Le journal de l'Ayurveda n°13

sesoignernaturellement

N° 13 Mai / Juin 2020

La pensée occidentale et l’Ayurveda.

La médecine conventionnelle occidentale regroupe les

individus selon des critères qui correspondent à des standards.

Une personne est considérée comme normale si

elle ressemble au plus grand nombre. Cela conduit à

soigner tout le monde de la même manière pour une

même pathologie avec une différentiation uniquement

selon des critères bien précis comme l’âge, le

sexe, le poids, les antécédents familiaux ou autres...

Cet état d’esprit amène notre société à penser et à

s’organiser avec des normes qui ne correspondent

pas toujours aux tempéraments de chacun d’entre

nous. Par exemple, combien de personnes surtout

dans les générations passées, écrivent de la main

droite alors qu’en réalité ce sont des gauchers

contrariés.

Vous êtes normal si vous avez les mêmes désirs et

ressemblez physiquement et psychologiquement

à la majorité des gens. Cette façon de voir donne à

l’industrie un avantage énorme qui est de pouvoir

fabriquer la même chose pour tout le monde.

L’Ayurveda considère que la normalité doit être

évaluée individuellement, parce que toute constitution

humaine manifeste spontanément son propre

tempérament et son fonctionnement.

L’étude de l’Ayurveda nous apprend que c’est avant

tout l’observation et l’expérience qui prime alors

qu’en occident nous privilégions l’analyse et la déduction

logique. Ce sont deux approches très différentes

mais elles ont toutes deux leur intérêt. Plutôt que de les

opposer nous aurions tout intérêt à étudier les deux, sans

parti-pris pour l’une ou pour l’autre.

SOMMAIRE

www.journalayurveda.fr

• L'immunité nos défenses naturelles ..................p. 1

• Le mal d’ama ..............................................................p. 3

• Le stress .........................................................................p. 5

• Transit et circulation sanguine ..............................p. 7

DOSSIER

L'IMMUNITÉ

Nos défenses

naturelles


Mai / Juin 2020

www.journalayurveda.fr

DOSSIER

L'IMMUNITÉ

Nos défenses

naturelles

L'immunité

Nos défenses

naturelles

I Les défenses immunitaires.

Que peut-on faire pour protéger et renforcer

nos défenses immunitaires ? C’est une question

d’actualité que nous nous posons tous par

les temps qui courent. En médecine, l’immunité

est la capacité d’un organisme à se défendre

contre des substances étrangères comme

les bactéries, virus ou parasites. L’immunité

acquise, contrairement à l’immunité innée, se

développe suite à une agression de l’agent

(virus, bactérie ou parasite) qui l’a induit.

L’organisme apprend donc à se défendre

contre cet agent et sa deuxième réponse

est généralement supérieure à la première.

L’immunité acquise se caractérise donc par

une mémoire immunitaire.

Nos défenses immunitaires ont besoin d’être

chouchoutées. Consommer des fruits et légumes

riches en vitamines C, rechercher

dès que possible le calme et le repos, dormir

suffisamment, se prémunir du stress, pratiquer

une activité physique régulièrement, sont

autant de solutions pour renforcer nos

défenses immunitaires.

I Les plantes au secours de notre

système immunitaire.

Les plantes sont elles aussi confrontées à

de multiples désagréments dans leur environnement.

Les bactéries, virus et parasites

recherchent, tout comme les animaux,

l’énergie et les nutriments qu’absorbent les

plantes. Ces dernières ont par conséquent

élaboré des mécanismes de défense très

perfectionnées pour se protéger. Il n’est pas

ridicule de penser que les mêmes agents

chimiques qui protègent les plantes peuvent

accroitre notre immunologie. Traditionnellement

la médecine ayurvédique, mais aussi

les amérindiens et les chinois ont utilisé les

N° 13

Le Journal de l’Ayurveda N°13 - L'IMMUNITÉ nos défenses naturelles


DOSSIER : L'IMMUNITÉ NOS DÉFENSES NATURELLES

plantes pour renforcer leur immunité. Durant ces

dernières années de nombreuses expérimentations

ont confirmé qu’un grand nombre d’entre

elles ont une action sur le système immunitaire.

L’Echinacée d’Inde ou encore nommée Andrographis,

est l’une des plantes ayurvédiques des

plus connues en Europe pour ses effets sur les

défenses immunitaires. Même si elle ne détruit

pas les microbes, elle a une action stimulante

sur le système immunitaire. Bien que certains

phytothérapeutes conseillent de prendre

l’Echinacée durant toute la saison froide porteuse

de rhumes, grippe et autres infections,

on ne connait pas bien la façon le plus efficace

de l’utiliser. Toutefois, il est prouvé que son

efficacité diminue si vous l’utilisez plusieurs jours

après le début des symptômes, c’est pourquoi

il faut commencer un traitement dès l’apparition

d’une affection et continuer durant dix à quinze

jours.

Le Withania somnifera plus connu sous son

nom sanscrit, Ashwagandha, est l’une des plus

populaires plantes de la pharmacologie ayurvédique.

Elle s’est révélée efficace pour agir sur le

système immunitaire et d’après plusieurs études

il semblerait qu’elle diminue les effets toxiques

de certains produits chimiques grâce à son action

antioxydante. Par ailleurs, c’est une plante

adaptogène c’est à dire qu’elle est à la fois revitalisante

et calmante. Elle est très appréciée en

Inde pour ses propriétés stimulantes sur la libido.

Enfin, comme le suggère une partie de son nom

« somnifera », elle facilite l’endormissement.

Le Guduchi est une autre plante ayurvédique

qui commence à être connue en France. Son

nom latin est Tinospora cordifolia. Elle renforce

l’immunité cellulaire et stimule la production

d’anticorps. Elle est utilisée traditionnellement

comme régénérant pour se rétablir des maladies

fébriles ou infectieuses.

Ojas, l’énergie essentielle du système immunitaire.

Selon les principes de l’Ayurveda « Ojas » est l’énergie essentielle du système immunitaire. Il signifie

littéralement « vigueur ». Il est l’essence subtile du système reproducteur et de toutes les sécrétions

vitales. Il est le concept ayurvédique du fluide originel à la base de toutes nos aptitudes physiques. Ojas

n’est pas une substance physique, il existe au niveau subtil dans le chakra du cœur (point de jonction des

canaux d’énergie). Il procure une bonne santé lorsqu’il est en quantité suffisante et s’il diminue de façon trop

importante les maladies peuvent apparaître plus facilement. En termes contemporains, nous pouvons dire qu’il

est similaire à l’énergie essentielle du système immunitaire.

Ojas diminue si vous ressentez de la colère, du chagrin, de la faim, de l’anxiété ou encore si vous êtes surmenés.

Les conséquences ne se font pas attendre, la peur s’installe, vous vous affaiblissez, vous êtes tourmentés, vos sens

sont perturbés, les qualités telles que la patience et la foi disparaissent. Une hygiène de vie qui n’est pas naturelle, la

consommation d’aliments dévitalisés, d’alcool, drogue ou autres stimulants sont autant de comportements à éviter

si l’on ne veut pas diminuer Ojas. Il est réapprovisionné par la consommation de lait, de ghee (beurre clarifié) et de

plantes toniques particulières telles que l’Ashwagandha, le Shatavari et le Guduchi.

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d’épreuves physiques ou intellectuelles.

Véritable bouclier naturel, cette plante

est réputée pour stimuler les défenses

naturelles, renforcer le système immuni-

taire et contribuer à un meilleur confort

respiratoire.

Son action est due à sa richesse

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Le Journal de l’Ayurveda N°13 - L'IMMUNITÉ nos défenses naturelles


En cause dans bien des maladies

LE MAL D’AMA

Dans tout organisme, si l’on n’y prend garde, une accumulation de toxines, jour après jour, forme

progressivement un tapis d’humus. Cette substance toxique a la particularité de venir se loger là où

nous avons des faiblesses. Dès lors, les conditions de la maladie sont réunies. Et ça ne tarde pas…

à vous pourrir la vie !

I Ne croyez surtout pas qu’ama vous veut

du bien ! C’est même le contraire.

Imaginez un divin bord de mer, une plage de sable

fin, une délicieuse température, et au bout de la

plage, des montagnes de sacs-poubelle bourrés

à craquer, bientôt déchiquetés par des mouettes

voraces. Vous aurez une idée de la formation

d’ama : un tombereau de saletés, un monceau

d’immondices, une puanteur d’enfer…

I Ama est formé d’aliments non digérés

ni évacués.

Les aliments que nous ingérons rencontrent des

destins très différents les uns des autres. La plupart

sont supposés être assimilés par nos organes et

produisent de l’énergie. Utiles, ils deviennent du

sang, de la santé, donc de la vie. Sans sang, nous

n’irions en effet pas très loin ! A l’inverse, des déchets

sont consécutifs au processus de digestion.

Si les aliments sont vieux, transformés, trop gras,

trop salés ou trop sucrés, ou tout ça à la fois, les

déchets se multiplient de façon exponentielle.

Ils sont évacués, sous forme de selles, d’urines et

de transpiration. Evacués, c’est vite dit. En partie

seulement.

Car il y a des éléments qui n’appartiennent à aucune

de ces catégories : ni assimilés ni rejetés,

ils composent ama, une matière molle, collante,

toxique et malodorante.

Cette collection de déchets s’en va rejoindre la

colonie de toxines coincées çà et là dans l’organisme.

Nous avons tous des forces, donc nous

avons tous des faiblesses. Ama se greffe toujours

sur les faiblesses, les accentue et les martyrise

jusqu’à la création de maladies.

C’est agni, le feu digestif, qui fait le tri. Que la

nourriture soit impropre, ou que le feu digestif

traverse une passe léthargique pour une raison

ou pour une autre, et la quantité d’éléments non

digérés explose. Repas après repas, jour après

jour, mois après mois, ama prospère. Et puis un

beau jour de sérieux problèmes apparaissent.

Tumeurs, dégénérescences nerveuses, affections

cardio-vasculaires, douleurs articulaires, congestions

nasales, la liste est longue des pathologies

sournoisement aggravées par ama. Les canaux

s’obstruent, les irritations se multiplient, ce qui perturbe

considérablement l’organisme à la longue.

Pire encore, en permanence, ama mute. Les conditions

de la vie moderne, compliquées par le stress,

la pollution de l’air, le réchauffement climatique,

le sucre omniprésent et le manque d’exercice

physique, renforcent continuellement ama. Voici

cinq millénaires, quand les textes ayurvédiques ont

décrit la formation d’ama dans le corps, la nourriture

était bien différente de celle d’aujourd’hui.

Des maladies nouvelles sont apparues, car ama

s’adapte aux changements incessants, sans perdre

pour autant sa vocation nocive et putride.

La télévision, les ordinateurs, les tablettes et les

téléphones portables, symboles de modernisme,

ont des conséquences qui se sont empressées

d’ajouter leur voix au concert des toxines. Les

écrans hypnotisent nos esprits. Emprisonnent

carrément nos neurones. Du coup, la mastication

est très insuffisante, le cerveau n’intime plus

l’ordre de saliver aux glandes salivaires, ni aux

sucs gastriques de se mobiliser ; l’estomac somnole,

le foie paresse et les intestins se prélassent,

puisque personne ne leur demande de bosser.

Les désordres du système digestif – puis de tout

l’organisme - ne sont pas loin.

I Les symptômes d’Ama

Certains signes ne trompent pas. Réunis, ils révèlent

assurément la présence d’ama. Dès le matin,

si vous émergez difficilement, si votre langue

est chargée, si vous n’avez pas faim, et qu’un début

de migraine vous agace : surveillez-vous ! Les

excréments malodorants peuvent également

vous mettre la puce à l’oreille, de même que les

Le Journal de l’Ayurveda N°13 - LE MAL D’AMA

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En cause dans bien des maladies

Ces petits riens qui aggravent ama

- Le miel n’est pas de la confiture. L’ayurveda lui reconnait

bien des vertus, à condition de le consommer comme un

médicament : tout seul, une cuiller à café par jour maxi. Et

ne pas le consommer chaud (dissous dans le thé ou les grogs

par exemple) sous peine de créer des toxines.

- Eviter de consommer dans le même repas des calories animales

de la mer et des calories animales de la terre. C’est

viande OU poisson, mais surtout pas les deux, car leurs calories

sont incompatibles, tout comme le jus d’orange fait

tourner le lait.

- Le café au lait, la peau des poivrons et les fils de banane sont

épouvantables à digérer et font grimper ama en flèche. On

vous répondra éventuellement : « Je digère très bien le café au

lait ! » C’est possible. Mais pendant que l’estomac met toutes

ses forces dans la digestion du café au lait, il ne s’occupe

pas de ses autres fonctions, qui sont de gérer le stress et les

émotions, la santé des muscles et celle de la peau.

- Les disputes à table sont à proscrire. Nous venons de le

souligner, c’est l’estomac qui absorbe le stress et les émotions.

Il ne peut pas tout faire : digérer les aliments et gérer

les conflits. Le langage usuel le prouve à l’envi (« Ce qu’il m’a

dit, j’ai du mal à le digérer ». Ou encore : « J’avais un tel trac

que je n’ai rien pu avaler »). On le sait de façon subliminale.

Malheureusement on n’en tient pas suffisamment compte

dans la vie courante.

- Les fruits (en principe) sont merveilleux, mais pas au dessert !

S’ils arrivent dans le système digestif aussitôt après d’autres

aliments, ils doivent patienter pour être assimilés, et pendant

ce temps-là, ils fermentent… créant ainsi des toxines.

urines trop foncées. Les odeurs corporelles

sont tout aussi révélatrices. Les lourdeurs

digestives, une constipation chronique

et des flatulences fréquentes résultent

souvent d’ama. Une haleine de hyène qui

résiste à tous les dentifrices, une peau qui

se couvre volontiers de plaques rouges et

une vision qui faiblit brusquement, une

soudaine prise de poids, c’est encore et

toujours ama qui se manifeste.

Personne n’y échappe. Quand les personnalités

Vata (cosmos et air) perdent leur enthousiasme

légendaire, quand la peau des gens

Pitta (feu et liquides) se couvre d’eczéma,

ou quand la tribu Kapha (eau et terre) verse

dans l’obésité, pas de doute : ama est à la

manœuvre !

Le Docteur Bhutada, mon professeur indien

d’ayurveda, résumait ainsi sa vision d’ama :

« c’est une affaire de déséquilibre de la santé

des tissus corporels, dû aux toxines ».

I Eliminer ama !

Ama est humide, putride et acide. Comme

peut l’être l’énergie Kapha. Dans La santé

par l’Ayurveda, le Docteur David Frawley

précise qu’un régime anti-ama ressemble fort

au régime anti-kapha. Il est bon de consommer

la plupart des légumes, patates douces

et champignons mis à part. Les fruits sont

également très recommandés, à condition

d’être ingérés en petites quantités, toujours

entre les repas, et loin du sommeil. Le jus de

citron et le jus de grenade – des merveilles

de la nature – ont des capacités anti-ama

notoires ! En revanche, les produits carnés

et les produits laitiers, yaourts, fromages et

beurre compris, augmentent considérablement

ama. La palme amagénique (créatrice

du plus grand nombre de toxines) revient

incontestablement au sucre, qu’il soit blanc

ou brun, voire… les deux (certains sucres

bruns sont des sucres blancs colorisés !)

Pour améliorer la digestion et diminuer la

formation d’ama, l’ayurveda suggère d’avoir

recours à des compléments alimentaires

naturels, tels que le gingembre et le curcuma

longa, racines aux caractéristiques particulièrement

détoxifiantes. La palme digestive

revient au Triphala, mélange de trois baies

(Amalaki, Bibhitaki, Haritaki) dont la combinaison

stimule les capacités digestives.

Une façon de vivre très ayurvédique limite

considérablement les effets négatifs d’ama :

bien mâcher les aliments (loin de tout écran),

rechercher la satiété, respirer en conscience

après chaque repas (l’air extérieur), pratiquer

régulièrement le yoga, appliquer quotidiennement

de l’huile sur les articulations si

l’organisme est trop sec, fuir le sucre et les

sodas sucrés, ne jamais boire glacé mais autant

que possible des boissons à température

ambiante ou de l’eau à la température de

l’organisme en sont les meilleurs exemples.

Tout ceci est gratuit, indolore, et très efficace

contre ama. Pourquoi s’en priver ?

Eric Bhat

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Le Journal de l’Ayurveda N°13 - LE MAL D’AMA


Le stress

Nos émotions

facteurs de stress.

Selon l’Ayurveda il est impossible de soigner correctement

notre corps lorsqu’on a des problèmes

psychologiques ou émotionnels, ces derniers

prennent généralement le pas sur les facteurs

physiques. Un patient peut suivre un régime

adéquat, mais s’il est mentalement agité ou s’il a

une attitude négative par rapport au traitement,

celui-ci risque de ne pas être efficace.

Les principaux problèmes psychologiques, douloureux

ou perturbants, sont de nature émotionnelle,

comme la peur, la colère, le désir, le chagrin,

la jalousie… L’Ayurveda nous propose de gérer

correctement nos émotions, pour développer

celles qui sont positives, maitriser les négatives

et ainsi limiter le stress qui peut nous envahir.

De nos jours de nombreux psychologues préconisent

d’exprimer ses émotions cachées ou

réprimées pour s’en débarrasser. Il est exact que

toutes les émotions qui sont bloquées en nous

doivent en sortir tout comme les toxines du corps

pour recouvrer la santé. Toutefois chez certaines

personnes l’expression de leurs émotions peut

aggraver ces dernières. La connaissance des caractéristiques

ou qualités de chaque doshas nous

permet de comprendre ces phénomènes.

Il est préférable que les personnes Kapha expriment

leurs émotions parce qu’elles ont une énergie

émotionnelle qui tend vers la lourdeur et le blocage.

Elles ne font pas face à leurs émotions, elles

sont en général gentilles ou trop confiantes pour

affronter leurs émotions négatives. L’expression de

leur colère ou autres émotions perturbantes peut

les aider à soulager leurs blocages et favoriser leur

guérison émotionnelle. Par-contre les personnes

Pitta et Vata doivent apprendre à contrôler leurs

émotions. Les Pitta extériorisent tout particulièrement

leur colère ce qui est nuisible notamment

en présence de personnes de type plus sensible.

Les Pitta ont des difficultés à extérioriser leurs

émotions positives de reconnaissance et d’amour,

ils doivent apprendre à les exprimer. Les Vata sont

les plus exposés au stress. Ils ont des émotions

fluctuantes et excessives. Ils doivent éviter de laisser

libre court à leurs émotions, particulièrement

en ce qui concerne la peur et l’anxiété. Leur esprit

doit se calmer, ils ont besoin de paix, de stabilité et

surtout d’empêcher les fluctuations émotionnelles.

Il faut éviter de réprimer nos émotions parce

qu’elles ont tendance à ressortir sous forme de

réactions subconscientes perturbées. Il faut au

contraire les identifier, les considérer et les traiter

avec amour et respect, nous devons apprendre à

les gérer. Il est souhaitable d’accorder de l’attention

à nos émotions positives et d’apprendre à

contrôler nos émotions négatives. Ces dernières

doivent être libérées c’est-à-dire donner libre

court à leur énergie prisonnière, pour qu’elles

deviennent positives. Cela consiste à transformer

les émotions négatives en émotions positives, par

exemple transformer la haine en compassion, par

des thérapies spirituelles (daiva cikitsa) qui comprennent

la méditation, le pranayama (contrôle de

la respiration), les mantras, le yoga, la visualisation

et les rituels.

I Le mécanisme et les effets du stress

Le stress entraine une accélération des principes

sensoriels dit Vata. Ces principes sont les mouvements

spontanés du corps comme le rythme

respiratoire, la circulation sanguine, le rythme

cardiaque, le mouvement digestif et le flux d’information

dans le système nerveux.

Le stress n’est pas dommageable en soi et peut

Le Journal de l’Ayurveda N°13 - LE STRESS 5


Le stress

nous être profitable, il nous permet d’évoluer, d’être

créatif et même de nous dépasser. Les problèmes

viennent d’une fréquence trop rapprochée et d’une

trop forte intensité sans récupération suffisante. Le

stress provoque alors des dommages sur tous les

mouvements spontanés évoqués plus haut. Par

exemple, la pression sanguine s’accélère ce qui

use les parois veineuses.

Les moyens dont nous disposons en Ayurveda

pour apaiser le stress sont multiples mais nous

commencerons par évoquer les massages. Le stress

se traduit par une crispation, les fibres musculaires

restent resserrées. Un massage décontractant des

muscles aidera à rétablir une circulation sanguine

harmonieuse dans toutes les parties du corps. De

plus, le massage engendre une détente nerveuse

qui répond aux effets que le stress fait subir à l’ensemble

des organes. Les massages prodigués par

un professionnel sont préférables, mais faute d’un

masseur à disposition, prendre cinq minutes tous

les matins pour s’automasser est une solution plus

simple et qui ne manque pas d’intérêt.

Un autre type de soins dont nous disposons en

Ayurveda pour réparer les effets du stress est le

soin Shirodhara. Le principe est de faire couler un

filet d’huile sur le front par mouvement de balancier

pour réduire l’activité nerveuse et provoquer

la détente.

Pour l’Ayurveda toutes les préconisations que nous

trouvons dans la régulation des excès Vata sont à

appliquer pour réduire les effets négatifs

du stress :

- Pratiquer le yoga ou une activité physique.

- Retirer de son alimentation tous les excitants

mais aussi l’alimentation acidifiante.

- Quotidiennement pratiquer des exercices de

relaxation ou de méditation.

- Prendre soin de son corps.

Comme pour tout problème de santé, l’Ayurveda

propose des solutions grâces aux

plantes. L’Ashwagandha est une plante ayurvédique

intéressante pour gérer le stress.

Elle est adaptogène, c’est-à-dire qu’elle accroit

de manière générale les capacités de

l’organisme à s’adapter aux différents stress

qui l’affecte. Autrement dit l’Ashwagandha

comme toutes autres plantes adaptogènes

régule l’activité nerveuse. Les personnes de

type Kapha peuvent tout comme les Vata et

les Pitta utiliser l’Ashwagandha, mais la Centella

Asiatica est plus adaptée à leur constitution

ayurvédique. La Centella Asiatica ou Gotu

Kola aux nombreuses vertus, est utilisée entre

autre depuis des siècles, pour lutter contre

l’anxiété et la dépression grâce à l'asiaticoside

qu'elle renferme.

Le stress n’est pas une fatalité, certaines personnes

réussissent à le gérer très convenablement,

le tout est de le dominer et ne pas le laisser

nous envahir.

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Le Journal de l’Ayurveda N°13 - LE STRESS


Transit et

circulation sanguine

pour un effet minceur.

En occident nous accordons une telle importance

à la minceur que nous l’avons érigée en archétype

de la beauté. La conséquence en est que toute

personne avec quelques rondeurs s’estime obèse

même si son poids est normal par rapport à sa

taille, son âge et sa constitution. Selon l’Ayurveda

il faut avant tout connaître son dosha dominant

avant d’agir, c’est-à-dire savoir si vous êtes d’une

constitution Vata, Pitta ou Kapha. Une personne

de type Kapha n’aura jamais la silhouette d’une

personne de type Vata sauf à déséquilibrer son organisme

et finir par tomber malade. Il ne faut pas

déterminer son poids idéal d’après les standards

culturels de la beauté, mais par rapport à soimême.

L’Ayurveda enseigne toute l’importance

de bien se connaître pour aborder efficacement

tous sujets qu’ils soient de santé ou autres. Les

problèmes de poids ne sont jamais simples à traiter,

la psychologie et le psychisme y participant

pour une part importante. Par exemple, le comportement

d’une personne anxieuse engendre

souvent une prise de poids. Les régimes miracles

qui peuvent vous faire perdre énormément de

poids en quelques jours ou semaines, ne traitent

pas les problèmes de fond et par conséquent ils

ne résistent pas dans le temps.

Les dérèglements du transit intestinal doivent

être pris en considération avant de chercher des

solutions plus lourdes pour perdre du tour de

taille. Ces problèmes de transit sont récurrents

chez bon nombre d’individus de tous âges et de

toutes constitutions. L’Ayurveda propose une

solution efficace, le Triphala, qui est une excellente

préparation pour toutes les constitutions

ayurvédiques. Elle est à base de trois baies qui

proviennent de trois arbres tropicaux appelés les

prunes de myrobalan : l’amalaki, l’haritaki et le

bibhitaki. Ces baies sont tonifiantes et les moins

perturbantes parmi les laxatifs. Le Triphala est

un puissant nettoyant, tonique et régénérant

(rasayana) du côlon. Les résultats ne se font pas

attendre : 2 ou 3 jours après le début de la cure,

le transit se régule très rapidement. Les Indiens

connaissent le Triphala depuis la nuit des temps

et en médecine ayurvédique l’élimination des

déchets et toxines nommés « ama » est une préoccupation

primordiale pour une bonne santé.

Le Triphala a également une action bénéfique

sur la silhouette puisqu’il régule le métabolisme

et réduit les graisses en cas d’obésité. Il faut bien

dire que jusqu’à présent le tour de taille n’était pas

un problème majeur pour la plupart des Indiens.

Malheureusement, de nos jours et notamment

dans les grandes villes, une nourriture plus riche

provoque les mêmes effets que nous connaissons

en occident.

Le plus simple pour consommer du Triphala est

de le prendre en gélules. Vous le trouverez dans

le commerce également en sachet de poudre.

Cette présentation est plus économique, mais

vous devrez diluer la poudre dans de l’eau chaude,

son goût terreux est difficile à masquer, un peu

de miel réussira à faciliter son absorption. Il est

préférable de le prendre au coucher.

Le Triphala débarrasse l’intestin des toxines tout

en augmentant la digestion que l’on nomme en

Ayurveda « le feu digestif ». Il est recommandé

de le prendre avec des épices digestives. Il existe

à cet effet une préparation qui complète l’action

du Triphala, le « Trikatu », qui se compose de

gingembre, poivre noir et poivre long. Il active

la digestion notamment en cas d’excès de table

ou d’une trop grande consommation d’aliments

sucrés et gras. La prise simultanément de ces

deux compléments alimentaires est une méthode

équilibrée pour nettoyer à la fois l’estomac et le

côlon et par conséquent réguler efficacement

le métabolisme. C’est une bonne méthode pour

mincir, favoriser son état général et gagner en

énergie.

Selon l’Ayurveda le côlon est un organe d’élimination

mais également un organe de digestion

puisqu’il absorbe ce que l’on

nomme en Ayurveda le

prana. Cette expression

peut se traduire

par « la force vitale

provenant des aliments

». Le Triphala

a pour effet d’assurer

une bonne absorption

du prana par le côlon. Le

prana fournit une nutrition appropriée

aux tissus profonds osseux, nerveux

et reproducteurs. Lorsque le côlon fonctionne

mal il absorbe l’apana c’est-à-dire des déchets

gazeux. En conclusion on peut dire qu’un bon

fonctionnement du côlon est un gage de santé

et de longévité.

Le moteur de tout notre appareil circulatoire est le

cœur. Les textes sacrés de l’Inde nous expliquent

que ce n’est pas le cerveau mais le cœur qui abrite

la conscience. La médecine orientale affirme la

même chose et le vieil adage européen dit

« ce que l’homme ressent avec son

cœur, détermine qui il est ».

Pour la médecine ayurvédique

les maladies cardiaques reflètent

des problèmes d’identité, de

conscience et de sentiments. Elles

sont la première cause de mortalité,

parce que l’appel du succès nous rend

sourd aux battements de notre cœur qui finit par

défaillir de ne pas être entendu.

La médecine occidentale explique plus prosaïquement

que les aliments aigres-doux, les

graisses animales et les aliments frits nous

rendent candidat aux crises cardiaques. Peutêtre

est-il possible d’établir un parallèle entre ces

deux façons de penser en expliquant que nous

nous nourrissons de la sorte pour oublier notre

mal être et notre mauvaise conscience.

Dans les textes ayurvediques on parle de graisse

dans le sang pour évoquer ce que l’on nomme en

allopathie « cholestérol » Il est essentiel de fluidifier

le sang pour réduire les risques cardiaques

et son tour de taille. En Inde un arbuste appelé

Transit et circulation sanguine

Guggulu et dont on tire une résine : le Guggul

(Commiphora mukul) est la référence en médecine

ayurvédique pour réduire le cholestérol.

L’association de l’Ashwagandha et du Guggul

constitue un excellent tonique cardiaque.

En conclusion, nous pouvons affirmer à partir de

différents textes ayurvédiques que pour obtenir

un poids de forme, c’est-à-dire un poids qui correspond

à votre constitution, à votre âge et avec

lequel vous vivez en pleine santé, il est nécessaire

de veiller à trois bons fonctionnements de votre

organisme : une bonne digestion, un bon transit

et une bonne circulation sanguine. Un médecin

ayurvédique vous dirait : un bon feu digestif, une

bonne élimination d’ama et une bonne élimination

des graisses dans le sang.

Le Journal de l’Ayurveda N°13 - TRANSIT ET CIRCULATION SANGUINE 7


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Le Journal de l’Ayurveda est une publication

de la société CODE.

177 rue de Paris 95680 Montlignon.

Directeur de la publication : Jean-Marc Réa

www.journalayurveda.fr

contact@journalayurveda.fr

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Imprimé par Mordacq Imprimeries,

ZI du Petit Neufpré, 62120 Aire-sur-la-Lys

Tous droits réservés.

Dépôt légal : Mai 2020

Les opinions exprimées dans ce magazine

n’engagent que leurs signataires.

ISSN 2609-746X

AY/05/20

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