Magazine de l’Automobile Club de Suisse 05/2019

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N° 286 | Septembre 2019 Magazine de l’Automobile Club de Suisse

Découverte

LO CARROZ

DI BOSSONS

Pages 16-17

Dossier spécial

ÉLECTIONS

FÉDÉRALES 2019

Pages 25-36

Gottéron

UNE MARQUE

FANTASTIQUE

Pages 10-11

Haute horlogerie

LAURENT

FERRIER

Pages 12-15


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SOMMAIRE

03

AUTOMOBILE

Editorial – Thomas Hurter............................................04

Wheel of cheese – Robert Topulos.............................05

News............................................................................. 06-07

Découverte – Lo Carroz di Bossons.................. 16-17

Test auto – Suzuki Vitara compact............................22

INTERVIEW

Passion – Raphaël Favaro.......................................08-09

Exclusif – Hubert Waeber........................................10-11

Haute horlogerie – Laurent Ferrier.....................12-15

05 06

08 10

17 22

12

SPORT AUTOMOBILE

La folle remontée de Sébastien Buemi......... 18-19

Profil – Jean-Denis Delétraz......................................20

18

VOTRE CLUB

Conseils juridiques – Marché de l’occasion...........21

Elections fédérales 2019...................................... 25-36

Découverte ACS – Le Tessin................................ 38-39

Tom Lüthi, ambassadeur ACS...................................40

La vie des sections ACS........................................ 41-46

Le coin des membres....................................................47

25

AUTO n o 286 | Septembre 2019 | Prochaine parution : 11 octobre 2019

TIRAGE CONTRÔLÉ

15’171 exemplaires

ÉDITEUR

ACS | Dominique Poupaert

IMPRIMÉ EN SUISSE

Stämpfli SA

ABONNEMENT

8 numéros CHF 38.-

paraît 8 fois l’an

CRÉATION, RÉALISATION

ET COORDINATION

Benoît Stolz

RÉDACTION

Gérard Vallat

Pierre Thaulaz

Roland Christen

ADRESSE RÉDACTION

Bois-de-la-Chapelle 105

CH – 1213 Onex

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Journalistes

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Le contenu des articles n’engage pas le magazine. Toute reproduction interdite sans

autorisation. Magazine distribué aux membres de l’Automobile Club de Suisse, aux abonnés,

lors de manifestations automobiles, dans les garages et restaurants de Romandie.

ISSN 2297-3575


AUTO 286 ÉDITORIAL

04

Il est indispensable

de se rendre aux urnes

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Le 20 octobre 2019 est un dimanche électoral. Ce n’est Prix donc catalogue de

loin pas un dimanche ordinaire. Avec les élections aux Chambres

dès CHF

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fédérales, les cartes en matière de politique des transports sont

redistribuées pour les plaisir quatre années de conduire 19 500.–

à venir à Berne. Nous sommes

tous concernés, notamment maximal. quand il s’agit du transport individuel

motorisé. Voilà pourquoi il est indispensable de se rendre aux urnes.

HvS Zürich

Lors de la prochaine législature, les

Chambres fédérales vont débattre

d’objets déterminants qui auront

un impact significatif sur notre infrastructure

de transport en général et sur

le transport individuel motorisé en particulier.

Je pense à la révision totale de

la loi sur le CO 2

, par exemple.

Les discussions concernant le changement

climatique, vives au cours des

derniers mois, exposent les automobilistes

à un fort vent contraire. Des projets

visant à garantir un trafic fluide sur nos

routes se verront bloqués de plus en plus

fréquemment. Mais n’oublions pas que le

maintien de la mobilité constitue un facteur

déterminant dans le succès de notre

économie et pour notre société de plus

en plus connectée. Afin que les partis

bourgeois puissent, durant la prochaine

législature également, représenter de

concert avec l’ACS les intérêts des automobilistes

dans la Berne fédérale, il est

indispensable que les électeurs de ces

partis exercent leur droit démocratique

et se rendent aux urnes. C’est en votant

que l’on peut être co-acteur de la politique

en général et, par conséquent, de

droits citoyens et allez voter ! Si vous ne

pouvez pas vous déplacer le 20 octobre,

vous pouvez très facilement voter par

correspondance. L’essentiel est que vous

preniez vos responsabilités et élisiez les

candidat(e)s qui représentent au mieux,

à Berne, vos intérêts en matière de politique

des transports.

Dans les rangs de l’ACS, quelques

membres issus de toute la Suisse se

portent candidats pour un siège aux

Chambres fédérales. Ces candidat(e)s

viennent de divers cantons et régions et

bénéficient d’une tribune, mise à leur

disposition par l’ACS dans une partie

spéciale de cette édition, pour qu’ils

puissent s’exprimer brièvement au sujet

New des thèmes Kia Picanto les plus brûlants GT-Line de la politique

des transports. Sur les pages 25 à

36, vous trouverez une vue d’ensemble Thomas Hurter, Président central ACS

New des Kia candidat(e)s Picanto GT-Line ainsi que avec leurs équipement réponses

sensationnel: aux questions jantes posées. en alliage Nous léger aimerions 16", Nonobstant le fait que vous ayez déjà

extras ainsi sportifs vous au donner, look GT-Line chers membres (pare-chocs, de choisi votre liste des candidats ou non,

habillage l’ACS, latéral, possibilité pédales), de double découvrir sortie quels d’échappe- veuillez noter le 20 octobre 2019 dans

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la future politique des transports. C’est New ceux-ci, Picanto une 1.2 L fois CVVT à Berne. GT-Line Profitez man. 84 de ch dès

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AUTO 286 CRÉATION

05

Va et découvre ton pays

Invitations au voyage les créations du jeune atelier de design «Wheel of

cheese» proposent de découvrir la Suisse au travers de l’évocation de

sites mythiques, cols alpins et somptueux paysages. Par Gérard Vallat

Formé à la haute école d’Art et

Design de Genève l’artiste et designer

Robert Topulos, dont les travaux,

reconnus par le musée du Design de

Zurich, ont été honorés de plusieurs prix,

s’est dédié à la création d’un univers stylisé

mettant en relief les beautés de notre

pays. Imprimée sur un papier d’art de la

maison Hahnemühle, selon les normes

d’exigences des galeries et des musées

internationaux, chaque pièce authentifiée

par certificat est signée par l’artiste.

Parmi celles-ci, on découvre le col de la

Furka, qui évoque le passage de James

Bond et son Aston Martin, la célèbre route

de la Tremola sur laquelle évolue la F1 de

Sébastien Buemi, ou encore le très distingué

Palace de Gstaad, devant lequel trône

une rare Bentley Passey-Hassan Spécial.

Disponibles dans différents formats d’affiches,

les travaux de Robert Topulos sont

également déclinés en taille plus réduite

sur fond de plaques métallique.

Qu’est-ce qui vous a amené à créer cet

univers d’affiches d’allures vintage ?

Après avoir terminé mes études d’Art et

Design, j’avais réalisé quelques affiches,

et c’est à la suite d’un voyage de Suisse en

Italie que m’est venue l’idée. Privilégiant

un itinéraire hors des grands axes, je me

suis retrouvé devant l’hospice

du Simplon. L’heure

était sombre, somptueux et

inquiétant, le bâtiment m’a

fait penser à l’atmosphère

du film Shinning de Stanley

Kubrick. Il y avait tellement

peu de monde à cet endroit,

que j’ai instantanément eu

l’envie de le faire connaitre,

en imaginant le mettre en

scène sur une affiche du

style de celles produites

dans la première moitié

du XX e siècle. J’ai pris des

photos, et je me suis mis sur ma planche

à dessin en cherchant à recréer un style

vintage, mêlé subtilement d’éléments

contemporains. Ce parti pris parce que

je n’avais pas l’intention de «copier» de

l’ancien, mais de créer quelque chose de

nouveau et intemporel. Travailler sur le

sujet des cols alpins n’ayant jamais été

fait, j’ai pris ce prétexte pour dessiner une

série d’affiches de ces grands classiques

de la mythologie touristique suisse.

Quand avez-vous créé votre société et

que raconte son nom «Wheel

of cheese» ?

L’année dernière, avec un premier atelier

à Saint-Cergue, avant d’intégrer cet

été de nouveaux locaux à Genève. Pour le

nom, je voulais une référence à la route,

d’où le «Wheel», le Cheese se rattachant

à la meule de fromage, également ronde

et significative de la Suisse

Pourquoi travailler selon un style

résolument vintage ?

Je considère que les anciennes affiches

représentent le summum du graphisme

classique. Il est simple, mais très efficace

au niveau de la structure. J’inclus

volontairement des aspects de modernité

contemporaine à mes œuvres, pour les

faire perdurer dans le temps. Chaque

affiche a un tirage limité. Couchée sur

un papier d’art de très haute qualité,

identique à celui qu’utilisent les grands

musées pour leurs reproductions, l’objet

garanti une durée de vie pouvant s’étendre

sur deux siècles.

Quelle technique utilisez-vous pour

créer vos œuvres ?

Je trace tous les traits au crayon sur

une feuille de papier, avant de scanner

cette base pour travailler le dessin au

niveau des couleurs avec un programme

informatique. Cette technique permet

d’aller très loin dans la coloration, afin

d’obtenir le rendu et l’atmosphère vintage

recherchés.

Vous êtes très prolifique, avez-vous

encore d’autres projets ?

On a toujours beaucoup d’idées, mais il

faut du temps pour les réaliser. Je vais

déjà gérer cette première étape en faisant

connaitre mon travail.

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AUTO 286 NEWS Par Pierre Thaulaz

VW T-ROC CABRIOLET

Le VW T-Roc Cabriolet a été allongé de 37 mm (à 4,27

m) par rapport à la version fermée. Il hérite d’une

capote en toile placée dans un compartiment situé

sur le coffre. Celle-ci se déploie ou se referme en

9 secondes jusqu’à 30 km/h. Au programme, deux

moteurs turbo essence de 115 et 150 ch, ce dernier

pouvant être associé à la boîte à double embrayage

à 7 rapports, proposée en option.

RENAULT CAPTUR PLUG-IN

La version revisitée du Renault Captur reprend

à son compte le «Smart Cockpit» légèrement

orienté vers le conducteur en l’agrémentant

d’une console flottante inédite. Les

motorisations couvrent une palette de

puissance en hausse: de 100 à 155

ch en essence et de 95 à 115 ch en

diesel. Une palette qui s’enrichira en

2020 avec l’apparition de la première

hybride rechargeable de Renault,

baptisée E-TECH Plug-in.

AUDI A1 CITYCARVER

Une pluie d’absents va s’abattre

sur le Salon de Francfort qui ouvre

ses portes le 12 septembre. Les

constructeurs allemands sont censés

sauver la baraque en noyant

l’IAA de nouveautés, à commencer

par Audi qui lance l’A1 Citycarver.

Toujours déclinée en mode traction,

cette citadine aux allures de

baroudeuse se reconnaît à sa garde

au sol surélevée et à ses passages

de roues de couleur noire.

PORSCHE TAYCAN

Extrapolée à partir du concept

car Mission E dévoilé en 2015

déjà, la première Porsche

zéro émission porte le nom de

Taycan. Avec ses deux moteurs

électriques délivrant une puissance

cumulée de 600 ch, la

Taycan (ici en version encore

légèrement camouflée) devrait

atteindre les 100 km/h en moins

de 3,5 secondes.


07

CORVETTE C8 STINGRAY

La Chevrolet Corvette 8 e génération

tranche avec ses devancières avec

son V8 atmo de 6,2 l. placé dorénavant

en position centrale arrière.

Le moteur de 495 ch (pour un

couple maxi de 637 Nm) est associé

à une boîte à double embrayage

à 8 rapports. Le design de la C8

Stingray s’inspire directement des

avions de chasse. Cinq modes de

conduite sont proposés, dont le

«Z», censé procurer le maximum

de sensations au conducteur/

pilote qui devait avaler le 0 à 100

en moins de 3 secondes.

RENAULT MÉGANE R.S.

TROPHY-R

La Mégane R.S. Trophy-R est tout

simplement la voiture de série la

plus performante jamais commercialisée

par Renault. Allégée

de 130 kilos, elle est toujours

propulsée par un moteur 1,8 l.

de 300 ch aux performances

encore rehaussées. Outre la

motorisation, les liaisons au sol

ont été entièrement retravaillées.

La R.S. Trophy-R sera commercialisée

d’ici à fin 2019 sous la

forme d’une série limitée à 500

exemplaires numérotés.

HONDA E

Il est désormais possible de réserver

sa nouvelle Honda e 100 %

électrique en plaçant une option

d’achat de CHF 1500.- qui sera

déduite de l’achat final ou, le cas

échéant, remboursée (https://

booking.honda.ch). Les premières

livraisons en Suisse de cette propulsion

de poche sont prévues pour

l’année prochaine.

FORD PUMA

Basé sur la Fiesta, le nouveau Ford

Puma intègre la tribu des crossovers

urbains. Par rapport à sa cousine,

il profite d’un empattement

allongé de 9 cm et d’un volume

de chargement pouvant passer

à 456 litres grâce à un espace

supplémentaire aménagé sous

le plancher du coffre. Un espace

lavable, avec bouchon de vidange,

conçu pour le transport d’objets

salissants. Ce Puma nouvelle

génération est proposé notamment

avec un moteur à hybridation légère

décliné en versions 125 et 155 ch.

MERCEDES-BENZ EQC

Le haut de gamme fait décidément

bon ménage avec la fée

électricité. Le Mercedes-Benz

EQC zéro émission ne manque ni

de puissance (408 ch/300 kW) ni de

couple (765 Nm). Le constructeur

revendique 430 km d’autonomie

et 40 minutes de charge sur une

borne de recharge rapide.

BMW X6

Le BMW X6 troisième génération

s’allonge de 26 mm et frôle désormais

les 5 mètres (4935 mm), au

bénéfice d’un empattement augmenté

de 42 mm à 2975 mm. Le millésime

2020 sera proposé dans un

premier temps avec deux moteurs

essence de 340 et 530 ch ainsi que

deux diesel de 265 et 400 ch.


AUTO 286

PASSION

Raphaël Favaro,

plus d’un tour dans son sac

Deux fois vainqueur du Tour Auto, le patron du Garage du Nord,

à Echallens, se prépare à affronter les longues et tortueuses

spéciales du Tour de Corse. Par Pierre Thaulaz

CE SERA À COUP SÛR

UNE AVENTURE.

Vous vous êtes vengé au Tour Auto ?

Après une 2 e place en 2017 aux commandes

d’une Jaguar Type E appartenant

au même Jean Brandenburg, je me suis

imposé en 2018 au volant de ma propre

voiture, une Lotus Elan. A ma connaissance,

c’était la première fois qu’un équipage

suisse remportait cette course née

en 1898 ! Avec mon copilote Yves Badan,

on a doublé la mise cette année.

AUTO : Vous avez toujours baigné

dans cet univers ?

Raphaël Favaro : Mon papa a

fondé le garage en 1975 et je suis né

deux ans plus tard. A la base, c’étaient

plutôt des voitures italiennes, Alfa Romeo

quasiment dès les débuts et Fiat un peu

plus tard. Il s’est toujours intéressé aux

voitures anciennes, en parallèle aux

modernes. Donc oui, j’ai toujours baigné

là-dedans. Après l’Ecole des métiers, à

Lausanne, j’ai travaillé 7 ans chez Ferrari,

à Genève, avant de partir chez Walo

Schibler, à Matran. J’ai repris le Garage

du Nord en 2015. Mais auparavant, j’étais

rentré au bercail pour découvrir le fonctionnement

et donner un coup de main

à mon papa qui avait envie de lâcher les

ordinateurs, devenus un peu plus présents

dans le métier.

Pourquoi avoir choisi les

courses historiques ?

A 18 ans, j’ai préparé une Alfa GTV6 avec

laquelle j’ai disputé des slaloms. A l’Ecole

des métiers, je n’avais pas de salaire, je

faisais donc avec mes moyens. J’ai fait

aussi du «trackday» avec des amis. En

2015, Jean Brandenburg m’a demandé

de monter une Alfa Giulia Sprint GT pour

le Monte-Carlo historique. C’est un rallye

de régularité, pas extrêmement sportif

mais très intéressant. Je l’ai effectué à

trois reprises, dont deux fois avec lui. La

troisième fois, en 2017, on devait rejoindre

la voiture déjà présente à Barcelone pour

l’épreuve de concentration. A l’aéroport,

mon ami a fait une crise de calculs rénaux

et je suis parti seul. En arrivant, j’ai téléphoné

à gauche et à droite pour essayer

de trouver quelqu’un qui puisse jouer le

rôle de copilote. Je l’ai trouvé en la personne

de Jordi, un Catalan qui parlait un

peu français. Et ce Monte-Carlo, on a failli

le gagner, ou plutôt on l’a perdu à cause

d’un type qui nous a bloqués sur une spéciale.

Il nous faisait coucou dans le rétro,

on a pris 310 points de pénalités et on a

fini à 300 points du 1 er .

Quel rapport avec l’ancien Tour de

France automobile ?

Les épreuves sont un peu moins longues,

mais l’idée est toujours la même :

des spéciales sur routes fermées et des

manches sur circuit. Et contrairement

au Monte-Carlo historique, on est chronométré.

On a remporté la catégorie

«compétition» réservée aux véhicules

historiques jusqu’au 31 décembre 1965.

Il existe d’autres catégories intégrant des

voitures plus modernes. Celles-ci ont

droit à des pneus beaucoup plus performants

que nos Avon CR6ZZ.

Une Lotus conçue par Colin Chapman ?

Elle pèse 604 kilos en version rallye. C’est

une «propulsion» légère et maniable,

certes un peu pénalisée en circuit par

rapport à une Cobra ou une GT40 du fait

de son petit 1600 cm 3 de 180 ch. Chapman

avait bien fait les choses, si j’en juge

par les quatre freins à disque, les bras

avant triangulés ou les bras arrière,


09

Préparation de la Lotus Elan en vue du Tour de Corse.

Des Fiat historiques restaurées par

Luigi Favaro, le papa de Raphaël.

des MacPherson de sa conception, sans

oublier le moteur central avant. Mais pour

travailler dessus, c’est serré. Si on veut

sortir la boîte, il faut sortir le moteur. La

moindre intervention prenant du temps,

c’est sans doute ce qui explique qu’elle

n’a pas eu de grandes heures en rallye.

Mais en circuit elle a souvent fini 1 re dans

sa classe de cylindrée.

La prochaine échéance, le Tour de

Corse, début octobre ?

Oui, toujours avec la Lotus et toujours

avec Yves Badan dans le baquet de droite.

On l’a fait une première fois l’an dernier,

malheureusement le toucheau du rupteur

s’est cassé dans une spéciale de 40 km.

Une pièce à 4 francs !

Encore une épreuve historique ?

Et chronométrée, comme le Tour Auto.

Ces courses historiques, même si on ne

revient pas avec une coupe, on revient

avec beaucoup d’autres choses, des amitiés

qui se construisent, des rigolades, etc.

Un bon contrepoids à côté du garage ?

Ça fait du bien.

Comment votre père voit-il votre

double activité ?

La compétition ne l’a jamais trop titillé. Il

a toujours aimé les voitures ouvertes, et

moi je n’ai jamais trop apprécié les spiders

qui, selon moi, ne sont pas compatibles

avec la course car trop dangereux et pas

assez rigides.

Quelles valeurs vous a-t-il transmises ?

Aimer le travail bien fait et aller au bout

des choses. Et il m’a transmis bien sûr la

passion des voitures.

Le Garage du Nord va prendre une

nouvelle dimension ?

On veut donner davantage d’exposition à

Jeep. Alfa Romeo aura toujours ses passionnés

et Fiat ses fidèles, mais il est bon

de s’appuyer sur une autre marque. Ce

nouveau showroom, ce sera mon cadeau

de Noël.

Un premier cadeau au Tour de Corse ?

On verra si c’est un cadeau, mais ce sera

à coup sûr une aventure.


AUTO 286

EXCLUSIF

«Gottéron est une marque

fantastique»

Hubert Waeber a bâti un petit empire automobile, avant de

reprendre la présidence du HC Fribourg-Gottéron. Prochain objectif

du CEO de AHG Group : un titre de champion suisse ! Par Pierre Thaulaz

MON PREMIER TRAVAIL

A CONSISTÉ À REVOIR

L’ORGANISATION INTERNE

DU CLUB.

Le Garage Belle-Croix, à Villars-sur-

Glâne, le centre de pilotage ?

Oui. Chaque garage a un responsable de

filiale, tandis que les RH ou la comptabilité

sont centralisées ici. Depuis une

année et demie, on fait en sorte de donner

plus de responsabilités aux responsables

de filiales, parce que les clients

établis dans le canton de Berne ne sont

pas les mêmes qu’à Bulle ou à Tavel.

AUTO : Quel est votre parcours

automobile ?

Hubert Waeber : J’ai effectué

mon apprentissage au Garage Central,

à Fribourg, avant de prendre la responsabilité

de l’atelier à 22 ans. A 24

ans, je suis devenu chef de vente et à

25 ans directeur du garage, à la tête

de 40 employés. Je suis resté 17 ans à

Fribourg avant de partir 4 ans en Suisse

alémanique. Je suis revenu en 1998, et

j’ai commencé au Garage Opel, à Tavel.

La Singine, c’est votre région…

A Tavel, j’allais à l’école avec l’un des

fils Schweingruber et je n’arrêtais pas

de lui répéter : «Ah, si mon père avait un

garage comme celui-là…»

Un garage que vous avez fini

par racheter…

J’ai acquis petit à petit des actions

avant de reprendre la direction. Après,

d’autres propositions ont suivi. Toutes

concernaient des garages en proie à des

problèmes de succession, ou alors ils

étaient trop petits pour être concessionnaires

principaux et presque trop grands

pour être agents. J’ai créé une première

holding, appelée Centre Automobile

Fribourg SA. Suite à une nouvelle acquisition

à Bienne, j’ai décidé de changer ce

nom peu en adéquation avec la ville et de

créer la holding AHG.

Avez-vous hésité avant de reprendre la

présidence de Fribourg-Gottéron ?

J’ai longtemps réfléchi. Ma première

réaction a été de dire que ce n’était pas

possible. Mais il faut préciser que je suis

depuis 4 ans au conseil d’administration.

J’y suis entré parce que j’étais l’un des

sponsors principaux depuis quelques

années, et que j’avais des liens avec le

club. Mon premier travail a consisté à

revoir l’organisation interne du club.

Un club qui s’est professionnalisé ?

Oui. Il le fallait pour passer à la prochaine

étape. On a notamment renforcé

l’administration et on a développé le

mouvement juniors.

Vous avez construit les bases…

Voilà. Des joueurs venus d’autres clubs,

à l’exemple de Furrer, Berra ou Walser,

sont sidérés de voir à quel point on

est bien organisé au niveau interne.

L’entraînement physique, la physio, tout

est bien structuré. Bien sûr, les fans

veulent des résultats, et malheureusement

il nous a manqué un point la saison

dernière pour être en quarts de finale…


11

L’argent, le nerf de la guerre ?

Concernant la 1 re équipe, on n’a pas pu

augmenter les budgets ces dernières

années. Encore une fois, il fallait investir

dans l’organisation et renforcer le

mouvement juniors. Rien que la formation

nous coûte 2 millions par année.

Avec la nouvelle patinoire, on aura

plus de places assises et davantage de

moyens au niveau du sponsoring et de

la restauration.

Le budget reste le même cette année ?

On a un budget global de 17 millions.

Certains clubs parlent de budget pour

la 1 re équipe, d’autres de budget global,

avec le mouvement juniors, la restauration.

Au niveau du budget de la 1 re équipe,

on se situe peut-être en 8 e ou 9 e position

au sein de la ligue.

Des méthodes que vous avez

appliquées dans vos garages dont vous

pourriez vous inspirer dans le hockey ?

Au niveau de la direction du club, de

l’organisation, des finances, de la

conduite du personnel, il y a beaucoup de

choses en effet que l’on peut reprendre.

D’ailleurs, on veut diriger ce club comme

une entreprise. Après, ce qui change

dans le sport, ce sont les émotions. On

peut être le club le mieux organisé, faire

des bénéfices, mais si on n’est pas en

play-off on est des nuls.

L’ancrage local, c’est important

pour vous ?

On a conservé les noms de tous les

garages que l’on a repris. Parce que ceux

de Tavel ne veulent pas aller acheter une

voiture chez AHG Holding, mais chez

Schweingruber. Les gens de Bulle vont

chez Wolf Automobiles, pas chez AHG.

Gottéron aussi est une marque fantastique.

Je le savais, mais c’est maintenant

que je le remarque trois fois plus.

D’ailleurs, des conseillers d’Etat m’ont

dit : «Il me semble que ton poste est plus

important que le mien.» En conséquence,

on doit travailler avec cette marque et

notre volonté est d’être encore plus

proche des fans. Au niveau du sponsoring

aussi, on constate que c’est une super

marque. On recense 470 sponsors, alors

que Lausanne ou Genève en ont 30, au

maximum 40.

Le Fribourg-Gottéron 2019-2020

sera-t-il meilleur que celui de la

saison précédente ?

Sur le papier, on a de meilleurs étrangers.

Par ailleurs, certains joueurs venus

l’an dernier ou il y a 2 ans peuvent faire

mieux, tandis que l’entraîneur et tout le

staff ont beaucoup appris la saison dernière.

On a également changé l’entraînement

physique. Avec Simon Holdener qui

entraîne Josi après avoir entraîné Streit,

les joueurs travaillent beaucoup plus sur

la glace, pas seulement dans la salle de

force. Donc sur le papier on est plus fort,

et mentalement je pense aussi.

Gottéron sera champion sous

votre présidence ?

J’espère, et c’est pour ça qu’on travaille.

Ça ne sera pas l’année prochaine ni l’année

d’après, mais j’estime qu’il est très

important d’avoir une vision. Quand j’ai

commencé avec Opel, j’ai dit : «On veut

être parmi les plus grands. Après j’ai dit :

«On veut être le plus grand.»

Ce sera dans moins de 10 ans ?

Oui, parce que je ne pense pas que je vais

faire 10 ans de présidence.

UNE CERTAINE VISIBILITÉ

GRÂCE AU HOCKEY ?

Hubert Waeber : C’est clair

qu’un sponsoring comme

celui-là, on ne peut pas le

faire seul. Opel Suisse participe,

puisque la visibilité

se fait aussi au niveau national.

C’est pour ça d’ailleurs

qu’on avait choisi la publicité

sur le casque. Le hockey est

un sport rapide qui plaît aux

gens et qui prend de plus en

plus d’ampleur. Ce sponsoring

nous a également

permis d’avoir une part de

marché bien supérieure à la

moyenne d’Opel Suisse. En

1998, on était peut-être 50e

en grandeur, sur 70 concessionnaires.

Depuis 3-4 ans,

on est le plus grand concessionnaire

Opel de Suisse.


AUTO 286

HAUTE HORLOGERIE

Les anniversaires

de Laurent Ferrier

Longtemps dernier pilote Suisse à être monté sur le podium des

24 Heures du Mans, «3 e en 1979», Laurent Ferrier célèbre cette

année le quarantième anniversaire de l’événement, simultanément

aux dix ans de sa déjà réputée marque horlogère. Par Gérard Vallat

Clin d’œil du destin, l’origine de

ce double jubilé prend sa source

à l’époque où Laurent Ferrier

était davantage connu des médias pour

son art du pilotage que pour sa maitrise

de la haute horlogerie. Employé professionnellement

d’une célèbre marque de

garde-temps, il avait acquis la réputation

d’un pilote maniant avec dextérité

volants de monoplaces, prototypes et voitures

du Groupe 5. En ce temps, le sport

automobile n’était pas

tant esclaves de l’argent

qu’actuellement. Le talent

avait la vertu d’ouvrir des

portes, et Laurent Ferrier

n’en manquait pas. Cette

qualité l’a mis sur la route

de quelques personnes

bien intentionnées, telles

Jean-Louis Burgnard,

Heini Mader, Fred Stalder

et surtout le tricolore

François Servanin, avec

lequel il prendra part à huit

éditions des 24 Heures du

Mans. Vainqueurs en 1978

de la classe 2 litres pour

l’un et GT pour l’autre, le

duo revoyait ses ambitions

à la hausse pour 1979.

L’occasion pour les compères d’accueillir

le Valaisan François Trisconi pour compléter

l’équipage qui allait s’attaquer au

double tour d’horloge au volant d’une

redoutable Porsche 935 Kremer.

Revenant à l’origine de vos passions

pour l’automobile et l’horlogerie,

laquelle vous a touché la première ?

Difficile à déterminer, mais en consultant

mon arbre généalogique il y a des

indices. Ma famille est originaire des

Verrières, dans le canton de Neuchâtel,

comme Abraham-Louis Bréguet. Ce doit

être un signe, mon père, mon grand-père

et mon arrière-grand-père étaient horlogers.

Ces aïeuls avaient épousé des filles

Tissot et Chopard. Mais j’avoue que je ne

sais pas si à l’époque ces familles étaient

dans la chaudronnerie ou l’horlogerie.

Concernant mon rapport à l’automobile, il

remonte à l’enfance. Gamin je ne démontais

pas des montres,

je construisais des

maquettes de la voiture

de Jim Clark.

J’avais le virus, mais

pas encore d’idées

pour le traiter. Sortant

de l’école d’horlogerie

en 1968, j’ai été

engagé chez Patek

Philippe pour débuter

ma vie professionnelle,

avec la course

auto dans un coin de

ma tête.

LE BUT N’ÉTAIT PAS DE DEVENIR PILOTE DE F1,

NI DE FAIRE LES 24 HEURES DU MANS,

JUSTE DANS L’IDÉE D’ALLER TOURNER

À MONTHOUX LE SAMEDI.


13

Cette étape du championnat du monde

vous a conduit aux 24 Heures du Mans ?

Finalement oui, mais il y a eu d’autres épisodes,

dont une course à Salzburg avec

une Porsche 908/3 et surtout les Chevron

B36 de Fred Stalder, un préparateur d’Annemasse

très connu. Mon premier Mans

avec cette voiture, et aussi la période

durant laquelle j’ai rencontré François

Servanin, avec lequel je créerai en 2009

la marque de montre «Laurent Ferrier».

Comment est né ce projet de créer

une marque de montres ?

J’avais fait la connaissance de François

Servanin au début des années 70, puis

nous avons partagé plusieurs fois le

volant au Mans. En 1978, j’ai gagné la

classe 2 litres avec la Chevron et François

gagne en GT. Alors, on s’est dit «pourquoi

Suite page 14.

Quand et comment êtes-vous passé

à l’acte sport automobile ?

A l’époque, il y avait le circuit de Vetraz-

Monthoux à côté d’Annemasse, nous y

allions entre copains, jusqu’au jour où

j’ai fait mes premiers tours de roues,

avec une Sunbeam IMP achetée pour

une bouchée de pain. Plus tard, alors

que je rentrais de l’école de recrues,

nous nous sommes mis à deux pour

payer une vieille Lotus 18. Le but n’était

pas de devenir pilote de F1, ni de faire

les 24 Heures du Mans, juste dans l’idée

d’aller tourner à Monthoux le samedi.

Puis de fil en aiguille, las de tourner seul

à Monthoux, je me suis rendu à Zolder

pour participer à un cours de pilotage,

avec possibilité de gagner une formule

Ford. Tout s’est bien passé jusqu’à la

finale, où j’ai tellement attaqué que j’ai

fait deux têtes à queue devant les examinateurs.

Fin de l’histoire et ouverture

d’une autre avec mon ami Willy Schiess,

et le constructeur genevois Jean-Louis

Burgnard, qui nous avait vendu une de

ses formules Ford. Avec cette voiture

je me suis retrouvé au Festival formule

Ford de Brands-Hatch. L’aventure de la

course a commencé de cette façon, j’étais

sur l’orbite. Je suis passé de cette monoplace

aux prototypes de Michel Dupont,

un pilote genevois assez connu à l’époque.

Avec lui, j’ai participé à mes premières

courses de championnat du monde.


AUTO 286

HAUTE HORLOGERIE

pas essayer de faire mieux». Ce qui nous

a amenés à nous rapprocher des frères

Kremer, célèbres préparateurs allemands

de Porsche. Pour 1979, ils nous

ont proposé de faire les 24 Heures avec

une de leurs voitures et Klaus Ludwig,

un pilote professionnel réputé. En pesant

le pour et le contre de cette proposition,

François et moi sommes arrivés à la

conclusion qu’il était peut-être risqué

de partager le volant avec lui. On se

disait qu’il attaquerait comme un fou,

donc un risque d’abandon élevé. De fait,

nous avons hérité d’une autre Porsche

935 Kremer. Un choix que nous avons

finalement regretté, puisque Ludwig a

gagné la course. Bref, on ne refera pas

l’histoire, et c’est avec François Trisconi

que nous avons pris part aux 24 Heures

du Mans 1979, pour finir troisième, ce qui

était un résultat magnifique pour nous.

Quels souvenirs restent de

cette course ?

On est passé par tous les sentiments,

la course s’est passée en partie sous la

pluie, dans des conditions difficiles. Le

matin, les frères Whittington, qui étaient

en tête, sont tombés en panne dans les

Hunaudières, et au même moment la

Porsche 935 de Paul Newman était arrêtée

dans les stands. A ce moment, on

s’est mis à croire que nous allions gagner

les 24 Heures du Mans. Nous avons eu

notre lot d’ennuis qui nous ont retardés,

mais pas suffisamment pour nous empêcher

de terminer à la troisième place.

Ensuite, on sait que cette performance

sera le déclencheur d’une autre

aventure, horlogère cette fois ?

Après notre belle course, j’avais offert à

mon ami François Servanin une montre

Nautilus de Patek Philippe. Heureux, il

m’a évidemment remercié, mais il m’a

surtout dit «la marque Patek Philippe

est la plus prestigieuse au monde, hélas,

quand on veut s’offrir une montre, il

n’y en a jamais de disponibles. Alors,

pourquoi ne ferions pas notre propre

marque ?» J’étais touché de cette proposition

qui est restée lettre morte de longues

années. Jusqu’au jour où François

a remis l’idée sur le tapis, en me disant

c’est le dernier moment pour nous lancer.

En effet, j’étais à trois ans de la

retraite, c’était le moment où jamais.

De plus, mon fils Christian qui était

chez Roger Dubuis était ouvert à l’idée

et François m’a laissé carte blanche.

C’était une idée folle, si j’avais fait le

tour de la rue du Rhône pour voir toutes

les marques de montres représentées,

je me serais dit que c’était de la folie de

faire une marque supplémentaire. On

est quand même partis, la fleur au fusil

et la marque est née avec le premier

tourbillon. Je ne suis pas un amateur

fou des immenses complications, mais

le tourbillon reste un moteur génial.

C’était l’occasion de créer la montre

que j’avais envie de porter. Je voulais

une pièce qui soit belle à regarder, de

formes douces sous tous les angles.

Pour le mouvement, mon fils a passé

beaucoup de temps pour l’esthétique,

avec de belles terminaisons. Toutes les

vis sont polies, anglées, les ponts également,

avec certains angles rentrants

impossibles à faire autrement qu’à la

main. Nous avons pris le temps de bien

faire les choses en ne comptant pas les

heures, comme travaillaient les horlogers

il y a cinquante ans. L’idée était de

revenir à ce genre de pièce. Nos clients

sont des collectionneurs de montres.

Mais c’était un truc de fou.

Le résultat ne s’est pas fait attendre,

avec un premier grand prix

d’horlogerie ?

Dans la vie, comme dans la course, la

chance, ou la malchance joue parfois

un rôle important, nos amis Neel Jani

et Sébastien Buemi en ont fait l’expérience

au Mans 2016. Buemi est tombé

en panne à un tour de l’arrivée et Jani a

gagné. Pour notre histoire, tout est parti

d’un diner de collectionneurs aux Etats-

Unis en 2010. Et là, un hasard, une des

personnes me demande si on est inscrits

au Grand Prix de l’horlogerie. Je

lui ai répondu non, parce que je pensais

que notre pièce était assez classique et

sobre, et qu’il existe des tourbillons dans

beaucoup de montres. On avait juste

deux spiros opposés, c’est top, mais

je me suis dit que ce n’est pas avec ça

qu’on gagnerait un prix. Le collectionneur

a proposé de nous inscrire, on était

à quelques jours de la clôture et je ne

voulais pas le contrarier. Finalement,

on a décroché le premier prix devant FP

Journe et Vacheron Constantin

La vraie aventure pouvait commencer ?

Effectivement, ce prix nous a donné un

coup de boost et notre production d’une

quinzaine de pièces annuelles est passé

jusqu’aux alentours de cent cinquante.

Ensuite nous avons eu un autre Grand

Prix de l’horlogerie en 2015 avec le

Galet Square, une montre automatique

à échappement naturel que nous réclamait

une partie de nos clients. C’était

déjà extraordinaire d’obtenir de telles

reconnaissances, mais nous avons

encore été primés en 2018, avec un

quantième annuel et une nouvelle forme

de boite. Finalement, nous avons reçu

le Grand prix pour chaque type de boite

et de mouvement. On a eu beaucoup de

chance, l’aventure est en marche, cette

année nous fêtons nos deux jubilés les

quarante ans du Mans et les dix ans de

Laurent Ferrier, mon fils Christian est à

la création, la vie est belle !


15


AUTO 286

DÉCOUVERTE

Les fées de Château-d’Oex

Face au Musée du Pays-d’Enhaut, «Lo Carroz di Bossons»,

littéralement «Le quartier des Bossons», un nom qui rappelle

l’authenticité des lieux. A l’intérieur de cette ancienne menuiserie

savamment transformée, des voitures de collection chouchoutées

par Jacqueline Roulet, la directrice, et Carolyn Twaites,

la responsable de la mécanique. Par Pierre Thaulaz

actionnaires voulaient

faire de ce gros bâtiment

autrefois propriété «Les

de l’entreprise Chaletbau Matti un lieu

convivial accessible à tout le monde et

pas uniquement destiné aux voitures de

luxe. D’où la présence notamment des

Magasins du Monde et d’un espace bio

(réd. : «La Consom», une institution à

Château-d’Oex). Tous bénéficient d’un

tarif de location préférentiel», explique

Jacqueline.

Hautement sécurisée, la partie dédiée

aux voitures est clairement séparée

du reste du bâtiment. Sur une surface

de 1500 m 2 , une Jaguar Type E côtoie

une magnifique Delahaye restaurée

par l’équipe de spécialistes de Carolyn

(l’atelier de Château-d’Oex est géré par

Restocar, à Chailly-sur-Clarens) : «Je

monte une fois par semaine avec les

mécaniciens. Ils adorent le bruit de la

rivière, et moi j’adore cet endroit. C’est

vraiment un autre monde

«LO CARROZ DI BOSSONS» N’EST

PAS UN GARAGE TRADITIONNEL,

ET ENCORE MOINS UNE SIMPLE

HALLE DE STOCKAGE. LES

CLIENTS SAVENT QUE LEURS

VOITURES SONT ENTRE DE

BONNES MAINS, MÊME L’HIVER.


17

On l’a compris, «Lo Carroz di Bossons»

n’est pas un garage traditionnel, et

encore moins une simple halle de

stockage. Les clients savent que leurs

voitures sont entre de bonnes mains,

même l’hiver. La température intérieure

ne descend jamais au-dessous de 10

degrés, un contrôle d’humidité est opéré

et les mécaniciens effectuent une petite

inspection des voitures au printemps. «En

cas de problème, je demande au client

s’il souhaite effectuer lui-même la réparation,

ou s’il préfère qu’on s’en charge»,

précise Jacqueline. Tous sont heureux

d’avoir enfin trouvé un nid pour leurs

bijoux sur roues, à l’exemple de ce propriétaire

habitant et travaillant à Londres

et qui possède un chalet à Rougemont.

Désormais, il a transféré ses voitures à

Château-d’Oex. Elles sont immatriculées

en Angleterre et il les rapatrie tous les

ans pour les contrôles techniques.

UN JOYAU NOMMÉ HISPANO

L’Hispano-Suiza K6 de 1935 (en haut

à gauche) est sans doute le plus beau

joyau du «Carro di Bossons». «Elle a fini

«Second Best of Show» du Concours d’élégance

de Coppet, précise Carolyn. Mais

n’oublions pas qu’elle avait face à elle

la Ferrari 250 GT Europa Vignale.» Cette

exceptionnelle Hispano primée à Pebble

Beach appartenait à un Anglais qui vivait

aux Etats-Unis. Son nouveau propriétaire,

un Néo-Zélandais partageant sa vie entre

son pays, Singapour et Château-d’Oex, l’a

achetée à l’occasion d’une récente vente

aux enchères à Paris. «Cette voiture qui

enchaîne les concours depuis plusieurs

années était toujours transportée par

camion. Elle a pris pour la première fois

la route en juin dernier, son propriétaire

la conduisant jusqu’à Coppet. Il a participé

sans problème au rallye du vendredi», se

réjouit la patronne de Restocar.

Pour Jacqueline, les rallyes sont d’abord

l’occasion de faire découvrir les pittoresques

routes de la région à des propriétaires

venus parfois de l’autre bout

du monde : «C’est une balade entre amis,

une journée de détente avec un bon restaurant

à la clé et un grand parking. Car

ils n’aiment pas être à l’étroit avec leur

voiture. Les clients ne se connaissent pas.

Ils prennent un café ici, je leur donne le

plan et ils partent.»

EGALEMENT UN LIEU D’ACCUEIL

«Lo Carroz di Bossons» est également

destiné à accueillir des événements en lien

avec l’automobile (soirées, conférences,

étapes rallye, etc.). A cet égard, la «partie

salon» à l’étage est une vraie réussite, la

vue plongeante sur les voitures valant à

elle seule le déplacement. «Lorsque mes

clients signent le contrat, ils s’engagent

à ce que je puisse mettre en valeur leurs

voitures si l’occasion se présente. Je

découvre les voitures, je les place en épi

et les visiteurs ont tout loisir de les photographier.

Ils me font confiance», confie

Madame la directrice. Comment résister

à cette Neuchâteloise née en Argentine

(«J’ai été élevée «latino») et parlant cinq

langues ? «Chaque client vient avec son

petit trésor et comme je n’y connais rien,

je les soigne tous exactement pareil…»


AUTO 286

SPORT AUTOMOBILE

La folle remontée

de Sébastien Buemi

Champion de Formule Electrique en 2015/2016, Sébastien

Buemi est revenu de nulle part cette fin de saison, pour

s’imposer à New-York et ajouter un troisième titre de

vice-champion à son déjà riche palmarès. Par Gérard Vallat

Détenteur du record de victoires,

avec treize succès enregistrés

depuis les débuts de la discipline,

Sébastien Buemi compte également

quatorze pole positions et vingt

cinq passages par le podium. Un tableau

de chasse qui fait de notre compatriote

le pilote le plus emblématique de la

Formule E. Débutant en 2014 dans ce

championnat de monoplaces électriques

naissant, le Vaudois confesse aujourd’hui

qu’il n’aurait jamais imaginé que cette

série prenne l’ampleur qu’on lui connait

actuellement. Intégré à l’équipe Dam’s

de Jean-Paul Driot dès ses débuts

dans la discipline, Sébastien Buemi a

vécu deux changements majeurs. Tout

d’abord un nouvel coéquipier, avec le

retrait de Nicolas Prost, dont le baquet a

été repris cette saison par le Britannique

Oliver Rowland, puis simultanément

par l’arrivée de Nissan qui s’est substitué

à Renault. Pas de quoi déstabiliser

le Vaudois, dont on relèvera la faculté

d’adaptation lorsqu’il passe du baquet

de la Formule E à celui de la Toyota

TS050 LMP1, où encore à celui de la Red

Bulle F1. Néanmoins, les débuts de cette

nouvelle alchimie ne s’est pas faite sans

difficultés. D’ordres techniques, mais

aussi dictés par une certaine malchance,

divers éléments ont entravés la marche

d’un Sébastien Buemi davantage habitué

au succès qu’aux revers. Problèmes

techniques, pénalités et accrochages ne

l’ont pas épargné jusqu’à un magnifique

retournement de situation lors du rendez-vous

de la manche allemande, sur

l’aérodrome de Berlin.


19

RETOUR SUR LES PODIUMS

Sevré depuis trop longtemps, Sébastien

Buemi a renoué avec l’ivresse du podium

dès la course de Berlin. Parti en pole

position, le pilote de la Nissan N°23 s’est

incliné d’un rien dans le jardin d’Audi,

face à Lucas Di Grassi. A nouveau en

marche, la machine Buemi a récidivé

devant son public, dans les rues de Berne

en prenant cette fois la troisième place.

De quoi le relancer dans la course au

titre à deux courses du baissé de rideau

planifié à New-York. Déterminé comme

jamais, le Vaudois décrochait la quatorzième

pole position de sa carrière dans

la discipline, avant de boucler la course

sur la plus haute marche du podium.

Après ce nouvel exploit, le titre était à

portée de main, encore fallait-il signer

une nouvelle pole position, le meilleur

tour et remporter la course. Beaucoup

de challenges, mais les mathématiques

n’étant pas une opinion il fallait compter

avec cette possibilité. Hélas, le meilleur

chrono des essais qualificatifs revenait

à Alexander Sims, qui ruinait ainsi tout

espoir de titre pour Buemi. Troisième sur

la grille de départ, Sébastien maintenait

cette position jusqu’au damier, de quoi

lui permettre de cumuler suffisamment

de points pour ravir la deuxième place du

championnat à Lucas Di Grassi. Revenu

de loin, le Français Jean-Eric Vergne

prenait une septième place, suffisante

pour lui permettre de décrocher le titre

et se succéder à lui-même. Un feuilleton

qui a trouvé son épilogue, et dont le prochain

numéro débutera le 26 novembre

prochain à Dariya en Arabie Saoudite.

Une nouvelle page pour Sébastien

Buemi, mais également pour deux autres

suisses, Edoardo Mortara (Venturi) et

Neel Jani (Porsche).

SEVRÉ DEPUIS TROP LONGTEMPS,

SÉBASTIEN BUEMI A RENOUÉ

AVEC L’IVRESSE DU PODIUM

DÈS LA COURSE DE BERLIN.


AUTO 286 PROFIL

20

Mon casque et moi

Vital pour sa sécurité, le casque reflète

généralement l’identité et la personnalité

de celui qui le porte. Cette rubrique a pour

ambition de faire davantage connaissance

avec ces pilotes qui font, ou dans le cas

présent ont fait, briller nos couleurs.

Jean-Denis Delétraz Par Gérard Vallat

Âge

56 ans

Début

1982 Formule Ford

Semi-pro depuis 1988 Formule 3000

Statut actuel Soutien actif de

Louis Delétraz

Arrivé au terme d’une carrière qui

l’a mené du baquet d’une formule

Ford jusqu’à la F1, en passant

par les prototypes et GT, Jean-Denis

Delétraz veille désormais à la progression

de son fils Louis. Un engagement qui ne

l’empêche pas de se remettre au volant,

ainsi qu’il l’a fait lors du Grand Prix de

Grande-Bretagne, en prenant part à la

course de F1 historique, au volant d’une

ATS-Cosworth ex Marc Surer, qu’il a amenée

sur la 3 e marche du podium.

Meilleur moment de ta carrière ?

Il y en a eu plusieurs, mais je n’oublierai

jamais ma première victoire à Jarama,

en FIA-GT avec la Ferrari 550 Maranello

que je partageais avec Andrea Piccini au

début des années 2000.

Ton plat favori ?

J’aime tout, mais spécialement le filet de

bœuf à la crème et aux épinards de ma

maman, c’est le top.

Boisson préférée ?

J’apprécie toujours un bon vin rouge,

mais je bois aussi de l’eau.

Dernier livre ?

En ce moment je lis «le signal», le dernier

Maxime Chattam, un roman policier

avec suspens et horreur.

Dernier film ?

Je ne regarde pas tellement de films,

mais je suis devenu très amateur de

séries sur Netflix et actuellement je suis

immergé dans Narcos.

Quel est ton genre de musique ?

Je suis un type banal, j’écoute la radio,

j’achète aucun disque sans intérêt pour

un son au l’autre.

As-tu un héros ?

Selon moi, les héros sont souvent autour

de nous sans que l’on s’en aperçoive,

mais pour citer un nom dans le domaine

du sport, je dirais Roger Federer, également

pour ses qualités humaines.

Avec quel personnage passerais-tu un

peu de temps ?

Il y a beaucoup de gens intéressants

sur cette planète, alors au risque de

surprendre certains, je serais intéressé

de passer un week-end prolongé avec

Vladimir Poutine, pour tenter de comprendre

de quelle manière il voit le monde.

Tes hobbys ?

Depuis pas mal de temps ce n’est guère

varié puisque je passe le plus clair de mon

temps sur les circuits avec mon fils Louis.

Si tu n’étais pas pilote ?

Je me serais consacré entièrement à ma

vie privée et professionnelle, aucun autre

sport ne m’aurait attiré.

La couleur de ton casque ?

C’est vieux tout ça. J’ai toujours eu le

même design avec des lignes bleues

pour représenter le lac Léman et la croix

suisse au milieu. Ces couleurs ont évolué

en fonction des voitures que je pilotais.

Le choix du casque ?

J’ai utilisé trois marques de casques,

GPA, Araï et Bell. C’est un domaine qui a

énormément évolué et actuellement Bell

propose un excellent casque, et aussi un

service de haut niveau sur les circuits.


AUTO 286

LES CONSEILS JURIDIQUES DE VOTRE CLUB

21

Achat de véhicules d’occasion

Ce qu’il faut savoir en cas de défauts matériels

La plupart des véhicules vendus en Suisse sont des

véhicules d’occasion. Mais toutes les transactions

ne se déroulent pas sans problèmes.

La CAP, prestataire de service

assurance de l’ACS, se voit très

souvent confrontée à des litiges

contractuels par le biais des membres

ACS Premium. Les différends concernent

majoritairement des défauts matériels et

la prise en charge de vices cachés, voire

la garantie légale.

Les conseils suivants vous seront utiles

pour savoir ce qu’il faut prendre en

compte lors de l’achat d’un véhicule

d’occasion et comment vous pouvez

éviter des litiges de manière préventive.

SE RENSEIGNER SUR LE

PARTENAIRE CONTRACTUEL

Il est conseillé d’effectuer sur Internet

des recherches générales sur le vendeur,

mais aussi plus spécifiquement, sur sa

qualité même de vendeur. On sait ainsi

s’il est fondamentalement fiable ou si

une certaine méfiance est de mise.

EXAMINER LE VÉHICULE : DE VISU

ET LORS D’UN ESSAI SUR ROUTE

Il est recommandé d’examiner le véhicule,

de préférence à deux. Il s’agit de

prendre connaissance du maximum d’informations

(permis de circulation, livret

d’entretien, etc.). Un essai de conduite

prolongé permettra de détecter des problèmes

importants dans le fonctionnement

du véhicule.

CONTRAT ÉCRIT

Pour des raisons de preuve, il est

conseillé d’établir un contrat écrit mentionnant

de manière aussi explicite que

possible le véhicule avec toutes ses

caractéristiques spécifiques (marque,

modèle, etc.), y compris les accessoires.

GARANTIE LÉGALE ET

GARANTIE CONTRACTUELLE

Les termes «garantie légale» et «garantie

contractuelle» sont souvent confondus

ou mélangés. En cas de défauts, la

loi accorde aux acheteurs des droits spécifiques,

appelés garantie légale. Cette

dernière comprend la réduction du prix

ou la résiliation de la vente. La réduction

du prix consiste en une réduction

appropriée du prix de vente par rapport

au défaut constaté. La révocation de la

vente permet à l’acheteur de résilier le

contrat d’achat en cas de défauts graves.

Par contre, la loi ne donne pas à l’acheteur

un droit à des réparations.

Une garantie contractuelle est en

revanche l’engagement volontaire du

vendeur d’assumer la responsabilité

contractuelle pour certains défauts.

Très souvent, la garantie légale est

limitée ou exclue, et ce au détriment

de l’acheteur. Mais celle-ci ne peut être

exclue pour des caractéristiques expressément

garanties ou en cas de tromperie,

ce qui s’avère toutefois difficile à prouver.

Avec des formulations telles que «vu et

essayé» ou «tel quel», le vendeur n’est

pas responsable des défauts détectables

lors de l’examen ou de la conduite du

véhicule. «Véhicule expertisé» indique

seulement que les exigences minimales

en matière de sécurité sont remplies. Si

l’acheteur ne souhaite pas de telles dispositions

contractuelles, il est conseillé

de les supprimer, de les adapter ou de

les compléter.

DÉFAUTS D’UN VÉHICULE

D’OCCASION

Tous les défauts ne sont pas juridiquement

pertinents. Pour un véhicule d’occasion,

il faut également tenir compte

du kilométrage et de l’âge: une usure

normale ne constitue pas un défaut,

de même que les défauts connus de

l’acheteur ou détectés lors de l’examen/

de la conduite d’essai. Les promesses

concrètes du vendeur lient en revanche

ce dernier.

CONSTATS ET NOTIFICATIONS

DE DÉFAUTS

S’il existe des garanties ou si des promesses

ont été faites, l’acheteur doit faire

attention à deux choses. D’une part, il

doit vérifier rapidement après l’achat que

le véhicule ne présente aucun défaut. S’il

constate des défauts, il doit d’autre part

le signifier en principe immédiatement

au vendeur au moyen d’une notification

de défauts aussi précise que possible,

de préférence par courrier recommandé.

S’il n’existe qu’une garantie volontaire,

les défauts doivent être signalés au vendeur

pendant la période de garantie.

Si aucune solution à l’amiable ne

peut être trouvée avec le vendeur (par

exemple: réparation gratuite, réduction

du prix d’achat, résiliation), il est

conseillé de s’assurer rapidement du

soutien juridique de la CAP.

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AUTO 286 ESSAI SUZUKI VITARA COMPACT

22

Elle a tout d’une grande

Il est des voitures à bord desquelles il faut prendre ses marques

pour se sentir à l’aise, et puis il en est d’autres qui inspirent très

vite confiance : la Suzuki Vitara est de celles-là !

Comme pour les êtres humains le

«visage» d’une auto – en jargon la

face avant – est révélateur. Dans

le cas de la Suzuki Vitara, le doute n’est

pas de mise : celle-là joue franc jeu. Au

premier regard, cette sympathique japonaise

évoque la plus célèbre des voitures

américaines, c’est-à-dire la… Jeep, mais

une Jeep qui aurait quelque peu rétréci

au lavage ! Tout y est : les lignes droites,

acérées, la calandre qui évoque une

dentition joliment chromée et un pan

arrière quasi vertical, le tout agrémenté

de généreuses parties vitrées.

L’habitacle est lui aussi aménagé dans

un style plutôt viril. L’instrumentation

est bien complète et la disposition est

correcte avec cependant un bémol : l’ensemble

de la planche de bord est traité

dans une teinte grisâtre qui confère à

l’habitacle une ambiance plutôt tristounette

que ne parvient pas à réduire

entièrement la générosité de l’instrumentation.

Si les sièges avant offrent un

confort satisfaisant, les places arrière,

en revanche, sont plutôt avares en

termes d’espace. Par contre, le coffre

est non seulement spacieux (735 litres

banquette arrière rabattue), mais il offre

un espace cubique qui facilite le rangement

de valises.

Cette Suzuki Vitara est proposée avec

deux moteurs essence au choix : 1.0

l/112 ch et 1.4 l/140 ch avec un couple

de 220 Nm à 1500 tr/min. C’est cette

configuration qui était retenue pour

ce bref galop d’essai. Ce moteur est

une réussite, il grimpe allègrement en

régime, fait montre d’une grande souplesse

et, cerise sur le gâteau, il émet

une sonorité qui n’a d’égale que sa

bonne volonté à prendre des tours. De

plus, compte tenu des performances, il

est plutôt raisonnable en consommation,

avec une moyenne pondérée de

6,3 l/100 km (données d’usine). La boîte

automatique réagit à la moindre sollicitation,

ce qui contribue encore au plaisir

de conduire. Quant au freinage, il est

assuré par quatre disques, ceux situés à

l’avant étant ventilés.

Réputée pour ses deux-roues, la marque

Suzuki a su progressivement se forger

une solide réputation dans le secteur

automobile. Certes, la gamme est

encore extensible, notamment en ce qui

concerne les motorisations. Mais avec

ses allures de «mini Jeep», cette Vitara

possède de sérieux atouts qui plaident

en sa faveur. Prix à partir de CHF 24’990.

L’ESPRIT COMPÉTITION

Depuis de nombreuses

années, Suzuki permet

aux pilotes amateurs de

s’affronter en slaloms

avec des modèles Swift

Sport dans le cadre de la

Suzuki Swiss Racing Cup :

le plaisir du pilotage en

compétition à bas coûts !


AUTO 286 PUBLIREPORTAGE

23

Garage Relais Meyrinoise

48 ans au service des clients !

Présent à Genève depuis 1971, le Garage Relais

Meyrinoise est un des plus anciens de notre canton.

Situé à Meyrin, il a su traverser près d’un demi-siècle.

Présent à Genève depuis 1971,

le Garage Relais Meyrinoise est

l’un des plus anciens du canton.

Situé à Meyrin, il a su traverser près d’un

demi-siècle.

Loin de certaines structures parfois

gigantesques, ce garage à dimension

humaine (dix employés et six de plus

pour la carrosserie) a toujours privilégié

le contact humain et le service personnalisé.

François Lavanchy – l’actuel patron

qui a repris les rênes en 1984 – compte

parmi ses fidèles collaborateurs… son

fils. L’établissement a aussi la particularité

d’avoir été parmi les premiers

concessionnaires Suzuki, puisque la

collaboration a commencé dès l’arrivée

de la marque nippone dans notre pays

(1981).

Aujourd’hui, le garage couvre toutes

les activités de la profession : achat,

vente, réparation de véhicules, mais

aussi carrosserie et station-service – ce

qui devient rare dans un village – qui,

de plus, pratique des prix attractifs.

Avec un parc d’occasions de quelque

70 véhicules, le garage est toujours à la

recherche de véhicules pour compléter

encore mieux son offre.

Comment vous positionnez-vous sur le

marché de l’automobile ?

Avec nos deux marques, Suzuki mais

aussi Kia, nous avons la chance d’être

dans le «trend» du moment qui correspond

aux attentes des consommateurs.

Les petits véhicules ont la cote et nos

deux marques suivent la tendance, à

savoir les véhicules écologiques. Le

Suzuki Mild Hybrid est même l’un des

modèles qui a le taux d’émission de CO 2

le plus faible du marché de la gamme 4x4.

La mobilité est en train d’évoluer, mais

ceux qui enterrent trop vite la voiture se

trompent de cible. Le client lambda est

très attaché à son véhicule et les gens

ne sont pas prêts de le lâcher. Reste qu’il

faut rester attentif le vent tourne. Le climat

est une vraie préoccupation et ne pas

écouter le grand public pourrait coûter

cher à certains. Il faudra donc à l’avenir

s’adapter toujours plus, surtout avec la

taxe sur le CO 2

qui arrive et qui pourrait

bien changer la donne au niveau du prix.

L’évolution du secteur est en route ?

Depuis un moment ! Je pense que

les véhicules à hydrogène pourraient

prendre une plus grande place. Reste

à régler quelques freins : le réseau de

distribution du carburant qui est faible

et les options techniques (sécurité) liés à

ce mode de propulsion qui sont coûteux.

Et l’évolution du garage ?

Avec un patron «un peu âgé» – il rigole –,

forcément il faudra penser à la passation

d’armes, mais ce n’est pas pour un tout

de suite. Ce métier est une vraie passion

et l’énergie positive est bel et bien encore

là pour continuer quelques années.

Garage Relais Meyrinoise

Route de Meyrin 291 | 1217 Meyrin

T 022 782 16 00 | www.meyrinoise.ch

Vous pouvez découvrir et essayer les modèles Suzuki et Kia

ainsi que les 70 modèles toutes marques du parc d’occasion.

François Lavanchy et le nouveau Kia Miro hybride plug-in.


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AUTO 286

DOSSIER SPÉCIAL ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2019

25

Elections fédérales 2019

L’ACS représente les intérêts de ses membres

et des automobilistes en général en matière

de politique des transports. Au niveau fédéral,

cantonal et communal, il se place à l’avantgarde

et déploie ses efforts pour garantir une

importance durable du transport individuel

motorisé dans la mobilité future. L’ACS

veut assurer que le libre choix des moyens

de transport et la fluidité du trafic soient

garantis à tout instant.

Sur les pages suivantes, nous vous

présentons des membres ACS de

sections diverses qui se portent

candidats à un siège aux chambres fédérales

pour la législature prochaine. Ces

33 candidat(e)s se positionnent brièvement

par rapport aux trois questions

posées concernant la politique des

transports.

Avant ces brefs portraits, nous souhaitons

vous donner un aperçu concis de

la position de l’ACS Suisse sur les questions

de politique des transports les plus

brûlantes :

Pour un plafonnement de l’augmentation

du prix de l’essence à un maximum

de 5 centimes par litre.

L’ACS est conscient de la responsabilité

qui incombe à tous de contribuer

à la réduction des émissions de CO 2

.

Cependant, les mesures prises pour

atteindre les objectifs dans le cadre de la

stratégie énergétique 2050 ne doivent pas

être supportées par les seuls automobilistes.

C’est pourquoi l’ACS demande,

dans le cadre de la révision totale de

la loi sur le CO 2

, un plafonnement de

l’augmentation du prix de l’essence à

un maximum de 5 centimes par litre.

Contre la limitation de vitesse à 30 km/h

sur les principaux axes de circulation.

L‘ACS demande que la fluidité du trafic

soit garantie sur les principaux axes de

circulation. C’est pourquoi il rejette catégoriquement

une limitation de vitesse à

30 km/h sur ces réseaux routiers. La

surcharge des quartiers environnants par

le trafic d’évitement doit être réduite par

tous les moyens. L’ACS est favorable à

l’introduction d’une limitation de vitesse

à 30 km/h dans les zones où elle s’avère

indispensable pour des raisons de sécurité

routière – par exemple dans les environs

de jardins d’enfants et d’écoles.

Pas d’introduction précipitée du Mobility

Pricing.

L’ACS est, en principe, ouvert à de nouveaux

modèles de financement pour

notre mobilité. À condition toutefois

qu’une volonté de transparence des coûts

existe et qu’aussi bien les transports

publics que les transports individuels (au

sens large du terme) soient inclus. Cette

condition doit être remplie avant toute

discussion sur le Mobility Pricing. L’ACS

rejette strictement un système de tarification

unilatéral tel que le Road Pricing.

Pour la transparence des coûts dans les

différents modes de transport.

L’ACS exige le niveau le plus élevé possible

de transparence des coûts pour

les différents modes de transport. Une

étude réalisée par l’Office fédéral du

développement territorial démontre que

par rapport à aujourd’hui, les transports

publics augmenteront de 51 % d’ici 2040.

L’augmentation pour le transport individuel

motorisé n’est que de 18 %. Dans ce

contexte, il ne faut pas oublier que 75 %

du transport des personnes s’effectue

par la route. L’ACS ne tolère pas de traitement

préférentiel unilatéral en faveur

d’un seul mode de transport et exige

donc le niveau le plus élevé de transparence

des coûts.

Pour le programme d’extension des

routes nationales et le programme Trafic

d’agglomération du Conseil fédéral.

Lors de la session de printemps 2019, le

Conseil national a approuvé la proposition

de poursuivre le développement du

réseau routier national jusqu’en 2030 et

les crédits d’engagement y relatifs pour

un montant total de CHF 14,8 milliards.

Parallèlement, il a débloqué des crédits

d’engagement supplémentaires pour un

montant total de CHF 1,34 milliard afin

d’améliorer la situation du trafic dans

les agglomérations. L’ACS se félicite de

l’extension prévue pour l’élimination des

goulets d’étranglement et demande que

la Confédération accélère l’extension

de l’infrastructure et réduise ainsi le

nombre annuel d’heures d’embouteillage

en Suisse.

Pour de nouvelles formes de mobilité et

la mise en réseau des transports individuels

privés avec les transports publics.

En raison de l’espace restreint à disposition,

notre réseau routier ne peut pas être

étendu à volonté. Il faut donc tout mettre

en œuvre pour réaliser une meilleure

mise en réseau des différents modes de

transport. Tous les modes de transport

ne conviennent pas à toutes les situations

de la même manière. Par conséquent, de

nouvelles formes de collaboration doivent

être recherchées. L’ACS exige que des

solutions alternatives soient développées

afin de garantir les capacités de

transport requises dans le futur. Ceci

devrait se faire sans préférence arbitraire

pour un mode de transport ou une

forme de propulsion.

Contre la promotion unilatérale de

formes de propulsion diverses.

L‘ACS soutient le développement et

l‘utilisation de nouvelles technologies.

Parallèlement, il exige aussi la transparence

concernant les diverses formes de

propulsion. Il s’oppose à la promotion ou

au dénigrement de formes spécifiques

de propulsion et, par conséquent, rejette

toute mesure favorisant une forme de

propulsion spécifique. Dans ce contexte,

il faut établir clairement aussi que toutes

les formes de propulsion ne se prêtent

pas de la même manière à toutes les utilisations

de circulation sur la route.


AUTO 286 DOSSIER SPÉCIAL ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2019

Nos 3 questions

BÂLE CAMPAGNE

NOUVEAU

EN

FONCTION

Christoph Buser PLR

Thomas de Courten UDC

QUESTION 1

CONCERNANT LA RÉVISION

TOTALE DE LA LOI SUR LE

CO 2

, QUELLE EST VOTRE

POSITION PAR RAPPORT À

UNE NOUVELLE HAUSSE DU

PRIX DE L’ESSENCE ?

1. Les mesures de compensation des

émissions de CO 2

liées à une hausse

de coût du carburant ne sont pas efficaces.

Elles touchent sensiblement les

particuliers et surtout les PME qui ne

peuvent guère restreindre leur mobilité.

Il faut encourager la R&D dans le

domaine des nouveaux carburants.

1. Je suis d’office pour les baisses de

taxation et donc contre la hausse de taxe

sur le CO 2

pour le carburant, contre le

péage des tunnels, la tarification pour

la mobilité, la vignette électronique,

l’augmentation de la vignette autoroutière,

ce qui vise à «tondre» davantage

l’automobiliste.

QUESTION 2

DE VOTRE POINT DE VUE, LES

ZONES DE LIMITATION DE

VITESSE À 30 KM/H SONT-

ELLES JUDICIEUSES ? SI OUI,

POURQUOI ET OÙ FAUDRAIT-

IL LES INSTAURER ?

2. La loi limite la vitesse générale à 50

km/h. Des exceptions sont possibles

notamment dans les rues de quartier.

Sur les artères principales, la limitation

à 30 km/h détourne le trafic vers les

rues adjacentes. D’ailleurs, les zones

30 n’ont pas répondu aux attentes (surtout

en matière de sécurité).

2. En milieu urbain, il convient de maintenir

la limitation générale à 50 km/h sur

les grandes artères et les axes de transit.

Il faut améliorer la fluidité du trafic. Dans

les rues de quartier, la limitation de la

vitesse à 30 km/h peut contribuer à la

qualité de vie et à la sécurité.

QUESTION 3

SELON VOUS, COMMENT

UN FUTUR SYSTÈME DE

PRIX POUR LA MOBILITÉ EN

SUISSE DEVRAIT-IL ÊTRE

CONSTITUÉ ?

3. Renforcer la vérité des coûts et la

transparence pour tous les modes de

transport. L’automobile est seule à

assurer son autofinancement à 100 %.

Les subventions en faveur des autres

modes de transport sont généreuses

et font croire que les transports publics

coûtent moins cher que la voiture.

3. Il faut une transparence de l’intégralité

des coûts d’investissement, d’exploitation

et d’entretien et des financements

séparés. Il faut exclure les financements

croisés. Il faut refuser les impôts, taxes

et redevances dont le seul fondement

est d’orienter les comportements de

manière directive.


27

aux candidats

NOUVEAU

NOUVELLE

EN

FONCTION

Melvin Imhof Jeunes libéraux

Nicole Nüssli-Kaiser PLR

Daniela Schneeberger PLR

1. La contribution du transport individuel

est déjà excessive actuellement. Je

m’oppose à toute nouvelle hausse de prix

sans avantage supplémentaire en termes

d’aménagement des infrastructures.

1. Je suis opposée à une nouvelle hausse

du prix de l’essence. Il faut empêcher

qu’utiliser la voiture devienne un luxe et

éviter de créer une nouvelle manne fiscale.

Instaurer une taxe incitative laisse

présager une forte hausse du prix de

l’essence et du gazole.

1. Avec la RPLP, les camions sont le

seul mode de transport qui supporte

ses propres coûts. Je ne suis pas d’accord

que les véhicules électriques ne

contribuent pas au financement des infrastructures.

Tant que le système comportera

de telles distorsions je refuserai

toute hausse du prix de l’essence.

2. Pour être franc, les zones 30 ne font

pas partie de mes parcours préférés.

Elles contribuent à la sécurité de la circulation

surtout dans les rues de quartier

où il y a beaucoup d’enfants, elles

sauvent des vies. J’en ai conscience et

cela me permet de supporter de rouler

à une vitesse d’escargot.

2. Les zones 30 ne sont judicieuses que

dans les rues de quartier, les vieilles

villes historiques et le centre des villages.

Elles ne le sont pas dans le cas

de grandes artères et d’axes de trafic de

transit qui sont larges en général. Ces

axes sont conçus pour faciliter la fluidité

du trafic.

2. Bien sûr, partout où la limitation de

vitesse à 30km/h est nécessaire pour

des raisons de sécurité, notamment

près des maternelles et des écoles,

et dans les quartiers d’habitation

lorsqu’elle est judicieuse.

3. De manière générale, il faut maintenir

le niveau de coût actuel pour le transport

individuel. Concernant les transports

publics, il est urgent de créer des

incitations pour renforcer l’efficience et

la concurrence entre les différents prestataires

afin de faire baisser les prix à

terme.

3. La mobilité doit être à la portée de

chacun et ne pas être une charge seulement

pour les faibles et moyens revenus.

Il faut prendre en compte l’ensemble

des moyens de transport, de la voiture

au vélo et aux transports publics) et ne

pas privilégier un mode de transport par

rapport aux autres.

3. Il faut que le système soit équitable.

L’automobiliste paie déjà une « taxe proportionnelle

à la distance parcourue »

en achetant de l’essence ou du diesel.

Celui qui roule beaucoup paie beaucoup.

Le système fonctionne très bien. Ce

modèle devrait s’appliquer à la mobilité

électrique, par exemple.


AUTO 286 DOSSIER SPÉCIAL ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2019

Nos 3 questions

aux candidats

BÂLE CAMPAGNE

BÂLE VILLE

EN

FONCTION

EN

FONCTION

NOUVEAU

Sandra Sollberger UDC

1. J’estime que les automobilistes sont

déjà largement mis à contribution. Une

nouvelle hausse du prix de l’essence rendrait

disproportionnée et inéquitable la

charge qui pèse sur la classe moyenne

et les artisans.

Christoph Eymann

Parti libéral démocrate

1. Je suis favorable à une hausse modérée

à condition qu’elle soit accompagnée

d’autres mesures visant à réduire les

émissions de CO 2

. Il ne faut pas faire de

la voiture le bouc émissaire.

Patrick Huber PDC

1. L’automobile assume déjà la majorité

de ses coûts de mobilité contrairement

à d’autres modes de transport (p. ex. le

rail). La hausse ne doit pas être arbitraire,

elle doit couvrir les coûts externes

(dommages environnementaux et coûts

liés aux accidents). La hausse serait

faible pour l’essence.

2. Ces zones sont judicieuses à condition

d’être bien ciblées, notamment dans

les quartiers. Je suis contre la tendance

actuelle à instaurer des zones 30 partout.

Sur les axes de transit ou les artères

commerçantes, cela nuit à la fluidité du

trafic. Parfois je pense même qu’il s’agit

d’une brimade.

2. Sur l’ensemble du territoire : non ! Sur

certains tronçons de route, p. ex. devant

les établissements scolaires : oui. Il faut

aussi examiner la possibilité d’instaurer

des limitations temporaires.

2. En milieu urbain, les zones de limitation

de la vitesse à 30 km/h sont souvent

judicieuses dans les rues de quartier

pour des raisons de sécurité et de qualité

de vie. Pour assurer la fluidité du

trafic, il faut refuser les zones 30 sur

les autres routes (artères principales et

routes collectrices).

3. Un tel système de prix doit miser

autant que possible sur la responsabilité

individuelle et la liberté des citoyens

sans restreindre leur choix entre des

solutions appropriées. La route et le

rail doivent évoluer parallèlement mais

il ne faut pas continuer à désavantager

le transport individuel.

3. L’augmentation de la mobilité électrique

nécessite d’examiner le système

actuel de taxation des carburants. Ce

n’est pas parce que la consommation

d’essence diminue qu’il faut augmenter

les taxes.

3. Chaque mode de transport devrait

couvrir les coûts qu’il occasionne. Pour

la route, c’est déjà quasiment le cas avec

une participation des usagers supérieure

à 85 % - pour les autres modes de transport,

nous sommes encore loin de la

vérité des coûts en raison de l’octroi de

subventions publiques.


29

QUESTION 1

CONCERNANT LA RÉVISION

TOTALE DE LA LOI SUR LE

CO 2

, QUELLE EST VOTRE

POSITION PAR RAPPORT À

UNE NOUVELLE HAUSSE DU

PRIX DE L’ESSENCE ?

QUESTION 2

DE VOTRE POINT DE VUE, LES

ZONES DE LIMITATION DE

VITESSE À 30 KM/H SONT-

ELLES JUDICIEUSES ? SI OUI,

POURQUOI ET OÙ FAUDRAIT-

IL LES INSTAURER ?

QUESTION 3

SELON VOUS, COMMENT

UN FUTUR SYSTÈME DE

PRIX POUR LA MOBILITÉ EN

SUISSE DEVRAIT-IL ÊTRE

CONSTITUÉ ?

NOUVELLE

NOUVEAU

NOUVELLE

Dominique Martin PLR

1. Se limiter à infliger des amendes et ne

rien changer au reste, ce n’est pas une

approche acceptable. Nous n’avons pas

besoin de nouveaux impôts.

Daniel Seiler PLR

1. Je refuse les hausses de prix qui

visent à remplir les caisses de l’Etat.

Je soutiens en tant que libéral les mesures

d’incitation en faveur des nouvelles

technologies, la hausse doit être

socialement et économiquement supportable.

Les taxes incitatives doivent

absolument être redistribuées.

Patricia von Falkenstein

Parti libéral démocrate

1. Je serais d’accord pour une hausse

modérée. Toutefois, il faut que les

recettes supplémentaires soient utilisées

de manière ciblée pour réduire les

émissions de CO 2

et qu’elles n’alimentent

pas les caisses de la Confédération.

2. Judicieuses dans les quartiers, ces

limitations de vitesse renforcent la sécurité.

En termes de nuisances sonores,

l’avantage est limité car les moteurs à

essence font de moins en moins de bruit.

La fluidité du trafic est primordiale. Les

ralentisseurs la limitent et augmentent

les émissions.

2. Dans les quartiers d’habitation, les

zones 30 peuvent être judicieuses. En

revanche, il n’y a pas lieu de limiter la

vitesse à 30 km/h sur les grands axes

sur lesquels il est impératif d’assurer la

fluidité du trafic.

2. Ces zones 30 sont judicieuses là où

la sécurité l’exige, par exemple près des

écoles, des résidences pour personnes

âgées, des hôpitaux ou dans les petites

rues de quartier. Il faut examiner si la

limitation de vitesse à 30 km/h ne doit

être imposée qu’à certaines heures

(durant la journée).

3. Un système de prix est superflu.

Nous avons besoin d’une mobilité intelligente

et peu polluante. Les technologies,

notamment numériques, nous

permettent d’avancer. Vouloir gérer ou

même restreindre la mobilité par les prix

engendre la stagnation et c’est socialement

une source d’injustice.

3. En matière de mobilité, il faut favoriser

la transparence et la vérité des coûts.

Un examen minutieux des projets de système

de prix pour la mobilité est indispensable,

leur conception doit reposer

sur la neutralité des recettes de l’Etat

et tenir compte de tous les modes de

transport.

3. Le système actuel de taxation des carburants

est bien accepté. Il faut refuser

une tarification routière. Au niveau politique,

il faut se demander : «Comment

assurer le trafic en préservant l’environnement

?» et pas «Comment dissuader

les gens de prendre leur voiture ?»


AUTO 286

DOSSIER SPÉCIAL ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2019

Nos 3 questions

aux candidats

FRIBOURG

GENÈVE

LES GRISONS

EN

FONCTION

NOUVEAU

EN

FONCTION

Jean-François Rime UDC

Daniel Sormanni MCG

Heinz Brand UDC

1. Une hausse est inévitable. J’accepte

une hausse maximum de 5 à 6 ct. Les

Verts veulent 20 ct, ce qui est inacceptable

pour les régions périphériques.

1. Je ne suis pas favorable à une hausse

du prix de l’essence. Ce n’est pas le bon

moyen d’inciter les citoyens à une meilleure

protection de l’environnement

visant à réduire l’empreinte carbone, il

faut plutôt inciter l’achat de véhicules

hybrides ou électriques, par une politique

fiscale positive, adéquate.

1. Je refuse toute hausse du prix de l’essence,

d’autant plus si elle est conséquente.

Elle défavorise les régions (p.

ex. les régions de montagne) ou les

branches (p. ex. le tourisme) qui sont

tributaires du transport individuel.

2. Les 30 km/h ne se justifient que dans

les quartiers résidentiels. Un généralisation

dans toutes les zones habitées

doit être combattue.

2. Les zones 30 km/h ne sont pas judicieuses

et ne doivent être généralisées.

Elles peuvent être utiles dans certaines

zones de dessertes de quartier, mais de

façon limitées. Elles ne sont pas efficaces

pour limiter le bruit et la pollution.

2. Les zones de limitation de vitesse à

30 km/h sont judicieuses dans les quartiers

d’habitation car elles diminuent

considérablement les risques d’accident

et il a été prouvé qu’elles réduisent fortement

les nuisances sonores. Tout cela

est globalement positif.

3. Le trafic routier finance déjà ses coûts,

contrairement aux transports publics. La

diminution de consommation des véhicules

hybrides ou électriques nécessitera

probablement des hausses de prix

du carburant.

3. Il faut penser à toutes les couches

sociales et ne pas priver de mobilité la

population. C’est aussi essentiel pour

l’emploi et pour le bien-être général.

Ne pas pénaliser, mais inciter par des

mesures fiscales positives, pour assurer

la transition écologique et donc diminuer

l’empreinte carbone. Au niveau

international le kérosène des avions

doit désormais être taxé.

3. Le système de prix actuel ne devrait

pas être modifié en dépit de la charge

fiscale élevée qu’il représente. Surtout,

on ne doit pas et on ne peut pas continuer

à accroître la charge qui pèse sur

le transport individuel. Il faut proscrire

toute nouvelle redistribution.


31

QUESTION 1

CONCERNANT LA RÉVISION

TOTALE DE LA LOI SUR LE

CO 2

, QUELLE EST VOTRE

POSITION PAR RAPPORT À

UNE NOUVELLE HAUSSE DU

PRIX DE L’ESSENCE ?

QUESTION 2

DE VOTRE POINT DE VUE, LES

ZONES DE LIMITATION DE

VITESSE À 30 KM/H SONT-

ELLES JUDICIEUSES ? SI OUI,

POURQUOI ET OÙ FAUDRAIT-

IL LES INSTAURER ?

QUESTION 3

SELON VOUS, COMMENT

UN FUTUR SYSTÈME DE

PRIX POUR LA MOBILITÉ EN

SUISSE DEVRAIT-IL ÊTRE

CONSTITUÉ ?

LUCERNE

EN

FONCTION

EN

FONCTION

EN

FONCTION

Yvette Estermann UDC

Franz Grüter UDC

Felix Müri UDC

1. Toute hausse du prix de l’essence est

défavorable à la Suisse en tant que pôle

économique.

1. Il ne faut pas alourdir la charge pour

les automobilistes et l’économie en

augmentant le prix de l’essence. Ce

n’est pas un bon moyen de lutter contre

le changement climatique. Il faut favoriser

l’innovation et l’investissement et

pas créer de nouvelles interdictions ni

de nouvelles taxes.

1. Une nouvelle hausse du prix de l’essence

n’est pas acceptable. La charge

qui pèse sur les automobilistes est déjà

excessive. Ces mesures touchent uniquement

la classe moyenne et les PME.

2. Uniquement dans les quartiers d’habitation

en cas d’espaces restreints.

2. Les zones 30 sont judicieuses dans

les quartiers d’habitation. Elles contribuent

à réduire les nuisances sonores

et à renforcer la sécurité.

2. Les zones 30 sont judicieuses pour

les rues de quartier mais il faut préserver

la fluidité du trafic. On a tendance

actuellement à créer trop de

zones 30. A certains endroits on dirait

qu’on cherche absolument à dissuader

les gens d’utiliser la voiture. C’est une

mise sous tutelle inadmissible.

3. Il faut que la contribution des usagers

des différents moyens de transport soit

équitable.

3. Je pense que le système actuel fonctionne

bien, qu’il s’agisse du transport

individuel ou des transports publics.

Réglementée à partir de 2020, la mobilité

électrique se développera fortement

à l’avenir.

3. Il faut une transparence des coûts et

combiner la route et le rail. Actuellement

on privilégie unilatéralement le rail et

les transports publics. Il faut favoriser

l’évolution innovante et efficace de notre

réseau routier et de notre mobilité. La

liberté et la responsabilité doivent

prévaloir.


AUTO 286

DOSSIER SPÉCIAL ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2019

Nos 3 questions

aux candidats

SAINT-GALL

SCHAFFHOUSE

EN

FONCTION

EN

FONCTION

EN

FONCTION

Nicolo Paganini PDC

Hannes Germann UDC

Thomas Hurter UDC

1. Nous n’atteindrons les objectifs climatiques

qu’avec des mesures pour TOUS

les domaines rejetant du CO 2

. La circulation

routière en fait partie. Concernant

la loi sur la taxation du CO 2

, je me suis

prononcé en faveur d’une taxe maximum

de 8 centimes et rejette toutes autres

exigences.

1. Il n’est pas recommandé d’augmenter

le prix de l’essence. Il faut accélérer l’élimination

des goulets d’étranglement.

Plus de 25 000 heures de bouchons par

an causent d’énormes préjudices économiques

et environnementaux. La priorité

est d’améliorer la fluidité du trafic et pas

de prélever des taxes

1. Puisque le fonds de financement du

réseau routier a été accepté, le financement

de l’entretien et de l’aménagement

du réseau routier est assuré. Aucune

nouvelle hausse n’est donc nécessaire

dans un avenir proche. De plus, le transport

par la route s’autofinance quasiment

à 100 %.

2. Les zones 30 sont judicieuses dans

les quartiers, à proximité des écoles, des

foyers, etc. Elles améliorent la sécurité

de tous les usagers de la route. Je suis

contre les zones 30 sur les routes cantonales

et les axes de transit, des voies

rapides sans obstacle assurant la fluidité

du trafic.

2. Dans les quartiers d’habitation, les

zones 30 peuvent renforcer la sécurité

et la qualité de vie. Les grands axes de

trafic de transit sont indispensables.

Les limitations de vitesse qui s’apparentent

à des brimades et dont la raison

d’être est principalement fiscale sont

inacceptables.

2. Les zones 30 sont judicieuses s’il

existe des goulets d’étranglement ou

des situations dangereuses à éviter. Sur

les grands axes, il faut éviter la limitation

de vitesse à 30 km/h car elle ralentit la

fluidité du trafic et génère un trafic de

contournement.

3. Nous avons un bon système. Je suis

contre la tarification routière en ville et

d’autres réductions pour les transports

publics (AG gratuit pour les moins de

16 ans, etc.). Une hausse de la vignette

à CHF 80.- permettrait d’accélérer les

aménagements routiers pour éliminer

les goulets d’étranglement.

3. Le système de prix pour la mobilité

et, en général, le financement des

transports publics par l’automobile ne

permettront pas de relever les défis

futurs de la mobilité. Il faut augmenter

l’offre de parkings-relais et assurer une

transparence complète des coûts de

tous les modes de transport.

3. Il faudrait tout d’abord instaurer un

niveau élevé de transparence sur les

coûts pour que les usagers connaissent

le coût réel de leur moyen de transport.

Tous les modes de transport ne sont pas

équivalents. Non à l’octroi unilatéral de

subventions ou au financement initial.


33

QUESTION 1

CONCERNANT LA RÉVISION

TOTALE DE LA LOI SUR LE

CO 2

, QUELLE EST VOTRE

POSITION PAR RAPPORT À

UNE NOUVELLE HAUSSE DU

PRIX DE L’ESSENCE ?

QUESTION 2

DE VOTRE POINT DE VUE, LES

ZONES DE LIMITATION DE

VITESSE À 30 KM/H SONT-

ELLES JUDICIEUSES ? SI OUI,

POURQUOI ET OÙ FAUDRAIT-

IL LES INSTAURER ?

QUESTION 3

SELON VOUS, COMMENT

UN FUTUR SYSTÈME DE

PRIX POUR LA MOBILITÉ EN

SUISSE DEVRAIT-IL ÊTRE

CONSTITUÉ ?

SOLEURE

TESSIN

EN

FONCTION

EN

FONCTION

EN

FONCTION

Christian Imark UDC

Marco Chiesa UDC

Fabio Regazzi PDC

1. Trop d’erreurs ont déjà été commises

dans le secteur de l’énergie. La hausse

du prix de l’essence ne profite qu’à celui

qui la prélève mais n’est pas efficace.

Le secteur du bâtiment montre que la

technologie et la responsabilité individuelle

sont plus performantes pour

réduire les émissions de CO 2

.

1. Une hausse pénaliserait fortement

les citoyens qui ont besoin de leur automobile

pour exercer leur profession, les

personnes qui habitent dans les banlieues,

la classe moyenne et les cantons

comme le Tessin. Je m’oppose donc aux

politiques qui exploitent et diabolisent

le citoyen automobiliste.

1. J’ai tendance à m’opposer à une nouvelle

hausse du prix du carburant, qui

pénaliserait avant tout les automobilistes

des régions périphériques, comme

le Tessin, où la disponibilité des transports

publics est limitée, ce qui rend

indispensable l’utilisation de la voiture.

2. Ma position sur les zones 30 est très

critique car, pour la Suisse en tant que

pôle économique, il est crucial d’assurer

une bonne accessibilité. De toute

façon, il ne s’agit pas le plus souvent

d’une question de sécurité mais de brimer

le transport individuel.

2. Je conçois le bien-fondé des zones

à 30 km/h où il existe des risques potentiels

et concrets pour la sécurité et

l’intégrité des personnes. Côté prévention,

je pense notamment aux routes

près des écoles, des crèches, des aires

de jeux, des terrains de sport ou autres

lieux d’activités sociales.

2. Les zones à 30 km/h peuvent faire

sens, mais seulement dans les quartiers

résidentiels, et non sur les axes de transit

majeurs, comme cela est pourtant de

plus en plus fréquent. Nous assistons

en effet à une prolifération injustifiée

des zones à 30 km/h, qui nécessitent

une meilleure réglementation.

3. La contribution du transport individuel

est déjà excessive actuellement.

Je m’oppose à toute nouvelle hausse de

prix qui n’apporte pas d’avantage supplémentaire

au niveau de la construction

des infrastructures.

3. Nos infrastructures sont gratuites

pour les étrangers en transit, à l’exception

de la vignette autoroutière. La Suisse

nécessite de gros investissements pour

moderniser et développer sa propre

mobilité. Je pense au Gothard, pour

lequel il serait judicieux de leur faire

acquitter une contribution.

3. Il y a une hausse des pressions politiques

pour l’adoption du modèle «mobility

pricing», que beaucoup voudraient

limiter à la route. Personnellement, je

retiens que la solution actuelle (vignette)

a donné de bons résultats, aussi je ne

vois pas la nécessité de mesures correctives

pour le moment.


AUTO 286

DOSSIER SPÉCIAL ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2019

Nos 3 questions

aux candidats

THURGOVIE

VAUD

NOUVEAU

NOUVEAU

NOUVELLE

Josef Gemperle PDC

1. Une hausse modérée, les transports

causent environ un tiers de la majorité

des émissions de gaz à effet de serre

en Suisse. En Thurgovie, des mesures

incitatives encouragent l’utilisation de

véhicules peu polluants. Ensemble, nous

pourrons atteindre les objectifs climatiques

au niveau international.

Jakob Stark UDC

1. Il ne faut pas que la hausse du prix de

l’essence puisse atteindre 20 centimes

comme cela a été évoqué lors du débat

au Conseil national. Si on n’habite pas

en ville, on est tributaire de la voiture. La

charge ne doit pas être trop lourde pour

les ménages ruraux. Je dirais 5 centimes

maximum.

Florence Bettschart-Narbel

PLR

1. Cette hausse ne sera acceptable que

si celle-ci est modérée et est destinée

à une véritable compensation des émissions

de C0 2

. Le niveau des prix des

pays voisins doit être pris en considération

lors de la définition de la taxe (tourisme

à la pompe).

2. Les zones 30 sont judicieuses dans les

quartiers d’habitation. La limitation de

vitesse permet d’améliorer de manière

significative la qualité de vie et de réduire

sensiblement le risque d’accident. La

généralisation des zones 30 ou leur

extension à toute une commune n’est

pas judicieuse.

2. La limitation de la vitesse à 30 km/h

est judicieuse dans les quartiers d’habitation

où il y a des enfants qui jouent

dehors. Elle contribue à la qualité de vie

mais sur les grands axes de transit la

fluidité du trafic est primordiale et la

limitation à 50 km/h a fait ses preuves.

2. Les zones 30 km/h se justifient dans

certains quartiers ou rues, nécessitant

plus de tranquillité et de sécurité, mais

elles doivent faire l’objet d’un concept

global de mobilité par les communes

et être évitées sur les grands axes routiers.

Il faut aussi empêcher que leur

mise en place ne crée des reports de

trafic dans les quartiers résidentiels.

3. Les coûts induits par les embouteillages

sont élevés, les trains bondés

créent des désagréments, les véhicules

peu polluants réduisent les recettes

fiscales. Il faut créer de nouveaux systèmes,

intelligents et harmonisés, en

impliquant les associations et éliminer

les incitations négatives.

3. A moyen et long terme, nous devons

envisager un financement de la mobilité

en fonction de la distance parcourue pour

pouvoir financer nos réseaux routier et

ferroviaire. Pour cela, il faut prendre en

considération les principes de rentabilité,

d’efficacité et d’intermodalité.

3. Chaque mode de transport devrait

financer lui-même ses coûts. Le oui

au projet FORTA en 2017 a assuré le

financement futur des infrastructures

de transport suisses. Il faudra toutefois

avoir une discussion sur le «mobility

pricing» dans les transports publics,

soit l’adaptation des tarifs en fonction

du coût du trajet.


35

QUESTION 1

CONCERNANT LA RÉVISION

TOTALE DE LA LOI SUR LE

CO 2

, QUELLE EST VOTRE

POSITION PAR RAPPORT À

UNE NOUVELLE HAUSSE DU

PRIX DE L’ESSENCE ?

QUESTION 2

DE VOTRE POINT DE VUE, LES

ZONES DE LIMITATION DE

VITESSE À 30 KM/H SONT-

ELLES JUDICIEUSES ? SI OUI,

POURQUOI ET OÙ FAUDRAIT-

IL LES INSTAURER ?

QUESTION 3

SELON VOUS, COMMENT

UN FUTUR SYSTÈME DE

PRIX POUR LA MOBILITÉ EN

SUISSE DEVRAIT-IL ÊTRE

CONSTITUÉ ?

ZURICH

EN

FONCTION

EN

FONCTION

NOUVEAU

Olivier Français PLR Isabelle Moret PLR Markus Hungerbühler PDC

1. Le principe d’une taxe nouvelle pour

moi n’est acceptable que si d’une part

nous ayons la garantie que celle-ci soit

affectée à des mesures concrètes d’investissement

de projet collectif et si d’autre

part celle-ci soit modeste (max 4ct).

1. J’ai voté pour une taxe d’au maximum

8 centimes par litre de carburant,

loin des 20 centimes demandés par certains.

Cela signifie 3 centimes de plus

qu’aujourd’hui, une charge supportable

si l’on met dans la balance qu’il s’agit

de préserver la planète que nous laisserons

à nos enfants.

1. J’ai une position particulièrement critique

concernant toute nouvelle hausse

du prix de l’essence. Une hausse minime,

moins de 5 centimes par litre, est

peut-être envisageable. Il ne faut pas

continuer d’alourdir la charge qui pèse

sur les automobilistes.

2. Je suis très favorable aux zones

30 km/h qui permettent de renforcer

les structures routières et assurent une

bonne lecture de la ville aux automobilistes.

Par contre des limites à 30km/h

sur le réseau principal aurait comme

conséquence directe de déstructurer le

réseau secondaire.

2. Les zones 30km/h sont justifiées

dans les quartiers d’habitation et à

proximité des écoles pour des questions

de sécurité. Il faut cependant veiller

à ce qu’elles ne situent pas sur des

axes importants de circulation dans les

agglomérations, sous peine de créer de

nouveaux goulets d’étranglement.

2. Les zones 30 sont judicieuses seulement

pour les rues de quartier. Les

grands axes qui entrent et sortent des

agglomérations assurent la fluidité du

trafic. La limitation à 30 km/h sur les

grandes artères ralentirait la circulation

dans les quartiers ce qui gênerait

fortement les transports publics.

3. En l’état la structure du financement

des infrastructures me satisfait, mais

par l’augmentation de véhicule alternatif,

on devrait assurer une participation

financière de celui-ci qui prend en

compte les km parcourus.

3. Je suis en faveur d’une politique de

transport multimodale. Il est absurde

d’opposer la route au rail pour des motifs

idéologiques. Il faudrait par contre que

chaque mode de transport intègre les

coûts qu’il engendre, notamment pour

financer sa propre infrastructure.

3. Je suis favorable à un système de

prix pour la mobilité s’appliquant à tous

les modes de transport (TP et TIM). Il

ne s’agit pas de raréfier les moyens

de transport disponibles mais de bien

gérer le trafic et le financement des

infrastructures.


AUTO 286 DOSSIER SPÉCIAL ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2019

36

Nos 3 questions

aux candidats

ZURICH

NOUVEAU

NOUVEAU

Christian Müller PLR

Severin Pflüger PLR

QUESTION 1

CONCERNANT LA RÉVISION

TOTALE DE LA LOI SUR LE

CO 2

, QUELLE EST VOTRE

POSITION PAR RAPPORT À

UNE NOUVELLE HAUSSE DU

PRIX DE L’ESSENCE ?

1. Je suis très défavorable à une taxe

supplémentaire sur le CO 2

. Je serais

favorable à une hausse modérée du prix

de l’essence, de 5 centimes maximum,

s’il s’agit d’une taxe à but spécifique pour

financer des projets visant à réduire les

émissions de CO 2

. Il ne faut pas redistribuer

ces recettes.

1. Pour atteindre l’objectif climatique de

l’Accord de Paris, on n’y échappera pas

mais il ne faut pas seulement taxer le particulier.

La hausse doit aussi concerner les

transports publics et les pouvoirs publics.

Les recettes doivent être redistribuées et

ne pas alimenter le budget général.

QUESTION 2

DE VOTRE POINT DE VUE, LES

ZONES DE LIMITATION DE

VITESSE À 30 KM/H SONT-

ELLES JUDICIEUSES ? SI OUI,

POURQUOI ET OÙ FAUDRAIT-

IL LES INSTAURER ?

2. Les zones 30 sont judicieuses si la

sécurité n’autorise pas une vitesse

supérieure, par exemple dans des zones

proches d’un établissement scolaire ou

des quartiers d’habitation. En principe, il

faut s’abstenir d’instaurer des zones 30

sur les grands axes qui doivent absorber

le volume de trafic.

2. La limitation à 30 km/h est judicieuse

dans les rues de quartier mais pas sur

les grands axes ou les routes collectrices.

Les zones 30 ne sont pas acceptables

dans les rues utilisées pour les

transports publics qui seraient ralentis.

Pour les nuisances sonores, d’autres

mesures ciblées s’imposent.

QUESTION 3

SELON VOUS, COMMENT

UN FUTUR SYSTÈME DE

PRIX POUR LA MOBILITÉ EN

SUISSE DEVRAIT-IL ÊTRE

CONSTITUÉ ?

3. Un système de prix pour la mobilité

doit assurer la couverture des coûts

selon le principe du pollueur-payeur

pour tous les modes de transport, être

socialement acceptable, ne pas désavantager

les régions périphériques, tenir

compte des besoins des artisans et remplacer

les impôts et taxes.

3. Chaque mode de transport doit supporter

ses propres coûts. Il faut instaurer

une vérité des prix et réduire les

subventions croisées. Je suis favorable

à une régulation du trafic par une tarification

variable selon le lieu et l’heure

et à une amélioration de l’utilisation des

infrastructures.


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N

AUTO 286

DÉCOUVERTE ACS

Le Tessin

Des vacances sous le signe de la nature.

1 2

© L. Daulte _ Ticino Turismo

Pour les familles, la Suisse italienne

est un endroit d’une variété

inestimable, non seulement en ce

qui concerne les nombreuses possibilités

de sport et de loisirs (ainsi que l’exploration

de la nature), mais aussi par rapport

aux activités permettant de découvrir

la région de manière ludique. C’est une

richesse qui fera de vos vacances au

Tessin une expérience inoubliable.

Une nouvelle attraction dans la forêt du

Monte San Giorgio, site du patrimoine

mondial de l’UNESCO. 1 2

Le Monte San Giorgio (1097 m) n’est pas à

court d’attraits ni de vues panoramiques à

couper le souffle. Ses particularités sont

si spectaculaires qu’en 2003, l’UNESCO l’a

intégré au Patrimoine mondial de l’humanité.

Se dressant majestueusement vers

le ciel entre les deux bras méridionaux du

lac de Lugano, il révèle, suite au retrait

de l’océan géant qui recouvrait toute la

région, une véritable mine de fossiles

logés dans les couches rocheuses: reptiles

marins, poissons et espèces rares

d’animaux terrestres. Leur existence

remonte à l’époque du Trias Moyen, il y

a 240 millions d’années.

(une sorte de salle dans la forêt) et ses

dépôts marins a été inaugurée ici. La

nouvelle installation propose aux visiteurs

une information didactique en italien,

allemand et anglais, avec tableaux

illustrés, jumelles, moulages et modèles

de fossiles ainsi que des reconstructions

de la région à l’époque du Trias Moyen.

Le Musée des fossiles du Monte San

Giorgio, à Meride, a été rénové et agrandi

par l’architecte tessinois Mario Botta.

Inauguré fin 2012, il s’étend sur quatre

étages et présente une grande variété

de spécimens vivants évoluant à l’époque

dans la mer et sur les côtes au sud du

Tessin. Illustrations, maquettes et animations

font revivre ce monde disparu

et le rendent compréhensible pour les

3

© E. Cano _ FMSG

visiteurs. Depuis 1850, les fossiles ont été

extraits, préparés et dotés de descriptions

scientifiques par des spécialistes suisses

et italiens. Si vous voulez en savoir plus

ou même réserver un guide officiel de

l’UNESCO : www.montesangiorgio.ch

Sur présentation de leur carte de membre

ACS, tous nos membres bénéficient d’un

rabais de 10 % sur le billet d’entrée au Musée

des fossiles du Monte San Giorgio, à Meride.

L’offre est valable jusqu’au 31.12.2019.

Beaucoup de ces témoignages du passé

sont exposés au Musée des fossiles de

Meride, à 10 minutes seulement du Val

Mara, où ils ont été extraits dans diverses

fouilles paléontologiques. L’été dernier,

une «terrasse panoramique» surplombant

un imposant mur de roche calcaire

Copyright Ticino Turismo - Foto Loreta Daulte


39

4

6

Copyright Swissminiatur SA

5

Pique-nique en famille à la cascade

Piumogna de Faido. 3

La cascade Piumogna, à Faido, est un

spectacle d’une rare beauté. La piscine

naturelle, dans laquelle elle se

jette d’une hauteur de 43 mètres, brille

d’un bleu turquoise, illuminé par les

rayons du soleil. C’est un lieu idéal

pour pique-niquer en famille au pied du

magnifique domaine montagnard de la

Leventina. Un bain dans l’eau peu profonde

est rafraîchissant et, à proximité,

il y a une aire de jeux et d’aventure pour

les enfants. Une nouveauté : le sentier

didactique, long d’un kilomètre, créé par

les élèves de Faido. Il propose six arrêts

qui racontent l’histoire des animaux de

la région. Près de la cascade se trouve

une ancienne scierie dans laquelle une

salle en bois offre un aperçu intéressant

de l’histoire de la transformation

de ce précieux matériau dans la région.

De plus, un parcours éducatif dédié aux

arbres fournit des informations sur la

faune et la flore au moyen de 23 tableaux

illustrés. Faido se trouve sur la ligne du

Saint-Gothard Panorama Express et est

facilement accessible en train, mais

aussi en voiture. La gare est située à

quelques minutes seulement à pied de

la cascade. C’est vraiment l’endroit idéal

pour poser votre panier de pique-nique

et passer une merveilleuse journée en

famille. www.ticino.ch/piumogna

En cette année anniversaire,

Swissminiature met en service

un nouveau modèle du «Voralpen

Express». 4 5

Depuis 1959, Swissminiature attire de

nombreux visiteurs à Melide, sur les

rives du lac de Lugano. Inauguré il y a

60 ans par Pierre Vuigner, le parc miniature

appartient toujours à la famille et

est géré aujourd’hui par son neveu Joël

Vuigner. Sur une superficie de 14’000 m 2 ,

il présente 128 maquettes à l’échelle

1:25 des bâtiments et monuments les

plus célèbres de Suisse. Parmi eux, le

Palais fédéral de Berne, les châteaux

de Rapperswil, Chillon et Bellinzone,

ainsi que la Piazza de Locarno. 18 petits

trains circulent sur environ 3,5 km de

rails, et divers trains à crémaillère,

téléphériques, funiculaires et bateaux

circulent dans le parc. A l’occasion de

son anniversaire, le parc a inauguré

une maquette du nouveau «Voralpen

Express» de la Südostbahn. Avec ses

6,10 m, c’est le train le plus long du parc.

Swissminiature est ouvert du 30 mars au

3 novembre, tous les jours de 9h à 18h.

Les visiteurs nés en 1959 reçoivent, entre

autres, une entrée gratuite pour toute la

saison. www.swissminiatur.ch

Sur présentation de leur carte de membre

ACS, tous nos membres bénéficient d’un

rabais de 20 % sur le billet d’entrée à

Swissminiature. L’offre est valable jusqu’au

01.11.2020.

Copyright Ticino Turismo - Foto Alessio Pizzicannella

Chasse au trésor sur les îles

subtropicales de Brissago. 6

Quel enfant n’a jamais rêvé d’explorer

une île, sur les traces des pirates, à

la recherche d’un trésor ? Sur les îles

Brissago, merveilles du lac Majeur, c’est

possible! Ce paradis naturel est situé à

quelques minutes en bateau seulement

de Locarno, Ascona, Porto Ronco ou

Brissago, où se trouve le Jardin botanique

du Tessin. Sur une superficie

de 2,5 hectares, vous pouvez admirer

environ deux mille plantes qui, normalement,

exigent un climat subtropical,

mais enchantent les visiteurs ici par un

petit tour du monde en quelques heures

seulement.

Sur les îles Brissago, en outre, est

caché un trésor qui attire les enfants

sur les traces des pirates. A l’entrée,

ils reçoivent une carte, indispensable

pour entamer le voyage aventureux au

milieu des camélias, azalées, rhododendrons,

cactus, eucalyptus, de la forêt de

bambous et d’autres plantes exotiques

d’Afrique, Australie, Nouvelle-Zélande

et Amérique.

Outre les îles Brissago, toute la région

d’Ascona-Locarno et Cardada-Cimetta

offre également la possibilité de partir

à la chasse au trésor et de découvrir les

environs de manière ludique et divertissante.

Depuis juillet 2019, Tenero, paradis

pour le camping et hot spot pour ceux

qui veulent s’initier au sport, fait également

partie de l’offre tessinoise.

www.ticino.ch/isole


AUTO 286 LA PAROLE À NOTRE AMBASSADEUR

40

Tom Lüthi

L’art de pratiquer l’inactivité active

Les week-ends de course sont toujours passablement durs –

d’autant que les trois jours d’activité sur le circuit ne sont que

la pointe de l’iceberg et la seule chose que les fans perçoivent

du quotidien d’entraînement d’un sportif professionnel.

Pour moi, ce sont des journées

durant lesquelles je dois être

parfaitement présent à tout

moment, aussi bien sur le plan physique

que mental. Peut-être que j’appartiens à

cette catégorie de sportifs qui ne peuvent

pas facilement faire abstraction de leur

métier et qui ont tendance à trop se focaliser

sur leurs ambitions. Il n’y a cependant

pas grand-chose à changer dans

mon caractère. Désormais, je cherche

par contre à établir davantage un nouvel

équilibre après mes week-ends de

course. Pour autant que ce soit possible,

je rentre à la maison à la fin du weekend

afin de me consacrer entièrement

à ma récupération le lundi. Mais récupération

ne signifie pas que je passe la

journée entière sur mon canapé ! Bien

au contraire. C’est à la campagne que

je recharge mes batteries le plus efficacement.

Ce n’est pas sans raison que

j’habite toujours en pleine nature – à

mon avis, il n’y a rien de plus relaxant.

En m’offrant une randonnée facile à bicyclette,

une course à pied ou une journée

au ski, en hiver, j’oublie très facilement

mon quotidien pour quelques heures.

C’est ainsi que je crée mon équilibre

personnel, entre relaxation mentale et

physique.

Bien entendu, ces quelques jours ne

suffiraient pas à eux seuls à compenser

mon quotidien hyper organisé avec

PEUT-ÊTRE QUE J’APPARTIENS

À CETTE CATÉGORIE DE

SPORTIFS QUI NE PEUVENT PAS

FACILEMENT FAIRE ABSTRACTION

DE LEUR MÉTIER ET QUI ONT

TENDANCE À TROP SE FOCALISER

SUR LEURS AMBITIONS.

courses, entraînements et temps consacré

aux sponsors. Mes vacances, que je

planifie aussi soigneusement que mes

rendez-vous professionnels et mes

week-ends de course, sont extrêmement

importantes pour moi. Je passe ces

moments avec des personnes de mon

entourage, capables de m’aider à sortir

de mon quotidien et de prendre la distance

nécessaire. En été, j’adore passer

quelques jours en Egypte pour m’adonner

au kitesurf, et mon temps libre en

hiver est consacré plutôt au ski dans les

montagnes suisses. Par chance, elles

se trouvent pratiquement juste devant

ma porte ! Bien entendu, je fais tout

cela sans risquer le moindre accident,

car dans ce cas, il y aurait beaucoup de

choses en jeu. Lors de mes dernières

vacances de kitesurf, en juillet dernier,

presque tous mes acolytes se sont blessés

d’une manière ou d’une autre – mais

pas moi, heureusement. Et pourtant, de

temps à autre, il faut que je m’accorde

une quelconque activité pour me vider la

tête. Et si c’est de la récupération active

avec un peu d’action… qu’il en soit ainsi !

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AUTO 285

SECTIONS ACS 41

Genève

Hommage

Par Gérard Vallat

Jean-Jacques Thuner (1933-2019)

C

’est avec tristesse que nous avons

appris la nouvelle du décès de

Jean-Jacques Thuner le 9 juin dernier.

Personnalité du monde de l’automobile

suisse, fondateur et figure charismatique

des garages Autobritt à Genève, le

Vaudois, avant de se centrer exclusivement

sur son métier, avait accompli une

exceptionnelle carrière en sport automobile.

Seul pilote semi-professionnel

à cette époque, avec Jo Siffert, on se souviendra

de Jean-Jacques Thuner pour sa

carrière de pilote de rallye, mais aussi

celle de pistard, avec notamment un bon

classement aux 24 Heures du Mans 1965.

Après sa carrière, il n’avait pas complétement

décroché du milieu, en dirigeant

durant de longues années, avec Claude

Haldi, les cours de pilotage de l’ACS sur

le circuit du Castellet.

PILOTE OFFICIEL

La carrière sportive de Jean-Jacques

Thuner s’est déroulée essentiellement

au volant de plusieurs modèles du

constructeur britannique Triumph. Une

marque au sein de laquelle il avait le statut

de pilote officiel. Associé à son fidèle

coéquipier John Gretener, il a écumé

les plus grands rallyes mondiaux, du

Liège-Sofia-Liège au Monte-Carlo, en

passant par le Canadian 400, ou encore

le rallye de Genève. Des milliers de kilomètres

parcourus dans des conditions

parfois dantesques, émaillés de multitudes

d’anecdotes qu’adorait distiller

avec son humour tout britannique le

Jean-Jacques Thuner conteur. Parmi

ces histoires, on retiendra celle des

24 Heures du Mans, qui en dit long sur

la détermination du personnage. Appelés

par leur employeur, Simo Lampinen et

Jean-Jacques Thuner avaient été engagés

au Mans 1965 sur une Spitfire, face

aux pilotes d’usine Triumph, spécialistes

des épreuves en circuit. «On nous regardait

un peu avec dédain, du genre que

viennent faire ces rallymans dans notre

jardin. Une ambiance qui nous a décidés,

Simo et moi, à battre ces spécialistes

du circuit. Ce que nous avons fait

en nous classant premier de classe, 13 e

du général, devant nos équipiers de la

marque». Energie, motivation et esprit

de famille, tant de qualités dont faisait

preuve Jean-Jacques Thuner, qu’il a su

transmettre à ses proches et son univers

professionnel. Salut Jean-Jacques,

bonne route à toi !


AUTO 286 SECTIONS ACS 42

Neuchâtel

La parole aux pilotes

Nous vous invitons à découvrir dans cette édition la passion

qui anime notre deuxième talent : Loris Kyburz. En effet, l’ACS

section neuchâteloise a à cœur de soutenir les jeunes pilotes en

étude. Cette année, deux talents en formation auront droit à une

prime unique offert par la section.

MON PROJET EN SPORT

AUTOMOBILE PAR LORIS KYBURZ

Baignant dans l’univers automobile

depuis mon plus jeune âge, grâce à

mon père, nous faisions parfois du karting

outdoor pour le plaisir. Au fur et à

mesure des années, une passion a commencé

à naître et je me suis toujours dit

qu’un jour je voudrais rouler sur un circuit.

L’année dernière, grâce au salaire

de mon apprentissage (eh oui, parce que

je suis actuellement en 2 e année d’apprentissage

d’horloger, ma deuxième

passion), j’ai pu me payer deux stages

d’un jour au circuit club de Magny-Cours

au volant d’une monoplace. Mes deux

premières fois au volant d’une voiture,

puisque je n’ai pas encore mon permis

en raison de mon âge : 17 ans. J’ai réalisé

pour le premier stage le 4e temps sur 16

et, pour le second, le 2 e meilleur temps

sur 15. Grâce au conseil et au suivi de

Christophe Hurni ainsi que de sa femme

Catia, j’ai commencé à monter un projet

pour 2019. J’ai cherché des sponsors

parce que oui, c’est une passion très

onéreuse. A Pâques de cette année, j’ai

réalisé mes premiers jours de roulage

sur le mythique circuit autrichien «Red

Bull Ring» au volant d’une Formule

Renault. Au cours de ces deux jours, j’ai

pu travailler mon pilotage après chaque

séance grâce à un ingénieur de course

et aux conseils pratiques de Christophe

Hurni, passant de 1:47.873 à 1:34.080.

Durant ces deux jours, j’ai aussi pu

prendre énormément de plaisir au volant

de la voiture. Le prochain roulage s’est

déroulé sur le circuit du Paul Ricard, au

Castellet, les 6 et 7 juillet derniers.

J’ai aussi une deuxième passion qui est

l’horlogerie. J’aime ce milieu qui a beaucoup

de liens avec le sport automobile,

surtout dans le milieu de la chronométrie.

J’estime que pour piloter à grande

vitesse, il faut avoir de la précision, de

la minutie et de la patience, les qualités

primordiales dans l’horlogerie pour

monter une montre.

A côté de cela, je pratique aussi depuis

12 ans la capoeira. C’est un art martial

brésilien caché sous une forme de

danse. Il faut rester très concentré dans

un jeu avec une autre personne pour ne

pas se prendre de coups ni en donner,

ce qu’il faut avoir dans la voiture sur le

circuit pour ne pas avoir d’accident ou de

sortie de piste.

Pour finir, je voudrais remercier tous les

gens qui me soutiennent, mes parents

qui me font confiance et m’aident et

aussi Christophe et Catia Hurni sans qui

tous cela ne serait pas possible.

Jérémie Toedtli

Pilote de l’ACS au rallye du Chablais,

en juin dernier.

Jérémie Toedtli et son copilote Alex Chioso ont passé un weekend

de rêve sur les routes chablaisiennes, avec une magnifique

2 e place à la clé ! La concurrence était au rendez-vous, soit

pas moins de 11 voitures de la catégorie R5, avec notamment

la présence des deux derniers champions suisses en date. Le

bilan est extrêmement positif : aucune faute, pas une égratignure,

3 meilleurs temps absolus sur les 7 différents tracés,

et surtout pas de soucis avec la voiture.

Championnat TTE

Deux pilotes de l’ACS ont participé au

championnat français TTE, en juillet,

à Dijon dans la catégorie monoplace.

UNE DOUBLE VICTOIRE POUR CHRISTOPHE HURNI

Christophe Hurni cartonne au volant de sa monoplace en

réalisant la pole position et la victoire sur les deux courses

programmées durant le week-end à Dijon. Après deux saisons

en Ferrari Challenge, conclu par un titre européen et

mondial, Christophe réalise de manière parfaite son retour en

monoplace en dominant la catégorie dès les premiers essais.

DAVID KULLMANN DÉBUTE UN NOUVEAU DÉFI

Coaché par Christophe, le jeune David Kullmann a relevé le

défi lors de son tout premier week-end de courses en monoplace.

Lors de la course 1, alors qu’il bataillait en 3 e position,

un tête-à-queue l’a relégué au 16e rang. Lors de la course 2,

il a réalisé une magnifique, remontant de la 16 e à la 6 e place.


AUTO 286

SECTIONS ACS 43

Fribourg

Visite Museo Alfa Romeo Arese

Les 21 et 22 septembre.

SAMEDI 21 SEPTEMBRE 2019

07h00 Départ de Fribourg

09h00 Pause café croissant

11h30 Env. arrivée au Tessin

(dîner dans un Grotto)

14h00 Départ pour Arese

15h30 Env. arrivée au musée

historique Alfa Romeo

17h30 Départ à l’hôtel

19h30 Départ pour la soirée au

fil de l’eau

DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2019

07h00 Déjeuner

08h30 Départ pour Aoste

10h30 Env. arrivée à Aoste temps libre

13h00 Dîner

16h30 Départ pour la rentrée

19h30 Env. arrivée à Fribourg

CONTACTS

Secrétariat

T 026 341 80 20

acs.fribourg@acs.ch

Rocco Muscillo

079 409 39 44

rocco.muscillo@bluewin.ch

PRIX PAR PERSONNE (membres acs)

En chambre double CHF 420.-

En chambre single CHF 495.-

Supplément non membre CHF 100.-

INCLUS DANS LE PRIX Café-croissant,

apéritif, hôtel avec petit déjeuner, repas,

boissons, entrée au musée.

N’HÉSITEZ PAS, DES PLACES

SONT ENCORE DISPONIBLES !

LIEU DE DÉPART Fribourg

Automobile Club de Suisse Section Fribourg

200 CHF DE RÉDUCTIONS *

*Sur présentation de ce document

BON DE 100 CHF

Sur un cours de conduite

au centre L2 Romont.

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Sur votre cotisation annuelle à l’Automobile Club de Suisse.

Valable pour une affiliation de trois ans.

> Service de dépannage dans toute l’Europe compris.

contact : acs.fribourg@acs.ch


AUTO 286

SECTIONS ACS

44

Vaud

Concours d’élégance à Coppet

Le quatrième concours d’élégance a

eu lieu au Château de Coppet sous

un soleil radieux ce qui a permi au nombreux

public d’apprécier mieux encore les

superbes voitures exposées, notamment

une belle collection de Bugatti de Grand

Prix type 35 et 59, de Bentley qui commémorent

l’histoire de la marque avec

notamment les 3 litres et les 8 litres et bien

d’autres marques. Le Grand Prix du «Best

of show» a été remporté par la Ferrari 250

GT Europa carrossée par Vignale.

Un voyage temporel avec comme préambule

pour quelques privilégiés, un exposé

de Achim Anscheidt (photo), directeur du

design chez Bugatti, pour un historique

de la marque et une présentation de leur

dernier modèle : la Chiron un petit bijou de

technologie avec ses 1’103 kW pour une

vitesse de... 420 km/h !

Vous aimez la voiture et le sport

automobile ?

Nous aussi !

Join the Club !

L’Union Vaudoise des garagistes

propose un réseau de professionnels

performant et défend

les intérêts de chacun.

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AUTO 286

SECTIONS ACS 45

Les Rangiers

Inscription ouverte

Journée de formation routière,

le 27 octobre à Develier.

Comme indiqué dans notre dernier

numéro, le cours de conduite

«apprenez à maîtriser votre véhicule en

toute situation» aura lieu le 27 octobre

prochain au Centre Top Conduite, à

Develier. Ce cours est prioritairement

ouvert aux membres de l’Automobile

Club de Suisse, section Les Rangiers.

Profitez de cette offre de formation afin

de parfaire vos connaissances et de

maîtriser la conduite de votre propre

véhicule, tout en apprenant le fonctionnement

des systèmes dont il est équipé.

Afin de garantir une formation de qualité,

le nombre de places est limité à 12

personnes. Le cours sera donné par M.

Pascal Etienne, moniteur de conduite à

Delémont. Inscription sans tarder auprès

de notre secrétariat au 032 422 33 22 ou

par courriel à acs.lesrangiers@acs.ch :

DATE ET LIEU

Dimanche 27 octobre 2019

Au Centre Top Conduite

Route de Delémont 89

2802 Develier.

HORAIRE

8h30 à 9h00 Accueil avec café, croissants

9h00 à 10h00 Théorie et comportement

du véhicule

10h00 à 12h00 Exercices pratiques divers.

PARTICIPANTS

12 maximum, avec sa propre voiture.

INSCRIPTIONS

Prix : 50 CHF

Délai d’inscription : 15 octobre au plus tard

Repas possible, sur réservation, vers

12h30 (non compris dans l’inscription)

Championnat interne de section 2018

Résultats et classements.

Suite à une erreur des informations

transmises par les responsables du

championnat jurassien, le classement

interne de section 2018 a été revu et corrigé.

Les prix remis aux concurrents lors

de la dernière assemblée générale ont

été corrigés en conséquence, en faveur

des pilotes et navigateurs. La section

félicite tous les membres engagés dans

les différentes catégories et relève le

dynamisme des pilotes ACS !

CLASSEMENT PILOTES

1. Benoît Farine (380 points)

2. Sylvain Chariatte (375)

3. Patrick Vallat (370)

4. Jean-Marc Salomon (339)

5. Nicolas Cattin (298)

6. Thierry Mathez (297)

7. Steeves Schneeberger (292)

8. Jean-François Chariatte (287)

9. Nicolas Jolidon (277)

10. Maurice Juillerat (251)

11. Marcel Nusbaumer (202)

12. Alphonse Kilchenmann (165)

13. Dominique Bianchini (131)

14. Gaëtan Biaggi (114)

15. Alain Chariatte (107)

16. Jean-Louis Vallat (97)

17. Frédéric Fleury (91)

18. Grégory Rebetez (68)

19. Damien Jeannerat (62)

20. Arnaud Biaggi (10).

CLASSEMENT NAVIGATEURS

1. Quentin Marchand (202 points)

2. David Comment (131)

3. Alain Ioset (60).

CLASSEMENT AUTOCROSS

1. Christophe Courbat (235 points)

2. Sandy Fahrni (119)

3. David Périat (92)

4. Arnaud Biaggi (60)

5. Damien Affolter (36).

CLASSEMENT KARTING

1. Quentin Hêche (105 points)

2. Nicolas Ioset (60).


AUTO 286 SECTIONS ACS 46

Valais

Meeting oldtimer Valais

Retour sur la manifestation qui a eu lieu

le 6 juillet dernier au Domaine des Îles, à Sion.

Notre section ACS Valais est heureuse

d’avoir pu participer au

Meeting Oldtimer Valais qui s’est déroulé

le 6 juillet dernier. Cette manifestation,

lors de laquelle l’ACS s’est vu accorder

une présence importante, a largement

répondu aux attentes des passionnés

de véhicules anciens et de l’automobile

en général. Sous un soleil magnifique,

ce sont des dizaines de véhicules rares

et de collection qui ont été exposés, le

tout sur un air de rock des années 60.

L’ambiance Oldtimer a été au rendezvous,

un rendez-vous auquel il valait la

peine de répondre présent !

L’ACS Valais remercie l’organisateur,

de même que toutes les personnes et

les membres ACS qui sont venus nous

rencontrer sur notre stand lors de cette

journée.

Avec nos cordiales salutations

L’ACS Section Valais

J. Fumeaux, président

Sortie sur circuit

proposée par les Sections ACS Valais et ACS Vaud

avec ACD Motorsport

Circuit de Bresse (France)

Lundi 16 septembre 2019

Rappel

Sortie sur le circuit de Bresse, le 16 septembre 2019

Evénement en exclusivité pour l’ACS !

Journée de pilotage avec véhicules personnels (instruction & conduite libre)

Approfondir votre passion du pilotage automobile auprès de professionnels (tous niveaux admis)

Sécurité et encadrement garantis

Horaire de roulage : 9h00-12h30 et 14h00-17h30

Prix 395.- CHF (inclus : monitorat pour débutants, repas de midi et open bar toute la journée /

Possibilité d’hébergement sur demande non inclus)

Inscription jusqu'au 30 août 2019 par mail ou par téléphone. Attention : places limitées ! Pour de

plus amples informations, veuillez contacter votre Section.

Dans le cadre de la sortie sur le circuit

de Bresse du 16 septembre prochain

proposée par l’ACS Valais et l’ACS Vaud,

nous vous informons que des places

sont encore disponibles. Cette sortie est

ouverte à tout intéressé. Les détails de

cette sortie figurent sur le flyer ci-contre.

Contactez votre section pour toute inscription

ou demande d’information.

Avec nos salutations sportives.

CONTACTS

Section Valais

Rue du Scex 33

1950 Sion

027 322 11 15

acsvalais@acs.ch

Section Vaud

Chemin des Gavardes 7

1073 Savigny

021 331 27 22

acs.vaud@acs.ch

Automobile Club de Suisse

Section Valais

Rue du Scex 33 | 1950 Sion | Tél. +41(0)27 322 11 15

acsvalais@acs.ch

Section Vaud

Chemin des Gavardes 7 | 1073 Savigny | Tél. +41(0)21 331 27 22

acs.vaud@acs.ch


AUTO 286

LE COIN DES MEMBRES

47

contactez votre section

Automobile Club de Suisse

Wasserwerkgasse 39

CH – 3000 Berne 13

T +41 31 328 31 11

F +41 31 311 03 10

info@acs.ch

ACS Section Berne

Helvetiastrasse 7

CH – 3005 Berne

T +41 31 311 38 13

F +41 31 311 26 37

info@acsbe.ch

ACS Fribourg

Case postale 105

CH – 1701 Fribourg

T +41 26 341 80 20

F +41 26 439 91 09

acs.fribourg@acs.ch

ACS Genève

Clos de la Fonderie 19 | CP 1205

CH – 1227 Carouge

T +41 22 342 22 33

F +41 22 301 37 11

acs.geneve@acs.ch

ACS Neuchâtel

Avenue de la Gare 2

CH – 2013 Colombier

T +41 32 725 81 22

F +41 32 725 81 21

acs.neuchatel@acs.ch

ACS Les Rangiers

Avenue de la Gare 50

CH – 2800 Delémont

T +41 32 422 33 22

acs.lesrangiers@acs.ch

ACS Valais

Rue du Scex 33

CH – 1950 Sion

T +41 27 322 11 15

F +41 27 322 33 21

acsvalais@acs.ch

ACS Vaud

Chemin des Gavardes 7 | CP 136

CH – 1073 Savigny

T +41 21 331 27 22

F +41 21 331 27 29

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