Adventiste Magazine N°20

CommunicationsFSRT
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4. CROYANCES : De la gratuité à la grâce - Pour une économie du don 9. INTERVIEW : Lucienne Veckringer : un siècle, ça se fête ! 12. Hommages : M. Unternaehrer, M. Garcia, A. Broggini, Y. Lador, A. Walther, W. Morosoli 16. TÉMOIGNAGE : Jamyle - De la dépendance à la liberté "grâce" à la souffrance 20. FOCUS : Roland Meyer, Riche héritier de la Parole 25. ACTUALITÉS SUISSES

Roland Meyer

RICHE HÉRITIER

DE LA PAROLE

JUILLET / AOÛT / SEPTEMBRE 2019 N°ISSN 2571-6859

CROYANCES

De la gratuité à la

grâce - Pour une

économie du don

INTERVIEW

Lucienne Veckringer

Un siècle, ça se fête !

20


RECETTE

Journal trimestriel

de la Fédération

Adventiste de la Suisse

Romande et du Tessin

(FSRT)

ET LE TEMPS PASSE…

EDITO

SOMMAIRE

SANGRIA

SANS ALCOOL

Ingrédients

1 l de jus de raisin

Jus d’1,5 citron

3 petites bouteilles de Bitter

1 l d’eau très gazeuse

1 pêche + ½ melon coupés

en petits morceaux

Glaçons

Mélanger le jus de raisin, le citron, les bouteilles de

Bitter et ¾ l d’eau gazeuse.

Ajouter les fruits coupés.

Au moment de servir, ajouter ¼ l d’eau gazeuse.

A volonté, servir avec des glaçons.

.

Une recette de Yolande Grezet

Voulez-vous soumettre une recette pour

une parution sur Adventiste Magazine ?

Envoyez votre recette et sa photo à

contact@adventistemagazine.com

N°20

Juillet - Août - Septembre

2019

Revue gratuite

Imprimée en Allemagne

N° ISSN 2571-6859

Rédacteur en chef : Rickson

Nobre Éditeur : Département

des communications de la FSRT

Équipe de rédaction : Rickson

Nobre, Eunice Goi, Yolande

Grezet, Pierrick Avelin, Cédrick

Fernandez Maquettiste :

Cédrick Fernandez et Eunice

Goi Rédacteurs : Rickson

Nobre, Roland Meyer, Gabriel

Monet, Tiziana Càla, Eunice

Goi, Dominik Frikart, Matthias

Maag Traductrice : Tiziana

Calà Correctrices : Geneviève

Montégut, Simone Charrière,

Odette Cordas

Crédit photos :

Couverture, p20, p22 : Rickson

Nobre p2, p4, p5, p6, p8, p16,

p21 : Adobe Stock p9 : La Côte

p10, 11 : Pietro Copiz p12 à

15 : Les familles p17, p18 :

Jamyle ; p19 : adventistas.org

(adapté) p25 : Raphaël Grin (en

haut à droite), Eunice Goi p26,

p27 : Eunice Goi p28, p29 : Carlos

Alvarenga p30 : La Lignière p31 :

Dominil Frikart

Les articles publiés et signés dans

Adventiste Magazine n'engagent

que leurs auteurs.

© FSRT - Tous droits réservés

pour tous pays.

RICKSON

NOBRE

Pasteur et

rédacteur en

chef

Une nouvelle étape dans notre Fédération

vient de commencer. Après 12 ans à la

présidence, David Jennah laisse sa place au

nouveau président Olivier Rigaud et son

équipe. Et le temps passe…

Roland Meyer, arrière-petit-fils de pionniers

adventistes qui ont œuvré en Suisse et

un peu partout dans le monde, continue

sur cet élan qui caractérise sa famille.

Au service de l’Église adventiste depuis

des décennies, il sert notamment en tant que formateur des

nouvelles générations à la Faculté de Théologie de Collongessous-Salève.

Et le temps passe…

Jamyle, éclaboussée par la vie, est en recherche d’un sens à sa

vie et celle de ses enfants. Après un rêve montrant une petite

maison bleue, elle redécouvre l’Église adventiste, celle qu’elle a

quittée 15 ans auparavant. Leur vie change. Et le temps passe…

Nicolas Walther quitte la Clinique La Lignière après dix ans de

service pour entreprendre un projet personnel qui lui tient à

cœur depuis de nombreuses années. Et le temps passe…

L’histoire de Lucienne Veckringer, qui vient de célébrer son

100ème anniversaire, est mêlée à l’histoire de la clinique La

Lignière et celle de l’église adventiste de Gland depuis son

baptême. Cela fait 82 ans. Et le temps passe…

Il y a un temps pour tout. Naissances et décès (rubriques

spéciales). Un temps pour donner et recevoir, comme le

rappelle Gabriel Monet. Le temps passe pour nous tous, mais

quel sens lui donnons-nous ?

L’écrivain Jules Romains a dit un jour que « Le temps passe. Et

chaque fois qu’il y a du temps qui passe, il y a quelque chose

qui s’efface ». Ce numéro d’Adventiste Magazine a tenu à

enregistrer ces histoires pour qu’elles ne s’effacent jamais…

4CROYANCES

De la gratuité à la

grâce - Pour une

économie du don

9INTERVIEW

Lucienne Veckringer :

un siècle, ça se fête !

12

HOMMAGES

M. Unternaehrer,

M. Garcia, A. Broggini,

Y. Lador, A. Walther,

W. Morosoli

16

TÉMOIGNAGE

Jamyle : de la dépendance

à la liberté,

"grâce" à la souffrance

20

FOCUS

Roland Meyer :

Riche héritier de la

Parole

25

ACTUALITÉS

SUISSES

2 3


CROYANCES

DE LA GRATUITÉ

À LA GRÂCE

Pour une économie du don

La gratuité des choses diffère de la gratuité des actes

ou de l’être, car donner gracieusement implique

immanquablement de donner de soi.

Nous sommes envahis au quotidien par

la gratuité : ici un journal, là une boisson,

ou bien d’autres produits qui peuvent

être acquis sans rien débourser. Tout a un

prix. Si nous ne l’avons

pas payé, le journal

gratuit que nous lisons

est financé par

quelqu’un d’autre et

sa production n’est

en aucun cas gratuite

; de même pour la

boisson. Un produit

soi-disant « gratuit »

est souvent payé par

l’achat d’un premier article payé ou par

l’achat d’une autre personne.

Puisque ce qui s’affiche comme gratuit ne

l’est pas toujours, la vraie gratuité existe-t

elle ? Est-il possible de donner en étant

totalement désintéressé ? Oh bien sûr,

lorsque nous faisons un cadeau à un être

cher, ou lorsque nous offrons du temps

ou de l’argent à quelqu’un, la générosité

en est le moteur, mais la reconnaissance

que nous en recevons ou l’image que

cela donne de nous n’est souvent pas

complètement absente

de nos motivations,

consciemment ou

inconsciemment. Finalement,

rares sont

les cas où le don est

complètement gratuit.

Cela est d’autant plus

vrai que le contexte

actuel de nos sociétés

est presque universellement

monétisé. L’homo economicus que

nous sommes tend à tout rapporter à sa

valeur marchande. Lorsque c’est le cas,

plus rien ne vaut vraiment. Un don risque

dès lors de n’être considéré que pour ce

qu’il est et non pour l’intention qu’il exprime.

Il devient une fin et non un moyen.

Il n’est donc peut-être pas inutile de s’interroger

sur les tenants et aboutissants d’une

4 5


économie du don, pour redonner ou faire perdurer

le plaisir d’offrir et de recevoir.

Marcel Mauss, dont l’essai sur le don 1 est devenu

célèbre, met en évidence le fait qu’il y a une

constante qui régit l’ensemble des échanges

humains. Elle se résume en trois verbes : donner,

recevoir, et rendre. Sans nier qu’un don

implique le plus souvent une volonté, une liberté

ou une gratuité, l’acte de « donner » ne

peut exister sans qu’il y ait réception, au sens

d’acceptation, et le fait de « recevoir » implique

de facto, dans une forme ou une autre un «

rendre ». S’il montre que le don, dans son essence,

n’est donc pas désintéressé,

il met néanmoins en évidence

qu’on ne peut le réduire à

l’intérêt du donateur.

Sa vision permet

donc d’éviter deux

écueils en lien avec

la notion de don.

Le premier serait

de considérer le

don comme une illusion,

car il y aurait

systématiquement un

intérêt derrière chaque

don. Mais le deuxième

écueil serait à l’inverse de

considérer que le don a vocation

à être « pur » et donc complètement

désintéressé. Pour Marcel Mauss, les

dons semblent souvent spontanés alors qu’ils

répondent le plus souvent à des obligations

sociales. Le don est ainsi un mélange entre

intérêt pour soi et intérêt pour l’autre, entre

contrainte et liberté. Cette tension a du positif,

et c’est son existence qui finalement donne

du sens au fait de donner. Si l’intérêt pour soi

domine, ce n’est plus du don, c’est un achat. Si

l’intention est trop altruiste, on bascule dans

le sacrifice. Si le don est motivé par la seule

contrainte sociale, il perd son sens. S’il est

trop gratuit, comme donner n’importe quoi à

n’importe qui, il ne signifie plus rien. Tout don

contient une part de gratuité, mais une part

seulement.

Une expression

de la grâce ?

Il n’empêche, si la gratuité au sens marchand

du terme a envahi notre langage et relégué

au second plan son sens profond, il existe bel

et bien, jusque dans l’étymologie du terme,

une réalité que nous pouvons gagner à ne

pas éluder. Le mot « gratuité » est un dérivé

du terme latin gratia, dont est également

issu le mot « grâce ».

La gratuité dans son sens

le plus noble, est celle

qui se rapproche de

la grâce. Or la grâce

est une notion qui

articule le rapport

au bien. Elle émane

de quelqu’un qui

est bon et altruiste.

Alors qu’elle peut

être reçue ou rendue,

obtenue ou

trouvée, accordée ou

sollicitée, la grâce sert à

qualifier la bienveillance du

bienfaiteur comme la reconnaissance

du bénéficiaire. « Là où circule

la grâce circule un bien gratuit, sans esprit

d’échange et sans exigence d’un retour, ce qui

laisse une totale liberté au bénéficiaire de disposer

et de jouir pleinement de ce bien » 2 . Il n’y

a donc pas de grâce sans gratuité, comme il n’y

a pas de gratuité noble sans grâce.

Or l’ultime de la grâce, la Bible en parle comme

émanant de Dieu. D’un Dieu qui s’offre luimême

en Jésus-Christ. C’est ce que le verset

peut-être le plus connu de la Bible affirme :

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son

fils unique, afin que quiconque croit ne périsse

pas mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3.16) 3 .

Certes, cette grâce offerte qu’est la vie éternelle

pour celui qui croit en Christ est gratuite,

mais elle a un prix, le prix de la vie de Jésus.

Ce n’est que parce que ce prix fort a été payé

que cette grâce a une valeur inouïe, malgré sa

gratuité pour nous.

L’apôtre Paul l’a bien compris et il fait le lien

entre gratuité et grâce quand il affirme que «

nous sommes gratuitement justifiés par la grâce

de Dieu » (Romains 3.24). Ce n’est qu’en revisitant

et en essayant, autant que faire se peut,

de saisir la profondeur du don gracieux de

Dieu que nous pourrons entrer à notre tour

dans la dynamique d’une gratuité qui est véritable

grâce. Jésus l’avait d’ailleurs déjà initiée

quand il affirmait à ses disciples : « Vous avez

reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Matthieu

10.8). La grâce n’est donc pas contradictoire

avec la constante de l’échange évoquée

par Mauss : donner, recevoir, rendre. Dieu

a donné le premier, il importe pour nous de

recevoir, et ensuite non seulement de (lui)

rendre grâce mais aussi d’entrer dans cette

même dynamique en donnant à notre tour

gratuitement et librement.

L'effet

de la liberté

Le don gracieux ne peut en effet être que libre.

Dans le monde anglo-saxon cette proximité

de sens est d’ailleurs marquée par l’usage du

mot « free » qui signifie à la foi libre et gratuit.

Seule notre liberté peut faire exister et

nous permettre d’entrer dans une économie

du don. Dans cette optique, ce n’est finalement

pas le don en tant que tel qui est le plus

important, mais celui-ci est d’abord la manifestation

d’une intention, joyeuse et remplie de

grâce, mais aussi la capacité à recevoir avec

simplicité et spontanéité. En fin de compte,

c’est finalement une expression étonnante

mais pertinente que cette « économie du

don », car c’est lorsque nous donnons que

nous économisons. Le don gracieux devient

source d’enrichissement... C’est ce que Simone

Weil a si bien mis en évidence : « On ne possède

que ce à quoi on renonce ; ce à quoi on ne renonce

pas nous échappe » 4 .

Dans ce sens, la gratuité des choses diffère de

la gratuité des actes ou de l’être, car donner

gracieusement implique immanquablement,

à l’exemple du Christ, de donner de soi. Ce

n’est pas qu’il faille arrêter de faire des cadeaux

concrets et bien palpables, mais ceuxci

auront d’autant plus de sens qu’ils seront

l’expression d’une grâce sincère faisant écho à

la grâce que nous aurons su accueillir au plus

profond de nous. Khalil Gibran le dit si bien : «

C'est peu donner que donner de ce qu'on a. Le

véritable don, c'est donner de soi. [...] Il y a ceux

qui donnent sans connaître la souffrance, qui ne

cherchent pas la joie, ni ne songent à la vertu ;

ils donnent comme le myrte exhale sa fragrance

dans l'espace, au loin dans la vallée. C'est par

leurs mains que Dieu parle, derrière leurs yeux

qu'Il sourit à la terre » 5 .

GABRIEL MONET

« De la gratuité à la grâce : Pour une économie

du don », Dialogue 30 (2018/2), p. 19-20

Notes et références

1. Marcel Mauss, Essai sur le don. Forme et raison

de l’échange dans les sociétés archaïques,

Paris, PUF, 1989.

2. Damien de Callataÿ, « Gratuité et grâce », Revue

du MAUSS 35 (2010/1), p. 57.

3. Sauf mention contraire, toutes les citations

des Écritures sont tirées de la version Louis

Segond 1910.

4. Simone Veil, La pesanteur et la grâce, Paris,

Pocket, 1993, p. 83

5. Khalil Gibran, Le prophète, Paris, Gallimard,

1992, p. 40-41.

6 7


INTERVIEW

LUCIENNE VECKRINGER

Un siècle, ça se fête !

INTERVIEW

Certaines dates

anniversaires

sont plus

importantes

que d’autres.

Cette année,

l’église de

Gland a eu

le privilège

de célébrer

le centième

anniversaire d’un de

ses membres : Lucienne

Veckringer. Pour célébrer cet

événement et la personnalité rare

de Lucienne, le pasteur Pietro Copiz

a tenu à lui rendre hommage.

AM - Où commence la vie de Lucienne ?

Notre amie est née à Etoy, près de Rolle,

dans une modeste famille de paysans.

Elle s’appelait Lucienne Buchet. Sa

mère était adventiste et allait le sabbat

à l’église de Rolle. À partir d’un certain

âge, Lucienne l’accompagnait. C’est

un pasteur de La Lignière qui venait

chaque sabbat à Rolle. En pensant à

l’avenir de cette fille, isolée dans une

petite église, il a suggéré que Lucienne

aille le sabbat à l’église de La Lignière,

ce qu’elle accepta avec enthousiasme.

La Lignière représentait un autre

monde, avec bien plus de membres,

dont plusieurs étaient jeunes. Il y

avait un certain nombre d’infirmières

ainsi qu’une douzaine de jeunes filles,

qui suivaient des cours pour devenir

infirmières, ayant

aussi la possibilité

d’observer les

soins prodigués

aux patients.

Lucienne avait

17 ans quand

elle rejoignit

ce groupe. Elle

suivait les cours du

Dr Müller. Pendant ce

temps, à l’âge de 18 ans,

elle fut baptisée dans le Lac

Léman, proche de la Clinique, et

devint membre de l’église de Gland.

Quels souvenirs garde-t-elle de la

clinique de l’époque ?

Les logements des infirmières étaient

modestes, avant la construction de

bâtiments appropriés. La chambre de

Lucienne se trouvait juste sous le toit

de ce qu’on appelle « le chalet ». Le

membre du personnel que Lucienne

n’oubliera jamais était le Dr De Forest.

Né au Canada en 1867, Perry Alfred De

Forest avait d’abord étudié au Battle

Creek Sanitarium et plus tard avait

obtenu le titre de médecin à l’Université

de Cincinnati. En 1895, quand il fut

décidé de commencer l’œuvre sanitaire

en Suisse, la Conférence Générale

envoya le Dr De Forest à Bâle, comme

directeur médical. Il ouvrit l’Institut

Sanitaire à Bâle en 1896 ainsi qu’une

école pour infirmières. Il participa

à l’établissement du Sanatorium du

8 9


Léman, l’ancêtre de la Clinique La Lignière.

Lucienne admirait et aimait beaucoup le

Dr De Forest. Elle n’oubliera jamais une des

habitudes de ce médecin : il priait toujours

avant d’entrer dans la chambre d’un patient,

même s’il y revenait plusieurs fois pendant

la journée. On comprend son admiration !

Conseillée par le Dr De Forest, Lucienne alla

à Bâle pour un stage supplémentaire. Elle

obtint le diplôme d’infirmière à la Croix

Rouge à Lausanne.

Une autre personne

rencontrée à la

clinique a marqué

sa vie, encore plus

profondément...

Pendant la deuxième

guerre mondiale, à

côté de la médecine

générale, la clinique

offrait aussi la

chirurgie. Parmi les

patients, il y avait le

pasteur Oscar Meyer, qui

tomba amoureux de Lucienne

et lui proposa de se marier avec

elle. Quelques médecins lui conseillèrent

de ne pas accepter, mais Lucienne finit par

dire oui, en 1951, malgré la grande différence

d’âge (33 ans). Pendant quatre de leurs dix

ans de mariage, ils vécurent à Nice : c’est

la seule partie de sa vie pendant laquelle

Lucienne habita loin de Gland. Elle y rentra,

après le décès de son mari, pour travailler à

nouveau comme infirmière dans sa clinique

bien-aimée.

A-t-elle eu des enfants ?

Les années passèrent et finalement, après

avoir été veuve pendant 20 ans, Lucienne

trouva son Lucien. Grâce à un de ses neveux

en Suisse, Lucienne fit la connaissance de

Lucien Veckringer et ils se marièrent, le 27

mai 1979 : Lucienne avait 60 ans. Les deux

photos les montrent au début de leur relation.

Pendant 32 ans (jusqu’au décès de Lucien), ce

fut un mariage heureux, par lequel Lucienne

devint mère de deux fils adultes : Jean Paul

et Claude-Philippe. Par ces enfants et leurs

épouses, il y eut aussi huit petits-enfants.

Quel trait de caractère caractérise Lucienne ?

Lucienne partit à la retraite en 1981. Parmi

les activités agréables du couple, il faut

mentionner les voyages avec la roulotte

attachée à leur voiture. Lucienne et

Lucien étaient des membres

actifs et utiles pour l’église

de Gland. En particulier,

ils transportaient, aussi

bien en Suisse qu’à

l’étranger, des habits

donnés. C’était l’esprit

d’ADRA, avant que

cela devienne une

organisation aussi en

Suisse. Depuis 2011,

Lucienne a vécu seule,

dans l’appartement

qu’elle avait loué avec

son mari. Cela ne l’a pas

empêchée de continuer à

inviter des amis pour des repas. Il

faut aussi mentionner sa fidèle participation

chaque semaine, depuis 1981, aux cours de

gymnastique à La Lignière.

Une autre particularité est qu’elle vient de

fêter 100 ans !

Célébrer son 100 ème anniversaire est

sûrement une expérience faite par peu de

personnes. Mais Lucienne établit aussi un

autre record. Puisqu’elle a toujours appartenu

à l’église de Gland depuis son baptême,

cela fait 82 ans qu’elle en est membre ! On

aura de la peine à trouver quelqu’un qui ait

été membre de la même église pendant si

longtemps.

Pourquoi avez-vous tenu à lui rendre

hommage ?

Lucienne a été ma fidèle diaconesse depuis

2001, quand je suis venu de l’église de Berne

à celle de Gland. Si un sabbat je n’étais pas à

l’église et que je ne l’en avais pas informée,

elle me téléphonait pour savoir si j’avais

besoin de son aide. En y réfléchissant, si

des diacres, diaconesses ou simplement les

membres de la même classe de l’école du

sabbat faisaient la même chose, il y aurait

sûrement moins de bancs partiellement

vides dans nos églises le sabbat. Un sabbat

après-midi, il y a cinq ans, je me suis senti

mal et, après avoir déverrouillé la porte

d’entrée de mon appartement, je suis allé

au lit. Je n’avais même pas la force de me

lever. J’ai alors téléphoné à Lucienne, qui

est immédiatement venue (heureusement

je savais son numéro par cœur). Elle a tout

de suite appelé le médecin de garde (je ne

savais pas que ce service existait). Il était

17 heures. Cinq heures plus tard, avec

Lucienne toujours à côté de

moi, le médecin de garde

m’ausculta. Il appela

immédiatement

l’ambulance, qui

me transporta à

l’hôpital. Quand je

me suis réveillé

le lendemain, on

m’avait enlevé 180

cm d’intestin en

train de mourir. Mais

tout cela impliquait

aussi une bénédiction

: j’avais droit à trois

semaines de convalescence,

que j’ai passées à La Lignière,

naturellement. Je connaissais

la clinique, bien sûr, mais j’ai ainsi eu

l’opportunité d’apprécier le dévouement et

l’esprit de service du personnel. Lucienne me

rendait visite presque chaque jour, en venant

avec sa petite voiture.

D’autres personnes ont tenu à fêter avec

elle ses 100 ans...

Comme on pouvait s’y attendre, le jour

avant la date de l’anniversaire, c’est la

Clinique La Lignière qui a organisé une

fête en son honneur. Le lendemain aprèsmidi,

conformément à la tradition, c’est

le syndic de Gland qui lui a rendu visite,

accompagné par le président de la région.

Malheureusement, on n’a pas publié l’article

traditionnel sur cette visite, censé paraître

dans le journal La Côte. Le sabbat de cette

semaine-là, l’église de Gland prépara un

programme spécial. Tout d’abord, c’est son

fils Claude-Philippe, pasteur en France,

qui fut en charge de la prédication. Par la

suite, ayant arrangé l’espace proche de la

chaire de façon à obtenir une sorte d’échelle

permettant à presque chaque personne

présente dans l’église d’être vue, on prit une

photo de cet ensemble, avec Lucienne au

centre et les petits enfants devant elle. Pour

éviter tout problème, la photo n’était pas

destinée à être publique. Comme

tout était prévu, on imprima

immédiatement une copie

de la photo et on la

plaça à l’intérieur d’un

cadre pour photo. La

photo jointe montre

Lucienne, avec ce

cadeau-souvenir

dans une main et le

bouquet offert par

l’église dans l’autre.

Que peut-on souhaiter

de plus à Lucienne ?

En priant pour elle, nous

confions Lucienne au Seigneur,

qui choisira la longueur supplémentaire

de sa vie, en bonne santé, en attendant le

retour de Jésus et la rencontre éternelle avec

les êtres chers qui se sont endormis dans

la foi. Puisse l’exemple chrétien de Lucienne

nous inspirer et nous encourager, même si

notre vie sera « probablement » plus courte

que la sienne !

PIETRO COPIZ

Pour Adventiste Magazine

10

11


HOMMAGES

A bientôt...

Maria Unternaehrer

Maria est née le 21 juillet 1941 à Druento,

près de Turin (Italie), dans une fratrie de 6

enfants. Elle a vécu une enfance heureuse

et elle a connu l’Église adventiste lorsqu’elle

avait 10 ans.

Dans les années 60, elle est venue s’installer

à Genève avec son premier époux, Ignacio.

De ce mariage naîtra son unique enfant,

Debora, qui lui permettra néanmoins d’être

grand-mère (Nonna) de 3 petits-enfants.

Maria a rencontré son second époux, Edmond,

dans les années 80. Il travaillait juste

à côté de sa boutique de mode, à Genève.

Ils se sont mariés en 1985 et ont vécu un

mariage heureux. Maria a été un exemple

pour Edmond. Elle témoignait de sa foi, mais

sans jamais rien imposer. Edmond a lui aussi

choisi de donner son cœur à Jésus.

Maria aimait profondément son Église et

son prochain. Elle avait le don de l’hospitalité

et de grands talents de cuisinière ! Elle

a beaucoup œuvré pour son Église, même

lorsque la maladie prenait le dessus. Elle

était une personne fidèle.

Marcelino Garcia

Le 24 décembre 1926, Marcelino est né invalide

des deux jambes. Les médecins en

Espagne disent qu'il ne marchera jamais.

Arrivé en France avec ses parents en 1927,

après de longues souffrances, de divers

séjours en hôpitaux et cliniques, à l'âge de

4 ans, il marche enfin librement.

À 8 ans, il prend la décision de mendier

pour échapper à la famine. À 15 ans, il

trouve enfin du travail dans une famille et

arrive à subvenir aux besoins de sa mère.

Plus tard, il se marie et arrive en Suisse

près de Rheinfelden où il travaille dans

une boucherie. Malheureusement, son

épouse tombe malade et meurt.

Etant devenu veuf, il va habiter à Renens

en chambre chez une sœur adventiste.

Alors, un ami espagnol, qui avait connu

Eliane Béal dans un camp de jeunesse, le

met en rapport avec elle et c’est en 1972

qu'il commence à la fréquenter.

Il embrasse la foi chrétienne adventiste et

en juin 1976, il est baptisé par le pasteur

Edgard Villeneuve à l’église adventiste de

Renens. Le 24 octobre de la même année,

le couple se marie à Bienne.

Anne-Marie Broggini

Anne Marie Broggini est née en Alsace

le 20 octobre 1922. Elle était très proche

de son père, mais sa maman était assez

dure. Anne-Marie est cadette d’une fratrie

de 4 enfants ; elle a travaillé comme

indépendante pendant plusieurs années.

Son papa décède alors qu’elle est encore

très jeune. Elle ne s’est jamais mariée et

a vécu avec sa maman jusqu’au décès de

celle-ci. Anne Marie a également vécu

plusieurs années au Maroc.

Elle avait peu d’amis, mais aimait beaucoup

les animaux. Elle avait un chat,

qu’elle a gardé jusqu’au moment de s’installer

à l’EMS le Flon. Anne-Marie

aimait beaucoup les douceurs et était

très économe. Ces 15 dernières années,

elle a fréquenté les églises adventistes

de Lausanne et de Renens avant de

rejoindre l’EMS le Flon à Oron le 10 février

2015.

Anne-Marie venait régulièrement aux

méditations au Flon et sa foi a toujours

été solide. Ces deux dernières années,

elle trouvait souvent le temps long...

Anne-Marie est décédée à l’EMS le Flon le

29 avril 2019.

Ses derniers jours ont souligné sa foi, sa

Marcelino a été hospitalisé à La Chauxde-Fonds

confiance dans son Sauveur. Elle s’est endormie

pendant un mois et malgré sa Un merci tout particulier aux membres

en paix, confiante, et dans l’attente

douleur d’être séparé d’Eliane et de la

des Eglises adventistes de Renens et de

de Son prochain retour, comme Il le promet

laisser seule, jusqu’au bout, il a gardé la foi Lausanne qui l’ont régulièrement visitée

dans sa Parole.

en Jésus qui reviendrait les chercher pour et à Jean-Pierre Zanolari son tuteur, pour

les réunir dans son beau ciel !

son soutien efficace.

Debora Belloy

Fille de Maria Unternaehrer

Anne-Lise Béal

Dominik Frikart

12

Belle-soeur de Marcelino Garcia

Aumônier EMS le Flon

13


Yvonne Lador

Tu es apparue en 1918. Bonne élève, on

te prédestinait à l’enseignement, mais tu

préféreras partir à Zürich pour apprendre

l’allemand dans un hôtel.

A 22 ans, en pleine 2ème guerre mondiale,

tu rencontreras un beau militaire. Dansant

avec lui toute la soirée, tu lui feras

oublier de rentrer à l’heure en caserne

où il écopera de 4 jours de prison… Tu lui

écriras tous les jours, avant de vous marier

le 12 juillet 1941. Vous vivrez à Yverdon et

tu mettras au monde deux enfants, Marco,

malheureusement mort-né, puis en

1946 Ivan, en parfaite santé. Après avoir

déménagé à Montreux, tu travailleras à

Vevey aux Galeries du Léman.

Convertie à l’adventisme et dans le respect

du sabbat, tu seras obligée d’abandonner

ton emploi. Ce sera pour Etienne et toi

l’opportunité de créer votre propre atelier

à Montreux, baptisé « Tentes Riviera ».

En 1973, tu perdras malheureusement

Etienne beaucoup trop tôt, emporté par

un cancer. Tu sauras trouver la force

de poursuivre ta route, vivant seule et

indépendante dans ton appartement de

Clarens jusqu’à tes 100 ans. Réaliste, tu

devras te rendre à l’évidence qu'il était

temps pour toi de prendre résidence à

l’EMS des Novalles à Blonay, sur le début

du chemin du Paradis.

Tu resteras à jamais dans nos cœurs ;

adieu, notre « super mamie ».

Natacha et Viviane

Petites filles d’Yvonne Lador

Ana Walther

Née à Stuttgart le 20 mai 1935, Ana a

fait un apprentissage dans la vente et a

ensuite travaillé comme secrétaire chez

Mercedes.

En 1955, elle a connu papa et ils se sont

mariés en 1957. Maman a déménagé au

Tessin où sont nées Ives, Silvia, Claudia

et Sandra. Leur mariage a été heureux et

ils ont presque pu célébrer 62 ans de vie

ensemble.

Elle a assuré le rôle maman à plein temps,

se consacrant entièrement à sa famille,

toujours engagée aussi dans les activités

d’église, auxquelles elle participait avec

plaisir. Elle a été une mère toujours

présente, aimante, disponible pour nous

toutes, les filles, toujours intéressée par

nos activités et nos vies, même une fois

devenues adultes.

La famille s’agrandit avec les gendres et

les petits-enfants, Désirée et Andrea. En

décembre 2017, elle a eu la joie de devenir

l’arrière-grand-mère du petit Kevin.

Depuis plusieurs années, il était devenu

habituel de passer un week-end prolongé

en mai-juin avec toute la famille. Nous

tous, nous attendions avec joie ces moments.

Cette année encore, nous sommes

partis dans le bonheur.

Elle nous a quittés à un moment heureux

où elle était entourée de toute sa famille

après avoir passé une belle journée ensemble.

Chère « Mamie », nous t’aimons et tu

seras toujours dans nos cœurs.

Tes filles

Willi Morosoli

Le pasteur émérite Willi Morosoli est né

le 15 février 1918 à Pfàffikon, le dernier

des six fils de Giovanni, catholique, et

Giovanna, protestante.

Accompagné de ses frères, il vécut une

enfance et une jeunesse insouciantes. Ne

sachant pas dans quel secteur trouver

satisfaction au travail, sur les conseils

d’un oncle de sa mère, il a rencontré un

producteur de films d’animation qui lui

permit de suivre un stage. Il y vit l’occasion

d’apprendre un métier novateur et

stimulant, et continua dans ce domaine

durant onze ans.

Vivement intéressé par une série de

conférences qu’un évangéliste de l’Église

Adventiste du Septième Jour présenta

à Berne, il se fit baptiser par le pasteur

Herbert Willi, devenant ainsi membre de

l’Église adventiste.

Plus tard, invité à devenir l'assistant

pastoral d’Herbert Willi à Bienne, il

exprima son intérêt à aller étudier la

théologie à l’école missionnaire de

Collonges-sous-Salève. À la fin de sa

deuxième année d’études, il rencontra

Maria Rovati, avec qui il se maria. Leur

union fut bénie par l’arrivée de Gabriele

et Federica.

Après quatre ans de ministère à Bienne,

on lui proposa de s’occuper de l’évangélisation

à la ville de Lugano et au Tessin

en général, ce que lui et sa famille acceptèrent

de bon gré.

Il y travailla pendant six ans, avec la bénédiction

du Seigneur et l’aide précieuse de

son épouse Maria.

Puis il se rendit disponible pour faire

connaître l’évangile dans le canton du Valais

où il est resté avec sa famille pendant

six autres années, à la fin desquelles il est

retourné à Bienne pour servir l’église et

former le groupe italien. Il y travailla avec

engagement et dévouement pendant huit

ans. Les bénédictions du Seigneur abondèrent,

jusqu’à ce qu’en 1972 sa présence

soit à nouveau demandée au Tessin, à

Locarno et à Lugano. C’est à Locarno qu’il

vécut, y compris à la retraite.

La vie du pasteur Willi Morosoli a été

caractérisée par un amour profond pour

le Seigneur et pour l’Église adventiste,

amour qu’il a transmis aux membres de

l’église et à ceux avec qui il est entré en

contact.

Ceux qui ont connu Willi Morosoli se souviennent

de lui comme d’une personne

toujours reconnaissante envers l’Éternel

malgré les situations difficiles de la vie,

d’une personne joyeuse qui encourageait

ceux dans le besoin, en cherchant du

réconfort dans l’amour du Christ.

Quel beau moment celui où Jésus reviendra

le chercher, ainsi que ceux qu’il a encouragés

pendant des années à attendre

ce jour merveilleux, où la souffrance sera

anéantie par ce Dieu aimant son peuple !

Que le Seigneur revienne bientôt,

Amen !

14 15


TÉMOIGNAGE

Jamyle naît au Brésil, d’une mère adventiste

et d’un père catholique. Avec sa

sœur, elle grandit dans l’environnement

de l’Église, participant aux scouts, à la

chorale, travaillant comme colportrice. Dotée

d’un caractère quelque peu impulsif

et rebelle, avide d’expérimenter

et de voir de nouvelles

choses, elle commence

peu à peu à s’éloigner

de l’Église. N’étant recherchée

par aucun

des membres de

l’Église, elle se sent

abandonnée, rejetée,

mise de côté

et jugée pour son

comportement non

conforme aux principes

religieux. Cette

distance de plus en plus

grande l’amène à s’éloigner

définitivement, au point de ne

même plus vouloir entendre parler de l’adventisme

et de ses fidèles, qui à ses yeux

n’étaient que des hypocrites, en désaccord

avec ce qu’ils prêchaient.

À l’âge de 19 ans, elle décide de tout quitter

pour aller vivre en Italie, à Venise, avec

une tante qui menait une vie extravagante.

C’est une période difficile : elle rencontre

des difficultés avec la nouvelle langue, se

Jamyle

DE LA DÉPENDANCE À LA LIBERTÉ,

"GRÂCE" À LA SOUFFRANCE

sent seule et se trouve à traîner avec des

personnes peu recommandables. Elle

connaît le monde de la drogue, de l’alcool

et du tabac. Mais dans tout cela, un rayon

de soleil : elle rencontre une autre Brésilienne,

également ex-adventiste, avec qui

elle se lie fortement ; les deux

finissent par devenir amies,

s’aidant et se soutenant

mutuellement.

Mais pour sortir de

cet environnement

négatif, à 21 ans,

elle accepte d’aller

vivre avec son petit

ami, un Italien

avec qui elle avait

sympathisé. L’année

suivante, ils décident

de se marier et deux ans

plus tard naît Davide, leur

fils aîné. Jamyle vit ce mariage

dans une grande solitude, surtout morale.

Elle sent que tout ce qui la fait souffrir n’est

que banalité, absurdité et inepties superficielles

pour les autres. Elle se referme alors

sur elle-même et tombe dans une profonde

dépression, qui atteint son apogée

en 2008, lorsque naît Elisa, la fille cadette

du couple. Pendant un an, Jamyle ne parle

à personne de ce qu’elle vit et ressent,

elle ne demande pas d’aide, étant sûre de

pouvoir s’en sortir toute seule. Mais cela

ne fait qu’empirer : crises de panique,

moments d’angoisse pendant lesquels

Elisa tombe de ses mains ; Jamyle a peur

d’être seule avec sa fille, peur de lui faire

du mal. Après plus d’un an, elle décide

de demander de l’aide. C’est une autre

période sombre, caractérisée par l’usage

de psychotropes, d’anxiolytiques et de

divers médicaments que Jamyle mélange

également à l’alcool, perdant sa lucidité

et n’arrivant pas à prendre soin de ses

enfants. Cette période dure presque

cinq ans, jusqu’au jour où Jamyle

ressent un changement

dans son cœur : elle a le

désir d’écouter de la

musique chrétienne,

ces hymnes qu’elle

avait appris quand

elle était jeune ; elle

recommence à lire

la Bible, à parler

avec Dieu. Elle n’a

toujours pas l’intention

de retourner

à l’Église adventiste,

surtout parce que pendant

tout ce temps elle

avait fréquenté l’Église catholique

avec son mari et ses enfants.

Pourtant, elle ressent le besoin d’un

changement.

En 2013, sa vie subit deux grands chocs. Le

premier se produit en décembre, lorsque les

médecins diagnostiquent chez Davide une

tumeur dans le cervelet. C’est une tumeur

bénigne mais très grande, qui avait poussé

le cervelet hors du crâne, augmentant la

pression sur la moelle épinière : voilà pourquoi

Davide était malade, vomissait, avait

des vertiges, des évanouissements, des

nausées. Il subit une opération d’urgence

et Jamyle doit s’occuper seule de son fils.

Bien que la tumeur soit bénigne, l’opération

s’avère très délicate et la convalescence

très douloureuse. De plus, Davide

ne laisse personne le toucher à part sa

mère, qui doit tout gérer, depuis les choses

les plus infimes, comme rester toujours

à son côté, jusqu’aux tâches les plus importantes,

comme le laver et changer son

cathéter.

L’autre grand changement se produit

grâce à la prière et à son attachement au

Seigneur, toujours plus intense. Consciente

d’avoir une dépendance, Jamyle prie le Seigneur

en lui demandant de la libérer, sûre

de ne pas pouvoir y parvenir toute

seule. Ainsi, du jour au lendemain,

elle réussit à se

libérer complètement,

sans rechute. Un vrai

miracle divin ! Le

psychiatre qui la suivait

n’est pas d’accord,

continuant à

soutenir qu’on ne

peut pas arrêter

comme ça, surtout

en raison de la dose

élevée qu’elle prenait

quotidiennement ; il lui

prédit qu’elle va avoir des

conséquences et réactions

négatives. Mais Jamyle s’attache de

nouveau à sa foi, à la prière. Les choses

continuent de s’améliorer, malgré les

attentes les plus sombres : elle sent ses

angoisses intérieures s’alléger, disparaître,

tandis que son désir de prier et de lire la

Bible grandit en elle.

Après 17 ans de vie commune, Jamyle décide

de mettre fin à son mariage difficile

et de demander la séparation. Et puis, un

soir, elle fait un rêve très bizarre : elle rêve

qu’elle se trouve dans sa voiture, le long

d’une rue qu’elle prenait tous les jours, à

Varèse, quand tout à coup, en se tournant

à droite, elle voit un jardin clôturé avec une

maison bleue, un bâtiment qui ressemble

16 17


18

beaucoup à une église. C’est la fin du rêve,

rien de particulièrement spectaculaire.

Après quelques jours, Jamyle est chez

elle, faisant son ménage et écoutant de la

musique. C’est une belle période, pleine de

joie ; elle se sent proche du Seigneur, même

si c’est « à sa manière ». Pour la première

fois, elle se demande si l’Église adventiste

existe également en Italie. Elle branche

donc son ordinateur et avant même d’arriver

à écrire « Milan », où elle pense qu’il

est possible de trouver une Église adventiste,

elle se trouve devant le résultat de

la ville de Varèse, là dans cette

rue dont elle avait rêvé. À

Varèse, sa propre ville ?

Incroyable ! Le lendemain

matin, après

avoir accompagné

les enfants à

l’école, elle passe

par cette rue à

la recherche de

l’Église, sans toutefois

parvenir à

la trouver. Elle parcourt

la rue en avant

et en arrière, sans

aucun résultat. Elle

répète ce processus pendant

trois jours jusqu’à ce que,

arrêtée à un feu rouge, elle remarque une

petite maison bleue, avec un jardin clôturé

et l’inscription « Église évangélique », le

bâtiment que l’église adventiste loue pour

se réunir dans la ville de Varèse. Jamyle se

sent écrasée par l’émotion et les larmes

coulent sur son visage : c’est le Seigneur

qui l’appelle à lui.

Le samedi suivant, Jamyle s’organise pour

aller à l’Église. Pendant 15 ans elle ne

l’avait plus fréquentée, période pendant

laquelle elle menait une vie très différente

; en outre, elle doit aussi convaincre ses

enfants de l’accompagner, malgré les commentaires

négatifs qu’ils avaient entendu

de la part de leur père, qui continuait à

fréquenter l’Église catholique. Pleins de

préjugés, surtout Davide, ils acceptent.

C’est ainsi qu’il y a cinq ans, en juin, Jamyle

est retournée à l’Église Adventiste, d’abord

en Italie, puis en Suisse, pour ne plus

jamais la quitter.

En repensant à son parcours, pour elle la

chose la plus frappante, c’est le pouvoir

transformateur de Dieu, pouvoir qu’elle a

expérimenté non seulement dans sa vie, de

première main, mais aussi dans celle de ses

enfants. Il n’est pas facile de transmettre

des valeurs positives aux enfants,

mais Jamyle se sent soutenue

par le Père céleste, conseillée

et aidée ; elle essaie

de laisser la liberté de

choix à ses enfants,

tout en gardant

ses convictions.

Nombreux sont les

fruits et les bénédictions

dans sa vie

: non seulement elle

continue à avoir une

relation personnelle

avec le Seigneur, mais

Elisa et Davide suivent

ses traces, choisissant librement

de fréquenter l’Église

adventiste et donnant un témoignage

direct au reste de la famille.

Ayant vécu un changement aussi radical,

une guérison de son cœur, Jamyle n’a

aucun doute : l’amour de Dieu transforme

les cœurs, les gens, les vies. Plus important

encore, le Seigneur ne se lasse jamais de

nous appeler à lui, il attend patiemment

que nous décidions de lui permettre d’agir

dans notre vie. Les bénédictions qui suivront

dépasseront de loin tous les obstacles

que l’on pourra trouver sur notre

chemin.

TIZIANA CALÁ

Pour Adventiste Magazine

JEUNESSE

C

M

Y

CM

MY

CY

CMY

K

Dicas Feliz

ser

para

10 conseils

Cuide Prends da sua soin saúde:

faça de ta exercícios, santé :

N’abandonne

Não desista de

fais alimente-se du sport,

pas tes rêves.

seus sonhos.

bem mange e beba bien bastante et bois

Fais des

Faça planos para o

suffisamment água. d’eau.

projets pour

le futuro. futur.

Nunca

Não esconda

Ne goûte

Ne cache

experimente

nada de seus

jamais aux

rien à tes

drogas drogues e bebidas ni

parents. pais.

à alcoólicas. l’alcool.

Fale Avertis para um

Montre que

Demonstre

un adulto adulte se

tu aimes les

amor.

estiver

si tu es

sofrendo

victime

gens.

de bullying.

bullying.

Trouve

Seja

Valorize Sois content o que

toujours des

de ce que tu

raisons agradecido.

dire

você tem.

as. Tu es très

merci.

Você é especial.

chanceux.

Sois Seja l’ami amigo

de Deus. Dieu.

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heureux

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Atento!

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comportamento

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comportement

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perder o interesse

d’un ami change

s’intéresse plus

mudar tout à de coup. uma

por atividades que,

à une activité

hora para outra.

qu’il para aimait ele, eram tant.

muito legais.

…se seu amigo

não

si

quiser

ton ami

mais

ne

…tudo Tout cela isso peut pode

veut plus jouer

indiquer

brincar e só

indicar um un

avec toi et

problème.

pensar em ficar

problema. Alors Então, sois

préfère être

un bon ami, aide-le

sozinho.

seja amigo!

seul.

et préviens

Procure ajudar.

un adulte.

Sois

attentif...

19


FOCUS

Roland Meyer

RICHE HÉRITIER

DE LA PAROLE

Saint Augustin a dit : « Laisse les racines de l'amour pousser en toi, car de ces racines

ne peuvent fleurir que de bonnes choses ». C’est sûrement ce qui s’est passé avec

Roland Meyer. Ses racines – familiales – lui ont appris, par la pratique, le service à

Dieu en toutes circonstances, l’amour de son Église et l'esprit de mission en vue

d'aider le prochain. Même si notre arbre généalogique ne définit pas qui nous serons,

l’exemple, lui, est gage d’un sceau qui marque à jamais. Roland Meyer a été

entouré par de beaux exemples. Il a connu ou entendu parler de missionnaires, de

professeurs, de pasteurs, d’éditeurs et même de « passeurs » de personnes d’origine

juive pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi eux, certains ont donné leur vie

par amour du prochain.

Nous vous invitons donc à faire un voyage dans le passé et découvrir deux familles

qui ont influencé la vie et le travail de Roland Meyer... et aussi l’Église adventiste en

Suisse.

La famille

Streit-dit-Provins

Henri Streit-dit-Provins est né en 1866. Il

était l’arrière-grand-père maternel de Roland.

Son épouse, Marie, est née en 1872.

Au cours des années, le nom de famille s’est

simplifié pour ne garder que celui de Provin,

sans « s ». Henri et Marie vivaient dans la

petite ville du Locle, dans le Jura suisse, où

ils exploitaient une petite entreprise d’horlogerie.

Ils ont eu trois enfants, deux filles et

un fils : Marthe, Esther et Abel, le grand-père

maternel de Roland. Le message biblique

enseigné par les adventistes du septième

jour a interpellé la famille

Provin. A la fin du XIX e et au

début du XX e siècle, la

réflexion mûrit. Henri et

Marie Provin décident

de vendre leur entreprise

et de commencer,

à leurs frais, une

activité indépendante

dans l’évangélisation.

Très rapidement

Henri Provin est engagé

comme pasteur par

la Conférence du Léman

(actuelle FSRT). Il travaille

alors dans la région d’Yverdon,

puis dans le canton du Valais où il

fait des expériences extraordinaires avec

Dieu. La famille Provin demeure le symbole

du sacrifice, du dévouement, du courage et

de la foi au service de l'Église et du prochain.

La famille

Meyer

À la même époque, dans la région de Lausanne,

une autre famille découvre le message

adventiste : la famille de Frédéric Meyer

(arrière-grand-père paternel de Roland), né

en 1854 et de Pauline Zbinden-Meyer, née

la même année. Le couple a huit enfants,

dont quatre se mettent au service de l’œuvre

adventiste : Albert (le grand-père paternel

de Roland), Paul et Oscar prennent la décision

de devenir pasteurs, tandis qu’Ernest

devient imprimeur. Paul et Oscar suivent une

formation biblique à l’école missionnaire de

La Lignière, à Gland, au début du XXe siècle.

Comme c'est la tradition à l'époque, la Suisse

forme des pasteurs qui partent ensuite dans

des pays étrangers, souvent pour implanter

et faire connaître l'Église adventiste et son

message, ou pour développer et soutenir

une Eglise encore naissante.

Paul, devenu pasteur, est nommé président

de la Mission du Portugal, puis il travaille plus

tard en France. Et c’est là que sa vie prend

un tournant hors du commun, surtout

pour l’époque. Pendant

les années difficiles de la

Seconde guerre mondiale,

il est pasteur à

Lyon. Après l’Armistice

de 1940 et l’occupation

allemande en

Europe de l’ouest,

les réseaux de résistance

se développent,

dont le

réseau Dutch-Paris

de Jean Weidner, ayant

pour but de faire passer

en Suisse des Juifs des

Pays-Bas, de Belgique et de

France et d’aider les nombreux

pilotes des forces aériennes alliées tombés

en France à se cacher et à retrouver leurs

bases. Paul Meyer et son épouse Martha

hébergent et reçoivent de très nombreux

réfugiés. Alors qu’une proche collaboratrice

de Jean Weidner va prendre le train à Lyon

pour accomplir une mission à Toulouse,

elle est interpellée par la police et conduite

au commissariat. Elle jette alors à terre un

petit carnet. Quelques minutes plus tard un

homme rapporte le carnet mais les inspecteurs

de police le saisissent. Elle est conduite

dans les bureaux de la Gestapo où elle

subit, des jours durant, des interrogatoires

et des tortures innommables, d’une cruauté

indescriptible. La Gestapo veut savoir où

habitent les personnes dont les noms

figurent dans ce carnet. Elle finit par craquer,

20

21


puis elle parle. L’adresse du pasteur Paul

Meyer à Lyon est ainsi révélée à la Gestapo

et les services de Klaus Barbie l’arrêtent

le 27 mars 1944. Il meurt dans le camp de

concentration de Dachau le 23 janvier 1945,

quelques mois avant la libération.

Oscar Meyer, lui, devient conférencier et

pasteur en France. Il est secrétaire de la

Conférence du Léman (FSRT), président de

la FFS, de la FFN et de l’UFB. De son premier

mariage, il a deux enfants qui décèdent

assez rapidement, ainsi que son épouse.

Longtemps veuf, il épouse sur le tard une

jeune infirmière de La Lignière,

Lucienne Buchet, bien

connue de notre Église

sous le nom de Lucienne

Veckringer – deuxième

noce – et qui vient de

fêter ses 100 ans, à

Gland ! (Voir page

8). Ils vivent une

dizaine d’années

ensemble avant le

décès d’Oscar.

Ernest Meyer a aussi

marqué l’histoire

de l’Eglise. Typographe,

il travaille à La Lignière à

l’époque où elle compte une

imprimerie, avant qu’elle ne soit

transférée à Dammarie-lès-Lys (France).

Également musicien, Ernest est un des initiateurs

de la création du très connu recueil de

chants, Hymnes et Louanges.

N'oublions pas Albert, lui qui sert comme

pasteur en France, puis en Suisse, à Yverdon,

Sainte-Croix, Neuchâtel, puis en Alsace

(bilingue), et en Afrique du Nord (Algérie-

Maroc). De retour en France, il est pasteur

dans l’ouest, puis président de la FSRT et de

l’Union suisse. Il organise des campagnes

d’évangélisation de masse réunissant plus

1200 personnes, participant ainsi à la promotion

de l’évangile et à la croissance des

Eglises. Il termine son ministère en tant que

secrétaire de l’Association pastorale de la

Division. Avec son épouse Marguerite, ils ont

trois enfants : Raymond, Isabelle qui épouse

un pasteur italien, et Sylvain.

Raymond est professeur de Bible à Collonges,

pasteur en France, rédacteur à

Signes des Temps, et à la Revue adventiste,

puis missionnaire en Tunisie et au Sénégal,

et à nouveau pasteur en France, puis en

Suisse romande.

Sylvain est jeune pasteur en Suisse romande,

missionnaire à La Réunion, puis au Cameroun

(développement de la mission et du

Séminaire de Nanga-Eboko), puis

pasteur à nouveau en Suisse

romande, directeur de

la clinique La Lignière,

secrétaire-trésorier de

la FSRT et secrétaire

de l’Union suisse,

directeur du Flon

à Oron. Sylvain et

son épouse Liliane

ont deux enfants,

Monique et Roland.

La lignée

des Streit-Meyer

De ces deux familles naît, à l’île de

la Réunion, un petit Roland Meyer. Il grandit

ensuite au Cameroun. Son loisir préféré

est de jouer dans la forêt. Il aime énormément

la forêt. On lui enseigne que Jésus était

charpentier. Alors adulte, il veut travailler en

« coupant du bois » pour Jésus. Dans cette

famille qui compte beaucoup de pasteurs,

il n’y a pas pour autant que des pasteurs.

Donc son orientation vers le pastorat n’est

pas évidente. Le petit Roland veut d'abord

être ébéniste puis médecin. Mais c'est finalement

la fibre pastorale qui l'emporte. C'est

en 1975, après des études en théologie

à Collonges-sous-Salève, qu'il débute son

ministère en tant que stagiaire à Lausanne.

Au bout de neuf mois de stage, arrive une

proposition d’être enseignant à l’école de

Renens. En tant que professeur, il enseigne

mais apprend aussi de grandes leçons des

enfants de ses classes : calme, patience, utilisation

d’un vocabulaire adapté… Cela l’aidera

à parfaire son ministère d'enseignant plus

tard. Après quelques années s’ajoute la responsabilité

de divers départements à la FSRT

et à l’Union suisse. Mais habité par un désir

d'apprendre et de partager ses connaissances,

il poursuit des études en parallèle

et obtient un Diplôme d’étude approfondie

(Master 2) à l’Université de Strasbourg, puis

un Doctorat en théologie protestante dans

la même université. En 1989, il est nommé

pasteur de l’Eglise de La Lignière, à Gland.

Pour parfaire encore sa formation, à la fin de

l'année 1991, il reçoit une bourse d’étude de

la Division, ce qui lui permet de faire un semestre

de recherches à l’Université Andrews

aux Etats-Unis, avec sa famille. Après son

retour à Gland, quelque chose de particulier

lui arrive alors : il reçoit un appel téléphonique

de l’Université Andrews lui demandant

de venir enseigner la théologie systématique

dès la rentrée universitaire de septembre

1992. Mais les choses ne s'arrêtent pas là.

Le même jour, un vendredi, il reçoit un appel

téléphonique de France. La Faculté de théologie

de Collonges lui fait une proposition

similaire ! Un grand moment de réflexion et

de prière en famille s’en suit, au bout duquel

la décision est prise sereinement : Roland

Meyer décline l’offre des Etats-Unis et se met

à la disposition de Collonges... Il commence

actuellement sa 28e année d’enseignement

dans cette Faculté !

De nombreuses années sont passées et un

bon nombre de défis ont été relevés. Des

centaines d'étudiants ont été enrichis par

ses cours, notamment dans le domaine du

Nouveau Testament et de la théologie systématique.

À ses côtés, son épouse Eliane,

toujours prête à le soutenir, travaille comme

infirmière dans les Hôpitaux universitaires

de Genève, ce qui a permis de mener à

bien l’éducation scolaire et universitaire des

trois enfants. Roland projette d'arrêter son

service actif à la fin de l’année universitaire

2019-2020, après quarante-cinq ans d’engagement

au service de l’Eglise. Il termine

actuellement divers travaux pour le nouveau

dictionnaire théologique adventiste, ainsi

que pour la nouvelle encyclopédie et pour

le nouveau commentaire biblique (SDAIBC

= Seventh-day Adventist International Bible

Commentary), pour lequel il a été chargé de

rédiger le commentaire de la première lettre

de Paul aux Corinthiens.

Force est de constater que Roland Meyer

a poursuivi la lignée familiale en assumant

cette fibre spirituelle engagée présente

depuis des générations : l'amour et la passion

du service pour l'Église. Sa spécialité

aura été de transmettre cette flamme aux

générations suivantes par l’enseignement et

par ses publications.

Question

d'héritage

Son parcours nous renvoie au nôtre. Quel

héritage avons-nous reçu ? Et quel héritage

allons-nous laisser autour de nous ? Comment

s’en assurer ? En mettant la Bible au

centre de notre vie ! La Bible est un livre de

compilation d’histoires vraies qui révèlent

l’amour de Dieu pour l’humanité. Elle met

aussi en évidence le désir de Dieu de faire

un partenariat avec l’homme et de cheminer

avec lui sur cette terre et pour l’éternité. C’est

le seul livre où l’auteur est présent pendant

que le lecteur fait sa lecture. C’est le livre qui

a certainement transformé le plus de vies

et le plus radicalement. On y lit des récits

incroyables d’hommes et de femmes qui ont

vécu des choses extraordinaires avec leur

Dieu. Certains ont tendance à penser que

ces faits incroyables ne sont plus d’actualité.

Pourtant, d’autres vies pourraient compléter

la liste encore aujourd’hui, comme celles des

familles Provin et Meyer. Et comme la vôtre

aussi !

AM

22

23


S U I S S E

Jessica et Eric, de l'église luso-hispanique de Neuchâtel,

ont le plaisir de vous présenter Pablo Rubén et

Rodrigo Noé, nés le 19 février 2019, après une

grossesse surprise et tumultueuse.

Due à une situation particulière, la grossesse

était considérée à hauts risques. Mais le

Seigneur les a préservés de tout mal dans

le ventre de leur maman.Et alors que les

médecins prévoyaient une naissance très

prématurée, ils sont arrivés à terme et en

pleine santé, pour le plus grand plaisir de toute

la famille. Bienvenus parmi nous, Dieu a encore

de grands projets pour vous !

Vous faites partie d'une église FSRT et vous venez tout juste d’agrandir la famille ? Pour annoncer la

bonne nouvelle dans notre revue, envoyez les informations (nom du bébé, celui des parents, date de

naissance et photo) à contact@adventistemagazine.com

Appel à la prière pour

AMAH BRUNO

emprisonné injustement depuis 8 ans au Togo.

Samedi

27

juillet

Journée de

jeûne et

de prière

Conférence Générale de l'Église Adventistes du Septième Jour

64 ème Assemblée administrative de la FSRT

En avant le changement !

L’Église Adventiste du Septième Jour est une

église mondiale dont le siège se situe aux

États-Unis, mais qui donne une bonne partie

de l’autorité de l’Église à l’assemblée locale des

croyants basée sur l’exemple et les valeurs de

Jésus-Christ. Au niveau fédéral, c’est l’Assemblée

– composée de délégués de toutes les églises

qui la composent – qui élit l’ensemble des

responsables. En Suisse, ce renouvellement

a lieu tous les 4 ans. Les 30 et 31 mai 2019, a

donc eu lieu la 64 ème Assemblée administrative

de la Fédération Adventiste de la Suisse

romande et du Tessin pour choisir le Comité de

Bureau 2019-2023 et un comité directeur. Les

120 délégués réunis à Lausanne ont voté.

Olivier Rigaud, président

Né en Savoie (France), la vie

d’Olivier bascule à 20 ans.

C’est à cet âge qu’il se

marie, rencontre Dieu

et entend son appel à

être pasteur. Après ses

études de théologie à

Collonges-sous-Salève, son

parcours de pasteur le conduit

en France, à Pau, puis à Roanne/Saint-Etienne.

En 2007, il réalise un doctorat en leadership

à Andrews University (Etats-Unis). Il revient

en France pour 5 ans de pastorat dans le

nord de la France. En 2015, il prend une

année sabbatique pour réaliser un projet

missionnaire. Fin 2016, la famille pose ses

valises à l’église francophone de Genève.

Avec son épouse Tantely, ils ont trois

enfants : Andy (24 ans), Mélissa (22 ans) et

Emmanuel (18 ans).

Raphaël Grin, secrétaire général

Raphaël a grandi sur le

Campus de la Lignière,

à Gland. Participant

activement à la vie de

son église, il choisit très

tôt dans sa jeunesse

de s’engager dans

le ministère pastoral.

Après ses études de théologie

à la Faculté adventiste de théologie de

Collonges-sous-Salève. Raphaël est engagé par

la Fédération des églises adventistes de Suisse

romande et du Tessin en tant que pasteur,

d’abord à l’église de Genève, puis Lausanne, et

finalement Fribourg. Parallèlement, il s’occupe

du département de la Jeunesse, en tant

qu’adjoint, puis directeur. Agé de 41 ans, il est

marié à Ana et ensemble, ils sont les parents

d’un petit garçon de 16 mois.

Nathalie Wagnon, trésorière

Nathalie est née en Normandie où elle a grandi

dans l’église de Rouen. Elle reçoit, dès la fin de

ses études, un appel du Campus Adventiste

de Collonges et elle travaillera, dans le service

comptabilité, de 1989 à 1996 puis de 2001 à

2015 avant de répondre à l’appel de

la FSRT. Nathalie vit à Beaumont

avec son époux Damien et leurs

jumeaux de 22 ans Matthieu

et Timothée. Son mari est

professeur des Sciences

de la Vie et de la Terre à

l’Ensemble Scolaire Maurice

Tièche. Ils fréquentent l’église

Vivo à Genève. La FSRT a renouvelé

25


sa confiance en Nathalie dans la fonction de

trésorière, qui assure donc la continuité de son

poste depuis septembre 2015.

Rapports des départements

Les assemblées administratives sont aussi

l’occasion pour les responsables des différents

départements et ministères de la FSRT de

présenter le travail qu’ils ont réalisé pendant la

mandature. Les uns après les autres, tous ont

fait l’inventaire des actions menées entre 2015

et fin 2018 : Association Pastorale : Daniello

Barelli ; Communications : Rickson Nobre ;

École du sabbat : Ulrich Frikart ; Éducation

: Michel Dufournet ; Évangélisation : David

Jennah ; Famille : Gilbert Grezet ; GCV : Nathalie

Wagnon ; IEBC et Librairie Vie et santé : Yolande

Grezet ; Jeunesse adventiste : Raphaël Grin et

Pierrick Avelin ; Département social : Patrick

Maeder ; Liberté religieuse : John Graz ; MAE

: Elena Zagara ; Ministères des Femmes et

département Musique Ildiko Jennah ; Ministère

des Besoins spécifiques : Valérie Lefebvre.

Le Comité de Bureau alors en place, composé

de David Jennah (président), Rickson Nobre

(secrétaire) et Nathalie Wagnon (trésorière), ont

également présenté chacun le bilan d’activités,

humain et financier de la Fédération de ces

quatre années.

Nous pouvons dire que cette mandature a

concentré ses efforts sur l’évangélisation

David Jennah, président FSRT sortant

et le témoignage, tant au niveau local que

fédéral : campagnes d’évangélisation dites

classiques, camps Mission Caleb, création

de nouvelles églises pour apporter la bonne

nouvelle du salut aux nouvelles générations et

à d’autres cultures, formation de groupes de

maison, investissement dans des bâtiments

permettant de rouvrir une église adventiste au

Tessin, formation à l’homilétique, promotion

de la liberté religieuse en partenariat avec

des autorités politiques et religieuses nonadventistes,

création de sites web thématiques

tel que celui dédié à Desmond Doss présentant

les valeurs de notre Eglise, formation des

pasteurs à la culture islamique pour mieux

entrer en contact avec les musulmans,

étude préalable pour l’ouverture d’une école

adventiste en Suisse, lancement du ministère

des Besoins spécifiques, mise en place d’un

centre-médias à Renens, … La liste est longue

et ne s’arrête pas là.

Tous ces efforts ont été récompensés par

une mandature exceptionnelle en termes de

croissance de l’Eglise. En effet, la FSRT a battu

un record : au total ce sont 201 personnes

qui ont accepté Jésus comme leur Sauveur et

rejoint nos églises.

Bien que l’on ne puisse pas compter que

des succès, le bilan se veut positif. C’est sur

cette note que le président, David Jennah,

et le secrétaire, Rickson Nobre, ont terminé

la mandature, et sous l’applaudissement de

l’Assemblée. Une manière de les remercier

humblement pour leur dévouement et toute

l’énergie déployée pour la Fédération et l’œuvre

de Dieu. Tous deux continuent la mission au

sein de la FSRT dans d’autres rôles, qui seront

présentés plus tard, au même titre que les

autres départements.

Mario Brito, président de la Division Intereuropéenne

et Rickson Nobre, secrétaire FSRT sortant

Entrée en fonction

La nouvelle équipe a, quant à elle, pris ses

fonctions le mardi 4 juin 2019. Une période de

passation est prévue avant qu’elle avance de

manière autonome. Que le Seigneur bénisse

chacun dans ses fonctions pour Sa gloire, le

bien-être des églises de la FSRT et le salut de

ceux qui cherchent encore leur Sauveur.

AM

Baptêmes de Luana

et Carla

Il y a vingt-deux ans, Carla a

rencontré son mari Pedro et en

janvier 2001, Luana, leur fille, est

née.

En juin 2016, le pasteur Matthias

Maag a rencontré Carla et Luana

qui participaient à une colo de

scouts dans le Vallemaggia à

Gordevio. Cela faisait presque

vingt-deux ans que Carla

fréquentait l’église adventiste,

mais elle n’était jamais descendue

dans les eaux baptismales pour

faire alliance avec Jésus. Après

être devenus leur ami, le pasteur a

proposé de leur donner des études

bibliques. Une fois sa proposition

acceptée, ils se sont rencontrés

pendant presque deux ans pour

étudier et approfondir la Parole du

Seigneur.

Ces deux ans ont abouti à une

belle cérémonie baptismale, le

26 janvier 2019. Plusieurs chants

leur ont été dédiés. Les frères

du groupe d’Arbedo et ceux de

l’église de Losone ont été touchés

par leurs témoignages.

Présentation d'Olivier Rigaud en vidéo

Adventiste Magazine TV

Toutes les photos de l'Assemblée

administrative 2019

Adventistes en Suisse

Matthias Maag

Pasteur de l’église adventiste de

Massagno

Jean-Paul Barquon, président de séance et Richard Lehmann, responsable des procédures

26 27


Nous avons avancé ! Retour sur

l’Assemblée spirituelle FSRT 2019

Tous les deux ans, la FSRT tient à réunir

ses églises et groupes pour une fête

spirituelle. Le temps d’une journée,

tous les membres et sympathisants de

la Fédération sont invités à se retrouver

et communier ensemble. Chaque fois, la

FSRT tente de proposer une Assemblée

exceptionnelle et innovante. Joie et

choix ont été les maîtres mots de la

fête du 1 er juin 2019, à Lausanne comme

c’est la tradition depuis des années,

mais pour la première fois

dans l’espace du charmant

Théâtre de Beaulieu.

La FSRT a présenté un

panel d’activités pour

essayer de toucher

tous ses membres

aux goûts et intérêts

différents. Rien que

pour les adultes,

quinze activités ont été

proposées à des moments

différents et en simultané.

Après le moment de

culte, les participants

ont pu choisir le thème de leur atelier :

traditionnelle étude de l’école du sabbat ou

trois autres sujets liés à l’Église adventiste.

Avec Roland Meyer, la question a été posée

: le XXIème siècle est-il encore propice au

développement de la pensée adventiste

? Gabriel Monet a lancé des pistes de

réflexions sur la mission de Dieu et son

Église. Rivan Dos Santos a interpelé son

auditoire en posant la question suivante :

L’Église Adventiste du Septième Jour est-elle

un mouvement prophétique ?

Gabriel Monet, orateur invité

Le soir, même cas de figure. Multiples

activités au choix : deux concerts de genres

différents, conférence, projection en avantpremière

du film « Papas », et même un jeu

grandeur nature installé dans un camion !

Cet Escape Room défiait les participants à

retrouver deux disparus dans le Jura Suisse.

Pendant la journée, du pop-corn et un

photomaton ont fait la plus grande joie des

jeunes et des enfants. Pour preuve, le millier

de photos prises ! C’était la queue pour y

accéder…

Suivant la tendance

actuelle, le but de ce

panel d’activités était que

chacun puisse trouver

plaisir à être présent à

cette Assemblée et en

ressortir enrichi selon

ses besoins et aspirations

du moment, sans imposer

un seul type de programme

à tous. Au vu des retours, à

priori, c’est un pari réussi.

Choix aussi dans le grand

foyer du théâtre qui ressemblait à une

grande foire des talents, dons et ministères

qui foisonnent dans notre région. ADRA

Suisse, Collonges-sous-Salève, école de

musique 7 notes, Mission Caleb, Radio

Life Style 74, Ministère auprès des Besoins

Spécifiques (Handicap), Ligue Vie et Santé

et le nouveau Centre Multimédias « Espoir

Médias ». Bref… beaucoup de stands à voir

et à découvrir.

Joie de retrouver des amis d’autres églises

que nous n’avons pas toujours l’occasion

de croiser autrement. C’est ce qui ressort

le plus dans les commentaires des

participants. Dieu a bien raison en disant

que l’humain n’est pas fait pour être seul.

Encore une fois, l’Assemblée spirituelle

a pleinement rempli cette mission de

rapprocher les gens.

Joie en écoutant un message biblique

motivant. Avance ! Tel était le thème de

cette assemblée. Et Gabriel Monet, doyen

de la faculté adventiste de théologie de

Collonges-sous-Salève et orateur invité,

a été inspirant lors de sa prédication.

Comme il l’a rappelé, « Avance », c’est

la promesse d’un quotidien sans cesse

renouvelé. « Avance », c’est l’assurance de la

présence bienveillante d’un Dieu qui nous

accompagne en toutes circonstances. «

Avance », c’est réaliser le privilège

que Dieu veut faire de nous

ses partenaires dans la

mission. « Avance »,

c’est mettre à l’épreuve

sa foi pour l’élargir et

l’affermir.

Joie de voir trois

groupes devenir

églises. En effet, la

veille, lors de l’Assemblée

administrative de la

FSRT, les groupes d’Arbedo,

lusophone de Lausanne et

luso-hispanique de Neuchâtel ont reçu le

statut d’église. Ceux-ci ont été présentés ce

samedi 1 er juin, ainsi que deux nouveaux

groupes faisant désormais officiellement

partie de la fédération : le groupe Tagalog

de Genève et le groupe anglophone de

Vaud.

Joie de voir, en chair et en os, une partie des

201 personnes qui se sont fait baptiser lors

de la dernière mandature. Une vingtaine

était là pour raconter leur parcours, entre

sourires, larmes et beaucoup de conviction.

Des applaudissements émouvants ont

confirmé que telle est la raison première de

notre Église : partager la bonne nouvelle et

faire des nouveaux disciples.

Joie d’entendre des témoignages qui

fortifient la foi de ceux qui les écoutent.

Darlène, secrétaire bénévole de Mission

Caleb Suisse et pour qui la FSRT avait lancé

un appel à la prière, a raconté son parcours

depuis sa rupture d’anévrisme en juillet

2017 jusqu’à aujourd’hui, sa miraculeuse

guérison offerte par Dieu lui-même.

Joie d’accompagner Leandro Lopez, pasteur

à Genève, dans sa consécration au pastorat.

L’émotion était au rendez-vous. Ses parents,

résidant en Argentine, ne pouvaient être

présents mais ont tenu à lui envoyer un

court message vidéo surprise.

Les membres des églises

hispanique de Genève et

Vivo ont témoigné de toute

leur affection envers

leur pasteur à travers

des paroles d’amitié

et des cadeaux. Et

l’ensemble des pasteurs

qui ont participé à la

consécration ont même

chanté pour l’occasion. Un

moment de fête !

Les projecteurs ont été éteints. Les

salles du théâtre se sont refermées. Chacun

a, depuis, retrouvé le chemin de son église

locale. Mais la fête continue, car comme cela

a été visible durant cette journée du 1erjuin,

la fête c’est d’être avec Dieu. Le rendez-vous

est donné dans deux ans pour à nouveau

se réunir et se raconter tout ce que nous

aurons vécu entre temps. Alors que le

Seigneur nous garde jusque-là et nous

fasse vivre de grandes choses, à partager

en 2021 !

AM

28 29


Nicolas Walther a décidé de quitter

La Clinique La Lignière et ses entités sœurs

Concert classique à Yverdon

pour célébrer Pâques

Après dix ans passés à la tête de la

Clinique La Lignière à Gland (VD), Nicolas

Walther a décidé de quitter ses fonctions

pour une nouvelle orientation dans sa vie

professionnelle. Le Conseil d’administration

le remercie de son importante contribution

dans la restructuration juridique et

organisationnelle de La Lignière

et de ses institutions qui

affichent toutes une bonne

santé financière et une

excellente réputation

dans le réseau de

santé régional.

Titulaire d’un

master en lettres

de l’Université de

Genève, Nicolas

Walther (48 ans) a

débuté sa carrière dans

les ressources humaines

au sein de la Banque

Cantonale de Fribourg. Il a ensuite

été nommé directeur de l’EMS Le Flon à

Oron-la-Ville. Il a quitté ce poste après

quatre ans pour devenir directeur général

de la Clinique La Lignière à Gland (VD).

A présent, il souhaite entreprendre un

projet personnel de formation qui lui

tient à cœur depuis de nombreuses

années. « Nous avons pris acte avec

regret de la décision de Nicolas Walther

de quitter la Clinique La Lignière et ses

entités sœurs après 10 ans d’activités,

tout en comprenant ses motivations

et en l’encourageant dans son projet

de formation, commente Mario Brito,

président du Conseil d’administration.

Nous lui adressons d’ores et déjà nos

vifs remerciements pour son important

engagement. Nous lui savons gré

d’accompagner le processus de nomination

et d’assurer une transition harmonieuse

avec le nouveau directeur général,

femme ou homme ». A cette fin,

un comité de sélection a été

mis en place dont Nicolas

Walther est membre

invité. Il est prévu

qu’il reste directeur

général jusqu’à l’entrée

en fonction de son

successeur.

Acteur de référence

dans le réseau de santé

régional, La Lignière a

connu, sous la direction

de Nicolas Walther, une

restructuration organisationnelle

et juridique qui a abouti à la création

de nouvelles entités juridiques pour

un meilleur fonctionnement et une

transparence accrue de ses diverses

activités: la Clinique La Lignière SA, le

Centre Médical & Thérapeutique La

Lignière SA – centre ambulatoire inauguré

en 2017 et actif depuis mai 2018 – et le

Centre de Santé La Lignière SA récemment

créé.

Communiqué de presse de la Clinique

La Lignière

Le 23 mai 2019

Le samedi 27 avril 2019 restera un souvenir

mémorable pour l’église adventiste

d’Yverdon et les nombreux visiteurs venus

assister à un magnifique concert classique

de Pâques.

Les œuvres de Bach, Elgar, Piazzolla

et Einaudi ont été magistralement

interprétées par Anna-Sofia Bonino et

Inga Meinhard au violon, Anna Ozdemir au

violoncelle, Louise Moulinier au piano et

Indira Jennah à la harpe.

Beaucoup de diversité dans l’interprétation

et beaucoup d’émotion par les artistes

et leurs instruments, ce qui a donné un

concert de toute beauté à la gloire de

Dieu. Parmi les différentes interprétations

musicales, le texte du Psaume 33 « Justes,

réjouissez-vous en l’Éternel » aura amené

beaucoup de profondeur spirituelle. À la

fin du concert, le chant « Reste avec nous

Seigneur le jour décline » joué par les

artistes et chanté par l’assemblée, était une

belle manière de nouer la gerbe entre les

musiciens et les auditeurs.

L’église était pleine à craquer. Nos amis

visiteurs présents ont dit avoir été très

touchés par le concert.

Les musiciens ont également beaucoup

apprécié l’accueil par la communauté de la

cité thermale d’Yverdon-les Bains en terre

nord-vaudoise.

Une grande reconnaissance à Dieu pour

ces beaux moments. Nous savons que

la musique est une manière de nous

approcher de Lui. Notre communauté

d’Yverdon souhaite organiser chaque

année un concert dans ses locaux.

Dominik Frikart

Pasteur de l’église adventiste d’Yverdon

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