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Numéro 193 : Spécial Gruissan Poli Trail

Toute l'info de la course à pied et du trail dans votre région

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Une Ronde Givrée humide à Castres !<br />

<strong>Spécial</strong><br />

BMT !<br />

www.runningmag.fr<br />

Occitanie<br />

Mensuel N°<strong>193</strong> Janvier - Février 2020 — 2 €<br />

Le journal des courses, raids, trails et triathlons de votre région<br />

Le 16ème <strong>Gruissan</strong> <strong>Poli</strong> <strong>Trail</strong><br />

Plein la vue !!


Le sommaire<br />

<br />

LE MOT DE CLAUDY BENOIT<br />

EDITO<br />

"J'aime bien..."<br />

"Montauban, capitale du cross !"<br />

J’aime bien découvrir de nouveaux trails. Souvent, comme beaucoup<br />

d’entre nous, je reviens dans des endroits que je connais<br />

déjà, où je sais que je ne serai pas déçu, mais j’avoue que ce qui<br />

m’a toujours plu avec le trail, c’est aussi de pouvoir courir là où<br />

je ne serai jamais allé tout seul. De mon propre chef. J’aime bien<br />

ainsi pouvoir me mettre un peu à la place de cet organisateur qui<br />

habite non loin et qui lui connait ses sentiers et ses chemins sur le<br />

bout des doigts. Je l’imagine essayant de concocter au mieux un<br />

parcours qu’il a hâte de partager. Je l’imagine en train de courir<br />

et puis de se dire à un croisement de sentes : « et si cette fois je<br />

prenais par là ? c’est plus sauvage, plus technique mais tellement<br />

beau quand même ! » et je l’imagine aussi se demander à cet<br />

instant, quand le tracé prend forme, si les coureurs qui viendront<br />

ensuite ressentiront les mêmes choses que lui. Car en y réfléchissant<br />

bien, c’est un peu de sa vie et de son âme qu’il nous délivre<br />

ainsi à travers son organisation.<br />

Alors oui, j’aime bien découvrir de nouveaux trails dès que j’en<br />

ai l’occasion. Pour moi c’est un peu comme si je discutais à chaque<br />

fois avec de nouveaux organisateurs. Que je les laissais me<br />

raconter l’une de leur plus belle et intime histoire. C’est un état<br />

d’esprit !<br />

www.runningmag.fr<br />

Rémy Jégard<br />

Dernière ligne droite de la saison<br />

de cross-country, qui va certainement<br />

apporter son lot d’émotion, de<br />

spectacle, et de plaisir partagé, avec<br />

les championnats de France de Montauban<br />

des 7 et 8 mars prochains. Sur<br />

le site de l’hippodrome, ce sont 4000<br />

coureurs qui vont en découdre et tenter<br />

de faire briller leur club respectif.<br />

4000 qualifiés, qui auront déjà du passer<br />

par la case des demi-finales, pour<br />

obtenir leur billet individuel ou collectif<br />

pour cette grande finale. En Occitanie,<br />

après les quarts de finales de Rodez<br />

et d’Alès, qui ont rassemblé près de<br />

2000 participants, c’est à Carcassonne,<br />

le dimanche 16 février, que tout<br />

va se jouer, avec une demi-finale de<br />

haute volée, où quelques prétendants<br />

aux titres nationaux seront présents.<br />

Un championnat de France de cross en<br />

Occitanie, cela ne s’était pas produit<br />

depuis le fameux National de Castres<br />

en 1995, marqué par de dantesques<br />

duels dans la boue...souhaitons à celui<br />

de Montauban de rentrer lui aussi dans<br />

l’histoire de cette discipline majeure<br />

de l’athlétisme !<br />

Claudy Benoit<br />

Inscrivez vous en ligne pour les mois de<br />

mars et avril sur www.chrono-start.com :<br />

- Le Tara Muret <strong>Trail</strong>, le 1er mars<br />

- Le semi de Blagnac, le 1er mars<br />

- Le <strong>Trail</strong> du Bassav, le 7 et le 8 mars<br />

- Le Cap Béra <strong>Trail</strong>, le 8 mars<br />

- Le Black Mountain <strong>Trail</strong>, le 14 mars<br />

- Le <strong>Trail</strong> des Côtes du Lot, le 15 mars<br />

- Les Gariottes, le 21 mars<br />

- Le <strong>Trail</strong> Odarsois, le 22 mars<br />

- La Montadavala, le 29 mars<br />

Running Mag est édité par<br />

la société RP Presse<br />

au capital de 2.000 F<br />

Lieu dit Fourneri<br />

81500 Teulat<br />

Remy : Tél.06 13 36 08 87<br />

et Tél. Fixe. 05 31 22 66 24<br />

E.Mail: runningmag@sfr.fr<br />

Directeur de la publication :<br />

Rémy Jégard<br />

Directeur de la Rédaction :<br />

R. Jégard<br />

Ont collaboré à ce numéro :<br />

Kris - Pierre - Thomas<br />

Géry d'Afum team - Benoît -<br />

Impression : Occitane<br />

Imprimerie - Avenue<br />

Jean Baylet - 31095<br />

Toulouse Cedex 9 -<br />

Tél.: 0562113511<br />

(Ce journal est imprimé<br />

dans le respect de l'environnement)<br />

N° ISSN : 1626-9500<br />

N° Commission paritaire :<br />

0523K80535<br />

Abonnement 1 an : 19 €<br />

Abonnement de soutien<br />

: 76 €<br />

Prix TTC aux taux de 2,10 %


Le challenge des trails du 47<br />

LE BILAN DE 2019<br />

La remise des prix !<br />

Beaucoup de monde était là pour la remise des prix !<br />

L’association du Challenge<br />

<strong>Trail</strong>s 47 a remis les prix de sa<br />

11e édition ce vendredi soir à<br />

Boé au centre omnisport. La<br />

première épreuve de 2020 aura<br />

lieu à Villascopia le samedi 1er<br />

février !<br />

Presque 2000 coureurs différents<br />

y ont pris part en 2019 et ainsi lui ont<br />

donné une grande résonnance sur<br />

l’ensemble du Lot-et-Garonne. Et oui,<br />

le Challenge <strong>Trail</strong>s 47 est sans doute,<br />

l’épreuve sportive la plus populaire du<br />

département !!!<br />

Créé en 2009, cette épreuve réunit<br />

dix courses qui vous permettent<br />

de voyager dans tous le 47 d’Agen à<br />

Puymiclan, en passant par Rives, Villascopia<br />

et Monflanquin, sans oublier<br />

Foulayronnes, Saint Romain le Noble,<br />

Ayet près de Tonneins et Cauderoue.<br />

Une épreuve a même lieu à Donzac<br />

en Tarn-et-Garonne pour donner une<br />

touche d’exotisme à l’ensemble.<br />

Cette remise des prix a toujours été<br />

un moment symbolique pour récompenser<br />

modestement les vainqueurs<br />

et surtout pour créer un moment<br />

d’échange et de partage entre les<br />

coureurs, et les organisateurs.<br />

Les premières saisons tous ceux<br />

qui avaient participés à quatre courses<br />

y étaient invités mais aujourd’hui<br />

victime de leur succès les responsables<br />

du Challenge sont contraints d’en<br />

limiter l’accès aux quatre premiers de<br />

chaque catégorie. « Cela représente<br />

plus de 100 coureurs qui viennent<br />

pour la plupart avec leurs conjoints.<br />

Nous sommes au taquet !!! » explique<br />

simplement Sophie Bruneau, la<br />

coprésidente de l’association avec<br />

Laurent Darot.<br />

Pour la 12e édition qui démarre le<br />

samedi 1er février avec la course de<br />

Villascopia, les podiums vont encore<br />

s’élargir avec la création cette saison<br />

de catégorie d’âge par 5 ans pour les<br />

Masters. Bien sûr, d’un point de vue<br />

sportif, cela va donner des résultats<br />

plus serrés mais pour les organisateurs<br />

cette décision de la Fédération<br />

va créer une multiplication des<br />

podiums et des remises de prix à<br />

rallonge !!!<br />

Sans faire le tour de toutes les performances<br />

des hommes et des femmes,<br />

on pourra quand même noter<br />

la belle victoire en Séniors filles sur<br />

le format court de Julia Muller qui<br />

avec 2175 points marque le score<br />

maximum possible, huit victoires<br />

en dix courses tout de même !!! La<br />

performance la plus marquante chez<br />

les garçons est celle de Julien Tuffery<br />

en Espoirs qui a alterné cette saison<br />

court et long. Il finit second sur le<br />

court et remporte sa catégorie sur le<br />

format long.<br />

Page FB : https://www.facebook.<br />

com/groups/challengetrails47/<br />

Site Internet : https://www.challenge-trails47.com/


Le challenge des trails du 47<br />

<br />

TRAIL DE VILLASCOPIA<br />

Une belle affluence !<br />

d’adversaire à sa mesure.<br />

Ce fut plus difficile pour Julia Muller<br />

qui s’impose comme l’année dernière<br />

sur la première course du Challenge<br />

de la saison avec son maillot de l’Avenir<br />

Valencien. Sonia De Mecquemen<br />

finit en effet à moins d’une minute<br />

derrière elle. Nadia Lambert prend<br />

pour sa part la 3eme place.<br />

Tous les résultats : https://www.<br />

psno.fr/trail-de-villascopia<br />

Site Challenge <strong>Trail</strong>s 47 : https://<br />

www.challenge-trails47.com/<br />

La première épreuve du Challenge<br />

<strong>Trail</strong>s 47 a fait le plein<br />

avec 350 coureurs ce samedi<br />

à Castelculier. Matthieu Simon<br />

et Julia Muller s’imposent sur<br />

le 12 km quand Mickaël Faure<br />

et Sarah Dutouron gagnent sur<br />

le 24 km.<br />

La météo de ce samedi après-midi<br />

a été clémente avec les coureurs à<br />

pied du Lot-et-Garonne et c’est donc<br />

sans pluie, parfois même avec un<br />

rayon de soleil, que la 3e édition du<br />

<strong>Trail</strong> de Villascopia s’est déroulée.<br />

La pluie tombée toute la semaine<br />

précédant la course a quand même<br />

rendu le parcours particulièrement<br />

boueux et les trailers en portaient les<br />

traces en arrivant sur le site de Villascopia<br />

à la fin de leur parcours. Mais<br />

quoi de plus normal pour un ancien<br />

site thermal qu’un bon bain de boue!<br />

Au final, ni la compétition de cross<br />

de ce dimanche ni le déplacement<br />

de la course du dimanche au samedi<br />

n’auront joué sur la participation qui<br />

est encore en augmentation cette<br />

année avec plus de 350 trailers à<br />

l’arrivée et près de 90 randonneurs.<br />

Jérôme Filhol, d’Actour, et Stéphane<br />

Rodriguez, du PSNO, qui coorganisent<br />

la course en étaient ravi à la fin de la<br />

journée !<br />

Le 24 km particulièrement disputé<br />

Côté compétition, le 24 km a été<br />

particulièrement disputé et c’est<br />

l’Agenais Mickaël Faure qui s’impose<br />

en 1h49’04’’. Il devance le vainqueur<br />

de l’année dernière Julien Bonnefoux<br />

licencié au Beauville No Team <strong>Trail</strong>.<br />

Le club qui prépare son <strong>Trail</strong> du Pays<br />

de Serres du 16 février prochain était<br />

venu en force sur l’épreuve. Benoit<br />

Sablayrolles complète le podium.<br />

Chez les dames, comme l’année<br />

dernière, la victoire revient à Sarah<br />

Dutouron du Team Ferrus. Elle a largement<br />

dominé la distance et devance<br />

ses concurrentes de 18 minutes.<br />

Par contre pour la seconde place,<br />

la bataille a été féroce et Lucianne<br />

Albrecht du MAC Monflanquin 47<br />

s’impose devant Sonia Germon-Dilay<br />

avec seulement 40 secondes d’avance<br />

!<br />

Sur le format court, c’est un autre<br />

pensionnaire du BNTT qui s’impose<br />

Matthieu Simon en 52’54’’. Il devance<br />

Victor Pinthon de plus de 3 minutes<br />

et Jean-Christian Lestani du SU Agen<br />

Triathlon de presque 4. Le jeune Foulayronnais<br />

n’a pas dans la région


L'événement<br />

LA 38EME RONDE<br />

Une édition humide<br />

Un départ comme à l'habtiude hyper rapide du côté de Castres ! (Photos Rémy)<br />

C’était donc la 38ème édition<br />

de la Ronde Givrée de Castres<br />

en ce dernier dimanche du<br />

mois de janvier. 370 équipes de<br />

quatre étaient au départ dans<br />

des conditions météos presque<br />

idéales.<br />

Pas de vent, une fraîcheur toute<br />

relative et mais une fine pluie tout<br />

de même qui n’a pas lâché les participants<br />

de toute la matinée. Un peu<br />

moins de monde que l’an passé certes<br />

où le record avait été établi avec près<br />

de 430 équipes mais tout de même<br />

dans la moyenne de ces dernières<br />

années. L’équipe organisatrice connait<br />

en tout cas sa partition sur le bout des<br />

doigts et les coureurs venus de tout<br />

le sud-ouest étaient tous choyés et<br />

ravis de passer un si bon moment<br />

surtout avec un telle remise des prix,<br />

plus proche du repas spectacle et<br />

que la simple distribution de prix....<br />

L’équipe RRun Toulouse, tenante du<br />

titre, a remis le couvert avec quasi<br />

les mêmes hommes. Gaétan Cals<br />

lançait la team sur orbite avec un 50’<br />

sur le premier parcours de 15km et<br />

3’ d’avance sur Adrien Latestère puis<br />

Martin Casse prenait le relais pour<br />

un 10km puis Aziz Boukebal et enfin<br />

Benjamin Alquier finissaient le boulot.<br />

En mixte, c’est aussi Rrun, mais Montauban<br />

cette fois, qui l’emporte ! Enfin<br />

chez les dames, ce sont les anglaises<br />

de Wakefiled, fidèles du rendz-vous<br />

castrais, qui l’emportent de justesse.<br />

Ronde givrée 2020 par Véro<br />

"Je voulais vraiment découvrir cette<br />

course dont on me parle souvent<br />

depuis des années.La preuve étant<br />

que je me suis chargée de l’inscription<br />

et que j’ai inscrit et payé 2 fois<br />

pour l’équipe . Heureusement, Marie<br />

Hélène et Patricia ont démêlé tout ça<br />

et arrangé les choses très rapidement<br />

! Merci encore<br />

Jour J :<br />

Nous avons juste eu le temps de<br />

récupérer le dossard et nous voilà<br />

déjà tous prêts au gymnase à écouter<br />

les boutades que l’on entend au<br />

micro !L’ambiance est très décontractée<br />

j’adore aucun stressJe démarre<br />

la 1ere sur la partie qui me corres-


L'événement<br />

<br />

GIVREE DE CASTRES<br />

et rapide !<br />

pond… le moins : départ rapide,<br />

route, très faible dénivelé bref tout<br />

mon profil mais c’est parfois intéressant<br />

de sortir des habitudes ! J’ouvre<br />

ainsi le bal . La route me rappelle<br />

rapidement des souvenirs vieux de<br />

10 ans (ayant travaillé plus d’un an<br />

sur le site Pierre Fabre du Sidobre à<br />

Castres).Cela me rappelle de bons<br />

souvenirs mais je ne me laisse pas<br />

trop le temps de m’évader pour ne<br />

pas me déconnecter de la montre :<br />

la régularité est de rigueur dans ce<br />

type d’épreuve !<br />

Ce n’est qu’au 2/3 du parcours que<br />

je foule un peu de terre et de deniv<br />

(il était temps avec les chaussures<br />

de trail ! je dois être une des seules<br />

de mon entourage à être heureuse<br />

de bifurquer vers la forêt !!! alors il<br />

faut en profiter car cela ne dure pas<br />

assez longtemps pour moi (3km à<br />

tout cassé) ! Déjà la dernière ligne<br />

droite puis je donne le dossard relais<br />

à Teddy mon ami avec qui je partage<br />

les trails à l’étranger (Diagonale des<br />

fous et <strong>Trail</strong> de Basse Terre en Guadeloupe<br />

entre autres) et avec qui j’ai<br />

foulé le bitume de Castres il y a 10<br />

ans ; mais dans d’autres circonstances<br />

(si vous saviez notre forme<br />

olympique à l’époque dans les bars<br />

et notre excellence dans les Paquito<br />

et penta glisse géants !!) Malheureusement,<br />

il n’est pas au summum de<br />

sa condition physique avec des soucis<br />

de tendons d’Achille mais Teddy<br />

quand on le lance il est inarrêtable:<br />

il fait son job avec tant de conviction<br />

qu’il gagne au moins 50 places et a<br />

labouré les champs 2km à la ronde<br />

!! C’est au tour de Déborah : portée<br />

par la foule, elle avale les premiers<br />

km mais voilà la première montée:les<br />

mollets tirent et le cœur s’accélère.<br />

Elle m’a avoué après la course qu’elle<br />

entendait ma petite voix lui murmurer<br />

au creux de l’oreille : « petits pas<br />

petits pas dans les côtes ». Comme<br />

d’habitude en bon diesel qu’elle est,<br />

elle se sent bien au bout des 45 min<br />

! La dernière montée, elle s’accroche<br />

car elle pense aux copains qui l’attendent<br />

dans la cohue du gymnase puis<br />

enfin la descente jusqu’au passage<br />

du dossard blanc au dernier relayeur<br />

Michel !pas de bol la pluie s’est durcie<br />

sur le parcours le plus nature ! Après<br />

un parcours roulant sur la première<br />

et deuxième partie, la portion médiane<br />

est effectivement beaucoup plus<br />

technique et exigeante physiquement<br />

par la présence du relief et un sol<br />

détrempé Michel résume bien en une<br />

phrase « Finalement la ronde givrée,<br />

c’est comme un repas : une mise en<br />

bouche suivie d’un plat de résistance<br />

et une petite douceur pour la fin »<br />

Enfin, une ambiance survoltée et une<br />

arrivée au sprint avec une équipe de<br />

choc pour grappiller quelques secondes<br />

#DeVicemoi nous avons tout<br />

donné ! La récompense sera un très<br />

bon repas partagé entre nous dans<br />

une atmosphère très conviviale avec<br />

toute l’équipe organisatrice et l’ensemble<br />

des coureurs Je reviendrai<br />

certainement l’année prochaine et<br />

peut être même au même au premier<br />

relais tiens !"


31 édition<br />

ème<br />

SAINT-MÉDARD-EN-JALLES<br />

29 mars 2020<br />

STADE ROBERT MONSEAU<br />

9.52<br />

10.00<br />

11.15<br />

Course Handisport Gaz de Bordeaux<br />

10 KM Label international<br />

& 11.30<br />

Courses de la jeunesse Hyundai<br />

10kmdesaintmedard.fr


Le <strong>Gruissan</strong> <strong>Poli</strong> <strong>Trail</strong><br />

<br />

LE 16EME GPT<br />

Arrêt sur images !<br />

Suite pages 17,18 et 19


10<br />

Le comité d'athlétisme de Haute-Garonne<br />

PETIT BILAN DE<br />

"On ne cesse de<br />

Quand débute une nouvelle<br />

année, il est toujours emps de<br />

revenir sur celle qui vient de<br />

s’écouler pour voir tout le travail<br />

abattu, pour ainsi s’orienter<br />

vers l’avenir et les travaux<br />

encore à accomplir. Le CDA<br />

avec ses multiples commissions<br />

a du pain sur la planche.<br />

On ne peut en douter. Et même<br />

si en athlétisme on fonctionne<br />

toujours par année scolaire,<br />

de septembre à septembre en<br />

gros, il était bien de faire un<br />

petit point !<br />

En discutant à bâtons rompus avec<br />

quelques membres du comité d’athlétisme,<br />

on se rend vite compte que<br />

les tâches au sein de la structure sont<br />

multiples et que la discussion pourrait<br />

ainsi durer des heures. Entre passion<br />

inamovible et travail minutieux. D’un<br />

point de vue général, d’un premier<br />

survol, on peut dire que le CDA du<br />

31 se porte bien. Le nombre de licenciés<br />

est en constante progression et<br />

le plus étonnant est surtout que cela<br />

vient des masters. En effet les plus<br />

âgés (encore que désormais en hors<br />

stade, dès 35 ans, on est considéré<br />

comme vétérans !) semblent se plaire<br />

au soleil de la Haute-Garonne. « En<br />

quelques années, le nombre a grimpé<br />

en flèche » précise Maria Casal,<br />

secrétaire du comité et correspondante<br />

aussi des courses hors-stade.<br />

« Peut-être parce que les catégories<br />

sont de plus en plus pris en considération,<br />

peut-être tout simplement<br />

que l’on vit plus longtemps en bonne<br />

santé… difficile à dire ! »<br />

En tout cas avec 2035 licenciés<br />

au dernier recensement, c’est plutôt<br />

encourageant. A jeu égal, si l’on peut<br />

dire, avec les plus jeunes où on en<br />

compte désormais 2030. 1209 pour<br />

les écoles d’athlétisme et poussin et<br />

le reste en benjamins-minimes.<br />

« Nous faisons de gros efforts au<br />

niveau des jeunes, « explique de<br />

son côté Géraldine Faydi, trésorière<br />

et membre du comité directeur du<br />

CDA. « C’est sans doute ce qui nous<br />

accapare le plus mais c’est aussi<br />

l’avenir de la discipline. Par exemple,<br />

nous avons prévu en juin 2020, une<br />

grande journée qui sera réservé aux<br />

plus petits, les Olympiades... En fait,<br />

les Eveils Athlétiques et les Poussins<br />

auront ainsi une «journée de l’athlétisme»<br />

qui servira de clotures aux<br />

challenges de l’année, et donc de<br />

journée de récompenses et de gouter.<br />

Egalement pour les Poussins et les<br />

Benjamins, la commission des jeunes<br />

monte un projet pour en amener une<br />

30aines à Charletty. Selon les financements<br />

que l’on pourra obtenir pour<br />

ficeler le projet, notre objectif est<br />

d’arriver à financer 50% du voyage,<br />

mais pas tout, donc le mérite n’y sera<br />

pour rien, c’est l’envie et les possibilités<br />

des parents»<br />

Pas mal de meetings jeunes sont<br />

mis en place tout au long de l’année,<br />

ainsi que des réunions en salle. Les<br />

clubs se chargent de l’organisation<br />

mais le comité est toujours là comme<br />

support et aussi pour prêter main forte.<br />

Il faut toujours fournir des officiels.<br />

Soit juge arbitre, soit chronométreur,<br />

soit juge concours. Bref les tâches<br />

sont diverses et variées.<br />

On peut aussi noter, en aparté,<br />

qu’en 2020 les championnats de<br />

France de cross ayant lieu dans la<br />

région, des sélections de benjamins<br />

et minimes pourront exceptionnellement<br />

y participer. Leur compétition<br />

aura lieu le dimanche, jour des grandes<br />

finales du cross. Un peu comme<br />

un lever de rideau. On ose imaginer<br />

le bonheur des plus petits. Ce sera à<br />

Montauban, le 8 mars prochain.<br />

« Un autre de nos grand travail de<br />

cette année » poursuit Géraldine » «<br />

Aura été la mise en place de journées<br />

de formation et de motivation aussi,<br />

pour les officiels. En effet, le comité<br />

compte 180 diplômes de toutes sortes<br />

mais souvent sur des manifestations,<br />

nous nous retrouvons en situation<br />

de manque. Aussi nous devons<br />

sans cesse recruter, mettre à niveau,<br />

relancer, motiver. Cela fait partie de<br />

notre rôle de garder l’athlé vivant le<br />

plus possible. »<br />

Mais bien sûr, et l’on en sait<br />

quelque chose à Running Mag, le<br />

comité et sa commission « running<br />

» (ancienne CDCHS donc, commission<br />

départementales des courses<br />

hors stade) ont aussi en charge tout<br />

l’aménagement et le recensement<br />

des courses du département et surtout<br />

un avis à donner sur la faisabilité<br />

ou non des épreuves. De ce côté-là,


L'ANNEE 2019<br />

Le comité d'athlétisme de Haute-Garonne 11<br />

progresser..."<br />

Au sein du cda !<br />

c’est Maria qui s’en charge avec près<br />

d’une centaine de dossiers à traiter<br />

par an et toujours prête à prendre du<br />

temps pour conseiller ou pour diriger<br />

tel ou tel organisateur. Le CDA intervient<br />

directement dans l’organisation<br />

du Relais Trois au Taf et du Marathon<br />

de Toulouse Métropole mais aussi<br />

dans tous les championnats départementaux.<br />

Ensuite c’est surtout au<br />

niveau des dossiers d’organisation<br />

qui transitent par la préfecture que la<br />

commission a son mot à dire et peut<br />

valider ou non une demande. C’est un<br />

gros travail, n’en doutons pas !<br />

« Mais le CDA, ce n’est pas que cela<br />

« conclut son président, Daniel Rousseau.<br />

« Là nous n’avons pas parlé des<br />

commissions des officiels ou celle<br />

de la lutte contre le dopage… Nous<br />

avons traversé une belle année 2019<br />

avec une progression des licenciés.<br />

Il faut surtout louer le bénévolat qui<br />

se fait sans doute plus rare à notre<br />

époque. La passion de notre sport<br />

passe par là ! »<br />

R.J.<br />

"Toutes les manifestations<br />

d’athlétisme qui se déroulent dans<br />

le département engagent d’une<br />

façon ou d’une autre le Comité<br />

d’Athlétisme de la Haute-Garonne<br />

et ses Commissions de travail. Le<br />

Comité est un acteur incontournable<br />

de l’activité athlétique dans le<br />

département : au total, la saison<br />

2018-2019, a été très animée,<br />

avec presque 200 organisations<br />

différentes incluant des compétitions,<br />

des animations loisir ou des<br />

stages de préparation.<br />

Chez les plus jeunes, on compte<br />

14 animations pour les Eveil<br />

Athlé et Poussins, coordonnées<br />

par la Commission des Jeunes<br />

du CDA31 et organisées soit par<br />

le CDA directement soit par les<br />

clubs. La mise en place progressive<br />

du Kid’Cross et du Pass Athlé a<br />

été le travail principal, mais aussi<br />

l’aide à l’organisation de 2 cross<br />

scolaires, en lien avec des écoles<br />

primaires et des clubs locaux.<br />

La CDJ est également responsable,<br />

pour sa section Benjamins/Minimes,<br />

de 2 sélections<br />

d’équipes départementales :<br />

équipes Haute-Garonne de Cross<br />

Benjamin(e)s pour le Cross en<br />

février, et les équipes Haute-<br />

Garonne Benjamin(e)s et Minimes<br />

pour le Match Interdépartemental<br />

en juin. Ces rencontres offrent la<br />

possibilité aux meilleurs athlètes<br />

du département de se confronter<br />

à d’autres athlètes de très bon<br />

niveau dans des compétitions<br />

regroupant plusieurs sélections<br />

départementales. Elle organise<br />

aussi un séjour sportif fin août<br />

ouvert aux jeunes licenciés.<br />

En termes de championnats,<br />

pas moins de 30 championnats<br />

différents ont eu lieu pendant la<br />

saison, dont 14 départementaux<br />

et 16 de niveau régional ou interrégional.<br />

Pour l’organisation des<br />

championnats départementaux,<br />

le Comité Haute-Garonne travaille<br />

depuis plus de quinze ans en<br />

étroite relation avec les Comité du<br />

Gers et du Tarn-et-Garonne, avec<br />

des compétitions accueillant des<br />

athlètes des trois départements.<br />

Cette mission mobilise d’avantage<br />

la Commission Sportive et d’Organisation<br />

et la Commission des<br />

Officiels Techniques, qui gèrent<br />

respectivement la logistique de la<br />

compétition ainsi que l’encadrement<br />

et arbitrage par les juges.<br />

Dans le cadre du développement<br />

du sport en entreprise, le<br />

CDA31 a organisé la quatrième<br />

édition du Relais Trois au Taf à<br />

Labège, où il a son siège social, à<br />

travers sa Commission Sport en<br />

Entreprise. Sans oublier, évidemment,<br />

le Marathon International de<br />

Toulouse Métropole, organisation<br />

dont le Comité fait partie des fondateurs<br />

et dans laquelle il continue<br />

à jouer un rôle important.<br />

L’activité du Comité consiste<br />

également à aider les clubs dans<br />

le cadre de leurs compétitions,<br />

par la diffusion de l’information, la<br />

déclaration de compétition auprès<br />

de la fédération, la réservation<br />

des installations, les inscriptions<br />

des athlètes, la mise à disposition<br />

de matériel, etc. Cette année, on a<br />

comptabilisé 19 meetings en piste<br />

et en salle.<br />

Quant à la course à pied horsstade,<br />

le calendrier inclut plus de<br />

120 courses, cross, trail et route<br />

confondus. Un calendrier très<br />

varié qui est suivi par la Commission<br />

Départementale Running<br />

(anciennement connue sous le<br />

nom de CDCHS) : la déclaration du<br />

calendrier, l’étude des dossiers, le<br />

conseil aux organisateurs, la veille<br />

réglementaire et la mise à disposition<br />

de matériel de sécurité et<br />

d’organisation ont été les missions<br />

principales pendant toute<br />

la saison.<br />

En ce qui est de l’évolution des<br />

licences, le Comité affiche une<br />

tendance à la hausse, avec une<br />

augmentation à date de 1,5 %<br />

depuis l’an dernier. Une tendance<br />

particulièrement marquée dans<br />

cette dernière décennie, avec<br />

plus de 71% de licenciés en plus<br />

depuis 2010, même si cette croissance<br />

exceptionnelle a ralenti ces<br />

dernières saisons."


12<br />

Le Black Moutain <strong>Trail</strong><br />

LA RECONNAISSANCE<br />

"Des moments de partage<br />

Les reconnaissances du Black Moutain <strong>Trail</strong> sont toujours de bons moments !<br />

Le Black Mountain <strong>Trail</strong>, c’est<br />

devenu une habitude, organise<br />

quelques reconnaissances<br />

avant l’épreuve pour bien se<br />

familiariser avec son parcours.<br />

Ces rendez-vous sont un bon<br />

moyen de se faire plaisir en<br />

partageant un bon moment<br />

et suer un peu sur les pentes<br />

du Pic de Nore. Comme une<br />

séance d’entraînement améliorée.<br />

Cette année trois sorties<br />

étaient proposées au grand<br />

public. Une tous les quinze<br />

jours à partir du 1er février.<br />

Nous étions donc sur la première<br />

d’entre elles. Histoire de<br />

prendre un peu la température<br />

à un mois et demi de la mythique<br />

course tarnaise.<br />

Le rendez-vous était fixé à 14h le<br />

1er février pour la première reconnaissance<br />

du Black Moutain <strong>Trail</strong> du<br />

côté du stade municipal de Saint-<br />

Amans Soult. Malheureusement au<br />

réveil la météo n’est pas terrible. Il<br />

pleut dans tout le département et<br />

si certains ont déjà laissé tomber<br />

l’idée d’aller courir, d’autres se renseignent<br />

auprès des organisateurs<br />

pour savoir si la sortie est maintenue.<br />

« Pas de souci, pas d’inquiétude<br />

» nous répond-il aussitôt. « Le<br />

soleil est prévu à partir de 13h ! »<br />

Bon de toute façon, le trail c’est<br />

pas toujours dans des conditions<br />

idéales. On peut même dire, sans<br />

tomber dans la tragédie d’il y a<br />

deux ans où la course avait dû être<br />

annulée au tout dernier moment<br />

à cause d’importantes chutes de<br />

neige, que la pluie et le froid font<br />

partie intégrante de la discipline.<br />

Aussi dès 13h30, le parking du<br />

stade commence à se remplir.<br />

Environ 35 courageux auront fait le<br />

déplacement. Florent Julié, enfant<br />

du village, instigateur de ses reconnaissances,<br />

propose un petit mixte<br />

entre le 18km et le 33km, deux distances<br />

du programme du trail. « On<br />

va essayer de faire 25 km en tout<br />

et de passer par le vide-tripes pour<br />

se rendre compte un peu de la difficulté<br />

du parcours ! »<br />

Le message est clair. On ne va<br />

pas se rouler les pouces à cause<br />

de l’humidité ambiante. Pendant ce


Le Black Mountain <strong>Trail</strong> 13<br />

DU 1ER FEVRIER<br />

et de convivialité..."<br />

temps dans le club house du stade,<br />

on commence déjà à préparer le<br />

ravitaillement d’après-course. Même<br />

pour les reconnaissances, on n’en<br />

oublie la convivialité et l’accueil qui<br />

y ont fait toute la réputation de ce<br />

Black Mountain ! Une surprise nous<br />

attend donc au retour. Cela donne le<br />

moral d’entrée. Philippe Arnaud, l’un<br />

des principaux organisateurs, et une<br />

poignée de bénévoles sont déjà sur<br />

le pied de guerre. C’est prometteur.<br />

A 14h05, on est déjà partis. Pas<br />

le temps de trop traîner car le mot<br />

d’ordre est d’être absolument rentré<br />

avant la nuit. Normal. Après<br />

deux petits kilomètres de bitume,<br />

on entame la longue montée dans<br />

la forêt. Le sentier parfois devient<br />

comme une petite rivière mais la<br />

plupart du temps, recouvert d’une<br />

belle couche de feuilles mortes, on<br />

ne se salit quasiment pas les pieds.<br />

C’est agréable. Le premier arrêt se<br />

fera, comme à l’habitude, du côté<br />

« des glaçons ». Petit nom donné à<br />

un endroit où dévale une magnifique<br />

cascade. Il est vrai que l’an passé<br />

à la même époque pour la reco, la<br />

météo était si froide que l’endroit<br />

était gelé et l’eau ne coulait plus<br />

mais des stalactites avaient pris<br />

place dans ce magnifique tableau.<br />

Le peloton s’est franchement étiré<br />

mais aujourd’hui ce n’est pas la<br />

course. Chacun a le temps de prendre<br />

le temps et profite au mieux<br />

du décor. On doit déjà être à 500m<br />

d’altitude. La brume est omniprésente.<br />

Cela donne un caractère<br />

presque magique à notre avancée.<br />

Seul le vent nous rappelle à la raison<br />

et nous pousse à repartir tout<br />

de même pour ne pas prendre froid.<br />

C’est l’occasion aussi de discuter<br />

avec deux membres du groupe croisés<br />

au hasard de la montée.<br />

« Nous sommes deux frères qui<br />

habitons à quelques kilomètres d’ici<br />

» se lance Nicolas assez enthousiaste.<br />

« Nous ne sommes pas<br />

inscrits pour la simple raison que<br />

cela tombe avec le marathon de<br />

Barcelone. Mais promis nous nous<br />

inscrirons l’année prochaine. Quand<br />

nous avons appris qu’il y aurait une<br />

reconnaissance aujourd’hui, nous<br />

avons sauté sur l’occasion. C’était<br />

un bon moyen de faire un entraînement<br />

groupé avec une découverte


14<br />

Le Black Mountain <strong>Trail</strong><br />

LA RECO NNAISSANCE<br />

Un petit tour par<br />

du massif. Bien sûr nous connaissons<br />

l’endroit mais il y a tellement<br />

de sentiers ici que nous avons toujours<br />

des endroits à découvrir… »<br />

Tout le monde est désormais<br />

regroupé et on repart de plus belle.<br />

Florent Julié fait le va et vient entre<br />

les premiers et les derniers. Ils<br />

encouragent tout le monde et motivent<br />

ceux qui en ont besoin. Il est<br />

vrai que la pente n’est pas évidente.<br />

Le Black Mountain a la réputation<br />

d’être une épreuve « rugueuse », ce<br />

n’est pas pour rien.<br />

« Je suis un enfant du pays »<br />

nous explique donc Florent, guide<br />

du jour. « J’habite depuis toujours à<br />

Saint Amans Valtoret et je connais<br />

donc ce massif comme ma poche.<br />

Quand j’ai su qu’un trail allait s’organiser<br />

dans le coin, je me suis rapproché<br />

aussitôt de l’organisation.<br />

Les reconnaissances me tiennent<br />

vraiment à cœur car elles permettent<br />

de faire découvrir l’endroit<br />

sans pression. Tout le monde a le<br />

sourire, il n’y a pas de compétition.<br />

On peut prendre le temps. Discuter.<br />

En profiter pleinement et puis pour<br />

certains cela permet tout de même<br />

de se rendre compte aussi de ce qui<br />

les attend pour le 14 mars. »<br />

Plus haut, le brouillard se fait<br />

plus dense. Le temps file plus vite<br />

que prévu et il devient évident que<br />

nous ne pourrons pas aller tout<br />

à fait en haut sur le Pic de Nore,<br />

point d’orgue de tous les parcours<br />

de la course. Tant pis. Chacun a<br />

conscience toutefois qu’il ne faut<br />

pas prendre de risque. Mais nous<br />

ne passerons pas à côté toutefois<br />

du fameux « vide-tripes ». Tout le<br />

monde en parle depuis le début de<br />

l’après-midi. Le nom fait peur ou<br />

fantasmer. Un passage de 700m en<br />

gros avec des passages à près de<br />

30%, droit dans la pente. Sans véritable<br />

sentier. Seules quelques marques<br />

sur les arbres nous orientent<br />

dans la bonne direction. Certains du<br />

groupe se sentent pousser des ailes<br />

et essayent de tenter le record de<br />

la montée. Mais à moitié montée,<br />

les soufflent sont déjà courts. Cette<br />

montée porte bien son nom. Et dire<br />

que l’on doit se la farcir durant la<br />

course après déjà pas mal de bornes<br />

dans les pattes et autant juste<br />

après. Un moment de vérité. Sur<br />

le chemin sur lequel on débouche<br />

après ce passage, tout le monde<br />

attend à nouveau tout le monde.<br />

L’excitation est palpable. On se félicite,<br />

on se tape dans les mains. Un<br />

bon, si l’on peut dire, moment de


Le Black Mountain <strong>Trail</strong> 15<br />

DU 1ER FEVRIER<br />

la "vide-tripes" !<br />

cette reconnaissance !<br />

« Je ne raterais ces recos pour<br />

rien au monde » précise Christelle à<br />

son tour. « Je suis de nouveau inscrite<br />

sur le Black Mountain. Cette<br />

année sur le 33km. Je travaille à<br />

Saint Amans donc je connais bien<br />

l’endroit mais ce n’est pas une<br />

raison pour ne pas participer. J’ai<br />

sympathisé avec une bonne partie<br />

des organisateurs et j’aime<br />

cet état d’esprit. C’est un peu<br />

la famille désormais. C’est vrai<br />

qu’aujourd’hui, la météo n’était pas<br />

de la partie mais franchement ça<br />

aurait pu être pire ! »<br />

La descente qui s’annonce est<br />

également propice à quelques<br />

sprints mémorables. Arrêt toutefois<br />

à la Croix de Roques à 3km de<br />

l’arrivée pour une photo souvenir.<br />

Le groupe restera bien soudé jusqu’au<br />

bout du bout tant et si bien<br />

que nous regagnons le stade vers<br />

17h45. Tout juste pour l’apéro,<br />

diront les bonnes langues. Mais<br />

depuis tout à l’heure, les choses<br />

ont aussi bien évoluées dans le<br />

club house. Philippe, boucher de<br />

métier, a fait chauffer la marmite de<br />

l’amitié. Il a mis quelques « farinels<br />

» à cuire. Une spécialité locale très<br />

proche de la bougnette que tout le<br />

monde connait bien dans le coin.<br />

La recette doit rester secrète mais<br />

on ne trahira rien si l’on dit que la<br />

couenne de porc fait partie du tout.<br />

L’odeur met l’eau à la bouche. Les<br />

heures passées dans la montagne<br />

ont creusé les appétits de tous. Le<br />

graillou retaperait n’importe qui,<br />

même le plus crevé des traileurs.<br />

« Nous mettons un point d’honneur<br />

à proposer quelque chose de<br />

bon et de local » conclut Philippe.<br />

« C’est notre signature. Après l’effort,<br />

le réconfort et c’est vrai que<br />

l’on aime faire la fête, se retrouver<br />

autour d’une bonne table. C’est<br />

aussi pour cela que nous faisons<br />

pas mal d’efforts sur nos ravitos<br />

durant la course. Il faut que le<br />

traileur en profite au maximum.<br />

Pour beaucoup, la performance<br />

passe en second. Il faut « trimer<br />

» bien sûr mais avant tout se faire<br />

plaisir. »<br />

Plaisir des yeux et plaisir du goût.<br />

Le Black Mountain <strong>Trail</strong> ou l’emprise<br />

des sens. Finalement cette épreuve<br />

a vraiment du sens. Vivement les<br />

deux prochaines reconnaissances!


16<br />

Le <strong>Gruissan</strong> <strong>Poli</strong> <strong>Trail</strong>


Le <strong>Gruissan</strong> <strong>Poli</strong> <strong>Trail</strong> 17<br />

LE 16EME GPT<br />

Rencontre avec Philippe Propage<br />

Philippe Propage, c'est le responsable<br />

de l'équipe de France<br />

de trail depuis quelques<br />

années. Il venait pour la première<br />

fois du côté de <strong>Gruissan</strong><br />

et de son épreuve. Il a pu donc<br />

y faire quelques repérages à<br />

n'en pas douter !<br />

1) Peux-tu te présenter en quelques<br />

mots ?<br />

Je suis trailer depuis ...l’autre siècle<br />

, je dirai même l’autre millénaire<br />

!!! mes débuts dans cette discipline<br />

date des années 1996 avec la découverte<br />

du grand trail des templiers ,<br />

auparavant j’ai fait de la route du<br />

10km au marathon . Depuis 2009<br />

j’ai la chance d’encadrer d’équipe<br />

de France avec de très beaux résultats<br />

.<br />

2) étais-tu déjà venu sur le GPT?<br />

C’est la première fois que je viens<br />

sur cette épreuve ou pourtant plusieurs<br />

coureurs que j’entraine ont<br />

remportés la victoire . Mais cette<br />

année je suis présent suite à l’invitation<br />

de Sylvie FERRASSE , l’une des<br />

chevilles ouvrières de ce trail , qui<br />

m’a proposé de présenter mon livre<br />

mais aussi de faire un questionsréponses<br />

la veille de la course en<br />

fin de journée au palais des congrès.<br />

C’est aussi parce que j’apprécie<br />

beaucoup cette organisation que je<br />

n’ai pas hésiter et en plus de pouvoir<br />

peut-être rencontrer mon "dole" rugbistique<br />

: Didier Codorniou (le maire<br />

de <strong>Gruissan</strong>) !<br />

3) que viens-tu y faire précisément?<br />

Je viens aussi pour voir cette<br />

épreuve de début de saison qui a<br />

toujours été marquée par le passage<br />

de grands champions et qui se<br />

déroule dans une région plus connue<br />

pour ces plages que pour son relief<br />

et pourtant ! Tous ceux qui y participent,<br />

reconnaissent que c’est bien<br />

un «VRAI» trail ! Et puis c’est vrai<br />

aussi que j’aurai un oeil tout particulier<br />

pour ce qui va se dérouler sur<br />

le devant de la scène, car a l’image<br />

de l’an dernier sur le trail du ventoux<br />

j’avais la découverte de Blandine<br />

L'hirondel , peut-être que là aussi<br />

j’aurai une bonne surprise !<br />

4) auras-tu le temps d’aller courir<br />

durant le week-end?)<br />

J’ai déjà été courir tout à l’heure<br />

sur la plage en direction de narbonne-plage<br />

par contre dimanche, e<br />

regarde courir les autres. C’est quand<br />

même ma priorité aujourd’hui !


18<br />

Le <strong>Gruissan</strong> <strong>Poli</strong> <strong>Trail</strong><br />

LE 16EME<br />

Entre cailloux et<br />

Pour sa seizième édition, le<br />

<strong>Gruissan</strong> <strong>Poli</strong> <strong>Trail</strong> a joué entre<br />

soleil et bruine, entre journée<br />

parfaite du samedi et journée<br />

couverte du dimanche.<br />

Mais pour tous les inscrits en<br />

tout cas, près de 2500 cette<br />

année encore, pas de quoi en<br />

faire tout un plat. Au contraire<br />

même, c’était une nouvelle fois<br />

un vrai week-end inoubliable.<br />

Comme un petit air de vacances<br />

!<br />

Dans le Massif de la Clape, du<br />

côté de <strong>Gruissan</strong>, on peut très facilement<br />

se perdre sans carte, ni GPS.<br />

Les sentiers font place aux sentes et<br />

les sentes aux chemins. Il y a ainsi<br />

des dizaines de kilomètres de possibilités<br />

pour le plus grand plaisir des<br />

marcheurs et des vététistes. Chaque<br />

endroit porte un petit nom bien à lui<br />

et le plus souvent quelques parcelles<br />

non loin sont aménagées pour le plus<br />

grand plaisir de quelques habitants<br />

en quête de retour aux sources. Les<br />

Auzils, l’Hospitalet, les Chevriers…<br />

des petits noms qui n’apparaissent<br />

le plus souvent même pas sur les<br />

cartes. Vers midi, à l’intersection de<br />

deux petits sentiers, un bénévole tient<br />

son poste avec sérieux, talkie-walkie<br />

fixé au poignet. Deux spectateurs<br />

qui passaient par là, ou plutôt deux<br />

randonneurs qui se demandaient ce<br />

qui pouvait bien se passer par ici, lui<br />

tiennent compagnie. Le premier du<br />

50km du <strong>Gruissan</strong> <strong>Poli</strong> <strong>Trail</strong>, ne va<br />

plus tarder. Il caracole en tête et est<br />

en train de faire un véritable show<br />

sur la course. Il est vrai que c’est un<br />

des meilleurs français actuellement<br />

sur le circuit et ce genre de parcours<br />

l’avantage particulièrement. Et en<br />

effet dans la descente qui l’emmène<br />

vers le 40ème km, déjà, il semble<br />

jouer avec les aspérités du passage<br />

pourtant délicat qui nous fait<br />

face. Une descente sans réelle trace<br />

avec plein de petites pierres qui ne<br />

demandent qu’à rouler jusqu’en bas.<br />

La foulée est encore légère. Il est à<br />

fond. Il ne se soucie guère de savoir<br />

si il a un peu, beacoup ou à la folie<br />

d’avance. Il trace. Ses appuis sont<br />

brefs, assurés, presque animal. Il<br />

est dans son élément. Le bénévole,<br />

assis sur sa petite chaise pliante,<br />

n’en revient pas. Il devra attendre un<br />

bon quart d’heure pour voir passer le<br />

second. Cette première manche du<br />

<strong>Trail</strong> Tour Narional, ne pouvait échapper<br />

à Sébastien Spehler. C’était écrit.<br />

Mais le massif de la Clape, grand<br />

comme un bout de département, en<br />

aura déjà vu passer des traileurs à<br />

cet instant précis. C’est même quasiment<br />

la fin du week-end. Et tout le<br />

monde est toujours ravi de venir se «<br />

tester » un peu ici en début de saison.<br />

Parce que ça fleure bon les vacances,<br />

parce qu’aussi l’endroit est vraiment<br />

propice à la pratique du trail, voire<br />

à sa découverte. On enchaîne avec<br />

des passages de garrigues, des chemins<br />

d’herbe tracés dans des petites<br />

vignes qui semblent abandonnés,<br />

puis on se retrouve dans des gorges<br />

comme des mini-canyons où il faut<br />

relancer pour ne pas rester planter.<br />

Ensuite il y a tous ces sentiers faits<br />

essentiellement de caillasses. Des<br />

cailloux de toutes les dimensions. Des<br />

tous petits qui roulent sous les pies et<br />

d’autres plus gros, plus stables aussi,<br />

mais dont il faut se méfier. Puis<br />

il y a des passages plus techniques<br />

dans des petites parois où les cordes<br />

aident les moins téméraires. Et enfin<br />

il y a ces sommets atteints comme<br />

autant de points de vue magnifiques.<br />

Ici la mer que l’on devine, là l’étang<br />

en contrebas. La Clape est vraiment<br />

un coin à part de France. Un petit<br />

bout de paradis qui mérite que l’on<br />

s’y attarde plus de quelques jours<br />

pour bien l’appréhender ou bien que


Le <strong>Gruissan</strong> <strong>Poli</strong> <strong>Trail</strong> 19<br />

GPT<br />

joujoux!<br />

l’on y revienne chaque année. Un<br />

peu comme le fait Sylvaine Cussot,<br />

la championne au sourire éclatant.<br />

L’égérie d’i-run l’avait emporté l’année<br />

passée pour la première fois<br />

après 7 tentatives et six places de<br />

deuxièmes. Cette année encore, elle<br />

va trouver plus forte qu’elle. Juste<br />

un peu plus forte en la personne de<br />

Jennifer Lemoine. Et ainsi avec une<br />

nouvelle place de « Poulidor » rentrait<br />

encore un peu plus dans le cœur du<br />

public local qui commence à bien la<br />

connaître. C’est un peu la marraine à<br />

vie de l’épreuve. Si l’on peut dire !<br />

Les époux Ferrasse, à la tête de<br />

l’épreuve, après tant d’années dont,<br />

ont fait un gros travail et savent<br />

accueillir sans souci un aussi grand<br />

contingent de traileurs. Car à <strong>Gruissan</strong>,<br />

le sportif est gâté. On a parlé<br />

du parcours mais les repas proposés,<br />

entre pasta-party et déjeûner<br />

d’après-effort ont de quoi redonner<br />

vie au corps même le plus meurtri.<br />

Cassoulet du terroir, moules pêchées<br />

non loin, saucisses qui fuit entre les<br />

mains… bref on vient pour se ressourcer<br />

et se restaurer. Le <strong>Gruissan</strong><br />

Sports Evenements sait pouvoir<br />

compter sur plus de deux cents<br />

bénévoles. C’est énorme. D’autant<br />

plus qu’en parallèle, un mini-salon<br />

partenaires est organisé et tient en<br />

haleine tout ce beau monde dans<br />

l’entre deux courses. On y retrouve<br />

surtout les amis d’amis… Le trail<br />

des Citadelles, le Brassacatrail, le<br />

Marathon du Médoc, l’Utrariège et<br />

j’en passe… Chacun apportant avec<br />

lui un peu de son terroir et de ses<br />

spécialités. Les sponsors ne sont pas<br />

loin non plus. ..<br />

Mais avant de conclure, résumons<br />

donc le déroulé des différentes épreuves<br />

pour n’oublier personne. La première<br />

journée du GPT s’est déroulée<br />

dans des conditions météos idéales.<br />

Une température clémente avec une<br />

quinzaine de degrés, un léger petit<br />

vent pour rafraîchir mais quasi rien et<br />

un beau soleil en permanence. Ceux<br />

qui avaient opté pour le <strong>Trail</strong> des<br />

Chevriers (12km) ou le <strong>Trail</strong>hounet<br />

(18km) avaient misé sur le bon jour.<br />

Sans parler bien sûr de la marche<br />

nordique et des enfants. Plus de 1500<br />

dossards déjà rien que sur le samedi.<br />

Aussi c’est avec un grand sourire que<br />

les organisateurs, Sylvie et Yves en<br />

tête, donnaient les premiers départs à<br />

14h. Sur le 12km, Lilian Médus a été<br />

royal et Alizé Bellan en féminines pas<br />

inquiétée. Sur le 18km, la bagarre en<br />

tête n’a pas vraiment eu lieu puisque<br />

Orlan Ayaden a pris les commandes<br />

d’entrée de jeu pour ne jamais plus<br />

les quitter. Ce fut plus serré chez ces<br />

dames avec Flavie De Meerleer qui<br />

l’emporte avec moins d’une minute<br />

d’avance sur Hélène Vidal.<br />

La deuxième journée aura été un<br />

« poil » plus tristounette avec une<br />

petite bruine au départ. Pas de quoi<br />

effrayer toutefois les courageux coureurs<br />

du 25 (Las Caladas) et du 50km<br />

(GPT), ni d’ailleurs les féminines du<br />

8km (La <strong>Gruissan</strong>ote). Plus de 1000<br />

dossards sur cette matinée, à rajouter<br />

donc à ceux de la veille. Sébastien<br />

Spheler sur le long et Killian Allaire<br />

sur le 25 ont été intouchables, audessus<br />

du lot tout simplement. Eugenie<br />

Scweizer, elle, gagne Las Caladas<br />

en féminines et Jennifer Lemoine<br />

gagne le long devant Sylvaine Cussot<br />

donc !<br />

Non vraiment ce petit week-end<br />

de février à <strong>Gruissan</strong> est toujours<br />

un moment à part dans la vie d’un<br />

traileur. A vivre au moins une fois !<br />

R.J.


20 En Languedoc<br />

lors les quatre manches de cette 22e<br />

édition. Le premier rendez-vous est<br />

prévu ce dimanche 3 novembre dans<br />

le cadre du 47e cross de la Saucisse,<br />

organisé à St-Jean-du-Gard, sur le<br />

tourniquet de l’Aquarium. A noter<br />

qu’un cross open de 4km, ouvert des<br />

cadets aux vétérans, est également<br />

au programme de cette matinée<br />

qui débutera à 10h. Les inscriptions<br />

gratuites, sont possibles sur place<br />

dimanche. Contact tel 0681050720<br />

Les 4 manches du challenge<br />

2019/2020 : 3 novembre (St-Jeandu-Gard),<br />

17 novembre (Les Fumades), 19<br />

janvier (Cardet), 1er mars (St Chaptes)<br />

La Cévenole Laurence<br />

Noel 4e avec l’équipe<br />

de France<br />

Laurence Noel, qui s’entraîne<br />

essentiellement aux abords du stade<br />

Pujazon à Alès, a brillamment honoré<br />

sa sélection en équipe de France à<br />

Albi, en se classant 25e féminine aux<br />

championnats du Monde des 24h. En<br />

parcourant 218km800m, celle qui<br />

est également principale au collège<br />

de Bessèges, a pulvérisé son record<br />

personnel, permettant, dans la foulée,<br />

à l’équipe de France féminine de<br />

se classer 4e parmi les 45 nations<br />

représentées sur ces championnats.<br />

Troisième française, elle se retrouve<br />

du même coup sélectionnée pour les<br />

championnats d’Europe qui auront<br />

lieu en avril 2020<br />

Première manche du<br />

22e challenge Pujazon<br />

C’est parti pour une belle et attractive<br />

saison de cross-country, discipline<br />

hivernale débutant traditionnellement<br />

le 1er novembre, pour se terminer<br />

cette saison le 8 mars 2020, avec<br />

les championnats de France qui se<br />

dérouleront à Montauban. Pour ce qui<br />

concerne les catégories des écoles<br />

d’athlétisme, pas encore invitées aux<br />

finales nationales, le challenge Pujazon,<br />

mis en place dans le Gard depuis<br />

1998, permet de fédérer autour d’une<br />

pratique formatrice et conviviale. Ils<br />

seront encore nombreux cette année,<br />

des catégories éveils athlétiques,<br />

poussins, benjamins et minimes, à<br />

évoluer sur les parcours proposés<br />

Kevin Lapeyre et<br />

Sébastien Fleury, en<br />

forme avant les France<br />

Le spectaculaire circuit du lac<br />

d’Atuech et l’ACN Anduze ont accueilli,<br />

sous le soleil, les championnats d’Occitanie-zone<br />

Méditerranée de crosscountry,<br />

organisés sous l’égide de la<br />

Ligue Régionale et du Comité du Gard<br />

du Sport Adapté. Sur le site des championnats<br />

de France de 2015, et d’un<br />

possible championnat de France dans<br />

les années à venir, la participation fût<br />

remarquable avec 80 concurrents,<br />

venus de la Lozère, des Pyrénées<br />

Orientales et bien sur représentant<br />

les clubs Gardois. Des clubs Gardois<br />

qui vont se tailler la part du lion, grâce<br />

notamment à Kévin Lapeyre de l’A<br />

Nîmes 30, brillant vainqueur du cross<br />

long (6000m) en 23’51», après une<br />

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En Languedoc<br />

21<br />

boucle de 2km tracée autour de la<br />

salle Aragon, à proximité de laquelle<br />

étaient jugées les arrivées des coureurs.<br />

Le bonheur était dans<br />

le tourniquet !<br />

belle lutte avec le licencié du CD30,<br />

Baptiste Gérard, parti en tête, mais<br />

finalement deuxième en 24’25»,<br />

tandis que le bronze était récolté par<br />

le Lozèrien de Marvejols-Palherets<br />

Jonathan Lecourtois, en 24’49». «Je<br />

suis très satisfait de ma course. Je<br />

suis parti prudemment, puis j’ai bien<br />

géré mon avance. Aux championnats<br />

de France je viserai bien sur le<br />

podium», pointait le jeune Nîmois, qui<br />

sera donc du déplacement à Nantes,<br />

les 27 et 28 février prochains, pour<br />

tenter de ramener une nouvelle<br />

médaille. A noter dans cette course<br />

le titre remporté en vétérans par<br />

Alexandre Vieilledent, de l’AS Les<br />

Olivettes, en 31’59». La deuxième<br />

course la plus spectaculaire, le cross<br />

court de 2500m, fût remportée par le<br />

champion de France en titre, Sébastien<br />

Fleury de l’ACN Anduze, qui a<br />

du néanmoins batailler ferme pour<br />

devancer le Lozérien Bertrand Violo.<br />

En effet, parti résolument en tête,<br />

le représentant de l’AS Les Genets-<br />

Laval Atger, a longtemps fait figure de<br />

vainqueur avant de caler dans les 300<br />

derniers mètres et de se faire rejoindre<br />

puis distancer par le Gardois. En<br />

11’57», Sébastien Fleury précède sur<br />

la ligne Bertand Violo, 12’20» et un<br />

autre Anduzien Werner Domgorgen,<br />

13’20». A noter dans cette course le<br />

succès de la Lozérienne de l’AS Les<br />

Genets, Morgane Merle, en 16’38».<br />

Dans les autres courses par classification,<br />

ce sont Benjamin Pujol, de l’A<br />

Nîmes 30, Mélodie Philippe , de l’ACN<br />

Anduze, Luc Jeanne de Palheret SA,<br />

Nathalie Babec et Corinne Garcia, de<br />

l’ALSA Bouldoire, Thomas Grand et<br />

Jean Michel Guillemot de l’AS Les<br />

Olivettes, qui ont été titrés<br />

Christopher Berraho<br />

et l’ACN Anduze sont<br />

allés au charbon<br />

L’équipe de jour, qui prenait son<br />

poste ce dimanche matin à 10h aux<br />

Salles-du-Gardon, a rassemblé 328<br />

coureurs, dont 95 pour le seul club<br />

de l’ACN Anduze, sur les nouveaux<br />

circuits proposés à l’occasion de<br />

cette 35e «Ladrecht», dédiée au souvenir<br />

du passé minier Cévenol, après<br />

les dernières gréves de 1984. Sur le<br />

parcours des 12km (227 concurrents<br />

classés), c’est un trio de masters<br />

anduziens qui va faire la course en<br />

tête en compagnie du favori, l’Alésien<br />

Christopher Berraho. Le leader<br />

du challenge Alès Agglo, licencié à<br />

l’Alès C2A, va finalement s’imposer<br />

en 40’ pile. Dans sa foulée, Pierre<br />

Devarieux, 40’46», Kévin Paulsen,<br />

42’36», Camel El Gharbi, 42’49», et<br />

leur jeune coéquipier senior Frank<br />

Vergote, 43’5», complètent le top 5<br />

masculin. «Superbe tracé, et belle<br />

fête de la course à pied», commentera<br />

Berraho, l’homme fort de cette<br />

épreuve disputée sous un soleil inespéré.<br />

Chez les dames, l’inoxydable<br />

master 2 alésienne Françoise Dumas,<br />

non-licenciée, a une nouvelle fois fait<br />

parler la poudre en s’imposant au<br />

terme d’un cavalier seul de 53’10».<br />

Ce sont deux représentantes de l’ACN<br />

Anduze, Florence Martin, 54’6», et<br />

Anne-Marie Skora, 56’35», qui montent<br />

sur les deux autres marches du<br />

podium. Sur le circuit des 6km (101<br />

participants), le spécialiste du 800m<br />

de l’Alès C2A, Emeric Assenat, a fait<br />

valoir sa pointe de vitesse pour l’emporter<br />

en 19’15», juste devant un trio<br />

d’Anduziens, composé de Jean Cloux,<br />

19’23», Alexandre Coin, 19’35», Enzo<br />

Ferrier, 19’48», et du champion de<br />

France de cross sport adapté de l’A<br />

Nimes 30, Kévin Lapeyre, 19’53». En<br />

féminines, ce sont trois représentantes<br />

de l’ACN Anduze, Delphine Codémo,<br />

23’59», Ambre Jodts, 24’29»,<br />

et Laura Schwéda, 26’1», qui ont<br />

squatté le podium. Le club Anduzien,<br />

complétera sa moisson de podiums<br />

dans le cadre de la course du sport<br />

adapté, qui s’est déroulée sur une<br />

Malgré l’averse matinale, digne<br />

d’un vrai temps de cross, les 327<br />

athlètes engagés à cette 47e édition<br />

du cross de la Saucisse, ont assuré<br />

le spectacle sur le sélectif et exigeant<br />

tourniquet de l’Aquarium. Avec le<br />

retour du soleil, l’ambiance est allée<br />

crescendo lors de cette première<br />

manche du challenge Pujazon, disputée<br />

essentiellement par des représentants<br />

des écoles d’athlétisme Gardoise.<br />

Assya et Yanis Morrissey, du<br />

Rochefort Athlétisme, Sacha Guiraud<br />

Galant, de l’Athlé Nîmes 30, Margaux<br />

Daguzon, du Lunel Athlétisme, Margaux<br />

Martinez, du Béziers Athlétisme,<br />

Ninon Paulon de l’ACN Anduze, Hugo<br />

Fajon, de l’Alès ATAC, Nisrine Abida,<br />

du Bagnols MA, et Victor Claisse, de<br />

l’Alès ATAC, sont les jeunes lauréats<br />

du jour, dans leur catégorie respective.<br />

Le cross court open, réservé aux<br />

catégories cadets à vétérans, disputé<br />

sur 4000m, a vu la belle victoire en<br />

14’13» du prometteur cadet Lunellois,<br />

Mathis Garde, qui devance le<br />

master de l’ACN Anduze, Camel El<br />

Gharbi, 14’19», à la bagarre avec<br />

Rémi Viollet, de l’Alès ATAC, troisième<br />

en 14’22». Chez les dames, c’est Delphine<br />

Codémo, de l’ACN Anduze, qui<br />

s’impose en 18’12», en précédant sur<br />

la ligne d’arrivée, Sandra Philibert, du<br />

RT Nîmes 30, 19’27», et Ingrid Julier,<br />

de l’Athlé Nîmes 30, 19’38»


22<br />

Le rendez-vous


A ne pas rater 23

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