CONNECT septembre 2019

molotovdesign

CONNECT

by

09.2019 Business Media

Le magazine de la Confédération

luxembourgeoise du commerce

N°07

GRAND FORMAT

LE SAC EN PLASTIQUE À USAGE UNIQUE,

UNE ESPÈCE EN VOIE D’EXTINCTION ?

SOCIÉTÉ

CAROLE DIESCHBOURG :

« L'USAGE DU PLASTIQUE

EST ENCORE BIEN TROP PRÉSENT ! »

ENTREVUE SOCIAL

QUAND VOUS ÊTES EN VACANCES,

LE VIH NE L'EST PAS

L'AVIS DE L'EXPERT FISCALITÉ

ROULEZ PLUS PROPRE,

PAYEZ MOINS D’IMPÔTS !


09.2019 BUSINESS MEDIA

Édito

UN COMMERCE EN PLASTIQUE ?

Chers Membres, Chers Lecteurs,

NICOLAS HENCKES,

DIRECTEUR CLC

IMAGE : JULIAN BENINI

Le plastique n’a pas bonne presse ces

derniers temps et on peut le comprendre.

Il est difficile, voire impossible à recycler

avec les technologies actuelles, sans parler

du défi d’une éventuelle collecte avec un

tri performant des différents types de

plastiques. Il est non biodégradable, ou

alors à long terme, avec une pollution

croissante de la faune et de la flore menant

à un impact sur notre propre chaîne

alimentaire. Pourtant il a évidemment

des usages très utiles, ne serait-ce qu’en

matière d’hygiène alimentaire ou dans le

domaine médical. Arriverons-nous à nous

en passer complètement ? L’avenir nous le

dira, mais certainement pas à court terme…

Il faut donc trouver des moyens d’en

utiliser moins, là où c’est possible.

Sur ce terrain, depuis le 25 juin dernier,

la clc, Valorlux et l'Administration de

l'environnement du Luxembourg ont créé

et lancé le SUPERBAG ® , un sac à provisions

destiné à remplacer les sacs plastiques

ultra légers à usage unique qu’il déclasse

dès la 3 ème utilisation en termes de bilan

plastique. Ce sac d’un genre nouveau

est déjà disponible auprès de plusieurs

enseignes de distribution au Luxembourg,

membres de la clc.

Le présent numéro de votre magazine

Connect laisse donc une place importante

à cette question en lui dédiant à la fois son

dossier Grand Format et une interview de

Madame Carole Dieschbourg, Ministre

de l’Environnement, du Climat et du

Développement durable, afin d’élargir le

débat aux autres axes du gouvernement

en la matière.

Depuis plus de 10 ans, la clc est à la

pointe de l’engagement en matière de

Responsabilité Sociale des Entreprises

(RSE), dont les questions environnementales

forment un pilier. Initiatrice

et co-fondatrice de l’Institut National

pour le Développement durable et la RSE

(INDR), la clc a, par ailleurs, également

été présente aux débuts de nombreuses

initiatives environnementales telles que

Valorlux, Ecobatterien, Ecotrel ou encore

l’action Capsules lancées en collaboration

avec l’ancienne Fédération des Distributeurs

de Boissons (FEDIB) et dont les

membres continuent leurs efforts en la

matière (la prochaine remise de chèque

à une association caritative luxembourgeoise

est prévue pour fin octobre !).

« DEPUIS PLUS DE 10 ANS,

LA CLC EST À LA POINTE

DE L’ENGAGEMENT RSE »

Les femmes et hommes chefs d’entreprises

de la clc ont toujours su quelle était leur

responsabilité en la matière et d’après

toutes les discussions que nous pouvons

avoir avec eux sur ce sujet, cela n’est

pas près de changer. Ne nous faisons

toutefois pas d’illusions : la concurrence

commerciale est de plus en plus féroce.

Le respect de l’environnement est devenu

un argument de vente très puissant,

mais pour nos plus petites entreprises il

peut s’avérer être un investissement en

temps et en argent qui met à mal leurs

performances. Ne précipitons donc pas

toutes les réformes en même temps

et laissons les entreprises s’adapter

progressivement à cette nouvelle donne.

Sans compter que nos clients, eux aussi,

ont parfois besoin de souffler un peu !

Dans ce numéro, vous trouverez également

un petit retour sur l’un de nos

événements préférés à la clc : la Schueberfouer

! La Fédération Nationale de

Commerçants Forains (FNCF), affiliée à

la clc, a encore, en bonne collaboration

avec la Ville de Luxembourg, réussi une

belle fête avec quelques nouveautés remarquées

(dont la participation à l’action

capsules évoquée plus haut). Rendez-vous

désormais au marché de Noël !

Bonne lecture !

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce CONNECT - 03


Sommaire

BUSINESS MEDIA

09.2019

SOMMAIRE

AGENDA 06

CARTE BLANCHE

En route vers un transport plus durable ! 08

ENTREVUE COMMERCE

Pignon sur foire 10

EN COULISSE COMMERCE

Cadastrophilie 12

NEWS COMMERCE 14

L‘AVIS DE L’EXPERT // FISCALITÉ 16

GRAND FORMAT

Le sac en plastique à usage unique, une espèce en voie d'extinction ? 18

3 QUESTIONS À… Jean-Pierre Thill 26

P.08

CARTE BLANCHE

En route vers un transport

plus durable !

L‘AVIS DE L’EXPERT // DROIT SOCIAL 28

ENTREVUE SERVICES

La blisterisation pour un traitement sans faille 30

EN COULISSE SERVICES

Être un bon orateur, c'est indispensable et surtout, c'est possible ! 32

NEWS SERVICES 34

SOCIÉTÉ

Interview de Carole Dieschbourg :

« L'usage du plastique est encore bien trop présent ! » 36

L‘AVIS DE L’EXPERT // DROIT DES SOCIÉTÉS 42

ENTREVUE SOCIAL

Quand vous êtes en vacances, le VIH ne l'est pas 46

EN COULISSE SOCIAL

Interview de Marie-laure Jacquet & Mike Van Kauvenberh :

ProRSE, l'étoile montante des associations 48

NEWS SOCIAL 50

ENTREVUE DIGITAL

Cookies : petit guide des bonnes pratiques 52

En coulisse DIGITAL

Interview de Nicolas Nunge

« La plupart des cookies sont inoffensifs » 54

P.54

EN COULISSE DIGITAL

Interview de Nicolas Nunge

« La plupart des cookies

sont inoffensifs »

ENTREVUE TRANSPORT

Interview de Malik Zeniti

« L'avenir de la logistique a plus besoin de neurones que de muscles » 56

EN COULISSE TRANSPORT

« Mieux rayonner sur l'Europe depuis Luxembourg » 58

NEWS TRANSPORT 60

LES DESSOUS DE LA CLC 62

NETWORKING BY CLC 64

04 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


09.2019 BUSINESS MEDIA

Sommaire

P.18

GRAND FORMAT

Le sac en plastique à usage unique,

une espèce en voie d'extinction ?

P.26

3 QUESTIONS À…

Jean-Pierre Thill

P.36

SOCIÉTÉ

Interview de Carole Dieschbourg :

« L'usage du plastique

est encore bien trop présent ! »

P.56

ENTREVUE TRANSPORT

Interview de Malik Zeniti

« L'avenir de la logistique a plus besoin

de neurones que de muscles »

P.62

LES DESSOUS DE LA CLC

La clc et vous :

de quelle manière la clc et l’UEL

collaborent-elles pour mettre en

avant les intérêts des entreprises ?

P.64

NETWORKING BY CLC

OURS DEVENEZ MEMBRE !

EDITEUR

Confédération luxembourgeoise du commerce

RÉDACTEUR-EN-CHEF

Nicolas Henckes

RÉDACTION

Sarah Braun / Steve Boukhers / Pedro Castilho

Jeanne Renauld / Anne-Sophie Dantec

Quentin Deuxant / Nicolas Henckes

Sébastien Lambotte / Nelly Mazzarol

Marie-Laure Moreau / Michael Peiffer

Laurence Raphael / Mathieu Rosan

Mélanie Trienbach / Marianne Welter

PHOTOGRAPHES

Julian Benini / Marie De Decker

SOCIÉTÉ ÉDITRICE

Wat Editions

74, rue Ermesinde

L-1469 Luxembourg

Tél.: +352 26 20 16 20

RÉGIE PUBLICITAIRE

Wat Editions

Maria Pietrangeli

maria.clc@wateditions.lu

DIRECTION ARTISTIQUE & MISE EN PAGE

Wat Editions

Julie Mallinger & Dorothée Dillenschneider

julie.clc@wateditions.lu

Rendez-vous sur www.clc.lu sous l’onglet « Devenir membre »

et demandez votre membership directement !

NOUS CONTACTER

Confédération luxembourgeoise du commerce

7 Rue Alcide de Gasperi, L-1615 Luxembourg

Tél.: +352 43 94 44 1 / info@clc.lu / / www.clc.lu

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce

CONNECT - 05


Agenda

BUSINESS MEDIA

09.2019

18.09.19

LES FACTEURS HUMAINS

DANS LA TRANSMISSION

D’ENTREPRISE

Chambre de Commerce

La transmission d'une entreprise

est une étape importante dans la vie

des personnes qui sont en lien

avec elle.

Le formateur, Jacques Wolter, Avocat

à la cour, présentera les différentes

perspectives d'un(e) entrepreneur(se)

cédant, d'un(e) repreneur(es),

de leurs familles, des salarié(es)

et des fournisseurs et client(es).

plus d'informations

et inscriptions sur www.clc.lu

rubrique "événements à venir"

03 & 08.10.19

07 & 13.11.09

DIGITAL BREAKFAST BY CLC

| BE SOCIAL

| 360° FACEBOOK

Chambre de Commerce

En quoi les réseaux sociaux peuvent

être un atout pour votre société ?

Venez vous informer lors

de cette session d’information

organisée par la clc pour ses membres

en collaboration avec le programme

Go Digital de la House

of Entrepreneurship

(en FR les 3 et 8 octobre).

En complément de cette séance,

n’hésitez pas à vous inscrire

gratuitement pour le workshop

pratique sur Facebook,

également en FR les 3 et 8 octobre !

Toutes les dates

de ces formations gratuites

sur www.clc.lu rubrique

"événements à venir"

23.10.19

DIGITAL BREAKFAST BY CLC

| BE SOCIAL-WORKSHOP

Chambre de Commerce

(FR)

(FR)

Im Rahmen des Go Digital-Programms

des House of Entrepreneurships

bietet die clc ihren Mitgliedern

praxisbezogene Workshops

zu den sozialen Netzwerken an.

Der Be social-Workshop setzt sich

dabei vor allem mit der Frage

„Wie kann Ihr Unternehmen

von den sozialen Netzwerken

profitieren?“ auseinander.

Dieser Workshop ist ausschließlich

clc-Mitgliedern aus dem Handelssektor

vorbehalten.

Mehr Informationen

zu dem Event finden Sie

auf der Website www.clc.lu,

unter der Rubrik

"événements à venir"

19.11.19

DIGITAL BREAKFAST BY CLC

| 360° FACEBOOK-WORKSHOP

Chambre de Commerce

Im Rahmen des Go Digital-Programms

des House of Entrepreneurships

bietet die clc ihren Mitgliedern

praxisbezogene Workshops

zu den sozialen Netzwerken an.

Der 360° Facebook-Workshop gibt

Ihnen einen genauen Einblick

in die Funktionsweise des beliebtesten

sozialen Netzwerks und erklärt Ihnen,

was Sie alles bei der Erstellung

Ihres professionellen Facebook-Profils

beachten müssen.

Dieser Workshop ist ausschließlich

clc-Mitgliedern aus dem Handelssektor

vorbehalten.

Mehr Informationen

zu dem Event finden Sie

auf der Website www.clc.lu,

unter der Rubrik

"événements à venir"

06 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


BUSINESS MEDIA


Carte Blanche

BUSINESS MEDIA

09.2019

EN ROUTE VERS UN TRANSPORT

PLUS DURABLE !

« DONNER LES MOYENS FINANCIERS

AUX ENTREPRISES POUR ATTEINDRE LA TRANSITION

VERS UN DÉVELOPPEMENT DURABLE »

TEXTE : MARIANNE WELTER, DIRECTRICE

ARTHUR WELTER TRANSPORTS

IMAGE : TRANSPORT WELTER

L’augmentation de 2 cents des accises sur

le Diesel en date du 1 er mai 2019 n’est pas

passée inaperçue par les entreprises du

secteur transport routier de marchandises.

Par cette mesure le gouvernement

vise à réduire les émissions de CO 2

en vue

d’améliorer son bilan climatique et d’atteindre

les objectifs visés dans l’accord

de Paris sur le réchauffement climatique.

Dans ce contexte, il est important de

savoir que les entreprises de transports

luxembourgeoises investissent

des sommes importantes dans l’objectif

de réduire leurs émissions de CO 2

. Aujourd’hui,

la plupart des camions en circulation

répondent aux normes EURO6,

qui est la plus respectueuse de l’environnement,

certaines entreprises exploitent

des camionnettes de transport régional à

propulsion électrique et se sont engagées

à réduire leurs émissions de CO 2

en participant

au programme « Lean and Green ».

Cependant, faute d’infrastructures routières

et de modèles de poids lourds économiquement

rentables, par exemple au gaz naturel

ou fonctionnant à l’électricité et avec des piles

à combustibles à l’hydrogène, aucune alternative

n’existe aujourd’hui, en particulier

pour transporter des marchandises à longue

distance. Il s’avère que l’augmentation de 2

cents des accises sur le diesel a un impact

considérable sur les chiffres des entreprises

du secteur.

Pour une grande entreprise de transport,

l’augmentation de 2 cents peut représenter

250 000 € par an. L’augmentation des accises

sur le diesel entraînera éventuellement

une diminution de la consommation de diesel

de la part des professionnels étrangers

au profit de nos pays limitrophes.

Le cas échéant une amélioration du bilan

CO 2

de notre pays peut être atteinte,

mais faute d’alternative et globalement, le

nombre de litres de diesel consommés et

ainsi l’impact sur le réchauffement climatique,

resteront inchangés. Le réchauffement

climatique, qui est lié aux émissions

de CO 2

, ne se régularisera pas à l’endroit où

on fait le plein ! Les recettes étatiques seront

bien évidemment aussi impactées par

cette mesure.

À noter en parallèle que les entreprises de

transports luxembourgeoises sont exclues

d’un régime d’aides étatiques en faveur des

PME. Pourquoi donc exclure le secteur du

transport des aides étatiques alors qu’investir

dans des technologies ou véhicules

durables est de plus en plus exigé par notre

société et par la politique ?

Nous constatons que le transport routier

n’est pas assimilé à d’autres secteurs en

termes d’aides étatiques alors que le transport

est étroitement lié au secteur de la logistique,

que le gouvernement actuel a voulu

développer en vue d’une économie plus

diversifiée.

L’importance de notre secteur ne peut être

négligée. Aujourd’hui, trois quarts de l’ensemble

des tonnes de marchandises sont

transportées moyennant voie routière.

Selon nos informations, le volume du transport

routier augmentera de 60 % d’ici 2050.

En Belgique, le système « cliquet » permet

aux clients professionnels de récupérer

une grande partie des accises payées sur le

diesel. Suite à l’augmentation du 1er mai et

moyennant ce système de remboursement

en Belgique, le client professionnel paie

moins le litre de diesel acheté en Belgique

que pour le litre acheté au Luxembourg.

Cet écart devient plus important si d’autres

augmentations d’accises doivent suivre,

comme annoncé par le gouvernement. Nous

revendiquons par conséquent l’introduction

d’un système de remboursement des accises

pour les clients professionnels selon

le modèle en place en France et en Belgique.

La mise en place d’un système de remboursement

des accises permettrait de soutenir

notre secteur et de nous donner les moyens

financiers pour continuer à investir dans

le développement durable.

Nous estimons que d’autres efforts doivent

être entrepris afin d’atteindre les objectifs

fixés dans les accords de Paris. D’un côté le

réseau routier national et européen doit être

adapté afin de réussir la transition vers des

alternatives au diesel et d’un autre côté les

constructeurs de camions doivent prendre

leurs responsabilités et réduire en moyenne

les émissions de dioxyde de carbone des

véhicules utilitaires. Les entreprises de

transports utilisent en effet les véhicules qui

leurs sont proposés par le marché.

Le secteur souhaite pouvoir évoluer vers

un transport plus durable ensemble avec le

gouvernement, à la place de travailler l’un

contre l’autre. Des efforts supplémentaires

scientifiques, industriels et politiques sont

indispensables. Dans ce contexte, la clc

et le Groupement Transports souhaitent

souligner que le secteur du transport

luxembourgeois entretient des relations

étroites et constructives avec le ministère

de l’énergie luxembourgeois.

08 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


BUSINESS MEDIA


Entrevue Commerce

BUSINESS MEDIA

09.2019

PIGNON SUR FOIRE

Site web, plan marketing, community management,

mascotte, hymne et expérience

visiteur… la Fédération Nationale des

Commerçants Forains (FNCF) donnent un

coup de jeune à la Schueberfouer et aux

fêtes foraines du Grand-Duché.

Entre communication et digitalisation,

les nouvelles initiatives qui visent à développer

et pérenniser provoquent de

fortes sensations. Accrochez vos ceintures,

départ immédiat !

TEXTE : STEVE BOUKHERS

80 %

C’est le taux de satisfaction

(tous domaines confondus)

des visiteurs de l’édition 2018

de la Schueberfouer

(L’enquête est signée Quest)

Jérôme Zellweger

La Schueberfouer, c’est en moyenne

2 millions de visiteurs par an, près de

220 exposants selon la Ville de Luxembourg

et 10 hectares au total (entre la

surface visitée par le public, l’espace

pour les caravanes et les livraisons). Si

tous les regards se tournent vers la plus

grande fête foraine du Luxembourg et de

la Grande Région en cette fin d’été, la Fédération

Nationale des Commerçants Forains

(FNCF) propose une offre complète

d’avril à décembre.

CURE DE JOUVENCE

Le rendez-vous est gravé dans le calendrier

luxembourgeois. Chaque année, la

Schueberfouer installe ses quartiers en

ville pour trois semaines.

Avec elle s’achève l’été. Les Gromperekichelcher

et Mettwurst égaient nos

papilles. Les rires et les cris prennent

d’assaut le champ du Glacis. Carrefour

de tous les genres et de tous les horizons,

la traditionnelle fête foraine, fondée

en 1340 par Jean l’Aveugle, est une ville

dans la ville. Pas question de se reposer

sur ses lauriers pour autant. « Chaque édition

propose des nouveautés. Nous nous

adaptons pour répondre aux attentes des

visiteurs. Mais, au fond l’esprit de la fête

ne change pas », remarque Manon Schmit,

Trésorière de la FNCF.

Cette dernière édition a connu son lot de

nouvelles attractions (Crazy Clown, Techno

Power, Transformer, Intoxx, Aeronaut

10 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


09.2019 BUSINESS MEDIA

Entrevue Commerce

« NOS INITIATIVES VISENT CLAIREMENT

À ATTIRER LA GÉNÉRATION Y.

IL S’AGIT DE LEUR PARTAGER LE GOÛT DE LA FOIRE

ET DE L’ENTREPRENEURIAT »,

JÉRÔME ZELLWEGER, VICE-PRÉSIDENT DE LA FNCF.

Cela implique une plus grande transparence.

Nous collaborons avec des fournisseurs

de toute l’Europe. Notre fédération

est intransigeante question traçabilité.

Chaque produit est soumis à un contrôle

systématique, plus particulièrement quand

il s’agit de règles d’hygiène. Il faut savoir

que les foires sont extrêmement surveillées

en la matière. Pas le droit à l’erreur »,

souligne Jérôme Zellweger, Vice-Président

de la FNCF.

et Alpina Bahn) et le retour de la mascotte

Lämmy, en référence au traditionnel défilé

de moutons des kermesses. « Nous

tenions à remettre au goût du jour notre

mascotte. Un chalet lui était consacré avec

des produits dérivés. L’intégralité des recettes

sont reversées à des associations »,

rappelle Manon Schmit. Pour compléter le

tableau, la Fédération a collaboré avec le

groupe luxembourgeois CoolFeet pour un

hymne forain.

Attractions, mascotte et hymne ne sont

que la partie émergée de l’iceberg. La Fédération

interroge son offre et se structure.

« Nous sillonnons l’ensemble du

Grand-Duché et les visiteurs ne sont pas

toujours au courant de notre venue.

© Vdl

C’est de ce constat qu’est né le besoin

d’établir un plan marketing », confie Manon

Schmit. Côté communication, un site

web, des réseaux sociaux communs et des

partenariats médias font désormais partie

de la fête. Côté marketing, on met l’accent

sur l’expérience visiteur.

UNE FÉDÉRATION

TOURNÉE VERS L’AVENIR

ET SA NOUVELLE GÉNÉRATION

Sous l’impulsion d’une fédération, formée

en 2017, la soixantaine de familles de forains

réaffirment leur volonté de fournir une

offre structurée et commune où la transparence

occupe une place majeure. « Nous

œuvrons ensemble pour créer une expérience

toujours plus festive.

Transparence mais également pérennité…

Si certaines familles en sont à leur 7 e génération,

il convient de perpétuer et transmettre

les clés du métier à une cible plus

jeune. « Nos initiatives visent clairement

à attirer la génération Y. Il s’agit de leur

partager le goût de la foire et de l’entrepreneuriat.

Une attraction n’est ni plus ni

moins qu’une entreprise. À son instar, on

gère des employés, on fait de la comptabilité

et des bilans », insiste Jérôme Zellweger,

forain de père en fils.

COMMUNES ET FORAINS :

RELATIONS AU BEAU FIXE

À l’inverse de son voisin français où les

affrontements entre forains et communes

battent leur plein, le Luxembourg a fait le

choix de « la collaboration et des échanges

réguliers », dixit le Service Communication

et relations publiques de la Ville de

Luxembourg. Au fond les deux parties

s’inscrivent dans une même quête : offrir

au public un espace de divertissement capable

de séduire un public de 7 à 77 ans,

ou presque ! La Ville se fait ainsi l’écho

de la Schueberfouer et des kermesses

de quartier organisées intra-muros : page

web dédiée (fouer.vdl.lu), réseaux sociaux,

newsletters, campagnes d’affichage, conférences

de presse, etc.

Même état d’esprit pour les communes

du pays : « Partout où nous nous rendons,

nous sommes très bien accueillis. L’expérience

est réussie à la faveur d’un travail

en collaboration avec les communes. On

s’entend bien », conclut Jérôme Zellweger.

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce CONNECT - 11


En coulisse Commerce

BUSINESS MEDIA

09.2019

CADASTROPHILIE

Fragilisés par le e-commerce et les centres commerciaux, les commerces de centre ville subissent de plein fouet les nouvelles

habitudes de consommation. Développé à l’initiative de la Confédération luxembourgeoise du commerce et du Ministère

des Classes Moyennes, le « Cadastre du commerce » constitue un véritable outil d’aide à la décision et d’analyse au service

des acteurs politiques et économiques des villes et communes du Grand-Duché.

TEXTE : STEVE BOUKHERS

7600

C’est le nombre de locaux

commerciaux, actifs et vacants,

au Grand-Duché du Luxembourg,

à la fin 2018 et début 2019

Baisse de la fréquentation et multiplication

des locaux vacants dans de

nombreuses villes et communes du

pays, le commerce de proximité vit des

heures difficiles. Si la grande distribution

a contribué à éloigner le client des centres

villes, proposant plus de choix et de services,

Internet, quant à lui, en offrant un

choix sans limite et des prix bas, a grignoté

une part non négligeable des clients

du commerce de zones urbaines. Le commerce

de centre-ville est-il condamné

pour autant ? Pas forcément. Les nouvelles

habitudes de consommation ont rendu le

consommateur plus exigeant, plus impatient

et en recherche de proximité ! La résolution

de l’équation tient certainement

à la combinaison : proximité territoriale et

proximité relationnelle. Encore faut-il disposer

de données et de valeurs pour renforcer

l’attractivité des centre villes.

UNE APPROCHE HOLISTIQUE

ET OBJECTIVE…

Le « Cadastre du commerce », mesure phare

de l’initiative Pakt PRO Commerce, a vu le

jour en 2018 dans le but de fournir des données

détaillées sur les commerces. Dans les

tuyaux depuis de nombreuses années, cette

base de données constitue le premier outil

de mesure du commerce urbain du pays.

Les données qui en sont extraites offrent

aux communes une fidèle cartographie de

leur paysage commercial. « Jusqu’ici, on

naviguait à vue. Impossible de savoir avec

certitude comment évoluait le commerce

local. Dorénavant, les communes bénéficient

de données et indicateurs clés sur

l’attractivité de leurs zones commerciales, »

remarque Claude Bizjak, directeur adjoint

de la Confédération luxembourgeoise du

commerce (clc).

Près de 99 % des commerces dans tous les

centres urbains et autres zones commerciales

ont été recensés. Sont notamment

pris en considération, la nature des services,

l’adresse, la surface commerciale, le modèle

commercial, le type de distribution,

etc. « La première photographie du cadastre

commercial compte 7.600 locaux commerciaux,

actifs et vacants, au Grand-Duché

du Luxembourg, à la fin 2018 et début

2019, » indique Claude Bizjak.

EN FAVEUR

D’UN DÉVELOPPEMENT

DURABLE DE LA VILLE

ET DE SES COMMERCES

Les mutations structurelles nécessitent de

capturer constamment les évolutions de

l’environnement commercial. Pour redonner

aux zones commerçantes leurs lettres

de noblesse, les villes et communes doivent

s’inscrire dans une nouvelle dynamique et

mettre le curseur au bon endroit. Parmi les

indicateurs clés, le niveau de fréquentation

est à prendre en compte. « Auparavant, on

prenait la localisation comme facteur.

Or, c’est le niveau de fréquentation qui

détermine la qualité d’une zone et d’une

rue commerçante. À cet égard, nous avons

intégré une technologie de Systèmes d’Information

Géographique pour afficher

les données de fréquentation, » souligne

Claude Bizjak.

Dans son ensemble, les cartes et chiffres issus

de ce cadastre fournissent les données nécessaires

pour renouer avec l’attractivité.

Il revient, désormais, aux communes de

s’inscrire dans une dynamique proactive

en faveur du commerce et d’adopter une

stratégie centrée sur les besoins et les attentes

du client.

12 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


News Commerce

BUSINESS MEDIA

09.2019

MOBILE WALLET

MOBILE PAYMENT IN EUROPA

Mit dem Smartphone europaweit bezahlen? - Mit der Gründung

der neuen „Mobile Wallet Collaboration“ soll dies bald Realität

werden. Dazu hat sich der Mobile-Payment Anbieter Bluecode

mit den insgesamt sechs Bezahldienstleistern Momo Pocket

(Spanien), Pagaqui (Portugal), Vipps (Norwegen), ePassi,

Pivo (Finnland) sowie Alipay (China) zusammengeschlossen.

Bluecode übernimmt dabei die Rolle des technischen Dienstleisters.

An das österreichische Unternehmen sind gleich mehr

als 100 internationale Banken angeschlossen. Ziel der Kooperation

ist es, Smartphone-Zahlungen zwischen Händlern, Anbietern

und den europäischen Staaten mehr und mehr kompatibel

und salonfähig zu machen.

INNENSTADT-MÖBELHAUS

IKEA ZIEHT ES IN DIE PARISER INNENSTADT

Der schwedische Möbelhaus Konzern IKEA hat im Mai seine erste Innenstadt-

Filiale in Frankreich eröffnet. Das französische Pendant zur ersten deutschen

Innenstadtlage in Hamburg-Altona befindet sich Mitten in Paris. Das Konzept,

auch als ‚La Madeleine‘ bekannt und unweit des Place Vendôme gelegen,

wurde gemeinsam mit den Anwohnern entwickelt. Die vier Bereiche mit ihren

29 Wohnbeispielen verteilen sich stockwerksübergreifend auf insgesamt

5.400 Quadratmetern. Wichtiger Bestandteil des Konzepts ist die integrierte

Multichannel-Umgebung, in der das gesamte Sortiment vor Ort auch digital

abrufbar ist. Das neue Konzept verfolgt das Ziel, voll und ganz auf die Bedürfnisse

und das Konsumverhalten der Kunden ausgerichtet zu sein.

©Ikea Paris La Madeleine

PAYMENT

ZUKÜNFTIG VIA WHATSAPP BEZAHLEN?

Welche Entwicklung ein ursprünglich reiner Messengerdienst nehmen kann,

zeigt das Beispiel von „Wechat“. Die vielseitige App aus China verfügt über eine

Bezahlfunktion, die von Millionen Nutzern verwendet wird. In diese Richtung

möchte WhatsApp, das seit 2014 zu Facebook gehört, nun auch vorstoßen.

Ein Peer-to-Peer Test in Indien ist bereits seit dem letztem Jahr im Gange.

Nach den Vorstellungen von Facebook-Gründer Mark Zuckerberg soll die

Payment-Funktion noch in diesem Jahr in mehreren Ländern an den Start gehen.

Auf dem britischen Markt sind weitere Tests geplant, da Whatsapp hier besonders

verbreitet ist und die Briten besonders affin für mobiles Bezahlen sind.

14 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


L’avis de l’expert // Fiscalité

BUSINESS MEDIA

09.2019

ROULEZ PLUS PROPRE,

PAYEZ MOINS D’IMPÔTS !

Nelly Mazzarol

De nombreux employeurs à Luxembourg

intègrent dans leur politique salariale

des voitures de société destinées

à la fois à l’usage professionnel et privé.

Face aux défis écologiques, la loi fiscale

a changé fin 2016 afin de favoriser le recours

à des véhicules plus propres. Vous

trouverez ci-après un récapitulatif des

principales mesures de taxation réduite

pour les voitures de société financées

par les entreprises.

Mais qu’en est-il des incitations fiscales

pour les particuliers ?

TEXTE : NELLY MAZZAROL

MANAGING DIRECTOR,

PWC LUXEMBOURG SC

IMAGE : JULIAN BENINI

Pour rappel, l’usage privé du véhicule professionnel

est considéré comme du salaire

et à ce titre, il constitue un élément de rémunération

cotisable et taxable via la paie.

L’objectif de cette loi est de réduire la base

taxable de cet avantage en contrepartie de

l’usage d’un véhicule moins polluant.

Ainsi, pour tout véhicule acheté ou pris en

leasing à compter du 1 er janvier 2017 et octroyé

à un salarié pour un usage mixte (les

contrats antérieurs à cette date restent évalués

à 1.5 % jusqu’à leur terme), l’avantage en

nature est évalué mensuellement en fonction

d’un pourcentage appliqué au prix neuf TTC

du véhicule, avec options, ristourne et TVA

incluses. Ce pourcentage augmente avec le

taux d’émission de CO 2

du véhicule et diffère

selon le type de moteur utilisé tel d’indiqué

dans le tableau ci-dessous :

Taux d’émission

de CO 2

en g/km

Motorisation

essence (seule

ou hybride) ou

motorisation au gaz

naturel comprimé

Motorisation diesel

(seule ou hybride)

Motorisation

100 % électrique

ou à hydrogène

0

0.5 %

De 0

à 50

De 51

à 110

De

111

à 150

>150

0.8 % 1.0 % 1.3 % 1.7 %

1.0 % 1.2 % 1.5 % 1.8 %

Par exemple, pour une voiture à moteur

diesel dont le prix neuf TTC est de

28 800 € avec 1 200 € d’options TTC et un

taux de CO 2

de 106 g/km, l’avantage en nature

mensuel s’élève à :

1,2 % * (28 800 + 1 200) = 360 €

À noter que si le salarié participe au coût du

leasing, la valeur de l’avantage en nature

s’en trouve réduite dans la limite de 20 % du

coût restant à charge de l’employeur.

Ensuite, pour les plus sportifs habitant à

proximité de leur lieu de travail, le code

fiscal prévoit l’exemption de l’avantage en

nature du cycle à pédalage assisté (maximum

25 km/h) ou non.

« L’OBJECTIF DE CETTE LOI

EST DE RÉDUIRE LA BASE

TAXABLE DE CET AVANTAGE

EN CONTREPARTIE

DE L’USAGE D’UN VÉHICULE

MOINS POLLUANT »

Enfin, pour les contribuables âgés de 18 ans

minimum qui ne bénéficient pas de tels

avantages en nature, la loi prévoit un abattement

pour mobilité durable (« AMD »).

Cet AMD est soumis à quelques conditions :

l’achat d’un véhicule neuf,

l’utilisation à des fins exclusivement

privées,

le fait de ne pas avoir bénéficié d’un

tel abattement au cours des quatre

années précédentes,

le fait d’avoir 18 ans au moment de

l’achat !

Ainsi, l’achat d’une voiture électrique ou à

hydrogène ouvre droit à un abattement sur

le revenu imposable de 5 000 €. L’abattement

est de 2 500 € en cas d’achat de véhicule

hybride (moins de 50 g/km de CO 2

et

recharge externe non embarquée). Quant à

l’achat d’un cycle à pédalage assisté ou non,

il donne droit à un abattement de 300 €.

Cette déductibilité s’applique à l’année

d’imposition qui correspond au paiement

intégral du véhicule.

Toute aide de l’Etat luxembourgeois ou

étranger est à déduire. Cependant, chaque

époux ou partenaire imposé collectivement

peut bénéficier de l’abattement pour

mobilité durable.

Les employeurs comme les particuliers

peuvent ainsi plus facilement contribuer à

la nécessaire transition du tout pétrole vers

des modes de locomotion plus écologiques.

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18 - CONNECT

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LE SAC EN PLASTIQUE

À USAGE UNIQUE,

UNE ESPÈCE EN VOIE D’EXTINCTION ?

Voulue par l’Europe, la suppression des sacs plastique à usage unique semble,

à terme, inéluctable. Au Luxembourg, après l’Eco-sac réutilisable, lancé

voici déjà 15 ans, le SUPERBAG vient de faire son apparition dans les rayons

des grands distributeurs. Destiné à remplacer les sacs en plastique

ultra-légers que l’on trouve encore dans les rayons, ce nouveau produit

est d’ores et déjà disponible dans une dizaine d’enseignes de distribution.

L’évolution est en marche et les mentalités évoluent, même s’il reste parfois

difficile de trouver une bonne alternative au plastique.

TEXTE : MICHAEL PEIFFER

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©Valorlux

La prévention des déchets d’emballages

constitue le premier dispositif contre le

développement constant des déchets

ménagers. Son efficacité dépend de la

conception de l’emballage (poids, volume,

matériau, recyclabilité...) et de l'attitude

citoyenne du consommateur lors de ses

achats. Au Luxembourg, depuis 2004, le

projet Eco-sac mené par Valorlux en collaboration

avec la clc, l'Administration de

l'environnement et les enseignes de distribution,

permet de limiter l'utilisation de

sacs de caisse à usage unique en favorisant

l'usage de sacs réutilisables, afin de

préserver nos ressources naturelles. « L’introduction

de l’Eco-sac reflète un engagement

concret du commerce en faveur de

la réduction de la consommation de sacs

en plastique à usage unique. Aujourd’hui,

nous comptons plus de 70 magasins

partenaires », explique Claude Turping,

directeur de Valorlux. Depuis son introduction,

l’Eco-sac a permis d’économiser

922 millions de sacs en plastique à usage

unique, ce qui représente une économie

de 6.287 tonnes de plastique et de près de

14 millions de litres de pétrole. « De plus,

depuis 2006, nous avons noté une baisse

de 90 % de la consommation de sacs de

caisse à usage unique. Aujourd’hui, nous

savons que l’Eco-sac est devenu un produit

populaire au Luxembourg. Sa qualité,

sa robustesse, son côté pratique et

échangeable, tout comme le fait qu’il soit

fait de matière recyclée et qu’il soit recyclable,

sont appréciés. Un Eco-sac usé et

abimé peut également être échangé gratuitement

contre un nouveau dans tous

nos magasins partenaires. » Aussi, en plus

d’être reconnu comme un projet de prévention

des déchets d’emballages au niveau

national, le projet a été récompensé

en 2012 par le label « Best practice » par la

Commission européenne.

COMMENT RÉPONDRE

À LA DIABOLISATION DU PLASTIQUE ?

En créant une instance nationale dédiée à

la collecte sélective, au tri et au recyclage

des déchets d’emballages, le Luxembourg

a contribué à la mise en place de bonnes

pratiques, tant pour les entreprises que

pour les consommateurs. « Grâce à Valorlux,

des solutions mutualisées ont vu le

jour. Si cela facilite la vie des entreprises

dans la gestion de leurs déchets, c’est aussi

une formidable locomotive marketing

qui travaille depuis de nombreuses années

à la sensibilisation de toutes les parties

concernées, constate Claude Bizjak,

directeur adjoint de la clc. La protection

de l’environnement, le climat, l’écologie

sont aujourd’hui des thèmes très médiatisés

et politisés. On assiste clairement à

une diabolisation du plastique, mais il est

important de bien réfléchir aux solutions

à mettre en place à l’avenir. »

Tout récemment arrivé sur le marché,

le SUPERBAG ® est un sac à provisions

développé en collaboration avec

la clc et l'Administration de l'environnement

du Luxembourg. « Ce SUPERBAG ®

est un sac réutilisable pour fruits et légumes

et autres produits en vrac. Tout

comme l’Eco-sac, son objectif est de

faire changer les comportements et les

habitudes de consommation en incitant

20 - CONNECT

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©Andrane de Barry

Ophélie Meunier,

marraine de l’association,

animatrice et journaliste

avec Nathan, porteur

du syndrome de Williams.

QUELQUES GÈNES

EN MOINS,

LA MÊME ENVIE

D’AIMER.

Le syndrome de Williams

est une maladie génétique rare qui associe

des malformations cardiaques, un retard

de développement et des caractéristiques

comportementales et physiques.

Pour soutenir la recherche autourdeswilliams.org


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09.2019

les consommateurs à utiliser des sacs de

courses réutilisables plutôt que des solutions

à usage unique », poursuit Claude

Turping. Cette initiative cible particulièrement

les sacs en plastique ultra-légers

que l’on trouve le plus souvent aux rayons

fruits et légumes. Le produit, développé

en collaboration avec la clc, l’administration

de l’environnement et les enseignes

de distribution au Luxembourg, est disponible

depuis le mois de juin dans une

dizaine d’enseignes : Aldi, Auchan, Cactus,

Cora, Delhaize, la Grande Epicerie Massen,

La Provençale, Match/Smatch, Naturata

et Pallcenter.

« UNE ÉTUDE DANOISE DÉMONTRE QU’UN SAC EN PET

RÉUTILISABLE DEVIENT CLIMATIQUEMENT NEUTRE

À PARTIR DE LA 8 E UTILISATION »

D’un point de vue législatif, la loi du

21 mars 2017 relative aux emballages et

aux déchets d’emballages énonce clairement

des objectifs de réduction de la

consommation de sacs en plastique à

usage unique avec une consommation ne

devant pas dépasser 90 sacs par habitants

et par an d’ici fin 2019 et 40 sacs

par habitants et par an d’ici fin 2025. « La

directive européenne relative au plastique

à usage unique est également très claire.

25 % ©Valorlux

La gestion des déchets

est une thématique qui nous concerne

tous. Chaque année, au Luxembourg,

nous produisons 120 000 tonnes

de déchets ménagers, dont environ 25 %

sont des déchets d’emballages

Elle prévoit l’interdiction de plusieurs

emballages tels que certains contenants

alimentaires et des gobelets d’ici 2021,

précise le directeur de Valorlux. Aussi, la

directive demande d’atteindre des taux

supérieurs de collecte et de recyclage des

emballages et plus particulièrement des

emballages en plastique d’ici à 2030. »

TROUVER SON CHEMIN

PARMI UNE MULTITUDE DE SOLUTIONS

Du côté des consommateurs et des producteurs,

au Luxembourg, une évolution

des mentalités vis-à-vis de la prévention

des déchets d’emballages, de la réutilisation

et du recyclage semble en marche

avec, petit à petit, la perception de la dimension

« valeur ajoutée » du déchet.

« C’est dans ce cadre et en tant qu’acteur

du recyclage des emballages que

Valorlux juge primordial de continuer à

sensibiliser, accompagner et soutenir citoyens,

entreprises et institutions dans

les domaines de la prévention, du tri, de

la collecte et du recyclage, ajoute Claude

Turping. Le changement de comportement

doit se faire à tout niveau, de la

chaine de consommation du producteur

au consommateur.

La question sous-jacente à tout cela

est la suivante : en tant que citoyen du

monde, chacun est-il réellement prêt à

changer ses pratiques de consommation

et de production en faveur d’une économie

plus écologique et d’une écologie

plus vertueuse ? »

22 - CONNECT

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DES ECO-SACS

CLIMATIQUEMENT NEUTRES

Chaque année, des études

et des enquêtes sur le terrain sont

menées pour évaluer l’impact de

l’action « Eco-sac ».

Ainsi en 2017, le taux d’utilisation

des sacs réutilisables était

de 66,2 %. L’objectif fixé à 57 %

est donc dépassé. Pour amplifier

davantage l’effet bénéfique

sur notre environnement,

les Eco-sacs sont depuis 2016

climatiquement neutres.

Concrètement, Valorlux

compense les émissions de CO 2

de

la fabrication, mais aussi

du transport des Eco-sacs,

en soutenant des projets

de protection climatique

à travers le label myclimate.

Pour les commerçants, comme pour beaucoup

de simples citoyens, il reste parfois

difficile de s’y retrouver. « Les commerçants

sont très ouverts et demandeurs de

solutions d’emballages plus écologiques et

respectueuses de l’environnement, confie

Claude Bizjak. Le fait qu’il s’agisse d’une

initiative nationale est d’autant plus intéressant

pour eux. C’est beaucoup plus

facile à mettre en place et l’aspect concurrentiel

passe au second plan, au profit

d’une forme de solidarité écologique. »

Le marché de l’emballage a vu se multiplier

les solutions au cours de ces dernières

années. « En effet, la question est

complexe car les citoyens sont de plus

en plus attentifs à ces questions. Toutefois,

il y a beaucoup d’idées reçues et un

manque d’information éclairée sur ces sujets

», constate claude Turping. En matière

d’emballages, il est important de retenir

qu’il est difficile de faire un classement

écologique incontestable en considérant

uniquement le type de matériau utilisé.

Pour des sacs réutilisables, par exemple,

plusieurs études, dont une de l’Administration

de l’environnement du Luxembourg,

démontrent que, dans le cas d’un sac en

coton par exemple, celui-ci peut s’avérer

moins écologique qu’un sac réutilisable en

PET. Il est en effet nécessaire de considérer

l’ensemble de la chaîne de production

d’un produit.

Pour le coton, il s’agit plus précisément

du type d’agriculture mis en œuvre pour

le produire, des besoins en eau pour la

culture de la plante, du traitement de la

fibre pour éviter la moisissure, etc. « Une

étude de l’administration de l’environnement

danoise démontre qu’un sac en

PET réutilisable devient climatiquement

neutre à partir de la 8 e utilisation. Un sac

en coton à partir de la 52 e utilisation et

un sac en biocoton à partir de la 149 e utilisation.

Ainsi, dans tous les cas, il est à

retenir qu’en priorité, il est important de

favoriser une solution réutilisable plutôt

qu’une solution à usage unique », retient

le directeur de Valorlux.

Concernant plus particulièrement le plastique,

il faut là aussi considérer dans un

premier temps le plastique réutilisable et

pas le plastique à usage unique.

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce CONNECT - 23


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09.2019

« C’EST DEVENU UNE ÉVIDENCE, LES ENTREPRISES

SE DOIVENT DE RÉPONDRE AUX ATTENTES

DE LEURS CLIENTS SUR UN THÈME AUSSI SENSIBLE

QUE LA PROTECTION DE LA PLANÈTE »

ce qui est faux. La particularité principale

des plastiques dit biodégradables est qu’ils

ont la capacité de se désagréger en fines

particules de plastique qui constituent

une menace de pollution sur l’environnement,

commente encore Claude Turping.

Pour les bioplastiques, le fait qu’ils soient

éventuellement constitués de matière végétale

n’exclut pas le plastique. La notion

de « bio » ne signifie en aucun cas qu’ils

ont un impact environnemental positif.

Cette mention « bio » ne doit pas non plus

être une justification de bonne conscience

qui permettrait au consommateur de jeter

ses emballages en toute impunité, sans

penser à privilégier des solutions réutilisables

dans son mode de consommation.

Oublier voire occulter l’importance de la

circularité d’un emballage serait faire un

grand pas en arrière. »

C’est devenu une évidence, les entreprises

se doivent de répondre aux attentes de

leurs clients sur un thème aussi sensible

que la protection de la planète. « Cela reste

parfois compliqué de choisir la bonne solution.

C’est pourquoi il faut guider commerçants

et consommateurs, envoyer

des messages clairs et pouvoir faire des

compromis. Mieux vaut un petit pas pragmatique,

amenant un réel impact, qu’un

grand pas médiatique, qui n’amène finalement

pas grand-chose », résume le Directeur

Adjoint de la clc, Claude Bizjak.

En choisissant une solution réutilisable,

le consommateur adopte un comportement

plus responsable et participe ainsi

activement à l’objectif de réduire l’utilisation

des sacs en plastique à usage unique.

« Aujourd’hui, nous estimons qu’au Luxembourg

la consommation des sacs en plastique

à usage unique ultralégers – type pour

fruits et légumes – s’élève à 70 sacs par

habitant soit une moyenne de 189 tonnes.

C’est dans ce cadre de prise de conscience,

et afin de réduire la consommation de ce

type de sacs, que nous avons également

lancé le SUPERBAG ® . »

DES DÉCISIONS PRAGMATIQUES

PLUTÔT QUE MÉDIATIQUES

Toujours concernant le plastique, il est aussi

nécessaire de considérer le type de plastique.

Des plastiques comme le PET ou le

PEHD, entre autres, sont parfaitement recyclables

et leurs filières de recyclage sont

très bien développées et performantes.

Ces exemples sont ce que l’on appelle des

plastiques mono-matériaux, c’est-à-dire

des plastiques qui ne sont constitués que

d’un seul type de plastique. Ils sont donc

plus simples à recycler.

Les plastiques multicouches ou multi-matériaux

comme les barquettes alimentaires,

par exemple, devant répondre à plusieurs

critères de bonne conservation et d’emballage

des aliments, sont plus complexes à

recycler voire, pour certains types, pas encore

recyclables. Ces types d’emballages,

constitués de plusieurs couches de plastiques

différents, représentent un réel défi

en matière de recyclage, car les machines

doivent être en mesure de séparer les différentes

couches de différents plastiques

avant de pouvoir les recycler. « À cela

s’ajoute actuellement les bioplastiques

et plastiques biodégradables, qui sont

considérés comme des produits miracle

et la solution à tous déchets plastique,

24 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


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Intis eaquas voloribeatur animaxi mpelis conse corum adiciist

quo veligent, nossi corem denienissit ametur? Catiorita nesti

dunt autem sus.

Atemporem faccabore conest andae verferitatio omnimi,

odit alistiis qui ium quiducit, vellupt asinusda et volore,

verciunt autatio. Hendeni hiligen denihitatemo blaborempos

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comnimo sapidia nducipiet plaboribusam niasped ut esed

et quam, sam ut ention reped quatati bea conem consed

quidebis maxim ut et magnam, qui rernatia coreperorum as

et, print solor print miliqui ssimpore si doluptatqui voluptae

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acearupta ducius con nobit aut pelessit utam voluptia

consedi omnimus, utem et volorent expe quatur sequae.

Olorese quiatum rercit volore dest ab ipist pa sant lamus

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et facculparit evel maio quidebit re, incid molor susapiduntur

sae il imagnihil moluptas quo consequatur abo. Nequo totat

voluptate dolupti con prati adit et imet libusda ium amus

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minvelenem inctat quatemporro maiostis dolorrovit aut

explatae et aspitio. Ducitae caeperum del is accatur, comnisi

quae nia volest fugiasperum volore quame possum repudi

dolute saestem in restibea siti opta dollent, consectem que

doluptae. Nimin re dit, comnis ex exerati deris destet que

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nimoluptae. Agnihicimus, qui ducit rent ullame nemo imil

id es rest, vollicit ape cus alia dolores molum harumquis et

doloris milistotam, nam aliquas perio. Natatur epudit volupta

temodis ra doluptatetur audit la es mollupi derfera tiumet

eum dolupti atibusdam quo dunt.

Eperum il estor minus ulparchilis sunto magnatur, omnimet

alitistotas mo voluptia volumen debiti dem quiantur? Qui

cum quates dolupta tquias nonsequ aecusande nullabo.

Xernatia corerio ipsum voluptur? Lorepeligent ea doluptat

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Pa dolorum nonsent, cus.

Busciminus aut laut atur, ut maio blaudae ma imagnis as

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Doluptatis millit hit, veribus adit, esse mos rest, consequiat

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eum exces arumend essecusti in expliqui aut acepelecae

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aut alis voluptincia eum harundis explaborro ipicit, omnis

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omnit ut latur, nonet fugiatur, to beribusda volupti con

coreptatio. Itae maximendi ut aut paribea aut landandae

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faceped quatus aut a nus id eum volut fugitae ipietur, quate

quibea dolupti nostis nobitaquo id que soloris perit dites

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non nam si rerae. Sequam coribeatem etur?

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aut eaquid mo intemporiae conesto maximagnim diatur?

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vendi debis alissed et alistrum adisintis entiam, sincid

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quaepel enihitassus, sant quam re consequas reratibus

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Archicitem volest, aut di atiam, omnisit ut esto to et porum

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aut utet dolupitis nestotas rempere perios mos doleste

natam core perrum aut magnis excest, soluptat magazine

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Intis eaquas voloribeatur animaxi mpelis conse corum

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Atemporem faccabore conest régie publicitaire andae

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eum dolupti atibusdam quo dunt.

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alitistotas mo voluptia volumen debiti dem quiantur? Qui

cum quates dolupta tquias nonsequ aecusande nullabo.

Xernatia corerio ipsum voluptur? Lorepeligent ea doluptat

hiciis as sequos invel iunt aliquat landit que porem ea aut

aut erae qui ducipsa periae. Nam none repel mo ium hitas

est ea nimusant, que num latur? Quibusdae dolupta spitatur

aut ut mincimpora nonsectur, venduciliquo ea am, nonseque

saperum es sunt eat. Atemporem faccabore conest

andae verferit.

Pa dolorum nonsent, cus.

Busciminus aut laut atur, ut maio blaudae ma imagnis as

doluptae dolorion nimustrum lis distrum volut eatint vent,

officimus, cus autem quae print minci unt.

Doluptatis millit hit, veribus adit, esse mos rest, consequiat

hariatquia doluptia int quod modis adio quo ilit, officte aut

eum exces arumend essecusti in expliqui aut acepelecae

dolut alignit quia con coremporrum non eosa de plique et

desedit voluptur? Et et untio int officius, sitas quas maximet

aut alis voluptincia eum harundis explaborro ipicit, omnis antur

sit res quam dollabore pe nobitiur, esti dent offic to omnit

ut latur, nonet fugiatur, to beribusda volupti con coreptatio.

Itae maximendi ut aut paribea aut landandae susandesed

quunt dem fugia et ma quaestio blatur res et, odi ut est ommolo

cuptur se volutectum graphisme facea dus molorectem

faceped quatus aut a nus id eum volut fugitae ipietur, quate

quibea dolupti nostis nobitaquo id que soloris perit dites

audaes exces iligeniminis aspe ipsam escilig natur?

Vereptaqui re que ma ipsam ut voluptatet plit, aut ipsunt,

neces seque aut fugitatenim simintur as aliquas di re, seribeatest,

non nam si rerae. Sequam coribeatem etur?

Occum fugiaepere, cuptationsed qui autem. Qui ad quos

sum sitio verisquunt, tese laut quia quas plaborrum harum

quas ea consed web quae voluptatet pa nam faceptas aut

eaquid mo intemporiae conesto maximagnim diatur? Ratin

re, occustis que qui que nis unt occus mosam nimus, vendi

debis alissed et alistrum adisintis entiam, sincid ullibus aut qui

alias aut officimet et optate nobite offici temporpost, sinctor

sequi arum quia eium volorem fugit quaepel enihitassus, sant

quam re consequas reratibus dolore laut volorio. Nequistrum

sequi odiciat iberibu sdaercipsam fugiati issunt parum dolut

volupti con non eum solorrum sin corit alicate num debis

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MAISON D’ÉDITION

74, rue Ermesinde L-1469 Luxembourg

T.: (+352) 26 45 85 86 | F.: (+352) 26 45 84 94


3 questions à…

BUSINESS MEDIA

09.2019

3 QUESTIONS À…

JEAN-PIERRE THILL

Entretien avec Jean-Pierre Thill, Vice-Président de la Fédération

de l'Ameublement (FEDAM)

TEXTE : MATHIEU ROSAN

03

01

ALORS QUE LA CONCURRENCE

D’INTERNET EST DE PLUS EN PLUS

IMPORTANTE ET QUE LES

ATTENTES DES CLIENTS ÉVOLUENT

SANS CESSE, QUEL REGARD

PORTEZ-VOUS SUR L’ÉVOLUTION

DU SECTEUR DE L’AMEUBLEMENT

DANS CET ENVIRONNEMENT ?

À l’heure actuelle, il est assez difficile

de faire des pronostics. À ce stade, nos

clients utilisent Internet pour s’informer

en détail, mais préfèrent encore majoritairement

se rendre en magasin afin de pouvoir

voir et essayer la marchandise. Et par

la même occasion de profiter des services

qu’ils trouvent dans nos magasins (prise

de mesures, planification, livraison et

montage, service après-vente). Il est donc

très important d’être présent avec une

home page bien faite et surtout actualisée

quotidiennement, de mettre ses services

dans la vitrine et de suivre de tout près

l’évolution du marché, et de réagir très

vite en cas de besoin.

« LAISSEZ-NOUS

TRAVAILLER ! »

02

QUEL REGARD PORTEZ-VOUS

SUR LES CONTRAINTES

LÉGISLATIVES QUI ENTOURENT

VOTRE PROFESSION

(HORAIRES D’OUVERTURES,

SALAIRES, CONGÉS…) ?

Au regard des shops online ouverts 24/24

et 7/7, je ne trouve pas normal que nos

horaires soient limités. Laissez-nous travailler

! L’un des défis majeurs est de trouver

du personnel qualifié, aussi bien pour

la vente que pour le montage. Les salaires

sont en train d’exploser, et l’ajout de

jours de congé/férié supplémentaires ne font

qu’aggraver la situation.

EN TANT QUE VICE-PRÉSIDENT

DE LA FEDAM, POUVEZ-VOUS

NOUS DIRE QUELLES SONT

LES PISTES À DÉVELOPPER

DANS LE FUTUR POUR AIDER

LES COMMERÇANTS À FAIRE

FACE AUX MUTATIONS ÉVOQUÉES

PRÉCÉDEMMENT ?

Les petites et moyennes structures ont

besoin d’aide pour faire face à Amazon et

consorts. Le « Lëtzshop » est un pas dans la

bonne direction. Il nous autorise à faire nos

premières expériences sur le marché online,

et cela à bas coût. L’orientation scolaire

devra aussi changer (et la mentalité de la

population) afin que les jeunes s’intéressent

de nouveau à l’artisanat. Nous avons besoin

de personnel qualifié pour offrir un service

irréprochable à nos clients, et ainsi nous

démarquer de cette manière des grandes

boîtes multinationales.

26 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


L’avis de l’expert // Droit social

BUSINESS MEDIA

09.2019

COMPTE-EPARGNE TEMPS :

UN PROGRÈS ?

Salué comme une avancée par la presse et

les syndicats, le Compte-Epargne Temps

(ci-après le « CET ») sonne comme une

contrainte de plus pour l’employeur. Estce

vraiment le cas ?

TEXTE : LAURENCE RAPHAEL,

RESPONSABLE DES AFFAIRES

JURIDIQUES CLC

IMAGE : CLC

Laurence Raphael

Le CET s’est fait attendre. L’idée avait été

avancée par le gouvernement de l’époque

dans une déclaration du 12 août 1999,

dans laquelle il proposait l’instauration de

cet outil d’organisation du travail afin de

permettre aux salariés d’accumuler sur un

compte des droits à congé rémunéré qu’ils

pourraient utiliser ultérieurement. La finalité

était de réaliser des projets personnels

sans devoir recourir à des périodes de

congé sans solde ou de devoir purement et

simplement renoncer à de tels projets.

L’idée fut à nouveau évoquée par la loi du

13 mai 2008 portant introduction d’un

statut unique, mais était toute perdue dans

les méandres de la réforme. Lancée pêlemêle

et sans cadre légal, elle avait pour

seul contexte très restreint celui de la gestion

et de l’utilisation des heures supplémentaires

par les salariés.

Introduit dans la fonction publique le 1er

octobre 2018, le CET a été formalisé dans

le secteur privé par la publication de la loi

du 12 avril 2019 portant introduction d'un

compte épargne-temps, entrée en vigueur

le 28 avril. Elles font l’objet principalement

d’une modification du Code du travail. Un

nouveau chapitre V, au Livre II, Titre III [i] , lui

est consacré.

CELA CHANGE-T-IL QUOIQUE

CE SOIT POUR LES ENTREPRISES ?

Le CET peut être mis en place uniquement

par la voie du dialogue social, i.e. par

convention collective de travail, ou accord

sectoriel ou national. La voie du règlement

d’ordre intérieur est interdite.

28 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


09.2019 BUSINESS MEDIA

Droit Social // L’avis de l’expert

« UN CET S’ADRESSE AUX SALARIÉS

À TEMPS PLEIN OU TEMPS PARTIEL AVEC 2 ANS

D’ANCIENNETÉ MINIMUM DANS L’ENTREPRISE »

Seule vraie bonne nouvelle, l’employeur n’est

pas obligé de le mettre en œuvre et devrait

y réfléchir à deux fois avant de le faire, vu la

potentielle désorganisation de service liée à

son utilisation. L’intérêt est par ailleurs très

limité pour les salariés, vu le peu de temps à

mettre en compte par an.

A noter que pour les sociétés ayant mis en

place un CET par une convention collective

avant l’entrée en vigueur de la loi, elles bénéficient

d’une disposition transitoire permettant

de continuer à appliquer les règles

y relatives pendant toute la durée de validité

de la convention en question. Celles ayant

prévu un CET par le biais d’un règlement

d’ordre intérieur, devront en revanche se

conformer à la loi ou supprimer leur CET.

UNE MISE EN COMPTE

FINALEMENT ASSEZ

RESTRICTIVE

Un CET s’adresse aux salariés à temps plein

ou temps partiel avec 2 ans d’ancienneté minimum

dans l’entreprise. Ceci exclut donc de

facto la plupart des CDD.

Le CET est alimenté à la seule initiative du

salarié, uniquement en heures et donc pas

en argent. Il est plafonné à 1.800 heures, soit

presque 10 mois et demi de congés pour un

temps plein. Tout ne peut pour autant pas

être mis en compte. Seuls sont acceptés :

les jours de congé supplémentaires

issus de la mise en place de plans d’organisation

de travail ;

les soldes excédentaires de la période

de référence ou de l’horaire mobile

;

les heures supplémentaires ;

le repos compensatoire issu du

travail dominical et/ou du travail un

jour férié ;

les jours de congé supplémentaires

accordés aux invalides de guerre,

aux accidentés du travail et aux salariés

reconnus handicapés, s’ils n’ont pu les

prendre pendant l’année ;

un maximum de cinq jours de congé

payé de récréation n’ayant pu être pris au

cours de l’année pour des raisons de maladie,

congé de maternité ou parental.

Cette dernière double restriction limite

considérablement la mise en compte et rappelle

le principe de base, cher aux syndicats

que le congé annuel de récréation doit être

pris pendant l’année de calendrier.

Le compte épargne-temps est utilisé en

heures, sur demande écrite du salarié. Cette

utilisation est fixée en principe selon les désirs

du salarié à moins que les besoins du

service ou les désirs justifiés d’autres salariés

de l’entreprise ne s’y opposent, à l’instar

des congés normaux. Dans tous les cas, si le

salarié demande l’utilisation des heures du

CET, le congé doit être fixé au moins un mois

à l’avance.

LE SALARIÉ ÉPARGNE

DU TEMPS, PAS DE L’ARGENT,

L’EMPLOYEUR N’ÉPARGNE

NI TEMPS NI ARGENT

Les modalités d’utilisation permettent une

certaine flexibilité : il est ainsi prévu que le

CET puisse être utilisé par du congé à temps

plein ou à temps partiel. Ainsi le salarié

pourra non seulement en profiter pour ne

pas travailler du tout pendant une certaine

période, mais aussi pour ne prendre que

quelques journées ou demi-journées par

semaine pour s’occuper, par exemple, d’un

parent malade. Pour ce qui est de cette utilisation

à temps partiel, le salarié se doit de

prester en moyenne 10 heures par semaine

afin, selon le commentaire des articles du

projet de loi déposé, « d’éviter des durées

de travail hebdomadaires si courtes qu’elles

seraient susceptibles de rendre l’organisation

du travail dans l’entreprise difficile

voire impossible ».

En cas de maladie du salarié pendant l’utilisation

de ses droits cumulés sur le CET

ces jours lui seront recrédités, sur présentation

d’un certificat médical endéans un

délai de 3 jours si le salarié est au pays.

S’il séjourne à l’étranger, il aura l’obligation

d’informer l’employeur aussi rapidement

que possible.

Le congé pris par l’utilisation du CET est assimilé

à du temps de travail effectif pour la détermination

du congé annuel ainsi que pour les droits

et obligations qui découlent de l’ancienneté du

salarié y compris le cas échéant les droits en relation

avec un régime de pension complémentaire.

Il génère donc du droit à congé normal.

Pendant la période d’utilisation de ses droits,

l’employeur est tenu de conserver au salarié

absent son emploi ou en cas d’impossibilité

un emploi similaire correspondant à

ses qualifications et assorti d’un salaire au

moins équivalent.

Le versement d’une indemnité compensatoire

se fait uniquement dans le cadre de la

liquidation du solde des jours de congé figurant

sur le CET du salarié, en cas de cas

de résiliation du contrat de travail, ou d’un

commun accord, en cas de décès du salarié.

Elle correspond à la conversion monétaire de

l’ensemble des droits que le salarié a acquis

en les multipliant par le taux horaire en vigueur

au moment du paiement.

L’employeur doit formaliser les engagements

envers son salarié par une provision au passif

et à l’actif du bilan de la contrepartie financière

des avoirs épargnés augmentée de

la part patronale des cotisations sociales et

l’adapter, le cas échéant, à l’évolution du

coût de la vie.

En outre, le système mis en place par l’employeur

doit assurer la tenue exacte et détaillée

du compte épargne-temps.

Par ailleurs, l’article L. 126-1 du Code du travail

est adapté pour garantir les créances des

salariés liées à ce CET, en cas de faillite de l’employeur

ou de continuation des affaires par le

curateur de la faillite, par le Fonds pour l’emploi.

Il en est de même lorsque le tribunal compétent

a soit décidé l’ouverture de la procédure collective

fondée sur l’insolvabilité de l’employeur,

soit constaté la fermeture définitive de l’entreprise

ou de l’établissement de l’employeur.

Enfin, les créances résultant de la liquidation

du CET sont désormais des créances superprivilégiées

conformément à l’article 2101

du Code civil.

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce CONNECT - 29


Entrevue Services

BUSINESS MEDIA

09.2019

LA BLISTERISATION

POUR UN TRAITEMENT SANS FAILLE

Améliorer la sécurité des traitements

et diminuer le risque d’erreur médica-menteuse

sont autant d’avantages

apportés par la blistérisation. Si la pratique

est déjà largement répandue en

Allemagne et en Belgique, le phénomène

s’empare doucement du Luxembourg et

révolutionne déjà quelques officines du

pays et concerne de nombreux patients.

Inspection à la loupe.

TEXTE : STEVE BOUKHERS

L

a blistérisation consiste en plusieurs

étapes successives. Il s’agit, tout

d’abord, du déconditionnement des

spécialités pharmaceutiques d’origine, à

savoir des formes orales (comprimés ou

gélules). S’en suit la blistérisation du traitement,

c’est-à-dire la mise en sachet ou

pilulier du traitement en mono-doses ou

multi-doses. Enfin, le procédé s’achève

par un contrôle qualité des blisters produits.

La production et le contrôle qualité

peuvent se faire soit à l’officine, soit de

manière industrielle.

VERS UNE GESTION DU PLAN

DE TRAITEMENT TOUJOURS PLUS

SÉCURISÉE…

Sur le terrain, les pharmacies se chargent

de la gestion des prescriptions médicales

et établissent le plan de traitement du patient.

C’est à partir de celui-ci que la blistérisation

peut commencer, soit à l’officine,

soit de manière industrielle.

Frédéric Hasdenteufel

La pharmacie du Trèfle est un pionnier dans

l’utilisation de la blistérisation à l’officine au

Luxembourg. « L’impulsion émanait d’un établissement

de soin qui souhaitait proposer

une offre de traitement cohérente et sécurisée

à ses patients. Les avantages que proposent

la blistérisation tant au niveau de la

sécurité que du bien-être du patient ont été

des arguments forts », explique Danielle Becker-Bauer,

pharmacien et Vice-Présidente du

Syndicat des Pharmaciens Luxembourgeois

asbl, dont l’officine pratique la blistérisation

depuis 2011.

C’est en dates du 5 octobre 2018 et du 14 février

2019 que l’unique centrale de blistérisation

du pays, CPL Blister S.A, a obtenu ses

autorisations de fabrication par le Ministère

de la Santé. « Notre procédé de fabrication

est automatisé, ce qui permet de garantir

une qualité, une hygiène et une sécurité

optimales. Notre établissement répond aux

exigences pharmaceutiques européennes,

appelées ‘Bonnes Pratiques de Fabrication’.

30 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


09.2019 BUSINESS MEDIA

Entrevue Services

« LA BLISTÉRISATION PERMET DE RÉPONDRE

AUX ATTENTES DES PATIENTS,

POUR UNE PRISE EN CHARGE OPTIMALE ET SÉCURISÉE »

du règlement en question en mai dont les

nouvelles dispositions sont entrées en vigueur

au 1 er juin 2019. « Actuellement, la

question du remboursement est en cours

d’analyse et pourra prendre un certain

temps, comme indiqué dans la réponse à la

question parlementaire répondue en avril

2019 », indique le Service Communication

et Relations Publiques du Ministère de la

Sécurité sociale. Il faudra donc attendre

pour une démocratisation de la blistérisation

à l’officine.

L’accompagnement du patient dans le parcours

de soins est au cœur des enjeux de

santé publique. Eviter les pertes d’informations,

contribuer au travail coordonné entre

les différentes professions de santé dans la

prise en charge du patient, participer à une

meilleure élaboration du plan de traitement

et au suivi des médicaments prescrits sont

autant de situations dans lesquelles la blistérisation

apporte un réel avantage.

Le produit fini est un ensemble de sachets

ou un pilulier personnalisé pour les besoins

du patient, contenant les médicaments qui

doivent ̀ lui être administrés, triés par moment

de prise. Différentes informations figurent

clairement sur les sachets ou le pilulier

: identité du patient, date de naissance,

dénomination des médicaments, moments

de prise, etc. » indique Frédéric Hasdenteufel,

pharmacien d’industrie et Directeur de CPL

Blister S.A.

Lorsque les sachets ou les piluliers sont

prêts, ces derniers sont soumis à un

contrôle optique. « Le contrôle qualité est

réalisé de manière systématique. Ce n’est

pas un échantillon que nous testons mais

l’intégralité des produits sortants, » insiste

Frédéric Hasdenteufel.

L’intérêt de ce contrôle est double : minimiser

le risque d’erreur de production, d’un côté, et

conserver des photographies de chaque blister

produit, point primordial en cas de réclamation

ou de rappel de lot, de l’autre.

ET UN SERVICE PATIENT

PERSONNALISÉ

Pour les pharmaciens, la blistérisation, en

officine ou industrielle, constitue un service

au patient toujours plus personnalisé.

« Cette innovation répond non seulement

aux attentes des pharmaciens et des établissements

de soins en matière de préparation

des médicaments mais également

à celles des patients en leur proposant un

service adapté et personnalisé », remarque

Frédéric Hasdenteufel.

Et Danielle Becker-Bauer d’ajouter : « Le

contact, la proximité, l’écoute ou l’empathie

resteront dans les mains des professionnels

de santé. La blistérisation permet

de mieux appréhender et de mieux

répondre aux attentes des patients, pour

une prise en charge optimale et sécurisée

». Reste, tout de même, une ombre au

tableau : les honoraires de blistérisation

ne sont pas encore pris en charge. Le Ministère

de la Santé a publié la modification

Pour le patient, la blistérisation

constitue une innovation majeure

dans la gestion de son plan

de traitement.

D’autres initiatives sont en cours

pour proposer une offre toujours

plus coordonnée.

Ainsi, la prescription électronique

s’apprête à faire ses premiers pas

au Grand Duché avec une phase

pilote, prévue dès l’automne 2019.

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce CONNECT - 31


En coulisse Services

BUSINESS MEDIA

09.2019

ÊTRE UN BON ORATEUR,

C’EST INDISPENSABLE ET SURTOUT,

C’EST POSSIBLE !

Notre environnement actuel est ainsi fait : lorsque nous avons le choix, nous privilégions

le visuel (vidéos, « tutos » sur Internet, etc.) au texte, et les occasions de se voir confier

un exposé oral, à l’école comme en entreprise, se multiplient. Savoir prendre la parole

en public de manière qualitative est donc essentiel. Pedro Castilho, fondateur et dirigeant

de la société Verbalius, nous livre quelques conseils d’expert.

Pedro Castilho

TEXTE : PEDRO CASTILHO,

FONDATEUR ET DIRIGEANT,

VERBALIUS

IMAGE : VERBALIUS

10 %

Le contenu compte pour 10 %

uniquement dans une présentation,

le verbal pour un tiers et le non verbal

pour plus de 50 %

LA COMMUNICATION,

COMPÉTENCE CLÉ

DU 21 E SIÈCLE

Longtemps, l’accent a été mis sur la maîtrise

technique d’un métier, sur la capacité

à appliquer une théorie. « Savoir prendre

la parole en public était considéré comme

une compétence accessoire » relève Pedro

Castilho, fondateur et dirigeant de la société

Verbalius. Aujourd’hui, la communication

est essentielle et même stratégique,

à tel point qu’elle figure parmi les quatre

Learning and Innovation skills dites « 4Cs »

(Critical Thinking, Communication, Collaboration,

Creativity) retenues comme compétences

clés du 21 e siècle dans le cadre

d’un consensus international.

Présentations orales, formations interactives,

réunions participatives et autres

Workshops se développent dans les entreprises,

notamment chez les start-ups.

Savoir exposer oralement ses idées est

donc indispensable, et plus uniquement

sur une estrade d’ailleurs : il faut désormais

compter avec la vidéo, et ce jusque dans le

processus de recrutement. Les entretiens

par écran interposé se multiplient, en témoigne

l’existence d’applications mobiles

telles que KLIBER, mettant en relation demandeurs

d’emploi et recruteurs par vidéo.

BIEN COMMUNIQUER,

ÇA S’APPREND !

Prendre la parole en public est souvent

source d’angoisse et beaucoup ne

se sentent pas à l’aise dans cet exercice.

Pourtant, cela s’apprend et se travaille.

« Certaines personnes ont des prédispositions,

reconnaît Pedro Castilho, mais la clé

d’une intervention réussie reste la préparation.

» Et dans cette phase préparatoire,

documentation, présentation et articulation

des informations sont des étapes

dont l’importance n’est plus à démontrer.

« Mais ce que les gens négligent souvent,

c’est la répétition, or si on ne répète pas,

on court à la catastrophe. L’improvisation,

ce n’est rien d’autre que beaucoup

d’exercice ! » souligne Pedro Castilho dont

« LE BON ORATEUR

EST CELUI QUI SE PRÉPARE

AVEC SON AUDITOIRE

EN TÊTE »

le mot d’ordre est donc « Répéter, répéter,

répéter ». « Enregistrer sa voix pour s’écouter,

se filmer pour regarder son langage

corporel, solliciter un feedback auprès de

personnes de confiance, c’est essentiel »

précise Pedro Castilho pour qui rester authentique

est incontestablement l’un des

meilleurs atouts.

« Le bon orateur est celui qui se prépare

avec son auditoire en tête, et ce n’est pas

la quantité d’informations qu’il va exposer

à son public qui importe, c’est ce qu’il va lui

apporter, car les gens oublient ce que l’on

dit, ils se souviennent de ce qu’ils ressentaient

pendant la présentation » ajoute Pedro

Castilho qui illustre ce constat par des

statistiques sans appel : « Dans une présentation,

le contenu compte pour 10 %, le verbal

(comment on le dit) pour un tiers, et le

non verbal (tout ce que l’on ne dit pas mais

que les gens voient) pour plus de 50 %. »

Dans ce contexte, et à l’ère d’Internet permettant

un accès instantané et illimité à

toute l’information, l’enjeu est donc de savoir

sélectionner avec pertinence, et présenter

de manière percutante, l’élément clé

que l’on souhaite voir son public retenir.

Si les entreprises proposent des formations

ponctuelles offrant une première approche

de la prise de parole en public, le défi reste

toutefois l’accompagnement des collaborateurs

sur la durée, ainsi que la planification

des interventions. « La prise de parole

en public doit être intégrée dans la stratégie

de communication des entreprises afin

que les besoins, et donc la préparation,

soient anticipés » conclut Pedro Castilho.

32 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


TÉMOIGNAGES D’ENTREPRISES x TABLES RONDES

Un cycle de séminaires sur la propriété intellectuelle et ses enjeux.

30/09

2019

Pre-event conference in Belval

The essentials of intellectual property

(in cooperation with Luxinnovation)

10/10

2019

Applis et réseaux - quelle protection ?

Chambre de Commerce, Luxembourg - Kirchberg 18h00-20h00

Intellectual Property: at the intersection

between health and technologies

Centre Hospitalier de Luxembourg, Luxembourg-Centre 18h00-20h00

16/10

2019

23/10

2019

La propriété intellectuelle au coeur

du processus créatif

Chambre des Métiers, Luxembourg - Kirchberg

18h00-20h00

Programme et inscription : www.ipil.lu

En partenariat avec

Avec le support de


News Services

BUSINESS MEDIA

09.2019

BILDUNG

EUROPEAN CODE WEEK

Egal ob Jung oder Alt – jeder kann das Programmieren lernen,

so die Botschafter der EU Code Week! In Zeiten, in denen

Technologie immer mehr an Bedeutung gewinnt, ist es wichtig,

Fähigkeiten wie das Programmieren zu fördern und für alle

Altersgruppen greifbar zu machen. Mit dieser Motivation und

der Unterstützung der Europäischen Kommission helfen die

ehrenamtlichen Mitarbeiter der Initiative Unternehmen und

Schulen weltweit dabei, Coding-Workshops während der EU

Code Week zu organisieren. Auch in Luxemburg sind Initiativen

wie die EU Code Week nicht unbekannt, jedes Jahr kommen neue

Interessenten hinzu, die auch einmal einen Einblick in die digitale

Welt des Programmierens erhalten wollen. Die diesjährige Code

Week findet vom 5.-10. Oktober statt.

Weitere Informationen zum Thema finden Sie unter

https://codeweek.eu/.

UMWELT

SUPERBAG – EIN WIEDERVERWENDBARER

BEUTEL FÜR OBST UND GEMÜSE

Mit dem Ziel, das Verhalten und die Gewohnheiten der Verbraucher zu ändern,

indem diese dazu ermutigt werden, wiederverwendbare Einkaufstaschen

anstelle von Einweg-Plastiktüten zu verwenden, führt der gemeinnützige

Verein Valorlux in Zusammenarbeit mit der clc, der Administration

de l‘environment und mehreren luxemburgischen Supermarktketten

den SUPERBAG ein. Dieser Beutel ist seit dem 25. Juni 2019 in Luxemburg

zum Preis von 0,35 € in folgenden Supermärkten erhältlich: Aldi, Auchan, Cactus,

Cora, Delhaize, La Grande Epicerie Massen, La Provençale, Match, Natura und

Pallcenter. Die Initiative, die bezahlbar, ökologisch und sozial verantwortlich

sein möchte, indem sie zur Verringerung der Nutzung von Einweg-Plastiktüten

beiträgt, erfüllt auch die Erwartungen der Bevölkerung, die zunehmend

auf ihr Verbraucherverhalten achtet und bereit ist, sich für eine nachhaltigere

Umwelt einzusetzen.

Weitere Informationen zum Thema finden Sie unter https://www.valorlux.lu/.

TECHNOLOGIE

5G FÜR NOCH SCHNELLERE DATENÜBERTRAGUNG

Nicht umsonst wird es das Netz der Zukunft genannt! Die neueste Entwicklung

im Mobilfunk soll den Weg für das Internet der Dinge ebnen, durch die Geräte dauerhaft

mit dem Internet verbunden sein können. 5G ist die Grundlage für intelligente

Maschinen, Drohnen, autonome Fahrzeuge und viele weitere technische Entwicklungen,

die uns noch bevorstehen. Vor allem aber soll das 5G-Netz eine neue Ebene der

Konnektivität bieten, der man mit entsprechenden Funknetzen sowie der geeigneten

Infrastruktur begegnen muss. Was im Nachbarland Deutschland bereits eingeführt

wurde, lässt wohl in Luxemburg noch ein bisschen auf sich warten. Doch eins steht fest:

Auch Luxemburg wird nicht um die neue Technologie herumkommen.

Weitere Informationen zum Thema finden Sie unter

https://smc.gouvernement.lu/fr/dossiers/5G/5G0.html

34 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


Société

BUSINESS MEDIA

09.2019

CAROLE DIESCHBOURG :

« L’USAGE DU PLASTIQUE EST ENCORE

BIEN TROP PRÉSENT ! »

Alors que de nombreuses initiatives ont été

prises ces dernières années afin de rendre

le commerce plus « écoresponsable », la

route est encore longue avant de parvenir

à un modèle permettant de satisfaire

les différents acteurs présents sur le

marché. Carole Dieschbourg, ministre

de l’Environnement, est revenue avec

nous sur les évolutions nécessaires du

commerce en matière environnementale

et quelles seront les pistes à privilégier

dans les mois et années à venir.

TEXTE : MATHIEU ROSAN

IMAGE : JULIAN BENINI

Marco Boly et Claude Santini

Carole Dieschbourg

36 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


09.2019 BUSINESS MEDIA

Société

QUELS SONT, SELON VOUS,

LES GRANDS AXES DE PROGRÈS

POUR LE COMMERCE, DE GROS

OU DE DÉTAIL, DANS LE DOMAINE

DE LA PROTECTION

DE L’ENVIRONNEMENT ?

Il y a trois axes importants dans l’amélioration

du commerce en matière environnementale

; le climat, la protection de

la nature et la lutte contre toute sorte de

pollution. Il ne faut pas ici seulement se

focaliser sur le commerce, mais sur l’environnement

de manière plus globale afin

d’améliorer la qualité vie des consommateurs

et des commerçants. La lutte contre

le changement climatique est le plus grand

challenge pour notre société. Il est important

de regarder si les produits qui sont

dans nos magasins sont neutres d’un point

de vue climatique et d’avoir un choix responsable,

tant de la part du commerçant

que du consommateur, afin de protéger

notre environnement et la nature qui nous

entoure. Tous les choix que nous faisons

chaque jour peuvent être « ecofriendly ».

Concernant la protection de l’environnement

dans le secteur du commerce, nous

avons fait d’énormes progrès au cours des

années précédentes en réduisant notamment

les sacs plastiques à usage unique,

et en travaillant sur des alternatives afin

que les clients puissent avoir un choix encore

plus large. Finalement, ce n’est pas

seulement le commerce qui est concerné,

mais tous les niveaux de notre société.

C’est cette articulation entre les différents

acteurs qui permettra de faire d’importants

progrès en matière de protection

de l’environnement.

PRENONS L’EXEMPLE BIEN CONNU

DES SACS DE COURSES.

ON PEUT DIRE QUE VALORLUX EST

UNE VÉRITABLE SUCCESS STORY…

Valorlux doit davantage progresser vers la

réduction des plastiques. Nous travaillons

depuis des années avec Valorlux, et nous

sommes en train de regarder comment

nous pouvons améliorer notre partenariat,

afin de réduire encore davantage les

déchets plastiques.

« TOUS LES CHOIX QUE NOUS FAISONS

CHAQUE JOUR PEUVENT ÊTRE ECOFRIENDLY »

C’est une discussion que nous avons aussi

bien au niveau national qu’international.

À présent que le premier pas a été fait, il

faudra retravailler les critères que nous

avions définis à l’époque, afin de les faire

évoluer dans le bon sens, que ce soit au niveau

climatique ou de la suppression complète

des sachets plastiques. Il faut désormais

définir les prochaines étapes de notre

collaboration avec Valorlux, que ce soit au

niveau de la réduction de l’emballage, que

du tri et de la possibilité de recycler. C’est

un acteur important dans cette transition

que nous avons déjà amorcée.

IL N’Y A PAS QUE LES SACS

DE COURSES. QUE PENSER

DE TOUS LES SACHETS QUI ONT

UNE RÉELLE UTILITÉ POUR

LES CLIENTS DANS TOUS

LES TYPES DE COMMERCES ?

Concernant les sachets que l’on peut par

exemple trouver dans les rayons fruits

et légumes, il est important de procéder

à une transition d’un usage unique à

usage multiple. C’est l’une des choses les

plus importantes à faire. L’usage unique

ne sera jamais la solution aux problèmes

environnementaux.

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce CONNECT - 37


Société

BUSINESS MEDIA

09.2019

« L’USAGE UNIQUE NE SERA

JAMAIS LA SOLUTION

AUX PROBLÈMES

ENVIRONNEMENTAUX »

En ce qui concerne le plastique à usage

unique, il y a des domaines comme par

exemple le domaine médical où il faudra

trouver d’autres solutions et alternatives.

LE PLASTIQUE ÉTAIT JUSQU’À

PRÉSENT LE MATÉRIAU

DE RÉFÉRENCE EN MATIÈRE

DE GESTION DE L’HYGIÈNE.

COMMENT VOYEZ-VOUS

SON REMPLACEMENT POUR

DES DENRÉES TRÈS SENSIBLES

À L’INSTAR DE LA VIANDE

ET DU POISSON ?

Il est important ici de privilégier les circuits

courts et, ainsi, de pouvoir être en

mesure de proposer moins d’emballages.

Nous avons par exemple travaillé sur un

système d’Ecobox qui se développe de

plus en plus, et qui touche d’ailleurs de

plus en plus d’écoles à travers le pays.

On recense déjà 42 cantines et 94 restaurants

impliqués dans ce projet. Nous

sommes d’ailleurs déjà en train de travailler

à un système d’Ecobox 2. C’est une

initiative qui vise à réduire les emballages

plastiques, mais également à réduire

le gaspillage alimentaire.

LA PRISE DE CONSCIENCE DES

CONSOMMATEURS CONCERNANT

L’UTILISATION DU PLASTIQUE

EST-ELLE, SELON VOUS,

ARRIVÉE À MATURITÉ ? SONT-ILS

VRAIMENT PRÊTS À CHANGER

LEURS HABITUDES ? QUELLES

SERAIENT LES AUTRES PISTES

DE PROGRÈS À DÉVELOPPER ?

Je crois qu’il y a encore beaucoup de

choses à faire pour que cela soit le cas.

C’est exactement pour cette raison que

l’on ne veut pas simplement modifier le

cadre juridique, mais créer une nouvelle

loi. Nous sommes en train de retravailler

la loi concernant la gestion des déchets,

l’économie circulaire et le plastique à usage

unique. On sent qu’en Europe l’usage du

plastique est encore bien trop présent. Il

faut vraiment sensibiliser les gens à tous

les niveaux ; commerces, communes et au

niveau étatique évidemment.

Nous collaborons avec tous ces acteurs,

afin de faire comprendre qu’il y a des choix

qui sont plus raisonnables que d’autres.

Il faudra vraiment aller vers encore plus

de sensibilisation, et élargir le choix qui

s’offre au consommateur afin qu’il puisse

se passer du plastique.

À ce niveau-là, il y a encore beaucoup de

progrès à faire. Il n’y a pas de solution miracle

et il faudra trouver beaucoup d’alternatives.

Le Superbag en est une, l’Ecobox

une autre, des projets comme Ouni le sont

également. Il y a pas mal de petites initiatives

qu’il faudra appliquer et reproduire

dans tous les domaines.

UN AUTRE THÈME TRÈS

IMPORTANT EST CELUI

DU GASPILLAGE ALIMENTAIRE.

QUELLES SONT VOS PISTES

D’ACTIONS POUR LES ANNÉES

À VENIR ?

Avec le ministère de l’Agriculture, nous

sommes en train de travailler à la réduction

du gaspillage alimentaire. Moralement,

c’est difficile de justifier qu’en Europe on

jette pratiquement un tiers de ce qui est

produit. Je crois qu’il est fondamental

de recréer un lien entre les consommateurs,

le producteur et la nature. Nous

collaborons notamment avec les cantines

afin de sensibiliser les enfants à

cette problématique.

38 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


Société

BUSINESS MEDIA

09.2019

Trop souvent l’aspect de la saisonnalité

est oublié. Ce sont des habitudes que

l’on peut apprendre. Des campagnes

de sensibilisation ont été développées

avec le ministère de l’Agriculture,

à l’instar de celle concernant la date limite

de consommation. Il faut également que

tous les acteurs communaux offrent

une poubelle biologique. Il faut faire en

sorte que la législation soit en mesure de

permettre la réduction du gaspillage et de

créer un lien entre les acteurs. Faire encore

plus de sensibilisation notamment dans

les ménages privés permettra d’obtenir

des résultats dans les années à venir.

POUR NOTRE ALIMENTATION,

DOIT-ON PLUTÔT MANGER LOCAL,

BIO OU DE SAISON ?

PARFOIS, MANGER BIO

NE SEMBLE PAS TOUJOURS

LA MEILLEURE SOLUTION…

Dans un premier temps, la bonne pratique

serait d’avoir plus de productions biologiques

au Luxembourg et d’atteindre les

20 % en 2025. Cela nous permettrait de réduire

de manière importante l’utilisation de

pesticides et ainsi d’obtenir d’importants

bénéfices au niveau climatique. Les facteurs

liés à la saisonnalité et à l’aspect régionale

permettront, quant à eux, d’apprendre à

aimer le goût des différentes saisons et de

développer un environnement dans lequel

nos agriculteurs auraient une chance de

proposer des produits de qualité, malgré

un marché global où le prix peut changer

à chaque minute. Il faut vraiment faire cette

articulation entre une offre régionale, saisonale

et biologique, tout en garantissant

des prix justes. Si l’on regarde les tendances,

le client est prêt à consommer plus

durablement et à investir un peu plus dans

des aliments bons pour l’environnement.

SACHANT QUE NOUS SOMMES

CONTRAINTS D’IMPORTER

UNE GRANDE PARTIE

DES PRODUITS QUE NOUS

CONSOMMONS, QUEL EST

POUR VOUS, LE RAYON

KILOMÉTRIQUE OÙ L’ON PEUT

ENCORE CONSIDÉRER QUE L’ON

CONSOMME DE MANIÈRE LOCALE ?

Je ne pense pas que ce cela soit seulement

une question de kilomètres, mais plutôt de

savoir qui le produit et de quelle manière

il le fait.

« IL FAUT SENSIBILISER LES GENS À TOUS LES NIVEAUX »

Nous sommes dans un monde largement

globalisé dans lequel il y a évidemment

des produits qui ne sont pas

disponibles chez nous.

L’idée n’est pas de dire qu’il faille acheter

que des produits issus de l’agriculture

régionale, mais de consommer de préférence

des produits durables et sans pesticides,

fairtrade et provenant d’un élevage

assurant au maximum la protection des

animaux. Pour ceux qui travaillent dans

l’alimentation il faut veiller à la sauvegarde

de la biodiversité et de la diversité

des produits.

POUR LE CONSOMMATEUR,

LE FAIT DE BIEN MANGER,

N’EST-CE PAS UNE QUESTION

DE POUVOIR D’ACHAT ?

La volonté de la politique agricole européenne

commune de 1962 était de garantir

la sécurité d’approvisionnement et

à des prix raisonnables pour les consommateurs

(-15 %). La volonté de garantir

une alimentation saine et équilibrée est

fondamentale. Pour ce faire, il faudra réorienter

la politique agricole commune,

afin que les produits qui sont fait de

manière écologique soient moins chers.

Le fait de réduire le gaspillage alimentaire

pourrait, par exemple, nous permettre

de libérer de l’argent et d’investir de manière

plus efficiente. La question de l’eau

est également à évoquer.

Au Luxembourg, une famille pourrait épargner

une somme très importante si elle

change ses habitudes en ne consommant plus

d’eau en bouteille mais du robinet. Très souvent,

les choix que l’on fait ne sont pas assez

bien calculés. Lorsque j’étais étudiante, j’ai

pu me rendre compte que l’on peut manger

de manière locale et régionale si on achète

de manière plus responsable et raisonnable.

Il y a encore des choses qu’il faudra approfondir

au niveau du cadre réglementaire

européen notamment au niveau des couts

externes qui ne sont pas pris en compte lors

de la production.

Cela permettra une meilleure traçabilité au

niveau des prix et une sensibilisation plus

importante du consommateur.

EN REPASSANT TOUS LES SUJETS

ABORDÉS, QUELS RÔLES

VOYEZ-VOUS POUR LES ACHETEURS

PUBLICS DANS CE CHANGEMENT

DE PARADIGM ?

Les acheteurs publics ont une responsabilité

particulière et notamment celle de

montrer le bon exemple. La nouvelle loi sur

les marchés publics nous donne la possibilité

de décider des prix, mais également

d’introduire des critères de durabilité afin

de nous aider en ce qui concerne l’économie

circulaire. Nous serons en mesure de

faire bouger beaucoup de choses, si nous

parvenons à faire en sorte que les communes

achètent davantage de manière

durable. Nous avons d’ailleurs introduit au

programme gouvernemental un passage

qui incite à acheter plus de produits biologiques

et régionaux.

40 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


BUSINESS MEDIA

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BÂTIR VOTRE STRATÉGIE

DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

Votre entreprise crée de la propriété intellectuelle tous les jours, sans forcément l’identifier.

C’est ce qui lui permet d’évoluer et d’être compétitive. Il faut protéger ces droits de propriété intellectuelle

pour valoriser vos investissements et protéger votre marché.

Pour savoir de quelle propriété intellectuelle vous disposez,

et ensuite la valoriser, il est nécessaire de déterminer

quelles créations techniques ou esthétiques,

quels outils de marketing et quels nouveaux logiciels

ont été réalisés, de s’assurer que l’entreprise en est bien

propriétaire et de procéder aux dépôts nécessaires

pour créer et prouver les droits de propriété intellectuelle.

Ce n’est qu’en procédant au dépôt de brevets (pour les

créations techniques et les logiciels), de marques (pour

les noms et logos), de modèles (pour les produits ou les

logiciels) que l’entreprise pourra revendiquer, exploiter et

surtout valoriser ces droits. En matière de logiciel, même

si la protection par droit d’auteur est automatique, il est

recommandé de se constituer des preuves, et surtout de

disposer des contrats nécessaires au respect de ses droits.

Il est donc indispensable de mettre en place une politique

de détection et de création de droits de propriété intellectuelle.

La propriété intellectuelle concerne toutes les entreprises

! Quelle entreprise ne dispose pas d’un nom et

d’un logo ? Ce sont les outils de communication par excellence.

Par ailleurs, la majorité des entreprises utilisent

et font adapter des logiciels et possèdent un site Internet.

Ils font des campagnes publicitaires, des affiches et

utilisent des slogans. Tous ces éléments sont à protéger

pour éviter qu’un tiers ne les copie impunément !

Par ailleurs, disposer de droits de propriété intellectuelle

sécurisés est un préliminaire à l’obtention

d’avantages fiscaux pour le soutien à l’innovation.

Office Freylinger assiste les entreprises pour mettre

en place les processus d’identification et la stratégie

de protection de la propriété intellectuelle. Depuis

plus de 50 ans, nous accompagnons nos clients

dans leur développement international en protégeant

leurs créations immatérielles. Notre équipe intervient

sur tous les sujets de la PI. Nos mandataires brevets

couvrent l’ensemble des domaines techniques (matériaux,

chimie, physique, génie mécanique, technologies

de l’espace et TIC - inventions mises en œuvre

par ordinateur) et interviennent pour la rédaction et la

défense des brevets. Les marques, modèles, logiciels,

contrats et contentieux sont traités par notre équipe

de mandataires marques et juristes spécialisés en PI.

Chez Office Freylinger, vous trouverez toujours un

interlocuteur de confiance.

Olivier Laidebeur,

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L’avis de l’expert // Droit des Sociétés

BUSINESS MEDIA

09.2019

LA SOCIÉTÉ MOMENTANÉE

DANS LE CONTEXTE

DES MARCHÉS PUBLICS

TEXTE : MÉLANIE TRIENBACH,

SENIOR ASSOCIATE,

KLEYR GRASSO

IMAGE : JULIAN BENINI

La société momentanée (anciennement

« association momentanée ») [1] est une

union temporaire de personnes physiques

ou morales qui a pour objet de traiter une

ou plusieurs opérations déterminées (réaliser

un projet commun, partager les éventuels

bénéfices supplémentaires que permettrait

la mise en commun…).

L’objet de la société momentanée est nécessairement

éphémère et limité à certaines

opérations. Ce groupement d’entreprises

n’a pas vocation à former entre les

associés une communauté durable d'intérêts

communs.

La société momentanée a ainsi une durée

de vie limitée, n’a pas de personnalité morale

et ne nécessite, pour sa constitution, ni

statuts, ni autorisation, ni immatriculation.

Cette forme de mise en commun des ressources

de plusieurs entreprises présente

un intérêt certain dans le cadre des

marchés publics, entendus comme des

contrats à titre onéreux conclus par écrit

entre un ou plusieurs opérateurs économiques

et un ou plusieurs pouvoirs adjudicateurs

(ou entités adjudicatrices) et ayant

pour objet l'exécution de travaux, la fourniture

de produits ou la prestation de services.

L’un des principaux particularismes

des marchés publics réside dans leur mode

d’attribution, au travers de la procédure de

passation et de mise en concurrence des

opérateurs économiques.

Dans ce contexte, l’organisation de plusieurs

entreprises en société momentanée

présente l’avantage de leur permettre de

participer et de respecter les conditions

minimales de participations de certains

marchés d’envergure, ce qui n’aurait pas

été possible sans mutualiser leurs ressources

respectives. Courantes en pratiques,

de telles sociétés peuvent parfois

poser d’importantes difficultés.

LA SOUPLESSE DE L’ORGANISATION

EN SOCIÉTÉ MOMENTANÉE

ET LE RÔLE CRUCIAL DU CONTRAT

DE SOCIÉTÉ MOMENTANÉE

La constitution de la société

momentanée : la liberté est de mise

L’absence de personnalité morale de la

société momentanée a pour conséquence

particulière l’absence de capital social et

l’absence de patrimoine propre.

Au niveau procédural, la société momentanée

ne peut, en l’absence de personnalité

juridique intenter une action en justice en

son nom propre. Concernant le fonctionnement

et la gestion de la société momentanée,

la liberté est de mise, les associés

peuvent s’organiser comme ils l’entendent.

En pratique, le gérant est généralement

choisi parmi les associés et agit pour

le compte de la société et donc pour le

compte de chaque associé.

En principe les associés sont solidairement

responsables envers les tiers avec

qui ils ont trait [2] . Les cahiers des charges

standardisés des marchés publics de travaux

comportent d’ailleurs un « Formulaire

d'engagement solidaire en cas d'association

momentanée » indiquant que chacune

des personnes déposant l’offre collective

s’engage solidairement.

À cette simplicité et cette aisance liées à la

liberté de la création et de l’organisation

de la société momentanée correspondent

des risques potentiellement importants

en cas de dysfonctionnement de la société

momentanée en pratique.

L’importance du contrat

de société momentanée

Il est ainsi particulièrement important de

veiller à fonder les rapports entre les associés

sur un contrat de société momentanée

détaillé et adapté au cadre particulier des

marchés publics.

[1] La notion d’« association momentanée » issue de l’ancien article 13 de la loi du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales

a été remplacée par celle de « société momentanée » dans la nouvelle rédaction des articles 900-1 et suivants de la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales.

[2] Article 900-1 de la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales.

42 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


BUSINESS MEDIA

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L’avis de l’expert // Droit des Sociétés

BUSINESS MEDIA

09.2019

En effet, il est très fréquent que les clauses

contractuelles d’un marché public prévoient

plusieurs sortes de sanctions de

l’adjudicataire, comme par exemple, des

pénalités de retard. Dans ce contexte, la

défaillance de l’un des associés peut avoir

des conséquences importantes.

Il est dès lors vivement recommandé de

soigner la rédaction du contrat de société,

en y prévoyant de manière précise

et détaillée les obligations des associés,

la participation des associés à la société,

les organes de gestion de la société momentanée,

le mandataire, les finances et

les éventuels apports, les assurances, les

délais d’exécution, les conséquences de la

défaillance d’un associé, le mécanisme de

règlement des litiges, la sortie de l’un des

membres de la société momentanée, la fin

de la société momentanée etc.

Concernant plus particulièrement le cadre

des marchés publics, il peut, par exemple,

être utile de déterminer dans le contrat de la

société momentanée, les fonctions de chaque

associé dans l’exécution des différents lots du

marché et les ressources utilisées.

Le Centre de Ressources des Technologies

et de l’Innovation pour le Bâtiment (CR-

TI-B) a élaboré un modèle de contrat type

« d’association momentanée », destiné à être

utilisé par les opérateurs économiques [3] . Ce

modèle a pour ambition de définir une base

pour les relations entre les associés, base

susceptible d’être adaptée en fonction de la

spécificité du marché public visé.

LE RESPECT DU DROIT

DE LA CONCURRENCE

L’échange d’informations avant

le résultat de l’appel d’offres

En matière de marchés publics, il est généralement

admis que l’existence d’une

entente prohibée est subordonnée à la

preuve, soit que des opérateurs économiques

ont convenu de coordonner leurs

offres, soit qu’ils ont échangé des informations

antérieurement à la date où

le résultat de l’appel d’offres est connu

ou peut être connu. De telles pratiques

visent à fixer par avance les prix proposés

ou à s’arranger pour désigner par avance

le futur adjudicataire.

Or, la constitution d’une société momentanée

en vue de participer à un marché

public nécessite un échange d’informations

portant sur le nom, l’importance,

les ressources en personnel et en matériel,

« LORS D’UN APPEL D’OFFRES, LES SOCIÉTÉS MOMENTANÉES

DEVRAIENT AINSI VEILLER À RESPECTER LES EXIGENCES

DU DROIT DE L’UNION EUROPÉENNE [4] ET DU DROIT

DE LA CONCURRENCE LUXEMBOURGEOIS [5] IMPOSANT

DES CONDITIONS DANS LESQUELLES LES ACCORDS À L’OBJET

OU À L’EFFET ANTICONCURRENTIEL SONT POSSIBLES »

les prix et l’intérêt pour le marché en question

d’entreprises concurrentes.

Les conditions de l’organisation

en société momentanée

Lors d’un appel d’offres, les sociétés momentanées

devraient ainsi veiller à respecter

les exigences du droit de l’Union européenne

[4] et du droit de la concurrence

luxembourgeois [5] imposant des conditions

dans lesquelles les accords à l’objet ou à

l’effet anticoncurrentiel sont possibles.

Aussi, sont théoriquement admis les accords

et pratiques concertées entre opérateurs

économiques qui contribuent à améliorer

la production ou la distribution des

produits ou à promouvoir le progrès technique

ou économique, tout en réservant

aux utilisateurs une partie équitable du

profit qui en résulte, et sans imposer aux

entreprises intéressées des restrictions qui

ne sont pas indispensables pour atteindre

ces objectifs, ni donner à des entreprises

la possibilité, pour une partie substantielle

des produits en cause, d'éliminer la

concurrence.

Dans le cadre de la célèbre affaire des carreleurs

de la Cité judiciaire, le Conseil de la

concurrence a eu l’occasion de rappeler que :

« toute collaboration entre entreprises par

le biais d’associations momentanées ou

d’autres structures n’est pas ipso facto

admise comme échappant à l’application

du droit de la concurrence, mais que cette

collaboration, dans la mesure où elle comporte

un objet ou un effet anticoncurrentiel,

n’échappe à toute sanction que sous

la condition nécessaire qu’elle entraîne par

ailleurs des effets proconcurrentiels qui

prévalent sur les effets anticoncurrentiels,

et que cette appréciation doit se faire d’une

façon globale en prenant en compte tout

le contexte juridique et économique dans

lequel s’inscrit la collaboration » [6] .

Le Conseil de la concurrence a encore retenu

qu’une coopération entre entreprises

au stade de la soumission à un marché

public pouvait comporter la poursuite

d’un objectif proconcurrentiel lorsqu’elle

était dictée par exemple par des nécessités

économiques ou techniques, notamment

en permettant aux entreprises participantes

d’atteindre ensemble une taille

critique pour répondre aux exigences de

la soumission publique, de réduire leurs

coûts par une optimisation de l’allocation

des ressources, de mettre en commun des

connaissances techniques différentes requises

pour la réalisation du marché ou

encore d’acquérir des compétences qui

leur font défaut.

Le succès de la pratique du regroupement

d’entreprises en société momentanée

en vue de participer à un marché public

n’est plus à démontrer. Un tel groupement

constitue en effet un moyen simple et efficace

pour plusieurs entreprises de pouvoir

remplir ensemble des critères de participation

qu’elles ne pourraient satisfaire à

elles seules. La technique semble d’autant

plus intéressante depuis le renforcement

de l’importance des critères sociaux

et environnementaux dans l’attribution

des marchés publics [7] .

[3] http://www.crtib.lu/fr/marches-publics-contrats-types/

contrats-types, à noter que le document n’est pas à jour

et ne comprend pas le changement de terminologie issu

de la modification de la loi du 10 août 1915

concernant les sociétés commerciales.

[4] En particulier de l’article 101 § 3 du Traité

sur le fonctionnement de l’Union européenne.

[5] Notamment de l’article 4 de la loi modifiée

du 23 octobre 2011 relative à la concurrence.

[6] Conseil de la concurrence, 5 mars 2010,

décision no 2010-FO-01 concernant une procédure

au fond pour violation du droit de la concurrence,

spé. paragraphe numéro 113.

[7] Loi modifiée du 18 avril 2018 sur les marchés publics.

44 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


BUSINESS MEDIA


Entrevue Social

BUSINESS MEDIA

09.2019

QUAND VOUS ÊTES EN VACANCES,

LE VIH NE L’EST PAS

Pendant les congés d’été, c’est décidé,

on ne pense plus à rien. Oui, et non ! En

matière de sécurité et de santé, pas de

vacances pour la vigilance. Votre agence de

voyages vous l’aura certainement rappelé

en vous remettant une trousse contenant

crème solaire, brochures et… préservatif.

Une initiative de la Croix-Rouge en

partenariat avec le Ministère de la Santé et

l’Union Luxembourgeoise des Agences de

Voyages dans le cadre d’une campagne de

prévention du VIH qui s'est déroulée tout

au long de cet été.

TEXTE : ANNE-SOPHIE DANTEC

46 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


09.2019 BUSINESS MEDIA

Entrevue Social

LA PRÉVENTION, À L’UNISSON

Fondé en 1988 pour accompagner les personnes

atteintes du SIDA dans leur fin de

vie, le service HIV Berodung de la Croix-

Rouge luxembourgeoise est aujourd’hui

un acteur national de santé publique pour

la prévention du VIH, de l’hépatite C et

des IST, ainsi que pour l’accompagnement

psycho-médico-social des personnes vivant

avec le VIH.

Le 20 juin 2018, soutenu par le Ministère de

la Santé, le service a lancé la campagne de

sensibilisation « Sécher ënnerwee ». Son objectif

: que les gestes de prévention du VIH

deviennent des automatismes au quotidien,

pour tous. « Lunettes de soleil en été ? Ceinture

en voiture ? Parapluie sous la pluie ?

Tu as les bons réflexes pour te protéger

au quotidien ! Pense aussi à te protéger du

VIH ! », tel est le slogan de la campagne.

Cette année, l’ULAV – l’Union Luxembourgeoise

des Agences de Voyages qui regroupe

la majorité des agences de voyages

luxembourgeoises avec ses 43 membres

– s’associe à cette campagne pour sensibiliser

les voyageurs et les inciter à profiter

de leurs vacances « en toute sécurité »,

notamment en se protégeant des IST.

C’est ainsi qu’à partir du 13 juillet 2019,

10 000 kits « Sécher ënnerwee » contenant

un petit tube de crème solaire, un préservatif

et des brochures d’informations relatives

aux comportements à risque, aux voies

de transmission du VIH (parfois encore

méconnues du grand public), aux moyens

de prévention, au dépistage et aux traitements

existants en la matière, étaient mis

à disposition en agence de voyages, voire

automatiquement remis aux clients lors de

la réservation d’un séjour.

L’accueil de cette initiative de la part des

vacanciers s’est révélé particulièrement

positif, selon l’ULAV, à de rares exceptions

près, certains clients se sentant quelque

peu stigmatisés.

LA CLÉ, SE PROTÉGER

Croire que le VIH ne frappe qu’à la porte

d’à côté est un leurre. Tourisme sexuel,

week-ends entre amis, vacances en clubs

de rencontres, fêtes bien arrosées, voyages

et séminaires professionnels dans un cadre

inhabituel, nombreuses sont les occasions

d’être exposé.

« À CHAQUE FOIS QU’UNE NOUVELLE

GÉNÉRATION ARRIVE, IL FAUT RECOMMENCER

LES COMMUNICATIONS ET LA SENSIBILISATION »

Si le Comité de surveillance du SIDA,

dans son rapport d’activité 2018, indique

que pour la première fois depuis 2013 le

nombre de nouveaux cas d'infection au

VIH recensés au Luxembourg connaît une

baisse (43 nouvelles infections en 2018

contre 60 en 2017), la diminution des nouvelles

infections étant constatée chez les

hommes ayant des rapports hétérosexuels

et parmi les usagers de drogues par voie

intraveineuse, les nouvelles infections

par voie homo- ou bisexuelle sont quant

à elles en augmentation (21 cas en 2018

contre 15 en 2017), les 26-35 ans étant les

plus touchés (11 sur 21).

« On assiste à un relâchement des mœurs

et de l’attention, à une déresponsabilisation

des jeunes et à une banalisation de la

maladie » déplore Docteur Simone Steil du

Ministère de la Santé, ajoutant « À chaque

fois qu’une nouvelle génération arrive, il

faut recommencer les communications et

la sensibilisation ; dans les lycées, les informations

sur les risques liés au sexe sont

encore insuffisantes ».

Dans certains milieux, le VIH est même un

concept lointain, quand il n’est pas un sujet

tabou. « Les services de santé au travail

au sein des entreprises devraient être

beaucoup plus impliqués » souligne Docteur

Simone Steil.

On l’aura compris, en parler incite à adopter

le geste qui sauve : se protéger.

SAVOIR, UN DEVOIR

Si les risques ont déjà été pris, le dépistage

s’impose. Car un diagnostic précoce

permet à une personne infectée d’adapter

son comportement en conséquence,

de se protéger soi-même et les autres, et

de bénéficier d’une prise en charge médicale

efficace.

Dans le cadre de leur mission d’éradication

de l’épidémie du SIDA d’ici à 2030,

les Nations Unies (programme « ONUSI-

DA ») ont déployé le projet « 90-90-90 » :

à l’horizon 2020, 90 % des personnes vivant

avec le VIH connaissent leur statut

sérologique, 90 % de toutes les personnes

infectées par le VIH dépistées reçoivent un

traitement antirétroviral durable, 90 % des

personnes recevant un traitement antirétroviral

ont une charge virale durablement

supprimée.

En 2018, il a été estimé que 85 % des personnes

vivant avec le VIH au Luxembourg

avaient été diagnostiquées. Pour atteindre

les objectifs de l’ONUSIDA, l’accès au dépistage

est déterminant : si des tests de

dépistage rapides, gratuits et anonymes

sont déjà proposés dans les locaux du HIV

Berodung, au Centre d’Information Gay et

Lesbien (CIGALE) et dans le Dispositif d'Intervention

Mobile pour la Promotion de la

Santé sexuelle (DIMPS), demain c’est auprès

des pharmacies puis des supermarchés

que toute personne pourra librement

se procurer un autotest pour ensuite procéder,

chez elle, à l'autodiagnostic d'une

éventuelle infection par le VIH qui remonte

à plus de trois mois. Le Luxembourg rejoint

ainsi la France et la Belgique qui disposent

déjà de ces dispositifs en pharmacies.

SANS MAINTIEN DES EFFORTS,

PAS D’AVENIR SANS SIDA

Les statistiques « 90-90-90 » ne deviendront

réalité qu’au prix d’une persévérance

dans l’effort. Un ensemble de mesures

concrètes défini par le plan d’action national

VIH 2018-2022 continuera ainsi d’être

déployé jusqu’en 2022, sur le terrain et sur

Internet (www.aids.lu, www.safersex.lu,

www.sante.lu), par des équipes qui seront

quant à elles renforcées. Les efforts collectifs

ne pouvant toutefois se substituer à la

vigilance individuelle, de rigueur quels que

soient l’âge, le milieu socioprofessionnel,

ou le moment dans l’année…

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce CONNECT - 47


En coulisse Social

BUSINESS MEDIA

09.2019

PRORSE,

L’ÉTOILE MONTANTE DES ASSOCIATIONS

Défendre, promouvoir, représenter, respecter, échanger et informer… ProRSE, premier

réseau des professionnels de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) au Luxembourg,

a fait de ces six verbes sa profession de foi. Depuis novembre 2017, l’association

oeuvre au rassemblement de tous les professionnels actifs de la RSE au Grand-Duché.

Partage d’expérience de deux membres de cette étoile montante. La parole est à

Marie-Laure Jacquet, Responsable Ressources Humaines chez ProGroup et à Mike van

Kauvenbergh, Administrateur délégué de Deveco.

COMMENT VOYEZ-VOUS

LE DÉVELOPPEMENT DE LA RSE

AU LUXEMBOURG ?

Marie-Laure Jacquet La RSE est l’affaire de

tous. Au cours des dix dernières années, je

pense que les lignes ont vraiment bougé.

D’une préoccupation environnementale,

nous sommes passés à une approche plus

complète, intégrée dans toutes les strates

de l’entreprise. Elle s’inscrit de plus en plus

dans une recherche de performance globale

et permet de s’assurer que l’activité

de l’entreprise est bénéfique pour la société

toute entière. A ce titre, le Plan d’Action

National du gouvernement constitue

une feuille de route solide. Dans un avenir

proche, il conviendra, toutefois, de reconnaitre

la contribution des entreprises engagées

dans cette voie au même titre que

celle de l’Etat et de la société civile.

TEXTE : STEVE BOUKHERS

IMAGES : JULIAN BENINI

Véritable plate-forme d’échange

et de partage de bonnes pratiques

en matière de RSE, l’association

ProRSE a pour vocation de faire

émerger l’intelligence collective

sur les thématiques d’impacts

sociétaux au Luxembourg.

Pour devenir membre,

visitez son site web

www.prorse.lu/devenir-membre

UN SYSTÈME CONÇU

PAR LES ACTEURS DE TERRAIN

Marie-Laure Jacquet ProGroup a toujours

adopté une démarche globale de la Responsabilité

Sociétale d'Entreprise. Pleinement

intégrée à notre stratégie et à

nos activités, elle assimile l’ensemble de

nos parties prenantes, en particulier nos

clients, nos collaborateurs et nos fournisseurs.

Il était tout naturel de rejoindre

ProRSE. L’association présente un intérêt

certain en fédérant de nombreux acteurs

autour de ce sujet. Nous apprécions particulièrement

le contenu des événements

ProRSE qui nous permet de partager et

de mettre en perspective nos pratiques.

Cette plateforme élève le débat.

Mike van Kauvenbergh Nous avons rejoint

ProRSE dans l’optique de confronter nos

pratiques à celles d’autres acteurs de la

Place. Fédérer des entreprises tous secteurs

confondus sous le drapeau de la RSE est une

initiative forte que propose l’association.

Mike van Kauvenbergh D’abord, il y a une

réelle prise de conscience, notamment

politique et citoyenne. Et cela redistribue

les cartes.

Dans la pratique, les entreprises appréhendent

la RSE sous différents prismes. Les

grandes sociétés disposent de moyens financiers

et opérationnels pour aborder des

référentiels complexes, tels que le GRI ou ISO

26000. À l’inverse, les PME ont longtemps

été démunis. Si leurs dirigeants en percevaient

l’intérêt en termes de fierté, de sens

et d’attractivité, la lourdeur administrative

constituait un frein de taille. Désormais, elles

peuvent s’adosser à l’association ProRSE et à

son réseau.

Pour être pérenne, une pratique RSE doit

être comprise comme une source d’opportunités

à toutes les échelles. Elle doit

se traduire par des actions concrètes qui

changent foncièrement la donne pour les

clients, les fournisseurs, les employés, la

société. En jargon, on parle d’impact. Nous

aimons dire « act to impact ».

48 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


News Social

BUSINESS MEDIA

09.2019

GESUNDHEIT

HIV-SELBSTTEST IN APOTHEKEN ERHÄLTLICH

HIV ist auch heutzutage immer noch ein Tabuthema, worüber

nicht gerne gesprochen wird. Viele Menschen leben mit HIV,

ohne es zu wissen, da sie sich aus Angst oder Scham nicht trauen

zum Arzt zu gehen. Dieser Haltung will man in Luxemburg

und anderen Ländern durch Selbsttests, die man in Apotheken

oder Drogeriemärkten käuflich erwerben kann, entgegenwirken.

Ziel ist es, Menschen die Möglichkeit zu geben, sich so

regelmäßiger und ohne Scham testen zu lassen sowie die Anzahl

der HIV- Neuinfektionen insgesamt zu reduzieren. Seit Juli 2019

ist der HIV-Selbsttest in luxemburgischen Apotheken erhältlich.

Weitere Informationen zum Thema finden Sie unter

www.croix-rouge.lu.

LANDWIRTSCHAFT

„ZESUMME FIR EIS BIO-BAUEREN“

Anfang des Jahres schlossen sich die luxemburgische

Biobauerngenossenschaft BIOG und zwei Mitgliedsunternehmen

der clc, die Bäckerei Pains & Tradition und Cactus, eine der

führenden Handelsketten in Luxemburg, zusammen, um eine

Initiative zur Förderung der Biolandwirtschaft in Luxemburg

ins Leben zu rufen. Im Detail geht es den Beteiligten darum,

Landwirte, Bäcker und Händler zusammenzubringen,

um gemeinsam dem Verbraucher ein Produkt anbieten zu können,

das sowohl das Handwerk des Bäckers als auch die Natur

respektiert. Dazu wurde eine Charta für eine nachhaltige

Produktionskette unterschrieben. Ab dem 1. Juni 2019 werden

diese Slowbaked-Brote aus in Luxemburg hergestelltem Biomehl

in allen Cactus-Filialen angeboten.

Weitere Informationen zum Thema finden Sie unter

http://www.cactus.lu/de/news/zesumme-fir-eis-biobaueren-une-initiative-de-biog-cactus-et-painstradition.

POLITIK

JETZT SIND DIE DÜDELINGER GEFRAGT!

Mit dem Ziel, den Bürgern die Möglichkeit zu geben, aktiver

am politischen Geschehen teilnehmen und die Entwicklung der

Stadt mit beeinflussen zu können, hat die Gemeinde Düdeling

zwei neue Formate der Bürgerbeteiligung initiiert. Ganz im Sinne

der partizipativen Demokratie hat der Schöffenrat beschlossen,

einen Teil seiner Macht an den Bürger abzutreten. Ab Oktober

2019 werden mehrmals pro Jahr 15 Bürger per Zufallsprinzip

ausgewählt, die gemeinsam mit einem Schöffenratsmitglied

und einem neutralen Moderator einen Bürgerrat bilden sollen.

Ziel dieses Rats ist es, Vorschläge zur Verbesserung des

Stadtlebens auszuarbeiten. Die Themen stehen den Bürgern

dabei frei, jedoch sorgt der Moderator dafür, dass alles im

reellen Rahmen bleibt. Die Protokolle dieser Sitzungen werden

anschließend dem Schöffenrat vorgelegt. Neben dem Bürgerrat

soll es ab 2020 auch ein Bürger-Panel für Online-Befragungen

zu geplanten Projekten der Stadt geben.

Weitere Informationen zum Thema finden Sie unter

www.dudelange.lu.

WIRTSCHAFT

LUXEMBURG –

EIN VORREITER IN SACHEN KREISLAUFWIRTSCHAFT

Mit zunehmendem Umweltbewusstsein spielt inzwischen auch die Zirkularität

für die Wirtschaft und die Wirtschaftspolitik eine immer bedeutendere Rolle.

Im Gegensatz zum traditionellen, linearen Wirtschaftsmodell setzt

die Kreislaufwirtschaft („Circular Economy“) auf Wiederverwertung und optimale

Nutzung der Ressourcen. Abfälle sollen reduziert und ein Produkt so lange

wie möglich wiederverwendet werden. Die Chambre de Commerce schreibt

in einem Bericht, dass Luxemburg, das Land, das die erste grüne Anleihe

(„green bond“) emittiert hat, auf dem besten Weg sei, ein Expertenzentrum

für Kreislaufwirtschaft zu werden, da es schon viele Projekte zur Reduzierung

von Verpackungs- und Kunststoffabfall sowie Sensibilisierungskampagnen

und Fortbildungen initiiert hat.

Weitere Informationen zum Thema finden Sie unter www.cc.lu.

50 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


Entrevue Digital

BUSINESS MEDIA

09.2019

COOKIES :

PETIT GUIDE DES BONNES PRATIQUES

Les cookies sont essentiels au bon fonctionnement

de nombreux sites web

ou applications. Certains d’entre eux

doivent néanmoins faire l’objet d’un

consentement de la part de l’internaute

avant d’être insérés ou lus. Si vous disposez

d’un site web ou d’une application,

voici les éléments auxquels vous

devez être attentif.

TEXTE : JEANNE RENAULD

« En continuant à naviguer sur le site,

vous déclarez accepter l’utilisation de

cookies. » Tout internaute a déjà rencontré

ce genre de texte. Un grand nombre de

sites web et d’applications mobiles nécessitent

en effet, pour fonctionner correctement,

de recourir à des cookies. En quoi

cela consiste-t-il exactement ?

DES TÉMOINS DE CONNEXION

INDISPENSABLES

« Les cookies sont des fichiers textes générés

par le serveur du site/de l’application

et déposés sur le terminal de l’usager

– son ordinateur, son smartphone, sa

tablette – lorsqu’il surfe, explique Tom

Retter, Account Director de l’agence de

communication Moskito. D’un point de vue

informatique, il s’agit d’éléments très anodins

et assez basiques. »

Les cookies peuvent remplir diverses fonctions.

« Beaucoup de sites web ne pourraient

fonctionner sans eux, commente

maître Erwin Sotiri, Avocat à la Cour, spécialisé

dans les technologies, et associé

fondateur de l'étude Jurisconsul. Ils permettent

par exemple, sur un site ou une

application e-commerce, de préserver les

informations d’identification – nom d’utilisateur

et mot de passe – lors de la navigation.

Sans ces cookies, l’usager devrait

introduire ces données à chaque fois qu’il

change de page web. »

52 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


09.2019 BUSINESS MEDIA

Entrevue Digital

De la même manière, les cookies permettent,

lors d’achats en ligne, de sauvegarder

les articles mis dans le panier

par le client.

Les traceurs ne sont pas seulement utilisés

dans le cadre de sites marchands. Ils

peuvent aussi être employés sur un site

vitrine, qui présente simplement l’activité

d’une entreprise. « Sur un site multilingue,

ils sont par exemple nécessaires si l’on

veut pouvoir préserver la préférence de

langue de l’utilisateur d’une fois à l’autre,

précise Tom Retter. Ou encore si l’on veut

déployer des campagnes de référencement

payant ou utiliser Google Analytics,

c’est-à-dire analyser les données relatives

au site, connaître le nombre de visiteurs,

le temps passé sur chaque page, etc.

afin d’améliorer la plateforme. » Certains

cookies permettent ainsi de tracer les actions

et habitudes de l’utilisateur, d’enregistrer

ses préférences d’achat ou encore

de lui fournir des publicités ciblées.

UN CONSENTEMENT REQUIS

DANS CERTAINS CAS

Afin d’informer au mieux les internautes, les

cookies sont régis par un cadre légal spécifique.

« Une directive européenne datant

de 2002 et révisée en 2009 existe sur ce

sujet. Elle a été transposée au Luxembourg

par une loi du 28 juillet 2011 », précise

maître Sotiri. On distingue dans ce contexte

deux types de cookies : ceux requérant un

consentement de la part de l’utilisateur et

ceux qui en sont exemptés.

Les traceurs qui visent à faciliter la navigation

et l’expérience de l’utilisateur, tels que

ceux d’identification de session, de panier

d'achat, du choix de la langue, ne nécessitent

pas d’accord de la part de l’usager.

En revanche, les cookies de suivi, de réseaux

sociaux ainsi que ceux relatifs à

des opérations de publicité ou à certaines

mesures d’audience l’exigent. Dans ce

cas, « le consentement doit être préalable,

libre, spécifique et éclairé », affirme maître

Sotiri. Concrètement, cela signifie que

l’éditeur du site web ou de l’application,

« TANT QUE L’INTERNAUTE N’A PAS DONNÉ

SON ACCORD, LES COOKIES NE PEUVENT PAS ÊTRE

DÉPOSÉS, LUS OU SAUVEGARDÉS SUR SON TERMINAL »

avant de déposer un cookie sur le terminal

de l’internaute, doit l’informer de l’utilisation

de traceurs, de leur finalité et de leur

durée de sauvegarde sur l’appareil. Il doit

également lui offrir la possibilité d’accepter,

de refuser ou de paramétrer le recours

aux cookies. Tant que l’usager n’a pas donné

son accord, les cookies ne peuvent pas

être déposés, lus ou sauvegardés sur son

terminal. De la même manière, le consentement

doit pouvoir être retiré à tout

moment et de manière aussi simple qu'il

a été donné.

C’est aux éditeurs et responsables de sites

ou d’applications qu’il revient de se mettre

en conformité avec la loi, dans un souci

de transparence vis-à-vis des internautes.

« Chaque agence de développement ou

développeur responsable va informer son

client que des cookies sont utilisés pour son

site web et va dès lors lui proposer d’intégrer

un bandeau informatif qui apparaîtra

lorsque l’utilisateur surfe sur celui-ci », détaille

Tom Retter.

UN NOUVEAU RÈGLEMENT

DANS LES CARTONS

Dans la pratique, toutefois, de peur de ne

pas être en conformité avec la législation,

ou parce que celle-ci reste obscure à certains

égards, les intégrateurs ont tendance

à mettre tous les traceurs dans le même

panier. On voit ainsi apparaître une profusion

de bandeaux d’informations sur les

sites, alors que ceux-ci ne sont pas toujours

obligatoires, avec pour effet d’agacer l’utilisateur.

« C’est un peu l’adage " Qui peut le

plus peut le moins" qui prévaut. Résultat :

l’internaute ne lit même plus les bannières

et accepte les cookies sans savoir de quoi

il s’agit ou sans réfléchir, alors que la législation

visait à informer l’utilisateur de manière

transparente », confie maître Sotiri.

Dans de nombreux cas aussi, un banner est

présent, mais n’est pas suffisamment précis.

Pour être conforme, celui-ci doit détailler les

cookies utilisés et la manière dont ils sont

traités. Il doit également permettre à l’utilisateur

de marquer clairement son accord, en

cochant une case par exemple.

Pour répondre à ces problématiques, un

nouveau règlement appelé " e-Privacy " est

en cours d'adoption. Dans le contexte du

Règlement général sur la protection des

données (RGPD), cette réglementation sur

la protection de la vie privée et les communications

électroniques vise également

à préciser la manière dont les cookies

doivent être gérés lorsqu’ils traitent ou interagissent

avec des données personnelles.

Il pourrait donc y avoir des adaptations à

faire sur votre site web ou application

mobile prochainement.

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce CONNECT - 53


En coulisse Digital

BUSINESS MEDIA

09.2019

« LA PLUPART DES COOKIES

SONT INOFFENSIFS »

L’agitation autour de l’adoption du RGPD a notamment contribué à susciter l’inquiétude

des consommateurs par rapport aux ‘cookies’, ces petits fichiers dont chaque site

web nous demande aujourd’hui d’autoriser l’utilisation. Pourtant, si certains usages

de ces outils informatiques sont sujets à caution, la plupart ont pour seul but d’améliorer

l’expérience utilisateur. Explications avec Nicolas Nunge, Tech Lead chez Neopixl,

société active dans le développement d’applications mobiles.

TEXTE : QUENTIN DEUXANT

22 %

Nicolas Nunge

Six mois après l’entrée en vigueur du

RGPD, le nombre de cookies tiers

(à visée publicitaire) présents

sur les sites d’information européens

avait baissé de 22 %

POUVEZ-VOUS NOUS EXPLIQUER

CE QUE SONT LES COOKIES,

CES PETITS FICHIERS DONT

DE NOMBREUX INTERNAUTES

ONT DÉCOUVERT L’EXISTENCE

SUITE AU RGPD ?

J’aime bien utiliser l’analogie du postit

pour expliquer ce qu’est un cookie. Un

site web va utiliser ce petit fichier texte

pour se souvenir des préférences d’un internaute

lorsqu’il revient sur son site. Ce

fichier va être installé sur l’ordinateur de

l’utilisateur et renseigner le site web sur

des éléments très variables, qui peuvent

être des données personnelles dont la

collecte est soumise au RGPD. Ainsi, les

cookies Google Analytics permettent de

voir le parcours de l’internaute sur le site,

ce qui permet d’adapter le site en cas de

problème récurrent constaté sur une page.

Les cookies peuvent aussi servir à maintenir

une connexion. Quand vous retournez

sur Facebook après avoir fermé la page

ou le navigateur, vous êtes ainsi automatiquement

reconnecté. Enfin, les cookies

peuvent être à visée publicitaire et sont

utilisés pour vous proposer des produits

sur lesquels vous vous êtes déjà renseignés

en ligne.

CETTE FORME DE TRACKING

N’EST-ELLE PAS INQUIÉTANTE ?

Non, car la plupart des cookies sont tout

simplement inoffensifs. Ils existent seulement

pour améliorer l’expérience utilisateur

de l’internaute, fluidifier son parcours

en ligne. Il y a une forme de sécurisation

de l’information qui est récupérée. Ainsi,

seul le site qui a déposé le cookie sur

votre ordinateur peut relire cette information.

En outre, si je prends l’exemple des

cookies Analytics, qui sont parmi les plus

employés, les informations qu’ils utilisent

sont anonymisées : ils identifient plus un

matériel qu’une personne. Leur but est en

effet d’analyser le comportement des utilisateurs

pour améliorer le site ou l’application,

pas de savoir précisément qui sont

ces utilisateurs.

QU’EN EST-IL DES COOKIES

QUI PERMETTENT

DE MAINTENIR LA CONNEXION ?

COMMUNIQUENT-ILS

NOS MOTS DE PASSE

ET IDENTIFIANTS AU SITE ?

Ici aussi, les choses sont sécurisées. A chaque

retour sur la page, le site demande un jeton

d’accès pour permettre la reconnexion. Il

ne dispose donc pas directement des mots

de passe et identifiants. De plus, il faut bien

garder en tête que le cookie est propre à un

appareil : il reste sur votre ordinateur, tablette

ou smartphone et n’est pas partagé ailleurs.

PARMI TOUS CEUX QUI SONT

UTILISÉS AUJOURD’HUI,

LES COOKIES PUBLICITAIRES

SONT SANS DOUTE LES PLUS

INVASIFS. EST-IL POSSIBLE

DE S’EN DÉBARRASSER ?

Il est vrai qu’il s’agit sans doute du type de

cookie le moins utile à l’utilisateur et le plus

désagréable. Je peux tout d’abord conseiller

aux gens d’installer une extension – un module

intégré au navigateur web – qui permet d’avoir

une vue sur l’ensemble des cookies présents sur

l’ordinateur. Ensuite, il est possible de nettoyer

les cookies qui sont sur son appareil à travers

les préférences de son navigateur. Je conseille

d’ailleurs aux gens de le faire assez régulièrement,

pour repartir sur des bases vierges. Ensuite,

il est toujours possible d’utiliser le mode

‘incognito’ proposé par tous les navigateurs.

Celui-ci permet de supprimer toute trace de

son activité lorsque le navigateur est fermé.

Toutefois, il faut se souvenir que supprimer

tous les cookies amoindrit également la fluidité

de son parcours en ligne.

DES ALTERNATIVES AUX COOKIES

SONT-ELLES ACTUELLEMENT

EN DÉVELOPPEMENT ?

La solution du ‘stockage local’ est de plus en

plus régulièrement utilisée pour remplacer les

cookies. Contrairement à ces derniers, l’outil

de stockage local n’envoie pas les informations

au site à chaque requête. Il n’y a pas ce

caractère automatique propre aux cookies.

54 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


Entrevue Transport

BUSINESS MEDIA

09.2019

« L’AVENIR DE LA LOGISTIQUE A PLUS

BESOIN DE NEURONES QUE DE MUSCLES »

Depuis 10 ans, le Cluster for Logistics

contribue au développement de l’activité

logistique, en tant que pilier de diversification

de l’économie luxembourgeoise.

Cet anniversaire est une belle occasion

de revenir, avec Malik Zeniti, Directeur

du cluster, sur la croissance du secteur,

les atouts du Luxembourg dans ce domaine

mais aussi sur les défis à venir.

TEXTE : SÉBASTIEN LAMBOTTE

Malik Zeniti

POUVEZ-VOUS NOUS EXPLIQUER

CE QUI A MOTIVÉ LA CRÉATION

DU CLUSTER FOR LOGISTICS

IL Y A MAINTENANT DIX ANS ?

C’est en 2006, face à l’exigence de diversifier

l’économie luxembourgeoise,

qu’a émergé l’idée de positionner le pays

comme un hub logistique international.

Le cluster, idée portée par le ministre de

l’Économie de l’époque, visait la création

d’un lieu d’échange entre les acteurs

du secteur. À travers lui, la volonté était

aussi de contribuer à la définition d’une

vision et d’une stratégie de développement

de l’activité. Un document du ministère

de l’Économie, daté du 21 mars

2008, adressé à la Chambre du Commerce,

résumait les ambitions. Le Cluster

est indépendant du réseau Luxinnovation

et porté par la Chambre de Commerce et

ses autres partenaires, dont la clc.

La plateforme devait faciliter le développement

des synergies et de collaborations

entre les acteurs, permettre la

création de nouveaux produits et services,

proposer des améliorations du

cadre législatif mais aussi accompagner

le gouvernement dans ses activités de

promotion à l’international. Les membres

et activités se trouvent sur notre plateforme

principale www.c4l.lu.

LA LOGISTIQUE S’EST-ELLE

NATURELLEMENT IMPOSÉE COMME

UN PILIER DE LA DIVERSIFICATION

ÉCONOMIQUE DU PAYS ?

La volonté était de miser sur la position

de Luxembourg, au cœur de l’Europe,

bien connecté aussi bien par la route que

par le rail, avec un aéroport présentant

déjà un beau potentiel de développement

à l’échelle de la Grande Région.

56 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


09.2019 BUSINESS MEDIA

Entrevue Transport

« SI LUXEMBOURG NE PROFITE PAS D’UN ACCÈS À LA MER,

IL EST TOUTEFOIS PARVENU À SE HISSER AU CŒUR DU TOP 10

DES HUBS LOGISTIQUES LES PLUS ATTRACTIFS DU BENELUX »

À côté des industries présentes, le pays

comptait déjà des acteurs d’envergure

dans le domaine du transport. En 2007,

près de 900.000 tonnes de marchandises

transitaient par l’aéroport. Le problème

était que ces volumes n’étaient pas

captifs et pouvaient considérablement

varier d’une année à l’autre. Il y avait un

réel défi à mieux structurer l’activité de

fret et de gestion des marchandises, pour

maintenir les volumes, les faire grandir,

créer davantage de valeur.

QUELS SONT LES GRANDS ATOUTS

DU LUXEMBOURG

EN MATIÈRE DE LOGISTIQUE ?

Si le Luxembourg ne profite pas de l’avantage

que constitue un accès à la mer, il est

toutefois parvenu à se hisser au cœur du

top 10 des hubs logistiques les plus attractifs

du Benelux. Le pays s’est notamment

doté d’infrastructures de pointe, avec la

création de plusieurs pôles d’échange à

Contern, Bettembourg ou encore à Dudelange.

L’aéroport est aujourd’hui le 5 e

plus important d’Europe sur le fret. Si on

s’arrête sur les infrastructures, on peut

encore aussi citer la récente liaison ferroviaire

entre le Luxembourg et la Chine. Le

pays se positionne comme un hub de dis-

tribution transfrontalier, au départ d’une

large gamme de services à valeur ajoutée,

notamment pour le transport de produits

pharmaceutiques, des chevaux ou encore

des denrées fraiches.

COMMENT S’ARTICULE

L’ACTIVITÉ DU CLUSTER

ET COMMENT CE DERNIER

SERT-IL LE DÉVELOPPEMENT

DU SECTEUR ?

Les membres développent des activités

autour de plusieurs pôles. Afin de répondre

aux besoins en compétences, le

cluster a contribué à la création de deux

formations donnant accès au diplôme de

technicien en logistique et au diplôme

d’aptitude professionnelle en logistique.

En collaboration avec l’université, nous

avons mis en place le Luxembourg Center

of Logistics, avec un Master in Logistics

and Supply Chain Management.

Au-delà de la formation, une des principales

missions du cluster est de mettre

les acteurs en réseau, pour mieux identifier

les besoins et envisager de nouvelles

collaborations. La volonté est

aussi de favoriser l’innovation, en soutenant

des start-ups dans le domaine,

en misant sur la digitalisation.

SUIVANT QUELS AXES

STRATÉGIQUES L’ACTIVITÉ

LOGISTIQUE LUXEMBOURGEOISE

ENTEND-ELLE POURSUIVRE

SON DÉVELOPPEMENT ?

Il faut avant tout travailler sur l’amélioration

de la perception que les acteurs internationaux

ont du Luxembourg. Plus précisément,

nous devons davantage valoriser les

compétences dont nous disposons ici, et

continuer à former et à attirer des talents,

mettre en avant le caractère innovant des

acteurs présents au Luxembourg. Le développement

de l’activité ne se limite pas à

l’augmentation des volumes de marchandises

transitant par le Luxembourg. De

nouveaux métiers voient le jour, autour de

la gestion des flux financiers et de données

en lien avec les circuits logistiques. Pour

soutenir le développement de l’activité,

nous n’avons pas besoin de plus de muscles,

mais bien de neurones. Le digital, avec

la mise en œuvre de technologies comme la

blockchain ou l’intelligence artificielle, doit

permettre de créer de la valeur sur l’ensemble

du processus. On parle beaucoup

d’industrie 4.0, avec l’émergence de nouveaux

modes de production. Or, il ne peut

pas y avoir d’industrie 4.0 sans logistique

4.0, l’activité faisant partie intégrante de la

chaîne de valeur.

QUELS SONT LES AUTRES DÉFIS

QUI VOUS ATTENDENT ?

Le transport de marchandises, à l’avenir, devra

être plus vert et plus durable. La création

du hub intermodal de Bettembourg, facilitant

l’accès au rail, doit notamment permettre

de réduire considérablement le niveau

d’émissions lié au transport. Dès 2014,

la mise en œuvre du programme Lean and

Green, avec à la clé une certification environnementale,

invite les acteurs à limiter les

émissions de CO 2

et à utiliser l’énergie de

manière plus efficiente. D’autre part, à l’horizon

2030 d’autres sujets doivent pouvoir

être évoqués dans la perspective d’adaptations

législatives comme la possibilité de

mettre en circulation des camions tractant

deux remorques, afin de limiter les émissions.

Il faut aussi trouver les solutions pour

permettre aux entreprises de grandir en limitant

les contraintes que le développement

des activités implique, tout en travaillant à

une meilleure acceptation des acteurs.

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce CONNECT - 57


En coulisse Transport

BUSINESS MEDIA

09.2019

« MIEUX RAYONNER SUR L’EUROPE

DEPUIS LUXEMBOURG »

C’est au départ de l’Eurohub South de Dudelange que Transalliance, depuis 2014,

poursuit son développement européen. La société française, avec 2500 salariés

et un chiffre d’affaires de 542 M€, s’est positionnée au Luxembourg où elle profite

de la dynamique mise en place il y a maintenant 10 ans pour soutenir le renforcement de

l’activité logistique.

TEXTE : SÉBASTIEN LAMBOTTE

IMAGE : BU LOGISTICS

250

Emmanuel Louis

En cinq ans, l’effectif de Transalliance

au Luxembourg a été multiplié

par cinq et compte aujourd’hui

plus de 250 collaborateurs

C’est en 2014 que le groupe familial Transalliance

a effectivement établi son siège

social au Luxembourg. « Nous étions cependant

présents au Luxembourg avec une

agence depuis 1989, commente Emmanuel

Louis, Director of Logistics Business Unit de

Transalliance. Les relations entre notre société

et le Grand-Duché se sont intensifiées

à partir de 2007. A l’époque, Alexandre

Michel, notre CEO, actionnaire unique de

l’entreprise, et Jeannot Krecké, ministre de

l’Economie, échangent autour de l’opportunité

de faire du Luxembourg un hub logistique

d’envergure internationale. En 2012,

un accord est signé entre Transalliance et le

gouvernement autour d’un projet d’investissement,

ici, à Dudelange. »

DE 50 À 250 COLLABORATEURS

Sur place, Transalliance a construit un

nouveau bâtiment administratif ainsi qu’un

entrepôt de 15.000 m 2 . C’est désormais

depuis cette base que le groupe organise

ses activités de transport en Europe et gère

de nombreuses activités logistiques. « Au

fil des années, nous avons développé un

large panel de services afin d’apporter des

réponses personnalisées à chacun de nos

clients tout au long de la chaîne d’approvisionnement,

poursuit Emmanuel Louis.

Au-delà du transport terrestre de marchandises

à travers l’Europe, qui constitue

notre activité historique, nous accompagnons

de nombreux clients dans la définition,

la transformation et la gestion opérationnelle

de leurs circuits logistiques. »

Depuis son entrepôt de Dudelange, Transalliance

assure la distribution de marchandises

au Luxembourg et à travers l’Europe

pour le compte de plusieurs acteurs

de l’e-commerce et de la grande distribution.

C’est aussi Transalliance qui effectue

la gestion opérationnelle des entrepôts

d’Auchan et d’Ampacet, s’étendant chacun

sur 20.000 m 2 , et construits eux aussi

au sein de ce parc logistique. « En 2014, au

moment d’établir notre siège au Luxembourg,

nous n’étions pas 50. Aujourd’hui,

Transalliance occupe plus de 250 collaborateurs

», témoigne Emmanuel Louis.

ÉTABLIR DES PARTENARIATS

Cette croissance soutenue doit beaucoup à

la dynamique mise en place par le gouvernement

et les acteurs du secteur pour renforcer

la position du Luxembourg en tant

que hub logistique international. « Le pays

a considérablement investi dans la création

d’infrastructures multimodales, profitant de

sa position centrale en Europe, commente

Emmanuel Louis. Nous positionner ici, avec

la vision défendue par le gouvernement et

ses partenaires, constituait pour nous une

belle opportunité de nous ouvrir sur l’Europe.

» Au Luxembourg, la société profite

en outre de l’écosystème d’acteurs du secteur,

fédérés au sein du Cluster for Logistics

(C4L). « Cette plateforme d’échange facilite

la rencontre avec les décideurs et permet le

développement de collaborations constructives,

poursuit le responsable. Le dynamisme

économique que connaît le pays,

avec la présence d’acteurs industriels qui

croissent, offre aux acteurs de la logistique

de belles perspectives. »

BESOIN DE MAIN D’ŒUVRE

Les défis à venir sont principalement liés à

la transformation de la chaîne de distribution

ainsi qu’au développement des compétences.

« Un des leviers de croissance

essentiel réside dans le renforcement de

notre capacité à servir les clients de manière

plus flexible, explique le dirigeant.

Notre plus grosse préoccupation a cependant

trait à un déficit de main d’œuvre, de

chauffeurs, de caristes ou d’opérateurs.

Cette pénurie de compétences constitue

un frein important à notre croissance. Elle

nous empêche de répondre aux demandes

de certains clients. »

58 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


News Transport

BUSINESS MEDIA

09.2019

LOGISTIK APP

UBER FREIGHT EXPANDIERT IN EUROPA

Seit April ist die US-amerikanische Frachtenbörse in den Niederlanden

aktiv und wird demnächst in Deutschland durchstarten.

Das Portal wurde 2017 in den USA ins Leben gerufen und wird dort

bereits von 36.000 Transportunternehmen genutzt.

Das System ist vergleichbar mit der Taxivermittlung des Anbieters.

Verlader stellen hierbei eine digitale Transportanfrage und mithilfe

eines Algorithmus findet die Plattform das passende Transportunternehmen

und kann dem Fahrer eine Rückladung vermitteln.

Ein Vorteil ist, dass sich somit Leerfahrten vermeiden lassen.

Der Preis wird beim Einstellen der Fracht automatisch ermittelt.

So kann „Uber Freight“ den Verladern Vorabpreise anbieten,

und auch die Transportunternehmen wissen was sie verdienen werden.

Den Informationen von Uber nach, wird die Plattform noch in diesem

Jahr in weiteren europäischen Ländern freigeschaltet werden.

E-MOBILITY

ERSTE ELEKTROAUTOBAHN IN DEUTSCHLAND

Auf der A5 in Hessen startet die erste deutsche Teststrecke für Oberleitungs-

Hybrid-LKW (OH-LKW). Die LKW verfügen über einen Elektro-und

einen Dieselmotor sowie Batterien, die sich über Oberleitungen rasch

aufladen lassen.

Das Bundesumweltministerium hat den Aufbau der Anlage mit 14,6 Millionen

Euro gefördert. Für die Durchführung des Feldversuchs in Hessen,

der bis Ende 2022 läuft, stehen weitere 15,3 Millionen Euro zur Verfügung.

CES

ADOPTION DE L’AVIS

« LE TRANSPORT DE MARCHANDISES ET LE SECTEUR

DE LA LOGISTIQUE AU LUXEMBOURG »

Le Conseil économique et social vient d’adopter, lors de son

Assemblée plénière du 27 juin 2019, son avis sur « Le transport

de marchandises et le secteur de la logistique au Luxembourg »

Cet avis est subdivisé en deux parties. La première partie est dédiée

à la présentation des cinq modes de transport de marchandises que

sont : le transport routier, ferroviaire, aérien ainsi que le transport

maritime et fluvial. Pour chaque mode de transport de marchandises,

le CES fait une brève description de la situation actuelle et met

en lumière les problèmes spécifiques. La deuxième partie est dédiée

au secteur de la logistique au Luxembourg. Elle commence par

une présentation de la situation actuelle et pour ensuite étudier

les principaux défis auxquels doit faire face le secteur à l’avenir.

L’avis du CES est téléchargeable sur le site web

www.ces.public.lu

60 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


Les dessous de la clc

BUSINESS MEDIA

09.2019

LA CLC ET VOUS :

DE QUELLE MANIÈRE LA CLC ET L’UEL

COLLABORENT-ELLES POUR METTRE EN AVANT

LES INTÉRÊTS DES ENTREPRISES ?

La clc, organisation patronale dédiée

à l’entreprise privée, regroupe plus

de 1500 entreprises membres et fédère

actuellement 17 fédérations, issues

des secteurs commerce, transport

et service. Afin d’accompagner

et de représenter les intérêts de ses

membres, la clc participe activement

à des groupes de travail pour faire

avancer des thématiques communes.

Focus sur les actions mises en place

par l’Union des Entreprises Luxembourgeoises

(UEL), organisation faîtière

qui rassemble les 2 chambres

professionnelles (Chambre de Commerce

et Chambre des Métiers) et les

6 fédérations d’employeurs (ABBL,

ACA, clc, Fédération des Artisans, FE-

DIL et Horesca) du Luxembourg.

TEXTE : MARIE-LAURE MOREAU,

RESPONSABLE COMMUNICATION CLC

FONCTIONNEMENT

De concert avec ses membres, l’UEL élabore

les positions des entreprises sur des sujets

interprofessionnels et les présente aux

pouvoirs publics et partenaires sociaux en

vue d’aboutir à une solution concertée.

Pour ce faire, l’UEL met en place et anime des

groupes de travail où les sujets suivants sont

traités : sécurité sociale, emploi et relations

de travail, fiscalité, affaires économiques,

concurrence/consommateurs et sécurité/

santé au travail.

COMMENT, AVEC MON ENTRE-

PRISE, BÉNÉFICIER DE CETTE

COLLABORATION CLC-UEL ?

En tant qu’entreprise individuelle, vous

pouvez, via les représentants de la clc qui

siègent au sein des groupes de travail de

l’UEL, faire remonter les points qui vous préoccupent.

En tant que dirigeant d’une entreprise,

et afin de pouvoir œuvrer pour votre

secteur d’activité, il vous est possible de rejoindre

une fédération sectorielle affiliée à la

clc pour apporter une voix et un poids supplémentaires

contribuant ainsi à faire avancer

les problématiques qui vous touchent.

ACTIONS COMMUNES CLC-UEL

L’UEL organise régulièrement des conférences

auxquelles sont invitées les entreprises

membres de la clc.

En tant que membre de l’UEL, la clc adhère

à la stratégie nationale VISION ZERO pour

réduire le nombre et la gravité des accidents

du travail. La VISION ZERO propose

de nombreux outils aux entreprises

(www.visionzero.lu).

D’autre part, des documents mis à disposition

des membres peuvent être édités

en collaboration avec les organisations

membres de l’UEL. En concertation avec

la clc et aussi ses autres membres, l'UEL a

ainsi dernièrement élaboré une brochure,

sous forme de questions-réponses, sur le

crédit d’impôt sur le salaire social minimum

(CISSM). Cette brochure, qui reprend

des informations d’ordre général, a été en

premier lieu envoyée à tous les membres de

la clc afin de les accompagner dans l’application

de la loi, mais a aussi été largement

partagée sur les plateformes de la clc.

Plus d’infos sur www.uel.lu

62 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


09.2019 BUSINESS MEDIA

Les dessous de la clc

DIE CLC UND IHR UNTERNEHMEN:

WIE ARBEITEN DIE CLC UND DIE UEL ZUSAMMEN,

UM DIE INTERESSEN LUXEMBURGISCHER

UNTERNEHMEN ZU FÖRDERN?

Die clc vereint derzeit mehr als 1.500

Mitgliedsunternehmen und 17 Verbände

aus den Bereichen Handel, Transport

und Dienstleistungen. Um ihre Mitglieder

so effektiv wie möglich zu vertreten

und zu unterstützen, beteiligt sich die clc

aktiv an Arbeitsgruppen der Union des

Entreprises Luxembourgeoises (UEL), die

sich, zusammen mit anderen Sektoren

der luxemburgischen Wirtschaft, für die

Förderung gemeinsamer Interessen einsetzt.

Hier ein Blick auf die verschiedenen

Maßnahmen der UEL, dem Dachverband

der luxemburgischen Unternehmen,

der die beiden Berufskammern (Handelskammer

und Handwerkskammer)

sowie die sechs Arbeitgeberverbände

(ABBL, ACA, clc, Fédération des Artisans,

FEDIL und Horesca) vereint.

TEXTE : MARIE-LAURE MOREAU,

RESPONSABLE COMMUNICATION CLC

FUNKTION

In Zusammenarbeit mit ihren Mitgliedern

fasst die UEL die Anliegen der Unternehmen

zu branchenübergreifenden

Themen zusammen. Diese werden den Sozialpartnern

(Regierung und Gewerkschaften)

vorgelegt, um an einer gemeinsamen

Lösung zu arbeiten. Unter dem

Motto „Zusammen sind wir stark“ wird

durch die UEL-Mitgliedschaft somit auch

die clc gestärkt.

Aus diesem Grund bietet die UEL Arbeitsgruppen

zu folgenden Themen an: soziale

Sicherung inklusive Gesundheit und Sicherheit

am Arbeitsplatz, Beschäftigung

und Arbeitsverhältnisse, Steuern, Volkswirtschaft,

sowie Wettbewerbs- und Verbraucherfragen.

WIE KANN MEIN

UNTERNEHMEN VON DIESER

ZUSAMMENARBEIT ZWISCHEN

DER CLC UND DER UEL

PROFITIEREN?

Als Einzelunternehmen können Sie Ihren

Anliegen durch die clc-Vertreter, die an den

UEL-Arbeitsgruppen teilnehmen, Gehör

verleihen. Um Ihrer Stimme zusätzliches

Gewicht zu geben und die Themen, die

Ihr Unternehmen betreffen, weiter voranzutreiben,

können Sie als Geschäftsführer

auch einem der clc angeschlossenen

Branchenverband beitreten. Darüber hinaus

können alle clc-Mitglieder bei bestimmten

Fragen auch die Bildung von Arbeitsgruppen

vorschlagen. Die clc ist dabei

stets an Ihrer Seite.

GEMEINSAME INITIATIVEN

DER CLC UND DER UEL

Die UEL organisiert regelmäßig Konferenzen,

zu denen die Mitgliedsunternehmen

der clc eingeladen sind.

Als Mitglied der UEL hält sich die clc auch

an die nationale VISION ZERO-Strategie

zur Reduzierung der Anzahl und Schwere

von Arbeitsunfällen in Luxemburg. VISION

ZERO informiert nicht nur, sondern bietet

Unternehmen auch verschiedene Fortbildungsmöglichkeiten

in diesem Bereich an

(www.visionzero.lu). Mitglieder haben

auch Zugriff auf Dokumente die in Zusammenarbeit

mit den Mitgliedsorganisationen

der UEL erstellt wurden. Die UEL hat zum

Beispiel vor Kurzem, zusammen mit der clc

und anderen Mitgliedern, eine Broschüre

in Form von Fragen und Antworten zur

Steuergutschrift für den sozialen Mindestlohn

(CISSM) erstellt. Diese Broschüre

wurde nicht nur allen Mitgliedern der clc

als Information und Unterstützung für die

Umsetzung des Gesetzes zugesandt, sondern

wurde auch auf ihren verschiedenen

Plattformen geteilt.

Mehr Informationen dazu finden Sie unter

www.clc.lu.

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce CONNECT - 63


Networking by clc

BUSINESS MEDIA

09.2019

10.07.2019

TOUS UNIS EN FAVEUR

DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Pour son dernier networking avant les

congés d’été, qui s’est tenu le 10 juillet

dernier dans les locaux de l’entreprise Superdréckskëscht,

en partenariat avec BGL

BNP Paribas Luxembourg, la clc avait décidé

d’aborder la thématique du « Faire plus

avec moins ».

À cette occasion, les membres de la clc

présents ont été conviés à en savoir plus

sur ce thème actuel, sous des angles aussi

divers et variés que l’économie circulaire,

les ressources, l’innovation ou encore la

durabilité.

Ainsi, après une intervention de Michel

Rausch, Responsable Architecture, Technique

et Environnement chez BGL BNP Paribas,

sur « La Force de l’engagement ou

comment fédérer et impliquer ses équipes

autour du développement durable », la

Team Superdréckskëscht a quant à elle détaillé

les activités qui font de leur entreprise

un maillon fondamental de l’économie

circulaire du Grand-Duché. Enfin, au

regard de ces nouvelles informations, les

membres ont ensuite pu réfléchir aux mesures

nécessaires pour prévenir, réduire,

recycler et éliminer leurs déchets, au cours

de différents ateliers découverte.

Comme à l’accoutumée, cette grande

soirée de réflexion s’est achevée dans la

bonne humeur et l’échange de contacts au

cours d’un walking dinner estival.

TEXTE : SARAH BRAUN

IMAGES : MARIE DE DECKER

64 - CONNECT

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce


09.2019 BUSINESS MEDIA

Networking by clc

Le magazine de la Confédération luxembourgeoise du commerce CONNECT - 65


Networking by clc

BUSINESS MEDIA

09.2019

66 - CONNECT

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