AUTOINSIDE Édition 12 - Décembre 2019

autoinside

ÉDITION 12 – DÉCEMBRE 2019

Union professionnelle suisse de l’automobile (UPSA)

AUTO

INSIDE

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

Huiles et lubrifiants

Ils cachent une montagne

de travaux de recherche

Pages 10 – 12

Transport-CH

Les temps forts du principal

salon du véhicule utilitaire

à Bernexpo.

Pages 26 – 35

Prescriptions CO 2

Ce que signifient les

amendes sur le CO 2 pour les

importateurs et les garagistes.

Pages 44 – 46

Autotechnik Days

Hostettler Autotechnik AG

lance son propre salon

à Lucerne.

Pages 74 – 75


ÉDITION 12 – DÉCEMBRE 2019

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

Transport-CH

Les temps forts du principal

salon du véhicule utilitaire

à Bernexpo.

Pages 26 – 35

Union professionnelle suisse de l’automobile (UPSA)

Prescriptions CO2

Autotechnik Days

Ce que signifient les

Hostettler Autotechnik AG

amendes sur le CO 2 pour les lance son propre salon

importateurs et les garagistes. à Lucerne.

Pages 44 – 46

Pages 74 – 75

SOMMAIRE

Décembre 2019

5 Éditorial

6 En bref

8 Les nouvelles offres pour les

garagistes

Huiles & lubrifiants

10 En visite chez Liqui Moly

14 Pour que tout reste bien huilé

20 Les systèmes de lubrification

centralisés

22 Concept de vidange : comment le

garagiste marque des points

auprès du client

24 Valvoline : une marque pour tous

Véhicules utilitaires

26 Rétrospective du salon

transport-CH

32 L’importance des véhicules

utilitaires pour la Suisse

34 Le transport de marchandises du

futur

Association & sections

36 Entretien avec le politologue

Claude Longchamp

38 Pascal Previoli de l’OFEN sur

l’importance du TIM

40 Succès pour les pros des utilitaires

44 L’importance des amendes sur le

CO 2

pour les garagistes

47 Réunion de la section des deux Bâle

48 Un jour historique pour la section

vaudoise

Technique & environnement

50 L’hydrogène au cœur de la journée

de la branche d’Avenergy Suisse

52 La nouvelle étiquette-énergie

Formation

54 Comment Dario Cologna fixe ses

priorités

56 Les nouveaux conseillers de

vente automobile et de service à la

clientèle

60 Rétrospective du séminaire des

femmes de l’UPSA

62 Le potentiel de la vente de flottes

63 La nouvelle « Asa-Control 2020 »

64 Business Academy

66 Cours de formation continue

régionaux

Politique & droit

68 Aperçu de la politique des

transports

70 La protection juridique pour les

garagistes suisses

72 Les primes SUVA 2020

Commerce & service

après-vente

73 L’apéritif des garagistes Figas

74 Hostettler lance son propre

salon

76 L’atelier du futur : complexité

croissante des réparations

Produits & prestations

78 La nouvelle « WaveTech »

79 Garages

82 Sondage du mois,

aperçu & mentions légales

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nouvelles constructions ou les

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plafonnement clair des coûts

– Optimisation des processus

d’exploitation

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la valeur vénale, études d’utilisation

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AUTO

INSIDE

Huiles et lubrifiants

Ils cachent une montagne

de travaux de recherche

Pages 10 – 12

En une : Les huiles

moteur : de l’or pour

les garagistes.

(Photo : Peter Fuchs,

fuchs-peter.ch)

AUTOINSIDE | Décembre 2019

AWS Architekten AG

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performances, aussi grâce aux nombreux partenariats

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certains des plus prestigieux constructeurs

automobiles. Nos lubrifiants sont basés sur

des formulations spéciales qui correspondent

exactement aux propriétés recommandées

par les fabricants actifs à l’époque.

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ÉDITORIAL

L’engagement commun est le moteur de la réussite

Chère lectrice, cher lecteur,

Il y a peu, le comité central s’est réuni à

huis clos, comme chaque année, avec les

cadres du secrétariat de l’UPSA. À cette

occasion, nous nous sommes notamment

demandé comment le secrétariat pourrait

mieux soutenir les présidents des

sections. Nous avons également procédé

à un examen critique de la stratégie de

formation professionnelle de la Confédération

et mis en évidence les changements

à entreprendre dans le sillage

de la numérisation.

Les résultats des différents travaux

menés en groupes ont une nouvelle fois

montré que l’UPSA dispose d’un large

soutien grâce à l’engagement considérable

de nombreux alliés aux échelons

les plus divers. Cela permet au comité

central de porter un regard confiant

sur les années à venir.

L’impression qui se dégage de l’analyse

de la collaboration avec les présidents des

sections est elle aussi positive. Les sections

font face aux défis actuels et futurs

avec beaucoup de dynamisme. Grâce à

leur ancrage local et à leur étroite collaboration

avec le secrétariat, elles exploitent

des synergies et les développent.

Le secrétariat fait lui aussi face à des

défis de taille. Pour pouvoir soutenir les

membres de l’Union et les informer en

temps utile des changements, il est de

plus en plus important de s’intéresser

de près à la numérisation qui touche les

processus commerciaux dans les garages

et le monde de la mobilité.

La formation professionnelle repose sur

un socle solide et une organisation efficace,

y compris dans la perspective des

défis à venir. La collaboration et le réseautage

avec les sections, les responsables

des cours interentreprises et les partenaires

de formation sont exemplaires.

Nous sommes ainsi certains de pouvoir

continuer de proposer aux jeunes les bons

métiers dans le secteur de l’automobile et

de la mobilité, et de faire le nécessaire

pour que les garagistes puissent toujours

compter sur des professionnels hautement

qualifiés dans leurs entreprises.

Par ailleurs, grâce à l’action politique

de notre association, la défense de la

branche est elle aussi assurée sur le

long terme. Il est certain que le travail

politique deviendra encore plus ardu.

Les exigences relatives à l’environnement

des partis écologistes requerront beaucoup

d’efforts de notre part pour que les

coûts de l’automobile restent abordables,

y compris dans les zones urbaines. La discussion

politique bat déjà son plein autour

des valeurs limites de CO 2

et des pénalités

découlant de leur dépassement.

Enfin, je suis heureux de constater que la

collaboration au sein du comité central

est portée par la confiance mutuelle, une

attitude d’ouverture face aux changements

à venir et la forte volonté de mener

avec succès l’UPSA vers l’avenir, avec les

sections et les organisations partenaires.

Il reste beaucoup à faire dans la branche

automobile, mais nous affrontons ces

défis avec optimisme.

Je remercie tous ceux qui nous

soutiennent dans cette mission et je

vous souhaite une période de l’avent

sereine, un joyeux Noël ainsi qu’une

bonne année.

Meilleures salutations,

Urs Wernli

Président central

Tout pour bien traverser

l‘hiver.

Chemuwa Autozubehör AG

info@chemuwa.ch, Tél. 055 256 10 10

LIVRAISONS JUSQU‘AU 3 FOIS LE JOUR


EN BREF

Le Mitsubishi Pajero.

Les adieux d’une icone : le

Pajero s’exile au musée

Après 37 ans de succès et

d’aventures, le modèle emblématique

des véhicules tout-terrain,

le Mitsubishi Pajero, se

retire du marché européen, et

donc également de Suisse. Peu

de véhicules accèdent au rang

de légende comme l’a fait le

Pajero. Détenteur de records au

Dakar, ce 4 x 4 alliait technologie

sophistiquée, puissance et

robustesse incomparables ainsi

qu’un design intemporel. Il a été

vendu en Suisse à 21 500 exemplaires,

et dans le monde à plus

de 2,6 millions. Pajero a célébré

son retrait du marché en cédant

au musée Emil Frey Classic Car

un modèle de la dernière ligne

de production.

Un nouveau Country Manager

pour FCA Capital Suisse SA

Jean Luc Mas devient le

nouveau Country Manager de

FCA Capital Suisse SA, et entre

immédiatement en fonction. Il

a été tout récemment nommé

au poste de Country manager

de FCA Capital SA pour le marché

belge, une fonction qu’il

conserve provisoirement.

Fort d’une solide expérience

dans l’industrie automobile

et financière, il a notamment

occupé des postes à responsabilité

dans de grands instituts

financiers et des banques d’envergure

internationale. Jean

Luc Mas succède à Federico

Berra, lequel devient le nouveau

Country Manager de FCA Bank

Germany GmbH.

Autoneum : du changement à la

direction du groupe

Bernhard Wiehl.

Le conseil d’administration

d’Autoneum Holding AG a nommé

Bernhard Wiehl, responsable

Finance & Controlling du

business group Europe pendant

de longues années, au poste de

Chief Financial Officer (CFO) et

membre de la direction, avec

entrée en fonction immédiate.

Martin Zwyssig, jusqu’ici CFO,

a décidé de quitter Autoneum.

Bernhard Wiehl est responsable

depuis 2013 du domaine Finance

& Controlling de la zone Europe.

Grâce à sa gestion financière,

il a accru considérablement la

rentabilité de cette zone et de

ses filiales à l’étranger.

Christina Doulgeridou arrive

chez LeasingMarkt.ch

De Mercedes-Benz à LeasingMarkt.ch,

en passant par

Brabus : Christina Doulgeridou

est la nouvelle responsable

Christina Doulgeridou.

Marketing & PR de la place de

marché en ligne pour le leasing

de véhicules. À 24 ans, cette

spécialiste du marketing s’occupe

désormais essentiellement

des réseaux sociaux et de la

publicité en ligne.

Des lauréats Suisses aux Testa

Rossa Awards 2019

Ferrari a dévoilé le nom des

quatre vainqueurs des finales

mondiales des Testa Rossa

Awards 2019, qui se sont déroulées

fin octobre à Maranello.

Lors d’un événement unique,

les meilleurs ont été distingués

dans quatre catégories : le

« meilleur technicien », le « meilleur

prestataire de service », le

« meilleur responsable marketing

», le « meilleur responsable

des ventes ». Deux Suisses

figurent parmi les lauréats :

Matteo Tonolli de Loris Kessel

Auto SA (Lugano) a décroché le

titre de « meilleur prestataire de

Les lauréats (de g. à dr.) : Sebastien

Roesner, Melanie Segura, Matteo

Tonolli et Nicolas Martinson.

service », et Melanie Segura

de Modena Cars (Genève) a

été désignée « meilleure responsable

marketing ».

Un nouveau responsable de la

mobilité urbaine chez Seat

L’Espagnol Lucas Casasnovas

est nommé responsable de la

mobilité urbaine chez Seat. Il

devient ainsi responsable de

tous les projets de l’entreprise

dans ce domaine, y compris

XMOBA et Respiro. Il occupait

jusqu’à présent le poste de Global

Director of Product Marketing

chez Seat. Seat s’attèle en

effet au développement d’une

stratégie de mobilité urbaine.

Lucas Casasnovas.

Cette stratégie comprend

également le concept car

Seat Minimó ainsi que le Seat

eXS KickScooter powered by

Segway. À la tête de la mobilité

urbaine, Lucas Casasnovas

aura à cœur de promouvoir le

développement de nouvelles

solutions de mobilité urbaine

chez Seat, à la fois accessibles

et durables pour l’environnement,

les agglomérations et la

population.

Les carrossiers suisses se

rassemblent

L’association des carrossiers

suisses, anciennement connue

Le concept de garage

partenarial de votre ESA


EN BREF

sous le nom d’USIC, et la

Fédération des Carrossiers

Romands (FCR) vont cheminer

ensemble à partir de 2021.

Les délégués ont pris cette

décision le 5 novembre 2019 lors

de l’assemblée extraordinaire

des délégués qui s’est tenue

à Rieden (LU). Dès cet été, les

deux associations ont été rebaptisées

« Carrosserie suisse »

(AUTOINSIDE 7-8/19). Grâce

à ce regroupement, le nombre

d’entreprises membres atteint

près de 900 sociétés. Pour les

responsables de « Carrosserie

suisse », la marge de manœuvre

pour réaliser de futurs projets

s’élargit considérablement.

Un Suisse vice-champion du

monde

La finale du championnat

du monde des mécaniciens

Subaru (SWTC = Subaru World

Technician Competition) s’est

déroulée à Kobe mi-novembre.

Reto Schürmann, employé au

centre automobile PAO AG

(Wädenswil) a décroché une

prestigieuse deuxième place. Au

Reto Schürmann (à gauche) et

Martin Eberhard, responsable de la

formation chez Subaru Suisse AG.

cours de l’année, les champions

de 15 pays se sont qualifiés pour

le SWTC et se sont rendus au

Japon pour tenter de remporter

le titre. Les candidats ont démontré

leur savoir-faire sur des

tâches ardues et complexes :

résoudre des problèmes théoriques

et localiser des pannes

électriques sur des véhicules

préparés, pour ne citer que deux

exemples. La Chine est devenue

championne du monde, tandis

que la troisième place est revenue

à la Russie.

Un nouveau Managing Director

chez Peugeot Suisse

Fernando Guida est le nouveau

Managing Director de Peugeot

Suisse depuis novembre.

Fernando Guida.

Il succède ainsi à Eric Dumondelle.

Une information confirmée

par Peugeot Suisse, interrogée

par AboutFleet. Fernando

Guida était auparavant directeur

Fleet et véhicules d’occasion

pour le groupe PSA. L’homme,

âgé de 52 ans, est diplômé

en économie et a complété sa

formation par un diplôme en

économie d’entreprise au KLZ

de Zurich.

Hostettler Autotechnik AG

remporte un prix

Avec les concepts d’atelier

Autofit, Autpro et ATE

BremsenCenter, la société

Hostettler Autotechnik AG fait

partie des acteurs majeurs de

la Suisse dans ce secteur. Plus

de 500 clients se sont affiliés

Hostettler Autotechnik AG remporte

un prix.

à un concept de Hostettler. Ce

succès a été mis en lumière par

le prix du concept d’atelier décerné

par Temot International.

À l’occasion de la réunion des

actionnaires de l’entreprise, qui

s’est tenue en septembre à Paris,

Hostettler Autotechnik AG a

reçu le prix de la meilleure mise

en œuvre de concept d’atelier.

Temot International est un réseau

d’achats et de savoir-faire

implanté dans le monde entier.

Nouveau propriétaire pour la

filiale Mercedes de Coire

Le groupe RCM rachète la

société Ring Garage AG de Coire

à Mercedes-Benz Suisse SA.

Le 1 er janvier 2020, le concessionnaire

automobile français

deviendra ainsi concessionnaire

officiel de Mercedes-Benz

pour la Suisse. L’achat du Ring

Garage AG de Coire s’inscrit

logiquement dans l’orientation

stratégique du groupe Daimler,

qui vise à s’implanter sur le

marché de manière plus ciblée

via des concessionnaires en

propre. Le constructeur a ainsi

cédé ces dernières années plusieurs

filiales à des partenaires

commerciaux indépendants.

MEMBRE

Nouveaux Membres UPSA

Bienvenue !

L’UPSA a eu le plaisir d’accueillir

huit nouveaux membres au mois

d’octobre 2019. Les entreprises

emploient 17 personnes au total.

Nous souhaitons la bienvenue aux

nouveaux arrivants.

Section Argovie

> > Seetalgarage Stefano Tata,

Boniswil

Section Tessin

> > Garage Giuseppe Bellini SA,

Balerna

Section Thurgovie

> > Auto Optima GmbH,

Neu Paradies

> > Seerücken Garage Herzog,

Homburg

Section Suisse centrale

> > Garage Barmettler, Stans

> > Garage Ibach GmbH,

Emmenbrücke

Section des deux Bâle

> > Garage Stocker Muttenz GmbH,

Muttenz

> > Garage Jovi GmbH, Niederdorf

Die Marke Ihrer Wahl


EN BREF

Étoffement interne

Favoriser l’entraide des garagistes

pd. Une meilleure visibilité et donc plus de succès

: l’année prochaine, les médias de l’UPSA

introduiront deux nouvelles offres multisupports,

la place de marché UPSA et le répertoire

des fournisseurs UPSA.

Place de marché UPSA (pour acheter

ou vendre)

Les annonces de la place de marché conviennent

par exemple pour vendre des machines, des

outillages ou des équipements d’occasion,

mais aussi pour proposer ou rechercher des

pièces de rechange spéciales, des outils ou

encore des offres et des services utiles et intéressants

pour des garages. En bref, les annonces

de la place de marché permettent aux

garagistes de s’entraider.

Les annonces peuvent être réservées directement

en ligne sur agvs-upsa.ch/de/marktplatzanzeige-buchen.

Le principe est le suivant :

Les garagistes saisissent le texte, ajoutent

leur logo, leurs coordonnées et, selon le format,

des photos qu’ils téléchargent sur la plateforme.

Les médias de l’UPSA s’occupent de la

mise en page des annonces, cette prestation

étant incluse dans le prix. L’annonce paraît ensuite

dans un ou plusieurs numéros imprimés

d’AUTOINSIDE, mais aussi sur le site Internet

de l’UPSA. Dans ce dernier cas, elle comporte

un lien vers le site Internet du client. Environ

100 000 lecteurs ou utilisateurs la lisent chaque

mois. Les membres de l’UPSA et de BBF profitent

de conditions spéciales.

Un répertoire des fournisseurs pour

recenser les professionnels

Qui est mon interlocuteur attitré pour les

pièces de rechange et d’usure ? Où trouver en

un clin d’œil des professionnels proposant

des équipements d’atelier ? Quels fournisseurs

peuvent m’aider en matière de pneus,

de roues et de châssis ? Dans le répertoire

multisupports dédié de l’UPSA, disponible

dans AUTOINSIDE et sur agvs-upsa.ch/

fr/registre-des-fournisseurs les lecteurs trouveront

toutes les informations sur les principaux

fournisseurs automobiles, classés

par catégories de produits, pour que les professionnels

puissent être trouvés encore plus

rapidement. Grâce à cette rubrique, il est peu

probable qu’une recherche n’aboutisse pas. <

Informations complémentaires par

e-mail ou par téléphone :

vermarktung@agvs-upsa.ch

ou 043 499 19 81

8

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


CG CAR-GARANTIE VERSICHERUNGS-AG

TEL 061 426 26 26 I www.cargarantie.ch

CarGarantie

souhaite à l’ensemble

du secteur automobile

un joyeux Noël et

une bonne année.

Cette année, les cartes et autres vœux de Noël seront

remplacés par un don à une association caritative.


HUILES & LUBRIFIANTS FOKUS

Visite d’atelier chez Liqui Moly

Par bateau

jusqu’au garage

L’entrepôt de Liqui Moly, au port de Saarlouis dispose actuellement d’une capacité de 18 millions de litres d’huiles de base, qui peuvent être livrées directement par bateau.

Hier, on se contentait de lubrifier et de refroidir. Cette époque est révolue. AUTOINSIDE a pu visiter les ateliers de

production de Liqui Moly et se rendre compte de l’investissement et du travail de recherche qui se cache derrière

des huiles devenues bien plus complexes. Jürg A. Stettler

Un employé convoie de petits bidons violets, dénués d’inscription et

bien alignés sur des palettes, vers l’installation de remplissage n° 3, tandis

qu’un autre prépare des centaines de bidons gris pour l’installation

n° 5. Chez Liqui Moly, entreprise allemande spécialisée dans les huiles

et les additifs, l’activité bat son plein. Tous les jours, on embouteille ici

entre 250 000 et 350 000 litres sur six chaînes de remplissage pour petits

contenants, en travaillant parfois en trois-huit. Sur deux autres lignes

de remplissage, jusqu’à 600 grands contenants sont remplis quotidiennement.

« Notre problème est que nous ne pouvons plus nous étendre

sur notre site », explique Oliver Kuhn, directeur adjoint du laboratoire

des huiles et chef de la technique d’application à Sarrelouis, petite ville

située à un jet de pierre du Luxembourg et de la France.

Conséquence : Liqui Moly ne peut augmenter sa capacité de production

que par l’optimisation. « Nous avons investi plus de 22 millions de francs

sur le site de Sarrelouis ces dernières années, reprend Oliver Kuhn. Et le

processus n’est pas terminé. » L’entrepôt des liquides finis a été agrandi

et équipé d’un système de distribution à tuyaux ultramoderne et largement

ramifié, doté d’une technologie de curage rendant superflu le fastidieux

et coûteux rinçage des installations. L’entrepôt de Liqui Moly, au

port, dispose actuellement d’une capacité de 18 millions de litres d’huiles

de base, qui peuvent être livrées directement par bateau.

Oliver Kuhn, directeur adjoint

du laboratoire et chef

de la chef de la technique

d’application à Saarlouis.

« Les premiers échantillonnages et tests de

l’huile de base livrée se font à bord » explique

Oliver Kuhn. La qualité est en effet primordiale

: le laboratoire de l’entreprise, dont le

nombre de collaborateurs a doublé ces quatre

dernières années, s’en porte garant. 30 employés

ultra-concentrés travaillent ici sur des

balances de haute précision et des spectromètres

à fluorescence X pour l’analyse élémentaire.

« Nous sommes en mesure de couvrir

toutes les étapes nous-mêmes, de la recherche

au développement en passant par l’assurance qualité », souligne le directeur

adjoint en montrant du doigt des bouteilles en verre contenant des

10

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


FOKUS HUILES & LUBRIFIANTS

huiles de référence dans toutes les nuances de miel. « Nous effectuons

l’intégralité des analyses en interne. C’est plus économique et cela nous

permet d’être plus rapides et plus flexibles. »

Pour le seul contrôle de la production, ce sont tous les jours plus de 100

échantillons d’huile qui subissent jusqu’à quinze analyses distinctes. En

outre, toutes les matières premières sont examinées soigneusement, et

des contrôles de qualité sont faits en cours de production, tout comme

des échantillonnages de réserve pour les produits finis. « La production

ne continue que lorsque tous les feux sont au vert à chaque étape du laboratoire

», précise Oliver Kuhn. À des fins d’assurance qualité, toutes

les données de production importantes de chaque chaîne de fabrication

sont relevées et durablement conservées. Près de la moitié du temps de

travail, aujourd’hui, est consacrée à la documentation.

De nouveaux récipients sont prêts pour la chaîne de remplissage.

La loi autorise Liqui Moly à produire jusqu’à 120 000 tonnes de lubrifiants

par an dans ses onze installations de mélange traitant entre 3,8

et 22 tonnes chacune, auxquelles viendra s’ajouter en 2020 un mélangeur

en ligne à Sarrelouis. Avec les produits prêts et emballés, des

robots Kuka confectionnent ensuite des colis pour le transport. Les

huiles sont livrées dans plus de 120 pays du monde entier. Trois quarts

d’entre elles sont des produits automobiles. S’il s’agissait auparavant

d’un pur lubrifiant et donc d’un article d’usure, l’huile de moteur dispose

aujourd’hui d’un éventail de performances bien plus large. « Des

produits toujours plus fluides sont demandés, qui génèrent moins de

résistance dans le moteur et réduisent ainsi la consommation de carburant.

En même temps, des quantités d’huile de plus en plus petites

doivent circuler toujours plus rapidement », explique le spécialiste tandis

que nous franchissons la porte d’un autre service. « Les huiles ont

ainsi moins de temps pour refroidir et sont soumises à des charges

thermiques plus importantes. »

Un collaborateur prélève un échantillon pour comparaison.

La Special Tec AA 0W-16, l’huile de moteur la plus fluide produite

jusqu’ici par Liqui Moly, illustre bien cette tendance. Oliver Kuhn pense

cependant qu’il est possible de fabriquer des huiles encore plus fluides :

« Mais la distance entre les pistons et les cylindres devient alors si petite

que le risque de frottement mixte augmente. » Pour éviter cela, il est d’autant

plus important d’utiliser des additifs. Ceux-ci sont l’un des autres

principaux piliers de l’entreprise allemande employant quelque 900 per-

Suite en page 12

Un spectromètre à fluorescence X analyse l’élément.

Que signifient les abréviations sur les bidons d’huile ?

Les bidons et flacons d’huile sont parfois ornés d’obscures combinaisons de

chiffres et de lettres qui créent davantage de confusion que de clarté. Pourtant,

ces indications donnent des renseignements concis sur les propriétés

des lubrifiants, entre autres. AUTOINSIDE vous aide à y voir plus clair.

Classification SAE : il s’agit de l’indication de la viscosité, c’est-à-dire

de la fluidité d’une huile à certaines températures, fixée par la Society of

Automotive Engineers (SAE). Les huiles portant les grades SAE 15W à 40W

peuvent être utilisées jusqu’à -20 °C. Plus le chiffre précédant la lettre

« W » est petit, plus l’huile est fluide, même à très basse température. Les

huiles synthétiques modernes à faible frottement présentent un grade SAE

de 0W ou 5W. Lorsqu’il y a un deuxième indice, par exemple « 40 », celui-ci

indique la viscosité d’une huile à plus de 100 °C. Attention : ces valeurs ne

déterminent en rien la qualité d’une huile.

Classification API : la classe fixée par l’American Petroleum Institute (API)

indique pour quel type de moteur l’huile est conçue : « S » pour les moteurs à essence

et « C » pour les diesels. La deuxième lettre est une indication de qualité :

une huile API SM est de bien meilleure qualité que l’ancienne huile API SG.

Classification ACEA : la classification la plus précise, spécialement adaptée

au marché européen, est celle de l’Association des Constructeurs Européens

d’Automobiles (ACEA), qui répartit les huiles dans les catégories de

base suivantes : A (moteurs à essence), B (diesels légers), C (diesels avec

filtre à particules) et E (diesels lourds). Les bidons d’huile portent également

les homologations des fabricants, par exemple VW 506.00 ou MB 229.5.

Celles-ci permettent de savoir pour quels modèles et marques l’huile est

homologuée. Le mode d’emploi ou le carnet de service du véhicule indique

toujours à quelles normes/homologations une huile doit répondre.

AUTOINSIDE | Décembre 201911


HUILES & LUBRIFIANTS FOKUS

Chaque jour, les laborantins de Liqui Moly prélèvent plus de 100 échantillons d’huile et procèdent à près de 15 analyses distinctes à des fins de contrôle de la production.

sonnes. L’assortiment de Liqui Moly est énorme : il compte près de 4000

articles. L’an dernier, la firme allemande a battu un record en réalisant

un chiffre d’affaires de 600 millions de francs pour un bénéfice de 57,9

millions de francs. Afin de poursuivre sa croissance, Liqui Moly investit

résolument dans l’avenir : bientôt, elle affectera près de 27,5 millions de

francs à la construction d’un entrepôt central ultramoderne. Pour l’heure,

l’entreprise distribue ses produits à partir de dix entrepôts de logistique.

Le système est donc relativement complexe. De là, les contenants remplis

rejoignent notamment Rhiag Group Ltd à Baar, l’importateur général

de la marque pour la Suisse.

branche des garages y travaillent aussi. Il y est question d’homologations,

d’étalonnage ou de communication avec les clients. » Désormais, nous

comprenons bien, nous aussi, ce qu’Oliver Kuhn avait en tête lorsqu’il

disait, au début de la visite : « Remplir un réservoir de la mauvaise huile,

c’est comme monter la mauvaise pièce dans une voiture… » <

Plus d’informations sur :

www.liqui-moly.de

Pour Oliver Kuhn, une chose est claire : « Pour pouvoir suivre le rythme,

il faut investir sans cesse dans la technique et la recherche. Pour la production

de lubrifiants de tout atelier aussi. » Le travail n’est pas près de

manquer à Liqui Moly. Le laboratoire a fort à faire avec la part croissante

d’huiles de base synthétiques, qui ont tendance à moins se lier aux additifs,

et avec le développement des paquets d’additifs spéciaux. Les huiles

de moteur automobiles contiennent tout de même 20 à 25 % d’additifs

aujourd’hui. Certaines huiles modernes peuvent même en contenir plus

d’un tiers. Et les huiles pour les véhicules utilitaires, 10 % de plus encore.

Dans cette entreprise fondée en 1957, les clients sont assurés de toujours

avoir un expert au bout du fil. À côté de l’assurance qualité, qui travaille

en trois-huit, et de la R&D, Liqui Moly effectue également des analyses

de service dans son laboratoire. « Dans ce 3 e département, la chimie n’est

pas au premier plan, explique Oliver Kuhn. Des spécialistes issus de la

Les récipients remplis sont livrés depuis plus de dix entrepôts, notamment au groupe

Rhiag à Baar, l’importateur général de Liqui Moly pour la Suisse.

12

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


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HUILES & LUBRIFIANTS FOKUS

Quatre questions à

Des lubrifiants pour que

tout reste bien huilé

Sans les huiles et les lubrifiants les plus modernes, le progrès technologique et écologique en matière de motorisation serait

impossible. De nombreux facteurs influencent le développement de ces consommables qui doivent non seulement répondre

aux exigences des constructeurs automobiles et se montrer performants et capables de jouer un rôle protecteur, mais aussi

être efficaces et respectueux de l’environnement. Comment cette évolution touche-t-elle les garagistes ? AUTOINSIDE a posé

la question à plusieurs fabricants et distributeurs. Carla Stampfli

David Klauser,

gestionnaire des produits

Fluids, Amag Import SA.

Monsieur Klauser, les huiles et lubrifiants

sont en constante évolution. Comment

aidez-vous les garagistes à renforcer leurs

compétences de conseil vis-à-vis des

clients dans ce domaine ?

D’une part, grâce à une étroite collaboration

avec nos fournisseurs, nous proposons

une formation en ligne basée sur une

application. D’autre part, notre centre de

compétence pour le développement des entreprises

et de la personnalité, l’Amag Academy,

nous permet de former nos partenaires de manière ciblée.

Nos cours couvrent toutes les fonctions et les tâches des garages,

de la direction à la vente en passant par le service, les pièces et les

accessoires, l’administration, la garantie et l’atelier.

En quoi réside l’avantage pour le garagiste de collaborer avec vous ?

Notre large éventail de marques de lubrifiants et de contenants ainsi

que le service de livraison biquotidien constituent une offre de services

attrayante. Amag est aussi une entreprise leader sur le marché suisse

pour la livraison de marchandises en vrac dans des camions-citernes

ou de grands contenants. Contrairement aux boutiques ne proposant

que des services en ligne, nous offrons un conseil individuel par l’intermédiaire

de notre personnel de terrain et de bureau.

Moteurs à combustion, hybrides, à gaz ou électriques : la diversité

des motorisations augmente. Quel impact cela a-t-il sur les consommables,

et aussi sur les ateliers ?

Pour respecter les prescriptions légales en matière de CO 2

, les importateurs

doivent homologuer davantage de véhicules de petite cylindrée

dotés de moteurs hybrides, à gaz ou électriques. Les garages auront

donc de plus en plus affaire aussi à des véhicules sans huile de

moteur. Les recettes liées aux huiles de moteur disparaîtront complètement

pour les véhicules purement électriques, et les garagistes

devront les compenser autrement. Tous ces facteurs influenceront les

activités relatives aux lubrifiants.

Quelles sont les tendances qui attendent les garagistes ?

En raison du downsizing des moteurs, les exigences relatives à la résistance

thermique, à la lubrification, à la protection contre la corrosion,

à la stabilité au cisaillement et à la résistance au vieillissement ont fortement

augmenté ces dernières années. La sollicitation accrue des mo-

teurs fait que la tendance va clairement vers une huile de moteur à

basse viscosité. Les exigences plus élevées vis-à-vis des valeurs d’émissions

autorisées et en termes de consommation ainsi que le système

start & stop contribuent aussi à cette évolution. L’important est qu’une

huile réponde aux spécifications actuelles du constructeur automobile

et qu’elle soit conçue en fonction des longs intervalles entre les services.

Gregor Spescha,

directeur de la Société

Coopérative Avia-Lubrifiants.

Monsieur Spescha, les huiles et lubrifiants

sont en constante évolution. Comment

aidez-vous les garagistes à renforcer leurs

compétences de conseil vis-à-vis du client

dans ce domaine ?

Les départements de vente de nos sociétés

Avia transmettent à nos clients toutes les informations

et formations nécessaires afin qu’ils

puissent conseiller et servir au mieux leur

propre clientèle. La proximité avec notre fabricant

de lubrifiants nous permet aussi de faire appel à son savoir-faire à

tout instant.

En quoi réside l’avantage pour le garagiste de collaborer avec vous ?

Nous livrons à nos clients des lubrifiants de la dernière génération et

conformes aux technologies actuelles. En outre, notre clientèle peut

aussi profiter, en cas de problème urgent, de nos excellents contacts

avec le fabricant, et donc de son savoir-faire.

Moteurs à combustion, hybrides, à gaz ou électriques : la diversité

des motorisations augmente. Quel impact cela a-t-il sur les consommables,

et aussi sur les ateliers ?

Avec les nouveaux systèmes de propulsion, qui sont très variés, la complexité

des consommables croît elle aussi. Un moteur électrique, par

exemple, n’a plus besoin de lubrification proprement dite. Nous conseillons

nos clients en leur indiquant quels sont les consommables idéaux

pour les véhicules de leur clientèle.

Quelles sont les tendances qui attendent les garagistes ?

À l’avenir, les lubrifiants pour les moteurs à combustion ne seront plus

fabriqués que par synthèse intégrale. C’est le seul moyen de respecter

les directives des constructeurs de moteurs et leurs spécifications. En

revanche, on ne sait pas encore quels systèmes de propulsion s’imposeront

à l’avenir. Personnellement, je pense que la source d’énergie qui

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Décembre 2019 | AUTOINSIDE


FOKUS HUILES & LUBRIFIANTS

aura le plus de succès est l’hydrogène. Quoi qu’il en soit, nous veillerons

à pouvoir continuer d’offrir à nos clients les meilleurs produits possibles

pour les véhicules de leur clientèle.

André Rösler,

category manager senior,

lubrifiants, Derendinger SA.

Monsieur Rösler, les huiles et lubrifiants

sont en constante évolution. Comment

aidez-vous les garagistes à renforcer leurs

compétences de conseil vis-à-vis des

clients dans ce domaine ?

Nos collaborateurs de terrain sensibilisent

nos clients et leur parlent de l’importance des

nouveautés. Par ailleurs, à l’aide de newsletters,

d’annonces dans nos brochures commerciales

et de notre site Internet avec son module

de recherche d’huile, nous attirons leur

attention sur le bon usage et les bonnes huiles de moteur et de transmission,

homologations et spécifications comprises. Des formations internes

consolident le savoir-faire.

En quoi réside l’avantage pour le garagiste de collaborer avec vous ?

Il profite de notre logistique, qui lui permet de commander chez nous

pratiquement toutes les tailles de contenants, y compris de très petites

quantités, et de se faire livrer en une heure. Nous proposons aux clients

qui souhaitent couvrir un aussi grand nombre de modèles automobiles

que possible des récipients modernes de 20 litres, du type « bag in box »,

avec des présentoirs assortis. Mais notre portefeuille comprend aussi

de grands contenants de plus de 200 litres, livrables en 24 heures. Et

nous ne nous arrêtons pas à la vente : avec notre partenaire en matière

d’élimination, nous offrons à nos clients la possibilité d’éliminer leurs

huiles usées de manière appropriée.

Moteurs à combustion, hybrides, à gaz ou électriques : la diversité

des motorisations augmente. Quel impact cela a-t-il sur les consommables,

et aussi sur les ateliers ?

C’est une question omniprésente à laquelle il est difficile de répondre.

Le processus actuel prendra encore un certain temps, et personne ne

sait exactement jusqu’où nous mèneront les sources d’énergie fossiles.

Il est probable que le moteur électrique aura des concurrents. Il faudra

donc toujours lubrifier des pièces et l’évolution ne s’arrêtera certainement

pas là.

Quelles sont les tendances qui attendent les garagistes ?

À court terme, la tendance ira, pour les moteurs à combustion, vers des

huiles de moteur à faible viscosité. Ces huiles exclusivement synthétiques

constituent des paramètres importants dans la construction des

moteurs modernes, qui exige une consommation de carburant et des

émissions toujours moindres. Notre tâche consiste à offrir au garagiste

les instruments nécessaires avec le savoir-faire qui l’accompagne afin

qu’il puisse continuer à offrir à ses clients un service optimal.

Lorenz Burkhalter, responsable

du marketing

des lubrifiants, ESA.

Monsieur Burkhalter, les huiles et les lubrifiants

sont en constante évolution. Comment

aidez-vous les garagistes à renforcer leurs

compétences de conseil vis-à-vis des clients

dans ce domaine ?

Nous tenons nos clients informés des nouveautés

en permanence. Ce qui requiert que

notre vaste assortiment soit toujours à jour.

Grâce à notre boutique en ligne, nos clients

peuvent trouver le produit adéquat 24 h/24, vérifier

sa disponibilité et le commander de manière simple et directe. Les

produits ESALube et Shell peuvent être trouvés par le numéro de type

du véhicule. Ainsi, nos copropriétaires sont toujours en mesure de proposer

le bon produit à leurs clients.

En quoi réside l’avantage pour le garagiste de collaborer avec vous ?

Nous offrons un assortiment complet d’huiles de moteur, de transmission

et d’huiles hydrauliques ainsi que les outils assortis pour une vidange efficace.

Grâce à notre stratégie multimarque avec Shell, ELF et ESALube, nous

nous assurons de pouvoir répondre à presque tous les besoins des clients.

En outre, le garagiste profite de la haute disponibilité de nos produits et

d’une livraison rapide. Autre avantage : notre forme juridique. En tant que

coopérative, nous nous efforçons de proposer des solutions et des services

qui soutiennent la rentabilité de nos clients. Car plus de 7000 garages sont

non seulement « nos » clients, mais aussi nos copropriétaires.

Moteurs à combustion, hybrides, à gaz ou électriques : la diversité

des motorisations augmente. Quel impact cela a-t-il sur les consommables,

et aussi sur les ateliers ?

Pour l’instant, les garages ont surtout affaire à des véhicules dotés de moteurs

à combustion. Les voitures entièrement électriques, par exemple,

n’ont par conséquent pas encore beaucoup d’impact sur les activités liées

aux lubrifiants. La mobilité électrique a cependant pris de l’ampleur ces dernières

années, et cette tendance se poursuivra. Il est vrai que les voitures

électriques ont aussi besoin de lubrifiants, mais on les utilise en système

fermé. Les ateliers du futur auront donc moins besoin d’huiles de moteur

et de transmission.

Quelles sont les tendances qui attendent les garagistes ?

Comme nous l’observons déjà depuis plusieurs années, les lubrifiants destinés

à un seul type de véhicule gagneront du terrain. Les constructeurs automobiles

exigent de nouvelles spécifications, et des spécifications supplémentaires,

pour les produits. Dans certains cas, les garages doivent donc

avoir en stock une grande variété de lubrifiants. La gestion de ceux-ci est

donc très importante, surtout dans les entreprises qui travaillent sur des

véhicules présentant des exigences diverses. ESA propose ainsi le bar à

huiles de Shell qui, avec ses contenants de 20 litres, est spécialement conçu

pour de tels besoins.

Suite en page 16

AUTOINSIDE | Décembre 201915


HUILES & LUBRIFIANTS FOKUS

Kurt Schürch,

responsable achats/

vente, Fibag SA.

Monsieur Schürch, les huiles et lubrifiants

sont en constante évolution. Comment

aidez-vous les garagistes à renforcer leurs

compétences de conseil vis-à-vis des

clients dans ce domaine ?

Nous aidons les garagistes en publiant sans

cesse, dans notre boutique en ligne, des informations

sur les nouveaux produits et les

homologations officielles des constructeurs.

La boutique en ligne est le point de repère

principal pour les garagistes. Ils peuvent y chercher le bon lubrifiant

au moyen de l’homologation du constructeur et renforcer leurs compétences

de conseil vis-à-vis des clients grâce à l’ensemble des informations

techniques.

En quoi réside l’avantage pour le garagiste de collaborer avec vous ?

Actuellement, notre assortiment comporte des lubrifiants de cinq fabricants

renommés. Dans ce secteur, nous choisissons nos partenaires sur

la base du portefeuille de marques d’Emil Frey en nous appuyant sur les

homologations existantes des constructeurs.

Moteurs à combustion, hybrides, à gaz ou électriques : la diversité

des motorisations augmente. Quel impact cela a-t-il sur les consommables,

et aussi sur les ateliers ?

Le défi de demain, dans le domaine des lubrifiants et consommables, réside

dans la complexité et la diversité croissantes des systèmes de propulsion.

Cette situation affecte non seulement les huiles de moteur, mais aussi

de transmission et de protection des radiateurs. Dans tous les domaines,

il faut respecter les homologations des producteurs.

Quelles sont les tendances qui attendent les garagistes ?

Dans le sillage de la réduction des émissions, les constructeurs automobiles

sont contraints de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour atteindre

les objectifs fixés. Les lubrifiants sont ainsi de plus en plus souvent considérés

comme un élément structurel, car ce sont des produits ultra-technologiques

qui peuvent contribuer de manière efficace à réduire les émissions.

Le garagiste doit donc se pencher plus attentivement encore sur les homologations

des constructeurs et ajuster l’étendue de sa gamme.

Giuseppe Orfanò, manager

gestion de marché,

Krautli SA.

Monsieur Orfanò, les huiles et lubrifiants

sont en constante évolution. Comment

aidez-vous les garagistes à renforcer leurs

compétences de conseil vis-à-vis des

clients dans ce domaine ?

Grâce à notre collaboration avec des partenaires

connus comme Valvoline ou Castrol, nos clients

profitent du fait de recevoir des informations et des

nouveautés de première main, mais aussi d’avoir à

leur côté des spécialistes qui peuvent répondre précisément

à leurs questions en cas de doute. Outre

des newsletters régulières, dans lesquelles nous parlons souvent des nouveautés

techniques, nous sommes en train d’étoffer notre programme de formation

pour 2020 dans cette direction.

En quoi réside l’avantage pour le garagiste de collaborer avec vous ?

Notre large assortiment de produits lubrifiants nous permet presque toujours

d’avoir en stock l’article qui convient aux clients. Grâce à notre marque K-Tech,

nous sommes aussi en mesure de proposer aisément au client des solutions

sur mesure. Nos collaborateurs sont toujours au courant des dernières nouveautés

et peuvent donc soumettre rapidement et avec compétence une solution

aux garagistes en cas de questions ou de doutes.

Moteurs à combustion, hybrides, à gaz ou électriques : la diversité

des motorisations augmente. Quel impact cela a-t-il sur les consommables,

et aussi sur les ateliers ?

Aujourd’hui, les consommables doivent répondre à des exigences toujours

plus élevées. On observe, par exemple, que les huiles de moteur deviennent

toujours plus fluides. En ce qui concerne les moteurs à essence, elles sont

intégrées dans le processus de réduction des émissions ou la baisse de la

consommation de carburant. Les véhicules à propulsion purement électrique

n’ont plus besoin d’huile de moteur, certes, mais ils ne sauraient se

passer de lubrifiants. Qui sont fort différents des lubrifiants des moteurs à

combustion. Les ateliers doivent donc, là aussi, être très attentifs.

Quelles sont les tendances qui attendent les garagistes ?

En vertu des exigences techniques croissantes des constructeurs, le nombre

de consommables conçus pour une application particulière augmente lui

aussi. Pour garantir des durées d’utilisation encore plus longues, on a de

plus en plus recours à des huiles de base de plus haute qualité. Les intervalles

d’entretien plus longs et les concurrents des moteurs à combustion

font que la quantité nécessaire va aussi reculer. De plus, les lubrifiants deviendront

des « outils » importants pour favoriser certaines applications

techniques. Dans le domaine de l’efficience énergétique et de l’impact sur

l’environnement, par exemple, les huiles de moteur à faible viscosité déjà

utilisées aujourd’hui participeront grandement au respect des valeurs limites

d’émissions.

Daniel Adler, responsable

des ventes de lubrifiants,

Maagtechnic SA.

Monsieur Adler, les huiles et lubrifiants

sont en constante évolution. Comment

aidez-vous les garagistes à renforcer leurs

compétences de conseil vis-à-vis des

clients dans ce domaine ?

Avec Shell, nous proposons de nombreux outils

que les garagistes peuvent utiliser pour pouvoir

servir au mieux leurs clients. En font partie

notamment des applications comme Shell Lube-

Match, qui permet de choisir le bon lubrifiant

pour chaque véhicule. Nous proposons également des formations et des

conseils individuels donnés par nos experts.

En quoi réside l’avantage pour le garagiste de collaborer avec vous ?

Les automobilistes qui utilisent nos lubrifiants peuvent profiter des huiles

de base Shell GTL. Celles-ci sont fabriquées à partir de gaz naturel et offrent

ainsi de meilleurs indices de viscosité, de bonnes propriétés à basse température,

une volatilité moindre et une meilleure stabilité à l’oxydation. Elles

permettent ainsi de faire des économies de carburant et protègent mieux

contre l’usure et la corrosion. Ce qui fait du bien au porte-monnaie et au moteur.

Cette valeur ajoutée peut être un argument de vente auprès du client,

qui sera prêt à mettre le prix s’il estime qu’en fin de compte, il y gagne.

16

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


FOKUS HUILES & LUBRIFIANTS

Moteurs à combustion, hybrides, à gaz ou électriques : la diversité

des motorisations augmente. Quel impact cela a-t-il sur les consommables,

et aussi sur les ateliers ?

Cette diversité a effectivement des conséquences sur l’après-vente et le service

dans la branche automobile. Notre partenaire Shell Lubricants mène

des recherches depuis plus de 75 ans sur sept sites dans le monde. Des

constructeurs automobiles de renom utilisent les possibilités techniques

des laboratoires de test pour développer leurs essais sur les moteurs, la

transmission ou les véhicules. Quels que soient les véhicules qui apparaîtront

à l’avenir, Shell aura les lubrifiants adéquats.

Quelles sont les tendances qui attendent les garagistes ?

On développe des huiles toujours moins visqueuses. La raison est évidente :

les huiles plus minces offrent moins de résistance et permettent ainsi de

consommer moins, ce qui est une nécessité au vu des prescriptions légales

toujours plus strictes en matière d’émissions. Par ailleurs, avec les huiles de

base GTL, on a besoin de moins d’additifs auxiliaires, et l’huile reste performante

plus longtemps. À l’heure actuelle, certains produits sont remaniés,

et des produits neufs et de haute qualité sont développés et commercialisés

qui permettent aussi de réduire les coûts d’entretien grâce à une consommation

moindre de carburant et d’huile.

Peter Sulzer, gestionnaire

des produits, Motorex.

Monsieur Sulzer, les huiles et lubrifiants

sont en constante évolution. Comment

aidez-vous les garagistes à renforcer leurs

compétences de conseil vis-à-vis des

clients dans ce domaine ?

Nous soutenons nos partenaires en leur transmettant

un savoir-faire par l’intermédiaire de

notre personnel de vente qualifié, de notre service

technique à la clientèle et de notre site Internet

avec l’application « Oil Finder ». Cela a

contribué, entre autres, à ce que les lecteurs

d’« Auto-Illustré » élisent pour la neuvième fois Motorex meilleure

marque dans la catégorie « Lubrifiants ». Afin que tout se passe au mieux

à l’avenir, nous développons sans cesse nos produits.

En quoi réside l’avantage pour le garagiste de collaborer avec vous ?

Nos clients sont au cœur de toutes nos réflexions et actions. L’avantage,

pour le client, réside dans la qualité de nos produits « Swiss made » à

Langenthal et de nos services. Nous sommes des partenaires compétents

dans le sport automobile, où nous trouvons des solutions destinées aux

besoins courants.

Moteurs à combustion, hybrides, à gaz ou électriques : la diversité

des motorisations augmente. Quel impact cela a-t-il sur les consommables,

et aussi sur les ateliers ?

L’essentiel se passe dans la chambre de combustion, et autour. Une compression

plus élevée favorise l’injection directe tant pour les moteurs à essence

que pour les diesels. En combinaison avec une hybridation, il est possible

de réduire encore la consommation. À cela s’ajoute le downsizing, qu’on observe

depuis quelques années, une plus petite cylindrée, un nombre inférieur

de cylindres, le tout associé à un turbocompresseur. Grâce à un frottement

réduit à des couples élevés, ce concept offre à la fois de bonnes

performances de conduite et des valeurs de consommation et d’émissions

moindres. Les exigences sont de plus en plus complexes et élevées.

Quelles sont les tendances qui attendent les garagistes en

matière d’huiles et de lubrifiants ?

Tandis qu’un film lubrifiant de 4 mµ, soit quatre millionièmes de millimètre,

protégeait autrefois efficacement de l’usure, 2 mµ doivent aujourd’hui

suffire. Les formules à viscosité basse flirtent à dessein avec la limite et

visent ainsi la plus haute performance et la plus grande efficience possibles.

Les toutes dernières huiles moteur à faible viscosité de la génération 0W de

Motorex Car Line illustrent cette tendance. Et nous ne proposons pas que

des solutions pour les huiles de moteur : la plupart des boîtes de vitesses

automatiques ont un remplissage de départ à vie. Or, après des millions de

changements de vitesse, l’usure et le cisaillement ont des effets négatifs sur

l’huile, et par conséquent sur le fonctionnement de la transmission. Une

vidange de l’huile pour transmission automatique (ATF) fait généralement

merveille. Avec notre appareil de rinçage Motorex Dynco, l’opération est

entièrement automatisée.

Lukas Noth, responsable

des ventes de lubrifiants

pour la Suisse, Midland/

Oel-Brack AG.

Monsieur Noth, les huiles et lubrifiants

sont en constante évolution. Comment

aidez-vous les garagistes à renforcer

leurs compétences de conseil vis-à-vis

des clients dans ce domaine ?

Par l’intermédiaire de nos conseillers régionaux

extrêmement bien formés. En outre,

sur notre site Internet, nous proposons une

recommandation gratuite en matière de lubrifiants,

grâce à laquelle le client peut s’informer

sur le produit adéquat et la capacité

de remplissage.

En quoi réside l’avantage pour le garagiste de collaborer avec vous ?

D’une part, il bénéficie des conseils personnalisés et compétents du conseiller

régional Midland. D’autre part, il acquiert un produit suisse, fabriqué

par une PME qui peut s’enorgueillir d’une longue tradition dans le commerce

des huiles, et dotée de l’installation de production la plus moderne

de Suisse. Nous disposons également de notre propre service de livraison et

récupérons gratuitement l’huile usée lorsque nous livrons de l’huile fraîche.

En outre, nous répondons à toutes les questions qui concernent les équipements

d’atelier et leur financement.

Moteurs à combustion, hybrides, à gaz ou électriques : la diversité

des motorisations augmente. Quel impact cela a-t-il sur les consommables,

et aussi sur les ateliers ?

Cela ne simplifie pas les choses. Presque chaque constructeur automobile

prescrit une autre huile de moteur. Midland s’efforce toujours de permettre

une gestion simple de l’huile. Grâce à notre expérience, nous parvenons à développer

nos produits au fil du temps. Ils répondent à plusieurs spécifications

et reçoivent des homologations supplémentaires. Pour ce qui est des huiles de

transmission, les choses sont un peu plus aisées. Les fournisseurs de pièces

sont peu nombreux. Ainsi, plusieurs marques peuvent être couvertes par une

seule huile de transmission moderne.

Quelles sont les tendances qui attendent les garagistes ?

Les huiles de moteur deviendront encore plus minces, tout comme

celles de transmission et celles pour boîtes automatiques. De plus en

plus d’huiles de moteur présenteront la viscosité 0W-20. À l’avenir, le

Suite en page 18

AUTOINSIDE | Décembre 201917


HUILES & LUBRIFIANTS

marché d’Europe centrale exigera vraisemblablement lui aussi des huiles

de moteur extrêmement fluides présentant les degrés de viscosité 0W-

16, 0W-12 ou même 0W-8. Elles seront utilisées principalement dans les

véhicules hybrides asiatiques. Actuellement, la viscosité 5W-30 est toujours

la plus répandue. Mais elle pourrait se voir supplanter par la viscosité

0W-20 au cours des prochaines années. Pour un parc automobile

mixte, nous recommandons la Midland Synova 5W-30. Ce produit répond

aux normes ACEA C2 et C3 et permet d’économiser du carburant ;

en même temps, il est rétrocompatible et simplifie grandement la gestion

de l’huile, surtout pour les clients multimarques.

Julia Scheuchzer, responsable

du marketing,

Panolin AG.

Madame Scheuchzer, les huiles et lubrifiants

sont en constante évolution. Comment

aidez-vous les garagistes à renforcer

leurs compétences de conseil vis-à-vis

des clients dans ce domaine ?

Nos documents de vente sont fournis et détaillés

; ils permettent d’en savoir plus sur les produits,

mais aussi sur les spécifications, les classes

de viscosité, et ainsi de suite. Ils servent d’outils

aux garagistes pour conseiller les clients. Sur demande,

nous créons également des flyers, des affiches ou des présentoirs

de vente sur mesure de manière à faciliter le conseil aux clients et les ventes

du garagiste.

En quoi réside l’avantage pour le garagiste de collaborer avec vous ?

Nos clients ont accès à un conseiller personnel de vente, mais également

à toute une équipe de service et d’assistance joignable à tout moment

et qui les conseillera par téléphone, par écrit ou sur place. Nos

clients bénéficient de solutions sur mesure comme des concepts de lubrifiants,

un étiquetage privé ou le concept « Oil-to-go » pour stimuler

la vente du flacon de réserve. À l’heure actuelle, le fait qu’un garagiste

puisse dire qu’il opte pour un producteur suisse et soutient la place économique

suisse est bénéfique pour son image.

Moteurs à combustion, hybrides, à gaz ou électriques : la diversité

des motorisations augmente. Quel impact cela a-t-il sur les consommables,

et aussi sur les ateliers ?

Les diverses formes de motorisation requièrent des consommables très

différents. Les ateliers doivent donc être bien équipés du point de vue

matériel comme en termes de savoir-faire. Sans doute des formations

complémentaires sont-elles nécessaires dans ces domaines, et les garages

doivent avoir plus de consommables en stock. Nous avons donc

besoin de contenants plus petits, prenant moins de place. Panolin fournit

des lubrifiants dans des contenants de différentes tailles, jusqu’au

flacon d’un litre.

Quelles sont les tendances qui attendent les garagistes ?

Les lubrifiants destinés aux moteurs à combustion continueront de devenir

plus fluides, avec la réduction de consommation de carburant et des

émissions qui les accompagne. Et les garages ne sont pas les seuls à devoir

s’adapter aux nouvelles formes de motorisation : nous aussi, fabricants de

lubrifiants, sommes concernés. En septembre, nous avons présenté notre

premier fluide destiné à la mobilité électrique. Ce fluide est conçu pour

le refroidissement de la batterie, des moteurs électriques et des câbles.

Ulrich Stämpfli, category

manager, lubrifiants,

Technomag SA.

Monsieur Stämpfli, les huiles et lubrifiants

sont en constante évolution. Comment

aidez-vous les garagistes à renforcer leurs

compétences de conseil vis-à-vis des

clients dans ce domaine ?

Chaque été, nous organisons les « Tech-

Nights », lors desquelles nous convions les garagistes

dans nos filiales pour parler des actualités

et des tendances en matière d’huiles.

Nous proposons également un soutien téléphonique

et un conseil individuel sur place. De surcroît, nos garagistes

ont la possibilité, grâce au réseau Mobil 1 LubeCenter, de bien s’outiller

et de mettre en avant leurs compétences dans le domaine des lubrifiants

avec le diplôme Lube.

En quoi réside l’avantage pour le garagiste de collaborer avec vous ?

Nous proposons depuis toujours à nos clients ce qu’on pourrait appeler

un « forfait sans souci » pour les lubrifiants et les huiles. Cela va de

l’assortiment complet et ultramoderne à l’élimination des huiles usées.

Nous offrons aussi la possibilité aux garagistes de faire appel à des experts

d’ExxonMobil qui accompagnent nos collaborateurs de terrain et

conseillent les garagistes sur place de manière totalement personnalisée.

Autre avantage : notre service de livraison rapide.

Moteurs à combustion, hybrides, à gaz ou électriques : la diversité

des motorisations augmente. Quel impact cela a-t-il sur les consommables,

et aussi sur les ateliers ?

Nous constatons que les conseils spécifiques deviennent de plus en

plus importants. L’ancien stockage dans un seul et même contenant

perd nettement du terrain, car il n’existe plus d’huile bonne à tout

faire. Les spécifications ne cessent de se démultiplier. Pour faire face

à cette situation, nous misons depuis quelques années sur des contenants

de taille moyenne ou réduite, qui sont idéaux pour les garages,

par exemple les flacons de 20 litres. Pour le garagiste, c’est une part du

risque financier qui s’en va, et en plus il a la possibilité de stocker plusieurs

viscosités et spécifications à un prix intéressant.

Quelles sont les tendances qui attendent les garagistes ?

Les huiles qui continueront à gagner du terrain sont celles à faible frottement,

voire à ultra-faible frottement, car elles amoindrissent encore

les émissions de CO 2

en réduisant le couple de traînée du moteur. Toutefois,

comme les fabricants flirtent aujourd’hui avec les limites de viscosité

pour réduire les émissions de CO 2

, il se peut que le risque de

dommages sur le moteur augmente si la vidange intervient trop tard.

On peut réduire ce risque en surveillant la conductibilité de l’huile au

moyen d’un capteur. Le garagiste peut aussi minimiser ce danger en

suggérant à son client de changer l’huile une fois par an s’il note que celui-ci

n’utilise pas correctement son véhicule. <

18

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


Votre moteur

devient un athlète

infatigable

Les ingénieurs de Total ont développé l’Age Resistance Technology (ART*) pour nos

lubrifiants TOTAL QUARTZ. Cette technologie de pointe assure la performance

optimale de votre moteur, améliorant jusquà 64%** sa protection contre l’usure

mécanique même dans des conditions extrêmes de température et de pression.

Choisir TOTAL QUARTZ avec ART, c’est choisir l’huile moteur qui maintient votre

moteur plus jeune plus longtemps.

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HUILES & LUBRIFIANTS

Lubrification centralisée

Comme sur des roulettes

De nombreux véhicules industriels, machines agricoles et engins de chantier, ainsi que certains bus font appel à une

installation de lubrification centralisée. Nous vous expliquons dans cet article comment sont structurées de telles

installations et comment elles fonctionnent. Harry Pfister, Auto & Wissen

Fig. 1. Installation de lubrification centralisée avec groupe motopompe ACL = Automatic Chassis Lubrification (A) et

distributeur principal avec détecteur à piston (B) ainsi que distributeur progressif (C).

Fonctionnement : l’élément de pompe (Photo 2

et photo 3, composant 8) est actionné par le

moteur électrique via un excentrique. La palette

d’agitation dans le réservoir (1) assure un mélange

correct de la graisse. L’élément de pompe

aspire la graisse et la refoule à haute pression à

travers les conduites principales vers les distributeurs

via le raccord (5). Ces distributeurs alimentent

à leur tour les différents points de lubrification

en graisse selon un dosage précis. La

platine de commande intégrée (6) commande

les temps de pause et de fonctionnement du moteur

électrique (7). La quantité de lubrifiant nécessaire

dépend des conditions d’exploitation

du véhicule. Il est possible de commander les

intervalles de lubrification en fonction de la distance

(trajet), du temps (heures de service) ou de

l’actionnement (nombre de freinages).

Pendant longtemps, il n’était pas rare sur les

voitures de tourisme et les véhicules industriels

d’appliquer, lors des travaux d’entretien, de la

graisse fraîche sur les points de lubrification correspondants

avec une pompe à graisse. L’inconvénient

de la lubrification manuelle est que le

mécanicien peut oublier des points de lubrification

et que de la salissure adhérente sur les

graisseurs peut pénétrer dans les points de lubrification.

Dans certains cas, les points de lubrification

sont difficilement accessibles, ce qui

requiert beaucoup de temps pour tout lubrifier.

L’application excessive de lubrifiant ne conduit

pas seulement à une sollicitation accrue à l’intérieur

de l’endroit soumis à un frottement, mais

aussi à une consommation accrue et un encrassement

des composants voisins.

Pour réduire les coûts d’entretien, les voitures

de tourisme actuelles sont pourvues de paliers

et roulements sans entretien. Dans certains véhicules

industriels, on observe également cette

tendance. Il existe toutefois la possibilité de monter

une installation de lubrification centralisée

qui achemine la graisse automatiquement aux

points de lubrification avec un dosage correct.

Les installations de lubrification centralisée

ont l’avantage, entre autres, de ne pas laisser de

côté des points de lubrification. Qui plus est,

le système alimente les points de lubrification

en graisse fraîche sans laisser de salissures, réduisant

ainsi considérablement les coûts liés à

l’usure. Les véhicules dotés d’une installation

de lubrification centralisée ne nécessitent alors

quasiment aucune réparation au niveau des

axes, arbres et paliers à roulements fortement

sollicités. Les points problématiques restent les

joints de cardan sur les essieux et les arbres de

roue étant donné que, comme tout le monde le

sait, ces derniers sont constamment en rotation

et ne peuvent pas être raccordés à l’installation

de lubrification centralisée.

Lors du montage de l’installation, le mécanicien

règle les temps de pause et de lubrification dans

chaque condition de service.

Fig. 2. Entraînement par excentrique : A L’élément de pompe aspire ; B L’élément de pompe refoule.

Fig. 3. 1 Réservoir d’alimentation, 2 Carter de pompe,

3 Raccord de remplissage, 4 Raccord de retour, 5 Raccord

de refoulement, 6 Platine de commande, 7 Moteur

électrique, 8 Élément de pompe, 9 Soupape de sécurité

(350 bar), 10 Boîtier électronique avec possibilité de

réglage des temps de pause et de lubrification.

20

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


HUILES & LUBRIFIANTS

Si l’alimentation électrique est coupée, le système

reprend la commande après la remise en

marche, au point d’arrêt de la lubrification. Par

exemple, si le conducteur arrête le moteur pendant

la lubrification, celle-ci se poursuivra dès la

remise en marche du moteur.

Fig. 4. Installation simple ligne : 1 Motopompe avec

réservoir d’alimentation, 2 Élément de pompe avec

soupape de décharge et soupape de limitation de pression

intégrée, 3 Contacteur de niveau de remplissage,

4 Conduite de lubrification principale, 5 Distributeur

simple ligne, 6 Manomètre de contrôle de la production

de pression, 7 Pressostat pour la commutation de

la surveillance de la production et de la réduction de

pression.

Le réservoir d’alimentation transparent (1) permet

de contrôler visuellement le niveau de remplissage.

Pour des raisons de sécurité, il convient

de réaliser ce contrôle visuel à intervalles réguliers.

Dans certains systèmes, le contrôle du niveau

de remplissage peut s’opérer de manière

électrique ou électronique.

Dans l’installation de lubrification simple ligne,

la pompe à piston refoule la graisse du réservoir

d’alimentation à la sortie du lubrifiant lors de la

mise en marche du moteur de pompe (Photo 4).

L’élément de pompe raccordé au réservoir dose

le lubrifiant et le refoule vers la conduite principale

(4) via la soupape de décharge (2) raccordée

au groupe motopompe. La conduite principale

achemine le lubrifiant aux distributeurs simple

ligne (5). À cet endroit, le lubrifiant est dosé et

conduit aux différents points de lubrification.

En fonction des distributeurs utilisés (distributeur

à action directe ou à action différée), cette

opération se déroule pendant ou après le temps

de fonctionnement de la pompe. À la fin de la

production de pression, la soupape de décharge

est commutée. Dès que la conduite principale

est déchargée, le groupe motopompe est prêt

pour un autre cycle de lubrification. Les installations

de lubrification simple ligne fonctionnent

à des pressions pouvant atteindre env. 60 bar.

Progressivement signifie que les points de lubrification

sont lubrifiés les uns après les autres

(Photo 5). Dans ce type de configuration, la

pompe à piston refoule la graisse du réservoir

d’alimentation à la sortie du lubrifiant lors de la

mise en marche du moteur de pompe. L’élément

de pompe (5) raccordé refoule la graisse dans la

conduite principale (6) qui suit. La conduite principale

achemine ensuite le lubrifiant au distributeur

progressif (8). À cet endroit, le lubrifiant est

réparti de manière forcée en fonction du volume

nécessaire au point de lubrification à alimenter.

Dans les installations progressives disposant

de distributeurs principaux et secondaires (9),

le groupe motopompe alimente le distributeur

principal en lubrifiant. Le distributeur principal

répartit à son tour le lubrifiant en fonction des

besoins vers les distributeurs secondaires. De

là, la graisse arrive aux points de lubrification.

En cas de trop forte pression (par ex. 260

bar) dans l’installation, une soupape de sécurité

(5) éjecte la graisse à l’air libre via un

raccord ou la renvoie au réservoir d’alimentation.

Ceci permet de protéger le groupe

motopompe contre tout endommagement.

Fig. 6. Le distributeur progressif alimente les points de

lubrification en différentes quantités de graisse grâce

aux différents diamètres de piston.

Fig. 5. Installation à

distributeur progressif :

1 Groupe motopompe

avec éservoir

d’alimentation,

2 Alimentation électrique,

3 Voyant de signalement

de dysfonctionnement,

4 Contacteur de niveau

de remplissage,

5 Élément de pompe

avec soupape de

limitation de pression

(260 bar),

6 Conduites de

lubrification,

7 Détecteur de piston,

8 Distributeur principal,

9 Distributeur secondaire,

10 Points de lubrification.

Le distributeur progressif est commandé par la

graisse acheminée depuis la pompe de lubrification

de telle manière que le lubrifiant soit toujours

refoulé en permanence des différents raccords

dans le même ordre. En raison des différents diamètres

de piston, le débit diffère à chaque piston

(Photo 6).

Les exigences de lubrification varient en fonction

de la taille et de la position de montage des différents

points de roulement. Les gros paliers et

roulements soumis à l’encrassement nécessitent

davantage de lubrifiant que les petits paliers et roulements

fonctionnant dans un environnement relativement

propre. Pour cette raison, la quantité de

lubrifiant à répartir doit être adaptée aux circonstances

respectives. Il existe une possibilité d’obturer

un raccord sur le bloc de distribution. Les blocs

de distribution sont conçus de telle façon que la

quantité de lubrifiant est doublée à la sortie suivante

lorsqu’une sortie est bloquée. Si deux sorties

consécutives sont obturées du même côté du

bloc de distribution, la quantité de lubrifiant est

triplée à la sortie suivante. Cette méthode est applicable

aussi bien aux blocs de distribution principaux

qu’aux blocs de distribution secondaires.

Les lubrifiants utilisés la plupart du temps sont des

graisses de grades NLGI 0 – 000 pour des installations

simple ligne et de grades NLGI 2 pour des

installations progressives. Il est important d’utiliser

le lubrifiant qui convient afin que le système

de lubrification fonctionne parfaitement. Dans certains

cas, les éléments de pompe ou de vanne se

bloquent et la soupape de sécurité se déclenche.

Ceci requiert un lubrifiant de grande longévité et

approprié à différentes plages de température.

Le réservoir d’alimentation est rempli via le raccord

de remplissage sur le carter de pompe (Photo

3 ; position 3). Lorsque le niveau de graisse passe

au-dessous du repère « MIN », il convient en général

de purger l’installation. <

AUTOINSIDE | Décembre 201921


HUILES & LUBRIFIANTS

Concept de vidange d’huile Dynco

100 000 km n’équivalent pas

à la « durée de vie »

On entend souvent que les boîtes de vitesses automatiques ne nécessiteraient pas d’entretien. D’après les fabricants,

elles seraient remplies d’huile de transmission pour toute leur durée de vie. Mais l’usure et les efforts de cisaillement ont

un effet délétère sur l’huile et sur la boîte après des millions de changements de rapports. Ici, le garagiste peut marquer

des points. Sandro Compagno

Démonstration sur place : Bernhard Flöck montre à des garagistes intéressés comment se servir du nouvel appareil.

La pratique récente a montré qu’une vidange

de l’huile de transmission après

80 000 à 120 000 km est bénéfique. Pour

les garagistes, ce service est un complément

d’activité que le propriétaire de la voiture ne

peut qu’« expérimenter » par lui-même. Avec

les journées de vidange Dynco qui se sont

tenues à l’automne, Motorex a transmis des

connaissances sur les boîtes de vitesses automatiques

et à double embrayage et sur les

fonctions de l’huile de transmission (ATF =

Automatic Transmission Fluids) à de nombreux

garagistes lors d’un séminaire. Motorex

a aussi présenté aux participants son

nouvel appareil de vidange Dynco lors d’une

démonstration.

Dans une boîte de vitesses automatique,

l’ATF transfert les efforts de l’embrayage et

des passages de vitesses. De plus en plus

souvent, un moteur électrique générant un

surcroît de puissance et de chaleur et couplé

à la boîte de vitesses favorise la propulsion.

Il est possible de transférer des couples pouvant

atteindre 900 Nm. Alors que les anciennes

boîtes de vitesses automatiques ne

disposaient que de quelques rapports, huit

rapports, voire davantage, sont courants actuellement.

Il s’agit d’exploiter la plage de régime

optimale tout en réduisant la consommation

et les émissions. Ce développement

durcit les exigences qui pèsent sur l’ATF.

Pour répondre à celles-ci, la technique souvent

employée autrefois, qui consistait à vidanger et

à remplir la boîte, n’est plus suffisante. Elle ne

22

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


HUILES & LUBRIFIANTS

permet pas de remplacer la totalité de l’huile

de transmission. Jusqu’à 40 % de l’huile usagée

reste dans la boîte en cas de vidange manuelle.

Sans compter que toutes les boîtes ne sont actuellement

plus dotées d’un carter démontable,

si bien que le remplacement du filtre ATF nécessite

parfois de démonter toute la boîte.

Grâce au nouvel appareil de rinçage Dynco

de Motorex, tout le contenu du système

est remplacé par de l’ATF frais en une seule

opération. C’est à cela que servent les raccords

du refroidisseur d’huile de la boîte qui sont

placés à l’extérieur du système. Les dépôts

peuvent être détachés et évacués en ajoutant

l’adjuvant de prérinçage Motorex dans

l’ATF usagée. Facile à utiliser, même par

un collaborateur d’atelier inexpérimenté,

la commande est assistée par ordinateur.

Des adjuvants de nettoyage et d’entretien

peuvent également être intégrés au service

par le biais du Dynco. « C’est techniquement

judicieux et pour l’atelier, ça génère un complément

d’activité », promet Bernhard Flöck,

chef de projet chez Motorex, qui a développé

le nouvel appareil et l’a présenté lors des

journées de la vidange Dynco.

« L’appareil Dynco mesure la température de

l’huile et son poids spécifique et est capable

de calculer automatiquement le volume requis

avant de l’ajouter », explique M. Flöck.

Le déroulement entièrement automatique

du processus fait gagner du temps au collaborateur

de l’atelier, qu’il peut ainsi mettre

à profit pour d’autres travaux. L’appareil de

rinçage Dynco convient à toutes les marques

de véhicules grâce à des adaptateurs prévus

pour des boîtes automatiques et à double

embrayage à circulation du lubrifiant. <

« Un gain de temps énorme »

Monsieur Flöck, que signifie Dynco ?

Bernhard Flöck, chef de projet Dynco chez

Motorex : Dynco signifie ‘Dynamic Fluid

Controller’. L’abréviation se rapporte au processus

de rinçage entièrement automatique

qui ajoute le volume exact de lubrifiant frais à

la boîte.

L’appareil doit-il être branché à une prise

électrique ?

Non. L’appareil peut être branché sur la

batterie 12 V du véhicule à l’aide de pinces, si

bien qu’il reste mobile.

Quelle est la durée moyenne d’un rinçage

d’huile de transmission ?

Le remplacement de tout le contenu du système

ATF de 10 à 15 litres dure entre trois et

L’appareil de rinçage

Dynco de Motorex.

cinq minutes. Il faut également compter sept

minutes pour le programme de rinçage qui est

lancé automatiquement par l’ajout d’adjuvants

spéciaux.

Quand faut-il ajouter l’adjuvant de rinçage

dans la boîte ?

L’adjuvant de rinçage est automatiquement

ajouté à l’huile de transmission avant la

vidange. L’ancien ATF se transforme alors en

huile de rinçage et élimine efficacement les

dépôts. L’utilisation d’une huile de rinçage

est donc inutile. Il ne faut remplacer que le

volume original de remplissage du système,

ce qui entraîne une réduction énorme de

coûts par rapport à l’utilisation d’autres

systèmes.

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AUTOINSIDE | Décembre 201923


HUILES & LUBRIFIANTS

Valvoline

« Excellent rapport qualité-prix »

Le Touring Garage Eglisau GmbH est une PME, comme le veut la tradition dans la branche automobile suisse. Le propriétaire,

Zoran Ivanovski, dirige cette concession Kia dans l’Unterland zurichois avec ses quatre collaborateurs. Le garage travaille

en exclusivité avec Valvoline depuis des années.

sco. Valvoline est l’un des plus grands fabricants

d’huiles et de lubrifiants au monde. Il

produit toute une gamme d’huiles moteur,

huiles pour essieux et de transmission, huiles

hydrauliques et industrielles, graisses lubrifiantes,

liquides de refroidissement, additifs et

produits d’entretien. Pour Zoran Ivanovski et

son équipe, la large palette de produits n’est

pourtant pas l’avantage principal de cette

marque, bien au contraire : « Le grand atout de

Valvoline est sa flexibilité. Deux ou trois huiles

moteur conviennent à un grand nombre de véhicules.

Je n’ai tout simplement pas la place de

stocker sept huiles différentes dans mon garage.

» Et Zoran Ivanovski d’ajouter : « Bien sûr,

nous nous chargeons aussi du contrôle technique

de véhicules plus exclusifs, pour lesquels

nous devons utiliser des huiles moteur

spéciales. L’importateur général Krautli nous

livre alors juste la quantité nécessaire.

« Heinz Meier souhaitait que le garage reste

une entreprise familiale », précise Zoran Ivanovski.

Il avait monté un petit garage avec son

frère, juste à côté de celui de Heinz Meier. Ces

derniers se connaissaient et s’appréciaient.

En 2011, ils conclurent un marché. Depuis, le

Touring Garage se concentre sur la vente de

véhicules neufs de la marque coréenne Kia.

Zoran Ivanovski et son équipe offrent également

un grand nombre de prestations complémentaires

: contrôles automobiles (dont le

CheckEnergieAuto), réparations, travaux de

peinture et de carrosserie, entretien des véhicules

et même gestion des sinistres. Et Valvoline

est toujours de la partie. <

Depuis environ deux ans, Krautli (Suisse) SA

distribue les produits Valvoline exclusivement

en Suisse. « L’offre de Valvoline rassemble tout

ce dont un garagiste a besoin au quotidien », indique

Giuseppe Orfano, Responsable achats/produits

chez Krautli. Fournisseur complet, Valvoline

convient aux voitures de tourisme, véhicules

utilitaires, machines agricoles et ses produits

peuvent également être utilisés dans l’industrie.

La marque, dont le symbole est un « V » emblématique,

est active dans quelque 160 pays et dispose

d’un portefeuille de plus de 400 produits.

Le directeur de Krautli, Flavio Zani, en vante

les mérites : « En proposant Valvoline aux garagistes

suisses, nous leur offrons une marque

avec un excellent rapport qualité-prix. » Le garagiste

Zoran Ivanovski confirme l’excellente

qualité et les prix attrayants. Son garage situé

à Eglisau travaille avec Valvoline depuis

des années. « La collaboration a débuté avec

mon frère Goce, décédé en 2014 », se remémore

Zoran Ivanovski. Les deux frères ont repris le

Touring Garage il y a huit ans. L’ancien propriétaire,

Heinz Meier, a dirigé avec succès l’ancienne

concession Toyota et Kia pendant des

années. La relève n’a cependant pas pu être assurée

au sein de sa famille.

Zoran Ivanovski, du Touring Garage Eglisau GmbH, mise sur les huiles Valvoline.

24

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


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VÉHICULES UTILITAIRES

10 e édition de transport-CH

Franc succès pour

son 10 e anniversaire

Le salon transport-CH à Berne a une fois de plus attiré les foules lors de

sa 10 e édition, sous le slogan « eVolution ». Les visiteuses et visiteurs ont

été particulièrement séduits par les différentes nouvelles technologies

de propulsion et les offres de services toujours plus nombreuses dans

le secteur des poids lourds. Jürg A. Stettler et André Bissegger

L’Armée suisse a présenté les véhicules spéciaux Swissint.

Chaque détail compte : les derniers préparatifs avant l’arrivée des visiteurs.

Renault célèbre son anniversaire avec style.

Le principal salon de la branche suisse des véhicules

utilitaires a de nouveau remporté un grand succès. Entre le 14 et le

17 novembre, plus de 35 515 visiteuses et visiteurs ont arpenté les

halles et l’aire extérieure de Bernexpo, où ils ont pu découvrir avec

enthousiasme les nouveautés et les tendances du secteur.

D o m i n i q u e

Kolly, président du comité

d’organisation, a officiellement

inauguré cette édition anniversaire

en présence d’environ 400 invités.

Il a évoqué l’honneur de sa fonction et s’est penché

sur l’évolution du salon (voir page 32 pour plus de détails). « Nous

26

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

Le nouvel Actros « Edition 1 » de Mercedes suscite un

grand intérêt en raison de ses MirrorCams.

nous trouvons

en plein

cœur d’une évolution

qui touche non seulement notre

branche, mais aussi notre salon. Notre secteur

n’est pas loin d’une révolution, tant en termes de nouvelles

technologies de propulsion que de niches potentielles et de nouveaux

secteurs d’activité », a déclaré le président de la commission

Utilitaires de l’UPSA.

Les différentes variantes écologiques de camions présentées à transport-CH

montrent que les technologies de propulsion alternatives

Suite en page 28

AUTOINSIDE | Décembre 201927


VÉHICULES UTILITAIRES

gagnent du terrain au-delà des voitures de tourisme.

Les deux enseignes de la grande distribution

Coop et Migros l’ont démontré sur l’aire

extérieure avec respectivement un camion à

pile à combustible et un camion électrique.

Il y a deux ans, Migros avait exposé à transport-CH

un 18 tonnes développé par le spécialiste

suisse de l’innovation E-Force-One en collaboration

avec Iveco Suisse. Cette année, elle a

préféré présenter l’un des dix Mercedes Actros

de présérie. Le fabricant allemand n’était cependant

pas le seul à exposer un camion électrique

de 26 tonnes lors de l’édition anniversaire

du salon.

Bien entendu, le nouvel Actros « Edition 1 » de

Mercedes était également captivant. Il s’agit de

la première série de camions équipée de Mirror-

Cams, qui sont nettement plus petites que les

rétroviseurs extérieurs conventionnels. Les visiteuses

et visiteurs ont aussi pu découvrir aux

stands de plusieurs spécialistes de l’assemblage,

sur des modèles Mercedes Acros plus petits, les

bras de ces caméras qui peuvent se plier dans le

sens de conduite comme dans le sens inverse.

Le discounteur Lidl a présenté à Berne un camion

fonctionnant au GNL et BGL, c’est-à-dire

au GNC liquéfié, ou même au biogaz, et qui

roule non seulement de manière plus écologique,

mais aussi plus silencieuse qu’un diesel

grâce à son moteur à gaz. Volvo a exposé l’I-

Save, un camion diesel très intéressant, et le FE

Electric, un poids lourd entièrement électrique

pourvu d’une batterie 6V lithium-ion d’une capacité

allant jusqu’à 300 kWh.

Les trois médaillés des SwissSkills, Florent Lacilla, Damian Schmid et Steve Rolle, avec Olivier Maeder (UPSA) (de g. à d.).

Le F-Max de la coentreprise américano-turque

Ford Trucks a également suscité un grand intérêt.

Le semi-remorque, doté d’une grande

cabine et d’un moteur Ecotorq de 12,7 litres

(500 ch et 2500 Nm), a remporté le prix « International

Truck of the Year 2019 » et était présenté

pour la première fois en Suisse. Dans le

cadre de sa stratégie de croissance mondiale,

Ford Trucks a profité du salon transport-CH

non seulement pour faire découvrir son nouveau

véhicule au public, mais aussi pour trouver

des concessionnaires et des ateliers en

Suisse. En effet, la coentreprise souhaite s’implanter

en Allemagne, en Autriche et en Suisse

d’ici 2021 et y commercialiser son F-Max.

Renault se tourne vers l’avenir avec une pointe

de nostalgie : le groupe français a exposé à

Berne un superbe véhicule de collection, le

Berliet Type 1 CB rouge de 1921, et est retourné

à ses glorieuses origines avec l’édition spéciale

du modèle T en l’honneur du légendaire

constructeur français de camions Berliet. En

outre, il prévoit de se positionner à nouveau

de manière indépendante au sein du groupe

Volvo dès 2020 afin de renforcer l’image de la

marque. Ainsi, Renault Trucks (Suisse) SA sera

dirigé par Tarcis Berberat.

Le S-Way d’Iveco a célébré sa première suisse

au salon. Thomas Rücker, directeur d’Iveco

Suisse, a profité de cette occasion pour annoncer

le renouvellement du contrat avec Christian

Stucki, ambassadeur d’Iveco et roi de la

lutte, pour trois années supplémentaires. Le

lutteur de haut niveau, qui pèse 140 kilos, parcourt

les routes suisses en tant que chauffeur à

60 % depuis neuf ans et ne manque pas l’occasion

d’examiner lui-même de plus près les dernières

tendances de la branche.

« Nous voulons présenter à nos clients toutes

nos nouveautés, des concepts de moteurs aux

cabines. Le salon transport-CH permet également

d’échanger et de remercier les clients. »

Tobias Schönenberger, responsable du marketing et de

la communication chez Scania Suisse SA.

« Avec le nouveau F-Max, que nous exposons

ici pour la première fois en Suisse,

nous souhaitons conquérir de nouveaux

marchés. Nous voulons être présents en

Suisse, en Allemagne et en Autriche dès

2020 et 2021. Le salon transport-CH est donc

idéal pour présenter notre produit et trouver

des concessionnaires et des partenaires

d’atelier potentiels. »

Özenç Kirandi, Managing Director pour la région DACH

chez Ford Trucks

« Nous voulons convaincre la clientèle suisse de

nos produits et leur montrer notre savoir-faire.

Pour nous, il est clair que transport-CH n’est pas

seulement un salon, mais également une foire

de vente. Nous souhaitons bien évidemment

aussi célébrer les 125 ans de Renault Trucks

avec nos clients. »

Tarcis Berberat, vice-président et Managing Director de

Renault Trucks, région AdriAlps

28

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

« transport-CH est le lieu de rencontre numéro

un de la branche. Tous les professionnels de

la logistique de transport sont présents, et

nous voulons en faire partie. Nous souhaitons

présenter nos produits et services, ainsi

qu’informer directement nos clients sur nos

projets d’avenir. »

Daniel Bernhard, Managing Director chez Man Truck &

Bus Suisse SA

« transport-CH est un salon qui a fait ses preuves.

Il est important pour nous de venir une fois tous

les deux ans, en alternance avec l’IAA. Les

exposants ne doivent pas trop investir pour être

présents au salon transport-CH, c’est une des

raisons pour lesquelles tout le monde est là.

Je suis convaincu que ce format a de l’avenir

et je suis impatient de connaître le nombre de

visiteurs cette année. »

Jürg Brunner, Head of Sales chez Mercedes-Benz

Trucks Suisse SA

« Au salon transport-CH, la branche peut

montrer qu’elle met tout en œuvre pour

répondre sur le plan technique aux exigences

découlant du débat écologique. C’est

évidemment aussi un bon endroit pour

entretenir son réseau. »

Reto Jaussi, président de l’Association suisse des

transports routiers (ASTAG)

Celles-ci comprenaient également les modèles

de camions et de bus du constructeur Man.

Son projet de camion entièrement électrique et

adapté aux zones urbaines, dont la cabine est

équipée de larges portes, semblables à celles

d’un bus, et de grandes fenêtres, a attiré l’attention,

de même que son offre complète de

services. « Nous voulons à la fois vendre des

véhicules à nos clients et leur offrir des services

au-delà de la période de garantie », a expliqué

Daniel Bernard, Managing Director de

Man Truck & Bus Suisse SA.

Scania a dévoilé à Berne sa gamme complète

de motorisations alternatives, détenant ainsi

l’offre la plus importante de la branche dans

ce secteur. Son camion hybride R 450 a particulièrement

retenu l’attention. Il est équipé

de pantographes développés par Siemens et

peut, comme un tram ou un train, être alimenté

en électricité par une caténaire pendant

son trajet. Il s’agit de l’un des nombreux

concepts et innovations passionnants présentés

à transport-CH.

Le circuit d’essai d’environ 600 mètres a également

été très prisé des visiteuses et visiteurs,

qui ont pu essayer des véhicules issus des catégories

les plus variées et munis d’un moteur

à gaz ou électrique. Des véhicules de livraison

électriques tels que le Man eTGE, le Mercedes

eVito ou le Master Z.E. de Renault étaient également

présents. Le vif intérêt porté aux véhicules

de livraison et aux tracteurs à sellette légers

pesant jusqu’à 3,5 tonnes ainsi qu’à leurs

propulsions alternatives n’est pas étonnant. En

effet, une valeur cible de CO 2

sera également

appliquée à ces véhicules dès 2020. Si les importateurs

dépassent cette valeur, actuellement

fixée à 147 g/km, ils seront sanctionnés,

comme c’est déjà le cas pour les voitures de

tourisme, ce qui devrait tôt ou tard se répercuter

sur les prix des véhicules.

Les exposants ont présenté non seulement de

nombreux nouveaux camions, mais également

Suite en page 30

« transport-CH est le salon où toute la branche

se rencontre, et il s’agit aussi d’un événement

pour les clients. On achète et on vend. On entretient

son réseau. Ici, nous pouvons montrer

notre savoir-faire à notre public cible, ce qui

est une occasion unique dans l’année. »

Roland Gruber, directeur de la distribution chez Volvo

Trucks

« Nous nous développons d’année en année.

Cette 10e édition constitue un pas de plus en

avant. Nous souhaitons offrir à la branche une

plate-forme exceptionnelle à la fois pendant

les quatre jours du salon à Berne et tout au

long de l’année. C’est pourquoi nous lançons

la plate-forme tch.online. »

Dominique Kolly, président du comité d’organisation

« transport-CH n’a cessé de se développer

et est aujourd’hui un salon de grande envergure.

Il s’agit d’une excellente base pour

entretenir notre relation avec la clientèle,

des échanges intéressants ont lieu, et

nous y venons avec plaisir. Le salon permet

également de se rapprocher du secteur des

structures. »

Thomas Rücker, Managing Director chez Iveco Suisse SA

AUTOINSIDE | Décembre 201929


VÉHICULES UTILITAIRES

une grande variété d’offres concernant les

structures, les personnalisations, les équipements

d’atelier, la gestion de flotte et le marché

secondaire de l’automobile en général. Ils ont

ainsi contribué au grand succès de l’édition anniversaire

du salon de la branche suisse des véhicules

utilitaires. Les visiteuses et visiteurs se

sont aussi pressés au stand de l’Armée suisse,

qui exposait à l’extérieur les véhicules spéciaux

Swissint utilisés dans le cadre des opérations

de maintien de la paix de la KFOR.

L’UPSA était aussi présente. Elle a misé sur la

formation et a collaboré avec l’Armée, l’Astag,

auto-suisse, Carrosserie Suisse, Les Routiers

Suisses, le SAA, l’ASEAI et la VSDT. Sur un

stand commun situé dans la halle 2.1, à côté

de l’entrée principale, les visiteuses et visiteurs

ont pu s’informer des différentes formations

proposées dans la branche des véhicules utilitaires

et des transports, sous la devise « univers

professionnel de la mobilité ». « Nous ciblions

surtout les jeunes avec notre conception

de stand. Nous voulions leur expliquer nos métiers

», déclare Arjeta Sulejmani de l’équipe de

formation de l’UPSA et responsable du stand.

Elle s’est montrée très satisfaite du succès de

la présence de l’UPSA au salon à Berne et se réjouit

déjà de la 11 e édition du principal salon

suisse du véhicule utilitaire, qui se tiendra du

11 au 14 novembre. <

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Graiseux et fier de l’ête.


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VÉHICULES UTILITAIRES

10 ans de transport-CH

« Nous sommes une branche phare »

La branche des véhicules utilitaires a été au cœur de l’attention lors du salon transport-CH. Et à juste titre : elle fait office

d’artère d’approvisionnement de la Suisse et assure la prospérité collective. André Bissegger

En présence de plus de 400 invités, Dominique

Kolly, président du comité d’organisation,

a inauguré le jubilé du salon transport-CH

en évoquant l’honneur de sa fonction.

« Je suis fier que la branche se soit fait une

place importante auprès du grand public »,

a déclaré D. Kolly. Il parlait notamment de

l’évolution qu’a connue la branche ces 20 dernières

années. « Aujourd’hui, nous sommes

une branche phare », a-t-il souligné.

Désormais, les responsables politiques reconnaissent

eux aussi le rôle important de la

branche suisse des véhicules utilitaires dans la

société. Cet intérêt se manifeste également par

le fait que conseillers fédéraux viennent régulièrement

visiter le salon. « Nous ne sommes

plus considérés comme des marginaux, mais

faisons partie intégrante de la société, au sein

de laquelle nous jouons un rôle important. »

Au final, la branche a davantage contribué à

la protection du climat que ceux qui ont bloqué

les rues par des grèves.

Reto Jaussi, président de l’Association suisse

des transports routiers (ASTAG), a également

souligné l’importance de la branche des véhicules

utilitaires, en la qualifiant tout simplement

« d’artère d’approvisionnement de la

Suisse ». « Nous approvisionnons la Suisse en

transportant des marchandises, mais éliminons

également les déchets produits par le

pays », a affirmé R. Jaussi. « Si notre branche

cesse de fonctionner, tout s’arrête en Suisse. »

Urs Gerber, managing director de Volvo

Group (Suisse) SA, l’a approuvé : « La branche

des véhicules utilitaires est essentielle pour

avoir de la nourriture sur la table chaque matin.

Nous assurons la prospérité collective. »

La branche est aussi pionnière en matière de

respect de l’environnement. « L’évolution n’est

pas encore terminée. »

Un anniversaire est toujours un prétexte pour

jeter un coup d’œil sur le passé tout en envisageant

l’avenir. Dans son discours, D. Kolly

a profité de l’occasion pour passer en revue

l’évolution de transport-CH, qui était au départ

un salon régional du véhicule utilitaire dans

le canton de Fribourg avant de devenir un salon

national spécialisé. « La philosophie n’a pas

changé. Nous restons des professionnels du véhicule

utilitaire très attachés à la branche, nous

ne sommes pas des spécialistes des salons »,

a-t-il assuré. Cela a probablement contribué au

succès de transport-CH au fil des années.

Conformément à la devise « eVolution », le principal

salon du véhicule utilitaire a lui-même

connu une évolution qui n’est pas encore terminée.

« Depuis sa toute première édition en

1999, transport-CH n’a cessé de grandir au

fil des ans, au rythme de toute la branche », a

souligné le président du comité d’organisation.

Ont profité de l’inauguration : (de g. à dr.) Charles-Albert

Hediger (comité central de l’UPSA), Rolf Galliker (Galliker

Transporte AG) et Urs Wernli (président de l’UPSA).

Entretien avec Olivier Rihs (GIMS, à gauche) et

Pierre Daniel Senn (comité central de l’UPSA).

Erhard Luginbühl (Luginbühl Fahrzeugtechnik AG,

à gauche) et Giorgo Feitknecht (CEO d’ESA).

32

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

« Le salon est le lieu de rencontre de la branche

et doit le rester. » Le déménagement à Berne

a marqué le début d’une nouvelle ère. « Le

nouveau site nous permet d’accueillir plus de

30 000 visiteurs provenant de la Suisse et des

pays voisins », a affirmé D. Kolly. Il a ajouté que

le salon avait toutefois gardé son charme et son

caractère, ainsi que son authenticité.

Le président du comité d’organisation, un des

initiateurs du salon, n’a jamais songé à renoncer

à son mandat. « C’est un plaisir de travailler

pour la branche », a-t-il déclaré. « Je suis

très heureux et je ne me sens jamais fatigué. »

En effet, les préparatifs de la onzième édition

ont déjà commencé. « Nous mettons toute

notre énergie et tout notre cœur pour que la

prochaine édition soit encore plus réussie. » <

Jean-Daniel Goetschi, directeur de transport-CH.

transport-CH : désormais

durant toute l’année

Lors de l’inauguration, Dominique Kolly a présenté

une autre nouveauté : « Nous souhaitons

offrir à la branche une plate-forme exceptionnelle

non seulement pendant les quatre jours

du salon à Berne, mais tout au long de l’année.

» C’est pourquoi la plate-forme tch.online

a été lancée. Des actualités et d’autres offres y

sont notamment publiées régulièrement.

Dominique Kolly a remis des cadeaux au chirurgien cardiaque Thierry Carrel et au roi de la lutte Christian Stucki.

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VÉHICULES UTILITAIRES

Mobility Forum

La branche des véhicules utilitaires

en route vers un futur sans CO 2 ?

Comment transporterons-nous nos marchandises à l’avenir ? Avec des véhicules électriques ? Au gaz liquéfié (GNL)

ou comprimé (GNC) ? À l’hydrogène ? Ou toujours au diesel, mais un diesel de synthèse ? Le Mobility Forum s’est

penché sur la question durant le salon transport-CH. Sandro Compagno

Plus de 300 personnes ont participé au Mobility Forum et pris part aux discussions. (Photos : transport-CH/Christian Pfammatter)

La série d’exposés organisée par l’Association

Suisse des Moniteurs de Conduite (ASMC)

en collaboration avec le Mobility Forum a

été lancée par un spécialiste des questions

de développement durable qui s’engage en

ce sens dans l’arène politique fédérale depuis

2007 : Bastien Girod, conseiller national

des Verts et l’un des gagnants de cet automne

politique, ne s’est pas présenté devant

les quelque 300 participants en tant que politicien,

mais comme scientifique spécialiste

de l’environnement et privat-docent à l’EPF.

Son avis sur les technologies de propulsion

du futur est clair. « Si je devais parier, ce serait

sur l’électromobilité », explique l’orateur,

père de deux filles, qui décrit sur le ton

de la plaisanterie (mais pas seulement) le

Mobility Forum comme une « grande soirée

de parents ». Selon lui, la lutte contre le réchauffement

climatique ne serait finalement

rien d’autre qu’une lutte pour le futur chemin

de vie de nos enfants.

Cet été, le Conseil fédéral a décidé que la

Suisse devrait réduire ses émissions nettes

de CO 2

à zéro en 2050. « Cet objectif a pour

conséquence que dès 2035, aucun véhicule

carburant aux énergies fossiles ne pourra

plus être immatriculé », en déduit Bastien Girod.

En effet, la durée de vie d’une voiture est

aujourd’hui de 15 ans environ.

Le conseiller national des Verts de Zurich

ne mise pas sur les carburants synthétiques.

Cette solution rappelle, selon lui, le « Sailing

Ship Effect » qui s’est produit au XIX e siècle

lorsque les premiers bateaux à vapeur ont

été construits : pour répondre à cette concurrence,

les constructeurs de voiliers avaient

alors développé d’innombrables technologies

afin de maintenir la valeur commerciale des

voiliers à long terme, mais celles-ci s’étaient

finalement révélées obsolètes. Pour Bastien

Girod, le monde politique doit rester ouvert

aux technologies, « mais il est difficile

de rattraper l’avance prise par le secteur de

l’électromobilité. »

C’est une approche très différente qu’a proposée

Christian Bach, deuxième scientifique

à intervenir lors du Mobility Forum. Chef du

laboratoire « Automotive Powertrain Technologies

» de l’Empa, ce dernier a indiqué clairement

que le problème du CO 2

ne pouvait être

résolu par un changement de technologie de

propulsion : « Le concept de propulsion est

secondaire. » Pour lui, les carburants de synthèse

produits en utilisant de l’électricité issue

de sources énergétiques renouvelables joueront

un rôle clé dans le système énergétique

du futur. « Nous n’avons pas le droit d’avoir les

yeux rivés sur une seule technologie », déclare

Christian Bach. Pour réduire les émissions de

CO 2

, il est nécessaire de passer des sources

d’énergies fossiles aux sources d’énergies renouvelables,

« et non de la combustion à l’électricité

». Il a ainsi ajouté que les véhicules électriques

étaient parfaits pour de courts trajets,

mais que les moteurs à combustion resteraient

nécessaires pour les plus longues distances.

Selon lui, il serait également important d’utiliser

l’électricité excédentaire produite via

des sources renouvelables, et surtout de la

stocker. Il estime qu’aujourd’hui, les pays étrangers

assument un rôle d’accumulateur de courant

pour la Suisse en consommant notre électricité

en été et en nous en fournissant en

hiver. Ceci sera, selon lui, de moins en moins

possible avec le passage du nucléaire et du

charbon à l’éolien et au solaire. Toute l’Europe

produira alors trop d’électricité renouvelable en

été et pas assez en hiver. Pour M. Bach, il faut

par conséquent des carburants de synthèse

afin d’utiliser l’électricité excédentaire : « Notre

planète ne fait pas face à un problème d’énergie,

mais simplement à un problème de CO 2

. »

34

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


VÉHICULES UTILITAIRES

Aujourd’hui, le GNC, le GNL, l’e-diesel, l’e-essence

et l’hydrogène peuvent être produits de

manière synthétique. La technologie des piles

à combustible a été abordée par de nombreux

orateurs, dont notamment Rainer Deutschmann,

chef Logistique et transport chez Migros.

Selon lui, l’hydrogène souffre du problème

de la poule et de l’œuf : tant qu’il n’y a

pas de station-service, il n’y aura pas de véhicules

et tant qu’aucun véhicule ne circulera,

personne ne construira de station-service. Il

pense que la solution réside dans ce qu’il appelle

la « coopétition », à savoir la coopération

entre concurrents. Migros, Coop et d’autres

partenaires s’engagent ainsi ensemble au sein

de l’association H2 Energy.

Il s’est exprimé en tant que scientifique spécialiste de l’environnement et non comme politicien : le conseiller national

Bastien Girod.

Outre l’hydrogène, Migros est également active

dans le domaine de l’électromobilité et du

GNC. En collaboration avec le fabricant Iveco et

les St. Galler Stadtwerken (fournisseurs d’énergie),

le géant orange réalise un essai sur le terrain

en Suisse orientale avec des camions fonctionnant

au GNC et approvisionnés en biogaz

suisse. « Le moteur GNC est un moteur à combustion

qui ne produit presque pas d’émissions

de CO 2

. La technologie existe. Mais elle n’est

malheureusement pas promue par la Confédération

», a constaté Rainer Deutschmann.

Contrairement aux camions électriques, les

camions fonctionnant au biogaz ne sont pas

exemptés de la redevance poids lourds proportionnelle

aux prestations (RPLP).

La thématique du GNC a également été abordée

après le repas : Dominik Moor, Fleet Manager

Seat en Suisse, a utilisé la scène pour promouvoir

avec passion cette technologie qui, bien que

basée sur le moteur à essence conventionnel,

est considérée comme une « alternative ». Selon

lui, les chiffres de vente des véhicules au GNC

ont sensiblement augmenté ces derniers mois,

« mais il y a encore beaucoup de potentiel. » Il

a ajouté que Seat croyait à ce potentiel et misait

par « très grande conviction » sur le GNC : « Nous

ne parlons donc pas du GNC comme d’une technologie

transitoire, mais nous considérons le gaz

naturel et le biogaz comme de véritables alternatives.

» Dominik Moor a même fait une offre

concrète aux moniteurs de conduite présents

pour des véhicules au GNC. Répondant à l’animatrice

Karin Frei qui souhaitait connaître les

composants émotionnels de ces voitures dont

l’apparence n’est pas différente de celle des véhicules

à essence ou diesel, il a répondu avec un

petit sourire : « Faire un plein pour un total de

20 francs, ça fait déjà quelque chose au niveau

des émotions… »

Le directeur de l’OFROU Jürg Röthlisberger s’attend à ce que la Suisse connaisse un élan d’innovation.

La propulsion à l’hydrogène et les piles à combustible

arriveront beaucoup plus tôt que

ce que l’on croit. Thomas Walter, membre de

la direction de H2 Energy, a rappelé à ce sujet

l’existence de la co-entreprise « Hyundai

Hydrogen Mobility » avec le constructeur coréen

Hyundai, qui souhaite mettre en circulation

en Suisse pas moins de 1000 camions

à pile à combustible jusqu’en 2023 et

cherche ainsi à jouer un rôle de pionnier de

l’utilisation de cette technologie dans notre

pays. Dans le même temps, les exploitants de

stations-service Avia, Agrola, Coop, Migrol,

Shell, Socar et Tamoil souhaitent créer un réseau

de 30 stations-service d’hydrogène en Suisse.

H2 Energy mise volontairement sur les véhicules

utilitaires, qui devraient permettre

à cette technologie de réaliser une percée :

d’un côté, un camion est, rien qu’en termes

de consommation, beaucoup plus rentable

qu’une voiture de tourisme pour les exploitants

de stations-service. Et d’un autre côté,

Thomas Walter espère que les camions nourriront

la demande en voitures de tourisme

à hydrogène : « Le fait est que la Suisse exploitera

la plus grande flotte de véhicules

à hydrogène au monde dans quatre ans ! »

Thomas Walter n’a en rien caché que les grands

exploitants de stations-service avaient également

un intérêt commercial solide à ce que les

automobilistes et les camionneurs continuent à

s’approvisionner en carburant à la pompe plutôt

que de s’approvisionner avec leur prise de courant

: les shops des stations-service constituent

un commerce lucratif.

Jürg Röthlisberger, directeur de l’Office fédéral

des routes (OFROU), n’a quant à lui pas promis

de stations-service, mais des bornes de charge

rapide aux 130 aires de repos de l’OFROU.

Dans son exposé, M. Röthlisberger a montré

à quel point la part de la Suisse était effectivement

minime par rapport aux émissions globales

de CO 2

. Cela ne signifie cependant pas

que nous ne devons pas agir : « Chacun doit

balayer devant sa porte. » M. Röthlisberger

s’attend à ce que la Suisse connaisse un élan

d’innovation. Selon lui, la « concurrence des

systèmes de propulsion » aiderait la Suisse à

prendre le chemin d’un futur sans carbone.

Pour résumer : qu’il s’agisse de pile à combustible,

d’hydrogène ou de gaz de synthèse,

les routes du futur pourraient bien avoir plusieurs

voies de circulation. <

AUTOINSIDE | Décembre 201935


ASSOCIATION & SECTIONS

Journée des garagistes suisses 2020

« La tendance à la mobilité sans

énergie fossile va se poursuivre »

Pour le politologue Claude Longchamp, l’intensité des débats sur le climat était imprévisible. Il lui paraît cependant

évident que le changement climatique et le défi qu’il représente à l’échelle mondiale auront des conséquences sur la

branche automobile : ils redéfinissent l’offre. Reinhard Kronenberg

Claude Longchamp, vous allez intervenir sur les tendances sociétales

et leurs répercussions sur la branche automobile lors de la

prochaine Journée des garagistes suisses. Quelle importance les

débats sur le climat revêtent-ils pour la branche automobile ?

Claude Longchamp : Ils sont importants, c’est certain. Il s’agit là d’une

problématique mondiale qui influence la politique aux échelles nationale

et internationale. Elle va redéfinir l’offre de l’industrie automobile. La

politique, quant à elle, va redéfinir les conditions-cadres pour les producteurs

et les consommateurs.

Quels sont les éléments nécessaires pour qu’une tendance

marque la société ?

Les tendances sont de nouvelles conceptions qui déclenchent une évolution

jusque-là imprévisible. Les tendances sociétales, par conséquent,

sont des changements de perception qui touchent la cohabitation. La

durabilité des changements et le nombre de personnes qu’ils touchent,

par exemple, en sont des éléments déterminants. À cela s’ajoutent les

acteurs du changement, qui désirent l’accélérer ou le freiner.

Est-il possible de repérer les tendances dès leur émergence ? Si

oui, comment ?

Oui et non. La détection précoce s’occupe de l’observation de nouvelles

tendances. Elle se concentre sur des domaines particulièrement sensibles,

tels que la science, ou sur des acteurs doués d’une grande assertivité, tels

que les médias, le Gouvernement et le Parlement. La difficulté consiste

à évaluer la durabilité des changements. Il ne s’agit pas nécessairement

d’une évolution de l’opinion publique, mais plutôt de changements structurels.

La plupart du temps, il s’agit d’une évolution des valeurs, formée

d’une suite de transformations dont les conséquences ne sont pas claires.

Quel rôle les médias jouent-ils quand il s’agit de déterminer si

une tendance va se poursuivre ou s’éteindre ?

Le rôle des médias de masse est de rendre publiques les transformations

pour qu’elles deviennent négociables par la sphère politique et par la société.

Les médias jouent cependant selon leurs propres règles : ils sont

versatiles, repèrent rapidement les tendances mais s’en détournent très

vite lorsqu’un nouveau cycle de transformations émerge. Les médias sont

avant tout pertinents quand il s’agit de thèmes prédominants. Ils amplifient

alors clairement la tendance : un effet bienvenu dans le cas de

problèmes trop vite évincés, mais parfois importun dans le cas de problèmes

évidents. Cela présuppose que l’utilisateur soit ouvert à l’information

mais critique vis-à-vis des médias.

Que peut faire le garagiste lambda pour se préparer aux transformations

à venir ? Il n’a pas le temps de s’occuper des tendances et

de leur évolution.

Claude Longchamp interviendra à la

Journée des garagistes suisses 2020.

36

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

En effet, mais tout bon entrepreneur sait qu’il doit observer le terrain,

surtout quand il envisage de faire des investissements. Il en va de même

pour les tendances. Concernant les garagistes, c’est plutôt le rôle de l’UP-

SA de suivre les tendances qui se dessinent dans la science, les médias

et la politique. C’est le rôle du garagiste lambda, en revanche, de découvrir

celles qui ont du succès auprès de la clientèle.

Journée des

garagistes suisses 2020

Clients, Climat,

Compétences

De la perspective de la branche automobile, l’évolution politique

de ces dernières années, particulièrement perceptible aujourd’hui,

était-elle prévisible ?

L’intensité actuelle des débats sur le climat n’était pas prévisible. L’année

électorale en Suisse, à laquelle les élections dans le canton de Zurich ont

donné le ton, explique cette ardeur. Les manifestations de rue ont en

outre maintenu la pression, éveillé des jeunes à la politique et influencé

les campagnes électorales des partis. Si l’on excepte les facteurs qui

ont amplifié les débats sur le climat, l’émergence de ce thème était prévisible.

La politique climatique, qui vise à instaurer des mesures applicables

à tout le monde, occupe la communauté internationale depuis des

années. En Suisse, les premiers pas vers la mise en œuvre de l’accord de

Paris, adopté en 2015 et en vigueur depuis 2016, ont été réalisés en 2017.

Le parc automobile suisse est en plein essor, la voiture plus appréciée

que jamais. Autrefois symbole de liberté et d’indépendance, cette dernière

n’a pourtant jamais subi une si forte pression du monde politique.

Comment expliquez-vous ce retournement ?

Le parc automobile est une histoire de consommation. La pression, elle,

vient de la politique. Ces deux mondes s’entrechoquent. L’idée de limiter

drastiquement la mobilité n’est pas très porteuse, mais celle d’optimiser

les formes d’organisation, en revanche, l’est. Le besoin d’efficacité

plaide en faveur du développement des transports publics et de la réduction

des déplacements privés. Il plaide en faveur de mesures incitatives,

telles que l’amélioration de l’offre en places de parc ou la promotion de

la mobilité douce, auxquelles s’attèlent aujourd’hui de nombreuses villes.

L’évolution des valeurs a, de plus, transformé la perception de la voiture.

Elle n’est plus un symbole de liberté aux yeux de tout le monde. La plupart

des gens la considèrent comme un instrument auquel ils recourent,

mais ils ne la célèbrent plus comme un symbole de statut.

Quelles répercussions la nouvelle composition du Parlement aura-telle

sur l’évolution à moyen terme de la mobilité ? Et comment se positionne

le nouveau Parlement par rapport au trafic individuel motorisé ?

La politique en matière de CO 2

sera le premier grand thème abordé par

les élus. Elle concerne toutefois davantage le trafic aérien que le trafic automobile.

Il est par ailleurs déjà possible d’entrevoir d’autres thèmes, tels

que le mitage du paysage, le chauffage domestique ou la consommation

de viande. La tendance à la mobilité sans énergie fossile est le thème le

plus intéressant pour le trafic motorisé. Le délai pour la transition à la

mobilité non fossile est certes plus long que le mandat du nouveau Parlement,

mais il n’est pas si lointain : on parle en effet de 2030. Il ne faut

pas non plus oublier que la mobilité est très souvent régie et gérée localement.

Les villes jouent ici un rôle de moteur. Elles arguent que la nouvelle

organisation du trafic améliore la qualité de vie de leurs habitants

et rend ainsi les villes plus attrayantes. Cette tendance va se poursuivre.

À quoi la branche automobile doit-elle s’attendre ?

Je pense que la politique va définir des objectifs qui devront avoir l’aval

de l’électorat puis seront poursuivis en plusieurs étapes. La transition

énergétique démontre que ce type de processus prend du temps. La catastrophe

de Fukushima a eu lieu en 2011, la votation populaire entérinant

la sortie du nucléaire en 2017. Depuis, on parle surtout des répercussions

pour les cantons, où la situation stagne.

Certaines personnes ne considèrent pas seulement l’évolution dynamique

de l’industrie automobile comme un phénomène économique,

mais comme une bombe à retardement aux échelles politique et

sociétale. Qu’en pensez-vous ?

Contrairement aux pays voisins, la Suisse ne dispose pas d’une industrie

automobile notable. La question n’est donc pas une priorité. Les solutions

politiques sont rarement radicales dans une démocratie directe.

Nous sommes habitués à prendre des décisions avec circonspection sur

la base des informations disponibles.

Dans quel contexte préférez-vous conduire ?

Je conduis très rarement ; j’utilise principalement les transports publics

depuis 35 ans. Nous avons toutefois une petite Opel, qui peut être utile

en ville, ainsi qu’un cabriolet. Parce que rien ne remplace une sortie automnale

en décapotable au soleil couchant. <

Inscrivez-vous maintenant à la

Journée des garagistes suisses

Claude Longchamp sera présent à la Journée des garagistes suisses en

tant qu’intervenant, le 14 janvier 2020 au Kursaal de Berne. De plus amples

informations sur les autres intervenants et sur le programme, ainsi que sur

les modalités d’inscription, figurent sur : agvs-upsa.ch/colloque2020

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ASSOCIATION & SECTIONS

Journée des garagistes suisses 2020

« CO 2

: un changement de

cap est impératif »

Pour Pascal Previdoli, il est clair que le trafic individuel motorisé (TIM) est un élément central de notre quotidien.

Le directeur suppléant de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) est persuadé que plus elle deviendra efficace sur le plan

énergétique, moins la voiture sera au cœur des débats. Reinhard Kronenberg

Monsieur Previdoli, le trafic continue d’augmenter,

les véhicules deviennent toujours

plus grands et plus lourds et sont souvent

équipés, en Suisse, d’une transmission intégrale.

Cette évolution s’oppose aux objectifs

politiques que vous devez mettre en œuvre

avec l’OFEN. Comment gérez-vous cela ?

Pascal Previdoli : Les défis sont effectivement

complexes, et le parc suisse des véhicules de

tourisme est, par comparaison aux pays voisins,

plus lourd, plus puissant, et donc moins

efficace sur le plan énergétique. La réduction

continue des émissions observée jusqu’en 2016

a malheureusement stagné ces deux dernières

années : nous avons même enregistré une augmentation.

Nous tentons naturellement, par

des mesures comme la feuille de route pour

la mobilité électrique 2022 et par des projets

du programme SuisseEnergie, de contribuer à

l’augmentation de l’efficacité énergétique et à

la réduction du CO 2

avec nos partenaires. Un

changement de cap est impératif.

Pascal Previdoli est l’un des conférenciers à la Journée des garagistes suisses 2020.

La stratégie de l’OFEN a été formulée notamment

dans la « Stratégie du programme

SuisseEnergie 2021 à 2030 ». Dans celle-ci,

vous vous concentrez en priorité sur le segment

des voitures neuves et la promotion

des motorisations alternatives. Pourquoi ?

D’une part, parce que les voitures de tourisme

sont responsables des trois quarts des émissions

de CO 2

du trafic en Suisse, si l’on exclut

le trafic aérien international. Il est donc important

de faire des progrès de ce côté-là. D’autre

part, nous nous concentrons essentiellement

sur les voitures neuves parce qu’en choisissant

un véhicule, l’acheteur détermine en fin

de compte sa consommation énergétique et

ses émissions de CO 2

sur toute la durée de

vie de son véhicule, y compris sur marché secondaire

ou tertiaire. Opter pour un véhicule

efficient permet de réduire ses émissions de

CO 2

, mais aussi de dépenser moins. La plupart

des constructeurs ont annoncé le lancement,

pour l’an prochain, d’un grand nombre

de nouveaux modèles efficients : des voitures

électriques, mais aussi des hybrides rechargeables

et classiques, qui couvrent tous les besoins.

Nous pensons donc que le changement

de cap nécessaire est possible. Il m’apparaît

important que nous mettions l’accent, dans

le programme SuisseEnergie, sur d’autres éléments

encore.

L’OFEN considère que le TIM recèle « d’importants

potentiels d’efficacité », à savoir

une amélioration de l’efficacité énergétique

de 20 % d’ici 2030. Où résident les plus

grands potentiels, et comment souhaitez-vous

les exploiter ?

À notre avis, des potentiels existent à plusieurs

niveaux, que ce soit au moment de l’achat d’un

véhicule, comme je l’ai mentionné précédemment,

lors de la conduite, en appliquant systématiquement

les principes d’EcoDrive, lors de

l’entretien, en effectuant un CheckEnergieAuto

régulier, ainsi que par un usage plus efficace

des véhicules eux-mêmes. Lorsqu’on pense

qu’aujourd’hui, aux heures de pointe, chaque

voiture roule avec trois sièges vides, on se rend

bien compte que des potentiels considérables

existent. Nous pouvons les exploiter avec nos

partenaires créatifs et innovants et les conditions-cadres

légales adéquates.

Le débat actuel sur le climat se concentre

presque exclusivement sur les effets négatifs

du TIM. Pourquoi est-ce le cas, à votre avis ?

Pour répondre à votre question, je devrais me

livrer à des conjectures, et l’administration fédérale

n’aime pas faire cela. Globalement,

l’évolution dans le domaine des transports

est effectivement insatisfaisante par rapport à

d’autres secteurs. En même temps, il est clair

que le TIM est un élément central de notre

quotidien. Nous sommes convaincus que le

TIM peut devenir bien plus efficace sur le plan

énergétique : de cette manière, il sera moins au

cœur des débats.

38

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

Le diesel, dans lequel on plaçait autrefois

beaucoup d’espoir pour réduire les émissions

de CO 2

dans le TIM, perd toujours

davantage de terrain. Aujourd’hui, que

conseillez-vous aux concessionnaires et

aux clients au sujet du diesel ?

En ce qui concerne la pollution atmosphérique,

les nouvelles normes européennes applicables

aux voitures neuves ont largement

résolu le problème des hautes émissions

d’oxydes d’azote, y compris en conditions de

conduite réelles si l’on en croit les mesures

actuelles. Mais nous devons être clairs : à

plus long terme, nous devrons renoncer complètement

à la combustion de carburants fossiles

si nous voulons atteindre les objectifs

de la politique climatique. En fin de compte,

cela dépend beaucoup des stratégies des

constructeurs et de la manière dont ils développeront

leur palette de modèles et de moteurs

à l’avenir ; nous verrons alors aussi quel

rôle jouera le diesel. En outre, la méfiance

des consommateurs reste importante à cause

du scandale du diesel : la confiance s’est nettement

dégradée. De nombreux constructeurs

concentrent actuellement leurs activités

de recherche et de développement sur la

propulsion électrique. Durant une phase de

transition, le diesel continuera cependant à

jouer un rôle.

Comment voyez-vous la place future de

l’automobile dans notre société ?

L’automobile continuera d’avoir une place essentielle,

mais elle sera dotée d’une propulsion plus

efficace sur le plan énergétique et, de manière

idéale, elle sera utilisée de manière plus efficace

aussi, en étant partagée et mieux remplie. <

S’inscrire maintenant à la

Journée des garagistes suisses

Plus d’informations sur les autres conférenciers,

le programme et les inscriptions sur :

upsa-agvs.ch/colloque2020

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garagistes suisses 2020

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Les mécatroniciens d’automobiles Joel Wespe et Lagithan Nagalingam avec leur coupe.

Championnats zurichois des métiers

Succès pour l’Autotecnica

et les pros des utilitaires

Les mécatroniciens d’automobiles spécialisés en véhicules utilitaires ont cartonné aux championnats zurichois des métiers,

Joel Wespe et Lagithan Nagalingam s’offrant même le luxe de terminer premier et deuxième de leur catégorie. Sandro Compagno

Comme l’an dernier déjà, le « Brain-Village »

de la section UPSA Zurich a pu se déployer au

salon de la sous-traitance Autotecnica, dans

la halle 5 de l’Auto Zürich Car Show. Sur une

surface de 280 m², UPSA Zurich a présenté

Les meilleurs

Le podium des mécatroniciens

d’automobiles

1. Joel Wespe

2. Lagithan Nagalingam

3. Bryan Gubler

Le podium des mécaniciens en

maintenance d’automobiles

1. Björn Egger

2. Kamyar Khademi

3. Simon Feusi

Le podium du préapprentissage

d’intégration

1. Ali Fahed

2. Denden Twelde

3. Akakhel Omed

la formation professionnelle de base dans la

branche automobile avec le soutien de différents

partenaires.

38 apprentis ont participé aux championnats

zurichois des métiers dans les catégories

Mécatronicien d’automobiles et Mécanicien

en maintenance d’automobiles ainsi que

dans le domaine du préapprentissage d’intégration.

Le fait que deux spécialistes des

véhicules utilitaires, Joel Wespe et Lagithan

Nagalingam, arrivent en tête dans la « catégorie

reine » des mécatroniciens d’automobiles a

tout particulièrement rempli d’aise un individu

dans le public : « Je suis très fier », rayonnait

Sepp Zgraggen, formateur d’apprentis

chez Thomann Nutzfahrzeuge AG à Schmerikon.

Les apprentis de son entreprise modèle

d’Obersee se sont classés premier, deuxième,

quatrième et septième aux championnats zurichois

des métiers.

Outre une coupe, une médaille et un certificat,

une surprise toute particulière attendait

Joel Wespe : Karl Bieri, directeur de l’Auto Zürich

Car Show, a remis au jeune mécatronicien

d’automobiles un bon personnel pour les

trackdays de et avec Fredy Barth ! Joel Wespe

aura donc la chance de pouvoir se défouler sur

un circuit de course sous la houlette avisée du

célèbre pilote.

Et c’est Christian Müller, président de la section

UPSA Zurich (photo), qui a remis les coupes

bien méritées aux gagnants. Dans une courte

allocution, il a évoqué les élections fédérales

de la fin octobre, en notant que la percée des

deux partis écologiques présentait un contraste

plutôt marqué avec l’afflux du public au salon

Auto Zürich. « Si vous aviez des doutes quant au

choix de votre métier, regardez autour de vous !

Le fait que tant de personnes aient fait le déplacement

jusqu’ici prouve une chose : votre profes-

40

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

Billeter : « La scène de la halle 5 est très attrayante.

La situation profite à tout le monde. »

Les organisateurs de l’Auto Zürich Car Show ont

comptabilisé 59 532 entrées en tout (voir encadré).

Et le salon des sous-traitants Autotecnica a

lui aussi accueilli un grand nombre de visiteurs

et d’exposants. 19 entreprises du secteur de la

deuxième monte ont présenté leurs produits et

services sur 1700 m². Diagnostic, technique de

lavage et de levage, outils, roues, élimination

des déchets et produits chimiques : l’éventail

était large. Avec Aquarama, Pichler ou encore

Gassner, plusieurs entreprises qui exposaient

dans la halle 7 du Salon de l’auto à Genève

jusqu’à cette année encore étaient présentes à

Zurich. « Les salons régionaux dans le secteur

automobile continueront à marcher et à attirer

du monde », a noté Peter Krieg, directeur de

l’Autotecnica et de l’entreprise Baumgartner SA,

pour le compte de laquelle il exposait également

au salon zurichois. L’occasion est « parfaite pour

entretenir et agrandir son réseau », a-t-il souligné,

heureux des nombreux précieux contacts

noués et des conversations menées pendant les

quatre jours de l’exposition. <

sion a de l’avenir ! », a conclu Christian Müller à

l’adresse de la relève. Le conseiller cantonal PLR

zurichois était candidat au Conseil national et a

réalisé un score honorable le 20 octobre.

Les résultats du champion des métiers zurichois

Joel Wespe ont été quant à eux plus qu’honorables,

puisqu’il a laissé loin derrière lui ses

concurrents mécatroniciens. « J’avais un bon

sentiment. Seul le calibrage de la caméra d’assistance

à la conduite m’a donné du fil à retordre

», a-t-il relaté.

Christian Müller, président de la section UPSA Zurich, félicite les meilleurs participants

au préapprentisage d’intégration.

L’équipe de formation professionnelle da section

UPSA Zurich autour d’Andreas Billeter et

Klaus Schmid a accueilli cette année encore

près de 300 écolières et écoliers au « Brain-Village

». Les démonstrations d’allumage d’un airbag,

qui se sont tenues plusieurs fois par jour,

ont elles aussi attiré la foule. Andreas Billeter

a remercié les différents bailleurs de fonds :

« Sans le soutien de l’Union, des entreprises

et des écoles professionnelles, il n’aurait pas

été possible de mettre sur pied le ‹Brain-Village›.

» La plate-forme est financée par des

sponsors (Amag, groupe Ruckstuhl, MechaniXclub,

Gassner AG) et des établissements de

formation professionnelle du canton de Zurich.

Jusqu’en 2020, le « Brain-Village » fera partie intégrante

de l’Autotecnica. Qu’en sera-t-il à partir

de 2021 ? La question trouvera réponse ce

printemps. Les signaux envoyés par Auto Zürich

(Karl Bieri) comme par l’Autotecnica (Peter

Krieg) et l’UPSA Zurich sont positifs. Andreas

Concentration maximale : les participants aux championnats zurichois des métiers.

Auto Zürich a le vent en poupe

pd. Par rapport à 2018, le nombre de visiteurs

a augmenté de près de 10 % cette année pour

s’établir à 59 532. Les 44 premières, dont une

mondiale, ont constitué un record absolu sur

les 33 éditions de l’événement. Ce résultat

renforce les organisateurs dans leur intention

de poursuivre le changement initié en 2019 et

de le consolider par des investissements supplémentaires.

L’objectif premier étant et restant

d’assurer à long terme l’existence du salon.

Outre le grand nombre de premières,

notamment dans le domaine de la mobilité

électrique, le lancement du nouveau format

« Auto Zürich Classic » a connu un succès

immédiat. Ce qui confirme aux organisateurs

qu’ils ont pris les bonnes décisions en matière

d’investissement et les encourage à imaginer

un développement dans le sens des groupes

cibles pour l’an prochain déjà.

La 34 e édition de l’Auto Zürich Car Show aura

lieu du jeudi 5 au dimanche 8 novembre 2020.

AUTOINSIDE | Décembre 201941


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Karen Gaillard remporte l'édition de cette année.

Karen Gaillard décroche la victoire au

Young Driver Challenge

Karen Gaillard remporte l'édition annuelle de l'« AutoScout24 et CUPRA Young Driver Challenge »,

programme de relève réservé aux talents du sport automobile. Pour la jeune Fribourgeoise de 18 ans,

le rêve d'entamer une carrière professionnelle prometteuse se concrétise. Grâce à cette victoire,

Karen Gaillard bénéficiera d'un soutien financier et consultatif pour se lancer dans le sport automobile.

À 18 ans, Karen Gaillard s'est démarquée

auprès du jury de l'« AutoScout24

et CUPRA Young Driver Challenge 2019

», ce qui lui permet de remporter la troisième

édition de ce programme de relève

réservé aux talents du sport automobile.

La Fribourgeoise poursuit ainsi son

rêve d'entamer une carrière automobile

en décrochant le soutien consultatif

des marques créatrices du challenge

(AutoScout24 et CUPRA) ainsi que des

coachs Fredy Barth et Nico Müller. En

outre, Karen Gaillard recevra un soutien

financier pour effectuer ses premiers

pas lors de la prochaine saison automobile.

« Je suis submergée par l'émotion

», déclare la jeune sportive. « Depuis des

années, je rêve d'une carrière professionnelle

dans le sport automobile. Grâce

à cette victoire et au soutien des sponsors,

je touche aujourd'hui cet objectif

du bout des doigts ».

Une victoire à la deuxième tentative

« Mon objectif ultime est de pouvoir vivre

un jour du sport », avait déjà déclaré

Karen Gaillard lors d'une interview donnée

durant les éliminations nationales

du challenge en mai. Un objectif ambitieux

qui requiert courage, volonté et

maîtrise de soi. Trois traits de caractère

que la jeune femme a mis en avant, selon

Fredy Barth, juré et ancien coureur

automobile : « Karen est très déterminée

42

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


SPONSORED CONTENT

et nous avons pu observer une évolution

remarquable de ses compétences

au cours des derniers mois. D'une part,

cette progression s'est illustrée dans

ses prestations de conduite, qui n'ont

cessées de s'améliorer, ainsi que dans

son habilité à appliquer constamment

les conseils de l'équipe et des coachs.

D'autre part, Karen a beaucoup travaillé

sur le plan personnel. Ces efforts lui ont

permis de gagner en maturité », confie

l'ancien pilote.

En effet, les jurés de l' « AutoScout24

et CUPRA Young Driver Challenge » ont

pu comparer directement ses compétences

à celles de l'année passée. Bien

qu'âgée de 18 ans, Karen n'en était pas

à sa première participation au challenge

: l'an passé déjà, la jeune femme figurait

dans la liste des concurrents. Elle avait

toutefois terminé son expérience dans le

top 10. Un sérieux coup dur pour Karen :

« J'ai été très déçue. Mais aujourd'hui,

j'ai conscience d'être devenue plus forte

et que cette nouvelle participation en valait

vraiment la peine », déclare la jeune

sportive.

Un tremplin professionnel, mais aucune

garantie

Pierre-Alain Regali, directeur

d'AutoScout24, ne cache pas son enthousiasme

: « Ce challenge nous a permis

de dénicher un talent qui possède la

capacité, la volonté et la détermination

de s'imposer durablement dans le sport

automobile. Au cours des derniers mois,

Karen nous a montré qu'elle était à la

hauteur du défi. » Toutefois, Marc Geissmann,

directeur de CUPRA & Business

Development, rappelle qu'une victoire

au Young Driver

Challenge est certes un tremplin professionnel,

mais qu'elle n'offre aucune

garantie de réussite professionnelle :

« Avec cette victoire, accompagnée d'un

soutien financier et consultatif, nous

permettons à Karen de faire ses premiers

pas dans l'univers professionnel des

courses automobiles. Mais pour profiter

longuement de son succès, elle doit

maintenant asseoir ses compétences, »

explique-t-il.

Le lauréat de l'édition précédente donne

l'exemple

Julien Apothéloz a franchi cette étape

après avoir remporté l'« AutoScout24

et CUPRA Young Driver Challenge »

l'an dernier. Après sa victoire, le jeune

homme a signé un contrat chez TOPCAR

Sport et a piloté avec succès pour cette

équipe durant toute la saison de l'ADAC

TCR Germany. En plus d'atteindre le

podium, le sportif de 18 ans s'est hissé à

la deuxième place du classement général

junior du championnat. Chef de son

équipe, Ronny Jost a confirmé que la

victoire de Julien au dernier Young Driver

Challenge n'avait rien d'un hasard

: « Nous sommes extrêmement satisfaits

des prestations de Julien. Il a rapidement

trouvé sa place dans l'équipe,

délivrant d'excellentes performances

en permanence. » L'équipe TOPCAR a

également été très active lors de cette

édition du challenge. Durant cette compétition

à plusieurs étapes, les 10 meilleurs

concurrents du challenge se sont

installés au volant des voitures Leon

CUPRA et CUPRA TCR de l'équipe. Le

top 3 a pu avoir la chance de se mesurer

à des pilotes expérimentés durant les

courses de l'ADAC TCR Germany. Ainsi,

Karen Gaillard a concouru sur le Nürburgring,

Mario Anderegg sur le circuit

d'Hockenheim et James Bischof sur le

Sachsenring.

Des finalistes aux performances exceptionnelles

Les participants à l' « AutoScout24 et

CUPRA Young Driver Challenge » n'ont

cessé de donner le meilleur d'eux-mêmes.

Cette année, comme lors des deux

dernières éditions, le jury a été confronté

à un choix délicat. En effet, les deux

autres finalistes Mario Anderegg, originaire

de Wald (canton de Zurich), et

James Bischof, de Staad (Saint-Gall),

ont eux aussi réalisé de belles courses,

montrant qu'ils avaient le talent pour

devenir coureurs automobiles. « Même

si Mario et James ne rentrent pas chez

eux avec la coupe, ils nous ont montré

leur potentiel dans le sport automobile

en s'imposant face à plus de 1000 concurrents.

Ils emportent désormais avec

eux les expériences et souvenirs inoubliables

du challenge, et qui sait ce que

l'avenir leur réserve », déclare le juré

Fredy Barth.

Contact et autres informations :

Scout24 Schweiz AG

Nicole Riedo

Corporate Communications Manager

+41 31 744 25 14

media@scout24.ch

AMAG Import AG,

service commercial SEAT

Karin Huber

PR Manager

+41 56 463 98 08

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AUTOINSIDE | Décembre 201943


ASSOCIATION & SECTIONS

Prescriptions sur les émissions de CO

Des amendes

2

qui font

grimper les prix

Ce n’est qu’après le passage au cycle WLTP que les valeurs fortes d’émissions de CO 2

seront prises en compte en 2020 dans le calcul des valeurs cibles, ce qui devrait

également augmenter dans les prochaines années les sanctions pour dépassement de la valeur cible.

Les importateurs automobiles suisses ont dû payer un montant record de 31,1 millions de francs d’amendes liées au CO 2

en 2018. Selon les premières estimations, ce montant pourrait atteindre 50 à 80 millions de francs pour l’année en cours.

Et en 2020, le passage au cycle WLTP et le renforcement des prescriptions sur les émissions de CO 2

devraient faire

grimper ce total à 300 millions de francs. AUTOINSIDE a demandé à Amag et au groupe Emil Frey quelles étaient les

conséquences pour les importateurs, mais aussi pour les garagistes. Jürg A. Stettler

Chaque importateur doit respecter une valeur cible spécifique assignée

à son parc de nouveaux véhicules pour les émissions de CO 2

. En Suisse,

des sanctions sont imposées depuis déjà 2012 aux importateurs de nouveaux

véhicules avec des émissions de CO 2

trop élevées. Les 74 grands

importateurs répertoriés par l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) ainsi

que les petits importateurs ayant des décomptes individuels ont dû

débourser la somme colossale de 31,1 millions de francs pour les voitures

de tourisme importées en 2018. Les plus durement touchés ont

été FCA Switzerland SA, importateur des marques Abarth, Alfa Romeo,

Fiat, Jeep et Lancia, ainsi que Mercedes-Benz Suisse SA, importateur de

Mercedes-Benz, Smart et Maybach, et encore Mazda Suisse. Ces trois

grands importateurs ont dû régler près de 85 % du total des amendes.

La loi actuelle sur le CO 2

prévoit l’adaptation des valeurs cibles de CO 2

pour les voitures de tourisme et l’introduction de nouvelles valeurs

cibles pour les voitures de livraison et les tracteurs à sellette légers dès

2020. La valeur cible de 95 g de CO 2

/km sera reprise des réglementations

de l’UE pour les voitures de tourisme dès 2020. Une valeur cible de 147 g

de CO 2

/km sera appliquée aux voitures de livraison et aux tracteurs à

sellette légers dès 2020. Ces valeurs cibles sont très difficiles à atteindre

pour les importateurs, car les valeurs de CO 2

selon le nouveau procédé

de mesure WLTP seront aussi introduites dès 2020. Ces dernières seront

ainsi plus hautes, car les mesures WLTP représentent des consommations

plus élevées et plus proches de la réalité.

Exemple tiré d’une liste de l’émission « Kassensturz » : la valeur de CO 2

du modèle très apprécié en Suisse qu’est la Skoda Octavia Combi, avec

2.0 TDI et 4x4, passera de 131 g de CO 2

/km jusqu’à présent selon le

NCEC à 164 g avec les mesures WLTP. Ces 33 g de plus font un tort

considérable aux importateurs. Pour l’année 2019, la sanction se monte

à 111 francs par gramme de CO 2

/km dépassant la valeur cible de chaque

véhicule. Et elle sera de 109 francs en 2020. Cela signifie que les 33 g

supplémentaires dus à la nouvelle méthode de mesure pourraient à eux

seuls coûter aux importateurs 3597 francs de sanction par modèle Skoda

en 2020. Le montant des sanctions est redéfini chaque année depuis

2018. Le Conseil fédéral ne règle pas seulement la méthode qui permet

44

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

de le fixer, mais s’oriente également en fonction des montants pratiqués

dans l’UE et du taux de change actuel.

Un point positif toutefois pour la branche automobile : l’introduction

des nouvelles valeurs cibles en 2020 est accompagnée d’une phase transitoire

avec des allègements jusqu’en 2022. Pendant cette période dite

de « phasing-in », seuls 85 % des véhicules, et plus précisément ceux présentant

les émissions de CO 2

les plus basses, seront pris en compte pour

le calcul des valeurs cibles en 2020. Cette proportion passera à 90 % en

2021, puis à 95 % en 2022. Par ailleurs, les importateurs pourront également

décompter durant ces trois années des « supercrédits » pour les

véhicules particulièrement respectueux de l’environnement avec des

émissions de CO 2

très basses. Durant les années de référence 2020 à

2022, les véhicules avec moins de 50 g de CO 2

/km seront ainsi comptés

2 fois, puis 1,67 fois et enfin 1,33 fois en 2022.

Cela explique aussi les efforts des importateurs pour mettre sur le marché

davantage de véhicules totalement ou au moins partiellement électriques.

« La branche est consciente que le passage à l’électrique est

incontournable », explique Andreas Burgener, directeur d’auto-suisse.

« Mais il ne faut pas oublier que l’électricité et l’hydrogène doivent être

produits sans empreinte carbone. Si c’est le cas, il faut aussi en tenir

compte dans le bilan carbone. » L’association des importateurs constate

de plus que la Suisse doit bien plus réduire ses émissions de CO 2

que

l’UE durant le même laps de temps. Enfin, rien qu’en raison de la proportion

plus élevée de 4x4 parmi les nouveaux véhicules, la Suisse part

déjà avec des émissions de CO 2

plus élevées. Selon auto-suisse, avec

des efforts identiques à ceux de l’UE, la Suisse n’atteindra donc la valeur

moyenne de 95 g/km qu’en 2025. Jusque-là, les importateurs devront

s’attendre chaque année à des amendes salées pour le dépassement

des valeurs cibles.

Questions à Morten Hannesbo, CEO d’Amag Group SA

Monsieur Hannesbo, avec l’objectif « 10/20 », auto-suisse a souhaité

mettre plus de voitures électriques sur les routes. Comment cette

stratégie fonctionne-t-elle pour le groupe Amag ?

Morten Hannesbo, CEO d’Amag Group SA : Nos fabricants ont annoncé

des véhicules électriques très intéressants pour 2020, à l’image du

modèle ID.3, proposé à un prix attrayant. Nous attendons aussi de

nouveaux modèles hybrides rechargeables. Je suis donc optimiste et je

pense que nous atteindrons l’objectif d’ici la fin 2020.

Les amendes liées au CO 2

se sont élevées à plus de 31,1 millions de

francs en 2018. En 2019, la valeur cible de 130 g de CO 2

/km n’a pas

changé. Partez-vous du principe que les sanctions de près de 820 000

francs resteront, elles aussi, au même niveau pour le groupe Amag ?

Notre objectif est de ne pas avoir à payer de taxes d’incitation avec

nos marques. Nous avons cependant un groupement d’émissions avec

toutes les marques de Volkswagen AG. En 2018, nous avons dû payer

tout juste un million de francs de taxes d’incitation. Ce montant sera

plus élevé en 2019.

À partir de 2020, la valeur cible moyenne sera abaissée de 130

à 95 g de CO 2

/km : comment planifiez-vous votre flotte pour éviter

des amendes salées ?

L’année 2020 constituera effectivement aussi un grand défi pour nous.

Nous nous attendons bien évidemment à ce que les nouveaux VEB et

Suite en page 46

Et pour couronner le tout, les ventes de diesel ont massivement reculé

en Suisse en 2019 et la stratégie « 10/20 » très ambitieuse d’auto-suisse

aura donc une incidence plus faible. Cette stratégie prévoit qu’une voiture

neuve sur dix soit électrique (VEB) ou hybride rechargeable (Plugin-Hybrid,

PHEV) en 2020 en Suisse. Seules cette électrification nette du

trafic individuel motorisé et la croissance des propulsions alternatives,

comme le GNC ou les moteurs hybrides, aideront les importateurs à atteindre

les valeurs cibles souhaitées.

Il est primordial que les clients optent encore plus, dès 2020, pour

des véhicules avec des émissions de CO 2

plus basses. Sans cela, des

amendes plus conséquentes s’abattront sur les importateurs l’année suivante

et finiront tôt ou tard par se répercuter sur les prix pratiqués. Il

est en effet impossible pour les fabricants et les importateurs de payer

eux-mêmes des millions sur le long terme. Ils devront les répartir en

réduisant les marges des commerces et à travers des augmentations de

prix pour les clients. Et le fait que les montants ainsi récoltés terminent

leur course dans le Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération

(FORTA) n’est qu’une bien maigre consolation.

Afin de connaître plus précisément les amendes auxquelles la branche

doit s’attendre en 2020, AUTOINSIDE s’est entretenu avec Morten

Hannesbo, CEO d’Amag Group SA, et Marcel Guerry, directeur du

groupe Emil Frey Suisse.

Morten Hannesbo, CEO d’Amag Group SA, a pour objectif que ses marques n’aient à

payer aucune taxe d’incitation.

AUTOINSIDE | Décembre 201945


ASSOCIATION & SECTIONS

PHEV aient une influence conséquente. Mais nous aurons aussi une

mission importante, celle de rendre alléchantes pour le client ces technologies

et les autres motorisations efficientes. Nous devrons agir ici

sur tous les plans.

N’êtes-vous pas incité à immatriculer encore des véhicules à fortes

émissions de CO 2

à la fin 2019, afin de compenser les objectifs renforcés

avec un montant de 109 francs dès le premier gramme à partir

de 2020 et d’éviter ainsi des amendes plus élevées ?

De telles actions ont toujours leurs avantages et leurs inconvénients.

Chaque voiture immatriculée au préalable enregistre aussi une perte de

valeur si elle ne peut être vendue que plus tard. Nous réfléchirons donc

dans le détail à ce type d’activités et ne les prendrons sans doute pas

en considération.

Les clients se laissent séduire petit à petit par les voitures électriques et

au GNC, mais les SUV et les 4x4 sont toujours très appréciés des Suisses.

Comment pensez-vous guider le client pour éviter des amendes ?

Les SUV et les 4x4 deviennent eux aussi de plus en plus efficients. Nos

partenaires de marques auront sûrement pour tâche de définir précisément

les besoins des clients et de leur présenter des alternatives en

conséquence. Sans compter qu’une grande partie des nouvelles voitures

électriques de Volkswagen disposent aussi d’une traction intégrale et

qu’il ne s’agit donc pas obligatoirement d’un conflit d’objectifs.

Qui passera à la caisse pour payer les amendes ? En tant qu’importateur

et garagiste, vous pouvez bien sûr adapter, par exemple, les

marges des garagistes, mais vous reportez ainsi les sanctions sur

les régions et sur vos propres succursales Amag…

Ni Amag en tant qu’importateur, ni les garagistes ne fabriquent les véhicules

proposés à la vente. Selon un accord passé entre Amag et Volkswagen

AG, qui a intérêt à ce que toutes les marques se retrouvent dans

un groupement d’émissions, le fabricant assume les sanctions en cas

de besoin. Mais c’est aussi dans l’intérêt du fabricant que les dépenses

restent aussi faibles que possible. Des augmentations de prix seront

donc vraisemblablement inévitables pour certains modèles.

Marcel Guerry, directeur du groupe Emil Frey Suisse

Monsieur Guerry, avec l’objectif « 10/20 », auto-suisse a souhaité

mettre plus de voitures électriques sur les routes. Comment cette

stratégie fonctionne-t-elle pour le groupe Emil Frey ?

Marcel Guerry, directeur du groupe Emil Frey Suisse : Aujourd’hui,

le groupe Emil Frey vend près de 40 % de tous les véhicules à faibles

émissions (hybrides / hybrides rechargeables / VEB) en Suisse, selon les

chiffres d’auto-suisse.

Les amendes liées au CO 2

se sont élevées à plus de 31,1 millions de

francs en 2018. En 2019, la valeur cible de 130 g de CO 2

/km n’a pas

changé. Partez-vous du principe que les sanctions resteront, elles

aussi, au même niveau pour le groupe Emil Frey ?

L’assortiment mixte de notre groupe nous permet de partir du principe

que nous ne connaîtrons aucune sanction en 2019.

À partir de 2020, la valeur cible moyenne sera abaissée de 130 à

95 g de CO 2

/km : comment planifiez-vous votre flotte pour éviter des

amendes salées ?

Marcel Guerry, directeur du groupe Emil Frey Suisse, part aussi du principe que son

groupe n’aura pas à payer de sanctions.

En principe, le client décide de ce qu’il veut. Nous essayons de planifier

le mieux possible notre assortiment avec les produits disponibles. Ce

n’est pas simple, car les batteries se font rares chez les fabricants dans

toute l’Europe.

N’êtes-vous pas incité à immatriculer encore des véhicules à fortes

émissions de CO 2

à la fin 2019, afin de compenser les objectifs renforcés

avec un montant de 109 francs dès le premier gramme à partir

de 2020 et d’éviter ainsi des amendes plus élevées ?

Nous pourrions y être incités. Cela coûte dans tous les cas trop cher, qu’il

s’agisse des amortissements non nécessaires ou des sanctions en 2020.

Les clients se laissent séduire petit à petit par les voitures électriques,

mais les SUV et les 4x4 sont toujours très appréciés des

Suisses. Comment pensez-vous guider le client pour éviter des

amendes ?

Nous sommes une entreprise commerciale et de services. Nous ne nous

considérons pas comme des éducateurs. Au final, c’est le client qui décide

ce dont il a besoin dans son quotidien. Une personne qui habite

dans des régions montagneuses choisira plutôt un 4x4.

Qui passera à la caisse pour payer les amendes ? En tant qu’importateur

et garagiste, vous pouvez bien sûr adapter par exemple les

marges des garagistes, mais vous reportez ainsi les sanctions dans

les régions et sur vos propres succursales Emil Frey …

Les importateurs passeront à la caisse. Et comme ni les importateurs, ni les

garagistes ne peuvent payer les amendes avec leurs marges, nous devrons

tous, en tant que citoyennes et citoyens suisses et en tant que clientes et

clients, compter avec des adaptations de prix ponctuelles, comme c’est le

cas avec la taxe CO 2

sur les billets d’avion et les éventuelles hausses du prix

de l’essence et du diesel. Au final, nous avons tous approuvé cette loi. <

46

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

Assemblée d’automne au centre de formation de Sissach

> Conférences spécialisées, apéritif dînatoire et discussions sur le quotidien dans la branche automobile.

mb. L’assemblée d’automne s’est tenue pour la

troisième fois déjà, fin octobre, dans les ateliers

du centre de formation de la section des

deux Bâle de l’UPSA à Sissach. Près de 50 participants

ont écouté l’exposé d’Elias Schäfer,

de Smart Regio Basel, qui a abordé des thèmes

comme la régulation du trafic intelligente, la

mobilité électrique, les réseaux de transports

publics intelligents et la logistique urbaine, ainsi

que celui d’Olivier Maeder, de l’UPSA Suisse,

sur la « stratégie en matière de formation professionnelle

2030 ».

2030. Les changements dans la société et sur

le marché du travail ont des incidences sur la

formation professionnelle. Les grandes tendances

telles que la numérisation, une mobilité

professionnelle croissante ou la mutation

démographique représentent des nouveaux défis

pour les professionnels et les entreprises,

et elles doivent être reconnues à temps. L’UP-

SA a développé et élaboré sa stratégie de formation

professionnelle, dérivée de la stratégie

de base, de façon à répondre aux besoins de

ses membres.

Le président René Degen a accueilli l’invitée-surprise

Svenja Fuchs, mécatronicienne

d’automobiles, qui figure parmi les dixfinalistes

du concours d’« apprenti de l’année

2019 ». Lors du barbecue qui a suivi, les participants

ont terminé cette soirée bien méritée

et riche en enseignements en discutant des

thèmes abordés et de leur quotidien. <

Dans son exposé, Elias Schäfer a évoqué le

comportement de mobilité de la population

suisse. Il a présenté entre autres des projets actuels

tels que le smart parking (un système de

parking piloté par capteurs). En tant qu’association

indépendante, Smart Regio Basel soutient,

en collaboration avec ses membres et ses

partenaires de l’économie, de l’administration

et de la science, le développement d’une région

bâloise « intelligente ». Elle informe la population

et les diverses parties prenantes sur

le concept de Smart City, élabore avec les acteurs

importants les standards techniques ou

liés aux procédures, assure la cohérence entre

les différents projets de Smart City dans la région,

développe ses propres projets et les accompagne

dans leur réalisation.

Ce fut ensuite au tour d’Olivier Maeder de parler

de la stratégie de formation professionnelle

Elias Schäfer a parlé du comportement de mobilité de la population.

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AUTOINSIDE | Décembre 201947


ASSOCIATION & SECTIONS

Journée historique pour les métiers vaudois de la mécanique

> La section UPSA Vaud se prépare à affronter l’avenir.

Alexandre Oulevey (UPSA Vaud), Nicolas Leuba (président UPSA Vaud), Alain Lapaire (Retraites Populaires), Didier Rickli (notaire) et Thierry Pelichet (Retraites Populaires).

(Photo : Valdemar Verissimo)

Vendredi 28 septembre sera à marquer d’une

pierre blanche pour notre association, la section

vaudoise de l’UPSA (Union professionnelle

suisse de l’automobile, section Vaud). D’une

part elle a pu finaliser la vente du terrain de

son Centre actuel avec un partenaire solide

s’agissant de Retraites Populaires, et d’autre

part elle a acquis le terrain qui accueillera son

nouveau Centre de formation à Y-PARC, avec

le soutien de sa propre caisse de pension, le

FP-Garages. Ce Centre abritera également les

métiers dispensés par le GIM, ainsi que ceux

de 2roues Suisse, section romande. Il sera le

plus important lieu de formation de la mécanique

dans le canton.

Vendredi dernier, un partenariat à long terme

a été scellé entre Retraites Populaires et l’UPSA

Vaud. Un acte de vente a été signé devant notaire

par les deux parties qui fera de Retraites

Populaires, d’ici environ trois ans, le nouveau

propriétaire du terrain de l’actuel Centre de formation

de l’UPSA Vaud, situé au centre d’Yverdon-les-Bains.

En effet, cet emplacement ne

sera à terme plus adapté pour répondre aux besoins

des formations nécessitant d’implémenter

les technologies futures. Il est toutefois

idéalement situé, se trouvant au sein du nouveau

plan de quartier que les autorités d’Yverdon

ont dévoilé il y a quelques temps, ce qui a

su motiver l’intérêt de l’investisseur immobilier.

L’UPSA Vaud s’installera à Y-PARC dans le futur

bâtiment qu’elle s’apprête à partager avec

deux autres associations, soit le GIM-CH (Groupement

suisse de l’industrie mécanique), ainsi

que 2roues Suisse-section romande. Des

conventions ont été signées au préalable. Ensemble,

ces trois importantes branches formeront

la « Maison de la mécanique ».

Le Fonds de prévoyance des garagistes vaudois

soutient cet important projet en signant

une promesse de vente et d’achat pour le terrain

sur le site d’Y-PARC, octroyant ensuite un

droit de superficie aux associations concernées.

Les documents y relatifs ont tous été signés ce

même jour devant notaire par toutes les parties

en présence, soit la section vaudoise de l’UP-

SA, le GIM-CH, le Fonds de prévoyance des garages

vaudois, l’ECA, la Commune d’Yverdonles-Bains

et le canton de Vaud.

Ces importants engagements permettront, d’ici

trois ans et au-delà, aux métiers de la mécanique

de faire face de manière positive à leurs

constantes mutations et aux profondes évolutions

qui ne manqueront pas de se produire.

Les nouveaux équipements et infrastructures

prévus sauront être à la hauteur des besoins et

attentes en la matière, correspondant aux critères

du site s’agissant des technologies du futur

et des recherches et développements en la

matière. Des synergies pourront même être envisagées

avec des Start up implantées à Y-Parc.

Ces signatures déterminantes ayant été engagées,

il s’agit aujourd’hui que le Canton, auprès

duquel les parties concernées ont déposé un

dossier complet de demande pour un soutien

financier circonstancié, prenne position via

Mme la Conseillère d’Etat Cesla Amarelle et

le M. le Conseiller d’Etat Philippe Leuba, tous

deux directement interpellés.

En effet, une aide directe des autorités est indispensable

pour que le nouveau Centre de formation

puisse être dimensionné de telle sorte

qu’il accueille un plus grand nombre d’apprentis

à l’horizon 2030. D’ici décembre prochain, le

bureau d’architecture mandaté devrait pouvoir

déposer la demande de permis de construire. <

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JobCloud

Tout ce qu’il faut savoir sur le comportement

des chercheurs d’emploi

Les plates-formes d’emploi restent le canal de prédilection quand il s’agit de chercher un nouvel emploi en Suisse. C’est ce

que montrent les résultats de la dernière étude sur le marché de l’emploi 2019 menée par JobCloud (jobs.ch / jobup.ch), en

collaboration avec l’institut LINK. Nous avons résumé les résultats les plus importants de cette étude.

Les canaux les plus populaires pour

les personnes en recherche d’emploi

pd. Le premier canal utilisé pour la recherche

d’emploi reste les plates-formes en ligne : 70 %

des sondés les utilisent régulièrement. Le site

web des entreprises et le réseau personnel

jouent également un rôle important. En Suisse

romande, les contacts ont toutefois plus d’importance

qu’en Suisse alémanique, où ils sont

46 % à exploiter leurs contacts personnels

comme leurs amis ou leurs collègues, contre

55 % chez les Romands. Les journaux sont quant

à eux moins utilisés pour la recherche d’emploi.

jobup.ch, plate-forme préférée

En Suisse romande, jobup.ch reste la plateforme

d’emploi la plus connue et la plus appréciée.

En effet, c’est la première plate-forme

à laquelle les sondés pensent spontanément

(notoriété spontanée) et la plus souvent citée

comme plate-forme préférée.

La recherche d’emploi comme état

permanent

Toujours plus de personnes recherchent

un emploi de façon active ou passive, et ce

qu’elles soient déjà engagées dans une relation

de travail ou non. Si en 2010, les personnes

en recherche d’emploi étaient encore 44 %,

elles ne sont plus que 39 % en 2019. Cette année,

28 % d’entre elles se disent ouvertes à un

nouveau défi (contre 20 % en 2010) et environ

19 % ont envoyé au moins un dossier de candidature

(contre 15 % en 2010).

Le salaire est le premier motif pour

changer d’emploi

Une personne qui décide de chercher un emploi

le fait en premier lieu pour gagner plus.

Le salaire est un facteur déterminant aussi

bien pour les hommes que pour les femmes.

Un autre facteur de motivation presque aussi

important est l’envie d’un changement fondamental

dans sa vie professionnelle. À l’inverse,

voici les raisons principales qui poussent les

personnes à ne pas chercher de nouvel emploi :

une bonne entente avec ses collègues et la satisfaction

quant aux tâches confiées.

Les employés sont prêts à

s’engager sur le long terme

Selon les résultats de cette dernière étude, les

travailleurs peuvent tout à fait envisager de travailler

pendant cinq ans ou plus pour le même

employeur. En effet, 9 employés sur 10 (86 %)

se déclarent disposés à s’engager sur le long

terme, et ce aussi bien chez les jeunes employés

que chez les plus âgés.

Les trajets sont acceptés

Selon l’Office fédéral de la statistique, les

Suisses parcourent en moyenne un trajet

d’environ 30 minutes pour se rendre au travail.

Pour 90 % des travailleurs et étudiants

suisses, les trajets font partie du quotidien.

Environ 71 % d’entre eux doivent quitter leur

commune de domicile pour se rendre à leur

travail. La pendularité semble donc ne pas

être un problème pour les Suisses : 44 % des

sondés sont prêts à voyager jusqu’à une heure

par trajet et 13 % même plus d’une heure.

Leader sur le marché de l’emploi en ligne

suisse et forte d’une expérience de plus de 20

ans, JobCloud exploite entre autres jobup.ch

et jobs.ch, les plates-formes d’emploi préférées

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AUTOINSIDE | Décembre 201949


TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

Journée de la branche Avenergy Suisse

L’hydrogène, complément

des combustibles fossiles

Dans la lutte contre les émissions de CO 2

, l’hydrogène est appelé à compléter le rôle des combustibles fossiles actuels.

C’est la raison pour laquelle Avenergy Suisse a consacré sa Journée de la branche à la mobilité à l’hydrogène. André Bissegger

Partenaire de l’association pro Mobilité H2

Suisse, Avenergy Suisse (qui portait le nom

d’« Union Pétrolière » jusqu’à cet été) entend

accélérer la diffusion de la technologie de l’hydrogène.

Les membres d’Avenergy Suisse s’engagent

depuis longtemps déjà pour l’acquisition

et la commercialisation de biocarburants

renouvelables, dont l’hydrogène fait partie.

La mobilité à l’hydrogène suscite énormément

d’intérêt, comme on a pu le constater fin octobre

à Zurich : Avenergy Suisse a offert à la

technologie H2 une plate-forme exceptionnelle

en y consacrant entièrement la Journée

de la branche. « Cet événement ne doit

pas se transformer en concert de louanges »,

a déclaré Roland Bilang, directeur d’Avernergy

Suisse, en guise d’introduction. « Notre objectif

est de réfléchir à cette technologie et de

mettre en lumière autant de facettes que possible

de l’hydrogène. »

Plusieurs intervenants venus de Suisse et d’ailleurs

se sont ensuite emparés du sujet, notamment

Christian Bach, chef du laboratoire Automotive

Powertrain Technologies à l’Empa,

Nikolas Iwan, directeur de H2 Mobility pour

l’Allemagne, Roger Hausammann, responsable

technique chez Coop Mineraloel AG, et Marcel

Guerry, membre de la direction d’Emil Frey SA

et directeur pour la Suisse. Ils se sont penchés,

entre autres, sur la situation actuelle et son évolution

en Suisse et dans les pays voisins ainsi

que sur les enjeux du point de vue de l’économie

des transports et des constructeurs automobiles.

Les défis à relever lors de la construction

d’une station-service à l’hydrogène ont également

été abordés.

Tous les intervenants étaient d’accord pour

dire que l’hydrogène renouvelable est un élément

clé de la décarbonisation. Comme l’a expliqué

Rolf Huber, directeur de H2 Energy SA,

la Suisse fait même figure de précurseur au plan

mondial pour ce qui est de la commercialisation

de la technologie de l’hydrogène. Il estime que

d’ici à 2023, le pays comptera entre 40 et 50 stations-service

à l’hydrogène.

Christian Bach a profité de l’occasion pour informer

les représentants de la branche présents,

qui étaient plus de 200, sur les différentes technologies

de propulsion, en expliquant que chacune

d’elles a son marché. Les véhicules électriques,

par exemple, sont idéaux en ville, tandis

que les carburants synthétiques se prêtent très

bien aux plus longues distances. « Il est certain

que l’hydrogène trouvera sa place », a-t-il déclaré.

Toutefois, ce n’est pas le concept de propulsion

qui est déterminant pour la réduction

des émissions de CO 2

, mais l’énergie qui l’alimente.

Et concernant les énergies renouvelables

justement, il s’agit d’utiliser celles qui ne

50

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

peuvent pas l’être dans d’autres secteurs énergétiques,

par exemple le rayonnement solaire

encore inexploité dans les régions désertiques.

Si l’on considère la surface que couvrent les déserts

sur la terre, il n’y a pas de problème énergétique.

« Mais l’énergie n’est pas disponible sous

la forme et à l’endroit que nous voulons. Nous

devons réussir à la récolter là où personne n’en

a besoin », a indiqué Christian Bach. La transformation

des ressources dans le désert étant évidemment

très ardue à cause du manque d’eau.

Dans son exposé, Marcel Guerry a tenté de déterminer

quel type de propulsion est le plus prometteur

pour l’avenir. Une projection difficile.

S’il considère l’hydrogène comme une véritable

alternative aux véhicules purement électriques,

il pense aussi « qu’on aura toujours besoin des

types de propulsion classiques ces prochaines

années ». Pourquoi ? Parce qu’en Suisse, dans de

nombreuses régions, les stations-service d’hydrogène

et les bornes de charge rapide ne feront

pas leur apparition du jour au lendemain.

« Les choses n’iront donc pas aussi vite que nous

le souhaitons. »

Les Suisses doivent aussi se regarder en face.

« Ils aiment les grandes et belles voitures : le

parc automobile suisse le prouve. Mais leur comportement

aux urnes est différent de celui chez

le concessionnaire. »

Marcel Guerry a également critiqué la valeur limite

européenne de CO 2

reprise par la Suisse

de 95 grammes par kilomètre, qui nécessite une

réduction drastique en un bref laps de temps.

« La Suisse connaît une toute autre situation que

Daniel Hofer, président d’Avenergy Suisse, lors de la Journée de la branche, à Zurich. (Photo mise à disposition)

l’UE : elle ne peut donc pas tout simplement reprendre

cette valeur telle quelle », a-t-il souligné

en exigeant des conditions équitables pour tous.

L’intervenant prédit que les amendes, les fameuses

pénalités, atteindront entre 500 et 800

millions de francs. « Or, ni les importateurs, ni

les garagistes ne sont en mesure de payer cela

sur leurs marges. Par conséquent, les prix augmenteront.

» Toutefois, si les prix grimpent de

manière disproportionnée, le risque d’importation

parallèle croît. C’est pourquoi il appelle

chacun à faire preuve de raison et de mesure,

et encourage la politique à adopter une feuille

de route sensée pour promouvoir les technologies

de propulsion pauvres en émissions de

CO 2

. « Les garagistes et les secteurs apparentés

doivent aussi pouvoir s’en sortir. »

Marcel Guerry s’est dit confiant dans l’évolution

du service. « Avec les propulsions alternatives, il

y aura des changements, mais aussi une période

de transition. » En effet, de nombreux véhicules

diesels et à essence sont encore en circulation.

« La branche automobile est l’un des secteurs les

plus compétitifs. Elle est capable de s’adapter petit

à petit et de saisir les nouvelles opportunités

qui s’offriront à elle. » <

L’animateur Reto Brennwald, l’entrepreneur Martin Osterwalder (Osterwalder St. Gallen AG), la conseillère nationale PLR Doris Fiala, Christoph Schreyer (Office fédéral

de l’énergie) et Marcel Guerry (Emil Frey SA) ont discuté des différents défis relatifs à la réduction des émissions de CO 2

.

AUTOINSIDE | Décembre 201951


TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

Étiquette-énergie

La nouvelle étiquette-énergie

Une nouvelle étiquette-énergie sera introduite pour les voitures de tourisme au 1 er janvier 2020. Le poids à vide du véhicule

ne sera notamment plus pris en considération dans ce cadre. Le Conseil fédéral a adopté la révision correspondante.

abi/sco. Les principales modifications concernent

des adaptations visuelles et de fond, mais aussi

des modifications dans la méthode de calcul

utilisée pour classer les catégories d’efficacité

énergétique. Selon les déclarations faites mercredi

par le Conseil fédéral, les indications

de l’étiquette-énergie doivent ainsi être plus

simples, plus lisibles et plus faciles à comprendre.

« Cette simplification constitue une

amélioration claire et va dans le sens de la

branche et du constructeur », déclare Markus

Peter, responsable Technique et environnement

de l’UPSA.

Le poids du véhicule à vide, qui était jusqu’à

présent intégré à hauteur de 30 % dans le calcul

de l’efficacité énergétique, ne sera désormais

plus pris en considération. Le Conseil fédéral

précise que seule la consommation d’énergie

absolue, représentée par l’équivalent essence

d’énergie primaire, est désormais déterminante.

L’équivalent essence d’énergie primaire

inclut la consommation d’énergie liée à la fourniture

de carburant et d’électricité.

Jusqu’à présent, il pouvait ainsi arriver qu’un

SUV lourd consommant beaucoup de carburant

et émettant beaucoup de CO 2

obtienne

une note tout aussi bonne voire meilleure

qu’une petite voiture légère et économe.

Le Land Rover Discovery Sport 2.0 TD4 qui

pèse 2,2 tonnes obtenait ainsi un « F » malgré

des émissions de CO 2

de 169 grammes par

kilomètre. La Honda Jazz 1.5-VTEC Dynamic

était quant à elle classée dans la catégorie inférieure

« G » malgré des émissions de 134 g/

km seulement et un poids de près d’une tonne

de moins. Une situation de nature à embrouiller

le consommateur qui se basait entre autres

sur les émissions de CO 2

au moment de l’achat

de son véhicule neuf. Le calcul utilisé jusqu’à

présent faisait aussi froncer les sourcils des experts,

car l’évaluation était ainsi faussée.

dans la loi sur le CO 2

se base sur les valeurs de

mesure du NCEC alors que ce sont les valeurs

WLTP qui sont utilisées pour l’étiquette-énergie.

Cette différence est désormais prise en

compte avec l’augmentation adoptée.

« Le fait que cette valeur cible de 95 grammes

de CO 2

par kilomètre soit ainsi augmentée à

115 grammes est aussi bien dans l’intérêt de la

branche que de celui des clients finaux face aux

sanctions financières pouvant être encourues »,

constate Markus Peter.

Néanmoins, l’UPSA attire l’attention sur les effets

secondaires déplaisants liés aux nouvelles

catégories d’efficience. Markus Peter : « Différents

cantons utilisent l’efficience du véhicule

pour calculer l’impôt automobile. On aura dans

ce contexte des changements qui ne seront certainement

pas dans l’intérêt du propriétaire automobile.

»

Markus Peter avertit également que les nouvelles

catégories d’efficience énergétique devraient

aussi avoir des conséquences pour de

nombreux exploitants de flottes d’entreprises.

« De nombreux exploitants de flotte achètent

leurs véhicules en fonction de la consommation,

des émissions de CO 2

et de l’efficience

énergétique. Si les catégories d’efficience énergétique

changent pour 2020, certains véhicules

risquent de ne plus pouvoir être achetés.

» Dans ce domaine, l’UPSA conseille aux

exploitants de flottes d’adapter à temps les règlements

sur les véhicules de fonction.

Le Conseil fédéral a par ailleurs doublé la part

biogène reconnue du mélange de carburants

composé de gaz naturel et de biogaz qui sera

fixée à 20 % dès la nouvelle année.

La révision a également des conséquences dans

le domaine de la publicité pour les voitures de

tourisme : à l’avenir, seules la consommation

d’énergie, les émissions de CO 2

et la catégorie

d’efficacité énergétique devront être indiquées.

Désormais, la catégorie d’efficacité énergétique

sera quant à elle illustrée en plus au moyen de

l’échelle de flèches en couleur. Ceci concerne

aussi la publicité en ligne. <

Les valeurs cibles de CO 2

ont également été

modifiées : selon le communiqué, la valeur

cible à indiquer est augmentée de 21 % par rapport

à celle figurant dans la loi sur le CO 2

. La

raison est la suivante : la valeur cible de CO 2

Voilà à quoi ressemblera la nouvelle

étiquette-énergie selon le Conseil fédéral.

On remarquera le nouveau code QR qui renvoie

vers le catalogue consommation en ligne.

52

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


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Auto-i-dat / Le marché automobile

Le marché des données du cycle de vie

Chaque véhicule a une histoire qu’il n’est pas toujours possible de retracer. L’association cardossier entend changer

la donne et permettre à la branche de gagner de l’argent à partir de ses données. Tous les acteurs du marché pourront

déposer leurs informations sur un véhicule dans cardossier, et en obtenir s’ils sont membres.

pd. Même s’il n’est pas encore très connu, ce

projet revêt un potentiel non négligeable : celui

de modifier durablement le flux d’informations

dans le commerce d’automobiles. Les

garagistes et leurs clients peuvent eux aussi bénéficier

des avantages de ce projet de plusieurs

manières : cardossier donne un plus large aperçu

du commerce automobile puisque la provenance,

l’historique et les éventuels problèmes

du véhicule peuvent être rapportés de manière

fiable et détaillée tout au long de son cycle de

vie (comme les exportations et les réimportations,

les éventuels dommages intégraux dits

« réparés » ou encore le vrai kilométrage).

cardossier est un projet stratégique encore au

stade de la création. Toutes les branches en lien

avec l’automobile sont représentées au sein de

l’association et pourront, grâce à la nouvelle

plate-forme, numériser et optimiser leurs processus

ainsi que vendre leurs données. Chaque

représentant pourra s’impliquer et proposer à

la vente, de façon autonome, les données dont

il dispose. Ensemble, nous transformerons ainsi

de simples données en informations utiles.

« Autrement dit, il s’agit d’une base de données

décentralisée qui recense les données des véhicules

de manière sécurisée dans la blockchain,

en empêchant toute modification », explique

Wolfgang Schinagl, directeur d’auto-i-dat ag,

une entreprise qui fait partie des membres fondateurs

de l’association.

Franziska Füglistaler, CEO de cardossier, compare

ce projet à un ensemble (numérique)

de terres, tel qu’un alpage, qui serait géré de

concert par une communauté d’agriculteurs :

« Ce n’est pas l’ensemble de terres en lui-même

qui génère des profits, mais les vaches et le

fromage de chacun des agriculteurs. » Dans le

fonctionnement de cardossier, les vaches et le

fromage correspondent aux données exploitables

permettant aux membres de générer un

chiffre d’affaires et de diminuer leurs coûts.

Ainsi, mettre à la vente des données utiles à

d’autres sera désormais lucratif.

La plate-forme cardossier.ch sera lancée à la fin

du premier trimestre 2020 avec une première

fonctionnalité. <

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Le plaisir est de mise

Dario Cologna est champion du monde, il a remporté quatre titres olympiques,

la Coupe du monde à quatre reprises et il est l’un des meilleurs fondeurs de

tous les temps. Le Grison de 33 ans exerce la fonction d’« ambassadeur UPSA

de l’efficacité et des performances exceptionnelles ». Dans une série d’articles

en quatre parties, il donne sa recette pour se hisser au sommet et explique

comment il réussit à garder son niveau dans sa vie de sportif.

Aujourd’hui : les axes stratégiques et l’établissement de priorités.

54

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

« Un sportif professionnel doit faire preuve de beaucoup de discipline et

de persévérance et ce, durant de nombreuses années. Mais cela ne signifie

pas pour autant qu’il doit renoncer à tout. J’aime boire un verre de

vin de temps en temps par exemple, mais seulement au bon moment.

Après tout, un sportif a aussi le droit de profiter de la vie et de se faire

plaisir. Il me faut de la discipline non seulement dans le cadre de mon

alimentation, mais aussi dans l’organisation de mon temps libre. Je dois

notamment planifier mes vacances en fonction du sport. Cela a une influence

sur mon entourage et ma compagne, qui doivent se montrer très

compréhensifs. Selon moi, cette discipline au bon moment est également

nécessaire dans les métiers de l’automobile.

En tant que jeune athlète, j’ai bénéficié de plus de liberté. Mais lorsque

j’ai commencé mon ascension mondiale, je suis rapidement devenu plus

rigoureux, mon objectif étant de rester le plus longtemps possible en tête

du classement au ski de fond. Même si le sport passe toujours avant tout

dans ma vie, j’ai essayé de trouver un juste équilibre. J’ai dû apprendre à

déterminer ce qui est important, chose particulièrement difficile au début.

Il y a bien entendu certaines choses que je ne pourrai faire qu’une

fois ma carrière terminée, même si je souhaiterais déjà les faire maintenant.

Malgré cela, je n’ai pas l’impression de rater quoi que ce soit. Et

tant que j’atteins mes objectifs, je ne le vois pas comme un renoncement.

C’est avec beaucoup d’ambition que je me suis fixé ces objectifs. Aussi,

si le début de la saison ne se déroule pas comme prévu par exemple,

je ne les adapte pas. J’essaie juste de ne pas me laisser contrarier. Tant

qu’un événement majeur comme les Jeux olympiques n’est pas passé, je

n’abandonne pas et fais tout pour réussir. Même si la saison est courte,

il y a toujours des phases d’entraînement où je peux travailler sur moimême.

Grâce à mon expérience, je sais maintenant ce dont j’ai besoin

et comment je réagis à quoi. Cela me permet d’être plus efficace et de ne

pas perdre de temps avec des choses inutiles dans mon cas.

Pendant la course, je dois me montrer flexible. J’ai certes un plan de

course en tête, mais mes adversaires aussi. Je dois donc être capable

de réagir rapidement. Si je suis bien préparé et en forme, j’aurai plus de

possibilités tactiques pendant l’épreuve. Je participe aux courses car j’y

prends plaisir. Et cela devrait également s’appliquer à d’autres métiers.

Je suis un compétiteur classique et j’adore les situations où il faut se

battre et faire preuve de persévérance pour s’en sortir. Bien sûr, certaines

courses sont perdues d’avance, lorsque l’on n’est pas assez en forme ou

que le matériel est défaillant par exemple. Je me bats alors quand même

jusqu’à l’arrivée car pour moi, c’est une question d’honneur que de terminer

une course. »

AUTOINSIDE | Décembre 201955


FORMATION

Les conseillers de vente automobile diplômés avec des représentants de l’UPSA et Patrick Ganière (à droite).

Remise des brevets fédéraux de conseiller de vente automobile et de conseiller de service à la clientèle

Bien parés pour l’avenir

Trente-deux conseillers de vente automobile et 21 conseillers de service à la clientèle ont reçu leur brevet fédéral

jeudi. Ils ont été récompensés pour leurs performances à l’occasion d’une cérémonie festive. André Bissegger

« La branche automobile a besoin de vous ! »

Cette phrase a été prononcée et répétée presque

comme un mantra par les différents orateurs.

Elle montre bien l’importance et la valeur de

ces jeunes professionnels qui ont suivi leur formation

en cours d’emploi pendant plusieurs semestres.

« Nous avons besoin d’employés qui

fournissent un travail de qualité », a souligné

Olivier Maeder, membre de la direction de l’UP-

SA, lors de la cérémonie de remise des diplômes

au centre d’événements d’Emil Frey Classics SA

à Safenwil. « Vous apportez votre contribution

et aidez ainsi notre branche et ses entreprises. »

Pour M. Maeder, le temps et l’énergie investis ces

derniers mois par les diplômées et diplômés leur

ont également permis d’augmenter leur attractivité

dans le monde du travail. « La majorité des

employés détiendra à l’avenir un diplôme de degré

tertiaire », a-t-il ajouté. « Avec votre diplôme,

vous êtes désormais parés pour le futur. » Il a ensuite

appelé les conseillères de vente automobile

ainsi que les conseillères et conseillers de service

à la clientèle fraîchement diplômés à appliquer

maintenant les connaissances acquises pour devenir

encore plus attrayants.

Il leur a par ailleurs déjà présenté le cursus de

perfectionnement qu’ils pourront suivre plus

tard pour devenir gestionnaire d’entreprise diplômé.

« Aujourd’hui, vous avez accompli une

excellente performance. Mais ce n’est pas fini :

tant que vous évoluerez dans la vie professionnelle,

vous n’aurez jamais fini d’apprendre. »

Après l’allocution de bienvenue de Thomas Jäggi,

co-responsable de la formation professionnelle

au sein de l’UPSA, Charles-Albert Hediger,

membre du comité central de l’UPSA et responsable

en son sein de la formation professionnelle,

a transmis aux diplômés les félicitations

du comité central et du président central Urs

Wernli. M. Hediger a lui aussi appelé les diplômés

à rester actifs et à partager avec leurs collègues

les connaissances fraîchement acquises.

Il a par ailleurs parlé des interactions qui existent

au quotidien entre les conseillers de vente et les

conseillers de service à la clientèle dans les ateliers.

« Les conseillers de vente et les conseillers

de service à la clientèle pensent parfois qu’ils ont

chacun le job le plus important », a affirmé M.

Hediger, lui-même garagiste. « Mais sans vendeur,

il n’y a plus de voitures pour les services, et

sans service à la clientèle compétent, il n’y a pas

de fidélisation des clients. Tous deux ont donc

un rôle important à jouer. »

Peter Linder, président de la Commission assurance

qualité (CAQ) CSC, a remis les diplômes

aux conseillères et conseillers de service à la

clientèle. « Je suis fier de vos performances »,

a-t-il déclaré. « Poursuivez le chemin que vous

avez choisi avec conviction et renforcez vos

atouts face à la concurrence. » Il a ajouté que

dans cet environnement, il fallait faire preuve

de flexibilité, de persévérance et de capacité

d’adaptation et pouvoir identifier rapidement

les changements.

Patrick Ganière, président de la Commission assurance

qualité (CAQ) CVA, s’est joint aux félicitations.

Il a interpellé les diplômés en leur

déclarant que la branche était en constante évolution.

Cela se voit notamment dans le Classic

Car Museum. « Les techniques révolutionnaires

d’hier finissent par être dépassées. » Les métiers

de la branche automobile et les relations

avec les clients évolueront aussi. « Aujourd’hui,

un conseiller de vente automobile doit accompagner

plusieurs générations de clients avec des besoins

totalement différents et doit donc pouvoir

s’adapter », a-t-il expliqué. La nouvelle génération

qui s’informe sur Internet et qui souhaite simplement

venir chercher une voiture toute prête

franchira bientôt les portes des garages. « Mais le

facteur humain reste le plus important », a souligné

M. Ganière. « Grâce à votre formation, vous

pouvez maîtriser cet environnement et servir les

clients avec toute la fiabilité requise. » <

56

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Les conseillers de service à la clientèle diplômés entourés de représentants de l’UPSA et de Peter Linder (à gauche).

Les nouveaux conseillers/ères de vente automobile avec BF

Olivier Maeder, membre de la direction de l’UPSA , a scandé : « La branche

automobile a besoin de vous. »

Les meilleurs conseillers de vente automobile (de g. à d.). Ursin Simeon,

Cordula Egli et David Loretan.

Les meilleurs conseillers de service à la clientèle (de g. à d.). Kris Anliker,

Tirza Hunkeler et Antoine Michelet.

Aeschlimann Tim

Affolter Nicolas

Arnold Silvan

Bachmann Cécile

Battaglia Luca

Bucher Roland

Bullakaj Gjergj

Cona Sarah

Egli Cordula

Eigenmann David

Gabriel Mariano

Girotto Fabio

Hasenfratz Pascal

Hofmann Ramon

Kantharuban Athith

Loretan David

Manev Daniel

Marra Davide

Moser Nicola Mario

Nyffeler Bianca

Pugliese Diego Alessandro

Romero Dario

Schuler Christoph

Schwarz Yanick

Simeon Ursin

Simone Luca

Suter Adrian

Szilagyi Nicola

Tedesco Vincenzo

Vogelsang Samuel

Vosseler Manuel

Wittwer Patrick

Autohaus Thun-Nord AG, Steffisburg

Kestenholz Automobil AG, Bâle

Auto Roos AG, Uffikon

Tartaruga AG, Kleinandelfingen

Garage Gut AG, Maienfeld

Sommerhalder-Rickli AG, Murgenthal

EPPER Sursee-Zofingen AG, Sursee

Kestenholz Automobil AG, Pratteln

Garage Böhi AG, Liestal

Wasserfluhgarage AG, Lichtensteig

Wasserfluhgarage AG, Lichtensteig

Garage du Jura SA, Biel/Bienne

Bütikofer Automobile AG, Frauenfeld

Bahnhofgarage Gasel AG, Gasel

Emil Frey AG Autocenter, Safenwil

Kestenholz Automobil AG, Pratteln

Flückiger AG, Oftringen

Garage P. Schweizer AG, Liestal

Dähler Design & Technik GmbH, Belp

Garage Nyffeler AG, Lichtensteig

FCA Motor Village Switzerland SA, Zurich

Garage Seewental AG, Duggingen

Merenschwand AG

Garage Fischer AG, Dietikon

Swiss Import von Rotz AG, Will

VI Véhicules industriels S.A,Saxon

Mercedes-Benz Automobil AG, Berne

Mercedes-Benz Automobil AG, Berne

Neugut-Garage Flury AG, Wallisellen

Garage Helbling AG, Rapperswil-Jona

MB Auto Center Zug AG, Steinhausen

Mercedes-Benz Automobil AG, Berne

AUTOINSIDE | Décembre 201957


FORMATION

Les nouveaux conseillers / ères de service à la clientèle dans la branche automobile BF

Aeschimann Michael

Anliker Kris

Bättig Patrick

Benoit Laetitia

Bruchez Charlotte

Cimino Sandro

Corpataux Cédric

D’Incau Claudio

Gilomen Nicola

Gindroz Xavier

Hilscher Marvin

Hunkeler Tirza

Keller Steven

Krauer Doménique

Mantel Noel

Meier Marco

Michelet Antoine

Restori Yannick

Selmani Besim

Stocker Raphael

Uhl Pascal

Amag, Thoune

Auto Bettschen, Steffisburg

Volvo Group (Suisse) SA, Aclens

Centre Porsche, Genève

Garage Mistral Martigny SA, Martigny

Amag, Dübendorf

Amag, Fribourg

Krapf AG, Weinfelden

Auto Steiner AG, Rapperswil-Jona

Iveco (Suisse) SA, Morges et Yverdon

Christian Jakob AG, Saint-Gall

Franz AG, Glaris

Autocenter Senn AG, Bremgarten AG

City Garage, Wettingen AG

Hutter Dynamics AG, Winterthour

Volvo Group (Schweiz) AG, Dällikon

FR Amag, Bulle

Franz AG, Glaris

Larag SA Chablais, Monthey

Auto Sidler AG, Sarnen

Spider Cars GmbH, Ehrendingen

Charles-Albert Hediger a transmis les félicitations du

comité central.

La partie conviviale autour de l’apéritif.

58

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


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Caisse de pensions Mobil

Rachat d’années de cotisations manquantes

En effectuant un rachat dans leur caisse de

pensions, les personnes assurées peuvent augmenter

leur avoir de vieillesse et ainsi améliorer

leurs prestations de vieillesse (rente/capital).

Un autre avantage réside dans le fait que

les rachats de cotisations peuvent être déduits

du revenu imposable.

Chaque personne assurée peut à tout moment

demander à la CP Mobil un calcul pour un rachat

éventuel. Un rachat d’années de contributions

est affecté à la part surobligatoire de

l’avoir de vieillesse et n’est possible que sur la

part active (activité lucrative).

Une fois le paiement crédité sur l’avoir de vieillesse,

la CP Mobil délivre à la personne assurée,

en plus du certificat de prévoyance, une

« attestation concernant les cotisations de

prévoyance ».

Important :

• Pour le calcul du rachat, la CP Mobil a

besoin des informations et justificatifs

requis par la loi conformément au formulaire

« Formulaire de demande pour

le rachat d’années de contributions »

(disponible sur le site Internet pkmobil.

ch ou sur demande).

• Un rachat de contributions doit parvenir

à la CP Mobil au plus tard le 31 décembre

afin qu’une attestation fiscale

pour l’année en cours puisse être établie.

• Une attestation concernant les cotisations

de prévoyance n’est délivrée que si

le paiement est effectué par la personne

assurée (paiement privé).

• La responsabilité concernant la déductibilité

fiscale incombe à la personne assurée.

Avez-vous des questions ou souhaitez-vous

de plus amples informations ? L’équipe de la

CP Mobil se tient à votre entière disposition. <

Pour plus d’informations, de formulaires

et de mémentos : pkmobil.ch

ESA

L’ESA : le partenaire compétent et

fiable en matière de lubrifiants

Les garagistes trouvent pour chaque usage la

bonne huile de moteur chez leur organisation

d’achats ESA. Avec les marques Shell et Elf,

l’ESA permet à ses clientes et clients d’acheter

les huiles de moteur les plus modernes. Cellesci

résultent des toutes dernières technologies et

sont continuellement développées en collaboration

avec des constructeurs automobiles renommés.

Un autre atout pour le garagiste : avec

ces deux marques, il sait convaincre ses clients,

crée de la confiance et leur donne la garantie

de n’utiliser que le meilleur pour et dans leur

voiture.

La marque interne ESALube jouit d’une grande

popularité auprès du secteur des garages. L’huile

de moteur est synonyme de qualité suisse

pour un prix raisonnable. La gamme couvre les

toutes dernières spécifications et est conforme

aux homologations des constructeurs.

La gamme de lubrifiants de l’ESA est large et

pointue. C’est pourquoi l’organisation fournit

divers autres produits en rapport avec le lubrifiant,

tels que les filtres à huile, les pompes

à fûts ou encore le très apprécié bar à huile.

Ce dernier convient parfaitement aux garages

multimarques utilisant plusieurs lubrifiants.

L’ESA est implantée sur le marché suisse depuis

de nombreuses années et s’est donné pour

mission en tant que coopérative de promouvoir

par toutes ses activités la performance économique

de ses copropriétaires et clients. En

tant que prestataire globale et unique interlocutrice,

elle propose donc des solutions adaptées

à chaque besoin spécifique dans tous les

domaines, des biens de consommation aux

biens d’investissement.

Venez découvrir la gamme complète sur esa.ch

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AUTOINSIDE | Décembre 201959


FORMATION

Séminaire des femmes de l’UPSA

L’endroit où les femmes garagistes

se rencontrent depuis 1992

Les conférences spécialisées du Séminaire des femmes de l’UPSA suscitent l’engouement des participantes. Les aspects

relationnels y sont également entretenus. AUTOINSIDE était présent lors de la 28 e édition à Appenzell. Un reportage sur l’art

de mener des entretiens efficaces avec les collaborateurs et sur des personnes animées du même esprit et embarquées sur

le même bateau. Carla Stampfli

Lors du Séminaire des femmes à Appenzell, le conférencier Roland Gasche a révélé les secrets de la réussite d’un entretien avec les collaborateurs.

Droit du travail, numérisation ou encore gestion

du temps : les sujets abordés chaque année

lors du Séminaire des femmes de l’UPSA

sont nombreux. Et ils s’inscrivent dans l’air

du temps : le Séminaire des femmes en est aujourd’hui

à sa 28 e édition et jouit d’une grande

popularité, comme le montre la visite d’AU-

TOINSIDE à Appenzell.

« Les sujets qui y sont abordés sont très inspirants.

J’ai déjà pu glaner de nombreuses informations

qui me seront utiles », déclare Hildi

Huber, membre de la direction de Huber Nutzfahrzeuge

AG à Sirnach, lors de la deuxième

journée de formation. « Je suis heureuse de

Hildi Huber, Nutzfahrzeuge

AG Sirnach.

m’être inscrite et recommande

sans réserve

le Séminaire

des femmes. Je reviendrai

sans doute

l’année prochaine »,

ajoute-t-elle en souriant.

Outre le retour

positif de Hildi

Huber, d’autres participantes parmi les 26 au total

sont également ravies du séminaire. Nous y

reviendrons plus tard.

Le Séminaire des femmes de l’UPSA s’adresse

à toutes les femmes garagistes de Suisse alémanique

qui assument des tâches administratives

et de gestion du personnel souhaitant développer

leur entreprise. La formation continue

dure en général trois jours et a lieu une fois par

an, à deux dates consécutives. Le « groupe de

travail séminaire des femmes » de l’UPSA, au

sein duquel siègent actuellement Susanne Leirer,

Madeleine Maier, Irene Nyffeler, Ruth Johner

et Esther Alfter-Würgler, est chargé de son

organisation.

Aujourd’hui, le thème « Entretien avec les collaborateurs

: une obligation pénible ou une démarche

efficace ? » est au programme à l’hôtel

Säntis. En s’appuyant sur la théorie et des

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FORMATION

exemples pratiques, l’intervenant Roland

Gasche explique les facteurs dont il faut tenir

compte pour concevoir un entretien efficace

avec le collaborateur, et dont l’atelier et les collaborateurs

peuvent tirer profit.

Pour commencer, le conseiller en entreprise

rappelle aux femmes garagistes les rôles d’un

supérieur. « Un chef n’est pas juste un chef. Il

est aussi un exemple et un coach », souligne Roland

Gasche. « En gardant cette idée à l’esprit,

votre tâche est de faire en sorte que l’environnement

de travail soit motivant pour les collaborateurs.

» Y contribuent notamment l’intégration

et la reconnaissance. En cas de désaccord,

un chef ne devrait pas discuter des collaborateurs,

mais s’adresser directement à eux. Ici,

tout comme pour l’entretien avec le collaborateur

proprement dit, le principe suivant s’applique

: « Faire preuve de fermeté tout en montrant

sa reconnaissance. »

Selon Roland Gasche, il faut prendre en compte

plusieurs phases pour un échange réussi : la

préparation, l’ouverture de l’entretien, la partie

principale et le suivi. « Lors de l’entretien

lui-même, il est important que le supérieur informe

ses collaborateurs de leurs performances

et que des mesures de développement ainsi

que des objectifs réalistes soient convenus d’un

commun accord », ajoute Roland Gasche. Il recommande

aux participantes de chercher des

solutions plutôt que de se focaliser sur les problèmes.

Il termine en leur disant de veiller à

adopter la bonne attitude : « Un chef doit parler

d’égal à égal avec ses collaborateurs, tout le

reste empêche le dialogue ! »

Manuela Latzer, responsable

de l’administration

et du personnel

auprès du

garage Latzer AG à

Gossau, tire un bilan

positif de sa première

participation :

« Je trouve que les

Manuela Latzer, Garage

Latzer AG Gossau.

thèmes abordés sont intéressants et que les

contributions sont très utiles pour le quotidien

Deux femmes garagistes : Madeleine Maier (à g.) et Susanne Leirer. Elles sont membres du « groupe de travail séminaire

des femmes » et organisent cet événement depuis plus de dix ans.

professionnel, mais je suis également enchantée

par l’ambiance. Ici, je n’ai besoin d’expliquer

ma situation. Nous rencontrons des personnes

animées du même esprit et embarquées sur le

même bateau. C’est super. »

Rahel Gut, Garage Gut AG

Maienfeld.

Rahel Gut est du

même avis. Elle est

responsable de l’administration

et de la

comptabilité au garage

Gut AG à Maienfeld

et a déjà participé

plusieurs fois au séminaire.

« Outre l’aspect

technique, j’apprécie de côtoyer d’autres

femmes. Dans mon environnement professionnel,

je suis relativement seule ou je n’ai de

contacts qu’avec des femmes issues d’autres secteurs.

Ici, en revanche, je rencontre des femmes

partageant les mêmes intérêts et confrontées

aux mêmes problèmes que moi. »

Madeleine Maier et Susanne Leirer, qui ont organisé

l’événement de l’UPSA à Appenzell avec

le groupe de travail, soulignent que cet échange

entre femmes d’affaires de la branche automobile

contribue au même titre que la diversité

des sujets abordés au succès du Séminaire

des femmes. « Nous constatons que des dialogues

de grande qualité s’instaurent. Les participantes

sont très ouvertes et révèlent bien des

choses sur elles-mêmes. Cela est également

dû au fait qu’elles viennent de toute la Suisse

alémanique et qu’elles ne sont pas en concurrence

», explique Madeleine Maier, conseillère

de vente automobile auprès d’Auto Maier Töss

AG à Winterthour.

Les deux femmes garagistes font partie du

groupe de travail depuis plus de dix ans. « Il

est réjouissant de constater que la manifestation

rencontre un tel succès et qu’elle affiche à

chaque fois très vite complet », déclare Susanne

Leirer, membre de la direction de Sportgarage

Leirer AG à Stein. « C’est un vrai plaisir d’organiser

le Séminaire des femmes. Les sujets de

la 29 e édition qui se tiendra l’année prochaine

sont dans tous les cas déjà définis. Le groupe de

travail se réjouit d’ores et déjà d’une importante

participation », ajoute-t-elle avec le sourire. <

Save the date :

29 e Séminaire des femmes de l’UPSA : du 26

au 28 octobre et du 2 au 4 novembre 2020

à l’Hôtel Flora Alpina, à Vitznau. Les sujets

seront communiqués ultérieurement. Inscription

à partir du mois d’août à agvs-upsa

ou l’adresse suivante : brigitte.hostettler@

agvs-upsa.ch.

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FORMATION

Les flottes

Secteur de vente à fort potentiel

Le séminaire de l’UPSA « Les bases de la vente de parcs de véhicules » éclaire le marché des flottes et ses formes de

gestion. L’intervenant et spécialiste Balz Eggenberger fournit aux garagistes les connaissances nécessaires pour démarrer

dans la gestion de parcs de véhicules, car « le potentiel est loin d’être épuisé. » Carla Stampfli

Le séminaire a pour objectif d’aider les garagistes à surmonter leurs réticences à l’égard des accords de flottes et leur « peur des gros rabais ».

Balz Eggenberger, fondateur

de Fleetcompetence

Europe.

Les grandes entreprises

telles que Coca-Cola en

disposent, de même

que des établissements

plus petits tels que les

boulangeries. Il s’agit

de véhicules de flotte,

qui constituent une

part importante du

marché de l’automobile

: on estime qu’en Suisse, environ une nouvelle

immatriculation sur trois provient d’une

flotte. C’est donc un important secteur de

vente offrant un fort potentiel aux garagistes.

« Entendre ‹ vente de flottes › fait tressaillir

les garagistes, car ils pensent inévitablement

à des rabais et à des centaines de voitures

», affirme Balz Eggenberger, fondateur de

Fleetcompetence Europe. Mais il s’agit là d’une

idée reçue : « D’une part, la vente de parcs de

véhicules ne rime pas forcément avec des

rabais et une mauvaise rentabilité. D’autre

part, la plupart des flottes sont exploitées par

des PME et composées de 5 à 20 véhicules. »

Pour surmonter les réticences des garagistes

à l’égard des accords de flottes et leur « peur

des gros rabais », l’UPSA organise le séminaire

« Les bases de la vente de parcs de véhicules

» à Mobilcity (Berne), le 28 janvier 2020.

Celui-ci sera animé soit par Balz Eggenberger,

soit par son collègue spécialiste Ralf Käser. Le

séminaire d’une journée s’adresse entre autres

aux vendeurs actifs de flottes, aux vendeurs

spécialistes de la clientèle commerciale, aux

Key Account Managers, aux responsables de

marque et aux directeurs d’entreprise.

« Pour qu’un accord de flotte soit finalisé avec

succès, les garagistes doivent connaître le marché

en question et ses formes d’exploitation »,

explique Balz Eggenberger. « Le séminaire met

précisément l’accent sur ces points-là. » Il vise

l’acquisition de connaissances approfondies

non seulement sur le marché des flottes et ses

formes d’exploitation, mais aussi sur les exigences

spécifiques des flottes, le TCO (Total

Cost of Ownership), le TCM (Total Cost of Mobility)

et les indemnités kilométriques.

« L’objectif est de familiariser les garagistes

avec les éventuelles exigences des propriétaires

de flottes et de développer leur capacité

d’établir un argumentaire basé sur

les coûts globaux des flottes », affirme Balz

Eggenberger. Il lui tient à cœur de souligner

que tous les ateliers peuvent profiter du potentiel

de la vente de flottes, quelle que soit

leur taille. « J’irais même jusqu’à dire qu’un garagiste

qui dirige une petite entreprise et s’occupe

personnellement de cette problématique

détient un avantage w il est entrepreneur de

A à Z, a une affinité pour les nouveaux sujets

et comprend rapidement les enjeux. Contrairement

aux vendeurs de voitures normaux, il

se trouve en contact direct avec d’autres entrepreneurs

et il est donc le bon interlocuteur

pour ce sujet passionnant. »

Le spécialiste est convaincu que ce cours offre

la possibilité de conclure des accords de

flottes. « Nous souhaitons sensibiliser les garagistes

au marché des flottes et leur fournir

les outils nécessaires afin qu’ils puissent profiter

de possibilités de vente intéressantes »,

déclare Balz Eggenberger, car « le potentiel est

loin d’être épuisé. » <

Séminaire UPSA

Le séminaire « Les bases de la vente de

parcs de véhicules » aura lieu de 9 h à 17 h

le 28 janvier 2020 à Mobilcity, à Berne. Les

responsables du cours Balz Eggenberger et

Ralf Käser disposent d’une longue expérien-ce

en tant que directeurs d’entreprise

sur le marché des flottes et dans la branche

automobile. Balz Eggenberger est le fondateurde

Fleetcompetence Europe ainsi que

le fondateur et responsable de la filière « Gestion

des flottes et de la mobilité » à la Haute

école des sciences appliquées de St-Gall. Ralf

Käser est président de l’Association suisse

pour la mobilité (sffv).

62

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


« Asa-Control 2020 »

Simplification de

la solution en ligne

« asa-control »

Plus simple, plus conviviale et plus claire : la solution par branche SAD a remanié

la solution en ligne pratique « asa-control ». La nouvelle version « asa-control

2020 » offre de nombreux avantages.

DAS ORIGINAL

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L’INACCESSIBLE

• Verdrängt Feuchtigkeit

• Repousse l’humidité

La nouvelle solution « asa-control 2020 » est dès à présent en ligne.

abi. « L’ancien système commençait à dater »,

explique Karl Baumann, directeur de la SAD et

responsable de la sécurité au travail et de l’environnement

à l’UPSA. « C’est pourquoi nous

l’avons remanié. » M. Baumann est très satisfait

de la nouvelle solution « asa-control 2020 ».

« Son design est plus frais et elle est très facile

à comprendre et à utiliser. » Les données de la

société et de l’utilisateur sont conservées, ainsi

que toutes les fonctions.

Concrètement, la convivialité a été améliorée

et la solution en ligne peut désormais être

utilisée sur des appareils mobiles tels que les

smartphones ou les tablettes. De plus, la vue

d’ensemble de la méthode en dix points de la

Commission fédérale de coordination pour la

sécurité au travail (CFST) a été optimisée. « Il

existe désormais pour chaque point une vidéo

comportant des instructions », précise M.

Baumann.

La solution en ligne aide les entreprises à planifier

et à mettre en œuvre la directive CFST

6508 prescrite par la loi en ce qui concerne la

sécurité au travail, la protection de la santé,

l’hygiène et les travaux d’entretien. Grâce à la

base de données, les entreprises peuvent saisir

AUTOINSIDE | Décembre 2019

leurs données de manière rapide, claire et professionnelle

et rédiger des rapports d’évaluations

de dangers, des instructions et des fiches

de maintenance. Différentes configurations de

base sont proposées à cet effet. En font notamment

partie l’évaluation des dangers basée

sur l’activité, la planification des mesures, les

contrôles de mise en œuvre ou encore les attestations

et les plans de formation.

« Nous souhaitons dorénavant accompagner

nos membres tout au long de l’année et les guider

pas à pas dans l’univers de la sécurité au

travail et de la protection de la santé », souligne

M. Baumann. « C’est pourquoi nous leur

attribuons régulièrement des tâches afin qu’ils

soient constamment à jour. » <

Comment accéder à

« asa-control 2020 »

La solution remaniée est dès à présent

en ligne. En raison de la nouvelle technique

de la plate-forme, « Asa-Control 2020 » ne

fonctionne plus avec « Internet Explorer » mais

uniquement avec « Safari », « Mozilla Firefox »,

« Microsoft Edge » et « Google Chrome ». La

solution par branche SAD propose de nombreux

outils d’aide très pratiques. Cela vaut

la peine de s’inscrire ! www.safetyweb.ch

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la rouille et de la

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FORMATION

UPSA Business Academy

AGVS DIDAKTIKMODULE

Der Besuch dieser Weiterbildung ist

für alle Berufsbildner der technischen

Grundbildungen in den Betrieben, die über

keinen tertiären Abschluss verfügen, bis

Ende 2020 obligatorisch.

« Lernende selektieren »

> > 10. Dezember 2019, St. Gallen

> > 17. Dezember 2019, Horw

> > 9. Januar 2020, Goldau

> > 15. Januar 2020, Horw

> > 21. Januar 2020, Winterthur

> > 29. Januar 2020, Bern

« Die Instrumente der BiVo 2018

kompetent einsetzen »

> > 4. Dezember 2019, Horw

depuis

1964

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> > 10. Dezember 2019, Goldau

> > 12. Dezember 2019, Bern

« Junge Erwachsene führen und Krisen

überwinden »

> > 11. Februar 2020, Goldau

Weitere Daten und Orte werden laufend

online ergänzt.

DÉCEMBRE

Lehrgang DAB+

In Zusammenarbeit mit der Schweizer-Radiobranche,

DAB+-Experten der SRG sowie Fahrzeug-Spezialisten

wurde ein DAB+-Lehrgang

mit AGVS-Kompetenz ausweis entwickelt.

> > 12. Dezember 2019, Bern

> > 15. Januar 2020, St. Gallen

> > 30. Januar 2020, Horw

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Elektro-Instruktion für Hochvolt-Systeme

in Elektro- und Hybridfahrzeugen

> > 17. und 18. Dezember 2019, St. Gallen

> > 9. und 11. Januar 2020, BBZ Goldau

> > 21. und 22. Januar 2020, Bildungszentrum

Bern

> > 28. und 29. Februar 2020, TBZ Zürich

> > 26. und 27. März 2020, STF Winterthur

Weitere Ausbildungspartner unter : www.

agvs-upsa.ch/de/berufsbildung/hochvoltzertifizierung

JANVIER 2020

TIPP

Meine Wirkung als Führungsverantwortliche/r

Von den Grundregeln der Kommunikation

über Ihre Rolle als Führungsperson.

Wie gehen Sie mit aktuellen Herausforderungen

um ? Aktuelle Führungssituationen

werden im Seminar besprochen

und Sie erhalten so die Gelegenheit,

gemeinsam Lösungen zu erarbeiten.

> > 9. Januar 2020, Bern

64

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Basisseminar für Automobil-Verkaufsberater/innen

Während 10 Tagen werden die jungen oder

angehenden Automobil-Verkaufsberater/

-innen im Detail mit den eigentlichen

Verkaufsbelangen (Verkaufspsychologie,

Kommunikation, Verkaufsmethodik) auf ihre

tägliche Arbeit vorbereitet.

> > 13. - 24. Januar 2020, Bern

Formation turbo pour vendeur auto 2020

La communication avec l’autre, la conquête

et la fidélisation de la clientèle ainsi que la

technique de vente constituent l’essentiel

de cette formation intensive. Il s’agit d’une

formation moderne, vivante et animée par

des intervenants qui sont tous des professionnels

de leur branche.

> > 20 - 31 janvier 2020, Paudex

Facebook, Xing, Twitter und WhatsApp im

Autoverkauf

Der Workshop zeigt neuartige Möglichkeiten

auf, wie Sie die verschiedenen Plattformen für

sich selber einsetzen können, um noch erfolgreicher

zu verkaufen. Dieser Workshop ist

speziell für die Automobilbranche konzipiert.

> > 28. Januar 2020, Bern

> > 6. April 2020, St. Gallen

Grundlagen Flottenverkauf

Fahrzeugflotten in Unternehmen zu bewirtschaften,

erfordert von den Verantwortlichen

umfassende Kenntnisse und Fähigkeiten.

Lernen Sie in diesem Kurs den Flottenmarkt

und dessen Bewirtschaftungsformen kennen !

> > 28. Januar 2020

Dialog – das neue Mitarbeitergespräch

Praxisorientierter Kurs für langjährige und

neue Führungsverantwortliche, die ihre

Mitarbeitergespräche effizienter und erfolgreicher

gestalten wollen und bereit sind,

sich intensiv mit der wirksamen Mitarbeiterentwicklung

auseinanderzusetzen.

> > 29. Januar 2020, St. Gallen

> > 4. Februar 2020, Horw

Occasionsmanagement

Die Teilnehmer lernen, wie sie ihre

Occasionsfahrzeuge richtig bewirtschaften.

Dazu gehören unter anderem

die Präsentation, der Eintauschprozess

und die dynamische Preisstrategie.

> > 29. Januar 2020, Bern

> > 3. Juni 2020, St. Gallen

FÉVRIER

Séminaire de gestion des occasions

Les participants apprennent comment

bien gérer leurs véhicules d’occasion. La

présentation, le processus de reprise et la

stratégie dynamique de prix en font partie.

> > 5 février 2020, Paudex

Das Google Basics Training für den

Autohandel

Der Google Basics Einsteigerkurs gibt einen

Einblick in die wichtigsten Werkzeuge und

Massnahmen für eine verbesserte Sichtbarkeit

in Google. Sie lernen, wie Sie ihr

Unternehmen dort optimal präsentieren und

mögliche Marketingangebote wie Google

Adwords selbst steuern können.

> > 10. Februar 2020, St. Gallen

> > 27. April 2020, Horw

> > 22. Juni 2020, Bern

> > 7. September 2020, Winterthur

UPSA MODULES DIDACTIQUES

Les formateurs professionnels doivent

toujours être à jour. Ceci est confirmé

par la nouvelle ordonnance de formation

récemment entrée en vigueur. La

participation à cette formation continue

est obligatoire pour tous les formateurs

professionnels proposant des formations

initiales techniques dans les entreprises

sans disposer d’un diplôme tertiaire,

Die Kurse sind in der Kurssprache ausgeschrieben.

Les cours sont proposés dans la langue

correspondante. D’autres cours seront proposés

ultérieurement. Mise à jour sur upsa-agvs.ch.

et ce jusqu’en 2020. Les formateurs

professionnels peuvent librement choisir

le module d’une journée qu’ils souhaitent

suivre :

« Utiliser avec compétence les

instruments des nouvelles ordonnances

de formation » ou « Sélectionner les

personnes en formation »

Prévus pour février 2020, veuillez consulter

notre site web pour les prochains cours.

JUILLET

Facebook, Xing, Twitter et WhatsApp

dans la vente automobile

Les réseaux sociaux sont un canal

d’information important pour les clients,

mais ils peuvent aussi être utilisés de

manière très ciblée par les vendeurs comme

support de vente, comme outil de suivi

de la relation avec les clients et pour le

savoir-faire sectoriel. L’atelier montre les

nouvelles possibilités de vendre encore

plus efficacement grâce à ces différentes

plates-formes.

> > 6 juillet 2020, Yverdon

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finden Sie online in der Business Academy.

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AUTOINSIDE | Décembre 201965


FORMATION

Formation initiale et continue dans la branche

automobile : événements régionaux à venir

AARGAU

Automobildiagnostiker/in

Informationsabend :

Dienstag, 21. Januar 2020, 18 Uhr

Start Lehrgang :

Mittwoch, 9. September 2020

Ort : Weiterbildungszentrum, Lenzburg

> > wbzlenzburg.ch

Betriebswirt/in im Automobilgewerbe

Ort : Handelsschule KV Aarau

> > hkvaarau.ch

BERN

Automobil-Verkaufsberater/in

Ort : Mobilcity, Bern

> > agvs-upsa.ch

Automobildiagnostiker/in BP

Nächster Studienbeginn :

Mittwoch, 12. August 2020

Ort : GIBB

> > gibb.ch

Betriebswirt/in im Automobilgewerbe HFP

Nächster Studienbeginn :

Im August 2021

Ort : GIBB

> > gibb.ch

Werkstattkoordinator/in im

Automobilgewerbe

Nächster Studienbeginn :

Freitag, 14. August 2020

Ort : GIBB

> > gibb.ch

Kundendienstberater/in im

Automobilgewerbe

Nächster Studienbeginn :

Freitag, 14. August 2020

Ort : GIBB

> > gibb.ch

66

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Höhere Berufsbildung im Automobilgewerbe

HFP, BP und Zertifikat

Informationsanlässe mit Dozierenden und

Vertretern des AGVS

Daten :

Dienstag, 3. März 2020, 19 bis 20.30 Uhr

Ort : AGVS Berner Oberland,

Stationsstrasse 6, Mülenen

Dienstag, 10. März 2020, 19 bis 20.30 Uhr

Ort : GIBB

Anmeldung : regula.saegesser@gibb.ch

CHUR / ZIEGELBRÜCKE

Automobildiagnostiker/in

Start Lehrgang : August 2020

ibW Höhere Fachschule Südostschweiz, Chur

> > ibw.ch

HORW

Automobildiagnostiker/in und

Automobil-Werkstattkoordinator/in

Ort : AGVS Ausbildungszentrum, Horw

> > agvs-zs.ch

ST. GALLEN

Automobildiagnostiker/in

Neu mit Einführungstagen

Informationsabend : 22. Januar 2020, 19 Uhr

Start Lehrgang : August 2020

Ort : AGVS Ausbildungszentrum, St. Gallen

> > agvs-abz.ch

ZÜRICH

Weiterbildung im Automobilgewerbe

Informationsabend :

Mittwoch, 15. Januar 2020, 18 Uhr

Mittwoch, 25. März 2020, 18 Uhr

Mittwoch, 6. Mai 2020, 18 Uhr

Ort : TBZ Zürich

> > tbz.ch

Betriebswirt/in im Automobilgewerbe

berufsbegleitend, jeweils Freitags

Ort : TBZ

> > tbz.ch

Automobil-Werkstattkoordinator/in BP

und mit Zertifikat AGVS

berufsbegleitend,

jeweils am Donnerstagabend

Ort : TBZ, Zürich

> > tbz.ch

PAUDEX

Brevet fédéral de conseiller de vente en

automobile

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

Diplôme fédéral de gestionnaire

d’entreprise de la branche automobile

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

SION

Diagnosticien d’automobiles

Lieu : École Professionnelle Technique et

des Métiers (EPTM), Sion

> > formationcontinuevalais.ch

Coordinateur d’atelier automobile

Lieu : EPTM, Sion

> > formationcontinuevalais.ch

GENÈVE

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : janvier 2020

Lieu : centre de formation UPSA Genève

> > formation-upsa-ge.ch/web/

formations-4-2/

YVERDON

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : janvier 2020

Jour du cours : le jeudi

Lieu : centre de formation UPSA-VAUD,

Yverdon-les-Bains

> > formation.upsa-vd.ch

THURGAU

Automobildiagnostiker/in

Ort : Gewerbliches Bildungszentrum,

Weinfelden

> > gbw.ch

WINTERTHUR

Kundendienstberater/in im Automobilgewerbe

Start Lehrgang : Januar 2020

Ort : STFW

> > stfw.ch/akb

Coordinateur d’atelier automobile

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

Séance d’information pour Diplôme

fédéral de gestionnaire d’entreprise de la

branche automobile :

2 décembre 2019, 18h00 à Paudex

Les sections nous informent

Pour une publication dans AUTOINSIDE,

envoyez-nous vos informations sur les événements

et formations à venir dans

la branche automobile à l’adresse

myfuture@agvs-upsa.ch. Vous trouverez les

informations relatives à toutes les

formations continues sur agvs-upsa.ch/fr/formation/formation-professionnelle-superieure

Automobil-Verkaufsberater/in

Ort : STFW

> > stfw.ch/aavb

Betriebswirt/in im Automobilgewerbe

Ort : STFW

> > stfw.ch/abwa

Automobildiagnostiker/in

Automobil-Werkstattkoordinator/in

Ort : STFW

> > stfw.ch/ad und stfw.ch/adwo

AUTOINSIDE | Décembre 2019


POLITIQUE & DROIT

Perspectives de la politique des transports 2020

Que nous réserve donc

la vague verte ?

Les élections fédérales du 20 octobre 2019 n’ont peut-être pas provoqué de tremblement de terre, mais nous dirons qu’elles

ont tout de même entraîné un déplacement des plaques tectoniques. Les sièges gagnés par les Verts et les Vert’libéraux

vont influencer la future conception de la politique des transports suisse. État des lieux politique. Raoul Studer

Les Verts : +17. Vert’libéraux : +9. UDC : -12.

Si les élections au Conseil national n’ont

pas provoqué de tremblement de terre,

nature politique des Suisses oblige, nous

avons tout de même assisté à un glissement

de terrain. Ces déplacements de voix vont

aussi modifier la répartition des sièges au

sein des commissions : plus un parti gagne

de sièges au Parlement, plus il sera représenté

dans les commissions. Par exemple,

le nombre de sièges de l’UDC au sein de la

Commission des transports du Conseil national

pourrait passer de huit à sept, voire

à six. En outre, avec la nouvelle ministre

des transports, Simonetta Sommaruga

(PS), le vent pourrait tourner en faveur des

transports publics (TP).

Notons également que depuis le départ du

conseiller national Markus Hutter (PLR/ZH)

en mai 2014, il n’y a plus aucun représentant

de la branche des garagistes sous la coupole,

exception faite du nouvel élu Benjamin

Giezendanner (UDC/AG), chef d’une entreprise

de transport, et de Walter Wobmann

(UDC/SOL), qui travaille chez un sous-traitant

automobile. Cette situation est fort regrettable

pour l’économie étant donné l’importance

de la branche automobile suisse.

Un non et une liquidation

Cette année, l’initiative parlementaire déposée

par Gregor Rutz (UDC/ZH) n’a pas abouti.

Elle exigeait qu’une limitation de vitesse de

50 km/h s’applique sur les grands axes routiers

et qu’il ne puisse être dérogé à ce principe

que pour des raisons de sécurité et non

pour des raisons de protection contre le bruit.

Le Conseil national a approuvé l’initiative,

mais le Conseil des États l’a rejetée. La motion

proposée par Tiana Angelina Moser (PVL/ZH)

concernant la mise en place d’un contrôle périodique

des gaz d’échappement a également

échoué puisqu’elle a été liquidée. Elle a été

classée sans suite car elle n’avait pas été traitée

de manière définitive dans les deux ans.

2018 : pas de votations en lien avec les

transports

En 2018, il n’y a pas eu de votation relative à

la politique des transports. Toutefois, cela ne

veut pas dire pour autant que ce soit le calme

plat dans la politique des transports. Souvenez-vous

des débats sur le développement du

réseau des routes nationales. Le Conseil des

États et le Conseil national ont trouvé un accord

: outre des travaux d’entretien généraux,

certains tronçons seront aussi élargis. On retient

notamment l’extension de la capacité à

Crissier (VD), la rocade de Lucerne avec complément

sud et extension nord, ainsi que les

contournements du Locle (NE), de La Chauxde-Fonds

(NE) et de Näfels (GL). Le contournement

du Locle est en passe de débuter, puis

ce sera au tour de Näfels.

En ce qui concerne la construction du second

tube du Saint-Gothard, tout fonctionne

comme prévu. La prochaine étape devrait

être la décision d’approbation des plans par

le DETEC (Département fédéral de l’environnement,

des transports, de l’énergie et de

la communication), qui pourrait tomber en

2020. Les travaux préparatoires pourraient

alors débuter, puis les travaux d’excavation

du second tube du tunnel. La construction du

deuxième tunnel routier du Saint-Gothard

prendra sept ans et devrait s’achever en 2028.

La Confédération sort aussi les grands moyens

pour le trafic ferroviaire : des milliards sont investis

dans son développement. Par ailleurs,

le Parlement a aussi prévu un budget pour la

projection de la voie diamétrale « Herzstück

Basel » et de la gare de transit de Lucerne.

Aperçu de la salle du Conseil national : la

répartition des forces dans la Chambre basse

a subi des modifications le 20 octobre dernier.

68

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


POLITIQUE & DROIT

Entrée en vigueur du nouvel arrêté

sur le réseau de routes nationales

Les automobilistes ne vont pas remarquer

les changements de propriétaires sur les

routes nationales, même si ceux-ci ne sont

pas anodins. Le nouvel arrêté concernant le

réseau des routes nationales (NAR) entrera en

vigueur le 1 er janvier 2020. Près de 400 kilomètres

de nouvelles routes cantonales seront

intégrées au réseau des routes nationales. La

Confédération sera alors responsable non pas

de 1900 km, mais bien de 2300 km de routes,

avec tout ce que cela implique.

Mesures Via sicura

En 2018, le Parlement a décidé de modifier

les mesures Via sicura car celles-ci ne semblaient

plus correspondre à la réalité. Les

tribunaux devraient bénéficier d’une plus

grande marge d’appréciation concernant

les délits de chauffards. Les circonstances

de chaque affaire pourraient ainsi être

mieux prises en compte. Les spécialistes

de l’Office fédéral des routes (OFROU) préparent

actuellement les dispositions de la

loi sur la circulation routière (LCR), dont le

projet devrait être mis en consultation au

premier semestre 2020. L’OFROU s’efforce

dans le même temps de modifier la LCR à

l’aune de la conduite autonome pour que

l’architecture réglementaire soit prête pour

ce développement.

Directives Opera 3

Il ne faut pas confondre Via sicura et Opera

3, qui concerne la révision de l’apprentissage

de la conduite. La formation complémentaire

durant la période probatoire ne durera plus

que sept heures et s’effectuera sur une journée.

Elle devra être suivie dans un délai d’un an à

compter de l’obtention du permis de conduire

à l’essai. La nouvelle formation complémentaire

entrera en vigueur le 1 er janvier 2020.

Dès le 1 er janvier 2021, l’âge minimum pour

obtenir le permis d’élève conducteur sera de 17

ans. La renonciation à la mention « véhicule

avec changement de vitesse automatique » est

entrée en vigueur le 1 er février 2019.

Modifications de l’ordonnance

L’an dernier, la phase de consultation

portant sur les mesures d’amélioration

du trafic et de la sécurité routière que le

Conseil fédéral avait lancé la même année

a pris fin. Les mesures concernaient le dépassement

par la droite sur l’autoroute, le

tourner-à-droite cycliste à des croisements

même lorsque le feu est rouge, l’ancrage juridique

du principe de la fermeture éclair,

la fin de l’interdiction de la vente d’alcool

sur les aires d’autoroutes du réseau routier

national et divers autres points. Le Conseil

fédéral prévoit l’entrée en vigueur des modifications

de l’ordonnance pour 2020.

La loi sur le CO 2

devant le peuple ?

La Commission de l’environnement du

Conseil national (CEATE) a délibéré sur

la loi sur le CO 2

et s’est ralliée, dans les

grandes lignes, aux décisions du Conseil

des États. Comme le Conseil des États, la

commission propose de limiter la majoration

du prix des carburants à 10 centimes

par litre jusqu’en 2024, puis à 12 centimes

par litre à partir de 2025. La loi sur le CO 2

pourrait arriver au Conseil national en

2020. L’UDC a d’ores et déjà brandi la menace

du référendum.

Arrivée de la vignette électronique

La Commission des transports du Conseil

des États ainsi que le Conseil fédéral sont

favorables à l’introduction d’une vignette

autoroutière électronique facultative ;

la mise en œuvre revient au Conseil des

États. Selon le Conseil fédéral, l’e-vignette

devrait être introduite en 2022 et son

prix s’élever à 40 francs, comme jusqu’à

présent. La vignette autocollante ne disparaîtra

pas. Le Conseil des États prévoit

de traiter le projet l’an prochain.

Prestations de mobilité multimodales

La numérisation permet à des prestataires

innovants de combiner de manière plus

simple et ciblée qu’auparavant différents

moyens de transport tels que les transports

publics (TP), le trafic automobile, cycliste,

piétonnier ou par taxi. Le Conseil fédéral

souhaite par conséquent permettre à des

prestataires tiers de distribuer des titres de

transport des TP en modifiant la loi sur le

transport de voyageurs (LTV). Durant la

consultation désormais terminée, le projet

n’a pas récolté que des éloges. Le gouvernement

du canton de Zurich demande par

exemple au Conseil fédéral de renoncer au

projet et de revoir la thématique avec tous

les acteurs du trafic global. Il désapprouve

surtout le fait que la Confédération envisage

l’ouverture unilatérale de la distribution

des titres de TP à des tiers et non l’inverse.

Cela place les TP dans une position

concurrentielle défavorable. Un rapport de

l’Office fédéral des transports (OFT) est en

cours d’élaboration. <

AUTOINSIDE | Décembre 201969


POLITIQUE & DROIT

L’avenir des ateliers en Suisse : garantir la liberté d’entreprise

Pas de protection juridique

pour les garagistes suisses ?

Être juridiquement protégé, c’est être en mesure de faire valoir ses droits. Ce qui semble évident en théorie ne va pas

toujours de soi en pratique. D’où l’expression « le fait d’avoir raison ne suffit pas (toujours) pour obtenir gain de cause ».

Depuis 2002, la Comauto doit protéger les droits des garagistes suisses face à la concurrence. Le présent article traite

de ce texte, de la façon dont il protège juridiquement les garagistes et des conséquences économiques et politiques de

cette protection juridique (défaillante). Patrick L. Krauskopf et Sarah Umbricht, ZHAW

La route reste le principal mode de transport

en Suisse. Le pays compte quelque 30 importateurs

face à plus de 5000 garagistes. Les rares

constructeurs et importateurs sont des entreprises

multinationales disposant de moyens

financiers et humains considérables. Les garagistes,

en revanche, sont le plus souvent

des PME qui ont peu de collaborateurs et de

moyens financiers et ne peuvent en général

pas se permettre de mener des procès civils,

car il leur faudrait pour cela débourser des

sommes à 6 chiffres.

Il est cependant difficile de faire valoir en

pratique les droits inscrits dans la Comauto.

Cela tient d’abord au fait que la COMCO a,

ces dernières années, considéré les nombreuses

plaintes déposées comme des conflits

purement bilatéraux (sans signification économique)

et a systématiquement renvoyé les PME

en quête d’une protection juridique vers les tribunaux

civils. Ensuite, ces derniers ne sont pas

tenus d’appliquer la Comauto. Les garagistes

désireux d’invoquer leurs droits ont donc régulièrement

échoué à le faire.

Certains d’entre eux ont remporté en 2019 de petites

victoires, mais celles-ci n’ont jusqu’à

présent pas duré. Un garagiste qui aurait pu

gagner son procès s’est vu proposer une transaction

économiquement avantageuse, mais

assortie d’une clause de confidentialité.

À cause de ce déséquilibre des forces et de

la structure particulière du marché, il a fallu

adopter, il y a presque 20 ans, une règlementation

sectorielle visant à garantir la concurrence

en Suisse et dans l’UE.

Celle qui a été mise en place par la loi sur les

cartels n’a pas suffi au regard des spécificités

du secteur automobile. C’est pourquoi la

COMCO a édicté en 2002 une Comauto intégralement

rédigée sur le modèle du REC automobile

de l’UE. La Comauto contient des

règles qui :

• concernent la distribution de véhicules automobiles

et de pièces de rechange ainsi

que la prestation de services de réparation

et d’entretien de véhicules automobiles ;

• indiquent quand les clauses figurant

dans les contrats de concession et d’atelier

violent la loi sur les cartels. Un importateur

ne peut pas obliger un atelier à

conclure aussi un contrat de concession.

David contre Goliath : la motion Pfister entend donner aux tribunaux un instrument pour mieux protéger les garagistes.

70

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


POLITIQUE & DROIT

Un autre a certes pu bénéficier, via des mesures

super provisoires, de la protection juridique

qu’il demandait (afin de pouvoir continuer

à exister en tant qu’atelier malgré une

résiliation). Pourtant, à un stade plus avancé

de la procédure, le tribunal cantonal (de

Soleure) s’est déclaré incompétent pour

connaître de l’affaire et a renvoyé la PME devant

une juridiction du nord de l’Italie pour

faire valoir ses droits sur le fondement de la

loi suisse sur les cartels.

Durant l’automne 2019, un tribunal cantonal

(celui de Lucerne) a, pour la première fois, admis

que le garagiste qui l’avait saisi avait eu

raison de demander la protection juridique

auprès de « son » tribunal cantonal en vertu

de la loi sur les cartels. Le tribunal a conclu

que la clause de for contenue dans un ancien

contrat de concession et d’atelier n’était pas

applicable et que le garagiste pouvait donc

intenter une action auprès du tribunal de son

siège social s’il demandait la conclusion d’un

nouveau contrat d’atelier pour remplacer celui

qui avait été résilié. Le tribunal de Lucerne

a en outre suivi la jurisprudence de la

Cour suprême allemande selon laquelle un

importateur est en position dominante dans

le secteur des services après-vente et doit

donc proposer un nouveau contrat à un garagiste

qui satisfait en principe aux normes

qualitatives.

Cette décision est certes un grand pas (en

avant) dans la bonne direction, mais la jurisprudence

reste disparate. Les tribunaux

civils connaissent souvent trop mal le secteur

de l’automobile. Beaucoup d’entre eux

semblent considérer le caractère non contraignant

de la Comauto comme un indice selon

lequel la situation ne serait peut-être pas si

problématique.

Les conséquences de cette absence de protection

juridique sont dramatiques pour le

maintien d’une concurrence effective. Les

importateurs de certaines marques et les entreprises

et organismes de vente au détail de

leurs groupes contrôlent bien plus de 50 %

du marché de la vente et de l’après-vente.

De plus en plus de PME familiales et d’entreprises

traditionnelles disparaissent parce

qu’elles ne peuvent pas se défendre contre

les éventuelles résiliations ou les directives

irréalistes des importateurs (chiffres des

ventes, par exemple).

On observe depuis quelques années une

tendance croissante à l’intégration verticale.

Cela signifie que les constructeurs ou leurs

importateurs rachètent les entreprises situées

en aval sur leur circuit économique,

et notamment les concessionnaires et les

ateliers. Ils ambitionnent de créer des monopoles

et de contrôler ainsi la chaîne de

création de valeur et d’approvisionnement.

Moins il y a de garagistes sur le marché,

moins la concurrence est forte. En fin de

compte, les consommateurs finaux font toujours

les frais de cette situation.

Depuis 2018, certaines voix s’élèvent aussi

sur le plan politique pour s’inquiéter de la

baisse de la concurrence dans le secteur automobile.

L’intervention parlementaire la plus

importante en la matière est la motion Pfister,

qui a été déposée en 2018. Elle vise à appliquer

la loi sur les cartels de manière effective dans le

secteur automobile et à empêcher les constructeurs

automobiles internationaux de nuire aux

garagistes et aux consommateurs par des pratiques

biaisant la concurrence et isolant certains

domaines.

Le Conseil fédéral doit être chargé de créer une

règlementation contraignante sur la base de

l’article 6 de la loi sur les cartels pour garantir

l’application effective et le respect de la Comauto.

Il lui faut notamment faire en sorte que les

tribunaux civils se considèrent comme tenus

d’appliquer ce texte. Les garagistes bénéficieront

ainsi d’une protection juridique minimale

inscrite dans la loi, ce qui permettra de rétablir

une concurrence effective. <

Conclusion

La Comauto manque de « dents » : les tribunaux

ne se sentent pas tenus de l’appliquer

dans sa forme actuelle, de sorte que la

protection juridique n’est pas garantie. La

motion Pfister veut maintenant donner aux

tribunaux un moyen efficace et contraignant

de faire en sorte que la protection juridique

prévue pour les garagistes ne soit plus un

tigre de papier et devienne un instrument

susceptible d’être utilisé dans le combat de

David contre Goliath. Le secteur automobile

réclame une action politique. C’est pourquoi

l’UPSA recommande de soutenir la motion

Pfister. Il faut espérer que le Conseil admettra

le caractère défaillant de la protection

juridique et s’engagera fortement en faveur

du secteur automobile suisse.


POLITIQUE & DROIT

Suva

Évolution des primes en 2020

La Suva affiche un résultat d’exploitation positif pour 2018. Agissant dans l’intérêt de l’industrie et de l’artisanat suisses,

elle allège les charges des entreprises affiliées à l’assurance contre les accidents professionnels d’environ 170 millions de

francs en 2020. Cet allégement prend la forme d’une réduction de prime exceptionnelle accordée aux entreprises assurées.

Les taux de primes nets de la classe 13D ne diffèrent que très légèrement de ceux de l’année précédente, ce tant dans

l’assurance contre les accidents professionnels que dans l’assurance contre les accidents non professionnels.

pd. La Suva fait état pour l’exercice 2018 d’un résultat net de 4,8 millions

de francs. Elle est donc toujours très solidement financée et peut faire

face à l’ensemble des engagements envers ses assurés.

Le tableau ci-dessous indique la répartition des entreprises dont la

prime augmente, baisse ou demeure inchangée :

Les produits élevés générés par les placements lors des années précédentes

permettent, malgré la performance négative de -2,7 % enregistrée

en 2018, de procéder en 2020 à une réduction de primes de 170 millions

de francs au total pour l’assurance contre les accidents professionnels, ce

qui correspond à 11 % de la prime nette.

Le Département fédéral de l’intérieur (DFI) fixe, pour tous les

assureurs-accidents, le taux d’intérêt technique qui détermine les conditions

auxquelles les capitaux mis de côté pour les rentes sont rémunérés.

Dans les faits, les choses se passent ainsi : lorsqu’elle alloue une rente, la

Suva en calcule le coût total, qui correspond au montant des provisions à

constituer. Elle doit également tenir compte du produit théorique des intérêts

(taux technique). En effet, un abaissement du taux d’intérêt technique

signifie que la Suva doit mettre plus d’argent de côté, ce qui fait augmenter

la prime nécessaire.

Or, c’est précisément ce qu’a décidé le DFI début 2019. Le taux d’intérêt

technique appliqué dans l’assurance-accidents est abaissé à 1,5 % à compter

du 1 er janvier 2020. Il s’établissait jusqu’ici à 2,75 % pour les rentes liées

à des accidents survenus avant 2014 et à 2 % pour les rentes à partir de

2014. Les besoins financiers découlant de cet abaissement avoisinent les

3 milliards de francs et peuvent être financés en partie par les provisions

constituées à titre préventif par le passé.

Dès 2020, les incitations à la prévention seront renforcées pour les petites

entreprises, par le biais d’un abaissement du seuil d’accès au système de

bonus-malus (SBM). Dans le SBM, les coûts occasionnés sont comparés à

ceux des entreprises de la même branche. Si une entreprise se distingue

par des coûts inférieurs à la moyenne sectorielle, cela a un effet positif

sur sa prime. Les entreprises rattachées au SBM peuvent ainsi influencer

leurs primes en sensibilisant leur personnel aux questions de sécurité

et, ce faisant, réduire durablement leurs coûts. À l’inverse, la prime

augmente lorsque les coûts de l’entreprise dépassent ceux de la branche.

Dans l’assurance contre les accidents professionnels AAP, le taux de

prime de base appliqué en 2020 à la partie de sous-classe 13D A0 (Entretien

de véhicules légers) reste situé à 0,7770 % en valeur nette. Le

taux de prime de base de la partie de sous-classe B0 (Entretien de véhicules

lourds et chariots élévateurs) demeure lui aussi constant, à

0,9910 %, toujours en valeur nette. Pour les entreprises classées selon

le système de bonus-malus ou la tarification empirique, l’évolution des

primes est individuelle.

Partie

de sousclasse

A0

B0

Désignation

Entretien de véhicules

légers

Entretien de véhicules

lourds et chariots

élévateurs

Nombre d’entreprises

État : juillet 2019 (sans réduction des produits extraordinaires des placements)

baisse demeure augmente

inchangée

822 6406 476

65 159 52

Dans l’assurance contre les accidents non professionnels AANP, le taux

de prime de base diminue d’un degré et passe à 1,7800 % en valeur nette.

Pour les entreprises de la classe 13D classées au taux de base et celles

dont les primes évoluent individuellement du fait de l’application du

système de bonus-malus ou de la tarification empirique, cela se traduit

dans l’AANP par la répartition suivante :

Partie

de sousclasse

A0

B0

État : juillet 2019

Désignation

Entretien de véhicules

légers

Entretien de véhicules

lourds et chariots

élévateurs

Nombre d’entreprises

baisse demeure augmente

inchangée

7058 614 32

244 29 3

La réduction de prime exceptionnelle de 15 % accordée dans l’AANP

pour l’année de primes 2019 étant supprimée en faveur de la prévention,

la majorité des entreprises verront leur taux de prime brut augmenter

légèrement en 2020, en dépit de la baisse du taux de base. <

Plus d’informations sur :

suva.ch/primes

72

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Apéritif des garagistes Figas

Payer moins d’impôts

La loi fédérale relative à la réforme fiscale et au financement de l’AVS (RFFA) entrera en vigueur le 1 er janvier 2020. Cette

nouvelle loi a aussi des conséquences pour les PME. L’apéritif traditionnel des garagistes Figas a permis de présenter

quelques possibilités d’optimiser encore avant la fin de l’année les impôts sur le bénéfice. Les médias de l’UPSA ont participé

à cet événement à Lachen (Schwytz). Sandro Compagno

ainsi qu’au cercle des actionnaires, car les éventuels

actionnaires minoritaires seront traités

sur un pied d’égalité.

André Frey explique aux garagistes présents à Lachen les solutions d’optimisation fiscale qui s’offrent à eux.

Le 19 mai de cette année, les citoyennes et

les citoyens suisses acceptaient la RFFA avec

66,4 % de voix favorables. Ce projet devait répondre

à la pression croissante exercée par l’UE

et l’OCDE sur la Suisse afin qu’elle abolisse les

privilèges fiscaux dont bénéficient les entreprises

internationales. Et le fait qu’un « petit

billet » visant à assurer le financement de l’AVS

à moyen terme ait été glissé dans l’enveloppe

du projet n’était que peu élégant et en réalité

pas autorisé par la Constitution, car il s’agissait

alors de deux affaires qui n’avaient aucun lien

entre elles. Malgré cela, le souverain a accepté

la loi à une grande majorité.

Le groupe cible du roadshow annuel de Figas

baptisé « Apéritif des garagistes Figas »

est constitué de PME du secteur suisse des

garages. Au premier abord, ces petites et

moyennes entreprises de garagistes n’ont pas

grand-chose à voir avec les grandes holdings

internationales que la nouvelle loi visait. Mais

cette dernière a également des conséquences

pour ces entreprises plus modestes.

Car, pour rester compétitifs sur le plan international,

de nombreux cantons abaissent leurs

taux d’imposition sur les bénéfices en 2020.

Pour André Frey, directeur de FIGAS Fiduciaire

de la branche automobile suisse SA, une chose

est claire : « Vous devez chercher à optimiser les

impôts sur les bénéficies en 2019 et, si possible,

ne présenter des recettes qu’en 2020. » M. Frey

fonde son conseil aux garagistes sur un simple

exemple de calcul. Ainsi, les impôts actuels sur

les bénéfices de 21,15 % dans le canton de Zurich,

qui est le futur canton le plus cher de Suisse,

baisseront à 18,19 %. En d’autres termes : faire

passer un bénéfice de 100 000 francs de cette année

à l’année suivante permettrait d’économiser

pas moins de 3000 francs d’impôts !

André Frey n’a pas seulement indiqué aux garagistes

ce qu’il fallait entreprendre, il leur a aussi

montré comment faire pour optimiser ces bénéfices

et les impôts y relatifs. Il leur a ainsi recommandé

de procéder cette année encore à

d’éventuels investissements prévus et de réaliser

un maximum d’amortissements : « La plupart

des cantons autorisent aussi des amortissements

immédiats. » Il est également possible de

combiner, le cas échéant, des versements supplémentaires

de salaires et de bonus pour 2019

avec un rachat dans la caisse de pension. Dans

le cas contraire, des impôts plus élevés seront

perçus sur les revenus privés. « Vous devriez

également attendre 2020 pour réaliser d’éventuels

bénéfices extraordinaires, par exemple en

vendant des propriétés immobilières, des terrains

ou des véhicules de collection. »

La distribution d’un dividende en 2019 peut

également se révéler avantageuse, car l’imposition

partielle des dividendes augmentera dès

2020 : à 70 % à la Confédération et à 50 % au

moins auprès des cantons. Il faut cependant ici

aussi faire preuve de prudence et prêter attention

au montant de la substance distribuable

La constitution de provisions est une autre solution

permettant d’optimiser ses impôts sur

les bénéfices cette année encore. Les administrations

fiscales permettent par exemple aux

employeurs de verser à l’avance leurs cotisations

au deuxième pilier. Ces réserves de cotisations

d’employeur peuvent être versées à hauteur

de cinq primes annuelles au maximum.

André Frey rappelle dans ce contexte qu’un bilan

annuel 2019 optimisé sur le plan du droit

fiscal doit être accepté par les autorités fiscales

cantonales et que, dans le cas inverse, il existe

un risque de compensations fiscales : « Au niveau

des provisions, il vaut justement la peine

de clarifier au préalable avec les autorités fiscales

où se trouve la limite. »

La caisse de pension revenant régulièrement

dans toutes ces astuces d’optimisations fiscales,

André Frey a ensuite laissé la parole à

Andreas Zehnder, conseiller d’entreprise de CP

Mobil, qui a donné des informations au sujet

de la caisse de pension des associations professionnelles

UPSA, Astag, 2roues Suisse et Carrosserie

Suisse. M. Zehnder a présenté aux garagistes

présents des solutions en lien avec des

plans pour cadres et des rachats dans la caisse

de pension afin d’optimiser les impôts privés.

En cette soirée de novembre à Lachen (Schwytz),

il a ainsi pu rassurer les garagistes présents

en les informant que CP Mobil affichait une excellente

santé avec un taux de couverture de

103,8 % et un rapport d’un rentier pour sept assurés

actifs. « Nous avons pour objectif prioritaire

d’atteindre un taux de couverture de plus

de 100 %. CP Mobil a toujours réalisé cet objectif

durant ses 58 années d’existence. Mais il

n’existe aucune garantie. » Pas à l’ère des taux

d’intérêt négatifs. La soirée s’est terminée sur

une note positive avec un apéritif et des discussions

enjouées pour les quelque 30 convives intéressés

de Figas à l’hôtel Marina de Lachen. <

AUTOINSIDE | Décembre 201973


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Autotechnik Days

Hostettler lance son

propre salon

Ce n’est pas un salon interne classique, mais plutôt un forum : Hostettler Autotechnik AG lance pour la première fois les

Autotechnik Days, les 28 et 29 février 2020. Les différents univers thématiques proposés devraient susciter l’échange de

connaissances et donner des idées. André Bissegger

« On a pratiquement été forcés de saisir notre

chance », confie Marcel Stocker, responsable

Automotive chez Hostettler Autotechnik AG

et des Autotechnik Days. Pourquoi ? À partir

de 2020, la halle 7 du Salon de l’auto n’accueillera

plus de salon de deuxième monte. « Nous

avions déjà depuis longtemps un concept en

tête pour notre propre événement, mais notre

présence au Salon de l’auto ne permettait pas

d’avoir un projet personnel en plus. » Ce problème

s’est donc réglé tout seul.

L’été dernier, la décision a donc été prise de

lancer les Autotechnik Days. « Il est clair pour

nous qu’il y a de la place pour une plate-forme

réservée à l’échange de savoir-faire », affirme

M. Stocker. La manifestation a donc été conçue

comme un forum proposant aux visiteurs un

large éventail de thèmes et de formats informatifs.

Ainsi, Hostettler se démarque sciemment

des salons internes classiques. « Nous

ne souhaitons pas que les exposants montent

simplement leur stand et présentent leur entreprise

ou concentrent tout sur la vente », affirme

M. Stocker. « La manifestation vise plutôt

à informer le public des thèmes actuels et

des produits de manière concrète et palpable. »

En bref, il n’y aura pas de stand au sens classique

du terme, mais des expositions, des séminaires,

des formations et des ateliers. « Si

les visiteurs rentrent à la maison le soir et

peuvent dire qu’ils ont appris des choses et

qu’ils ont trouvé l’inspiration, nous avons atteint

notre objectif. »

Les Autotechnik Days portent sur près de

80 thèmes différents, regroupés par univers

thématiques tels que celui des équipements

d’atelier, qui traite par exemple de la fonction

et l’utilisation de turbos électriques. Des

thèmes commerciaux tels que l’utilisation de

carnets d’entretien numériques, des présences

sur les plates-formes en ligne ou le fait de gérer

l’atelier au moyen de chiffres figurent aussi

sur le programme. Les garagistes, fournisseurs,

experts et l’industrie peuvent transmettre leur

savoir au moyen de plates-formes mises à leur

disposition. « Outre nos fournisseurs internationaux,

nous avons aussi réussi à obtenir l’engagement

de nos fournisseurs suisses issus du

domaine des équipements d’atelier. Avec les

entreprises Safia, Karl Ernst et Abt AG, nous

avons trois partenaires avec qui nous avons

aussi très bien collaboré au Salon de l’auto

jusqu’à présent. »

Des conférences et des débats publics sont également

organisés : le visionnaire automobile

Frank Rinderknecht, fondateur de Rinspeed,

le pilote de course Marc Fässler ou le champion

du monde des métiers Flavio Helfenstein

figurent sur la liste des intervenants invités à

l’événement. « Nous nous sommes demandés

ce que pourrait intéresser les garagistes, aussi

bien sur le plan des thèmes que des exposés.

Nous avons ensuite cherché les représentants

appropriés capables d’éclairer ces sujets d’intérêt

sous tous les angles. »

Outre l’apport d’information, les échanges personnels

avec les collègues de la branche et les

collaborateurs de Hostettler Autotechnik AG

ne seront pas en reste. Une zone de rencontre

sera construite à cet effet.

L’événement aura lieu un vendredi et un samedi,

avec un programme identique sur les

deux jours. Cela permet de toucher ceux qui

74

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

prennent un jour de congé et les personnes qui

préfèrent venir le week-end. « Nous voulons

pouvoir accueillir nos clients de toute la Suisse

à Lucerne », affirme M. Stocker. C’est pourquoi

des autocars sont prévus, entre autres. Mais

les clients de Hostettler ne devraient pas être

les seuls à pouvoir venir : « Notre ambition est

d’attirer un public plus large avec ces thèmes. »

Les premiers Autotechnik Days auront lieu les

28 et 29 février aux halles d’exposition de Lucerne.

Si tout se déroule comme prévu, l’événement

aura lieu chaque année. <

Plus d’infos sur :

autotechnikdays.ch

Trois questions à Marcel Stocker

« En guise de Salon de l’auto »

Monsieur Stocker, les salons internes sont

à la mode aujourd’hui. Pourquoi Hostettler

lance-t-elle aussi son propre salon ?

Marcel Stocker, responsable Automotive de

Hostettler Autotechnik AG : Il y a deux raisons

à cela. D’une part, parce qu’il n’y a plus

de salon de deuxième monte à la halle 7 du

Salon de l’auto à Genève. Nous avons donc dû

chercher une alternative et les Autotechnik

Days représentent donc aussi une solution de

remplacement du Salon de l’auto. D’autre part,

parce que nous réfléchissions depuis longtemps

à un concept pour notre propre événement.

Nous souhaitons combler un vide et

avons choisi la date de l’événement de façon

à ce qu’il ait lieu avant le début de la saison,

au printemps.

Les Autotechnik Days ont pour but de se

démarquer des autres salons internes.

Quels sont vos plans ?

Nous voulons faire connaître les thèmes actuels

aux visiteurs d’une manière qui est plus

tournée vers la pratique. Ils doivent pouvoir

expérimenter, essayer et voir les produits à

l’œuvre par eux-mêmes grâce aux séminaires,

formations ou ateliers, ce qui n’est pas possible

avec les stands classiques. Nous voulons

éviter des présentations d’entreprises

ou des événements qui sont exclusivement

ciblés sur la vente. Il s’agit d’un nouveau

concept et nous ne savons pas comment il

fonctionnera. Nous devrons donc nous laisser

surprendre par la dynamique qui se créera

et par les comportements des participants.

Cela va être passionnant.

Comment se déroulent les préparatifs ?

Comme la décision d’organiser les Autotechnik

Days n’a été prise que cet été,

nous menons une course contre la

montre. Les préparatifs battent leur

plein : nous sommes en train de clarifier

les besoins en termes de superficie

dans le centre des expositions de

Lucerne. Le programme continuera

d’évoluer jusqu’au dernier moment

pour que nous puissions réagir aux

événements actuels ou aux questions

émergentes. <

Marcel Stocker est responsable

des Autotechnik Days.

La caisse de pensions des associations professionnelles 2roues Suisse UPSA ASTAG carrosserie suisse

Au plus près de la branche ?

Pas nous : nous sommes en

plein cœur de la branche.

Nous sommes des professionnels de la prévoyance et nous connaissons donc les besoins

de la branche mieux que n’importe quelle autre caisse de pensions. Demandez-nous

conseil ! Simplicité, sens de l’accueil et compétence, tels sont nos maîtres-mots. CP MOBIL,

Wölflistrasse 5, 3006 Berne, téléphone 031 326 20 19, www.pkmobil.ch

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AUTOINSIDE | Décembre 201975


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Série « L’atelier de demain », 5 e partie

La complexité croissante

nécessite des solutions

Les voitures sont de plus en plus performantes, confortables et sûres. Cette évolution réjouissante pour les

acheteurs a de lourdes conséquences pour les garages. Sandro Compagno

Il y a quelques années encore, les systèmes

d’infodivertissement étaient inabordables pour

la plupart des Suisses et Suissesses. Les assistants

de maintien de trajectoire, les régulateurs

de vitesse adaptatifs et les systèmes d’aide au

stationnement étaient réservés aux voitures de

luxe. La situation a bien évolué depuis. Même

les petits modèles disposent aujourd’hui de

plus de 200 capteurs, qui collectent des données

dans le but de rendre la conduite encore

plus confortable et sûre.

Par ailleurs, la variété de technologies de propulsion

augmente : alors que seuls les moteurs

à essence et diesel faisaient l’objet de travaux

de maintenance et de réparation il y a quelques

années, il existe aujourd’hui des variantes hybrides,

des voitures au GNC et des véhicules

purement électriques (VEB). Les exigences

envers les collaborateurs de l’atelier augmentent

et la formation devient un must ! Sans oublier

les équipements d’atelier, qui doivent eux

aussi répondre à ces nouveaux besoins.

La réalité augmentée et la réalité virtuelle font

désormais partie du quotidien des garagistes

modernes. Les mondes réel et numérique fusionnent.

La réalité augmentée peut servir de

support de formation et d’entraînement aux

collaborateurs. Elle permet en outre de gagner

du temps lors des réparations : les instructions et

remarques concernant les outils spéciaux nécessaires

s’affichent directement sur la tablette

ou dans les lunettes de réalité virtuelle. Selon

le fabricant Bosch, cette technologie permettrait

d’économiser en moyenne 15 % du temps

passé sur les véhicules courants ou nécessaire

pour les travaux peu complexes. La réalité augmentée

convient aux garages de toutes tailles.

Les outils électroniques sont utiles pour les

tâches qui requièrent des vissages d’une grande

précision ainsi que de la minutie. Il est possible

de programmer une clé dynamométrique numérique

sur un PC ou un smartphone en indiquant

les valeurs cibles. Lors du montage, les

données sont affichées en temps réel ; le collaborateur

est informé par un signal visuel ou

76

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

sonore de la force idéale. Les erreurs de montage

peuvent ainsi être évitées. Les outils électroniques

permettent en outre de documenter

les travaux de maintenance et de réparation.

Dans un avenir proche, les imprimantes 3D

carbone feront partie du quotidien de l’atelier.

Elles permettront de produire les pièces de rechange

basiques de manière décentralisée, directement

sur place. L’approvisionnement sera

plus rapide et les coûts de stockage seront réduits.

En raison des coûts élevés de la mise en

œuvre, l’équipe de projet de l’Université de

Saint-Gall mandatée par l’UPSA pour examiner

les processus numériques au sein des ateliers

automobiles n’envisage actuellement l’introduction

des imprimantes 3D que dans les

grandes entreprises.

Le Video Check est un autre outil déjà disponible

et très répandu notamment en

Grande-Bretagne. Le mécatronicien fait une

petite vidéo du véhicule avec son smartphone

ou sa tablette et peut y indiquer les travaux

qu’il faudrait effectuer. Le conseiller à la clientèle

dresse une offre à partir de ce petit film et

la soumet au client, auquel il envoie également

la vidéo. Ce dernier peut alors décider des réparations

qu’il souhaite faire effectuer. L’outil vidéo

permet de mettre en place une plus grande

transparence et une relation de confiance ainsi

que, selon le leader européen Citnow, de

contracter plus de mandats.

Bosch travaille également avec des images,

via son application « Visual Connect ». Les collaborateurs

de l’atelier peuvent se connecter directement

au support technique, qui observe

alors leur travail en temps réel. Il voit ainsi

exactement ce que le collaborateur de l’atelier

voit et peut l’accompagner pas à pas dans la résolution

du problème.

Il est aussi possible d’installer un chatbot, qui

est toutefois moins personnel : quand un mécatronicien

se retrouve face à un problème qu’il

ne peut résoudre seul, il demande au chatbot,

c’est-à-dire à Internet, si ce problème s’est déjà

présenté. Le chatbot l’assiste alors dans ses recherches

grâce au puits infini de connaissances

et d’informations que représente le réseau mondial

et l’aide à trouver rapidement la solution.

La complexité croissante des voitures nécessite

des travaux de maintenance et de réparation

de plus en plus pointus. Elle exige en outre

de trouver de nouvelles solutions. Un groupe

d’étudiants en a trouvé certaines. D’autres suivront.

Avec l’évolution rapide des technologies,

en effet, les processus des ateliers automobiles

devront eux aussi évoluer. <

Série : l’atelier de demain

Fixer un rendez-vous, réparer un véhicule,

envoyer une facture, etc. : les processus en

place dans les ateliers suivent plus ou moins

le même modèle. Les nouvelles technologies

permettent cependant de simplifier et d’accélérer

ces processus. Dans le cadre d’un projet

d’étude de l’Université de Saint-Gall (HSG),

Fabienne Rudolf, Michèle Odermatt, Pascal

Inauen et Sophie Stopp se sont penchés sur

les processus mis en œuvre dans les ateliers

automobiles ainsi que sur les technologies

numériques et ont élaboré des propositions

très concrètes pour l’atelier de demain.

La direction de l’UPSA y était assurée par le

service Représentation de la branche, et celle

de la HSG par le professeur d’informatique de

gestion Andrea Back.

AUTOINSIDE commente les résultats de

cette étude dans une série de six épisodes.

Prochain épisode

AI 01/20 : le service complémentaire

Notre Père Noël fait confiance à ARN.

Vous aussi, vous pouvez conduire en toute sécurité sur

glace et neige et compter sur l‘assistance rapide d’ARN

en cas d‘urgence.

Nous vous souhaitons, à vous et à

vos proches, un joyeux Noël et

une bonne année.

powered by: Repanet Suisse, Five Star, Colors Unlimited International

© 2019 Axalta Coating Systems. All rights reserved.


PRODUITS & PRESTATIONS

« WaveTech » d’Aquarama

Nettoyé aussi efficacement

qu’à la main

Une évolution plutôt qu’une révolution : Aquarama fait un bond en avant en matière de qualité de lavage automobile avec

une technologie de brosse innovante. La brosse, appelée « WaveTech », fournit des résultats de lavage optimaux, surtout

dans les zones difficiles d’accès.

sco. Les concepteurs du spécialiste italien en installations de lavage

ont de bonnes raisons de parler d’une évolution, car les nouvelles

brosses « WaveTech » ne nécessitent pas de nouveau portique ou

de nouveau tunnel. Avec la technologie de brosse « WaveTech », tout

portique « Stargate 111 », le best-seller d’Aquarama, peut être rééquipé

sans problème et sans changer de mécanisme ou de moteur.

La spécificité est l’agencement des brosses sur l’axe : lors de leur rotation,

les brosses « WaveTech » effectuent un mouvement à la fois

circulaire et latéral. Les concepteurs d’Aquarama se sont inspirés du

mouvement du bras humain (souvent masculin) lors du lavage d’une

voiture à la main. « Grâce à cette nouvelle technologie, on obtient un

effet nettoyant sensationnel sans brosses pliables ou montées latéralement

», souligne Frank Müller, directeur d’Aquarama. C’est aussi la

raison pour laquelle les installations existantes peuvent simplement

être converties.

Lors du salon de la sous-traitance « Autotecnica », organisé dans

le cadre de l’Auto Zürich Car Show, Frank Müller et Roland Peter, le

responsable régional, ont présenté cette nouveauté pour la première

fois en Suisse. « Les premiers feed-back des garagistes qui ont visité le

stand sont très positifs », a relevé Roland Peter. Les nouvelles technologies

comportent surtout des avantages pour les zones du véhicule où

les brosses conventionnelles atteignent leurs limites, notamment vers

les rétroviseurs extérieurs et le spoiler arrière. Plus d’un automobiliste

s’énerve en sortant d’une installation de lavage : il doit de nouveau nettoyer

ces zones à la main, car elles se trouvent dans l’« angle mort » de

la brosse. Roland Peter nous assure que « grâce à la brosse WaveTech, la

voiture ressort aussi propre que si elle avait été nettoyée à la main. » <

Disposition innovante des brosses : la technologie « WaveTech » d’Aquarama nettoie

avec un mouvement à la fois circulaire et latéral.

Plus d’informations sur :

aquaramaswiss.ch

Frank Müller (à gauche) et Roland Peter ont présenté la nouvelle technologie aux

garagistes suisses en primeur lors de l’Auto Zürich Car Show.

78

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


GARAGES

Motiondata Vector Schweiz GmbH

motiondata-vector.ch

> Bien commencer la nouvelle année avec Motiondata Vector

pd. De nombreux garages

renommés en Suisse font déjà

confiance à la qualité et aux

avantages des deux Dealer

Management Systems Motiondata

DMS et CDP. Au cours des

deux dernières années, le groupe

Motiondata Vector s’est établi

sur le marché par de nombreux

projets en tant que fournisseur

fiable de solutions IT complètes

pour le secteur des garages.

Grâce aux logiciels, infrastructures

et matériel personnalisés

répondant aux normes de sécurité

les plus élevées, Motiondata

facilite le travail quotidien

des clients. Des mises à jour

continues, des interfaces et des

fonctionnalités supplémentaires,

telles qu’un « Sales Manager »,

un portefeuille web ou des

applications, viennent compléter

les deux systèmes DMS. Les

avantages d’avoir Motiondata

comme partenaire :

• une assistance sur place et

des produits conçus sur

mesure : les clients sont

encadrés sur le site en

Suisse par des collaborateurs

compétents ayant une longue

expérience dans le secteur de

la construction automobile.

Non seulement les produits

sont adaptés aux conditions

du pays ainsi qu’aux besoins

des garagistes suisses,

mais ils sont aussi conçus

sur mesure en fonction de

la taille de l’entreprise et des

besoins individuels.

• une gamme complète, rapide

et économique : en plus des

solutions IT, un large éventail

d’interfaces permet aux

clients de communiquer

et d’échanger des données

avec des systèmes externes.

La structure modulaire de la

gamme de produits la rend

particulièrement attrayante

et efficace ; les clients paient

seulement ce dont ils ont

vraiment besoin.

• une dimension multimarque :

grâce aux coopérations

Motiondata facilite le travail quotidien

de ses clients.

de longue date avec les

constructeurs et les importateurs,

les produits peuvent

être utilisés avec plusieurs

marques.

Informez-vous maintenant sur les

produits de Motiondata Vector

Schweiz GmbH et démarrez une

nouvelle année de réussite avec

le bon partenaire. <

Tunap Group

tunap.fr

> Éprouvé et sûr : le nouveau nettoyant pour filtre à particules de Tunap

pd. Faites des économies en un

rien de temps en nettoyant les

filtres à particules obstrués au

lieu de les faire remplacer dans

les ateliers. Le nettoyant pour

filtre à particules Microflex de

Tunap est une solution particulièrement

sûre, économique et

durable pour l’automobiliste.

Ce système permet de nettoyer

les filtres à particules sans

démontage. Le remplacement

très coûteux des filtres,

fréquemment effectué jusqu’à

présent, n’est plus nécessaire.

En évitant au client le démontage

et le temps d’attente pour

le nettoyage par une entreprise

externe, les coûts sont réduits

au minimum et la satisfaction

de la clientèle est améliorée. La

solution nettoyante est directement

vaporisée dans les ouvertures

existantes pour dissoudre

les dépôts de suie et de carbone

sans laisser de résidus.

Le procédé de nettoyage du

filtre à particules, développé et

breveté par Tunap, a déjà été

appliqué plus de 250 000 fois.

Tout un secteur de l’industrie

s’est développé par le fait que

les filtres à particules peuvent

s’obstruer au fil du temps. Grâce

à son système, Tunap affirme

toutefois son leadership en matière

d’innovation, de sécurité et

de rentabilité dans ce domaine.

Ce procédé de nettoyage, éprouvé

pour les véhicules Euro 6,

est également le plus rapide : le

problème, qui, normalement, requière

plusieurs jours, est résolu

en quelques heures seulement.

L’efficacité du procédé de nettoyage

de filtres à particules de

Tunap est certifiée « Best Available

Technology » et recommandée

par Vert-Association.

Vert, qui signifie « Verification

Emission Reduction Technologies

», est une association

dédiée à identifier et promouvoir

les meilleures technologies

disponibles permettant de

réduire les émissions. Parmi

les membres de la Vert-Association

figurent, entre autres,

des constructeurs de moteurs

internationaux ainsi que des fabricants

de systèmes SCR et de

filtres à particules. L’organisme

TÜV Thüringen a par ailleurs

confirmé son efficacité et sa

compatibilité des matières. <

Sûr, économique et durable : le nouveau nettoyant pour filtre à particules diesel de Tunap.

AUTOINSIDE | Décembre 201979


GARAGES

Maagtechnic AG

maagtechnic.ch/fr

> Shell Helix Ultra : de la haute qualité faite à partir de gaz pur, disponible dans la boutique en ligne

pd. Shell Helix Ultra est la

première huile moteur conçue à

partir de gaz naturel sur la base

de la technologie de synthèse.

Grâce aux huiles moteur Shell

Helix Ultra OW et à la technologie

innovante Shell PurePlus, les

moteurs automobiles peuvent

relever avec fiabilité les défis du

quotidien.

La technologie Shell PurePlus

aide à préserver les valeurs de

consommation et les propriétés

environnementales du moteur

tout en réduisant les coûts pour

l’automobiliste grâce aux avantages

suivants : les huiles moteur

Shell Helix Ultra OW avec la

technologie PurePlus réduisent

la consommation de carburant et

donc aussi les émissions de CO 2

.

Les utilisateurs peuvent ainsi

contribuer de manière significative

à la protection du climat.

Avec la technologie de nettoyage

optimale, Shell Helix

Ultra nettoie votre moteur en

profondeur grâce à ses molécules

nettoyantes spéciales,

qui décomposent les salissures

et les dépôts nocifs dans le

moteur. Les moteurs modernes

en particulier atteignent des

températures extrêmement

élevées et ont été conçus pour

des intervalles de maintenance

assez longs.

Il est donc d’autant plus important

de choisir la bonne huile

moteur pour préserver, voire

rétablir la puissance et la reprise

du moteur. Des tests ont prouvé

que Shell Helix Ultra dissout

jusqu’à cinq fois plus de dépôts

que les huiles traditionnelles.

Le produit Shell Helix Ultra a

moins tendance à s’évaporer

et réduit ainsi la consommation

d’huile liée à la température.

Des antioxydants spéciaux

préviennent par ailleurs une

dégradation prématurée de

l’huile. <

L’huile moteur Shell Helix Ultra OW permet d’économiser du carburant.

KSU A-Technik AG

ksu.ch

> Maha a 50 ans : la qualité et les solutions intelligentes de KSU

pd. Au cœur de la Riviera se

trouve la succursale tessinoise

du TCS et ses quatre pistes de

contrôle fournies par la maison

KSU A-Technik AG. Chaque

année, près de 17 000 contrôles

des véhicules à moteur et

quelque 3000 contrôles techniques

facultatifs sont effectués.

Une technologie durable

et une maintenance toujours

excellente permettent d’exploiter

ces installations sans

incident.

Selon son credo scandant

que seul le meilleur est assez

bon pour ses membres du

TCS, le centre de contrôle

Riviera a investi dans le Maha

MSR500/2, le banc d’essai de

performances de pointe le plus

innovant du moment d’un point

de vue technologique pour les

véhicules VT tout-terrain.

La halle de contrôle satisfait

également aux normes les plus

modernes, avec quatre pistes

d’essai et la voiture à outils

Snap-on. Le TCS Riviera et la

société KSU A-Technik sont

connus pour leur professionnalisme

et leur excellent service

après-vente.

Le centre de contrôle TCS Riviera.

Cette photo montre un aperçu

de la nouvelle installation au

centre de contrôle TCS Riviera :

le véhicule contrôlé est placé

sur le banc d’essai de performances

de pointe, l’avant et l’arrière

sur le galet de chenille. Le

véhicule est ancré à l’avant et à

l’arrière, ce qui permet de régler

facilement l’empattement, avec

la technologie hydraulique par

pression sur un bouton. Sur ce

banc d’essai, la garde au sol

du véhicule correspond aux

conditions routières normales,

ce qui permet de mieux dériver

l’air chaud du moteur et d’obtenir

une mesure précise de la

performance en état dynamique

jusqu’à une vitesse de contrôle

de 300 km/h.

Chaque année, près de 100

contrôles de performance en

moyenne sont effectués sur le

banc d’essai Riviera.

La clientèle exigeante de KSU

apprécie son expérience de

longue date, ses compétences

et sa conception de la qualité. <

80

Décembre 2019 | AUTOINSIDE


GARAGES

Webasto

webasto-group.com

> Encore plus flexible avec l’appli ThermoConnect de Webasto

depuis une seule appli. Thermo-

Connect permet de commander le

chauffage autonome Thermo Top

Evo ainsi que les chauffages à air

Top 2000 STC et Air Top Evo 40/55.

pd. La plupart du temps, un

chauffage autonome tient toute

la durée de vie de la voiture.

Donc ses éléments de commande

aussi. Mais de nos jours, le type

commande ne cesse d’évoluer et

devient de plus en plus flexible.

C’est la raison pour laquelle l’appli

multifonction ThermoConnect de

Webasto, leader sur le marché

des chauffages autonomes, permet

désormais de gérer plusieurs

appareils. Nouveau également : la

commande vocale est disponible

grâce à une « skill » (ou fonctionnalité)

gratuite d’Alexa. Les

automobilistes qui possèdent déjà

un chauffage autonome Webasto

(d’origine ou non) peuvent s’équiper

de la commande depuis l’appli.

À partir du premier trimestre 2020,

une nouvelle skill d’Alexa permettra

de piloter ses appareils à la

voix. Pour cela, il convient d’utiliser

un assistant vocal d’Amazon

et l’application ThermoConnect.

Les chauffages autonomes Webasto

pour voitures de tourisme

et pour camping-car actuellement

pilotés depuis une horloge de

présélection, une télécommande

ou l’appli ThermoCall, peuvent

maintenant être post-équipés de

l’appli Internet « ThermoConnect »,

pour gagner encore plus en

confort. <

Ceux qui utilisent plusieurs appareils,

parce qu’ils ont plusieurs véhicules

à la maison, peuvent à présent

piloter tous leurs chauffages

L’appli ThermoConnect de Webasto pour piloter les chauffages autonomes.

Autef GmbH

autef.ch

> Sur les bancs de l’école chez Autef GmbH

pd. Du 8 au 14 novembre 2019, un

nombre important de membres

de l’Association suisse des

maîtres d’atelier (VSW) s’est

formé auprès d’Autef GmbH. La

formation continue était consacrée

aux systèmes d’assistance

à la conduite et à la technique

haute tension. Comme le premier

sujet était, en théorie, très

bien connu de la plupart, l’accent

a été mis sur les calibrages

statiques et dynamiques de

systèmes de divers fabricants et

de diverses générations.

Aux différents postes pratiques,

les participants ont testé à tour

de rôle ces travaux en atelier

ainsi que durant un parcours de

calibrage sur route. Ils ont ainsi

pu voir de près les différentes

philosophies et stratégies des

fabricants. Les participants

ont beaucoup apprécié le fait

qu’Autef offre la possibilité de

découvrir les outils de réglages

ADAS de plusieurs fabricants.

Pour le second sujet, celui de

la technique haute tension, un

cours de formation des formateurs

était au programme. Les

participants ont donc d’abord

dû examiner le nouveau plan de

formation. Comme ce dernier

offre une grande marge de

manœuvre, son interprétation

a soulevé bien des débats.

Finalement, lors de six travaux

pratiques et de deux postes

de démonstration en séance

plénière, Autef a présenté des

possibilités d’enseigner cette

nouvelle technologie de façon

vivante et adaptée à la pratique.

De nombreux outils didactiques

sont déjà disponibles dans les

centres interentreprises. Il

suffit de les transformer ou,

par exemple, de créer soi-même

à moindre coût des boîtiers

de contrôle et de signalement

des erreurs pour les moteurs

électriques. <

Des membres de l’Association des maîtres d’atelier se sont formés auprès d’Autef.

AUTOINSIDE | Décembre 201981


SONDAGE DU MOIS

QUE PENSEZ-VOUS DE

L’INTERDICTION DU DIESEL

À GENÈVE ?

À compter de janvier 2020, la circulation de

certains véhicules sera interdite à Genève lorsque

les valeurs d’ozone et de particules fines dans

l’air seront trop élevées. L’interdiction touchera

principalement les véhicules diesel. Les avis des

lectrices et lecteurs des médias de l’UPSA sont

sans équivoque : 73 % des sondés sont contre,

10 % espèrent que d’autres villes n’emboîteront

pas le pas. En revanche, 12 % pensent que l’idée

est bonne. 5 % estiment même qu’elle ne va pas

assez loin. (État : 15 novembre 2019)

73 %

Je suis

contre

12 %

C’est une

bonne idée

10 %

J’espère que les

autres ville ne

suivront pas

5 %

L’interdiction ne

va pas assez loin

APERÇU DE L’ÉDITION 1 D’AUTOINSIDE – JANVIER 2020

Le prochain numéro paraîtra vendredi 3 janvier 2020 et abordera les thèmes suivants :

Les exigences numériques auxquelles

se heurtent les garagistes

Clés de voiture numériques ou suivi des

réparations en temps réel : les clients exigent de

plus en plus d’équipements numériques. Nous

montrons ce qui attend les garagistes.

Les possibilités de la numérisation

pour les garagistes

Calendriers en ligne, gestion des stocks ou statistiques

: la numérisation offre aux garagistes

des options multiples. AUTOINSIDE vous dit ce

qui en vaut la peine.

Entretien avec Olivier Rihs, directeur

du GIMS

Le prochain Salon de l’auto sera le premier et le

dernier pour Olivier Rihs en tant que directeur.

Dans une interview accordée à AUTOINSIDE, il

dévoile ce qui attend les garagistes à Genève.

Éditeur

Union professionelle suisse de

l’automobile (UPSA)

upsa-agvs.ch

Éditions

AUTOINSIDE

Wölflistrasse 5, Case postale 64

CH-3000 Berne 22

Téléphone : +41 (0)31 307 15 15

verlag@agvs-upsa.ch, autoinside.ch

Administration et gestion des abonnements

Abonnement annuel

CHF 110.– (TVA incluse)

Numéro à l’unité

CHF 11.– (TVA incluse)

Contact : Anina Zimmerli

Téléphone : +41 (0)31 307 15 43

anina.zimmerli@agvs-upsa.ch, agvs-upsa.ch

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Le magazine spécialisé au plus fort tirage de la branche automobile suisse

92 e année, 11 numéros en allemand et en français.

Tirage septembre 2019 certifié REMP : 12 760 exemplaires dont 9664 en allemand et 3096 en français.

Rédaction

Supports médiatiques de l’UPSA

Flurstrasse 50, CH-8048 Zurich

Téléphone : +41 (0) 43 499 19 81

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Rédaction : Sandro Compagno (sco, responsable

Gestion du contenu), Reinhard Kronenberg

(kro, responsable Journalisme), Jürg

A. Stettler (jas, rédacteur responsable

mobilité), André Bissegger (abi, rédacteur

mobilité), Carla Stampfli (cst, rédacteur mobilité),

Jean-Philippe Pressl-Wenger (jppw,

correspondant Suisse romande), Andreas

Senger (se, domaine technique), Bruno Sinzig

(si, domaine spécial Formation), Raoul Studer

(rst, domaine spécial Politique)

Autres contributions : Harry Pfister, Monique

Baldinger, Patrick Krauskopf, Sarah Umbricht

Conception : Robert Knopf, Christoph Pfister,

Fatma Bindal

Commercialisation

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Décembre 2019 | AUTOINSIDE


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