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Running Mag N°192

Le numéro de Novembre 2019 de Running Mag

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Les interviews, les vécus, les photos...<br />

En direct<br />

de la Boucle du<br />

Confluent !<br />

www.runningmag.fr<br />

Occitanie<br />

Mensuel <strong>N°192</strong> Novembre 2019 — 2 €<br />

Le journal des courses, raids, trails et triathlons de votre région<br />

Le 13ème Marathon International Toulouse<br />

Métropole :<br />

12500 au départ !!


Le sommaire<br />

<br />

EDITO<br />

Les 10 bonnes raisons pour lesquelles il vaut mieux éviter de<br />

fréquenter un traileur :<br />

LE MOT DE CLAUDY BENOIT<br />

"Et c'est reparti pour les cross !"<br />

1) il n’est pas pointilleux sur l’hygiène. La preuve, il peut passer trois jours<br />

entiers sans se laver, ni se brosser les dents et il peut rentrer chez lui avec des chaussettes<br />

qui puent dans sa voiture sans que cela ne semble le déranger.<br />

2) il a un vocabulaire spécifique et souvent limité. Si vous ne connaissez pas<br />

les abréviations du genre UTPBT ou TDLB ou bien encore mieux, VMA ou VO2Max, vous<br />

êtes vite largués et ne pouvez plus du tout communiquer avec lui.<br />

3) Il est un poil irritable. Ne lui dites surtout pas qu’à 6km/h il a marché durant<br />

tout le parcours et que c’est plus de la course, sinon il va vite péter un plomb et vous<br />

faire la gueule durant une semaine entière.<br />

4) Il mange comme quatre. Si vous allez au resto avec lui, il va recommander<br />

trois fois des pâtes à vous faire grossir rien qu’à le regarder s’empiffrer ! Et du coup<br />

c’est aussi un vrai grand budget nourriture qu’il faut prévoir.<br />

5) Il est vraiment trop connecté. Entre son GPS, son Strava, son Martphone, ses<br />

comptes FB, Insta, Snap et Twitter, son Google Maps, son Blog etc etc… il n’aura guère<br />

de temps à vous consacrer en vérité.<br />

6) Il est carrément hyper indécis. Il a toujours un doute sur tout. Le choix de<br />

sa prochaine course, de ses chaussures, de sa tenue, ce qui fait que vous ne pouvez<br />

jamais rien prévoir avec lui.<br />

7) Il est malade en permanence. Y a toujours un truc qui va pas. Si c’est pas les<br />

maladies de tout le monde comme la grippe ou la gastro, il a toujours mal aux pieds,<br />

aux jambes, au dos, au ventre, aux genoux, à la tête, bref vous devez le rassurer en<br />

permanence et ça va vite vous gaver.<br />

8) Il a un égo hyper dimensionné… mais cela, il ne vaut mieux en parler car<br />

c’est un sujet tabou… De toute façon, vous vous en rendrez vite compte !<br />

9) Il est toujours absent. Entre ses entraînements, ses courses, ses planifications<br />

de course, les réunions avec les membres de son club ou de son groupe, vous aurez de<br />

la chance si vous le croisez une ou deux fois par semaine. Et encore…<br />

10) Il est toujours fatigué. Pour faire un câlin avec lui, vaut mieux que ce<br />

soit planifié longtemps à l’avance car sinon le plus souvent, il s’endort<br />

dès que sa tête touche l’oreiller. Et pareil pour toutes les tâches<br />

ménagères quotidiennes ou le bricolage du week-end, il préfère largement<br />

garder ses forces pour sa passion.<br />

www.runningmag.fr<br />

Rémy Jégard<br />

Débutée le dimanche 3 novembre,<br />

avec notamment la 47e édition du<br />

cross de la Saucisse à St-Jean-du-<br />

Gard (1ére manche du challenge Pujazon),<br />

la saison des courses à travers<br />

champs et autres pelouses boueuses,<br />

va se poursuivre jusqu’au 8 mars<br />

prochain, avec les championnats de<br />

France de la discipline, organisés en<br />

Occitanie !...ce sera Montauban, terre<br />

de cross, sur le circuit tracé dans l’hippodrome<br />

des Allègres, où se déroule<br />

chaque année le challenge Arcuset.<br />

Avant cela, pour se qualifier, les coureurs<br />

régionaux devront passer obligatoirement<br />

par la case des quarts de<br />

finale (Rodez et Alès) du 2 février, puis<br />

dans la foulée, se surpasser lors de la<br />

demi-finale Occitanie organisée le 16<br />

février à Carcassonne, sur un parcours<br />

technique balisé en bordure du fleuve<br />

Aude, où s’était déjà déroulée une<br />

demi-finale le 14 février 2016....du<br />

beau et intense spectacle à consommer<br />

sans modération !<br />

Claudy<br />

Inscrivez vous en ligne pour les mois de<br />

mars et avril sur www.chrono-start.com :<br />

- L'Ekiden de Toulouse, le 24 novembre<br />

- La Launagu'Etoile, le 1er décembre<br />

- La Nocturne du Coeur, le 7 décembre<br />

- Le Trail des Oufs, le 14 décembre<br />

- La Corrida de Cazals, le 14 décembre<br />

- Le Trail Nocturne des Rois, le 11 janvier<br />

- La Ronde Givrée, le 26 janvier<br />

- Le Trail de l'Aqueduc, le 26 janvier<br />

- L'Embusquade Trail, le 2 février<br />

<strong>Running</strong> <strong>Mag</strong> est édité par<br />

la société RP Presse<br />

au capital de 2.000 F<br />

Lieu dit Fourneri<br />

81500 Teulat<br />

Remy : Tél.06 13 36 08 87<br />

et Tél. Fixe. 05 31 22 66 24<br />

E.Mail: runningmag@sfr.fr<br />

Directeur de la publication :<br />

Rémy Jégard<br />

Directeur de la Rédaction :<br />

R. Jégard<br />

Ont collaboré à ce numéro :<br />

Kris - Pierre - Thomas<br />

Géry d'Afum team - Benoît -<br />

Impression : Occitane<br />

Imprimerie - Avenue<br />

Jean Baylet - 31095<br />

Toulouse Cedex 9 -<br />

Tél.: 0562113511<br />

(Ce journal est imprimé<br />

dans le respect de l'environnement)<br />

N° ISSN : 1626-9500<br />

N° Commission paritaire :<br />

0523K80535<br />

Abonnement 1 an : 19 €<br />

Abonnement de soutien<br />

: 76 €<br />

Prix TTC aux taux de 2,10 %


Le marathon de Toulouse Métropole<br />

AUTOUR<br />

Un marathon en<br />

Un départ tonitruant sur le 10 km ! (Photos Rémy)<br />

C’est un marathon qui fait la<br />

part belle aux monuments<br />

locaux. On reste tout le temps<br />

à l’intérieur de la rocade et la<br />

plupart du temps même dans<br />

le cœur de la ville empruntant<br />

les plus beaux axes et<br />

montrant ce que la ville rose a<br />

de plus beau à offrir. C’est le<br />

Marathon Toulouse Métropole.<br />

Ambiance !<br />

Dimanche après-midi sur le coup<br />

des 15h. Les marathoniens qui ont<br />

choisi l’option relais sont partis plus<br />

tard que les autres. A 10h45 du côté<br />

du Pont de Coubertin. Aussi ils arrivent<br />

par grappes entières encore sur<br />

la place du Capitole. Beaucoup arborent<br />

fièrement ou fiévreusement la<br />

couverture de survie qu’ils ont dépliée<br />

pour contrer le petit vent froid et la<br />

pluie fine qui ont fait leur apparition.<br />

C’est la nouvelle mode « course sur<br />

route » collection automne-hiver. Plus<br />

sérieusement, les terrasses alentour<br />

sont prises d’assaut. Les coureurs<br />

avec leur visage creusé par l’effort<br />

sont reconnaissables entre tous. Pour<br />

la plupart, la douche viendra plus tard<br />

et ils passent rapidement un coupevent<br />

sur les épaules pour aller se<br />

ravitailler. La matinée a été longue<br />

et le lever souvent tardif. En plus, ils<br />

viennent d’apprendre, à retardement,<br />

que la France avait été éliminée de<br />

la coupe du Monde. Certains gardent<br />

leur médaille autour du coup comme<br />

un trophée durement acquis. Ils laissent<br />

durer un peu l’instant magique.<br />

La queue pour prendre son ticket de<br />

métro est impressionnante pour un<br />

dimanche après-midi. Il tarde de rentrer<br />

à la maison pour se reposer mais<br />

il faut encore s’armer de patience. La<br />

posture debout fait mal aux jambes.<br />

Cela tire de partout. Les marathoniens<br />

regagnent ainsi par grappes leur véhicule<br />

laissé en marge de l’événement,<br />

le plus souvent à la première entrée<br />

de métro. La ville a été littéralement<br />

envahi et son cœur laissé aux amateurs<br />

de bitume, aux pedestrians. Au<br />

micro, Philippe Aubert annonce pourtant<br />

l’arrivée d’un coureur pas comme<br />

les autres. Après plus de 6h40’ d’effort,<br />

Charles Bancarel vient de franchir<br />

la ligne. Sa particularité ? Et bien juste<br />

qu’il est âgé de 90 ans. Et oui, celui<br />

qui a fait la une des journaux télévisés<br />

l’autre jour suite au marathon de<br />

Paris, ne compte toujours pas s’arrêter<br />

là. Il est le premier master 5. Assez<br />

logiquement tout de même.<br />

Le marathon a donc permis aux<br />

amoureux de la course à pied de se<br />

livrer corps et âme dans une ville<br />

toute acquise à leur cause. Cela n’arrive<br />

pas si souvent pour un dimanche<br />

matin. Les moyens mis en place<br />

aussi bien humais que logistiques<br />

sont énormes. Il faut comme chaque


Le marathon de Toulouse Métropole<br />

<br />

DE L'EVENEMENT<br />

plein centre !<br />

année plus de 1300 bénévoles. Sans<br />

eux, pas d’épreuves. Et c’est tout un<br />

week-end qui est proposé ainsi aux<br />

passionnés. Le village « partenaires<br />

» ouvrent ses portes dès le vendredi<br />

et les premiers qui ne veulent surtout<br />

pas perdre trop de temps arrivent<br />

vraiment en avance pour retirer leur<br />

précieux dossard tout en flânant dans<br />

le centre ville sous le soleil. Puis le<br />

samedi, c’est le jour des animations.<br />

La course des enfants en fin de matinée<br />

sous la houlette d’i-Run et puis<br />

quelques conférences qui s’enchaînent.<br />

Djilali Bédrani, parrain de l’événement,<br />

n’est jamais bien loin. Lui le<br />

champion français, star du 3000m<br />

steeple, est toulousain de souche. Il<br />

n’est pas avare d’un autographe, d’un<br />

selfie ou même de quelques paroles.<br />

Une vingtaine de tentes blanches forment<br />

une sorte de petit village dans<br />

la ville. Il y a les partenaires historiques<br />

comme le magasin i-Run donc<br />

qui a déplacé quelques vendeurs et<br />

beaucoup de matos pour l’occasion,<br />

il y a le CDA, co-organisateur, qui est<br />

prêt à prodiguer la bonne parole ou<br />

du moins transmettre la passion de<br />

l’athlétisme à tout un chacun. Il y a<br />

les courses amies comme le marathon<br />

de la Rochelle, Eiffage Millau<br />

ou celui d’Albi. Il y a les associations<br />

soutenues comme les Petits Cœurs de<br />

Beurre, le Rotary, l'UNICEF, les Petits<br />

Frères des Pauvres. Il y aussi quelques<br />

structures gonflables pour que les<br />

plus petits laissent souffler quelques<br />

instants leurs parents trop heureux de<br />

parler course à pied avec leurs amis<br />

retrouvés. Il y aussi quelques petits<br />

stands snack et boissons. Traiteur et<br />

fruits bio par exemple. Mais il y aussi<br />

et surtout les tentes de retraits des<br />

dossards et consignes. Bien sûr.<br />

Et puis non loin d’une des grandes<br />

ouvertures contrôlées de la zone, le<br />

grand podium a été installé. C’est là<br />

qu’en soirée ont été présentés les<br />

meneurs d’allure puis juste après les<br />

coureurs élites. C’est tout cela et bien<br />

d’autres choses encore le Marathon<br />

Toulouse Métropole. Cette année et<br />

avec plaisir, on a même ou retrouver<br />

un bon nombre de petits groupes<br />

musicaux disséminés sur l’ensemble<br />

des 42kms que forment le parcours.<br />

Du classique, des percussions, du<br />

jazz, de la salsa… bref comme une<br />

ville qui vit au rythme des foulées qui<br />

martèlent son bitume ! Vive le marathon<br />

de la ville rose !<br />

Rémy Jégard


Le marathon de Toulouse Métropole<br />

AU COEUR<br />

Record, affluence<br />

Un parcours qui se veut hyper plat et propice aux performances ! (Photos Rémy)<br />

L'édition 2019 du marathon<br />

Toulouse Métropole restera<br />

donc noire dans les mémoires<br />

de chacun... malgré record et<br />

affluence !<br />

Pour son treizième volet, le marathon<br />

Toulouse Métropole est revenu<br />

sur les bases solides de ce qui faisait<br />

son succès il y a quelques années<br />

déjà : des animations musicales tout<br />

au long du parcours, un parcours<br />

intra-urbain avec beaucoup de lignes<br />

droites propices aux performances<br />

et une âme conviviale au plus proche<br />

des coureurs et des spectateurs.<br />

Aussi à 8h30 précises quand Vincent<br />

Terrail-Noves, maire de Balma et<br />

vice-président de Toulouse Métropole<br />

donne le premier départ, celui du<br />

10km, on sait déjà que le succès de<br />

l’épreuve sera énorme avec plus de<br />

12000 dossards distribués. 2600 sur<br />

le seul dix, 4000 sur le semi, 2200 sur<br />

le marathon et le reste sur le relais. Le<br />

défi de reprendre le marathon après<br />

la défection de la FFA a bel et bien<br />

été relevé. La météo quand à elle<br />

est idéale. Pas de vent, température<br />

fraîche mais pas froide, tout ce qu’il<br />

faut pour courir un dimanche matin<br />

dans la ville rose. Le pont de Coubertin<br />

vibre encore des foulées de tous<br />

ces passionnés venus des quatre<br />

coins de la France. Sur le 10km, le<br />

jeune prodige Pierrick Jocteur a mis<br />

tout le monde d’accord en moins de<br />

30’ et Emeline Gruau n’a pas déçue<br />

non plus en 34’42’’. Sur le semi, avec<br />

un beau plateau départ, David Gosse<br />

le Balmanais, encore déçu de son<br />

petit souci technique aux Frances de<br />

10km, s’impose en 1h05’53’’. Ces<br />

deux collègues du CA Balma suivent<br />

non loin. Grégory Bé en 1h07’14’’<br />

et Gaétans Cals. Susan Kipsang, la<br />

Kenyane, l’emporte en féminines en<br />

1h14’42’’. Mais évidemment c’est sur<br />

le marathon que se sont portés tous<br />

les regards avec quelques clients de<br />

renoms sur la ligne de départ à 9h20.<br />

Très vite, ils sont d’ailleurs une dizaine,<br />

Kenyans et Ethiopiens, à former


Le marathon de Toulouse Métropole<br />

<br />

DE LA COURSE<br />

et tristesse !<br />

le groupe de tête. Les régionaux et<br />

les meilleures féminines sont dans<br />

un autre groupe juste derrière mais<br />

à un écart qui ne cessera de croître.<br />

Au final, les deux favoris pressentis se<br />

feront malmener par Chumbla Zablon,<br />

autre kenyan, qui finira tout seul<br />

devant en 2h10’38’’. Battant donc de<br />

quelques secondes le record détenu<br />

par Bitok depuis 2013 qui était de<br />

2h10’44’’. C’était son premier marathon.<br />

Le premier local n’est autre que<br />

Simon Munuyutu et Nicolas Miquel,<br />

en 2h42’ est juste derrière. Chez les<br />

féminines, la tenante du titre n’a pas<br />

failli. Chaitu Negasa; l’Ethiopienne,<br />

gagne 2h34’46’’. La pluie commençait<br />

doucement à tomber en fin de<br />

matinée et le vent a soufflé également<br />

rendant plus difficile encore les<br />

kilomètres des concurrents de la plus<br />

longue des distances. Et bien sûr des<br />

relayeurs qui eux ne partaient que<br />

beaucoup plus tard...avec la victoire<br />

des Sapeurs Pompiers en 2h30’ ! En<br />

handisports, pour être complet, c’est<br />

un Félix Thomias très costaud qui<br />

l’emporte en 1h19’, prenant même<br />

deux minutes d’avance sur le multiple<br />

vainqueur, Serge Robert.<br />

Malheureusement, la nouvelle<br />

tombera quelques minutes après les<br />

premières arrivées du marathon, un<br />

jeune homme de 20 ans, aura été<br />

victime d’un malaise cardiaque en<br />

plein effort, alors qu’il participait lui au<br />

semi. Malgré les efforts des secours<br />

venus aussitôt sur place, il ne pourra<br />

être réanimé. Cette 13ème édition<br />

sera donc à jamais marquée de cet<br />

affreux drame. Et la fête gâchée<br />

aussi…<br />

R.J<br />

Du côté de l'organisation !<br />

La 13e édition du Marathon International Toulouse Métropole, qui s’est tenue<br />

le 20 octobre, a été endeuillée par le décès d’un athlète, à la suite d’un arrêt<br />

cardiaque sur la course du semi-marathon.<br />

« Depuis sa création, l’objectif prioritaire du Marathon est d’offrir aux coureurs<br />

un dispositif de secours conséquent, constitué des moyens les plus adaptés.<br />

La prise en charge de ce jeune coureur a été immédiate, notamment par<br />

un autre coureur médecin de profession et des pompiers présents sur les lieux.<br />

Ils ont été rapidement rejoints par une équipe de la Croix Rouge et le médecin<br />

de l’organisation avant d’être relayés par le SAMU.<br />

Affectés par cette disparition, Vincent Terrail-Novès, Vice-Président de Toulouse<br />

Métropole en charge des sports, et moi-même ainsi que toute l’équipe<br />

d’organisation présentent leurs plus sincères condoléances à la famille et à ses<br />

amis » explique Jean- Luc Moudenc, Maire de Toulouse, Président de Toulouse<br />

Métropole.<br />

D’un point de vue sportif, pour son treizième volet, le Marathon International<br />

a été remporté par le coureur kenyan, Chumbla Zablon, qui finira tout seul<br />

en 2h10’38’’. Il bat ainsi le record détenu par Benjamin Bitok depuis 2013.<br />

Chez les féminines, la tenante du titre, l’Ethiopienne Chaitu Negasa gagne en<br />

2h34’46’’.<br />

Sur le 10 km, Pierrick Jocteur et Emeline Gruau se sont imposés respectivement<br />

en moins de 30 minutes et en 34’42’’. Sur le semi, le Balmanais, David<br />

Gosse s’impose en 1h05’53’’. Susan Kipsang, la Kenyane, l’emporte chez les<br />

femmes en 1h14’42’’.<br />

« Je félicite particulièrement Chumbla Zablon, qui pour un premier marathon,<br />

réalise cette belle performance en battant le record ainsi que Chaitu Negasa<br />

qui réédite sa victoire de 2018. Mes pensées et mes sincères remerciements<br />

vont vers les coureurs et les équipes qui ont permis la tenue de cette édition<br />

malheureusement marquée par le décès d’un jeune coureur » conclut Jean-<br />

Luc Moudenc


2<br />

CHALLENGES<br />

CHALLENGE<br />

DES SOMMETS<br />

CHALLENGE<br />

DU PATRIMOINE<br />

57<br />

COURSES<br />

<br />

www.ariegepyrenees.com


Le marathon de Toulouse Métropole<br />

<br />

DJILALI BEDRANI<br />

Un gars en or !<br />

Cette année, le Marathon<br />

Toulouse Métropole<br />

n'a pas eu à aller<br />

chercher bien loin son<br />

parrain, ni de franchir<br />

les frontières du département,<br />

en effet ce dernier<br />

est Toulousain...<br />

O n se souvient a voir<br />

vu fouler la place du Capitole<br />

des Murielle Hurtis, des<br />

Kevin Mayer, des Christophe<br />

Lemaitre et même des Yohan<br />

Dini mais cette année, les<br />

organisateurs n’ont pas eu<br />

à chercher bien loin. Djilali<br />

Bédrani est Toulousain et en<br />

ce moment, l’une des valeurs<br />

sûres de notre athlétisme tricolore.<br />

C’est lui en effet qui<br />

à Doha, malgré une médaille<br />

très difficile à aller chercher,<br />

a le plus convaincu de toute<br />

la délégation. C’était donc<br />

tout à fait normal qu’il soit<br />

le parrain de cette 13ème<br />

édition. Comme une certaine<br />

logique.<br />

« J’ai répondu favorablement<br />

immédiatement<br />

» explique-t-il en train de<br />

se prêter au jeu des selfies<br />

sur la Place du Capitole,<br />

samedi vieille de course. « Il<br />

fallait juste en fait que cela<br />

coïncide avec mon planning<br />

de compétitions mais<br />

c’est pour moi une période<br />

idéale. Avant de partir m’entraîner<br />

au Kenya, je profite<br />

donc de cette belle épreuve<br />

toulousaine pour venir discuter<br />

avec mes supportes,<br />

les remercier aussi et vivre<br />

pleinement mon histoire. J’ai<br />

toujours dit que je me devais<br />

à mon public et je ne dérogerais<br />

pas à cette règle. Dès<br />

que je le pourrai, je répondrai<br />

présent à ce genre de sollicitations.<br />

Pour moi cela semble<br />

tout à fait logique. »<br />

Et comme on l’avait vu<br />

début juillet venir parrainer<br />

l’épreuve de la Corrida Crédit<br />

Agricole Toulouse 31 au<br />

même endroit, il a donc joué<br />

le jeu avec un grand plaisir et<br />

surtout une énorme disponibilité.<br />

Djilali n’a jamais refusé<br />

le moindre autographe, la<br />

moindre photo, le moindre<br />

sourire. Il a le contact hyper<br />

facile et on a pu le voir un<br />

peu partout en fait durant<br />

tout le week-end. Du côté<br />

de la course des enfants<br />

le samedi matin pour faire<br />

quelques photos souvenirs<br />

avec eux, du côté de la<br />

séance dédicace l’après-midi<br />

où il a pu répondre aussi à<br />

toutes les questions, du côté<br />

du départ le lendemain pour<br />

encourager tous les concurrents<br />

au côté de Vincent Terrail-Noves,<br />

vice-président<br />

du Toulouse Métropole, à<br />

l’arrivée aussi pour féliciter,<br />

serrer des mains et ainsi de<br />

suite…<br />

« J’aime ma ville, je ne l’ai<br />

jamais caché. Pour moi c’est<br />

un plaisir d’être là. J’en profite<br />

au maximum en fait ! »<br />

Le message est clair. Et<br />

dire que quelques semaines<br />

auparavant, l’organisation<br />

se cherchait encore désespérément<br />

son parrain ou sa<br />

marraine. Le choix semblait<br />

évident pourtant. Car depuis,<br />

Djilali est devenu un grand<br />

de l’athlétisme. Ou un grand<br />

dans qui l’on place désormais<br />

tous les espoirs pour l’avenir.<br />

On l’a vu en effet du côté de<br />

Monaco en juillet descendre<br />

son record sur 3000m steeple<br />

à 8’09’’47 et s’offrir ainsi<br />

deux places aux mondiaux<br />

de Doha et aux Jeux Olympiques<br />

de Tokyo. Minimas en<br />

poche. Mais on l’a surtout vu<br />

quelques semaines plus tard<br />

du côté de Doha justement<br />

éclabousser la piste climatisée<br />

de toute sa prestance<br />

et sa science de la course. Il<br />

réalise 8’13’’02 en demi et<br />

son deuxième chrono perso<br />

et puis la course de sa vie en<br />

finale où il bat de nouveau<br />

son record avec un magnifique<br />

8’05’’12 (quatrième<br />

performance européenne de<br />

tous les temps), cinquième<br />

à un souffle de la quatrième<br />

place.<br />

Aussi pour Djilali, maintes<br />

fois titrés déjà en cross,<br />

3000m ou 3000m steeple au<br />

niveau national, le regard se<br />

tourne vers Tokyo et les Jeux<br />

Olympiques. Pour dans quelques<br />

mois. Pour août 2020.<br />

Et pourquoi pas Djilali de<br />

nouveau parrain du marathon<br />

juste après ? Avec une<br />

médaille olympique autour<br />

du cou ? Allez savoir vous…


10<br />

Le marathon de Toulouse Métropole<br />

LE COMITE D'ATHLETISME<br />

Un rôle de co-organisateur<br />

Entre le CDA 31 et le marathon<br />

de Toulouse, c’est une véritable<br />

histoire d’amour. Et cela<br />

fait treize ans que ça dure. La<br />

Mairie de Toulouse ou désormais<br />

Toulouse Métropole ont<br />

toujours été clair sur le sujet :<br />

le marathon ne pouvait se faire<br />

qu’avec les clubs locaux et en<br />

collaboration avec eux. Et ainsi<br />

le rôle du Comité d’Athlétisme<br />

du 31, en tant que co-organisateur,<br />

est très varié et large.<br />

En un mot : incontournable !<br />

Dans le petit village des partenaires,<br />

installé en plein cœur du centre<br />

ville de Toulouse, place du Capitole,<br />

le retrait des dossards va bon train.<br />

Nous sommes samedi après-midi<br />

et sous un soleil quasi estival, les<br />

grandes tentes blanches sont prises<br />

d’assaut. Veille de marathon, chacun<br />

a le temps, chacun traîne ici ou là en<br />

attendant le coup d’envoi de cette<br />

treizième édition. Près de l’entrée,<br />

la grande tente du CDA 31 ne peut<br />

pas se louper. Maria et Sophie, salariées<br />

du Comité, sont bien en place et<br />

Daniel Rousseau, le président, n’est<br />

jamais loin.<br />

Ici on parle d’athlétisme, on parle<br />

de licenciés, on parle de passion plus<br />

simplement. Et chacun est bienvenu<br />

pour refaire l’histoire en quelques<br />

minutes ou quelques heures. On<br />

prend le temps de répondre à tout le<br />

monde et pourquoi pas d’orienter les<br />

uns et les autres vers un avenir teinté<br />

d’athlétisme. C’est bien la vocation<br />

du comité.<br />

« L’histoire qui nous relie au marathon<br />

est déjà ancienne » aime à se<br />

rappeler Daniel. « Dès la première<br />

année, la communauté d'aglomération<br />

du Grand Toulouse à l’époque<br />

est venue nous trouver pour que<br />

nous fassions partie de l’aventure. Il<br />

cherchait une structure administrative<br />

pour accueillir le marathon mais<br />

aussi beaucoup de bénévoles. Nous<br />

avons répondu présents d’entrée et<br />

avec le plus grand plaisir. »<br />

Et depuis, le CDA a toujours été mis<br />

à contribution dans l’organisation de<br />

l’épreuve pour en devenir très vite le<br />

co-organisateur même. Les tâches<br />

sont multiples et variées.<br />

« Cela va du mesurage du parcours,<br />

à la sécurité du parcours, en<br />

passant par l’accueil des bénévoles,<br />

des coureurs, aux juges arbitres, aux


Le marathon de Toulouse Métropole 11<br />

DE HAUTE-GARONNE<br />

pour le partage d'une passion !<br />

officiels, aux meneurs… » précise<br />

Maria. « Le comité est partout et met<br />

le maximum de ses compétences à<br />

disposition. Mais bien entendu, c’est<br />

aussi un grand nombre de bénévoles<br />

mis à disposition. »<br />

Il serait donc difficile de citer tous<br />

ceux qui ont mis une pierre à l’édifice<br />

dans cette organisation du marathon.<br />

Mais pour l’exemple, on peut citer<br />

Michel Vidaillac de l’ASPTT, qui est en<br />

charge du mesurage officiel du parcours,<br />

avec à ses côtés André Ollier<br />

et Jean-Luc Touchard de l’Athlé 632.<br />

Sans eux, pas d’épreuve reconnue<br />

et qualificative. Pas de chrono officialisé.<br />

Bref c’est la base de tout. Le<br />

Comité est aussi consulté pour mettre<br />

en place tout simplement ce fameux<br />

parcours. Il n’est jamais évident de<br />

savoir dans quel endroit il faut passer<br />

plutôt que tel autre. Attrait touristique,<br />

route sans aucun dénivelé et ainsi de<br />

suite. Véritable casse-tête bien souvent<br />

pour arriver à satisfaire le plus<br />

de monde possible.<br />

On ne peut pas ne pas citer non<br />

plus, Dominique Gillen du CA Balma<br />

qui lui est en charge de la sécurité<br />

sur le parcours. On ne vous fait pas<br />

un dessin. A notre époque, cette<br />

tâche est vraiment primordiale. Mais<br />

d’autres hommes et femmes travaillent<br />

dans l’ombre, n’aimant pas<br />

forcément la mise en avant, et n’en<br />

sont pas moins hyper impliqués.<br />

Ainsi Claude Mournaud, président<br />

du Blagnac SC, emmène énormément<br />

de sa personne. Il s’occupe de<br />

l’accueil des bénévoles, de la logistique<br />

aussi. Et il est vraiment hyper<br />

sollicité.<br />

« Quand Justine en tête de l’organisation<br />

m’a demandé si j’étais d’accord<br />

pour lui donner un coup de main,<br />

j’ai aussitôt accepté » explique-t-il. «<br />

Aussi nous sommes peut-être une<br />

trentaine de Blagnac a prêter main<br />

forte. Et nous essayons de résoudre<br />

toutes sortes de problèmes et d’intervenir<br />

partout où nous le pouvons.<br />

Par exemple hier, il fallait quelqu’un<br />

pour aller chercher du matériel de<br />

l’autre côté de la ville et j’ai envoyé<br />

quelqu’un de chez nous. Pareil pour<br />

les dotations, cela nous a pris quelques<br />

heures avec des retraités du<br />

club pour tout mettre en place. Nous<br />

sommes sur le pont depuis deux<br />

semaines à fond déjà. Je pense aussi<br />

à Fred Bonotto du club qui a accepté<br />

au pied levé de faire meneur d’allure<br />

car il manquait quelqu’un. Voilà comment<br />

nous nous investissons dans ce<br />

marathon. Un peu partout à la fois !<br />

»<br />

Christian Riche qui est président du<br />

Stade Toulousain Athlétisme est tout<br />

aussi impliqué mais avec des moyens<br />

moindres. En effet son club étant plus<br />

petit, il fait avec les moyens du bord<br />

mais avec six membres de son club<br />

sur le pont, il n’a pas à rougir.<br />

« Nous avons répondu présent aux<br />

sollicitations du CDA. Nous faisons au<br />

mieux de nos possibilités mais évidemment<br />

nous ne sommes pas un<br />

grand club malgré notre centaine de<br />

licenciés. Pour autant, nous ne voulons<br />

pas rater cette grande fête de la<br />

course à pied dans la région. Moi par<br />

exemple, j’aide aujourd’hui à l’accueil<br />

des gens du comité et demain je serai<br />

juge-arbitre sur la course. Je suis à<br />

fond ! »<br />

Comme on peut le constater, le CDA<br />

31 et les clubs du 31 ont toujours été<br />

des acteurs importants dans l’organisation<br />

du marathon. Il est partout, à<br />

tous les niveaux et à tous les endroits.<br />

Et cela fait la force de ce marathon !<br />

R.J.


12<br />

Le marathon de Toulouse Métropole<br />

Antoine AUBIN - 33 ans - Paris -<br />

C’est ma deuxième participation<br />

ici, mais j’étais sur Toulouse avant.<br />

Là je travaille à Paris mais je suis<br />

venu retrouver des amis pour courir<br />

avec eux. Je ne courais plus depuis<br />

longtemps donc c’était plutôt pour<br />

reprendre gentiment, avec un 10km.<br />

L’objectif a été atteint car j’ai fini,<br />

avec une belle matinée en prime,<br />

donc satisfait d’être venu pour ce<br />

beau rendez-vous.<br />

Guillaume SANZEY - 30 ans - Toulouse<br />

De mon côté, c’était ma grande<br />

première ici. Mais je suis venu pour<br />

accompagner Antoine qui a fait le trajet<br />

exprès. Comme lui j’avais arrêté<br />

depuis 1 an, donc il fallait s’y remettre.<br />

Avant je faisais pas mal de natation<br />

et aussi de la boxe. Donc niveau<br />

cardio, ça allait mais comme lui, je<br />

le parcours très sympa, et la météo<br />

était parfaite pour courir pour ne rien<br />

gâcher!<br />

Thomas GARDES - 33 ans - Paris<br />

Je suis venu courir pour la première<br />

fois ici. J’ai donc naturellement<br />

choisi le 10km. Je fais du sport régulièrement<br />

mais je ne me définis pas<br />

comme un coureur. Je suis venu surtout<br />

pour accompagner ma chérie, qui<br />

est bien plus assidue que moi. Mais<br />

j’ai quand-même participé à quelques<br />

épreuves ces derniers mois, notamment<br />

sur les 10km de Marseille.<br />

J’ai adoré l’ambiance qu’il y avait et<br />

le public présent partout pour nous<br />

encourager. C’était une belle course<br />

assurément.<br />

Thomas ROCHEREAU - 21 ans -<br />

Albi<br />

On est 4 amis venus tout droit<br />

d’Albi. On s’est tous mis sérieuse-<br />

encourageant. C’était notre première<br />

participation à Toulouse. On a choisi<br />

le 10km car c’est une distance qui<br />

nous réussi bien pour l’instant. Mais<br />

rallonger un peu est aussi dans les<br />

projets. La matinée s’est superbement<br />

passé pour nous 4 et je pense<br />

qu’on y reviendra avec plaisir peutêtre<br />

dès l’an prochain.<br />

Axel THERMOS - 21 ans - Albi<br />

J’ai adoré la course également.<br />

Le parcours est bien étudié, il est<br />

très roulant et les conditions météos<br />

étaient parfaites aujourd’hui, ce qui<br />

a bien aidé pour la performance. On<br />

a tout donné et fini tous autour des<br />

40mn, donc on peut être content de<br />

nos chronos. Je faisais de la natation<br />

avant mais je me suis mis au running<br />

avec passion et on aime vraiment<br />

s’entraîner ensemble entre potes.<br />

Sébastien DEWEVRE - 21 ans -<br />

Albi<br />

ILS NOUS ONT<br />

"Un parcours pour<br />

39mn. Les potes sont pas loin non<br />

plus. C’est vrai que les conditions<br />

étaient vraiment au top. On a quelques<br />

objectifs en prévision pour les<br />

mois à venir. Peut-être pousser l’entraînement<br />

jusqu’à tenter le marathon<br />

l’an prochain, chez nous à Albi. Je<br />

sais que Thomas souhaite s’aligner<br />

sur le Semi-Marathon de Bordeaux<br />

aussi. On va continuer à s’entraîner<br />

ensemble et voir jusqu’où on peut<br />

aller!<br />

Marc JOURDAIN - 54 ans - Montauban<br />

Cela fait quelques années que je<br />

cours et j’étais déjà venu ici à Toulouse.<br />

Je n’étais pas au rendez-vous l’an<br />

passé. En 2017, il y a eu beaucoup<br />

de soucis au niveau du départ, avec<br />

les SAS d’entrées, et ça avait mis un<br />

beau bazar. Du coup ça m’avait un<br />

peu démotivé pour la dernière édition.<br />

Là j’ai retrouvé davantage de plaisir,<br />

en plus la météo était vraiment idéale<br />

pour la saison. Je me suis inscrit<br />

Je fais aussi partie de la bande. Moi<br />

j’étais plutôt foot avant. Mais comme<br />

mes camarades, je progresse rapidement<br />

aussi du coup, ça motive vraiment!<br />

On court souvent ensemble, et<br />

ça crée une émulation. Ce matin, tout<br />

s’est bien déroulé. Je pensais qu’on<br />

finirait sous la pluie mais on a eu la<br />

chance de rester au sec. Il y a une<br />

ambiance incroyable, qu’on n’a pas<br />

l’habitude de voir sur des courses à<br />

pieds, et c’est un vrai plus!<br />

sur le Semi. Ma course s’était bien<br />

déroulé, jusqu’au 16e kilomètre, où<br />

j’ai eu un coup de moins bien et surtout,<br />

j’ai vu un concurrent allongé sur<br />

la route, avec les secours en train de<br />

lui faire un massage cardiaque. A ce<br />

moment-là, tu te vois à sa place et<br />

ça refroidit un peu. Mais au final, j’ai<br />

terminé assez bien, en 1h48’.<br />

Christelle JOURDAIN - 46 ans -<br />

Montauban<br />

voulais simplement finir, en courant<br />

aussi bien que possible. J’ai trouvé<br />

ment à la course à pied et les résultats<br />

sont vraiment bons donc c’est<br />

Mathias SALEK - 20 ans - Albi<br />

Je suis super content. J’ai fais<br />

un très bon chrono, en dessous des<br />

Je suis venu pour accompagner<br />

mon mari, car je ne cours pas depuis<br />

très longtemps. Mais j’avais déjà<br />

participé au semi-marathon l’année


CONFIE A CHAUD<br />

Le marathon de Toulouse Métropole 13<br />

profiter de Toulouse..."<br />

dernière. J’ai réussi à améliorer mon<br />

chrono de 3mn, donc je suis plutôt<br />

contente. C’est vrai que ça s’est bien<br />

passé pour moi. J’ai trouvé l’organisation<br />

super, les bénévoles sont très<br />

impliqués, le public est génial, et puis<br />

c’est certain que le temps était bien<br />

propice à la course à pied. Ça me<br />

donnera encore plus envi de revenir<br />

pour l’édition 2020 je pense!<br />

Julien VINAY - 29 ans - Lyon<br />

Je fais parti d’un gros club de course<br />

à pied, le «AAA LYON». On compte<br />

plus de 250 licenciés. Il y a un peu de<br />

tout, on fait de la route, du trail. On<br />

a deux groupes d’entraînement bien<br />

remplis, et on fait régulièrement des<br />

sorties club, en France. Pour ma part<br />

c’était ma première course ici à Toulouse,<br />

mais on est venu à 60 coureurs<br />

dans le même TGV. Dans l’ensemble<br />

j’ai adoré le parcours. L’organisation<br />

est sûrement perfectible, mais on<br />

est exigeant et surtout, on est aussi<br />

bénévoles par moment de notre côté<br />

avec le club, du coup, on connaît bien<br />

le milieu!<br />

Christophe BOUGRAIN - 43 ans -<br />

Lyon<br />

J’ai fais plutôt une belle course ce<br />

matin, je trouve. J’étais moi aussi<br />

aligné sur le 21Km, comme Julien<br />

et Brigitte. J’ai finis en 1h39’. C’est<br />

sûr que les conditions météos étaient<br />

favorables. Mais il commence à pleuvoir,<br />

ça risque d’être plus dur pour les<br />

marathoniens. Le parcours est très<br />

intéressant, on a vraiment l’impression<br />

de visiter la ville ce qui est super<br />

agréable. De mon côté je ne connais<br />

pas trop la ville rose, donc c’était une<br />

belle expérience, et ça donne envi de<br />

revenir!<br />

Brigitte LAUVY - 61 ans - Lyon<br />

Je suis à la retraite depuis 2 mois!<br />

Du coup, j’avais tout le temps pour<br />

venir à cette belle sortie de <strong>Running</strong>!<br />

Je suis une habitué car je cours<br />

depuis près de 30 ans maintenant.<br />

J’ai essayé pas mal de choses mais je<br />

faisais du demi-fond avant, sur 800m<br />

notamment. En vieillissant, j’ai arrêté<br />

la piste, et j’ai allongé les distances.<br />

Ce type d’épreuve me convient bien.<br />

Mais c’était ma première participation<br />

à Toulouse. J’ai finis en 1h49’,<br />

donc objectif plutôt rempli pour moi.<br />

Dans l’ensemble, tout s’est bien passé,<br />

j’avais de bonne sensations et j’ai<br />

bien apprécié le tracé de la course. Il<br />

y a d’autres épreuves que j’aimerai<br />

découvrir mais je n’exclue pas l’idée<br />

de retourner ici.<br />

Cédric VERGNIERES - 30 ans -<br />

Tournefeuille<br />

Je suis venu avec ma chérie. On<br />

commence tous les deux à courir<br />

plus sérieusement. On est des locaux,<br />

donc on avait forcément envi de se<br />

présenter. On s’est bien entraîné avec<br />

3 sorties par semaines ces derniers<br />

temps. Le semi-marathon me tentait<br />

vraiment. L’objectif a été atteint<br />

en passant sous les 2 heures. Dans<br />

l’ensemble, le rendez-vous est bien<br />

pensé, mais j’ai regretté certaines<br />

portions trop étroites. C’est frustrant<br />

car on se trouve obligé de ralentir, et<br />

on perd un peu son rythme.<br />

Bénédicte SCHULER - 34 ans -<br />

Tournefeuille<br />

Je cours depuis 2 ans maintenant,<br />

et plus sérieusement depuis quelques<br />

mois. On avait envi de venir ici et on<br />

s’est préparé pour. Dans l’ensemble,<br />

c’est une super épreuve. Mais comme<br />

on est exigeants, on peut aussi parler<br />

des ravitaillements qui semblent un<br />

peu trop petits pour le début. Il y a<br />

trop de monde et du coup, ça pénalise.<br />

Mais j’ai apprécié la matinée,<br />

la météo était parfaite, le public qui<br />

encourage. J’ai bien envi de revenir<br />

pour améliorer mon temps!<br />

Cyrille ALEXANDRE - 62 ans -<br />

Salies du Salat<br />

Je cours depuis 4-5 ans, et je fais<br />

pas mal de trail mais il y a des courses<br />

sur routes qui retiennent mon<br />

attention. J’ai déjà couru ici en 2016<br />

et 2017. Je trouve que l’organisation<br />

s’est bien améliorée. Les ravitaillements<br />

sont très bien. Les SAS d’entrées<br />

étaient bien mieux. Il y avait de<br />

la place pour s’échauffer. C’était une<br />

belle édition et la météo a permis de<br />

bien profiter de ce rendez-vous.<br />

Geneviève ALEXANDRE - 42 ans -<br />

Salies du Salat<br />

J’accompagne souvent mon mari<br />

sur les courses. On fait parti du club<br />

bien connu dans le sud toulousain des<br />

Irréductibles Bipèdes de Cazères. J’ai<br />

fais le semi-marathon comme Cyrille.<br />

Bon mon niveau n’est pas excellent.<br />

J’ai mis 2h23’. Mais j’ai terminé et<br />

j’ai pris plaisir à courir ici. J’ai noté<br />

de vrais progrès dans l’organisation<br />

moi aussi. Il y avait par exemple des<br />

urinoirs pour les filles, chose que l’on<br />

ne voit quasiment jamais mais qui est<br />

très appréciable pour nous! Le parcours<br />

est toujours aussi roulant, très<br />

agréable.<br />

Florian HECQUET - 24 ans - Toulouse<br />

Je suis venu pour mon simple<br />

plaisir. Je faisais du basket mais je<br />

n’ai jamais couru en club. Je pratique<br />

quand-même régulièrement mais j’ai<br />

connu un long arrêt après une blessure.<br />

Je suis revenu à l’entraînement<br />

vraiment que fin août. C’était ma première<br />

participation, ici à Toulouse et<br />

sur un Semi-Marathon. J’ai bouclé la<br />

distance en 2h10’, mais je suis déjà<br />

content d’avoir fini, à mon rythme.<br />

Emmanuelle PERRIER - 23 ans -<br />

Toulouse et Laurine SAVRE - 23 ans<br />

- Toulouse<br />

C’est un superbe événement et on<br />

est bien contente d’y avoir participé.<br />

On est venu courir avec Florian. On<br />

est parti ensemble mais à partir du<br />

6e kilomètre, il nous a un peu distancé.<br />

La matinée s’est bien passé<br />

pour moi (Emmanuelle) et je suis ravi<br />

d’avoir pu éviter la pluie car la météo<br />

semble maintenant moins clémente.<br />

De mon côté, ça a été plus difficile<br />

car j’ai ressenti une douleur importante<br />

après les 10km. J’avais vraiment<br />

mal au mollet et j’ai serré les<br />

dents mais j’ai réussi à finir malgré<br />

tout, donc je suis fière de moi d’un<br />

côté. (Laurine) Maintenant, il va falloir<br />

me reposer mais je pense que ça<br />

serait bien de revenir l’an prochain en<br />

meilleure condition!


14<br />

Le marathon de Toulouse Métropole<br />

UN GROUPE MUSICAL<br />

Pour finir en beauté !<br />

et vivre au plus près des<br />

populations locales.<br />

Par chez nous, BAGA Percussion,<br />

oeuvre aussi pour<br />

favoriser le développement<br />

de carrière des artistes prometteurs<br />

qu’elle côtoie. Elle<br />

organise des formations professionnelles<br />

pour les plus<br />

doués. Mais bien entendu,<br />

l’association propose aussi<br />

des soirées et des spectacles<br />

pour tous les amateurs<br />

de percussions. Et quand<br />

il n’y a rien au programme,<br />

les membres se retrouvent<br />

régulièrement pour animer<br />

des événements sportifs...<br />

Comme ce dimanche 20<br />

octobre, sur le Marathon de<br />

Toulouse Métropole. Puisque<br />

l’on court souvent mieux en<br />

musique, sous un rythme<br />

endiablé!<br />

T.F.<br />

Les BAGA Percussions<br />

étaient positionnés<br />

dans la dernière ligne<br />

droite du marathon. A<br />

moins de 300m de la<br />

ligne. Histoire de mettre<br />

l'ambiance et donner<br />

du courage aux coureurs<br />

pour aller au bout<br />

du bout !<br />

D ans la dernière ligne<br />

droite, c’est là qu’il faut trouver<br />

toute l’énergie nécessaire<br />

pour attaquer le sprint final,<br />

pour les plus courageux, et<br />

les plus expérimentés... Car<br />

au terme d’un marathon, il<br />

faut forcément puiser dans<br />

ses ultimes réserves et<br />

s’armer d’une volonté inébranlable<br />

pour accélérer le<br />

rythme. Et pour ça, rien de<br />

tel que celui des percussions<br />

africaines... La puissance et<br />

les vibrations conviennent<br />

parfaitement. Cette année,<br />

c’est l’association toulousaine<br />

«BAGA Percussions»<br />

qui se chargeait de cette<br />

noble mission. Autour d’Yves<br />

Bangoura, le fondateur originaire<br />

de Guinée Conakry, une<br />

petite dizaine de membres<br />

émérites s’agitent en parfaite<br />

harmonie. Les sportifs<br />

apprécient, le public aussi.<br />

Monsieur Bangoura transpire<br />

tellement qu’on se demanderait<br />

presque s’il n’a pas<br />

fourni davantage d’efforts<br />

que certains coureurs! L’association<br />

propose comme la<br />

plupart de ses consœurs, des<br />

cours de danse africaine, et<br />

bien sûr de musique avec<br />

les instruments traditionnels<br />

comme le djembé. Les<br />

cours sont accessibles au<br />

plus grand nombre, avec différentes<br />

salles toulousaines,<br />

à Lalande, à Empalot... Vous<br />

pouvez aussi vous inscrire<br />

aux séjours organisés deux<br />

fois par an pour rejoindre<br />

la Guinée Conakry. Vous<br />

assisterez à des représentations<br />

et participerez à des<br />

stages culturels pour vous<br />

perfectionner. L’asso milite<br />

aussi pour un éco-tourisme<br />

avec l’implication de ses<br />

voyageurs sur des chantiers<br />

internationaux, ou encore<br />

l’organisation de circuits<br />

spécifiques pour réduire son<br />

impact sur l’environnement


Le marathon de Toulouse Métropole 15<br />

LES MENEURS D'ALLURE<br />

"Cela ne se refuse pas !"<br />

Que gagnent-ils? J<br />

Je pense que ce weekend,<br />

tous les meneurs se<br />

sont bien enrichis. Enrichis<br />

d’une belle expérience de<br />

partage. Enrichis des remerciements<br />

des coureurs une<br />

fois la ligne d’arrivée passée.<br />

Enrichis d’avoir participé, à<br />

titre personnel, au bel événement<br />

sportif qu’est le marathon<br />

de Toulouse Métropole.<br />

Ils auront gagné le tee-shirt<br />

des meneurs d’allure offert<br />

par i-run, pas plus. C’est<br />

plus une question à poser à<br />

Dominique Chauvelier, mais<br />

pas ici à Toulouse. Un bénévole<br />

ne se paie pas, c’est ce<br />

qui fait sa richesse.<br />

Est-ce que cela s’est bien<br />

passé pour vous?<br />

Rencontre avec Jean-<br />

Marc Arnoux, responsable<br />

des meneurs<br />

d'allure de ce marathon<br />

2019 !<br />

Comment s’est passée la<br />

prise de contact cette année<br />

avec l’organisation du marathon?<br />

Comme les années précédentes<br />

(sauf l’an dernier), je<br />

me suis inscrit en tant que<br />

bénévole sportif sur le site du<br />

marathon de Toulouse Métropole<br />

. Je souhaitais, pour la<br />

huitième fois, être «porteur<br />

de flamme» sur le marathon.<br />

Sylvie Grouillard, la responsable<br />

des bénévoles coureurs<br />

depuis les débuts du<br />

Marathon de Toulouse, m’a<br />

demandé de la remplacer<br />

cette année.<br />

Est-ce que tu as accepté<br />

tout de suite?<br />

Je n’ai pas longtemps<br />

hésité avant d’accepter. Je<br />

ne pouvais refuser la demande<br />

de Syvie. Nous lui devons<br />

beaucoup. Depuis que Serge<br />

Lévy lui a confié les rênes<br />

de cette équipe atypique<br />

(mi-coureurs, mi-bénévoles),<br />

elle a fait grandir une<br />

véritable famille. Une telle<br />

proposition ne se refuse pas.<br />

De plus, cette année marquait<br />

le retour des meneurs<br />

toulousains...<br />

Quel est ton rôle?<br />

Un rôle de coordinateur.<br />

Mais avant tout, il faut dire<br />

que je n’étais pas seul à<br />

m’occuper des «métron’hommes<br />

et filles». Nous étions six<br />

pour gérer les meneurs sur<br />

le 10km, le semi-marathon<br />

et le marathon. Notre mission<br />

se déroule sur plusieurs<br />

niveaux. Tout d’abord, il faut<br />

finaliser une équipe de coureurs<br />

capables de répondre à<br />

la demande de l’organisation<br />

(nombre de bénévoles sportifs,<br />

temps sur les différentes<br />

distances à accomplir). Il faut<br />

s’assurer que chacun ait bien<br />

validé son inscription sportive,<br />

comme tous les coureurs.<br />

Il y a une partie importante<br />

d’intendance. Le jour de la<br />

course, outre sa dotation<br />

de coureur, chaque meneur<br />

doit être équipé d’un harnais,<br />

d’une oriflamme et de<br />

son support. Certains étaient<br />

même dotés de balises<br />

GPS. Une fois les différents<br />

départs donnés, nous nous<br />

rendons sur le parcours du<br />

marathon pour garder un œil<br />

sur l’équipe. Enfin, une fois<br />

la ligne d’arrivée franchie,<br />

nous nous assurons que les<br />

meneurs puissent récupérer<br />

au mieux. Tout ceci nous a<br />

bien été facilité par le beau<br />

travail d’Elodie Salas et<br />

Sylvie Grouillard présentes<br />

durant les jours qui ont précédé<br />

le marathon.<br />

Combien de meneurs sur<br />

ce coup-là?<br />

Il y avait 4 meneurs sur<br />

le 10 km, répartis toutes<br />

les 5mn de 45 à 60 mn. 8<br />

coureurs ont effectué le<br />

semi-marathon échelonnés,<br />

par binômes, toutes les 10<br />

mn d’1h40 à 2h10. Enfin, le<br />

marathon a été couru par 12<br />

bénévoles en vue d’arriver<br />

tous les quarts d’heure de<br />

3h00 à 4h30 (sauf 4h15). Ils<br />

étaient donc 24 à rythmer les<br />

différentes distances.<br />

Comment choisis-tu les<br />

meneurs?<br />

Ce n’est pas que moi qui<br />

ai choisi les meneurs. Les<br />

personnes qui ont postulé<br />

ont du présenter des justificatifs<br />

de temps réalisés sur<br />

des courses. Il est vrai aussi<br />

que, dans la majorité, nous<br />

nous connaissons bien, ce<br />

qui facilite les choses. Nous<br />

estimons assez bien la valeur<br />

de chacun.<br />

Si l’on veut que cela se<br />

passe bien, cela se passe<br />

bien. L’équipe des meneurs<br />

a assez d’expérience pour<br />

savoir s’adapter. Ce qui fait<br />

notre force est que nous<br />

venons tous d’horizons<br />

différents. Il y a toujours<br />

quelqu’un pour trouver une<br />

solution ou contourner un<br />

problème. Il faut s’avoir bien<br />

s’entourer. Cette 13ème édition<br />

aura été particulière à<br />

organiser, le travail de Toulouse<br />

Métropole reste malgré<br />

tout remarquable.<br />

Et pour l’année prochaine<br />

du coup, ça sera reconduit?<br />

Ce n’est pas à moi qu’il<br />

faut poser cette question.<br />

J’espère vivement que Sylvie<br />

Grouillard défendra son titre<br />

de «Nounou en Chef» l’année<br />

prochaine avec la belle<br />

équipe de cette année. J’en<br />

profite pour remercier toutes<br />

les meneuses et meneurs<br />

d’allure qui se sont pleinement<br />

impliqués, ainsi que<br />

Mailys, Marilyn, Sandrine,<br />

Jean-Marc R. et Yannick qui<br />

m’ont bien épaulé.


16<br />

A noter


Le marathon de Toulouse Métropole 17<br />

UN MARATHONIEN DANS LA COURSE<br />

"Moi, j'y reviendrai..."<br />

En 1992, dans mes<br />

débuts de course à<br />

pied, je courrais mon<br />

premier marathon à<br />

Toulouse. 3H39 à l’époque<br />

et nous étions 400<br />

au départ.<br />

Les années passent, j’en<br />

cours d’autres, dans d’autres<br />

villes, de Madiran à Paris. Le<br />

marathon c’est LA course de<br />

référence (d’après moi). C’est<br />

une dure épreuve qui, quand<br />

tu la passes, te donne un peu<br />

de fierté. Avec les années<br />

certes, ça a bien changé<br />

et c’est devenu une course<br />

comme une autre, à laquelle<br />

tu t’inscris avec les copains,<br />

un soir, autours de l’apéro<br />

et ça donne maintenant des<br />

résultats dans lesquels la<br />

majorité des arrivants passent<br />

la ligne en plus de 4<br />

heures.<br />

Ceci dit, c’est la fête de la<br />

course à pied dans la ville et<br />

ça, ça vaut le détour.<br />

Cette année donc, après<br />

Paris en avril, je m’inscris<br />

avec mon ami Alain sur<br />

celui de Toulouse. C’est « à<br />

la maison » et je n’ai jamais<br />

été déçu de la prestation des<br />

organisateurs sauf peut-être<br />

il y a deux ans mais, attentats<br />

oblige, ils étaient un peu déstabilisés<br />

et ont du faire face<br />

à des consignes de sécurité<br />

exigeantes.<br />

Retrait des dossards le<br />

samedi... Le plaisir de retrouver<br />

une bière artisanale dans<br />

le sac qui nous est offert<br />

avec la traditionnelle pub :<br />

ça ressemble à une dotation<br />

« trail » ah ah ah .<br />

La météo semble bonne<br />

pour le départ le lendemain<br />

à 9h20 du pont du stadium<br />

de Toulouse.<br />

Une bonne nuit à la maison<br />

et nous voilà partis en<br />

direction de Toulouse. Aïe... la<br />

pluie s’invite sur le trajet...<br />

Arrivés à Toulouse, je me<br />

gare à la prairie des filtres,<br />

à mi-chemin entre le départ<br />

et l’arrivée. On part à pied en<br />

direction du départ, en trottinant<br />

histoire de s’échauffer<br />

un peu.<br />

Je laisse Alain dans son<br />

sas (-4h30) et je pars dans<br />

le mien (-3h30). Un échauffement<br />

nous est proposé par<br />

Orange Bleue, une salle de<br />

Sport et Fitness de Colomiers<br />

et, à quelques secondes près,<br />

le départ est donné à l’heure<br />

prévue.<br />

Que dire du circuit... très<br />

peu de faux plats, très peu<br />

de relances et il semble fait<br />

pour des records. Même<br />

San-Sé m’a semblé plus<br />

« vallonné ». Seul « couac »,<br />

les parties pavées de fin de<br />

parcours devenues glissantes<br />

avec la pluie. Ceci-dit,<br />

ça me permettra de trouver<br />

une excuse pour mon « nonrecord<br />

» à une minute près.<br />

Sinon on visite bien, le canal<br />

du Midi, la cité de l’espace,<br />

le centre ville, j’aime bien.<br />

Sympa aussi la dizaine de<br />

groupes de musique sur le<br />

tracé... On a droit au rock,<br />

à la salsa, aux batucadas, et<br />

même quelques solos, duos<br />

ou trios. Les rapprocher un<br />

peu de la ligne bleue serait<br />

une bonne idée cependant.<br />

Parlons des ravitos, très<br />

importants quand on part<br />

pour plusieurs heures sur<br />

la route. Je les qualifierais<br />

de suffisants en quantité<br />

mais de « justes » en qualité.<br />

J’aime bien la banane mais<br />

bon... Par contre, grâce à leur<br />

partenaire, le fait de ne pas<br />

avoir d’eau en bouteille mais<br />

de l’eau du robinet, je trouve<br />

ça excellent... Des gobelets<br />

en cartons plutôt que du<br />

plastique, je pense que tout<br />

le monde est d’accord.<br />

L’arrivée déplacée de la<br />

place du Capitole à la rue<br />

Alsace-Lorraine c’est bien<br />

aussi, on est moins entassés<br />

après le passage de la ligne.<br />

Parlons en donc de l’arrivée<br />

passée en 3h19 environ<br />

(dans l’attente du résultat<br />

officiel). Beaucoup de monde<br />

qui vous encourage toute<br />

la rue, une belle arrivée sur<br />

tapis rouge (orange en fait) et<br />

une très belle médaille pour<br />

la collection. Le temps de<br />

récupérer un peu, on profite<br />

d’un grand ravito final place<br />

du Capitole et on retrouve<br />

les amis pour déjà parler du<br />

prochain.<br />

En tout cas moi, à Toulouse<br />

j’y reviendrai car ça m’a bien<br />

plu.<br />

Je termine en ayant une<br />

pensée pour mon ami Jean-<br />

Pierre qui, pendant que<br />

je courrais faisait un arrêt<br />

cardiaque lors d’une course<br />

gersoise, mais également<br />

pour ce jeune garçon décédé<br />

sur le semi-marathon.<br />

S’il y a un paradis pou les<br />

coureurs, qu’ils y soient bien<br />

accueillis.<br />

Philippe


18<br />

Les courses<br />

LA BOUCLE DU<br />

Quand David Gosse<br />

La Boucle du Confluent, cette<br />

année, ne s’est pas mouillée.<br />

Elle a évité la pluie et pourtant<br />

ce n’était pas si évident au vue<br />

des prévisions météo. Aussi<br />

sans aucun doute certains qui<br />

s’étaient inscrits bien à l’avance<br />

ont préféré rester sur la<br />

couette et cela nous aura valu<br />

un peu moins de finishers que<br />

prévu…Malgré tout, la passion<br />

et la motivation des 150 bénévoles<br />

du Portet Athlétic Club<br />

auront fait une nouvelle fois la<br />

différence, nous faisant même<br />

oublier la morosité venue du<br />

ciel !<br />

Vers 8h30 dans la grande salle<br />

des fêtes juste derrière la mairie de<br />

Portet, c’est le branle bas de combat<br />

pour cette nouvelle édition de la Boucle<br />

du Confluent. D’un côté de la salle,<br />

les bénévoles s’apprêtent à partir sur<br />

l’un des points qu’il leur a été attribué<br />

bien à l’avance. Le Portet Athlétic<br />

Club connait son affaire depuis toutes<br />

ces années passées à organiser. On<br />

se souvient encore tous des fabuleux<br />

24h et il n’est pas dit qu’un de ces<br />

jours ce dernier renaisse de ses cendres,<br />

on se souvient aussi du Trail du<br />

Confluent disputé en juin parfois sous


Les courses 19<br />

CONFLUENT<br />

atomise le record !<br />

un soleil caniculaire. Tout le monde<br />

est revêtu de sa veste rouge et blanche<br />

reconnaissable entre toutes. Le<br />

nombre des années ne semble pas<br />

avoir entamé la motivation ambiante<br />

et après la traditionnel café d’usage,<br />

chacun fonce donc à son poste. Ils<br />

sont prêts de 150 sur le pont. Quasiment<br />

tout le club en fait. Au fond de<br />

la salle, le podium se prépare doucement.<br />

Les coupes ont été installées<br />

ainsi que les lots par dizaine. C’est<br />

vrai qu’un 10km, ça passe très vite<br />

et dans moins de trois heures, tous<br />

les coureurs qui maintenant retirent<br />

tranquillement leur dossard, seront<br />

là pour boire un coup et assister à<br />

la remise des prix animée par Robin<br />

Thomas au micro. Enfin il y a un<br />

coin ravito, un coin bière et quelque<br />

stands de partenaires. Cette année<br />

l’épreuve a misé sur une conduite<br />

éco-responsable. Plus de gobelets<br />

par exemple, si ce ne sont des petits<br />

verres ré-utilisables que les coureurs<br />

seront invités à jeter après utilisation<br />

durant l’effort dans des caddies installés<br />

à cet effet et donc lavés et<br />

conservés pour l’année d’après. Le<br />

PAC évolue. Le président a changé<br />

mais l’âme demeure. Avec toujours<br />

cette volonté d’aller de l’avant, de<br />

tenter des choses, de ne surtout pas<br />

se reposer sur ses lauriers.<br />

Ainsi les gens qui viennent courir<br />

ici savent pertinemment à quoi<br />

s’attendre. Et cela commence par<br />

un chaleureux accueil, un sérieux<br />

irréprochable, une organisation sans<br />

faille et aussi un parcours très rapide<br />

et mesuré officiellement même si<br />

cette année, il ne fut donc pas qualificatif<br />

pour les France de la spécialité.<br />

Ils furent donc 880 à avoir pris<br />

un dossard sur le 10km et un peu<br />

plus de 300 sur le 5km. Beaucoup<br />

moins franchiront la ligne, preuve<br />

sans aucun doute que la météo en<br />

aura freiné plus d’un au saut du lit.<br />

C’est ainsi. Et c’est déjà mieux que<br />

l’année où la tempête avait soufflé<br />

sur la Boucle et où l’on avait bien<br />

failli annuler d’ailleurs à cause du<br />

vent. Aujourd’hui par contre, même<br />

si la pluie tourne autour du site, la<br />

température est vraiment idéale et<br />

le vent quasi nul. Les performances<br />

devraient suivre et ils sont bien quelques<br />

dizaines à avoir compris que<br />

c’était le bon jour. Les têtes d’affiche<br />

sur le 10km sont nombreuses. Aussi<br />

après que Baptiste Aliphat l’ait encore<br />

emporté sur le court et Fanny Martin<br />

chez les féminines, la pression monte<br />

vite d’un cran quand à 9h45 tous les<br />

ténors s’élancent sur la distance<br />

reine. David Gosse avec un record<br />

en dessous des 29’30’’ fait office de<br />

grand favori. Ses rivaux du jour, les<br />

Alquier, Kanghui ou encore Richard<br />

Vite vont jouer un cran en dessous. Et<br />

donc c’est for logiquement que David<br />

prend la poudre d’escampette d’entrée.<br />

Il passe en 15’ pile au 5km mais<br />

il est seul et on sent que ça sera rude<br />

pour tenir la cadence ainsi jusqu’au<br />

bout. Il finit donc en 30’21’’ et explose<br />

donc le record de 31’10’’ détenu<br />

jusqu’alors par un habitué des lieux<br />

Adrien Latestère. Derrière un petit<br />

groupe de quatre s’est formé. C’est<br />

Benjamin Alquier qui mène la danse.<br />

Et si on a cru un moment qu’il en faisait<br />

beaucoup ainsi à mener , c’est<br />

pourtant lui qui va aller quérir une<br />

magnifique deuxième place au sprint<br />

devant Hussein Khangui qui revient<br />

donc petit à petit à sa meilleure<br />

forme. Benjamin réalise 31’38’’ et<br />

Hussein est à 4’’. Maxime Pribilski est<br />

juste derrière. Ils sont tout de même<br />

quatre en moins de 32’. Et dire que<br />

l’année passé, ça s’est gagné juste<br />

au-dessus des 32’. Autre année et<br />

autres conditions météos ! Chez<br />

les féminines, la jeune espoir Julie<br />

Lelong a également mené la danse<br />

de bout en bout. Partie sur des bases<br />

de 37’ au 10km, elle finira finalement<br />

en 38’37’’ mais restera loin de Charline<br />

Taurin, deuxième en 40’26’’, mais<br />

qui n’est que cadette.<br />

Tout ce beau monde se retrouvait<br />

donc, après avoir assisté à deux belles<br />

courses d’enfants où ils furent<br />

presque deux cents à s’époumoner<br />

sur le bitume portésien, à l’intérieur<br />

de la grande salle décrite plus haut.<br />

La grandiose remise des prix pouvait<br />

enfin débuter !<br />

Rémy Jégard


20 L'aventure<br />

LE SEMI<br />

Du rire aux<br />

« J’ai toujours aimé le désert,<br />

on s’assoit sur une dune<br />

de sable, on ne voit rien, on<br />

n’entend rien. Et cependant<br />

quelque chose rayonne en<br />

silence.»<br />

www.runningmag.fr<br />

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Inscription ici<br />

L’acte 1 de cette histoire est une<br />

tragédie, un fait troublant qui noue<br />

encore les gorges, un élément déclencheur<br />

dont on ne peut, par déférence,<br />

détailler outre mesure la narration au<br />

moment de faire le récit de cette<br />

aventure. Douz, au sud de la Tunisie,<br />

Club<br />

Dossards offerts<br />

runningmag@sfr.fr<br />

les portes du désert. Douz, la porte<br />

du Sahara s’ouvre une portion du<br />

plus grand désert du monde. Elle est<br />

réputée parce qu’au-delà de la cité, la<br />

terre recouverte de pierres cède peu à<br />

peu la place aux dunes de sable blanc<br />

et fin. Il fait démesurément chaud.<br />

Le Sahara est lumineux et offre des<br />

paysages particulièrement photogéniques.<br />

L’erg se façonne en collines,<br />

en vallées, en crêtes et ridules dessinées<br />

au gré du vent. Les épineux<br />

ont remplacé la caillasse. De loin<br />

en très loin, un bouquet de palmiers<br />

semble vouloir signifier la présence<br />

d’un point d’eau. Les caravanes de<br />

dromadaires d’autrefois ont laissé la<br />

place aux activités touristiques, bien<br />

établies, vitales pour les autochtones<br />

quand l’actualité du monde rapportée<br />

par les médias ne ternit pas leur<br />

essor. Des raids en 4X4, en moto, en<br />

quads, en chameaux sont organisés<br />

tous les jours. Des méharées attirent<br />

les aventuriers en recherche de<br />

vide et de calme. Les Tunisiens ont<br />

toujours été accueillants, d’une gentillesse<br />

affable. Douz offre un recueil,<br />

un dépaysement, une porte vers le<br />

délassement. Eric et Marie Sanchez<br />

sont de ces visiteurs. Père et mère<br />

de famille varoise, Eric est pompier<br />

à Hyères, Marie y est assistante de<br />

direction, le couple chérit un fils unique,<br />

adoré par tous, Mathieu. L‘enfant<br />

est très lié à ses parents et partage<br />

avec passion leurs vacances. Depuis<br />

plusieurs années, Douz est le lieu<br />

de villégiature préféré de la petite<br />

famille. Le trio familial, friand de<br />

quad et de virées en 4x4, affectionne<br />

particulièrement la région et il y a<br />

pris ses habitudes. 2015, Mathieu a<br />

quinze ans, la force du premier âge<br />

et beaucoup d’envies, une énergie à<br />

revendre et des sensations à rechercher.<br />

Le quad l’attire et il s’y adonne.<br />

Nouveau prince dans le désert, le<br />

désert le remarque. Et la dune ouvre<br />

toute grande sa bouche béante…<br />

Dans cette région reculée, les secours<br />

sont nuls parce qu’inexistants. Le<br />

petit s’éteint pris par le dieu de la<br />

terre. Pas de voyeurisme, on partage<br />

aisément le chagrin des parents qui<br />

gardent pour eux leur douleur. Si leurs<br />

intimes larmes perlent sur le sable,<br />

le courage de ces gouttes d’eau, fussent-elles<br />

lacrymales, c’est qu’elles<br />

aient osé tomber dans le désert. Là<br />

où l’enfant est mort, il y aura la vie,<br />

décidons-le. Quatre ans plus tard, le<br />

chagrin est toujours présent. Discret,<br />

contenu, retenu, il ne se manifeste<br />

pas dans les relations sociales et personne<br />

n’en parle. Il a fallu surmonter<br />

l’épreuve et ce qui ne tue pas rend<br />

toujours plus fort. Le couple a aussitôt<br />

entrepris de faire construire un<br />

puits, un puits projeté puis creusé à<br />

80 mètres sous le sol du désert, un<br />

puits pour amener l’eau là où leur<br />

enfant a été pris, là où il n’y avait plus<br />

de vie. « Bir Mathieu, à mon prince<br />

du désert », lit-on aujourd’hui sur la<br />

plaque attenante. Outre les formalités<br />

pour obtenir les autorisations requises,<br />

entreprendre sa construction, le<br />

fonctionnement du puits est effectif<br />

depuis le 12 avril 2016. Eric et Marie<br />

n’en restent pas là. Marie a ensuite<br />

eu l’idée d’organiser sur place un<br />

semi-marathon, une idée jaillie dans<br />

son esprit comme l’eau du puits,<br />

conçue pour perdurer le souvenir et<br />

tenir la dernière promesse qu’elle a<br />

faite à son enfant : le désert entendra<br />

très longtemps parler de lui. Elle<br />

a entrepris les démarches, cherché à<br />

connaître les aboutissants, les ficelles,<br />

les rouages. L’idée s’est répandue,<br />

le projet s’est divulgué. Azdine<br />

Ben Yacoub, l’ancien animateur de<br />

boxe tunisienne aujourd’hui reconverti<br />

en restaurateur près de Paris,<br />

moult fois organisateur du marathon<br />

des oasis, du semi-marathon<br />

de Djerba ou des week-ends trail à<br />

Tataouine dans le sud tunisien a tenu<br />

à inviter le couple à une conférence<br />

de presse donnée à Paris. Ils y ont<br />

rencontré Philippe Rémond, champion<br />

au palmarès impressionnant,


L'aventure<br />

21<br />

DE DOUZ<br />

larmes !<br />

ambassadeur du marathon français.<br />

Le garçon et sympa et affaire entendue,<br />

Philippe est devenu le parrain<br />

de la nouvelle course de Douz…. «<br />

21 kilomètres pour Mathieu ». Avec<br />

le concours, l’aide et la protection du<br />

gouvernorat de Kébili, le gouverneur<br />

Sami Ghabi se montrant toujours très<br />

impliqué et investi, la première édition<br />

du semi marathon a été mise en<br />

place en 2017 et elle a aligné une<br />

centaine de coureurs au départ, initialement<br />

une soixante de Français,<br />

en grande partie des amis varois,<br />

proches et solidaires, venus en couples<br />

ou en familles se répartir sur<br />

l’un des deux épreuves proposées :<br />

les 21 km courus dans les dunes ou<br />

une randonnée pédestre de 10 km<br />

toute aussi éprouvante sous le soleil.<br />

Beaucoup de coureurs locaux se<br />

sont également alignés au départ. En<br />

2018, la seconde édition s’est un peu<br />

plus étoffée. Le contingent français<br />

qui s’est déplacé était plus nombreux<br />

et le bouche à oreilles local a grossi<br />

le peloton. 140 coureurs au départ,<br />

l’épreuve s’est pérennisée et a donné<br />

aux organisateurs l’envie de poursuivre<br />

leurs efforts, très conséquents, et<br />

leurs investissements. D’un point de<br />

vue déjà historique, aux classements,<br />

c’est le Tunisien Lagaha Mosbah qui<br />

remporté les deux premières éditions.<br />

A deux reprises, le champion tunisien<br />

a imposé son talent en coiffant par<br />

deux fois le parrain français Philippe<br />

Rémond, 54 puis 55 ans, élogieux<br />

mais pas éternel second. Le Français<br />

Fabien Sévilla s’est lui classé deux<br />

fois troisième.<br />

La 3ème édition s’est déroulée le<br />

19 octobre dernier. Gage de réussite,<br />

semi-marathon et marche ont attiré<br />

encore plus de monde,: une bonne<br />

centaine de Français, des Algériens,<br />

deux Anglais, un Américain et de<br />

nombreux Tunisiens. Deux-cents<br />

participants étaient attendus samedi<br />

matin au départ du semi-marathon<br />

donné à 10h au puits Mathieu, à<br />

quelques kilomètres de Douz. Même<br />

si certains coureurs locaux n’ont pas<br />

donné suite à leur préinscription,<br />

le peloton bigarré lâché aux ordres<br />

du starter était conséquent et s’est<br />

longuement étiré sur les dunes…<br />

L’aube du samedi. La première heure<br />

du jour est encore fraiche, la nuit<br />

noire étoilée a laissé place au bleu<br />

marine puis le ciel s’est embrasé,<br />

orangé. La lumière est vite devenue<br />

blanche, éblouissante et le thermomètre,<br />

comme chaque jour, est<br />

grimpé à vue d’œil. Après un petit<br />

déjeuner matinal et copieux pris à<br />

l’hôtel, une préparation minutieuse<br />

de son équipement, l’acheminement<br />

en 4X4 ordonné au point de départ<br />

a été orchestré à 7h30. Le puits<br />

Mathieu est isolé dans le désert. Que<br />

du sable à perte de vue, dans toutes<br />

les directions. Une cuve, un bassin,<br />

un simple bâtiment ouvert, vide. La<br />

plaque blanche, inscrite en Arabe<br />

et en Français « Bir Mathieu, à mon<br />

prince du désert » attire l’œil et incite<br />

à la pause devant chaque photographe.<br />

Un recueil. Chacun puise dans<br />

ses pensées, imagine et compatit à la<br />

cause. Beaucoup de respect et d’admiration.<br />

Puis l’endroit précis localisé<br />

s’anime. Les voitures déposent petit<br />

à petit par petits paquets la totalité<br />

des participants. Il fait déjà chaud.<br />

Le portique et les infrastructures<br />

de départ sont mises en place. La<br />

télévision tunisienne filme et suscite<br />

des interviews. L’ombre du bâtiment<br />

recueille les plus timorés. On se<br />

blottit dans une ombre toujours plus<br />

courte, On écoute son entourage.<br />

Les plus expérimentés conseillent,<br />

on partage des impressions. Tout le<br />

monde appréhende l’effort qui va être<br />

à fournir. 21 kilomètres dans le sable.<br />

A 10 h, la température dépasse 35°.<br />

Le parcours est minutieusement balisé.<br />

On sait d’où on part mais on ne<br />

sait pas où on va, là-bas, de l’autre<br />

côté de la dune qui dessine l’horizon.<br />

On sait juste qu’il y a 21 kilomètres<br />

à parcourir et que, plombé par le<br />

soleil, ébloui par le soleil, il va falloir<br />

composer avec le sable fin. L’excitation<br />

est générale. Echauffement<br />

sans doute succinct pour beaucoup,<br />

échanges de petits drapeaux pour<br />

souligner l’amitié franco-tunisienne,<br />

applaudissements généreux. Et le<br />

départ est donné. La plupart des<br />

coureurs locaux, tous très jeunes,<br />

partent en trombe, sans ménagement<br />

de monture. Le cheminement de ce<br />

qui ressemble à une piste parce qu’il<br />

y est passé quelques véhicules tout<br />

terrain reste hasardeux. Prohibées<br />

les ornières sablonneuses, le coureur<br />

encore alerte cherche sur les<br />

bas côtés des appuis plus solides,<br />

quitte à slalomer entre les arbustes<br />

épineux. Le sable fin rend difficile<br />

la progression. Il s’insinue dans les<br />

chaussures, pénètre les chaussettes<br />

et prive vite les orteils recroquevillés<br />

de quelques pointures. Entre les premiers<br />

et les derniers, la différence est<br />

énorme et le peloton s’effile très vite.<br />

La chaleur est pesante, elle étouffe et<br />

assomme. Dès les premiers mètres,<br />

on comprend très vite la difficulté<br />

de l’épreuve. On serre les dents.<br />

On pense à Mathieu. 21 kilomètres<br />

durant, 21 kilomètres pour Mathieu.<br />

Les maillots et les tempes s’humectent<br />

puis perlent à grosses gouttes.<br />

Les ravitaillements en eau et en dattes<br />

sucrées sont fréquents, espacés<br />

tous les trois kilomètres. Tout cela est<br />

parfaitement bien organisé. Boire,<br />

humecter une bouche séchée. Dès<br />

qu’ils le peuvent, les coureurs se<br />

vident aussi des bouteilles entières<br />

sur leur crâne brûlant, dans leur dos<br />

et sur leurs jambes tétanisées. Dès<br />

le lâcher de bipèdes, quelques locomotives<br />

tunisiennes, impétueuses<br />

étirent le train, avec le souci de se<br />

faire remarquer. Omar Selih, Mahdi<br />

Brinis, Abdel Berouk sont présomptueux.<br />

Ils emmènent avec eux Philippe<br />

Rémond, tenu à bien se placer.<br />

A 56 ans, le Marseillais se montre<br />

toujours aussi fringant. Fabien Sévilla<br />

suit à quelques encablures. Le vainqueur<br />

des deux premières éditions,<br />

Lagaha Mosbah, a pris un départ plus<br />

timoré, peut-être encore émoussé par<br />

un 100 km couru quinze jours plus<br />

tôt et concède une bonne centaine<br />

de mètres. Mais le garçon prend vite<br />

des tours et ne tarde pas à profiter de<br />

l’ambiance ensoleillée pour chauffer<br />

son organisme et ses longues jambes<br />

effilées. Au cinquième kilomètre,<br />

il accélère et fond sur ses rivaux. En<br />

tête, le Tunisien poursuit son effort.<br />

Les cocottes des adversaires bourrinent<br />

dans les cages thoraciques.<br />

Lagaha est le favori, il convient de<br />

ne pas céder, jusqu’à l’asphyxie. Seul<br />

Philippe Rémond accroche la foulée<br />

de Lagaha et le duo prend le commandement.<br />

Les autres relâchent<br />

leur impétueux effort et finiront relégués<br />

loin dans le classement. Philippe<br />

Rémond sait à qui il a affaire. Le<br />

Français tient à sa revanche et, bien<br />

en cannes, gère sa course dans la<br />

partie le plus sablonneuse. Au quatorzième<br />

kilomètre, le parcours traverse<br />

une longue palmeraie. L’ombrage n’y<br />

est pas total, loin de là, mais le poids<br />

du soleil y est moins pesant. Et surtout<br />

le sol offre sur deux kilomètres<br />

un revêtement ponctuel plus tassé,<br />

plus dur, plus tonique. L’adversaire a<br />

chaud et a quitté son maillot, il ahane.<br />

Philippe force et son allure toujours<br />

un peu plus rapide finit par décramponner<br />

Lagah. Le Tunisien ne lutte<br />

plus, abdique et laisse filer son titre.<br />

Fatigué, fracturé au moral peut-être,<br />

il relâche et déroule. Il ne saura pas<br />

non plus, plus tard, résister au retour<br />

d’Abderrahim Zhiou qui, revenu du<br />

diable vauvert, viendra au final, lui<br />

subtiliser le seconde place. Seul en<br />

tête, Philippe Rémond n’a plus qu’à<br />

gérer pour gagner la ligne d’arrivée.<br />

Il la franchira avec quatre minutes<br />

d’avance sur le second, Abderrahim<br />

Zhiou, six sur son compagnon<br />

d’échappée, adversaire désigné du<br />

jour, Lagaha Mosbah. Fabien Sévilla<br />

est cette année quatrième. Le porche<br />

de l’hôtel, le gouverneur Sami Ghabi,<br />

la télévision tunisienne, les bénévoles<br />

attachés à l’organisation, le rythme<br />

d’une darbouka, la lancinance d’une<br />

guita et d’un mezoued résonnants,<br />

Eric et Marie, accueillent d’abord en<br />

héros le vainqueur du jour comme ils<br />

honoreront les dizaines de coureurs<br />

éreintés qui vont le suivre. Première<br />

féminine, Hendaoui Chefia devance<br />

sa compatriote Imen Sassi et la Française<br />

Caroline Turpin, toute heureuse<br />

de sa performance. Les jambes sont<br />

certes un peu lourdes mais le cœur<br />

est si léger. La course est ici retranscrite,<br />

mais comment les émotions<br />

peuvent-elles se raconter ? Il faut<br />

les avoir vécues pour se rendre vraiment<br />

compte. Samedi soir fut fête.<br />

Tunisiens et français sont rentrés<br />

chez eux repus, courbatus mais comblés,<br />

la tête remplie d’images et de<br />

sens, heureux, vidés mais rechargés.<br />

Mohamed Essayem, commissaire de<br />

l’office du tourisme tunisien, partenaire<br />

de l’épreuve, saura, lors de son<br />

oratoire au briefing, trouver les mots<br />

justes : l’amour d’un enfant perdu a<br />

révélé le sentiment d’amitié qui lie les<br />

gens, Français et Tunisiens, tous unis<br />

dans le même effort. On ne rentre pas<br />

de 21 km pour Mathieu comme on en<br />

est parti. Trêve de salamalecs. Dans<br />

la plus grande discrétion, au bout de<br />

leurs forces, Eric et Marie ont bâché<br />

leur manège. Rendez-vous est donné<br />

le 18 octobre 2020. N’en rêvons pas,<br />

faisons ou refaisons-le. Branchezvous<br />

: « associationpourmathieu .fr<br />

» et Inch’Allah.<br />

Jules de Singo.


22<br />

Le rendez-vous


A ne pas rater 23


LA<br />

38 ème <br />

• Photos: Fotolia • Juin 2019<br />

DÉPART 9h PARC EXPO<br />

Épreuve organisée par les coureurs de fond de castres // Rejoignez-nous sur<br />

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