d’euros<br />

n’est pas inédit et intervient dans un contexte de restriction<br />

budgétaire importante de 40 millions d’euros sur deux ans.<br />

Quatre millions d’euros ont déjà été attribués lors des deux<br />

premières commissions de l’année ; et après celle du 19 <strong>juin</strong><br />

il reste la dernière le 5 novembre. « Depuis six mois, il est<br />

clair que notre relation avec le CNC s’est énormément détériorée<br />

sur la question de l’aide sélective, assez frontalement et violemment<br />

lors de différentes réunions. Nous pensions avoir à un<br />

moment une forme d’écoute assez intéressante mais les choses<br />

ont beaucoup changé », déplore Thierry Tabaraud, président<br />

du syndicat des directeurs des cinémas de l’Est.<br />

De plus, le président de l’aide sélective, Patrick Raude, a<br />

reçu de la part de la présidente du CNC une lettre de<br />

cadrage envoyée sans concertation avec les professionnels,<br />

qui réaffirme la nécessité budgétaire de rester dans le cadre<br />

de l’enveloppe et recentre l’attention sur les établissements<br />

de 1 à 3 écrans et sur les salles de cœur de ville. « La lettre<br />

est claire et très inquiétante pour beaucoup de projets. Les<br />

dossiers qui arrivent à l’aide sélective ont mûri depuis au moins<br />

4 à 5 ans et on change les règles en cours de route. Le critère<br />

d’aménagement en centre-ville n’était pas forcément le premier<br />

pris en compte à l’époque. Je suis pour la revitalisation des<br />

36


Nous travaillons toujours au cas par cas,<br />

il ne s’agit pas dans cette lettre de fixer des<br />

impératifs mais d’avoir une vigilance accrue<br />

sur ces projets.<br />

Corentin Bichet<br />

Hervé Morin et Richard Patry.<br />

centres-villes, mais un cinéma c’est un espace de 2 000 m², ce<br />

qui n’est pas facile à trouver en centre-ville », s’inquiète Thierry<br />

Tabaraud. « Cette orientation ne paraît pas en contradiction<br />

profonde avec ce que l’aide sélective a fait depuis des années »,<br />

tempère Eric Busidan. « Ce n’est qu’une lettre de cadrage ;<br />

c’est une priorité, des axes qui sont donnés, mais ce n’est absolument<br />

pas inscrit dans le règlement général des aides du CNC.<br />

Il y a toujours eu une sensibilité de la commission sur le cœur<br />

de ville ; ce n’est donc pas choquant que cela soit rappelé, surtout<br />

dans un gouvernement qui met l’accent sur la protection des<br />

centres-villes. » De son côté, Corentin Bichet se veut rassurant<br />

: « Nous travaillons toujours au cas par cas, il ne s’agit<br />

pas dans cette lettre de fixer des impératifs mais d’avoir une<br />

vigilance accrue sur ces projets et non pas de ne plus aider les<br />

projets en périphérie. De plus, la moitié du parc est composée<br />

de mono écrans. Mais leur économie fragile va sans doute les<br />

contraindre à passer à 2 voire 3 écrans selon les régions. Il nous<br />

semble important de favoriser cette évolution. » Pour Richard<br />

Patry, « cela n’est pas raisonnable, dans une période où les salles<br />

sont fragilisées par 12 mois de baisse consécutive de la fréquentation.<br />

Les trésoreries sont exsangues, les exploitants ont besoin<br />

de rénover et de s’adapter pour faire face à leurs concurrents.<br />

Les signaux envoyés sur l’aide sélective ne sont pas bons. »<br />

Il a aussi été précisé dans la lettre de cadrage que la commission<br />

ne devait plus intervenir sur la question du renouvellement<br />

des matériels numériques, le CNC ayant mis en<br />

place un observatoire de la petite et moyenne exploitation.<br />

Une bonne nouvelle pour Eric Busidan : « Ne pas mélanger<br />

l’aide au renouvellement numérique à l’aide sélective permet<br />

de ne pas ponctionner le budget de celle-ci. » Pour Jean-Marc<br />

Carpels, président du syndicat des directeurs de cinémas<br />

de Rhin et Moselle, reste à trancher la question des dossiers<br />

de fin d’année, entre un éventuel report en 2020 ou un<br />

ajustement de l’enveloppe d’aide pour faire face à des<br />

demandes accrues ; le sujet est d’autant plus sensible en<br />

cette période préélectorale, qui dope souvent certains projets<br />

sur les villes moyennes. « Je fais entièrement confiance à<br />

Xavier Lardoux pour se battre et obtenir une enveloppe plus<br />

importante que celle de l’année dernière », affirme Eric Busidan.<br />

Parmi les autres sujets communs aux deux AG, la réforme<br />

de l’Art et Essai. Richard Patry et Thierry Tabaraud ont<br />

chacun rappelé à leur audience l’absence de versements des<br />

subventions alors que le CNC s’était engagé à les effectuer<br />

dès la fin du mois de mai. À Deauville, Corentin Bichet a<br />

indiqué que le Centre « était en train de procéder aux paiements.<br />

Il y a pas loin de 1 200 cinémas classés, ce qui nécessite<br />

du temps pour vérifier et effectuer un certain nombre de<br />

La subvention Art et<br />

Essai 2018 en chiffres<br />

Au total, 16 082 359 euros ont été alloués au<br />

classement Art et Essai pour les 1 182 cinémas<br />

classés l’an passé.<br />

Catégorie A :<br />

94 cinémas pour un total de 3 894 876 euros<br />

de subventions.<br />

Catégorie B :<br />

<strong>26</strong> cinémas pour un total de 962 937 euros de<br />

subventions.<br />

Catégorie C :<br />

252 cinémas pour un total de 3 479 287 euros<br />

de subventions.<br />

Catégorie D :<br />

214 cinémas pour un total de 2 788 842 euros<br />

de subventions.<br />

Catégorie E :<br />

680 cinémas pour un total de 4 956 417 euros<br />

de subventions.<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

37


EXPLOITATION<br />

Les 1 à 3 écrans se sont vus augmenter les<br />

subventions automatiquement tandis que la<br />

baisse a été automatique pour les cinémas<br />

de plus de 6 écrans.<br />

Éric Busidan<br />

À NOTER<br />

Lors de l’AG normande, des discussions ont<br />

évoqué les difficultés rencontrées par certains<br />

exploitants avec des distributeurs. Ils critiquent<br />

notamment le fait d’être confrontés à des<br />

demandes de séances en sortie nationale<br />

disproportionnées par rapport aux capacités<br />

du cinéma. Face à cela, ils se réjouissent de<br />

l’existence de la Médiatrice mais s’interrogent<br />

sur les retombées d’une saisine, qui pourrait<br />

les mettre dans le collimateur du distributeur<br />

mis en cause. Richard Patry a été clair : « C’est<br />

long, c’est compliqué, il faut faire des écrits, mais<br />

il est indispensable de saisir la Médiatrice. Si tous<br />

les exploitants concernés se tournent vers la<br />

Médiatrice, cela aura plus de poids. Un distributeur<br />

est légitime à obtenir la meilleure exposition<br />

pour son film et nous sommes légitimes à expliquer<br />

pourquoi telle séance n’est pas pertinente. »<br />

Isabelle Gérard, chargée de mission auprès de<br />

la Médiatrice, abonde : « En cas de blocage<br />

complet des discussions, il ne faut pas hésiter à<br />

saisir, mais le plus en amont possible. Nous mettre<br />

en copie de mails n’est pas suffisant : chaque cas<br />

étant particulier, il est plus efficace que ce soit<br />

des saisines individuelles. » Dans le cas où une<br />

injonction de la Médiatrice ne serait pas respectée,<br />

il est possible de saisir en référé le tribunal de<br />

commerce. Côté distributeur a été évoqué le<br />

manque de transparence sur les entrées. « Si<br />

les relations sont un peu tendues, il serait pertinent<br />

de communiquer les chiffres par séance afin<br />

de justifier la programmation du film ou non.<br />

Car nous naviguons un peu à vue… »<br />

Jean-Marc Carpels, Thierry Tabaraud et Éric Busidan du CNC.<br />

validations ». À l’instar d’Éric Busidan dans l’Est, il a évoqué<br />

une difficulté administrative pour les aides supérieures à<br />

23 000 euros. « Pour des raisons légales, le CNC doit conclure<br />

une convention avec le cinéma bénéficiaire. Et l’aide ne pourra<br />

être payée uniquement lorsque la convention sera effective. »<br />

Le chef du service de l’exploitation a précisé que cette<br />

dernière était envoyée aux sites concernés en pièce jointe<br />

du mail permettant d’obtenir la notification de l’aide.<br />

Les deux représentants du Centre ont également rappelé<br />

que, le classement se faisant désormais pour deux ans, la<br />

subvention <strong>2019</strong> sera en principe renouvelée pour 2020.<br />

Mais elle n’est pas automatique, obligeant les salles à faire<br />

la demande pour que les versements puissent avoir lieu dès<br />

le début d’année prochaine. « Nous allons ouvrir prochainement<br />

la procédure pour le classement 2021-2022 », a indiqué<br />

Corentin Bichet. Richard Patry s’est empressé d’inciter les<br />

exploitants à mettre à jour au fur et à mesure leur dossier,<br />

pour ne pas se retrouver « comme pour les impôts », à tout<br />

faire au dernier moment. « D’autant qu’il s’agit d’un dossier<br />

sur deux ans ! »<br />

L’absence de classement en 2020 devrait permettre de dresser<br />

un premier bilan de cette réforme d’ici la fin de l’année.<br />

Éric Busidan a mentionné qu’« entre 2016 et <strong>2019</strong>, 60 %<br />

des établissements ont vu leur subvention augmenter, dont<br />

44 % ont une augmentation de plus de 10 %. Les 1 à 3 écrans<br />

ont vu leurs subventions augmenter, par moment fortement,tandis<br />

que la baisse a été automatique pour les cinémas de plus de 6<br />

écrans ». Après selon les strates des catégories A, B, C, D,<br />

E, certaines sont mieux servies en augmentation que d’autres.<br />

Dans le détail, la catégorie A a bénéficié d’une hausse de<br />

3 %, les B et C de 7 %, la D de 4 % et la E de 12 %. À la<br />

question de Thierry Tabaraud concernant l’importance de<br />

l’écrêtement pour cette année, le représentant du CNC a<br />

répondu qu’il ne favoriserait aucune catégorie et serait de<br />

l’ordre de 6 % sur le montant des subventions. Il a enfin<br />

été rappelé l’arrêt des commissions nationales de classement<br />

et la tenue de la commission d’appel « qu’il ne faut pas hésiter<br />

à saisir si vous n’êtes pas satisfait de votre traitement », a glissé<br />

de son côté Richard Patry.<br />

38


CINÉO<br />

Dans les starting-blocks<br />

Le séminaire du groupement des cinémas indépendants privés, le Céminéo, à eu lieu à Arcachon les 13 et 14 <strong>juin</strong>. À cette<br />

occasion, Marie-Christine Désandré, réélue présidente, fait le bilan et nous partage quelques projets de l’association.<br />

C’est la 5 e édition du Céminéo, que peut-on dresser comme bilan à la<br />

veille des 10 ans de l’association ?<br />

Nous avons créé Cinéo après le Congrès agité de 2009, lors duquel nous avons<br />

réalisé qu’on était très seuls. Nous avons voulu nous mettre ensemble pour réfléchir,<br />

créer du lien et la transition du numérique nous a obligés à nous organiser plus<br />

vite. Tout ce que nous cherchons, c’est mettre en place des outils qui répondent à<br />

de vrais besoins, et non d’être clivants. L’année prochaine, nous fêterons effectivement<br />

nos 10 ans, nous allons continuer à nous structurer et grandir dans nos actions<br />

! C’est pourquoi nous étoffons l’équipe avec l’implantation de bureaux parisiens<br />

et le recrutement de Julien Bourges comme chargé de projet. Sa connaissance des<br />

pratiques du métier, son expérience dans la distribution, chez Océan Films et<br />

StudioCanal, mais aussi dans l’exploitation ainsi que son intérêt pour les problématiques<br />

écologiques en font une personne sensible aux dossiers que nous allons mener.<br />

Quels sont les grands axes de votre action future ?<br />

Nos actions communes se focalisent sur les relations avec les distributeurs et la<br />

promotion des films et autour du développement d’une salle premium Cinéo,<br />

qualitative et adaptable aux différentes typologies de salles du groupement. À travers<br />

ces actions, nous souhaitons avoir la possibilité de continuer à travailler en indépendance<br />

et de promouvoir les films. Il nous paraît anormal que certains opérateurs<br />

puissent bénéficier d'opérations de promotion exclusives et que d’autres salles en<br />

soient privées. Nous défendons la diversité du parc : entre les salles municipales et<br />

les circuits, tout un pan de l’exploitation existe et doit trouver les moyens de résister<br />

et de se défendre. Le travail de Cinéo est de préserver notre indépendance dans les<br />

années à venir sans être dans l’assistanat et rester libres dans nos entreprises…<br />

Concrètement, cela passe par la négociation avec les fournisseurs et les distributeurs.<br />

Nous avons commencé par le numérique, l’achat de lampes, de défibrillateurs, de<br />

réhausseurs mais aussi par le community management mutualisé, instauré il y a 4<br />

ans, et qui ne cesse de progresser. Aujourd’hui nous allons mettre en place de<br />

nouveaux outils comme CineSmart, logiciel d’aide à la gestion des plannings que<br />

nous développons depuis 12 mois, un nouveau site internet qui comprendra une<br />

boutique avec des tarifs négociés, une bourse d’échange pour des pièces détachées,<br />

du matériel de caisse, des fauteuils, ainsi que des offres et recherches d'emploi dans<br />

le secteur.<br />

Et puis, parmi les projets dont nous sommes fiers, Eva Letzgus a développé la<br />

plateforme EVE, Entraide Volontaire des Exploitantes, un système de mentorat<br />

entre exploitantes qui sera opérationnel en juillet et officiel en septembre. Enfin,<br />

la formation est un enjeu important pour l'association. Judith Reynaud, et je l'en<br />

remercie, a effectué pour Cinéo un travail très important de refonte des modules<br />

de la formation continue « direction d'exploitation » de la Fémis et Marie Lagrue,<br />

la coordinatrice de Cinéo, accompagne nos adhérents dans leurs demandes de<br />

formation. Nous sommes un organisme de formation agréé et proposons des<br />

formations adaptées au terrain, qui peuvent aussi se dérouler dans les locaux mêmes<br />

de l’entreprise, aussi bien en gestion des publics, entretien et fonctionnement des<br />

cabines, ressources humaines, développement personnel et environnement digital<br />

de la salle.<br />

Vous avez créé le pendant de Cinéo il y a deux ans, le syndicat, afin d’être<br />

représenté dans les instances et faire entendre votre voix. Quelle sont<br />

aujourd’hui son action et ses préoccupations ?<br />

Nous devons intensifier nos actions. Le manque de dialogue avec le CNC est un<br />

vrai point d'inquiétude. La filière de l’exploitation est la plus réglementée. Nous<br />

respectons ces contraintes, mais à ce titre nous méritons un dialogue respectueux<br />

et honnête. On nous incite à améliorer nos salles et on cantonne le champ d’action<br />

de l’aide sélective aux moins de 3 écrans... Depuis 10 ans, Cinéo met tout en<br />

oeuvre pour consolider l'autonomie économique de ses adhérents. Nous travaillons<br />

chacun sur des projets individuels, et par là nous permettons aux collectivités de<br />

ne pas avoir à porter seules l'implantation de cinémas sur le territoire. L’aide<br />

sélective est essentielle pour ces projets : c'est la réalité économique de l'exploitation<br />

privée dans les villes de moins de 50 000 habitants. Nous attendons également<br />

un retour sur les propositions que l’observatoire sur le numérique, après 16 mois<br />

de travaux, a rendues en mars au CNC. Ce n’est pas parce que le matériel continue<br />

à fonctionner qu’il ne faut pas anticiper. L'exploitation est vraiment trop seule<br />

face à ça.<br />

La fréquentation est aussi une préoccupation car, en réalité, elle se dilue à périmètre<br />

constant, en baisse depuis 3 ans. Il y a un manque de qualité sur ce que l’on projette.<br />

Le public veut de l’exceptionnel. On parle des plateformes et du temps disponible<br />

qu’elles prennent mais si, en plus, les séries sont plus imaginatives que les films<br />

visibles au cinéma, alors on scie la branche sur laquelle on est assis. On pourra<br />

mettre les plus beaux fauteuils du monde, si la qualité n’est pas là niveau contenu,<br />

c’est peine perdue.<br />

Si on se projette dans 15 ans, comment aimeriez que Cinéo ait évolué ?<br />

Le combat de fond de Cinéo est d’éviter la disparition de notre métier, de transmettre<br />

nos établissements, nos compétences et notre amour de la salle pour que<br />

ce nœud de résistance perdure. J'espère que dans 15 ans, on aura mené une bonne<br />

réflexion pour permettre à de nouveaux entrants de prendre le relais. Le réseau<br />

EVE est l’une des réponses afin de donner avec bienveillance un accès à notre<br />

connaissance du métier à des jeunes femmes qui souhaitent devenir exploitantes.<br />

Aujourd’hui elles sont très peu présentes aux postes clés et dans les instances<br />

officielles. Je souhaite que dans 15 ans, il y ait autant de femmes en charge que<br />

d’hommes. Je vois Cinéo encore plus fort par sa force de parole et de négociation<br />

commerciale. Si la fréquentation se maintient, les indépendants seront toujours<br />

là, car ils en ont la volonté et ont toutes les raisons de continuer à exister longtemps.<br />

Nos cinemas répondent à beaucoup de besoins, de lien, d’animation de cœur de<br />

ville, de proximité. Le cinéma privé indépendant de proximité est le cinéma de<br />

demain, au plus près de spectateur.<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

39


SALLES<br />

L’ENTRAIDE DU CINÉMA<br />

Voilà l’été !<br />

Séjours itinérants pour les ados en Sardaigne, locations à la mer, à la montagne ou à Paris : l’Entraide du Cinéma et des Spectacles<br />

accompagne ses adhérents en vacances.<br />

Nouveaux CA<br />

à L’Entraide<br />

L’Entraide du Cinéma et des Spectacles a procédé<br />

début <strong>juin</strong> au renouvellement de son conseil<br />

d’administration, qui compte deux nouveaux<br />

membres élus pour six ans : Gwenaël Hervé,<br />

directeur de l’UGC Ciné Cité Bercy et Clément<br />

Foussal de Belerd, directeur des ressources<br />

humaines de CGR Cinémas. Le reste du CA est<br />

composé de Jean-Fabrice Reynaud (président),<br />

Richard Patry (président adjoint), Béatrice<br />

Laherrere (vice-présidente), Philippe Ollivier<br />

(trésorier) et Giacinta Savini (secrétaire), ainsi<br />

que Olivier Aubry, Claude Brasseur, Frédéric<br />

Chapuis, Philippe Delacour, Henri Demoulin,<br />

Jean-Pierre Fonteneau, Francis Fourneau, Gérard<br />

Lemoine, Laurence Meunier, Maryse Moreau<br />

et Jacques Rozenkranc.<br />

L’Entraide de Lyon et Région a aussi renouvelé<br />

son CA pour une durée de trois ans. Ont été élus<br />

ou réélus : Philippe Delacour (président), Denise<br />

Maisonneuve (vice-présidente), Isabelle Fabre<br />

(vice-présidente), Joël Luraine (secrétaire<br />

général), Coline David Jamin (secrétaire générale<br />

adjointe) et Maggy Henry (trésorière).<br />

C’est comme un super comité d’entreprise pour tous les<br />

salariés du cinéma... mais que nombre d’entre ne connaissent<br />

pas toujours. Créée à l’origine par des exploitants, qui représentent<br />

encore la majorité de ses membres, l’Entraide tend à<br />

s’ouvrir de plus en plus aux salariés de la distribution (de récents<br />

contacts ont été pris à avec le SDI, le DIRE et la FNEF) mais<br />

accueille aussi tous les autres secteurs de la profession (production,<br />

techniciens et fournisseurs).<br />

Pour rappel, l’Entraide tire ses ressources des cotisations et de<br />

la vente du Chèque Cinéma Universel et les redistribue à<br />

travers des prestations sociales, via ses dix associations régionales,<br />

communes à toute la France : allocations de rentrée scolaire,<br />

pour un mariage/Pacs ou une naissance, ainsi que des aides<br />

pour les colonies de vacances et les locations d’appartements<br />

qu’elle gère. Mais chaque région organise aussi des actions<br />

spécifiques (celle de Lyon par exemple, a initié cette année des<br />

activités pour les retraités).<br />

Des colos et des locations pour les vacances<br />

Avec 600 enfants partis en 2018, les super-colo de l’Entraide<br />

connaissent de plus en plus de succès. Cet été, les séjours de<br />

juillet pour enfants (île de ré, Grand-Bornand ou Presqu’île<br />

de Crozon) et ados (circuits itinérants en Catalogne et en<br />

Sardaigne) sont complets, mais il reste quelques places pour<br />

des “Aventures italiennes” en août (Rome, Rimini, Venise)<br />

pour les 15-17 ans. Les membres de l’Entraide bénéficient de<br />

tarifs très attractifs et les associations régionales proposent des<br />

réductions supplémentaires, allant jusqu’à 50 % du prix.<br />

Si l’on veut partir en famille, l’Entraide loue des appartements<br />

à Blonville-sur-Mer en Normandie, à la station de Saint-Gervais<br />

dans les Alpes, ou encore au cœur de Paris (entre la Porte<br />

Saint-Martin et Les Halles), ces derniers étant très pratiques<br />

aussi pour les déplacements professionnels. Bon à savoir : une<br />

fois par an, les salariés adhérents à l’Entraide peuvent être<br />

remboursés de 50 % du prix d’une location. Toutes les infos<br />

sur www.lentraide.fr.<br />

Séjour ados<br />

FÊTE DU CINÉMA<br />

Reconduite du CCU spécial BNP Paribas<br />

Comme l’année dernière, le dispositif BNP Paribas prend la forme de places prépayées<br />

(20 000 en tout), valables uniquement pendant les 4 jours de la Fête du Cinéma, du 30<br />

<strong>juin</strong> au 3 juillet, et non plus d’une prolongation de l’opération.<br />

Pour l’occasion, l’Entraide a édité un Chèque Cinéma Universel spécifique, qui se présente<br />

en format papier habituel ou envoyé par mail et présenté en version numérique ou imprimée<br />

par le spectateur. Les deux cas nécessitent l’édition d’un billet à un tarif CCU spécial de 4<br />

euros* (tarif général de La Fête du Cinéma) qui seront remboursés par L’Entraide.<br />

Il est important de contacter son équipementier informatique pour effectuer la modification<br />

du tarif CCU à 4 euros durant ces 4 jours. Informations complémentaires auprès de<br />

L’Entraide du Cinéma et du Spectacle : 01 47 64 68 76.<br />

*hors majoration 3D et Imax, hors salles Premium ou VIP, séances spéciales, prestations complémentaires et<br />

tarifs spéciaux<br />

40


FNCF<br />

La commission Jeunes lance une<br />

enquête sur la parité<br />

Afin de sensibiliser et de renforcer les actions favorisant la parité dans le secteur, la<br />

Commission de réflexion des jeunes exploitants souhaite recenser l’ensemble des<br />

idées et des actions mises en place dans les cinémas telles que l’acceptation d'un<br />

mi-temps après un congé parental, une programmation thématique, une charte<br />

d'écriture inclusive, la vigilance quant au marketing des films, une sensibilisation<br />

auprès du jeune public… La commission Jeunes dédiera son happy hour du congrès<br />

à la parité et se fera l'écho des bonnes pratiques recueillies.<br />

Aurélie Delage du Cinescop Mégarama à Garat,<br />

France Davoigneau du Palais à Créteil,<br />

Tristan Bonis du cinéma les Arts à Montivilliers,<br />

Charline Tabaraud du Star Saint-Exupéry<br />

à Strasbourg<br />

FNCF<br />

Nouveaux présidents à la petite, moyenne et grande exploitation<br />

La Fédération nationale des cinémas français a procédé, du 4 au 6 <strong>juin</strong>, aux élections des président(e)s et rapporteur(e)s de ses<br />

trois commissions de branche.<br />

La petite exploitation a désigné un nouveau président en la personne d’Olivier Aubry. Le directeur<br />

du Méliès de Bayeux (Calvados) succède ainsi à Francis Fourneau du Cinexpansion du Val de Loire<br />

de Romorantin (Loir-et-Cher). La rapporteure est Sonia Brun, responsable du Cyrano de Montgeron<br />

(Essonne). À noter que cette commission est composée de 29 exploitants.<br />

Pour la moyenne exploitation, l’élection a débouché sur une coprésidence entre Aurélie Delage et<br />

Jean-Philippe Hochwelker. La directrice du Cinescop Megarama de Garat (Charente) et le directeur<br />

du Select de Sélestat (Bas-Rhin) ont obtenu 12 voix chacun. La situation, inédite et non prévue par<br />

les statuts de la Fédération, a dû étre examinée par le bureau. Composée de 36 membres, cette<br />

commission était jusque là présidée par Cédric Aubry (Cinémas Confluences).<br />

Enfin, la grande exploitation a renouvelé le mandat de Line Davoine, présidente de CinéAlpes.<br />

Laurence Meunier, à la tête notamment du Majestic de Compiègne, assure de nouveau la fonction<br />

de rapporteure. Cette commission rassemble de son côté 36 exploitants.<br />

Pour rappel, la petite exploitation regroupe les cinémas réalisant moins de 80 000 entrées annuelles,<br />

la moyenne ceux totalisant entre 80 000 et 450 000 entrées et la grande, ceux au-delà des 450 000<br />

billets par an.<br />

INAUGURATION<br />

Une 5 e salle au Florival de Guebwiller<br />

Le 6 <strong>juin</strong> dernier a eu lieu l’inauguration officielle de la cinquième salle du Florival de<br />

Guebwiller, dans le cadre de la rencontre intersyndicale de l’Est. Claude Brasseur, gérant du<br />

cinéma, a salué ses soutiens : « Cette salle est le résultat du travail acharné d’acteurs privés qui<br />

m’entourent depuis le début, y compris le plus petit des actionnaires. Une soixantaine de personnes<br />

de Guebwiller ont participé. Même s’il y a des contributions des collectivités, le modèle de financement<br />

est fondamentalement privé ! » Le président de la Fédération Richard Patry a tenu quant<br />

à lui à féliciter l’exploitant : « Je voulais vraiment saluer la qualité du travail qui a été effectué<br />

dans ce cinéma, la volonté de toujours être à l'affût, au cœur de la modernité. C’est un cinéma qui<br />

incarne pour nous une nouvelle génération de salles ancrées dans leur territoire, dans le centre-ville,<br />

un cinéma de proximité au service de la population, des jeunes, des familles. Sa force, c’est de<br />

toujours s’adapter à son public et de proposer toujours le mieux. Je suis fier du travail que tu as<br />

fait, Claude ». 246 places, son immersif Dolby Atmos, écran de 15 mètres de base ; la salle,<br />

ouverte depuis début mars, a déjà séduit les spectateurs de la région.<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

41


FOCUS EXPLOITATION<br />

FOCUS EXPLOITATION<br />

KINEPOLIS<br />

Rénovation rouennaise<br />

Kinepolis a étrenné le 20 <strong>juin</strong> la rénovation et la transformation totale de son site normand, au<br />

sein du centre commercial de Saint-Sever à Rouen rive gauche. Acquis auprès d’UGC pour d’être<br />

réhabilité, le 12 e site en France est désormais aux normes et couleurs du groupe.<br />

KINEPOLIS ROUEN<br />

Centre commercial Saint-Sever Place de<br />

la Verrerie 76100 Rouen<br />

Horaires<br />

Tous les jours de 10h30 à 23h00,<br />

Kinepolis Rouen offre le parking 4H<br />

de parking offert en journée, Parking<br />

gratuit à partir de 19h tous les jours et le<br />

dimanche toute la journée,<br />

Tarifs<br />

Normal : 11,20 €<br />

Réduit (Senior +60 ans, familles<br />

nombreuses) : 8,40 €<br />

Étudiant : 6,30 €<br />

-14 ans : 4,70 €<br />

Séance avant 12h 7,40 €<br />

3D + 2 €<br />

Cartes d'abonnement<br />

Kinécard 5 places 8,15 €/place 40,75 €<br />

Kinécard 10 places 7,85 €/place 78,50 €<br />

Kinécard 15 places 7,15 €/place 107,25 €<br />

Kinécard 5 places 3D 9,70 €/place<br />

48,50 €<br />

Kiné+ 5 places 6,10 €/place 30,50 €<br />

Après une année de travaux sans fermeture, le multiplexe de<br />

14 salles et 2 473 fauteuils, sur une surface de plus de 12 000<br />

m² et 2 niveaux, a changé de visage. Installé en Seine-Maritime<br />

au cœur de la rive gauche de Rouen, le cinéma anciennement<br />

sous enseigne UGC, repris par Kinepolis en janvier 2016, a<br />

bénéficié d’une rénovation complète en parallèle de l'embellissement<br />

du centre commercial Saint-Sever et l’ajout de<br />

restaurants. L’accueil et le parcours client ont ainsi été repensés :<br />

un foyer doté d'espaces lounge et d'un shop confiserie avant<br />

d’arriver aux caisses, deux espaces de 300 m² pour l'organisation<br />

d'événements privés. Outre la refonte des systèmes de<br />

climatisation et de chauffage, les salles ont été totalement liftées<br />

et mises aux normes avec des écrans neufs mur à mur, des<br />

nouveaux fauteuils double-accoudoirs, sans oublier la numérotation<br />

des fauteuils désormais disponible dans tous les sites<br />

du groupe. Une salle supplémentaire a pu être rendue accessible<br />

en plus des 10 qui l’étaient déjà, soit 55 places PMR au total.<br />

Quant à la programmation, elle reste généraliste avec des<br />

séances événementielles telles que les soirées filles, les Horror<br />

Nights, les Matinées Magiques pour les familles… ou encore<br />

la retransmission en direct du Metropolitan Opera de New<br />

York et du Bolchoï de Moscou. Le cinéma participe également<br />

à la vie locale avec l'accueil de plusieurs manifestations culturelles<br />

: Le festival À l'Est du Nouveau, Regards sur la Palestine,<br />

This is England...<br />

Edwige Dzwierzynski, directrice du cinéma Kinepolis<br />

de Rouen, 34 ans, a débuté sa carrière dans le monde<br />

du cinéma au Kinepolis de Lomme en tant que<br />

directrice adjointe. En 2015, elle participe à la reprise<br />

du complexe de Bourgoin-Jallieu, puis rejoint la<br />

Normandie l'année suivante.<br />

42


Dans le cadre du dispositif Ecole et Cinéma en partenariat avec le Pôle Image,<br />

Kinepolis Rouen accueille chaque trimestre entre 2 500 et 3 000 élèves et professeurs.<br />

Le site met également ses salles à disposition de l'association Passeurs d'images pour<br />

des projections privées à destination des publics ayant des difficultés d'accès au<br />

cinéma pour des raisons sociales, géographiques ou culturelles. Le groupe espère<br />

atteindre une fréquentation d e 400 000 entrées à terme, sachant qu’en 2018, celleci<br />

n’avait pas dépassé les 180 000.<br />

Opération avec le Secours populaire<br />

Disney et Kinepolis soutiennent le Secours populaire français et leur campagne « vacances » avec<br />

une opération itinérante du 23 <strong>juin</strong> au 7 juillet, un enfant sur 3 ne partant pas en vacances en<br />

France. Un camping-car à l’effigie des personnages de Toy Story 4 s’arrêtera devant 7 cinémas<br />

Kinepolis. 1 € sera reversé sur chaque ticket vendu dans la journée pour le film et permettra<br />

d’offrir une journée de vacances à 500 enfants. Parallèlement à cette opération de ticket-partage<br />

et afin de sensibiliser le grand public aux « Journées des oubliés des vacances » qui fêtent cette<br />

année leurs 40 ans, Disney France diffusera gracieusement du 18 <strong>juin</strong> au 14 juillet le spot de la<br />

campagne sur ses chaînes télé Disney Channel et Disney Junior. Les cinémas Kinepolis diffuseront<br />

également gracieusement le spot sur leurs écrans durant l’été. Le 23 <strong>juin</strong> à Lomme (Nord), le <strong>26</strong><br />

<strong>juin</strong> à Brétigny-sur-Orge (Essonne), le 30 <strong>juin</strong> à Saint-Julien-lès-Metz (Moselle), le 1er Juillet à<br />

Thionville (Moselle), le 2 juillet à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 3 juillet à Nîmes (Gard), les 6 et<br />

7 juillet à Fenouillet (Haute-Garonne).<br />

CARACTÉRISTIQUES DES SALLES<br />

SALLE FAUTEUILS<br />

DIM. BASE<br />

ÉCRAN (m)<br />

SON<br />

IMAGE<br />

1 292 12x5 5.1 2D<br />

2 110 7,20x3,10 5.1 2D<br />

3 98 7,20x3,07 5.1 2D<br />

4 95 6,93x2,90 5.1 2D<br />

5 59 6,30x2,63 5.1 2D<br />

6 383 17,50x7,80 5.1 2D / 3D<br />

7 218 15,50x7,70 5.1 2D / 3D<br />

8 198 13,50x7,70 5.1 2D / 3D<br />

9 180 13,50x8 5.1 2D<br />

10 180 13,50x8 5.1 2D<br />

11 173 11,6x6,90 5.1 2D<br />

12 88 8,20x4,80 5.1 2D<br />

13 88 8,20x4,80 5.1 2D<br />

14 311 21x8,80 5.1 2D<br />

Total 2 473<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />

43


SALLES<br />

CHANTIER<br />

Le Grand Palais à Cahors<br />

Les travaux avancent pour le nouveau complexe de Cahors, dans le Lot, porté par Ludovic Graillat, qui gère déjà les deux autres cinémas de la ville, l’ABC et le Quercy,<br />

et associé sur ce projet à Charles Mascagni, par ailleurs exploitant de Saint-Gaudens. Le futur cinéma comptera 7 salles pour un total de 1 000 places (deux au rez-dechaussée<br />

de 320 et 150 places, 5 à l’étage de 190, 110, 100, 86 et 72 places). L’ouverture prévue pour la fin de l’année <strong>2019</strong>.<br />

© Stéphane Goubault<br />

© Stéphane Goubault<br />

Ludovic Graillat et Charles Mascagni sur leur chantier.<br />

Groupe Pathé<br />

Promotion pour<br />

Aurélien Bosc, Ardavan<br />

Safaee et Olivier<br />

Grandjean<br />

Ces évolutions de postes concernent les<br />

équipes directionnelles des Cinémas Pathé<br />

Gaumont et de Pathé Films. Elles seront<br />

effectives à compter du 2 septembre.<br />

Aurélien Bosc est nommé président des Cinémas<br />

Pathé Gaumont en remplacement de Martine<br />

Odillard. Il occupait depuis septembre 2018 la<br />

fonction de directeur général, responsable de<br />

la France et de la Belgique.<br />

C’est Olivier Grandjean, jusqu’à présent directeur<br />

du développement du circuit, qui lui succède.<br />

Celui qui a intégré Pathé en 1994 possède<br />

également la casquette de président du syndicat<br />

Uniciné et de président délégué de la FNCF.<br />

Ardavan Safaee devient président de Pathé<br />

Films, poste auparavant occupé par Jérôme<br />

Seydoux. Il avait rejoint le groupe en 2015 en<br />

qualité de directeur de la production avant<br />

d’endosser le rôle de directeur général de Pathé<br />

Films en février 2018.<br />

Pathé précise que Jérôme Seydoux et Eduardo<br />

Malone demeurent co-présidents de Pathé.<br />

SÉMINAIRE D’ÉQUIPE CGR<br />

Du 5 au 7 <strong>juin</strong> dernier, CGR Cinémas a rassemblé ses directeurs(trices) et adjoint(e)s à La Rochelle.<br />

Réunion plénière studieuse et escape game géant pour toutes les équipes et partenaires sur<br />

l’île d’Aix.<br />

44


PORTRAIT<br />

EXPLOITANT<br />

Romain Grosjean,<br />

directeur du Rex de Brive<br />

Direction le sud-ouest à la rencontre du directeur/programmateur des 3 salles du Rex de<br />

Brive-la-Gaillarde. Un cinéma cousin du Grand Rex parisien et dont la façade va prochainement<br />

bénéficier d’un petit coup de peinture.<br />

Que mettriez-vous dans le cinéma de vos rêves ?<br />

Je suis charmé par la beauté des projecteurs 35 mm et des mécanismes argentiques. C’est une technique<br />

extraordinaire qui a accompagné l’histoire du cinéma. On a l’impression d’être dans une autre époque.<br />

C’est pourquoi je suis content d’être à Brive qui est un cinéma historique.<br />

À quel moment avez-vous décidé de faire ce<br />

métier ?<br />

Je n’ai pas choisi le cinéma, ça m’est tombé dessus. Je sortais<br />

d’études de tourisme et j’ai trouvé un stage aux Rencontres internationales<br />

du moyen métrage de Brive. Mon tuteur de stage, qui<br />

occupait un rôle au pôle régional d’éducation à l’image, partait :<br />

je l’ai remplacé et me suis formé en autodidacte. Je suis devenu<br />

le directeur du pôle en 2014, puis quand la ville de Brive a décidé<br />

de reprendre le Rex, elle m’a contacté pour en devenir le programmateur.<br />

C’est là que j’ai voulu faire ce métier.<br />

Qu’est-ce qui vous séduit en premier dans<br />

une salle de cinéma ?<br />

La sensation lorsque l’on s’assoit dans un fauteuil juste avant que<br />

la lumière s’éteigne. Ce bref instant qui précède le basculement<br />

dans un autre monde, hors du temps. Un moment « sanctuaire<br />

» qu’on ne pourra pas nous enlever puisqu’on est dans le noir,<br />

avec seulement l’image et le son.<br />

Votre plus grand moment de solitude dans<br />

votre cinéma ?<br />

Quand on a fait la projection de Sac la mort en présence du<br />

réalisateur Emmanuel Parraud. Il y avait 6 personnes dans la salle<br />

pour un débat formidable. Mais j’ai été triste de ne pas voir plus<br />

de spectateurs et embarrassé pour le réalisateur qui s’était déplacé.<br />

Votre spectateur le plus insolite ?<br />

J’ai un spectateur pieds nus qui vient tous les jours et voit tous<br />

les films.<br />

Le spectateur qui vous met le plus en<br />

colère ?<br />

Un jour, un spectateur a répondu à un appel dans la salle devant<br />

le réalisateur. Comme ça, sans gêne. Une autre fois, nous avons<br />

projeté L’Empire des sens, présenté par la critique Marie-Anne<br />

Guérin qui a évoqué la question du cinéma érotique, la manière<br />

d’utiliser les corps. Pendant toute la projection, un couple n’a pas<br />

arrêté de râler devant certaines scènes. Et pendant le débat, ce<br />

couple a critiqué la qualité de tournage. Il était aux antipodes<br />

de la salle, charmée par le film.<br />

Le film que vous regrettez de ne pas avoir<br />

vu en salle quand il est sorti ?<br />

Je n’ai jamais vu un film de Stanley Kubrick en salles. Seulement<br />

en DVD ou Blu-ray.<br />

Votre plaisir coupable ?<br />

Borat de et avec Sacha Baron Cohen. Je ne le trouve pas si «<br />

naze » que ça : c’est un point de vue assez décalé et critique<br />

sur le monde occidental. Un film un peu trash à la manière<br />

de Bernie d’Albert Dupontel.<br />

La BO dont vous ne vous lassez pas ?<br />

La musique de 2001 de Kubrick : elle me transporte, l’écriture<br />

musicale et sonore du film est folle. C’est limite un opéra. Et<br />

pour danser, les musiques de Tarantino. Toute la culture qu’il<br />

peut avoir de la musique contemporaine, toutes ses influences<br />

musicales qu’il insère dans ses films : c’est fabuleux chez lui.<br />

Entre nous, quel est l’exploitant dont vous<br />

êtes fan ?<br />

J’aime bien le discours sur le cinéma porté par Stéphane Goudet<br />

du Méliès de Montreuil. J’ai forcément une pensée pour<br />

Bernard Duroux que j’ai remplacé à Brive et qui m’avait formé.<br />

Il a créé le Rex de toutes pièces, à convaincu la mairie de<br />

racheter le cinéma et d’en faire un lieu d’art et essai.<br />

Et quand tout est noir quel film vous rend<br />

le plus heureux ?<br />

To Be or Not To Be, c’est le film qui me remet de bonne humeur<br />

lors d’un coup de blues. Comme une béquille de vie. Il me<br />

rend heureux car c’est la victoire de l’art sur l’obscurantisme.<br />

C’est une formidable mise en abîme et une autocritique du<br />

théâtre ; une tromperie avec des dialogues fantastiques.<br />

BIO EXPRESS<br />

2009<br />

Premiers pas dans le cinéma<br />

via le festival du moyen<br />

métrage de Brive.<br />

2011<br />

Devient programmateur au<br />

Rex de Brive.<br />

2014<br />

Nommé directeur du pôle<br />

régional d’éducation aux<br />

images.<br />

2016<br />

Prend la direction du Rex.<br />

N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong> 45


INSTITUTIONNELS<br />

TABLEAU DES DERNIÈRES CDACi/CNACi<br />

DATES DEMANDEUR ENSEIGNE DU PROJET ÉCRAN(S) PLACES DEMANDE VILLE DÉPART. AGGLO DÉCISION<br />

CDACi<br />

04/07 SAS ARTPLEXE CANEBIERE ARTPLEXE 7 996 Marseille Bouches-du-Rhône<br />

04/07<br />

VILLE DE<br />

COSNE-COURS-SUR-LOIRE<br />

EDEN CINEMA 1 331<br />

Extension de l'actuel établissement<br />

(2 salles, 320 places)<br />

Cosne<br />

Cours-sur-Loire<br />

Nièvre<br />

Marseille<br />

Aix-en-Provence<br />

Cosne<br />

Cours-sur-Loire<br />

16/07 CINEVILLE CINEVILLE 5 725 Beaupréau-en-Mauges Maine-et-Loire Beaupréau<br />

19/07<br />

CINEMA CONFLUENCES SABLE<br />

SUR SARTHE<br />

CINEMA CONFLUENCES<br />

SABLE SUR SARTHE<br />

23/07 CINEALPES CINE MORVAN 6<br />

3 360<br />

CNACi<br />

En remplacement de l'actuel Palace<br />

Carnot (1 salle, 283 places)<br />

En remplacement de l'actuel<br />

Morvan (4 salles, 456 places)<br />

Sablé-sur-Sarthe Sarthe Sablé-sur-Sarthe<br />

Le Creusot Saône-et-Loire Le Creusot<br />

<strong>26</strong>/07 SCEC GRAND ECRAN 5 860 Feytiat Haute-Vienne Limoges<br />

<strong>26</strong>/07 SARL LE REGENT LE CUBE CINEMA 6 989 Bastia Corse Bastia<br />

<strong>26</strong>/07 SA IMAGE 56 MEGA CGR 1 283<br />

Extension de l'actuel établissement<br />

(11 salles, 1 890 places)<br />

Lanester Morbihan Lorient<br />

SOUTIENS<br />

AFCAE<br />

Actions Promotion<br />

PERDRIX d’Erwan Le Duc, Pyramide Distribution,<br />

14/08 - UNE GRANDE FILLE de Kantemir Balagov,<br />

ARP Sélection, 21/08.<br />

signalé<br />

VIF-ARGENT de Stéphane Batut, Films du<br />

Losange, 28/08.<br />

Jeune Public<br />

WONDERLAND, LE ROYAUME SANS PLUIE de<br />

Keiichi Hara, Art House, 24/07 - SHAUN LE<br />

MOUTON 2 / LA FERME CONTRE-ATTAQUE de<br />

Richard Phelan et Will Becher, StudioCanal,<br />

16/10 - ZIBILLA ET LA VIE ZEBREE d’Isabelle<br />

Favez, Gebeka Films, 13 novembre.<br />

Patrimoine/Répertoire<br />

QUAND PASSENT LES CIGOGNES de Mikhail<br />

Kalatozov, Potemkine, octobre - RETROSPECTIVE<br />

JEAN-FRANÇOIS LAGUIONIE, partenariat ADRC/<br />

Agence du Court Métrage, 2/10.<br />

films signalés<br />

LE TIGRE DU BENGALE / LE TOMBEAU HINDOU<br />

diptyque de Fritz Lang, Wild Bunch, 17/07.<br />

AGENDA DE LA PROFESSION<br />

ÉVÉNEMENT DATE LIEU<br />

AG DE L’UNION DES CINÉMAS DU<br />

SUD DE LA FRANCE (UCF)<br />

FÊTE DU CINÉMA <strong>2019</strong> 30/06 au 03/07<br />

27 et 28/06 Marseille (13)<br />

dans tous les cinémas participants<br />

(FNCF)<br />

5 E STUDIO SHOW 04 et 05/07 Paris (75)<br />

TOUR DE FRANCE DIGITAL 08 et 09/07 Toulouse (31)<br />

MOSTRA DE VENISE 28/08 au 07/09 Italie<br />

22 ES RENCONTRES NATIONALES ART<br />

ET ESSAI JEUNE PUBLIC<br />

11 et 13/09 Chartres (28)<br />

74 E CONGRÈS DE LA FNCF 23 au <strong>26</strong>/09 Deauville (14)<br />

RENCONTRES PROFESSIONNELLES<br />

DU NORD<br />

13 au 15/11 Arras (62)<br />

Retrouvez toutes ces manifestations plus détaillées sur boxofficepro.fr rubrique Agenda<br />

PETITES ANNONCES<br />

RECRUTE<br />

ASSISTANTS-DIRECTEURS<br />

(H/F)<br />

Pour établissements généralistes et à dominante art<br />

& essai<br />

Postes en CDI basés en Bretagne<br />

Veuillez adresser<br />

lettre de motivation et CV à :<br />

SAS CINÉVILLE – M. le Directeur Général<br />

3 e rue de Paris – BP 61339<br />

35513 CESSON-SÉVIGNÉ CEDEX<br />

ou cineville@cineville.fr<br />

GNCR<br />

Soutiens<br />

MANTA RAY de Phuttiphong Aroonpheng,<br />

Jour2fête, 24/07 - REZA de Alireza Motamedi,<br />

Norte Distribution, 21/08 - VIENDRA LE FEU de<br />

Olivier Laxe, Pyramide Distribution, 4/09 - JEANNE<br />

de Bruno Dumont, Les Films du Losange, 11/09<br />

- ATLANTIQUE de Mati Diop, Ad Vitam, 2/10 - J’AI<br />

PERDU MON CORPS de Jérémy Clapin (soutien<br />

GNCR/AFCAE), Rezo Films, 6 novembre - LE LAC<br />

AUX OIES SAUVAGES de Diao Yi’nan, ARP sélection,<br />

31/07.<br />

Recommandations<br />

THREE ADVENTURES OF BROOKE de Yuan Qing,<br />

Les Acacias, 18/09 - DE CENDRES ET DE BRAISES<br />

de Manon Ott, Docks 66, 25/09 - HALTE de Lav<br />

Diaz, ARP sélection, 31/07.<br />

Vif-Argent<br />

Wonderland, le royaume sans pluie<br />

GROUPE INDÉPENDANT<br />

GRAND ECRAN CINÉMAS<br />

(10 SITES)<br />

RECHERCHE<br />

DIRECTEUR (H,F) DE<br />

SITE CONFIRMÉ<br />

pour ses établissements de<br />

La Teste et Arcachon (10+3 salles),<br />

classés A&E.<br />

Disponibilité rapide.<br />

Merci d’adresser vos CV,<br />

lettre de motivation<br />

par mail à :<br />

grandecrandirection@grandecran.eu<br />

46


“UN FILM QUI REGORGE D’AMOUR”LES INROCKS<br />

AUSTEN & MIKHANOVSKY<br />

présentent<br />

LE PETIT BIJOU DE<br />

UN FILM DE<br />

KIRILL MIKHANOVSKY<br />

une production GIVE ME LIBERTY Mfg. en association avec FLUX CAPACITOR STUDIOS BRIMSTAGE FILM FUND GREEN STREET FILM Co. THE SPACE PROGRAM SOTA CINEMA GROUP<br />

“GIVE ME LIBERTY” avec CHRIS GALUST LAUREN “LOLO” SPENCER MAXIM STOYANOV et avec JAMES WATSON STEVE WOLSKI MICHELLE CASPAR BEN DERFEL ZOYA MAKHLINA DARYA EKAMASOVA<br />

SHERYL SIMS-DANIELS ARKADY BASIN ANNA MALTOVA DOROTHY REYNOLDS costumes KATE GRUBE décors BART MAGRUM son JEREMY MAZZA design son VINCENT HAZARD mix son JULIEN PEREZ image WYATT GARFIELD<br />

producteurs exécutifs GUS DEARDOFF BRIAN FENWICK OLEG KOKHAN ALEKSEY MAKUKHIN DAVID STAMM RYAN ZACARIAS BENH ZEITLIN ERIC WAGNER ALEX WITHERILL et BRIGHT STAR WISCONSIN<br />

producteurs VAL ABEL WALLY HALL MICHAEL MANASSERI GEORGE RUSH SERGEI SHTERN MIKHANOVSKY<br />

produit par AUSTEN scénario de AUSTEN & MIKHANOVSKY montage+réalisation par MIKHANOVSKY<br />

<strong>2019</strong> © GIVE ME LIBERTY THE MOVIE, LLC

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