NOUVELLES DE JÉRUSALEM - Automne 2019

ecolebiblique

Les Nouvelles de Jérusalem sont une revue d'informations de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, 2 à 3 fois par an, elles donnent un aperçu des travaux en cours en exégèse comme en archéologie, ici à Jérusalem. En voici le deuxième numéro couleurs en ligne. Les articles alternent français et anglais.

The Nouvelles de Jérusalem is an information review of the École Biblique et Archéologique française de Jérusalem, 2-3 times a year, they give an overview of the work in progress in both exegesis and archeology, here in Jerusalem. Here is the second color edition online. Articles are sometimes in French sometimes in English.

Nouvelles de Jérusalem

Lettre aux amis de l’École biblique

et archéologique française

N° 98 - Automne 2019

École

biblique e

archéolog

française

Jérusalem


A Dominican Biblical institute housed at the priory of St Stephen

since 1890, the École biblique et archéologique française de

Jérusalem welcomes students and researchers from all over the

world and offers them a unique study experience.

The École thus continues the project of its founder, Father Marie-

Joseph Lagrange: to study the Bible in the land of the Bible, to

bring together both ‘document’ and ‘monument’ in an academically

rigorous way. To do this, the École offers an exceptional study

environment:

Specialised library

International team of teacher-researchers

Regular visits to archaeological sites

Fraternal atmosphere to foster dialogue

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École biblique et archéologique française de Jérusalem

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Tél. : 972 2 626 44 68 ext 238 - Fax. : 972 2 628 25 67

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Couverture : M. Pierre Cochard, consul général de France à Jérusalem, visite les fouilles de

l’EBAF à Gaza en compagnie de fr. Jean-Baptiste Humbert o.p.


Éditorial

Cette année académique 2018-2019 représente une étape importante

pour plusieurs professeurs arrivés à Jérusalem en 2015 et aussi pour le

directeur de l’École. Occasion de faire un point d’étape et de confirmer

quelques options pour l’avenir. Le présent numéro de Nouvelles de Jérusalem

voudrait associer nos amis à quelques points forts de ce moment

d’évaluation.

L’arrivée de nouveaux professeurs en 2015 a permis à l’EBAF de retrouver

du tonus en matière de recherche, tonus qui se traduit par le dynamisme

des publications, l’essor du programme La Bible en ses traditions,

les Lagrange lectures, un colloque international tenu à l’EBAF en

octobre dernier, etc. En cela, nous suivons les traces d’anciens comme le

frère Francolino Gonçalves à qui un récent colloque à Lisbonne a rendu

hommage, ou le frère Jacques Fontaine, un autre passionné de l’Écriture,

fondateur de la BST (Bible sur le terrain).

Une des expressions de ce tonus renouvelé est l’effort réalisé pour mettre

en place un programme doctoral plus exigeant, plus formateur, ce à quoi

nous a encouragé le conseil scientifique de mai dernier. L’enjeu pour un

doctorant n’est pas seulement de réussir un exercice – la thèse – mais

surtout d’acquérir une culture biblique et théologique.

Tout cela se joue au couvent Saint-Étienne, une communauté de vie où

religieux dominicains, prêtres, laïcs de diverses confessions, parfois non

croyants, partagent le quotidien dans une ville, Jérusalem, où durer et

rester serein est souvent une épreuve.

Merci aux Amis de l’EBAF de nous aider à poursuivre l’aventure.

A stronger professorial team, a more explicit focus on research, a

commitment to the creation of an academic community: these are the

priorities the École Biblique has

identified as this academic year

comes to an end.

Fr. Jean-Jacques Pérennès, o.p.

Directeur de l’École biblique


Partenaires

La contribution de la bibliothèque de l’EBAF

au réseau Bibliothèques d’Orient BnF

La bibliothèque de l’École biblique est entrée en 2017 dans un consortium

de 7 bibliothèques patrimoniales et de recherche du pourtour méditerranéen,

lancé par la Bibliothèque nationale de France (BnF) et intitulé Bibliothèques

d’Orient. L’idée est de mettre en commun le patrimoine culturel

sur l’Orient dont disposent ces bibliothèques et de le rendre accessible

au plus grand nombre via le portail Gallica de la BnF. Un colloque a eu

lieu à la BnF le 22 mars dernier destiné à tirer un premier bilan : bilan très

positif comme le montre la candidature de plusieurs autres bibliothèques

prestigieuses, françaises (BULAC, ICP) et étrangères (Harvard, Columbia,

New York public library). Pour en savoir plus : https://heritage.bnf.fr/

bibliothequesorient/fr/homepage

L’École biblique a largement

contribué en donnant près de 400

photographies et cartes anciennes.

Les photographies choisies sont

en majorité des reproductions de

prises de vues sur plaques de verre,

figurant sites archéologiques et

scènes de la vie quotidienne au

début du XXe siècle.

4

Le fonds cartographique, constitué

petit à petit par les pères dominicains

en fonction des nécessités

liées aux cours et aux excursions,

paraît de prime abord d’un intérêt

moins évident : réuni dans un but

utilitaire, il rassemble une collection

diverse et souvent lacunaire

d’objets dont l’aspect physique n’a

Lettre aux amis de l’EBAF - N° 98 - Automne 2019


pas toujours été épargné par les

atteintes du temps.

Il constitue néanmoins un témoin

important des premiers temps de

l’École. Ces cartes, instrument

de travail quotidien des premiers

pères, ont en effet accompagné

leurs excursions dans tout le

Proche-Orient, à un âge où l’archéologie

du Levant est un domaine

en pleine expansion, ouvert

aux grandes découvertes et aux innovations.

Les résultats de ces recherches

sont illustrés par certaines

cartes tracées de la main même des

pères dominicains, en particulier

le père Louis-Hugues Vincent, et

destinées à être publiées dans des

monographies spécialisées ou des

articles de la Revue Biblique.

L’état de conservation des cartes

est également significatif : nombre

d’entres elles portent ainsi des

annotations manuscrites telles que

tracés d’excursions ou ajout de

courbes topographiques. Les traces

de punaises signalent l’emploi de

certaines cartes pour l’enseignement,

et la consolidation de certaines

autres à l’aide de supports

en toile, sans compter la présence

occasionnelle d’antiques taches de

café, sont un indice de leur utilisation

sur le terrain.

géologiques et les cartes d’état-major

du Mandat britannique figent

dans le temps l’état du territoire

et son découpage géopolitique

d’alors. Les cartes de pèlerinage ou

« destinées à l’étude de la Bible »

montrent quant à elles la progression

de l’archéologie à une époque

marquée par un effort de localisation

des lieux bibliques.

Les multiples évolutions de la ville

de Jérusalem tiennent également

une grande place dans le fonds. On

y trouve ainsi un plan montrant les

tracés hypothétiques de ses murs

successifs, et un autre qui recense

les toponymes arabes de la Vieille

Ville, transmis par la tradition orale.

D’autres encore, au travers de projets

d’urbanisme qui n’ont jamais

vu le jour, immortalisent d’autres

versions imaginaires de Jérusalem

telle qu’elle aurait pu exister.

Ces documents, par leur histoire et

leur contenu, sont une fenêtre ouverte

sur le passé, un cliché qui fixe

l’image des territoires du Levant à

une époque donnée.

Marie Bordillon

Bibliothécaire

Au-delà de ces exemples, les informations

recensées sur les cartes


Scientifique

A Lagrange lecture by professor Walter Moberly

On 10 th April Walter Moberly from

Durham University gave a Lagrange

lecture which proposed a new reading

of Ps 82.

The first two parts of the lecture

touched briefly on the psalm’s

uniqueness (its genre escapes an

unproblematic classification) and

examples of conventional religio-historical

readings of this text (a

passage from heno- to monotheism).

Afterward, some of the text’s challenges

were exposed: a puzzling use

of the appellation ʾělōhîm (seemingly

for both sides of the argument);

two silences: lack of a language of

“one” God against “many” or “different”

gods and no mention of the

Tetragrammaton (yhwh). The answer

to both problems may be that

the Hebrew Bible also sometimes

uses ʾělōhîm for generic reasons.

The main part of the lecture was a

real exegetical tour de force. In v. 1

the psalmist implicitly presents himself

as a prophet with access to the divine

assembly. Vv. 2-4 define justice

as “preferential option for the poor”.

Vv. 6-7 employs an idiom ʾāmartî

… ʾāḵēn. It states something seemingly

true, which is later disqualified

and corrected. Therefore – in light of

vv. 2-4 – the poem states that justice

is intrinsic to the divinity. Ubi iustitia,

Deus ibi est, to quote the lecturer.

Moberly’s reading has also a bearing

on the genre of the psalm. He calls it

a heavenly scenario aiming to shape

(mundane) thoughts and actions in

accordance with them.

Prof. Moberly is to be congratulated

for giving a thought-provoking and

deep lecture that will be remembered

for long.

Fr. Jakub Bluj, OP

Doctorant à l’École biblique


Grandes figures

Jacques Fontaine o.p. : la Bible et la Terre

Jacques Fontaine s’est éteint à Jérusalem

en mars 2019. Né en 1921 et

dernier d’une famille nombreuse,

il était entré chez les dominicains

en 1941 et fut ordonné en 1948. En

1953, il passa une année à l’École

biblique de Jérusalem, ce qui lui

valut de finir par une traversée poussiéreuse

de la Turquie, à moto, sur les

traces de St Paul ; ce fut épique, et il

ignorait que c’était prémonitoire.

Lettre aux amis de l’EBAF - N° 98 - Automne 2019

Revenu en France, il se joignit à la

« roulotte biblique » d’un autre dominicain,

Philippe Dagonet (1919-

1982), parcourant en tous sens la

France et la Belgique. Il dut arrêter

en 1959, à cause d’un ulcère à

l’estomac. Il mit à profit une année

de convalescence pour se plonger

dans l’hébreu biblique. C’est ainsi

que Jacques rejoignit début 1960 la

Maison St-Isaïe, qu’un autre dominicain,

Bruno Hussar (1911-1996),

venait de créer à Jérusalem-Ouest.

Depuis 1947, l’État d’Israël avait

donné une visibilité neuve aux Juifs

et Bruno était arrivé en 1954 avec

le projet d’organiser une Église

d’expression hébraïque, c’est-àdire

fondée sur l’une des « langues

de la croix » et de favoriser des relations

entre Juifs et Chrétiens, ce

qui était très neuf.

7


Il se mit rapidement à l’hébreu moderne

et se montra à l’Université

hébraïque de Jérusalem, où son habit

blanc fit une certaine sensation,

comme d’ailleurs celui de Marcel

Dubois, arrivé en 1962. Pourtant,

il vit rapidement qu’il n’était pas

fait pour des matières aussi simples

que la philosophie ou la théologie

spéculative et il trouva que le

judaïsme talmudique avait compliqué

inutilement la Bible. Toujours

anxieux et volontiers ironique, il

n’aimait guère les conventions, et

chercha longuement comment sortir

des sentiers battus, surtout dans

cette Terre sainte si compliquée,

pleine de barrières.

Après la guerre des Six-Jours, en

67, ces barrières s’effacèrent, et il

devint possible de parcourir tout

le pays, depuis les sables du Sinaï

jusqu’aux neiges du Mont Hermon.

Il suivit alors pendant 18 mois le

programme complet de l’école des

guides israélienne, axée sur l’archéologie

et la nature.

Se souvenant que les lieux saints,

manifestement ignorés de saint

Paul, s’étaient peu à peu formés

à partir de stations de pèlerins, il

voulut reprendre une démarche

analogue : parcourir le pays Bible

en main, en mettent les pieds dans

les traces des pas d’Abraham, de

Moïse ou de Jésus, et sans perdre

de vue les invectives des Prophètes.

Bien entendu, cela s’est fait peu

à peu : essais à dos de chameau,

puis parcours à moto ; avec des

groupes, la vie au grand air durant

3 semaines a laissé des souvenirs

inoubliables.

C’est ainsi qu’est né le sigle BST

ou « Bible sur le terrain », avec un

schéma trinitaire très simple : Dieu

le Père au Sinaï, le Fils en Galilée,

et l’Esprit à Jérusalem avec la Pentecôte.

Lorsque le Sinaï fut rendu à

l’Égypte, à partir de 1981, des kilomètres

de Jeep furent remplacés par

des marches à pied. Ces tournées se

faisaient pendant le semestre allant

de la Pâque à la fête des Tentes, printemps

et été. En automne et hiver, la

BST devenait « Bible sous Terre »,

avec un petit groupe plus durable :

lectures bibliques intensives dans

une cave, conçues comme le cœur

d’une liturgie permanente. Jacques

se voyait comme un « rabâcheur de

textes », mais tel était bien son lien

avec Dieu, au fil de l’eau, sans fioritures,

et peu importait qu’il chante

faux. Un peu perdu à la fin de sa vie,

il avait gardé le goût et la mémoire

des psaumes. L’enseignement de

Jacques est conservé sur :

http://www.biblesurleterrain.net

Fr. Étienne Nodet, o.p.

Professeur à l’École biblique


Scientist

Archaeological researches in Galilee

Galilee with its lovely green hills

and glistening lake, ever charms

pilgrims and changes how they read

the Scriptures. What archeologists

find deep beneath this beautiful

landscape, however, is presently

changing scholars’ encounter with

the biblical text. An extraordinary

boom in archeological research in

Galilee is underway.

Lettre aux amis de l’EBAF - N° 98 - Automne 2019

Most well-known are the ongoing

excavations at Magdala, which started

in 2007. Other fascinating sites

are continually coming to light in the

region, however. Several years after

the start of digging at Magdala, for

instance, a field survey discovered

evidence of a previously unrecognized

Roman town just to the east

in the Ginosar Valley, possibly corresponding

to one of the unlocated

local toponyms, e.g. Dalmanoutha

(Mark 8:10). Again, in a paper published

this year (2019), the team

working at Tel Rekhesh announced

the discovery of the first, first-century

rural (non-urban) synagogue,

in the context of a Roman farming

villa. Such finds, together with other

related sites like Khirbet Wadi

Hamam and Huqoq, contribute to an

increasingly accurate picture of the

mission field of Jesus.

While the sumptuous synagogue of

Magdala with its mysterious stone

has gathered much of the attention,

one of the most significant perspectival

changes suggested by the excavations

concerns the economic

conditions of first century Galilee.

Whereas much recent scholarship

focused upon the socio-economic

circumstances of the region, the popular

model of extreme poverty and

politically-based economic oppression

that often emerged (with the resulting

proto-Marxist Jesus) is now

being contested. We have always

known that Jesus drew disciples

from among the regional fisherman,

so the significance of a robust fishing

industry is central to this discussion.

9


Here archeological work in Galilee

has built upon recent scholarship on

ancient fishing to suggest how lower

Galilee, particularly the towns and

villages near the lake, participated in

and profited from a significant Mediterranean-wide

economy.

During Jesus’ time, catching, breeding,

and salting fish was a developed

industry and supplied important

products, from the cured fish itself

(salsamentum) to pastes and sauces,

like garum, an expensive delicacy

consumed by the Roman elite. The

demand for such goods was enough

to support extensive production

and fish-bone remains in Palestine

especially during the Roman era,

indicating increased consumption.

Magdala here fits perfectly within

a changing perception of the wider

economy of Roman-era fishing,

which now recognizes the existence

of other similar small-scale urban

fish production sites throughout the

empire (e.g. in Pompeii). While

centers like Magdala do not compare

with the larger installations

located on the coasts, together with

other neighboring fishing communities

the city represents a significant

regional commercial power. Clearly

it lived from an energetic interest

in freshwater fishing.

Modest organized cooperatives

seem to have been the basic economic

unit, and it is interesting that the

same Greek word used for Peter’s

partners in Luke 5:5 (μέτοχοι) also

appears in a dedicatory inscription to

Poseidon made by a small (11-man)

fishing guild on the Sea of Marmara.

Thus, the business model scholars

now accept envisions considerable

working-class proprietorship and

does not correspond to the state-regulated

operation proposed by earlier

scholars, in which licensing and

commerce was tightly controlled by

deputed Roman tax agents (τελώναι)

with onerous duties and fees. Customs

were paid, but only on what

entered the market to be sold. Food

kept for the fisherman’s family, like

the situation of empty nets, was

justly accounted for in the system.

Tax collectors and fishers evidently

shared enough common economic

interests that we know of at least one

case where the fishermen financed

the tax agents’ customs’ house.

The prosperity that this all brought

is evident. The well-endowed synagogue,

public harbor, multiple large

residences (“mansions”) with paved

mosaic floors, and the many shops

(boasting an impressive plumbing

system), all suggest Magdala was

an important, well-to-do commune.

Authorized market weights and the

many coins found on the site, mostly

from the Hasmonean and Herodian

periods, also attest to the city as a

lively, organized place of exchange.

It is difficult to estimate how heavy

10 Lettre aux amis de l’EBAF - N° 98 - Automne 2019


the trade traffic from lower Galilee

in the direction of the wider world

might have been. Competition with

open-sea fishing and other regional

centers is unlikely. But clearly, cities

like Sepphoris were supplied in significant

part by fish (and presumably

related products) from the lake. We

should similarly imagine some daily

commerce, via the Jordan, with the

great inland metropolis of Jerusalem.

The fishing economy animating

communities like Jesus’ hometown

of Capharnaum was thus not a mere

survival activity, nor was the region

an isolated cultural enclave.

Many towns profited from the economic

activity stimulated by the

richly stocked lake. The site of El-

Araj (Bet HaBek) currently being

excavated at a gorgeous, secluded

spot where the twisting Jordan flows

into the lake, provides evidence of

this local wealth. Identified as Bethsaida—literally

“house of fishing”—

by excavator Mordechai Aviam

after limited digging, it displays

clear signs of “luxury” architecture:

namely, Roman baths with graceful

columns and mosaics. The conventional

site for Bethsaida, Et-Tell,

lying just northeast and somewhat

problematically far from the shore,

yielded nothing to compare with this

urban sophistication and affluence,

though nets and fishing weights

were uncovered. The livelihood of a

whole network of local communities

was clearly supported by the sea—

yet often at a standard of living higher

than was previously understood.

Josephus recounts that Herod Philip

raised Bethsaida to a polis, renaming

it Julias for the mother of Tiberius.

In light of recent discoveries

in El-Araj, there is reason to believe

that the home of Peter, Andrew, and

Philip might have indeed boasted

the benefits of a Roman lifestyle, as

Josephus suggests, in part through

the same system of imperial flattery

and patronage that magnified the

nearby city of Tiberias—famously

never mentioned in the Gospels.

Once-countenanced theories of Jesus’

supposed avoidance of Tiberias

for its association with Caesar’s

house or his eschewing of sites with

a clear Roman affinity should now

be definitively rejected. Without

exaggerating the cosmopolitan character

of first century life in lower

Galilee—obviously a humble, laboring

society in many ways—the

economic prosperity and civilizing

influence of Rome reached deep into

the world of first century Jews. The

suggestion can no longer be entertained

that Jesus went fishing for his

disciples in an underclass of impoverished,

absolute rustics, untouched

by the wider imperial Greco-Roman

milieu. Perhaps he even caught

some in Julias’ waters.

Fr. Anthony Giambrone, OP

Professor at the École biblique


Projets

Dictionnaire Jésus

À la demande des Éditions Robert

Laffont, La Bible en ses traditions

a collaboré cette année à la

rédaction d’un Dictionnaire Jésus.

Fr. Renaud Silly o.p., à qui a été

confiée la direction du projet, Florence

Louvet et moi-même, avons

passé trois mois à l’École biblique

afin de collecter les notes de la

BEST, rechercher des informations

et rédiger les entrées pour réaliser

cette œuvre qui sera publiée dans

la collection Bouquins.

Ce dictionnaire biographique a

pour objectif de faire entrer le lecteur

dans l’intelligence complète

de la personne de Jésus. Il ne s’agit

pas de présenter ce qui a été dit de

lui, mais Jésus lui-même, tel qu’il

s’est révélé et reste présent encore

aujourd’hui. L’enjeu de ce projet

est de présenter sa vie dans la Palestine

du 1 er siècle, en tenant compte

du contexte dans lequel il a grandi

et exercé son ministère, en précisant

les sources par lesquelles cette

connaissance nous est parvenue, et

en considérant l’impact qu’il a eu

sur le monde et nos conceptions de

Dieu et de l’homme. La méthode

retenue est celle des biographies

antiques qui s’efforcent de définir

les personnages à travers ce qu’ils

disent et ce qu’ils font. Puisque

Jérusalem a été le sanctuaire de la

mort et de la résurrection du Christ,

le lieu de l’envoi des apôtres pour

12

Lettre aux amis de l’EBAF - N° 98 - Automne 2019


porter l’Evangile au monde, il nous

semblait important que ce projet

commence et prenne corps dans la

Ville Sainte.

Comme tout dictionnaire, cet ouvrage

prend la forme d’un recueil

de mots définis et commentés, classés

par ordre alphabétique. Chaque

entrée, sans s’attarder sur des

considérations trop générales, se

rapporte à Jésus. Ces entrées présentent

les personnes qu’il a rencontrées,

les lieux qu’il a visités,

ses enseignements, les événements

qu’il a vécus, mais aussi ses préfigurations

et les institutions qu’il

a fondées. Et puisque la personne

du Christ ne cesse de dévoiler

son mystère à travers l’histoire de

l’Église, le dictionnaire s’efforce

de le scruter par les développements

de la théologie qu’il suscite

et continue d’inspirer. Accompagnées

de références bibliques, de

compléments bibliographiques et

de renvois, les entrées dessinent

tout un parcours à travers le dictionnaire.

Le lecteur pourra ainsi à

son gré emprunter les chemins de

lecture de son choix pour découvrir

le visage du Christ. Les entrées

seront complétées par des cartes de

la Palestine et de Jérusalem au 1 er

siècle, en tenant compte des dernières

découvertes archéologiques.

sans le travail monumental réalisé

par les chercheurs qui ont collaboré

au programme de recherche

La Bible en ses traditions. Cette

publication est une façon de mettre

à la disposition du grand public une

partie de la somme considérable de

science ordonnée qu’ils ont réunie.

Comme la Bible sur le terrain du

fr. Jacques Fontaine o.p. permettait

de faire connaître plus largement

les découvertes scientifiques de

l’École biblique en pérégrinant sur

les pas du Christ en Terre Sainte,

ce dictionnaire est un moyen de

vulgarisation de la méthode de la

BEST, faisant voyager les lecteurs,

d’entrée en entrée, vers Jésus.

Ce livre est destiné à tous ceux,

croyants ou non, qui cherchent à

découvrir qui est véritablement

Jésus, et à ceux qui, pasteurs, catéchistes

ou tout simplement baptisés,

qui désirent le faire connaître.

Bien que la rédaction du Dictionnaire

Jésus ne soit pas encore achevée,

le travail effectué est prometteur,

et nous espérons voir ce livre

arriver bientôt chez vous.

Sr Marie Reine

Dominicaine

La publication du Dictionnaire

Jésus n’aurait pu être envisagée


Spiritualité

Notre-Dame Reine de Palestine

Sanctuaire de ‘Deir Rafat’

Le Patriarche Latin de Jérusalem,

Luigi Barlassina (1872-1947), a

ordonné la construction du Sanctuaire

Notre-Dame Reine de Palestine

en 1927, dans un lieu qui

contient des écrits et des souvenirs

chrétiens très anciens. C’est un lieu

qu’il a voulu pour la rencontre.

Rencontre entre la sainteté du lieu

et la communauté locale, entre le

passé et le présent, entre la prière et

le travail, entre les pèlerins étrangers

et les pèlerins locaux et entre

les chrétiens et les non chrétiens 1 .

Notre-Dame de Palestine est la

patronne principale du diocèse

patriarcal de Jérusalem et aussi

de l’Ordre des Chevaliers et des

Dames du Saint Sépulcre.

Situé dans le terrain de Deir Rafat,

le sanctuaire se trouve à mi-chemin

entre Tel Aviv et Jérusalem. Le mot

‘Deir’ en arabe signifie ‘couvent’,

tandis que le nom ‘Rafat’, signifie

‘les cadavres’, ce qui rappelle le

grand nombre de tombeaux qui se

trouvent dans cette région. Quant à

1 - Cf. l’introduction rédigée par celui qui

est actuellement le Vicaire patriarcal latin à

Jérusalem et en Palestine, Mgr. Giacinto-Boulos

MARCUZZO, pour un petit livret sur le

Sanctuaire, qui est paru en Italien et fut traduit

ensuite en Arabe en 1999.

14

Lettre aux amis de l’EBAF - N° 98 - Automne 2019


la vallée qui s’étend devant le sanctuaire,

elle porte le nom de ‘Soreq’,

qui signifie ‘rouge’, rappelant le

raisin rouge que cette terre produit

généreusement.

Dans la Bible, ce lieu est surtout lié

à l’histoire de Samson (cf. Juges

15, 4-5), et il est aussi lié à l’histoire

de David, car à 5 kilomètres

de Rafat, se trouve la ville de Beit

Shemesh, bâtie sur les reste de la

ville ancienne par où passa l’Arche

de l’Alliance (Cf. Samuel 6, 1 – 18).

La région contient aussi les traces

d’une présence chrétienne qui

remonte à l’époque Byzantine,

surtout à Beit Gemal (maison de

Gamaliel), situé à 6 kilomètres du

Sanctuaire. Selon la tradition, c’est

là-bas que les reliques du premier

martyr chrétien, saint Étienne,

furent conservées pendant quatre

siècles.

En 1933, le Saint-Siège a reconnu

officiellement le titre de « Reine

de Palestine » (Regina Palestinae),

que porte toujours ce lieu de pèlerinage.

Et le patriarche Barlassina a

dû composer, bien avant cela, probablement

depuis 1920, la fameuse

prière à Notre-Dame Reine de

Palestine, qui appelle la protection

de la Vierge sur Sa Terre natale, et

que beaucoup de chrétiens locaux

continuent à réciter en bien des occasions,

en public comme en privé.

Après avoir été pour longtemps

une école technique pour les garçons

pauvres, puis une école pour

les filles pauvres ou orphelines,

et ensuite une maison pour les retraites

spirituelles, le sanctuaire a

finalement été confié par le Patriarcat

Latin, en 2009, au soin des moniales

de la Famille monastique de

Bethléem, de l’Assomption de la

Vierge et de saint Bruno (les Sœurs

de Bethléem).

Après quelques changements dans

la date de la célébration, la fête

est aujourd’hui célébrée lors du

dimanche le plus proche du 25

octobre. Ce jour-là, les pèlerins

affluent de partout en Terre sainte

vers le sanctuaire : paroissiens,

prêtres, séminaristes, religieux, religieuses

et même certains pèlerins

étrangers de passage ; afin de participer

à la Messe Pontificale que

préside normalement le Patriarche

Latin de Jérusalem en l’honneur de

la Vierge Marie, Reine de Palestine

et de la Terre sainte, cette terre

qui est tellement assoiffée, encore

aujourd’hui, de justice et de paix.

Firas ABEDRABBO

Diacre palestinien


Rencontre

Interview des frères Peeters

Qui êtes-vous et que sont les éditions

Peeters ?

Nous sommes deux frères, Paul

et Luc Peeters, et nous sommes

la cinquième génération d’imprimeurs,

libraires et éditeurs Peeters.

L’histoire de notre maison familiale

a commencé en 1856 à Louvain,

où nous avions une imprimerie

située à côté de la bibliothèque

universitaire. En 1960, notre père

a repris l’entreprise, qui était à la

16

fois imprimerie, librairie et maison

d’édition, et lui a donné un ton plus

« orientaliste », c’est-à-dire spécialisée

dans les langues orientales,

l’égyptologie, la Bible, l’archéologie…

Il s’agit d’un champ académique

et d’un marché de niche

très spécifique, mais nos clients se

trouvent dans le monde entier !

A partir des années 70, la société

a été divisée en deux sociétés dis-

Lettre aux amis de l’EBAF - N° 98 - Automne 2019


tinctes : une imprimerie et une maison

d’édition/librairie.

Quel est votre lien avec l’École

biblique ?

Les relations ont commencé entre

notre père et le père Marie-Émile

Boismard o.p. en 1980, puis se sont

intensifiées, suite à nos rencontres

lors des différents congrès sur les

études bibliques, notamment la Society

of Biblical Literature (SBL),

et la European Association of Biblical

Studies (EABS), colloques

qui réunissent les éditeurs et les

chercheurs.

C’est en 2015 que notre maison

a repris l’édition de la Revue

biblique, ce qui a été une étape

importante. Aujourd’hui, nous

sommes l’éditeur officiel de

l’École biblique. En 2018, nous

avons publié cinq volumes dans la

collection Études bibliques et trois

dans les Cahiers de la Revue biblique,

et nous publions aussi les

ouvrages de professeurs et anciens

étudiants de l’École biblique...

Nous sommes heureux de venir

tous les ans à Jérusalem, début mai,

pour rencontrer les responsables de

l’École biblique et pour faire le

point sur les éditions à venir. 2019

est une année riche en nouveaux

projets, et nous sommes donc très

optimistes pour la suite des événements

!

Concrètement, quel est le processus

d’édition d’un ouvrage ?

D’abord, on nous soumet un manuscrit

qui est examiné par le comité

éditorial de la collection. Ce

manuscrit peut être accepté tout de

suite, ou soumis à révisions. Après

acceptation, il est envoyé chez

nous, où nous nous occupons, ou

non, de la mise en page (en fonction

du choix de l’auteur), et nous

le publions dans les six mois qui

suivent sa réception.

L’impression en elle-même se

fait en numérique, pour un meilleur

traitement des couleurs, ce

qui est très important dans notre

domaine, pour mettre en valeur les

paysages, les photos d’archéologie,

etc. L’impression est donc de

haute qualité et tous nos livres sont

ensuite cousus.

Nous sommes heureux d’avoir

ajouté les publications de l’École

biblique à notre riche catalogue de

livres et de revues orientalistes.

Propos recueillis par Anne Piot

Chargée de communication


Interview

Sister Luma Khudher OP,

an Iraqi professor of Scripture

Sister Luma, let us start by who

you are.

My name is Luma Khudher. I am

a Dominican Sister of St Catherine

of Siena Iraq. I was born and raised

in Qarqush/ Nineveh - Iraq. I come

from the Syriac Catholic rite so I

grew up speaking Aramaic at home

and worshiping in Syriac in my

hometown, then studied in Arabic!

After graduating from the University

of Mosul and working for a

year, I was sent by my Congregation

to the USA where I studied and

received a Master’s degree from

Catholic Theological Union in

2007 and a Ph.D from Notre Dame

18

University (Indiana) in Christianity

and Judaism in Antiquity, 2012.

Presently, I teach different courses

at Babel College for Philosophy

and Theology in Ankawa- Iraq.

Also, I teach a theology certificate

program in my hometown of Qaraqush

in Nineveh plain. In addition,

I am part of the leadership team in

my Congregation.

Can you tell us about the situation

of Christians in Iraq?

Politically, the situation in Iraq in

general is unclear. We have been

going from one war to another for a

long time and that has affected eve-

Lettre aux amis de l’EBAF - N° 98 - Automne 2019


yone in this country. But because

of the persecution against Christians

especially, we have suffered a great

deal in the past years. We have also

noticed the drastic change in numbers

of Christians in Iraq since 2003

when the US led the coalition forces

against Iraq and changed the regime.

At present, the number of Christians

in Iraq is about 200,000 persons, far

less then it was before. Many church

leaders consider even this number

optimistic after the invasion of ISIS

(Islamic State of Iraq and the Levant)

in parts of Iraq in 2014.

Our situation today is the result

of the events of the past six years.

Christians experienced displacement

for three years due to the

advance of ISIS to the Christians

towns. The years of displacement

were very hard, people had to flee

their homes unexpectedly so they

left everything behind. They suffered

in the new places in every possible

way. We thank God that the

church was able to save the lives of

many people.

After the defeat of ISIS in 2017,

we were able to return to our destroyed

towns and we started rebuilding

and restoring what was left of

the towns, and many families have

returned to these towns since then.

ISIS has been defeated in Iraq, but

the ISIS ideology is still alive in

many people’s minds and hearts.

To defeat and change that ideology

in people who lived under the occupation

of ISIS is not an easy task.

ISIS destroyed not only the country

but also families and values.

The experience of the past years

challenged our faith. We had to

rediscover the meaning of being a

Christian in Iraq. Our mission is to

be a sign of peace and hope in this

torn country. As a Congregation,

we have been focusing on education

to rebuild the country and raise

the level of education in the country

after many years of struggle and

war. Our goal is to provide the

young generation with a place of

reconciliation and healing.

What is your link to the École biblique

and why are you coming

soon?

I was given the opportunity to

teach different courses at the École

for two consecutive fall semesters

in 2014 and 2015. This year I was

asked to take part in the jury of a

doctoral defense of the thesis of Fr.

Kevin Stephens. I wish success to

everyone who works and studies

here at the École biblique. I pray

that God may fill this community

with His wisdom and the joy of learning

and living the Word of God.

Propos recueillis par Anne Piot

Chargée de communication

19


Colloque

Colloque de Lisbonne

en hommage à Francolino Gonçalves

La tâche que Claudine Dauphin

(CNRS et University of Wales)

et Ana Valdez (Université de

Lisbonne) se sont imposée dès

le lendemain du décès du frère

Francolino Gonçalves, professeur

dominicain de l’EBAF, membre

de la Commission biblique pontifical,

n’était pas des plus simples :

organiser en deux ans un Symposium

international pour honorer

la mémoire de notre frère dans sa

terre natale. Elles ont réussi, et Lisbonne,

printanière et ensoleillée,

a vu se rencontrer, pendant trois

jours de travail intense (20-22 mai

2019), la famille d’origine de Francolino,

les dominicains portugais,

nombre d’amis et collègues et les

disciples qui ont profité de ses dernières

années d’enseignement.

Le Colloque a eu lieu dans les locaux

de l’Université de Lisbonne,

de l’Université dite « Neuve » et

du Couvent des dominicains. Étant

donnés les presque 50 ans de présence

de Francolino à Jérusalem,

ses multiples collaborations avec

l’EPHE, les Universités d’Europe,

d’Amérique Latine et du Canada,

et, last but not least, le nombre des

travaux qu’il a accompagnés ou dirigés,

les contributions des savants

invités ont eu du mal à couvrir tous

ses intérêts : de la toponymie historique

à l’archéologie de la Palestine,

de la littérature prophétique à

la théologie politique, de sa découverte

d’un « double yahvisme »

dans l’AT à l’histoire ancienne du

Moyen Orient.

20 Lettre aux amis de l’EBAF - N° 98 - Automne 2019


L’École biblique était représentée

par cinq de ses membres : Martin

Staszak (Le degré d’alphabétisation

de la Gola babylonienne et des

gens du pays : les textes bibliques

et les sources cunéiformes) qui a

aussi assuré les conclusions à la

fin du Symposium, Émile Puech

(Les ostraca de Lakish et le prophète

Jérémie), Lukasz Popko

(Why does the Masoretic Text insist

that Moses was ‘the Servant of the

Lord’?), Paul-Marie F. Chango (Un

double yahvisme au fondement de

la dénonciation des injustices sociales

en Am 2,6-16 : le yahvisme

basé sur la théologie créationnelle

et le yahvisme fondé sur l’élection)

et Paolo Garuti (Le rôle des textes

prophétiques dans la définition de

la ‘nouvelle alliance’ selon l’Épître

aux Hébreux).

Parmi les amis et collègues nous

voulons citer : Thomas L. Thompson

(Toponymie Palestinienne and

a Regional History of Palestine),

Arnaud Sérandour (Rapports entre

les livres d’Esdras et de Néhémie,

en hébreu et en grec, avec le livre

de Jérémie), Hedwige Rouillard-

Bonraisin (Détruire et reconstruire

les villes chez les prophètes hébraïques),

Ingrid Hjelm (The Provenance

of the Hezekiah Narrative

and Its Function within Books of

Kings and Isaiah), Frédéric Manns

(Le quatrième Évangile relit le prophète

Isaïe), Hervé Tremblay (Quel

rôle la disparition des prophètes

bibliques aurait-elle joué dans le

processus de relecture ?), Julio

Trebolle Barrera (Francolino’s

Favourite Books: Kings, Isaiah,

and Jeremiah. The different processes

of composition and edition),

Maria Gorea (Une coupe magique

syriaque inédite), Martin O’Kane

(The Prophet Elijah in Islamic Tradition),

Ana Valdez (From Judah

to Lisbon, from Prophecy to Apocalyptic),

José Augusto Ramos

(Traces d’universalisme de la lex

orandi dans les Psaumes). La jeune

génération était représentée par

Nicola Agnoli (Le motif de l’envoi

des serviteurs de Dieu, les prophètes,

dans le livre de Jérémie :

une formule littéraire en évolution)

et Christophe Lemardelé (Les deux

yahvismes, ou l’apport de Francolino

Gonçalves à l’histoire et à

l’anthropologie du monothéisme

biblique). Ce dernier a présenté

aussi un ouvrage qu’il a voulu dédier

au frère Francolino : Archéologie

de la Bible hébraïque : Culture

scribale et Yahvismes, Oxford, Archaeopress,

2019.

Fr. Paolo Garuti, o.p.

Professeur à l’École biblique


Bible

Prixm : 100ème lettre

PRIXM prend ses racines dans le

programme de recherches La Bible

en ses Traditions porté au sein de

l’École. Les fondateurs de cette

newsletter hebdomadaire et gratuite

sont partis d’un constat : le

monde actuel souffre d’un certain

dualisme par rapport aux Écritures.

Nos contemporains les considèrent

souvent comme archaïques

et rétrogrades. Mais dans le même

temps, ils vénèrent nombre de génies

artistiques, qui ont puisé une

partie de leur inspiration dans ces

textes sacrés.

PRIXM essaye donc de dévoiler

les Écritures par le prisme de

la culture tout en faisant découvrir

au grand public de tous les

âges que la culture qu’il aime est

biblique – plus souvent qu’il ne le

pense. L’initiative lancée en 2016

est un grand succès : 123 000 personnes

sont abonnées et, en 2018,

1,2 million de newsletters ont été

lues. Cela place PRIXM parmi les

supports bibliques les plus lus en

France actuellement.

Au-delà de ses exigences intellectuelles,

le projet a pu se déployer

grâce à une triple complémentarité

: laïcs / clercs, universitaires

/ entrepreneurs, jeunes / plus anciens.

Les frères de l’École n’ont

pas hésité à confier la réalisation du

projet à une équipe de jeunes en-

22


trepreneurs et à leur déléguer complètement

un ensemble de compétences

clés qui ne sont pas leur

cœur d’activité : financement, marketing,

conception du produit, développement

technique, design et

même rédaction des contenus. Les

frères ont ainsi pu se concentrer sur

leurs talents propres pour ce projet

: contrôle de l’exigence scientifique

et magistérielle des contenus.

C’est cette alliance qui permet de

fondre l’exigence traditionnelle

de l’École dans les standards modernes

de lecture de contenus par

le grand public. En retour, PRIXM

génère des financements qui permettent

déjà de contribuer à l’effort

de recherche porté au sein du programme

La Bible en ses traditions.

PRIXM arrive au terme de sa troisième

saison, a dépassé la barre des

100 numéros produits et des 2 millions

de lecture.

On peut distinguer quelques

grandes lignes éditoriales. Le projet

veut déjà se situer en dehors des

questions d’actualité ou de polémique.

Si son enjeu est de dévoiler

les racines bibliques de notre

culture, PRIXM veut se situer hors

de l’écueil identitaire : il ne s’agit

pas d’une œuvre de revendication

mais de recherche et de découverte.

PRIXM est surtout centré sur les

Écritures qui constituent le cœur

battant du projet. L’objectif principal

est de montrer combien ses

Lettre aux amis de l’EBAF - N° 98 - Automne 2019

textes sont un creuset d’intelligence,

une richesse inépuisable et

une parole actuelle, non dépassée.

Quelques grands thèmes récurrents

ont traversés les deux saisons : le

lien indéfectible entre les deux testaments,

la nécessité de connaître

le premier pour pouvoir lire le

deuxième, l’inépuisable richesse

constituée par la tradition juive pour

accéder à bien des sens, la christologie

qui traverse toute l’Écriture, la

lutte contre tout fondamentalisme,

l’exigence de découvrir la lettre de

ces ouvrages sans laquelle l’interprétation

se perd dans bien des fantaisies,

l’importance de la tradition

pour une herméneutique ajustée.

Tous ces thèmes, finalement très

traditionnels, sont abordés avec un

ton résolument accessible et vivant.

Si ce ton peut paraître impertinent

à certains égards, il n’a pas pour

but de choquer mais de continuer

à faire vivre un trésor que se sont

transmis bien des générations. Il y

a dans cette œuvre collective une

volonté que n’auraient pas reniée

les Pères : pouvoir transmettre une

Parole que nous croyons divine

en rentrant en dialogue avec notre

époque, et en essayant de trouver

un langage nouveau pour des textes

qui portent la trace de l’Éternel.

Nicolas Chatain

Membre de l’équipe Prixm

23


Échos du conseil scientifique de l’EBAF

Comme toute institution à caractère

académique, l’École biblique

s’appuie sur un conseil scientifique,

réuni tous les ans. En sont

membres : divers universitaires,

souvent biblistes, qui nous apportent

l’expérience de leur propre

université : Paris (Institut catholique),

Strasbourg, Louvain, Angelicum

et Biblicum (Rome) ; un

prieur provincial et un régent des

études qui nous aident à avoir un

lien avec les provinces dominicaines

; un représentant d’une autre

institution académique dominicaine

(actuellement la Commission

Léonine) et, bien sûr, l’assistant du

Maître de l’Ordre pour la vie intellectuelle.

Diverses questions ont été passées

en revue durant le conseil scientifique

de cette année qui a eu lieu à

Jérusalem le 10 mai :

- Le renforcement du corps professoral

de l’École : les recrutements

qui ont eu lieu il y a 4 ans et plusieurs

promotions intervenues cette

année nous permettent de bénéficier

d’un corps professoral plus

solide : 2 professeurs ordinaires, 6

professeurs extraordinaires, 4 chargés

de cours et 2 assistants, auxquels

s’ajoutent 3 professeurs émérites

encore actifs et 3 professeurs

invités réguliers. Nous devons

néanmoins poursuivre l’effort dans

certains domaines (Nouveau testament,

archéologie).

- L’évolution du programme doctoral

que nous nous efforçons de

rendre plus exigeant et plus formateur.

Nous avons été encouragés

par nos partenaires à continuer

cette réforme.

- La mise en place de procédures

d’évaluation qui stimulent la recherche.

En un mot, les observations et suggestions

du dernier conseil scientifique

ont constitué pour nous un

encouragement chaleureux à chercher

l’excellence.

Fr. Jean Jacques Pérennès, o.p.

Directeur de l’École biblique


Freind’s association

Canadian Friends of the École biblique

The Canadian Friends of the École

biblique began in 1995 when Dr.

William Klassen, a newly-retired

professor of New Testament, was

hired by the École to help launch

an international campaign to raise

money to replace its century-old library.

That year, he established the

Canadian Friends.

Thanks to support from across

Canada and globally, the fundraising

campaign was a success – and

the dank, dark, aging library was

transformed into a modern research

facility with climate controls and

state-of-the-art shelving, lighting

and work stations, with the essential

support of the E.U.

In 2003, the Canadian Friends

looked for new ways to support the

École biblique, continuing to affirm

its leadership role in biblical

studies and archeology. The annual

CFEB Scholarship Program was

born, offering assistance to Canadian

graduate students and professors

wishing to study or do research

at the École. Since then, the CFEB

has offered more than 35 scholarships

worth $160,000. When these

students and professors return

home, they help raise the profile

of the École in both English and

French-speaking Canada.

The CFEB also raises funds for

book acquisitions, technological

innovations and computer updates

for the library, and support for Canadian

academics to teach at the

École, and to conduct research for

the BEST project.

The Canadian Friends is a volunteer

board that celebrates diversity:

with Protestants and Catholics, lay

and clergy, academic and non-academic

members, all with a shared

interest in and commitment to the

École biblique.

Dona Harvey

Canadian friends of EBAF

Lettre aux amis de l’EBAF - N° 98 - Automne 2019


Vie de l’École

Les ruches de l’École biblique

souvent sur les branches des arbres

voisins. Cependant, sa plus grande

préoccupation est de s’occuper de

la survie des familles en hiver et

de les protéger des parasites. Cette

tâche exigeante a été couronnée

de succès jusqu’à présent. Ainsi,

grâce à ses efforts, tous les habitants

de l’École peuvent déguster

régulièrement du miel savoureux

servi dans le réfectoire du couvent.

En flânant autour du domaine

Saint-Étienne, on peut apercevoir

quelques ruches cachées dans sa partie

nord. Autour d’elles, les abeilles

volent en profitant du vaste jardin.

Ces petits animaux sont gardés

par Martin Staszak o.p., le prieur

et apiculteur du couvent. Il les a

achetés il y a quelques années, et

est depuis responsable des ruches.

Son travail comprend les soins

de routine, mais aussi un travail

régulier comme l’élimination des

essaims d’abeilles qui apparaissent

Par conséquent, les ruches ne sont

pas seulement un passe-temps entre

les tâches formelles et académiques

du prieur, elles contribuent aussi

au bien-être de la communauté.

D’une certaine manière, elles sont

aussi une continuation de l’apiculture

dans les traditions monastiques

du monde occidental. Du point de

vue archéologique également, il ne

faut pas oublier que la culture des

abeilles était connue en Palestine

au début de l’âge du fer, comme

en témoignent les récentes fouilles

de Tel Reḥov. Ainsi, les ruches de

l’EBAF créent un lien entre l’histoire

du pays étudié par l’École et sa

présence actuelle sur place. Le père

Martin envisage d’installer de nouvelles

ruches… croisons les doigts !

Kacper Ziemba

Étudiant boursier à l’École

biblique


Collaborations

EBAF, IFPO, CRFJ :

La recherche française à Jérusalem

Dans un an, l’École biblique fêtera

ses 130 ans d’existence ainsi que

le centenaire de sa reconnaissance

comme École archéologique française

de Jérusalem. Plus ancienne

institution de recherche française

à Jérusalem, elle n’est pourtant

pas la seule. Deux autres centres

de recherche plus récents nous ont

rejoint avec lesquels nous avons le

plaisir de collaborer régulièrement.

Il y a d’abord l’IFPO (Institut français

du Proche-Orient), né il y a

quelques années de la fusion de

l’Institut français d’études arabes

de Damas (IFEAD), du Centre

d’études et de recherches sur le

Moyen-Orient contemporain de

Beyrouth (CERMOC) et de l’Institut

français d’archéologie du

Proche-Orient (IFAPO) d’Amman.

Beaucoup de choses nous rapprochent

comme l’a montré la journée

d’étude qui a eu lieu ce 13 juin

2019 sur le thème du pèlerinage.

Cette journée, organisée par Bertrand

Riba, archéologue de l’IFPO,

a mis en évidence l’intérêt de croiser

nos disciplines. Le pèlerinage

est un thème omniprésent dans la

Bible mais aussi dans le judaïsme

et dans l’Islam et imprègne profondément

les cultures du Moyen-

Orient. D’où l’intérêt de traiter le

thème dans une approche pluridisciplinaire

qui associe aux études

bibliques l’histoire, l’épigraphie,

les sciences sociales.

Le Centre de recherche français à

Jérusalem (CRFJ) nous permet aussi

quelques collaborations, comme

lors d’une récente journée d’étude

de médiévistes organisée à l’occasion

de la publication d’un ouvrage

sur les fresques de l’église d’Abu

Gosh.

Fr. Jean Jacques Pérennès, o.p.

Directeur de l’École biblique

École

biblique et

archéologique

française de

Jérusalem

Lettre aux amis de l’EBAF - N° 98 - Automne 2019

27


Étudiants

Ma vie d’étude à l’École biblique

Depuis le mois d’octobre 2018,

j’ai la chance, grâce à l’Académie

des Inscriptions et Belles-Lettres

(AIBL), de pouvoir suivre les cours

de l’EBAF. Je suis actuellement

doctorant en histoire et en archéologie

sous la direction de Françoise

Briquel-Chatonnet à Sorbonne-Université.

Ma thèse de doctorat traite

des cultes phéniciens et puniques

et plus particulièrement des individus

y concourant. Pour cela, je me

fonde sur les sources phéniciennes

et puniques, mais pas seulement.

En effet, de nombreuses sources classiques

mentionnent les Phéniciens et

les Puniques comme, par exemple,

le très célèbre Flavius Josèphe.

28

Dans le cadre de l’allocation de

l’AIBL, j’ai rédigé un mémoire,

qu’a bien voulu diriger le Père

Emile Puech. Je le remercie de

m’avoir accompagné et conseillé

dans ce travail. Dans ce mémoire,

les relations entre le pouvoir royal

phénicien, le clergé et l’exercice du

culte font l’objet d’un réexamen.

En effet, je nuance l’association

trop souvent rapidement faite entre

le roi et le clergé. Cette partie aura

bien évidemment sa place dans ma

thèse doctorale.

Afin de poursuivre mon travail de

thèse, l’ensemble de la vie académique

m’a été très profitable.

Les conditions offertes à l’EBAF

Lettre aux amis de l’EBAF - N° 98 - Automne 2019


sont exceptionnelles pour un doctorant.

J’ai pu largement profiter

des horaires élargis (très souvent

la nuit) de la bibliothèque pour les

étudiants résidant à l’École et de

son importante collection en libre

accès ! De plus, j’ai pu assister à de

nombreux cours au sein de l’École.

Je retiendrai les cours d’épigraphie

et de langues anciennes du Père

Emile Puech, directeur de recherche

émérite au CNRS, le séminaire de

paléographie codirigé par le Père

Emile Puech et Niccolo Rizzolo et

l’ensemble du cours de topographie

du frère Dominique-Marie Cabaret.

Les deux premiers m’ont été très

précieux pour ma formation doctorale.

En effet, le Père Emile Puech

transmet de précieux éléments

permettant de mieux appréhender

la paléographie sémitique, ce qui

me sera très utile pour mon travail

de thèse. Le cours de topographie

m’a permis de mieux comprendre

les périodes périphériques à celle

que j’affectionne habituellement.

En effet, j’ai pu approfondir mes

connaissances pour des périodes

périphériques à celle que j’étudie

comme l’âge du Bronze ou la période

hellénistique. Je retiendrai les

3 séjours en Samarie/Galilée, dans

le Néguev et en Jordanie. Au sujet

du dernier, je n’oublierai pas ma

visite de la citadelle d’Amman et

plus particulièrement de son musée

archéologique qui mérite que l’on

s’y attarde ! Je remercie encore le

frère Dominique-Marie Cabaret de

l’opportunité qu’il m’a offerte de

présenter certains sites archéologiques

comme Meggido et Hazor.

De plus, certains événements

n’étaient pas prévus. En effet, j’ai

pu présenter, lors d’une conférence

du jeudi, le travail que j’accompli

dans le cadre du projet d’Hélène Le

Meaux au Musée du Louvre. Ce projet

vise à republier l’ensemble des

stèles puniques issues des collections

de ce musée. Je remercie encore le

frère Jean-Jacques Pérennès, directeur

de l’EBAF, de m’avoir permis

de partager durant cette conférence

une partie de mes activités.

Au-delà de l’aspect académique et

scientifique, toutes les rencontres

que j’ai pu faire ici m’ont profondément

marqué : professeurs, étudiants,

prêtes-étudiants ou volontaires.

J’emporte tous ces souvenirs

avec moi en France, nul ne sort de

Jérusalem qui souvent n’y revienne

(surtout à l’EBAF) !

Stevens Bernardin

Doctorant boursier à l’École

biblique


Nouvelles des anciens

Thèse de doctorat :

Le frère Kevin Stephens OP 1 , de la Province St Albert le Grand (Chicago,

USA) a soutenu sa thèse à l’EBAF le 29 mai 2019 sur le thème «Isaiah’s

Curious Conduct» - A Rhetorical Study of Isaiah 7:1-9, 8:1-4, and 20:1-6.

Mention summa cum laude.

Décès :

Le frère Jacques Fontaine o.p. 2 , pionnier fondateur de la Bible sur le

terrain (BST) et compagnon des fr. Bruno Hussar et Marcel Dubois à la

Maison St-Isaïe, est mort le 21 mars 2019 à Jérusalem, à l’âge de 97 ans.

Le fr. Miguel de Burgos Núñez o.p. 3 , ancien élève de l’EBAF (1976-

1977) est décédé le 26 mai à Séville, où il a fondé l’Escuela Bíblica del

Estudio General Dominicano de Séville. Il était âgé de 75 ans.

Distinctions et célébrations :

Le 5 Mars 2019, dans le cadre de l’European Academy of Religion, le Prix

académique «Alberigo 2018» a été remis à Madame Daniela Scialabba,

Université de Strasbourg. Élève de l’EBAF en 2013-2014, elle a soutenu

sa thèse de doctorat en Théologie catholique en 2017.

Colloques et conférences :

Un colloque intitulé Exploring the Future of Biblical Studies a eu lieu

du 1 er au 3 avril 2019 à l’Université Notre-Dame (Indiana) à l’occasion

de la parution aux Etats-Unis de l’ouvrage du frère Olivier-Thomas

Venard o.p., A Poetic Christ: Thomist Reflections on Scripture, Language

and Reality (Bloomsbury, 2019).

Le 5 mai 2019, le frère Jean-Baptiste Humbert, o.p., chargé du cours

d’archéologie à l’EBAF depuis de nombreuses années, a donné une

interview sur la chaîne KTO où il jette un regard sur sa carrière et le

métier d’archéologue en terrains bibliques.

Cf. http://www.ktotv.com/video/00254941/archeologie-biblique

Les 20-22 mai 2019, un symposium a eu lieu à Lisbonne à la mémoire du

frère Francolino Gonçalves o.p., à l’initiative de ses collègues et frères

dominicains.

30 Lettre aux amis de l’ÉBAF - N° 95 - Printemps 2018


1 2 3

Agenda de la rentrée

L’année académique 2019-2020 commencera à l’EBAF le 1 er octobre 2019.

Le séminaire de rentrée aura lieu du 2 au 11 octobre.

Le 17 octobre aura lieu la première conférence de l’année par Gérard

Massonat : « Le roi Saül : une histoire de la réception du premier roi

d’Israël dans les littératures juives et le Nouveau testament »

Le Dies academicus du 15 novembre 2019 ouvrira la célébration du

centenaire de la création par l’Académie des Inscriptions et Belles-

Lettres (AIBL) de l’École archéologique française de Jérusalem. À cette

occasion, M. Michel Zink, Secrétaire perpétuel de l’AIBL, donnera la

conférence inaugurale de l’année à l’EBAF.

Du 25 au 29 novembre, se déroulera un voyage d’étude en Galilée.

Conférence de l’Association des Amis de l’EBAF

Le samedi 30 novembre à 15h00, aura lieu la prochaine rencontre

parisienne des Amis de l’EBAF, Salle Dumont, 45 Rue de la Glacière,

Paris 13e.

Dominique-Marie Cabaret, o.p., chargé du cours d’archéologie à l’EBAF,

donnera une conférence sur son sujet de recherche L’urbanisme de

Jérusalem du IIe siècle avant J.-C. au IIe siècle après J.-C.


Avec les étudiants, chercheurs et volontaires de l’année 2019-2020,

l’École biblique vous souhaite une belle rentrée.

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