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Running Mag N°194

Toute la course à pied de votre région !

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Le Semi de Blagnac fait le plein !<br />

Du côté du<br />

Mont<br />

Cameroun !<br />

www.runningmag.fr<br />

Mensuel <strong>N°194</strong> Mars - Avril 2020 — 2 €<br />

Le journal des courses, raids, trails et triathlons de votre région<br />

Le 9ème Trail du Bassac :<br />

nouvelle formule !!


Le sommaire<br />

<br />

EDITO<br />

Organisateur<br />

Organisateur à notre époque, c’est un peu comme être chef d’entreprise. Sauf que le<br />

plus souvent, c’est un acte bénévole. Pas tout le temps. Mais le plus souvent.<br />

Il y a plein de sortes d’organisateurs. Des associations, des sociétés, des comités des<br />

fêtes, des particuliers, des clubs, des municipalités et j’en passe. Mais le point commun<br />

reste sans aucun doute la passion. On a du mal à imaginer quelqu’un qui organiserait<br />

une course par chez lui sans être à minima un poil passionné par la discipline. Mais ça<br />

peut arriver. Evidemment.<br />

En tout état de cause, quoiqu’il arrive, le dossier d’organisation est lourd. Il y a la<br />

sécurité de plus en plus contraignante, il y a les parcours à dessiner et à tracer puis à<br />

baliser, il y a les bénévoles à trouver, à motiver et à positionner, il y a les ravitos à remplir<br />

et à agencer, il y a les partenaires à chercher et à intéresser, il y a les réunions tous<br />

les mois avant l’événement et quasi tous les jours la semaine qui précédent, il y a les<br />

dossiers à remplir, préfectoraux, communaux, au comité des courses, aux représentants<br />

des secours, à re-remplir et à modifier au fur et à mesure de l’avancée du projet, il y a<br />

les propriétaires terriens à avertir, les voisins et les gens qui habitent sur le parcours à<br />

informer, il y a la logistique à choisir et à mettre en place, la sono, le chrono, les dossards,<br />

les listings, les arches, les barrières, les tables et les chaises, il y a les coups de<br />

téléphones incessants et les mails par centaines vers la fin, il y a les réclamations, les<br />

certifs à vérifier, les coups de gueules et les remerciements, le petit village d’arrivée à<br />

mettre en place pour que ce soit pas trop vilain, il y a les sollicitations ininterrompues,<br />

le médecin à trouver, les gens qui veulent savoir si on accepte bien les lapins à la place<br />

des chiens sur le canicross, les demandes les plus folles que l’on puisse imaginer….<br />

Et puis surtout, il y a cette pression latente qui ne vous quitte jamais, celle de croiser<br />

les doigts pour que tout se passe bien et qu’il n’y ait pas d’accident. Car on le sait<br />

que trop bien, le seul responsable vers qui on se tourne, de toute façon, c’est toujours<br />

l’organisateur.<br />

Alors certes il y a des « grands » organisateurs et des « petits » organisateurs, ceux<br />

qui en vivent et d’autres qui veulent juste partager leur passion et donner plutôt que<br />

recevoir, mais au final, sans les organisateurs, sans ces hommes et ces femmes qui se<br />

plient en quatre pour nous offrir de belles épreuves, alors nous ne pourrions pas vivre<br />

notre passion qu’est la course à pied de la même manière. Nous n’aurions pas en nos<br />

mémoires tous ces souvenirs et toutes ces images qui nous rendent la vie si légère et<br />

si belle parfois.<br />

Aujourd’hui j’ai une petite pensée pour tous ces organisateurs qui se rongent<br />

les sangs et essayent de trouver des solutions. Courage à vous !<br />

www.runningmag.fr<br />

Rémy Jégard<br />

...c’est bien souvent un plaisir de<br />

l’attraper, avant que cela ne devienne<br />

une passion, partagée par plusieurs<br />

milliers de pratiquants. Ils étaient 4000<br />

coureurs, contaminés donc par le virus<br />

du cross, qualifiés pour les championnats<br />

de France de Montauban, avant<br />

que ne tombe, à cinq jours des retrouvailles,<br />

le décret d’annulation, à cause<br />

d’un autre virus !....une annulation*<br />

prise dans une certaine confusion,<br />

avec beaucoup de méconnaissance<br />

de la part de la Ministre des sports,<br />

qui a précipité le monde du cross dans<br />

la frustration et l’incompréhension...et<br />

que penser de la terrible déception des<br />

membres du Comité d’Organisation du<br />

Tarn-et-Garonne, des 528 bénévoles,<br />

et de toute une économie locale mise à<br />

mal par cette décision controversée...il<br />

LE MOT DE CLAUDY BENOIT<br />

"Le virus du cross !"<br />

ne resta plus aux organisateurs, qu’à<br />

démonter (photo) toute une formidable<br />

installation, sans avoir pu savourer la<br />

fête, qui s’annonçait tellement belle.<br />

*le contexte du moment, où se<br />

déroulaient encore des matchs de<br />

foot et de rugby avec des milliers de<br />

spectateurs, a évolué depuis bien sur...<br />

mais la tristesse demeure !.<br />

Claudy Benoit<br />

Inscrivez vous en ligne pour les mois de<br />

mars et avril sur www.chrono-start.com :<br />

- Les Foulées de l'Isle, le 5 juin<br />

- Cap sur Grenade, le 6 juin<br />

- Ekiden de Rodez, le 6 juin<br />

- Desperado Trail, le 14 juin<br />

- Les Amaz'Eaunes, le 14 juin<br />

- Le Dadou'Run, le 19 juin<br />

- Le Trail des Pigeonniers, le 21 juin<br />

- Le Gragnarun, le 21 juin<br />

<strong>Running</strong> <strong>Mag</strong> est édité par<br />

la société RP Presse<br />

au capital de 2.000 F<br />

Lieu dit Fourneri<br />

81500 Teulat<br />

Remy : Tél.06 13 36 08 87<br />

et Tél. Fixe. 05 31 22 66 24<br />

E.Mail: runningmag@sfr.fr<br />

Directeur de la publication :<br />

Rémy Jégard<br />

Directeur de la Rédaction :<br />

R. Jégard<br />

Ont collaboré à ce numéro :<br />

Kris - Pierre - Thomas<br />

Géry d'Afum team - Benoît -<br />

Impression : Occitane<br />

Imprimerie - Avenue<br />

Jean Baylet - 31095<br />

Toulouse Cedex 9 -<br />

Tél.: 0562113511<br />

(Ce journal est imprimé<br />

dans le respect de l'environnement)<br />

N° ISSN : 1626-9500<br />

N° Commission paritaire :<br />

0523K80535<br />

Abonnement 1 an : 19 €<br />

Abonnement de soutien<br />

: 76 €<br />

Prix TTC aux taux de 2,10 %


L'aventure<br />

LA COURSE DE L'ESPOIR<br />

A l'assaut d'une<br />

Nicolas est un habitué des courses "différentes" !<br />

La course de l’espoir, c’est<br />

une course emblématique du<br />

Cameroun. Un mythe. Vous<br />

gravissez le Mont Cameroun,<br />

perché à 4040m et vous redescendez<br />

pour une distance<br />

d’environ 30km pour plus de<br />

3300m de D+. Le seul hic, c’est<br />

qu’il n’y a quasiment aucun<br />

renseignement qui existe sur<br />

la course, aucun site tenu à<br />

jour, aucune piste pour trouver<br />

le moyen de s’inscrire si vous<br />

n’habitez pas sur place. Et en<br />

soi, réussir à prendre le départ<br />

est déjà un exploit ! Nicolas<br />

Darmaillacq, le célèbre béarnais,<br />

que l'on ne présente plus,<br />

y était pour la troisième fois !<br />

« Pas de source sûre, les abandons<br />

sont jetés aux lions, le nombre<br />

de partants varie de 200 à 500 selon<br />

les sources. Bienvenue en Afrique sur<br />

la Course du Mont Cameroun ! 6h du<br />

matin. Stade de Moliko flambant neuf<br />

de Buea, 620m d’altitude. Loin de la<br />

ruine de 2012 et sa piste en terre.<br />

Dommage j’aimais bien. Mais finalement,<br />

à H-1, on a droit au spectacle.<br />

L’échauffement ! Les types ils avalent<br />

des tours de piste avec des accélérations,<br />

des 400 à n’en plus finir bordel<br />

! Quand toi tu avales ton gâteau sport<br />

discretos dans la voiture.<br />

6h40. Avec Willy, mon ami qui m’a<br />

suivi dans cette aventure, on décide<br />

quand même de tenter un petit warm<br />

up. Écourté ! Assaillis par les coureurs<br />

pour faire des photos. Mais why ? Ah<br />

oui, on est blancs ! Une vraie attraction.<br />

Ambiance décontractée, festive.<br />

Le thermomètre monte, 25° au bas<br />

mot. Ruée sur la ligne de départ pour<br />

avoir un bracelet officiel (un en bas<br />

et un au sommet, simple-basique).<br />

Et voilà 500 athlètes de rouge vêtus<br />

(sauf 2) et chaussés de running new<br />

âge des années 90.<br />

7h00. Start. Section 1. Remontée de<br />

la ville par son avenue principale de<br />

25m de large, escortés par les motos,<br />

4x4, télé. 6km et 400d+, public des<br />

grands évènements ! Presque toujours<br />

tout droit. Ignoble. Pas besoin de faire<br />

un dessin, en Afrique, courir c’est<br />

inné. Ben du coup, quand en plus tu<br />

les chauffes de ouf, ça part à balle !<br />

J’étais déjà en mode survie avec un<br />

mollet boiteux, donc autant vous dire<br />

que je n’ai pas vu longtemps la tête<br />

de course. Jamais en vrai. Arrivée<br />

à Upper Farm (haut de la ville) avec<br />

beaucoup de monde, des scènes<br />

de joie, des cris, de la musique. Le<br />

souvenir que j’avais de cette liesse<br />

populaire du Mont Cameroun. Une<br />

fierté pour les habitants de Buea.6km<br />

de fête et d’encouragements à 7h du<br />

matin. Une fête nationale presque!<br />

Je savoure. Je marche. Je me fais<br />

engueuler car je dois être le premier<br />

à ne pas accélérer en fait. 7h40. La<br />

chaleur et le taux d humidité augmentent.<br />

On entre dans la forêt pour<br />

4/5km et 1000md+ dans une jungle<br />

tropicale. Tu croises des dizaines de<br />

gamins qui descendent et sautent de<br />

pierre en pierre, de racine en racine...<br />

en claquettes !<br />

Arrivé à Hut 1 (premier refuge-km<br />

11,5- +1250m), je passe en 1h25.<br />

Annoncé 70ème. Près de 20 minutes<br />

de retard. En 11.5km ! Jamais je n’ai<br />

pris autant de retard sur n’importe<br />

quelle course. Nulle part.<br />

8h45. Hut 1-Hut 3. 1900d+ sur<br />

5.5km! J’ai sorti mes cannes télescopiques.<br />

Moment gênant à Hut1<br />

tellement les gars se demandaient ce<br />

que je faisais avec mes 3 morceaux<br />

de tube rouge. Là où eux attendaient


L'aventure<br />

<br />

AU MONT CAMEROUN<br />

légende...<br />

leur poulain avec un bâton en bois.<br />

Une fois le nez dans la pente, j’ai<br />

pas fait dans la poésie. Mollet validé.<br />

Remontada au fil des murs successifs.<br />

Passage à Hut2 (2850m d altitude)<br />

et top ravito grâce à Greg. Energy<br />

balls again. Une banane. Et ça repart.<br />

Montée solide vers Hut 3, désormais<br />

à 3850m d altitude ! Ça commence<br />

à cailler par contre. Vent fort. L’air se<br />

fait plus rare. Pas loin de 2000md+<br />

en 1h40.<br />

10h30. Summit Mont Cameroun. Je<br />

passe Hut3 (km16.5- +3200) en 3h06<br />

il me semble. Quelques 3 minutes de<br />

retard sur mon chrono 2012. Pas pire<br />

pour un vieux master boiteux. Ça fait<br />

un peu de bien au mental. Sommet<br />

dans la grisaille, paysage volcanique<br />

et lunaire, vent froid, ressenti sûrement<br />

inférieur à 0°, oxygène un peu<br />

plus rare. Un 4000, ça reste un 4000<br />

même près de l’Équateur. Sommet<br />

(18.5km +3450m) en 3h30. Je dois<br />

être aux alentours de la 20ème place<br />

tout de même! Loin des cabris camerounais<br />

certes, mais très heureux<br />

d’être là. Belle montée. 1200m/h sur<br />

plus de 2h.<br />

10h31. La bascule. Terrible bascule<br />

comme un enfant avant Noël qui<br />

attend son cadeau ! A peine je m’engage<br />

dans la descente, je ressens un<br />

truc bizarre dans mes quadriceps. Je<br />

coupe le signal de mon cerveau. Je ne<br />

veux pas y croire. Non pas maintenant.<br />

Je rejoints Hut3 en quelques minutes,<br />

je tente de me rassurer. Puis le rêve<br />

passe au cauchemar avec la rupture<br />

de pente. Des douleurs atroces dans<br />

les deux cuisses. Sans vitesse. Sans<br />

explication. Sans avertissement. Des<br />

barres de fer. Chaque réception est<br />

une douleur indescriptible. Impossible<br />

de fléchir les jambes. La course<br />

est impossible. Chaque pas est une<br />

souffrance, un calvaire, un chemin de<br />

croix. Je vois finalement un médecin<br />

(tu sais pas si c’est le mécano de<br />

Buea ou un chauffeur de taxi de Douala,<br />

mais là y a pas d’alternative...), un<br />

paracétamol. Résilience. La chaleur<br />

est insupportable, je suis seul et bien<br />

seul. Et le stade finit par arriver, tour<br />

de piste du Moliko Stadium. 3h40<br />

pour revenir de ce sommet à portée<br />

de main. Souffrance absolue. C est<br />

fait. Un mélange de frustration et de<br />

soulagement, un sentiment de chance<br />

et de fierté d avoir pu courir ce Fako<br />

mais aussi une réflexion sur pourquoi<br />

se donner autant de mal pour aller au<br />

bout de ce genre d aventures…<br />

N.D.


L'événement<br />

LE 9EME TRAIL<br />

Une nouvelle formule<br />

Un départ comme à l'habtiude hyper rapide du côté de Colomiers ! (Photos Rémy)<br />

Très belle réussite pour cette<br />

nouvelle formule du Trail du<br />

Bassac du côté du Lac du<br />

Perget à Colomiers ! Avec une<br />

nocturne en plus pour mettre<br />

encore plus en avant la convivialté<br />

de l'organisation...<br />

Bon, bien sûr le terrain était particulièrement<br />

gras et le passage dans<br />

le Bassac justement restera épique<br />

avec une vingtaine de centimètres<br />

d’eau, mais les conditions météos,<br />

elles, étaient vraiment optimales<br />

pour cette 9ème édition du Trail. Pas<br />

de vent, fraîcheur du matin mais soleil<br />

qui se lève et une fin de matinée faite<br />

pour mettre du baume au coeur de<br />

tous, aussi bien organisateurs que<br />

coureurs. Et le buffet proposé à tous,<br />

légendaire désormais avec le fromage<br />

de chez Jeannot et les produits bio<br />

locaux de Minjat, avec la bière et le<br />

vin chaud aussi, a été pris d’assaut.<br />

Histoire de se refaire la course et de<br />

se raconter les glissades passées. On<br />

retrouvait aussi les gars de la veille<br />

qui étaient venus se tester sur le parcours<br />

de nui. Aussi à la volée, on peut<br />

noter que Cyril Cabibel remporte le<br />

combiné long en finissant deuxième<br />

de l’étape de jour, derrière un certain<br />

Sylvain Leroy. Et que chez les dames<br />

Aurélie Cottel garde son titre. Sur le<br />

petit combiné, Candrine Carrer et<br />

François Mora ont aussi conservé leur<br />

bien. Sans souci...<br />

La nocturne<br />

Belle réussite pour cette première<br />

édition de la Nocturne du Bassac.<br />

Cette épreuve inventée par les gens<br />

du Mac’Adam Colomiers sert en quelque<br />

sorte de mise en bouche pour les<br />

courses du lendemain. Ainsi le 10 km<br />

de nuit n’est pas comptabilisé en tant<br />

que tel mais sert de première étape<br />

soit au combiné long (avec le 17km<br />

du lendemain) soit au combine court<br />

(avec le 9,5km du lendemain)... Ils<br />

étaient quasiment 150 donc à s’élancer<br />

dans la nuit noire de Colomiers<br />

du côté du lac du Perget pour glisser<br />

à souhaits dans la boue du parcours<br />

sous une lune pleine cachée par de<br />

nombreux nuages. Météo idéale si<br />

l’on peut dire au vue des intempéries<br />

de ces derniers jours. Sur le combiné


L'événement<br />

<br />

DU BASSAC<br />

qui a bien plu...<br />

long, Cyril Cabibel a pris une bonne<br />

option sur la victoire finale et il en<br />

est de même pour Aurélie Cottel chez<br />

les dames. Sur le «petit» combiné,<br />

FRançois Mora et Cendrine Carrer<br />

virent en tête ! Mais c’est surtout la<br />

bonne ambiance que l’on gardera en<br />

mémoire de cette première nocturne.<br />

Avec la soupe et le vin chaud arrivés<br />

en tête des dégustations !<br />

Témoignage d’un coureur «passionné»... !<br />

Je souhaitais évoquer le plaisir de pratiquer la course à pied en région<br />

notamment, qui offre de nombreuses possibilités de courir dans des cadres<br />

différents et très agréables... En ce sens, la diversité des parcours, des distances<br />

ou des formats route ou trail, permet aujourd’hui à chacun(e)s de prendre<br />

un réel plaisir de pratique, au vu du calendrier qui nous laisse un large choix<br />

d’épreuves. Une épreuve sur ce premier trimestre attire mon attention depuis<br />

quelques années, ou j’y reviens naturellement, de par l’engagement humain<br />

des bénévoles qui est au top. Je veux citer les courses trail de bassac sur<br />

Colomiers, qui propose 2 courses nature, au départ d’un lac (le perget). Cette<br />

année 2020, un trail nocture a été mis en place la veille, le samedi soir, qui a<br />

séduit un certain nombre de coureurs, et qui je trouve, est une idée originale,<br />

car peu utiliser en course a pied régionale actuellement. Cette 3 ème course de<br />

nuit en amont des 2 classique du dimanche matin, a été merveilleusement bien<br />

encadrée par l’organisation et une équipe de bénévoles bien rodée, toujours<br />

plus au service du coureur ! Les distances de 10 km et 17km avec un certain<br />

dénivelé, et un cadre nature varié, permet au plus grand nombre de participer<br />

à un évènement sportif et festif... Un grand bravo à l’organisation qui chaque<br />

année, fournit un gros travail de préparation, pour que les coureurs passent<br />

une bonne course et un agréable moment sportif, sur cette édition des courses<br />

de bassac, à faire ou à refaire !<br />

Laurent Lascoux


Le rendez-vous


10<br />

Le comité d'athlétisme de Haute-Garonne<br />

Logiquement les 6,7 et 8 mars<br />

derniers aurait dû être célébrer<br />

à Montauban la grande<br />

fête du cross national. Les<br />

championnats de France revenaient<br />

en Occitanie après 25<br />

ans d’absence et cette fameuse<br />

édition de Castres. Mais<br />

voilà, un mauvais virus nommé<br />

Corona, en a décidé autrement.<br />

C’est ainsi. Par contre ce que<br />

l’on sait peut-être moins, c’est<br />

que le comité départemental<br />

d’athlétisme de la Haute-<br />

Garonne préparait également<br />

l’événement depuis un bon<br />

moment… pour le plus grand<br />

plaisir de quelques jeunes !<br />

DU CôTE DES BENJAMINS<br />

Les cross, c’est toujours l’occasion<br />

de rassembler au même endroit toute<br />

la grande famille de l’athlétisme. On<br />

y trouve aussi bien les tout petits que<br />

les plus âgés, les pistards, les routards,<br />

les traileurs que les ultramens.<br />

C’est la grande fête de la course à<br />

pied dans toute sa simplicité avec<br />

des discussions sans fin à côté de la<br />

tente à café un sandwich à la main<br />

ou en attente d’un départ imminent<br />

à l’arrière d’un minibus au chaud…<br />

Aussi quand les Frances reviennent<br />

dans la région où l’on habite, la fête<br />

est encore plus grande pour ceux<br />

qui ne sont pas loin et cette année<br />

du côté de Montauban, nombreux<br />

étaient les haut-garonnais qui avaient<br />

la banane.<br />

« Cela aurait dû être une apothéose<br />

» précise Florent Touzac,<br />

co-président de la commission des<br />

jeunes au CDA 31. « En effet quand<br />

les championnats se déroulent dans<br />

la région où vous résidez, vous avez<br />

une possibilité supplémentaire pour<br />

tous les départements concernés de<br />

qualifier encore plus de jeunes. Là je<br />

parle des catégories minimes puisqu’avant<br />

en benjamins il n’y a pas de<br />

France et après ils entrent en cadets<br />

dans d’autres procédés… Mais cette<br />

année et donc exceptionnellement,<br />

nous avions la possibilité en plus de<br />

la délégation régionale, de faire qualifier<br />

dans chaque département seize<br />

autres minimes, huit garçons et huit<br />

filles. Nous en Haute-Garonne, nous<br />

avons simplement décidé que ce<br />

serait les huit meilleurs classés lors<br />

des ½ finales des Frances disputés à<br />

Carcassonne après les huit déjà qualifiés<br />

pour la sélection régionale. Mais<br />

chaque département pouvait faire<br />

valoir son propre mode de sélection.<br />

Je peux vous garantir que tous les<br />

jeunes étaient hyper motivés. Pour<br />

eux, les Frances, cela aurait été la<br />

cerise sur le gâteau. Mais bon on ne<br />

peut pas refaire l’histoire. Pour certains,<br />

on peut facilement croire qu’ils<br />

y arriveront aussi bien en cadets…»<br />

Mais bien sûr pour un comité<br />

comme celui de la Haute-Garonne<br />

qui compte presque 2000 jeunes<br />

licenciés, les actions ne se limitent<br />

pas qu’aux seuls minimes. Et dans le<br />

domaine du cross qui nous intéresse<br />

plus particulièrement aujourd’hui, on<br />

peut aussi noter que les benjamins<br />

et benjamines n’ont pas été oubliés.<br />

Eux aussi se sont retrouvés du côté<br />

de Carcassonne mi-février, même si<br />

dans ce cas, c’était déjà leur grande<br />

L'avenir de<br />

finale.<br />

« Nous sommes partis là-bas<br />

avec une délégation de 24 jeunes »,<br />

explique de son côté, Sophie Tallet,<br />

membre du comité et licenciée à<br />

l’AC des Côteaux du Girou. « 12 benjamines<br />

et 12 benjamins. Laurent<br />

Desbarat du SATUC s’occupait des<br />

garçons et moi je remplaçais donc<br />

ma mère, Dominique, co-présidente<br />

de la commission jeunes au CDA, qui<br />

s’était bloqué le dos juste avant. Pour<br />

moi ce fut un réel plaisir. D’une part<br />

car j’en connaissais déjà pas mal de<br />

Balma où j’ai quand même entraîné<br />

pendant trois ans, d’autre part car<br />

la journée s’est vraiment très bien<br />

déroulée. Les filles et les garçons<br />

remportent la course par équipes<br />

et aussi en individuelles chez les<br />

filles avec Léa Drevillon. Bref on ne<br />

pouvait faire mieux. Et ce, donc, au<br />

plus haut niveau pour elles. Je vous<br />

raconte la bonne ambiance au retour<br />

dans le minibus. La journée a été une<br />

vraie réussite avec un temps parfait<br />

pour un cross, un terrain un peu dur<br />

malgré tout mais pas de blessés<br />

à déplorer chez nous. Ce sont des<br />

moments que j’affectionne particulièrement<br />

et qui permettent de renouer<br />

ou de nouer des liens. Les gamins ne<br />

l’oublient jamais vraiment ensuite.<br />

Même beaucoup plus tard. »<br />

Sophie ne cache pas d’ailleurs<br />

qu’elle est plus que jamais prête à<br />

rendre service au comité à la prochaine<br />

occasion. Une vraie passionnée.<br />

Mais bien sûr la vie des jeunes en<br />

Haute-Garonne ne s’arrête pas qu’au<br />

cross. Alors même si l’avenir à l’heure<br />

où j’écris ces lignes est encore


ET MINIMES<br />

Le comité d'athlétisme de Haute-Garonne 11<br />

notre sport<br />

COUPE DE FRANCE MINIMES DE CROSS COUNTRY<br />

DIMANCHE 8 MARS 2020 MONTAUBAN (Hippodrome)<br />

<strong>Mag</strong>nifique prestation!<br />

Présélectionné·e·s<br />

1 15'27'' SABUCO INES MI F STADE SAINT-GAUDENS<br />

2 15'43'' GADEA LUCIE MI F S/L ATHLE 632 JS CUGNALAISE ATHLETISME<br />

3 15'47'' ZAPATA AURORE MI F MURET AC<br />

4 16'01'' AMALRIC ALICE MI F S/L UNION CLUB ATHLETIQUE<br />

5 16'03'' BERGEREAU ELISA MI F CA BALMA<br />

6 16'15'' HALLOUIN LISA MI F MURET AC<br />

7 16'30'' CHEZE EMELIE MI F S/L UNION CLUB ATHLETIQUE<br />

8 16'41'' ELOI MILA MI F CA BALMA<br />

1 17'26'' CHAFFARDON ARMAND MI M CA BALMA<br />

2 17'46'' DRONNIER MAATI MI M ATHLETIC CLUB COTEAUX DU GIROU<br />

3 18'10'' ASSIE ROMAN MI M CA BALMA<br />

4 18'14'' GOURDOUX ANTOINE MI M CA BALMA<br />

5 18'18'' DUCASA ILAN MI M ASPTT TOULOUSE<br />

6 18'28'' BALMARY LOUIS MI M S/L US FRONTON ATHLETISME<br />

7 18'33'' ANDRIEU ANTTON MI M S/L ATHLE 632 TOURNEFEUILLE<br />

8 18'35'' CAUBET MAEL MI M S/L ATHLE 632 PLAISANCE DU TOUCH<br />

Liste d'attente<br />

9 16'58'' POLICAND LOLA MI F CA BALMA absente<br />

10 17'02'' EL FAKHAR MALIA MI F SA TOULOUSE UC<br />

11 17'07'' SOUKRA LILA MI F S/L ATHLE 632 FONSORBES<br />

9 BOURGOUIN LENNY MI M ATHLETIC CLUB AUTERIVAIN<br />

10 19'26'' RUIZ SABATIER ARTHUR MI M SA TOULOUSE UC<br />

11 19'29'' SOULAIMANA IZAYAS MI M S/L ATHLE 632 TOURNEFEUILLE<br />

12 19'38'' PRE ALEXIS MI M US COLOMIERS<br />

incertain à cause du Coronavirus, un<br />

stage est programmé en avril du côté<br />

de Fronton concernant les lancers<br />

et la perche puis ce devrait être une<br />

rencontre inter-comités (13 départements)<br />

qui regroupera toutes les disciplines<br />

de l’athlétisme à l’occasion.<br />

« Logiquement cette année, nous<br />

avons décidé de récompenser une<br />

quarantaine de poussins et benjamins<br />

en les amenant assister aux championnats<br />

d’Europe fin juin à Charletty.<br />

On va vraiment croiser les doigts pour<br />

que cela puisse se faire » conclut Florent.<br />

En tout cas on est tous à fond<br />

derrière tous ces jeunes champions<br />

du 31 ! L’avenir de notre sport à n’en<br />

pas douter !<br />

Texte : Rémy Jégard<br />

Photos: Sophie Tallet<br />

Les deux équipes remportent la<br />

coupe à la maison !<br />

Chez les filles, 1ère belle place à la<br />

bagarre de Léa DREVILLON, suivie à<br />

la 3ème place par Anna TRONEL, à la<br />

13ème place Alix LEBLANC, 17ème<br />

place pour Lisa EL FALHAR, 21ème<br />

place Annabelle PRADERE, 23ème<br />

place pour Lilou BATTUT et 24ème<br />

place pour Ambre DESALME.<br />

L’équipe était aussi composée de :<br />

- Camille DUBOURG 38ème<br />

- Maitena GRAYE 41ème - Kiara-<br />

Rosa DELLA TORRE 42ème<br />

- Salomé COUFFIGNAL 51ème<br />

- Selen DARNIS 52ème<br />

- Auriane VERGNEAUD 59ème<br />

- Jade GIBOURDEL 68ème<br />

- Lisa BARREAU 75ème<br />

- Prune HENRIQUES 83ème<br />

Une pensée à Aurane qui pour des<br />

raisons de santé n’a malheureusement<br />

pas pu finir la course.<br />

Chez les garçons, une belle 3ème<br />

place pour Maxence COUTINHO, suivi<br />

à la 5ème place par Alois ABRAHAM,<br />

à la 7ème et 8ème respectivement,<br />

Lazlo TROUILLET et Jules MORIS-<br />

SONEAU, à la 11ème place Yahya<br />

BOUTAYEB, à la 14ème place Raphael<br />

KERLOCH.<br />

Ils ont également participé à cette<br />

1ère place :<br />

- Assad BEN-BAHOU 15ème<br />

- Nathan DESBARATS 17ème<br />

- Raphael HARDOUIN 18ème<br />

- Loaven LECUREUR 31ème<br />

- Arthur DOILLON 32ème<br />

- Thibaud ECHE 33ème<br />

- Tom WEBER 37ème<br />

S.T.


12<br />

Le Semi de Blagnac<br />

AU COEUR<br />

Sous les ailes<br />

Un départ tonitruant sur le 10 km ! (Photos Brice)<br />

34ème édition des dix kilomètres<br />

et du semi de Blagnac,<br />

l’épreuve a une nouvelle fois<br />

remporté dimanche un vif succès<br />

rassemblant bien avant<br />

l’heure donné du départ le quota<br />

Quelques chiffres<br />

des 3300 coureurs autorisés par<br />

la préfecture.<br />

- 50 kg d’abricots secs<br />

- 20 kg de figues<br />

- 2000 tranches de pain d’épices<br />

- 100 quatre quart de 800g<br />

- 500 kg d’oranges<br />

- 200 kg de bananes<br />

- 10 kg de café<br />

- 6 kg de chocolat<br />

- 2500 bouteilles d’eau de 0,50L<br />

- C’est donc une dizaine de bénévoles toute la semaine précédent les 21Km<br />

de<br />

- Blagnac (permanence pour les inscriptions - parcours - logistique -etc..).<br />

- Le samedi, environ cinquante personnes sont présentes à tour de rôle<br />

pour les inscriptions/retrait des dossards/retraits, des t.shirts.<br />

- Le dimanche cela représente environ 250 bénévoles<br />

Première course hors stade au<br />

calendrier, l’événement toujours très<br />

populaire et magnifiquement organisé<br />

a regroupé d’une part le gratin<br />

des meilleurs athlètes locaux venus<br />

préparer différents respectifs objectifs<br />

et une masse impressionnante<br />

de coureurs du dimanche en quête<br />

de plaisir et d’endorphines. La fête<br />

a été superbe, même le soleil et la<br />

pluie s’y sont, à tour de rôle, donné<br />

rendez-vous.<br />

Sur le 10 kilomètres, après avoir<br />

remporté le cross de Saint-Ferréol oùl<br />

il s’est avéré très impressionnant la<br />

semaine dernière, Orlan Ayaden s’est<br />

testé sur dix kilomètres. A 28 ans, le<br />

militaire parachutiste de Carcassonne<br />

s’est aligné pour la première fois de<br />

sa vie sur une course sur route de<br />

cette distance. Inutile de dire que le<br />

jeune homme s’est montré convaincant<br />

: 31’54 pour un tel baptême,


Le Semi de Blagnac 13<br />

DE LA COURSE<br />

du bonheur !<br />

c’est plutôt encourageant et cela<br />

laisse présager un bel avenir dans la<br />

discipline. Ses suiveurs, Simon Prady<br />

et Sébastien Marmonteil n’ont rien<br />

pu faire contre son accélération à<br />

mi course. Résignés, ils sont tous les<br />

deux heureux de partager avec lui les<br />

deux autres marches du podium. La<br />

féminine Cécile Kempf, partie seule en<br />

tête, n’a jamais rien vu de la concurrence<br />

qui était lancée à ses trousses.<br />

L’Albigeoise gagne sans réelle adversité.<br />

Sa première dauphine, la triathlète<br />

Mylène Da Costa seconde de la<br />

course améliore de presque deux<br />

minutes son chrono personnel.<br />

Sur le semi, pour les coureurs<br />

régionaux avides ont vite été résignés.<br />

Les dés étaient pipés. La présence<br />

des deux Kenyans Isaac Kipton<br />

Kuech et Shadrack Rorirkypyecon les<br />

a laissés faire bataille pour l’honorable<br />

3ème place. A mi course, Shadrack<br />

s’est résolu à un stop and go<br />

furtif pour refaire ses lacets défaits.<br />

Reprendre le train de course lui a<br />

sûrement été fatal pour disputer la<br />

victoire à son impressionnant compatriote.<br />

Installé à la 3ème place, attentif<br />

aux erreurs de ses deux adversaires,<br />

Clément Anglada a du se contenter<br />

d’une place d’observateur privilégiée<br />

et de la 3ème place tant convoitée<br />

par une horde acharnée de Foxéen<br />

et Satuciens. Mathilde Sagnes vainc .<br />

Première féminine, la Montalbanaise<br />

devance Hanna Kumlin de plus d’une<br />

minute.<br />

Brice de Singo<br />

Soyons précis<br />

En 2020 :<br />

2918 finishers avec 1399 sur le<br />

semi et 1519 sur le 10km<br />

En 2019 :<br />

2276 finishers avec 903 sur le semi<br />

et 1373 sur le 10km<br />

En 2018 :<br />

2221 finishers avec 976 sur le semi<br />

et 1245 sur le 10 km<br />

Une association dans la course !<br />

L’association “Un avenir pour Margot” a été créée pour soutenir<br />

financièrement et moralement les enfants polyhandicapés et leurs<br />

familles. Cette année le semi de Blagnac la soutenait et c'est donc<br />

tout naturellement qu'elle disposait d'un stand dans le petit village<br />

partenaires pour se présenter au grand public !<br />

Ses objectifs :<br />

- Faire connaître au public l’existence de la maladie orpheline<br />

HADDS «Hypotonia, Ataxia, and Delayed Development Syndrome»,<br />

mutation du gène EBF3, dont souffre ma fille Margot et une vingtaine<br />

d’enfants dans le monde.<br />

- Financer les besoins d’enfants polyhandicapés, atteints de maladies<br />

orphelines ou en errance de diagnostic, et leurs familles.<br />

- Promouvoir et soutenir la recherche de maladies génétiques<br />

orphelines (notamment l’Institut Imagine à l’Hôpital Necker).<br />

- Financer du matériel adaptatif, des rééducations, des prestations<br />

non remboursées, des aménagements spécifiques, et tous<br />

projets permettant :<br />

- plus de confort et de bien être aux enfants malades,<br />

- une meilleure intégration dans notre société.<br />

- Participer et organiser des évènements (culturels, sportifs,…) afin de sensibiliser le public aux maladies orphelines<br />

et au handicap de manière générale.<br />

- Favoriser les échanges entres ces familles (rencontres, conférences, informations).<br />

Ses actions :<br />

- Création d’un site internet www.unavenirpourmargot.com et d’une page Facebook.<br />

- Regroupement avec une association américaine “Ebf3-HaDDs families” pour réunir les quelques cas de HADDS<br />

du monde entier.<br />

- Aide aux démarches administratives d’une famille d’un enfant porteur d’un très lourd polyhandicap, confrontée aux<br />

imbroglios de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).<br />

- Financement d’un carrelage de salle de bain antidérapant pour Emma, atteinte du syndrome d’ANGELMAN.<br />

- Participation à la conférence sur l’errance de diagnostic à l’Institut Imagine de l’Hôpital Necker à Paris en juin<br />

2019.<br />

- Achat d’un vélo thérapeutique pour Margot.<br />

- Achat d’un gilet compressif pour Roxane, atteinte du syndrome HADDS.<br />

- Financement de la formation HANDI’CHIENS pour que Maxime, petit garçon atteint de la maladie HADDS, reçoive<br />

son chien.<br />

- Participation financière et sportive pour permettre à Kévan, atteint d’une Infirmité Motrice Cérébrale, de subir une<br />

lourde intervention chirurgicale en Allemagne.<br />

- Achat d’une tablette tactile pour faciliter la scolarité de Margot et lui permettre de suivre le rythme d’une classe<br />

ordinaire.<br />

- Achat de matériel adapté Hoptoys pour Clémence atteinte de la maladie de RETT : drap de contention, couverture<br />

lestée et collier de mastication.<br />

- Emission sur la radio Esprit Occitanie, avec le Pr Munnick, généticien et Président de l’Institut Imagine à l’hôpital<br />

Necker de Paris,<br />

- Le 03/12/19, Laurence BERGUGNAT était l’invitée d’honneur du Pr Munnich à l’Institut Imagine pour témoigner de<br />

la découverte du diagnostic de la maladie de Margot.<br />

- Financement d’un siège de mise à l’eau dans un bassin de la structure “Chambre à bulles” du centre pédiatrique<br />

Isaac Newton à Plaisance du Touch (31).<br />

- Organisation d’une chorale de Noël à Castelginest (31) au profit de l’association.<br />

En 2017 :<br />

2724 finishers avec 1209 sur le<br />

semi et 1515 sur le 10 km<br />

En 2016 :<br />

2799 finishers avec 1537 et 1267<br />

En 2015 (record) :<br />

3068 finishers avec 1692 et 1376<br />

En 2014 :<br />

2847 finishers avec 1364 et 1483<br />

En 2013 ;<br />

2673 finishers avec 1509 et 1164<br />

En 2012 :<br />

2632 finishers avec 1447 et 1185<br />

En 2011 :<br />

2119 finishers avec 1004 et 111


14<br />

Le Semi de Blagnac<br />

COUREURS, SPECTATEURS,<br />

"C'est une course<br />

Comme coach, je suis venu encourager<br />

la quinzaine d’athlètes de notre<br />

club qui participent, soit aux 10 kms,<br />

soit au semi. C’est vraiment la course<br />

qu’il ne faut pas louper. J’en profite<br />

évidemment pour faire des photos…<br />

Aujourd’hui, comme l’année dernière,<br />

je suis venu animer la course, faire le<br />

clown. C’est assez rare que l’on anime<br />

des courses. Le semi de Blagnac,<br />

j’aime bien, c’est une manifestation<br />

très dynamique.<br />

Claude Mournaud, organisateur :<br />

C’est la 34ème édition de la course.<br />

Pour moi aussi, je suis là depuis le<br />

début. Je suis content et, cette année,<br />

surpris ; Toute l’équipe a été surprise<br />

de l’engouement pour l’édition 2020.<br />

L’année dernière, nous avions engagé<br />

2500 coureurs. Cette année, les<br />

3000 dossards ont été attribués le<br />

week-end dernier. La préfecture ne<br />

nous autorise pas plus de coureurs.<br />

Tous auront leur tee-shirt. Au niveau<br />

sécurité, je remercie vraiment tous<br />

les services de la mairie qui se sont<br />

tous mis sur le pont et nous ont bien<br />

aidés.<br />

Philippe Aubert, animateur :<br />

Blagnac, c’est l’épreuve qui lance<br />

la saison des courses hors stade, le<br />

premier grand rendez-vous incontournable.<br />

Elle est toujours magni-<br />

Philippe Grillet, M5, coureur du 10<br />

km :<br />

A 64 ans, je suis toujours là et<br />

toujours en forme. Je tourne en 39’<br />

facilement. La semaine dernière,<br />

Martine Moulignié, bénévole :<br />

Mon rôle sur la course ce matin est<br />

de donner à manger aux bénévoles<br />

qui, toute la nuit, ont balisé le circuit<br />

et mis en place toute l’infrastructure.<br />

Je reste comme eux toute la journée.<br />

Ce midi, à l’heure du déjeuner, je les<br />

réceptionnerai au CFA qui est organisé<br />

pour eux après la course.<br />

Stéphane Dupouy, société tout pour<br />

l’animation :<br />

Moi, je suis clown, c’est mon métier.<br />

J’anime les écoles, les fêtes, les carnavals,<br />

les kermesses, les mariages.<br />

Christine Fadelli, M4, AC Auch, coureuse<br />

du 10 km :<br />

Blagnac, c’ est le premier 10 km<br />

de la saison et je viens le courir tous<br />

les ans, depuis 30 ans. Juste après<br />

les cross, c’est une course incontournable.<br />

Il y fait souvent beau, c’est le<br />

printemps, on abandonne le caleçon<br />

pour le short et on fait bronzer les<br />

jambes. On arrive dès le samedi et<br />

on fait les boutiques du centre commercial.<br />

Christian Escalas, M4, AC Auch,<br />

coureur du 10 km : Je suis resté<br />

20 ans licencié au club de Blagnac,<br />

ce jusqu’en 2016. Je reste fidèle à<br />

mon club de cœur et je viens courir<br />

l’épreuve tous les ans.0 C’est vraiment<br />

une course à ne pas louper.<br />

Julien Garaudet, coureur du 10 km,<br />

accompagnateur d’un non-voyant :<br />

J’accompagne Lucas, Lucas Carbonnel,<br />

un non-voyant. Depuis un peu<br />

plus d’un an, dès que je le peux, nous<br />

faisons les courses ensemble. Il est<br />

avec des potes, on a gagné le relais<br />

de Fonbeauzard, dans notre catégorie<br />

bien sûr… Mais j’étais content.<br />

fiquement organisée par l’équipe<br />

de Claude Mournaud qui lui, est là<br />

depuis le début. Depuis 2012, je suis<br />

vraiment content de l’animer…<br />

Bruno Dheilly, entraîneur de l’US<br />

Colomiers :<br />

Henri Caumeille, M10, coureur du<br />

10 km :<br />

Je suis peut-être le plus vieux de<br />

la course, j’ai 86 ans. Je cours régulièrement<br />

tous les dimanches et je<br />

ne participe à mon âge qu’à trois ou<br />

quatre courses par an. Je suis tout<br />

juste à 8 km/h<br />

content. C’est un gars qui fait aussi<br />

du tandem à haut niveau. Il a pris<br />

confiance en moi. Nos poignets sont<br />

reliés. Nos mouvements de bras sont


ORGANISATEURS, BENEVOLES<br />

Le Semi de Blagnac 15<br />

incontournable..."<br />

bien coordonnés. Je suis ses yeux, le<br />

lui parle, je le conseille. Il court très<br />

bien…<br />

Hervé Corne, M6, coureur du 10<br />

km :<br />

Je viens à Blagnac tous les ans.<br />

Cette année, je suis particulièrement<br />

venu préparer le marathon de Barcelone<br />

prévu dans quinze jours et que je<br />

prépare, à 69 ans, assidûment depuis<br />

six mois. J’ai perdu 5 kgs. Et avant<br />

tout, je suis venu me faire plaisir.<br />

Nassera Dheilly, M5, US Colomiers,<br />

coureuse du 10 km :<br />

Après les cross, le 10 km de Blagnac<br />

est une course incontournable.<br />

Je ne sais pas combien je termine,<br />

peut-être première de ma catégorie.<br />

C’st encourageant avant d’aller,<br />

semaine prochaine, courir les championnats<br />

de France à Montauban.<br />

Orlan Ayaden, vainqueur du 10<br />

km : J’ai eu de bonnes sensations.<br />

C’est mon premier 10 km et le voulais<br />

savoir ce que je valais : 31’50.<br />

Je pense avoir encore une marge<br />

de progression. Je suis militaire<br />

parachutiste à Carcassonne, j’ai 28<br />

ans…<br />

Simon Prady, second du 10 km<br />

: Après la saison de cross et, cette<br />

année, j’en ai fait quelques uns, je<br />

sais que je suis en forme, que j’ai de<br />

bonnes jambes et c’est ce qui m’a<br />

tenu. Parce que je n’ai finalement pas<br />

eu beaucoup de bonnes sensations.<br />

Je suis sensé courir les championnats<br />

de France de cross la semaine<br />

prochaine, s’ils ont lieu…<br />

Sébastien Marmonteil, troisième<br />

du 10 km : On est resté ensemble<br />

jusqu’au 3ème . Je suis le premier<br />

à avoir accélérer puis j’ai été rejoint.<br />

Ensuite, au 5ème, Orlan a accéléré…<br />

Je ne suis pas licencié, juste pompier<br />

à Colomiers.<br />

Cécile Kempf, vainqueur du 10 km<br />

:<br />

Sans concurrence, je suis parti<br />

devant, je savais que j’étais en tête<br />

et, tout au long de la course, je n’ai<br />

pas su qui était derrière moi et si<br />

j’étais suivie de près. J’étais juste<br />

fixée sur mon chronomètre. Je réalise<br />

35’47.<br />

Mylène Da Costa Reis – Mario<br />

nneau, seconde du 10 km :<br />

Je fais partie, entre autre du Tri<br />

Toulouse Métropole. Je n’avais pas<br />

aujourd’hui d’objectif chrono. Mon<br />

dernier record était de 38’45. Et je<br />

réalise 36’30, c’est énorme. Je ne<br />

peux qu’être contente.<br />

Mathieu Penza, ACM, coureur du<br />

10 km :<br />

Je suis bien en deçà de mes possibilités.<br />

Je n’ai pas été dans un<br />

superbe jour, je reviens de blessure,<br />

d’une bonne tendinite et ce n’est pas<br />

facile…ème kilomètre<br />

Clément Anglada, Angoulême,<br />

3ème du semi :<br />

Après un premier kilomètre où je<br />

suis resté avec les deux Kenyans, je<br />

me suis retrouvé tout seul. L’un des<br />

deux a eu des problèmes de lacets, il<br />

s’est arrêtéBenjamin Bellamy, Entente<br />

Foix, 4ème du semi marathon : Pas<br />

de cross pour moi cet hiver suite<br />

un problème d’adducteurs survenu<br />

à Noël. 29 ans d’athlétisme. Je me<br />

suis donc rabattu sur les courses sur<br />

route et je prépare le marathon de<br />

Paris. Un nouveau défi.<br />

Kévin Lassere, SC Blagnac, ème du<br />

semi marathon :<br />

Je suis resté avec Benjamin Bellamy<br />

jusqu’au 9ème kilomètre puis j’ai<br />

craqué. Après avoir couru le 10 km<br />

de Pau en 30’30, je visais ici 1h10.<br />

Je suis parti trop vite.<br />

Sylvain Gobin, SATUC, 6ème du<br />

semi marathon :<br />

Je viens ici tous les ans. J’ai rélaisé<br />

cet hiver un bon chrono, 30’30<br />

aux 10 km de Lescure. Puis j’ai été<br />

blessé au genou. Je me suis soigné<br />

et j’attendais plus de ce semi que<br />

j’ai finalement bien préparé. Nul, j’ai<br />

été nul. Je visais moins de 1h10, je<br />

fais 1h11. Trop lent, pas de bonnes<br />

chaussures, trop de vent.<br />

Niels Ogier, SATUC, 8ème du semi<br />

marathon :<br />

Moi aussi, je prépare le marathon<br />

de Paris. Je ne suis sûr qu’il ait lieu,<br />

qu’il ne soit pas annulé. Ce matin,<br />

j’étais bien, je voulais faire 1h13, je<br />

réalise 1h12’30. Je suis content, j’ai<br />

accroché le bon wagon. Puis, on s’est<br />

bien relayé avec Nicolas (Baudron,<br />

7ème)…<br />

Eric Rivals, NL, coureur du semi<br />

marathon, 1h16 : Je suis venu préparer<br />

le marathon d’Albi. Ce sera<br />

mon premier marathon. Ce semi était<br />

un test. Mais je suis parti trop vite :<br />

moins de 35’ aux 10 km, c’était trop<br />

rapide.<br />

Richard Spennato, US Balma, coureur<br />

du semi marathon, 1h16 : Je<br />

suis parti tranquille. 35’50 aux 10<br />

km puis, j’ai envoyé un peu plus, un<br />

peu trop. Je voulais faire moins de<br />

1h15. Je suis longtemps resté avec<br />

Eric, il nous a bien tirés. Quand il a<br />

eu un problème de crampes à) la fin,<br />

je me suis relevé pour rester avec lui.<br />

Je luis devais bien çà.


16


A ne pas louper 17


18<br />

L'aventure<br />

LE TRAIL<br />

Un paradis<br />

J’ai rêvé d’un endroit où je n’aurais<br />

plus à me soucier de rien<br />

Un endroit où le temps se serait<br />

tout simplement arrêté et où tu<br />

pourrais laisser la porte de chez toi<br />

ouverte sans crainte du passage d’un<br />

hypothétique voleur<br />

Un endroit où les gens te stopperaient<br />

en pleine rue pour te raconter<br />

leurs histoires et te montrer leur coin<br />

à eux, pour t’inviter pourquoi pas à<br />

leur table si l’heure est la bonne<br />

Un endroit aussi où les sentiers<br />

empruntés ne suivraient aucune<br />

logique et pourraient se perdre dans<br />

des ravines insoupçonnées<br />

J’ai rêvé de personnes tellement<br />

généreuses et accueillantes que tu<br />

ne te sentirais plus la force de les<br />

quitter<br />

Des gens avec un cœur gros<br />

comme ça aux richesses matérielles<br />

infimes et humaines infinies<br />

J’ai rêvé d’un petit coin de paradis<br />

où les paysages changeraient sans<br />

arrêt au fil des heures et des lumières<br />

filantes<br />

Un petit coin où les frontières<br />

n’existeraient pas et où les couleurs<br />

des gens se mélangeraient en une<br />

seule appelée simplement bonheur<br />

J’en ai rêvais des nuits et de nuits<br />

de tout cela et puis un jour je suis<br />

allé à Rodrigues….<br />

Et puis un jour j’ai ouvert les<br />

yeux…<br />

"J’ai vu un post d’un fan de Trail qui<br />

évoquait son aventure, à l’autre bout<br />

du monde ,sur l’île de Rodrigues. Ces<br />

images m’ont de suite donné l’envie<br />

de vivre une expérience personnelle.<br />

Je décidais de m’inscrire dans la foulée.<br />

Les autres modalités suivront :<br />

billets d’avions et logement.<br />

Me voilà partie à l’aventure, à<br />

l’autre bout de la terre, à la découverte<br />

de cette île et de ses habitants.<br />

Le trajet fut long et fatiguant mais<br />

aussi stressant surtout quand la<br />

douane vous demande, à l’arrivée,<br />

a quoi servent les sticks, et autres<br />

matériels de trails. J’avais à peine<br />

foulé la terre Rodriguaise, que j’étais<br />

frappée par la douceur de vivre ,la<br />

gentillesse et le sourire des habitants<br />

de cette petite île. La propriétaire de<br />

la chambre d’hôte Prudence, un joli<br />

nom très connu dans l’île, allait me<br />

donner tous ses bons plans.<br />

J’avais une semaine, avant le trail<br />

, pour m’acclimater à la température,<br />

a la nourriture épicée et au décalage<br />

horaire. Le climat est si agréable qu’il<br />

est possible de voyager toute l’année,<br />

en évitant la saison des cyclones.<br />

Novembre correspond au début de<br />

l’été austral. Les repas étaient simples<br />

à base de riz, de “grains” (maÏs,<br />

haricots rouges…) accompagnés<br />

d’un plat en sauce: daube, rougaille,<br />

cari-poulet ou cari-poisson et de<br />

redoutables mais succulents piments<br />

limon ou piments mangue.Quelques<br />

jours ont suffit pour assimiler les trois<br />

heures de décalage horaire, le lever<br />

du jour a cinq heures et le coucher à<br />

dix huit heures.<br />

Cette semaine allait me servir aussi<br />

pour découvrir l’île et ses trésors: ses<br />

plages idylliques, la richesse de ses<br />

habitants; des gens simples, généreux<br />

et bienveillants, un lever et un<br />

coucher de soleil sur l’océan d’une<br />

beauté à couper le souffle.<br />

J’ai emprunté des sentiers sans<br />

logique qui paraissent mener nulle<br />

part, pourtant à chaque fois des paysages<br />

différents s’offraient à mes<br />

yeux.<br />

Les rencontres avec des personnes<br />

atypiques: Jean le gérant de la<br />

boutique solidaire et sa croyance en<br />

un seul Dieu, Rody le petit trailer qui


L'aventure 19<br />

DE RODRIGUES<br />

pour tous !<br />

deviendra grand, Avec son sourire et<br />

sa joie de vivre, Nicolas le policier<br />

avec ses convictions et son amour<br />

de cette île qu’il protège affectueusement.<br />

Jolietta Une vie passée<br />

dans les champs a cultiver le maïs.<br />

Miko le skipper du bateau a voile<br />

puis d’autres au fil du voyage, qui<br />

n’hésitent pas a s’arrêter me raconter<br />

leur vie ou pour dire bonjour tout<br />

simplement . Des personnages peu<br />

soucieux du temps qui passe, a des<br />

années lumières du côté matériel<br />

que l’on donne a la vie.Des gens<br />

très riches ,par l’immensité de leur<br />

coeur.<br />

Le jour J du trail arriva très vite.<br />

L’organisation avait mis tout en<br />

oeuvre pour permettre à l’événement<br />

de se dérouler dans les meilleures<br />

conditions possibles. Ce trail fut<br />

magique, pourtant dès le départ une<br />

grosse averse nous tomba dessus<br />

suivie d’un magnifique arc en ciel<br />

qui présageait un temps idéal. Cette<br />

course rassemble des hommes,des<br />

femmes et des enfants autour d’une<br />

pratique saine qui allie sport, découverte<br />

et respect de l’environnement.<br />

Plusieurs ravitos étaient prévus<br />

sur le parcours, pas des ravitos de<br />

malade mais avec juste ce qu’il faut<br />

et animés par des groupes locaux<br />

de musique.<br />

Des encouragements appuyés à<br />

ces endroits, et tout le long du parcours<br />

pour me donner l’envie et le<br />

courage d’aller au bout. Au fil du<br />

tracé, je découvrais des difficultés<br />

techniques avec des paysages de<br />

montagnes, des pentes herbeuses<br />

et luxuriantes, des sentiers terreux<br />

et plaques rocheuses, des chemins<br />

caillouteux. Partout en toile de fond<br />

de beaux décors qui illuminaient<br />

chaque recoin et par endroit, des<br />

vues splendides à 360 degrés sur<br />

l’océan. Pendant ce trail, Il y a une<br />

magie qui s’opère, quelque chose<br />

qui ne s’explique pas, quelque chose<br />

hors du temps, quelque chose que<br />

je suis venue chercher surement,<br />

qui mêle le charme de cette île, la<br />

splendeur des paysages, la beauté<br />

des coeurs des habitants et l’image<br />

presque irréelle de la tranquillité: un<br />

coup d’arrêt à ma vie. Il permet au<br />

vide de se faire une place et de purger<br />

les émotions négatives.L’arrivée<br />

fut riche en sensation, main dans la<br />

main, avec un Rodriguais, avec qui<br />

j’avais partagé mes derniers kilomètres<br />

et mes dernières forces aussi.<br />

Il me restais une semaine,pour<br />

digérer les émotions vécues pendant<br />

ce trail, afin d’échanger, garder<br />

contact avec les coureurs de l’ile de<br />

la Réunion, de l’ile Maurice,et de<br />

la Métropole aussi.Pour prendre le<br />

scoot a cinq heure du matin et aller<br />

me baigner dans une crique perdue,<br />

j’étais seule au monde avec comme<br />

seul compagnon le soleil levant. Pour<br />

revoir Prudence, et lui témoigner de<br />

toute mon affection.Pour trinquer une<br />

dernière fois à la nuit tombée sur la<br />

plage. Trop peu de temps, pour profiter<br />

encore de cette île paradisiaque et<br />

de ses habitants hors du communs...<br />

juste le temps de réaliser l’attachement<br />

que j’éprouvais envers ce petit<br />

coin paradis.<br />

Enfin je vivais à la façon Rodriguaise….<br />

apprendre à ne rien faire,.<br />

apprendre à me soucier de rien...<br />

sûrement le plus difficile."<br />

Sab Béa Bacco


20 En Languedoc<br />

Antoine Guillon et<br />

Cédric Chavet ont fait<br />

leur numéro<br />

«Jusqu’au dernier moment nous<br />

avons été dans la crainte d’un appel<br />

de la préfecture ,nous demandant<br />

d’annuler l’épreuve à cause du<br />

coronavirus. On est passé entre les<br />

gouttes », commentait soulagé Gildas<br />

Lemasson, l’un des responsables<br />

de cette 17e édition. Au final, 1099<br />

coureurs, contaminés par le virus du<br />

trail, seront classés sur l’ensemble<br />

des cinq courses du programme.<br />

Départ bien matinal ce samedi (4h),<br />

et à la frontale, pour les participants à<br />

l’Ultra du Bout du Cirque, qui avaient<br />

98km et 3800m de dénivelé positif à<br />

franchir. Trois coureurs vont rapidement<br />

se détacher, l’Héraultais Antoine<br />

Guillon du team Hoka Globes trailers,<br />

le Bourguignon Cédric Chavet du team<br />

Morvan Oxygène, et Baptistin Bossan,<br />

venu du club d’athlétisme de St Marcellin<br />

(Isère). Vers le 30e km, Bossan<br />

va laisser filer le duo des favoris, qui<br />

vont la jouer en copains, mais sans<br />

relâcher leurs efforts. Guillon, l’un<br />

des meilleurs spécialistes d’Ultra de<br />

l’hexagone, mènera le plus souvent<br />

l’allure, mais Chavet restera accroché<br />

à sa foulée. Les deux compères arriveront<br />

finalement ensemble au Vigan,<br />

après un périple de 10h12’57sec<br />

pour Guillon et 10h12’58sec pour<br />

Chavet. « Nous avons passé une très<br />

belle journée ensemble..à courir,<br />

discuter et découvrir les superbes<br />

paysages de l’arrière pays Viganais »<br />

appréciaient les deux hommes forts<br />

du jour . Baptistin Bossan récoltera<br />

le bronze en 1à54’45se, en précédant<br />

pour le top 5, l’Alésien Aurélien<br />

Rivier, 11h27’45 se, et Ducan Chpak,<br />

des Cabris du Ventoux, 11h39’50se.<br />

Chez les dames, l’Héraultaise du<br />

team Clermont endurance, Sabrina<br />

Cachard, réalise un cavalier seul<br />

de 12h30’37se (9e au scratch), loin<br />

devant Nelly Zotos, du Monistrol<br />

d’Allier, 13h29’20se, Manon Dequatre,<br />

de Ganges, 13h53’30se, Isabelle<br />

Goyet, de Marseille, 13h59’31se, et<br />

Isabelle Capus Berard, d’Alès Triathlon,<br />

15h21’35se. En milieu d’après<br />

midi, c’est un Ardéchois, Joris Kiredjan,<br />

qui va s’impose sur les 62km<br />

du trail aux Etoiles, en 5h33’9se,<br />

en devançant l’Héraultais Camille<br />

Géniès, 5h41’46 se, et le Gardois<br />

Fabrice D’Aletto, 5h49’53se, tandis<br />

qu’en féminines, c’est la Roumaine<br />

Oana Mihalcea, installée à Montpellier,<br />

qui sera la plus véloce en<br />

6h43’15se, assez loin devant la Provençale<br />

Mandy Alcaraz, 7h4’51se et<br />

Simona Morbelli, du team Salomon,<br />

7h6’13se. Venu de Besançon, mais<br />

originaire de Mende, Daniel Comalet<br />

va inscrire son nom au palmarès de<br />

la nouvelle course du programme, le<br />

Marathon de la Toureille disputée sur<br />

42km, qu’il remporte en 3h57’59se,<br />

alors que chez les dames c’est une<br />

Marseillaise, Sophie Laversanne qui<br />

gagne en 5h18’26se. Jérémy Martin,<br />

du team Trail Spirit, leader du challenge<br />

Gardois remporte un nouveau<br />

et prometteur succès sur les 22km<br />

de l’Oignon doux en 1h42’8se. Dans<br />

cette course, où la Nîmoise Ludivine<br />

Congrié Danjou sera la plus rapide<br />

des féminines en 2h13’1se, il faut<br />

noter la 6e place de Céline Coves<br />

Chatard, du team Pic St Loup, qui se<br />

voit propulser en tête du challenge<br />

des dames. Enfin, sur les 11km du<br />

Pays Viganais, Thibault Carrière du VC<br />

Mt Aigoual, 54’57se, et Marion Barlaguet<br />

de l’ACN Anduze, 1h4’11se, sont<br />

les derniers lauréats du jour.<br />

Les leaders ont<br />

dominé la finale<br />

de St-Chaptes<br />

Ce dimanche matin de février sur<br />

le ludique et éprouvant circuit des<br />

Terres Noires, ce sont 320 coureurs<br />

qui ont participé à cette ultime manche<br />

du 22e challenge Pujazon. Des<br />

catégories Eveils athlétiques à minimes,<br />

les favoris n’ont pas tremblé,<br />

à l’exception du benjamin de l’Athlé<br />

Nîmes 30, Sacha Guiraud Galant, qui<br />

s’est fait devancé de quelques secondes<br />

par son grand rival de la saison,<br />

Pablo Ruiz de l’Alés ATAC. Malgré ce<br />

petit faux pas le Nîmois termine néanmoins<br />

premier du challenge dans sa<br />

catégorie. Dans les autres courses,<br />

tous les leaders ont confirmé leur pôle<br />

position, en remportant un nouveau<br />

succès, parfois au terme d’un beau<br />

cavalier seul, comme la poussine<br />

du Bagnols MA, Nisrine Abida, alors<br />

que sa sœur Chaïmaa, récente vicechampionne<br />

d’Occitanie benjamine à<br />

Carcassonne, s’est faite quelque peu<br />

accrochée par la surprenante Anduzienne<br />

Alysée Garcia. Tous les top 10<br />

se retrouveront le 28 mars à Anduze<br />

pour la remise des récompenses finales<br />

de cette 22e édition. A noter dans<br />

le cross open disputée sur 4900m la<br />

superbe victoire de Vincent Boucena<br />

Badon, de l’Alès ATAC, qui devance<br />

ses coéquipiers Dylan Mazoyer et<br />

Thibaut Micoud, Elise Leroy terminant<br />

en tête des dames.<br />

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A venir<br />

21<br />

Trail<br />

StEmilion<br />

7 km<br />

15 km<br />

25 km<br />

45 km<br />

80 km<br />

Trail StEmilion<br />

30 Avril & 1-2-3 Mai 2020<br />

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22<br />

Le challenge


A ne pas rater 23


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5 eme Edition<br />

Sur les traces de la légende<br />

2020 2020<br />

SAMEDI<br />

9 MAI<br />

LALINDE<br />

ULTRA<br />

DU PERIGORD<br />

5H - DÉPART DE LA GUILLOU<br />

88 KM<br />

2600+<br />

TRAIL<br />

DES<br />

BASTIDES<br />

44 KM<br />

8H - DÉPART DE LA GUILLOU<br />

1400+<br />

LA LEGENDE<br />

17H - DÉPART CHÂTEAU<br />

DE LANQUAIS<br />

15 KM 14 KM<br />

360+<br />

RANDO<br />

LA LÉGENDE<br />

CHARENTE - PÉRIGORD<br />

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