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SEPTEMBRE <strong>2019</strong><br />
APOLLO 11<br />
EMBARQUEMENT POUR UN DOCUMENTAIRE SPECTACULAIRE<br />
AUX IMAGES INÉDITES SUR LA MISSION DE LÉGENDE.<br />
SIX SÉANCES EXCEPTIONNELLES AU CINÉMA DU 4 AU 8 SEPTEMBRE.<br />
FOCUS<br />
Ad Astra : James Gray envoie<br />
Brad Pitt dans les étoiles<br />
Sylvester Stallone<br />
en<br />
5<br />
dates<br />
Zoom sur...<br />
Portrait de la jeune fille en feu :<br />
Céline Sciamma signe une histoire<br />
d’amour bouleversante
GAUMONT présente<br />
Une production QUAD et TEN CINÉMA<br />
Vincent<br />
Cassel<br />
Reda<br />
Kateb<br />
PHOTOS : CAROLE BETHUEL © <strong>2019</strong> ADNP - TEN CINÉMA - GAUMONT - TF1 FILMS PRODUCTION - BELGA PRODUCTIONS - QUAD+TEN<br />
un film deEric Toledano et Olivier Nakache<br />
LE 23 OCTOBRE
Brad Pitt dans les étoiles<br />
AUX IMAGES INÉDITES SUR LA MISSION DE LÉGENDE.<br />
SIX SÉANCES EXCEPTIONNELLES AU CINÉMA DU 4 AU 8 SEPTEMBRE.<br />
SEPTEMBRE <strong>2019</strong><br />
Céline Sciamma signe une histoire<br />
d’amour bouleversante<br />
GAPA_290_p1.indd 1 13/08/<strong>2019</strong> 13:48<br />
Sommaire<br />
04<br />
06<br />
12<br />
14<br />
22<br />
24<br />
APOLLO 11<br />
EMBARQUEMENT POUR UN DOCUMENTAIRE SPECTACULAIRE<br />
FOCUS<br />
Ad Astra : James Gray envoie<br />
Sylvester Stallone<br />
en<br />
5 dates<br />
Zoom sur...<br />
Portrait de la jeune fille en feu :<br />
EN COUVERTURE<br />
Apollo 11<br />
©<strong>Pathé</strong> Live <strong>2019</strong><br />
290 septembre <strong>2019</strong>. Éditeur : <strong><strong>Le</strong>s</strong> <strong>Cinémas</strong> <strong>Pathé</strong> <strong>Gaumont</strong><br />
Éditions : 2, rue Lamennais, 75008 Paris. Directeur de<br />
la publication : Aurélien Bosc / Coordinatrice : Marianne<br />
Chalubert / Chargé des contenus éditoriaux : Alexis Audren<br />
/ Attachée éditoriale : Elsa Colombani / Rédacteur en chef :<br />
Gaël Golhen / Direction Artistique : Samuel Smith / SR :<br />
Estelle Ruet / Conception maquette et réalisation : PREMIÈRE<br />
MEDIA : 105, rue La Fayette RCS Paris – 820 201 689 /<br />
Régie publicitaire : TALENT GROUP : 2-10 rue Marceau,<br />
Bâtiment F, 92130 Issy-les-Moulineaux ; contacts : Faustine<br />
Nataf, directrice générale adjointe, faustinenataf@talentgroup.fr<br />
- Impression : Imprimé en France par BLG Toul. <strong>Le</strong> papier utilisé<br />
est issu de forêts gérées durablement. Provenance papier :<br />
Autriche. Taux de fibres recyclées : 18 %. Euthrophisation :<br />
0,006 KG/TO de papier. 100 % PFEC. Cahier Paris : <strong>Le</strong> papier<br />
utilisé est issu de forêts gérées durablement. Provenance papier :<br />
Alle<strong>mag</strong>ne. Taux de fibres recyclées : 0 %. Euthrophisation :<br />
0,016 KG/TO de papier. 100 % PFEC. © <strong>Le</strong> <strong>mag</strong>azine des<br />
<strong>Cinémas</strong> <strong>Pathé</strong> et <strong>Gaumont</strong> <strong>2019</strong>. <strong><strong>Le</strong>s</strong> dates de sortie sont<br />
données sous toutes réserves ; des changements indépendants<br />
de notre volonté peuvent intervenir.<br />
04<br />
GIVE ME FIVE<br />
Sylvester Stallone<br />
06 ÉVÈNEMENT<br />
Apollo 11<br />
10 TENDANCE<br />
Chassés-croisés<br />
12 INSOLITE<br />
Ça, chapitre 2<br />
13<br />
ŒIL POUR ŒIL<br />
Ahmed Sylla vs. François Damiens<br />
14 FOCUS<br />
Ad Astra<br />
16<br />
L’ACTEUR DU MOIS<br />
Guillaume Canet<br />
19 RENCONTRE<br />
Gilles de Maistre<br />
20 KALÉIDOSCOPE<br />
22<br />
24<br />
25<br />
26<br />
ZOOM SUR...<br />
Portrait de la jeune fille en feu<br />
L’AUTRE REGARD<br />
Ceux qui travaillent<br />
IL ÉTAIT UNE FOIS…<br />
Rambo<br />
SPECTACLES AU CINÉMA<br />
28 ACTUS<br />
17<br />
RETOUR VERS LE FUTUR<br />
Downton Abbey<br />
32<br />
GUIDE DES SORTIES<br />
du mois de septembre<br />
CE MAGAZINE VOUS EST OFFERT PAR LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT.<br />
18<br />
LE RÉALISATEUR DU MOIS<br />
Cédric Kahn<br />
34<br />
LE MOIS PROCHAIN<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 3
1977<br />
Après un peu de théâtre et quelques apparitions<br />
au cinéma, Stallone décroche l’un des deux rôles<br />
de sa vie avec Rocky. Il excelle dans la peau<br />
d’un boxer de seconde zone porté par le rêve<br />
américain. Un Oscar du meilleur film plus tard,<br />
la carrière de l’acteur est sur orbite.<br />
« Sur le papier, c’était un échec garanti :<br />
un acteur inconnu, un sujet pas<br />
très populaire… Mais ce film a été puisé<br />
dans l’idée de renaissance,<br />
et Rocky est devenu un phénomène<br />
des temps modernes. »<br />
GIVE ME FIVE<br />
LA STAR EST DE RETOUR AVEC RAMBO : LAST BLOOD,<br />
OÙ IL INCARNE UN JOHN RAMBO VIEILLISSANT ET RANGÉ<br />
DES VOITURES, FORCÉ DE VERSER À NOUVEAU LE SANG.<br />
PAR BORIS MALAINE<br />
1983<br />
Rambo, l’autre personnage majeur. En 1983,<br />
Stallone incarne un vétéran du Vietnam atteint<br />
de syndrome de stress post-traumatique, pris<br />
en grippe par le shérif d’une petite bourgade.<br />
Déçu par le résultat un peu trop bourrin, Stallone<br />
s’implique dans le remontage du film.<br />
La consécration.<br />
« Rambo parle de notre part d’ombre<br />
la plus profonde. Je me sentais<br />
une responsabilité envers les milliers<br />
de vétérans qui étaient revenus brisés<br />
de la guerre, et avaient toujours<br />
des pensées suicidaires. »<br />
SYLVESTER STALLONE<br />
1994<br />
Stallone revient au cinéma d’action dans<br />
les années 90. Dans Demolition Man, il joue<br />
un sergent de police cryogénisé qui se réveille<br />
dans un futur aseptisé, où il doit capturer<br />
son pire ennemi. Un film emblématique d’une<br />
période où l’acteur tournait sans arrêt.<br />
« On ne voulait pas juste faire un film<br />
d’action à destination des jeunes<br />
garçons, comme c’était souvent le cas<br />
à l’époque. Il y avait un vrai sous-texte<br />
politique et également beaucoup<br />
d’humour. »<br />
1997<br />
La renaissance de Stallone. Dans Copland, il incarne<br />
un flic en surpoids et sourd d’une oreille, totalement<br />
à contre-emploi, et donne la réplique à Robert De Niro<br />
et Harvey Keitel. <strong><strong>Le</strong>s</strong> critiques sont dithyrambiques.<br />
« Je voulais jouer dans un film choral avec<br />
des acteurs aussi bons, voire meilleurs que moi.<br />
Et quand on est sur un plateau avec des gens<br />
de ce calibre, tout prend une ampleur dingue.<br />
C’était une aventure, une vraie. »<br />
<strong>2019</strong><br />
Retour aux sources avec Rambo : Last Blood, dernier volet<br />
(pour l’instant) de la franchise, où un John Rambo<br />
fatigué se voit obligé de rempiler pour sauver la fille<br />
d’un ami des mains d’un cartel mexicain.<br />
« Il possède un <strong>mag</strong>nifique ranch mais il vit<br />
sous terre, là où il fait sombre et où il n’y a<br />
pas de bruit. Il lutte contre son stress<br />
post-traumatique et, s’il quitte la propriété,<br />
il va perdre la maîtrise de la situation. Il se<br />
passe des choses terribles, c’est assez lourd. »<br />
RAMBO : LAST BLOOD<br />
Réalisation : Adrian Grunberg<br />
Avec : Sylvester Stallone, Paz Vega, Sergio Peris-Mencheta…<br />
Genre : Action<br />
Durée : NC<br />
SORTIE : 25 SEPTEMBRE<br />
4<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT
CINÉFRANCE STUDIOS ET PATHÉ PRÉSENTENT<br />
DANY<br />
BOON<br />
GUILLAUME<br />
GALLIENNE<br />
DE LA COMÉDIE FRANÇAISE<br />
ALICE<br />
POL<br />
AHMED<br />
SYLLA<br />
LAURE<br />
CALAMY<br />
CAMILLE<br />
LELLOUCHE<br />
Tout le monde peut se tromper<br />
POUR PHOTOS: EDDY BRIERE © <strong>2019</strong> CINEFRANCE STUDIOS – PATHÉ FILMS – ONZE CINQ – FRANCE 2 CINÉMA – ARTEMIS PRODUCTIONS. CRÉDITS NON CONTRACTUELS<br />
UN FILM DE JALIL LESPERT<br />
AVEC LA PARTICIPATION EXCEPTIONNELLE DE HOLT MCCALLANY<br />
AVEC LA PARTICIPATION DE HENRI GUYBET AVEC JESSICA SHERMAN ÉRIC DE STAERCKE CATHERINE CLAEYS ESTEBAN MAXIME MALLET ELISA RUSCHKE<br />
LE 25<br />
SEPT.<br />
<strong>Pathé</strong>Films<br />
#<strong>Le</strong>Dindon
VOYAGE DANS<br />
LA LUNE<br />
LE 21 JUILLET 1969, L’HOMME POSAIT POUR LA PREMIÈRE FOIS LE PIED SUR LA LUNE.<br />
CINQUANTE ANS PLUS TARD, LE DOCUMENTAIRE APOLLO 11 RETRACE<br />
LA FABULEUSE AVENTURE DE CETTE CÉLÈBRE MISSION. DÉCOLLAGE IMMINENT.<br />
PAR ALEXIS AUDREN<br />
6<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT
ÉVÈNEMENT<br />
N<br />
Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins :<br />
Trois hommes, trois légendes. Avec la mission<br />
Apollo 11, ils ont été les premiers<br />
astronautes à s’envoler pour la Lune avec<br />
l’objectif d’y poser le pied. <strong><strong>Le</strong>s</strong> deux premiers fouleront<br />
le sol lunaire après avoir affronté l’inconnu et bravé les<br />
ténèbres. C’était il y a cinquante ans. C’est cette épopée<br />
spectaculaire que le documentaire Apollo 11 nous fait<br />
aujourd’hui revivre à l’écran. Pour raconter cette aventure<br />
hors du commun, pas d’entretiens avec des membres de<br />
la mission, de rencontres avec des spécialistes du sujet<br />
ou des personnalités historiques mais simplement des<br />
i<strong>mag</strong>es d’archives de l’expédition. Grâce à des bobines<br />
retrouvées par hasard dans les Archives Nationales aux<br />
États-Unis il y a peu, l’équipe du film a pu mettre la<br />
main sur des séquences encore jamais vues, en 70 mm,<br />
soit le format de pellicule le plus large qui soit, offrant<br />
des i<strong>mag</strong>es exceptionnelles prêtes à mettre à nouveau en<br />
lumière le caractère extraordinaire de la mission Apollo 11<br />
pour une expérience inédite.<br />
Entièrement constitué d’i<strong>mag</strong>es d’archives, le documentaire<br />
s’accompagne d’une ambiance sonore troublante de<br />
réalisme. L’absence de narrateur apporte une sobriété brillante<br />
aux i<strong>mag</strong>es d’époque tandis que la musique, composée<br />
exclusivement avec des instruments existants déjà<br />
en 1969, accompagne les péripéties des astronautes d’une<br />
tension palpable sans pour autant prendre le pas sur l’i<strong>mag</strong>e.<br />
Pour donner vie à la narration et accompagner les spectateurs<br />
dans cette expédition fantastique, la NASA a mis<br />
à disposition du réalisateur différentes pistes audio avec<br />
notamment les enregistrements des communications entre<br />
la Terre et les trois astronautes. <strong><strong>Le</strong>s</strong> voix des équipes au sol,<br />
au Kennedy Space Center, en Floride, comme à Houston, au<br />
Texas, accompagnées de celles des membres d’équipage de<br />
la fusée Saturne V viennent alors nous border dans cette folle<br />
aventure. Au langage technique de la salle de contrôle, des<br />
échanges plus légers et même des rires se font entendre dans<br />
les dialogues entre les équipes au sol et celle de l’espace,<br />
jusqu’au moment où Armstrong prononce la phrase qui<br />
entrera dans l’histoire : « C’est un tout petit pas pour un<br />
homme, un grand pas pour l’humanité.»<br />
Expérience immersive<br />
Derrière le banc de montage, une équipe de passionnés s’affaire<br />
à créer l’expérience la plus immersive possible pour<br />
retranscrire le plus fidèlement le parcours incroyable de ces<br />
trois astronautes vers la Lune. Todd Douglas Miller, le réalisateur,<br />
décrit le projet comme « un simple exercice de montage<br />
qui est devenu un effort commun mené par une équipe<br />
internationale d’experts visant à porter à l’écran une œuvre<br />
définitive sur Apollo 11 ». Car une fois la production lancée,<br />
une découverte incroyable est venue changer la donne et<br />
offrir à l’équipe une chance d’aller encore plus dans l’immersion.<br />
« Trois ou quatre mois après avoir commencé le travail,<br />
nous avons fait une découverte, témoigne le réalisateur. J’ai<br />
reçu un email d’un archiviste des Archives Nationales qui<br />
venait de retrouvrer des piles de bobines simplement intitulées<br />
“Apollo 11”. Il ne savait pas ce qu’elles contenaient. »<br />
Après quelques tests, l’équipe tombe sur un butin renversant<br />
: « Quand on a découvert pour la première fois<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 7
ÉVÉNEMENT<br />
ÉVÈNEMENT<br />
ces nouvelles i<strong>mag</strong>es sur grand écran, plus personne<br />
ne parlait, on était simplement époustouflés par ce que l’on<br />
voyait. » Conservées pendant près de cinquante ans, telle<br />
une capsule temporelle oubliée, dans les archives du pays,<br />
ces i<strong>mag</strong>es inédites apportent au film un cachet extraordinaire<br />
en nous plongeant au cœur de l’expédition spatiale.<br />
Mise en orbite<br />
Apollo 11 offre en réalité une immersion captivante où chacune<br />
des étapes de l’expédition des trois astronautes fascine.<br />
Dès les premières minutes, nous suivons Armstrong, Aldrin<br />
et Collins enfiler leurs combinaisons spatiales. <strong>Le</strong> geste est<br />
précis, la tension palpable et pourtant le calme et la sérénité<br />
s’affichent sur le visage de ces hommes en passe de changer<br />
le cours de l’humanité à jamais. Une fois prêts, direction<br />
Saturne V, leur carrosse qui va les mettre en orbite. <strong>Le</strong> décollage<br />
de la fusée est l’une des scènes les plus fascinantes du<br />
film. Des instructions des salles de contrôle aux regards des<br />
badauds présents aux alentours du Kennedy Space Center<br />
jusqu’aux i<strong>mag</strong>es de la fusée fendant le ciel à l’issue du<br />
compte à rebours final, tout est retranscrit avec une telle force<br />
qu’il convient alors de vivre ce documentaire inédit comme<br />
une expérience à part entière. Un voyage unique aux côtés<br />
de la mission Apollo 11 auquel nous vous proposons d’embarquer<br />
au cours de l’une des six séances exceptionnelles,<br />
proposées du 4 au 8 septembre dans vos cinémas <strong>Pathé</strong> et<br />
<strong>Gaumont</strong>. Une expérience à découvrir également en IMAX<br />
pour une immersion décuplée. <strong>Le</strong> format 70mm vient offrir à<br />
ces i<strong>mag</strong>es une splendeur phénoménale. Une sobriété <strong>mag</strong>istrale<br />
pour un film sur l’un des évènements les plus marquants<br />
de l’histoire, tel est le tour de force que réussit à accomplir cet<br />
Apollo 11, documentaire unique en son genre qu’il convient<br />
de découvrir sur le plus grand écran possible pour apprécier<br />
toute la splendeur de ses i<strong>mag</strong>es.<br />
LA CONQUÊTE DE L’ESPACE<br />
AU CINÉMA<br />
DEPUIS DES SIÈCLES LE VOYAGE VERS LA LUNE<br />
FASCINE L’IMAGINAIRE.<br />
PAR ALEXIS AUDREN<br />
Ce rêve, Jules Verne en fera le sujet de deux de ses ouvrages les plus<br />
célèbres, De la Terre à la Lune et Autour de la Lune à la fin du XIX e siècle.<br />
En 1902 avec l’éclosion du cinéma, George Méliès s’empare du sujet et<br />
offre le mythique Voyage dans la Lune à un public dès lors fasciné par<br />
les prouesses du célèbre <strong>mag</strong>icien français. La littérature de sciencefiction,<br />
les comics, la télévision s’emparent de l’espace en pleine guerre<br />
froide, tandis que le cinéma poursuit son exploration de l’univers de film<br />
en film, aidé par l’amélioration constante des moyens techniques mis<br />
à sa disposition. De la science-fiction pure avec Star Trek, Star Wars et<br />
Alien en tête, au voyage initiatique avec 2001, l’Odyssée de l’espace<br />
en passant par le film catastrophe avec Ar<strong>mag</strong>eddon, le septième art<br />
s’empare de l’espace sous toutes ses formes comme d’un terrain de jeu<br />
sans limites dans lequel raconter de nouvelles histoires. Tous les plus<br />
grands noms du cinéma s’y aventurent, tant il est tentant de s’y évader.<br />
Tous ? Non, un irréductible réalisateur garde, lui, bien les pieds sur<br />
terre : Steven Spielberg. <strong>Le</strong> cinéaste américain préférant plutôt montrer<br />
l’arrivée de formes de vies extra-terrestres sur la Terre et ses interactions<br />
avec les humains (Rencontres du Troisième Type, E.T., l’extra-terrestre,<br />
La Guerre des mondes, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal).<br />
Pour découvrir un biopic consacré au premier homme à avoir<br />
foulé le sol lunaire, il faut attendre 2018 et First Man : <strong>Le</strong><br />
Premier Homme sur la Lune de Damien Chazelle consacré à Neil<br />
Armstrong, incarné par Ryan Gosling. Une claque extraordinaire,<br />
notamment grâce à sa scène fi nale de l’alunissage, fi lmée en IMAX.<br />
Cette fin d’année, trois autres films auront pour cœur l’exploration de<br />
l’espace et sa relation avec l’humain : Ad Astra, porté par Brad Pitt,<br />
Lucy in the Sky avec Natalie Portman et Proxima avec Eva Green.<br />
L’exploration spatiale au cinéma a de beaux jours devant elle.<br />
APOLLO 11<br />
Réalisation : Todd Douglas Miller<br />
Genre : Documentaire<br />
Durée : 1 h 33<br />
6 SÉANCES EXCEPTIONNELLES<br />
DU 4 AU 8 SEPTEMBRE<br />
8<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT
qui vous<br />
sauvera de<br />
vous-même ?<br />
UNE PRODUCTION JERRY BRUCKHEIMER UN FILM DE ANG LEE<br />
HISTOIRE<br />
DEDARREN LEMKE ET DAVID BENIOFF SCÉNARIO DEDAVID BENIOFF ET BILLY RAY ET DARREN LEMKE RÉALISÉ PAR ANG LEE<br />
en , , 3d & 2d<br />
PARAMOUNT PICTURES au ET SKYDANCE ET cinéma JERRY BRUCKHEIMER FILMS PRÉSENTENT le EN ASSOCIATION AVEC 2 FOSUN octobre<br />
PICTURES UNE PRODUCTION SKYDANCE WILL SMITH “GEMINI MAN”<br />
SUPERVISEUR
TENDANCE<br />
Ana Girardot<br />
et François Civil.<br />
DEUX MOI<br />
Réalisation : Cédric Klapisch<br />
Avec : Ana Girardot, François Civil, François Berléand,<br />
Simon Abkarian, Camille Cottin…<br />
Genre : Comédie dramatique<br />
Durée : 1 h 50<br />
SORTIE : 11 SEPTEMBRE<br />
Chasséscroisés<br />
DANS DEUX MOI ET LE DINDON, CÉDRIC<br />
KLAPISCH ET JALIL LESPERT S’INSTALLENT À<br />
PARIS POUR DES JEUX DE PISTES AMOUREUX<br />
PLEIN DE SURPRISES.<br />
PAR ALEXIA COUTEAU<br />
Où trouver l’amour ? Faut-il le pourchasser ou attendre qu’il vous<br />
cueille ? Ces questions vont entraîner les âmes esseulées de Deux<br />
moi de Cédric Klapisch et les couples du Dindon de Jalil <strong><strong>Le</strong>s</strong>pert<br />
dans une série de chassés-croisés assez savoureux. Dans Deux<br />
moi, Cédric Klapisch retrouve Ana Girardot et François Civil,<br />
déjà au générique de Ce qui nous lie, pour lesquels il a écrit<br />
sur-mesure cette comédie romantique d’un nouveau genre. Ils<br />
incarnent deux trentenaires, Rémy et Mélanie, qui vivent dans<br />
le même quartier, à Paris. Ils se croisent dans la rue, épient les<br />
mêmes réseaux sociaux. Mais dans la solitude des grandes villes,<br />
à l’époque où la société hyperconnectée donne l’illusion d’être<br />
relié au monde, il est difficile de faire une vraie rencontre. « On<br />
veut du rassemblement, explique Cédric Klapisch, on veut du<br />
lien, on veut de la rencontre. Et tout le moteur du film c’est de<br />
jouer avec ça : on ne sait pas comment et surtout s’il va y avoir<br />
cette rencontre. »<br />
Cédric Klapisch et son coscénariste Santiago Amigorena<br />
ont également i<strong>mag</strong>iné une galerie de personnages secondaires<br />
particulièrement hauts en couleur, interprétés par des<br />
comédiens de grand talent comme Camille Cottin et François<br />
10<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT
TENDANCE<br />
Ahmed Sylla<br />
et Alice Pol.<br />
Dany Boon<br />
et Guillaume Gallienne.<br />
LE DINDON<br />
Réalisation : Jalil <strong><strong>Le</strong>s</strong>pert<br />
Avec : Dany Boon, Guillaume Gallienne,<br />
Alice Pol, Ahmed Sylla, Laure Calamy…<br />
Genre : Comédie<br />
Durée : 1 h 25<br />
SORTIE : 25 SEPTEMBRE<br />
Berléand (deux psys à l’opposé l’un de l’autre) Simon Abkarian<br />
(en épicier truculent), Eye Haïdara (en collègue assez frontale)<br />
ou Pierre Niney (en camarade de classe à la grande mémoire).<br />
Chacune de leurs scènes va un peu plus éloigner ou rapprocher<br />
les deux célibataires. Comme toujours, le cinéaste sait parfaitement<br />
filmer Paris et nous offre un visage du quartier Stalingrad<br />
et du bassin de la Villette assez inédit. Vingt-trois ans après<br />
Chacun cherche son chat, Cédric Klapisch revisite la rencontre<br />
amoureuse dans la capitale.<br />
Adultère, mode d’emploi<br />
Jalil <strong><strong>Le</strong>s</strong>pert se régale, lui, à changer d’univers à chaque fois qu’il<br />
passe derrière la caméra. Après son biopic sur Yves Saint Laurent<br />
et son incursion dans le polar avec Iris, il aborde pour la première<br />
fois la comédie avec <strong>Le</strong> Dindon. Mais un Dindon revu et corrigé.<br />
Avec ses camarades d’écriture Guillaume Gallienne (qui incarnait<br />
Pierre Bergé dans Yves Saint Laurent) et Fadette Drouard<br />
(Patients), il a choisi de placer dans les années 60 l’action de<br />
la pièce de Georges Feydeau, créée en 1896. <strong><strong>Le</strong>s</strong> quiproquos<br />
entre maris, femmes et amants se déroulent dans ce Paris<br />
<strong>mag</strong>nifiquement reconstitué, avec ses autobus ouverts et ses<br />
surprises-parties. Pour créer cet univers à l’écran, le cinéaste<br />
s’est entouré de deux pointures. Aux costumes, il retrouve<br />
Madeline Fontaine, déjà à l’œuvre sur Yves Saint Laurent et<br />
doublement césarisée pour Un long de dimanche de fiançailles et<br />
Séraphine. Et aux décors, il a choisi de collaborer pour la première<br />
fois avec un des pontes de la profession : Pierre Queffelean.<br />
Collaborateur régulier de Jean-Jacques Annaud depuis Sept Ans<br />
au Tibet, on lui doit les décors impressionnants d’Au revoir làhaut<br />
qui lui a valu en 2018 son tout premier César. Ses créations<br />
forment le plus beau des écrins pour cette fantaisie burlesque<br />
où Jalil <strong><strong>Le</strong>s</strong>pert réunit un casting flamboyant à la croisée de<br />
plusieurs familles de comédie. De Guillaume Gallienne à Dany<br />
Boon en passant par Ahmed Sylla, Alice Pol, Laure Calamy, Camille<br />
<strong>Le</strong>llouche (qui, repérée sur YouTube, se fait de plus en présente<br />
au cinéma : Damien veut changer le monde, Mon inconnue) ou<br />
encore Henry Guybet, l’inoubliable Salomon des Aventures de<br />
Rabbi Jacob. Avec cette idée d’allers-retours entre les styles<br />
de comédie de ses interprètes pour faire écho à celui de leurs<br />
personnages.<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 11
L’INSOLITE DU MOIS<br />
Ça, chapitre 2<br />
DEUX ANS APRÈS LE PREMIER VOLET, LE CLUB DES RATÉS REVIENT COMBATTRE L’INFÂME CLOWN<br />
MALÉFIQUE GRIPPE-SOU DANS UNE SUITE PLUS MATURE ET PLUS AMBITIEUSE.<br />
PAR MATHURIN MOREAU<br />
Bill Hader, Jessica Chastain, James McAvoy,<br />
James Ransone, Isaiah Mustafa, et Jay Ryan.<br />
<strong>Le</strong> Club des Ratés est de retour. Deux ans après<br />
le succès phénoménal de Ça, l’Argentin Andy<br />
Muschietti revient derrière la caméra pour signer<br />
la suite de leurs sombres aventures. Comme dans<br />
le roman culte de Stephen King, on retrouve nos héros<br />
vingt-sept ans plus tard. Désormais adultes, ils doivent<br />
à nouveau se réunir pour aronter le terrifiant clown<br />
Grippe-Sou et mettre fin aux crimes sanguinaires de<br />
ce croque-mitaine peinturluré dont le visage les hante<br />
depuis l’adolescence. Si le premier chapitre était un<br />
film initiatique concluant la fin de l’innocence d’une<br />
poignée d’adolescents vivant leur dernier été dans une<br />
bourgade de l’Amérique profonde, le second chapitre<br />
est, quant à lui, une œuvre plus adulte, plus sombre et<br />
plus mature. <strong>Le</strong> challenge était de taille pour Muschietti :<br />
plus gros budget, plus gros moyens, mais aussi une<br />
envie artistique d’être fidèle au roman de King en allant<br />
plus loin dans l’horreur et le gore. En témoignent les<br />
quelque 17 000 litres de faux sang utilisés sur le tournage,<br />
comme une ambition à peine voilée de concurrencer<br />
Stanley Kubrick et ses ascenseurs ensanglantés<br />
dans Shining, adapté lui aussi de… Stephen King.<br />
L’autre défi était de trouver les interprètes adultes du<br />
casting original. D’autant que les jeunes acteurs du<br />
premier opus avaient leurs propre idées sur qui pouvait<br />
prendre leur suite ! Seuls Finn Wolfhard et Sophia Lillis<br />
ont vu leur souhait se réaliser, les acteurs Bill Hader et<br />
Jessica Chastain endossant respectivement les rôles de<br />
Richie et Beverly. <strong>Le</strong> reste du casting demeure néanmoins<br />
prestigieux, la star de la franchise X-Men James McAvoy<br />
incarnant Bill adulte. L’acteur forme avec Jessica Chastain<br />
un couple charismatique, meneur de la joyeuse troupe des<br />
Ratés. L’habile utilisation des flash-back assure la continuité<br />
des deux films. Plus qu’une suite, Ça chapitre 2 se construit<br />
comme la seconde partie d’un diptyque, à la manière du Kill<br />
Bill de Quentin Tarantino. Andy Muschietti respecte ainsi<br />
la construction du roman de Stephen King et pense ses<br />
deux films comme un seul récit dont la cohérence assure<br />
la puissance. Et de garantir une expérience terrifiante qui<br />
fera frissonner jusqu’aux plus chevronnés.<br />
ÇA, CHAPITRE 2<br />
Réalisation : Andy Muschietti<br />
Avec : Bill Skarsgård, James McAvoy, Jessica Chastain...<br />
Genre : Épouvante, horreur<br />
Durée : 2 h 45<br />
SORTIE : 11 SEPTEMBRE<br />
12<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT
<strong>Le</strong> parcours<br />
D’origine sénégalaise, Ahmed Sylla grandit<br />
à Nantes où il suit des cours de théâtre<br />
à l’adolescence. Révélé à la télévision en 2011<br />
dans l’émission On n’demande qu’à en rire,<br />
animée par Laurent Ruquier, il enchaîne ensuite<br />
avec ses premiers spectacles. En 2017,<br />
il tient son premier grand rôle au cinéma<br />
dans L’Ascension de Ludovic Bernard.<br />
L’actu<br />
De plus en plus demandé au cinéma, Ahmed Sylla est<br />
à l’affiche de deux films : <strong>Le</strong> Dindon et Inséparables.<br />
Dans le premier, adapté de Feydeau, il joue un séducteur<br />
impénitent ; dans le second, il incarne un ex-escroc passé<br />
par la case prison qui voit débouler dans sa vie désormais<br />
rangée un détenu qu’il a côtoyé. Deux comédies explosives.<br />
<strong>Le</strong> rôle culte<br />
Inspiré de l’histoire<br />
vraie de Nadir<br />
Dendoune, L’Ascension relate<br />
le défi insensé de Samy,<br />
un jeune de cité qui, pour<br />
impressionner une fille, va<br />
tenter de grimper en haut de<br />
l’Everest. Investi corps et âme<br />
dans le rôle, Ahmed Sylla<br />
a révélé sa nature comique<br />
et humaniste à la France<br />
entière. Plus d’un million<br />
de spectateurs à la clé.<br />
INSÉPARABLES<br />
Réalisation : Varante Soudjian.<br />
Avec : Ahmed Sylla, Alban Ivanov,<br />
Judith El Zein…<br />
Genre : Comédie<br />
Durée : 1 h 34<br />
SORTIE : 4 SEPTEMBRE<br />
AHMED<br />
SYLLA<br />
ŒIL POUR ŒIL<br />
PAR FRANÇOIS CHAMPY<br />
2<br />
C’est le nombre de fois où Ahmed Sylla<br />
a été présélectionné comme « Révélation »<br />
(pour L’Ascension et Chacun pour tous),<br />
l’antichambre de la nomination pour<br />
le César du meilleur espoir masculin.<br />
FRANÇOIS<br />
DAMIENS<br />
FOURMI<br />
Réalisation : Julien Rappeneau<br />
Avec : François Damiens,<br />
Maleaume Paquin, André Dussollier…<br />
Genre : Comédie dramatique<br />
Durée : 1 h 45<br />
SORTIE : 4 SEPTEMBRE<br />
<strong>Le</strong> parcours<br />
Au début des<br />
années 2000, François Damiens<br />
se fait connaître avec<br />
ses caméras cachées et son<br />
personnage fétiche, François<br />
l’embrouille, un grand type mal<br />
élevé et agressif qui pousse les<br />
gens dans leurs retranchements.<br />
Très vite, le cinéma s’empare<br />
de cette nature comique. Depuis<br />
le culte Dikkenek (2006),<br />
l’acteur belge est partout.<br />
L’actu<br />
Depuis La Délicatesse, François Damiens se tourne volontiers vers des<br />
rôles plus nuancés, voire dramatiques. Dans Fourmi de Julien Rappeneau,<br />
il incarne Laurent, un père mal dans sa peau qui reporte tous ses espoirs<br />
d’une vie meilleure sur son fils. Ce dernier lui fait alors croire qu’il a été<br />
pris par un grand centre de formation anglais de foot...<br />
3<br />
C’est le nombre de nominations aux César<br />
de François Damiens. En 2014 pour Suzanne<br />
(meilleur second rôle), en 2015 pour<br />
La Famille Bélier (meilleur acteur) et en 2016<br />
pour <strong><strong>Le</strong>s</strong> Cowboys (meilleur acteur).<br />
<strong>Le</strong> rôle culte<br />
François Damiens explose véritablement<br />
à l’écran en 2010 dans L’Arnacœur de Pascal<br />
Chaumeil. En beau-frère associé de Romain Duris,<br />
spécialiste de la bidouille qui se rêve en bricoleur<br />
de génie (façon Q de James Bond), il vole la vedette<br />
à ses partenaires. Grande gueule impayable, il joue<br />
de son grand corps maladroit comme personne.<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 13
FOCUS<br />
AD ASTRA<br />
DANS LE NOUVEAU FILM<br />
DE JAMES GRAY, BRAD PITT<br />
PART À LA RECHERCHE DE<br />
SON PÈRE AU FIN FOND<br />
DE LA GALAXIE. DERRIÈRE<br />
CETTE ODYSSÉE SPATIALE<br />
ÉPOUSTOUFLANTE, SE CACHE<br />
UNE SUPERBE RÉFLEXION SUR<br />
LES LIENS DU SANG.<br />
PAR CÉDRIC PAGE<br />
Longtemps on a pensé que James<br />
Gray ne quitterait jamais les limites du<br />
Queens, le quartier new-yorkais où il a<br />
grandi et où il a situé ses films pendant<br />
une vingtaine d’années. Des œuvres<br />
sombres, tragiques, explorant les<br />
thèmes de l’immigration, de la famille<br />
et de l’héritage, sous la forme de polars<br />
(Little Odessa, The Yards, La nuit nous<br />
appartient), d’histoires d’amour (Two<br />
Lovers) ou de film historique (The<br />
Immigrant). Mais avec The Lost City of<br />
Z, en 2017, récit d’aventure racontant<br />
les explorations de l’Anglais Percival<br />
Fawcett au fin fond de l’Amazonie<br />
au début du XX e siècle, le<br />
réalisateur a démontré que son inspiration<br />
ne connaissait pas de frontière.<br />
Aujourd’hui, Ad Astra – de loin son<br />
projet le plus riche et ambitieux à ce<br />
jour – l’envoie carrément au fin fond<br />
de la galaxie. Du côté de Neptune,<br />
très précisément, là où a disparu il y<br />
a des années de cela un astronaute<br />
légendaire, Clifford McBride (Tommy<br />
<strong>Le</strong>e Jones, de retour dans l’espace près<br />
de vingt ans après Space Cowboys).<br />
Alors qu’un danger énergétique venu<br />
de l’espace menace l’avenir de l’espèce<br />
humaine, le fils de l’aventurier<br />
mythique, Roy McBride (Brad Pitt), est<br />
chargé par les autorités de partir sur les<br />
traces de son père…<br />
Quête initiatique<br />
<strong><strong>Le</strong>s</strong> cinéphiles identifieront peut-être<br />
derrière l’argument d’Ad Astra les échos<br />
de deux très grands films de l’histoire<br />
du cinéma, qui semblent avoir servi<br />
de boussoles à James Gray : 2001,<br />
l’Odyssée de l’espace et Apocalypse<br />
Now. À chaque fois, il est question d’un<br />
14<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT
Brad Pitt.<br />
AD ASTRA<br />
Réalisation : James Gray<br />
Avec : Brad Pitt, Tommy <strong>Le</strong>e Jones, Liv Tyler…<br />
Genre : Science-fiction<br />
Durée : NC<br />
SORTIE : 18 SEPTEMBRE<br />
voyage en forme de quête initiatique,<br />
d’un périple vers un lieu mystérieux, au<br />
cours duquel le protagoniste plonge en<br />
lui-même en même temps qu’il avance<br />
vers l’inconnu. Brad Pitt incarne cet<br />
aventurier du futur avec une forme de<br />
beauté lasse et de force résignée absolument<br />
bouleversante. Autour de lui,<br />
le réalisateur a bâti l’un des films de<br />
science-fiction les plus époustouflants<br />
– d’un strict point de vue formel – qu’il<br />
nous a été donné de voir ces dernières<br />
années. Visitant les planètes comme<br />
autant de paliers qu’il franchit vers la<br />
clé d’un mystère métaphysique, Brad<br />
Pitt traverse des mondes à la beauté<br />
cotonneuse, surréelle, sublimée par<br />
la direction photo signée Hoyte van<br />
Hoytema (qui avait déjà signé l’i<strong>mag</strong>e<br />
d’Interstellar et de Dunkerque, deux<br />
films de Christopher Nolan).<br />
SF mélancolique<br />
Ad Astra s’inscrit dans une tendance de<br />
fond des dernières années, une école<br />
sans nom ni contours réellement identifiés,<br />
mais que l’on pourrait décrire<br />
comme de la science-fiction mélancolique.<br />
Où il ne s’agit plus tant de partir<br />
vers les étoiles pour témoigner de<br />
l’esprit de conquête qui habite l’être<br />
humain, que pour y guérir des traumas<br />
personnels, y soigner des plaies de<br />
l’âme. Brad Pitt rejoint ainsi la Sandra<br />
Bullock de Gravity, le Ryan Gosling<br />
de First Man – <strong>Le</strong> Premier Homme sur<br />
la Lune, le Matthew McConaughey<br />
d’Interstellar, l’Amy Adams de Premier<br />
Contact, le Robert Pattinson de High<br />
Life ou le Sean Penn de la série The<br />
First : tous regardent vers les étoiles les<br />
yeux embués par les larmes. En apesanteur,<br />
certes, mais tout de même lestés<br />
par des idées noires. Au bout du chemin,<br />
il ne s’agira pas tant de résoudre<br />
l’énigme de notre existence que de faire<br />
une paix symbolique avec ceux qui nous<br />
ont précédés, mis au monde, montré<br />
le chemin. C’est ainsi que James Gray<br />
renoue avec les thèmes éternels de sa<br />
filmographie et démontre que les genres<br />
de cinéma (polar, aventure, science-fiction)<br />
ne sont pour lui que des oripeaux<br />
qui lui permettent d’habiller ses obsessions<br />
éternelles. Il prouve aussi que<br />
son art peut s’épanouir sans son acteur<br />
fétiche, Joaquin Phoenix, et trouve un<br />
nouvel allié en la personne de Brad Pitt<br />
(déjà producteur de The Lost City of<br />
Z), ici <strong>mag</strong>nifié. Avec eux, le ciel n’est<br />
décidément pas la limite.<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 15
L’ACTEUR DU MOIS<br />
Guillaume Canet<br />
LE COMÉDIEN LIVRE UNE PRESTATION BOULEVERSANTE DANS AU NOM DE LA TERRE, UNE SAGA FAMILIALE<br />
AUTOUR DES CHANGEMENTS VIOLENTS VÉCUS PAR LES TRAVAILLEURS AGRICOLES.<br />
PAR THIERRY LASSELIN<br />
S<br />
es rêves de gosse le portaient a priori loin du cinéma.<br />
Vers les concours de saut d’obstacles, qu’il réinvestit<br />
non sans talent depuis Jappeloup. Mais à 18 ans, une<br />
mauvaise chute a brisé net toute ambition de carrière<br />
professionnelle. Sa reconversion a cependant été rapide.<br />
Formé au Cours Florent, Guillaume Canet décroche dès 1999<br />
sa première nomination aux César avec En plein cœur. Et, un<br />
an plus tard, La Plage le propulse au rang de star. Il a alors<br />
27 ans et, de son propre aveu, l’après-film de Danny Boyle<br />
n’aura rien du long fleuve tranquille. Trop d’attente des autres<br />
et plus assez d’envie en lui-même. Mais cette spirale infernale<br />
aura une issue : le passage à la réalisation. D’abord Mon<br />
idole, comme une renaissance. Puis Ne le dis à personne et son<br />
César du meilleur réalisateur suivi des Petits mouchoirs, Blood<br />
Ties, Rock’n’roll et le récent Nous finirons ensemble. Mettre en<br />
scène a permis à cet hyperactif de reprendre goût au jeu. De<br />
se rapprocher aussi d’un cinéma d’auteur qui a eu tendance<br />
à le regarder de haut - en tournant pour Cédric Kahn, André<br />
Téchiné, Olivier Assayas - sans pour autant snober un cinéma<br />
à vocation plus populaire, comme <strong>Le</strong> Grand Bain.<br />
Avec Au nom de la terre, Édouard Bergeon signe son premier<br />
film autour d’un sujet puissant et personnel : celui du monde<br />
paysan et des bouleversements qui le traversent depuis<br />
quarante ans. <strong>Le</strong> père du réalisateur y a, lui, laissé sa vie. Pour<br />
lui rendre hom<strong>mag</strong>e, Bergeon construit une saga familiale<br />
marquée par la tragédie, et confie le rôle du patriarche à un<br />
Guillaume Canet physiquement transformé par une calvitie.<br />
« C’est une chance inestimable qu’un si grand comédien<br />
ait décidé d’incarner mon père avec une telle implication »,<br />
souligne le réalisateur. À l’écran, Canet impressionne. D’abord<br />
parce que sa connaissance du monde paysan – son père était<br />
éleveur de chevaux – lui permet d’être instantanément crédible<br />
dans sa manière de se tenir, avec cette démarche usée<br />
par des années de travail. Ensuite par la profondeur de son<br />
interprétation, à mille lieues de toute sensiblerie, et son désir<br />
de rendre hom<strong>mag</strong>e à une profession décimée par les suicides.<br />
Peut-être décrochera-t-il sa troisième nomination au César<br />
du meilleur acteur après La Prochaine fois je viserai le cœur et<br />
Rock’n’roll. En attendant, on le retrouvera le 6 novembre dans<br />
La Belle Époque de Nicolas Bedos, accueilli avec enthousiasme<br />
à Cannes. <strong>2019</strong> est décidément une année de rêve(s) pour lui.<br />
AU NOM DE LA TERRE<br />
Réalisation : Édouard Bergeon<br />
Avec : Guillaume Canet, Veerle Baetens, Anthony Bajon…<br />
Genre : Drame<br />
Durée : 1 h 43<br />
SORTIE : 25 SEPTEMBRE<br />
À l’occasion de la sortie du film, venez en aide aux agriculteurs. <strong>Le</strong> dimanche 29 septembre, 1 euro sera reversé<br />
à l’association Solidarité Paysans, qui lutte contre l’exclusion en milieu rural, pour toute place achetée.<br />
Pour plus d’informations et faire un don à l’association, rendez-vous sur solidaritepaysans.org<br />
16<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT
RETOUR VERS<br />
LE FUTUR<br />
<strong><strong>Le</strong>s</strong> séries adaptées<br />
au cinéma<br />
APRÈS AVOIR ENCHANTÉ LA TÉLÉVISION PENDANT SIX SAISONS,<br />
DOWNTON ABBEY ROUVRE SES PORTES CE MOIS-CI, MAIS CETTE FOIS AU CINÉMA !<br />
RETOUR SUR CES SÉRIES CULTES QUI SONT DEVENUES DE GRANDS FILMS.<br />
PAR ANTOINE BAPTISTE<br />
<strong><strong>Le</strong>s</strong> Incorruptibles<br />
(1987)<br />
Adapté de la série télévisée<br />
policière des années 60<br />
avec Robert Stack,<br />
<strong><strong>Le</strong>s</strong> Incorruptibles fait partie<br />
des meilleurs films de Brian<br />
De Palma. Bourré de scènes<br />
cultes (la mort de Sean<br />
Connery, la fusillade dans<br />
la gare pendant qu’une<br />
poussette dévale un grand<br />
escalier), le film offre à<br />
Kevin Costner son premier<br />
rôle marquant – il incarne<br />
le célèbre Elliot Ness – et<br />
à Robert De Niro l’occasion<br />
de faire son numéro dans<br />
la peau d’Al Capone.<br />
Ajoutez la musique d’Ennio<br />
Morricone et vous obtenez<br />
un classique indémodable.<br />
Mission : Impossible<br />
(1996)<br />
Brian De Palma ressuscite<br />
Jim Phelps et la série<br />
des années 70, en offrant<br />
à Tom Cruise son rôle le plus<br />
trépidant. Un bijou de thriller<br />
d’espionnage, qui joue<br />
sans cesse avec les fauxsemblants,<br />
pour surprendre<br />
autant les spectateurs<br />
que ses personnages.<br />
Emmanuelle Béart et<br />
Jean Reno en profitent pour<br />
faire leurs premiers pas à<br />
Hollywood. La saga Mission :<br />
Impossible deviendra<br />
une énorme machine<br />
commerciale, comptant<br />
5 suites pour 3,5 milliards<br />
de dollars de recettes<br />
au box-office mondial.<br />
Sex and the City,<br />
le film<br />
(2008)<br />
Michael Patrick King,<br />
scénariste de la série<br />
originale, réalise cette suite<br />
sur grand écran, qui se<br />
déroule quatre ans après<br />
la fin de la série. On<br />
retrouve Sarah Jessica<br />
Parker dans la peau de<br />
Carrie Bradshaw, qui<br />
prépare son mariage<br />
avec « Mr Big ». <strong><strong>Le</strong>s</strong> fans<br />
répondront présents,<br />
puisque le film glanera<br />
450 millions de dollars<br />
de recettes dans<br />
le monde, ce qui offrira<br />
aux New-Yorkaises les plus<br />
glamour de la télévision<br />
un autre long-métrage,<br />
deux ans plus tard.<br />
21 Jump Street<br />
(2012)<br />
C’est ce qu’on appelle<br />
une réinterprétation totale.<br />
Chris Lord et Phil Miller<br />
– qui feront ensuite<br />
La Grande Aventure LEGO -<br />
reprennent la vieille série<br />
criminelle qui révéla<br />
Johnny Depp à la fin<br />
des années 80 pour en faire<br />
une comédie mordante et<br />
déjantée, bourrée<br />
de références au programme<br />
original. Une pitrerie<br />
burlesque mais maîtrisée,<br />
qui doit beaucoup<br />
à son binôme improbable.<br />
Jonah Hill et Channing<br />
Tatum rempileront par<br />
la suite pour un 22 Jump<br />
Street encore plus dingue.<br />
Downton Abbey<br />
(<strong>2019</strong>)<br />
Quatre ans après la fin<br />
de la série anglaise,<br />
on retrouve la famille<br />
Crawley, ses domestiques<br />
et ce fameux manoir<br />
pour un évènement<br />
exceptionnel : la visite<br />
surprise de la famille royale<br />
d’Angleterre ! Nous<br />
sommes désormais en 1927<br />
et c’est le roi George V<br />
et son épouse qui débarquent,<br />
mettant nos héros dans<br />
tous leurs états.<br />
Lady Mary Talbot va devoir<br />
sortir Carson de sa paisible<br />
retraite pour qu’il remette<br />
tout en ordre… Quel<br />
bonheur de retourner ainsi<br />
à Downton Abbey !<br />
DOWNTON ABBEY<br />
Réalisation : Michael Engler<br />
Genre : Drame historique<br />
Avec : Michelle Dockery, Hugh Bonneville,<br />
Maggie Smith…<br />
Durée : NC<br />
SORTIE : 25 SEPTEMBRE<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 17
LE RÉALISATEUR DU MOIS<br />
DEPUIS BIENTÔT TRENTE ANS, CÉDRIC KAHN<br />
TRACE UN SILLON DE CINÉASTE ATYPIQUE,<br />
EN DEHORS DES MODES. LA PREUVE AVEC<br />
FÊTE DE FAMILLE, SON NOUVEAU FILM EMMENÉ<br />
PAR CATHERINE DENEUVE.<br />
PAR FRANÇOIS CHAMPY<br />
CÉDRIC<br />
KAHN<br />
our Cédric Kahn, tout a commencé début 1987.<br />
Il est embauché comme stagiaire-monteur sur<br />
Sous le soleil de Satan que tourne Maurice Pialat.<br />
<strong>Le</strong> jeune homme a 20 ans et des rêves de cinéma<br />
plein les yeux. Quatre ans plus tard, à force de ténacité, il<br />
réalise son premier film, Bar des rails, dont le naturalisme<br />
porte la marque du cinéma de son aîné. Sa carrière est<br />
lancée. Avec une régularité quasi métronomique, il a depuis<br />
réalisé dix autres longs-métrages dont la particularité est<br />
leur diversité : films sur l’adolescence (Trop de bonheur), la<br />
passion amoureuse (L’Ennui, <strong><strong>Le</strong>s</strong> Regrets), un tueur (Roberto<br />
Succo), le deuil (L’Avion), la foi (La Prière), la marginalité<br />
(Vie sauvage), la précarité (Une vie meilleure), le désordre<br />
existentiel (Feux rouges)... Cédric Kahn, qui fait aussi ponctuellement<br />
l’acteur chez les autres (Un homme à la hauteur,<br />
L’Économie du couple, Cold War...), échappe aux chapelles<br />
avec une obsession tout de même : raconter des trajectoires<br />
singulières, portées par des personnages en plein conflit<br />
intérieur et en quête de rédemption.<br />
Avec Fête de famille, Cédric Kahn s’attaque à un genre balisé :<br />
le film de retrouvailles familiales, qui vire au règlement<br />
de comptes. Autour de Catherine Deneuve, qui joue une<br />
bienveillante mater familias, le réalisateur a réuni une<br />
distribution fantastique. Emmanuelle Bercot est formidable<br />
en fille prodigue, nerveuse et fébrile, de retour en France<br />
après un exil américain qui s’est mal terminé. Vincent<br />
Macaigne incarne son frère velléitaire, éternel adolescent,<br />
obsédé par l’idée de faire un documentaire de cette fête<br />
de famille. Cédric Kahn, naturellement charismatique<br />
avec sa voix chaude, joue lui le grand frère pragmatique.<br />
De révélations en révélations, de non-dits en situations<br />
potentiellement explosives, Kahn installe une ambiance de<br />
plus en plus électrique et étouffante, qui culmine dans un<br />
final impressionnant d’intensité. Fête de famille aborde sans<br />
filtre les problématiques qui touchent toutes les familles<br />
(des questions pécuniaires aux dissensions et jalousies<br />
des fratries) et traite avec une délicatesse rare la question<br />
douloureuse de proches atteints de troubles psychiatriques.<br />
Au rythme de chansons françaises mélancoliques (notamment<br />
la superbe Mon amie la rose de Françoise Hardy), Cédric<br />
Kahn livre une chronique lucide de l’amour imparfait, mais<br />
profond et généreux, qui unit les familles.<br />
FÊTE DE FAMILLE<br />
Réalisation : Cédric Kahn<br />
Avec : Catherine Deneuve, Emmanuelle Bercot,<br />
Vincent Macaigne, Cédric Kahn…<br />
Genre : Drame<br />
Durée : 1 h 41<br />
SORTIE : 4 SEPTEMBRE<br />
Vincent Macaigne,Catherine Deneuve<br />
et Cédric Kahn.<br />
18<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT
RENCONTRE<br />
Gilles<br />
de Maistre<br />
GILLES DE MAISTRE FAIT LE PORTRAIT D’UNE DEMI-DOUZAINE D’ENFANTS QUI ONT DÉCIDÉ<br />
DE SE BATTRE POUR UN MONDE MEILLEUR.<br />
PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE LUNN<br />
I N T E R V I E W<br />
Comment est né Demain est à nous ?<br />
J’ai fait beaucoup de films sur les enfants qui sourent.<br />
À force, j’ai eu l’impression que les gens se disaient que<br />
c’était des problèmes tellement vastes qu’on ne pouvait<br />
rien faire. Cela fait quelques<br />
années que je m’aperçois qu’il<br />
y a des enfants qui se battent<br />
pour améliorer leur propre sort.<br />
Aujourd’hui, on pense immédiatement<br />
à Greta Thurnberg,<br />
mais ce n’est que la partie<br />
émergée de l’iceberg. Des enfants<br />
aident les SDF dans la<br />
rue, tentent de faire avancer<br />
les droits sociaux…<br />
<strong><strong>Le</strong>s</strong> enfants qui sauvent le monde,<br />
c’était déjà l’idée de Mia et le<br />
lion blanc.<br />
Oui, mais là, j’avais besoin de<br />
passer par un documentaire. Je<br />
voulais capter la lame de fond<br />
qui est en train de tout balayer.<br />
Comment les avez-vous choisis ?<br />
Je voulais que le film soit équilibré<br />
entre l’Occident et le reste<br />
du monde. Il fallait également<br />
que l’on montre à la fois ceux<br />
qui se battent pour leur propre<br />
condition (les enfants syndiqués en Amérique du Sud) et<br />
ceux qui, dans nos pays, aident les autres comme Arthur<br />
qui va voir les SDF ou Mika qui apporte des jouets aux<br />
enfants africains. Après, il a fallu construire un récit.<br />
Comment ?<br />
J’ai choisi de faire le lien entre tous ces mômes en me<br />
servant du destin d’un enfant comme fil rouge : José<br />
Adolfo. C’est un gamin péruvien qui a gagné le prix du<br />
Climat, un prix remis en Suède dans la salle des Nobel.<br />
On le suit pendant la semaine qui précède la remise du<br />
prix ; il explique pourquoi il a reçu cette distinction et<br />
surtout précise qu’il entend la partager avec les enfants<br />
qui se battent pour un monde meilleur. C’est lui qui nous<br />
permet d’introduire les autres protagonistes.<br />
Vous avez filmé partout dans le monde ?<br />
Quasiment oui : j’ai filmé en<br />
Californie, à Delhi, dans le<br />
Nord et même un syndicat<br />
d’enfants en Bolivie. Ça c’est<br />
une histoire folle : des enfants<br />
se sont regroupés pour armer<br />
leurs droits de travailleurs.<br />
Ils ont une dizaine d’années et<br />
demandent à être payés et à<br />
travailler dans la dignité. Avant<br />
qu’ils ne se battent, ils étaient<br />
exploités, ils bossaient comme<br />
des esclaves, gratuitement. Ça<br />
peut nous paraître révoltant<br />
que des enfants réclament de<br />
meilleures conditions de travail,<br />
mais pour eux, c’est un<br />
moyen de libération.<br />
Au fond, quel est l’objectif de ce<br />
documentaire ?<br />
J’espère que l’espoir et la force<br />
de ces jeunes se retrouvent à<br />
l’écran. Je rêve que parents et<br />
enfants sortent du film en parlant<br />
de ces exemples et s’en inspirent. Une toute petite<br />
chose (parler à un SDF dans la rue) peut faire bouger<br />
les lignes.<br />
DEMAIN EST À NOUS<br />
Réalisateur : Gilles de Maistre<br />
Genre : Documentaire<br />
Durée : 1 h 23<br />
SORTIE : 25 SEPTEMBRE<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 19
KALÉIDOSCOPE<br />
POUR Y VOIR ENCORE PLUS CLAIR DANS LES SALLES OBSCURES<br />
ANDY<br />
SORTIE : 4 SEPTEMBRE<br />
Thomas, qui n’a jamais fait grand-chose de sa vie, se retrouve à<br />
la rue et contraint d’intégrer un foyer. Sur place, il est pressé par<br />
la séduisante Margaux de trouver un travail. Sur les conseils pas<br />
très avisés d’un pote, il ne trouve rien de mieux que de devenir...<br />
escort boy ! Il va essayer d’entraîner Margaux dans ses combines.<br />
Vincent Elbaz, le plus cool des acteurs français, hérite d’un rôle sur<br />
mesure avec cet Andy un peu lâche et insouciant, éternel adolescent<br />
charmeur malgré lui. Avec la sensible Alice Taglioni, il forme un duo<br />
irrésistible dans cette comédie rattrapée par une douce mélancolie.<br />
MUSIC OF MY LIFE<br />
SORTIE : 11 SEPTEMBRE<br />
La vogue des films musicaux continue avec le fabuleux Music<br />
of My Life qui vibre au rythme des chansons rageuses de Bruce<br />
Springsteen. Tiré d’un récit autobiographique de Sarfraz Manzoor, un<br />
journaliste anglais d’origine pakistanaise, Music of My Life raconte<br />
le quotidien morne de Javed, un adolescent qui grandit à Luton, une<br />
petite ville frappée par la crise. Nous sommes en 1987. Quand Javed<br />
découvre la musique de Bruce Springsteen, il se dit qu’un avenir est<br />
possible. Gurinder Chadha (Joue-la comme Beckham) signe un pur<br />
feel-good movie, généreux et électrisant.<br />
TU MÉRITES UN AMOUR<br />
SORTIE : 11 SEPTEMBRE<br />
Remarqué à Cannes, où il était présenté à la Semaine de la Critique,<br />
le premier film de et avec Hafsia Herzi raconte le spleen d’une<br />
jeune femme, récemment larguée par son copain. Au hasard des<br />
rencontres qu’elle fait dans la ville, elle essaie de reprendre goût<br />
à la vie… Tourné en mode commando, avec peu d’argent et en<br />
quelques jours, Tu mérites un amour séduit par son urgence et son<br />
style naturaliste. L’actrice fétiche de Kechiche n’a pas son pareil<br />
pour capter ces petits moments de la vie où semblent se jouer des<br />
choses essentielles. Un premier film très prometteur.<br />
LUCKY DAY<br />
SORTIE : 18 SEPTEMBRE<br />
Red est un perceur de coffres qui vient d’accomplir sa peine de<br />
prison. Il ne pense qu’à retrouver Chloé, sa petite amie française,<br />
et leur petite fille. Mais Luc, un tueur à gages français aussi élégant<br />
que complètement fou (Crispin Glover, hilarant avec son accent<br />
frenchy), est sur les traces de Red et de son <strong>mag</strong>ot… Si ce polar<br />
est aussi sanglant que barré, c’est grâce à son réalisateur : Roger<br />
Avary était le meilleur ami de Quentin Tarantino, et Pulp Fiction<br />
lui doit beaucoup. Résultat, Lucky Day est l’un des films les plus<br />
excitants et drôles de cette année !<br />
20<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT
KALÉIDOSCOPE<br />
POUR Y VOIR ENCORE PLUS CLAIR DANS LES SALLES OBSCURES<br />
LE CHARDONNERET<br />
SORTIE : 18 SEPTEMBRE<br />
Theo, 13 ans, perd sa mère dans un attentat au Metropolitan<br />
Museum de New York. Dans la panique, il vole <strong>Le</strong> Chardonneret,<br />
le tableau d’un disciple de Rembrandt d’une valeur inestimable.<br />
Hanté par le traumatisme, Theo adulte (Ansel Elgort) va devoir<br />
affronter les démons de son passé. Adaptation du best-seller de<br />
Donna Tartt et doté d’un casting prestigieux (Nicole Kidman,<br />
Jeffrey Wright, Sarah Paulson…), <strong>Le</strong> Chardonneret est à la fois un<br />
récit d’initiation labyrinthique, une chronique familiale romanesque<br />
et une réflexion vertigineuse sur le pouvoir de l’art.<br />
TROIS JOURS ET UNE VIE<br />
SORTIE : 18 SEPTEMBRE<br />
Pierre <strong>Le</strong>maitre n’en finit plus d’inspirer le cinéma français. Après<br />
Au revoir là-haut d’Albert Dupontel, voici l’adaptation d’un autre<br />
de ses best-sellers par Nicolas Boukhrief qui avait, coïncidence,<br />
dirigé Dupontel il y a quelques années dans <strong>Le</strong> Convoyeur. L’action<br />
se situe dans les Ardennes belges, en 1999. Un enfant vient de<br />
disparaître. La petite communauté de son village va être amenée à<br />
se déchirer. Inspiré par les grands faits divers des années 80-90 (on<br />
pense aux affaires Grégory ou Dutroux), Trois jours et une vie installe<br />
de bout en bout une ambiance anxiogène dans un décor désolé.<br />
UN JOUR DE PLUIE À NEW YORK<br />
SORTIE : 18 SEPTEMBRE<br />
Gatsby et Ashley, deux étudiants, décident de passer un weekend<br />
à New York en amoureux. Mais rien ne va se passer comme prévu,<br />
Ashley profitant de son séjour pour rencontrer un grand réalisateur<br />
qui a accepté qu’elle l’interviewe pour son journal universitaire,<br />
pendant que Gatsby déambule dans la ville. Woody Allen s’entoure<br />
d’une pléiade d’acteurs talentueux : Jude Law, Rebecca Hall, Diego<br />
Luna, Liev Schreiber. Avec en prime, une tête d’affiche portée par<br />
les deux jeunes acteurs les plus en vogue du moment, Elle Fanning<br />
et Timothée Chalamet.<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT<br />
21
ZOOM SUR...<br />
Adèle Haenel<br />
et Noémie Merlant.<br />
Portrait de la jeune<br />
fille en feu<br />
APRÈS UNE TRILOGIE SUR L’ADOLESCENCE (NAISSANCE DES PIEUVRES, TOMBOY, BANDE DE FILLES),<br />
CÉLINE SCIAMMA ENTRE DANS L’ÂGE ADULTE AVEC UNE HISTOIRE D’AMOUR ÉBLOUISSANTE.<br />
PAR ELSA COLOMBANI<br />
Elle a le port altier et le regard fier, le pas volontaire et la<br />
voix assurée. Peintre, elle vit de son art et voyage en solitaire,<br />
allant là où ses services sont requis. Mais en 1770,<br />
la liberté qu’arbore Marianne (Noémie Merlant) n’est que<br />
peu partagée par les femmes de son siècle. En donnant à<br />
son héroïne le nom du symbole républicain, la réalisatrice<br />
Céline Sciamma revendique la modernité de son personnage<br />
et de son histoire : « J’ai eu cette idée toute simple<br />
qui était de créer des personnages de peintre et de modèle,<br />
aussi parce qu’il y avait beaucoup de femmes peintres à<br />
cette époque. Je ne le savais pas car on les a effacées. J’ai<br />
pensé : bien que le film se passe jadis, ce serait une bonne<br />
histoire pour notre temps. » Et de décliner son récit autour<br />
d’une nouvelle devise républicaine – de liberté, d’égalité et<br />
de sororité.<br />
Portrait de la jeune fille en feu se déroule en huis clos,<br />
dans la demeure d’une comtesse (Valeria Golino) au bord<br />
de falaises qui surplombent l’océan. <strong>Le</strong> dénuement de<br />
la demeure laisse deviner la nécessité économique qui<br />
pousse cette mère à donner sa cadette Héloïse en mariage<br />
à un comte italien. Pour répondre à la demande du futur<br />
marié, elle commande en secret à Marianne le portrait de<br />
sa fille, qu’un peintre précédent échoua à exécuter. Car<br />
Héloïse refuse ce mariage qu’on lui impose, elle qu’on a<br />
sortie du couvent pour hériter du destin de sa sœur aînée,<br />
suicidée par désespoir. En dame de compagnie, Marianne<br />
accompagne Héloïse dans tous ses déplacements, étudie sa<br />
silhouette, épie ses moindres gestes, la dévisage à loisir. <strong>Le</strong><br />
regard captivé par la mystérieuse jeune femme, Marianne<br />
ne s’aperçoit pas qu’Héloïse la contemple en retour…<br />
22<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT
Tout feu tout fl amme<br />
Portrait de la jeune fille en feu est un film de regards. Ceux<br />
de la peintre et du modèle, qui s’observent en cachette et<br />
se croisent, timidement d’abord, puis avec franchise pour<br />
enfin ne plus se quitter. Regard de la cinéaste aussi, qui<br />
œuvre ici en peintre et travaille avec sa directrice de la<br />
photographie Claire Mathon une palette de couleurs et de<br />
lumières vivifiantes. L’océan qui s’étend à perte de vue, les<br />
vagues qui fracassent la roche, et le feu – symbole de pureté<br />
et i<strong>mag</strong>e érotique – viennent inscrire à même le paysage<br />
la passion amoureuse qui se noue entre les deux jeunes<br />
femmes. À ce romantisme pictural, la réalisatrice ajoute de<br />
nombreuses références cinématographiques, pleinement<br />
assumées : un plan répliqué du Persona de Bergman, un<br />
hom<strong>mag</strong>e au Rebecca de Hitchcock. Mais ce sont deux<br />
grandes histoires d’amour et d’émancipation féminine qui<br />
nourrissent ici l’i<strong>mag</strong>inaire de Céline Sciamma. D’emblée,<br />
Marianne évoque l’héroïne de La <strong>Le</strong>çon de piano de Jane<br />
Campion, lorsqu’elle se jette à l’eau pour sauver ses toiles,<br />
elle qui élève son art à l’égal de sa vie. À Titanic de James<br />
Cameron, la réalisatrice emprunte la structure en flashback,<br />
rejoue la relation peintre/modèle et fait d’Héloïse une<br />
variation de Rose DeWitt Bukater, prédestinée elle aussi à<br />
un mariage arrangé par sa mère. « Ce feu que j’aime en<br />
toi Rose, ce feu va cesser de brûler », disait Jack à son<br />
amoureuse. Cette flamme intérieure, Héloïse la possède,<br />
un feu plein de promesses qui se matérialise à l’arrivée de<br />
Marianne, et vient embraser sa robe, un soir de fête.<br />
L’histoire de l’amour<br />
Jack dessinait Rose et Marianne peint Héloïse, le portrait<br />
demeurant le seul vestige d’un amour condamné à disparaître.<br />
Portrait de la jeune fille en feu, c’est l’histoire de<br />
l’amour, du vertige de la rencontre, de ses plaisirs charnels,<br />
mais aussi de son empreinte. La mise en scène, explique<br />
la réalisatrice, est « au service du souvenir ». Que reste-il<br />
de l’amour une fois qu’on l’a perdu ? Pourquoi Orphée se<br />
retourne-t-il pour regarder Eurydice, la perdant à jamais par<br />
ce geste interdit ? La question agite et nourrit les échanges<br />
intellectuels entre Marianne et Héloïse. La réalisatrice fait<br />
fi des conventions passées (et contemporaines) d’un amour<br />
instantané, du fameux coup de foudre, et s’attache plutôt<br />
à travailler le temps. L’amour se tisse peu à peu, au rythme<br />
de conversations intenses. « J’avais envie qu’on suive le fil<br />
de leur pensée et qu’il y ait une forme d’égalité, qu’il n’y<br />
Adèle Haenel<br />
et Noémie Merlant.<br />
ait pas de domination intellectuelle de l’une sur l’autre »,<br />
explique Céline Sciamma. Ce principe d’égalité qui détermine<br />
l’amour de Marianne et d’Héloïse s’étend à toutes les<br />
femmes du film. <strong>Le</strong> doux regard posé sur la comtesse révèle<br />
toute la complexité de cette mère endeuillée, qui cherche<br />
à retrouver dans son pays d’origine la joie que son mariage<br />
lui a visiblement coûtée. Lorsque cette dernière quitte<br />
un temps sa demeure, Marianne et Héloïse se retrouvent<br />
seules en compagnie de la jeune servante Sophie (la<br />
remarquable Luàna Bajrami). Dans la grande maison vide,<br />
les différences de classe s’évanouissent au profit d’une<br />
amitié indéfectible. Chacune confrontée aux douleurs de<br />
leur condition, elles restent unies et solidaires – femmes<br />
face à l’adversité du monde.<br />
L’art vivant<br />
« Nous allons peindre » déclare Héloïse. Cette fois, la<br />
nécessité est impérieuse et volontaire tandis que la jeune<br />
femme prend la pose aux côtés de Sophie, Marianne<br />
s’affairant derrière sa toile. La scène reflète à elle seule<br />
l’ensemble du film et l’âme de sa réalisatrice. L’acte de<br />
création n’a pour elle rien de l’individuel mais tout du collectif<br />
: « Dans notre atelier il n’y a pas de muse, il n’y<br />
a que des collaboratrices, qui s’inspirent mutuellement. »<br />
De fait, on ne saurait i<strong>mag</strong>iner un film si puissant sans la<br />
présence de Noémie Merlant et de l’exceptionnelle Adèle<br />
Haenel, la brune et la blonde (clin d’œil à Mulholland<br />
Drive), pleines de charisme et de fougue, d’intelligence et<br />
de profondeur. Dans le développement du récit, ce « nous<br />
allons peindre » invoque aussi l’importance de la représentation<br />
de ceux que le monde préférerait laisser dans l’obscurité.<br />
Montrer l’autre, le regarder, et par ce regard voir son<br />
propre reflet. Un rapport à l’art « globalement vital » pour<br />
Céline Sciamma qu’elle démontre avec puissance dans<br />
l’ultime séquence du film. Marianne le sait d’ailleurs bien,<br />
elle qui capte l’intérêt d’Héloïse en esquissant quelques<br />
notes au piano. « Est-ce joyeux ? » lui demande alors<br />
Héloïse subjuguée par la mélodie de Vivaldi. Et Marianne<br />
de sourire et de répondre : « Non. C’est vivant. »<br />
PORTRAIT DE LA JEUNE<br />
FILLE EN FEU<br />
Réalisation : Céline Sciamma<br />
Avec : Noémie Merlant, Adèle Haenel, Luàna Bajrami…<br />
Genre : Drame historique<br />
Durée : 2 h<br />
SORTIE : 18 SEPTEMBRE<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 23
L’AUTRE REGARD<br />
CE FILM VAUT LE COUP D’ŒIL<br />
Ceux qui travaillent<br />
UN CADRE SUPÉRIEUR ACCRO À SON BOULOT SE RETROUVE BALAYÉ PAR<br />
LE SYSTÈME CAPITALISTE TOUT-PUISSANT QU’IL A CONTRIBUÉ À ALIMENTER.<br />
UN DRAME SOCIAL AUSSI PRENANT QUE PASSIONNANT.<br />
PAR THIERRY LASSELIN<br />
Olivier Gourmet<br />
et Delphine Bibet.<br />
Révélé par deux courts-métrages multiprimés à<br />
travers le monde, le Suisse Antoine Russbach<br />
passe pour la première fois au format long avec<br />
Ceux qui travaillent, qui se situe dans un monde<br />
peu exploré par le cinéma : le fret maritime. L’idée naît pour<br />
partie de la lecture du livre d’Alain de Botton, Splendeurs et<br />
misères du travail, qui retrace notamment la trajectoire d’un<br />
poisson pané depuis l’assiette d’un enfant jusqu’au pêcheur.<br />
Passionné par l’ouvrage, le cinéaste commence alors à se<br />
documenter sur le sujet en rencontrant des professionnels<br />
du fret, et façonne ainsi son personnage principal, Frank<br />
(Olivier Gourmet), un cadre supérieur quinquagénaire qui<br />
a toujours privilégié son boulot à sa famille. Jusqu’au jour<br />
où il se trouve confronté à une situation de crise de taille.<br />
Dans son bateau, un clandestin malade s’est caché, risquant<br />
de provoquer la mise en quarantaine du navire à la prochaine<br />
escale, ce qui aurait pour répercussion un coût financier<br />
certain. La décision prise par Frank va détruire en quelques<br />
jours tout ce qu’il s’était minutieusement employé à bâtir<br />
depuis des années. Drame social de haute tenue, Ceux qui<br />
travaillent trouve son originalité dans l’angle choisi pour<br />
traiter son sujet : celui de la classe a priori dominante,<br />
ces cols blancs alimentant le système capitaliste qui va<br />
aussi les aliéner et les détruire. <strong>Le</strong> résultat se révèle passionnant<br />
par son amoralité totalement assumée et son refus<br />
de diviser le monde en deux camps – bourreaux et victimes<br />
– pour rester fidèle à une réalité des faits complexe. Avec<br />
Ceux qui travaillent, Antoine Russbach signe aussi un grand<br />
film d’antihéros – interprété avec un mélange parfait de<br />
nuances et de puissance par Olivier Gourmet. Un personnage<br />
d’autant plus attachant que le cinéaste ne cherche jamais<br />
à le faire aimer à tout prix.<br />
3<br />
bonnes raisons d’y aller<br />
1. Pour sa critique du<br />
monde moderne<br />
À travers l’histoire de Frank,<br />
le film dresse un portrait<br />
glaçant du monde du travail<br />
et questionne la responsabilité<br />
de chacun dans une société<br />
patriarcale et capitaliste où<br />
l’humain s’efface au profit du<br />
pouvoir et de l’argent.<br />
2. Pour sa démarche<br />
d’empathie<br />
En choisissant pour personnage<br />
principal un cadre supérieur,<br />
traditionnellement diabolisé<br />
dans les films sociaux,<br />
le réalisateur refuse toute<br />
idéologie politique et affirme<br />
son « désir d’aller comprendre<br />
l’autre ».<br />
3. Pour Olivier Gourmet<br />
L’acteur fétiche des frères<br />
Dardenne incarne le personnage<br />
principal avec sa force et son<br />
charisme habituels. Un rôle<br />
d’antihéros difficile, monstre<br />
cruel (il tient son nom de<br />
la créature effrayante de<br />
Frankenstein), terriblement<br />
humain.<br />
CEUX QUI TRAVAILLENT<br />
Réalisation : Antoine Russbach<br />
Avec : Olivier Gourmet,<br />
Adèle Bochatay, Delphine Bibet...<br />
Genre : Drame<br />
Durée : 1 h 42<br />
SORTIE : 25 SEPTEMBRE<br />
24<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT
IL ÉTAIT UNE FOIS…<br />
Rambo<br />
VENDREDI<br />
20<br />
SEPTEMBRE<br />
À 19H45<br />
VENEZ REDÉCOUVRIR LE PREMIER RAMBO AU COURS DE LA TRADITIONNELLE<br />
SÉANCE IL ÉTAIT UNE FOIS… LE 20 SEPTEMBRE À 19H45.<br />
PAR PIERRE LUNN<br />
I<br />
mmortel. C’est le propre des<br />
mythes et des icônes qui ne<br />
meurent jamais. Pourtant, le<br />
destin de John Rambo semblait<br />
au départ bien compliqué. À l’origine,<br />
il s’agit du personnage principal du<br />
roman First Blood, écrit par un professeur<br />
de fac, David Morrell, et publié en<br />
1972. Morrell écrivit ce roman violent<br />
et sauvage sur le Vietnam, inspiré par<br />
l’expérience traumatisante de certains<br />
de ses élèves partis en guerre : l’histoire<br />
était celle d’un héros solitaire<br />
qui, de retour au pays, se retrouvait<br />
confronté aux policiers d’une petite<br />
ville de plus en plus hostiles.<br />
<strong>Le</strong> livre est tout de suite un succès et<br />
forcément, Hollywood s’y intéresse.<br />
Un premier script traîne de studio en<br />
studio avant d’atterrir entre les mains<br />
du cinéaste australien Ted Kotcheff.<br />
<strong><strong>Le</strong>s</strong> années 70 sont finies, la guerre<br />
a été perdue, et l’Amérique des 80s<br />
est en train de se reconstruire en<br />
oubliant ses héros sacrifiés... C’est<br />
cela que Kotcheff veut raconter. <strong>Le</strong><br />
personnage de Rambo est d’abord<br />
confié à Dustin Hoffman qui juge<br />
au dernier moment le scénario trop<br />
violent. Al Pacino, Steve McQueen,<br />
Clint Eastwood, Nick Nolte, Robert<br />
De Niro et Michael Douglas : tous<br />
liront le scénario avant de le refuser,<br />
le trouvant soit trop dérangeant soit<br />
trop brutal. Jusqu’à ce que Kotcheff<br />
propose le rôle à Stallone qui vient de<br />
connaître le succès avec Rocky. Il accepte,<br />
mais veut réécrire son rôle pour<br />
transformer le personnage, décrit dans<br />
le scénario comme un psychopathe,<br />
en victime (de l’armée, de la société).<br />
Il veut montrer un homme perdu et<br />
hanté par des souvenirs de la guerre,<br />
ne parvenant pas à se réinsérer.<br />
C’est la puissance du film : Rambo<br />
n’est pas manichéen et John Rambo<br />
est une figure complexe. Pas un guerrier,<br />
mais plutôt le symbole d’une<br />
réalité (le traumatisme et la défaite)<br />
qu’il faut faire disparaître d’une Amérique<br />
qui se veut de nouveau triomphante.<br />
C’est aussi un Américain qui<br />
redevient, en se fondant littéralement<br />
dans la nature, une pure puissance<br />
primitive.<br />
<strong>Le</strong> film sera un succès immédiat,<br />
à tel point que Rambo deviendra<br />
le héros d’une série de suites plus<br />
patriotiques et pyrotechniques. Mais<br />
ce premier opus, intense, vaut beaucoup<br />
mieux que sa réputation de film<br />
d’action simpliste, et la photographie<br />
d’Andrew Laszlo comme la musique<br />
de Jerry Goldsmith achèvent d’en<br />
faire un classique du genre, un titre<br />
essentiel du cinéma américain.<br />
<strong>Le</strong> vendredi 20 septembre à 19h45, les salles <strong>Pathé</strong> et <strong>Gaumont</strong> vous invitent à une projection<br />
exceptionnelle de ce classique du 7 e art. La séance sera précédée d’une présentation de Philippe Rouyer,<br />
journaliste de la revue Positif et chroniqueur de l’émission <strong>Le</strong> Cercle sur Canal+.<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 25
CHORÉGRAPHIE GRIGOROVITCH I MUSIQUE GLAZOUNOV<br />
PATHELIVE.COM<br />
PATHELIVE.COM<br />
CHORÉGRAPHIE RATMANSKY I MUSIQUE ADAM<br />
CHORÉGRAPHIE GRIGOROVITCH I MUSIQUE TCHAÏKOVSKI<br />
PATHELIVE.COM<br />
SPECTACLES AU CINÉMA<br />
<strong>Le</strong> Ballet du Bolchoï<br />
au cinéma saison 19/20<br />
10 E ANNIVERSAIRE<br />
D<br />
epuis 2010, les plus grands ballets du répertoire se<br />
dévoilent sur grand écran, en direct et en exclusivité au<br />
cinéma depuis le célèbre Théâtre Bolchoï de Moscou.<br />
Fondée en 1776, la prestigieuse maison russe est la première<br />
à avoir proposé la retransmission de ses ballets par satellite en<br />
direct au cinéma. Ces spectacles ont depuis rassemblé plus de<br />
3,5 millions de spectateurs dans 1 700 salles à travers le monde.<br />
Près de 40 productions ont été présentées par la fameuse<br />
compagnie qui sait interpréter avec grâce et précision les grands<br />
classiques comme les œuvres plus contemporaines.<br />
De bijoux classiques il sera question dès le lancement de<br />
cette saison anniversaire puisque Raymonda ouvrira le bal le<br />
27 octobre prochain à 16h précises pour une retransmission<br />
en direct au cinéma. Revisité par le célèbre chorégraphe russe<br />
Youri Grigorovitch d’après Marius Petipa, cet incontournable du<br />
répertoire met en scène une histoire d’amour entre un vaillant<br />
chevalier et sa belle qui se voit approchée par un prince étranger<br />
aussitôt que son fiancé part en croisade… L’intrigue est portée<br />
par la partition mélodieuse d’Alexandre Glazounov qui s’inspire<br />
de styles musicaux français, oriental ou hongrois.<br />
<strong>Le</strong> 17 novembre, la danseuse Étoile Ekaterina Krysanova et le<br />
soliste Igor Tsvirko vous embarqueront dans l’aventure épique<br />
du Corsaire, dans lequel ils incarnent Médora et Conrad, les deux<br />
amants et héros de ce conte éblouissant aux décors éclatants, chorégraphié<br />
par Alexeï Ratmansky sur la musique du compositeur<br />
français Adolphe Adam. Ce ballet sera suivi par Casse-Noisette,<br />
l’œuvre intemporelle de Tchaïkovski qui ravit les spectateurs de<br />
toutes les générations pendant les fêtes. Rendez-vous le 15 décembre<br />
dans vos cinémas pour vivre la <strong>mag</strong>ie fantastique du<br />
conte d’Hoffmann mis en danse par Grigorovitch !<br />
La saison se poursuivra en 2020 par quatre titres majeurs avec en<br />
premier lieu Giselle (en direct le 26 janvier 2020) dans une toute<br />
nouvelle production d’Alexeï Ratmansky, suivi du somptueux et<br />
immanquable Lac des cygnes (en direct le 23 février 2020) puis<br />
de Roméo et Juliette (le 29 mars 2020) avant de conclure en<br />
beauté avec Joyaux (en direct le 19 avril 2020), le chef-d’œuvre<br />
de George Balanchine.<br />
LE BALLET DU BOLCHOÏ AU CINÉMA<br />
EN DIRECT DE MOSCOU<br />
LE BALLET DU BOLCHOÏ AU CINÉMA<br />
FILMÉ À MOSCOU<br />
LE BALLET DU BOLCHOÏ AU CINÉMA<br />
FILMÉ À MOSCOU<br />
27 OCT. I 16H<br />
17 NOV. I 16H<br />
15 DÉC. I 16H<br />
DIMANCHE 27 OCTOBRE<br />
À 16H – EN DIRECT<br />
Musique : Alexandre Glazounov<br />
Chorégraphie : Youri Grigorovitch<br />
DIMANCHE 17 NOVEMBRE<br />
À 16H<br />
Musique : Adolphe Adam<br />
Chorégraphie : Alexeï Ratmansky<br />
DIMANCHE 15 DÉCEMBRE<br />
À 16H<br />
Musique : Piotr Ilitch Tchaïkovski<br />
Chorégraphie : Youri Grigorovitch<br />
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LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT
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AU CINÉMA<br />
PHOTO CLAUDE GASSIAN<br />
7 NOVEMBRE<br />
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de Florian Henckel von Donnersmarck<br />
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L’Intouchable Harvey Weinstein<br />
de Ursula Macfarlane<br />
11 SEPTEMBRE<br />
Une grande fille<br />
de Kantemir Balagov<br />
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Une fille facile<br />
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Cœur par la filière du cinéma, soit l’équivalent d’un repas.<br />
30<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT<br />
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LE GUIDE<br />
GUIDE<br />
DES<br />
SORTIES<br />
4 septembre<br />
Fourmi<br />
De : Julien Rappeneau<br />
Genre : Comédie dramatique<br />
Durée : 1 h 45<br />
Avec : François Damiens,<br />
Maleaume Paquin, André<br />
Dussollier…<br />
<strong>Le</strong> jeune Théo invente un mensonge gros comme lui<br />
pour réconforter son père dépressif : il serait recruté<br />
par un grand club de foot anglais !<br />
Allez-y pour l’irrésitible Maleaume Paquin<br />
Andy<br />
De : Julien Weill<br />
Genre : Comédie<br />
Durée : 1h 30<br />
Avec : Vincent Elbaz, Alice<br />
Taglioni, Philippe Cura…<br />
À la rue, Thomas rejoint un foyer où il rencontre<br />
Margaux qui l’encourage à trouver un travail. Il<br />
devient escort boy sans penser aux conséquences.<br />
Allez-y pour le charme des interprètes<br />
DU 4 AU 8 SEPTEMBRE<br />
Apollo 11<br />
De : Todd Douglas Miller<br />
Genre : Documentaire<br />
Durée : 1 h 33<br />
Plongée, grâce à des documents inédits, au cœur<br />
de la mission Apollo 11 qui transporta les premiers<br />
hommes sur la Lune.<br />
Allez-y pour le témoignage unique<br />
Inséparables<br />
De : Varante Soudjian<br />
Genre : Comédie<br />
Durée : 1 h 34<br />
Avec : Ahmed Sylla, Alban Ivanov,<br />
Judith El Zein…<br />
Après un détour en prison, un petit escroc refait sa<br />
vie et s’apprête à épouser une fille fortunée quand<br />
débarque un détenu cinglé qu’il a connu.<br />
Allez-y pour le mariage des contraires<br />
Viendra le feu<br />
De : Oliver Laxe<br />
Genre : Drame<br />
Durée : 1 h 25<br />
Avec : Amador Arias, Benedicta<br />
Sánchez, Inazio Abrao…<br />
Condamné pour avoir été à l’origine d’un incendie,<br />
Amador sort de prison et retourne vivre avec sa mère.<br />
Un nouvel incendie dévaste la région.<br />
Allez-y pour découvrir ce film primé à Cannes<br />
<strong><strong>Le</strong>s</strong> Hirondelles de Kaboul<br />
De : Zabou Breitman et Eléa<br />
Gobbé-Mévellec<br />
Genre : Drame<br />
Durée : 1 h 20<br />
Avec les voix de : Simon Abkarian,<br />
Zita Hanrot, Swann Arlaud...<br />
Dans un Kaboul sous l’emprise du régime des<br />
talibans, deux couples essaient de survivre jusqu’à<br />
ce que le destin lie leurs vies pour le pire.<br />
Allez-y pour l’animation délicate<br />
Fête de famille<br />
De : Cédric Kahn<br />
Genre : Comédie dramatique<br />
Durée : 1 h 41<br />
Avec : Catherine Deneuve,<br />
Emmanuelle Bercot, Vincent<br />
Macaigne…<br />
Une réunion de famille voit le retour de Claire, partie à<br />
l’étranger depuis trois ans. Son retour va mettre à jour<br />
les tensions et divisions familiales.<br />
Allez-y pour le casting de luxe<br />
Disponible en VFST<br />
<strong>Le</strong> Mariage de Verida<br />
De : Michela Occhipinti<br />
Genre : Drame<br />
Durée : 1 h 34<br />
Avec : Verida Beitta Ahmed<br />
Deiche, Sidi Mohamed Chingaly…<br />
Selon une tradition mauritanienne, la femme doit se<br />
plier au « gavage » : prendre un certain poids avant<br />
son mariage. La jeune Verida entre en résistance.<br />
Allez-y pour le manifeste féministe<br />
11 septembre<br />
Deux moi<br />
De : Cédric Klapisch<br />
Genre : Comédie dramatique<br />
Durée : 1 h 50<br />
Avec : François Civil, Ana<br />
Girardot, Camille Cottin...<br />
Rémy vit d’expédients. Mélanie est laborantine.<br />
Tous deux sont seuls et rêvent du grand amour. Ils<br />
sont voisins, se croisent mais ne se voient pas.<br />
Allez-y pour la lumineuse Ana Girardot<br />
Disponible en VFST<br />
Music of My life<br />
De : Gurinder Chadha<br />
Genre : Comédie dramatique<br />
Durée : 1 h 58<br />
Avec : Viveik Kalra, Kulvinder<br />
Ghir, Meera Ganatra…<br />
1987, Angleterre. Javed grandit dans une petite<br />
ville sinistrée, élevé par des parents pakistanais<br />
traditionalistes. Lui rêve d’écriture et de Bruce<br />
Springsteen.<br />
Allez-y pour les chansons du Boss<br />
Ça, chapitre 2<br />
De : Andy Muschietti<br />
Genre : Épouvante, horreur<br />
Durée : 2 h 45<br />
Avec : Bill Skarsgård, James<br />
McAvoy, Jessica Chastain…<br />
Grippe-Sou est de retour dans la petite ville de<br />
Derry pour semer la terreur. Mike demande à ses<br />
anciens camarades de revenir l’aider.<br />
Allez-y pour cette suite très attendue<br />
Jeanne<br />
De : Bruno Dumont<br />
Genre : Drame historique<br />
Durée : 2 h 17<br />
Avec : Lise <strong>Le</strong>plat Prudhomme,<br />
Annick Lavieville, Fabrice<br />
Luchini…<br />
En pleine guerre de Cent Ans, Jeanne d’Arc délivre<br />
Orléans et permet au Dauphin de récupérer son<br />
trône. Elle est ensuite faite prisonnière.<br />
Allez-y pour l’incroyable Lise <strong>Le</strong>plat Prudhomme<br />
Tu mérites un amour<br />
De : Hafsia Herzi<br />
Genre : Comédie dramatique<br />
Durée : 1h 40<br />
Avec : Hafsia Herzi, Djanis<br />
Bouzyani, Jérémie Laheurte…<br />
Lila a du mal à surmonter sa séparation d’avec<br />
l’infidèle Rémi. Elle traîne son spleen dans<br />
la ville et fait des rencontres plus ou moins<br />
réconfortantes.<br />
Allez-y pour les débuts de cinéaste d’Hafsia Herzi<br />
18 septembre<br />
Lucky Day<br />
De : Roger Avary<br />
Genre : Thriller, action<br />
Durée : 1 h 39<br />
Avec : Luke Bracey, Crispin<br />
Glover, Nina Dobrev…<br />
Après deux ans de prison pour braquage, Red<br />
retrouve les siens. Il est cependant sous la menace<br />
du frère de son ex-complice défunt.<br />
Allez-y pour la montée d’adrénaline<br />
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LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT
LES FILMS DE SEPTEMBRE<br />
<strong>Le</strong> Chardonneret<br />
De : John Crowley<br />
Genre : Drame, thriller<br />
Durée : 2 h 29<br />
Avec : Ansel Elgort, Nicole<br />
Kidman, Oakes Fegley…<br />
Lorsque sa mère est tuée dans une explosion au<br />
Metropolitan Museum de New York, Theo a 13 ans.<br />
Il va passer sa vie à essayer de se reconstruire.<br />
Allez-y si vous avez aimé le livre<br />
Trois Jours et une vie<br />
De : Nicolas Boukhrief<br />
Genre : Drame, thriller<br />
Durée : 2 h<br />
Avec : Sandrine Bonnaire, Charles<br />
Berling, Pablo Pauly…<br />
1999. Un enfant disparaît dans les Ardennes belges<br />
et bouleverse la vie d’un village. Des années plus<br />
tard, un ancien habitant revient sur les lieux.<br />
Allez-y pour la puissance mélodramatique<br />
Downton Abbey<br />
De : Michael Engler<br />
Genre : Drame historique<br />
Durée : NC<br />
Avec : Michelle Dockery, Hugh<br />
Bonneville, Maggie Smith…<br />
<strong>Le</strong> manoir de Downton Abbey est en effervescence :<br />
la famille royale vient y passer quelques jours.<br />
Une consécration pour la famille Crawley.<br />
Allez-y si vous avez aimé la série<br />
Portrait de la jeune fille<br />
en feu<br />
De : Céline Sciamma<br />
Genre : Drame historique<br />
Durée : 2 h<br />
Avec : Noémie Merlant, Adèle<br />
Haenel, Luàna Bajrami…<br />
Jeune peintre, Marianne est chargée de faire le<br />
portrait d’Héloïse, sur le point de faire un mariage<br />
de raison. Mais Héloïse refuse de poser.<br />
Allez-y pour le double portrait de femmes<br />
Disponible en VFST<br />
Interview avec Dieu<br />
De : Perry Lang<br />
Genre : Drame<br />
Durée : 1 h 37<br />
Avec : Brenton Thwaites, Yael<br />
Grobglas, David Strathairn…<br />
Paul Asher a du mal à se remettre de ses reportages<br />
en Afghanistan. Un jour, il est amené à interviewer<br />
un homme qui prétend être Dieu.<br />
Allez-y pour le questionnement philosophique<br />
Ad Astra<br />
De : James Gray<br />
Genre : Science-fiction<br />
Durée : NC<br />
Avec : Brad Pitt, Tommy <strong>Le</strong>e<br />
Jones, Liv Tyler…<br />
À la faveur d’une mission spatiale cruciale,<br />
l’astronaute Roy McBride est amené à chercher<br />
la trace de son père disparu dans l’espace.<br />
Allez-y pour l’aventure spatiale et intime<br />
Nous le peuple<br />
De : Claudine Bories et Patrice<br />
Chagnard<br />
Genre : Documentaire<br />
Durée : 1 h 39<br />
Des gens issus de différents milieux et cultures<br />
décident d’écrire une nouvelle Constitution<br />
et de la porter à l’Assemblée Nationale.<br />
Allez-y pour le geste fou<br />
25 septembre<br />
Bacurau<br />
De : Kleber Mendonça Filho<br />
et Juliano Dornelles<br />
Genre : Drame, thriller<br />
Durée : 2 h 12<br />
Avec : Barbara Colen, Sônia<br />
Braga, Udo Kier…<br />
<strong><strong>Le</strong>s</strong> habitants de Bacurau se rendent compte que<br />
leur village a disparu de la carte. Des événements<br />
violents et inexpliqués surviennent.<br />
Allez-y pour le discours politique<br />
Rambo : Last Blood<br />
De : Adrian Grunberg<br />
Genre : Action<br />
Durée : NC<br />
Avec : Sylvester Stallone, Paz<br />
Vega, Sergio Peris-Mencheta…<br />
John Rambo sort de sa semi-retraite pour délivrer la<br />
fi lle d’un ami, enlevé par les membres impitoyables<br />
d’un cartel mexicain.<br />
Allez-y pour le chant du cygne de Rambo<br />
<strong>Le</strong> Dindon<br />
De : Jalil <strong><strong>Le</strong>s</strong>pert<br />
Genre : Comédie<br />
Durée : 1 h 25<br />
Avec : Dany Boon, Guillaume<br />
Gallienne, Alice Pol…<br />
Monsieur de Pontagnac s’éprend, sans le savoir,<br />
de la femme d’un de ses amis, Vatelin. Victoire n’est<br />
cependant pas femme à se laisser séduire.<br />
Allez-y pour la modernisation de Feydeau<br />
Disponible en VFST<br />
Demain est à nous<br />
De : Gilles de Maistre<br />
Genre : Documentaire<br />
Durée : 1 h 23<br />
Des jeunes de tous les pays s’investissent dans des<br />
actions humanitaires ou écologiques. lls veulent<br />
simplement changer le monde.<br />
Allez-y pour découvrir une jeunesse responsable<br />
L’AUTRE<br />
Ceux qui travaillent REGARD<br />
De : Antoine Russbach<br />
Genre : Drame<br />
Durée : 1 h 42<br />
Avec : Olivier Gourmet, Adèle<br />
Bochatay, Delphine Bibet…<br />
Un cadre supérieur se retrouve injustement au<br />
chô<strong>mag</strong>e et doit faire face au regard et au jugement<br />
de ses proches et de la société.<br />
Allez-y pour le drame social<br />
Un jour de pluie à New York<br />
De : Woody Allen<br />
Genre : Comédie dramatique<br />
Durée : 1 h 32<br />
Avec : Timothée Chalamet, Elle<br />
Fanning, Jude Law…<br />
Gatsby et Ashley, étudiants, sont amoureux.<br />
<strong>Le</strong> premier invite la seconde à passer un weekend<br />
à New York qui ne va pas se dérouler comme prévu.<br />
Allez-y pour la cure de jeunesse<br />
Au nom de la terre<br />
De : Édouard Bergeon<br />
Genre : Drame<br />
Durée : 1 h 43<br />
Avec : Guillaume Canet, Veerle<br />
Baetens, Anthony Bajon…<br />
Vingt ans après avoir repris la ferme familiale,<br />
Pierre se retrouve au bord de la faillite. Acculé,<br />
il va devoir prendre des décisions douloureuses.<br />
Allez-y pour l’histoire vraie<br />
Port Authority<br />
De : Danielle <strong><strong>Le</strong>s</strong>sovitz<br />
Genre : Drame<br />
Durée : 1 h 34<br />
Avec : Fionn Whitehead, <strong>Le</strong>yna<br />
Bloom, McCaul Lombardi…<br />
Paul s’immerge dans la communauté du Ballroom,<br />
regroupant des danseurs noirs, adeptes du<br />
« voguing ». Il s’éprend de la ravissante Wye.<br />
Allez-y pour le message de tolérance<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 33
LE MOIS PROCHAIN<br />
2 octobre 2 octobre 2 octobre<br />
9 octobre<br />
ALICE ET LE MAIRE<br />
GEMINI MAN<br />
J’IRAI OÙ TU IRAS<br />
JOKER<br />
IMAX 3D 4DX DOLBY CINEMA<br />
IMAX DOLBY CINEMA IMAX<br />
De : Nicolas Pariser<br />
Genre : Comédie dramatique<br />
Avec : Fabrice Luchini, Anaïs Demoustier…<br />
De : Ang <strong>Le</strong>e<br />
Genre : Action / Avec : Will Smith,<br />
Mary Elizabeth Winstead…<br />
De : Géraldine Nakache<br />
Genre : Comédie / Avec :<br />
Géraldine Nakache, <strong>Le</strong>ïla Bekhti…<br />
De : Todd Phillips<br />
Genre : Policier / Avec :<br />
Joaquin Phoenix, Robert De Niro…<br />
Un peu au bout du rouleau,<br />
le maire de Lyon fait appel<br />
à une jeune philosophe pour<br />
l’aider à repenser son discours<br />
politique et à trouver de<br />
nouvelles idées. Fabrice Luchini<br />
et Anaïs Demoustier sont<br />
réunis devant la caméra<br />
du réalisateur du Grand Jeu.<br />
L’éclectique Ang <strong>Le</strong>e<br />
(<strong>Le</strong> Secret de Brokeback<br />
Mountain, L’Odyssée de Pi)<br />
filme deux Will Smith pour<br />
le prix d’un dans cette histoire<br />
où l’acteur incarne un tueur<br />
professionnel traqué par<br />
son double parfait qui anticipe<br />
chacune de ses actions.<br />
Deux sœurs que tout oppose<br />
sont réunies par leur père<br />
(Patrick Timsit) le temps<br />
d’un weekend. Mina (<strong>Le</strong>ïla<br />
Bekhti), thérapeute, accepte<br />
d’accompagner Val (Géraldine<br />
Nakache), chanteuse,<br />
à une audition qui pourrait<br />
décider de son avenir.<br />
Todd Phillips, le réalisateur<br />
des Very Bad Trip, change<br />
de registre avec cette origin<br />
story sur le fameux personnage<br />
du Joker, l’ennemi juré de<br />
Batman. Joaquin Phoenix prête<br />
ses traits à Arthur Fleck, un<br />
marginal qui finira par devenir<br />
un méchant emblématique.<br />
SHAUN LE MOUTON : LA FERME CONTRE-ATTAQUE<br />
Après qu’un vaisseau spatial<br />
s’écrase près de sa ferme, Shaun<br />
le mouton recueille LU-LA, une<br />
créature extraterrestre. Quand une<br />
agence gouvernementale se lance à la<br />
recherche de celle-ci, Shaun et ses<br />
amis vont tout faire pour la protéger.<br />
16 octobre 16 octobre<br />
MALÉFIQUE : LE POUVOIR DU MAL<br />
3D<br />
La relation de Maléfique et Aurore<br />
est mise à mal par les fiancailles<br />
de la jeune femme avec le prince<br />
Philippe. Une suite réalisée par<br />
le Norvégien Joachim Rønning, à<br />
l’origine du dernier opus de la saga<br />
Pirates des Caraïbes.<br />
De : Will Becher et Richard Phelan / Genre : Comédie<br />
De : Joachim Rønning / Genre : Fantastique / Avec : Angelina Jolie, Elle Fanning…<br />
23 octobre 23 octobre 30 octobre 30 octobre<br />
HORS NORMES<br />
TERMINATOR : DARK FATE<br />
RETOUR À ZOMBIELAND<br />
DOCTOR SLEEP<br />
IMAX 4DX DOLBY CINEMA 4DX DOLBY CINEMA DOLBY CINEMA<br />
De : Éric Toledano et Olivier Nakache<br />
Genre : Comédie<br />
Avec : Vincent Cassel, Reda Kateb…<br />
De : Tim Miller<br />
Genre : Action / Avec : Arnold<br />
Schwarzenegger, Linda Hamilton…<br />
De : Ruben Fleischer<br />
Genre : Comédie, horreur / Avec :<br />
Woody Harrelson, Emma Stone…<br />
De : Mike Flanagan<br />
Genre : Thriller / Avec : Ewan<br />
McGregor, Rebecca Ferguson…<br />
<strong><strong>Le</strong>s</strong> réalisateurs<br />
d’Intouchables font de<br />
Vincent Cassel et de Reda<br />
Kateb des éducateurs<br />
d’enfants et d’ados autistes.<br />
Ils forment des jeunes issus<br />
des quartiers difficiles pour<br />
s’occuper de patients au sein<br />
d’une association spécialisée.<br />
Linda Hamilton, qui n’était<br />
plus apparue dans la saga<br />
depuis Terminator 2, reprend<br />
le rôle de Sarah Connor<br />
pour ce sixième épisode dans<br />
lequel son personnage<br />
vient en aide à une jeune<br />
femme menacée par une<br />
machine sophistiquée.<br />
Tallahassee, Columbus,<br />
Wichita et Little Rock sont<br />
de retour ! <strong><strong>Le</strong>s</strong> trois premiers<br />
partent à la recherche de la<br />
quatrième dans un monde<br />
infesté de zombies. Rosario<br />
Dawson fait partie des<br />
nouvelles têtes de cette<br />
comédie d’horreur déjantée.<br />
Dans cette suite de Shining,<br />
toujours adaptée de Stephen<br />
King, Ewan McGregor campe<br />
Dan Torrance, le fils de Jack qui<br />
a bien grandi. Doué de pouvoirs<br />
psychiques, il va aider une<br />
jeune femme à combattre Rose<br />
Claque (Rebecca Ferguson)<br />
et sa tribu démoniaque…<br />
34<br />
LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT
LES RÉPONSES QUE NOUS CHERCHONS<br />
NʼONT JAMAIS ÉTÉ AUSSI PROCHES<br />
LE 18 SEPTEMBRE AU CINÉMA