AUTOINSIDE Edizione 11 – Novembre 2019

autoinside

ÉDITION 11 NOVEMBRE 2019

Union professionnelle suisse de l’automobile (UPSA)

AUTO

INSIDE

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

Salon transport-CH

Pleins feux sur les propulsions alternatives

Pages 8 12

Véhicules utilitaires

Anges gardiens électroniques :

les systèmes d’assistance à la

conduite sauvent des vies.

Pages 22 24

Gestion de parc

Visite de l’incubateur

d’innovations Kyburz

Switzerland AG.

Pages 38 41

Journée des garagistes suisses

L’intervenant Michael

Jost connaît la stratégie

du groupe VW.

Pages 54 55


ÉDITION 11 NOVEMBRE 2019

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

Véhicules utilitaires

Gestion de parc

Anges gardiens électroniques : Visite de l’incubateur

les systèmes d’assistance à la d’innovations Kyburz

conduite sauvent des vies. Switzerland AG.

Pages 22 24

Pages 38 41

Union professionnelle suisse de l’automobile (UPSA)

Journée des garagistes suisses

L’intervenant Michael

Jost connaît la stratégie

du groupe VW.

Pages 54 55

SOMMAIRE

Novembre 2019

5 Éditorial

6 En bref

Véhicules utilitaires

8 transport-CH : pleins feux sur les

concepts de motorisation

alternatifs

12 Les experts discutent de la mobilité

de demain au Mobility Forum

14 Les exposants s’en réjouissent

à transport-CH

18 Première de Yokohama à

transport-CH

19 Les véhicules utilitaires ont la cote

20 Entretien avec Antti-Jussi Tähtinen

de Nokian Tyres

22 Anges électroniques à bord

26 Les spécialistes de l’aménagement

à la loupe

28 Mahle transforme la chaleur

d’échappement en énergie

30 Rééquiper les camionnettes

et réduire les émissions

32 Coop mise sur Aquarama

34 Présentations de produits

AUTO

INSIDE

Flottes de véhicules

36 La maintenance prédictive garde la

flotte en mouvement

38 Kyburz ne cesse d’innover

42 Le GNC : une alternative pour les

flottes

Formation

44 Dario Cologna et le changement

46 Meilleur et plus moderne :

le nouveau Safety Bag

48 Voyage Autef : de nombreux

enseignements à Montréal

50 Business Academy

52 Cours de formation continue

régionaux

Association & sections

54 Michael Jost explique

la stratégie VW

56 Alpine Garage rejoint l’UPSA

57 Plaques professionnelles à

l’étranger : une solution se dessine

58 Au cœur du réseau routier zurichois

59 Nouveautés de la section Vaud

60 Championnats des métiers :

Victoire de Vera Härer

Technique & environnement

62 Prolongation du CEA

64 La mobilité en question

Salon de l’auto

66 ESA déménage à la halle 1

Commerce & service

après-vente

68 Osram éclaire le monde

71 L’atelier du futur : des pièces de

rechange issues du cloud

72 BAK prédit un recul

74 Bilan du RDV de la branche

Eurotax 2019 à Baden

Politique & droit

76 Tout sur la nouvelle loi sur la

protection des données

77 Bilan des élections

79 Garages

82 Graphique du mois,

aperçu & mentions légales

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Salon transport-CH

Pleins feux sur les propulsions alternatives

Pages 8 12

AUTOINSIDE | Novembre 2019

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ÉDITORIAL

Transport-CH : le rendez-vous de la branche en live

Chère lectrice, cher lecteur,

Plus de 30 000 visiteurs sont attendus

à ce jubilé, les fabricants internationaux

ne se contentant pas de présenter

leurs premières et autres points forts

à Berne, mais souhaitant également se

rendre eux-mêmes en Suisse avec des

délégations.

Pour de bonnes raisons : sous la devise

« eVOLUTION », le salon offre une vue

d’ensemble de l’évolution du marché

dans le secteur des véhicules utilitaires,

sur le marché des accessoires, composants

et consommables et sur le marché

des équipements d’atelier (« aftermarket

»). Et, le 14 novembre prochain, des

experts de haut niveau présenteront au

mobility-forum.org des évaluations de

première main sur les développements

actuels et les perspectives des technologies

de propulsions alternatives.

Dans cette optique, transport-CH, soutenu

par l’UPSA en tant que partenaire de

patronage dès le début, offrira également

de nombreuses opportunités aux

garagistes. Parce que c’est plus qu’une

simple « exposition de camions ». Le

Salon suisse du véhicule utilitaire

transport-CH est aussi un engagement

de l’ensemble de la profession des garagistes

et une opportunité pour eux, qui

croient en son avenir... à l’eVOLUTION.

En tant que président de la Commission

des véhicules utilitaires de l’UPSA

Suisse et membre du Comité central de

l’UPSA, je serais heureux d’accueillir

un grand nombre des 4000 garagistes

de notre association à Berne.

Dominique Kolly

Du 14 au 17 novembre 2019, l’industrie

des véhicules utilitaires se réunira pour

la dixième fois à Berne pour le Salon

suisse du véhicule utilitaire transport-CH.

C’est un salon de référence,

qui est à la fois le lieu de rencontre

de l’industrie et la vitrine de la performance.

Après avoir été désigné foire

régionale par les membres de l’UPSA

et de la carrosserie à Fribourg, ce salon

étend maintenant son charisme bien

au-delà des frontières nationales et du

groupe camionneurs et chauffeurs.

De nombreuses attractions, une piste

d’essai pour les technologies de propulsions

alternatives, mais bien sûr aussi

les derniers développements de technologies

éprouvées comme les moteurs à

combustion toujours plus propres, font

sensation à l’avance. Bien entendu, le

rendez-vous de l’industrie des véhicules

utilitaires sera également un rendez-vous

pour le segment des véhicules utilitaires

légers : du plus petit véhicule utilitaire 3

roues (y compris les chariots élévateurs)

au camion 5 essieux de 40 tonnes, plus

de 600 marques seront représentées sur

plus de 260 stands.

Président du CO transport-CH et

membre du comité central UPSA

Technique Diesel | Turbocompresseur | Freins hydraulique

Climatisation | Electrique | Chauffages autonomes | Pièces moteur

E. Klaus SA est l’entreprise leader en Suisse dans le domaine des révisions, des

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EN BREF

Nouvelle collaboratrice à

l’UPSA : Jole Ballinari

Jole Ballinari.

Le 16 septembre 2019, Jole

Ballinari nous a rejoints en

tant que réceptionniste. Elle

est en charge de l’accueil à

Mobilcity et s’occupe également

de la centrale téléphonique

de l’UPSA. L’UPSA

souhaite la bienvenue à Jole

Ballinari, plein succès et

beaucoup de plaisir dans son

nouveau domaine d’activités.

ESA fête les 50 ans de

sa succursale à Giubiasco

Dans le cadre d’un événement

client, les invités et l’équipe

d’ESA ont célébré ensemble fin

septembre le 50 e anniversaire

de la succursale Tessin / Engadine.

Giorgio Feitknecht, CEO

d’ESA, et Massimo V icedomini,

directeur de la succursale

Tessin / Engadine, ainsi que son

équipe, avaient convié à la fête,

en plus des clientes et clients,

des représentants d’associations

de la branche et des personnalités

politiques telles que

le conseiller d’État tessinois

Norman Gobbi. Ce 50 e anniversaire

a été célébré comme il

se doit, avec un souper et des

moments de convivialité dans

un cadre chaleureux.

Premier coup de pioche pour

le Centre Carrosserie d’Amag

à Wettswil

Le premier coup de pioche a

été donné mi-septembre sur le

chantier du Centre Carrosserie

d’Amag à Wettswil (ZH). Amag

construit un nouveau centre de

compétences dans le domaine

de la carrosserie et de la peinture

pour les marques VW, Audi,

Seat, Skoda et VW Véhicules

Utilitaires. Grâce aux technologies

et infrastructures de

pointe, environ 100 réparations

de carrosserie et jusqu’à

50 entretiens de véhicules y seront

réalisés chaque semaine.

Sa mise en service est prévue

pour le deuxième trimestre 2021

et le montant des investissements

s’élève à 23 millions de

francs. Environ 45 collaborateurs,

dont huit apprentis, travailleront

sur ce nouveau site.

ESA fête à Giubiasco les 50 ans de sa succursale Tessin/Engadine.

LKQ Europe : Arndt Franz

succède à John S. Quinn

Arndt Franz.

Comme l’avait annoncé LKQ

Corporation, qui détient notamment

Rhiag Suisse, John S.

Quinn, Executive Vice President

et CEO de LKQ Europe,

a pris sa retraite. Son successeur,

Arndt Franz, actuel

Chief Operating Officer de LKQ

Europe, a pris ses fonctions le

1 er octobre. Il est arrivé chez

LKQ en avril de cette année,

après avoir passé une grande

partie de sa carrière professionnelle

chez Mahle, où il

avait dernièrement occupé le

poste de Corporate Executive

Vice President.

La Suissesse Simona de

Silvestro rejoint Porsche

L’équipe TAG Heuer Porsche

Formule E accueille deux

Simona de Silvestro.

nouvelles recrues : Simona de

Silvestro et Thomas Preining. Ils

seconderont l’équipe en tant que

pilotes d’essai et de développement

pour le début de saison. Ils

ont participé aux travaux dans

le simulateur de Weissach et

seront présents lors de certaines

courses de Formule E. Les

deux pilotes restent également

à la disposition de l’équipe pour

des courses d’essai pendant la

saison. S. de Silvestro n’est pas

étrangère au Championnat de

Formule E ABB FIA. En effet,

la Suissesse de 31 ans a déjà

participé à cette compétition, la

première au monde à organiser

des courses sur route en voiture

100 % électrique.

Pirelli récompense ses

meilleurs fournisseurs

Qualité, capacité à innover,

rapidité et sécurité d’approvisionnement

au niveau mondial :

Pirelli décerne les Supplier Awards

à neuf fournisseurs.

voilà les critères clés qui ont

déterminé l’attribution des

Supplier Awards 2019. Pirelli

a décerné ce prix à neuf de

ses fournisseurs, qui sont plus

de 10 000 à travers le monde.

Les Supplier Awards récompensent

les entreprises qui se

sont distinguées en rendant la

chaîne d’approvisionnement de

Pirelli plus durable et innovante

tout en améliorant sa

qualité. Elles ont ainsi permis

aux produits de Pirelli de ga-

Le concept de garage

partenarial de votre ESA


EN BREF

gner en qualité, conformément

à la stratégie de l’entreprise.

Andrea Casaluci, General

Manager Operations de Pirelli,

et Pierluigi de Cancellis, Chief

Procurement Officer de Pirelli,

ont remis les distinctions aux

neuf fournisseurs de matières

premières, de services et de

machines lors d’une cérémonie

qui s’est tenue au siège de

l’entreprise à Milan.

Kylie Raymund est la nouvelle

Miss Yokohama

Kylie Raymund, de Horgen,

est la nouvelle Miss Yokohama

2019/2020. La jeune femme de

Miss Yokohama (au milieu).

20 ans, dont les loisirs sont le

football, le chant et les voitures,

a été élue et couronnée fin

septembre à Thoune. Elle faisait

partie des neuf candidates qui

se sont présentées devant le public

et le jury, composé de cinq

personnes, dont Reto Wandfluh,

CEO de Yokohama Suisse. Elle

a notamment reçu une Suzuki

Swift Sport. Le titre de dauphine

de Miss Yokohama 2019/2020 a

été décerné à Narges, âgée de

22 ans et venant de Lengnau.

Environ 120 invités ont répondu

présents à l’événement organisé

par Yokohama (Suisse) SA à la

Konzepthalle 6.

Matthias Holzammer nommé

CEO d’Autoneum

Matthias Holzammer.

Le conseil d’administration

d’Autoneum Holding SA a

nommé, avec effet immédiat,

Matthias Holzhammer, ancien

responsable de longue date

de la zone Europe, au poste de

CEO. Il succède à Martin Hirzel

qui, d’un commun accord

avec le conseil d’administration,

a quitté l’entreprise.

M. Holzammer a déjà fait ses

preuves en tant que responsable

de la zone Europe, dont

il a brillamment entrepris la

restructuration en 2012 et

qu’il a transformée en une

zone très rentable grâce à son

savoir-faire opérationnel. Il

a quitté Autoneum en début

d’année afin de relever de nouveaux

défis professionnels en

tant que CEO après les succès

remportés à son ancien poste.

Les pros de la branche lancent

racedrive24

Les amateurs d’automobile

peuvent se réjouir : racedrive24

n’est pas seulement une communauté,

mais un service qui répond

à tous leurs désirs. Sur le site

moderne à Gampelen, dans le

Seeland bernois, Christoph Aebi

non seulement stationne des

véhicules, mais organise aussi

des sorties-circuit dans les pays

voisins, en collaboration avec

les célèbres pilotes automobiles

Nico Müller (DTM) et Fredy

Barth (ancien pilote de course

sur voitures de tourisme en

Championnat du monde). De plus,

racedrive24 prend en charge la

gestion des voitures et permet à

ses membres de louer au choix

des voitures de sport ou de luxe.

« Parfaitement situés entre

Bienne, Berne, Fribourg et Neuchâtel,

nous nous consacrons à

notre clientèle germanophone

et francophone avec passion et

avec une vision d’avenir dans le

but de répondre à leurs besoins »,

explique C. Aebi. Le reste de

l’équipe est composé d’Adrian

Leuenberger et Ciril Stebler.

Les instigateurs de racedrive24.

Le prochain SAS se

tiendra en août 2020

Les préparatifs du prochain

Swiss Automotive Show (SAS)

ont déjà commencé. Le SAS

2020 à Forum Fribourg devrait

encore s’agrandir : les organisateurs

visent 180 exposants et

8000 visiteurs. Nous pouvons

donc d’ores et déjà retenir la

date : le prochain SAS se tiendra

à Fribourg les 28 et 29 août 2020,

et non en septembre, comme

cela avait été communiqué

initialement.

MEMBRE

Nouveaux Membres UPSA

Bienvenue !

L’UPSA a accueilli neuf nouveaux

membres en septembre 2019.

Ces entreprises emploient 27

personnes au total. Nous leur

souhaitons la bienvenue !

Section Suisse centrale

> > Dorf-Garage Piccolo GmbH,

Ebikon

> > Pneu Wüest, Hüswil

Section Zoug

> > My Car Service GmbH,

Steinhausen

Section Saint-Gall,

Appenzell, Principauté du

Liechtenstein

> > Migrol Auto Service, Mels

> > Garage Gilomen GmbH,

Gommiswald

> > Garage & Carrosserie Guhl,

Eschenbach (SG)

> > Mike Egeter GmbH, Oberriet

(SG)

> > Alpine-Garage GmbH, Bütschwil

> > Lenz Garage Zuzwil GmbH (SG)

Die Marke Ihrer Wahl


VÉHICULES UTILITAIRES

transport-CH

Des concepts de propulsion

alternative sous les feux de la rampe

Le salon transport-CH est placé sous le signe de l’« eVolution ». Le « e » est au programme de la dixième édition du

salon suisse des véhicules utilitaires. La manifestation continue toutefois de se focaliser sur les technologies de

propulsion alternatives. Sandro Compagno et Bruno Sinzig

Plus de 30 000 visiteurs sont attendus pendant

les quatre jours de l’exposition qui se tiendra

du 14 au 17 novembre. Dans les huit halles et à

l’extérieur, la surface disponible sera de 50 000

m 2 . Environ 250 exposants et 600 marques,

soit tous les acteurs de la branche, seront présents

à Bernexpo.

Les constructeurs de véhicules Mercedes-

Benz, Ford, Iveco, Renault et Volvo viendront

avec leurs nouveautés. Mercedes-Benz présentera

le nouvel Actros et Ford le F-Max, lauréat

du titre « Truck of the Year 2019 ». Iveco

exposera le S-Way en première suisse, et

Renault sera présent avec une édition spéciale

du modèle T, le « Berliet Special Edition

Suisse », en l’honneur de Berliet, le légendaire

constructeur français de poids lourds. Daniela

Schifferle, porte-parole, promet également

« une très grosse surprise » dont elle ne souhaite

rien dévoiler. Volvo misera sur les technologies

de propulsion alternatives : les suédois

exposeront un véhicule 100 % électrique

et un camion GNL.

Le Testdrive sera à nouveau l’un des éléments

phares de transport-CH. Des véhicules munis

de technologies de propulsion alternatives

pourront être testés sur ce circuit de 600

mètres, notamment le Mercedes-Benz eVito, le

Renault Master Z.E. et le MAN eTGE.

Certaines célébrités seront aussi sur place : Patrizia

Baumgartner, la « Fée Lucky Trucker »,

sur le stand de Mercedes-Benz et Christian

Stucki, le roi de la lutte suisse, chez Iveco le

jour de l’ouverture.

Le salon transport-CH a lieu tous les deux ans.

Il fête sa dixième édition cette année. Il y a

deux ans, son slogan s’intitulait « e-motions ».

Cette année, le salon connaît une « eVolu-

8

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

transport-CH

Heures d’ouverture

Jeudi 14 novembre : de 9 heures à 18 heures

Vendredi 15 novembre : de 9 heures à 18 heures

Samedi 16 novembre : de 9 heures à 18 heures

Dimanche 17 novembre : de 9 heures à 16 heures

Prix d’entrée

Adultes : 22 francs

AVS, apprentis, étudiants, militaires en

uniforme : 15 francs

Groupes fermés à partir de 12 personnes,

par personne de plus de 16 ans : 15 francs

Visiteurs avec bon d’entrée : gratuit

Enfants jusqu’à 16 ans accompagnés d’un

adulte : gratuit

Plus d’informations sur :

www.transport-ch.com

tion ». Le petit « e » est un programme : les véhicules

utilitaires sont eux aussi placés sous

le signe de l’électrification, mais pas uniquement.

« eVolution signifie que les progrès de la

technologie diesel propre ont tout autant leur

place que l’électromobilité et la mobilité au

gaz naturel ainsi que la technologie des piles

à combustible », déclare Dominique Kolly, le

président du comité d’organisation. Vingt ans

après la première édition du salon des véhicules

utilitaires, qui avait été lancé en 1999 en

tant que foire régionale du secteur des garages

et des ateliers de carrosserie dans le canton

de Fribourg et qui remplit désormais le parc

des expositions de Bernexpo, les organisateurs

souhaitent « donner toute leur place aux thématiques

pertinentes ». « eVolution » signifie

également que le présent est relié au futur et

au passé. Des véhicules historiques seront également

exposés à côté du circuit d’essai pour

technologies de propulsion alternatives.

Il existe en effet des alternatives sans câble :

la Fédération des coopératives Migros est à la

recherche, sans préjuger de la technologie, de

solutions de propulsion écologiques et encourage

les camions dotés d’un système de propulsion

alternatifs qui utilisent de l’électricité

et de l’hydrogène provenant de sources renouvelables

ou du biogaz produit en Suisse. Le

géant orange a annoncé qu’il viendrait à Berne

avec un camion électrique, un véhicule utilitaire

fonctionnant au gaz et un camion à pile

à combustible.

Outre les constructeurs de véhicules utilitaires

légers et lourds et les fabricants de

structures, de nombreux fournisseurs de produits

et de services d’après-vente exposeront

également à Bernexpo. Ces derniers devraient

bénéficier d’une vitrine suite aux évolutions et

aux changements annoncés dans le domaine

des salons spécialisés, en particulier au Salon

de l’auto de Genève. « Des domaines tels que

les consommables, les offres de pneus, mais

aussi l’intralogistique ou les équipements

d’atelier conviennent très bien à l’environnement

de la branche des véhicules utilitaires »,

affirme avec conviction le CEO, Jean-Daniel

Goetschi.

L’UPSA sera aussi représentée à Berne en qualité

d’association des garagistes suisses (spécialisés

dans les véhicules utilitaires). Elle y

proposera son large éventail formations professionnelles

initiales, surtout celles de mécatronicien

d’automobiles et de mécanicien en

maintenance d’automobiles avec orientation

véhicules utilitaires.

Un « Mobility Forum » de haut vol agrémentera

le salon transport-CH (voir page 12) le premier

jour. Un concept éprouvé de restauration

de qualité ainsi qu’un riche programme de divertissement

pour petits et grands viendront

agrémenter la manifestation.

C’est ce mélange de vente et d’après-vente,

d’affaires et de plaisir, de connaissances techniques

et de convivialité qui fait la spécificité

de transport-CH : un salon pour des professionnels

et par des professionnels. <

Vue d’ensemble des propulsions en

page 10

AUTOINSIDE | Novembre 20199


VÉHICULES UTILITAIRES

Propulsion électrique : Migros

En toute discrétion dans Zurich

De prime abord, l’eActros se différencie peu

de ses cousins diesel signés Mercedes-Benz,

les bandes bleues sur la calandre mises à part.

Depuis quelques semaines, Migros teste ce camion

entièrement électrique et transporte des

denrées alimentaires de la centrale d’exploitation

de Migros Zurich dans les succursales des

différentes villes. Ce qui le différencie vraiment

de l’Actros se cache sous le cadre près

des moyeux des roues de l’essieu arrière. C’est

ici que se trouvent deux puissants moteurs

électriques au lieu du moteur diesel.

Migros mise sur le camion entièrement électrique eActros de Mercedes-Benz.

Mercedes-Benz veut que le camion de 25 tonnes

soit prêt pour le marché d’ici 2021. Le véhicule

sera soigneusement testé d’ici-là, notamment

à la coopérative Migros de Zurich et

désormais aussi à celle de Bâle. Depuis juin

2019, Migros Zurich recourt à l’énergie électrique

pour sillonner les rues de la principale

ville suisse et tout le tour du lac de Zurich. Les

expériences sont très positives d’après Marco

Grob, le responsable des transports de Migros

Zurich : « Pour les chauffeurs, le diesel

est vital. Toutefois, même s’ils se sont montrés

sceptiques au début, ils n’ont pas tardé à

éprouver du plaisir au volant du nouveau véhicule.

» Le comportement de conduite agréable

associé au couple élevé a séduit les chauffeurs.

Environ 150 à 200 km suffisent pour une utilisation

régionale, la batterie se chargeant

entièrement en trois heures. Malgré une

électricité 100 % renouvelable, les coûts d’exploitation

sont bien plus élevés que pour un

diesel comparable. Marco Grob : « Même s’il

coûte plus cher à l’achat, l’eActros sera le véhicule

le plus rentable après cinq ans grâce à sa

faible consommation d’électricité et à l’exonération

de la taxe sur les émissions. » <

GNC : Bürgin

En route avec des solutions alternatives

Beat Bürgin se décrit lui-même comme un mordu

de technologie. Le transporteur de Schaffhouse,

qui dirige l’entreprise familiale avec

son frère Thomas, s’est déjà intéressé au gaz naturel

et au biogaz il y a dix ans. « La technique

n’était pas encore aussi aboutie à l’époque. »

Mais elle l’est actuellement : Depuis janvier,

Bürgin Transporte AG utilise deux camions

GNC Scania. Selon Beat Beat Bürgin, qui fait

le point après dix mois, les expériences sont

très positives : « Les véhicules sont propres,

parfaitement adaptés à l’activité quotidienne

et ne tombent pratiquement jamais en panne. »

Grâce à des certificats d’émissions délivrés par

SH Power, l’organisme d’approvisionnement en

énergie de Schaffhouse et de Neuhausen a.Rh,

la maison Bürgin a atteint la neutralité carbone

en 2019. « C’est la contribution que nous pouvons

apporter au développement durable en

tant que transporteurs. »

Bürgin Transporte AG utilise un Scania G410

B 6x2*4 muni d’un système frigorifique pour

Bürgin Transporte AG mise sur des camions au GNC Scania.

transporter des produits pharmaceutiques

entre l’aéroport de Zurich-Kloten et une grande

entreprise pharmaceutique locale de Schaffhouse.

L’entreprise exploite un semi-remorque

ayant la même motorisation pour le transport

régional autour de Schaffhouse. Beat Bürgin :

« L’autonomie de 460 km ne nous restreint

d’aucune manière. » Le moteur de 13 litres développe

une puissance de 410 ch et un couple

de 2000 Nm entre 1100 et 1400 tr/min. « Ce

couple est quasiment identique à celui d’un moteur

diesel de même cylindrée. » <

10

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

GNL : Lidl

Un objectif ambitieux en ligne de mire

Le discounter Lidl a opté pour le GNL et à

cet effet, il a mis en service sa propre station-service

à son siège de Weinfelden (TG).

Il est prévu d’en implanter deux autres, dont

une près de Sévaz/Estavayer-le-Lac et l’autre

à Gunzgen. Alors que le GNC est déjà bien

établi dans ses pays voisins, la Suisse n’a pas

encore de réseau de stations-service.

GNC signifie gaz naturel liquéfié. Il s’agit

de méthane refroidi à -160 °C, le même méthane

(CH4) qui propulse des voitures et

des véhicules utilitaires lorsqu’il est comprimé

à 200 bars. Par rapport à un véhicule

diesel, les véhicules fonctionnant au GNC

émettent jusqu’à 15 % de CO 2

en moins, 35 %

d’oxyde d’azote en moins et 95 % de particules

fines en moins. Ils sont par ailleurs

50 % plus silencieux que ceux roulant au diesel.

En termes de niveau sonore, c’est le jour

et la nuit.

Avec son partenaire logistique Krummen

Kerzers AG, Lidl souhaite dire au revoir au

diesel. Lidl souhaite devenir le discounteur

le plus écoresponsable de Suisse d’ici 2020

et cherche à exploiter toute sa chaîne logistique

en émettant le moins possible de

CO 2

d’ici 2030. « Face au diesel, le GNL n’a

pas à rougir, que ce soit en termes d’autonomie

et de charge utile », affirme le transporteur

Martin Krummen. Bien que le prix

d’achat d’un camion soit plus élevé que celui

d’un véhicule diesel, il se rentabilise sur

toute sa durée de vie de huit ans. Selon Thomas

Rücker, le CEO d’Iveco Suisse, le GNC

constitue une meilleure solution que le GNL

pour les faibles kilométrages de moins de

110 000 km. « Plus je fais de kilomètres, plus

le véhicule GNL devient bon marché. » Et

chez un discounter, le coût fait toute la différence.

<

Les camions Lidl font désormais le plein de GNL.

Hydrogène : Coop

Première dans la catégorie des 34 tonnes

L’enseigne de grande distribution Coop mise

sur l’hydrogène (H2) écologique. L’entreprise

Esoro de Fällanden a développé pour Coop le

premier camion de la catégorie de 34 tonnes au

monde utilisant la technologie des piles à combustible

à hydrogène. L’hydrogène est surtout

considéré comme un élément clé de la transition

énergétique dans le transport lourd et

dans l’industrie. L’hydrogène peut être produit

par fractionnement électrochimique de l’eau à

l’aide de courants électriques (électrolyse). Pour

la production d’hydrogène, les régions très ensoleillées

et bien exposées aux vents telles que

l’Afrique du Nord sont idéales. Il est toutefois

aussi possible de produire de l’hydrogène avec

des excédents d’électricité lorsque le soleil et

le vent fournissent plus d’électricité que nécessaire

pendant les heures de production de

pointe. Pour que l’opération soit neutre pour le

climat, il faut impérativement utiliser de l’énergie

renouvelable. L’hydrogène est un gaz qui

peut être facilement stocké à haute pression et

à basses températures :

• La pile à combustible : conversion

en énergie électrique et propulsion

par des moteurs électriques

• Le moteur à combustion : conversion

directe dans des moteurs diesel

spécialement transformés

Les deux procédés conviennent parfaitement

pour une utilisation sur de longues distances.

Faire le plein est rapide et la conversion

d’énergie ne produit que de l’eau.

Dans le cadre d’un projet commun, Hyundai Motor

et H2 Energy préparent également l’introduction

de véhicules utilitaires plus lourds propulsés

à l’hydrogène pour le marché suisse. Les 50 premiers

exemplaires de ces véhicules utilitaires écologiques

devraient sillonner les routes en 2020.

Pour les véhicules utilitaires et les engins de

chantier, les ingénieurs de la start-up munichoise

Keyou favorisent en revanche des moteurs (diesel)

à combustion ordinaires fonctionnant à l’hydrogène.

Les chambres de combustion, les culasses

et l’arrivée d’air sont modifiées sur les

moteurs diesel suralimentés par des turbocompresseurs

des gaz d’échappement. Des injecteurs

particuliers et un système d’allumage usuel complètent

le système. Concernant la densité de stations-service,

la propulsion à l’hydrogène n’en est

encore qu’à ses balbutiements. L’association Mobilité

H2 Suisse part toutefois du principe qu’un

réseau national de 100 stations-service sera disponible

d’ici 2023. <

Coop mise sur l’hydrogène.

AUTOINSIDE | Novembre 201911


VÉHICULES UTILITAIRES

Mobility Forum

La clé de la mobilité

de demain ?

Le salon suisse des véhicules utilitaires transport-CH est bien plus qu’un lieu de rencontre de la branche et une foire de

vente. Le 14 novembre, il accueillera ainsi le Mobility Forum, un congrès spécialisé lors duquel des experts discuteront de la

mobilité de demain.

sco. « Le salon transport-CH s’est fixé comme

objectif de diffuser des informations sur des

sujets d’actualité importants », déclare le patron

du salon Jean-Daniel Goetschi pour expliquer

le contexte de la manifestation spécialisée.

Des informations de première main sur

les évolutions permanentes dans le domaine

de la mobilité et les nouvelles technologies y

occupent le devant de la scène.

L’efficacité énergétique permettant de lutter

contre les émissions de CO 2

et donc contre le

changement climatique qui en découle joue

un rôle central. Les participants au forum y

analyseront sous différents angles les technologies

de propulsion alternatives. Ils discuteront

notamment de la politique climatique, de

la mobilité au gaz naturel (GNC/GNL), de la

technologie de la pile à combustible, de l’électromobilité

et du cas de Migros qui veut se décarboniser

dans le transport et la logistique.

Les intervenants :

• Christian Bach, responsable du département

Systèmes de propulsion de véhicules

à l’Empa à Dübendorf, travaille essentiellement

sur la mobilité qui émet peu

de CO 2

et de polluants.

• Rainer Deutschmann est responsable de

la Direction logistique transport de la Fédération

des coopératives Migros. Il s’engage

en faveur de solutions innovantes

dans le transport de marchandises.

• Bastien Girod est scientifique spécialiste

de l’environnement. Il fait de la politique

dans les rangs des Verts au Conseil national

depuis 2007. Le privat-docent EPF se

penche essentiellement sur des questions

relevant de la protection du climat et de

l’économie circulaire.

• Reiner Langendorf est directeur de Quality

Alliance Eco-Drive. L’initiative à laquelle

participe l’UPSA par le biais du

CheckEnergieAuto en tant que partenaire

du projet s’engage en faveur d’une

conduite écologique, économe et sûre.

• Dominik Moor est le spécialiste des

flottes de la marque Seat. Chez les grands

comptes, il fait office d’interface entre les

concessionnaires Seat suisses et la filiale

espagnole de VW. La technologie GNC

joue un rôle central.

• Jürg Röthlisberger dirige depuis 2015 l’Office

fédéral des routes (OFROU), l’instance

spécialisée dans l’infrastructure routière

et le transport routier individuel.

Le Mobility Forum sera animé par Karin Frei.

La journaliste a animé l’émission télévisée

« Der Club » sur SRF 1 de 2011 à 2017.

L’événement est organisé conjointement

avec l’Association Suisse des Moniteurs de

Conduite (ASMC). Le Mobility Forum se déroulera

de 9 h 30 à 14 h 20 le 14 novembre. <

Les métiers de l’automobile

ont de l’avenir : l’UPSA au

salon transport-CH

Aucune autre branche ne propose autant de

formations professionnelles initiales aussi

variés que la branche automobile. L’UPSA

présentera l’éventail des possibilités de

formation initiale et continue au salon

transport-CH.

Il sera en priorité question des métiers techniques

dans les domaines des utilitaires et

des voitures de tourisme. Chaque année, 2600

à 2700 jeunes entament un apprentissage

de mécatronicien d’automobiles (4 ans), de

mécanicien en maintenance d’automobiles

(3 ans) ou d’assistant en maintenance d’automobile

(2 ans). Toutes ces formations sont

assorties de perspectives professionnelles au

sein d’une branche très dynamique.

Pour sa présence à transport-CH, l’UPSA

s’est ralliée à ses associations partenaires.

Ainsi, elle partage le stand de 260 m 2

« Berufswelt Mobilität » avec Carrosserie

Suisse, Les Routiers Suisses, auto-suisse,

l’Association suisse des transports routiers

(ASTAG), l’Association des transporteurs

suisses (AATS), l’Association Suisse des

Experts Automobiles Indépendants, Swiss

Automotive Aftermarket (SAA) et l’armée.

Les visiteurs pourront assembler et peindre

un petit modèle de camion pour l’emporter

chez eux. « Nous visons naturellement aussi

les jeunes. Nous voulons leur faire connaître

nos métiers », affirme Olivier Maeder de

l’UPSA.

Des apprentissages commerciaux et dans la

vente au détail s’ajoutent aux formations

initiales techniques. L’entrée dans le monde

professionnel est possible à différents échelons

dans la branche automobile, en fonction

des résultats scolaires.

metiersauto.ch

• Philipp Dietrich est CEO de la société H2

ENERGY SA. Titulaire d’un doctorat en

génie mécanique de l’EPF Zurich, il souhaite

faire de l’hydrogène produit à partir

d’énergie renouvelable un pilier du système

énergétique.

Plus d’informations sur:

mobility-forum.org

L’UPSA présentera l’éventail des possibilités de

formation professionnelle initiale et continue au

salon transport-CH.

12

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


SPONSORED CONTENT

Les conseils pneus et roues de Pirelli

Vos arguments en faveur des pneus

haut de gamme

Elio Rullo, spécialiste des pneus, répond quatre fois par an pour AUTOINSIDE à des questions concernant le commerce

des pneus et des roues. Les articles, proposés par Pirelli en tant que partenaire du magazine spécialisé pour les garagistes

suisses, sont destinés à optimiser leur utilité.

Chez de nombreux garagistes de Suisse, la saison des pneus a commencé

et chez les autres, cela ne saurait tarder. Cette période de l’année est idéale

pour aborder le sujet avec les clients, qu’ils soient de passage ou viennent

se faire conseiller. À condition toutefois de s’être bien préparé : dès que

les premiers flocons se mettront à tomber en plaine, les automobilistes

se précipiteront au garage pour faire poser les pneus d’hiver, et le temps

vous manquera alors pour mener des entretiens dans des conditions raisonnables.

C’est pourquoi nous vous conseillons de contacter à temps vos

clients pour les inviter à venir changer de pneus. Cela vous permet à la fois

de les fidéliser et de mieux répartir la charge de travail de votre atelier.

Pour les garages qui gèrent leur propre hôtel pour pneus, le contrôle des

pneus entreposés est également recommandé. Il permet de reconnaître

rapidement quels pneus peuvent encore tenir une saison et à quels clients

un nouveau jeu peut être proposé. Faites-le assez tôt ! Pirelli aide ses revendeurs

à répartir l’affluence à la saison des pneus. Tout client final qui

achète un jeu de pneus Pirelli d’au moins 17 pouces entre le 15 septembre

et le 30 novembre 2019 se voit offrir la vignette autoroutière 2020, à

condition toutefois de s’être enregistré sur www.pzeroclub.ch. De cette

manière, les concessionnaires peuvent inciter leurs clients à changer de

pneus dès le début de la saison. Le P ZERO CLUB jouit d’une popularité

croissante. Il compte déjà plus de 40 000 membres, qui sont informés

régulièrement des nouveautés et bénéficient de promotions attrayantes.

Grâce à leur affiliation au P ZERO CLUB, les clients finaux bénéficient

pour leurs pneus enregistrés de l’assurance pneus gratuite « Tyrelife »,

et ce pour deux ans. Si les pneus sont endommagés à cause d’un coup

contre une bordure de trottoir, de clous ou d’autres objets, ou s’ils sont

entaillés, lacérés ou brûlés, « Tyrelife » offre le remplacement total des

A

pneus lors des 24 mois suivant la date d’achat jusqu’à une profondeur

B B

de profil de 4 mm.

CEn cas de sinistre, « Tyrelife » prend en charge les

coûts du montage Ddes pneus et des valves jusqu’à 30 francs. Il est très

E

important de préciser que l’assurance « Tyrelife » et la vignette gratuite

F

sont réservées aux Gclients ayant acheté leurs pneus auprès de l’un des

concessionnaires participants de Suisse, qui sont environ un millier. Pirelli

offre ainsi à ses revendeurs des arguments convaincants face auxquels

les concurrents en ligne ne font pas le poids.

La vignette et l’assurance sont en effet deux arguments susceptibles d’inciter

les clients sensibles au prix à opter pour des pneus haut de gamme. Pour ce

segment de clientèle, la résistance au roulement est aussi un argument : l’UE

applique un label pneumatique à sept niveaux, de A à G. Un pneu de label B

bat un pneu de label F de pas moins de 0,4 l aux 100 km pour la résistance

au roulement. Ainsi, un conducteur moyen parcourant environ 15 000 km

par année économise près de 60 l de carburant, soit à peu près 100 francs,

en achetant des pneus haut de gamme. Les pneus d’entrée de gamme ne

sont donc pas aussi intéressants quand on y regarde de plus près.

Sans compter les aspects liés à la sécurité... En hiver, la distance de

freinage sur route mouillée est un critère tout à fait décisif. Ici encore,

les différences sont de taille : la distance de freinage d’un pneu de la

catégorie B est de neuf mètres inférieure à celle d’un pneu de la catégorie

E en roulant à 80 km/h. Neuf mètres qui peuvent tout changer ! <

Remarque : 5 m de

plus représentent

une vitesse d’impact

d’environ 30 km/h.

Avec 15 m de plus,

elle dépasse déjà les

50 km/h (en fonction

de la vitesse initiale

et du retard moyen).

Remarque : une

consommation supérieure

de 0,5 l aux

100 km correspond

à peu près à 12 g

d’émissions de CO 2

supplémentaires par

km parcouru.

A

B

C

D

A

B

C

D

E

F

G

B

B

L’adhérence des pneus sur route mouillée est

déterminante pour la sécurité de la conduite.

La différence de distance de freinage d’une

catégorie à l’autre sur route mouillée et avec

une vitesse initiale de 80 km/h varie entre 3

et 6 m, ce qui implique une vitesse d’impact

pouvant atteindre 30 km/h en raison de la

distance de freinage plus longue.


Plus de 18 m


EElio Rullo travaille dans la branche des

Fpneus depuis 30 ans. Il connaît parfaite-

cette activité en Suisse. Il a occupé

Gment

plusieurs fonctions au sein de Pirelli Tyre

(Suisse) SA, dont celle de responsable du

sport automobile. Il est aujourd’hui chargé du

service à la clientèle et de la technique.

A B : 3m

B C : 4m

C E : 5m

E F : 6m

Le symbole de la pompe à essence correspond au

coefficient de résistance au roulement. En diminuant

la résistance au roulement, on économise

du carburant et on émet moins de CO 2

. Le passage

à la catégorie supérieure représente une économie

approximative de 2,5 à 4,5 % pour une voiture et de

5 à 8 % pour un camion. Pour une voiture de tourisme,

cela représente 0,1 à 0,15 l de carburant aux

100 km. Entre les catégories A et G, la consommation

varie de 0,5 à 0,7 I pour des valeurs médianes

caractéristiques.


jusqu’à 0,66l/100 km


A B : 0,10l

B C : 0,12l

C E : 0,14l

E F : 0,15l

F G : 0,15l

www.pirelli.ch / elio.rullo@pirelli.com

A

B

C

D

E

F

G

A

B

C

D

E

F

G

B

B

AUTOINSIDE | Novembre 201913


VÉHICULES UTILITAIRES

Quatre questions à...

Des contacts avec les clients

et une vision d’avenir

À l’occasion de la 10 e édition de transport-CH, plus de 200 exposants vont présenter à Berne leurs produits, services

et prestations de services. AUTOINSIDE a interrogé certains d’entre eux. André Bissegger

Riccardo De Pieri,

dirigeant de Dautel AG.

Monsieur De Pieri, quelle est l’importance

de transport-CH pour la branche ?

transport-CH est le plus grand salon de la

branche véhicules utilitaires avec une dimension

internationale. Pour les spécialistes de

toute la Suisse et des pays voisins, c’est une

excellente plate-forme pour prendre des décisions

d’investissement. On peut en outre se tenir

informé des dernières innovations en peu de

temps. transport-CH réunit sous le même toit

le transport, l’expédition et la logistique et offre les conditions cadres

idéales pour envisager des investissements immédiats ou futurs. Durant

les quatre jours du salon, on rencontre un public de spécialistes très qualifiés.

Les décideurs échangent sur place et peuvent ainsi conclure personnellement

des affaires.

Que présentez-vous aux visiteurs sur votre stand ?

Dautel AG propose exclusivement des hayons élévateurs hydrauliques

pour fourgons et camions, de différentes tailles et en plusieurs variantes.

Chez Cargotech AG, on trouve les équipements de chargement, les conteneurs

de transports et la sécurisation du chargement. Tout cela concerne

en fait la rationalisation du transport chez nos clients. Le niveau technique

de nos produits sur le marché est élevé, et presque identique, à

quelques exceptions près. L’engagement et le soutien des clients pour

trouver des solutions sont, en fin de compte, décisifs. De plus, avec nos

deux sociétés, nous pouvons offrir une palette complète de produits

dans les domaines des équipements de chargement, de sécurisation des

charges et des techniques d’élévation. Grâce à cette large gamme, nous

pouvons en général mieux répondre à nos clients que les autres acteurs

du marché.

Qu’attendez-vous particulièrement de transport-CH ?

Au fond, j’aime les gens. Et transport-CH est une grande bourse de

contacts où l’on peut soigner ses relations professionnelles. C’est ce que

j’attends avec impatience ! Les visiteurs de ce salon sont aussi divers que

la branche des véhicules utilitaires et les missions qui sont résolues à

l’aide de différents concepts. Si Dautel ou Cargotech peuvent aider en ce

sens, j’en serais très satisfait.

Quelle tendance de la branche des véhicules utilitaires

surveillez-vous et pourquoi ?

Dans un futur proche, tout devra devenir sans émission de gaz ni

émission sonore. À quoi ressembleront les moteurs des véhicules de

demain ? À court terme, l’électromobilité peut soulager les villes. Nous

devons proposer des hayons élévateurs « propres » et peu bruyants. La

rationalisation des transports est un sujet majeur pour les entreprises

qui cherchent à économiser des coûts. C’est pourquoi nos clients sont les

créateurs de tendances les plus intéressants. Leurs idées et leurs besoins

donnent souvent naissance à des concepts et des produits qui suscitent

un vif intérêt chez les autres clients. Nous sommes ouverts à la nouveauté,

et nous sommes là pour la mettre en œuvre.

Ferdinand Smolders,

dirigeant de KSU

A-Technik AG.

Monsieur Smolders, quelle est l’importance

de transport-CH pour la branche ?

En tant que fournisseur global d’équipements

d’atelier, de stations de lavage et d’outillage,

transport-CH est une plate-forme remarquable

pour nous présenter sur le segment premium

des entreprises d’entretien des moyens de transport.

De plus, la branche transport prendra de

l’ampleur à l’avenir par rapport aux déplacements

individuels. Les raisons : le commerce en

ligne en progression constante et les besoins

croissants en transports publics.

Que présentez-vous aux visiteurs sur votre stand ?

Nous montrons nos points forts sur nos trois secteurs clés, nous présentons

nos produits haut de gamme pour chaque domaine conjugués

à nos prestations de service après-vente d’excellence. Notre « KSU 360°

Service » est ici sous les projecteurs. Dans le domaine du lavage, nous

mettons notamment en avant notre station de lavage en libre-service

« Moog Car Wash by KSU », la mesure des essieux de camions Hunter

dans le domaine des ateliers, et le contrôle automatique des outils ATC

de Snap On dans le domaine de l’outillage.

Qu’attendez-vous particulièrement de transport-CH ?

J’espère avoir de nombreux contacts avec la clientèle, des échanges intéressants,

notamment sur notre nouveau concept de stand, grâce auquel

nous conseillerons les clients de manière moderne et basée sur le

numérique.

Quelle tendance de la branche des véhicules utilitaires

surveillez-vous et pourquoi ?

Les entreprises d’entretien, qui veillent chaque jour à ce que le

parc de véhicules utilitaires toujours en augmentation soit disponible

à tout moment, nous intéressent vivement. À l’avenir,

elles devront être encore plus professionnelles en matière d’organisation

et d’équipement. Nous proposons précisément ce sou-

14

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

tien pour une mise en œuvre réussie grâce à nos compétences

en conseils, à notre gamme de produits et à notre service aprèsvente.

René Wasem, responsable

management des

produits et marketing

chez Matik AG.

Monsieur Wasem, quelle est l’importance

de transport-CH pour la branche ?

Tous les deux ans, transport-CH est LE salon

de la branche. Il n’y a pas que ceux qui veulent

acheter un véhicule, ou simplement les amateurs

de véhicules qui s’y retrouvent, mais également

des acteurs du domaine de l’entretien

et des réparations, des concessionnaires et ateliers

de réparation, ainsi que des transporteurs

et des entreprises de parcs automobiles. Donc

tout le monde. Le salon a lieu au moment idéal, c’est-à-dire les années

sans salon majeur en Europe, comme l’IAA Véhicules utilitaires ou l’Automechanika

de Francfort.

Que présentez-vous aux visiteurs sur votre stand ?

Nous montrons un aperçu de notre offre globale. Du produit à la prestation

de service, tout sera mis en lumière. Outre les équipements d’atelier,

nous dévoilons également un échantillon de l’offre de Texa, avec

diagnostic et ADAS. Mais les autres produits ne seront pas laissés de

côté. Cette année, une particularité s’ajoute : pendant les quatre jours du

salon, nous partagerons un stand avec SAF-Holland. Nous entretenons

de longues relations avec ce partenaire dans le domaine des remorques

et des produits apparentés. Nous sommes ravis de partager un stand

avec SAF-Holland et de montrer clairement au client notre longue collaboration.

Qu’attendez-vous particulièrement de transport-CH ?

Nous espérons qu’il y aura de nombreux visiteurs, des échanges professionnels

intéressants dans une ambiance agréable, et bien entendu

des perspectives prometteuses, on vient aussi pour cela. Comme toute

la branche se retrouve au salon, je serais content de revoir des visages

familiers et de nouer de nouveaux contacts, que nous établirons avec

notre équipe commerciale.

Quelle tendance de la branche des véhicules utilitaires

surveillez-vous et pourquoi ?

Les débats sur l’environnement, présents dans tous les médias, exercent

déjà une influence sur les acquisitions de véhicules. Il faut rester attentif

à cette thématique et adapter les offres aux besoins en pleine mutation.

Nous comptons sur les véhicules électriques et les véhicules à gaz. Ce

sera passionnant d’observer comment ces domaines vont évoluer, et de

savoir réagir. De même, nos clients changent constamment, s’adaptent

au marché et à ses besoins. Peu de branches doivent réagir aussi vite aux

évolutions politiques que la branche des transports. De nouvelles directives

et taxes apparaissent du jour au lendemain, le transporteur doit

répondre immédiatement à ces changements. Cela tient la branche en

éveil, nous avançons tous constamment vers l’avenir.

Suite en page 16

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ag sont top et je peux compter tous les

jours sur un soutien professionnel et des

informations pertinentes. »

Stefan Wüest

Garage Wüest AG à Ettiswil

« Chaque année, j’élabore pour nos

clients un programme de formation

actuel et axé sur la pratique. »

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Product Manager Diagnostics

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VÉHICULES UTILITAIRES

André Repond,

dirigeant de Dhollandia-Vertretung

AG.

Monsieur Repond, quelle est l’importance

de transport-CH pour la branche ?

À l’époque du numérique, les rencontres

personnelles dans les salons sont plus importantes

que jamais. transport-CH est une

plate-forme qui permet de rencontrer toute

la branche et de s’informer des évolutions les

plus récentes.

nous présenter personnellement, et d’échanger sur le marché. Outre les

nouveaux canaux de distribution dans le marketing, nous pouvons être

présents tous les deux ans et dévoiler nos produits.

Que présentez-vous aux visiteurs sur votre stand ?

Les visiteurs verront un petit échantillon de notre portefeuille. Nos

offres de solutions et de services, ainsi que nos collaborateurs et leur savoir-faire

seront au premier plan.

Que présentez-vous aux visiteurs sur votre stand ?

Cette année, nous mettons l’accent sur la présentation au public des

nouveaux équipements de Dhollandia-Vertretung AG et de notre portefeuille

complet de produits et de services.

Qu’attendez-vous particulièrement de transport-CH ?

Personnellement, je me réjouis de rencontrer des gens intéressants et

de discuter avec eux.

Quelle tendance de la branche des véhicules utilitaires

surveillez-vous et pourquoi ?

L’industrie des véhicules utilitaires est confrontée à des directives renforcées

sur les émissions. De nombreuses technologies proposent d’autres

solutions possibles. Quelle technologie va s’imposer ? C’est une question

passionnante à suivre.

Erhard Luginbühl,

propriétaire et CEO de

Luginbühl Fahrzeugtechnik

AG.

Monsieur Luginbühl, quelle est l’importance

de transport-CH pour la branche ?

Nous fêtons cette année notre quarantième anniversaire

et sommes très solidement implantés

dans la branche des véhicules utilitaires.

Par conviction, nous cherchons toujours de nouvelles

niches et de nouveaux produits pour améliorer

la rentabilité et la sécurité des utilitaires.

transport-CH est le rendez-vous incontournable

de la branche. Ce salon nous donne l’occasion de

Qu’attendez-vous particulièrement de transport-CH ?

Luginbühl Fahrzeugtechnik AG, ce sont plus de 40 années passionnantes.

Nous nous engageons avec nos collaborateurs, nos produits et

services sur le marché global de la mobilité, et notamment sur le marché

des véhicules utilitaires. Je suis content qu’autant de clients et de fournisseurs,

ainsi qu’un nombre considérable de collaborateurs, nous soient

restés fidèles pendant toutes ces années. Notre devise « votre rentabilité

est notre motivation » est plus actuelle que jamais, et nous stimule

chaque jour. J’ai hâte de rencontrer les clients à transport-CH et d’échanger

avec eux. Dans le domaine des véhicules utilitaires et des machines

de chantier, nous avons tant de clients formidables.

Quelle tendance de la branche des véhicules utilitaires

surveillez-vous et pourquoi ?

Sur le plan de l’entreprise, je reste attentif à la folle surenchère de la réglementation

de notre société, et j’essaie de préserver notre efficacité

grâce aux processus numérisés et à nos compétences. Nous sommes habitués

au fait que les fabricants nous poussent hors du marché dès qu’un

produit bénéficie d’une bonne acceptation auprès des clients ; nous aimons

relever constamment de nouveaux défis. <

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Novembre 2019 | AUTOINSIDE


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VÉHICULES UTILITAIRES

Yokohama (Suisse) SA

Exigences plus élevées et

réponse de l’industrie

Le fabricant de pneus japonais Yokohama exposera pour la première fois au salon transport-CH. Reto Wandfluh, son CEO,

met la priorité sur les pneus de camions et de fourgonnettes, et promet une première mondiale à Bernexpo. Sandro Compagno

Reto Wandfluh participe pour la première fois au salon

transport-CH avec Yokohama.

Monsieur Wandfluh, Yokohama est surtout

connu en Suisse en tant que fabricant de

pneus de voiture haut de gamme. Vous exposerez

pour la première fois à transport-CH.

Que présenterez-vous à Bernexpo ?

Reto Wandfluh, CEO de Yokohama Suisse :

Nous mettrons avant tout l’accent sur notre

assortiment pour camions et fourgonnettes,

et présenterons trois nouveaux produits

dans ce cadre. À commencer par le modèle

BluEarth 707L, un pneu pour essieu moteur

novateur, spécial longues distances, pour

une utilisation sur autoroute. Le nouveau

mélange de gomme de sa bande de roulement

offre une plus longue durée de vie et

une traction fiable sur sol mouillé et enneigé.

Nous montrerons aussi le nouveau modèle

BluEarth 110L pour essieux directeurs, un

excellent pneu doté de la technologie « Spiraloop

» qui permet de réduire la dilatation

et empêche une usure inégale de la bande

de roulement. Quant à la dernière nouveauté,

il s’agit d’une première mondiale. Le produit

sera donc dévoilé en exclusivité à notre

stand.

Quelles sont les activités prévues à votre

stand ? Ou, en d’autres mots, pourquoi un

garagiste spécialisé dans les véhicules

utilitaires devrait-il jeter un œil chez

Yokohama ?

Cette année, ce sera notre première participation

au Salon suisse du véhicule utilitaire, à

Berne, et nous y présenterons nos produits à

de nombreux visiteurs. Nous souhaitons que

notre nouveau stand, notre assortiment complet

de produits et nos professionnels leur

permettent de passer un moment agréable et

de faire le plein d’informations.

Lors du Salon de l’auto, en mars dernier,

Takeshi Masatomo, General Manager, a

déclaré que Yokohama voulait devenir

le numéro un mondial des pneus d’hiver

et des pneus dits de loisirs pour voitures

de tourisme (voitures de sport, de rallye,

tout-terrain et voitures de collection). Quels

sont les objectifs du groupe dans le secteur

des pneus pour véhicules utilitaires ?

Yokohama développe activement son segment

des pneus de loisirs depuis quelques

années avec des pneus tout-terrain extrême,

de collection et de sport. Mais cela

ne veut pas dire que Yokohama n’a aucun

objectif d’innovation dans les autres segments...

Bien au contraire ! Les entreprises

de transport professionnelles ont des exigences

toujours plus élevées en termes de

pneus et réclament donc des nouveautés et

des technologies optimisées. Pour satisfaire

à ces exigences, Yokohama s’efforce de faire

évoluer ses pneus en permanence. Cette an-

née encore, nous pourrons donc aussi présenter

de nouveaux profils et technologies

de pneus.

Yokohama s’engage dans le secteur des

voitures de tourisme sous le label BluEarth

et produit des pneus légers et écologiques

dans des conditions sociales acceptables.

Ce concept peut-il être appliqué aux VU ?

Avec le modèle BluEarth 110L, nous proposons

un pneu avancé pour essieu directeur

selon le concept novateur BluEarth et

la technologie « Spiraloop ». En plus de ses

caractéristiques durables, ce pneu présente

un excellent comportement sur sol mouillé,

un freinage exceptionnel, une durée de vie

élevée et d’excellentes performances. Par ailleurs,

tous les pneus de camions peuvent être

découpés et réutilisés, ce qui est une contribution

non négligeable à la protection de l’environnement.

Quels sont les avantages d’une collaboration

avec Yokohama pour un garagiste

spécialisé dans les véhicules utilitaires ?

Pour les garagistes spécialisés dans les VU,

collaborer avec Yokohama présente l’avantage

de bénéficier de la bonne disponibilité

des marchandises stockées en Suisse et d’une

livraison des pneus en 24 heures partout en

Suisse. Ils profitent en outre d’une collaboration

étroite avec la filiale de vente suisse Yokohama

(Suisse) SA ainsi que de l’assistance

du service externe des ventes. <

Plus d’informations sur :

fr.yokohama.ch

18

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


Chiffres de vente

Le boom des

utilitaires légers

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Le nombre de véhicules utilitaires neufs immatriculés en Suisse et dans la

Principauté du Liechtenstein a augmenté de 6,7 % au cours des neuf premiers

mois de 2019. Les utilitaires légers ont connu la plus forte progression.

Une croissance solide : les utilitaires légers sont très demandés en Suisse.

pd. De janvier à septembre, auto-suisse a enregistré

33 526 nouvelles immatriculations

de véhicules utilitaires, soit une augmentation

de 6,7 % par rapport à la même période

de l’année précédente. Alors que les véhicules

légers de transport de marchandises et de

voyageurs ont en partie fortement progressé,

les véhicules utilitaires lourds sont à peine en

deçà de leur niveau de l’année précédente.

En septembre, le groupe d’experts de la

Confédération a revu ses prévisions conjoncturelles

et attend désormais une croissance

économique de 0,8 % au lieu de 1,2 % pour

2019. Le nombre d’immatriculations de nouveaux

utilitaires a évolué selon ces prévisions.

Seul le segment des véhicules lourds de transport

de marchandises a enregistré une baisse

de 57 immatriculations ou 1,7 % par rapport

à 2018 (3397 immatriculations après neuf

mois). Mais ce léger recul doit être relativisé

par le niveau très élevé de l’année précédente.

Le parc de camionnettes et de tracteurs à

sellette légers, soit la majeure partie du marché

des utilitaires, s’est lui aussi étoffé, avec

25 178 nouvelles immatriculations (1439 ou

6,1 % de plus que l’année précédente). « Un

bond considérable de la demande, compte

AUTOINSIDE | Novembre 2019

tenu de la conjoncture économique qui se détériore

», estime Christoph Wolnik, porte-parole

d’auto-suisse. Les raisons sont difficiles

à déterminer. « La consommation privée se

montre relativement robuste jusqu’à présent

par rapport à l’évolution de l’économie mondiale.

Elle pourrait s’accompagner d’investissements

dans de nouveaux véhicules de la part

de PME, de transporteurs et d’autres entreprises

».

Les camping-cars surfent aussi sur ce succès :

au cours des trois premiers trimestres, 4341

nouveaux véhicules ont été immatriculés, soit

789 ou 22,2 % de plus que durant la même période

l’an dernier. Il faut y ajouter 610 autres

véhicules de transport de voyageurs tels que

les minibus, les autocars et les bus. Ce segment

a enregistré une progression de 737 unités

ou 17,5 % par rapport à l’année précédente

(4951 nouvelles immatriculations au total).

Avec les 226 310 voitures de tourisme,

259 836 nouveaux véhicules à moteur au total

ont été mis en circulation en Suisse et

dans la Principauté du Liechtenstein durant

le premier semestre cette année, soit 3143 véhicules

ou 1,2 % de plus par rapport à la même

période l’an dernier. <

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VÉHICULES UTILITAIRES

Nokian Tyres

« Avec Nokian Tyres,

on rentre toujours à la

maison sain et sauf »

Antti-Jussi Tähtinen, vice-président chargé du marketing, et Markus Dettwyler, Sales Manager Truck & Heavy Tyres

Switzerland chez Nokian Tyres en entretien à propos du salon Transport-CH, des défis concernant les pneus des véhicules

utilitaires et des huskies qui prennent leur retraite. Sandro Compagno

Monsieur Tähtinen, quel rôle les véhicules

utilitaires jouent-ils dans votre stratégie ?

Antti-Jussi Tähtinen : Les pneus pour véhicules

utilitaires constituent une activité

importante pour Nokian Tyres. Nous développons

des profils de pneus neufs, mais

aussi des bandes de profil identiques pour

le rechapage avec Noktop et E-Tread. Nous

garantissons ainsi une qualité et un kilométrage

constants et excellents sur plusieurs

vies du pneu.

Nokian Truck Tyres expose ses produits

à Transport-CH. Que présentez-vous à

Bernexpo ?

Tähtinen : Nous venons avec plusieurs nouveautés

à Berne, à commencer par le Nokian

Hakkapeliitta Truck F2 XL en 385/65R22.5.

Il s’agit du premier pneu d’hiver Heavy Duty

pour des charges d’essieu de 10 tonnes à

l’avant. Nous présentons aussi le Nokian

Hakkapeliitta City Bus, un pneu d’hiver et

toutes saisons All Position assorti d’une paroi

latérale capable de le prémunir des frottements

contre les trottoirs. Nous avons aussi

la Nokian Hakka Truck Range, une nouvelle

famille de pneus pour l’hiver et pour toute

l’année, ainsi que la Nokian R-Truck Range,

une nouvelle gamme de pneus à usage mixte

sur route et sur terrain accidenté. Markus

Dettwyler sera sur place avec son équipe.

Il se réjouit d’accueillir nos invités pendant

quatre jours. Nous serons présents au stand

B049 de la halle 1.2, comme ce fut déjà le

cas en 2017.

Monsieur Dettwyler, avec l’avènement de

l’électromobilité pour les voitures de tourisme,

le faible bruit de roulage d’un pneu

Antti-Jussi Tähtinen est vice-président chargé du marketing chez Nokian Tyres.

devient un critère de plus en plus décisif.

Qu’en est-il pour les utilitaires ? Quels

critères les pneus doivent-ils satisfaire ?

Markus Dettwyler : Le bruit du roulage est

également une problématique dans le domaine

des utilitaires. Nous cherchons constamment

à le réduire et nous atteignons actuellement

des valeurs comprises en 67 et 75 dB sur l’ensemble

de notre palette, en fonction du profil

et de l’utilisation du pneu. Le TCO (Total

Cost of Ownership), ou coût d’exploitation total

en français, constitue un autre critère très

20

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

important pour tout exploitant de flotte. Bien

que les pneus ne représentent que 2 à 3 % des

dépenses d’exploitation générales, ils les influencent

fortement. Une faible résistance au

roulement des pneus permet de réduire significativement

la consommation de carburant et

donc les émissions de CO 2

. Le prix d’achat du

pneu ou le rabais, qui est souvent le seul critère

pris en compte, ne reflète par les coûts effectifs

réels.

En quoi le marketing de pneus de voitures

diffère-t-il de celui qui s’applique aux

pneus de véhicules utilitaires ?

Tähtinen : Les principales différences sont

dues à l’utilisateur final, car les pneus sont

achetés pour des raisons différentes. Les

pneus de véhicules utilitaires sont des biens

d’investissement qui doivent répondre à

de nombreuses exigences techniques très

strictes et garantir une sécurité d’exploitation

et un kilométrage élevés tout en pouvant

être rechapés.

Quels avantages tire le garagiste d’une collaboration

avec Nokian Tyres, qu’il s’agisse

de voitures ou d’utilitaires ?

Dettwyler : Nos clients bénéficient de produits

haut de gamme et du soutien d’un fournisseur

de premier plan en matière de développement

durable, sans oublier le personnel

enthousiaste et professionnel. Ils profitent en

outre d’un réseau étendu et d’excellentes disponibilités.

Nokian Tyres souhaite se défaire de

l’image du pneu d’hiver. Est-ce la raison

du départ à la retraite de l’emblématique

husky Nokian ?

Tähtinen : Nokian Tyres a inventé le premier

pneu d’hiver en 1934. Depuis, l’entreprise

est leader dans ce domaine. Nous ne

souhaitons absolument pas nous défaire de

l’image du pneu d’hiver. Nous tenons à dire au

monde entier que les automobilistes utilisant

des pneus Nokian Tyres rentrent toujours

chez eux sains et saufs, quelles que soient

les conditions.

Vous avez présenté la nouvelle image de

marque il y a plus d’un an. Quels messages

centraux souhaitez-vous diffuser ?

Tähtinen : Nos pneus sont faits pour des gens

qui apprécient la promesse du haut de gamme

scandinave : des produits high-tech fabriqués

dans le respect du développement durable.

Nous tenons notre promesse sur la route, car

nos pneus offrent fiabilité, performance, sécurité

et tranquillité d’esprit, quelles que soient

les conditions.

Des objectifs concrets de chiffre

d’affaires et de croissance sont-ils

associés à la nouvelle image ?

Tähtinen : Nous avons des objectifs de croissance

ambitieux que nous publions en toute

transparence sur nos sites Internet. En Europe

centrale, nous voulons croître de 50 % en cinq

ans, par exemple.

Quel bilan tirez-vous au terme des 18

premiers mois d’utilisation de la nouvelle

identité graphique ?

Tähtinen : Le renouvellement de notre

marque a visé juste et a été bien accueilli par

nos clients et par nos collaborateurs. <

Plus d’informations sur:

nokiantyres.ch


VÉHICULES UTILITAIRES

Du fait de ses 40 t, l’énergie

cinétique d’un camion est bien

plus élevée que celle d’une VT.

Les systèmes d’assistance à la

conduite aident le chauffeur à

rester sur sa voie et à éviter des

collisions grâce à l’assistant de

freinage d’urgence. Les capteurs

radar et lidar, les caméras et la

communication avec d’autres

véhicules (V2X) permettent de

réduire le nombre d’accidents

sur des routes de plus en plus

fréquentées (photo Continental).

Technique : systèmes d’assistance à la conduite (SAC) pour véhicules utilitaires

Anges gardiens électroniques

obligatoires à bord

Les systèmes d’assistance à la conduite (SAC) à bord des véhicules utilitaires permettent de sauver des vies. Du fait de

la masse du véhicule, l’énergie cinétique est en effet 25 fois plus élevée que dans une voiture de tourisme. Sur le plan de

la physique, un accident s’accompagne de conséquences plus graves. La plupart des accidents sont dus à un microsommeil

ou à une distraction du chauffeur. Les collisions représentent 40 % des accidents et les sorties de route, 20 %. Des SAC

modernes permettent d’éviter ces deux types d’accidents. Les accidents impliquant des vélos lors de changements de

direction appartiendront au passé dès 2022. Andreas Senger

Ces dernières années, divers règlements relatifs

aux SAC pour véhicules utilitaires sont entrés

en vigueur coup sur coup : l’ESP est devenu

obligatoire sur tous les camions neufs en 2014,

les systèmes de freinage prédictifs et l’assistant

de maintien de trajectoire ont été introduits en

2015 et depuis 2018, les camions dont le poids

total dépasse 3,5 tonnes doivent être équipés

d’un système de freinage d’urgence qui permet

au véhicule de réduire sa vitesse d’au moins

20 km/h (à 80 km/h) devant un obstacle ou un

objet immobile. La raison est évidente : en cas

d’accident impliquant un camion, une énergie

cinétique plus élevée est en jeu et les conséquences

sont plus graves.

Le champ de vision restreint et les zones autour

du véhicule que le chauffeur ne peut voir

malgré de nombreux rétroviseurs et caméras

(angles morts) rendent ces nouveaux systèmes

indispensables. Dès 2022, un assistant

de changement de direction, un assistant de

fatigue (surveillant le chauffeur), un régulateur

de vitesse, une caméra de recul et un enregistreur

de données d’accident feront partie du répertoire

des anges gardiens des véhicules utilitaires

neufs.

Bien que les chauffeurs soient des professionnels

formés (en particulier en Suisse), l’inattention

peut tout de même causer des accidents.

Au lieu de régenter la vie du chauffeur, les SAC

modernes lui viennent en aide. À l’heure actuelle,

il est possible de désactiver en partie

les systèmes dans le cockpit. Sur des routes

étroites, les avertissements continuels de l’assistant

de maintien de trajectoire peuvent se

révéler agaçants.

Plus les systèmes fonctionnent de manière

fiable, plus les chauffeurs professionnels les acceptent.

Les transporteurs ne souhaitent toutefois

pas équiper leurs camions de tous les systèmes

proposés. Les coûts d’exploitation qui

sont pris en compte lors de l’achat d’un camion

neuf sont déterminants du fait de la concur-

22

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

rence. Le TCO (Total Cost of Ownership) ne

permet pas à l’exploitant d’installer tous les

gadgets imaginables. Contrairement au monde

des VT dans lequel la valeur de revente peut

être convertie en argent sonnant et trébuchant

grâce à l’équipement à bord, c’est la valeur

d’usage qui compte sur un camion. Par

conséquent, les SAC ne peuvent s’établir que si

des règlements et des lois prescrivent les équipements.

La multitude de SAC nécessite également une

mise à niveau des ateliers spécialistes des véhicules

utilitaires en termes d’outillage spécial

et de formation des collaborateurs. Le nombre

croissant de capteurs doit s’accompagner d’un

savoir technique exhaustif afin d’identifier les

solutions adéquates en vue d’une réparation ou

du remplacement d’une pièce en présence de

défauts ou de messages d’erreurs. Tous les mes-

sages d’erreurs du testeur de diagnostic ne sont

de loin pas plausibles. Une réflexion en réseau

est plus nécessaire que jamais.

L’étalonnage des capteurs surveillant l’espace

autour du véhicule doit être effectué avec

grand soin sur les camions et les autocars. Des

travaux précis conformes aux directives du

constructeur sont incontournables pour que les

capteurs puissent s’acquitter de leurs missions

en cas de coup dur. Si les capteurs ne sont pas

ajustés conformément aux consignes après le

remplacement de pièces telles que le pare-brise

ou après des réparations dues à un accident,

la responsabilité juridique de l’entreprise peut

être engagée en cas de défaillance. Il faut être

en mesure de prouver que l’étalonnage a été

mené à bien au moyen de justificatifs. Des rapports

d’atelier peuvent être utiles. <

Des moniteurs qui simplifient l’utilisation du VU et

qui représentent les nombreuses informations des

SAC de manière intelligible font partie de la sécurité

active (photo Mercedes-Benz).

Aperçu des SAC d’un camion

se. Les VU dont le poids total dépasse 3,5 t ne

profitent pas encore de la même abondance de

SAC que les VT de catégorie supérieure. C’est

la finalité du camion comme moyen de transport

aux coûts optimisés qui l’explique. Le

TCO, c’est-à-dire les coûts d’exploitation, occupe

le devant de la scène. Chaque système

supplémentaire doit pouvoir être amorti et utilisé

de manière judicieuse pour l’entreprise. Les

VU seront équipés de nombreux SAC dès 2022

en raison de la pression politique et législative

dans le but de réduire le nombre d’accidents.

L’assistant de freinage (photo 1) est obligatoire

à bord de camions neufs depuis 2015. Le

système surveille l’avant du véhicule à l’aide

d’un radar. Les systèmes les plus récents associent

les informations du radar à des images de

caméras intérieures afin d’éviter les freinages

intempestifs. Grâce à une mesure de l’effet

Doppler, le radar FMCW (Frequency Modulated

Continous Wave) est capable de déterminer

la vitesse relative, la distance et l’angle des

objets (technique à plusieurs antennes). Une

extension de l’ACC est possible bien que les

chauffeurs ne puissent en tirer d’importants

avantages lorsqu’ils circulent sur autoroute à

vitesse maximale verrouillée.

Également obligatoire sur les camions depuis

2015, l’assistant de maintien de trajectoire

(Lane Keeping Assistent LKA en anglais, photo

2) est surtout très utile lors de trajets monotones

sur autoroute. Si le chauffeur est déconcentré

ou succombe à un microsommeil, le

système l’avertit par un signal sonore et visuel

si le véhicule quitte inopinément sa voie de circulation.

Des vibrations dans le siège du chauffeur

sont également possibles. Les systèmes capables

d’actionner la direction comme dans les

VT ne sont pas encore mûrs sur les VU lourds.

Un freinage sur une roue de l’essieu arrière permet

à un VU léger de regagner sa voie.

Des assistants de changement de direction

(photo 3) seront obligatoires dès 2022. Un radar

latéral détecte tout vélo situé à côté du camion.

Les rétroviseurs extérieurs sont complétés par

des systèmes de caméras capables de mesurer

en partie les angles afin d’éliminer les angles

morts et donc de prévenir les accidents dus

à des changements de direction. Le système

avertit le chauffeur par des signaux visuels et

sonores en cas de changement de direction ou

de collision imminente. Pour surveiller l’espace

situé à l’arrière du camion, une caméra de recul

ou des capteurs, tels que des capteurs à ultrasons

ou un radar arrière, font partie de l’équipement

standard. <

Photo 1 : Assistant de freinage d’urgence

(photo Man)

Photo 2 : Assistant de maintien de trajectoire

(photo Volvo)

Photo 3 : Assistant de changement de direction

(photo Continental)

AUTOINSIDE | Novembre 201923


VÉHICULES UTILITAIRES

La technologie des SAC dans le VU

se. Les SAC des VU sont pratiquement identiques

du point de vue technique à ceux des

VT. La hauteur de montage de la caméra frontale

d’un camion est toutefois mieux choisie.

Grâce à la pose à une hauteur plus élevée dans

la cabine, le système détecte mieux le marquage

sur la chaussée grâce à une mesure plus

performante des angles. La surveillance des

zones autour du camion qui ne sont pas directement

visibles constitue le principal défi. <

Systèmes restituant des images

Systèmes sensoriels

1 Système de caméras pour angles morts

2 Assistant de changement de direction

3 Prééquipement pour assistant de recul

4 Active Break Assist

5 Régulateur de distance de sécurité

Le radar et la caméra frontale se complètent sur autoroute. La coopération (fusion des données des capteurs) permet

aux systèmes de mieux détecter des situations à risque afin de ne pas freiner inutilement (photo Continental).

Des capteurs complets assistent le chauffeur de manière

ciblée. Des caméras (systèmes restituant des images) et

des radars (systèmes sensoriels) sont utilisés

(image Mercedes-Benz).

Exigences pesant sur l’atelier VU

se. Les mécatroniciens ou les spécialistes automobiles

experts des véhicules utilitaires

ne rechignent pas à s’engager dans des travaux

lourds nécessitant un palan ou d’autres

moyens. Travailler avec des outils grands et

lourds et avec des couples de serrage élevés

fait partie du quotidien. Des compétences plus

fines sont désormais également demandées. Si

le pare-brise du VU est remplacé, il faut réétalonner

la caméra frontale dans la cabine. Les

radars doivent eux aussi être ajustés après le

remplacement. Comme dans un atelier de voitures

de tourisme, l’opération a lieu au moyen

de cibles optiques qui doivent être alignées à

des intervalles précis devant le véhicule utilitaire.

Une surface horizontale, du personnel d’atelier formé et l’équipement d’étalonnage requis forment les bases de la

prise en charge des SAC des véhicules utilitaires (photo Texa).

La séquence d’étalonnage du capteur commence

avec le testeur de diagnostic. Important

: l’axe géométrique de conduite, c’est-àdire

l’axe de conduite sur lequel le camion se

déplace sur la route, doit être correct. Si le collaborateur

estime que la géométrie de direction

n’est pas correcte, il est conseillé de mesurer

d’abord le châssis. Une caméra ou un

radar installé en biais « voit » aussi en biais.

En pratique, les capteurs peuvent s’autoajuster

jusqu’à un certain degré. Les ateliers spécialistes

des camions doivent disposer de personnel

technique bien formé pour réaliser ces

travaux critiques en termes de sécurité. <

24

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


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Salon Suisse du Véhicule Utilitaire

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VÉHICULES UTILITAIRES

Aménagement et transformation de véhicules

Que du sur mesure

Pour de nombreuses entreprises, l’achat d’un camion ou d’une camionnette de livraison n’est souvent pas suffisant :

la nouvelle acquisition doit d’abord être aménagée afin d’être fonctionnelle au quotidien. Un des nombreux spécialistes

suisses en matière d’aménagement de véhicules intervient ici avec son savoir technique. Jürg A. Stettler

Larag a équipé ces deux véhicules Debrunner d’un dispositif de protection anti-encastrement à déploiement pneumatique, commandé depuis la cabine.

Le dixième Salon suisse du véhicule utilitaire,

qui se tiendra du 14 au 17 novembre 2019, présentera

une fois de plus les nouveautés fascinantes

des constructeurs telles que l’Actros

Edition 1 de Mercedes-Benz, le S-Way d’Iveco

ou encore le F-Max de Ford Trucks. Malgré la

modernité de ces camions et leurs nombreuses

technologies de sécurité, beaucoup d’entreprises

suisses ne peuvent les utiliser tels quels

après l’achat. Outre l’ajout des couleurs et du

logo, de petites adaptations et transformations

sont en effet souvent nécessaires pour que le

véhicule soit fonctionnel.

La Suisse compte divers spécialistes en matière

d’aménagement de véhicules, parmi lesquels

Sortimo Walter Rüegg AG, qui est l’un

des leaders sur le marché. L’entreprise dispose

de ses propres ateliers, dont une menuiserie

et une serrurerie, à Oberhasli, près de Zurich.

Elle y élabore des solutions sur mesure adaptées

au secteur d’activité pour accroître l’efficacité

au quotidien. 90 collaboratrices et collaborateurs

aménagent intégralement une centaine

de véhicules par semaine dans toute la Suisse.

L’éventail des transformations est large : il va

du montage d’une échelle arrière amovible

(sans perçage sur la porte arrière à battant ou

le hayon) aux agencements complets, en passant

par la pose de plancher et d’éléments de

rangement. Sortimo conçoit des équipements

sur mesure afin que chaque kilo de chargement

soit exploité au mieux. L’utilisation de

composants et modules particulièrement légers

pour l’agencement intérieur permet d’une

part de réduire les émissions et la consommation,

d’autre part d’augmenter la marge de

manœuvre de la charge utile.

Alors que Sortimo s’est forgé une réputation

dans le secteur des camionnettes et des

systèmes de rangement, Calag (Carrosserie

Langenthal AG), avec près de 140 collaborateurs,

est l’une des principales entreprises en

matière d’aménagement de bus et de camions.

Les Haut-Argoviens sont des spécialistes du

transport de vrac, des caisses à basculement,

des véhicules silos et des fonds mouvants. Ils

conçoivent également des véhicules spéciaux

équipés de ponts de chargement conformes aux

normes ou de structures de grue complexes répondant

à des exigences personnalisées.

Outre les services et les réparations pour les

véhicules utilitaires lourds et légers, la société

Larag siégeant à Wil propose elle aussi un

service complet de personnalisation des véhicules

utilitaires. À cet effet, elle dispose de ses

propres ateliers de génie mécanique, de carrosserie

(équipé d’installations de tôlerie, de peinture

et de redressage de châssis), d’électronique

et de construction de véhicules. Elle y crée des

modèles uniques comme l’Unimog U 5023 4x4,

26

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

Est-ce que vous transformez aussi des camions Diesel en véhicules

GNL ?

Nous effectuons des transformations de véhicules très variées. Cependant,

la transformation d’un camion Diesel en véhicule GNL n’est pas

très judicieuse, car de nombreux composants de base comme le moteur

ou le réservoir sont très différents. L’investissement est donc en général

trop important.

Quelles sont les demandes personnalisées que vous effectuez le

plus souvent pour vos clients ?

Les demandes de nos clients sont aussi diversifiées que notre palette

de services. Les structures et les modifications de châssis telles que les

grues, les chasse-neige, les protections anti-encastrement, les dispositifs

ou les superstructures de caisse ou de pont fixe sont les prestations

les plus demandées.

Est-ce que vous transformez aussi les véhicules d’occasion ?

Nous aménageons et transformons aussi bien les véhicules neufs que

les occasions.

Larag a réalisé pour l’entreprise Besa, de Balterswil, spécialisée dans l’entretien des

routes, un véhicule avec bras manipulateur et installation pour déchiqueter le bois.

utilisé par EKT, une entreprise qui s’occupe de l’infrastructure du réseau

et de l’approvisionnement énergétique sûr en Thurgovie, ou des solutions

telles que le dispositif de protection anti-encastrement à déploiement

pneumatique troisième génération, qui peut même être actionné depuis

la cabine de conduite. Que ce soit l’Unimog ou le camion Debrunner, le

spécialiste en personnalisation de véhicules de Suisse orientale a déjà réalisé

d’innombrables modifications dans ses ateliers. Parmi ses clients, on

compte également des particuliers propriétaires de camping-cars montés

sur des châssis de camion ou d’Unimog. La réparation et la fabrication

sur mesure d’arbres à cardans ou la production de tuyaux jusqu’à DN 50

mm (jusqu’à 500 bar) font aussi partie des services proposés par Larag,

présente sur huit sites dans toute la Suisse et employant près de 530 collaborateurs,

dont 120 apprentis.

Quels sont les plus grands défis et les requêtes les plus exceptionnelles

que vous ayez vus ?

Nous avons pu réaliser beaucoup de projets passionnants. Une commande

exceptionnelle était notamment la construction d’un véhicule

pour le designer Colani, décédé depuis peu. Nous avons construit un

véhicule complet uniquement sur la base d’une esquisse. La déchiqueteuse

à bois pour les travaux forestiers constitue un autre exemple de

montage ou de transformation.

Existe-t-il aussi des adaptations/superstructures que nous

n’effectuez pas ? Et pourquoi ?

Nous réalisons uniquement des adaptations ou des structures autorisées

par la loi sur la circulation routière. <

Monsieur Jäger, quelles sortes d’adaptations et de structures

propose Larag ?

Bruno Jäger, CEO de Larag AG : Notre offre de services est très large.

D’une part, nous proposons la réparation et le montage de structures

standard tels que les grues, les coffres ou les crochets de levage, pour

n’en citer que quelques-unes. D’autre part, nous nous occupons d’aménagements

et de transformations adaptés aux besoins du client, comme

l’adaptation du châssis ou de la cabine, ou l’ajout d’accessoires et d’appuis

supplémentaires. Nous concevons également nos propres structures

telles que la protection des coins des longerons ou le dispositif de

protection anti-encastrement à déploiement pneumatique. Nous proposons

ces prestations de service pour des véhicules utilitaires légers et

lourds de toutes les marques. De plus, nous fabriquons aussi des camping-cars

montés sur des châssis de camion ou d’Unimog.

Larag a réalisé pour le designer Luigi Colani, récemment décédé, un camion articulé

futuriste sur la base d’une simple esquisse.

AUTOINSIDE | Novembre 201927


VÉHICULES UTILITAIRES

Système de récupération de chaleur

La Box qui réutilise

le carburant

La eWaste Heat Recovery Box de l’équipementier automobile Mahle utilise la chaleur des gaz d’échappement des

moteurs à combustion des véhicules utilitaires et les transforme en énergie électrique. Ce système génère des

économies de carburant et de CO 2

. Carla Stampfli

Andreas Pfeifer, responsable du développement des systèmes et des composants de moteurs, à côté du véhicule de test équipé d’une Boost Box.

Seulement 40 % du carburant brûlé dans le moteur

peuvent être transformés en énergie mécanique,

laquelle est utilisée pour la propulsion.

Le reste est en grande partie rejeté dans l’environnement

sous forme de chaleur émise par

les gaz d’échappement. Pourquoi ne pas exploiter

cette énergie ? L’équipementier automobile

Mahle se concentre sur cette question depuis

2011. Son travail a porté ses fruits : Mahle a

réussi à développer une solution adaptée à la

production en série qui renforce l’efficience du

moteur à combustion du véhicule utilitaire.

Son secret ? L’eWaste Heat Recovery Box, également

appelée Boost Box, dont deux prototypes

ont été développés. En résumé, le système de

récupération de la chaleur collecte l’énergie

thermique produite par les gaz d’échappement.

Cette énergie peut alimenter les groupes auxiliaires

ou être reconvertie en énergie cinétique,

à savoir en propulsion. L’avantage : une baisse

de la consommation de carburant et des émissions

de CO 2

. Selon Mahle, le système Waste

Heat Recovery devrait, en fonction du point de

fonctionnement, générer des économies de carburant

comprises entre 3 et 5 %. L’année dernière,

la Boost Box a suscité un vif intérêt lors

du salon international de l’automobile IAA à

Hanovre. AUTOINSIDE a interrogé Andreas

Pfeifer, responsable du développement des

systèmes et des composants de moteurs chez

Mahle, sur le niveau de développement de la

Boost Box.

Monsieur Pfeifer, Mahle a présenté la Boost

Box lors de l’IAA 2018. Comment cette

technologie a-t-elle évolué depuis ?

Andreas Pfeifer : Cette technologie est perfectionnée

en permanence. Elle est actuellement

testée par nous-mêmes et par nos clients, ce

qui nous permet d’intégrer les besoins et les

retours dans son développement. Nos actuels

prototypes sont à l’essai dans le monde entier.

Une Volvo FH460 transformée nous sert notamment

de véhicule de test. Nous sommes

très satisfaits des résultats obtenus à ce jour.

Concernant les économies de carburant, nous

avons ainsi pu mesurer des valeurs fermes,

qui ont également été attestées par des organismes

externes tels que le Centre commun de

recherche (JRC) et la Commission européenne.

Les résultats confirment que Mahle est sur la

bonne voie. La récupération de la chaleur des

gaz d’échappement (Waste Heat Recovery,

WHR) est la technologie individuelle qui présente

le plus grand potentiel de réduction des

émissions de CO 2

. Elle est désormais intégrée

dans le catalogue technologique des mesures

de réduction des émissions de CO 2

de la législation

européenne pour les véhicules utilitaires

lourds pour 2025, ce dont nous sommes

fiers.

Tous les véhicules peuvent-ils être équipés

d’une Boost Box ?

La Boost Box est prévue pour l’utilisation en

série ou comme solution de modernisation.

Chaque véhicule utilitaire peut ainsi être équipé

facilement par le constructeur. Une post-ins-

28

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


tallation sur un camion d’occasion est possible, mais n’est en général pas

rentable du point de vue pécuniaire.

Qu’en est-il de la maintenance ?

Nos tests montrent que le système nécessite peu de maintenance.

Comme tous les autres composants du véhicule, la Boost Box doit cependant

être contrôlée. C’est là que les ateliers entrent en jeu : ils doivent

se familiariser avec le système WHR et acquérir le savoir-faire correspondant.

Notre expérience dans le secteur de la deuxième monte nous

permet tout particulièrement de transmettre aux garages les informations

nécessaires. Nous sommes bien positionnés grâce à nos offres de

formation, au service Repair and Maintenance Information (RIM) et

au Mahle Customer Care Portal. Nous proposerons aussi l’équipement

d’atelier pour le remplissage des fluides, la maintenance et le contrôle

de la WHR Box.

Maîtrisez Votre Route,

Pendant Tout l'Hiver

La Boost Box sera-t-elle un jour proposée pour les voitures de

tourisme ?

Nous sommes en mesure de développer la Boost Box pour les voitures

de tourisme, mais ne projetons pas de le faire dans un avenir proche.

Dans le secteur des utilitaires, dont le principal moteur est la rentabilité,

l’impact de 5 % d’économies de carburant est considérable. L’efficience

n’est en revanche que l’un des nombreux facteurs qui ont une incidence

sur la décision d’achat d’une voiture de tourisme. Le prix d’acquisition

d’un 40 tonnes est par ailleurs nettement supérieur à celui d’une voiture

de tourisme. Ce ratio doit bien entendu être pris en compte dans le prix

d’un composant WHR pour garantir son succès sur le marché. C’est là

un véritable défi.

Quel est l’objectif de Mahle avec le système de récupération de

chaleur ?

C’est évident : l’accroissement de l’efficience ! Nous souhaitons rendre les

véhicules plus efficients à long terme, en particulier dans le secteur des

utilitaires où la somme de petits chiffres peut au final générer un résultat

très élevé. <

1

Plus d’informations sur :

mahle.com

NOUVEAU

Des performances

exceptionelles sur neige

2

et sur glace 2

Meilleur de sa catégorie

en adhérence et en freinage

sur chausée humide 2

Continuez à conduire sans

souci même en cas de panne

avec DriveGuard 3

Le système WHR est logé dans un boîtier compact (ci-dessus, en rouge).

AUTOINSIDE | Novembre 2019

1

11 pneus à l'essai. 4x très bien, 4x bien, 3x satisfaisant

2

Essai réalisé par le centre TÜV SÜD à l'ATP Papenbourg

(Allemagne) pour le compte de Bridgestone. TÜV SÜD

Product Service GmbH rapport n° [713139853-BM],

octobre à novembre 2018, véhicule de l'essai: VW Golf

1.6 VII, taille: 195/65 R15, test: http://bridgestone-daten.eu/

TUEV-SUED-LM005-report.pdf · 3

Disponible avec la

technologie DriveGuard sur certaines dimensions


VÉHICULES UTILITAIRES

Post-équipement pour camionnettes

Feu vert pour le diesel propre

Un dispositif de post-équipement permet de réduire jusqu’à 85 % des émissions de NO x

des véhicules utilitaires. La société

HJS Emission Technology GmbH & Co. KG propose de tels systèmes pour le Mercedes Sprinter, le VW Transporter T5 ou

encore le Crafter. Jürg A. Stettler

Un système électronique précis (1) rasemble les données des capteurs (2) et veille, avec l’élément de chauffe (3) et l’isolation intégrale (7), à ce que le réservoir d’AdBlue (4)

injecte suffisamment d’additif dans la buse d’induction et le catalyseur (5) pour garantir une température et des conditions optimales dans le catalyseur des oxydes d'azote (6).

Jusqu’à présent, HJS Emission Technology

GmbH & Co. KG, basée à Menden (Allemagne),

est la seule entreprise à avoir reçu une autorisation

de l’Office fédéral allemand des véhicules

à moteur (KBA) pour utiliser la technologie de

post-équipement AdBlue sur les véhicules utilitaires

et de livraison. En Suisse, les Allemands

collaborent avec l’entreprise lucernoise Clean

Life Umwelttechnik AG basée à Zell, dans le

domaine des engins de construction. Le dispositif

de post-équipement muni d’un système

SCR garantit un air propre et évite que les artisans

ou livreurs soient dans l’impossibilité

d’utiliser leur véhicule en cas d’interdiction de

circuler. HJS dispose désormais d’une réception

par type, autrement dit d’une autorisation,

pour les « systèmes de réduction des émissions

d’oxydes d’azote (NO x

) avec augmentation de

la prestation de réduction pour le post-équipement

des véhicules utilitaires et de livraison

légers ». La solution de post-équipement

est actuellement homologuée pour diverses variantes

de modèles du Mercedes Sprinter, du

VW Transporter T5 ou encore du Crafter avec

moteurs diesels, et même pour des modèles

plus anciens, datant parfois de 2011. D’autres

autorisations sont en attente.

Grâce au système éprouvé de SCR et à l’adjonction

de l’additif AdBlue, le dispositif de HJS

convertit les oxydes d’azote en azote et en vapeur

d’eau inoffensifs pour l’environnement.

Pour que l’effet de cette dépollution des gaz

d’échappement soit stable, une température

minimale est néanmoins requise. Cela peut

s’avérer problématique car cette température

n’est jamais atteinte lors de courtes distances

ou lors de déplacements en ville, les véhicules

de livraison circulant la plupart du temps à

charge partielle. Au moyen d’une gestion thermique

active, HJS veille donc à ce que le catalyseur

SCR reste malgré tout dans la bonne zone

de températures de façon à fonctionner avec la

meilleure réduction de NO x

possible. Cette opération

est garantie par deux actionneurs électriques

interconnectés, sans que le système

n’ait un impact mécanique ou électronique sur

le moteur. Jan Ebbing, responsable du département

Post-équipement (Retrofit) chez HJS explique

le processus : « Nos systèmes augmentent

la température de façon ciblée lorsque le

moteur est trop froid. Les systèmes AdBlue

classiques sans gestion thermique active atteignent

leurs limites, même avec les technologies

de revêtement modernes, pour arriver

en continu au niveau des véhicules Euro VI. »

Les systèmes sont comparables aux solutions

mises en série pour les véhicules utilitaires,

qui sont déjà conformes aux nouvelles normes

Euro 6/VI. HJS estime que la consommation

d’AdBlue a augmenté, selon les types de véhicules,

de trois à cinq pour cent, mais promet

que le surplus de consommation de carburant

se situe en deçà des six pour cent. L’avantage

de la solution de HJS : elle peut être posée dans

chaque garage et l’appareil de commande développé

par HJS est par ailleurs particulièrement

robuste. Il peut aussi être utilisé sur des ma-

30

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

chines de chantier, des tracteurs et des véhicules

utilitaires lourds.

Si cela semble presque trop beau pour être vrai,

il y a tout de même un bémol. Markus Peter,

responsable Technique & Environnement à

l’UPSA, explique le problème : « En Suisse, la

motivation à installer ce genre de solution de

post-équipement devrait être plutôt faible. En

Allemagne, les subventions sont parfois importantes.

En outre, la menace d’une interdiction

de circulation plane toujours, ce qui n’est

pas le cas chez nous. Ici, une modification est

donc avant tout intéressante pour l’image. »

Jan Ebbing,

responsable du département

Post-équipement (Retrofit)

chez HJS.

Monsieur Ebbing,

quels ont été les

grands défis lors

du développement

du nouveau

système HJS ?

Nous sommes avant

tout connus pour

nos solutions de

post-équipement

pour bus, camions,

véhicules communaux

lourds et machines de chantier. Sur les

véhicules de livraison, il y a bien moins d’espace

disponible et les solutions de post-équipement

ne se limitent pas à un filtre à particules.

Elles impliquent en effet tout un système de

gestion thermique active. Il faut donc un deuxième

catalyseur, une zone où l’AdBlue et les

gaz d’échappement peuvent se mélanger, des

capteurs, le réservoir d’AdBlue : tout cela prend

de la place et il est impossible de réduire la

taille de tels systèmes.

Il existe d’autres véhicules de livraison que

le Sprinter, le T5 et le Crafter. Citons par

exemple le Ford Transit. Y aura-t-il aussi

bientôt d’autres solutions chez HJS ?

Nous travaillons encore sur des solutions

pour les modèles Ford, Fiat Ducato et Iveco.

Cela pourrait bien durer encore un semestre

jusqu’à ce que nous ayons une solution pour

l’Allemagne. On ne peut pas simplement reprendre

la solution existante car il faut prendre

en compte la place à disposition et adapter les

supports. Toutes les mesures du TÜV, l’autorisation

en elle-même et bien sûr aussi le passage

de la solution à la production en série prennent

du temps. Mais nous y travaillons dur !

Combien coûte une telle solution de

post-équipement de HJS ?

En Allemagne, jusqu’à 80 % des coûts totaux de

nos dispositifs de post-équipement sont subventionnés.

Les 65 villes où la valeur limite de

40 microgrammes d’oxydes d’azote par mètre

cube dans l’air a été dépassée devaient être les

premières à en bénéficier. Sans ces subventions,

il faut compter bien 6000 à 7500 francs.

Nombreux sont les transporteurs qui se demandent

évidemment si cela en vaut la peine

sans financement.

Combien de véhicules ont déjà été équipés

dans le monde ?

Ces dernières années, nous avons déjà converti

750 000 véhicules au total, dont plusieurs voitures

de tourisme. À l’époque, quand les véhicules

diesels n’étaient pas automatiquement

pourvus d’un filtre à particules, nous avons

équipé environ 200 000 modèles diesels pour

VW. En Suisse, nous avons équipé près de

20 000 machines de chantier d’un système de

filtre HJS. <

Le TechTeam recommande :

L'expérience technique

au service des ateliers

Les pros de l'atelier du TechTeam le savent bien :

sans solution de diagnostic performante et sans

outils de contrôle et de réglage efficaces, les ateliers

n'y voient plus clair. C'est pourquoi ils misent sur les

outils expérimentés d'Hella Gutmann Solutions.

Pour des diagnostics efficaces et rapides, des réparations

guidées sur les marques et les modèles les plus courants,

des calibrages précis des systèmes d'éclairage modernes,

des codages efficaces des systèmes d'aide à la conduite

avec ou sans caméra, et bien plus encore.

Pour en savoir d'avantage : www.hella-gutmann.ch


VÉHICULES UTILITAIRES

Installations de lavage pour véhicules utilitaires

Aquarama lave les

camions Coop

Depuis Schafisheim, Coop

approvisionne toute la Suisse.

Le nouveau portique de lavage Aquarama pour véhicules utilitaires s’appelle « Startruck ». Il est génial, affirme Roland Peter

d’Aquarama Swiss AG. La technologie d’avant-garde est un gage de fiabilité et de succès. Sandro Compagno

Deux de ces « Startruck » flambant neufs

sont implantés dans les centres de distribution

Coop de Schafisheim (AG) et de Dietikon

(ZH). « Ce sont des installations de référence

pour nous. Lorsqu’une enseigne de détaillant

mise sur Aquarama, c’est signe que notre qualité

est reconnue, ce qui nous rend très fiers »,

affirme R. Peter.

Aquarama fabrique des installations de lavage

en Italie depuis plus de 20 ans. En 2015,

la famille d’industriels italiens Bosio rachète

l’activité des techniques de lavage du fabricant

de machines Ferrum et fonde la filiale

Aquarama Swiss AG. Les installations de lavage

sont développées, fabriquées et commercialisées

à Novello (Piémont).

Aquarama exporte dans 50 pays. Plus de cent

installations telles que des portiques de lavage

pour VT et VU, des tunnels de lavage,

des stations de lavage en libre-service et des

systèmes de caisse sont en service en Suisse.

« Les défis de conception d’une installation de

lavage pour VU diffèrent de ceux d’une installation

destinée à des VT », explique R. Peter.

« Elle doit être très très stable et garantir

de bons résultats en peu de temps pour des

types de VU les plus variés. » Les nombreux

rétroviseurs des VU lourds, les spoilers, les

structures frigorifiques et les plateformes de

levage constituent le casse-tête principal pour

les concepteurs.

« La brosse ne doit pas toucher les endroits

graissés sur une plateforme de levage, sous

peine de recouvrir tout le véhicule d’huile »,

confirme Bruno Bürgi, le responsable du garage

du centre de distribution Coop de Schafisheim.

M. Bürgi dirige l’atelier interne pour

environ 320 camions et remorques avec

lesquels le détaillant approvisionne toute

la Suisse depuis Schafisheim (AG) en pain,

articles de boulangerie et aliments surgelés,

mais qui livre aussi tous les produits utilisés

quotidiennement dans la région de vente

Suisse du Nord-Ouest/Suisse centrale/Zurich.

Quinze collaborateurs entretiennent et réparent

le parc de véhicules en deux tours de

service répartis de 4 heures à 21 heures.

L’installation datant de 2018 permet de laver

environ 250 camions par mois. Bruno Bürgi :

« La périodicité de lavage d’un camion dépend

de sa finalité et de sa fréquence d’utilisation.

L’importance de la propreté varie également

d’un chauffeur à l’autre. Certains viennent

tous les quelques jours, d’autres plus rarement.

»

Après environ 25 ans de fonctionnement,

l’ancienne installation de Schafisheim a atteint

la fin de sa vie en 2018. Les installations

32

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

de divers fabricants ont été étudiées pour la

remplacer, affirme Bruno Bürgi. Il résume les

critères s’appliquant à une installation de lavage

pour VU : « Un programme court et relativement

simple et de bonnes performances. »

La « Startruck » d’Aquarama l’a séduit, car elle

est facile à utiliser et dispose de nombreux

programmes. Qu’il s’agisse d’un véhicule de

livraison, d’une semi remorque, d’une remorque,

d’un camion-citerne, d’un autocar ou

d’un véhicule à plateau, la « Startruck » a un

programme pour chaque véhicule.

Du fait de leur forme circulaire, les camions-citernes

ne peuvent pas être lavés

avec des brosses rotatives. Il faut utiliser des

buses haute pression pour détacher les saletés.

Le châssis est aussi lavé à haute pression.

« Nous pouvons programmer la Startruck

précisément en fonction du type de véhicule

», précise R. Peter. Pour le spécialiste

Aquarama, ce sont surtout les programmes

de lavage pour les plateformes de levage et les

rétroviseurs qui valent le détour : Une semi

remorque moderne a jusqu’à huit rétroviseurs.

Grâce à un programme de contournement de

rétroviseurs entièrement électronique, ceuxci,

et même les grands rétroviseurs spéciaux

pour bus, ne posent plus aucun problème

pendant un lavage minutieux.

L’installation de Schafisheim lave surtout

trois types de VU : des camions, des remorques

et des tracteurs à sellette. Pour B.

Bürgi, la flexibilité, la durée de lavage réduite

(un VU peut être lavé en quelques minutes) et

les coûts furent les critères décisifs : « Le montage

de la nouvelle installation a été possible

pratiquement sans modification de construction.

D’autres installations nécessitent de l’air

comprimé. Dans ce cas, nous aurions dû investir

plus dans le bâtiment. »

Autre avantage de la nouvelle installation de

lavage « Startruck » : elle peut être convertie

ultérieurement pour fonctionner avec de l’eau

usée. À l’heure actuelle, le lavage d’une semi

remorque nécessite une centaine de litres

d’eau. Donc pour 250 véhicules par mois,

imaginez. Mais cela correspond à moins d’un

dixième de la contenance d’une piscine olympique.

Bruno Bürgi estime la durée de vie

du portail de lavage à « au moins dix ans ».

Coop ne souhaite pas attendre aussi longtemps.

« La conversion à l’eau usée exige des

systèmes de filtration et des réservoirs d’eau.

Nous étudions actuellement en interne l’emplacement

possible d’une telle installation,

compte tenu des mesures de construction

nécessaires. » <

Plus d’infos sur :

aquaramaswiss.ch

Bruno Bürgi dirige l’atelier automobile Coop

à Schafisheim.

Une installation Aquarama « Startruck » est utilisée dans les centres de distribution Coop de Schafisheim

et de Dietikon.

AUTOINSIDE | Novembre 201933


VÉHICULES UTILITAIRES

Continental

truckon.com

> Sûre, rapide et pratique : la plate-forme de services aux poids lourds TruckOn possède désormais une

fonction de paiement intégrée

gratuit de la nouvelle fonction

La plate-forme TruckOn est déjà

de paiement de TruckOn,

disponible en Allemagne, en Italie

moyennant des frais modérés.

et en Espagne, et sera activée

Les gestionnaires de flottes

en cours d’année en France. À

peuvent ainsi payer un service à

long terme, TruckOn s’implantera

prix fixe en toute simplicité via le

comme plate-forme globale

portail. Pour cela, ils saisissent

de réservations dans d’autres

dans le système les données de

pays européens, notamment en

leur carte de crédit.

Suisse. <

pd. Avec la plate-forme de

services aux poids lourds TruckOn

de Continental, les flottes

peuvent prendre rendez-vous au

garage 24 h sur 24, au-delà des

frontières, et payer désormais

directement en ligne. L’entreprise

technologique a en effet

intégré une fonction de paiement

dans son service numérique, qui

offre des avantages aux ateliers

comme aux gestionnaires de

flottes. Grâce à cette nouvelle

fonctionnalité, le montant dû

pour le service est retenu sur la

carte de crédit après finalisation

de la réservation. Depuis cet été,

le service est disponible pour

toutes les prestations à prix fixe,

comme par exemple le contrôle

du tachygraphe.

Le principe est le suivant : les

ateliers peuvent doter leur profil

Dès qu’une entreprise de flotte

prend rendez-vous pour un

service à prix fixe et que cette

réservation est acceptée par

l’atelier, le montant de la prestation

est retenu sur la carte de

crédit de la flotte. Une fois la

prestation réalisée, le montant

est débité, puis la facture et

les documents sont adressés

au client. Si la commande est

annulée, le montant retenu sur la

carte de crédit est débloqué.

En tant que plate-forme numérique

de réservation de services pour

véhicules utilitaires, TruckOn aide

les flottes à concevoir plus efficacement

leur planning en fonction

des travaux d’atelier à venir ainsi

que l’organisation de la maintenance.

Par exemple, des arrêts

à l’atelier peuvent être intégrés

à une planification d’itinéraire.

La plate-forme veille à plus de

transparence, notamment grâce

aux notes attribuées aux ateliers

par les clients, ce qui est propice

à la confiance, même à distance.

TruckOn offre aux ateliers la

possibilité de se lancer facilement

dans le commerce en ligne et de

gagner ainsi de nouveaux clients.

Les entreprises peuvent continuer

à optimiser leur processus et leurs

volumes de travail tout en gardant

constamment une vue d’ensemble

des réservations et des délais.

Qui travaille dur veut aussi avoir la

certitude qu’il sera payé. La plate-forme

numérique de réservations TruckOn

propose désormais une fonction de

paiement, qui retient le montant dû sur la

carte de crédit du client dès l’acceptation

du rendez-vous.

Südo AG

suedo.ch

> Südo sera présente à Transport-CH

pd. Le compte à rebours a commencé

: du 14 au 17 novembre

se tiendra le salon Transport-CH

sous le slogan « eVolution ». Pour

cette édition de jubilé, Südo AG

sera à nouveau représentée.

De plus, une équipe de vendeurs

compétente se tiendra à la disposition

des visiteurs pour répondre

à toutes les questions. <

Les visiteurs pourront se rendre

au stand de Südo (n°B057) dans

la halle 1.2. Ils seront doublement

bien accueillis : tout en

savourant un bretzel et une

boisson, ils pourront découvrir

les nombreuses nouveautés et

les promotions spéciales de la

société.

Sur ce nouveau stand, les nouveautés

produits de Südo seront

encore mieux mises en lumière.

Südo se réjouit de présenter

à Bernexpo les innovations

de CTEK, Axios, ISRI, Aspöck,

Startbooster, et bien d’autres.

Südo présentera de nombreuses nouveautés à transport-CH.

34

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

Scania

scania.com/ch

> Un nouveau concept sans câble : le Scania AXL

pd. Les experts Scania ont développé

un concept de camion,

le Scania AXL Concept Truck,

qui montre que même sans

cabine, le système modulaire de

l’entreprise est au cœur de la

conception.

Comme différentes branches

s’efforcent de rationaliser et

d’organiser de manière plus

écoresponsable les tâches de

transport, les véhicules autonomes

entrent de plus en plus

en ligne de compte. Les mines et

les gros chantiers fermés sont

des exemples d’environnements

faciles à contrôler qui sont propices

à des projets autonomes.

Sur des véhicules autonomes,

les logiciels sont plus importants

que le matériel, à bien

des égards. Le Scania AXL est

équipé d’un poste de commande

intelligent qui le pilote et le

surveille. Dans les mines, un

système logistique qui indique

au véhicule comment se comporter

favorise le fonctionnement

autonome.

« Nous avons déjà des clients qui

utilisent des camions autonomes.

Jusqu’à présent, ceux-ci

avaient encore de la place pour

un chauffeur de sécurité qui

pouvait intervenir au besoin. Le

Scania AXL, lui, est dépourvu de

cabine, ce qui modifie considérablement

les conditions », déclare

Claes Erixon, responsable

R&D chez Scania. « Le développement

des véhicules autonomes

a accompli d’immenses

progrès ces dernières années.

Nous n’avons pas encore toutes

les réponses, mais des concepts

de véhicules tels que le Scania

AXL nous permettent de tester

de nouvelles approches et de

continuer notre apprentissage

à grande vitesse. »

Le moteur à combustion qui

propulse le nouveau Scania

montre comment des technologies

traditionnelles et nouvelles

peuvent être combinées. Il est

écologique puisqu’il consomme

un biocarburant d’origine

renouvelable.

Nouvelles approches : le Scania AXL est dépourvu de cabine.

Les propriétés robustes et performantes

et le design du Scania

AXL s’adaptent aux environnements

les plus rudes dans des

mines ou sur de gros chantiers.

Un nouveau module avant

intelligent remplace la cabine

traditionnelle, mais même sans

cabine, il est facile de reconnaître

que c’est un Scania. <

Total SA

totalsuisse.ch

> Clearnox : la cristallisation dans le système SCR appartient au passé !

pd. Tout comme AdBlue,

Clearnox est une solution d’urée

prête à l’emploi qui réduit les

oxydes d’azote (NOx) en relation

avec le catalyseur SCR. Mais

Clearnox va encore plus loin :

grâce à la formule exclusive

de Total, Clearnox empêche la

cristallisation dans le système

SCR, ce qui prévient le risque de

panne. Clearnox est conforme

aux exigences rigoureuses de la

norme ISO 22241.

AdBlue a besoin d’une certaine

température de fonctionnement

pour transformer les oxydes

d’azote en azote et en vapeur

d’eau. Si la température des gaz

d’échappement n’est pas assez

élevée, ce qui est le cas dans la

circulation en accordéon, des

cristaux d’acide cyanurique

peuvent se former et obstruer

le système SCR, ce qui peut

entraîner l’immobilisation du véhicule.

CLEARNOX assure une

pulvérisation optimale et permet

ainsi une réaction de réduction

complète, même à une température

peu élevée. Le système

SCR reste exempt de cristaux et

le moteur est protégé.

Pour un fonctionnement optimal

du système SCR, Clearnox, qui

est compatible avec tous les

types de véhicules et remplace

AdBlue, doit être utilisé

de façon continue. Avant son

utilisation, il faut effectuer une

décristallisation du système

SCR dans un atelier agréé.

Clearnox est disponible en

conteneur GRV de 1000 litres, en

fût de 208 litres ou en bidon de

10 litres. < Clearnox est la solution radicale contre la cristallisation dans le système SCR.

AUTOINSIDE | Novembre 201935


FLOTTES DE VÉHICULES

Maintenance prédictive

Ne plus jamais attendre que

la panne se produise

Un bus, un camion ou une camionnette qui est immobilisé au lieu de circuler est un cauchemar pour tout gestionnaire de

flotte. Le véhicule ne rapporte non seulement pas d’argent, mais il engendre des dépenses. C’est pourquoi de plus en plus de

constructeurs et d’équipementiers proposent des outils de télémaintenance qui convoquent les véhicules avant même que

la panne ne se manifeste. Jürg A. Stettler

La numérisation et l’interconnexion croissante permettent d’envoyer un camion à l’atelier avant une panne ou un problème de pneu.

Grâce à une technologie de capteur dernier cri

et à une interconnexion croissante, il est désormais

possible d’envoyer les véhicules au garage

avant que la panne ne survienne. L’équipementier

ZF propose par exemple une stratégie

de maintenance dite prédictive dans son portefeuille

consacré aux véhicules utilitaires. Dans

le cadre de cette stratégie, la surveillance se

concentre sur des composants individuels critiques

et sur des pièces d’usure telles que l’huile

de transmission ou les disques d’embrayage

d’un camion. Comme des kilométrages annuels

de 130 000 km sont couramment observés

dans ce domaine, une maintenance

optimale fait toute la différence. Grâce à une

maintenance préventive, une vidange arrivant

bientôt à échéance peut être parfaitement coordonnée

avec les plans de déploiement du véhicule

ou avec les temps de conduite et de repos

des chauffeurs. L’équipementier allemand

installé à Friedrichshafen met ici à profit l’expérience

qu’il a accumulée dans le domaine de

la technique industrielle. Le concept de maintenance

prédictive est d’ores et déjà appliqué à

des équipements tels que des engrenages d’aubages

d’éoliennes pour lesquels une réparation

s’accompagne d’une immense charge de travail

et d’une perte de recettes.

Depuis 2019, si le client le souhaite, le système

d’engrenages modulaire Traxon de ZF peut

être muni de la fonction de maintenance prédictive,

si bien qu’il est possible de le surveiller

en temps réel. L’équipementier utilise pour

cela les modules d’émission qui sont déjà posés

à l’usine et qui délivrent les informations

concernant l’état des engrenages. Ces données

brutes transitent des véhicules interconnectés

aux serveurs des constructeurs et des équipementiers

pour y être évaluées. Le gestionnaire

du parc obtient ensuite des rapports détaillés

sur l’état des composants des engrenages et de

l’huile. À l’aide de ces rapports, il peut définir

la date optimale de la maintenance, éviter les

immobilisations et les défaillances imprévues

et même renoncer à des plans d’urgence complexes

en cas de panne dans des situations extrêmes.

Les périodicités d’entretien sont en

outre adaptées en fonction de l’intensité d’utilisation

effective des véhicules, ce qui se traduit

par un gain de temps et par des économies.

« Avec notre nouvelle fonction de maintenance

prédictive, nous étendons notre système

éprouvé d’engrenages en direction d’une interconnexion.

Les constructeurs de véhicules et

les gestionnaires de flottes bénéficient d’une

véritable valeur ajoutée, car ils peuvent compter

sur notre savoir-faire approfondi en matière

de transmissions et sur nos compétences numériques

avec nos rapports de diagnostic »,

déclare Winfried Gründler, responsable de la

technologie de propulsion pour camions et camionnettes

au sein de la division ZF Technologie

des véhicules utilitaires. Avec la transmission

EcoLife correspondant à la dernière phase

36

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


FLOTTES DE VÉHICULES

d’évolution qui active en outre la stratégie de

changement de rapports optimale en termes

de consommation indépendamment de la topographie

et de la résistance au roulage, ZF

proposera également dès 2020 une variante de

transmission dotée d’un système de maintenance

prédictive pour bus.

Une nouvelle offre basée sur une application

Continental se focalise non pas sur la transmission,

mais sur les pneus. Grâce à la numérisation,

à l’interconnexion et à la surveillance, le

système informe les gestionnaires de flottes de

camions et de bus dès qu’un problème de température

ou de pression des pneus se manifeste

et le signale également au chauffeur dans la

cabine de conduite. « Avec ContiConnect Live,

nous intégrons nos solutions numériques pour

pneus de véhicules utilitaires aux systèmes et

aux affichages existants dans le véhicule », a

affirmé Nikolai Setzer, membre du comité de

direction de Continental et responsable de la

division Pneus, « les clients flottes peuvent

ainsi se lancer dans la gestion numérique de

leurs pneus sur la base des appareils qu’ils possèdent

déjà. » Bosch, partenaire depuis des années

d’équipementiers dans le développement

de logiciels pour appareils de commande et

Des informations issues du cloud avertissent le gestionnaire de la flotte de pannes potentielles.

pour le diagnostic, a également identifié le

potentiel de la maintenance préventive individuelle

au niveau de chaque véhicule. La solution

logicielle Bosch Predictive Diagnostics

permet à l’équipementier de recenser et d’évaluer

continuellement les composants et les

états du système à bord du véhicule et d’envoyer

un signalement au service compétent en

cas de risque de panne. Grâce à la gestion optimisée

de la maintenance, il est possible de réduire

les coûts généraux d’exploitation du véhicule

et d’améliorer sa disponibilité. Predictive

Diagnostics est ainsi d’ores et déjà capable de

formuler des déclarations fiables concernant

la durée de vie résiduelle des principaux systèmes

et composants d’un camion ou d’un bus,

de l’injection de carburant au système de freinage.

De nouveaux capteurs, composants et algorithmes

complètent constamment la panoplie

de Bosch pour qu’une couverture à 360°

de tous les éléments du véhicule pertinents en

termes de maintenance puisse être proposée à

l’avenir. Il en résultera non seulement de meilleurs

kilométrages, mais cette approche permettra

également d’améliorer la planification

des visites d’atelier. Le garagiste sera lui-même

moins stressé, car il pourra commander en

temps utile les pièces de rechange nécessaires

et convoquer le personnel requis. <

More than

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FLOTTES DE VÉHICULES

Kyburz Switzerland AG

Animée par l’innovation

Bien que les trois-roues de livraison jaunes DXP de La Poste Suisse représentent le produit le plus connu de Kyburz Switzerland AG, ce ne sont pas les seuls.

Kyburz Switzerland est bien plus qu’un simple constructeur de véhicules de livraison bien que ses produits les plus connus

soient les trois-roues postaux. Comme le montre une visite de l’usine en exclusivité, l’incubateur d’innovations suisse est

aussi à l’origine du Fun Buggy « eRod », de véhicules de livraison autonomes et de solutions de gestion de flottes. Jürg A. Stettler

La société Kyburz Switzerland AG développe,

fabrique et commercialise des véhicules électriques

à Freienstein-Teufen (ZH) depuis 1991.

Les trois-roues DXP de La Poste Suisse sont

certainement les plus connus d’entre eux. Ils

sillonnent également le terrain de l’ancienne

filature pendant la visite d’AUTOINSIDE. Tout

le monde travaille d’arrache-pied dans les différents

bureaux, ateliers et secteurs de Kyburz

: le salon Post Expo d’Amsterdam, la principale

foire mondiale de la branche postale,

des colis et des expéditions expresses, est imminent.

Naturellement, l’entreprise qui prévoit

un chiffre d’affaires de 44 millions de francs

en 2019 souhaite impressionner les visiteurs

avec ses derniers développements. Environ

140 collaborateurs, dont 20 au développement,

travaillent pour le mécanicien sur machines

et ingénieur en génie électrique diplômé Martin

Kyburz. Le CEO avait conçu pour le Tour

de Sol 1991 une monoplace futuriste baptisée

« Cheetah » (vitesse de pointe de 130 km/h, autonomie

de 150 km) avant de développer des

véhicules pour seniors.

« Je fonctionne différemment. Ma priorité n’est

pas la maximisation du profit », explique l’ingénieur

de 54 ans lors de la visite d’AUTOIN-

SIDE. « C’est le projet qui compte pour moi.

Il doit chaque fois apporter quelque chose de

nouveau. Il doit être bon pour l’environnement,

mais aussi s’accompagner d’un avantage

ou d’une amélioration pour les gens qui

l’utilisent. Et pour cela, je n’ai pas les yeux rivés

sur le budget. » La comptabilité fonctionne

tout de même : la PME devenue société est florissante

et conquiert de nouveaux marchés. En

2019, 1000 véhicules de livraison sont expédiés

en Australie, mais l’entreprise se penche

déjà sur ses prochains projets. Dans la cour

intérieure de l’ancienne filature, un ingénieur

travaille sur la plateforme de livraison autonome

ultra-flexible eT4. Le prototype est capable

d’emporter une charge utile de 1,5 m 3

pouvant peser jusqu’à 250 kg. De nouvelles

38

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


FLOTTES DE VÉHICULES

générations de capteurs permettent à la machine

d’entamer sans interruption sa mission

suivante après la livraison. Il en résulte une

réduction massive des durées d’immobilisation

et une amélioration de l’efficacité de la

Kyburz eT4.

Dans le cadre de ses projets, Martin Kyburz collabore

également avec la Haute école spécialisée

bernoise (BFH) de Bienne et avec le DTC de

Vauffelin. De nombreux mécatroniciens d’automobiles

diplômés se sont déjà rendus dans

le village pittoresque de Freienstein-Teufen.

« J’ai eu de bonnes expériences à Bienne. Chez

moi, les ingénieurs doivent constamment collaborer

et travailler de manière pratique lorsqu’ils

mettent en œuvre leurs conceptions.

C’est très intéressant pour beaucoup de jeunes

ingénieurs », explique Martin Kyburz. « Des

étudiants font souvent un stage chez nous.

Ils font notre connaissance et nous faisons la

leur. » C’est lors d’un stage qu’est né le Fun Buggy

Kyburz capable de se déplacer à 120 km/h.

L’« eRod » était en fait un projet de bachelor

d’étudiants suisses en design et en génie automobile

dont la mise en œuvre pratique a

été favorisée par Martin Kyburz. Une voiture

de sport électrique de puriste montée sur des

pneus Hankook et homologuée dans l’UE et

en Suisse pour circuler sur la voie publique a

vu le jour. Elle garantit un plaisir de conduite

à l’état pur grâce à son couple de 140 Nm disponible

dès la première rotation pour un poids

d’à peine 600 kg.

La plateforme de livraison autonome ultra-flexible eT4 peut emporter une charge utile de 1,5 m 3 pouvant peser jusqu’à 250 kg.

L’« eRod » n’est qu’un projet Kyburz parmi de

nombreux autres. « Il y a tant de projets passionnants

pour moi que je dois m’efforcer de

ne pas m’égarer », avoue-t-il. « Nous ne nous

contentons pas de lancer des projets de recherche

ou de fabriquer un produit pour montrer

ce qui est possible. Je pense toujours à

une production. » Le spécialiste de l’électrique

a ainsi déjà réfléchi à un véhicule de livraison

hybride diesel, avant de le remiser. « Cela viendra

dans la catégorie de moins de 3,5 tonnes.

Et si l’industrie s’y met, elle pourra le faire

mieux que nous. »

Impossible de raconter des histoires à l’entrepreneur

suisse dans le domaine des troisroues

de livraison. Avec 1000 véhicules destinés

à la poste australienne, Kyburz a décroché

une grosse commande début 2019. « Les Australiens

cherchaient des véhicules électriques

pour leurs facteurs depuis plus de dix ans.

Je voulais naturellement savoir pourquoi

ils avaient choisi justement notre produit,

La production du Fun Buggy « eRod » capable de rouler à 120 km/h a depuis été transférée à Embrach (ZH).

puisque d’autres savent aussi construire des

trois-roues », déclare Martin Kyburz de manière

calme et circonspecte. C’est surtout la

volonté des Suisses de poursuivre le développement

en fonction de besoins spéciaux qui

a fait toute la différence. « Ce sont des choses

très simples : la vitre mince qui protège contre

le rayonnement ultraviolet intense tout en garantissant

l’accès à la boîte aux lettres, la caméra

de recul, le bouton de panique pour signaler

une urgence à la centrale ou encore le

châssis renforcé et le siège monté sur ressorts

à cause des mauvaises routes. Ces variantes

de post-équipement font notre force. Nous essayons

toujours de trouver des outils qui simplifient

la vie », indique-t-il.

Les trois-roues de livraison Kyburz utilisés

dans le monde entier sont en partie équipés

d’un système de gestion de flotte. Martin Kyburz

: « La gestion de flotte permet notamment

aussi de réutiliser les véhicules, d’où des

économies de ressources et d’énergie. » Grâce

à des données télémétriques, Kyburz est en

mesure de garantir une fiabilité élevée et une

exploitation efficace. L’entreprise a ainsi accumulé

beaucoup d’expérience de la gestion de

flottes bien que l’opération n’ait pas été facile

à cause du manque de flexibilité des logiciels

proposés. La solution pragmatique venant de

Freienstein : la programmation en interne.

Kyburz a commencé à s’occuper de gestion de

flottes et à collecter toutes les données pertinentes

pour exploiter une flotte. « Or, en utilisant

une fiche OBD, le fabricant peut dire

Suite en page 40

AUTOINSIDE | Novembre 201939


FLOTTES DE VÉHICULES

Au département développement, le CEO Martin Kyburz examine de plus près avec ses ingénieurs un trois-roues muni d’un système de changement de caisses.

qu’une manipulation a eu lieu et invalider

la garantie. C’est pourquoi nous avons cherché

une solution sans fiche », explique Martin

Kyburz. C’est désormais possible grâce à

la Fleetbox, une petite boîte noire pas plus

grande qu’un paquet de cigarettes qui fait l’acquisition

des signaux au moyen de techniques

de mesure. Le boîtier sauvegarde et délivre des

données concernant la position, la température

de la batterie, la consommation d’électricité

et de carburant, la tension de la batterie,

la température du moteur, les itinéraires parcourus,

etc.

Douze personnes, dont sept développeurs, travaillent

aujourd’hui dans cette division de l’entreprise.

Elle propose des solutions pour une

conduite plus économe, pour la surveillance en

temps réel de transports réfrigérés, pour l’optimisation

d’itinéraires de transport ou pour

la déclaration RPLP automatique. « La saisie

et le conditionnement de données constituent

nos forces », révèle le chef de projet Hanspeter

Wepfer. Les données de plus de 600 modèles

neufs et anciens différents peuvent être collectées

chez Kyburz.

« Les connaissances concernant une flotte sont

cruciales », explique M. Wepfer, « notre logiciel

professionnel permet de faire quelques économies.

» Il n’est donc pas surprenant que le

groupe Planzer, que le négociant en acier Debrunner

ou encore qu’un parc valaisan de service

hivernal de près de 400 chasse-neiges,

souffleuses et salières misent sur la solution

Kyburz. L’ancien professeur Kurt Hug du département

de technologie automobile de la

Haute école spécialisée bernoise a assisté l’entreprise

sur ce dernier projet. « C’est un retraité

qui est bien trop actif pour la retraite, un cas

classique. J’aime entamer des collaborations

liées à des projets », indique le patron. « Tout

doit être simple et direct. Je privilégie les rapports

client/fournisseur pour qu’un des partenaires

achète la prestation de l’autre, dans un

sens ou dans l’autre. Celui qui achète la prestation

détient alors aussi l’innovation et l’autre

a beaucoup appris sur le projet. »

Et comme le fondateur de l’entreprise ne se

contente pas de prendre du plaisir à développer

de nouvelles idées, mais qu’il pense

constamment au développement durable, depuis

peu, les anciens trois-roues DXP ne finissent

pas simplement au rebut dans le cadre

d’un autre projet Kyburz : « Tous les ans, ce

sont entre 600 et 800 trois-roues DXP de La

Poste Suisse qui nous sont renvoyés », affirme

M. Kyburz. Ainsi, sous l’appellation « 2nd-

Life », l’entreprise redonne vie aux trois-roues

qui sont le plus souvent encore en bon état.

Les pièces la Poste jaunes sont remplacées par

des éléments blancs et tous les autres composants,

y compris les batteries, sont minutieusement

contrôlés et remplacés si nécessaire

pour que les engins capables de rouler à

45 km/h puissent à nouveau quitter les locaux

de Kyburz assortis d’une garantie constructeur

de deux ans. Une installation d’essai qui permettra

bientôt de séparer les matières premières

de batteries lithium-fer-phosphate usagées

est déjà implantée à côté de cette chaîne

Le CEO de l’incubateur d’innovations suisse, Martin

Kyburz, est mécanicien sur machines et ingénieur en

génie électrique diplômé.

40

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


FLOTTES DE VÉHICULES

de montage. « C’est bien plus efficace que de

les broyer. Un laborantin en chimie diplômé

qui a ensuite étudié les techniques environnementales

s’est penché sur la question pour

son travail de fin d’études. » Le résultat a été

si convaincant que son auteur est désormais

salarié chez Kyburz où il est affecté au Battery

Centre en qualité de chef de projet. « Dès

que l’étude de compatibilité environnementale

et de sécurité au travail sera terminée, nous

pourrons bientôt recycler ici les batteries de

nos DXP. »

Puis Martin Kyburz doit nous laisser : il est attendu

au département développement pour

traiter des questions concernant l’optimisation

d’un vélo de transport et d’un système de

changement de caisses. Là encore, les connaissances

et l’expérience du mécanicien sur machines

et ingénieur en génie électrique diplômé

sont demandées. <

Plus d’informations sur :

https://kyburz-switzerland.ch/fr

Après les postes suisse, finlandaise et islandaise, leur homologue australienne mise désormais aussi sur les troisroues

électriques Kyburz. L’entreprise livre 1000 de ces véhicules spécialement modifiés.

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FLOTTES DE VÉHICULES

Le GNC comme alternative plus propre et moins couteuse

Un calcul de précision

180 véhicules au GNC

pour Coca-Cola : la

filiale suisse du géant

américain des boissons

est le plus gros

gestionnaire de flottes

au GNC de Suisse.

Fiat et surtout le groupe Volkswagen misent sur la technologie au gaz naturel comprimé (GNC) pour réduire les émissions

de CO 2

de leur gamme complète de véhicules. Le gaz naturel et le biogaz sont convaincants non seulement sur le plan

écologique, mais aussi économique. Cela incite de plus en plus de gestionnaires de flottes à leur emboîter le pas.

Sandro Compagno et Jürg A. Stettler

La demande en véhicules équipés de motorisations

alternatives ne cesse d’augmenter en

Suisse. En septembre, la part des nouvelles

immatriculations de véhicules de tourisme

hybrides, électriques, à gaz ou à piles à hydrogène

a atteint 16,2 %. Un nouveau record !

Pour les neuf premiers mois de 2019, ce sont

26 274 nouvelles voitures à motorisation alternative

qui ont été mises en circulation, soit une

hausse de 75,5 % par rapport à la période de janvier

à septembre 2018. Les moteurs hybrides

ont augmenté de 54,4 %, les voitures électriques

de 153,9 % et les modèles au GNC de 18,2 %.

En théorie, une hausse de 18,2 % est tout à fait

honorable, bien qu’elle se situe à un niveau encore

modeste. En 2019, la part de marché des

véhicules au GNC est passée de 0,3 à 0,4 %. La

plus grande part de cette croissance est à attribuer

aux flottes d’entreprises. Ainsi, l’opérateur

de téléphonie Salt a renouvelé sa flotte pour

moitié en véhicules à gaz. « Pour remplacer nos

véhicules diesel, nous avons attentivement étudié

le marché », se souvient Andrew Kerr, responsable

des achats chez Salt Mobile SA, « et

nous avons retenu les hybrides, les moteurs à

essence et les modèles au GNC. » Finalement,

le choix s’est porté sur 44 Seat Leon ST TGI.

Le gaz naturel comprimé se compose de méthane

(CH 4

), l’hydrocarbure le plus simple.

Le méthane se consume très proprement, les

émissions de particules fines sont insignifiantes,

les taux de dioxyde d’azote sont de

80 % plus faibles que pour le diesel et les émissions

de CO 2

, de 10 % (par rapport au diesel) à

20 % (essence) inférieures à celles des moteurs

à combustion conventionnels. Avec un fonctionnement

exclusif au biogaz, les véhicules au

GNC présentent en fin de compte un bilan carbone

quasiment neutre. Le CO 2

rejeté dans l’environnement

par la combustion des moteurs

conventionnels a été éliminé de l’atmosphère

en amont par la croissance des matières premières.

Il s’agit exclusivement de déchets organiques

issus de l’agriculture, de la production agroalimentaire

et de la restauration. En Suisse, aucune

plante utile n’est cultivée pour produire

des carburants écologiques, donc pas de dilemme

« pour la voiture ou pour l’assiette ».

La flotte de Salt émet actuellement 24 % de

CO 2

de moins qu’auparavant, ce qui correspond

à 40 tonnes de gaz à effet de serre en moins

chaque année. « À cet atout écologique indéniable

s’ajoute un avantage économique ; en effet,

grâce au GNC, nous faisons des économies

considérables à la pompe », précise Andrew

Kerr. Un aspect non négligeable lorsqu’on sait

que chaque collaborateur du service externe

parcourt quelque 30 000 kilomètres par an.

Depuis cette année, Coca-Cola HBC Schweiz

roule également au gaz naturel. 180 véhicules

des marques Audi, Skoda et VW Véhicules

utilitaires remplacent la flotte diesel utilisée

jusqu’alors, en guise de voitures de fonction

pour le service externe et les managers. Seuls

les collaborateurs du service externe dépendant

des motorisations 4x4 ou ceux qui n’ont

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FLOTTES DE VÉHICULES

pas de station de ravitaillement en gaz à proximité

peuvent continuer à circuler dans un véhicule

diesel. Les réservoirs à gaz des modèles

GNC se trouvent près de l’essieu arrière, ne

laissant pas de place à la technologie des 4x4,

aussi les véhicules au gaz naturel disponibles

en Suisse sont-ils tous des versions traction.

Et comme les 150 stations-service à gaz du

pays sont reliées au réseau gazier, il reste des

zones blanches sur la carte du ravitaillement

en GNC, notamment dans de larges zones des

Grisons, dans le Haut-Valais et dans la région

du Gothard.

Avec ses 180 unités, Coca-Cola est le plus

gros gestionnaire de flottes de véhicules à gaz

de toute la Suisse. « Avec le basculement de

la flotte vers le gaz naturel comprimé, nous

pouvons à nouveau réduire significativement

notre empreinte carbone », affirme Patrick

Wittweiler, responsable du développement

durable au sein de la filiale suisse du célèbre

fabricant de soda américain. L’entreprise fait

depuis plusieurs années d’importants efforts

dans le domaine de la durabilité. Ainsi, les

émissions de CO 2

des cinq dernières années

ont baissé malgré une hausse de 11 % du segment

des boissons.

« Cette collaboration avec Coca-Cola est une

avancée majeure pour notre mission », estime

Pascal Lenzin, coordinateur national pour

la mobilité au gaz naturel et au biogaz. Il espère

que « le GNC et surtout le biogaz deviendront

un élément décisif de la transition énergétique

dans le secteur des transports ». Pour

le moment, le GNC disponible dans les stations

suisses contient en moyenne 22,4 % de

Carburant Essence Diesel Gaz naturel

Moteur 1.5 TSI 130 PS, DSG 1.6 TDI 115 PS, DSG 1.5 TGI, 130 PS, DSG

Prix de vente 33 010 35 760 36 900

Primes VW −750 −1500 −1500

Primes gaz naturel 0 0 −2500

Frais de carburant 7791 6560 5148

Taxe routière 832 166.40 166.40

biogaz. Sous l’angle de la pertinence pour le climat,

cette part n’est toutefois que de 10 %. Cela

doit changer en 2020. Ce taux devra s’élever à

20 %. Par conséquent, pratiquement tous les véhicules

à gaz qui seront proposés en Suisse seront

en dessous de l’objectif de 95 grammes de

CO 2

par kilomètre.

Pour les garagistes, le GNC est une alternative

très intéressante. Contrairement aux véhicules

entièrement électriques, les véhicules au GNC

sont alimentés par un moteur conventionnel,

ce qui implique pour le garagiste des travaux

d’entretien et de maintenance.

La composante écologique du gaz naturel et du

biogaz donne une image positive vers l’extérieur

et, après les premiers doutes, satisfait également

les collaborateurs en interne. Reste que

les gestionnaires de flottes ne se basent pas sur

ces éléments immatériels, mais doivent tenir

des calculs strictement rationnels. L’idée maîtresse

est le TCO. Sur ce point également, le

GNC séduit : Volkswagen, par exemple, a déterminé

le TCO d’une Golf immatriculée dans le

canton de Zurich, qui a parcouru 100 000 kilomètres

en quatre ans. Résultat : sur toute la durée

d’utilisation, le modèle au GNC est moins

couteux que les versions diesel ou essence. <

Assurance 2928 2932 2784

Entretien 1800 1800 2000

Côut total de possession (TCO) 45 611 45 718 42 998

Plus d’informations sur:

cng-mobility.ch

Calcul TCO : exemple de la VW Golf.

Moniteurs de conduite avec GNC

Les moniteurs de conduite réduisent eux aussi leur

empreinte carbone grâce aux véhicules au GNC. C’est

le cas de Mathias Sterchi, moniteur de conduite à

Thoune. Depuis plus de 17 ans, il fait rouler ses élèves

au gaz naturel dans le respect de l’environnement,

dans l’Oberland bernois. « Au début, c’était une aventure,

car il y avait peu de stations de ravitaillement en

gaz, et l’offre en véhicules était limitée. »

Depuis 2018, il circule à 100 % au biogaz, c’est-à-dire

avec un bilan carbone neutre. Sterchi donne ses

cours de conduite sur une Skoda Octavia G-Tec avec

boîte de vitesse manuelle et sur une Seat Leon avec

boîte automatique. Il utilise les véhicules et l’argument

du biogaz également à des fins de marketing, comme

le prouve un coup d’œil sur son site Internet : « Si

je peux faire quelque chose pour l’environnement,

alors je le fais. » Il explique qu’il voulait aussi un peu

« nager à contre-courant de la frénésie électrique ».

La Seat au GNC est intéressante sur le plan écologique

et économique, estime à son tour William

Marino, moniteur de conduite à Kaltbrunn (SG).

L’entretien est bien moins cher que pour un véhicule

à essence, le type de voiture qu’il conduisait

jusqu’au printemps 2018. « Avec les prix actuels de

l’essence, les coûts en carburant me revenaient

à 40 francs par jour. Désormais, je circule pour

entre 20 et 25 francs par jour. » Il le fait en outre

avec meilleure conscience.

Sur la route avec un bilan carbone neutre : le moniteur

de conduite Mathias Sterchi remplit au biogaz le réservoir

de sa Skoda Octavia G-Tec.

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FORMATION

Série

« La vie est faite de

changements »

Dario Cologna a remporté quatre titres olympiques, il est champion du monde, il a remporté la Coupe du monde à quatre

reprises et est l’un des meilleurs fondeurs de tous les temps. Le Grisonnais de 33 ans exerce la fonction d’« ambassadeur UPSA

de l’efficacité et des performances exceptionnelles ». Dans une série d’articles en quatre parties, il explique la recette pour se

hisser au sommet et comment il réussit à garder son niveau dans sa vie de sportif. Aujourd’hui : l’ouverture au changement.

44

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

« Les apprentis et les jeunes professionnels se trouvent au beau milieu

d’un processus de changement. Je suis régulièrement invité aux

examens de fin d’apprentissage par différentes sections de l’UPSA. J’accepte

avec plaisir de m’y rendre, je parle de mon activité professionnelle

et j’essaye d’inspirer et d’encourager les jeunes. La vie est faite de

changements. Cela s’applique aussi bien aux métiers automobiles qu’à

mon « emploi » de sportif professionnel : depuis ma première Coupe du

monde, en 2006, beaucoup de choses ont changé. Certes, la discipline

s’appelle toujours « ski de fond », mais au cours de ma carrière, j’ai eu

bon nombre d’entraîneurs qui m’ont apporté de nouvelles impulsions.

La technique et le matériel ont changé, et par conséquent aussi le sport.

Ne pas évoluer, c’est se condamner à être dépassé tôt ou tard.

Alors on observe les meilleurs, on regarde ce qu’ils font à l’entraînement

et en compétition, et on essaye d’adapter cela à ses propres capacités.

On a besoin d’un plan et d’une philosophie sur lesquels s’appuyer, mais

il faut aussi regarder à gauche et à droite. La volonté de s’améliorer

sans cesse est le moteur de cette évolution. Il s’agit de trouver quels

changements sont les plus adaptés pour soi-même : a-t-on besoin de

mesures radicales comme de changer d’entraîneur ? Ou d’ajustements

ponctuels dans la structuration de l’entraînement ou la technique ? Les

changements sont toujours source d’insécurité. L’important est de ne

pas les considérer comme une menace, mais comme une opportunité.

Mais en fin de compte, seuls le travail et l’investissement mènent au

succès : nous, les sportifs de pointe, nous devons nous entraîner dur et

beaucoup. Et un apprenti doit beaucoup apprendre et s’exercer s’il veut

avoir du succès dans son métier.

Il ne faut jamais penser que lorsqu’on atteint un objectif, les choses s’arrêtent.

Ce n’est le cas ni pour les jeunes diplômés, ni pour les sportifs :

il y a toujours un autre objectif à atteindre. Pour moi, c’est la prochaine

course de Coupe du monde, le prochain championnat du monde ou

les Jeux Olympiques de 2022 à Pékin, qui seront probablement mes

derniers. Pour les jeunes diplômés, c’est l’expérience pratique ou la formation

continue, car à l’heure actuelle, pour avoir du succès sur le long

terme, il ne faut jamais cesser d’apprendre. »

AUTOINSIDE | Novembre 201945


FORMATION

Safety Bag

Plus de sécurité, le tout

dans un sac à dos

Plus performant et plus moderne : la solution par branche de la branche de l’automobile et des deux-roues (SAD) a renouvelé

le Safety Bag et l’a pourvu de produits de meilleure qualité. Compact, il contient l’équipement de protection individuelle (EPI)

prévu par la loi, que l’employeur doit payer intégralement. André Bissegger

MIDLAND.CH

Le sac à dos pratique permet de ranger des lunettes

de protection, des chaussures de sécurité,

des bouchons anti-bruit et des gants de protection.

Le Safety Bag connaît un franc succès.

« Ses ventes ont déjà dépassé le millier d’exemplaires.

Nous l’avons amélioré pour qu’il soit à la

pointe de la technique », déclare Karl Baumann,

directeur de la SAD et responsable de la sécurité

au travail et de l’environnement à l’UPSA.

Aujourd'hui, les produits du sac ont été améliorés

: « Nous l’avons pourvu de produits de meilleure

qualité. »

Conformément à la loi suisse sur l’assurance-accidents

(LAA) et à l’ordonnance sur la prévention

des accidents (OPA), les employeurs sont

tenus de fournir l’EPI nécessaire à leurs collaborateurs

et de le prendre en charge intégralement.

« C’est aussi une raison pour laquelle

nous voulions améliorer le Safety Bag », affirme

M. Baumann. « Avec le nouveau sac à dos, les

entreprises peuvent montrer que la sécurité leur

tient à cœur. » L’EPI doit être utilisé lorsque des

mesures techniques ou organisationnelles ne

sont pas suffisantes pour prévenir un risque.

Mais ce ne sont pas seulement les employeurs

qui ont des obligations : les collaborateurs

doivent utiliser l’EPI mise à leur disposition

conformément au règlement, dans l’entreprise

et lors de formations. La loi le prescrit également.

« Par exemple, les apprentis doivent

même être munis de leur EPI pendant les cours

interentreprises (CI) », souligne le directeur de

la SAD. « Dans le cas contraire, ils sont renvoyés

chez eux. » <

Plus d’informations sur :

safetyweb.ch

La sécurité, un cadeau de Noël

pour les collaborateurs

Disponible dès à présent, le nouveau Safety

Bag peut faire office de cadeau de Noël

pour les collaborateurs. Grâce aux sponsors

Elf, 3M et ESA, il peut être proposé

à des prix attractifs : sans les chaussures

de sécurité, les membres SAD l’obtiennent

pour 39 francs et les nonmembres

pour 59 francs.

Le prix passe respectivement

à 121 et 169 francs

si les chaussures sont

incluses (prix hors TVA).

46

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


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Installations de lavage ESA pour VU

Des solutions grandioses

ESA distribue en exclusivité depuis 40 ans les installations de lavage du leader mondial WashTec, dont des installations

pour laver des camions et des bus.

pd. Constructions robustes, capacités de lavage

élevées, résultats de nettoyage fiables et

excellent rapport coût/efficacité : s’appuyant

sur des solutions innovantes, les installations

de lavage de camions et de bus WashTec répondent

aux exigences des transporteurs et

des exploitants de bus. La configuration adaptée

pour chaque finalité s’obtient grâce à une

multitude de possibilités d’équipement. La

MaxiWash Vario est la machine la plus prisée.

Elle peut être ajustée individuellement en fonction

du site et des souhaits du client. Différentes

apparences, des équipements de brosses

divers, six variantes de hauteur et bien d’autres

éléments sont disponibles. Les programmes

de lavage ne laissent eux non plus rien à désirer

: des options telles que le contournement

de rétroviseurs et la compatibilité avec des camions-bennes

permettent autant d’individualité

qu’il y a de types de VU. Des composants

solides nécessitant peu d’entretien garantissent

une longue durée de vie.

WashTec propose en outre un portique de lavage

dédié pour laver et entretenir les camionnettes.

Le SoftCare Pro Classic XL 320 a été

spécialement développé pour ce type de véhicules.

Il offre notamment une hauteur de

lavage utile de 3,2 m, une largeur d’accès généreuse

et il reconnaît les camionnettes. Il

convient aussi pour laver des voitures, grâce à

ses équipements complets.

Les spécialistes de la vente et de la technique

d’ESA s’appuient sur un grand savoir-faire et

connaissent les besoins des exploitants d’installations

de lavage. Pour de gros projets, ESA

dispose de son propre cabinet d’architecte.

Tous les appareils périphériques adaptés tels

que des systèmes de commande et de paiement,

des aspirateurs et des pré-pulvérisateurs

font également partie de l’offre, tout comme les

produits chimiques de nettoyage SONAX. De

nombreuses installations de référence peuvent

être visitées sur demande. <

Plus d’informations sur :

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pour l’automobile

et le transport !

Vous trouverez chez nous les conditions

cadres idéales pour réussir vos formations,

réunions et événements juste à la sortie

d’autoroute de Wankdorf.

Contact : téléphone 031 307 15 70,

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AUTOINSIDE | Novembre 201947


FORMATION

Autef à Montréal

Un voyage vers l’été indien

qui en valait la peine

Au mois de septembre, les partenaires Autef Bernward Limacher et Markus Roth ont pris l’avion pour Montréal en compagnie

de douze personnes. Le but du voyage : tirer des enseignements du marché nord-américain de l’après-vente.

B. Limacher et M. Roth ont raconté leur voyage d’études sur un blog sur upsa-agvs.ch. Résumé. Sandro Compagno

Les participants au voyage Autef du mois de septembre posent devant l’EMEMM à Montréal.

À peine rentrés, c’est Markus Roth qui résume

leur principale prise de conscience : « Nous

n’avons pas à reprendre tout ce que nous avons

vu au Canada, mais nous pouvons intégrer

chez nous quelques éléments, afin de gagner

de l’argent. » Ce qui a le plus enchanté les deux

organisateurs et les participants sont les domaines

de la haute tension et du « Passthru ».

Markus Roth remarque que « les Nord-Américains

ont cinq ans d’avance sur nous dans la

formation sur le diagnostic et la réparation de

composants haute tension ». Cela tient notamment

au fait que chez eux, les véhicules de fabrication

japonaise et coréenne, avec leur technologie

hybride, sont très répandus. Même le

gouvernement canadien fait la promotion des

véhicules hybrides et électriques. Rien qu’à

Montréal, on compte près de 200 mécatroniciens

d’automobiles qui assurent l’entretien et

les réparations de la flotte croissante de véhicules

haute tension de la ville, selon Markus

Roth. Tous vont suivre à partir de janvier 2020

un cours sur ce thème à l’École des Métiers de

l’Équipement Motorisé de Montréal (EMEMM).

La délégation suisse a pu voir de près et constater

que la qualité de la formation initiale et

continue au Canada est très élevée. Markus

Roth : « Les enseignants sont très fiers de leur

métier, en plus d’être passionnés. Ils transmettent

à leurs élèves leur passion pour l’automobile,

que ce soit pour les véhicules de

collection ou les électriques dernier cri. » D’ailleurs,

dans cette école parfaitement équipée, les

élèves profitent d’une infrastructure idéale. Ils

peuvent à tout moment tester et mettre en pratique

les aspects théoriques qu’ils ont vus pendant

les heures de cours, en utilisant les nombreux

modèles mis à leur disposition.

Les participants ont tout de suite pu mettre en pratique la théorie.

Pour Marco Wey, de Buchs (LU), et Adrian Müller,

d’Obermumpf (AG), la voie qu’a prise l’école

de Montréal est la bonne : « On s’est rendu

compte qu’un garage indépendant doit avoir de

grandes connaissances pour pouvoir maîtriser

la technologie hybride et l’électrotechnique »,

48

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Les professeurs de l’EMEMM sont fiers de leur métier, en plus d’être passionnés.

confient les deux partenaires Autofit. « Il ne suffit pas de savoir lire la

mémoire des erreurs », résume Markus Roth. « Un technicien haute tension

doit bien connaître les techniques de mesure et savoir lire des schémas

électriques. Un diagnostic mal établi peut coûter beaucoup d’argent. »

Autre sujet et non des moindres : le « Passthru ». Là encore, les Nord-Américains

semblent avoir une petite longueur d’avance sur leurs collègues

européens. Markus Roth explique que cela serait dû, d’une part, à la large

gamme de modèles présents sur le vieux continent, alors que « le marché

nord-américain est composé à plus de 90 % de modèles Chevrolet,

Ford et GMC, plus quelques constructeurs japonais et coréens. Les garagistes

indépendants se concentrent donc généralement sur une ou

deux marques. » Le deuxième avantage du marché outre-Atlantique serait

l’étendue des régions linguistiques : trois langues réparties sur un

immense territoire (anglais, français et même espagnol au sud des États-

Unis), ce qui simplifie la communication des informations par rapport

à l’Europe et ses nombreuses langues. Mais Bernward Limacher pense

que « ce n’est pas moins complexe chez eux et les sources d’information

seraient disponibles dans les mêmes conditions chez nous. Pourquoi

n’avons-nous pas réussi, nous aussi, à gagner de l’argent ? »

M. Roth et B. Limacher ont remarqué autre chose de très intéressant à

l’école de Montréal : ce sont les professeurs qui rédigent tous les supports

pédagogiques. Markus Roth explique : « Ils ne disposent pas seulement

d’un énorme savoir-faire, très approfondi. Ils connaissent aussi les problématiques

du terrain, sans compter qu’ils savent rédiger de façon à être

compris par les spécialistes. C’est un tour de force, parce qu’après tout,

nous sommes mécaniciens, pas poètes ! »

Les participants à cette expédition au Canada ont été conquis par ce qu’ils

ont découvert dans le contenu des cours de l’EMEMM, mais également

par le pays et l’accueil que leur ont réservé les habitants. Citons l’exemple

de cet homme qui chargeait la batterie de sa Honda à une borne publique

et qui, pendant ce temps-là, en a profité pour discuter avec eux et leur

donner plein d’informations sur sa voiture électrique. Il s’avère que c’était

un politicien en campagne électorale pour un mandat de député au Québec.

Quelques-uns des participants ont profité du voyage pour faire une

virée à New York ou à Québec, tandis que d’autres ont prolongé celui-ci

de quelques jours pour profiter du fameux été indien. <

FIGAS Votre professionnel de la branche

professionnel discret personnel

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Fiduciaire de la Branche

• Tenue de comptabilités

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Plus d’informations sur :

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AUTOINSIDE | Novembre 201949


FORMATION

UPSA Business Academy

NOVEMBER

Finanzielle Führung in Garagenbetrieben

Kennen Sie die Finanzzahlen in Ihrem Unternehmen

und wissen Sie, wie Sie diese

beurteilen müssen? Dieser Kurs richtet sich

an Inhaber, Geschäftsführer und Finanzverantwortliche

von Garagenbetrieben, welche

ihre Kompetenz in Finanz- und Controlling-

Fragen auffrischen oder vertiefen wollen. Sie

lernen wichtige Finanzentscheide im Betrieb zu

beurteilen, vorzubereiten und durchzuführen.

> > 5. November 2019, Bern

> > 6. November 2019, St. Gallen

Occasionsmanagement

Die Teilnehmer lernen, wie sie ihre

Occasionsfahrzeuge richtig bewirtschaften.

Dazu gehören unter anderem

die Präsentation, der Eintauschprozess

und die dynamische Preisstrategie.

> > 29. Januar 2020, Bern

Séminaire de gestion des occasions

Les participants apprennent comment

bien gérer leurs véhicules d’occasion. La

présentation, le processus de reprise et la

stratégie dynamique de prix en font partie.

> > 5 février à Paudex

Das Google Basics Training für den

Autohandel

Der Google Basics Einsteigerkurs gibt

einen Einblick in die wichtigsten Werkzeuge

und Massnahmen für eine verbesserte

Sichtbarkeit in Google. Sie lernen,

wie Sie Ihr Unternehmen dort optimal

präsentieren und mögliche Marketingangebote

wie Google Adwords selbst

steuern können.

> > 11. November 2019, Bern

> > 10. Februar 2020, St. Gallen

> > 27. April 2020, Horw

> > 7. September 2020, Winterthur

Elektro-Instruktion für Hochvolt-Systeme

in Elektro- und Hybridfahrzeugen

> > 17. und 18. Dezember 2019, St. Gallen

> > 9. und 11. Januar 2020, BBZ Goldau

> > 21. und 22. Januar 2020, Bildungszentrum

Bern

> > 26. und 27. März 2020, STF Winterthur

Weitere Ausbildungspartner unter:

www.agvs-upsa.ch/de/berufsbildung/

hochvolt-zertifizierung

Direction financière de garages - ce qu’il

faut savoir

Connaissez-vous les indices financiers de

votre entreprise et savez-vous comment

vous devez les évaluer ? Ce cours

s’adresse aux propriétaires, directeurs

et responsables financiers de garages

souhaitant rafraîchir ou approfondir leur

compétence sur les questions de controlling

et financières. Ils apprennent à évaluer,

préparer et réaliser les décisions financières

importantes dans l’entreprise.

> > 19 novembre 2019 à Paudex

AGVS DIDAKTIKMODULE

Der Besuch dieser Weiterbildung ist für alle

Berufsbildner der technischen Grundbildungen

in den Betrieben, die über keinen tertiären Abschluss

verfügen, bis Ende 2020 obligatorisch.

«Lernende selektieren»

> > 10. Dezember 2019, St. Gallen

> > 17. Dezember 2019, Horw

> > 9. Januar 2020, Goldau

> > 15. Januar 2020, Horw

> > 21. Januar 2020, Winterthur

> > 29. Januar 2020, Bern

50

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

«Die Instrumente der BiVo 2018 kompetent

einsetzen»

> > 4. Dezember 2019, Horw

> > 10. Dezember 2019, Goldau

> > 12. Dezember 2019, Bern

«Junge Erwachsene führen

und Krisen überwinden»

> > 27. November 2019, Bern

> > 11. Februar 2020, Goldau

Weitere Daten und Orte jeweils online.

JANUAR 2020

Meine Wirkung als Führungsverantwortliche/r

Von den Grundregeln der Kommunikation

über Ihre Rolle als Führungsperson. Wie

gehen Sie mit aktuellen Herausforderungen

um? Aktuelle Führungssituationen werden

im Seminar besprochen und Sie erhalten so

die Gelegenheit, gemeinsam Lösungen zu

erarbeiten.

> > 9. Januar 2020, Bern

Basisseminar für Automobil-

Verkaufsberater

Während 10 Tagen werden die jungen oder

angehenden Automobil-Verkaufsberater/

innen im Detail mit den eigentlichen Verkaufsbelangen

(Verkaufspsychologie,

Kommunikation, Verkaufsmethodik) auf

ihre tägliche Arbeit vorbereitet.

> > 13. 24. Januar 2020, Bern

MODULES DIDACTIQUES DE L’UPSA

Les formateurs professionnels doivent être

toujours à jour ce que prouve la nouvelle

ordonnance de formation récemment

entrée en vigueur. La participation à cette

formation continue est obligatoire pour

tous les formateurs professionnels des

formations initiales techniques dans les

entreprises ne disposant pas d’un diplôme

tertiaire et ce jusqu’en 2020. Les formateurs

professionnels peuvent librement choisir

le module d’une journée qu’ils souhaitent

suivre :

«Utiliser avec compétence les

instruments des nouvelles ordonnances

de formation» ou «Sélectionner les

personnes en formation»

Prévu pour février 2020, veuillez consulter

notre site web pour les prochains cours.

DEZEMBER 2019

Facebook, Xing, Twitter und WhatsApp im

Autoverkauf

Der Workshop zeigt neuartige Möglichkeiten

auf, wie Sie die verschiedenen Plattformen

für sich selber einsetzen können, um noch

erfolgreicher zu verkaufen. Dieser Workshop

ist speziell für die Automobilbranche

konzipiert.

Dialog das neue Mitarbeitergespräch

Praxisorientierter Kurs für langjährige und

neue Führungsverantwortliche, die ihre

Mitarbeitergespräche effizienter und erfolgreicher

gestalten wollen und bereit sind,

sich intensiv mit der wirksamen Mitarbeiterentwicklung

auseinanderzusetzen.

> > 29. Januar 2020, St. Gallen

> > 4. Februar 2020, Horw

Grundlagen Flottenverkauf

Fahrzeugflotten in Unternehmen zu bewirtschaften,

erfordert von den Verantwortlichen

umfassende Kenntnisse und

Fähigkeiten. Lernen Sie in diesem Kurs den

Flottenmarkt und dessen Bewirtschaftungsformen

kennen!

> > 28. Januar 2020, Bern

Formation turbo pour vendeur auto 2020

La communication avec l’autre, la conquête

et la fidélisation de la clintèle ainsi que la

technique de vente constituent l’essentiel

de cette formation intensive. Il s’agit d’une

formation moderne, vivante, animée par des

intervenants qui sont tous professionnels

de leur branche.

> > 20 31 janvier 2020 à Paudex

JULI 2020

Facebook, Xing, Twitter et WhatsApp

dans la vente automobile

Les réseaux sociaux sont un canal

d'information important pour les clients mais

ils peuvent aussi être utilisés de manière très

ciblée par les vendeurs comme support de

vente, comme outil de suivi de la relation avec

les clients et pour le savoir-faire sectoriel.

L’atelier montre de nouvelles possibilités pour

utiliser ces différentes plateformes afin

de vendre encore plus efficacement.

> > 6 juillet 2020, Yverdon

Diese und weitere interessante Themen

finden Sie online in der Business Academy.

Retrouvez ces thèmes, et bien d’autres,

dans la Business Academy en ligne.

Die Kurse sind in der Kurssprache ausgeschrieben.

Les cours sont proposés dans la langue

correspondante. D’autres cours seront proposés

ultérieurement. Mise à jour sur upsa-agvs.ch.

Lehrgang DAB+

In Zusammenarbeit mit der Schweizer-

Radiobranche, DAB+-Experten der SRG

sowie DAB+-Fahrzeug-Spezialisten

wurde ein DAB+-Lehrgang mit AGVS-

Kompetenzausweis entwickelt.

> > 12. Dezember 2019, Bern

> > 15. Januar 2020, St. Gallen

> > 30. Januar 2020, Horw

upsa-agvs.ch, rubrique : Formation >

UPSA Business Academy

> > 5. Dezember 2019, Horw

> > 28. Januar 2020, Bern

> > 6. April 2020, St. Gallen

AUTOINSIDE | Novembre 201951


FORMATION

Formation initiale et continue dans la branche

automobile : événements régionaux à venir

AARGAU

Automobildiagnostiker

Informationsabend:

Dienstag, 19. November 2019, 18 Uhr

Dienstag, 21. Januar 2020, 18 Uhr

Start Lehrgang:

Mittwoch, 9. September 2020

Ort : Weiterbildungszentrum, Lenzburg

> > wbzlenzburg.ch

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Ort: Handelsschule KV Aarau

> > hkvaarau.ch

Werkstattkoordinator/in im

Automobilgewerbe

Nächster Studienbeginn:

Freitag, 14. August 2020

Ort: GIBB

> > gibb.ch

Kundendienstberater im

Automobilgewerbe

Nächster Studienbeginn:

Freitag, 14. August 2020

Ort: GIBB

> > gibb.ch

Bahnhofpark 2a, Sargans.

Donnerstag, 21. November 2019,

Gürtelstrasse 48, Chur.

Jeweils ab 19 Uhr

Start Lehrgang: August 2020

ibW Höhere Fachschule Südostschweiz, Chur

> > ibw.ch

HORW

Automobildiagnostiker/in und

Automobil-Werkstattkoordinator

Ort: AGVS Ausbildungszentrum, Horw

> > agvs-zs.ch

BERN

Automobil-Verkaufsberater/in

Ort: Mobilcity, Bern

> > agvs-upsa.ch

Automobildiagnostiker/in BP

Nächster Studienbeginn:

Mittwoch, 12. August 2020

Ort: GIBB

> > gibb.ch

Betriebswirt/in im Automobilgewerbe HFP

Nächster Studienbeginn:

Im August 2021

Ort: GIBB

> > gibb.ch

Höhere Berufsbildung im Automobilgewerbe

HFP, BP und Zertifikat

Informationsanlässe mit Dozierenden und

Vertretern des AGVS

Daten:

Dienstag, 3. März 2020, 19 bis 20.30 Uhr

Ort: AGVS Berner Oberland,

Stationsstrasse 6, Mülenen

Dienstag, 10. März 2020, 19 bis 20.30 Uhr

Ort: GIBB

Anmeldung: regula.saegesser@gibb.ch

CHUR / ZIEGELBRÜCKE

Automobildiagnostiker/in

Informationsabende:

Donnerstag, 14. November 2019,

ST. GALLEN

Automobildiagnostiker/in

Neu mit Einführungstagen

Informationsabend: 22. Januar 2020, 19 Uhr

Start Lehrgang: August 2020

Ort: AGVS Ausbildungszentrum, St. Gallen

> > agvs-abz.ch

THURGAU

Automobildiagnostiker/in

Ort : Gewerbliches Bildungszentrum,

Weinfelden

> > gbw.ch

52

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

WINTERTHUR

Kundendienstberater im Automobilgewerbe

Start Lehrgang: Januar 2020

Ort: STFW

> > stfw.ch/akb

Automobil-Verkaufsberater

Ort: STFW

> > stfw.ch/aavb

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Ort: STFW

> > stfw.ch/abwa

Automobildiagnostiker

Automobil-Werkstattkoordinator

Ort: STFW

> > stfw.ch/ad und stfw.ch/adwo

ZÜRICH

Betriebswirt im Automobilgewerbe

berufsbegleitend, jeweils freitags

Ort: TBZ

> > tbz.ch

Automobil-Werkstattkoordinator/in BP

und mit Zertifikat AGVS

berufsbegleitend,

jeweils am Donnerstagabend

Ort: TBZ, Zürich

> > tbz.ch

PAUDEX

Brevet fédéral de conseiller de vente en

automobile

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

Diplôme fédéral de gestionnaire

d’entreprise de la branche automobile

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

Coordinateur d’atelier automobile

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

SION

Diagnosticien d’automobiles

Lieu : École Professionnelle Technique et

des Métiers (EPTM), Sion

> > formationcontinuevalais.ch

Coordinateur d’atelier automobile

Lieu : EPTM, Sion

> > formationcontinuevalais.ch

GENÈVE

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : novembre 2019 ou

janvier 2020

Lieu : Centre de formation UPSA Genève

> > formation-upsa-ge.ch/web/

formations-4-2/

YVERDON

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : janvier 2020

Jour du cours, le jeudi

Lieu : Centre de formation UPSA-VAUD,

Yverdon-les-Bains

> > formation.upsa-vd.ch

Les sections nous informent

Pour une publication dans AUTOINSIDE,

envoyez-nous vos informations sur les événements

et formations à venir dans

la branche automobile à l’adresse

myfuture@agvs-upsa.ch. Vous trouverez les

informations relatives à toutes les

formations continues sur agvs-upsa.ch/fr/formation/formation-professionnelle-superieure

Protégez vos apprentis et vous-même avec un Safety Bag!

Le nouveau

Safety Bag

est arrivé !

Le contenu du Safety Bag peut différer de l’image.

Le set sécurité / Safety Bag comprend l’équipement de protection individuelle (EPI) qui est prescrit par la loi comme

une paire de lunettes de sécurité, chaussures de sécurité, bouchons d’oreilles de sécurité et gants de sécurité.

Fourni dans un sac à dos pour tout transporter pratiquement. Vous pouvez commander le Safety Bag avec ou sans

chaussures de sécurité.

Vous trouverez au verso des informations complémentaires ainsi qu’un formulaire de commande.

be safe!

AUTOINSIDE | Novembre 201953


ASSOCIATION & SECTIONS

Journée des garagistes suisses 2020

« Nous voulons garantir la

mobilité individuelle »

La mobilité individuelle va devenir plus chère, les constructeurs vont communiquer de plus en plus directement avec

les clients, la taille des entreprises sera également décisive : Michael Jost, responsable stratégie produit du groupe

et Chief Strategy Officer chez Volkswagen, interviendra à la prochaine Journée des garagistes suisses. Il a une vision

claire de l’évolution qui se fait jour. Reinhard Kronenberg

Monsieur Jost, quel est le défi majeur pour Volkswagen

à l’heure actuelle ?

Michael Jost : Le passage de notre flotte au numérique et à l’électrique.

La voiture devient un système intelligent, une sorte de tablette sur

quatre roues. À l’avenir, la différenciation va se faire sur les logiciels

et non plus vraiment sur les systèmes de transmission. Aucun

autre constructeur n’a pris un virage aussi résolu que nous vers

l’électrique. Nous investirons quelque 30 milliards d’euros au

cours des cinq prochaines années, et d’ici 2028, nous aurons

plus de 70 véhicules entièrement électriques sur le marché. Ce

qui nous permet de contribuer amplement à la protection

du climat. Parallèlement, nous voulons garantir la mobilité

individuelle. Car elle représente la liberté.

Les constructeurs se transforment parfois rapidement en

prestataires de la mobilité. Comment le groupe VW compte-t-il

gagner de l’argent demain ? Et les concessionnaires ?

Les études prévoient qu’en 2030, 40 % des recettes globales du secteur

de la mobilité proviendront des prestations de service et des offres numériques.

Avec des partenaires de coopération stratégiques comme Microsoft,

nous sommes en train de créer le plus gros écosystème automobile

du monde. L’idée de base est de proposer nous-mêmes à la clientèle

tous les services relatifs à la voiture, directement et à long

terme. Le client pourra être accompagné 24 heures

sur 24 grâce à son identifiant personnel. De

nouvelles prestations voient le jour, rendues

possibles par la connectivité : rechargement

et décomptes pour les véhicules

électriques, gestion de flottes

et autopartage, applications de commerce

en ligne, etc. Cela veut dire

que nous autres constructeurs allons

communiquer de plus en

plus directement avec les clients.

Toutes ces réflexions s’articulent

cependant toujours autour de la

voiture, et autour du fait que la

voiture appartient à un propriétaire,

qui l’a achetée chez

nous ou chez un concessionnaire.

Le contact personnel

Michael Jost.

reste essentiel.

54

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

John Krafcik, CEO de Waymo, la filiale de Google qui construit des

voitures autonomes, se montre peu compréhensif à l’égard des

constructeurs, qui craignent de se voir rabaisser au rang de simples

ferblantiers par les entreprises high-tech comme Google. Pour lui,

c’est ce que vous êtes. Que vous inspirent ces déclarations ?

Lorsque d’autres sociétés expriment leurs idées avec excès, je réagis avec

fair-play. Au fond, il s’agit d’un constat important : le marché global de la

mobilité se réinvente. Nous n’avons plus seulement nos concurrents historiques,

mais de nouveaux acteurs arrivent. On observe cependant à quels

défis ceux-ci sont confrontés : il est facile de fabriquer des petites séries.

Mais construire une voiture pour le marché de masse n’est pas si simple

que certains le croient. La taille de notre groupe nous donne une force indéniable,

car nous pouvons adapter rapidement les nouvelles technologies.

Certes, on dit souvent : « No one is too big to fail », mais pour l’avenir de la

branche automobile, c’est bel et bien la taille qui compte.

Qu’avez-vous pensé lorsque vous avez vu que l’IAA était

pour la première fois perturbé par des manifestants, parfois

massivement ?

Chez Volkswagen, nous avons pu entamer le dialogue, j’ai trouvé cela

positif. Herbert Diess, le président du directoire, a rencontré à plusieurs

reprises la porte-parole du groupe d’action « Sand im Getriebe » pour

des débats publics. Pour aborder le débat, il faut un objectif clair, et

nous l’avons : la voiture doit devenir plus propre et plus sûre. Nous y

travaillons. Mais lorsque certains prétendent éliminer la voiture, ils ne

pensent pas au climat, ni à la sécurité routière. Ils refusent le droit à la

propriété et à la liberté individuelle de chacun. Là-dessus, nous ne nous

mettrons pas d’accord.

VW a été le premier constructeur à annoncer un bilan carbone

entièrement neutre pour 2050. Comment comptez-vous faire ?

Nous voulons miser sur la décarbonisation de la production et de l’approvisionnement,

et nous orienter vers le tout électrique. En vue d’une neutralité

carbone globale d’ici 2050, le groupe Volkswagen a posé des jalons

dans tous les domaines, qui devraient être atteints dans les prochaines

années. Les mesures suivent trois principes : réduction durable et effective

du CO 2

, transition de l’approvisionnement énergétique vers les énergies

renouvelables, et compensation des émissions inévitables qui perdurent.

Les voitures électriques sont aujourd’hui plus chères que les

modèles similaires à moteur diesel ou essence. Vous dites que

d’ici deux à trois ans, ce sera l’inverse. Pourquoi ?

Avec l’ID.3, nous avons dévoilé le premier modèle de la nouvelle famille

ID entièrement électrique. Toutes nos voitures électriques sont

construites à partir de la plate-forme modulaire MEB dédiée à l’électrique.

Nous sommes ainsi en mesure d’offrir une multitude de variantes à des

prix très intéressants. Si l’on considère qu’une voiture électrique occasionne

bien moins de frais courants qu’un moteur à combustion (carburant,

entretien, etc.), le calcul est vite fait et beaucoup de consommateurs

voient déjà midi à leur porte. En outre, il ne faut pas oublier que les moteurs

conventionnels vont devenir bien plus chers en raison des nouvelles

normes d’émissions. Dans quelques années, avec l’introduction de l’Euro7,

nous devrons équiper les véhicules à moteur à combustion de nouveaux

matériaux, qui couteront 2000 à 3000 euros de plus. En termes de

prix d’achat, les voitures électriques devraient alors se situer au moins au

niveau des modèles conventionnels. Dans l’ensemble, les mesures pour

préserver les valeurs limites à l’avenir vont rendre la mobilité individuelle

plus couteuse, c’est une certitude.

En sommes-nous au point charnière

de l’électromobilité, c’est-à-dire le

moment où l’expansion s’accélère ?

Ce point charnière est facile à déterminer.

Il est atteint dès lors que l’électromobilité

ne présente plus d’inconvénient en

termes d’utilisation, tout en étant économiquement

intéressante. Avec l’ID.3

et les autres modèles ID, nous fournissons

des voitures à ce moment charnière.

Ce dont nous avons besoin maintenant,

c’est d’une extension massive des infrastructures

de rechargement.

Journée des

garagistes suisses 2020

Clients, Climat,

Compétences

En Allemagne, les relations entre constructeurs et concessionnaires

sont actuellement très tendues. C’est valable également pour VW

comme pour Audi. Les concessionnaires se sentent de plus en plus

négligés, voire méprisés. Que se passe-t-il ?

Je ne partage pas ce point de vue. Il est vrai que les constructeurs

comme les concessionnaires doivent s’adapter rapidement à un marché

en mutation. Avec nos concessionnaires, nous avons élaboré un nouveau

modèle de distribution qui sera lancé au printemps 2020. 99 % de

nos partenaires de service et concessionnaires individuels ont décidé

de suivre cette voie à nos côtés. Nous n’avons eu pratiquement aucune

divergence, malgré des changements drastiques. D’après mes informations,

les désaccords n’ont eu lieu que chez d’autres constructeurs. Nous

avons défini de bonnes solutions qui renforcent notre principal canal

de vente. Nous lançons par exemple de nouveaux formats de distribution

avec nos concessionnaires, comme les city showrooms, les pop-up

stores ou les plates-formes en ligne. Avec ces outils, un concessionnaire

peut enrichir ses méthodes de fonctionnement classiques. Nous le fortifions

également dans sa responsabilité d’entrepreneur en allégeant

considérablement les standards. Nous demandons moins comment une

prestation sera réalisée mais davantage à ce qu’elle soit réalisée. <

Inscrivez-vous maintenant à la Journée des

garagistes suisses

Michael Jost sera présent à la Journée des garagistes suisses en

tant qu’intervenant, le 14 janvier 2020 au Kursaal de Berne. De plus

amples informations sur les autres intervenants et sur le programme,

ainsi que sur les modalités d’inscription, figurent sur : upsa-agvs.ch/

colloque2020.

AUTOINSIDE | Novembre 2019


ASSOCIATION & SECTIONS

Nouveau membre UPSA

Un rêve de jeunesse

devient réalité

Il y a quatre ans, Roman Gämperle, 28 ans, a créé Alpine Garage GmbH à partir de rien. Il y a peu, le garage a rejoint les membres

de l’UPSA. Portrait d’une jeune entreprise qui mise sur la formation, la proximité avec la clientèle et la collaboration. Carla Stampfli

Le Garage a rejoint les rangs de l’UPSA (de g. à dr.) : Carmen Isenring, Markus Gämperle, Roman Gämperle, Armin Kläger et David Dux.

L’affaire d’un seul homme lancée en janvier

2016 est désormais devenue une entreprise employant

cinq collaborateurs, dont un apprenti

: il s’agit d’Alpine Garage GmbH, à Bütschwil.

Le garage a rejoint les rangs des membres de

l’UPSA en septembre. Un facteur décisif pour

son adhésion a notamment été la vaste palette

de formations initiales et continues de l’association.

Nous y reviendrons plus tard.

Roman Gämperle, 28 ans, est le fondateur d’Alpine

Garage. Le diagnosticien d’automobiles savait

déjà lors de son apprentissage qu’il désirait

devenir indépendant. « J’ai toujours voulu travailler

à la fois à l’atelier et en première ligne.

Cela me fait plaisir d’expliquer l’origine des problèmes

aux clients, pourquoi et comment des

pièces doivent être remplacées ou encore comment

se compose une facture. » Afin d’être bien

armé pour assumer son poste de direction, Roman

a décidé, sitôt son entreprise fondée, de

suivre le cursus de gestionnaire d’entreprise diplômé

dans la branche automobile de l’UPSA.

« La formation continue m’a permis de progresser

sur le plan professionnel, mais elle m’a aussi

renforcé sur le plan personnel. »

Avec la création de son garage, Roman a réalisé

un rêve de jeunesse : avoir un travail où l’on peut

« mettre les mains dans le cambouis » tout en

étant en contact avec la clientèle. « Chaque jour

apporte de nouveaux défis. Ce qui me plaît

dans le fait d’être indépendant, c’est la diversité.

C’est très stimulant. » Il ne pourrait toutefois

venir à bout de toutes les tâches sans son

équipe. Afin de transmettre cette philosophie

vers l’extérieur, c’est sciemment qu’il a choisi le

nom symbolique d’« Alpine Garage » plutôt que

d’opter pour son nom.

Afin de subsister sur le marché en tant que

PME, il est essentiel pour Alpine Garage d’anticiper.

« Nous sommes implantés dans une région

rurale. Ici, les clients apprécient de pouvoir

prendre rendez-vous directement chez

nous, poser des questions ou encore jeter un

œil dans l’atelier », déclare Roman Gämperle.

Bien que le contact avec la clientèle soit le mot

d’ordre de l’entreprise, cette dernière s’est numérisée

dans certains domaines. « Il est ainsi

possible de satisfaire aux différents besoins. »

L’entreprise anticipe également en matière

d’électromobilité. À l’heure actuelle, les services

sont principalement réalisés sur des moteurs

à combustion, l’électromobilité n’étant pas encore

très répandue dans la région. « Comme

nous sommes conscients que l’électrification

subit une forte croissance, nous avons déjà suivi

des cours correspondants auprès de l’UPSA

et acquis le savoir-faire nécessaire. »

La formation est un élément central pour Roman

Gämperle, car elle permet à un garage

de faire face aux changements. À cet égard, le

chef d’entreprise salue les efforts déployés par

l’UPSA afin d’offrir des formations initiales et

continues de qualité. « Je trouve épatant que

l’association des garagistes suisses s’investisse

autant en ce sens. C’est aussi l’une des raisons

de notre adhésion. » Il vante également

l’échange avec les conseillers du service clientèle

de l’UPSA et espère profiter d’autres prestations

de l’association à l’avenir également.

En ce qui concerne l’avenir d’Alpine Garage, Roman

Gämperle s’est fixé pour objectif de développer

les capacités de l’entreprise. « Nous

voulons croître, mais dans une mesure modérée

et raisonnable. » Il souhaite aussi que les

garagistes suisses échangent davantage. « À

l’heure actuelle, nous travaillons à la mise en

place d’un réseau dans notre région permettant

d’exploiter les synergies », confie-t-il. « Je

suis convaincu que, si nous nous serrons les

coudes, nous pourrons relever de manière

durable les défis auxquels notre branche est

confrontée. » <

56

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

Se rendre à l’étranger avec un numéro U ?

Du nouveau pour les plaques

professionnelles

Alors que les Italiens et les Allemands peuvent venir en Suisse munis de leurs plaques provisoires, la réciproque n’est par

vraie pour les garagistes suisses dont la voiture est équipée d’un numéro U. L’Office fédéral des routes (OFROU) négocie

avec l’Italie et l’Allemagne. Sandro Compagno

L’affaire est agaçante et elle peut s’avérer coûteuse,

très coûteuse même, comme le montre

l’exemple d’un garagiste zurichois qui a été rendu

public en novembre 2018. Muni de plaques

provisoires, le garagiste est allé dans le sud de

l’Allemagne où la police l’a arrêté. Il a dû s’acquitter

d’une amende de 1300 euros !

D’après la Convention de Vienne de 1968, les

permis de circulation et les plaques minéralogiques

doivent en effet remplir certains critères

au franchissement d’une frontière. Le numéro

du châssis doit par exemple figurer sur le document.

Comme les permis de circulation collectifs

suisses peuvent être utilisés pour divers

véhicules, y compris pour des véhicules qui ne

sont pas immatriculés, ils ne satisfont pas aux

exigences de la convention. L’État limitrophe

est donc libre de reconnaître ou non les permis

de circulation ainsi que les plaques minéralogiques

correspondantes.

L’OFROU négocie avec l’Italie et avec l’Allemagne pour que les garagistes suisses puissent circuler dans ces pays

avec les plaques U.

La Suisse autorise la circulation de véhicules

étrangers s’ils sont autorisés à circuler dans le

pays d’immatriculation et s’ils sont munis d’un

permis de circulation national et de plaques

d’immatriculation valables. Cette règle s’applique

en particulier également aux plaques

provisoires allemandes et italiennes telles que

la « rote Kennzeichen » (plaque rouge) et la « targa

di prova » (plaque de test). Pour éliminer ce

déséquilibre, l’OFROU négocie avec l’Italie et

avec l’Allemagne.

Dans le cas de l’Italie, l’OFROU cherche à régler

le problème d’ici au 1 er janvier 2021 en signant

un accord bilatéral qui devrait permettre aux

automobilistes suisses de circuler sur le territoire

italien avec des plaques professionnelles.

Les travaux portant sur l’accord sont déjà largement

avancés et les derniers détails devraient

être clarifiés au cours du premier semestre 2020.

Par l’intermédiaire de l’ambassade de Suisse à

Rome, l’OFROU est en contact avec le ministère

italien des infrastructures et des transports

(MIT) et fait tout son possible pour aboutir à

une mise en œuvre rapide des règles élaborées

entre les deux pays.

Les négociations avec notre voisin septentrional

sont moins avancées. Suite à des clarifications

initiales avec le ministère fédéral

des transports et des infrastructures numériques

(BMVI), diverses questions sont actuellement

à l’étude au sein du gouvernement allemand.

Là encore, l’OFROU souhaite que les

véhicules dotés de plaques professionnelles

suisses puissent circuler librement sur le territoire

allemand. <

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ASSOCIATION & SECTIONS

Sortie des membres de la section UPSA Zurich

Visite au cœur du réseau

routier zurichois

945 000 véhicules à moteur sont immatriculés à Zurich. Leur sécurité sur les 218 kilomètres d’autoroute

et 23 kilomètres de tunnels que compte le canton est assurée par la centrale de circulation de Letten, à

Zurich. Les membres de la section UPSA Zurich ont eu le plaisir de pouvoir assister à une visite guidée au

cœur du réseau routier zurichois. Sandro Compagno

À la centrale de circulation de la police cantonale de Zurich, à Letten, on surveille et on coordonne le trafic sur toutes les autoroutes du canton.

Le décor rappelle le roman « 1984 » de George

Orwell : une pièce sombre comportant huit

places de travail dotées de sept moniteurs

chacune. À l’arrière, une paroi de 5 mètres de

haut couverte de moniteurs et coiffée d’un

écran géant montrant la carte du canton de

Zurich. Sur l’écran s’affiche le réseau autoroutier

du canton. Et c’est cela, la grande différence

avec le « Big Brother » de l’anti-utopie

d’Orwell : la surveillance ne s’exerce ici qu’en

faveur de la sécurité routière.

365 jours par an, 7 jours par semaine et

24 heures par jour, les fonctionnaires de la

centrale de circulation de Letten veillent à ce

que le million ou presque de véhicules à moteur

aujourd’hui immatriculés dans le canton

de Zurich arrivent à destination en toute sécurité.

« Tout est coordonné d’ici », explique

Meinrad Kuhn, suppléant du chef de service,

à la cinquantaine de membres de la section

UPSA Zurich qui ont accepté l’invitation du

président Christian Müller et du secrétaire

Diego De Pedrini. C’est en 1980 que ce bâtiment

arrondi en briques, presque affectueusement

nommé « Ringli », a été inauguré. La

centrale de circulation de la police cantonale

de Zurich se trouve juste en face du tunnel

de Milchbuck, qui relie le nord de la ville au

centre-ville et à la gare principale.

Les tunnels représentent un défi en matière

de sécurité routière. « Lorsque la circulation

s’accumule au Gubrist et qu’un embouteillage

se crée, entre 2000 et 2500 personnes sont

dans le tunnel », explique Meinrad Kuhn. Il

suffit qu’un véhicule en panne se mette à brûler,

et la situation devient très dangereuse.

Les normes de sécurité sont élevées : dès que

quelqu’un appuie sur le bouton de la borne

d’appel d’urgence au Gubrist, la vitesse est

limitée en quelques fractions de seconde.

L’éclairage du tunnel monte au maximum, et

les clignotants jaunes se mettent en marche.

Au Gubrist, toutes les bornes d’appel d’urgence

sont équipées d’une caméra. Meinrad

Kuhn invite les membres de l’UPSA à utiliser

ces bornes en cas d’accident ou de panne,

et non leur propre téléphone portable, par

exemple. « Cela nous permet de savoir exactement

où vous êtes et sur quelle voie. »

Il dit encore que même les accidents qui

semblent se produire par hasard et de manière

imprévisible répondent souvent à des

schémas : « Les jours de pleine lune sont critiques,

tout comme les fins de mois, quand les

salaires sont arrivés sur les comptes. » <

Les membres de la section UPSA Zurich dans la galerie

de sauvetage du tunnel de Milchbuck. Ce tunnel avait

d’abord été prévu dans le cadre du projet (abandonné)

Ypsilon mais il a tout de même été construit plus tard.

58

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

Étape décisive pour 210 jeunes professionnels

> En juillet s’est tenue la cérémonie de fin d’apprentissage 2019 de la section vaudoise de l’UPSA.

Quelques-uns des 30 lauréats parmi les 210 jeunes professionnels aux côtés de représentants de l’UPSA et d’invités.

Cette année, 210 apprentis ont achevé leur apprentissage

avec CFC. La cérémonie s’est déroulée

au SwissTech Convention Center à l’EPFL

dans une ambiance festive. Sur la liste des

quelque 900 invités figuraient les familles, les

proches et les formateurs des jeunes diplômés.

Nicolas Leuba, président de la section vaudoise

de l’UPSA, a ouvert la cérémonie en félicitant

les nouveaux professionnels, leurs

proches et leurs formateurs. Il a en outre exprimé

le souhait de voir les métiers automobiles

se féminiser davantage : cette année,

seuls 25 diplômes sur 210 ont été décernés à

des femmes. C’est pourquoi la formation de

conductrice de véhicules lourds, dont le pourcentage

de femmes a atteint plus de 20 %, ainsi

que le président de l’ASTAG, Jean-Pierre Giobellina,

ont fait l’objet de nombreux éloges de

Roger Dubler

(1936 2019)

Nous pleurons

aujourd’hui Roger

Dubler, un membre

très actif de

l’Union Vaudoise

des Garagistes

(UPSA Vaud) et membre

fondateur de l’AGDN (Association des

Garagistes de Nyon et environs) dont il a

été le secrétaire pendant de nombreuses

années. Au caractère bien trempé, connu

loin à la ronde, Roger a exploité son garage

en représentant diverses marques mais au

fil des ans « victime » comme tant d’autres

de la conjoncture et du remaniement de

la distribution des marques, il avait dû se

résoudre à exploiter son garage sous la

bannière Stop+Go. À sa famille, j’adresse

mes plus sincères condoléances et je lui

souhaite la réussite dans l’exploitation du

Centre Auto Dubler.

Pierre Jenni, président d’honneur de la

Section UPSA Vaud

sa part. M. Leuba a de plus souligné que les

divers métiers de la branche offrent en général

de bonnes perspectives d’avenir et une certaine

garantie de l’emploi pour les 210 jeunes

professionnels. En guise de conclusion, il

a rappelé que les championnats des métiers

SwissSkills et WorldSkills sont d’excellents

moteurs et cartes de visite de la profession et

que l’UPSA apporte avec joie son soutien aux

participants intéressés.

Plusieurs intervenants de renom ont félicité les

nouveaux professionnels des branches de l’automobile

et des transports et leur ont souhaité

la bienvenue dans la vie d’adulte indépendant.

Les diplômés ont été encouragés à mettre leurs

compétences à profit et à se développer professionnellement

par le biais de formations continues,

qui, dans un monde en rapide évolution,

sont si précieuses et indispensables. Parmi les

intervenants figuraient Lionel Eperon, directeur

général de l’enseignement postobligatoire,

qui a assisté à la cérémonie à la demande de

Cesla Amarelle, conseillère d’État et cheffe du

département de la formation, de la jeunesse et

de la culture (DFJC) ; Olivier Français, conseiller

aux États du canton de Vaud ; Carlo Carrieri,

représentant d’Unia, ainsi que Christian Maeder,

syndic d’Écublens.

Cette année, quatre diplômés se sont vu décerner

un prix pour avoir obtenu la meilleure

moyenne (5,5) : Yves Perey, conducteur de véhicules

lourds chez Coop à Aclens ; Florian Grandet,

mécanicien en maintenance d’automobiles

avec orientation voitures de tourisme au Garage

du Vallon à St.-Cierges ; John Merier, employé

de commerce profil B chez Emil Frey à

Nyon et Coralie Milici, employée de commerce

Profil E au Garage de Nyon A & S Chevalley à

Nyon.

Vingt-six autres diplômés ont également été

distingués et ont reçu des prix offerts par les

partenaires de la section vaudoise de l’UPSA.

Deux invités d’honneur ont aussi pris la parole

et ont partagé leurs expériences avec le public :

Eric Jordan, responsable du Rallye du Chablais

et partenaire de la section vaudoise de l’UPSA,

ainsi que Joël Rappaz, pilote de course émérite

qui a décroché la deuxième place au Rallye 2018.

Nicolas Leuba a également parlé de l’avancée

d’un projet important en faveur duquel le comité

est engagé depuis 2015 : le nouveau centre

de formation à Y-Parc à Yverdon-les-Bains. Le

complexe, auquel de nombreux acteurs ont

participé, a été attribué à un cabinet d’architectes

de la région. Le centre, estimé à 25 millions

de francs, sera partagé avec deux autres

associations (GIM-CH et 2roues Suisse, section

romande) et formera la « Maison de la mécanique

». Les travaux débuteront en 2020 et

l’emménagement est prévu pour 2022. <

86 e assemblée générale à

Payerne

Près de 100 personnes ont participé à cet

événement, qui s’est tenu au Musée de

l’aviation militaire de Payerne fin juin. Après

deux mandats de trois ans, le président

Nicolas Leuba a de nouveau été réélu haut la

main pour un nouveau mandat, d’une durée

de trois ans également. Il a annoncé qu’il

est encore et toujours motivé et a promis

de soutenir le projet « nouveau centre de

formation » jusqu’à la fin. Le comité a également

été réélu. Seul changement : Fernando

Traversa remplacera pour trois ans Michel

Santus, qui a dû déplacer ses priorités à la

direction de son entreprise. Monsieur Traversa

est directeur du Garage de la Riviera

(succursale du groupe Leuba à La Tour-de-

Peilz) et dispose de nombreuses expériences

dans le secteur automobile, qu’il souhaite

partager avec la direction de la section.

AUTOINSIDE | Novembre 201959


ASSOCIATION & SECTIONS

Championnats des métiers des deux Bâle

L’envie d’en faire plus

grâce à la victoire

Vera Häner a été la première jeune femme désignée meilleure de sa discipline lors des championnats des métiers 2019 de

la section des deux Bâle de l’UPSA. Âgée de 18 ans et en 4 e année d’apprentissage de mécatronicienne d’automobiles chez

P. Schweizer AG à Liestal, elle s’est imposée face à 15 concurrents. Dans une interview, elle raconte non seulement comment

elle a gardé la tête froide lors des épreuves, mais révèle aussi ses projets pour les SwissSkills 2020. Carla Stampfli

Vera Häner a prouvé ses connaissances sur huit épreuves.

2 jours, 8 épreuves, 9 experts : voilà ce qui

attendait les 16 participants des championnats

des métiers 2019 de mécatroniciens

d’automobiles de la section des deux Bâle de

l’UPSA à la mi-septembre. Vera Häner de Sissach

(BL) faisait partie des jeunes professionnels

qui ont participé à la compétition à l’occasion

des journées des exposants du salon

Auto/Mobil Basel. Comme elle l’explique dans

une interview accordée à AUTOINSIDE, elle ne

s’attendait pas à maîtriser les exercices comprenant

également un examen oral et écrit au

point de finir première de sa discipline.

Vera Häner, comment avez-vous vécu les

journées de compétition ?

De manière assez détendue (rires). Je n’avais

pas d’idée préconçue sur la manière dont j’allais

me débrouiller face aux autres. Je ne me

suis donc pas mis la pression. J’ai laissé la

compétition venir à moi et j’ai fait un exercice

après l’autre. J’ai juste été un peu stressée lors

de la première épreuve pratique, mais ma nervosité

s’est ensuite estompée. Cela était aussi

dû au fait que nous discutions dans le groupe

et que nous nous expliquions les uns les autres

les différents exercices.

Quel exercice a été le plus éprouvant ?

L’examen écrit ! Les questions étaient d’un

niveau très élevé. Je n’étais sûre de moi pour

aucune d’elles, pas même sur les questions à

choix multiple. Sans compter que je n’avais pas

beaucoup de temps, ce qui a rendu le tout encore

plus difficile. Les experts nous ont confirmé

que l’examen des connaissances professionnelles

n’était pas facile. L’examen oral

n’était pas non plus évident. Bien que la partie

théorique de la compétition m’ait demandé

des efforts, je suis contente. Je sais maintenant

ce qui nous attend à l’examen de fin

d’apprentissage l’année prochaine, ce que les

experts nous demanderont et comment. Les

championnats des métiers ont été un super

exercice.

Vous attendiez-vous à gagner ?

Pas vraiment. Ce n’est qu’à la fin de la première

journée de compétition que j’ai saisi

que je pourrais finir bien classée. J’ai en effet

constaté que mon score intermédiaire me pla-

60

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

Vera Häner avec le formateur professionnel et directeur de P. Schweizer AG David Schweizer (à g.), et à dr. sa mère et Peter Schweizer, membre de la direction de P. Schweizer AG.

çait en tête de classement. C’était cool et ça

m’a motivée à tout donner.

Dans quelle mesure votre formateur professionnel

et patron de garage David Schweizer,

a-t-il contribué à la médaille d’or ?

Beaucoup ! David n’a eu de cesse de me motiver

en amont en me disant « Tu sais le faire

et tu gagneras » et il m’a aidée à me préparer.

Parlez-nous de cette préparation.

Nous avons approfondi des sujets sur lesquels

j’avais un peu de mal, par exemple les

batteries. Ce qui est amusant, c’est qu’on

m’ait à peine sollicitée dans ce domaine

lors des championnats des métiers. Dans le

cadre des cours spécialisés approfondis du

programme d’encouragement Junior Car Crack

(JCC), nous nous sommes aussi penchés sur

d’autres points.

Vous êtes la première femme à remporter

les championnats des métiers de mécatronicien

d’automobiles de la section des deux

Bâle. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

C’est vraiment cool. Mais je crois en fait que le

sexe n’a aucune importance. Les compétences

et l’intelligence ne sont pas liées au fait qu’on

soit un homme ou une femme.

Les championnats des métiers suisses

auront lieu à Berne en septembre 2020.

Visez-vous les SwissSkills, voire les WorldSkills

un an plus tard ?

Je m’inscrirai aux qualifications, c’est sûr ! Ce

serait sympa de participer aux SwissSkills

(rires). Mais pour l’instant, je me concentre sur

l’examen de fin d’apprentissage de l’année prochaine.

Je verrai ensuite.

Qu’appréciez-vous dans votre formation ?

Travailler sur des véhicules. J’aime tout simplement

les voitures. Je voulais aller au gymnase,

mais j’ai opté pour un apprentissage

dans la branche automobile avant de sauter le

pas. La formation m’a plu d’emblée.

Où vous voyez-vous dans dix ans ?

Quelque part dans la branche automobile. <

La caisse de pensions des associations professionnelles 2roues Suisse UPSA ASTAG carrosserie suisse

Au plus près de la branche ?

Pas nous : nous sommes en

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AUTOINSIDE | Novembre 201961


TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

Le CheckEnergieAuto est prolongé

500 allers-retours

jusqu’à la Lune

Le CheckEnergieAuto, une prestation des garagistes suisses en collaboration avec l’Office fédéral de l’énergie, est

prolongé de deux ans. Le CEA a permis jusqu’à présent d’économiser plus de 60 000 tonnes de CO 2

.

Le champion de ski de fond Dario Cologna a été l’ambassadeur du CEA pendant de nombreuses années. Il est désormais ambassadeur de l’UPSA pour l’efficacité et les

prestations d’excellence.

sco. Le CheckEnergieAuto dure 20 minutes

chez un garagiste de l’UPSA. La pression des

pneus est notamment contrôlée et éventuellement

augmentée ; l’échappement, le système

de carburant, la climatisation et les consommables

électriques sont également vérifiés.

Les poids inutiles et les porte-bagages superflus

augmentent eux aussi la consommation

de carburant. Toutes ces pistes d’économies

figurent sur le certificat CEA personnel remis

en fin de contrôle au conducteur.

Le groupe Ruckstuhl est un prestataire CEA

de la première heure, avec six sites à Zurich

et dans sa périphérie. Depuis 2013, l’entreprise

a réalisé près de 4000 CheckEnergieAuto.

Kurt Giger, responsable des ventes et du

service à la clientèle, était déjà là lors des balbutiements

de cette mesure : « Les clients

peuvent réellement tirer profit du CEA. L’entretien

individuel après le contrôle est dans

ce cadre très important. » À titre d’exemple, il

explique l’importance d’une pression correcte

des pneus en comparant au vélo que l’on ressort

de sa cave au printemps : « Pendant l’hiver,

les pneus ont perdu de l’air. Pour avancer,

il faut alors pédaler en forçant plus que

d’habitude. Dès que l’on a gonflé les pneus, on

avance presque sans effort. Cet exemple fait

toujours tilt. » Le CheckEnergieAuto aide les

conducteurs à rouler plus efficacement et en

préservant l’environnement. Cela permet non

seulement de réduire le CO 2

, mais également

d’alléger les dépenses, grâce à une consommation

moindre. L’économie moyenne réalisée

représente 200 litres de carburant par

an, soit 350 francs. Depuis le début du CEA

en 2013, les quelque 1100 garagistes certifiés

ont réalisé plus de 50 000 contrôles et

ont permis à leurs clients d’économiser en

tout 60 000 tonnes de CO 2

. Cela correspond à

500 allers-retours sur la Lune ou 10 000 fois

le tour du monde.

Le CEA est soutenu par SuisseEnergie, le programme

national pour l’efficacité énergétique

de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). La collaboration

avec l’UPSA a également été prolongée

de deux ans. « Nous sommes ravis d’avoir

à nos côtés SuisseEnergie comme partenaire

pour cette prestation pertinente et durable »,

déclare Markus Peter, responsable Technique

et Environnement au sein de l’UPSA. Le fondeur

Dario Cologna est lui aussi toujours là. Le

champion olympique maintes fois titré, champion

du monde et vainqueur de la coupe du

monde, a été pendant de nombreuses années

l’ambassadeur de l’association suisse des garagistes.

Son rôle a depuis été élargi : le sportif

suisse de l’année 2013 est l’ambassadeur officiel

UPSA de l’efficacité et des performances

exceptionnelles. Avec cette fonction, il s’engage

pour un comportement de mobilité durable

et est actif également dans le domaine

de la formation professionnelle. <

62

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


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TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

La mobilité en question

Redevenir

objectif

Au Swiss Science Center Technorama, les deux scientifiques Silvio Borner

et Markus O. Häring ont expliqué pourquoi, dans le cadre des débats

actuels passionnés sur le climat, l’alarmisme est tout autant préjudiciable

que la banalisation.

Expert en géothermie et membre du comité du réseau Carnot-Cournot (CCN), Markus O. Häring, s’est positionné contre les scénarios catastrophistes actuels de réchauffement

climatique lors de sa conférence dans le cadre de la série de discussions « Mobilität im Gespräch » de Hutter Dynamics.

jas. Norme Minergie, panneaux de ventilation

mobiles, pompe à chaleur air-eau et installation

photovoltaïque permettant d’économiser

60 tonnes d’émissions de CO 2

par an : Markus

Hutter, président du conseil d’administration de

Hutter Dynamics, a donné un signal clair pour

plus de durabilité lors de la construction de l’une

de ses exploitations. Cet ancien conseiller national

ne s’engage pas seulement en faveur de

l’environnement au sein de son entreprise, mais

aussi en participant à la série de discussions dédiées

à la question de la mobilité, « Mobilität im

Gespräch ». Lors du dernier débat qui s’est tenu

en présence de près de 150 participants dans le

Foyer du Swiss Science Center Technorama à

Winterthour, les deux scientifiques Silvio Borner

et Markus O. Häring ont démontré qu’il est

très important d’ôter la dimension émotionnelle

aux débats actuels très passionnés sur le climat

pour revenir à plus d’objectivité.

« Le changement climatique est un fait, comme

l’augmentation des températures. C’est un défi

pour nous tous et pas seulement pour la petite

Suisse », a expliqué en préambule Markus

Hutter, président du conseil d’administration

d’ESA. « Les objectifs ambitieux à atteindre nécessitent

des conditions-cadres flexibles. Car

s’il n’est pas important pour la planète que les

baisses de CO 2

soient réalisées en Suisse ou

ailleurs, il en va autrement pour l’économie ! »

Pour ce garagiste engagé, un débat objectif sur

le changement climatique et un refus de l’hystérie

climatique sont décisifs pour chercher des

solutions internationales judicieuses et en tirer

les conséquences requises. « Il ne sert à rien

d’appeler les autres à agir en s’énervant. Il faut

soi-même être actif », a ajouté Markus Hutter.

Il est également temps d’agir selon Silvio Borner,

qui a commencé par présenter le rôle de

la science au sein de la société, tout en mettant

en garde contre le fait que la science était

parfois utilisée abusivement. Cet éminent professeur

d’économie politique a ainsi expliqué :

« Tout scientifique tente d’expliquer des phénomènes

et des évolutions réels ainsi que d’appliquer

les connaissances acquises, c’est-à-dire

de les utiliser pour le bien et le développement

de l’être humain. » Selon lui, il est important

d’informer la population le plus objectivement

et clairement possible au sujet de la situation

réelle ainsi que de présenter ouvertement les

liens de cause à effet et l’importance des différents

risques en termes de technologie et de

civilisation. L’homme de 78 ans a ajouté : « Un

avenir vert est possible, peut-être même nécessaire.

Mais il ne créera sûrement pas des situations

idylliques. » Fait intéressant, il avait déjà

publié un texte sur le même sujet il y a près

de 30 ans avec comme titre « Quel avenir voulons-nous

? ». Et S. Borner de conclure : « En fait,

nous l’avons toujours su, mais nous n’avons

réussi à empêcher ni une détérioration de la

moralisation, ni la politisation de la science. »

Pour le professeur d’économie politique, il est

par ailleurs clair qu’en termes de politique climatique,

la Suisse doit renoncer à faire cavalier

seul avec des interdictions ou des dépenses qui

n’apportent rien sur le plan global, tout en représentant

des charges locales importantes. Il

estime aussi qu’une décarbonisation durable à

long terme n’est possible que dans un contexte

global, sans alarmisme, ni conclusions hâtives.

Cet avis est partagé par Markus O. Häring.

Ce géologue et expert en géothermie a démontré

que la concentration de CO 2

avait bel

64

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

Demande énergétique mondiale

1.5°C / 100 ans

Suisse 0.1%

Août, 2019 :

+0.38 deg. C

Source : BP Energy Outlook 2035; Jan. 2014

Le besoin en énergie augmentera surtout en Chine et

en Inde jusqu’en 2035, mais il restera presque le même

en Europe.

Les séries de données sur les températures enregistrées indiquent qu’il y a bel et bien un réchauffement climatique,

mais que celui-ci ne s’accélère pas.

et bien connu une augmentation sans précédent

depuis 1950 et que celle-ci ne pouvait pas

être expliquée par des causes naturelles. Mais

contrairement à ce que l’on a toujours supposé,

l’augmentation temporaire de la température

n’est en aucun cas sans précédent. Des carottes

de glace permettent de mesurer précisément la

concentration de CO 2

et les températures des

400 000 dernières années. L’augmentation de

CO 2

se produit ainsi toujours environ 800 ans

plus tard. « La grande différence aujourd’hui :

l’augmentation du CO 2

précède celle des températures

», a expliqué le membre du comité du réseau

Carnot-Cournot. « Un autre aspect décisif

dans ce débat sur le climat : le CO 2

n’est pas un

polluant ! Il n’y a en effet pas de vie sans CO 2

. »

Réduire les émissions à zéro durant les 30 prochaines

années serait par conséquent une exigence

considérable. Le scientifique a fait remarquer

que l’abandon du charbon serait peut-être

encore réalisable en Suisse. Il serait cependant

irréaliste de vouloir remplacer les autres sources

d’énergie fossile telles que le pétrole, le gaz naturel

et le nucléaire par des énergies renouvelables

jusqu’en 2050. « Les carburants fossiles

sont non seulement nécessaires pour la circulation,

mais aussi pour la production d’acier, de

ciment et d’asphalte », a constaté le géologue.

« La décarbonisation devrait se dérouler plus

rapidement que l’industrialisation. Pour cela, il

faudrait bien plus que des manifestations pour

le climat. Des percées scientifiques exceptionnelles

seraient en effet nécessaires ! »

Mais Markus O. Häring estime que ceci est

peu probable, tout comme la volonté des plus

grands émetteurs de CO 2

(notamment la Chine,

les États-Unis et l’Inde) de s’engager à réduire

leurs émissions de CO 2

. Le scientifique demande

donc de reprendre de la distance dans

les débats sur le climat et de revenir à l’objectivité

et observe enfin : « Notre contribution ne

doit pas être de l’ordre du renoncement, mais

de l’innovation. » <

Le professeur d’économie politique Silvio Borner explique un état de fait, pendant que son hôte Markus Hutter, président du conseil d’administration de Hutter Dynamics et président

du conseil d’administration d’ESA, écoute attentivement.

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AUTOINSIDE | Novembre 201965


SALON DE L’AUTO

Salon de l’auto

Les secrets autour d’ESA

partiellement dévoilés

Nouvel emplacement et nouveau concept : ESA sera présente au GIMS l’année prochaine et s’installera dans la halle 1.

On ignore encore sous quelle forme. André Bissegger

Markus Hutter, président d’ESA, avait certes

déclaré en mai dernier, en marge de l’assemblée

générale d’ESA, que l’organisation serait

de nouveau présente pendant toute la durée

du salon. De nombreuses questions restaient

néanmoins en suspens. Tandis que le GIMS

(Geneva International Motor Show) annonçait

début juillet l’abandon définitif de la halle 7,

la branche attendait avec impatience la réaction

d’ESA.

Celle-ci a été diffusée mi-octobre. Selon un

communiqué, ESA a décidé d’être présente au

GIMS 2020, du 5 au 15 mars, sur un nouvel

emplacement de la halle 1, et avec un nouveau

concept de stand. « Nous avons reçu une offre

pour la halle 1 », explique Matthias Krummen,

responsable Management Services et Communication

d’ESA. Ainsi, l’organisation des achats

ne pourra pas regretter l’absence de la clientèle

de passage.

Malgré cette affirmation, de nombreuses zones

d’ombre subsistent. ESA n’a pas dévoilé à quoi

ressemblera le nouveau concept de stand. « Le

concept est en cours d’élaboration », a répondu

Matthias Krummen. « Nous ne pouvons

rien dire pour l’instant. » On ne sait pas non

plus si le nouveau stand, installé parmi les plus

grands constructeurs automobiles du monde,

sera plus spacieux ou plus petit que celui tenu

jusqu’alors dans la halle 7. On ignore encore

son emplacement exact, si la « piazza » tant appréciée

sera maintenue, et ce qu’ESA compte

exposer.

Le communiqué de presse indique cependant

qu’ESA se réjouit d’incarner le rendez-vous incontournable

de la branche au GIMS 2020,

dans la halle 1. Les représentants des garages

et des carrosseries pourront découvrir les nouveautés

et innovations de la large gamme de

l’organisation d’achats ainsi que passer un moment

convivial dans un cadre agréable.

Jusqu’à présent, ESA et sa célèbre piazza faisaient

presque partie des meubles de la halle 7,

et l’organisation profitait de cette occasion pour

saluer à Genève ses 7000 coopérateurs. Dès le

début, ESA a indiqué sans ambiguïté qu’elle tenait

à une présence de deux semaines au salon.

Sur une durée plus courte, il serait impossible

d’accueillir tous les copropriétaires dans

le cadre habituel.

Ces dernières années, la halle 7 a été le lieu de

rendez-vous des fournisseurs nationaux et des

garagistes. Selon le GIMS, leur volonté d’exposer

à Genève est cependant moins marquée.

Un groupe de travail créé en 2018 et composé

de tous les représentants de la branche et du

GIMS a donc imaginé le concept d’un salon de

courte durée. En vain : l’objectif de 70 exposants

inscrits avant le 1 er juillet n’a pas été atteint.

Désormais, la halle 7 accueillera une longue

piste d’essai intérieure dédiée aux véhicules

électriques, baptisée « GIMS-Discovery ».

« Avec GIMS-Discovery, nous proposerons une

expérience unique de l’électromobilité. Découvrir

les voitures et les essayer : tout se trouvera

sous le même toit », a annoncé Olivier Rihs, directeur

général du GIMS, l’air réjoui. <

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Visite de l’usine Osram

Osram transforme

la nuit en jour

Osram produit plus de 220 millions de lampes automobiles chaque année à Herbrechtingen, en Allemagne. L’entreprise fait

ainsi partie des principaux fabricants de systèmes d’éclairage dans le monde. André Bissegger

68

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Chaque voiture compte environ 200 lampes,

de l’éclairage de la boîte à gants aux feux arrière

en passant par les phares antibrouillard.

Mais les systèmes de vision nocturne ou d’assistance

de voie ont aussi besoin de lumière :

des LED infrarouges permettent d’éclairer des

obstacles ou la zone devant le véhicule. Osram

figure parmi les leaders mondiaux de la fabrication

de systèmes d’éclairage. L’entreprise se

distingue par sa forte capacité d’innovation et

par sa technologie. Elle travaille tant dans les

équipements d’origine que dans la deuxième

monte. Osram dispose de plus de 17 800 brevets

et demandes de brevets.

L’ancienne filiale de Siemens, présente dans

120 pays, a été fondée à Berlin en 1918 et emploie

plus de 27 000 personnes. L’usine de

Herbrechtingen ne fabrique que des produits automobiles

et emploie à elle seule environ 830

personnes, dont 700 en production. Elle fonctionne

en trois, quatre ou cinq équipes sept

jours sur sept. La précision et la rapidité des

robots, qui fabriquent de manière entièrement

automatisée des produits finis à partir de

pièces individuelles parfois minuscules et qui

les emballent en vue de leur expédition, sont

impressionnantes. Les machines s’engrènent

telles des roues dentées et se coordonnent à

la perfection.

L’implantation d’une usine Osram dans la

ville de 13 000 habitants située entre Ulm et

Aalen est surtout le fruit du hasard, comme

l’explique son directeur, Harald Mannbeiss, à

l’occasion d’une visite. En 1945, en plein milieu

des troubles liés à la guerre, Osram décide de

déménager ses machines de Berlin. Le train

de marchandises reste coincé à Herbrechtingen.

Les machines sont laissées à l’abandon

dans des halles vacantes juste à côté des voies

ferrées. Osram y démarre son activité par des

lampes pour casques de mineurs. La première

lampe automobile suit en 1952.

Les simples ampoules d’autrefois sont devenues

de nos jours des projecteurs laser qui

éclairent encore mieux la route, des lumières de

surface OLED (diodes électroluminescentes organiques),

des OLED flexibles, des projecteurs

de virage LED ou des sources de lumière LED

normalisées XLS (lampes de signalisation

LED échangeables) pour des applications de signalisation

lumineuse. Déjà utilisés par Toyota

par exemple, les produits XLS devraient

métamorphoser les lampes de signalisation.

Avantage pour vous : la solution standardisée

peut être remplacée en cas de défaut, si

bien que les coûts de réparation baissent. Les

produits XLS affichent aussi une durée de vie

accrue. Le blanc et le jaune sont déjà disponibles.

Le rouge devrait suivre dès 2020.

Malgré ces nombreuses optimisations, « beaucoup

de voitures sont encore munies de

lampes classiques », souligne M. Mannbeiss.

Osram prête là aussi son concours et favorise

diverses modalités de rééquipement. Le localisateur

de lampes automobiles sur son site

Internet présente les produits compatibles.

Pratique pour les garagistes, le remplacement

s’effectue avec une installation Plug and Play.

Il suffit d’extraire l’ancienne lampe et de poser

la nouvelle sans modifier le câblage.

Suite en page 70

Le patron du laboratoire, Sascha Zelt, explique l’essai à l’eau salée, au cours duquel les produits sont pulvérisés pendant des jours, et montre comment les phares

évoluent pendant l’essai d’impacts de pierres.

Projecteur de travail et projecteur auxiliaire au cours d’un essai : le tunnel photométrique de 25 mètres permet notamment d’étudier la portée, la distribution et les

couleurs de la lumière.

AUTOINSIDE | Novembre 201969


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Les nouveaux produits sont testés sous toutes

les coutures dans un laboratoire de simulation

environnementale équipé de 86 stations de

mesure. Il est actuellement en cours d’agrandissement

(+ 1000 m 2 ) et devrait accueillir à

l’avenir 140 bancs d’essai pour devenir l’un des

laboratoires les plus modernes de toute l’Allemagne.

L’excellente réputation du laboratoire

accrédité précède Osram : même des clients

externes y font tester leurs produits. Ils proviennent

surtout du secteur de l’automobile,

mais aussi de l’aéronautique ou de la technologie

médicale, comme l’explique Sascha Zelt, en

charge du laboratoire environnemental.

Le comportement du produit peut y être représenté

dans des processus de vieillissement

artificiels. En quelques heures, jours ou semaines,

les essais révèlent le comportement

des produits à ciel ouvert, qu’ils soient utilisés

dans le désert, en montagne, en ville ou au

bord de la mer. « Ici, nous sommes en mesure

de répliquer l’intégralité du climat mondial »,

estime M. Zelt.

Les effets de l’eau de mer et des rayons du soleil

font notamment l’objet d’essais. Il existe

également des tests de protection contre la

poussière, les éclaboussures, les impacts de

pierres, mais aussi des contrôles d’étanchéité,

de traction, de compression et de flexion. Des

essais de chocs thermiques permettent de simuler

des sollicitations avec des variations

de température extrêmes. Celles-ci peuvent

même être associées à des vibrations. À titre

d’exemple, des enregistrements à grande vitesse

rendent des processus de fabrication rapides

tels que l’allumage d’échantillons visi-

La salle blanche de l’usine Osram de Herbrechtingen où sont produites les LED.

bles à l’œil nu. Des essais d’échappement de

gaz montrent comment se comportent des

produits utilisant des matériaux à base de

liaisons organiques tels que des plastiques et

des adhésifs. Des projecteurs sont notamment

testés dans le tunnel photométrique. Il s’agit

d’étudier la distribution, la portée, la couleur

de la lumière, etc. Même le comportement

des produits dans leur emballage fait l’objet

Partie de poker autour du rachat d’Osram

Les repreneurs potentiels d’Osram se livrent

bataille depuis des mois. Il y a parmi eux AMS,

le fabricant autrichien de puces et de capteurs,

et les investisseurs financiers américains Bain

Capital et Advent International. Même si AMS

avait les meilleures cartes, les représentants

syndicaux d’Osram et une partie de sa direction

avaient étonnamment une préférence initiale

pour l’offre des Américains.

Pour finir, il a manqué à AMS 11 % des actions

d’Osram pour atteindre son objectif de 62,5 %. Le

d’essais, par exemple dans le cadre d’essais de

chute ou de simulations de secousses sur des

chariots élévateurs. Cette approche permet de

trouver l’emballage adapté à chaque produit.

En bref, Osram simule les sollicitations massives

exercées sur tout le cycle de vie d’un projecteur,

du moment de sa fabrication jusqu’à la

fin de sa vie. <

fabricant autrichien a retiré son offre de rachat.

Il ne veut toutefois pas lâcher l’affaire et dispose

de plusieurs options pour parvenir à ses fins.

Si la vente a lieu, on pourra faire le parallèle avec

l’histoire de David et Goliath : AMS est nettement

plus petite qu’Osram. Un chiffre d’affaires de

1,4 milliard d’euros avec 9000 collaborateurs

pour la première, alors que la deuxième affiche

un chiffre d’affaires de 4,1 milliards d’euros et

emploie 26 000 collaborateurs. Les Autrichiens

entrevoient cependant des synergies et ambitionnent

de créer un champion européen.

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COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Série « L’atelier de demain », 4 e partie

Des pièces de rechange

issues du cloud

La bonne pièce de rechange, au bon endroit et au bon moment. C’est le b.a.-ba d’un atelier. Les solutions IT peuvent ici

aussi rendre de précieux services. Sandro Compagno

La numérisation est plus qu’un simple concept.

Les processus numériques façonnent l’atelier de

demain. Une équipe de projet de l’Université de

Saint-Gall a examiné et analysé les étapes de

processus, de l’accueil du client à l’exécution de

la commande et a cherché des solutions pour

accroître l’efficacité du service après-vente. La

4 e partie de notre série se penche sur les solutions

dans le domaine des pièces de rechange.

Des solutions logicielles complètes aident à intégrer

toutes les étapes de processus. Les auteurs

du travail de projet citent « Stieger Software

» comme exemple de telles solutions

entièrement intégrées. La solution logicielle a

été conçue pour des garages de tout genre et

de toute taille. Grâce à plus de 850 interfaces,

elle reproduit non seulement les processus internes,

mais elle est également en mesure d’accorder

un accès direct aux partenaires externes

tels que les importateurs, les constructeurs, les

analystes automobiles ainsi que les fournisseurs

de pièces détachées et d’accessoires. Le

grand avantage de ces solutions logicielles est

qu’elles proposent un système homogène sans

ruptures de médias, de la planification d’atelier

à la comptabilité salariale.

Le Robotic Process Automation (RPA) peut être

utilisé pour différentes étapes de processus. Il

s’agit d’un outil destiné à automatiser et à accélérer

les processus répétitifs. Les processus sont

ainsi plus rapides et donc moins coûteux. Dans

le domaine des pièces de rechange, les outils

RPA peuvent être utilisés pour rechercher des

pièces dans des bases de données.

Ces services à distance créent un écosystème

entre le propriétaire du véhicule, le garagiste et

d’autres prestataires tels que les assurances ou

les exploitants de stations-service. Autosense,

une joint venture de Swisscom et Amag, est en

train d’établir une solution de cloud sur le marché

automobile suisse. Les clients peuvent partager

les données de leur véhicule avec le garage.

Si un composant du véhicule signale une

erreur, celle-ci apparaît en temps réel sur l’appareil

mobile. L’utilisateur peut contacter son

garage via l’appli et prendre directement rendez-vous.

Pour l’atelier, cela signifie que le processus

de réparation peut commencer avant

même l’arrivée du véhicule, en se procurant par

exemple les bonnes pièces de rechange.

La quatrième contribution des étudiants se

penche également sur la commande concrète

de pièces de rechange : grâce à un code QR, les

ateliers peuvent identifier de manière simple et

rapide les véhicules qui leur sont confiés. Dans

la boutique en ligne du concessionnaire, le véhicule

est mis en lien au moyen de son numéro

de châssis. Ainsi, les pièces de rechange nécessaires

peuvent être rapidement trouvées, tout

comme des informations produits, les carnets

d’entretien ou les documents de service, qui

peuvent être affichés sur la tablette. Cette technologie

est déjà utilisée dans le domaine des véhicules

utilitaires. « Une solution similaire est

tout à fait envisageable dans le domaine des

voitures de tourisme », selon les auteurs du travail

de projet.

Ces quatre technologies numériques ont un

point commun selon les étudiants de l’Université

de Saint-Gall : leurs coûts de mise en œuvre

ne sont pas trop élevés et le gain de temps potentiel

est appréciable. <

Série : l’atelier de demain

Fixer un rendez-vous, réparer un véhicule,

envoyer une facture, etc. : les processus en

place dans les ateliers suivent plus ou moins

le même modèle. Les nouvelles technologies

permettent cependant de simplifier et d’accélérer

ces processus. Dans le cadre d’un projet

d’étude de l’Université de Saint-Gall (HSG),

Fabienne Rudolf, Michèle Odermatt, Pascal

Inauen et Sophie Stopp se sont penchés sur

les processus mis en œuvre dans les ateliers

automobiles ainsi que sur les technologies

numériques et ont élaboré des propositions

très concrètes pour l’atelier de demain.

L’UPSA y était dirigée par le service représentation

de la branche, et la HSG par le professeur

d’informatique de gestion Andrea Back.

AUTOINSIDE commente les résultats de

cette étude dans une série de six épisodes.

Prochain épisode

AI 12/19 : Réparation

AUTOINSIDE | Novembre 201971


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Prévisions conjoncturelles de BAK Economics

De grands défis troublent

les perspectives

Le marché suisse des voitures neuves se trouve dans une phase de saturation. En 2019, la barre des 300 000 nouvelles

immatriculations devrait encore être franchie. Pour les années à venir en revanche, les économistes de BAK Economics

tablent sur un net recul. BAK Economics

72

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Les effets de rattrapage en raison des retards de livraison dus au passage

de la mesure de consommation à la nouvelle procédure WLTP et

en raison des valeurs limites de CO 2

plus sévères à partir de 2020 ont

contribué à ce que plus de 300 000 voitures neuves soient écoulées

cette année. Du côté des importateurs, la valeur limite de CO 2

plus

stricte à partir de 2020 a accru l’incitation à immatriculer cette année

encore des véhicules aux émissions de CO 2

élevées.

Selon BAK Economics, les perspectives pour le marché des voitures

neuves en 2020 restent modestes dans l’ensemble. Du côté de la demande,

le marché des voitures neuves se trouve dans une phase de

saturation et aucune impulsion positive ne peut être attendue de la

part de l’environnement économique non plus. Au niveau de l’offre,

les conditions-cadres de régulation sont source de tension. Pour l’année

2020, BAK pronostique un léger recul des immatriculations de

3,1 % à 297 000 voitures neuves.

Immatriculations de voitures de tourisme neuves, 2010 2025

350

300

250

200

150

100

50

2 9 4

3 1 9

3 2 8

3 0 8

3 0 2

3 2 4

0

2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 MI

2021-

En milliers d’unités.

2025

Source : auto-suisse, BAK Economics

De nouveaux défis vont apparaître sur le marché des voitures neuves

à moyen terme. Il faut donc compter sur des mesures de régulation

supplémentaires en ce qui concerne les valeurs limites de CO 2

et la

tarification du CO 2

. L’incertitude qui règne quant au meilleur choix

de motorisation pourrait en outre freiner le désir d’achat ou repousser

la décision d’achat. Certains pays comme la Norvège ou la Chine

prévoient l’interdiction complète des moteurs à combustion entre

2025 et 2030 déjà. D’autres pays indiquent une telle interdiction

entre 2040 et 2050.

L’évolution démographique attendue est également liée aux faibles

élans de croissance pour le marché des voitures neuves. Toutefois, le

parc de véhicules toujours croissant, qui compte actuellement environ

500 000 véhicules ayant entre 13 et 16 ans, maintient le potentiel

de demande relativement haut. Au total, BAK prédit des ventes

moyennes de 296 000 véhicules entre 2021 et 2025.

3 1 7

3 1 4

3 0 0

3 0 6

2 9 7

2 9 6

Sur le marché de l’occasion, le nombre de changements de propriétaire

au cours de l’année 2019 est, avec 2,4 %, en dessous du niveau

de l’exercice précédent. Le recul observé depuis 2017 se poursuit

donc. Cette évolution du marché en recul a notamment conduit à

ce que le niveau de changements de propriétaire est relativement

bas. Ainsi, le potentiel de croissance pour 2020 augmente nettement.

D’autres facteurs entrent toutefois en ligne de compte. Si, en raison

d’une réglementation plus stricte en matière de CO 2

, l’importation

de véhicules émettant de fortes émissions est avancée au quatrième

trimestre 2019, il faudra alors compter sur une nette augmentation

de l’offre sur le marché de l’occasion. Cela devrait avoir des répercussions

favorables sur le marché de l’occasion. Un autre facteur réside

dans l’évolution des prix : les prix des voitures neuves s’avèrent cette

année déjà plus dynamiques que ceux des voitures d’occasion. Cela

va accroître l’attractivité des voitures d’occasion, ce qui a également

des répercussions positives sur la demande. Pour 2020, BAK table sur

une augmentation de 1,1 % à 844 000 changements de propriétaire.

À moyen terme, la durée de vie plus longue des véhicules et le fait

que le parc automobile continue de s’étoffer ont des effets particulièrement

favorables. BAK table sur une moyenne de 855 000 changements

de mains annuels entre 2021 et 2025.

Les perspectives du secteur de l’après-vente restent inchangées. Le

parc automobile va continuer de s’étoffer à moyen terme, et ce, même

si la dynamique est un peu plus faible. L’âge moyen croissant des

véhicules indique en outre qu’au cours des prochaines années, ni l’intensité

des services ni le potentiel de demande pour des travaux d’entretien

ou de réparation ne subiront de pertes majeures. L’expansion

du parc de véhicules électriques n’y changera rien dans un premier

temps. Avec 0,4 % de l’ensemble du parc de véhicules, ce segment

n’est pas assez important. <

Chiffres d’affaires des ateliers, 2009 2024

20'000

18'000

16'000

14'000

12'000

10'000

8'000

6'000

4'000

2'000

1 6 '4 9 3

1 6 '0 3 9

1 6 '8 4 6

1 7 '0 2 2

1 6 '9 5 1

1 6 '4 6 4

0

2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 MI

2021-

2025

En mio de CHF.

Source : AFC, BAK Economics

1 6 '6 6 8

1 6 '9 8 6

1 7 '2 6 6

1 7 '4 8 0

1 7 '6 0 6

1 8 '2 3 0

AUTOINSIDE | Novembre 201973


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Nico Gehrig du Schloss Garage

de Winterthour reçoit le trophée

du meilleur vendeur de voitures

d’occasion, encadré par Mario

d’Incau, responsable des ventes

Eurotax et présentatrice Sarah

Andrina Schütz.

Rencontre interprofessionnelle Eurotax/CG Car Garantie

Réseautage

sous haute tension

27 septembre 2019 upsa-agvs.ch Pour la première fois, la rencontre interprofessionnelle d’Eurotax et CG

Car Garantie a eu lieu au Trafo à Baden. L’ancien laboratoire haute tension de Brown Boveri était le choix

idéal, car la soirée s’est révélée à la fois captivante et électrisante. Sandro Compagno

Organisateur des traditionnels Eurotax- Awards,

Eurotax a complété les catégories existantes

« City », « Business » et « SUV » avec une nouvelle

catégorie « Plug’n’Drive ». Celle-ci mesure

les valeurs résiduelles des véhicules électriques

à batterie et des hybrides rechargeables. Le

premier lauréat est l’hybride rechargeable GLC

Mercedes-Benz.

Cette année, le prix du meilleur revendeur

d’occasion a été décerné au Schloss-Garage à

Winterthour, qui s’est imposé devant Bymycar

Acacias SA à Bussigny et le vainqueur de l’année

dernière Amag Audi Center, de Lucerne.

« Nous devons notre succès à notre équipe »,

affirme le responsable des ventes Nico Gehrig.

« Bien entendu, nous cherchons toujours à optimiser

et éventuellement automatiser les processus

en place dans les ateliers. » L’investissement

en ressources humaines et informatiques

devient un atout concurrentiel.

La liste des candidats compte uniquement des

revendeurs d’occasion qui écoulent un minimum

de 100 véhicules par an. La gestion de

parcs automobiles, les principaux facteurs générant

du chiffre d’affaires ainsi que la combinaison

pondérée du nombre d’annonces et de

la rotation des stocks sont également pris en

compte dans l’évaluation. Enfin, les véhicules

d’occasion évalués doivent respecter certains

critères spécifiques comme l’âge, le prix et le

kilométrage du véhicule ainsi que les jours de

parution de l’annonce.

La délégation de M&G Automobile de Kloten

(2 e place il y a un an) et celle d’Auto Petri de

Bachenbülach ont pris connaissance du résultat

avec bonne humeur et une certaine sérénité.

Quelque 250 décisionnaires des domaines

de l’importation, de l’après-vente, du garage et

de la carrosserie ont répondu à l’invitation à

Baden. L’événement s’est entièrement déroulé

sous le signe du réseautage entre collègues issus

des différents secteurs de la branche : Felix

Wyss (président de Carrossier Suisse), Pierre-

Alain Regali (directeur d’Autoscout24), André

Frey (directeur de Figas), Sandro Francescutto

(responsable des concepts de garage chez

Bosch Car Service), Enzo Santarsiero (CEO

d’André Koch SA), Kurt Giger (chef des ventes

et responsable du service clientèle du groupe

Ruckstuhl), Reto Wandfluh (CEO de Yokohama

Suisse) ou Markus Brunner (Country

Manager d’Apollo Vredestein), pour n’en citer

que quelques-uns, se sont réunis à Baden

pour échanger leurs expériences et entretenir

leurs relations. D’ailleurs, Markus Brunner

avait le chemin le plus court puisque le siège de

Vredestein Suisse se trouve très exactement à

un kilomètre du Trafo. Le vice-président Jean

Daniel Senn est venu de Neuchâtel pour le

compte de l’UPSA et s’est montré enchanté par

l’événement et les lieux.

74

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Le secteur automobile est en mouvement et

les acteurs de la branche doivent suivre cette

évolution pour réussir. « L’innovation est dans

l’ADN d’Eurotax », affirme Martin Novak, Managing

Director d’Eurotax Suisse et Autriche.

Entraîné par la numérisation, Eurotax a plus

que doublé son volume d’investissement dans

les produits et services durables. Selon Martin

Novak, il faut sans cesse réinventer son activité

et les processus en place et remettre en

question les produits et services existants. Il

tire toutefois une conclusion positive de cette

dynamique : « Je pense que nos clients suisses

connaîtront un avenir radieux. Quiconque fait

preuve d’innovation et est prêt à investir sera

en mesure de saisir les opportunités qui se présentent.

»

Karin Kirchner, directrice de la Communication

chez Renault Suisse SA, était submergée

de joie. Elle s’est vu remettre le premier prix

dans deux catégories pour Dacia, filiale de Renault.

La Dacia Sandero a reçu la distinction

de voiture d’occasion à la valeur la plus stable

dans la catégorie « City », à l’instar du Dacia

Duster dans la catégorie « SUV ». La catégorie

« Business » était également dominée par

un modèle d’Europe de l’Est. La Skoda Octavia

a remporté le titre pour la quatrième fois

consécutive. Tous les véhicules qui se sont vendus

au moins 200 fois au cours des six derniers

mois (au moins 30 fois dans la catégorie

« Plug’n’Drive ») ont été inclus dans le classement

final. Enfin, les modèles d’occasion âgés

de trois ans présentant la perte de valeur la

moins élevée selon l’analyse d’Eurotax ont été

récompensés.

Qu’ils soient fans de tennis, vainqueurs ou réseauteurs : la réunion de l’industrie a offert quelque chose pour tout le monde.

Les invités d’honneur étaient Stefan Bürer et

Heinz Günthardt. Le duo de commentateurs

inséparables de la télévision suisse a séduit

les quelque 300 convives par ses histoires et

anecdotes autour du tennis. Le duo a dressé

un tableau à la fois drôle et éloquent, racontant

d’abord la première victoire de tournoi de

Heinz Günthardt remportée en 1978 à Springfield

(Massachusetts) alors qu’il s’était retrouvé

sur le court central uniquement parce que plusieurs

joueurs étaient absents en raison d’une

tempête de neige, puis en relatant la finale légendaire

de 1999 à Roland Garros lors de laquelle

Steffi Graf, qu’il entraînait à l’époque, domina

la meilleure joueuse mondiale Martina

Hingis, jusqu’au présent avec Roger Federer. <

NOVEAU

DAS 3000

Le nouveau dispositif de calibration et d’ajustement universel

commandé par ordinateur pour systèmes d'assistance à la conduite

Récapitulatif des avantages:

Calibration rapide et efficace grâce à une méthode de

positionnement assistée par caméra sans banc de contrôle

de géométrie

Nouveauté Le Multi-Board permet de calibrer tant les

caméras que les radars avec un unique panneau

bosch-werkstattwelt.ch


POLITIQUE & DROIT

Loi sur la protection des données

Un bond vers le XXIe siècle... et

un risque de faux pas !

La loi fédérale sur la protection des données est en vigueur depuis 1993. Sa révision totale vise à adapter la protection des

données à l’ère de l’Internet. Le Conseil national a approuvé le projet lors de sa session d’automne et c’est maintenant au tour

du Conseil des États de se pencher sur la proposition. Cette révision touche également la branche automobile. Sandro Compagno

Économiquement supportable

et applicable pour la branche

L’UPSA s’engage en faveur d’une LPD qui

soit compatible avec l’économie et puisse

être mise en œuvre par la branche. Olivia

Solari, juriste auprès de l’UPSA, prend

position.

Lors de la session d’hiver du 2 au 20 décembre, le Conseil des États se penchera sur la protection des données.

Il est incontestable que quelque chose doit

être fait. La loi sur la protection des données

(LPD) remonte à l’époque de l’avant Internet

et ne satisfait plus aux exigences actuelles. À

la suite de la révision de la législation relative

à la protection des données dans l’UE et de

la révision de la Convention sur la protection

des données par le Conseil de l’Europe, la

Suisse se voit obligée de réviser elle aussi

sa loi sur la protection des données. Elle entend

se rapprocher ainsi des exigences de

l’UE et ratifier la Convention révisée sur la

protection des données afin que l’UE continue

de reconnaître notre pays comme un

État tiers doté d’un niveau de protection des

données adéquat.

Depuis la fin mai 2018, une nouvelle loi sur la

protection des données est en vigueur dans

l’UE : le Règlement général sur la protection

des données (RGPD). C’est dans ce contexte

que s’inscrit la révision actuelle de la LPD

en Suisse, qui se déroule en deux étapes : les

amendements nécessaires dans le cadre de

l’accord de Schengen ont été mis en œuvre

en mars 2019. Ils concernent la protection

des données personnelles en matière de droit

pénal. Le Parlement est en train de délibérer

au sujet de la deuxième partie de la révision

totale de la LPD, la plus importante.

Le projet de réforme est complexe. Pas moins

de 90 lois fédérales doivent être modifiées. Le

Conseil national a adopté la LPD lors de sa

session d’automne. Il a néanmoins fallu sept

heures de débats avant d’y arriver. Des oppositions

ont à la fois été formulées par l’UDC

et par le camp rouge-vert. L’UDC s’offusque

du fait que les entreprises soient moins bien

protégées qu’auparavant. La gauche estime,

elle, que la nouvelle loi ne va pas assez loin.

Le Conseil national a refusé presque toutes

les demandes en faveur d’une plus grande

protection des données. Le camp rouge-vert

menace par ailleurs de torpiller le projet dans

sa totalité et certains acteurs pensent déjà au

référendum.

Le Conseil des États examinera le projet durant

sa session d’hiver. Par conséquent, l’entrée

en vigueur de la LPD entièrement révisée

n’est pas attendue avant le milieu, voire la fin,

de l’année 2021. <

Plus d’infos sur : upsa-agvs.ch/representation/loi-federale-sur-la-protection-des-donnees-lpd

Madame Solari, pourquoi est-il nécessaire

de soumettre la LPD à une révision totale ?

Olivia Solari : Nous parlons ici de la

Convention 108 (k108) du Conseil de

l’Europe pour la protection des personnes

à l’égard du traitement automatisé des

données à caractère personnel. Le Conseil

fédéral estime que l’absence de ratification

de cette convention aurait des conséquences

négatives considérables sur le

flux transfrontalier de données pour la

Suisse. En révisant la LPD, la Suisse se rapproche

des règles de l’UE. Cette approche

est nécessaire pour que les entreprises

suisses puissent continuer à échanger

librement des données avec les pays de

l’UE à l’avenir.

Concrètement, qu’est-ce qui change avec la

nouvelle loi ? De quoi le garagiste doit-il tenir

compte dans son travail quotidien ?

La LPD entièrement révisée aurait dû entrer en

vigueur en 2018 à l’origine. À la suite de longues

discussions au sein des commissions, l’entrée

en vigueur pourrait bien être reportée à 2021 ou

à 2022. Cela signifie que nos membres devront

bientôt se poser plus de questions lorsqu’ils

traiteront des données : ai-je le droit

d’utiliser ces données et de les transmettre

à un tiers, et est-ce que je sais ce que celui-ci

en fera ? La version actuelle de la LPD prévoit

déjà une protection complète des données

personnelles. Ce qui changera fortement, ce

sont les amendes en cas d’infraction.

Le projet prévoit des amendes d’un montant

maximum de 250 000 francs. Le garagiste

doit-il se préparer à être impliqué dans des

litiges compromettant son existence ?

Le projet conserve en réalité le système

très critiqué de sanctions pénales assorties

d’amendes pouvant atteindre 250 000 francs.

Ces sanctions pénales signifient qu’en cas

de violation de la LPD, seule la responsabilité

juridique des personnes physiques, et

notamment des cadres d’une entreprise, peut

être engagée. Une amende de 250 000 francs

pourrait donc en effet menacer l’existence

même d’un garage.

76

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


POLITIQUE & DROIT

Élections fédérales 2019

Le résultat des élections

affaiblit les garagistes UPSA

Le résultat des élections est décevant pour l’UPSA. Le déferlement de la « vague verte » et l’éviction de deux figures des

partis qui défendent l’industrie ont surpris l’association des garagistes. Le président central Urs Wernli espère maintenant

que la politique climatique se fera avec discernement.

abi. Les pertes de l’UDC se chiffrent à 3,8 %,

celles du PLR à 1,3 % et celle du PDC à 0,3 %.

Dans le même temps, les Verts et le PVL affichent

une hausse respective de 6,1 % et 3,2 %.

« Je suis déçu », avoue le président central de

l’UPSA Urs Wernli. « Je ne m’attendais pas du

tout à une telle percée des Verts. Pour moi, c’est

surprenant. » Il avait également pensé que le

PLR conserverait sa part d’électeurs et que l’UDC

n’afficherait qu’une légère baisse. Comme dans

certains cantons, les Verts ont gagné des sièges

au détriment du PS, les partis bourgeois restent

dominants au Conseil national.

Les représentants de l’Union suisse des arts et

métiers sont malheureusement aussi dans le

camp des perdants de la journée électorale : ni le

président de l’USAM, Jean-François Rime (UDC,

Fribourg), ni son directeur, Hans-Ulrich Bigler

(PLR, Zurich), n’ont été réélus. « Cela affaiblit la

position des artisans que sont les garagistes »,

affirme avec insistance U. Wernli.

De manière générale, U. Wernli redoute que lors

de la prochaine législature, les thèmes relatifs au

CO 2

occupent encore plus le devant de la scène.

« Les Verts feront tout pour profiter de l’élan autour

du climat », explique-t-il. Il ajoute qu’une

réduction encore plus forte des émissions de

CO 2

sera exigée encore plus rapidement et que

la Suisse se rangera entièrement derrière les limites

européennes.

C’est pourquoi U. Wernli réclame un certain discernement

en matière de politique climatique.

« Ce qui importe à nos yeux, c’est que les anciennes

décisions soient maintenues », souligne

le président central. « Il ne faut pas reléguer au

second plan le développement de l’infrastructure

et la Suisse doit conserver sa force d’innovation.

» Il s’oppose également au versement de

subventions inutiles qui sont finalement à la

charge des citoyennes et citoyens. « Cela saigne

la classe moyenne, et donc aussi les garagistes. »

Les espoirs d’U. Wernli reposent maintenant

sur le PDC, qui n’a perdu que peu d’électeurs.

« Le PDC gagnera en importance à l’avenir. En

tant que parti du centre, il pourra avoir un effet

correctif », affirme-t-il.

L’UPSA a soutenu quelques candidates et candidats

qui se présentaient pour la première fois ou

pour être réélus. Tandis que la plupart des anciens

ont retrouvé leur siège, seul Benjamin Giezendanner

(UDC, Argovie) a réussi, parmi les nouveaux,

à se faire élire au Parlement. « Ils sont nombreux

à avoir obtenu un bon résultat, mais ont échoué

en raison des circonstances ou de la situation initiale

», précise U. Wernli. Ainsi par exemple, Jacqueline

Hofer et René Truninger (tous les deux

UDC) n’ont pas réussi à être élus dans le canton

de Zurich malgré près de 102 000 voix.

En ce qui concerne les élections au Conseil des

États par contre, l’UPSA a des raisons d’espérer :

Thierry Burkart (PLR, Argovie) a par exemple

manqué la majorité absolue de justesse. Pour

Daniela Schneeberger (PLR, Bâle-Campagne)

en revanche, cela pourrait être serré. À l’issue

du premier tour, elle devance de justesse les

représentants des Verts et du PS. L’éviction

de Jean-François Rime et de Hans-Ulrich Bigler

pourrait toutefois donner une impulsion décisive

à la vice-présidente de l’Union suisse des

arts et métiers. <

AUTOINSIDE | Novembre 201977


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École de gestion de PME du SIU

« Les enseignants du SIU

m’impressionnent »

Tom Witschi a suivi une formation de mécatronicien d’automobiles et travaille au service clientèle de Moos-Garage AG

à Monsmier (BE). Depuis près d’un an, il suit le cursus de spécialiste en gestion de PME avec brevet fédéral à l’Institut

suisse pour la formation des cadres d’entreprise (SIU). Il nous raconte comment se passe sa formation continue et ce qu’il

apprécie particulièrement au SIU.

pd. Monsieur Witschi, pourquoi avez-vous

décidé d’entreprendre une formation

continue au SIU ?

J’ai suivi une formation de mécatronicien d’automobiles

et je travaille pour l’entreprise familiale,

chez Moos-Garage AG. Actuellement,

ce sont mon père et mon oncle qui la dirigent

ensemble. L’avenir du garage n’est pas certain,

mais mon frère et moi voulons être prêts à reprendre

le flambeau si cela devait arriver un

jour. Des amis qui venaient de terminer leur

cursus au SIU me l’ont recommandé, et je ne regrette

pas mon choix.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué lors

de votre formation continue ?

Les enseignants du SIU m’impressionnent. On

sent qu’ils ont de l’expérience dans la pratique

et savent de quoi ils parlent. Ils nous transmettent

leur savoir-faire en nous donnant des

exemples pratiques, et leurs cours sont à la fois

passionnants et instructifs.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus ?

À part les professeurs, j’apprécie beaucoup

la diversité de la classe. Nous avons tous des

âges différents et provenons de divers secteurs.

Nous bénéficions donc mutuellement

de nos expériences variées. Si on rencontre

un problème avec son entreprise, on reçoit des

conseils utiles de la part de la classe.

Pouvez-vous mettre en pratique ce que

vous avez appris ?

Oui, dans certains domaines. Mais, par

exemple, comme je ne suis pas responsable

de la comptabilité, je ne peux pas employer

ces connaissances dans mon quotidien professionnel.

C’est tout de même très intéressant de

traiter ce sujet et d’acquérir des connaissances

globales en gestion d’entreprise.

Quels sont les bénéfices pour vous ?

Grâce à cette formation, j’occupe désormais

Tom Witschi suit le cursus de spécialiste en gestion de PME avec brevet fédéral au SIU.

un poste à responsabilités dans notre entreprise

familiale. Je dirige le service clientèle,

et mes connaissances en marketing m’aident

beaucoup dans ce domaine. Ça me plaît énormément.

Quel est votre plus grand défi ?

Une grande partie de la formation continue

se fait de manière individuelle, ce qui empiète

sur une partie de mon temps libre. Je dois

donc renoncer à diverses activités ou parfois

leur consacrer moins de temps. C’est n’est pas

toujours évident pour moi.

En dehors des cours, combien de temps

consacrez-vous par semaine aux études ?

Cela dépend des thèmes, mais la plupart me

demandent entre 3 et 5 heures de travail en

plus de la journée de cours.

Vous inscririez-vous à nouveau ?

Oui, absolument. J’apprécie beaucoup le fait

qu’au SIU, les cours se déroulent sur une journée

entière, et non tous les soirs comme c’est

le cas dans d’autres écoles. Cela me convient

très bien.

Recommanderiez-vous le SIU et cette

formation continue ?

Oui, tout à fait. Elle est très enrichissante et

permet d’acquérir des connaissances tant sur

le plan professionnel que personnel. Elle nous

permet également d’appréhender la vie avec

un esprit plus ouvert. <

École de gestion de PME du SIU

Nous sommes le centre de compétence de

l’union suisse des arts et métiers pour la

formation professionnelle et continue des collaborateurs

et des cadres, dans le commerce

de détail et des arts et métiers. Nos cours sont

dispensés dans les trois régions linguistiques

de Suisse. Veuillez trouver ci-après notre partenaire

dans votre région:

IFCAM Institut Suisse pour la formation des

cadres d’entreprise, www.romandieformation.ch,

0848 888 123.

78

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


GARAGES

Stieger Software AG

stieger.academy

> Le nouveau programme de formation 2020 offre de nouvelles chances

pd. Le progrès technologique

ouvre de nouvelles perspectives

tout en posant de

nouveaux défis. Pour ceux

qui veulent rester informés des

nouveautés, l’apprentissage

permanent et une formation

continue ciblée sont essentiels.

Cela permet de saisir au mieux

les chances et les opportunités

qui se présentent.

Grâce à ses formations, la Stieger

Academy souhaite accompagner

efficacement tous les participants.

Dans le nouveau programme

de cours, les participants

trouveront des thèmes et des

contenus ciblés, qui leur permettront

d’acquérir les compétences

les plus récentes, particulièrement

utiles et pertinentes pour le

travail quotidien avec les outils

numériques de Stieger Software.

Voici trois exemples de cours.

Appliquer efficacement les

nouveautés

Les formateurs expérimentés

présentent aux participants

les toutes dernières innovations

et fonctionnalités des

solutions DMS, constamment

développées par Stieger. Les

participants pourront parfaitement

mettre en pratique

ces nouvelles connaissances

dans leur entreprise. Le cours

est proposé séparément pour

les utilisateurs de xDrive et

d’Europlus.

Europlus Vente de voitures

La facturation des véhicules

est effectuée dans le DMS

Europlus. Bien entendu, une

facturation impeccable est la

base d’une bonne comptabilisation

et d’analyses pertinentes.

Le formateur transmet tout ce

qu’il faut savoir, y compris les

trucs et astuces, pour établir

les factures correctement. Les

collaborateurs régulièrement

chargés de cette tâche en

tireront profit.

xDrive Traitement des

commandes

Ce module de commandes

s’adapte de multiples manières

aux besoins de chaque entreprise.

Pendant la formation, on

découvre en détail les différents

paramètres et options.

L’outil s’adresse aux utilisateurs

de la réception, de la direction

de l’atelier et de l’administration.

<

Kursprogramm 2020

Le nouveau programme de formation de la

Stieger Academy offre des opportunités et

des perspectives.

1 I

36

Robert Bosch SA

bosch.ch

> DAS 3000 : la solution globale pour le réglage et la calibration efficaces des radars et caméras frontaux

les constructeurs courants. Les avantages d’un coup d’œil :

Le système est commandé via

un PC d’atelier doté du logiciel • Nouveauté : le multi-board

Bosch Esitronic 2.0 en ligne permet de calibrer les caméras

connecté aux appareils de

et les radars avec un seul

diagnostic Bosch. Cette solution panneau. Calibration rapide

globale, flexible et performante, et efficace grâce à une

permet aux ateliers un accès

méthode de positionnement

rapide aux différents processus assistée par caméra, sans

de diagnostic pour la calibration banc de mesures des axes.

des systèmes d’assistance de Exactitude optimale des mesures

Le DAS 3000 de Bosch représente la toute nouvelle génération des dispositifs de chaque constructeur.

selon les plus hautes

réglage et de calibration universels et assistés par ordinateur pour les systèmes

d’assistance à la conduite.

exigences des OEM.

pd. Les fourgons et les voitures

de tourisme modernes sont toujours

plus équipés de systèmes

d’assistance à la conduite, qui

détectent les situations critiques

à l’aide de caméras et de capteurs

radars, préviennent l’automobiliste

et interviennent en cas

de danger. De ce fait, les ateliers

sont de plus en plus amenés à

recalibrer ces systèmes après

une réparation ou une révision.

Avec le DAS 3000, Bosch lance

la nouvelle génération des

dispositifs de réglage et de calibration

universels et assistés

par ordinateur pour les systèmes

d’assistance à la conduite.

Grâce à différents panneaux

de calibration, le DAS 3000

convient aux véhicules de tous

Des caméras intégrées et des

processus logiciels guidés mesurent

la distance au véhicule,

et le positionnement par rapport

à l’axe de direction s’effectue

ainsi de manière entièrement numérique.

Cela garantit un positionnement

du DAS 3000 rapide

et précis devant le véhicule tout

en augmentant considérablement

l’efficacité des processus

de l’atelier.

• Multi-marques compatibles

avec des panneaux de

calibration radars spécifiques

au véhicule : couverture du

groupe Volkswagen, de BMW,

Mini, Nissan, Fiat, Suzuki.

• Tout au même endroit grâce

à un coffret de rangement

intégré (accessoire en

option). <

AUTOINSIDE | Novembre 201979


GARAGES

André Koch SA

andrekoch.ch / standox.de/standothek

> Nouveau guide Standothek « Classic Cars »

pd. Le marché des voitures de

collection est en croissance.

Pourtant, préserver la valeur de

ces véhicules classiques souvent

uniques prend beaucoup

de temps et nécessite un grand

savoir-faire technique. Il en

découle un marché intéressant

pour les ateliers de carrosserie,

qui veulent faire de la réparation

et de la restauration de ces voitures

un débouché supplémentaire.

Une raison suffisante pour

Standox de revoir et de rééditer

le guide Standothek éprouvé

« Classic Cars ».

La nouvelle Standothek informe

sous un angle professionnel de

ce qui différencie les réparations

de peinture effectuées

sur des véhicules classiques et

des voitures neuves et donne

aux ateliers de carrosserie des

conseils sur la manière dont ils

peuvent s’approprier ce modèle

commercial. Elle aide plus particulièrement

à estimer toutes les

étapes du travail de réparation,

à protéger la tôle historique

contre la corrosion, à trouver

la bonne nuance de couleur, à

mélanger de façon écologique la

peinture adéquate et à donner

à la nouvelle surface son éclat

unique. Le savoir-faire de Standox

dans ce domaine représente

même le standard de la peinture

de qualité des voitures de collection

pour le Mercedes-Benz

Classic Center de Fellbach,

près de Stuttgart, le premier

interlocuteur dans le monde

des propriétaires de véhicules

Mercedes-Benz classiques. En

plus de conseils pratiques utiles,

le guide propose une digression

captivante sur l’histoire de la

peinture automobile et les couleurs

à la mode au fil du temps.

Il est possible de se procurer

le guide Standothek « Classic

Cars » par l’intermédiaire

d’André Koch SA, collaborateur

du service externe. De plus, il

peut être téléchargé sur le site

Internet de Standox :

www.standox.de/standothek. <

Le savoir-faire de Standox en matière de véhicules classiques représente même le

standard de la peinture de qualité des voitures anciennes pour le Mercedes-Benz

Classic Center de Fellbach, près de Stuttgart, le premier interlocuteur dans le monde

des propriétaires Mercedes-Benz de collection.

Carvalue

carvalue.ch

> MSS Holding AG et Audatex démarrent une coopération dans l’évaluation automobile

pd. Carvalue est un système

d’évaluation inédit pour les

véhicules d’occasion. Le système

peut, par simple pression de

bouton, en l’espace de quelques

secondes, analyser pratiquement

tout le marché suisse de l’occasion

tout en évaluant séparément

les prix des particuliers et des

concessionnaires. L’avantage de

Carvalue réside surtout dans sa

précision beaucoup plus grande

grâce à une analyse efficace

du marché, couplée au gain de

temps. Le système a déjà fait ses

preuves sur le marché autrichien.

Audatex intègre Carvalue à

sa série de produits « Qapter

Claims » et, dans un premier

temps, elle propose exclusivement

le système à ses clients

actuels (ateliers) qui ne disposent

encore d’aucune licence

pour l’évaluation de véhicules.

La société MSS-Holding AG

détient des droits de vente

exclusifs de Carvalue pour le

marché suisse et est fière de

pouvoir démarrer avec succès

sa coopération avec Audatex en

Suisse. <

Après une phase intensive de

développement, il est maintenant

possible, grâce à Carvalue,

de montrer rapidement sur le

marché suisse le prix auquel un

modèle de véhicule actuel est

effectivement négocié (ou a été

négocié antérieurement).

Le nouveau système d’évaluation Carvalue est utile pour le marché de l’occasion.

80

Novembre 2019 | AUTOINSIDE


GARAGES

WD-40 Company Ltd.

wd40.de

> Plus d’efficacité pour les véhicules : WD-40 offre des solutions

pd. Pour les voitures et les véhicules

utilitaires, il est important

que les composants soient

entretenus et fonctionnent

avec le moins d’usure possible.

Une panne peut coûter cher et

occasionner des désagréments.

La société WD-40 Company

Ltd. offre toute une palette de

solutions préventives, avec sa

nouveauté WD-40 Flexible et sa

gamme complémentaire WD-40

Specialist.

Le portefeuille de produits multi-fonctions

de WD-40 s’enrichit

d’un nouveau produit sous forme

d’un aérosol de 400 ml, prévu

pour un usage professionnel.

Une nouveauté dans la gamme

WD-40 Flexible : le tube de

vaporisation pliable fabriqué en

métal extrêmement déformable,

mais résistant à l’usure et à la

chaleur. Il peut être utilisé sans

problème dans le secteur de

l’automobile et des véhicules

utilitaires. Le tube vaporisateur

innovant peut être plié si besoin,

et peut ainsi atteindre des zones

du moteur difficiles d’accès.

Après le pliage, il conserve la

forme souhaitée et peut donc

s’utiliser d’une seule main.

Grâce à cette application extrêmement

précise, on évite les

vaporisations trop abondantes

et l’utilisation superflue des

produits. Cette précision rend

inutile le démontage au préalable

des pièces du véhicule.

La gamme de produits WD-

40 Specialist contient les

principaux produits spéciaux

techniques et chimiques et

répond ainsi sur mesure aux

besoins des utilisateurs dans

le secteur de l’automobile et

des véhicules utilitaires. Ces

produits séduisent dans leur domaine

d’utilisation grâce à leurs

caractéristiques spécifiques,

comme la compatibilité des

matières, la lubrification à sec

ou la résistance à la pression et

Le WD-40 Flexible avec son tube de vaporisation pliable.

à la température. Ils sont utilisés

dans tous les cas où une solution

rapide est recherchée, lorsque

les outils conventionnels seuls

échouent souvent. <

Motiondata Vector Schweiz GmbH

motiondata-vector.ch

> Motiondata DMS : vers un avenir commun couronné de succès

pd. Le groupe Motiondata Vector,

un fournisseur de solutions

logicielles complètes, améliore

les processus de travail des

garages avec son système de

gestion des documents (DMS).

Les outils et modules sont

adaptés individuellement à

chaque client et garantissent un

logiciel qui contribue à maîtriser

les coûts et permet de garder

une longueur d’avance. Comme

Motiondata DMS est optimisé en

permanence, le garage est toujours

à la page et concurrentiel.

En plus des systèmes DMS, le

groupe Motiondata Vector offre

le « Sales Manager », qui est à

la fois une CRM classique et un

outil moderne de prospection de

la clientèle soutenant l’ensemble

des processus de vente

et marketing. Sans oublier les

autres applications et solutions

web, qui contribuent à améliorer

la satisfaction de la clientèle,

comme l’application mobile

qui paraîtra sur le marché d’ici

peu. Elle permet notamment de

prendre rendez-vous pour un

service et une course d’essai.

L’offre et les services sont

accessibles en ligne 24h/24 et 7

jours sur 7.

Dans le portefeuille web, le

pack Internet et l’Online Service

Booking (OSB), qui sera bientôt

disponible, complètent judicieusement

le DMS et le « Sales

Manager ». Le pack Internet

comporte, par exemple, une

page d’accueil optimisée pour

l’ensemble des terminaux mobiles.

L’OSB offre au client final

une possibilité confortable de

prendre rendez-vous à l’atelier

sur Internet, à n’importe quel

moment.

L’interface utilisateur intuitive

et moderne est un autre atout

du système Motiondata DMS.

Ce dernier est non seulement

modulaire, mais aussi compatible

avec le cloud et peut

inclure plusieurs filiales.

Les services informatiques du

groupe Motiondata Vector sont

une base sûre et fiable pour

toutes les applications. À côté

des solutions d’infrastructure

classiques, Motiondata propose

toute une série de produits dans

le domaine de la sécurité. <

Motiondata optimise

les procédures quotidiennes.

AUTOINSIDE | Novembre 201981


SONDAGE DU MOIS

MONTERIEZ-VOUS

DANS UNE VOITURE

AUTONOME?

La conduite autonome suscite un vif intérêt dans le

monde entier. Une étude en ligne représentative

rassemblant 21 000 personnes met en évidence

certaines réserves. Les membres de l’UPSA se

montrent courageux à ce sujet : 31 % des sondés

monteraient tout de suite dans une voiture

autonome et 46 % attendraient que la technologie

soit au point. 23 % sont par contre critiques et

avouent être aujourd’hui déjà des passagers peu

commodes.

(État au 17 octobre 2019)

31 %

Oui, sans hésitation

46 %

Oui, dès que la

technique sera

au point

23 %

Non, je ne suis

déjà pas à l’aise

en voiture

APERÇU DE L’ÉDITION 12 D’AUTOINSIDE DÉCEMBRE 2019

Le prochain numéro paraîtra le 3 décembre 2019 et abordera les thèmes suivants :

L’huile, or noir des garagistes

Tout sur les huiles et les lubrifiants : de leur trajet

jusqu’en Suisse à la fidélisation des clients et la

compétence de conseil des garagistes, en passant

par la transformation des matières premières.

Rétrospective du salon

transport-CH à Bernexpo

Témoignages et impressions : AUTOINSIDE

propose un résumé de ce qui attendait les

visiteurs du salon transport-CH à Berne.

Les pénalités et leurs conséquences

pour les garagistes et automobilistes

Qu’impliquent les nouvelles valeurs cibles de CO 2

pour les importateurs ? Et qu’est-ce qui attend les

garagistes ? Les réponses dans AUTOINSIDE.

Éditeur

Union professionelle suisse de

l’automobile (UPSA)

upsa-agvs.ch

Éditions

AUTOINSIDE

Wölflistrasse 5, Case postale 64

CH-3000 Berne 22

Téléphone : +41 (0)31 307 15 15

verlag@agvs-upsa.ch, autoinside.ch

Administration et gestion des abonnements

Abonnement annuel

CHF 110. (TVA incluse)

Numéro à l’unité

CHF 11. (TVA incluse)

Contact : Anina Zimmerli

Téléphone : +41 (0)31 307 15 43

anina.zimmerli@agvs-upsa.ch, agvs-upsa.ch

S’abonner maintenant !

agvs-upsa.ch/fr/abo

Le magazine spécialisé au plus fort tirage de la branche automobile suisse

92 e année, 11 numéros en allemand et en français.

Tirage septembre 2019 certifié REMP : 12 760 exemplaires dont 9664 en allemand et 3096 en français.

Rédaction

Supports médiatiques de l’UPSA

Flurstrasse 50, CH-8048 Zurich

Téléphone : +41 (0) 43 499 19 81

newsdesk@agvs-upsa.ch

Rédaction : Sandro Compagno (sco, responsable

Gestion du contenu), Reinhard Kronenberg

(kro, responsable Journalisme), Jürg

A. Stettler (jas, rédacteur responsable

mobilité), André Bissegger (abi, rédacteur

mobilité), Carla Stampfli (cst, rédacteur

mobilité), Sascha Rhyner (srh, rédacteur mobilité),

Jean-Philippe Pressl-Wenger (jppw,

correspondant Suisse romande), Andreas

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Novembre 2019 | AUTOINSIDE


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