The Red Bulletin Août 2019

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Elle se souvient d’une marque qui lui a promis

monts et merveilles pendant trois ans et qui a fini

par la laisser tomber sans rien lui offrir. Même

scénario avec une autre marque. « À ce moment-là,

vous savez ce que je me suis dit ? Puisque ces types

ne veulent pas me soutenir, je vais créer ma propre

entreprise. » Bufoni était prête à lancer sa propre

marque de skate lorsque Plan B lui a offert un contrat.

Plan B a sponsorisé certains des plus grands noms

du skate masculin et Bufoni est la première femme

sponsorisée par la marque.

La carrière de Leticia va bien au-delà d’un véritable

fossé générationnel dans le skate féminin. Il y a moins

d’obstacles aujourd’hui pour les adolescentes qui se

lancent dans le skate. « Ça a beaucoup changé », poursuit

Bufoni, qui a maintenant 26 ans. Bien qu’elle ne

se sente pas forcément à l’aise dans ce rôle de modèle,

il faut bien admettre que Leticia en est un pour les

jeunes skateuses. « À l’époque, j’étais l’une des rares

nanas à recevoir un salaire. Maintenant, beaucoup de

marques ont accueilli des femmes dans leurs teams. »

6. SKATEBOARDING IS NOT A CRIME ?

Le street (skate de rue) a développé sa propre géographie.

Alors qu’elle zone en bagnole à L.A., Bufoni

cherche constamment des spots pour faire du skate.

Elle déclare : « J’ai l’œil du skateur pour tout »,

comme pour ces mains courantes en métal qui ont

la hauteur parfaite pour les boardslides.

Dans les yeux d’un skateur, la cour d’une école

américaine est un domaine à part. « On ne trouve

nulle part ailleurs des cours d’école comme ici, à

Los Angeles. » Des escaliers parfaits pour sauter,

des tables de pique-nique pour les tailslides, et des

rampes d’accès parfaites pour se lancer dans des

tricks idéalement documentés en vidéo.

Le problème, c’est que de nombreux spots de skate

sont dissimulés derrière des entrées verrouillées, ou

sur des propriétés privées. Pour les skateurs de street

pros, éviter les vigiles fait partie du job. « L’autre jour,

nous avons roulé une heure pour nous rendre à un

endroit, et une fois arrivés, la sécurité est arrivée et

nous a expulsés », dit Bufoni amèrement. Il a fallu

changer de spot, soit des heures de conduite.

« LE SKATE, J’AIME TROP ÇA.

QUAND JE ME BLESSE, TOUT CE QUE

JE VEUX, C’EST Y RETOURNER ! »

« J’ai l’œil du

skateur pour tout »,

dit celle qui adore

rider dans les cours

d’école (quand les

kids n’y sont plus).

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