ON mag - Guide de l'audiophile nomade 2019

Pierre.Stemmelin

33 produits à l’essai : 9 casques sans-fil et antibruit - 8 autres casques audiophiles - 8 paires d’écouteurs dont 4 true wireless - 4 enceintes nomades - 3 DACs et baladeurs Hi-res - et même 1 vidéoprojecteur portable

mag

Edition 2019/4

9

casques

sans-fil et

antibruit

GUIDE 2019 DE

L’ AUDIOPHILE

NOMADE

33 produits à l’essai :

- 9 casques sans-fil et antibruit - 8 autres casques audiophiles

- 8 paires d’écouteurs dont 4 true wireless - 4 enceintes nomades

- 3 DACs et baladeurs Hi-res - et même 1 vidéoprojecteur portable


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appareil ou lire des fichiers multimédias à partir

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3 heures : ne soyez pas coupés au milieu du film!

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GV1

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3 ON mag - Hifi 2.0 2019

SOMMAIRE

9 CASQUES SANS-FIL ET ANTIBRUIT

p.6 - Beats Studio 3

p.8 - Bose Hedphones 700

p.10 - Jabra Elite 85h

p.14 - JBL Live 650 BTNC

p.16 - Master & Dynamic MW65

p.18 - Microsoft Surface Headphones

p.22 - Plantronics Backbeat GO 810

p.24 - Sony WH-1000Xm3

p.26 - Technics EAH-F70N

9 AUTRES CASQUES AUDIOHILES

p.30 - Audeze LCD2 Closed-Back

p.31 - Audio-technica ATH-MSR7B

p.32 - Grado GW100

p.34 - Hifiman Ananda-BT

p.36 - Logitech Zone Wireless

p.38 - Master & Dynamic MW50+

p.40 - Meze Empyrean

p.44 - Quad Era-1

p.56 - Periodic Audio Ti (22)

p.57 -Sennheiser Momentum True

Wireless

4 ENCEINTES NOMADES

p.60 - Sangean Guenuine Mini WR-7 et

Guenuine Mini DAB+ DDR-7

p.62 - Blue Sound Pulse Flex 2i

+ battery pack

p.64 - Cambridge Yoyo (M)

p.65 - Vifa Helsinki

3 DACs HI-RES ET BALADEURS

p.70 - Chord Mojo+Poly

p.72 - Cowon Plenue D2

p.74 - AudioQuest DragonFly Cobaly

ET 1 VIDÉOPROJECTEUR PORTABLE

P.78 - BenQ VG1

8 PAIRES D’ÉCOUTEURS DONT

4 TRUE WIRELESS

p.48 - 1more E1010 Quad Driver

p.49 - Apple AirPods 2

p.50 - Fostex TM2

p.52 - Hifiman RE800

p.54 - Hifiman TWS600

p.55 - JVC HA-ET65BV

Ce magazine vous est offert par ON-Mag.fr

Vous avez le droit de le consulter, l’imprimer, le diffuser, le redistribuer dans son intégralité sans

restriction. Cependant, tout découpage, tout retrait et toute modification sont interdits sauf

autorisation préalable de notre part.

On participé à ce numéro :

Communication : Manuel Courbo (régie Catset), mcourbo@gmail.com, 06 61 09 14 46

Rédaction : Alexandra Bellamy, Manuel Courbo, Guillaume Fourcadier, Pierre Stemmelin


La Hi-Fi devient sans fil!

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9 CASQUES

SANS-FIL ET

ANTIBRUIT


6 ON mag - Audiophile nomade 2019

BEATS

Studio 3

Le Studio, dont la première version estampillée

Beats by Dr Dre est sortie en 2008, a été un

précurseur. Il a ouvert une nouvelle ère pour le

casque audio en faisant comprendre au grand

public que le nec plus ultra en matière de modèles

nomades ne s’arrêtait pas au Koss PortaPro. En

2014, il est passé sous pavillon Apple suite à une

transaction à 3 milliards de dollars et il en est

aujourd’hui à sa troisième itération.

par Guillaume Fourcadier

350 €

Premier modèle à sortir sous l’égide d’Apple, le

Beats Studio 3 n’a pas pour autant trahi son ADN

: des couleurs, beaucoup de déclinaisons et la

promesse d’un son moderne. Ce casque s’adresse

toujours à une cible pour laquelle le look compte

beaucoup, principalement jeune, et à ceux que

l’actuelle norme trop grise ou trop noire rebute.

Armé de la puce Bluetooth W1 propre à Apple qui

équipe aussi les écouteurs AirPods de première

génération, la troisième version de ce classique a vu

de bonnes fées se pencher sur son berceau.

Si la fabrication est en petit progrès, l’enveloppe

tout en plastique reste en deçà de ce que propose

la concurrence dans le secteur haut de gamme. À

près de 350 euros, le produit paraît un peu léger

face aux meilleurs. Son assemblage est très propre,

présente peu de jeu ni de vrais défauts, mais fait

entendre quelques grincements et craquements

lorsqu’on le tord et manipule. Le Beats Studio 3

reste d’une qualité de fabrication plus qu’honnête

et rassurante, mais apparaît comme piégé entre

le milieu et le haut de gamme. Son confort est

plus qu’acceptable, fait de coussinets doux et

suffisamment larges, mais aussi de quelques

cheveux arrachés dans les doublures de l’arceau.

La qualité de l’isolation phonique, en progrès par

rapport à la version 2, ne rivalise pas non plus avec

le haut de gamme. L’isolation passive est correcte

tandis que l’isolation active (ANC) se cale juste

au-dessus du milieu de gamme. Le Beats Studio 3

est suffisamment efficace pour justifier son statut

de casque haut de gamme, mais pas assez pour

s’asseoir à la table des chefs aux côtés de Bose,

Sony ou, désormais, Jabra.

Sa puce Bluetooth W1 lui permet de se démarquer

sur 2 points : la connectivité et l’autonomie. À

l’instar des AirPods, l’appairage via iOS se fait en

rapprochant simplement le casque d’un iPhone. La

connexion est parfaitement stable et la portée aussi

bonne que celle des meilleurs ; il faut néanmoins

se contenter de l’AAC comme seul codec bonus.

Exploitant à fond cette puce W1 d’Apple, le Studio

3 nous a permis d’atteindre 21 h d’écoute avec

l’ANC activé, et environ 39 h sans, une performance

très solide. Mise à part la présence étrange d’un

port micro-USB, c’est surtout l’impossibilité de

l’utiliser en passif (casque éteint) qui nous ramène

à une autre époque. Un manquement difficile à

expliquer en 2019.

Le son ? Il conserve la patte Beats, mais diluée

légèrement dans un peu plus d’équilibre. Toujours

basses en avant, la signature est chaude mais

sans exagération. Davantage de rondeur que de

percussion, plus de chaleur que de tranchant, le

Beats Studio 3 délivre une prestation simple mais

assez énergique et efficace, n’allant jamais aude

de ses moyens assez limités. Il a un niveau de

détails correct, un petit manque de séparation des

instruments et des aigus pas fabuleux de précision.

Clairement, ce casque est né pour les musiques

urbaines et autres styles puissants. Mais à défaut de

vraiment briller hors de ses terres, il reste agréable

en toutes circonstances, plus doux (ou cotonneux)

qu’agressif. Pendant ce temps devant lui, l’écart se

creuse chaque jour un peu plus. Restent son design

et ses coloris rafraîchissants.


Spécifications

•Type : Casque circum-auriculaire, sans fil, avec système

antibruit

•Puce Bluetooth Apple W1 compatible avec le codec AAC

Jusqu’à 40 h d’autonomie annoncée

•Accessoires fournis : mallette de rangement, câble minijack,

câble de recharge USB

•Recharge rapide : 2 heures d’autonomie pour 5 min de

charge

•Poids : 260 g

Notre avis


8

ON mag - Audiophile nomade 2019

BOSE

Headphones 700

400 €

Bousculé par la progression très rapide de Sony et de ses casques de la série WH-1000X, Bose

cherche à reprendre son trône sur le marché des modèles sans fil et antibruit. Depuis le QC35,

la marque n’a sorti aucun nouveau casque, si ce n’est la timide mise à jour QC35II. La sortie du

Headphones 700 est donc un événement. Bose a la ferme intention de changer la donne, la marque

promettant un déluge de technologies sous une enveloppe bien plus moderne et luxueuse. Le

nouveau roi des casques sans fil et antibruit est peut-être entre nos mains. par Guillaume Fourcadier

Le Bose Headphones 700 tranche avec l’histoire de

la marque. Le modèle garde une certaine sobriété,

mais apporte une touche bien plus design et un

certain minimalisme. Il fait ainsi cohabiter des

coques très fines et élancées avec un arceau formé

d’une seule pièce. Ce dernier paraît infiniment

simple, presque réduit à une épure, sans aucune

aspérité si ce n’est un discret renfort de silicone

pour le rembourrage.

Une nouvelle approche plus épurée et

moderne, mais aussi légèrement plus

massive

Si les coques du Headphones 700 conservent le

plastique massif des précédents modèles, l’arceau

devient tout en métal, sans aucune vis ni aucun

pivot. Ce changement fait que le casque ne se

replie plus, il peut uniquement se mettre à plat.

En pratique, son encombrement est très faible ; il

occupe très peu de place une fois rangé dans sa

belle housse rigide. La fabrication est très sérieuse,

sans jeu, plus cossue que celle du QC35II. Le poids

est en revanche un peu plus conséquent, passant de

235 g à 252 g.

L’arceau est dessiné différemment, mais il devient

surtout plus resserré, plus proche du crâne. Cette

disposition fait que le Headphones 700 serre

davantage la tête. Le confort n’est pas mauvais

pour autant. Ce casque demeure dans les très bons

modèles du genre, mais il n’est plus aussi relaxant

pour des séances d’écoute de longue durée.

En l’état, on ne peut que constater une légère

régression par rapport au QC35II ou même face au

Sony WH-1000xm3.

Une ergonomie au goût du jour avec

l’apparition d’un pavé tactile

Exit l’approche tout en boutons des QC35. Le Bose

Headphones 700 rend hommage au tactile. Si trois

boutons cohabitent encore, Bose fait tout pour les

camoufler. Il les laisse subtilement affleurer sur les

tranches des coques, les rendant presque invisibles.

Le premier bouton sert à démarrer/appairer le

casque, le second à appeler les assistants vocaux.


ON mag - Audiophile nomade 2019

9

Le troisième, situé sur la coque gauche, permet

d’utiliser l’un des 3 préréglages de la réduction de

bruit.

Pour tout le reste, la navigation est tactile.

Malheureusement ou heureusement (car cela limite

les erreurs de manipulation) sa zone d’action ne

correspond qu’à la moitié avant de la coque droite.

Un peu trop petite par moment, cette surface

est pourtant particulièrement précise et réactive.

Deux tapotements permettent la lecture/pause,

les glissements verticaux et horizontaux du doigt

apportent respectivement le contrôle du volume et

la navigation au sein des pistes. Pour aller de pair

avec cette modernité, Bose passe au connecteur

USB-C pour la recharge.

La puce Bluetooth intégrée au casque affiche une

version plus moderne en 5.0, mais reste campée sur

ses deux codecs audio fétiches, l’obligatoire SBC et

l’AAC.

Une réduction de bruit largement améliorée,

avant tout pour la voix

Le constat est simple, en matière de réduction de

bruit active (ANC) le Bose Headphones 700 est

légèrement supérieur au précédent QC35II, mais ne

rattrape pas totalement son retard sur le Sony WH-

1000Xm3, du moins pas lors de tests comparatifs

poussés. En condition réelle, la différence est

presque insignifiante. Bose reste dans le très haut

de gamme et on peut juste lui reprocher de ne pas

avoir saisi l’occasion pour repousser encore un peu

plus loin les limites technologiques.

En revanche, le Bose Headphones 700 se démarque

très largement de la concurrence par la qualité

assez fabuleuse de ses microphones. La qualité

en appel, particulièrement en milieu bruyant,

écrase littéralement la concurrence. Cette qualité

s’applique également au retour sonore, d’une bien

meilleure qualité et beaucoup plus naturel que sur

tous les autres casques. Cela se traduit à la fois par

une meilleure qualité sonore, mais également par

une bien meilleure réduction des bruits environnants

parasites.

L’application dédiée Bose Music n’est en revanche

pas aussi complète ou stable que celle de Sony.

Elle permet néanmoins quelques réglages, dont

l’assignation de 3 niveaux prédéfinis pour la

réduction de bruit (bouton de gauche). Le modèle

possède 11 niveaux de réduction, rangés par ordre

d’atténuation de 0 à 10. Par défaut, le casque est

réglé avec les niveaux 0, 5 et 10. Seule étrangeté,

le niveau 0 ne correspond pas à une désactivation

totale de la réduction de bruit mais à un mix avec le

retour sonore des bruits ambiants. Celui-ci atténue

toujours les basses, et rehausse légèrement le

niveau sonore à partir des fréquences médiums

(pour les voix). Pour désactiver totalement la

réduction de bruit, il faut impérativement passer par

l’application.

L’autonomie préservée, le son Bose dans la

continuité

L’autonomie reste très semblable à celle des anciens

casques Bose : un petit 20 à 22 h suivant le codec

audio utilisé, en réglant le niveau de réduction de

bruit au maximum. Un résultat très solide, mais en

retrait par rapport aux 30 heures du concurrent Sony.

Le son reflète également ce désir de continuité.

Il reste très équilibré dans le registre des basses

et des médiums tout en étant un peu en dents de

scie dans les aigus. Le Headphones 700 conserve

le caractère assez puissant du Bose QC35II, tout en

se permettant une maîtrise légèrement supérieure

des basses. Celles-ci sont un peu mieux tenues,

avec un peu plus de corps. Les aigus perdent

légèrement en linéarité. Sans être inférieur dans ce

registre, le Headphones 700 agence alors un peu

moins bien les détails. Ce casque reste néanmoins

très polyvalent et sans véritable genre musical

de prédilection, mais l’espace sonore se resserre

légèrement par rapport aux anciens modèles.

Les transducteurs du casque, conscients de leurs

limites, cherchent à rester toujours efficaces et sans

dérapages là où le Sony WH-1000Xm3 est plus

technique mais moins équilibré, d’un caractère plus

joueur. Aucun n’est vraiment supérieur à l’autre.

Le Bose est plus naturel et un peu moins détaillé,

le Sony met davantage les basses en avant. Ce

nouveau casque Bose est donc sans trop de prises

de risques sur sa partie sonore.


Spécifications

•Type : casque antibruit et sans fil, circum-auriculaire

•Puce Bluetooth 5.0 compatible SBC et AAC

•Autonomie annoncée en Bluetooth + ANC : 20 heures

•Temps de recharge totale : 2 h 30

•Charge rapide : 3 h 30 d’autonomie pour 15 min de

recharge

•Accessoires fournis : câble mini-jack (1,06m), câble

USB-C de recharge, étui de transport (21.8 x 17.9 x 6.2 cm)

•Poids : 252 g

Notre avis

Construction

Performances

Ergonomie

Musicalité


10

ON mag - Audiophile nomade 2019

JABRA

300 €

Elite 85h

Jabra n’est pas la première marque à laquelle on pense lorsque l’on cherche un

casque audiophile, même s’il s’agit d’un produit sans fil. Elle est plus connue pour des

produits utilitaires comme les kits main-libre Bluetooth, les micro-casques pros ou

encore les écouteurs pour le sport. Mais avec l’arrivée du casque sans fil et antibruit

Jabra Elite 85h, son image pourrait bien évoluer.

par Pierre Stemmelin

Jabra fait partie du groupe danois GN, qui fête

cette année ses 150 ans. GN est né en 1869 à

l’époque du télégraphe et a été un spécialiste

des télécommunications et des batteries avant

de devenir un spécialiste de l’audio. Il détient

aujourd’hui 6 marques, fruits de plusieurs

acquisitions de sociétés américaines et allemandes.

Son portefeuille comprend : ReSound, Beltone

et Intertron qui fabrique des prothèses et aides

auditives ; BlueParott et FalCom sur le marché des

micro-casques et oreillettes pour les professionnels

de la logistique, de l’industrie, des services de

sécurité ou l’armée ; et enfin Jabra qui s’adresse à

la fois aux professionnels et au grand public. De par

cet héritage et cette expertise, Jabra a donc l’image

d’une marque plus portée sur les aspects utilitaires

et fonctionnels que sur le pur et futile plaisir musical.

Cependant, depuis quelques années, elle s’immisce

de plus en plus dans le domaine du loisir. Cela

a commencé par les écouteurs Bluetooth pour

sportifs amateurs, puis les écouteurs true wireless

en 2018 avec les excellents Elite Active 65T, et le

constructeur poursuit maintenant sur cette voie avec

le casque Jabra 85h que nous testons ici.

Un look, une tenue et un confort très aboutis

pour une première version

Le Jabra Elite 85h est le premier casque sans fil et

antibruit de la marque danoise. Il vient s’inscrire

sur un segment de marché en pleine effervescence

actuellement, dominé par Bose et Sony. Son tarif le

place un cran en dessous des modèles de référence,

positionnés entre 350 et 380 €. Mais ne vous y

trompez pas, son ambition est bien d’aller titiller les

meilleurs.

Pour commencer, le Jabra 85h adopte un look

trendy bien à lui. Il est disponible en diverses

finitions : noir/titane, noir/cuivre, beige/or ou

bleu marine. Comme le Bowers & Wilkins PX, l’un

des casques antibruit et sans fil les plus élégants,

il s’habille de textile. Ce revêtement peut être

salissant à la longue, surtout pour la version beige

et or, mais il peut aussi prendre une belle patine en

évitant les rayures.

L’arceau adopte une courbure près du crâne. Les

coussinets ont des bords étroits, mais leur peau très

douce et leur mousse à mémoire de forme bien

moelleuse compensent la petite surface d’appui.


ON mag - Audiophile nomade 2019

11

Le Jabra Elite 85h peut légèrement tenir chaud aux

oreilles par temps de canicule (nos essais ont été

réalisés pendant la période de forte chaleur de fin

juin), mais en dehors de ce phénomène commun à

beaucoup d’autres casques, il procure un excellent

confort et il n’y a pas grand-chose non plus à redire

quant à sa bonne tenue sur la tête lorsque l’on est

en mouvement. À l’usage, le poids un peu élevé

(296 g) de ce casque n’est vraiment pas un souci.

La qualité de finition et d’assemblage est du plus

haut niveau. Le Jabra Elite 85h paraît également

d’une bonne robustesse. La structure des coques

et de l’arceau est principalement en matériau

plastique, mais les charnières permettant de replier

le casque sont en solide métal.

Un peu d’intelligence artificielle mais

pas de tactile

L’Elite 85h propose trois modes d’écoute en liaison

Bluetooth ou filaire : circuits de compensation

éteints (off), avec système antibruit actif (ANC) ou

retour sonore pour entendre les bruits extérieurs

(HearThrough). Le casque est équipé de 8

microphones au total pour assurer une bonne

captation de la voix pendant les appels téléphoniques,

reproduire les sons extérieurs ou les annuler.

L’appli Jabra Sound+ sous iOS et Android permet

d’ajuster des préférences pour quatre profils

d’utilisation prédéfinis (En privé, Trajets, En public,

Mon moment). Pour chacun, il est possible de

choisir le mode d’écoute et de définir une courbe

d’égalisation. Les réglages sont assez poussés. Ils

comportent notamment de nombreuses options

pour la prise d’appel : activation de l’ANC, niveau

de retour de la voix, augmentation des aigus ou

des basses... Cela peut paraître compliqué, mais

heureusement il est possible de conserver les

réglages par défaut et de laisser le casque choisir

automatiquement le profil le mieux adapté à la

situation. Il suffit pour cela d’activer la fonction

SmartSound. Le Jabra 85h prétend même gérer de

façon intelligente son système antibruit, en adaptant

son niveau d’intervention au bruit ambiant. Cela

ressemble un peu à une lapalissade ou, du moins,

une tautologie, mais force est de reconnaître que

sur le terrain nous avons été convaincus.

Jabra nous avait annoncé que le système antibruit

de son casque 85h avait une action modérée. Nous

l’avons trouvé, au contraire, diablement efficace

pour isoler du bruit d’une circulation dense par

exemple ou s’affranchir des effets du vent. Lorsque

nous étions dans un lieu plus calme, l’ANC ne nous

a pas non plus dérangés par une intervention trop

brutale donnant la sensation de vertige désagréable

similaire à celle que l’on rencontre dans une

chambre sourde. Nous avons bien noté quelques

fois de drôles d’effets de pompage, comme une

soupape qui s’ouvre et se referme, lorsque nous

marchions ou tournions brusquement la tête. Mais

dans l’ensemble, nous avons grandement apprécié

le système antibruit et les automatismes du Jabra

Elite 85h. Idem en ce qui concerne le mode de

retour sonore, HearThrough, qui nous a semblé

beaucoup plus naturel que sur d’autres casques ou

écouteurs.

L’ergonomie s’est elle aussi trouvée tout à fait à

notre guise. Jabra a fait le choix de ne pas doter son

casque de surface tactile. On est ainsi plus à l’abri

d’erreurs de manipulation. On dispose d’un bouton

bombé derrière chacune des deux oreillettes, un

pour choisir le mode d’écoute et l’autre pour activer

la commande vocale sur le smartphone (Alexa,

Google Assistant ou Siri). Grâce à des capteurs de

position, l’allumage et l’extinction du casque sont

automatiques lorsqu’on le pose ou l’enlève de ses

oreilles. En complément, des touches repérées par

des picots en haut et en bas du panneau extérieur

de l’oreillette droite permettent d’ajuster le volume

ou de changer de plage tandis qu’une touche en

creux, au milieu, sert à mettre en pause, prendre

un appel ou relancer la lecture. C’est relativement

simple. Toutes les commandes se repèrent aisément

du bout des doigts.

Spécifications

•Type : Casque circum-auriculaire, sans-fil à réduction de

bruit active

Liaison : Bluetooth 5.0 SBC (compatibilité AAC à venir) ou

filaire

Commandes : boutons physiques et appli de paramétrage

Protection : «Durabilité certifiée avec résistance à la pluie

et garantie de 2 ans contre l’eau et la poussière»

Transducteurs : 40 mm électrodynamiques

Réponse en fréquence : 10 Hz à 20 kHz

Autonomie : jusqu’à 41 h sans ANC, jusqu’à 36 h avec ANC

Accessoires fournis : mallette de rangement, câble USB-C

de charge, câble mini-jack, adaptateur avion

Poids : 296 g

Notre avis

Construction

Performances

Ergonomie

Musicalité

uuu


12 ON mag - Audiophile nomade 2019

Pas d’audio Hi-res et, pourtant, il sait aussi

se montrer audiophile

Tout n’a pas été un long fleuve tranquille pendant

nos tests avec le Jabra 85h. Son système d’allumage

et connexion automatique nous a parfois posé

quelques soucis pour l’appairage Bluetooth avec de

nouveaux appareils, ou il ne remettait pas toujours

la musique en route tout seul lorsqu’on le renfilait.

Les annonces de changement de mode étaient

également beaucoup trop fortes lorsque nous

étions en liaison filaire.

Heureusement, le logiciel du Jabra Elite 85h est

régulièrement mis à jour et amélioré par le biais

de son appli sur smartphone. Certains des défauts

que nous venons de souligner ont peut-être été

corrigés à l’heure où vous lisez ces lignes. Pour le

reste, le Jabra Elite 85h fait partie des modèles les

plus agréables que nous ayons essayés. C’est tout

à fait le genre de casque que l’on garde sur les

oreilles sans s’en rendre compte, juste pour le plaisir

d’écouter de la musique. En ce qui nous concerne,

ce n’est pas si courant et même très rare pour un

modèle sans fil et antibruit.

Ce que nous apprécions tout particulièrement, c’est

que le Jabra Elite 85h est très polyvalent et s’adapte

très bien à différentes attentes.

Premièrement, en liaison Bluetooth, on bénéficie de

l’expertise de Jabra dans le domaine professionnel

pour proposer un produit extrêmement fonctionnel.

La restitution sonore est sage, relativement neutre.

Le système antibruit est efficace. Le mode de

retour sonore, HearThrough, est d’un rare naturel.

L’intelligibilité est du meilleur niveau, dans les deux

sens (pour vous et pour l’interlocuteur), lors des

appels téléphoniques. On note un petit pic d’acidité

dans le haut du spectre, mais le son est plaisant

sur tous les styles de musique. Le réglage de

volume est très progressif. Il est possible d’écouter

la musique en sourdine pendant des heures sans

fatigue auditive. Les timbres sont d’un bel équilibre.

Le grave a de la chaleur sans excès. Le médium

n’est pas étouffé. C’est vif et aéré. On n’est pas

dans la recherche de performances pures. La liaison

Bluetooth 5.0 du Jabra 85h ne comprend pas les

codecs audio Hi-res AptX HD ou LDAC, ni l’AptX

d’ailleurs. Une mise à jour prévoit juste l’ajout de

l’AAC. Il est vrai que ces absences font tache sur

le papier. Cela ne nous a pas empêchés de trouver

le son du Jabra Elite 85h très gentil et très joli en

liaison Bluetooth.

Puis, en liaison filaire, nous nous sommes régalés.

Nous avons découvert que le Jabra 85h a un vrai

talent audiophile caché. Ce casque utilise des

transducteurs de 40 mm, dont le diaphragme

translucide légèrement laiteux les rapproche de

certains modèles Sennheiser. Les bobines mobiles

de ces transducteurs sont de petit diamètre (environ

15 mm). Pourtant en passant en liaison filaire, les

performances explosent. La restitution du Jabra

Elite 85h gagne une octave dans le bas de spectre.

Les graves deviennent très dynamiques, profonds,

rapides et percutants. Le haut du spectre conserve

toujours une petite pointe d’acidité, mais la

définition et la sensation de présence font un gros

bon qualitatif. L’image sonore gagne une dimension

supérieure. Elle donne une très belle sensation

d’espace et d’ouverture. Le son est très propre, sans

trace de saturation, même à des niveaux sonores

élevés. La tenue en puissance est impressionnante.

Un grand bravo à Jabra pour ce casque à la fois

ultra fonctionnel, confortable, intelligent et qui sait

se montrer audiophile quand on le lui demande.


ViVent les libellules !

Superbe !

La Libellule Noire DragonFly Black €99.95

“Avec la Libellule (“DragonFly”), AudioQuest a

créé un moyen simple et abordable d’atteindre

le haut de gamme pour une nouvelle génération

d’auditeurs, ainsi que le produit parfait pour le

système audio personnel de tout audiophile.”

— Robert Harley, The Absolute Sound

Ou mieux encore!

La Libellule Rouge (“DragonFly Red”) €199.95

“Les Libellules Rouge et Noire (“DragonFly Red and

Black”) figurent parmi les meilleurs exemples d’hifi

pour Monsieur Toutlemonde à jamais avoir été

publiés dans notre revue. Leurs valeurs de quotient

explosent le cadran. ”

— John Darko, Darko.Audio

Et le top du top !

La Libellule Cobalt (“DragonFly Cobalt”) €299.95

La Libellule Cobalt (“DragonFly Cobalt”) rassemble tout ce que les auditeurs

aiment dans la gamme Libellule (“DragonFly”), le son superbement dynamique

et séducteur, dont elle améliore la mise au point tout en enlevant le duvet et le

brouillard dont l’auditeur n’avait même pas conscience jusqu’à ce qu’il

ne l’entende plus ! La Cobalt dispose de la même tension de

sortie 2.1 capable de tout lire que la Rouge, avec son

contrôle de volume numérique à bit parfait, une

qualité de rendement MQA exceptionnelle et

une compatibilité parfaitement fluide avec les

appareils Apple et Androïd.

Quelques ingrédients importants qui

expliquent la performance de Cobalt qui lui

permet aujourd’hui de créer un précédent en

la matière :

• La puce ESS ES9038Q2M DAC dotée

d’un filtre de phase minimum à coupure

progressive permettant un son plus naturel.

• La micropuce PIC32MX274 microprocesseur réduit

l’appel de courant et augmente la vitesse de traitement de

33% par rapport aux Libellules Noire et Rouge (DragonFlys Black

and Red).

• Un système d’alimentation et de filtrage amélioré, conçu spécifiquement pour

réduire les bruits de fond cellulaires ou encore ceux dus au Wifi ou au Bluetooth.

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d’écouter votre musique.


14 ON mag - Audiophile nomade 2019

200 €

JBL

Live 650BTNC

JBL est depuis quelque temps dans le

peloton de tête des vendeurs de casques

et n’a pas de raison de changer de

braquet. C’est une évolution en douceur

qu’il nous propose avec ce nouveau

casque sans fil et antibruit Live 650BTNC.

Il s’agit d’une version améliorée du JBL

E65BTNC que nous avons testé l’an

dernier. Pour être toujours dans le coup,

elle est augmentée d’une fonction tactile

d’appel aux assistants vocaux.

par Pierre Stemmelin

La première différence entre le JBL Live 650BTNC

et l’ancien E65BTNC est l’apparition d’un capteur

tactile sur l’oreillette gauche. Celui-ci permet

d’activer Google Assistant ou Alexa aussi bien

lorsque le casque est connecté à un appareil

Android qu’iOS. L’appli de paramétrage My JBL

Headphones donne le choix de l’assistant vocal

par défaut. Pour le lancer, il faut poser sa main sur

l’oreillette gauche et non la tapoter. Le panneau

tactile ne fonctionne pas pour Siri d’Apple, mais il

reste possible de l’activer sous iOS par une double

pression sur le bouton «play/pause» du casque, tout

comme avec Google Assistant sous Android.

Pour le reste, le JBL Live 650BTNC est très proche

de l’E65BTNC. L’autonomie est en progrès. Elle

atteint de 20 à 35 h selon le mode - contre 15 à 30 h

précédemment - grâce à une batterie d’une valeur

un peu plus élevée (700 mAh au lieu de 610 mAh) et

qui ne grève le poids total que de 2 g.

Le JBL Live 650BTNC garde aussi le dessin

compact et fonctionnel de son prédécesseur. Il

peut se mettre à plat et se replier sur lui-même. La

construction des coques est toujours en plastique

et l’habillage du bandeau en tissu. On note tout

de même que la finition devient un peu plus haut

de gamme, plus lisse, plus sobre en livrée mate

rehaussée d’anneaux d’aspect métallisé. Trois

finitions sont disponibles au choix : noir, bleu ou

blanc.

Les coussinets circum-auriculaires du JBL Live

650BTNC sont un peu étroits et l’arceau est d’un

rembourrage un peu léger. Cependant, ce casque

offre un confort correct grâce à ses coussinets à

mémoire de forme et surtout une très bonne tenue

sans serrer la tête outre mesure. Le système antibruit

est d’une bonne efficacité. Il ne dispose pas de

réglage de niveau d’action et il n’est pas très violent,

mais son intervention est bien dosée sur l’ensemble

du spectre.

Sur le terrain, les performances du JBL 650BTNC

sont très proches de celles de l’E65BTNC. La

liaison Bluetooth 4.2 a une portée importante

et elle montre une grande stabilité. Elle semble

s’être améliorée. Il est possible d’utiliser le JBL

650BTNC en liaison filaire et en mode passif (le

système antibruit, ANC, désactivé). C’est pratique

lorsque la batterie est à plat. La restitution sonore

dans ce mode ne démérite pas, mais elle est un

peu maigre. Cet aspect est encore plus marqué

en liaison Bluetooth sans ANC. Le JBL 650BTNC

est bien meilleur en liaison Bluetooth avec l’ANC

activé. Il booste alors fortement les basses. À niveau

d’écoute moyen ou modéré, l’équilibre tonal, à la

fois descendant et légèrement physiologique, est

particulièrement agréable. On a même l’impression

que c’est un peu mieux qu’avec l’E65BTNC. Les

graves, sans être très profonds, ont du punch et

une belle tessiture. Le son est chaleureux, enjoué et

manifeste une excellente énergie. Ce casque n’est

pas purement audiophile, mais particulièrement

sympathique pour écouter de la musique qui pulse.


Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire sans fil et antibruit

Liaison : Bluetooth 4.2 ou filaire

•Commandes : boutons physiques et panneau tactile

pour activation de Google Assistant ou Alexa

•Transducteurs : 40 mm électrodynamiques

•Réponse en fréquence : 20 Hz à 20 kHz

•Batterie : 700 mAh, 20 à 36 h d’autonomie selon mode

•Accessoires fournis : housse de rangement, câble USB

de charge, câble mini-jack

•Poids : 260 g

Notre avis


EXPERIENCEFYNEAUDIO

F500/F501/F502

www.hamysound.com

Tél.:0147884702

Informationetpointsdevente


16 ON mag - Audiophile nomade 2019

MASTER & DYNAMIC

MW65

Master & Dynamic est une marque de casques

et écouteurs de Manhattan (New York, États-

Unis) que nous suivons depuis ses débuts et

que nous aimons beaucoup chez ON-mag. Nous

l’apprécions pour la qualité de fabrication de

ses produits en matériaux nobles, son style, son

originalité, son engagement artistique. Avec

le casque MW65, à la fois sans fil et doté d’un

système antibruit actif (ANC), elle s’attaque

à un nouveau défi. Voyons s’il est relevé avec

succès.

par Pierre Stemmelin

Le design du Master & Dynamic MW65 ne surprend

pas. Il reprend la forme et les codes du MW60 et

de l’excellent casque passif MH40. Cependant par

rapport au MW60, il a été allégé pour perdre

100 g et passer sous la barre des 250 g. C’est une

bonne chose pour un casque nomade, mais du coup

son aspect est moins cossu et avec ses nombreux

boutons, il fait un peu gadget. Heureusement, en

regardant de près, la construction paraît toujours

très solide et faite pour durer. Les coques et

toutes les pièces de fixation sont en aluminium,

les glissières sont en acier inoxydable et tous les

habillages semblent en cuir véritable.

Le confort est de bon niveau bien que les oreillettes

circum-auriculaires soient un peu étroites et que

l’arceau ait un rembourrage un peu mince. Il n’y

a pas d’appli de paramétrage pour le Master &

Dynamic MW65 et toutes les commandes se font

par des boutons physiques, bien proéminents, ce

qui facilite leur repérage.

Par défaut, un des boutons active Google

Assistant si celui-ci est disponible sur l’appareil

auquel est connecté le MW65. Pour retourner

à l’assistant vocal natif de son smartphone,

notamment Siri sous iOS, il faut appuyer

simultanément pendant 5 secondes sur les boutons

ANC et play/pause. Ce n’est pas franchement ce

qu’il y a de plus intuitif.

Le système antibruit du Master & Dynamic MW65

peut être activé lorsque l’on est en liaison Bluetooth

ou filaire. Il utilise une paire de microphones par

oreillette, un à l’intérieur et l’autre à l’extérieur. Il

est possible de le couper ou de choisir à la volée

entre deux niveaux d’intensité grâce à un bouton

situé sur le panneau de l’oreillette gauche. Son

efficacité est correcte, avec une action bien répartie

sur l’ensemble du spectre. Néanmoins, il est loin des

performances offertes par le Jabra 85h par exemple.

Il est en outre sensible au vent qui provoque

quelques bruits parasites. Ce système antibruit a

pour effet d’amplifier très fortement les basses,

lorsqu’il est réglé sur son niveau haut. C’est assez

impressionnant. Au niveau bas, il est plus mesuré

que lorsqu’il est éteint, mais lorsque le casque est

toujours allumé (mode actif) le son devient un peu

plus éthéré.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, sans fil à réduction

de bruit active

•Liaison : Bluetooth 4.2 SBC et AptX ou filaire

•Commandes : boutons physiques

•Construction : aluminium anodisé et cuir

•Transducteurs : 40 mm électrodynamiques avec

traitement béryllium

•Autonomie : jusqu’à 24 h

•Accessoires fournis : pochette de rangement, câble

USB-C de charge, câble mini-jack, adaptateur avion

•Poids : 245 g

Notre avis

500 €

Finalement, c’est en mode passif (tout éteint), en

liaison filaire que le Master & Dynamic MW65

sonne le mieux. Nous retrouvons alors la signature

sonore de la marque que nous apprécions. Une

restitution drue, compacte, énergique avec des

timbres qui ont beaucoup de matière et d’intensité.

Les transducteurs de 40 mm du MW65 - à

membrane métallisée au béryllium - apportent une

haute définition, du punch, de la transparence et de

la présence. La scène stéréophonique est resserrée,

décrite avec beaucoup de densité. La musique

prend une dimension physique très réussie.


ANDROID HI-RES



11

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499 €


18

ON mag - Audiophile nomade 2019

MICROSOFT

380 €

Surface Headphones

Microsoft dans le secteur des casques audio ! C’est le pari que la firme de Redmond fait avec

le Surface Headphones, un modèle haut de gamme, Bluetooth, à réduction de bruit active et

s’intégrant dans son écosystème Surface, principalement composé d’ordinateurs/tablettes

hybrides mais qui s’étend peu à peu à d’autres secteurs. Et comme pour ses ordinateurs,

l’ambition affichée est claire : être parmi les meilleurs. par Guillaume Fourcadier

De loin, le Microsoft Surface Headphones ne

révolutionne rien. Il semble être un casque

Bluetooth à réduction de bruit active comme il en

existe beaucoup. Il s’appuie sur des transducteurs

de 40 mm à membranes mélangeant tissu et

polymère, ainsi que sur un réseau de 8 microphones

à la fois pour la réduction de bruit, le retour sonore

et la prise d’appels téléphoniques. En le regardant

de plus près, on découvre toutefois quelques

spécificités : contrôle du volume et de la réduction

de bruit via une molette présente sur les coques,

mais également le recours à l’assistant vocal

Microsoft Cortana via une simple commande vocale.

Une ergonomie inventive mais un confort un

cran en dessous des cadors

Le produit est plutôt massif avec tout ce que cela

implique. Sa qualité de fabrication est bonne,

sans jeu, mais un peu plastique ; le Bose QC35 II

paraît un peu mieux fini. On ressent le poids plus

important que celui du Bose ou du Sony WH-

1000Xm3, à savoir 290 g contre respectivement

235 g et 255 g. Le Surface Headphones est assez

confortable, avec des coussinets plutôt bien pensés

quoiqu’un peu étroits pour les grandes oreilles,

mais le confort est loin d’être comparable à celui

des deux casques précités. Impossible de l’oublier

totalement après plusieurs heures d’utilisation. Il ne

serre pas particulièrement fort (pour les porteurs de

lunettes) mais concentre trop le poids sur le sommet

du crâne.

Ergonomiquement, le Surface Headphones alterne

entre innovation et codes anciens. Commençons par

ses atouts et le système de contrôle via molettes,

très intuitif. La molette de la coque droite règle le

volume sonore, celle de la coque gauche permet

d’ajuster le niveau de réduction de bruit et de

retour sonore. Ces deux fonctions évitent d’aller

tâtonner sur des rangées de boutons. Le deuxième

point positif est la présence d’un capteur dans les

coussinets. Celui-ci permet, comme sur les anciens

Parrot Zik, de couper et relancer automatiquement

la musique lorsque l’on retire ou replace le casque.

C’est bien pratique, d’autant que la fonction peut

être désactivée.

En revanche, le reste est assez perfectible. La

navigation au sein des pistes s’effectue via un pavé


ON mag - Audiophile nomade 2019

19

tactile épuré à l’extrême : une tape pour la lecture/

pause, deux tapes pour le passage de pistes,

trois tapes pour revenir, une pression longue pour

l’appel aux assistants vocaux type Google ou Alexa.

On peut regretter de ne pas avoir un système de

glissement sur la coque, par exemple un balayage

horizontal du doigt pour passer les pistes comme le

propose le Sony WH-1000Xm3.

Petit problème aussi pour les utilisateurs français,

l’application dédiée Cortana n’est pas disponible

sur les boutiques d’applications iOS ou Android

de notre zone géographique. Dommage car

celle-ci permet d’appairer plus simplement le

casque, de vérifier son niveau de batterie, l’état

de ses réglages, ou encore d’utiliser un égaliseur

sonore à 5 bandes. Mais surtout, c’est par elle que

passe l’appel vocal à l’assistant Cortana. Pour les

utilisateurs d’Android, il reste néanmoins possible

de l’installer séparément via un fichier .APK, mais

cela reste tout sauf du clé en main.

Un système antibruit qui se hisse pas loin

des meilleurs

La réduction de bruit active est excellente pour

un premier essai. Le travail d’annulation des sons

ambiants (comme les moteurs ou autres bruits de

la ville) est suffisamment bon pour qu’on se sente

dans une bulle. Même constat pour l’isolation

phonique passive. Néanmoins, le Microsoft Surface

Headphones n’est pas encore tout à fait au niveau

des meilleurs comme le Sony WH-1000Xm3,

le Bose QC35 II ou encore le Bowers & Wilkins

PX. Il se classe juste derrière et bénéficie d’une

fonction présente sur le Sony : le retour sonore.

Celle-ci permet, via l’utilisation de certains des

8 microphones, de restituer les sons extérieurs à

l’intérieur du casque. La réduction de bruit active

et le retour sonore cohabitent à travers le même

réglage présent sur la molette gauche. En position

de départ, la réduction de bruit active est réglée à

son niveau maximum. En la tournant, celle-ci décroît

progressivement jusqu’à une position pivot, sans

réduction. À partir de là, c’est le retour sonore qui

augmente. C’est astucieux. Seul petit reproche, ce

point de pivot n’est pas forcément simple à trouver.

Une connectivité Bluetooth totalement «has

been» et une autonomie faiblarde

Spécifications

• Type : Casque audio Bluetooth à réduction de

bruit active

• Commandes : Molettes (coque droite et gauche),

boutons (on/off/appairage, micro activé/mute),

navigation tactile

• Transducteurs : 40 mm électrodynamiques de type

Free Edge

• Réponse en fréquence : 20 Hz à 20 kHz

• Bluetooth : puce 4.2

• Codecs : SBC

• Poids : 290 g

• Accessoires fournis : Housse de transport rigide, câble

jack avec micro, câble USB-C

• Autonomie annoncée : 15 heures Bluetooth + ANC

• Temps de Recharge totale : 1 heure 30

Notre avis

Certes, la connexion Bluetooth est d’une excellente

stabilité. De même que la portée qui peut aisément

atteindre jusqu’à 10 m en condition classique, voire

15/20 m en terrain dégagé. Oui, mais le Microsoft

Surface Headphones ne propose que le codec SBC.

Pas d’AptX, ni LDAC, ni même AAC au programme,

uuu

Construction

Performances

Confort

Musicalité


20 ON mag - Audiophile nomade 2019

c’est un comble pour un modèle haut de gamme, et

cela lui met sérieusement du plomb dans l’aile pour

toucher une éventuelle cible audiophile. Inutile aussi

d’espérer une latence réduite. Il y a un décalage

entre le son et l’image quand on regarde une vidéo,

le SBC étant un codec assez peu performant à ce

niveau.

L’autonomie est aussi un peu le talon d’Achille

du Surface Headphones, à la fois parce qu’on ne

peut pas vraiment désactiver la réduction de bruit,

mais également à cause du mode «Hey Cortana»

perpétuellement en alerte. Microsoft annonce 15

heures en écoutant de la musique, ce qui est peu

face aux 20 et 30 heures des concurrents Bose et

Sony. En pratique, nous avons réussi à atteindre

14 heures 30, sachant que le casque se met dans

une sorte de mode réserve d’énergie à partir de

12 heures 30. En compensation, la recharge totale

est étonnamment rapide, à savoir seulement 90

minutes.

Une restitution sonore qui tape fort dans les

basses

Bon, et le son ? Le Microsoft Surface Headphones

tape fort dans le bas du spectre, puis attaque la

suite en pente descendante régulière, presque

inaltérable, jusqu’à devenir sacrément en retrait

une fois arrivé au royaume des aigus même s’il

se reprend légèrement. En résulte une écoute

particulière, souvent agréable mais manquant

tout de même d’aération et de clarté. Le son peut

devenir voilé (les voix féminines, par exemple)

et n’est pas audiophile dans l’idée, mais cette

signature présente également ses avantages,

d’autant qu’elle n’est pas non plus caricaturale.

Tout sauf fatigante, adoucissant des morceaux trop

agressifs et pardonnant bien les mauvais mixages.

De même, les basses sont de bonne qualité, moins

profondes qu’à l’écoute du Sony WH-1000Xm3,

mais aussi percutantes et articulées. Le niveau de

détails est plutôt bon pour ce type de signature.

Clairement, le modèle est pensé pour les musiques

électroniques ou urbaines. Il est loin d’être parfait

pour écouter de la musique Classique ou du Jazz,

mais l’écoute ne sera pas désagréable. En ultime

avantage, le Microsoft Surface Headphones est

aussi bon en liaison filaire (mode passif, électronique

éteinte). Il garde une signature sonore proche de

celle qu’il offre sans fil, un poil plus claire, sans

perdre ses qualités.


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22 ON mag - Audiophile nomade 2019

PLANTRONICS

BackBeat GO 810

Le Plantronics BackBeat GO 810 semble avoir tout

pour plaire : un design sympa, un prix qui l’est

tout autant, une liaison sans fil Bluetooth 5.0, un

système antibruit actif, une appli sur smartphone

pour le paramétrer... Il coche vraiment toutes les

cases. Cela peut donc paraître suspect et l’on est

en droit de s’interroger sur ses performances. Nous

l’avons testé pour lever les doutes.

par Pierre Stemmelin

150 €

Le Plantronics BackBeat GO 810 est un casque

fort léger presque tout en plastique, mais son

apparence est plutôt réussie et élégante, avec

une qualité de finition d’excellent niveau. Son

arceau d’une structure assez fine fait entendre

quelques craquements, mais tient bien les tests

de torsions. Ses solides glissières, qui, elles, sont

en métal, coulissent bien tout en ayant des crans

bien marqués de réglage de hauteur. Sur la tête,

le Plantronics BackBeat GO 810 a de la tenue. Il

s’agit réellement d’un casque nomade et urbain.

On peut imaginer courir (pas trop vite quand

même) en le gardant sur le crâne. Le coussin sous

son arceau est correctement rembourré et le poids

bien réparti. Les coussinets des oreillettes sont de

type circum-auriculaires et en mousse à mémoire

de forme. Ils sont un peu étroits. Les pavillons

auditifs de l’utilisateur sont un peu écrasés et l’on

peut rapidement ressentir un échauffement. C’est

un des rares points qui dénote une conception

économique. Néanmoins, le confort et la tenue

sont déjà bien supérieurs à ce que l’on obtient avec

la plupart des casques supra-auriculaires ou avec

beaucoup de modèles circum-auriculaires de cette

catégorie de prix.

Le Plantronics BackBeat GO 810 est doté de bons

petits transducteurs de 40 mm de diamètre. Son

système antibruit (ANC) n’utilise pas un seul, mais

deux microphones par oreillette, un à l’extérieur et

l’autre à l’intérieur. Ses performances sont loin de

celles fournies par les meilleurs, mais elles s’avèrent

déjà très respectables. Elles nous ont même étonnés

compte tenu du prix de ce casque. Elles ont une

légère sensibilité aux effets du vent, mais là encore

cela reste très correct.

Il est possible de choisir entre deux niveaux d’ANC

dans l’application sur smartphone BackBeat. Pour

activer (ou désactiver) l’ANC depuis le casque, il faut

appuyer simultanément sur les deux boutons de

volume pendant deux secondes. Cela ne vient pas

intuitivement, mais une fois qu’on le sait, cela passe

tout seul.

Pour l’écoute, le Plantronics BackBeat GO 810

propose deux modes d’égalisation que l’on peut

sélectionner à la volée via un bouton sur le casque

: «Brigth», c’est-à-dire clair, ou «Balanced» un

peu plus neutre et boomy mais sans trop d’excès.

On peut utiliser ce casque en Bluetooth aussi

bien qu’en filaire éteint ou allumé. Il donne ses

meilleurs résultats avec l’ANC activé. Il produit un

peu de souffle lorsqu’il est en mode actif, mais

heureusement celui-ci est généralement couvert

par la musique et se coupe dès que le signal audio

s’interrompt. La restitution n’est pas d’une très

haute résolution, ses extrémités sont écourtées,

cependant elle est plutôt bien équilibrée. Elle

se caractérise par des aigus doux, des graves

chaleureux et qui ont la pêche, un registre médium

suffisamment ouvert. L’ensemble est relativement

naturel et sonne bien. Le Plantronics BackBeat GO

810 fait preuve de beaucoup de savoir-faire. Il est

réellement plaisant à écouter. Il représente un très

bon choix dans sa catégorie.


Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, sans fil à réduction de

bruit active

•Liaison : Bluetooth 5.0 SBC ou filaire

•Commandes : boutons physiques et appli de

paramétrage

•Transducteurs : 40 mm électrodynamiques

•Réponse en fréquence : 50 Hz à 20 kHz

•Autonomie : jusqu’à 28 h sans ANC, jusqu’à 22 h

avec ANC

•Accessoires fournis : housse de rangement, câble

micro-USB de charge, câble mini-jack

•Poids : 189 g

Notre avis


24 ON mag - Audiophile nomade 2019

SONY

380 €

WH-1000Xm3

Troisième itération de la série 1000X de Sony, le

WH-1000Xm3 n’en est plus à essayer de rattraper

les leaders, il les regarde maintenant dans son

rétroviseur. Ce casque sans fil et antibruit sorti à la

rentrée 2018 avait pour ambition d’apporter des

améliorations à son prédécesseur dans tous les

domaines. Surtout, il voulait enfoncer le clou face

à son principal concurrent, le Bose QC 35 II, dont le

successeur Headphone 700, presque un an plus tard,

à l’heure ou nous écrivons ces lignes, tarde à être

disponible dans les échoppes.

par Guillaume Fourcadier

Le Sony WH-1000Xm3 a parfaitement digéré les

petits errements de ses premières versions. Le

casque s’allège, il ne pèse plus que 255 g. Sa qualité

de fabrication est en hausse. Elle est tout aussi

épurée, mais avec une structure moins grinçante

lors des manipulations et tests de torsion. L’arceau

est plus proche d’une morphologie humaine et les

coussinets des oreillettes sont plus larges. Tous ces

petits points font que le WH-1000Xm3 est à la fois

robuste et confortable.

L’ergonomie des commandes est presque

inchangée et relativement intuitive. Le Sony WH-

1000Xm3 utilise un système hybride, combinant

boutons physiques pour l’allumage et la réduction

de bruit, et panneau tactile pour le volume et

la navigation. L’ensemble est au point, même si

le pilotage tactile garde sa dimension un peu

hasardeuse. Il n’est pas rare de se tromper dans une

manipulation.

En plus d’une connexion Bluetooth irréprochable,

le Sony WH-1000Xm3 est compatible avec tout ce

qui se fait en matière de codecs audio pour le

sans fil : AAC, AptX, AptX HD et LDAC sont ainsi au

programme. La gestion des codecs et des réglages

sonores se fait via l’application Sony Headphones

Connect. Un peu instable, celle-ci est néanmoins

performante et permet d’entrer en détail dans les

paramètres du casque, que ce soit le son ou la

réduction de bruit. On peut juste reprocher à la

connexion Bluetooth de ne pas être multipoint pour

connecter le casque à plusieurs appareils en même

temps.

L’autonomie reste l’un des points forts du Sony

WH-1000Xm3. Suivant le codec utilisé, celle-ci

oscille entre 22 et 30 heures avec réduction de

bruit activée. Réduction de bruit désactivée, il est

possible d’atteindre près de 36 heures.

La grande force de ce casque vient aussi de son

isolation phonique. En mode passif, elle est déjà

excellente. En mode antibruit actif, le Sony WH-

1000Xm3 est tout simplement le meilleur modèle

du marché. Non content d’aller très loin sur la plage

de fréquences, il le fait avec une propreté et une

atténuation supérieures à ce que propose le Bose

QC35 II.

La qualité de sa restitution sonore n’est pas

en reste. La marque a choisi une approche assez

universelle, détaillée et puissante. Porté sur les

basses, le Sony WH-1000Xm3 ne s’enferme pas

pour autant dans sa rondeur. Il place les médiums

légèrement en retrait pour mieux faire ressortir son

petit pic dans les aigus, ce qui donne de l’aération.

À l’écoute, le WH-1000Xm3 est parfait pour sa

cible nomade. Il n’est jamais trop agressif ou trop

mou, mais toujours dynamique et chaleureux. Sans

atteindre l’ouverture et le niveau de détail d’un vrai

bon casque filaire audiophile, il se comporte bien

pour restituer pratiquement tous les styles musicaux.

Seul bémol, par rapport à la version Xm2 à laquelle

nous avions décerné un ON-topaudio Award début

2018, sa qualité sonore en mode passif (casque

éteint) est très en deçà, molle et plutôt voilée.


Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, sans fil et antibruit

•Liaison : Bluetooth (SBC, AAC, AptX, AptX HD, LDAC) ou

filaire (en actif ou passif)

•Transducteurs : électrodynamiques de 40 mm

•Réponse en fréquence en filaire : 4 Hz à 40 kHz

•Autonomie en Bluetooth : 30 à 38 heures (ANC)

•Accessoires fournis : mallette de rangement, câble

mini-jack, câble USB-C de recharge

•Poids : 255 g

Notre avis


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26 ON mag - Audiophile nomade 2019

TECHNICS

EAH-F70N

Revenue aux platines (vinyles) depuis 2016, la

marque japonaise Technics essaie maintenant

de s’immiscer dans tous les secteurs de l’audio

et de la Hifi haut de gamme. Avec l’EAH-F70N,

elle a pour objectif de s’inscrire parmi les

cadors du casque sans fil et antibruit aux côtés

de Bose et Sony. Un pari osé ?

par Pierre Stemmelin

400 €

Pour son premier casque sans fil et antibruit,

Technics vise haut, du moins en ce qui concerne

le tarif. En effet, lancé à 400 €, l’EAH-F70N se place

juste au-dessus des modèles de référence de Bose

et Sony. Pour justifier ce tarif élevé, le casque est

équipé d’une liaison Bluetooth 4.2 compatible avec

les codecs audio Hi-res que sont les LDAC et AptX

HD. Son système antibruit peut travailler selon trois

niveaux d’intensité (high, medium, low) et il propose

une fonction de retour sonore (amplification des

sons externes) qui s’active lorsque l’on pose la main

sur l’oreillette droite.

L’apparence du Technics EAH-F70N est soignée.

Elle présente même une touche de luxe apportée

par les boucliers en aluminium de ses coques et ses

habillages métallisés. Néanmoins, en y regardant

de près, quelques détails mériteraient amélioration.

L’essentiel de la structure est en matériau plastique,

y compris les glissières et les charnières 3D donnant

la possibilité de mettre le casque à plat ou de le

replier sur lui-même. De même, si la tenue est

bonne et les coussinets en mousse à mémoire de

forme sont moelleux, en revanche l’arceau pourrait

avoir plus de rembourrage en ses points durs

latéraux, d’autant que le Technics EAH-F70N n’est

pas un poids plume (il pèse plus de 290 g).

À l’intérieur de ses oreillettes, le Technics EAH-F70N

utilise des transducteurs de 40 mm à membrane

composite multicouche optimisée, associées à une

large bobine mobile afin de garantir une bonne

descente dans les graves. Son système antibruit

(ANC) fait appel à deux microphones par oreillette,

un extérieur et l’autre à l’intérieur, juste à côté du

transducteur. Il est un peu sensible au vent. Son

action est d’une efficacité correcte, mais elle est loin

d’atteindre le niveau d’annulation de bruit du Sony

WH-1000XM3 ou du Bose Headphone 700.

À l’écoute, le Technics EAH-F70N affiche une

large bande passante et une réponse en fréquence

d’une belle rectitude. En liaison filaire, tout circuit

éteint et en Bluetooth avec l’ANC désactivé ou

à son niveau le plus faible, il offre une restitution

sonore sensiblement similaire, relativement neutre,

ne mettant aucun registre en avant au détriment

d’un autre. Ce n’est que lorsqu’on passe en mode

ANC moyen ou fort qu’un renforcement dans les

basses intervient, ce qui est parfait pour prendre les

transports en commun quand des bruits extérieurs

de roulements ou de moteurs ont besoin d’être

couverts. On constate aussi qu’en liaison filaire,

lorsqu’on allume le casque, le niveau est amplifié

d’une dizaine de décibels, ce qui donne l’occasion

d’économiser un peu de batterie et d’ajouter du

peps à la sortie casque d’un smartphone.

Dans l’ensemble, même si cela manque un peu de

définition, les performances sont de bon niveau.

L’image stéréophonique n’est pas très large.

En revanche, elle est stable et bien construite.

Le Technics EAH-F70N ne révolutionne pas la

hiérarchie dans sa catégorie. Il est néanmoins un

produit sérieux.


Spécifications

•Type : casque sans fil et antibruit circum-auriculaire

•Liaison : Bluetooth ou filaire

•Bluetooth : 4.2 AptX HD et LDAC

•Réponse en fréquence : 4 Hz à 40 kHz en liaison filaire,

20 Hz à 40 kHz en Bluetooth LDAC/990 kbps/96 kHz

•Autonomie : de 20 à 30 h selon le mode

•Accessoires fournis : mallette de rangement, câble USB

de recharge, câble mini-jack de 1,2 m, adaptateur avion

•Poids : 292 g

Notre avis


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Avec Yoyo, nous souhaitions

redéfinir l’enceinte nomade

en tant qu’objet déco design.

Simon Freeth | Designer produit

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8 AUTRES

CASQUES

AUDIOPHILES


30 ON mag - Audiophile nomade 2019

AUDEZE

LCD2 Closed-Back

D’origine californienne, Audeze est l’un des

constructeurs les plus emblématiques du

renouveau du marché des casques audio haut

de gamme ces dix dernières années. Spécialiste

des transducteurs orthoplanars (ou planar

magnétiques), il les décline à toutes les sauces

: sur des casques Hifi ouverts naturellement,

mais aussi sur des casques nomades, des paires

d’écouteurs ou même des modèles de gaming.

Avec le LCD2 Closed-Back que nous testons

ici, il nous propose une version d’un de ses

modèles Hifi haut de gamme déjà existant en

lui ajoutant des coques fermées.

par Pierre Stemmelin

L’Audeze LCD2 Closed-Back est donc la version en

charges closes du LCD2 Classic doté d’oreillettes

ouvertes. De prime abord, cela paraît une

simple adaptation, mais il n’en est rien, car à la

base les transducteurs orthoplanars ne sont pas

spécialement conçus pour fonctionner en charge

fermée. D’autant qu’ici, il s’agit de cellules planar

magnétiques de grand diamètre (10,6 cm, dont

environ 5,5 x 7,5 cm de surface émissive), ce qui

rend la tâche encore plus ardue.

Pour dompter tous les problèmes de résonances

et réflexions parasites de l’onde arrière du

transducteur que peut provoquer une charge

close, Audeze a dû faire preuve de beaucoup

de savoir-faire. La structure des oreillettes du

LCD2 Closed-Back est conçue dans un matériau

composite amortissant relativement dense. Les

coques moulées, faites de la même matière, y sont

vissées sur des inserts métalliques et découplés par

de la feutrine. À l’intérieur, elles sont entièrement

remplies d’un matelas de fibres compressées.

Nous avons démonté les coques et découvert à

l’intérieur un circuit composé d’une résistance et de

deux condensateurs chargés de filtrer les fréquences

indésirables. Il s’agit d’un procédé très inhabituel, la

plupart des casques Hifi fonctionnant sans filtrage.

Le reste de la construction est similaire à ce que

l’on rencontre sur les autres casques de la série LCD

d’Audeze. L’arceau est fait de lames cintrées en

acier et ses glissières sont de solides tubes crantés

en inox.

Du fait de ses oreillettes de très grande taille,

l’Audeze LCD2 Closed-Back est un poids lourd qui

frise les 650 g. Il reste cependant d’un confort assez

étonnant même lorsqu’on le porte durant plusieurs

heures, grâce à ses coussinets asymétriques en

mousse à mémoire de forme, très épais, et son

1000 €

large bandeau appuie-tête ajouré fait d’un cuir

synthétique très souple et élastique.

À l’écoute, l’Audeze LCD2 Closed-Back ne semble

absolument pas bouché ou fermé. Au contraire,

on retrouve ce que l’on apprécie à l’écoute des

casques orthoplanar en charge ouverte : cette

superbe sensation d’espace et d’aération de

l’image stéréophonique. La scène sonore est d’une

magnifique ampleur tout en étant très précise

dans le placement des interprètes. L’Audeze LCD2

Closed-Back y ajoute un supplément d’assise

dans le bas du spectre. Ses graves sont fermes,

profonds, à la fois souples et percutants. Ce casque

se rapproche sur ce point de certains modèles

électrodynamiques clos très performants dans

ce domaine tel le Denon AH-D7200 ou le Fostex

TH610. Les timbres sont en outre d’une très belle

définition et d’un excellent équilibre. La restitution

est extrêmement détaillée et précise. L’Audeze

LCD2 Closed-Back, avec son impédance de 70

ohms et son rendement correct de 97 dB/1 mW,

n’est pas spécialement difficile à alimenter, mais il

est relativement discriminant pour ce qui concerne

la qualité de la source. Si cette dernière a quelques

duretés, il ne les gomme pas. Dans ce sens, il peut

constituer un excellent casque de monitoring.

Spécifications

•Type : casque orthoplanar clos, circum-auriculaire

•Transducteurs : planar magnétiques

•Sensibilité : 97 dB/1 mW

•Impédance : 70 ohms

•Réponse en fréquence : 10 Hz à 50 kHz

•Puissance max. : 5 mW, 130 dB SPL

•Branchements : mini XLR 4 broches

•Câbles : 1,9 m avec jack 6,35 mm

•Poids : 645 g selon notre pesée

Notre avis


ON mag - Audiophile nomade 2019

31

AUDIO-TECHNICA

ATH-MSR7B

Sorti fin 2014, l’Audio-technica ATH-MSR7

que nous avions pu tester en avant-première,

avait fait l’effet d’une petite bombe nomade.

Son approche élégante, simple et filaire,

épurée de trop d’artifice, lui permettait de se

concentrer essentiellement sur le son, ce qu’il

faisait de fort belle manière en se rapprochant

largement d’une qualité Hifi. Presque 5 ans

après, l’Audio-Technica ATH-MSR7B débarque

en successeur logique et attendu de ce

classique à la robe désormais semi- vintage.

par Guillaume Fourcadier

Reprenant l’essentiel des bases du design de son

aîné, l’Audio-Technica AHT-MSR7B s’en éloigne

pourtant sur deux points. Premièrement la légèreté,

puisque sa structure est passée par un petit régime.

Tout aussi qualitative voire un peu plus étudiée, elle

troque le large système de réglage de l’arceau pour

une structure ajourée, tout en profitant de quelques

détails retouchés çà et là. Ainsi le casque s’affine-t-il

tout en s’allégeant de 53 g : il passe de 290 g à un

poids paille de 237g. Conséquence bienheureuse,

l’ATH-MSR7B monte encore d’un cran en matière

de confort, particulièrement sur les longues sessions

d’écoute. La présence de nouveaux coussinets, plus

agréables, n’y est sans doute pas pour rien non plus.

Le second changement réside dans le passage

à un câble détachable en Y via des connecteurs

MMCX sur chaque oreillette et non plus uniquement

sur celle de gauche. Sur le papier, cela doit

apporter une meilleure diaphonie (séparation

des signaux audio des canaux gauche et droit)

et, par conséquent, plus d’aération. Mais cette

connectique permet également l’apparition d’un

câble symétrique équipé d’un jack 4,4 mm, en plus

du classique mini-jack 3,5 mm.

Le premier Audio-Technica ATH-MSR7 ne faisait

certes pas totalement l’unanimité de par sa

signature en sonore légèrement en «V», décrite

comme agressive par certains, mais il avait malgré

tout des qualités techniques indéniables. Des

qualités si évidentes qu’il s’imposa en un souffle

comme l’un des très grands casques nomades du

marché. S’affranchissant en partie de son lourd

héritage, le nouveau ATH-MSR7B se permet

d’enfoncer le clou. Sa sonorité est un peu plus

douce, replaçant discrètement les voix en avant

tout en conservant son timbre clair. Le son est

alors diablement précis, énergique, très ouvert et

tranchant quand il le faut. Ce casque ne surjoue

aucune fréquence tout en laissant exploser sa

Spécifications

•Type : Casque fermé, circum-auriculaire

•Transducteurs : dynamiques de 45mm

•Réponse en fréquence : 5 Hz à 50 kHz

•Impédance : 36 Ohms

•Sensibilité : 101dB/mW

•Puissance max. admissible : 2 000 mW

•Cordons : 2 câbles en Y sans télécommande de 1,2 m,

Jack 3,5 mm asymétrique, Jack 4,4 mm symétrique

•Coussinets : à mémoire de forme, habillé de similicuir

•Poids : 237 g

•Accessoires fournies : housse de rangement

Notre avis

250 €

hargne si l’on vient le chercher. Nous avons un

unique reproche à lui adresser : s’il améliore les

médiums, c’est encore là-dessus qu’on pourrait le

titiller, lui demander plus d’ouverture et de chaleur.

Techniquement, l’Audio-technica ATH-MSR7

tient le haut du panier du casque nomade, que

ce soit dans l’attaque nette et enveloppante de

ses basses ou sa capacité à distiller énormément

de micro-détails sans sourciller. On peut passer

de l’Electro surexcité à la plus simple musique de

chambre sans devoir martyriser son égaliseur. Pour

faire simple, il fait pratiquement un sans-faute, et

seules quelques pistes déjà très acides laisseront

traîner un fond de sibilance. Paradoxalement,

l’ATH-MSR7B devrait davantage plaire aux «presque

amoureux» du premier MSR7 l’ayant trouvé un brin

agressif plutôt qu’à ses fans absolus, qui pourraient

prendre sa nouvelle sagesse pour une faiblesse.

Mais pour nous, l’Audio-Technica ATH-MSR7 prend

la relève de l’ancien MSR7 avec brio, se permettant

d’améliorer encore ce qui était déjà une référence.


32 ON mag - Audiophile nomade2019

GRADO

GW100

Grado, le constructeur de casques audio de Brooklyn, connu pour son approche ultra

vintage et son travail à l’ancienne, a créé la surprise à la rentrée 2018 en lançant

son premier modèle sans fil. Le Grado GW100 est en effet surprenant. Il travaille

en charge ouverte, ce qui est assez unique pour un casque de vocation nomade. Il

a l’apparence d’un jouet et pourtant à l’écoute il ne semble pas du tout gadget.

par Pierre Stemmelin


ON mag - Audiophile nomade 2019 33

Grado est une société familiale de dimension

artisanale et cela se sent immédiatement lorsque

l’on découvre le casque sans fil GW100. Son look

rétro est sympa mais on ne peut pas dire que les

plastiques de ses coques et charnières ont de

quoi soulever des cris d’admiration. Si le dessin

est proche de celui des casques filaires Grado

SR80e ou SR125e, les pièces sont différentes.

L’arceau est rembourré et les plastiques sont

plus lisses, d’une finition moins valorisante.

Avec les boutons de commande qui ont un

peu de jeu, cela fait un peu léger. Mais cela

présente un premier avantage. Le Grado

GW100 est un poids plume. Il ne pèse que

170 g, ce qui est intéressant pour un casque

sans fil à vocation nomade. Et puis nous l’avons

soumis à une batterie de tests de résistance. Nous

l’avons tordu, aplati, tiré dans tous les sens. Cela

n’a provoqué aucun craquement ni déformation.

Ce casque Grado serait donc finalement bien plus

solide qu’il n’y paraît. Ses glissières de réglage de

hauteur sont en outre faciles à ajuster et tiennent

très bien en place une fois réglées. Les mousses des

oreillettes sont certes très basiques et s’enlèvent

facilement, mais elles assurent aussi une bonne

adhérence, un bon maintien, évitant que le casque

ne glisse lorsque l’on est en mouvement. Enfin, nous

avons apprécié l’ergonomie des trois boutons de

commandes, faciles à trouver à l’aveugle quand on

porte le Grado GW100 sur la tête.

Pour ce qui concerne l’aspect acoustique, si

l’apparence est un peu différente, en revanche il

y a quelque chose qui ne change pas, ce sont les

transducteurs. On retrouve les mêmes modèles

électrodynamiques de haute qualité (Grado

32N), de 42 mm de diamètre, sur le GW100 que

sur les casques de la série Prestige de la marque.

Ils travaillent comme d’habitude en charge

ouverte. L’isolation phonique par rapport aux bruits

extérieurs est donc modérée mais pas tout à fait

nulle. Cela est lié à la présence des circuits et de la

batterie de 320 mAh derrière les transducteurs, ainsi

qu’à l’absence d’ouvertures périphériques sur leurs

plaques support.

Ce fonctionnement en charge ouverte apporte à

l’écoute une image sonore très ample, une très belle

sensation d’espace, et une superbe dynamique.

Nous l’avons comparé à plusieurs concurrents.

En matière de design, le Grado GW100 n’est

pas le plus impressionnant, mais il surclasse

tout le monde par son naturel, sa force et sa

générosité sonore. Avec ce casque en liaison

Bluetooth les voix et instruments acoustiques sont

superbement timbrés, avec des tessitures à la fois

riches et très vivantes. Le grave est rond mais n’a

pas de mollesse. Il est ample tout en sachant être

percutant. L’aigu est tout en douceur et élégance

cristalline. La liaison Bluetooth a une portée un

peu limitée et présente une légère latence, mais

ne dénature pas la restitution sonore tandis que

les circuits du Grado GW100 sont relativement

silencieux. La liaison filaire, qui fonctionne aussi

lorsque la batterie est déchargée, apporte plus de

définition, d’impact et de puissance, et conserve la

superbe personnalité musicale de ce casque.


Spécifications

•Type : casque à oreillettes supra-auriculaires ouvertes,

sans fil

•Transmission : filaire (mode passif) ou Bluetooth

(4.2, AptX)

•Batterie : 320 mAh, 15 heures d’autonomie (donnée

constructeur)

•Impédance : 32 Ω

•Sensibilité : 99,8 dB

•Réponse en fréquence : 20 Hz à 20 kHz

•Transducteurs : électrodynamiques de 42 mm,

appairés à 0,5 dB

•Câble : amovible de 1,2 m

•Accessoire fourni : câble USB de recharge

•Poids : 170 g (d’après notre balance)

Notre avis

295 €


34

ON mag - Audiophile nomade 2019

HIFIMAN

1200 €

Ananda BT

Le Hifiman Ananda est déjà passé entre

nos oreilles et nous lui avons même

décerné un ON-topaudio Award. Il s’agit

d’un casque orthoplanar qui fait partie

des réalisations haut de gamme de

Hifiman. La marque chinoise a décidé de

le décliner dans une version numérique

et Bluetooth. Cela donne un produit

étonnant et totalement hors norme.

par Pierre Stemmelin

Le Hifiman Ananda BT reprend le dessin ainsi

qu’une structure et des transducteurs très proches

de ceux de l’Ananda que nous avons déjà testé.

Extérieurement, il n’y a quasiment aucune

différence. Les modifications visibles concernent

l’ajout de deux petits boutons très discrets, d’une

diode témoin moins discrète et d’un port USB-C.

On note aussi qu’une prise de raccordement minijack

a disparu. L’autre a été conservée, mais elle

ne sert plus à brancher le casque en analogique

et en filaire. Elle est maintenant prévue pour

connecter le microphone fourni. Celui-ci est à

bonnette, monté sur un raccord flexible pour venir


ON mag - Audiophile nomade 2019

35

se placer au plus près de la bouche.

En dehors de ces éléments, le Hifiman Ananda BT

ne possède aucune commande. Pour lancer ou

mettre en pause la musique, prendre un appel,

ou ajuster le volume, il faut se rabattre sur les

fonctions ad hoc de la source.

Une conception sans fil et numérique avec

des recettes typiquement audiophiles

Nous avons reçu ce casque avant son lancement

commercial, sans aucune information technique.

Aussi avons-nous démonté ses oreillettes pour

savoir ce qu’elles ont dans le ventre. Elles sont de

type ouvert, ce qui permet d’entendre tout ce qui

se passe à l’extérieur lorsque l’on porte le casque.

Les transducteurs de profil ovoïde semblent

totalement identiques à ceux du modèle Ananda

classique, mais sont inversés. Ce sont de très

grands modèles orthoplanars haut de gamme

de 7,2 cm de large pour 10,3 cm de haut (surface

émissive d’environ 5 x 7,5 cm). L’oreillette gauche

accueille tous les circuits ainsi qu’une batterie

de 270 mAh répartis en cercle autour de la

membrane pour ne pas gêner la propagation du

son. On y trouve une puce de réception Bluetooth

Qualcomm Premium CSR8397 compatible avec

les codecs audio AptX HD, AptX Low Latency,

AAC et SBC. Vient ensuite un convertisseur avec

interface USB, un Bravo SA9227 de chez Savitech,

dont la résolution monte jusqu’en 32 bits/392 kHz

et DSD128. L’entrée microphone, elle, a droit à un

petit convertisseur analogique/numérique AKM

AK5702. Enfin, l’amplification analogique, pour

alimenter les transducteurs du casque, est assurée

par deux amplis Op Analog Devices AD8397. On

est donc en présence de solutions véritablement

audiophiles et haut de gamme.

De son côté, l’oreillette droite n’intègre pas une

ni deux, mais quatre batteries de 270 mAh. Cela

permet d’équilibrer le poids et de monter le

total à cinq batteries afin de délivrer les courants

importants que réclament les transducteurs

orhtoplanars. Nous avons lu que l’autonomie

annoncée de toutes ces batteries serait de 13 h

30.

la version filaire. Son poids atteint 460 g et il

reste très confortable à porter. Il est également

possible de l’utiliser en liaison filaire numérique,

c’est-à-dire en le raccordant à un ordinateur ou un

smartphone (nous avons fait l’essai sous Android)

depuis son port USB-C. Dans les deux cas, ce sont

les amplis intégrés au casque via le convertisseur

(en mode actif uniquement, donc) qui alimentent

ses transducteurs. Ces amplis sont d’excellent

niveau. Nous avons, entre autres, écouté la

chanson «Dream iT Possible» de Delacey (fichier

FLAC 16 bits/96 kHz) en liaison Bluetooth et

USB-C. Le rendu était d’une superbe fluidité,

très détaillé, rapide et précis avec des timbres

d’une rare élégance, une définition sans pareille,

une sensation d’espace et d’aération exquise.

On retrouve les qualités du Hifiman Ananda

standard. Le grave a un peu moins d’ampleur et

la puissance acoustique disponible est un peu

moindre qu’avec le modèle filaire alimenté par

notre ampli casque de référence, mais le Hifiman

Ananda BT place la barre très haut. Son approche

et son ergonomie sont totalement atypiques. On

peut se demander à quelle cible d’utilisateurs

il s’adresse. Mais si l’on considère ses stricts

résultats d’écoute, c’est sans nul doute le meilleur

casque Bluetooth et numérique que nous ayons

essayé.


Spécifications

•Type : casque orthoplanar ouvert, circum-auriculaire, à

liaison sans fil et numérique (USB-C)

•Bluetooth : 5.0 compatible avec les codecs audio AptX

HD, AptX Low Latency, AAC et SBC

•Transducteurs : orthoplanars d’environ 7,2 x 10,3 cm

(surface émissive d’environ 5 x 7,5 cm)

•Accessoires fournis : mallette de rangement, câble

USB-C, microphone

•Poids : 460 g

•Prix : Il devrait se situer aux alentours de 1200€, mais

n’est pas définitif

Notre avis

Sur le plan de la musicalité, c’est tout

simplement le meilleur casque Bluetooth

que nous ayons écouté

Le Hifiman Ananda BT fonctionne sans fil en

liaison Bluetooth. L’ajout de circuits et batteries

ne lui a fait prendre que 61 g par rapport à

Construction

Performances

Ergonomie

Musicalité


36 ON mag - Audiophile nomade 2019

LOGITECH

Zone Wireless

Logitech est connu pour la qualité de ses

claviers et de ses souris aussi bien dans

le monde du PC sous Windows qu’auprès

des utilisateurs de Mac, ce qui représente

un challenge plus difficile. Nous sommes

nous-mêmes des inconditionnels de

sa souris sans fil MX Anywhere. Avec

son casque Zone Wireless, la marque

complète son écosystème de périphériques

informatiques et l’ouvre vers l’audio.

par Pierre Stemmelin

Le Logitech Zone Wireless est un casque-micro

Bluetooth conçu pour les travailleurs et d’une

approche déjà un peu haut de gamme. Il est

relativement léger pour pouvoir être porté durant

plusieurs heures sans fatiguer les cervicales et doté

d’oreillettes supra-auriculaires. Un microphone est

attaché à l’une de ses oreillettes ou bout d’une

perche courbée de façon à venir facilement se

placer à proximité de la bouche. Cette perche

bascule dans les deux sens, ce qui donne la

possibilité d’inverser la position (microphone à

droite ou à gauche). Lorsqu’elle est rabattue, au

repos, alignée avec l’arceau, le microphone est

automatiquement coupé. Lorsqu’elle est déployée,

elle comporte en complément un bouton qui

permet également de désactiver et réactiver le

microphone à sa guise.

Le Logitech Zone Wireless a donc vocation à

être ultra fonctionnel. Sa construction n’est pas

très luxueuse, mais d’un confort soigneusement

étudié. Son arceau en plastique souple est un peu

trop étroit pour faire oublier sa pression quand

on a un crâne dégarni, mais son coussinet est en

silicone très doux. Il est d’une excellente souplesse

et terminé par des glissières rabattables en métal.

Les coussinets des oreillettes sont quant à eux en

mousse à la mémoire de forme un peu courte, mais

d’un moelleux appréciable et habillés d’un similicuir

agréable qui n’échauffe pas la peau.

Deux boutons de volume et un autre multifonction,

faciles à repérer à l’aveugle, sont présents sur la face

externe de l’oreillette qui porte le microphone. Un

autre, en dessous, commande le système antibruit

(ANC). Ce dernier est d’une efficacité limitée, ce qui

est normal sur un casque supra-auriculaire. Il produit

un peu de souffle et amplifie même parfois certains

ronronnements de moteurs. Néanmoins, il est loin

d’être inefficace et représente un petit plus si l’on

travaille dans un lieu où le bruit de fond est élevé,

en open-space par exemple.

220 €

Mais pour nous, bien plus que l’ANC, la double

connectivité sans fil de ce casque constitue son

atout le plus intéressant. Le Zone Wireless est en

effet livré avec un petit dongle USB Unifying propre

aux périphériques Logitech. Lorsque ce dongle

est branché à un PC ou Mac, la connexion sans fil

est automatique. Il est possible d’être connecté

simultanément en Bluetooth à un smartphone, par

exemple. Lors d’un appel téléphonique, si l’on est

en train d’écouter de la musique depuis l’ordinateur,

la lecture se met toute seule en pause et le casque

bascule du lui-même sur le son du smartphone.

Enfin, en ce qui concerne les performances

musicales, ce casque Logitech Zone Wireless

n’est pas audiophile. Il écourte les extrémités du

spectre pour se concentrer sur le registre médium.

Ses transducteurs de 30 mm ne sont pas exempts

de colorations. Leur restitution n’en demeure pas

moins plaisante et agréable. Les timbres sont jolis

et la scène sonore n’est pas étriquée. La restitution

est douce, relativement propre, sans stridence ou

bourdonnement. Elle est suffisamment vivante pour

ne pas devenir ennuyeuse.


Spécifications

•Type : casque-micro sans fil avec système antibruit actif

•Liaison Bluetooth ou Unifying

•Transducteurs : électrodynamiques de 30 mm

•Réponse en fréquence : 30 Hz à 13 kHz

•Appli de pilotage : Logi Tune intégrant un égaliseur

5 bandes

•Recharge sans fil QI possible

•Autonomie : 14 h avec ANC, 16 h sans ANC

•Accessoires fournis : pochette de rangement, dongle

USB Unifying, câble USB/micro-USB de recharge

•Poids : 180 g

Notre avis


ÉCOUTEURS

INTRA-AURICULAIRES

SE846

SHURE, à la pointe de la technologie et de l’innovation en matière

d’écouteurs intra-auriculaires, nous présente ici le plus abouti de

ses projets : les écouteurs intra-auriculaires SE846. Plébiscités

par les artistes sur scène pour du monitoring ultra qualitatif comme

par les audiophiles les plus exigeants, personnalisables grâce à des

filtres acoustiques interchangeables, les écouteurs SE846 n’ont pas

fini de faire parler d’eux.

DANS LA MÊME SÉRIE

SE215

SE425

SE535

ÉCOUTEURS SHURE PROFESSIONAL SOUND ISOLATING SE846

Finition translucide, câble amovible 3,5 mm


38

ON mag - Audiophile nomade 2019

MASTER

& DYNAMIC

MW50+

Reprenant les codes néo-vintage et les habillages luxueux des autres casques de la

marque de Manhattan, le MW50+ est un modèle sans fil bivalent. Grâce à ses deux

paires de coussinets d’oreillettes interchangeables, il peut se transformer en casque

circum-auriculaire ou en casque supra-auriculaire, selon les besoins et envies de son

utilisateur. C’est original et il fallait y penser. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

par Pierre Stemmellin

400 €

La présentation est très chic et la construction est

réellement haut de gamme. Le Master & Dynamic

MW50+ possède des glissières, des articulations,

des coques d’oreillettes entièrement métalliques, en

aluminium et acier inoxydable, avec des habillages

en vraie peau de vache et cuir d’agneau. Ce casque

n’est donc pas vegan, mais de conception plutôt

durable et fort solide. En outre, il est aussi élégant

qu’agréable à porter grâce à son arceau resserré

et discret qui ne vous donne pas une tête de

Teletubbie.

Les coussinets d’oreillettes sont en mousse à

mémoire de forme. Elles assurent un très bon

confort. On intervertit les versions supra-auriculaires

et circum-auriculaires en un clin d’œil. Ces

coussinets sont maintenus par de petits aimants

et montés sur des anneaux rigides en matériaux

de synthèse qui assurent un bon couplage avec

la structure des oreillettes. Ils sont faciles à retirer,

mais tiennent également bien en place. Il y a peu

de risque qu’ils se détachent accidentellement. Ça

n’est absolument pas du bricolage ; c’est sûr et bien

fait.

L’unique défaut éventuel, pour ceux qui ont de très

grandes esgourdes, réside dans les dimensions des

coussinets circum-auriculaires un peu serrés. Mais,

pour la très grande majorité des utilisateurs, cela ne

posera pas de souci.

Le Master & Dynamic MW50+ peut fonctionner sans

fil ou en liaison filaire lorsque sa batterie est à plat.

Il se recharge par le biais de son port USB-C et du

câble ad hoc fourni. Son autonomie revendiquée est

de 16 heures. Sa liaison Bluetooth est compatible

avec le codec AptX. Il est dommage qu’elle ne

pousse pas jusqu’au codec AptX HD, plus qualitatif,

comme le fait le Bowers & Wilkins PX.

Enfin, en ce qui concerne ses commandes, le

MW50+ ne possède pas de panneau tactile bien

que ce soit très à la mode en ce moment. Ses

boutons sont minuscules, cependant ils sont

suffisamment proéminents pour être facilement

repérés du bout des doigts.


ON mag - Audiophile nomade 2019

39

Spécifications

•Type : casque à oreillettes closes, sans fil, à

coussinets supra-auriculaires ou circum-auriculaires

interchangeables

•Transmission : filaire (mode passif) ou Bluetooth

(4.1, AptX)

•Batterie : 16 heures d’autonomie (donnée constructeur)

•Impédance : 32 Ω

•Réponse en fréquence : 5 Hz à 30 kHz

•Transducteurs : électrodynamiques de 40 mm, à

membranes métallisées au béryllium

•Câble : amovible de 1,25 m

•Accessoires fournis : câble USB de recharge, pochette

de rangement, coussinets interchangeables et leur boîte

de rangement

•Poids : 226 g avec les coussinets supra-auriculaires, 261 g

avec les coussinets circum-auriculaires (sur notre balance

de cuisine)

Une restitution changeante, mais qui a du

caractère et de la distinction

Sur le terrain et cela se vérifie aussi aux mesures,

la restitution sonore du Master & Dynamic MW50+

n’est pas la même si l’on utilise les coussinets

circum-auriculaires (plus isolants et enveloppants)

ou supra-auriculaires (plus légers et discrets).

Cependant, dans les deux cas, on retrouve des

qualités communes. Les transducteurs de 40 mm

intégrés sont des modèles de grande qualité à

membranes métallisées au béryllium. Ils délivrent

un message très propre, franc et détaillé avec des

basses denses et solides, ainsi qu’un registre aigu

Notre avis

Construction

Performances

Confort

Musicalité

relativement doux, d’un joli filé. Ils ont aussi une

bonne tenue en puissance, de l’impact et de la

dynamique.

L’équilibre tonal n’est pas modifié lorsque l’on

passe de la liaison filaire (mode passif) à la liaison

Bluetooth. C’est une très bonne chose qui confirme

la qualité des transducteurs comme des circuits

électroniques intégrés. En revanche, la différence

entre les coussinets supra-auriculaires et circumauriculaires

est très nette du fait de la modification

de la charge acoustique entre les transducteurs et

les oreilles de l’utilisateur. Les premiers écourtent

un peu le bas du spectre et favorisent le registre

médium, donnant beaucoup plus de présence aux

voix. Inversement, les coussinets circum-auriculaires

génèrent un équilibre plus physiologique, avec des

basses plus profondes et un médium en retrait. Ce

n’est pas parfait, l’idéal aurait été entre les deux.

Néanmoins, la restitution sonore du Master &

Dynamic reste agréable et persuasive dans les deux

configurations. Elle a un caractère et une distinction

digne d’un casque haut de gamme. Le MW50+ n’est

peut-être pas le casque le plus réussi de Master &

Dynamic, mais on l’aime bien quand même.


40

ON mag - Audiophile nomade 2019

MEZE

3000 €

Empyrean

Auréolé de son succès récent dans le secteur du casque nomade, le jeune constructeur roumain

Meze est déjà prêt à brûler les étapes ; avec l’Empyrean, il nous livre un modèle résolument haut

de gamme. Nouvelle technologie de transducteur planaire (orthoplanar) et design marquant, ce

casque aux très hautes prétentions intrigue. Assez convaincant pour secouer le petit monde du

casque Hifi High End ?

par Guillaume Fourcadier


ON mag - Audiophile nomade 2019

41

Premier et seul (pour l’instant) casque de salon

de Meze, l’Empyrean constitue à la fois le

haut de gamme et le point d’entrée en Hifi de

la marque, plaçant le ticket à 2990 €, un tarif

presque inaccessible au commun des mortels.

La technologie de ses transducteurs est dérivée

d’un modèle planaire/orthodynamique, baptisé

isodynamique hybride. Elle s’appuie sur un principe

proche d’une configuration deux voies, mais sans

s’appuyer sur un système de filtre. En lieu et place

des sections alignées d’aimants et de rubans de

l’orhoplanar classique, Meze a développé une

structure nouvelle, séparée en deux zones sur

la large membrane de section ovoïde de son

transducteur. La première zone, petite et centrée

légèrement en bas, dessine un duo bobine/aimant

en spirale pour la reproduction des médiums et

aigus. La seconde, dédiée aux basses, occupe les

deux tiers restants de la membrane en laissant

serpenter son ruban conducteur de gauche à droite

entre les aimants. Scinder ainsi le transducteur dans

une sorte de deux-voies mécanique permettrait

une bien meilleure reproduction de l’ensemble des

fréquences audio.

Une enveloppe de métal sculptée, artistique

et bien pensée pour un transducteur

orthoplanar innovant totalement sur-mesure

L’ergonomie et la structure technique de ce casque

Meze Empyrean sont particulièrement réussies,

car presque symbiotiques. On reproche à bon

nombre de casques Hifi haut de gamme d’oublier

l’aspect pratique et le confort en devenant trop

spartiates. Ce n’est pas le cas ici. L’esthétique du

Meze Empyrean peut diviser, mais elle s’affiche

comme une œuvre originale et artistique à part

entière, reconnaissable immédiatement. On peut

dire que l’on est en présence «d’une vraie gueule de

l’audio».

La construction associée à cette esthétique hors

norme est tout aussi soigneusement étudiée,

s’appuyant sur de nombreuses pièces usinées en

aluminium et plusieurs petits détails ergonomiques

bien pensés. Il est très dur de prendre en défaut

le Meze Empyrean, qui ne se contente pas de

singer une approche déjà existante. En l’état, il

ressemble plus au projet d’une grande marque

comme Sennheiser ou Beyerdynamic qu’à celui d’un

débutant en la matière.

Les limites techniques de Meze restent toutefois

visibles sur quelques petits détails à la patte

artisanale, d’infimes éléments de finition dont on

perçoit de discrètes traces d’usinage et bavures en

s’y penchant suffisamment. Mais le seul vrai défaut

notable de ce casque Meze Empyrean demeure le

système de réglage de l’arceau, très - voire trop -

serré pour être facile d’utilisation.

Le confort est en revanche exemplaire,

principalement grâce au design étudié en amont.

Le bandeau appui-tête bombé permet de très

bien répartir les 430 g du casque. Les coques

des oreillettes s’orientent idéalement grâce un

petit système de ressorts, et les coussinets très

rembourrés ne serrent jamais excessivement. Sans

être le meilleur du genre, le Meze Empyrean évite

parfaitement les écueils de nombreux casques

planaires (ou orthoplanar) et se laisse ainsi porter

pendant plusieurs heures sans fatigue excessive.

Un son ultra précis et naturel, tout en

polyvalence

Mais si tout est réussi jusque-là, ce sont bien ses

performances sonores qui vont permettre d’ancrer

ce casque dans l’excellence. Dès les premières

notes de musique, le Meze Empyrean s’affirme

comme un casque cumulant les superlatifs. Pas

totalement neutre, mais donnant une sensation

de naturel qui ne le quittera plus, il ne prend pas

parti pour une gamme de fréquences ou une

autre tout en jouissant d’une incroyable capacité

d’adaptation. Tantôt très rond et caressant, il peut

aussi se montrer percutant ou très clair sans devenir

Spécifications

•Type : casque Hifi, circum-auriculaire ouvert

•Transducteurs : orthoplanar hybride (ou isodynamique)

•Réponse en fréquence : 4 Hz à 110 kHz

•Impédance : 31,6 Ohms

•Sensibilité : 100 dB/mW

•Coussinets : une paire habillée de velours, une paire

habillée de similicuir

•Poids : 430 g

•Câble : détachable en Y à connectique XLR (disponible

avec prise 3,5 mm, 6,35 mm asymétriques ou en 2,5 mm,

4,4 mm et XLR 4 broches symétriques)

•Accessoire fourni : mallette de rangement en aluminium

Notre avis

Construction

Performances

Ergonomie

Musicalité

uuu


42 ON mag - Audiophile nomade 2019

pataud ou sibilant. Un très léger pic dans les aigus

doublé d’une extension très nette dans le haut

du spectre lui apporte une excellente aération et

une scène sonore profonde. Même constat sur les

basses, très détaillées et enveloppantes, étendues

jusqu’aux limites des possibilités de la perception

de l’oreille humaine sans jamais dévier d’un creux

ou d’un pic. La performance est à l’image de celle

des très bons casques d’Audeze, même si ces

derniers restent encore supérieurs à ce niveau. S’il

fallait tout de même retenir un registre, ce serait

immanquablement celui des médiums. La richesse

des timbres, la tessiture, les détails des voix et de

certains cuivres, le petit grain chaud et analogique

que ce casque offre... Tous ces éléments sont d’une

qualité bluffante de réalisme.

L’espace sonore n’est pas aussi large qu’à l’écoute

de références comme le Sennheiser HD800 ou le

K1000 d’AKG, mais il est plus profond. De même, si

en termes de transparence, le Meze Empyrean ne va

pas jusqu’à surpasser d’autres casques très haut de

gamme comme le Focal Utopia, sa façon d’agencer

les détails apporte un niveau de séparation encore

supérieur. En outre, sa force tient dans sa capacité

d’adaptation, dans son extrême polyvalence. Il

ne privilégie aucun style au détriment d’un autre.

Il existe des casques plus adaptés au classique,

au rock ou encore aux musiques urbaines, mais le

Meze Empyrean est ce qui se fait de mieux pour

embrasser tous les genres.

Bonne surprise aussi côté amplification : ce casque

n’a pas besoin d’une électronique très puissante

pour être alimenté correctement, sa sensibilité étant

particulièrement bonne. Sa marge de progression

est cependant très importante quand on passe d’un

ampli/carte son moyen à du haut de gamme.

Pour un premier jet, il était difficile d’espérer

meilleure surprise. Le Meze Empyrean est un

modèle dont on ne trouve les défauts qu’en de

petits détails. Agréable à l’écoute, très polyvalent

et confortable, il fait partie de ces quelques

très grands casques audio appelés à devenir de

véritables références pour de nombreuses années.

Rien que ça.


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44

ON mag - Audiophile nomade 2019

QUAD

Era-1

Quad, marque historique de la Hifi haut de gamme, connue pour ses mythiques

panneaux électrostatiques, a annoncé l’année dernière son premier casque audio. Ce

casque utilisant des transducteurs orthoplanar est maintenant disponible en France.

Est-ce un produit opportuniste qui exploite la réputation de la marque, ou un vrai

modèle audiophile, performant et conçu dans les règles de l’art ? Nous avons testé

pour savoir. par Pierre Stemmelin

700 €

Quad, cela ne vous dit peut-être rien, mais il

s’agit d’une marque mythique et iconique pour

beaucoup d’audiophiles. Ses enceintes ESL, les

premières de type panneaux électrostatiques largebandes,

dont les origines remontent aux années

1950, sont souvent citées parmi les meilleures de

l’histoire de la Hifi. La marque est aujourd’hui la

propriété du groupe chinois IAG. Elle poursuit la

production de panneaux électrostatiques ainsi que

d’électroniques à tubes et transistors dans une

approche fidèle à l’héritage de la marque. Mais

elle s’autorise aussi quelques digressions et un

des derniers ajouts à son catalogue est le casque

Quad Era-1 que nous testons ici. Contrairement

à ce que l’on pourrait attendre, celui-ci n’utilise

pas la technologie électrostatique, relativement

contraignante à mettre en œuvre sur un casque. Il

opte pour des transducteurs orthoplanar (ou planar

magnétiques) très en vogue actuellement sur le

marché des casques Hifi haut de gamme, dont le

fonctionnement et les résultats à l’écoute peuvent

se rapprocher, sous certains aspects, de ceux de

l’électrostatique.

Une présentation et une qualité de

fabrication perçue à la hauteur de la

réputation de la marque

Lorsqu’une marque historique comme Quad

lance un casque audio, elle se doit d’être à la

hauteur des attentes d’audiophiles connaisseurs,

particulièrement exigeants, si elle ne veut pas y

perdre la réputation qu’elle porte en héritage.

L’Era-1 n’est a priori pas très innovant, mais rassure

tout de suite par son tarif pas trop gourmand. 700

euros cela ne paraît pas abusif pour un casque

orthoplanar, sachant que pour ce type de modèles,

les prix débutent généralement à 500 euros et

peuvent monter à plusieurs milliers d’euros.

Le Quad Era-1 passe plutôt bien son premier

examen de passage. La présentation du produit et

la qualité de fabrication perçue inspirent confiance.

L’esthétique a, de toute évidence, fait l’objet de

beaucoup de soin. L’assemblage est précis et la

structure externe des oreillettes est entièrement

réalisée en alliage métallique. On note bien

quelques petits défauts comme, par exemple,

les Yoke (les branches en Y qui soutiennent les

oreillettes) en matériau plastique d’apparence

pas très valorisante ou encore les glissières en

aluminium qui frottent et émettent quelques

craquements. Certains utilisateurs ont aussi noté

que la gaine textile du câble de raccordement

détachable s’effiloche un peu facilement. On

ajoute que l’arceau est légèrement trop grand pour

convenir aux plus petites têtes. Néanmoins, le Quad

Era-1 semble dans l’ensemble d’une réalisation

sérieuse et solide. Il offre un bon confort bien qu’il

ne soit pas un poids plume. Il a l’avantage d’être

fourni avec deux paires de coussinets d’oreillettes


ON mag - Audiophile nomade 2019

45

interchangeables. Les premiers coussinets, plus

minces (2 cm d’épaisseur), sont en mousse à

mémoire de forme et habillés de velours sur leur

partie en contact avec la peau. Pour les seconds,

cette partie est revêtue de cuir d’agneau. Ces

coussinets sont microperforés sur leur pourtour,

tant à l’intérieur qu’à l’extérieur pour faciliter la

respiration et ils adoptent une forme asymétrique

(3 cm d’épaisseur à l’arrière contre environ 2 cm à

l’avant) de manière à améliorer la perception de

l’image stéréophonique.

Un casque orthoplanar qui sait marier le

raffinement de sa caste avec une force et

une ampleur peu communes

Les transducteurs orthoplanar qui équipent le Quad

Era-1 sont de conception assez classique. Leur

membrane, «plus fine qu’un cheveu» précise la

marque, mesure environ 4,5 cm de large sur 6,5 cm

de long. Enchâssée entre deux séries de barreaux

d’aimants au néodyme, elle est parcourue par une

grecque conductrice sous la forme d’un ruban qui

décrit des allers-retours horizontaux. Le fait que la

membrane soit plane, très légère, et se meuve entre

deux «grilles» rapproche la technologie orthoplanar

de l’électrostatique. Cependant, la comparaison

s’arrête là. L’orthoplanar reste une technologie

électromagnétique et non électrostatique. Elle ne

nécessite pas que ses «grilles» soient maintenues

sous tension permanente par un transfo externe.

Le Quad Era-1 est donc relativement facile à

alimenter. Son impédance n’est que de 20 Ω et son

rendement est suffisant pour que nous ayons pu le

piloter avec un petit iPhone SE sans trop ressentir

de frustration. Naturellement, une source plus

puissante et audiophile est recommandée. Nous

avons obtenu de bons résultats avec le nouvel

ampli de poche AudioQuest DragonFly Cobalt.

Après quelques essais comparatifs, nous avons

aussi opté principalement pour les coussinets

plus épais habillés de cuir. Ils procurent une

image stéréophonique beaucoup plus ouverte.

Néanmoins, la présence des petits coussinets n’est

pas inutile, car ils favorisent une restitution plus

neutre, plus décontractée et sont plus confortables

à porter sur la durée.

Quoi qu’il en soit, le Quad Era-1 nous a

immédiatement beaucoup plu dans les deux

configurations. Comme tout bon casque

orthoplanar, il a cette propension particulière à

ouvrir l’image sonore, désentrelacer ses strates,

leur donner du relief, de la profondeur et de la

liberté. Sur le morceau «Shade Live @ Melkweg

Amsterdam» de IAMDDB, les bruits du public, ses

cris, ses applaudissements, ses chants donnent

l’impression de venir de l’extérieur du casque.

Ils tranchent avec la voix un peu bouchée de la

rappeuse, inhérente à l’enregistrement, redonnant à

ce moment de communion avec le public l’énergie

électrique un peu perdue lors du mixage.

Toujours au chapitre des atouts propres à

l’orthoplanar, le Quad Era-1 affiche une belle

richesse, alliée à une grande légèreté et fluidité

des timbres dans le registre médium. Les

tessitures des voix et instruments acoustiques sont

particulièrement bien mises en lumière. À cela,

le Quad Era-1 ajoute une réponse en fréquence

subjectivement et objectivement très étendue et

d’une grande régularité. On lui remarque juste une

petite pointe de dureté dans le haut médium avec

certaines sources. En dehors de cela, il concilie à

la fois douceur, clarté et ampleur dans le bas du

spectre.

Le Quad Era-1 est étonnant dans le grave

pour un casque orthoplanar. Il a un poids, une

consistance, une profondeur que l’on rencontre plus

généralement avec des casques électrodynamiques

tout en gardant cette souplesse propre à sa caste.

On s’en rend très bien compte sur le morceau

électro/groovy façon eigthies «No New Friends»

réunissant Sia, Diplo, Labrinth et LSD remixé par

Dombresky. La ligne de basse est extrêmement

bien modulée, puissante, sans lourdeur, mais, au

contraire, avec un excellent rebond.


Spécifications

•Type : casque Hifi, circum-auriculaire ouvert

•Transducteurs : orthoplanar d’environ 4,5 x 6,5 cm

•Réponse en fréquence : 10 Hz à 40 kHz

•Impédance : 20 ohms

•Sensibilité : 94 dB/mW

•Puissance admissible : 100 mW

•Coussinets : une paire habillée de velours, une paire

habillée de cuir d’agneau

•Poids : 420 g avec les coussinets velours et 428 g avec

les coussinets cuir

•Accessoires fournis : câble détachable en Y avec

connecteur mini-jack, mallette de rangement, adaptateur

jack 6,35 mm

Notre avis

Construction

Performances

Design - comfort

Musicalité


9 ÉCOUTEURS

DONT 4

TRUE WIRELESS


48 ON mag - Audiophile nomade 2019

1MORE

E1010 Quad Driver

C’est le troisième modèle de l’agressive et

inventive marque chinoise 1More qui passe

entre nos oreilles. Après le casque H1707

et les écouteurs intra-auriculaires E1001 à

triples transducteurs, qui nous avaient plutôt

séduits, c’est au tour des E1010, des écouteurs

à quadruples transducteurs cette fois-ci, de

passer leur audition. par Manuel Courbo

Les écouteurs filaires haut de gamme 1More

E1010 nous arrivent bardés de diplômes. Ils ont

été récompensés par un prix de l’innovation du

CES 2018. Ils sont certifiés Hi-Res Audio par la

Japan Audio Society (JAP). Ils sont également les

premiers écouteurs intra-auriculaires homologués

THX, un label de qualité prestigieux créé dans les

années 1980 par Lucas Film, à l’origine réservé

aux équipements de salles de cinéma et de Home

Cinéma. On peut donc déjà dire que ces écouteurs

1More en mettent plein les yeux avant même

l’ouverture de leur boîte qui est d’ailleurs, une fois

de plus, fort valorisante et jolie. On verra par la

suite si l’effet «wahou» fonctionne également sur les

oreilles.

Toujours en ce qui concerne l’apparence esthétique,

les écouteurs 1More Quad Driver sont beaux et

bien finis dans leur livrée grise métallique rehaussée

d’un cerclage rouge. Le dessin des oreillettes

évoque le monde de l’aéronautique, avec une forme

de capot de moteur d’hélice d’avion.

Le tube de chaque écouteur destiné à s’insérer dans

le conduit auditif de l’utilisateur est coudé à 45°

pour une meilleure tenue, dixit le fabricant. En tout

cas, à l’usage, le confort est très bon. Ces écouteurs

1More Quad Driver sont légers, tiennent bien en

place et assurent une isolation phonique passive

déjà très honorable. Les câbles sont fins et gainés

d’une matière plastique mate à la surface irrégulière

et légèrement transparente, laissant voir les fils

conducteurs entrelacés qui courent à l’intérieur. Un

détail esthétique à l’allure très audiophile.

Tous ces éléments esthétiques ne sont absolument

pas là pour cacher la misère. Car sur le plan

technique, les écouteurs 1More E1010 sont d’une

conception très savante et recherchée. Chaque

oreillette dispose d’une chambre acoustique taillée

dans de l’aluminium, qui accueille pas moins de

quatre transducteurs : un transducteur de grave

électrodynamique à membrane en carbone

dur comme du diamant et trois transducteurs à

armatures balancées pour les registres médiums et

aigus. Il s’agit donc d’une configuration que l’on ne

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires filaires avec commandes

et microphone

Transducteurs : 1 dynamique et 3 à armature balancée

par oreillette

•Impédance : 32 ohms

•Sensibilité : 99 dB

•Réponse en fréquence : 20 Hz à 40 kHz

•Poids : 18,5 g

•Câbles : un câble standard de 1,25 m

•Accessoires fournis : étui de transport en cuir rigide,

6 paires d’embouts en silicone, 3 paires d’embouts en

mousse à mémoire de forme, adaptateur jack 6,35 mm,

adaptateur avion

Notre avis

180 €

rencontre généralement que sur des écouteurs très

haut de gamme, bien plus chers, de type IEM (In Ear

Monitor), pour audiophiles ultra patentés.

Quatre transducteurs par écouteur qui ne sont pas

là pour faire de la figuration

Vous allez me dire : «un bon transducteur vaut mieux

que quatre mauvais». Ce qui est vrai. Mais dans le

cas de ces écouteurs 1More E1010, pas de mauvaise

surprise. Les quatre transducteurs par oreillette

procurent une restitution sonore étonnante, surtout

en matière d’image stéréophonique. Sur plusieurs

des morceaux de musique que nous avons écoutés,

nous avons ressenti une scène sonore très profonde

et en relief, composée de plusieurs plans distincts,

superposés et entrelacés. Ces écouteurs offrent un

son d’une belle clarté avec une quantité surprenante

de détails. Ils sont précis dans le haut du spectre

tout en étant très agréables à la fois.

Pour ne pas rester dans le monde de «Oui Oui», les

1More E1010 ne sont tout de même pas parfaits.

Bien que correctement maîtrisées, les basses sont

un peu généreuses par moments. Nous émettrons

aussi un léger bémol concernant la restitution du

bas-médium, qui présente quelques zones de

confusion. Cependant, nous avons essayé les 1More

E1010 sur différents type musicaux : pop, électro

(Siriusmo, Agoria), classique (Requiem de Mozart),

variété («Toulouse» de Claude Nougaro), jazz

(«Summertime» de Miles Davis). Tous les genres

passent avec succès.


ON mag - Audiophile nomade 2019 49

APPLE

Airpods 2 (2019)

Deux ans et demi après une première version

révolutionnant le marché des écouteurs Bluetooth, Apple

a enfin délivré ses Airpods 2. Beaucoup de rumeurs ont

circulé sur leurs fonctions et possibilités, c’est finalement

vers la continuité qu’Apple a choisi de naviguer : un

produit toujours un peu à part, True Wireless, avec

des écouteurs de type bouton (sans embouts intraauriculaires).

par Guillaume Fourcadier

180 €

Physiquement, plus qu’une continuité c’est

pratiquement un clone des Airpods 1 que

nous avons là. Extérieurement tout est identique,

dimensions, poids, idem pour l’appairage (voir test

des Airpods 1). Dans les entrailles, on note tout de

même quelques petites avancées, à commencer par

la nouvelle puce Bluetooth 5.0 H1, remplaçant

la W1 Bluetooth 4.2 des premiers Airpods. La H1

est annoncée comme plus véloce, plus stable,

permettant une connexion plus rapide ainsi qu’une

meilleure autonomie en appel. La fonction la plus

mise en avant reste pourtant la possibilité d’activer

l’assistant vocal Siri via la simple injonction « Dis

Siri ». En outre, les Airpods 2 ne viennent pas avec

une mais deux versions de la boîte de recharge.

La première est identique à celle des Airpods 1,

se rechargeant via le port Lightning. La seconde,

appelée Qi, est compatible avec la recharge sans fil

par induction. Les écouteurs, eux, sont exactement

identiques dans les deux versions.

En matière de connectivité, les Airpods 2 et leur

nouvelle puce H1 ne révolutionnent rien mais sont

tout de même un peu plus rapides. On sent que le

produit se reconnecte plus vite par exemple, que

ce soit avec un smartphone iOS ou Android. Le

passage de la musique à un appel est également

plus fluide. Lors de notre test des premiers Airpods,

nous avions remarqué des coupures parfois entre les

deux. En revanche, si l’expérience est meilleure de

ce côté, cela ne change presque rien à la stabilité

ou à la portée du signal. Les Airpods 2 sont de bons

élèves True Wireless, mais ils ne vont pas plus loin

que les premiers et sont sujets à quelques rares

microcoupures de signal.

L’autonomie est inchangée en écoute, restant entre

un 3h45 et un 4h30 environ suivant la source utilisée

et le volume. En revanche, l’autonomie en appel

fait un bond de géant. Annoncée 50% supérieure,

elle passe chez nous de 1h50 à près de 2h45 sur les

Airpods 2 (mesurée sur iOS).

La partie microphone est quasi identique. Les

Airpods 2 sont très corrects en milieu calme et

se comportent bien face au vent. En revanche, ils

pèchent toujours un peu en milieu bruyant. L’appel à

l’assistant Siri via le micro est parfaitement au point,

sauf en milieu très bruyant.

Côté son, beaucoup d’avis circulent, que ce soit

pour pointer un renforcement dans les basses ou

une sonorité absolument identique. Pour notre

part, nous constatons une signature très proche de

celle des premiers, mais tout de même différente.

Premièrement, le son est réglé plus fort à cran égal,

que ce soit sur Android ou iOS. Deuxièmement,

on remarque un très fin renforcement des basses,

donnant un poil plus d’ampleur. De même, le pic

dans les aigus paraît lui aussi légèrement accentué.

Rien qui ne justifiera, musicalement parlant, un

passage de la première à la seconde version des

AirPods, mais il y a un petit mieux. Ainsi les AirPods

2 restent-ils principalement axés sur les médiums, ne

descendant pas trop dans les basses et sans avoir

une extension fabuleuse dans les aigus. Le son est

passe-partout, plutôt naturel, toujours lisible et très

maîtrisé, n’essayant pas d’en faire trop. Ce n’est pas

typiquement audiophile bien sûr, mais le but n’est

pas là.


Spécifications

•Type : écouteurs true wireless

•Puce : Apple H1, Bluetooth 5.0

•Codecs : SBC, AAC

•Protection : -

•Commande : Tactile (lecture/pause), vocale (Siri)

•Autonomie annoncée : 5 heures en musique, 3 heures

en appel (4 recharges via la boite)

•Recharge rapide : 15 min de charge pour 3 heures

d’écoute

•Poids : 4 g par écouteur, 46 g écouteurs + boîte

Notre avis


50 ON mag - Audiophile nomade 2019

FOSTEX

TM2

Des écouteurs true wireless modulaires

composés d’éléments détachables et

donc aisément remplaçables ou que

l’on peut faire évoluer... Le concept est

séduisant. Qu’en est-il dans la réalité ?

Les Fostex TM2 sont-ils aussi pratiques et

performants qu’ils sont inventifs ?

par Pierre Stemmelin

Les oreillettes Fostex TM2 sont livrées montées,

prêtes à l’emploi, dans une grosse boîte de

rangement et de charge. Celle-ci n’intègre pas

de batterie. Elle ne permet donc pas de faire

des recharges additionnelles lorsque l’on est

hors de portée du courant secteur. C’est un peu

dommage. En contrepartie, les boîtiers récepteurs

des oreillettes ont chacun une autonomie de

10 heures. Il est en outre possible de les utiliser

indépendamment l’une de l’autre, pour téléphoner

par exemple, ce qui virtuellement double la durée.

Par ailleurs, une petite pochette souple en similicuir

est livrée avec l’ensemble. C’est avec elle que l’on

transportera le plus souvent les oreillettes.

Chaque oreillette Fostex TM2 est composée

d’un boîtier de réception Bluetooth 5.0 et d’un

écouteur, proprement dit, reliés entre eux par un

petit cordon. L’ensemble ressemble effectivement

un peu à un appareil auditif. Le premier enfilage est

assez acrobatique. Il faut se familiariser avec cette

gymnastique, mais cela vient assez rapidement. Le

petit cordon présente l’avantage d’être flexible et à

mémoire de forme. Il est possible de le tordre, pour

adapter précisément l’ensemble à la morphologie

de son pavillon auditif.

Ce cordon est également détachable, de même que

l’écouteur qui le termine. Dans la version fournie

d’origine, il est muni de prises aux standards MMCX

mais des modèles d’autres formats sont disponibles

en option.

Cela autorise le branchement des boîtiers

de réception des Fostex TM2 sur d’autres

écouteurs. En cherchant sur la toile, on trouve

déjà les photos de nombreux internautes les ayant

utilisés avec leurs propres écouteurs de type IEM

(In Ear Monitor) parfois moulés sur mesure. Pour

notre part, nous avons fait l’essai avec des Astell &

Kern T8ie et des Final Audio F7200. Ces derniers ne

sont pas les mieux adaptés, car très courts et avec

des branchements orientés dans l’axe des conduits

auditifs. Pourtant, même dans ce cas extrême, après

quelques essais de modelages des petits cordons,

nous sommes parvenus à obtenir des oreillettes

350 €

parfaitement fonctionnelles. De plus, nous avons pu

constater que les amplis des boîtiers de réception

des Fostex TM2 ont de bonnes performances. Ils ont

une bonne réserve de puissance. Le son est propre

et neutre. Le réglage de volume est suffisamment

sensible. La réception Bluetooth est d’une très

bonne stabilité avec un minimum de latence.

Les écouteurs fournis d’origine avec les Fostex

TM2 ne déméritent pas non plus. Avec les

oreillettes complètes, ils sont parmi ce qui se fait

de mieux en matière de true wireless. La restitution

sonore est pêchue, avec un équilibre légèrement

physiologique, des graves ventrus, des aigus qui

savent se montrer piquants, de la dynamique, une

image stéréo qui a de l’ampleur.

Pour ce qui est de l’ergonomie, la taille des boîtiers

de réception des Fostex TM2 facilite l’utilisation

des fonctions tactiles. Elle provoque aussi quelques

bruits microphoniques (résonances de pas dans les

oreilles) lorsque l’on court. Naturellement, les Fostex

TM2 ne s’oublient pas aussi facilement dans les

oreilles que des AirPods, d’autant qu’ils isolent pas

mal des bruits extérieurs, mais ils tiennent très bien

en place et leur vocation est tout autre, répondant

à des usages qui n’étaient, jusqu’à eux, pas

du tout explorés par les autres écouteurs true

wireless du marché.


Spécifications

•Type : oreillettes true wireless modulaire

•Bluetooth 5.0 compatible SBC, AAC, AptX

•Autonomie annoncée : 10 h

•Temps de recharge : 1 h 30 min

•Contrôles : 1 bouton (lecture/pause/appel), tactile (navigation

et volume) sur chaque oreillette

•Poids : 6 g par côté, 110 g avec le boîtier de charge

•Réponse en fréquence des écouteurs Fostex fournis :

10 Hz à 40 kHz

Notre avis


52 ON mag - Audiophile nomade 2019

HIFIMAN

RE-800

La société chinoise Hifiman a tout juste douze

ans d’existence, ce qui est peu comparé aux

marques «historiques» du marché du casque

que sont Stax (né en 1938), Grado Labs

(1953), Beyerdynamic (1924) ou Sennheiser

(1945). Malgré cette relative jeunesse, la

marque créée par le Dr Fang Bian a vite fait

son trou. Elle s’est définitivement imposée

comme un leader sur le marché des casques

Hifi orthoplanars et commence à étendre son

emprise à d’autres segments. Ses modèles

intra-auriculaires haut de gamme RE-800

montrent qu’il faut maintenant compter

sur elle dans la catégorie des écouteurs

audiophiles. par Manuel Courbo

Les Hifiman RE-800 sont des écouteurs

intra-auriculaires sans boîtier microphone,

d’apparence assez simple et même basique ce

qui, paradoxalement, est assez courant avec les

modèles audiophiles, même très haut de gamme.

Leur «prise en oreilles» s’est donc faite sans aucun

a priori ou appréhension. Mais rapidement, dès les

premières écoutes, notre iPhone 6S s’est trouvé à

la peine pour les alimenter et nous nous sommes

rendu compte que nous faisions fausse route. Cela

serait, en partie, dû à l’impédance assez élevée de

ces écouteurs, proche de 60 ohms. Pour l’occasion

et pour le bon déroulement de ce test, nous avons

donc requis les services d’un bon «petit» baladeur

audiophile Cowon Plenue V, et effectivement cela a

diamétralement changé la partition.

Le corps de chacun de ces écouteurs Hifiman

RE-800 est en aluminium. Nous les avons reçus en

finition naturelle (Silver) mais ils existent aussi en

version dorée 24 carats (Gold).

L’encombrement (environ 1,5 cm de long pour 1

cm de diamètre) et le poids (5 g par écouteur, 15

g au total avec le câble) sont très modérés. Il en

résulte que la tenue et le confort des RE-800 sont

excellents, même si l’isolation phonique est quant à

elle plutôt moyenne.

Bien que l’apparence soit simple, la conception

des ces écouteurs n’en demeure pas moins très

recherchée et typiquement audiophile. Outre leurs

coques en aluminium, accordées par un système

de petits évents, ces écouteurs possèdent un câble

haut de gamme. Celui-ci n’est pas détachable,

ce qui est un peu dommage, mais composé de

conducteurs en cuivre très pur plaqué argent.

De leur côté, les transducteurs de 9,2 mm utilisent

600 €

une membrane à revêtement en nano-particules

qui par sa disposition non uniforme structure le

diaphragme, accroît sa rigidité et limite les modes

de résonances parasites.

Ce travail porte de toute évidence ses fruits et s’en

ressent sur les résultats sonores. Les Hifiman RE-800

sont particulièrement précis, vifs, et détaillés. Sur

l’introduction «Giorgio by Morodede Daft Punk,

au début du morceau, on a vraiment l’impression

d’être attablé avec le narrateur. Brouhaha ambiant,

bruits des couverts qui s’entrechoquent… Le

rendu est hyper réaliste et vivant. Les effets de

stéréophonie se déplacent de haut en bas, d’avant

en arrière. L’acoustique évolue d’étouffée à plus ou

moins ouverte. C’est extrêmement bien exécuté par

les Hifiman RE-800, agréable, avec beaucoup de

détails et un excellent placement des voix.

Sur le morceau «Fun with the System» du groupe

britannique Orbital, les deux frères Paul et Phil

Hartnoll nous servent une lancinante ronde Electro.

Les claquements de doigts associés aux bruits des

machines-outils et de ce que l’on perçoit comme

une affûteuse fusent, percutent et remplissent

l’espace avec une clarté et une vitesse étonnantes.

Ces écouteurs Hifiman RE-800 sont un peu

atypiques et exigeants, mais associés à une bonne

source comme le Cowon Plenue V, ils tiennent leurs

promesses audiophiles. Amateurs de belle scène

sonore de précision et de vivacité, les Hifiman RE-

800 sont taillés pour vous.


Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires filaires

•Transducteur : dynamiques de 9,2 mm

•Réponse en fréquence : 5 Hz à 20 kHz

•Sensibilité : 105 dB

•Impédance 60 ohms

•Poids : total 15g

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54 ON mag - Audiophile nomade 2019

HIFIMAN

TWS600

Hifiman est une marque chinoise

relativement peu ancienne que nous

connaissons bien chez ON-Mag pour ses

casques Hifi à transducteurs orthoplanar.

Avec Audeze, elle a activement participé au

renouveau du marché du casque Hifi haut

de gamme. Son offre culmine à près de

50 k€ pour son modèle ultime Shangri-La

accompagné de son ampli dédié. Mais la

marque propose également toute une série

de paires d’écouteurs abordables ; elle se

met maintenant au true wireless avec les

TWS600 que nous testons ici.

par Pierre Stemmelin

Les écouteurs zéro fil Hifiman TWS600 ont pour

premier avantage d’être relativement compacts

et légers. Sur notre balance de cuisine interne,

chacun pèse moins de 6 g. Ils devraient convenir à la

majorité des oreilles d’autant qu’ils sont fournis avec

pas moins de 9 paires d’embouts en silicone de

tailles et formes différentes. Ils n’ont pas de crochets

ou ailettes et ne sont donc pas conçus pour écouter

de la musique en faisant du sport intensif, mais ils

peuvent faire l’affaire pour une petite séance de

running dominicale tranquille.

Les Hifiman TWS600 revendiquent en outre des

records, à commencer par leur autonomie qui

monterait à 38 h 30 au total. Nous avons fait des

mesures pour vérifier et ne sommes pas tombés

loin. Notre chrono a enregistré entre 5 h 25 et 6 h

d’autonomie pour les écouteurs seuls tandis que

le boîtier de rangement nous a permis de faire 5

recharges additionnelles complètes.

Le second record concerne la distance de

transmission. Merci à la puce Bluetooth 5.0 Class 1

intégrée pour cette performance. Une vidéo publiée

sur YouTube avec Josselin Marvie, représentant

français de Hifiman que nous connaissons bien,

démontre que cette distance peut atteindre 150

mètres. Pour notre part, pendant nos tests, nous

avons effectivement noté que la portée peut être

importante et que la latence est peu marquée (pas

trop de décalage entre l’image et le son lorsque l’on

regarde une vidéo). Cependant, dans des conditions

difficiles (source non Bluetooth 5.0, présence

d’obstacles) les Hifiman TWS600 peuvent facilement

décrocher ou faire entendre des microcoupures du

son.

Pour ce qui est de la construction, les coques des

TWS600, semi-étanches puisque classées IPX4, font

appel à un matériau plastique métallisé d’apparence

165 €

assez basique. Un seul microphone est présent sur

chaque oreillette, la qualité de la captation de la

voix lors d’un appel téléphonique n’est donc pas

transcendante. Elle demeure néanmoins correcte

compte tenu du prix de ces écouteurs.

Un seul bouton par oreillette actionne toutes les

commandes. Son éclairage qui clignote, de temps

en temps, en rouge ou bleu avec des rayons

lumineux qui partent en spirale, rompt avec la

sobriété du design.

À l’intérieur des écouteurs, les transducteurs sont

propres à Hifiman et leur diaphragme adopte un

revêtement renforcé en nanoparticules. Ils délivrent

une réponse en fréquence relativement large.

Le registre grave est bien exploré. Cependant,

l’équilibre de la restitution penche plus vers la

clarté avec un haut du spectre très lumineux. Les

timbres pourraient avoir un peu plus de matière et

les basses pourraient être plus percutantes, mais

la définition reste correcte, l’intelligibilité est de

bon niveau, de même que la sensation d’espace et

d’aération.


Spécifications

•Type : écouteurs true wireless

•Transmission : Bluetooth 5.0

•Protection : IPX4

•Autonomie : 5,5 h+33 h (avec le boîtier de rangement et

recharge fourni)

•Appli de paramétrage : non

•Commande : 1 bouton par écouteur (volume, lecture,

pause, prise d’appel, saut de plage)

•Accessoires fournis : 9 paires d’embouts en silicone à

simple, double ou triple frange, câble USB-C de recharge

•Poids par écouteurs : 5,5 g

Notre avis


JVC

HA-ET65BV

Depuis quelques années, la marque nippone

JVC se concentre sur les trois ou quatre

segments les plus volumiques du marché des

casques et écouteurs. Elle est championne des

modèles à petits prix. Elle nous le prouve avec

ces écouteurs Bluetooth HA-ET65BV, dédiés au

sport et au coaching sportif, qui adoptent une

approche déjà un petit peu haut de gamme

sans voir leur tarif exploser.

par Manuel Courbo

ON mag - Audiophile nomade 2019

55

La bonne surprise est bien là, avec ces écouteurs

Bluetooth dédiés à des écoutes durant l’effort. Les

JVC HA-ET65BV nous offrent effectivement, en plus

de leurs aptitudes pour la pratique sportive, une

restitution sonore extrêmement propre, détaillée et

très agréable ; de quoi donner envie de chausser

ses sneakers pour tailler la route et le sentier.

Question construction et look, JVC a fait dans

l’utilitaire et le classique, avec ces écouteurs très

typés sport, de par leur forme et leurs couleurs.

L’esthétique fait la part belle aux plastiques. Les

écouteurs laissent dépasser des oreilles de petits

rectangles aux bords arrondis d’environ 1,5 par

2 cm (il faut bien loger quelque part le récepteur

Bluetooth et les batteries pour alimenter le tout).

Les JVC HA-ET65BV sont proposés en trois finitions

: bleu sombre, noir ou gris/jaune acidulé. La

fabrication est simple mais paraît robuste et les

écouteurs sont extrêmement légers. La tenue est

bonne, aidée par les petits ergots qui renforcent le

maintien.

Pour ce qui est des résultats à l’écoute, les JVC

HA-ET65BV sont remarquables. Sur le morceau

«When It Falls» du groupe Electro/Pop Zero7, on

perçoit clairement tous les détails et les petits

tintements à l’introduction. La mise en place des

divers plans sonores est très propre. La voix douce

et appuyée par la basse, les petits craquements en

haut à gauche, la flûte de pan, le synthétiseur tout

droit revenu des seventies… La restitution des JVC

HA-ET65BV est admirablement claire et précise.

Sur le morceau «I Follow Rivers» de Lykke Li, les

basses omniprésentes et appuyées demeurent bien

détourées, sans bourdonnement excessif. La voix un

peu haut perchée de la chanteuse ne montre aucun

signe d’agressivité, et au plus fort du morceau,

quand voix, orgue électronique, boîte à rythme et

multiples petits bruitages se superposent, c’est

véritablement la fête.

En bonus, les JVC HA-ET65BV donnent accès à

l’application de suivi de performances de course

Runspect. Cette dernière exploite les données de

capteurs de mouvements et de posture baptisés

BiomechEngine intégrés dans les écouteurs. Elle

propose deux modes d’aide à la performance

: un mode de coaching vocal en temps réel qui

étudie et vous propose de corriger vos runs et

un mode d’analyse de course, via des courbes et

des diagrammes, pour vous aider à améliorer vos

performances au fil du temps.

Avec ces écouteurs HA-ET65BV, JVC propose donc

un produit sérieux et performant en matière

de restitution sonore. Affiché à 130 €, un budget

déjà conséquent pour ce type d’utilisation, JVC se

confronte ainsi sans complexe aux spécialistes de ce

segment.


Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires Bluetooth

•Réponse en fréquence : 20 Hz à 20 kHz

•Transducteurs : 9,2 mm

•Accessoires fournis : 3 paires d’embouts simples (S, M,

L), 3 paires d’embouts ouverts (S, M, L), 3 paires d’ergots

de maintien amovibles, un petit sac de rangement en

tissu, câble USB de recharge

•Indice de protection : IPX5

•Autonomie annoncée : 6 h avec coaching vocal,

+1 h sans

•Poids : 20 g

Notre avis

130 €


56 ON mag - Audiophile nomade 2019

PERIODIC AUDIO

Ti (22)

Periodic Audio est une jeune marque

californienne qui a décidé de créer des

écouteurs aux fonctions volontairement

basiques et d’apparence très simple, mais

qui se démarquent par leurs performances

sonores. Ses modèles se ressemblent

tous et ne diffèrent que par la nature

de la membrane de leurs transducteurs.

Nous testons ici le modèle Ti, doté de

diaphragmes en titane.

par Manuel Courbo

200 €

Il s’agit de la première apparition en France de la

jeune marque américaine Periodic Audio. Elle a été

créée en 2016 par des spécialistes venant, semblet-il,

pour la plupart déjà de l’univers du casque

et des écouteurs, puisqu’ils annoncent fièrement

cumuler une expérience de 140 ans ! Pour autant,

en allant faire un tour sur le site de la marque, on se

rend rapidement compte que l’équipe dirigeante

de Periodic Audio ne se prend pas la tête et ne se

prend pas non plus trop au sérieux… Elle déclare

: «nous voulons juste le bon produit, c’est tout.

Le reste c’est du bullshit» (N.D.L.R. : ou bouse de

bison) une expression bien américaine, donc…

Quatre modèles composent à ce jour la gamme de

Periodic Audio : les écouteurs Mg (pour magnésium,

dont le numéro atomique est 12) à 100 €, les Ti

(pour titane, 22) à 200 €, les Be (pour béryllium, 4)

à 300 € et les C (pour carbone, 6) à 400 €. Ce sont

les écouteurs Periodic Audio Ti que nous testons

ici. Le titane est la matière du diaphragme de leurs

transducteurs et non celle des coques de leurs

oreillettes. Cette dernière est en polycarbonate

ou plus précisément en Lexan, un type de

polycarbonate ultra résistant aussi utilisé pour les

bulles des cockpits d’avions.

Extérieurement, les Periodic Audio Ti sont propres

et discrets, sans fioriture mais très bien finis.

L’ensemble est léger. La tenue dans les oreilles est

presque parfaite. Le câble est très fin. On regrette

que sa prise ne soit pas coudée, ainsi que l’absence

de boîtier microphone avec commandes. Les

Periodic Audio Ti vont donc droit au but, et nous

allons voir à l’écoute qu’on peut leur pardonner

quelques petites imperfections...

En effet, pour ce qui est de la restitution sonore,

comme on dit, «ça envoie du bois, et pas qu’un

peu…». Personnellement, j’ai rarement entendu

des écouteurs aussi à l’aise et précis dans tous

les registres. Les descentes dans les graves sont

étonnantes et vertigineuses pour des écouteurs

intra-auriculaires et cela sans rogner ou nuire au

reste du spectre. L’aigu est clair, précis, détaillé,

vif. Au milieu, dans le médium, c’est également

irréprochable. Pour des écouteurs à ce prix, la scène

sonore semble tout simplement parfaite, naturelle,

vaste, captivante. Des écoutes très prolongées n’ont

entraîné ni lassitude, ni fatigue ; juste un grand

plaisir.

Pour être honnête, les Periodic Audio Ti n’offrent

pas une restitution magistrale sur tous les genres

musicaux. Ce ne sont pas les écouteurs les plus

neutres du monde. En revanche, sur tous les genres

pour lesquels Periodic Audio les recommande

(Electro, Dance, Bass Music...), ils sont les plus

indiqués. Pour nous, des heures d’écoute - en

passant de Weval à Agoria, Siriusmo, Digitalism et

des dizaines d’autres encore - ont été «l’autoroute

du kif» comme le dirait une humoriste. Un régal !


Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires filaires

•Impédance : 32 ohms

•Sensibilité : 96 dB SPL/1 mW

•Puissance et niveau max. : 200 mW en continu,

117,5 dB SPL

•Réponse en fréquence : 16 Hz à 30 kHz

•Isolation phonique avec embouts en mousse : 31,3 dB

•Poids : 9,3 g l’ensemble

•Câbles : standard de 1,5 m

•Accessoires fournis : boîte métallique de rangement

des accessoires, 3 paires d’embouts en silicone (médical),

3 paires d’embouts en mousse à mémoire de forme, 3

paires d’embouts double frange en silicone, adaptateur

jack 6,35 mm, adaptateur avion

Notre avis


ON mag - Audiophile nomade 2019

57

SENNHEISER

Momentum TW

Sennheiser, leader historique du marché des

casques et écouteurs, n’est pas du genre à

se précipiter et a pris son temps avant de

répondre à l’engouement pour les écouteurs

true wireless. Deux ans après la sortie

des premiers AirPods d’Apple, il a lancé en

janvier dernier ses premiers modèles zéro fil,

simplement baptisés Momentum True Wireless

(ou TW). Sans surprise, il s’agit de modèles

300 €

haut de gamme, rassurants et au son très

travaillé.

par Pierre Stemmelin

Pour ses premiers écouteurs true wireless,

Sennheiser a choisi de faire des modèles que

l’on peut qualifier de «statutaires», élégants et

qui en imposent. Ces Momentum TW sont livrés

avec un joli boîtier de charge, habillé d’un beau

tissu gris texturé. Leur autonomie de 4 heures est

dans la bonne moyenne, en revanche les 8 heures

supplémentaires apportées par le boîtier de charge

sont un peu justes. À l’intérieur des écouteurs,

des transducteurs électrodynamiques de 7 mm

propres à Sennheiser officient. La transmission sans

fil adopte le Bluetooth 5.0 et le codec AptX Low

Latency. Nous avons pu noter pendant nos essais

que la connexion est très stable et s’établit très

rapidement. La latence est en outre fort modérée.

On peut utiliser les Momemtum TW pour regarder

des vidéos (pas de décalage gênant entre son et

l’image).

Toutes les commandes sont tactiles et accessibles à

partir des boucliers métallisés des deux oreillettes

portant le «S» de Sennheiser. En complément, une

appli pour smartphone donne accès à un égaliseur

ainsi qu’au mode «Transparent Hearing» qui active

les microphones pour restituer les sons extérieurs

dans les oreillettes. Ces microphones sont d’une

efficacité appréciable pour passer des appels

téléphoniques, du moins comparativement à ce

que l’on a l’habitude de rencontrer sur d’autres

écouteurs true wireless.

La construction est très soignée, partiellement

étanche, avec des connecteurs plaqués or. Les

Sennheiser Momentum TW ont une forme lisse,

d’une ergonomie astucieuse, qui procure une

tenue correcte dans les oreilles sans nécessiter la

présence de crochets ou d’excroissances en silicone.

Le handicap est plutôt du côté des dimensions.

Ces écouteurs relativement massifs ne sont pas

faits pour les petites oreilles ni pour le sport et

peuvent engendrer un peu de gêne lors d’un usage

prolongé.

Enfin, en ce qui concerne les performances

sonores, Sennheiser a assuré. Le volume manque

de sensibilité. Avec le réglage à un «cran» sur

iPhone, il est un poil trop fort à notre goût. Mais

cela reste un détail. Les Momentum TW délivrent

un son très propre et d’un équilibre légèrement

descendant, très agréable. À bas niveau, la

restitution paraît assez sage. Mais dès que l’on

pousse les décibels, on apprécie des timbres qui

ont beaucoup de charpente, de la chaleur et de

la générosité. Il y a un bon impact. Les basses

roucoulent. La scène sonore est d’une excellente

ampleur, donnant une sensation d’espace et

d’aération assez inhabituelle sur des écouteurs

intra-auriculaires. La profondeur dans les graves et

la tenue en puissance sont également relativement

exceptionnelles pour la catégorie des écouteurs

true wireless. On peut monter le volume très fort

sans remarquer de trace de saturation. La restitution

conserve sa consistance, son aération, sa lisibilité.

Musicalement parlant, les Sennheiser Momentum

TW ne nous ont pas tout à fait autant séduits que les

Master & Dynamic MW007, mais ils sont assurément

du meilleur niveau.


Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires true wireless

•Transmission : Bluetooth 5.0, SBC, AptX, AptX Low

latency, AAC

•Réponse en fréquence : 5 Hz à 21 kHz

•Protection : IPX4

•Commandes : tactiles

•Autonomie : 4+8 heures (avec le boîtier de rangement

et recharge fourni)

•Appli de paramétrage : oui, avec égaliseur

•Accessoires fournis : câble USB/USB-C de recharge, 4

paires d’embouts en silicones

•Poids des écouteurs : environ 7 g chacun

•Poids du boîtier de charge avec écouteurs : environ 70 g

Notre avis


8 ENCEINTES

NOMADES


60 ON mag - Audiophile nomade 2019

SANGEAN

100 €

130 €

Guenuine Mini et Guenuine Mini Dab+

Les Sangean Guenuine Mini (WR-7) et Guenuine Mini Dab+ (DDR-7) sont à la fois des récepteurs

radio et des enceintes Bluetooth. Ils adoptent un style vintage comme de vieux postes datant d’un

autre siècle. Mais contrairement à leurs ancêtres qui étaient plutôt ventrus, ils tiennent dans la

paume de la main. Ces enceintes sont donc rikiki, mais cela ne les empêche pas d’avoir de la voix.

par Pierre Stemmelin

Sangean est une marque taïwanaise spécialisée

dans les postes de radio. Elle propose des dizaines

de références et les WR-7 et DDR-7, formant la

série Guenuine Mini, semblent en être les plus

compactes. Ces petites enceintes fonctionnent

toutes les deux sur batterie que l’on recharge par

leur port micro-USB (pas de transformateur secteur

fourni) et sont développées sur la même base. De

tailles identiques, leurs coffrets sont réalisés à partir

de solides profilés en bois que l’on peut choisir en

finition peinte ou habillée de vinyle.

La Guenuine Mini WR-7 est la plus simple des deux

et aussi celle donc le look est le plus vintage. Elle ne

reçoit que les radios analogiques. Elle est équipée

de deux microscopiques boutons rotatifs, pour

choisir la source (FM, Bluetooth, auxiliaire) et ajuster

le volume, ainsi que d’une grosse molette graduée à

l’ancienne pour ajuster la fréquence de la station de

radio que l’on souhaite écouter. C’est basique, pas

ultra précis, mais intuitif et seule une petite diode

verte aide à trouver le réglage, à peu près correct,

sur la fréquence FM que l’on veut écouter.

La Guenuine Mini WR-7 est disponible dans six

finitions différentes : noir, blanc, noyer, merisier, vert

pomme et rose bonbon.

La Guenuine Mini DAB+ DDR-7 est d’apparence

plus moderne, plus sobre et disponible en quatre

finitions : gris, chêne clair, chêne foncé et turquoise.

Elle gagne un petit afficheur et la réception des

programmes numériques de la bande DAB (Digital

Audio Broadcasting) qui, même en France, après

quelques décennies d’attente, est enfin de plus en

plus peuplée. Ses commandes sont plus fournies

et du coup, un peu moins intuitives. Elle est très

facile à utiliser pour les stations DAB dont on fait

dérouler la liste avec son bouton rotatif à pression.

En revanche pour la FM, le scan automatique ou

le défilement manuel par pas de 0,5 MHz sont

nettement moins pratiques que la grosse molette

«analogique» de la WR-7.

Chacune des Sangean Guenuine Mini possède en

façade un petit transducteur large-bande de 3,8 cm

à membrane convexe en métal et sur son dos un

radiateur passif ovale d’environ 3,8 cm de haut pour

7,5 cm de large. Certes, la puissance acoustique est

limitée et les extrémités du spectre sont absentes,

mais le son de ces deux petites enceintes est

surprenant. Il n’est pas étriqué et donne déjà un

semblant de volume très plaisant. Il a de la rondeur

et une certaine ampleur. Les timbres sont propres,

doux et naturels. C’est fluide, détaillé, d’une très

bonne intelligibilité.

Nous avons utilisé ces petites radios Sangean

Guenuine Mini pendant des heures, avec beaucoup

de plaisir. Leur qualité de réception en FM et DAB

est fort correcte et si les conditions sont difficiles, il

est possible de l’améliorer en branchant à l’arrière

l’antenne filaire fournie. De plus, nous ne sommes

pas venus à bout de leur batterie.


Spécifications

•Type : poste de radio et enceinte Bluetooth sur batterie

•Réception : FM (WR-7) + DAB (DDR-7)

•Entrée auxiliaire analogique sur mini-jack

•Connexion Bluetooth

•Prise pour antenne filaire

•Batterie : Li-ion 3,6 V/2600 mAh

•Accessoires fournis : antenne filaire et câble USB/micro-

USB de recharge

•Dimensions : 116 x 64 x 74 mm

•Poids : 385 g (WR-7), 400 g (DDR-7)

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ON mag c’est aussi...


62 ON mag - Audiophile nomade 2019

BLUESOUND

Pulse Flex 2i + batterie

Nous avions déjà testé la Bluesound Pulse Flex. Nous la

retrouvons cette fois-ci armée de son battery pack dans

sa version de seconde génération qui gagne quelques

améliorations acoustiques. À la fois Wi-Fi et Bluetooth,

cette enceinte ne parle toujours pas à Google ni à Alexa,

mais elle est assurément l’une des plus polyvalentes

du marché, très facile à utiliser et d’une conception de

haute qualité.

par Pierre Stemmelin

430 €

La Bluesound Pulse Flex 2i peut jouer le rôle d’enceinte

multiroom en solo ou en duo pour faire comme

un système Hifi stéréo. Elle est aussi capable de se

transformer en voie surround Home Cinéma pour

accompagner la Bluesound Pulse Soundbar 2i. On

peut la garder sédentaire ou bien la transporter au

jardin en «coupant» tous les fils grâce à son kit batterie

disponible en option. Il est également possible de

l’emporter bien plus loin, en balade, là où il n’y a pas

de réseau, pour l’écouter en liaison Bluetooth ou filaire

directe depuis son entrée auxiliaire.

Le battery pack, vendu 80 €, s’emboîte à l’arrière

de la Bluesound Pulse Flex 2i. Il y reste solidement

arrimé si bien qu’il est possible de l’utiliser comme

poignée pour attraper l’enceinte. Son clapet est

fermement fixé, mais amovible. Il laisse découvrir 8

piles rechargeables Ni-MH AA de 2300 mAh chacune

qu’il sera facile de changer lorsqu’elles seront

usées. C’est un gage de durabilité que nous apprécions.

Le système de pilotage audio multiroom de Bluesound,

s’appuyant sur l’appli BluOS est toujours,

comme nous l’avons déjà écrit, le plus avancé, complet

et convivial avec celui de Sonos. Il donne accès

à un très grand nombre de services de musique en

ligne et de webradios tout comme aux fichiers partagés

du réseau local qu’il indexe automatiquement

avec leurs pochettes et infos détaillées. La compatibilité

AirPlay 2, l’intégration de Spotify Connect et le

support de l’audio Hi-res sont aussi de la partie.

La Bluesound Pulse Flex 2i coûte plus cher que sa

principale concurrente, la Sonos One, mais compte

quelques arguments en sa faveur. Sa connectique

Bluetooth ainsi que son pavé de commande de

volume, lecture et accès direct à 6 présélections

en sont deux. Elle est aussi équipée d’une entrée

auxiliaire analogique et numérique optique sur

prise mini-jack, d’une sortie casque également sur

mini-jack et d’un port USB pour un périphérique de

stockage externe.

Par rapport à la version de première génération,

la Bluesound Pulse Flex 2i a gagné 5 watts de

puissance. Ses haut-parleurs semblent similaires. Il

s’agit toujours, comme sur une vraie petite enceinte

Hifi de bibliothèque, d’une configuration 2 voies

avec un boomer de 11 cm à membrane en métal

et un tweeter à dôme en textile imprégné de 20

mm. L’évent d’accord bass-reflex a en revanche été

légèrement modifié puisqu’il est maintenant amorti

par un bouchon en mousse. La restitution sonore de

la Bluesound Pulse Flex 2i n’en est que plus propre,

se caractérisant par beaucoup de définition. Elle

délivre toujours un beau registre médium, des aigus

cristallins tout en ayant gagné un peu de poids dans

les basses fréquences, qui s’avèrent désormais plus

profondes et physiques. Il nous a même semblé que

l’ajout du battery pack, lorsque l’enceinte est branchée

au courant secteur, accroît légèrement la tenue

dans les basses fréquences.

Lorsqu’elle est poussée dans ses derniers retranchements,

il arrive bien à la Bluesound Pulse Flex 2i de

se laisser aller à quelques bourdonnements excessifs,

mais le niveau et le volume sonores disponibles

sont déjà conséquents. La Bluesound Pulse Flex

2i mérite donc toujours sa réputation d’enceinte

Wi-Fi/Bluetooth polyvalente, fiable et de conception

haut de gamme.


Spécifications

•Type : enceinte multiroom Wi-Fi et Bluetooth

•Fonction réseau : BluOS, AirPlay 2, Spotify Connect

•Connectique : Wi-Fi, Ethernet, Bluetooth, entrée analogique

et numérique optique sur mini-jack, port USB

•Puissance : 25 watts

•Boomer de 11 cm et tweeter à dôme de 20 mm

•Dimensions : 25 x 183 x 100 mm

•Poids : 1,23 kg

•Prix : 350 € + 80 € pour le battery pack

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en ligne


64 ON mag - Audiophile nomade 2019

CAMBRIDGE

YoYo (M)

Cambridge Audio est une marque anglaise,

qui contrairement à ce que laisse entendre

son nom, est installée à Londres et non

dans la ville universitaire de Cambridge.

Faisant partie d’un groupe spécialisé dans la

Hi-Fi et le Home Cinéma, elle est connue à

travers le monde comme une des meilleures

spécialistes des électroniques audiophiles

abordables, au même titre que Nad, Rotel ou

Marantz. Elle s’était déjà lancée avec succès

dans les stations d’écoute avec Go V2. Avec

le système YoYo M, c’est deux enceintes

Bluetooth pour le prix d’une que propose

la marque anglaise Cambridge Audio. En

effet si la gamme YoYo comporte plusieurs

enceintes monobloc, la version (M) est une

paire stéréo. par Pierre Stemmelin

Les deux enceintes de ce système sont presque

identiques, adoptant des formes sobres, une

élégance discrète et un habillage haut de gamme

en toile épaisse de chez Marton Mills agrémenté

d’un écusson «Great British Sound Since 1968»

reprenant les couleurs de l’Union Jack. Chacune

de ces enceintes est accompagnée de son petit

boîtier secteur pour l’alimentation et la recharge de

la batterie. Chacune comporte aussi sous son socle

une entrée auxiliaire sur mini-jack ainsi qu’un port

USB 5 V pour recharger un périphérique extérieur.

Les commandes sont installées au sommet sous un

revêtement «soft touch» de protection. Elles sont

encore une fois identique sur les deux enceintes et

complétées par un système de contrôle gestuel qui

donne la possibilité de mettre en pause, relancer la

lecture ou changer de plage en passant la main audessus.

Ce n’est pas évident au début, mais assez

amusant quand on a pris le coup.

À l’intérieur, la conception fait penser à celle de

véritable petite enceinte HiFi. La encore, les deux

enceintes sont identiques, équipées chacune, en

charge close, de deux très bons haut-parleurs : un

boomer d’environ 9 cm et un tweeter/large-bande

de type BMR (Balanced Mode Radiator) de 4,6 cm,

à membrane plane, comme on en trouve sur les

enceintes HiFi Aero et Aeromax de Cambridge

Audio. La marque n’indique pas la puissance des

amplis qui alimentent ces haut-parleurs ni la valeur

de la batterie, mais promet que celle-ci tient au

moins 24 heures.

Sur le terrain, les YoYo (M) peuvent être utilisées

en stéréo ou en solo. En l’absence de sa conjointe,

celle repérée du logo rond de Cambridge

Audio se commute automatiquement en mono.

C’est pratique pour partir en vadrouille. Mais

naturellement, c’est en duo que ces enceintes

trouvent leur plus grand intérêt. La restitution est

réellement digne d’un système HiFi en dimension

réduite. L’image stéréophonique s’étale en largeur

et profondeur. La puissance acoustique n’est pas

extrêmement élevée. Les Cambridge YoYo (M)

préfèrent ne pas chercher à en faire trop dans ce

domaine, privilégiant la qualité à la quantité. Les

timbres sont doux, très joliment équilibrés et d’une

grande définition. Tous les paramètres musicaux

sont savamment dosés, évitant les excès et effets

artificiels. Le son des Cambridge YoYo (M) est à la

fois vivant et très séduisant.


Spécifications

•Connectique : Bluetooth AptX, 2x entrées auxiliaires sur

mini-jack, 2x port USB 5V

•Batterie : n.c.

•Poids : 1,5 kg (chacune)

•Dimensions : 12,5 x 20,4 x 12,5 cm (chacune)

•Prix : 350 € (la paire)

Notre avis

350 €


ON mag - Audiophile nomade 2019

65

VIFA

400 €

Helsinki

Le danois Vifa était autrefois un constructeur

de haut-parleurs très coté dans le monde

audiophile. Suite à quelques rachats, il a

changé de genre, devenant une marque

d’enceintes sans fil ultra trendy, mais qui

n’a pas perdu son goût de l’excellence. Avec

l’Helsinki, Vifa nous propose une enceinte

portable très élégante et d’une qualité de

fabrication rare. par Pierre Stemmelin

La Vifa Helsinki se présente sous la forme d’un petit

sac à main habillé de tissu haut de gamme Kvadrat,

avec une anse en cuir suédois de chez Tärnsjö

Garveri. Elle est disponible dans plusieurs teintes

qui, à elles seules, sont déjà tout un poème : noir

ardoise, vert saule, bleu brumeux, rose poussiéreux

et gris de grès.

Cette apparence très élégante cache une

construction également fort soignée et robuste.

Le cadre de l’enceinte est en aluminium moulé

d’un seul tenant et enferme une solide coque en

polycarbonate.

En façade officient trois transducteurs actifs : deux

large-bandes de 5 cm et un boomer de 6 cm. Un

second boomer identique au premier est implanté

à l’arrière tandis que deux radiateurs passifs

rectangulaires de 4 x 7 cm, placés en haut et en

bas, renforcent le grave. Ces haut-parleurs sont

d’excellente qualité. Les modèles large-bandes ont

des cônes en aluminium et des aimants néodyme.

Les boomers ont également des moteurs à aimant

néodyme et sont dotés de membranes planes en

matériau composite sandwich. Ils sont montés dos

à dos dans une configuration «Force Balanced» afin

de réduire les vibrations parasites. De même, les

radiateurs passifs sont placés en symétrie.

L’amplification est assurée par des modules

PurePath de chez Texas Instruments. Chaque

transducteur actif dispose de son propre canal

d’amplification. La réponse en fréquence de

l’ensemble est optimisée par DSP tandis que

l’alimentation est assurée par une batterie d’une

autonomie d’un peu plus de 7 h et revendiquant

une conception «eco-friendliness».

Vifa annonce «le haut-parleur Helsinki est

simplement construit pour une relation durable».

Etant donnée la qualité de construction du produit,

pour une fois, on veut bien le croire. Mais pour

que la relation soit vraiment durable, il faut aussi

que l’enceinte soit agréable à vivre. En matière

de facilité d’utilisation, c’est le cas. L’enceinte ne

possède que trois boutons : un d’allumage et

d’appairage sur le côté, deux autres cachés derrière

des flèches brodées sur le tissu de la façade pour le

réglage du volume.

En matière de performances sonores, la Vifa

Helsinki ne va pas aussi loin qu’une JBL Xtreme 2.

Sa puissance acoustique est moindre et elle est un

peu brillante dans le haut de spectre. Néanmoins,

cette enceinte se défend pas mal. Sa restitution est

d’une étonnante clarté pour une enceinte portable.

Elle distille beaucoup de détails. Les timbres sont

bien équilibrés, mettant en valeur les voix avec

beaucoup de fraîcheur. La réponse en fréquence

est d’une grande étendue, avec des basses propres

d’une bonne tension, sans être trop en retrait. En

conclusion : la Vifa Helsinki est une petite enceinte

portable de luxe plutôt réussie.


Spécifications

•Type : enceinte Bluetooth portable

•Dimensions : 156 x 210 x 70 mm

Poids : 1,4 kg

•Connexion : Bluetooth 4.0 AptX/NFC et entrée mini-jack

analogique

•Transducteurs : 2 large-bandes de 5 cm, 2 boomers de 6

cm, 2 radiateurs passifs de 4 x 7 cm

•Réponse en fréquence à ±3 dB : 58 Hz à 18 kHz

Notre avis


cowon1franceGcom

d i s t r i b u é

p a r

DACkESS9c38Pro:kHyperstreamkII

SonkHautekDefinitionk3-bl384kHz

DSD-56knatif

Sortiekaudiok3G5mm

Sortieksymétriquek4G4mm

SortiekOptiqueknumérique

Mémoirekjusqu’àk5w-kGo

Autonomiek9Hkenklecture


3 BALADEURS

ET DACs

HI-RES


68

ON mag - Audiophile nomade 2019

CHORD

ELECTRONICS

550 €

650 €

Poly + Mojo

Nous avons déjà testé l’excellent petit ampli casque/DAC audiophile nomade

Chord Electronics Mojo. Nous nous intéressons cette fois-ci au Poly, qui est

conçu comme son complément optionnel, un appareil multitâche qui lui

sert à la fois de lecteur de carte micro-SD, de récepteur sans fil Bluetooth et

d’interface de lecture de musique en réseau. Un concept étonnant qui ne nous

a pas laissés indifférents.

par Pierre Stemmelin

Mini serveur, récepteur Bluetooth, streamer

AirPlay, DLNA et Roon Ready... des

possibilités qui donnent le tournis

Le Chord Poly est conçu pour fonctionner

uniquement avec le Chord Mojo. Il s’y emboîte

côté prises micro-USB, optique et coaxiale. Il est

lui-même doté d’un port micro-USB qui permet de

recharger les deux appareils simultanément. Deux

housses en cuir sont disponibles en option pour

garder les deux produits solidaires l’un de l’autre,

bien au chaud et protégés.

Les deux appareils disposent de leur propre

batterie. L’autonomie annoncée est d’une dizaine

d’heures, mais l’on peut aussi faire fonctionner le

Chord Mojo+Poly, pendant la charge, raccordé au

courant secteur.

Les possibilités offertes par cette association

Mojo+Poly sont multiples. Le Chord Electronics Poly

possède un récepteur Bluetooth (malheureusement

pas compatible AptX HD) et une antenne Wi-Fi qui

lui permet de se connecter à un réseau local ou d’en


ON mag - Audiophile nomade 2019

69

créer un en mode «hotspot». Son petit corps, hyper

solide, est en aluminium usiné (comme celui du

Mojo) et intègre un slot pour carte micro-SD.

L’appareil peut être utilisé comme streamer en

AirPlay ou DLNA et il est Roon Ready (le meilleur

système actuel de lecture de musique depuis le

réseau local). Il peut aussi faire office de lecteur de

carte micro-SD et transformer le Mojo en baladeur.

Le son est alors restitué sur les deux prises casque

du Mojo.

Il est également possible de configurer ces sorties

casque en mode Ligne pour brancher le Mojo+Poly

à une chaîne HiFi.

Par ailleurs, le lecteur de carte micro-SD est géré par

le système MPD (Music Player Daemon), un système

libre pour serveurs de musique. Par conséquent,

on peut aussi se servir du Mojo+Poly comme d’un

serveur et lire le contenu de la carte micro-SD

depuis un autre appareil raccordé au réseau en

utilisant le protocole UPnP/DLNA par exemple.

Ajoutons enfin que le Chord Mojo+Poly sait lire

toutes sortes de formats de fichiers audio Hi-res

jusqu’en PCM 768 kHz et DSD256 (Quad-DSD), le

DSD étant traité en DoP (DSD over PCM).

Pas totalement «user friendly», mais...

Pour ma part, j’adore l’idée et le concept du Chord

Poly. Mais je vous avoue que, bien qu’audiophile

testeur patenté, je me suis retrouvé, au début,

devant le Mojo+Poly un peu comme une poule

devant une fourchette.

Le système est inédit en son genre (du moins à

ma connaissance). Au déballage, il paraît évident

d’emboîter le Poly dans le Mojo. L’opération

est toute simple, intuitive et ne demande pas

d’explication. Je mets donc les deux appareils

accouplés à charger sur le courant secteur à partir

de la prise micro-USB du Poly.

Mais ensuite, que dois-je faire ? Un petit carton dans

l’emballage indique que l’on peut télécharger l’appli

Chord GoFigure sur son smartphone. Je commence

donc par ça, ignorant la notice que l’on est supposé

télécharger également en ligne. L’appli est en

anglais et demande d’activer le Bluetooth. Je lance

une première recherche qui se solde par un échec.

C’est normal, je n’ai pas allumé le Poly+Mojo, l’appli

m’indique qu’il faut le faire. Je m’exécute et relance

la tentative de jumelage qui aboutit cette fois-ci.

J’ai alors le choix entre trois modes de connexion :

Wi-Fi, Bluetooth ou Hotspot. Si je choisis le Wi-Fi,

l’appli me propose alors de sélectionner le mode de

pilotage en réseau : Roon Ready ou Everything Else

(pour AirPlay et DLNA).

Ensuite, il est toujours possible de changer de

mode, mais attention : le Poly+Mojo doit alors se

réinitialiser et cela prend quelques longues dizaines

de secondes.

À l’usage, je me rends compte que l’appli GoFigure

manque de stabilité. Elle plante parfois, elle est

lente, limitée dans ses possibilités et demande de

garder le Bluetooth de mon smartphone activé pour

piloter le Chord Poly. Sur la carte micro-SD insérée

dans le Poly, elle ne semble vouloir reconnaître

que les «playlists» et pas les fichiers enregistrés

en désordre ou rangés dans d’autres dossiers. Elle

donne accès à une présélection d’une douzaine de

webradios, essentiellement de la BBC, et si l’on veut

uuu

Spécifications (Chord Poly)

•Type : streamer et lecteur portable réservé au

Chord Mojo

•Lecteur de carte micro-SD intégré associé à un système

DLNA serveur et renderer, SMB Server et MPD player

•Liaisons Bluetooth et Wi-Fi

•Batterie de 2200 mAh

•Compatible DLNA, AirPlay et Roon Ready

•Formats de fichiers supportés : ACC, WAV, FLAC, AIFF,

OGG Vorbis, ALAC, WMA et MP3

•Résolutions supportées : jusqu’en PCM 768 kHz

et DSD256

•Dimensions : 50 x 62 x 22 mm

•Poids : 90 g

Prix du Chord Poly : 650 €

Prix du Chord Electronics Mojo : 550 € (pour ses spécifications

détaillées, voir le test déjà publié sur ON-mag.fr)

Notre avis

Construction

Fonctions

Ergonomie

Qualité sonore


70 ON mag - Audiophile nomade 2019

en sélectionner d’autres, il faut taper leur adresse

URL ! Question ergonomie, on a vu beaucoup

mieux. D’autant que pour ajuster le volume, on

dispose des boutons lumineux du Mojo, sans

repérage de niveau, et du réglage disponible dans

l’appli. Les deux se marchent un peu sur les pieds.

Heureusement, une fois les opérations de

paramétrage effectuées, on n’a plus besoin de

l’appli GoFigure pour utiliser le Poly+Mojo comme

streamer (ou lecteur réseau, si vous préférez). Tout

se passe bien avec Roon ou AirPlay tandis que nous

n’avons noté que quelques minimes latences en

DLNA en faisant appel à l’appli tierce mConnect.

...une arme fatale audiophile ?

Nous avons déjà testé le Chord Mojo en tant que

DAC et ampli casque. Nous en pensons le plus

grand bien d’autant qu’il est capable d’alimenter

tous types de casques jusqu’à des modèles

d’impédance élevée de 600 Ω et qu’en outre son

prix a légèrement baissé depuis notre premier essai.

Cette fois-ci, nous nous sommes concentrés sur la

fonction streamer qu’apporte le Poly en reliant le

système à une chaîne HiFi. Pour utiliser ce mode,

il est nécessaire d’appuyer simultanément sur les

trois boutons du Mojo lors de l’allumage afin que

ses sorties casque se commutent en sortie Ligne de

niveau fixe.

Nous avons retrouvé les excellentes aptitudes

musicales du Chord Mojo qui se révèle aussi efficace

pour alimenter un casque audiophile exigeant

qu’une bonne chaîne HiFi. Couplé au Poly et piloté

par Roon, il nous a fait redécouvrir avec beaucoup

de plaisir de vieux morceaux de notre discothèque.

Les timbres ont de la matière, de la richesse, une

très belle tessiture. Le son est à la fois souple et

dynamique, avec beaucoup de vitalité, un grave

vivant, énergique et profond.

Sur «Opus 4» de Art of Noise (Album «The Best

of Art of Noise» de 1992 en 16 bits/44,1 kHz)

nous avons particulièrement apprécié la mise en

perspective des voix qui se répondent en écho

et forment petit à petit une rythmique complexe

tandis qu’éclot la petite mélodie tournoyante du

synthétiseur en arrière-plan. Chaque exclamation

prend sa place précisément au sein de l’image

stéréophonique qui se construit en profondeur

derrière le plan formé par les enceintes. L’effet de

spatialisation, appuyé par les effets de réverbération

soigneusement dosés, est très réussi.

Nous avons également été impressionnés par la

virulence, le groove des percussions sur «Give It To

Me» avec Timbaland, Justin Timberlake et Nelly

Furtado (album «Shock Value» de 2007 en qualité

CD). Le Mojo+Poly met à merveille en lumière le

talent de producteur de Timbaland, sa signature

sonore immédiatement reconnaissable, avec une

rythmique à la fois très ronde, physique et explosive.

En conclusion

Le Chord Electronics Mojo+Poly est un ensemble

atypique, sans équivalent. Sa prise en main n’est

pas évidente. Son application de paramétrage et

lecture GoFigure a encore des lacunes. Cependant,

si l’on se contente de l’utiliser dans certains modes

que l’on maîtrise bien, sans vouloir en changer

en permanence, c’est un appareil très intéressant

et ultra performant. Il nous a fortement séduits

musicalement parlant.


GRADO

GW100

WIRELESS –BLUETOOTH

SIEA - 323 ch des Plaines – Bât D – 06370 Mouans Sartoux – tel 04.93.47.03.06

www.3d-lab-av.com


72 ON mag - Audiophile nomade 2019

COWON

Plenue D2

La gamme Plenue du fabricant coréen Cowon

regroupe tous ses baladeurs à vocation

audiophile. Le Plenue D2 en est le plus

petit modèle. Il est l’évolution du Plenue

D de première génération que nous avons

testé en 2016 et lui apporte de nombreuses

améliorations. Si esthétiquement le produit

n’a pas beaucoup changé, en revanche à

l’écoute, nous ne l’avons pas reconnu.

par Pierre Stemmelin

Le Cowon Plenue D2 reprend exactement le même

format compact que son prédécesseur. Il est logé

dans un solide cadre en matériau composite

complété d’un dos en aluminium brossé et d’une

façade tout en verre. On retrouve un écran tactile

bien lumineux, mais d’une définition toujours un

peu juste, de 2,8 pouces ainsi que, sur le côté,

des boutons de volume, lecture/pause et sauts de

plage. L’ergonomie offerte par tous ces éléments

est toujours aussi réussie. L’interface graphique

est propre à Cowon et totalement «déconnectée».

Elle ne bascule pas automatiquement en mode

mosaïque de pochettes comme sur les gros

baladeurs de la marque. Cependant, la fonction

est bien présente. On doit juste aller la chercher

manuellement dans les menus. Ces menus

donnent accès, comme d’habitude chez Cowon,

à de nombreux modes d’égalisation et DSP que

l’utilisateur a le loisir de personnaliser.

Pour ce qui est des différences physiques par

rapport au modèle de précédente génération, il

faut aller les chercher sur la tranche supérieure du

Cowon Plenue D2. Le bouton d’allumage a pris

du recul afin d’éviter les erreurs de manipulation

et la sortie casque est maintenant doublée. Elle

comporte une traditionnelle prise mini-jack 3,5 mm

asymétrique et une micro-jack 2,5 mm symétrique.

La mémoire de l’appareil est également doublée.

Elle passe à 64 Go et il reste possible de l’étendre

avec une carte micro-SD d’une capacité pouvant

atteindre 128 Go.

Les changements internes du Cowon Plenue D2

sont encore plus importants. Le baladeur adopte de

nouvelles puces de conversion et amplification.

Il s’agit de deux Cirrus Logic CS43131 qui

travaillent en symétrique. Elles apportent le

support en natif du format DSD jusqu’à 5,64 MHz

(DSD128) en plus du PCM jusqu’en 24 bits/192 kHz.

Le gain de performance sur le papier porte sur

tous les points : niveau de sortie, rapport signal/

bruit, distorsion… et, ce qui est le plus intéressant,

350 €

ces améliorations semblent avoir un gros effet

bénéfique sur la qualité de restitution sonore.

Pour nos tests, le Cowon Plenue D2 a fait un très

bon mariage avec le casque Audeze LCD2 Closedback.

Ce baladeur délivre une image sonore vaste

et aérée caractérisée par beaucoup de relief et

de profondeur. Ses timbres sont chauds, d’une

grande richesse et d’une belle définition. Le niveau

de détails est excellent. Mieux encore : ces détails

sont parfaitement intégrés au message sonore.

Le Cowon Plenue D2 ne joue pas la carte d’une

transparence artificielle. Il est très doux, incisif juste

ce qu’il faut et quand il faut, dynamique et percutant

à bon escient. Son registre grave est également

superbe, à la fois généreux, souple, ondulant,

bien tenu et dosé. Quel sentiment d’espace, de

plénitude, de matière… C’est fluide, c’est vraiment

beau et ça sonne vrai en même temps. Le Cowon

Plenue D2 est pour nous un must dans sa catégorie.


Spécifications

•Type : baladeur Hi-res

•Stockage : 64 Go intégré, extensible par carte micro-SD

jusqu’à 128 Go

•Écran : couleur, tactile, 2,8 pouces, 230x320 pixels

•Formats de fichiers supportés : DSD, FLAC, WAV, AIFF,

ALAC, MP3, WMA, OGG

•Formats audio : jusqu’en 24 bits/192 kHz et DSD128

•Sortie : mini-jack 3,5 mm asymétrique et micro-jack

2,5 mm symétrique

•Port micro-USB

•Niveau de sortie : 2 Vrms asymétrique, 4 Vrms symétrique

•Autonomie : 30 à 45 heures

•Dimensions : 53,1 x 79,2 x 14,9 mm

•Poids : 97 g

Notre avis


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74 ON mag - Audiophile nomade 2019

AUDIOQUEST

DragonFly Cobalt

L’AudioQuest DragonFly Cobalt ressemble à

une grosse clé USB revêtue d’une luxueuse

peinture métallisée de carrosserie automobile.

Mine de rien, il s’agit d’un vrai petit appareil

audiophile intégrant un DAC USB et un

ampli casque puissant. C’est le troisième du

nom : il s’ajoute aux DragonFly Red et Black

déjà présents au catalogue de la marque

américaine et gagne plusieurs améliorations.

par Pierre Stemmelin

L’AudioQuest DragonFly Cobalt reprend le format

de ses prédécesseurs DragonFly Black et Red, dans

une version légèrement miniaturisée et affinée, avec

un corps en métal revêtu d’une superbe finition

bleu cobalt nacré (comme sa référence l’indique).

Il conserve les mêmes équipements : d’un côté un

port USB type A mâle et de l’autre une prise minijack

3,5 mm femelle. En complément, il est livré avec

un adaptateur USB de type C de grade audiophile

(conducteurs à faible teneur en carbone) de chez

AudioQuest, qui permet le raccordement à un

appareil Android, par exemple. Il est aussi possible

de le brancher sur un appareil iOS, mais pour ce

faire il faudra acheter un adaptateur Lightning en

supplément.

L’AudioQuest DragonFly Cobalt est une mini carte

son qui permet de transformer un ordinateur

(PC, Mac et même Linux), un smartphone ou

une tablette en une source audiophile. Sa sortie

mini-jack peut aussi bien alimenter un casque

audio haut de gamme qu’attaquer une chaîne

Hifi. Son fonctionnement est simplissime. Il suffit

de le brancher au port USB de la source pour qu’il

soit prêt. Il est «plug’n play», c’est-à-dire qu’il ne

nécessite pas l’installation de pilotes.

Le Cobalt est le plus avancé techniquement

de la série DragonFly d’AudioQuest. Il intègre

un nouveau convertisseur ESS Sabre 32 bits

(ES9038Q2M) doté d’un filtre à pente douce pour

éviter les rotations de phase et duretés dans le haut

du spectre. Son processeur Microchip PIC32MX274

est 33 % plus puissant que celui du DragonFly

Black. Il met en œuvre l’algorithme «StreamLength

asynchronous-transfer» et la technologie

«monoClock», spécialement développés pour

AudioQuest par Gordon Rankin, grand spécialiste

de l’audionumérique. Ces procédés ont pour but

d’apporter une réduction drastique du jitter et de

limiter fortement les interférences dues aux ondes

Wi-Fi, Bluetooth ou cellulaires.

Ces circuits sont associés à un contrôle numérique

300 €

du volume de type Bit Perfect sur 64 bits pour éviter

toute perte de résolution même à faible niveau,

ainsi qu’à un ampli analogique ESS Sabre 9601 dont

le niveau de sortie est de 2,1 volts.

On le voit, l’AudioQuest DragonFly Cobalt est

minuscule et néanmoins bourré de matière grise

audiophile. Est-ce que cela s’entend à l’écoute ?

Nous répondons immédiatement par l’affirmative.

Nous avons notamment essayé le Cobalt avec les

casques orthoplanar Audeze LCD2 Closed-Back et

Quad Era-1. Il se singularise immédiatement par

son haut degré de résolution. AudioQuest déclare

à son propos : «un son séducteur et d’une beauté

naturelle – en y enlevant le duvet et le brouillard

dont l’auditeur n’avait même pas conscience jusqu’à

ce qu’il ne les entende plus». C’est dit de façon

poétique, mais assez vrai. Cette carte son de poche

apporte une transparence surprenante, tout en

alliant fluidité, douceur et luminosité dans le haut du

spectre. Elle ne force pas le trait, sa dynamique n’est

pas exacerbée, mais elle explore également bien le

bas du spectre jusqu’à ses tréfonds. La restitution

sur nos casques orthoplanar a une belle ampleur,

de la consistance et de la maîtrise dans les graves.

L’image sonore est bien construite, à la fois très

détaillée, stable, aérée et en relief. L’AudioQuest

DragonFly Cobalt tient donc ses promesses

audiophiles.


Spécifications

•Type : DAC-USB et ampli casque

•Connectique : port d’entrée numérique USB-A, prise de

sortie analogique mini-jack

•Résolution native supportée : PCM jusqu’en

24 bits/96 kHz, MQA

•Niveau de sortie : 2,1 volts

•Accessoires fournis : housse de protection en cuir, câble

adaptateur USB-C

•Dimensions : 57.5 x 18.6 x 11.9 mm

Notre avis


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PROJECTEUR


78

ON mag - Audiophile nomade 2019

BENQ

GV1

Aussi petit qu’une enceinte audio connectée, ce pico-projecteur diffuse une grande

image DLP. Il a une esthétique réussie, des performances vidéo dans la moyenne

et une autonomie de trois heures. Sa connectique USB-C est bien adaptée pour le

fonctionnement avec les smartphones et ordinateurs de dernière génération. Sa

liaison Wi-Fi est un peu plus capricieuse, mais ce vidéoprojecteur ne manque pas

d’atouts malgré tout. par Jean-Pierre Labro

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Quand on a reçu ce petit vidéoprojecteur, on a cru

un moment que l’on s’était trompé de produit. C’est

que ce BenQ GV1 n’a pas la bouille habituelle d’un

diffuseur d’image sur grand écran. Il ressemble

plus à une enceinte connectée de type Sonos,

avec ses grilles de diffusion sonore et sa verticalité

afin d’assurer la diffusion du son. On a vite repéré

(c’est la vista des pros) un objectif dissimulé à

l’avant et des molettes de mise au point de la

netteté présentes de chaque côté. Il s’agit bien

d’un petit vidéoprojecteur portable. Ses dimensions

lui permettent de se glisser n’importe où dans la

maison. Il pèse moins d’un kilogramme, il est donc

très facile à transporter. On trouve d’ailleurs dans

la boîte une sacoche de transport en tissu gris qui

permet de le protéger lors de déplacements.

Un petit vidéoprojecteur portable que l’on

peut déplacer facilement partout

Ce BenQ fait partie de la famille des picoprojecteurs.

Ces derniers sont généralement

faciles à utiliser, peu encombrants mais limités

en matière de performances vidéo. Ils servent

essentiellement pour les jeux vidéo ou dans une

chambre pour projeter ses séries favorites avec une

image plus grande que celle du salon… Ce sont des

compagnons de loisirs qui brillent avant tout par

leur facilité d’installation et de placement. On les

pose par terre ou sur une table, on règle la netteté

et c’est parti pour une séance. Évidemment, on est

loin du home cinéma, il n’est pas ici question de

4K ou de HDR, pour le moment il faut se contenter

d’une résolution bien moindre. Ce BenQ GV1 est

un 480p, c’est-à-dire que sa résolution native est de

854 x 480 pixels. Cela peut suffire pour envoyer sur

le mur des vidéos en provenance d’un smartphone

ou d’une tablette. N’espérez pas revivre pleinement

comme au cinéma la scène du débarquement du

film Le soldat Ryan. Mais on a tout de même le

plaisir d’une grande image. On peut aller jusqu’à

un peu plus d’un mètre de diagonale de projection,

soit 60 pouces sans trop de problèmes. C’est déjà

une belle sensation d’immersion !


ON mag - Audiophile nomade 2019

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Une autonomie de 3 heures qui permet

de regarder un long film en entier sans

recharger

Ce petit BenQ est équipé d’une batterie. Son

autonomie est d’environ 3 heures si vous n’abusez

pas du mode cinéma en projection et si vous restez

sage au niveau du volume sonore. Durant le test, on

a tenu un peu plus de 2 h 30 mn sans encombre, ce

qui permet de visionner un film en entier.

Ce pico-projecteur est esthétiquement réussi

avec son look d’enceinte connectée et sa grille

caractéristique. La partie projection est située en

haut du BenQ GV1. On y trouve l’objectif à ultra

courte focale fixe, la molette de mise au point

de la netteté et, sur le dessus, des boutons de

commande. On peut ici mettre en service le BenQ

GV1, régler le volume sonore ou basculer en mode

enceinte Bluetooth. Une bande jaune vif sert de

démarcation entre l’audio et la vidéo, la tête dédiée

à la projection peut se mouvoir de 15 degrés

verticalement. Voilà un point intéressant car il est

n’est pas toujours facile de bien positionner un

pico-projecteur. Cela donne un peu de liberté. La

correction de trapèze est gérée automatiquement

par le système et cela fonctionne plutôt bien.

Le choix de l’USB-C pour la connectique et

une liaison sans fil capricieuse

La connectique physique comporte une minuscule

entrée secteur pour la recharge de la batterie ou

son utilisation directe sur le courant et une prise

USB-C afin de le relier à un smartphone ou à

d’autres appareils dotés d’un tel connecteur. On

peut regretter l’absence d’entrées supplémentaires

comme une prise HDMI ou mini HDMI afin

de brancher directement une console de jeu,

par exemple. L’USB-C se généralise mais reste

spécifique à certains smartphones et ordinateurs

portables de dernière génération. Avec le GV1,

BenQ livre un câble USB-C vers USB-C. Pour que

l’appareil connecté soit reconnu, il faut qu’il soit

compatible DisplayPort 1.1.

L’interface utilisateur est assez simple à

appréhender, le BenQ VG1 fonctionne sous Android

mais prend des chemins pas toujours convaincants.

Ainsi n’avons-nous pas réussi à connecter notre

smartphone Huawei P20 pour une projection sans

fil. En revanche, en passant par le port USB-C et en

mettant en fonction le screen mirroring, tout a bien

fonctionné. On a également essayé Google Cast

pour la connexion sans fil mais cela non plus n’a pas

donné de bons résultats.

Avec un iPhone, c’est un peu plus simple, mais

là aussi, il y a des limitations. Nous n’avons pas

réussi à diffuser Netflix ou iTunes sur le BenQ VG1.

uuu

Spécifications

•Type : pico-projecteur DLP

•Technologie : puce DLP 3430 de 0,2 pouces

•Résolution native : 480p (854 x 480 pixels)

•Compatibilité vidéo : de VGA (640 x 480 ) à Full HD

(1920 x 1080 )

•Zoom : fixe

•Objectif : réglable de 15 degrés en vertical

•Mise au point : manuelle

•Rapport de projection : 1/3

•Luminosité : 200 lumens ANSI

•Contraste : 100 00:1

•Lampe : Osram Q9 LED

•Durée de vie de la lampe : 30 000 heures (mode éco)

•Bruit de fonctionnement : 28 dB (mode éco)

•Taille de l’écran : 75 cm à 2.5 m

•Correction keystone : vertical +/- 40 degrés

•Circuit intégré : Qualcomm Snapdragon 210 MSM8909

•Système d’exploitation : Android 7.1.2

•Audio : 5 W

•Connectique : 1 x USB-C avec mode alternatif Display

•Port, Wi-Fi, Bluetooth projection sans fil iOS et Android

•Batterie : autonomie de 3 heures

•Divers : télécommande, pochette de transport, câble

•USB-C vers USB-C, accès à Aptoide

•Dimensions (L x P x H) : 80 x 155 x 80 mm

•Consommation : 24 W (0,5 W en veille)

•Poids : 708 g

Notre avis

Construction

Ergonomie

Design et finition

Musicalité


80 ON mag - Audiophile nomade 2019

C’est frustrant, d’autant plus que la mise en place

physique du petit projecteur est si simple. Il faut

donc s’armer de patience, et parfois redémarrer

l’engin pour que cela fonctionne. On a eu droit à

des messages d’erreur en allemand alors que nous

étions en choix de langue française !

La musique passe plus aisément, l’accès aux services

musicaux est rapide et le GV1 est tout de suite

reconnu. BenQ utilise le magasin d’applications

Aptoide et non Google Play, certaines applications

y sont un peu dépassées ou pas totalement

optimisées pour une utilisation sur smartphone. Là

aussi, après moult tentatives infructueuses pour se

connecter à Aptoide, on ne sait pas comment nous

y sommes parvenus. C’est dommage que cet aspect

utilisateur n’ait pas été plus réfléchi et travaillé,

on rêve à une interface plus fluide, simple et aussi

facile que celle de Sonos. Une mise à jour réglera

certainement certains de ces désagréments.

Le BenQ GV1 est en outre livré avec une

télécommande ultrafine, il ne faut pas la perdre car

elle est la seule capable de piloter le GV1. Cette

télécommande n’est pas d’une ergonomie sans

faille. Ses touches manquent de réactivité. Elle

n’est pas non plus rétroéclairée. Elle donne accès

à l’interface, à la validation des choix et sans elle,

on ne peut accéder aux fonctions essentielles du

projecteur. BenQ n’a pas mis en place d’application

spécifique sur smartphone pour commander le GV1.

Des réglages Cinéma à privilégier et une

grande image DLP agréable à regarder

Pour débuter une séance de projection, il est

préférable d’aller fureter dans les menus Image

et Son. Il existe plusieurs modes Image : TV Vif,

Cinéma, Sport, lumineux, présentation, normal.

Avec en plus des modes Batterie et un mode éco

afin de doser la consommation d’énergie. D’après

nos tests, si vous voulez privilégier la qualité

d’image, il est préférable de brancher l’appareil

sur le secteur. On y gagne en luminosité. Le mode

Cinéma est comme souvent le plus équilibré. Il

évite des dérives chromatiques trop accentuées

vers le rouge sur les visages ou de brûler les

blancs. Le BenQ intègre une partie audio - un

haut-parleur large bande on suppose - offrant

une puissance de 5 watts. C’est forcément limité

pour du home cinéma mais cela reste agréable,

notamment au niveau des dialogues dans une

petite pièce. Là aussi il existe plusieurs modes

Audio : cinéma, musique, jeu, sport et standard.

Le mode Cinéma est le plus agréable pour les

dialogues et l’enveloppe sonore est un peu plus

large.

Avec le BenQ GV1, nous avons regardé des

clips en provenance de YouTube, des films via

Netflix et la TV en direct. Comme sur tous les

vidéoprojecteurs DLP, l’image produite est

agréable avec une bonne luminosité et des

couleurs assez justes. Les effets parasites arc-enciel

sont quasi inexistants. La fluidité est au rendezvous

lors des mouvements rapides. Cela manque

certes de détails, la résolution 480p ne rend pas

forcément hommage à des vidéos Full HD mais

cela reste très largement visible. La taille idéale est

de 60 pouces de diagonale, avec un recul d’environ

1 m on obtient une image de 78 cm de diagonale.

Ce pico-projecteur a des lacunes, mais il est loin de

démériter.


ON mag c’est aussi...


ViVent les libellules !

Superbe !

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“Avec la Libellule (“DragonFly”), AudioQuest a

créé un moyen simple et abordable d’atteindre

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brouillard dont l’auditeur n’avait même pas conscience jusqu’à ce qu’il

ne l’entende plus ! La Cobalt dispose de la même tension de

sortie 2.1 capable de tout lire que la Rouge, avec son

contrôle de volume numérique à bit parfait, une

qualité de rendement MQA exceptionnelle et

une compatibilité parfaitement fluide avec les

appareils Apple et Androïd.

Quelques ingrédients importants qui

expliquent la performance de Cobalt qui lui

permet aujourd’hui de créer un précédent en

la matière :

• La puce ESS ES9038Q2M DAC dotée

d’un filtre de phase minimum à coupure

progressive permettant un son plus naturel.

• La micropuce PIC32MX274 microprocesseur réduit

l’appel de courant et augmente la vitesse de traitement de

33% par rapport aux Libellules Noire et Rouge (DragonFlys Black

and Red).

• Un système d’alimentation et de filtrage amélioré, conçu spécifiquement pour

réduire les bruits de fond cellulaires ou encore ceux dus au Wifi ou au Bluetooth.

• Comporte un adaptateur Queue de libellule DragonTail USB-C vers USB-A

modulable. Toutes les Queues de Libellule (DragonTails) utilisent les câbles USB à

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