Boxoffice n°370 - 26 juin 2019
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N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
S H A U N l e M O U T O N<br />
LA FERME CONTRE-ATTAQUE<br />
A A R D M A N A N I M A T I O N S<br />
shaun<br />
© <strong>2019</strong> AARDMAN ANIMATIONS LTD ET STUDIOCANAL SAS TOUS DROITS RÉSERVÉS.<br />
LE 16 OCTOBRE
RUGIRA CET ÉTÉ DANS VOS SALLES !<br />
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À VOS SPECTATEURS NÉS SOUS LE SIGNE ASTROLOGIQUE<br />
DU LION (ENTRE LE 23 JUILLET ET LE 22 AOÛT ** )<br />
Pour présenter cette opération à vos spectateurs,<br />
téléchargez en exclusivité sur<br />
un package comprenant :<br />
• Un carton salle Flat et Scope<br />
• Un shareable à partager sur vos réseaux sociaux<br />
• Une photo de couverture Facebook et Twitter<br />
Lancement de l’opération dès le 17 juillet. Pour y participer,<br />
prenez contact au plus vite avec votre référent Disney habituel<br />
*Dans la limite des stocks disponibles<br />
**Sur présentation d’un justificatif<br />
LE 17 JUILLET AU CINÉMA<br />
WaltDisneyStudiosFR<br />
@DisneyFR<br />
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#LeRoiLion<br />
©<strong>2019</strong> Disney
STUDIOSHOW<br />
TOUR D’HORIZON DU MARKETING<br />
DIGITAL AVEC LES 4 STUDIOS<br />
FRANCO-AMÉRICAINS<br />
CINEEUROPE <strong>2019</strong><br />
RETOUR SUR LA GRAND MESSE DE<br />
L’EXPLOITATION EUROPÉENNE<br />
AG DE L’EST ET<br />
DE NORMANDIE<br />
AIDE SÉLECTIVE, RÉFORME ART ET<br />
ESSAI…<br />
ÉCHOS DES DERNIÈRES RÉUNIONS<br />
SYNDICALES<br />
FOCUS ROUEN<br />
KINEPOLIS SE REFAIT UNE BEAUTÉ<br />
ÉDITO<br />
Le digital pour tous,<br />
tous pour le digital<br />
On ne pouvait pas aborder sereinement cette période<br />
estivale et arriver au StudioShow sans au préalable<br />
percer le mystère une bonne fois pour toutes du…<br />
marketing digitaaal ! C’est souvent clair mais un peu<br />
confus, c’est simple mais un peu compliqué… On<br />
vous ouvre les portes d’un nouveau monde, d’une<br />
autre galaxie où les autochtones ont même leur<br />
propre langage ! On répond à toutes les questions<br />
que vous n'osez pas poser. On vous dit tout ! On<br />
saute à pieds joints dans le stunt, on nage gaiement<br />
dans le scrolling, on se prélasse dans l’activation, on<br />
influence, on reach, on désire la data. Nous avons<br />
interrogé les experts en digital, non seulement des<br />
quatre studios du SFAC qui présenteront leur line-up<br />
les 4 et 5 <strong>juin</strong> prochain, mais aussi des<br />
agences spécialisées.<br />
La seconde révolution numérique était aussi au cœur<br />
des débats CineEurope de Barcelone, dont la réunion<br />
des exploitants européens a permis de dresser un<br />
bilan et d’entrevoir les enjeux à venir. Outre cette<br />
immersion, les assemblées générales ont débattu dans<br />
l’Est, en Normandie et à Arcachon pour Cinéo. Les<br />
rencontres Art et Essai de Bretagne et les rencontres<br />
du SDI ont nourri l'appétit des exploitants<br />
cinéphiles. Et enfin, l’ADRC a tenu son assemblée<br />
générale tant attendue, qui a permis d’affirmer son<br />
rôle au cœur du système de l’exploitation et<br />
d’évoquer comme ce fut le cas dans toutes ces<br />
réunions professionnelles, la crispation et la<br />
frustration d’un manque de dialogue avec le CNC<br />
autour des décisions de la commission sélective. Ce<br />
qui nous augure un été studieux... et chaud avant le<br />
congrès !<br />
Marion Delique
SOMMAIRE<br />
©Aysegul Algan<br />
5 e édition du StudioShow<br />
..<br />
DOSSIER<br />
StudioShow : dans les coulisses du marketing digital 8<br />
..<br />
ACTUALITÉS<br />
CineEurope<br />
Le marché international,<br />
plus résilient et innovant que jamais 18<br />
Convention StudioCanal 22<br />
6 es Rencontres du SDI 24<br />
Rencontres Art et Essai de Bretagne 25<br />
ADRC, L’agence réaffirme son importance 24<br />
..<br />
CHIFFRES<br />
Vertigo, Mapping CineForecast 30<br />
Top 50 films et distributeurs 31<br />
NukeSuite 32<br />
Calendrier 34<br />
8<br />
..<br />
SALLES<br />
Assemblées générales,<br />
De l’Est à la Normandie, les syndicats face au CNC 36<br />
Cinéo dans les starting-blocks 39<br />
L’Entraide du cinéma, voilà l’été ! 40<br />
Focus exploitant<br />
Le Kinepolis de Rouen 42<br />
..<br />
PORTRAIT D’EXPLOITANT #13<br />
Romain Grosjean,<br />
directeur/programmateur du Rex<br />
de Brive-la-Gaillarde 45<br />
..<br />
INSTITUTIONNELS<br />
Nouvelles CDACi/CNACi 46<br />
Agenda de la profession<br />
est une publication de<br />
@<strong>Boxoffice</strong>France<br />
@<strong>Boxoffice</strong>MagFR<br />
@boxofficemagfr<br />
<strong>Boxoffice</strong> France<br />
N°ISSN : <strong>26</strong>08-8924<br />
<strong>Boxoffice</strong> est édité par Webedia Movies Pro au Capital de 2 075 620 euros,<br />
c/o Webedia 2, rue Paul Vaillant - Couturier CS60102 - 92532 LEVALLOIS<br />
PERRET CEDEX<br />
Tél 01 85 09 95 87 / E-mail info@ccg.fr – Dépôt Légal à Parution<br />
Directeur de la Publication<br />
Julien Marcel / julien.marcel@webedia-group.com<br />
Rédactrice en Chef Marion Delique / mdelique@boxofficefrance.fr<br />
Rédacteurs Aysegül Algan / aalgan@boxofficefrance.fr,<br />
Cécile Vargoz / cvargoz@boxofficefrance.fr,<br />
Cécile Desclaux / cdesclaux@boxofficefrance.fr<br />
Tanguy Colon / tanguy.colon@webedia-group.com<br />
Stagiaire rédaction Thomas Izart thomas.izart@webedia-group.com<br />
Base de données Films guillaume.martin@webedia-group.com<br />
Publicité / Base de données Distributeurs<br />
Pauline Luigi / pauline.luigi@webedia-group.com<br />
Justine Deltombe / justine.deltombe@webedia-group.com<br />
Réalisation Webedia Movies Pro, Maquette / Infographie :<br />
Philippe Cosqueric / pcosqueric@wmp.fr, Charlie Coulot / charlie@ccg.fr<br />
Impression : SOCOSPRINT IMPRIMEURS 36, route d’Archettes 88 000 Epinal<br />
Provenance du papier : Espagne<br />
Taux de fibres recyclées : 0,28 %<br />
Eutrophisation : 0,02 kg/tonne<br />
4
FILMS<br />
OPÉRATION MARKETING<br />
Des Playmobil gonflés<br />
Présenté en ouverture du festival d'Annecy le 10 <strong>juin</strong> dernier, Playmobil, le film<br />
s'est invité dans toute la ville en disséminant ses héros de plastique... en format<br />
géant ! En version gonflable sur la grande pelouse qui borde de lac d’Annecy, ou<br />
encore un peu partout à la gare SNCF, pour accueillir les festivaliers. Une façon,<br />
comme dans le film qui mêle prises de vue réelles et images de synthèse, d'insérer<br />
des figurines de fiction dans la réalité ! Pour rappel, c'est Pathé qui distribue le film<br />
réalisé par Lino DiSalvo, en salles le 7 août. Pour les avant-premières, rendez-vous<br />
autour d’une date et séance unique dimanche 4 août (contactez votre programmateur<br />
habituel).<br />
TOURNAGE<br />
Druk : Mads Mikkelsen en prof<br />
bourré chez Vinterberg<br />
© Henrik Ohsten / Trust Nordisk<br />
©On Kids and Family<br />
Gare d’Annecy<br />
Playmobil soirée d’ouverture<br />
©Annecy-Festival International du Film d’Animation<br />
Les 4 acteurs de Druk.<br />
Après Loin de la foule déchaînée et Kursk, Thomas Vinterberg revient au Danemark,<br />
retrouvant pour l'occasion Mads Mikkelsen et la plupart des acteurs de La Chasse<br />
(Thomas Bo Larsen, Lars Ranthe et Susse Wold). Le cinéaste, co-fondateur avec<br />
Lars Von Trier du Dogme95, a en effet commencé en mai le tournage de Druk<br />
(que l'on pourrait pourrait traduire par “binge drinking”, mais le titre international<br />
n'est pas encore confirmé). L'histoire d'un prof de lycée en bout de course, qui se<br />
lance avec trois collègues dans une expérience pédagogique pas banale : faire cours<br />
en étant ivres ! Partant d'une théorie selon laquelle l'alcool ouvre nos esprits et<br />
augmente notre créativité, les profs et certains de leurs élèves s'appliquent donc à<br />
maintenir un taux d'alcoolémie permanent. Les premiers résultats sont positifs et<br />
le projet fait même l'objet d'une étude académique ! Mais si l'expérience progresse<br />
pour certains, elle déraille pour les autres...<br />
TrustNordisk, qui gère les ventes du film, a annoncé une sortie au Danemark à<br />
l'automne 2020 ; on ignore encore qui le distribuera en France.<br />
Monsieur Patate : Et toi, pourquoi t’as pas<br />
aussi un laser Woody ?<br />
Woody : Ce n’est pas un laser ! C’n’est…<br />
C’n’est qu’une petite ampoule qui brille !<br />
Bayonne : Qu’est-ce qu’il a ?<br />
Monsieur Patate : Il a une envie de laser…<br />
SUPPLÉMENT<br />
Cahier Comme des bêtes 2<br />
Retrouvez en accompagnement de votre <strong>Boxoffice</strong> un livret d’activités Comme des<br />
bêtes 2 des studios Illumination (en salles le 31 juillet, distribué par Universal<br />
Pictures). 12 pages pour jouer avec Max, Chloé, Gidget, Pops… et colorier tous<br />
leurs amis à poils et à plumes !<br />
©Pixar-Disney<br />
23 ans après les premières aventures, Toy Story est de retour ce <strong>26</strong> <strong>juin</strong> dans<br />
les salles (distribué par Walt Disney) avec un 4 e opus qui les mène… au-delà !<br />
6
LEONARDO DiCAPRIO•BRAD PITT<br />
MARGOT ROBBIE<br />
DANS<br />
“ONCE UPON A TIME… IN HOLLYWOOD”<br />
AVEC<br />
EMILE HIRSCH•MARGARET QUALLEY•TIMOTHY OLYPHANT•AUSTIN BUTLER•DAKOTA FANNING•BRUCE DERN et AL PACINO<br />
COLUMBIA PICTURES Présente•En Association avec BONA FILM GROUP CO., LTD.•Une Production HEYDAY FILMS•Un Film de QUENTIN TARANTINO<br />
Casting VICTORIA THOMAS, CSA•Création Costumes ARIANNE PHILLIPS•Montage FRED RASKIN, ACE•Cheffe Décoratrice BARBARA LING<br />
Directeur de la Photographie ROBERT RICHARDSON, ASC•Producteurs Éxecutifs GEORGIA KACANDES • YU DONG • JEFFREY CHAN<br />
Produit par DAVID HEYMAN • SHANNON McINTOSH • QUENTIN TARANTINO • Écrit et Réalisé par QUENTIN TARANTINO
STUDIOSHOW <strong>2019</strong><br />
Des réseaux sociaux aux caisses et<br />
bornes automatiques, en passant par<br />
la projection, l’exploitation cinématographique<br />
est passée au digital.<br />
Comment, côté distributeurs, gère-t-on<br />
cette nouvelle ère de médias et formats<br />
numériques pour communiquer sur<br />
les films ? En amont du StudioShow de<br />
ces 4 et 5 juillet, <strong>Boxoffice</strong> a demandé<br />
à des experts de la question (Adrien<br />
Chabal chez Webedia Movies Agency<br />
et Benjamin Touboul chez Silenzio) et<br />
aux responsables de Paramount, Sony,<br />
Universal et Warner Bros. de lever le<br />
voile sur leurs nouvelles pratiques de<br />
marketing.<br />
8
DICTIONNAIRE DIGITAL-FRANÇAIS/FRANÇAIS-DIGITAL<br />
(Pour ne pas être trop perdu dans les pages suivantes !)<br />
Achat d’impulsion : Un achat d’impulsion est un achat non prévu, pour<br />
lequel la décision est prise au moment de la confrontation à l’offre.<br />
Brand safety : Le terme de brand safety désigne les pratiques permettant<br />
de s’assurer que la marque d’un annonceur n’apparaît pas dans des environnements<br />
qui pourraient présenter un risque pour son image.<br />
Campagne d’activation data : Campagne publicitaire utilisant les données<br />
des clients d'une entreprise (qui, quand, quoi, où) récupérées via un système<br />
de cookies.<br />
Data transactionnelle : La notion de donnée ou data transactionnelle fait<br />
référence aux données que possède un commerçant sur ses clients et qui<br />
proviennent d’un comportement d’achat avéré.<br />
Earned media : Les expositions dont bénéficie gratuitement une marque sur<br />
les réseaux sociaux, blogs et autres espaces personnels, avis et commentaires des<br />
consommateurs ainsi que par le biais des reprises presse.<br />
Formats publicitaires in-read : Le format vidéo in-read est un format<br />
publicitaire par lequel une vidéo est affichée au sein même du texte. Le<br />
terme in-read montre l’intégration de l’élément publicitaire dans le<br />
processus et l’espace de lecture. En général, la vidéo est lue automatiquement<br />
lorsqu’elle apparaît pleinement à l’écran lorsque le visiteur consulte<br />
l’article. Le plus souvent, le son n’est activé qu’en cas de survol de la vidéo<br />
par la souris.<br />
GAFA : L’acronyme GAFA est formé par la lettre initiale des cinq entreprises<br />
Google, Apple, Facebook et Amazon. Il représente « les géants du web ».<br />
Mass média : Un mass media est un média publicitaire à forte audience.<br />
Média stunt : Un coup de pub.<br />
Mix média : Le mix média désigne la démarche d’optimisation du choix<br />
des médias utilisés pour une campagne publicitaire. Le choix se fait à<br />
partir des caractéristiques des médias (puissance, coûts, capacité de ciblage,<br />
efficacité publicitaire, cadre juridique…) et de leur capacité à répondre<br />
au meilleur coût aux objectifs de la campagne.<br />
Normes IAB de visibilité : L’IAB ou Internet Advertising Bureau est une<br />
association regroupant les acteurs de la publicité Internet. L’IAB regroupe<br />
des régies, des agences, des prestataires techniques et des annonceurs. Son<br />
but est de promouvoir et de faciliter le développement de la publicité<br />
Internet à travers la réalisation d’études (efficacité publicitaire) et d’événements,<br />
et par la création de guides ou chartes d’harmonisation des<br />
pratiques (vocabulaire, formats, procédures, etc..).<br />
Plan média : Le plan média est un document qui regroupe l’ensemble des<br />
insertions publicitaires prévues dans les supports et médias choisis pour<br />
une campagne publicitaire.<br />
Programmatique : L’achat programmatique désigne un procédé plus ou<br />
moins automatisé d’achat des espaces publicitaires sélectionnés dans le<br />
cadre d’un plan médias / supports.<br />
Retargeter : Le retargeting est une pratique publicitaire qui consiste le<br />
plus souvent à cibler un individu qui a visité un site Internet, mais pour<br />
lequel il n’y a pas eu achat ou transformation lors de cette visite.<br />
Story telling : Le storytelling est littéralement le fait de raconter une<br />
histoire à des fins de communication. Dans un contexte marketing, le<br />
storytelling est le plus souvent le fait d’utiliser le récit dans la communication<br />
publicitaire.<br />
Taux de complétion : Au sens strict du terme, le taux de complétion vidéo<br />
désigne normalement la part de l’audience qui visionne intégralement<br />
une vidéo. Dans un sens plus large, le terme est dans les faits souvent<br />
utilisé pour désigner la proportion moyenne d’une vidéo vue. Dans ce<br />
cadre, un taux de complétion vidéo de 50 % signifie alors qu’en moyenne<br />
la vidéo est vue sur la moitié de sa longueur.<br />
Source : definitions-marketing.com.<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
9
STUDIOSHOW <strong>2019</strong><br />
RENCONTRES<br />
Adrien Chabal, DGA Webedia Movies Agency<br />
Benjamin Touboul, DG Silenzio<br />
Le marketing digital sous toutes ses coutures<br />
L’avènement du digital a largement bousculé la manière de communiquer autour d’un film et le traitement des données sur les<br />
spectateurs. Adrien Chabal, directeur général adjoint de Webedia Movies Agency, et Benjamin Touboul, directeur général de<br />
Silenzio, donnent leurs clés pour appréhender l’univers du marketing digital.<br />
« Le digital est au départ un catalyseur basé sur le bouche à oreille, avec un consommateur<br />
qui devient de plus en plus partie prenante dans le processus », explique Adrien<br />
Chabal chez Webedia Movies Agency. « Le marketing digital offre beaucoup d'avantages<br />
! D’abord, il permet d’envisager un niveau de couverture sur cible exceptionnel,<br />
puisque près de 85 % de la population française est connectée, ce qui correspond à 45<br />
millions de Français par jour. Ensuite c’est un média toujours plus adapté à la diffusion<br />
de contenus vidéos, qui sont cruciaux pour la promotion des films. Enfin, c’est un<br />
environnement sur lequel on peut obtenir des coûts/contacts très intéressants. La difficulté<br />
est que, même si les choses continuent d’évoluer dans le bon sens, les offres publicitaires<br />
sont extrêmement nombreuses, et il est important de faire le tri », ajoute Benjamin<br />
Touboul, directeur général de Silenzio. « De notre côté nous proposons des dispositifs<br />
orchestrés sur les sites exploitants comme ceux de Pathé Gaumont, CGR, et les cinémas<br />
indépendants, ainsi que sur AlloCiné, média historique du cinéma qui rassemble 15<br />
millions de visiteurs uniques et une forte présence sur les réseaux sociaux, pour positionner<br />
des films auprès du public. Cela passe par la vidéo avec du contenu social, du community<br />
management, des dispositifs d’achats médias et par l’influence », illustre Adrien Chabal.<br />
La beauté du digital,<br />
c’est le côté viral.<br />
Adrien Chabal<br />
Pour cette dernière, l'impact des réseaux sociaux est aujourd'hui incontournable.<br />
« Facebook et Instagram sont inscrits dans le quotidien de la majeure partie de la<br />
population en France et en Europe et constituent une excellente caisse de résonance pour<br />
les contenus cinéma. De manière générale, la beauté du digital, c’est le côté viral. D’autres<br />
réseaux, comme Snapchat et Tiktok, émergent. Il y a de plus en plus d’audiences à aller<br />
chercher là-bas, notamment chez les plus jeunes » ajoute-t-il. Silenzio tire un constat<br />
similaire : « Nous utilisons principalement Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat et<br />
Pinterest. Facebook conserve l’avantage de l’audience massive en vue d’optimiser la<br />
couverture et la répétition sur cible. Les performances y sont également très intéressantes<br />
pour diffuser nos contenus. », affirme Benjamin Touboul.<br />
Le tout nécessite une définition et adaptation bien précises du contenu. « Par<br />
exemple, de manière générale, Facebook laisse davantage de place aux contenus de<br />
marques, avec des pages officielles, là où Instagram est plus personnalisé, avec des<br />
influenceurs. Il s’agit de créer un contenu qui soit en phase avec la communauté et la<br />
nature du réseau », poursuit Adrien Chabal. « Instagram est toujours<br />
le réseau de l’image, il nous offre de belles opportunités créatives.<br />
La puissante croissance de cette plateforme est également un<br />
point clé nous permettant de travailler notre cible de manière<br />
ciblée, massive et séquencée. Les capacités de ciblage de<br />
Facebook et Instagram sont indéniablement les plus fines<br />
du marché pour une approche comportementale et sociodémographique.<br />
Nous investissons également Snapchat,<br />
qui est un vrai espace de liberté créative, souvent en<br />
décalage avec le reste de notre campagne. Pour parler à<br />
cette cible particulièrement exigeante, il est nécessaire de<br />
casser les codes promotionnels habituels, d’innover, de<br />
surprendre, parfois d’amuser. Pinterest et Twitter sont des<br />
réseaux que nous travaillons aussi, selon les sorties, avec des<br />
logiques très spécifiques », ajoute Benjamin Touboul.<br />
Avec certaines mutations à la clé. Par exemple, la<br />
bande-annonce en 16/9 est de plus<br />
en plus menacée par l’apparition<br />
de nouveaux formats. « Le format<br />
carré est apparu il y a deux ans<br />
et a été ensuite remplacé par<br />
le format 3/4. Désormais, avec<br />
la croissance d’Instagram, on<br />
ne parle que de vertical. Ces<br />
phénomènes créent un challenge<br />
créatif et narratif<br />
nouveau », se réjouit<br />
Adrien Chabal.<br />
10
L’exploitation des données<br />
Le digital, c’est aussi l’exploitation croissante de données. « Les ICP (indicateurs clés<br />
de performance) permettent de mesurer précisément le nombre de personnes ayant<br />
consulté un contenu et d’autres indicateurs, comme la complétion sur les vidéos vues et<br />
l’engagement sur les contenus en général permettent de recueillir de la data de manière<br />
très précise », ajoute le directeur général adjoint de Webedia Movies Agency. Ils<br />
offrent des données primordiales, qui « nous permettent d’optimiser les campagnes,<br />
leur orchestration et nos choix stratégiques. Ils sont communiqués en temps réel, à nos<br />
clients distributeurs en tant qu’ICP », complète Benjamin Touboul.<br />
© Nicolas Bets<br />
Ceux-ci sont de plus en plus utilisés sur les influenceurs, lesquels fonctionnent de<br />
plus en plus en niches. « Les influenceurs sont devenus des médias à part entière et<br />
touchent la population à grande échelle. Ils sont de plus en plus stratifiés, et un facteur<br />
clé de succès est d'identifier ceux qui seront les plus à même de créer un contenu qui fait<br />
vraiment sens, avec le désir d’apporter quelque chose d’intéressant qui engagera un public<br />
avec un film », explique Adrien Chabal. La place de ces influenceurs dans l’économie<br />
générale est encore en développement. D’après Benjamin Toboul, elle est très<br />
variable. « Il y a le pire comme le meilleur ; c’est encore un domaine à défricher. Certains<br />
utilisent l’influence comme du médiaplanning ce qui n’est pas notre philosophie. D’autres<br />
le travaillent dans une logique de complémentarité de messages, pour ne pas exposer leur<br />
cible à des messages publicitaires répétés. Cela ressemble davantage à ce que nous aimons<br />
mettre en place. Nous sommes convaincus que des influenceurs ne peuvent réellement<br />
influencer leur audience que s’ils sont sincères. Ce qu’ils communiqueront est crucial sur<br />
l’impact psychologique sur leurs communautés. »<br />
Webedia travaille ainsi avec les distributeurs dans le cadre d’opérations marketing<br />
en mutualisant leurs données. « Nous partageons de plus en plus de contenus avec les<br />
distributeurs, notamment les taux de complétion des vidéos. Et lorsque l’on opère une<br />
stratégie data, nous construisons la scénarisation avec eux. » Le programmatique, une<br />
technique permettant de produire de la publicité automatisée, est également très<br />
utilisée. « Webedia a fait l'acquisition de Tradelab, qui est la première plateforme<br />
programmatique européenne. Elle est alimentée avec la data cinéma d'AlloCiné qui<br />
constitue un "coffre-fort", et permet une grande pertinence dans le ciblage, ainsi que<br />
celle de FilmsActu (3 millions d'abonnés sur Youtube). Ces stratégies permettent de<br />
trouver et segmenter les publics (par exemple par genres de films ou assiduité dans les<br />
salles). En ce sens, la data permet d’optimiser ses dépenses pour être certain de toucher<br />
des cibles utiles. » Webedia propose également aux exploitants d'utiliser CRM Boost.<br />
C’est un moyen pour eux d’exploiter leur data et de toucher directement les spectateurs.<br />
« À travers des e-mailings et des newsletters, il est possible de toucher beaucoup<br />
de personnes. C’est valable depuis la base e-mail de la newsletter d’Allociné ou depuis<br />
la base e-mail d’un exploitant, par exemple. Il s’agit de trouver la personne directement<br />
là où elle se trouve, en s’appuyant sur le type de films qu’elle aime, par exemple. Ces<br />
données, si elles sont partagées à des fins d’activation marketing, peuvent enrichir<br />
considérablement le marché ».<br />
Benjamin Touboul<br />
Près de 85% de<br />
Français sont<br />
connectés, soit<br />
45 millions de<br />
personnes<br />
Benjamin Touboul<br />
5 jeunes influenceurs accompagné du guest Will Smith ont réinterprété<br />
l'un des tubes emblématiques d’Aladdin "Je suis ton meilleur ami". Une<br />
opération hommage au génie orchestrée par Webedia Movies Agency.<br />
Pour la sortie d’After - Chapitre 1, Silenzio a collaboré avec SND pour<br />
réaliser un clip vidéo de l’avant-première parisienne du film phénomène.<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
11
STUDIOSHOW <strong>2019</strong><br />
STÉPHANE RÉTHORÉ<br />
Directeur marketing,<br />
Universal Pictures International France<br />
Selon vous, quels sont les avantages<br />
et les inconvénients du marketing<br />
digital pour promouvoir<br />
un film ?<br />
Cette question implique une frontière<br />
entre marketing digital et marketing<br />
basé sur des médias traditionnels « old school ». Je suis foncièrement opposé à cette<br />
façon de cloisonner les choses, tout simplement parce que le marketing aujourd’hui<br />
est digital et que la transition numérique a eu lieu ou est en cours dans tous les<br />
domaines (affichage, radio, TV, presse, exploitation…). C’est ce principe que j’ai<br />
décidé d’appliquer à l’équipe marketing d’Universal il y a plus d’un an, en créant<br />
trois postes de chefs de projet qui ont une vision à 360° degrés de la promotion<br />
des films et vocation à gérer la partie opérationnelle de tous les plans média, y<br />
compris digitale. Concrètement, la révolution numérique et digitale a offert aux<br />
marketeurs de nouveaux outils extrêmement performants pour mieux connaître,<br />
cibler, engager et enfin fidéliser nos spectateurs potentiels. Le revers de la médaille<br />
est justement la surabondance de ces outils qui sont renouvelés quasiment tous les<br />
six mois. Les opportunités sont si nombreuses qu’un service marketing peut vite<br />
se perdre en se dispersant et en oubliant de rationaliser ses choix. C’est, il me semble,<br />
l’un des principaux challenges des équipes marketing dans un futur proche.<br />
En tant que studio franco-américain, comment concevez-vous les campagnes<br />
nationales ?<br />
Nous avons en commun avec nos collègues américains de nous appuyer sur la<br />
puissance des GAFA afin de pousser du contenu vidéo et développer la notoriété<br />
et l’envie de voir nos films. Les lancements de nos FA sur le web et les réseaux<br />
sociaux sont stratégiques, quasiment orchestrés comme des petites sorties de films<br />
(phase de teasing, lancement, soutiens). Nous avons la chance, sur le marché<br />
français, de travailler étroitement avec des partenaires ultra pertinents et créatifs<br />
sur la cible des assidus et réguliers de cinéma. Nos investissements incluent très<br />
régulièrement des groupes français tels que Webedia, dont la data « spectateurs de<br />
cinéma » est très cohérente et importante. Nous travaillons aussi régulièrement<br />
avec des groupes tels que Teads, dont nous aimons la capacité à créer des formats<br />
publicitaires in-read digitaux innovants et disruptifs, ou encore des médias d’infotainment<br />
tels que Melty ou Konbini, pour créer un story-telling complémentaire<br />
au FA, avec l’aide la plupart du temps des acteurs et réalisateurs. Cela dit, nous<br />
devons encore faire preuve de beaucoup de pédagogie auprès des agents américains<br />
pour les convaincre de laisser leurs clients (acteurs et réalisateurs) participer à ce<br />
nouveau style de vidéos. Les réticences sont encore nombreuses, certainement dues<br />
à une méconnaissance de la façon dont les adolescents et les millenials réagissent<br />
à la promotion aujourd’hui. Les discours formatés et sans saveur ne sont plus<br />
efficaces. Il faut s’appuyer sur ces nouvelles formes de vidéos pour avoir une chance<br />
de convaincre ce jeune public d’aller en salles.<br />
Quelles sont les différences d’usage du digital entre les États-Unis et<br />
la France ?<br />
La plus grande différence entre les campagnes américaines et les nôtres se situe dans<br />
l’étape cruciale de l’achat d’impulsion. Selon une étude du CNC, 23 % des habitués<br />
se rendent au cinéma sans être décidés sur le film qu’ils veulent voir. Les<br />
Américains ont la capacité de communiquer sur un public ciblé et de vérifier s’il<br />
achète ou non son ticket, via la plateforme de VàD Fandango. Cette information<br />
est très importante afin de comprendre pourquoi la personne n’a finalement pas<br />
acheté et surtout pour la retargeter éventuellement avec un autre contenu. Ce type<br />
de suivi est courant pour les sites de vente en ligne ou les services SVOD, mais en<br />
France, pour le moment, nous n’avions pas la possibilité d’utiliser les data des<br />
exploitants qui eux, ont l’information des billets vendus. Je parle de tout cela au<br />
passé puisque nous allons justement tester notre première campagne d’activation<br />
data avec Les Cinémas Pathé Gaumont pour la sortie de Yesterday et Comme des<br />
bêtes 2.<br />
Aujourd’hui, quels sont les réseaux sociaux les plus utiles pour communiquer<br />
sur des films ?<br />
Chaque réseau social est spécifique et s’adresse à des cibles différentes : Facebook<br />
a tendance à vieillir (en termes de tranche d’âge) mais reste très puissant et fédérateur<br />
(couverture et reach). Instagram est légèrement plus féminin et très efficace<br />
sur les vidéos (nous attendons de tester un format publicitaire sur IGTV). Nous<br />
utilisons Twitter pour coller à l’actualité : c’est de l’instantané très utile lorsque<br />
nous organisons une avant-première événementielle ou tout autre média stunt.<br />
Snapchat est très performant au niveau des stories et d’un public très jeune : les<br />
filtres sont très efficaces lorsque nous travaillons sur des franchises très connues, de<br />
type animation des studios Illumination et Dreamworks. Les chaînes Discover sont<br />
aussi très intéressantes pour créer du contenu supplémentaire. On s’intègre dans<br />
un contexte média pensé pour les générations Z en reprenant leurs codes. Nous<br />
regardons aussi de près TikTok mais nous n’avons pour le moment aucune garantie<br />
sur la brand safety donc nous nous abstenons pour le moment. Pour adapter notre<br />
campagne selon les réseaux, la clef est de promouvoir les films de la façon la plus<br />
native possible et s’intégrer au maximum dans l’expérience utilisateur.<br />
Quelle place occupe l’influence dans votre stratégie marketing ?<br />
Travailler avec des influenceurs est très efficace si le message délivré est en accord<br />
avec la stratégie marketing globale. Nous avons tenté de travailler avec des influenceurs<br />
stars qui produisaient pour nous des vidéos sur le ton de l’humour, ce qui<br />
n’est pas toujours adapté, notamment pour des blockbusters d’action. Nous nous<br />
sommes rendu compte que l’effet pouvait être bénéfique pour l’influenceur, mais<br />
pas vraiment pour le film lui-même. Nous avons donc décidé de travailler avec des<br />
groupes d’influenceurs moins puissants et de les inviter à des événements immersifs,<br />
afin de les inciter à prendre des vidéos et à raconter une histoire qui vende<br />
l’univers du film en question sans le tourner en dérision. L'événement influenceurs<br />
que nous avons organisé pour le second volet de Cinquante nuances de Grey était<br />
un modèle du genre : nous avons reconstitué l’univers de Christian Grey dans un<br />
hôtel particulier parisien et fait vivre une journée de milliardaire à deux influenceurs.<br />
Les retombées « sociales » ont été fantastiques.<br />
Comment obtenez-vous actuellement la data pour cibler vos campagnes ?<br />
Nous possédons nos propres data collectées sur nos owned medias (sites et réseaux<br />
sociaux). Nous nous appuyons également sur des données tierces recueillies auprès<br />
de partenaires médias avec lesquels nous travaillons ; mais encore une fois, ce qui<br />
nous manque aujourd’hui, c’est de pouvoir travailler avec les data transactionnelles<br />
des exploitants. Le fait de savoir qui a acheté son billet ou non permettra aux<br />
distributeurs de mieux communiquer auprès des spectateurs potentiels, en leur<br />
adressant des messages adaptés. C’est ce que sont capables de faire les sites de vente<br />
en ligne et c’est avec ce genre d’outil digital que nous ferons venir (ou revenir) plus<br />
de spectateurs dans les salles obscures.<br />
12
Quelle est l’opération marketing qui vous semble la plus efficace ?<br />
Pour moi, une opération promotionnelle réussie est une opération qui génère un maximum de earned media. Une avant-première<br />
classique avec quelques mots du cast en introduction ne génère plus grand-chose en termes de retombées. Nous pensons nos<br />
événements pour que les influenceurs, les leaders d’opinions et les journalistes ressentent le besoin et l’envie de partager leur<br />
expérience sur les réseaux sociaux et/ou sur leurs médias. Nous sommes très fiers de notre prochain événement pour promouvoir<br />
Comme des bêtes 2 : nous avons travaillé avec des agences pour concevoir la première projection indoor où les maîtres<br />
pourront venir voir le film avec leur animal de compagnie. Nous nous attendons à ce que la projection ne se passe pas totalement<br />
comme prévu et c’est justement le but recherché ! Nous créerons du matériel vidéo en nous appuyant sur le casting de voix<br />
(Philippe Lacheau, Julien Arruti, Tarek Boudali, Elodie Fontan) qui sera accompagné de l’animal que chacun double dans le<br />
film. Nous savons que ce type d’évènement décalé et fun incite les influenceurs à poster des photos et des vidéos.<br />
© Olivier Vigerie / Universal<br />
Avant première de<br />
Comme des bêtes 2 au Max Linder,<br />
avec l’équipe des “voix françaises”<br />
accompagnées de leurs<br />
personnages poilus.<br />
Quels sont encore la place et l’impact des outils marketing<br />
classiques, comme l’affiche de film ?<br />
Nous avons réalisé il y a peu de temps une étude pour comprendre<br />
quels étaient les éléments, au sein même des salles de cinéma,<br />
qui donnaient le plus envie aux spectateurs assidus d’aller voir<br />
les films. La conclusion est que le FA diffusé en salle et les<br />
affiches dans les halls de cinéma (format papier et/ou numérique)<br />
ont encore une grande influence sur le choix des<br />
spectateurs potentiels. Nous travaillons en ce moment à créer<br />
des films-annonces adaptés aux nouvelles technologies implantées<br />
dans certains cinémas, tels que l’ICE Immersive de CGR<br />
ou la 4DX de Pathé Gaumont. La révolution numérique a<br />
transformé tous les outils marketing « classiques » les uns après<br />
les autres. Impossible aujourd’hui de concevoir une campagne<br />
radio sans inclure un volet digital (réseaux sociaux) et même<br />
un volet podcast (l’extension logique de la radio en support<br />
digital). Les méthodes d’achat de l’affichage et les possibilités<br />
créatives ont considérablement évolué ces dernières années<br />
avec l’apparition des panneaux numériques. Il est maintenant<br />
possible de changer de visuel en fonction de l’horaire, de cibler<br />
un public différent (matin, soir, jour férié, départs en vacances<br />
dans les gares…) et de créer un compte à rebours pour inciter<br />
à aller voir un FA en ligne sur son mobile. Nous ne sommes<br />
plus obligés d’acheter des semaines entières de présence mais<br />
nous pouvons acheter à la journée voire même à l’heure si la<br />
stratégie marketing le suggère. L’affiche reste présente et son<br />
rôle principal est de donner le ton et la charte graphique du<br />
reste de la campagne, mais nous devons aujourd’hui être ouverts<br />
et flexibles en l’adaptant sur des panneaux numériques.<br />
Dans le futur, quel sera selon vous le meilleur moyen<br />
pour communiquer ?<br />
La technologie évolue vite et nous offre des moyens inédits de<br />
construire des mix médias de plus en plus puissants ou au<br />
contraire en affinité avec une cible donnée pour des budgets<br />
plus réduits. Le principal challenge est de préparer les équipes<br />
à être ultra flexibles et à se former en continu. Nous devons<br />
sans cesse tester de nouveaux modèles de mix médias, en tirer<br />
des leçons et reproduire ce qui a fonctionné. Selon moi il n’y<br />
a pas un seul « meilleur moyen de communiquer ». Il s’agit de<br />
faire les bons choix et de construire le bon mix marketing en<br />
ne perdant pas de vue un objectif clair : sortir du lot en créant<br />
une urgence à aller voir nos films.<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
13
STUDIOSHOW <strong>2019</strong><br />
FRÉDÉRIC MOGET,<br />
Directeur général, Paramount Pictures France<br />
Selon vous, quels sont les avantages et les inconvénients<br />
du marketing digital pour promouvoir un film ?<br />
C’est un très vaste sujet. La réponse simple est que le digital<br />
nous permet de montrer des images animées, ce qui est bien<br />
sûr important pour vendre un film à une époque où les spectateurs<br />
ont peu d’opportunités d’en voir, compte tenu de la<br />
réduction des passages de bandes-annonces ces dernières années.<br />
C’est aussi la capacité de toucher une audience dont la consommation<br />
média est très majoritairement digitale et l’accès à des<br />
possibilités de ciblage et d’utilisation de data qui n’existent pas<br />
pour d’autres médias. L’inconvénient est qu’il n’est toujours<br />
pas vraiment possible de l’utiliser comme un mass média, que<br />
la data de bonne qualité est en réalité limitée et que la qualité<br />
de l’inventaire reste très inégale – d’autant plus que les normes<br />
IAB de visibilité ne sont pas adaptées à notre secteur – sans<br />
parler de la fraude qui est un « marché » en pleine expansion.<br />
En tant que studio franco-américain, comment concevez-vous<br />
les campagnes nationales ?<br />
Une bonne stratégie digitale nécessite la création d’un grand<br />
nombre de contenus. Nous adaptons le matériel reçu des<br />
États-Unis mais produisons nous-mêmes beaucoup de formats<br />
adaptés à notre culture locale.<br />
Quelles sont les différences d’usage du digital entre<br />
les États-Unis et la France ?<br />
La différence principale tient au fait que les États-Unis peuvent<br />
communiquer à la télévision. Le digital y est donc souvent<br />
plus approché comme un média complémentaire.<br />
Quels sont les ICP (indicateurs clés de performance)<br />
pour une campagne digitale ?<br />
Comme nous ne pouvons pas suivre la personne exposée à<br />
notre campagne jusqu’à la transaction finale, il n’y a pas d’ICP<br />
idéal. Nous sommes bien sûr attentifs aux indicateurs de<br />
performance média sur cible et de distribution de contacts,<br />
aux différentes mesures de complétion et à la visibilité réelle<br />
(avec des standards supérieurs à ceux de l’IAB). La capacité<br />
d’intégrer de la data transactionnelle est un des grands enjeux<br />
à venir.<br />
Quelle place occupe l’influence dans votre stratégie<br />
marketing ?<br />
Elle varie selon les films. Nous sommes toujours à la recherche<br />
de bonnes idées qui permettent de parler de nos films d’une<br />
façon différente. Mais cela doit être une association naturelle<br />
et le contenu doit être de qualité. C’est une équation qui n’est<br />
pas toujours possible.<br />
Quelle place occupe le programmatique dans votre<br />
stratégie marketing ?<br />
Nous nous sommes lancés très tôt dans le programmatique et<br />
avons souvent été les premiers à tester de nouvelles techniques<br />
ou de nouveaux dispositifs. Ces expériences nous ont aujourd’hui<br />
conduits à ne quasiment plus avoir recours au programmatique.<br />
Quels sont ses avantages ou ses inconvénients ?<br />
Les principaux problèmes sont la faible quantité disponible<br />
de data réellement qualifiée, la difficulté dans la pratique à<br />
retrouver le bassin d’audience touché au début de la campagne<br />
et surtout le peu d’inventaire offrant une visibilité suffisante<br />
selon nos critères (la majorité des impressions considérées<br />
comme visibles sont à peine supérieures au minimum IAB,<br />
soit 50 % de surface visible). Le programmatique peut être<br />
efficace dans des campagnes de conversion mais moins adapté<br />
à des campagnes de branding.<br />
Comment obtenez-vous actuellement la data pour<br />
cibler vos campagnes ? Qu’est-ce que vous attendez<br />
des exploitants dans le partage de leur data ?<br />
Nous travaillons avec tous les principaux réseaux. L’addition<br />
de données transactionnelles récoltées par les exploitants,<br />
anonymisées et respectant à 100 % le RGPD, est vitale dans<br />
la construction de nos campagnes face à la concurrence des<br />
plateformes en particulier. Mais elle doit s’intégrer dans une<br />
démarche plus globale de compréhension du parcours client<br />
du spectateur cinéma. Quand un spectateur vient voir un film<br />
en salles, nous devrions collectivement tout faire pour le<br />
convaincre de revenir rapidement.<br />
Cela passe par une expérience réussie mais aussi par une<br />
exposition à une offre de films à venir adaptée à ce spectateur.<br />
Énormément d’industries et la plupart des offres de divertissement<br />
concurrentes du cinéma ont compris l’importance de<br />
cette étape, mais nous sommes collectivement à la traîne sur<br />
ce sujet capital.<br />
Quelles stratégies digitales pour cibler les publics les<br />
moins connectés ?<br />
Tout n’a pas nécessairement à passer par le digital. Les médias<br />
classiques proposent des solutions intéressantes pour ces publics.<br />
Nous devons en revanche y faire preuve d’autant de créativité<br />
que dans le digital.<br />
Quels sont encore la place et l’impact des outils marketing<br />
classiques, comme l’affiche de film ?<br />
Cela varie selon les cibles mais l’affichage reste aujourd’hui le<br />
seul vrai mass media qui nous est accessible. Il a donc bien sûr<br />
un rôle à jouer dans la construction de notoriété et le « call<br />
to action ».<br />
Quel sera l’impact de l’arrivée de la pub cinéma à la TV ?<br />
Difficile de donner une réponse générale. Nous adaptons notre<br />
mix média selon les films avec des poids de chaque média<br />
extrêmement variable. L’arrivée de la pub TV donnera simplement<br />
une option supplémentaire.<br />
Dans le futur, quel sera selon vous le meilleur moyen<br />
pour communiquer ?<br />
Il y aura encore moins de recette miracle que par le passé et<br />
l’adaptabilité sera la clé.<br />
14
GRÉGORY SCHUBER<br />
Senior Vice President Marketing,<br />
Data & Innovation, France & Benelux, Warner Bros Entertainment<br />
Selon vous, quels sont les avantages et les inconvénients du marketing<br />
digital pour promouvoir un film ?<br />
Le marketing digital est complètement intégré dans la stratégie globale de<br />
sortie de nos films (français ou internationaux). L’approche Warner Bros est<br />
de créer la passion pour nos films en parlant aux fans de manière ciblée, dans<br />
tous les formats y compris en digital, et la France est un pays pilote en la<br />
matière. La seule contrainte est de bien adapter créativement les contenus des<br />
campagnes à ces formats.<br />
Le digital est le média qui permet le ciblage le plus précis. On peut ainsi choisir<br />
à qui on adresse les messages, mais aussi quel message on adresse à quelle cible.<br />
Il permet également de retoucher les personnes déjà intéressées par nos messages,<br />
pour le même film ou d’autres. Il reste complémentaire d’un média comme<br />
l’affichage, qui permet une montée en couverture et notoriété plus immédiate.<br />
Comment adaptez-vous votre campagne en fonction des réseaux<br />
sociaux sur lesquels vous vous positionnez ?<br />
Avec la multiplication des formats tels que les stories, nous pensons le matériel<br />
de manière différente : les créations ne sont plus de simples cuts de trailers,<br />
mais sont construites pour générer de l’engagement et de l’interaction avec<br />
l’audience, raconter une histoire de manière créative en quelques secondes ou<br />
attiser l’intérêt en quelques images.<br />
Comment obtenez-vous actuellement la data pour cibler vos campagnes<br />
? Qu’est-ce que vous attendez des exploitants dans le partage<br />
de leur data ?<br />
Bien cibler une campagne, c’est d’abord avoir un message adapté à son audience,<br />
qui va donc mieux toucher le public. Pour réaliser des campagnes marketing<br />
ciblées, la collaboration avec les exploitants est primordiale puisqu’elle permet<br />
d’adapter au mieux les messages pour chaque profil d’utilisateur par typologie<br />
de film, fréquence et de manière géolocalisée au plus proche de chaque cinéma,<br />
et de mesurer l’efficacité réelle en nombre d’entrées. Warner Bros a été pionnier<br />
dans ce domaine en France et nous sommes convaincus qu’il y a encore beaucoup<br />
d’opportunités pour développer les entrées grâce à cette collaboration<br />
marketing avec les exploitants. Nous utilisons également les données récoltées<br />
sur nos campagnes pour les campagnes à venir. Ainsi, celle d’Annabelle - La<br />
Maison du mal pourra donner des informations intéressantes sur les fans du<br />
genre et pourront être utilisées pour les campagnes du film Ça 2 par exemple.<br />
© Warner Bros. Entertainment Inc.<br />
Quelles stratégies digitales pour cibler les publics les moins connectés<br />
?<br />
Aujourd’hui le digital est partout et tout le monde est connecté. Même la<br />
campagne pour le dernier Clint Eastwood, La Mule, avait un volet digital très<br />
complet pour un public plus âgé qui a très bien fonctionné.<br />
Quelle est l’opération marketing qui vous a semblé la plus efficace<br />
? Votre meilleur souvenir “promo” de l’année ?<br />
Pour la sortie du film Creed II, nous avons développé avec l’agence Pavillon<br />
Noir et la mairie de Paris un terrain de boxe pérenne aux couleurs de la franchise.<br />
Non seulement cette initiative rend hommage à la place qu’occupent<br />
Creed et Rocky dans la culture populaire, mais il s’agit aussi d’une opportunité<br />
unique de rendre le marketing utile aux usagers. Il est important de redonner<br />
du sens à nos prises de parole et ainsi toucher de manière plus profonde et<br />
sincère le cœur des audiences. C’est aussi une façon de générer des retombées<br />
organiques, en digital, presse, télévision, supérieures à la puissance d’un seul<br />
média et un seul message publicitaire.<br />
Quels sont encore la place et l’impact des outils marketing classiques,<br />
comme l’affiche de film ?<br />
Comme évoqué plus haut, l’affichage est la clef pour marquer un événement<br />
et de manière plus concrète pour gagner en notoriété efficacement et rapidement.<br />
Nous pensons également chaque prise de parole pour qu’elle génère une<br />
émotion, une réaction, que ce soit en digital ou ailleurs. Ainsi, si nous investissons<br />
en radio par exemple, c’est que nous estimons que nous avons un<br />
concept créatif fort, qui est capable de générer cette attention. Sur Conjuring<br />
ou Annabelle par exemple, nous avions des spots qui interféraient avec de<br />
faux-spots classiques et attiraient ainsi l’attention du consommateur.<br />
Dans le futur, quel sera selon vous le meilleur moyen pour communiquer<br />
?<br />
La stratégie de Warner Bros France est de créer une passion pour nos films<br />
partout où se trouve le public et quel que soit le format de communication,<br />
du moment qu’il est engageant. Notre enjeu est de raconter des histoires<br />
suffisamment intéressantes pour entrer dans les conversations de nos cibles, et<br />
ce, quel que soit le médium.<br />
Ça chapitre 2<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
15
STUDIOSHOW <strong>2019</strong><br />
ALEXANDRE BIHN<br />
Directeur marketing, Sony Pictures<br />
Selon vous, quels sont les avantages<br />
et les inconvénients du marketing<br />
digital pour promouvoir<br />
un film ?<br />
Les principaux avantages sont : réactivité,<br />
ciblage, mesure d’efficacité et viralité. Nous n’y voyons aucun inconvénient. Du<br />
fait de l’interdiction de la publicité pour le cinéma en France, nous avons développé<br />
un savoir faire digital bien plus important en France qu’aux Etats-Unis ou dans les<br />
autres pays. Nous sommes très souvent le 1 er pays à innover en digital.<br />
En tant que studio franco-américain, comment concevez-vous les campagnes<br />
nationales ? Quelles sont les différences d’usage du digital entre<br />
les États-Unis et la France ?<br />
Au niveau du matériel, notre direction américaine nous propose différents choix<br />
et nous ne gardons que ce qui nous semble le plus pertinent pour notre marché.<br />
Lorsque rien ne nous convient, nous le développons nous-mêmes. Ces créa françaises<br />
sont très souvent reprises à l’international, comme cela a été le cas pour l’affiche<br />
de Hôtel Transylvanie 3. Au niveau campagne média, relations presse et influenceurs,<br />
le siège américain fait entièrement confiance à notre expertise locale.<br />
Quelle place occupe l’influence dans votre stratégie marketing ?<br />
Elle est essentielle sur chacune de nos sorties. Ces leaders d’opinion sont devenus<br />
aussi importants que les traditionnelles relations presse sur certains films.<br />
Quelle place occupe le programmatique dans votre stratégie marketing ?<br />
Quels sont ses avantages ou ses inconvénients ?<br />
L’achat programmatique est une composante de toutes nos campagnes digitales.<br />
Cela nous permet d’optimiser notre ciblage tout en diminuant le coût de nos<br />
campagnes, sans aucun inconvénient.<br />
© Olivier Vigerie<br />
Once Upon A Time in Hollywood, première cannoise.<br />
Comment obtenez-vous actuellement la data pour cibler vos campagnes ?<br />
Qu’est-ce que vous attendez des exploitants dans le partage de leur data ?<br />
Nous n’avons pas notre propre data mais travaillons avec des partenaires. Et les<br />
partenaires les mieux placés pour nous aider à vendre des places pour nos films<br />
sont évidemment les exploitants avec lesquels nous collaborons le plus souvent<br />
possible car nous partageons le même objectif : persuader le public potentiel d’acheter<br />
une place de cinéma.<br />
Quelles sont vos stratégies pour cibler les publics les moins connectés ?<br />
Tout le public cinéma est désormais connecté d’une manière ou d’une autre.<br />
Quels sont les ICP pour une campagne digitale ?<br />
Les premiers indicateurs que nous consultons sont le nombre de vues et le taux<br />
de complétion.<br />
Promeut-on un film de la même manière sur Facebook ou sur Instagram<br />
par exemple ?<br />
Nous adaptons notre campagne à chaque réseau social, tant au niveau du format<br />
(16/9, 9/16, 4/5), que de la durée et de la créa elle-même.<br />
Comment exploitez-vous les données que vous recueillez (les taux de<br />
compression/d’engagement) ?<br />
L’exploitation à court terme consiste en l’optimisation en cours de campagne : nous<br />
remplaçons les spots les moins performants pour un film donné. Sur le long terme,<br />
ces données nous permettent d’améliorer le type de matériel que nous utilisons et<br />
nos répartitions budgétaires entre les sites en fonction de la cible et du type de film.<br />
Quelle est votre meilleur souvenir “promo” de l’année ?<br />
Notre récente participation au Festival de Cannes pour présenter Once Upon a<br />
Time… in Hollywood. Et la mini-convention que nous y avons organisée et à laquelle<br />
Quentin Tarantino a accepté de participer.<br />
Quels sont encore la place et l’impact des outils marketing classiques,<br />
comme l’affiche de film ?<br />
L’affichage reste essentiel pour cibler les plus de 30 ans et événementialiser nos sorties.<br />
Quel sera l’impact de l’arrivée de la pub cinéma à la TV ?<br />
Cela nous permettra de diffuser de la vidéo en ciblant des publics spécifiques.<br />
Dans le futur, quel sera selon vous le meilleur moyen pour communiquer ?<br />
Le meilleur moyen de communiquer sera toujours la diffusion du FA en salles.<br />
16
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Stéphane Goubault<br />
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WEBEDIAMOVIESPRO.FR
CINEEUROPE <strong>2019</strong><br />
©A.Algan<br />
LE MARCHÉ INTERNATIONAL<br />
Plus résilient et innovant<br />
que jamais<br />
Du 17 au 20 <strong>juin</strong>, Barcelone a été une nouvelle fois le point de jonction du secteur à l’échelle<br />
européenne et au-delà, rassemblant exploitants, studios, organismes officiels et fournisseurs<br />
internationaux. Quatre intenses journées de présentations de line-ups, d’avant-premières, de<br />
salon expo, de sessions de réflexion, baignées d’un vivifiant esprit de célébration.<br />
Malgré leurs disparités et différents degrés de maturité, les<br />
38 territoires de l’UNIC affichent sur 2018 une fréquentation<br />
consolidée de 1,29 milliard d'entrées. Un succès dans lequel<br />
« l’importance de l’accès à un contenu diversifié et inclusif, mettant<br />
en œuvre une expérience cinématographique de la plus haute<br />
qualité possible, se sera jamais surestimée. Nous sommes fiers de<br />
la diversité de notre contenu en Europe », a déclaré en introduction<br />
de la manifestation Laura Houlgatte, qui souligne<br />
que bien souvent, c’est la part de contenu local proposée dans<br />
chaque marché qui fait la différence en fin d’année.<br />
La CEO de l’UNIC a également évoqué l’impact des récentes<br />
élections européennes et les changements institutionnels<br />
imminents qui les accompagnent. « Soyez assurés que l’UNIC<br />
continuera de jouer un rôle de premier plan auprès des institutions<br />
et à veiller à ce que les intérêts de notre secteur ne soient pas<br />
seulement protégés mais célébrés. »<br />
paradigme dans le lien établi avec les spectateurs de son circuit,<br />
grâce à sa base de données-clients qualifiée à 70 % qui lui<br />
permet de mener des campagnes ultra-ciblées. « Nous ne nous<br />
adressons plus à des groupes de personnes, mais à des groupes d’une<br />
personne. C’est la fin des modèles uniques de communication. »<br />
Parmi les différents usages de la data, Tim Richards, fondateur<br />
et CEO de Vue Cinemas, expérimente la tarification dynamique<br />
depuis 2007 dans différents sites, en fonction des<br />
horaires de séance, des jours de la semaine, de la météo…<br />
mais aussi différents segments de spectateurs.<br />
©A.Algan<br />
Du marketing de masse au marketing personnalisé<br />
Reflets des préoccupations et des développements qui façonneront<br />
l’exploitation cinématographique pour les années à<br />
venir, les différentes conférences et tables rondes ont fait la<br />
part belle à l’enjeu digital. De la consultation d’horaires<br />
(désormais réalisée à 80 % en ligne) à la VàD en passant par<br />
le marketing, le secteur est en train de vivre sa seconde révolution<br />
numérique, objet de « l’executives roundtable » inaugurale,<br />
modérée par Julien Marcel, CEO de Webedia Movies<br />
Pro et directeur de la publication de <strong>Boxoffice</strong>. Parmi les<br />
panélistes, Jane Hastings, CEO de Event Hospitality &<br />
Entertainment en Australie, confirme le changement de<br />
Jane Hastings, CEO de Event Hospitality & Entertainment,<br />
partage son expérience du digital en Australie lors de la<br />
table-ronde « Seconde révolution numérique », aux côtés<br />
de Duncan Clark, président distribution d’Universal<br />
Pictures International (au milieu) et Julien Marcel, CEO de<br />
Webedia Movies Pro (à droite)..<br />
18
Tarification et fréquentation : les liaisons dangereuses<br />
S’il est désormais prouvé et communément admis que les<br />
gens qui aiment le cinéma le consomment dans tous les<br />
formats et synergies, la compétition se joue au niveau de<br />
leur temps de loisirs disponible. Dans ce contexte, le défi<br />
posé par les plateformes SVOD a entre autres poussé<br />
l’exploitation mondiale à développer des programmes<br />
d’abonnements à leurs circuits – là où la France pratique<br />
la carte illimitée depuis plus de 20 ans déjà. Une adaptation<br />
aux tendances de consommation qui ne convainc pas<br />
Alejandro Ramírez Magaña, CEO du circuit mexicain<br />
Cinépolis dont seuls deux cinémas proposent le concept à<br />
leurs spectateurs (à Mexico City et Morelia, ville siège de<br />
l’entreprise). « Le modèle d'abonnement n'est pas une solution<br />
miracle. Il comporte le risque de détruire la valeur du film<br />
avec un prix de souscription inadapté, les tarifs de cinéma<br />
relevant d’un mécanisme complexe qui nécessite une surveillance<br />
étroite. »<br />
Reste que pour Fernando Evole, responsable des Yelmo<br />
Cines espagnols (du même groupe Cinépolis), « le prix du<br />
billet est le seul élément déterminant de la sortie cinéma,<br />
comme le prouve depuis 10 ans le succès de la Fiesta del Cine<br />
organisé 2 fois par an, des jours de semaine, qui attire des<br />
millions de spectateurs non réguliers et nous offre l’occasion de<br />
récolter leur data pour les transformer en spectateurs plus<br />
assidus. »<br />
L’efficacité du digital a ainsi été fortement soulignée dans<br />
la session consacrée à la conquête de publics “non habitués”,<br />
à laquelle participait l’exploitant espagnol, mais aussi celle<br />
évoquant la transformation de la connaissance du client<br />
en hausse d’entrées.<br />
©A.Algan<br />
Alejandro Ramírez Magaña, CEO du circuit mexicain<br />
Cinépolis : « Le modèle d'abonnement n'est pas une solution<br />
miracle. Il comporte le risque de détruire la valeur du film avec<br />
un prix de souscription inadapté. »<br />
De la data aux entrées<br />
« Les réseaux sociaux sont de formidables outils pour cibler le<br />
public et le digital, un véritable pilier qui représente désormais<br />
50 % des budgets marketing », rappelle parmi les panélistes<br />
Xavier Albert, DG Universal Pictures France. À ses côtés,<br />
Antoine Gouiffes-Yan, directeur marketing de CGR Cinémas,<br />
estime avoir réussi, à chacune des campagnes digitales du<br />
circuit, à transformer les publics ciblés en clients. Or si la<br />
profession semble désormais maîtriser le savoir-faire qui<br />
consiste à faire revenir les spectateurs, reste le défi de capter<br />
l’attention des non-spectateurs.<br />
Une difficulté que la scénariste-réalisatrice américano-suédoise<br />
Lisa Ohlin met en parallèle avec celle de faire produire, par<br />
exemple, un film avec deux femmes âgées comme héroïnes,<br />
abondée par Marine Suttle (vice-présidente produit chez<br />
Webedia Movies Pro) qui note la tendance schématique des<br />
studios à cibler les publics masculins : « Alors que plus un casting<br />
est représentatif d’une population, plus cette population va voir<br />
le film, d’où l’importance de représenter tout un chacun au cinéma. »<br />
Parmi les propositions d’ouverture de la fréquentation vers<br />
de nouveaux publics, ont été citées la diversité du contenu,<br />
dont celle des films mais aussi les séances événementielles hors<br />
films et la diffusion de premières et ou finales de séries télé,<br />
ainsi que l'importance d’une plus grande différenciation du<br />
type d'expériences de sorties cinéma, adaptées à chaque<br />
typologie de public.<br />
Sachant que dans tout l’éventail des catégories d’âges que les<br />
salles cherchent à séduire, les jeunes restent la priorité comme<br />
le rappelle Marine Suttle en ces termes : « Quand une personne<br />
de 40 ans ne va pas au cinéma, c’est une occasion manquée ;<br />
quand un jeune de 15 ans ne va pas au cinéma, c’est une potentielle<br />
menace pour le secteur. »<br />
©A.Algan<br />
Où sont les French ?<br />
Marine Suttle, vice-présidente produit chez Webedia Movies Pro et modératrice de<br />
la session « De la connaissance du client en hausse d’entrées », en compagnie de<br />
Xavier Albert, DG Universal Pictures France, selon lequel « Les plateformes SVOD<br />
entretiennent le fantasme de disposer d’une immense data sur leur public, les cinémas<br />
ont bien plus que cela : une source de données exceptionnelle. »<br />
Cette 28 e édition de la convention officielle de<br />
l’Union Internationale des Cinémas n’a pas<br />
dérogé à son statut de plus grand rassemblement<br />
de professionnels en Europe (plus de 3 000<br />
participants cette année). Pour autant, la manifestation<br />
attire encore peu d’exploitants français,<br />
« qui ont accès (gratuitement et dans les mois<br />
entourant le rendez-vous de Barcelone) à d’autres<br />
événements nationaux équivalents, du Festival<br />
de Cannes au Congrès de Deauville, en passant<br />
par le StudioShow », estime Richard Patry.<br />
« CineEurope se déroule lors d’une période très<br />
chargée pour la profession, notamment avec les<br />
préparatifs de la Fête du Cinéma, sans compter<br />
bien entendu la barrière de la langue… ». La<br />
FNCF, qui est membre de l’UNIC, est bien entendu<br />
présente, « et nous y jouons un rôle politique en<br />
tant qu'association leader de l’exploitation<br />
mondiale », rappelle le président de la Fédération<br />
française qui a fait son entrée dans le conseil<br />
d’administration de l’UNIC en tant que<br />
vice-président, en remplacement de<br />
Jean-Pierre Decrette*.<br />
Marc-Olivier Sebbag a par ailleurs rappelé que<br />
lors de CineEurope, la Fédé participe à un nombre<br />
important de réunions (avec l’UNIC, mais aussi<br />
avec la NATO américaine, la Global Cinema<br />
Federation…), « où nous sommes autant informés<br />
que nous informons nos interlocuteurs ». Le<br />
délégué général de la FNCF observe que « Les<br />
exploitants français présents sont ceux qui portent<br />
des projets de grande ampleur et viennent voir<br />
des fournisseurs européens, ainsi que les fournisseurs<br />
français qui cherchent des débouchés<br />
sur le marché européen. Alors que nous pouvons<br />
noter la présence de “petits” pays dont le marché<br />
national n’est pas assez fort et qui ne disposent<br />
pas de ce type de conventions chez eux, comme<br />
les pays nordiques et d’Europe de l’Est. »<br />
*Pour rappel, 6 vice-présidents (de nationalités<br />
différentes) épaulent le président Phil Clapp dont le<br />
mandat a été reconduit ce 18 <strong>juin</strong> de deux années<br />
supplémentaires.<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
19
CINEEUROPE <strong>2019</strong><br />
Les relations distributeurs-exploitants à l’épreuve<br />
du digital<br />
Enfin, dans ce travail de translation des datas en entrées,<br />
quelle est la part qui incombe aux exploitants et celle qui<br />
incombe aux distributeurs ? Avec, en filigrane, la question<br />
délicate du partage des données…<br />
Pour Duncan Clark, président de la distribution d’Universal<br />
Pictures International : « Sans vision claire, la data reste juste<br />
de la data. La partager n’est pas une question d’argent, mais<br />
une question de continuer à faire rebondir le secteur. »<br />
« Nous sommes au début de la collaboration numérique et ses<br />
possibilités sans fin », estime pour sa part Xavier Albert, « et<br />
avons besoin d’une plus grande transparence entre les uns et<br />
les autres. Alors que les plateformes SVOD entretiennent ce<br />
fantasme de disposer d’une immense data sur leur public, les<br />
cinémas ont bien plus que cela : une source de données exceptionnelle<br />
qui se traduit finalement par un vrai face-à-face<br />
avec leurs clients. Contrairement aux distributeurs qui n’ont<br />
pas de relation directe avec les spectateurs, les exploitants<br />
peuvent vraiment incarner le film pour nous, mettre en place<br />
une interaction forte que nous devons soutenir, y compris<br />
financièrement. » Car au-delà du monde virtuel, quel meilleur<br />
moyen de tâter le pouls du public que le contact réel,<br />
comme le rappelle Antoine Gouiffes-Yan : « Au final, il n’y<br />
a pas de meilleur feedback que celui de nos équipes sur place<br />
dans les cinémas pour évaluer comment une campagne a<br />
été perçue. »<br />
Les studios shows sous le soleil catalan<br />
Au-delà de ces sessions de réflexion, CineEurope ne serait<br />
pas CineEurope sans sa série de présentations de line-ups,<br />
d’une diversité égale à celle du marché européen, où on a<br />
pu se réjouir de la forte présence de la France, avec la<br />
présentation d’UniFrance et celle de StudioCanal qui a<br />
profité de la convention européenne pour dévoiler des<br />
images et projets inédits, dont celles de la ressortie en<br />
version “director’s cut” définitive d’Apocalypse Now à<br />
l’occasion du 40 e anniversaire du chef d’oeuvre de Coppola<br />
(distribué en France par Pathé à partir du 21/08 prochain),<br />
et celles de Radioactive consacrée à Marie Curie, en présence<br />
de sa réalisatrice Marjane Satrapi. Les participants ont aussi<br />
Antoine Gouiffes-Yan, directeur marketing de CGR Cinémas,<br />
lors de la même session : « Les distributeurs ont le contenu,<br />
nous avons les clients. »<br />
pu découvrir pour la première fois dans le grand auditorium<br />
une présentation de l’association Event Cinema rassemblant<br />
les titres de pas moins de 15 distributeurs de “cinéma<br />
événementiel”. Enfin, s’ils étaient un peu moins nombreux<br />
que d’habitude, les studios américains ont une nouvelle<br />
fois fait preuve de toute l’étendue de leur savoir-faire en<br />
matière de showcase. Si Universal, Paramount et Warner<br />
re-présenteront une grande partie de leur actualité lors du<br />
StudioShow les 4 et 5 juillet prochains à Paris et que l’on<br />
pourra retrouver une grande partie du line-up de STX<br />
International chez Metropolitan Filmexport, Walt Disney<br />
Company a profité de l’événement barcelonais pour donner<br />
à l’Europe un aperçu époustouflant de son ampleur acquise<br />
par l'intégration Fox, dont Fox Searchlight et les studios<br />
d’animation Blue Sky. Le tout autour d’un show multiécran<br />
qui a démarré avec la présence de Tom Hanks (en<br />
tournée européenne pour la sortie imminente de Toy Story<br />
4) et se clôturant avec la performance sur scène de l’équipe<br />
de la comédie musicale du Roi Lion (opportunément de<br />
passage à Barcelone) pour un “Circle of Life” live.<br />
©A.Algan<br />
©A.Algan<br />
Le tradeshow <strong>2019</strong>, avec plus<br />
de 130 exposants-partenaires.<br />
20
PRIX ICTA<br />
L’International Cinema Technology Association a attribué ses prix en marge de CineEurope, récompensant les structures ou<br />
individus qui « continuent à pousser les limites du cinéma moderne ».<br />
Prix du “cinéma classique”<br />
Prix de la rénovation<br />
Capitol Bio, Stockholm (Jakob Abrahamsson)<br />
Le cinéma (2 salles Art et Essai) de la capitale suédoise a fait l'objet d'une importante rénovation en 2018<br />
– soutenue en partie par une campagne de financement participatif – et illustre comment le charme et<br />
le style emblématique d'un cinéma classique – le théâtre d'origine date de 19<strong>26</strong> – peuvent, selon l’ICTA<br />
« être renforcés par les technologies les plus récentes, des sièges de luxe, un design élégant et une offre restauration<br />
et bar ».<br />
Odeon LUXE, Leicester Square, Londres (Carol Welch et<br />
Duncan Reynolds)<br />
Situé au cœur de Londres, le fleuron d’Odeon et du groupe<br />
UCI Cinemas est célèbre pour ses avant-premières (il en a<br />
accueilli plus de 700 au cours des 80 dernières années).<br />
Jusqu'à fin 2018, l’établissement a subi une rénovation de<br />
plusieurs millions de livres sterling afin de retrouver son âge<br />
d'or. Le nouveau site comprend la première salle Dolby<br />
Cinema de Grande-Bretagne et une salle principale dotée<br />
de 800 fauteuils de luxe. À noter que certaines caractéristiques<br />
patrimoniales du bâtiment ont été restaurées (dont l’orgue<br />
Compton d’origine qui assurait la musique d'ambiance).<br />
Prix de la nouvelle construction<br />
Prix de l'innovation du cinéma mondial<br />
Ellis Jacob, président et CEO de Cineplex (Canada)<br />
Le récipiendaire du tout premier Prix ICTA de l'innovation<br />
du cinéma mondial est le président et CEO de Cineplex, le<br />
premier circuit d'exploitation du Canada. Sous sa direction<br />
depuis 2005, Cineplex est devenu « une grande entreprise de<br />
divertissement et de médias et une marque canadienne de premier<br />
plan (...), qui a toujours été le premier à adopter les nouvelles<br />
technologies et à enrichir les expériences, soulignant ainsi les<br />
valeurs et les objectifs de l’ICTA. »<br />
CGV Mars Entertainment Group pour Cinemaximum Atakule, Ankara (A. Hakan Askar)<br />
CGV Mars Entertainment Group, du coréen CJ CGV, poursuit sa success story en Turquie avec son<br />
nouveau Cinemaximum premium implanté dans le centre commercial Ankara Atakule. Le site, « qui<br />
repousse les limites du design cinématographique moderne », propose 5 salles de 200 places chacune dont<br />
une salle “lit” (tempur beds) et une salle dotée d’une "Skybox", un lodge privé situé au-dessus du public.<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
21
DISTRIBUTION<br />
CONVENTION<br />
Entre chiens, chats, moutons et loups...<br />
StudioCanal lâche son line-up<br />
Après Marseille et Nantes et avant Lyon, le distributeur a tenu le 11 <strong>juin</strong> sa convention parisienne au Max Linder Panorama.<br />
L’occasion de dévoiler son line-up jusqu’à fin 2020.<br />
Le réalisateur de Mon chien Stupide, Yvan Attal, était présent pour la projection de son film.<br />
D’autres films ont été évoqués en début de<br />
convention : 10 jours sans maman, de Ludovic<br />
Bernard avec Franck Dubosc, Aure Atika et Alice<br />
David sortira le 19 février 2020. Il faudra attendre<br />
entre le printemps et l’automne 2020 pour le<br />
nouveau film d’animation de Joann Sfar, Petit<br />
Vampire, qui a été repoussé. De même pour la<br />
comédie “décapante et irrévérencieuse” réalisée<br />
par Laurent Laffite, L’Origine du monde. Boîte<br />
noire de Yann Gozlan sortira fin 2020, et le<br />
tournage commencera fin septembre en région<br />
parisienne. Chacun chez soi de Michèle Laroque<br />
a également été annoncé, mais n’est pas encore<br />
daté. Enfin, Radioactive de Marjane Satrapi est<br />
prévu pour le premier trimestre 2020.<br />
« Nous venons de vivre deux années exceptionnelles, les deux<br />
meilleures de l’histoire de StudioCanal avec des films qui ont<br />
très bien marché comme Le Grand Bain ou Pupille. <strong>2019</strong> est<br />
une année de transition et nous avons moins de films, mais<br />
pour autant de grosses sorties sont prévues pour le deuxième<br />
semestre et 2020 sera une grande année », a déclaré Thierry<br />
Lacaze, directeur de la distribution. L’automne <strong>2019</strong> sera<br />
marqué par des films comme Mon chien Stupide d’Yvan<br />
Attal, en salles le 30 octobre et qui a été projeté en présence<br />
du réalisateur. Un film où Attal se met à nouveau en scène<br />
aux côtés de sa compagne Charlotte Gainsbourg, 18 ans<br />
après le succès de Ma femme est une actrice. « Il est prévu sur<br />
environ 400 copies, c’est un film qui aura de l’ampleur », a<br />
affirmé Anne Gagnot, directrice marketing. Deuxième long<br />
métrage montré par le distributeur : Deux Moi de Cédric<br />
Klapisch en présence du cinéaste et des deux acteurs centraux,<br />
Ana Girardot et François Civil. Deux destins s’entremêlent<br />
étrangement dans un film à la fois léger et mélancolique,<br />
sur la solitude et la rencontre dans un monde hyperconnecté.<br />
Il sortira le 11 septembre. Annoncé également : Chanson<br />
douce, 2 e long métrage de Lucie Borleteau après Fidelio,<br />
l'odyssée d'Alice, est prévu pour le 27 novembre.<br />
Autres sorties et animation<br />
Sol de Jezabel Marques, avec Chantal Lauby et Camille<br />
Chamoux, a également été daté. Il sortira en salles le 8<br />
janvier 2020 et quelques minutes ont été diffusées en<br />
présence de la réalisatrice. De même, Police d’Anne Fontaine<br />
devrait sortir lors du premier trimestre 2020. « C’est l’adaptation<br />
du roman éponyme d’Hugo Boris. Trois policiers doivent<br />
transporter un détenu Tadjik à l’aéroport. C’est un thriller<br />
émotionnel, un film d’action intime où l’on s’attache à chaque<br />
personnage », a confié la réalisatrice, présente elle aussi. Un<br />
bref extrait a été dévoilé.<br />
Au niveau des films d’animation, Samsam, licence très en<br />
vue sur France Télévision, devient un long métrage cinéma.<br />
« Plus de trois enfants sur quatre connaissent le personnage et<br />
l’apprécient », a déclaré Marine Colliard, de l’équipe marketing.<br />
Il est daté au 5 février 2020. Dans la même veine, les<br />
30 premières minutes de Shaun le Mouton, la ferme contreattaque<br />
ont été projetées, pour une sortie prévue le 16<br />
octobre <strong>2019</strong>. Côté jeunesse toujours, Le Jardin secret de<br />
Marc Munden, par les producteurs de Harry Potter et des<br />
Animaux Fantastiques, est programmé pour le 15 avril 2020.<br />
Enfin, pour 2021 est programmé Le Loup et le lion de Gilles<br />
de Maistre, que le cinéaste a pu présenter à la salle dans<br />
une brève vidéo. À noter que StudioCanal a organisé la<br />
dernière étape de sa convention le 25 <strong>juin</strong> à l’UGC Ciné<br />
Cité Confluence de Lyon.<br />
Cédric Klapisch était accompagné de François Civil et Ana Girardot<br />
pour la présentation de Deux Moi.<br />
22
Time Out<br />
JESSIE BUCKLEY<br />
MEILLEURE<br />
ACTRICE <strong>2019</strong><br />
89%<br />
“ PHÉNOMÉNAL ”<br />
Screen International<br />
“ SENSATIONNEL ”<br />
Hollywood Reporter<br />
★ ★ ★ ★<br />
The Telegraph<br />
★ ★ ★ ★<br />
The Guardian<br />
“ SAISISSANT ”<br />
The Herald<br />
“ PUISSANT ”<br />
The Mirror<br />
★ ★ ★ ★<br />
Empire<br />
★ ★ ★ ★<br />
Daily Mail<br />
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JESSIE BUCKLEY<br />
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JULIE WALTERS<br />
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RUBRIQUE<br />
6 es RENCONTRES DU SDI<br />
Les distributeurs indépendants se retrouvent à Strasbourg<br />
Le Syndicat des distributeurs indépendants a investi pour la deuxième année consécutive les cinémas Star de Strasbourg,<br />
du 18 au 20 <strong>juin</strong>. Au programme : onze films projetés et, nouveauté cette année, un speed dating organisé entre distributeurs<br />
et exploitants.<br />
Deux ans à Saint-Étienne puis deux<br />
ans à Nantes, l’année dernière à<br />
Strasbourg… Le SDI a tout naturellement<br />
retrouvé la ville alsacienne pour<br />
la 6 e édition de ses rencontres, affirmant<br />
toujours plus son nomadisme et sa<br />
volonté de développer une collaboration<br />
au long cours avec les salles. Cette<br />
année, adhérents et exploitants ont<br />
particulièrement goûté la climatisation<br />
des salles des deux cinémas Star, permettant<br />
d’échapper au soleil de plomb de<br />
l’été continental. Étienne Ollagnier,<br />
directeur général de Jour2Fête et désormais<br />
coprésident du SDI avec Anne-<br />
Cécile Rolland de Condor, élue cette<br />
année, a réaffirmé la volonté des<br />
membres du syndicat de présenter aux<br />
exploitants des films qu’ils n’auraient<br />
pas l’occasion de voir autrement. 19<br />
distributeurs, soit 5 de plus que l’année<br />
dernière, ont ainsi pu partager leur<br />
actualité des prochains mois. Et le<br />
rendez-vous est déjà fixé pour l’année<br />
prochaine… à Caen !<br />
Le SDI a inauguré cette année un speed dating entre 20 distributeurs et 20 exploitants, qui avaient à tour de rôle sept<br />
minutes pour se (re)connaître et faire part de leurs doléances respectives. Le tout dans un cadre convivial, chaleureux et bon<br />
enfant, ponctué de tintements de cloches pour passer au suivant !<br />
19 distributeurs programmés<br />
Pour Les Acacias, Emmanuel Atlan a présenté la prochaine rétrospective des six<br />
premiers films de Jim Jarmusch (Permanent Vacation, Stranger Than Paradise, Down<br />
by Law, Mystery Train, Night on Earth, Dead Man), datée au 30 octobre, et a annoncé<br />
les prochaines ressorties de quatre films de Dino Risi et trois films avec Patrick Dewaere.<br />
Bénédicte Thomas et Jeanne Le Gall d’Arizona Distribution ont défendu Oleg<br />
de Juris Kursietis, projeté aux rencontres, et continuent d’accompagner le Kazakh<br />
Adilkhan Yerzhanov pour L’enfer est vide, tous les démons sont ici, actuellement en<br />
post-production et prévu pour le 11 décembre prochain..<br />
L’Atelier Distribution, spécialisé dans les documentaires, a rappelé son ambition<br />
de faire « des cinémas un lieu d’échanges culturel et citoyen » et sortira Steve Bannon,<br />
le grand manipulateur (28 septembre) et Anthropocène (13 novembre).<br />
Carlotta mettra à l’honneur le 24 juillet Donnie Darko de Richard Kelly, après une<br />
série d’avant-premières à guichets fermés..<br />
Condor Distribution s’interroge sur le processus créatif avec Les Faussaires de<br />
Manhattan, l’histoire d’une arnaqueuse (Melissa McCarthy) prodigieusement douée<br />
pour imiter le style des plus grands romanciers (31 juillet), ainsi que sur la société<br />
d’aujourd’hui avec le premier film d’Antoine Russbach, Ceux qui travaillent (25<br />
septembre), premier volet d’une trilogie qui sera composée de Ceux qui prient et<br />
Ceux qui combattent..<br />
Aleksandra Cheuvreux a annoncé la fusion prochaine de Dock(s)66 et Ligne 7,<br />
qui vont devenir Les Alchimistes..<br />
Marie Bourillon des Films du Préau s’est réjouie du bon accueil de Ma folle semaine<br />
avec Tess (18 septembre) : « Un film en live action pour les enfants de 8 à 13 ans, c’est<br />
une proposition rare ».<br />
Valérie Yendt de Gebeka a rappelé que depuis la fusion avec Folimages, la structure<br />
gère désormais toute la programmation et a annoncé le lancement prochain d’un<br />
nouveau site..<br />
Jane Roger de JHR lance quant à elle un concept de séance sur demande pour<br />
proposer le film Viril-e-s aux exploitants quand ils le souhaitent : « Le film est dans<br />
notre catalogue et mis à disposition des salles, qui peuvent le programmer à leur guise »..<br />
Jour2Fête a présenté Les Petits Maîtres du Grand Hôtel (25 septembre), également<br />
projeté dans le cadre des rencontres, un documentaire teinté de comédie musicale,<br />
et Papicha (9 octobre), film choc sur une jeune aspirante styliste algérienne en proie<br />
aux interdits de son pays..<br />
Pour sa première participation, Juste Doc a présenté Cocaine Prison, documentaire<br />
bolivien avec une coproduction strasbourgeoise, qui sera beaucoup travaillé avec<br />
des associations..<br />
Malavida ressortira deux films d’Andrzej Wajda, Cendres et diamants (3 juillet) et<br />
Kanal (23 octobre)..<br />
New Story, entre documentaire et fiction, a dévoilé Le Voyage de Marta (17 juillet),<br />
film initiatique avec Sergi Lopez prévu sur 40 copies, un « portrait de la pensée<br />
autistique », le touchant Quelle folie (2 octobre) de Diego Governatori, et le puissant<br />
Indianara (6 novembre), sélectionné à l’ACID à Cannes..<br />
Rouge Distribution, créé il y a deux ans, a présenté Sun (24 juillet), comédie<br />
solaire sur une bromance entre un livreur d’origine indienne et son cousin éloigné<br />
et L’Angle mort, qui a reçu le soutien de l’Action Promotion de l’AFCAE..<br />
Saje Distribution distribuera Interview avec Dieu sur deux journées, les 19 et 22<br />
septembre prochains.<br />
Survivance a présenté A Lua Platz (janvier 2020), coproduit par l’associé de<br />
Guillaume Morel.<br />
Urban Distribution distribuera L’Ospite (10 juillet), charmante comédie italienne.<br />
enfin, Wayna Pitch a présenté 303, une prometteuse comédie romantique allemande<br />
datée au 24 juillet.<br />
24
©Yannick Letoqueux ©Yannick Letoqueux ©Yannick Letoqueux<br />
Exploitants, distributeurs, fournisseurs et institutionnels : environ 200 personnes<br />
ont été accueillies pendant les 4 jours des rencontres. Hôte traditionnel de l'événement,<br />
l'Émeraude Cinémas de Dinard était également ouvert au grand public,<br />
qui a répondu présent malgré une météo très estivale.<br />
RENCONTRES ART ET ESSAI DE BRETAGNE<br />
Le 7 e art comme chez lui à Dinard<br />
©Yannick Letoqueux<br />
Comme à son habitude, l’équipe de La Règle du Jeu a su proposer une sélection<br />
reflétant l’état du monde. Des œuvres variées alliant film intimiste et fresque<br />
historique, animation et comédie amoureuse. Au total, 13 films ont été projetés.<br />
Parmi les temps forts, la rencontre avec Edouard Bergeon autour de son film Au<br />
nom de la terre a été chargée en émotions. Le cinéaste traite des difficultés du monde<br />
agricole à travers l’histoire de son père, campé par Guillaume Canet.<br />
La 8 e édition du rendez-vous Art et Essai breton s’est<br />
déroulée du 19 au 22 <strong>juin</strong> à l'Émeraude Cinémas de Dinard.<br />
À l’abri du fracas des vagues et des cris des goélands, les<br />
participants ont pu découvrir dans un cadre idéal une<br />
pléiade de films en avant-première. Et plébisciter L’Œuvre<br />
sans auteur (Diaphana, 17 juillet) du « coup de cœur des<br />
exploitants ». Retour en images.<br />
©Yannick Letoqueux<br />
À gauche : Venue avec un premier film fort salué à Cannes, Mounia Meddour a reçu un accueil<br />
similaire de la part des exploitants. L’occasion pour elle d’évoquer son expérience qui a inspiré<br />
Papicha (Jour2Fête), histoire d’une jeune Algéroise qui se bat pour ses libertés dans le contexte<br />
social et politique des années 90.<br />
Ci-dessus : Antoine Russbach (au centre) est venu présenter Ceux qui travaillent avec Sara<br />
Hassoun (Condor Films, à gauche). Ici entouré d’une partie de l’équipe de La Règle du jeu, le<br />
cinéaste inscrit son film dans un projet de triptyque avec Ceux qui combattent et Ceux qui prient.<br />
©Yannick Letoqueux<br />
Hors normes, c’est l’enfant d’Intouchables.<br />
Avec ce film que beaucoup considèrent comme<br />
leur meilleur, Toledano et Nakache sont arrivés<br />
à maturité.<br />
Jérôme Hilal, directeur de la distribution de Gaumont.<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong> 25
RUBRIQUE<br />
AG ADRC<br />
L’agence réaffirme son importance<br />
La présidente de l’association Nadège Lauzzana, le vice-président François Thirriot, le<br />
délégué général par intérim Christian Landais et le trésorier Christophe Maffi ont tenu<br />
l’assemblée générale de l’ADRC ce 19 <strong>juin</strong> à La Fémis à Paris.<br />
L’ADRC se réunira à nouveau en<br />
juillet pour une assemblée<br />
générale extraordinaire.<br />
L’agence a réaffirmé son rôle majeur dans l’implantation locale<br />
au terme d’une année compliquée marquée par le départ du<br />
délégué général. Dans le même temps, la présidente a pu<br />
rappeler les accomplissements de l’association en 2018, au<br />
niveau de la diffusion, du patrimoine et de l’activité de conseil<br />
et d’expertise. « Nous nous sommes investis dans 2 700 circulations<br />
correspondant à 250 films, nous avons agi au niveau du patrimoine<br />
auprès de 600 établissements avec 4 000 programmations, et avons<br />
accompagné les exploitants et les collectivités dans leurs projets<br />
pour 35 opérations et un potentiel de 70 écrans », a rappelé<br />
Nadège Lauzzana.<br />
Elle a pu aussi revenir sur la nécessité de mutation de l’ADRC<br />
après 35 ans d’existence, sujet d’inquiétude et d’interrogations<br />
pour la profession. « Le CNC nous a demandé en <strong>juin</strong> 2018 de<br />
mener une réflexion sur nos missions, leur adaptation, transformation<br />
ou inflexion », a souligné la présidente. Les consultations<br />
qui ont commencé en septembre avec les partenaires de l’ADRC,<br />
au niveau de l’exploitation, de la distribution ou des collectivités,<br />
ont permis à l’association de mettre en place son “projet<br />
stratégique 3 e génération” (après 1983 et 1998). Il aura pour<br />
but de définir son positionnement pour le futur et s’articulera<br />
autour de trois axes. Côté pôle Films, la mission Accès aux<br />
films, « devra poursuivre son intervention pour alimenter en<br />
profondeur les territoires et l’offre de diversité, notamment pour<br />
les salles non programmées » et l’action Répertoire/Patrimoine<br />
poursuivra « son travail d’encadrement, de médiation culturelle<br />
et d’éditorialisation », et devra franchir un cap « pour accroître<br />
sa fonction de centre-ressources et de médiation tout en élargissant<br />
son périmètre territorial ». La mission d’Études et de conseil<br />
architectural a également vocation à perdurer et à se développer,<br />
avec l’arrivée d’un nouvel architecte.<br />
Le besoin de formation autour des métiers de la salle constituera<br />
un autre chantier pour l’association. « C’est un besoin, pour les<br />
élus locaux, pour qu’ils saisissent le cinéma dans sa transversalité,<br />
de la salle au film », note Nadège Lauzzana. « Il y a un besoin<br />
de professionnalisation des équipes et des bénévoles, et un besoin<br />
de formation sur les modes de gestion, avec une complexité juridique<br />
de plus en plus évidente. L’ADRC a un rôle éminent de coordination<br />
de ces actions de formation. »<br />
Un état des lieux général salué par une exploitante nantaise<br />
lors des discussions en fin de matinée, satisfaite notamment<br />
du rôle que conserve l’Agence dans le lien entre le cinéma et<br />
les collectivités. « Nous nous sentons souvent démunis face aux<br />
collectivités, l’aide de l’ADRC demeure encore essentielle pour un<br />
grand nombre d’exploitants. » Une assemblée générale extraordinaire<br />
prendra place en juillet : elle réunira les deux tiers des<br />
adhérents de l’association et ces problématiques seront plus<br />
largement évoquées. À noter que l’agence recrutera également<br />
son nouveau délégué général en juillet.<br />
<strong>26</strong>
AU CINÉMA<br />
LE 14 AOÛT<br />
MATÉRIEL DISPONIBLE SUR LE FILM<br />
FILM ANNONCE<br />
FA 1’34” SCOPE : JePrometsDe_TLR_S_FR-XX_FR-NR_51_2K_ST_<strong>2019</strong>0614_NOI_SMPTE_OV<br />
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FLAT ET SCOPE<br />
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FA 1’34” FLAT : JePrometsDe_TLR_F_FR-XX_FR-NR_51_2K_ST_<strong>2019</strong>0614_NOI_SMPTE_OV<br />
Envoyé par Globecast le 18/06 - Disponible sur Cinégo et sur materiel.apollo-films.com<br />
VISA : 149 320 / DURÉE : 1H32 / IMAGE : SCOPE / SON : 5.1<br />
Retrouvez plus d’infos sur materiel.apollo-films.com / ApolloDistrib / @Apollo_Distrib / @Apollo_Distrib
CHIFFRES<br />
©Metropolitan Filmexport<br />
Extrait de sa filmo<br />
SORTIE TITRE DU FILM CUMUL<br />
04/02/2009 L'ÉTRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON 2 595 615<br />
28/05/2014 MALÉFIQUE 2 049 017<br />
03/08/2011 SUPER 8 1 506 877<br />
15/11/2006 BABEL 744 019<br />
05/01/2011 SOMEWHERE 480 423<br />
Teen Spirit de Max Minghella.<br />
ELLE FANNING<br />
Jeunesse d’esprit<br />
L’actrice britannique a dernièrement rayonné sur le tapis rouge du Festival de<br />
Cannes, où elle était membre du jury. Une présence lumineuse qui semble habituelle<br />
tant la jeune femme donne l’impression d’être dans le cinéma depuis une éternité.<br />
Et pourtant, elle n’a que 21 ans. Une vingtaine toute neuve mais une filmographie<br />
déjà imposante qui laisse augurer d’un avenir des plus radieux pour Elle Fanning.<br />
Seconds rôles, rôles-titres, films indés ou grosses productions, elle a déjà goûté à la<br />
belle diversité du cinéma et prouver une polyvalence certaine. La sœur de Dakota<br />
peut se targuer d’avoir joué aux côtés de grands noms du milieu : Cate Blanchett<br />
et Brad Pitt (Babel en 2006 et L’Étrange histoire de Benjamin Button en 2008), en<br />
princesse face à Angelina Jolie (Maléfique en 2014) ou encore comme fille de Bryan<br />
Cranston (Dalton Trumbo en 2015). C’est notamment ses collaborations avec les<br />
cinéastes Sofia Coppola (Somewhere en 2011) et J.J. Abrams (Super 8 la même<br />
année) qui lui permettent de se révéler au grand public.<br />
Les années 2010 vont donc être celles de la confirmation d’une actrice qui devient<br />
petit à petit incontournable. Elle joue encore sur la variété des projets, de la comédie<br />
dramatique avec Scarlett Johansson et Matt Damon (Nouveau Départ de Cameron<br />
Crowe) à la science-fiction sud-africaine (Young Ones de Jake Paltrow). Après le<br />
succès commercial de Maléfique, elle fait forte impression en mannequin dans le<br />
thriller psychologique de Nicolas Winding Refn, The Neon Demon (2016). Elle<br />
retrouve en 2018 Sofia Coppola pour Les Proies, déambule au Texas dans Galveston<br />
de Mélanie Laurent et s’affiche dans la peau de l'auteure Mary Shelley dans le biopic<br />
éponyme. Celle qui confie être passionnée par le chant va pouvoir l’exposer sur<br />
grand écran en adolescente rêvant de devenir pop star dans Teen Spirit de Max<br />
Minghella (Metropolitan, <strong>26</strong> <strong>juin</strong>). Elle côtoiera ensuite Timothée Chalamet dans<br />
Un jour de pluie à New-York de Woody Allen (Mars Films, 18/09), retrouvera ses<br />
habits de princesse dans Maléfique : Le pouvoir du mal (Disney, 16/10), puis sera<br />
à l’affiche d’I Think We Are Alone, science-fiction avec Peter Dinklage, ou encore<br />
Molly face à Javier Bardem et Salma Hayek.<br />
TOP 10 DES FILMS AUX USA<br />
Week-end du 21 au 23 <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
RING<br />
Comparatif entrées 1 er WE.<br />
RANG<br />
TITRE<br />
(FR)<br />
STUDIO<br />
RECETTE<br />
SEM. EN $<br />
CUMUL<br />
EN $<br />
1 TOY STORY 4 BV $118,000,000 $118,000,000 1<br />
2 CHILD'S PLAY UAR $14,055,540 $14,055,540 1<br />
SEM.<br />
À<br />
L’AFF.<br />
Diaphana<br />
1 er week end<br />
72 641 *<br />
Copies<br />
313<br />
*Avec avant-premières<br />
3 ALADDIN BV $12,200,000 $287,510,128 5<br />
4 MEN IN BLACK INTERNATIONAL Sony $10,750,000 $52,689,654 2<br />
5 COMME DES BÊTES 2 Uni. $10,290,000 $117,583,535 3<br />
6 ROCKETMAN Par. $5,650,000 $77,328,389 4<br />
7 JOHN WICK PARABELLUM LG/S $4,075,000 $156,067,424 6<br />
Diaphana<br />
1 er week end<br />
78 837 *<br />
Copies<br />
195<br />
Source : CBO - Box-office<br />
8 GODZILLA: ROI DES MONSTRES WB $3,700,000 $102,345,637 4<br />
9 X-MEN : DARK PHOENIX Fox $3,600,000 $60,159,311 3<br />
10 SHAFT WB (NL) $3,555,000 $15,941,394 2<br />
Source : BoxOffice Mojo<br />
Les deux derniers films de Quentin Dupieux mettent une<br />
nouvelle fois en avant son univers absurde. Distribués par<br />
Diaphana, ils partent sur des bases sensiblement similaires<br />
bien que le film d’ouverture de la dernière Quinzaine des<br />
Réalisateurs bénéficie d’une combinaison de copies plus<br />
importante. Dans le contexte estival de 2018, Au Poste !<br />
avait terminé avec plus de <strong>26</strong>6 000 entrées.<br />
28
COMPARATIF<br />
5 films, 5 carrières, 1 point de comparaison<br />
À l’occasion de la sortie<br />
d’Ibiza ce 3 juillet<br />
(Gaumont), focus<br />
sur les carrières des<br />
films où les vacances<br />
jouent l’un des rôles<br />
principaux.<br />
Cette page a été réalisée en collaboration avec CBO-Box Office, le site des professionnels du cinéma.<br />
TITRE DU FILM ALL INCLUSIVE LARGUÉES CAMPING 3 PATTAYA LES BRONZÉS 3<br />
DATE DE SORTIE 13/02/<strong>2019</strong> 18/04/2018 29/06/2016 24/02/2016 01/02/2006<br />
Source : CBO<br />
DISTRIBUTEUR WARNER BROS. PATHÉ PATHÉ GAUMONT WARNER BROS.<br />
GENRE COMÉDIE COMÉDIE COMÉDIE COMÉDIE COMÉDIE<br />
BUDGET 15 400 000 € 7 000 000 € 15 420 000 € 6 540 000 € 35 100 000 €<br />
CUMUL DES ENTRÉES 814 207 817 739 3 225 047 1 951 009 10 229 483<br />
1 ER JOUR 67 282 38 <strong>26</strong>2 410 235 169 760 537 882<br />
1 ER WE 308 014 149 866 1 098 807 803 757 3 235 559<br />
COPIES 615 415 796 307 950<br />
MOYENNE PAR COPIE<br />
(1 ER WE)<br />
COEFFICIENT PARIS/<br />
PROVINCE<br />
TAUX DE TRANSFORMATION<br />
(CUMUL DES ENTRÉES/1 ER JOUR)<br />
NOTE SPECTATEURS<br />
ALLOCINÉ<br />
501 361 1 380 2 618 3 406<br />
11,48 4,35 10,53 3,78 9,11<br />
x 12,1 x 21,4 x 7,9 x 11,5 x 19,3<br />
1,1 3,6 2,1 2,2 1,4<br />
TENDANCES HEBDO<br />
Retour sur les entrées France des 5 semaines passées<br />
6<br />
5<br />
4<br />
3<br />
2<br />
Millions d’entrées<br />
4,49M<br />
2010<br />
2,79M<br />
2,44M<br />
2001<br />
1,73M<br />
4,93M<br />
2006<br />
2,408M<br />
2018<br />
2,07M<br />
<strong>2019</strong><br />
4,02M<br />
2014<br />
2,697M<br />
2018<br />
1,86M<br />
2018<br />
4,23M<br />
2004<br />
3,25M<br />
2,81M<br />
2015<br />
1,37M<br />
3,45M<br />
2004<br />
du 12/06<br />
au 18/06<br />
2,12M<br />
2003<br />
1,65M<br />
2,05M<br />
Évolution de la fréquentation sur les 5<br />
dernières semaines. Les deux courbes<br />
représentent le nombre d’entrées réalisées<br />
sur une même semaine en <strong>2019</strong><br />
(noir) et 2018 (blanc). Pour la semaine<br />
24, 2,05 millions d’entrées ont été<br />
enregistrées cette année contre 2,11<br />
millions l’an passé, soit une baisse de<br />
près de 3 %. La meilleure semaine a<br />
été réalisée en 2004 avec un total de<br />
3,46 millions de tickets vendus, la pire<br />
en 2005 avec 1,65 millions.<br />
S24<br />
PARIS/<br />
PÉRIPH.<br />
566 621<br />
(2018)<br />
583 185<br />
(<strong>2019</strong>)<br />
INDICES 2018 vs <strong>2019</strong><br />
S24<br />
FRANCE<br />
2 117 153<br />
(2018)<br />
2 055 302<br />
(<strong>2019</strong>)<br />
CUMUL<br />
FRANCE<br />
91 837 014<br />
(2018)<br />
92 129 553<br />
(<strong>2019</strong>)<br />
+2,9 % - 2,9 % +0,3 %<br />
Source : CBO<br />
20 21<br />
22<br />
23<br />
24<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
29
CHIFFRES<br />
LE MARCHÉ CINÉMATOGRAPHIQUE À VENIR<br />
Projection des films du Top 30<br />
Semaine 27 du 3 au 9 juillet <strong>2019</strong><br />
% hommes<br />
MappingCineForecast<br />
En sortant le dernier jour de la Fête du cinéma <strong>2019</strong>, Spider-Man : Far from home devrait bénéficier d’un contexte concurrentiel favorable pour performer<br />
auprès des hommes de moins de 25 ans. Plusieurs autres nouveautés devraient réussir à se distinguer en attirant dans les salles un public complémentaire<br />
à celui de Spider-Man, notamment plus féminin pour Manou à l’école des goélands et plus âgé pour So long my son et Pour les soldats tombés. Si Ibiza,<br />
Yesterday et Quand on crie au loup devraient tous les trois séduire un public essentiellement féminin et âgé de plus de 25 ans. Ils devraient coexister grâce<br />
à des nuances dans le profil de leur public : un public comptant une proportion importante d’enfants pour Quand on crie au loup, un public large typique<br />
de celui d’une comédie populaire pour Ibiza et un public un peu plus âgé pour Yesterday.<br />
by<br />
Silvio et les autres<br />
Chacun<br />
% moins de 25 ans<br />
pour<br />
Bohemian<br />
% plus de 25 ans<br />
tous Rhapsody<br />
En Liberté !<br />
Seule la vie<br />
% femmes<br />
Films en démarrage - Profils estimés<br />
Films en continuation - Profils réels ou estimés<br />
Films en démarrage – Profils estimés<br />
Films en continuation – Profils réels ou estimés<br />
Copyright 2018 - CineForecast<br />
Semaine 28 du 10 au 16 juillet <strong>2019</strong><br />
Malgré la concurrence de Spider-Man : Far From Home, Anna et Annabelle – La maison du mal devraient réussir à s’installer aux premières places du<br />
Box-Office : ils devraient en effet se distinguer de leur principal concurrent en attirant dans les salles un public plus féminin et principalement âgé de<br />
15-24 ans pour le film d’horreur et un public plus mixte et plus âgé pour le nouveau film de Luc Besson. En parallèle, Uglydolls et Les enfants de la mer<br />
devraient se démarquer en touchant un public plus féminin que Toy Story 4, Premier de la classe devrait lui réussir à séduire un public plus jeune qu’Ibiza<br />
% hommes<br />
quand Vita & Virginia et Inna de Yard devraient pouvoir compter sur un public plus âgé.<br />
Silvio et les autres<br />
Chacun<br />
% moins de 25 ans<br />
pour<br />
Bohemian<br />
% plus de 25 ans<br />
tous Rhapsody<br />
En Liberté !<br />
Seule la vie<br />
% femmes<br />
Films en démarrage - Profils estimés<br />
Films en continuation - Profils réels ou estimés<br />
Films en démarrage – Profils estimés<br />
Films en continuation – Profils réels ou estimés<br />
Copyright 2018 - CineForecast<br />
*MÉTHODOLOGIE<br />
À partir de l’estimation des entrées et du profil des films à venir, CineForecast reconstitue les futures semaines cinéma : Les estimations des entrées des films se font en mixant, d’une part, les statistiques, et, d’autre part, l’expertise de<br />
Vertigo et de professionnels appartenant au club CineForecast. Les profils des films sont estimés à partir des profils des films de même typologie obtenus via CinExpert,<br />
30
Cette page a été réalisée en collaboration avec CBO-Box Office, le site des professionnels du cinéma.<br />
LE TOP DES FILMS<br />
Cumul des entrées sur la période du 1 er janvier au 21 <strong>juin</strong> <strong>2019</strong>.<br />
RANG<br />
FILM DISTRI. SORTIE<br />
1 AVENGERS : ENDGAME<br />
QU'EST-CE QU'ON A ENCORE FAIT AU BON<br />
2<br />
DIEU<br />
3 DRAGONS 3 : LE MONDE CACHE<br />
4 CAPTAIN MARVEL<br />
WALT DISNEY STUDIOS MOTION<br />
ENTRÉES<br />
FRANCE<br />
PICTURES FRANCE 4/24 6 738 931<br />
UGC DISTRIBUTION 30/1 6 693 870<br />
UNIVERSAL PICTURES<br />
INTERNATIONAL FRANCE 6/2 3 367 445<br />
WALT DISNEY STUDIOS MOTION<br />
PICTURES FRANCE 6/3 3 305 075<br />
5 NOUS FINIRONS ENSEMBLE PATHE FILMS 1/5 2 728 412<br />
6 RALPH 2.0<br />
7 DUMBO<br />
WALT DISNEY STUDIOS MOTION<br />
PICTURES FRANCE 13/2 2 323 402<br />
WALT DISNEY STUDIOS MOTION<br />
PICTURES FRANCE 27/3 2 292 494<br />
8 GREEN BOOK SUR LES ROUTES DU SUD METROPOLITAN FILMEXPORT 23/1 2 055 101<br />
9 ALITA : BATTLE ANGEL TWENTIETH CENTURY FOX 13/2 2 033 168<br />
10 LA MULE WARNER BROS. 23/1 1 849 004<br />
11 ALADDIN<br />
WALT DISNEY STUDIOS MOTION<br />
PICTURES FRANCE 22/5 1 840 791<br />
12 CREED II WARNER BROS. 9/1 1 733 124<br />
13 NICKY LARSON ET LE PARFUM DE CUPIDON SONY PICTURES RELEASING 6/2 1 684 404<br />
14 POKEMON DETECTIVE PIKACHU WARNER BROS. 8/5 1 623 468<br />
15 LE CHANT DU LOUP PATHE FILMS 20/2 1 534 131<br />
16 LE PARC DES MERVEILLES PARAMOUNT PICTURES FRANCE 3/4 1 409 595<br />
17 LES INVISIBLES APOLLO FILMS 9/1 1 332 799<br />
18 GLASS<br />
WALT DISNEY STUDIOS MOTION<br />
PICTURES FRANCE 16/1 1 288 736<br />
19 AFTER - CHAPITRE 1 SND 17/4 1 228 756<br />
20 SHAZAM ! WARNER BROS. 3/4 1 075 884<br />
21 TANGUY, LE RETOUR SND 10/4 1 021 278<br />
22 X-MEN : DARK PHOENIX TWENTIETH CENTURY FOX 5/6 958 394<br />
23 REBELLES LE PACTE 13/3 924 569<br />
24 GRACE A DIEU MARS FILMS 20/2 915 327<br />
25 LE MYSTERE HENRI PICK GAUMONT DISTRIBUTION 6/3 885 848<br />
<strong>26</strong> ESCAPE GAME SONY PICTURES RELEASING 27/2 858 915<br />
27 ROYAL CORGI APOLLO FILMS 10/4 851 889<br />
28 SIMETIERRE PARAMOUNT PICTURES FRANCE 10/4 850 945<br />
29 ALL INCLUSIVE WARNER BROS. 13/2 814 207<br />
30 LA MALEDICTION DE LA DAME BLANCHE WARNER BROS. 17/4 805 312<br />
31<br />
32<br />
L'INCROYABLE HISTOIRE DU FACTEUR<br />
CHEVAL<br />
MINUSCULE 2 : LES MANDIBULES DU BOUT<br />
DU MONDE<br />
SND 16/1 757 243<br />
LE PACTE 30/1 752 928<br />
33 DOULEUR ET GLOIRE PATHE FILMS 17/5 735 073<br />
34 JOHN WICK PARABELLUM METROPOLITAN FILMEXPORT 22/5 733 967<br />
35 CHAMBOULTOUT GAUMONT DISTRIBUTION 3/4 715 <strong>26</strong>6<br />
36 EDMOND GAUMONT DISTRIBUTION 9/1 708 013<br />
37 US<br />
UNIVERSAL PICTURES<br />
INTERNATIONAL FRANCE 20/3 702 985<br />
38 MON BEBE PATHE FILMS 13/3 614 294<br />
39 PARASITE LES BOOKMAKERS - THE JOKERS 5/6 608 527<br />
40<br />
"GODZILLA II - ROI DES MONSTRES<br />
WARNER BROS."<br />
WARNER BROS. 29/5 594 768<br />
41 ROCKETMAN PARAMOUNT PICTURES FRANCE 29/5 584 301<br />
42 JUSQU'ICI TOUT VA BIEN MARS FILMS 27/2 574 039<br />
43 DRAGON BALL SUPER - BROLY WILD BUNCH DISTRIBUTION 13/3 571 077<br />
44 LES CREVETTES PAILLETEES<br />
UNIVERSAL PICTURES<br />
INTERNATIONAL FRANCE 8/5 570 568<br />
45 MON INCONNUE MARS FILMS 3/4 557 124<br />
46 LA GRANDE AVENTURE LEGO 2 WARNER BROS. 20/2 501 024<br />
47 LA FAVORITE TWENTIETH CENTURY FOX 6/2 484 086<br />
48 LA LUTTE DES CLASSES UGC DISTRIBUTION 3/4 445 728<br />
49 VENISE N'EST PAS EN ITALIE STUDIOCANAL 29/5 441 163<br />
50 YAO PATHE FILMS 23/1 424 4<strong>26</strong><br />
Source : CBO<br />
LE TOP DES DISTRIBUTEURS<br />
Films exploités sur la période du 1 er janvier au 19 <strong>juin</strong> <strong>2019</strong>.<br />
RANG<br />
1<br />
DISTRIBUTEUR<br />
WALT DISNEY STUDIOS<br />
MOTION PICTURES FRANCE<br />
NB<br />
FILMS<br />
CUMUL<br />
ENTRÉES<br />
8 18 336 139<br />
2 WARNER BROS. 15 10 591 478<br />
3 UGC DISTRIBUTION 6 7 332 706<br />
4 PATHE FILMS 11 6 661 805<br />
5 UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FRANCE 14 6 297 675<br />
6 SND 7 4 631 632<br />
7 MARS FILMS 21 4 560 468<br />
8 TWENTIETH CENTURY FOX 8 4 451 235<br />
9 METROPOLITAN FILMEXPORT 16 3 757 652<br />
10 PARAMOUNT PICTURES FRANCE 7 3 745 313<br />
11 SONY PICTURES RELEASING +1 8 3 227 106<br />
12 LE PACTE -1 17 3 202 438<br />
13 GAUMONT DISTRIBUTION 8 2 733 446<br />
14 APOLLO FILMS 6 2 707 376<br />
15 STUDIOCANAL 8 1 992 381<br />
16 AD VITAM 11 861 782<br />
17 WILD BUNCH DISTRIBUTION 7 843 450<br />
18 DIAPHANA DISTRIBUTION 8 795 700<br />
19 LES BOOKMAKERS - THE JOKERS +19 2 657 991<br />
20 MEMENTO FILMS DISTRIBUTION -1 6 545 7<strong>26</strong><br />
21 PYRAMIDE -1 13 480 290<br />
22 JOUR2FETE -1 9 401 829<br />
23 KMBO -1 12 325 292<br />
24 ARP SELECTION +1 5 271 292<br />
25 HAUT ET COURT -2 6 270 534<br />
<strong>26</strong> BAC FILMS -1 6 219 114<br />
27 EUROZOOM -1 6 161 124<br />
28 ORANGE STUDIO DISTRIBUTION -2 4 157 415<br />
29 SOPHIE DULAC DISTRIBUTION 7 150 122<br />
30 CONDOR DISTRIBUTION -2 5 141 236<br />
31 ART HOUSE FILMS -1 2 129 545<br />
32 UFO DISTRIBUTION -1 4 111 852<br />
33 CINEMA PUBLIC FILMS -1 3 95 278<br />
34 GEBEKA FILMS -1 5 89 908<br />
35 OCEAN FILMS -1 4 70 810<br />
36 ALBA FILMS -1 1 69 347<br />
37 SEPTIEME FACTORY -1 3 61 548<br />
38 SAJE DISTRIBUTION +2 3 53 0<strong>26</strong><br />
39 BAC FILMS - KINOVISTA -2 1 52 423<br />
40 SBS DISTRIBUTION 2 48 967<br />
41 DESTINY FILMS 4 45 873<br />
42 LES FILMS DU PREAU 2 39 202<br />
43 NIGHT ED FILMS +4 12 38 194<br />
44 NEW STORY 3 36 134<br />
45 EPICENTRE FILMS 23 34 868<br />
46 FOLIMAGE DISTRIBUTION 2 34 560<br />
47 JUPITER COMMUNICATIONS +2 2 32 519<br />
48 ORSANS DISTRIBUTION 1 29 325<br />
49 L'ATELIER DISTRIBUTION +1 3 28 407<br />
50 BODEGA FILMS N 5 25 643<br />
Source : CBO<br />
N Nouvelle entrée<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
31
* Versus sa le cla sique<br />
CHIFFRES<br />
NukeSuite a récolté les données Facebook de 483 pages de cinéma en France, du 16 mai au 21 <strong>juin</strong> <strong>2019</strong>. Certaines données ont<br />
pu être dopées par de la sponsorisation de publication. Retrouvez les résultats de cette étude ci-dessous.<br />
CINÉMAS AVEC LE PLUS GRAND<br />
NOMBRE DE FANS<br />
Nombre de fans.<br />
PAGES QUI PUBLIENT LE PLUS<br />
Nombre de publications.<br />
PAGES QUI GÉNÈRENT LE PLUS D’INTERAC-<br />
TIONS PAR PUBLICATION EN MOYENNE<br />
Moyenne par publication de la somme des mentions j’aime, commentaires, partages.<br />
RANG<br />
CINÉMA FANS VAR.<br />
RANG<br />
CINÉMA<br />
PUBL.<br />
RANG<br />
CINÉMA<br />
INT. / POST<br />
1 Les Cinémas Pathé Gaumont 256 834 (+608)<br />
2 Kinepolis France 203 799 (+1960)<br />
3 UGC Cinémas 184 974 (-28)<br />
4 Le Grand Rex 79 536 (+317)<br />
5 MK2 59 130 (+28)<br />
6 CGR Cinémas 56 697 (+134)<br />
7 Europacorp Aéroville 49 954 (-32)<br />
8 UGC Lyon 38 307 (-10)<br />
9 Cinéma Majestic de Douaï 28 132 (+51)<br />
10 Cinéma Utopia Bordeaux 19 200 (+171)<br />
11 Pathé La Valette 17 365 (+25)<br />
12 Gaumont Montpellier Multiplexe 16 971 (+25)<br />
13 Kinepolis Lomme 16 331 (+57)<br />
14 Pathé Plan de Campagne 15 215 (+232)<br />
15<br />
Cinéma Cin'Amand<br />
Saint-Armand-les-Eaux<br />
14 721 (+53)<br />
16 CGR Narbonne 14 542 (+5)<br />
17 UGC Ciné-Cité Strasbourg 14 422 (+30)<br />
18 CGR La Rochelle - Les Minimes 14 409 (+29)<br />
19 Cinéma Saint-Eulalie 14 312 (+1)<br />
20 Ociné Dunkerque 14 292 (+49)<br />
Moyenne : 6 298 fans<br />
1 Cinéma Voltaire Ferney-Voltaire 101<br />
2 Cinéma Le Cristal 97<br />
3 Cinéma L'Arlequin Belley 96<br />
4 Monciné Anglet 94<br />
5 Les Toiles du Lac - Aix-les-Bains 94<br />
6 Cinéma Les 7 Nefs 82<br />
7 Véo Muret 74<br />
8 Pathé Chambéry 73<br />
9 Véo Grand-Lumière Saint-Chamond 70<br />
10 CGR Carcassonne 67<br />
Moyenne : 17 publications<br />
RANG<br />
PAGES QUI GÉNÈRENT LE PLUS<br />
D’INTERACTIONS<br />
Somme des mentions j’aime, commentaires, partages.<br />
CINÉMA<br />
INTER.<br />
1 Kinépolis France 16 402<br />
2 Les Cinémas Pathé Gaumont 9 794<br />
3 Multiplexe le Grand Palace 5 707<br />
4 UGC Cinémas 4 954<br />
5 CGR Cinémas 4 484<br />
6 Le Grand Rex Paris 4 289<br />
7 Pathé Docks 76 3 4<strong>26</strong><br />
8 Pathé Plan de Campagne 2 374<br />
9 Ciné Quai Saint-Dizier 2 089<br />
10 Gaumont Labège 2 031<br />
Moyenne : 376 interactions<br />
1 Kinépolis France 497<br />
LA SALLE PREMIUM<br />
2 Multiplexe Le Grand Palace 380<br />
ÉQUIPÉE DE LA TECHNOLOGIE RÉVOLUTIONNAIRE<br />
3 Les Cinémas Pathé Gaumont 239<br />
D’IMMERSION SENSORIELLE<br />
BOOSTE LES RÉSULTATS D’EXPLOITATION DE MANIÈRE SIGNIFICATIVE<br />
4 Le Grand Rex Paris 2<strong>26</strong><br />
5 Cinéma Néopolis Neufchâteau 210<br />
6 Ciné Quai Saint-Dizier 161<br />
7 CGR Cinémas 160<br />
8 UGC Cinémas 155<br />
9 Cinéma Confluences Sens 143<br />
JUSQU’À X2<br />
JUSQU’À X2<br />
+55%<br />
TAUX DE FRÉQUENTATION * PART DE MARCHÉ MOYENNE ** PRIX MOYEN DU BILLET<br />
10 Monciné Polygone Béziers 137<br />
Moyenne : 21 interactions par post<br />
90% DE TAUX DE SATISFACTION<br />
SPECTATEURS *** LES PLUS GRANDS<br />
** En comparaison de la PDM généralement constatée<br />
** Etude CGR en sortie de salle sur le film « Jumanji » en LightVibes®<br />
BLOCKBUSTERS EN<br />
www.cgrcinemas.fr<br />
Optez pour la salle premium ICE dès maintenant !<br />
Renseignements : Alexandre BROUILLAT<br />
alexandre.broui lat@theicescreen.com<br />
+33 621 111 532<br />
UN LINE-UP EXCEPTIONNEL<br />
DE FILMS<br />
PRÉVU EN <strong>2019</strong><br />
TOP DES PUBLICATIONS QUI ONT GÉNÉRÉ LE PLUS<br />
D’INTERACTIONS PAR PAGES<br />
SON IMMERSIF I PROJECTION LASER 4K I FAUTEUILS CLUB INCLINABLES I IMMERSION<br />
Les publications qui obtiennent le plus de mentions “j’aime”, commentaires et partages sur la période.<br />
LES CINÉMAS PATHÉ GAUMONT<br />
3278 int.<br />
La bande annonce de C’est quoi cette mamie?!<br />
suscite de l’engouement.<br />
KINÉPOLIS FRANCE<br />
2171 int.<br />
Post annonçant un tarif réduit à 4 euros par<br />
séance du 30 <strong>juin</strong> au 3 juillet.<br />
KINÉPOLIS FRANCE<br />
2 045 int.<br />
L’annonce mettant en avant bande-annonce<br />
de La Reine des Neige 2.<br />
Édition 2018-<strong>2019</strong><br />
RANG<br />
TAUX D’ENGAGEMENT PAR PAGE<br />
Ratio entre le nombre total d’interactions<br />
de la page / nombre de fans.<br />
CINÉMA %<br />
1 Multiplexe Le Grand Palace 77,16 %<br />
2 Cinéma Néopolis Neufchâteau 70,21 %<br />
3 Cinéma le Palace Les Andelys 55,47 %<br />
4 Cinéma Rialto Nice 53,19 %<br />
5 Cinéma Confluences Sens 44,52 %<br />
6 Cinéma Les Toiles du Lac Aix-les-Bains 40,60 %<br />
7 CGR Rivesaltes 37,62 %<br />
8 Pathé Docks 76 36,40 %<br />
9<br />
Cinéma Véo Grand-Lumière<br />
Saint-Chamond<br />
33,51 %<br />
10 CGR Clermont Val Arena 31,11 %<br />
11 Cinéma Senonches 30,16 %<br />
12 Gaumont Labège 29,74 %<br />
13 Cinéma Voltaire Ferney-Voltaire 28,64 %<br />
14 Ciné Quai Saint-Dizier 27,95 %<br />
15 Argentan Officiel <strong>26</strong>,73 %<br />
16 Cinéma Les Arches Lumière Yvetot 24,77 %<br />
17 Ciné Centre Dreux 24,50 %<br />
18 CGR Cagnes-sur-Mer 24,39 %<br />
19 Cinéma Le Travelling 22,53 %<br />
20 Gaumont Wilson 21,82 %<br />
Moyenne : 6,69 %<br />
TAUX D’ENGAGEMENT PAR POST*<br />
Ratio entre le nombre total d’interactions du post / nombre de fans de la page.<br />
CINÉMA LE PALACE LES ANDELYS<br />
15,22 %<br />
L’album photo contenant les affiches des films<br />
de la semaine est mis à jour le 17 <strong>juin</strong>.<br />
CINÉMA LE PALACE LES ANDELYS<br />
15,15 %<br />
L’album photo contenant les affiches des films<br />
de la semaine est mis à jour le 10 <strong>juin</strong>.<br />
CINÉMA CRYSTAL PALACE<br />
LA-CHARITÉ-SUR-LOIRE<br />
14,31 %<br />
Programme du 12 <strong>juin</strong> au 2 juillet <strong>2019</strong>.<br />
CINÉMA LE REX SARLAT<br />
11,70 %<br />
Si le post atteint 500 likes, le dirigeant du Rex vêtira la<br />
combinaison de Spider-Man pour la sortie du film le<br />
3 juillet.<br />
CGR LESCAR<br />
11,57 %<br />
Le cinéma organise un débat à l’occasion de la<br />
projection de « PERMACULTURE : LA VOIX<br />
DE L’AUTONOMIE »<br />
*Hors publication liée à un concours<br />
32
11<br />
N°<br />
Distribution<br />
Aménagement<br />
Équipement<br />
11 N°<br />
16-17<br />
Cabine<br />
Comptoir<br />
ÉDITION 2016-2017<br />
Publicité<br />
Services<br />
Le guide<br />
Institutionnels<br />
PARUTION : SEPTEMBRE <strong>2019</strong><br />
DATE LIMITE POUR LE RÉFÉRENCEMENT : 28 JUIN<br />
DATE LIMITE POUR UNE RÉSERVATION D’ESPACE PUBLICITAIRE : 5 JUILLET<br />
Contactez-nous !<br />
Pour une mise à jour de vos coordonnées (contacts, logo et photos) :<br />
Mathilde Caro I 01.85.09.23.05 I mathilde.caro@webedia-group.com<br />
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contact : guide@boxofficefrance.fr
SORTIES DE FILMS<br />
SEMAINE DE SORTIE JOUR FÉRIÉ Zone A Zone B Zone C<br />
NOUVELLE DATE<br />
REPRISE<br />
Besançon, Bordeaux,<br />
Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble,<br />
Limoges, Lyon, Poitiers<br />
Aix-Marseille, Amiens, Caen,<br />
Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice,<br />
Orléans-Tours, Reims, Rennes,<br />
Rouen, Strasbourg<br />
Créteil, Montpellier,<br />
Paris, Toulouse,<br />
Versailles<br />
S <strong>26</strong><br />
<strong>26</strong> JUIN<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
LES PRODUCTIONS BALTHAZAR /<br />
WILD BUNCH DISTRIBUTION<br />
BEAU JOUEUR 1h39 D.Gleize<br />
ARIZONA FILMS DISTRIBUTION BIXA TRAVESTY 1h15 K.Goifman/C.Priscilla L.D.Quebrada/J.D.Bairro/L.D.Barros<br />
SONY PICTURES RELEASING FRANCE BRIGHTBURN - L'ENFANT DU MAL 1h30 D.Yarovesky E.Banks/D.Denman/J.A.Dunn<br />
EPICENTRE FILMS CONSEQUENCES 1h33 D.Štante M.Zemljic/T.Sturbej/G.Markun<br />
PARK CIRCUS DOCTEUR FOLAMOUR 1h35 S.Kubrick P.Sellers/G.C.Scott/S.Hayden<br />
PATHE GOLDEN GLOVE 1h50 F.Akın J.Dassler/K.Studt/M.Hosemann<br />
SAINT ANDRE DES ARTS JE LA RENCONTRERAI 1h20 R.Kirgo Q.Santarelli/C.D.Raucher/J.Diallo<br />
DESTINY DISTRIBUTION L'INSENSIBLE 1h27 I.I.Tverdovsky D.Vlasenko/A.Slyu/D.Steklov<br />
MEMENTO FILMS LA FEMME DE MON FRÈRE 1h57 M.Chokri A.Bossé/P.Hivon/S.Gabai<br />
FILMS SANS FRONTIERES LA TERRE TREMBLE 2h40 L.Visconti L.Visconti/A.Pietrangeli/A.Arcidiacono<br />
CARLOTTA FILMS LES DOORS 2h18 O.Stone V.Kilmer/M.Ryan/K.Quinlan<br />
MARS FILMS MADE IN CHINA 1h28 J.Abraham F.Chau/M.Sadoun/J.D.Bona<br />
METROPOLITAN FILMEXPORT TEEN SPIRIT 1h32 M.Minghella Z.Buric/E.Fanning/R.Hall<br />
STRAY DOGS DISTRIBUTION THE MOUNTAIN : UNE ODYSSÉE AMÉRICAINE 1h48 R.Alverson D.Lavant/J.Goldblum/T.Sheridan<br />
LOCAL FILMS TOGETHER ALONE 1h27 P.J.Castellaneta T.Stites/T.Curry<br />
THE WALT DISNEY COMPANY<br />
FRANCE<br />
TOY STORY 4 1h40 J.Cooley J.Puymartin/R.Darbois/P.Niney<br />
URBAN DISTRIBUTION VILLE NEUVE 1h16 F.Dufour-Laperrière<br />
LE PACTE YVES 1h47 B.Forgeard W.Lebghil/D.Tillier/P.Katerine<br />
S 27<br />
3 JUIL.<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
ZELIG FILMS DISTRIBUTION AFFREUX ET MÉCHANTS 1h29 C.Gomez C.Santamaria/M.D'amore/S.S.Martucci<br />
MALAVIDA FILMS CENDRES ET DIAMANT 1h39 A.Wajda H.Kwiatkowska/I.Machowski...<br />
LES FILMS DU CAMELIA DARIO ARGENTO : SOUPIRS DANS UN CORRIDOR LOINTAIN J-B.Thoret<br />
LES FILMS DU LOSANGE HAUT LES FILLES F.Armanet J.Added/J.Beth/L.Doillon<br />
GAUMONT IBIZA A.Lemort X.Robic/C.Clavier/M.Seigner<br />
DOCKS 66 LA GRAND-MESSE 1h10 M.Fortunat-Rossi/V.Rosier<br />
ARP MANOU À L’ÉCOLE DES GOÉLANDS 1h28 A.Block/C.Haas V.Dedienne<br />
JOUR2FETE PAUVRE GEORGES ! C.Devers G.Gadebois/M.Mackay/M.Chokri<br />
BOREALIA FILMS PETITE FORÊT 1h43 Y.Soon-Rye K.Tae-Ri/R.Jun-Yeol/M.So-Ri<br />
WARNER BROS. POUR LES SOLDATS TOMBÉS 1h39 P.Jackson<br />
PARADIS FILMS QUAND ON CRIE AU LOUP M.Berry N.Wodecki/G.Jugnot/B.Krief<br />
LES FILMS DU CAMELIA RÉTROSPECTIVE DARIO ARGENTO D.Argento<br />
LES ACACIAS RÉTROSPECTIVE JIM JARMUSCH J.Jarmusch<br />
THEATRE DU TEMPLE RÉTROSPECTIVE MARIO BAVA, LE MAGICIEN DES COULEURS M.Bava<br />
Six femmes pour l’assassin / Les trois<br />
visages de la peur / La Ruée des vikings<br />
CONDOR DISTRIBUTION ROJO 1h49 B.Naishtat D.Grandinetti/A.Frigerio/A.Castro<br />
ADVITAM SO LONG, MY SON 3h05 W.Xiaoshuai J.Wang/M.Yong/Q.Xi<br />
SONY PICTURES RELEASING FRANCE SPIDER-MAN: FAR FROM HOME J.Watts T.Holland/J.Gyllenhaal/Zendaya<br />
LES FILMS DU CAMELIA TÉNÈBRES 1h50 D.Argento J.Saxon/A.Franciosa/G.Gemma<br />
UNIVERSAL PICTURES (FRANCE) YESTERDAY 1h56 D.Boyle H.Patel/L.James/E.Sheeran<br />
S 28<br />
10 JUIL.<br />
14 JUIL.<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
HAUT ET COURT ACUSADA 1h48 G.Tobal L.Espósito/G.G.Bernal/L.Sbaraglia<br />
PATHE ANNA 1h59 L.Besson S.Luss/W.Sciortino/H.Mirren<br />
WARNER BROS. ANNABELLE – LA MAISON DU MAL 1h46 G.Dauberman V.Farmiga/P.Wilson/M.Grace<br />
THEATRE DU TEMPLE<br />
CHARLOT S'AMUSE<br />
ART HOUSE DANS UN JARDIN QU'ON DIRAIT ÉTERNEL 1h40 T.Omori H.Kuroki/M.Tabe/K.Kirin<br />
TAMASA DEUX OU TROIS CHOSES QUE JE SAIS D'ELLE 1h27 J.Godard M.Vlady/A.Duperey/J.Gehrard<br />
LES BOOKMAKERS / THE JOKERS<br />
FILMS<br />
FACE À LA NUIT 1h47 W.Ho J.Kao/L.Hong-Chi/L.Grinberg<br />
LE PACTE INNA DE YARD 1h39 P.Webber<br />
PANAME DISTRIBUTION JOEL, UNE ENFANCE EN PATAGONIE 1h39 C.Sorin V.Almeida/D.Gentile/J.Noguera<br />
URBAN DISTRIBUTION L'OSPITE 1h34 D.Chiarini D.Parisi/S.D'amico/A.Bellato<br />
CARLOTTA FILMS LES AVENTURES DE RABBI JACOB 1h37 G.Oury L.D.Funès/C.Giraud/S.Delair<br />
EUROZOOM LES ENFANTS DE LA MER 1h50 A.Watanabe<br />
MISSION PAGNOL : TRILOGIE MARSEILLAISE P.Pagnol<br />
UGC DISTRIBUTION PREMIER DE LA CLASSE 1h22 S.B.Lahcene M.Kalonji/P.Nzonzi/M.Laroque<br />
HEVADIS FILMS SUR LA PEAU 1h36 S.C.Samarasinghe M.Peyre/E.Sekloka/C.Mupondo<br />
PATHE LIVE<br />
THE CURE - ANNIVERSARY 1978-2018 LIVE IN HYDE PARK<br />
LONDON SORTIE AU 11 JUILLET<br />
METROPOLITAN FILMEXPORT UGLYDOLLS 1h30 K.Asbury<br />
PYRAMIDE DISTRIBUTION VITA & VIRGINIA 1h50 C.Button G.Arterton/E.Debicki/I.Rossellini<br />
2h17<br />
...<br />
34
S 29<br />
17 JUIL.<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
BAC FILMS 100 KILOS D’ÉTOILES 1h28 M.Chambon L.Duchêne/P.Serieys/P.Rebbot<br />
AANNA FILMS ARDAAS KARAAN SORTIE AU 19 JUILLET 2h10 G.Grewal G.Grewal/J.Khaira<br />
ASC DISTRIBUTION FOLLE NUIT RUSSE 1h17 A.Kreis A.Solonchev/E.Vinogradova/K.Kutepova<br />
POTEMKINE HER SMELL 2h15 A.R.Perry E.Moss/C.Delevingne/D.Stevens<br />
CARLOTTA FILMS HERBES FLOTTANTES 1h59 Y.Ozu G.Nakamura/M.Kyo/A.Wakao<br />
OWLS AGENCY<br />
IL ÉTAIT UNE FOIS... DUMPY TOYS - LES AVENTURES DU<br />
CAPITAINE JIMMY CROCHU<br />
1h40 E.Atlan L.D.Funès/J.Armand/P.Al<br />
DIAPHANA DISTRIBUTION L'OEUVRE SANS AUTEUR 3h09 F.H.V.Donnersmarck T.Schilling/S.Koch/P.Beer<br />
UNIVERSAL PICTURES (FRANCE) LE COUP DU SIÈCLE 1h34 C.Addison R.Wilson/A.Hathaway/A.Sharp<br />
THE WALT DISNEY COMPANY<br />
FRANCE<br />
LE ROI LION J.Favreau J.Réno<br />
WILD BUNCH DISTRIBUTION LE TIGRE DU BENGALE 1h41 F.Lang P.Hubschmid/D.Paget/W.Reyer<br />
NEW STORY LE VOYAGE DE MARTA N.Ballús E.Andrada/S.Lopez/D.A.Ngom<br />
DESTINY DISTRIBUTION LES BEAUX MENTEURS 1h20 B.Mercier A.Carel/M.Perez/M.Austin<br />
SOLARIS DISTRIBUTION LES MOISSONS DU CIEL 1h34 T.Malick R.Gere/B. Adams/L.Manz<br />
HEVADIS FILMS NAVAJO SONGLINE 1h24 L.Garcia/B.Vienne<br />
MARS FILMS PERSONA NON GRATA R.Zem R.Personnaz/N.Duvauchelle/H.Herzi<br />
LES FILMS DU CAMELIA RÉTROSPECTIVE LUCIO FULCI : "LE POÈTE DU MACABRE" L.Fulci<br />
REZO FILMS ROADS 1h40 S.Schipper F.Whitehead/S.Bak/M.Bleibtreu<br />
SND FILMS WILD ROSE 1h41 T.Harper J.Buckley/J.Walters/S.Okonedo<br />
ARP YULI 1h50 I.Bollain C.Acosta/C.Acosta-Milian/S.Alfonso<br />
S 30<br />
24 JUIL.<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
WAYNA PITCH 303 H.Weingartner A.Spieker/M.Emde/A.Schwering-Sohnrey<br />
PARAMOUNT PICTURES FRANCE CRAWL A.Aja K.Scodelario/B.Pepper/R.Anderson<br />
UFO DISTRIBUTION DANIEL DARC, PIECES OF MY LIFE 1h45 M.Dufaud/T.Villeneuve D.Darc/F.Lo/G.Betzounis<br />
CARLOTTA FILMS DONNIE DARKO 1h53 R.Kelly J.Gyllenhaal/M.Gyllenhaal/D.Barrymore<br />
KINOVISTA FACTORY 1h49 Y.Bykov V.Abashin/A.Smolyakov/D.Kulichkov<br />
WILD BUNCH DISTRIBUTION GIVE ME LIBERTY 1h51 K.Mikhanovsky C.Galust/L.'.Spencer/D.Ekamasova<br />
KARMAFILMS DISTRIBUTION ILS REVIENNENT... (VUELVEN) 1h23 I.Lopez P.Lara/H.Casillas/I.Guerrero<br />
APOLLO FILMS LA SOURCE R.Lauga Sneazzy/C.Lambert/A.David<br />
JOUR2FETE MANTA RAY 1h45 P.Aroonpheng W.Rungkumjad/R.Wayrana/A.Hama<br />
ROUGE INTERNATIONAL SUN J.Desoindre/E.Kowalska T.Jallab/W.Sciortino/A.Lengronne<br />
LE PACTE THE OPERATIVE Y.Adler D.Kruger/M.Freeman/C.Anvar<br />
ART HOUSE WONDERLAND, LE ROYAUME SANS PLUIE 1h55 K.Hara<br />
S 31<br />
31 JUIL.<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
UNIVERSAL PICTURES (FRANCE) COMME DES BÊTES 2 1h<strong>26</strong> C.Renaud/J.D.Val W.Rovelli/P.Lacheau/J.Arruti<br />
MARS FILMS DIEGO MARADONA 2h10 A.Kapadia D.Maradona<br />
BODEGA FILMS FANNY ET ALEXANDRE 5h18 I.Bergman P.Allwin/B.Guve/P.August<br />
CARLOTTA FILMS FIN D'AUTOMNE 2h08 Y.Ozu S.Hara/Y.Tsukasa/M.Okada<br />
ARP HALTE 4h36 L.Diaz P.Pascual/J.Lamangan/S.Magdayao<br />
CARLOTTA FILMS LE GOÛT DU SAKÉ 1h53 Y.Ozu S.Iwashita/C.Ryu/K.Sada<br />
CONDOR DISTRIBUTION LES FAUSSAIRES DE MANHATTAN 1h47 M.Heller M.Mccarthy/R.E.Grant/D.Wells<br />
METROPOLITAN FILMEXPORT MIDSOMMAR A.Aster J.Reynor/F.Pugh/W.Poulter<br />
BAC FILMS MON FRÈRE J.Abraham Mhd/D.Muselet/Y.Gueye<br />
LES BOOKMAKERS / CAPRICCI FILMS RÉTROSPECTIVE KENJI MIZOGUCHI K.Mizoguchi<br />
LE PACTE RICORDI ? 1h51 V.Mieli L.Marinelli/L.Caridi/G.Anzaldo<br />
MARS FILMS THE BEACH BUM 1h35 H.Korine M.Mcconaughey/I.Fisher/S.Dogg<br />
S 32<br />
7 AOÛT<br />
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />
UGC DISTRIBUTION C'EST QUOI CETTE MAMIE?! G.Julien-Laferrière C.Ladesou/L.Jean-Baptiste/C.Tagbo<br />
UNIVERSAL PICTURES (FRANCE) FAST & FURIOUS : HOBBS & SHAW D.Leitch D.Johnson/J.Statham/I.Elba<br />
REZO FILMS NEVER GROW OLD 1h40 I.Kanavagh J. Cusack/E.Hirsch/A.Campbell-Hughes<br />
LOCAL FILMS NOMADES 1h27 O.Coussemacq J.Idrissi/J.Talemsi/L.Azabal<br />
PATHE PLAYMOBIL, LE FILM L.Disalvo K.Merad/F.Dubosc/J.Bartoli<br />
ARP UNE GRANDE FILLE 2h17 K.Balagov V.Miroshnichenko/V.Perelygina/T.Glazkov<br />
POUR TOUS CHANGEMENTS CONCERNANT CE CALENDRIER, CONTACTEZ-NOUS PAR MAIL À CALENDRIER@BOXOFFICEFRANCE.FR.<br />
Avis aux distributeurs : afin de voir apparaître vos sorties dans les fiches films de <strong>Boxoffice</strong>, n’hésitez pas à faire parvenir régulièrement<br />
votre line up mis à jour.<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
35
EXPLOITATION<br />
ASSEMBLÉES GÉNÉRALES<br />
De l’Est à la Normandie,<br />
les syndicats face au CNC<br />
La rencontre intersyndicale de l’Est, au Florival de Guebwiller les 5 et 6 <strong>juin</strong>, et l’assemblée générale de la chambre syndicale<br />
des cinémas de Normandie, réunie au Morny à Deauville le 13 <strong>juin</strong>, ont été l’occasion pour les exploitants de rencontrer le CNC,<br />
représenté respectivement par Eric Busidan et Corentin Bichet, et lui faire part de leurs préoccupations.<br />
Corentin Bichet et Richard Patry<br />
Depuis six mois, il est clair que notre<br />
relation avec le CNC s’est énormément<br />
détériorée sur la question de l’aide<br />
sélective, assez frontalement et<br />
violemment lors de différentes réunions.<br />
Richard Patry<br />
Dans l’Est comme en Normandie, le sujet de l’aide sélective<br />
continue d’inquiéter. Fin 2018, le CNC avait décidé de<br />
baisser son niveau à 7 millions d’euros après une année<br />
exceptionnelle à 10,4 millions d’euros de subventions (voir<br />
<strong>Boxoffice</strong> n°357). Cette décision a impacté nombre de<br />
dossiers, qui ont dû être reportés et traités cette année.<br />
Richard Patry, président de la chambre syndicale des cinémas<br />
de Normandie, analyse : « La place de la salle baisse dans un<br />
budget du cinéma qui est stable. L’intervention du CNC sur<br />
les salles est donc en contradiction avec les paroles de la présidente<br />
sur ce sujet ; sauf que si l’on plafonne l’aide, on va se<br />
retrouver avec des salles qui pourront moins bien s’adapter. »<br />
Pour Corentin Bichet, chef du service de l’exploitation du<br />
CNC présent à Deauville, le budget de 7 millions d’euros<br />
n’est pas inédit et intervient dans un contexte de restriction<br />
budgétaire importante de 40 millions d’euros sur deux ans.<br />
Quatre millions d’euros ont déjà été attribués lors des deux<br />
premières commissions de l’année ; et après celle du 19 <strong>juin</strong><br />
il reste la dernière le 5 novembre. « Depuis six mois, il est<br />
clair que notre relation avec le CNC s’est énormément détériorée<br />
sur la question de l’aide sélective, assez frontalement et violemment<br />
lors de différentes réunions. Nous pensions avoir à un<br />
moment une forme d’écoute assez intéressante mais les choses<br />
ont beaucoup changé », déplore Thierry Tabaraud, président<br />
du syndicat des directeurs des cinémas de l’Est.<br />
De plus, le président de l’aide sélective, Patrick Raude, a<br />
reçu de la part de la présidente du CNC une lettre de<br />
cadrage envoyée sans concertation avec les professionnels,<br />
qui réaffirme la nécessité budgétaire de rester dans le cadre<br />
de l’enveloppe et recentre l’attention sur les établissements<br />
de 1 à 3 écrans et sur les salles de cœur de ville. « La lettre<br />
est claire et très inquiétante pour beaucoup de projets. Les<br />
dossiers qui arrivent à l’aide sélective ont mûri depuis au moins<br />
4 à 5 ans et on change les règles en cours de route. Le critère<br />
d’aménagement en centre-ville n’était pas forcément le premier<br />
pris en compte à l’époque. Je suis pour la revitalisation des<br />
36
Nous travaillons toujours au cas par cas,<br />
il ne s’agit pas dans cette lettre de fixer des<br />
impératifs mais d’avoir une vigilance accrue<br />
sur ces projets.<br />
Corentin Bichet<br />
Hervé Morin et Richard Patry.<br />
centres-villes, mais un cinéma c’est un espace de 2 000 m², ce<br />
qui n’est pas facile à trouver en centre-ville », s’inquiète Thierry<br />
Tabaraud. « Cette orientation ne paraît pas en contradiction<br />
profonde avec ce que l’aide sélective a fait depuis des années »,<br />
tempère Eric Busidan. « Ce n’est qu’une lettre de cadrage ;<br />
c’est une priorité, des axes qui sont donnés, mais ce n’est absolument<br />
pas inscrit dans le règlement général des aides du CNC.<br />
Il y a toujours eu une sensibilité de la commission sur le cœur<br />
de ville ; ce n’est donc pas choquant que cela soit rappelé, surtout<br />
dans un gouvernement qui met l’accent sur la protection des<br />
centres-villes. » De son côté, Corentin Bichet se veut rassurant<br />
: « Nous travaillons toujours au cas par cas, il ne s’agit<br />
pas dans cette lettre de fixer des impératifs mais d’avoir une<br />
vigilance accrue sur ces projets et non pas de ne plus aider les<br />
projets en périphérie. De plus, la moitié du parc est composée<br />
de mono écrans. Mais leur économie fragile va sans doute les<br />
contraindre à passer à 2 voire 3 écrans selon les régions. Il nous<br />
semble important de favoriser cette évolution. » Pour Richard<br />
Patry, « cela n’est pas raisonnable, dans une période où les salles<br />
sont fragilisées par 12 mois de baisse consécutive de la fréquentation.<br />
Les trésoreries sont exsangues, les exploitants ont besoin<br />
de rénover et de s’adapter pour faire face à leurs concurrents.<br />
Les signaux envoyés sur l’aide sélective ne sont pas bons. »<br />
Il a aussi été précisé dans la lettre de cadrage que la commission<br />
ne devait plus intervenir sur la question du renouvellement<br />
des matériels numériques, le CNC ayant mis en<br />
place un observatoire de la petite et moyenne exploitation.<br />
Une bonne nouvelle pour Eric Busidan : « Ne pas mélanger<br />
l’aide au renouvellement numérique à l’aide sélective permet<br />
de ne pas ponctionner le budget de celle-ci. » Pour Jean-Marc<br />
Carpels, président du syndicat des directeurs de cinémas<br />
de Rhin et Moselle, reste à trancher la question des dossiers<br />
de fin d’année, entre un éventuel report en 2020 ou un<br />
ajustement de l’enveloppe d’aide pour faire face à des<br />
demandes accrues ; le sujet est d’autant plus sensible en<br />
cette période préélectorale, qui dope souvent certains projets<br />
sur les villes moyennes. « Je fais entièrement confiance à<br />
Xavier Lardoux pour se battre et obtenir une enveloppe plus<br />
importante que celle de l’année dernière », affirme Eric Busidan.<br />
Parmi les autres sujets communs aux deux AG, la réforme<br />
de l’Art et Essai. Richard Patry et Thierry Tabaraud ont<br />
chacun rappelé à leur audience l’absence de versements des<br />
subventions alors que le CNC s’était engagé à les effectuer<br />
dès la fin du mois de mai. À Deauville, Corentin Bichet a<br />
indiqué que le Centre « était en train de procéder aux paiements.<br />
Il y a pas loin de 1 200 cinémas classés, ce qui nécessite<br />
du temps pour vérifier et effectuer un certain nombre de<br />
La subvention Art et<br />
Essai 2018 en chiffres<br />
Au total, 16 082 359 euros ont été alloués au<br />
classement Art et Essai pour les 1 182 cinémas<br />
classés l’an passé.<br />
Catégorie A :<br />
94 cinémas pour un total de 3 894 876 euros<br />
de subventions.<br />
Catégorie B :<br />
<strong>26</strong> cinémas pour un total de 962 937 euros de<br />
subventions.<br />
Catégorie C :<br />
252 cinémas pour un total de 3 479 287 euros<br />
de subventions.<br />
Catégorie D :<br />
214 cinémas pour un total de 2 788 842 euros<br />
de subventions.<br />
Catégorie E :<br />
680 cinémas pour un total de 4 956 417 euros<br />
de subventions.<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
37
EXPLOITATION<br />
Les 1 à 3 écrans se sont vus augmenter les<br />
subventions automatiquement tandis que la<br />
baisse a été automatique pour les cinémas<br />
de plus de 6 écrans.<br />
Éric Busidan<br />
À NOTER<br />
Lors de l’AG normande, des discussions ont<br />
évoqué les difficultés rencontrées par certains<br />
exploitants avec des distributeurs. Ils critiquent<br />
notamment le fait d’être confrontés à des<br />
demandes de séances en sortie nationale<br />
disproportionnées par rapport aux capacités<br />
du cinéma. Face à cela, ils se réjouissent de<br />
l’existence de la Médiatrice mais s’interrogent<br />
sur les retombées d’une saisine, qui pourrait<br />
les mettre dans le collimateur du distributeur<br />
mis en cause. Richard Patry a été clair : « C’est<br />
long, c’est compliqué, il faut faire des écrits, mais<br />
il est indispensable de saisir la Médiatrice. Si tous<br />
les exploitants concernés se tournent vers la<br />
Médiatrice, cela aura plus de poids. Un distributeur<br />
est légitime à obtenir la meilleure exposition<br />
pour son film et nous sommes légitimes à expliquer<br />
pourquoi telle séance n’est pas pertinente. »<br />
Isabelle Gérard, chargée de mission auprès de<br />
la Médiatrice, abonde : « En cas de blocage<br />
complet des discussions, il ne faut pas hésiter à<br />
saisir, mais le plus en amont possible. Nous mettre<br />
en copie de mails n’est pas suffisant : chaque cas<br />
étant particulier, il est plus efficace que ce soit<br />
des saisines individuelles. » Dans le cas où une<br />
injonction de la Médiatrice ne serait pas respectée,<br />
il est possible de saisir en référé le tribunal de<br />
commerce. Côté distributeur a été évoqué le<br />
manque de transparence sur les entrées. « Si<br />
les relations sont un peu tendues, il serait pertinent<br />
de communiquer les chiffres par séance afin<br />
de justifier la programmation du film ou non.<br />
Car nous naviguons un peu à vue… »<br />
Jean-Marc Carpels, Thierry Tabaraud et Éric Busidan du CNC.<br />
validations ». À l’instar d’Éric Busidan dans l’Est, il a évoqué<br />
une difficulté administrative pour les aides supérieures à<br />
23 000 euros. « Pour des raisons légales, le CNC doit conclure<br />
une convention avec le cinéma bénéficiaire. Et l’aide ne pourra<br />
être payée uniquement lorsque la convention sera effective. »<br />
Le chef du service de l’exploitation a précisé que cette<br />
dernière était envoyée aux sites concernés en pièce jointe<br />
du mail permettant d’obtenir la notification de l’aide.<br />
Les deux représentants du Centre ont également rappelé<br />
que, le classement se faisant désormais pour deux ans, la<br />
subvention <strong>2019</strong> sera en principe renouvelée pour 2020.<br />
Mais elle n’est pas automatique, obligeant les salles à faire<br />
la demande pour que les versements puissent avoir lieu dès<br />
le début d’année prochaine. « Nous allons ouvrir prochainement<br />
la procédure pour le classement 2021-2022 », a indiqué<br />
Corentin Bichet. Richard Patry s’est empressé d’inciter les<br />
exploitants à mettre à jour au fur et à mesure leur dossier,<br />
pour ne pas se retrouver « comme pour les impôts », à tout<br />
faire au dernier moment. « D’autant qu’il s’agit d’un dossier<br />
sur deux ans ! »<br />
L’absence de classement en 2020 devrait permettre de dresser<br />
un premier bilan de cette réforme d’ici la fin de l’année.<br />
Éric Busidan a mentionné qu’« entre 2016 et <strong>2019</strong>, 60 %<br />
des établissements ont vu leur subvention augmenter, dont<br />
44 % ont une augmentation de plus de 10 %. Les 1 à 3 écrans<br />
ont vu leurs subventions augmenter, par moment fortement,tandis<br />
que la baisse a été automatique pour les cinémas de plus de 6<br />
écrans ». Après selon les strates des catégories A, B, C, D,<br />
E, certaines sont mieux servies en augmentation que d’autres.<br />
Dans le détail, la catégorie A a bénéficié d’une hausse de<br />
3 %, les B et C de 7 %, la D de 4 % et la E de 12 %. À la<br />
question de Thierry Tabaraud concernant l’importance de<br />
l’écrêtement pour cette année, le représentant du CNC a<br />
répondu qu’il ne favoriserait aucune catégorie et serait de<br />
l’ordre de 6 % sur le montant des subventions. Il a enfin<br />
été rappelé l’arrêt des commissions nationales de classement<br />
et la tenue de la commission d’appel « qu’il ne faut pas hésiter<br />
à saisir si vous n’êtes pas satisfait de votre traitement », a glissé<br />
de son côté Richard Patry.<br />
38
CINÉO<br />
Dans les starting-blocks<br />
Le séminaire du groupement des cinémas indépendants privés, le Céminéo, à eu lieu à Arcachon les 13 et 14 <strong>juin</strong>. À cette<br />
occasion, Marie-Christine Désandré, réélue présidente, fait le bilan et nous partage quelques projets de l’association.<br />
C’est la 5 e édition du Céminéo, que peut-on dresser comme bilan à la<br />
veille des 10 ans de l’association ?<br />
Nous avons créé Cinéo après le Congrès agité de 2009, lors duquel nous avons<br />
réalisé qu’on était très seuls. Nous avons voulu nous mettre ensemble pour réfléchir,<br />
créer du lien et la transition du numérique nous a obligés à nous organiser plus<br />
vite. Tout ce que nous cherchons, c’est mettre en place des outils qui répondent à<br />
de vrais besoins, et non d’être clivants. L’année prochaine, nous fêterons effectivement<br />
nos 10 ans, nous allons continuer à nous structurer et grandir dans nos actions<br />
! C’est pourquoi nous étoffons l’équipe avec l’implantation de bureaux parisiens<br />
et le recrutement de Julien Bourges comme chargé de projet. Sa connaissance des<br />
pratiques du métier, son expérience dans la distribution, chez Océan Films et<br />
StudioCanal, mais aussi dans l’exploitation ainsi que son intérêt pour les problématiques<br />
écologiques en font une personne sensible aux dossiers que nous allons mener.<br />
Quels sont les grands axes de votre action future ?<br />
Nos actions communes se focalisent sur les relations avec les distributeurs et la<br />
promotion des films et autour du développement d’une salle premium Cinéo,<br />
qualitative et adaptable aux différentes typologies de salles du groupement. À travers<br />
ces actions, nous souhaitons avoir la possibilité de continuer à travailler en indépendance<br />
et de promouvoir les films. Il nous paraît anormal que certains opérateurs<br />
puissent bénéficier d'opérations de promotion exclusives et que d’autres salles en<br />
soient privées. Nous défendons la diversité du parc : entre les salles municipales et<br />
les circuits, tout un pan de l’exploitation existe et doit trouver les moyens de résister<br />
et de se défendre. Le travail de Cinéo est de préserver notre indépendance dans les<br />
années à venir sans être dans l’assistanat et rester libres dans nos entreprises…<br />
Concrètement, cela passe par la négociation avec les fournisseurs et les distributeurs.<br />
Nous avons commencé par le numérique, l’achat de lampes, de défibrillateurs, de<br />
réhausseurs mais aussi par le community management mutualisé, instauré il y a 4<br />
ans, et qui ne cesse de progresser. Aujourd’hui nous allons mettre en place de<br />
nouveaux outils comme CineSmart, logiciel d’aide à la gestion des plannings que<br />
nous développons depuis 12 mois, un nouveau site internet qui comprendra une<br />
boutique avec des tarifs négociés, une bourse d’échange pour des pièces détachées,<br />
du matériel de caisse, des fauteuils, ainsi que des offres et recherches d'emploi dans<br />
le secteur.<br />
Et puis, parmi les projets dont nous sommes fiers, Eva Letzgus a développé la<br />
plateforme EVE, Entraide Volontaire des Exploitantes, un système de mentorat<br />
entre exploitantes qui sera opérationnel en juillet et officiel en septembre. Enfin,<br />
la formation est un enjeu important pour l'association. Judith Reynaud, et je l'en<br />
remercie, a effectué pour Cinéo un travail très important de refonte des modules<br />
de la formation continue « direction d'exploitation » de la Fémis et Marie Lagrue,<br />
la coordinatrice de Cinéo, accompagne nos adhérents dans leurs demandes de<br />
formation. Nous sommes un organisme de formation agréé et proposons des<br />
formations adaptées au terrain, qui peuvent aussi se dérouler dans les locaux mêmes<br />
de l’entreprise, aussi bien en gestion des publics, entretien et fonctionnement des<br />
cabines, ressources humaines, développement personnel et environnement digital<br />
de la salle.<br />
Vous avez créé le pendant de Cinéo il y a deux ans, le syndicat, afin d’être<br />
représenté dans les instances et faire entendre votre voix. Quelle sont<br />
aujourd’hui son action et ses préoccupations ?<br />
Nous devons intensifier nos actions. Le manque de dialogue avec le CNC est un<br />
vrai point d'inquiétude. La filière de l’exploitation est la plus réglementée. Nous<br />
respectons ces contraintes, mais à ce titre nous méritons un dialogue respectueux<br />
et honnête. On nous incite à améliorer nos salles et on cantonne le champ d’action<br />
de l’aide sélective aux moins de 3 écrans... Depuis 10 ans, Cinéo met tout en<br />
oeuvre pour consolider l'autonomie économique de ses adhérents. Nous travaillons<br />
chacun sur des projets individuels, et par là nous permettons aux collectivités de<br />
ne pas avoir à porter seules l'implantation de cinémas sur le territoire. L’aide<br />
sélective est essentielle pour ces projets : c'est la réalité économique de l'exploitation<br />
privée dans les villes de moins de 50 000 habitants. Nous attendons également<br />
un retour sur les propositions que l’observatoire sur le numérique, après 16 mois<br />
de travaux, a rendues en mars au CNC. Ce n’est pas parce que le matériel continue<br />
à fonctionner qu’il ne faut pas anticiper. L'exploitation est vraiment trop seule<br />
face à ça.<br />
La fréquentation est aussi une préoccupation car, en réalité, elle se dilue à périmètre<br />
constant, en baisse depuis 3 ans. Il y a un manque de qualité sur ce que l’on projette.<br />
Le public veut de l’exceptionnel. On parle des plateformes et du temps disponible<br />
qu’elles prennent mais si, en plus, les séries sont plus imaginatives que les films<br />
visibles au cinéma, alors on scie la branche sur laquelle on est assis. On pourra<br />
mettre les plus beaux fauteuils du monde, si la qualité n’est pas là niveau contenu,<br />
c’est peine perdue.<br />
Si on se projette dans 15 ans, comment aimeriez que Cinéo ait évolué ?<br />
Le combat de fond de Cinéo est d’éviter la disparition de notre métier, de transmettre<br />
nos établissements, nos compétences et notre amour de la salle pour que<br />
ce nœud de résistance perdure. J'espère que dans 15 ans, on aura mené une bonne<br />
réflexion pour permettre à de nouveaux entrants de prendre le relais. Le réseau<br />
EVE est l’une des réponses afin de donner avec bienveillance un accès à notre<br />
connaissance du métier à des jeunes femmes qui souhaitent devenir exploitantes.<br />
Aujourd’hui elles sont très peu présentes aux postes clés et dans les instances<br />
officielles. Je souhaite que dans 15 ans, il y ait autant de femmes en charge que<br />
d’hommes. Je vois Cinéo encore plus fort par sa force de parole et de négociation<br />
commerciale. Si la fréquentation se maintient, les indépendants seront toujours<br />
là, car ils en ont la volonté et ont toutes les raisons de continuer à exister longtemps.<br />
Nos cinemas répondent à beaucoup de besoins, de lien, d’animation de cœur de<br />
ville, de proximité. Le cinéma privé indépendant de proximité est le cinéma de<br />
demain, au plus près de spectateur.<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
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SALLES<br />
L’ENTRAIDE DU CINÉMA<br />
Voilà l’été !<br />
Séjours itinérants pour les ados en Sardaigne, locations à la mer, à la montagne ou à Paris : l’Entraide du Cinéma et des Spectacles<br />
accompagne ses adhérents en vacances.<br />
Nouveaux CA<br />
à L’Entraide<br />
L’Entraide du Cinéma et des Spectacles a procédé<br />
début <strong>juin</strong> au renouvellement de son conseil<br />
d’administration, qui compte deux nouveaux<br />
membres élus pour six ans : Gwenaël Hervé,<br />
directeur de l’UGC Ciné Cité Bercy et Clément<br />
Foussal de Belerd, directeur des ressources<br />
humaines de CGR Cinémas. Le reste du CA est<br />
composé de Jean-Fabrice Reynaud (président),<br />
Richard Patry (président adjoint), Béatrice<br />
Laherrere (vice-présidente), Philippe Ollivier<br />
(trésorier) et Giacinta Savini (secrétaire), ainsi<br />
que Olivier Aubry, Claude Brasseur, Frédéric<br />
Chapuis, Philippe Delacour, Henri Demoulin,<br />
Jean-Pierre Fonteneau, Francis Fourneau, Gérard<br />
Lemoine, Laurence Meunier, Maryse Moreau<br />
et Jacques Rozenkranc.<br />
L’Entraide de Lyon et Région a aussi renouvelé<br />
son CA pour une durée de trois ans. Ont été élus<br />
ou réélus : Philippe Delacour (président), Denise<br />
Maisonneuve (vice-présidente), Isabelle Fabre<br />
(vice-présidente), Joël Luraine (secrétaire<br />
général), Coline David Jamin (secrétaire générale<br />
adjointe) et Maggy Henry (trésorière).<br />
C’est comme un super comité d’entreprise pour tous les<br />
salariés du cinéma... mais que nombre d’entre ne connaissent<br />
pas toujours. Créée à l’origine par des exploitants, qui représentent<br />
encore la majorité de ses membres, l’Entraide tend à<br />
s’ouvrir de plus en plus aux salariés de la distribution (de récents<br />
contacts ont été pris à avec le SDI, le DIRE et la FNEF) mais<br />
accueille aussi tous les autres secteurs de la profession (production,<br />
techniciens et fournisseurs).<br />
Pour rappel, l’Entraide tire ses ressources des cotisations et de<br />
la vente du Chèque Cinéma Universel et les redistribue à<br />
travers des prestations sociales, via ses dix associations régionales,<br />
communes à toute la France : allocations de rentrée scolaire,<br />
pour un mariage/Pacs ou une naissance, ainsi que des aides<br />
pour les colonies de vacances et les locations d’appartements<br />
qu’elle gère. Mais chaque région organise aussi des actions<br />
spécifiques (celle de Lyon par exemple, a initié cette année des<br />
activités pour les retraités).<br />
Des colos et des locations pour les vacances<br />
Avec 600 enfants partis en 2018, les super-colo de l’Entraide<br />
connaissent de plus en plus de succès. Cet été, les séjours de<br />
juillet pour enfants (île de ré, Grand-Bornand ou Presqu’île<br />
de Crozon) et ados (circuits itinérants en Catalogne et en<br />
Sardaigne) sont complets, mais il reste quelques places pour<br />
des “Aventures italiennes” en août (Rome, Rimini, Venise)<br />
pour les 15-17 ans. Les membres de l’Entraide bénéficient de<br />
tarifs très attractifs et les associations régionales proposent des<br />
réductions supplémentaires, allant jusqu’à 50 % du prix.<br />
Si l’on veut partir en famille, l’Entraide loue des appartements<br />
à Blonville-sur-Mer en Normandie, à la station de Saint-Gervais<br />
dans les Alpes, ou encore au cœur de Paris (entre la Porte<br />
Saint-Martin et Les Halles), ces derniers étant très pratiques<br />
aussi pour les déplacements professionnels. Bon à savoir : une<br />
fois par an, les salariés adhérents à l’Entraide peuvent être<br />
remboursés de 50 % du prix d’une location. Toutes les infos<br />
sur www.lentraide.fr.<br />
Séjour ados<br />
FÊTE DU CINÉMA<br />
Reconduite du CCU spécial BNP Paribas<br />
Comme l’année dernière, le dispositif BNP Paribas prend la forme de places prépayées<br />
(20 000 en tout), valables uniquement pendant les 4 jours de la Fête du Cinéma, du 30<br />
<strong>juin</strong> au 3 juillet, et non plus d’une prolongation de l’opération.<br />
Pour l’occasion, l’Entraide a édité un Chèque Cinéma Universel spécifique, qui se présente<br />
en format papier habituel ou envoyé par mail et présenté en version numérique ou imprimée<br />
par le spectateur. Les deux cas nécessitent l’édition d’un billet à un tarif CCU spécial de 4<br />
euros* (tarif général de La Fête du Cinéma) qui seront remboursés par L’Entraide.<br />
Il est important de contacter son équipementier informatique pour effectuer la modification<br />
du tarif CCU à 4 euros durant ces 4 jours. Informations complémentaires auprès de<br />
L’Entraide du Cinéma et du Spectacle : 01 47 64 68 76.<br />
*hors majoration 3D et Imax, hors salles Premium ou VIP, séances spéciales, prestations complémentaires et<br />
tarifs spéciaux<br />
40
FNCF<br />
La commission Jeunes lance une<br />
enquête sur la parité<br />
Afin de sensibiliser et de renforcer les actions favorisant la parité dans le secteur, la<br />
Commission de réflexion des jeunes exploitants souhaite recenser l’ensemble des<br />
idées et des actions mises en place dans les cinémas telles que l’acceptation d'un<br />
mi-temps après un congé parental, une programmation thématique, une charte<br />
d'écriture inclusive, la vigilance quant au marketing des films, une sensibilisation<br />
auprès du jeune public… La commission Jeunes dédiera son happy hour du congrès<br />
à la parité et se fera l'écho des bonnes pratiques recueillies.<br />
Aurélie Delage du Cinescop Mégarama à Garat,<br />
France Davoigneau du Palais à Créteil,<br />
Tristan Bonis du cinéma les Arts à Montivilliers,<br />
Charline Tabaraud du Star Saint-Exupéry<br />
à Strasbourg<br />
FNCF<br />
Nouveaux présidents à la petite, moyenne et grande exploitation<br />
La Fédération nationale des cinémas français a procédé, du 4 au 6 <strong>juin</strong>, aux élections des président(e)s et rapporteur(e)s de ses<br />
trois commissions de branche.<br />
La petite exploitation a désigné un nouveau président en la personne d’Olivier Aubry. Le directeur<br />
du Méliès de Bayeux (Calvados) succède ainsi à Francis Fourneau du Cinexpansion du Val de Loire<br />
de Romorantin (Loir-et-Cher). La rapporteure est Sonia Brun, responsable du Cyrano de Montgeron<br />
(Essonne). À noter que cette commission est composée de 29 exploitants.<br />
Pour la moyenne exploitation, l’élection a débouché sur une coprésidence entre Aurélie Delage et<br />
Jean-Philippe Hochwelker. La directrice du Cinescop Megarama de Garat (Charente) et le directeur<br />
du Select de Sélestat (Bas-Rhin) ont obtenu 12 voix chacun. La situation, inédite et non prévue par<br />
les statuts de la Fédération, a dû étre examinée par le bureau. Composée de 36 membres, cette<br />
commission était jusque là présidée par Cédric Aubry (Cinémas Confluences).<br />
Enfin, la grande exploitation a renouvelé le mandat de Line Davoine, présidente de CinéAlpes.<br />
Laurence Meunier, à la tête notamment du Majestic de Compiègne, assure de nouveau la fonction<br />
de rapporteure. Cette commission rassemble de son côté 36 exploitants.<br />
Pour rappel, la petite exploitation regroupe les cinémas réalisant moins de 80 000 entrées annuelles,<br />
la moyenne ceux totalisant entre 80 000 et 450 000 entrées et la grande, ceux au-delà des 450 000<br />
billets par an.<br />
INAUGURATION<br />
Une 5 e salle au Florival de Guebwiller<br />
Le 6 <strong>juin</strong> dernier a eu lieu l’inauguration officielle de la cinquième salle du Florival de<br />
Guebwiller, dans le cadre de la rencontre intersyndicale de l’Est. Claude Brasseur, gérant du<br />
cinéma, a salué ses soutiens : « Cette salle est le résultat du travail acharné d’acteurs privés qui<br />
m’entourent depuis le début, y compris le plus petit des actionnaires. Une soixantaine de personnes<br />
de Guebwiller ont participé. Même s’il y a des contributions des collectivités, le modèle de financement<br />
est fondamentalement privé ! » Le président de la Fédération Richard Patry a tenu quant<br />
à lui à féliciter l’exploitant : « Je voulais vraiment saluer la qualité du travail qui a été effectué<br />
dans ce cinéma, la volonté de toujours être à l'affût, au cœur de la modernité. C’est un cinéma qui<br />
incarne pour nous une nouvelle génération de salles ancrées dans leur territoire, dans le centre-ville,<br />
un cinéma de proximité au service de la population, des jeunes, des familles. Sa force, c’est de<br />
toujours s’adapter à son public et de proposer toujours le mieux. Je suis fier du travail que tu as<br />
fait, Claude ». 246 places, son immersif Dolby Atmos, écran de 15 mètres de base ; la salle,<br />
ouverte depuis début mars, a déjà séduit les spectateurs de la région.<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
41
FOCUS EXPLOITATION<br />
FOCUS EXPLOITATION<br />
KINEPOLIS<br />
Rénovation rouennaise<br />
Kinepolis a étrenné le 20 <strong>juin</strong> la rénovation et la transformation totale de son site normand, au<br />
sein du centre commercial de Saint-Sever à Rouen rive gauche. Acquis auprès d’UGC pour d’être<br />
réhabilité, le 12 e site en France est désormais aux normes et couleurs du groupe.<br />
KINEPOLIS ROUEN<br />
Centre commercial Saint-Sever Place de<br />
la Verrerie 76100 Rouen<br />
Horaires<br />
Tous les jours de 10h30 à 23h00,<br />
Kinepolis Rouen offre le parking 4H<br />
de parking offert en journée, Parking<br />
gratuit à partir de 19h tous les jours et le<br />
dimanche toute la journée,<br />
Tarifs<br />
Normal : 11,20 €<br />
Réduit (Senior +60 ans, familles<br />
nombreuses) : 8,40 €<br />
Étudiant : 6,30 €<br />
-14 ans : 4,70 €<br />
Séance avant 12h 7,40 €<br />
3D + 2 €<br />
Cartes d'abonnement<br />
Kinécard 5 places 8,15 €/place 40,75 €<br />
Kinécard 10 places 7,85 €/place 78,50 €<br />
Kinécard 15 places 7,15 €/place 107,25 €<br />
Kinécard 5 places 3D 9,70 €/place<br />
48,50 €<br />
Kiné+ 5 places 6,10 €/place 30,50 €<br />
Après une année de travaux sans fermeture, le multiplexe de<br />
14 salles et 2 473 fauteuils, sur une surface de plus de 12 000<br />
m² et 2 niveaux, a changé de visage. Installé en Seine-Maritime<br />
au cœur de la rive gauche de Rouen, le cinéma anciennement<br />
sous enseigne UGC, repris par Kinepolis en janvier 2016, a<br />
bénéficié d’une rénovation complète en parallèle de l'embellissement<br />
du centre commercial Saint-Sever et l’ajout de<br />
restaurants. L’accueil et le parcours client ont ainsi été repensés :<br />
un foyer doté d'espaces lounge et d'un shop confiserie avant<br />
d’arriver aux caisses, deux espaces de 300 m² pour l'organisation<br />
d'événements privés. Outre la refonte des systèmes de<br />
climatisation et de chauffage, les salles ont été totalement liftées<br />
et mises aux normes avec des écrans neufs mur à mur, des<br />
nouveaux fauteuils double-accoudoirs, sans oublier la numérotation<br />
des fauteuils désormais disponible dans tous les sites<br />
du groupe. Une salle supplémentaire a pu être rendue accessible<br />
en plus des 10 qui l’étaient déjà, soit 55 places PMR au total.<br />
Quant à la programmation, elle reste généraliste avec des<br />
séances événementielles telles que les soirées filles, les Horror<br />
Nights, les Matinées Magiques pour les familles… ou encore<br />
la retransmission en direct du Metropolitan Opera de New<br />
York et du Bolchoï de Moscou. Le cinéma participe également<br />
à la vie locale avec l'accueil de plusieurs manifestations culturelles<br />
: Le festival À l'Est du Nouveau, Regards sur la Palestine,<br />
This is England...<br />
Edwige Dzwierzynski, directrice du cinéma Kinepolis<br />
de Rouen, 34 ans, a débuté sa carrière dans le monde<br />
du cinéma au Kinepolis de Lomme en tant que<br />
directrice adjointe. En 2015, elle participe à la reprise<br />
du complexe de Bourgoin-Jallieu, puis rejoint la<br />
Normandie l'année suivante.<br />
42
Dans le cadre du dispositif Ecole et Cinéma en partenariat avec le Pôle Image,<br />
Kinepolis Rouen accueille chaque trimestre entre 2 500 et 3 000 élèves et professeurs.<br />
Le site met également ses salles à disposition de l'association Passeurs d'images pour<br />
des projections privées à destination des publics ayant des difficultés d'accès au<br />
cinéma pour des raisons sociales, géographiques ou culturelles. Le groupe espère<br />
atteindre une fréquentation d e 400 000 entrées à terme, sachant qu’en 2018, celleci<br />
n’avait pas dépassé les 180 000.<br />
Opération avec le Secours populaire<br />
Disney et Kinepolis soutiennent le Secours populaire français et leur campagne « vacances » avec<br />
une opération itinérante du 23 <strong>juin</strong> au 7 juillet, un enfant sur 3 ne partant pas en vacances en<br />
France. Un camping-car à l’effigie des personnages de Toy Story 4 s’arrêtera devant 7 cinémas<br />
Kinepolis. 1 € sera reversé sur chaque ticket vendu dans la journée pour le film et permettra<br />
d’offrir une journée de vacances à 500 enfants. Parallèlement à cette opération de ticket-partage<br />
et afin de sensibiliser le grand public aux « Journées des oubliés des vacances » qui fêtent cette<br />
année leurs 40 ans, Disney France diffusera gracieusement du 18 <strong>juin</strong> au 14 juillet le spot de la<br />
campagne sur ses chaînes télé Disney Channel et Disney Junior. Les cinémas Kinepolis diffuseront<br />
également gracieusement le spot sur leurs écrans durant l’été. Le 23 <strong>juin</strong> à Lomme (Nord), le <strong>26</strong><br />
<strong>juin</strong> à Brétigny-sur-Orge (Essonne), le 30 <strong>juin</strong> à Saint-Julien-lès-Metz (Moselle), le 1er Juillet à<br />
Thionville (Moselle), le 2 juillet à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 3 juillet à Nîmes (Gard), les 6 et<br />
7 juillet à Fenouillet (Haute-Garonne).<br />
CARACTÉRISTIQUES DES SALLES<br />
SALLE FAUTEUILS<br />
DIM. BASE<br />
ÉCRAN (m)<br />
SON<br />
IMAGE<br />
1 292 12x5 5.1 2D<br />
2 110 7,20x3,10 5.1 2D<br />
3 98 7,20x3,07 5.1 2D<br />
4 95 6,93x2,90 5.1 2D<br />
5 59 6,30x2,63 5.1 2D<br />
6 383 17,50x7,80 5.1 2D / 3D<br />
7 218 15,50x7,70 5.1 2D / 3D<br />
8 198 13,50x7,70 5.1 2D / 3D<br />
9 180 13,50x8 5.1 2D<br />
10 180 13,50x8 5.1 2D<br />
11 173 11,6x6,90 5.1 2D<br />
12 88 8,20x4,80 5.1 2D<br />
13 88 8,20x4,80 5.1 2D<br />
14 311 21x8,80 5.1 2D<br />
Total 2 473<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong><br />
43
SALLES<br />
CHANTIER<br />
Le Grand Palais à Cahors<br />
Les travaux avancent pour le nouveau complexe de Cahors, dans le Lot, porté par Ludovic Graillat, qui gère déjà les deux autres cinémas de la ville, l’ABC et le Quercy,<br />
et associé sur ce projet à Charles Mascagni, par ailleurs exploitant de Saint-Gaudens. Le futur cinéma comptera 7 salles pour un total de 1 000 places (deux au rez-dechaussée<br />
de 320 et 150 places, 5 à l’étage de 190, 110, 100, 86 et 72 places). L’ouverture prévue pour la fin de l’année <strong>2019</strong>.<br />
© Stéphane Goubault<br />
© Stéphane Goubault<br />
Ludovic Graillat et Charles Mascagni sur leur chantier.<br />
Groupe Pathé<br />
Promotion pour<br />
Aurélien Bosc, Ardavan<br />
Safaee et Olivier<br />
Grandjean<br />
Ces évolutions de postes concernent les<br />
équipes directionnelles des Cinémas Pathé<br />
Gaumont et de Pathé Films. Elles seront<br />
effectives à compter du 2 septembre.<br />
Aurélien Bosc est nommé président des Cinémas<br />
Pathé Gaumont en remplacement de Martine<br />
Odillard. Il occupait depuis septembre 2018 la<br />
fonction de directeur général, responsable de<br />
la France et de la Belgique.<br />
C’est Olivier Grandjean, jusqu’à présent directeur<br />
du développement du circuit, qui lui succède.<br />
Celui qui a intégré Pathé en 1994 possède<br />
également la casquette de président du syndicat<br />
Uniciné et de président délégué de la FNCF.<br />
Ardavan Safaee devient président de Pathé<br />
Films, poste auparavant occupé par Jérôme<br />
Seydoux. Il avait rejoint le groupe en 2015 en<br />
qualité de directeur de la production avant<br />
d’endosser le rôle de directeur général de Pathé<br />
Films en février 2018.<br />
Pathé précise que Jérôme Seydoux et Eduardo<br />
Malone demeurent co-présidents de Pathé.<br />
SÉMINAIRE D’ÉQUIPE CGR<br />
Du 5 au 7 <strong>juin</strong> dernier, CGR Cinémas a rassemblé ses directeurs(trices) et adjoint(e)s à La Rochelle.<br />
Réunion plénière studieuse et escape game géant pour toutes les équipes et partenaires sur<br />
l’île d’Aix.<br />
44
PORTRAIT<br />
EXPLOITANT<br />
Romain Grosjean,<br />
directeur du Rex de Brive<br />
Direction le sud-ouest à la rencontre du directeur/programmateur des 3 salles du Rex de<br />
Brive-la-Gaillarde. Un cinéma cousin du Grand Rex parisien et dont la façade va prochainement<br />
bénéficier d’un petit coup de peinture.<br />
Que mettriez-vous dans le cinéma de vos rêves ?<br />
Je suis charmé par la beauté des projecteurs 35 mm et des mécanismes argentiques. C’est une technique<br />
extraordinaire qui a accompagné l’histoire du cinéma. On a l’impression d’être dans une autre époque.<br />
C’est pourquoi je suis content d’être à Brive qui est un cinéma historique.<br />
À quel moment avez-vous décidé de faire ce<br />
métier ?<br />
Je n’ai pas choisi le cinéma, ça m’est tombé dessus. Je sortais<br />
d’études de tourisme et j’ai trouvé un stage aux Rencontres internationales<br />
du moyen métrage de Brive. Mon tuteur de stage, qui<br />
occupait un rôle au pôle régional d’éducation à l’image, partait :<br />
je l’ai remplacé et me suis formé en autodidacte. Je suis devenu<br />
le directeur du pôle en 2014, puis quand la ville de Brive a décidé<br />
de reprendre le Rex, elle m’a contacté pour en devenir le programmateur.<br />
C’est là que j’ai voulu faire ce métier.<br />
Qu’est-ce qui vous séduit en premier dans<br />
une salle de cinéma ?<br />
La sensation lorsque l’on s’assoit dans un fauteuil juste avant que<br />
la lumière s’éteigne. Ce bref instant qui précède le basculement<br />
dans un autre monde, hors du temps. Un moment « sanctuaire<br />
» qu’on ne pourra pas nous enlever puisqu’on est dans le noir,<br />
avec seulement l’image et le son.<br />
Votre plus grand moment de solitude dans<br />
votre cinéma ?<br />
Quand on a fait la projection de Sac la mort en présence du<br />
réalisateur Emmanuel Parraud. Il y avait 6 personnes dans la salle<br />
pour un débat formidable. Mais j’ai été triste de ne pas voir plus<br />
de spectateurs et embarrassé pour le réalisateur qui s’était déplacé.<br />
Votre spectateur le plus insolite ?<br />
J’ai un spectateur pieds nus qui vient tous les jours et voit tous<br />
les films.<br />
Le spectateur qui vous met le plus en<br />
colère ?<br />
Un jour, un spectateur a répondu à un appel dans la salle devant<br />
le réalisateur. Comme ça, sans gêne. Une autre fois, nous avons<br />
projeté L’Empire des sens, présenté par la critique Marie-Anne<br />
Guérin qui a évoqué la question du cinéma érotique, la manière<br />
d’utiliser les corps. Pendant toute la projection, un couple n’a pas<br />
arrêté de râler devant certaines scènes. Et pendant le débat, ce<br />
couple a critiqué la qualité de tournage. Il était aux antipodes<br />
de la salle, charmée par le film.<br />
Le film que vous regrettez de ne pas avoir<br />
vu en salle quand il est sorti ?<br />
Je n’ai jamais vu un film de Stanley Kubrick en salles. Seulement<br />
en DVD ou Blu-ray.<br />
Votre plaisir coupable ?<br />
Borat de et avec Sacha Baron Cohen. Je ne le trouve pas si «<br />
naze » que ça : c’est un point de vue assez décalé et critique<br />
sur le monde occidental. Un film un peu trash à la manière<br />
de Bernie d’Albert Dupontel.<br />
La BO dont vous ne vous lassez pas ?<br />
La musique de 2001 de Kubrick : elle me transporte, l’écriture<br />
musicale et sonore du film est folle. C’est limite un opéra. Et<br />
pour danser, les musiques de Tarantino. Toute la culture qu’il<br />
peut avoir de la musique contemporaine, toutes ses influences<br />
musicales qu’il insère dans ses films : c’est fabuleux chez lui.<br />
Entre nous, quel est l’exploitant dont vous<br />
êtes fan ?<br />
J’aime bien le discours sur le cinéma porté par Stéphane Goudet<br />
du Méliès de Montreuil. J’ai forcément une pensée pour<br />
Bernard Duroux que j’ai remplacé à Brive et qui m’avait formé.<br />
Il a créé le Rex de toutes pièces, à convaincu la mairie de<br />
racheter le cinéma et d’en faire un lieu d’art et essai.<br />
Et quand tout est noir quel film vous rend<br />
le plus heureux ?<br />
To Be or Not To Be, c’est le film qui me remet de bonne humeur<br />
lors d’un coup de blues. Comme une béquille de vie. Il me<br />
rend heureux car c’est la victoire de l’art sur l’obscurantisme.<br />
C’est une formidable mise en abîme et une autocritique du<br />
théâtre ; une tromperie avec des dialogues fantastiques.<br />
BIO EXPRESS<br />
2009<br />
Premiers pas dans le cinéma<br />
via le festival du moyen<br />
métrage de Brive.<br />
2011<br />
Devient programmateur au<br />
Rex de Brive.<br />
2014<br />
Nommé directeur du pôle<br />
régional d’éducation aux<br />
images.<br />
2016<br />
Prend la direction du Rex.<br />
N°370 du <strong>26</strong> <strong>juin</strong> <strong>2019</strong> 45
INSTITUTIONNELS<br />
TABLEAU DES DERNIÈRES CDACi/CNACi<br />
DATES DEMANDEUR ENSEIGNE DU PROJET ÉCRAN(S) PLACES DEMANDE VILLE DÉPART. AGGLO DÉCISION<br />
CDACi<br />
04/07 SAS ARTPLEXE CANEBIERE ARTPLEXE 7 996 Marseille Bouches-du-Rhône<br />
04/07<br />
VILLE DE<br />
COSNE-COURS-SUR-LOIRE<br />
EDEN CINEMA 1 331<br />
Extension de l'actuel établissement<br />
(2 salles, 320 places)<br />
Cosne<br />
Cours-sur-Loire<br />
Nièvre<br />
Marseille<br />
Aix-en-Provence<br />
Cosne<br />
Cours-sur-Loire<br />
16/07 CINEVILLE CINEVILLE 5 725 Beaupréau-en-Mauges Maine-et-Loire Beaupréau<br />
19/07<br />
CINEMA CONFLUENCES SABLE<br />
SUR SARTHE<br />
CINEMA CONFLUENCES<br />
SABLE SUR SARTHE<br />
23/07 CINEALPES CINE MORVAN 6<br />
3 360<br />
CNACi<br />
En remplacement de l'actuel Palace<br />
Carnot (1 salle, 283 places)<br />
En remplacement de l'actuel<br />
Morvan (4 salles, 456 places)<br />
Sablé-sur-Sarthe Sarthe Sablé-sur-Sarthe<br />
Le Creusot Saône-et-Loire Le Creusot<br />
<strong>26</strong>/07 SCEC GRAND ECRAN 5 860 Feytiat Haute-Vienne Limoges<br />
<strong>26</strong>/07 SARL LE REGENT LE CUBE CINEMA 6 989 Bastia Corse Bastia<br />
<strong>26</strong>/07 SA IMAGE 56 MEGA CGR 1 283<br />
Extension de l'actuel établissement<br />
(11 salles, 1 890 places)<br />
Lanester Morbihan Lorient<br />
SOUTIENS<br />
AFCAE<br />
Actions Promotion<br />
PERDRIX d’Erwan Le Duc, Pyramide Distribution,<br />
14/08 - UNE GRANDE FILLE de Kantemir Balagov,<br />
ARP Sélection, 21/08.<br />
signalé<br />
VIF-ARGENT de Stéphane Batut, Films du<br />
Losange, 28/08.<br />
Jeune Public<br />
WONDERLAND, LE ROYAUME SANS PLUIE de<br />
Keiichi Hara, Art House, 24/07 - SHAUN LE<br />
MOUTON 2 / LA FERME CONTRE-ATTAQUE de<br />
Richard Phelan et Will Becher, StudioCanal,<br />
16/10 - ZIBILLA ET LA VIE ZEBREE d’Isabelle<br />
Favez, Gebeka Films, 13 novembre.<br />
Patrimoine/Répertoire<br />
QUAND PASSENT LES CIGOGNES de Mikhail<br />
Kalatozov, Potemkine, octobre - RETROSPECTIVE<br />
JEAN-FRANÇOIS LAGUIONIE, partenariat ADRC/<br />
Agence du Court Métrage, 2/10.<br />
films signalés<br />
LE TIGRE DU BENGALE / LE TOMBEAU HINDOU<br />
diptyque de Fritz Lang, Wild Bunch, 17/07.<br />
AGENDA DE LA PROFESSION<br />
ÉVÉNEMENT DATE LIEU<br />
AG DE L’UNION DES CINÉMAS DU<br />
SUD DE LA FRANCE (UCF)<br />
FÊTE DU CINÉMA <strong>2019</strong> 30/06 au 03/07<br />
27 et 28/06 Marseille (13)<br />
dans tous les cinémas participants<br />
(FNCF)<br />
5 E STUDIO SHOW 04 et 05/07 Paris (75)<br />
TOUR DE FRANCE DIGITAL 08 et 09/07 Toulouse (31)<br />
MOSTRA DE VENISE 28/08 au 07/09 Italie<br />
22 ES RENCONTRES NATIONALES ART<br />
ET ESSAI JEUNE PUBLIC<br />
11 et 13/09 Chartres (28)<br />
74 E CONGRÈS DE LA FNCF 23 au <strong>26</strong>/09 Deauville (14)<br />
RENCONTRES PROFESSIONNELLES<br />
DU NORD<br />
13 au 15/11 Arras (62)<br />
Retrouvez toutes ces manifestations plus détaillées sur boxofficepro.fr rubrique Agenda<br />
PETITES ANNONCES<br />
RECRUTE<br />
ASSISTANTS-DIRECTEURS<br />
(H/F)<br />
Pour établissements généralistes et à dominante art<br />
& essai<br />
Postes en CDI basés en Bretagne<br />
Veuillez adresser<br />
lettre de motivation et CV à :<br />
SAS CINÉVILLE – M. le Directeur Général<br />
3 e rue de Paris – BP 61339<br />
35513 CESSON-SÉVIGNÉ CEDEX<br />
ou cineville@cineville.fr<br />
GNCR<br />
Soutiens<br />
MANTA RAY de Phuttiphong Aroonpheng,<br />
Jour2fête, 24/07 - REZA de Alireza Motamedi,<br />
Norte Distribution, 21/08 - VIENDRA LE FEU de<br />
Olivier Laxe, Pyramide Distribution, 4/09 - JEANNE<br />
de Bruno Dumont, Les Films du Losange, 11/09<br />
- ATLANTIQUE de Mati Diop, Ad Vitam, 2/10 - J’AI<br />
PERDU MON CORPS de Jérémy Clapin (soutien<br />
GNCR/AFCAE), Rezo Films, 6 novembre - LE LAC<br />
AUX OIES SAUVAGES de Diao Yi’nan, ARP sélection,<br />
31/07.<br />
Recommandations<br />
THREE ADVENTURES OF BROOKE de Yuan Qing,<br />
Les Acacias, 18/09 - DE CENDRES ET DE BRAISES<br />
de Manon Ott, Docks 66, 25/09 - HALTE de Lav<br />
Diaz, ARP sélection, 31/07.<br />
Vif-Argent<br />
Wonderland, le royaume sans pluie<br />
GROUPE INDÉPENDANT<br />
GRAND ECRAN CINÉMAS<br />
(10 SITES)<br />
RECHERCHE<br />
DIRECTEUR (H,F) DE<br />
SITE CONFIRMÉ<br />
pour ses établissements de<br />
La Teste et Arcachon (10+3 salles),<br />
classés A&E.<br />
Disponibilité rapide.<br />
Merci d’adresser vos CV,<br />
lettre de motivation<br />
par mail à :<br />
grandecrandirection@grandecran.eu<br />
46
“UN FILM QUI REGORGE D’AMOUR”LES INROCKS<br />
AUSTEN & MIKHANOVSKY<br />
présentent<br />
LE PETIT BIJOU DE<br />
UN FILM DE<br />
KIRILL MIKHANOVSKY<br />
une production GIVE ME LIBERTY Mfg. en association avec FLUX CAPACITOR STUDIOS BRIMSTAGE FILM FUND GREEN STREET FILM Co. THE SPACE PROGRAM SOTA CINEMA GROUP<br />
“GIVE ME LIBERTY” avec CHRIS GALUST LAUREN “LOLO” SPENCER MAXIM STOYANOV et avec JAMES WATSON STEVE WOLSKI MICHELLE CASPAR BEN DERFEL ZOYA MAKHLINA DARYA EKAMASOVA<br />
SHERYL SIMS-DANIELS ARKADY BASIN ANNA MALTOVA DOROTHY REYNOLDS costumes KATE GRUBE décors BART MAGRUM son JEREMY MAZZA design son VINCENT HAZARD mix son JULIEN PEREZ image WYATT GARFIELD<br />
producteurs exécutifs GUS DEARDOFF BRIAN FENWICK OLEG KOKHAN ALEKSEY MAKUKHIN DAVID STAMM RYAN ZACARIAS BENH ZEITLIN ERIC WAGNER ALEX WITHERILL et BRIGHT STAR WISCONSIN<br />
producteurs VAL ABEL WALLY HALL MICHAEL MANASSERI GEORGE RUSH SERGEI SHTERN MIKHANOVSKY<br />
produit par AUSTEN scénario de AUSTEN & MIKHANOVSKY montage+réalisation par MIKHANOVSKY<br />
<strong>2019</strong> © GIVE ME LIBERTY THE MOVIE, LLC