LA GAZETTE DE NICOLE 018

nicoleesterolle

le numéro dix huit est là !

ZEU

OF

Nicole

N

U

M

É

R

O

1

8

AGGIE ZED DANIÈLE DE BRICQUIR COSTA MAGARAKIS

ERIK TIERLOF GÉRARD COLAS HEATHER NEVAY

JAMES CHRISTIANSEN M’ONMA OLIVER GRUBER ZARNO

CHLOÉ POIZAT DAVE 2000


Pour une réhabilitation

du plaisir visuel

POUR NE RATER AUCUN NUMÉRO DE LA GAZETTE DE NICOLE

SUIVEZ-NOUS EN VOUS ABONNANT LÀ :

https://www.yumpu.com/fr/la_gazette_d


Vous le savez comme moi : les esthètes du presque

rien, du concept immatériel, du processuel discursif, du

sociétalo-questionnatoire, qui peuplent les couloirs du

Ministère de la Culture et les grands circuits artisticofinanciers,

n’aiment pas se faire plaisir à l’œil en visitant

le Nicolemuseum.fr ou en regardant cette présente

gazette... Non, ils trouvent cela salissant pour la rétine,

démago, populiste, nauséabond, etc.

ALORS LA QUESTION EST :

pourquoi cet art de « la haute culture », paradoxalement

plus de gauche que de droite, se doit-il d’être de déplaisir,

de commisération, de déconstruction, d’éradication du

contenu, de torsion du sens, de torture cervicale, de

dérision, de kitch, d’irrespect de soi, de morbidité et de

négativité ?

N’y aurait-il pas là comme un prix à payer, un

douloureux rite d’initiation à passer, pour entrer dans la

caste des initiés, dans la classe « dirigeante » supérieure et

pour faire la preuve de son allégeance à celle-ci...

Qui expliquera correctement cette étrange fonction

du « maso-culturel » dans cette étrange époque de

dégringolade programmée ?

e_nicole_esterolle

Nicole

Estérolle

Et puis je vous suggère d’aller faire un tour sur mon site

www.schtroumpf-emergent.com


En hommage à son père,

réparateur de télévision

Jusqu’à la mort de son père, alors qu’elle avait

11 ans, Aggie Zed a toujours été fascinée par les

outils de toutes sortes, pinces à bec effilé, fer

à souder,etc., encombrant la table de la salle à

manger familiale avec des postes de télévision

éventrés. Sa mère et ses sept frères et sœurs

l’ont indéfectiblement soutenue dans ses activités

artistiques.

Elle a su par ailleurs et grâce à eux peutêtre,

développer une peinture d’une étonnante

fraîcheur, et d’une écriture d’une rare inventivité

formelle.

Elle a déménagé à Richmond en 1976 après avoir

obtenu son diplôme de l’université de Caroline

du Sud et a commencé à travailler presque

immédiatement en tant qu’artiste professionnelle.

Aggie

Zed


Du nouveau dans la chaussure

à usage non ambulatoire

Costa Magarakis vit et travaille à Tel-

Aviv, pour créer ces étonnantes

chaussures de nature post-surréalistes,

néo-brutes et infra-contemporaines…

pour monopède.

Comme quoi, il est parfois préférable

de penser avec et pour ses pieds, plutôt

qu’avec et pour son cerveau (suivez

mon regard…).

Costa Magarakis


Erik Tierolf

«


Travailler, c’est souffrir »

La toile, principalement en lin, a été préparée

avec un enduit de manière traditionnelle. Il

applique ensuite une fine couche de détrempe

à la couleur « terre brûlée ». Il continue en

esquissant la composition au fusain. Cette base est

ensuite développée avec de la détrempe à l’œuf

de deux couleurs différentes, suivie d’un travail en

«empâtement». La tempera à l’œuf est mélangée

avec de la peinture à l’huile et du plomb blanc.

Dans la dernière phase de son travail, il utilise

une peinture à l’huile avec un mélange de vernis

dammar pour lui donner un aspect brillant…

« Travailler, c’est souffrir » dit-il…

Et on le comprend… Mais quand on voit le résultat

de son travail, on se dit que cette souffrance en

vaut la peine…


Gérard


Terroir et circuit court

« Pour vendre mes sculptures,

je monte tous les ans pendant les

mois d’été un atelier-expo dans le

Prieuré de Carennac (46).

La vente est directe, dans l’esprit

des « circuits courts ».

Le reste de l’année, je me blottis

chez moi dans mon atelier.

En marge, je fais quelques

interventions dans les écoles et des

ateliers artistiques. »

Colas


Une peinture « durable »

« Les personnes qui regardent mes

peintures pour la première fois pensent

que j’ai besoin d’une aide psychiatrique »

dit Heather en souriant… et cependant,

on dit par ailleurs que « ceux qui

collectionnent ses peintures trouvent

que c’est la sophistication psychologique

de son travail qui lui confère un attrait

durable »

Une peinture qui, en effet, allant si

loin dans l’exploration des tréfonds

de l’imaginaire et d’une telle densité

de contenu, qu’elle ne peut qu’être

« indémodable » et traverser les âges

en gardant intactes son actualité et sa

vérité.

Heather Nevay


James C. Ch


Peintre officiel de l’Église de

Jésus-Christ des Saints des

Derniers Jours

James C. Christensen, artiste mormon,

est décédé en 2016 à 74 ans

Il avait effectué une mission de deux

ans en Uruguay pour l’Église de Jésus-

Christ des Saints des Derniers Jours,

puis étudié à l’Université de Californie

à Los Angeles avant de déménager

en Utah. Il a enseigné pendant 21 ans

à l’école LDS appartenant à l’église

mormon. « Quand vous vivez votre

religion, cela imprègne votre vie et

influence ce que vous choisissez de

faire et de ne pas faire. » disait-il.

Christensen a publié trois livres de

son travail. Il a également reçu une

myriade de distinctions tout au long

de sa vie, notamment de la Convention

Mondiale sur la Science-fiction et le

Fantastique et de l’Association of Science

Fiction and Fantasy.

ristensen


Olivier


Peintre sur drap

« Des draps comme supports, des

déchirures, des plis, des trous béants,

supports cabossés où naissent

des images fruits d’une réflexion

vagabonde, d’un malaise profond et

d’une colère sourde éprise de liberté…

Je regarde, j’écoute, je réagis et fais

le constat d’une marche en avant pleine

de questionnement, une succession de

rêve ; mon histoire ».

Oui, c’est bien le support drap qui

semble générer de son flottement

dans l’espace, de ses incertitudes,

l’apparition des images et leurs

associations libres, aléatoires et

nécessaires.

Gruber


Le patamodeleur officiel

de l’art français

Il fallait qu’un artiste s’empare de cette noble matière…

Et c’est Zarno qui l’a fait.

Bravo ! C’est grandiose !

Et regardez ce petit bijou de video youtube :

https://www.youtube.com/watch?time_continue=150&v=_n9vNsPjpKs

Zarno


Une peinture

de l’au-delà et l’en-deçà

Pour créer ses dessins de rêves

qu’il considère comme divins, l’artiste

japonais M’onma entre en transe, où

il décrit son corps tout entier et une

perte de vision. Il signale également

une présence invisible guidant sa

main. M’onma appelle cet état « visite »,

et il a commencé à créer de cette

manière à l’âge de 40 ans, après

des décennies de travail qu’il jugeait

insatisfaisant. l dit qu'au cours de cette

« visitation » d’ordre médiumnique, son

corps brille et qu’il ne peut pas voir.

M’onma


Avec le livre de coloriage

de Danielle Le Bricquir

Initiez votre enfant à la création

chromo-picturale post-contemporaine.

Les pédagoques de pointe disent que

le « coloriage » est totalement contrecréatif,

ramolisseur du cerveau et

qu’il est à déconseiller dans les écoles

maternelles et primaires.

Moi, je pense au contraire que, dans la

mesure où il procure du plaisir à tous

les enfants, il a forcément de multiples

vertus, dont celle de développer la

sensibilité à l’art.

Je me demande d’ailleurs si nos Buren

et Lavier nationaux ont fait suffisamment

de coloriage dans leur prime enfance.

Vous pouvez imprimer ces deux pages

et donner à colorier celle en noir et

blanc à votre cher bambin...

Ou bien commander le livre aux Éditions

Le livre d’art.


R I G O L E , P I C O L E , B R

Cette Nicole bicéphale, œuvre mineure d’un petit

maître italien moustachu des Abrucce, nous est parvenue tardivement,

apportée par un livreur coincé sur un péripherique mental à vitesse

limitée.

Elle est le premier témoignage de l’émasculation structurelle du plug anal vert, considéré

en tant que symbole de l’art contemporain institutionnalisé et sur-considéré par

ses thuriféraires. Symbole de la sodomie mentale non consentie, ce premier

témoignage du coupe-coupe a traumatisé une longue série de générations

nourrie à la consommation frénétique d’idées faussement porteuses de sens

critique, ce qui occupe les esprit simples et les amateurs d’art contemporain

conceptuel.

IL EST TEMPS DE REPRENDRE CE QUI APPARTIENT À LA VIE MÊME ET À LA

CRÉATION, ET DE L’ARRACHER DES GRIFFES DE POMPEUX CORNICHONS D’ÉTAT !!

VIVE LA RÉVOLUTION PERMACULTURISTE GLOBALE !

MORT À L’ART SPECTACULAIRE MARCHAND ET INSTITUTIONNEL !

En gros, qu’ils crèvent et que la peau de leur cul leur pèle !

PEACE !

Jean-Jacques Tachdjian


I C O L E E T N I C O L E ! ! !

S

O

Y

O

N

S

C

LAIRS

« Les nicoles aux coupe-coupes », œuvre majeure, bien dréssée, conidérée aujourd’hui comme le symbole de la révolte

sensée contre les cohortes d’appropriateurs de sens.


Chloé


Le sens et le trait

Née en 1970 à Saint-Cloud, Chloé Poizat vit à Paris et travaille au

Pré Saint-Gervais. Artiste au parcours atypique représentée par

la Galerie 22,48 m 2 qui lui a consacré sa dernière exposition

personnelle : Des rameaux frêles et frais comme des doigts de

femme (2019). Ses expositions récentes incluent, Nouvelles Fictions à

la Galerie Tokonoma, Paris, 2017 (exposition personnelle) ; La forêt

des esprits, Plateforme, Paris, 2018 et Passages / nocturne, Centre

d’art contemporain / Passages, Troyes, 2018.

Chloé a suivi diverses formations en arts graphiques et plastiques

avant d’être diplômée des Beaux-Arts d’Orléans (IAV) en 1993, puis en

1994 elle suivit le cours de Françoise Héritier au Collège de France.

À partir de 1995, en parallèle de son travail plastique, elle créé des

illustrations pour la presse française et internationale (Libération, Le

Monde, The New-York Times, The New Yorker…) mais aussi pour

d’autres supports.

De manière générale, l’ensemble de son travail traite de disparition,

des êtres, des choses et des lieux, de mondes invisibles et de

métamorphose.

À travers l’assemblage de fragments dialoguant entre

eux (dessins, peintures, sculptures, photographies,

sons), elle crée des narrations énigmatiques où le

grotesque, le rêve et l’étrange sont omniprésents et

que certains nomment Inquiétante étrangeté.

Poizat


Le Déconoclaste

au Chamanisme éffronté

Rebelle de l’image, fasciné

par le bad painting, les

affiches de ciné bis peintes

à la main, les publicités

africaines et ses copains

qui foutent la zone à coup

de décibels poilants, Dave

2000 peint, colle, dessine,

imprime, joue et emmerde

le monde trop parfait de

l’art des sachants.

Il plastique et danse, il

colorie et barbouille, il est

magique et je suis fan !

Il vit à Marseille.

http://protopronx.free.fr/

http://protopronx.free.fr/kaizer/

http://pitpool.free.fr/

Dave 2000

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