The Red Bulletin Decembre 2019 (FR)

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Pour rejoindre

l’élite, il suffit

d’avoir le jeu F1,

une console ou

un PC.

première à accueillir les dix écuries de

Formule 1 – la Ferrari Driver Academy,

débutante, a été la dernière à se joindre

au groupe – mais toutes n’ont pas logé

leurs pilotes à la même enseigne ; certains

restent chez eux et s’entraînent en ligne

avec leurs coéquipiers, ne se réunissant

au quartier général que quelques jours

avant chaque épreuve de la Pro Series.

Tous se voient offrir un kit par Fanatec, le

fournisseur officiel de matériel F1 Esports

: un volant avec une rétroaction réaliste

qui permet aux pilotes de sentir les

réactions de la voiture et des pédales avec

un frein doté d’un capteur de force sensible

à la pression. Si précis que les pilotes

concourent en chaussettes.

Comme dans la véritable Formule 1,

Mercedes a dominé l’Esports Pro Series

ces dernières années (son pilote britannique

de vingt ans, Brendon Leigh, a remporté

les championnats de 2017 et 2018)

mais cela n’a rien à voir avec une quelconque

supériorité technique : les équipes

peuvent modifier des éléments tels que le

réglage de la suspension, la répartition

des freins et les réglages aérodynamiques,

mais les voitures sont identiques en

termes de performances. Tout ce qui les

distingue, ce sont les livrées.

« Les passionnés de Formule 1 réclament

quelque chose d’un peu plus équilibré,

et c’est là que F1 Esports intervient,

explique Paul Jeal, directeur de franchise

F1 pour Codemasters. On s’assure que

tout le monde ait le même équipement et

les mêmes machines : au final, on a une

compétition où c’est véritablement le

meilleur pilote qui gagne la course. »

Une caractéristique qui distingue la

compétition F1 Esports Pro (et l’esport de

course en général) de celles liées à

Fortnite ou FIFA. Bien qu’ils mettent en

jeu des récompenses plus élevées et attirent

des foules plus importantes – tant

dans les événements qu’en ligne – une

compétition FIFA ne vous offrira pas les

mêmes déploiements ni le même rythme

qu’un match de Ligue . De la même manière,

seul un esprit sous l’emprise de

substances chimiques croira que le monde

en technicolor de Fortnite s’approche de

la réalité. Alors qu’avec F1 2018, on a

droit, grâce aux simulateurs actuels ultra-performants,

à un spectacle remarquablement

proche de l’expérience véritable

de la course automobile, et ce

malgré le fait que les compètes virtuelles

soient plus courtes (de 25 pour cent) que

les vrais GP et qu’elles ne comportent évidemment

aucun danger réel.

s’était également qualifié en 2018 mais

ses espoirs avaient été déçus. « Le fait

d’avoir participé au repêchage de l’an dernier

a été le tremplin qui m’a mené ici,

explique-t-il alors qu’il se prépare pour la

Pro Series 1, la première épreuve du

calendrier F1 Esports quelques semaines

plus tard. Je considère l’esport comme un

vrai boulot, en pratiquant sans relâche et

en faisant des courses au sein de ligues du

meilleur niveau possible. »

La vie du jeune Écossais a changé

depuis sa sélection par l’équipe SportPesa

Racing Point. Blakeley a notamment quitté

le foyer familial : plutôt que de passer

cinq heures à jouer tous les soirs après

l’école, ses journées sont désormais

dédiées à l’entraînement avec ses deux

coéquipiers. « Tu te réveilles et tu vas

direct sur la simulation. Tout ce qui

compte, c’est de s’améliorer. Chacun galvanise

l’autre, comme un effet domino,

comme une émulation. » L’édition de cette

année de la F1 Esports Pro Series est la

Page opposée, en bas : les coureurs

de Williams Esports ; au-dessus :

dans la Gfinity Arena, les moteurs

tournent ; ci-dessous : Isaac Pride

(Williams Esports) en compétition.

THE RED BULLETIN 63

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