LG_227

LGMagazine

Octobre 2019 | n˚ 227

www.gemengen.lu

Philippe Wery

CEO

Arendt Business Advisory

DR PATRICK CHARBONNIER

LUXCONTROL

Accompagner la revalorisation des friches industrielles

FRANCK DORON

BETIC

Les espaces en mutation

GUY ENTRINGER

SNHBM

La force de l’ambition et du travail


BANQUE N°1

DES PRÊTS IMMOBILIERS

L’HISTOIRE

DE VOTRE FUTUR LOGEMENT

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EDITO

PAR MARTINA CAPPUCCIO

La déigrengolade…

Déclarés grands vainqueurs des élections en octobre 2018 au

vu de leur grande progression, Déi Gréng vit un an plus tard une

période autrement plus tumultueuse. Tout a commencé le 22 août, à

l’annonce du malaise cardiaque du ministre de la Justice Félix Braz.

Lorsque le gouvernement est averti de la nouvelle, il procède très vite

à une redistribution temporaire de ses mandats. Un mois plus tard, la

nouvelle tombe: le ministre ne pourra pas réintégrer le gouvernement.

Déi Gréng encaisse le choc et revoit ses structures gouvernementale

et parlementaire. Les premiers ajustements semblent logiques:

François Bausch conservera ses attributions et assumera la fonction

supplémentaire de Vice-Premier ministre; Sam Tanson gardera

quant à elle la tutelle de la culture mais devra se séparer de celle du

logement pour reprendre le portefeuille de la justice. Son parcours

professionnel d’avocate et son expérience au Conseil d’Etat donnent

en effet à la ministre les compétences nécessaires à cette nouvelle

fonction, indéniablement délicate.

Mais se pose encore la question de la reprise du portefeuille du

Logement. A l’origine, Déi Gréng pensait trouver le candidat

idéal en Roberto Traversini, bourgmestre de Differdange, arrivé

deuxième dans sa circonscription aux élections. C’était sans

compter sur les déboires qu’il a récemment connus avec la justice…

Le bourgmestre avait en effet engagé des travaux sur une propriété

située en zone naturelle protégée, et ce, sans autorisation. En cours

de travaux, ce dernier en a toutefois fait la demande, alors validée

par la ministre de l’Environnement Carole Dieschbourg. L’affaire

ne s’arrête pas là, puisqu’il est également accusé d’avoir fait mener

une partie des travaux par des employés du CIGL de Differdange,

dont il est le président, sans en régler la facture. Faisant l’objet

d’une enquête du parquet de Luxembourg et pointé du doigt

par l’opposition, Roberto Traversini n’a eu d’autre choix que de

renoncer à sa fonction de bourgmestre dans un premier temps et à

celle de député dans un second.

Les conséquences de cette affaire ont été quadruple pour Déi

Gréng: Roberto Traversini ne pourra non seulement pas prétendre

à la fonction de ministre du Logement, mais il laisse aussi dans son

sillage la vacance de ses deux postes, à la commune et à la Chambre.

De plus, cette affaire aura entaché la confiance des citoyens quant à

l’intégrité de leur ministre de l’Environnement, membre du même

parti.

Qu’à cela ne tienne! Les Verts essuient ce nouveau revers et ont

annoncé le 3 octobre dernier, lors d’un congrès extraordinaire, la

nomination d’Henri Kox à la fonction de ministre du Logement.

Lui qui jusqu’ici assumait le rôle de président de la commission

Logement à la Chambre mettra donc ses compétences au service

d’une des premières préoccupations du pays. Il épaulera également

son collègue François Bausch en tant que ministre délégué à

la Sécurité intérieure et à la Défense. Laissant ainsi son siège de

député vacant, ce sont deux postes vides que Déi Gréng a décidé de

combler avec la nomination de Chantal Gary et Semiray Ahmedova.

Quant au mandat de bourgmestre de Differdange, il sera assuré par

Christiane Brassel-Rausch.

Après un mois de funambulisme maladroit, les Verts semblent

enfin avoir retrouvé leur équilibre. Les prochaines semaines seront

déterminantes pour le parti dont les nouvelles équipes ministérielle

et parlementaire devront faire leurs preuves tout en rétablissant la

confiance des citoyens en leur stabilité. n


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LG

OCTOBRE 2019

SOMMAIRE

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

34 | FRANCK DORON

Betic

COVERSTORY

08 | PHILIPPE WERY

Arendt Business Advisory

Les espaces en mutation

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

40 | Schroeder & Associés

Le conseil bienveillant d’un citoyen

Expertiser pour solutionner

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

14 | GILLES HEMPEL

Abitatio

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

22 | DR PATRICK CHARBONNIER

Luxcontrol

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

44 | ANGÉLINE PRÉVOT

GMproject

Pour des logements abordables

Accompagner la revalorisation

des friches industrielles

La gouvernance de vos projets

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

16 | PIERRE HURT

OAI

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

24 | JULIE BRASSOUD

BEST ingénieurs-conseils

TECHNIQUE & INSTALLATION

52 | GÜNTER KRINGS

Viessmann

Partager au bénéfice de tous

Le commodo rendu commode

Produire sa propre électricité

grâce à la micro-cogénération


LG

OCTOBRE 2019

5

TECHNIQUE & INSTALLATION

56 | MARCEL STARK ET PAULO MOREIRA

Beweng Security-Solutions

ECONOMIE

74 | FABIO D’AVERSA

PwC

LETZEBUERGER GEMENGEN

Publication éditée par Euro-Editions S.A.

www.gemengen.lu

Société éditrice

Euro-Editions S.A.

24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange

Régie publicitaire

Julien Malherbe

marketing@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 30

Une solution 2.0 pour les résidences

DÉVELOPPEMENT DURABLE

64 | EMMA KORCHIA ET LAURENT MAGI

Enovos

Enovos lance de nouvelles actions

PORTRAIT

96 | GUY ENTRINGER

SNHBM

Invest EU

SOCIÉTÉ

84 | PAULOS EYOB HABTE

Minusines

L’intégration par la pérennisation de l’emploi

Administration

Lucia Ori

Tél. 58 45 46-29 • Fax 58 49 19

admin@euroeditions.lu

Raouf Hatira • Tél. 58 45 46 23

secretariat@euroeditions.lu

Rédaction

Julien Brun

julien@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 26

Martina Cappuccio

martina@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 26

Pierre Birck

Adeline Jacob

Raouf Hatira

Stéphane Etienne

Emilie Di Vincenzo

Conception et réalisation graphique

Sophie Glibert

sophie@euroeditions.lu • Tél. 58 45 46 25

Photographie

Marie De Decker

Eric Devillet

Agence Kapture

Impression

Imprimerie Centrale

La force de l’ambition et du travail

© Euro-Editions

Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.

Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la

rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord

de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas

restitués. Les reportages signés n’engagent que

leurs auteurs. Les prix figurant dans cette revue

sont indicatifs et peuvent être sujets à des variations

dont l’éditeur ne pourrait nullement être tenu pour

responsable.


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LG

OCTOBRE 2019

INDEX

08 | PHILIPPE

WERY

CEO

Arendt Business Advisory

14 | GILLES

HEMPEL

Directeur

Abitatio

16 | PIERRE

HURT

Directeur

OAI

22 | DR PATRICK

CHARBONNIER

Directeur technique

Luxcontrol

24 | JULIE

BRASSOUD

Responsable commodo

et certifications

BEST ingénieurs-conseils

34 | FRANCK DORON

Team Manager

Betic

38 | SASCHA

THIELEN

Menuisier

CLK Constructions

38 | ANTONIO

PIRES

Maçon

CLK Constructions

38 | MARKUS

THEIS

Couvreur

CLK Constructions

40 | PATRICK

COUNOTTE

Expert assermenté

et cadre dirigeant

Schroeder & Associés

40 | JEAN-CHRISTOPHE

PONCELET

Expert assermenté

Schroeder & Associés

44 | ANGÉLINE

PRÉVOT

Administrateur délégué

GMproject

46 | BERNARD

MANCHEL

Président du Conseil

d’Administration

HBH

46 | CHRISTELLE

ZIMMER

Administrateur Délégué

HBH

46 | VINCENT

GIUDICISSI

Administrateur Délégué

HBH

52 | GÜNTER

KRINGS

Directeur

Viessmann Luxembourg

56 | MARCEL

STARK

Directeur technique

Beweng Security-Solutions

56 | PAULO

MOREIRA

Directeur des ventes

Beweng Security-Solutions

58 | VINCENT

SARAZAIN

Responsable commercial

thyssenkrupp Ascenseurs

Luxembourg

64 | LAURENT

MAGI

Head of Energy Efficiency

Enovos Services S.A

64 | EMMA

KORCHIA

Energy Efficiency Manager

Enovos Services S.A

72 | HENRI

GEREKENS

Bourgmestre

Redange-sur-Attert

Copyright: Mike Zenari

74 | FABIO

D’AVERSA

Associé

PwC Luxembourg

78 | NING

WANG

Chief Business Officer

PingPong

84 | MARTINE

NEYEN

Responsable projet INTER-C

Touchpoints asbl

86 | PAULOS

EYOB HABTE

Aide magasinier

Minusines

96 | GUY

ENTRINGER

Directeur

SNHBM


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LG

OCTOBRE 2019

COVERSTORY

Le conseil bienveillant

d’un citoyen

C’est au fil de sa carrière dans le conseil, l’industrie et les

startups que Philippe Wery a mûri son envie de faire du

conseil autrement, ce qu’il réalisera en 2017 en intégrant

Arendt et en créant Arendt Business Advisory. Bien ancré

dans les préoccupations locales et non dans les hauteurs de

l’idéalisme international, Arendt a développé depuis plus de

30 ans un ADN luxembourgeois et a travaillé pour les

principaux acteurs du tissu économique et du secteur public du

pays. Arendt Business Advisory renforce cet ADN au travers

de son dirigeant qui dévoile sa vision d’un professionnel du

conseil impliqué et farouchement citoyen. L’interview pour la

couverture de ce numéro balaie les problématiques auxquelles

le Luxembourg doit faire face, secoue quelques idées reçues

et propose des pistes de réflexion pour y répondre.

Le problème écologique est aujourd’hui

de tous les débats. Néanmoins, d’autres

défis majeurs semblent émerger des avis

des prévisionnistes. Quelle est votre

position sur l’enjeu luxembourgeois des

années à venir?

Dans un monde légitimement focalisé sur

l’enjeu écologique et la nécessité impérieuse

de modifier l’empreinte de nos sociétés au

sens large vers un modèle de circularité et de

durabilité, des voix s’élèvent effectivement

de plus en plus fréquemment pour avancer

la problématique, au moins aussi prégnante,

de l’explosion démographique attendue

dans les 30 années à venir.

A l’échelle de notre planète, cette

croissance démographique inconnue

jusqu’alors dans l’Histoire, pose au moins

deux problèmes immédiats à la réalisation

de nos objectifs écologiques: d’une part

nos efforts risquent d’être freinés par un

volume de consommation et d’utilisation

des ressources plus important, par simple

logique mathématique, d’autre part

le principe de croissance perpétuelle,

fondement de notre modèle économique

depuis la révolution industrielle, mais

décrié aujourd’hui comme étant intenable

et contre-productif aux objectifs de

durabilité, aura probablement encore de

beaux jours devant lui avant de connaître sa

transformation tant attendue par beaucoup.

A l’échelle de notre pays, les prévisionnistes

et les groupements d’experts s’accordent

également à anticiper une croissance

significative de la population à l’horizon

2050 avec le logement et la mobilité comme

les deux pierres de notre mythe de Sisyphe.

Deux éclairages s’imposent. D’abord il

s’agira d’une inflation démographique au

moins autant importée qu’organique. En

effet, notre pays continuera à attirer des

ressources importées, en cela soutenue

par une politique gouvernementale

d’investissement dans des secteurs innovants

et attractifs de ressources expertes. Ensuite,

l’enjeu dépasse amplement le logement et la

mobilité. En effet, l’offre de soins de santé

et les capacités hospitalières, l’accueil en

crèches et en maisons de soins, la demande

plus générale en infrastructures de diverses

sortes, l’accès à des services communaux et

étatiques efficaces et aptes à traiter le volume

accru de demandes, l’offre en matière

d’éducation, la gestion de déchets résiduels

même après avoir vertueusement changé

nos comportements de consommation, et

beaucoup d’autres domaines encore seront

impactés par cette croissance et nous devrons

collectivement être prêts à y répondre.

Le Luxembourg est-il déjà prêt pour

une telle croissance démographique?

Non évidemment, et personne n’oserait

dire le contraire. Au regard de l’accord

de coalition et de diverses publications

de la Fondation IDEA ou du LISER par

exemple, il est clair qu’il existe une volonté

d’agir. Mais avons-nous un plan? Je pense

que nous le croyons, mais probablement

pas vraiment.

Une réflexion et une action collectives

s’imposent pour anticiper «demain», mais

aussi pour résoudre «aujourd’hui». Car nous

faisons déjà face à certains problèmes évoqués

plus haut. Sur ces sujets, le recours à des

conseillers professionnels peut procurer une

valeur par l’apport de méthodologies, par une

vision holistique indépendante, et par la mise

en application de techniques éprouvées dans

le domaine public comme privé. Nous avons

à cœur que notre métier de conseiller soit

générateur d’impact positif pour la société.

Ainsi, nous avons eu l’opportunité de travailler

sur un certain nombre de sujets porteurs

d’impact depuis plus de deux ans et demi

maintenant, comme par exemple la gestion

des déchets et les stratégies de recyclage,

l’organisation d’activités de recherche et de

soins de santé, l’amélioration des processus et

de la qualité dans un environnement social et

public, ou encore sur des problématiques clés

de mobilité ou de logement. Nous mettons

ainsi au profit des défis du secteur public nos

diverses expériences dont celles transposables

du secteur privé.

Ces problèmes sont donc déjà en partie

actuels selon vous?

En partant du principe que nous souhaitons

cette croissance et ses conséquences


positives sur notre économie nationale,

nous devons réagir rapidement car, oui, ils

sont déjà un poids pour notre attractivité

et donc risquent de réduire le bien-être

de vivre au Luxembourg tel que nous le

connaissons. En effet, tous les instituts

de recherche s’accordent à dire que nous

passerons le cap du million d’habitants

vers 2050, que cette croissance de 12

à 15.000 nouveaux arrivants annuels

à l’échelle nationale (ce qui équivaut

à une commune de la taille de la ville

d’Hesperange chaque année), ne peut être

freinée.

De grands projets immobiliers pourraient

techniquement sortir de terre endéans

les cinq à dix ans mais nombreuses sont

les autorités communales qui préfèrent

les étaler à plus long terme. Un choix

légitime au regard des ressources humaines,

techniques et infrastructurelles nécessaires

pour faire face à l’augmentation rapide de

leur population.

Pour les entreprises, le problème peut se

situer au niveau du recrutement. Attirer

les talents, c’est aussi proposer un projet

de vie qui ne se mesure pas uniquement au

montant du salaire mais à son adéquation

avec l’environnement de travail, aux

possibilités concrètes de logement ou à

la capacité de réaliser des objectifs de vie

familiale. L’attractivité de notre économie

est toujours importante mais celle de la

qualité de vie en général ne fait plus autant

rêver à l’international.

Si le logement locatif est encore

relativement accessible pour «le haut de la

classe moyenne», l’accès à la propriété leur

est devenu, comme pour presque toutes les

autres franges de notre population, très

compliqué voire utopique à atteindre.

D’une part l’offre disponible à la vente

est trop faible, ensuite les tarifs imposent

des prêts d’une longueur ou d’une prise

de risque salarial accrues. Sans oublier que

les acquéreurs et en particulier les primoaccédants

font face à une concurrence

aigüe d’acheteurs n’ayant pas pour objectif

d’habiter personnellement le bien. Nous

sommes confrontés à une forme de double

perversion constitutive d’un incroyable

paradoxe, celui de la création d’une classe

sociale aisée mais appauvrie.

Le modèle immobilier de Luxembourg se

construit aujourd’hui sur une plus-value

basée sur la vente et non sur le locatif. Le

résultat de ce modèle, c’est le manque;

le manque de terrains et le manque de

logements qui pourraient faire baisser, ou

du moins ralentir, l’envolée des prix. Le

capital immobilier n’est pas un mal en soi

mais il peut devenir pervers dès lors qu’il

limite de façon significative l’accès à la

propriété.

Philippe Wery

Le moment de repenser le système est

peut-être arrivé. Nous manquons déjà de

logements pour les nouveaux arrivants

ainsi que de plusieurs milliers de logements

sociaux. Si des actions concrètes sont en cours

de mise en œuvre pour y porter une solution,

ne pourrions-nous pas imaginer au-delà, un

programme pour soutenir la primo-accession

et redéfinir des contours sensiblement plus

stricts en matière de pure spéculation?

Vous parlez d’un programme pour soutenir

la primo-accession, quel serait-il?

Par exemple en créant un système de

logement «sociétal» qui pourrait bénéficier

à des personnes qui ont besoin d’assistance,

d’un coup de pouce souvent temporaire,

mais dont les salaires ne permettent

pas de prétendre à un logement social.

Il s’agirait entre autres de fonctionnaires

ou de jeunes diplômés qui entrent dans

la vie professionnelle. Assurer un accès à

la propriété à cette catégorie des classes

moyennes rendrait de la superbe à notre

pouvoir d’attraction. L’Etat a d’ailleurs

des outils à sa disposition pour appuyer ce

concept, et ce, sans prôner l’encadrement

des prix et en veillant à maintenir le

principe de libre entreprise. L’emploi

des terrains et logements non utilisés,


10 LG

OCTOBRE 2019

COVERSTORY

une taxation progressive des plus-values

immobilières, des systèmes d’incitation ou

d’avances remboursables pour obtenir les

prêts bancaires indispensables à l’accès à la

propriété, ou la promotion de mécanismes

de location-achat, sont autant de pistes à

éventuellement explorer.

Sur ces thématiques qui mêlent la

modélisation économique, les aspects

légaux et réglementaires, les conséquences

fiscales ou encore les relations avec le

secteur financier, nous disposons des

diverses compétences nécessaires, comme

conseillers professionnels, pour amener des

idées innovantes et aider à planifier leur

mise en œuvre.

Comment les communes peuvent-elles

de leur côté se transformer pour répondre

plus efficacement à cette croissance?

Au plus proche de leurs habitants, à l’écoute

de leurs préoccupations et connaissant leurs

problèmes, les communes ont un grand rôle

à jouer dans ce changement de paradigme.

Transformer les communes, c’est leur

donner les moyens humains, techniques,

digitaux et stratégiques de répondre aux

besoins de leurs résidents.

La digitalisation est par exemple un enjeu

majeur dans la capacité future à gérer des

flux croissants de requêtes. Nous sommes

appelés à accompagner les communes dans

leur projet de digitalisation dans le but

d’automatiser tout un ensemble de services

à la population aujourd’hui encore réalisés

manuellement. Le personnel communal

ainsi libéré de ces tâches répétitives pourrait

s’atteler à d’autres nécessitant une analyse

humaine comme par exemple l’urbanisme

et l’aménagement du territoire.

Pour ce qui concerne les besoins des

citoyens, il faut également s’attendre à les

voir grandir, comme on peut s’attendre

à voir des défaillances de marché plus

importantes s’installer entre ce que

le secteur privé propose et ce que les

communes et le gouvernement aimeraient

proposer aux citoyens.

L’Union européenne a mis en œuvre des

politiques qui dérogent au principe de

libre concurrence afin de protéger certains

secteurs ou régions fragilisées. Les Services

d’Intérêt Économique Général (SIEG) sont

des services de nature économique que les

États membres soumettent à des obligations

spécifiques de service public en vertu

d’un critère d’intérêt général. Les SIEG

permettent de combler une défaillance du

marché, en collaboration ou non, avec le

secteur privé afin de subvenir à des besoins

non encore pourvus de la population. Et ce

qui est possible et efficace dans le transport

public pourrait l’être dans le logement ou

les services aux familles. Cet outil, qui peut

s’avérer très intéressant pour la puissance

publique, nécessite cependant d’une part

de le constituer avec prudence et précision

mais également de le suivre dans ses

aspects économiques de manière pointue et

transparente. Il s’agit d’une thématique pour

laquelle la conjonction des compétences

juridiques et économiques dont nous

disposons chez Arendt est une valeur

ajoutée indéniable. Ainsi, nous sommes en

mesure d’accompagner le secteur public en

ces matières et les aider à avoir encore plus

d’impact, en particulier auprès des personnes

nécessitant une plus grande attention voire

une aide, telles les personnes âgées, les

jeunes, les personnes défavorisées.

“Être citoyen

fait partie

de mon métier”

Vous mentionnez la transparence, n’estil

pas nécessaire de transformer nos

gouvernances pour faire face aux défis

futurs?

Il existe une confiance certaine et légitime en

l’Etat, dans nos institutions et organisations

publiques. L’année 2019 a néanmoins été

marquée par quelques affaires, défrayant la

chronique médiatique luxembourgeoise et

révélant que des employés communaux, des

fonctionnaires et des élus ont pu commettre

des indélicatesses voire des malversations.

La société moderne de transparence dans

laquelle souhaite s’inscrire le pays et les

citoyens, devenus clairement beaucoup

plus exigeants quant à la moralité de leurs

représentants et des structures publiques

et parapubliques au sens large, imposent

de repenser la gouvernance à tous les

niveaux de la société. Ces pratiques

découvertes parfois par hasard démontrent

une défaillance sinon un risque dans le

contrôle des opérations publiques. Là aussi,

une transformation de la gouvernance

est indispensable à la préservation de la

confiance. La maturité du secteur privé

dans le contrôle et la gestion des risques fait

désormais partie intégrante de la culture

des entreprises. Ces techniques pourraient

facilement être adaptées et transposées à

l’action publique.

Conscients que la gouvernance et le

rôle de dirigeant ou d’administrateur

d’organisations publiques ou parapubliques

sont complexes et induisent des risques réels

et variés, nous avons décidé au sein d’Arendt

d’ouvrir un «Governance Center» couvrant

toutes les matières indispensables à une

saine et transparente gouvernance. Cette

offre de services s’adresse aux dirigeants

et administrateurs publics comme privés

désireux d’encadrer leurs responsabilités

de la manière la plus efficace et avec la

meilleure gestion des risques.

Les conséquences que nous voyons arriver

dans 20 ans étant déjà partiellement

là, le conseiller professionnel que vous

êtes pense donc qu’il faut agir dès

aujourd’hui…

Il y a toujours un moment où les prédictions

se heurtent au pragmatisme et penser l’avenir

ne peut se faire à l’unique détriment du

présent. Les idées, les outils et les méthodes

existent pour une efficacité pleine et entière

et pour construire des plans d’actions

concrets à court comme à long terme. La

difficulté est de les construire avec une

véritable vue holistique. Gouverner, c’est

prévoir, dit-on usuellement. Mais prévoir

c’est le faire à un comme à dix ans. Et prévoir

à un an impose d’agir dès aujourd’hui.

Le programme gouvernemental est

ambitieux et c’est le moment idéal de le

mettre en place, favorisé par le plein emploi,

la croissance encore présente, la paix sociale

et les taux d’intérêts extrêmement bas.

Pendant longtemps, la décision politique

se faisait principalement aux lumières

des connaissances du responsable qui les

prenait. Elle gagne sans aucun doute à se

nourrir désormais de l’échange collectif,

mais aussi de l’expertise des spécialistes

dont les conseils pourront aider à avoir un

impact direct sur les citoyens.

Conseiller toujours avec bienveillance et

humilité, envie de bien faire, offrir une

haute technicité, voilà le métier de conseil

citoyen tel que je le conçois. n

Arendt Business Advisory

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12

LG

OCTOBRE 2019

BRÈVES MINISTÉRIELLES

PAR RAOUF HATIRA

Ministère de l’Agriculture

En réponse au communiqué de presse

du Mouvement écologique, qui réclame

plus de fruits bio dans les écoles, le

ministère de l’Agriculture précise que

malgré le soutien à l’agriculture durable,

la production luxembourgeoise ne peut

pour l’instant pas subvenir à la demande

du marché. En 2018-2019, 35% des

fruits distribués sont bio, mais d’origine

non-luxembourgeoise, souligne le

ministère.


Source: SIP


Ministère

de l’Education nationale

Le ministère de l’Éducation nationale

a présenté la mise en place de la

première représentation nationale des

parents d’élèves. Composée de douze

membres élus, elle agira comme

conseil auprès du ministre et pourra

défendre les intérêts des parents dans

le cadre des assises de l’éducation

(Bildungsdësch) annoncées dans le

programme gouvernemental 2018-

2023. La représentation permettra

ainsi aux parents d’élèves de peser

dans le débat autour de l’éducation.


Source: SIP

Ministère de l’Intégration

Dans le cadre de la Journée internationale

des personnes âgées, célébrée

le 1 er octobre, le ministère de la Famille,

de l’Intégration et à la Grande Région

a lancé un appel de sensibilisation

relatif à la solitude et à la prévention de

l’isolement social des plus de 60 ans.

Le Luxembourg compte actuellement

19 Clubs Seniors conventionnés par

le ministère et par de nombreuses

communes partenaires.


Source: SIP

Ministère de la Mobilité

Le ministère de la Mobilité, en collaboration

avec le Verkéiersverbond, a

convié la presse pour assister au

lancement officiel du nouveau planificateur

de voyages multimodal mobiliteit.lu.

Après des années de travail et de

développement continu, le nouvel outil de

recherche est désormais téléchargeable

sur les app stores.


Source: SIP


Ministère des Finances

Le ministère des Finances a pris acte de la publication de la

recommandation du Comité européen du risque systémique

(CERS) sur les vulnérabilités à moyen terme du secteur

immobilier résidentiel au Luxembourg. Le CERS a identifié dans

huit États membres, parmi lesquels la Suède, la Finlande, la

Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, certaines vulnérabilités

à moyen terme qui pourraient constituer une source potentielle

d’un risque systémique pour la stabilité financière.


Source: SIP

©ME

Xavier Bettel

Ministère d’Etat

Lors de son discours à la 74 e Assemblée générale des Nations

unies, le Premier ministre Xavier Bettel, a indiqué qu’une

vision à long terme était indispensable pour lutter contre le

réchauffement climatique. Celle-ci consisterait à atteindre le

net-zéro des émissions de gaz à effet de serre dans le pays,

en 2050 au plus tard. Parallèlement, le gouvernement a décidé

de mettre à disposition, pour les cinq prochaines années, une

enveloppe de 200 millions d’euros pour soutenir les pays en

développement exposés aux aléas climatiques.


Source: SIP

Ministère du Logement

Le député de l’Est Henri Kox va compléter l’équipe

gouvernementale des verts. Il hérite du portefeuille du

Logement en remplacement de Sam Tanson, désormais

chargée de la justice. L’ancien bourgmestre de Remich

siège à la Chambre depuis 2004, où il assume depuis 2013 la

présidence de la commission du Logement. Il devient aussi

ministre délégué à la Sécurité intérieure et la Défense pour

soulager François Bausch.


Source: Ministère du Logement

Ministère de la Culture

Au bout de dix ans de planification, cinq années de

construction et quatre mois de déménagement pour plus de

40 km de documents, la nouvelle Bibliothèque nationale du

Luxembourg-Kirchberg a ouvert ses portes au public le mardi

1 er octobre 2019. Le nouveau bâtiment résout de manière

définitive les problèmes structurels de la Bibliothèque nationale

liés aux déficits de ses anciennes infrastructures.


Source: SIP

Ministère de la Digitalisation

Le ministère de la Digitalisation, en

partenariat avec l’agence Art Square

Lab, organise les 19 et 20 octobre

prochains à Belval, le Luxembourg

GovJam. Travaillant autour d’un thème

central, des équipes s’appliqueront

pendant 48 heures à développer des

approches et des solutions innovantes

pour faire face aux défis que rencontre

le secteur public. Ouvert à tous, le

Luxembourg GovJam réunira des

personnes souhaitant partager leurs

propres idées et les agencer d’une

manière ludique et participative.


Source: SIP

Ministère de l’Economie

Lors de la mission économique effectuée

par le Luxembourg au Maroc, le ministre

de l’Économie, Étienne Schneider,

a annoncé la création d’un LTIO –

Luxembourg Trade and Investment

Office – à Casablanca. Celui-ci doit

permettre un meilleur accompagnement

des partenariats actuels et futurs non

seulement avec le Maroc mais aussi avec

l’ensemble du continent africain.


Source: SIP

Ministère de l’Energie

Lors du Conseil Energie qui s’est tenu

le 24 septembre dernier à Bruxelles

sous présidence finlandaise, le

ministre de l’Energie Claude Turmes,

a marqué son opposition au nucléaire.

Il a rappelé que la constrution d’une

centrale nucléaire était trop onéreuse

et chronophage. De plus, cette source

d’énergie ne peut être considérée

comme une énergie d’avenir face

à l’urgence climatique, a estimé le

ministre.


Source: SIP

Ministère

du Développement durable

Sensible à l’intérêt grandissant des associations

pour organiser des événements

de plus en plus écoresponsables, le

ministère du Développement durable a

lancé, en collaboration avec l’Oekozenter

Pafendall ASBL et la SuperDrecksKëscht,

le projet ‘Green Events’. Ce projet s’adresse

principalement aux associations,

communes, syndicats, fédérations, offices

régionaux de tourisme et parcs naturels

et leur propose une assistance professionnelle

pour l’intégration durable de

leurs comportements écoresponsables.


Source: SIP


your business advisors

Energise your business

corporate finance & modeling / strategy & sustainability / operations & performance

arendt.com/advisory


14 LG

OCTOBRE 2019

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

Pour des logements

abordables

La Fondation pour l’Accès au Logement (FAL) est le

gestionnaire de l’Agence Immobilière Sociale (AIS) qui

œuvre à l’inclusion sociale par le logement. Après dix années

d’activités, l’AIS gère déjà 540 logements et une quarantaine

d’employés. La FAL diversifie ses activités en mettant en

service sa propre agence de promotion immobilière sociale

Abitatio. Interview de son directeur, Gilles Hempel.

D’où vient l’idée de faire de la promotion

immobilière?

Elle est née d’une nécessité. L’AIS réinsère

des personnes en précarité de logement par

le biais de biens immobiliers sur le marché

privé et nos locataires ne peuvent donc

bénéficier que d’une mise à disposition de

trois ans. Ce laps de temps, nécessaire à

l’équilibre financier d’un ménage, parfois

pour trouver un travail et même suivre

des formations, ne suffit pourtant plus.

Nos locataires sont toujours aussi motivés

à retrouver une autonomie mais en dix

ans d’activités, nous avons constaté que

l’envolée des prix de l’immobilier ne laisse

aucune chance de se loger aux plus démunis.

(ndlr: Selon les chiffres d’Eurostat, les prix

des biens neufs et anciens à l’achat ont

progressé de 50% au Grand-Duché entre

2010 et 2018).

Nous accompagnons d’anciens chômeurs

et bénéficiaires du REVIS qui ont fini

le programme de réinsertion de l’AIS,

suivi des formations, retrouvé un travail,

remboursé leurs dettes mais même leur

CDI de 40h par semaine ne suffit pas.

Il nous fallait donc agir en tant que

promoteur immobilier afin de devenir

propriétaire d’appartements et ainsi offrir

des baux à durée indéterminée à des prix

abordables. Abitatio permettra donc à

l’AIS de répondre plus efficacement aux

demandes de ses listes d’attente.

Quels sont vos projets immobiliers en

cours et à venir?

Nous avons d’ores et déjà commencé

les travaux de notre premier projet de

sept appartements à Niederkorn prévu

pour le printemps 2020. Nous venons

également d’acquérir un terrain communal

à Hosingen sur lequel nous souhaitons

construire six appartements. Les travaux

devraient débuter à la fin de cette année.

Nous sommes aussi en discussion avec

la commune de Bech qui dispose d’une

ancienne école qui pourrait accueillir douze

logements. D’autres projets sont en cours

de réflexion à Wilwerdange, Harlange et

Heinerscheid.

À moyen termes, nous devrions disposer

d’un parc immobilier de 45 logements mais

nous ne nous arrêterons pas à ce chiffre,

et sommes constamment à la recherche

d’opportunités. Les loyers y seront bien

évidemment moins élevés que ceux du

marché; pas plus de dix euros le mètre carré

ni plus du tiers des revenus du ménage.


“Le logement

est une cause

nationale”

Peut-on dire que la réussite d’Abitatio

dépend d’une étroite collaboration avec

les communes?

Luxembourg a depuis toujours favorisé

l’accès à la propriété mais dès lors qu’un

logement social cesse d’être sur le marché

de la location, il vient consolider l’envolée

des prix. Dans la mesure où ces logements

sont financés par de l’argent public, ils ne

devraient pas être disponibles à la vente. Le

logement est une cause nationale qui mérite

des solutions courageuses et nous essayons

modestement d’en trouver. n

Gilles Hempel

Conventionnés avec plus de la moitié

des communes du pays, nous savons que

nombreuses sont celles qui souhaiteraient

utiliser leurs terrains ou d’anciens bâtiments

pour y construire des logements sociaux.

Cependant, face à la lourde charge que

représente la gestion d’un parc immobilier,

elles y renoncent souvent. La bonne

volonté ne suffit pas, elles ne sont pas

toujours outillées en termes de personnel

ou de compétences pour entreprendre les

travaux. Nous, nous le sommes et c’est

pourquoi nous leur proposons de petits et

moyens projets et une gestion complète.

Agence Immobilière Sociale

202b, rue de Hamm

L-1713 Luxembourg

info@ais.lu

www.ais.lu


16 LG

OCTOBRE 2019

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

Partager

au bénéfice de tous

Présentée au grand public le 26 septembre dernier, la Maîtrise

d’œuvre OAI (MOAI.LU) a pour vocation d’accompagner

les acteurs de la construction dans toutes les phases de la

réalisation d’un projet. Pierre Hurt, directeur de l’Ordre des

Architectes et des Ingénieurs-Conseils (OAI), nous présente

cette méthodologie créée par l’Ordre dans le but de soutenir

ses membres et de valoriser la phase de conception d’un

projet au profit d’une réalisation et d’une utilisation optimale

de l’ouvrage.

Comment est né le projet «MOAI»?

Trois directeurs de bureaux d’architectes ou

d’ingénieurs-conseils, qui sont actifs dans

l’Ordre, ont voulu partager leur expérience

dans la conception de bâtiments. Ainsi, Jos

Dell, architecte, Marc Feider, ingénieur en

génie civil, Gilles Christnach, ingénieur

en génie technique, ont formé le cœur de

la conception de la Maîtrise d’œuvre OAI.

Partant d’expériences pratiques quotidiennes,

nous avons voulu concrétiser notre méthode

de travail pour l’appliquer comme guide à

tous les projets en général. De nombreux

membres de l’OAI ont également participé à

son élaboration dans divers groupes de travail.

Entre autres, des échanges fructueux avec des

maîtres d’ouvrages publics, comme le Syvicol

et l’Administration des bâtiments publics, ont

contribué à établir cette méthodologie de

manière à répondre aux besoins concrets.

Au Luxembourg, l’on devra construire de

plus en plus intelligemment pour répondre

à une croissance soutenue. La MOAI a

pour vocation de synthétiser des bonnes

pratiques disponibles sous format papier,

digital, flipbook ou encore vidéos, afin de

soutenir les acteurs dans leurs démarches.

Pierre Hurt


LG

OCTOBRE 2019

17

Concrètement, en quoi consiste la

Maîtrise d’œuvre OAI?

Il s’agit d’une réponse holistique et

intelligente aux défis actuels pour créer un

cadre de vie résilient et favorisant un vivreensemble

de qualité.

Notre cadre de vie est constitué de multiples

éléments coexistant en équilibre. Un projet de

construction doit s’y inscrire en passant par

trois phases: la conception, le développement

et la réalisation. Il implique par ailleurs

cinq acteurs majeurs, à savoir le maître

d’ouvrage, les utilisateurs, les concepteurs,

les administrations et les entreprises. Chacun

de ces acteurs amène son lot de contraintes

à respecter. Il y a d’abord les besoins des

utilisateurs et l’intérêt économique du maître

d’ouvrage. L’administration garantit quant

à elle un cadre de vie de qualité répondant

aux valeurs fondamentales de notre vivreensemble

en établissant des lois et des normes.

Enfin, toutes les entreprises qui gravitent

autour de la réalisation d’un projet ont

chacune un intérêt commercial à préserver.

Pour le bien de la société, il est nécessaire

que l’équipe qui conçoit les constructions le

fasse avec un regard indépendant.

La MOAI souligne l’importance de l’intervention

de chaque acteur dans le processus

de construction; au sein de celui-ci, il est

toutefois primordial de compter des acteurs

de profession libérale, indépendants et

libres de tout conflit d’intérêts. Grâce à

leur déontologie forte, ils pourront marier

des intérêts souvent divergents et fédérer

les différents acteurs autour d’un projet

qui conviendra à la fois à son exploitant,

son utilisateur et à tout autre citoyen. Les

principes de l’économie circulaire requièrent

d’ailleurs qu’un soin particulier soit apporté

à la programmation et à la conception du

projet afin de tenir compte de l’utilisation,

de l’exploitation, mais également de la

réaffectation voire de la déconstruction. La

prestation intellectuelle du concepteur doit

être valorisée. En tant que première pierre

à l’édifice d’un projet, elle en déterminera le

fonctionnement, l’identité et son utilisation

tout au long de la durée de vie d’un bâtiment.

“Les principes de

l’économie circulaire

requièrent qu’un

soin particulier

soit apporté

à la programmation

et à la conception”

Quels sont les avantages de cette

méthodologie pour ses utilisateurs?

Au vu de la complexité des projets, de la

rapidité de changement du cadre légal

et réglementaire et de la qualité exigée

par le marché, la méthodologie donne

une marche à suivre, point par point,

pour concevoir un projet répondant à ces

multiples exigences.

A l’aide d’outils comme le catalogue de

prestations ou les fiches «aide-mémoires»,

nous donnons aux concepteurs et autres

acteurs une marche à suivre claire et

détaillée. Il faut voir cette méthodologie

comme une sorte de check-list reprenant

tous les aspects d’un projet à prendre en

compte. Les 22 fiches aide-mémoires

donnent une vue synthétique du

déroulement d’une construction.

La MOAI est un document vivant, voué

à évoluer avec les apports de nos

membres et de tous les acteurs concernés.

Nous avons à cet effet créé un forum

d’échanges et de retours d’expériences sur

le site www.moai.lu afin de faire évoluer

la méthode. Nous espérons ainsi réunir

les bonnes pratiques développées par ces

acteurs et également apprendre de leurs

éventuelles mauvaises expériences.

Nous présenterons plus en détail cette

méthode lors du Moai.lu on tour, en

partenariat avec le Syvicol, à l’occasion

de trois séances d’information publiques

régionales qui se dérouleront les 3

décembre au siège de l’OAI à Luxembourg,

14 janvier à Ettelbruck et 11 février à

Sanem.

L’OAI sera par ailleurs présent à la

Home & Living…

Comme chaque année, nous serons

présents à l’entrée Nord, avec un grand

stand qui reprend des informations sur

nos différentes professions. Nous y

présenterons également la 13 e édition du

Guide OAI Références 2020 ainsi que le

film «Nei Wunnformen» et des maquettes

de projets de membres OAI.

Nous aurons aussi quatre expositions

réparties sur le salon:

• La 3 e édition de l’exposition OAI «Mir

maache Lëtzebuerg» proposant 30 photos

grands formats sélectionnées parmi les

réalisations du Guide OAI Références

2020, sera proposée dans le Hall 9.

• L’exposition «Architectour.lu», présentant

les quatorze highlights de la 3 e édition

d’Architectour.lu se dévoilera dans le

couloir central.

• L’expo «Bauhäre maache Lëtzebuerg»,

mettant en avant les lauréats du

Bauhärepräis OAI 2016 sera présentée

dans l’Agora Sud gauche.

• L’expo «BAU - ZEICHEN, Unsere

gebaute Umwelt lesen» mettant en

perspective l’environnement du bâti

luxembourgeois, sera exposée dans l’Agora

Sud droite n

MOAI.LU

MAÎTRISE D’ŒUVRE OAI

Ordre des Architectes

et des Ingénieurs-Conseils (OAI)

6, bld Grande-Duchesse Charlotte

L-1330 Luxembourg

oai@oai.lu

www.oai.lu


VIENT DE PARAÎTRE

Maîtrise d’œuvre OAI :

MOAI.LU

Réponse holistique et intelligente aux défis actuels pour créer

un cadre de vie résilient et un vivre-ensemble de qualité

Un cadre de vie résilient et un vivre-ensemble de qualité se construisent en assurant un équilibre juste entre

économie, environnement et équité sociale.

Ainsi en équilibrant les intérêts des maîtres d’ouvrage et des utilisateurs avec l’intérêt général,

la Maîtrise d’œuvre OAI est au cœur des acteurs en charge de la création de notre environnement de qualité.

Afi n de répondre aux besoins et expectatives accrues des maîtres d’ouvrage - en matière de programmation,

de qualité durable, de respect du budget et du délai ainsi que de gestion effi ciente du projet - l’OAI encourage

ses membres à accentuer encore les efforts entrepris pour consacrer une véritable culture de services

intégraux et coordonnés, tant sur le fond en adoptant des règles communes, que sur la forme par la création

de groupements d’études.

La Maîtrise d’œuvre OAI est constituée par une équipe qui conçoit et gère le projet jusqu’à la réception

par le maître d’ouvrage. La maîtrise d’œuvre comprend l’architecte, l’ingénieur du génie civil (structures

et infrastructures) et l’ingénieur du génie technique (techniques du bâtiment). D’autres acteurs peuvent

compléter la maîtrise d’œuvre en fonction de la complexité du projet et de la mission.

Afi n de limiter le nombre déjà impressionnant d’intervenants, ce modèle a le net avantage de maintenir un lien

direct entre maître d’ouvrage et concepteurs, qui disposent de tous les atouts pour faire avancer le projet

selon les exigences du client.

Le catalogue des prestations et les fiches « aide-mémoires » récapitulant les bonnes pratiques et règles

en vigueur en matière de MOAI peuvent être appliqués sans diffi culté, quelle que soit la forme contractuelle

retenue, dans les secteurs étatique, communal, paraétatique et privé.

S’agissant d’un processus continu qui sera nourri par les apports des maîtres d’ouvrage, des concepteurs et des

autres acteurs que nous espérons abondants, les documents formeront un corpus vivant qui sera mis à jour en

ligne et réimprimé périodiquement selon les besoins.

Outre les documents mis à disposition par l’OAI dans ce dossier, le site interactif www.moai.lu comporte un

forum d’échanges et de retours d’expériences pour assurer une mise à jour régulière de la méthodologie.

Une FAQ participative sera également ouverte aux maîtres d’ouvrage et autres acteurs.

Selon la culture du bâti - « Baukultur » - au Luxembourg, notre ambition est de rendre la construction

plus efficiente tout en assurant une haute qualité des ouvrages au service des maîtres d’ouvrage

et des utilisateurs.

La présente démarche souligne notre volonté de faire avancer le Luxembourg comme laboratoire à la pointe

de la création d’un cadre de vie intelligent, inclusif, durable et résilient.

MOAI.LU

MAÎTRISE D’ŒUVRE OAI

CONTACT : OAI@OAI.LU; WWW.OAI.LU © OAI 09/2019


EXPO OAI

« MIR MAACHE LËTZEBUERG »

30 PHOTOS SÉLECTIONNÉES PARMI LES

RÉALISATIONS DU GUIDE OAI RÉFÉRENCES 2020

À DÉCOUVRIR SUR WWW.OAI.LU RUBRIQUE « EXPOSITIONS »

GUIDE OAI

PAGE 256

RÉ F ÉRENC ES

2020

VALENTINY HVP ARCHITECTS S.À R.L. · Biun · photo: © Guy Jallay

MIR MAACHE LËTZEBUERG ist der Titel dieser Ausstellung des OAI, die aufgrund einer EINLADUNG DES MINISTÈRE DU LOGEMENT UND DER LUXEXPO

und auf Initiative von Pierre Hurt / Direktor OAI, entstanden ist. Anhand 30 aktueller Realisationen wird das beeindruckende und enorme Arbeitsfeld der Berufe:

ARCHITECTES / ARCHITECTES D’INTÉRIEUR / ARCHITECTES/INGÉNIEURS-PAYSAGISTES / INGÉNIEURS-CONSEILS / URBANISTES-AMÉNAGEURS dargestellt.

Alle Werke sind dem Guide OAI 2020 entnommen, der nun in seiner 13. Edition erscheint. MIR MAACHE LËTZEBUERG ist nach 2016 die dritte Ausstellung des

OAI dieser Art. Das Konzept bleibt gleich als ein spontaner und subjektiver AUS-SCHNITT VON INSGESAMT 781 Projekten/Realisationen, die sich im neuen

Guide OAI 2020 befi nden. Seit 1995, also seit 24 Jahren, arbeite ich intensiv mit Architekten und Ingenieuren zusammen, die ihre Vorstellungen und Ziele im OAI

engagiert einbringen. Ihr Einsatz, Mut und Begeisterung haben mich stets selbst inspiriert und motiviert. So wünsche

ich allen interessierten Besuchern zahlreiche Anregungen, Informationen und Denkanstösse beim Betrachten aktueller

Luxemburger Architektur- und Ingenieur-Leistung voller Kraft und Qualität. 1 M 2 PRO AUS-SCHNITT genügt, um zu

überzeugen! Albert Seyser, mag. art. / rosedeclaire, design.

© OAI 2019 | www.oai.lu | www.guideoai.lu


GUIDE OAI

RÉFÉRENCES 2020

200 PARTICIPANTS / 781 RÉALISATIONS

D’ARCHITECTURE, D’URBANISME ET D’INGÉNIERIE

VERSION ONLINE SOUS WWW.GUIDEOAI.LU

La 13 ème édition du guide est disponible au secrétariat de l’OAI

au prix de 25 EUR TTC (6, boulevard Grande-Duchesse Charlotte

à Luxembourg / Tél. +352 42 24 06 / oai@oai.lu / www.oai.lu /

Heures d’ouverture : du lundi au vendredi de 9h à 12h et

de 14h à 17h et dans de nombreuses librairies; ou bien

en effectuant un virement/versement 25 EUR TTC + frais

d’envoi (pour le Luxembourg : 10 EUR ; pour les autres

pays : tarif POST pour un colis de plus de 2 kg en vigueur

sur www.post.lu) sur le compte bancaire de l’OAI

IBAN LU52 0019 1000 4602 3000, BIC BCEELULL avec

la mention « Guide 2020 » et votre adresse complète.

SOUS LE HAUT PATRONAGE

DU MINISTÈRE DES CLASSES MOYENNES

DU MINISTÈRE DE LA MOBILITÉ ET DES TRAVAUX PUBLICS

DU MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, DU CLIMAT ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

DU MINISTÈRE DE L’ÉNERGIE ET DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

DU MINISTÈRE DU LOGEMENT

DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR

www.oai.lu

© OAI 2019

www.guideoai.lu


22 LG

OCTOBRE 2019

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

Accompagner la revalorisation

des friches industrielles

La crise du logement que connait le Luxembourg est

notamment liée au manque de terrains constructibles.

L’extension urbaine peut pourtant passer par la réutilisation

des friches industrielles, souvent situées en centre-ville et à

proximité d’un cours d’eau, autrefois nécessaire aux activités

industrielles qu’elles abritaient. Dr Patrick Charbonnier,

directeur technique en charge du service environnement

& laboratoire de Luxcontrol, passe en revue les étapes

nécessaires à l’assainissement de ces friches et nous parle de

l’expertise de l’entreprise dans ce domaine.

Dr Patrick Charbonnier

Comment déterminez-vous le degré de

contamination de friches industrielles?

Le sol est un milieu hétérogène et même

avec la maille la plus réduite possible, nous

pourrions passer à côté d’une pollution. La

première étape est donc de réaliser une étude

historique du terrain pour déterminer s’il a été

le lieu d’activités potentiellement polluantes,

leur nature et leur localisation. Nous pourrons

ainsi cibler les zones où il peut y avoir eu de la

pollution et établir un plan de sondages ou de

forages. Ce service peut être utile au dernier

exploitant d’un site, qui est tenu de soumettre

ce plan à l’Administration de l’environnement

dans le cadre d’une cessation d’activité au

Luxembourg.


LG

OCTOBRE 2019

23

Une fois validé, nous mettons en place une

campagne de sondages et de forages pour

prélever des échantillons de dalles de surface,

des sols et sous-sols, des eaux souterraines,

des matériaux du bâti, d’air emprisonné

dans le sol, d’eau de la rivière avoisinante, …

Nous avons la chance d’avoir en interne un

laboratoire dédié à l’environnement grâce

auquel nous procédons dans les meilleurs

délais à ces analyses.

Qu’impose la loi en matière d’assainissement?

Au Luxembourg, la réglementation liée

à l’environnement détermine des valeurs

seuils définissant la pollution d’un sol ou

d’eau. En 2017, le gouvernement a adopté

l’avant-projet de loi SOL dont l’approche

orientée sur les risques détermine les seuils

limites de pollution en fonction de l’usage

futur qu’il sera fait d’un terrain. Nous

avons dans ce cadre intégré un groupe

de travail devant aider à la validation de

cette méthode nationale en la mettant en

application sur un site test.

Avec la méthode actuelle, de grands volumes

de terre sont excavés en vue de la dépollution,

or il n’existe pas de centres spécialisés

luxembourgeois pour les traiter et ils sont

donc envoyés dans les pays voisins à cet effet.

Pour réduire cet impact environnemental dû

au transport, la nouvelle approche valorise

des techniques alternatives pouvant traiter la

pollution et rendre l’état du sous-sol tout à fait

compatible avec la construction de logements.

“Nous intervenons

à tout moment

de la chaîne

d’assainissement

d’un terrain”

Concrètement, quelle méthode appliquez-vous

aujourd’hui pour procéder à

l’assainissement de friches industrielles?

Une fois le degré de pollution et l’usage

futur déterminés, nous mettons en place un

concept de déconstruction et un concept

d’assainissement. Lorsque nous avons aidé

nos clients à obtenir une validation de ces

plans et un permis de démolir auprès de

l’Administration, nous intervenons ensuite

dans le suivi des déconstructions pour

définir les filières de revalorisation et de

recyclage des matériaux. Nous proposons

par exemple la mise en place d’une base

de données reprenant l’usage qui peut être

fait des différents matériaux récupérés que

ce soit sur le site même ou dans un autre

projet. Nos concepts de déconstruction

veillent à proposer la réutilisation directe

sur le site des débris prétraités provenant du

chantier afin de limiter l’apport de matériaux

extérieurs. Pour ce qui est de la réutilisation

de terre excavée, nous tentons de tracer

ses mouvements depuis sa maille d’origine

jusqu’à sa localisation finale.

Concernant le concept d’assainissement,

nous excavons, remplissons des camions et

les envoyons en centres de traitement. Avec

la nouvelle réglementation, nous pourrions

travailler avec des techniques novatrices in

situ. Le sol resterait donc en place et nous

utiliserions une trentaine de techniques

existantes comme le venting, le stripping ou

le lessivage pour le traiter. Le choix de la

technique varierait en fonction de différents

critères comme la perméabilité du sol, le

type de polluant, la profondeur à traiter,…

Notre équipe dédiée à la dépollution des

sols compte une dizaine de personnes

rassemblant une expérience à l’étranger

dans ce domaine.

Vérifiez-vous la qualité du traitement

par la suite?

Les travaux d’assainissement sont suivis par

un organisme agréé comme le nôtre pour

vérifier qu’ils sont menés correctement et

jusqu’au seuil réglementaire. A la fin du

processus, une certification est remise par

un second organisme agréé afin de garantir

que les teneurs résiduelles sont conformes à

la loi. Avec la nouvelle réglementation basée

sur les risques, l’organisme agréé pourra

vérifier que les seuils obtenus sont bien

compatibles avec l’usage qui sera fait du site.

Nous accompagnons par ailleurs l’Administration

des bâtiments publics lorsqu’elle

souhaite vérifier que les matériaux utilisés

dans la construction d’un bâtiment public

sont compatibles avec son usage futur.

Nous avons donc créé une base de données

recensant dans quelles conditions un produit

peut être utilisé; nous pouvons donc aiguiller

les architectes dans leurs choix et également

vérifier la qualité de l’air dans le bâtiment

neuf au moment de sa réception.

Quels sont les avantages de vos services?

Nous intervenons à tout moment de la chaîne

d’assainissement d’un terrain. Que ce soit

pour déterminer le degré de contamination

par le biais d’analyses, établir des concepts de

déconstruction et d’assainissement, réaliser

des suivis de chantiers ou encore vérifier

en fin de chaîne que les seuils de pollution

ont bien été respectés. Nous fournissons

ainsi aux clients les éléments nécessaires

à l’établissement d’un certificat de bonne

application des obligations.

En tant qu’organisme agréé, nous pouvons

vérifier la qualité des interventions

pour le compte de l’Administration ou

être mandaté par un exploitant dans le

cadre d’une cessation d’activité. Nous

recommandons toutefois de nous contacter

le plus tôt possible en amont du projet afin

que nous puissions proposer une stratégie

de réhabilitation originale et optimisée. n

Luxcontrol

1av. des Terres Rouges

L-4004 Esch/Alzette

info@luxcontrol.com

www.luxcontrol.com


Julie Brassoud


LG

OCTOBRE 2019

25

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

Le commodo rendu commode

Au 1 er juillet dernier, l’Administration de l’environnement a

modifié la nomenclature et la classification des établissements

classés. Impactant directement le travail des bureaux d’études

dans leurs démarches, ces changements sont toutefois

synonymes de simplifications administratives. Julie Brassoud,

responsable commodo et certifications chez BEST ingénieursconseils,

nous parle des conséquences de ces modifications et

de l’arrivée prochaine de l’e-commodo.

Chez BEST ingénieurs-conseils, notre

service interne «assainissement des eaux»

prend contact avec l’Administration de la

gestion de l’eau pour définir si oui ou non

un dossier à ce niveau doit être introduit.

La nomenclature a reprécisé quels étaient

les points qui nécessitaient obligatoirement

un tel dossier; toutefois, d’autres cas

nécessitent tout de même des démarches

administratives et c’est là que notre service

peut intervenir pour clarifier la situation.

Pourquoi la nomenclature des établissements

classés a-t-elle été modifiée?

Ces changements sont intervenus pour

corriger les incohérences qu’il pouvait

y avoir dans l’ancienne version de la

nomenclature. Prenons l’exemple des

parkings; jusqu’à un certain nombre

d’emplacements, les dossiers devaient

être adressés à l’Administration de

l’environnement, au-delà et jusqu’à un

autre seuil ils étaient envoyés à l’Inspection

du Travail et des Mines (ITM). Si les places

étaient encore plus nombreuses, les dossiers

étaient envoyés aux deux administrations!

Ces démarches illogiques ont donc été

harmonisées et résolues et d’autres seuils

régissant les demandes d’autorisation

ont été revus, en fonction de l’évolution

générale des projets. De plus, les communes

ne souhaitant plus gérer certains dossiers,

des changements de classes ont été effectués

pour leur retirer cette compétence.

A chaque modification de la nomenclature,

des erreurs se glissent. Au fur et à

mesure, l’ITM et l’Administration de

l’environnement travaillent de concert pour

harmoniser les démarches et les rendre plus

cohérentes.

Parmi ces changements, lesquels impactent

votre activité?

Le changement de nomenclature qui

nous impacte le plus est celui relatif aux

chantiers. En effet, jusqu’à aujourd’hui, ces

derniers étaient dits «classés» en fonction

de la profondeur du terrassement et de la

distance par rapport à la voie publique.

Depuis le 1 er juillet, ils sont classés en

fonction du volume du terrassement et

de la distance par rapport à un voisinage

occupé. Cette mesure est bien plus logique

car elle exige l’introduction d’un dossier

en fonction des désagréments acoustiques

pouvant être causés au voisinage.

Au 1 er juillet, certains de nos chantiers en

cours étaient affectés par ces changements.

Lors des modifications de nomenclature,

nous bénéficions toutefois d’une phase

transitoire au cours de laquelle les

autorisations que nous avions reçues avant

la date butoir étaient considérées comme

valables. Ces changements demandent

toutefois un certain temps d’adaptation; nous

devons par exemple expliquer à nos clients les

modifications des compétences, l’adaptation

des seuils, quels sont les nouveaux cas qui

nécessitent une autorisation,…

En tant que bureau de génie civil, nous

avons l’avantage d’intervenir très tôt dans

un projet. Nous travaillons même à la

préparation des chantiers et identifions ainsi

très vite les besoins en termes de démarches

administratives comme l’étude d’impact

environnemental, les démarches pour les

établissements classés, la conservation de

la nature, la gestion de l’eau… Grâce à nos

différents services, nous identifions ainsi

les autorisations nécessaires aux clients, en

dehors du classique permis de construire.

Quels sont les autres changements qui

vous touchent?

La nécessité de faire un dossier sur la

gestion de l’eau a par exemple été revue.

“Nous identifions

les autorisations

nécessaires aux

clients, en dehors

du classique permis

de construire”

Comme souvent, les réglementations ne

sont pas exhaustives et certains éléments

sont sujets à interprétation. Nos différents

services se chargent de clarifier chaque

démarche appartenant à leur domaine de

compétence; je rassemble ensuite toutes ces

informations en un seul dossier. Finalement,

notre rôle dans l’accompagnement d’un

projet commodo est d’identifier les

démarches légales par lesquelles nos clients

doivent passer.

De nombreux autres points de nomenclature

ont changé, avec l’apparition de nouveaux

seuils en particulier dans l’élevage, ou le

changement d’autorité compétente pour les

débits de boisson. Par ailleurs, les forages

géothermiques ne sont plus soumis à

commodo.

Où en sont les démarches concernant la

mise en place d’un commodo digitalisé?

Aujourd’hui, et bien que la plateforme soit

déjà disponible, il est obligatoire d’envoyer

les dossiers par courrier. Nous nous sommes

toutefois familiarisés avec l’e-commodo et

l’utilisons déjà, mais ne pouvons pas encore

aller au bout du processus par voie digitale.


26 LG

OCTOBRE 2019

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

Le système est actuellement en cours

d’amélioration et je coopère personnellement

avec l’administration en leur remontant

les problèmes et incohérences rencontrés.

Le formulaire en ligne est au point, le

commodo électronique également, mais la

loi ne permet pas encore un envoi digital.

Nous sommes donc prêts et espérons que

cette transition aura prochainement lieu.

L’avantage de la plateforme est que nous

savons directement et exactement quelles

sont les demandes de l’administration en

matière d’autorisations. Nous pouvons

donc mieux cibler et anticiper ses attentes

et perdons moins de temps à réunir des

éléments facultatifs. En effet, pour chaque

point de la nomenclature à intégrer

à la demande, l’e-commodo indique

quelles informations sont nécessaires

à quelle juridiction (Administration de

l’environnement ou ITM) et quelles sont

les pièces à joindre. Notre travail est donc

plus structuré!

Vous accompagnez également les

projets certifiés BREEAM. En quoi cela

consiste-t-il?

Cela implique que nous pouvons épauler

les clients souhaitant obtenir une certification

environnementale pour la création

de bâtiments de bureaux ou de commerces.

En intervenant très tôt dans un projet, nous

pouvons anticiper et conseiller les clients à

ce niveau, afin de leur donner de meilleures

chances de réussite quant à l’obtention de

cette certification. Cette démarche n’est pas

obligatoire, elle vise simplement à valoriser

et formaliser des efforts réalisés en matière

d’environnement.

“Suivre l’évolution

du projet en veillant

à l’aspect législatif

et environnemental”

L’avantage de la certification est qu’elle

évalue la durabilité d’une construction

selon différents critères précis. La

démarche a ses limites car comme tout

référentiel, un client peut décider de n’agir

que sur certains points. Pour obtenir la

certification, il faut toutefois agir sur tous

les facteurs, à savoir le management, la santé

et le bien-être, l’énergie, le transport, l’eau,

les matériaux, les déchets, l’utilisation des

sols et l’écologie ainsi que la pollution. Les

critères comprennent eux-mêmes des souscatégories

si bien que des éléments comme

l’accessibilité en transports en commun

d’un bâtiment et son intégration dans

l’environnement sont aussi passés en revue.

Le bien-être de l’occupant sera également

pris en compte et nous nous assurerons donc

que les espaces de travail sont agréables,

que la qualité de l’air est bonne, qu’il y a un

grand apport de lumière naturelle, que la

vue est plaisante,… Aujourd’hui, la plupart

des bâtiments que nous construisons au

Luxembourg sont certifiés.

Nous pouvons également intégrer les

principes d’économie circulaire dès la

conception du projet. L’application du

principe «cradle to cradle» est encore en

cours de développement et est donc en

phase d’expérimentation dans nos projets.

Cela entre toutefois déjà dans l’esprit

de nos conceptions, avec la planification

de constructions modulaires ainsi que

l’utilisation de l’outil BIM. Ce dernier

nous aide à identifier, quantifier et situer

les matériaux, ce qui sera utile lors de sa

déconstruction.

Dans ce cadre, je travaille en étroite

collaboration avec notre service de Project

Management pour suivre l’évolution du

projet en veillant à la fois à l’aspect législatif

(obtention des autorisations et du permis de

construire) et à la qualité environnementale

du bâtiment. Nous pouvons ainsi guider nos

clients à travers une démarche BREEAM

ou d’économie circulaire. n


Offrir une deuxième vie,

notre métier.

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28 LG

OCTOBRE 2019

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

Rizzani de Eccher

conquiert la Cloche d’Or

Luxembourg. Cloche d’Or. Les grues, les pelleteuses et les

échafaudages de Rizzani de Eccher entament leur procession

du centre commercial Cloche d’Or vers les îlots D3 et D4.

Le groupe international continue de marquer de sa signature

ce quartier émergent en y bâtissant le nouveau siège d’Intesa

Sanpaolo, premier établissement bancaire du secteur.

Présentation du projet et des perspectives d’avenir de la société.

Actif aux quatre coins du monde, le groupe

Rizzani de Eccher a posé ses valises au

Luxembourg en 2015 pour y établir une

filiale locale. L’entreprise générale y

opère dans quatre domaines d’activités:

maîtrise d’œuvre dans le bâtiment et les

infrastructures, ingénierie et matériaux pour

la construction de ponts et développement

immobilier. Si son savoir-faire n’est plus

à prouver à l’international, sa jeune filiale

tente depuis peu une percée sur le très

concurrentiel marché luxembourgeois. Pari

réussi puisqu’elle vient d’offrir au Grand-

Duché son plus grand centre commercial,

érigé à quelques kilomètres au sud du

centre-ville de la capitale. Forte de cette

réalisation de prestige et grâce aux relations

de confiance, bâties sur son savoir-faire

éprouvé, qu’elle a tissées au fil du temps

avec ses partenaires locaux, la société se

lance dans un nouveau projet d’ampleur.

Un siège flambant neuf pour Intesa

Sanpaolo

La banque Intesa Sanpaolo s’offre un

nouvel écrin pour regrouper ses équipes

luxembourgeoises au sein d’un siège

unique. La société devrait s’y sentir comme

à la maison puisqu’elle en a confié la

construction au groupe Rizzani de Eccher

qui a déjà réalisé son siège social de Turin.

Celui-ci a d’ailleurs reçu, en 2015, la

certification LEED Platinum, le plus haut

niveau de certification attribué par le Green

Building Council.

Avec ce nouveau projet à l’angle des

boulevards F.W. Raiffeisen et Kockelscheuer,

Rizzani de Eccher lance une nouvelle vague

de construction dans ce secteur de la Cloche

d’Or et imprime définitivement sa marque

dans ce quartier au caractère unique au

Grand-Duché, que certains assimilent déjà à

un «nouveau Kirchberg».

“Le chantier de

24 mois donnera

naissance à un

immeuble paré de

pierres naturelles

aux tons clairs”

C’est dans cet environnement à l’architecture

recherchée que Rizzani de Eccher s’est

lancée, en juin dernier, dans la réalisation de

l’ouvrage de 16.465 m 2 répartis sur huit étages

de bureaux, trois étages de parking souterrain

et un rez-de-chaussée avec hall d’entrée,

auditorium et petits salons. Le chantier de

24 mois donnera naissance à un immeuble

paré de pierres naturelles aux tons clairs

que viendront réchauffer des menuiseries

extérieures foncées. L’ensemble d’une grande

clarté surplombera un rez-de-chaussée à la

façade de verre et d’aluminium thermolaqué.

Certifié BREEAM, le bâtiment reflètera,

comme son grand frère de Turin, la volonté

de respecter des normes environnementales

exigeantes qui anime le groupe Rizzani de

Eccher.

Au carrefour de l’Europe

Après une première réalisation de prestige

et avec ce nouveau projet de taille, Rizzani

de Eccher se profile déjà comme un acteur

de premier plan au Grand-Duché et entend

bien y poursuivre son déploiement. Reste

encore à recruter de nouveaux talents

hautement qualifiés qui conditionneront

son développement futur et qui finiront de

l’ancrer durablement au Luxembourg.

Si le groupe a été attiré par le dynamisme

du secteur du bâtiment au Grand-Duché

et par son économie saine, il a également

vu un intérêt stratégique à cette nouvelle

implantation. Le pays est idéalement situé

au cœur de la Grande Région et lui sert de

pont vers l’Europe du Nord où il s’est déjà

vu confier quelques projets. n

Rizzani de Eccher

22 Zone Industrielle

L-8287 Kehlen

www.rde.lu

Chiffres

16.465 m 2

superficie du nouveau

siège d’Intesa Sanpaolo

mai 2021

livraison du bâtiment


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OCTOBRE 2019

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30 LG

OCTOBRE 2019

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

Commune de Rosport-Mompach - “Hôtel de la Poste”

Commune de Clervaux - “Ferme Stelmes”

Faciliter le développement

de logements à coût modéré

dans les communes

La demande en matière de logements excède l’offre et les prix du marché immobilier au

Grand-Duché augmentent. Fort de ce constat, Frank Leuschen, fondateur et administrateur

délégué du cabinet de conseil indépendant MC Luxembourg, présente le service dédié au

développement de logements à coût modéré et 100% communal.

Les logements à coût modéré font

partie des solutions mises en œuvre

pour répondre à la problématique du

logement sur le territoire national. Quel

est le rôle de MC Luxembourg dans leur

développement?

Les activités de MC Luxembourg s’inscrivent

dans l’intérêt public et donc du

citoyen. Aujourd’hui, nous constatons

une pénurie de logements qui impacte en

premier lieu les jeunes entre 20 et 35 ans

et les jeunes familles. De notre point de

vue, la problématique évoluera à moyen

terme et s’étendra aussi à l’autre versant de

la pyramide démographique, à savoir celle

des seniors. Les logements à coût modéré

y répondent et, forcément, les besoins

croîtrons à l’avenir.

Parmi les initiatives qui ont été lancées

pour faire face à ce développement, ce sont

avant tout l’Etat et les communes qui sont

concernés. Malgré toutes les sensibilisations

politiques, le secteur communal reste

relativement en retrait au niveau des

projets de logements à coût modéré. C’est

pour cette raison que MC Luxembourg

a développé un service spécifique en la

matière. Nous combinons ainsi notre

expertise et nos compétences métiers du

secteur communal avec notre savoir-faire

en matière de projets d’investissement.

Comment fonctionne ce service?

Notre cabinet prend intégralement en

charge les différentes démarches d’un

projet: de la définition des besoins

spécifiques de la commune dans le cadre

de l’élaboration d’un concept intégré, à la

conception, en passant par un cahier des

charges complet, les procédures de mise en

concurrence, le suivi de la construction, la

finalisation, jusqu’à la commercialisation.

Le projet est livré clé en main et nous

prévoyons un budget maximal non

révisable. Dans le cas d’un projet de ventes

de logements, la commune et les futurs

acquéreurs ne subissent aucune surprise

en matière budgétaire. Les logements

sont mis à disposition par le biais d’un bail

emphytéotique en général sur 99 années,

comprenant les conditions de reprise

et de rachat et notamment un droit de

préemption pour la commune afin d’éviter

toute spéculation immobilière.


LG

OCTOBRE 2019

31

Commune de Mersch - “Um Bisserwee”

En collaborant avec MC Luxembourg, les

communes réduisent leur charge de travail en

interne auprès de leurs équipes techniques et

administratives. Les élus locaux optent ainsi

pour une gestion active et personnalisée de

leur patrimoine communal et notamment

celui qui concerne les terrains constructibles

de taille moyenne. Nous réagissons à une

volonté politique locale, où les bourgmestres

poursuivent une démarche active par rapport

à leur population. Ils peuvent également

fixer leurs propres critères d’éligibilité pour

définir le profil des futurs occupants.

Les projets sont à 100% communaux et

exécutés en régie propre, car les responsables

communaux sont impliqués à tous les niveaux

de la procédure. Nous nous attachons

également à optimiser le denier public

en choisissant l’offre la plus avantageuse

économiquement. Avec MC Luxembourg,

la commune dispose d’un seul interlocuteur,

prenant en charge la gestion et coordination

de toutes expertises requises pour la mise en

œuvre du projet (architecte, compétences

techniques, expertise et conseil légal, etc.).

De plus, s’il est souhaité, nous réalisons

des séances d’information publiques pour

les citoyens. Le prix d’acquisition est fixe

et connu dès le départ. En d’autres termes,

nous agissons dans la logique d’Economie

pour le Bien commun pour servir les intérêts

publics et donc les responsables politiques

dans la mise en œuvre de leurs programmes

électoraux. Nous aidons aussi les résidents

qui n’ont pas les moyens de réagir face à la

flambée des prix du marché de l’immobilier.

Quels sont les projets de logements à

coût modéré que vous menez actuellement?

Ensemble avec les responsables de la

commune de Clervaux, nous avons réalisé

un projet pilote dans la commune avec la

construction d’un logement à coût modéré

qui a été finalisé en 2018. Celui-ci se

trouve dans la localité de Munshausen. Les

responsables communaux ont mis en œuvre

un projet de taille moyenne avec neuf unités

de logements destinées à la vente au prix

de 2.200 euros/m 2 . Ce projet répond à la

demande d’une population jeune et locale,

selon les critères établis par la commune

tout en respectant les dispositions du cadre

légal en vigueur.

Ces neuf unités de haute qualité qui

répondent également aux normes

énergétiques en vigueur et ont été réalisées

sur base d’une conception architecturale

personnalisée suivant les besoins de la

commune qui souhaitait préserver le cachet

du village. En effet, ce bâtiment était une

ancienne ferme et nous avons effectivement

conservé son aspect au sein de son

environnement rural.

Des projets dans d’autres communes tels

que Mersch, Steinfort, Rosport-Mompach

et Wincrange sont en cours de réalisation,

voire de finalisation. Celui de Rosport-

Mompach n’est autre que le réaménagement

de l’ancien Hôtel de la Poste. Ce bâtiment

est soumis aux contraintes des monuments

classés et la commune a souhaité préserver

ce patrimoine historique tout en le

réaffectant à des besoins de logements et de

services commerciaux.

En général, il y a lieu de prévoir un délai

de plus ou moins deux ans et demi pour

réaliser un projet. Pour l’année prochaine

une dizaine de projets sont déjà planifiés.

Ainsi, considérant un marché immobilier

luxembourgeois auquel de plus en plus de

citoyens ne peuvent plus accéder, notre

méthode de travail, intégrant l’ensemble

des compétences et expertises requises

pour la mise en œuvre d’un projet à 100%

communal, permet aux responsables

politiques d’agir de manière active au

niveau local dans le cadre de la création de

logements à coût modéré. n

MC Luxembourg

22, rue des Champs

L-7521 Mersch

www.mcluxembourg.lu


Project Gravity, le logement

pour tous qui présage l’avenir

PAR RAOUF HATIRA

De tout temps, portes et entrées des cités ont été des

indicateurs éloquents de leur grandeur. L’architecture est

pour beaucoup dans la perception de la cité par ses habitants

et ses visiteurs. Le paysage urbain de la Ville de Differdange,

qui est en train de se transformer radicalement, n’échappe

pas à ce constat. Progressivement, les anciennes installations

industrielles vétustes laissent place à des bâtiments dans l’air

du temps qui contribuent largement à la nouvelle identité

visuelle d’une commune en pleine mutation.

La Ville de Differdange a décidé d’investir

massivement pour faire sortir de terre,

au croisement de la rue Emile Mark et

du boulevard Emile Krieps, un projet

d’envergure qui transformera radicalement

l’entrée de la ville et lui donnera un visage

moderne. Un des points d’orgue de ce

remodelage, Project Gravity est destiné à

devenir un point de repère du site et de la

ville. Vaste complexe immobilier, le projet

se compose de 5 immeubles, dont une tour

de 20 étages comprenant 80 appartements.

Un espace de “coliving” verra également

le jour. C’est une tendance qui consiste

à mêler lieu de vie et environnement

professionnel, le tout entouré de services

pour compléter l’offre. Cet espace est

composé de 120 studios meublés pour des

séjours de courte ou de moyenne durée,

d’une crèche pour 80 enfants, d’une galerie

commerciale sur 3.500 m 2 et 225 places de

parkings souterrains.

Esthétique, social et écologique

Soucieuse de contribuer activement

à résoudre le problème récurent du

logement, la Ville de Differdange a donc

décidé d’investir plus de 40 millions d’euros

dans l’acquisition des 80 appartements

du complexe, une tentative d’apporter

une solution concrète à la maîtrise des

coûts de l’immobilier et de lutter ainsi

contre la spéculation. Posséder un parc

de logements permet en effet à la ville de

fixer les critères de revente ou de location,

et de veiller ainsi au développement

d’une mixité sociale saine à un endroit

stratégique. Si ces critères n’ont pas

encore été définis, il est d’ores et déjà clair

qu’une partie des habitations sera réservée

aux seniors de plus de 50 ans, mais aussi à

des familles qui auraient du mal à acquérir

un logement moderne, confortable et

adapté à leurs besoins. En plus de prôner

la mixité sociale, la tour qui culminera à 65

mètres se veut esthétique et écologique à la

fois. Les 80 appartements, d’une superficie

allant de 85 à 140 m 2 , appartiennent à la

classe énergétique triple A. En plus des

grands balcons qui apporteront luminosité

et espace de vie supplémentaire, la toiture

sera végétalisée et une serre potagère

collective sera installée avec un système

de récupération d’eau de pluie. Côté

financement, des subsides du ministère

du Logement estimés entre 12 et 18

millions d’euros, viendront s’ajouter

à l’investissement initial de la Ville de

Differdange.

Project Gravity, ce projet d’envergure se

veut une vitrine qui présagerait le mode

de construction des logements au Grand-

Duché dans l’avenir: des immeubles en

hauteur faute d’espace, des bâtiments

esthétiques et écologiques, prônant la

mixité sociale et le vivre ensemble. n


Vun der Iddi, iwwert integréiert Konzepter, bis zur Ëmsetzung.

Kommunal Entwécklungsstrategien

Schoul & Kannerbetreiung

Bezuelbaren Wunnraum

Ëffentlech Gebaier

mcluxembourg.lu

26 00 22


34 LG

OCTOBRE 2019

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

Les espaces

en mutation

PROPOS RECUEILLIS PAR JULIEN BRUN

L’architecture influe sur les personnes pour le meilleur et

pour le pire. Cet art majeur de concevoir des espaces et de

bâtir des édifices est dorénavant intrinsèque aux techniques

qui les habitent. La modularité au gré des besoins, la mixité

sociale, le confort intérieur et l’accessibilité pour tous sont

au programme de ces quelques lignes. L’ingénieur Franck

Doron, Team Manager chez Betic, répond à nos questions.

Peut-on dire que la mixité est dorénavant

une tendance pour les nouveaux

bâtiments du Grand-Duché?

S’il y a une tendance aux bâtiments mixtes

au Luxembourg, c’est parce qu’ils sont

une réponse à certains besoins du pays.

Réunissant en un même lieu emplois,

logements, activités commerciales, clubs

sportifs, etc. ils sont antinomiques des

cités dortoirs et de leurs déplacements

pendulaires.

Donner la possibilité aux employés

d’habiter à proximité de leurs entreprises

et d’y trouver des services de tous les jours

participe au désengorgement des routes.

Ces lieux de vie différents offrent un

dynamisme unique à ces quartiers.

En quoi la modularité des espaces peutelle

répondre aux besoins de ceux qui y

habitent?

La grande majorité des commerces que

nous livrons dans ces bâtiments mixtes sont

modulables, ce qui veut dire que les espaces

peuvent s’adapter aux nouvelles nécessités

des résidents. Il peut s’agir d’une ancienne

crèche que l’on transforme en salle de sport

ou de l’arrangement des locaux en fonction

des besoins d’une entreprise qui emménage

par exemple.

Jusqu’à peu, détruire les murs, rajouter une

annexe ou déménager, en revoyant l’intégralité

du concept technique, donc en entraînant

des coûts financiers importants, étaient

les seules solutions aux changements de vie.

Gravity © MORENO ARCHITECTURE & ASSOCIÉS - PETITDIDIERPRIOUX architects

Un couple qui emménage dans son

logement souhaite utiliser un maximum

d’espace pour les besoins de deux personnes

mais les choses changent à la naissance des

enfants. Il en va de même lorsque les enfants

quittent le concon familial. Les besoins ne

sont pas les mêmes au cours d’une vie et

l’agencement des pièces peut alors être revu

grâce à des cloisons amovibles ou légères,

et ce, pour un budget très limité puisque les

techniques ont également été pensées pour

être adaptables.

Belval est un très bon exemple de quartier

en pleine mutation. La résidence Jazz est

opérationnelle depuis deux ans maintenant

et comporte 96 appartements et une grande

surface commerciale au rez-de-chaussée

qui bénéficie à cinq blocs d’habitations

voisins. Les startups, la salle de sport et

les commerces présents offrent un certain

dynamisme au pied de cette résidence où il

fait bon vivre.


À quelques pas de là, les tours Capelli sont

actuellement en cours de construction.

Le rez-de-chaussée accueillera des commerces,

les trois premiers niveaux seront réservés

à des espaces de bureaux et une centaine

d’appartements occuperont le reste des

étages. Au troisième, la passerelle qui fera la

jonction entre les parties opérationnelles et les

habitations sera là aussi, un lieu de rencontres.

Les étages, destinés à l’habitation, ont eux été

pensés pour faire évoluer le space planning. La

centaine d’appartements ont été étudiés afin

de pouvoir facilement déplacer les cloisons. Il a

pour cela fallu réinventer des techniques, dont

notamment le système de ventilation placé

dans les faux plafonds.

Et qu’en est-il de la mixité sociale…

Je répondrai en citant le projet Gravity de

Differdange qui est actuellement à l’étude.

La Ville de Differdange investira 40 millions

d’euros pour acheter 80 appartements dans

ce futur complexe immobilier afin d’assurer

la priorité aux personnes à revenus modestes,

en proposant les logements à coût

modéré.

“La technique

est morte,

vive la technique”

Ce projet réunira 3.500 m 2 de commerces,

3.000 m 2 de bureaux, de nombreux

appartements, une crèche, un espace de

«coliving» comprenant 120 studios meublés

pour des séjours de courte ou moyenne durée

(essentiellement à destination d’étudiants ou

Franck Doron à la Buvette des Rotondes

de jeunes travailleurs), des jardins, etc. Gravity

est donc pensé à la lumière de la mixité sociale.

La rue intérieure agrémentée de bancs et de

végétation sera un lieu de rencontres et de

discussions pour le voisinage. Il en va de

même pour la serre sur le toit où un espace

potager sera à disposition des habitants. Il y

a donc une véritable volonté des communes

d’offrir une solution palpable et même

concrète aux problématiques de coût du

logement dans le pays, comme le montre la

Ville de Differdange. Bien que tous les critères

n’aient pas encore été définis, on sait déjà

qu’une partie de ce nouveau parc sera réservé

à la population senior et à des familles qui, sans

cette aide, ne pourraient être logées dans des

conditions décentes.

En outre, une grande partie du bâtiment est

conçue dans l’optique de son démantèlement

futur. Ses matériaux pourront ainsi être

réutilisés ou recyclés, ce qui réduit fortement


36 LG

OCTOBRE 2019

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

Capelli Towers © Architecture & environnement S.A .

son impact environnemental. Gravity est

donc un très bel exemple de ce qu’il est

possible de faire aujourd’hui, à savoir des

bâtiments aux fonctions mixtes créant du

lien social, aux prestations de qualité mais

financièrement abordables et s’inscrivant

en plus dans une logique d’économie

circulaire.

L’accessibilité est-elle aussi l’une de vos

préoccupations?

Effectivement et d’ailleurs une loi

ambitieuse prévue pour 2020 est

actuellement en cours de discussion.

Son objectif est notamment d’assurer un

minimum de 10% d’appartements conçus

et adaptés pour les personnes à mobilité

réduite mais elle tiendra également

compte des besoins des personnes en

situation de handicap sensoriel, cognitif

et psychologique. Elle entrainera donc

clairement des changements importants

dans les dessins architecturaux futurs

mais également dans ceux des techniques

spéciales (portes plus larges pour les

fauteuils roulants, salles de bains adaptées,

espaces de cuisine plus fonctionnels,

accessibilité à l’entrée, systèmes d’alerte

visiophone, etc.).

«La technique est morte, vive la

technique» est un slogan qui vous oblige

à vous réinventer…

Effectivement, mais seulement un slogan

parmi nos slogans. Tout le travail d’un

bureau d’études en techniques spéciales

est, par essence, de s’adapter aux tendances

actuelles, d’inventer celles à venir, de veiller

aux mauvaises idées, et c’est clairement

notre philosophie.

Nos métiers sont passionnants dans la

mesure où ils se réinventent constamment.

Je prends pour exemple l’intégration

toujours plus importante des outils

numériques. Il nous sera bientôt possible

de visualiser le projet final en 3D en se

promenant sur le chantier avec des lunettes

d’immersion. La technologie existe déjà

mais reste encore à l’améliorer. Nous

pourrons alors la coupler à nos nouvelles

méthodes travail, notamment le BIM

(Building information modeling), ce qui

révolutionnera encore notre manière

d’aborder un projet. n

“S’adapter

aux tendances

actuelles, inventer

celles à venir

et veiller aux

mauvaises idées”


Combattre la pénurie de

logements abordables

Épauler le Fonds du

Logement et la SNHBM

Soutenir

les communes

ABITATIO

En route pour devenir le 3 ème promoteur

du logement social au Luxembourg

Le nouveau projet des créateurs

de l’Agence Immobilière Sociale

Fondation pour l’Accès au Logement

202b, rue de Hamm - L-1713 Luxembourg

Tél. 26 48 39 52


38 LG

OCTOBRE 2019

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

Un savoir-faire

artisanal pour

des constructions

de qualité

Sascha Thielen, Antonio Pires et Markus Theis sont

respectivement menuisier, maçon et couvreur. Leur point

commun? Ils exercent tous trois leur métier au sein de

l’entreprise CLK Constructions. Du savoir-faire développé

dans l’exercice de leurs fonctions à la passion qui les anime,

ils nous décrivent les spécificités de leur travail et dévoilent

les coulisses de la construction chez CLK. Interview.

Métiers de l’artisanat

La maçonnerie est la première étape d’une

construction et fait partie intégrante d’un

chantier pendant presque toute sa durée.

Antonio Pires, chef d’équipe, explique: «En

premier lieu, j’organise le chantier, gère la

commande de matériel et répartis le travail

en fonction des compétences et affinités

de chacun. Ce ne sont pas les tâches qui

manquent: travaux de maçonnerie, coffrage,

installation de tuyaux de ventilation,

ferraillage,…».

En tant que couvreur, Markus Theis exécute

des missions variées: «Je m’occupe du

recouvrement des toitures, des toits plats,

de l’étanchéité des caves, du placement

de couvre-murs ou profils de finition en

aluminium, de l’étanchéité, de l’isolation

des toitures plates, de la pose de gouttières

et zingueries des toitures,… Je collabore

pour cela essentiellement avec les façadiers,

maçons et chauffagistes».

Travaillant dans un premier temps sur

chantier, puis dans un second dans

l’atelier de menuiserie interne à CLK

Constructions, Sascha Thielen nous parle

de son métier: «De la création, au montage

en passant par la réalisation, je construis

tous types de meubles et d’éléments en

bois pour les habitations. Je me rends

également parfois sur chantier pour la pose

de parquets et le montage de portes, de

cuisines ou de meubles». Intervenant en fin

de construction, le menuisier répond par

ailleurs aux diverses questions des clients et

se rend toujours disponible pour réaliser les

derniers ajustements ou de petits travaux de

dernière minute.

“Chaque jour

est une nouvelle

aventure

chez CLK!”

Les compétences nécessaires à ces postes

sont variées. Antonio Pires souligne

l’importance d’aimer son travail et de le

faire avec rigueur et précision: «Ce sont des

compétences qu’on ne peut acquérir qu’avec

la pratique répétée! De plus, ce métier peut

être dangereux et malgré l’évolution positive

des mesures de sécurité sur les chantiers,

un maçon doit être attentif et avoir un bon

sens de l’observation de son environnement

de travail». Sascha Thielen insiste quant à

lui sur la nécessité d’avoir un bon niveau en

mathématiques et en géométrie ainsi qu’une

vision en trois dimensions de l’espace qui

l’entoure: «Lorsque l’on crée un escalier,

il est important de le visualiser dans son

environnement avant de le construire!

C’est un métier qui nécessite également

une certaine créativité, un amour du travail

manuel et une affinité avec un matériau

comme le bois».

Plus qu’un métier, une passion

Les trois collaborateurs s’accordent à

mettre en avant la bonne ambiance et

l’entraide qui règne au sein des différentes

équipes. Ils apprécient également

l’indépendance et l’autonomie dont ils

jouissent dans leur travail. «Chez CLK,

nos responsables nous font confiance. Face

à un problème, nos idées sont toujours

entendues et nous pouvons prendre des

initiatives dans l’interprétation d’un plan ou

dans l’organisation de notre travail», confie

Markus Theis.


LG

OCTOBRE 2019

39

Sascha Thielen, Antonio Pires et Markus Theis

L’inventivité et l’autonomie sont par

ailleurs grandement valorisées dans

l’entreprise. «Nous sommes consultés pour

du sur-mesure ou des cas particuliers et

nous devons alors faire preuve de créativité.

De plus, nous pouvons apporter notre

touche personnelle, notamment dans les

finitions», dit Sascha Thielen. Et Antonio

Pires d’ajouter: «J’aime beaucoup réaliser

des coffrages sur base de plans, car c’est une

tâche où l’on peut exprimer sa créativité.

J’aime déchiffrer un plan et comprendre ce

que l’ingénieur a imaginé en le réalisant».

A chaque jour ses nouveaux défis

La polyvalence est un véritable atout

lorsqu’on travaille chez CLK Constructions

et Antonio Pires apprécie particulièrement

cette facette de son métier. «Chaque

chantier offre de nouvelles perspectives et

de nouveaux défis; les techniques évoluent

et CLK nous offre des formations à ces

sujets une fois par an. J’aime apprendre et

appliquer de nouvelles techniques et utiliser

de nouveaux matériaux dans l’objectif de

créer des maisons d’une qualité toujours

supérieure», ajoute-t-il.

L’artisanat, en opposition à la production

industrielle, implique une diversification

dans la manière de réaliser les tâches.

Sascha Thielen précise: «De nouvelles

techniques d’élaboration sont constamment

créées, notamment dans la construction

de meubles, et nous devons apprendre à

les maîtriser. Les fournisseurs innovent

également et proposent un large choix de

produits et de matériaux auxquels nous

devons régulièrement nous former».

«Chaque jour est une nouvelle aventure

chez CLK!», nous confie Markus Theis en

souriant, «Chaque réalisation est différente,

mon travail n’est jamais répétitif. Lorsqu’on

arrive sur le chantier, c’est une nouvelle

expérience qui nous attend… Il y a toujours

quelque chose à faire et à apprendre». Son

plus grand défi a d’ailleurs été de participer

à la construction des nouveaux bureaux de

CLK, le plus grand bâtiment sur lequel il

ait pu travailler jusqu’ici: «Il s’agissait d’un

grand défi, mais avec de bons collègues on

fait forcément du bon travail!», conclut-il. n

CLK

2 zone industrielle

L-9166 Mertzig

www.clk.lu


40 LG

OCTOBRE 2019

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

Expertiser

pour solutionner

Créé en 2014, le centre d’expertises techniques du bureau

d’études Schroeder & Associés vient compléter son offre

traditionnelle de conception de construction. Dans un

Luxembourg bâtissant toujours plus et plus vite, les sinistres

sont malheureusement monnaie courante et le rôle des

experts est d’en déterminer les causes en vue de leur

réparation. Jean-Christophe Poncelet, expert assermenté, et

Patrick Counotte, expert assermenté et cadre dirigeant au

sein du bureau d’études Schroeder & Associés, nous parlent

des compétences et méthodes développées par leurs experts.

Quand le centre d’expertises techniques

a-t-il été créé et dans quel but?

PC: A mon arrivée en 2013 au sein du

bureau d’études Schroeder & Associés, j’ai

proposé aux associés de créer une structure

complémentaire, sous la forme d’un centre

d’expertises techniques, qui serait à l’écoute

des problèmes des clients. Ce centre a

ainsi été créé en 2014 et nos collaborateurs

traitent depuis lors de missions d’expertises

unilatérales, amiables avec conciliation,

judiciaires ou pour le compte de compagnies

d’assurances.

Notre équipe compte aujourd’hui un

ingénieur en génie civil rassemblant une

expertise en structures, géotechnique,

parachèvements, façades, physique du

bâtiment et étanchéités ainsi qu’un

ingénieur électromécanicien expert en

équipements techniques, sécurité du

bâtiment, des personnes et conformité.

JCP: Nous comptons également deux

architectes spécialisés dans les domaines de

l’étanchéité, des toitures, des menuiseries

extérieures et des parachèvements tels

que les menuiseries, les revêtements

de sols ou muraux, les chapes,… Notre

équipe rassemble ainsi un scope complet

de l’expertise dans le domaine de la

construction. Nous investissons par ailleurs

régulièrement dans du matériel de mesure

qui est indispensable pour mener à bien nos

investigations et ainsi établir des diagnostics

précis et fiables.

Prévoyez-vous des formations continues

pour l’actualisation de ces compétences?

PC: Il est aujourd’hui essentiel de se former

régulièrement car le secteur est porteur

de beaucoup d’innovations. De nouveaux

matériaux et détails d’architecture sont

régulièrement établis, au sujet desquels

nous n’avons pas encore nécessairement

de retours d’expérience quant au bon

comportement et à la durabilité; nous

devons donc cultiver une certaine curiosité

scientifique pour rester en phase avec les

évolutions du marché. De plus, lorsque

nous intervenons pour identifier les causes

d’un dégât, nous donnons également des

conseils quant aux réparations à effectuer.

JCP: Le recours à de nouveaux matériaux

peut entraîner l’apparition de dégradations

si l’on ne maîtrise pas leurs procédés de mise

en œuvre. Nous nous devons donc de les

connaître pour parvenir à mettre en avant

les causes à l’origine de dommages. De plus

le Luxembourg est pionnier dans certains

domaines principalement la performance

énergétique des bâtiments; le pays impose

en effet depuis le 1 er janvier 2017 la

construction de bâtiments résidentiels

de classe AAA. Or les entreprises ne sont

pas toujours suffisamment formées aux

nouveaux principes constructifs qu’imposent

cette règlementation. Ceci engendre des

complications qu’elles ne peuvent ni anticiper

ni identifier. Nous devons donc maîtriser

en amont les techniques de construction et

surtout les procédés innovants.

Qui sont vos clients?

PC: Ce sont la plupart du temps les

compagnies d’assurance qui nous mandatent.

Nous intervenons aussi bien dans le cadre de

l’assurance décennale, tous risques chantier

ou RC professionnelles pour les entreprises,

architectes ou ingénieurs. Des maîtres de

l’ouvrage, particuliers ou professionnels,

nous contactent également lorsqu’ils

constatent un problème dans leur bâtiment

ou en cours de chantier. Nous tentons alors

d’identifier la cause et nos missions sont

ensuite définies au cas par cas. Par exemple,

si la faute revient à une entreprise – que ce

soit par méconnaissance ou par mauvaise

volonté – nous accompagnons le mandant

lors de ses contacts avec l’entreprise en

question pour trouver un arrangement à

l’amiable. Nous veillons à proposer des

solutions conciliantes et avantageuses pour


les deux parties, qui seront limitées en

temps d’intervention et en coûts. En effet,

nous voulons éviter qu’aucun accord ne

soit trouvé et que le cas doive être traité en

justice afin de ne pas rallonger la procédure

de dédommagement et laisser aux dégâts le

temps de s’aggraver.

JCP: En tant qu’experts assermentés,

nous pouvons être également mandatés

par les Tribunaux. Nous devons alors

réunir toutes les parties concernées et

prendre connaissance d’une situation

de dommages ayant entrainé le litige;

ensuite nos investigations documentaires

et techniques nous permettent d’établir

un rapport répondant précisément aux

questions posées par le Tribunal dans le

cadre d’une procédure judiciaire. Cette

procédure nous demande également une

tentative de conciliation entre parties.

Nous pouvons aussi être le conseil

technique d’une des parties, que ce soit

un professionnel attaqué en justice ou un

particulier sans connaissance du milieu et

ayant besoin de conseils techniques pour

constituer son dossier. Nous pouvons par

ailleurs être mandatés comme médiateur

contradictoire, par exemple entre une

entreprise et un maître de l’ouvrage qui

ne parviendraient pas à trouver un accord

à l’amiable et auraient besoin de l’avis

impartial d’un expert. Les communes ont

ceci de particulier qu’elles ont besoin d’une

réactivité encore plus grande car lorsque des

dommages surviennent dans des bâtiments

d’utilité publique, ils doivent rester

fonctionnels ou respecter les échéances s’ils

sont en cours de travaux. Il est donc dans

leur intérêt de trouver un accord à l’amiable

afin que les problèmes soient réglés dans les

meilleurs délais.

Patrick Counotte et Jean-Christophe Poncelet

PC: Lorsqu’un bâtiment est mis en vente,

ses futurs acquéreurs nous contactent pour

réaliser des audits dans le cadre de «due

diligence». Ils veulent en effet connaitre les

interventions d’entretien ou de réparation

que le bien nécessite et avoir une évaluation

approximative de leurs coûts. Nous

procédons ainsi à un audit technique à tous

les niveaux du bâtiment pour identifier ses

faiblesses et forces. Ces expertises peuvent

ensuite mener à des négociations de prix

entre vendeur et acheteur.

En dehors du cadre de la vente, de tels

audits peuvent être réalisés pour le compte

de particuliers souhaitant évaluer les coûts

d’entretien généraux de leur habitation sur

plusieurs années. Nous sommes finalement

à l’écoute de tous les acteurs du secteur de la

construction, afin de les aider à résoudre des

problématiques qu’ils ne parviennent pas à

solutionner eux-mêmes.


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OCTOBRE 2019

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

Quelles sont les valeurs véhiculées au

sein de votre équipe et dans la réalisation

de vos missions?

PC: Notre travail repose sur quatre

valeurs-piliers. Tout d’abord l’objectivité

et l’impartialité sont indispensables à

l’exercice de notre fonction; en pratique,

cela signifie que nous ne nous occupons pas

de cas où le bureau Schroeder & Associés

pourrait être impliqué de près ou de loin.

Nous veillons également à faire preuve

de réactivité face aux demandes que nous

recevons et nous nous engageons à prendre

contact avec le lésé dans les deux jours

ouvrables pour fixer un rendez-vous. En

cas de force majeure, nous intervenons bien

évidemment de suite.

JCP: Le rendez-vous est en général pris

dans la semaine et nous veillons à rester

en contact avec nos mandants en les tenant

informés au moins de façon hebdomadaire

de l’avancée de leur dossier. Nous sommes

aussi réactifs que possible dès la prise de

rendez-vous jusqu’à la résolution finale du

problème. Par ailleurs, lors de nos échanges

avec notre client, nous lui expliquons

clairement nos démarches et diagnostics

dans un langage accessible. Il s’agit d’un

domaine très technique et nous veillons à

ce qu’il ne soit pas perdu dans une masse

d’informations qu’il ne comprend pas.

“Résoudre des

problématiques

que les acteurs

de la construction

ne parviennent

pas à solutionner”

PC: Enfin, notre quatrième niveau de

valeur porte sur la qualité de la prestation.

Pour obtenir un diagnostic précis, nous

appliquons la méthode de l’expert: nous

ouvrons un large horizon, sans a priori,

et grâce à l’expérience accumulée, nous

établissons une liste de causes potentielles.

Nous les éliminons progressivement jusqu’à

obtenir une ou deux causes principales ou

cumulées, par le biais de sondages et de

recherches complémentaires. En général, la

réactivité et une communication régulière

avec les clients est grandement appréciée.

Ces derniers ont bien sûr toujours le droit

de demander une contre-expertise, et nous

sommes nous-mêmes amenés à en réaliser.

Selon l’ampleur des dégâts, il est normal

de s’assurer de la fiabilité d’un diagnostic!

Nous parlons par ailleurs toutes les langues

du pays, ce qui facilite nos échanges.

JCP: En étant intégré au bureau Schroeder

& Associés, le centre d’expertises techniques

peut s’appuyer sur les connaissances et les

expériences d’ingénieurs spécialisés dans

différents domaines de la construction, qui

sont une précieuse source d’informations.

Nous assurons par ailleurs la confidentialité

du traitement des sinistres. Des erreurs

peuvent toujours survenir, les entreprises en

tirent de l’expérience et notre objectif n’est

pas de nuire à leur réputation, mais plutôt

de continuer à maintenir un certain niveau

de qualité sur le marché luxembourgeois de

la construction. n


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OCTOBRE 2019

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

La gouvernance de vos projets

GERI Management est spécialisée dans la sécurité et la

santé sur les chantiers et dans les états des lieux avant

travaux. GMproject, son entreprise-sœur, vient enrichir la

gamme de services proposés avec de la gestion de projets.

«GERI Management et GMproject sont toutes deux des

interlocutrices de confiance pour les maîtres d’ouvrage»,

assure Angéline Prévot, ingénieur civil et administrateur

délégué.

Pourquoi avoir créé cette nouvelle entreprise?

C’est une demande, somme toute naturelle

de plusieurs clients que nous avions

accompagnés dans la sécurité et la santé.

Ils souhaitaient alors que nous élargissions

notre mission au pilotage des travaux. Il y

a un an et demi, nous avons sauté le pas en

créant GMproject.

Quelles sont les activités de GMproject?

Nous assistons le maître d’ouvrage dans la

coordination des travaux, nous l’aidons à

trouver les entreprises les plus adéquates

et nous veillons au respect des plannings.

Nous accompagnons et guidons également

les clients dans leurs choix des matériaux

comme les carrelages, les parquets, les

différents bois, etc. Les tendances sont aux

matériaux chaleureux, aux lignes épurées et

à l’écoresponsabilité mais toujours dans le

respect des budgets…

Sur quels genres de projets GMproject

est-elle amenée à œuvrer?

Nous sommes essentiellement actifs sur les

projets résidentiels et de rénovation. Nous

n’avons pas la vocation de concurrencer

les grands bureaux d’études déjà en place

et c’est pourquoi GM ne participe pas aux

soumissions publiques. Notre volonté est

de satisfaire aux demandes spécifiques de

nos propres clients.

Nous coordonnons ainsi l’ensemble des

travaux et veillons à ce qu’il n’y ait pas

de défaut technique. Lorsqu’un besoin

particulier se fait sentir, nous faisons appel

aux bureaux d’études spécialisés.

Pouvez-vous nous rappeler les activités

d’expertise avant travaux de GERI

Management?

Il est conseillé à l’entreprise exécutante

des travaux ou au maître d’ouvrage

d’effectuer au préalable, un état des lieux

des constructions voisines en cas de

mitoyenneté ou de proche voisinage. Cela

va de la rénovation d’une habitation d’un

particulier, aux gros projets d’envergure.

Ceci évite bien souvent des soucis avec le

voisinage et de plus en plus de compagnies

d’assurance réclament une telle expertise.

Bien souvent, c’est l’entreprise exécutante,

le maître d’ouvrage ou le particulier qui

nous contactent. Nous nous occupons dès

lors de l’organisation des rendez-vous, de

la réalisation de l’état des lieux ainsi que de

la rédaction des procès-verbaux. Selon la

nature et l’importance des chantiers prévus,

nous préparons un courrier type que nous

envoyons dans le périmètre concerné.

Nous essayons toujours de prendre

rapidement les rendez-vous mais cela peut

aller de quelques maisons dans le cas d’une

rénovation d’un particulier, jusqu’à des rues

complètes. Nos ingénieurs et techniciens

réalisent ensuite, un constat des fissures,

malfaçons ou autres dégradations déjà

existantes et prennent les photos pour

preuve que nous cataloguons dans un

rapport co-signé par le propriétaire.

Et pour ce qui est de la sécurité…

Force est de reconnaître que la situation s’est

considérablement améliorée ces dix dernières

années et que la sécurité a nettement

progressé sur les chantiers luxembourgeois.

Mais il y existe toujours des accidents. Notre

mission consiste dès lors à sauver des vies.

Un chantier peut être exécuté à n’importe

quel moment de la journée, certains

tournent la nuit, d’autres le week-end.

Il y a aussi les délais, de plus en plus serrés

et en raccourcissant les délais, on rogne

forcément sur la sécurité pour gagner du

temps, économiser de l’argent et optimiser

les ressources. Mais en fin de compte, en

cas d’accident, outre les conséquences

humaines, un chantier se retrouve souvent

immobilisé. Tout le monde est perdant.

Malgré cela, la profession de coordinateur/

conseil en sécurité demeure relativement

méconnue au Luxembourg. Différents

projets de construction, parfois de taille, ont

dû être interrompus parce que les maîtres

d’œuvre n’avaient pas prévu de procédure

en matière de sécurité.

“Compétence,

proactivité,

efficacité et

disponibilité”

De multiples synergies peuvent donc

naître entre GERI Management et

GMproject?

Oui et c’est même tout l’intérêt. Les deux

entreprises ont en commun les maîtres-mots

de la compétence, la proactivité, l’efficacité

et la disponibilité. Nous nous appuyons

donc régulièrement sur les compétences

de nos collaborateurs de GERI et sommes

actuellement à la recherche de profils

d’ingénieurs et de techniciens pour piloter

des projets.

Nos clients se sont rapidement passés

le mot et le bouche à oreille faisant son

chemin, GMproject est, elle aussi, en pleine

expansion. n

GERI Management & GMproject

198E rue Pierre Gansen

L-4570 Niederkorn (Nidderkuer)

Luxembourg

info@geri.lu

gm@gmproject.lu


Angéline Prévot


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OCTOBRE 2019

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

HBH: le changement

dans la continuité

Le 31 août, Christelle Zimmer et Vincent Giudicissi ont pris

la direction de HBH en tant qu’administrateurs délégués.

Bernard Manchel, à la tête de la société depuis 1992, a été

nommé président du conseil d’administration.

Bernard Manchel, Christelle Zimmer et Vincent Giudicissi

Au cœur de projets ambitieux, HBH est

un vrai chef d’orchestre respectueux des

missions de chacun. En raison de son

expérience et ses valeurs, HBH tire le

meilleur des compétences des parties

prenantes impliquées et offre de nombreux

bénéfices à ses clients, outre le respect du

triangle «coûts, qualité, délais» :

- plus de sérénité pour avancer dans leur

projet ;

- des conditions optimales pour effectuer

leurs choix ;

- une plus-value dans les solutions mises

en place.

Grâce à la répartition de leurs rôles,

Christelle Zimmer et Vincent Giudicissi

veulent renforcer la relation client

et proposer plus de flexibilité et de

proximité, tout en faisant évoluer leur

métier et en recentrant l’entreprise sur

l’humain.

La numérisation est un des aspects majeurs

de cette évolution, via notamment le BIM

(Building Information Modeling), dont

HBH tire parti pour organiser, optimiser

et suivre les projets (BIM 4D et BIM 5D).

Membre agréé DGNB depuis 2019, HBH

peut assister ses clients, avec son partenaire

auditeur basé à Stuttgart, pour obtenir « clés

en main » la certification environnementale

allemande DGNB sur tout projet de

construction au Luxembourg. HBH peut,

par ailleurs, faire valoir son intérêt pour

l’économie circulaire et la philosophie du

cradle to cradle. n

Présents depuis respectivement 27 et 20

ans et déjà impliqués dans les prises de

décision, les deux administrateurs délégués

connaissent une évolution logique dans

leur carrière. Christelle Zimmer sera

chargée de la gestion administrative et

financière ainsi que des RH. Vincent

Giudicissi s’occupera de l’opérationnel et

du développement des activités de HBH.

Fondée en 1988, HBH est une société

reconnue dans le secteur de la

construction au Luxembourg. Sa structure

agile permet à ses collaborateurs d’évoluer

en toute confiance et de manière autonome

et responsable.

Ses activités se scindent en deux métiers :

Le Management de projet intègre le

pilotage (coordination, planification, gestion

financière des études et des travaux),

l’assistance au maître d’ouvrage, la maîtrise

d’ouvrage déléguée et l’activité de quantity

surveyor.

La coordination sécurité et santé

assure la gestion des risques de coactivités

durant l’élaboration et la réalisation de

l’ouvrage.

HBH

16, rue Robert Stümper

L - 2557 Luxembourg

Tél.: +352 40 49 901

hbh@hbh.lu

HBH.lu


SMART CITIES, LE TRIMESTRIEL DE LA VILLE INTELLIGENTE

Octobre 2019 | n˚4

Le trimestriel de la ville intelligente

Octobre 2019 | n˚4 Le trimestriel de la ville intelligente

Octobre 2019 | n˚4 Le trimestriel de la ville intelligente

SÜDSPIDOL

L’HÔPITAL

QUI BOULEVERSE

LES CODES

SÜDSPIDOL

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SIGI

LE SERVICE PUBLIC

À L’HEURE DE LA

BLOCKCHAIN

SIGI

LE SERVICE PUBLIC

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BLOCKCHAIN

VERKÉIERSVERBOND

DES SERVICES DE

MOBILITÉ À LA CARTE

VERKÉIERSVERBOND

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MOBILITÉ À LA CARTE

AMSTERDAM

LA VILLE INTELLIGENTE

PARTICIPATIVE

AMSTERDAM

LA VILLE INTELLIGENTE

PARTICIPATIVE

SÜDSPIDOL

L’HÔPITAL

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MOBILITÉ À LA CARTE

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PROJET SÜDSPIDOL

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OCTOBRE 2019

IMMOBILIER & CONSTRUCTION

La sécurité

que mérite votre foyer

Bien que la criminalité ne connaisse pas de saison, les courtes

journées d’automne, celles où le soleil ne nous gratifie de ses

rayons que tard le matin et tôt dans l’après-midi, augurent

une recrudescence des cambriolages. Fränz Zepponi,

administrateur délégué chez Metalica Home, nous explique

comment protéger au mieux son habitation par le choix de ses

menuiseries.

Filiale du groupe Metalica, experte dans

les menuiseries aluminium depuis 60

ans, Metalica Home fabrique et pose des

menuiseries extérieures au service des

particuliers. Spécialiste de l’aluminium, du

bois et du PVC, elle propose des portes, des

fenêtres, des pergolas et des vérandas ainsi

que des murs-rideaux à destination des

nouvelles constructions ou des rénovations.

Choisir une classe de résistance adaptée

Quand il s’agit de sécurité, les portes, mais

surtout les fenêtres, demeurent les points

faibles d’une habitation. Le bon vitrage et

un système de verrouillage adéquat peuvent

pourtant éloigner aisément tout risque

d’effraction. Ainsi, la dimension sécuritaire

mérite réflexion à l’achat de nouvelles

menuiseries extérieures. «Les gens se

pensent en sécurité avec des fenêtres en

triple vitrage. C’est pourtant une fausse

impression. S’il est plus performant au

niveau thermique, ce type de vitrage

n’en est pas plus sécurisant. En réalité, la

sécurité d’une porte ou d’une fenêtre est

déterminée par sa classe de résistance (ou

RC «resistance class»), elle-même définie

par un cadre normatif. Si celle-ci peut être

choisie en fonction d’une évaluation des

risques personnels, le niveau préconisé

au Luxembourg demeure le RC2, qui

permet de déjouer les tentatives d’effraction

dans 90% des cas. D’un point de vue

sécurité/prix, il s’agit du meilleur

compromis», explique Fränz Zepponi.

Une triple sécurité

Comparés à une fenêtre RC1N, les

châssis RC2 sont équipés de davantage

de points de fermeture, lesquels rendent

tout soulèvement difficile avec les outils

légers dont se servent habituellement les

cambrioleurs. La nature de ces points a

également son importance et les fermetures

à têtes de champignon peuvent se révéler

encore plus efficaces.

La fenêtre de classe 2 dispose, en outre,

d’un vitrage de sécurité. «Il existe

différents types de verres de sécurité ayant

chacun leurs fonctions propres. Un verre

anti-blessure est certes un verre de sécurité

car il est très dur à briser, mais ce n’est pas

le vitrage préconisé en matière de sécurité

antieffraction», rappelle Fränz Zepponi.

Pour éviter toute intrusion, le plus indiqué

reste le vitrage feuilleté, composé de

deux ou plusieurs vitres séparées par un

ou plusieurs films plastiques. Ces films

vont empêcher les bris de verre de se

désolidariser de sorte que le vitrage, même

cassé, ne puisse pas tomber. Plus le verre

est feuilleté, plus le transpercer est long et

fastidieux.

Enfin, une fenêtre RC2 est dotée

d’une poignée verrouillable. Ainsi, un

malfaiteur qui serait tout de même

parvenu à piquer le vitrage pour y insérer

son tournevis ne pourrait pas se servir de

celui-ci comme d’un levier pour soulever

la poignée de l’intérieur.

Metalica propose de classiques poignées

à clé ou à bouton mais aussi de nouveaux

modèles qui s’ouvrent et se ferment par

simple pression.

“La sécurité

d’une porte

ou d’une fenêtre

est déterminée

par sa classe

de résistance”

Détecter l’effraction

D’autres options peuvent complémenter ces

dispositifs de sécurité. C’est notamment le

cas des détecteurs d’ouverture magnétiques.

Ceux-ci sont composés d’un élément

fixe, le contact, installé sur l’huisserie, et

d’un élément mobile, l’aimant, fixé sur

l’ouvrant. Si le système de sécurité est en

service, l’alarme se déclenche lorsque l’un

et l’autre se désolidarisent, au moment de

l’ouverture. n

Metalica - Showroom

181 rue de Luxembourg

L-4222 Esch-sur-Alzette

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LG

OCTOBRE 2019

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OCTOBRE 2019

BRÈVES COMMUNALES – CENTRE

PAR RAOUF HATIRA

BISSEN

Dans le cadre de la campagne “jeter

moins, recycler plus”, la commune

de Bissen, sous la responsabilité du

SIDEC, procèdera à la réorganisation

de la collecte publique des déchets.

Les poubelles grises pour les déchets

ménagers résiduels laisseront place à

des poubelles avec puce permettant

d’identifier son détenteur et le nombre

de vidanges réalisé. Cette nouvelle

réorganisation n’engendrera pas de

frais supplémentaires pour les usagers.


Source: bissen.lu

HESPERANGE

Une marche gourmande sera organisée

le dimanche 20 octobre par le club

sportif BBC Telstar Hesperange. La

balade d’environ 11 km à travers les plus

beaux coins de la commune débutera

au «Chalet am Park» vers 10 heures

du matin pour se prolonger jusqu’à

13 heures. Six étapes gourmandes

jalonnent le parcours pour satisfaire

tous les goûts et tous les appétits.

Les personnes intéressées peuvent

s’inscrire jusqu’au 10 octobre prochain.


Source: Hesper.lu

LINTGEN

Le conseil communal a voté favorablement

pour une modification ponctuelle

du plan d’aménagement général

(PAG) concernant le reclassement de

fonds au lieu-dit “Houbierg” à Lintgen

en zone d’habitation. Le projet est

déposé pendant 30 jours à la maison

communale où le public peut en prendre

connaissance. Une réunion d’information

avec la population est prévue à la fin du

mois de septembre.


Source: lintgen.lu

SANDWEILER

La commune de Sandweiler a participé

à la campagne Tour du Duerf 2019

organisée par le Klima-Bündnis

Lëtzebuerg et le Verkéiersverbond, qui

s’est déroulée du 10 au 30 septembre

2019. Les citoyens de la commune ont

été invités à prendre le vélo pendant

21 jours et à soutenir ainsi la mobilité

douce et la qualité de vie dans leur commune

en évitant les émissions de CO 2

.


Source: sandweiler.lu

SCHUTTRANGE

La commission d’intégration et d’égalité des chances, en

collaboration avec la commune de Schuttrange, a invité tous

les habitants à un apéro gratuit, le 29 septembre au Campus

an der Dälit à Munsbach. Cette manifestation conviviale était

l’occasion de se rencontrer informellement, de se parler dans

une atmosphère détendue, afin de briser le cercle de la solitude

et des préjugés.


Source: Schuttrange.lu

LUXEMBOURG-VILLE

La nouvelle saison «Sports pour tous» de la Ville a débuté le

30 septembre 2019. Le programme élaboré par le Service

des sports propose aux jeunes, adultes et seniors une palette

colorée de plus de 160 cours de sport-loisir, sport-fitness et

sport-santé. Les activités se déroulent du lundi au dimanche, et

sont réparties sur plus de 30 sites à travers la ville.


Source: vdl.lu

WALFERDANGE

En présence du ministre de l’Énergie, Claude Turmes, une soirée

d’information concernant l’énergie solaire et le photovoltaïque a

été organisée au Centre Prince Henri à Walferdange. Le solaire

est une source d’énergie propre et durable et les nouveaux

tarifs d’injection ainsi que les primes à l’investissement rendent

cette énergie attractive pour les particuliers. La soirée a tenté

d’apporter des réponses aux interrogations les plus récurrentes

concernant l’installation photovoltaïque sur les toits, les

autorisations nécessaires mais aussi concernant les coopératives

énergétiques.


Source: walfer.lu

STRASSEN

Dans le cadre général du projet ‘’Strassen

2030’’, la commune a décidé de créer

un nouveau centre multifonctionnel

qui regroupera le campus scolaire, la

maison relais et les équipements sportifs

et récréatifs. C’est un projet participatif.

De nombreux workshops se sont tenus

avec les représentants des parents,

de la commune, des enseignants et le

personnel de la maison relais. L’objectif

étant de concevoir ensemble un concept

pédagogique global autour de l’enfant.


Source: strassen.lu

MERSCH

La séance publique du conseil communal

de l’administration communale de

Mersch du 30 septembre a proposé

de classer comme monument national

la ‘’Gare de Mersch’’. Cet ensemble

comprend les bâtiments suivants:

“Bahnhof”,“Stellwerk”,“Bahnhofsgas-

tätte”, “Brunnenturm”. Le bâtiment

de la Gare de Mersch est monument

national inscrit au cadastre de la

commune de Mersch depuis 1911.


Source: mersch.lu

CONTERN

Le Campus Contern offre un accès

simple et rapide au covoiturage avec

les collègues et les autres résidents

de la zone. Il suffit de s’inscrire sur

l’application dédiée via les écrans dans

le lobby de chacun des immeubles. Une

fois enregistré, le trajet est visible des

autres usagers qui souhaitent partager

le voyage. En outre, une communauté

Campus Contern a vu le jour grâce au

site “copilote.lu”, et fonctionne sur le

même modèle que l’application.


Source: Campus Contern

LUXEMBOURG-VILLE

En partenariat avec la Ville, L’Institut

français du Luxembourg et l’Association

Victor Hugo, s’associent pour présenter

le programme Planète Nanuk, consacré à

l’urgence climatique et à l’ours polaire. Le

programme composé d’expositions de

photographies, de cycles de conférences

et de documentaires ainsi que de

séminaires se déroule du 26 septembre

au 24 novembre 2019.


Source: vdl.lu


SÉCURITÉ

OFFERTE*


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OCTOBRE 2019

TECHNIQUE & INSTALLATION

Produire sa propre électricité

grâce à la micro-cogénération

Ces dernières années, les chaudières au gaz connaissent des progrès technologiques de plus

en plus rapides. Après les chaudières basse température et les chaudières à condensation, une

troisième génération de chaudières s’impose peu à peu sur le marché. Basée sur le principe de

la cogénération, elle concilie efficacité et respect de l’environnement. Le groupe Viessmann

compte parmi les principaux fournisseurs mondiaux des systèmes de chauffage. Il a été un

des premiers à croire en cette nouvelle technologie, comme nous l’explique Günter Krings,

directeur d’agence au Luxembourg.

Günter Krings


LG

OCTOBRE 2019

53

Mais, avant toute chose, une petite

explication s’impose. En quoi consiste

exactement la cogénération? Le principe

de la cogénération consiste à produire de

l’électricité et de l’énergie thermique en

même temps, dans une même installation

et à partir d’une même énergie primaire.

Lors de la production d’électricité, dans

les filières classiques séparées comme les

grandes centrales de production électrique

fonctionnant au combustible nucléaire, au

fioul ou au charbon, 45 à 65% de l’énergie

primaire est perdue sous forme de chaleur

dans l’atmosphère et lors du transport

de l’énergie électrique vers l’utilisateur

final. Les centrales de cogénération,

quant à elles, vont récupérer cette chaleur

et l’utiliser pour le chauffage ou sur des

sites de production industrielle. L’énergie

utilisée pour faire fonctionner peut être

le gaz naturel, le fioul ou autres formes

d’énergie comme la biomasse ou l’énergie

solaire. Différentes technologies peuvent

également être utilisées: du moteur

classique ou Sterling à la pile à combustible

en passant par différents types de turbines.

La première chaudière à pile à combustible

Pendant très longtemps, la cogénération

a surtout été utilisée à grande échelle

dans des installations industrielles ou

électrothermiques. Mais depuis peu est

apparue ce que l’on appelle la microgénération,

un système de cogénération

de petite puissance électrique (inférieure à

26 kW) adapté aux maisons de particuliers et

aux petites entreprises. «Notre groupe a fait

figure de pionnier dans cette technique de

chauffage innovante en lançant sa première

chaudière à pile à combustible», commente

Günter Krings. «Vitovalor – c’est son nom

– offre en effet une réelle alternative pour

une production d’électricité décentralisée».

“Dans un avenir

proche, il sera

possible de coupler

notre chaudière

à pile à combustible

avec la technologie

power to gas”

La «chaudière» se compose de différentes

unités: le module à pile à combustible et

une chaudière (éventuellement intégrée, au

gaz) pour la charge de pointe, un réservoir

tampon d’eau chaude et une régulation. En

principe, cet ensemble couvre la totalité

des besoins: sa puissance va jusque 30 kW

et l’énergie électrique maximale produite

pendant la journée est de 15 kWh, ce qui

correspond à la consommation moyenne

d’un ménage. La chaudière s’enclenche

automatiquement lorsque la chaleur du

module à pile à combustible ne suffit plus,

par exemple, en période de pointe ou quand

une grande quantité d’eau chaude est

requise en peu de temps.

Une technologie éprouvée et fiable

«Les avantages de cette chaudière sont

nombreux», poursuit Günter Krings. «Elle

permet non seulement de produire de

l’électricité de manière décentralisée mais

aussi de réduire considérablement la facture

énergétique grâce à une consommation

autogérée. Le gestionnaire d’énergie intégré

s’adapte à vos besoins et n’enclenche la

chaudière à pile à combustible que lorsque

c’est vraiment utile et efficace. De plus,

notre module de pile à combustible repose

sur la technologie éprouvée de Panasonic.

Ce n’est pas un hasard si Viessmann a choisi

ce partenaire. L’entreprise nipponne est un

des acteurs majeurs du marché des piles à

combustible. Au Japon, où le gouvernement

veut accélérer la décentralisation de

la production d’électricité suite à la

catastrophe nucléaire de Fukushima en

2011, elle contrôle même plus de 50% du

marché. Plus de 100.000 piles à combustible

ont déjà fait la preuve de leurs capacités.

Notre module présente donc toutes les

garanties de fiabilité et de longévité».

Une réduction des émissions de CO 2

jusqu’à 50%

Le moindre impact sur l’environnement

n’est pas à négliger non plus! Le gaz naturel

nécessaire pour faire fonctionner la pile à

combustible est l’énergie fossile qui rejette

le moins d’émissions. «Notre chaudière à

pile à combustible permet une réduction

des émissions de CO 2

jusqu’à 50% par

rapport à la production d’électricité et de

chaleur conventionnelle», précise Günter

Krings. «Et il sera possible de coupler

notre chaudière à pile à combustible avec

la technologie «power to gas». Pour rappel,

cette technologie convertit l’électricité

produite par les énergies renouvelables

en un gaz combustible facilement

transportable – du méthane – qui peut

être immédiatement utilisé par notre

chaudière. Nous avons donc bon espoir de

proposer bientôt un système de chauffage

et d’électricité entièrement vert». n

Viessmann Luxembourg

35, rue J.F. Kennedy

L-7327 Steinsel

Tél.: 26 33 62 01

info@viessmann.lu

www.viessmann.lu


54 LG

OCTOBRE 2019

TECHNIQUE & INSTALLATION

Socom S.A. s’implante

à Bissen

Intégrateur de solutions technologiques, Socom S.A. conçoit,

installe et maintient des systèmes ou sous-systèmes dans

l’industrie, les infrastructures et le tertiaire. Spécialiste des

domaines du génie électrique, mécanique, de l’énergie et des

réseaux de communication, la société ouvre aujourd’hui une

nouvelle agence à Bissen. Présentation.

Une nouvelle agence…

Inaugurée officiellement le 13 septembre

en présence du Vice-Premier ministre et

ministre de l’Economie, Etienne Schneider,

la nouvelle agence de Bissen doit permettre

à l’entreprise d’assurer une présence auprès

de ses clients de la première heure, parmi

lesquels Goodyear, IEE ou encore Creos.

Le développement important des différents

sites industriels de la région tels que

Bissen, Fridhaff et Hosingen a également

fini par convaincre les dirigeants de Socom

de créer cette seconde agence. L’ouverture

du site devrait entraîner la création d’une

vingtaine de nouveaux postes de travail,

offerts en priorité aux travailleurs de la

région nord. Un développement qui reflète

la stratégie organisationnelle de la société,

basée sur la flexibilité et l’adaptation rapide

au marché.

… à l’aube de ses 50 ans d’existence

Avec plus de 670 collaborateurs, la société

Socom S.A. occupe aujourd’hui une place

de leader dans le domaine des installations

électriques au Grand-Duché. Créée en

1971, l’entreprise passe de 0 à 150 salariés

en seulement 18 mois. Elle évolue ensuite

de façon dynamique et constante et reçoit

ses premières commandes en Belgique après

une dizaine d’années d’activité. C’est en

2000 que s’opère l’expansion vers la France.

A ce jour, l’entreprise continue à s’enrichir

de nouvelles compétences et poursuit son

développement au Luxembourg avec la

volonté de maintenir un «esprit PME».

Possédant un actionnariat 100% luxembourgeois,

Socom S.A. réalise un chiffre

d’affaires de 95 millions d’euros. Le portefeuille

d’activités de la société regroupe

entre autres courant faible, courant fort,

câblage informatique, Datacenter, énergies

renouvelables, installations photovoltaïques

et tend encore à se diversifier.

“Socom occupe

aujourd’hui une

place de leader

dans le domaine

des installations

électriques au

Grand-Duché”

Les prestations offertes par l’entreprise

couvrent une étendue large et variée:

des métiers traditionnels de l’installation

électrique à des métiers spécialisés comme

le contrôle-commande, les systèmes de

sécurité, le montage mécanique ou les

réseaux de communication. En d’autres

termes, la société équipe notre cadre de vie

et accompagne ceux qui le font changer -

collectivités, entreprises industrielles et

tertiaires - dans la conception, la réalisation,

l’exploitation et la maintenance de leurs

installations.

De l’héritage industriel au secteur tertiaire

L’entreprise puise ses origines et sa culture

dans le secteur de l’industrie. Cet héritage lui

permet aujourd’hui de proposer des solutions

innovantes. Sidérurgie, industrie chimique,

cimenterie, papeterie ou automobile,

autant de secteurs dans lesquels Socom met

ses compétences multi-techniques et son

expérience au service du client.

Consciente des enjeux qui sous-tendent

le domaine du développement durable, la

compagnie s’est diversifiée pour accompagner

ses clients dans de grands travaux

d’infrastructures dans les domaines de la

mobilité durable et de l’efficacité énergétique.

Ainsi, avec ses partenaires, Socom dispose

désormais de compétences effectives dans

les domaines de la haute tension, des

aménagements de tunnels et de parkings ainsi

que des installations de tramway.


L’entreprise est également spécialisée dans

le secteur de l’immobilier tertiaire, ce

qui en fait un partenaire fiable et sollicité

pour tout projet en milieu commercial,

scolaire, hospitalier ou administratif

comme en témoignent les sièges de Lalux

et de la Banque Générale de Luxembourg.

Des immeubles de bureaux aux centres

commerciaux ou de loisirs, les équipes de

maintenance de Socom assurent le confort

du personnel et du public et optimisent les

coûts de fonctionnement des équipements

techniques.

Frank Wies, membre du comité de direction de Socom S.A. et responsable de Socom S.A. agence Nord;

Etienne Schneider, Vice-Premier ministre - ministre de l’Économie;

Marc Thein, président du comité de direction de Socom S.A.

Socom S.A. en chiffres

48 années d’expérience

+ 670 collaborateurs

Socom S.A.

Siège

10, rue du Commerce

L-3895 Foetz

La société est actuellement engagée dans

plusieurs projets d’envergure, parmi

lesquels les installations électriques des

lignes de tram à Luxembourg-Ville, la

nouvelle usine Goodyear à Dudelange,

les Park&Ride de Rodange et Diekirch

ou encore l’éclairage du nouveau stade de

football et de rugby. n

+ 600 clients

2 agences

20 nouveaux postes de travail à Bissen

Agence Nord

10, route de Luxembourg

L-7759 Roost (Bissen)

Tél.: 55 14 15 1

www.socom.lu


56 LG

OCTOBRE 2019

TECHNIQUE & INSTALLATION

Une solution 2.0

pour les résidences

Beweng Security-Solutions a su passer de la petite quincaillerie

d’antan à une entreprise 2.0 spécialisée dans les contrôles

d’accès. L’entreprise familiale est forte d’une trentaine d’années

d’expérience, d’une vingtaine d’employés et de métiers de

serrurier, d’électricien et de développeur IT qui tendent à la

convergence. Au programme de ses nouveautés technologiques:

la boîte aux lettres numérique interconnectée au parlophone, au

téléphone mobile et au système de contrôle d’accès. Présentation

de Marcel Stark, directeur technique, Paulo Moreira, directeur

des ventes, et Ronny Beweng, directeur.

Boites à colis numériques

Nous connaissions celles de la poste qui

sont déjà disséminées dans les espaces

urbains jusqu’à l’entrée de certains centres

commerciaux. Le même concept est

désormais disponible pour les résidences;

Beweng Security-Solutions a l’exclusivité

luxembourgeoise des boîtes aux lettres

numériques de la marque Renz, le leader

européen en la matière.

Déjà disposées à l’entrée d’une dizaine de

résidences du pays, ces boîtes à colis peuvent

être interconnectées aux contrôles d’accès

des portes d’entrées, aux parlophones ainsi

qu’aux téléphones mobiles. Conventionnées

avec DHL et les P&T, elles permettent de

réceptionner à domicile les colis commandés

sur internet mais également d’en envoyer.

Les portes se déverrouillent via badge,

code pin, interphone ou par le GSM et

un message est envoyé au destinataire dès

qu’un colis y est déposé.

La gestion des noms des résidents peut se

faire à distance sur n’importe quel support

numérique connecté à internet ou par simple

email envoyé à Beweng Security-Solutions.


LG

OCTOBRE 2019

57

Marcel Stark et Paulo Moreira

Ceci facilite grandement la gestion des

droits d’accès et notamment pour les

propriétaires qui louent leur bien sur

Airbnb par exemple. Les clés numériques

sont envoyées à distance, directement sur

les GSM des nouveaux locataires.

Les noms des boîtes aux lettres peuvent

changer via l’écran LCD, et ce, selon la

taille des colis reçus. Des solutions sont

également disponibles pour le nettoyage

à sec; les costumes et les tailleurs sont

dès lors directement livrés à domicile.

«Cette solution est parfaitement adaptée

aux nouveaux modes de consommation

et participe à la révolution numérique à

venir», assure le directeur.

Serrures électroniques

Les serrures sont le métier historique

de Beweng Security-Solutions qui est

le représentant officiel de la marque

SaltoSystems pour le Luxembourg. Leurs

serrures XS de haute sécurité peuvent

s’ouvrir avec un badge ou une application

mobile via Bluetooth, ce qui séduit beaucoup

d’administrations communales et étatiques.

“… parfaitement

adaptée aux

nouveaux modes

de consommation”

Le système “online” du contrôle d’accès

Salto permet à toutes les serrures d’un

bâtiment d’être connectées sur un même

réseau. En cas de perte, le badge peut

être supprimé du logiciel de gestion et

l’interdiction d’accès est alors instantanément

effective. Des cylindres électroniques

avec des lecteurs de badge intégrés ou des

lecteurs muraux sont également disponibles.

Une trentaine de communes et une

centaine de clients privés ont déjà fait le

choix des serrures SaltoSystems qui est le

numéro trois mondial. Les installations

vont d’une seule à quelques 1.000 serrures

dans certains bâtiments. Beweng Security-

Solutions a développé son propre logiciel

«cloud based BewengWeb» qui bénéficie

du label «Made in Luxembourg».

Beweng Security-Solutions est aussi le distributeur

officiel de SimonsVoss. Ce leader

allemand du contrôle d’accès a mis au point

il y a quinze ans, un cylindre numérique télécommandé.

Ce contrôle d’accès électronique

permet de programmer des plages horaires et

le téléphone mobile peut aussi faire office de

clé virtuelle. Le réseau data du téléphone est

alors utilisé pour envoyer des informations.

Le cylindre électronique autonome et sans

câblage «mobile key» se pose en lieu et place

d’un cylindre mécanique à profil européen.

Il dispose également d’un système compact

de surveillance de porte. Les informations

(ouverte, fermée, tentatives d’effraction ou

de manipulation), sont enregistrées grâce

à différents capteurs qui se trouvent entre

autres dans la vis de maintien intelligente.

Ce système est particulièrement adapté aux

portes devant être surveillées, comme la porte

d’entrée principale, l’entrée d’un laboratoire

ou de la salle de serveurs par exemple. n

Beweng Security-Solutions

12 rue St Willibrord

L-2729 Luxembourg

Tél.: +352 49 27 62

www.zutrittskontrolle.lu


58 LG

OCTOBRE 2019

TECHNIQUE & INSTALLATION

Pour un stationnement

plus simple et plus disponible

Les problèmes de parking sont devenus difficiles à gérer au Luxembourg, en particulier dans la

capitale où trouver une place pour se garer s’apparente souvent à un parcours du combattant.

Face à cette situation, les architectes et promoteurs sont de plus en plus confrontés à la

nécessité de créer le plus grand nombre de places de stationnement lors de la réalisation de

projets de construction ou de rénovation immobilière. Mais ce n’est pas toujours possible,

à la fois pour des raisons budgétaires, légales et techniques. Pour résoudre cette apparente

quadrature du cercle, thyssenkrupp dispose d’une large gamme de systèmes de parkings semiautomatiques

et automatiques. Tour d’horizon des solutions proposées avec Vincent Sarazain,

responsable commercial Wöhr et modernisation chez thyssenkrupp Ascenseurs Luxembourg.

Vincent Sarazain


LG

OCTOBRE 2019

59

«Nous travaillons en partenariat avec le

leader mondial des parkings mécaniques, la

firme allemande Wöhr», explique Vincent

Sarazain. «Grâce à ce partenariat exclusif,

nous pouvons offrir à nos clients une

série de solutions innovantes capables de

répondre à tous leurs besoins. Ces solutions

permettent d’augmenter la disponibilité

des places de parking et de créer des places

dans des endroits difficiles d’accès. Elles

sont également très économiques: elle sont

beaucoup plus faciles à mettre en place

et nécessitent moins de lourds travaux

que la création de plusieurs sous-sols de

parking. De plus, les coûts d’entretien et

d’exploitation sont tout à fait négligeables».

Un système qui combine superposition

et déplacement

Concrètement, comment cela fonctionnet-il?

«Il existe en fait une multitude de

possibilités, allant d’installations simples

à des systèmes entièrement automatisés»,

précise Vincent Sarazain. «La solution la

plus communément utilisée est de creuser

une fosse profonde et d’y placer un élévateur

pour parking pouvant contenir deux ou

quatre voitures l’une au-dessus de l’autre.

Ce système permet un stationnement

indépendant: les voitures peuvent être

retirées à tout moment, indépendamment

les unes des autres. Une autre solution

consiste à utiliser un système qui combine

à la fois le groupement vertical – la

superposition – et le groupement horizontal

– le déplacement. En fonction des modèles,

deux grandes options sont possibles. La

première permet un stationnement sur

deux niveaux de parking sans fosse: toutes

les places sont directement accessibles par

le niveau d’entrée et pour accéder à une

place du niveau supérieur, les places de

stationnement du niveau inférieur sont

déplacées latéralement de manière à ce

que l’espace libre se trouve au-dessus de

la place sélectionnée. La deuxième option

permet un stationnement indépendant

sur deux niveaux de parking avec fosse

mais avec une faible hauteur sous plafond.

La combinaison de superposition et de

déplacement crée davantage de place au

niveau supérieur et donne la possibilité de

stationner des véhicules plus hauts comme

les monospaces, les SUV ou les véhicules

avec galeries».

“Nous proposons

des solutions

innovantes

capables

de répondre

à tous les besoins

d’espaces

de parking”

C’est sûr, économique et de surcroît

écologique. Le volume construit est en effet

comprimé au maximum et les émissions de

gaz d’échappement sont réduites puisque le

conducteur ne doit plus manœuvrer pour

garer sa voiture. Tout est entièrement géré

par le système».

Autre avantage et non des moindres:

quels que soient la gamme et le modèle

choisis, l’installation est entièrement prise

en charge par thyssenkrupp Ascenseurs

Luxembourg. «Rien n’est sous-traité»,

commente Vincent Sarazain. «Nous

assurons également tout le suivi ainsi que

le service après-vente. C’est d’ailleurs une

des principales raisons qui incitent de

nombreux architectes et promoteurs à faire

appel à nous. Avec nous, ils n’ont qu’un seul

interlocuteur à même de résoudre tous les

problèmes de mobilité des personnes et des

véhicules à l’intérieur de l’immeuble».

Bikesafe, la tour automatisée pour vélos

Mais les voitures ne sont pas les seules

concernées par les problèmes de

stationnement. Les vélos, qu’ils soient

électriques ou non, le deviennent

également avec la montée de l’éco-mobilité

urbaine. Leur utilisation de plus en plus

intensive dans les villes nécessitera tôt

ou tard la mise en place d’infrastructures

appropriées. «Chez thyssenkrupp, nous

en sommes conscients», reconnaît Vincent

Sarazain. «Nous essayons actuellement

de sensibiliser les villes et les communes

luxembourgeoises à cette problématique en

leur démontrant tous les avantages de notre

système Bikesafe, toujours en partenariat

avec Wöhr. Judicieusement placées dans

des endroits stratégiques comme les gares et

les stations de bus, ces tours de rangement

automatisées, dans lesquelles les vélos sont

entreposés en toute sécurité et avec un

minimum d’encombrement derrière des

portes verrouillées, pourraient contribuer

grandement à promouvoir cette forme de

mobilité douce». n

Des green parkings entièrement sécurisés

«Nous proposons également des systèmes

entièrement automatiques, que ce soit

sous formes de tours, de puits ou de la

combinaison des deux. Ainsi, dans la gamme

Paksafe, les véhicules sont rangés dans des

cases à gauche et à droite comme sur une

étagère. Un élévateur central transporte les

voitures de manière automatique dans un

compartiment libre et les y stocke à l’abri

du vol, du vandalisme et des intempéries.

thyssenkrupp Ascenseurs Luxembourg

22, rue Edmond Reuter

L-5236 Contern

luxembourg@thyssenkrupp.com

www.thyssenkrupp-elevator.com/lu


60 LG

OCTOBRE 2019

BRÈVES COMMUNALES – EST

PAR RAOUF HATIRA

BEAUFORT

Après plus d’un an de travaux

pour cause de non-conformité, les

enfants de l’école de Beaufort sont

retournés sur les terrains de jeu de la

commune. En collaboration avec le

forum pour l’emploi, ces derniers ont

été modernisés et mis aux normes de

sécurité en vigueur. Luxcontrol est

l’organisme chargé de la conformité.

Des contrôles annuels sont effectués

et récompensés par l’étiquette ‘’safe

playground’’.


Source: beaufort.lu

BERDORF

A partir du lundi 30 septembre 2019,

la ligne d’autobus publique 111 est

renforcée par une course d’autobus

supplémentaire qui desservira

Berdorf le matin avant huit heures.

Ces horaires sont valables en période

scolaire du lundi au vendredi inclus.


Source: berdorf.lu

BETZDORF

Afin d’encourager la mobilité douce

à l’intérieur et à l’extérieur de son

territoire, la commune de Betzdorf

offre à ses concitoyens un service

de mise à disposition gratuite d’un

pedelec pour une durée de 72 heures.

Ceci, dans le but de convaincre le plus

de personnes possible des avantages

d’une mobilité durable et d’encourager

ainsi l’acquisition et l’utilisation de son

propre pedelec.


Source: betzdorf.lu

BIWER

Suite à la démission d’un membre de la

commission consultative des bâtisses,

le conseil communal procèdera à la

nomination d’un nouveau membre

conformément aux dispositions légales et

du règlement d’ordre intérieur du conseil

communal de la commune. Le dernier

délai pour le dépôt des candidatures

est fixé au 31 octobre 2019. Les

demandes sont à adresser au collège des

bourgmestre et échevins de la commune.


Source: biwer.lu

REMICH

La ville de Remich, en partenariat avec l’association Lorraine

Médiévale, organise le premier marché médiéval de la ville,

du 26 au 27 octobre prochain. Des artistes de scènes et des

saltimbanques, ainsi qu’un spectacle de feu en soirée plongera

les visiteurs dans une autre époque. Des commerçants et

artisans, tels que forgerons, tourneurs, barbiers, vanniers,

potiers d’étain, sculpteurs et bien d’autres permettront aux

nostalgiques du passé lointain de découvrir des métiers et une

ambiance du Moyen Âge disparus.


Source: remich.lu

© Copyright : eu2005.lu/Christof Weber

BOUS

A l’occasion de la Journée de Commémoration Nationale,

consacrée au souvenir de la lutte menée par le peuple

luxembourgeois pendant l’occupation allemande entre 1940 et

1945, le collège échevinal de la commune de Bous invite tous

les habitants à assister aux cérémonies organisées le samedi

12 octobre 2019. Une messe solennelle sera célébrée à l’église

paroissiale de Bous, en l’honneur des victimes de la Seconde

Guerre mondiale. La messe sera suivie par le dépôt d’une gerbe

de fleurs devant le monument des morts.


Source: bous.lu

JUNGLINSTER

Un avant-projet immobilier pourrait voir le jour à Junglinster

d’ici 2021. Sur 37.000 m 2 , il proposera notamment un centre

de loisirs de 8.000 m 2 , des boutiques et un hôtel de 120

chambres. Consciente des retombées positives, la commune

de Junglinster collabore aussi activement à cet avant-projet

qui pourrait créer à terme entre 250 et 300 emplois. L’agence

Inowai assurera la commercialisation exclusive.


Source: Inowai

ECHTERNACH

Un feu violent incendie s’est déclaré dans un hall de stockage

sur le site d’Euro-Composites à Echternach. Il a provoqué

un important nuage noir visible à des kilomètres à la ronde.

L’incendie maîtrisé dans la soirée a néanmoins engendré une

importante pollution des eaux de la Sûre. Les eaux d’extinction,

la mousse d’extinction à base des substances poly-fluorées,

ainsi que des solvants et de la résine phénolique se sont

écoulés vers la Sûre a déclaré le ministère de l’Environnement

dans un communiqué.


Source: Ministère de l’Environnement

ROSPORT-MOMPACH

Avec le soutien du ministère du

Logement, la commune de Rosport-

Mompach investit dans un projet de

logements à coût modéré, destiné

prioritairement aux habitants de

la commune. Les maisons seront

vendues sur base d’un droit

d’emphytéose de 99 ans, impliquant

que le terrain restera la pleine

propriété de la commune de Rosport-

Mompach et sera mis à disposition de

l’acquéreur moyennant une redevance

annuelle. Les appartements seront

mis en location par la commune.

L’achèvement des travaux est prévu

pour l’été 2021.

Source: rosport-mompach.lu

FLAXWEILER

Dans le cadre de la semaine de la

réduction des déchets organisée en

collaboration avec le Sigre, Valorlux

et SuperDreckskëscht, plusieurs

manifestations ont été prévues au

centre culturel de Flaxweiler. Le

programme inclut des workshops,

des cours de cuisine pour mieux

utiliser les aliments. Enfin,

l’exposition Antigaspi renseigne sur

l’ampleur du phénomène et essaie de

sensibiliser tous les consommateurs à

l’importance de gaspiller moins.


Source: flaxweiler.lu

SCHENGEN

A compter de cette année, dix élèves du

lycée Schengen-Lyzeum assurent une

mission de pacificateur pour maintenir

la sécurité et l’entente cordiale entre

les écoliers dans les bus scolaires. Au

cours d’une journée de formation,

animée par des représentants de la

Police grand-ducale, les dix élèves

ont reçu une formation théorique

et pratique pour mener à bien leur

mission. Cette expérience est une

occasion pour les jeunes de renforcer

leur sens des responsabilités et

de développer leurs compétences

sociales dans la résolution de conflits.


Source: schengen.lu


62 LG

OCTOBRE 2019

1

JEUDI 12 SEPTEMBRE 2019

LeasePlan: Objectif zéro émission

En marge de la semaine européenne de la mobilité, LeasePlan a accueilli, le

12 septembre dernier, une soixantaine de personnes à la conférence «Start Electric»

qui s’est tenue chez Enovos Services Luxembourg. Joel Fernandes, Country manager

de LeasePlan Luxembourg, a mis l’accent sur la transition qui est en train de s’opérer

dans le leasing opérationnel grâce au développement des véhicules électriques et à

l’évolution de la législation. La compagnie se positionne comme leader de cette

transition. L’offre électrique de LeasePlan, de plus en plus étoffée, s’accompagne

d’un écosystème de services autour du véhicule lui-même. En tant qu’entreprise

responsable, le groupe affiche de grosses ambitions en matière d’environnement:

zéro émission à l’horizon 2030. Ceci est la preuve que le futur du leasing passe

également par l’électrique.

1. Octavian Chelu, Frost & Sullivan - 2. Bart Massin, Stroohm - 3. Joel Cardoso, Encevo

4. Joel Fernandes, LeasePlan Luxembourg, Country Manager - 5. Peter de Saegher, PSA

6. Olivier Debuquoy, LeasePlan Luxembourg - 7. Patrick van Egmond, Luxmobility

8. Portrait des intervenants avec Cathy Klein, Marketing LeasePlan Luxembourg

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… à la gestion

énergétique.

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64 LG

OCTOBRE 2019

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Enovos lance

de nouvelles actions

Initié par le fournisseur d’énergie Enovos Luxembourg,

le programme Enoprimes propose deux nouvelles aides

visant à réduire la consommation d’énergie: l’action LED

et l’action électroménager. De quoi s’agit-il exactement et

comment en bénéficier? Emma Korchia, Energy Efficiency

Manager, et Laurent Magi, Head of Energy Efficiency chez

Enovos Services S.A., nous présentent les nouveautés.

Depuis 2015, Enoprimes est le dispositif mis en place

par Enovos pour limiter la consommation énergétique

au Luxembourg. Ceci dit, Enovos était déjà avant cela un

acteur impliqué dans le domaine de l’efficacité énergétique.

Le programme Enoprimes s’adresse aussi bien aux

particuliers, qu’aux entreprises et aux communes. Evolutif, il

s’est récemment enrichi de deux nouvelles aides: l’action LED

et l’action électroménager, plus spécifiquement orientées en

faveur des particuliers.

Action LED, des ampoules basse consommation

gratuites

Action électroménager, une aide pour

s’équiper d’appareils sobres en énergie

proposées en magasin. Le tout cumulé

permet alors une vraie économie». Et cela

vaut pour chaque appareil acheté. Ces deux

nouvelles actions s’insèrent dans la volonté

d’Enovos d’étendre son soutien à toujours

plus de projets d’économie d’énergie au

Luxembourg.

Un partenaire écoresponsable à vos

côtés

Enovos mène depuis longtemps des actions

d’économie d’énergie, notamment dans

la rénovation énergétique des bâtiments

(isolation thermique, système de chauffage,

éclairage,…). Enovos est à ce titre un

interlocuteur de référence pour vous

accompagner dans vos projets de réduction

de consommation d’énergie. Afin de faire

connaître ses aides à un public de plus

en plus large, Enovos a lancé en juin une

campagne de communication pour les

travaux de rénovation chez les particuliers.

Depuis le mois de septembre 2019, Enovos

propose, en partenariat avec des communes

luxembourgeoises, la distribution gratuite

d’ampoules LED. «Avec cette action, Enovos

s’investit sur une nouvelle voie: l’éclairage chez

les particuliers». Pour en bénéficier, il suffit de

se rendre dans une commune participante et de

présenter un bon distribué dans les boîtes aux

lettres peu avant le lancement de l’opération.

Le porteur obtiendra en échange un kit de dix

ampoules LED E27. Une première opération

a débuté avec la commune de Mamer, mais

d’autres doivent mener des actions similaires

dans les mois à venir. «Toute commune

intéressée à mettre en place cette opération

pour ses citoyens peut nous contacter. De

plus, il est bon de rappeler que cette opération

est valorisable dans le pacte climat auquel la

majorité a souscrit».

L’Action électroménager est un coup de

pouce destiné à favoriser l’achat et le

remplacement d’appareils électroménagers

énergivores contre des appareils plus

performants. «Un avantage de 50

euros peut être accordé pour l’achat de

réfrigérateur, de congélateur, de lave-linge,

de sèche-linge ou de lave-vaisselle de classe

énergétique A +++ , et acheté dans un des

magasins participants à l’opération (liste

complète sur enoprimes.lu)». L’action a

commencé depuis le 1 er octobre. Selon les

magasins, la prime est accordée sous forme

de déduction immédiate en caisse, ou fait

l’objet d’un remboursement différé. Cet

avantage est uniquement valable pour une

installation au Luxembourg. «La réduction

est cumulable avec les aides proposées par

les communes, et les offres promotionnelles

“Enoprimes,

un programme qui

soutient toujours

plus de projets”

Le programme Enoprimes est cumulable

avec les aides étatiques, telle que

PrimeHouse, ce qui permet de réduire

d’autant plus votre budget de travaux

initial. Un simulateur est à votre disposition

sur le site simulateur.enoprimes.lu pour

mieux évaluer le montant des subventions

auquel vous pouvez prétendre, et vous aider

à lancer votre projet. n

Enovos

2, domaine du Schlassgoard

L-4327 Esch-sur-Alzette

Tél.: 40 65 64 63

info@enoprimes.lu

enoprimes.lu


Laurent Magi et Emma Korchia


66 LG

OCTOBRE 2019

DÉVELOPPEMENT DURABLE

La construction

modulaire, un mode de

construction rentable

et durable

Depuis longtemps, le secteur public réclame la réalisation

rapide et économique de bâtiments. Cela concerne avant

tout les bâtiments de l’infrastructure publique, tels que les

écoles, les jardins d’enfants, les crèches, les établissements

de santé et les résidences étudiantes. De plus, le terme de

«développement durable» joue un rôle grandissant. La

construction modulaire de l’entreprise ALHO Systembau

permet de réaliser tout cela.

Dans quelle mesure la construction

modulaire peut-elle apporter ici une

contribution à la construction rentable

et durable?

Avec ses solutions innovantes, la construction

modulaire n’a cessé d’évoluer et de

s’implanter au cours des dernières années et

décennies. Les bâtiments ainsi réalisés ont

prouvé qu’il est tout à fait possible d’allier

des projets haut de gamme et individuels à

la revendication d’une liberté conceptuelle.

Cette liberté conceptuelle n’est-elle pas

très limitée?

ALHO montre qu’il est possible de réaliser

des formes de bâtiments très variables.

L’ossature autoportante, qui se passe en

grande partie de murs porteurs encombrants,

permet d’assurer une flexibilité très élevée

même à l’intérieur du bâtiment. Et si les

besoins devaient évoluer, des modifications

sont très facilement réalisables.

Dans quelle mesure les donneurs

d’ordre peuvent-ils aussi s’attendre à

une solution durable avec la construction

modulaire?

La construction modulaire a prouvé que

l’on peut construire en épargnant les

ressources grâce à une planification précise.

L’utilisation conséquente de matériaux d’une

qualité labélisée et l’emploi de matériaux

commandés, livrés et montés en grande

partie dans des dimensions fixes sans

déchets apportent une grande contribution

à la construction écologique. L’aspect

écologique d’un projet ne peut pas

seulement être défini par le matériau de

base de la construction, comme bois, acier

ou béton, mais plutôt par le projet dans

son entièreté. La durabilité d’un projet est

reflétée par le cycle de vie du bâtiment.

Quel est ici le degré de réutilisation des

matières premières ou du recyclage des

matériaux?

Bien entendu, nous pouvons démonter

nos bâtiments à la fin de leur durée de vie

et les recycler de manière ordonnée. Mais

les bâtiments d’ALHO peuvent même

être déplacés d’un site vers un autre. On

trouve de nombreux exemples pour cela au

Luxembourg. Ainsi, des écoles ont changé

d’emplacement et des salles de classe ont

été transformées en bureaux et même en

pharmacies. C’est un «recyclage» de haut

niveau. Il est difficile d’imaginer comment

on pourrait encore plus ménager les

ressources. Les coûts pour la réutilisation

étaient à chaque fois nettement inférieurs

comparés à ceux d’un nouveau bâtiment.

Il va de soi que ce procédé n’induit pas

de perte de conformité des bâtiments.

Le fait que ce dernier est également

appliqué pour des maîtres d’ouvrage qui

sont des particuliers constitue une preuve

supplémentaire de sa rentabilité.

Le terme de développement durable

comprend néanmoins bien d’autres

aspects. Comment sont-ils mis en œuvre

dans la construction modulaire?

Par des certificats, ALHO a prouvé que,

comparé à d’autres modes de construction,

il y a une différence importante lors de la

considération des «coûts du cycle de vie» qui

joue en faveur de la construction modulaire. Le

label en or de la DGNB (association allemande

de la construction durable) dans le cadre d’un

certificat du plan directeur n’est qu’un des

exemples. Ici, ce n’est pas seulement le choix

des matériaux, mais aussi leur utilisation, la

réduction des déchets et les efforts totaux dans

le cadre du cycle de vie du bâtiment sur une

période de 50 ans qui comptent.

Comment est-il possible d’en déduire

également une sécurité économique et

qualitative pour le client final, c’est-àdire

le maître d’ouvrage?

La préfabrication industrielle assurant une

qualité de fabrication élevée et contrôlée

constante induit un maximum de sécurité au

niveau de la réalisation et de la fabrication.

Des processus contrôlés dans des ateliers

industriels indépendants des conditions

météorologiques assurent non seulement

une fiabilité des délais fixes, mais aussi des

coûts fixes pour l’ensemble de la période de

construction. L’interaction étroite entre les

corps d’état pour les travaux d’aménagement

d’intérieur assure un niveau de précision élevé

pour la concertation et la coordination des

travaux. Le donneur d’ordre/maître d’ouvrage

n’a qu’un seul interlocuteur pendant toute la

phase de réalisation du projet.

De nos jours, la qualité est un argument

de vente souvent sollicité. Comment

peut-on s’en faire une idée objective?

D’une part, ALHO a commencé très tôt avec

le contrôle et la certification des processus

de fabrication. Mais l’organisation d’ALHO,

les employés et les entreprises partenaires

doivent en permanence fournir des preuves

de qualité. Divers contrôles de la qualité

et audits, certificats et systèmes de gestion

font partie intégrante de l’entreprise. Les

justificatifs sont disponibles sur demande

pour chaque maître d’ouvrage. n

ALHO Systembau S.à r.l.

4 Avenue des Hauts-Fourneaux

L-4362 Esch-sur-Alzette

Tél.: 26 17 54 43

www.alho.com


LG

OCTOBRE 2019

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Source photos : ALHO Holding GmbH


68 LG

OCTOBRE 2019

Carole Dieschbourg

DÉVELOPPEMENT DURABLE


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OCTOBRE 2019

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Promouvoir

les «Green Events»

Le 18 septembre dernier, le ministère de l’Environnement, du

Climat et du Développement durable, la SuperDrecksKëscht

et l’Oekozenter Pafendall ASBL, ont présenté «Green

Events», en présence de la ministre Carole Dieschbourg.

Ce projet vise à encourager et épauler les associations,

communes, syndicats, fédérations, clubs, parcs naturels,

offices régionaux de tourisme et autres organismes, à

rendre les événements qu’ils organisent plus durables et

écoresponsables tant dans leur planification que dans leur

déroulement. Explications.

Les acteurs concernés

Le Luxembourg est un pays très actif

dans l’organisation d’événements en tous

genres, mais jusqu’ici rien n’était mis en

place pour les inciter à s’inscrire dans une

démarche durable. Souhaitant changer la

donne, le ministère de l’Environnement,

du Climat et du Développement durable,

la SuperDrecksKëscht et l’Oekozenter

Pafendall ASBL ont décidé d’unir leurs

forces pour créer le projet Green Events.

L’objectif premier du projet étant évidemment

de réduire l’impact sur

l’environnement, la SuperDrecksKëscht

et l’Oekozenter Pafendall ASBL se

sont engagés à assister de manière

professionnelle les organisateurs à

intégrer une cinquantaine de critères

écoresponsables dès la planification de leurs

événements.

Les initiatives déployées par Green Events

sont vastes; tout d’abord, des informations

sur les moyens d’organiser un événement

écoresponsable seront mises à disposition

de tout organisateur sur la plateforme en

ligne www.greenevents.lu. De plus, ces

conseils seront illustrés dans des workshops

interactifs à destination des organisateurs.

Enfin, des consultations individuelles avec

la SuperDrecksKëscht et l’Oekozenter

Pafendall ASBL peuvent être organisées

sur demande.

Grâce à ces démarches, les partenaires du

projet Green Events entendent sensibiliser

le public par le biais de ces événements

durables et leur donner une image favorable.

50 critères écoresponsables à respecter

Tout organisme souhaitant créer un

événement s’inscrivant dans le projet

Green Events devra prendre contact avec

la SuperDrecksKëscht et l’Oekozenter

Pafendall ASBL. Une première entrevue

permettra à l’organisateur de prendre

connaissance de la check-list rassemblant

plus de 50 critères écoresponsables dont la

majorité est obligatoire pour s’inscrire dans

le projet.

Les critères sont répartis en huit catégories;

tout d’abord l’organisateur pourra réaliser

des efforts en matière de communication

et de marketing, par exemple en utilisant

du papier recyclé ou éco-labellisé pour

sa promotion ou encore en évitant de

distribuer des gadgets promotionnels

pendant l’événement. La catégorie

décoration et matériel poussera par exemple

l’organisateur à utiliser des matériaux

durables ou réutilisables pour créer son

événement. La mobilité sera également

un point important; pour encourager à

une mobilité durable, l’événement devrait

informer ses participants sur les moyens de

transports durables qui leur permettraient

de s’y rendre ainsi que sur leurs horaires et

les lieux de départ de bus et navettes.

La catégorie alimentation et boissons

reprend quant à elle des critères comme

la proposition de plats végétariens ou

végétaliens ou encore de produits bios

et locaux. Cette catégorie est forcément

liée à celle de la gestion des déchets, pour

laquelle les organisateurs devront veiller à

utiliser de la vaisselle réutilisable ou encore

des bouteilles consignées pour les boissons.

La collecte et le traitement des déchets aura

également une importance de choix dans

l’organisation d’un Green Event.

Bien que les trois dernières catégories –

eau et sanitaire, énergie et engagement

environnemental – ne comprennent pas

de critères obligatoires, Green Events

encourage tout de même les organisateurs

à veiller à utiliser des produits éco-labellisés

pour le papier toilette, le savon ou encore

les produits d’entretien, ainsi qu’à utiliser

un éclairage économique, réduire les

nuisances en tous genres et soutenir

l’économie locale.

Ces critères serviront à orienter la démarche

de l’organisateur, qui pourra toujours être

conseillé par des experts en la matière, se

rendant disponibles dans le cadre de ce

projet.

De la visibilité et un financement

Les avantages de participer à ce projet sont

multiples! Les événements qui respecteront

tous les critères de la check-list devront

ratifier une charte d’engagement et

pourront ensuite utiliser le logo «Green

Events» et bénéficier d’un subside du

ministère.

Les manifestations qui rempliront au moins

la moitié de tous les critères, obligatoires

ou non, se verront attribuer le logo «Mir

engagéieren eis» pour les encourager à

poursuivre leur démarche écologique.

Les «Green Events» bénéficieront ainsi

d’une plus grande visibilité grâce à la

distribution de logos. Ces événements

seront également repris sur la plateforme

www.greenevents.lu et bénéficieront d’une

image favorable auprès du public. n

SuperDrecksKëscht ®

Z.I. Piret

L-7737 Colmar-Berg

www.sdk.lu


70 LG

OCTOBRE 2019

BRÈVES COMMUNALES – NORD

PAR PIERRE BIRCK

WILTZ

La commune, en collaboration et sous la

responsabilité du SIDEC, réorganisera

très prochainement la collecte publique

des déchets, sans frais supplémentaires

pour les habitants. Des poubelles avec

puces remplaceront notamment les

anciennes. La commune d’Erperldangesur-Sûre

a déjà mis en œuvre cette

nouvelle réglementation depuis deux

ans. Une séance d’information à ce sujet

a d’ailleurs été organisée le 9 octobre

dernier à la salle culturelle du Syndicat

d’initiative au château de Wiltz.


Source: wiltz.lu

ETTELBRUCK

Le «Swimming Club le Dauphin

Ettelbruck» organisera les 19 et 20

octobre prochains la 41 e journée des

jeunes espoirs dans la piscine du

Lycée technique d’Ettelbruck. Les

nageurs du club pourront ainsi se

mesurer à d’autres groupes adaptés à

leur catégorie d’âge. Certains auront

même l’occasion de goûter à l’esprit

de compétition pour la première fois.


Source: scde.lu

MERTZIG

Le conseil communal s’est réuni le

jeudi 3 octobre dernier pour aborder

plusieurs sujets, dont ceux de

l’organisation scolaire 2019/2020,

le changement de lieu de la maison

communale, ou encore la fixation de

l’impôt commercial et foncier pour

l’année prochaine. Il était également

question de la nomination provisoire

d’un nouveau receveur communal.


Source: mertzig.lu

WEISWAMPACH

«Make It BRASS», le Festival international

de cuivres organisé par Make It Slide et

Wämper Musik, aura lieu les 26 et 27

octobre prochains dans la commune.

Au total, 4 concerts et 20 «Master Class»

avec plusieurs invités venus de plusieurs

pays: Allemagne, Hollande, France,

Belgique ou encore Suisse.


Source: weiswampach.lu

ELL

L’administration communale d’Ell a invité ses citoyens à une

réunion concernant le projet de réaménagement du centre

Camille Ney, le 30 septembre dernier. Ce centre culturel a été

construit dans les années 80 et sert les associations locales,

qu’elles soient sportives ou encore culturelles.


Source: ell.lu

PUTSCHEID

La pleine conscience, une tradition japonaise, s’invitera à

Stolzembourg, section de la commune de Putscheid, le samedi

19 octobre prochain. Il s’agira de prendre un «bain de forêt» et

renforcer le corps et le système immunitaire via des séjours en

pleine nature et des marches forestières. Cette méthode permet

aussi de lutter contre la dépression et le stress.


Source: visit-eislek.lu

ETTELBRUCK

Dans le cadre de la journée mondiale des soins palliatifs,

l’association luxembourgeoise de la médecine palliative (ALMP),

l’ALIAR et la Wonschkutsch ont organisé une conférence au

sujet des soins palliatifs et des soins intensifs au sein du hall

sportif de l’Ecole Privée Sainte-Anne de la commune. Médecins

et juristes spécialisés en la matière se sont relayés pour présenter

leurs expertises. Des dons auprès de l’asbl Wonschkutsch ont

également pu être réalisés lors de cette journée.


Source: wonschkutsch.lu

VALLÉE DE L’ERNZ

Le site internet de l’administration communale fait peau neuve

avec l’objectif de proposer une nouvelle expérience web aux

habitants. En attendant sa mise en ligne, les informations et les

publications relatives à la commune sont publiées sur la page

Facebook officielle.


Source: aerenzdall.lu

WILTZ

Le dimanche 20 octobre prochain se

déroulera la 14 e marche populaire de

Wiltz et aura lieu quelle que soit la

météo. Trois parcours différents (6, 8

et 20 kilomètres) seront proposés aux

participants. Cet événement, ouvert à

tous et sans contrôle horaire, convient

aussi à la marche nordique. Quant aux

frais de participation, ils s’élèveront à

1,50 euros.


Source: visit-eislek.lu

CLERVAUX

Le projet d’une nouvelle aire de

jeux à Clervaux prend forme.

Celle-ci est planifiée par la société

Holunderschule et la commune a

fait appel à ses concitoyens pour sa

réalisation les samedis 5, 12 et 19

octobre derniers au Bongert. Parents

et enfants ont ainsi donné un coup de

main. Les outils et les équipements

nécessaires ont été fournis sur place.


Source: clervaux.lu

DIEKIRCH

Dany Marique, journaliste et

conférencier belge, présentera son

film sur le Maroc au Ciné Scala de la

commune le 17 octobre. Centré sur le

passé riche de ce pays du Maghreb,

il relatera notamment l’histoire des

Berbères, la population originelle de

ce territoire face à la mondialisation.

Le film présentera aussi leurs us et

coutumes, basés sur l’économie

solidaire, l’autarcie, l’autonomie et le

sens de la communauté.


Source: diekirch.lu

BOURSCHEID

L’administration communale a mis

en ligne un questionnaire dédié à

ses citoyens au sujet de la nouvelle

zone récréative en vue du premier

atelier prévu à cet effet qui a eu lieu

le 14 octobre dernier. Les habitants

ont notamment pu adresser leurs

remarques, réflexions et propositions

aux élus locaux.


Source: bourscheid.lu


FLÉCKEN

A LÉINEN

www.flecken-a-leinen.lu

D‘Online-Plattform fir Reparatur- a Léin- Servicer

zu Lëtzebuerg

Plateforme en ligne pour des services

de réparation et d‘emprunt au Luxembourg

Mat der Ënnerstëtzung vun:


72 LG

OCTOBRE 2019

Redange-sur-Attert,

terre rurale en plein essor

PAR ADELINE JACOB

Chef-lieu du canton du même nom, Redange est le centre

administratif et commercial d’une région au caractère rural

préservé. Henri Gerekens, bourgmestre de Redange et

de ses six autres localités, nous présente en quelques mots

cette commune enracinée sur les rives de l’Attert, à quelques

kilomètres de la frontière belge.

Henri Gerekens

La croissance démographique attendue

impactera-t-elle les infrastructures scolaires

de la commune?

Des estimations ont été réalisées et

révèlent que l’école possède une capacité

suffisante pour accueillir les enfants qui

devraient y entrer dans les dix prochaines

années. Pour une raison ou une autre, la

proportion d’enfants est relativement faible

dans la commune: nous recensons environ

231 élèves (précoce inclus) pour quelques

2.900 habitants. Quant à la maison relais,

elle dispose de 85 places supplémentaires

depuis ce mois de septembre et peut

désormais accueillir 220 enfants. L’autre

nouveauté de la rentrée, c’est l’ouverture de

l’école précoce tout au long de la journée.

Comment abordez-vous la problématique

du logement à cout modéré à Redangesur-Attert?

La demande en logements est très

importante à Redange. C’est une

commune qui a beaucoup à offrir et qui

s’avère attractive parce qu’elle dispose de

nombreuses commodités et accueille le siège

de diverses administrations. A court terme,

c’est-à-dire dans les cinq ans, la commune

comptera 300 habitants supplémentaires

et 600 de plus dans les dix ans, ce qui

représente une croissance de 900 habitants

à long terme. De nombreux PAP ont déjà

été votés et approuvés et les terrains à bâtir

trouvent acheteur rapidement, même à prix

élevé. La commune possède toutefois huit

terrains à bâtir à Ospern qu’elle souhaite

vendre à coûts modérés. Nous attendons

toujours l’approbation du ministère mais

les prix devraient atteindre les 44.000 euros

l’are environ, au lieu des 65.000 euros de

moyenne actuelle.

Nous mettons également des logements à

coûts modérés à disposition via Haus Care,

l’Agence immobilière sociale du canton

de Redange. Celle-ci est chargée de créer

un parc de logements loués auprès de

propriétaires privés avec garantie de loyer

et de suivi par l’Office social du canton de

Redange. Les communes peuvent inclure

dans ce pool des logements leur appartenant

et qui seront mis à disposition suivant les

critères du logement social.

La commune a adhéré au Pacte Climat

en 2013. Comment son engagement se

manifeste-t-il?

La commune est aujourd’hui certifiée à

63% et travaille de concert avec les autres

communes du canton. La mise en œuvre du

Pacte Climat s’inscrit en effet dans le cadre

de la coopération régionale du canton de

Redange. Concrètement, nous menons de

nombreux projets visant l’amélioration de la

performance énergétique de nos bâtiments.

Nous venons par exemple de rénover le

centre polyvalent de Nagem et nous attelons

désormais à celui d’Ospern. Nous rénovons

les toitures, l’isolation et le système de

chauffage et changeons les fenêtres. Nous

remplaçons également petit à petit l’éclairage

public traditionnel par des LED. Notre

prochain projet concerne le photovoltaïque.

Notre atelier énergétique a expertisé toutes les

toitures communales afin de déterminer celles

qui pourraient accueillir des panneaux.

Nous travaillons par ailleurs sur quelques

projets qui devraient permettre d’améliorer

la mobilité dans la commune. Un axe de

délestage et de desserte devrait par exemple

voir le jour dans la localité de Redange en

2025. Nous prévoyons aussi, dans les deux

ans, l’aménagement d’une piste cyclable

reliant Bettborn au lycée de Redange. Le défi

auquel nous sommes maintenant confrontés,

avec l’Administration des ponts et chaussées,

est la traversée du rond-point de Reichlange

qui se trouve sur le tracé de la piste. n


74 LG

OCTOBRE 2019

ÉCONOMIE

Invest EU

Au lendemain de la crise financière, le plan Juncker a été lancé

avec l’objectif de redonner une énergie au tissu économique

européen. Cet effort de plus de 400 milliards d’euros, au

travers de la Banque Européenne d’Investissements, avait alors

l’ambition de combler la chute de 40% des investissements

pendant la crise. Invest EU, le nouveau plan pour l’Europe

prévu à l’horizon 2021-2027, entend quant à lui favoriser

la transition «carbon free», la transformation digitale de

nos sociétés et le développement de l’économie sociale et

solidaire. Fabio D’Aversa, économiste et associé chez PwC,

répond à nos questions.

Quels sont les éléments d’importance

capitale d’Invest EU?

Le plus important à mes yeux, c’est la transformation

de notre modèle économique

en faveur de la transition écologique. La

question du changement climatique est

dorénavant explicitement intégrée dans les

objectifs stratégiques. Les investissements

ne devraient donc pas bénéficier à des

activités économiques qui ne soient pas

susceptibles de produire un impact positif

sur l’environnement.

La deuxième nouveauté réside dans la

gestion d’Invest EU qui sera réservée à

75% à la BEI et ouvert à 25% à d’autres

institutions partenaires comme les banques

d’investissements nationales (la Caisse

de Dépôts et Consignation en France ou

la SNCI au Luxembourg par exemple).

Ce qui devrait nettement augmenter le

nombre de projets financés et l’utilisation

des fonds disponibles, mais aussi améliorer

l’allocation des ressources d’investissements

des gouvernements nationaux sur des

investissements en ligne avec les objectifs

stratégiques mentionnés.

Le troisième élément est les moyens mis en

œuvre pour l’assistance technique afin de

faciliter la finalisation et l’implémentation

des projets financés.

Même si pour l’heure, les discussions au

sein du Parlement européen sont encore

en cours, le budget total devrait à nouveau

tourner autour des 38 milliards d’euros de

garantie du budget de l’Union et atteindre le

montant de 650 milliards d’investissement

d’ici fin 2027.

Qui en bénéficiera?

Invest EU est une garantie dont bénéficieront

la BEI ainsi que les banques d’investissements

publiques des Etats membres. La réglementation

secondaire, qui n’est pour l’instant pas

encore publiée, devrait aussi faciliter le partenariat

avec les investisseurs privés.

Ces garanties permettront d’investir dans

les quatre axes prioritaires que sont: les

infrastructures soutenables, l’innovation

et la transformation digitale, les petites et

moyennes entreprises, l’économie sociale et

la formation.

La question du changement climatique et la

protection de l’environnement devront être

présentes dans tous les axes et dans tous les

investissements.

Quels seront les critères demandés?

La gouvernance d’Invest EU, qui s’échelonne

de 2021 à 2027, reste en cours de définition.

Nous savons déjà qu’il sera géré par un Comité

d’Investissements coordonné par les Services

de la Commission européenne. Il reviendra

à ce comité d’apprécier ou non, les plans

d’investissements qui lui seront présentés

par la BEI et les banques d’investissements

publiques, et ce notamment à la lumière des

quatre grands axes de priorités.

Le processus d’octroi devrait être simplifié

au maximum et mon optimisme réside dans

le fait que nous ne partons pas d’une feuille

blanche. Beaucoup de processus existent déjà

grâce à l’expérience de l’EFSI, le plan Junker,

et méritent seulement d’être optimisés.

Le Plan Juncker a montré que l’Union

européenne sait mobiliser les fonds; n’y

a-t-il pas néanmoins une insuffisance

dans leur mise à disposition aux PME

nécessiteuses?

Je pense que de gros efforts ont été réalisés

dans la reprise et le renforcement de crédits

octroyés par les banques européennes.

Ce qui leur a permis de débloquer et faciliter

les prêts aux PME et nous sommes même

arrivés à une situation de disponibilité

financière d’avant la crise.

Il faut cependant encore améliorer la

fluidité et l’accompagnement des PME dans

leur transformation digitale et énergétique.

Sur un autre sujet, les projets de

financement d’infrastructures pour la

production et la distribution énergétique

sont relativement prêts, mais connaissent

en effet des problèmes de finalisation des

dossiers et de mise en œuvre opérationnelle.

Toute une série d’embuches de dossiers et

d’autorisations grippent encore le processus

et c’est pour cela que 150 millions d’euros

seront dédiés à la facilitation des projets de

financement.

Quelles sont les retombées potentielles

en termes de création d’emplois et de

croissance?

Répondre à cette question relèverait plus

de la boule de cristal que du raisonnement

économique. Dans la mesure où la

transformation digitale n’en est qu’à ses

prémices, il est extrêmement difficile de

prévoir les évolutions de nos métiers et

la création de ceux de demain. C’est pour

cela que l’un des objectifs d’Invest EU est

d’améliorer les compétences des Européens

afin d’être équipé au mieux face au processus

de transformation.

Pour ce qui est de la croissance économique,

l’objectif principal est moins l’augmentation

du taux que la transformation de notre

modèle économique face au changement

climatique. N’oublions pas qu’abolir les

énergies fossiles d’ici 2050, ne nous laisse

qu’une toute petite fenêtre de réussite.

Il est certain que cette transformation va

créer des opportunités d’emplois dont

nos sociétés ont besoin pour réabsorber le

niveau de chômage qui reste encore trop

élevé. n

PwC Luxembourg

2 rue Gerhard Mercator

L-1014 Luxembourg

www.pwc.lu


Fabio D’Aversa


76 LG

OCTOBRE 2019

ÉCONOMIE

Baisse des taux d’intérêt applicables

aux principaux instruments

de financement de la SNCI

La Société Nationale de Crédit et d´Investissement (SNCI) a récemment fait l’annonce d’une

baisse des taux d’intérêt applicables à ses principaux instruments de financement. Dans ce

contexte, son président, Patrick Nickels, revient avec nous sur les missions et activités de

la Société ainsi que sur les conditions d’accès et les principales caractéristiques des prêts et

crédits qu’elle propose.


LG

OCTOBRE 2019

77

Pouvez-vous nous rappeler la mission et

les activités de la SNCI?

Créée par la loi du 2 août 1977, la SNCI

est un établissement bancaire de droit public

qui, depuis maintenant 42 ans, constitue

un des instruments principaux de la politique

de développement et de diversification

économiques du Luxembourg. En tant que

banque de développement, elle est spécialisée

dans le financement à moyen et à long

terme des entreprises luxembourgeoises.

La SNCI s’est continuellement adaptée

aux besoins des entreprises en ajoutant

progressivement de nouveaux instruments

à son éventail. Aujourd’hui la SNCI

accorde des prêts à l’investissement, au

développement et à l’innovation pour

cofinancer les projets des entreprises,

des prêts de création/transmission à des

PME nouvellement créées ou reprises,

ainsi que des financements à l’étranger aux

entreprises luxembourgeoises désireuses de

se développer tant au Luxembourg qu’en

dehors des frontières nationales. La SNCI

dispose ainsi aujourd’hui d’une gamme

d’instruments qui permet d’accompagner les

entreprises dans toutes leurs phases de vie à

commencer par leur création, en passant par

l’extension, le développement et l’innovation

au Luxembourg, jusqu’au développement à

l’international.

“La SNCI dispose

d’une gamme

d’instruments

qui permet

d’accompagner

les entreprises

dans toutes

leurs phases de vie”

Comment une entreprise peut-elle

bénéficier d’un financement de la SNCI

et de quelle façon les financements de la

SNCI sont-ils compatibles avec ceux des

banques commerciales?

La SNCI ne finance jamais la totalité d’un

projet, mais procède obligatoirement

moyennant une approche de co-financement

ensemble avec les banques commerciales.

En fonction du projet à financer, le cofinancement

de la SNCI peut s’élever entre

25% et 75% de l’investissement retenu

comme éligible qui lui peut se composer

d’investissements matériel et immatériel.

La SNCI offre des formules de prêt

indirect (le crédit d’équipement et le prêt

indirect développement), accordées par

l’intermédiaire des banques commerciales, et

des formules de prêt direct où elle établit une

relation contractuelle directe avec le client.

Ainsi les entreprises ont le choix de

contacter soit directement la SNCI, soit

leur banque habituelle pour introduire une

demande de financement. En cas de doute

et dans tous les scénarios, les entreprises

peuvent s’adresser directement à la SNCI

pour un premier contact pour déterminer

ensuite ensemble la meilleure façon de

procéder, en fonction du projet envisagé.

Pouvez-vous nous expliquer les principales

caractéristiques des prêts et

crédits proposés par la SNCI?

Les taux d’intérêt appliqués par la SNCI pour

ses instruments de financement sont des taux

fixes sur toute la durée du prêt, ne comportant

ni frais, ni commissions. S’y ajoute que les

prêts sont anticipativement remboursables

pendant toute la durée du prêt, et ce, sans

pénalités. Partant, il m’importe de souligner

que pour la partie du financement accordé

par la SNCI, les clients bénéficient donc

d’une parfaite prévisibilité en matière de coûts

de financement, combinée à une flexibilité

totale en ce qui concerne un remboursement

anticipé éventuel. La durée des financements

proposés par la SNCI peut aller de 5 à 10

ans, voire 12 ou 14 ans en fonction du projet.

Le remboursement se fait sur une base

trimestrielle.

Dans un souci de continuer à soutenir le

développement économique du Luxembourg

et d’encourager les entreprises à s’engager

dans des projets d’investissement la SNCI

vient d’annoncer récemment une baisse des

taux d’intérêt applicables à ses principaux

instruments de financement. n

Société Nationale

de Crédit et d´Investissement

7, rue du Saint-Esprit

L-1475 Luxembourg

snci@snci.lu

www.snci.lu

Crédit d’équipement 1,00%

Prêt à long terme 1,625%

Prêt à moyen terme 1,375%

Prêt de création/transmission 4,00%

Prêt indirect développement long terme 1,625%

Prêt indirect développement moyen terme 1,375%

Prêt direct recherche, développement, innovation (6 à 10 ans) 3,00%

Prêt entreprises novatrices 1 re tranche – rémunération en fonction du résultat

2 e tranche – taux fixe


78 LG

OCTOBRE 2019

ÉCONOMIE

PingPong serves up

opportunities

for its customers

PingPong joined the Luxembourg financial ecosystem in

September 2017, being the first Chinese FinTech to set up

a European subsidiary in the country. What are the driving

forces behind the company and its cross-border payments

market? We caught up with Ning Wang, Chief Business

Officer at PingPong to find out…

The smart looking table tennis in the

middle of the office is a fun nod to history,

welcoming friendly matches. Ning Wang

tells us about the layers of meaning behind

the name gracing the wall. PingPong prides

itself on staying nimble (to make an impact),

meaningful (echoes of the famous match

which led to the thawing of Sino-American

relations under Nixon in the early 1970s)

and global (the sport originated in Victorian

England where it became a popular afterdinner

parlour game, and was later adopted

by Chairman Mao as a national sport in

the 1950s). As the payments company

looks to the future, it values the role of

communication to break down barriers and

seeks what it describes as true global citizens

to match and champion its upcoming

challenges in e-commerce. Game on.

Congratulations on being added to the list

of the world’s fastest growing FinTechs...

Tell us about your back-ground and role

at PingPong.

I’ve always been in the payments industry, but

sort of ‘bumped into’ it. After getting my MBA

in the US, I joined PayPal and spent five and

a half years there across multiple roles. It was

growing fast and was able to accommodate

me through different roles, from providing

financial analysis for the senior management

team, to being given the opportunity to

oversee high growth markets and then to help

scale them to become independent and local.

During my last role at PayPal, I was sent to

Shanghai to be the Head of Finance for the

PayPal China operations and spent my last

two years there. It was a great experience.

I then very quickly joined Alipay, and

became the first employee in the US tasked

with building up its operations in the States

for two and a half years.

My know-how of opening a new market

and building partnerships put me in good

stead to build PingPong. It’s helpful to have

experienced large foreign enterprises which

had struggled somehow to do business in

China and also a Chinese giant trying to

expand overseas. I was also lucky that the

timing was right to start and grow the

business with my partners; and we’ve been

going since February 2016.

What has been your experience of the

Luxembourg market and the broader

regulatory environment?

I was familiar with it before I physically

got here - even before PayPal Europe

existed - which I think is testament to how

consistently Luxembourg has been working

to attract global FinTech players. My first

exposure to it was when I was analytical

support for senior management at PayPal.

They were deciding which country to land

in in Europe, and which licence to get.

Eventually they decided upon a banking

licence in Luxembourg in 2010. Some

colleagues that I knew back then got sent

over here, and one of them is still here. After

that first wave, Alipay decided to get a licence

as well, while I was a part of the US team.

In a similar pattern some of my co-workers

were sent over here and which helped me to

stay connected and receive updates.

PingPong is effectively my third touchpoint

with Luxembourg, and also happened to be

the first time I came here physically, hence

it’s a mixture of new and the familiar for

me. During my career I sometimes find that

while I am experiencing something new,

there are recognisable connection points and

overlaps. You could say that the connection

to Luxembourg was pre-destined in a way.

Copyright: Mike Zenari


LG

OCTOBRE 2019

79

Ning Wang


80 LG

OCTOBRE 2019

ÉCONOMIE

In terms of getting our licence, and if we

take out preparation time, it took around 7

months from end to end. We drew up the

final application package in January 2017

and received approval in August 2017. We

realised that we were faster than average,

even during the traditional European

holiday month of August and were happy

with the speed of the timeline.

We read that PingPong has the intention

to establish an R&D centre for Europe,

why are you doing this?

This has always been in our plan and the

timing is right. As the first FinTech from China

to get a European licence in Luxembourg, we

believe in the future of the European market

and that having a local R&D centre is the best

way to serve a local market. Our first wave of

activity was to set up a presence over here to

get the licence, and the second wave is to hire

many local people (defined as people with

local market knowledge, rather than those

identified by their passport or nationality);

i.e. in sales and marketing, product and

technology. Luxembourg has a smooth

support system to encourage R&D, including

intellectual property regime, etc.

The R&D team will work on implementing

new services depending on the needs of our

customers and to ensure further optimisation

of our costs and operations. Since we are

now 420 people around the world, we

never hesitate to fund an investment to

get a local office despite the fact that in

financial services you can also do this with

partners remotely. However, putting a foot

in the door, starting to talk to partners, and

particularly the regulators, helps us to prove

ourselves over time and offer stability.

What other activities do you have in the

pipeline?

On the business side we are foremost a

payment company, but we are different from

other payment companies in the way that we

do not think that the payment service per se

will give us the edge, so we do everything

we can to ensure our customers become

successful. Our customers are 100% in the

ecommerce space and 100% in the crossborder

space, which is why there are a lot of

opportunities we can pinpoint and address.

Firstly, we provide data-driven advertising

facilitation for our merchants. There are

China-based merchants whom are spending

money on Facebook and Google to advertise

but yet are not that knowledgeable about local

consumer trends. Although they can pick the

tags and the demographics, it’s not as efficient

as someone who really knows the area. Those

people don’t exist on this side of the world.

We are able to help them to aggregate some

of the performance data from others and feed

it back. Sometimes we hire consultants to

look at the data to give us feedback on how to

improve efficiency and we provide it for free.

In Europe, VAT collection for cross-border

transactions is a big thing. We work really

closely with regulators to make sure our

customers are compliant. We also built an endto-end

white label solution for our merchants.

It’s a free service and takes up a lot of resource,

but we believe that is the right thing to invest

in because it solves a pain point for our

customers. Although there is no immediate

fee related to that, we believe that over time

we will prove our worth and strengthen the

relationship. Here in Luxembourg we have

also partnered with a local Luxembourgish

bank and are sponsoring local events and

participating fairly actively in the community.

“We were able

to turn a profit

towards the end of

the first year, on a

standalone basis.

2019 is now about

scaling the team”

Talking about your plans to build and

scale, what’s the vision?

PingPong is an innovative payment

facilitator for China-based eCommerce

sellers. Our mission is to empower our

customers to sell anywhere in the world

with a simple and streamlined experience to

grow their businesses.

The bigger vision is that we believe the world

is hyper-connected but also hyper-local.

Payments could be one of those rare business

scenarios which can be both – because we

can facilitate and serve local people who

have their own payments habits in their local

currency and also benefit from cross border

opportunity with our product.

2019 is now about scaling the team. We ended

2018 with about 11 people, only a year after

opening our operations in Luxembourg, and

now we are almost double that. There are

three international individuals relocating from

the UK soon: with UK, Dutch and Taiwanese

backgrounds. That’s very representative of

our pan-European reach and search for talent.

Have you already recruited a team? What

digital profile are your seeking?

We invest in our growth and rely on local

referrals or by word of mouth. We seek out

creative energy, perseverance when it comes

to problem-solving, and to finding a sense

of accomplishment from within themselves.

We welcome talent that is curious by nature,

fearless, and results-driven. We want people

that hold themselves to the highest ethical

standards and who try to overcommunicate.

We look for people who love a challenge,

dislike repetitive jobs and have aspirations

which fit our growth goals. We then

incentivise and encourage them to use their

global outlook to take the company to the next

stage of growth.

Are you attracting interest from other

Chinese FinTechs?

Yes. Although we have taken a nimble

approach, it takes co-ordination. A slew of

newer and smaller FinTechs are willing to

venture into Luxembourg, some are either

potential competitors or collaborators,

but some of them are unable to match our

advantage. Either way we are happy with

that because we truly believe in the strength

and rigour of the regulation here. Our way

of looking at the market is that you invest

first and after the tipping point you can start

reaping the rewards.

We know digital transformation is a top

priority for the Luxembourgish financial

centre... as a Chinese entity, do you see

Luxembourg as pushing the digital agenda?

I can see very visible e ort and very visible

result. They need to play on the global scene

to make that visible to the world. Coming

from my benchmark, of being Chinese and

having also been around the world, there are

some drawbacks in terms of the depth of the

market. But despite the market not being that

big, the infrastructure is in place to test out

new things. It is a solid platform from which

to achieve global scale; and with that kind of

foresight into digitisation I think that there

should be great case studies. We want to be

one of those, but we are in the making. We’ll

see. n

LEO Mag June 2019,

Luxembourg for Finance, Christina Clark.


Fraude : sensibilisation et prévention

pour le secteur public

Invitation à notre conférence

Deloitte a le plaisir de vous inviter à sa prochaine conférence gratuite sur le thème

« Fraude : sensibilisation et prévention ». Vous pourrez ainsi découvrir les schémas

typiques de fraude sur base d’exemples concrets du secteur public à l’étranger,

et recevoir des conseils pratiques sur la manière de minimiser ces risques.

Si vous souhaitez participer à cet événement, merci d’envoyer un email à notre équipe

lusecteurpublic@deloitte.lu, au plus tard le vendredi 25 octobre, afin de vous inscrire.

© 2019 Deloitte Tax & Consulting


82 LG

OCTOBRE 2019

BRÈVES ÉCONOMIQUES

PAR RAOUF HATIRA

La BIL ouvre un bureau à Pékin

Profitant de sa présence en Chine, le

ministre des Finances, Pierre Gramegna

a participé à l’inauguration du bureau

de représentation de la BIL à Pékin, la

première banque luxembourgeoise

à établir une présence en Chine.

L’ouverture de ce premier bureau

“aidera à consolider le rôle que

joue le Luxembourg depuis 40 ans

comme hub et point d’entrée pour les

investissements internationaux entre la

Chine et l’Europe”, a estimé le ministre.


Source: SIP

Une rentrée sous tension

Les perspectives d’activité mondiale

s’assombrissent sous l’effet majeur des

politiques commerciales conflictuelles,

avec des retombées qui n’épargnent pas

la zone euro. Celle-ci devra compter sur

des ressorts internes, en premier lieu sur

la consommation des ménages. L’OCDE

table sur une croissance mondiale de

l’ordre de 3% cette année et l’année

prochaine, un rythme d’expansion au

plus bas depuis la crise financière.


Source: Statec

Créer un standard

pour l’électromobilité

Le Luxembourg sera l’hôte, à la fin du

mois d’octobre, d’un groupe de travail

de l’Organisation internationale de

normalisation (ISO) qui planche sur

deux nouvelles normes de sécurité:

ISO 26262 et ISO 21448. Il s’agit de

développer un standard de sécurité

unifié pour tous les systèmes électriques

et électroniques automobiles.


Source: Luxinnovation

La balance des paiements

du Luxembourg stable

D’après les premiers résultats provisoires

publiés conjointement par la Banque

centrale et le Statec, le compte courant

du premier semestre 2019 s’est soldé

par un excédent de 1,4 milliard d’euros,

soit un niveau quasi-similaire à celui

enregistré l’année dernière à la même

période. La hausse des soldes combinés

de biens et services a ainsi compensé la

chute des soldes des revenus primaire et

secondaire constitués des salaires et des

primes de l’Etat.


Source: BCL

Les Afterworks de la propriété intellectuelle

L’Office de la propriété intellectuelle du ministère de l’Économie

et l’Institut de la propriété intellectuelle Luxembourg (IPIL), en

collaboration, notamment, avec les clusters ICT, HealthTech et

Creative Industries de Luxinnovation, invitent à la quatrième

édition des Afterworks de la propriété intellectuelle. Celle-ci se

déclinera en trois sessions les 10, 16 et 23 octobre 2019. Ces

sessions permettront de s’informer sur les différents moyens

de protection qu’offre la propriété intellectuelle.


Source: SIP

©Luxinnovation / Marie De Decker

Etienne Schneider à la conférence de presse

Un nouveau Hub

au service de la transition numérique

Le Luxembourg Digital Innovation Hub (L-DIH) a été

officiellement lancé. Elément clé de la stratégie nationale

d’économie basée sur les données, L-DIH est une plateforme

hébergée et gérée par Luxinnovation. Elle s’intègre dans

l’initiative européenne visant à réunir l’offre et la demande

dans le cadre de la numérisation, en particulier des PME. La

mission du L-DIH est d’accompagner les entreprises dans leur

transformation digitale en facilitant leurs contacts avec les

fournisseurs des technologies numériques.


Source: Luxinnovation

La logistique se frotte à l’électrique

Le transporteur DHL Express Luxembourg a testé pendant

deux mois le Streetscooter. Il s’inspire en cela des pratiques

de la maison mère Deutsche Post DHL Group, qui utilise déjà

15.000 véhicules électriques de ce type en Allemagne. La

branche luxembourgeoise s’inscrit dans la politique de son

groupe qui vise à atteindre 0% d’émissions d’ici 2050.


Source: DHL Express Luxembourg

Pour une industrie de la mode écoresponsable

Depuis quelques années, l’industrie de la mode réfléchit aux

meilleures façons d’être plus écoresponsable. Il faut dire

qu’après celle du pétrole, elle serait la deuxième industrie

la plus polluante au monde. C’est dans ce contexte que se

tiendra, le 9 octobre en soirée, l’événement «Fashion forward,

a sustainable fashion journey», à l’initiative de la Jeune

Chambre internationale et avec le soutien de Docler Holding

et de Luxinnovation.


Source: Luxinnovation

Un nouveau gestionnaire

du superordinateur ‘’Meluxina’’

Le Luxembourg se dote d’un superordinateur

dénommé “Meluxina” qui

sera cofinancé par des fonds européens

et intègrera le réseau européen EuroHPC

de superordinateurs. Sur base du plan

d’affaires préparé par le ministère de

l’Économie et LuxConnect, l’entreprise

LuxProvide SA a été récemment créée

en vue d’assurer l’acquisition, le lancement

et l’exploitation de Meluxina.

La société est une filiale de LuxConnect

ayant son siège à Bissen.


Source: SIP

Triple A confirmé par S&P

L’agence de notation Standard &

Poor’s (S&P) a reconfirmé le AAA du

Luxembourg avec perspective stable.

Elle rejoint ainsi DBRS, Moody’s et

Fitch dans leur appréciation quant à la

notation de crédit du Grand-Duché.

Dans son analyse, l’agence souligne

la prospérité économique du pays,

le cadre institutionnel transparent

et efficace, la politique budgétaire

prudente ainsi qu’une croissance

économique robuste.


Source: gouv.lu

L’innovation

au service de la santé

Dans le cadre de l’événement

«Bringing innovation to the healthtech

market» qui s’est tenu au mois de

septembre dernier, un Memorandum

of Understanding (MoU) a été signé

entre l’entreprise Hanalytics Sàrl,

les Hôpitaux Robert Schuman et les

radiologues de l’établissement, pour

la réalisation d’une solution d’analyse

radiologique basée sur l’intelligence

artificielle appelée BioMind.


Source: Luxinnovation

L’incendie de la zone d’activités

à Echternach pollue la Sûre

A la suite de l’incendie survenu sur le

site d’Euro-Composites, une pollution

majeure a touché la Sûre en aval

d’Echternach. Les eaux d’extinction,

la mousse d’extinction à base de

substances poly-fluorées, ainsi que

des solvants et de la résine phénolique

se sont écoulés vers la Sûre. Les

autorités allemandes ont été averties.

Des échantillons ont été prélevés par

le laboratoire de l’Administration de

la gestion de l’eau afin de déterminer

l’envergure de la pollution.


Source: gouv.lu


Soutenir ceux qui font l’économie,

de près comme de loin.

Nous finançons votre avenir.

www.snci.lu


84 LG

OCTOBRE 2019

SOCIÉTÉ

L’intégration

par la pérennisation

de l’emploi

Dans le cadre du projet pilote INTER-C visant à pérenniser

l’emploi des réfugiés, Minusines a accueilli le 20 mai

dernier un nouveau collaborateur, bénéficiaire de protection

internationale (BPI), au sein de son équipe. Martine Neyen,

responsable du projet INTER-C chez Touchpoints asbl, nous

parle des défis rencontrés par ces personnes sur le marché de

l’emploi et des démarches mises en place par Minusines pour

favoriser leur intégration.

Comment est né le projet INTER-C et

en quoi consiste-t-il?

Le projet pilote INTER-C a été lancé par

l’asbl Touchpoints, en collaboration avec la

Fondation Epi, qui nous fait bénéficier du

réseau d’entreprises avec lequel elle travaille

déjà, et avec la Fondation Losch qui nous

finance.

Au départ de ce projet, nous avons observé

qu’un certain nombre de réfugiés trouvant

un travail ne le gardaient pas. Pour identifier

les problèmes spécifiques liés à l’intégration

des réfugiés dans des équipes de travail, nous

avons interrogé les employeurs et les BPI

pour dégager des tendances quant aux freins

et facteurs de réussite à la poursuite d’une

collaboration de travail.

Si l’apprentissage d’une à plusieurs langues

ainsi que le manque de références des BPI

sont souvent cités comme des freins, le plus

grand facteur de réussite reste leur ouverture

d’esprit par rapport à l’apprentissage d’un

métier et pour la rencontre de nouvelles

personnes. La preuve de compétences

professionnelles est également un plus pour

rassurer l’employeur.

Du côté des entreprises, l’ouverture d’esprit

des dirigeants et des équipes est également

essentielle. Le BPI ne sera peut-être pas

le candidat idéal dès le départ, mais si

l’entreprise investit un peu de temps dans

sa formation et dans l’établissement d’une

relation de confiance, il sera d’autant plus

motivé et engagé dans son nouveau travail

– cela a d’ailleurs pu se vérifier au sein de

l’équipe de Minusines.

Grâce à notre réseau parmi différentes

associations et entreprises, nous sommes

bien placés pour jouer les intermédiaires

informels entre les sociétés à la recherche

de main d’œuvre et les réfugiés demandeurs

emploi. Nous accompagnons ensuite les deux

parties en leur fournissant des approches et

outils tout au long de la démarche.

“Des stages

de professionnalisation

et

des formations

pour favoriser

l’intégration”

Quelles approches préconisez-vous

pour pérenniser la relation de travail

entre un employeur et un BPI?

Par exemple, au moment de l’embauche, il

est important que l’employeur et le futur

employé clarifient chacun leurs attentes.

Ce qui peut sembler évident dans nos

habitudes locales, avec une culture

de l’écrit très développée, ne l’est pas

forcément pour les BPI et il faut bien

expliciter les tenants et aboutissants

d’un contrat. Le BPI doit quant à lui

s’assurer d’avoir bien compris l’entièreté

des clauses et ne pas hésiter à poser des

questions.

Il est également important que les deux

parties soient au clair avec leur propre

motivation. L’employeur doit savoir

qu’il s’engage dans un processus où il

investit du temps et de l’écoute en vue

d’une relation de travail pérenne. Les

BPI viennent en règle générale de pays

où les figures d’autorité comme les

instances gouvernementales ne sont pas

bienveillantes. Il est donc essentiel de

bâtir une réelle relation de confiance

basée sur le dialogue. La motivation du

BPI à se former à un travail et à s’investir

dans son activité professionnelle est bien

sûr tout aussi importante.


Parlez-nous de votre expérience chez

Minusines…

Minusines avait déjà recruté deux

bénéficiaires de protection internationale

syriens en 2016. L’un d’entre eux ne parlait

ni l’une des langues du pays, ni l’anglais.

Pourtant, au contact de ses collègues,

il a petit à petit appris à communiquer

en français et luxembourgeois et est

maintenant parfaitement intégré à son

équipe. Son intégration a été facilitée par

la culture de l’entreprise qui voyait cette

situation comme du «donnant-donnant»:

l’équipe l’a familiarisé avec ses modes

de travail et le BPI a ouvert de nouveaux

horizons culturels à ses collègues, de même

qu’un exemple probant de résilience, de

débrouillardise et de capacité à relativiser.

En début de cette année, j’avais moimême

prévenu l’Association de Soutien

aux Travailleurs Immigrés (ASTI) que

Minusines était à la recherche d’un nouveau

candidat pour un poste dans le département

logistique. En effet, plutôt que d’adresser

des dons à différentes associations, le conseil

d’administration de l’entreprise avait pris la

décision d’embaucher à nouveau un BPI, de

l’aider à s’intégrer au sein de son équipe et

de montrer l’exemple autour d’elle.

Un des candidats proposés par l’ASTI était

Paulos Eyob Habte, originaire d’Erythrée,

que j’ai vu en entretien. Il m’a fait part de

ses différentes expériences professionnelles

et de stage ainsi que de ses attentes. Il

voulait avant tout trouver une certaine

stabilité dans son futur emploi, avoir la

chance de continuer à se former et avoir

des perspectives d’évolution au sein de

l’entreprise. Son ouverture d’esprit et

sa motivation m’ont fait une excellente

impression. Lorsqu’il s’est présenté à

Minusines, il a été retenu.

J’ai également eu un long entretien avec

Laurent Saeul, administrateur délégué de

Minusines, sur les défis et les opportunités

liés à l’embauche d’une personne réfugiée.

Martine Neyen

Nous avons pu aborder différents aspects,

dont des réticences potentielles en interne.

Je suis très satisfaite de voir aujourd’hui une

entreprise et un candidat heureux de leur

coopération.

Paulos Eyob Habte est très heureux d’avoir

trouvé un emploi et s’investit beaucoup.

Laurent Saeul dit même n’avoir que des

échos positifs à son sujet! Nous n’avons

donc pas eu à intervenir suite à une

difficulté mais restons à disposition en cas

de besoin. Des formations sont sont d’ores

et déjà envisagées pour favoriser davantage

l’intégration du nouveau collaborateur.

La particularité de ce cas de figure est que

l’entreprise voulait dès le départ se lancer

dans cette démarche. Nous n’avons pas

vraiment dû les guider puisqu’ils étaient très

motivés et à l’écoute par rapport à ce projet.

Cette capacité d’adaptation en interne est

toujours bénéfique pour une entreprise,

car elle pourra également développer cette

flexibilité vis-à-vis de ses clients.


86 LG

OCTOBRE 2019

SOCIÉTÉ

Mohamad Yacoub et Paulos Eyob Habte

Une intégration réussie

Paulos Eyob Habte, ancien réfugié, a bénéficié du projet

INTER-C pour trouver un emploi. Aujourd’hui aide magasinier

chez Minusines, il retrace son parcours, d’Erythrée jusqu’au

Luxembourg.

«J’ai quitté mon pays natal, l’Erythrée, en

2013 pour des raisons politiques», débute

Paulos Eyob Habte. Son parcours, il le

doit à sa force de caractère, son mental

et son optimisme. «J’ai d’abord trouvé

un petit travail au Soudan. J’ai ensuite

rejoint la Turquie en 2014 avant de

naviguer jusqu’en Grèce pour me rendre à

Athènes. A l’époque, j’avais pour objectif de

m’installer en Norvège. On m’a pourtant

conseillé de rejoindre ce petit pays qu’est

le Luxembourg (sourire). Pour y arriver

j’ai traversé plusieurs pays durant un an, à

pied ou en bus: l’Albanie, le Monténégro, la

Serbie, la Hongrie, l’Autriche, l’Allemagne,

pour arriver au Grand-Duché en 2015», se

remémore-t-il.

être libre de mes mouvements et surtout

travailler! J’ai rarement ressenti une

telle sensation, je suis tellement heureux

d’être ici au Luxembourg», confie-t-il.

Titulaire de l’équivalent d’un bac, l’exjoueur

de football en deuxième division

érythréenne, puis militaire pendant 8 ans,

se forme et poursuit ses études au Lycée

technique d’Esch-sur-Alzette en tant que

mécatronicien. «J’ai notamment suivi des

cours de langues française et anglaise,

c’est important pour s’intégrer. J’ai ensuite

cherché des apprentissages mais je n’ai pas

trouvé d’opportunités, personne ne m’a

jamais vraiment donné la chance de prouver

ce dont je suis capable».

INTER-C qui vise à pérenniser l’emploi

des réfugiés. J’ai d’abord commencé auprès

du CIGL, dans la production maraîchère

biologique, avant d’effectuer un stage

de six semaines chez Minusines, puis d’y

obtenir un CDD et ensuite un CDI, le

20 mai dernier. J’espère en apprendre

encore davantage. Pour le moment, mon

intégration se passe très bien. En tant

qu’aide magasinier, je suis en contact avec la

clientèle, je cherche les différents produits,

je les commande et je les prépare pour les

livrer. L’ensemble des collaborateurs est à

l’écoute et moi de même», se réjouit Paulos

Eyob Habte. «Ici, j’ai découvert une autre

culture, de nouvelles habitudes,… mais

rien n’est insurmontable, il faut se battre

pour réaliser ses rêves! J’ai appris que

l’optimisme et la motivation définissent le

parcours d’une personne». Son credo, «les

actions parlent plus fort que les paroles», l’a

emmené jusqu’au Luxembourg. Quant à ses

mots, ils résonnent comme un admirable

message d’espoir et d’inspiration. n

«Je suis tellement heureux d’être ici»

Dès lors, Paulos Eyob Habte entame les

démarches administratives et son abnégation

lui permet d’obtenir les documents officiels

en 2017. «J’ai mon passeport et ma carte

d’identité. Je peux enfin vivre en paix,

«L’optimisme et la motivation définissent

le parcours d’une personne»

C’est le fruit d’une rencontre qui accélère

son processus d’intégration. «Je suis entré

en contact avec Marc Piron de l’association

ASTI. Il m’a guidé dans les démarches à

effectuer et m’a mis en lien avec le projet

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OCTOBRE 2019

SOCIÉTÉ

MERCREDI 11 SEPTEMBRE 2019

A la découverte

des établissements Päiperléck

A l’occasion de son dixième anniversaire, Päiperléck a emmené partenaires et

membres de la presse à la découverte de ses résidences seniors, le tout à bord

d’un bus Sales Lentz. Lors des trajets, Stéphanie Hein, directrice générale, a pris

la parole pour nous rappeler l’historique de la société, son développement jusqu’à

aujourd’hui et ses ambitions pour le futur. Puisque le projet est familial, sa sœur,

Isabelle Hein, directrice des soins, nous a guidé à travers les établissements pour

nous en montrer les spécificités. D’autres membres de la direction et des différentes

équipes accompagnaient également les visites.

Nous avons ainsi visité deux résidences et l’Hotel Bel-Air qui accueille le service

«lits de vacances». Dans un cadre, chaleureux et convivial, les personnes âgées sont

prises en charge dans la dignité et avec flexibilité, afin de s’adapter aux besoins et

aux habitudes de chacun. Tant dans les repas que dans l’aménagement des espaces

individuels et dans l’organisation des activités, le personnel semble à l’écoute de

ses résidents et met en place un encadrement veillant à assurer leur sécurité et leur

bien-être.

1. Isabelle Hein, directrice des soins; Stéphanie Hein, directrice générale; Robert Hein, président du comité de direction

1


La force d’un groupe,

la proximité d’une entreprise

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OCTOBRE 2019

SOCIÉTÉ

D‘ONGD-FNEL an d‘Gemeng

Stroossen engagéieren sech

Interview vun der ONGD-FNEL (Fédération Nationale des

Eclaireurs et Eclaireuses du Luxembourg) mam Här Gaston

Greiveldinger, Buergermeeschter vun der Gemeng Stroossen.

Duerch hiert Engagement ënnerstëtzt d‘Gemeng Stroossen

der ONGD-FNEL hire Projet «Umbrella» am Nepal. Dëst ass

ee vu 14 Educatiounsprojeten déi d‘ONGD-FNEL am Nepal

huet, am Kader vu sengem «accord-cadre 2019/2023» mam

ministère des Affaires Étrangères et Européennes (MAEE).

Aus wéi enger Iwwerleeung eraus

ënnerstëtzt d‘Gemeng Stroossen

Entwécklungsprojeten?

D‘Gemeng huet eng sozial Verantwortung,

déi iwwert déi lokal Dimensioun erausgeet,

an als Virbild gëlle soll. Zanter 2001 huet

d‘Gemeng Stroossen e substanzielle Budget

fir humanitär Aktioune virgesi mat deem

si 4 bis 5 Projeten iwwert eng gewëssen

Zäit ënnerstëtzt. Dëse Budget gëtt

erweidert duerch den Erléis vu verschidde

Gemengemanifestatiounen an Aktivitéite

vu lokalen Associatiounen.

Ënnerstëtzt ginn haaptsächlech strukturéiert

ONGen well:

• et méi liicht ass nozevollzéien, wou déi

ëffentlech Gelder hi ginn,

• d’Aktioune regelméisseg um Terrain

verfollegt ginn,

• der ONG hir Participatioun vum MAEE

multiplizéiert gëtt,

• nohalteg Educatiounsprojeten dozou

bäidroen d’Verantwortung an d’Selbststännegkeet

vun den Zillänner ze fërderen.

Wat huet dozou bäigedroen dass

d‘ONGD-FNEL mat hirem Projet

«Umbrella» dëst Joer zeréckbehale gouf?

• Ausschlaggebend war d’Ausstellung an

der «Belle Etoile» am Abrëll am Kader

vun den 30 Joer ONGD-FNEL. Mat esou

Aktioune gëtt et ëffentlech visibel wéi a wat

an der Vergaangenheet an an der Zukunft

um Terrain geschitt.

• Et ass och net déi éischte Kéier wou

d’ONGD-FNEL vun der Gemeng

Stroossen ënnerstëtzt gëtt; d’Zesummenaarbecht

vun der Gemeng mat hire

Scouten, de «Kiewerlecken» huet eng

laang Traditioun.

“D‘Gemeng

huet eng sozial

Verantwortung,

déi iwwert déi

lokal Dimensioun

erausgeet, an als

Virbild gëlle soll”

De Projet: «Appui à la réintégration et

soutien scolaire des jeunes et au développement

communautaire en zones rurales

avec Umbrella Organisation Nepal»

D‘«Umbrella Organisation Nepal» (UON)

ass beméit déi sozio-ekonomesch Situatioun

vun de benodeelegte Familljen am Distrikt

vu Rasuwa am Nepal ze verbesseren.

Mat spezifesche Formatiounsprogrammen,

mat der Reintegratioun vun ausgeschlosse

Kanner, a mat der Fërderung vun

der Gemeinschaftsentwécklung dréit

d‘Organisatioun dozou bäi den Impakt vu

Kannerhandel a Kanneraarmut am Nepal

ze ënnerbannen.

De Programmdirekter vun «Umbrella»

zesumme mat enger jonker Beneficiärin

komme vum 4. bis de 17. November 2019

op Lëtzebuerg fir iwwer dës Problematik ze

informéieren a sech mat jonke Lëtzebuerger

auszetauschen. An deem Kontext wäerte

se och zu Stroossen an d‘Primärschoul

goe fir mat de Schoulkanner doriwwer ze

diskutéieren. n

Fir méi Informatiounen iwwert

d‘ONGD-FNEL an hir Projeten:

www.ongd-fnel.lu


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OCTOBRE 2019

BRÈVES COMMUNALES – SUD

PAR PIERRE BIRCK

BETTEMBOURG

L’administration communale a

changé l’ensemble de ses numéros

de téléphone ainsi qu’une partie des

adresses de ses courriers électroniques

le 16 septembre dernier. Ces nouvelles

coordonnées sont désormais visibles

sur le site internet de la commune dans

la partie contact, puis annuaire.


Source: bettembourg.lu

DIFFERDANGE

Le 13 octobre dernier a eu lieu le

«parcours rose», organisé par la ville

de Saulnes, en France, dans le cadre

de la lutte contre le cancer du sein.

Cet événement qui a accueilli près

de 3.000 participants l’an dernier

est passé par Lasavauge, section de

la commune de Differdange. D’une

longueur de 5 kilomètres, cette

course était ouverte à tous et a réuni

des médecins et plusieurs autres

associations telles que la Ligue contre

le cancer.


Source: differdange.lu

ESCH-SUR-ALZETTE

«Nettoyons notre forêt», telle était

le nom de l’action organisée par le

centre nature et forêt Ellergronn

ce dimanche 13 octobre. Les

bénévoles ont pu travailler main

dans la main pour préserver cette

réserve naturelle en luttant contre

les déchets sauvages et leurs

conséquences sur la nature.


Source: citylife.esch.lu

DUDELANGE

La Ville de Dudelange a lancé plusieurs

initiatives durant la semaine de la

mobilité le samedi 21 septembre

dernier. Plusieurs animations pour

petits et grands ont été proposées à la

Place de l’Hôtel de Ville, la Place Am

Duerf et l’Avenue Grande-Duchesse

Charlotte, comme des courses en

circuits fermés à travers la ville ou

encore des expositions de vélos et de

voitures électriques.


Source: dudelange.lu

FRISANGE

Le collège des bourgmestre et échevins s’est réuni le

18 septembre dernier dans le cadre d’une réunion du

conseil communal. Il y était notamment question du projet

d’aménagement général de la commune. L’approbation

de divers devis, comme ceux du réaménagement et de la

rénovation de la crèche à Hellange, était aussi d’actualité.


Source: frisange.lu

KOPSTAL

Le salon de la couture sur-mesure et Made in Luxembourg s’est

déroulé au Centre Wirtspesch de la commune les 11, 12 et 13

octobre derniers. Des expositions sur l’histoire de la couture,

l’invention de la machine à coudre et ses bouleversements

industriels ont animé ce week-end. Des ateliers, des défilés, des

débats et des conférences s’y sont également déroulés autour

de différentes thématiques, à savoir la durabilité ou encore les

enjeux sociaux écologiques dans l’industrie textile.


Source: kopstal.lu

LEUDELANGE

Le 9 octobre, une réunion d’information s’est déroulée à

propos du nouveau PAG de la commune de Leudelange voté

au début du mois de septembre. Tous les citoyens ont été

invités à y participer. Ils pourront également communiquer

leurs observations par écrit au collège des bourgmestre et

échevins jusqu’au 25 octobre inclus.


Source: leudelange.lu

SANEM

Les citoyens de la commune ont été invités par le collège des

bourgmestre et échevins à un dialogue civil le jeudi 10 octobre

dernier à l’Ecole 2000. Il s’agissait de discuter des projets et du

développement général à Soleuvre. Les habitants ont aussi pu

présenter leurs idées et aborder plusieurs autres sujets.


Source: suessem.lu

KAYL

Les bureaux de l’office social Kayl-

Tétange-Rumelange ont changé de

lieu le mois dernier. Depuis le 26

septembre, les locaux se trouvent

désormais au 82, rue de Tétange,

L-3672.


Source: kayl.lu

MONDERCANGE

La Fédération luxembourgeoise de

quilles a organisé, fin septembre, son

challenge de quilles intercommunal

qui a réuni 16 participants de 4 communes.

Mondercange s’est positionné

sur la 2 e marche du podium. Jeannot

Fürpass, bourgmestre a quant à lui

remporté le premier prix dans la

catégorie «sportif individuel». Marc

Biever (ancien conseiller), Serge Gaspar

(conseiller), Nadine Braconnier (secrétaire

communale) et John Van Rijswijck

(conseiller), ont fait partie de l’équipe

communale.


Source: mondercange.lu

PÉTANGE

L’asbl «Péitenger Jugendhaus» a

organisé, ce mardi 8 octobre, un

forum de prévention au sujet des

toxicomanies, des conduites à risque et

de la violence à la maison de la culture

«A Rousen». Ces thèmes ont été

abordés sous la forme d’ateliers et les

jeunes présents lors de cet événement

ont pu accéder à de nombreuses autres

informations utiles à ce sujet.


Source: petange.lu

ROESER

Le Magica Club Lëtzebuerg a célébré

son 20 e anniversaire cette année.

A cette occasion, le club a organisé

un show ce samedi 12 octobre à

Roeser, dans la salle des fêtes François

Blouet. Le thème de la soirée était

«les jeunes et moins jeunes font de la

magie ensemble» en compagnie des

magiciens du club. Une exposition et

des stands de magie ont également

animé la soirée.


Source: agenda.roeser.lu


94 LG

OCTOBRE 2019

Réunion entre le SYVICOL

et le ministre de la Fonction publique

Une délégation du SYVICOL, avec à sa tête Emile Eicher, le

président du syndicat, et les vice-présidents Serge Hoffmann,

Louis Oberhag et Guy Wester a rencontré Marc Hansen,

ministre de la Fonction publique, en date du 30 septembre.

sont clairement délimitées, Emile Eicher

a formulé la position du SYVICOL

comme suit: «Waat mir gären hätten, ass

Kohärenz an och eng kloer Opdeelung vun

den Responsabilitéiten. An een eenzegen

Uspriechpartner fir d’Zukunft.»

“Avoir comme seul

interlocuteur en

matière de sécurité

des infrastructures

des SEA le Service

national de la

sécurité dans la

fonction publique”

Gérard Koob, SYVICOL; Jean-Paul Marc, ministère de la Fonction publique; Bob Gengler, ministère de la

Fonction publique; Camille Strottner, ministère de la Fonction publique; Marc Hansen, ministre de la Fonction

publique; Emile Eicher, président du SYVICOL; Guy Wester, vice-président du SYVICOL; Serge Hoffmann,

vice-président du SYVICOL et Louis Oberhag, vice-président du SYVICOL.

Lors de l’entrevue du bureau du SYVICOL

avec une délégation du gouvernement

comprenant à côté du Premier ministre

Xavier Bettel entre autres Marc Hansen,

le ministre de la Fonction publique, le

18 juin passé, ce dernier avait promis de

recevoir le SYVICOL pour un échange

plus approfondi sur la répartition des

responsabilités entre l’Inspection du travail

et des mines (ITM) et le Service national

de la sécurité dans la Fonction publique

(SNSFP) en ce qui concerne les services

d’éducation et d’accueil.

Emile Eicher, en sa qualité de président

du Syndicat des villes et communes

luxembourgeoises, a réitéré la revendication

de longue date du SYVICOL de trouver une

solution au problème de chevauchement des

compétences des deux administrations, qui

se pose concernant les services d’éducation

et d’accueil depuis une modification de la

nomenclature des établissements classés

entrée en vigueur le 1 er juillet 2012.

Le contexte est le suivant: depuis l’entrée

en vigueur du règlement grand-ducal du 10

mai 2012 portant nouvelle nomenclature

et classification des établissements classés,

les «crèches – structures d’éducation

et d’accueil des enfants en bas âge et

des enfants scolarisés» sont considérées

comme des établissements classés soumis

à autorisation du ministre du Travail.

La nomenclature ne distingue pas entre

le secteur privé et le secteur public, alors

même qu’il est clair que le SNSFP est

compétent pour ce dernier.

Estimant l’absence d’une telle distinction

incohérente par rapport à d’autres

matières, notamment le droit du travail,

où il existe des règles particulières pour

les deux secteurs et où les compétences

Le ministre s’est montré ouvert aux

préoccupations des représentants du

SYVICOL et a souligné que ce problème,

qui date depuis longtemps, doit enfin être

résolu une fois pour toute. «Daat schleeft

elo laang genuch», a-t-il commenté. Voilà

pourquoi il a d’emblée proposé de se réunir

avec les instances en question et d’en parler

avec les ministres compétents, en premier

lieu avec Claude Meisch, ministre de

l’Education nationale, de l’Enfance et de la

Jeunesse.

Emile Eicher, pour sa part, a laissé

entendre que, du point de vue communal,

il serait logique d’avoir comme seul

interlocuteur en matière de sécurité des

infrastructures des SEA le Service national

de la sécurité dans la fonction publique,

vu sa compétence générale pour les

établissements et services communaux.

Constatant une large convergence de vues,

Marc Hansen a promis de revenir vers le

SYVICOL après ses entretiens avec les

instances concernées. n

Communiqué par le Syndicat des Villes

et Communes Luxembourgeoises.


96 LG

OCTOBRE 2019

PORTRAIT

La force de l’ambition

et du travail

PAR MARTINA CAPPUCCIO

Devenu directeur de la Société Nationale des Habitations à Bon Marché (SNHBM) à 31 ans

à peine, Guy Entringer est surtout connu sur la Place pour avoir contribué à l’amélioration

de la visibilité et à la croissance de la société. Honnête et accessible, il livre son parcours sans

artifices ni tabous, mêlant à la fois humour, franc-parler et sincérité. Portrait.

C’est plutôt par affinité que par ambition

particulière que Guy Entringer se lance

sur la voie des sciences économiques. Sa

bonne aptitude au maniement des chiffres

le pousse en effet à poursuivre des études

supérieures dans ce domaine. D’abord

Luxembourg puis Strasbourg, ses choix

d’universités sont notamment orientés par

la courte distance qui le séparera de l’équipe

de football d’Itzig, où il joue tous les weekends.

Ne brillant pas par sa pratique des

langues, l’étudiant en mesure pourtant

l’importance et prend la décision, alors

qu’il a déjà un premier diplôme en poche,

d’entamer un nouveau master à l’étranger.

Pour approfondir sa maîtrise de la langue

anglaise, il rejoint ainsi les rangs de

l’université de Stirling, en Ecosse.

Expériences étrangères

Si au cours de son premier cursus à

Strasbourg il s’était davantage lié d’amitié

avec ses nombreux compatriotes présents sur

le campus français, son expérience écossaise

est tout autre: «J’ai vécu en colocation avec

quatre étudiants respectivement originaires

du Panama, d’Indonésie, de Colombie

et des Pays-Bas. J’ai même eu l’occasion

d’intégrer l’équipe de football de ma faculté

et de participer aux compétitions organisées

entre les quatre équipes universitaires

écossaises à travers le pays. Les professeurs

encourageaient la pratique sportive et nous

libéraient pour ces rencontres. J’ai pu vivre

cette période pleinement, en tissant des

liens forts avec mon équipe», se souvient-il.

Au terme de ses études, il décroche un stage

de deux semaines au sein de l’entreprise

bettembourgeoise d’Arcelor, complété par

six semaines au sein d’une filiale américaine

de TrefilARBED. «C’était une expérience

enrichissante tant au niveau professionnel

qu’humain. J’ai été incroyablement surpris

d’observer que les Américains n’ont aucune

idée de ce qu’est l’Europe, et encore moins

le Luxembourg!».

“Prendre du recul

et se concentrer

sur ce qui est

véritablement

important”

Retour aux sources

Revenu au pays, Guy Entringer décroche

un premier emploi dans le conseil aux

entreprises chez ING, mais il est très vite

recontacté par TrefilARBED Bissen: «Ils

m’ont proposé d’intégrer l’entreprise sous

l’aile de leur directeur administratif et

financier en vue de reprendre son poste

deux ans plus tard, lors de son départ

en retraite». Bénéficiant des conseils

précieux d’un expert, il tire profit de

son enseignement et apprend les ficelles

du métier. «Sur base des connaissances

approfondies de la chaine de production

qu’il m’a transmises, j’ai pu moderniser la

méthode de travail. C’était pour moi une

première expérience de gestion d’équipe

– j’avais alors douze personnes sous ma

direction – ainsi qu’un premier contact avec

les délégations du personnel», explique-t-il.

Bien qu’appréciant son travail, le jeune

homme remarque des changements dans

la philosophie de gestion de l’entreprise,

avec laquelle il n’est plus en accord. Lui

qui voulait découvrir de nouveaux horizons

professionnels avant ses 35 ans, franchit ce

cap bien plus tôt…

Le hasard d’un changement

«La Société Nationale des Habitations à

Bon Marché recherche un économiste pour

devenir son nouveau directeur à moyen

terme». Lorsque Guy Entringer tombe

sur l’annonce un samedi matin, dans le

journal accompagnant son café, il y répond

immédiatement. Il n’a pourtant jamais

entendu parler de la société!

La SNHBM a ceci de particulier qu’elle

n’a connu que quatre directeurs en l’espace

d’un siècle. Alors qu’elle recherchait le

quatrième d’entre eux, l’entreprise était

particulièrement soucieuse de trouver un

candidat souhaitant faire perdurer cette

tradition et se maintenir à ce poste dans la

durée. Alors qu’il fait face aux réticences

d’un membre du comité d’embauche,

le jeune homme de 28 ans fait preuve

d’audace: «Mon âge est un atout, il vous

permettra de maintenir la durée moyenne

d’emploi de vos directeurs», affirme-t-il,

plein d’aplomb. Mais la société ne se laisse

pas convaincre si facilement, et ce n’est

qu’au terme d’une journée complète de

tests de recrutement que Guy Entringer

remporte le poste.


LG

OCTOBRE 2019

97

Guy Entringer


98 LG

OCTOBRE 2019

PORTRAIT

Or le Luxembourg a besoin de 5.000

logements par an, soit 150 ha. Si l’on

se projette sur 20 ans, ce sont 3.000 ha

qu’il faudra dégager pour satisfaire une

croissance jugée normale et nécessaire.

Or, l’Etat ne semble pas encore savoir où les

trouver…», constate l’économiste. Quant

au manque de main d’œuvre, il s’agit déjà

d’un problème à l’heure actuelle. Entre

le non-respect des délais et le manque de

qualification, le directeur de la SNHBM

craint d’ores et déjà des arrêts de chantier…

Il intègre l’équipe avec l’objectif transparent

de succéder à l’actuel directeur et apprend

ainsi pendant deux années les mécanismes

de fonctionnement de l’entreprise avant

d’en prendre la tête à tout juste 31 ans.

Nouveaux départs

Ses débuts en tant que directeur ont été

plutôt calmes: «Comme nous n’avions plus

de terrains à bâtir, nous avons beaucoup

investi et mis plusieurs années à développer

des plans d’aménagement particuliers»,

raconte-t-il. Bâtissant les fondations de la

croissance future de l’entreprise, il réussit

en onze ans à faire quadrupler son personnel

– passant de 35 à 120 collaborateurs – et

le nombre de logements construits par an

– de 80 à 300 logements. Pour soutenir

cette croissance, il parvient même à

convaincre un conseil d’administration

pourtant réticent d’abandonner ses locaux

historiques au profit de son siège actuel,

capable d’accueillir sa nouvelle équipe

grandissant au rythme des besoins du

marché.

Alors qu’il prépare ce grand tournant pour

la société, Guy Entringer vit toutefois des

moments extrêmement difficiles sur le plan

personnel. En 2012, son épouse et lui font

face à la perte de leur enfant, atteint d’un

défaut génétique. «Il s’agit de l’épreuve la

plus difficile et marquante de ma vie. Cette

rencontre avec mon fils a été très courte, je

ne l’ai connu que quatre mois, mais elle a

été déterminante et a influencé à jamais ma

vision des choses», confie-t-il. Aujourd’hui,

le couple a surmonté cette triste période:

«Nous voulons transmettre le message car

ce sont des événements qui arrivent plus

souvent qu’on ne le pense. Il faut réussir

à surmonter la douleur et surtout, il faut

en parler. Bien trop de gens n’osent pas

aborder ce sujet, or l’éviter par peur est

encore plus pénible». Guy Entringer aura

appris de ces sombres moments à prendre

davantage de recul par rapport aux objectifs

qu’il se fixe et à se concentrer sur ce qui

est véritablement important. Le deuil

est un processus personnel qui marque

en profondeur celui qui le vit. Chargé

d’une connotation accablante et tragique,

Guy Entringer nous montre qu’il est

aussi possible d’en tirer un enseignement

constructif.

Endiguer la crise

En 2013, le premier gouvernement Bettel

affiche clairement sa volonté de renforcer

de façon massive l’offre de logements et

fait pour cela appel aux promoteurs publics

du pays. «Grâce à notre préparation en

amont et à la négociation d’un soutien

gouvernemental, nous avons pu élever

notre production à 250 habitations par an,

en à peine deux ans», se remémore-t-il.

Mais la crise du logement n’en finit

pourtant pas de grandir et Guy Entringer

y voit pour sa part deux causes principales,

à savoir le manque de terrains à bâtir ainsi

que de main d’œuvre qualifiée dans le

domaine de la construction. «Si l’on demande

aux promoteurs publics de produire

1.000 logements par an, nous aurons besoin

de 30 ha, selon la moyenne nationale.

“Deux causes

principales à la

crise du logement:

le manque de

terrains et de main

d’œuvre qualifiée”

Continuité et pérennité

La SNHBM construit à l’heure actuelle

le projet Elmen à Kehlen, qui pourra à

terme accueillir 2.000 habitants. Bien que

le directeur soit fier du développement de

ce projet colossal, il n’en relève pas moins

quelques incohérences: «La priorité du

gouvernement est de créer davantage de

logements – et abordables qui plus est – pour

palier la crise. Toutefois, les administrations

attendent du projet qu’il réponde à des

exigences environnementales, de gestion

de l’eau et de mobilité très élevées. L’ennui,

c’est qu’une fois ces impératifs couplés

aux matériaux de haute qualité choisis

pour la construction et aux innovations

technologiques que nous y mettons en

place, les coûts de revient par habitation

s’en verront majorés de 100 à 150.000

euros par rapport à nos tarifs habituels…

coût qui se répercutera inévitablement sur

l’acheteur».

«Un projet comme Elmen est unique

dans une carrière. J’y ai participé depuis

l’acquisition des terrains et j’espère être

encore en poste lors de la finalisation du

projet», partage-t-il avant d’ajouter: «Mon

projet à la SNHBM est loin d’être terminé.

Nos finances sont bonnes mais des efforts

restent à fournir au niveau de l’organisation

générale de la société. Une nouvelle

génération de collaborateurs vient de nous

rejoindre et il faut veiller à l’intégrer et à

assurer une certaine continuité dans nos

activités». n


4.050

logements réalisés

au total

Accueillir, loger

et accompagner

40 ans de réalisations en faveur du logement social au Luxembourg

1.907

logements loués

aux particuliers

1.659

logements vendus

aux particuliers

484

logements réalisés

pour l’État et les Institutions


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Lëtzebuerger Gemengen 227 Octobre 2019

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