Les Cinémas Pathé Gaumont - Le mag - Septembre 2019

Gaumontpathe

SEPTEMBRE 2019

APOLLO 11

EMBARQUEMENT POUR UN DOCUMENTAIRE SPECTACULAIRE

AUX IMAGES INÉDITES SUR LA MISSION DE LÉGENDE.

SIX SÉANCES EXCEPTIONNELLES AU CINÉMA DU 4 AU 8 SEPTEMBRE.

FOCUS

Ad Astra : James Gray envoie

Brad Pitt dans les étoiles

Sylvester Stallone

en

5

dates

Zoom sur...

Portrait de la jeune fille en feu :

Céline Sciamma signe une histoire

d’amour bouleversante


GAUMONT présente

Une production QUAD et TEN CINÉMA

Vincent

Cassel

Reda

Kateb

PHOTOS : CAROLE BETHUEL © 2019 ADNP - TEN CINÉMA - GAUMONT - TF1 FILMS PRODUCTION - BELGA PRODUCTIONS - QUAD+TEN

un film deEric Toledano et Olivier Nakache

LE 23 OCTOBRE


Brad Pitt dans les étoiles

AUX IMAGES INÉDITES SUR LA MISSION DE LÉGENDE.

SIX SÉANCES EXCEPTIONNELLES AU CINÉMA DU 4 AU 8 SEPTEMBRE.

SEPTEMBRE 2019

Céline Sciamma signe une histoire

d’amour bouleversante

GAPA_290_p1.indd 1 13/08/2019 13:48

Sommaire

04

06

12

14

22

24

APOLLO 11

EMBARQUEMENT POUR UN DOCUMENTAIRE SPECTACULAIRE

FOCUS

Ad Astra : James Gray envoie

Sylvester Stallone

en

5 dates

Zoom sur...

Portrait de la jeune fille en feu :

EN COUVERTURE

Apollo 11

©Pathé Live 2019

290 septembre 2019. Éditeur : Les Cinémas Pathé Gaumont

Éditions : 2, rue Lamennais, 75008 Paris. Directeur de

la publication : Aurélien Bosc / Coordinatrice : Marianne

Chalubert / Chargé des contenus éditoriaux : Alexis Audren

/ Attachée éditoriale : Elsa Colombani / Rédacteur en chef :

Gaël Golhen / Direction Artistique : Samuel Smith / SR :

Estelle Ruet / Conception maquette et réalisation : PREMIÈRE

MEDIA : 105, rue La Fayette RCS Paris – 820 201 689 /

Régie publicitaire : TALENT GROUP : 2-10 rue Marceau,

Bâtiment F, 92130 Issy-les-Moulineaux ; contacts : Faustine

Nataf, directrice générale adjointe, faustinenataf@talentgroup.fr

- Impression : Imprimé en France par BLG Toul. Le papier utilisé

est issu de forêts gérées durablement. Provenance papier :

Autriche. Taux de fibres recyclées : 18 %. Euthrophisation :

0,006 KG/TO de papier. 100 % PFEC. Cahier Paris : Le papier

utilisé est issu de forêts gérées durablement. Provenance papier :

Allemagne. Taux de fibres recyclées : 0 %. Euthrophisation :

0,016 KG/TO de papier. 100 % PFEC. © Le magazine des

Cinémas Pathé et Gaumont 2019. Les dates de sortie sont

données sous toutes réserves ; des changements indépendants

de notre volonté peuvent intervenir.

04

GIVE ME FIVE

Sylvester Stallone

06 ÉVÈNEMENT

Apollo 11

10 TENDANCE

Chassés-croisés

12 INSOLITE

Ça, chapitre 2

13

ŒIL POUR ŒIL

Ahmed Sylla vs. François Damiens

14 FOCUS

Ad Astra

16

L’ACTEUR DU MOIS

Guillaume Canet

19 RENCONTRE

Gilles de Maistre

20 KALÉIDOSCOPE

22

24

25

26

ZOOM SUR...

Portrait de la jeune fille en feu

L’AUTRE REGARD

Ceux qui travaillent

IL ÉTAIT UNE FOIS…

Rambo

SPECTACLES AU CINÉMA

28 ACTUS

17

RETOUR VERS LE FUTUR

Downton Abbey

32

GUIDE DES SORTIES

du mois de septembre

CE MAGAZINE VOUS EST OFFERT PAR LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT.

18

LE RÉALISATEUR DU MOIS

Cédric Kahn

34

LE MOIS PROCHAIN

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 3


1977

Après un peu de théâtre et quelques apparitions

au cinéma, Stallone décroche l’un des deux rôles

de sa vie avec Rocky. Il excelle dans la peau

d’un boxer de seconde zone porté par le rêve

américain. Un Oscar du meilleur film plus tard,

la carrière de l’acteur est sur orbite.

« Sur le papier, c’était un échec garanti :

un acteur inconnu, un sujet pas

très populaire… Mais ce film a été puisé

dans l’idée de renaissance,

et Rocky est devenu un phénomène

des temps modernes. »

GIVE ME FIVE

LA STAR EST DE RETOUR AVEC RAMBO : LAST BLOOD,

OÙ IL INCARNE UN JOHN RAMBO VIEILLISSANT ET RANGÉ

DES VOITURES, FORCÉ DE VERSER À NOUVEAU LE SANG.

PAR BORIS MALAINE

1983

Rambo, l’autre personnage majeur. En 1983,

Stallone incarne un vétéran du Vietnam atteint

de syndrome de stress post-traumatique, pris

en grippe par le shérif d’une petite bourgade.

Déçu par le résultat un peu trop bourrin, Stallone

s’implique dans le remontage du film.

La consécration.

« Rambo parle de notre part d’ombre

la plus profonde. Je me sentais

une responsabilité envers les milliers

de vétérans qui étaient revenus brisés

de la guerre, et avaient toujours

des pensées suicidaires. »

SYLVESTER STALLONE

1994

Stallone revient au cinéma d’action dans

les années 90. Dans Demolition Man, il joue

un sergent de police cryogénisé qui se réveille

dans un futur aseptisé, où il doit capturer

son pire ennemi. Un film emblématique d’une

période où l’acteur tournait sans arrêt.

« On ne voulait pas juste faire un film

d’action à destination des jeunes

garçons, comme c’était souvent le cas

à l’époque. Il y avait un vrai sous-texte

politique et également beaucoup

d’humour. »

1997

La renaissance de Stallone. Dans Copland, il incarne

un flic en surpoids et sourd d’une oreille, totalement

à contre-emploi, et donne la réplique à Robert De Niro

et Harvey Keitel. Les critiques sont dithyrambiques.

« Je voulais jouer dans un film choral avec

des acteurs aussi bons, voire meilleurs que moi.

Et quand on est sur un plateau avec des gens

de ce calibre, tout prend une ampleur dingue.

C’était une aventure, une vraie. »

2019

Retour aux sources avec Rambo : Last Blood, dernier volet

(pour l’instant) de la franchise, où un John Rambo

fatigué se voit obligé de rempiler pour sauver la fille

d’un ami des mains d’un cartel mexicain.

« Il possède un magnifique ranch mais il vit

sous terre, là où il fait sombre et où il n’y a

pas de bruit. Il lutte contre son stress

post-traumatique et, s’il quitte la propriété,

il va perdre la maîtrise de la situation. Il se

passe des choses terribles, c’est assez lourd. »

RAMBO : LAST BLOOD

Réalisation : Adrian Grunberg

Avec : Sylvester Stallone, Paz Vega, Sergio Peris-Mencheta…

Genre : Action

Durée : NC

SORTIE : 25 SEPTEMBRE

4

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


CINÉFRANCE STUDIOS ET PATHÉ PRÉSENTENT

DANY

BOON

GUILLAUME

GALLIENNE

DE LA COMÉDIE FRANÇAISE

ALICE

POL

AHMED

SYLLA

LAURE

CALAMY

CAMILLE

LELLOUCHE

Tout le monde peut se tromper

POUR PHOTOS: EDDY BRIERE © 2019 CINEFRANCE STUDIOS – PATHÉ FILMS – ONZE CINQ – FRANCE 2 CINÉMA – ARTEMIS PRODUCTIONS. CRÉDITS NON CONTRACTUELS

UN FILM DE JALIL LESPERT

AVEC LA PARTICIPATION EXCEPTIONNELLE DE HOLT MCCALLANY

AVEC LA PARTICIPATION DE HENRI GUYBET AVEC JESSICA SHERMAN ÉRIC DE STAERCKE CATHERINE CLAEYS ESTEBAN MAXIME MALLET ELISA RUSCHKE

LE 25

SEPT.

PathéFilms

#LeDindon


VOYAGE DANS

LA LUNE

LE 21 JUILLET 1969, L’HOMME POSAIT POUR LA PREMIÈRE FOIS LE PIED SUR LA LUNE.

CINQUANTE ANS PLUS TARD, LE DOCUMENTAIRE APOLLO 11 RETRACE

LA FABULEUSE AVENTURE DE CETTE CÉLÈBRE MISSION. DÉCOLLAGE IMMINENT.

PAR ALEXIS AUDREN

6

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


ÉVÈNEMENT

N

Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins :

Trois hommes, trois légendes. Avec la mission

Apollo 11, ils ont été les premiers

astronautes à s’envoler pour la Lune avec

l’objectif d’y poser le pied. Les deux premiers fouleront

le sol lunaire après avoir affronté l’inconnu et bravé les

ténèbres. C’était il y a cinquante ans. C’est cette épopée

spectaculaire que le documentaire Apollo 11 nous fait

aujourd’hui revivre à l’écran. Pour raconter cette aventure

hors du commun, pas d’entretiens avec des membres de

la mission, de rencontres avec des spécialistes du sujet

ou des personnalités historiques mais simplement des

images d’archives de l’expédition. Grâce à des bobines

retrouvées par hasard dans les Archives Nationales aux

États-Unis il y a peu, l’équipe du film a pu mettre la

main sur des séquences encore jamais vues, en 70 mm,

soit le format de pellicule le plus large qui soit, offrant

des images exceptionnelles prêtes à mettre à nouveau en

lumière le caractère extraordinaire de la mission Apollo 11

pour une expérience inédite.

Entièrement constitué d’images d’archives, le documentaire

s’accompagne d’une ambiance sonore troublante de

réalisme. L’absence de narrateur apporte une sobriété brillante

aux images d’époque tandis que la musique, composée

exclusivement avec des instruments existants déjà

en 1969, accompagne les péripéties des astronautes d’une

tension palpable sans pour autant prendre le pas sur l’image.

Pour donner vie à la narration et accompagner les spectateurs

dans cette expédition fantastique, la NASA a mis

à disposition du réalisateur différentes pistes audio avec

notamment les enregistrements des communications entre

la Terre et les trois astronautes. Les voix des équipes au sol,

au Kennedy Space Center, en Floride, comme à Houston, au

Texas, accompagnées de celles des membres d’équipage de

la fusée Saturne V viennent alors nous border dans cette folle

aventure. Au langage technique de la salle de contrôle, des

échanges plus légers et même des rires se font entendre dans

les dialogues entre les équipes au sol et celle de l’espace,

jusqu’au moment où Armstrong prononce la phrase qui

entrera dans l’histoire : « C’est un tout petit pas pour un

homme, un grand pas pour l’humanité.»

Expérience immersive

Derrière le banc de montage, une équipe de passionnés s’affaire

à créer l’expérience la plus immersive possible pour

retranscrire le plus fidèlement le parcours incroyable de ces

trois astronautes vers la Lune. Todd Douglas Miller, le réalisateur,

décrit le projet comme « un simple exercice de montage

qui est devenu un effort commun mené par une équipe

internationale d’experts visant à porter à l’écran une œuvre

définitive sur Apollo 11 ». Car une fois la production lancée,

une découverte incroyable est venue changer la donne et

offrir à l’équipe une chance d’aller encore plus dans l’immersion.

« Trois ou quatre mois après avoir commencé le travail,

nous avons fait une découverte, témoigne le réalisateur. J’ai

reçu un email d’un archiviste des Archives Nationales qui

venait de retrouvrer des piles de bobines simplement intitulées

“Apollo 11”. Il ne savait pas ce qu’elles contenaient. »

Après quelques tests, l’équipe tombe sur un butin renversant

: « Quand on a découvert pour la première fois

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 7


ÉVÉNEMENT

ÉVÈNEMENT

ces nouvelles images sur grand écran, plus personne

ne parlait, on était simplement époustouflés par ce que l’on

voyait. » Conservées pendant près de cinquante ans, telle

une capsule temporelle oubliée, dans les archives du pays,

ces images inédites apportent au film un cachet extraordinaire

en nous plongeant au cœur de l’expédition spatiale.

Mise en orbite

Apollo 11 offre en réalité une immersion captivante où chacune

des étapes de l’expédition des trois astronautes fascine.

Dès les premières minutes, nous suivons Armstrong, Aldrin

et Collins enfiler leurs combinaisons spatiales. Le geste est

précis, la tension palpable et pourtant le calme et la sérénité

s’affichent sur le visage de ces hommes en passe de changer

le cours de l’humanité à jamais. Une fois prêts, direction

Saturne V, leur carrosse qui va les mettre en orbite. Le décollage

de la fusée est l’une des scènes les plus fascinantes du

film. Des instructions des salles de contrôle aux regards des

badauds présents aux alentours du Kennedy Space Center

jusqu’aux images de la fusée fendant le ciel à l’issue du

compte à rebours final, tout est retranscrit avec une telle force

qu’il convient alors de vivre ce documentaire inédit comme

une expérience à part entière. Un voyage unique aux côtés

de la mission Apollo 11 auquel nous vous proposons d’embarquer

au cours de l’une des six séances exceptionnelles,

proposées du 4 au 8 septembre dans vos cinémas Pathé et

Gaumont. Une expérience à découvrir également en IMAX

pour une immersion décuplée. Le format 70mm vient offrir à

ces images une splendeur phénoménale. Une sobriété magistrale

pour un film sur l’un des évènements les plus marquants

de l’histoire, tel est le tour de force que réussit à accomplir cet

Apollo 11, documentaire unique en son genre qu’il convient

de découvrir sur le plus grand écran possible pour apprécier

toute la splendeur de ses images.

LA CONQUÊTE DE L’ESPACE

AU CINÉMA

DEPUIS DES SIÈCLES LE VOYAGE VERS LA LUNE

FASCINE L’IMAGINAIRE.

PAR ALEXIS AUDREN

Ce rêve, Jules Verne en fera le sujet de deux de ses ouvrages les plus

célèbres, De la Terre à la Lune et Autour de la Lune à la fin du XIX e siècle.

En 1902 avec l’éclosion du cinéma, George Méliès s’empare du sujet et

offre le mythique Voyage dans la Lune à un public dès lors fasciné par

les prouesses du célèbre magicien français. La littérature de sciencefiction,

les comics, la télévision s’emparent de l’espace en pleine guerre

froide, tandis que le cinéma poursuit son exploration de l’univers de film

en film, aidé par l’amélioration constante des moyens techniques mis

à sa disposition. De la science-fiction pure avec Star Trek, Star Wars et

Alien en tête, au voyage initiatique avec 2001, l’Odyssée de l’espace

en passant par le film catastrophe avec Armageddon, le septième art

s’empare de l’espace sous toutes ses formes comme d’un terrain de jeu

sans limites dans lequel raconter de nouvelles histoires. Tous les plus

grands noms du cinéma s’y aventurent, tant il est tentant de s’y évader.

Tous ? Non, un irréductible réalisateur garde, lui, bien les pieds sur

terre : Steven Spielberg. Le cinéaste américain préférant plutôt montrer

l’arrivée de formes de vies extra-terrestres sur la Terre et ses interactions

avec les humains (Rencontres du Troisième Type, E.T., l’extra-terrestre,

La Guerre des mondes, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal).

Pour découvrir un biopic consacré au premier homme à avoir

foulé le sol lunaire, il faut attendre 2018 et First Man : Le

Premier Homme sur la Lune de Damien Chazelle consacré à Neil

Armstrong, incarné par Ryan Gosling. Une claque extraordinaire,

notamment grâce à sa scène fi nale de l’alunissage, fi lmée en IMAX.

Cette fin d’année, trois autres films auront pour cœur l’exploration de

l’espace et sa relation avec l’humain : Ad Astra, porté par Brad Pitt,

Lucy in the Sky avec Natalie Portman et Proxima avec Eva Green.

L’exploration spatiale au cinéma a de beaux jours devant elle.

APOLLO 11

Réalisation : Todd Douglas Miller

Genre : Documentaire

Durée : 1 h 33

6 SÉANCES EXCEPTIONNELLES

DU 4 AU 8 SEPTEMBRE

8

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


qui vous

sauvera de

vous-même ?

UNE PRODUCTION JERRY BRUCKHEIMER UN FILM DE ANG LEE

HISTOIRE

DEDARREN LEMKE ET DAVID BENIOFF SCÉNARIO DEDAVID BENIOFF ET BILLY RAY ET DARREN LEMKE RÉALISÉ PAR ANG LEE

en , , 3d & 2d

PARAMOUNT PICTURES au ET SKYDANCE ET cinéma JERRY BRUCKHEIMER FILMS PRÉSENTENT le EN ASSOCIATION AVEC 2 FOSUN octobre

PICTURES UNE PRODUCTION SKYDANCE WILL SMITH “GEMINI MAN”

SUPERVISEUR


TENDANCE

Ana Girardot

et François Civil.

DEUX MOI

Réalisation : Cédric Klapisch

Avec : Ana Girardot, François Civil, François Berléand,

Simon Abkarian, Camille Cottin…

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1 h 50

SORTIE : 11 SEPTEMBRE

Chasséscroisés

DANS DEUX MOI ET LE DINDON, CÉDRIC

KLAPISCH ET JALIL LESPERT S’INSTALLENT À

PARIS POUR DES JEUX DE PISTES AMOUREUX

PLEIN DE SURPRISES.

PAR ALEXIA COUTEAU

Où trouver l’amour ? Faut-il le pourchasser ou attendre qu’il vous

cueille ? Ces questions vont entraîner les âmes esseulées de Deux

moi de Cédric Klapisch et les couples du Dindon de Jalil Lespert

dans une série de chassés-croisés assez savoureux. Dans Deux

moi, Cédric Klapisch retrouve Ana Girardot et François Civil,

déjà au générique de Ce qui nous lie, pour lesquels il a écrit

sur-mesure cette comédie romantique d’un nouveau genre. Ils

incarnent deux trentenaires, Rémy et Mélanie, qui vivent dans

le même quartier, à Paris. Ils se croisent dans la rue, épient les

mêmes réseaux sociaux. Mais dans la solitude des grandes villes,

à l’époque où la société hyperconnectée donne l’illusion d’être

relié au monde, il est difficile de faire une vraie rencontre. « On

veut du rassemblement, explique Cédric Klapisch, on veut du

lien, on veut de la rencontre. Et tout le moteur du film c’est de

jouer avec ça : on ne sait pas comment et surtout s’il va y avoir

cette rencontre. »

Cédric Klapisch et son coscénariste Santiago Amigorena

ont également imaginé une galerie de personnages secondaires

particulièrement hauts en couleur, interprétés par des

comédiens de grand talent comme Camille Cottin et François

10

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


TENDANCE

Ahmed Sylla

et Alice Pol.

Dany Boon

et Guillaume Gallienne.

LE DINDON

Réalisation : Jalil Lespert

Avec : Dany Boon, Guillaume Gallienne,

Alice Pol, Ahmed Sylla, Laure Calamy…

Genre : Comédie

Durée : 1 h 25

SORTIE : 25 SEPTEMBRE

Berléand (deux psys à l’opposé l’un de l’autre) Simon Abkarian

(en épicier truculent), Eye Haïdara (en collègue assez frontale)

ou Pierre Niney (en camarade de classe à la grande mémoire).

Chacune de leurs scènes va un peu plus éloigner ou rapprocher

les deux célibataires. Comme toujours, le cinéaste sait parfaitement

filmer Paris et nous offre un visage du quartier Stalingrad

et du bassin de la Villette assez inédit. Vingt-trois ans après

Chacun cherche son chat, Cédric Klapisch revisite la rencontre

amoureuse dans la capitale.

Adultère, mode d’emploi

Jalil Lespert se régale, lui, à changer d’univers à chaque fois qu’il

passe derrière la caméra. Après son biopic sur Yves Saint Laurent

et son incursion dans le polar avec Iris, il aborde pour la première

fois la comédie avec Le Dindon. Mais un Dindon revu et corrigé.

Avec ses camarades d’écriture Guillaume Gallienne (qui incarnait

Pierre Bergé dans Yves Saint Laurent) et Fadette Drouard

(Patients), il a choisi de placer dans les années 60 l’action de

la pièce de Georges Feydeau, créée en 1896. Les quiproquos

entre maris, femmes et amants se déroulent dans ce Paris

magnifiquement reconstitué, avec ses autobus ouverts et ses

surprises-parties. Pour créer cet univers à l’écran, le cinéaste

s’est entouré de deux pointures. Aux costumes, il retrouve

Madeline Fontaine, déjà à l’œuvre sur Yves Saint Laurent et

doublement césarisée pour Un long de dimanche de fiançailles et

Séraphine. Et aux décors, il a choisi de collaborer pour la première

fois avec un des pontes de la profession : Pierre Queffelean.

Collaborateur régulier de Jean-Jacques Annaud depuis Sept Ans

au Tibet, on lui doit les décors impressionnants d’Au revoir làhaut

qui lui a valu en 2018 son tout premier César. Ses créations

forment le plus beau des écrins pour cette fantaisie burlesque

où Jalil Lespert réunit un casting flamboyant à la croisée de

plusieurs familles de comédie. De Guillaume Gallienne à Dany

Boon en passant par Ahmed Sylla, Alice Pol, Laure Calamy, Camille

Lellouche (qui, repérée sur YouTube, se fait de plus en présente

au cinéma : Damien veut changer le monde, Mon inconnue) ou

encore Henry Guybet, l’inoubliable Salomon des Aventures de

Rabbi Jacob. Avec cette idée d’allers-retours entre les styles

de comédie de ses interprètes pour faire écho à celui de leurs

personnages.

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 11


L’INSOLITE DU MOIS

Ça, chapitre 2

DEUX ANS APRÈS LE PREMIER VOLET, LE CLUB DES RATÉS REVIENT COMBATTRE L’INFÂME CLOWN

MALÉFIQUE GRIPPE-SOU DANS UNE SUITE PLUS MATURE ET PLUS AMBITIEUSE.

PAR MATHURIN MOREAU

Bill Hader, Jessica Chastain, James McAvoy,

James Ransone, Isaiah Mustafa, et Jay Ryan.

Le Club des Ratés est de retour. Deux ans après

le succès phénoménal de Ça, l’Argentin Andy

Muschietti revient derrière la caméra pour signer

la suite de leurs sombres aventures. Comme dans

le roman culte de Stephen King, on retrouve nos héros

vingt-sept ans plus tard. Désormais adultes, ils doivent

à nouveau se réunir pour aronter le terrifiant clown

Grippe-Sou et mettre fin aux crimes sanguinaires de

ce croque-mitaine peinturluré dont le visage les hante

depuis l’adolescence. Si le premier chapitre était un

film initiatique concluant la fin de l’innocence d’une

poignée d’adolescents vivant leur dernier été dans une

bourgade de l’Amérique profonde, le second chapitre

est, quant à lui, une œuvre plus adulte, plus sombre et

plus mature. Le challenge était de taille pour Muschietti :

plus gros budget, plus gros moyens, mais aussi une

envie artistique d’être fidèle au roman de King en allant

plus loin dans l’horreur et le gore. En témoignent les

quelque 17 000 litres de faux sang utilisés sur le tournage,

comme une ambition à peine voilée de concurrencer

Stanley Kubrick et ses ascenseurs ensanglantés

dans Shining, adapté lui aussi de… Stephen King.

L’autre défi était de trouver les interprètes adultes du

casting original. D’autant que les jeunes acteurs du

premier opus avaient leurs propre idées sur qui pouvait

prendre leur suite ! Seuls Finn Wolfhard et Sophia Lillis

ont vu leur souhait se réaliser, les acteurs Bill Hader et

Jessica Chastain endossant respectivement les rôles de

Richie et Beverly. Le reste du casting demeure néanmoins

prestigieux, la star de la franchise X-Men James McAvoy

incarnant Bill adulte. L’acteur forme avec Jessica Chastain

un couple charismatique, meneur de la joyeuse troupe des

Ratés. L’habile utilisation des flash-back assure la continuité

des deux films. Plus qu’une suite, Ça chapitre 2 se construit

comme la seconde partie d’un diptyque, à la manière du Kill

Bill de Quentin Tarantino. Andy Muschietti respecte ainsi

la construction du roman de Stephen King et pense ses

deux films comme un seul récit dont la cohérence assure

la puissance. Et de garantir une expérience terrifiante qui

fera frissonner jusqu’aux plus chevronnés.

ÇA, CHAPITRE 2

Réalisation : Andy Muschietti

Avec : Bill Skarsgård, James McAvoy, Jessica Chastain...

Genre : Épouvante, horreur

Durée : 2 h 45

SORTIE : 11 SEPTEMBRE

12

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


Le parcours

D’origine sénégalaise, Ahmed Sylla grandit

à Nantes où il suit des cours de théâtre

à l’adolescence. Révélé à la télévision en 2011

dans l’émission On n’demande qu’à en rire,

animée par Laurent Ruquier, il enchaîne ensuite

avec ses premiers spectacles. En 2017,

il tient son premier grand rôle au cinéma

dans L’Ascension de Ludovic Bernard.

L’actu

De plus en plus demandé au cinéma, Ahmed Sylla est

à l’affiche de deux films : Le Dindon et Inséparables.

Dans le premier, adapté de Feydeau, il joue un séducteur

impénitent ; dans le second, il incarne un ex-escroc passé

par la case prison qui voit débouler dans sa vie désormais

rangée un détenu qu’il a côtoyé. Deux comédies explosives.

Le rôle culte

Inspiré de l’histoire

vraie de Nadir

Dendoune, L’Ascension relate

le défi insensé de Samy,

un jeune de cité qui, pour

impressionner une fille, va

tenter de grimper en haut de

l’Everest. Investi corps et âme

dans le rôle, Ahmed Sylla

a révélé sa nature comique

et humaniste à la France

entière. Plus d’un million

de spectateurs à la clé.

INSÉPARABLES

Réalisation : Varante Soudjian.

Avec : Ahmed Sylla, Alban Ivanov,

Judith El Zein…

Genre : Comédie

Durée : 1 h 34

SORTIE : 4 SEPTEMBRE

AHMED

SYLLA

ŒIL POUR ŒIL

PAR FRANÇOIS CHAMPY

2

C’est le nombre de fois où Ahmed Sylla

a été présélectionné comme « Révélation »

(pour L’Ascension et Chacun pour tous),

l’antichambre de la nomination pour

le César du meilleur espoir masculin.

FRANÇOIS

DAMIENS

FOURMI

Réalisation : Julien Rappeneau

Avec : François Damiens,

Maleaume Paquin, André Dussollier…

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1 h 45

SORTIE : 4 SEPTEMBRE

Le parcours

Au début des

années 2000, François Damiens

se fait connaître avec

ses caméras cachées et son

personnage fétiche, François

l’embrouille, un grand type mal

élevé et agressif qui pousse les

gens dans leurs retranchements.

Très vite, le cinéma s’empare

de cette nature comique. Depuis

le culte Dikkenek (2006),

l’acteur belge est partout.

L’actu

Depuis La Délicatesse, François Damiens se tourne volontiers vers des

rôles plus nuancés, voire dramatiques. Dans Fourmi de Julien Rappeneau,

il incarne Laurent, un père mal dans sa peau qui reporte tous ses espoirs

d’une vie meilleure sur son fils. Ce dernier lui fait alors croire qu’il a été

pris par un grand centre de formation anglais de foot...

3

C’est le nombre de nominations aux César

de François Damiens. En 2014 pour Suzanne

(meilleur second rôle), en 2015 pour

La Famille Bélier (meilleur acteur) et en 2016

pour Les Cowboys (meilleur acteur).

Le rôle culte

François Damiens explose véritablement

à l’écran en 2010 dans L’Arnacœur de Pascal

Chaumeil. En beau-frère associé de Romain Duris,

spécialiste de la bidouille qui se rêve en bricoleur

de génie (façon Q de James Bond), il vole la vedette

à ses partenaires. Grande gueule impayable, il joue

de son grand corps maladroit comme personne.

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 13


FOCUS

AD ASTRA

DANS LE NOUVEAU FILM

DE JAMES GRAY, BRAD PITT

PART À LA RECHERCHE DE

SON PÈRE AU FIN FOND

DE LA GALAXIE. DERRIÈRE

CETTE ODYSSÉE SPATIALE

ÉPOUSTOUFLANTE, SE CACHE

UNE SUPERBE RÉFLEXION SUR

LES LIENS DU SANG.

PAR CÉDRIC PAGE

Longtemps on a pensé que James

Gray ne quitterait jamais les limites du

Queens, le quartier new-yorkais où il a

grandi et où il a situé ses films pendant

une vingtaine d’années. Des œuvres

sombres, tragiques, explorant les

thèmes de l’immigration, de la famille

et de l’héritage, sous la forme de polars

(Little Odessa, The Yards, La nuit nous

appartient), d’histoires d’amour (Two

Lovers) ou de film historique (The

Immigrant). Mais avec The Lost City of

Z, en 2017, récit d’aventure racontant

les explorations de l’Anglais Percival

Fawcett au fin fond de l’Amazonie

au début du XX e siècle, le

réalisateur a démontré que son inspiration

ne connaissait pas de frontière.

Aujourd’hui, Ad Astra – de loin son

projet le plus riche et ambitieux à ce

jour – l’envoie carrément au fin fond

de la galaxie. Du côté de Neptune,

très précisément, là où a disparu il y

a des années de cela un astronaute

légendaire, Clifford McBride (Tommy

Lee Jones, de retour dans l’espace près

de vingt ans après Space Cowboys).

Alors qu’un danger énergétique venu

de l’espace menace l’avenir de l’espèce

humaine, le fils de l’aventurier

mythique, Roy McBride (Brad Pitt), est

chargé par les autorités de partir sur les

traces de son père…

Quête initiatique

Les cinéphiles identifieront peut-être

derrière l’argument d’Ad Astra les échos

de deux très grands films de l’histoire

du cinéma, qui semblent avoir servi

de boussoles à James Gray : 2001,

l’Odyssée de l’espace et Apocalypse

Now. À chaque fois, il est question d’un

14

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


Brad Pitt.

AD ASTRA

Réalisation : James Gray

Avec : Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Liv Tyler…

Genre : Science-fiction

Durée : NC

SORTIE : 18 SEPTEMBRE

voyage en forme de quête initiatique,

d’un périple vers un lieu mystérieux, au

cours duquel le protagoniste plonge en

lui-même en même temps qu’il avance

vers l’inconnu. Brad Pitt incarne cet

aventurier du futur avec une forme de

beauté lasse et de force résignée absolument

bouleversante. Autour de lui,

le réalisateur a bâti l’un des films de

science-fiction les plus époustouflants

– d’un strict point de vue formel – qu’il

nous a été donné de voir ces dernières

années. Visitant les planètes comme

autant de paliers qu’il franchit vers la

clé d’un mystère métaphysique, Brad

Pitt traverse des mondes à la beauté

cotonneuse, surréelle, sublimée par

la direction photo signée Hoyte van

Hoytema (qui avait déjà signé l’image

d’Interstellar et de Dunkerque, deux

films de Christopher Nolan).

SF mélancolique

Ad Astra s’inscrit dans une tendance de

fond des dernières années, une école

sans nom ni contours réellement identifiés,

mais que l’on pourrait décrire

comme de la science-fiction mélancolique.

Où il ne s’agit plus tant de partir

vers les étoiles pour témoigner de

l’esprit de conquête qui habite l’être

humain, que pour y guérir des traumas

personnels, y soigner des plaies de

l’âme. Brad Pitt rejoint ainsi la Sandra

Bullock de Gravity, le Ryan Gosling

de First Man – Le Premier Homme sur

la Lune, le Matthew McConaughey

d’Interstellar, l’Amy Adams de Premier

Contact, le Robert Pattinson de High

Life ou le Sean Penn de la série The

First : tous regardent vers les étoiles les

yeux embués par les larmes. En apesanteur,

certes, mais tout de même lestés

par des idées noires. Au bout du chemin,

il ne s’agira pas tant de résoudre

l’énigme de notre existence que de faire

une paix symbolique avec ceux qui nous

ont précédés, mis au monde, montré

le chemin. C’est ainsi que James Gray

renoue avec les thèmes éternels de sa

filmographie et démontre que les genres

de cinéma (polar, aventure, science-fiction)

ne sont pour lui que des oripeaux

qui lui permettent d’habiller ses obsessions

éternelles. Il prouve aussi que

son art peut s’épanouir sans son acteur

fétiche, Joaquin Phoenix, et trouve un

nouvel allié en la personne de Brad Pitt

(déjà producteur de The Lost City of

Z), ici magnifié. Avec eux, le ciel n’est

décidément pas la limite.

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 15


L’ACTEUR DU MOIS

Guillaume Canet

LE COMÉDIEN LIVRE UNE PRESTATION BOULEVERSANTE DANS AU NOM DE LA TERRE, UNE SAGA FAMILIALE

AUTOUR DES CHANGEMENTS VIOLENTS VÉCUS PAR LES TRAVAILLEURS AGRICOLES.

PAR THIERRY LASSELIN

S

es rêves de gosse le portaient a priori loin du cinéma.

Vers les concours de saut d’obstacles, qu’il réinvestit

non sans talent depuis Jappeloup. Mais à 18 ans, une

mauvaise chute a brisé net toute ambition de carrière

professionnelle. Sa reconversion a cependant été rapide.

Formé au Cours Florent, Guillaume Canet décroche dès 1999

sa première nomination aux César avec En plein cœur. Et, un

an plus tard, La Plage le propulse au rang de star. Il a alors

27 ans et, de son propre aveu, l’après-film de Danny Boyle

n’aura rien du long fleuve tranquille. Trop d’attente des autres

et plus assez d’envie en lui-même. Mais cette spirale infernale

aura une issue : le passage à la réalisation. D’abord Mon

idole, comme une renaissance. Puis Ne le dis à personne et son

César du meilleur réalisateur suivi des Petits mouchoirs, Blood

Ties, Rock’n’roll et le récent Nous finirons ensemble. Mettre en

scène a permis à cet hyperactif de reprendre goût au jeu. De

se rapprocher aussi d’un cinéma d’auteur qui a eu tendance

à le regarder de haut - en tournant pour Cédric Kahn, André

Téchiné, Olivier Assayas - sans pour autant snober un cinéma

à vocation plus populaire, comme Le Grand Bain.

Avec Au nom de la terre, Édouard Bergeon signe son premier

film autour d’un sujet puissant et personnel : celui du monde

paysan et des bouleversements qui le traversent depuis

quarante ans. Le père du réalisateur y a, lui, laissé sa vie. Pour

lui rendre hommage, Bergeon construit une saga familiale

marquée par la tragédie, et confie le rôle du patriarche à un

Guillaume Canet physiquement transformé par une calvitie.

« C’est une chance inestimable qu’un si grand comédien

ait décidé d’incarner mon père avec une telle implication »,

souligne le réalisateur. À l’écran, Canet impressionne. D’abord

parce que sa connaissance du monde paysan – son père était

éleveur de chevaux – lui permet d’être instantanément crédible

dans sa manière de se tenir, avec cette démarche usée

par des années de travail. Ensuite par la profondeur de son

interprétation, à mille lieues de toute sensiblerie, et son désir

de rendre hommage à une profession décimée par les suicides.

Peut-être décrochera-t-il sa troisième nomination au César

du meilleur acteur après La Prochaine fois je viserai le cœur et

Rock’n’roll. En attendant, on le retrouvera le 6 novembre dans

La Belle Époque de Nicolas Bedos, accueilli avec enthousiasme

à Cannes. 2019 est décidément une année de rêve(s) pour lui.

AU NOM DE LA TERRE

Réalisation : Édouard Bergeon

Avec : Guillaume Canet, Veerle Baetens, Anthony Bajon…

Genre : Drame

Durée : 1 h 43

SORTIE : 25 SEPTEMBRE

À l’occasion de la sortie du film, venez en aide aux agriculteurs. Le dimanche 29 septembre, 1 euro sera reversé

à l’association Solidarité Paysans, qui lutte contre l’exclusion en milieu rural, pour toute place achetée.

Pour plus d’informations et faire un don à l’association, rendez-vous sur solidaritepaysans.org

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LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


RETOUR VERS

LE FUTUR

Les séries adaptées

au cinéma

APRÈS AVOIR ENCHANTÉ LA TÉLÉVISION PENDANT SIX SAISONS,

DOWNTON ABBEY ROUVRE SES PORTES CE MOIS-CI, MAIS CETTE FOIS AU CINÉMA !

RETOUR SUR CES SÉRIES CULTES QUI SONT DEVENUES DE GRANDS FILMS.

PAR ANTOINE BAPTISTE

Les Incorruptibles

(1987)

Adapté de la série télévisée

policière des années 60

avec Robert Stack,

Les Incorruptibles fait partie

des meilleurs films de Brian

De Palma. Bourré de scènes

cultes (la mort de Sean

Connery, la fusillade dans

la gare pendant qu’une

poussette dévale un grand

escalier), le film offre à

Kevin Costner son premier

rôle marquant – il incarne

le célèbre Elliot Ness – et

à Robert De Niro l’occasion

de faire son numéro dans

la peau d’Al Capone.

Ajoutez la musique d’Ennio

Morricone et vous obtenez

un classique indémodable.

Mission : Impossible

(1996)

Brian De Palma ressuscite

Jim Phelps et la série

des années 70, en offrant

à Tom Cruise son rôle le plus

trépidant. Un bijou de thriller

d’espionnage, qui joue

sans cesse avec les fauxsemblants,

pour surprendre

autant les spectateurs

que ses personnages.

Emmanuelle Béart et

Jean Reno en profitent pour

faire leurs premiers pas à

Hollywood. La saga Mission :

Impossible deviendra

une énorme machine

commerciale, comptant

5 suites pour 3,5 milliards

de dollars de recettes

au box-office mondial.

Sex and the City,

le film

(2008)

Michael Patrick King,

scénariste de la série

originale, réalise cette suite

sur grand écran, qui se

déroule quatre ans après

la fin de la série. On

retrouve Sarah Jessica

Parker dans la peau de

Carrie Bradshaw, qui

prépare son mariage

avec « Mr Big ». Les fans

répondront présents,

puisque le film glanera

450 millions de dollars

de recettes dans

le monde, ce qui offrira

aux New-Yorkaises les plus

glamour de la télévision

un autre long-métrage,

deux ans plus tard.

21 Jump Street

(2012)

C’est ce qu’on appelle

une réinterprétation totale.

Chris Lord et Phil Miller

– qui feront ensuite

La Grande Aventure LEGO -

reprennent la vieille série

criminelle qui révéla

Johnny Depp à la fin

des années 80 pour en faire

une comédie mordante et

déjantée, bourrée

de références au programme

original. Une pitrerie

burlesque mais maîtrisée,

qui doit beaucoup

à son binôme improbable.

Jonah Hill et Channing

Tatum rempileront par

la suite pour un 22 Jump

Street encore plus dingue.

Downton Abbey

(2019)

Quatre ans après la fin

de la série anglaise,

on retrouve la famille

Crawley, ses domestiques

et ce fameux manoir

pour un évènement

exceptionnel : la visite

surprise de la famille royale

d’Angleterre ! Nous

sommes désormais en 1927

et c’est le roi George V

et son épouse qui débarquent,

mettant nos héros dans

tous leurs états.

Lady Mary Talbot va devoir

sortir Carson de sa paisible

retraite pour qu’il remette

tout en ordre… Quel

bonheur de retourner ainsi

à Downton Abbey !

DOWNTON ABBEY

Réalisation : Michael Engler

Genre : Drame historique

Avec : Michelle Dockery, Hugh Bonneville,

Maggie Smith…

Durée : NC

SORTIE : 25 SEPTEMBRE

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 17


LE RÉALISATEUR DU MOIS

DEPUIS BIENTÔT TRENTE ANS, CÉDRIC KAHN

TRACE UN SILLON DE CINÉASTE ATYPIQUE,

EN DEHORS DES MODES. LA PREUVE AVEC

FÊTE DE FAMILLE, SON NOUVEAU FILM EMMENÉ

PAR CATHERINE DENEUVE.

PAR FRANÇOIS CHAMPY

CÉDRIC

KAHN

our Cédric Kahn, tout a commencé début 1987.

Il est embauché comme stagiaire-monteur sur

Sous le soleil de Satan que tourne Maurice Pialat.

Le jeune homme a 20 ans et des rêves de cinéma

plein les yeux. Quatre ans plus tard, à force de ténacité, il

réalise son premier film, Bar des rails, dont le naturalisme

porte la marque du cinéma de son aîné. Sa carrière est

lancée. Avec une régularité quasi métronomique, il a depuis

réalisé dix autres longs-métrages dont la particularité est

leur diversité : films sur l’adolescence (Trop de bonheur), la

passion amoureuse (L’Ennui, Les Regrets), un tueur (Roberto

Succo), le deuil (L’Avion), la foi (La Prière), la marginalité

(Vie sauvage), la précarité (Une vie meilleure), le désordre

existentiel (Feux rouges)... Cédric Kahn, qui fait aussi ponctuellement

l’acteur chez les autres (Un homme à la hauteur,

L’Économie du couple, Cold War...), échappe aux chapelles

avec une obsession tout de même : raconter des trajectoires

singulières, portées par des personnages en plein conflit

intérieur et en quête de rédemption.

Avec Fête de famille, Cédric Kahn s’attaque à un genre balisé :

le film de retrouvailles familiales, qui vire au règlement

de comptes. Autour de Catherine Deneuve, qui joue une

bienveillante mater familias, le réalisateur a réuni une

distribution fantastique. Emmanuelle Bercot est formidable

en fille prodigue, nerveuse et fébrile, de retour en France

après un exil américain qui s’est mal terminé. Vincent

Macaigne incarne son frère velléitaire, éternel adolescent,

obsédé par l’idée de faire un documentaire de cette fête

de famille. Cédric Kahn, naturellement charismatique

avec sa voix chaude, joue lui le grand frère pragmatique.

De révélations en révélations, de non-dits en situations

potentiellement explosives, Kahn installe une ambiance de

plus en plus électrique et étouffante, qui culmine dans un

final impressionnant d’intensité. Fête de famille aborde sans

filtre les problématiques qui touchent toutes les familles

(des questions pécuniaires aux dissensions et jalousies

des fratries) et traite avec une délicatesse rare la question

douloureuse de proches atteints de troubles psychiatriques.

Au rythme de chansons françaises mélancoliques (notamment

la superbe Mon amie la rose de Françoise Hardy), Cédric

Kahn livre une chronique lucide de l’amour imparfait, mais

profond et généreux, qui unit les familles.

FÊTE DE FAMILLE

Réalisation : Cédric Kahn

Avec : Catherine Deneuve, Emmanuelle Bercot,

Vincent Macaigne, Cédric Kahn…

Genre : Drame

Durée : 1 h 41

SORTIE : 4 SEPTEMBRE

Vincent Macaigne,Catherine Deneuve

et Cédric Kahn.

18

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


RENCONTRE

Gilles

de Maistre

GILLES DE MAISTRE FAIT LE PORTRAIT D’UNE DEMI-DOUZAINE D’ENFANTS QUI ONT DÉCIDÉ

DE SE BATTRE POUR UN MONDE MEILLEUR.

PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE LUNN

I N T E R V I E W

Comment est né Demain est à nous ?

J’ai fait beaucoup de films sur les enfants qui sourent.

À force, j’ai eu l’impression que les gens se disaient que

c’était des problèmes tellement vastes qu’on ne pouvait

rien faire. Cela fait quelques

années que je m’aperçois qu’il

y a des enfants qui se battent

pour améliorer leur propre sort.

Aujourd’hui, on pense immédiatement

à Greta Thurnberg,

mais ce n’est que la partie

émergée de l’iceberg. Des enfants

aident les SDF dans la

rue, tentent de faire avancer

les droits sociaux…

Les enfants qui sauvent le monde,

c’était déjà l’idée de Mia et le

lion blanc.

Oui, mais là, j’avais besoin de

passer par un documentaire. Je

voulais capter la lame de fond

qui est en train de tout balayer.

Comment les avez-vous choisis ?

Je voulais que le film soit équilibré

entre l’Occident et le reste

du monde. Il fallait également

que l’on montre à la fois ceux

qui se battent pour leur propre

condition (les enfants syndiqués en Amérique du Sud) et

ceux qui, dans nos pays, aident les autres comme Arthur

qui va voir les SDF ou Mika qui apporte des jouets aux

enfants africains. Après, il a fallu construire un récit.

Comment ?

J’ai choisi de faire le lien entre tous ces mômes en me

servant du destin d’un enfant comme fil rouge : José

Adolfo. C’est un gamin péruvien qui a gagné le prix du

Climat, un prix remis en Suède dans la salle des Nobel.

On le suit pendant la semaine qui précède la remise du

prix ; il explique pourquoi il a reçu cette distinction et

surtout précise qu’il entend la partager avec les enfants

qui se battent pour un monde meilleur. C’est lui qui nous

permet d’introduire les autres protagonistes.

Vous avez filmé partout dans le monde ?

Quasiment oui : j’ai filmé en

Californie, à Delhi, dans le

Nord et même un syndicat

d’enfants en Bolivie. Ça c’est

une histoire folle : des enfants

se sont regroupés pour armer

leurs droits de travailleurs.

Ils ont une dizaine d’années et

demandent à être payés et à

travailler dans la dignité. Avant

qu’ils ne se battent, ils étaient

exploités, ils bossaient comme

des esclaves, gratuitement. Ça

peut nous paraître révoltant

que des enfants réclament de

meilleures conditions de travail,

mais pour eux, c’est un

moyen de libération.

Au fond, quel est l’objectif de ce

documentaire ?

J’espère que l’espoir et la force

de ces jeunes se retrouvent à

l’écran. Je rêve que parents et

enfants sortent du film en parlant

de ces exemples et s’en inspirent. Une toute petite

chose (parler à un SDF dans la rue) peut faire bouger

les lignes.

DEMAIN EST À NOUS

Réalisateur : Gilles de Maistre

Genre : Documentaire

Durée : 1 h 23

SORTIE : 25 SEPTEMBRE

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 19


KALÉIDOSCOPE

POUR Y VOIR ENCORE PLUS CLAIR DANS LES SALLES OBSCURES

ANDY

SORTIE : 4 SEPTEMBRE

Thomas, qui n’a jamais fait grand-chose de sa vie, se retrouve à

la rue et contraint d’intégrer un foyer. Sur place, il est pressé par

la séduisante Margaux de trouver un travail. Sur les conseils pas

très avisés d’un pote, il ne trouve rien de mieux que de devenir...

escort boy ! Il va essayer d’entraîner Margaux dans ses combines.

Vincent Elbaz, le plus cool des acteurs français, hérite d’un rôle sur

mesure avec cet Andy un peu lâche et insouciant, éternel adolescent

charmeur malgré lui. Avec la sensible Alice Taglioni, il forme un duo

irrésistible dans cette comédie rattrapée par une douce mélancolie.

MUSIC OF MY LIFE

SORTIE : 11 SEPTEMBRE

La vogue des films musicaux continue avec le fabuleux Music

of My Life qui vibre au rythme des chansons rageuses de Bruce

Springsteen. Tiré d’un récit autobiographique de Sarfraz Manzoor, un

journaliste anglais d’origine pakistanaise, Music of My Life raconte

le quotidien morne de Javed, un adolescent qui grandit à Luton, une

petite ville frappée par la crise. Nous sommes en 1987. Quand Javed

découvre la musique de Bruce Springsteen, il se dit qu’un avenir est

possible. Gurinder Chadha (Joue-la comme Beckham) signe un pur

feel-good movie, généreux et électrisant.

TU MÉRITES UN AMOUR

SORTIE : 11 SEPTEMBRE

Remarqué à Cannes, où il était présenté à la Semaine de la Critique,

le premier film de et avec Hafsia Herzi raconte le spleen d’une

jeune femme, récemment larguée par son copain. Au hasard des

rencontres qu’elle fait dans la ville, elle essaie de reprendre goût

à la vie… Tourné en mode commando, avec peu d’argent et en

quelques jours, Tu mérites un amour séduit par son urgence et son

style naturaliste. L’actrice fétiche de Kechiche n’a pas son pareil

pour capter ces petits moments de la vie où semblent se jouer des

choses essentielles. Un premier film très prometteur.

LUCKY DAY

SORTIE : 18 SEPTEMBRE

Red est un perceur de coffres qui vient d’accomplir sa peine de

prison. Il ne pense qu’à retrouver Chloé, sa petite amie française,

et leur petite fille. Mais Luc, un tueur à gages français aussi élégant

que complètement fou (Crispin Glover, hilarant avec son accent

frenchy), est sur les traces de Red et de son magot… Si ce polar

est aussi sanglant que barré, c’est grâce à son réalisateur : Roger

Avary était le meilleur ami de Quentin Tarantino, et Pulp Fiction

lui doit beaucoup. Résultat, Lucky Day est l’un des films les plus

excitants et drôles de cette année !

20

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


KALÉIDOSCOPE

POUR Y VOIR ENCORE PLUS CLAIR DANS LES SALLES OBSCURES

LE CHARDONNERET

SORTIE : 18 SEPTEMBRE

Theo, 13 ans, perd sa mère dans un attentat au Metropolitan

Museum de New York. Dans la panique, il vole Le Chardonneret,

le tableau d’un disciple de Rembrandt d’une valeur inestimable.

Hanté par le traumatisme, Theo adulte (Ansel Elgort) va devoir

affronter les démons de son passé. Adaptation du best-seller de

Donna Tartt et doté d’un casting prestigieux (Nicole Kidman,

Jeffrey Wright, Sarah Paulson…), Le Chardonneret est à la fois un

récit d’initiation labyrinthique, une chronique familiale romanesque

et une réflexion vertigineuse sur le pouvoir de l’art.

TROIS JOURS ET UNE VIE

SORTIE : 18 SEPTEMBRE

Pierre Lemaitre n’en finit plus d’inspirer le cinéma français. Après

Au revoir là-haut d’Albert Dupontel, voici l’adaptation d’un autre

de ses best-sellers par Nicolas Boukhrief qui avait, coïncidence,

dirigé Dupontel il y a quelques années dans Le Convoyeur. L’action

se situe dans les Ardennes belges, en 1999. Un enfant vient de

disparaître. La petite communauté de son village va être amenée à

se déchirer. Inspiré par les grands faits divers des années 80-90 (on

pense aux affaires Grégory ou Dutroux), Trois jours et une vie installe

de bout en bout une ambiance anxiogène dans un décor désolé.

UN JOUR DE PLUIE À NEW YORK

SORTIE : 18 SEPTEMBRE

Gatsby et Ashley, deux étudiants, décident de passer un weekend

à New York en amoureux. Mais rien ne va se passer comme prévu,

Ashley profitant de son séjour pour rencontrer un grand réalisateur

qui a accepté qu’elle l’interviewe pour son journal universitaire,

pendant que Gatsby déambule dans la ville. Woody Allen s’entoure

d’une pléiade d’acteurs talentueux : Jude Law, Rebecca Hall, Diego

Luna, Liev Schreiber. Avec en prime, une tête d’affiche portée par

les deux jeunes acteurs les plus en vogue du moment, Elle Fanning

et Timothée Chalamet.

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT

21


ZOOM SUR...

Adèle Haenel

et Noémie Merlant.

Portrait de la jeune

fille en feu

APRÈS UNE TRILOGIE SUR L’ADOLESCENCE (NAISSANCE DES PIEUVRES, TOMBOY, BANDE DE FILLES),

CÉLINE SCIAMMA ENTRE DANS L’ÂGE ADULTE AVEC UNE HISTOIRE D’AMOUR ÉBLOUISSANTE.

PAR ELSA COLOMBANI

Elle a le port altier et le regard fier, le pas volontaire et la

voix assurée. Peintre, elle vit de son art et voyage en solitaire,

allant là où ses services sont requis. Mais en 1770,

la liberté qu’arbore Marianne (Noémie Merlant) n’est que

peu partagée par les femmes de son siècle. En donnant à

son héroïne le nom du symbole républicain, la réalisatrice

Céline Sciamma revendique la modernité de son personnage

et de son histoire : « J’ai eu cette idée toute simple

qui était de créer des personnages de peintre et de modèle,

aussi parce qu’il y avait beaucoup de femmes peintres à

cette époque. Je ne le savais pas car on les a effacées. J’ai

pensé : bien que le film se passe jadis, ce serait une bonne

histoire pour notre temps. » Et de décliner son récit autour

d’une nouvelle devise républicaine – de liberté, d’égalité et

de sororité.

Portrait de la jeune fille en feu se déroule en huis clos,

dans la demeure d’une comtesse (Valeria Golino) au bord

de falaises qui surplombent l’océan. Le dénuement de

la demeure laisse deviner la nécessité économique qui

pousse cette mère à donner sa cadette Héloïse en mariage

à un comte italien. Pour répondre à la demande du futur

marié, elle commande en secret à Marianne le portrait de

sa fille, qu’un peintre précédent échoua à exécuter. Car

Héloïse refuse ce mariage qu’on lui impose, elle qu’on a

sortie du couvent pour hériter du destin de sa sœur aînée,

suicidée par désespoir. En dame de compagnie, Marianne

accompagne Héloïse dans tous ses déplacements, étudie sa

silhouette, épie ses moindres gestes, la dévisage à loisir. Le

regard captivé par la mystérieuse jeune femme, Marianne

ne s’aperçoit pas qu’Héloïse la contemple en retour…

22

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


Tout feu tout fl amme

Portrait de la jeune fille en feu est un film de regards. Ceux

de la peintre et du modèle, qui s’observent en cachette et

se croisent, timidement d’abord, puis avec franchise pour

enfin ne plus se quitter. Regard de la cinéaste aussi, qui

œuvre ici en peintre et travaille avec sa directrice de la

photographie Claire Mathon une palette de couleurs et de

lumières vivifiantes. L’océan qui s’étend à perte de vue, les

vagues qui fracassent la roche, et le feu – symbole de pureté

et image érotique – viennent inscrire à même le paysage

la passion amoureuse qui se noue entre les deux jeunes

femmes. À ce romantisme pictural, la réalisatrice ajoute de

nombreuses références cinématographiques, pleinement

assumées : un plan répliqué du Persona de Bergman, un

hommage au Rebecca de Hitchcock. Mais ce sont deux

grandes histoires d’amour et d’émancipation féminine qui

nourrissent ici l’imaginaire de Céline Sciamma. D’emblée,

Marianne évoque l’héroïne de La Leçon de piano de Jane

Campion, lorsqu’elle se jette à l’eau pour sauver ses toiles,

elle qui élève son art à l’égal de sa vie. À Titanic de James

Cameron, la réalisatrice emprunte la structure en flashback,

rejoue la relation peintre/modèle et fait d’Héloïse une

variation de Rose DeWitt Bukater, prédestinée elle aussi à

un mariage arrangé par sa mère. « Ce feu que j’aime en

toi Rose, ce feu va cesser de brûler », disait Jack à son

amoureuse. Cette flamme intérieure, Héloïse la possède,

un feu plein de promesses qui se matérialise à l’arrivée de

Marianne, et vient embraser sa robe, un soir de fête.

L’histoire de l’amour

Jack dessinait Rose et Marianne peint Héloïse, le portrait

demeurant le seul vestige d’un amour condamné à disparaître.

Portrait de la jeune fille en feu, c’est l’histoire de

l’amour, du vertige de la rencontre, de ses plaisirs charnels,

mais aussi de son empreinte. La mise en scène, explique

la réalisatrice, est « au service du souvenir ». Que reste-il

de l’amour une fois qu’on l’a perdu ? Pourquoi Orphée se

retourne-t-il pour regarder Eurydice, la perdant à jamais par

ce geste interdit ? La question agite et nourrit les échanges

intellectuels entre Marianne et Héloïse. La réalisatrice fait

fi des conventions passées (et contemporaines) d’un amour

instantané, du fameux coup de foudre, et s’attache plutôt

à travailler le temps. L’amour se tisse peu à peu, au rythme

de conversations intenses. « J’avais envie qu’on suive le fil

de leur pensée et qu’il y ait une forme d’égalité, qu’il n’y

Adèle Haenel

et Noémie Merlant.

ait pas de domination intellectuelle de l’une sur l’autre »,

explique Céline Sciamma. Ce principe d’égalité qui détermine

l’amour de Marianne et d’Héloïse s’étend à toutes les

femmes du film. Le doux regard posé sur la comtesse révèle

toute la complexité de cette mère endeuillée, qui cherche

à retrouver dans son pays d’origine la joie que son mariage

lui a visiblement coûtée. Lorsque cette dernière quitte

un temps sa demeure, Marianne et Héloïse se retrouvent

seules en compagnie de la jeune servante Sophie (la

remarquable Luàna Bajrami). Dans la grande maison vide,

les différences de classe s’évanouissent au profit d’une

amitié indéfectible. Chacune confrontée aux douleurs de

leur condition, elles restent unies et solidaires – femmes

face à l’adversité du monde.

L’art vivant

« Nous allons peindre » déclare Héloïse. Cette fois, la

nécessité est impérieuse et volontaire tandis que la jeune

femme prend la pose aux côtés de Sophie, Marianne

s’affairant derrière sa toile. La scène reflète à elle seule

l’ensemble du film et l’âme de sa réalisatrice. L’acte de

création n’a pour elle rien de l’individuel mais tout du collectif

: « Dans notre atelier il n’y a pas de muse, il n’y

a que des collaboratrices, qui s’inspirent mutuellement. »

De fait, on ne saurait imaginer un film si puissant sans la

présence de Noémie Merlant et de l’exceptionnelle Adèle

Haenel, la brune et la blonde (clin d’œil à Mulholland

Drive), pleines de charisme et de fougue, d’intelligence et

de profondeur. Dans le développement du récit, ce « nous

allons peindre » invoque aussi l’importance de la représentation

de ceux que le monde préférerait laisser dans l’obscurité.

Montrer l’autre, le regarder, et par ce regard voir son

propre reflet. Un rapport à l’art « globalement vital » pour

Céline Sciamma qu’elle démontre avec puissance dans

l’ultime séquence du film. Marianne le sait d’ailleurs bien,

elle qui capte l’intérêt d’Héloïse en esquissant quelques

notes au piano. « Est-ce joyeux ? » lui demande alors

Héloïse subjuguée par la mélodie de Vivaldi. Et Marianne

de sourire et de répondre : « Non. C’est vivant. »

PORTRAIT DE LA JEUNE

FILLE EN FEU

Réalisation : Céline Sciamma

Avec : Noémie Merlant, Adèle Haenel, Luàna Bajrami…

Genre : Drame historique

Durée : 2 h

SORTIE : 18 SEPTEMBRE

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 23


L’AUTRE REGARD

CE FILM VAUT LE COUP D’ŒIL

Ceux qui travaillent

UN CADRE SUPÉRIEUR ACCRO À SON BOULOT SE RETROUVE BALAYÉ PAR

LE SYSTÈME CAPITALISTE TOUT-PUISSANT QU’IL A CONTRIBUÉ À ALIMENTER.

UN DRAME SOCIAL AUSSI PRENANT QUE PASSIONNANT.

PAR THIERRY LASSELIN

Olivier Gourmet

et Delphine Bibet.

Révélé par deux courts-métrages multiprimés à

travers le monde, le Suisse Antoine Russbach

passe pour la première fois au format long avec

Ceux qui travaillent, qui se situe dans un monde

peu exploré par le cinéma : le fret maritime. L’idée naît pour

partie de la lecture du livre d’Alain de Botton, Splendeurs et

misères du travail, qui retrace notamment la trajectoire d’un

poisson pané depuis l’assiette d’un enfant jusqu’au pêcheur.

Passionné par l’ouvrage, le cinéaste commence alors à se

documenter sur le sujet en rencontrant des professionnels

du fret, et façonne ainsi son personnage principal, Frank

(Olivier Gourmet), un cadre supérieur quinquagénaire qui

a toujours privilégié son boulot à sa famille. Jusqu’au jour

où il se trouve confronté à une situation de crise de taille.

Dans son bateau, un clandestin malade s’est caché, risquant

de provoquer la mise en quarantaine du navire à la prochaine

escale, ce qui aurait pour répercussion un coût financier

certain. La décision prise par Frank va détruire en quelques

jours tout ce qu’il s’était minutieusement employé à bâtir

depuis des années. Drame social de haute tenue, Ceux qui

travaillent trouve son originalité dans l’angle choisi pour

traiter son sujet : celui de la classe a priori dominante,

ces cols blancs alimentant le système capitaliste qui va

aussi les aliéner et les détruire. Le résultat se révèle passionnant

par son amoralité totalement assumée et son refus

de diviser le monde en deux camps – bourreaux et victimes

– pour rester fidèle à une réalité des faits complexe. Avec

Ceux qui travaillent, Antoine Russbach signe aussi un grand

film d’antihéros – interprété avec un mélange parfait de

nuances et de puissance par Olivier Gourmet. Un personnage

d’autant plus attachant que le cinéaste ne cherche jamais

à le faire aimer à tout prix.

3

bonnes raisons d’y aller

1. Pour sa critique du

monde moderne

À travers l’histoire de Frank,

le film dresse un portrait

glaçant du monde du travail

et questionne la responsabilité

de chacun dans une société

patriarcale et capitaliste où

l’humain s’efface au profit du

pouvoir et de l’argent.

2. Pour sa démarche

d’empathie

En choisissant pour personnage

principal un cadre supérieur,

traditionnellement diabolisé

dans les films sociaux,

le réalisateur refuse toute

idéologie politique et affirme

son « désir d’aller comprendre

l’autre ».

3. Pour Olivier Gourmet

L’acteur fétiche des frères

Dardenne incarne le personnage

principal avec sa force et son

charisme habituels. Un rôle

d’antihéros difficile, monstre

cruel (il tient son nom de

la créature effrayante de

Frankenstein), terriblement

humain.

CEUX QUI TRAVAILLENT

Réalisation : Antoine Russbach

Avec : Olivier Gourmet,

Adèle Bochatay, Delphine Bibet...

Genre : Drame

Durée : 1 h 42

SORTIE : 25 SEPTEMBRE

24

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


IL ÉTAIT UNE FOIS…

Rambo

VENDREDI

20

SEPTEMBRE

À 19H45

VENEZ REDÉCOUVRIR LE PREMIER RAMBO AU COURS DE LA TRADITIONNELLE

SÉANCE IL ÉTAIT UNE FOIS… LE 20 SEPTEMBRE À 19H45.

PAR PIERRE LUNN

I

mmortel. C’est le propre des

mythes et des icônes qui ne

meurent jamais. Pourtant, le

destin de John Rambo semblait

au départ bien compliqué. À l’origine,

il s’agit du personnage principal du

roman First Blood, écrit par un professeur

de fac, David Morrell, et publié en

1972. Morrell écrivit ce roman violent

et sauvage sur le Vietnam, inspiré par

l’expérience traumatisante de certains

de ses élèves partis en guerre : l’histoire

était celle d’un héros solitaire

qui, de retour au pays, se retrouvait

confronté aux policiers d’une petite

ville de plus en plus hostiles.

Le livre est tout de suite un succès et

forcément, Hollywood s’y intéresse.

Un premier script traîne de studio en

studio avant d’atterrir entre les mains

du cinéaste australien Ted Kotcheff.

Les années 70 sont finies, la guerre

a été perdue, et l’Amérique des 80s

est en train de se reconstruire en

oubliant ses héros sacrifiés... C’est

cela que Kotcheff veut raconter. Le

personnage de Rambo est d’abord

confié à Dustin Hoffman qui juge

au dernier moment le scénario trop

violent. Al Pacino, Steve McQueen,

Clint Eastwood, Nick Nolte, Robert

De Niro et Michael Douglas : tous

liront le scénario avant de le refuser,

le trouvant soit trop dérangeant soit

trop brutal. Jusqu’à ce que Kotcheff

propose le rôle à Stallone qui vient de

connaître le succès avec Rocky. Il accepte,

mais veut réécrire son rôle pour

transformer le personnage, décrit dans

le scénario comme un psychopathe,

en victime (de l’armée, de la société).

Il veut montrer un homme perdu et

hanté par des souvenirs de la guerre,

ne parvenant pas à se réinsérer.

C’est la puissance du film : Rambo

n’est pas manichéen et John Rambo

est une figure complexe. Pas un guerrier,

mais plutôt le symbole d’une

réalité (le traumatisme et la défaite)

qu’il faut faire disparaître d’une Amérique

qui se veut de nouveau triomphante.

C’est aussi un Américain qui

redevient, en se fondant littéralement

dans la nature, une pure puissance

primitive.

Le film sera un succès immédiat,

à tel point que Rambo deviendra

le héros d’une série de suites plus

patriotiques et pyrotechniques. Mais

ce premier opus, intense, vaut beaucoup

mieux que sa réputation de film

d’action simpliste, et la photographie

d’Andrew Laszlo comme la musique

de Jerry Goldsmith achèvent d’en

faire un classique du genre, un titre

essentiel du cinéma américain.

Le vendredi 20 septembre à 19h45, les salles Pathé et Gaumont vous invitent à une projection

exceptionnelle de ce classique du 7 e art. La séance sera précédée d’une présentation de Philippe Rouyer,

journaliste de la revue Positif et chroniqueur de l’émission Le Cercle sur Canal+.

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 25


CHORÉGRAPHIE GRIGOROVITCH I MUSIQUE GLAZOUNOV

PATHELIVE.COM

PATHELIVE.COM

CHORÉGRAPHIE RATMANSKY I MUSIQUE ADAM

CHORÉGRAPHIE GRIGOROVITCH I MUSIQUE TCHAÏKOVSKI

PATHELIVE.COM

SPECTACLES AU CINÉMA

Le Ballet du Bolchoï

au cinéma saison 19/20

10 E ANNIVERSAIRE

D

epuis 2010, les plus grands ballets du répertoire se

dévoilent sur grand écran, en direct et en exclusivité au

cinéma depuis le célèbre Théâtre Bolchoï de Moscou.

Fondée en 1776, la prestigieuse maison russe est la première

à avoir proposé la retransmission de ses ballets par satellite en

direct au cinéma. Ces spectacles ont depuis rassemblé plus de

3,5 millions de spectateurs dans 1 700 salles à travers le monde.

Près de 40 productions ont été présentées par la fameuse

compagnie qui sait interpréter avec grâce et précision les grands

classiques comme les œuvres plus contemporaines.

De bijoux classiques il sera question dès le lancement de

cette saison anniversaire puisque Raymonda ouvrira le bal le

27 octobre prochain à 16h précises pour une retransmission

en direct au cinéma. Revisité par le célèbre chorégraphe russe

Youri Grigorovitch d’après Marius Petipa, cet incontournable du

répertoire met en scène une histoire d’amour entre un vaillant

chevalier et sa belle qui se voit approchée par un prince étranger

aussitôt que son fiancé part en croisade… L’intrigue est portée

par la partition mélodieuse d’Alexandre Glazounov qui s’inspire

de styles musicaux français, oriental ou hongrois.

Le 17 novembre, la danseuse Étoile Ekaterina Krysanova et le

soliste Igor Tsvirko vous embarqueront dans l’aventure épique

du Corsaire, dans lequel ils incarnent Médora et Conrad, les deux

amants et héros de ce conte éblouissant aux décors éclatants, chorégraphié

par Alexeï Ratmansky sur la musique du compositeur

français Adolphe Adam. Ce ballet sera suivi par Casse-Noisette,

l’œuvre intemporelle de Tchaïkovski qui ravit les spectateurs de

toutes les générations pendant les fêtes. Rendez-vous le 15 décembre

dans vos cinémas pour vivre la magie fantastique du

conte d’Hoffmann mis en danse par Grigorovitch !

La saison se poursuivra en 2020 par quatre titres majeurs avec en

premier lieu Giselle (en direct le 26 janvier 2020) dans une toute

nouvelle production d’Alexeï Ratmansky, suivi du somptueux et

immanquable Lac des cygnes (en direct le 23 février 2020) puis

de Roméo et Juliette (le 29 mars 2020) avant de conclure en

beauté avec Joyaux (en direct le 19 avril 2020), le chef-d’œuvre

de George Balanchine.

LE BALLET DU BOLCHOÏ AU CINÉMA

EN DIRECT DE MOSCOU

LE BALLET DU BOLCHOÏ AU CINÉMA

FILMÉ À MOSCOU

LE BALLET DU BOLCHOÏ AU CINÉMA

FILMÉ À MOSCOU

27 OCT. I 16H

17 NOV. I 16H

15 DÉC. I 16H

DIMANCHE 27 OCTOBRE

À 16H – EN DIRECT

Musique : Alexandre Glazounov

Chorégraphie : Youri Grigorovitch

DIMANCHE 17 NOVEMBRE

À 16H

Musique : Adolphe Adam

Chorégraphie : Alexeï Ratmansky

DIMANCHE 15 DÉCEMBRE

À 16H

Musique : Piotr Ilitch Tchaïkovski

Chorégraphie : Youri Grigorovitch

Pour ne rien manquer de la 10 e saison anniversaire du Ballet du Bolchoï au cinéma,

abonnez-vous sans attendre sur cinemaspathegaumont.com.

26

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


SÉANCE UNIQUE

AU CINÉMA

PHOTO CLAUDE GASSIAN

7 NOVEMBRE

20H

PATHELIVE.COM


ACTUS

DU 4 AU 10 SEPTEMBRE, LES CINÉMAS

PATHÉ GAUMONT VOUS INVITENT À

DÉCOUVRIR 4 FILMS EN 4DX AU TARIF

EXCEPTIONNEL DE 8 EUROS LA PLACE !

AQUAMAN

MAD MAX : FURY ROAD

AVENGERS : ENDGAME

VENOM

Mouvements, eau, fumée, odeurs…

la 4DX vous promet un voyage unique au cœur de votre fi lm !

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LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


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ACTUS

LES RENDEZ-VOUS CINÉPHILES

EN SEPTEMBRE, LES RENDEZ-VOUS CINÉPHILES VOUS FONT

DÉCOUVRIR DE NOUVEAUX FILMS EXCEPTIONNELS DANS VOS

CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT. UN FILM EN VERSION ORIGINALE

PAR SEMAINE, QUATRE SÉANCES HEBDOMADAIRES.

Jeudi 16h – Dimanche 20h – Lundi 18h – Mardi 14h

Découvrez les fi lms à l’affi che de ces nouveaux

Rendez-vous cinéphiles :

4 SEPTEMBRE

L’Œuvre sans auteur 1&2

de Florian Henckel von Donnersmarck

18 SEPTEMBRE

L’Intouchable Harvey Weinstein

de Ursula Macfarlane

11 SEPTEMBRE

Une grande fille

de Kantemir Balagov

25 SEPTEMBRE

Une fille facile

de Rebecca Zlotowski

JOURNÉES EUROPÉENNES

DU PATRIMOINE

Les Cinémas Pathé Gaumont vous ouvrent leurs portes pour

la première fois à l’occasion des Journées Européennes du

Patrimoine. Le dimanche 22 septembre, venez découvrir une

séance de cinéma comme vous ne l’avez jamais vue. Votre

cinéma vous invite à profiter d’un moment magique pour vous

replonger dans des contenus de patrimoine. De 10h à 13h,

plusieurs séances vous attendent dans votre cinéma. Séances

gratuites sur réservation.

DU 2 AU 8 OCTOBRE 2019, LES CINÉMAS PATHÉ ET

GAUMONT ET LE MAGAZINE PREMIÈRE VOUS INVITENT

À DÉCOUVRIR 8 FILMS EN AVANT-PREMIÈRE AU TARIF

UNIQUE DE 8 EUROS LA PLACE !

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En partenariat avec

LE CINÉMA A DU CŒUR

Venez au cinéma du 18 au 24 septembre et aider l’action des

Restos du Cœur. Pour toute place achetée dans votre cinéma, les

Cinémas Pathé Gaumont offriront un repas aux Restos du Cœur*.

Pour plus d’informations ou pour faire un don, rendez-vous sur

restosducoeur.org

*1 repas = 1 euro. Pour toute place achetée au tarif habituel dans les cinémas participants

à l’opération du 18 au 24 septembre 2019, 1 euro sera reversé aux Restos du

Cœur par la filière du cinéma, soit l’équivalent d’un repas.

30

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT

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LE GUIDE

GUIDE

DES

SORTIES

4 septembre

Fourmi

De : Julien Rappeneau

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1 h 45

Avec : François Damiens,

Maleaume Paquin, André

Dussollier…

Le jeune Théo invente un mensonge gros comme lui

pour réconforter son père dépressif : il serait recruté

par un grand club de foot anglais !

Allez-y pour l’irrésitible Maleaume Paquin

Andy

De : Julien Weill

Genre : Comédie

Durée : 1h 30

Avec : Vincent Elbaz, Alice

Taglioni, Philippe Cura…

À la rue, Thomas rejoint un foyer où il rencontre

Margaux qui l’encourage à trouver un travail. Il

devient escort boy sans penser aux conséquences.

Allez-y pour le charme des interprètes

DU 4 AU 8 SEPTEMBRE

Apollo 11

De : Todd Douglas Miller

Genre : Documentaire

Durée : 1 h 33

Plongée, grâce à des documents inédits, au cœur

de la mission Apollo 11 qui transporta les premiers

hommes sur la Lune.

Allez-y pour le témoignage unique

Inséparables

De : Varante Soudjian

Genre : Comédie

Durée : 1 h 34

Avec : Ahmed Sylla, Alban Ivanov,

Judith El Zein…

Après un détour en prison, un petit escroc refait sa

vie et s’apprête à épouser une fille fortunée quand

débarque un détenu cinglé qu’il a connu.

Allez-y pour le mariage des contraires

Viendra le feu

De : Oliver Laxe

Genre : Drame

Durée : 1 h 25

Avec : Amador Arias, Benedicta

Sánchez, Inazio Abrao…

Condamné pour avoir été à l’origine d’un incendie,

Amador sort de prison et retourne vivre avec sa mère.

Un nouvel incendie dévaste la région.

Allez-y pour découvrir ce film primé à Cannes

Les Hirondelles de Kaboul

De : Zabou Breitman et Eléa

Gobbé-Mévellec

Genre : Drame

Durée : 1 h 20

Avec les voix de : Simon Abkarian,

Zita Hanrot, Swann Arlaud...

Dans un Kaboul sous l’emprise du régime des

talibans, deux couples essaient de survivre jusqu’à

ce que le destin lie leurs vies pour le pire.

Allez-y pour l’animation délicate

Fête de famille

De : Cédric Kahn

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1 h 41

Avec : Catherine Deneuve,

Emmanuelle Bercot, Vincent

Macaigne…

Une réunion de famille voit le retour de Claire, partie à

l’étranger depuis trois ans. Son retour va mettre à jour

les tensions et divisions familiales.

Allez-y pour le casting de luxe

Disponible en VFST

Le Mariage de Verida

De : Michela Occhipinti

Genre : Drame

Durée : 1 h 34

Avec : Verida Beitta Ahmed

Deiche, Sidi Mohamed Chingaly…

Selon une tradition mauritanienne, la femme doit se

plier au « gavage » : prendre un certain poids avant

son mariage. La jeune Verida entre en résistance.

Allez-y pour le manifeste féministe

11 septembre

Deux moi

De : Cédric Klapisch

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1 h 50

Avec : François Civil, Ana

Girardot, Camille Cottin...

Rémy vit d’expédients. Mélanie est laborantine.

Tous deux sont seuls et rêvent du grand amour. Ils

sont voisins, se croisent mais ne se voient pas.

Allez-y pour la lumineuse Ana Girardot

Disponible en VFST

Music of My life

De : Gurinder Chadha

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1 h 58

Avec : Viveik Kalra, Kulvinder

Ghir, Meera Ganatra…

1987, Angleterre. Javed grandit dans une petite

ville sinistrée, élevé par des parents pakistanais

traditionalistes. Lui rêve d’écriture et de Bruce

Springsteen.

Allez-y pour les chansons du Boss

Ça, chapitre 2

De : Andy Muschietti

Genre : Épouvante, horreur

Durée : 2 h 45

Avec : Bill Skarsgård, James

McAvoy, Jessica Chastain…

Grippe-Sou est de retour dans la petite ville de

Derry pour semer la terreur. Mike demande à ses

anciens camarades de revenir l’aider.

Allez-y pour cette suite très attendue

Jeanne

De : Bruno Dumont

Genre : Drame historique

Durée : 2 h 17

Avec : Lise Leplat Prudhomme,

Annick Lavieville, Fabrice

Luchini…

En pleine guerre de Cent Ans, Jeanne d’Arc délivre

Orléans et permet au Dauphin de récupérer son

trône. Elle est ensuite faite prisonnière.

Allez-y pour l’incroyable Lise Leplat Prudhomme

Tu mérites un amour

De : Hafsia Herzi

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1h 40

Avec : Hafsia Herzi, Djanis

Bouzyani, Jérémie Laheurte…

Lila a du mal à surmonter sa séparation d’avec

l’infidèle Rémi. Elle traîne son spleen dans

la ville et fait des rencontres plus ou moins

réconfortantes.

Allez-y pour les débuts de cinéaste d’Hafsia Herzi

18 septembre

Lucky Day

De : Roger Avary

Genre : Thriller, action

Durée : 1 h 39

Avec : Luke Bracey, Crispin

Glover, Nina Dobrev…

Après deux ans de prison pour braquage, Red

retrouve les siens. Il est cependant sous la menace

du frère de son ex-complice défunt.

Allez-y pour la montée d’adrénaline

32

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


LES FILMS DE SEPTEMBRE

Le Chardonneret

De : John Crowley

Genre : Drame, thriller

Durée : 2 h 29

Avec : Ansel Elgort, Nicole

Kidman, Oakes Fegley…

Lorsque sa mère est tuée dans une explosion au

Metropolitan Museum de New York, Theo a 13 ans.

Il va passer sa vie à essayer de se reconstruire.

Allez-y si vous avez aimé le livre

Trois Jours et une vie

De : Nicolas Boukhrief

Genre : Drame, thriller

Durée : 2 h

Avec : Sandrine Bonnaire, Charles

Berling, Pablo Pauly…

1999. Un enfant disparaît dans les Ardennes belges

et bouleverse la vie d’un village. Des années plus

tard, un ancien habitant revient sur les lieux.

Allez-y pour la puissance mélodramatique

Downton Abbey

De : Michael Engler

Genre : Drame historique

Durée : NC

Avec : Michelle Dockery, Hugh

Bonneville, Maggie Smith…

Le manoir de Downton Abbey est en effervescence :

la famille royale vient y passer quelques jours.

Une consécration pour la famille Crawley.

Allez-y si vous avez aimé la série

Portrait de la jeune fille

en feu

De : Céline Sciamma

Genre : Drame historique

Durée : 2 h

Avec : Noémie Merlant, Adèle

Haenel, Luàna Bajrami…

Jeune peintre, Marianne est chargée de faire le

portrait d’Héloïse, sur le point de faire un mariage

de raison. Mais Héloïse refuse de poser.

Allez-y pour le double portrait de femmes

Disponible en VFST

Interview avec Dieu

De : Perry Lang

Genre : Drame

Durée : 1 h 37

Avec : Brenton Thwaites, Yael

Grobglas, David Strathairn…

Paul Asher a du mal à se remettre de ses reportages

en Afghanistan. Un jour, il est amené à interviewer

un homme qui prétend être Dieu.

Allez-y pour le questionnement philosophique

Ad Astra

De : James Gray

Genre : Science-fiction

Durée : NC

Avec : Brad Pitt, Tommy Lee

Jones, Liv Tyler…

À la faveur d’une mission spatiale cruciale,

l’astronaute Roy McBride est amené à chercher

la trace de son père disparu dans l’espace.

Allez-y pour l’aventure spatiale et intime

Nous le peuple

De : Claudine Bories et Patrice

Chagnard

Genre : Documentaire

Durée : 1 h 39

Des gens issus de différents milieux et cultures

décident d’écrire une nouvelle Constitution

et de la porter à l’Assemblée Nationale.

Allez-y pour le geste fou

25 septembre

Bacurau

De : Kleber Mendonça Filho

et Juliano Dornelles

Genre : Drame, thriller

Durée : 2 h 12

Avec : Barbara Colen, Sônia

Braga, Udo Kier…

Les habitants de Bacurau se rendent compte que

leur village a disparu de la carte. Des événements

violents et inexpliqués surviennent.

Allez-y pour le discours politique

Rambo : Last Blood

De : Adrian Grunberg

Genre : Action

Durée : NC

Avec : Sylvester Stallone, Paz

Vega, Sergio Peris-Mencheta…

John Rambo sort de sa semi-retraite pour délivrer la

fi lle d’un ami, enlevé par les membres impitoyables

d’un cartel mexicain.

Allez-y pour le chant du cygne de Rambo

Le Dindon

De : Jalil Lespert

Genre : Comédie

Durée : 1 h 25

Avec : Dany Boon, Guillaume

Gallienne, Alice Pol…

Monsieur de Pontagnac s’éprend, sans le savoir,

de la femme d’un de ses amis, Vatelin. Victoire n’est

cependant pas femme à se laisser séduire.

Allez-y pour la modernisation de Feydeau

Disponible en VFST

Demain est à nous

De : Gilles de Maistre

Genre : Documentaire

Durée : 1 h 23

Des jeunes de tous les pays s’investissent dans des

actions humanitaires ou écologiques. lls veulent

simplement changer le monde.

Allez-y pour découvrir une jeunesse responsable

L’AUTRE

Ceux qui travaillent REGARD

De : Antoine Russbach

Genre : Drame

Durée : 1 h 42

Avec : Olivier Gourmet, Adèle

Bochatay, Delphine Bibet…

Un cadre supérieur se retrouve injustement au

chômage et doit faire face au regard et au jugement

de ses proches et de la société.

Allez-y pour le drame social

Un jour de pluie à New York

De : Woody Allen

Genre : Comédie dramatique

Durée : 1 h 32

Avec : Timothée Chalamet, Elle

Fanning, Jude Law…

Gatsby et Ashley, étudiants, sont amoureux.

Le premier invite la seconde à passer un weekend

à New York qui ne va pas se dérouler comme prévu.

Allez-y pour la cure de jeunesse

Au nom de la terre

De : Édouard Bergeon

Genre : Drame

Durée : 1 h 43

Avec : Guillaume Canet, Veerle

Baetens, Anthony Bajon…

Vingt ans après avoir repris la ferme familiale,

Pierre se retrouve au bord de la faillite. Acculé,

il va devoir prendre des décisions douloureuses.

Allez-y pour l’histoire vraie

Port Authority

De : Danielle Lessovitz

Genre : Drame

Durée : 1 h 34

Avec : Fionn Whitehead, Leyna

Bloom, McCaul Lombardi…

Paul s’immerge dans la communauté du Ballroom,

regroupant des danseurs noirs, adeptes du

« voguing ». Il s’éprend de la ravissante Wye.

Allez-y pour le message de tolérance

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT 33


LE MOIS PROCHAIN

2 octobre 2 octobre 2 octobre

9 octobre

ALICE ET LE MAIRE

GEMINI MAN

J’IRAI OÙ TU IRAS

JOKER

IMAX 3D 4DX DOLBY CINEMA

IMAX DOLBY CINEMA IMAX

De : Nicolas Pariser

Genre : Comédie dramatique

Avec : Fabrice Luchini, Anaïs Demoustier…

De : Ang Lee

Genre : Action / Avec : Will Smith,

Mary Elizabeth Winstead…

De : Géraldine Nakache

Genre : Comédie / Avec :

Géraldine Nakache, Leïla Bekhti…

De : Todd Phillips

Genre : Policier / Avec :

Joaquin Phoenix, Robert De Niro…

Un peu au bout du rouleau,

le maire de Lyon fait appel

à une jeune philosophe pour

l’aider à repenser son discours

politique et à trouver de

nouvelles idées. Fabrice Luchini

et Anaïs Demoustier sont

réunis devant la caméra

du réalisateur du Grand Jeu.

L’éclectique Ang Lee

(Le Secret de Brokeback

Mountain, L’Odyssée de Pi)

filme deux Will Smith pour

le prix d’un dans cette histoire

où l’acteur incarne un tueur

professionnel traqué par

son double parfait qui anticipe

chacune de ses actions.

Deux sœurs que tout oppose

sont réunies par leur père

(Patrick Timsit) le temps

d’un weekend. Mina (Leïla

Bekhti), thérapeute, accepte

d’accompagner Val (Géraldine

Nakache), chanteuse,

à une audition qui pourrait

décider de son avenir.

Todd Phillips, le réalisateur

des Very Bad Trip, change

de registre avec cette origin

story sur le fameux personnage

du Joker, l’ennemi juré de

Batman. Joaquin Phoenix prête

ses traits à Arthur Fleck, un

marginal qui finira par devenir

un méchant emblématique.

SHAUN LE MOUTON : LA FERME CONTRE-ATTAQUE

Après qu’un vaisseau spatial

s’écrase près de sa ferme, Shaun

le mouton recueille LU-LA, une

créature extraterrestre. Quand une

agence gouvernementale se lance à la

recherche de celle-ci, Shaun et ses

amis vont tout faire pour la protéger.

16 octobre 16 octobre

MALÉFIQUE : LE POUVOIR DU MAL

3D

La relation de Maléfique et Aurore

est mise à mal par les fiancailles

de la jeune femme avec le prince

Philippe. Une suite réalisée par

le Norvégien Joachim Rønning, à

l’origine du dernier opus de la saga

Pirates des Caraïbes.

De : Will Becher et Richard Phelan / Genre : Comédie

De : Joachim Rønning / Genre : Fantastique / Avec : Angelina Jolie, Elle Fanning…

23 octobre 23 octobre 30 octobre 30 octobre

HORS NORMES

TERMINATOR : DARK FATE

RETOUR À ZOMBIELAND

DOCTOR SLEEP

IMAX 4DX DOLBY CINEMA 4DX DOLBY CINEMA DOLBY CINEMA

De : Éric Toledano et Olivier Nakache

Genre : Comédie

Avec : Vincent Cassel, Reda Kateb…

De : Tim Miller

Genre : Action / Avec : Arnold

Schwarzenegger, Linda Hamilton…

De : Ruben Fleischer

Genre : Comédie, horreur / Avec :

Woody Harrelson, Emma Stone…

De : Mike Flanagan

Genre : Thriller / Avec : Ewan

McGregor, Rebecca Ferguson…

Les réalisateurs

d’Intouchables font de

Vincent Cassel et de Reda

Kateb des éducateurs

d’enfants et d’ados autistes.

Ils forment des jeunes issus

des quartiers difficiles pour

s’occuper de patients au sein

d’une association spécialisée.

Linda Hamilton, qui n’était

plus apparue dans la saga

depuis Terminator 2, reprend

le rôle de Sarah Connor

pour ce sixième épisode dans

lequel son personnage

vient en aide à une jeune

femme menacée par une

machine sophistiquée.

Tallahassee, Columbus,

Wichita et Little Rock sont

de retour ! Les trois premiers

partent à la recherche de la

quatrième dans un monde

infesté de zombies. Rosario

Dawson fait partie des

nouvelles têtes de cette

comédie d’horreur déjantée.

Dans cette suite de Shining,

toujours adaptée de Stephen

King, Ewan McGregor campe

Dan Torrance, le fils de Jack qui

a bien grandi. Doué de pouvoirs

psychiques, il va aider une

jeune femme à combattre Rose

Claque (Rebecca Ferguson)

et sa tribu démoniaque…

34

LES CINÉMAS PATHÉ ET GAUMONT


LES RÉPONSES QUE NOUS CHERCHONS

NʼONT JAMAIS ÉTÉ AUSSI PROCHES

LE 18 SEPTEMBRE AU CINÉMA

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