FED 2019 - MIFAMAG

guetta93190

M.I.F.A.

Magazine d’information des fournisseurs des armées

Edition Privée

Spécial

FED & Milipol 2019

DELPAT

« La Défense est le deuxième

acteur culturel de France »

1er Régiment de Spahis

Audace, tradition

et engagement


EDITO

Chaque année davantage, les problématiques de défense recouvrent une dimension intérieure.

La lutte contre le terrorisme, les nombreux enjeux de sécurité nationale et internationale sont régulièrement

les sujets centraux de différentes rencontres. Qu’il s’agisse du Forum Entreprises Défense qui

fête cette année ses 30 ans à Satory Versailles, ou la 21e édition du Salon Milipol qui se tient au Parc des

Expositions de Paris-Nord Villepinte, chaque événement souligne l’importance des acteurs, institutionnels

ou privés, au service de la sécurité. Ainsi les armées françaises engagées sur les théâtres d’opérations

extérieurs, et les forces de sécurité sur le territoire national concourent au même objectif. Chaque jour,

les hommes et les femmes de la défense et de la sécurité travaillent, en pleine lumière ou avec discrétion ;

s’investissant sans relâche, s’engageant avec courage et ténacité dans leurs missions, jusqu’au sacrifice

suprême.

Aujourd’hui, les avancées technologiques, les innovations fulgurantes de l’intelligence artificielle, ouvrent

des possibilités remarquables notamment dans les domaines de la détection ou de la reconnaissance.

Ces nouveautés techniques doivent trouver leur place dans un équilibre subtil afin de concilier sécurité et

libertés individuelles ; pour ne pas sacrifier l’un au profit de l’autre. C’est ce juste équilibre qui contribuera

à garantir la pérennité de nos sociétés démocratiques.

La rédaction


SOMMAIRE

005

008

018

031

068

078 088

LA DÉFENSE EST LE DEU- MILIPOL PARIS 2019

XIÈME ACTEUR CULTUREL

DE FRANCE MILIPOL PARIS 2019

DEFENCE IS THE SECOND

FRENCH CULTURAL PLAYER

ENTRETIEN AVEC LE DC

SIMMT

INTERVIEW WITH THE DC

SIMMT

044

050 056

098

104 110

LE DISPOSITIF DE LA MAIN-

TENANCE OPÉ. EST INCON-

TESTABLEMENT EN TENSION

THERE IS OBVIOUSLY A STAFF

SHORTAGE IN THE OPERATIO-

NAL MAINTENANCE MECHA-

NISM

Numero 29 - FED & MILIPOL 2019

Edition Privée

LE M.I.F.A est édité par la société BURO SERVICE 2000

25 av. du 8 Mai - 95200 Sarcelles

Membre de l’association des journalistes de defense (AJD)

Contact : 01 76 72 01 26 - info@mifamag.fr

Directeur de la publication : Paul Chiche

1ER RÉGIMENT DE SPAHIS

1ST SPAHIS REGIMENT

NOUVELLE ZONE TERRE

SUD

NEW SOUTH ZONE

Journalistes :

Marie-Madeleine COURTIAL - Damien DURAND

Marie-Agnes MOLLER - Marie-Hélène LÉON

Traduction : Paula COOK

PAO & Maquette : Franck JAMY

La reproduction même partielle des textes, photographies, cartes,

publicités publiés dans « M.I.F.A. »

est interdite sans autorisation préalable.

M.I.F.A. - FED 2019

Photo couverture :

DELPAT


M.I.F.A. - FED 2019

006

Pearson TalentLens

Des experts de l’évaluation des personnes

Depuis 70 ans Pearson TalentLens est éditeur de solutions d’évaluation

des personnes. À travers un large panel de solutions, nous guidons et

conseillons les professionnels des ressources humaines dans leurs

processus d’évaluation, de sélection et de développement.

Explications.

La psychométrie

Spécialiste de l’évaluation, Pearson TalentLens

crée des outils exclusifs, développés selon les

normes internationales de la psychométrie, avec

l’aide d’une solide équipe de Recherche et Développement.

Psychologues et statisticiens s’appuient sur des

données scientifiques pour créer des solutions

fiables, prenant en compte toutes les caractéristiques

de l’être humain en psychologie : aptitudes

cognitives, compétences comportementales, qualité

du jugement, pensée critique.

D’ailleurs selon une étude sur les compétences du

futur, réalisée par le World Economic Forum, d’ici

2022, la pensée critique figurera en 2ème position

sur les 10 compétences les plus demandées chez

les collaborateurs, juste après la résolution de

problèmes complexes.

La pensée critique

La pensée critique est l’habileté d’une personne

à prendre des décisions réfléchies et logiques en

analysant une situation ou un problème sous plusieurs

angles, en dissociant les faits des opinions,

des préjugés, et des hypothèses pour en tirer des

conclusions objectives.

Qualité essentielle dans l’armée, la pensée critique

est inhérente à la prise de décision, souvent

au cœur des dispositifs de commandement. Quand

une situation nouvelle se produit, quand une difficulté

survient, le premier réflexe à adopter est

d’étudier la situation, de prendre du recul et de la

distance face à l’évènement, pour se détacher de

nos réactions instinctives et analyser les données

de façon objective. Un collaborateur ayant cette

qualité sera plus enclin à prendre la meilleure décision,

après avoir évalué et pesé l’ensemble des

arguments pour et contre.

Le Watson-Glaser III est une solution innovante

pour mesurer cette qualité.

Le Watson-Glaser III, un outil performant

Cette solution, dont la première version remonte

à 1964, a été remaniée pour répondre aux compétences

nécessaires aujourd’hui en milieu professionnel

1 .

Ce test permet d’évaluer la capacité d’une personne

à la reconnaissance d’hypothèses, à l’évaluation

d’arguments et à la déduction, c’est-à-dire

aux trois éléments fondamentaux de la pensée

critique.

Dans un environnement de travail de plus en plus

complexe, la pensée critique est une compétence

indispensable pour prendre les bonnes décisions ;

c’est une compétence importante à évaluer lors du

recrutement de vos futurs collaborateurs.

www.TalentLens.fr

françois.cornillier@pearson.com

*Source : The Future of Jobs Report. World Economic Forum,

2016


008

« La Défense est le deuxième

acteur culturel de France »

L’enjeu du patrimoine dans les armées

009

Préservation d’un patrimoine historique, lien avec le grand public et volonté

de susciter des vocations: la Défense est aussi un acteur de la vie culturelle

en France. Pour mener à bien cette mission, la Délégation au patrimoine de

l’armée de Terre (Delpat) est chargée du complexe travail de conservation

dans les musées de province qui constituent un lien privilégié entre les

armées et les citoyens.

Le général Dominique Cambournac qui dirige le Delta revient pour le Mifa

sur les enjeux de ses missions.

M.I.F.A. - FED 2019

MIFA : Pouvez-vous nous présenter en quelques

mots la Délégation au patrimoine de l’armée de

Terre (Delpat) ? Comment résumeriez-vous ses

missions ?

Le Delpat est, en somme, le conseiller culturel du

chef d’état-major de l’Armée de Terre. Au sein de

notre délégation nous traitons de deux domaines

principaux. Le premier est d’ordre patrimonial :

nous assurons le soutien et le contrôle des collections

de 16 musées militaires, et procédons à

l’instruction des dossiers de cession des matériels

à vocation patrimoniale. Nous sommes aussi l’organisme

de tutelle des peintres de l’Armée pour le

compte du ministre des Armées avec la mission

d’accompagner les artistes et de faire connaître

leur travail qui contribue au rayonnement de l’armée

de Terre.

Notre second domaine d’action extrêmement large

est celui de l’histoire militaire centrée sur l’armée

de Terre, mais allant parfois bien au-delà, allant

du conseil à l’expertise historique en passant par

l’enseignement et la publication d’ouvrages. Nous

collaborons dans ce cadre avec un réseau d’historiens

ou d’associations locales pour mener à bien

nos projets.

Pourquoi l’armée considère-t-elle qu’elle a une

mission patrimoniale ? D’où vient ce besoin qui est

pourtant loin d’être son but initial ?

La Défense est le deuxième acteur culturel de

France après le ministère de la Culture. Nous

avons accumulé des collections considérables

et d’une richesse rare. Une partie de celles-ci a

une vocation plus institutionnelle. Ces objets rattachent

les militaires à leur passé et participent

M.I.F.A. - FED 2019


010

au développement d’un sentiment d’appartenance

fort et nécessaire à notre cohésion. Une autre partie

de nos collections est destinée au grand public

pour communiquer à la fois sur les missions des

armées mais aussi faire naître chez les visiteurs,

notamment chez les plus jeunes, un désir d’engagement

à nos côtés ou dans nos rangs. Le patrimoine

militaire est donc aussi un appui non négligeable

au recrutement.

Au cours des décennies, nous avons traversé

plusieurs époques distinctes. Dans un premier

temps, il y avait une certaine facilité à faire vivre

nos musées grâce à un personnel important, issu

des rangs des appelés. Nous avons eu plus de difficultés

ensuite avec la suspension de la conscription,

depuis les années 2000 et la baisse de nos effectifs.

Nous sommes maintenant dans une phase

de conquête d’un public le plus large possible avec

une politique volontariste en faveur de nos musées

portée par nos chefs très sensibles à cela. D’ailleurs,

notre objectif est de ramener les Français

vers nos établissements muséaux, comme une

porte d’entrée entre les citoyens et leur armée.

Comment procédez-vous pour définir ce qui relève

du patrimoine ? Quels sont les facteurs déterminants

?

C’est effectivement une question centrale pour

nous ! L’idée générale est qu’un objet peut avoir

une valeur patrimoniale à partir du moment où

l’on peut rattacher un équipement à une personne

en particulier, clairement identifiée, et à un événement.

Par exemple ; nous gardons le treillis d’un

soldat tombé au combat, même si celui-ci est récent

et dégradé par l’usage. Nous estimons qu’il

a une histoire particulière et porte en lui la notion

de sacrifice. Un autre défi est celui de notre capacité

à nous projeter dans un futur patrimonial.

En effet, certains objets n’ont aucune valeur en

apparence en 2019, mais qu’en sera-t-il dans 50

ans ? C’est pourtant aujourd’hui qu’il faut mettre

en place le travail de conservation et de documentation,

parfois même pour une simple campagne

photographique. Concrètement, quand une pièce

est donnée et que nous estimons qu’elle a une valeur

patrimoniale, elle est référencée dans notre

inventaire commun et collaboratif « Archange ».

Elle devient dès lors incessible, imprescriptible et

inaliénable. Nos musées bénéficient de nombreux

dons gracieux mais peuvent acheter des pièces

grâce au soutien de leurs associations de soutien

et aux mécènes.

Notre réflexion consiste à définir les pièces qui devront

être montrées au public et celles qui seront

conservées pour le moment dans nos réserves.

Il faut savoir que, comme dans tous les musées,

seulement 5% à 10% de nos collections sont exposées.

La notion de rotation des collections est au

cœur de nos nouveaux parcours muséographiques

permettant ainsi de protéger les œuvres et de renouveler

l’intérêt du public. Il ne faut plus figer nos

muséographies pendant des décennies comme

auparavant.

Comment évolue votre politique de conservation ?

Comme il y a par nature toujours plus d’objets rentrant

dans la catégorie du patrimoine, devez-vous

parfois faire des choix ?

C’est une question parfois difficile. Faut-il, en effet,

conserver tous les objets qui font à un moment

donné l’objet d’un classement protecteur ? Actuellement

oui. Il est donc nécessaire de se poser la

question de sa pertinence au moment de le rentrer

011

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012

M.I.F.A. - FED 2019

dans les collections. Il doit apporter quelque chose

à l’ensemble de la collection : combler un manque,

représenter un jalon essentiel… Le travail de

conservation n’obéit en effet pas à la logique de

collection pléthorique et compulsive, portée sur

l’accumulation comme c’est le cas chez certains

collectionneurs privés. Notre approche est nécessairement

pédagogique.

Et la capacité du stockage est effectivement une

problématique délicate. Il est déjà arrivé pour des

problèmes de place et de faible valeur historique

que des équipements, je pense notamment à des

wagons utilisés par l’armée, soient déclassés et

finalement détruits. Mais cette procédure est rare,

complexe et lourde. C’est donc bien la responsabilité

de nos conservateurs de réfléchir l’enrichissement

des collections.

Vous avez pour objectif de passer de 16 musées à

une organisation autour de huit « pôles musées ».

Pourquoi ?

Cette volonté de rapprochement vise principalement

à dégager des synergies pour optimiser

l’organisation de notre offre de musées en province.

Les armées approuvent cette action qui doit

permettre de mieux nous structurer et de mieux

travailler sur les défis de notre développement

futur. Je pense, par exemple, à la question de la

recherche de mécénat privé. Nous travaillons

DELPAT – délégation au patrimoine de l’armée de Terre

pour l’instant avec un réseau d’entreprises locales

mais nous voulons améliorer cette source de financement

qui nous permettra de poursuivre nos

missions et présenter nos collections dans des espaces

à la fois beaux, agréables et à la muséographie

adaptée aux nouvelles générations.

Au-delà de la seule mission de transmission historique,

quelle est la logique de votre action, considérant

que le Delpat est aussi dans une perspective

de promotion ?

L’histoire militaire française se confond avec l’histoire

de France. La méconnaissance du grand public

est parfois importante et nous visons surtout

à fixer dans l’esprit des visiteurs la frise chronologique

des grands événements qui ont marqué

l’évolution du pays et de ses armées. Nous

sommes dans une logique de réappropriation à

l’instar du ministère de l’éducation nationale.

Nous assumons le fait de porter une attention particulière

à l’expression du sacrifice du soldat. Les

visiteurs ont besoin de ce lien mémoriel vis-à-vis

des combattants. Ces derniers sont des Français

comme eux ayant fait le choix de s’engager pour

leurs concitoyens jusque, parfois, au sacrifice ultime.

Damien DURAND

Les musées : une histoire militaire de la France + l’évocation du sacrifice du soldat

Les 8 pôles

muséaux

Lycées militaires

Prytanée Saint-Cyr l’Ecole Aix en Provence

1

COËTQUIDAN

Officier

5

SAINT-MAIXENT

Sous-officier

2

ANGERS

Génie

DAX

ALAT & hélicoptère

CESSON-SEVIGNE

Transmissions

PAU

Parachutiste

MONT-VALERIEN

Transmissions

Colombophilie

SAUMUR

Cavalerie & blindés

4

Musées de la 3 e dimension

VERSAILLES MATELOTS

Pat. ferroviaire

Musée militaire du cœur de France

BOURGES

Matériel & maintenance

Train des équipages

7

3

6

AUTUN

Enfants de troupe

DRAGUIGNAN

Artillerie & infanterie

GRENOBLE

Troupes de montagne

Musée militaire de Draguignan

AUBAGNE / PUYLOUBIER

Légion étrangère

8

FREJUS

Troupes de marine

L’Ecole Nationale de l’Aviation Civile

L’excellence au service du transport aérien

L’Ecole Nationale de l’Aviation Civile (ENAC) est aujourd’hui synonyme

d’excellence pour l’ensemble des acteurs aéronautiques et du transport

aérien. Elle rassemble des activités de formation et de recherche en

ingénierie aéronautique, navigation aérienne et pilotage avion.

Formation en ingénierie aéronautique

le pôle de formation à l’ingénierie bénéficie d’une

notoriété européenne et désormais mondiale. Au

même titre que les autres Grandes Ecoles françaises

d’ingénieurs, l’ENAC dispense une formation

d’ingénieur reconnue par la Commission des Titres

d’Ingénieurs (CTI). Elle propose également d’autres

formations permettant d’obtenir des diplômes nationaux

de Master dans le système européen Licence-Master-Doctorat

(LMD) sur des thématiques

connexes. La notoriété des diplômes ENAC en ingénierie

déborde largement les frontières de l’Europe

comme le prouve la liste de plus de 50 partenariats

académiques ainsi que les nombreuses nationalités

de ses élèves originaires du monde entier (Maghreb,

Afrique francophone, Europe, Asie, Amérique du

Sud).

Formation en navigation aérienne

la formation au contrôle aérien représente une activité

primordiale pour l’ENAC sur le territoire national.

Fondé sur un recrutement sélectif à niveau

élevé, le degré d’excellence de la formation couvrant

l’ensemble des domaines du contrôle aérien confère

aux diplômés une polyvalence sans égale. La taille

de l’espace aérien ainsi que le trafic aérien français

ont fait de l’ENAC le principal organisme de formation

au contrôle aérien en Europe.

Formation au pilotage

l’ENAC, en tant qu’école de formation de pilote de

ligne est référencée au niveau européen depuis la

délivrance de l’agrément ATO (Approved Training Organisation)

par les autorités européennes. Elle est

également détentrice d’agréments d’écoles de pilotage

de plusieurs pays asiatiques et aux Etats-Unis.

En France, la formation Elèves Pilotes de Ligne (EPL)

renforce cette notoriété.

Ce modèle original permet, de manière cohérente,

d’organiser les enseignements et les travaux de recherche,

de favoriser la culture croisée, condition

essentielle pour le développement d’un transport

aérien en toute sécurité.

Avec une offre complète de plus de 30 programmes

diplômants de la licence au doctorat à travers le

monde, une activité de recherche de premier plan et

un catalogue de formation continue de plus de 300

stages, l’ENAC propose ainsi une palette unique couvrant

un large spectre de métiers.

Avec de nombreuses implantations à l’étranger

(Chine, Inde, Indonésie, Philippines, Vietnam, Qatar…)

ainsi qu’un formidable réseau de 24 000 anciens

élèves dans le monde, tout cursus confondus,

l’ENAC dispense de nombreuses formations à

l’étranger (masters of Sciences et Mastères Spécialisés)

mettant ainsi son expertise et son savoir-faire

au service des professionnels de l’aéronautique.

Par son dimensionnement, ses moyens humains, ses

méthodes pédagogiques efficaces, toujours adaptées

à l’évolution et aux exigences de ses métiers,

ses moyens pédagogiques et techniques d’exception

tels que des simulateurs de contrôle ATC, simulateurs

de vol, sa flotte de 116 avions et ses partenariats

avec les organisations les plus prestigieuses,

l’ENAC est l’Université aéronautique n°1 en Europe.

013

M.I.F.A. - FED 2019


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014

Orexad

L’expert des produits et solutions sur-mesure

Premier distributeur français de fournitures techniques et d’équipements aux

entreprises industrielles, Orexad propose des solutions en usinage, outillage,

assemblage, maintenance, équipement, soudage, protection, transmission,

pneumatique et fluides. Avec 2300 collaborateurs et 200 agences en France,

c’est tout un réseau de techniciens et d’experts au service des industries et des

forces armées.

Orexad est un des réseaux France du Groupe Rubix.

Avec 8000 collaborateurs, Rubix est présent

dans 23 pays d’Europe et rassemble les meilleures

équipes, connaissances techniques, produits et

solutions en Europe. Rubix anticipe les besoins

de ses clients et leur offre les meilleurs produits

innovants tout en leur proposant des services à

valeur ajoutée à la pointe de la technologie. Un

grand réseau offre la possibilité de répondre aux

sollicitations les plus complexes, qu’il s’agisse de

logistique, de maîtrise des coûts, de commerce

électronique... Et un grand réseau c’est surtout un

maillage territorial avec une agence au plus près

des sites clients ; des femmes et des hommes

pour vous accompagner au quotidien.

OREXAD est détenteur d’un accord cadre interministériel

sur l’acquisition d’outillage, d’équipements

et métrologie qui englobe l’ensemble des

entités suivantes (SCA, SIMMT, DMAé, SIAé, DGA,

Sécurité civile, DGDDI)

Des solutions ciblées pour les forces armées :

OREXAD apporte des solutions aux forces armées

sur l’ensemble du MCO (maintien en conditions

opérationnelles) des matériels.

• Sur les produits : Un exemple concret est la fourniture

d’un sac armée appelé « Kit de réparation

non conventionnelle » mis en place en partenariat

avec la SIMMT*.

Les équipes légères d’intervention (ELI) sur

BARKHANE disposent dorénavant d’un moyen

adapté afin de mieux répondre aux exigences de la

maintenance Au contact : Le kit de réparation non

conventionnelle.

Ce sac a été conçu par la direction des études et de

la prospective (DEP) et la division technique mobilité

(DTM) de l’école du matériel.

OREXAD assurant le stockage des sacs sur sa

plateforme et la confection en ingrédients avant

expédition.

• Sur les solutions : Plus de 5000 utilisateurs des

armées utilisent nos solutions digitales.

Création et maintenance de catalogues électroniques

dédiés sur notre site e-commerce, gestion

de droits d’accès par service, maîtrise de budgets

en ligne, utilisation de cartes achats, suivi de commandes,

dématérialisation des flux de données.

Chiffres clés

- 15 000 fournisseurs

- 200 agences en France, de proximité, réactives,

concernées

- 7 plateformes logistiques pour des livraisons en 24h ou

48h

- 1 500 commerciaux internes et externes formés,

véritables professionnels de la maintenance industrielle

- Une couverture européenne dans 23 pays avec le Groupe

Rubix, un des premiers acteurs de la distribution de

fournitures industrielles

- Près d’un million d’articles référencés.

- Une approche digitale reconnue par tous les grands

donneurs d’ordres.

*SIMMT : « Structure intégrée du maintien en condition opérationnelle

des matériels terrestres »

Contact

Orexad

+33 (0)4.72.80.16.29

www.orexad.com


M.I.F.A. - FED 2019

016

Proserve Dasri

le partenaire confiance du monde de la santé

En mars 2018, l’ensemble de l’activité DASRI (Déchets d’Activités de Soins à

Risques Infectieux) du Groupe Suez fusionne avec l’entreprise familiale GC

pour devenir Proserve Dasri, le leader du marché français, avec près de 500

collaborateurs et 35000 clients. Expertise, confiance et traçabilité sont les

maîtres-mots du quotidien de ce pure player national, crée par la mutuelle de

santé MNH (devenue NEHS).

Le tiers de confiance du monde de la santé

La MNH (Mutuelle Nationale des Hospitaliers) a été

créée le 1er février 1960 par Henri Fabre, Directeur de

l’hôpital de Montargis, pour apporter une couverture

sociale adaptée aux besoins de la profession hospitalière,

et pour venir en aide aux plus démunis.

Cette première mutuelle du monde de la santé (870

000 personnes protégées) décide en 2012 de lancer

une offre de services pour la communauté des professionnels

de santé pour laquelle MNH souhaite devenir

le tiers de confiance.

De cette ambition singulière est née l’entreprise Proserve

Dasri, cultivant les principes de transparence et

d’équité avec une organisation processée, centrée sur

ses clients.

Enjeux et responsabilités sanitaires

La bonne gestion des DASRI est essentielle au sein

des établissements de santé quand on sait que les

risques nosocomiaux coûtent entre 4 et 7 milliards

d’euros à la France ! 8 à 10 % du budget d’un hôpital

sont attribués à l’hygiène.

Il faut savoir que selon la loi française, le producteur

de ces déchets en est responsable, de la collecte

jusqu’à son élimination finale. C’est à ce moment-là

que Proserve Dasri se voit déléguer cette responsabilité

si déterminante.

Innovation

Proserve Dasri est la première entreprise française

de services de déchets à posséder un système de

traçabilité totalement dématérialisé. Cette démarche

d’innovation constante fait partie de l’empreinte de

l’entreprise qui réfléchit, par exemple, à de nouveaux

concepts pour le traitement in situ des déchets de

soin afin de produire de l’électricité ou de la vapeur

pour les hôpitaux.

www.proservedasri.com


M.I.F.A. - FED 2019

018

Milipol Paris 2019

« Sécurité et défense sont les deux faces d’une

même médaille »

Le salon Milipol de Paris continue de rythmer le calendrier des événements

majeurs à l’échelle mondiale sur le thème de la sécurité intérieure. Des

exposants de premier plan, des échanges et des débats de haut niveau,

30.000 visiteurs attendus, le salon est devenu incontournable et poursuit sa

conquête de l’international.

Le préfet Yann Jounot, président des salons Milipol revient pour le magazine

Mifa sur la mécanique d’un tel succès.

MIFA : Toujours plus d’exposants, toujours plus de

pays représentés, comment selon vous Milipol a-til

réussi à s’imposer comme un salon de référence

alors qu’à l’échelle mondiale les événements sur

le thème de la sécurité intérieure ne manquent

pas ?

Yann Jounot : Depuis 30 ans, le salon Milipol

Paris, placé sous l’égide du ministère français

de l’Intérieur, est leader mondial sur le marché

de la sécurité intérieure par son importance

et son rayonnement.

La croissance de Milipol Paris, qui s’inscrit

dans le réseau international des salons Milipol,

présent sur les principales zones de marchés

de la sécurité, c’est d’abord la conséquence de

la croissance très forte dans le monde d’aujourd’hui

des besoins de protection pour tous

ceux - États, collectivités, entreprises - qui ont

besoin de protéger ou de se protéger.

Mais la réussite de Milipol Paris, c’est aussi

le résultat du dynamisme du salon. Car Milipol

c’est une formidable plateforme de promotion

pour nos entreprises de sécurité qui proposent

des solutions technologiques les plus

innovantes, l’innovation étant aujourd’hui au

© Anne-Emmanuelle THION


cœur du marché de la sécurité.

020

Milipol, c’est également, via son cycle de

conférences, un lieu d’échanges et de débats

de très haut niveau sur les sujets les plus

structurants pour la sécurité intérieure des

Etats. Les deux aspects sont évidemment totalement

liés.

021

M.I.F.A. - FED 2019

Sa force tient à plusieurs facteurs. Primo, des

professionnels de très haut niveau avec une

très grande diversité d’entreprises présentes

sur le salon, à la fois de très grands groupes,

des PME extrêmement diversifiées, et des

start-up de plus en plus présentes sur le salon.

Secundo, une orientation résolument internationale

représentant 66% des exposants

et 45% des visiteurs. Tertio, le souci d’être en

permanence au top de l’innovation technologique

dans tous les domaines de la sécurité.

En 2017, Milipol a décerné les premiers Milipol

Innovation Awards de son histoire, récompensant

les acteurs les plus innovants dans

le secteur de la sécurité intérieure des Etats.

Enfin, la volonté d’être un lieu d’échange des

spécialistes et des décideurs en matière de

sécurité.

Un seul chiffre : pour l’édition 2019, qui s’annonce

un très bon cru, nous attendons déjà

plus de 30.000 visiteurs et plus de 1100 exposants.

Yann JOUNOT

Préfet - PDG de Civipol - Président des salons Milipol

Ancien Coordonnateur national du renseignement auprès

du Président de la République

©Anne-Emmanuelle THION

Quels sont selon vous les enjeux du salon à venir ?

Quelles sont notamment les nouvelles problématiques

de sécurité par rapport à l’édition parisienne

de 2017 qui ont émergé ?

Les enjeux sont liés au monde tel qu’il est :

complexe, souvent instable et dangereux, avec

la montée des interdépendances et des vulnérabilités

croisées. C’est une tendance lourde.

Et c’est la raison pour laquelle les solutions de

sécurité se doivent d’appréhender toutes les

interactions qui sont à l’œuvre au sein de nos

sociétés.

Dans le domaine de l’information qui constitue

aujourd’hui un gigantesque challenge, les

acteurs de la sécurité intérieure doivent désormais

donner du sens à une masse colossale

d’informations de nature différentes. Les

outils de gestion des grandes masses de données,

constituent un segment d’innovation crucial,

dont les points d’applications sont multiples

: identité sécurisée, contrôle des flux,

© Anne-Emmanuelle THION © Anne-Emmanuelle THION

M.I.F.A. - FED 2019


023

M.I.F.A. - FED 2019

022

empreinte territoriale et prise de décision.

Il faut aussi faire face à des environnements

d’intervention de plus en plus complexes et

dangereux. Les innovations dans le domaine

du numérique et en matière de protection opérationnelle

des intervenants constituent des

axes de développement majeurs.

Pour porter les innovations du secteur, Milipol

Paris 2019 ouvre un nouvel espace : l’Innovation

& Research Stage. Véritable incubateur

dédié aux nouvelles technologies, cet espace

met en lumière la dynamique de la filière des

industries de la sécurité en valorisant les innovations

des start-up. Une zone Forensics

complétera également la zone Major Risks du

salon.

Pour bien marquer également les enjeux à

couvrir dans un monde ouvert, nous avons décidé

cette année de placer le cycle de conférences

de Milipol Paris 2019 sur le thème du «

continuum intérieur – extérieur » qui constitue

aujourd’hui un enjeu majeur pour l’efficacité

de nos politiques de sécurité. Ce moment sera

l’occasion d’échanges de très haut niveau avec

de grands acteurs. L’état du monde nous y appelle.

Le salon est parfois l’objet de critiques médiatiques

par sa nature même, bien plus que les salons

purement « militaires ». Selon vous, pourquoi le

secteur de la sécurité et l’organisation d’un salon

professionnel dédié et à vocation mondiale peut-il

être la cible de polémiques ? Que pensez-vous de

ces critiques ?

Il faut d’abord rappeler une évidence : sécurité

et défense sont deux faces d’une même

médaille. Sécurité et défense ont évidemment

leurs spécificités propres, tant en ce

qui concernent les acteurs que les domaines

et les logiques d’action, mais ils constituent

également des lignes de réponse étroitement

complémentaires, avec des points communs,

© Anne-Emmanuelle THION

© Anne-Emmanuelle THION

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

024

notamment en ce qui concerne les technologies

utilisées. Il n’y a aucunement lieu d’opposer

l’un à l’autre, sauf dans un imaginaire qui

a très peu de rapport avec la réalité.

Par ailleurs la sécurité - il faut toujours le rappeler

- c’est fondamentalement de la protection.

C’est un besoin impérieux et croissant de

nos sociétés. Qui peut aujourd’hui en contester

la nécessité ?

Il faut bien sûr parallèlement - mais c’est vrai

pour tout secteur éminemment régalien qu’il

s’agisse des activités dans le domaine militaire

ou dans celui de la sécurité intérieure - être

extrêmement vigilant au respect des cadres

réglementaires, tant ceux posées par l’Etat

que ceux posées au niveau international. Car

le cadre normatif de ces activités régaliennes

est évidemment essentiel. Nous sommes à

Milipol très rigoureux sur ces aspects et nous

nous mettons en capacité de sanctionner tout

manquement, ce que nous faisons sans état

d’âme, en lien avec les services de l’Etat compétents.

Nous renforçons d’ailleurs à chaque

édition nos procédures de contrôle interne et

nous associons des partenaires extérieurs à

ces contrôles.

Entre Milipol Qatar et Milipol Asia-Pacific, les événements

Milipol ont-ils vocation à se développer

toujours plus à l’international ? Y a-t-il de nouveaux

projets sur les rails ou cherchez-vous d’abord à

bien ancrer les événements déjà existants ?

Milipol c’est une organisation qui s’inscrit résolument

dans un spectre international. Elle

s’est progressivement structurée sur les principales

zones de croissance du marché de

la sécurité intérieure des Etats : au Moyen-

Orient avec Milipol Qatar depuis 1996, sur la

zone Asie-Pacifique avec Milipol-Asia Pacific

depuis 2017.

Notre démarche n’est pas de nous étendre mais

de nous consolider, en identifiant de nouvelles

opportunités, et en recherchant à diversifier

notre offre sur chacune de ces zones. Nous

garderons ces trois ancrages territoriaux forts

qui constituent notre pavillon.

L’innovation est l’ADN de Milipol. Nous avons

lancé en 2017, les « Jeudis de la sécurité ».

Ce cycle de conférences est le rendez-vous incontournable

des décideurs. Il nourrit tout au

long de l’année des débats autour des thématiques

structurantes de la sécurité intérieure

des Etats. Nous allons lancer prochainement

Insiders by Milipol qui est notre plus récente

© Anne-Emmanuelle THION


026

Cegelec Défense & Naval Sud Est

l’expert de la réparation navale

027

Au début des années 1970, cette entreprise est un simple atelier de réparation

navale. Appartenant depuis 2012 au groupe Vinci mais travaillant en toute

autonomie, Cegelec Défense & Naval Sud Est a connu un fort développement

ces dernières années, oeuvrant au quotidien pour des clients tels que les

Services Soutien de la Flotte (SSF), la Direction Générale de l’Armement

(DGA), Naval Groupe, les Chantiers de l’Atlantique,…

Basée à Toulon, Cegelec Défense & Naval Sud Est intervient tous les jours

sur les navires.

innovation dans l’écosystème Milipol. Cet événement

premium, rassemblera des experts de

la sécurité et de la sûreté des entreprises et

des collectivités. Il s’articulera autour de trois

axes : accélérateur de business, networking

et partage d’expérience. Je vous donne rendez-vous

les 1er et 2 juillet 2020 à Bordeaux

pour la première édition d’Insiders by Milipol.

170 start-up industrielles et 13 multinationales

qui portent le drapeau français). C’est

un secteur à forte valeur ajoutée, riche en emploi

(plus de 130.000), fortement exportateur

(12 Milliards d’Euros/an). C’est également un

secteur de forte innovation où les entreprises

sont à la pointe en matière de R&D. La croissance

du marché de la sécurité intérieure des

Etats est lui extrêmement dynamique et cette

croissance s’inscrit dans une tendance de long

terme (+6% par an).

© Anne-Emmanuelle THION

Plus de 40 ans d’expérience

Depuis toutes ces années, cette entreprise travaille

au service de ses clients afin que les navires de leurs

clients fonctionnent et soient disponibles un maximum

de jours en mer.

Société à taille humaine, Cegelec Défense & Naval

Sud Est traite tous les types de chantiers, du contrat

de sous-traitance à quelques centaines d’euros à la

gestion de projets de plusieurs millions d’euros.

Avec plus de 150 ouvriers, monteurs, techniciens et

ingénieurs hautement qualifiés sur le site de Toulon,

elle vous propose un service d’entretien et de réparation

des plus complets.

Selon vous, comment évolue le positionnement des

entreprises françaises sur le secteur de la sécurité ?

Résistent-elles à une concurrence internationale

toujours plus intense ? Parviennent-elles réellement

à profiter des opportunités du marché ?

Double casquette

La grande particularité de Cegelec Défense & Naval

Sud Est ? Elle est à la fois maître d’œuvre et réalisatrice

en interne de tous les travaux, allant même

jusqu’à l’ingénierie navale avec leurs équipes à bord.

M.I.F.A. - FED 2019

La France a de très grands atouts sur le segment

de la sécurité intérieure des Etats avec

un vivier d’entreprises extrêmement dynamique

(plus de 11.000 acteurs dans la filière

en France, près de 3000 PME et ETI, plus de

© Anne-Emmanuelle THION

Comme tout secteur ouvert à l’économie mondiale,

il est évidemment soumis à une forte

concurrence mais cette concurrence n’est

pas un frein au développement de nos entreprises,

françaises mais aussi européennes,

compte tenu de leurs atouts. Et Milipol Paris

permet de porter cet étendard d’excellence,

et de contribuer ainsi à promouvoir la filière

des industries de sécurité qui fait partie des

priorités de l’Etat. C’est aussi un des rôles de

Milipol.

Damien DURNAD

Les clients disposent donc d’un interlocuteur unique

qui, grâce à des clauses de disponibilité, entretient

les navires, les répare et gère les arrêts techniques

sur des contrats de 5 à 10 ans.

Une entreprise, plusieurs métiers

Tous les métiers de la réparation navale sont présents

en interne, chez Cegelec Défense & Sud Est :

électricité, instrumentation, mécanique générale

et mécanique sur les moteurs de propulsion, chaudronnerie,

hydraulique, appareillage,…

Ici, vous trouvez un service global, de proximité, un

accompagnement de tous les jours, de la détection

des opérations de maintenance jusqu’à leur réalisation.

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

028

Toutenkamion Group

Toutenkamion Group, fournisseur stratégique des armées

Depuis presque 40 ans, Toutenkamion Group fournit la Défense en

postes de commandement, de gestion de crise, de surveillance ou de

transmission. Le groupe, leader européen de la conception d’unités

mobiles sur mesure sur porteurs, remorques, semi-remorques et

shelters, continue de développer ses liens stratégiques avec les armées.

Le Mifa Magazine a rencontré Stéphane Girerd, président de

Toutenkamion Group, qui dresse les perspectives de la collaboration

entre l’entreprise et son prestigieux client.

Mifa Magazine : Comment votre entreprise a-t-elle décidé

de devenir l’un des fournisseurs des armées ? Et

que représente aujourd’hui votre travail auprès de ce

client spécifique dans votre chiffre d’affaires global ?

Stéphane Girerd : Au début des années 1980, Toutenkamion

a souhaité présenter son activité aux armées, en

exposant au salon du Bourget, un de ses produits, le

tri-volume, pouvant répondre à leurs besoins. Il s’agissait

d’une innovation propre du shelter déployable, un

conteneur de 30 pieds doté de deux extensions avec

des planchers plats automatiques.

A la fin des années 1980, nous avons commencé à collaborer

avec la défense française sur plusieurs projets.

L’un des premiers sujets fut la commande d’hôpitaux

mobiles, pour laquelle nous avons réalisé en 87/88 un

prototype et une pré-série. Nous avons réalisé ensuite

de nombreux projets ponctuels en marché direct, pour

le compte de l’armée française, comme par exemple la

livraison de 500 shelters, abris d’usage courant en 10 et

15 pieds, notifiée par la DGA en 94/95. Nous travaillons

également énormément en sous-traitance des grands

groupes : Thales, Safran, ECA Group, CMI défense…

Le marché de la défense représente au moins 30% de

notre chiffre d’affaires depuis maintenant quelques

années. Sachant que le chiffre d’affaires est variable

d’une année sur l’autre, dépendant des programmes

militaires de la défense. Nous sommes devenus un acteur

incontournable des fournisseurs des armées sur

les solutions de mobilité.

Comment ont évolué les besoins de la défense par rapport

à vos produits ? Y a-t-il par exemple de nouvelles

exigences sur certaines productions qui n’existaient

pas avant ?

Les évolutions des stratégies de guerre font qu’aujourd’hui

les armées doivent optimiser leur mobilité :

temps de déploiement ultra-rapide, contraintes environnementales

sévères, autonomie, matériel au plus

proche du théâtre des opérations, transport de matériel

sensible (comme les drones ou l’électronique). De

plus, la mise en service des nouveaux avions comme

l’Airbus A400M permet le développement de nouvelles

solutions de mobilité aux dimensions plus généreuses.

Ce qui a bien sûr du sens avec les solutions que nous

proposons sur remorque, porteur et shelter/conteneur

aux multiples formats.

De plus dans un contexte de guerre électronique, les

contraintes de protection de l’information traitée dans

le shelter est devenue cruciale et nécessite un blindage

électromagnétique de plus en plus perfectionné.

Par ailleurs, le critère de masse à vide des shelters est

important car plus il est léger (aluminium), plus il est

possible d’embarquer des équipements. Il faut donc fabriquer

plus léger, tout en gardant des caractéristiques

mécaniques nécessaires à l’utilisation dans des conditions

extrêmes (routières, climat…) des Opex.

Les évolutions à la hausse du budget de la défense

laissent-elles entrevoir de nouvelles perspectives sur

le développement de votre activité de productions de

biens à destination du monde des armées ?

L’augmentation des budgets va permettre à nos armées

de compléter ou renouveler leurs systèmes. C’est une

opportunité pour l’Etat de soutenir l’innovation et les

compétences des industriels de la défense française

dont fait partie Toutenkamion Group. Notons également

que dans le développement des armées, la mobilité

est devenue une priorité dans les tactiques, nous

sommes donc sollicités sur les nouveaux programmes.

En quoi le rachat d’Euro-Shelter vous a-t-il permis

d’acquérir une autre dimension dans votre activité à

destination des armées ? A quelle orientation stratégique

cela répondait-il ?

La consolidation avec Euro-Shelter va nous permettre

de devenir un acteur proposant une multitude de solutions

à destination des armées.

Euro-Shelter, en tant que spécialiste du shelter en aluminium

soudé en continu, nous permet d’adresser tous

les systémiers (Thales, Airbus D&S, MBDA, etc…) ayant

besoin de shelters légers, durables et CEM.

La compétence d’Euro-Shelter combinée à celle de

Toutenkamion dans le domaine de la santé militaire est

également un vecteur de développement. Sans oublier

également les solutions en formation que nous proposons

(simulateur de conduite, unité de formation télécommunications…),

ou encore en événementiel pour

la promotion des armées (21 podiums pour le recrutement

réalisés dans les années 2000).

Globalement l’association de Toutenkamion, d’Euro-Shelter

et de Brevet Carrosserie permet à Toutenkamion

Group de proposer une gamme complète avec un

spectre beaucoup plus large (unités mobiles, shelters,

carrosseries déployables, protection CEM, panneaux

techniques, transformation de cabines…). Compétences

et savoir-faire façonnent ces 3 sites industriels

du groupe, qui peut ensuite s’appuyer sur l’expertise

de chacun dans des domaines différents mais complémentaires.

Ces solutions de carrosseries ou de shelters répondent

à l’intégralité du spectre des besoins militaires permettant

à Toutenkamion Group d’être l’industriel incontournable

de la mobilité (mobilité antenne, mobilité

moyens, mobilité opérateurs…).

Pour nos clients, avoir un interlocuteur dédié et unique

pour un système complet, comprenant un shelter CEM

ou une carrosserie, dans lequel nous intégrons leurs

équipements, ainsi que le véhicule adapté et ses éventuelles

modifications (nombre de places dans la cabine,

cabine aérotransportable, stabilisation…), est une vraie

opportunité.

Désormais nous sommes en mesure de répondre à

la totalité du besoin du client et de l’accompagner sur

l’ensemble de son projet.

Préparez-vous actuellement de nouvelles innovations

qui pourraient intéresser le secteur de la défense ? Sur

quels produits travaillez-vous en ce sens ?

Il y a des sujets en cours de développement mais qui

restent confidentiels. Nous travaillons en collaboration

avec les grands groupes industriels de la défense en ce

sens, les études sont en cours.

La structuration en cours et à venir de notre groupe

nous permet d’atteindre une taille critique à même de

nous permettre l’autofinancement de sujets de R&D

beaucoup plus importants. Globalement nos efforts

porteront sur la légèreté, la modularité, les systèmes

d’énergie, la connectivité et la compétitivité économique.

Avez-vous des projets à l’export dans le domaine de la

défense ? Etes-vous positionné comme fournisseurs

par exemple d’armées étrangères ? Si oui, sur quels

besoins particuliers ?

Dans le domaine de la santé militaire, nous travaillons

régulièrement avec les services santé des armées à

l’export (hôpital mobile, clinique mobile, radiologie,

dentaire, don du sang…). Pour nos autres produits, ce

sont nos clients systémiers qui sont exportateurs.

Damien DURAND


030

Group Army Store / Général Army Store

Choix, Prix, Service !

Créée en 2003 et implantée dans le nord Drôme (à

proximité de Valence et de Romans), Group Army Store /

Général Army Store s’est imposée au fil des dernières

années comme un des distributeurs d’équipements

professionnels les plus appréciés en matière de vente par

le biais d’Internet.

Dans son objectif d’offrir toujours plus à ses clients,

Group Army Store / Général Army Store est en constante

évolution.

- Évolution du site Internet : meilleur découpage des

catégories, amélioration des fiches de présentation

des produits (+ de photos, vues à 360°, vidéos, notices,

guides d’achat, avis clients, etc…), nouveaux types

de comptes clients, nouvelles fonctionnalités (packs,

remises quantitatives dès l’achat de 5 pièces d’une

même référence, etc...);

- Évolution de la gamme proposée : référencement

régulier de nouvelles marques et nouveaux produits,

création de packs permettant l’achat de produits

complémentaires à prix remisés, nouvelles promotions,

nouveaux déstockages, etc... Au final, l’offre proposée

comprend aujourd’hui plus de 12.000 références issues

de plus de 120 grandes marques appréciées par vous,

les professionnels du terrain.

Comme tout bon distributeur d’équipements militaires,

Group Army Store / Général Army Store propose le

livraison en Secteur Postal Militaire hors taxes.

L’équipe Group Army Store / Général Army Store étant

composée de professionnels du commerce et d’anciens

militaires, gendarmes et policiers, nous sommes à

mêmes de répondre à presque tous vos besoins, que

vous souhaitiez vous équiper à titre individuel ou que

vous deviez équiper toute votre équipe ou unité. Grâce

à l’expérience acquise depuis plus de 15 ans, nous

saurons vous proposer les produits les plus adaptés à

votre activité au tarif le plus juste. N’hésitez pas à nous

consulter pour vos commandes administratives et/ou

commandes groupées.

Visez juste, cliquez précis, achetez au meilleur prix. Visiter

www.GeneralArmyStore.fr, c’est l’assurance d’une

efficacité éprouvée et approuvée par de nombreuses

administrations et leurs agents depuis plus de 15 ans.

Le général Francis Autran

Entretien avec le DC SIMMT

Saint-cyrien de la promotion Montcalm (1980-1982) et officier du génie, le

général Francis Autran sert dans les Troupes de montagne dès sa sortie

d’école de formation. Commandant de la 7e brigade blindée à Besançon

puis de l’école du génie, il devient directeur central de la Structure intégrée

du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (SIMMT)

en 2016 après avoir été adjoint au directeur de la stratégie à la Direction

générale de l’armement (DGA).

En pleine arrivée du programme Scorpion au sein de l’Armée de Terre et

la remontée en puissance de l’armée française, le général Francis Autran

revient sur les prochains défis du SIMMT dans les années à venir.

Le maintien en condition opérationnelle des

matériels terrestres (MCO-T) est un domaine

stratégique pour l’armée de Terre, au même

titre que les ressources humaines et la préparation

des forces. Quel rôle joue concrètement

la SIMMT au sein de l’armée de Terre ?

031

La structure intégrée du maintien en condition

opérationnelle des matériels terrestres (SIM-

MT) est un organisme de l’armée de Terre,

avec une vocation interarmées et des responsabilités

de maîtrise d’ouvrage déléguée. A ce

titre, elle est en charge du soutien de tous les

matériels terrestres des armées, directions et

services interarmées ; cela représente plus de

23 000 équipements majeurs pour l’armée de

Terre. Elle assure au chef d’état-major de l’armée

de Terre, ainsi qu’aux autres armées et

maîtrises d’ouvrage, le niveau de disponibilité

des matériels requis pour honorer les opérations

extérieures et les activités d’entraînement.

Pour cela, la SIMMT propose la politique

du MCO-T, définit les concepts de soutien et

élabore les stratégies contractuelles afférentes.

Elle fixe bien évidemment les règles

de maintenance qui s’appliquent aux différents

parcs et pilote la production globale des

maîtres d’œuvre étatiques et privés.

En synthèse, la SIMMT joue à la fois le rôle de

gestionnaire de bien et ’’d’investisseur‘’ en

optimisant l’emploi des ressources humaines

et financières allouées au MCO-T, pour une

M.I.F.A. - FED 2019


032

M.I.F.A. - FED 2019

performance maximale de l’appareil de production

étatique et privé.

En plus de l’armée de Terre, la SIMMT s’occupe-t-elle

du MCO-T de l’Air et de la Marine ?

Comment s’organise le lien entre les différentes

armées pour avoir une cohérence d’ensemble

?

La SIMMT assure le maintien en condition opérationnelle

de tout ce qui évolue dans le milieu

terrestre que ces matériels appartiennent

à l’armée de l’Air, à la Marine ou à des services

comme le service du commissariat des

armées, le service des essences des armées

ou le service de santé des armées. On parle de

logique de milieu. Des objectifs sont fixés annuellement

à la SIMMT par chacun d’eux avec

les ressources financières associées. Par ailleurs,

du personnel de la Marine, de l’armée

de l’Air et des services interarmées est présent

au sein de la direction même de la SIMMT

pour faciliter la conduite des protocoles passés

entre la SIMMT, maîtrise d’ouvrage déléguée,

et ses maîtrises d’ouvrage.

L’armée de Terre a l’ambition d’ancrer le maintien

en condition opérationnelle des matériels

terrestres (MCO-T) dans la modernité. Que

doit-on comprendre dans le mot « modernité » ?

Un changement de mentalité dans la façon

d’appréhender le MCO-T ?

La modernisation du MCO-T est amorcée

depuis 2016 avec une première phase qui

consistait à réorganiser le domaine au plan

organique. Elle capitalise les plans de transformation

Maintenance 2010 et MCO-T 2025

avec comme objectif d’améliorer la qualité du

soutien de nos équipements sur leur durée

de vie en service, en maîtrisant la ressource

humaine et financière à y consacrer. Cette

manœuvre de modernisation couvre tous les

domaines qui concourent à la performance du

MCO-T, c’est-à-dire l’organisation, le recrutement

et la formation du personnel, l’ingénierie

et les procédés de production, la logistique,

les infrastructures techniques et l’outillage

des ateliers. Elle exploite toutes les opportunités

offertes par l’innovation et les outils numériques

pour gagner en simplification, réactivité,

visibilité et capacité de décision.

Dès cette année, avec l’entrée dans la loi de

programmation militaire, cette modernisation

s’accélère afin de permettre au MCO-T d’exploiter

dès 2024 un modèle productif adapté à

la remontée de l’activité des forces dans une

phase délicate de transition capacitaire avec

l’arrivée des équipements SCORPION.

Effectivement, rien ne pourra se faire sans

l’adhésion de l’ensemble du personnel civil et

militaire. C’est un facteur de succès que l’on

ne peut pas nier. Il s’agit, en fait, de se mettre

en condition de réussite en adaptant la formation,

en ajustant les organisations et en faisant

que chacun exerce ses prérogatives à son niveau.

À dire vrai, je considère les mentalités

déjà tournées vers la modernité dans une armée

de Terre en pleine maturité.

Quelle est la place de l’innovation dans le

MCO-T ?

De nombreuses innovations du MCO-T naissent

déjà dans les ateliers du MCO-T, et depuis

longtemps ! Aujourd’hui, il s’agit de faire rimer

modernisation du MCO-T avec innovation

et transformation numérique. L’innovation doit

permettre de saisir toutes les opportunités

technologiques, méthodologiques ou managériales

à même d’optimiser la maintenance et

sa chaîne logistique. Il s’agit non seulement

d’utiliser les outils et les processus qui font

leur preuve aujourd’hui pour élaborer des modèles

économiques, mais également d’être en

capacité d’intégrer de façon agile les technologies

matures, au fur et à mesure de leur accessibilité,

dans tous les procédés de maintenance

ou de la logistique du MCO-T.

La transformation numérique porte l’ambition

d’améliorer la productivité au sein de nos

ateliers grâce à la numérisation d’un certain

nombre d’actes, c’est ce que j’appelle ’’réparer

plus’’. Il s’agit également de passer progressivement

d’une maintenance préventive

à une maintenance prévisionnelle grâce aux

différents capteurs positionnés sur les principaux

organes de l’équipement ; autrement dit

’’réparer mieux’’, c’est-à-dire au juste besoin

donc au juste coût, en limitant au maximum,

le délai de privation de jouissance de l’équipement

pour les unités.

La SIMMT accompagne l’innovation, en particulier

grâce au MCO LAB Terre. Il s’impose

comme un lieu de rencontre entre une grande

diversité d’acteurs pour créer un bouillonnement

d’idées et de réflexions pour voir éclore

de nouveaux projets répondant aux besoins

des forces.

Pouvez-vous préciser quelques-uns des projets

innovants que porte le MCO-T ?

Par essence, nos maintenanciers ont une forte

appétence pour ’’la chose technique’’, c’est-

033

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

034

à-dire maîtriser le fonctionnement de l’équipement

pour en améliorer le soutien. Cet état

d’esprit irrigue tout le MCO-T et s’étend bien

au-delà du domaine technique pur. Je citerai

trois exemples qui illustrent cette culture de

la modernité et de l’innovation.

Tout d’abord, dans le domaine financier, je retiens

la comptabilité analytique. Cela n’a l’air

de rien de prime abord. Mais, c’est extrêmement

novateur pour le MCO de connaître ses

coûts avec de plus en plus de précision et de

pouvoir mettre pleinement en perspective

les choix qui s’offrent, en particulier pour les

équilibres entre les différents maîtres d’œuvre

industriels.

Ensuite, dans le domaine de la production, la

fabrication additive est une innovation emblématique

et prometteuse. Des expérimentations

sont en cours en France comme en opération

extérieure autour de cette nouvelle technologie.

Elle permet de réaliser quasiment ex nihilo

des pièces de rechange potentiellement

complexes. Cette option pourrait, demain, être

intégrée d’emblée dans la conception des nouveaux

équipements et de leur soutien.

Enfin, un système d’information innerve tout le

MCO-T. Sa modernisation ’’par les deux bouts’’

est une innovation en soi. ’’Par le haut’’, il

s’agit d’exploiter toutes les données utiles

stockées dans le SI du MCO-T avec des outils

de modélisation mathématiques en s’appuyant

sur l’intelligence artificielle pour aider à la

prise de décision sur les stratégies de soutien

et développer la maintenance prévisionnelle.

La modernisation du SI du MCO-T crée une

véritable dynamique autour de sa ’’capacité

nomade’’ sur des tablettes. Dénommés ICAR

et DEDAL, ces projets permettent d’automatiser

le travail de saisie, de faciliter l’activité de

maintenance en donnant accès à une banque

de documentation numérisée, et, ainsi, d’améliorer

globalement la performance au sein des

ateliers. Il s’agit bien de libérer les responsables

en ateliers de tâches consommatrices

de temps pour qu’ils se recentrent sur leur

responsabilité de conduite de l’activité. C’est

ce que j’appelle la numérisation ’’par le bas’’.

Modernité va également de pair avec l’arrivée

du programme SCORPION dans l’armée

de Terre française. On parle d’une véritable

mutation technologique. Est-ce un vrai virage

pour le soutien des matériels terrestres ?

Pouvez-vous nous en dire plus ?

Avec l’arrivée du programme SCORPION et

le déploiement des premiers équipements

de quatrième génération dans les forces dès

2020, l’armée de Terre confirme son caractère

d’armée de haute technologie. Si l’on considère

l’aspect MCO, la vétronique embarquée

dans ces équipements va nous permettre de

passer un véritable cap dans la maintenance

prévisionnelle que j’évoquais précédemment.

Cette évolution va également nécessiter une

évolution des compétences de nos maintenanciers

et, certainement, l’apparition de métiers

nouveaux au sein de nos organisations, les

Data Scientists par exemple. Donc oui, c’est un

virage dans la modernité avec des actes fondamentaux

de la maintenance à adapter à ce

nouveau contexte. Le MCO-T est d’ores et déjà

en ordre de bataille pour affronter ce défi.

La capacité SCORPION a séduit la Composante

Terre belge qui va complètement l’intégrer. La

SIMMT va-t-elle jouer un rôle dans ce partenariat

inédit ? Aura-t-elle des contacts et des

liens avec ses collègues belges pour la mise

en place du programme en Belgique ?

Dans le cadre de l’acquisition pour la composante

Terre belge de cette capacité motorisée

(CaMo), la compatibilité des doctrines

d’emploi s’accompagne d’une compatibilité du

soutien. L’état-major de l’armée de Terre et la

SIMMT, par l’intermédiaire de l’école du Matériel,

travaillent avec nos partenaires belges

pour identifier les interactions possibles. Des

pistes existent dans le domaine de la formation

et, potentiellement, dans celui de la logistique

mais il est encore un peu tôt pour en

parler précisément.

L’armée de Terre française est présente sur de

nombreux théâtres d’opération extérieure et

les matériels déployés sont extrêmement sollicités.

Simultanément, si l’on se réfère à la loi

de programmation militaire 2019-2025, l’activité

de préparation opérationnelle des forces

doit se développer pour rejoindre de nouveaux

standards. Dans ce contexte, la régénération

du potentiel et le maintien de la disponibilité

de ces matériels représentent un réel défi

pour la SIMMT afin de fournir aux forces les

équipements dont elles ont besoin pour réaliser

leurs missions et leurs activités. Quel

bilan pouvez-vous tirer après trois années de

mise en œuvre du modèle MCO terrestre ?

Effectivement, le défi est de taille. Mais la

transformation du MCO-T engagée en 2016 et

l’effort fourni depuis 2017 produisent d’ores et

déjà des résultats positifs qui rendent ce défi

accessible à court terme.


036

M.I.F.A. - FED 2019

Le modèle MCO-T 2025 repose sur des principes

structurants dont le premier d’entre eux

est la séparation entre les maintenances industrielle

et opérationnelle. La maintenance

industrielle est la pierre angulaire du système

productif du MCO-T dans la mesure où elle est

chargée de régénérer les équipements afin de

leur redonner du potentiel, c’est-à-dire une «

nouvelle vie », sur la base d’un partenariat fort

entre les capacités étatiques et l’industrie privée.

La maintenance opérationnelle est, quant à

elle, chargée de réparer les matériels afin de

les rendre disponibles pour l’emploi. Une plus

grande flexibilité dans la réalisation des actes

de maintenance opérationnelle et la présence

des unités de maintenance au sein des forces

et au plus près des unités permettent non seulement

de « réparer plus » mais aussi, grâce

à une vision plus directe et plus pragmatique,

facilitent le réinvestissement des unités dans

le soutien de leur matériel. Le regroupement

de la maintenance opérationnelle au sein d’un

commandement unique, celui des forces terrestres,

tout en restant sous mon autorité

fonctionnelle, permet à nos maintenanciers

de soutenir les équipements dans une logique

paix-crise-guerre c’est-à-dire, faire en France

comme en opérations. Les bénéfices sont tangibles.

En trois ans, la disponibilité technique

a progressé de près de 7 points pour atteindre

les 70% requis pour conduire les activités des

forces. Dans les faits, ce sont des régiments

qui ont retrouvé les moyens de s’entraîner.

Quel rôle jouent les régiments du Matériel

(RMAT) dans la maintenance ?

Au nombre de six, les RMAT sont la force de

frappe de la maintenance opérationnelle.

Au-delà du nombre de régiments, il faut surtout

regarder la capacité globale de soutien

de la maintenance opérationnelle. En effet, en

complément des RMAT, une section de maintenance

est déployée organiquement auprès

de chaque régiment des forces terrestres et

organisme de formation ; une centaine en tout,

ce qui représente 50% de la capacité de maintenance

opérationnelle. Les RMAT et les sections

de maintenance régimentaire (SMR) sont

les garants de l’aptitude des forces terrestres

à se déployer en opérations avec des structures

de soutien commandées, cohérentes et

adaptables. La maintenance opérationnelle

s’instruit, s’entraîne et s’engage selon le principe

d’un continuum paix-crise-guerre que

j’évoquais précédemment.

Du personnel civil travaille au sein du MCO-T.

Qu’apporte-t-il à la maintenance des matériels

terrestres ? Comment s’effectue le recrutement

?

Le MCO-T compte près de 4000 civils dans ses

rangs, soit près du tiers des effectifs, présents

à tous les postes et à tous les niveaux. Il existe

une véritable complémentarité entre le personnel

civil et militaire, dans la mesure où le

personnel civil apporte la permanence, l’expertise

spécialisée et la stabilité.

Complémentarité d’expertise d’abord : les civils

détiennent des compétences parfois extrêmement

pointues qui demandent à la fois une

formation très spécialisée et de l’expérience.

Complémentarité dans la charge de travail ensuite

: employés sur des postes pouvant également

être occupés par des militaires, mais

n’étant pas engagés en opération, les civils

garantissent la continuité dans le fonctionnement

des entités du MCO-T.

Le MCO-T offre un panel extrêmement large

de métiers et assure chaque année le recrutement

de près de 200 civils. Il existe plusieurs

voies de recrutement en fonction du statut et

du type de poste à pourvoir : soit de manière

locale au terme d’une épreuve professionnelle

pour les ouvriers de l’État, soit par concours

au niveau national pour les fonctionnaires. Il

existe également un recrutement sous contrat

pour certaines compétences particulières ou

très spécifiques.

Ces dernières années, avec la mise en œuvre

du nouveau modèle Au contact, l’armée de

Terre a créé de nouvelles unités. Comment se

passe l’équipement de ces unités et la mise à

disposition des nouveaux matériels ?

Vous abordez avec cette question le sujet de

la remontée en puissance, souvent évoquée

mais peu conceptualisée et rarement mise

en œuvre. La remontée en puissance de l’armée

de Terre qui a suivi la vague d’attentats

de 2015 concernait essentiellement les effectifs

avec 11 000 hommes supplémentaires, et

s’est effectivement traduite par la création

de nouvelles unités. L’équipement du combattant,

incluant l’armement individuel, a été

pris en compte dans la loi de programmation

militaire 2019-2025. En revanche, le volume

de matériels majeurs est resté sensiblement

identique, car indexé sur le contrat opérationnel.

Lorsque je mets ce constat en perspective

avec la remontée de l’activité inscrite dans la

loi de programmation militaire, j’en tire trois

conclusions.

En premier lieu, nous allons devoir gérer collectivement

une décennie de transition capacitaire

entre les matériels d’anciennes générations

et ceux de la génération SCORPION, tout

en revalorisant une partie des parcs anciens.

Ensuite, il s’agira de régénérer plus de matériels

et plus vite (maintenance industrielle)

pour distribuer davantage de matériels aux

forces, et réparer plus et plus vite (maintenance

opérationnelle) pour soutenir une plus

forte activité des régiments. Enfin, la politique

de gestion et d’emploi des différents parcs devra

être adaptée de façon discernée et pilotée

pour que les troupes retrouvent une liberté

de manœuvre et puissent bénéficier des équipements

au moment opportun pour conduire

leurs activités.

L’enjeu des compétences doit-être important

alors que l’armée de Terre est à la croisée des

chemins entre les matériels d’anciennes et de

nouvelles générations. La formation de nouveaux

techniciens est-elle importante ? Des

partenariats sont-ils liés avec les industries

dans ce but ?

Les compétences constituent en effet un enjeu

majeur qui est pris en compte. Le défi est

de former nos maintenanciers aux nouvelles

technologies tout en conservant, pendant encore

des années, l’expertise technique sur les

plus anciens matériels. C’est la manœuvre de

transition capacitaire que j’évoquais précédemment.

En effet, les équipements SCOR-

PION de quatrième génération vont côtoyer

ceux de deuxième génération, entrés en service

dans les années 70-80, qui resteront encore

dans les forces jusqu’à la fin des années

2020, et ceux de troisième génération entrés

en service au tournant des années 2000-2010

pour 30 ou 40 ans.

Nous développons avec l’école du Matériel de

Bourges, un programme global de formation à

la maintenance de l’armée de Terre (PROMAT).

Il couvre à la fois le besoin de compétences

techniques et d’encadrement des ateliers ;

mais il vise également à consolider la capacité

de conception des systèmes de soutien, de

pilotage des processus de la maintenance, et

plus globalement de management ’’haut’’ du

MCO-T.

Nous travaillons pour cela avec différents partenaires

du monde de l’éducation ou de l’industrie

privée, voire des prestataires de service.

Nous développons une logique d’échange. Par

exemple, la formation de nos premiers maintenanciers

SCORPION sera appuyée par les industriels,

là où nous montons en compétences

certains industriels sur le MCO de véhicules

plus anciens comme le VBL ou les camions.

Dans le cadre du partenariat que vous renforcez

avec l’industrie privée, la plate-forme

SAMOURAI est présentée comme une avancée

majeure pour la modernisation du MCO terrestre

et opérationnelle depuis cette année.

Elle disposera d’outils numériques amenés à

évoluer, en s’appuyant notamment sur l’innovation.

Où en est la mise en place ? Le lancement

apporte-t-il les satisfactions espérées ?

Samouraï est un marché innovant de pilotage

partagé du soutien réalisé sur un plateau de

conduite commun. Il vise à optimiser le soutien

grâce à des échanges directs entre les

maîtrises d’œuvre industrielles et étatiques.

Il s’accompagne effectivement d’outils numériques

de pilotage, de suivi et d’analyse

qui s’intègrent dans la stratégie générale de

transformation numérique du MCO-T. Ce mode

de fonctionnement est pleinement opérationnel

depuis début 2019 et, bien que nous soyons

très satisfaits des résultats obtenus jusqu’ici,

il est encore tôt pour en tirer des conclusions.

Au-delà de SAMOURAI, c’est bien cette logique

de partenariats au plus près que cherche à développer

la SIMMT avec le monde industriel.

Le budget alloué aux Armées est un thème récurrent.

Comment la SIMMT optimise-t-elle

ses moyens face aux contraintes budgétaires

sans mettre en danger les opérations sur le

terrain ?

Il faut tout d’abord préciser que la loi de programmation

militaire 2019-2025 reconnaît

pleinement le besoin d’entretien des matériels

lié à la remontée de l’activité de préparation

opérationnelle des forces. Les ressources en

entretien programmé des matériels sont donc

en hausse sur la période.

La SIMMT est évidemment en ordre de bataille

et dispose des outils pour optimiser l’emploi

des ressources qui lui sont confiées par les

états-majors d’armées et les autres maîtrises

d’ouvrage.

La SIMMT mise sur une performance globale

qui repose sur la recherche de l’efficience

dans tous les secteurs où cela est possible.

En premier lieu, l’organisation intégrée de la

SIMMT est un facteur clé de la performance

globale du MCO-T : de la définition du soutien

et la passation des contrats jusqu’à la liquidation

de la dépense. Cela permet d’optimiser

037

M.I.F.A. - FED 2019


038

M.I.F.A. - FED 2019

les marges de manœuvre physico-budgétaires

et d’établir un nécessaire lien physico-financier

entre la ressource allouée et la production

attendue.

En outre, nous renforçons ce lien physico-financier

en développant de véritables modèles

économiques pour chacun des parcs majeurs

afin d’identifier la dépense au juste besoin, à

l’aune des moyens de production étatique et

privée disponibles.

Enfin, la SIMMT développe et met en œuvre

depuis près de 10 ans des contrats globaux,

que nous appelons marchés de soutien en service

(MSS), et qui intéressent l’industriel à la

performance ; le soutien du char Leclerc est

précurseur en la matière.

La SIMMT est-elle en contact étroit avec la

DGA afin de préparer l’arrivée de nouveaux

matériels et d’anticiper la maintenance qui va

en découler ?

La direction générale de l’armement est un

partenaire essentiel pour la SIMMT dans l’élaboration

des stratégies de soutien des équipements

nouveaux. L’arrivée des nouveaux

matériels est conduite par des équipes de

programmes intégrées auxquelles participe la

SIMMT aux côtés de la DGA et de la section

technique de l’armée de Terre. La problématique

de maintenance est prise en compte au

plus tôt afin que les futurs matériels puissent

être soutenus le plus efficacement possible

dès le premier jour et dans la durée.

La SIMMT est amenée à acquérir du matériel

en complément de la DGA. De quel type de matériel

s’agit-il ? A qui est-il destiné ?

Effectivement, sans être un organisme d’acquisition

de capacité, la SIMMT acquiert des

équipements pour les forces. Ce sont des matériels

qui viennent en complément des programmes

d’armement majeurs et qui sont le

plus souvent acquis par le biais de plateforme

d’achat et ’’sur étagère’’. Nous sommes sollicités

par les différentes armées, directions

et services pour tous les équipements qui relèvent

du milieu terrestre, principalement des

véhicules peu ou pas militarisés, de l’armement

petit calibre, ou encore de l’optique.

Vous dites que l’entretien du matériel est un

acte de combat. Pourtant, la maintenance peut

paraître comme une fonction moins « attirante

» pour le grand public ou les médias de grande

audience, à la différence d’autres fonctions

opérationnelles plus ’’guerrières’’. Est-ce le

cas ?

Depuis 10 ans, une prise de conscience s’est

opérée à l’aune de nos engagements les plus

durs, hier en Afghanistan, aujourd’hui dans la

bande sahélo-saharienne. Toutes nos opérations

sont réalisées dans un cadre interarmes

voire interarmées où chacun se rend compte

de l’intérêt et de l’apport des fonctions opérationnelles

voisines. Elles sont toutes complémentaires.

Chaque arme a ses spécificités

et attire un public différent. Si elle est moins

médiatisée que d’autres fonctions opérationnelles

qui mènent les opérations, sur le terrain

personne ne s’y trompe et considère la

maintenance comme une fonction essentielle.

L’arme du Matériel a simplement un vivier

différent dans lequel elle recrute. Nous développons

d’ailleurs de nombreux partenariats

avec l’éducation nationale et plus particulièrement

les lycées professionnels, pour attirer

les meilleurs jeunes.

Vous parliez de fonctions opérationnelles plus

’’guerrières’’. En fait, l’esprit guerrier irrigue

l’ensemble de l’armée de Terre, quelles que

soient les armes, car il conjugue aguerrissement,

technologie et tradition que l’on retrouve

désormais dans toutes les unités.

Mon général, vous avez abordé au cours de

notre entretien bon nombre de concepts et de

sujets concrets. Si vous deviez vous résumer

en un mot ?

Moderne. Je crois que le MCO-T est un domaine

résolument moderne aussi bien dans les techniques

et les processus que dans l’état d’esprit.

Tous les domaines auxquels se rattache

le MCO-T se complexifient et se modernisent.

Face à cela, le MCO-T s’adapte également à

son environnement. Cette adaptation est d’autant

plus essentielle que les attendus des

forces vont grandissants. Le défi est de taille,

mais les hommes et les femmes du MCO-T me

semblent prêts à le relever. Ils voient au quotidien

le fruit de leur travail. Les progrès réalisés

ces deux dernières années en matière de

disponibilité des matériels nous motivent pour

poursuivre inlassablement la construction de

la maintenance de demain. J’ai confiance !

Marie-Madeleine COURTIAL

Autocars Suzanne

experts du transport depuis 1920 !

Chez les Suzanne, le transport est une véritable histoire de famille.

Aujourd’hui, Claude Suzanne et son frère sont à la tête de cette entreprise

située à Villeneuve-Saint-Georges (94) et de sa flotte de véhicules à la

pointe de la technologie. Autocars scolaires, de tourisme et de grand

tourisme, ces véhicules vont du 15 aux 63 places pour des déplacements

placés sous le signe du confort et de la sécurité.

Une flotte de 150 véhicules

Pour assurer le transport de passagers, Autocars

Suzanne équipe ses véhicules d’outils adaptés

à vos besoins : climatisation, ceintures de

sécurité, système de géolocalisation bien sûr et

de nombreux extras tels que la caméra de recul,

l’anti-retournement, l’anti-patinage, des WC,…

Certains véhicules sont accessibles aux personnes

à mobilité réduite et peuvent être affrétés sur

demande.

La vocation des Autocars Suzanne ? Une entreprise

à taille humaine, toujours flexible.

Objectif sécurité

Dans le respect de la réglementation et de

chaque passager bien sûr, les Autocars Suzanne

forme leurs conducteurs. Ces derniers doivent

obligatoirement, tous les 5 ans suivre une

formation de remise à niveau.

Côté maintenance, l’entreprise possède ses

propres ateliers où une équipe de 13 personnes

travaille sur chaque élément des véhicules.

Les pneus, quant à eux, sont vérifiés toutes les

semaines par une société extérieure.

Une démarche environnementale

Première transporteur de voyageurs en Îlede-France

à avoir signé la démarche Objectif

CO2, l’entreprise forme ses conducteurs à l’écoconduite.

Elle répond également aux normes Euro 5 et Euro

6 grâce à des cars fonctionnant au gaz naturel et

même quelques autocars électriques !

www.autocars-suzanne.fr

039

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

040

MSD Vaccins

l’innovation au service de la santé

Laboratoire pharmaceutique mondial fondé sur la recherche, MSD (Merck

Sharp & Dohme) est entre autres l’un des leaders de la vaccination,

présent à tous les âges de la vie (pédiatrie, adolescence, adulte) avec

12 vaccins mis à disposition en France. MSD Vaccins, dont le siège est

à Lyon, n’a de cesse d’innover pour contribuer à protéger la santé de

millions de personnes.

Plus de 120 ans d’histoire

Depuis 1895 et la découverte du 1er vaccin contre

la diphtérie, MSD Vaccins n’a eu de cesse de développer

et de proposer au plus grand nombre de

véritables solutions de santé publique.

MSD Vaccins fut notamment pionnier dans le développement

du 1er vaccin contre la rougeole en

1963, suivi du vaccin trivalent en 1971 ou encore

du 1er vaccin contre plusieurs infections à papillomavirus

(aussi appelés HPV) – un virus qui touche

environ les 3/4 de la population et provoque chaque

année environ 4200 nouveaux cancers féminins.

Aujourd’hui, les bébés doivent être vaccinés contre

11 maladies et MSD Vaccins en couvre 9, devenant

un acteur majeur du domaine de la pédiatrie.

Des innovations constantes

MDS Vaccins développe sans cesse de nouvelles

technologies, travaillant par exemple sur les vaccins

thérapeutiques, une nouvelle génération de

vaccins visant la guérison de maladies telles que

des cancers, et non plus seulement leur prévention.

Le laboratoire a également mis au point un vaccin

pour enrayer les épidémies d’Ebola, montrant

ainsi son investissement sociétal notamment en

Afrique auprès d’organisations telles que l’Organisation

Mondiale de la Santé (OMS) ou Médecins

Sans Frontières (MSF).

« Nous investissons continuellement dans la recherche

pour mettre au point de nouveaux vaccins

et proposer des solutions innovantes permettant

de répondre aux différents enjeux de santé publique

», partage Boris Danilovic, Directeur Exécutif

de MSD Vaccins.

Objectif prévention

Grâce à des outils pédagogiques, MSD Vaccins

investit beaucoup dans la formation des professionnels

de santé sur la science, ainsi que dans

la communication auprès du grand public afin de

renforcer la confiance dans la vaccination.

www.msd-france.com


M.I.F.A. - FED 2019

042

Medicalem

Parce que la vie est précieuse…

Medicalem a été fondée en 2007 avec la volonté d’offrir aux professionnels

de santé les meilleurs outils et les meilleures conditions d’entrainement

pour se former aux gestes qui sauvent.

Entreprise française spécialisée dans la distribution de simulateurs

médicaux, elle est considérée comme le partenaire des infirmiers,

pompiers, urgentistes… civils et militaires qui apprennent à agir dans

toutes les situations, même les plus hostiles.

Un acteur de la médecine de guerre

La simulation médicale permet d’immerger les

médecins de guerre et les militaires dans des

scénarios représentant la réalité du terrain.

Ainsi, ils apprennent à appliquer le protocole

d’intervention et se forment aux gestes qui sauvent

sur des mannequins plus vrais que nature. Cela,

afin d’être prêt à venir en aide aux populations

sans se mettre eux-mêmes en danger.

Une préparation complète

Pour savoir réagir même dans les pires situations,

les militaires et professionnels de santé doivent

être formés tant sur le plan technique que

psychologique.

Grâce à des outils de simulation hyper-réalistes se

rapprochant au maximum de la réalité du terrain,

les acteurs de la médecine de guerre apprennent à

gérer leur stress pour être en mesure de toujours

réaliser les bons gestes.

Des outils de pointe

Medicalem compte plus de 1500 références de

produits de simulation. Parmi eux : ONSim, un outil

d’immersion à 360° qui permet de se plonger dans

un contexte d’attaque grâce à un casque de réalité

augmentée. Medicalem distribue également des

mannequins électroniques qui saignent et des

outils de débriefing qui filment les interventions

afin de se former en continu !

Parce que la vie est précieuse, Medicalem

accompagne les héros de guerre pour qu’ils

partent et reviennent ensemble. Tous ensemble.

www.medicalem.com


044

Maintenance des forces

« Le dispositif de la maintenance opérationnelle

est incontestablement en tension »

également visité, sous l’angle de la préservation

du capital en équipements, plusieurs régiments

interarmes tant en métropole, qu’en

outre-mer et à l’étranger.

Au-delà des réorganisations, j’ai très vite été

frappé, au retour d’une affectation de trois

ans à l’Otan dans le domaine des opérations

interarmées et interalliées, par le changement

des procédures, voire l’évolution culturelle,

qui a découlé du plan de transformation

du maintien en condition opérationnelle

des matériels terrestres (MCO-T). La création

du Commandement de la Maintenance des

Forces Terrestres, concomitante de la refonte

du modèle de l’armée de Terre « Au contact »,

a incontestablement rapproché la maintenance

opérationnelle des utilisateurs.

045

M.I.F.A. - FED 2019

C’est l’organisme qui, depuis sa création le 1er juillet 2016, est chargé d’assurer

la maîtrise d’oeuvre de la maintenance opérationnelle. Le Commandement

de la Maintenance des forces (COM MF) est donc l’unité qui doit remplir

une mission pas toujours visible mais absolument incontournable pour une

armée efficace : assurer la mise à disposition des matériels terrestres aux

régiments, qu’ils soient déployés sur le territoire métropolitain, en outremer

ou en Opex.

Arrivé le 1er octobre 2018 au commandement du COM MF, le général de

division Claude Goudeau répond aux questions du Mifa Magazine.

MIFA : Vous allez achever votre première année

à la tête du commandement de la maintenance

des forces terrestres. Quel bilan tirez-vous

de cette première échéance à titre

personnel. L’avancement de votre mission

est-il conforme aux objectifs fixés lors de la

prise de poste ?

Général Claude Goudeau : Cette année est

passée particulièrement vite du fait d’un

agenda très chargé. Bien que connaissant

en profondeur la maintenance des matériels

terrestres pour y avoir effectué l’essentiel de

ma carrière, j’ai voulu effectuer des visites de

commandement dans toutes mes formations

dès ma prise de fonction. De plus, responsable

du contrôle interne maintenance, j’ai

Sous l’impulsion du général commandant les

forces terrestres (COM FT), les régiments des

forces, qui regroupent les deux tiers des réparateurs

militaires au sein de leur section

ou peloton de maintenance régimentaire ont

pris en compte le fait maintenance avec une

acuité accrue en sensibilisant les utilisateurs

et en cherchant à maximiser la production de

maintenance opérationnelle dans toutes les

spécialités. Sur ces bases indispensables,

les régiments du Matériel, chacun dans leur

zone géographique, peuvent marquer des efforts

planifiés au niveau des grandes unités

(brigades interarmes ou commandements

spécialisés) en identifiant les moyens les

plus adéquats pour appuyer, au plus près,

chaque activité opérationnelle : la projection

en opérations, bien sûr, tant à l’étranger que

sur le territoire national, mais également les

alertes, les manœuvres interarmes en camps

d’entrainement spécialisés, les grands exercices,

y compris aux côtés de nos alliés, la

préparation opérationnelle métier en garnison

et toutes les lourdes activités de formation

qui ne connaissent pas de répit.

Les résultats sont au rendez-vous avec une

disponibilité moyenne autour de 70 %. Si la

situation reste tendue en termes de main

d’œuvre, les parcs de l’armée de Terre ont une

bonne disponibilité de court terme permettant,

en concentrant les efforts, de remonter

la disponibilité technique (DT) à hauteur des

besoins opérationnels. Cette situation générale

se concrétise en chiffres en opérations

extérieures où, sans relâche, nos mécaniciens

maintiennent constamment disponibles 90 %

des matériels des groupements tactiques.

Pouvez-vous nous rappeler les raisons pour

lesquelles la Défense a décidé de se doter

d’un commandement de la maintenance des

forces terrestres en 2016 ? A quels enjeux de

restructuration ou d’efficacité cette organisation

répondait-elle ?

En séparant la maintenance industrielle et la

maintenance opérationnelle, le plan de transformation

vise à accroitre la production dans

ces deux compartiments de terrain. Peu à peu

depuis 2016, le plan de charge des régénérations

confiées aux régiments du Matériel

s’amenuise au rythme du transfert des effectifs

de personnel civil vers le Service de la

Maintenance Industrielle Terrestre (SMITer).

Ce renforcement de la maintenance industrielle

contribue indirectement à la satisfaction

du besoin des forces, car il vise à régénérer

plus de matériels, qui pourront ensuite

être affectés rapidement en bon état dans les

formations de l’armée de Terre.

De notre côté, nos effectifs sont plus disponibles

pour effectuer les opérations préventives

ou curatives longues ou très techniques,

que les mécaniciens des régiments

interarmes, faute de temps, de compétences

ou d’outillages ne peuvent réaliser. De plus,

comme je l’ai évoqué plus haut, nous pou-

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

046

vons adapter le soutien aux activités à travers

des détachements avancés de soutien en

manœuvre ou des équipes légères d’intervention,

qui effectuent des opérations techniques

minutieusement planifiées pour être les plus

profitables pour tous, notamment en réduisant

les délais d’absence des matériels dans

les unités détentrices.

Quels sont les principaux défis dans l’armée

française concernant la maintenance opérationnelle

des équipements de combat ? Y a-t-il

une spécificité française liée au déploiement

de nos forces de défense ou de caractéristiques

particulières de nos matériels ?

La maintenance opérationnelle s’est préparée

à faire face à deux défis majeurs pour l’armée

de Terre française, qui lui permettront, selon

l’objectif fixé par le chef des armées, de

se hisser au premier plan européen. Il s’agit,

d’une part, de la transition capacitaire vers les

unités Scorpion et, d’autre part, de la hausse

des standards de préparation opérationnelle

inscrite en loi de programmation militaire

pour rehausser les compétences de nos équipages

sur des matériels majeurs d’un emploi

tactique de plus en plus complexe.

Pour la maintenance, cela consiste à prendre

en charge des matériels nouveaux, pas forcément

plus complexes à entretenir et réparer,

mais nécessitant des compétences

différentes en nombre et en spécialité. Et

ceci doit être mené à bien tout en assurant

le soutien de nos engagements opérationnels

très exigeants - c’est peut-être là que

je verrais une spécificité française - sur les

matériels encore en dotation, et ce depuis de

nombreuses années. Enfin, il faudra offrir sur

tous les parcs, d’ancienne comme de nouvelle

génération, plus de disponibilité et de potentiel

(en heures moteur, en kilomètres ou en

nombre de coups) pour tenir les objectifs de

préparation opérationnelle.

Entre les multiples missions des armées, de

Sentinelle aux Opex, diriez-vous que l’usage

de nos matériels se fait en flux tendu en

termes de maintenance ? Les moyens actuels

permettent-ils d’assurer un même niveau de

maintenance si les opérations venaient encore

à s’intensifier ou à durer ?

Le dispositif de la maintenance opérationnelle

est incontestablement en tension. Dans

aucune autre fonction opérationnelle vous ne

verrez comptabilisées les heures passées sur

le métier avec autant de rigueur et avec un tel

niveau de reporting.

Mais la situation ne peut pas être globalisée

et moyennée sur tous les parcs et sur toutes

les spécialités, car ce sont les activités opérationnelles

qui, parfois brutalement, dictent

le tempo. Les canons Caesar dont la performance

a été manifeste au Moyen-Orient,

ont consommé beaucoup de potentiel et nécessité

un fort engagement de spécialistes

jusqu’à leur récent désengagement. Les

exercices internationaux tout comme notre

présence dans les pays baltes mobilisent les

parcs majeurs (chars Leclerc et VBCI). Les

convois logistiques de l’opération Barkhane

usent précocement les camions lourds équipés

de dispositifs de protection. Comment

faisons-nous face à ces sollicitations variées

dans le temps, dans les types de matériels et

dans les conditions de déploiement ? D’abord

nous avons une connaissance pointue de

nos capacités. Notre organisation est bâtie

en regard d’hypothèses d’engagement et de

contrats opérationnels fixés par l’état-major

des armées. A défaut d’emporter toujours les

difficiles arbitrages sur les ressources, cette

connaissance permet de faire preuve de résilience

sur nos réductions temporaires de

capacités en permettant les bascules d’effort

et les remontées en puissance. Ensuite, nous

sous-traitons partiellement certaines activités

de maintenance opérationnelle stables et

constantes à travers le recours à des concessions

locales d’industriels privés. Sur ce dernier

point, nous sommes particulièrement

vigilants sur l’entretien des savoir-faire. Entretenir

et réparer en garnison, pour un mécanicien,

contribue à sa préparation opérationnelle

métier.

Quels sont les nouveaux défis techniques liés

à la maintenance des équipements de combat

? Y a-t-il des questions particulières qui

n’existaient pas par exemple il y a dix ans ?

L’école du matériel de Bourges travaille-telle

sur de nouveaux axes de spécialisation ?

J’identifie deux défis techniques : la polyvalence

des plus petits niveaux de soutien et

la maîtrise du système d’armes complexe

que devient, individuellement, chaque engin

Scorpion. Les matériels Scorpion ont été spécifiés

pour être facilement soutenables. Ils

requièrent des temps d’intervention courts

pour procéder à des échanges standards de

sous-composants. Mais il ne suffira pas de

réparer une caméra thermique ou d’échanger

un alternateur, il faudra surtout s’assurer de

la cohérence technique de toutes les fonc-

tions portées par la vétronique du matériel.

Indépendamment des pannes éventuelles, les

configurations des matériels sont modifiables

à travers des kits, qu’il revient à la maintenance

opérationnelle de gérer, de stocker, de

monter et démonter en fonction des activités

en garantissant chaque fois aux équipages

l’aptitude du matériel à remplir sa mission.

Avec la livraison de ces matériels, c’est aussi

la doctrine d’emploi de l’armée de Terre

qui évolue. A travers le combat collaboratif,

qui permet d’obtenir des effets sur l’ennemi

à partir de plateformes disséminées sur

le terrain, les unités de combat pourront se

réarticuler, se diluer puis se concentrer avec

une agilité nouvelle, que la maintenance devra

accompagner au rythme de la manœuvre.

L’Ecole du matériel de Bourges participe,

pour le COM MF, à tous les travaux doctrinaux

conduits au sein de l’armée de Terre. Par délégation

du directeur central de la structure

intégrée du maintien en condition opérationnelle

des matériels terrestres (SIMMT), le

général commandant l’école pilote également

les filières professionnelles et les formations

spécialisées qui préparent les futurs maintenanciers,

qu’ils soient officiers, sous-officiers,

militaires du rang ou personnel civil,

chacun à son niveau, à relever ces deux défis.

Quelles seraient vos recommandations pour

améliorer encore l’efficacité de votre mission

et notamment maintenir le taux de disponibilité

des matériels les plus anciens qui s’érode ?

Nous avons d’ores et déjà une capacité reconnue

à satisfaire les priorités des forces

terrestres. Nous avons du personnel, civil et

militaire, très compétent et d’une disponibilité

exemplaire. Il faut pouvoir fidéliser notre

personnel. Cela passe par la valorisation de

la technique, des parcours professionnels

attrayants et des missions intéressantes.

Nous nous y attachons. En revanche, nous

restons impuissants, lorsque surviennent

de nouveaux faits techniques, qui fragilisent

inopinément la disponibilité d’un parc. Sans

filière d’approvisionnement, sans solution

qualifiée pour faire face à une obsolescence,

sans maîtrise technique attentive, la maintenance

opérationnelle est impuissante. Ce

salon est l’occasion de sensibiliser nos industriels

à ces questions qui, sur les parcs

les plus anciens, portent de forts enjeux opérationnels

pas toujours corrélés aux objectifs

commerciaux ou industriels.

Damien DURAND

047


048

Teamex

esthétique, hygiène et propreté

Depuis plus de 25 ans, cette entreprise basée à Fleury-les-Aubrais dans le Loiret

(45) est spécialisée dans la propreté pour tous secteurs d’activités : industrie,

transport, laboratoires, hôpitaux, agro-alimentaire, espaces verts,… Avec plus de

500 collaborateurs et 6 agences réparties dans toute la France, Teamex forme

ses agents aux techniques de nettoyage les plus spécifiques.

049

Zoom sur une entreprise qui vous apporte son savoir-faire au jour le jour.

Sur chaque site, un responsable contrôle très régulièrement

le respect de la charte de propreté et des normes

règlementaires, pour une meilleure prévention des

risques, faisant toujours rimer propreté avec sécurité !

Une démarche écologique

Teamex possède plusieurs certifications écologiques

telles que Qualipropre, Iso 9001 ou encore le label H20.

L’entreprise s’inscrit ainsi dans une démarche environnementale,

utilisant des produits verts et formant ses

agents à leur utilisation.

www.teamex-france.fr

M.I.F.A. - FED 2019

Des solutions au quotidien

Teamex est une société qui se tient à l’écoute de ses

clients et s’adapte à leurs besoins. Du nettoyage de bureaux

à la gestion des déchets en milieu hospitalier en

passant par l’entretien de la vitrerie ou la désinsectisation,

tout est possible pour vous assurer un quotidien qui

réponde point par point à une véritable charte de propreté.

Un service de proximité

Grâce à un service de traitement de l’information en

temps réel, les équipes de Teamex sont informées rapidement

et de façon ciblée pour une action efficace.

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

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1er Régiment de Spahis

Audace, tradition et engagement

Très bien situé entre Vercors et Ardèche, au cœur de la ville de Valence, le

1er Régiment de Spahis entretient des relations privilégiées avec la région et

ses habitants. Unité de cavalerie de la 6e Brigade Légère Blindée, les Spahis

sont spécialisés dans la reconnaissance et l’intervention en territoire hostile,

gardant toujours en tête la devise de leur grande unité : « Vite, Fort et Loin »

et celle du régiment « Faire Face ».

Unique héritier des célèbres cavaliers d’Afrique, le 1er

Régiment de Spahis (1er RS) descend du Régiment

de Marche de Spahis Marocains (RMSM) créé en 1914

par le général Lyautey. Son histoire atypique mérite

d’être partagée en quelques dates importantes.

Engagé dans la Grande Guerre, après avoir combattu

lors des batailles de la Marne et de la Somme, le

RMSM est déployé sur le Front d’Orient, remportant

des victoires significatives à Pogradec, Skumbi et

Bofnia. Il poursuit son épopée par une victoire décisive

à Uskub en 1918 ! Ces combats lui valent cinq citations

à l’ordre de l’armée et la fourragère aux couleurs de la

Médaille militaire.

En 1921, le RMSM prend le nom de 21e Régiment de

Lors des cérémonies, les attributs de tradition

du spahi sont mis en avant. Ici le port du

burnous et les Tougs des commandants d’unité.

©Valentin.D\Armée de Terre.

Spahis Marocains et est projeté au Levant pour participer

à pacifier la zone. Il y restera sept années. Remarqué

pour son engagement, il gagnera trois nouvelles

citations à l’ordre de l’armée et la fourragère de la

Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures.

A la défaite de la France en 1940, le régiment est basé

en Syrie. Le premier escadron, aux ordres du capitaine

Jourdier, décide immédiatement de faire sécession

et de rejoindre les Forces Françaises Libres

(FFL). Il participe à la victoire des alliées d’El Alamein

en 1942 et aux combats de Tunisie en 1943. Il intègre

alors la 2e Division Blindée du général Leclerc : le 1er

Régiment de Marche de Spahis Marocains est recréé !

Débarquant en Normandie au mois d’août 1944, le 1er

RMSM participe à la libération de Paris le 25 août et de


052

M.I.F.A. - FED 2019

Strasbourg en novembre. A Strasbourg, le jeune spahi

Lebrun grimpera en haut de la flèche de la cathédrale

pour hisser les couleurs de la France, respectant ainsi

le Serment de Koufra ! Le 3e escadron fait également

partie des premières unités à pénétrer dans le « nid

d’aigle » d’Hitler, à Berchtesgaden. Pour son engagement

au sein de la colonne Leclerc, le 1er RMSM est

décoré de la Croix de la libération aux côtés des autres

régiments de la 2e DB.

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le régiment

est déployé au Maroc et en Algérie, puis en 1961,

il rejoint les Forces Françaises en Allemagne et est

basé à Spire. En 1984, il revient en France, à Valence,

au Quartier Baquet où il est toujours situé.

Engagé chaque jour

Unité professionnalisée depuis 1984, le 1er Régiment

de Spahis vit au rythme des opérations extérieures

et intérieures dans lesquelles il est continuellement

engagé. L’étendard du 1er RS porte dans ses plis 14

faits d’armes, dont le dernier cité est « Koweït 1990-

1991 » et est l’unité la plus décorée de l’Arme Blindée

Cavalerie.

Rapidité, mobilité et puissance de feu permettent aux

Spahis d’assurer des missions de reconnaissance,

d’exploiter rapidement du renseignement, et de porter

le feu dans la profondeur du dispositif ennemi.

Trois escadrons de combat sur engins blindés

AMX10RCR, deux escadrons de reconnaissance et

d’intervention sur Véhicules Blindés Légers, un escadron

de commandement et de logistique et deux escadrons

de réserve structurent le régiment.

De nos jours, le 1er RS est engagé en opérations extérieures

au Mali et au Liban ainsi qu’au sein des forces

de présence en Afrique ou des forces de souveraineté

Des traditions spécifiques

Le burnous : Cette sorte de cape de laine à capuche était à

l’origine le vêtement des bergers nord-africains qui leur

permettait de se protéger du froid la nuit. Les spahis en

ont fait leur vêtement d’apparat, de couleur rouge pour

les spahis algériens et de couleur bleu pour les spahis

marocains. Il est un rappel des racines marocaines du

régiment.

Le calot rouge : Cette coiffe évoque l’engagement du

régiment au sein de la France Libre. Les spahis ont

participé à la libération de Paris en 1944 en étant coiffés

de ce calot rouge.

La fanfare : Les musiciens portent parfois la tenue dite

orientale, composée d’une gandoura (tunique en coton

qui descend au genou) et d’un sarouel (pantalon bouffant

nord-africain).

La fête régimentaire : La fête du régiment est célébrée

le 29 septembre, date de la commémoration de la prise

d’Uskub en 1918.

sur les territoires d’outre-mer (Guyane, Martinique,

Tahiti, Nouvelle-Calédonie, Réunion). Le régiment intervient

également dans le cadre de l’opération Sentinelle

sur le territoire français.

Hors des périodes d’engagement en opération, le

soldat français doit se tenir toujours prêt. De nombreuses

semaines d’entraînement en terrain libre

et dans les camps spécialisés en combat en zone

urbaine, en terrain ouvert ou en milieu montagnard

rythment l’année pour parfaire les savoir-faire spécifiques

et travailler dans un cadre interarmes avec les

autres unités de la 6e BLB et de la 3e Division.

Marie-Hélène LEON

Préparation opérationnelle interarmes

au CENZUB.

©Valentin.D\Armée de Terre.

The Surgical Company

France

Des solutions robustes pour les missions critiques

des forces armées

Au 1er juillet 2019, les sociétés Adhesia et Sebac ont fusionné pour créer The

Surgical Company France appartenant au groupe hollandais TSC (The Surgical

Company). Cette entreprise fournit aux hôpitaux français, publics et privés, des

produits et concepts innovants à destination des spécialités médicales que sont

l’anesthésie, la réanimation, la pneumologie, la radiologie et l’orthopédie.

Sur chacun de ces univers, TSC France construit une offre qui englobe l’intégralité

des équipements nécessaires pour des soins à la pointe de la technologie !

Broncoflex

L’innovation permanente

Chez TSC France, on ne cesse de concevoir des

produits qui améliorent la vie des médecins et

des patients. Parmi les dernières nouveautés,

nous pouvons citer l’endoscope à usage unique

qui permet de minimiser les risques d’infections

nosocomiales pour le diagnostic en pneumologie.

TSC vient également de lancer sur le marché

Français Clarius, un échographe ultra-portable,

sans fil, qui tient dans la main, tout à fait adapté

aux terrains en guerre.

L’hôpital d’Instruction des Armées Laveran à

Marseille vient d’ailleurs d’en être équipé.

Sensium®

Voilà l’innovation phare de cette année chez TSC :

un nouveau concept de monitorage des patients

par l’intermédiaire d’un patch qui mesure les

signes vitaux en continu et les envoie sur une

simple tablette !

Sensium

L’équipe soignante est ainsi informée en temps

réel de l’état de santé du patient grâce à des

électrodes contenues dans un patch qui possède

jusqu’à 5 jours d’autonomie.

Grâce à ce système de détection

précoce, la température,

les fréquences cardiaques

et respiratoires du

malade sont transmises de

manière ultra fiable aux

soignants.

né-

De plus, les patients béficient

d’un plus grand

confort au quotidien et donc

d’une mobilité plus importante,

un atout essentiel à la

guérison !

www.tscfrance.com

Clarius Scanner

053

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

054

Fenwick-Linde

Des solutions sur-mesure pour répondre aux

exigences logistiques des armées françaises.

Spécialiste et référence du chariot élévateur, à la pointe de l’innovation

technologique, Fenwick-Linde conjugue son expertise en termes de recherche,

développement et accompagnement sur le terrain. Un réseau de proximité de

73 agences et concessions et plus de 80 modèles de chariots lui permettent de

renouveler son partenariat avec le marché de l’UGAP.

Avec plus de 150 ans d’innovation, Fenwick-Linde

se présente comme l’expert des flux logistiques au

service de la satisfaction de ses clients : solutions

de maintenance souples et évolutives, financement

personnalisé grâce à une structure dédiée,

extranet sécurisé pour la gestion de parcs, location

courte durée, chariots d’occasion reconditionnés

et bien plus encore.

3 questions à Damien Selleret, Ingénieur commercial

Fenwick-Linde

Quels sont les atouts de Fenwick qui vous ont

conduit à être sélectionné par l’UGAP pour la

3ème fois ?

La fiabilité de nos matériels, le large éventail

de nos services, une réactivité très forte et une

constance dans la durée nous permettent de fournir

et ce depuis des années une prestation de qualité

notamment aux armées françaises.

Auriez-vous un exemple de produit ou de service

spécialement développé pour les professionnels

de la défense et de la sécurité ?

Afin d’équiper le centre logistique du COMMISSA-

RIAT DES ARMEES près de Troyes qui gère l’organisation

des vêtements militaires, nous avons mis

en place une flotte de chariots spécifiques allant

du transpalette au préparateur de commandes à

grande hauteur en passant par la nouvelle génération

de rétractables.

Quelle organisation spécifique, à travers le marché

de l’UGAP, avez-vous mis en place pour répondre

aux besoins des collectivités territoriales, des

administrations, des hôpitaux et des armées … ?

Nous proposons un SAV « full service » : un numéro

central pour signaler un problème, une limitation

des coûts de facturation (prise en charge de

la maintenance préventive et curative du chariot)

et la garantie de la fiabilité des pièces remplacées

lors des interventions.

Fenwick-Linde en quelques chiffres

Fournisseur de solutions et de services pour

l’intra logistique et numéro 1 français des

chariots de magasinage et des chariots frontaux

électriques et thermiques, quadruple certifié

Qualité, Sécurité, Environnement, Energie

pour son siège social, son réseau et son usine,

Fenwick-Linde propose des solutions flexibles

et sur-mesure.

Fenwick-Linde c’est aussi :

- 2700 personnes dont 1250 techniciens.

- 73 agences et concessions et 7 partenaires

dans les DROM-COM.

- Un siège social à Saint-Quentin-en-Yvelines

comprenant un show-room, le plus grand

centre de formation technique en France et le

centre logistique après-vente.

- Deux unités de production près de

Châtellerault (86) qui fabriquent les chariots

de magasinage pour l’ensemble du réseau

Linde, dont une usine dédiée à la production de

petites séries conçues en collaboration avec

les clients.

- 99 % des composants d’un chariot élévateur

sont recyclables.

Contact :

damien.selleret@fenwick-linde.fr

www.fenwick-linde.fr

www.histoire-chariots-fenwick.fr

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www.youtube.com/c/FenwickLinde


M.I.F.A. - FED 2019

056

Nouvelle zone Terre Sud

« Ce redécoupage assure la cohérence et

la continuité entre zone de compétence

opérationnelle et zone de compétence organique»

Ce fût une réforme majeur qui, si elle peut paraître purement « administrative »,

a changé en profondeur la carte militaire de la France. Le redécoupage

territorial de l’armée de Terre a amené la création d’une nouvelle zone :

la zone Terre Sud. Cette nouvelle entité, qui regroupe 30% des effectifs de

l’armée de Terre. C’est le général de corps d’armée Benoît Houssay qui a été

chargé de la délicate mission d’être le premier commandant de cette entité.

Enjeux, défis et perspectives de cette nouvelle région, le général répond aux

questions du MIFA, un semestre après sa prise de fonction.

Pouvez-vous nous rappeler les raisons ayant

amené à la création d’une nouvelle zone Terre

Sud ? Quels sont les défis que ne pouvait plus résoudre

l’ancien découpage entre les zones Sud-

Est et Sud-Ouest ?

Général Benoît Houssay : L’armée de Terre a tout

d’abord voulu aligner son découpage national sur

la réforme territoriale de janvier 2015 qui redéfinit

les contours des régions et des zones de défense

et de sécurité.

Il s’agissait également de rééquilibrer en interne

le découpage des zones de l’armée de Terre

puisque l’ancienne zone Terre Sud-Est commandée

à partir de Lyon recouvrait 45% des formations

de l’armée de Terre. La réflexion menée a

abouti à la création d’une nouvelle zone : la zone

Terre Sud englobant toutes les formations de

l’armée de Terre présentes dans les 21 départements

des régions Occitanie (créé en 2015), Provence-Alpes-Côte

d’Azur et Corse. Cette nouvelle

entité complète le dispositif des 5 zones Terre

préexistantes : Ile de France (Paris), Nord-Est

(Metz), Nord-Ouest (Rennes), Sud-Est (Lyon) et

Sud-Ouest(Bordeaux).

Ce redécoupage assure la cohérence et la continuité

entre zone de compétence opérationnelle


M.I.F.A. - FED 2019

058

et zone de compétence organique. L’organisation

territoriale de l’armée de Terre est ainsi désormais

calquée sur celle de l‘Etat-major des armées

pour la conduite des opérations sur le territoire

national.

Cette modification permet ainsi à l’officier général

commandant la zone de disposer des moyens

d’assurer la cohérence des actions engagées sur

l’ensemble de son périmètre de responsabilités

et aux chefs de corps de s’appuyer sur un niveau

zonal mieux adapté à la nouvelle répartition géographique.

En quoi la création de la zone répond-il plus

précisément aux enjeux des opérations sur le

territoire national ? Y aura-t-il par exemple une

meilleure gestion de la mission Hephaïstos ou

Sentinelle, ou une meilleure cohérence, avec la

création de la zone ?

Historiquement, l’officier général de la zone de

défense et de sécurité sud (OGZDS Sud), assisté

de l’Etat-major de zone de défense de Marseille

(EMZD), assure le commandement opérationnel

de tous les moyens des armées engagés dans sa

zone au profit de l’autorité civile. La zone de défense

et de sécurité Sud est un vaste espace qui

va de Tarbes à Gap, couvrant trois régions administratives.

Il est courant de dire que c’est la terre

des trois frontières : des Pyrénées aux Alpes

(deux frontières terrestres) et la façade méditerranéenne

(frontière maritime).

L’opération majeure que conduit l’EMZD de Marseille

dans sa zone est l’opération Sentinelle :

celle-ci contribue depuis 2015 à la protection des

Français face à la menace terroriste sur le territoire

national. Cette opération est conduite en

appui, en complément et en coordination avec

les forces de sécurité intérieures. L’EMZD assure

également le contrôle opérationnel des moyens

des armées qui sont mis à la disposition de la sécurité

civile (préfecture de zone) pour appuyer ses

moyens face aux risques naturels ou industriels

(lutte contre les feux de forêt, inondations…).

Les moyens des armées déployés en opération

sur le territoire national le sont sur réquisition

ou demande de concours préfectorales au terme

d’un dialogue civilo-militaire. Ce dialogue civi-


M.I.F.A. - FED 2019

060

lo-militaire, je suis chargé de l’entretenir avec

le préfet de zone, Monsieur Pierre Dartout et j’ai

sous mon autorité 21 délégués militaires départementaux

qui sont les conseillers de leur préfet

de département en matière d’emploi des armées

sur le territoire de leur département.

Avec la création de la zone Terre Sud, il y a une

pleine cohérence entre le commandement organique

des formations terre implantées dans la

zone et l’emploi terrestre des armées dans ce

même périmètre.

Vous avez moins d’un an d’ancienneté en tant

que commandant de la zone. Sur quels domaines

êtes-vous encore en «rodage» en termes de fonctionnement

? Quels sont les domaines dans lesquels

vous allez apporter des améliorations d’organisation

à court terme ?

Le champ de mes responsabilités de commandement

organique couvre les domaines de la discipline

générale, des affaires pénales militaires,

de la protection-défense des installations et du

secret, de l’infrastructure, de la mise en œuvre

de la politique de la condition du personnel et du

rayonnement des unités de l’armée de Terre présentes

dans la zone Sud. Environ 30.000 hommes

de l’armée de Terre servent dans 27 régiments,

4 camps, 4 Etats-majors et 4 écoles de la zone

Terre Sud. La prise en compte de ces responsabilités

s’est faite progressivement par transfert

de compétences de la zone Terre Sud-Est vers la

zone Terre Sud à partir de septembre 2017. C’est

à cette date qu’un « harpon » (détachement de

cadres et de spécialistes) fort de 21 militaires de

l’EMZD Lyon a été déployé au sein de l’ex-EMIAZDS

Sud comme précurseurs pour ouvrir la voie. Ce

détachement était responsable du transfert de

compétences et de responsabilités de l’EMZD de

Lyon vers le futur EMZD de Marseille. Au terme

de cette ≪ montée en puissance ≫ qui aura duré

un an, l’Etat-major de zone de défense de Marseille,

dont les effectifs sont passés d’environ 40

à plus de 100 militaires issus des trois armées,

a été créé par transformation de l’EMIAZDS Sud.

Enfin, un certain nombre de dossiers ont été instruits

au sein de l’EMZD Lyon au cours de l’année

2018-2019 dans le cadre de délégations de gestion

pour une transition en douceur. Le 1er juillet

2019, la zone Terre Sud sera en pleine possession

de ses responsabilités. J’ai également reçu mandat

de travailler à l’amélioration de la coordination

des soutiens. J’organise donc une réunion

trimestrielle de coordination des soutiens qui me

permet d’attirer l’attention des acteurs du soutien

sur les sujets de préoccupation qui me sont

remontés par les régiments lors de mes visites

d’inspection et de faire dialoguer les différentes

chaînes du soutien entre elles pour apporter des

solutions. Ces réunions de coordination sont très

appréciées par les acteurs du soutien.

Quatre mois après sa création, la zone Terre

Sud a été au cœur d’une visite d’inspection du

chef d’Etat-major de l’armée de Terre. Pouvez-vous

revenir sur cet événement ? Pourquoi

une visite aussi précoce ? Qu’en est-il ressorti ?

Le général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef

d’Etat-major de l’armée de Terre, s’est rendu à

Marseille le 6 février 2019 pour effectuer une visite

de commandement du plus jeune Etat-major

au sein de l’armée de terre. Cette visite de

commandement avait pour objet de faire un point

d’étape de la montée en puissance, d’évaluer la

robustesse de la structure de commandement

de la zone Terre Sud, la capacité de l’EMZD Marseille

à exercer ses missions confiées par le CE-

MAT dans le cadre du commandement territorial

de l’armée de Terre et de prendre le pouls du

personnel de l’Etat-major. Nous avons pu lui présenter

la zone et ses particularités, l’organisation

de notre Etat-major et l’ensemble des sujets que

nous traitons depuis 6 mois. Il a ensuite participé

à plusieurs tables rondes. Enfin, il a souhaité

s’entretenir avec des blessés de l’armée de Terre

résidant dans la région. En effet, le suivi et l’accompagnement

de ses blessés est une priorité de


062

M.I.F.A. - FED 2019

l’armée de Terre. Je dispose d’ailleurs d’une cellule

dédiée au sein de mon Etat-major. Le CEMAT

est reparti très satisfait de cette visite. Il s’est exprimé

ainsi dans le livre d’or : « Ce modèle d’EM

de zone de défense /zone terre, parfaitement

intégré, animé par des professionnels interarmées

passionnés, reste pour moi le modèle de

référence. Courage à tous pour porter ce nouvel

état-major Sud au régime de croisière ». Quel encouragement

!

Quel est l’objectif à moyen terme pour la zone

Terre Sud ? Sur quels dossiers êtes-vous particulièrement

attendu ? Comment peut-on s’adapter

aussi vite à un changement aussi conséquent ?

La capacité d’adaptation est une des qualités attendues

du militaire. En effet, tout au long de sa

carrière, le militaire est entrainé à évoluer dans

un environnement hostile et incertain nécessitant

de grandes capacités d’adaptation. Cela nécessite

des qualités et savoir-faire que nous cultivons :

anticipation, réactivité, esprit d’initiative… Cette

capacité nous permet de faire face aux nombreux

défis que nous rencontrons. Elle repose sur une

organisation et un processus d’aide à la décision

qui nous aide à trouver des solutions innovantes,

adaptées à chaque situation. Nous sommes donc

formés et habitués à faire face à ce type de défis

et fiers de les relever.

Pour répondre à la première partie de votre

question, la lettre de mission qui m’a été confiée

lorsque j’ai pris le commandement le 1er aout

2019 me prescrivait d’achever la montée en puissance

de l’état-major de zone de défense de Marseille

pour une pleine capacité opérationnelle de

la fonction commandement de zone Terre à l’été

2019 tout en maintenant les compétences dans

le domaine de l’OTIAD (organisation territoriale

interarmées de défense), fonction historique. Au

1er juillet 2019, ce sera mission accomplie.

En zone Terre Sud, les défis spécifiques sont liés

à la géographie et à l’histoire. En effet, dans cette

zone, deux brigades aux savoir-faire spécifiques

sont représentées : la 11e brigade parachutiste de

Toulouse et la totalité des formations qui lui sont

subordonnées à l’exception de l’école des troupes

aéroportées (ETAP) de Pau et la 6e brigade légère

blindée de Nîmes et la totalité des formations qui

lui sont subordonnées à l’exception du 1er régiment

de spahis (Valence). J’ai également dans

ma zone la totalité des formations de la Légion

étrangères implantées en métropole. Ce sont des

particularités et des richesses que nous prenons

en compte.

Les dossiers sur lesquels je porte une attention

toute particulière sont ceux des infrastructures

de vie et de tir, et le logement des familles. Faute

de budget suffisant toutes ces dernières années

nous avons un retard considérable dans ces domaines.

Auriez-vous un projet particulier de la zone Terre

Sud sur lequel vous voudriez attirer notre attention

?

Un projet me tient particulièrement à cœur, c’est

l’entretien de lien des armées avec les entreprises

locales. Ce lien repose sur une relation «

gagnant-gagnant ». Les armées dans notre zone

ont un véritable poids socio-économique. A titre

d’exemple, la 13e demi-brigade de légion étrangère

qui est venue s’installer à La Cavalerie en

2017 a généré 1410 emploi sur le plateau du Larzac

(chiffres INSEE). Une locomotive pour l’économie

locale. En zone Sud, l’industrie de défense

a un impact réel sur l’économie avec en particulier

des pôles d’excellence aéronautique dans

bassin Toulousain et à Marignane. Je note aussi

la présence de pépites de la recherche médicale

et du cyber. Dans l’autre sens, les armées ont

besoin du monde de l’entreprise pour s’intégrer

dans le milieu économique et faire connaître ses

besoins et ses savoir-faire comme pour favoriser

la reconversion du personnel en fin de carrière

militaire et le recrutement de réservistes.

A ce titre, je remercie le MIFA d’entretenir le lien

entre les armées et leurs fournisseurs.

Damien DURAND

Objectif Bastille

l’expert de votre matériel photo et vidéo

Depuis plus de 35 ans, cette entreprise située en plein cœur de Paris travaille

au service des professionnels de la photo et de la vidéo. Appartenant au groupe

Objectif Centrale qui réalise plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, la

société composée de plus de 70 collaborateurs a créé il y a 15 ans une division

« grands comptes » afin d’apporter des solutions métiers adaptées à chaque

secteur d’activité.

Découvrez une entreprise qui travaille notamment avec les ministères de la

Défense et de l’Intérieur.

Guy Frangeul (Directeur Grands Comptes) nous

explique : Notre équipe est composée de techniciens

et commerciaux spécialisés chacun dans

les domaines de l’image, que ce soit en photo, en

vidéo et en éclairage.

Notre expérience nous a permis la mise en place

d’un process afin d’optimiser notre accompagnement

à chacune des étapes suivantes :

L’Ecoute : Il est primordial d’identifier précisément

le besoin de l’utilisateur, de comprendre

son activité, son métier, ses contraintes et ses

impératifs.

L’Etude : La collaboration avec de grandes

marques professionnelles nous permet de rechercher

la solution, le produit qui sera le plus

adapté à la demande de l’utilisateur.

Le Test in situ : Rien de mieux que l’utilisation du

produit préconisé en situation réelle. S’en suit

un retex pour validation.

La Formation : Pour assurer la maitrise de vos

investissements, nous faisons appel à un formateur

spécialisé dans votre domaine.

Thierry Hubert (formateur au sein de la société

ITS ; ancien des FS et ayant intégré la DRM

en qualité d’instructeur photo) nous explique :

Nous proposons des modules s’articulant autour

de différents thèmes (Base de la photo, prise de

vue de nuit, prise de vue longue distance, prise

de vue depuis un aéronef, intégration, camouflage,

Piégeage photo-vidéo.... Ils peuvent être

réalisés dans nos Locaux dans une version «ALL

INCLUSIVE, avec une capacité d’accueil de 08 à

12 stagiaires en fonction du type de formation

dispensée. Néanmoins les stages peuvent être

réalisés sur place directement au sein des unités.

Toutes ces formations se déroulent de la façon

suivante:

• Cours théoriques depuis les matériels des

marques NIKON, CANON ou SONY.

• Mise en œuvre des matériels de prises de vue.

• Restitution par un exercice synthèse tactique

et technique sur le terrain. (Phase jour / phase

nuit)

• Débriefing.

www.objectif-bastille.com

Contact : b2b@objectif-bastille.com

Contact ITS : t.hubert@itssas.eu

063

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

064

GETAC

Des solutions robustes pour les missions critiques

des forces armées

Dans le secteur de la défense, la technologie n’évolue pas au même rythme

que les opérations sur le terrain. Les zones de conflit ne sont pas statiques, les

forces armées se doivent donc d’être dynamiques et souples pour répondre aux

menaces. L’utilisation de solutions informatiques mobiles modernes, conçues

pour renforcer la proactivité et la vitesse de déploiement des forces armées, est

devenu incontournable.

Getac a compris depuis longtemps ces enjeux et y répond depuis sa création il y

a maintenant déjà trente ans.

Les performances médiocres des équipements informatiques

en environnements difficiles et la nécessité

de disposer d’applications qui n’exigent pas de rétro-ingénierie

lors de la conduite d’opérations conjointes, ont

longtemps limité les progrès dans ce domaine.

Les armées modernes s’efforcent aujourd’hui de dépasser

le cadre des systèmes V-SAT au profit de solutions à

large bande plus légères et plus faciles à alimenter.

Les solutions durcies pouvant résister aux différents environnements

liés aux OPEX sont déjà présentes dans

le secteur de la défense depuis de nombreuses années

car elles répondent parfaitement aux contraintes et exigences

de ce secteur.

30 ans d’expertise dans la défense

Le premier modèle d’ordinateur portable durci à destination

du marché militaire fut la LUNCH BOX à la demande

de GE AEROSPACE.

Ce modèle fut le précurseur de la série T dont les ordinateurs

se distinguaient par leur longévité.

Produire des solutions durables est l’essence même de

l’ambition de Getac qui s’appuie pour cela sur une ingénierie

de grande qualité.

La marque est capable de produire des solutions sur

mesure, testées et approuvées (certifications CE, UL,

MIL-STD-810G et MIL-STD-461G), pour ses clients,

comme c’est le cas de sa tablette MX50 lancée il y a deux

ans. Cette tablette, dotée d’un écran IPS de 5,7 pouces,

offre une large vision; la technologie LumiBond® signée

Getac lui permet une utilisation en pleine luminosité

(jusqu’à 480 nits). La tablette peut être portée sur la

jambe, le poitrail ou le bras via des systèmes d’accroches

différents.

Lors de théâtres d’opérations, l’évaluation de la situation

sur le terrain est une nécessité absolue. Le commandement

sur le terrain a besoin d’informations exactes pour

pouvoir prendre des décisions pertinentes en temps réel.

Grâce à un ensemble intégré de réseaux, de serveurs,

de dispositifs de stockage et de logiciels d’analyse et de

gestion, le poste de commandement peut aujourd’hui

recueillir, analyser et partager instantanément les données,

partout et à tout moment, quel que soit le niveau de

la chaîne de commandement

Les solutions Getac peuvent être configurées avec des

interfaces de données militaires et un cryptage sécurisé

pour protéger les communications et permettre aux tacticiens

de neutraliser les menaces des forces ennemies

et de diriger les plans d’opérations. Ainsi Getac fait le lien

entre tous les acteurs en assurant la communication

entre les forces sur le terrain et le poste de commandement.

Associés à un système de poursuite par satellite,

les ordinateurs portables Getac certifiés MIL-STD-461G

permettent aux forces au sol de suivre les véhicules sur

le théâtre des opérations et de communiquer avec eux.

Les solutions mobiles de Getac peuvent être adoptées

lors du déploiement des forces médicales, pour assurer

un accès rapide et précis aux antécédents des patients et

faire suivre les informations de réanimation des victimes.

Le soldat du futur sera incontestablement équipé de tablettes

durcies et fiables pour l’accompagner dans ses

missions toujours plus périlleuses, pour faire face aux

guerres numériques du future.

Getac présentera ses dernières solutions dédiées aux

forces armées lors de la 21ème édition du salon Milipol qui

se tiendra à Paris du 19 au 22 novembre 2019 à Paris Nord

Villepinte, HALL 4 Stand F060.


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066

Kalhyge

Le spécialiste du linge pour les professionnels

Au cœur du métier de Kalhyge : la location et l’entretien de vêtements et de textiles

auprès des professionnels acteurs de l’industrie, de l’hôtellerie-restauration, de

la santé, des collectivités territoriales… Kalhyge propose toutes prestations, du

traitement de linges plats (draps, serviettes, linge stérile et d’hébergement) aux

vêtements de travail (uniformes, tenues pour salles blanches) en passant par les

produits spécifiques comme les tapis et les fontaines à eau.

Entretien avec Sylvain Louradou, Directeur Général Délégué au Développement.

A la fois groupe national et service de proximité, Kalhyge

est l’acteur de référence de la location-entretien d’articles

textiles et d’équipements hygiène auprès de 30000

clients, professionnels de la santé, de l’hôtellerie-restauration,

de l’industrie et des commerces ainsi que des

services. Répartis dans 43 unités certifiées Iso 9001, à

travers toute la France, les 3400 collaborateurs de la société

dispensent un service de proximité à leurs clients

qu’ils rencontrent au cours de 2500 tournées de livraison

organisées toutes les semaines. Au sein de Kalhyge,

530 tonnes de linge sont lavées tous les jours et plus de

250000 vêtements sont traités quotidiennement.

L’interview :

- Kalhyge propose la location et l’entretien du linge, des

vêtements, des textiles. Quelle est la plus-value de la société

pour ces prestations ?

« L’axe affirmé de différenciation se situe au niveau d’un

accompagnement fort et de proximité aux côtés de nos

clients. Ce soutien quotidien de nos équipes service

clients et les outils de communication mis à disposition

visent à faciliter l’accès à l’information et apporter réactivité,

transparence et sérénité à nos clients. Kalhyge

travaille ardemment à adapter son offre de service « à la

carte », en fonction des besoins de chacun de ses clients. »

- L’innovation est au cœur de l’ingénierie sanitaire. Où se

situe Kalhyge en terme d’innovation et de process technologique

?

« De par son ADN, Kalhyge travaille chaque jour à l’amélioration

de ses process industriels, au respect de l’environnement

et à faire progresser ses produits et services.

Quelques cas concrets. Nos investissements techniques

sont réalisés auprès des fabricants les plus en pointe

du marché, nous permettant de disposer de matériels

dotés d’une automatisation poussée – pour fiabiliser au

maximum nos prestations - et répondant aux normes les

plus élevées en terme d’économie d’énergie. Le renouvellement

régulier de notre flotte de véhicules de livraison

nous permet par ailleurs de répondre aux Normes

en vigueur les plus drastiques ; Kalhyge réalise des tests

sur des solutions novatrices permettant la livraison

en véhicules électriques et hybrides afin de réduire la

consommation de carburants et les rejets de Co2. Autre

exemple : des actions de valorisation des déchets textiles

sont également déployés afin de donner une seconde vie

aux textiles loués en fin de vie. »

- Avez-vous développé des offres spécialisées ou spécifiquement

destinées aux professionnels de la défense ou

de la sécurité ?

« En complément d’une large gamme de vêtements

professionnels EPI – Equipements de Protection Individuels

– destinés à la location-entretien, Kalhyge a la

faculté d’adapter son offre de produits et services par

la création de collections de vêtements image pour ses

clients. Nous travaillons ainsi au plus près des exigences

de leurs métiers et de la protection des collaborateurs. »

Kalhyge en chiffres

- 235 M€ de chiffre d’affaires

- 43 sites, 3400 collaborateurs, 30000 clients

- 2500 tournées de livraison par semaine

- 200 chargés de clientèle

- 530 tonnes de linge lavées par jour

- 250000 vêtements traités par jour

Kalhyge

Tour de Lyon - 185 rue de Bercy - 75012 Paris

T. 01 70 22 29 00 - www.kalhyge.fr


M.I.F.A. - FED 2019

068

“Defence is the second French

cultural player”

the challenge of heritage in the armed forces

Preservation of a historic heritage, connection with the public and intent of

inspiring vocations: the Defence sector is also a key player of cultural life

in France. To fulfil this mission, the Délégation au patrimoine de l’armée

de Terre (Delpat) is in charge of the complex preservation task in provincial

museums that constitute a privileged link between the armed forced and

citizens.

Head of the Delta General Dominique Cambournac tells Mifa about the

challenges linked to the Delpat’s missions.

Mifa Magazine: In a few words, could you introduce

the Délégation au patrimoine de l’armée de

Terre (Delpat - Delegation of the heritage of the

land forces)? How would you summarize its missions?

General Dominique Cambournac: In short, the

Delpat is the cultural adviser of the Chief of Staff

of the Land forces. We deal with two key areas

inside our delegation. The first refers to heritage:

we support and control the collections of 16 military

museums and examine the dossiers for the

transfer of physical assets of heritage. We are

also the regulatory authority for the army painters

for the Ministry of the Armed Forces. Our

mission consists in accompanying these artists

and to champion their work, which contributes to

the weight of the Land forces.

Our second field of action, which is very important,

concerns the military history of the land

forces, although sometimes it goes well beyond,

ranging from historical expertise, teaching and

the publication of books. Within this framework,

we collaborate with a network of historians and

local associations to accomplish our projects.

Why does the army feel that it has a heritage-related

mission? Where does this need come from,

since it is a long way from its initial purpose?

After the Ministry of Culture, defence is France’s

second cultural actor. We have amassed important

and incredibly rich collections, some of which

boasting an institutional vocation. These objects

tie servicemen to their past and participate in the

development of the strong sense of belonging that


M.I.F.A. - FED 2019

070

is key for our unity. Other pieces of our collection

are destined to the public and serve to communicate

on the missions of the armies and to ignite a

desire for enlisting by our side and in our ranks,

particularly for youngest people. Military heritage

is a non-negligible support for our recruitment

activities.

Throughout the decades, we have gone through

many different eras. In a first while, it was rather

easy to keep our museums alive thanks to the

strong workforce originating from the ranks of

conscripts. Things started to become more difficult

with the end of conscription in the 2000s and

the ensuing decrease in staff. Using a proactive

policy to foster our museums, we are now trying

to conquer the widest possible audience. We have

the support of our leaders, who are very sensitive

to this issue. Our aim consists in bringing back

the French audience to our museums, as an entrance

door between citizens and their army.

How do you decide what relates to the heritage?

What are the key factors?

This is indeed a capital question for us. The overall

idea is that an object can have a heritage value

from the moment that a piece of equipment can

be linked to a clearly identified particular person

and to an event. For example, we are keeping the

military fatigues of a fallen soldier, even though

the equipment is recent and degraded. We feel

that there is a specific story that bears the notion

of sacrifice. Another challenge is our capacity to

project ourselves in a future heritage. Indeed,

some objects have no visible value in 2019, but

will that still be the case in fifty years’ time? Yet

it is today that we must put in place the preservation

and documentation, sometimes even for a

simple photographic campaign. Concretely, when

a piece is given to us and when we deem it has a

heritage value, it is referenced in our shared and

collaborative ‘Archange’ inventory. It becomes

inaccessible, imprescriptible and inalienable. Our

museums benefit from many donations but are

also able to purchase pieces thanks to the funding

of their supporting associations and patrons.

Our reflection consists in defining the pieces that

will be shown to the audience and those that will

be kept in our collections. You must be aware that,

like for all other museums, only 5 to 10% of our

collections are on show. The notion of rotation of

the collections is at the heart of our new museum

courses, thus allowing to protect the works and

to revive the public’s interest. We must no longer

freeze our museography for decades like we did

in the past.

How does your conservation policy evolve? Since

by nature there are more objects entering the

category of the heritage, do you sometimes have

to make choices?

Sometimes, it’s a difficult question. Must we indeed

preserve all the objects that are subject to


072

a protective classification at one point? Currently,

yes. It is therefore essential to ask ourselves the

question of the object’s pertinence as we record it

in our collections. It must contribute to the collection:

fill a gap, represent an essential milestone...

The preservation work does not obey the logic of

plethoric and compulsive collection that focuses

on accumulation, as is the case for private collectors.

Our approach must be educational.

And the issue of storage capacity is indeed a complex

issue. Sometimes, for lack of space or for

their low value, some equipment - here I think of

some wagons used by the army - is decommissioned

before being destroyed. But this procedure

is rare, complex and heavy. We entrust our curators

with the responsibility of enriching our collections.

of financing that will allow us to pursue our missions

and to present our collections in places that

are simultaneously beautiful, pleasant and with

a museography suited to the future generations.

Beyond the unique mission of historic transmission,

which is the rationale for your action, if

we consider that Deplat also promotes the land

forces?

The French military history is interlinked with the

history of our country. The public’s unawareness

is sometimes substantial. We are mostly trying to

engrave the chronological frieze of the important

events that marked the evolution of the country

and its armies into the minds of visitors. Like the

Ministry of National Education, we are in a logic of

reappropriation.

Synérèse

des réseaux sécurisés !

C’est en 2008 que Christophe Lhernould crée l’entreprise Synérèse à Saint-Cloud

(92). Depuis, elle travaille pour l’Etat français et quelques entreprises privées aussi

bien au niveau de la cybersécurité, que de la sécurisation des communications,

de la détection des fraudes ou de la connectivité.

Découvrez une société experte pour un service de pointe !

073

M.I.F.A. - FED 2019

Your aim is to go from 16 museums to an eight

museum centres. Why?

This intent consists in generating synergies to optimise

the organisation of our offer of museums

in the provinces. The armed forces approve of this

action that must allow us to better structure ourselves

and to focus on the challenges of our future

growth. Here, I think of the search for private patrons.

We are currently working with a network of

local companies but want to improve this source

DELPAT – délégation au patrimoine de l’armée de Terre

8 museum centres

COËTQUIDAN

Officers

ANGERS

Engineering

SAINT-MAIXENT

Non-commissioned officers

DAX

ALAT & helicopter

CESSON-SEVIGNE

Transmissions

PAU

Parachutists

We assume the fact that we shed light on the dedication

and sacrifices of soldiers. Visitors need

this memorial link with the combatants. The latter

are French, just like our visitors, but made the

choice to enlist for their fellow citizens, sometimes

until the ultimate sacrifice.

MONT-VALERIEN

Transmissions

Pigeon racing

SAUMUR

Cavalry & tanks

BOURGES

Equipment & maintenance

Train crews

AUTUN

Enfants de troupe

DRAGUIGNAN

Artillery and infantry

GRENOBLE

Mountain troops

FREJUS

Navy troops

Damien DURAND

The Museums: a military history of France + evocation of the soldier’s sacrifice

Military Schools

Prytanée Saint-Cyr School Aix en Provence

1

5

2

4

Musées de la 3 e dimension

VERSAILLES MATELOTS

Rail heritage

Cœur de France military museum

7

3

6

Draguignan military museum

AUBAGNE / PUYLOUBIER

Foreign Legion

8

Cybersécurité

Synérèse est distributeur exclusif de solutions de

sécurisation tout en fournissant les services qui

les accompagnent par exemple en matière d’analyse

de la menace et de sécurité intérieure.

L’entreprise fournit des prestations sur-mesure

pour protéger, localiser et identifier, entre autres,

des données essentielles à ses clients.

Connectivité

Synérèse fournit également à ses clients de la

connectivité de pointe, par exemple des cartes

SIM qui fonctionnent sur n’importe quel appareil

connecté, absolument partout dans le monde, se

connectant toujours au meilleur réseau et à la

meilleure technologie disponible.

Blackboxsecu

Synérèse a créé un partenariat avec cette start-up

française qui a mis au point un boitier permettant

de chiffrer n’importe quelle communication vocale,

sur tout type d’appareil : fixe, mobile et même voix

sur IP.

Grâce à ce produit innovant, votre échange téléphonique

est crypté: vous pouvez parler en toute sécurité

! Nul besoin de changer d’appareil car ce

système fonctionne même sur un IPhone puisque

le chiffrement de la conversation se passe entre

l’interlocuteur et le téléphone.

www.synerese.fr

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

074

Orexad

The expert of tailor-made products and solutions

As the leading French distributor of technical supplies and equipment for

industrial companies, Orexad offers solutions in machining, tooling, assembly,

maintenance, equipment, welding, protection, transmission, pneumatics and

fluids. With 2,300 employees and 200 branches in France, it is a network of

technicians and experts serving industry and the armed forces.

Orexad is one of Rubix Group’s France networks.

With 8,000 employees, Rubix is present in 23

European countries and brings together the

best teams, technical knowledge, products

and solutions in Europe. Rubix anticipates the

needs of its customers and offers them the best

innovative products while offering them value-added

services at the cutting edge of technology.

The large network offers the possibility

to respond to the most complex solicitations, be

it logistics, cost control, e-commerce ...

A large network is above all a territorial network

with an agency close to customer sites, with

people to accompany you on a daily basis.

OREXAD holds an inter-ministerial framework

agreement on the acquisition of tools, equipment

and metrology which includes all the following

entities (SCA, SIMMT, DMAé, SIAé, DGA,

Civil Security, DGDDI).

Targeted solutions for the armed forces:

OREXAD provides solutions to the armed forces

throughout the ISS (In service support) of equipment.

• Regarding products: A concrete example is

the supply of an army bag called «Unconventional

Repair Kit» set up in partnership with SIM-

MT *.

The light intervention teams (ELI) on BARKHANE

now have a suitable means to better meet the

requirements of maintenance on the spot: The

unconventional repair kit.

This bag was designed by the Department of

Studies and Foresight (DEP) and the Technical

Division Mobility (DTM) of the School of Equipment.

OREXAD ensures the storage of bags on its

platform and the preparation of contents before

shipment.

• Regarding solutions: More than 5,000 army users

use our digital solutions.

Creation and maintenance of dedicated electronic

catalogs on our e-commerce site, management

of access rights by department, control of online

budgets, use of purchasing cards, order tracking,

digitalisation of data flows.

Key figures

- 15,000 suppliers.

- 200 agencies in France, local, reactive, concerned.

- 7 logistics platforms for deliveries in 24h or 48h.

- 1,500 trained internal and external salespeople, true

professionals in industrial maintenance.

- European coverage in 23 countries with the Rubix Group,

one of the leading players in the distribution of industrial

supplies.

- Nearly one million articles referenced.

- A digital approach recognized by all major contractors.

*SIMMT : «Integrated structure of operational maintenance of terrestrial

equipment»

Contact

Orexad

+33 (0)4.72.80.16.29

www.orexad.com


M.I.F.A. - FED 2019

076

Mowi

L’avenir est dans l’océan

L’armée française a choisi Mowi pour lui fournir une gamme de produits à base

de poissons produits de manière responsable. Entreprise mondiale de premier

plan de produits de la mer, la société Mowi affiche une vision prometteuse :

Leading the Blue Revolution !

Mowi est une entreprise mondiale de premier plan de

produits de la mer et le plus grand producteur de saumon

atlantique. La société travaille avec l’océan pour

produire des poissons de première qualité. Elle répond à

un cinquième de la demande mondiale de saumon atlantique

et son réseau global de sources et de partenaires

lui permet de fournir une vaste gamme de produits de la

mer de la meilleure qualité provenant de sources responsables

du monde entier.

Mowi est constamment motivée par l’innovation et le désir

d’atteindre les plus hauts standards de durabilité. Son

engagement à certifier ses unités de production conformément

à la norme de durabilité la plus stricte, la norme

ASC (Aquaculture Stewardship Council), témoigne de sa

détermination à fournir à ses clients le meilleur choix de

produits de la mer produits de manière responsable. Le

Coller FAIRR Protein Index (Seule évaluation au monde

des producteurs de viande, de produits laitiers et de poisson

d’élevage sur les risques matériels environnementaux,

sociaux et de gouvernance - www.fairr.org) publié

en septembre 2019 classe Mowi au premier rang des

performances en matière de durabilité parmi les plus

grands producteurs mondiaux de viande, de produits laitiers

et de poisson.

Mowi emploie 14 537 personnes et est représentée dans

25 pays à travers le monde. En 2018, elle produisait plus

de 6 millions de repas de saumon chaque jour, pour un

volume de production de 375 millions de kilos de saumon.

La société vend ses produits à 70 pays, générant un

chiffre d’affaires de 3,8 milliards d’euros en 2018.

En route vers la révolution bleue

‘Leading the Blue Revolution’ n’est pas une responsabilité

à prendre à la légère. Alors que la population mondiale

continue de croître, la demande d’aliments sains

augmente également. Étant donné que les océans sont

incapables de répondre naturellement aux besoins actuels,

la pêche a été complétée par l’aquaculture avec

succès, en relativement peu de temps. Un système qui

fournit désormais plus de poissons et de fruits de mer

que la pêche.

Il est plus important que jamais pour Mowi d’assumer

un rôle de premier plan pour assurer le développement

responsable de l’aquaculture. En effet, lorsque vous

regardez une image de notre planète Terre, vous voyez

beaucoup de bleu : 70% de la surface de la planète est

constituée d’eau. Pourtant, seulement 2% de notre

nourriture provient de l’océan. Ce taux devra augmenter.

La vision de Mowi, ‘Leading the Blue Revolution’ est de

libérer le potentiel de la mer, en pensant que le moyen le

plus efficace de fournir plus de protéines à la population

croissante est de cultiver l’océan. Avec Mowi, l’avenir est

dans l’océan !

Pour plus d’information, veuillez contacter

vincent.pinvidic@mowi.com

+33 (0)6 16 54 82 86

Mowi Boulogne

www.mowi.com


078

Milipol Paris 2019

‘Security and Defence are the two sides of the

same medal’

tion means for those - States, communities,

companies - that need to protect themselves.

The success of Milipol Paris results from the

dynamics of the exhibition. Milipol is a formidable

platform for promoting the security

companies offering the most innovative technological

solutions. And today, innovation is at

the heart of the security market.

079

M.I.F.A. - FED 2019

Paris’ Milipol exhibition is set in stone in the calendar of the world’s major

events around the theme of domestic security. With prominent exhibitors,

high-level debates and exchanges, more than 30000 visitors expected...

The exhibition has become indispensable and continues to grow on the

international stage.

Prefect Yann Jounot, President of the Milipol exhibition, explains the

mechanics of this success story.

MIFA: An increasing number of exhibitors,

more countries represented… how did Milipol

manage to impose itself as a reference exhibition

when there are so many international

events on domestic security?

Yann Jounot: For the past 30 years, Milipol Paris

under the auspices of the French Ministry

of the Interior, is a global leader in terms of

domestic security through its importance and

outreach.

The growth of Milipol Paris, which is part of

the international Milipol exhibitions network

present on the security market, results from

the growing need in today’s world for protec-

© Anne-Emmanuelle THION

Through its cycle of conferences, Milipol is

also the place for high-level exchanges and

debates on the many subjects that structure

the interior security of the States. Both aspects

are obviously completely related.

Its strength relies on several factors. First of

all, very high-level professionals. There are

many companies attending the exhibition, including

some large groups, very diversified

SMEs, and an increasingly number of startups.

Secondly, the exhibition boasts a global

orientation with 66% of international exhibitors

and 45% visitors from around the world.

Thirdly, we are careful to be at the cutting

edge of technological innovation for all security

areas. In 2017, Milipol awarded the first

Milipol Innovation Awards, rewarding the most

innovative players in the area of the States’

domestic security. Finally, the will to provide

a forum for exchange between specialists and

deciders in terms of security.

One figure: for the 2019 edition of the exhibi-

Yann JOUNOT

Prefect - CEO Civipol - President of the Milipol exhibitions

Former National Intelligence Coordinator of the President of

the Republic.

©Anne-Emmanuelle THION

tion, which will prove to be a great year, we are

expecting more than 30000 visitors and more

than 1100 exhibitors.

In your opinion, what are the next challenges

of the exhibition? Which new security issues

have emerged since the 2017 edition?

Challenges relate to the world as it is: complex,

insatiable and dangerous with a rise in

interdependencies and crossed vulnerabilities.

This is a heavy trend. And it’s the reason

why security solutions must apprehend all the

interactions at play within our societies.

Today, there are huge challenges in the area of

information. Domestic security players must

now make sense of a colossal mass of diffe-

© Anne-Emmanuelle THION © Anne-Emmanuelle THION

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

080

081

rent information. The management tools for

large masses of data constitute a crucial segment

for innovation. There are many points of

application: secure identity, flow control, territorial

footprint and decision-taking. We must

also face increasingly complex and dangerous

operation environments. Innovations in the

digital world and in terms of the operational

protection of interveners are some of the key

areas for development.

To showcase the sector’s innovations, Milipol

Paris 2019 opens a new space: the Innovation

and Research Stage. This genuine incubator

is dedicated to new technologies and space

sheds light on the dynamics of the subsidiaries

for security companies by promoting the

innovations of start-ups. A Forensics area will

also complement the Major Risks area of the

exhibition.

To stress the challenges to take up in an opened

world, we decided this year to place the

cycle of conferences on the theme of the ‘interior-exterior

continuum’, which constitutes a

major challenge for the efficiency of our security

policies. This will be the occasion for some

very high-level exchanges with key players.

The state of the world demands this.

Sometimes, the exhibition is subject to media

© Anne-Emmanuelle THION

© Anne-Emmanuelle THION

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

082

criticism through its very nature, and more so

than purely ‘military’ salons. In your opinion,

why is the security sector and the organisation

of an international professional trade show

dedicated to security so controversial? How do

you react to such criticism?

We must remember an obvious fact: security

and defence are the two sides of the same

medal. Obviously, both have their own specificities

regarding the players, areas and logics

of action, but they are also closely linked response

lines with common points, particularly

concerning the technologies used. There is no

reason to oppose one to the other, except in

an imaginary that is completely unrelated to

reality.

Moreover security - we must always remember

this - is the founding stone of protection.

Security is an imperious and growing need in

our societies. Who can question its necessity

today?

We must be particularly careful to respect

the States’ and international regulatory

frameworks, but this is true for any truly sovereign

sector, such as military activities or

domestic security. Because obviously, the normative

framework of these sovereign activities

is essential. At Milipol, we are very strict on

these aspects and we retain the capacity to

sanction any infraction without qualms along

with the competent services of the State. Moreover,

every edition, we reinforce our internal

control procedures and work hand-in-hand

with external partners for these controls.

Will Milipol events continue to grow around the

world, as we have seen with Milipol Qatar and

Milipol Asia-Pacific? Are there other projects

in the pipeline or are you just focusing on anchoring

existing events?

The Milipol organisation resolutely falls within

an international scope. It was gradually built

on the main economic areas of the State security

market: the Middle East with Milipol Qatar

since 1996, in the Asia-Pacific region with Milipol

Asia-Pacific since 2017.

Our approach does not consist in expanding

but in reinforcing our structure by identifying

new opportunities and by trying to diversify our

offer in each of these areas. We will keep these

three strong regional anchors to fly our flag.

Innovation makes up Milipol’s DNA. In 2017, we

© Anne-Emmanuelle THION


084

SPIE ICS

l’expert des solutions numériques

085

SPIE ICS est une Entreprise de Services Numériques qui intervient de longue

date dans le secteur de la Défense, avec une expertise forte sur les postes de

travail et les moyens de communication. Sa vocation est de co-construire, avec

ses clients, des services innovants et adaptés à leurs métiers, pour accompagner

leur transformation digitale.

Quel que soit le projet mené : conception de

data center, maintien des infrastructures, op-

© Anne-Emmanuelle THION

timisation des flux interarmées ou encore infogérance

des postes de travail, chaque interlocuteur

bénéficie d’un point d’entrée unique

launched the ‘Jeudis de la sécurité’ (security

Thursdays). This cycle of conferences has become

a major event for deciders. Throughout

the year, it feeds debates around the themes

that define the interior security of the States.

Very soon, we will launch ‘Insiders by Milipol’,

our most recent innovation in the Milipol ecosystem.

This premium event will gather experts

of security and safety for companies and

communities. It will revolve around three fundamental

axes: business accelerating, networking

and experience sharing. I look forward to

seeing you in Bordeaux on 1 and 2 July for the

first edition of ‘Insiders by Milipol’.

France has great assets with regards to the domestic

security of States. The country boasts

a very dynamic pool of companies (more than

11000 actors in the area in France, over 3000

SMEs and ETI, more than 170 industrial startups

and 13 multinational companies flying the

French flag). This is a high added-value, jobrich

sector (more than 130000 jobs) with high

export capacities (12 B Euros/year). This is also

a strong innovation sector where companies

are at the cutting edge in terms of R&D. The

market growth of States’ domestic security remains

very dynamic, and this growth falls within

the scope of a long-term trend (+6%/year).

pour rendre son quotidien plus serein.

Objectif innovation

En créant des liens étroits avec des centres

de recherche, des clusters de start-up ou encore

de grandes écoles, SPIE ICS contribue

à l’émergence de nouveaux usages répondant

ainsi aux enjeux d’innovations et de services

utiles aux armées.

In your opinion, how is the position of French

companies evolving in the area of security? Do

these companies resist an increasingly-harsh

international competition? Do they really benefit

from market opportunities?

Like every other sector opened to the world

economy, it is subject to ferocious competition

but one that does not hamper the development

of our companies - French but also European -

thanks to their many assets. Milipol Paris is a

standard bearer of excellence that contributes

to promoting the sector of security industries,

which is one of the priorities of the State. This

is also one of the roles of Milipol.

Une démarche orientée métier

Dans le secteur de l’armement, SPIE ICS

s’inscrit dans le respect des enjeux de proximité

et de supériorité opérationnelle déclinés

par le plan Défense Connect. Cette démarche

est renforcée par un très haut niveau d’exigence

lié à la confidentialité des données.

M.I.F.A. - FED 2019

© Anne-Emmanuelle THION

Damien DURAND

Une présence quotidienne

Avec 70 agences sur l’ensemble du territoire

français, SPIE ICS propose une très grande

proximité avec l’ensemble des sites de la défense

nationale ce qui lui confère une réactivité

optimale facilitant le maintien des services.

pascal.valle@spie.com

www.spie-ics.com

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

086

KRUT DISTRIBUTION

Le Pro du sachet repas :

La Société Krut est située au centre du plus important carrefour logistique du sud

de la France qu’il s’agisse du transport maritime (port autonome de Marseille),

aérien (aéroport de Marignane) et routier (réseau autoroutier). De ce fait, notre

réactivité associée à cet atout majeur nous permet un service rapide et efficace.

Elle est spécialisée depuis plus de trente ans, dans la

confection de sachets repas (chauds, froids, collations,

petits déjeuners), de rations alimentaires (chaudes,

froides).

Sa clientèle : l’Armée Française, les SDIS, les centres de

vacances, Hospices civils de Lyon, Aéroports et Sociétés

d’autoroutes....

Votre sachet repas est unique :

Les compositions répondent aux besoins spécifiques de

chacun, tant en terme de budget, de dluo, de sélection

des composants, de conservation, de colisage, d’étiquetage…et

sont conditionnées à la demande.

Les avantages du sachet repas :

-Conservation à température ambiante

-DLUO de 4 à 12 mois, suivant composition

Tous les articles font l’objet, avant référencement,

d’une sélection rigoureuse :

• Conformité aux normes en vigueurs

• Traçabilité

-Qualités gustatives et contrôle des recettes, ingrédients,

allergènes, données nutritionnelles.

-Aspect général (contenant et contenu)

-DLUO totale et résiduelle

-Données logistiques (disponibilité, délai d’approvisionnement,

stockage)

-

Le mot d’ordre : la réactivité

La Société Krut sait adapter sa capacité de production

dans les situations réputées « urgentes ». (Mise en

place de chaînes de conditionnement supplémentaires,

réaménagement des horaires...) et peut ainsi livrer dans

un délai record

La Société Krut y croit : L’engagement sociétal

La Société Krut collabore, depuis de nombreuses années,

avec les ESAT (Etablissements et Services d’Aide

par le Travail) régionaux, favorisant la réinsertion de personnes

handicapées.

Les usagers des Esat opèrent quotidiennement au sein

de l’entreprise, et participent pour environ 95% de la production

des sachets repas.

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088

M.I.F.A. - FED 2019

General Francis Autran

Interview with the DC SIMMT

Having pursued an army career as engineer officer at Saint-Cyrien in the

Montcalm division (1980-1982), General Francis Autran served in the mountain

troops as soon as he graduated. Commander of the 7th armoured brigade in

Besançon and then at the Engineering School, he becomes Central Director

of the integrated structure for the maintenance in operational condition of

terrestrial equipment (SIMMT) in 2016 after having been the Deputy Director

at the Directorate General of Armaments (DGA).

As the Scorpion programme is launched in the Army and with the resurgent

strength of the French Forces, General Francis Autran gives us an overview

of the challenges facing the SIMMT over the following years.

Equipment operational readiness is a strategic area

for the Army, in the same way as Human Resources

and the preparation of forces. Concretely, what is the

role of the SIMMT in the Army?

The integrated structure for the equipment operational

readiness of land equipment is an organ of

the Army, with a joint warfare vocation and delegated

responsibilities of contracting. It is therefore in

charge of supporting all land equipment of the armies,

directorates and joint warfare; this represents

over 23000 pieces of major equipment for the Army.

It is responsible for the availability of the equipment

required to fulfil exterior operations and training activities

for the Military Staff, and other armies and

contractors. To fulfil its mission, the SIMMT proposes

the MCO-T policy, defines concepts and elaborates

the related contractual strategies. Obviously, it also

defines the maintenance regulations applied to the

various fleets and steers the global production of

State and private contractors.

The SIMMT plays the role of an equipment manager

and of an “investor” by optimising the use of human

and financial resources allocated to the MCO-T for a

maximum performance of the State and private production

apparatus.

In addition to the Army, does the SIMMT look after

the MCO-T of the Air Forces and the Navy? How

do these different forces link up to ensure a global

consistency?

The SIMMT guarantees the maintenance in operational

condition of terrestrial equipment for the Army,

Air Force and Navy and for the War Intendancy, the

Military Fuel Service and the French Defence Health

Service. We speak of logic of the environment. Every

year, objectives are defined for the SIMMT by each

department and the necessary financial resources

are allocated. Moreover, the Navy, Air Force and Joint

Warfare divisions staff are represented in the Directorate

to facilitate the steering of protocols agreed

between the SIMMT, delegated contractor and its

own contractors.

The Army ambitions to secure the maintenance in

operational condition of land equipment (MCI-T) into

modernity. What must we understand by modernity?

Is it a change in mentality in the way of apprehending

the MCO-T?

The modernisation of the MCO-T has been underway

since 2016 with a first phase that consisted in reorganising

the sector from an organic perspective. It

capitalises the transformation plans Maintenance

2010 and MCO-T 2025 with the aim of improving the

quality of support for our equipment relating to their

service life by controlling the human and financial

to be allocated. This modernisation process covers

all the areas contributing to the performance of the

MCO-T, i.e., the organisation, recruitment and training

of staff, engineering and production processes,

logistics, technical infrastructures and tools of the

workshops. It exploits every opportunity offered by

innovation and digital tools to gain in simplicity, reactivity,

visibility and capacity of decision.

This year, with the entry into force of the Military Programming

law, this modernisation gathers pace to

allow the MCO-T to exploit a productive model adapted

to the recovery of the activity of the forces in 2024

during a delicate phase of capacity transition with the

arrival of the SCORPION equipment.

Nothing will be done without the approval of the entire

civilian and military staff. This is an undeniable

factor for success. In fact, we must put ourselves in

optimal conditions for success by adapting training,

by adjusting the organisations and by ensuring that

each one exercises their prerogatives at their level. In

truth, I consider that mentalities are already turned

towards modernity in our mature Army.

What place is left for innovation in the MCO-T?

Many MCO-T innovations emerge in the MCO-T

workshops, and this has been the case for a long

time. Today, we must link the modernisation of the

MCO-T with innovation and digital transformation.

Innovation must allow grasping every technological,

methodical and managerial opportunity capable of

optimising the maintenance and its logistics chain.

It is not only a question of using the tools and processes

that have proven their worth today to elaborate

economic models, but we must also be capable

of integrating flexibly mature technologies as they

become accessible in all the MCO-T processes of

maintenance and logistics.

Digital transformation ambitions to improve productivity

in our workshops through the digitalization of

several actions, which is what I call “repairing more”.

Using the various sensors placed on the main organs

of the equipment, we must also progressively shift

from preventive maintenance to projected maintenance;

in other words, “repair better”, i.e., at the

right need thus at the right cost, by limiting the delay

of loss of use of the equipment for the various units

as much as possible.

The SIMMT progresses hand-in-hand with innovation,

particularly thanks to the MCO LAB Terre. It

imposes itself as a place for encounters between a

wide range of key players, to create a tank of thinking

and reflection to see the emergence of new projects

responding to the needs of the forces.

Can you tell us a little bit more about some of the

innovative projects backed by the MCO-T?

Intrinsically, our maintenance operators have a

strong appetite for “the technical thing”, i.e., mastering

the functioning of the equipment to increase

its support. This state of mind percolates the entire

MCO-T and spreads well beyond the pure technical

sphere. I would like to mention three examples illustrating

this culture for modernity and innovation.

First of all, in the financial area, I would like to mention

analytical accounting. It does not seem like

much at first. But it extremely ground-breaking that

the MCO should know its precise costs and to fully

put the choices on offer in a perspective, particularly

for finding the balance between the various industrial

contractors.

Then in the area of production, additive manufacturing

is an emblematic and promising innovation. Experiments

with this new technology are underway in

France and in exterior operations. It allows making

ex nihilo potentially complex spare parts. Tomorrow,

this option could automatically be integrated into the

design of the new equipment and their support.

Finally, an information system feeds the MCO-T. Its

modernisation by “both ends” is an innovation in

itself. “Upwards”, by exploiting all the useful data

stored inside the MCO-T’s Information System, with

mathematic modelling tools relying on artificial intelligence

to help in the decision-taking of support

strategies and develop projected maintenance. The

089

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

090

modernisation of the MCO-T Information System

creates a genuine dynamic around its “nomad capacity”

on tablets. Entitled ICAR and DEDAL, these projects

allow automating the data entering work, will

facilitate maintenance activities by giving access to a

digital documentation database, thus improving overall

the performance in the workshops. It is a question

of liberating the workshop supervisors from

time consuming activities, so that they may refocus

on their activity, which is to steer the activity. This is

what I call “bottom up” digitalization.

Modernity also goes hand-in-hand with the arrival of

the SCORPION programme in the Army. The words

technological mutation are used. Is it a true turning

point for ground equipment? Can you tell us a little

bit more?

With the arrival of the SCORPION programme and

deployment of the first fourth generation equipment

in 2020, the Army confirm their high-technological

character. If we consider the MCO aspect, the embarked

vetronics of this equipment will allow us to

pass a turning point in projected maintenance that

I mentioned earlier. This evolution will also require

an evolution in the competences of our maintenance

operators, and most certainly, the appearance of

new trades inside our organisations, such as Data

Scientists for example. So indeed, it is a turning point

in modernity with the fundamental maintenance actions

having to adapt to a new context. The MCO-T is

henceforth prepared to confront this challenge.

The SCORPION capacity has seduced the Belgian

Land Component, where it’s going to be integrated.

Will the SIMMT play a role in this innovative

partnership? Will it enjoy contacts and relations with

its Belgian counterparts for the programme implementation

in Belgium?

Within the framework of the acquisition by the Belgian

Land Component of this motorised capacity

(MOCA), the compatibility of doctrines of use comes

with a compatibility of the support. Through the intermediary

of its Equipment School, the military Staff

and the SIMMT are hard at work with our Belgian

partners to identify possible interactions. There are

existing paths in the area of training and potentially

in the domain of logistics, but it is still a bit early to

speak of it precisely.

The French Army is on numerous external operations

site and the equipment deployed is in high demand.

If we refer to the Military programming law

2019-2025, the operation preparation activity of the

army must mature to reach new standards. In this

context, the regeneration of the potential and availability

of the equipment represent a real challenge

for the SIMMPT in providing the army with the equipment

it needs to carry out its missions and activities.

How could you summarize these three years of implementation

of the land MCO model?

The challenge is gigantic. But the transformation of

the MCO-T, which was launched in 2016 and the effort

provided since 2017 are starting to yield positive

results that make the challenge accessible shortly.

The MCO-T 2025 model rests on the structuring principles,

the first of which is the separation between

industrial and operational maintenance. Industrial

maintenance is the cornerstone of the MCO-T’s

productive system insofar as it is in charge of regenerating

the equipment to give them back their potential,

i.e., a new lease of life, based on the strong

partnership between the capacities of the State and

the private industry.

Operational maintenance is in charge of repairing

the equipment to make it available for use. A greater

flexibility in fulfilling operational maintenance actions

and the presence of maintenance units inside

the army and as closely as possible to the units will

not only allow “repairing more”, but also, through a

more direct and pragmatic vision, will facilitate the

reinvestment of the units in supporting their equipment.

Regrouping the operational maintenance in

one same commandments, that of the army, whist

remaining under my functional authority, allows our

maintenance operators to support the equipment in

a peace-crisis-war logic, i.e., doing the same thing in

France as we do in external operations. The benefits

are tangible. In only three years, the technical availability

progressed by almost 7 points to reach 70%,

the percentage required to carry out the army activities.

Effectively, regiments have regained the means

to train.

What roles do the Hardware Regiment (RMAT) play in

maintenance?

The six RMAT regiments are the strike force of operational

maintenance. Beyond the number of regiments,

we must look at the global support capacity

of operational maintenance. Indeed, in complement

of the RMAT, a maintenance section is deployed organically

with each regiment of the army and training

organ. There are a hundred or so in total, which represents

50% of the operational maintenance capacity.

The RMAT and regimental maintenance sections

(SMR) guarantee the army’s aptitude to deploy in

operations with commanded, consistent and adaptable

support structures. Operational maintenance

instructs, trains and commits according to a continuum

peace-crisis-war that I evoked earlier.

Civilian staff works at the MCO-T. What do they bring


092

The budget allocated to the Army is a recurrent issue.

How does the SIMMT optimise its means in the

face of budgetary constraints without jeopardising

ground operations?

First of all, we must specify that the military programming

law 2019-2025 fully recognises the need

to maintain the equipment linked to the rise of the

operational preparation of the activity of the forces.

The resources for the programmed maintenance of

equipment are on the up for this period.

Obviously, the SIMMT is in Order of Battle and enjoys

the tools to optimise the use of resources entrusted

by the army staff and other contractors. The

SIMMT relies on an overall performance resting on

the search for efficiency in every sector where this

is possible. In a first while, the integrated organisation

of the SIMMT is a key factor of the MCO-T’s global

performance. From the definition of support and

contracting to until the liquidation of expenditure, it

allows optimizing the physical-budgetary room for

manoeuvre and to establish an essential physical-financial

link between the allocated resource and expected

production.

Moreover, we are reinforcing this physical and financial

link by developing genuine economic models for

each of the main equipment parks to identify spending

for the right need, depending on the available

state and private production means.

mament programmes and that are most often acquired

by the means of purchasing platforms and “on

the shelf”. We are summoned by the various armies,

directorates and departments for all ground equipment,

mostly for little or non-militarised vehicles,

small calibre weapons, or still, optical devices.

You say that equipment maintenance is an act of

combat. But maintenance can seem like a less attractive

function for the public or popular media,

unlike other more “warrior” operational function. Is

this the case?

For the past ten years, there has been a rise in the

awareness of our sturdier engagements, yesterday

in Afghanistan, today in the Sahel-Saharan region.

All our operations are carried out in a Joint Warfare

or joint framework, where everyone realises the interest

and contribution of adjacent operational functions.

They are all complementary. Each weapon

has its specificities and attracts a different public.

Although less mediatised than other operational

functions that lead operations, everybody know and

considers maintenance as an essential function on

the ground. The Equipment section does however

recruit its staff from another pool. Moreover, we are

developing new partnerships with the national department

of education, particularly vocational colleges,

to draw the best young people into our ranks.

093

Finally, since the last 10 years, the SIMMT develops

and implements global contracts that we call Markets

for Support in Service (MSS) and that interest

the industrials in terms of performance: the support

of the Leclerc tank is a precursor in this area.

You spoke of “warrior” operational functions. In actual

fact, the warrior spirit irrigates the entire army,

regardless of weaponry, as it combines discipline,

technology and tradition, which are qualities that can

be found in all our units.

M.I.F.A. - FED 2019

Does the SIMMT enjoy close contacts with the DGA

to prepare for the arrival of new equipment and to

anticipate the resultant maintenance?

The Directorate General of Armaments is an indispensable

support for the SIMMT in the elaboration

of the support strategies for new equipment. The arrival

of new equipment is steered by integrated programme

teams with which the SIMMT participates

hand-in-hand, along with the DGA and the Technical

Section of the Army. The maintenance problematic

is considered as soon as possible so that the future

equipment can be as efficiently supported from their

first day of use and in time.

Is the SIMMT likely to purchase other equipment in

complement of the DGA. What type of equipment?

What is its purpose?

Indeed, without being an organ for the acquisition

of capacity, the SIMMT acquires equipment for the

forces. This equipment complements the major ar-

My General, during our interview you broached several

concrete concepts and subjects. Could you summarise

them in just one word?

Modern. I believe that the MCO-T is a resolutely modern

domain, both in the techniques and processes

and in the state of mind. All the areas relating to the

MCO-T are becoming increasingly complex and modern.

In the face of this modernisation, the MCO-T

adapts to its environment. This adaptation is more

essential still that the expectations from the armed

forces are constantly growing. The challenge is

considerable, but the men and women of the MCO-T

seem ready to take it up. Every day, they see the fruit

of their work. The progresses made these past two

years in terms of the availability of the equipment

motivate us to relentlessly continue the construction

of tomorrow’s maintenance. I’m confident!

Marie-Madeleine COURTIAL

M.I.F.A. - FED 2019


094

M.I.F.A. - FED 2019

to the maintenance of ground equipment? How does

the recruitment take place?

There are approximately 4000 civilians in the ranks

of the MCO-T, the equivalent of a third of all staff,

and all are distributed across all levels and positions.

There is a genuine complementarity between civilian

and military staff insofar as the civilian staff brings

permanence, specialised expertise and stability.

A complementarity of expertise firstly: civilians

boast sometimes extremely pointed expertise that

requires very specialised training and experience.

Complementarity in the workload secondly: as they

are employed in positions that can also be filled by

military staff but are not engaged in the operations,

civilians guarantee a continuity in the functioning of

the MCO-T entities.

The MCO-T offers a wide range of trades and hires

200 civilians every year. There are many paths of recruitment

depending on the status and type of job to

fill: either locally after a professional test for state

workers, or via a national competition for civil servants.

There is also a contractual recruitment process

for some very specific and particular functions.

These past few years, the Army created new units

with the implementation of the Au Contact model.

How does equipping units and ensuring the operational

readiness of the new equipment happen?

You broach the issue of the resurgent strength of the

army, which has been often evoked but rarely conceptualised

and implemented. The resurgent strength

of the army came after the wave of terror attacks in

2015 and mostly concerned the personnel with 11000

additional servicemen, and translated into the creation

of new units. The equipment of combatants, including

individual equipment, has been considered in

the military programming law 2019-2025. However,

the volume of major equipment remained almost

identical, since it was indexed on the operational

contract. When I look at this from the perspective of

the upsurge of the activities encompassed in the military

programming law, three conclusions stand out.

First of all, we shall have to manage a decade of capacity

transition between older generation equipment

and that of the SCORPION generation together

while revalorising some of the old material park.

Then, we shall have to regenerate more equipment

quicker (industrial maintenance) to distribute more

equipment to the troops and repair more and quicker

(operational maintenance) to support a greater activity

of the regiments. Finally, the management and

use policy of the various parks will have to be adapted

in a more discerned and steered manner to make

sure that the troops can regain a freedom of action

and enjoy the equipment at the opportune moment

to conduct their activities.

The issue of competences must be important now

that the army is at the crossroads between old and

new generation equipment. Is the training of new

technicians significant? Are partnerships with the industries

being created in this aim?

Competences represent a major challenge that is

under consideration. The challenge consists in training

our maintenance personnel to new technologies

while keeping the technical expertise on the

older equipment for several years to come. This is

the capability transition manoeuvre I evoked earlier.

Indeed, the fourth generation SCORPION equipment

will be used alongside with second-generation

equipment put into service in the seventies and eighties

and that will remain in the army until the late

2020s, and the third generation, which were put into

service in 2000-2010 for the next 30 to 40 years.

Along with the Bourges Equipment School, we

are developing a global maintenance training programme

for the army (PROMAT). It encompasses

the need for technical skills and the supervision of

the workshops but also aims at consolidating the design

capacity of support systems, steering of maintenance

processes, and, more generally, the “high”

management of the MCO-T.

In this aim, we are working with other educational

and industry partners, and some service providers.

We are developing a logic of exchange. For example,

the training of our first SCORPION maintenance personnel

will be supported by industrials, where we

carry out a rise in personnel for older vehicles such

as the VBL and lorries.

Within the framework of the partnership that you are

reinforcing with the private sector, the SAMOURAI

platform is presented as a major advance for the modernisation

of the ground and operational MCO since

this year. It will have digital tools that will undoubtedly

evolve, supported by innovation. What is the status

of its implementation? Is the launch bringing the

expected rewards?

Samouraï is an innovative market of shared support

steering carried out on a shared support group.

Through direct exchanges between industrial and

state contractors, it aims at optimizing support. It

comes with digital tools for steering, monitoring

and analysing that integrate into the general digital

strategy of transformation of the MCO-T. This mode

of functioning is fully operational since early 2019 and

although we are very satisfied with the results obtained

until now, it is still early to draw conclusions.

Beyond SAMOURAI, the SIMMT tries to develop this

logic of close partnerships with the industrial world.

Toutenkamion Group

strategic supplier of armies

The Toutenkamion Group is a flourishing French group made up of three

companies: Toutenkamion, Brevet Carrosserie (integration in 2017) and

Euro-Shelter (integration in 2019).

Q: How did the buyback of Euro-Shelter allow you to

acquire another dimension in your activity targeting the

armies?

Our consolidation with Euro-Shelter allows us to

become a fully-fledged actor offering a multitude of

solutions to the armies.

As a specialist of continuously-soldered aluminium

shelter, we can approach any system builders (THALES,

AIRBUS D&S, MBDA, etc.) needing light, sustainable

and EMC/EMI shelter.

Combined with Toutenkamion in the area of military

health, Euro-Shelter’s competence is also a vector

for growth. Let us not forget the training solutions we

offer (driving simulator, telecommunications training

unit), or still, the organisation of events to promote the

armies.

Overall, the association of Toutenkamion, Euro-Shelter

and Brevet Carrosserie enables the Toutenkamion

Group to offer a complete range of solutions through

a wide spectrum of products (mobile units, shelters,

deployable bodywork, EMC/EMI protection, technical

panels, cabin conversions).

These solutions respond to the whole spectrum of

military needs and allow the Toutenkamion Group

to play its role as the essential industrial of mobility

(branch mobility, means mobility, operators’ mobility).

It is a genuine opportunity for our clients to enjoy a fullydedicated,

sole interlocutor for their complete systems

including a EMC/EMI shelter or body into which we

can integrate their equipment, as well as the adapted

vehicles with assorted modifications (number of seats

in the cabin, air-transportable cabin, stabilisation, etc.).

From now on, we can respond to all our clients’ needs

and accompany them for the entire lifeline of their

project.

Q: How did the needs of the defence sector evolve with

your products?

Progresses in war strategy mean that today, the

armies must optimise their mobility: ultra-rapid

deployment time, strict environmental constraints,

autonomy, equipment as close as possible to the

theatre of operations, transportation of sensitive

equipment (drones, electronic pieces). Moreover, the

commissioning of new air crafts such as the Airbus

A400M allows developing new, larger mobility solutions.

This makes sense with the solutions we offer with our

trailers, carriers and shelters/containers of multiple

sizes.

Moreover, within the scope of electronic warfare, the

protection constraints for information treated in a

shelter has become crucial and requires increasingly

elaborate electromagnetic shielding. Additionally,

the empty mass criterion of shelter is important. The

lighter the shelter (aluminium) the more equipment you

can transport. We must therefore make lighter shelters

whilst keeping essential mechanical characteristics

to continue using the equipment in the extreme (road,

climate) conditions of exterior operations.

Q: Do you have any projects for exporting in the defence

sector? If so, what specific needs do you have?

In the area of military health, we regularly work in

collaboration with the health departments of the armies

(mobile hospital, mobile clinic, radiology, dental care,

blood collection...). For all our other products, system

builders play a role as exporters.

www.toutenkamion-group.com

095

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

096

Telelangue

Facilite la communication au sein des Armées

Créateur de technologies d’apprentissage et leader de l’innovation pédagogique, Telelangue

est le pionnier de la EdTech en France dans le domaine des langues et poursuit ses innovations

depuis lors grâce à son département R&D. Aujourd’hui, fort d’un million d’apprenants et

de milliers d’entreprises clientes dans le monde, Telelangue est une référence du digital,

du blended et du phygital learning dans l’univers de la communication linguistique et

interculturelle.

Expert de l’accompagnement à 360° et de la gestion de projets

complexes en digital (apprentissage, organisation et conseil),

la société est en mesure d’apporter une réponse-formation

à chaque problématique d’entreprise et d’en assurer le

déploiement. Marque du Groupe Berlitz Corporation (Groupe

mondial), Telelangue doit beaucoup son succès au Digital

Learning.

En effet, les formations sont ainsi mobiles et accessibles

à distance en multi-supports 24/7 (PC, MAC, Tablette,

Smartphone). En phase avec ces nouveaux usages,

Telelangue propose à ses clients une nouvelle expérience

d’apprentissage appelée « all in one », articulée autour d’une

solution eLearning CyberTeachers, et augmentée par les

autres prestations de cours par téléphone et présentiel haut

de gamme, telles que les ateliers, coachings, séminaires…

La société affirme ainsi sa volonté de proposer des

formations de meilleure qualité et sur une courte durée,

grâce à son avancée digitale et ses formateurs experts dans

leurs domaines d’intervention.

Spécialement destinée aux Forces armées, Telelangue

propose « CyberTeachers Platinum », une solution

d’apprentissage eLearning en langue anglaise et française

qui stimule l’émotion via des outils de gamification.

Urielle BIKA, Digital Learning Manager chez Telelangue

nous en dit plus...

L’entretien avec Urielle BIKA, Digital Learning

Manager chez Telelangue

Q : Telelangue propose une offre destinée aux Forces

armées. Pouvez-vous la présenter ?

« CyberTeachers Platinum, notre solution d’apprentissage

en ligne propose un parcours complet, hyper personnalisé,

et qui fait appel à l’émotion pour stimuler la motivation. »

Q : Comment se déroule le parcours ?

« Cette solution propose un parcours personnalisé selon

le niveau identifié après le passage de l’Audit Linguistique

Online au démarrage de la formation.

Une bibliothèque d’activités complémentaires et des outils

d’aide linguistique et de mises en situation professionnelle

permettent de pratiquer on-the-job et de repousser ses

limites. Grâce à nos classes de conversation, les Forces

armées échangent en groupe avec des apprenants du monde

entier 24/7 et se préparent à l’examen du TOEIC grâce à nos

mini-tests et nos tests blancs disponibles sur CyberTeachers

Platinum. La plateforme est également accessible dans

tous les formats PC, MAC, Tablette, Smartphone, on n’y fait

également du micro learning avec l’apps CyberTeachers

Platinum. »

Q : Qu’est-ce que cette offre apporte de plus par rapport aux

formations linguistiques déjà connues ?

« CyberTeachers Platinum propose dans une même

plateforme, des contenus qui sont à la fois généraux et

spécialisés dans le secteur des Armées.

Grâce à ce programme structuré, chaque militaire travaille

sur des leçons de son niveau et sur ses objectifs. La solution

offre une souplesse et une flexibilité 24/7 permettant à

chaque apprenant de travailler à son rythme, selon ses

besoins, de façon ludique et complète (à l’écrit et à l’oral).

En plus, la solution offre la possibilité d’intégrer ses propres

documents de travail qui se transforment instantanément

en véritables activités sur mesure. Le niveau de

personnalisation est unique et inégalé par aucune autre

plateforme en langues. »

Q : Quelle actualité de Telelangue ?

« L’actualité, c’est le CPF. On a tous un Compte Personnel de

Formation ! »

Il permet de financer nos formations jusqu’à 100% selon le

crédit disponible de chacun. Pour en profiter dès maintenant,

les Forces armées peuvent s’adresser à leur service des

ressources humaines ou solliciter Telelangue. Bientôt de

nouveaux changements. Dès décembre 2019, vous pourrez

directement faire votre commande sur l’application CPF de

la caisse des dépôts et consignations. En tant qu’expert de

l’accompagnement dans le CPF, Telelangue a la chance de

faire parti du groupe de travail de l’application mobile. C’est

une reconnaissance pour nous d’être impliqués dans cette

aventure du CPF et d’ainsi de pouvoir contribuer aux avancées

de la réforme « loi avenir professionnelle » en vigueur depuis

le 05 septembre 2018. C’est aussi une bonne nouvelle

pour vous car nous sommes déjà prêts à accompagner les

Armées avec une offre CPF adaptée.

Nous sommes aussi tournés vers l’international et nous

participerons à la 14ème édition du salon eLearning Africa

qui se tient du 23 au 25 octobre 2019 à Abidjan en Côte

d’Ivoire. Sous le thème « Les clés de l’avenir : Capacité

d’apprentissage et employabilité », ce salon rassemble

des experts et des investisseurs qui se mobilisent pour les

technologies appliquées à l’apprentissage, à la formation et

au développement des compétences en Afrique. »

Contact :

Urielle BIKA

Digital Learning Manager

T. 01 43 90 39 86 • ubika@telelangue.com

www.telelangue.com


098

The Land Forces Maintenance

There is obviously a staff shortage in the

operational maintenance mechanism

- as I returned for a three-year mission for NATO regarding

interarm and inter allies operations - by the

change in procedures and cultural evolution that

stemmed from the transformation plan of the maintenance

of the equipment in operational conditions

of land equipment. The creation of the Land Forces

Maintenance Command, which was concomitant to

the restructuring of the land forces “Au Contact” plan,

undeniably brought operational maintenance closer to

users.

099

M.I.F.A. - FED 2019

Since it was created on 1 July 2016, this organ is the general contractor for

operational maintenance. The Land Forces Maintenance Command is a unit

that fulfils a mission that is not always visible but that proves indispensable

for an effective army: ensure the availability of land equipment for regiments,

whether they are deployed in France, overseas or in Opex.

Major General Claude Goudeau, who has been at the head of the COM MF

since 1 October 2018 and took some time to chat with us.

MIFA: Your first year as the head of the land forces

maintenance command is ending. What is your assessment

of this first period? Did the progress of your

mission match the objectives you defined when you

took the job?

General Claude Goudeau: This year’s heavy agenda

means that time went by very quickly. Although I had

an in-depth knowledge about the maintenance of land

forces equipment, as I spent most of my career there,

I wanted to conduct command visits in all my divisions

right from the offset. Moreover, as the person in

charge for the internal control of maintenance, I also

visited several interarm regiments in France, overseas

and abroad to assess the preservation of equipment.

Beyond the reorganisations, I was very quickly struck

Under the impulse of the Commanding General of

the Land Forces (COM FT), the forces’ regiments regrouping

the two thirds of military repairers inside

their section of regimental maintenance platoons

contemplated the maintenance component with increased

acuity by raising the awareness of the users

and by trying to maximise the operational maintenance

production across all specialisations. On these

fundamental bases, the Equipment Regiments - each

in their own geographic area - can make significant

planned efforts at the level of the great units (interarm

brigades or specialised commandments) by identifying

the most adequate means to support each operational

activity as closely as possible: the projection in

operations obviously, both abroad and on the national

territory, but also the alerts, the interarm manoeuvres

in specialised training camps, major exercises - including

those alongside our allies - the professional operational

preparation in garrison and all other heavy

and relentless training activities.

Results are being obtained with an average availability

of approximately 70%. Although the situation is still

difficult in terms of manpower, the Land Forces fleet

still boast a good short-term availability that allows

raising the technical availability to the level of operational

means. This general situation materialises

in the number of external operations for which our

mechanics relentlessly maintain 90% of the equipment

of tactical groups.

Please remind us why the Ministry of Defence decided

to put together a Land Forces Maintenance Command?

To which challenges of restructuring or efficiency

did this organisation respond?

By splitting industrial maintenance and operational

maintenance, the transformation plan aims at increasing

production in both field compartments. Little by

little since 2016, the planned workload of regenerations

entrusted to the Equipment regiments shrinks

along with transfers of civilian staff to the Terrestrial

Industrial Maintenance Department (Service de la

Maintenance Industrielle Terrestre (SMITer).

Since it aims at regenerating more equipment that

will then be quickly allocated to the various divisions

of the land forces in good condition, this reinforcement

of the industrial maintenance indirectly contributes to

fulfil the needs of the forces.

For our part, our staff is no longer available to fulfil

long or very technical preventive or curative operations

due to the fact that the interarm regiments lack

the time, competence or appropriate tools. Moreover,

as I said earlier, we can adapt support to the activities

through advanced detachments for operations support

or using light intervention teams that can carry

out technical operations that are carefully planned to

be as profitable to everyone, particularly by reducing

absence delays of the equipment in holder units.

What are the main technical challenges of the French

forces relative to the maintenance of combat gear? Is

there a French specificity linked to the deployment of

our defence forces or special characteristics of the

equipment?

Operational maintenance is ready to face two major

challenges of the French land forces, which will allow

the latter to become a European leader in accordance

with the objective defined by the Commander-in-Chief

of the Armed Forces. On the one hand, it relates to the

transition of capacities to the Scorpion units and, on

the other hand, raising operational preparation standards

foreseen by the Military Programming law to

increase the competence of our teams on the major

equipment used for increasingly-complex tactics.

M.I.F.A. - FED 2019


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M.I.F.A. - FED 2019

Regarding maintenance, this consists in taking charge

of new equipment, which is not necessarily the most

complex to maintain and repair, but that requires various

competences in terms of number and specialisations.

This must be pursued by guaranteeing the

support of our very demanding operational commitments

for equipment procurement... this is perhaps

where I would see a French specificity. Finally, we shall

have to offer all fleets, old and new, more availability

and potential (in motor hours, kilometres or number

of shots) to meet operational preparation objectives.

Amongst all the missions of the armed forces, from

Sentinelle to Opex, would you say that the use of our

equipment is done “just-in-time” in terms of maintenance?

Do the current means allow guaranteeing the

same level of maintenance in the event that the operations

intensify or last?

There is obviously a staff shortage in the operational

maintenance mechanism. You will not find the hours

spent accounted for with such rigour and such high

level of reporting in any other operational function.

But the situation cannot be generalised and averaged

for all the fleets and specialisations. Operational activities

dictate the pace, sometimes brutally. Until their

recent withdrawal, Caesar cannons, whose performance

was shown in the Middle East, took up a lot

of potential and required a strong commitment from

specialists. International exercises and our presence

in Baltic countries mobilise our main fleets (Leclerc

and VBCI tanks). The logistic convoys of the Barkhane

operation make precocious use of the heavy trucks

equipped with protection systems. How can we face

these various solicitations in time, in the types of materials

and in the deployment conditions? First of all,

we have a detailed knowledge of our capacities. Our

organisation is built in terms of engagement hypothesis

and of the operational contracts defined by the

army staff. Failing to overcome the complicated arbitrations

on resources, this knowledge allows showing

resilience regarding our temporary reductions in staff

by facilitating staff transfers. Then, by using local

concessions of private industrial groups, we partially

sub-contract some stable and continuous operational

maintenance activities. On this last point, we are particularly

careful to maintain expertise. Maintenance

and repairs in garrisons contributes to the operational

task training for mechanics.

Which new technical challenges are you facing for

the maintenance of combat gear? Are there specific

issues that did not exist ten years ago? Does the

Bourges Equipment School work on new areas of specialisation?

I identified two technical challenges: the versatility of

the lower support levels and the mastery of the complex

armament system that each Scorpion machine is

individually becoming. Scorpion equipment were specified

to be easily supported. They require short intervention

times for changing standard sub-components.

But it won’t be enough to repair a thermal camera or

to change an alternator, we have to ensure the technical

consistency of all the functions supported by

the vetronics of the equipment. Without talking about

eventual breakdowns, the configurations of the equipment

can be modified using kits that are under the

responsibility of the operational maintenance when

they need to be managed, assembled and dismantled

in accordance with activities, whilst systematically ensuring

that the equipment can fulfil its mission.

Along with the delivery of this equipment, the employment

doctrine of the land forces is evolving. Through

collaborative combat, which allows obtaining effects

on the enemy using disseminated platforms on the

field, combat units will be able to rearticulate, dilute

and concentrate with new-found agility, that the maintenance

must support at the pace of the manoeuvre.

Bourges Equipment School takes part in all the doctrinal

works carried out in the Land forces. On behalf

of the central director of the integrated structure for

the maintenance in operational condition of terrestrial

equipment (SIMMT), the General commanding

the pilot school also steers the vocational stream and

specialised training that prepare future maintenance

technicians (whether they are officers, non-commissioned

officers, ranked servicemen or civilian staff) to

take up these two challenges, each at their level.

What would be your recommendations to further improve

the efficiency of your mission, particularly with

regards to upholding the availability rate of the older,

ageing equipment?

We already have a recognised capacity to content the

priorities of the land forces. We have extraordinarily

dedicated and very competent civilian and military

staff that we must retain. This implies the valorisation

of technique, attractive professional careers and interesting

missions. We are intent on that. However, we

are powerless when new technical events weakening

the availability of a fleet occur. Without supply chain,

without qualified solution to face an obsolescence,

without careful technical control, operational maintenance

is powerless. This trade show is the opportunity

to raise the awareness of our industrials on the issue

of older fleets, since operational challenges are not

always correlated with industrial or commercial objectives.

Damien DURAND

EPI Services

Votre parternaire pour la maintenance de vos

équipements de proitection individuelle

Implantée sur trois sites industriels, nous assurons annuellement l’entretien de

50 000 ensembles de protection Feu (EPI de catégorie 3 suivant la norme EN469)

pour les pompiers civils et militaires.

Une gestion globale

Notre offre comprend l’ensemble des exigences techniques

liées à ces équipements, à savoir : Le lavage et le

retraitement, les contrôles, les réparations éventuelles,

la traçabilité et le suivi informatique ainsi que la logistique

(enlèvement/livraison).

Notre intégration complète nous permet de répondre

aux attentes de nos clients dans des délais très courts

Des engagements forts

La conformité des EPI est primordiale à la sortie de la

blanchisserie. E.P.I. SERVICES s’attache à travailler sur

le fondement de 4 principes :

• Le respect des règlements européens, directives européennes

et normes

• Le contrôle et la traçabilité des opérations effectuées

sur chaque article

• Le respect des délais d’enlèvement et de restitution

• Une politique de développement environnementale

Une volonté d’innovation

E.P.I. SERVICES développe de nouveaux protocoles afin

d’apporter des solutions techniques innovantes tout en

intégrant le développement durable

Des évolutions sont en cours grâce au procédé LCO²

pour apporter des réponses sérieuses face aux multiples

risques liés aux expositions durant l’utilisation opérationnelles

des EPI.

101

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102

ARM

Le champion des rayonnages métalliques

Depuis 1994, la société ARM (Assemblage Rayonnage Manutention) est

la partenaire privilégiée des installations de rayonnage. Avec ses équipes

compétentes et motivées, ARM intervient dans tout type d’industrie et répond aux

exigences de tous ses clients. Armée de Terre, NavalGroup, Marine Nationale…

Ils sont nombreux à l’avoir choisie comme partenaire.

Afin de répondre aux spécificités de ses clients, le

personnel de chantier est habilité Caces nacelle

3A/ 3B et chariot 3 et 5 GIES niveau 1 et 2 Formation

travail en hauteur. De plus, un local technique

de 175 m² permet la réalisation ou la modification

rapide de pièces.

Dans le souci de servir au mieux ses clients, la société

met à disposition des moyens performants

de communication en informatique, téléphonie,

fax, mail, outil de planification DAO 2D ; et chaque

équipe autonome dispose d’un véhicule, d’un téléphone

et de tout le matériel nécessaire à la réalisation

de chantiers dans les règles de l’art.

Une authentique plus-value

Du conseil au montage, en passant par la supervision

et la maintenance, ARM travaille tous azimuts

pour une authentique plus-value.

Dans le domaine du montage, la société collabore

avec les constructeurs soucieux de proposer les

meilleurs résultats. Montage, démontage, transfert

de tout type de rayonnage, qu’il s’agisse de

rayonnage léger, lourd, cantilever, plate-forme,

picking, dynamique palette, mobile… ARM répond

aux nombreuses demandes.

Parmi ses principaux partenaires, Polypal, Schaefer,

Ar Racking, Storax équipement, Duwic, Bito

system, Feralco, Stow…

Avec son activité de supervision et de conseil, la

société assure un regard permanent sur le site de

montage de tous les types de rayonnages : prise

de renseignements, de documents ou cotes en vue

de devis, étude de faisabilité en fonction d’un plan

de projet, suivi de réunion de chantier, suivi de

chantier avec vérification de la réalisation suivant

recommandations et normes, plans et préconisations

des fabricants, intermédiaire en vue de modifications

de dernière minute, et réception d’installations

ou travaux.

L’atout maintenance

Avec une équipe spécialement formée à la maintenance

afin de répondre dans les meilleurs délais

aux attentes, ARM s’occupe de tous types de stockage.

Ses spécialistes sont rompus aux travaux

sur des unités en exploitation, et savent s’intégrer

à l’exploitation afin de générer le moins de gêne

possible. Ils connaissent les produits des grands

constructeurs et disposent des notices techniques

permettant des réalisations conformes aux recommandations

des fabricants.

De plus, ARM travaille en partenariat avec la société

CRM qui assure le suivi et le contrôle des

installations de stockage. CRM est recommandée

par la CRAM afin d’assurer les vérifications

périodiques suivant la recommandation ED771 et

la norme EN15635. CRM est totalement indépendante

afin de répondre en toute probité. Elle est

accréditée auprès de la Cofrac norme NF EN ISO/

CEI 17020:2012.

Avec son engagement de sérieux dans les données,

sa garantie de confidentialité et de savoir-faire,

ARM est le partenaire essentiel des activités de

rayonnage métallique.

Contact

ARM

490 avenue des Templiers

ZI Napollon - 13400 Aubagne

T. 04 42 73 04 87

contactarm@rayonnages-metalliques.com

www.rayonnages-metalliques.com

Entretien avec Clément Martimort,

directeur technique d’ARM

ARM propose des solutions de rayonnages métalliques.

Comment s’effectue le travail d’installation au profit des

secteurs de la Défense ou de la Sécurité ?

« Notre travail consiste à répondre et apporter les

solutions les plus adaptées en termes de rayonnages

métalliques mais aussi de sécurité et de réglementation

et ce de l’étude à la réception des installations de

stockage en passant par le suivi et l’accompagnement

des projets. Nos équipes de montage s’adaptent à tout

type de situation et d’environnement afin de créer le

moins de gêne possible pour les exploitations.»

- Comme installateur disposez-vous de techniques

spécifiques ou d’innovations en matière d’installation ?

« Notre cœur de métier est le montage, démontage et

maintenance de tout type de rayonnages, nous travaillons

également avec tous les fabricants Européens soucieux

d’apporter à nos clients le service et la qualité. Depuis

25 ans nous avons su évoluer et nous perfectionner

dans tous les domaines en lien avec les rayonnages

métalliques et mettre notre savoir-faire et notre

expertise au service de nos clients. Nous travaillons

également avec la société de contrôle CRM accrédité

auprès de la COFRAC ce qui permet de proposer une

solution complète pour vos installations. »

- Avez-vous une actualité sur laquelle vous souhaitez

communiquer ?

« Nous avons travaillé sur notre site internet afin que

vous puissiez mieux connaitre nos activités mais aussi

prendre conscience de notre éventail de service à votre

disposition. »

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M.I.F.A. - FED 2019

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1st Spahis Regiment

Audacity, tradition and commitment

Nestled in the heart of Valence and well located between the Vercors and

Ardèche regions, the 1st Spahis Regiment enjoys privileged relations with

the region and it inhabitants. The Spahis, the cavalry unit of the 6th Light

Armoured Brigade, are specialists of reconnaissance and intervention in

hostile territories, and work with one maxim in mind: “Vite, Fort et Loin”

(quick, strong and far), as well as the motto of the legendary regiment “Facing

Forward”…

Sole heirs of the famous horsemen from Africa, the

first Spahis Regiment is an heir of the Régiment de

Marche de Spahis Marocains (RMSM) created in 1914

by General Lyautey. Its unusual history deserves to be

briefly outlined in a few dates.

Engaged in the Great War after fighting during the

battle of the Marne and the Somme, the RMSM is

deployed on the Orient Front and wins several significant

battles in Pogradec, Skumbi and Bofnia before

pursuing its saga with the decisive victory in Uskub in

1918! These combats owe it five commendations in

the Army Order and the “fourragère” bearing the colours

of the military Medal.

The traditions of the Spahi are highlighted

during ceremonies. Here, the Commanders of

the Unit wear the Burnous and the Tougs.

©Valentin.D\Armée de Terre.

In 1921, the RMSM is baptised the 21st Moroccan Spahis

Regiment and is sent to the Levant to take part in

the pacification process of the area, where it will stay

for seven years. Admired for its commitment, it will

earn three new commendations for the Order of the

Army and the fourragère of the War Cross for exterior

operations.

When France is defeated in 1940, the Regiment is

based in Syria. Under the orders of Captain Jourdier,

the first squadron immediately decides to secede and

to join the Free French Forces (FFL). It takes part in

the victory of the allies in El Alamein in 1942 and to

the Tunisia combats in 1943. It then integrates General

Leclerc’s 2nd Armoured Division: the first Ré-


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M.I.F.A. - FED 2019

giment de Marche de Spahis Marocains was born!

Landing in Normandy in August 1944, the first Régiment

de Marche de Spahis Marocains takes part in

the liberation of Paris on 25 August and Strasbourg

in November. In Strasbourg, young Spahi Lebrun will

climb up the spire of the Cathedral to hoist the national

flag, thus respecting the Oath of Kufra. The third

squadron is also one of the first units to enter Hitler’s

Kehlsteinhaus (eagle’s nest) in Berchtesgaden. For

its commitment in the French 2nd Armoured Division

commanded by General Philippe Leclerc, the 1st

RMSM is awarded the Liberation Cross alongside the

other regiments of the 2nd DB.

After the Second World War, the regiment is deployed

in Morocco and Algeria then, in 1961, it joins the

French Forces in Germany and takes its headquarters

in Spire. In 1984, it returns to France in Valence, at the

Valence garrison.

Committed every day

A professional unit since 1984, the 1st Spahi Regiment

lives at the pace of exterior and interior operations in

which it is continuously engaged. The flag of the 1st

Spahi Regiment encompasses 14 feats of arms, the

latest of which is the “Kuwait 1990-1991”, and is the

most decorated unit of the Armoured Cavalry.

Rapidity, mobility and fire-power allow the Spahi to

carry out reconnaissance missions, to quickly exploit

intelligence and to fire inside the enemy lines swiftly.

Three fighting squadrons on AMX10RCR armoured

vehicles, two reconnaissance and intervention squadrons

on Light Armoured Vehicles, a commandment

and logistics squadron and two reserve squadrons

make up the structure of the regiment.

Nowadays, the First Saphi Regiment is engaged in

exterior operations in Mali and Lebanon and in the

Specific traditions

Burnous (cloak): This sort of wool cloak was originally

worn by North African shepherds who used it to fend off

cold at night. It has since become the ceremonial uniform

of the Spahi and is red for Algerians Spahis and blue for

their Moroccan counterparts. It refers to the Moroccan

roots of the regiment.

The red forage cap: This hat evokes the commitment of

the regiment in Free France. The Spahis took part in the

Liberation of Paris in 1944 wearing this red cap.

The fanfare: The musicians sometimes wear the socalled

“eastern uniform”, which consists of a gandoura

(cotton tunic that covers the knees) and a sirwal (North-

African baggy trousers).

Regimental festivity: The regiment’s festival is held on

29 September to commemorate the date of the Uskub

battle in 1918.

forces present in Africa or overseas sovereign forces

(Guyana, Martinique, Tahiti, New Caledonia, Reunion).

The regiment also intervenes within the framework of

the Sentinel Operation on French territory.

Apart from periods during which it is engaged in operations,

the French soldier must always be ready. Many

weeks spent training on site and in camps specialising

in urban zone, open site or mountain combat pace the

servicemen’s year to perfect their specific expertise

and work in a joint-weapon framework with the other

units of the 6th BLB and the 3rd division.

Marie-Hélène LEON

Combined joint force operational preparation

at the CENZUB.

©Valentin.D\Armée de Terre.

SEPIA-Santé

L’expertise épidémiologique

Bureau d’études indépendant créé en 1997 par le Dr Claire Ségala, spécialiste

de Santé Publique, SEPIA-Santé propose des prestations de services en

épidémiologie, santé publique, biostatistiques, santé au travail et santéenvironnement.

Les prestations de SEPIA-Santé sont effectuées à la

demande d’équipes de recherche et d’établissements

publics, de médecins hospitaliers, d’associations, de collectivités

locales, de ministères, ou de partenaires privés.

Les recherches portent particulièrement sur les relations

santé-environnement dont la perception des risques, les

relations santé-travail incluant la souffrance au travail,

les risques psychosociaux, les cancers et les maladies

respiratoires et allergiques. Les travaux effectués sont

principalement des études épidémiologiques, des analyses

statistiques, de la cartographie, de la réalisation

de synthèses bibliographiques ou d’autres travaux liés à

la santé publique. Ils sont nombreux à faire confiance à

SEPIA-Santé : Santé Publique France, ANSES, ADEME,

ARS, CSTB, INERIS, EHESP, Universités, APPA, RNSA,

CERNH, DRIEE Ile-de-France, CCMSA...

Des compétences étendues

En épidémiologie, les compétences de SEPIA-Santé

concernent la conception et le montage de protocoles

d’études épidémiologiques permettant d’estimer les

liens existant entre des facteurs de risque et la santé, et

la réalisation de l’ensemble des analyses statistiques.

En plus de l’équipe permanente, SEPIA-Santé travaille

en partenariat avec des consultants et autres bureaux

d’étude spécialistes dans leurs domaines, en fonction

des expertises requises sur chacun des contrats : institut

de sondage, spécialistes de l’évaluation quantitative des

risques sanitaires, spécialistes d’enquêtes qualitatives,

médecins de santé publique, médecins du travail, médecins

allergologues, sociologues… Afin d’assurer la qualité

des prestations réalisées, SEPIA-Santé travaille selon

les « Recommandations du guide de déontologie et des

bonnes pratiques en épidémiologie », adoptées conjointement

par l’ADELF, l’AEEMA, l’ADEREST et EPITER et

ayant reçu l’agrément de la CNIL, et ceci sur tous les aspects

des études. De plus, le personnel de SEPIA-Santé

est formé dans le cadre de ses activités à respecter des

règles de déontologie et de confidentialité et suit régulièrement

des formations complémentaires à des fins de

perfectionnement, de mise à niveau et d’élargissement

des compétences.

Contact

SEPIA-Santé

31 rue de Pontivy - 56150 Baud

T. 02 97 28 80 38 - accueil_sepia@orange.fr

www.sepia-sante.com

L’entretien avec le Dr Claire Ségala,

directrice et fondatrice de SEPIA-

Santé

- SEPIA-Santé propose de nombreuses prestations et

services dans le domaine des études épidémiologiques.

Avez-vous développé des offres spécialement destinées

aux professionnels de la Sécurité ou de la Défense ?

- « Depuis plusieurs années, nous réalisons une étude

épidémiologique sur la santé des vétérans présents

lors des essais nucléaires français dans le Pacifique.

Les analyses portent sur la mortalité et la survenue

d’affections de longue durée, en particulier les cancers

(comparaison avec la population française et en fonction

de la dosimétrie). Des premiers résultats ont été publiés

dans des revues scientifiques (Revue d’Epidémiologie

et de Santé Publique 2011 Jun;59:187-96 et Bulletin

Epidémiologique Hebdomadaire 41-42 du 10 décembre

2013), une réactualisation est actuellement en cours.

Cette étude dont le promoteur est l’Observatoire

de la Santé des Vétérans est pilotée par un Conseil

Scientifique regroupant les principales institutions de

recherche françaises. »

- Quelle est la plus-value de SEPIA-Santé par rapport aux

autres acteurs du même secteur ?

- « SEPIA-Santé a été créé en 1997. Si l’épidémiologie

s’est largement développée ces dernières années

en France avec la création d’agences comme Santé

Publique France, des bureaux indépendants comme

le nôtre, ont toute leur place. Réactifs et souples dans

notre fonctionnement, favorisant des partenariats avec

d’autres experts pour une approche multidisciplinaire,

nous pouvons intervenir sur des thématiques très

diverses. »

- Avez-vous une actualité ou une expertise que vous

souhaitez mettre en avant ?

- « Les études relatives à la santé se sont progressivement

rapprochées des sciences sociales, dont la géographie.

Celle-ci situe la pathologie et le malade dans son espace

global. En situant, localisant, mesurant, répartissant

des faits de santé, le géographe dispose d’outils

cartographiques pour exprimer, à différentes échelles

les gradients de ces disparités et de ces inégalités sociospatiales.

SEPIA-Santé dispose de ces compétences

géographiques avec la création d’indicateurs de

proximité (exemple : distance et densité de sources de

pollution dans un rayon défini autour d’une zone) via

l’emploi d’un Système d’Information Géographique (SIG)

et l’utilisation de méthodes géostatistiques. »

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M.I.F.A. - FED 2019

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Phonak

l’expert de la communication professionnelle en

environnement difficile

Depuis 1992, Phonak Communications aide les professionnels à

communiquer efficacement dans des environnements difficiles. Grâce

à une étroite collaboration avec les utilisateurs, Phonak développe des

solutions qui répondent parfaitement à leurs besoins. Ses oreillettes

sans fil miniaturisées, ses casques et ses appareils de protection auditive

professionnels sont utilisés en toute confiance dans le monde entier par

des clients exigeants, aussi bien dans les domaines de la sécurité, de

l’industrie ou des médias.

Phonak Communications, basée à Morat, en Suisse, est une société du

groupe Sonova, le leader mondial des systèmes de santé auditive.

Roger Covert :

la communication discrète redéfinie

Fort de cette expertise, Phonak a développé Roger

Covert - une nouvelle plateforme révolutionnaire

pour les professionnels de la sécurité et plus particulièrement

pour les opérations discrètes.

Pour la première fois, Roger Covert permet un

fonctionnement sans boucle magnétique pendant

les opérations de surveillance, ce qui offre aux

opérateurs une discrétion et une flexibilité nettement

supérieure.

Un nouveau mini-microphone directionnel, avec

détection de la parole et suppression du bruit, garantit

une prise de voix d’excellente qualité, que

ce soit en chuchotant ou dans les conditions très

bruyantes telles que les stades ou les gares. Avec

son oreillette ultra-discrète, Roger Covert utilise

la technologie révolutionnaire Roger, propriété de

Phonak, associée au cryptage AES 128 bits, pour

offrir aux professionnels de la surveillance les niveaux

les plus élevés de sécurité.

«Les professionnels de la sécurité font face à des

défis de plus en plus grands dans leur travail, et

Roger Covert est conçu pour les aider à améliorer

leur performance. En supprimant le besoin

d’une boucle d’induction, Roger Covert offre aux

opérateurs plus de liberté vestimentaire, plus de

liberté de mouvement et plus de confort dans les

situations difficiles. En combinant cela avec nos

développements dans la technologie des microphones

et la transmission audio de haute qualité,

nous avons créé la plate-forme la plus puissante,

flexible et sécurisée disponible aujourd’hui,» déclare

Evert Dijkstra, CEO de Phonak Communications.

La gamme Roger Covert est disponible dans le

monde entier. Pour plus d’informations ou une démonstration,

retrouvez l’équipe Phonak au Salon

Milipol Paris 2019, Stand 5L082

visiter le site :

www.phonak-roger-security.com.


M.I.F.A. - FED 2019

110

New South Zone

“This rezoning guarantees the consistency and

continuity between operational zone and organic

competence zone”

Although seemingly purely “administrative”, this major reform totally changed

the military map of France. The territorial rezoning of the Army resulted in the

creation of a new area: the South Zone, a new entity regrouping 30% of the

army personnel. General of an army corps Benoît Houssay was entrusted

with the delicate mission of being the first commander of this entity.

Challenges and perspectives of this new region... The General answers the

questions of MIFA six months after taking up his post.

Can you evoke the reasons that led to the creation

of a new South Zone? What challenges could

no longer be resolved with the former South-East

and South-West zoning?

Général Benoît Houssay : General Benoît Houssay:

First of all, the Army wanted to align its

national subdivision on the territorial reform of

January 2015, which defines the contours of defence

and security regions and zones.

It was also a question of internally rebalancing

the subdivision of army zones, since the former

South-East zone controlled in Lyon covered 45%

of the formations of the land forces. The reflection

led to the creation of a new zone, the South

Zone, which regroups all the formations of the

land forces in the 21 departments of the Occitanie

regions (created in 2015), Provence-Alpes-Côte

d’Azur and Corsica. This new entity completes the

5 pre-existing 5 land areas: Ile de France (Paris),

North-East (Metz), North-West (Rennes), South-

East (Lyon) et South-West (Bordeaux).

“This rezoning guarantees the consistency and

continuity between operational zone and organic

competence zone”. The territorial organisation

of the Army now reproduces the military staff’s

orgnaisation for its operations on the national

territory.


112

This rezoning also allows the zone’s Commander

to enjoy the means to guarantee the consistency

of actions engaged on their area of responsibility,

and the commanding officers can now rely on a

zonal level better adapted to the new geographic

distribution.

113

M.I.F.A. - FED 2019

How does the creation of this zone respond more

precisely to the challenges of operations on the

national territory? Will there be a better management

of the Hephaïstos or Sentinelle missions,

or a better consistency with the creation of the

zone?

Historically, the Flag Officer of the southern defence

and security zone (OGZDS Sud) assisted by

the Military Staff of the Marseilles defence zone

(EMZD) ensures the operational commandment

of all army means engaged in his area for the

benefit of the civilian authority. The southern defence

and security zone is a vast area spreading

from Tarbes to Gap and that covers three administrative

areas. It is often said that it is the land

of three borders: from the Pyrenees to the Alps

(two land boundaries) and the Mediterranean façade

(maritime frontier).

The major operation carried out by the Marseilles

EMZD in its area is the Sentinelle Operation,

which contributes to the defence of French

citizens against the threat of terrorism on the

national territory since 2015. This operation is

carried out in support, in complement and in

coordination with the interior security forces. The

EMZD also guarantees the operational control of

the Army means made available to the civil protection

(zone prefecture) to support its means in

the face of industrial or natural disasters (forest

fires, flooding...).

The means of the forces deployed in operations

on the national territory are available on request

or after discussions between civilian and military

authorities. I am in charge of maintaining this

dialogue with the zone prefect, Mr Pierre Dartout.

Under my authority, 21 departmental military representatives

advice their department prefects

for the use of army staff on their department’s

territory.

With the creation of the South Zone, there is now

a full consistency between the organic commandment

of the land army formations implemented in

the zone and the ground use of the armies in that

same perimeter.

You have less than one year of service as a commander

of the area. What are the areazs that still

need improvemnts? What areas do you want to

expand in the short term?

My command responsibilities encompass the

areas of general discipline, military criminal offences,

protection-defence of installations and

confidentiality, infrastructure, the implementation

of the staff conditions and policies, the influence

of the army units present in the south

zone. There are approximately 30000 Army servicemen

serving in 27 regiments, 4 camps, 4 Staff

and 4 schools of the South Zone. From September

2017, we progressively took up these responsibilities

through a transfer of competences from the

South-east Zone to the South Zone. On this date,

a 21-servicemen “harpoon” (detachment of managers

and specialist) from the EMZD Lyon was

deployed in the former EMIAZDS Sud as precursors

to open the path. This detachment was in

charge of the transfer of competences and responsibilities

of the Lyon EMZD towards the future

EMZD Marseilles. At the term of this one-year

≪ increase in power ≫, the Marseilles Defence

Zone Staff, whose staff went up from 40 to more

than 100 servicemen these past three years,

was created through the transformation of the

EMIAZDS Sud.

Lastly, some cases were investigated at the EMZD

Lyon in 2018-2019 within the framework of management

delegations for a smooth transition.

On 1 July 2019, the South Zone will carry out all

its responsibilities. I also received a mandate to

work on improving the coordination of supports.

Every three months, I organise a support coordination

meeting that allows me to draw the attention

of support players on preoccupying subjects

conveyed by the regiments during my inspection

visits. To find solutions, the different links of the

support chain discuss amongst themselves. Support

key players value these coordination meetings.

Four months after its creation, the South Zone received

an inspection visit by the Chief of Staff of

the Army. Can you tell us more about this event?

Why such a precocious visit? What came out of it?

Army General Jean-Pierre Bosser came to Marseilles

on 6 February 2019 for a command visit

of the newest Military Staff in the land forces.

The purpose of this command visit consisted in

assessing the increasing power, to evaluate the

robustness of the commandment structure of

the South Zone, the capacity of the EMZD Marseilles

in exercising its missions entrusted by the

CEMAT within the framework of the territorial

commandment of the land forces and to take the

pulse of the military staff. We were able to present

the Zone and its specificities, the organisation

of our staff and the wide range of subjects

we address. The General then took part in several

round tables and he expressed the wish to talk

with wounded army staff residing in the region.

Indeed, the accompaniment and support of the

wounded staff is a key priority of the Army. In fact,

I have a dedicated unit in my Staff. The CEMAT

left very satisfied. He wrote the following words in

the guestbook. “The model of the defence zone/

land zone, which is perfectly integrated and animated

by passionate joint warfare professionals,

is a reference model in my eyes. Good luck to all

of you in bringing this new South Military Staff to

cruising range”. What an encouragement!

What is the medium-term objective of the South

Zone? What are your key proejcts? Is it possible to

adapt to such an important change quickly?

The capacity to adapt is a quality required of soldiers.

Indeed, throughout their career, soldiers

are trained to evolve in a hostile and uncertain

M.I.F.A. - FED 2019


114

M.I.F.A. - FED 2019

environment requiring great capacities of adaptation.

This demands the qualities and expertise

that we cultivate: anticipation, reactivity, initiative...

This capacity allows us to face the many

challenges that we encounter and rests on an organisation

and decision-making support process

that helps us find innovative solutions adjusted to

every situation. We are trained and used to face

this sort of challenge, and very proud of taking

them up.

To answer the first part of your question, the engagement

letter entrusted to me when I took up

the commandment on 1 August 2019 ordered me

to complete the rise in power of the Marseilles

defence zone for a full operational capacity of the

Land zone commandment function by summer

2019 while maintaining competences in the area

of the OTIAD, a joint warfare territorial defence

structure that represents a historic function. This

mission will be accomplished on 1 July 2019.

In the South Zone, the specific challenges relate

to the history and geography of the region. Indeed,

in this Zone, two brigades with specific expertise

are represented; the 11th Toulouse Parachute

Brigade and all subordinated trainings with the

exception of the School of Airborne Troops (ETAP)

in Pau and the 6th Light Armoured Brigade in

Nimes and the totality of subordinated functions

with the exception of the first Spahis regiment

(Valence). I also have all the training centres of

the Foreign Legion implanted in mainland France

in my zone. We give great attention to these particularities

and richness.

The matters on which I focus relate to the living

and shooting infrastructures and the housing of

families. We record considerable delays in these

areas due to a lack of sufficient funding over the

past few years.

Would you like to draw our attention to a specific

project on the South Zone?

There is one project that is close to my heart: the

link between the army and local enterprises. This

link rests on a “win-win” relation. In our zone, the

armed forces boast a veritable social and economic

weight. For example, the 13th Half-brigade of

the Foreign Legion that moved to La Cavalerie in

2017 generated 1410 jobs on the Larzac plateau

(source: INSEE); a genuine locomotive for the

local economy. The defence industry has a real

impact in the South Zone with aeronautic centres

of excellence in the Toulouse basin and in Marignane.

I also note the presence of genuine gems

for medical research and cyber science. And in

the same way, the army needs the business world

to integrate the economic universe and make its

needs and expertise known, as well as encourage

the reconversion of the staff at the end of their

military career and for the recruitment of reservists.

For this reason, I would like to thank MIFA magazine

for maintaining the link between the army

and its suppliers.

Damien DURAND

Novaco Fashion

L’atout technologique de l’habillement

Créée en 1985 au Maroc, l’entreprise Novaco Fashion propose les dernières

innovations technologiques de l’habillement. Experte dans la Coupure Assistée

par Ordinateur, elle offre un large choix de modèles et un accompagnement

personnalisé pour chaque client en Europe et à l’international.

Novaco Fashion est équipée du dernier modèle d’équipement de Coupure Assistée

par Ordinateur. L’outil Gerber offre un rendement maximal de coupe, conjuguant

rapidité, précision, et meilleure utilisation du tissu. Il permet de créer tout type de

modèle, à partir des spécifications fournies ou des données numérisées.

Un accompagnement personnalisé

Novaco Fashion dispose d’un bureau d’étude qui assure

la confection et l’industrialisation des prototypes, dans

un souci permanent de satisfaction du client. L’atelier

de coupe travaille en collaboration avec l’équipe de production

afin de produire des vêtements appropriés et

de haute couture. L’usine de fabrication d’habillement,

dotée des derniers modèles de machines, dispose de

douze chaînes de production, sous la houlette d’un personnel

expérimenté, offrant les meilleurs résultats, qu’il

s’agisse de différents matériaux ou de spécifications

complexes.

Enfin, le contrôle qualité s’assure que chaque article est

en conformité avec les normes, et ce durant toutes les

étapes de la chaîne de fabrication.

Novaco Fashion, c’est la synergie de professionnels

expérimentés, équipés du meilleur de la technologie,

au service d’un seul objectif : satisfaire les besoins des

clients en produisant des modèles de haute qualité dans

le respect des délais de livraison.

Entretien avec M. Adil Dfouf, Directeur

Général de Novaco Fashion

- Novaco Fashion dispose-t-elle de moyens humains

et techniques nécessaires pour satisfaire le besoin des

clients et quelle est sa capacité de production ?

« Une planification efficace repose sur une bonne compréhension

des activités-clés que l’entreprise devrait

appliquer dans le cadre du processus de planification

par exemple les prévisions des attentes du marché, le

contrôle du stock et la disponibilité des équipements et

ressources humaines.

Notre usine de fabrication d’habillement est dotée de

plus de 1200 machines qui sont à la pointe de la technologie

moderne ainsi qu’un système automatique assisté

par ordinateur et dispose de 18 chaînes de production.

Elle emploie plus de 1000 employés faisant preuve de

compétence et de professionnalisme, avec une capacité

de production journalière de 9000 pièces.

Nous avons un partenariat avec une usine de chaussures

qui nous permet de livrer des tenues de combat

complètes avec chaussures et brodequins de dernière

génération. »

- Avez-vous développé des produits spécialisés ou spécifiquement

destinés aux professionnels de la défense ou

de la sécurité ?

« Nous avons conçu des vêtements et uniformes au

profit de l’Administration de la Défense, spécifiquement

destinés aux Forces Armées Royales et à la Gendarmerie

Royale aussi des tenues de combat pour l’Armée Espagnole

et des tenues pour la Police Régionale de Catalogne

« Mossos d’Esquadra ». »

- Souhaitez-vous communiquer sur des éléments particuliers

relatifs à votre société?

« Notre entreprise a remporté le prix pour le meilleur

Centre de Formation par Apprentissage –Interentreprises

pour l’année 2018 dans le secteur Textile Habillement

au niveau CAP Tanger Mghogha au Maroc.

Notre usine de fabrication est dotée des derniers modèles

de machines, d’où la modernisation du matériel

est destinée à l’amélioration de la compétitivité, une plus

grande flexibilité de la production, une augmentation de

la production et une baisse des coûts de production.

L’innovation nous aide à anticiper plus rapidement les

changements du marché pour tirer profit des occasions

qui se présentent, à agir au lieu de réagir aux bouleversements.

Elle nous aide aussi à nous distinguer de la

concurrence.

Novaco Fashion

Tanger – Maroc

novaco@menara.ma

T. (00 212) 39 955152/54/56

115

M.I.F.A. - FED 2019


116

Index des annonceurs

117

ADHESIA SEBAC 51

AFPA 97

MSD VACCINS 41

NOUGAT CHABERT-GUILLOT 77

AOT ENERGY BELGIUM

4c

NOVACO FASHION 67 - 109

ASSEMBLAGE RAYONNAGE MANUTENTION 102

ATEP 11

AUTOCARS R.SUZANNE 111

OBJECTIF BASTILLE 111

OREXAD 15 - 75

PACIFIC ENERGY 57

BAGALU 9

PEARSON TALENT LENS

06-juil

CEGELEC DEFENSE ET NAVALE 105

DRAEGER 23

E.P.I.SERVICES 103

EASYCUBE 49

ECONOCOM 19

ENAC 111

EUROMARITIME 93

EURONAVAL 2020 83

PETIT FORESTIER 69

PHONAK COMMUNICATIONS AG 109

PROGECO 55

PROSERVE DASRI 16 - 17

RELLUMIX 57

SARL FRANCK RENIER 97

SEPIA SANTE 111

SMITHS DETECTION 4 - 19 - 71

EUROSATORY

3c

SPIE ICS 105

FASSIER 97

SPIE INDUSTRIE ET TERTIAIRE 91

FED 33

SURVEY COPTER

2c

FENWICK LINDE 55

SYNERESE 47

GENERAL ARMY STORE 30

TEAMEX 69

GESTEN 61

TELELANGUE 105

GETAC 65

TENDRIADE 25

H2O 97

TOTAL LUBRIFIANT 117

HAIX 59

TOTAL MF 3

KALHYGE 67

TOUTENKAMION 35

KERMEL 51

UTEXBEL 87

KRUT DISTRIBUTION 87

VEOLIA DEMANTELEMENT 81

M.I.F.A. - FED 2019

MEDICALEM 43

MILIPOL 2019 21

MOWI 77

XTREME FILTRATION 65

M.I.F.A. - FED 2019


M.I.F.A. - FED 2019

118

Livre

GIGN : confessions d’un ops.

L’Opérateur

Le premier témoignage à visage découvert d’un

opérationnel du GIGN - en activité jusqu’en 2018.

Philippe B. n’aurait jamais dû se trouver à la place qui fut si souvent

la sienne durant ces quinze dernières années : en tête d’une colonne

d’assaut du GIGN !

Élevé à la dure, son aptitude aux arts martiaux l’amène très tôt aux

frontières de l’ultra-violence et de la délinquance. Pourtant, depuis qu’il

a suivi en direct à la télévision le célèbre assaut du GIGN sur un Airbus à

Marignane, alors qu’il avait 16 ans, Philippe B. a pour nouvelle ambition

d’intégrer le « Groupe ».

Après un parcours sinueux et semé d’embûches, il passe les tests

de sélection et finit parmi les premiers de sa promotion, mais les

psychologues s’opposent à sa candidature en raison de son profil pour

le moins atypique et de ses erreurs de jeunesse. Les instructeurs en

décident autrement : ils savent qu’ils vont pouvoir canaliser son énergie

et lui offrir une nouvelle vie, celle d’un opérationnel du GIGN.

Voici donc l’histoire de Philippe B., un « ops » au parcours hors du

commun – chuteur opérationnel, instructeur en sports de combat,

expert en explosifs et tireur d’exception dont l’adresse sera déterminante

pour la réussite de certaines missions. Entre son éducation « spartiate »

et ses interventions en Libye, dans le golfe d’Aden, en Irak, ou ses

dernières opérations antiterroristes sur le territoire national, il lève le

voile sur le quotidien des opérationnels du GIGN.

Ce sont des individus d’exception qui font la force du Groupe fondé par Christian Prouteau. Philippe B. fait partie de ceuxlà.

400 missions de combat dans l’unité la plus

secrète des Navy SEAL,

Durant ses vingt années de service au sein des Navy SEAL, dont la

plupart passées dans l’unité la plus secrète, Robert O’Neill a été déployé

plus d’une douzaine de fois en opérations extérieures et a participé à

plus de 400 missions opérationnelles. Certaines d’entre elles comptent

parmi les plus célèbres de l’unité : le sauvetage de Marcus Luttrell (Le

Survivant), la libération du capitaine Richard Phillips, pris en otage par

des pirates somaliens, et bien sûr l’extraordinaire opération Neptune’s

Spear : l’assaut sur le compound d’Oussama Ben Laden, au cours

duquel Robert O’Neill se retrouvera face à face avec l’homme le plus

recherché de la planète.

Mais au-delà de ces opérations emblématiques, L’Opérateur retrace

le parcours d’un jeune homme déterminé qui va subir des épreuves

de sélection parmi les plus difficiles au monde et qui, mission après

mission, apprendra à maîtriser l’art de la guerre pour devenir un soldat

d’exception. Un récit stupéfiant, raconté avec passion, qui apporte un

éclairage nouveau sur l’une des unités des opérations spéciales les

plus prestigieuses de l’armée américaine.


www.aotenergy.com • +32 2 663 19 00

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