ON mag - Guide casques et écouteurs audiophiles 2020

Pierre.Stemmelin

A l'essai : 22 casques et écouteurs Hifi, true wireless ou à réduction de bruit plus 6 sources

mag

Edition 2020/1

22

modèles hifi

et true wireless

+ 6 sources à

l’essai

CASQUES et ÉCOUTEURS

AUDIOPHILES



3 ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

SOMMAIRE

CASQUES HIFI

p.6 - Focal Stellia

p.10 - Fostex TH909

p.12 - Grado PS500e

p.14 - Hifiman Jade II

ÉCOUTEURS TRUE WIRELESS

p.20 - Apple AirPods Pro

p.24 - Beats Powerbeats Pro

p.26 - Jabra Elite 75t

p.28 - JBL Reflect Flow

p.30 - JVC HA-A10T

CASQUES NOMADES

p.56 - Periodic Audio CA

p.58 - Shure BT2 + SE 535

SOURCES

p.62 - AudioQuest DragonFly Cobalt

p.64 - Cowon Plenue R2

p.66 - Fiio M11

p.68 - iFi Audio Zen DAC

p.70 - Lehmann Linear D II

p.72 - Shanling M0

CASQUES DE GAMER

p.76 - Audeze LCD GX

p.78 - Sennheiser GSP 370

p.34 - Bang & Olufsen Beoplay H9

p.36 - Beats Solo Pro

p.38 - Bowers & Wilkins PX7

p.40 - Dali iO-6

p.42 - Plantronics BackBeat Go 810

p.44 - PSB M4U-8

p.46 - Sennheiser Momentum 3 Wireless

ÉCOUTEURS INTRA-AURICULAIRES

AUDIOPHILES

p.52 - Audeze LCD-i3

p.53 - Fiio FH7

Ce magazine vous est offert par ON-Mag.fr

Vous avez le droit de le consulter, l’imprimer, le diffuser, le redistribuer dans son intégralité sans

restriction. Cependant, tout découpage, tout retrait et toute modification sont interdits sauf

autorisation préalable de notre part.

Communication : Manuel Courbo (régie Catset), mcourbo@gmail.com, 06 61 09 14 46

Rédaction : Alexandra Bellamy, manuel Courbo, Guillaume Fourcadier, Pierre-Yves Maton,

Pierre Stemmelin


BackBeat PRO 5100

UN SON EXCEPTIONNEL

UNE LIBERTE

TOTALE.

1

2

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3

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UN SON IMMERSIF ET DES EMBOUTS A ISOLATION

PHONIQUE POUR ELIMINER LES BRUITS INDESIRABLES

UNE QUALITE AUDIO CLAIRE LORS DES APPELS

AVEC 4 MICROS ANTIBRUIT ET LA TECHNOLOGIE

EXCLUSE WINDSMART

CONFORT ET PERFORMANCE AVEC NOS ECOUTEURS

SANS FIL TRUE WIRELESS LES PLUS COMPACTS

ET LES PLUS LEGERS JAMAIS CONCUS

JUSQU’A 19,5 HEURES D’ECOUTE AVEC ETUI DE

CHARGEMENT ULTRA-COMPACT


LES CASQUES

HIFI DE SALON


6

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

FOCAL

Stellia

Plus de deux années après son incroyable casque Utopia, le français Focal franchit

une nouvelle étape avec la mise en place de son faux jumeau fermé. Le nouveau

modèle Focal Stellia est ainsi une promesse de luxe et de pure audiophilie qui profite

également des avantages d’un casque Hifi à oreillettes en charge close. Annoncé

début 2019, le Focal Stellia reprend dans les grandes lignes la partie sonore de son

grand frère afin de s’adapter à un public qui souhaiterait un peu plus d’intimité et un

tarif un peu plus léger. Est-il pour autant le grand casque que nous attendions ?

par Guillaume Fourcadier

3000 €

L’irrésistible charme du luxe

Focal ne trompe décidément pas son monde. La

promesse de luxe était là, le Français fait plus que

la respecter. Dès le premier contact avec l’immense

boîte du casque Focal Stellia, nous sommes cueillis

par l’omniprésence de cuir d’excellente qualité.

Dans un compartiment, se loge une seconde petite

boîte, elle aussi tout habillée de cuir, abritant

les câbles jack et XLR (symétrique) dans des

emplacements dédiés en mousse thermoformée.

Dans ce même compartiment, un petit étui façon

grand portefeuille, bien évidemment en cuir,

accueille la documentation. Le reste du coffret est

occupé par le large étui de rangement du casque

dont les inscriptions rappellent l’intégralité de la

gamme de produits Hifi de Focal. Cet étui est rigide

et recouvert de tissu de fabuleuse facture. Sur tous

les points du packaging, Focal fait parler le luxe

made in France avec brio, bien au-delà de ce qui

existe chez la concurrence.

Et que dire du casque Focal Stellia en lui-même !


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

7

nomade ultra haut de gamme, il faudra tout de

même rester dans des environnements semibruyants,

comme un café ou une rue pas trop agitée

pour l’utiliser. Cela est déjà un luxe et en pratique,

l’isolation phonique est assez nettement supérieure

à celle du modèle Focal Elegia. Bien sûr, pour un tel

usage, il faudra aussi composer avec ses dimensions

quelque peu déraisonnables.

Le son du béryllium : une leçon de maîtrise

Bien sûr on pourra trouver le design trop chargé

ou tape-à-l’œil, mais là aussi nous sommes dans ce

qui se fait de mieux en la matière. Un peu différent

de l’Utopia avec ses touches carbonées, le Stellia

affiche une robe entièrement bronze/cognac en

aluminium anodisé avec une large utilisation du cuir.

L’assemblage et la finition sont irréprochables, et

à moins de véritablement le martyriser, le casque

pourra tenir très longtemps. Focal livre le Stellia

avec deux câbles : le premier à terminaison jack 3,5

mm, relativement court (1,2 m) pour une orientation

légèrement nomade ; le second, d’une longueur

de plusieurs mètres, utilise une connectique XLR 4

broches de la marque Neutrik.

Malgré son poids supérieur à 400 g, le Focal Stellia

offre un confort irréprochable car il est parfaitement

équilibré, les coussinets bien enveloppants faisant

le reste. Ce casque laisse suffisamment de marge de

réglage pour s’adapter à toutes les morphologies

de têtes, et la grande souplesse de ses coussinets

lui permet d’être parfaitement recommandable aux

porteurs de lunettes. En tant que casque fermé,

il propose une isolation phonique assez correcte.

Bien qu’il soit présenté en partie comme un modèle

Pour un constructeur, passer de la conception d’un

casque ouvert à celle d’un modèle fermé n’est pas

toujours chose facile. Focal tente ici d’adapter un

transducteur à membrane en béryllium, proche de

celui de l’Utopia, à une charge close. La chambre

acoustique combine à la fois une petite mousse

dense pour amortir l’onde arrière et des parois

hérissées de petites pyramides afin de casser les

ondes stationnaires. Et cela marche ! À l’écoute,

bien que ce casque soit un peu différent de son

grand frère, il ne peut définitivement pas être

considéré comme inférieur.

La signature sonore du Focal Stellia est à la fois

typique de la marque, tout en étant très accessible.

On retrouve clairement ce qui fait la force du

transducteur béryllium : des aigus d’une qualité

exquise, à la fois très naturels, étendus et très

détaillés. Ce matériau rare exprime sa toutepuissance

dans le domaine tout comme il pouvait

déjà le faire sur l’Utopia. De plus, il ne possède

Spécifications

•Type : casque Hifi fermé à transducteurs électrodynamiques

•Transducteurs : 40 mm à membranes en béryllium

•Réponse en fréquence : 5 Hz à 40 kHz

•Impédance : 35 Ohms

•Sensibilité : 106 dB

•Poids : 435 g

•Fourni avec : boîte de rangement thermoformée, câble

court à terminaison jack 3,5 mm, câble long à terminaison

XLR 4 broches

Notre avis

Construction

Performances

Confort

Musicalité

uuu


8 ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

plus cette légère pointe de brillance que certains

considèrent comme de la sécheresse, un des rares

griefs que l’on pouvait avoir à l’encontre de l’Utopia.

Le Stellia se comporte davantage comme une

version évoluée de l’Elegia.

Ainsi retrouvons-nous cet extraordinaire espace

sonore digne des vrais casques ouverts, mais

également un sublime naturel du spectre sonore.

En l’état, le Stellia est même un casque un peu plus

joueur que les autres Focal de la gamme Hifi. Une

légère pointe dans les basses lui permet de gagner

légèrement en impact, il est ainsi un peu moins

neutre que le très (trop ?) transparent Utopia. À

ce titre, il risque bien de devenir le casque le plus

populaire lors des salons audiophiles. Car s’il n’est

pas aussi impressionnant et aussi profond que son

grand frère pour les enregistrements acoustiques de

classique ou de jazz par exemple, il devient un peu

plus passe-partout, un peu plus polyvalent dans un

certain sens.

Difficile de lui trouver un concurrent parmi les autres

casques fermés du marché tant il conserve cette

incroyable maîtrise, ce sens du détail, cette qualité

des timbres. Sans être aussi amples que sur un bon

casque planaire, les basses du Stellia sont animées

de beaucoup d’énergie et de précision. Il ne

manque que des membranes de transducteurs d’un

diamètre un peu plus important pour passer un cap

en la matière.

Le Focal Stellia combine deux avantages.

Premièrement il est extrêmement facile à alimenter,

une simple sortie de baladeur ou de smartphone

ne pose déjà pas de problème côté puissance.

Deuxièmement, il s’améliore grandement au contact

de bons duos DAC-amplificateur. Par exemple,

la différence entre une sortie de smartphone

et un branchement sur le baladeur audiophile

iBasso DX160 est déjà énorme. Le Stellia gagne

en ouverture et en autorité. Donnez-lui une

configuration haut de gamme de salon, il affine

encore son caractère fabuleusement audiophile.

Il ne marquera peut-être pas l’histoire audio au

même titre que l’Utopia, mais le Focal Stellia

constitue une prouesse au moins aussi grande.

Tout simplement le meilleur casque fermé jamais

imaginé, un poil moins technique mais aussi musical,

et même peut-être plus, que son grand frère.


M

DUAL6DAC6HIFI

cowonqfranceOcom

d i s t r i b u é

p a r

Double6DAC6Cirrus6Logic6CS’jGjG

Son6HiRes6jMbxjw’kHz6DSDMà06natif

Bluetooth6AptX

Sortie6jOàmm6y6symétrique6MOàmm6

Sortie6Optique6numérique

Connexion6USB6C6y6Dac6USB6OTG66

Mémoire6jusqu’à6jw’6Go

Autonomie6MTH6en6lecture


10

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

FOSTEX

TH909

Le Fostex TH909 est le nouveau casque Hifi de référence de Fostex. Cette

version à oreillettes en charge semi-ouverte du déjà excellent modèle clos

TH900mk2 est, en quelque sorte, la nouvelle vitrine technologique du

constructeur japonais spécialiste des transducteurs à membrane en biocellulose.

Mais ce n’est pas uniquement une bête de performances. Il est

aussi l’un des casques Hifi les plus musicaux que nous ayons entendu.

par Pierre Stemmelin

2000 €

Nous ne nous attarderons pas trop sur la conception

technique de ce casque Fostex TH909. Elle est

impeccable et nous l’avons déjà décrite en grande

partie lors du test du TH900mk2. On retrouve

exactement la même structure d’arceau, de

glissières et charnières, la même connectique

ainsi que des transducteurs similaires de 50 mm

à membranes en bio-cellulose. La seule grande

différence tient aux coques des oreillettes.

Toujours faites de bois, elles reprennent la très

luxueuse finition en laque Urushi réalisée selon des

techniques artisanales ancestrales japonaises. Mais

elles ne sont plus totalement closes. Chacune est

percée en son centre d’une large fenêtre ronde

partiellement fermée par un filtre acoustique

formé de deux persiennes métalliques et plusieurs

fins panneaux de fibres. La charge n’est ainsi pas

totalement ouverte, mais semi-ouverte. Elle atténue

légèrement les sons venant de l’extérieur comme

ceux s’échappant de l’intérieur, ce qui est plutôt un

avantage pratique.

Les persiennes métalliques ont des découpes en


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

11

losanges de tailles décroissantes qui se croisent afin

de casser les modes de résonances et accroître la

neutralité de la charge. Celle-ci est naturellement

optimisée pour un fonctionnement semi-ouvert. Il en

va de même des caractéristiques du transducteur ou

encore de celles de son support percé de plusieurs

petites ouvertures périphériques, à nouveau filtrées

par des panneaux de fibre et de la mousse dense.

Une restitution sonore sans limite

À l’écoute, pour nous, le travail d’optimisation de

Fostex pour faire fonctionner ce casque TH909 en

charge semi-ouverte est une réussite totale. Par

rapport au TH900mk2, il nous semble gagner sur

tous les paramètres : en finesse, en douceur, en

espace, en aération, en résolution des timbres... La

restitution sonore est toujours extrêmement rapide

et dynamique tout en étant moins incisive, plus

fluide et naturelle. Les sonorités sont plus incarnées,

ont plus de matière. L’équilibre tonal atteint la

perfection. Le TH909 délivre de magnifiques et

riches couleurs, mais ne teinte absolument pas le

son. Il est d’une très grande neutralité. À ce titre, il

sert tous les styles musicaux avec autant d’aisance

et d’élégance. On pourrait lui reprocher de ne

jamais prendre parti, mais on ne connaît aucun autre

casque capable de tant d’équilibre et de tant de

transparence sans tomber dans la froideur.

Le TH909 évolue en souplesse, se montre

attentionné avec la source, même s’il est en mesure

d’en révéler les moindres défauts ou qualités. Il

ne demande pas beaucoup de puissance pour

s’éveiller. Il devient magistral dès que l’on pousse le

volume, paraissant sans limite aussi bien pour ce qui

est de la puissance acoustique que de l’exploration

des confins du spectre audio.

Pour ceux qui se demanderaient ce qui justifie

d’investir un tel prix dans un casque de ce type,

nous avons comparé le Fostex TH909 en direct

avec un autre modèle Hifi à 1000 € que nous

classons parmi les meilleurs de sa catégorie et dont

nous tairons la référence pour ne pas influencer

négativement à son sujet. La différence en matière

de performances sonores est immédiatement

audible et le fossé est immense. Le Fostex TH909,

quelle que soit la source, va beaucoup plus loin

en termes de définition et justesse des timbres,

de détails, de précision, de mise en scène et

réalisme de l’espace sonore. On est dans une

autre dimension. Le Fostex TH909 est un modèle

d’exception et une référence absolue. Nous avons

passé des heures à écouter de la musique avec lui,

faisant défiler nos listes de lecture de morceaux

préférés. Nous ne l’avons jamais pris en défaut

et nous avons vécu avec lui des moments de

pur bonheur audiophile ainsi qu’une expérience

mémorable.

Spécifications

•Type : casque Hifi à oreillettes circum-auriculaires semiouvertes

•Impédance : 25 ohms

•Sensibilité : 100 dB pour 1 mW à 1 kHz

•Puissance max. admissible : 1800 mW

•Réponse en fréquence : 5 Hz à 45 kHz

•Transducteurs : électrodynamiques Biodyna de 50 mm

•Poids : 415 g (d’après notre pesée)

•Câble : amovible de 3 m à gaine en textile tressé

•Coussinets : en mousse à mémoire de forme, habillés de

cuir protéiné

•Accessoires fournis : boîte de rangement en carton,

pochette de rangement en similicuir, pied support de

présentation

Notre avis

Construction

Performances

Confort

Musicalité


12

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

GRADO

PS500e

Le Grado PS500e est le plus petit casque de la «Professional Series» de l’historique

fabricant de Brooklyn. Il reprend le format semi-nomade des modèles de la gamme

Prestige, tournée vers la Hifi et le grand public, apportant un rendu sonore d’une

précision et d’une définition encore plus poussées. par Pierre Stemmelin

850 €

De l’épicerie de Brooklyn au casque audio

: cela reste toujours une vraie affaire de

famille

Grado est un emblème intemporel sur le marché

des casques audio. Ses produits sont toujours

fabriqués dans l’ancienne petite épicerie de

l’arrière-grand-père du numéro 4617 de la 7ème

Avenue de Brooklyn (New York, États-Unis). Ses

ateliers se sont agrandis aux étages de la maison,

mais la société a gardé une gestion familiale et une

dimension artisanale, se transmettant de père en fils

en neveu et en petit-fils. Tout, ou presque est conçu,

façonné et assemblé sur place.

Le look très old school des casques Grado est

immédiatement reconnaissable et il a toujours été

le même depuis les années 1980. Ce n’est pas le

fruit d’un design artificiel récent singeant un style

néovintage. La construction est fidèle à des valeurs

et principes de qualité, à partir de solutions qui ont

fait leurs preuves sur le temps. Le Grado PS500e

est donc un modèle à la structure volontairement

rustique, mais dont les performances ont été très

finement pesées, dosées et optimisées au fil des

décennies.

Une chambre acoustique hybride ouverte, en

aluminium et acajou

Avec ce casque PS500se, on retrouve le classique

arceau Grado fait d’une lame métallique très

souple et élastique, habillée de cuir. Cet arceau

se termine à chacune de ses extrémités par une

pièce en plastique qui accueille la glissière et la

tige de soutien de l’écouteur. Ce dernier bénéficie

d’une large plage de réglage en hauteur et peut

tourner sur 360°. Son coussinet est fait de plusieurs

épaisseurs de mousses taillées dans la masse et de


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

13

densités différentes afin d’optimiser le confort ainsi

que l’acoustique.

L’écouteur lui-même fonctionne en charge ouverte,

protégée par une solide grille, à partir d’un

transducteur maison de 44 mm de diamètre. Sa

structure, ou chambre acoustique, est faite de deux

cylindres emboîtés et collés l’un dans l’autre. Ici,

avec le PS500e, même s’il s’agit du premier modèle

de la série Pro, on est déjà sur un modèle haut de

gamme de Grado. Les transducteurs bénéficient

d’un traitement «déstressant». Ils sont appairés à 0,5

dB près et le câble, solidaire du casque, utilise huit

conducteurs indépendants.

La chambre acoustique est de type hybride

afin de minimiser les résonances parasites. Le

cylindre extérieur est en aluminium avec un

luxueux revêtement à poudre métallisée. Le

cylindre intérieur est en bois tourné. Réalisé en

acajou (mahogany), il fait l’objet d’une inspection

minutieuse après usinage et il est numéroté

manuellement.

Une restitution sonore très vive et précise,

qui donne une très belle sensation d’espace

et d’ouverture

À la fois détourés et ne manquant ni d’impact

ni de consistance. De fait, le Grado PS500e est

parfaitement adapté à sa cible professionnelle

qui recherche avant tout de la précision et de la

neutralité.

Aux mesures de notre laboratoire, l’équilibre

tonal du Grado PS500e apparaît légèrement

physiologique. Sur le terrain, cette impression

est subjectivement beaucoup moins marquée.

Au contraire, comme nous l’avons dit, ce casque

privilégie la neutralité ainsi qu’une restitution

relativement claire. Il n’en demeure pas moins très

séduisant et sans agressivité. Son registre médium

montre une très belle richesse, délivrant beaucoup

de nuances et de variations de timbres sur les voix

et les instruments acoustiques par exemple. L’aigu

jouit également d’une superbe finesse. Il monte

haut, il est bien présent tout en conservant un très

beau filé et une grande fluidité.

Le Grado PS500e met aussi, et surtout, totalement

à profit son statut de casque à charge ouverte.

L’image stéréophonique est très large et aérée,

mais elle n’en est pas pour autant éthérée. Elle a du

volume, mais aussi de la matière. On retrouve l’un

des éléments clés qui fait la magie de la plupart des

modèles Grado. Le PS500e apporte le sentiment de

présence et d’être en prise directe avec la musique,

spécifique de l’écoute au casque, tout en évitant,

en même temps, la sensation de confinement et de

pression que procurent beaucoup de concurrents.

Avec lui, la musique évolue avec liberté, sans

contrainte. Elle ne donne pas l’impression d’être

forcée, artificielle ou trop intrusive. Le suivi

rythmique et mélodique est d’un rare naturel.

Spécifications

•Type : casque ouvert, semi supra/circum-auriculaire

•Transducteurs : électrodynamiques de 44 mm

•Réponse en fréquence : 14 Hz à 29 kHz

•Sensibilité : 99,8 dB SPL/1 mW

•Impédance nominale : 32 ohms

•Câble solidaire de 2,5 m avec prise mini-jack

•Adaptateur Jack 6,35 mm fourni

•Poids : environ 230 g hors câble

Notre avis

À l’écoute, le Grado PS500e se démarque

immédiatement d’un casque Hifi standard par

son haut degré de transparence. Il ne cherche

pas à adoucir la restitution sonore et met un point

d’honneur à ne gommer aucun détail du message

musical. Ses graves ne sont pas aussi profonds que

chez certains concurrents, mais ils sont très rapides.

Construction

Performances

Confort

Musicalité


14

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

HIFIMAN

Jade II

Lors du dernier salon Paris Audio Vidéo Show, nous avons découvert une pépite

sonore chez la marque Hifiman, nouvellement reprise par le distributeur Hamy Sound.

Il s’agit du système Jade II composé d’un casque électrostatique et de son ampli dédié,

dérivé du fameux modèle Shangri-La, connu pour être le plus cher au monde. Son

prix presque démocratique a piqué notre curiosité : le voici donc en test.

par Pierre-Yves Maton

2800 €

La société Hifiman s’est fait connaître il y a quelques

années essentiellement par des casques reprenant

le principe orthoplanar, une technologie sur laquelle

elle partage aujourd’hui le leadership avec la

marque américaine Audeze. Créée à l’aube des

années 2000 à New York par le Dr.Fang, Hifiman

développe ses activités entre ses bureaux aux

États-Unis et la Chine où sont installés son centre de

R&D ainsi que ses unités de production. Depuis sa

création, elle s’est montrée particulièrement prolixe

et aujourd’hui son catalogue comprend bon nombre

de casques orthoplanar, plusieurs écouteurs intraauriculaires

avec ou sans fil ainsi que des baladeurs

audiophiles.

Le fleuron de la gamme Hifiman est le système

totalement High End baptisé Shangri-La qui utilise,

une fois n’est pas coutume chez ce constructeur, le

principe électrostatique pour son casque ouvert.

Ce vaisseau amiral atteint un prix hors de portée de

la plupart des bourses puisqu’il est proposé à plus


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

15

de 55 000 €. En Europe, un seul point d’écoute en

Suisse propose ce système Shangri-La. Ce dernier

comprend un amplificateur dédié à tubes qui

dispose de quatre triodes 300B accompagnées en

entrée par trois doubles triodes 6SN7.

Pensant à raison que cet ensemble n’allait se

vendre qu’en nombre limité, et ce malgré des

performances hors normes, le Dr. Fang a également

lancé le Shangri-La Jr (pour Junior) comprenant

toujours un casque à transducteurs électrostatiques

ouvert, accompagné d’un ampli dédié plus simple,

reprenant cette fois uniquement quatre tubes 6SN7.

La bande passante de ce système reste toujours

aussi étendue, allant de 7 Hz à 90 kHz et le poids

du casque reste très mesuré pour un modèle de ce

type : seulement 374 g. Son prix est plus léger, mais

atteint tout de même 9000 €.

Heureusement, ces deux systèmes ne sont pas

les seuls de la gamme Hifiman donnant accès à

la technologie électrostatique. Il existe aussi le

système Jade dont nous testons ici l’ensemble de

seconde génération et dont le prix total s’établit à

2800 €.

Casque Jade II : une performance et un

confort uniques

Au premier coup d’œil, le Jade II ne peut renier

ses origines. Pour cause, il ressemble au Hifiman

Ananda avec son large bandeau appui-tête en

similicuir habillé de feutre à l’intérieur. Les arceaux

supérieurs sont en aluminium très léger et les deux

oreillettes adoptent le profil semi-ovoïde typique de

bon nombre de casques de la marque.

Ces écouteurs épousent les oreilles de façon

optimale et offrent une surface de diffusion extra

large. Les coussinets sont habillés de similicuir à

l’extérieur et de velours à l’intérieur comme sur

la plupart des casques de la marque. L’ensemble

ne pesant que 365 g, l’utilisation est très agréable

pour un casque de ce type. Le câble de liaison,

d’une longueur dépassant les 2 mètres, se termine

par une prise à 5 broches pour le raccordement à

l’amplificateur.

Chaque transducteur de ce casque Hifiman Jade II

est équipé d’une très large membrane qui couvre

presque l’intégralité de l’oreillette. Cette membrane

ne dépasse pas les 0,001 mm d’épaisseur. Elle est

enduite de nanoparticules permettant de la rendre

conductrice. Cette légèreté de diaphragme permet

de couvrir une bande passante allant de 7 Hz à 90

kHz avec une absence presque totale de distorsion

(d’après le constructeur).

La membrane est centrée entre deux grilles

(les stators) en acier inoxydable polarisées par

l’amplificateur dédié, l’ensemble étant protégé par

deux grilles supplémentaires.

L’amplificateur dédié Jade II : l’allié

indispensable

L’amplificateur du système Hifiman Jade II a un

double rôle : fournir une tension de polarisation aux

stators du casque et leur transmettre le signal audio

amplifié. D’où son indispensable présence.

Si l’ampli du Shangri-La adopte une esthétique

très futuriste avec ses lignes droites et arêtes vives,

celui du Jade II est tout en rondeurs avec des

lignes courbes. Il comprend une sorte de coque en

aluminium usiné par CNC qui forme une protection

très efficace contre les chocs. Cette coque de forme

ovale intègre les pieds fixés solidement. Derrière

cette protection se trouvent le cœur du système,

la partie ampli et l’alimentation des tensions de

polarisation.

La face arrière ne comporte, à part la prise

secteur IEC, que deux entrées analogiques : l’une

asymétrique (sur RCA), l’autre symétrique (sur XLR).

L’utilisateur peut sélectionner l’une ou l’autre grâce

à un bouton-poussoir placé en face avant et à côté

du potentiomètre de volume. La mise en route se

fait via un second bouton. Un témoin Led clignote

Spécifications

Casque

•Bande passante : 7 Hz à 90 kHz

•Tension de polarisation : 550V-650V

•Poids : 365 g

•Prix : 1600 €

Amplificateur

•2 entrées analogiques (RCA et XLR)

•2 sorties casque 5 broches

•Dimensions : 279 x 270 x 116 mm

•Poids : 6,5 kg

•Prix : 1200 €

Notre avis

Construction

Performances

Confort

Musicalité

uuu


16 ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

jusqu’au moment où l’électronique du système Jade

II est opérationnelle. C’est très sommaire et quelque

peu rustique. Nous nous sommes demandé si une

rallonge du câble reliant l’électronique et le casque,

comme une télécommande serait au programme

chez Hifiman. Il n’en est rien pour l’instant.

D’après les informations que nous avons pu

obtenir, l’électronique du système Jade II semble

être équipée d’un transformateur d’alimentation

bien dimensionné qui permettrait une puissance

de 1,2 watts à 1 kHz. La partie amplificatrice ferait

appel, elle, à un étage d’entrée à base d’ampli

opérationnel type OPA2107AP suivi d’un montage

équipé de transistors FET configurés en mode

cascode. Vu la chaleur dégagée, cela semble tout à

fait plausible.

Écoute

À l’écoute, l’ensemble Jade II est un système

audiophile dans le sens le plus noble du terme par

la diversité de ses timbres, sa neutralité, son haut

du spectre éblouissant comme sa transparence.

Nous avons, par le passé, testé un certain nombre

de casques orthoplanar Hifiman : Ananda, HE1000,

Edition X V2… et il n’a pas fallu longtemps pour

se rendre compte que le modèle testé aujourd’hui

présente une rapidité, un haut du spectre bien plus

fouillé et lumineux. Il faut tout de même préciser

que ce Jade II est un système totalement sédentaire

contrairement aux autres casques Hifiman précités.

D’autre part, le médium comme le bas du spectre

est également d’une tension extraordinaire. Les

graves sont reproduits avec une vitesse, une

précision que l’on entend rarement, même sur

des systèmes haut de gamme et surtout sur des

casques audio. Pour nous en rendre compte, et

après quelques premières minutes d’écoute, nous

avons lancé sur notre platine vinyle le terrifiant

disque «The Percussion Record» du groupe O-Zone

(disque Clearaudio) et nous avons été époustouflés

par la dynamique générale, mais aussi surtout

par la quantité de détails (même à bas volume)

que cet ensemble Hifiman Jade II insuffle à la

restitution. Tous les instruments à percussion sont

parfaitement différenciés comme le xylophone

et le tambour à eau du début. Les caisses claires

de la batterie éclatent réellement comme dans

la réalité et nous pouvons entendre chaque bruit

métallique des anneaux en métal des tambourins

qui s’entrechoquent.

Passant à de la musique plus classique avec «Ode

for St Cecilia Day» du compositeur G.F. Handel

joué par l’orchestre Musica Fiorita, nous prenons

réellement conscience de la qualité des timbres

du Jade II. Les violons de l’introduction sont

éblouissants, nous révélant toute leur texture et

étendue spectrale. C’est boisé, raffiné et d’une

transparence unique. La voix de Cristina Grifone

s’épanouit avec une précision inouïe. Le son de

cet ensemble apporte non seulement une vérité,

mais aussi une image stéréophonique qui nous

plonge totalement dans l’univers de ce très bel

enregistrement. Un instrument à bois, une flûte,

l’impétuosité d’une trompette... tout cela est

parfaitement à sa place.

Et puis nous nous sommes amusés à nous repasser

un vieil enregistrement afin de voir s’il ne nous

cachait pas encore des choses. Nous avons

écouté via notre lecteur réseau Lumin le morceau

«Holding Back The Years» du groupe Simply Red.

La présence de la voix du chanteur est bluffante. Ce

qu’on pensait être un écho mis sur sa voix s’avère

être une seconde voix légèrement décalée pour

donner encore plus d’écho et donc de profondeur.

Le résultat est une criante vérité qui apporte à

l’écoute une émotion toute nouvelle. Il n’y a qu’avec

des enceintes Martin Logan (elles aussi de type

électrostatique) que ce genre de détail apparaît au

grand jour comme avec le système Hifiman Jade II.


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LES ÉCOUTEURS

TRUE WIRELESS


20

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

APPLE

280 €

AirPods Pro

Apple n’a certes pas inventé les écouteurs True Wireless mais les a popularisés auprès du

grand public. La firme de Cupertino a ainsi écrasé la concurrence en 2019, accaparant pas

moins de 71% des revenus sur ce segment de marché en pleine explosion. Les nouveaux

AirPods Pro gagnant un système de réduction de bruit vont certainement faire perdurer ces

bons résultats, puisque ces écouteurs intra-auriculaires ambitieux sortis en novembre se sont

immédiatement transformés en succès planétaire. Mais tout cela est-il bien justifié ?

par Guillaume Fourcadier

Une simplicité toute atypique

Il n’y a aucune surprise dans le packaging tout en

sobriété des nouveaux Apple AirPods Pro. Il ne

dévoile que la boîte de recharge, légèrement plus

large mais moins allongée que celle des AirPods

classiques de seconde et première génération, le

câble Lightning, un jeu de trois embouts en silicone

et enfin les fameux écouteurs.

Ces derniers ont relativement surpris lors de leur

annonce et il y a de quoi : leur structure n’est pas

intra mais semi-intra. En effet, on ne retrouve aucune

canule (tube rentrant dans l’oreille), simplement

des embouts avec une petite structure interne en

plastique. Les embouts sont livrés en trois tailles,

tous clipsables sur les écouteurs.

Les AirPods Pro proposent un design un peu plus

volumineux mais également plus discret que celui

des premiers AirPods. En effet, les produits ne

dépassent pas plus de l’oreille, et la tige se fait plus

courte. Le confort est quant à lui exemplaire si on

le compare à celui offert par d’autres écouteurs


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

21

intra-auriculaires. La topologie semi-intra ainsi que

la présence d’un large évent à l’arrière permettent

de n’avoir ni de sensation intrusive (l’embout reste

à l’entrée du conduit auditif) ni de surpression sur

le tympan. À ce titre, Apple a parfaitement compris

comment créer un modèle au confort quasiuniversel.

Seul gros changement ergonomique

par rapport aux autres AirPods : le passage des

commandes par tapotement sur les écouteurs à un

système de clic haptique sur la dernière section des

tiges.

Fonctions propriétaires, ergonomie presque

universelle

Les AirPods Pro étant de purs produits de la

technologie Apple, il reste fortement conseillé de

les utiliser avec iOS, même s’ils ne posent aucun

problème de stabilité avec Android. En plus de

l’appairage rapide Apple, nous retrouvons sur

iOS un peu plus d’options et de légers accès aux

réglages. Il est ainsi facile de changer le mode

d’écoute à la volée, de définir la fonction d’un appui

long sur la tige droite ou gauche (changement de

mode d’écoute ou appel à Siri), mais également de

procéder à un calibrage. Ce calibrage très basique

permet de définir la taille d’embout la mieux

adaptée. En effet, un embout mal calé n’apportera

ni l’isolation phonique ni la sonorité optimales.

L’ergonomie générale des AirPods Pro est très

correcte, mais encore incomplète. Ainsi le système

de clic haptique permet-il de sélectionner le mode

d’écoute (réduction de bruit activée, désactivée,

ou retour des bruits ambiants), de naviguer dans

la musique via un, deux ou trois clics, ou encore

d’appeler l’assistant vocal, mais il reste impossible

de régler le volume par exemple. Les modèles de

Sony ou encore de Jabra vont bien plus loin grâce

à leurs applications. Si ces deux marques préfèrent

laisser le choix à l’utilisateur de personnaliser ses

réglages ou encore la sonorité (égaliseurs), Apple en

revanche décide de tout.

L’autonomie annoncée des AirPods Pro est de 4h30

avec ANC, et 5 h sans, ce qui est inférieur à celle

des Sony WF-1000XM3 (6 h avec ANC) ou Libratone

Track Air +. Pendant nos essais, nous avons atteint

5 h avec ANC sans trop pousser, et environ 5 h 20

sans ANC. En outre, la marque a conservé la très

pratique recharge par induction, ce qui nous semble

un minimum vu le prix de ces écouteurs.

Spécifications

•Type : écouteurs zéro fil semi intra-auriculaires à réduction

de bruit active

•Puce Apple H1 Bluetooth 5 compatible avec les codecs

SBC et AAC

•Autonomie annoncée en simple charge : 4 h 30 avec

ANC, 5 h sans ANC ni mode Hearthrough

•Autonomie avec la boîte de recharge : 24 h max.

•Recharge par induction

•Mode charge rapide : 1 h de musique pour 5 min de

charge

•Poids : 5,4 g par écouteur

•Poids total : 45,6 g

Notre avis

Réduction de bruit active au sommet,

sonorité à l’équilibre

Les performances en matière de réduction de bruit

passive sont directement liées à l’architecture semiouverte

de ces écouteurs. Cette architecture, en

plus de l’évent à l’arrière, fait que les AirPods Pro ne

Construction

Performances

Confort

Musicalité


22 ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

sont pas fabuleux sur ce point, n’atténuant pas aussi

bien les haut-médiums et les aigus que de vrais

écouteurs intra-auriculaires.

En ce qui concerne la réduction de bruit active,

notre jugement est bien différent, car Apple fait

tout simplement ce qu’il y a de mieux en la matière,

se permettant même d’être plus efficace que Sony

avec ses WF-1000Xm3 en-dessous de 100 Hz. C’est

simple, les très larges transducteurs dynamiques

(environ 10 à 12 mm de diamètre) des AirPods Pro

ainsi que leurs évents apportent à ces écouteurs

une facilité diabolique dans les basses fréquences,

une caractéristique qu’ils exploitent pleinement. Les

bruits extérieurs de basse fréquence (50-60 Hz) sont

presque totalement annihilés avec les AirPods Pro,

quand les Sony WF-1000Xm3 ne parviennent qu’à

légèrement les atténuer.

La fonction Heartrough (ou retour sonore) est

aussi particulièrement bien gérée par les Apple

AirPods Pro, permettant de rendre les sons

ambiants de manière assez naturelle. Seul bémol,

la représentation 3D de l’espace n’est pas aussi

évidente qu’en l’absence d’écouteur.

La qualité des microphones pour les appels

téléphoniques est correcte, assez proche de celle

des AirPods classiques malgré la tige plus courte. En

revanche, le fonctionnement en milieu bruyant reste

très perfectible. La captation de la voix est parfois à

la limite de l’inaudible pour votre interlocuteur.

Attendu sur le terrain sonore, Apple prend encore

une fois la concurrence à contre-pied. Alors que

la mode est à la signature en V (physiologique), le

constructeur choisit un certain équilibre sonore. En

effet, les AirPods Pro restent étonnamment linéaires

et assez détaillés dans les basses, ces dernières

étant légèrement montantes et extrêmement

amples. Nous aurions pu demander un peu plus

de percussion et d’énergie, mais aucune lenteur ne

vient perturber l’écoute.

Les médiums font la qualité première des AirPods

Pro. Les timbres sont justes, légèrement chauds

et très détaillés. Le rendu sur les voix est ainsi

exemplaire, et nous ne retrouvons ni agressivité

ni voile dans l’écoute. Les AirPods Pro ne sonnent

jamais désagréablement.

Les aigus sont un peu moins brillants. Si leur qualité

est plus que correcte, il manque ce soupçon de

maîtrise et de transparence supplémentaire entrevu

avec les Sony WF-1000Xm3. Les AirPods Pro ne

sonnent pas extrêmement large mais affichent

une scène sonore plutôt profonde. La séparation

des instruments, l’étagement des plans, tout est

très bien en place. Les AirPods Pro sont ainsi très

polyvalents, adaptés à pratiquement tous les styles

musicaux tout en restant assez sages. Ce sont des

écouteurs un peu plus chers que les concurrents,

mais presque irréprochables.


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ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

BEATS

250 €

Powerbeats Pro

Beats, chez ON-mag, ce n’est pas souvent la marque de casques et écouteurs que nous

recommandons aux audiophiles. Outre ses tarifs élevés, son approche est généralement

bien plus centrée sur l’aspect fashion et design que sur les vraies performances acoustiques.

Néanmoins, et encore plus depuis qu’elle a été rachetée par Apple, ses productions sont toujours

d’une conception très sérieuse, solide, fiable et parfois elles réservent de bonnes surprises. C’est

le cas ici avec les nouveaux Powerbeats Pro que nous plaçons tout en haut de notre échelle des

écouteurs true wireless adaptés à la pratique sportive. par Pierre Stemmelin

Les écouteurs Beats Powerbeats Pro sont, en

quelque sorte, les évolutions des Powerbeats dont

nous avions testé la version 2 en 2015 et dont

nous n’étions que moyennement friands. Leurs

performances sonores étaient juste correctes pour

leur tarif. Ils faisaient un peu mal aux oreilles et, à

l’époque naturellement, il y avait déjà le Bluetooth,

mais encore un fil entre les deux oreillettes.

Avec les nouveaux Beats Powerbeats Pro, les

améliorations sont importantes et cela change

totalement la donne. Ce n’est pas uniquement le

câble entre les deux oreillettes qui a disparu pour

en faire des écouteurs true wireless ou zéro fil. La

forme a également changé. Ils restent des écouteurs

à arceau tour d’oreille de taille relativement

conséquente, mais l’ergonomie est bien meilleure.

Les angles durs ont disparu et l’arceau tour d’oreille

bénéficie d’un profil beaucoup mieux optimisé.

Nous avons porté les Beats Powerbeats Pro pour

de bonnes séances de running (jusqu’à plus d’une

heure). Nous avons été totalement satisfaits de leur

tenue et de leur confort. Ils ne bougent pas d’un

iota lorsque l’on court, ne souffrent pas d’effets de

bruits parasites microphoniques (résonances des

pas dans les oreillettes) ou d’air (généré par le vent).

L’isolation phonique est également bien dosée.

Elle atténue de manière appréciable les bruits

environnants, ce qui permet de baisser le volume,


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

25

mais ne vous coupe pas non plus de l’extérieur. On

entend quelqu’un qui nous interpelle ou le bruit

d’une voiture afin de rester un minimum en alerte.

La qualité des microphones n’est pas renversante,

mais déjà de bon niveau pour des écouteurs true

wireless. L’intelligibilité est bonne en intérieur

calme et il reste tout à fait possible d’avoir une

conversation téléphonique en extérieur bruyant

lorsque l’on court, par exemple.

Les commandes sont doublées sur les deux

oreillettes. On trouve de chaque côté des touches

de volume sur le dessus et un gros bouton

multitâche derrière le sigle «b» (de la marque

Beats) permettant d’activer les assistants vocaux et

complétant la commande vocale directe «dis Siri». Il

n’y a pas d’appli de paramétrage ni de commande

tactile. C’est plus facile ainsi. La simplicité

d’utilisation est dans le même esprit que celle des

AirPods, puce Bluetooth Apple H1 intégrée oblige.

Des capteurs logés dans chacun des écouteurs

Powerbeats Pro les mettent en pause dès qu’on les

retire et les relance quand on les remet en place.

L’autonomie de 9h qui monte jusqu’à 24h avec le

boîtier de charge est importante. La charge rapide

offrant 1h30 d’autonomie pour 5 min de charge est

au rendez-vous. La liaison Bluetooth est très stable

et a une portée importante. Les écouteurs sont

résistants à l’eau et à la transpiration. Certes, leur

boîtier de charge est assez encombrant, mais pour

ce qui est de l’ergonomie, ces écouteurs sportifs

true wireless ont presque tout bon (on ne pouvait

vraiment pas en dire autant des Bose SoundSport

Free).

Des écouteurs qui concilient excellente

ergonomie pour le sport et un très bon son

Pour ce qui est de la qualité du son, là aussi, nous

sommes très agréablement surpris. Acoustiquement

parlant, les Beats Powerbeats Pro ne sont pas les

plus performants des écouteurs true wireless, mais

ils s’en sortent déjà extrêmement bien. Ils sont

réellement agréables à écouter, pendant de longs

moments. Leur restitution sonore a un équilibre

légèrement physiologique et descendant avec

des basses généreuses et un aigu mélangeant

simultanément légère brillance et douceur. On a

donc droit à un bon gros son. La clarté ainsi que la

rapidité ne sont pas hyper poussées. Néanmoins,

cela n’est absolument pas caricatural. Les timbres

ont un très bel équilibre, parfaitement réussi pour

de la musique R’nB par exemple. C’est harmonieux,

homogène. Mieux encore, le registre médium ne

paraît pas étouffé. Au contraire, il est vivant, ouvert

avec une bonne aération. Pour les amateurs de

musique pop sucrée, de chanson française ou même

de musique classique, ça le fait donc aussi très bien.

La sensation d’espace est très réussie. Les Beats

Powerbeats Pro ne sont pas le genre d’oreillettes

qui tassent, confinent ou projettent la musique au

fond des tympans de façon désagréable.

Bref, si on avait le choix entre plusieurs paires

d’écouteurs true wireless pour notre prochaine

séance de running, sans l’ombre d’une hésitation,

ce sont actuellement les Beats Powerbeats Pro que

nous choisirions.

Spécifications

•Type : écouteurs true wireless à arceau tour d’oreille

Puce Bluetooth Apple H1

•Transducteurs : électrodynamiques d’environ 9 mm de

diamètre

•Résistant à l’eau et la sueur (indice de protection non

précisé)

•Commandes : 3 boutons physiques par oreillette

•Autonomie : 9 + 15 h avec le boîtier de charge

•Accessoire fourni : câble USB vers Lightning, 4 paires

d’embouts

•Recharge rapide : 1h30 pour 5 min de charge

•Poids : 11 g par écouteur, 131 g au total avec boîtier de

charge

Notre avis

Confort

Performances

Maintien

Musicalité


26

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

JABRA

180 €

Elite 75t

Modèles très aboutis du constructeur danois Jabra, les Elite Active 65T, que nous avons

testés en août 2018, constituent l’exemple même d’une première incursion réussie dans

le domaine des écouteurs True Wireless. Compacts, confortables, et s’appuyant sur une

application de pilotage très aboutie, ils n’ont rien à envier aux ténors du genre. Leurs

successeurs, les Jabra 75T, s’affichent comme leur évolution dans la continuité.

par Guillaume Fourcadier


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

27

Jabra n’a pas menti, les Elite 75T font presque

figure de poids plume face aux 65T. La différence

est ténue mais pourtant bien remarquable. La boîte

de recharge s’allège sensiblement et les écouteurs

perdent leur excroissance ; tout est fait pour gagner

en compacité. Et cela marche ! En devenant plus

légers et bien plus compacts, les Jabra 75T ne

sacrifient pas la très bonne qualité de fabrication de

leurs grands frères. Ce simple changement permet

d’améliorer encore le confort, et même l’isolation

phonique. Ces écouteurs sont ainsi une véritable

réussite sur la forme.

Ergonomie simple mais parfaitement épaulée

Les Jabra 75T composent avec une ergonomie de

commandes tout en «clics». Une fois le principe

maîtrisé, il est possible de naviguer au sein de

sa musique, gérer le retour sonore, ou régler

le volume. Cette ergonomie ne serait rien sans

l’application dédiée Sound+ (disponible sous iOS

et Android), que nous avons déjà évoquée lors

d’autres tests. Même si elle n’est pas aussi complète

que l’application Sony Headphones, elle la talonne

clairement. Elle est bourrée de petites options

sympathiques comme des égaliseurs graphiques.

Les écouteurs Jabra Elite 75T se connectent

en Bluetooth particulièrement vite et restent

parfaitement stables. La marque maîtrise bien son

sujet en la matière.

L’autonomie annoncée est de 7 h 30 (contre 5 h pour

les 65T). Cette durée est presque atteinte dans la

pratique : pendant nos essais, les Elite 75T ont tenu

environ 7 h 15. En prenant en compte le boîtier de

recharge, les Jabra Elite 75T offrent une autonomie

totale qui peut monter jusqu’à 28 h.

Un son passe-partout, des microphones

au top

Difficile de ne pas reconnaître la patte de Jabra dans

la partie sonore ainsi que dans les microphones. La

qualité des micros (au nombre de deux par côté) en

appel est toujours exemplaire et bien meilleure que

ce qui existe chez Apple ou Sony. La voix est bien

isolée, et ce quel que soit l’environnement, bruyant

ou venteux.

La qualité sonore, poussée par les codecs SBC et

AAC, correspond parfaitement à ce qu’on peut

attendre de bons écouteurs zéro fil, même si les

Jabra Elite 75T n’atteignent pas tout à fait le niveau

technique des Sony WF-1000Xm3. Leur sonorité est

pourtant très ronde, mettant en avant des basses

plus profondes que celles des Elite Active 65T tout

en restant assez maîtrisées et détaillées. Cette

différence est très probablement la conséquence

de la meilleure tenue dans l’oreille. Nous ressentons

un léger manque d’aération et de dynamique,

conséquence d’aigus très doux. Il y a plus percutant

dans le domaine, mais les Jabra Elite 75T sont

étonnamment polyvalents. En outre, le niveau de

détail est déjà très bon pour des écouteurs True

Wireless. Cerise sur le gâteau, les écouteurs se

comportent très bien avec l’égalisation. L’application

Jabra Sound+ permet une modification assez

poussée de la signature sonore des écouteurs.

Difficile de ne pas considérer les Jabra Elite 75T

comme une véritable réussite, tant sur la forme que

sur l’ergonomie et, dans une certaine mesure, sur

leurs possibilités sonores.

Spécifications

•Type : écouteurs True Wireless

•Puce Bluetooth 5

•Codecs supportés : SBC et AAC

•Autonomie annoncée : 7 h 30 en simple charge, 28 h

avec le boîtier

•Charge rapide : 1 h d’autonomie pour 15 min de charge

•Temps de charge complet : 2 h 20

•Certification IP55 (poussière et projections d’eau)

•Taille des transducteurs : 6 mm

•Réponse en fréquence annoncée : 20 Hz à 20 kHz

•Système de 4 microphones

Notre avis

Confort

Performances

Ergonomie

Son


28

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

JBL

150 €

Reflect Flow

Même si JBL commercialise aussi des produits Hifi, Home Cinéma et audio pro relativement haut

de gamme, la marque américaine entretient surtout auprès du grand public la réputation d’une

marque abordable qui fait du bon et gros son. Les écouteurs true wireless JBL Reflect Flow,

plutôt ciblés sport, sont tout à fait dans cet esprit. par Pierre Stemmelin

Les JBL Reflect Flow sont de gros écouteurs zéro fil

de forme presque cylindrique dont juste une canule

intra-auriculaire dépasse. Ils mesurent déjà 20 mm

de diamètre sans leur manchon en silicone à ailette

qui permet de les faire adhérer aux oreilles. Des

manchons de trois tailles différentes sont fournis,

mais ces écouteurs restent mieux adaptés aux

utilisateurs dont les oreilles ont de grandes conques

(creux centraux des pavillons auditifs) et, d’après

nous, ils ne conviendront donc pas à tout le monde.

Pour notre part, nous n’avons pas rencontré de

problème, mais nous faisons plutôt partie de la

catégorie des grandes conques. Le principe de

fixation utilisé par ces oreillettes est repris des

anciens modèles de Yurbuds, une marque qui

n’existe plus et qui faisait partie comme JBL du

groupe Harman. Il est le même que celui des

modèles Under Armour True Wireless Flash qui sont

les jumeaux des JBL Reflect Flow. Il faut en quelque

sorte se visser les écouteurs dans les oreilles. Le

coup de main est un peu difficile à trouver, mais on

peut parvenir à un excellent maintien. Pendant nos

essais, nous n’avons jamais eu à remettre les JBL

Reflect Flow en place, même durant une séance

de running de près d’une heure sous une pluie

battante.

L’autonomie de ces écouteurs true wireless est en

outre l’un de leurs points forts. JBL annonce 10

heures pour les oreillettes seules et 30 heures au

total avec leur boîtier de charge qui est relativement

compact. Nos confrères de Rtings.com ont mesuré

respectivement 8,7 heures et 26,1 heures, ce qui

concorde.

L’ergonomie des commandes est en revanche assez

basique. Il n’y a pas d’application de paramétrage

sur smartphone pour ces écouteurs. Le panneau

externe de chacun est un large bouton caoutchouté.

Ce bouton vient facilement sous le doigt, mais on

a tendance à s’enfoncer un peu désagréablement

l’écouteur dans l’oreille lorsque l’on presse

dessus. Celui de l’oreillette droite permet de

lancer la lecture, mettre en pause, prendre un


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

29

appel téléphonique ou activer l’assistant vocal du

smartphone. Celui de gauche donne accès aux

modes «Talkthru» (arrêtant la musique et amplifiant

les sons externes) et «Ambient Aware» (mixant

musique et sons ambiants). C’est plutôt bien vu,

mais il manque la possibilité de zapper de plage

et d’ajuster le volume. Le réglage de volume ne

se fait donc que depuis le smartphone et s’il s’est

montré d’une bonne progressivité pendant nos tests

à partir d’un Huawei Mate 20 Pro sous Android, en

revanche depuis un iPhone SE, la sensibilité était

trop élevée. Le premier cran de volume donnait

déjà une puissance sonore conséquente au lieu d’un

niveau de sourdine. Idem depuis un vieil ordinateur

MacBook Pro de 2012.

Des écouteurs true wireless plutôt sportifs,

un peu basiques, mais qui savent faire un

gros gros son

La qualité des microphones des JBL Reflect Flow

n’est pas non plus transcendante. Pour rester

audible lors d’un appel téléphonique, il vaut

mieux être au calme et pas en train de courir. Les

performances sonores sur l’écoute de musique

sont a contrario beaucoup plus enthousiasmantes.

Même s’ils ne sont pas compatibles AptX ou AptX

HD, les JBL Reflect Flow, lorsqu’ils sont bien en

place et correctement enfoncés, délivrent une

restitution sonore avec des basses très puissantes.

Leur définition n’est pas extrêmement poussée,

leurs aigus gagneraient à être plus fins et précis,

mais le son est propre. Ces écouteurs ne sont pas

agressifs et l’équilibre tonal global est très réussi.

Les basses sont copieuses. Elles ont du punch et de

la dynamique. En matière de performances audio,

les JBL Reflect font clairement mieux que la plupart

de leurs concurrents. Ils sont d’autant plus agréables

à écouter que leur générosité dans les graves va

de pair avec une image sonore qui a beaucoup

d’ampleur et un registre médium qui bénéficie

d’une belle ouverture. Ces écouteurs timbrent bien

et poussent fort, ce qui est parfait pour se donner

de l’énergie lorsque l’on fait du sport, en intérieur

comme en extérieur. D’autant que pendant nos

tests de course sous la pluie, si nous avons noté

une petite propension à amplifier les bruits de

résonance de pas dans les oreilles, nous n’avons pas

remarqué de problème de bruit parasite généré par

le vent.

Spécifications

•Type : écouteurs true wireless

•Indice de protection : IPX7

•Transducteurs : électrodynamiques de 5,8 mm

•Autonomie : 10 heures oreillettes seules, 30 heures avec

boîtier de charge

•Recharge rapide : 10 min. pour 1 heure d’autonomie

•Fournis avec des embouts et manchons en silicone de

trois tailles différentes, un câble micro-USB, le boîtier de

charge

•Poids : environ 8 g par écouteurs et 89 g pour les deux

écouteurs avec le boîtier de charge.

Notre avis

Confort

Performances

Commandes

Son


30

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

JVC

70 €

HA-A10T

L’historique marque nippone JVC (Japan Victor Company) est toujours sur le devant de la scène

sur le marché des vidéoprojecteurs Home Cinéma haut de gamme. Pour les produits audio, elle

est en revanche plus discrète et se concentre surtout sur des produits «volumiques», «premiers

prix» s’adressant au très grand public, principalement des casques et des écouteurs. Les

écouteurs true wireless HA-A10T sont le reflet de ce positionnement. Mais ce n’est pas parce

qu’ils sont proposés à un tarif très agressif qu’ils offrent pour autant de piètres performances.

Au contraire, ils nous ont très favorablement surpris. par Manuel Courbo

Proposés à moins de 70 €, ces écouteurs true

wireless JVC ne sont pas tout à fait dans la tranche

des tout premiers prix. Comparés à certains

modèles «no name», ils sont plus chers, mais pas

beaucoup plus et ils ont pour argument de provenir

d’une vraie marque reconnue. Nous allons en outre

voir que ce sont des produits bien pensés, bien

conçus, accompagnés en prime de quelques bonus

appréciables comme des embouts de rechange en

mousse à mémoire de forme, bien pratiques, ou

encore un indice de protection IPX5 qui les rend

utilisables pour le sport ou sous la pluie.

Le design de ces écouteurs JVC HA-A10T est sans

fioriture. Ils prennent la forme de haricots. Leur

finition épurée n’a pas de quoi enflammer. Mais elle

est simple et efficace tandis que quatre teintes sont

proposées au choix : rose mordoré, noir, gris ou bleu

marine.

Un confort et une tenue plus que corrects

ainsi qu’une isolation phonique efficace

L’isolation phonique passive, et la tenue en place

de ces écouteurs JVC HA-A10T sont de très bon

niveau. Les embouts en mousse à mémoire de

forme permettent de filtrer très efficacement les

bruits extérieurs et améliorent le maintien de ces

écouteurs, qui ne pèsent qu’entre 4 et 5 grammes

chacun.

En dehors de sa base plate, le boîtier de rangement


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

31

et de recharge en plastique rigide ne présente que

des arrondis. Il ne mesure que 6 x 3 x 4 cm et prend

ainsi facilement place dans une poche de blouson

ou dans un petit sac à main.

Les commandes (marche, arrêt, pause, volume…)

se font par pressions sur l’une ou l’autre des deux

oreillettes. Il faut bien trouver le coup de main ou

plutôt de doigt pour maintenir ces dernières et

ainsi éviter de les pousser désagréablement dans le

fond de l’oreille. En dehors de cette petite habitude

à prendre, l’apprentissage des commandes est

relativement rapide.

Un des points sensibles concernant les écouteurs

true wireless est la qualité de la transmission de la

voix lors des appels téléphoniques, les microphones

de captation étant assez éloignés de la bouche

sur ce type de produits. En statique, la qualité de

captation des JVC HA-A10T est très correcte. En

extérieur et en mouvement, en revanche, ça se gâte

et la qualité de la communication est nettement

moins bonne – tout en restant audible.

Un rendu sonore très plaisant qui ne

manque pas d’arguments de l’extrême

grave à l’extrême aigu

des performances sonores. La seule condition à

respecter pour conserver ces performances est

d’éviter de pousser le volume à son maximum.

À l’écoute, offrant un son étonnamment détaillé

surtout dans le milieu et le haut du spectre,

la restitution des JVC HA-A10T est précise et

richement fournie dans ces registres. Les voix sont

impressionnantes de présence avec peut-être une

toute petite pointe d’agressivité dans l’extrême aigu

à volume soutenu. On perçoit cette limite sur un

morceau comme «Lost Tonight» du groupe Lexer où

certaines notes de piano prennent quelques libertés

avec la partition.

Pour ce qui est du grave, lors de l’écoute du

morceau Electro «November Morning» de l’artiste

Stimming, la restitution des basses se fait avec une

excellente pression. On obtient même la sensation

physique que le son pousse dans les oreilles et sur

les tympans. Cette sensation ne nuit heureusement

pas au reste du spectre et aux autres sonorités

présentes sur ce morceau.

On obtient également beaucoup de plaisir, des

détails, presque de la finesse, et une scène sonore

relativement vaste sur «Only When I Sleep» (version

MTV Unplugged) du groupe pop irlandais The

Corrs. La voix, le violon, la batterie, la guitare, le

pipo, l’orchestre en arrière-plan…, autour de cette

fratrie, tout est beau et harmonieux.

Au final, le rendu sonore global n’est certes pas

toujours ultra fidèle, mais se montre très plaisant.

Avec ces écouteurs true wireless HA-A10T, JVC

propose un produit ultra concurrentiel à tout point

de vue, c’est-à-dire celui du prix, mais aussi celui

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires true wireless

•Puce Bluetooth 5.0 (classe 1)

•Codec audio supporté : SBC

•Autonomie annoncée : 4 h en simple charge pour les

écouteurs, 14 h avec le boîtier de rangement/recharge

•Taille des transducteurs : 5,8 mm

•Certification IPX5, résistance à la pluie et à la sueur

•Poids des deux écouteurs : 9 g

•Poids de l’étui de charge et rangement avec les écouteurs

: 38,1 g

•Accessoires fournis : trois paires d’embouts en silicone,

deux paires d’embouts en mousse à mémoire de forme,

étui de charge, câble de charge micro-USB

Notre avis

Construction

Performances

Confort

Musicalité



LES CASQUES

NOMADES


34

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

BANG &

OLUFSEN

500 €

Beoplay H9

Troisième génération de son casque Bluetooth à isolation phonique active, le

nouveau Beoplay H9 de Bang & Olufsen est un renouvellement discret qui ne

devrait pas bouleverser l’ordre établi. Toujours aussi premium, ce casque s’améliore

par touches infimes et intègre désormais une gestion des assistants vocaux.

par Guillaume Fourcadier


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

35

Esthétiquement, ce Beoplay H9 3ème gen est

pratiquement identique au H9i (2ème gen). Même

approche design très minimaliste et mêmes

matériaux nobles. Pourtant, la tranche gauche abrite

un nouveau discret bouton entièrement dédié

à l’utilisation des assistants vocaux. Ce produit

fonctionne ainsi avec Google Assistant en natif et

se met donc au goût du jour. Si ce point reste le

plus remarquable, Bang & Olufsen a également

retravaillé les coussinets ainsi que le traitement de

surface des pièces en aluminium.

Il était difficile d’adresser un quelconque reproche à

Bang & Olufsen concernant la qualité de fabrication

des précédents modèles et cela ne risque pas de

changer. Le B&O Beoplay H9 3ème génération

est impressionnant à tous les niveaux, que l’on

évoque ses matériaux premium ou la qualité de

son assemblage. Il règne au sommet du genre

avec le Bowers & Wilkins PX (voir test ON-mag). Ce

casque constitue un exemple de design simple et

parfaitement exécuté.

Le confort ne se hisse pas encore au niveau de celui

des champions mais s’installe dans le très bon. Le

serrage est ferme mais acceptable et les coussinets

sont bien rembourrés même si un peu étroits. Les

285 g du casque Bang & Olufsen ne se font sentir

que lors de très longues sessions d’écoute.

Suivant le chemin du vieux Beaoplay H8 et des

premiers Beoplay H9, ce Beoplay H9 3ème gen

est un exemple d’isolation active, bien marquée

et régulière. Le système antibruit (ANC) réussit

presque aussi bien que celui des ténors de chez

Sony ou Bose. Seul un petit bruit de fond constant

entache l’expérience lorsque la musique est coupée

ou à très faible niveau. Annoncée à 25 heures,

l’autonomie tient bien sa promesse. Nous avons

ainsi atteint 24h30 en utilisation normale en utilisant

le codec audio de transmission Bluetooth AAC.

Le casque base sa navigation entièrement sur du

tactile, un tactile convaincant mais qu’il faut bien

apprivoiser.

Casque sans fil et antibruit premium qui ne

gomme pas les erreurs du passé

Côté son, le Beoplay H9 3ème gen reprend

pratiquement à l’identique la recette de son aîné

Beoplay H9i sans pouvoir vraiment l’affiner. La

signature est ouvertement chaude, très marquée

par les basses tout en disposant quelques pics plus

légers dans les aigus. Si ce casque reste toujours

chantant à l’oreille, on peut lui reprocher un petit

manque de technicité. Les basses sont rondes et

profondes mais ne sont pas fabuleuses de réactivité

et envahissent parfois un peu les médiums. Même

remarque concernant les aigus, un poil artificiels

sans être pour autant agressifs. Un peu fanfaron,

ce casque ne trébuche véritablement que sur des

pistes musicales foisonnantes de détails. À l’instar

du Beats Studio 3, le Beoplay H9 3ème gen préfère

s’amuser et ronronner plutôt que laisser une

empreinte analytique. Il se comporte clairement

mieux sur les registres musicaux modernes et

puissants où sa fougue un peu trop débordante

n’est pas un problème.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, sans fil, avec système

antibruit

•Puce Bluetooth 4.2

•Codecs audio compatibles : SBC, AAC, AptX LL

•Autonomie annoncée : 25 heures Bluetooth + réduction

de bruit, 32 heures avec Bluetooth seul, 33 heures avec

réduction de bruit uniquement

•Recharge par prise USB-C

•Temps de charge : 2 heures 30

•Réponse en fréquence : 20 Hz à 22 kHz

•Accessoires fournis : pochette de transport, câble minijack,

câble de recharge USB

•Poids : 285 g

Notre avis

Construction

Performances

Ergonomie

Musicalité


36

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

BEATS

Solo Pro

Enfin déterminé à renouveler

son image, Beats intègre pour la

première fois l’excellente puce

H1 de son paternel adoptif Apple

sur son nouveau casque supraauriculaire

Solo Pro. Grâce à elle,

la gamme Solo saute enfin le pas

de la réduction de bruit active.

Habituellement le parent pauvre

des casques Beats en matière

de son, le Solo nouvelle version

pourrait ainsi bien surprendre.

par Guillaume Fourcadier

300 €

Qualité de construction en hausse, mais

confort toujours atypique

Le Beats Solo Pro marque une certaine évolution

dans la qualité de construction des produits de

la marque. Le yoke (partie reliant l’arceau aux

coques) est maintenant entièrement en métal. Ce

casque est assez élégant et coloré, plus lourd que

les précédents Solo mais également mieux fini. Le

plastique est toujours présent, mais il ne vient plus

claqueter frénétiquement à chaque manipulation du

casque. Bien sûr, rien n’est irréprochable. Quelques

assemblages ou matériaux gagneraient à être

encore plus travaillés, mais le niveau de qualité est

nettement en hausse et l’appareil paraît très solide.

L’heure est au 100% sans fil : le Beats Solo Pro

n’intègre même plus de prise mini-jack analogique.

Elle est remplacée par un port Lightning. Les

irréductibles pourront se consoler en achetant un

câble adaptateur Lightning vers mini-jack pour la

coquette somme de 40 euros, celui-ci n’étant pas

livré en standard.

Le Beats Solo Pro est assez lourd (257 g) pour un

casque supra-auriculaire. La force de serrage de

son arceau est plutôt importante. Cela peut ne

pas convenir à tout le monde et rendre le casque

inconfortable lors de longues sessions d’utilisation.

Les coussinets sont assez épais, ce qui évite de trop

écraser les oreilles, mais il faut garder en tête que le

confort du Beats Solo Pro est loin d’atteindre celui

des meilleurs casques circum-auriculaires. À défaut

d’être un exemple sur ce point, il tient parfaitement

sur la tête.

Une connectivité conservatrice avec

l’incursion de quelques nouvelles idées

Plus de bouton on/off, l’allumage et l’extinction se

font à présent par l’opération de pliage et dépliage

du casque. Si le principe est simple, nous aurions

préféré conserver un bouton par sécurité. À l’inverse

de cette modernité, ce casque ne passe toujours

pas le cap des commandes tactiles. La navigation se

fait en cliquant sur la coque droite. Au centre (sur le

logo) se loge un antique système à clics (un, deux,

trois clics ou clic long pour accéder à l’assistant

vocal). Le volume se pilote en appuyant en haut ou


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

37

en bas de la coque. Enfin, un petit bouton logé sous

la coque gauche permet de changer le mode : une

pression alterne entre le mode réduction de bruit et

le mode transparence, deux pressions permettent

de désactiver les deux fonctions (mode simple

Bluetooth).

Le Beats Solo Pro se connecte en appairage rapide

Apple, ou en appairage classique. Que ce soit sous

Android ou iOS, la connexion est très stable et les

problèmes de coupures sont rarissimes. Le Beats

Solo Pro reste sous la coupe d’Apple, il ne propose

donc rien de plus que le duo de codecs Bluetooth

audio SBC et AAC. À l’instar des AirPods, ce casque

n’est pas Bluetooth multipoints, il ne peut donc pas

se connecter sur plus d’un produit à la fois. Mais

comme pour les autres produits Beats, il existe une

application dédiée pour le piloter. Celle-ci n’apporte

toutefois strictement aucune fonction avancée.

Seule la présence du niveau de batterie (inexistant

ailleurs) sauve cette application Beats d’une totale

inutilité.

La bonne optimisation de la puce H1 permet au

Beats Solo Pro d’annoncer une autonomie de pas

moins de 22 h (mode antibruit activé), autonomie

parfaitement tenue en pratique puisqu’elle oscille

entre 20 h et 23 h lors de nos différents essais.

Pour la recharge, le casque passe du vieillissant

port micro-USB au port propriétaire Lightning.

Une décision agaçante mais qui va dans le sens de

l’écosystème Apple.

Réduction de bruit active de bon niveau et

son presque à l’équilibre

Première surprise de taille, la marque se permet

de faire un bon de géant concernant la qualité

de l’isolation acoustique active par rapport au

modèle Studio 3 Wireless. Cette fonction était

alors correcte mais bien loin des meilleures. Sans

pouvoir se frotter aux ténors comme le Sony WH-

1000Xm3 et le Bose Headphones 700, le mode

antibruit du Solo Pro dépasse très largement le

cadre du petit ajout cosméto-marketing. En tant

que casque supra-auriculaire, le Beats Solo Pro

affiche probablement la meilleure performance

jamais atteinte en la matière. En ajoutant l’isolation

passive (des coussinets), fort convaincante, le Beats

Solo Pro propose la meilleure insonorisation jamais

rencontrée sur un casque Beats.

Le mode transparence (activation du retour sonore

des bruits extérieurs) offre quant à lui une bonne

performance, mais manque encore un peu de

naturel, les aigus et haut-médiums étant un peu

faiblards.

Si les casques Beats gardent encore leur aura de

modèles ultra basseux et déséquilibrés, le Solo Pro

contribue à faire changer cette image négative.

Sans être un modèle d’audiophilie, il propose

une restitution sonore plus technique et plus

raffinée. Nous sommes clairement en présence

de transducteurs de qualité supérieure à celle de

tous les autres modèles Beats Studio et Solo. Les

basses sont toujours en avant mais pas de manière

caricaturale, seulement pour marquer le caractère

chaud de la signature sonore. Exit les graves mous,

ce casque distille une énergie enfin maîtrisée.

Le reste du spectre est particulièrement équilibré,

que ce soient les médiums ou les aigus. Le

Beats Solo Pro n’est jamais agressif et se permet

de devenir enfin polyvalent. Nous pouvons lui

reprocher une mise en avant toujours marquée

des extrêmes basses ainsi qu’un petit manque

d’aération et de détails. Les bas-médiums

débordent toujours légèrement sur les voix, les

empêchant de s’exprimer pleinement. Mais ce

produit fait clairement des progrès, même s’il reste

un casque supra-auriculaire dont le rendu n’est

pas aussi enveloppant que celui d’un bon modèle

circum-auriculaire.

Sa sonorité est honnête et sans fioriture, bien

qu’elle manque encore de cette profondeur, de

cette maîtrise qui le ferait passer dans le camp des

casques incontournables. Le Solo Pro est un très

bon modèle qui n’échappe pas aux défauts de sa

topologie supra-auriculaire. Il n’est pas le meilleur

ni le plus audiophile des modèles antibruit, mais

propose un résultat enfin convaincant pour un

casque Beats et il est la preuve que le casque supraauriculaire,

qui plus est coloré, a encore de l’avenir.

Spécifications

•Type : casque supra-auriculaire Bluetooth à réduction de

bruit active

•Puce Bluetooth H1

•Autonomie : 22 h (réduction de bruit activée), 40 h

réduction de bruit désactivée

•Codecs audio : SBC, AAC

•Charge rapide : 10 min de charge pour 3 h d’autonomie

•Connecteur Lightning

•Poids : 267 g

•Inclut : housse de transport semi-rigide, câble de charge

USB-A vers Lightning

Notre avis

Construction

Performances

Ergonomie

Musicalité


38

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

400 €

BOWERS & WILKINS

PX7

Bowers & Wikins est l’un des rares constructeurs venant de la scène Hifi et audiophile à avoir

réussi à tirer son épingle du jeu sur le marché des casques Bluetooth à réduction de bruit et

même à être en mesure de rivaliser avec des cadors comme Bose, Sony ou encore Jabra. Son

modèle B&W PX était déjà une belle réussite. Nous l’avons classé dans notre sélection 2019

des meilleurs casques sans fil et antibruit. Bowers & Wilkins enchaîne maintenant avec le PX7,

toujours aussi ambitieux, toujours dans le haut du panier en terme de prix, mais son tarif n’est

pas non plus exorbitant et surtout, il est encore plus performant. par Pierre Stemmelin

Le Bowers & Wilkins PX7 se différencie de son

prédécesseur par un look un peu plus passepartout,

moins raffiné, plus massif. Cependant,

il ne se départit pas totalement du style chic

habituel de la marque britannique. Sa construction

est extrêmement sérieuse. On retrouve les

grands boucliers ovales en métal des coques des

oreillettes, portant fièrement le nom de la marque

en toutes lettres, ainsi que l’habillage textile sur

le reste des coques. Les supports des oreillettes

adoptent toujours la même forme originale de

virgule. Cependant, ils ne sont plus en métal. Ils

sont désormais faits d’un matériau synthétique

high-tech, de la fibre de carbone composite, qui

allie très grande résistance, légèreté et absence de

résonances marquées.

Le Bowers & Wilkins PX7 n’est pas un poids plume,

mais il conserve une masse raisonnable (305 g sur

notre balance). Les coussinets assez minces de ses

oreillettes ont beaucoup de mémoire de forme

et même si l’arceau est un peu ferme, le confort

comme la tenue sont de très bon niveau. De plus,

ce casque a des glissières d’une allonge assez

inhabituelle. Il s’adapte aussi bien aux petites têtes

chauves qu’aux grosses têtes avec une énorme

tignasse.

L’autonomie du Bowers & Wilkins PX7 atteint 30

heures et une charge rapide à partir de son port


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

39

USB-C assure 5 heures de musique. Cela le situe

dans la moyenne haute et c’est une bonne chose,

car même en liaison filaire, ce casque demande à

être allumé pour fonctionner.

Les commandes à partir des oreillettes se font par le

biais de boutons physiques plutôt faciles à repérer à

l’aveugle. On regrette cependant un peu l’absence

de pavé tactile ou encore d’accès direct au mode

de retour sonore. Ce dernier ne semble pouvoir être

activé que depuis l’appli de paramétrage qui, sans

être très compliquée ni trop pauvre, n’est pas non

plus un exemple d’ergonomie ou de richesse.

Antibruit efficace et performances sonores

un peu typées, mais au-dessus de la mêlée

Sur le terrain, nous avons trouvé la gestion du

volume sonore un peu particulière à partir de

certains appareils Android. Malgré ce bémol, le

Bowers & Wilkins PX7 est plutôt agréable à utiliser,

d’autant que ses performances sont d’excellent

niveau. Ce casque offre une isolation phonique

passive relativement importante, tandis que son

système de réduction de bruit actif est réellement

efficace, certes pas aussi poussée que sur les

références du genre comme le Bose Headphones

700 ou le Sony WH-1000XM3, mais pas non plus très

loin derrière. Il est possible de mettre le système

antibruit en mode élevé, faible, éteint ou encore

automatique. Le mode automatique provoque

parfois un petit bruit de commutation, mais s’avère

pratique et intelligent.

Les microphones du Bowers & Wilkins PX7

fonctionnent également fort bien. Ils captent

correctement la voix, même en milieu bruyant.

Là encore, les résultats ne sont pas tout à fait à la

hauteur de ce que propose le Bose Headphones

700, mais sont déjà très honorables.

S’il est un point sur lequel ce casque B&W marque

sa supériorité, c’est bien dans le domaine des

performances sonores. Nous avons pu le comparer

en direct avec le Sony WH-1000XM3, le Bose

Headphones 700 et le Jabra Elite 85h. Lorsque

l’on passe à son écoute, la première réflexion qui

vient à l’esprit est «Ah ouais, c’est autre chose».

La restitution sonore du PX7 est certes un peu

typée, avec un équilibre relativement sombre qui

s’accentue légèrement lorsque l’on enclenche le

système antibruit. Mais ses excellents petits hautparleurs

de 38 mm à membrane en nylon, semblant

très proches de ceux de l’ancien casque Hifi haut

de gamme Bowers & Wilkins P7, réalisent des

prouesses dans le bas du spectre. Les graves sont

fermes, profonds et donnent même des sensations

physiques. Le reste du spectre est d’une grande

douceur. L’image sonore n’est pas d’une ampleur

exceptionnelle, mais bien construite. À partir d’une

source utilisant le codec Bluetooth SBC ou AAC, la

définition est moyenne. Mais dès que l’on passe à

un smartphone qui propose l’AptX ou mieux l’AptX

HD, deux codecs que supporte aussi le Bowers &

Wilkins PX7, on fait un bond qualitatif tangible. On

gagne en détails, en aération. Le médium est plus

ouvert et les basses mieux tenues. Les meilleurs

résultats sont certes toujours obtenus en liaison

filaire, lorsque la réduction de bruit (ANC) est

désactivée. Néanmoins, les différences entre les

modes sont assez ténues, ce qui n’est pas toujours

le cas à l’écoute des casques concurrents.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, sans fil et antibruit

•Liaison Bluetooth et filaire (fonctionnent uniquement

en mode actif)

•Codecs audio supportés : SBC, AAC, SBC, AptX HD

•Transducteurs : électrodynamiques de 38 mm

•Autonomie : 30 heures

•Charge rapide : 15 min pour 5 heures d’autonomie

•Accessoires fournis : mallette de rangement, câble USB-

C, câble mini-jack

•Poids : 305 g

Notre avis

Construction

Performances

Ergonomie

Musicalité


40

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

DALI

400 €

iO-6

Dali est un constructeur danois connu pour ses enceintes Hifi et Home Cinéma

traditionnelles. Il commence aussi à se faire une place sur le marché des enceintes sans fil

haut de gamme ou encore celui des barres de son. En revanche, il est tout nouveau et sans

expérience sur le secteur des casques audio. Ses premiers modèles iO-4 et iO-6 viennent

tout juste d’arriver. Ils arborent un design scandinave inspiré, leur conception paraît fort

sérieuse et leurs prix ne sont pas prohibitifs. Qu’en est-il des performances, du confort et

de la robustesse dans la réalité ? Voyons cela avec le modèle haut de gamme Dali iO-6

qui est à la fois Bluetooth et doté d’un système de réduction du bruit actif (ANC).

par Pierre Stemmelin


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

41

Pour un premier essai, le Dali iO-6 étonne d’emblée

par son bon degré d’aboutissement. Dès le premier

contact, ce casque apparaît solide et d’une finition

qui ne souffre pas de défauts. Les glissières de

réglage en hauteur des oreillettes sont en métal

moulé. Elles tiennent bien leur position. L’arceau

semble robuste. Il ne produit aucun craquement

inquiétant lors des tests de torsion. Les habillages,

mélangeant matériaux synthétiques haut de

gamme, aluminium et similicuir ont une apparence

cossue. Le casque se met à plat pour se ranger dans

sa pochette de transport semi-rigide habillée de

textile façon Denim noir.

La stabilité de la liaison Bluetooth compatible avec

le codec audio Hi-res AptX HD, l’ergonomie des

commandes s’appuyant sur deux boutons physiques

et le confort sont également appréciables. Le seul

reproche que l’on puisse adresser au Dali iO-6 est

son poids un peu élevé - 329 grammes exactement

sur notre balance. Mais ce poids est bien réparti

grâce à une force de serrage uniforme sur le crâne.

Le casque tient bien en place lorsque l’on est en

mouvement sans pour autant presser trop fort sur

les tempes et les oreilles. Encore un fois, on est

agréablement surpris du degré de maturité de

ce modèle provenant d’une marque qui fait ses

premiers pas dans le domaine du casque.

Les oreillettes sont à double coque, ce qui explique

le poids un peu élevé. Les transducteurs sont logés

dans des coques internes montées sur pivot qui

portent les coussinets en mousse à mémoire de

forme. Cela participe au confort en permettant de

mieux épouser la forme de la tête de l’utilisateur. On

peut aussi noter que les supports des coussinets se

dévissent (un quart de tour) et se revissent aisément,

ce qui facilitera le remplacement en cas d’usure.

Sur le marché, le Dali iO-6 a en face de lui trois

champions des casques sans fil et antibruit de

l’acabit du Sony WH-1000Xm3, Bose Headphones

700 ou Jabra 85h. Soyons honnête, en matière de

réduction de bruit, il ne leur arrive pas à la cheville.

Cependant son système ANC n’est pas non plus

ridicule. Son action est modérée, mais correctement

équilibrée et pas insignifiante. Elle apporte un

confort d’écoute supplémentaire dans les lieux

bruyants.

Un casque Bluetooth et antibruit qui ne

sonne pas comme les autres et cultive

l’esprit audiophile

Le Dali iO-6 se démarque aussi des champions pour

ce qui est des prestations sonores, et cette fois-ci

dans un registre plus intéressant. Contrairement à

ce que l’on obtient avec les modèles précités, ses

transducteurs haut de gamme de grand diamètre

(50 mm) ne cherchent pas à délivrer des basses

artificiellement boostées. La restitution est claire,

avec un équilibre tonal légèrement montant qui

donne une belle luminosité au message musical.

Certains trouveront que cela manque un peu de

grave, mais la restitution du Dali iO-6 ne manque

pas d’ampleur. Les basses sont présentes, mais sans

caractère accentué. Elles laissent libre cours à un

registre médium transparent et élégant ainsi qu’à

des aigus d’une belle fluidité. L’image sonore est

quant à elle particulièrement aérée, vaste et bien

spatialisée. Le Dali iO-6 n’est pas comme les autres.

Sa restitution sonore a du style, du naturel et elle est

peut-être un peu plus audiophile.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire sans fil avec système de

réduction de bruit actif et retour sonore

•Liaison : Bluetooth AAC, AptX, AptX HD et filaire

•Transducteurs : 50 mm Free Edge à membrane en

papier

•Protection : IP53

•Réponse en fréquence : 10 Hz à 20 kHz

•Accessoires fournis : câble mini-jack, câble USB-C,

pochette semi-rigide de rangement mallette et adaptateur

avion

•Autonomie : jusqu’à 30 heures (2 h 30 min de charge)

•Poids : 329 g (sur notre balance de cuisine)

Notre avis

Construction

Performances

Ergonomie

Musicalité


42 ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

PLANTRONICS

BackBeat GO 810

Le Plantronics BackBeat GO 810 semble avoir tout

pour plaire : un design sympa, un prix qui l’est

tout autant, une liaison sans fil Bluetooth 5.0, un

système antibruit actif, une appli sur smartphone

pour le paramétrer... Il coche vraiment toutes les

cases. Cela peut donc paraître suspect et l’on est

en droit de s’interroger sur ses performances. Nous

l’avons testé pour lever les doutes.

par Pierre Stemmelin

150 €

Le Plantronics BackBeat GO 810 est un casque

fort léger presque tout en plastique, mais son

apparence est plutôt réussie et élégante, avec

une qualité de finition d’excellent niveau. Son

arceau d’une structure assez fine fait entendre

quelques craquements, mais tient bien les tests

de torsions. Ses solides glissières, qui, elles, sont

en métal, coulissent bien tout en ayant des crans

bien marqués de réglage de hauteur. Sur la tête,

le Plantronics BackBeat GO 810 a de la tenue. Il

s’agit réellement d’un casque nomade et urbain.

On peut imaginer courir (pas trop vite quand

même) en le gardant sur le crâne. Le coussin sous

son arceau est correctement rembourré et le poids

bien réparti. Les coussinets des oreillettes sont de

type circum-auriculaires et en mousse à mémoire

de forme. Ils sont un peu étroits. Les pavillons

auditifs de l’utilisateur sont un peu écrasés et l’on

peut rapidement ressentir un échauffement. C’est

un des rares points qui dénote une conception

économique. Néanmoins, le confort et la tenue

sont déjà bien supérieurs à ce que l’on obtient avec

la plupart des casques supra-auriculaires ou avec

beaucoup de modèles circum-auriculaires de cette

catégorie de prix.

Le Plantronics BackBeat GO 810 est doté de bons

petits transducteurs de 40 mm de diamètre. Son

système antibruit (ANC) n’utilise pas un seul, mais

deux microphones par oreillette, un à l’extérieur et

l’autre à l’intérieur. Ses performances sont loin de

celles fournies par les meilleurs, mais elles s’avèrent

déjà très respectables. Elles nous ont même étonnés

compte tenu du prix de ce casque. Elles ont une

légère sensibilité aux effets du vent, mais là encore

cela reste très correct.

Il est possible de choisir entre deux niveaux d’ANC

dans l’application sur smartphone BackBeat. Pour

activer (ou désactiver) l’ANC depuis le casque, il faut

appuyer simultanément sur les deux boutons de

volume pendant deux secondes. Cela ne vient pas

intuitivement, mais une fois qu’on le sait, cela passe

tout seul.

Pour l’écoute, le Plantronics BackBeat GO 810

propose deux modes d’égalisation que l’on peut

sélectionner à la volée via un bouton sur le casque

: «Brigth», c’est-à-dire clair, ou «Balanced» un

peu plus neutre et boomy mais sans trop d’excès.

On peut utiliser ce casque en Bluetooth aussi

bien qu’en filaire éteint ou allumé. Il donne ses

meilleurs résultats avec l’ANC activé. Il produit un

peu de souffle lorsqu’il est en mode actif, mais

heureusement celui-ci est généralement couvert

par la musique et se coupe dès que le signal audio

s’interrompt. La restitution n’est pas d’une très

haute résolution, ses extrémités sont écourtées,

cependant elle est plutôt bien équilibrée. Elle

se caractérise par des aigus doux, des graves

chaleureux et qui ont la pêche, un registre médium

suffisamment ouvert. L’ensemble est relativement

naturel et sonne bien. Le Plantronics BackBeat GO

810 fait preuve de beaucoup de savoir-faire. Il est

réellement plaisant à écouter. Il représente un très

bon choix dans sa catégorie.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, sans fil à réduction de

bruit active

•Liaison : Bluetooth 5.0 SBC ou filaire

•Commandes : boutons physiques et appli de

paramétrage

•Transducteurs : 40 mm électrodynamiques

•Réponse en fréquence : 50 Hz à 20 kHz

•Autonomie : jusqu’à 28 h sans ANC, jusqu’à 22 h

avec ANC

•Accessoires fournis : housse de rangement, câble

micro-USB de charge, câble mini-jack

•Poids : 189 g

Notre avis


ViVent les libellules !

Superbe !

La Libellule Noire DragonFly Black €99.95

“Avec la Libellule (“DragonFly”), AudioQuest a

créé un moyen simple et abordable d’atteindre

le haut de gamme pour une nouvelle génération

d’auditeurs, ainsi que le produit parfait pour le

système audio personnel de tout audiophile.”

— Robert Harley, The Absolute Sound

Ou mieux encore!

La Libellule Rouge (“DragonFly Red”) €199.95

“Les Libellules Rouge et Noire (“DragonFly Red and

Black”) figurent parmi les meilleurs exemples d’hifi

pour Monsieur Toutlemonde à jamais avoir été

publiés dans notre revue. Leurs valeurs de quotient

explosent le cadran. ”

— John Darko, Darko.Audio

Et le top du top !

La Libellule Cobalt (“DragonFly Cobalt”) €299.95

La Libellule Cobalt (“DragonFly Cobalt”) rassemble tout ce que les auditeurs

aiment dans la gamme Libellule (“DragonFly”), le son superbement dynamique

et séducteur, dont elle améliore la mise au point tout en enlevant le duvet et le

brouillard dont l’auditeur n’avait même pas conscience jusqu’à ce qu’il

ne l’entende plus ! La Cobalt dispose de la même tension de

sortie 2.1 capable de tout lire que la Rouge, avec son

contrôle de volume numérique à bit parfait, une

qualité de rendement MQA exceptionnelle et

une compatibilité parfaitement fluide avec les

appareils Apple et Androïd.

Quelques ingrédients importants qui

expliquent la performance de Cobalt qui lui

permet aujourd’hui de créer un précédent en

la matière :

• La puce ESS ES9038Q2M DAC dotée

d’un filtre de phase minimum à coupure

progressive permettant un son plus naturel.

• La micropuce PIC32MX274 microprocesseur réduit

l’appel de courant et augmente la vitesse de traitement de

33% par rapport aux Libellules Noire et Rouge (DragonFlys Black

and Red).

• Un système d’alimentation et de filtrage amélioré, conçu spécifiquement pour

réduire les bruits de fond cellulaires ou encore ceux dus au Wifi ou au Bluetooth.

• Comporte un adaptateur Queue de libellule DragonTail USB-C vers USB-A

modulable. Toutes les Queues de Libellule (DragonTails) utilisent les câbles USB à

teneur en carbone de chez AudioQuest.

DragonFly Le DAC + Preamp + Amp de Casque

Du MP3 au MQA et à la Haute Résolution, les Libellules préservent tout

le corps et toutes la chaleur et la couleur naturelle de votre musique.

Profitez de plus de beauté musicale chez vous et partout où vous choisirez

d’écouter votre musique.


44 ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

PSB

M4U 8

PSB Speakers est une marque du groupe canadien

Lenbrook, en compagnie de NAD connu de

longue date pour ses électroniques Hifi et Home

Cinéma, et de Bluesound un champion de l’audio

multiroom, parmi les meilleurs challengers

de Sonos. PSB est avant tout un constructeur

d’enceintes acoustiques, mais il est également

investi depuis plusieurs années dans le domaine

des casques audio. Ce n’est pas la première fois

que nous testons l’un de ses modèles M4U. La

version 8, qui nous intéresse ici, est parfaitement

dans l’air du temps, à la fois sans fil et dotée d’un

système de réduction de bruit (ANC).

par Pierre Stemmelin

400 €

Techniquement, le casque PSB M4U 8 est assez

proche du NAD Viso HP70 que nous avons testé

dans le courant de l’été 2018. Les marques NAD et

PSB étant sœurs, ce n’est pas une surprise. Sur le

M4U 8, on retrouve d’ailleurs exactement le même

système de boutons à pression et à glissement que

sur le casque NAD. Leur ergonomie est plutôt bien

pensée et on les repère relativement facilement

à l’aveugle. Mais alors que les pavés tactiles se

généralisent, cela semble un peu daté, de même

que la présence d’une prise micro-USB et non

USB-C pour la recharge ou encore l’absence d’appli

de paramétrage sur smartphone.

Esthétiquement, en revanche, le PSB M4U 8 est

très différent du casque NAD. Il possède un

large arceau copieusement rembourré, de solides

glissières et charnières repliables en inox. Ses

oreillettes associent des boucliers en métal avec des

coques faites d’ABS et de polycarbonate. Le M4U 8

paraît fort robuste, il a un look bien à lui, sa finition

noire mate est de bon goût. C’est un poids lourd

de 349 grammes exactement. Les coussinets bien

enveloppants et moelleux de ses écouteurs ont une

ouverture relativement étroite. Ils tiennent chaud

tout en assurant un bon maintien.

Sur le terrain, le système antibruit se révèle d’une

efficacité correcte. L’intensité de la réduction

de bruit n’est pas extrêmement poussée mais

immédiatement tangible et appréciable dans un lieu

bruyant. On regrette juste de ne pas pouvoir ajuster

son niveau ou activer un mode de retour sonore,

certes parfois gadget, mais désormais courant chez

les concurrents.

L’esthétique de la restitution sonore est par ailleurs

très changeante en fonction du mode utilisé. En

configuration passive, électronique éteinte avec

branchement filaire, les performances sonores ne

sont pas très bonnes. Mais ce n’est pas rédhibitoire,

car d’autres casques ne proposent même pas ce

mode pourtant bien pratique lorsque la batterie est

à plat. En outre, les choses s’améliorent beaucoup

lorsque l’on passe en mode actif sans ANC, que ce

soit en liaison filaire ou Bluetooth. Le PSB M4U 8

délivre alors un son musclé, dynamique, avec une

aération correcte, des basses qui ont de l’assise. Ce

n’est pas un champion de la définition, mais il sonne

alors de façon assez naturelle et fort agréable.

Le mode ANC renforce quant à lui les basses. Cela

donne une impression un peu boomy si l’on écoute

fort et qu’il n’y a pas trop de bruit autour. L’effet

physiologique (façon loudness) est en revanche

plaisant à faible volume ou si l’on a besoin de

compenser les bruits basses fréquences ambiants,

par exemple dans les transports en commun.

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire, sans fil et antibruit

•Liaison Bluetooth et filaire

•Codecs audio supportés : SBC, AAC, SBC, AptX HD

•Transducteurs : électrodynamiques de 40 mm à large

bobine mobile, avec optimisation acoustique et électronique

RoomFeel propre à PSB et NAD

•Autonomie : 15 heures

•Accessoires fournis : mallette de rangement, coussinets

de rechange, câble micro-USB, câble mini-jack, adaptateurs

avion et jack 6,35 mm

•Poids : 349 g

Notre avis


Branchez, Ecoutez, Profitez

Récepteur Bluetooth 5.0

Hi-Res pour chaîne hifi

DAC Burr Brown True Native

Ampli Casque

Pré-amplificateur

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46

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

SENNHEISER

400 €

Momentum 3 Wireless

Modèle de troisième génération, le Sennheiser Momentum 3 Wireless est un casque

Bluetooth à réduction de bruit qui ne choisit pas la facilité. Coincé entre le champion

WH-1000XM3 de Sony et le récent et toujours très méritant Headphones 700 de Bose,

il prend un chemin plus luxueux mais pas moins technologique, à la manière du PX7

de Bowers & Wilkins. par Guillaume Fourcadier

Fait de métal et de cuir, le Sennheiser Momentum

Wireless 3 est dans la lignée des précédentes

créations de la série Momentum. Il n’a pas grandchose

à envier au B&W PX ou au B&O H9

dans son approche qualitative. Son design est

immédiatement reconnaissable tout en étant

assez universel ; seules des finitions colorées

manquent un peu.

La fabrication est à la hauteur des ambitions de

Sennheiser, bien que son Momentum Wireless 3

ne soit pas aussi massif que les B&W PX ou B&0

H9. La structure pliable comporte des charnières

entièrement en métal, et le système de pivot des

coussinets ne souffre d’aucun jeu. De même, le

réglage en hauteur de l’arceau se fait dans un

sillon de l’arceau en acier. Même en se faisant

tyranniser, le Momentum 3 ne risque pas de se

briser. Nous regrettons toutefois que la housse


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

47

de transport livrée avec ce casque soit souple,

et non une mallette rigide - une mesquinerie (?)

assez incompréhensible pour un modèle vendu à

ce tarif. Cela est d’autant plus dommageable que

le Momentum Wireless 3 ne se met pas à plat et

occupe donc une place conséquente.

En revanche, le Momentum Wireless 3 offre un

très bon confort, à l’image des anciens modèles.

Les coussinets en cuir sont épais et englobants,

n’exerçant aucune pression excessive sur le crâne ni

fatigue même après plusieurs heures d’utilisation.

Pourtant, l’épaisseur importante des coussinets

dessert légèrement ce casque d’un point de vue

esthétique. Le Sennheiser Momentum Wireless

3 n’est franchement pas discret et ressemble

davantage à un petit modèle Hifi qu’à un casque

Bluetooth dédié au nomadisme.

Une ergonomie des commandes tout en

ambivalence

L’ergonomie des commandes est assez déroutante,

mêlant automatismes et boutons. Le Sennheiser

Momentum Wireless 3 ne s’allume et ne s’éteint que

par le simple fait d’être déplié ou replié. Le principe

est pratique mais non paramétrable. Aucun bouton

n’est présent pour les réfractaires ou pour pallier

d’éventuels problèmes. Le casque peut également

déclencher une pause automatique une fois retiré,

fonction qui peut cette fois être désactivée via

l’application. On peut relever le comportement un

peu capricieux de cette fonction, qui ne s’avère pas

des plus réactives.

Le reste des commandes incombe aux cinq boutons

alignés en trois groupes sur la tranche arrière

de l’écouteur droit. Le premier bouton permet

d’activer/désactiver la réduction de bruit, mais

aussi de déclencher le retour sonore. Le second

groupe est le trio boutons de volume et navigation.

Ces derniers sont discrets mais manquent un peu

d’accessibilité, il nous est souvent arrivé de tâtonner

pendant de longues secondes pour les trouver à

l’aveugle (lorsque le casque est sur la tête). Enfin, le

dernier bouton permet d’accéder à l’assistant vocal

défini ou de déclencher le mode d’appairage de la

connexion Bluetooth (appui long).

Si le Sennheiser Momentum 3 Wireless ne va pas

aussi loin que le Sony WH-1000Xm3 en matière de

codecs audio supportés, il se permet tout de même

d’intégrer l’AAC, l’AptX et l’AptX Low Latency.

Quel que soit le codec, la stabilité du signal reste

exemplaire et les microcoupures du signal audio

sont assez rares.

L’application (Android et iOS) dédiée au

paramétrage du Sennheiser Momentum Wireless 3

uuu

Spécifications

•Type : casque circum-auriculaire fermé, Bluetooth et

antibruit

•Liaison : Bluetooth (SBC, AAC, AptX, AptX LL) ou filaire

(en actif ou passif)

•Connexion Bluetooth multipoint

Présence d’un balise Tile (pour géolocaliser le casque si

on l’égare)

•Transducteurs : 42 mm dynamiques

•Réponse en fréquence en filaire : 4 Hz à 22 kHz

•Autonomie : 17 heures avec Bluetooth et réduction de

bruit activée

•Temps de recharge : 2 heures

•Accessoires fournis : pochette de rangement souple,

câble mini-jack, câble de recharge USB-C vers USB-C,

convertisseur USB-C vers USB-A

•Poids : 305 g

Notre avis

Construction

Performances

Ergonomie

Musicalité


48 ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

est particulièrement simple. Spartiate mais agréable,

à l’image de ce qui existe chez Bose. Elle permet de

régler le mode de réduction de bruit active sur l’une

des trois positions disponibles, de gérer la fonction

de retour sonore, d’activer la fonction de pause

intelligente (en retirant le casque) ou d’accéder

à l’égaliseur. Ce dernier reste particulièrement

étrange, ne permettant que d’influencer une

tendance générale du casque et non de procéder

à de petits ajustements locaux, fréquence par

fréquence.

Sur le terrain, l’efficacité du système de réduction

de bruit est assez exemplaire, efficace et sans réel

défaut. Sa seule faiblesse est de ne pas tout à fait se

hisser au niveau des meilleurs, le Sony WH-1000XM3

et le Bose Headphones 700 le devançant assez

nettement aux mesures. Les microphones intégrés

au casque sont de bonne qualité et délivrent une

expérience efficace en appel téléphonique mainslibres.

Toutefois, cette expérience se gâte un peu

en environnement bruyant. L’autonomie n’est pas

non plus dans le peloton de tête, loin de là. Si

Sennheiser annonce 17 h, nous sommes parvenus

à environ 16 h pendant nos tests en utilisant les

codecs AAC et AptX.

Un son à fort potentiel entravé par

ses réglages

Tout aussi ambivalente que le reste du casque, la

partie sonore fascine autant qu’elle questionne. Les

transducteurs du Sennheiser Momentum Wireless 3

sont performants. Cela se ressent dans l’excellente

reproduction des timbres, l’excellent sens du détail

et la très bonne ouverture de la scène sonore. Mais,

sans doute pour plaire à une cible dite «jeune»,

Sennheiser a choisi la voie des basses renforcées.

Cela n’est pas condamnable en soi, mais on sent

les transducteurs un peu hors de leur monde,

comme gonflés par un Bass-Boost. Les graves sont

donc certes profonds mais un peu traînants. Dans

ce domaine, le Sennheiser Momentum Wireless 3

n’atteint pas la tenue d’un Sony WH-1000XM3 ou la

maîtrise d’un Bowers & Wilkins PX.

Les médiums sont légèrement en retrait mais

précis et naturels malgré le petit débordement

des basses. A contrario du bas du spectre, cette

gamme de fréquence se comporte de manière

parfaitement linéaire, dans le bon sens du terme.

La reproduction des voix est douce, sans aucun

voile ni aucune acidité. Le registre des aigus est un

peu plus accidenté mais pas sans saveur. Sa légère

emphase est ponctuée d’un petit pic, lui laissant un

caractère joueur et percutant, parfois un peu trop

brillant. Le Sennheiser Momentum Wireless 3 n’est

pas le meilleur dans les aigus mais il se permet de

rester loin de toute caricature. L’ensemble offre une

approche relativement polyvalente mais clairement

plus à l’aise sur les musiques modernes. En l’état,

ce casque donne un peu l’impression de vouloir

singer la concurrence. Impossible de ne pas penser

au Sony WH-1000XM3 tant les deux signatures

sonores possèdent des similitudes. Le Sennheiser

Momentum Wireless 3 semble prendre l’ascendant

technique, mais du fait de ses choix sonores, cet

avantage ne se concrétise pas totalement.


cowon1franceGcom

d i s t r i b u é

p a r

DACkESS9c38Pro:kHyperstreamkII

SonkHautekDefinitionk3-bl384kHz

DSD-56knatif

Sortiekaudiok3G5mm

Sortieksymétriquek4G4mm

SortiekOptiqueknumérique

Mémoirekjusqu’àk5w-kGo

Autonomiek9Hkenklecture


ÉCOUTEURS

INTRA-AURICULAIRES

SE846

SHURE, à la pointe de la technologie et de l’innovation en matière

d’écouteurs intra-auriculaires, nous présente ici le plus abouti de

ses projets : les écouteurs intra-auriculaires SE846. Plébiscités

par les artistes sur scène pour du monitoring ultra qualitatif comme

par les audiophiles les plus exigeants, personnalisables grâce à des

filtres acoustiques interchangeables, les écouteurs SE846 n’ont pas

fini de faire parler d’eux.

DANS LA MÊME SÉRIE

SE215

SE425

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ÉCOUTEURS SHURE PROFESSIONAL SOUND ISOLATING SE846

Finition translucide, câble amovible 3,5 mm

W E B S T O R E


LES ÉCOUTEURS

AUDIOPHILES


52

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

AUDEZE

1000 €

LCD-i3

Gamme pour le moins atypique dans l’univers des écouteurs, la série LCD-i d’Audeze propose

d’intégrer tout le savoir-faire de la marque en matière de transducteurs planaires (orthoplanar)

dans des modèles intra-auriculaires totalement ouverts. Les Audeze LCD-i3 sont les petits

derniers de la fratrie, à mi-chemin entre les iSine 10 à 400 € (que nous avons déjà testés et

adorés) et l’ultra haut de gamme LCD-i4 à 2800 €. Des modèles atypiques et tout en compromis.

par Guillaume Fourcadier

Savamment imaginé, le packaging des Audeze

LCD-i3 impressionne d’emblée. La petite boite

cartonnée, recouverte d’une matière tissée, abrite

une belle cloche de plexiglas. Celle-ci regroupe

les écouteurs trônant dans un socle en mousse

thermoformée, ainsi qu’une housse de transport

semi-rigide en nylon dans laquelle son rangés tous

les accessoires.

En plus de leurs embouts en silicone, les

écouteurs viennent avec 2 systèmes d’accroche

complémentaires. Le premier est une excroissance

venant se loger dans la conque, peu efficace

ici. Le second est un arceau-tour d’oreille rigide

permettant une meilleure tenue. Enfin, les LCD-i3

viennent avec un jeu de trois câbles différents :

un modèle à terminaison jack 3,5 mm, un câble

Lightning (Apple), un câble à récepteur Bluetooth

reliant les deux écouteurs. Ces deux derniers

câbles adoptent le circuit de traitement sonore

Cipher d’Audeze. Notons que ces deux câbles sont

habituellement vendus seuls à 120 € (Bluetooth)

et 150 € (Lightning). Le modèle Bluetooth est

compatible avec le codec AptX HD et sa batterie

permet de tenir un peu plus de 8 h selon nos

mesures.

Une ergonomie et un confort totalement

ésotériques

Si les Audeze LCD-i3 impressionnent par leur

design, ils sont également à la limite du grotesque

tant ils paraissent démesurés pour des écouteurs

intra-auriculaires. Le très large transducteur planaire

de 30 mm en impose tout autant qu’il effraie. Au

moins, la finition est tout bonnement irréprochable,

marquée par une structure principalement en

plastique, mais sans aucun défaut. Les prises de

raccordement vers le câble utilisent sur chaque

écouteur deux broches classiques, mais s’appuyant

sur un principe de détrompeur non standardisé.

Le confort est en revanche un gros point noir, voire

un motif de non-adoption pour certains utilisateurs.

La canule, même rétrécie en entonnoir, est

particulièrement large. Cette caractéristique vient

s’ajouter au poids important du transducteur en

lui-même provoquant un port souvent déséquilibré,

l’écouteur ne cessant vouloir ressortir du conduit

auditif. Même avec les arceaux tour d’oreille, le

constat n’est pas brillant. Ces derniers permettent

aux écouteurs de ne pas choir, mais n’empêchent

pas la canule de se déplacer au gré des plus infimes


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

53

mouvements de mâchoires, faisant alors perdre

toutes les basses. Quels que soient les embouts

en silicone utilisés, il faut avoir les conduits auditifs

suffisamment larges.

L’isolation phonique n’est pas brillante et même

presque totalement nulle, mais ce point était

attendu. Malgré leur structure intra-auriculaire,

les LCD-i3 sont totalement ouverts sur l’extérieur.

La membrane ne pouvant pas être amortie

efficacement, Audeze a choisi de la laisser en

charge totalement ouverte. Ainsi, l’atténuation des

bruits extérieurs est presque inexistante. Et pour

ne rien arranger, les fuites de son sont tout aussi

importantes.

Une restitution sonore qui peut atteindre

des sommets

Les performances sonores peuvent se voir sous le

prisme des deux types de câbles : avec ou sans

le module Cipher. Ce module de traitement va

clairement influencer la qualité et la signature

sonore.

Avec le câble Jack, la sonorité des écouteurs

paraît assez terne, même sur un bon amplificateur

pour casque. Sans être mauvais techniquement

ou désagréable, on sent que le potentiel est

encore inexploité. Les basses et médiums sont très

équilibrés, mais les aigus un peu trop en retrait,

peinant à développer l’espace sonore et l’aération

en général.

Tout change largement avec l’utilisation du câble

Lightning ou du câble Bluetooth Cipher. L’écoute

est presque transfigurée, car beaucoup plus vivante,

mais surtout infiniment plus aérée. Dès lors, la

personnalité des écouteurs peut s’exprimer. À

l’image des casques planaires de cette gamme

de prix, les Audeze LCD-i3 s’affichent comme des

forces tranquilles, avec des basses légèrement mises

en avant pour gagner en impact.

Les Audeze LCD-i3 développent alors une signature

légèrement sombre. La qualité des basses est

indéniablement au-dessus de la mêlée des

écouteurs intra-auriculaires, que ce soit en terme de

profondeur ou de détails. Mais surtout, la taille des

transducteurs permet de leur donner une ampleur

démesurée, allant bien au-delà du cadre de simples

écouteurs. Et contrairement à ce qui se pratique

habituellement, Audeze choisit avec ces modèles de

ne pas privilégier de bosse dans les bas médiums.

L’écoute est ainsi reposante, mais sait conserver une

certaine énergie et une immense précision dans le

bas du spectre.

Les médiums ne sont pas en reste, avec une texture

et une reproduction des timbres à la hauteur des

excellents casques Hifi. Les voix sont précises,

profondes, légèrement placées en avant. Les aigus

sont également très définis, mais légèrement plus

doux et vallonnés passés les 6 kHz. À l’image de

l’imposant casque LCD-2, dont nous avons testé

la version Closed-Back, les LCD-i3 ne sont pas

tranchants, mais plutôt moelleux, agréables sans

faire montre de lenteur.

Ces écouteurs sont impériaux dans les genres

musicaux comme le Classique ou le Jazz, tous

les styles aérés et bien mixés. Livrez leur un peu

d’espace, ils le rendent au centuple. C’est simple,

les Audeze LCD-i3 proposent une scène sonore

aussi vaste que les casques Hifi de la marque : la

performance d’un vrai casque de salon dans un

format de poche. Et que dire de leur niveau de

détails, de leur capacité à reproduire les plus infimes

nuances ? Ajouter à cela l’excellente performance

du câble Bluetooth, et ces écouteurs pourraient

bien être les intra-auriculaires parfaits... en matière

de restitution sonore.

Presque, car les styles plus énergiques comme

l’électro et le hard-rock montrent un peu les limites

des transducteurs planaires. Le problème n’est pas

tant leur technicité que leur signature, un poil trop

sage pour pouvoir convaincre totalement dans les

genres rentre-dedans.

Les Audeze LCDi3 sont donc de vraies étrangetés

dans le paysage audiophile, des écouteurs tout

aussi impressionnants que les grands casques

Hifi, mais pas tellement adaptés au nomadisme.

De grandes concessions, mais aussi d’immenses

qualités.

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires planaires ouverts

•Transducteur planaires de 30 mm

•Amortissement : Châssis anti-vibratoire en magnésium

hérité du LCD-i4

•Réseau d’aimants Fluxor et diaphragme Uniforce

•Réponse en fréquence : 10 Hz – 50 kHz

•Impédance : 20 Ohms

•Sensibilité : 110 dB/mW

•Puissance max. admissible : 500 mW RMS

•Câbles : Modèle standard jack 3,5 mm ; Cipher Lightning

; Cipher Bluetooth

•Embouts en silicone : 3 tailles en silicone lisse, 3 tailles

en silicone strié

•Inclus : 3 câbles, housse de transport Nylon, crochets

tour d’oreille, Ears Fins (excroissance pour la conque de

l’oreille), outils de nettoyage, clip pour vêtement

Notre avis

Construction

Performances

Ergonomie

Musicalité


54

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

FIIO

500 €

FH7

Écouteurs intra-auriculaires les plus haut de gamme jamais lancés par Fiio, les FH7

ont pour but de faire passer un cap à la marque chinoise. De type trois voies, hybrides,

à cinq transducteurs, les Fiio FH7 comptent se faire une place dans ce qu’on appelle

le segment audiophile tout en bénéficiant d’une forme soignée et en apportant une

modularité poussée de leur signature sonore.

par Guillaume Fourcadier

Une forme proche de la perfection

Dès l’ouverture de leur boîte, les Fiio FH7 font leur

petit effet. Chaque écouteur est conçu dans un

alliage d’aluminium/magnésium usiné et anodisé

noir, avec un dos parsemé de vaguelettes et cerclé

d’un petit trait doré pour couronner le tout. Le

produit est clairement solide voire irréprochable,

mais sait garder une certaine élégance. Il faut

également préciser qu’un mélange d’aluminium

et de magnésium permet de conserver une très

grande légèreté tout en profitant de la rigidité de

ce matériau, très utile d’un point de vue acoustique.

Les vaguelettes ne sont pas non plus là par hasard,

puisque cette structure permet d’absorber les

éventuelles résonances.

Le câble avec connectique MMCX (un des

standards) est tout aussi sérieux dans sa conception.

Utilisant du cuivre plaqué argent, il est à la fois épais

(8 brins) tout en restant étonnamment souple. Son

connecteur mini-jack est de type coudé avec une

structure entièrement métallique.

Le packaging est tout aussi impressionnant puisque

Fiio propose à la fois deux housses de transport

(l’une en tissu souple, la seconde rigide et en cuir),

une petite capsule contenant deux paires de filtres

acoustiques, et un jeu de six types d’embouts

différents pour un total de quinze paires. Les

différents filtres acoustiques ainsi que certains

embouts permettent de légèrement jouer sur la

signature sonore du produit.

Le confort est assez réussi. Sans être dans les tout


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

55

meilleurs élèves, les écouteurs Fiio FH7 savent

se faire oublier malgré leur canule relativement

large (mais courte). L’isolation phonique est très

acceptable même si elle ne va pas extrêmement

loin dans le bas du spectre. Tous les embouts en

silicone se valent à ce niveau, il faudra privilégier les

modèles à double frange ou en mousse à mémoire

de forme si l’on veut obtenir la meilleure isolation

phonique.

Une sonorité riche, joueuse et intransigeante

Les écouteurs Fiio FH7 combinent deux paires de

transducteurs à armature équilibrée pour les aigus

et médiums avec un transducteur dynamique doté

d’une membrane en béryllium pour les basses.

Il ne faut pas bien longtemps pour constater que le

pari de Fiio est réussi, du moins en ce qui concerne

la qualité pure. La signature de base (filtre neutre

et embouts en silicone classiques) est très régulière

dans les basses et les médiums, voire légèrement

descendante, avec une excellente extension dans

le bas du spectre. Les Fiio FH7 descendent bas,

de manière très propre et naturelle. Le son paraît

beaucoup plus articulé que celui des écouteurs

hybrides habituels, moins mou, moins imprécis. La

transition basses/médiums entre le transducteur

dynamique et les transducteurs à armature balancée

(ou équilibrée) se passe sans aucune impression

de chevauchement de fréquences, un phénomène

pourtant courant chez les concurrents. Le registre

aigu est particulièrement clair et précis, plutôt mis

en avant même si nous ne notons pas d’agressivité

excessive. Seul un pic vers les 8-10 kHz le laisse

parfois déborder et siffler (ou chuinter) sur des styles

musicaux très tranchants comme le métal.

D’une manière générale, les Fiio FH7 offrent un

son détaillé, précis, avec une bonne séparation des

instruments. La scène sonore est assez profonde,

mais pas extrêmement large. La force des Fiio FH7

ne réside justement pas dans leur scène sonore ou

leur niveau de détails mais dans leur musicalité et la

très grande justesse des timbres.

Avantage ou inconvénient, ces écouteurs sont

très dépendants de la qualité de la source et

de la qualité du mixage. Si la lecture en sortie

d’un smartphone fournit déjà un bon résultat,

une utilisation sur baladeur audiophile va faire

monter leurs qualités de plusieurs crans. Testés

principalement à partir du baladeur Fiio M11,

les FH7 ont pu s’exprimer pleinement, là où une

utilisation en sortie de smartphone laisse des basses

et un niveau de séparation des instruments plus

brouillons. Ces écouteurs ne vont presque rien

pardonner, ils révèlent facilement les limites d’une

carte son ou d’un amplificateur casque. Cela est

également vrai pour les mauvais mixages et les

mauvais codecs. La personnalité sonore des Fiio

FH7, particulièrement le pic dans les aigus, fait

qu’ils peuvent paraître totalement sous-exploités,

ternes et même sifflants si la piste est mal codée ou

enregistrée.

L’utilisation des filtres acoustiques qui viennent se

visser sur les canules module très légèrement la

personnalité sonore des écouteurs en jouant sur les

basses et les aigus. Si les différences de signatures

sont effectives, elles restent discrètes. Le filtre

des basses n’atténue pas le pic à 8-10kHz, et le

filtre des aigus ne propose qu’un petit surplus de

clarté dans les haut-médiums et aigus. Le constat

est le même pour les embouts. Dans ce cas, les

modèles nommés mid-centric sont peut-être les

plus intéressants. Ils rehaussent très finement le

niveau des médiums, permettant aux écouteurs

d’apporter un peu de profondeur à la scène sonore,

et de devenir encore un peu plus neutres sans être

plus froids. Les petits surplus de basses ou de clarté

apportés par les filtres et embouts accentuent

ou corrigent légèrement, ce qui peut déjà faire la

différence.

Difficile de ne pas recommander les Fiio FH7 tant

ils paraissent ne rien devoir au hasard, que ce soit

sur la forme ou sur le son. Sans être forcément les

références absolues dans cette gamme de prix, ils

comptent clairement parmi ce qui se fait de plus

intéressant et de plus complet.

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires hybrides trois voies

•Corps en alliage d’aluminium et magnésium

•Transducteurs : 1 dynamique avec membrane béryllium

13,6 mm pour les basses, 2 transducteurs à armature

équilibrée pour les médiums, 2 transducteurs à armature

équilibrée pour les aigus

•Connectique MMCX

•Réponse en fréquence : 5 Hz – 40 kHz

•Impédance : 16 ohms

•Sensibilité : 111 mW

Notre avis

Construction

Performances

Ergonomie

Musicalité


56 ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

PERIODIC AUDIO

Carbon (C-6)

Periodic Audio a une philosophie unique, celle

de décliner un même design d’écouteurs intraauriculaires

en plusieurs modèles, en utilisant

des transducteurs à membranes plus ou moins

haut de gamme. Le principe est très intéressant

et plutôt efficace, les trois premiers modèles

Magnesium, Titanium et Beryllium ayant

chacun des spécificités différentes à l’écoute.

Les Titanium sont d’ailleurs déjà passés entre

nos murs pour un test. Petits derniers, les

Periodic Audio Carbon auxquels nous nous

intéressons maintenant sont les plus haut de

gamme. Leur tarif s’établit à pas moins de

400 Euros. par Guillaumme Fourcadier

400 €

Les Periodic Audio Carbon (C) présentent le même

design et la même fabrication générale que leurs

petits frères dans un coloris noir mat. Mais surtout,

ils possèdent des transducteurs à membrane en

polymère propriétaire surmontée d’une surcouche

de 8 microns en diamant industriel, aussi appelé

carbone amorphe. Cette couche particulièrement

légère et rigide permet une réponse en fréquence

étendue et une très bonne réactivité acoustique.

L’assemblage est sérieux, la coque en

polycarbonate massive et le design éprouvé. Il reste

dommage de ne pas proposer un câble détachable,

mais les intra-auriculaires de Periodic Audio sont

garantis 5 ans.

Le confort est plus que correct. Sans faire partie des

meilleurs dans ce domaine, ces écouteurs combinent

une bonne tenue et un poids réduit. La marque

propose trois variétés d’embouts pour tous les goûts

: silicone simple, silicone double frange, mousse

à mémoire de forme. Pour aller de pair, l’isolation

phonique est bonne malgré une canule assez

courte. Pour une isolation maximale, il est toutefois

recommandé d’utiliser les embouts en mousse.

La sonorité des Periodic Audio C est

particulièrement atypique dans cette gamme de

prix. Là où la plupart des modèles haut de gamme

choisissent une certaine neutralité, les Carbon

imposent leur caractère dans une approche avec

une réponse en fréquence en «V» (physiologique)

très maîtrisée. Percutantes ou très rondes et

enveloppantes selon les situations, les basses

descendent très bas et paraissent s’adapter à

toutes les situations. Si le morceau est sage, ces

intra-auriculaires peuvent le rester, si le morceau

s’emballe, les Periodic Audio Carbon peuvent

déclencher une tempête sans se fatiguer. Clairement

à l’aise pour restituer les musiques modernes,

ils s’accordent pourtant très bien aussi avec le

jazz ou la musique classique. Leurs transducteurs

dynamiques laissent un grain reconnaissable, une

touche analogique dans cette gamme de prix

envahie de modèles à transducteurs à armature

balancée.

Les aigus sont également en avant mais de manière

un peu plus discrète, moins spectaculaire que le

grave. L’emphase est suffisante pour conserver une

très bonne dynamique et une très bonne clarté,

mais reste assez maîtrisée pour ne pas devenir

sifflante. On peut leur reprocher une représentation

sonore un peu resserrée et un niveau de détails

inférieur à ce qu’offrent les meilleurs modèles, mais

les Periodic Audio Carbon semblent cultiver cela

pour mieux se concentrer sur l’émotion et les

sensations. Voilà des écouteurs qui développent

l’approche musicale avant de penser à la

démonstration technique.

Spécifications

•Impédance : 32 ohms

•Sensibilité : 98 dB SPL/1 mW

•Puissance max. : 200 mW en continu

•Réponse en fréquence : 12 Hz à 38 kHz

•Isolation phonique max (avec embouts mousse) :

31,3 dB

•Poids : 9,3 g l’ensemble

•Câble : 1,5 m non détachable avec prise mini-jack

•Accessoires fournis : boîte métallique de rangement

des accessoires, 3 paires d’embouts en silicone (médical),

3 paires d’embouts en mousse à mémoire de forme, 3

paires d’embouts double frange en silicone, adaptateur

jack 6,35 mm, adaptateur avion

Notre avis


Enceinte design de haute fidélité

L’esthétique nordique dans toute sa splendeur.

Découvrez Oslo, une enceinte Bluetooth ® parfaitement conçue

avec ses matériaux de luxe entre aluminium et textile Kvadrat ® . A

l’origine fabricant de haut-parleurs, Vifa dispose d’un savoir-faire

presque centenaire... pour une qualité musicale exceptionnelle.

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58

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

SHURE

500 €

SE535 + BT2

Nous avons déjà présenté en test le module Bluetooth BT1 de Shure en compagnie des

écouteurs Shure SE215. Il s’agit d’un module qui se branche sur la plupart des écouteurs munis

de connecteurs de type MMCX et les transforme en écouteurs sans fil. Naturellement, ce module

est parfaitement adapté aux écouteurs Shure. Il présente l’avantage d’une approche modulaire,

certainement plus durable, car évitant d’avoir à jeter le tout lorsqu’un des éléments est en

panne. Pour cette raison, nous lui avons décerné un de nos très rares ON-zegreen Award. Nous

nous intéressons maintenant à la version BT2 de ce module Bluetooth qui gagne notamment le

support du codec audio AptX HD. Pour bien cerner ses performances, nous l’avons associé aux

écouteurs haut de gamme Shure SE535. par Pierre Stemmelin

Pour ce test, nous disposions du module Shure BT2

(RMCE-BT2) et du modèle BT1 (RMC-BT1) afin de

pouvoir les comparer. Lors de notre premier essai,

nous regrettions que le BT1 se limite au codec

audio de base, SBC. Cette lacune est totalement

comblée avec le BT2 puisqu’il gagne le support des

codecs AAC, AptX, AptX LL (Low Latency, évitant les

décalages entre image et son quand on regarde une

vidéo) et AptX HD (Haute Définition).

Les deux modules se différencient aussi par leur

structure. Sur le BT1, le boîtier intégrant la batterie

est monté «en série», sur l’axe du câble destiné à

relier les deux écouteurs. Sur le BT2, il constitue

une liaison en «Y», avec les sorties des câbles

pour l’écouteur droit et le gauche côte à côte et

parallèles. Cela apporte un meilleur équilibre. Le

boîtier du BT2 est légèrement plus gros. Il se dote

d’une attache façon trombone pour se fixer à un col

de chemise par exemple. L’autonomie passe à 10

heures contre 8 heures auparavant.

Shure SE535 : des oreillettes semi-pro

basées sur des triples transducteurs à

armature balancée bien optimisés

Les SE535 sont des écouteurs haut de gamme

typiques de chez Shure. Ils prennent la forme

d’oreillettes de scène pour les musiciens, comme

moulées sur-mesure. Chacun remplit toute la

conque de l’oreille de l’utilisateur. Le câble de


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

59

liaison, que ce soit pour la version filaire ou celui du

module Bluetooth, est muni d’une gaine à mémoire

de forme. Il passe par-dessus le pavillon auditif afin

d’assurer un meilleur maintien.

De par leur principe, ces écouteurs intra-auriculaires

sont assez intrusifs, ce qui peut constituer une gêne

pour certains utilisateurs. Le premier enfilage n’est

pas évident. Il faut prendre le coup de main, mais

une fois que les Shure SE535 sont bien en place, ils

assurent un bon niveau de confort et une isolation

phonique très élevée.

Ces écouteurs, fidèles à leur esprit pro, sont

en outre fournis avec un très grand nombre

d’accessoires, dont pas moins de 9 paires

d’embouts différents en plusieurs sortes de mousses

à mémoire de forme, en silicone ou encore à triple

frange.

À l’écoute, les Shure SE535 se montrent à la

fois extrêmement transparents et doux. Leur

registre médium est l’un des plus beaux du genre,

particulièrement riche et nuancé. Les extrémités

du spectre sont un peu en retrait. Néanmoins,

la restitution ne manque pas de chaleur ni de

consistance tandis que les graves sont rapides. Les

aigus sont également capables de révéler beaucoup

de détails tout en se faisant discrets. La restitution

sonore présente une superbe homogénéité

et surtout donne une sensation d’espace, de

profondeur et de relief assez étonnante de la part

d’écouteurs intra-auriculaires.

Les Shure SE535 sont vraiment des modèles à

part, certes typés et atypiques, mais dotés de

caractéristiques audiophiles que l’on rencontre

rarement.

Un nouveau module Bluetooth bien adapté et

qui pousse plus loin la définition

Nous avions déjà beaucoup aimé le module

Bluetooth Shure BT1, tout en regrettant que la

définition de sa restitution sonore ne soit pas plus

poussée et qu’il se limite au codec audio de base,

le SBC. Le module Shure BT2 s’affranchit de cette

limitation. À partir d’une source ne supportant que

le codec AAC, comme les iPhone, la différence

à l’écoute par rapport au BT1 est assez ténue et

presque insignifiante. En revanche, à partir d’un

smartphone Android utilisant l’AptX ou mieux

l’AptX HD, le rendu sonore devient nettement plus

clair, aéré, avec un surcroît de détails autant dans

le registre médium que dans les aigus. Les voix ont

plus de présence. L’ensemble du message musical

et la ligne mélodique gagnent en propreté et en

aération.

Par ailleurs, le module BT2 est bien adapté aux

SE535. Il leur apporte ce petit supplément de

chaleur et d’assise dans le bas du spectre qui

manque parfois à ces écouteurs lorsqu’ils sont

associés à certaines sources en liaison filaire. Le

mariage est harmonieux.

Cet ensemble Shure SE535 + BT2 est un peu cher

dans l’absolu. Il n’est pas encore true wireless (il

faudra attendre le printemps pour voir les premiers

écouteurs de ce type dans la gamme Shure). Mais

il a des arguments et des atouts que l’on ne trouve

pas ailleurs.

Spécifications

•Type : écouteurs intra-auriculaires Shure SE535 avec

module Bluetooth Shure RMCE-BT2

•Transducteurs : 3 transducteurs à armature balancée

par écouteur, 2 pour le grave et un pour l’aigu

•Impédance : 36 Ω

•Sensibilité : 119 dB SPL/mW

•Réponse en fréquence : 18 Hz à 19 kHz

•Isolation phonique : jusqu’à 37 dB

•Module BT2 : Bluetooth 5.0, 10 h d’autonomie, compatible

SBC, AAC, AptX, AptX LL, AptX HD, connectique

standard MMCX

•Accessoires fournis : câble de recharge micro-USB,

câble mini-jack avec commandes et microphone, 9 paires

d’embouts (en silicone, en mousses à mémoire de forme

et triple frange), étui de rangement semi-rigide, 3 adaptateurs

(avion, jack 6,35 et atténuateur), pince cravate,

curette de nettoyage.

•Poids : 3 g environ par écouteur, 25 g les deux écouteurs

avec le module BT2

•Prix : 499 € pour le pack SE535+BT2, 419 € pour les

SE535 seuls, 119 € pour le BT2 seul

Notre avis

Confort

Performances

Ergonomie

Musicalité


DECADE

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LES SOURCES


62 ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

AUDIOQUEST

DragonFly Cobalt

L’AudioQuest DragonFly Cobalt ressemble à

une grosse clé USB revêtue d’une luxueuse

peinture métallisée de carrosserie automobile.

Mine de rien, il s’agit d’un vrai petit appareil

audiophile intégrant un DAC USB et un

ampli casque puissant. C’est le troisième du

nom : il s’ajoute aux DragonFly Red et Black

déjà présents au catalogue de la marque

américaine et gagne plusieurs améliorations.

par Pierre Stemmelin

L’AudioQuest DragonFly Cobalt reprend le format

de ses prédécesseurs DragonFly Black et Red, dans

une version légèrement miniaturisée et affinée, avec

un corps en métal revêtu d’une superbe finition

bleu cobalt nacré (comme sa référence l’indique).

Il conserve les mêmes équipements : d’un côté un

port USB type A mâle et de l’autre une prise minijack

3,5 mm femelle. En complément, il est livré avec

un adaptateur USB de type C de grade audiophile

(conducteurs à faible teneur en carbone) de chez

AudioQuest, qui permet le raccordement à un

appareil Android, par exemple. Il est aussi possible

de le brancher sur un appareil iOS, mais pour ce

faire il faudra acheter un adaptateur Lightning en

supplément.

L’AudioQuest DragonFly Cobalt est une mini carte

son qui permet de transformer un ordinateur

(PC, Mac et même Linux), un smartphone ou

une tablette en une source audiophile. Sa sortie

mini-jack peut aussi bien alimenter un casque

audio haut de gamme qu’attaquer une chaîne

Hifi. Son fonctionnement est simplissime. Il suffit

de le brancher au port USB de la source pour qu’il

soit prêt. Il est «plug’n play», c’est-à-dire qu’il ne

nécessite pas l’installation de pilotes.

Le Cobalt est le plus avancé techniquement

de la série DragonFly d’AudioQuest. Il intègre

un nouveau convertisseur ESS Sabre 32 bits

(ES9038Q2M) doté d’un filtre à pente douce pour

éviter les rotations de phase et duretés dans le haut

du spectre. Son processeur Microchip PIC32MX274

est 33 % plus puissant que celui du DragonFly

Black. Il met en œuvre l’algorithme «StreamLength

asynchronous-transfer» et la technologie

«monoClock», spécialement développés pour

AudioQuest par Gordon Rankin, grand spécialiste

de l’audionumérique. Ces procédés ont pour but

d’apporter une réduction drastique du jitter et de

limiter fortement les interférences dues aux ondes

Wi-Fi, Bluetooth ou cellulaires.

Ces circuits sont associés à un contrôle numérique

300 €

du volume de type Bit Perfect sur 64 bits pour éviter

toute perte de résolution même à faible niveau,

ainsi qu’à un ampli analogique ESS Sabre 9601 dont

le niveau de sortie est de 2,1 volts.

On le voit, l’AudioQuest DragonFly Cobalt est

minuscule et néanmoins bourré de matière grise

audiophile. Est-ce que cela s’entend à l’écoute ?

Nous répondons immédiatement par l’affirmative.

Nous avons notamment essayé le Cobalt avec les

casques orthoplanar Audeze LCD2 Closed-Back et

Quad Era-1. Il se singularise immédiatement par

son haut degré de résolution. AudioQuest déclare

à son propos : «un son séducteur et d’une beauté

naturelle – en y enlevant le duvet et le brouillard

dont l’auditeur n’avait même pas conscience jusqu’à

ce qu’il ne les entende plus». C’est dit de façon

poétique, mais assez vrai. Cette carte son de poche

apporte une transparence surprenante, tout en

alliant fluidité, douceur et luminosité dans le haut du

spectre. Elle ne force pas le trait, sa dynamique n’est

pas exacerbée, mais elle explore également bien le

bas du spectre jusqu’à ses tréfonds. La restitution

sur nos casques orthoplanar a une belle ampleur,

de la consistance et de la maîtrise dans les graves.

L’image sonore est bien construite, à la fois très

détaillée, stable, aérée et en relief. L’AudioQuest

DragonFly Cobalt tient donc ses promesses

audiophiles.

Spécifications

•Type : DAC-USB et ampli casque

•Connectique : port d’entrée numérique USB-A, prise de

sortie analogique mini-jack

•Résolution native supportée : PCM jusqu’en

24 bits/96 kHz, MQA

•Niveau de sortie : 2,1 volts

•Accessoires fournis : housse de protection en cuir, câble

adaptateur USB-C

•Dimensions : 57.5 x 18.6 x 11.9 mm

Notre avis


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1000 TESTS

en ligne


64

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

COWON

Plenue R2

Évolution du Plenue R aujourd’hui un

peu vieillissant, le baladeur audiophile

Cowon Plenue R2 se propose de garder

les qualités ergonomiques de son aîné

tout en bénéficiant d’entrailles largement

modernisées, à commencer par sa section

audio. Malgré cette modernisation il reste

non connecté. Pour un appareil à presque

600 euros, cette approche n’est-elle pas

trop passéiste ? Cowon compte bien

nous prouver le contraire.

par Guillaume Fourcadier

Un baladeur audiophile compact, métallique

et simplissime

Esthétiquement très proche du Plenue R, le Cowon

Plenue R2 hérite de sa solide carcasse tout en

aluminium usiné et légèrement anguleuse à la base.

Un choix de design assez élégant, ni trop ancien ni

vraiment moderne, mais surtout pas trop imposant

(même si cela reste subjectif).

Deux petits éléments amusants viennent vraiment

différencier le produit. Le premier est son dos en

plastique strié, bien plus agréable en main qu’il ne

semble l’être sur de simples visuels. Le second est le

bouton de démarrage cerclé d’un anneau de LED,

incrusté dans une encoche ajourée. En plus d’être

esthétique, l’anneau lumineux sert d’indicateur sur

l’état du baladeur via un code couleur.

La disposition des boutons, uniquement placés sur

la tranche droite, est un choix pragmatique, mais

nous aurions aussi apprécié un système de molette

de volume comme sur les lecteurs Cowon Plenue

plus haut de gamme ou les baladeurs type Fiio M11.

Au moins cette disposition rend-elle la navigation

à l’aveugle simplissime. Grande nouveauté, la

marque introduit enfin un port USB-C, signe de

modernisation. Le seul vrai regret tient finalement

à l’absence de prise symétrique en 4,4 mm, plus

moderne que la 2,5 mm toujours utilisée par le

Plenue R2.

Interface et navigation vieillotte mais

totalement éprouvée

580 €

Pour ce qui est de l’interface tactile, Cowon fait du

Cowon et n’en démord pas. L’interface est d’une

simplicité presque désarmante, réduite à l’épure,

totalement centrée autour du lecteur musical. À

partir de ce lecteur, il est possible d’accéder à la

navigation (par dossiers, artistes, albums, etc) ou

aux réglages de lecture et de son (gains, égaliseurs,

etc.). Si le côté non connecté ne vous rebute pas,

le Cowon constitue un choix tout à fait valable

ergonomiquement.

La qualité de l’écran est correcte, en tous cas en

progrès, mais celui-ci est surtout bien plus réactif

que ceux des anciens modèles comme le Plenue R

ou même le Plenue D2. Il n’atteint pas le niveau de

réactivité de l’écran d’un Fiio M11, c’est pourquoi

décrire l’expérience comme parfaite serait très

exagéré, mais aucun bug ni aucune lenteur vraiment

frustrante ne viennent gâcher l’expérience.

La lenteur vient malheureusement de la vitesse


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

65

de transfert de l’appareil, lorsque l’on télécharge

les fichiers de musique depuis un ordinateur ; en

pratique, elle n’excède jamais 25 mo/s. Nous faisons

le même constat de lenteur pour la mise à jour de la

bibliothèque.

L’écran très simple et l’interface peu énergivore du

Plenue R2 permettent à Cowon d’annoncer 20 h

d’autonomie. En alternant sur un casque Hifi assez

sensible (Focal Stellia) et différents écouteurs intraauriculaires,

nous avons atteint environ 18 h, une

autonomie bien supérieure aux 10 h du Fiio M11 à

usage équivalent.

Un son bien amélioré après le débridage

impératif

Première opération indispensable avant l’écoute :

passer le baladeur en zone «Hors UE» dès le premier

démarrage. En effet, la législation européenne fait

que le niveau de sortie max., si réglé en «Zone UE»,

est très limité voire presque anémique, rendant

l’appareil à peine plus puissant qu’un smartphone

et l’empêchant d’alimenter correctement un gros

casque énergivore.

Une fois «débridée», la sortie audio est déjà

parfaitement capable d’alimenter la majorité des

casques Hifi du marché. À ce titre (particulièrement

vrai pour la sortie symétrique 2,5 mm), le Plenue

R2 est sensiblement plus puissant que le Plenue R,

lequel manquait un peu de coffre en comparaison.

Cowon s’est largement remis à niveau sur ce point.

Passant d’une simple puce Texas Instruments à un

montage en Dual-Dac (un Dac par canal) de puces

Cirrus Logic, les circuits audio font un petit bond en

avant en matière de performances sonores. C’est

simple, le Plenue R2 gagne en dynamique et en

aération. À l’oreille, cela se traduit par une sonorité

très claire sans être métallique, bien détaillée et

d’une bonne neutralité, une signature typique

de puces Cirrus Logic bien gérées. Le Plenue R2

présente ainsi un fabuleux niveau de micro-détails

tout en proposant une scène sonore cohérente et

assez profonde, sans être démesurément ample.

Notre seul regret concerne le niveau d’impact dans

les basses, pas aussi marqué et autoritaire qu’avec

certains autres modèles de cette gamme de prix.

Cette touche «Cirrus Logic» se traduit également

par un léger boost de brillance, faisant s’écarter

le Plenue R2 d’une neutralité totale - un parti pris

qui rebutera certains utilisateurs – différenciant cet

appareil du Fiio M11 et surtout du modèle iBasso

DX160. Bien qu’il soit lui aussi doté de puces

Cirrus Logic en Dual-Dac, l’iBasso est à l’opposé

du Cowon pour ce qui est de la signature sonore.

Le Plenue R2 est particulièrement intransigeant,

révélant largement les micro-détails et les défauts

d’un enregistrement. L’iBasso DX160 est plus

chaleureux, plus doux, pardonnant mieux les

mauvais mixages mais n’imposant pas le même

niveau de transparence ni le même niveau de

détails. Le Fiio M11 est plus comparable au Plenue

R2 car au moins aussi bon techniquement, sonnant

un peu plus large à défaut d’être vraiment aussi aéré

et maîtrisé. Le Cowon est plus précis dans les aigus,

le Fiio tire davantage sa force des médiums.

Notons enfin qu’à l’instar de la plupart des

baladeurs modernes, le Cowon Plenue R2 est

développé autour d’un étage de sortie analogique

de topologie symétrique. Si le passage à cette

connectique ne transcende pas l’écoute, il

l’améliore indubitablement par rapport à la prise

jack 3,5 mm asymétrique. Le son est un peu plus

précis et plus dynamique, mais surtout un peu plus

ample.

Notons enfin que l’égaliseur graphique 10 bandes

très avancé reste l’une des forces du Cowon Plenue

R2. Bien géré et précis, il permet d’aller un peu plus

loin sur ce point que la moyenne des baladeurs de

cet ordre de prix. En revanche, la fonction Bluetooth

est de son côté totalement gadget, utilisant une

antique puce 3.0.

Le Cowon Plenue R2 n’est certes pas un sommet

de modernité, mais, si le tout-connecté ne vous

intéresse pas, il fait clairement partie des excellents

élèves. Bien construit et très endurant, il se permet

d’être particulièrement technique et maîtrisé sur le

plan sonore.

Spécifications

•Type : baladeur audiophile Hi-res

•Convertisseur : Dual-Dac Cirrus Logic CS43131

•CPU : Cortex A9 1,2 GHz

•Fichiers supportés : PCM jusqu’en 32 bits/384 kHz,

DSD256

•Rapport signal/bruit : 136 dB (symétrique), 130 dB (asymétrique)

•DHT+B : 0,0005% (symétrique), 0,0004% (asymétrique)

•Diaphonie : -148 dB (symétrique), -128 dB (asymétrique)

•Stockage : mémoire interne 128 Go, extensible par carte

microSD

•Autonomie : 20 h annoncées

•Dimensions : 61,5 x 112,9 x 13,9 mm

•Poids : 154 g

Notre avis

Construction

Performances

Ergonomie

Musicalité


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ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

FIIO

M11

Figure de la démocratisation du baladeur

audiophile avec son X3 sorti en 2013, Fiio

garde l’image d’une marque attachée au

rapport qualité-prix bien qu’elle ait élargi

ses tarifs. Son dernier produit en date, le Fiio

M11, est la promesse d’un baladeur connecté

enfin irréprochable, loin des modèles poussifs

ou buggés des premières générations. Pas

besoin d’amplificateur optionnel ou d’aller

modifier son système pour un résultat

convenable, tout est clé en main. Pari tenu ?

par Guillaume Fourcadier

500 €

Il ne pourrait certes pas totalement passer pour

un smartphone, mais le Fiio M11 y ressemble tout

de même fortement. Son bel écran tactile de 5,15

pouces presque sans bordures offre une expérience

très proche de celle proposée par nos téléphones

modernes. Néanmoins cet élément passé, le produit

est bien plus épais et plus dense également.

Pas aussi luxueux ou bien fini que les baladeurs

très haut de gamme d’Astell & Kern, le Fiio M11

dégage déjà un haut niveau de finition. En plus

d’une tranche droite anguleuse mais élégante

intégrant la molette de volume et les boutons de

navigation, nous retrouvons au dos un motif fibre

de carbone. Le baladeur est sobre, bien construit

et intelligemment étudié. Il ne révolutionne rien sur

la forme mais apporte un véritable condensé de

bonnes idées.

Un baladeur audiophile tournant sous

Android 7.0

Le Fiio M11 est donc un baladeur audiophile

connecté s’appuyant sur le système Android

7.0 en y ajoutant une surcouche maison. Cette

nuance de taille fait qu’il n’intègre pas le Google

Playstore mais un store dédié, triant sur le volet

quelques applications de streaming musical. Il est

alors très facile d’installer Tidal, Qobuz, Deezer,

ou des services n’utilisant pas la qualité audio

lossless comme les géants Spotify et Apple Music.

En dernier recours, il reste possible d’installer des

applications qui ne font pas partie de la sélection en

copiant leurs fichiers .apk sur le baladeur.

Le Fiio M11 se base sur une puce Exynos 7872 pour

propulser son système, une référence correcte pour

les smartphones à moins de 200 euros, mais bien

plus puissante que tout ce qui existe sur les autres

baladeurs connectés.

Le premier démarrage effectué, nous découvrons

l’interface maintenant un peu vieillotte d’Android

7.0, toutefois bien suffisante pour ce type de

produits. Une fois sur l’écran d’accueil, nous

pouvons choisir deux options : continuer en mode

Android, ou passer en mode Pure Music. Pure

Music provoque un basculement de l’interface

vers l’application de lecture musicale Fiio, tout en

coupant tous les autres services Android. Le logiciel

est alors totalement seul à exploiter les ressources

du baladeur et ses fichiers locaux. En théorie, cela

permet de gagner en autonomie et en qualité

sonore. En pratique, les gains sont très faibles mais

tout de même présents. Le baladeur dispose de

32 Go de mémoire interne pour les fichiers locaux,

extensible via deux ports pour cartes micro-SD.

L’audio Hi-res jusqu’en 32 bits/768 kHz

et DSD256 natif

Côté son, l’accent est mis sur la modernité avec

l’utilisation de deux convertisseurs AKM4493EQ


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

67

montés en dual dac (un par canal). Le Fiio M11

est ainsi armé pour lire n’importe quel fichier

PCM jusqu’en 32 bits/768 kHz et DSD256 en natif.

Sa structure d’amplification puissante sépare

totalement la partie symétrique (sorties jack 4,4

mm et 2,5 mm) de la partie asymétrique (jack 3,5

mm). En plus de ses capacités en mode filaire, le

Fiio M11 intègre une puce Bluetooth avec support

des codecs audio LDAC, LHDC et AptX HD, tous

gérés de manière très stable. Il propose également

un mode Dac USB-C pour l’utiliser en carte son,

une sortie audionumérique coaxiale et une sortie

analogique Ligne (sur la prise jack 3,5 mm) ainsi

qu’une compatibilité Airplay, DLNA et Fiio Connect,

permettant de contrôler le baladeur depuis un

smartphone et de s’en servir comme lecteur de

musique en réseau pour une chaîne Hifi. En résumé

ce produit est ultra complet, presque irréprochable

dans son approche.

Un baladeur et lecteur réseau pointu, aux

qualités musicales indéniables

À l’usage, la navigation est vraiment proche

d’une expérience smartphone. L’écran tactile est

parfaitement réactif tout en flattant la rétine, mais

c’est surtout la fluidité de la navigation qui nous

enchante. Le baladeur reste imperturbable, quelle

que soit la situation ou les fichiers en lecture. En

l’état, la seule limitation peut venir de la version

Android 7.0 qui commence a être un peu datée.

Pour les amoureux des réglages, le Fiio M11

intègre une petite palette de possibilités de

personnalisation, que ce soit le réglage du filtre

passe-bas en sortie de Dac ou encore l’égaliseur

graphique, simple mais efficace. Citons le

surprenant mode «All to DSD», lequel transforme

un fichier PCM en DSD avant son décodage par les

convertisseurs. Une fonction qui paraît proche du

gadget, mais s’avère intéressante car elle apporte

une sorte de clarté supplémentaire à l’écoute.

L’application Fiio Music ne possède pas la plus

moderne des interfaces, mais son fonctionnement

est simple, toujours clair. Acheter ce baladeur

uniquement pour la lecture en local sur une chaîne

est déjà intéressant. Quant aux applications de

streaming classiques, elles sont toutes parfaitement

supportées. Quelques bugs demeurent, mais

généralement imputables aux applications et non

au baladeur.

D’un point de vue sonore, le Fiio M11 fait partie

des très bons élèves. Sans être le meilleur de

tous, il constitue une fabuleuse proposition,

particulièrement pour sa gamme de prix. Le rendu

sonore est sans fantaisie mais d’une grande justesse

technique. L’espace stéréophonique est large, la

scène très détaillée, et la séparation des instruments

tout simplement digne des plus grands. Le seul

bémol est qu’avec sa technicité, il ne pardonne pas

les mauvais enregistrements et met facilement en

avant les faiblesses d’un codage audio compressé.

Très à l’aise avec les casques nomades et les

écouteurs, le Fiio M11 brille particulièrement avec

les bons casques Hifi en se substituant facilement à

une configuration de salon. Sa puissance en sortie

asymétrique est largement suffisante pour la grande

majorité des modèles. Pour les fortes têtes, la sortie

asymétrique permet d’apporter à la fois plus de

puissance et d’aération à l’écoute ; seuls quelques

très rares casques planaires et quelques casques

dynamiques de haute impédance le mettront à

genoux.

Difficile de reprocher grand-chose au Fiio M11 tant

il cumule les bons points et évite les écueils. Seuls

les adeptes de convertisseurs (type Burr Brown) ou

amplificateurs plus typés n’y trouveront pas leur

compte.

Spécifications

•Type baladeur audiophile connecté

•Soc Exynos 7872

•Convertisseurs : 2 AKM4493EQ en dual dac

•Ecran tactile multipoints 5,15 pouces en 720 x 1440

(ratio 18:9)

•Fonction DAC USB (carte son externe) fonctionnant

jusqu’en 32 Bits/384 kHz

•Fichiers pris en charge : PCM 32 bits/768 kHz et DSD256

•Mode All To DSD : conversion de tous les types de format

en DSD

•Égaliseur graphique 10 bandes

•Codecs Bluetooth : SBC, AptX, AptX HD, LDAC, LHDC

•Wi-Fi en 2,4Ghz et 5Ghz

•DLNA, Airplay, Fiio Link

•32 Go de mémoire interne

•Double port micro-SD

•Sortie audionumérique coaxiale

•Branchement USB-C

•Batterie : 3800 mAh

•Autonomie : jusqu’à 13 h en asymétrique

Recharge rapide (Qualcomm Quick Charge 2.0) : 2 heures

30 min

Notre avis

Construction

Performances

Ergonomie

Musicalité


68

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

IFI AUDIO

150 €

Zen Dac

Provenant d’une nouvelle gamme d’électroniques audio particulièrement abordables,

le Zen d’iFi Audio compte bien dynamiser l’entrée de gamme audiophile en lui

insufflant le savoir-faire de son géniteur britannique. Le Zen Dac promet ainsi d’être un

DAC USB doté d’une excellente qualité sonore et un ampli casque d’une puissance très

confortable, le tout pour seulement 150 €. Un futur classique ?

par Guillaume Fourcadier

Une construction sérieuse, une connectique

spartiate

Petit galet tout en métal, le Zen Dac affiche une

conception simple mais très efficace. Sa solide

enveloppe en aluminium anodisé comporte un

système de rail permettant au constructeur d’y

glisser le circuit imprimé, le reste étant complété

par une épaisse plaque en façade et une plaque

plus fine à l’arrière. Nous avons déjà vu plus élaboré

mais, compte tenu du prix, la qualité de fabrication

ne souffre d’aucune critique.

Le produit ne propose que la fonction DAC/ampli

casque et ne fonctionne pas comme amplificateur

analogique uniquement. Il ne dispose ainsi pas

d’entrée RCA ou XLR analogique, ce qui limite un

peu ses possibilités. De même, l’iFi Audio Zen Dac

ne possède qu’une entrée numérique USB-B. Il

n’est pas pourvu de connectique audionumérique

optique ou coaxiale. Nous sommes en revanche

heureux de trouver une sortie casque 4,4 mm

(symétrique) en plus de la plus traditionnelle


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

69

prise jack 6,35 mm, ainsi qu’un duo de sorties

préamplifiées en RCA et jack 4,4 mm.

Les quelques limitations rendent le produit

simplissime à l’usage. Un unique branchement

USB suffit, que ce soit sur ordinateur (PC ou MAC)

ou même sur smartphone (avec le câble adéquat).

Pour utiliser la sortie préampli, il est toutefois

nécessaire de passer par une prise USB qui délivre

suffisamment de courant dédié afin d’atteindre un

niveau conséquent.

Un son maîtrisé et musical

S’il limite les coûts sur les connectiques, l’iFi

Audio Zen Dac se rattrape clairement sur sa partie

technique. Ce DAC/ampli casque est un exemple de

produit orienté entrée de gamme mais totalement

audiophile dans l’âme. Sa réserve de puissance est

excellente, le Zen Dac se joue des casques planaires

(orthoplanar) peu sensibles tout comme il peut faire

chanter des références électrodynamiques d’une

impédance de 300 ohms ou plus.

D’un point de vue technique, ce modèle est

parfaitement maîtrisé, neutre tout en étant très

musical. Il ne souffre pas d’une restitution sonore

sèche comme bien d’autres modèles tout en

transistors. Basé sur un unique convertisseur

DSD1793 de Burr Brown, le Zen Dac ne soutient

pas la comparaison face à de bons appareils

fonctionnant en Dual DAC en termes de détails

sonores ou d’ouverture de la scène. Pourtant, sa

cohérence acoustique et l’excellente séparation

des instruments dont il fait preuve lui permettent

de parfaitement se marier avec des casques Hifi

haut de gamme exigeants tels que le HD800 de

Sennheiser ou les références Hifi d’Audeze.

L’apport de la prise symétrique est ici assez

mesuré. Nous pouvons remarquer une plus grande

réserve en puissance, mais pas forcément un bond

qualitatif par rapport à la sortie asymétrique déjà

extrêmement bien étudiée, propre, et sans aucun

souffle.

En petit bonus, le bouton TrueBass permet d’ajouter

un peu d’assise dans le bas du spectre, de manière

très intelligente et maîtrisée. Cerise sur le gâteau,

l’iFi Audio Zen Dac peut à la fois décoder le DSD256

et le MQA. C’est donc un produit certes assez

spécifique, mais très simple d’usage et dont la

partie sonore est totalement maîtrisée.

Spécifications

•Type : DAC-USB/Ampli casque

•Puce de conversion : Burr Brown DSD1793

•Entrée : USB 3.0 type B

Sorties : Ligne RCA préamplifiée (fixe ou variable), prises

casque jack 6,35 mm (asymétrique) et jack 4,4 mm (symétrique)

•Puissance de sortie en jack 6,35 mm (asymétrique) : 280

mW (32 Ohms), 36 mW (300 Ohms)

•Puissance de sortie en jack 4,4 mm (symétrique) : 380

mW (50 Ohms), 70 mW (600 Ohms)

•Impédance de sortie : <1 Ohms

•DHT+B : <0,005 % (125 mW à 32 Ohms)

•Rapport signal/bruit : >113 dB

•Dimensions : 117 x 100 x 30 mm

•Poids : 491 g

Notre avis

Construction

Performances

Equipement

Musicalité


70

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

LEHMANN

1900 €

Linear D II

Évolution du très musical Lehmann Audio Linear D que nous avons testé en 2017,

le Linear D II, de seconde génération, que nous testons ici, n’est pas une révolution

mais une évolution dans la continuité. Il utilise le même convertisseur numériqueanalogique

et les mêmes transistors d’amplification que son prédécesseur, tout

en bénéficiant d’une amélioration sensible de certains de ses composants comme

les condensateurs de filtrage. En bref, c’est un classique qui profite d’un nouveau

travail de «tweaking» audiophile.

par Guillaume Fourcadier


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

71

Simplicité en mode asymétrique

D’une simplicité désarmante, le Lehmann Linear D II

ne fait pas dans l’esbrouffe. Son design est des plus

épurés, sa connectique très simple et ses fonctions

réduites au minimum. On remarque cependant un

signe distinctif marquant : la présence de réglages

de gain en-dessous du produit, via deux paires de

petits micro switchs.

Et pourtant le charme opère assez bien. Le produit

tout en profondeur est agréable à l’usage, très bien

fini et sans aucun parti pris disgracieux. Il assure à

la fois le rôle de DAC et d’ampli casque. Ses deux

sections peuvent être utilisées séparément l’une

de l’autre. Il possède deux entrées numériques

(optique Toslink et coaxiale en RCA) en plus de

son entrée analogique (RCA) ainsi qu’une sortie

analogique Ligne (RCA) en plus de ses deux prises

casque. Il ne lui manque qu’une prise USB-Audio

qui lui assurerait un peu plus de polyvalence.

Techniquement, le Lehmann Linear D II est

véritablement pensé pour utiliser une topologie de

circuit asymétrique et il se concentre sur cet aspect

pour en tirer le meilleur. Pour la conversion, il opte

pour une puce haut de gamme ESS Sabre 32 bits

(ES9018K2M), tandis que ses étages de sorties

analogiques et d’amplification sont basés sur une

polarisation en classe A ainsi que des composants

discrets. Les entrailles de l’appareil révèlent un

ordonnancement typiquement audiophile, d’une

propreté qui fait vraiment honneur à la marque.

On y remarque l’alimentation très généreusement

dimensionnée pour un appareil de ce type ; elle

s’appuie sur un transformateur toroïdal de 30 VA.

La différence entre le Lehmann Linear D II et son

prédécesseur tient dans l’utilisation de nouveaux

composants discrets, de meilleure qualité. Cela peut

paraître un détail de prime abord, mais le choix de

bons condensateurs et résistances peut s’avérer

déterminant à l’écoute, un bon DAC et de bons

transistors n’étant rien sans de bons composants

pour les épauler.

Une écoute vivante, musicale, tout en

maîtrise et harmonie

grandioses.

Il y a des modèles plus percutants dans les basses

et des modèles aux aigus plus ciselés dans cette

gamme de prix, mais la grande force du Linear D

II vient de la qualité de ses timbres, légèrement

chaleureux sans jamais être dénaturés. La

reproduction des voix - la qualité des médiums en

général - est tout simplement ce qui se fait de mieux

en la matière.

Divin sur les enregistrements vocaux de type Jazz, il

se comporte de manière parfaite sur tous les styles

instrumentaux. Sur une guitare sèche, un violon,

un piano, il fait montre d’une impressionnante

douceur sans être paresseux. Sa personnalité ne

l’empêche pas de très bien se comporter sur des

morceaux plus incisifs comme l’Electro ou le Métal,

pour lesquels sa représentation sonore parfaitement

aérée et son absence totale d’agressivité en font

un modèle d’une polyvalence assez inattendue. Ce

constat est valable aussi bien sur de gros casques

Hifi peu sensibles que sur des écouteurs intraauriculaires,

qui profitent largement de son niveau

de détails et de son absence de bruit de fond. Le

Lehmann Linear D II est un DAC/ampli casque un

peu chiche en fonctions, mais d’une musicalité et

d’une maîtrise exemplaires.

Spécifications

•Type : DAC-ampli casque asymétrique

•Entrées : analogique (RCA), 2 numériques (optique,

coaxiale)

•Sorties : 2 prises casque jack 6,35 mm, sortie Ligne RCA

Dac ESS Sabre ES9018K2M 24 bits/192 kHz

Ampli en Classe A

•Réponse en fréquence : 10 Hz (-0,3dB) à 35 kHz (-1dB)

•Puissance de sortie : 400 mW (60 Ohms), 200 mW (300

Ohms)

•Rapport Signal/Bruit (SNR) : > 100 dB

•Gain variable à 3 positions : 0 dB, 10 dB, 20 dB

•Potentiomètre ALPS

•Transformateur torique 30 VA

•Dimensions : 110 x 44 x 280 mm

•Poids : 1,5 kg

À l’écoute, nous ne sommes absolument pas

perdus et retrouvons bien ce qui faisait la force du

premier modèle. Le Lehmann Linear D de seconde

génération, bien que tout en transistors (et non

à tubes), n’a absolument pas la sécheresse de

certains de ses concurrents. Le produit est à la fois

chantant, technique, tout en étant très apaisant. S’il

ne brille pas par la largeur de sa scène sonore, très

correcte mais bien moins vaste que ce que propose

le HDVD800 de Sennheiser par exemple, il assure

une profondeur et une séparation des instruments

Notre avis

Construction

Performances

Equipement

Musicalité


72 ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

SHANLING

M0

À l’instar du Fiio M5 sorti dans le courant

de l’année 2019, le Shanling M0 est un petit

baladeur qui adopte le format d’une montre

connectée. Son but est à la fois de proposer

un vrai convertisseur sonore malgré ses

dimensions réduites, le tout sans rogner sur

l’ergonomie. Pari tenu ?

par Guillaumme Fourcadier

Le Shanling M0 est un bel objet en aluminium

anodisé. Proposé en plusieurs coloris, il reste

étonnamment agréable malgré une certaine

épaisseur. La molette sur le côté le rapproche

clairement de l’Apple Watch bien que la

comparaison s’arrête là. Ce modèle combine les

fonctions de baladeur audio, de carte son USB et de

récepteur Bluetooth, pas plus. Il ne possède pas de

mémoire interne, il faudra impérativement passer

par son emplacement micro-SD.

Tout tactile, le Shanling M0 choisit une navigation

proche de celle des montres connectées,

entièrement basée sur le balayage horizontal et

vertical. Par exemple, n’importe quel retour en

arrière dans une arborescence ou un réglage

s’effectue en balayant l’écran de la droite vers

la gauche. Tandis qu’un balayage vers la droite

permettra par exemple de changer de visualisation

au sein d’une piste (écran de lecture ou de réglage).

Ce principe est efficace même s’il manque parfois

de réactivité. Heureusement, le menu racine est

parfaitement pensé, de très larges icônes (occupant

la largeur de l’écran) permettent d’accéder à chaque

menu facilement et sans erreur.

D’une manière générale, le Shanling M0 propose

une expérience très convenable depuis la version

3.0 du firmware. La bonne idée de ce modèle

demeure la présence d’une molette. Son système

de clics permet de rallumer l’écran ou de mettre la

piste en pause, et sa rotation assure le réglage du

volume. Simple, intuitif, et plutôt élégant.

L’autonomie annoncée varie entre 12 et 15 heures

en usage classique (16 bits) ; nous sommes

effectivement parvenus à 13 h en FLAC à volume

modéré.

La sonorité du Shanling est pour le moins sérieuse.

Supérieure à ce que propose un smartphone,

elle est d’une impressionnante neutralité. Le

Shanling M0 s’appuie sur une puce ES9218P

regroupant DAC et ampli. Le son est clair, détaillé,

passe-partout. Il reste possible d’utiliser un petit

égaliseur paramétrique assez efficace. La puissance

est également assez étonnante pour un si petit

Spécifications

•Type : Baladeur audiophile Haute-définition

DAC + Ampli : ESS Sabre ES9218P

•Ecran TFT 3.8cm

•Mémoire interne : non

•Emplacement micro-sd : compatible jusqu’à 512 Go

•Prise USB-C

•Autonomie max : 15hr

•Format Audio : PCM jusqu’en 24 bits/192 kHz, DSD128

•Puissance de sortie : 80 mW sous 32 ohms

•Dimensions : 40 x 13,5 x 45 mm

•Poids : 38 gr

Notre avis

100 €

appareil, un casque de salon pas trop énergivore

ne lui posera aucun problème. À format égal, le

Fiio M5 est plus technique, plus impressionnant,

mais propose une signature légèrement en V qui ne

plaira pas à tout le monde.

En plus d’une fonction DAC externe (via sa prise

USB-C) convaincante, que ce soit sur un smartphone

ou un PC, le Shanling M0 est également un bon

émetteur Bluetooth. Ses capacités en AptX et

en LDAC en font un modèle très polyvalent. La

cerise sur le gâteau vient de sa fonction récepteur

Bluetooth, qui permet d’utiliser le flux d’un

smartphone pour lire une piste sur le Shanling en

exploitant ses meilleurs composants.

Le Shanling M0 est un modèle complet et

performant. Il constitue une bonne introduction

aux baladeurs audiophiles même si la petite taille de

l’écran impose quelques limitations ergonomiques.


ON mag c’est aussi...



LES CASQUES

DE GAMER


76

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

AUDEZE

LCD-GX

Audeze, qui s’est lancé dans la grande

aventure des casques de jeu en 2018,

a immédiatement conquis le cœur des

joueurs avec son premier modèle baptisé

Mobius. Celui-ci est un «petit» casque de

type planaire (orthoplanar) fermé, innovant

et rempli de nouvelles technologies

dédiées au gaming. Le nouvel Audeze LCD-

GX prend quant à lui un chemin inverse. Il

se présente comme un casque infiniment

plus classique, haut de gamme et proche

de l’univers Hifi. Est-ce une

simple déclinaison pour les

gamers d’un excellent modèle

ou une réelle évolution ?

par Guillaume Fourcadier

Un modèle gamer à l’allure unique mais

bien connue

Contrairement au Mobius, l’Audeze LCD-GX nous

laisse en terrain connu. Sa filiation avec la gamme

Hifi Audeze LCD ne fait vraiment aucun doute. Le

LCD-GX tente de se différencier tant bien que mal

par l’utilisation de coques aux bords arrondis et

aux faces bombées, ainsi que par la présence de

grilles rouges, plus proches des codes couleurs du

gaming. Enfin, les yokes (pièces reliant les coques à

l’arceau) sont également plus en rondeur, d’aspect

moins artisanal.

Nous retrouvons l’habituelle architecture à double

arceau en acier des casques Audeze, secondée

par un appui-tête ajouré en cuir. Toutes les pièces

de structure sont en métal, que ce soit le système

de réglage ou les coques. Enfin, les très larges

et très épais coussinets habillés de cuir sont

d’excellente facture. Si le design est conservateur,

loin des quelques innovations apportées par un

produit comme le Meze Empyrean, la formule est

parfaitement éprouvée. L’Audeze LCD-GX est un

casque solide et sérieux.

Son packaging est à l’opposé des habituelles boîtes

cartonnées des modèles de gaming. Une imposante

mallette en polycarbonate de type Pelicase abrite

1000 €

le casque dans un petit trône mousseux. Un très

classique câble jack 6,35 mm vers double mini-XLR

(connectique des oreillettes de tous les casques Hifi

d’Audeze) se partage l’affiche avec second câble

jack 3,5 mm surmonté d’un microphone flexible.

Ce microphone est livré avec une petite bonnette

anti-pop. Enfin, un petit câble diviseur permet de

transformer la terminaison jack 3,5 mm audio +

microphone en deux sorties jack, avec l’audio d’un

côté et le microphone de l’autre. De nombreuses

cartes son utilisent cette dernière configuration.

Nous n’avons presque rien à redire concernant

la tenue ou la répartition du poids ; le LCD-GX

reste équilibré et ne serre pas excessivement.

Toutefois, son poids (495 g sans câble) est loin d’être

négligeable même s’il n’atteint pas les 600 g et plus

de certains modèles. Une utilisation purement Hifi,

si l’on est bien campé dans un fauteuil, ne pose

aucun problème. Mais le joueur étant bien plus

remuant par essence, l’impact du poids se ressent

alors davantage sur de longues sessions et rend

l’expérience plus fatigante.


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

77

Une utilisation Hifi à la hauteur de la marque

Bien qu’il soit «marketé» comme une casque

pour gamer, l’Audeze LCD-GX est clairement issu

de l’univers de salon. Son transducteur planaire

(orthoplanar) de 105 mm ainsi que son prix le

rapprochent largement du modèle LCD-2 Classic.

Par exemple, aucun des deux n’utilise pour ses

transducteurs la technologie Fazor réservée aux

modèles plus haut de gamme de la marque, qui

permet d’unifier davantage le champ magnétique.

Toutefois le LCD-GX introduit une différence : des

aimants sont positionnés sur un seul côté de la

membrane et non plus les deux. La membrane n’est

donc plus prise en sandwich entre les barreaux

aimantés. A priori, ce principe ne va pas dans le

sens d’un transducteur orthoplanar haut de gamme.

En contrepartie, la sensibilité est assez élevée.

Ainsi le casque LCD-GX est-il relativement simple

à alimenter (contrairement à la plupart des autres

modèles orthoplanar de cette taille), même à

partir de sources basiques comme un smartphone,

bien qu’un bon amplificateur dédié soit plus

recommandé.

À l’écoute, le LCD-GX rappelle effectivement des

modèles comme le LCD-2 Classic. La signature

sonore est légèrement chaude, très équilibrée

dans les basses et les médiums, et dotée d’une

très grande extension dans le bas du spectre. Seuls

les aigus manquent un peu de linéarité, marqués

par quelques creux. Ce dernier point donne une

certaine douceur à la restitution, mais au prix d’un

léger manque de tranchant. Cependant, l’écoute

reste largement à la hauteur de ce que proposent

des modèles Hifi de cette gamme de prix, très

détaillée et précise.

Un casque de jeu stratosphérique, mais est-il

vraiment le meilleur ?

La situation pour le jeu vidéo est un peu différente.

Qu’un casque soit audiophile n’est pas forcément

déterminant dans ce contexte. En bon modèle de

salon, planaire qui plus est, deux points permettent

vraiment à l’Audeze LCD-GX de se détacher du lot.

Premièrement, la qualité de ses basses. Faisons

simple : d’un point de vue technique, ce modèle

enterre les performances du Mobius, qui lui-même

enterre déjà le reste de la concurrence. L’Audeze

LCD-GX descend très bas, sans effort, avec un

niveau de précision déconcertant. Le moindre

petit bruit de pas dans un jeu en FPS, le moindre

grondement d’une explosion, tout est présenté

de manière si poussée que le casque explose

clairement le cadre de l’univers gaming.

Deuxièmement, le niveau de détails, est là aussi

bien supérieur aux prestations de la concurrence.

Cette qualité va de pair avec un très bon niveau de

séparation des voix gauche et droite. La différence

entre des casques pensés pour le jeu et un casque

engendré à partir de produits Hifi est assez

évidente. Mais cela en fait-il vraiment le casque de

joueur ultime ?

Non, et pour une raison simple : il reste un casque

classique. Il n’embarque pas de technologie

immersive comme en propose le Mobius, ni de

possibilités de réglages avancés. Sa scène sonore

est à l’image de celle de la plupart des modèles

planaires, peu ample et se projetant assez peu vers

l’avant. La profondeur est très correcte, mais très

loin de celle d’un casque Hifi de type Sennheiser

HD800. Quant à la spatialisation, elle est également

très loin de celle qu’offre l’Audeze Mobius. Le LCD-

GX est un casque techniquement au-dessus du lot,

mais pas un modèle plus immersif que les autres.

Son microphone est pour sa part de très bonne

qualité, mais pas meilleur que ceux des casques

gamers vendus entre 200 et 400 euros.

Une belle démonstration que cet Audeze LCD-GX,

mais il faudra le prendre pour ce qu’il est vraiment

: un très bon casque Hifi légèrement transformé et

accessoirisé pour s’adapter aux besoins des joueurs.

Il est donc l’exact opposé du Mobius, dont les

performances pures sont moins poussées, mais qui

s’avère bien plus immersif et bien plus complet pour

les joueurs.

Spécifications

•Casque Hifi/gaming circum-auriculaire à transducteurs

planaires (orthoplanar)

•Diamètre des transducteurs : 106 mm

•Réponse en fréquence : 10 Hz à 50 kHz

•Impédance : 20 ohms

•Sensibilité : 100 dB

•Puissance d’amplification recommandée : 250 mW

•Puissance max admissible : 5 W RMS

•Poids : 495 g sans câble (selon notre pesée)

•Inclus : mallette rigide de transport, câble avec jack 6,35

mm, câble avec jack 3,5 mm 4 connexions et microphone

flexible, bonnette anti-pop de microphone, diviseur jack

vers 2 jack 3,5 mm (prise casque et microphone)

Notre avis

Construction

Performances

Ergonomie

Musicalité


78

ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

SENNHEISER

200 €


ON mag - Casques et écouteurs audiophiles 2020

79

GSP370

Second casque sans fil de la série Gaming GSP

de Sennheiser après le GSP670, le GSP370

promet de combiner l’expertise sonore du

constructeur allemand avec une autonomie

absolument dantesque de 100 h.

par Guillaume Fourcadier

Une simplicité sous forme de limitation qui

touche à l’austérité

Tout en plastique, le GSP370 est pourtant très

sérieux. Léger et très confortable, il se pare de

coussinets circum-auriculaires de bonne qualité et il

ne serre absolument pas le crâne. C’est un casque

clairement taillé pour les longues sessions de jeu.

Le Sennheiser GSP370 voit ses réglages réduits

au minimum, quitte à flirter avec l’austérité. Ainsi

n’arbore-t-il qu’une unique molette de réglage

du volume. Il est en revanche difficile de passer à

côté de sa prise de recharge en micro-USB, une

curiosité en 2019. Enfin, aucune prise jack pour un

fonctionnement filaire n’est présente.

Le système se base sur un traditionnel couple

casque / dongle USB avec transmission sans fil

basse latence. Il est compatible PC/MAC et PS4,

mais pas Xbox One ni Nintendo Switch. Il faut

toutefois mettre en avant le grand avantage de

l’utilisation sur Windows 10 puisque le logiciel dédié

Sennheiser Gaming Suite n’existe pour l’instant que

sur cette plateforme.

Cette application un peu austère permet d’activer

un mode 7.1, supposé améliorer l’immersion sonore,

tout en donnant accès à un égaliseur 5 bandes (±6

dB) avec 4 réglages prédéfinis.

Autonomie de chameau, sonorité ronde

comme une bosse

Sennheiser n’a pas exagéré concernant l’autonomie

du GSP370. C’est simple, nous n’avons même pas

pu la mesurer précisément, mais nous sommes à

peu près sûr qu’elle dépasse déjà les 85 h.

Pour ce qui est du son, ce n’est pas une surprise, le

casque d’orientation gaming est très porté sur les

graves. Mais Sennheiser oblige, le GSP370 reste

tout en maîtrise. Largement marquée par une bosse

conséquente dès les bas-médiums, sa restitution

sonore ne s’effondre pas sur le reste du spectre.

Les médiums sont assez réguliers. Les aigus ne

sont ni tranchants ni trop en retrait. L’écoute reste

cohérente, que ce soit en jeu ou pour écouter de la

musique.

La scène sonore, plutôt ample pour un casque

fermé, va de pair avec un bon niveau de détails,

ainsi que des basses enveloppantes mais réactives.

Le jeu oui, mais pas en 3D

Douchons immédiatement les espoirs nés du

mode 7.1, celui-ci n’est clairement pas probant

voire contre-productif, agissant comme une sorte

de simple effet de réverbération. Dommage, car

le casque est très bien adapté au jeu. Tout aussi

détaillé et puissant qu’en musique, il se plie à tous

les genres et demeure excellent en simple stéréo.

Sur ce point, il fait clairement partie des meilleurs

de sa gamme de prix, même face aux modèles

filaires. Dommage donc que son rendu de l’espace

sonore ne lui permette pas d’atteindre le niveau

d’immersion des meilleurs élèves de l’audio 3D.

Ajoutons que le microphone du Sennheiser GSP370,

rabattable (position off) et légèrement flexible rend

une bonne copie. Le son est assez clair, pas aussi

nuancé qu’avec un vrai bon micro dédié, mais tout à

fait honorable et sans gros défaut.

Le Sennheiser GSP370, avec son autonomie de

chameau, est un véritable coureur de fond. Mais, il

lui manque quelques réglages et un vrai bon mode

3D pour se classer parmi les meilleurs.

Spécifications

•Type : casque de gaming circum-auriculaire sans fil

•Réponse en fréquence : 20 Hz – 20 kHz

•SPL max : 117 dB

•Réponse en fréquence du microphone : 100 Hz – 6,3 kHz

•Sensibilité du microphone : -41dB

•Poids : 285 gr

•Inclus : dongle USB format USB-A, câble de recharge

micro-USB

Notre avis

Construction

Performances

Confort

Musicalité


Allez plus haut. Allez plus loin. Allez au-dela

Les haut-parleurs ultimes pour vos oreilles –

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Les nouveaux casques

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