08.10.2019 Vues

Boxoffice Pro n°376 - 9 octobre 2019

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N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

GUILLAUME<br />

DE TONQUÉDEC<br />

WHITE PANAMA FILMS PRÉSENTE<br />

PITI<br />

PUIA<br />

CRÉATION © PHOTOS MATTHIEU SUPRIN<br />

LE 6<br />

NOV.<br />

UN FILM DE<br />

YOANN GUILLOUZOUIC<br />

AVEC LA PARTICIPATION DE RICHARD BOHRINGER<br />

SCÉNARIO YOANN GUILLOUZOUIC AVEC CLARA PONSOT GWENDOLYN GOURVENEC CLAIRE BOROTRA UNE COPRODUCTION WHITE PANAMA FILMS DIGITAL DISTRICT LES IMPRODUCTIBLES AVEC LA PARTICIPATION DE CANAL + CINÉ + AVEC LE SOUTIEN DE LA RÉGION ÎLE DE FRANCE<br />

EN PARTENARIAT AVEC LE CNC LA SACEM IMAGE THOMAS HARDMEIER AFC MONTAGE MARION MONESTIER DÉCORS FRANÇOIS EMMANUELLI COSTUMES CARINE SARFATI MAQUILLAGE IRÈNE JORDI SON JOSEPH DE LAÂGE DIRECTEUR DE PRODUCTION LAURENT LE THIEC POST-PRODUCTION JEAN DELDUC<br />

CASTING ELSA PHARAON DAVID BARANES GUILLAUME MOULIN 1 ÈRE ASSISTANTE RÉALISATEUR MARIE LEVENT SCRIPTE DELINA PETIT PIERRE MUSIQUE ORIGINALE AMINE BOUHAFA SUPERVISION MUSIQUE PIERRE-MARIE DRU COPRODUCTEURS DAVID DANESI RENAUD CHÉLÉLÉKIAN<br />

VENTES INTERNATIONALES WTF FILMS PRODUIT PAR MAGALI POTIER RYME WEHBI


RACHAT DE<br />

CINÉALPES<br />

PATHÉ GAUMONT RENFORCE SON<br />

LEADERSHIP AVEC L’ACQUISITION<br />

D’UN CIRCUIT FAMILIAL MAJEUR<br />

CONGRÈS FNCF<br />

AIDE SÉLECTIVE, ART ET ESSAI,<br />

APRÈS-VPF : LES POUVOIRS PUBLICS<br />

FACE AUX EXPLOITANTS<br />

ÉRIC BUSIDAN<br />

LE NOUVEAU DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL<br />

DE L’ADRC FAIT LE POINT<br />

UN NOUVEAU<br />

CINÉMA À DIGOIN<br />

FOCUS SUR LE DÉMÉNAGEMENT<br />

DU MAJESTIC<br />

ÉDITO<br />

Lendemain de fête<br />

Se retrouver un matin, seule, sur la plage de<br />

Deauville, réveillée par le trot des chevaux et le<br />

cri des mouettes, avec pour kit de survie la<br />

pochette du congrès, des coquilles de moules,<br />

quelques pages déchirées du magazine, un<br />

paquet vide de tagada, des PLV enfouies dans le<br />

sable au goût étrange de spritz, un badge en<br />

bandoulière et pour seuls compagnons les<br />

peluches de La Reine des neiges et d’Abominable...<br />

Ouf, les exploitants n’ont pas quitté la terre pour<br />

construire des cinémas sur d'autres planètes. Ils<br />

ont persisté pour que leurs problématiques soient<br />

prises en considération et entendues par les<br />

pouvoirs publics et le nouveau président du<br />

CNC ; ils ont passé les bons messages, ils ont<br />

continué à débattre et à s'unir malgré leur<br />

diversité, ils ont montré qu'ils restaient vigilants<br />

aux propositions à venir.<br />

La cohabitation des modèles économiques<br />

reste-t-elle envisageable ? La réforme<br />

audiovisuelle et la taxe pour les plateformes<br />

apporteront-elles de nouvelles perspectives et<br />

sources de financement pour une exploitation<br />

mouvante à la concentration indéniable ? La<br />

place de la salle, qu'elle soit art et essai ou grand<br />

public, privée ou publique, indépendante ou au<br />

sein d'un circuit, restera-t-elle centrale ?<br />

Possiblement, du moins aussi longtemps que la<br />

profession reste soudée, se concerte et qu'elle<br />

reste bien un lieu de rêve et de lien. Sur terre.<br />

Marion Delique


SOMMAIRE<br />

©Jean-Luc Mège Photography<br />

Congrès FNCF <strong>2019</strong><br />

..<br />

ACTUALITÉS<br />

Pathé Gaumont acquiert CinéAlpes 8<br />

Les deux directeurs du Comoedia de Lyon<br />

s’associent à Marc Bonny 12<br />

Eric Busidan évoque ses nouvelles fonctions<br />

à l’ADRC 13<br />

The <strong>Boxoffice</strong> Company,<br />

nouvelle entité cinéma de Webedia 27<br />

..<br />

CONGRÈS FNCF<br />

Echos du forum de discussion 14<br />

Les pouvoirs publics face aux inquiétudes<br />

des exploitants 16<br />

La journée des éditeurs de films en images 28<br />

Le public des salles à la loupe 30<br />

Y a-t-il trop de films ?Zoom sur le débat<br />

de Deauville avec le regard de Vertigo 32<br />

14<br />

..<br />

CHIFFRES<br />

NukeSuite 18<br />

Top 50 films et distributeurs 19<br />

Calendrier 20<br />

Vertigo, Mapping CineForecast 26<br />

..<br />

INTERNATIONAL<br />

Retour sur le festival COLCOA à Los Angeles 39<br />

Apple TV+ voudrait sortir ses films en salles 40<br />

MoviePass et après ? 41<br />

..<br />

FOCUS<br />

Le Majestic à Digoin 42<br />

..<br />

PORTRAIT D’EXPLOITANTE #19<br />

Caroline Grimault, Le Katorza de Nantes 44<br />

..<br />

INSTITUTIONNELS<br />

Nouvelles CDACi/CNACi 46<br />

Agenda de la profession<br />

est une publication de<br />

@<strong>Boxoffice</strong>France<br />

@<strong>Boxoffice</strong>_fr<br />

@boxofficemagfr<br />

<strong>Boxoffice</strong> France<br />

N°ISSN : 2608-8924<br />

<strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> est édité par THE BOXOFFICE COMPANY au capital de<br />

2 075 620 euros, c/o Webedia 2 rue Paul Vaillant-Couturier CS60102 -<br />

92532 LEVALLOIS PERRET CEDEX<br />

Tél 01 85 09 95 87 / E-mail redaction@boxofficefrance.fr<br />

Dépôt Légal à parution<br />

Directeur de la publication<br />

Julien Marcel / julien@boxoffice.com<br />

Rédactrice en chef Marion Delique / marion.delique@boxoffice.com<br />

Rédacteurs Aysegül Algan / aysegul.algan@boxoffice.com,<br />

Cécile Vargoz / cecile.vargoz@boxoffice.com,<br />

Cécile Desclaux / cecile.desclaux@boxoffice.com<br />

Tanguy Colon / tanguy.colon@boxoffice.com<br />

Stagiaire rédaction Thomas Izart thomas.izart@boxoffice.com<br />

Base de données Films guillaume.martin@boxoffice.com<br />

Publicité / Base de données distributeurs<br />

Pauline Luigi / pauline.luigi@boxoffice.com<br />

Justine Deltombe / justine.deltombe@boxoffice.com<br />

Réalisation THE BOXOFFICE COMPANY, Maquette / Infographie<br />

Philippe Cosqueric / philippe.cosqueric@boxoffice.com,<br />

Charlie Coulot / charlie.coulot@boxoffice.com<br />

Impression SOCOSPRINT IMPRIMEURS 36 route d’Archettes 88 000 Epinal<br />

<strong>Pro</strong>venance du papier : Espagne<br />

Taux de fibres recyclées : 0,28 %<br />

Eutrophisation : 0,02 kg/tonne<br />

4


ACTUALITÉS<br />

ENCART MAGIQUE<br />

Une plaquette détaillée du Cristal magique s’est<br />

glissée dans les pages du magazine. Le film<br />

d’animation est distribué par KMBO le<br />

11 décembre.<br />

CÔTÉ TOURNAGES<br />

Deux projets Fabcaro<br />

L’univers déjanté de l’auteur-dessinateur Fabrice Caro s’apprête à être doublement adapté au cinéma. Laurent Tirard (Le Petit<br />

Nicolas, Astérix et Obélix : Au service de sa majesté) s’attaque dès le 21 <strong>octobre</strong> au tournage du Discours, adapté de son roman<br />

paru en 2018, en compagnie de Benjamin Lavernhe, Sara Giraudeau et Kyan Khojandi. La comédie romantique relatant les<br />

déboires d’un quadragénaire dépressif chargé de faire un discours lors d’un dîner de famille sera distribuée par Le Pacte.<br />

Puis ce sera au tour de la BD Zaï Zaï Zaï Zaï de passer sur grand écran, sous la direction de François Desagnat (Adopte un veuf,<br />

Le Gendre de la vie), avec Jean-Paul Rouve dans la peau d’un acteur de comédies populaires qui se retrouve en cavale après<br />

avoir… oublié sa carte de fidélité de supermarché. Le film, dont le tournage devrait débuter mi-novembre, sera distribué par<br />

Apollo Films.<br />

ERRATUM<br />

Dans notre focus sur le cinéma Kinepolis à<br />

Servon (<strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> n°375), nous avons indiqué<br />

que l’exploitation du Ciné Pincevent de<br />

Chennevières-sur-Marne était assurée par<br />

Thierry Tabaraud. C’est une maladresse, l’établissement<br />

de 8 salles étant géré par David et<br />

Pascal Launois.<br />

Céline Nieszawer © Easy Tiger-UGC Images-France 2 Cinéma-Les Mille et une marches<br />

Benjamin Lavernhe dans Je voudrais que<br />

quelqu’un m’attende quelque part<br />

Jean-Paul Rouve<br />

dans Lola et ses frères<br />

© Christophe Brachet<br />

Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro<br />

© 6 Pieds sous terre<br />

ERRATUM<br />

L’Âcre Parfum des immortelles<br />

Une erreur s’est glissée parmi les fiches-films<br />

de notre supplément <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> LE PLUS du<br />

11 septembre dernier. Le bon synopsis de L’Âcre<br />

parfum des immortelles de Jean-Pierre Thorn,<br />

distribué par Les Acacias le 23 <strong>octobre</strong> prochain,<br />

est le suivant :<br />

« Le récit enflammé d’une passion amoureuse – née<br />

au creux des dunes landaises et trop vite fauchée<br />

par la mort – s’entremêle à l’espérance folle qui<br />

nous a soulevés en mai-juin 1968. Je remonte le fil<br />

de ma vie pour retrouver les figures de rebelles qui<br />

ont peuplé mes films : des ouvriers en lutte des<br />

années 70 (avec qui j’ai partagé huit ans la vie<br />

d’usine) jusqu’à leurs enfants du mouv’ hip-hop…<br />

et aujourd’hui des gilets jaunes d’un rond-point à<br />

Montabon. Ensemble, ils composent une fresque<br />

lumineuse qui prolonge et répond aux lettres de<br />

mon amante et montrent combien la rage de mai<br />

est plus que jamais vivante : telle la braise qui couve<br />

sous la cendre. »<br />

42 e FESTIVAL DE VILLERUPT<br />

Jaoui présidente<br />

Le Festival du film italien de Villerupt ouvrira le 25 <strong>octobre</strong> avec<br />

Basilicata Coast to Coast de Rocco Papaleo, qui annoncera l’un des<br />

grands thèmes de cette 42 e édition : la Basilicate, région du Sud qui a<br />

offert au cinéma italien des décors naturels fascinants. Au programme<br />

également de cette édition <strong>2019</strong> : une rétrospective Mario Monicelli,<br />

à travers une carte blanche au réalisateur et critique Mario Sesti, et<br />

bien sûr un tour d’horizon de la production italienne actuelle, à travers<br />

la section Panorama et la compétition.<br />

Le jury officiel est présidé cette<br />

année par Agnès Jaoui, tandis<br />

qu’un jury d’exploitants* et un<br />

jury de la critique (auquel participe<br />

<strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong>) se prononceront<br />

parmi une sélection de<br />

films ayant une date de sortie en<br />

France. Les professionnels peuvent<br />

faire une demande d’accréditation<br />

en ligne pour le festival, qui pour<br />

rappel se déroule du 25 <strong>octobre</strong><br />

au 11 novembre prochain.<br />

<strong>Pro</strong>gramme complet à partir du 15 <strong>octobre</strong> sur www.festival-villerupt.com.<br />

* jury composé de Frédérique Duperret (Comoedia à Lyon), Evelyne Hamard-Manet (Etoile<br />

Cinéma à Semur-en-Auxois), Emmanuel Papillon (Louxor à Paris) et Claude Brasseur (Florival à<br />

Guebwiller), accompagnés de Mirana Rakotozafy de Wild Bunch distribution.<br />

La seule façon<br />

raisonnable de vivre<br />

en ce bas monde,<br />

c'est en dehors<br />

des règles.<br />

Face à Batman, le Joker se la joue philosophe<br />

dans The Dark Knight : Le Chevalier Noir de<br />

Christopher Nolan. L’ennemi le plus connu de<br />

Bruce Wayne revient sur grand écran le 9 <strong>octobre</strong><br />

(Warner Bros.). Après Heath Ledger, c’est au tour<br />

de Joaquin Phoenix de se plonger dans les<br />

origines du sourire le plus démoniaque de Gotham.<br />

6


MOUVEMENTS<br />

Côté distributeurs<br />

LE GAUMONT OPÉRA<br />

(PARIS)<br />

EN RÉNOVATION<br />

Diaphana<br />

Samuel Golaz<br />

Le distributeur se dote pour<br />

la première fois d’un directeur<br />

marketing et communication<br />

en la personne de<br />

Samuel Golaz. Il était dernièrement<br />

responsable marketing<br />

senior chez Pathé, où<br />

il avait occupé successivement<br />

les postes de chef de<br />

projet et responsable<br />

trade marketing.<br />

Condor<br />

Anne-Cécile Rolland va quitter<br />

en novembre la direction de<br />

la distribution de Condor<br />

Films pour le service cinéma<br />

de la région Bretagne. Elle<br />

sera remplacée par Lucie<br />

Commiot, actuellement<br />

responsable de la programmation<br />

province.<br />

Lucie Commiot<br />

Warner Bros.<br />

Damien Golla, ancien directeur<br />

marketing de Gaumont,<br />

prend la même fonction<br />

chez Warner en remplacement<br />

de Stéphanie Pichon.<br />

Gaumont<br />

Marion Walsh, cheffe de<br />

produit chez le distributeur<br />

à la marguerite depuis plus<br />

de sept ans, est promue à la<br />

direction du marketing.<br />

Universal<br />

Jérémy Trequesser devient<br />

responsable du marketing<br />

salles en remplacement d’Isabelle<br />

Huche, parti en congé<br />

sabbatique. Il était précédemment<br />

en charge des<br />

ventes internationales et<br />

d’une partie de la programmation<br />

province. Il est<br />

remplacé par Tom Abrami,<br />

qui a quitté l’équipe de<br />

Sophie Dulac Distribution,<br />

pour la programmation de<br />

Bordeaux. Julien Esnouf<br />

programme désormais les<br />

régions Lyon et Est, Pauline<br />

Costaz celles de Marseille,<br />

du Nord et l’international.<br />

Jeremy Trequesser<br />

Alors que le Gaumont Premier (6 écrans) achève<br />

ses travaux de modernisation et son passage<br />

sous enseigne Pathé d’ici la fin d’année, les 7<br />

salles des Capucines baisseront le rideau le 13<br />

<strong>octobre</strong> au soir. Le site connaîtra une rénovation<br />

d’envergure avec l’arrivée dans les locaux du<br />

siège de Pathé, actuellement sur les Champs<br />

Elysées. La réouverture du futur Pathé Opéra<br />

Capucines est prévue pour fin 2022.<br />

UN NOUVEAU CINÉMA<br />

POUR KINEPOLIS AU<br />

CANADA<br />

Le groupe belge, via Landmark Cinemas Canada<br />

qu’il a acquis fin 2017, a inauguré le 4 <strong>octobre</strong><br />

un nouveau complexe à Regina, dans la province<br />

de Saskatchewan. Implanté au sein du parc<br />

d’activités Aurora, l’établissement compte 8<br />

salles dotées de sièges inclinables. C’est également<br />

le tout premier cinéma totalement équipé<br />

de la projection laser Barco au Canada.<br />

LES GAGNANTS DE<br />

BOXOFFICE PRO ET SONY PICTURES<br />

Des tirages au sort ont permis à Olivier Aubry du <strong>Pro</strong>jection Meliès de Bayeux, Emmanuel Luc du Capitole Studios Avignon,<br />

Alizée Albert du Cinéma Véo Saint-Chamond et Philippe Imbo du Fauteuil rouge Ecran noir à Bressuire de remporter un<br />

Sony Xperia 1, un casque Marshall Bluetooth, une enceinte et un appareil photo, dotés par <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong>. Bravo aux gagnants !<br />

MK2 OUVRE UNE SALLE<br />

À MADRID<br />

L’exploitant parisien renforce sa présence espagnole<br />

avec l’ouverture du MK2 Institut Français<br />

Madrid le 5 <strong>octobre</strong>. La salle de 250 places,<br />

située au sein de l’institut tricolore, est désormais<br />

équipée en 4K après des travaux de rénovation.<br />

Étalée du vendredi au dimanche, la programmation<br />

entend faire la part belle au cinéma<br />

d'auteur en V.O.<br />

LE CINÉMA LA CLEF<br />

RÉSISTE<br />

Le mono écran parisien, qui avait baissé le rideau<br />

en avril 2018, est occupé depuis fin septembre<br />

par l’association Home Cinéma, qui y projette<br />

tous les soirs des films en lien avec l’opération<br />

de résistance. « Nous nous engageons à ne plus<br />

occuper le lieu dès que nous aurons la confirmation<br />

écrite et orale, et devant témoins journalistiques<br />

et juridiques, que ce cinéma restera un<br />

cinéma indépendant parisien et un cinéma<br />

associatif avant toute chose », écrit l'association<br />

sur son site.<br />

Les gagnants entourés de Max Marjolet de Sony, Marion Delique de <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> et Marilyn Iacovissi<br />

de The <strong>Boxoffice</strong> Company.<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong> 7


ACQUISITION<br />

PATHÉ GAUMONT<br />

ACQUIERT CINÉALPES<br />

C’est l’un des plus grands circuits indépendants de France qui<br />

s’apprête à entrer dans le giron des Cinémas Pathé Gaumont :<br />

le groupe CinéAlpes, 7 e dans le classement 2018 des circuits avec<br />

4,45 millions d'entrées, est en passe de conclure une transaction<br />

dans un contexte de concentration du paysage<br />

cinématographique hexagonal.<br />

BREST<br />

24<br />

SITES<br />

TOURS<br />

DIJON<br />

QUÉTIGNY<br />

NEVERS<br />

MONTCEAU-LES-MINES<br />

LE CREUSOT<br />

MÂCON<br />

LES SITES PATHÉ<br />

LES SITES CINÉALPES<br />

CLERMONT-FERRAND (2)<br />

AUBIÈRE<br />

ISSOIRE<br />

AURILLAC<br />

MOUANS-SARTOUX<br />

Les Cinémas Pathé Gaumont seront<br />

présents dans 54 villes via 80 cinémas.<br />

8


Le Cristal à Aurillac<br />

Les Cinémas Pathé Gaumont ont officialisé le 27 septembre<br />

dernier leur volonté de racheter le groupe CinéAlpes, dirigé<br />

par Line Davoine, présidente de la branche grande exploitation<br />

de la FNCF depuis 2017, et son neveu Romain<br />

Davoine, directeur des opérations du réseau. La transaction<br />

devrait concerner les 13 établissements et 105 écrans<br />

CinéAlpes répartis dans 12 villes (voir carte).<br />

Les projets de CinéAlpes sont également nombreux, malgré<br />

la fermeture cet été du Devosge de Dijon : le Ciné Ducs<br />

(9 salles) dans la Cité gastronomique de Dijon, le Ciné<br />

Capucins (5 salles) à Brest, dont la première pierre a été<br />

posée fin juin et qui devrait ouvrir avant la fin de l’année,<br />

et un complexe de 6 salles au Creusot en remplacement<br />

du Morvan ; sans oublier l’agrandissement des Plessis (de<br />

3 à 5 salles), à Montceau-les-Mines.<br />

Pathé Gaumont renforce son maillage territorial<br />

Ce rachat permettrait au géant français, présent dans 42 villes<br />

françaises, de s’implanter dans de plus petites agglomérations<br />

et de revenir dans certaines villes moyennes (notamment à<br />

Dijon ou à Brest, où CinéAlpes avait pris en 1982, en association<br />

avec la famille Holley, les commandes du Celtic, racheté<br />

par CGR en 2014). De plus, cette opération monterait le<br />

nombre de cinémas estampillés Pathé Gaumont à 80 et<br />

permettrait ainsi au premier circuit de France en termes<br />

d’entrées de redevenir aussi le premier en nombre d’établissements,<br />

devant le groupe CGR Cinémas.<br />

« Pathé et CinéAlpes, toutes deux sociétés familiales, partagent des<br />

valeurs communes », a déclaré Aurélien Bosc, président des<br />

Cinémas Pathé Gaumont. « Pour l’avenir, ces deux sociétés ont<br />

une démarche semblable autour de l’expérience spectateur en<br />

investissant dans les nouvelles technologies et en particulier dans<br />

des salles IMAX Laser. L’intégration de CinéAlpes avec Pathé se<br />

présente sous un jour très favorable. L’opération envisagée est tout<br />

à fait cohérente avec notre plan de développement à long terme<br />

et notre confiance dans le futur de la salle de cinéma. »<br />

Pour rappel, Les Cinémas Pathé Gaumont ont réalisé<br />

44,3 millions d’entrées en France en 2018. L’intégration de<br />

CinéAlpes et ses 4,45 millions d’entrées lui permettra désormais<br />

de briguer les 50 millions de spectateurs annuels, soit le quart<br />

de la fréquentation française.<br />

Pour l’avenir, Pathé Gaumont et CinéAlpes ont une<br />

démarche semblable autour de l’expérience spectateur<br />

en investissant dans les nouvelles technologies et<br />

en particulier dans des salles IMAX Laser. L’opération<br />

envisagée est tout à fait cohérente avec notre plan<br />

de développement à long terme et notre confiance<br />

dans le futur de la salle de cinéma.<br />

Aurélien Bosc, président des Cinémas Pathé Gaumont<br />

SITE NOMBRE DE SALLES ENTRÉES EN 2018<br />

MULTIPLEXE LIBERTÉ (BREST) 15 800 911<br />

CINÉ CAP VERT (QUÉTIGNY) 12 799 654<br />

CINÉ DÔME (AUBIÈRES) 14 774 549<br />

CINÉMARIVAUX (MÂCON) 11 558 414<br />

LA STRADA (MOUANS-SARTOUX) 5 339 983<br />

CINÉ MAZARIN (NEVERS) 10 337 278<br />

LE CRISTAL (AURILLAC) 8 208 094<br />

CINÉ JAUDE (CLERMONT-FERRAND) 7 149 614<br />

CINÉ CAPITOLE (CLERMONT-FERRAND) 5 110 901<br />

LE MODERN (ISSOIRE) 3 91 231<br />

LES PLESSIS (MONTCEAU-LES-MINES) 3 78 346<br />

LE MORVAN (LE CREUSOT) 4 67 037<br />

CINÉ LOIRE (TOURS) 9 50 787 (ouvert en <strong>octobre</strong>)<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

9


ACQUISITION<br />

CINÉALPES,<br />

L’HISTOIRE D’UN CIRCUIT FAMILIAL MAJEUR<br />

Du premier<br />

projecteur acheté<br />

en 1939 à<br />

l’ouverture d’une<br />

salle IMAX Laser en<br />

2018 dans son<br />

multiplexe de<br />

Tours-Nord,<br />

CinéAlpes<br />

représente la<br />

success story d’un<br />

petit circuit<br />

savoyard familial<br />

devenu grand.<br />

Ciné Loire à Tours<br />

CinéAlpes a longtemps rimé avec Gérard Davoine, dont la<br />

carrière a épousé l’aventure du cinéma et de la société française<br />

du milieu du XX e siècle jusqu’au début du XXI e . Il tombe<br />

dans l'exploitation très jeune, juste avant la Seconde Guerre<br />

mondiale, lorsqu’il aide son oncle qui a convaincu les<br />

commerçants de Bourg-Saint-Maurice (Savoie) de mettre au<br />

pot pour l’achat d’un projecteur et la création d’une première<br />

salle de cinéma.<br />

Gérard Davoine n’a que 18 ans lorsqu’il se lance véritablement<br />

et se retrouve en charge de la salle de Bourg-Saint-Maurice<br />

qui appartenait à sa mère. La construction du barrage de<br />

Tignes, de 1945 à 1952, lui donne l’occasion d’ouvrir un<br />

second cinéma, dont les principaux clients sont les 5 000<br />

ouvriers du chantier auxquels EDF souhaite offrir une<br />

distraction. Puis c’est le congrès mondial du ski à Val-d’Isère<br />

qui lui offre l’opportunité d’exploiter une nouvelle salle,<br />

municipale, construite sur ce site pour l’occasion.<br />

Un circuit familial tourné vers la modernité<br />

Line Davoine rejoint l’aventure familiale en 1980 en tant<br />

que programmatrice, alors que le circuit, qui prend le nom<br />

de CinéAlpes en 1982, développe parallèlement à ses cinémas<br />

de stations de sports d’hiver des équipements dans les villes<br />

moyennes à proximité des Alpes et au-delà (Annecy, Grenoble,<br />

Lyon, Nevers, Besançon, Dijon…). Elle reprendra tout<br />

naturellement le flambeau à la mort de son père en 2011 ;<br />

en 2015, son neveu Romain Davoine rejoint à son tour<br />

l’aventure familiale et devient directeur des opérations.<br />

Dans les années 2000, les Davoine sont parmi les premiers à s’engager dans le virage des multiplexes,<br />

avec un premier établissement dès 1998 à Quetigny (Le Ciné Cap Vert banlieue est de<br />

Dijon), Aubière (Ciné Dôme, au sud de Clermont-Ferrand) et Brest (Multiplexe Liberté), puis<br />

dans les années 2010 à Mâcon (le Cinémarivaux), à Nevers (Le Mazarin), à Aurillac (Le Normandy)<br />

et dernièrement à Tours. Le circuit continue de montrer son intérêt pour les nouvelles technologies<br />

en développant avec force la billetterie en ligne sur son réseau et en étant le premier<br />

indépendant à inaugurer une salle IMAX à Tours en <strong>octobre</strong> 2018. Romain Davoine nous<br />

apprenait alors son intention d’ouvrir deux autres salles premium IMAX Laser au Ciné Dôme<br />

d’Aubière et au Ciné Cap Vert de Quetigny.<br />

Line et Romain Davoine<br />

10


EXPLOITATION<br />

Avec l’entrée au<br />

capital de ses<br />

deux directeurs,<br />

le cinéma art et<br />

essai lyonnais<br />

entame un<br />

nouveau chapitre<br />

de son histoire.<br />

COMŒDIA DE LYON<br />

Frédérique Duperret et Ronan Frémondière s’associent à Marc Bonny<br />

Frédérique Duperret et Ronan Frémondière, respectivement<br />

directrice adjointe et directeur-programmateur du Comœdia<br />

de Lyon, sont désormais associés avec Marc Bonny et entrent<br />

ainsi au capital de la société d’exploitation, Plein Champ.<br />

Le trio renforce ainsi sa collaboration, qui remonte à la<br />

réouverture du site en 2006, et avait impulsé une forte<br />

identité indépendante et art et essai au cinéma historique<br />

de l’avenue Berthelot.<br />

Frédérique Duperret a grandi avec le Comœdia et ses<br />

reprises, en faisant ses premiers pas avec la famille Lapouble,<br />

puis avec UGC. Avec vingt années d’expérience dans<br />

l’exploitation cinématographique, la directrice adjointe fait<br />

également partie du conseil d’administration du SCARE<br />

depuis trois ans et en assure la co-vice présidence pour la<br />

deuxième année. Quant à Ronan Frémondière, il arbore<br />

une expérience salles d’une trentaine d’années entre le<br />

Jacques Tati de Saint-Nazaire puis le Rio de Clermont-<br />

Ferrand comme directeur et programmateur.<br />

Le Comœdia compte<br />

désormais trois associés.<br />

©Nicolas Spiess<br />

Retour sur plus d’un siècle de Comœdia<br />

C’est en 1914 qu’ouvre le premier cinéma de l’avenue<br />

Berthelot, le Melchior, dans une construction en bois qui<br />

devient un bâtiment en dur en 1922 et prend alors le nom<br />

de Comœdia. Construit et exploité par la famille Lapouble<br />

pendant 70 ans, l’établissement passe d’une à trois salles<br />

en 1974, puis à six salles en 1986.<br />

Exploité sous enseigne UGC de 1993 à 2003, le cinéma<br />

avait fermé ses portes durant 3 ans avant d’être repris en<br />

2006 par Marc Bonny et Marc Guidoni. Le patron de<br />

Gebeka et son associé rénovent le cinéma centenaire et<br />

insufflent à ses six salles une forte et nouvelle identité art<br />

et essai, obtenant les trois labels Recherche, Jeune public et<br />

Répertoire dès sa première année d’exploitation.<br />

L’extension<br />

Alors qu’en 2015, l’Institut Lumière reprend La Fourmi<br />

et les CNP au centre de Lyon et y développe l’art et essai,<br />

l’agrandissement du Comœdia, en projet depuis 2011 mais<br />

désormais devenu un impératif économique, est finalisé<br />

en 2017 (voir <strong>Boxoffice</strong> n°330). Avec ses 3 salles supplémentaires<br />

implantées dans l’ancien bâtiment mitoyen de<br />

l’INPI, qui montent sa capacité totale à 1 200 places, le<br />

cinéma est passé de 320 000 entrées annuelles à près de<br />

400 000 en 2018.<br />

Par ailleurs, Marc Bonny a cédé Gebeka Films, la société<br />

de production et de distribution qu’il a co-fondée il y a<br />

plus de 20 ans, à la holding Hildegarde en mai 2018.<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

11


INTERVIEW<br />

©Marion Delique


ÉRIC BUSIDAN<br />

Le maillage du territoire et la défense des<br />

salles de proximité, c'est mon ADN.<br />

L’ancien chef du service<br />

de la diffusion au CNC<br />

a fait son entrée à<br />

l'ADRC en tant que<br />

délégué général le 2<br />

<strong>octobre</strong>. Intronisé lors<br />

du congrès, Eric<br />

Busidan fait le point<br />

sur ses missions avec<br />

<strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong>.<br />

Après 10 années au CNC, qu'est-ce qui vous a donné<br />

l'élan de vous présenter comme délégué général de<br />

l'ADRC ? Et que souhaitez-vous apporter à son action ?<br />

J'ai toujours suivi les dossiers d'exploitation et diffusion.<br />

Auparavant, au service juridique du CNC, puis à l'ARP avant<br />

de réintégrer en 2013 le CNC à la Mission de la diffusion : les<br />

enjeux de diffusion des films ont toujours constitué mon dada !<br />

À l'ADRC, ce qui m'intéresse, c'est d'être au plus proche du<br />

terrain, au contact des réalités et d'amener des ajustements et<br />

de porter des propositions adaptées. L'Agence constitue le bras<br />

armé du CNC en matière de politique de diffusion cinématographique<br />

et d'aménagement du territoire, elle opère sur le<br />

terrain tout en étant facilitateur. Je trouve que notre réseau de<br />

salles est formidable, j'ai envie de le défendre et d’accompagner<br />

son dynamisme. Je pense pouvoir apporter du lien et être<br />

fédérateur entre les différents opérateurs, qu'ils soient économiques,<br />

institutionnels et politiques. Le maillage du territoire<br />

et la défense des salles de proximité, c'est dans mon ADN !<br />

Le CNC a demandé qu'une réflexion soit menée sur les<br />

missions de l'Agence. Quelles sont les grandes lignes<br />

qui en ressortent ?<br />

L'audit a été mené par l’ADRC via des groupes de travail avec<br />

nos partenaires comme les collectivités territoriales, les exploitants,<br />

les groupements de programmation, les associations<br />

territoriales et les distributeurs. Ce qui en ressort, c'est que les<br />

deux grandes missions principales de l'ADRC doivent être<br />

maintenues et renforcées autour de deux grands pôles : le pôle<br />

diffusion et le pôle conseil.<br />

Nous devons renforcer le conseil et la pédagogie pour les salles,<br />

les communes et les groupements de collectivités territoriales.<br />

Au CNC et notamment lors des réunions de préparation des<br />

CNACi ou CDACi, j'ai pu constater à quel point l'économie<br />

du cinéma et de la distribution était relativement peu connue<br />

des élus. Les audits ont confirmé cette nécessité de renforcer<br />

la fonction conseil et études et de développer des formations.<br />

C’est dans cette optique que le guide Créer ou transformer<br />

un cinéma, que nous avons publié cette année, s’inscrit.<br />

Pour le pôle diffusion, il ne faut pas oublier que l'ADRC est<br />

aussi au service de tous les distributeurs, y compris ceux de<br />

films de Patrimoine pour lequel notre action est largement<br />

reconnue.<br />

Des constats s’imposent sur une partie de notre activité, les<br />

distributeurs de films inédits sollicitent moins qu’avant le<br />

dispositif villes moyennes ou le dispositif Art et essai, l'objectif<br />

est donc de travailler avec les distributeurs pour trouver des<br />

champs d'action nouveaux qui puissent faciliter leurs actions<br />

pour certaines catégories de films et/ou pour certaines catégories<br />

d’agglomérations.<br />

Le dispositif petites villes, actionné à la demande des salles, se<br />

maintient quant à lui à un niveau très important (2 800<br />

circulations en 2018) ; pour l'instant, nous ne constatons pas<br />

l'effet de l'arrêt progressif des VPF. En revanche, nous avons<br />

noté une augmentation du nombre de points de diffusion en<br />

troisième semaine, suite à la recommandation dite de la semaine<br />

3. Quant aux grandes agglomérations, pour lesquelles l'ADRC<br />

n'avait pas de missions assignées, nous observons une tension<br />

croissante sur ces zones de concurrence très forte. Le taux de<br />

pénétration des petits films indépendants dans Paris est plus<br />

faible qu'auparavant, Il y aura sans doute une action à mener<br />

sur ce terrain fondamental pour la diversité.<br />

Quelles sont les nouvelles missions dans lesquelles<br />

l'ADRC pourrait se lancer ?<br />

Il est encore un peu tôt pour en parler, mais nous souhaitons<br />

augmenter la force de notre réseau et développer des actions<br />

fléchées pour la diffusion et le développement du maillage du<br />

territoire. Nous sommes des facilitateurs du secteur, au carrefour<br />

entre distributeurs, exploitants et collectivités… dans les<br />

interstices. L’agence doit être un facilitateur pour aider les<br />

projets à se réaliser, elle devra accompagner le dispositif Action<br />

Cœur de ville ou les opérations de requalification des territoires<br />

lorsque des cinémas y sont impliqués. L’ADRC doit aussi être<br />

un centre de réflexion et de veille sur les enjeux de diffusion<br />

cinématographique dans les territoires.<br />

Ce qui m'intéresse, c'est d'être réactif, souple et à l'écoute des<br />

mouvements qui s'opèrent, comme celui actuel de la concentration<br />

des salles et de la distribution. Nous devons être<br />

attentifs au système dans sa globalité pour en tirer des actions<br />

particulières. Je vois l'ADRC comme une petite mécanique<br />

correctrice qui s'ajuste en fonction des défis et des dérégulations<br />

du marché.<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

13


CONGRÈS FNCF - DEAUVILLE <strong>2019</strong><br />

Avant leur happy hour, les<br />

membres de la commission des<br />

jeunes exploitants de la FNCF ont<br />

conclu ce forum en présentant leurs<br />

cinq groupes de travail : écologie,<br />

notoriété des métiers,<br />

programmation, reprise de salles et<br />

transmission, commissions des<br />

trois branches. Les nouvelles<br />

candidatures pour entrer à la<br />

commission jeunes devront être<br />

déclarées en novembre.<br />

FORUM DE DISCUSSION<br />

Entre union et tensions<br />

Comme chaque année,<br />

le 74 e Congrès des<br />

exploitants (du 23 au<br />

26 septembre) a<br />

débuté avec les<br />

réunions par<br />

commissions de<br />

branche, qui se sont<br />

ensuite retrouvées<br />

pour débattre.<br />

Témoignant à la fois de<br />

leur dynamisme, de<br />

leurs inquiétudes… et<br />

de leurs différences,<br />

dans l’attente des<br />

réponses du CNC.<br />

Rapport des commissions de branche<br />

« La grande exploitation est la branche dont la progression des<br />

entrées est la plus faible », a indiqué Laurence Meunier<br />

(Majestic Compiègne/SFTC), rapporteure de la grande<br />

exploitation qui sur ces 8 derniers mois a augmenté ses<br />

entrées de 3 %, alors que la tendance générale est de +5 %.<br />

La cause principale serait « un maillage trop important du<br />

territoire », le nombre d’ouvertures de cinémas de proximité<br />

entraînant une redistribution des entrées sans créer de<br />

nouveau public. La branche plaide pour une approche plus<br />

restrictive des CDACi et une réflexion globale sur le seuil<br />

d’équipement, notamment dans les grandes agglomérations<br />

où se font face multiplexes et salles de proximité. Sur les<br />

engagements de programmation, la grande exploitation<br />

déplore une « rigidité excessive et contre-productive » qui<br />

bloque ses possibilités d’innovation technologique. Elle<br />

demande au CNC « une évaluation des engagements et une<br />

réflexion sur leur adaptation aux évolutions du marché ».<br />

Dans le rapport de Sylvie Jaillet (Ciné Festival Ambérieuen-Bugey/SLEC)<br />

pour la moyenne exploitation, dont la<br />

fréquentation a augmenté de 3 à 4 %, « c’est d’abord le film<br />

qui fait venir les spectateurs en salles », et c’est la qualité des<br />

œuvres, plus que « les outils de contrôle et de flicage » qui<br />

permettra de maintenir les entrées. Si elle s’inquiète des « abus<br />

de position dominante » et de la concentration dans le secteur<br />

de la distribution, c’est surtout celle des grands circuits qui<br />

pose problème. « Notre seul outil pour lutter, c’est l’aide sélective ».<br />

La branche déplore une fois de plus que l’enveloppe allouée<br />

à la modernisation des salles reste «désespérément figée», et<br />

que «l’autorité de tutelle est de plus en plus exigeante sur les<br />

critères d’installation». Le renouvellement du matériel numérique<br />

est aujourd’hui une urgence et face au blocage des<br />

travaux de l’observatoire, «il faut que le CNC prenne ses<br />

responsabilités ». Enfin, sur le classement art et essai, la branche<br />

demande plus de visibilité dans les coefficients qui lui sont<br />

appliqués et dénonce la baisse de subvention pour les uns et<br />

le versement tardif pour les autres.<br />

Des préoccupations d’autant plus partagées par la petite<br />

exploitation qu’elle reste confrontée aux difficultés d’accès<br />

aux films. Au nom de sa branche, Sonia Brun (le Cyrano<br />

Montgeron/SCARE) a indiqué que la fréquentation ne<br />

©Jean-Luc Mège Photography<br />

Grande exploitation : Robert Laborie, CGR Cinémas/UGCSO<br />

et Alexandra Elizé, Madiana Schoelcher/SECOM<br />

14


CALENDRIER<br />

PASSEURS D’IMAGES<br />

Moyenne exploitation : les coprésidents Aurélie Delage et<br />

Jean-Philippe Hochwelker et la rapporteure Sylvie Jaillet.<br />

©Jean-Luc Mège Photography<br />

Notre seul outil<br />

pour lutter,<br />

c’est l’aide sélective.<br />

Sylvie Jaillet,<br />

pour la moyenne exploitation<br />

Patrick Facchinetti, délégué général de Passeurs<br />

d’images, qui reprend École et Collège et cinéma,<br />

a annoncé à Deauville que les réunions de<br />

concertation débutaient ces 7 et 8 <strong>octobre</strong> à la<br />

DRAC Hauts-de-France à Amiens, puis les 14 et<br />

15 novembre au Comœdia de Lyon pour la<br />

région Auvergne-Rhône-Alpes. L’association<br />

présentera son projet fin juin. Auparavant, des<br />

Rencontres nationales École et Collège au Cinéma<br />

se tiendront au Palace d’Épernay du 20 au 22<br />

novembre prochain.<br />

pouvait se maintenir qu’en augmentant le nombre de<br />

séances. Mais « l’augmentation du nombre de films chaque<br />

semaine et du nombre de séances exigé est incompatible » pour<br />

les petites salles, qui peinent à maintenir une offre art et<br />

essai diversifiée et donc leur classement. Elles souhaitent<br />

rédiger un livre blanc adressé aux distributeurs sur les enjeux<br />

et le fonctionnement qui leur sont propres. Sur les dispositifs<br />

d’éducation à l’image, la branche s’inquiète que<br />

l’objectif de toucher 100 % des élèves ne se fasse au détriment<br />

de la qualité. Enfin, sur les séances non-commerciales,<br />

la petite exploitation attend « plus de régulation et de rigueur »<br />

sur l’ensemble du territoire.<br />

Discussions sur la concentration<br />

L’encadrement et le manque de contrôle de ces séances noncommerciales<br />

ont été pointés à plusieurs reprises, qu’elles aient<br />

lieu en plein air ou tout autre lieu que les salles de cinéma,<br />

affectant aussi bien les grands groupes que les circuits itinérants.<br />

Marc-Olivier Sebbag de la FNCF a indiqué la constitution<br />

d’un groupe de travail réunissant exploitants, CNC, médiathèques<br />

et ayants droit, afin de créer un cadre clair et transparent<br />

pour tous et d’aboutir à une réglementation unique<br />

applicable fin 2020.<br />

D’autres points ont ravivé les tensions, notamment les arguments<br />

de la grande exploitation qui déplore un suréquipement<br />

du territoire « seulement dans les grandes agglomérations, où se<br />

font face multiplexe et cinémas de proximité », a nuancé le PDG<br />

de Cinéville Yves Sutter. Pour François Aymé, président de<br />

l’AFCAE, « l’explication est un peu courte. La moindre progression<br />

de la grande exploitation n’est pas due à la concurrence des<br />

petites salles, mais plutôt à celle de Netflix, qui incite les spectateurs<br />

à fréquenter des cinémas à échelle humaine. » Plus virulent,<br />

Patrick Dallet, du Vivarais à Privas, a insisté sur le fait que « le<br />

maillage du territoire est bénéfique à tous », ajoutant que « si on<br />

leur vole des entrées, nous n’avons plus rien à faire ici ». Sur les<br />

risques de la concentration, Stéphane Libs, des cinémas Star<br />

de Strasbourg, a rappelé que « des situations de monopole existent<br />

déjà, à Lille avec UGC ou à Metz avec Kinepolis : des circuits qui<br />

sont capables de programmer de l’art et essai, mais ne mènent pas<br />

le même travail de proximité que nous ».<br />

Marie-Christine Désandré de Cineo, qui regroupe des indépendants<br />

aux modèles économiques différents, a prôné l’unité<br />

au sein de la profession, « tout en préservant les spécificités de<br />

chacun face à la concentration ».<br />

Petite exploitation… mais grande réunion !<br />

...mais union dans l’action<br />

Les débats ont toutefois montré le volontarisme de la profession.<br />

« Le maintien de la fréquentation à ce niveau se fait au prix<br />

d’investissements importants de la part de l’ensemble des exploitants<br />

», a souligné Jean-Pierre Villa du réseau Véo, réclamant<br />

à ce sujet au CNC « des lieux de discussion pour parler de<br />

l’économie des salles et de leurs équilibres financiers ». Rafael<br />

Maestro, directeur de Ciné-Passion en Périgord, a insisté sur<br />

la nécessité de « moderniser et communiquer, notamment pour<br />

faire revenir les 25-49 ans ».<br />

L’éducation à l’image reste aussi une mission partagée par tous<br />

les exploitants, qui ont mis en avant les besoins en terme de<br />

transport et de postes de médiateurs.<br />

Enfin, les représentants du CNC présents ont exposé quelques<br />

« outils » de travail concrets : la publication du baromètre de<br />

la Médiatrice sur l’exposition des films dans les établissements<br />

de 2 à 3 écrans et l’annonce par Xavier Lardoux, directeur du<br />

cinéma au CNC, du fameux bordereau à la séance, un outil<br />

statistique précieux réclamé de longue date par les exploitants<br />

et les distributeurs, qui devrait voir le jour en juin 2020.<br />

©Jean-Luc Mège Photography<br />

« La concentration dans les grandes villes, comme Lille ou<br />

Metz, est déjà en marche ! »<br />

Stéphane Libs, cinémas Star à Strasbourg<br />

©Jean-Luc Mège Photography<br />

EGALITÉ<br />

FEMMES-HOMMES<br />

La parité était au centre des débats cette<br />

année. L’égalité femmes-hommes étant désormais<br />

imposée par le code du travail, les résultats<br />

de l’enquête menée dans la branche de<br />

l’exploitation ont été présentés par Odile<br />

Tarizzo, présidente de la commission des<br />

questions sociales à la FNCF. Alors que les<br />

femmes sont plus nombreuses dans le secteur<br />

(52 % contre 48 % d’hommes), les métiers<br />

y restent très genrés (67 % des postes de<br />

direction et 84 % des postes techniques sont<br />

occupés par des hommes) et les inégalités<br />

persistent dans la rémunération, l’accès à la<br />

formation et les difficultés liées à la parentalité<br />

(58 % des femmes en CDI travaillent à<br />

temps partiel). Plusieurs actions ont été mises<br />

en place au niveau de la branche. Les chiffres<br />

détaillés sont à retrouver sur le site de la FNCF.<br />

De son côté, la déléguée générale du SCARE<br />

Béatrice Boursier a parlé au nom du Collectif<br />

50/50 pour inviter exploitants et distributeurs<br />

à signer une charte, comme l’ont fait certains<br />

festivals, pour notamment favoriser la diffusion<br />

de films réalisés par des femmes. L’idée<br />

n’étant pas de contraindre mais de recueillir<br />

des chiffres (nombre de films, de séances,<br />

d’entrées...) pour apporter un éclairage particulier<br />

sur ces films « genrés ».<br />

Représentant la commission des jeunes exploitants,<br />

France Davoigneau (Palais de Créteil)<br />

et Charline Tabaraud (Star de Strasbourg) ont<br />

quant à elles évoqué un guide de bonnes<br />

pratiques sur le sujet de l’égalité. Enfin, Eva<br />

Letzgus a présenté le réseau d’exploitantes<br />

EVE et son action de mentorat (voir <strong>Boxoffice</strong><br />

<strong>Pro</strong> n°375).<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

15


CONGRÈS FNCF<br />

DÉBAT AVEC LES POUVOIRS PUBLICS<br />

Première rencontre avec Dominique Boutonnat<br />

©Jean-Luc Mège Photography<br />

C’était le premier<br />

congrès pour le<br />

nouveau président du<br />

CNC, nommé cet été<br />

dans des conditions<br />

mouvementées et<br />

particulièrement<br />

attendu par les<br />

exploitants sur de<br />

nombreux sujets de<br />

tension. Une première<br />

confrontation qui a<br />

surtout permis<br />

d’amorcer le<br />

dialogue avec<br />

Dominique Boutonnat.<br />

Nous ferons tout pour que cette aide soit à la<br />

hauteur des priorités que nous définirons<br />

ensemble, lors de la dernière commission de<br />

novembre <strong>2019</strong>. On trouvera une solution !<br />

Dominique Boutonnat<br />

« Nous avons eu avec le CNC un certain nombre de sujets de<br />

frictions depuis notre dernier Congrès », a posé d’emblée le<br />

président de la FNCF Richard Patry, insistant sur le fait que<br />

« le Centre doit être un partenaire et non une autorité » et dénonçant,<br />

sur l’aide sélective en particulier, « des décisions unilatérales<br />

sans concertation, que ce soit sur le budget ou les axes donnés à<br />

la commission ».<br />

Dominique Boutonnat, qui était accompagné du directeur<br />

général du CNC Olivier Henrard et de son directeur du cinéma<br />

Xavier Lardoux, s’est voulu rassurant : « Notre relation doit être<br />

basée sur la confiance et un esprit de transparence. C’est mon<br />

mode de fonctionnement. »<br />

Et face à des exploitants « remuants, mais francs et fiables » selon<br />

Richard Patry, le président du CNC a pris des engagements<br />

sur trois points évoqués la veille lors du forum de discussion.<br />

Sur le renouvellement du matériel numérique, il a promis la<br />

mise en place d’ici fin décembre « d’un dispositif particulier<br />

permettant d’accompagner les salles qui en ont besoin » ; sur l’aide<br />

sélective à la modernisation des salles, « de tout faire pour donner<br />

plus de souplesse au dispositif, bien qu’il s’inscrive dans un budget<br />

très contraint », ajoutant d’un ton résolu : « On trouvera des<br />

solutions ». Enfin, il a indiqué la publication d’ici la fin de<br />

l’année d’un premier bilan de la réforme art et essai, afin<br />

d’évaluer et d’ajuster les effets de seuil et l’aide à la programmation<br />

difficile. L’occasion pour Dominique Boutonnat<br />

d’annoncer que les subventions seraient versées dès le mois de<br />

mars 2020 « et à l’avenir encore plus en amont ».<br />

Tout en valorisant le rôle des exploitants, car « c’est la salle qui<br />

donne le la à tout le milieu du cinéma », le président du CNC<br />

a ensuite exprimé sa volonté d’avoir « une réflexion beaucoup<br />

plus large sur l’ensemble de la filière pour travailler collectivement »<br />

et à cet effet de lancer une grande concertation interprofessionnelle<br />

du cinéma français, évoquant ainsi le droit des auteurs,<br />

la production qui « a connu une baisse de 30 % des financements<br />

en 3 ans » et les difficultés de la distribution indépendante. Sur<br />

le financement du CNC, Dominique Boutonnat a rappelé<br />

que les recettes affectées sont passées sous la barre des 700<br />

millions d’euros, alors que les dépenses n’ont pas baissé : « Il<br />

est temps d’aligner les dépenses du Centre sur ses ressources », a-t-il<br />

prévenu, rappelant toutefois l’engagement du gouvernement<br />

à faire contribuer les nouveaux acteurs du numérique au compte<br />

de soutien.<br />

16


Xavier Lardoux<br />

Quatre défis pour l’exploitation<br />

Pour le nouveau président, quatre défis se posent à la salle de<br />

cinéma. La fidélisation du public doit passer par une meilleure<br />

utilisation d’internet et des réseaux sociaux : « le CNC est là<br />

pour vous aider, notamment avec le Tour de France digital »,<br />

rappelle-t-il, indiquant qu’il serait présent à la 6 e session de<br />

formation à Orléans, les 10 et 11 <strong>octobre</strong>. Vient ensuite<br />

l’exposition des films : Dominique Boutonnat estime que « leur<br />

rotation est souvent trop rapide et que les engagements de programmation<br />

doivent y remédier ». Il a annoncé la publication, en<br />

<strong>octobre</strong>, d’un bilan depuis leur application en 2016, ainsi que<br />

l’élaboration, avec le Comité de concertation numérique, d’un<br />

contrat type entre exploitants et distributeurs : « On l’essaiera<br />

et si ça ne marche pas, on verra ! ».<br />

Troisième défi : les films en eux-mêmes et le besoin de renforcer<br />

la phase d'écriture, sachant que « sur les 200 titres d’initiative<br />

française produits chaque année, plus du quart font moins de<br />

20 000 entrées. » Le président a toutefois nuancé en estimant<br />

« qu’une politique malthusienne serait contraire à la liberté<br />

de création ».<br />

Enfin, il s’agit de développer la cinéphilie des publics jeunes,<br />

qui ont « tendance à n’aller voir qu’un certain type de films ». Le<br />

président du CNC place ses espoirs dans la future « maison<br />

commune de l’éducation à l’image », mais aussi dans le pass<br />

Culture « qui devrait contribuer à favoriser la diversité » et le<br />

travail des médiateurs qu’il souhaite amplifier.<br />

Sur ce sujet de l’éducation à l’image, la notion d’égalité d’accès<br />

aux salles sur tout le territoire a été évoquée par l’assemblée,<br />

d’abord à cause du coût des transports, mais aussi en lien avec<br />

les emplois de médiateurs, très inégalement répartis selon les<br />

régions. Xavier Lardoux a incité les exploitants à faire pression<br />

sur leurs élus dans le cadre des élections municipales, mais<br />

aussi à l’occasion des négociations des nouvelles conventions<br />

triennales CNC/État/Régions pour la période de 2020 à 2022.<br />

Quant à la volonté de toucher 100 % des élèves avec les dispositifs<br />

nationaux, Dominique Boutonnat a reconnu qu’elle était<br />

« illusoire », encourageant les salles à se concentrer « davantage<br />

sur la qualité que la quantité ». Il a en outre approuvé le fait<br />

d’intégrer la lutte contre le piratage dans les dispositifs d’éducation<br />

et lancé l’idée de réaliser un clip s’adressant au jeune<br />

public, en collaboration avec l’Hadopi et l’ALPA.<br />

Concentration et CDACi<br />

À la demande des exploitants indépendants d’être mieux<br />

accompagnés face à la concentration, Xavier Lardoux a annoncé<br />

un groupe de travail pour évaluer le phénomène, en s’appuyant<br />

sur le récent rapport d’activité de la CNACi, afin d’apporter<br />

des modifications législatives : « une durée d’autorisation plus<br />

longue passant à trois ans, un critère d’insertion urbanistique de<br />

la salle et la réévaluation de certains critères de passage en commission,<br />

comme le nombre de fauteuils et le nombre d’écrans ». Il s’est<br />

en outre engagé à lancer un autre groupe sur l’économie des<br />

salles de la petite et moyenne exploitation, sans doute avec la<br />

Banque publique d’investissements.<br />

Interpellé à nouveau par la grande exploitation qui se dit<br />

entravée par les engagements de programmation, le directeur<br />

du cinéma du CNC a confirmé un bilan des résultats sur ce<br />

point mais réaffirmé la nécessité « d’un cadre pour limiter la<br />

multidiffusion et laisser la place à la diversité ».<br />

La future loi audiovisuelle a également été débattue, notamment<br />

avec les interventions de Jean Labadie, dirigeant du Pacte, et<br />

de Michel Humbert, fondateur des Caméo de Nancy et Metz,<br />

qui ont tous deux fustigé l’ouverture de la publicité pour le<br />

cinéma à la télévision, qui ne présente selon eux aucun intérêt<br />

et menace l’ensemble de la filière.<br />

Tout en se disant ouvert à la concertation, c’est cette fois Olivier<br />

Henrard qui a indiqué que le sens général de la réforme était<br />

d’assouplir les contraintes pour les diffuseurs télévisuels et qu’il<br />

fallait « assumer notre besoin de diffuseurs historiques puissants<br />

pouvant lutter à armes égales avec les plateformes ».<br />

Quant aux « diffuseurs historiques » que sont les salles de<br />

cinéma, ils auront, à défaut d’obtenir des réponses définitives,<br />

entendu le message de Dominique Boutonnat, pour lequel<br />

« la salle est et reste au cœur de notre modèle d’exception culturelle.<br />

Vous pouvez compter sur moi ».<br />

©Jean-Luc Mège Photography<br />

Franck Riester :<br />

les ressources du<br />

CNC ne seront pas<br />

plafonnées<br />

Premier congrès en tant que ministre de la<br />

Culture pour Franck Riester qui, présent à<br />

Deauville le 25 septembre, a annoncé qu’il n’y<br />

aurait « pas de plafonnement des taxes affectées<br />

au CNC dans le projet de loi de finances (PLF)<br />

pour 2020 ». Mesure confirmée deux jours plus<br />

tard en Conseil des ministres, lors de la présentation<br />

du PLF. Les nouveaux acteurs du numérique<br />

devront contribuer au financement du<br />

cinéma : le taux des taxes sur les éditeurs de<br />

télévision et sur les services vidéo (plateformes<br />

payantes et gratuites) seront harmonisés à<br />

hauteur de 5,15 %. « Cette réforme permettra<br />

de consolider le financement du cinéma, de la<br />

production audiovisuelle et des jeux vidéo, via le<br />

compte de soutien du CNC dont les recettes ne<br />

seront pas plafonnées et qui s’établira, selon nos<br />

prévisions, à hauteur de 676 millions d’euros »,<br />

a déclaré Franck Riester.<br />

©Jean-Luc Mège Photography<br />

Franck Riester et Richard Patry<br />

PIRATAGE<br />

15,4 millions de pirates en 2018, soit 1,3 milliard<br />

d’euros de pertes pour la filière : à l’issue des<br />

débats, la députée LREM Aurore Bergé est<br />

intervenue sur la lutte contre le piratage, « qui<br />

doit être le socle de la loi audiovisuelle » et « redevenir<br />

une priorité politique ».<br />

©Jean-Luc Mège Photography<br />

Aurore Bergé<br />

De son côté, Nicolas Seydoux, président de<br />

l’ALPA, a calculé que les sanctions pécuniaires,<br />

si elles étaient appliquées, pourraient rapporter<br />

260 millions d’euros : « Je propose qu’elles soient<br />

affectés au CNC ! ».<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

17


CHIFFRES<br />

NukeSuite a récolté les données Facebook de 508 pages de cinéma en France, du 16 septembre au 3 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong>. Certaines données ont pu être dopées par de la sponsorisation<br />

de publication. Retrouvez les résultats de cette étude ci-dessous.<br />

RANG<br />

CINÉMAS AVEC LE PLUS GRAND<br />

NOMBRE DE FANS<br />

Nombre de fans.<br />

CINÉMA FANS VAR.<br />

1 Les Cinémas Pathé Gaumont 259545 (+52)<br />

2 Kinepolis France 211668 (+1011)<br />

3 UGC Cinémas 184910 (-75)<br />

4 Le Grand Rex Paris 81434 (+516)<br />

5 Cinepalmes Sainte-Marie 76274 (+21)<br />

6 CGR Cinémas 59802 (+210)<br />

7 MK2 59757 (+113)<br />

8<br />

Europacorp Aéroville<br />

Roissy-en-France<br />

49907 (-68)<br />

9 UGC Lyon 38351 (-5)<br />

10 Majestic de Douaï 28889 (+37)<br />

11 Utopia Bordeaux 19755 (+164)<br />

12 Pathé La Valette Toulon 17577 (+33)<br />

13 Kinepolis Lomme 17137 (+92)<br />

14 Gaumont Montpellier Multiplexe 17117 (+22)<br />

15 Pathé Plan de Campagne 15903 (+23)<br />

16 Cin'Amand Saint-Armand-les-Eaux 15718 (+108)<br />

17 UGC Ciné-Cité Strasbourg 15174 (+140)<br />

18 CGR La Rochelle - Les Minimes 15082 (+48)<br />

19 Pathé Atlantis Nantes 15057 (+314)<br />

20 Gaumont Valenciennes 14869 (+26)<br />

Moyenne : 6 475 fans<br />

RANG<br />

CINÉMA<br />

PAGES QUI PUBLIENT LE PLUS<br />

Nombre de publications.<br />

PAGES QUI GÉNÈRENT LE PLUS<br />

D’INTERACTIONS<br />

Somme des mentions j’aime, commentaires, partages.<br />

PUBL.<br />

1 L'Arlequin Belley 102<br />

2 Cinéma Voltaire Ferney-Voltaire 99<br />

3 Cinema Le Cristal Aurillac 94<br />

4 Monciné Anglet 93<br />

5 Véo Muret 89<br />

6 Véo Grand-Lumière Saint-Chamond 85<br />

7 Les Toiles du Lac - Aix-les-Bains 81<br />

8 Rex Montbrison 80<br />

9 Véo Tulle 80<br />

10 Majestic de Douaï 79<br />

Moyenne : 23 publications<br />

RANG<br />

CINÉMA<br />

INTER.<br />

1 Kinepolis France 34 906<br />

2 Pathé Atlantis Nantes 14 624<br />

3 CGR Cinémas 10 665<br />

4 Les Cinémas Pathé Gaumont 10 179<br />

5 Le Grand Rex Paris 7 186<br />

6 UGC Cinémas 5 563<br />

7 Ciné Quai Saint-Dizier 2 919<br />

8 Néopolis Neufchâteau 2 779<br />

9 UGC Ciné Cité Mondeville 1 951<br />

10 Cin'Amand Saint-Armand-les-Eaux 1 814<br />

Moyenne : 470 interactions<br />

PAGES QUI GÉNÈRENT LE PLUS D’INTERAC-<br />

TIONS PAR PUBLICATION EN MOYENNE<br />

Moyenne par publication de la somme des mentions j’aime, commentaires, partages.<br />

RANG<br />

CINÉMA<br />

INT. / POST<br />

1 Kinepolis France 895<br />

2 CGR Cinémas 288<br />

3 Pathé Atlantis Nantes 244<br />

4 Le Grand Rex Paris 232<br />

5 Grand Ecran Libourne 210<br />

6 Néopolis Neufchâteau 174<br />

7 UGC Cinémas 155<br />

8 Les Cinémas Pathé Gaumont 152<br />

9 Cinéma Confluences Varennes 134<br />

10 Multiplexe Le Grand Palace Les Sables d'Olonne 127<br />

Moyenne : 21 interactions par post<br />

TOP DES PUBLICATIONS QUI ONT GÉNÉRÉ LE PLUS<br />

D’INTERACTIONS PAR PAGES<br />

Les publications qui obtiennent le plus de mentions “j’aime”, commentaires et partages sur la période.<br />

PATHÉ ATLANTIS NANTES<br />

16 721 int.<br />

Post partageant la bande annonce du spin-off<br />

dédié à Harley Quinn.<br />

CGR CINÉMAS<br />

5 549 int.<br />

Mise en vente des billets pour Gemini Man, film<br />

d’ouverture du Festival d’Avant-Premières.<br />

KINEPOLIS FRANCE<br />

4 820 int.<br />

Post partageant la bande annonce du spin-off<br />

dédié à Harley Quinn.<br />

RANG<br />

TAUX D’ENGAGEMENT PAR PAGE<br />

Ratio entre le nombre total d’interactions<br />

de la page / nombre de fans.<br />

CINÉMA %<br />

1 Néopolis Neufchâteau 105,07<br />

2 Pathé Atlantis Nantes 97,12<br />

3 Cinémas Rialto Variétés Nice 71,92<br />

4 Cinéma le Palace Les Andelys 57,86<br />

5 Cinéma Loft Chatelleraut 41,21<br />

6 Ciné-Quai Saint-Dizier 38,08<br />

7 Cinéma Le Castelia - Castelginest 36,18<br />

8 CineMistral Frontignan 34,98<br />

9 Véo Grand-Lumière Saint-Chamond 34,96<br />

10 Ciné Loire Tours 31,06<br />

11 Cinéma Le Vincennes 29,88<br />

12 Clap Ciné Canet 28,93<br />

13 Cinéma Voltaire Ferney-Voltaire 28,91<br />

14 Véo Muret 27,86<br />

15 Cinéma La Strada Decazeville 27,45<br />

16 CGR Val Arena Clermont-Ferrand 24,90<br />

17 Cinéma Confluences Sens 24,48<br />

18 Gaumont Labège Toulouse 24,39<br />

19 CGR Cagnes-sur-mer 22,19<br />

20 Ciné Le Grand Club Dax 22,08<br />

Moyenne : 7,48 %<br />

TAUX D’ENGAGEMENT PAR POST<br />

Ratio entre le nombre total d’interactions du post / nombre de fans de la page.<br />

Sur les 20 premiers posts, on compte 8 publications proposant des jeux concours. Sur ces 8 posts, 6 jeux concours permettent de remporter des places lors d’avant-premières ou de<br />

séances classiques. Les deux autres concernent des événements proposés en salles premium ICE et IMAX. Si les jeux concours restent un type de publications qui génère beaucoup<br />

d’interactions, cette période montre que la variété des contenus est également valorisée.<br />

Rang<br />

1<br />

2<br />

3<br />

4<br />

5<br />

6<br />

7<br />

Cinéma %<br />

PATHÉ ATLANTIS NANTES<br />

Post partageant la bande annonce<br />

du spin-off dédié à Harley Quinn.<br />

NÉOPOLIS NEUFCHÂTEAU<br />

Concours pour gagner deux places<br />

du 2 au 8 <strong>octobre</strong> sur les films de<br />

son choix.<br />

NÉOPOLIS NEUFCHÂTEAU<br />

Concours pour gagner deux places<br />

du 25 septembre au 1 er <strong>octobre</strong> sur<br />

les films de son choix.<br />

NÉOPOLIS NEUFCHÂTEAU<br />

Concours pour gagner deux places<br />

du 18 au 24 septembre sur les films<br />

de son choix.<br />

LOFT CINÉMA<br />

Annonce de l’avant-première du film<br />

Au nom de la terre.<br />

CGR SOISSONS<br />

Les spectateurs décorateurs étaient<br />

conviés à une braderie d’affiches.<br />

CINÉMA LE PALACE LES<br />

ANDELYS<br />

Diaporama photo présentant les<br />

films de la semaine.<br />

112,70<br />

29,77<br />

29,58<br />

29,41<br />

16,30<br />

15,22<br />

14,99<br />

Rang<br />

8<br />

9<br />

10<br />

11<br />

12<br />

13<br />

14<br />

Cinéma %<br />

CINÉMA LE PALACE LES<br />

ANDELYS<br />

Diaporama photo présentant les<br />

films de la semaine.<br />

CINÉMA LE PALACE LES<br />

ANDELYS<br />

Diaporama photo présentant les<br />

films de la semaine.<br />

CGR VAL ARENA<br />

CLERMONT-FERRAND<br />

Concours pour gagner des places<br />

pour Maléfiques 2 en salle ICE.<br />

CINÉ QUAI SAINT-DIZIER<br />

Concours pour gagner deux places<br />

du 2 au 8 <strong>octobre</strong> sur les films de<br />

son choix.<br />

CINÉMAS RIALTO ET<br />

VARIÉTÉS NICE<br />

Remerciements suite à l’avantpremière<br />

avec équipe de 5 est le<br />

numéro parfait.<br />

CINÉMA CONFLUENCES<br />

SENS<br />

Diaporama photo présentant les<br />

films de la semaine.<br />

CINÉMA CONFLUENCES<br />

SENS<br />

Diaporama photo présentant les<br />

films de la semaine.<br />

14,97<br />

14,79<br />

13,13<br />

12<br />

11,50<br />

10,89<br />

10,87<br />

Rang<br />

15<br />

16<br />

17<br />

18<br />

19<br />

20<br />

Cinéma %<br />

CINÉ QUAI SAINT-DIZIER<br />

Concours pour gagner deux places<br />

du 18 au 24 septembre sur les films<br />

de son choix.<br />

CINÉ LOIRE TOURS<br />

Concours pour gagner un package<br />

inédit pour voir Joker en IMAX.<br />

CINÉ QUAI SAINT-DIZIER<br />

Concours pour gagner deux places<br />

du 25 septembre au 1 er <strong>octobre</strong> sur<br />

les films de son choix.<br />

CGR CINÉMAS<br />

Mise en vente des billets pour<br />

Gemini Man, film d’ouverture du<br />

Festival d’Avant-Premières<br />

CINÉMISTRAL<br />

FRONTIGNAN<br />

Post partageant la nouvelle<br />

autorisation en CDACi pour le futur<br />

cinéma.<br />

CGR RIVESALT<br />

Post annonçant l’avant-première du<br />

film Les Municipaux, trop c’est trop.<br />

10,64<br />

10,40<br />

10,07<br />

9,31<br />

9,10<br />

8,43<br />

18


Cette page a été réalisée en collaboration avec CBO-Box Office, le site des professionnels du cinéma.<br />

LE TOP DES FILMS<br />

Cumul des entrées sur la période du 1 er janvier au 2 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong>.<br />

RANG<br />

FILM DISTRI. SORTIE<br />

ENTRÉES<br />

FRANCE<br />

LE TOP DES DISTRIBUTEURS<br />

Films exploités sur la période du 1 er janvier au 2 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong>.<br />

RANG<br />

DISTRIBUTEUR<br />

NB<br />

FILMS<br />

CUMUL<br />

ENTRÉES<br />

1 LE ROI LION THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE 17/07/<strong>2019</strong> 9 631 356<br />

2 AVENGERS : ENDGAME THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE 24/04/<strong>2019</strong> 6 823 130<br />

3<br />

QU'EST-CE QU'ON A ENCORE<br />

FAIT AU BON DIEU ?<br />

UGC DISTRIBUTION 30/01/<strong>2019</strong> 6 668 597<br />

4 TOY STORY 4 THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE 26/06/<strong>2019</strong> 4 439 002<br />

5 DRAGONS 3 : LE MONDE CACHE UNIVERSAL PICTURES FRANCE 06/02/<strong>2019</strong> 3 367 445<br />

6 CAPTAIN MARVEL THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE 06/03/<strong>2019</strong> 3 305 075<br />

7 SPIDER-MAN : FAR FROM HOME SONY PICTURES RELEASING 03/07/<strong>2019</strong> 3 226 048<br />

8 NOUS FINIRONS ENSEMBLE PATHE FILMS 01/05/<strong>2019</strong> 2 759 831<br />

9 ONCE UPON A TIME... IN HOLLYWOOD SONY PICTURES RELEASING 14/08/<strong>2019</strong> 2 595 151<br />

10 ALADDIN THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE 22/05/<strong>2019</strong> 2 438 526<br />

11 FAST & FURIOUS : HOBBS & SHAW UNIVERSAL PICTURES FRANCE 07/08/<strong>2019</strong> 2 428 793<br />

12 DUMBO THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE 27/03/<strong>2019</strong> 2 292 747<br />

13 RALPH 2.0 THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE 13/02/<strong>2019</strong> 2 261 157<br />

14 COMME DES BETES 2 UNIVERSAL PICTURES FRANCE 31/07/<strong>2019</strong> 2 185 949<br />

15 GREEN BOOK SUR LES ROUTES DU SUD METROPOLITAN FILMEXPORT 23/01/<strong>2019</strong> 2 055 324<br />

16 ALITA : BATTLE ANGEL TWENTIETH CENTURY FOX 13/02/<strong>2019</strong> 2 033 168<br />

17 LA MULE WARNER BROS. 23/01/<strong>2019</strong> 1 849 004<br />

18 CREED II WARNER BROS. 09/01/<strong>2019</strong> 1 733 124<br />

19 NICKY LARSON ET LE PARFUM DE CUPIDON SONY PICTURES RELEASING 06/02/<strong>2019</strong> 1 684 404<br />

20 POKEMON DETECTIVE PIKACHU WARNER BROS. 08/05/<strong>2019</strong> 1 682 046<br />

21 PARASITE LES BOOKMAKERS - THE JOKERS 05/06/<strong>2019</strong> 1 663 993<br />

22 LE CHANT DU LOUP PATHE FILMS 20/02/<strong>2019</strong> 1 522 395<br />

23 LA VIE SCOLAIRE GAUMONT DISTRIBUTION 28/08/<strong>2019</strong> 1 417 587<br />

24 LE PARC DES MERVEILLES PARAMOUNT PICTURES FRANCE 03/04/<strong>2019</strong> 1 412 150<br />

25 X-MEN : DARK PHOENIX TWENTIETH CENTURY FOX 05/06/<strong>2019</strong> 1 403 901<br />

26 LES INVISIBLES APOLLO FILMS 09/01/<strong>2019</strong> 1 332 799<br />

27 AQUAMAN WARNER BROS. 19/12/2018 1 298 346<br />

28 GLASS THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE 16/01/<strong>2019</strong> 1 251 282<br />

29 AFTER - CHAPITRE 1 SND 17/04/<strong>2019</strong> 1 228 756<br />

30 CA CHAPITRE 2 WARNER BROS. 11/09/<strong>2019</strong> 1 217 471<br />

31 C'EST QUOI CETTE MAMIE ?! UGC DISTRIBUTION 07/08/<strong>2019</strong> 1 167 990<br />

32 SHAZAM ! WARNER BROS. 03/04/<strong>2019</strong> 1 075 884<br />

33 TANGUY LE RETOUR SND 10/04/<strong>2019</strong> 1 021 278<br />

34<br />

ASTERIX - LE SECRET DE LA POTION<br />

MAGIQUE<br />

SND 05/12/2018 992 648<br />

35 MEN IN BLACK : INTERNATIONAL SONY PICTURES RELEASING 12/06/<strong>2019</strong> 967 040<br />

36 ANNABELLE - LA MAISON DU MAL WARNER BROS. 10/07/<strong>2019</strong> 951 245<br />

37 REBELLES LE PACTE 13/03/<strong>2019</strong> 925 503<br />

38 GRACE A DIEU MARS FILMS 20/02/<strong>2019</strong> 915 327<br />

39 LE MYSTERE HENRI PICK GAUMONT DISTRIBUTION 06/03/<strong>2019</strong> 885 848<br />

40 MIA ET LE LION BLANC STUDIOCANAL 26/12/2018 863 429<br />

41 ROYAL CORGI APOLLO FILMS 10/04/<strong>2019</strong> 859 633<br />

42 ESCAPE GAME SONY PICTURES RELEASING 27/02/<strong>2019</strong> 858 915<br />

43 SIMETIERRE PARAMOUNT PICTURES FRANCE 10/04/<strong>2019</strong> 850 945<br />

44 JOHN WICK PARABELLUM METROPOLITAN FILMEXPORT 22/05/<strong>2019</strong> 841 535<br />

45 ALL INCLUSIVE WARNER BROS. 13/02/<strong>2019</strong> 814 207<br />

46 INSEPARABLES SND 04/09/<strong>2019</strong> 813 385<br />

47 LA MALEDICTION DE LA DAME BLANCHE WARNER BROS. 17/04/<strong>2019</strong> 805 476<br />

48 DOULEUR ET GLOIRE PATHE FILMS 17/05/<strong>2019</strong> 799 999<br />

49<br />

50<br />

L'INCROYABLE HISTOIRE<br />

DU FACTEUR CHEVAL<br />

MINUSCULE 2 :<br />

LES MANDIBULES DU BOUT DU MONDE<br />

SND 16/01/<strong>2019</strong> 757 243<br />

LE PACTE 30/01/<strong>2019</strong> 756 332<br />

1 THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE 10 33 088 684<br />

2 WARNER BROS. 20 13 023 983<br />

3 UNIVERSAL PICTURES FRANCE 22 12 425 722<br />

4 SONY PICTURES RELEASING 11 9 844 951<br />

5 UGC DISTRIBUTION 10 9 452 765<br />

6 PATHE FILMS 16 8 022 075<br />

7 TWENTIETH CENTURY FOX +1 11 6 202 951<br />

8 SND -1 10 5 929 007<br />

9 MARS FILMS 26 5 561 245<br />

10 PARAMOUNT PICTURES FRANCE 10 5 103 617<br />

11 GAUMONT DISTRIBUTION +1 11 4 863 663<br />

12 METROPOLITAN FILMEXPORT -1 24 4 791 165<br />

13 LE PACTE 24 4 206 819<br />

14 APOLLO FILMS 10 2 930 098<br />

15 STUDIOCANAL 9 2 607 626<br />

16 LES BOOKMAKERS - THE JOKERS 4 1 732 360<br />

17 DIAPHANA DISTRIBUTION +1 13 1 719 965<br />

18 AD VITAM -1 14 1 284 494<br />

19 WILD BUNCH DISTRIBUTION 13 1 039 915<br />

20 MEMENTO FILMS DISTRIBUTION 8 951 973<br />

21 PYRAMIDE 17 885 491<br />

22 ARP SELECTION 11 685 950<br />

23 JOUR2FETE 12 409 743<br />

24 KMBO 14 368 047<br />

25 CONDOR DISTRIBUTION +2 8 360 055<br />

26 BAC FILMS -1 10 344 560<br />

27 HAUT ET COURT -1 8 300 829<br />

28 EUROZOOM 10 270 669<br />

29 REZO FILMS 8 264 129<br />

30 ART HOUSE FILMS 3 211 006<br />

31 SOPHIE DULAC DISTRIBUTION 8 167 390<br />

32 SBS DISTRIBUTION +2 4 158 333<br />

33 ORANGE STUDIO DISTRIBUTION -1 4 157 415<br />

34 UFO DISTRIBUTION -1 5 124 629<br />

35 CINEMA PUBLIC FILMS 3 95 278<br />

36 JUPITER COMMUNICATIONS +1 6 92 282<br />

37 GEBEKA FILMS -1 5 92 662<br />

38 LES FILMS DU LOSANGE +2 7 85 831<br />

39 SAJE DISTRIBUTION +4 4 82 651<br />

40 CARLOTTA FILMS -2 15 78 004<br />

41 OCEAN FILMS -2 4 70 810<br />

42 ALBA FILMS -1 1 69 347<br />

43 SEPTIEME FACTORY -1 3 66 368<br />

44 NIGHT ED FILMS +1 20 54 792<br />

45 BAC FILMS - KINOVISTA -1 1 52 423<br />

46 DESTINY FILMS 7 50 735<br />

47 PARADIS FILMS 2 48 165<br />

48 EPICENTRE FILMS 26 47 000<br />

49 LES FILMS DU PREAU N 3 43 012<br />

50 NEW STORY -1 4 42 204<br />

N Nouvelle entrée<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

19


SORTIES DE FILMS<br />

S 41<br />

9 OCT<br />

SEMAINE DE SORTIE JOUR FÉRIÉ Zone A Zone B Zone C<br />

NOUVELLE DATE<br />

REPRISE<br />

CONTENU ALTERNATIF<br />

Besançon, Bordeaux,<br />

Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble,<br />

Limoges, Lyon, Poitiers<br />

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />

Aix-Marseille, Amiens, Caen,<br />

Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice,<br />

Orléans-Tours, Reims, Rennes,<br />

Rouen, Strasbourg<br />

SAINT ANDRE DES ARTS BETTY MARCUSFELD 1h30 M.Bouquin<br />

FILIGRANOWA CERVIN, LA MONTAGNE DU MONDE 0h54 N.Bongiorno N.Bongiorno<br />

MEMENTO FILMS CHAMBRE 212 1h27 C.Honoré C.Mastroianni/V.Lacoste/C.Cottin<br />

CINÉ CROISIÈRE D'ÉGAL À ÉGAL - AUF AUGENHÖHE 1h32 E.Goldbrunner/J.Dollhopf J.Prentice/L.Vorbach/E.Frey<br />

SND FILMS DONNE-MOI DES AILES 1h53 N.Vanier J.Rouve/M.Doutey/L.Vazquez<br />

COOPERATIVE DIRECTION HUMAINE<br />

DES RESSOURCES<br />

EN LIBERTÉ ! LE VILLAGE DÉMOCRATIQUE DE POURGUES 1h16 A.Ferrini<br />

LES FILMS DU PREAU JACOB ET LES CHIENS QUI PARLENT 1h10 E.Jansons<br />

WARNER BROS. JOKER 2h02 T.Phillips J.Phoenix/F.Conroy/R.D.Niro<br />

MARY-X DISTRIBUTION L'HOMME QUI RIT 1h50 P.Leni B.Hurst/C.Veidt/K.Huszár<br />

PATHE LA FAMEUSE INVASION DES OURS EN SICILE 1h22 L.Mattotti J.Carrière<br />

SEPTIEME FACTORY LA GRANDE CAVALE 1h25 C.Lauenstein/W.Lauenstein<br />

FRA CINÉMA LES INDES GALANTES (OPÉRA DE PARIS-FRA CINÉMA) 3h40 C.Cogitore S.Devieilhe/F.Sempey/J.Devos<br />

PATHE LIVE METALLICA & SAN FRANCISCO SYMPHONY : S&M 2 2h30 W.Isham Metallica<br />

METEORE FILMS NOS DÉFAITES 1h27 J.Périot<br />

REVOLT CINEMA ON VA TOUT PÉTER 1h49 L.Kowalski<br />

JOUR2FETE PAPICHA 1h45 M.Meddour L.Khoudri/S.Boutella/A.H.Douaouda<br />

KMBO FILMS POUR SAMA 1h35 W.Al-Kateab/E.Watts<br />

NEW STORY QUELLE FOLIE 1h27 D.Governatori A.Deschamps<br />

METROPOLITAN FILMEXPORT SŒURS D'ARMES 1h52 C.Fourest D.Gwyn/A.Casar/C.Jordana<br />

CARLOTTA FILMS SOUVENIRS D'EN FRANCE 1h35 A.Téchiné J.Moreau/M.Auclair/M.Pisier<br />

LE PACTE TOUT EST POSSIBLE (THE BIGGEST LITTLE FARM) 1h32 J.Chester C.Dion<br />

Créteil, Montpellier,<br />

Paris, Toulouse,<br />

Versailles<br />

S 42<br />

16 OCT<br />

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />

PATHE LIVE TURANDOT (METROPOLITAN OPERA) 3h22 F.Zeffirelli C.Goerke/E.Buratto/R.Aronica<br />

SONY PICTURES RELEASING FRANCE ANGRY BIRDS : COPAINS COMME COCHONS 1h37 T.V.Orman K.Viard<br />

SAINT ANDRE DES ARTS ART & MIND 1h10 A.Ravalec<br />

SAINT ANDRE DES ARTS BLEU PÂLEBOURG 0h55 J.Bonan A.Becker/S.Bourel<br />

PYRAMIDE DISTRIBUTION CAMILLE 1h30 B.Lojkine F.Bindala/N.Meurisse/B.Todeschini<br />

COTE DIFFUSION / CGR EVENTS ERZA MUQOLI : LE CONCERT PRIVÉ AU CINÉMA 1h17<br />

WILD BUNCH DISTRIBUTION FAHIM 1h42 P.Martin-Laval I.Nanty/A.Ahmed/M.Rahaman<br />

ROUGE INTERNATIONAL L'ANGLE MORT 1h44 P.Bernard/P.Trividic J.Folly/I.Carré/G.Farahani<br />

UFO DISTRIBUTION LA BONNE RÉPUTATION 1h39 A.M.Abella C.Ciangherotti/I.Salas/P.Gaitán<br />

PATHE LIVE LA PUCE À L'OREILLE (COMÉDIE-FRANÇAISE) 3h00 L.Baur<br />

UGC DISTRIBUTION LA VÉRITÉ SI JE MENS ! LES DÉBUTS 1h50 M.Munz/G.Bitton Y.Manca/M.Lumière/A.Csaszar<br />

SOLARIS DISTRIBUTION LE TEMPS DU GHETTO 1h20 F.Rossif<br />

LES FILMS DU CAMELIA LES CHEMINS DE LA HAUTE VILLE 1h53 J.Clayton L.Harvey/S.Signoret/H.Sears<br />

CGR / ORIGINALS FACTORY LITTLE MONSTERS 1h34 A.Forsythe A.England/L.Nyong'o/J.Gad<br />

CINEMA PUBLIC FILMS LOUPS TENDRES ET LOUFOQUES 0h52<br />

THE WALT DISNEY COMPANY<br />

FRANCE<br />

MALÉFIQUE : LE POUVOIR DU MAL 1h58 J.Rønning A.Jolie/E.Fanning/M.Pfeiffer<br />

SHELLAC MARTIN EDEN 2h08 P.Marcello L.Marinelli/J.Cressy/C.Cecchi<br />

DIAPHANA DISTRIBUTION MATTHIAS & MAXIME 1h59 X.Dolan G.D.Freitas/X.Dolan/A.Dorval<br />

METROPOLITAN FILMEXPORT QUEENS 1h47 L.Scafaria J.Lopez/C.Wu/L.Reinhart<br />

STUDIOCANAL SHAUN LE MOUTON LE FILM : LA FERME CONTRE-ATTAQUE 1h30 W.Becher/R.Phelan<br />

LARDUX FILMS WARRIOR WOMEN 1h04 E.Castle/C.D.King M.T.Hawk/M.Gilbert<br />

S 43<br />

23 OCT<br />

S 44<br />

30 OCT<br />

1 ER NOV.<br />

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />

NOUR FILMS 5 EST LE NUMÉRO PARFAIT 1h46 Igort T.Servillo/V.Golino/C.Buccirosso<br />

UNIVERSAL PICTURES (FRANCE) ABOMINABLE 1h37 J.Culton/T.Wilderman<br />

EUROZOOM AU BOUT DU MONDE 2h00 K.Kurosawa A.Maeda/R.Kase/S.Sometani<br />

LES BOOKMAKERS / CAPRICCI FILMS BRAQUER POITIERS 1h25 C.Schmitz F.Soetens/H.Bressiant/W.Ameuille<br />

CARLOTTA FILMS CARTOUCHE 1h55 P.D.Broca J.Belmondo/C.Cardinale/J.Hahn<br />

TRAFALGAR RELEASING DON PASCALE (ROYAL OPERA HOUSE) 2h30 D.Michieletto B.Terfel<br />

GAUMONT HORS NORMES 1h54 E.Toledano/O.Nakache V.Cassel/R.Kateb/H.Vincent<br />

LES ACACIAS L’ ÂCRE PARFUM DES IMMORTELLES 1h19 J.Thorn Nach<br />

UNZERO FILMS LA PISCINE 2h00 J.Deray A.Delon/R.Schneider/M.Ronet<br />

DOPAMYNE FILMS LE FRUIT DE L'ESPOIR 1h20 A.Williams R.Hossein/C.Berner/S.Pouget<br />

JOUR2FETE LES CHARBONS ARDENTS 1h29 H.Milano<br />

APOLLO FILMS LES MUNICIPAUX, TROP C'EST TROP ! 1h39 F.Ginibre/E.Carrière E.Carrière/F.Ginibre/B.Lochet<br />

PATHÉ LIVE MANON (METROPOLITAN OPERA) 4h12 L.Pelly L.Oropesa/M.Fabiano/C.Bosi<br />

PATHE LIVE RAYMONDA (BOLCHOÏ) 3h00 Y.Grigorovitch<br />

ART HOUSE SERENDIPITY 1h14<br />

LE PACTE SORRY WE MISSED YOU 1h40 K.Loach R.Brewster/K.Hitchen/D.Honeywood<br />

20 TH CENTURY FOX TERMINATOR : DARK FATE T.Miller A.Schwarzenegger/L.Hamilton/M.Davis<br />

LES FILMS DU VIADUC THÉÂTRE DU RADEAU, TRIPTYQUE 1h00 P.Viret F.Tanguy/L.Chable/M.Hélary<br />

SOLARIS DISTRIBUTION TRILOGIE ROMERO G.A.Romero<br />

La Nuit des morts-vivants/Zombie/Le<br />

Jour des morts-vivants<br />

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />

URBAN DISTRIBUTION CHICHINETTE, MA VIE D'ESPIONNE 1h26 N.Hens<br />

TRAFALGAR RELEASING<br />

CONCERTO / VARIATIONS ENIGMA / RAYMONDA ACTE III (ROYAL<br />

OPERA HOUSE)<br />

3h00 K.Macmillan<br />

SOPHIE DULAC DISTRIBUTION DEBOUT SUR LA MONTAGNE 1h45 S.Betbeder W.Lebghil/I.Higelin/B.Bouillon<br />

20


S 44<br />

30 OCT<br />

1 ER NOV.<br />

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />

WARNER BROS. DOCTOR SLEEP 2h31 M.Flanagan E.Mcgregor/R.Ferguson/K.Curran<br />

PANOCEANIC FILMS DORS MON LAPIN 1h23 J.Mocky R.Bohringer/F.Diefenthal/S.Biasini<br />

JUPITER FILMS HAPPY, LA MÉDITATION À L'ÉCOLE 1h16 H.Walter/E.Georgeault<br />

AIM DISTRIBUTION JE PRENDS TA PEINE 1h05 A.Consigny<br />

MARY-X DISTRIBUTION JE SUIS UN AVENTURIER 1h37 A.Mann J.Doucette/R.Foulk/D.C.Harvey<br />

PYRAMIDE DISTRIBUTION LA CORDILLÈRE DES SONGES 1h25 P.Guzman<br />

SPLENDOR FILMS LE DERNIER ROUND 1h10 B.Keaton B.Keaton/S.O'neil/S.Edwards<br />

ADVITAM LE TRAÎTRE 2h31 M.Bellocchio P.Favino/M.F.Cândido/F.Ferracane<br />

SAJE DISTRIBUTION LE VOYAGE DU PÈLERIN 2h10 R.Fernandez<br />

SEVENTH ART PRODUCTIONS LEONARD DE VINCI : L'HISTOIRE COMPLÈTE 1h25 P.Grabsky<br />

STUDIOCANAL MON CHIEN STUPIDE Y.Attal Y.Attal/C.Gainsbourg/P.Arbillot<br />

ARIZONA FILMS DISTRIBUTION OLEG 1h48 J.Kursietis A.Próchniak/D.Ogrodnik/V.Novopolskij<br />

POTEMKINE QUAND PASSENT LES CIGOGNES 1h37 M.Kalatozov T.Samoilova/A.Batalov/A.Shvorin<br />

SONY PICTURES RELEASING FRANCE RETOUR À ZOMBIELAND R.Fleischer W.Harrelson/Z.Deutch/J.Eisenberg<br />

HAUT ET COURT UN MONDE PLUS GRAND 1h40 F.Berthaud C.D.France/T.Dashnyam/A.Worthalter<br />

MARY-X DISTRIBUTION WINCHESTER 73 1h32 A.Mann J.Stewart/S.Winters/D.Duryea<br />

SEPTIEME FACTORY XY CHELSEA 1h32 T.T.Hawkins<br />

S 45<br />

6 NOV<br />

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />

WILD BUNCH DISTRIBUTION ADULTS IN THE ROOM Costa-Gavras A.Bourdoumis/U.Tukur/D.Schuurmans<br />

PANOCEANIC FILMS AMOUR-EUX 1h18 A.Laugier S.Nouchi/T.Vaneck/J.Errero<br />

LES FILMS DU CAMELIA BLACK JOURNAL 1h55 M.Bolognini M.V.Sydow/S.Winters/L.Antonelli<br />

ARP ET PUIS NOUS DANSERONS 1h50 L.Akin<br />

L.Gelbakhiani/T.Bukhnikashvili/G.<br />

Aladashvili<br />

NEW STORY FURIE O.Abbou A.Niane/E.Leduc/S.Caillard<br />

REZO FILMS J'AI PERDU MON CORPS 1h21 J.Clapin<br />

ART HOUSE JE VEUX MANGER TON PANCRÉAS 1h48 S.Ushijima<br />

SWASHBUCKLER FILMS L'AFFAIRE CICÉRON 1h48 J.L.Mankiewicz J.Mason/D.Darrieux/M.Rennie<br />

LES FILMS DU LOSANGE L'AUDITION 1h30 I.Weisse N.Hoss/J.Albinus/I.Monti<br />

BOBINE FILMS L'INSTANT INFINI 1h30 D.Beer J.Rihouey/D.Dorsaz/M.Chardet<br />

PATHÉ / ORANGE STUDIO LA BELLE ÉPOQUE 1h55 N.Bedos D.Auteuil/G.Canet/D.Tillier<br />

THEATRE DU TEMPLE LA VIACCIA 1h52 M.Bolognini J.Belmondo/C.Cardinale/P.Germi<br />

DESTINY DISTRIBUTION LE CHAR ET L'OLIVIER, UNE AUTRE HISTOIRE DE LA PALESTINE 1h41 R.Nurier<br />

TAMASA DISTRIBUTION<br />

LE MONDE ANIMÉ DE GRIMAULT<br />

KMBO FILMS LE VOYAGE DANS LA LUNE 1h20 R.A.Sivertsen<br />

OPHELIA FILM LIBERTINS 1h26 L.Baillemont R.Ferreira/M.Delmond/J.Hamon<br />

PATHÉ LIVE MADAMA BUTTERFLY (METROPOLITAN OPERA) 3h32 A.Minghella H.He/E.Deshong/A.Caré<br />

METROPOLITAN FILMEXPORT MIDWAY R.Emmerich L.Evans/P.Wilson/N.Jonas<br />

PATHE LIVE MYLÈNE FARMER <strong>2019</strong> - LE FILM 2h00 F.Hanss<br />

SPLENDOR FILMS PAÏ : L'ÉLUE D'UN PEUPLE NOUVEAU 1h41 N.Caro K.Castle-Hughes/R.Paratene/V.Haughton<br />

COTE DIFFUSION / CGR EVENTS PAVAROTTI 1h54 R.Howard L.Pavarotti/P.Domingo/Bono<br />

ALBA FILMS PLACE DES VICTOIRES 1h43 Y.Guillouzouic G.D.Tonquédec/S.Manousha/P.Puia<br />

SAINT ANDRE DES ARTS PRINCES ET VAGABONDS 1h13 F.L.Houérou<br />

ASC DISTRIBUTION TEMPORADA 1h52 A.N.Oliveira G.Passô/R.Apr/R.Faria<br />

WAYNA PITCH FILM UNE COLONIE 1h42 G.D.Celles E.Bierre/I.Côté/J.Whiteduck-Lavoie<br />

LES FILMS DES DEUX RIVES VITIS PROHIBITA 1h31 S.Balay<br />

S 46<br />

13 NOV<br />

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)<br />

METROPOLITAN FILMEXPORT COUNTDOWN J.Dec E.Lail/A.Winters/J.Calloway<br />

ELECTRON LIBRE COMPAGNIE GRAINES DE RONDS-POINTS 1h15 J.Julliand<br />

GAUMONT J'ACCUSE 2h06 R.Polanski J.Dujardin/L.Garrel/E.Seigner<br />

VENDREDI DISTRIBUTION J'AIMERAIS QU'IL RESTE QUELQUE CHOSE 1h19 L.Cantais<br />

STRAY DOGS DISTRIBUTION KOKO-DI KOKO-DA 1h26 J.Nyholm L.Edlund/Y.Gallon/P.Belli<br />

NOUR FILMS L'ÂME DU VIN 1h41 M.Gorbanevsky<br />

FRA CINÉMA LA FLÛTE ENCHANTÉE (FESTIVAL DE SALZBOURG-FRA CINÉMA) 2h45 L.Steier M.Goerne/M.Peter/A.Shagimuratova<br />

JHR FILMS LE BEL ÉTÉ 1h21 P.Creton S.Lebel/S.Frère/Y.Edouard<br />

PATHE LIVE LE CORSAIRE (BOLCHOÏ) 3h30 A.Ratmansky E.Krysanova/I.Tsvirko/D.Savin<br />

20 TH CENTURY FOX LE MANS 66 2h32 J.Mangold M.Damon/C.Bale/C.Balfe<br />

SAINT ANDRE DES ARTS LE ROI D'ICI 1h35 A.D’ardronville N.D.Lavergne/F.Carlier/B.Perrotey<br />

BAC FILMS LITTLE JOE 1h45 J.Hausner E.Beecham/B.Whishaw/K.Fox<br />

PANAME DISTRIBUTION NOURA RÊVE 1h30 H.Boujemaa H.Sabri/L.Abdelli/H.Boumsaoudi<br />

ARIZONA FILMS DISTRIBUTION OCÉAN 1h51 Océan Océan<br />

L'AGENCE DU COURT METRAGE PÈRES ET IMPAIRS 1h13<br />

JOUR2FETE RENDRE LA JUSTICE 2h00 R.Salis<br />

PATHE LIVE SHAKIRA IN CONCERT : EL DORADO WORLD TOUR 2h10 Shakira Shakira<br />

GEBEKA ZIBILLA OU LA VIE ZÉBRÉE 0h49 I.Favez<br />

POUR TOUS CHANGEMENTS CONCERNANT CE CALENDRIER, CONTACTEZ-NOUS PAR MAIL À CALENDRIER@BOXOFFICEFRANCE.FR.<br />

Avis aux distributeurs : afin de voir apparaître vos sorties dans les fiches films de <strong>Boxoffice</strong>, n’hésitez pas à faire parvenir<br />

régulièrement votre line up mis à jour.<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

21


CHIFFRES<br />

LYNA KHOUDRI<br />

Une papicha hors normes<br />

Encore peu connue du public, elle affiche pourtant, à 27 ans, une<br />

filmographie qui lui a déjà valu les honneurs de la profession. Si son<br />

parcours ne laissait pas présager une telle carrière, il dessinait cependant<br />

une détermination et une force certaines. Née à Alger en pleine<br />

guerre civile, Lyna Khoudri fuit son pays avec sa famille face à la<br />

menace des groupes islamistes. Arrivée en France, elle parfait sa<br />

passion du spectacle en intégrant le théâtre national de Strasbourg.<br />

Après une apparition dans Polina, danser sa vie de Valérie Müller et<br />

Angelin Preljocaj, elle est à l’affiche des Bienheureux de Sofia Djama,<br />

aux côtés notamment de Sami Bouajila. Un film qui fait écho à son<br />

passé, puisqu’il plonge dans l’Algérie de l’après-guerre civile. Son<br />

interprétation est vivement saluée par la critique et lui permet<br />

d’obtenir le prix Orizzonti de la meilleure actrice à la Mostra de<br />

Venise 2017, ainsi qu’une nomination aux César. Engagée, l’actrice<br />

l’est également en dehors de plateau : elle fait partie de 1 000 visages,<br />

association qui prône la diversité au cinéma, initiée par la réalisatrice<br />

Houda Benyamina (Divines). Après un rôle dans Luna de Elsa<br />

Diringer (2018) et un passage par le petit écran pour Les Sauvages,<br />

série de Rebecca Zlotowski, Lyna Khoudri va retrouver son Algérie<br />

natale dans le premier film de Mounia Meddour Papicha (9/10, Jour2fête), présenté<br />

à Un Certain Regard (voir <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> n°375). Elle y incarne une jeune étudiante<br />

qui souhaite devenir styliste et vend ses créations aux papichas, de jeunes Algéroises<br />

éprises de liberté, dans un contexte de répression islamiste. À la fin du mois, on la<br />

retrouvera dans Hors normes (30/10, Gaumont) du duo Toledano-Nakache. Suivront<br />

Qu’un sang impur (8/01, Mars) avec Olivier Gourmet, Gagarine (Haut et court)<br />

et le nouveau Wes Anderson The French Dispatch (Fox).<br />

Extrait de sa filmo<br />

SORTIE TITRE DU FILM CUMUL<br />

11/04/2018 LUNA 33 721<br />

13/12/2017 LES BIENHEUREUX 30 165<br />

©Jour2Fête<br />

Lyna Khoudri<br />

TOP 10 DES FILMS AUX USA<br />

Week-end du 4 au 6 <strong>octobre</strong><br />

RING<br />

Comparatif entrées 1 er jour<br />

RANG<br />

TITRE<br />

(FR)<br />

STUDIO<br />

RECETTE<br />

SEM. EN $<br />

CUMUL<br />

EN $<br />

SEM.<br />

À<br />

L’AFF.<br />

1 JOKER WB $93,500,000 $93,500,000 4374<br />

Mars Films<br />

1 er jour<br />

50 300*<br />

Copies<br />

430<br />

2 ABOMINABLE Uni. $12,000,000 $37,833,115 4248<br />

3 DOWNTON ABBEY Focus $8,000,000 $73,626,935 3548<br />

4 QUEENS STX $6,300,000 $91,321,880 3030<br />

5 ÇA : CHAPITRE 2 WB (NL) $5,355,000 $202,205,157 3163<br />

6 AD ASTRA Fox $4,557,000 $43,662,768 2910<br />

7 JUDY RAtt. $4,445,635 $8,904,078 1458<br />

Pathé Films<br />

1 er jour<br />

60 274<br />

Copies<br />

294<br />

Source : CBO - Box-office<br />

8 RAMBO : LAST BLOOD LGF $3,550,000 $39,823,895 2900<br />

9 WAR Yash $1,581,000 $2,088,290 305<br />

10 GOOD BOYS Uni. $900,000 $82,042,620 1006<br />

Source : BoxOffice Mojo<br />

Pour son retour sur grand écran, le duo Géraldine Nakache-Leïla<br />

Bekhti réalise un démarrage en demi-teinte. Ainsi, 50 300 personnes<br />

sont allées voir J’irai où tu iras quand elles étaient plus de 60 000 pour<br />

Tout ce qui brille. Le tout, sachant que le nouveau film de Géraldine<br />

Nakache est sorti sur une combinaison de 430 copies, bien supérieure<br />

à son aîné (293), qui avait pourtant bénéficié des vacances d’avril<br />

pour la suite de sa carrière.<br />

*Avec avant-premières<br />

22


COMPARATIF<br />

5 films, 5 carrières, 1 point de comparaison<br />

Il a été présenté à<br />

Un Certain Regard en<br />

mai dernier et s’apprête<br />

à rencontrer le public à<br />

partir du 9 <strong>octobre</strong>.<br />

À l’occasion de la sortie<br />

de Chambre 212, retour<br />

sur la carrière des 5 derniers<br />

films de Christophe<br />

Honoré.<br />

Cette page a été réalisée en collaboration avec CBO-Box Office, le site des professionnels du cinéma.<br />

TITRE DU FILM<br />

PLAIRE, AIMER ET<br />

COURIR VITE<br />

LES MALHEURS<br />

DE SOPHIE<br />

METAMORPHOSES LES BIEN-AIMÉS HOMME AU BAIN<br />

DATE DE SORTIE 10/05/2018 20/04/2016 03/09/2013 24/08/2011 22/09/2010<br />

DISTRIBUTEUR AD VITAM GAUMONT SOPHIE DULAC LE PACTE LE PACTE<br />

GENRE DRAME COMÉDIE DRAMATIQUE COMÉDIE DRAMATIQUE COMÉDIE DRAMATIQUE DRAME<br />

BUDGET 3 610 000 € 7 820 000 € 3 950 000 € 6 810 000 € 260 000 €<br />

CUMUL DES ENTRÉES 232 133 537 732 36 389 263 032 13 960<br />

1 ER JOUR 10 285 28 642 3 009 16 938 882<br />

1 ER WE 60 202 151 460 12 799 86 768 5 443<br />

COPIES 165 265 59 198 8<br />

MOYENNE PAR COPIE<br />

(1 ER WE)<br />

COEFFICIENT PARIS/<br />

PROVINCE<br />

TAUX DE TRANSFORMATION<br />

(CUMUL DES ENTRÉES/1 ER JOUR)<br />

NOTE SPECTATEURS<br />

ALLOCINÉ<br />

365 572 217 438 680<br />

2,72 4,38 1,83 3,04 1,46<br />

x 22.6 x 18.8 x 12.1 x 15.5 x 15.8<br />

3,6 2 2,4 3,3 1,9<br />

TENDANCES HEBDO<br />

Retour sur les entrées France des 5 semaines passées<br />

8<br />

7<br />

6<br />

5<br />

4<br />

3<br />

2<br />

1<br />

Millions d’entrées<br />

3,93M<br />

2001<br />

3,12M<br />

2011<br />

2,80M<br />

2008<br />

2,77M<br />

2001<br />

2,74M 2,76M 2,19M<br />

2,21M<br />

2,72M<br />

2,12M<br />

1,81M<br />

2,39M<br />

2006<br />

2,20M<br />

2002<br />

2006 1,80M<br />

1,58M<br />

2008<br />

1,94M<br />

<strong>2019</strong><br />

2018<br />

3,15M<br />

2012<br />

2,92M<br />

2,31M<br />

2005<br />

1,96M<br />

du 25/09<br />

au 11/10<br />

Évolution de la fréquentation sur les 5<br />

dernières semaines. En semaine 39, la<br />

tendance repart à la hausse après une<br />

semaine 38 plus compliquée. Ainsi, 2,9<br />

millions d’entrées ont été réalisées, en<br />

augmentation de 26,5 % comparé à la<br />

même période en 2018 (2,3 millions).<br />

La record a été établi en 2012 avec 3,15<br />

millions de tickets vendus, le plus faible<br />

total remontant à 2005 avec 1,96 million.<br />

S39<br />

PARIS/<br />

PÉRIPH.<br />

639 920<br />

(2018)<br />

743 308<br />

(<strong>2019</strong>)<br />

INDICES 2018 vs <strong>2019</strong><br />

S39<br />

FRANCE<br />

2 306 070<br />

(2018)<br />

2 916 828<br />

(<strong>2019</strong>)<br />

CUMUL<br />

FRANCE<br />

133 433 876<br />

(2018)<br />

141 245 757<br />

(<strong>2019</strong>)<br />

+16,2 % +26,5 % +5,9 %<br />

35 36<br />

37<br />

38<br />

39<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

23


À NOËL, LE PLUS GRAND DES VIKINGS<br />

DÉBARQUE AU CINÉMA !<br />

UN FILM DE<br />

ÉRIC CAZES<br />

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DÉCEMBRE<br />

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ORGANISEZ VOTRE AVANT-PREMIÈRE<br />

LE DIMANCHE 15 DÉCEMBRE À 11H, 14H ET/OU 16H<br />

(Sous réserve de la sortie nationale du film dans votre salle)<br />

Renseignements et inscriptions à cette adresse : rsvp@snd-films.fr


CHIFFRES<br />

LE MARCHÉ CINÉMATOGRAPHIQUE À VENIR<br />

<strong>Pro</strong>jection des films du top 30<br />

Semaine 42 du 16 au 22 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

Pour cette première semaine des vacances de la Toussaint, plusieurs films à<br />

destination du jeune public se sont positionnés, cible peu sollicitée depuis<br />

la fin de l’été. Maléfique : Le Pouvoir du mal devrait profiter de sa capacité<br />

à toucher à la fois des enfants et des jeunes adultes pour se démarquer des<br />

films d’animation, Angry Birds : Copains comme cochons et Shaun le mouton<br />

le film : La Ferme contre-attaque, qui devraient davantage performer auprès<br />

MappingCineForecast<br />

des enfants, avec une proportion de petits garçons plus importante pour<br />

le 1er et un public plus mixte pour le second. En parallèle, La Vérité si je<br />

mens ! Les débuts devrait attirer dans les salles un large public amateur de<br />

comédies populaires, Queens un public principalement composé de femmes<br />

âgées de 15 à 49 ans quand Fahim et Matthias & Maxime devraient séduire<br />

un public un peu plus âgé.<br />

by<br />

Films en démarrage - <strong>Pro</strong>fils estimés<br />

Films en continuation - <strong>Pro</strong>fils réels ou estimés<br />

Semaine 43 du 23 au 29 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

Hors normes, Abominable et Terminator : Dark Fate devraient profiter de leur<br />

registre différent pour toucher des publics complémentaires et se démarquer<br />

au box-office malgré la concurrence des films sortis le 16 <strong>octobre</strong>, qui<br />

devraient se maintenir à un haut niveau. Hors normes devrait ainsi attirer<br />

dans les salles un public principalement féminin et âgé de 35 ans et plus,<br />

Abominable devrait performer auprès des 3-14 ans quand Terminator :<br />

Dark Fate devrait se démarquer auprès des hommes de 15-34 ans. En<br />

capitalisant sur la popularité des Chevaliers du Fiel et du succès rencontré<br />

par le 1er opus, Les Municipaux, trop c’est trop ! devrait réussir à tirer son<br />

épingle du jeu dans cet environnement concurrentiel particulièrement<br />

dense en touchant un public mixte essentiellement âgé de plus de 35 ans.<br />

Sorry we missed you devrait aussi trouver sa place en performant auprès des<br />

spectateurs âgés de plus de 50 ans.<br />

Films en démarrage - <strong>Pro</strong>fils estimés<br />

Films en continuation - <strong>Pro</strong>fils réels ou estimés<br />

*MÉTHODOLOGIE : À partir de l’estimation des entrées et du profil des films à venir, CineForecast reconstitue les futures semaines cinéma. Les estimations des entrées des films se font en mixant d’une part les statistiques<br />

et d’autre part l’expertise de Vertigo et de professionnels appartenant au club CineForecast. Les profils des films sont estimés à partir des profils des films de même typologie obtenus via CinExpert.<br />

26


ACTUALITÉ<br />

THE BOXOFFICE COMPANY<br />

Nouvelle entité cinéma de Webedia<br />

Le groupe Webedia, maison-mère du magazine <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong>, a profité de l’ouverture du Congrès de Deauville pour annoncer<br />

la création de The <strong>Boxoffice</strong> Company, qui rassemble désormais toutes ses activités cinéma, dont la partie BtoB était connue<br />

sous la marque Webedia Movies <strong>Pro</strong> et – toujours ! – sous le nom d’AlloCiné pour la partie BtoC en France.<br />

Depuis 2013, Webedia a développé son empreinte dans l’univers du cinéma<br />

en France et à l’international avec les intégrations successives d’AlloCiné<br />

(France, Espagne, Allemagne, Brésil, Turquie), de Côté Ciné Group (France<br />

et États-Unis, incluant <strong>Boxoffice</strong> Media), de West World Media (États-Unis)<br />

et de Peach Digital (Royaume-Uni), dont les activités de services BtoB depuis<br />

septembre 2017 sont réunies sous la marque ombrelle Webedia Movies <strong>Pro</strong>.<br />

La marque <strong>Boxoffice</strong>, relativement nouvelle pour le marché français, fêtera en<br />

2020 les 100 ans de son « histoire d’amour » avec Hollywood. Au sein de The<br />

<strong>Boxoffice</strong> Company, Webedia rassemble et organise désormais l’ensemble de<br />

ses activités verticales liées au cinéma au niveau mondial en quatre services.<br />

Avec plus de 63,5 millions de visiteurs<br />

dans le monde répartis entre la France<br />

(allocine.fr), l’Allemagne (moviepilot.<br />

de, filmstarts.de), le Brésil (adorocinema.<br />

com.br), l’Espagne (sensacine.com,<br />

espinof.com), le Mexique (sensacine.<br />

com.mx) et la Turquie (beyazperde.<br />

com), The <strong>Boxoffice</strong> Company représente<br />

l’une des premières offres de<br />

médias digitaux grand public sur<br />

internet au niveau mondial et la<br />

première offre multi-locale non anglosaxonne.<br />

Les publications professionnelles<br />

en France (magazine <strong>Boxoffice</strong><br />

<strong>Pro</strong> et boxofficepro.fr) et aux États-Unis<br />

(magazine <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> et boxofficepro.<br />

com), qui participent à cette offre<br />

média, se trouvent ainsi confortées au<br />

sein de cette nouvelle organisation.<br />

Les solutions <strong>Boxoffice</strong> Boost accompagnent<br />

les exploitants sur l’ensemble<br />

de leurs plateformes pour attirer des<br />

spectateurs, informer, vendre plus<br />

efficacement et favoriser la fidélité.<br />

The <strong>Boxoffice</strong> Company compte parmi<br />

ses clients les plus grands circuits de<br />

l’exploitation en France et à travers le<br />

monde et propose la création de sites<br />

internet et d’applications mobile pour<br />

les cinémas ; un logiciel de billetterie<br />

(anciennement Cinesystem) et une<br />

solution de vente à distance déployables<br />

sur les médias du groupe et sur des<br />

plateformes comme Google ; un affichage<br />

dynamique en salles pour<br />

informer, promouvoir, animer et guider<br />

les spectateurs ; une solution de gestion<br />

de relation clients et d’emailing.<br />

Les outils de business intelligence <strong>Boxoffice</strong><br />

Pulse, avec une visualisation des données<br />

en temps réel, les tendances historiques<br />

et les analyses prédictives, aident exploitants<br />

et distributeurs à rester au fait des<br />

tendances de l’industrie.<br />

Source de données de référence pour<br />

l’information cinéma en France et à<br />

travers le monde, l’offre <strong>Boxoffice</strong> Source<br />

collecte, agrège et distribue les infos<br />

sur les sorties cinéma dans plus de 70<br />

pays et dans 25 langues, au service de<br />

plus de 90 % de cinéphiles internautes.<br />

Les plateformes digitales et sociales<br />

internationales majeures font partie<br />

des clients de cette offre.<br />

L’approche globale de The <strong>Boxoffice</strong><br />

Company sera portée par Julien Marcel,<br />

jusqu’alors directeur général des activités<br />

Webedia Movies <strong>Pro</strong>. « Avec nos<br />

magazines et sites <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> et la<br />

marque ombrelle The <strong>Boxoffice</strong> Company,<br />

nous écrivons une nouvelle étape dans<br />

la vie d'une marque centenaire ! »,<br />

affirme le CEO. Les médias digitaux<br />

grand public sont quant à eux gérés<br />

par Arnaud Métral, directeur général<br />

de Webedia en charge des médias.<br />

Enfin, l’agence Webedia Movies<br />

Agency, spécialisée dans l’accompagnement<br />

des distributeurs dans leurs<br />

problématiques de communication<br />

(publicité, contenus, social, influence,<br />

production audiovisuelle et événementielle)<br />

devient <strong>Boxoffice</strong> Agency,<br />

dirigée par Adrien Chabal, au sein<br />

des équipes commerciales du groupe<br />

Webedia gérées par Michèle Benzeno,<br />

directrice générale en charge<br />

des revenus.<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

27


CONGRÈS FNCF<br />

LES ÉDITEURS DE FILMS<br />

EN ACTION<br />

Crédit pour toutes les photos©Jean-Luc Mège Photography<br />

1<br />

2<br />

3<br />

4<br />

5<br />

6<br />

9<br />

8<br />

7<br />

1 - AD VITAM. Le trio le plus déjanté de la journée : Gustave Kervern, Benoît Delépine et Blanche Gardin racontent leur collaboration sur Effacer l’historique, qui sortira au premier semestre 2020. On se<br />

marre autant qu’eux ! 2 - ALBA FILMS. Le petit Piti Puia et Yoann Guillouzouic, acteur et réalisateur de Place des Victoires (6 novembre), distribué par la société de Delphine et Nicolas Rihet. Annoncé<br />

aussi : une grande tournée dans les salles avec Pygmalionnes de Quentin Delcourt. 3- APOLLO FILMS. François Clerc entouré de ses programmatrices Déborah Legrand et Pauline Bonnefond, accompagnent<br />

Les Municipaux, trop c’est trop en tournée dans les salles : « Le bouche-à-oreille reste le meilleur moyen de faire marcher un film. » 4 - THE WALT DISNEY COMPANY. Frédéric Monnereau et Nathalie Grison reçoivent,<br />

à la surprise générale, le « ticket d’or » de l’année ! Avant de présenter un line-up faramineux réunissant la production des studios Disney, Fox et Fox Searchlight. 5 - GAUMONT. Après avoir chauffé la salle<br />

avec des extraits hilarants de Tout simplement noir de Jean-Pascal Zadi (15 avril), Jérôme Hilal annonce le tournage en novembre de OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire sous la direction de Nicolas<br />

Bedos, pour une sortie en février 2021. 6 - GEBEKA. Des images du Voyage du prince de Jean-François Laguionie et de Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary de Rémi Chayé… et le vrai Jean-<br />

Michel Bertrand, qui Marche avec les loups (15 janvier). 7 - KMBO. Toute l’équipe réunie aux côtés de Vladimir Kokh et Léa Belbenoit, pour annoncer un line up où les filles ont la part belle, de Pour<br />

Sama à Petites danseuses, en passant par Lara Jenkins ou Filles de joie. 8 - LE PACTE. Xavier Hirigoyen, « très heureux que Les Misérables représente la France aux Oscars », et Jean Labadie, « fier d’un line-up où<br />

l’on entend huit langues différentes ». Et des films signés Ken Loach, Elia Suleiman, Kore-Eda ou Nanni Moretti. 9 - METROPOLITAN FILMEXPORT. Après un extrait exclusif de Scandale (29 janvier) avec<br />

Nicole Kidman, Charlize Theron et Margot Robbie, place à Roland Emmerich himself pour raconter la genèse de Midway (6 novembre). 1 0- PARAMOUNT. Un Sans un bruit chapitre 2 par John Krasinski<br />

(18 mars) et un nouveau Top Gun : Maverick par Joseph Kosinski (15 juillet) : Wanda Schpoliansky et Denis Ruef annoncent les réjouissances, et sans doute un Paramount Day avant la fin de l’année.<br />

11 - PATHÉ. Et après Le Dindon, Dany Boon fait Le Lion sur la scène du CID ! Précédemment daté chez Mars, le film de Ludovic Colbeau-Justin est annoncé pour le 29 janvier chez Pathé. Et Le Meilleur<br />

reste à venir le 4 décembre, sans oublier Les Tuche 4 pour la fin 2020. 12 - SEPTIÈME FACTORY. Nancy de Méritens et son équipe qui, après La Grande Cavale, « sa plus grosse sortie » le 9 <strong>octobre</strong>, annoncent<br />

28


On les appelle désormais éditeurs de films, pour souligner, comme l’a indiqué le président de la FNEF Victor Hadida, leur<br />

travail de choix éditorial et d’accompagnement et marquer la différence avec les plateformes numériques. Des éditeurs<br />

de films que l’on sait fragilisés, et dont certains auront marqué cette journée par leur absence : EuropaCorp, la Fox, Océan<br />

et Mars, auxquels la plupart des participants ont adressé leurs pensées et encouragements lors de leur passage sur scène.<br />

Un jeudi FNEF plus court donc cette année, mais non moins dense et alléchant, au cours duquel 20 sociétés ont présenté<br />

films-annonces et images exclusives. Morceaux choisis.<br />

10<br />

11<br />

Crédit pour toutes les photos©Jean-Luc Mège Photography<br />

12 13 14<br />

15<br />

17<br />

16 18 19 20<br />

le documentaire XY Chelsea pour le 30 <strong>octobre</strong>, le manga inédit Millenium Actress le 12 décembre et un autre gros film d’animation, Bayala, le 5 février 2020. 13 - SND. Parmi les nombreuses images dévoilées,<br />

celles de Lambert Wilson en De Gaulle de Gabriel Le Bomin (printemps 2020) : « Après Yves Saint Laurent, le retour de SND au grand biopic », a commenté Christophe Courtois ou celles de L’Adieu<br />

de Lulu Wang, « sérieux prétendant aux Oscars », selon Aurélie Pierre, ici à ses côtés. 14 - SONY. Hervé Collinet et Laëtitia Martin sur scène annoncent leur coup de cœur pour Une sirène à Paris de Mathias<br />

Malzieu, actuellement en tournage (11 mars). Et à l’écran, les sketches poilants de D’Jal lancent Opération Portugal (17 juin), l’autre film français de leur line-up. 15 - SOPHIE DULAC. « Nous sommes les colibris<br />

du cinéma », affirme Sophie Dulac, venue avec Michel Zana montrer, entre autres, des extraits du film d’animation Josep, du dessinateur Aurel et sur le dessinateur Josep Bartoli, en post-production et<br />

qui sortira au premier semestre 2020. 16 - STUDIOCANAL. Thierry Lacaze, venu seul sur scène mais avec plein de films de femmes ! Chanson douce de Lucie Borleteau, Sol de Jézabel Marques, Police d’Anne<br />

Fontaine, Radioactive de Marjane Satrapi ou encore De son vivant d’Emmanuelle Bercot, dont le tournage commence cette semaine. 17 - UGC. Michel Denisot présente son premier film, Toute ressemblance,<br />

avec Franck Dubosc et en guest… Richard Patry dans son propre rôle (27 novembre <strong>2019</strong>). Et parmi l’assemblée d’exploitants, Melha Bedia fait le show, augurant de sa performance dans Forte de Katia<br />

Lewkowicz (18 mars). Après ça, vous reprendrez bien un 3 e Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu ? 18 - UNIVERSAL. Quel rapport entre le noir et blanc hypnotique de The Lighthouse de Robert Eggers (18<br />

décembre <strong>2019</strong>) et le 25 e James Bond, No Time to Die (8 avril 2020) ? Un éditeur qui a, aussi, de la suite dans les idées : Les Trolls 2, Les Minions 2, Les Croods 2 ou encore Fast & Furious 9 sont annoncés<br />

par Céline Demoulin et Xavier Albert. 19 - WARNER. Olivier Snanoudj et Cristina Batlle, fiers d’avoir montré Joker au Congrès, sortiront Tenet de Christopher Nolan en juillet et Dune de Denis Villeneuve<br />

en décembre 2020, mais aussi des films français : Miss de Ruben Alvès, Hommes au bord de la crise de nerfs d’Audrey Dana ou Simone d’Olivier Dahan. 20 - WILD BUNCH. Venu le lundi avec Costa-Gavras<br />

montrer Adults in the room en avant-première (6 novembre) et à l’issue d’une tournée de 100 dates avec Fahim de PEF (16 <strong>octobre</strong>), Thomas Legal, ici avec Mirana Rakotozafy, s’est dit « toujours très<br />

heureux de rencontrer et d’échanger avec les exploitants ».<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong> 29


SALLES<br />

ÉTUDE CNC<br />

Le public du cinéma en 2018<br />

Ils ont été 40,97<br />

millions à fréquenter<br />

les salles en 2018.<br />

Comment les<br />

spectateurs<br />

choisissent-ils d’aller<br />

voir un film ? Quels<br />

sont les moyens de<br />

promotion qui les<br />

influencent le plus ?<br />

Comment réservent-ils<br />

leurs places ? Quelles<br />

sont leurs autres<br />

pratiques culturelles ?<br />

Autant de questions<br />

auxquelles répond le<br />

CNC dans sa nouvelle<br />

étude consacrée au<br />

public, son profil et<br />

ses pratiques.<br />

©Orion Pictures<br />

La Rose pourpre du Caire de Woody Allen, 1985<br />

POPULATION<br />

TOTALE<br />

(MILLIONS)<br />

SPECTATEURS<br />

(MILLIONS)<br />

Diminution du nombre de spectateurs<br />

Près de 41 millions de spectateurs de cinéma en 2018, c’est<br />

1,604 million d’individus de moins que l’année précédente,<br />

soit une baisse de 3,8 %. Reste que près des deux tiers des<br />

Français sont allés au moins une fois au cinéma en 2018, avec<br />

une moyenne de 4,9 sorties cinéma (comme en 2017).<br />

PÉNÉTRATION<br />

( %)<br />

ENTRÉES<br />

TOTALES<br />

(MILLIONS)<br />

ENTRÉES<br />

MOYENNES PAR<br />

SPECTATEUR<br />

2015 61,53 42,43 68,9 205,36 4,8<br />

2016 62,66 42,46 67,8 213,20 5,0 5,0<br />

2017 62,89 42,58 67,7 209,37 4,9<br />

2018 62,74 40,97 65,3 201,08 4,9<br />

Les jeunes de moins de 25 ans, légèrement moins<br />

nombreux…<br />

La tranche d’âge la plus consommatrice de cinéma a baissé sa<br />

fréquentation : 79,7 % des moins de 25 ans sont allés au cinéma<br />

dans l’année, contre 82,8 % en 2017. Le CNC estime que<br />

cette baisse est corrélée à la baisse de leur part dans la population,<br />

les moins de 25 ans représentant aujourd'hui juste un<br />

peu plus du quart de la population française totale. Dans le<br />

détail, la pénétration du cinéma a diminué de 6,9 points pour<br />

les 3-10 ans, de 1,2 point pour les 15-19 ans, de 2,2 points<br />

pour les 20-24 ans et progressé de 0,7 point chez les 11-14 ans.<br />

… et moins réguliers<br />

Les moins de 25 ans se sont moins régulièrement rendus au<br />

cinéma en 2018, notamment les 15-19 ans (3,7 entrées, contre<br />

6,1 entrées en 2017) et les 20-24 ans (5,6 entrées par an, contre<br />

6,2 entrées en 2017). Le nombre moyen d’entrées pour les<br />

3-10 ans et pour les 11-14 ans reste stable (4,2 entrées en<br />

moyenne pour chaque catégorie d’âge). Ainsi, pour la deuxième<br />

année consécutive, les plus de 60 ans enregistrent un nombre<br />

moyen d’entrées annuel plus élevé que celui des moins de 25<br />

ans, à 7,5 entrées en 2018.<br />

Source : CNC – Vertigo, enquête CinExpert, spectateurs 12 derniers mois, 3 ans et plus<br />

30


Les seniors champions des entrées<br />

La part des plus de 50 ans progresse de 2 points. De fait, en<br />

2018, la présence des seniors (32,8 %) est quasiment équivalente<br />

à celle des moins de 25 ans (33,1 %) dans le public<br />

cinéma. Or, les 50-59 ans affichent un nombre moyen d’entrées<br />

de 5,2 et jusqu’à 7,5 pour les plus de 60 ans. Ainsi, les seniors<br />

réalisent 44,1 % des entrées en salles en 2018, tandis que les<br />

jeunes n’en représentent que 29,5 %.<br />

33,1<br />

Structure du public et des entrées chez les moins de 25 ans<br />

et les 50 ans et plus ( %)<br />

Moins de 25 ans<br />

31,2<br />

32,4 32,6 33,5<br />

50 ans et plus<br />

30,8<br />

33,1 32,8<br />

32,2<br />

40,1<br />

34,3<br />

36,4<br />

29,5<br />

44,1<br />

Une sortie culturelle collective et rapidement accessible<br />

Toujours d’après les chiffres récents de <strong>2019</strong>, 83,3 % des<br />

spectateurs qui vont au cinéma viennent de leur domicile,<br />

tandis que 7,6 % d’entre eux déclarent s’y rendre depuis un<br />

restaurant ou un café.<br />

Pour 92,2 % du public, le trajet pour se rendre en salle dure<br />

moins de 30 minutes. Enfin, pour l’ensemble des spectateurs,<br />

le grand écran est une pratique collective : lors de leur dernière<br />

sortie au cinéma, 80,7 % des spectateurs y sont allés à plusieurs,<br />

dont 38,1 % en couple et 42,6 % entre amis ou en famille.<br />

Les assidus se démarquent, 35 % d’entre eux déclarant s’y être<br />

rendus seuls, contre 19,3 % pour l’ensemble des spectateurs.<br />

nd<br />

2015 2016 2017 2018 2015<br />

2016<br />

2017<br />

2018<br />

Poids dans le public du cinéma<br />

Poids dans les entrées en salles<br />

Source : CNC – Vertigo, enquête CinExpert, spectateurs 12 derniers mois, 3 ans et plus<br />

Un très fort taux de satisfaction sur la qualité des équipements et services<br />

En <strong>2019</strong>, l’appréciation des spectateurs vis-à-vis de leurs salles est très élevée,<br />

particulièrement sur des critères techniques de diffusion des films : 97,8 % sont<br />

ainsi satisfaits de la qualité de la projection, 97,6 % de la qualité du son et 95,9 %<br />

de la taille de l’écran. Ils sont en outre 93,2 % à se déclarer satisfaits du nombre<br />

de films proposés en salles.<br />

Enfin, pour 84,1 % des personnes interrogées, la salle de cinéma demeure le<br />

meilleur moyen de découvrir un film. Très loin derrière arrive la télévision, citée<br />

par 5,4 % des répondants, devant internet à seulement 4 %, le DVD-Blu-ray et<br />

enfin la VOD à 3 %.<br />

ÉVOLUTION DES PRATIQUES<br />

La réservation des places de cinéma<br />

Désormais plus d’un spectateur sur 4 réserve ses places de cinéma à l’avance : 25,6 %<br />

des personnes interrogées ont eu recours à ce procédé en <strong>2019</strong> lors de leur dernière<br />

sortie au ciné, contre 21,6 % en 2018 et 20,2 % en 2017. Parmi ceux qui n’y ont<br />

pas eu recours, 16,1 % des répondants déclarent que le service n’est pas disponible<br />

dans leur cinéma, tandis que 35,4 % n’ont juste pas cherché à le faire.<br />

Modes et moments de réservation à l’avance<br />

Parmi les spectateurs ayant réservé leur place de cinéma à l’avance, 53,4 % l’ont fait<br />

à partir de leur ordinateur sur un site internet de réservation et 20,5 % via une<br />

application mobile (28,8 % en 2018). À noter qu’en <strong>2019</strong>, aucun spectateur n’a<br />

réservé sa place en appelant le cinéma. 67,4 % réservent leur place le jour même<br />

(48,6 % en 2018), 18,5 % la veille (27,5 % en 2018) et 14,1 % plusieurs jours à<br />

l’avance concerne (23,9 % en 2018).<br />

Les 3 plus fortes raisons de la réservation à l’avance :<br />

62,4 % pour être sûr d'avoir une place pour le film et la séance choisis ; 40,9 % pour<br />

éviter les files d'attente au cinéma ; 10,8 % pour pouvoir arriver dans la salle au dernier<br />

moment. Viennent ensuite le critère du moyen de paiement (9,6 %), le fait que les<br />

places achetées à l’avance sont moins chères (4,3 %), le fait de venir avec des amis,<br />

chacun ayant réservé à l’avance (3,2 %) et 3,2 % évoquent « d’autres raisons ».<br />

Les modalités d’information sur les séances...<br />

En <strong>2019</strong>, 54,5 % des spectateurs déclarent prendre connaissance de l’heure de la<br />

séance sur internet. Cette part atteint 59,5 % chez les étudiants et 60,7 % chez les<br />

25-49 ans. 18,2 % consultent le programme édité par le cinéma, chiffre qui monte<br />

à 21 % pour les assidus et 23,2 % pour les plus de 50 ans.<br />

… et sur les films<br />

En <strong>2019</strong>, citée par 58 % des personnes interrogées, la bande-annonce vue au cinéma<br />

apparaît comme le premier vecteur d’information incitant le public à aller voir un<br />

film. Suivent la bande-annonce vue à la télévision (33,5 %) et le bouche-à-oreille<br />

(29,9 %), leur influence étant plus importante sur les occasionnels et les inactifs.<br />

Cités par 24,6 % des spectateurs, internet et l’affiche du film s’imposent comme le<br />

quatrième vecteur d’information influençant la décision d’aller voir un film.<br />

Internet, the place to be<br />

Parmi les vecteurs d’information et de prescription via internet, 48,3 % des spectateurs<br />

ont recours aux sites spécialisés cinéma. Ils sont par ailleurs 19,6 % à recourir aux<br />

réseaux sociaux pour s’informer. Enfin, les sites de partage de vidéo sont cités par<br />

14,6 % des spectateurs. Sans surprise, ces pratiques de consultation sont plus répandues<br />

chez les 15-24 ans, 36 % d’entre eux citant les réseaux sociaux et 32 % les sites<br />

de partage de vidéos.<br />

Pratique des activités liées au cinéma<br />

Si les activités liées au cinéma (avant-premières, ciné-clubs, conférences, retransmissions<br />

de spectacles ou de sport dans une salle) attirent « peu de spectateurs » dans<br />

l’ensemble (en <strong>2019</strong>, 74,7 % d’entre eux n’ont profité d’aucune de ces offres), il existe<br />

une corrélation directe entre la participation à ce type d’activités et le rythme de<br />

fréquentation des salles. Ainsi parmi les 9,6 % de spectateurs ayant participé à une<br />

avant-première en présence de l’équipe d’un film, 22,5 % sont des assidus et 1,8 %<br />

des occasionnels.<br />

Pratiques culturelles générales des spectateurs<br />

30 % des spectateurs de cinéma ont visité un musée au moins une fois au cours des<br />

douze mois précédant l’enquête. La fréquentation assidue des salles de cinéma va de<br />

fait de pair avec des pratiques culturelles diversifiées. Les spectateurs assidus affichent<br />

par exemple une pratique sensiblement plus développée des bibliothèques (33,3 %,<br />

contre 23,9 % en moyenne, tous spectateurs de cinéma confondus), des musées<br />

(39,2 % contre 30 %), des expositions (32,9 % contre 24 %), des galeries d’art (17 %<br />

contre 9,1 %) ou des théâtres (22,5 % contre 15,6 %).<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

31


CONGRÈS FNCF<br />

Y A-T-IL TROP DE FILMS ?<br />

Éléments de réflexion autour d’un sujet<br />

qui a cristallisé les débats<br />

En parallèle de la publication d’une étude du CNC consacrée à l’évolution de l’offre de films en<br />

salles, les congressistes étaient rassemblés pour une après-midi de discussion sur l’inflation<br />

du nombre de films. Une problématique récurrente qui semble actuellement loin d’avoir trouvé<br />

une solution.<br />

Y a-t-il trop de films ? Y a-t-il suffisamment de séances ? Y a-t-il<br />

assez de copies ? Tous les films méritent-ils d’être diffusés en<br />

salles ? Les exploitants sont-ils libres de leur choix ? Ces interrogations<br />

égrenées au fil de la discussion du 26 septembre à<br />

Deauville sont de fait récurrentes et de plus en plus pressantes.<br />

À la première question, le CNC a apporté une réponse claire :<br />

en 10 ans, l’offre de films inédits a augmenté de 16 %, passant<br />

de 588 à 684 titres. Une évolution à nuancer, en témoigne la<br />

tendance à la baisse depuis 2016, avec un recul de 32 films<br />

sur cette période.<br />

Cette augmentation du nombre de films<br />

a également permis de dépasser la barre<br />

des 200 millions d’entrées.<br />

Victor Hadida,<br />

Metropolitan et président de la FNEF<br />

« J’assume qu’il y ait beaucoup de films car je suis fière que l’on se<br />

batte pour la diversité du cinéma mondial », a indiqué Marie<br />

Masmonteil (productrice, SPI) à la table ronde. « Et merci aux<br />

exploitants de contribuer à cette diversité. » Pour Victor Hadida<br />

(Metropolitan et président de la FNEF), « cette augmentation<br />

du nombre de films a également permis de dépasser la barre des<br />

200 millions d’entrées. Vouloir franchir ce seuil et en même temps<br />

limiter le volume des œuvres est impossible. Jusqu’à présent, le<br />

nombre de films était régulé par les exploitants et leur choix de la<br />

programmation. On est dans l’impossibilité de dire que tel film<br />

ne peut pas sortir. »<br />

©Jean-Luc Mège Photography<br />

32


©Jean-Luc Mège Photography<br />

Marie Masmonteil, présidente du syndicat des producteurs indépendants (SPI) et Marie-Christine Desandré.<br />

Autre élément intéressant qui ressort de l’étude du CNC : l’évolution du nombre<br />

de films selon les entrées. Ainsi, les films ayant réalisé entre 20 000 et 50 000 entrées<br />

représentent 33 % de l’augmentation du nombre de films depuis 10 ans. Ceux<br />

ayant totalisé moins de 20 000 entrées pèsent même pour 43 %. « Ce n’est pas parce<br />

qu’une œuvre fait moins de 50 000 entrées qu’elle est mauvaise. J’ai distribué beaucoup<br />

de films de ce type qui se sont avérés très rentables. Il ne faut pas oublier l’importance<br />

du modèle économique. Certains titres font des millions d’entrées mais sont perdants »,<br />

a réagi Etienne Ollagnier (Jour2fête et président du SDI).<br />

En parallèle, les films sortant sur une petite combinaison de copies connaissent<br />

également un essor. En effet, les œuvres distribuées sur moins de 80 copies en<br />

première semaine représentent 53 % de l’augmentation du nombre de titres sur la<br />

période. À titre d’exemple, le nombre de films sortant dans 25 à 79 établissements<br />

est passé de 107 en 2009 à 161 en 2018. « Beaucoup d’ayants droit nous demandent<br />

pourquoi leur film sort sur aussi peu de copies. Mais plus que le nombre de copies, ce<br />

qui importe, c’est la manière dont le film est programmé et dont les séances sont choisies »,<br />

a souligné Victor Hadida.<br />

Les séances, justement, sont une nouvelle fois apparues comme l’un des enjeux<br />

majeurs du débat. D’après le CNC, 1,7 million de séances supplémentaires ont<br />

été programmées en 10 ans, soit une hausse de 25 %. Près de la moitié d’entre elles<br />

ont bénéficié aux films français agréés quand 25 % profitaient aux titres américains.<br />

« Depuis des années, nous assistons parfois à des demandes qui ne se justifient pas, a<br />

assuré Marie-Christine Desandré (exploitante et présidente<br />

de CINEO). On nous demande souvent de lisser les sorties<br />

nationales sur le même nombre de séances, ce qui n’est pas<br />

possible. La régulation peut passer par la modération du<br />

nombre de séances qui peut être demandé sur certains films.<br />

Il faut adapter l'exposition au potentiel commercial et à son<br />

attente. Après, lorsqu’un film dont on ne soupçonnait pas<br />

la qualité ou le succès fonctionne, charge à nous de le garder<br />

de manière à ce que le public vienne le voir. » Une position<br />

partagée par sa consoeur Christine Beauchemin-Flot<br />

(directrice du Sélect d’Antony et coprésidente du SCARE) :<br />

« Si nous décidons de passer un film, quelque soit le nombre<br />

de séances, c’est pour le partager avec nos spectateurs. C’est<br />

en fonction de la réalité de nos salles que l’on détermine le<br />

nombre de séances. Donc il faudrait, dans un monde idéal,<br />

que le distributeur nous fasse confiance. » Également présent<br />

autour de la table, Yves Sutter, PDG de Cinéville, a<br />

évoqué « la volonté d’un exploitant d’augmenter son nombre<br />

de séances pour s’assurer davantage de diversité. Un effort<br />

qui est souvent annulé par une demande de plein programme. »<br />

©Jean-Luc Mège Photography<br />

La régulation peut passer par la<br />

modération du nombre de<br />

séances qui peut être<br />

demandée sur certains films.<br />

Il faut adapter l’exposition au<br />

potentiel commercial et à<br />

son attente.<br />

Marie-Christine Desandré,<br />

exploitante et présidente de CINEO<br />

La question de la saisonnalité est aussi revenue dans les discussions. Sur ce point,<br />

le constat du CNC est sans appel. En janvier, mars, mai, <strong>octobre</strong> et novembre, le<br />

nombre de films connaît une réelle inflation. Ainsi, 65 titres sont sortis en mai<br />

2018, contre 36 en mai 2009. A contrario, la période estivale de juin à septembre<br />

s’est stabilisée : moins de sorties en été où la météo est moins favorable à une sortie<br />

au cinéma, dans l’ombre de la salle obscure. « C’est comme si l’on demandait aux<br />

stations d’hiver si elles marchent bien en été ! Nous sommes forcément dépendants de la<br />

demande du public, qui est fonction de la saisonnalité », a rappelé Victor Hadida.<br />

« Le choix des dates est un casse-tête aujourd’hui. À l’image de La Vie scolaire, nous<br />

essayons de sortir des films en été, de trouver des solutions aux différentes situations », a<br />

expliqué pour sa part Sidonie Dumas (présidente de Gaumont).<br />

Cette difficulté de trouver la bonne date de sortie pour le distributeur trouve un<br />

écho, côté exploitant, dans sa difficulté à voir les films en amont. « Si nous manquons<br />

de temps pour voir les œuvres, comment pouvons-nous les recommander auprès de nos<br />

spectateurs toujours plus exigeants ? », a relevé Marie-Christine Desandré. « Nous<br />

sommes au contact du public, nous pouvons amener des indications sur la manière dont<br />

il réagit. Mais nous considérons que notre métier est très mal connu, avec trop souvent<br />

le sentiment d’être perçus comme des vendeurs de petits pois. »<br />

Trop de films, manque de temps : si des éléments de réflexion semblent ressortir,<br />

le débat reste pour l’heure complètement ouvert.<br />

Yves Sutter et Christine Beauchemin-Flot<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

33


INTERVIEW<br />

SYLVAIN BETHENOD<br />

Chaque semaine, l’abondance de l’offre peut être<br />

un atout quand les publics ciblés par les films sont<br />

complémentaires.<br />

À la suite des échanges<br />

qui ont eu lieu lors du<br />

Congrès, <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong><br />

a souhaité prolonger le<br />

débat pour évoquer<br />

d’autres aspects<br />

comme le marketing.<br />

Entretien avec Sylvain<br />

Bethenod, CEO de<br />

Vertigo, autour de<br />

l’offre de films et<br />

du public.<br />

L’inflation du nombre de films pourrait nuire à leur<br />

exposition en salles : quel est votre regard sur cette<br />

thématique abordée au Congrès ?<br />

C’est un sujet important. Il n’a été abordé que sur le périmètre<br />

de la programmation, du nombre de copies et du nombre de<br />

séances. Comme très souvent dans les débats qui animent<br />

notre secteur, l’angle marketing du problème n’a pas été évoqué.<br />

Rappelons que derrière les entrées, il y a des spectateurs de<br />

tous types, disposant d’un budget non extensible et ayant une<br />

disponibilité de plus en plus limitée. Chaque semaine, l’abondance<br />

de l’offre peut être un atout quand les publics ciblés par<br />

les films sont complémentaires. C’est ce qui fait la force du<br />

marché français par rapport à d’autres, où l’offre se concentre<br />

souvent chaque semaine sur la même cible. Ainsi, quand<br />

Ça : Chapitre 2 sort en France, son public est complémentaire<br />

du film de Cédric Klapisch Deux moi, qui sort à la même date.<br />

Les entrées s’additionnent plus qu’elles ne se partagent.<br />

En revanche, l’excès d’offre est un problème quand cette<br />

dernière se concentre sur la même cible à une période donnée.<br />

Dans ce cas-là, c’est la catastrophe : soit les films se cannibalisent<br />

entre eux, soit l’offre la plus attractive assèche les autres. À titre<br />

d’exemple, tous nos indicateurs nous montrent qu’au mois de<br />

novembre, beaucoup de films seront en concurrence. Même<br />

s’ils couvrent des genres différents, Hors normes, J’accuse,<br />

La Belle Epoque, Midway, Joyeuse retraite, À couteaux tirés, Toute<br />

ressemblance, Chanson douce ou Gloria Mundi devront se<br />

partager le même cœur de cible en quelques semaines. Cela<br />

est tout simplement mécanique, car le potentiel d’entrées sur<br />

une cible n’est pas extensible à l’infini. La semaine du 27<br />

novembre illustre bien le problème. Le potentiel intrinsèque<br />

des films programmés devrait générer 680 000 entrées sur la<br />

cible des 50-59 ans et 890 000 entrées sur celle des 60-69 ans.<br />

Or, depuis trois ans, nos données montrent qu’un tel niveau<br />

d’entrées n’a jamais été atteint sur ces cibles la dernière semaine<br />

de novembre. L’offre risque donc d’excéder la demande sur<br />

cette cible. Et pourtant, il reste de la place sur d'autres<br />

tranches d’âge…<br />

En 2018, seulement<br />

15,3 % des films avaient<br />

comme cœur de cible<br />

les 15-24 ans. Pourtant,<br />

ils représentent plus de<br />

la moitié des<br />

films millionnaires.<br />

Avez-vous des commentaires sur votre étude du public<br />

des salles réalisée avec le CNC ?<br />

Nos études montrent que les spectateurs de plus de 50 ans<br />

sont trop sollicités par l’offre de films. Même s’ils représentent<br />

près de 80 millions d’entrées annuelles (38 % du total), ils sont<br />

le cœur de cible de plus d’un film sur deux en 2018 toutes<br />

nationalités confondues et de plus de 70 % des films français.<br />

Ces titres à destination des plus de 50 ans ne représentent<br />

pourtant que 17 % des films millionnaires de 2018. C’est sur<br />

cette cible que l’offre est la plus fragmentée.<br />

À l’inverse, nous observons un volume de l’offre insuffisant<br />

sur les jeunes de 15-24 ans. En 2018, seulement 15,3 % des<br />

films avaient comme cœur de cible cette tranche d’âge.<br />

Et pourtant, ils représentent plus de la moitié des films millionnaires.<br />

Sur cette cible, l’offre est très concentrée.<br />

Comment peut-on mieux réguler le marché ?<br />

Notre nouvelle plateforme datavertigo.com permet notamment<br />

à ses utilisateurs d’optimiser le choix des dates de sortie, en<br />

étudiant la disponibilité des cibles primaires et secondaires des<br />

films et de trouver la date de sortie la plus appropriée. Cette<br />

interface rassemble une grande partie de la data collectée<br />

chaque semaine depuis quatre ans sur les entrées hebdomadaires,<br />

le profil de ces entrées, des films, les parts de marché des films<br />

sur les différentes cibles, le profil des salles, les notes d'appréciation<br />

des films, l’efficacité de la promotion des films...<br />

À partir de l’observation de ce passé, nous avons donc développé<br />

un outil qui permet d’anticiper le marché potentiel hebdomadaire<br />

des trois prochaines années et de prévoir comment les<br />

films vont se répartir les différentes cibles de spectateurs.<br />

Comment le potentiel des films est-il estimé ?<br />

Nous avons développé une méthodologie hybride de prévision<br />

des entrées. Elle mêle un système algorithmique à de l’expertise<br />

humaine. Notre algorithme permet d’estimer de façon<br />

rationnelle les entrées et le profil des entrées des films à venir.<br />

Cette prévision est ensuite pondérée par l’estimation, ô combien<br />

importante, des acteurs du marché réunis dans un club de<br />

cinéforecasters. Les deux procédés s’enrichissent mutuellement.<br />

Les résultats sont très précieux et très opérationnels.<br />

Observez-vous avec le développement d’outils objectifs<br />

de positionnement des films une meilleure régulation ?<br />

Ces outils qui sont aujourd’hui utilisés par le CNC, les distributeurs,<br />

les exploitants et les régies publicitaires devraient<br />

permettre d’optimiser l’étalement des sorties. Nous pensons<br />

aussi qu’ils devraient permettre de prendre conscience que<br />

l’offre n’est pas toujours adaptée à la demande.<br />

34


CINÉ COOL<br />

Bilan positif<br />

pour l’édition<br />

<strong>2019</strong><br />

La 22 e édition de Ciné Cool, qui se<br />

déroulait du 24 au 31 août, affiche<br />

une belle fréquentation. En effet, plus<br />

de 260 000 spectateurs sont venus<br />

découvrir les 40 films inédits projetés.<br />

En tout, 10 000 séances ont été programmées<br />

dans les 69 cinémas participants,<br />

dont 268 avant-premières et une soixantaine<br />

en présence d’équipes de films.<br />

Un bilan forcément positif tandis que<br />

la fréquentation nationale fin août<br />

affichait de son côté un certain recul.<br />

« Ciné Cool constitue un axe de cohésion<br />

fort entre professionnels du Grand Est et<br />

renforce sensiblement l’assise économique<br />

des exploitants (avec une augmentation<br />

d’activité de 30 à 50 %) sur une semaine<br />

réputée faible au niveau de la fréquentation<br />

», indique le communiqué. À<br />

noter que la 23 e édition se tiendra du<br />

22 au 29 août 2020.<br />

RETOUR SUR CONGRÈS<br />

Happy hour des jeunes exploitants<br />

La traditionnelle happy hour de la commission de réflexion des jeunes exploitants a<br />

accueilli mardi 24 septembre de nombreux convives au derniers congrès des exploitants.<br />

L’occasion d’arborer des badges sur le thème de la parité, réalisés en partenariat avec<br />

<strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong>, sur lesquels on pouvait lire : « Parité en chantier », « Je n’ai pas de barbe<br />

mais je suis directrice », ou encore « C’est une bonne situation, ça, exploitante ? ».<br />

©Jean-Luc Mège Photography<br />

©Jean-Luc Mège Photography<br />

Deux grands prix<br />

CNC de la salle<br />

innovante<br />

Le 25 septembre à Deauville, le jury présidé par<br />

Cédric Klapisch a récompensé L’Arcadia de Riom<br />

(Puy-de-Dôme), distingué pour son architecture<br />

moderne sur le site d’un ancien couvent, et le<br />

circuit itinérant Cineco, qui dessert 80 sites en<br />

Lozère, pour l’invention d’une application<br />

facilitant la communication entre ses bénévoles<br />

la gestion des projecteurs. De plus, deux mentions<br />

spéciales ont été décernées à l’EuropaCorp La<br />

Joliette à Marseille, pour ses salles aux identités<br />

originales et à la pointe de la technologie, et le<br />

circuit Cinémobile (Loiret), pour la réalisation<br />

d’un camion/salle de cinéma, qui se déplace<br />

dans 46 communes reculées de la région<br />

Centre-Val de Loire.<br />

©Jean-Luc Mège Photography<br />

YMAGIS<br />

Résultats premier semestre <strong>2019</strong> et réorganisations<br />

Ymagis a dévoilé ses résultats arrêtés au 30 juin <strong>2019</strong>, présentant au passage ses perspectives<br />

de développement.<br />

Si le chiffre d’affaires de groupe est en retrait de 4 % (à 75,8<br />

M €), sous l’effet de la baisse programmée du VPF (-29 %)<br />

et de la forte réduction des activités postproduction et<br />

restauration en France, les revenus hors VPF ont néanmoins<br />

enregistré une croissance de 8 %, à 56,8 M € avec une<br />

croissance marquée du pôle CinemaNext (+19 % à 30,2<br />

M €) et des activités “multilingue et accessibilité” du pôle<br />

Eclair (+15 % à 11,7 M €).<br />

Ymagis a profité de cette communication pour dévoiler les<br />

perspectives de développement de ses différents business units.<br />

Parmi ses derniers, CinemaNext promet d’entrer dans une<br />

phase de croissance, avec des premiers contrats de renouvellement<br />

signés avec des circuits comme le français Megarama,<br />

l’autrichien Cineplexx et l’irlandais Omniplex pour l’équipement<br />

de près de 300 écrans au total. Ces contrats « confirment<br />

par ailleurs le démarrage d’une nouvelle phase de<br />

renouvellement des équipements en Europe ».<br />

Après la mise en redressement judiciaire et le lancement d’un<br />

plan de sauvegarde de l’emploi au sein d’Eclair Cinema<br />

regroupant les activités de restauration en France, en vue<br />

d’un projet de cession de la filiale, le groupe se prépare à<br />

mener « une profonde réorganisation » du pôle Eclair autour<br />

de quatre entités autonomes :<br />

• une entreprise dédiée à la préservation sur le marché<br />

français s’appuyant sur les stocks physiques d’Eclair et les<br />

« nouveaux besoins de la préservation digitale » ;<br />

• une entreprise dédiée aux services multilingues et accessibilité<br />

sur 3 sites européens ;<br />

• une entreprise autour de la société Eclair Logistics, dédiée<br />

aux services liés à la distribution vers la salle de cinéma, en<br />

Europe et sur le continent américain « qui doit être rentable<br />

dès <strong>2019</strong> après plusieurs années difficiles liées à la transition<br />

vers la dématérialisation » ;<br />

• une entreprise destinée aux services digitaux pour les<br />

ayants-droit, concentrée sur le marché français.<br />

Enfin, les activités VR du groupe se développent, avec l’ouverture<br />

de nouveaux centres : Marseille en <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong> et Athènes<br />

dans les prochains jours en association avec un exploitant de<br />

cinéma local. « Cette croissance est néanmoins appelée à rester<br />

modérée du fait du ralentissement temporaire des investissements<br />

sur le projet Illucity dans le contexte de la négociation avec les<br />

créanciers du groupe. »<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

35


CONGRÈS FNCF<br />

WELCOME TO THE JUNGLE<br />

L’album photo souvenir de Sony<br />

Le distributeur a<br />

proposé, en<br />

partenariat avec<br />

<strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong>, un<br />

lieu de rendez-vous<br />

des plus animés<br />

dans le salon expo<br />

du CID de Deauville.<br />

Les exploitants ont<br />

notamment pu<br />

profiter d’une borne<br />

photo équipée<br />

d’une liane pour se<br />

suspendre e<br />

faire les fous<br />

comme dans<br />

Jumanji : Next Level<br />

(11 décembre).<br />

Clément Jodocius (CinéMoViking Saint-Lô), Grégoire<br />

Reynaud et Clémence Zacharie (SNEIC, Lisieux)<br />

Cerise Jouinot (Cinéma de la Cité Angoulème) et<br />

Aurélie Delage (Cinescop Megarama Garat)<br />

Christophe Bernard (Multiplexe Amphi Bourg-en-<br />

Bresse) et Alexandre Bouquet (Cinéma Amphi Vienne)<br />

Didier Dupuis (Le Cinos Berck)<br />

Sylvie et Emmanuel Luc (Capitole Studios Le Pontet)<br />

Evelyne Binias (Les Gentianes Valloire)<br />

Famille Legargeant (Cinémarine<br />

Saint-Gilles-Croix-de-Vie)<br />

Florence Plante (MJC Ciné 113, Le Castanet)<br />

Jérémy Duplot (Rex de Neuville-sur-Saône)<br />

Grégory Sauerborn (Chaplin-Saint-Lambert Paris et<br />

Chaplin Denfert-Rochereau)<br />

Gérard et Martine Hoffman (Cinéland de Trégueux)<br />

Henri Castagna (Le Club, La Roche-Chalais)<br />

L’équipe des cinémas Confluences<br />

Jean-Claude et Jean-Yannick Tupin (Majestic Cinémas)<br />

et Romain Buchot (Majestic Vesoul)<br />

Jean-Claude Veniel (APACT Tonneins)<br />

Jean-François <strong>Pro</strong>cher (Cinéville et Cesson-Sévigné) et<br />

Olivier Drapron (Sony)<br />

Frédéric Dubourgnoux (Le Palace Montluçon) et Guy<br />

Renaud (Ciné Dyke Puy-en-Velay)<br />

36


Pictures et <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong><br />

L’équipe marketing de Kinepolis<br />

Maiwenn Pasco (Cinecentre Dreux)<br />

Michel Vermoesen (Le Palace Cambrai et Ciné Lumière<br />

Armentières)<br />

L’ équipe du cinéma Les Arches Lumière Yvetot<br />

Orlando et Elisabeth Gomes (Le Paradisio Noyon)<br />

Quentin Delcourt et Laurence Meunier (Majestic<br />

Compiègne)<br />

Rémi et Séverine Sérillon (Ciné Nova Savenay)<br />

Cathy Coppey (Ociné Dunkerque) et Marion Delique<br />

(<strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong>)<br />

Séverine Couzon (Rex Montbrison)<br />

Claudine Cornillat (Max Linder), Jason Benhaïm et<br />

Fabien Houy (Brady, Paris)<br />

Sandrine Gueynard SLEC<br />

Gilles Leproust et Christine Fèvre (<strong>Pro</strong>custe)<br />

L’équipe de Sony Pictures France<br />

Marc-Antoine Tourbez<br />

(Ciné Hainaut Saint-Amand-les-Eaux)<br />

Sylvie Jaillet et Thierry Turquie (Ciné Festival<br />

Ambérieu-en-Bugey)<br />

Tristan Bonis (Les Arts Montivilliers) et Julien Mille<br />

(CinePal’ Palaiseau)<br />

Willy Larose et Claudine Cornillat (Max Linder Paris)<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

37


INTERNATIONAL<br />

KINEPOLIS<br />

Un Discovery Day gratuit<br />

Pour continuer à renforcer la communication autour des films<br />

à l’affiche, le groupe vient de lancer le Discovery Day. Désormais,<br />

deux fois par an, les Kinepolis d’Europe présenteront les films<br />

des mois à venir à l’aide d’un trailershow dynamique et gratuit,<br />

tant pour les spectateurs que pour les distributeurs.<br />

LA MPAA DEVIENT LA MPA<br />

La Motion Picture Association of America, qui réunit les principaux<br />

producteurs et distributeurs de contenu cinéma, de<br />

télévision et de streaming, unifie sa marque autour d’un<br />

nouveau nom et d’un logo.<br />

Désormais, l'association sera désignée aux États-Unis et dans le reste du monde<br />

par le nom de Motion Picture Association, les divisions internationales y<br />

ajoutant chacune leur identifiant géographique. « Cette nouvelle marque mondiale<br />

unifiée reflète mieux le secteur dynamique de la création de contenu d’aujourd’hui,<br />

les modèles de distribution multiplateforme de nos sociétés et le public mondial que<br />

nous servons tous », a déclaré le PDG de la structure Charles H. Rivkin.<br />

L'unification de la marque Motion Picture Association est la dernière initiative<br />

sous la direction du président Rivkin, après l’inclusion quelque peu controversée<br />

en janvier dernier de Netflix parmi les studios membres (voir <strong>Boxoffice</strong> n°360<br />

du 6 février <strong>2019</strong>) et le passage de Gail MacKinnon au poste de vice-président,<br />

directeur de la politique internationale supervisant toutes les affaires gouvernementales<br />

dans le monde.<br />

Fondée en 1922 sous le nom de <strong>Pro</strong>ducteurs et distributeurs de films cinématographiques<br />

d’Amérique pour représenter une industrie naissante alors<br />

principalement active dans le sud de la Californie, l’organisation avait pris la<br />

dénomination Motion Pictures Association of America en 1944. Avec son<br />

siège mondial à Washington, DC, la Motion Picture Association est aujourd'hui<br />

active dans 27 pays, avec des bureaux à Los Angeles, Toronto, Hong Kong,<br />

Singapour, Bruxelles, Mexico, Brasilia et São Paulo. Pour rappel, les marchés<br />

internationaux hors États-Unis et Canada ont représenté 71 % du box-office<br />

global de 2018 et presque 60 % des revenus du divertissement numérique à<br />

domicile.<br />

« Il y a 30 ans, nos salles belges diffusaient environ 150 films par an. Aujourd’hui,<br />

elles en proposent environ 350 », constate Kinepolis. « La production de films a<br />

augmenté et ceux-ci sortent plus vite sur d’autres plateformes, réduisant ainsi le<br />

cycle de vie d’un film dans les cinémas. La promotion des films s’étend par conséquent<br />

sur une période plus courte entraînant des investissements moindres dans les grandes<br />

campagnes publicitaires ».<br />

Le circuit travaille depuis longtemps sur un marketing personnalisé au travers des<br />

médias sociaux et des courriels afin d’informer ses clients de manière ciblée. Avec<br />

son Discovery Day bisannuel, il présentera dans tous ses cinémas européens le<br />

programme de la saison cinématographique à venir sous la forme d’un trailershow<br />

gratuit d’une durée de 1h45 à 2h (dont 1h30 de bandes-annonces), décliné en<br />

deux catégories : public général et films familiaux.<br />

Kinepolis a déjà testé cette action dans plusieurs de ses cinémas en Belgique, plus<br />

tôt dans l’année, auprès de 2 000 visiteurs dont la réaction est unanimement positive.<br />

« Grâce à l’ambiance, aux images et au son caractéristique d’une salle de cinéma,<br />

les bandes-annonces diffusées sur grand écran ont aussi plus d’impact que lorsqu’elles<br />

sont visionnées sur d’autres canaux. » Eddy Duquenne, CEO de Kinepolis Group,<br />

ajoute pour sa part : « Il s’agit d’un événement convivial qui plaira à nos clients. Les<br />

scores qu’ils octroieront aux bandes-annonces nous donneront des informations précieuses<br />

concernant l’éventuel succès d’un film. »<br />

L’emblématique logo, familier des cinéphiles<br />

américains, a été mis à jour pour être désormais<br />

utilisé par tous les bureaux régionaux de la MPA.<br />

Le premier Kinepolis Discovery Day s’est déroulé samedi 5 <strong>octobre</strong> dernier dans presque<br />

tous les cinémas Kinepolis en Belgique, en France et en Espagne. Il aura lieu le 19<br />

<strong>octobre</strong> au Luxembourg et le 9 novembre dans tous les Kinepolis des Pays-Bas.<br />

38


Lucie Carette<br />

COLCOA <strong>2019</strong><br />

Le cinéma français<br />

rayonne à La La Land<br />

La 23 e édition du festival célébrant la diversité du cinéma<br />

français aux États-Unis s’est tenue à Hollywood du 23 au 28<br />

septembre dernier. <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> fait le point avec Lucie Carette,<br />

directrice du bureau des industries culturelles et créatives et<br />

attachée audiovisuelle du consulat de France à Los Angeles.<br />

Le bureau, rattaché au ministère des Affaires étrangères, a<br />

pour objectif d'accompagner à l’export des œuvres et des<br />

créateurs français, avec une mission de diffusion et de création<br />

de programmes professionnels.<br />

COLCOA a eu 23 ans cette année. Comment est née cette initiative ?<br />

Il s’agit d’un festival coproduit par la France et les États-Unis, soutenu par les<br />

pouvoirs publics français et porté par le Fonds culturel franco-américain qui a réuni<br />

en 1996, à l’initiative de la SACEM, les guilds professionnelles - d’abord la DGA<br />

(Directors Guild of America) et la WGAW (Writers Guild of America West), puis la<br />

MPA (Motion Pictures Association). Le fonds est financé en grande partie par la<br />

copie privée. Dans les années 1990, on commençait à faire des copies d’œuvres sur<br />

disques durs et clés USB. La création d’une taxe, dite copie privée, a alors été décidée<br />

pour compenser la perte des revenus liés aux droits artistiques. Une grande partie<br />

de cette taxe a servi à financer le fonds culturel franco-américain, qui a mené<br />

plusieurs actions dans les deux pays, dont la création de COLCOA pour faire<br />

rayonner le cinéma français à Los Angeles.<br />

Comment COLCOA contribue-t-il à renforcer les liens entre les industries<br />

française et américaine ?<br />

Le but est de fédérer une communauté cinéphile friande de films français et de<br />

faire découvrir la nouvelle scène du cinéma hexagonal. Nous observons un bon<br />

mélange entre les films de patrimoine et toute une nouvelle vague qui vient alimenter<br />

des publics inédits et montrer le dynamisme de l’industrie. Cette année, nous avons<br />

mis un point d’honneur à accompagner les talents et les professionnels en organisant<br />

des masterclass, des workshops, des rencontres et des moments de networking<br />

formels et informels.<br />

Organisez-vous des programmes dans le sens inverse, qui permettent à<br />

des professionnels américains de profiter de tels échanges en France ?<br />

Oui, au consulat, nous soutenons les professionnels américains qui souhaitent<br />

travailler en France. Nous avons notamment organisé des séjours en France pour<br />

des commissaires d’exposition ou des propriétaires de lieux de diffusion, afin qu’ils<br />

puissent rencontrer des professionnels français. Nous réfléchissons en ce moment<br />

à un programme d’échanges entre studios français et acteurs américains de l’animation.<br />

Il est important pour nous que des professionnels américains soient présents<br />

dans les événements prescripteurs français et vice-versa, afin que le dialogue entre<br />

nos deux pays puisse être fluide.<br />

Pourquoi avoir décalé COLCOA d’avril à fin septembre cette année ?<br />

Le cinéma mythique de la DGA, où a lieu le festival, était en travaux au mois<br />

d’avril. Nous avons fait le choix d’attendre pour que tout le monde puisse découvrir<br />

les nouvelles salles. Ce décalage a finalement joué en notre faveur, puisqu’en<br />

se positionnant en septembre, le festival est devenu une rampe de lancement dans<br />

la campagne aux Oscars. Les Misérables a fait l’ouverture avec Amazon qui, en tant<br />

que distributeur aux États-Unis, devrait faire prochainement une très belle campagne<br />

aux Oscars. Plusieurs courts-métrages de la sélection sont également éligibles. Nous<br />

pensons également voir aux Oscars J’ai perdu mon corps, Prix du public chez nous<br />

et primé à Cannes et à Annecy.<br />

Le cinéma prestigieux de la DGA a justement été conceptualisé par un<br />

comité de réalisateurs dont Jon Favreau, Christopher Nolan et Michael<br />

Mann, et équipé d’un projecteur laser Dolby Vision et de Dolby Atmos.<br />

Pouvez-vous nous parler de l’expérience dans cette salle ?<br />

Découvrir des films dans ces conditions visuelles et sonores est extraordinaire et<br />

permet une immersion totale. Je pense que la salle de cinéma reste un endroit très<br />

particulier, surtout à une époque où l’on est envahis par toutes sortes d’écrans. Elle<br />

reste le seul endroit où l’on peut garder sa capacité de concentration, recevoir dans<br />

de bonnes conditions un film dans une langue totalement inconnue, parfois pendant<br />

trois heures ou en noir et blanc. J’aime aussi partager des émotions avec un public.<br />

À COLCOA, les salles sont pleines et le public vient rire, pleurer, partager son<br />

ressenti avec les réalisateurs et les acteurs. C’est un moment particulier où l’on<br />

partage à nouveau le cinéma et les œuvres.<br />

Quels ont été pour vous les points culminants du festival cette année ?<br />

Il y a bien sûr eu la projection des Misérables, montré pour la première fois en<br />

Amérique du Nord. L’équipe avait appris quelques jours plus tôt sa sélection aux<br />

Oscars et est arrivée très émue. Le film a vraiment été reçu de manière très positive,<br />

et l’universalité du sujet confirmée.<br />

J’ai aussi été touchée par la projection du premier long-métrage de Claire Burger,<br />

Party Girl. Nous avons également eu un happy hour talk avec elle avant la projection<br />

de son deuxième film, C’est ça l’amour. J'étais aussi très heureuse de découvrir le<br />

palmarès : J’ai perdu mon corps et Les Misérables, déjà primés dans de nombreux<br />

festivals, ont été ici récompensés par le public. J’ai beaucoup aimé les moments de<br />

rencontre avec les jeunes réalisateurs qui présentaient leur premier film. Nous<br />

soutenons financièrement la venue aux Oscars des jeunes réalisateurs français de<br />

courts-métrages et de documentaires.<br />

Existe-t-il une barrière culturelle qui empêcherait certains sujets d’être<br />

bien reçus ou compris par le public américain ?<br />

C’est toujours une petite appréhension : en tant qu’opérateur français tourné vers<br />

l’export, nous arrivons en bout de chaîne et il est toujours frustrant de voir des<br />

films qui fonctionnent très bien en France, ne pas réussir à trouver leur public à<br />

l’international. Cela est souvent lié à l’existence de gaps culturels trop importants<br />

ou à la langue. Aux États-Unis et au Canada anglophone, de moins en moins de<br />

salles prennent le risque de distribuer des films en langue non-anglaise, le public<br />

américain étant de plus en plus réticent aux sous-titres. Notre mission est là aussi<br />

de faire en sorte que les films français puissent rencontrer leur public.<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

39


INTERNATIONAL<br />

APPLE TV+ FAIT SON ENTRÉE DANS LES SALLES<br />

Selon des rapports<br />

exclusifs publiés dans<br />

Variety et The Wall<br />

Street Journal le 27<br />

septembre dernier,<br />

les films produits par<br />

Apple auront droit à<br />

une sortie au cinéma<br />

de plusieurs semaines<br />

aux États-Unis avant<br />

d’être diffusés sur la<br />

plateforme de<br />

streaming Apple TV+.<br />

Cette stratégie n’a pas<br />

été, pour l’instant,<br />

officiellement<br />

confirmée par Apple.<br />

Le Wall Street Journal, citant des personnes anonymes<br />

« connaissant bien les plans de la société », rapporte qu’Apple<br />

a récemment été en négociation avec des grands circuits<br />

américains. Sa décision d’opter pour une sortie en salles<br />

s’inscrirait dans une volonté de rendre Apple plus attrayant<br />

pour les grands talents hollywoodiens, tout en évitant des<br />

confrontations avec les acteurs majeurs de l’industrie. En<br />

effet, J.J. Abrams a récemment refusé de signer un contrat<br />

avec le géant de la tech, préférant un partenariat financièrement<br />

plus modeste avec Warner Media en partie à cause du<br />

modèle de distribution d’Apple. Il s’agirait donc d’une<br />

stratégie renforçant le prestige et la légitimité de la plateforme,<br />

grâce à la construction d’une marque pro-exploitation suivant<br />

le modèle d’Amazon.<br />

D’après le média américain, ces efforts seront dirigés par<br />

Zack Van Amburg et Jamie Erlicht, co-directeurs de la<br />

programmation vidéo chez Apple TV+. Apple pourrait aussi<br />

compter sur l’expertise de Greg Foster, ex-directeur chez<br />

IMAX Corp., qui semblerait être attaché au projet en tant<br />

que consultant, apportant avec lui plus de 20 ans de contacts<br />

dans l’industrie.<br />

Quelques heures après la parution de l’article dans le Wall<br />

Street Journal, Variety mentionnait les trois premiers films<br />

originaux qui pourraient marquer l’entrée d’Apple dans les<br />

salles. Dans les cinémas des grandes villes américaines à partir<br />

du 18 <strong>octobre</strong>, le documentaire animalier The Elephant<br />

Queen migrera sur Apple TV+ le 1 er novembre. Le film sera<br />

distribué par A24, avec lequel Apple a signé un accord pour<br />

cinq films dont le drame familial On the Rocks de Sofia<br />

Coppola, avec Bill Murray et Rashida Jones, qui bénéficiera<br />

d’une fenêtre exclusive traditionnelle. The Banker d’Anthony<br />

Mackie, avec Mackie et Samuel L. Jackson dans le rôle<br />

d’agents immobiliers et magnats financiers à l’ère de la<br />

ségrégation raciale, sortira le 6 décembre avec Bleecker Street<br />

avant d’être disponible sur la plateforme en janvier. Enfin,<br />

Hala, un favori de Sundance mettant en scène une jeune<br />

fille musulmane essayant de concilier ses traditions familiales<br />

avec les exigences de sa vie au lycée, sera diffusé dans les salles<br />

le 22 novembre par Greenwich Entertainment, puis disponible<br />

en décembre sur la plateforme.<br />

Suivant une stratégie adoptée par d’autres sociétés de production<br />

aussi bien « classiques » que « tech », Apple s’appuiera<br />

(du moins dans un premier temps) sur des distributeurs<br />

indépendants pour porter ses films au cinéma. Annapurna<br />

avait ainsi collaboré avec A24 pour Spring Breakers (2013)<br />

et 20th Century Women (2016), distribués en France par<br />

Mars Films ; Amazon avait également suivi cette méthode,<br />

en partenariat avec Roadside Attractions, Bleecker Street et<br />

Lionsgate. Manchester By the Sea (2016), rapportant à Amazon<br />

son premier Oscar, avait ainsi été distribué par Roadside<br />

Attractions aux États-Unis et Universal en France, avec une<br />

fenêtre d’exploitation exclusive traditionnelle dans les deux<br />

cas. Les films de Woody Allen, avec qui Amazon avait signé<br />

un accord pour la production de quatre longs, étaient également<br />

distribués dans les salles par Lionsgate. Ce n’est qu’à<br />

partir de 2017, avec Wonder Wheel, qu’Amazon a changé de<br />

cap en se lançant exclusivement dans l’auto-distribution,<br />

uniquement outre-Atlantique. À noter que suite à la résurgence<br />

des accusations pour abus sexuel contre Woody Allen,<br />

Amazon a mis fin à leur accord en refusant de sortir Un jour<br />

de pluie à New York ; en France, le film est distribué depuis<br />

le 18 septembre par Mars Films.<br />

Quel impact attendre sur la chronologie des médias ? Variety<br />

indiquait qu’Apple serait en contact avec la NATO, la<br />

fédération des exploitants américains, pour définir leur<br />

durée d’exploitation. Une source anonyme citée par le<br />

magazine résume ainsi a position d’Apple : « Nous ne voulons<br />

pas être Netflix. »<br />

40


ÉTATS-UNIS<br />

MoviePass a-t-il vraiment trépassé ?<br />

En collaboration avec <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> US<br />

Le service<br />

d’abonnement tiers<br />

américain a<br />

officiellement tiré le<br />

rideau. Mais si<br />

l’aventure MoviePass<br />

semble révolue, du<br />

moins dans sa forme<br />

actuelle, elle a fait<br />

basculer le secteur de<br />

l’exploitation outre-<br />

Atlantique dans une<br />

nouvelle ère.<br />

Comme Tom Cruise dans<br />

Mission Impossible - Fallout,<br />

MoviePass s’accroche.<br />

©2018 Paramount Pictures. All rights reserved<br />

Le 13 septembre dernier, le service d’abonnement pionnier, mais depuis longtemps<br />

assiégé, annonçait son interruption de service auprès des abonnés. « La<br />

société poursuit ses efforts pour rechercher un financement de ses activités », indiquait<br />

en outre Helios & Matheson, la société mère de MoviePass. Cela semble bien<br />

être l’ultime épisode d'une série de suspensions de service remontant à juillet<br />

2018, lorsque MoviePass a subi une période de black-out qui coïncidait avec<br />

le week-end de sortie de Mission : Impossible - Fallout. Les précédentes coupures<br />

s’étaient jusqu’alors limitées à des sites AMC très performants, apparemment<br />

à titre de tactique de négociation.<br />

Les mois qui ont suivi ont été tumultueux. Le manque de trésorerie, les prêts<br />

d'urgence et la chute du cours des actions ont entraîné une série de modifications<br />

très impopulaires des conditions d’usage du service, endommageant<br />

gravement la réputation de la marque tout au long de <strong>2019</strong> et entraînant le<br />

départ de dirigeants clés. En juillet, la société annonçait une suspension<br />

« temporaire » de service, jusqu’à ce que ce dernier communiqué de presse n’en<br />

révèle le caractère permanent.<br />

Ascension, chute...<br />

La première disruption MoviePass remonte au lancement d'une version bêta de<br />

2011 à San Francisco, la société testant alors différentes formules de prix au fil<br />

des ans (de 20 à 50 dollars par mois) pour tenter de stimuler la croissance de son<br />

nombre d’abonnés. Le tournant majeur est pris en 2016 avec l’arrivée de Mitch<br />

Lowe, ancien dirigeant de Netflix et de Redbox, au poste de directeur général.<br />

Un an plus tard, la firme est acquise par la société de données Helios & Matheson,<br />

un acteur de poids qui permet la mise en place d’une politique tarifaire agressive<br />

dès août 2017, de 9,95 dollars mensuels pour un accès quasi illimité (une séance<br />

2D par 24 heures) dans la plupart des cinémas du pays. Dès lors, les abonnements<br />

explosent, jusqu’à atteindre les 3 millions en juin 2018.<br />

Décrié par de nombreux professionnels du secteur, le modèle révèle finalement<br />

sa non-durabilité. Contraint par ses problèmes de trésorerie d'ajuster ses conditions<br />

de service, MoviePass passe en quelques mois du statut de billet de cinéma<br />

quotidien à celui d’une offre largement limitée. Parallèlement à cet affaiblissement,<br />

le Sinema rival, autre service d'abonnement cinéma tiers aux États-Unis qui<br />

rencontrait lui aussi des difficultés, a jeté l’éponge en avril dernier ; depuis, la<br />

société a basculé vers une stratégie d’abonnement B2B sous le nom de SubGen.<br />

… et héritage<br />

Le communiqué du 13 septembre, largement rapporté comme le décès de<br />

MoviePass, laisse pourtant la porte ouverte aux activités futures du service<br />

d'abonnement, notant que « la société est incapable de prédire si ou quand le<br />

service MoviePass sera maintenu ».<br />

La nouvelle est en effet concomitante avec l'annonce de la formation par le<br />

conseil d'administration d'Helios & Matheson d’un « comité d'examen stratégique<br />

[...] chargé d'identifier, d'examiner et d'explorer toutes les alternatives stratégiques<br />

et financières pour la société, y compris une vente de la société dans son intégralité ».<br />

Cette vente de la quasi-totalité des actifs inclurait MoviePass, MoviePass Films<br />

et Moviefone [ce dernier est un fournisseur de programmes acquis par Helios<br />

& Matheson en avril de l’année dernière, ndlr].<br />

Reste qu’au bout du défi, le challenger a durablement perturbé le marché de<br />

l’exploitation en Amérique du Nord en popularisant le concept de l’abonnement<br />

illimité à l’œuvre sur certains marchés européens, notamment français, depuis<br />

les années 2000. La formule MoviePass a attiré dès 2017 l'attention de la Tim<br />

League des cinémas Alamo Drafthouse, qui a lancé le déploiement progressif<br />

(toujours en cours) de son propre plan d’abonnement. Puis AMC, Studio<br />

Movie Grill, Cinemark, Studio C de Celebration Cinema, Showcase Cinemas,<br />

Megaplex et plus récemment Regal ont emboîté le pas et lancé leurs propres<br />

programmes d’abonnement, qui connaissent tous de larges succès. Comme<br />

quoi, MoviePass n’aura pas fait que passer.<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

41


FOCUS EXPLOITATION<br />

LES ÉQUIPEMENTS *<br />

GLOBAL<br />

Maître d’ouvrage : PANACÉA<br />

Maître d’œuvre / pilote : GRIMA &<br />

LOUSSOUARN ARCHITECTES<br />

Bureau de contrôle : SOCOTEC<br />

BÂTIMENT<br />

Gros œuvre : THOMAS & FILS<br />

Électricité et réseaux : CEME CENTRE EST<br />

Climatisation/chauffage : THEVENET<br />

FAÇADE/HALL<br />

Sols durs, moquette, etc. : MARTIN REBEUF<br />

Système de billetterie : BOOST BILLETTERIE<br />

(CINESYSTEM)<br />

SALLES<br />

Fauteuils : LINO SONEGO<br />

Tentures/sols : AB ROY<br />

CABINES<br />

Installateur : CINEMECCANICA FRANCE<br />

EXPLOITATION<br />

<strong>Pro</strong>grammation : PANACÉA<br />

*Basé sur le déclaratif de la salle<br />

LE MAJESTIC DIGOIN<br />

Un nouvel espace<br />

et de nouvelles ambitions<br />

Le nouveau cinéma de Digoin en Saône-et-Loire<br />

a ouvert mercredi 25 septembre en remplacement<br />

du mono-écran historique de la ville.<br />

Du centre-ville de Digoin à la zone Ligerval, il n’y a qu’un<br />

pas et deux salles en plus... Après la fermeture de l’ancien<br />

établissement le 2 septembre, les cinéphiles de la commune<br />

de 8 900 habitants profitent désormais d’un complexe de trois<br />

salles et 379 places, ainsi que d’une architecture signée Grima<br />

et Loussouarn flambant neuve pour leur cinéma art et essai<br />

local, le tout pour un budget total d’environ 2 millions d’euros.<br />

« Nous avions un impératif : avec un budget serré, faire des salles<br />

top confort », illustre Régis Faure, directeur du nouveau Majestic.<br />

Ce site constitue l’aboutissement d’un long processus qui,<br />

pour l’exploitant, remonte à 2005. « À cette époque où j’ai repris<br />

le cinéma, nous réalisions 13 000 entrées par an. J’ai commencé<br />

à insuffler une programmation vraiment art et essai, développé<br />

des animations, travaillé sur l’éducation à l’image… » Des<br />

initiatives qui ont permis de doubler le nombre d’entrées<br />

annuelles, qui atteignent aujourd’hui les 25 000 à 30 000. « Le<br />

bâtiment de l’ancien emplacement était assez vétuste et l’idée de<br />

passer sur plusieurs écrans a commencé à germer à la fin des<br />

années 2000 », ajoute Régis Faure. Ce changement de lieu<br />

permet au Majestic de voir plus grand. « Avec ce nouvel établissement,<br />

l’idée est de passer à 50 000 entrées. »<br />

Panacéa Entertainment<br />

se développe en<br />

Bourgogne<br />

L’association présidée par Régis Faure axe son<br />

activité autour du spectacle et du cinéma. Le<br />

premier volet propose ainsi différentes<br />

animations liées à la musique, mais aussi des<br />

expositions et des spectacles jeune public. Sur<br />

la partie cinéma, Panacéa embrasse<br />

conjointement les fonctions de programmateur<br />

et exploitant. Avec l’ouverture du<br />

nouveau site de Digoin, l’association étoffe<br />

ainsi son réseau, composé du Danton à<br />

Gueugnon et du circuit itinérant Roul’ta<br />

bobine (qui projette en 35mm et HD sur écran<br />

gonflable ou en structure alu). En parallèle,<br />

elle assure la programmation de plusieurs<br />

cinémas, proposant les dispositifs d’éducation<br />

à l’image, un festival jeune public à la<br />

Toussaint ou encore une quinzaine dédiée aux<br />

films sélectionnés aux César et aux Oscars.<br />

Ainsi, outre le Majestic et le Danton, elle<br />

programme L'Action Palace à Chauffailles, Les<br />

Arcades / La Croisée à Belmont-de-la-Loire,<br />

L'Odyssée à La Clayette, le Ciné Matour, le<br />

Ciné-Théâtre à Cours-la-Ville, Le Vauban à<br />

Avallon et L'Empire à Auxonne.<br />

42


Ciné-débats<br />

Aujourd’hui, la programmation, gérée par le cinéma, est<br />

constituée de « 40 % de films art et essai et 60 % grand public ».<br />

L’après-projection tient également une grande place au Majestic.<br />

En effet, le cinéma est doté d’un espace ciné-café situé dans<br />

le hall, faisant aussi office de bar à vin et à bière, permettant<br />

de prolonger le plaisir après les séances. « Nous organisons<br />

beaucoup d’animations autour des films, de soirées-débats et de<br />

rencontres. Nous avons également un espace jeune public dans<br />

lequel nous célébrons des anniversaires », explique l’exploitant.<br />

En outre, le cinéma bénéficie d’une solide implantation<br />

locale. En effet, Régis Faure gère un autre site à Gueugnon,<br />

à 14 kilomètres, via l’association Panacéa (voir par ailleurs)<br />

qui affiche une programmation commune avec le Majestic<br />

Digoin. « De même, notre politique d’animation est commune,<br />

au même titre que nos supports de communication. Notre équipe<br />

de 7 personnes gravite entre les deux établissements. Autour de<br />

nous, il n’y a pas d’autres cinémas ; nous sommes dans une zone<br />

très rurale, assez éloignée des multiplexes qui se trouvent à plus<br />

d’une demi-heure voire 40 minutes de nos salles, notamment à<br />

Mâcon », ajoute-t-il. Un grand travail est également effectué<br />

avec les collectivités locales. « Nous organisons des événements<br />

et travaillons avec les établissements scolaires et les comités<br />

d’entreprise autour de projections événementielles. »<br />

À noter que cette ouverture vient compléter l’offre cinématographique<br />

dans un département assez faiblement pourvu.<br />

D’après le CNC, la Saône-et-Loire totalisait en 2018 58<br />

écrans répartis dans 21 cinémas, se classant 40 e parmi l’ensemble<br />

des départements. Il s’agit également du 47 e département<br />

en taux de remplissage des fauteuils (12,4 %) et du 51 e en<br />

nombre d’entrées, avec 1,23 million de spectateurs.<br />

LE PARCOURS DE RÉGIS FAURE<br />

Adolescent, j’étais déjà<br />

bénévole dans un cinéma<br />

associatif. Par la suite, j’ai<br />

travaillé dans le spectacle<br />

vivant, pour ensuite<br />

bifurquer vers<br />

l’exploitation<br />

cinématographique. J’ai<br />

toujours eu ce goût pour<br />

le cinéma, qui s’est<br />

naturellement harmonisé<br />

avec ma formation<br />

technique administrative<br />

du spectacle.<br />

RENSEIGNEMENTS<br />

Coordonnées ZAC des Charmes, Avenue de l'Europe - 71160 Digoin<br />

Téléphone 09 77 83 37 09 Site majestic71.cine.allocine.fr<br />

Tarifs Normal : 8 € / Moins de 18 ans : 5 € / Réduit : 6,50 €<br />

Séances tous les jours de 11h à 21h<br />

N°376 / 9 <strong>octobre</strong> <strong>2019</strong><br />

43


PORTRAIT<br />

EXPLOITANTE<br />

Caroline Grimault<br />

Directrice du Katorza à Nantes<br />

Elle en est la directrice depuis bientôt huit ans. Alors que le Katorza, cinéma de six salles, est en période de festivités pour célébrer<br />

ses 100 ans, <strong>Boxoffice</strong> <strong>Pro</strong> dresse le portrait de sa responsable Caroline Grimault.<br />

SI VOUS CONSTRUISIEZ AUJOURD’HUI LE CINÉMA DE VOS RÊVES,<br />

À QUOI RESSEMBLERAIT-IL ?<br />

Un mélange des cinémas parisiens où s’est forgée ma cinéphilie, l’Action Christine, l’Entrepôt et le<br />

Saint-André-des-Arts, avec comme en Europe du Nord, un café, et aussi un coin lecture où l’on peut traîner,<br />

un espace atelier pour les enfants, et les autres. Plusieurs salles de taille variées, bien sûr, et des projecteurs<br />

35 mm en plus du numérique.<br />

Comment avez-vous décidé de faire<br />

ce métier ?<br />

Après avoir compulsivement collectionné les Fiches de Monsieur<br />

Cinéma enfant, j’ai fini par me décider à y travailler à 26 ans. J’ai<br />

travaillé avec des producteurs et distributeurs indépendants, et<br />

même monté (puis planté) ma société de distribution. Entre-temps,<br />

j’ai découvert le métier d’exploitant de salle et j’ai adoré l’idée<br />

d’être en permanence en contact avec les films et les spectateurs.<br />

Depuis près de 20 ans, je ne m’en lasse pas.<br />

Votre spectateur le plus insolite ?<br />

Javier Bardem l’année dernière. Venu présenter 10 films au festival<br />

du cinéma espagnol de Nantes, il a choisi au dernier moment de<br />

rester en revoir deux en salles. Les spectateurs à côté desquels il<br />

s’est assis n’en revenaient pas !<br />

L'anecdote la plus croustillante de<br />

votre cinéma ?<br />

En 100 ans, il y en a beaucoup… On est parfois perplexes face<br />

aux objets trouvés entre les fauteuils comme une brosse à dents<br />

ou une paire de chaussettes... Et plus encore face à certains titres,<br />

comme un spectateur qui nous a demandé une place pour Tonio<br />

sur la baleine, qui rapproche habilement Miyazaki du commandant<br />

Cousteau…<br />

Le film culte que vous n’avez jamais vu ?<br />

Et votre excuse ?<br />

Il y en a beaucoup mais Alien, le 8 e passager. Je suis hyper-impressionnable<br />

et j’avais été terrorisée quand j’ai vu Mad Max à sa<br />

sortie. Du coup, je me suis dégonflée pour celui-là. Je le récupérerais<br />

un jour…<br />

La BO sur laquelle vous dansez ?<br />

Je ne danse pas sur les films, mais si j’entends One Step Beyond de<br />

Madness, je ne peux pas rester assise.<br />

Quel est l’exploitant dont vous êtes fan ?<br />

Jean-Serge Pineau, qui a dirigé le Katorza pendant 36 ans, continue<br />

à aller au cinéma au moins deux fois par semaine et nous régale<br />

toujours d’anecdotes truculentes.<br />

Et quand tout est noir… quel film vous rend la<br />

plus heureuse ?<br />

Me réfugier dans une salle de cinéma me rend moins malheureuse.<br />

Mais j’ai tendance à choisir des films qui me confirment la noirceur<br />

du monde comme Crimes et délits de Woody Allen ou La<br />

Règle du jeu de Jean Renoir. Ou alors un film de Lubitsch…<br />

BIO EXPRESS<br />

1992<br />

Stagiaire de production sur Intimité<br />

de Dominik Moll produit par un<br />

ancien copain de classe,<br />

Vincent Dietschy.<br />

1995<br />

Crée Avanti Films, société de<br />

distribution qui sortira 14 films/<br />

programmes en 5 ans<br />

2006<br />

Devient directrice de l’association<br />

Terre Neuve-Studio 43 à Dunkerque<br />

2012<br />

Devient directrice du Katorza,<br />

salle mythique qu’elle a découvert<br />

dans Lola de Jacques Demy.<br />

44


LE MARCHÉ DU CINÉMA EN TEMPS RÉEL<br />

Prenez les meilleures décisions<br />

pour vos séances grâce à nos outils de Business Intelligence.<br />

Données en temps réel<br />

Tendances historiques<br />

Analyses prédictives<br />

Veille concurrentielle<br />

Filtrage pour des analyse détaillées<br />

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les programmations<br />

CONTACT<br />

Romeo Duchêne<br />

Business Development Manager EMEA<br />

07.88.03.63.02<br />

romeo.duchene@boxoffice.com<br />

Héloïse Reiter<br />

Directrice Business Development EMEA<br />

06.30.90.68.89<br />

heloise.reiter@boxoffice.com<br />

COMPANY.BOXOFFICE.COM


INSTITUTIONNELS<br />

TABLEAU DES DERNIÈRES CDACi/CNACi<br />

DATES DEMANDEUR ENSEIGNE DU PROJET ÉCRAN(S) PLACES DEMANDE VILLE DÉPART. AGGLO DÉCISION<br />

CDACi<br />

26/09/19 ETOILE CINEMAS ETOILE VOLTAIRE 5 505 Paris Paris Paris AUTORISÉ<br />

26/09/19 SAS CINEMAS FRONTIGNAN PREMIERE CINEMAS 4 595<br />

En remplacement de l'actuel Ciné<br />

Mistral (1 salle, 152 places)<br />

Frontignan Hérault Sète<br />

AUTORISATION<br />

TACITE<br />

03/10/19 SAS LTDS LES TOILES DU SUD 5 1 288 Rivière salée Martinique Le Robert AUTORISÉ<br />

15/10/19 SARL CINE CLAYE MY CINE 3 387 Claye-Souilly Seine-et-Marne Claye-Souilly<br />

19/11/19 SAS LES TOILES DU NORD CINE PEVELE 3 476<br />

En remplacement des actuels<br />

Modern (1 salle, 170 places) et<br />

Olympia (1 salle, 126 places)<br />

Templeuve-en-Pevele Nord Templeuve<br />

AGENDA DE LA PROFESSION<br />

ÉVÉNEMENT DATE LIEU<br />

18 e FÊTE DU CINÉMA D’ANIMATION 1er au 31/10 En France et dans le monde<br />

TOUR DE FRANCE DIGITAL : ÉTAPE<br />

RÉGION CENTRE-VAL DE LOIRE<br />

CONCERTATION RÉGIONALE PASSEURS<br />

D’IMAGES<br />

4 e JOURNÉE EUROPÉENNE DU CINÉMA<br />

ART ET ESSAI<br />

RENCONTRES PRO AFCAE/ADRC DU<br />

FESTIVAL LUMIÈRE<br />

42 e FESTIVAL DU FILM ITALIEN DE<br />

VILLERUPT<br />

10-11/10 Orléans (45)<br />

07 au 08/10/ Amiens (80)<br />

13/10 En France et dans le monde<br />

16 au 18/10 Lyon (69)<br />

25/10 au 11/11 Villerupt (54)<br />

29 es RENCONTRES DE L'ARP 06 au 09/11 Dijon (21)<br />

RENCONTRES PROFESSIONNELLES DU<br />

NORD<br />

7 es JOURNÉES PROFESSIONNELLES DE<br />

CINÉMAS 93<br />

CONCERTATION RÉGIONALE PASSEURS<br />

D’IMAGES<br />

RENDEZ-VOUS DU CINÉMA EN RÉGION<br />

CENTRE VAL DE LOIRE<br />

13 au 15/11 Arras (62)<br />

13 au 15/11 Pantin (92)<br />

14 au 15/11 Lyon (69)<br />

15 au 17/11 Tours (37)<br />

23 e FESTIVAL TÉLÉRAMA/AFCAE 15 au 21/01/20 France<br />

20 es RENCONTRES DE BRETAGNE<br />

28/01 au<br />

01/02/20<br />

La Baule (44)<br />

10 es RENCONTRES DU SUD 16 au 21/03/20 Avignon (84)<br />

6 e FESTIVAL PLAY IT AGAIN ! 15 au 28/04/20 France<br />

Retrouvez toutes ces manifestations plus détaillées sur boxofficepro.fr rubrique Agenda<br />

GNCR<br />

Soutiens<br />

•L’ÂCRE PARFUM DES IMMORTELLES de Jean-Pierre Thorn, Les Acacias -<br />

23 <strong>octobre</strong><br />

•LES ENFANTS D’ISADORA de Damien Manivel, Shellac - 20 novembre<br />

•SÉJOUR DANS LES MONTS FUCHUN de Gu Xiaogang,<br />

ARP Sélection -1 er janvier 2020<br />

CHIFFRES CNC<br />

Fréquentation de septembre<br />

11,17 millions d’entrées selon les estimations du CNC : le mois de septembre<br />

affiche une augmentation de 3 % comparé à septembre 2018 et confirme les bons<br />

chiffres de l’été. Un seul film - américain - a dépassé le million d’entrées : Ça –<br />

Chapitre 2 (1,22 million*).<br />

150,24 millions de spectateurs estimés sont allés en salles sur les 9 premiers mois<br />

de l’année contre 143,10 millions sur la même période en 2018 (+5 %). Sur l’année<br />

glissante, 208,34 millions de billets ont été vendus contre 202,16 millions les 12<br />

mois précédents (+3,1 %).<br />

Avec 34,4 % sur les 9 premiers mois, la part de marché des films français reste en<br />

baisse sur un an. Elle atteignait 37,5 % de janvier à septembre 2018. Celle des films<br />

américains grimpe à 54,5 % contre 48,8 % l’an passé. Sur les 12 derniers mois, les<br />

films français représentent 37 % de part de marché, les œuvres américaines 48,4 %<br />

et les autres films 14,6 %.<br />

*Cumul arrêtés au 1 er <strong>octobre</strong>.<br />

46


ILS PENSAIENT ENFIN ÊTRE TRANQUILLES…<br />

MICHÈLE<br />

LAROQUE<br />

MANUEL MUNZ ET SND GROUPE M6<br />

PRÉSENTENT<br />

THIERRY<br />

LHERMITTE<br />

Joyeuse<br />

© 2018 LES FILMS MANUEL MUNZ - SND GROUPE M6 - M6 FILMS - CRÉATION GRAPHIQUE : © <strong>2019</strong>, SND, TOUS DROITS RÉSERVÉS. PHOTO : EDDY BRIERE.<br />

RETRAITE !<br />

AU REVOIR LA FAMILLE, AU REVOIR LES CONS !<br />

UN FILM DE<br />

FABRICE BRACQ<br />

NICOLE FERRONI OMAR MEBROUK JUDITH MAGRE<br />

LE 20 NOVEMBRE<br />

ORGANISEZ VOTRE AVANT-PREMIÈRE LE 17 NOVEMBRE À 16H OU 18H*<br />

Renseignements et inscriptions : rsvp@snd-films.fr<br />

* Sous réserve de la sortie nationale du film dans votre salle


MICHELE RAY-GAVRAS ET ALEXANDRE-GAVRAS<br />

PRÉSENTENT<br />

“Money can’t buy me love”<br />

THE BEATLES<br />

UN FILM DE<br />

COSTA-GAVRAS<br />

ADULTSIN<br />

THE<br />

ROOM<br />

PHOTO : JESSICA FORDE © KG PRODUCTIONS<br />

D’APRÈS LE BEST-SELLER DE<br />

YANIS VAROUFAKIS<br />

CHRISTOS ALEXANDROS ULRICH DAAN CORNELIUS JOSIANE<br />

CHRISTOS<br />

ALEXANDROS<br />

BOURDOUMIS TUKUR SCHUURMANS<br />

PINSON TARLOW<br />

DIMITRIS<br />

THANOS<br />

AURÉLIEN<br />

OBONYA<br />

STERGIOGLOU TOKAKIS LOGOTHETIS RECOING<br />

VINCENT VALÉRIA<br />

LOULIS<br />

NEMETH GOLINO<br />

DIRECTION<br />

IMAGE YORGOS ARVANITIS MONTAGE COSTA-GAVRAS ET LAMBIS CHARALAMPIDIS DÉCORS SPYROS LASKARIS PHILIPPE CHIFFRE COSTUMES AGIS PANAYOTOU SON NIKOS PAPADIMITRIOU MARIANNE ROUSSY DANIEL SOBRINO DE PRODUCTION CHRISTINE MOARBES THANASSIS CHRISTOPOULOS PRODUIT<br />

PAR MICHÈLE RAY-GAVRAS ET ALEXANDRE-GAVRAS<br />

EN<br />

UNE PRODUCTION KG PRODUCTIONS CO-PRODUCTION AVEC WILD BUNCH ELLE DRIVER FRANCE 2 CINÉMA ODEON S.A. PRODUCTEUR<br />

EXECUTIF GREC KOSTAS LAMBROPOULOS AVEC<br />

LE SOUTIEN DE L’AIDE AU CINÉMAS DU MONDE DU CENTRE NATIONAL DU CINÉMA<br />

EN PARTENARIAT<br />

ET DE L’INSTITUT FRANÇAIS EKOME S.A. ET DE LA RÉGION PROVENCE ALPES-CÔTE D’AZUR AVEC LE CNC FRANCE TÉLÉVISIONS ELLE DRIVER CANAL + CINÉ +<br />

MUSIQUE ALEXANDRE DESPLAT<br />

LE 6 NOVEMBRE<br />

AVEC LA PARTICIPATION DE

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