LG 226

LGMagazine

Septembre 2019 | n˚ 226

www.gemengen.lu

Arthur Meulman

Directeur général

jobs.lu

GILLES DOSTERT

VERKÉIERSVERBOND

En balade avec le Verkéiersverbond

CYRILLE HORPER

VOYAGES EMILE WEBER

L’aventure, version électrique

ALINE MULLER

LISER

Au service de l’intérêt général


Gitt mat eis!


EDITO

PAR JULIEN BRUN

Les vacances sont finies

Bien qu’ayant gardé toute sa lumière, l’azur se rafraîchit et retrouve

son couchant déjà plus prématurément. Le cuivré des peaux d’été

s’efface blafardement et les jambes, il y a peu dénudées, se rhabillent

comme pour mieux préparer à l’hiver ressuscité. Rares sont les

privilégiés qui dans la froideur hivernale pourront s’offrir quelques

parenthèses ensoleillées et il faudra bientôt quitter son chez-soi

dans la pénombre matinale pour ne le retrouver que dans l’obscurité

des nuits gelées.

Au temps où l’on vivait encore au rythme des cycles d’une nature

que nous n’avions pas totalement quittée, nous habitions à proximité

de nos lieux de travail. Luxembourg-Ville est désormais l’épicentre

rayonnant du crescendo des prix de l’immobilier et il faut se lever

de plus loin pour venir y travailler. Outre frontière, la courseéchappatoire

aux maigres salaires impose un autre métronome,

celui du «métro-boulot-dodo». C’est ainsi que plongés dans les

petits cafés matinaux rapidement avalés, les regards encore embués

du réveil ont la morne lueur d’un quotidien commençant et finissant

par une même torture: le trajet.

L’épineuse question de la mobilité des frontaliers ne trouve d’aucune

considération et ça fait 20 ans que ça dure… «De quoi se plaignentils

puisqu’ils gagnent plus que chez eux. Voyez avec vos élus locaux»,

leur disent les uns; «de quoi se plaignent-ils puisqu’ils gagnent

plus que nous. Ils sont un manque à gagner pour les collectivités

locales», leur répondent les autres. Sans pouvoir législatif d’un côté

et considérés comme des mieux lotis de l’autre, les frontaliers sont

bloqués dans des zones géographiques en manque d’infrastructures.

Les projets à venir sont certes nombreux avec l’aménagement

du territoire qui favoriserait une décentralisation des emplois,

l’élargissement de l’A3 avec une troisième voie réservée au

covoiturage et aux transports en commun, avec les 120 millions

d’euros pour le cofinancement de la ligne Zoufftgen-Thionville

qui entendent multiplier la capacité actuelle de places assises par

2,5 d’ici 2028 et la construction de P+R. Mais ils tardent tellement

à venir qu’on se demande si cela suffira à la décongestion de nos

préludes et épilogues quotidiens. n

En voiture, lourd d’un budget mensuel considérable, ce sont

d’interminables embouteillages et avec toujours plus d’accidents

qui nous font arriver en retard. En train, ce sont des retards sur

les lignes, des rames pleines à craquer et des abonnements belges

et français qui au regard de ceux pratiqués au Luxembourg,

s’apparentent à de l’extorsion. Toujours est-il que les deux heures

matinales additionnées aux deux heures en soirée font parfois quatre

heures de trajet par jour pour des frontaliers employés du secteur

privé. Ce sont de facto, des moments en moins pour les loisirs et la

famille et le parent absent se surprend à se demander combien vaut

son baiser sur le front du petit sous la couette du sommeil.


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LG

SEPTEMBRE 2019

SOMMAIRE

TRANSPORT & INFRASTRUCTURES

34 | DAN ET ALDO DI MICHELE

Techniroute

COVERSTORY

08 | ARTHUR MEULMAN ET JEAN MULLER

jobs.lu & Moulins de Kleinbettingen

Les tireurs de lignes

TRANSPORT & INFRASTRUCTURES

36 | OCÉANE CHARBONNIER

Lavage Charbo Lux

Les PME, le poumon économique du Luxembourg

Une passion au cœur de l’entreprise familiale

EMPLOI & FORMATION

12 | CHRISTEL MARGUILLARD

Microtis

MOBILITÉ

22 | CYRILLE HORPER

Voyages Emile Weber

ICT

44 | PATRICK WIES

KPMG Luxembourg

Les RH, vecteur de transformation digitale

L’aventure, version électrique

Le Luxembourg, pionnier de la 5G

MOBILITÉ

20 | GILLES DOSTERT

Verkéiersverbond

MOBILITÉ

26 | LUC REIS

Moyocci

ICT

46 | NADINE WEBER ET PAUL DENZLE

Eltrona

En balade avec le Verkéiersverbond

Se laisser conduire vers l’insolite

Le Gbit/s d’Eltrona


LG

SEPTEMBRE 2019

5

ECONOMIE

60 | DIEGO DE BIASIO

Technoport

DÉVELOPPEMENT DURABLE

74 | NATHALIE HIEGEL

Lamesch

LETZEBUERGER GEMENGEN

Publication éditée par Euro-Editions S.A.

www.gemengen.lu

Société éditrice

Euro-Editions S.A.

24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange

Régie publicitaire

Julien Malherbe

marketing@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 30

Nouveau cap stratégique

ECONOMIE

62 | SABINE DÖRRY ET CHRISTIAN SCHULZ

LISER & Uni.lu

Lamesch développe son offre commerciale

SOCIÉTÉ

84 | CARLOS LOPES

Home Care

Administration

Lucia Ori

Tél. 58 45 46-29 • Fax 58 49 19

admin@euroeditions.lu

Raouf Hatira • Tél. 58 45 46 23

secretariat@euroeditions.lu

Rédaction

Julien Brun

julien@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 26

Martina Cappuccio

martina@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 26

Pierre Birck

Adeline Jacob

Raouf Hatira

Le financement vert:

une réelle opportunité pour le Luxembourg?

Soigner différemment,

dans une approche humaine

Conception et réalisation graphique

Sophie Glibert

sophie@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 25

PORTRAIT

92 | ALINE MULLER

LISER

Photographie

Marie De Decker

Eric Devillet

Agence Kapture

Impression

Imprimerie Centrale

Au service de l’intérêt général

© Euro-Editions

Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.

Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la

rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord

de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas

restitués. Les reportages signés n’engagent que

leurs auteurs. Les prix figurant dans cette revue

sont indicatifs et peuvent être sujets à des variations

dont l’éditeur ne pourrait nullement être tenu pour

responsable.


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LG

SEPTEMBRE 2019

INDEX

08 | ARTHUR

MEULMAN

Directeur général

jobs.lu

08 | JEAN

MULLER

CEO

Moulins de Kleinbettingen

12 | CHRISTEL

MARGUILLARD

HRIS Director

Microtis

20 | GILLES

DOSTERT

Directeur général

Verkéiersverbond

22 | CYRILLE

HORPER

Responsable communication

Emile weber

26 | LUC

REIS

Managing Director

Moyocci

32 | FRANÇOIS

SAUBER

Bourgmestre

Walferdange

34 | DAN

DI MICHELE

Associé-gérant

Techniroute

34 | ALDO

DI MICHELE

Associé-gérant

Techniroute

36 | OCÉANE

CHARBONNIER

Directrice

Lavage Charbo Lux

38 | VOLKER

GAUL

Management

Scania

42 | GEORGES

ENGEL

Bourgmestre

Sanem

44 | PATRICK

WIES

Partner responsable du

secteur public

KPMG Luxembourg

46 | NADINE

WEBER

Responsable marketing

Eltrona

46 | PAUL

DENZLE

Administrateur délégué

Eltrona

48 | YANNICK

BRUCK

Head of AI, Analytics & IoT

Fujitsu Luxembourg

50 | FRÉDÉRIC

LEGROS

Sales Manager

Charles Kieffer Group

50 | VINCENT

KOLACZYNSKI

Solutions & Scan Manager

Charles Kieffer Group

Copyright : Mike Zenari

58 | HENRI

HAINE

Bourgmestre

Rumelange

60 | DIEGO

DE BIASIO

CEO

Technoport

62 | DR SABINE

DÖRRY

Chercheuse associée

LISER

62 | CHRISTIAN

SCHULZ

Professeur en géographie et

aménagement du territoire

Université du Luxembourg

64 | ROBERT

SCHARFE

CEO

Luxembourg Stock

Exchange

74 | NATHALIE

HIEGEL

Directrice commerciale

Lamesch

76 | PATRICK

DE BRIEY

Directeur et

responsable ESR

Wako

82 | JEAN-FRANÇOIS

WIRTZ

Bourgmestre

Betzdorf

84 | CARLOS

LOPES

Directeur

Home Care

92 | ALINE

MULLER

Directrice

LISER


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LG

SEPTEMBRE 2019

COVERSTORY

Les PME, le poumon

économique

du Luxembourg

Arthur Meulman et Jean Muller

Plus que dans tout autre pays de l’Union européenne, les

PME constituent le véritable moteur de l’économie au Grand-

Duché. D’après un rapport du Small Business Act (SBA) de la

Commission européenne, celles-ci représentent à elles seules

99% des entreprises luxembourgeoises, plus des deux tiers de

l’emploi et quelque 70% de la valeur ajoutée. Quels sont leurs

défis et leurs perspectives d’avenir? Réponses avec une interview

croisée de Jean Muller, CEO des Moulins de Kleinbettingen,

et d’Arthur Meulman, directeur général de jobs.lu.

D’après vous, quelle qualité première

doit avoir un dirigeant de PME?

JM: C’est l’empathie. Il faut être capable

de comprendre ses collaborateurs. Engager

des personnes qualifiées ne suffit pas, encore

faut-il pouvoir les faire travailler ensemble.

Lorsque nous engageons un collaborateur,

nous insistons beaucoup sur la culture

d’entreprise. Il est impératif pour nous que

celui-ci puisse adhérer rapidement à nos

valeurs.

AM: La coopération est primordiale. Dans

notre processus de recrutement, le candidat

reste pendant une demi-journée au sein

de sa future équipe. Nous pouvons ainsi

juger si celui-ci s’intègre facilement, s’il se

sent à l’aise et apprécie le contact avec ses

futurs collègues. Une alchimie doit très vite

se produire. Sinon, cela ne fonctionnera

pas même si la personne a toutes les

compétences requises pour le poste vacant.

Quels avantages présentent les petites

structures par rapport aux grandes

entreprises?

JM: La réactivité est également un de nos

points forts. Le taux de rotation de nos

collaborateurs est pratiquement inexistant

et nous entretenons des relations sur le

long terme avec nos clients. Ces deux

facteurs font que nous sommes une équipe

très soudée qui a une connaissance très

approfondie de sa clientèle, analyse les

problèmes avec rapidité et peut facilement

s’adapter en fonction de l’évolution du

marché.

AM: Tout d’abord le management humain

de proximité. Chez jobs.lu, nous pratiquons

la politique de la porte ouverte pour tirer

au maximum profit de notre intelligence

collective. Chacun est à la disposition de

l’autre pour l’écouter et l’aider. En tant que

directeur, je reste très accessible et tout le

monde peut me solliciter en cas de besoin.

“La coopération

et la confiance

sont les facteurs

clés de la réussite

pour toute PME

qui veut faire du

business au Grand-

Duché”

Moulins de Kleinbettingen et jobs.lu

ont une forte présence locale avec une

dimension internationale. Comment

combinez-vous ces deux dimensions

dans votre travail quotidien?

JM: Toute entreprise établie au Luxembourg

veut naturellement se développer

à l’étranger étant donné la petite taille

du marché local. De plus, étant donné

la population multiculturelle qui vit et

travaille dans notre pays, la plupart des


LG

SEPTEMBRE 2019

9


10 LG

SEPTEMBRE 2019

COVERSTORY

dirigeants de PME luxembourgeoises

ont intégré dans leur management cette

dimension internationale. Aux Moulins

de Kleinbettingen, nous ne faisons aucune

différence entre le marché local dans lequel

nous sommes fortement implantés et le

marché international où nous écoulons

80% de notre production.

“Toute entreprise

établie au

Luxembourg

veut naturellement

se développer

à l’étranger étant

donné la petite taille

du marché local”

AM: jobs.lu fait partie de StepStone, un

des leaders mondiaux du recrutement en

ligne. Cette dimension internationale nous

est d’une grande utilité dans notre activité

quotidienne car nous pouvons partager nos

expériences et nos meilleures pratiques avec

les autres sociétés du réseau partout dans le

monde. C’est d’ailleurs grâce à cet échange

permanent avec le réseau que nous sommes

devenus en l’espace de quelques années

l’expert dans notre secteur au Luxembourg

et dans la Grande Région.

Comment percevez-vous le marché

luxembourgeois? Qu’est-ce qui le distingue

des autres?

JM: La confiance est un élément décisif

pour faire du business au Grand-Duché.

Ici, tout le monde se connaît et se parle.

On attache beaucoup d’importance à

la parole donnée et une promesse non

tenue peut sérieusement entacher votre

crédibilité. Ainsi, pour lancer notre gamme

«Produits du terroir» issue de l’agriculture

locale, nous avons auparavant dû gagner la

confiance des fermiers luxembourgeois.

AM: Comme partout en Europe, le

Luxembourg connaît une pénurie

de compétences dans de nombreux

secteurs. A cela s’ajoute une dimension

multilingue. Au Luxembourg, quatre

langues sont couramment utilisées dans

le monde du travail: le luxembourgeois,

l’allemand, l’anglais et le français. De plus,

la préférence vers telle ou telle langue

évolue d’année en année. Nous avons

récemment constaté que des candidats

sachant parler l’allemand étaient de plus en

plus recherchés. Auparavant, c’était plutôt

le français. Chez jobs.lu, notre rôle est

précisément d’apporter tout notre savoirfaire

pour aider les employeurs à trouver la

perle rare. n

jobs.lu

5, rue des Mérovingiens

L-8070 Bertrange

+352 27 99 27 98

www.jobs.lu

Jean Muller

«Il faut savoir écouter et encourager»

Jean Muller est le descendant d’une longue

lignée de meuniers. Avant de devenir le CEO

de Kleinbettingen, il a suivi des études en

économie et en finance et s’est formé au métier

de meunier. «Ma formation en économie m’a

beaucoup aidé car la meunerie est devenue

complexe et implique un processus industriel

important. Les compétences humaines sont

également essentielles dans mon activité

professionnelle et je pense que c’est le cas

pour tous les métiers. Il faut savoir écouter,

comprendre et encourager».

Arthur Meulman

«Je fais confiance à mes équipes»

Arthur Meulman a travaillé pendant 17 ans

comme sales manager au sein du groupe

StepStone avant de rejoindre le Luxembourg

en février 2018. «Grâce à mon parcours

professionnel, je comprends les défis

auxquels sont quotidiennement confrontés

mes collaborateurs. Pour les sales managers

en particulier, je ne leur fixe jamais des

objectifs que j’aurais été incapable

d’atteindre moi-même quand j’occupais la

même position qu’eux. Je fais aussi confiance

à mes équipes. Elles connaissent mieux que

moi la réalité du terrain au Luxembourg».


Vos recrutements

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l’international, jobs.lu vous propose des solutions sur-mesure grâce à son expertise

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12 LG

SEPTEMBRE 2019

EMPLOI & FORMATION

Les RH, vecteur

de transformation

digitale

La réussite de la transformation des entreprises passe

obligatoirement par la digitalisation de la fonction RH.

La maîtrise de la donnée est un enjeu qui accapare beaucoup de

temps aux gestionnaires et aux responsables des départements.

Les possibilités aujourd’hui offertes par l’automatisation des

tâches administratives ouvrent la voie à des performances

accrues.

Chaque organisation est aujourd’hui

concernée par les enjeux de transformation

digitale. Le numérique est devenu un

vecteur de performance. La technologie

doit avant tout être considérée comme un

facilitateur, permettant à chacun de profiter

de gains d’efficience dans l’accomplissement

des tâches quotidiennes, à tous les niveaux de

l’entreprise. «Dans ce contexte, la fonction

RH est centrale. Elle-même doit pouvoir

se digitaliser pour mieux soutenir les défis

auxquels sont confrontées les organisations»,

explique Christel Marguillard, HRIS

Director au sein de Microtis. Éditrice de

logiciels liés à la gestion des ressources

humaines, cette société luxembourgeoise

s’est spécialisée dans la transformation de la

fonction RH des organisations.

La donnée RH est au cœur de la transformation

de l’entreprise

Au cœur des entreprises, la fonction RH

est centrale. C’est elle qui est amenée à

gérer, traiter et éventuellement valoriser

toutes les données qui ont trait au

personnel. «L’économie luxembourgeoise

s’appuie aujourd’hui essentiellement sur le

secteur tertiaire. Ce sont principalement

les femmes et les hommes, au cœur des

entreprises, qui en assurent la prospérité.

Et parce qu’elle maîtrise l’ensemble des

données relatives au personnel, la fonction

RH doit être au centre du processus de

transformation digitale de l’organisation»,

poursuit l’expert.

Mieux répondre aux exigences réglementaires

La transformation digitale de la fonction

RH permet de répondre à plusieurs enjeux

rencontrés par la plupart des organisations.

Le premier est lié à la réglementation.

«Aujourd’hui, chaque entreprise est tenue

de respecter des règles précises quant à

la gestion et à l’exploitation des données

personnelles. Pour répondre aux exigences

édictées par une réglementation comme

le RGPD, il est nécessaire d’en assurer

la pleine protection, mais aussi de les

maîtriser», ajoute Christel Marguillard.

«Dans beaucoup de structures, ces données

sont encore dispersées entre divers services,

en fonction des besoins. Un des grands

objectifs d’un projet de transformation de la

fonction RH est de gérer ces informations

dans une base de données centralisée,

à partir de laquelle pourront recourir

les différents départements autorisés en

fonction de leurs besoins».

Il est en effet aujourd’hui possible

d’interfacer de nombreux systèmes entre

eux, par exemple des outils de gestion du

temps comme une badgeuse, des outils

financiers ou simplement pour alimenter

un intranet. Gérer l’information de manière

centralisée permet en outre d’éviter les

risques d’erreurs, pouvant découler de la

duplication ou du ré-encodage multiple de

certaines données. L’information est mise

à jour une fois, pour tout le monde. On

s’assure de cette manière de sa qualité.

Automatiser pour gagner en performance

Les entreprises ont un souci constant d’amélioration

des performances. «Centraliser

ses données RH, c’est aussi permettre

d’automatiser plus facilement de nombreux

processus mais également des tâches administratives

qui sont énergivores et chronophages»,

explique Christel Marguillard.

«L’accès à un portail RH permet par exemple

aux employés de poser directement une

demande de congé ou une modification de

ses données personnelles. Ils peuvent aussi

facilement accéder aux informations à jour

provenant de l’entreprise ou encore leurs

documents personnels, comme leur fiche de

paie personnelle ou leur contrat de travail.

Suivant des flux prédéfinis, toute demande

sera soumise à validation et enregistrée

dans une base de données sécurisée. Elle

pourra ensuite, si besoin, être partagée ou

encore transférée au moyen d’interfaces

vers d’autres systèmes de l’entreprise».


Partenaire du développement de l’entreprise

Les responsables des ressources humaines

font partie intégrante de la stratégie

d’entreprise. «Leur rôle consiste dans ce

cadre à traduire les objectifs définis par

la direction en des termes et actions RH.

La mise en place et le suivi de ces actions

nécessitent un pilotage au quotidien:

établissement des objectifs, suivi des

évolutions, actions correctives sont autant

d’opportunités. Une exploitation rapide

et efficace de l’information soutient le

responsable RH dans ces missions et lui

permet de créer davantage de valeur pour

l’entreprise».

Au terme du processus de digitalisation, toute

la fonction RH est soulagée d’une partie des

tâches administratives. «Elle peut consacrer

plus de temps à la gestion de l’humain, au

bien-être des salariés, à son métier de Business

Partner», poursuit l’expert de Microtis.

Ce lien entre la direction et les employés est

un élément fort à la disposition des managers

et de la direction pour garantir une remontée

d’information fiable et utile et permettre

de piloter l’entreprise en améliorant la

performance.

Mieux envisager l’avenir

Les solutions RH digitalisées permettent

d’extraire divers indicateurs de performance

dont l’exploitation peut être utile au pilotage

de l’entreprise. «Au-delà du suivi, ces

indicateurs aussi appelés KPI, permettent

également de suivre les évolutions, de déceler

des dysfonctionnements, de rendre compte

de l’efficacité d’actions menées ou encore

d’anticiper les besoins à venir en terme

RH. Ces informations doivent être utiles au

manager, faciliter la gestion des compétences,

anticiper sur les besoins en formation ou en

recrutement». Elles permettent en somme de

mieux envisager l’avenir. n

Microtis

55, Route d’Arlon

L-8410 Steinfort

Tél. : +352 37 97 77 1

www.microtis.lu

Christel Marguillard


14 LG

SEPTEMBRE 2019

EMPLOI & FORMATION

Le Luxembourg Lifelong Learning

Center propose deux nouveaux

masters en formation continue

Installé depuis janvier dans un bâtiment flambant neuf à

Luxembourg-Bonnevoie, le Luxembourg Lifelong Learning

Center (LLLC) de la Chambre des salariés sonne la rentrée

académique avec le lancement de deux nouveaux masters

en partenariat avec l’IAE Metz School of Management de

l’Université de Lorraine.

Le premier cursus universitaire, le Master

Management des Organisations du

Secteur Sanitaire et Social s’adresse

aux professionnels du secteur sanitaire

et social (directeurs d’établissements,

médecins, cadres de santé, managers de la

qualité et des risques, etc.) confrontés à des

problématiques managériales.

Les environnements et les modes de

gouvernance dans le domaine sanitaire

et social ont beaucoup évolué au cours

des dernières années. Les professions

sanitaires et sociales doivent aujourd’hui

posséder, au-delà de leurs compétences

techniques spécifiques, des compétences

transversales leur permettant de répondre à

des enjeux liés à la conduite du changement

et à une gestion efficiente. Le master

entend préparer les étudiants à ces défis

en les formant au management de projets

complexes, à la gestion des processus et

des flux, à la prospective, à l’audit, à la

coordination et l’évaluation des activités, à

la gestion des pôles, à la qualité, etc.

L’originalité de la formation repose sur

les liens étroits entre l’enseignement, la

recherche académique, et la rechercheintervention

menée au sein des

établissements sanitaires, sociaux et

médico-sociaux. Cette articulation permet

de maintenir une adéquation forte entre

les besoins des professionnels des secteurs

sanitaires et sociaux et les contenus de

formation du master.

La formation débute le 18 octobre 2019.

Elle porte sur environ 300 heures et se

donne en principe les vendredis et les

samedis au Luxembourg. Elle est ouverte

aux titulaires d’un bac+4, mais elle est

également accessible dans le cadre d’une

procédure de validation des acquis.

Une séance d’information gratuite sur le

cursus aura lieu le lundi 23 septembre 2019

à 17h30 au Luxembourg Lifelong Learning

Center.

Un deuxième programme universitaire

sera proposé à partir de janvier 2020.

Le Master Contrôle de Gestion et

Audit Organisationnel vise à former

des spécialistes capables d’assumer, dans

un contexte international, des missions

dans les domaines du pilotage de centres

de responsabilité, de gestion des coûts et

des performances, de management des

investissements et des financements, de

maîtrise de l’information comptable et

financière.

La formation permet d’acquérir les

connaissances et les bonnes pratiques

en stratégie d’entreprise et permet

de comprendre la place des systèmes

d’information, le contrôle interne, la

mesure de la performance et son impact sur

la gestion des ressources humaines.

Elle compte plus de 400 heures au total et

s’étend sur deux ans. Les cours se déroulent

les jours de semaine en soirée et les samedis

en journée. L’accès se fait sur dossier pour

les détenteurs d’un bac+4 ou dans le cadre

d’une validation des acquis professionnels

pour les autres intéressés.

Pour tout renseignement supplémentaire,

veuillez-vous adresser au LLLC,

2-4, rue Pierre Hentges, L-1726

Luxembourg, tél.: +352 27 494 600,

e-mail: formation@LLLC.lu, www.LLLC.lu.

Des séances d’information sur les formations

universitaires, sur les congésformation

et sur les aides financières

pour formation continue

Le LLLC organise régulièrement des

séances d’information pour toutes les

formations universitaires et spécialisées qu’il

propose, ainsi que sur les dispositifs d’aide

à la formation continue, les conditions et

les démarches associées ou encore sur la

validation des acquis de l’expérience.

“Maintenir une

adéquation forte

entre les besoins

des professionnels

et les contenus

de formation”

Voici un aperçu des séances à venir prochainement:

- Séance d’information du 23.09.19 sur

le nouveau «Master Management des

Organisations du Secteur Sanitaire et

Social».

- Séance d’information du 16.09.2019 en

français et du 30.09.2019 en anglais sur les

dispositifs d’aide à la formation continue,

les conditions et les démarches associées.

- Séance d’information du 07/10/19 en

français et du 14/10/19 en luxembourgeois

sur la validation des acquis de l’expérience.

Consultez régulièrement la rubrique

«Actualités» de notre site www.LLLC.lu

pour être informés des dates prévues toute

au long de l’année. n

Luxembourg Lifelong Learning Center

2-4, rue Pierre Hentges

L-1726 Luxembourg

formation@LLLC.lu

www.LLLC.lu


XXXX

2019

_

LG

SEPTEMBRE 2019

15

Master

Contrôle

de Gestion

Audit

Organisationnel

Master

Management

des Organisations

du Secteur

Sanitaire et Social


SMART CITIES, LE TRIMESTRIEL DE LA VILLE INTELLIGENTE

Juillet 2019 | n˚3

Le trimestriel de la ville intelligente

Juillet 2019 | n˚3 Le trimestriel de la ville intelligente

Juillet 2019 | n˚3 Le trimestriel de la ville intelligente

NEUTELINGS RIEDIJK

ARCHITECTS

BÂTISSEURS

D’IDENTITÉS

LUXEMBOURG-VILLE

L’EXEMPLE MÊME

DE LA SMART CITY

LISER

QUEL AVENIR POUR

LES VÉHICULES

AUTONOMES ?

KPMG

NEUTELINGS RIEDIJK

ARCHITECTS

BÂTISSEURS

D’IDENTITÉS

LUXEMBOURG-VILLE

L’EXEMPLE MÊME

DE LA SMART CITY

LISER

QUEL AVENIR POUR

LES VÉHICULES

AUTONOMES ?

LA GÉOLOCALISATION

AU SERVICE

DE LA SANTÉ

NEUTELINGS RIEDIJK

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BÂTISSEURS

D’IDENTITÉS

LUXEMBOURG-VILLE

L’EXEMPLE MÊME

DE LA SMART CITY

LISER

QUEL AVENIR POUR

LES VÉHICULES

AUTONOMES ?

KPMG

LA GÉOLOCALISATION

AU SERVICE

DE LA SANTÉ

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PROJET GARE MARITIME

PROJET GARE MARITIME

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We believe in

the power of work

Workforce Solutions

Outsourcing

Talent Development

Executive Recruitment


18 LG

SEPTEMBRE 2019

MOBILITÉ

Semaine européenne

de la mobilité 2019

En date du 9 septembre 2019, le Verkéiersverbond, coordinateur

national de la semaine européenne de la mobilité, a invité

les représentants de la presse pour assister à une conférence

sur le programme de cette année. François Bausch, ministre

de la Mobilité et des Travaux publics, a développé l’historique

de cette campagne de sensibilisation internationale, initiée

par la Commission européenne.

de la mobilité, des promenades, des

randonnées cyclables, des présentations

de voitures et vélos électriques ou encore

la distribution de croissants et cafés aux

utilisateurs des transports en commun et des

présentations de concepts de mobilité font

partie du programme des communes. Une

semaine très diversifiée et ludique attend les

habitants des communes participantes!

“Une tendance

record

de participation

des communes

et des journées

sans voiture”

Chaque année, la Commission européenne

propose un thème à implémenter par les

communes. Ainsi les activités de la semaine

en septembre seront en partie adaptées au

slogan «Marchons ensemble!». L’objectif

de la campagne en 2019 est la mise en valeur

d’un mode de transport souvent négligé:

la marche à pied. À François Bausch

d’élaborer: «Celle-ci n’a pas qu’un intérêt

écologique ou de santé, mais elle est aussi

ludique, si l’infrastructure y est adaptée. De

plus, opter pour la marche à pied au lieu de

la voiture est plus économique et permet

une probabilité d’échange social plus

élevée». Par ailleurs, le ministre Bausch

rappelait que l’utilisation des transports

publics nationaux sera gratuite pendant la

semaine de mobilité et invitait le public

à profiter pleinement de cette initiative

pour se rendre aux activés et événements

organisés par leur commune.

C’était alors Gilles Dostert, directeur

général du Verkéiersverbond, qui présentait

le programme de la semaine européenne

de la mobilité. En premier lieu, il tenait à

remercier les coordinateurs locaux du bon

travail au niveau des communes. Ceux-ci

sont en contact direct avec le coordinateur

national au sein du Verkéiersverbond et

s’occupent de la coordination au sein de

leurs communes. Gilles Dostert rappelle:

«Au niveau de l’Union européenne, le

Luxembourg, qui prend part depuis 2005,

est en effet le pays avec la participation

la plus élevée par rapport au nombre de

communes. Aussi 2019 s’annonce très bien,

avec une tendance record des participations

et des journées sans voiture».

Le programme national, que vous retrouvez

sur mobiliteitswoch.lu, reflète l’initiative et

la créativité des communes: des journées

Source wikimedia / Auteur : Pieye Trains

Émile Eicher, président du Syvicol, a

clôturé la conférence de presse en lançant

un appel aux communes: «Nous sommes

ravis de la dynamique qui est manifeste

dans les communes et nous encourageons

toutes les municipalités à profiter de ces

derniers jours pour inscrire leur commune

sur mobiliteitswoch.lu et de le faire pour

le 22 septembre au plus tard. Il est de la

responsabilité des communes de penser

leur apport à une mobilité durable et

intelligente». n

Communiqué par

le Verkéiersverbond


A

B

B

A

Montez à bord de nos véhicules électriques

et soyez pionnier de la mobilité de demain !

Voyages Emile Weber innove en permanence avec sa flotte de

taxis, minibus et autobus de lignes de dernière génération. Nous

poursuivons notre volonté d’être à la pointe du progrès et ainsi

de façonner une vision durable de la mobilité.

www.empowering-mobility.lu


20 LG

SEPTEMBRE 2019

MOBILITÉ

En balade avec

le Verkéiersverbond

Le Luxembourg participe à la Semaine européenne de la

mobilité depuis 2005 et c’est le Verkéiersverbond qui coordonne

cet événement depuis 2007. A l’occasion de cette nouvelle

édition, la communauté des transports luxembourgeoise

nous présente sa nouvelle application de calcul d’itinéraires

multimodaux et nous parle des différentes actions prises au

niveau national et également par les communes. Interview

avec Gilles Dostert, directeur général du Verkéiersverbond.

Martina Cappuccio et Gilles Dostert

Quelles sont les nouveautés que propose

le Verkéiersverbond à l’occasion de la

Semaine européenne de la mobilité?

A l’occasion de cet événement, nous avons

procédé à la refonte de notre site internet.

Nouveau design, nouvelles langues – le

site est désormais accessible en français,

allemand et anglais – et adapté aux personnes

malvoyantes, mobiliteit.lu est maintenant

équipé d’un calculateur de d’itinéraires

multimodaux qui intégrera les données

liées au trafic en temps réel. La marche, les

transports en commun, la voiture et le vélo

sont intégrés à l’application qui prendra

également en compte la disponibilité des

vélos partagés, des places dans l’application

CoPilote, des places de parkings et des bornes

de recharge pour véhicules électriques.

L’application proposera différentes chaines

de mobilité. L’utilisateur pourra choisir

son itinéraire en fonction des modes de


LG

SEPTEMBRE 2019

21

transport qu’il souhaite utiliser. Chaque

proposition sera accompagnée d’une

évaluation de son impact environnemental

par l’ajout d’une à plusieurs petites feuilles

symbolisant chacune un niveau de durabilité

plus grand.

Quelles sont les spécificités de cette

nouvelle édition?

Cette nouvelle édition sera placée sous le

thème «Marchons ensemble». Notre mode

de vie sédentaire implique que nous soyons

assis pendant une grande partie de la journée;

la marche est une façon simple d’inclure

l’activité physique dans le quotidien. Cette

mesure est économique, bonne pour la

santé et protège l’environnement; on

observe d’ailleurs que les villes modernes

tentent de reprendre de l’espace à la voiture

pour le rendre aux cyclistes et piétons.

Comment motiver les communes à

s’impliquer dans ce projet?

Nous avons mis en place un réseau

de coordinateurs locaux qui sont nos

interlocuteurs. Notre objectif est que

les communes ancrent l’organisation de

la Semaine européenne de la mobilité

dans leurs habitudes annuelles et qu’elles

remettent en question leurs pratiques.

La Commission européenne fait des

communes participantes des Golden Cities.

Ces dernières pourront prétendre à un

Golden Award en remplissant trois critères:

prévoir un programme d’une semaine

d’information et d’animation, prendre une

ou plusieurs mesures permanentes favorisant

la mobilité durable et enfin fermer pendant

une journée – idéalement le 22 septembre

– une ou plusieurs routes principales sur

leur territoire. Bissen s’était par exemple

illustrée en 2017, en se qualifiant dans le

top 10 des meilleures petites et moyennes

municipalités récompensées pour la SEM.

“Pour se lancer,

il suffit souvent

d’observer

les bonnes pratiques

dans d’autres villes!”

A l’heure actuelle, une trentaine de

communes se sont inscrites, dont un nombre

record de huit d’entre-elles respecteront les

trois critères. C’est le cas de Bissen, pour la

quatrième année consécutive, de Colmar-

Berg et Ettelbruck, pour leur troisième

édition consécutive, ainsi que de Contern,

Feulen, Mertzig, Schieren et Waldbillig.

Le fait de devoir fermer un axe principal

freine encore beaucoup de communes

– notamment Luxembourg-Ville – dans

leurs démarches. La capitale a toutefois

prévu un programme chargé d’animations

et sensibilisations à l’occasion de cet

événement.

En règle générale, les communes participantes

renouvellent l’expérience l’année

suivante. Bien qu’il s’agisse d’un long travail

d’organisation et de mise en place, il suffit

souvent d’observer les bonnes pratiques

dans d’autres villes pour se lancer! Cette

année, certains projets se démarquent,

comme celui des communes de Feulen et

Mertzig qui vise à fermer le 22 septembre

prochain un axe principal se situant à cheval

entre les deux entités afin d’y proposer un

tour à vélo, à trottinette ou à pieds.

La commune de Mertzig a également

mis en place un pédibus, soit un autobus

pédestre, qui propose aux enfants de se

rendre à pied, ensemble, à l’école. La

commune de Differdange a également

préparé un programme pour toute la

semaine, avec notamment une décoration

des arrêts de bus par les maisons relais et

maisons des jeunes, qui organiseront même

un vernissage au cours de cette semaine.

D’autres activités sont-elles prévues à

échelle nationale?

Nous prévoyons de distribuer pendant une

journée et à des points précis des sacoches

remplies de cadeaux aux cyclistes traversant

la ville de Luxembourg. En collaboration

avec les CFL, Info-Handicap, Luxtram, le

Fonds du Kirchberg et Lux Airport, nous

organiserons sur le parvis du pôle d’échange

Pfaffenthal-Kirchberg une journée où nous

sensibiliserons le public aux déplacements

accessibles et sécurisés pour tous. Les

usagers auront la possibilité de tester les

transports dédiés aux personnes à mobilité

réduite, comme des chaises roulantes ou

des vélos adaptés.

Le 20 septembre, nous organiserons

la quatrième édition de la conférence

«Fortbewegung & Fortschritt» à l’European

Convention Center Luxembourg. Cette

conférence, organisée tous les deux ans,

accueillera des intervenants nationaux

et internationaux qui parleront de leur

expertise dans le domaine de la mobilité.

Les 19 et 20 septembre, nous distribuerons

par ailleurs une petite carte pour piétons

à la gare centrale, afin de démontrer aux

navetteurs que les distances en ville sont

aisément gérables à pied. Enfin, tous les

transports en commun seront gratuits

au Luxembourg du 16 au 22 septembre.

Bien sûr, une mesure définitive prévoit

de rendre cette gratuité permanente dès

le mois de mars 2020. Nous sommes très

heureux de cette décision politique car elle

encouragera fortement l’utilisation des

transports en commun par les nouveaux

arrivants, les touristes, les personnes de

passage pour affaires,… Pour les habitants

et les frontaliers, cela représente également

une mesure sociale qui mettra tout le

monde sur un même pied d’égalité face au

coût des transports. n

Verkéiersverbond

4, rue Charles Bernhoeft

L-1240 Luxembourg

www.mobiliteit.lu


22 LG

SEPTEMBRE 2019

MOBILITÉ

L’aventure,

version électrique

Les Voyages Emile Weber viennent de passer la barre

symbolique du millionième kilomètre roulé à l’électrique.

Symbole d’autant plus important lorsqu’on sait que l’entreprise

de transport public aux 140 ans d’histoire s’est lancée dans

l’électrique en février 2018. Le groupe est fort d’une flotte qui

se compose d’une quarantaine de bus électriques et de quelques

1.200 employés. Interview de Cyrille Horper, responsable

communication du département mobilité du groupe.

Pour arriver au 100% électrique,

quelques étapes ont dû être franchies…

En effet, l’électrification de la mobilité

ne s’est pas faite d’un jour à l’autre: notre

programme baptisé «empoweringMobility»

a débuté dès 2008 avec la livraison des

premiers autobus hybrides. En 2015, le

projet UREVO a vu le jour avec trois

autobus plug-in hybrides capables de rouler

en mode 100% électrique à travers la Ville

de Luxembourg. Puis en février 2018, nous

avons électrifié la ligne 305, première ligne

RGTR 100% électrique du Grand-Duché.

Depuis, les choses se sont-elles accélérées?

C’est le moins que l’on puisse dire! Cinq

mois plus tard, nous avons mis en service un

nouveau dépôt à Bissen avec l’arrivée de six

autobus électriques destinés à l’électrification

de la ligne RGTR 290. Depuis janvier de

cette année, nous assurons également le

premier transport scolaire électrique du

pays. Enfin, avec la livraison de huit autobus

du type Mercedes eCITARO, nous sommes

arrivés à une flotte composée de 40 autobus

électriques.

Cette dynamique ne semble pas s’arrêter…

Non, car il existe une grande volonté

politique de décarboniser les transports

publics, ou tout du moins le réseau RGTR,

d’ici 2030. C’est un objectif tout à fait

réalisable au regard de notre évolution

actuelle. Tout le défi des prochaines années

réside dans l’évolution des technologies

et l’augmentation de l’autonomie des bus

électriques. Ce que nous favorisons en

choisissant minutieusement et en testant les

modèles en fonction de nos besoins réels.

“La décarbonisation

de la mobilité

semble tout à fait

réalisable au regard

de notre évolution

actuelle”

La digitalisation est-elle intrinsèque à

l’électrification du transport public?

La digitalisation et l’électrification vont en

effet de pair dans la mesure où le chargement

de notre flotte électrique est géré et optimisé

par des logiciels informatiques. Nous avons

donc investi d’importants moyens dans les

infrastructures de recharge; le but étant

de disposer de bornes à la fois rapides et

compatibles avec tous les modèles.

Nos mécatroniciens travaillent désormais

plus avec un ordinateur portable qu’avec

une clé à molette et doivent être toujours

au fait des évolutions technologiques. Si

l’entretien est moins important qu’avec un

moteur thermique, il peut être beaucoup

plus dangereux au regard des systèmes à

haute tension.

Seuls les chauffeurs qui ont suivi des

formations spécifiques peuvent prétendre

à la conduite de nos bus électriques et il

en va de même pour les mécatroniciens

qui les entretiennent. Nous accueillons

également régulièrement le CGDIS (Corps

grand-ducal d’incendie et de secours) pour

qu’ils puissent s’entraîner sur ces modèles ô

combien complexes.

La digitalisation nous permet également

de suivre toutes les données du véhicule en

temps réel. Nous sommes ainsi informés sur

les meilleurs conducteurs et ceux qui doivent


encore s’améliorer mais il s’agit aussi d’un

moyen de protection pour les chauffeurs en

cas d’accident ou de simple réclamation.

A côté du millionième kilomètre roulé

en électrique, Voyages Emile Weber fête

également un autre événement…

En effet, en avril nous avons fêté le

20 e anniversaire du Nightlifebus. En

1999, l’Administration communale de

Niederanven et Voyages Emile Weber ont

proposé un bus de nuit cinq week-ends

durant. Cette période d’essai a connu un

grand succès, ce qui a mené à la pérennisation

de ce service.

Dix autres lignes nocturnes se sont ajoutées

depuis pour former un réseau de plus de 487

kilomètres… et nous n’en sommes pas peu

fiers.

Bientôt, vous allez également vous

installer en Allemagne…

Oui! Nous avons reçu la mission de rouler

pour le Verkehrsverbund Region Trier

(VRT), qui est l’équivalent du RGTR

dans le sud de la région de l’Eifel. Dès le

16 décembre 2019, nous desservirons

quinze nouvelles lignes à travers le triangle

Bitburg-Trèves-Irrel. Nous y déploierons

42 bus (dont 20 flambants neufs) tous

flanqués des couleurs du VRT et quelques

75 chauffeurs.

C’est donc une aventure qui n’est pas près de

s’arrêter d’aussi tôt! n

Voyages Emile Weber

Z.A Reckschleed

L-5411 Canach

emile-weber.lu

Cyrille Horper

Voyages Emile Weber

en chiffres

700 véhicules

Dont 40 autobus électriques

1.200.000 kilomètres parcourus

en autobus électriques

1.200 employés


24 LG

SEPTEMBRE 2019


LG

SEPTEMBRE 2019

25

MOBILITÉ

Le T6.1,

le véhicule à l’ère du numérique

C’est sous un soleil radieux que la marque automobile

Volkswagen a convié la presse à Amsterdam, pour le

lancement et la prise en main de la nouvelle mouture du

T6.1, déclinée en trois modèles: le Transporter, le Caravelle

et le Multivan. Rien que l’appellation est intrigante. Quatre

ans après le lancement du T6, Volkswagen promet une

totale transformation en matière d’électronique embarquée.

Désormais, la marque allemande ne parle plus d’évolution,

mais bel et bien d’une mise à jour, terme qui relève davantage

du jargon informatique. Cette montée en gamme numérique

n’est pas seulement un effet de tendance, mais une réelle

amélioration en termes de confort d’utilisation, d’aide à la

conduite, de connectivité et d’info-divertissement.

Un lifting dans l’air du temps

Volkswagen n’est pas un constructeur adepte

des ruptures radicales. La nouvelle version

ne bouleverse pas les codes stylistiques de la

maison, même si les traits extérieurs du T6.1

ont évolué dans une certaine continuité. La

face avant est plus étirée, grâce à une plus

large prise d’air et un regard un peu plus

affûté. Ces modifications lui confèrent un

air dynamique et fluide à la fois. Le résultat

est assez plaisant. A l’intérieur, le tableau de

bord est encore plus fonctionnel et épuré,

notamment au niveau de la console centrale.

La motorisation, statut d’utilitaire oblige,

est déclinée uniquement en version diesel.

Le T6.1 est propulsé par un moteur 2 litres

TDI conforme à la norme antipollution Euro

6d TEMP. L’entrée de gamme est constituée

d’un moteur de 90 chevaux. Le même moteur

peut délivrer une puissance variant de 150 à

199 chevaux bi-turbo et peut être couplé à une

boîte automatique DSG à double embrayage

selon le modèle choisi, ainsi qu’à une version

quatre roues motrices en option.

Le T6.1, l’utilitaire connecté

Riche d’une histoire de 50 ans, le

nouveau Transporter ne peut pas rester

à la traine, il a une réputation à défendre

dans ce segment très concurrentiel.

Voici venu l’utilitaire confortable et

connecté, qui accorde de l’importance à

la relation utilisateur-machine. Le T6.1

est un véritable Geek dans ce domaine.

Cela se remarque d’emblée à la prise en

main du véhicule. D’abord, les liaisons

au sol ont été améliorées. La conduite est

plus précise grâce à une direction assistée

électromécanique. Le véhicule semble

très maniable et confortable, même dans

le trafic d’Amsterdam, avalant les bosses

et les dos d’ânes sans sourciller. Grâce à

ce changement, le T6.1 dispose, de série,

de l’assistant de vent latéral qui remet le

véhicule sur la bonne trajectoire en cas

de bourrasque latérale. Il est également

équipé de l’assistant du maintien de voie,

de l’assistant de stationnement qui freine

automatiquement en cas de danger,

et d’un système de protection latérale

avec capteurs ultrasons. Cerise sur le

gâteau: le ‘’Trailer assist’’ est un système

ingénieux qui facilite les manœuvres en

marche arrière avec une remorque.

Ensuite, la nouvelle planche de bord,

qui accueille le “Digital Cockpit’’, et le

système d’info-divertissement forment une

nouvelle architecture numérique. Les deux

systèmes sont connectés en ligne (Online

Connectivity Unit). L’OCU établit une

interface rassemblant un bouquet de

fonctions et de services sous l’appellation

de “We Connect’’. Les entreprises peuvent

utiliser les services de “We Connect Fleet’’

pour gérer leur flotte de véhicules. Enfin,

une commande vocale intuitive limite les

manipulations et permet par exemple de

trouver une adresse ou de répondre au

téléphone tout en conduisant. Il suffit de

prononcer les mots «Hey Volkswagen».

“La sixième

génération

du Volkswagen

Transporter

joue la carte de

la connectivité”

Bientôt une version électrique

Le T6.1 est décliné en plusieurs versions

avec différents niveaux de finition. La

gamme doit en grande partie son succès à

sa polyvalence et aux multiples solutions

apportées aussi bien pour le transport

de marchandises que de personnes.

En plus du bon qualitatif numérique,

les améliorations sont perceptibles sur

tous les modèles. Si le Transporter 6.1 a

sensiblement augmenté sa capacité de

chargement en utilisant l’espace sous

les sièges, le Caravelle 6.1, spécialisé

dans le transport de petits groupes, a

amélioré le confort général à bord et la

modularité. Volkswagen inclut même

une version familiale richement équipée.

Le Multivan 6.1 Cruise est une variante

particulièrement attractive, d’abord en

raison de sa robe extérieure bicolore, mais

aussi grâce à son agilité et au plaisir de

conduite qu’il procure, et cela malgré ses

dimensions. A titre d’exemple, les prix de

lancement du Multivan Trendline 2.0 TDI

de 81 KW et de 110 chevaux avec boîte

manuelle débutent à 37.830 euros TTC.

Enfin, Volkswagen entend investir le

terrain de l’utilitaire propre. Une version

électrique du T6.1 serait prévue pour la fin

de l’année. n


26 LG

SEPTEMBRE 2019

MOBILITÉ

Se laisser conduire

vers l’insolite

Que ce soit pour faire la fête, du sport, partir à la visite du

Luxembourg, à l’aventure, en escapade culturelle ou encore

découvrir de nouvelles saveurs, Moyocci vous propose des

voyages insolites et ludiques à travers le pays. Sans même

quitter leurs bus, la nouvelle marque de Sales-Lentz Group

vous fait vivre des moments d’exception. Luc Reis, Managing

Director de Moyocci, nous en dévoile le concept.

Comment est née Moyocci?

Au mois de mai dernier, l’entreprise est née

de la volonté de rassembler les offres de

transport ludiques de Sales Lentz en une seule

entité. «Moments of your choice», slogan de

Moyocci, traduit à lui seul toute la philosophie

du concept: sur une seule plateforme, les

utilisateurs peuvent découvrir des expériences

à partager entre amis, collègues, ou en famille.

Nos offres s’adressent autant aux touristes

qu’aux Luxembourgeois et frontaliers

souhaitant découvrir le Luxembourg sous un

autre angle ou passer un agréable moment.

Notre objectif était également de proposer

de nouveaux produits pour diversifier

l’offre d’activités et de sorties proposées au

Luxembourg.

En fonction de la thématique et du

véhicule choisi, nos véhicules d’exception

peuvent accueillir jusqu’à 70 personnes.

Nous proposons des packages mais créons

évidemment des offres privatisées surmesure

en fonction des besoins de chaque

client. Nous pouvons même concevoir des

formules all-in en fonction de leur budget

et trouvons des partenaires pour construire

tout leur événement autour de nos moyens de

transport. Le client s’occupe alors de la liste

des invités et ne doit se charger de rien d’autre

ni avant ni après l’événement.

Qu’est-ce que le «Dinner Hopping»?

Il s’agit d’une salle de restaurant installée

dans un bus américain. Il est possible de

réserver individuellement une ou deux

places pour les couples ou de privatiser

l’entièreté du véhicule – de 28 places – qui

se rendra tour à tour dans trois restaurants

proposant dans l’ordre entrées, plats et

desserts aux clients, selon une thématique

prédéfinie. En effet, Moyocci propose pour

le moment des «american», «asian» ou

«gourmet» tours en ville ou aux alentours

mais entend prochainement élargir son

offre de thématiques et de régions visitées.

“Des formules

comprenant

l’organisation

complète

d’un événement

autour du

transport ludique

en bus”

Proposée en partenariat avec les restaurateurs,

il s’agit également d’une bonne

opportunité pour ces derniers, qui ajoutent

28 services à la capacité de leur salle!

Un tour prend environ 4h30 mais en cas de

privatisation, les lieux de prise en charge et

les horaires sont aménageables. De plus, le

véhicule est équipé du wifi et d’un système

audiovisuel pour accueillir des présentations

de produits ou conférences de presse.

Quelles sont vos nouvelles offres en

matière de tourisme?

Nous avons décliné l’offre Hop On Hop Off

«City Line» – qui sillonne la ville dans des

bus à impériale – en un parcours «Nature

& Castle Line». Les touristes peuvent ainsi,

au départ de Luxembourg-Ville, faire une

excursion à Vianden et visiter son château

au cours d’un tour de trois heures, dans un

package tout compris.

L’idée est de travailler avec les communes

et leurs offices régionaux du tourisme pour

créer des itinéraires à travers de jolis villages

luxembourgeois et faisant arrêt à des lieux

stratégiques pour prendre en charge les

touristes. Nous aimerions développer ce

concept dans d’autres régions, comme à l’est

du pays à la «Musel» par exemple, et créer

des tickets d’une journée au cours de laquelle

les visiteurs pourront prendre nos bus pour

découvrir différents points d’intérêt.


En quoi consiste le concept du Partybus?

Le Party-bus est une discothèque mobile

pouvant accueillir jusqu’à 45 personnes.

Disposant de tous les aménagements

nécessaires (bar, toilette, espace lounge,

piste de danse, système de sonorisation,

wifi,…), sa décoration et son agencement

créent un cocon pour les voyageurs; les

vitres des bus ont d’ailleurs été pensées

pour qu’on ne distingue pas les passagers

depuis l’extérieur. Enfin, son design

organique rappelle des formes naturelles,

jusque dans le dessin des barres de

soutien.

Pour le Party-bus comme pour les autres

produits, tout peut être aménagé depuis

les horaires, au lieu de prise en charge,

à la durée de la soirée, à la musique, aux

boissons,… Nous collaborons également

avec des boites de nuit pour créer des

packages reprenant des bracelets VIP y

donnant accès dès l’arrivée du bus, sans

passer par une file d’attente.

Vous fonctionnez donc comme un service

événementiel…

Nous laissons le choix aux clients

d’organiser eux-mêmes leur événement ou

de nous en laisser le soin. Par exemple, nous

avons déjà organisé des sorties complètes

en Party-bus; pendant l’apéritif, le bus a

roulé jusqu’à un lieu atypique, en dehors de

la ville, où nous avons fait venir un Food

Truck pour le repas. Après une heure de

pause gourmande, la fête s’est poursuivie

dans le bus jusqu’à l’arrivée en discothèque

à minuit. Tout était alors compris dans

notre service!

Quels seront vos prochains développements?

Nos plus petits partenaires, qui n’ont

pas encore les moyens de proposer des

réservations en ligne, pourront bientôt le

faire en passant par notre plateforme. La

vente de ces tickets sera ainsi digitalisée,

ce qui améliorera l’accès des touristes à

Luc Reis

ces activités. La plateforme rassemble par

ailleurs toutes nos offres, qui ont chacune

leurs propres sites web. Toutefois, les

réservations doivent être effectuées à partir

du site Moyocci.

De plus en plus de partenaires que ce soient

des restaurateurs ou des lieux d’activités

nous contactent pour créer de nouveaux

concepts événementiels, nous étendrons

donc prochainement notre offre avec de

nouvelles déclinaisons de nos produits. n

Moyocci

ZAE Robert Steichen

4, rue Laangwiss

L-4940 Bascharage

www.moyocci.com


28 LG

SEPTEMBRE 2019

MOBILITÉ

La réorganisation

du réseau RGTR

Le 11 septembre 2019, François Bausch, ministre de la Mobilité et des Travaux publics, a

présenté la réorganisation du réseau RGTR. Depuis 1978, le Régime général des transports

routiers (RGTR), assure les services des autobus nationaux. Aujourd’hui, il figure comme le plus

important fournisseur de services de transports publics au Luxembourg. Une réorganisation

est devenue nécessaire au fil du temps, afin de répondre aux besoins croissants de la mobilité.

Yan Steil, Département de la mobilité et des transports, ministère de la Mobilité et des Travaux publics; François Bausch, ministre de la Mobilité et des Travaux publics;

Alex Kies, chargé de direction, Département de la mobilité et des transports, ministère de la Mobilité et des Travaux publics

©MMTP

Le projet de réorganisation se compose de

différentes étapes depuis l’année 2016. Des

enquêtes et études ainsi que des workshops

et des roadshows ont été effectués, afin

d’étudier le réseau actuellement en place et

d’y trouver une réorganisation performante

afin d’optimiser les flux.

La nouvelle numérotation des lignes se

compose d’une part d’un premier chiffre qui

indique l’axe principal c’est-à-dire la région,

vers laquelle la ligne de bus se dirige et qui

est suivi de chiffres indiquant les différents

types de service. On diffère ici entre lignes

express, lignes régionales primaires et

secondaires, lignes transversales et lignes

locales. Les lignes express permettent, de

relier rapidement un nombre important de

personnes et de localités. Les lignes locales

seront en cohérence parfaite avec les lignes

express. Les lignes régionales présentent

une fréquence élevée et relient leur région

en desservant chaque arrêt. Les lignes

transversales vont lier les agglomérations

en dehors de la Ville de Luxembourg.

“Un recouvrement

équilibré du territoire

par un réseau

organisé, lisible,

efficace et facilement

utilisable”

Les grands principes de la réorganisation

se résument par un recouvrement équilibré

du territoire par un réseau organisé, lisible,

efficace et facilement utilisable pour les

clients. De plus, les services seront prolongés

jusqu’à 23 heures sur les lignes principales

les samedis et dimanches soirs. En vue

de tous ces changements, il nécessite une

planification plus efficace des différentes

infrastructures pour bus comme les voies de

bus, les points d’échange et les arrêts.

Le réseau finalisé fin 2019 sera présenté

début 2020 au grand public. Les premiers

changements seront mis en œuvre en mai

2020 avant que le nouveau réseau soit mis

en place dans son entièreté en septembre

2021.

“Toute cette réorganisation porte sur le

développement de notre pays et les besoins

spécifiques, qui en résultent. Commençant

par les lignes express qui, ensemble avec

le réseau ferroviaire, constituent les piliers

principaux du nouveau réseau. De plus, les

exigences des régions rurales seront prises

en considération par la mise en place d’un

service à la demande”, précise François

Bausch. n

Communiqué par le ministère

de la Mobilité et des Travaux publics


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30 LG

SEPTEMBRE 2019

BRÈVES COMMUNALES – CENTRE

PAR PIERRE BIRCK

LUXEMBOURG-VILLE

Dans le cadre du Plan Communal d’Intégration,

chaque résident d’Hesperange

était invité à participer à un sondage sur

l’intégration et le vivre ensemble dans la

commune. Ce questionnaire anonymisé

avait pour objectif d’améliorer la cohésion

sociale, de comprendre les besoins et les

divers avis en intégrant la participation

citoyenne pour influencer les mesures

des élus.


Source: hesperange.lu

COLMAR-BERG

Dimanche 14 juillet dernier, le parc

communal a accueilli une fête familiale

qui a notamment regroupé plusieurs

animations gratuites. Une exposition

intitulée «Art on Tires» a également été

organisée par les élèves des communes

de Colmar-Berg, Bissen, Diekirch,

Ettelbruck, Schieren et Feulen, ainsi

que la Fondation Kannerduerf à

Mersch. Celle-ci consistait à transformer

un pneu en œuvre d’art en laissant libre

cours à l’imagination des enfants des

cycles 4.1 et 4.2.


Source: colmar-berg.lu

CONTERN

Les 20 et 21 juillet derniers s’est

déroulé le 26 e festival international

de la bande-dessinée à Contern. Cet

événement a notamment réuni des

stands de revendeurs, des expositions

autour de la BD et près de 50 auteurs.

Tous sont venus des quatre coins du

monde pour des séances de dédicace.


Source: contern.lu

NIEDERANVEN

L’administration communale, en collaboration

avec le syndicat d’initiative de

Niederanven, a organisé le critérium

européen des jeunes le 1 er septembre.

Ce rendez-vous cycliste a eu lieu à

Hostert, une localité de la commune.


Source: niederanven.lu

LAROCHETTE

Un marché de seconde main d’articles

pour bébés et enfants aura lieu les 27

et 28 septembre au centre culturel de

la commune. L’événement est organisé

par la section locale de Fiels/lernzen.

Source: eventsinluxembourg.lu

SANDWEILER

Le centre culturel de la commune a accueilli une réunion

d’information à propos de la création d’une coopérative

énergétique dans la vallée de la Syre le 11 juillet dernier.

Baptisée «EnerCoop Syrdall», celle-ci a été fondée par

16 citoyennes et citoyens des communes de Contern,

Niederanven, Sandweiler et Schuttrange. Ses objectifs sont

la production et la distribution d’énergies renouvelables ou

encore la promotion de la transition énergétique.


Source: sandweiler.lu

© MA

Niki Kirsch, Christiane Mangen, Romain Schneider,

Lydie Polfer, Pierre Schmitt et Ernest Brandenburger

LUXEMBOURG-VILLE

Lydie Polfer, bourgmestre de la Ville de Luxembourg, et Romain

Schneider, ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du

Développement rural sont revenus en détails sur l’organisation

et le cofinancement de la première grande exposition horticole

au Grand-Duché le 18 juillet dernier. Baptisée «LUGA 2023»,

celle-ci se déroulera de mai à octobre 2023 et s’axera autour de

quatre thèmes: nature et social au parc municipal et Pescatore,

nature pure au niveau de la vallée de la Pétrusse, nature et

culture aux quartiers Clausen, Grund et Pfaffenthal, nature et

développement urbain au plateau du Kirchberg.


Source: vdl.lu

STEINSEL

Le centre de loisirs «Norbert Melcher» a accueilli les 30 et

31 août, le 11 e meeting international des collectionneurs de

véhicules militaires, organisé par le CVM Steesel. L’association

présidée par Marc Heiderscheid a été créée en 2008 et a

pour but de restaurer, collectionner et conserver les véhicules

militaires.


Source: cvmsteesel.lu

BERTRANGE

Le centre Atert accueillera le 25 septembre le tournoi «Tennis

Classics» sous le patronage de la Fédération luxembourgeoise

de tennis. D’anciens grands noms du tennis mondial comme

Mats Wilander, Mansour Bahrami, Thomas Enqvist ou encore

Xavier Malisse seront de la partie.


Source: tennisclassics.lu

NOMMERN

La commune s’oriente vers une

politique plus durable et efficace

en matière d’environnement en

s’engageant dans le Pacte Climat. Le

collège des bourgmestre et échevins

a ainsi consulté l’ensemble de ses

concitoyens via un questionnaire.

Celui-ci portait sur la consommation

et la qualité énergétique de leur

habitation. Toutes ces données ont

été utiles pour orienter les choix

stratégiques de la commune de

Nommern et offrir aux habitants des

conseils personnalisés pour les aider à

moins consommer.

Source: equest.energiepark.lu

MERSCH

Revenir sur l’histoire des femmes

dans la police, tel sera l’objectif de

l’exposition «40 ans de femmes

dans la police» qui se tiendra du

30 septembre au 25 octobre dans

la Kulturhaus de Mersch. Ce n’est

qu’en 1979 que les premières

femmes ont intégré la caserne de

l’armée à Herrenberg, à Diekirch.

Des photos, des documents,

des uniformes ou encore des

équipements issus de la collection

du musée de la police grand-ducale

permettront de retracer l’histoire des

femmes dans la police.

Source: eventsinluxembourg.lu

MAMER

Engager les jeunes d’une commune

dans le développement durable,

faire des économies et contribuer

à la protection du climat, voici les

principaux objectifs du projet «Youth

Solar». A Mamer, celui-ci concerne

le toit de l’école précoce avec

l’installation de panneaux solaires

sur le toit du bâtiment communal. Le

25 juillet dernier s’est déroulée une

visite de chantier avec la participation

de Gilles Roth, bourgmestre de la

commune. La production annuelle

d’une telle installation est estimée à

113.000 kWh, ce qui correspond à

la consommation de 26 ménages et à

une économie de 67,8 tonnes de C0 2

par an.


Source: mamer.lu


32 LG

SEPTEMBRE 2019

Walferdange,

2030 en ligne de mire

PAR ADELINE JACOB

Amarrée sur les rives de l’Alzette, par-delà les hauteurs boisées

qui la séparent de la capitale, Walferdange, l’une des plus

petites communes luxembourgeoises en superficie, regarde

droit vers l’horizon 2030. François Sauber, son bourgmestre,

nous présente sa commune en quelques mots.

François Sauber

développé, avec la SNHBM, un projet de

40 appartements dont la moitié est destinée

à la location et l’autre à la vente via des

baux emphytéotiques. Nous construisons

également cinq logements sociaux. Enfin,

pas plus tard qu’en juin, nous avons vendu

un terrain communal pour pouvoir acquérir

de nouveaux logements sociaux.

Malgré notre proximité avec la ville, je

pense que nous pouvons et devons fournir

une qualité de vie idéale et équivalente à

tous les habitants. Ceux-ci doivent aimer

vivre à Walferdange. Je ne veux pas d’une

commune dortoir où les gens dorment dans

des cages à lapins pour retourner travailler

en ville le lendemain matin. Je veux une

commune qui soit active.

La commune de Walferdange a adhéré

au Pacte et à l’Alliance pour le Climat.

Comment son engagement se manifestet-il?

La commune est certifiée à 55% du Pacte

Climat. Concrètement, nous mettons en

œuvre diverses actions comme le passage à

l’éclairage LED sur la voirie ou dans les halls

sportifs. Nous recherchons également des

alternatives au plastique jetable utilisé lors

des nombreuses manifestations sportives

et culturelles qui animent la commune.

Il faut toutefois être prudents car toutes

ne sont pas idéales, notamment au niveau

du recyclage. Cette année, nous avons fait

l’acquisition d’un Spullweenchen, une

remorque pourvue d’un lave-vaisselle, que

nous mettons gratuitement à disposition des

clubs. Nous essayons aussi de sensibiliser la

population via la publication de conseils

énergétiques et environnementaux dans le

«Walfer Buet», notre bulletin communal.

En termes de mobilité, nous nous équipons

de véhicules et de machines électriques

et avons installé quelques bornes de

rechargement. Nous aménageons autant

que possible l’espace public pour qu’il

favorise la mobilité douce et devrions

bientôt nous équiper du système vel’OH!

Ce projet a pris un peu de retard mais

devrait, à terme, permettre aux utilisateurs

de se rendre en ville avec un système

compatible à celui de la capitale.

Comment abordez-vous la problématique

du logement à cout modéré?

Premièrement, il faut savoir que la

proximité avec la ville rend les prix

d’autant plus élevés dans notre commune.

Deuxièmement, Walferdange, avec ses 706

hectares, est une des communes les moins

étendues du Luxembourg. Les terrains y

sont donc très limités. Nous avons toutefois

Justement, votre équipe souhaite faire

évoluer le centre de la commune en

le rendant plus attrayant et proche du

citoyen. Pouvez-vous nous parler du

projet #Walfer2030?

Avec le réaménagement de la N7 et divers

PAP qui s’annoncent, il nous semble

important d’avoir une vision pour 2030.

Pour ce faire, il est très intéressant de

collaborer avec la population. Nous

parlons en effet d’un projet qui dessinera la

commune pour les 50 voire 100 prochaines

années. La moindre des choses est de

faire participer la population à la prise de

telles décisions. C’est pourquoi nous avons

prévu d’organiser quelques workshops. Le

premier a eu lieu début juillet et a rassemblé

plus de 100 participants, ce qui a déjà

dépassé toutes nos espérances. Cela prouve

à quel point les gens veulent participer à la

conception du futur centre.

Quelle est l’ambition de votre projet

«Walfer goes digital»?

Notre but est de digitaliser le plus possible

afin d’optimiser et de simplifier certaines

tâches. Au niveau de l’administration, nous

digitalisons par exemple tout le courrier.

Pour les citoyens, nous avons instauré le

wifi gratuit en différents lieux publics: près

du centre Prince Henri, autour des centres

sportifs ou encore du Bierger-Center. Nous

avons également installé deux écrans de

télévision devant le centre Prince Henri

sur lesquels nous diffusons des photos

des derniers événements ou publions des

agendas. Nous envisageons également de

créer une application communale. n


MARQUAGE ROUTIER

SIGNALISATION

SÉCURITÉ ROUTIÈRE

MOBILIER URBAIN

TECHNIROUTE

Z.A.E Rosswenkel

L-5315 Contern

T. (+352) 49 00 90 – 1

www.techniroute.lu


34 LG

SEPTEMBRE 2019

TRANSPORT & INFRASTRUCTURES

Les tireurs de lignes

Une photographie en noir et blanc datant de 1958 trône dans la salle de réunion de l’entreprise;

un ouvrier tenant le pinceau tire des lignes blanches sur les pavais du Pont Adolphe. L’œuvre de

Tony Krier immortalise un Luxembourg d’une autre époque mais aussi l’activité principale de

la société. Bien évidemment, les techniques se sont depuis modernisées et l’écoresponsabilité

est devenue une réalité. Interview familiale d’Aldo et Dan Di Michele, le père et le fils, tous

deux associés-gérants de Techniroute.

Pouvez-vous nous présenter votre future

acquisition, le Cyclone Techology?

DM: C’est un véhicule aéroportuaire

américain qui a été transformé en Europe.

Il est équipé d’une tête mobile qui projette

de l’eau à très haute pression (2.500 bars),

puis récupère les eaux usées avant de les

filtrer. Il a de nombreuse qualité et outre

le nettoyage du sol, sa mission principale

est d’effacer les marquages au sol, ce qui

nous sera vraiment utile sur les pistes de

l’Aéroport de Luxembourg ainsi que sur

le réseau autoroutier. Deux terrains de

jeux où le savoir-faire de Techniroute est

régulièrement demandé.

Il n’existe pas plus de sept constructeurs

dans le monde, nous avons donc testé

plusieurs modèles concurrents et réalisé

nos propres tests avant de faire notre choix.

Il devrait nous parvenir d’ici le début de

l’année prochaine.

Qui sont vos clients?

AM: Bien évidemment nous œuvrons pour

plusieurs divisions de l’Administration

des ponts et chaussées (travaux neufs,

la grande voirie, la voirie, les ouvrages

d’art et de nombreux services régionaux).

Nous réalisons aussi le marquage des

pistes de l’aéroport ainsi que ceux pour le

stationnement des avions.

Et puis dans la mesure où la gestion

d’un service de marquage est une charge

relativement lourde à porter entre

l’acquisition des machines, l’entretien,

la gestion des produits et du personnel,

de nombreuses communes font appel à

Techniroute pour sa flexibilité et son goût

du travail bien fait. Nous pouvons aussi venir

porter main forte aux équipes techniques

des communes et travaillons régulièrement

pendant la nuit et les week-ends.

Enfin, nous avons de nombreux clients

privés comme les centres commerciaux et les

entreprises pour le marquage des lignes de

leur parc de stationnement. Nos équipes ont

par exemple réalisé toutes les lignes au sol

du site multimodal des CFL à Bettembourg.

Parlez-nous de votre flotte…

DM: Chacune de nos camionnettes est

équipée d’une machine à tirer les traits.

Nous comptons aussi plusieurs véhicules,

allant de 3,5 à 20 tonnes pour les grandes

parcelles comme les marquages des

pistes de l’aéroport ou celles du réseau

autoroutier par exemple. Nous disposons

aussi d’une machine électrique de marquage

spécialement dédiée aux parkings sousterrain

puisqu’elle fait l’économie de gaz

d’échappement. Il nous est régulièrement

demandé de travailler de nuit dans les

milieux urbains pour ne pas perturber la

circulation et l’électrique a dès lors le grand

avantage de ne pas émettre de nuisances

sonores pour les riverains. Comme pour le

secteur automobile, c’est là l’avenir et nul

doute que les constructeurs réussiront à

augmenter les autonomies.

Qu’en est-il du développement durable

de Techniroute et notamment en ce qui

concerne les produits que vous utilisez?

AM: Nous utilisons environ 40 tonnes de

peinture à l’eau par an, ce qui par rapport

à une peinture conventionnelle, nous fait

économiser plus de 10 tonnes de solvants par

an; et ce, depuis 2003 déjà. Les entretiens

du réseau autoroutier sont intégralement

réalisés avec de la peinture à l’eau qui est

tout aussi efficace et bien évidemment,

beaucoup moins polluante. Elle est devenue

un standard au Luxembourg dans les cahiers

des charges d’entretien.

Du fait de nos activités, nous devons gérer

convenablement nos déchets pour qu’ils

puissent être triés et si possible, recyclés.

Labelisés SuperDrecksKëscht (SDK)

depuis une dizaine d’années, nous disposons

de dix containeurs différents sur notre site

et veillons à ce que ce tri soit correctement

fait.

Nous veillons aussi au respect des plans

généraux de sécurité et de santé. Suivant

les analyses de risques, nous équipons notre

personnel avec le matériel de protection

adéquat.

Quels sont les autres produits que vous

proposez à vos clients?

AM: C’est tout naturellement que nos

clients nous ont amenés à diversifier notre

catalogue. Techniroute s’est rapidement

spécialisée dans les équipements routiers

tels que les panneaux de signalisation

par exemple. Nos équipes, habituées

aux autoroutes du pays remplacent

régulièrement les panneaux éclairants par

des panneaux en aluminium réfléchissants.

Marquage des passages piétons, marquage

thermoplastique des places handicapées,

lignes jaunes provisoires de chantiers,

triangle «Schoul» aux abords des écoles,

coussins berlinois, chiffres et lettres, mais

aussi panneaux de signalisation, mobiliers

urbains, grenaillage et toutes sortes

d’équipements routiers sont l’apanage

de Techniroute. Par ailleurs, quelques

200 panneaux indicateurs de vitesse avec

panneaux solaire sont installés à l’entrée

des agglomérations et ils peuvent afficher la

vitesse, des smiley, des pouces ou le risque

de perte de points sur le permis.

DM: Nous traitons également les surfaces

des espaces partagées de communes avec un

revêtement spécial qui permet de réduire la

distance de freinage. Plusieurs coloris sont

disponibles, ce qui revalorise les rues. n

Techniroute

Z.A.E Rosswenkel

20, rue Daniel Grün

L-5315 Contern

www.techniroute.lu


LG

SEPTEMBRE 2019

35

Dan et Aldo Di Michele


36 LG

SEPTEMBRE 2019

TRANSPORT & INFRASTRUCTURES

Une passion au cœur

de l’entreprise familiale

Eric est un amoureux des poids-lourds mais son épouse Evelyne

ne veut pas le voir partir sur les routes une semaine durant.

Il trouve alors à l’interdiction de les conduire, l’autorisation

d’en prendre soin et crée leur société en 1995: Afco (qui sont les

initiales de leurs quatre filles). Le concept est simple, des unités

mobiles se rendent sur les sites des transporteurs pour nettoyer

l’extérieur et désinfecter l’intérieur les caisses alimentaires.

L’entreprise est dorénavant forte de 24 ans d’expérience et d’une

vingtaine d’employés. Afin de répondre à la clientèle du Benelux,

une franchise a été ouverte à Remich en 2014 sous le nom de

Charbo Lux. Interview de sa directrice, Océane Charbonnier.

Parlez-nous des origines de Lavage Charbo

Lux…

C’est l’histoire d’une passion familiale.

Mon grand-père était conducteur routier

et passait des heures à nettoyer son tracteur

tous ses samedis. Il a transmis le virus à mon

père qui me l’a transmis à son tour. C’est

donc tout naturellement que j’ai passé mon

permis super-lourd.

Très rapidement, de grands groupes de

transport français nous ont fait confiance

comme Stef, PetitForestier, TransGourmet,

Pomona ou Lidl. Ces derniers disposent de

pôles qualité structurés avec qui j’ai façonné

un partenariat en tant que responsable de

nos techniciens de lavage. Au fur et à mesure

de l’accroissement de notre clientèle, nos

unités mobiles se sont mises à sillonner

presque tout le territoire français.

Le Grand-Duché est un axe de transit

important pour le transport routier et

mes parents m’ont demandé de diriger la

franchise de Remich il y a deux ans.

Quelles sont vos activités?

Nous sommes spécialisés dans la gestion

du nettoyage des parcs poids lourds. Il peut

s’agir d’un lavage standard extérieur, d’une

désinfection intérieure, d’une rénovation

aluminium, d’un nettoyage de cabines, etc.

Nos équipes interviennent directement sur

le site du client grâce à nos unités mobiles

conçues par nos soins afin de travailler en

parfaite autonomie.

Nos clients ont des activités diverses

comme le transport de marchandises, de

médicaments ou alimentaire mais nous

comptons aussi de nombreuses communes

et des sociétés de travaux publics pour

lesquelles le nettoyage des engins utilisés est

une étape indispensable.

Nos activités se sont logiquement diversifiées

à la demande de nos clients. Nous

réalisons donc également le nettoyage et la

désinfection des cuisines professionnelles,

des entrepôts frigorifiques, des hangars

de stockage, des quais de déchargement,

etc. Nous avons formé et équipé nos

collaborateurs afin de répondre aux besoins

spécifiques des entreprises et collectivités.

Nous pouvons également intervenir en

urgence dans certains cas comme par

exemple l’explosion d’une cuve à engrais,

le changement inopiné de chauffeur,

l’acquisition d’une voiture d’occasion chez

un concessionnaire automobile, etc.

Charbo Lux est-il soucieux du respect

de l’environnement?

Il en va à la fois de notre responsabilité

sociale et de notre raison commerciale.

Nos unités mobiles consomment trois

fois moins d’eau qu’une station de lavage

standard et sont renouvelées tous les

quatre ans. Équipées d’un matériel fait surmesure,

elles sont parfaitement autonomes

en électricité et permettent un nettoyage

haute pression (250 bars) avec une eau à

70 degrés. Nous utilisons des brosses de

lavage conçues par un maitre brossier afin

de préserver les carrosseries qui sont bien

différentes de celles des voitures.

En outre, les produits de nettoyage que

nous utilisons sont biodégradables à plus de

99% et proposons des gammes 100% bio.

Lorsque nous intervenons sur un site qui

ne dispose pas de réseau de recyclage des

eaux souillées, nous mettons en place des

filtres hydrocarbures dans les regards afin

de filtrer les résidus de carburant, chimie et

autre. Ce filtre est à changer tous les trois

mois. Nous avons également la possibilité

de récupérer les eaux usées afin de les

acheminer vers un circuit de traitement

spécialisé déjà présent sur site.

Enfin, nous travaillons depuis un an sur un

projet de recyclage et de réutilisation de nos

eaux de lavages. Toute la difficulté réside à

trouver un système adapté à nos activités

et qui puisse pomper, filtrer et recycler à la

même cadence que notre rythme de travail.

Quels sont les avantages de vos offres?

Actuellement les chauffeurs ont deux

solutions pour réaliser le nettoyage de leur

véhicule professionnel: soit ils passent des

heures à le nettoyer avec un matériel non

adapté, soit ils le passent dans un portique

de lavage qui les oblige à faire un détour et

à attendre leur tour. Beaucoup d’entreprises

de transport ont investi dans des stations de

lavage. Ces dernières représentent néanmoins

des coûts considérables d’entretien qui

s’envolent rapidement en cas de panne ou de

modernisation. Sans compter que la gestion

des produits, du matériel, des plannings, de la

récupération des eaux usées, de la sécurité et

des procédures est fastidieuse.

Lavage Charbo Lux représente un confort

non négligeable en termes de bien-être au

travail et d’économies pour nos clients.

Offrant nos services sept jours sur sept, les

temps d’immobilisation des véhicules de

nos clients sont ainsi optimisés. C’est aussi

l’assurance du respect des règlementations

en vigueur et nous remplissons des

certificats de désinfections que nous

envoyons à nos clients à chaque prestation.

Notre personnel est qualifié aussi bien au

niveau du permis SPL, que des formations

internes sur les procédures, les produits et

la satisfaction du client. Nos équipes sont

sous la tutelle de notre chef d’équipe et les

nouveaux entrants sous l’accompagnement

de nos trois tuteurs.

D’autant plus que nos offres sont très

attractives; une cinquantaine d’euros

suffisent pour le nettoyage intérieur et

extérieur d’un porteur et 80 euros pour une

semi-remorque. n

Lavage Charbo Lux

34 Rue de Macher

L-5550 Remich

Lavage de poids lourds

www.lavageafco.com


LG

SEPTEMBRE 2019

37

Océane Charbonnier


Volker Gaul


LG

SEPTEMBRE 2019

39

Scania, das Klima

und die Zukunft

Sie wollen bis 2050 emissionslos unterwegs sein, auf

erneuerbare Energien und Antriebe umgestellt haben und sich

dabei grüner und wirtschaftlicher positionieren als alle anderen

LKW-Fabrikanten. Konkret: Sie wollen die Besten sein in der

Logistikbranche, weltweit. Das sind die unbescheidenen Ziele

von dem Konzern Scania aus Schweden.

Es scheint so ein Ding zu sein bei den

Schweden, als Vorreiter in Sachen Klimaschutz

aufzutreten. Sie haben eine funktionierende

CO 2

-Steuer, Greta Thunberg und die

umweltfreundlichsten LKW der Welt. Das

bescheinigt der Green-Truck-Award aus

dem Jahr 2019. Der Gewinnertruck ist ein

Fahrzeug des Herstellers Scania. Auf 100

Kilometer verbraucht der 40 Tonner gerade

einmal 23 Liter Treibstoff. Dabei ist er der

schnellste der getesteten Trucks.

„Es ist schön, dass es das Pariser

Klimaabkommen gibt, aber wir wollen besser

sein, als das was verlangt wird“, erklärt Volker

Gaul, die Visionen des Konzerns. Die EU

sieht vor, dass die Emissionen um 15 Prozent

bis zum Jahr 2025 gesenkt zu haben, bis zum

Jahr 2030 um 30 Prozent. „Diese Vorgaben

müssen wir deutlich unterschreiten.“ Gaul

ist der Regionaldirekter des Unternehmens

in Luxemburg.

Die Pathway Studie aus dem Scania White

Paper bestätigt, dass das technisch möglich

ist. Sie besagt: C02-Emissionen können um

20 Prozent reduziert werden, einfach indem

man die bestehenden Transportsysteme

optimiert und auf Biotreibstoffe umsattelt.

Die Umstellung auf E-Mobilität sei die

kostengünstigste Variante, die Klimaziele

einzuhalten. Bereits im Jahr 2027 sei es

günstiger elektrische LKW zu nutzen, als

herkömmliche. Die Wissenschaftler der

Studie weisen mehrmals darauf hin, dass die

Umsetzung dieser Zukunftsvorstellungen

schnell geschehen muss.

Durch innovative Alternativen die Klimaziele

erreichen

Beispielsweise baute Scania, zusammen mit

Siemens, eine Teststrecke mit elektrischer

Oberleitung. So werden die LKW von oben

mit Energie versorgt. Dann funktionieren

die Fahrzeuge wie eine Straßenbahn,

nur ohne Trassen und viel flexibler und

umweltschonender. Ein weiterer positiver

Nebeneffekt ist, dass der Verschleiß viel

geringer ist. Wobei Scania damit niemals

ein Problem hatte. „Die Mechaniker

beschweren sich, dass es bei unseren

LKW nur Öl-Wechsel zu holen gibt“,

erzählt Gaul. „Vor anderthalb Millionen

Kilometern, wird gar nicht erst nach dem

Motor geguckt.“ Diese Langlebigkeit ist

nur deswegen gewährleistet, weil die LKW

lange und ausgebiegig getestet werden,

bevor sie auf dem Markt verfügbar sind.

Diese Testphase steht auch einem Prototyp

noch bevor, dem Scania NXT. Scania

entwickelt derzeit ein flexibles Fahrzeug,

das sich verschiedenen Anforderungen

anpasst. Morgens kann das Gefährt ein

Bus sein, der die Kinder zur Schule bringt,

vormittags ein Baustellenfahrzeug, das

Schutt fährt, mittags wieder ein Schulbus

und abends ein Fahrzeug, das anderweitig

genutzt werden kann. Das Geheimnis ist

ein spezielles Baukastensystem, das sich frei

den Kundenwünschen anpassen kann. „Ein

Fahrzeug ist nur dann wirtschaftlich wenn

es nicht lange steht“, erklärt Gaul.

TRANSPORT & INFRASTRUCTURES

und Starkstromanschlüsse, gebe es nicht so

viele Abnehmer für die umweltfreundlichen

Fahrzeuge. Die Politik sehe dagegen keinen

Anlass die Infrastruktur in Luxemburg

zu schaffen, solange es nicht genügend

Fahrzeuge gibt, die darauf angewiesen sind.

So sieht sich der Siegeszug der Technik

mit Problemen konfrontiert, auf die die

Hersteller keinen Einfluss haben. Die

nächste Gastankstelle sei in Antwerpen.

„In Belgien gehen die LKW dafür weg wie

warme Semmeln“, erzählt Gaul.

Eine weitere Herausforderung ist der

Fachkräftemangel. Wenn nämlich die LKW

elektrisch unterwegs sind, dann braucht es

in den Werkstätten Starkstrommechaniker

und Fachleute, die sich mit neuen Antrieben

auskennen und mit Sensortechnik. Denn

das autonome Fahren wird eine Rolle

im Spritverbrauch spielen und – als

angenehmer Nebeneffekt – noch zur

Sicherheit auf den Straßen beitragen. Tests

prognostizieren, dass es weniger Unfälle

geben wird, weil die Sensoren deutlich

früher reagieren, als es ein Mensch jemals

tun könnte.

Derzeit bietet Scania Fahrerschulungen an,

um den Verbrauch zu senken. Es gebe eine

Menge Tricks, die helfen die Emissionen

zu reduzieren, meint Gaul, der selbst

lange Zeit solche Schulungen geleitet und

konzipiert hat. Bei ihnen werden die Fahrer

für vorrauschauendes Fahren sensibilisiert.

„Man sieht direkt, wie sich der Verbrauch

senkt“, spricht der Regionaldirektor aus

Erfahrung.

„Wir können uns noch kein richtiges

Bild machen, wie die Zukunft aussehen

wird, aber die neuen Technologien haben

Einfluss auf alles was wir bisher kennen.“

Am Ende wird es auf einen Mix aus all

diesen Technologien herauslaufen, um das

Klima zu retten und die Welt ein bisschen

besser zu gestalten als sie heute ist. Erklärtes

Ziel sei es, der Weltmarktführer in Sachen

Klimaschutz und Wirtschaftlichkeit im

Transportgewerbe zu bleiben. Der Green-

Truck-Award ging übrigens auch schon

2018 an Scania. Und 2017. n

Und das nimmt das Unternehmen ernst.

Es arbeitet mit Hochdruck und forscht

an vielen verschiedenen Baustellen.

Beispielsweise an der Entwicklung von

Biotreibstoffen und an wirtschaftlich

attraktiven Batterien. Aber auch an

ungewöhnlichen Alternativen, die man

bisher so nicht gesehen hat.

Ein Problem ist die Infrastruktur

„Die größte Arbeit wird aber sein, dass die

neuen Technologien von den Menschen

akzeptiert werden“, berichtet Gaul und

führt fort: Solange es nicht die nötige

Infrastruktur gibt, genügend Angebote

zum Tanken, flächendeckend Gasanbieter

Scania Luxembourg SA

23, rue Gabriel Lippmann

L-5365 Münsbach

www.scania.com


40 LG

SEPTEMBRE 2019

BRÈVES COMMUNALES – SUD

PAR PIERRE BIRCK

RECKANGE-SUR-MESS

Le 21 septembre prochain se déroulera

le World Clean Up Day 2019 auquel

participe la commune de Reckangesur-Mess.

Cette journée mondiale est

dédiée au nettoyage de notre planète

où chaque citoyen est invité à ramasser

les déchets de sa ville. Cette initiative

permet notamment de provoquer une

prise de conscience à petite échelle

mais aux grandes répercussions.


Source: reckange.lu

ESCH-SUR-ALZETTE

Initialement prévue le 4 mai et suite au

décès de Son Altesse Royale le Grand-

Duc Jean, la huitième édition de la Nuit

de la Culture a été reportée au samedi

14 septembre. Plus de 50 artistes se

sont ainsi réunis à Esch-sur-Alzette

pour une soirée qui s’est prolongée

jusqu’au petit matin autour de la

thématique de l’eau. L’événement était

notamment dédié à l’Alzette, la rivière

nationale luxembourgeoise.


Source: kulturfabrik.lu

FRISANGE

La commune rappelle à ses citoyens

que l’application «DispoDoc» est

disponible et téléchargeable gratuitement

auprès de Google Play et de

l’App Store. Elle indique en temps réel

les médecins généralistes disponibles

et proches.


Source: frisange.lu

MONDERCANGE

Le Syndicat «Minett-Kompost» a fêté

son 25 e anniversaire en juillet dernier, il

fut créé par 16 communes en 1993. Son

objectif était de réintroduire les déchets

ménagers organiques sous la forme de

compost, l’idée était aussi de produire

des énergies alternatives durables

comme les copeaux de bois ou le biogaz.

Carole Dieschbourg et Claude Turmes,

respectivement ministre de l’Environnement,

du Climat et du Développement

durable et ministre de l’Energie et de

l’Aménagement du territoire, se sont

rendus auprès du bourgmestre Jeannot

Furpass à cette occasion.


Source: mondercange.lu

PÉTANGE

L’Union Cycliste Pétange a organisé la journée des randonnées

populaires «Memorial Bim Diederich». Le départ de la course a

été donné au centre sportif de la ville, en présence des autorités

et d’invités d’honneur. Quatre parcours ont été proposés aux

amateurs de vélo: 16, 55, 91 et 130 kilomètres.


Source: petange.lu

©Marion Dessard

DIFFERDANGE

Sonotron, un espace «plug and play» dédié à toutes les

musiques, débarque au centre créatif 1535°. Neuf salles

de répétition équipées et de tailles différentes sont mises à

disposition pour les personnes recherchant un lieu de création

ou d’enregistrement. Il suffit de réserver une salle via la

plateforme sonotron.lu en ligne depuis juin dernier. Ce nouveau

lieu de démocratisation de la musique est ouvert du mardi au

dimanche de 10 heures à 22 heures.


Source: differdange.lu

ESCH-SUR-ALZETTE

La diaconie d’Esch-sur-Alzette organisera, le 21 septembre

prochain, la troisième édition de la marche de la paix qui a pour

but de soutenir l’intégration des 123 nationalités de la commune,

d’encourager les échanges interculturels et interreligieux, mais

aussi de reconnaître le droit à la différence. Le rassemblement

et le départ de la marche auront lieu à la Place de l’Hôtel de

Ville à 14h15. Quant à l’arrivée, elle s’effectuera à la Place de

la Résistance.


Source: eventsinluxembourg.lu

GARNICH

Une nouvelle borne «Chargy» destinée

au rechargement des véhicules

électriques a été installée au sein de

la commune. Celle-ci se situe sur le

parking du cimetière de Garnich.


Source: garnich.lu

HABSCHT

L’association Äischdall-Flitzer, en

collaboration avec la ville d’Eischen,

ont organisé une marche d’après-midi

le 17 août dernier. Le départ a été

effectué au centre culturel Jean Wolff

pour deux parcours de différentes

distances.


Source: habscht.lu

LEUDELANGE

La commune a publié sur son site

internet le «Guide de mobilité

Leudelange», réalisé en collaboration

avec le Verkéiersverbond pour fournir

toutes les informations en matière

de mobilité. Les lignes de bus, le

réseau piétonnier, les pistes cyclables,

les trains, l’offre combinée des P+R, les

tarifs,… sont les nombreuses informations

disponibles dans cette brochure.


Source: leudelange.lu

DUDELANGE

La Commission des jeunes, par

l’intermédiaire de la maison des jeunes et

en collaboration avec la ville de Dudelange,

a organisé le «Jugendsummer». Au total,

42 activités ont été proposées aux jeunes

dudelangeois âgés de 12 à 18 ans tout au

long de l’été, du 22 juillet au 23 août dernier.


Source: dudelange.lu

ROESER

Le jardin du monastère de Peppange

a été inauguré au début du mois de

juillet dernier en présence de Paulette

Lenert, ministre de la Coopération et

de l’Action humanitaire et ministre

de la Protection des consommateurs.

Ce jardin ouvert au public permet de

valoriser et revitaliser le centre de la

ville en devenant un nouveau lieu de

rencontre. Au total, le coût des travaux

s’est élevé à 340.000 euros.


Source: roeser.lu


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42 LG

SEPTEMBRE 2019

Sanem, l’effervescente

PAR ADELINE JACOB

Au sud du pays, une commune bouillonne d’idées pour offrir

à ses citoyens un cadre de vie toujours plus attrayant. Exposé

non-exhaustif des projets que mène la commune de Sanem

avec Georges Engel, son bourgmestre depuis 2005.

Georges Engel

Ce n’est qu’une première réponse à la

pression démographique; la deuxième

consiste à proposer des logements

abordables. C’est pourquoi nous travaillons

sur plusieurs projets de constructions à

coût modéré. Un nouveau quartier – 90

appartements et 93 maisons – conçu avec la

SNHBM et dénommé Geessewee devrait

bientôt éclore. Le gros-œuvre de deux

résidences est déjà terminé et un nouveau

chantier sortira de terre ce mois-ci. Le

futur quartier sera doté d’une zone sans

voiture afin que la rue redevienne un lieu

de rencontre et de vie. C’est un modèle

vers lequel on tend bien que l’usage de la

voiture soit encore fortement ancré dans

les habitudes. Si le tram venait à desservir

la commune, comme l’a laissé entendre le

ministère des Transports, tout le quartier

aux abords de l’administration communale

pourrait suivre cet exemple», déclare le

bourgmestre.

Amorcer la transition vers l’économie

circulaire

Engagée dans le Pacte Climat, la commune

de Sanem vise un score de 65% pour sa

certification 2019. «Notre projet le plus

remarquable, de par son caractère unique au

Luxembourg, est le tronçon de route solaire

que nous avons installé l’année dernière. Il

est clair que le dispositif n’est pas rentable

mais la première voiture électrique ne l’était

pas non plus. C’est un devoir des pouvoirs

publics d’investir dans des technologies

prometteuses comme celles-ci pour leur

laisser une chance d’évoluer», défend le

bourgmestre.

La commune a également développé un

projet d’Urban Gardening et compte cinq

jardins communautaires, chacun ayant une

vocation propre. Les légumes produits

sont cuisinés aux enfants qui fréquentent

la maison relais ou vendus dans l’épicerie

solidaire communale. Autour des parcelles

du Matgesfeld, la commune espère créer

un véritable pôle de développement

durable: «Nous voulons développer le

concept d’économie circulaire et sommes

en pourparlers avec les ministères de

l’Economie et de l’Education afin d’y

construire un centre de formation pour le

développement durable. Nous souhaitons

notamment y apprendre aux gens à cultiver

leur jardin, un savoir qui se transmettait de

génération en génération et qui s’est perdu

au fil du temps», explique Georges Engel.

Développer le parc de logements

«La commune de Sanem est appelée à croître

énormément au niveau démographique.

Sa population devrait passer de quelques

17.000 habitants en 2019, à 22.000 en 2035.

Nous avons donc pris nos responsabilités en

mettant de nouveaux logements sur le marché.

Rechercher l’innovation dans l’enseignement

Etant donné l’accroissement de la

population attendu, la commune prévoit

la construction d’une nouvelle maison

relais dans chacune de ses localités (Sanem,

Belvaux, Soleuvre et Ehlerange) dans les

quatre années à venir. «La première à voir

le jour sera intégrée à la nouvelle école

de Belvaux Sud, le Kannercampus (en

corrélation avec le Campus universitaire).

Ici, le fondamental et la maison relais

constitueront une seule entité; un

concept développé en collaboration avec

le ministère de l’Education nationale et

l’Université de Luxembourg. Nous sommes

toujours à la recherche de nouveaux

concepts ou de nouveaux projets pilotes.

Certes, nous pourrions nous faciliter la

vie en nous complaisant dans notre traintrain

quotidien mais, personnellement, je

cherche toujours à avancer et à innover»,

conclut Georges Engel. n


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the KPMG network of independent member firms affiliated with KPMG International Cooperative

(«KPMG International»), a Swiss entity. All rights reserved.


44 LG

SEPTEMBRE 2019

ICT

Le Luxembourg,

pionnier de la 5G

Tant au niveau européen que national, les préparatifs de

déploiement de la 5G progressent rapidement. Facilitant

l’interconnexion des objets et la communication en temps

réel d’une quantité plus grande d’informations, cette nouvelle

technologie impliquera le renforcement de la cybersécurité

ainsi que du cadre réglementaire imposé par la CNPD

pour assurer aux entreprises et aux citoyens une protection

optimale de leurs données personnelles. Patrick Wies, Partner

responsable du secteur public chez KPMG Luxembourg,

attire notre attention sur les opportunités et les risques liés à

l’avènement de la 5G.

Quelles sont les spécificités de la

cinquième génération de téléphonie

mobile?

La 5G augmentera de manière exponentielle

le nombre d’objets qu’il sera possible

d’interconnecter, le tout avec une connexion

en ultra haut débit plus rapide et moins

énergivore. Sa particularité est qu’elle sera

davantage mise à profit par le monde de

l’industrie 4.0, au vu des possibilités qu’elle

offre.

Le gouvernement a fait de son déploiement

une priorité et a pour objectif de faire du

pays un des premiers de l’UE disposant

d’un réseau 5G couvrant l’ensemble de son

territoire. Bien que ce dernier soit réduit,

le Luxembourg a la spécificité d’intégrer

trois frontières où la garantie d’un réseau

fiable sera plus difficile à mettre en place.

Les premières connexions ont été testées

il y a quelques mois et ont été un succès

encourageant pour la suite du déploiement;

en parallèle, le Service des médias et des

communications (SMC) qui fait partie du

ministère d’Etat a lancé en juin dernier des

appels à projets ayant recours à la 5G.

Patrick Wies


LG

SEPTEMBRE 2019

45

Qu’impose l’Europe au niveau de son

déploiement?

Les Etats membres ont dû procéder

à l’évaluation nationale des risques de

sécurité liés au déploiement de la 5G et

devront mener une étude coordonnée des

risques en concertation avec les autres

Etats. Certains pays de l’Union ont déjà

émis des interrogations quant à la capacité

à garantir le respect de la vie privée des

citoyens une fois la 5G déployée. Le

gouvernement luxembourgeois tient pour

sa part à assurer une transparence quant aux

avantages et aux risques que cette nouvelle

technologie comporte, tout en fournissant

un cadre réglementaire à son déploiement

puis à son utilisation.

Dans ce contexte, et pour la première fois,

la Commission financera une expertise

pour le compte de ses Etats. Celle-ci

favorisera l’établissement d’une stratégie

de développement de la 5G et d’un cadre

réglementaire assurant une agilité et une

compétitivité par rapport aux Etats-Unis et

à la Chine qui progressent bien plus vite sans

s’encombrer d’autant de réglementations.

La difficulté pour les gouvernements

nationaux sera de bien expliquer les

avantages et inconvénients de la 5G, de

définir une réglementation suffisamment

flexible et acceptable pour les différents

Etats membres afin de garantir la cohésion

européenne et d’assurer la transparence

totale promise par les gouvernements à

leurs citoyens.

“Garantir le respect

de la vie privée

des citoyens une fois

la 5G déployée”

Quels sont les secteurs qui profiteront

de cette nouvelle technologie?

La mobilité, la santé, l’ICT, le spatial,

la logistique et bien d’autres secteurs

pourront bénéficier de l’arrivée de la 5G. La

fluidification du trafic est une des priorités

du gouvernement car les problématiques de

mobilité ralentissent la dynamique socioéconomique

du pays et diminuent la qualité

de vie des citoyens. Dans ce contexte, les

premiers tests transfrontaliers concernant

la mobilité autonome sont réalisés aux

frontières avec le Luxembourg, l’Allemagne

et la France. Ces tests rassemblent toute la

complexité qu’implique la connectivité dans

une région qui couvre trois pays différents

et les moments critiques de connexion aux

abords des frontières. Ils visent notamment

à évaluer la fiabilité des technologies à

bord des véhicules et à identifier les zones

réglementaires à clarifier entre les trois

pays.

Les CFL ont quant à eux annoncé que d’ici

2021, une nouvelle flotte de trains serait

équipée d’un système d’aide à la conduite

qui pourrait potentiellement évoluer vers

un système de conduite autonome. Ces

systèmes - basés sur une série d’algorithmes -

auraient la capacité de réduire la consommation

de 30 à 40% en optimisant les accélérations

et freinages et surtout d’améliorer la

ponctualité des trains.

Les réglementations de la CNPD sont

parfois considérées comme un frein à

l’innovation, car elles interviennent souvent

juste avant sa mise sur le marché. Il faudrait

l’inclure au cœur de la stratégie et au début

du développement du processus pour que

la réglementation accompagne et encadre

l’innovation sans la freiner.

Les sociétés devront se doter d’une

approche à la fois agile et rapide pour

convertir les données récoltées. Notre

centre de compétences «KPMG Lighthouse

Luxembourg» - collaborant étroitement

avec notre réseau «KPMG Lighthouse»

mondial comptant 14.000 collaborateurs et

se dotant d’une bibliothèque de 600 solutions

informatiques prêtes à être exploitées au

bénéfice du marché luxembourgeois - s’est

spécialisé dans l’analyse de données et la

création de solutions métiers supportant la

transition digitale de nos clients. Avec notre

expertise dans le domaine de l’analyse des

données, nous structurons et convertissons

celles dont disposent les entreprises en de

la valeur.

Au Luxembourg, les acteurs de la Place

doivent partager leurs expertises et créer

rapidement des synergies efficaces. Nous

tentons dès lors de contribuer à la mise en

place de ces écosystèmes qui permettent

d’allier le monde de l’innovation à celui

du marché. L’avantage de la petite taille

du Luxembourg est justement de pouvoir

créer plus facilement des synergies au sein

des écosystèmes et entre eux.

Néanmoins, pour un déploiement de la 5G

réussi, les services publics devront assurer

la transparence et le dialogue auprès des

citoyens, expliquer clairement les bénéfices

et les conséquences pour le public, définir

un cadre sécurisé dans lequel cette nouvelle

technologie pourra être mise en œuvre en

restant vigilant sur les cyber-risques, garder

la confiance des citoyens tout en assurant

la compétitivité du pays, faire en sorte

que la 5G n’exclue pas les générations et

les «classes sociales». Pour le moment, on

travaille sur une vision et le Luxembourg

est déjà sur une très bonne voie! n

Quels défis et opportunités le déploiement

de la 5G représente-t-il pour le

Luxembourg?

En redéfinissant les règles de partage des

informations en collaboration avec la CNPD,

la 5G offrira l’opportunité de structurer

les données afin de créer de la valeur.

KPMG

39, Avenue John F. Kennedy

L-1855 Luxembourg

info@kpmg.lu

www.kpmg.lu


46 LG

SEPTEMBRE 2019

ICT

Le Gbit/s d’Eltrona

Avec 175 salariés et 32 millions de chiffre d’affaires, Eltrona

est le deuxième opérateur fixe du pays et ne cache pas ses

ambitions de devenir le leader du Gbit/s. Aujourd’hui, 99%

des résidents des réseaux Eltrona ont déjà accès à l’internet

ultra-haut débit. Interview de Nadine Weber, responsable

marketing, et Paul Denzle, administrateur délégué.

Peut-on dire qu’Eltrona accompagne les

évolutions techniques et technologiques

du pays?

PaD: L’entreprise a été créée en 1969

afin de répondre à l’engouement de

la population pour la télévision. Il a

donc fallu constituer une infrastructure

conséquente de câbles coaxiaux à travers

tout le territoire. C’est ce même réseau,

prévu pour le transport d’images vidéo,

qui nous permet aujourd’hui de desservir

de l’ultra-haut débit à nos clients. De la

télé en noir et blanc au Gbit/s, en passant

par la télé couleur, la multiplication des

chaînes, la haute définition, la téléphonie

fixe et mobile, on peut donc dire que

l’évolution est considérable.

L’objectif gouvernemental est de desservir

tous les ménages en internet Gbit/s d’ici

2020 et nous pouvons d’ores et déjà dire

Nadine Weber et Paul Denzle


LG

SEPTEMBRE 2019

47

que notre mission est accomplie depuis le

printemps 2019.

Pourquoi préférer le câble coaxial à la

fibre optique?

NW: Car nul besoin de travaux laborieux et

coûteux pour refaire le câblage dans les rues

des quartiers et à l’intérieur des maisons.

Le câble coaxial est l’infrastructure haute

définition et ultra-haut débit optimale sur le

«last-mile»! Une fois chez vous, le signal TV

haute définition et l’internet ultra-haut débit

peuvent être distribués dans toutes les pièces,

sur un nombre illimité de prises et d’écrans.

Sauf le câble coaxial, nous avons bien sûr

aussi notre propre infrastructure en fibres

optiques. Toutes les communes desservies

par Eltrona sont connectées par fibres

optiques.

Le réseau de télédistribution d’aujourd’hui

est un réseau en fibres optiques, avec un

raccordement en câble coaxial.

Pour ce qui est de nos performances, il suffit

de se référer aux calculs de Netflix quant

aux vitesses des fournisseurs de services

Internet: 4,81 est la valeur d’Eltrona en

août 2019, qui est classée numéro 1 au

Luxembourg (ndlr: USA: 4,45, Japon: 4,27).

NW: La même infrastructure qui dessert

la télédistribution depuis plus de 50 ans

permet aussi d’offrir une connexion internet

ultra rapide. C’est une aubaine que peu de

pays européens connaissent.

“La même

infrastructure

qui dessert

la télédistribution

depuis plus de 50 ans

permet aussi d’offrir

une connexion

internet ultra rapide”

Quelles sont vos offres de prédilection?

NW: «Easy» est notre produit phare qui

se compose d’un bouquet de plus de 100

chaînes télévisées, de la téléphonie fixe

et d’un abonnement internet ultra-haut

débit (100 Mbit/s, 500 Mbit/s ou 1 Gbit/s).

Et ce, à partir de 59 euros par mois. S’ajoute

pour toute souscription à partir du mois

d’octobre une promotion exceptionnelle

d’un téléviseur haute définition LG 43’’

pour 145 euros seulement.

Nous proposons la même offre, majorée de

la téléphonie mobile à partir de 99 euros par

mois, dont 25 GB de données en Europe et

au Luxembourg, 2.500 unités d’appels et

7.500 mms/sms.

Enfin, les plus jeunes, très souvent préfèrent

notre offre «Cool» à partir de 29 euros par

mois pour 500 Mbit/s et 50 euros pour le

Gbit/s.

Que peut-on attendre d’Eltrona pour

l’avenir?

PaD: Pour l’heure, 175.000 ménages

bénéficient de nos offres et nous couvrons

à peu près 75% du territoire pour une offre

combinée TV et internet et même 100%

pour ce qui est de l’internet seul. Nous

souhaitons à terme, faire évoluer davantage

nos offres, nos capacités technologiques et

notre couverture réseau.

Nous devrons également faire évoluer nos

offres mobiles avec l’arrivée de la 5G qui

nécessitera, de facto, des infrastructures

denses en fibre optique. n

Un mot sur Eltrona Security Systems…

PaD: Eltrona Security Systems déploie des

intégrations de sécurité de très haut niveau et

à forte valeur ajoutée. Son domaine d’expertise

s’étend des systèmes anti-intrusion novateurs

pour la protection des particuliers et de leurs

biens jusqu’à la conception, le suivi et la

réalisation de projets d’envergure à caractère

sécuritaire pour des collectivités ainsi que la

protection de personnes «TelaAlarm®».

Eltrona Security Systems est dotée d’une

centrale de télésurveillance fortifiée active

24h/7j, qui permet de détecter directement

les tentatives d’intrusion ou les incendies par

exemple. Peuvent alors être envoyées sur zone,

des services de gardiennage ou les forces de

l’ordre et de secours.

Eltrona

4-8, rue de l’Aciérie

L-1112 Luxembourg

www.eltrona.lu


48 LG

SEPTEMBRE 2019

ICT

Fujitsu, vers une

exploitation efficace

de vos données

L’Intelligence Artificielle étant un sujet important dans

tous les comités de direction, se pose la question de

l’exploitation efficace de la donnée au sein de l’entreprise.

Les marchés évoluent rapidement, les départements métiers et

informatiques sont sous pression, mais l’adaptation des outils

et l’adoption des nouveaux usages prend du temps, surtout si

la gestion de la donnée a été laissée de côté au profit d’autres

investissements. Décryptage avec Yannick Bruck, Head of AI,

Analytics & IoT chez Fujitsu Luxembourg.

Vous nous aviez rencontrés précédemment

pour nous parler de l’Intelligence Artificielle

en entreprise. Pourquoi aborder le

sujet de la donnée maintenant?

Nous avons pu constater auprès de nos

clients que discuter de la valeur ajoutée de

solutions d’Intelligence Artificielle a éveillé

les consciences sur l’intérêt stratégique et la

valeur de la donnée.

Les clients, les employés, et en somme

tous les utilisateurs finaux ont compris que

l’on pouvait maintenant obtenir, et même

exiger, des services personnalisés, des prix

et des offres adaptés, des contrats non pas

régis par des dates arbitraires mais par des

événements, etc. Tout ce qui nous paraît

relever du sens commun est maintenant

objectivement quantifiable et calculable.

Les entreprises sont donc confrontées à un

challenge: la donnée est passée d’un statut de

commodité (utilisée par des applications), à

un statut stratégique et une valorisation

opérationnelle élevée. La difficulté réside

alors dans le niveau de gestion initial,

ainsi que dans la capacité à s’adapter et

évoluer. Un chiffre est éloquent: selon une

étude MIT-Sloan, 81% des entreprises ne

comprennent pas quelles données seront

nécessaires pour leurs applications en

Intelligence Artificielle et assimilées.

Pouvez-vous expliciter ce que vous

entendez par «gestion de la donnée»?

La donnée peut être structurée et explicite,

telle une base de données applicative, ou

moins structurée et diffuse, au sein d’emails

ou de documents échangés. L’élément

fondamental est de découvrir la donnée

où elle se trouve, et de pouvoir la capturer.

Que cela soit par des connecteurs, des

web services, des outils issus de l’IA pour

extraire des informations de documents, ou

même de l’IoT pour récupérer des données

environnementales ou de localisation, de

nombreuses solutions existent et sont à

sélectionner au cas par cas.

“Aborder

les données sous

une approche

plus moderne,

agile et flexible,

tout en gardant

les bonnes pratiques

de gouvernance”

Le deuxième élément consiste à la cataloguer

et identifier son intérêt d’un point de vue

fonctionnel. Transformer cette valeur brute

en une information compréhensible pour

les utilisateurs et savoir où la trouver. Cette

étape est fondamentale afin de disposer d’un

inventaire des données disponibles et de savoir

quelles analyses sont possibles. Il est aussi

important d’expliciter la signification métier

de la donnée: la température est-elle exprimée

en degrés Celsius ou Fahrenheit? La valeur

est-elle dans la norme? Doit-on la corriger

avant utilisation? Cela reste fondamental pour

prendre des décisions pertinentes.

Un troisième élément consiste à définir

comment stocker la donnée. Doit-on la

copier dans un datawarehouse ou peuton

y accéder directement? Doit-elle être

modifiée et transformée? Sans oublier de

valider la qualité de la donnée, c’est-à-dire

un ensemble d’éléments fondamentaux

(format, encodage, réalité: code postal réel,

orthographe des villes,..) et business (une

valeur non cohérente ne peut être exploitée

en l’état).

La donnée est alors techniquement

disponible et prête à être utilisée pour

générer des rapports ou effectuer des

analyses. Encore faut-il s’assurer qu’elle soit

sécurisée et que les utilisateurs souhaitant y

accéder en aient bien les droits.

Nous pouvons alors aborder le dernier

élément, à savoir l’exploitation de la donnée en

tant que telle. Rapports, analyses statistiques

ou modèles de Machine Learning, les besoins


autour de la donnée sont similaires, mais ces

moyens d’exploitation doivent également faire

l’objet d’une gouvernance et d’une gestion du

cycle de vie afin d’en assurer la pertinence et

la pérennité.

Le sujet combine des aspects technologiques

mais également méthodologiques.

Comment l’abordez-vous avec vos clients?

Nous privilégions la co-création. Nous

travaillons avec nos clients en apportant les

bonnes pratiques, notre savoir-faire et notre

expérience, tandis qu’ils apportent leurs

besoins, leurs contraintes et évidemment

leurs données.

Nous utilisons une approche agile afin

d’obtenir rapidement des résultats visibles,

exploitables et un premier retour sur

investissement sous quelques semaines. Il est

fondamental d’aborder les données sous une

approche moderne, plus agile et flexible, sans

négliger les bonnes pratiques de gouvernance.

Une approche traditionnelle (datawarehouse

ou data lake) n’est pas à exclure, et peut

même s’avérer complémentaire, mais doit

s’effectuer en tâche de fond sur des données

critiques, tandis que nous visons ici un ordre

de grandeur en semaine. Ceci est rendu

possible par une couche de virtualisation et

fédération de données.

A vous entendre, cela apparaît comme

idéal, mais il s’agit d’un résultat difficile

à obtenir. Comment procédez-vous?

Nous avons identifié en amont les besoins

propres à cette approche, que l’on retrouve

sous le terme DataOps, et avons sélectionné

des outils capables de la soutenir, en prenant

en compte les spécificités du marché local

(régulation, taille des entreprises,...).

Nous disposons d’une proposition crédible

et intéressante pour tous types d’acteurs,

afin de rapidement obtenir un niveau de

maturité et d’équipement suffisant pour

tirer parti des innovations technologiques

telles que l’Intelligence Artificielle et leur

Fujitsu

Parc d’Activités Capellen

89 C, rue Pafebruch

L-8308 Capellen

www.fujitsu.com

Yannick Bruck

intégration au sein de processus métier,

pour permettre à nos clients locaux de

rester compétitifs ou de prendre un

avantage concurrentiel. Nous souhaitons

démocratiser l’exploitation de la donnée

dans le contexte de la transformation

digitale actuelle. n


50 LG

SEPTEMBRE 2019

ICT

Un partenaire,

une infinité de solutions

Partenaire privilégié des communes dans les domaines de

l’impression, la numérisation, le «Postprint», l’audiovisuel ou

encore l’IT, le groupe luxembourgeois CK – Charles Kieffer

Group – offre par l’intermédiaire d’un interlocuteur unique

des services et solutions paramétrés selon leurs besoins.

Frédéric Legros, Sales Manager, et Vincent Kolaczynski,

Solutions & Scan Manager, nous dressent un large portrait de

l’expertise du groupe au service des communes.

Proximité, expérience et fiabilité

Malgré la diversité des services et produits

proposés, le groupe veille à en faciliter

l’accès. En effet, à travers un seul point

de contact, le client sera redirigé vers les

spécialistes des différents départements

complémentaires.

De plus, le groupe propose les machines

équivalentes à la vente ou à la location

pour chacun des services qu’il offre.

La majorité des produits ainsi que les

logiciels pouvant y être installés sont

utilisés au quotidien par les employés,

qui en connaissent ainsi les applications

concrètes; ils peuvent de ce fait mieux

conseiller les clients.

CK a l’avantage concurrentiel de disposer

d’une structure locale reprenant tous les

services tant administratif, commercial,

technique et également le stock au

Luxembourg, lui permettant de répondre

rapidement aux besoins de ses clients.

Numériser…

Frédéric Legros et Vincent Kolaczynski

Parmi les services qu’il offre aux communes,

CK propose la numérisation des archives

ou registres papiers, via du matériel de

la marque Fujitsu. «Nous possédons un


LG

SEPTEMBRE 2019

51

scanner spécifique dédié à cette activité.

Pour chacune des pages scannées, la

machine réalise une photo et l’opérateur

un «cropping» pour créer une vignette

digitale correspondant à un seul acte.

Une fois digitalisé, il pourra être consulté,

envoyé par email ou encore imprimé», nous

explique Vincent Kolaczynski. Il ajoute:

«Grâce à un processus de reconnaissance

optique de caractères (OCR) le document

– possédant un format image suite à la

numérisation – est enrichi par un contenu

texte. Avec l’outil CK Search, il pourra

ensuite retrouver facilement ses documents

grâce à son moteur de recherche

performant».

Le groupe propose également la gestion

journalière du courrier entrant et des

factures avec son outil CK Workflow. Les

documents numérisés sont injectés dans le

workflow électronique. Les destinataires

reçoivent alors des notifications par email

afin qu’ils puissent les traiter. Le workflow

est adapté, sur les conseils de CK, à la

structure du client.

Enfin, pour faciliter le classement documentaire,

CK offre un logiciel qui permet à

l’imprimante multifonction de reconnaître

un document lors de la numérisation, de le

nommer correctement et de le classer dans

le dossier adéquat.

…et imprimer!

Si CK aide sa clientèle à numériser ses

documents papier, il l’aide également à

imprimer et à envoyer des documents

numériques. Vincent Kolaczynski précise:

«Les documents sont imprimés dans notre

Print room. Nous pouvons également nous

charger de la mise sous pli et de l’envoi».

En fonction des activités du client et de

ses processus de travail, Frédéric Legros

explique: «Nous pouvons procéder à des

analyses complètes de leur matériel, de

leurs flux d’impression et de leurs processus

de travail afin de les optimiser. Nos équipes

de vente et de service travaillent en synergie

pour orienter le client vers la solution

la plus adaptée. Pour les communes,

nous commercialisons des machines de

production ou office de la marque Konica

Minolta. Nous fournissons également des

imprimantes multifonction grand format qui

permettent de copier, imprimer et scanner,

ce qui va également permettre de scanner

tous les plans archivés depuis des années,

de les retrouver plus facilement et surtout

de ne plus manipuler des plans parfois

très anciens et fragiles. Nous fournissons

également tous les consommables et médias

liés à ces machines grand format».

“Nos équipes

de vente et de

service travaillent

en synergie pour

orienter le client

vers la solution

la plus adaptée”

Il existe par ailleurs des solutions d’authentification

et de suivi d’impression pour

les communes devant souvent gérer des

parcs de copieurs décentralisés – ceux des

écoles par exemple. De cette manière, elles

peuvent avoir un regard sur les volumes

d’impression, offrir la possibilité aux

externes d’y imprimer des documents,…

Sur base des statistiques d’impression, la

commune peut ensuite procéder à une

réaffectation des coûts entre ses différentes

entités.

Quant à la location ou la vente de produits

provenant du département «Postprint»,

Frédéric Legros précise: «les machines

de mise sous pli, les affranchisseuses et les

destructeurs de documents font partie des

produits qui ont le plus de succès auprès

des communes. Nous pouvons également

leur fournir des imprimantes à badges

afin qu’elles puissent donner accès à leurs

habitants à certaines infrastructures,

comme les écoles, ainsi qu’identifier des

employés communaux».

Matériel informatique et audiovisuel

Comme l’explique Frédéric Legros, CK

est également présent dans le domaine de

l’audiovisuel avec des solutions adaptées aux

activités communales: «Nous pouvons aussi

équiper les salles de réunion, de formation

ou des fêtes avec du matériel audio, visuel

et de vidéoconférence. Pour les événements

organisés en extérieur, nous fournissons des

systèmes audio-portatifs».

De manière plus générale, les communes

sont souvent intéressées par des solutions

d’affichage dynamiques et interactives

comme le CK Raider. Elles peuvent

ainsi afficher des informations légales

importantes comme des plans et avis, et

ce, de manière dynamique et à partir d’un

point central.

Vincent Kolaczynski ajoute: «Nous leur

fournissons aussi du matériel informatique

(PC, écrans, serveurs,…) ainsi que des

solutions d’antivirus, de sauvegarde,…

Nos contrats de location incluent ainsi

le matériel, les logiciels et des heures de

maintenance prestées par notre service

technique pour effectuer le suivi de leur

parc informatique».

CK Image

Enfin, l’entité CK Image, située à Eschsur-Alzette,

est revendeur professionnel de

matériel photographique et d’accessoires

de marques comme Canon, Nikon, Sony,

etc. Spécialisé dans la photographie, les

conseillers peuvent aiguiller les communes

quant au choix de matériel adéquat et

organisent également des formations et des

workshops dans ce domaine. n

Charles Kieffer Group

2, rue Léon Laval

L-3372 Leudelange

sales@ck-group.lu

www.ck-group.lu


52 LG

SEPTEMBRE 2019

ICT

University of Luxembourg

and SPARC Industries could

revolutionise plasma simulation

Another indication that Luxembourg is on the space science and technology map. New spaces

for space are continuously emerging and interdisciplinary research areas continuously spawn.

In the last year, the University of Luxembourg Department for Computational Engineering

Sciences (Legato) and SPARC Industries signed a Memorandum of Understanding (MoU)

to jointly develop software technology for space applications. Stéphane Bordas, Professor in

computational mechanics within the Department for Computational Engineering Sciences at

the University of Luxembourg, and Dejan Petkow, CEO and Co-Founder of SPARC, present

this new win-win collaboration which is one of the many fruits of a 5-years initiative to build

Interdisciplinary Data and Computational Sciences at the University of Luxembourg.


LG

SEPTEMBRE 2019

53

How did the collaboration start?

SPARC Industries was primarily interested

in finding a dynamic and versatile scientific

partner: “We were looking for a high

qualified research partner to support us

in the theoretical developments of plasma

simulation technologies. We needed to

enlarge our research Space by reinforcing

our expertise within the field of data and

computational sciences”.

From the University of Luxembourg, the

collaboration was not so obvious at first

sight: “My team and I have been working

on fracture mechanics for over 20 years now

and never thought of plasma technologies

as an application for our methodologies.

The two fields appeared to be as different

as an apple from a passion fruit…”, explains

Professor Bordas.

Several months of interdisciplinary work

later, the new team found unexpected

commonality between a crack propagating

in a material and plasma forming

around an ionic engine used for satellite

propulsion. This commonality meant that

the theoretical framework and numerical

methodologies developed at the University

of Luxembourg in the context of the Proofof-Concept

(PoC) “Intuitive modelling

and SIMulation platform (IntuiSIM, FNR

2018-2020)”, could be almost directly

applied to the problem of plasma flow

around a satellite.

What are the benefits for both parties?

Dejan Petkow and Stéphane Bordas are

deeply enthusiastic about this promising

collaboration. On the one hand, the

University benefits from the professional

software expertise and skills of SPARC

Industries to support software development

in IntuiSIM. Professor Bordas adds:

“Dejan contacted us at the perfect time

because we were lacking field expertise

in our PoC and SPARC, as an expert in

simulation software for the space industry,

filled this gap through their professional

software development platform and dense

professional network”.

On the other hand, SPARC Industries

take advantage of the deep theoretical and

computational knowledge and experience

from the University of Luxembourg: Dr.

Petkow explains: “Stéphane Bordas and his

team are the perfect match to our needs,

offering us deep world-leading expertise

in key theoretical areas, as well as a very

broad knowledge of the world of Data and

Computational Sciences”.

In short, both partners are complementary,

they will reinforce each other, enrich their

knowledge, skills and network.

“The plasma

simulation

software will

mainly serve

for satellite

propulsion”

What are the potential applications of

this new software?

The plasma simulation software will

mainly serve for satellite propulsion.

“Plasma is very important for space

industries, partly because the universe

consists of 99.9% plasma. Its properties

are beyond solid, liquid and gas, it is

extremely hot and conducts electricity.

However, the physical properties inside

plasma are so complex that engineers must

use modelling and simulation software to

reduce research costs. Depending on the

implemented model sets, the software

will be useful for plasma propulsion

technologies, the interaction between

satellite and space environment, and to

study atmospheric re-entry phenomena”,

explains Dejan.

What is the current status of the project?

Dejan Petkow and Stéphane Bordas add:

“There are in fact three activities in

parallel with a total of 19 people involved.

Firstly, the Proof-of-Concept IntuiSIM

is continuing with two post-doctoral

researchers and will be accelerating

through the collaboration. Secondly, the

industrial fellowship project “Efficient

quality controlled plasma flow simulations

directly from CAD (ectoplasm)” was

recently accepted by the FNR to foster

the link between the University and

SPARC Industries and help close the gap

between computer aided design and space

science simulations. Thirdly, the daily

work done by both teams is fundamental:

To optimise and maximise our current

synergies, we are working to streamline

and strategically reinforce our activities.

That is why, we are currently looking for

additional funding from public and/or

private partners”.

When will the software go to the market?

“In 2021 we aim to have a sample product

ready for the first quarter of 2022 and we

plan to introduce the full plasma simulation

software product to the market which will

be the result of our successful collaboration.

In the near future, we will seek a partner

for the commercialisation of the product in

Europe”, says Dejan Petkow.

Do you have other collaborative projects

in mind?

Dejan Petkow and Stéphane Bordas

explain: “We will create a network of

experts, establish data and knowledge bases

to enable users to check their calculations

in a formal, strict and precise way. We are

also studying other future collaborations as

we are already very satisfied with this first

common project”.

About SPARC Industries

Created in 2017 by Dejan Petkow and

Thorben Meinardus, SPARC Industries is

a Luxembourg-based startup, developing

plasma propulsion systems and simulation

software for the space industry. Located

in Belval at Technoport, it is a member

of the Luxembourg Space Cluster and

receives support from the Ministry of the

Economy and the European Space Agency

(ESA). Ambitious and practical, the team

is striving to turn ideas into realities and

develop products to market maturity.

About University of Luxembourg / Legato

team

Created in 2013 by Stéphane Bordas,

after over 15 years of previous work, the

Legato team (currently composed of 35

researchers) aims at building intuitive and

interactive platforms for computational

mechanics problems which allow the users

to interact with their models and hence gain

insights into unconventional and counterintuitive

phenomena. n


54 LG

SEPTEMBRE 2019

ICT

Un cadre national

d’interopérabilité

Le Conseil de gouvernement a adopté le

1 er mars 2019 le cadre national d’interopérabilité

(NIF: National Interoperability

Framework) qui est destiné à permettre et

faciliter, aux organismes du secteur public

du Grand-Duché de Luxembourg qui

tombent sous son champ d’application,

d’atteindre un plus haut niveau

d’interopérabilité.

Un haut niveau d’interopérabilité est un

élément essentiel, central et indispensable

pour pouvoir suffisamment vite et de

manière durable et fiable avancer sur le

chemin de la transformation numérique

et mettre en place une administration

moderne efficiente et effective qui met

l’utilisateur, ses besoins, ses attentes et ses

exigences au centre.

L’approbation par le Conseil de

gouvernement du NIF et sa publication

subséquente ne garantissent évidemment

pas en soi de réaliser les objectifs et

les bénéfices définis dans le NIF, mais

constituent plutôt le point de départ d’une

entreprise complexe et de longue haleine

que son aboutissement. Il faudra que ce

NIF soit maintenant rempli de vie par tous

les acteurs concernés, que des mesures

de terrain très concrètes en résultent et

notamment qu’une gouvernance effective

et efficiente soit mise en place à tous

les niveaux pour traduire le NIF et ses

principes dans les faits. n

Source: SIP


L‘OBSESSION DE LA

QUALITÉ JUSQUE DANS LES

MOINDRES DÉTAILS

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56 LG

SEPTEMBRE 2019

BRÈVES COMMUNALES – NORD

PAR PIERRE BIRCK

WILTZ

La place des Tilleuls a accueilli un

nouveau magasin cet été… Baptisé

«Gréng Box» (pantalon vert en

français), il intègre le principe

d’économie circulaire avec une

gamme de produits plus durables et

écologiques. Des savons naturels,

des boîtes réutilisables, des brosses à

dents en bambou,… sont disponibles

du mercredi au samedi.


Source: wiltz.lu

CLERVAUX

Le dimanche 8 septembre dernier

s’est déroulée la sixième édition du

marché solidaire dans le cadre de la

braderie annuelle de la commune de

Clervaux. Organisé par Resonord,

celui-ci a pour ambition d’être une

vitrine de l’économie solidaire et

sociale. Les produits proposés

(céramique, bougies, biscuits ou

encore fruits et légumes) sont issus

d’ateliers protégés ou d’entreprises à

profit social.


Source: clervaux.lu

TROISVIERGES

La mobilité douce et électrique sera

mise à l’honneur le 19 septembre

prochain à Huldange, localité de

la commune de Troisvierges. Il

s’agira de découvrir ses alentours

avec un e-bike, un vélo à assistance

électrique, qui sera mis à la

disposition des plus curieux durant

tout un après-midi.


Source: visit-eislek.lu

ETTELBRUCK

La journée «Fit50Plus – Nationale

Sportsdag» s’est déroulée le 14

septembre dernier au Hall Omnisports

Frankie Hansen dans le cadre du

«Gesond Iessen – Méi Beweegen».

Cette initiative vise à motiver la

population senior à pratiquer des

activités physiques et sportives.

Les ateliers proposés étaient tous

personnalisés pour s’adapter au niveau

de chacun des participants.


Source: ettelbruck.lu

DIEKIRCH

Plus d’une centaine de participants ont pris part à la randonnée

cycliste Diekirch-Valkenswaard 2019 le dernier samedi d’août.

Cet événement populaire se déroule depuis 41 ans. Le départ a

eu lieu dans la ville à 7 heures pour un trajet de 262 kilomètres:

du Grand-Duché de Luxembourg, en passant par l’Eifel, la

Belgique et les Pays-Bas pour arriver aux alentours de 14

heures à Valkenswaard, à 13 kilomètres d’Eindhoven.


Source: diekirch.lu

©MAEE

BOURSCHEID

Paulette Lenert, la ministre de la Coopération et de l’Action

humanitaire, s’est rendue à Lipperscheid pour visiter la formation

«Let’s Net» en juillet dernier. Cette formation est dispensée en

collaboration avec le Programme alimentaire mondial (PAM) et

dure dix jours. Elle s’adresse à tous les collaborateurs d’agences

humanitaires désirant en apprendre davantage à propos de la

solution «emergency.lu».


Source: gouvernement.lu

PUTSCHEID

Le village de Stolzembourg, localité de la commune connue

pour son château, s’est retrouvée totalement fleurie le

14 septembre dans le cadre de la «Pflanzenbörse». Une

cinquantaine d’exposants s’est ainsi rassemblée pour cette

exposition et vente de plantes, d’outils, de produits régionaux

ou encore de décorations. Des animations et des espaces

créatifs pour les enfants ont également été prévus.


Source: visit-eislek.lu

ETTELBRUCK

Les 21 et 22 septembre prochains, Ettelbruck, le Musée Patton

et le groupe de recherches et d’études sur la guerre 1940-1945

commémoreront le 75 e anniversaire de la double libération du

Grand-Duché mais aussi de la ville qui avait eu lieu les 11 et 25

septembre 1944 par les troupes alliées. Les cérémonies sont

placées sous le haut patronage de l’ambassade américaine à

Luxembourg.


Source: visit-eislek.lu

ESCH-SUR-SÛRE

La commune, en collaboration avec le

ministère de la Famille, de l’Intégration

et à la Grande Région ainsi que l’Office

luxembourgeois de l’accueil et de

l’intégration (OLAI), a lancé un appel

aux bénévoles. Cette aide bienvenue

se concentre autour de la structure

d’hébergement pour les demandeurs

de protection internationale de la

commune. Elle concerne notamment

l’aide aux devoirs à domicile et

des tables de conversation pour

l’apprentissage des langues françaises

et luxembourgeoises.


Source: esch-sur-sure.lu

TROISVIERGES

Les 28 juillet 4, 11 et 18 août derniers

se sont déroulées quatre promenades

guidées sur le sentier des passeurs.

Ce circuit pédestre retrace les opérations

et le parcours qu’empruntaient les

passeurs vers la Belgique aux alentours

de la commune. D’une distance d’environ

8 kilomètres, la randonnée a duré

environ trois heures.


Source: troisvierges.lu

VIANDEN

La salle Vic Abens du Château de

Vianden accueillera un concert le

dimanche 29 septembre prochain.

Celui-ci est dédié aux musiques de

films comme Westwood, Bella Ciao,

Interstellar ou encore Cinema Paradisio.

Elles seront revisitées par plus de 20

cellistes, accompagnés de percussions.


Source: castle-vianden.lu

BECKERICH

«Saints, guérisseurs, intercesseurs,

dévotion populaire et remèdes

ancestraux», tel est le nom de la

conférence qui se déroulera le 19

septembre prochain au moulin de

Beckerich. Celle-ci proposera un

aperçu des différentes croyances et

dévotions appliquées à la maladie tout

au long des siècles jusqu’à aujourd’hui.

L’entrée sera gratuite et la conférence

s’effectuera en langue française.

Source: eventsinluxembourg.lu


Scania Ecolution

Qui a dit que durabilité

ne pouvait rimer avec

efficacité?

Des rendements élevés vont parfaitement de pair avec le respect de l’environnement. Grâce à leur faible

consommation de carburant, les moteurs SCR-only à réduction catalytique sélective de Scania sont un

excellent point de départ pour une flotte de véhicules plus écologique. En effet, une baisse de la consommation

de carburant permet de réduire les émissions de CO2, mais aussi les frais de carburant. Un avantage pour

l’environnement, mais aussi pour vos finances. Scania vous propose d’aller encore plus loin grâce à des modules

astucieux qui réduiront davantage votre consommation de carburant. Nos modules liés à la formation des

conducteurs ou aux contrats d’entretien, par exemple, augmenteront le taux de disponibilité de vos véhicules.

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58 LG

SEPTEMBRE 2019

L’esprit village de Rumelange

PAR PIERRE BIRCK

Entre Dudelange et Esch-sur-Alzette et à quelques encablures

de la frontière française, Rumelange souhaite revitaliser le

cœur de la ville en conservant l’esprit «village». Henri Haine,

bourgmestre, revient sur les différents projets et initiatives

pour développer sa commune.

Henri Haine

De l’énergie solaire à la voiture électrique

La commune est certifiée à 40% du Pacte

Climat, «mais nous avons l’ambition

d’aller au-delà des 50%. Des efforts ont été

réalisés ces dernières années, notamment

en ce qui concerne la réduction de la vitesse

en ville ou la protection de la nature avec

des formations pour notre personnel, les

fauchages tardifs, etc.

«Des analyses sur les possibilités d’utilisation

de panneaux photovoltaïques ou solaires

thermiques sont réalisées sur les nouveaux

bâtiments. La tribune de notre stade de

football incorpore déjà cette technologie.

Nous nous procurerons aussi davantage de

véhicules électriques. Nous avons d’ailleurs

été l’une des premières communes à s’en

être doté et nous envisageons aujourd’hui

d’intégrer plus de bornes de recharge.

Enfin, nous avons d’ores et déjà installé une

première station pour les vélos électriques

près de la gare et nous en ouvrirons deux

autres prochainement au parking du musée

des mines et sur la place Grande-Duchesse

Charlotte. En parlant du musée, nous

investirons près de trois millions d’euros

pour y intégrer la réalité virtuelle et

participer à l’extension du hall d’accueil et

d’exposition», développe Henri Haine.

Des milliers de voitures et de frontaliers

transitent chaque jour et congestionnent

les alentours, tant à Ottange en France

qu’à Rumelange. «Nous avons tout au

niveau des transports en commun, sauf

le train. Une ligne directe qui relie notre

commune à Tétange, Kayl et Noertzange

existe bien mais elle est complètement

délaissée. Autrefois, nous avions même une

ligne directe qui nous reliait à la capitale»,

déplore Henri Haine, bourgmestre de

Rumelange, lorsque l’épineux sujet de la

mobilité fait surface. La commune reste

relativement limitée dans sa marge de

manœuvre et Henri Haine espère que des

initiatives seront proposées par les CFL et

le ministère des Transports pour obtenir

davantage de possibilités avec le réseau

ferroviaire.

Conserver l’esprit «village»

Une telle mesure permettrait de

désengorger la commune aux heures

de pointe. «Des zones 30, des chemins

sécurisés, des indications, un éclairage

spécial sur les passages piétons,… ont

été instaurés pour inciter les habitants

à moins utiliser leurs voitures pour les

petits déplacements. Autrefois, les gens

évoquaient le village lorsqu’ils se rendaient

au centre-ville. Nous voulons perpétuer cet

esprit. Personnellement, je suis très heureux

que la commune ait su conserver quelques

commerces et magasins. C’est d’ailleurs

pour cette raison que nous souhaitons

remettre la place Grande-Duchesse

Charlotte aux piétons et calmer le trafic sur

la Grand-Rue», explique Henri Haine.

Une commune tournée vers le social

Si Rumelange est à l’étroit à cause du

manque de superficie, elle parvient tout

de même à garantir des logements à coût

modéré. «Beaucoup d’efforts ont été

réalisés. Nous avons par exemple une

cinquantaine de logements communaux

qui sont des logements sociaux. Nous

construirons 19 logements supplémentaires

destinés aux jeunes qui débutent dans la

vie active et prévoyons la mise en place

de logements pour seniors ces prochaines

années», conclut le bourgmestre. n


60 LG

SEPTEMBRE 2019

ECONOMIE

Nouveau cap

stratégique

pour le Technoport

Au cours de ces 21 dernières années, le Technoport n’a eu de cesse

de se réinventer et de diversifier ses activités et a ainsi dynamisé le

marché par les différentes initiatives qu’il y a lancées. Souhaitant

aujourd’hui focaliser ses efforts sur son cœur de métier, à savoir

l’accompagnement de startups, l’incubateur met en place des

changements stratégiques dans le but de se développer dans des

secteurs d’activité comme le spatial, la mobilité et les sciences de

la vie. Explications avec Diego De Biasio, CEO du Technoport.

Quelle a été l’évolution du Technoport

jusqu’à aujourd’hui?

Lors de sa création en 1998, le Technoport

faisait partie d’un Centre de Recherche

Publique (le CRP Henri Tudor). Notre

objectif principal était alors de créer un

lien entre la recherche publique et les

entrepreneurs actifs dans des domaines

technologiques et innovants. En tant

que premier incubateur du pays, nous

sommes apparus à une époque où on

parlait beaucoup moins de valorisation de

la recherche via la création de spin-offs.

Notre angle d’approche était dès lors plus

orienté vers l’entrepreneuriat externe.

Nous nous sommes ensuite développés petit

à petit et ce n’est qu’en 2012, lorsque nous

avons quitté le CRP Henri Tudor et fusionné

avec Ecostart – autre initiative supportée

par le gouvernement – que nous sommes

entrés dans une phase de développement

avec des modèles de fonctionnement et

de financement nouveaux. L’idée était

de trouver un positionnement au sein du

monde des incubateurs qui se développait

partout en Europe en trouvant un modèle

plus innovant. Nous avons alors développé

toute une série d’initiatives, souvent avantgardistes

pour le Luxembourg, comme

l’organisation des premiers hackathons, le

lancement du coworking, du FabLab, ou de

services comme les living labs et le Digital

Experience Studio.

Toutes ces initiatives ont été lancées en

tenant compte de l’impact que cela pouvait

avoir sur nos startups. Le dernier grand

projet que nous avons implémenté en ce

sens est «Tomorrow Street», une jointventure

avec Vodafone Procurement

Company qui cible les startups plus matures

en les accompagnant dans leur phase de

croissance.

Mais il faut aussi reconnaître que depuis

l’écosystème a beaucoup évolué avec

l’émergence d’autres initiatives autour

de l’incubation de startups, initiatives

portées par des structures privées ou semipubliques.

Ces évolutions s’accompagnent

d’une plus forte implication d’entreprises

établies dans l’écosystème gravitant autour

des startups et de l’innovation.

“Soutenir

la création et

le développement

d’entreprises

technologiques

et innovantes

au Luxembourg”

Quels sont les changements stratégiques

qui impactent actuellement votre structure?

Partant du constat précédent, nous avons

fait un exercice de repositionnement

stratégique afin de recadrer notre champ

d’action. Il nous semble particulièrement

important de nous remettre régulièrement

en question de cette façon pour conserver

un avantage compétitif par rapport à ce

qui se fait ailleurs au Luxembourg, mais

aussi à l’international. Nous estimons en

effet que notre rôle est entre autres celui

d’un laboratoire où l’on teste des nouveaux

concepts pour ensuite potentiellement les

transférer une fois maturés.

C’est ce qui nous avait déjà poussés à transférer

l’organisation de plusieurs activités

comme certains hackathons thématiques à

des partenaires dont il s’agissait davantage

du cœur de métier.

Lorsque nous nous sommes lancés dans

le coworking, il s’agissait d’une activité

relativement nouvelle au Luxembourg et

nous étions intéressés d’en explorer les

avantages pour nos entreprises. Aujourd’hui,

cette activité connait une véritable envolée

avec une multitude d’acteurs sur le marché.

Observant cela, nous avons décidé de

nous retirer de ce segment et d’arrêter le

coworking pour fin 2019.

Pour le FabLab l’analyse est un peu

différente. Ce laboratoire de prototypage

rapide a été créé en 2013 et deux ans plus


tard, nous avons décidé d’élargir la gamme

d’outils mise à disposition des utilisateurs

et avons déménagé au 1535° à Differdange.

Aujourd’hui, le FabLab est une des

structures les mieux équipées dans la

grande région, proposant du prototypage

rapide à partir des trois techniques

de fabrication numériques (additives,

soustractives et formatives). Nous avons

été les initiateurs de ce concept mais

avons constaté atteindre nos limites de

développement. Il n’a jamais été question

de fermer le laboratoire, mais toujours

de trouver un partenaire qui pouvait le

reprendre et l’aider à évoluer. Je suis ravi

que nous ayons trouvé le partenaire idéal

avec le Lycée des Arts et Métiers (LAM). Le

LAM reprendra l’activité dans l’objectif de

rapprocher le monde du travail à celui de

l’éducation, tout en conservant sa fonction

de plateforme de prototypage libre et

ouverte. Ce partenariat nous permettra

en outre de continuer à faire appel à ses

compétences pour la réalisation de projets

d’entreprises qui seront hébergées chez

nous.

Ces deux décisions stratégiques nous

permettront de développer des nouvelles

initiatives autour du soutien à la création

et au développement d’entreprises technologiques

et innovantes au Luxembourg.

Comment entendez-vous développer

vos activités dans le domaine de

l’incubation?

Nous travaillerons autour de nouveaux

services et de certains segments spécifiques.

En tant qu’incubateur générique, nous

avons jusqu’ici hébergé 153 entreprises,

dont 72 sont sorties et 40 sont toujours

hébergées au Technoport. Parmi les 72 il y

en a 18 qui ont été rachetées. Ces entreprises

œuvrent dans des domaines variés comme

l’environnement, les matériaux, l’industrie,

les logiciels B2B ou B2C, l’ICT,…

Il est important pour nous de maintenir

notre position de référence dans le domaine

du soutien à la création d’entreprises

technologiques et innovantes. Nous voulons

pour cela rester un incubateur générique

tout en approfondissant quelques verticaux

qui répondent aussi aux stratégies

gouvernementales afin de créer des

synergies à ce niveau. Pour cela nous

étudions actuellement comment développer

davantage certains axes comme le spatial,

les sciences de la vie et le domaine de la

mobilité en lien avec le campus de Bissen.

Nous ne changerons toutefois pas notre

philosophie et continuerons à jouer notre

rôle de laboratoire pour initier, tester et

maturer des nouveaux concepts et services. n

Technoport SA

9, avenue des Hauts-Fourneaux

L-4362 Esch-sur-Alzette

incubator@technoport.lu

www.technoport.lu

Diego De Biasio


62 LG

SEPTEMBRE 2019

ECONOMIE

Le financement vert:

une réelle opportunité

pour le Luxembourg?

Comment réconcilier capitalisme vert et économies alternatives? Quels sont les liens manquants

entre l’industrie financière et les entreprises locales qui aspirent à des pratiques économiques

plus durables? Le Dr Sabine Dörry, chercheuse associée au Luxembourg Institute of Socio-

Economic Research (LISER), et Christian Schulz, professeur en géographie et aménagement

du territoire à l’Université du Luxembourg, se sont donné pour objectif d’identifier les points

d’intersection potentiels en analysant le profil de la finance verte luxembourgeoise.

«Il y a tout d’abord un problème de

définition, ou pour être plus précise, un

problème de manque de définition»,

explique le Dr Sabine Dörry. «La

frontière entre les investissements

durables et ceux dits normaux n’a pas

encore été clairement établie. De plus,

il y a une grande variété de stratégies

d’investissement durable. Au sens large, la

finance verte comprend les domaines ou

projets d’investissement qui sont durables

au regard de critères environnementaux,

sociaux et de gouvernance (ESG). Mais

de nombreux actifs verts sont encore

gérés selon la logique d’une finance

financiarisée. Ils se focalisent davantage sur

la maximisation du profit économique que

sur des investissements à portée sociale et

environnementale. Encore plus ambitieuses

sont les stratégies d’investissement à impact

social (impact investing). Ici, l’objectif est

d’investir uniquement dans des projets

où l’impact environnemental et/ou social

peut être mesuré. Comment comparer ces

différentes approches d’investissement?

Comment savoir dans quelle mesure ces

investissements sont verts, durables et

générateurs d’impact? Franchement, nous

l’ignorons. C’est aux hommes politiques,

à l’industrie, aux chercheurs et à la société

civile de trouver une définition commune

de la finance verte. Autant dire qu’il s’agit

d’une tâche gigantesque!»

Les centres financiers déconnectés de

l’économie réelle

Un autre aspect de cet enjeu fondamental

est le fait que les centres financiers

internationaux, dont le Luxembourg,

restent la plupart du temps confinés

dans le secteur financier et sont encore

largement déconnectés de l’économie

réelle. «Même s’ils occupent le même

espace géographique, la finance globale

et l’environnement économique local ne

communiquent pas nécessairement entre

eux», poursuit le Dr Sabine Dörry. «Les

institutions financières préfèrent collaborer

avec d’autres institutions financières

dans les autres centres financiers. Nous

cherchons précisément à analyser le degré

de perméabilité entre ces deux unités

géographiques, à savoir le global et le

local: d’un côté, le centre financier en

tant qu’importante plateforme de savoir

financier et de l’autre, les environnements

locaux et régionaux en recherche de

financement pour rendre leurs économies

plus durables et plus vertes».

«Cela n’implique pas automatiquement

que la finance verte doit être locale et

à petite échelle», intervient Christian

Schulz. «Les économies régionales sont

tellement diverses que même si les acteurs

économiques parviennent à harmoniser la

définition de la finance verte, ils devront

adapter leurs stratégies pour combler les

besoins de financement de chaque région

ou communauté. Imaginez un investisseur

institutionnel qui cherche à investir dans

un ambitieux projet de reforestation mais

ignore totalement son impact sur la région

et sa communauté. A première vue, le projet

semble prometteur. Pourtant, à y regarder

de plus près, ce projet de reforestation

pourrait chasser de leurs terres les petits

fermiers du coin. Aussi longtemps que

l’industrie financière persiste dans sa

logique du rendement le plus élevé à tout

prix, il y aura toujours le risque que tous les

rendements ne soient pas durables dans le

vrai sens du terme. La grandeur d’échelle

pourrait également poser un problème.

Les investisseurs privés, qui possèdent

d’énormes portefeuilles d’actifs bloqués

(stranded assets) [1] et représentant des

milliards de dollars, sont de plus en plus

incités à se désinvestir des énergies fossiles

au profit d’investissements verts mais l’offre

de projets durables à grande échelle est trop

limitée pour répondre à cette importante

demande».

“Le Luxembourg

a pris des mesures

décisives en faveur

de la finance verte

mais certaines

initiatives

restent encore

déconnectées”

Une industrie naissante encore trop

fragmentée

«Cette fragmentation de l’industrie

financière verte est compréhensible et

normale à ce stade», observe le Dr Sabine

Dörry. «C’est un nouveau secteur et

nos sociétés sont dans un processus de

transition. Le Luxembourg est à cet égard

un banc d’essai idéal pour observer et

analyser l’élaboration et la modification des

structures financières, modèles et stratégies

politiques et économiques durables. Le

pays a pris des mesures décisives visant à


mettre en place et à améliorer les normes

de qualité. Citons, entre autres, l’agence

luxembourgeoise de labellisation des fonds

(LuxFLAG), une autorité compétente pour

certifier les produits financiers comme

les obligations vertes, les investissements

relatifs au changement climatique et

la microfinance et pour confirmer leur

conformité avec les critères ESG, ainsi que

le récent lancement du Luxembourg Green

Stock Exchange, une bourse exclusivement

dédiée à la cotation d’instruments financiers

verts se conformant à des critères stricts

d’éligibilité. Mais un grand nombre de

ces initiatives prometteuses reste encore

déconnecté».

«Les stratégies existent et doivent être

examinées et analysées en profondeur»,

conclut Christian Schulz. «Le rôle

des décideurs politiques locaux est

non négligeable dans ce processus

d’écologisation. Quelles sont leurs idées et

leurs approches? Quels sont leurs besoins

spécifiques? Nous sommes au tout début

de notre projet de recherche, qui a pour

objectif de renforcer les liens entre la finance

verte et les stratégies économiques vertes,

et actuellement, nous avons beaucoup plus

de questions que de réponses». n

[1] Plusieurs investissements, en particulier ceux relatifs à

l’énergie fossile, pourraient devenir des actifs bloqués. Parmi

les raisons qui expliquent la dévaluation de ces actifs, citons

les règlements nationaux limitant l’usage de l’énergie fossile

(empreinte carbone), une modification de la demande (par

exemple, une plus forte demande en énergie renouvelable en

raison des coûts plus faibles de l’énergie) ou même une action

légale.

Sabine Dörry

Christian Schulz

Luxembourg Institute

of Socio-Economic Research (LISER)

Maison des Sciences Humaines

11, Porte des Sciences

L-4366 Esch-sur-Alzette/Belval

contact@liser.lu

www.liser.lu


Robert Scharfe


LG

SEPTEMBRE 2019

65

ECONOMIE

Green Bong Channel:

a bridge between

China and Europe

The Luxembourg Stock Exchange launched its first Green

Bond Channel in partnership with the Shanghai Stock

Exchange two years ago. With the establishment of the Green

Bond Channel, opportunities were created for investors

outside China. The cooperation between the two exchanges

focuses on providing important information in English about

Chinese Green Bonds to international investors, bridging

the gap between the Chinese bond market and potential

international investors.

Copyright : Mike Zenari

The result of a long-term relationship

“The Green Bond Channel didn’t happen

overnight. It is the result of a longterm

relationship between China and

Luxembourg”, says Robert Scharfe, CEO

of the Luxembourg Stock Exchange. The

first contact between the Luxembourg Stock

Exchange (LuxSE) and the Chinese financial

industry date back to 1986, when the Bank of

China listed its first international bond on the

Luxembourg Stock Exchange. The People’s

Republic of China subsequently listed its

international bonds on the LuxSE in 1994.

The next major development happened

in 2011 when China decided to open up

its currency market. This meant that the

RMB could now be used for international

financial deals outside of China. That same

year the LuxSE listed the first so-called

Dim Sum bond outside greater China.

This led to frequent interactions which

developed over the following six or seven

years, especially in the Green Bond market.

“Unknown to many people is that the Chinese

Green Bond Market is very developed. That

is where our bilateral relations have developed

too. In 2016, we set up the Luxembourg

Green Exchange, a platform entirely

dedicated to green financial instruments that

started with Green Bonds. We concluded that

a major part of the market, which is Chinese,

had to be made accessible to international

investors too. We believed in the progressive

opening up of the Chinese capital markets to

the international investors which initially lead

to the stock connect and then to the Bond

connect. In this context, we said why don’t we

focus specifically on the green aspect of that

part of capital markets?”

The LuxSE therefore turned to the

green bond market in China and looked

at the various counterparties that might

be interested in developing this market.

Clearly, setting up such a channel would

present a number of challenges.

“The Green Bond

Channel is the

result of a longterm

relationship

between China and

Luxembourg”

The Green Bond Channel: a challenge

The Chinese market functions completely

differently to the international market.

There is significant variance in market

practice in comparison to what an

international investor might be used to, and

language barriers and local knowledge can

result in information asymmetry. Talking to

investors, it became clear that they had an

interest in investing in the Chinese green

bond market but would need some help in

doing so.

“Firstly, we had the language hurdle to

overcome. International investors can

buy Chinese bonds through different

mechanisms which have a certain degree of

complexity. But above all, there was a need to

educate the international investor as to what


66 LG

SEPTEMBRE 2019

ECONOMIE

Chinese securities are. While we know that

they are green bonds, the documentation

only existed in Chinese. The challenge was

to convince not only the exchanges with

whom we have started to develop this Green

Bond Channel, but also the issuers that it

would be in their interest to helping translate

the key documentation and make it available

to the international investor”, he says.

On the website of LuxSE, all data is available

without restrictions and free of charge. That

has stimulated additional demand from

foreign investors to buy Chinese securities.

Transparency is the key to all investments,

especially green investments. For

conventional instruments, there are all kinds

of regulatory requirements that need to be

fulfilled. The green part of a green security is

purely voluntary as there are no mandatory

disclosure requirements. When it comes to

China, where the standards are different, the

definitions are likewise different. This makes

it even more important to have access to the

information and make clear in which way

they differ from one another.

“We don’t judge the greenness of a bond,

but we require the information to be made

available to the investor. We’re just making

sure that all the documentation is available

to the investor who then, on that basis, can

make his or her own investment decision”.

Big steps

Through the introduction of the Green

Bond Channel, Chinese issuers are now

more visible to the international investor.

By coming to Europe, they have taken a

big step in the direction of the investor,

for whom Europe remains the platform

for international securities trading. Having

this information available on the LuxSE

platform also promotes Chinese domestic

products and brand names. Many of these

issuers are in the meantime also raising funds

directly in the international markets. By

adopting international green standards, the

international and domestic Chinese standards

became not only comparable with each other

but they are also progressively converging.

More choice, more diversity for the international

investor

For European and international investors,

these initiatives provide access to a very

important market. To be complete, one

should add that the Green Bond Channel

has been initiated with the Shanghai

Exchange.

“We recently signed an agreement to also

extend the Channel to green bonds listed

on the Shenzhen Exchange and, just as

important, we have also displayed in the

meantime the first bonds to be traded

on the China Interbank Bond Market.

The Chinese Interbank Market (CIBM)

represents more than 75% of the overall

market. That means the international

investor gets information access to bonds

coming from various different segments

and thus get a much wider choice of

investment opportunities than if they were

restricted only to the international part”.

It is above all a question of having more

choice, enabling investors to diversify their

sustainable investment portfolios getting

access to securities denominated in RMB

and gain exposure to the Chinese currency.

“We don’t judge

the greenness

of a bond,

but we require

the information

to be made

available

to the investor”

East meets West

Currently, the Exchanges have established

the Eastbound connection: international

investors accessing the Chinese market.

In the future, the aim is also to make

international securities, including in the

green domain, available on the platforms

of the exchange in Shanghai to Chinese

investors – in other words, creating a link

which ideally works in both directions.

Currently there are still restrictions for

Chinese investors in what products they

can buy, so this is work in progress.

“The Connect project is creating visibility for

Chinese companies, making their securities

widely available and by opening them up

to global markets, introducing them to

international standards. Looking at last year,

74% of the Chinese Green bonds already

conformed with international standards. We

believe that the number will continue to rise,

which would be a very positive development.

At the end of last year ADBC displayed 85

domestic bonds on our platform for the

counter value of more than 500 billion Euro.

To put this in perspective we typically list

some 11.000 new bonds annually for a counter

value of 1 to 1.2 trillion Euros”.

Of course, the trend towards sustainable

investing benefits the green bond market. It

is becoming more and more important for

investors to understand where their money

is going and what purposes it is being used

for. Where conventional instruments are

concerned, you do not always know what

impact the cash generated through a bond

issuance has. You know who the borrower

is, but you do not know what is happening

with the money. Green bonds provide

clarity. That is the key motivation and a key

trend in the market.

Green bonds – the future

There is a clear understanding at a political level

that responsible investments and sustainable

finance needs to be promoted further.

Investors are interested in understanding what

impact their money is having, even more so

for the younger generations. We have seen

the initiatives from the EU on its Action plan

for sustainable finance and the work that is

currently being done, not only in Europe

but across the world. This starts with the

taxonomy, defining what green activities and

assets are and then agreeing which standard

should be adopted – the more universal the

better. These standardisations create clarity

and certainty for the investor and will help

push the market forward.

“Trends such as the TCFD (Task Force on

Climate-related Financial Disclosures) in the

banking sector are progressively pushing in

the right direction. I think that the private

sector still has a long way to go on climate

and green initiatives. Corporates and banks

could use the green bond market much more

intensively, so I believe very much that we are

just at the beginning of a tremendous phase

of development. In five or ten years from now

green bonds will not be the exception but the

standard. The future of finance will be and has

to be green”. n

LEO Mag June 2019,

Luxembourg for Finance,

Marjolein Van Hoof.


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SEPTEMBRE 2019

BRÈVES ÉCONOMIQUES

PAR RAOUF HATIRA

La bonne santé

du marché de l’assurance

Après un début d’année prometteur,

l’activité du marché de l’assurance

poursuit son importante progression

au cours du deuxième trimestre de

2019: toutes branches d’assurances

confondues, les primes augmentent

de 53,80% par rapport à la même

période de l’exercice précédent. Sur

les six premiers mois de l’exercice

2019, l’encaissement global enregistre

une croissance de 69,55% avec des

primes en augmentation de 39,39% en

assurance-vie et de 210,97% dans les

branches de l’assurance non-vie.


Source: SIP

Kronospan automatise

ses processus de production

Dans le cadre de son programme

d’investissement doté de 300 millions

d’euros, l’entreprise familiale

Kronospan, installée à Sanem, procède

depuis 2017 à l’automatisation

de ses processus de production

conformément aux principes de l’économie

circulaire. Ainsi, Kronospan

produit à partir de biomasse plus

d’énergie qu’elle n’en consomme et

rend le bilan d’émission de CO 2

du site

passif. “Le projet d’investissement

industriel de Kronospan revêt un

caractère exemplaire en termes

d’économie circulaire et d’énergies

renouvelables”, a déclaré le ministre

de l’Economie Etienne Schneider,

lors d’une visite à l’entreprise.


Source: Kronospan

Cargolux et syndicats

trouvent un terrain d’entente

Après plus d’un an d’intenses

négociations, la direction de Cargolux

et ses partenaires sociaux, le LCGB

et l’OGBL, ont signé deux nouveaux

accords de travail collectifs. Un

accord couvre la période du 1 er

décembre 2018 au 31 décembre

2019 et le second entrera en vigueur

à compter du 1 er janvier 2020 jusqu’au

31 décembre 2022. Les accords

portent notamment sur l’augmentation

des salaires, l’amélioration de

l’équilibre travail-vie personnelle pour

les employés et la limitation des temps

de vol pour les pilotes.


Source: Cargolux

Le logement,

la préoccupation première au Luxembourg

L’Eurobaromètre de la Commission européenne, publié au mois

d’août, relève que 60% des personnes interrogées au Luxembourg

estiment que le problème majeur dans le pays est le logement. Le

taux est très élevé par rapport à la moyenne des pays européens

qui se situe au tour de 13%. Le manque d’espaces pour construire,

la demande de plus en plus grande à cause d’une croissance

soutenue sont autant de facteurs aggravants.

Source: Commission européenne/Opinion publique

© MECO

Stewart Bain, CEO of NorthStar Earth & Space; Étienne Schneider,

Deputy Prime Minister, Minister of the Economy

Des partenaires à la conquête de l’espace

Conformément à la volonté du gouvernement de développer

les investissements dans le domaine spatial, le ministre de

l’Économie, Etienne Schneider s’est rendu au Canada, au siège

social de NorthStar Earth & Space, une startup spécialisée dans

les systèmes d’information relatifs à la gestion des débris dans

l’espace. L’initiative Clean Space évaluerait l’utilisation des

services d’information NorthStar sur la Terre et l’espace avec

l’aide des satellites, des secteurs financiers et d’assurances

luxembourgeois, afin de traiter certaines des questions clés liées

à la gestion du trafic spatial, à la commercialisation durable des

activités spatiales et aux produits d’assurance pour l’espace.


Source: Ministère de l’Economie

Création d’un Pôle automobile européen

Le 27 juin 2019, le Pôle automobile européen (PAE) a officiellement

vu le jour. Piloté par la Chambre de Commerce et d’industrie

Grand Est (en France), ce pôle rassemble 12 partenaires: français,

allemands, belges et luxembourgeois. Doté d’un budget global

de 2,2 millions, l’objectif du Pôle automobile européen est de

mettre en place et de développer une coopération entre les

clusters automobiles de la Grande Région, afin de favoriser l’internationalisation

de leurs quelques 800 organisations membres.


Source: Luxinnovation

Wallenborn se met à l’électrique

La société de transport Wallenborn teste actuellement un

tracteur de terminal entièrement électrique à l’aéroport Findel de

Luxembourg, qui remplacera les véhicules à moteur diesel. Luxair

soutient cette initiative en fournissant des bornes de chargement.


Source: Wallenborn

Pour un engagement durable

Dans le cadre de sa politique RSE,

LIFTEUROP place le respect de

l’environnement au cœur de sa

stratégie et accorde une attention toute

particulière au développement durable.

La société en attend autant de la part de

ses fournisseurs. Ils doivent, par exemple,

signer un cahier des charges dans lequel

ils s’engagent à être conforme à la

réglementation européenne REACH,

pour mieux protéger la santé humaine

et l’environnement contre les risques liés

aux substances chimiques.


Source: LIFTEUROP

Le télétravail, une solution

aux problèmes de mobilité

Selon le nouveau président de l’ALEBA,

Roberto Mendolia, la meilleure solution

pour lutter contre les problèmes de

mobilité est de permettre à chaque

salarié, tant que son métier et sa

fonction le lui permettent, de limiter les

déplacements quotidiens, en favorisant

le télétravail et le travail à distance.

L’ALEBA demande un meilleur soutien

de la part du gouvernement, en

négociant avec les gouvernements

des pays frontaliers, et en offrant des

incitations fiscales aux entreprises.


Source: ALEBA

La conduite autonome progresse

S’étendant sur 215 kilomètres entre la

France, l’Allemagne et le Luxembourg,

la conduite autonome et connectée est

un exemple parfait de partenariat entre

trois pays voisins. La 5GCroCo, l’un des

premiers projets utilisant la technologie

5G, est une plateforme d’innovation

technologique ouverte, au service de

la mobilité intelligente. Les trois pays

travaillent ensemble pour harmoniser

la réglementation et les procédures sur

toute la zone d’essai.

Source: Chambre de commerce

Prévisions d’inflation:

1.9% pour 2019

et 1.7% pour 2020

Selon le Statec, contrairement au reste

de la zone Europe qui se maintient

largement au-dessous de 2%, l’inflation

flirte avec ce taux depuis la fin de

2018 au Luxembourg. L’évolution

dynamique des prix des services y

contribue largement. Sur les prochains

mois, l’inflation nationale devrait

d’abord ralentir puis rebondir suite

à l’échéance de la tranche indiciaire

prévue pour le 4 e trimestre.


Source: Statec


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72 LG

SEPTEMBRE 2019

DÉVELOPPPEMENT DURABLE

Ein neuer Deckenträger

für ein neues Büro

Die Firma Steffen Holzbau entwickelte ein Bauteil, das es

bisher noch nicht gab. Für die Erfinder stand Flexibilität im

Fokus. Mit ein bisschen Glück gibt es dafür bald ein Patent.

Im neuen Bürogebäude ist die Firma schon zufrieden mit der

neuen Konstruktion.

Anpassungsfähig, dynamisch und mobil

zu sein, das sind Anforderungen an die

moderne Arbeitswelt. „Wieso sollten

wir diese Anforderungen nicht mal an

Gebäude stellen?“, fragten sich Ingenieure

des Unternehmens Steffen Holzbau s.a.

und entwickelten, gemeinsam mit ihrem

langjährigen Partner, dem Statikbüro Phip

International, ein Bauteil, das ganz neue

Gebäudekonzepte ermöglicht. „Decke

der Zukunft“, so nennt der Ingenieur

Christian Leber die Erfindung salopp.

Der Fachausdruck: „Weitgespannte

Verbunddecke“. Durch diese Konstruktion,

lässt sich die Gebäudenutzung extrem

flexibel gestalten.

Innenwände können frei geplant und

verändert werden. Das ist dann ein Vorteil,

wenn sich die Raumanforderungen

ändern. Braucht es etwa Büros in einem

Gebäude, kann man schnell und leise

Wände ziehen. Braucht es dagegen große

Hallen zur Lagerung von Material, ist

dieser Platz schnell geschaffen. Ohne

das es zusätzliche Stützen braucht. Die

Flexibilität geht soweit, dass auch weitere

Geschosse problemlos aufgestockt werden

können. Braucht man sie irgendwann

nicht mehr, ist alles in kürzester Zeit

demontiert.

Das Geheimnis besteht darin, dass die

gesamte technische Gebäudeausrüstung,

also z. B. Lüftungs- und Stromleitungen

sowie die Netzwerkinfrastruktur nicht in

die tragende Struktur integriert sind. Die

Leitungen sind also nicht mehr im Beton,

sondern in hölzernen Hohlräumen, die alle

erdenklichen Gestaltungsmöglichkeiten

bieten. Es scheint überflüssig zu erwähnen,

dass Holz der Hauptbaustoff ist, aus dem

das Deckensystem besteht. Nachhaltigkeit

ist nämlich das Credo der Firma. Und

das System ermöglicht es, Gebäude

äußerst langlebig zu gestalten. Weil es ein

vergleichbares System nicht gibt, liegt das

Konzept jetzt beim Patentamt. Es feiert

sein Debut im neuen Bürogebäude der

Firma, welches auf Anfrage auch gerne

besichtigt werden kann.

„Ein Rohbau steht in zwei bis drei

Wochen“

Mitte August mussten die Mitarbeiter

umziehen. „Es wurde einfach zu klein“,

meint Geschäftsführer Stephan Hostert

„und da haben wir diese neue Konstruktion

sofort ausprobieren können.“ Bisher

funktioniere alles einwandfrei. Innerhalb

eines Jahres war das 2.600 Quadratmeter

große Gebäude geplant und aufgebaut

worden. Diese Schnelligkeit sei nichts

Ungewöhnliches bei Holzbauten. In

der Regel seien sie etwa drei bis sechs

Monate schneller fertiggestellt als ein

Steinbau. Ein Rohbau stehe in zwei bis

drei Wochen. Das liege daran, dass alle

Konstruktionsteile schon fertiggestellt zur

Baustelle geliefert werden und dort nur

noch von den ausgebildeten Facharbeitern,

montiert werden müssen, erklärt Mark

Weber aus der Abteilung für Kalkulation

und Marketing.

„Unsere hohe Qualität kann nur durch

unsere Mitarbeiter und langjährigen

Partner sichergestellt werden“, ist

sich Weber sicher. Deswegen werde

ihnen auch besondere Wertschätzung

entgegengebracht. Als Weber

durch das Gebäude läuft, grüßt er

Anna, eine Reinigungskraft, beim

Vornamen. „Das Du gehört zu unserer

Unternehmensphilosophie.“ Für ihn

ist das ein Indikator für den Erfolg des

Unternehmens. Nicht das Duzen, sondern

dass sich die Mitarbeiter und Chefs auf

Augenhöhe begegnen und die Arbeit jedes

Angestellten besonders wertgeschätzt

wird. Das zeigt sich unter anderem im

betrieblichen Gesundheitsmanagement.

Im angegliederten Gesundheitszentrum

„aktiva“ dürfen die Mitarbeiter Sport

machen, Kurse besuchen oder auch an

einer Ernährungsberatung teilnehmen.

Alles auf Kosten des Hauses. Die

Bemühungen um das Wohlergehen der

Angestellten, wurden auch schon mit

dem Zertifikat „Entreprise Socialement

Responsable“ gewürdigt.

Die Fürsorge für die Mitarbeiter hatte

auch Einfluss auf die Planung des neuen

Büros. „Stundenlang haben wir hier

mit Fachleuten zusammengesessen

und Konzepte durchgedacht, wie wir

ein perfektes Arbeitsumfeld schaffen

können, dass trotz der schlechten

Akustikeines Großraumbüros eine gute

Kommunikation ermöglicht“, erzählt

Weber. Sie haben es geschafft. Mittels eines

neuen Bürokonzeptes mit verschiedenen

Arbeitszonen und Rückzugsmöglichkeiten

hat jetzt jeder seine Ruhe, aber eben auch

die Möglichkeit sich auf kurzen Wegen

mit Kollegen auszutauschen.

„Jeder Werkstoff wird da benutzt, wo

er sinnvoll ist“

Solches neu generierte Fachwissen, wie

zur Reduzierung von Lärmbelästigung,

geben sie natürlich auch weiter, wenn sie

ihre Kunden beraten. Von der Planung

bis zum schlüsselfertigen Objekt stehen

sie ihren Auftraggebern als Partner zur

Seite und beraten dabei kundenorientiert.

Dabei ist Holz zwar immer der Werkstoff

der ersten Wahl, aber manchmal bietet es

sich an Stahl oder Beton hinzuzuziehen.

Steffen Holzbau prüft sehr genau,


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welcher Materialmix aus statischen,

wirtschaftlichen, ökologischen und

ästhetischen Gesichtspunkten am ehesten

in Frage kommt. „Jeder Werkstoff wird

da benutzt, wo er sinnvoll ist“, erklärt

Hostert. Als Faustregel gilt: „Umso höher

die energetischen Anforderungen, desto

besser wird Holz auf allen Ebenen“, erklärt

Weber im Gespräch mit der Letzebuerger

Gemengen.

„Umso höher die energetischen Anforderungen,

desto besser wird Holz auf

allen Ebenen“

„Holz steht für ein gesundes Raumklima,

für geringe Heizkosten, für eine warme

Atmosphäre und für Effizienz sowie

Nachhaltigkeit“, schwärmt Hostert. Das

gestiegene Umweltbewusstsein spiele dem

Unternehmen dabei in die Karten. Was

nämlich noch nicht erwähnt wurde: Holz

speichert CO 2

ein und wächst zuverlässig

nach. Damit baut Steffen Holzbau also

nicht nur Gebäude, die sich frei auf die

Kundenwünsche anpassen lassen, man

leistet mit der Errichtung von Holzbauten

also obendrein auch noch einen aktiven

Beitrag zum Klimaschutz. n

Steffen Holzbau S.A.

13, rue Flaxweiler

L-6776 Grevenmacher

info@steffen-holzbau.lu

www.steffen-holzbau.lu

Photos : Copyright Steffen


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SEPTEMBRE 2019

DÉVELOPPPEMENT DURABLE

Lamesch développe

son offre commerciale

Quels sont les nouveaux services que

vous proposez?

La société Lamesch, présente au Luxembourg depuis plus de

55 ans propose son expertise dans la gestion des déchets. Que

ce soit pour les communes, les entreprises ou les particuliers,

Lamesch collecte tous types de déchets et met à disposition

les contenants adéquats. Nathalie Hiegel, directrice commerciale,

nous présente les nouveautés en matière de collecte et

location.

Nathalie Hiegel

La collecte de déchets est historiquement

notre cœur de métier. Avec les années, nous

avons développé notre offre de services. En

plus de la collecte, nous traitons les déchets

sur notre site et proposons toute une gamme

de prestations autour de l’assainissement,

du nettoyage industriel et de la location.

À ce jour, une partie de notre activité est

occupée par la collecte en porte-à-porte

que nous effectuons pour le compte des

communes. Nous collectons les papierscartons,

le verre, le plastique, les déchets

biodégradables, verts et résiduels. Autant de

déchets qui nécessitent des bacs de collecte

différents. Les communes planifient leur

collecte à fréquence régulière et durant ce


LG

SEPTEMBRE 2019

75

temps, les habitants doivent stocker leurs

déchets dans les bacs dédiés. À l’usage, ces

bacs finissent par se salir et parfois à sentir

mauvais.

Afin de pallier ce problème, nous accompagnons

désormais notre offre de collecte

de déchets à une offre d’hygiène. En effet,

les communes peuvent choisir d’assortir la

collecte avec un lavage de poubelles. Ce

service s’adresse également aux résidences.

Nous sommes aussi spécialisés dans

la location de toilettes mobiles. Nous

proposons des cabines individuelles, des

urinoirs, des remorques et depuis peu des

modules autonomes.

Comment fonctionne votre service de

nettoyage de poubelles?

Pour l’usager, rien ne change, il sort

sa poubelle le jour de la collecte et il la

retrouve propre une fois le service effectué.

Nos camions de lavage procèdent d’abord

à la collecte de la poubelle puis après la

vidange, le cycle de lavage est enclenché.

Le service est fait en 2-en-1 ce qui permet

d’être économique et écologique car un seul

camion est sur la route!

Nos camions sont compatibles avec les

poubelles de 40 à 1.100 litres. En plus d’être

hygiénique, ce service participe à l’entretien

du parc de poubelles et est apprécié des

résidents.

Les camions peuvent, suivant l’équipement

de la commune, laver une ou deux poubelles

simultanément. Les eaux de lavage sont

récupérées à la fin du processus de nettoyage

et sont ensuite acheminées et traitées en

station d’épuration.

“Les camions

peuvent, suivant

l’équipement

de la commune,

laver une ou

deux poubelles

simultanément”

ces dernières doivent être raccordées au

réseau d’eau, d’évacuation et d’électricité.

Jusqu’à peu, notre offre était composée

de la sorte. Désormais, nous proposons

également des modules sanitaires

autonomes. Ils sont composés de quatre

cabines WC et fonctionnent en totale

autonomie grâce à une réserve d’eau claire

pour les chasses d’eau et lave-mains et

d’une cuve de réception pour les eaux usées.

L’alimentation électrique est assurée par

des panneaux solaires situés sur le toit du

module. Cet équipement est idéal pour les

manifestations en plein air qui se déroulent

loin de tout raccordement.

Notre offre de location de toilette est

complète et peut être accompagnée de

notre micro-parc à container qui permet

de trier différentes fractions de déchets

(papier, carton, verre…) en un seul et

même endroit. Les fractions à trier sont

personnalisables selon les besoins. n

Cette opération est très rapide puisqu’elle

ne prend que 4 secondes par cycle de

lavage. Chaque poubelle est lavée avec

une eau chauffée à 45°C. L’intérieur de la

poubelle est lavé à l’aide d’un bras équipé

à son extrémité d’une buse rotative à haute

pression. L’extérieur, la collerette ou le

couvercle de la poubelle peuvent être lavés

sur demande spécifique du client à l’aide

d’un pistolet à haute pression.

La fréquence de lavage est déterminée par

la commune ou par le syndic s’il s’agit d’une

prestation pour les résidences.

Vous parlez également de votre offre

de location liée aux toilettes mobiles,

qu’est-ce qu’un module autonome?

Nous disposons d’un parc de toilettes

mobiles important puisque nous proposons

plus de 1.000 toilettes à la location. Nous

avons principalement des toilettes de

chantier puis des toilettes haut de gamme,

que l’on nomme VIP pour les manifestations

ainsi que des urinoirs. Ces toilettes

sont autonomes et peuvent être placées

n’importe où. Nous disposons également

de remorques sanitaires composées de

toilettes, urinoirs et lave-mains. Cependant,

LAMESCH Exploitation s.a.

12, ZI Wolser 2

B.P. 75

L-3201 Bettembourg

lamesch@lamesch.lu

www.lamesch.lu


76 LG

SEPTEMBRE 2019

DÉVELOPPPEMENT DURABLE

Wako redonne du souffle

à nos poumons verts

Malgré les recommandations de l’Accord de Paris et autres

rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental

sur l’évolution du climat), les émissions anthropiques de

dioxyde de carbone ne cessent de grimper et constituent

l’un des plus grands enjeux de société de ce début de siècle.

La sensibilisation fait toutefois son chemin et de plus en plus

d’acteurs se mobilisent pour le climat. C’est le cas de Wako,

fabricant de portes et fenêtres, qui s’est fixé pour objectif

la réduction drastique de son empreinte écologique jusqu’à

atteindre la «neutralité carbone». Explications avec Patrick

de Briey, directeur et responsable RSE.

Wako fabrique des portes et fenêtres depuis

1930. La PME d’alors s’est agrandie,

structurée et compte aujourd’hui quelques

210 employés répartis sur trois sites, en

Belgique et au Luxembourg. En 2013, la

société s’est lancée dans un profond travail

de réflexion sur les valeurs de l’entreprise

qui jetteront les bases de son action en

termes d’écoresponsabilité.

L’arithmétique du carbone

En 2016, Wako croise la route de l’ONG

Graine de Vie, qui reforeste l’île de

Madagascar pour compenser l’empreinte

carbone des entreprises, et en devient l’un

des sponsors. Rapidement, cela ne suffit plus

au fabricant qui, courant 2018, se fixe pour

objectif d’atteindre la «neutralité carbone»

dans les deux ans. Elle fait alors appel à la

société CO 2

Strategy qui l’accompagne

dans l’établissement de son bilan carbone.

Après dix mois de collecte et d’analyse de

données, le verdict tombe: Wako produit

annuellement un peu plus de 15.000 tonnes

de CO 2

. C’est alors tout un plan d’action

qui s’établit autour des données collectées

et qui se décline sur deux axes: d’une part,

la réduction des émissions de CO 2

et, de

l’autre, la compensation carbone. «Nous

nous sommes fixés pour objectif de réduire

nos émissions de 20% à l’horizon 2020.

C’est un taux ambitieux pour une entreprise

de production. Il reste alors une part de

80% que nous qualifions d’incompressible

et qu’il nous faut compenser», explique

Patrick de Briey.

Déterminer des priorités

«Il y a toute une série de leviers possibles

pour réduire les émissions de CO 2

et le

bilan carbone nous a aidés à déterminer

des priorités», précise Patrick de Briey.

Wako concentre ainsi une grande partie de

ses efforts sur la logistique et le transport,

activités gourmandes en énergie, et

travaille sur l’optimisation du transport des

marchandises, l’organisation des tournées,

la qualité et la performance de ses véhicules

et le transport de son personnel. En plus,

la société a mis en place une stratégie

de gestion opérationnelle des déchets

efficace qui lui a valu sa labélisation par

la SuperDrecksKëscht. Elle a également

installé des panneaux solaires sur plusieurs

de ses bâtiments, ce qui lui permet

d’alimenter ses véhicules électriques grâce

à sa propre énergie verte.

“Les entreprises

ont un rôle essentiel

à jouer dans la transition

écologique”

La responsabilité de tout un réseau

Wako s’est engagée à compenser à 100%

l’empreinte carbone générée par son activité

industrielle et commerciale. Généralement,

la compensation passe par l’investissement

dans des projets de «puits carbone» tels que

des actions de reforestation. Wako prend

ses responsabilités en contribuant au projet

de Graine de Vie mais ne peut prétendre à la

neutralité carbone sans impliquer l’ensemble

de son réseau: «70% de nos émissions sont

liées à nos intrants, autrement dit, à toutes

les marchandises produites en amont par

nos fournisseurs et à leur transport jusqu’à

nous. Si l’on veut atteindre notre objectif,

il est donc primordial qu’on sollicite et

qu’on sensibilise nos fournisseurs à la

problématique puisque la réduction de leur

empreinte limite par conséquent la nôtre.

Ce travail de sensibilisation entre dans la

logique de fonctionnement qu’on a toujours

privilégiée et qui consiste à travailler en

partenariat avec tout l’environnement de

l’entreprise», poursuit Patrick de Briey.

Pour que la chaîne soit complète, la société

cherche également à sensibiliser ses clients.

Le but: que sur une base volontaire, ceuxci

soutiennent l’association Graine de Vie

et compensent ainsi la dernière partie de


l’empreinte carbone de Wako. Depuis la fin

du mois de juin, l’entreprise propose donc

à ses clients de compenser leur chantier

en reversant à Graine de Vie 1 euro par

fenêtre en PVC et 3 euros par fenêtre en

aluminium.

inspireront d’autres entreprises. Le but est

de susciter une réflexion qui mènera à la

conscientisation d’un plus grand nombre de

personnes sur ces enjeux qui sont désormais

essentiels», conclut Patrick de Briey. n

Graine de Vie

Patrick de Briey

En chiffres, l’intention est de parvenir à

planter, fin 2020, 180.000 arbres par an.

«Depuis que nous travaillons avec Graine

de Vie, nous avons contribué à planter

80.000 arbres à Madagascar», explique le

directeur.

Et demain?

«Si l’on parvient à notre objectif, ce que

j’espère et crois fermement, on ne s’arrêtera

pas là. Pourquoi ne pourrait-on pas être

négatifs en carbone? Il n’y a pas de limite.

Les entreprises ont un rôle essentiel à

jouer dans la transition écologique parce

qu’elles impliquent dans leurs activités

une large part de la population. J’espère

que nos initiatives encourageront et

Wako

Z.A.C. Haneboesch II

L-4563 Differdange/Niederkorn

info@wako.lu

www.wako.lu

Graine de vie est une Organisation Non

Gouvernementale créée sous forme d’ASBL

de droit belge et de droit luxembourgeois,

qui se donne pour objectif la compensation

de l’empreinte écologique des citoyens et

des entreprises des pays industrialisés par

la reforestation à Madagascar et au Togo.

Son budget annuel actuel s’élève à 350.000

euros, une somme qui lui a déjà permis de

planter quelques 15 millions d’arbres. L’ONG

demande aujourd’hui à être reconnue en tant

qu’organisme d’utilité publique. Un statut qui

devrait encourager les dons (qui seront alors

fiscalement déductibles) et qui permettra à l’ONG

de bénéficier de l’aide de l’Etat luxembourgeois.

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80 LG

SEPTEMBRE 2019

BRÈVES COMMUNALES – EST

PAR PIERRE BIRCK

BEAUFORT

Le «Beaufort Biker Days Luxembourg»

s’est déroulé les 2 et 3 août derniers. Le

plus grand festival de motos au Grand-

Duché, du Bénélux et de la Grande

Région a réuni plusieurs centaines

de curieux. Ces deux jours de fête

ont également rimé avec événement

caritatif puisque les organisateurs

ont notamment soutenu la Fondation

Autisme Luxembourg (FAL).


Source: beaufort.lu

CONSDORF

«An der Loupescht», le club senior de

la commune, a organisé sa première

semaine de la santé du 15 au 21 juillet

dernier. Le programme était diversifié

avec différentes activités physiques

comme la marche nordique ou des

cours de fitness. Des cours de cuisine

et une conférence sur la nutrition ont

également été proposés.


Source: consdorf.lu

ECHTERNACH

Autorisée par la Fédération du Sport

Cycliste Luxembourgeois, la 30 e

édition de la Charly Gaul s’est déroulée

le 8 septembre. Cette course est une

épreuve cyclosportive (Gran Fondo).

Depuis 2008, les départs et les arrivées

ont lieu à Echternach sur la place du

marché. Deux parcours, de 160 et

105 kilomètres, ont été proposés aux

participants qui ont pu rouler dans

le nord du Luxembourg et la Petite

Suisse.


Source: lacharlygaul.lu

GREVENMACHER

Promouvoir les vins et crémants

luxembourgeois, voici le principal

objectif de la Fête du raisin et du vin qui

s’est déroulé dans la commune les 6, 7

et 8 septembre derniers. Dans un cadre

festif, entre concerts, intronisation de

la reine du vin, animations, parades,

feu d’artifice ou cortège folklorique,

les viticulteurs ont pu présenter leurs

derniers produits.

Source: eventsinluxembourg.lu

JUNGLINSTER

Le centre culturel Am Duerf accueillera une séance info-santé

le 17 septembre prochain à 14 heures sur le thème «Grandir en

sécurité, petits bobos du bébé et du jeune enfant (0 à 4 ans)».

Cette séance d’information gratuite est organisée par la Ligue

médico-sociale.


Source: eventsinluxembourg.lu

BERDORF

La commune recherche des pompiers bénévoles. Une réunion

d’information aura lieu à ce sujet le mercredi 18 septembre

prochain au Pompjeesbau. Les soldats du feu souhaitent

engager de nouveaux membres pour travailler avec une équipe

jeune et dynamique. La prochaine réunion aura lieu en le 3

octobre.


Source: berdorf.lu

LENNINGEN

La commune a effectué un reclassement au lieu-dit «Doussewiss

– Hakebiergerbrill» dans la localité de Canach. Le Plan

d’Aménagement Général ainsi modifié concerne les terrains

situés aux abords de la rue de Lenningen qui vise notamment à

reclasser une partie de la zone de sports et de loisirs en zone de

bâtiments et d’équipements publics. Un nouveau site scolaire

devrait effectivement y être installé.


Source: lenningen.lu

MERTERT

La Commission consultative communale d’intégration de

la commune organisera des cours de luxembourgeois de

différents niveaux à partir du 23 septembre. Les inscriptions

s’effectuent au bureau de la population de l’administration

communale. Un diplôme sera également délivré à toutes les

personnes ayant participé à au moins 70% des cours qui sont

agrées par le ministère de l’Education nationale, de l’Enfance

et de la Jeunesse.


Source: mertert.lu

REMICH

La Fédération luxembourgeoise

d’athlétisme organisera le semimarathon

de la route du vin qui existe

depuis près de 50 ans. Disputée

entre Remich et Ehnen, cette course

compte en moyenne plus de 1.500

participants. La compétition accueillera

quelques athlètes expérimentés.

D’une distance de 21,098 kilomètres,

ce semi-marathon se déroulera le 29

septembre sur un parcours plat et

rapide à travers la vallée de la Moselle.


Source: visitremich.lu

ROSPORT-MOMPACH

Un projet de logements à coût

modéré sortira de terre d’ici 2021.

Quatre appartements et quatre

maisons en bande seront construits

et seront prioritairement destinés

aux habitants de la commune. Les

appartements seront loués tandis

que les maisons sont dédiées à

l’achat pour une fourchette de prix

entre 350.000 et 400.000 euros. Le

projet a notamment été initié par le

bureau de conseil MC Luxembourg.

Source: rosportmompach.lu

BEAUFORT

Une grande fête sera organisée le

22 septembre prochain de 11 à 16

heures à la maison relais/crèche à

Beaufort qui célèbre cette année son

10 e anniversaire. Animations et jeux

seront garantis durant la journée.

L’auberge de jeunesse participera

également aux festivités.

Source: eventsinluxembourg.lu

REMICH

La ville de Remich a organisé le

festival crémant et culture, ce

dimanche 15 septembre en marge

de la traditionnelle kermesse. Outre

les manèges et les attractions, les

viticulteurs de Remich ont pu proposer

leurs meilleurs crémants et vins durant

une grande partie de la journée sur la

place Dr. F. Kons.


Source: visitremich.lu


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82 LG

SEPTEMBRE 2019

Betzdorf,

entre dynamisme et expansion

PAR PIERRE BIRCK

Située dans l’arrière-pays mosellan, à l’est du territoire grandducal,

la commune de Betzdorf s’est agrandie ces dernières

années. Jean-François Wirtz, bourgmestre, présente les

différents projets de sa commune et revient sur ses atouts,

notamment touristiques.

relier avec l’ancien moulin qui se trouve de

l’autre côté de la rive et dans lequel sont

installées plusieurs associations», détaille

Jean-François Wirtz. Ces mesures visent

notamment à redynamiser le village, les

petites et moyennes entreprises de la région

et l’arrière-pays de la Moselle.

Jean-François Wirtz

Des initiatives pour améliorer le Pacte

Climat

Des points forts, divers et variés

Betzdorf, Roodt-sur-Syre, Olingen,

Mensdorf et Berg sont les localités qui

composent l’administration communale de

Betzdorf et toutes possèdent leurs points

forts. «Deux piliers sociaux l’animent. La

Croix-Rouge, située à Berg, entreprend

des travaux très précieux pour les enfants

qui ont besoin d’aide. Il en va de même à

Betzdorf, avec l’Institut Saint-Joseph, qui

accompagne les personnes mentalement et

physiquement handicapées. Ils fabriquent

divers types d’objets qui sont ensuite vendus

dans l’épicerie de la commune. L’opérateur

de satellites SES ASTRA se trouve

également sur notre territoire. Je pense aussi

à Olingen qui est un village rural typique

où l’ancrage agricole reste très présent ou

encore à Mensdorf, la pittoresque, qui est

connue pour son ancienne forge», décrit

brièvement le bourgmestre Jean-François

Wirtz.

Exploiter le potentiel touristique

Ces points forts dévoilent un potentiel

touristique que les élus souhaitent

exploiter au maximum. «A mes yeux,

c’est un atout. Un lieu comme l’ancienne

carrière «Widdebierg» à Mensdorf, qui

fournissait des pavés pour tout le pays,

nous pousse à réaliser plus d’efforts en

matière de tourisme. Des sentiers culturels

et panoramiques relient tous les villages de

la commune, on y trouve notamment le

tronçon pour le pèlerinage de Saint-Jacques

de Compostelle», étaye-t-il.

Jean-François Wirtz tient à rappeler

l’importance du projet de construction d’un

restaurant-brasserie convivial à Olingen, en

lieu et place d’une ancienne ferme qui a été

cédée à la commune deux ans auparavant.

«Il sera également prévu d’y installer deux

chambres bed and breakfast. Un ruisseau

se trouve sur ce site, nous prévoyons de le

Certifiée à 50% du Pacte Climat, Betzdorf

a déjà entrepris plusieurs initiatives pour

réduire son impact environnemental.

«Nous avons mis à disposition de nos

citoyens un bus communal de 6 à 20 heures.

Il traverse toutes les localités et son trajet

a même été étendu jusqu’à Niederanven,

Grevenmacher et Junglinster. Une «Climate

Team» a été créée et émet plusieurs idées.

Nous avons ainsi pris la décision d’étudier

l’éclairage dans les différents quartiers

de la commune et nous remplacerons

prochainement les anciennes ampoules

à gaz énergivores par des LED. Nous

avons également analysé les possibilités

d’installation de panneaux photovoltaïques

sur les bâtiments communaux», expliquet-il.

Unique, l’école de Roodt-sur-Syre détonne

par sa cour de récréation écologique, sans

béton asphaltique, mais avec des barraques

en bois. Mené il y a une dizaine d’années,

ce projet s’apparente à un parc qui favorise

l’épanouissement des enfants.

Vers une extension du nombre de

logements

La commune dispose d’un terrain d’environ

1,5 hectare qui n’a jamais été considéré

comme une surface habitable. Elle a

ainsi fait appel à la Société Nationale des

Habitations à Bon Marché (SNHBM) pour

le viabiliser. «Ce quartier comprendra

25 logements à critère écologique élevé.

Plusieurs autres sites potentiels peuvent être

utilisés. Parmi eux, celui de l’ancienne école

primaire à Betzdorf où nous prévoyons des

logements subventionnés locatifs pour les

seniors et les jeunes familles», conclut Jean-

François Wirtz. n


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84 LG

SEPTEMBRE 2019

SOCIÉTÉ

Soigner différemment,

dans une approche humaine

Quel était votre objectif à la création de

la société il y a bientôt quatre ans?

«Construire une relation de confiance avec un patient est

une condition nécessaire pour lui apporter les soins dont

il a besoin», Carlos Lopes, fondateur et directeur d’Home

Care, est catégorique. Privilégiant une approche sur-mesure

à chaque situation, l’entreprise d’aides et soins à domicile met

en avant des valeurs éthiques et humaines dans ses relations

avec la patientèle et au sein de son équipe. Explications.

J’ai travaillé dans le secteur des soins

pendant de nombreuses années et ai

dirigé des équipes au sein d’institutions.

Au fil de ces expériences, est née une

réflexion sur la manière de soigner et

sur la vie du soignant au travail. Etant

sensible aux valeurs humaines, j’ai pu

observer des souffrances qui auraient

pu être évitées en adoptant un nouveau

mode de fonctionnement.

C’est pourquoi j’ai fondé une entreprise

au sein de laquelle nous travaillons

différemment, dans une approche humaine,

pour le bien des patients et des soignants.

Le lancement d’Home Care n’a toutefois


LG

SEPTEMBRE 2019

85

pas été facile; ce secteur, dépendant du

ministère de la Famille, est très réglementé

et nous avons dû rassembler bon nombre

d’autorisations et d’agréments.

Dans notre évolution, nous souhaitons

rester une entreprise à taille humaine pour

pouvoir continuer à faire les choses bien.

Combien de collaborateurs rassemblezvous

et quelles sont leurs compétences?

Nous avons démarré avec six soignants et

sommes aujourd’hui une équipe de onze

personnes. Nos collaborateurs ont d’un

diplôme d’aide-soignant ou d’infirmier,

mais ont également suivi des formations

complémentaires, en soins palliatifs par

exemple.

Je suis moi-même formé pour accompagner

des personnes démentes et pour

administrer les soins liés à la maladie

de Parkinson; je forme d’ailleurs moimême

mon personnel à ce niveau. Nous

collaborons même avec la communauté de

prise en charge Parkinson-Net et je suis

également membre du «National Centre

of Excellence in Research on Parkinson’s

Disease (NCER-PD)».

Nos collaborateurs parlent luxembourgeois,

français, allemand, anglais, portugais et

l’espagnol. De cette manière, nous tentons

d’établir un contact plus fort en parlant la

langue du patient.

Quels sont les aides et soins que vous

proposez?

Les aides et les soins sont différenciés

par la loi; les aides rassemblent les

actes essentiels de la vie comme l’aide

à l’hygiène, l’alimentation, l’habillage,

l’organisation des tâches domestiques,…

ainsi que les gardes individuelles à domicile

et l’accompagnement à l’extérieur pour

diverses activités (médecin, coiffeur,

courses,…).

Les soins concernent quant à eux les

soins médico-délégués et palliatifs. Nous

sommes également formés aux actes

médico-délégués techniques infirmiers

plus spécifiques afin de permettre une

hospitalisation à domicile, comme la

maîtrise des traitements par perfusion,

par Port-a-Cath et cathéters centraux,

pansements,... et suivis post-hospitalisation.

“Nous traitons

nos équipes

avec respect

et compréhension

pour les amener

à appliquer

ces mêmes valeurs

avec les patients”

Nos services sont accessibles tous les jours

de 6h30 à 22h; nous nous adaptons toutefois

aux besoins des patients et pouvons

proposer un accompagnement de nuit.

Certains de nos patients bénéficient du

soutien de l’assurance dépendance qui leur

permet d’accéder à des services d’aides,

d’autres sont à charge de la caisse de maladie

qui couvre les actes infirmiers médicodélégués

prescrits par le médecin. Tout

autre soin peut également être proposé en

dehors de ces cas. Nous accompagnons

même des patients en vacances!

Parlez-nous de cette approche humaine

qui vous caractérise…

Pour bien soigner une personne, nous

partons du principe qu’il faut d’abord établir

une bonne relation avec celle-ci. En effet,

les soignants doivent entrer dans l’intimité

des patients pour pouvoir les soigner ce qui

nécessite une relation de confiance, sans quoi

ils ne se laisseront pas soigner correctement.

Lorsque nous nous rendons au domicile d’un

patient, nous voulons lui apporter quelque

chose de positif. C’est parfois très facile: il

suffit de sourire, d’être serviable et d’adopter

une bonne approche dans l’aide. En faisant

preuve de politesse et de respect dans la

manière de saluer, de se présenter et d’agir,

nous traitons les patients avec dignité. Il faut

faire preuve de courtoisie, de gentillesse, de

serviabilité, d’entraide et d’écoute, et ce, tant

avec les patients qu’au sein de l’équipe de

travail.

Nous promouvons des valeurs humaines

comme le respect, l’acceptation, la reconnaissance,

la considération, l’écoute, l’ouverture,…

Au sein de notre équipe, nous prêtons attention

à ces éléments dès l’entretien d’embauche et

encourageons régulièrement le personnel à

ces pratiques.

Ces valeurs ne sont pas nouvelles et sont

affichées chez la plupart des acteurs d’aides

et soins au Luxembourg. Le problème réside

souvent dans leur mise en application tant au

niveau de la gestion du personnel que sur le

terrain. Nous veillons à traiter nos équipes avec

respect et compréhension pour les amener à

appliquer ces mêmes valeurs avec les patients.

J’ai aussi essayé de créer un cadre de travail

motivant et épanouissant; il est important

pour moi que le soignant se sente bien dans

son travail, qu’il se sente impliqué, qu’il soit

autonome et qu’il vienne travailler avec plaisir.

Je suis pour cela toujours à l’écoute et tente

de trouver une solution aux problèmes qu’il

rencontre.

Notre approche semble avoir du succès

auprès de la patientèle. Nous accompagnons

les patients et leurs familles dans des

moments parfois douloureux et des mois

plus tard, les familles nous remercient

encore pour notre présence au cours de

cette période. Nous avons même réussi

à établir un contact avec des patients

qui refusaient tous soins. Notre plus

grande reconnaissance est de pouvoir les

accompagner dans la dignité et de les aider

dans ces moments difficiles. n

Home Care

195, rue de Differdange

L-4457 Soleuvre

info@home-care.lu

www.home-care.lu


86 LG

SEPTEMBRE 2019

SOCIÉTÉ

Partenariat tëscht

der Schëfflenger Gemeng

an SOS Faim: Co-Finanzement

a géigesäitege Respekt

Zanter 2015, wou SOS Faim sech zu Schëffleng installéiert hunn, hunn sech hir Relatioune mat

der Gemeng lues awer sécher konstruktiv entwéckelt. Laut dem Thierry Defense, Direkter

vun SOS Faim, gesäit et aus wéi wann dat sech an noer Zukunft nach wäert intensivéieren.

Konkret huet dat geheescht, dass si zwee

Subside vu jee 4.500 Eur kruten, ee vun

der Gemeng, an den anere vu “Schëffleng

Hëlleft”.

Mir wëllen ënnersträichen dass de lokale

Kontext an d’Initiative vun der Gemeng zu

konstruktive Relatiounen gefouert hunn.

Schëffleng huet net op SOS Faim gewaart

fir eng Politik zu Gonschten vun der

Ëmwelt an der internationaler Solidaritéit

ze initiéieren. D’Gemeng ass effektiv e

Member vum Reseau Klimabündnis an

ass och eng Fairtrade Gemeng, an am

Joer 2013 huet d’Gemeng “Schëffleng

Hëlleft” gegrënnt. Presidéiert vum

Buergermeeschter Paul Weimerskirch,

huet d’Associatioun generéis Subsiden u

verschidde Lëtzebuerger ONGe ginn.

D’Relatiounen tëscht der Gemeng an SOS

Faim hu sech virun allem am Joer 2018,

dem 25. Anniversaire vun SOS Faim,

intensivéiert. D’Gemeng hat nämlech

decidéiert fir ee Partner vun SOS Faim am

Burkina Faso finanziell ze ënnerstëtzen:

d’ ”Mutuelles de Solidarité” (MUSO).

D’MUSO sinn e Reseau vu ganz klenge

ländleche Spuerkeesen a Kreditinstituter

aus der Regioun Ouahigouya, am Norde

vu Burkina Faso. Dank där Ënnerstëtzung

hunn sech d’MUSO 2018 staark

weiderentwéckelt: hir Unzuel ass vu 583

op 668 geklomme – also em 15% -, an déi

gesammelt Erspuernisser sinn em 42%

eropgaangen. D’Unzuel vun de Clienten,

zu engem groussen Deel Fraen, ass em

20% gewuess. Trotz den Onsécherheeten

an der Regioun déi den Développement

vun de MUSO affektéieren, entwéckele

si sech awer mat vill Succès, zur grousser

Satisfaktioun vun hire Membere.

Enn 2018 gouf och eng Ausstellung iwwer

d’MUSO am Gemengenhaus gewisen.

Zousätzlech zu dëser Ënnerstëtzung ass

d’Gemeng Schëffleng a Gespréicher mat

SOS Faim fir d’Kreatioun vun engem

Animatiounsespace op hirem Territoire. Et

ass nach ze fréi fir an d’Detailer ze goen,

mä dëse Projet ass awer d’Resultat vun dem

steigende Vertraue vis-à-vis vun SOS Faim.

Dëse Partenariat ass nëmme méiglech dank

de Fraen a Männer déi di selwecht Wäerter

vu Solidaritéit deelen. n

Weider Informatioune fannt dir:

SOS Faim: www.sosfaim.lu

Gemeng Schëffleng: www.schifflange.lu


6h30 - 22h00 7j/7

195, rue de Differdange

L-4437 Soleuvre

www.info@home-care.lu

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Bien soigner commence par les soins d’une bonne

relation;

Être toujours soigné par les mêmes soignants;

Nous parlons les langues usuelles du Luxembourg;

Des soins adaptés au quotidien;

Le respect de l’intimité.


Photos ©MFAMIGR

88 LG

SEPTEMBRE 2019

SOCIÉTÉ

Intempéries sur le sud:

aides et démarches

Le 13 août ont eu lieu deux réunions d’information pour

les sinistrés organisées par les communes de Pétange et

de Käerjeng, en présence de la ministre de la Famille et de

l’Intégration, Corinne Cahen. Dans ses interventions, la

ministre a détaillé les différentes aides du gouvernement ainsi

que les démarches à suivre. Les réunions ont été clôturées

par des séances de questions-réponses qui ont permis aux

habitants touchés par les dégâts des intempéries d’avoir des

réponses à leurs questions et préoccupations.

Primes pour la rénovation d’un logement

Le ministère du Logement propose des

aides pour certains travaux de rénovation,

selon la situation socio-économique et la

taille du logement : prime d’amélioration,

subvention d’intérêts, bonification d’intérêts

Veuillez-vous renseigner au Service des

aides au logement sous le numéro vert

8002 10 10 ou sur le site Internet du

ministère du Logement.

Aide sociale et encadrement

psycho-traumatologique

L’objectif de l’aide sociale est de permettre

aux personnes sinistrées en situation

économique fragile de faire face aux

dépenses de première nécessité. Pour

bénéficier de l’aide, les sinistrés doivent

remplir le formulaire “Demande en vue de

l’obtention d’une aide sociale suite à une

catastrophe naturelle” et introduire leur

demande pour le 1 er novembre 2019 au plus

tard auprès du Ministère de la Famille, de

l’Intégration et à la Grande Région L-2919

Luxembourg Tél.: (+352) 247-86523

(secretariatsolidarite@fm.etat.lu)

A côté des aides financières, le ministère de

la Famille, de l’Intégration et à la Grande-

Région propose également un encadrement

psycho-traumatologique.

Le groupe permanent d’encadrement

psycho-traumatologique (GPEPT) se

compose d’experts qui font valoir des

formations et des expériences diverses

dans le domaine de l’accompagnement

humain et plus particulièrement dans

celui de la psychothérapie et de la psychotraumatologie.

Le GPEPT assure, entre autres, l’accompagnement

psychothérapeutique et sociopédagogique

à moyen et à long terme des

victimes d’incidents collectifs à portée

traumatisante.

En cas de besoin, les personnes concernées

peuvent s’adresser au : Secrétariat de

la division “Solidarité” du ministère

de la Famille, de l’Intégration et à la

Grande Région Tél. : (+352) 247-86523

(secretariatsolidarite@fm.etat.lu)

Aides pour les entreprises

Des aides peuvent être accordées à toute

entreprise de petite ou de moyenne taille

qui a subi un préjudice comme conséquence

directe de la tornade. Ce préjudice peut

inclure les dommages matériels causés aux

actifs tels que les bâtiments, les équipements,

les machines ou les stocks ainsi qu’à la perte

de revenu liée au préjudice subi.

Les entreprises concernées peuvent

contacter la Direction générale des Classes

moyennes du ministère de l’Économie au

(+352) 247-74704 de 8h00-12h00 et de

13h00 à 16h00 (info.aide.pme@eco.etat.lu)

Agriculture

Les paysans touchés par les dégâts

des intempéries peuvent s’adresser à

Marc Weydert, chef de ASTA Diekirch

(Administration des services techniques de

l’agriculture) ou au secrétariat du ministère

de l’Agriculture, de la Viticulture et du

Développement rural. ASTA-Diekirch

(+352) 8033 93-1 ou Secrétariat du ministère

de l’Agriculture, de la Viticulture et du

Développement rural Tél. : (+352) 478-2506

Des renseignements supplémentaires sur

toutes les aides et les modalités pratiques

pour introduire une demande d’aide

financière peuvent aussi être trouvés sur

guichet.lu n

Source: SIP


10 RUE DE BITBOURG | L-1273 LUXEMBOURG-HAMM

T : 00352/434412-1 | DACOSA@PT.LU | WWW.DACO.LU


90

LG

SEPTEMBRE 2019

BRÈVES MINISTÉRIELLES

PAR RAOUF HATIRA

Ministère de l’Economie

Suite aux intempéries du 9 août

2019 dans le sud du Luxembourg, le

ministère de l’Économie rappelle qu’il

existe des aides financières destinées

à remédier aux dommages causés aux

entreprises par certaines calamités

naturelles, dont les tornades. Ces

aides peuvent être accordées à toute

entreprise de petite ou de moyenne

taille qui a subi un préjudice comme

conséquence directe de la tornade. Ce

préjudice peut inclure les dommages

matériels causés aux actifs tels que

les bâtiments, les équipements, les

machines ou les stocks ainsi qu’à la

perte de revenu liée aux intempéries.


Source: SIP

Ministère des Travaux

publics et de la Mobilité

François Bausch, ministre de la Mobilité

et des Travaux publics, et Marc

Hoffmann, directeur activités voyageurs

CFL, ont présenté le nouveau concept

d’accueil des clients et les missions

des agents CFL dans le contexte de

la gratuité des transports en commun

à partir du 1 er mars 2020. L’objectif

principal de la stratégie du Groupe

CFL se décline autour de cinq piliers: la

sécurité, la qualité, l’innovation, le savoirfaire

et la performance. La synergie de

tous ces leviers permet au groupe de

pérenniser la qualité de ses prestations

vis-à-vis de ses clients.


Source: SIP

Ministère de l’Intérieur

Sous la présidence de la ministre

de l’Intérieur, Taina Bofferding, et

en présence du bourgmestre Pierre

Mellina et de l’échevin Frank Pirrotte,

la cellule de crise du gouvernement

s’est réunie régulièrement afin de

faire le point sur la situation et définir

les actions à accomplir pour répondre

au mieux à l’urgence de la situation

dans les communes de Pétange et

Käerjeng. Les services de secours sont

à pied d’œuvre, aidés en cela par les

membres volontaires du Technisches

Hilfswerk allemand. Les travaux de

déblaiement sont pris en charge par

les deux communes et des entreprises

privées.


Source: SIP


Ministère de la Santé

Des cyanobactéries, appelées aussi ‘‘algues bleues’’, ont été

découvertes en différents endroits au bord de la Moselle. Il

s’agit de bactéries normalement présentes dans ces eaux,

mais qui, sous certaines conditions, se développent de façon

excessive formant des tapis colorés. Ces bactéries peuvent

produire des toxines susceptibles de causer des problèmes de

santé tels que des irritations de la peau, des maux de tête et

nausées, des paralysies. La Direction de la santé recommande

d’éviter le contact avec l’eau aux endroits où se trouvent ces

tapis colorés. Cette recommandation vaut aussi bien pour les

hommes que pour les animaux.


Source: Ministère de la Santé

© SIP

Ministère des Finances

A l’issue de la réunion jointe de la Commission des Finances

et du Budget et de la Commission du Contrôle de l’exécution

budgétaire, la situation financière de l’État est largement

excédentaire. Le solde de l’Administration centrale a connu

une amélioration de 957 millions d’euros par rapport à juin

2018. Les recettes ont connu une croissance de l’ordre de

+13,4% par rapport à la même période en 2018, alors que les

dépenses ont progressé de +2,8% seulement.


Source: SIP

Ministère de la Mobilité

À partir du premier août 2019, les premières demandes de

subvention pour l’achat d’un véhicule électrique/plug-inhybride

peuvent être introduites. Conformément au règlement

grand-ducal, ces demandes peuvent être présentées au plus tôt

sept mois après la date à laquelle le véhicule a été immatriculé

au nom du requérant. La prime peut atteindre 5.000 euros

pour un véhicule neuf 100% électrique ou à pile à combustible

à hydrogène.


Source: SIP

Ministère de l’Environnement

Dans une réponse parlementaire, la ministre de l’Environnement,

Carole Dieschbourg, a indiqué que d’ici 2020, toutes

les communes luxembourgeoises devraient avoir une poubelle

bio. En 2017, seulement 47 communes avaient une poubelle

dite bio. Neuf autres dispositifs hybrides collectent la coupe

de gazon et les déchets de jardinage. Généraliser les poubelles

bio dans les communes favorisera une meilleure collecte et un

recyclage optimal de ses déchets organiques.


Source: Ministère de l’Environnement

Ministère de l’Economie

Selon Etienne Schneider, ministre de

l’Economie et de la Santé, un projet de

loi concernant la légalisation du cannabis

récréatif sera soumis en automne au

Conseil de gouvernement. L’approche

est avant tout médicale, indique

le ministre. S’inspirant du modèle

canadien, des licences de production

et de distribution seront mises en

place sous certaines conditions. Les

agriculteurs luxembourgeois pourront

cultiver le cannabis dans des serres

sécurisées high-tech.


Source: SIP

Ministère

de l’Education nationale

Durant les 20 jours de la ‘Schueberfouer’,

le ministère de l’Éducation

nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse

a proposé des activités d’été pour les

enfants des forains, âgés de 4 à 12 ans.

Ces activités ont été organisées en étroite

collaboration avec la Fédération nationale

des commerçants forains (FNCF), le

Service national de la jeunesse (SNJ)

et le Centre d’animation pédagogique

et de loisirs (CAPEL) du Service foyers

scolaires de la Ville de Luxembourg.


Source: SIP

Ministère de la Famille

Suite aux intempéries du 9 août

2019 dans le sud du Luxembourg,

le gouvernement a mis à disposition

plusieurs aides financières afin de

soutenir les personnes physiques

frappées par la tornade. Une demande

d’aide sociale peut être introduite

auprès du ministère de la Famille, de

l’Intégration et à la Grande Région.

Cette aide est destinée uniquement au

rééquipement de première nécessité

des personnes sinistrées qui ont leur

résidence principale au lieu du sinistre et

dont la situation économique est fragile.


Source: SIP

Ministère de la Culture

Dans le cadre de sa mission de soutien

à la création et à la professionnalisation

des artistes, le ministère de la Culture

lance un appel à candidatures pour 4

ateliers de location situés dans les

Annexes du Château de Bourglinster.

D’une surface de 23,75m 2 à 41,75m 2 ,

les ateliers, au loyer mensuel de 3 euros

au m 2 , offrent des espaces de travail

abordables situés dans une enceinte

historique au cœur du Grand-Duché.


Source: SIP


Acteur incontournable

de l’habitat social depuis 40 ans

Maisons unifamiliales à Senningerberg

en collaboration avec la commune de Niederanven

bientôt disponibles à la vente

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92 LG

SEPTEMBRE 2019

PORTRAIT

Au service de l’intérêt général

PAR JULIEN BRUN

De nombreux pays occidentaux souffrent d’une perte de confiance envers la science. Si certains

confondent l’égalité des droits avec l’équivalence des compétences, d’autres préfèrent croire

plutôt que savoir. Si ce chamanisme contemporain est parfois porté aux plus hautes instances

du pouvoir, le Luxembourg semble bien heureusement préservé et témoigne de la confiance

en ses institutions académiques. Rencontre avec la directrice du LISER (Luxembourg Institute

of Socio-Economic Research); portrait d’Aline Muller.

Le doctorat ou le graal initiatique

Est-il possible de consacrer cinq années à

l’étude d’un sujet et à la rédaction d’une

thèse sans passion? Pour Aline Muller, «le

doctorat est une aventure tant scientifique

qu’humaine» qui oscille entre la lumineuse

frénésie intellectuelle et la féconde lenteur

de la recherche. Toute la complexité du

travail scientifique réside dans la tension

qui régit ces deux pôles où rien n’est défini

par avance. Chanceuse d’avoir davantage

côtoyé les cimes que les abîmes, elle préfère

les superviseurs qui laissent une certaine

marge de manœuvre à leur doctorant.

Cette liberté, nécessaire au cheminement

vers l’indépendance, a un prix: «celui des

détours enchanteurs».

Plongeant dans ses propres souvenirs, elle

confesse s’être lancée avec l’insouciance

d’aucune ambition carriériste. Empruntant

ce chemin initiatique qui renseigne tant

sur le soi professionnel que sur l’être

intime, l’acharnée de travail sait qu’elle

peut compter sur sa capacité à mobiliser

ses forces lorsqu’il le faut. À l’époque de ses

études, cette robustesse favorise moins la

constance que les pics de labeur et le reste

de l’année, la vie estudiantine était douce...

Autant de forces et de faiblesses qu’il aura

fallu apprendre à dompter.

Genèse d’une curiosité

Un environnement familial favorable, un

professeur influenceur d’éternité ou un livre

nonchalamment pioché dans le rayonnage

d’une bibliothèque et la nature curieuse de

l’enfance s’embrase à la moindre étincelle

du savoir. La jeune fille, attirée par le débat

d’idées sur les questions philosophiques,

cherche très tôt à confronter les siennes.

Les pensées se nourrissent de l’altérité,

se cultivent de champs divergents et se

récoltent de nouvelles perspectives.

Si penser seul, c’est presque toujours penser

comme tout le monde alors seule l’altérité

forge une réelle autonomie de raisonnement

et permet de penser par soi-même.

L’excellente élève aux examens n’est pas

toujours la plus sage en classe. L’autorité

parentale porte un regard attentif sur les

résultats mais ferme les yeux sur la manière

de les obtenir et le «débrouille toi pour

réussir», glissé de temps à autre pour

l’encourager est interprété comme «tu peux

être turbulente tant que tu as de bonnes

notes».

“Analyser un

sujet, mobiliser

un raisonnement

et construire une

argumentation”

L’intérêt pour la chose publique éclot

naturellement dans la conscience lycéenne

et plus précisément pour les concepts

fondamentaux sous-jacents comme la

liberté: quelles sont les limites de la

liberté individuelle au sein d’une société

démocratique, quand commence la

confrontation avec l’intérêt général, où sont

les justes mesures? L’adolescente du Lycée

de Garçons d’Esch-sur-Alzette aurait donc

pu choisir philo mais sa bosse des maths

lui assurait de très bons résultats avec un

minimum d’investissement. Bac en poche

en 1992, elle suit une classe préparatoire

en mathématiques fait un MBA (Master’s

Degree in Business Administration) à

l’Université de Liège avant de se lancer dans

un doctorat de 2000 à 2005 à l’Université

de Maastricht.

«La Finance est un moteur fondamental de

l’économie, il joue le rôle d’intermédiaire

du développement économique et son

étude permet de mieux comprendre le

fonctionnement de l’activité économique

des entreprises». Le département Finance

est alors en plein essor et se compose

d’une bande de copains qui veulent

décrocher les étoiles. «Des poissons dans

l’eau» bénéficiant d’un bain intellectuel

international et bercés d’une certaine

insouciance; «nous marchions pieds-nus

dans les couloirs sans savoir de quoi demain

serait fait», sourit-elle. L’ambiance bobobabacool

reste néanmoins studieuse et

la focalisation sur l’internationalisation

des travaux lui impose de s’envoler pour

les Etats-Unis dès sa première année de

doctorat. «Il fallait se confronter au plus

vite aux autres scientifiques et parfois à

des idées à l’opposé des miennes. Jeune et

inexpérimenté, on se fait parfois ratatiner

mais on apprend à se défendre», expliquet-elle.

Un tempérament

Dans l’articulation des carrières, il arrive

que l’intérêt particulier se substitue à

l’intérêt collectif et la morale douteuse

devient inacceptable dès lors qu’on refuse

la transparence. La jeune doctorante se

faisait une très haute idée des institutions

de recherche publique qu’elle considérait

comme des sanctuaires indemnes de toute

compromission. La déception était d’autant

plus grande lorsqu’elle constatait qu’une

partie de l’environnement académique

tolérait ces comportements. La passion

du bien public ne saurait à elle seule

désarmer ces mécanismes de stratégies

individuelles. Si elle se veut désormais un

peu plus patiente, usant de persévérance

et de détermination dans le dialogue, elle

n’en reste pas moins un fervent défenseur

de l’intégrité.


Aline Muller


94 LG

SEPTEMBRE 2019

PORTRAIT

Jouissant d’une résonnance médiatique,

le LISER suscite et nourrit les débats de

manière indépendante. Ses domaines de

recherche le rapprochent naturellement de

certains ministères et acteurs privés mais

reste peut-être à travailler une relation

plus étroite avec les débats parlementaires

et citoyens. La renommée du LISER porte

également sur la scène européenne et

notamment grâce au réseau européen des

politiques sociales qu’il dirige. Les garanties

de traitements des enfants, les migrations,

la santé publique, les inégalités sociales sont

quelques-uns de ses domaines de recherche

prioritaires.

Les réseaux se tissent à mesure des publications,

des voyages et des collaborations.

Au travers des conférences internationales

d’un bout à l’autre de la planète, elle fait un

autre constat: l’aveuglante et silencieuse

absence de femmes. Un lien particulier se

tisse entre les quelques scientifiques femmes

présentes comme pour mieux contrer la

méfiance ambiante. «Lorsqu’on emmène

son bébé en conférence, cela suscite quelques

froncements de sourcils, de la curiosité aussi

et de la sympathie de quelques-uns». Il serait

donc chimérique d’imaginer qu’on y est

uniquement considéré pour son travail car

le cheminement d’une carrière ne se fait pas

indépendamment du genre, de l’âge et des

pays d’origine. Les universités travaillent à ce

rééquilibrage et Aline Muller considère que

la discrimination positive est une concession

nécessaire au regard de la situation actuelle car

«les mesurettes ne suffiront pas à recomposer

certains domaines dont les femmes sont

absentes. Et ce, jusqu’à ce que le travail de

fond – qu’il est impératif de mettre en œuvre

– porte ses fruits».

Rattrapée par le collectif

Travaillant sur la finance de marché et la

rentabilité des portefeuilles, le rôle plus

fondamental de moteur du développement

économique lui manque. Comme attirée

par des projets plus collectifs, son esprit

s’emploie au développement financier des

pays d’Amérique latine, des banques centrales

en Afrique, à l’optimisation des montages

financiers pour l’aide au développement. Son

attention porte sur le fonctionnement d’un

secteur financier au service du développement

économique durable d’un pays.

Elle s’efforce notamment à mettre le secteur

financier au service de l’art et de la culture

qu’elle considère comme «les plus précieux

éléments qui nous unissent et qui fondent

notre collectif». Embarquant l’une de ses

classes de master, elle porte un projet de

soutien à la réhabilitation, la réouverture et la

bonne gestion d’un cinéma à Bobo Diolassa

au Burkina Faso. L’impact de cette mission

s’étend jusqu’au social, favorise la rencontre

de personnes passionnées, passe par le soutien

à un atelier de pirogues pour les pêcheurs

locaux et aboutit à un important projet

d’appui à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Preuve s’il en est que les financiers peuvent

apporter leurs compétences à l’analyse des

besoins d’un projet, en l’optimisant et en le

rendant durable.

Le Luxembourg à la loupe

Une occasion de revenir au Luxembourg

se présente au départ de son prédécesseur

à la tête du LISER. La décision se nourrit

du constat que l’institution composée

d’éléments brillants ne jouit pas de la

visibilité et de la reconnaissance méritées.

Trouver les combinaisons adéquates afin

d’articuler ses missions académiques et

sociétales suffisent à la convaincre.

Le rôle du LISER est d’observer, analyser

et anticiper les mutations sociétales. Les

femmes et les hommes qui le composent

étudient les fonctionnements, les

disfonctionnements, les dynamiques, en

tirent une compréhension de la société et

anticipent ses mutations futures. L’enjeu est

l’élaboration de politiques publiques plus

efficaces, plus durables et plus inclusives.

“La nature curieuse

de l’enfance

s’embrase

à la moindre

étincelle du savoir”

Le Luxembourg est «un intarissable et

passionnant laboratoire de recherche»

qui s’inscrit au centre de l’Europe dans

une vision stratégique visant à optimiser

le développement économique, social et

technologique. Le LISER rappelle ainsi

que ce développement doit se faire en

cohérence avec l’activité et les préférences

humaines. «Les citoyens doivent être

mis au centre des préoccupations dès la

conception des technologies car faire coller

les technologies aux citoyens reviendrait à

créer un décalage perpétuel».

Elle, dont l’âme eut été nourrie des

merveilles d’Apollinaire, Prévert, Camus,

enchaîne des lectures sur les ressources

humaines. Car c’est en effet l’un de ses

grands chantiers de la rentrée: développer

une politique RH qui soit un moteur

de développement du LISER et un

catalyseur de carrières. Élaborer un cadre

de développement riche et épanouissant

la motive, peut-être même est-ce ce qui la

caractérise, nous dit-elle «en tant que mère

bien sûr, en tant que scientifique tout autant

mais ici, à cette place, avant tout en tant que

directrice du LISER». n


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