Airoux — Aménagement des espaces verts — Étude préalable

deylonn

Diagnostic paysager complet du village d'Airoux en vue du réaménagement du cœur de village.

Mairie d’Airoux


Sommaire

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État des lieux

Le grand paysage

Une commune sous plusieurs influences

Sillon Lauragais : trait d’union entre plusieurs territoires

Un maillage hydrologique étendu

Un couloir très exposé aux vents

Un climat équilibré et favorable

Le sillon Lauragais

Identité historique et patrimoniale du Lauragais

Un territoire exploité dans sa totalité

L’arbre comme élément structurel du paysage

Des enjeux écologiques forts

Des sols propices aux plantations

La commune d’Airoux

Le SCoT : document de référence pour l’urbanisation

Les enjeux du SCoT pour la commune d’Airoux

Une commune structurée par l’agriculture

Un patrimoine à valoriser

Des éléments remarquables qui sillonnent le territoire

Un village circulaire

Le bassin et ses usages

L’église et ses stèles

Le château renaissance

Une urbanisation maîtrisée

Une commune qui devient attractive

La circulation comme source d’insécurité et d’inconfort

Valorisation de la trame verte et bleu sur la commune d’Airoux

Synthèse des éléments d’analyse paysagers et

écologiques

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51

Diagnostic paysager

Rappel de la demande

Zone 1 : Place du platane et des halles

Zone 2 : Le bassin

Zone 3 : Jardin de l’église

Zone 4 : Place de la renaissance et boulodrome

Zone 5 : Rue principale

Zone 6 : Place du cimetière

Boucle airouxoise

Schéma de synthèse du diagnostic

Préconisations

Bibliographie

Annexes

Cette étude paysagère est réalisée dans le cadre d’un

projet d’aménagement paysager du centre bourg de la

commune d’Airoux, dans le département de l’Aude (11).

Elle a pour principal objectif d’évaluer, à partir d’une

analyse de l’état initial, les principaux enjeux paysagers.

L’atelier ÒRTA est un bureau d’étude spécialisé en

conception paysagère basé à Toulouse. Nous prenons

en compte la charge patrimoniale des lieux, afin d’en

faire ressortir son caractère et son charme.

Contact : atelier.orta@gmail.com


tat des lieux

3


Le grand paysage

4


Une commune sous plusieurs influences

Fig. 1 - Situation géographique d’Airoux dans le grand paysage

Airoux se situe en Région Occitanie, dans le département de

l’Aude. C’est une commune du canton de Castelnaudary et de

l’arrondissement de Carcassonne, située dans l'aire urbaine de

Castelnaudary (fig. 1), dans le Lauragais, sur la Rigole de la

Plaine et au nord-ouest de Carcassonne. La commune est

située à 10,2 km de Castelnaudary et à équidistance de

Toulouse (49,8 km, via A61), et de Carcassonne (54,2 km).

Airoux bénéficie d’une situation stratégique dans le

développement du territoire en Occitanie. Sa proximité avec

de grands pôles urbains tels que Toulouse ou Carcassonne

ont bénéficié à la commune pour son essor démographique.

Du fait de son positionnement, Airoux accueille une

population active qui travaille vers les différents pôles urbains

proches et qui connaît une activité pendulaire forte.

5


Sillon Lauragais : trait d’union entre deux territoires

Le Pays Lauragais se situe à la rencontre de plusieurs territoires dont

le sillon du Lauragais, axé de direction générale Nord-Ouest / Sud-Est,

est le trait d'union. Il permet le passage des pays méditerranéens

au bassin aquitain.

Un transect (fig. 1) permet d’identifier clairement la plaine qui s’

étend à cet endroit du Canal du Midi à Soupex. Cette dépression

atteint une dizaine de kilomètres de large au niveau de

Castelnaudary. Cette zone de plaine est plus généralement située

entre les contreforts de la Montagne Noire, au Nord, et la colline de la

Piège, au Sud (fig. 2). Elle offre un relief peu marqué, autorisant une

activité agricole soutenue, forgeant l’identité paysagère

Lauragaise et la dominante économique du territoire.

Airoux

Collines de

la Piège

Montagne Noire

Castelnauda

Castelnaudary

ry

Sillon

Lauragais

Bram

Ligne de coupe

Fig. 2 - Carte topographique du sillon Lauragais

Plaines du sillon Lauragais

Collines de

la Piège

Canal du Midi

189 m

Airoux

192 m

Soupex

172 m

Début de la

Montagne Noire

Fig. 1 - Transect perpendiculaire au sillon Lauragais au niveau d’Airoux

6


Un maillage hydrologique étendu

L’eau est un élément relativement discret dans le Lauragais,

essentiellement marquée par les ripisylves en fond de vallon et par

les ponts. Elle conditionne l’implantation des villages et la

répartition des cultures.

Cette zone de plaine alluviale montre une pente faible orientée vers

le Sud-Est (fig. 1). Les principaux cours d’eau du Lauragais sont

connectés au Canal du Midi et ses réseaux (Hers Mort, Hers Vif, Sor,

Fresquel). Ils alimentent, d’une part, l’Océan Atlantique en passant

par la Garonne et, d’autre part, la Méditerranée via l’Aude. La Rigole

de la Plaine permet l’alimentation du Canal du Midi et est donc

classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le système

hydrographique est orienté Sud-Est / Nord-Ouest et son réseau est

composé de 80% de ruisseaux. Ce maillage est non pérenne mais

permet le renouvellement des réserves d’eau souterraines.

Un important réseau de fossés connecte les cours d’eau de la

Rigole de la Plaine (Nord-Ouest) et le Fresquel (Sud-Est), et permet

l’acheminement les eaux de ruissellement (fig. 2), irriguant ainsi

tout le territoire.

La Rigole de

la Plaine

Direction

Canal du Midi et

seuil de Naurouze

Airoux

Fig. 2 - Carte hydrologique aux alentours d’Airoux

Ligne de coupe

Cours d’eau

temporaires

Le Fresquel

Airoux

192 m

Castelnaudary

187 m

Rigole de la Plaine

207 m

Le Fresquel

167 m

Bram

142 m

Fig. 1 - Transect de la plaine du sillon Lauragais d’Airoux à Bram

Source : Google Earth

7


Un couloir très exposé aux vents

Les courants éoliens (fig. 1) constituent l'élément climatique

prépondérant. Deux vents principaux (fig. 2) qui soufflent durant

320 jours par an.

Le Cers (Nord-Ouest) domine. Froid et humide, il vient de l’océan et

est présent principalement en automne et en hiver, s’installant avec

la pluie.

Emblématique du Lauragais, le vent d'Autan (Sud-Est) surnommé

“vent fou” est la continuité du vent marin venant de la Méditerranée.

Selon les cas, il peut être doux et humide, porteur de pluies, ou

chaud et sec, avec un fort pouvoir asséchant. Il souffle surtout au

printemps et en été et peut atteindre des pointes à 100 km/h.

Le vent d’Autan peut avoir une influence négative sur la fécondation

des céréales, des arbres fruitiers, provoque la verse et l’égrenage des

céréales. Cers et Autan ont une influence déterminante sur

l'organisation du paysage rural, notamment sur l’utilisation

traditionnelle de haies coupe-vent protégeant les cultures.

Les vents influencent aussi l’architecture des bordes (maisons

paysannes) lauragaises (fig. 3). Les bâtiments sont bas, rampants sur

le sol, sans étage. L’axe des bâtiments est orienté parallèlement aux

vents. Le mur Ouest est aveugle car c’est sur ce mur que s’abattent

les pluies apportées par les Cers. Le mur Est est lui aussi aveugle

pour lutter contre les attaques de l’Autan. Sur la façade Sud,

ensoleillée, s’ouvrent la grande cuisine et l’étable

Fig. 1 - Carte des vents du sillon Lauragais

O

NO

SO

N

S

NE

SO

Fig. 2 - Distribution de la direction du

vent à Castelnaudary (10 km d’Airoux)

E

Fig. 3 - Borde lauragaise adaptée aux vents

8


Un climat équilibré et favorable

Le climat du Lauragais est à la fois sous influence atlantique et

méditerranéenne. Les précipitations annuelles sont de 714 mm

avec une moyenne mensuelle de 60 mm relativement

homogène sur 8 mois de l’année.

Le diagramme ombrothermique (fig. 1) met en évidence un

déficit hydrique en période estivale. L’été est sec et chaud. Les

températures moyennes maximales sont proches des 30°C en

juillet et août et dépassent les 30°C pendant 28 jours par an. Il

est précédé par un printemps pluvieux favorable à la

végétation et frais d’avril à mi-juin où les précipitations sont les

plus importantes avec 80 mm. L’hiver est peu pluvieux avec des

températures inférieures à -5°C pendant 5 jours par an et des

minimales pouvant descendre jusqu’à -10°C.

Ce constat peut être nuancé au vu des changements climatiques

des dernières années. La période de sécheresse s’étend peu à

peu sur les mois de juin à septembre.

Températures (°C)

Fig. 1 - Diagramme ombrothermique de Montferrand (5 km d’Airoux)

Source données : Météo France

Précipitations (mm)

La problématique de l’évapotranspiration

Avec une moyenne annuelle de 2120 heures d’ensoleillement, Airoux se

trouve au dessus de la moyenne nationale (fig. 2). Chaque mois, le soleil

brille plus de 100 heures avec des pics à 275 heures en juillet. L’

évapotranspiration potentielle (somme de la transpiration du couvert

végétal et de l’évaporation des sols) est donc élevée, dépassant les 100

mm d’avril à septembre et montant jusqu’à 190 mm en juillet. Elle est

largement accentuée par le vent constant.

Airoux

Ces résultats induisent l’utilisation de végétaux capables de résister à

des périodes sèches qui seront de plus en plus marquées.

Fig. 2 - Moyenne annuelle d’ensoleillement en France

9


Le sillon Lauragais

10


Histoire et Patrimoine du Lauragais

Cette région historique et culturelle occupe une vaste zone, autour de l’axe

central que constitue le canal du Midi, entre les agglomérations de Toulouse au

nord-ouest et Carcassonne au sud-est et celles de Castres au Nord-Est et

Pamiers au Sud-Ouest. Connue dans les sources historiques depuis les alentours

de l’an Mil, le Lauragais a été divisé après la Révolution française entre quatre

départements : la Haute-Garonne, l’Aude, l’Ariège et le Tarn.

Culturellement, le Lauragais est une zone rurale enrichie par sa production

agricole et la culture du pastel (fig. 1). C’est le “grenier à blé du Languedoc”.

L’implantation du Canal du Midi en 1681 a permis l’exportation céréalière. Les

récoltes étaient soit consommées sur place, donc amenées aux moulins, soit

vendues dans les nombreux marchés comme ceux de Villefranche, Revel,

Castelnaudary, Baziège et acheminées vers leur destination par le Canal Royal

quand il fut en service, puis par le chemin de fer.

Fig. 1 - Tableau - “Le Lauragais”, Jean-Paul Laurens, 1897

Les vents violents, caractéristiques du climat du Lauragais, ont favorisé

l’apparition de nombreux moulins à vent (fig. 2). Le Lauragais, terre de céréales

avait donc besoin des moulins pour produire de la farine d'où leur nombre

spectaculaire. Presque tous ont malheureusement disparu. Il reste aujourd'hui

peu de traces de ce patrimoine si riche et parfois, seul le fût et quelques

poutres subsistent encore.

Le Lauragais est aussi connu pour son histoire, notamment religieuse

(catharisme, protestantisme) ainsi que par son très riche patrimoine : Canal du

Midi, Rigole de la Plaine, ses sources et églises, châteaux, stèles discoïdales, et

moulins à vent.

Fig. 2 - Moulin de Cugarel (Aude)

11


Un territoire exploité dans sa totalité

Montagne Noire

Bosquets

Haies bocagères altérées

Fermes

Parcelles céréalières

Fig. 1

Le climat et le sol ont favorisé une

activité agricole. Les parcelles ont été

étendues au détriment de la

structure bocagère et forestière.

Arbres isolés

Haies brise-vent

Ripisylve de la

Rigole de la Plaine

Fig. 2

Malgré la faible quantité de forêts,

l’arbre est très présent et remplit des

fonctions variées.

Eglise du XIVe siècle

Parc éolien

Parc photovoltaïque

Fig. 3

Les conditions météorologiques du

Lauragais (ensoleillement constant et

vents tout au long de l’année) ont

favorisé le développement des

énergies renouvelables. Ces

installations ont un fort impact

visuel sur le paysage.

12


L’arbre comme élément structurel du paysage

Fig. 1 -

Alignement de

platanes le long

d’une route

départementale

Fig. 2 -

Alignement

d’arbres et

ripisylve de la

Rigole

Fig. 3 - Haies

bocagères

mixtes

L'alignement de platanes semble être le modèle retenu pour

accompagner les grandes voies de communication (fig. 1). Ils bordent

parfois les voies secondaires reliant les villages entre eux. Ces

alignements structurent et mettent en scène les traversées ou les

entrées de ces villages et sont parfois relayés par des essences plus

marquées du sceau de l'urbain, tels les tilleuls ou les marronniers.

Les voies tertiaires, desservant des hameaux, des lieux dits ou de

simples chemins de terre sont parfois accompagnées d'essences peu

imposantes ou d'alignements d'arbres irréguliers. Dans ce schéma

on trouve des alignements de mûriers, de frênes en ponctuation ou

encore de fruitiers.

Les ruisseaux se voient généralement accompagnés par un cortège

de végétaux, arbres et arbustes (fig. 2). La sinuosité des cours d’eau

rompt avec la géométrie du parcellaire. Le long des rivières cette

végétation nommée ripisylve se compose d'une variété d'arbres allant

du saule blanc à l'aulne en passant par le frêne, le tremble ou le

peuplier. Les formations mises en place par l'homme se composent

d'alignements généralement monospécifiques : saule blanc, peuplier

ou encore platane, arbre de ripisylve à ses origines.

En plus de constituer un motif paysager remarquable en reprenant

les contours de certaines parcelles cultivées, l'arbre en haies (fig. 3)

joue un rôle important dans l'équilibre écologique : un modèle qui a

pourtant beaucoup régressé dans le Lauragais (structures

bocagères altérées).

Fig. 4 - Haies

brise-vent

monospécifiques

La haie permet notamment de limiter la force du vent (fig. 4) et de

lutter contre l'érosion des sols souffrant d'une culture intensive sur

des terrains en pente. Elle participe à la préservation d'une faune

sauvage et à l'améliorer du cadre de vie. Toutes les haies ne

remplissent pas ces rôles avec autant d'efficacité. La haie de cyprès, si

elle signale la proche Méditerranée, ne permet pas de freiner avec

satisfaction les assauts du vent. Des haies plus variées sont plus

adaptées à ces missions (frênes, chênes, peupliers, aubépines, etc.).

13


Un département avec des enjeux écologiques forts

Airoux

La commune d’Airoux n’est pas

intégrée dans des zones de

protection particulières (fig. 1).

Cependant, elle se situe proche d’un

couloir migratoire avifaune, du parc

naturel régional du Haut-Languedoc, et

des ZNIEFF de type 1 et 2 se trouvent à

proximité.

Les zones ZNIEFF ou Zones Naturelles

d’Intérêt Ecologique, Faunistique et

Floristique

Les ZNIEFF de type 1 : Secteurs de

grand intérêt biologique ou écologique.

Fig. 1 - Protections et inventaires naturalistes de l’Aude

Le fait que Airoux ne soit pas recensé comme zone à fort intérêt

écologique n’est pas forcément préjudiciable. Par contre il est

intéressant de noter que l’Aude a une grande partie de son

territoire concernée par des protections ou inventaires. Cela

montre l’intérêt écologique que représente ce département et le

dynamisme du territoire à ce sujet.

Les ZNIEFF de type 2 : Grands

ensembles naturels riches et peu

modifiés, offrant des potentialités

biologiques importantes.

Ce type de ZNIEFF couvre des

territoires qui représentent en fait des

superficies imposantes. Ces superficies

peuvent d’ailleurs inclure en leur sein,

une ou plusieurs zones de type 1 et

couvrent de grands ensembles comme

des massifs montagneux, ou des

paysages. Certaines parties de la zone

peuvent ne pas comporter d’espèces

ou d’espaces remarquables mais

participent à un ensemble.

14


Des sols propices aux plantations

La roche mère est la molasse (fig. 1), formée de terrains marneux et argileux

dans lesquels s’intercalent, dans certains secteurs, des bancs calcaires,

exceptionnellement des bancs de grès. Les différentes entailles d’orientation

Nord-Ouest Sud-Est comprenant les petites vallées (Marcaissonne, Saune,

Fresquel) et le Sillon Lauragais présentent des sols argileux, calcaires ou

calciques, peu caillouteux, profonds et à la réserve en eau élevée.

Fig. 1 - Carte

géologique de

la commune

d’Airoux

En l’absence d’analyse de sol effectuée en laboratoire, nous avons pris le

parti d’étudier la végétation spontanée locale afin de confirmer les

caractéristiques du sol de la zone (voir annexe II).

Les plantes bio-indicatrices confirment l’analyse pédologique

Cornus sanguinea

Corylus avellana

Crataegus monogyna

Euonymus europaeus

Hedera helix

Juniperus communis

Ligustrum vulgare

Lonicera periclymenum

Lonicera xylosteum

Prunus spinosa

Rahmnus alaternus

Rosa canina

Sambucus nigra

Viburnum lantana

Acer campestre

Acer platanoïdes

Alnus glutinosa

Fraxinus excelsior

Malus sylvestris

Populus nigra

Populus tremula

Prunus avium

Prunus domestica

Pyrus communis

Quercus pubescens

Quercus robur

Salix alba

Salix caprea

Sorbus torminalis

Tilia cordata

Ulmus campestris

Cette liste de végétaux est issue

d’un inventaire de la flore des

plaines lauragaises effectué par

Arbres et paysages d’Autan.

Il s’agit majoritairement de

végétaux caducs, résistants au

vent. Ils sont fréquemment utilisés

en haies libres, brise-vent,parfois

en isolés ou en maintien de berges.

Pour la suite de l’étude, nous

prendrons en compte les

composantes suivantes, partagées

par la plupart de ces végétaux : sols

frais à humides, profonds, riches,

argileux et argilo-calcaires.

Airoux

15


La commune d’Airoux

16


Le SCoT : document de référence pour l’urbanisation

Fig. 1 - Périmètre du SCOT Pays Lauragais

Source : CG 31

Airoux

Le SCOT Lauragais (fig. 1) fait partie des 4 grands SCOT qui

structurent le grand ensemble Toulousain. Il est celui qui

concerne le plus de communes (166). Il s’étend sur un grand

territoire qui reprend les contours historiques du Lauragais. Le

bassin de vie le plus important est celui de Castelnaudary, et il

en constitue le point central pour la structuration du SCOT.

Airoux est donc sous son influence directe puisque très

proche géographiquement, son développement se fera en

fonction d’un tissu urbain jouxtant son territoire.

Le Schéma de cohérence

territoriale (abrégé SCoT) est un

document d'urbanisme français qui

détermine, à l’échelle de plusieurs

communes ou groupements de

communes, un projet de territoire

visant à mettre en cohérence

l'ensemble des politiques

sectorielles, notamment en matière

d’habitat, de mobilité,

d’aménagement commercial,

d’environnement et de paysage.

La carte communale est un

document d'urbanisme simplifié

dont peut se doter une

commune qui ne dispose pas

d'un plan local d'urbanisme ou

d'un document en tenant lieu.

Elle détermine les modalités

d'application des règles

générales du règlement national

d'urbanisme.

Airoux n’a pas pour son territoire de PLU (Plan Local

d’Urbanisme) qui régit l’aménagement global de sa commune.

Elle s’est dotée d’une carte communale qui lui donne un cadre

en matière d’occupation des sols. Cependant, ce document est

beaucoup moins précis et exigeant qu’un PLU. C’est donc le

SCoT voté au sein de l’intercommunalité qui aura un rôle

prépondérant dans les aménagements futurs de la commune.

17


Les enjeux du SCoT pour la commune d’Airoux

Les prescriptions principales s’appliquant à la commune d’Airoux sont les

suivantes :

Population et densité : elle ne devra pas dépasser 282 habitants à l’horizon

2030, ce qui représente 128 logements.

Dans les documents d’urbanisme, la consommation des espaces agricoles est

limitée au regard de l’urbanisation observée durant la décennie précédente. Afin

de préserver les espaces agricoles, le SCoT n’autorise l’urbanisation pour

l’habitat qu’en continuité du noyau villageois et dans les hameaux. Chaque

commune doit privilégier une urbanisation recentrée autour du bourg en

évitant les développements linéaires et diffus. Sa densité, devra être comprise

entre 10 et 15 logements à l’hectare pour les communes dotées d’un

assainissement collectif et de 6 à 10 logements à l’hectare pour les communes

qui ne disposent pas de l’assainissement. Les constructions dans les

groupements composés de moins de cinq constructions sont à limiter.

Fig. 1 - Moulin des Clauzous et haies bocagères

Patrimoine culturel : les éléments remarquables situés dans l’espace agricole

devront être recensés (fig. 1). Il s’agit des fermes, portails, lavoirs, bordes,

pigeonniers. Les points de vue ou perspectives visuelles les plus remarquables

doivent être repérés (fig. 2 et 3) lors de la révision du document d’urbanisme afin

de respecter les grands équilibres paysagers. Les documents d’urbanisme

doivent porter une attention particulière sur les extensions urbaines et leur

insertion paysagère.

Fig. 2 - Cyprès du cimetière

Patrimoine écologique : en ce qui concerne les corridors écologiques, les

communes doivent protéger ces espaces. Les collectivités lors de la révision du

document d’urbanisme doivent évaluer la bonne adéquation entre les potentiels

de développement urbain. Les collectivités doivent annexer à leur document

d’urbanisme le zonage des eaux pluviales et afficher des règles permettant de

limiter l’imperméabilisation des sols, de lutter contre le ruissellement et

de favoriser la recharge des nappes.

Fig. 3 - Pin parasol (pinus pinea) proche de l’église

18


Une commune structurée par l’agriculture

Fig. 2 - Unités paysagères de la

commune d’Airoux

Le bâti se situe principalement sur l’aire urbaine d’Airoux (coeur

de village, lotissements, etc.). La commune étant très déportée

par rapport à son territoire communal (fig. 1), l’impact de

l’urbanisation sur le paysage est faible.

Les principaux réservoirs de biodiversité sont constitués par la

Rigole de la Plaine et le domaine de la Ginelle qui se situent au

nord de la commune.

Fig. 1 - Occupation des sols de la commune d’Airoux

L’occupation du sol est majoritairement dédié à l’agriculture

(fig. 2). Ce sont de grandes parcelles qui ont un impact fort sur la

structure paysagère, elles ont pour effet de morceler le

territoire et les continuités écologiques. L’agriculture exerce

des pressions sur l'environnement (ressources en eau, qualité

de l’air, atteinte à la biodiversité, gaz à effets de serre, érosion).

En revanche, ce type de paysage, très graphique, avec une

succession de collines, de champs ouverts et de rangées d'arbres

en ligne de crête donne un indéniable caractère identitaire au

Lauragais avec une esthétique forte.

19


Un patrimoine à valoriser

En périphérie du centre du village

Sentier pédestre et piste cyclable

La Rigole de la plaine, petit canal alimentant le Canal du midi,

a été aménagée en piste cyclable. Elle est aussi longée par le

chemin d’Arles. Tous ses cheminements, très fréquentés et

liés à une partie de la Boucle airouxoise, constituent des

itinéraires touristiques et culturels privilégiés .

Patrimoine vernaculaire

- Sept croix rurales, placées le long des route signalent

les carrefour et la présence d’une ferme.

- Deux moulins situés sur un points culminants ayant

une bonne prise au vent, ils sont visibles depuis les

différentes routes menant au centre du bourg.

Ce patrimoine régional, peu valorisé, est disséminé dans

les zones dédiées à l’agriculture.

Au centre du village

Le village d’Airoux s’est développé autour de l’église. Des

stèles discoïdales, patrimoine vernaculaire spécifique au

Lauragais, sont scellées au niveau de son chevet. Le bassin

est un élément remarquable et marque fortement

l’identité de la commune. Un château, propriété privée, est

visible à l’entrée du village.

Patrimoine remarquable sur la commune d’Airoux

20


Des éléments remarquables qui sillonnent le territoire

La Rigole de la Plaine

Moulin de Ginelle

Depuis le lac de Saint-Ferréol, construit au XVIIe siècle. par

Pierre-Paul Riquet pour stocker les eaux de la montagne

noire, la “Rigole de la Plaine” descend vers le Canal du Midi,

40 km plus bas, jusqu'au seuil de Naurouze. C'est la seule

source d'alimentation du canal du Midi entre

Carcassonne et Toulouse. Une partie de la Rigole passe

donc par la commune d’Airoux (fig. 1).

Ce moulin (fig. 2) dépend du hameau de la

Ginelle et de son château, situé en

périphérie du village au sud-est de la

commune. Il domine la Rigole de la plaine

qui alimente le Canal du Midi. Le hameau

de la Ginelle fut associé à la commune

d’Airoux en 1793.

Moulin “Carla” des Clauzous

Ce moulin (fig. 3) dépend du lieu dit des

“Clauzous”, au bout du chemin des quatre

vents.

Fig. 2 - Moulin de

la Ginelle

Fig.1 - Carte d’Etat Major - 19e siècle

Le chemin d’Arles ou Via Tolosana

Le chemin d’Arles longe la Rigole de la Plaine et passe donc

par la commune d’Airoux. Tracé le plus au Sud des quatre

chemins de Saint Jacques de Compostelle, il passe par

Toulouse, d’où son nom. Son point de rassemblement et de

départ se situe à Arles d’où son autre nom de chemin

d’Arles (via Arelatensis). Elle est balisée en tant que sentier

de grande randonnée n° 653 (GR 653) et permet de

rejoindre rejoindre le GR 10 qui traverse les Pyrénées.

Les croix rurales

Ce type de croix monumentales (fig. 4)

s’est développé depuis le Moyen âge et

sont destinées à christianiser un lieu. Elles

agrémentent aussi bien les bourgs et les

hameaux que les routes de campagne et

symbolisent l’acte de foi de la

communauté. Elles se multiplient à partir

du XIe siècle, date à laquelle le droit d’asile

est étendu aux croix de chemins qui ont

alors un double rôle de guide et de

protection.

Fig. 3 - Moulin des

Clauzous

Fig. 4 - Croix rurale à

Airoux

21


Un village circulaire

Le village d’Airoux fait partie des « villages ecclésiaux », assez

nombreux dans le Lauragais. En effet, le centre bourg se développe

autour de l’église et il semble que la structure circulaire initiale ait

peu évolué (fig. 1).

Eglise

Bassin

Cette forme d’habitats groupés est apparu au début XIe siècle, de

façon spontanée autour de l’église. L'agglomération apparaît au XIIIe

siècle comme dépendance du château de Saint-Félix, situé à 9 km

plus au nord. Au Moyen Age, avec la christianisation et l’éclatement

politique de l’empire en petites cours féodales, il devint nécessaire de

se regrouper. Le rassemblement autour d’un lieu de culte permettait

de bénéficier de la protection l’église, à savoir un périmètre « sacré »

de 30 à 50 pas de rayon en général, qui entoure l’église (fig. 3). Ce

noyau d’habitat, principalement issu de la paysannerie, profitait ainsi

de la même protection que l’église en cas d’agression. Ce système de

défense artificiel permettait de compenser les avantages que pouvait

procurer ailleurs un relief plus difficilement accessible. On sait qu’un

“enclos fossoyé” plus grand et large qu’actuellement a enserré l'église

(fig. 2). Le bassin se présentait, au début du XIXe siècle, sous la forme

d'un bassin, plus large, qui a été en partie comblée. Dans la

continuité de son tracé, on obtient un cercle équivalent au périmètre

de l’enclos ecclésial (fig. 3)

Fig. 2 - Carte de l'État

Major (19e s.)

Source : Géoportail

Fig. 3 - Airoux,

d'après le cadastre

du XIXe siècle

Source : Persée, Les

villages ecclésiaux du

bassin de l’Aude

Fig. 1 -

Périmètre de

50 m autour

de l’église

d’Airoux

Si le centre village a gardé sa structure originelle, témoignage

de son passé, les traces des origines médiévales ont disparu. On

remarque que l'habitat ne s'est maintenu que de façon résiduelle

à l'intérieur de l'enclos et s’est, par la suite, développé en

périphérie de cette zone protégée.

22


Le bassin et ses usages

Le bassin aussi appelé “douve” ou “mare”, participe à

structurer la partie centrale du village. Il est situé à une

trentaine de mètres de l’église (fig. 1). Nous ne connaissons

pas la fonction exacte de cette pièce d’eau.

Etant donné sa forme légèrement arrondie et sa position, on

peut imaginer qu’elle a fait office de douve pour renforcer la

défense du village d’Airoux. En effet, on peut constater que

son tracé suit assez fidèlement le périmètre de protection

(enclos ecclésial) autour de l’église et qu’elle épouse la forme

concentrique du coeur de village.

Suivant les sources documentaires, cet élément est appelé douve,

mare ou bassin. Aux XIXe et XXe siècle, il semble avoir eu plusieurs

usages : abreuvoir, lavoir (fig. 2). Aujourd’hui, certains habitants

viennent y pêcher.

Fig. 2 - Carte postale ancienne -

“Airoux près de La Bastide-d’Anjou. Le Bassin.”

Fig. 1 - Carte postale

ancienne -

“Airoux près de la

Bastide-d’Anjou.

L’Eglise.”

Bâtisse abritant

la source

Fig. 3 - Bâtisse abritant la source

Une petite bâtisse, à

proximité du bassin,

abrite une source captée

pour alimenter le bassin.

23


L’église et ses stèles

Bâtie sur une légère éminence, l’église de l'Assomption

domine le centre du village. Elle est dédiée à Sainte-Marie

(fig. 1et 2). De style roman, cette église a été fondée au

Moyen âge.

Fig. 1 - Église d’Airoux Fig. 2 - Entrée de l’

église

Fig. 3 - A gauche, stèle discoïdale inscrite en 1948

au titre des Monuments Historiques puis radiée

Fig. 4 - Stèles discoïdales

Fig. 5 - Stèle disposé à un

croisement de deux routes

Six stèles sont scellées (fig. 3 et 4) au mur de l’église. Une

septième stèle (fig. 5) est disposée au pied du

transformateur sur la route qui mène à Montmaur. L’une

d’elle (fig. 3), datant du XVIe siècle a été inscrite au titre des

Monuments Historiques en 1948 puis radiée de l'inscription

en 2012. Elle se trouvait au nord de l’allée centrale du

cimetière et a été scellée au niveau du chevet Sud de l’église.

Ce type de stèles fait parti intégrante du petit patrimoine

typique du Lauragais. On trouve ce type de stèles dans de

nombreux villages en Lauragais notamment à Baraigne,

Montferrand, Montmaur, Ricaud.

Depuis l’antiquité, elles sont placées du côté de la tête du

défunt pour marquer l’emplacement de la sépulture.

Certains pensent qu'elles seraient un réemploi de meules

de moulin usées par la mouture, ce qui expliquerait leur

forme circulaire (fig. 4). Parfois, elles peuvent également

servir de jalons sur un itinéraire des chemins de Saint

Jacques de Compostelle (fig. 5) ou bien signaler un lieu de

dévotion.

24


Le château renaissance

Le château d’Airoux dont la tourelle d’angle (fig. 1) a été classée

Monument Historique est situé à l’entrée du village. Propriété privée,

la construction actuelle date du début du XVIe siècle et ne semble

représenter qu’une partie primitive de l’ensemble. L’entrée

principale, aujourd’hui disparue, était précédée par un pont-levis,

détruit au 20 e siècle (fig. 2 et 3).

Château

d’Airoux

Fig. 1 - Tourelle du château

Fig. 2 - Vue aérienne du château

Fig. 4 - Périmètre de protection MH (500 m de rayon)

Fig. 3 -

Entrée

actuelle du

château

Le classement au titre des Monuments Historiques, par

l’arrêté du 5 avril 1948, de la tourelle du château implique

une zone de protection de 500 mètres de rayon aux

abords du site (fig. 4), qui couvre l’ensemble du centre bourg.

25


Une urbanisation maîtrisée

La commune d’airoux s’est développée à partir

des années 80 (fig. 1), en suivant la structure du

noyau historique. Le nouvel habitat est de

nature pavillonnaire. L’impact de l’urbanisme

reste faible en proportion de la totalité du

territoire communale.

Cependant, la difficulté est d’homogénéiser

l’ensemble du tissu urbain du fait de la nature

de l’habitat. Son développement progressif est

un avantage afin d’anticiper le futur déploiement

de l’aire urbaine.

Fig. 1 - Développement urbain du territoire d’Airoux

26


Une commune qui devient attractive

Fig. 1 - Évolution démographique d’Airoux

Source : base Cassini de l’EHESS et base Insee

En 2017, la commune comptait 163 habitants (fig. 1), en augmentation

de 10,88 % par rapport à 2012, c’est plus important que la moyenne de

l’Aude : +2,19 %. La ville attire donc de nouveaux résidents. Cette

attraction est récente puisqu’on peut la situer à partir des années 2000.

Il s’agit pour la plupart de couples se situant entre 30 et 80 ans, ce qui

indique une forte amplitude générationnelle. La tranche d’âge des

0-14 ans est aussi significative puisqu’elle regroupe 20% de la

population (fig. 2). Ces ménages ou familles logent sur le long terme

dans la commune (66% de la population vit au moins 5 ans sur le

territoire, fig. 3), et pour la plupart dans des résidences principales

(seulement 25% de résidences vacantes ou secondaires, source INSEE).

La commune n’a pas de service ou d’infrastructure correspondant

aux besoins de ces habitants. La volonté de la mairie de renforcer ou

de créer des lieux de convivialité ou de redéfinir l’utilisation des espaces

publics vont dans le sens de l’accueil de cette nouvelle population.

Fig. 2 - Population par grandes tranches d’âges

Source : Insee

Fig. 3 - Ancienneté d’emménagement des ménages en 2016

Source : Insee

27


La circulation comme source d’insécurité et d’inconfort

Direction

Toulouse

D217

Direction

Revel

Castres

Château

Mairie

Eglise

Vers le

cimetière

D217

D1

Direction

Castelnaudary

Carcassonne

D1

Fig. 1 - Axes de circulation traversant le centre d’Airoux

Le bourg d’Airoux est traversé par deux routes

départementales D1 et D217 (fig. 1). Le passage de véhicules y

est fréquent et avec une vitesse jugée trop élevée. Cela

représente un danger pour les habitants, notamment les

enfants qui utilisent le bus scolaire, et dont l’arrêt est en centre

bourg le long de la D1. Du fait de la situation rurale, des

tracteurs ou des véhicules lourds empruntent régulièrement

ces voies. L’ensemble du trafic à proximité des habitations

génère des nuisances sonores.

Fig. 2 - Entrée Sud du bourg d’Airoux

A l’exception de la mairie, le village ne bénéficie pas de commerce

de proximité ou de services. En conséquence, l’axe central n’a pas

été aménagé en vue de permettre le stationnement ou la

circulation piétonne.

On recense très peu de trottoirs pour assurer la sécurité des piétons

(fig. 2). Par endroits, les véhicules passent très près des maisons. Il

n’existe pas de liaison douce qui lie le bourg et le cimetière. Les

marcheurs se doivent de longer la D217.

Ces routes départementales ne sont pas toujours clairement

délimitées par un marquage au sol. Cela contribue à son

caractère accidentogène.

28


Valorisation de la trame verte et bleu sur la commune d’Airoux

Les continuités écologiques (fig. 2) sont

constituées de réservoirs de biodiversité et

de corridors. La définition des réservoirs de

biodiversité et des corridors écologiques est

donnée par l’article L.371-1 II et R.371-19 II et

III du code de l’environnement.

Fig. 2 -

La trame

verte et

bleue

Fig. 1 - Patrimoine végétal et cours d’eau de la commune d’Airoux

La commune d’Airoux ayant principalement des surfaces dédiées à

l’agriculture, son patrimoine végétal est faible (fig. 1). Cependant,

le classement de la Rigole de la Plaine au Patrimoine Mondial de

l’Unesco font de ce cours d’eau et de son patrimoine arboré un

sanctuaire pour la biodiversité.

La Ginelle, lieu-dit de la commune, et un ensemble de haies, arbres

ou bosquets dont la volonté de la commune a été de les protéger

représentent ce qu’on pourrait appeler des “poumons verts” . Ces

différents éléments peuvent permettre le développement

d’aménagements paysagers renforçant ou développant de

nouvelles connexions écologiques.

29


Synthèse des éléments d’analyse paysagers et écologiques

Commune non intégrée dans des zones de protection

Pressions sur l'environnement des monocultures

Vents violents, omniprésents

Déficit hydrique estival amenée à s'étendre

Évapotranspiration élevée

Températures hivernales jusqu'à -10°C

Haies bocagères et continuités écologiques altérées

Faible quantité de forêts et de patrimoine végétal

Ripisylves, sinuosité qui rompt avec le parcellaire

Bonne qualité pédologique, sols profonds, riches

Haies limitant la force du vent et l’équilibre écologique

Sols frais à humides, réserve en eau élevée

Pluies homogènes sur 8 mois

“Poumons verts”

Pas de services communaux ou infrastructures

Forte amplitude générationnelle

Passage de véhicules fréquent et dangereux

Nuisances sonores

Stationnement mal organisé

Pas de liaison douce

SCoT Lauragais comme référence règlementaire

Urbanisation maîtrisée, développement progressif

Faible impact de l’urbanisation sur le paysage

Résidences principales de long terme

Activité pendulaire forte

Pas de commerces

Peu de traces du patrimoine pourtant riche

Hétérogénéité du tissu urbain

Situation géographique stratégique

Proximité de grands pôles urbains

Zone rurale enrichie par sa production agricole

Essor démographique

Population active

Patrimoine vernaculaire marqué (croix,moulins, stèles)

Tourelle du château classée Monuments historiques

Paysage agricole donnant une esthétique forte

Structure circulaire historique du bourg

Le vent influence l'organisation du paysage et du bâti

Les alignements d'arbres structurent le paysage

Motifs paysager remarquable des haies bocagères

30


31


Rappel de la demande

La mairie d’Airoux a souhaité associer les étudiants de CSCCP d’Auzeville au

projet de réaménagement du cœur du village. C’est dans ce cadre

pédagogique que nous réalisons l’étude préalable et la conception paysagère.

Dynamiser le centre bourg et créer des espaces conviviaux

Favoriser le lien social

Définir des usages clairs pour les différents espaces publics

Créer des circulations cohérentes entre les différentes zones

Organiser et signaler les places de stationnements

Réduire les nuisances liées à la circulation des véhicules

Planter des végétaux adaptés au milieu et aux contraintes climatiques

Préserver la végétation existante et développer la biodiversité

Zone 1 : Place du platane et des halles (930 m²)

Zone 2 : Le bassin (820 m²)

Zone 3 : Jardin de l'Église (670 m²)

Zone 4 : Place de la renaissance et boulodrome (1 160 m²)

Zone 5 : Rue principale (3 120 m²)

Zone 6 (optionnelle) : Place du cimetière (1 100 m²)

Boucle airouxoise (4,27 km)

Z4

Z5

Z3

Z1

Z2

Nous jugeons important d’inclure la boucle airouxoise à l’étude. De part sa

situation, elle peut enrichir notre réponse à la demande.

Aucune enveloppe budgétaire n’a été définie, cependant la volonté est de

phaser les travaux sur plusieurs années afin que la ville puisse supporter les

différents investissements.

Zones à aménager de façon prioritaire

32


Zone 1 : Place du platane et des halles

Cette place est un élément central du village, puisqu’elle est la

jonction de plusieurs éléments importants du bourg d’Airoux :

● accès à la mairie

● accès au jardin de l’église

● accès au bassin

C’est aussi ici que sont organisés les repas du village.

Analyse sensible : C’est un espace ou la première sensation est

agréable grâce à son platane central (vue 3) et le bâti autour typique,

notamment l’église et l’ancienne école. Il est ouvert à la circulation de

toutes parts ce qui pose la question de sa bonne utilisation en

fonction de ces usages (vue 2). Le mobilier urbain disparate et le

marché couvert (vue 4) participe à l’impression de contraste entre les

différents points de vue. Seul un parterre (vue 1) et quelques pots

viennent amener de la verdure, ce qui est très peu par rapport au

minéral. Le ressenti est plutôt froid. Malgré, une journée venteuse

lors de notre visite, il était absent de la place ce qui est plaisant.

Demande :

● Créer un lieu de convivialité pour les habitants (repas de

village)

● Redéfinir les usages (voirie, stationnement, piéton)

● Garder un accès pompier et riverains

Vue 1

Vue 2

Vue 3

Vue 4

Z1

Vue 1 - Parterre avec

plantes xérophytes

Vue 3 - Platane au centre

de la place

Vue 2 - Utilisation en

parking

Vue 4 - Vue sous les halles

33


Zone 1 : Place du platane et des halles

Trait de coupe

Z1

Vue en coupe de la place du point de vue de l’école (annexe I)

La place présente un léger dénivelé de 1 m (3,5 %). Toute la partie à

droite du platane est dédiée au stationnement et à l’accès des

voitures. Aucun marquage n’est fait au sol, l’organisation s’est faite

entre habitant. En outre, le revêtement donne une impression

austère.

3

5

1 : Halles

2 : Ancienne école

3 : Église

4 : Accès riverain

5 : Bassin

Revêtement au sol en enrobé

● Renforcer l’usage convivial

● Valoriser le Patrimoine bâti et arboré

● Garder ouverture et ensoleillement

2

1

4

Vue aérienne

de la place

Rénover le revêtement abîmé et peu chaleureux

Redéfinir l’usage de la place entre parking, voirie et

lieu de convivialité

Homogénéiser le mobilier

Réduire la nuisance liée à la circulation et au

stationnement des véhicules

34


Zone 2 : Le bassin

Le bassin, élément remarquable, tient une position centrale au

sein du village. Sa fonction actuel reste indéfinie. Son intérêt

historique et son originalité ne sont pas valorisés.

En été, l’eau du bassin exhale une odeur désagréable. Ceci est

certainement due à un manque d’entretien régulier et, à

l’eutrophisation du milieu aquatique, provoquée par une

croissance excessive des plantes (forte concentration en azote et

en phosphore). Une analyse de l’eau nécessaire permettrait de

confirmer ce constat et d’orienter les prochains aménagement

sur cette zone.

Vue 6

Vue 5

Vue 4

Vue 3

Vue 2

Vue 1

Z2

Analyse sensible :

Cette pièce d’eau attire le regard et étonne, par sa structure. Elle

crée un bel ensemble avec le jardin de l’église. Cependant,

l’aspect de l’eau du bassin est plutôt rebutant au premier abord.

Demande :

● Valoriser le bassin : intérêt historique et patrimonial

● Valoriser le bâtiment abritant la source qui l'alimente

● Sécuriser les abords du bassin

● Favoriser les circulations avec le jardin de l’église et les

places attenantes

Vue 1 - Bassin

Vue 2 - Rue longeant le bassin

Vue 3 - Bassin (côté place du platane) Vue 4 - Vue sur le jardin de l’

église depuis le bassin

Vue 5 - Bassin (côté place

de la renaissance)

Vue 6 - Bâtisse de la source

35


Zone 2 : Le bassin

Le bassin est alimenté par une source abritée par une petite

bâtisse (fig. 1 et 4). D’autre part, un collecteur d’eau pluviale, a été

aménagé sur la place de la Renaissance, afin de récupérer les

eaux pluviale (fig. 3). L’eau du bassin est évacuée grâce à un trop

plein, dont les eaux sont récupérées, via une galerie souterraine

ancienne, jusqu’au château d’Airoux puis déversée dans le

ruisseau du Poumex (fig. 2). Les réseaux souterrains, liés au

bassin, sont à prendre en compte afin d’en maintenir les

usages et de ne pas les détériorer.

Le bassin est interdit à la baignade et les

différents accès qui permettent d’y

accéder ne sont pas suffisamment

sécurisés.

Z2

Place de la

Renaissance

Bassin

Fig. 5 - Embarcadère

Château

Fig. 1 - bâtisse abritant

la source

Fig. 2 - Collecteurs séparatifs des

eaux pluviales gravitaires

Source : Carte communale d’Airoux

Fig. 6 - Plateforme

Fig. 7 - Accès depuis le

jardin de l’église

Patrimoine remarquable à valoriser

Favoriser et valoriser la biodiversité

Une zone de fraîcheur à maintenir

Fig. 4 - Arrivée de la source dans le bassin

Fig. 3 - Arrivée d’eaux

pluviales dans le bassin

Accès à l’eau à sécuriser

Etat sanitaire de l’eau à améliorer

Usages de cette pièce d’eau à redéfinir

Réseaux d’eau existants à préserver

36


Zone 3 : Jardin de l’église

Espace le plus arboré du bourg, il est un trait d’union végétalisé

entre la place de la renaissance et la place du platane. Son

origine est certainement en lien avec la construction de l’église.

Le terrain offre un pente supérieure à 10%. Une partie est

privatisée et rattachée à l’ancien presbytère.

Vue 2

Vue 4

Z3

Analyse sensible : L’endroit semble retiré du reste du village.

Cette sensation est dûe aux frontières physiques que sont la

haie du jardin du presbytère et le bassin en contrebas. Le lien

entre les deux places semblent perdu. Le jardin regroupe

beaucoup d’essences différentes. La plupart ont été données par

des villageois. Lieu contemplatif et intimiste, son dénivelé fait

qu’on domine le bassin. L’église donne une impression

écrasante, mais elle est tempérée par les autres points de vue.

Vue 3

Vue 1

Demande :

● Ramener de la convivialité

● Accentuer son aspect intimiste

● Créer du lien avec la place du Platane et de la Renaissance

● Repenser le patrimoine arboré pour limiter l’entretien

Vue 1 - Palmier et cyprès

proche de l’église

Vue 2 - Saule pleureur et bassin

Vue 3 - Taille en tête de chat

Vue 4 - Depuis le bassin

37


Zone 3 : Jardin de l’église

Végétaux recensés sur place :

● Magnolia grandiflora (fig. 7)

● Forsythia

● Thuya

● Salix alba (fig. 6)

● Tillia × europaea

● Rosmarinus officinalis

● Olea europaea

● Trachycarpus fortunei

● Robinia pseudoacacia

● Différents Rosa

● Pogonatherum paniceum (fig. 8)

Fig. 6 - Salix alba

Fig. 7 - Magnolia

grandiflora

Fig. 8 - Pogonatherum

paniceum

Z3

Fig. 5 - Cheminement en gravier roulé

Fig. 1 - Vue panoramique du jardin et de ses essences variées

1

2

1 : Place de la Résistance

2 : Bassin

3 : Église

4 : Presbytère

5 : Jardin du presbytère

Patrimoine arboré important à garder

Lieu intimiste et contemplatif à sauvegarder

Point central entre deux places à renforcer

5

3

4

Fig. 2 - Vue aérienne du

jardin

Palette végétale à harmoniser

Ajouter du mobilier

Rénover le chemin vétuste

38


Zone 4 : Place de la renaissance et boulodrome

La place de la Renaissance est un lieu de passage pour les piétons

et les véhicules, utilisée pour les diverses manifestations et fêtes

locales. La frontière entre la place et la rue principale D1 (vue 1), très

fréquentée, n’est pas clairement défini et peut constituer une source

d’insécurité.

Le boulodrome (vue 3) occupe une grande partie de la place et fait le

lien avec le jardin de l’église. Aujourd’hui, le boulodrome est la

partie plus adaptée pour accueillir du public, est totalement

piéton et bien délimité.

Le reste de la place est dédié au stationnement. Un nouveau

transformateur, plus grand que l’ancien, va y être intégré à cette

place.

A

B

Vue 1

Vue 2 Boulodrome

D1

Vue 3

Z4

A : Ancien transformateur

B : Nouveau transformateur

Analyse sensible : L'omniprésence du vent sur cette place, ouverte

de tous côtés, la rend moins accueillante et donne une sensation de

vide. L’effet du vent dans les arbres, surtout le Saule, adoucit cette

première impression.

Demande :

● Réorganiser le stationnement (environ 15 places)

● Conserver la place comme lieu de rassemblement

● Préserver un ombrage sur le boulodrome

● Intégrer esthétiquement le transformateur

Vue 2 - Vue panoramique sur la D1

Vue 1 - Vue panoramique du parking

Vue 3 - Vue panoramique du boulodrome

39


Zone 4 : Place de la renaissance et boulodrome

Les peupliers de la place du boulodrome créent un ombrage

important et nécessaire sur cette place très ensoleillée en

période estival. Au vue de leur aspect extérieur, les peupliers

mériteraient un diagnostic sanitaire et une réflexion sur la

gestion des tailles d’entretien (fig 2). La limite matérialisée

par cette allée arborée, entre le boulodrome (piéton) et la zone

dédiée au stationnement, créée un écran visuel qui pourrait

être accentué. Une liaison plus forte avec le jardin de l’

église (fig 3) et le bassin permettrait de dédier une aire plus

vaste aux circulations piétonnes.

Fig. 1 - Place de la Renaissance / D1

Z4

Les bornes placées aux limites de la place (fig 1), pour diriger

les véhicules vers la place, ne contiennent pas suffisamment

les circulations piétonnes.

Quelques stationnements sont marqués au sol sur la place (vue

2). Ils sont insuffisant, compte tenu des usages de la place, et

pourraient être organisés différemment pour optimiser

l’organisation de cet espace.

Fig. 2 - Allée de peuplier Fig. 3 - Vue sur le jardin de l’

église depuis le boulodrome

Actuellement, le seul mobilier de cette place est un banc placé

au niveau du boulodrome. Dans l’optique de rendre cette place

plus accueillante, il serait intéressant d’y implanter plus de

mobilier dédié au repos.

Un petit bâtiment des toilettes publiques et de point d’eau

(fig. 1) qui a longtemps fait office de poid public, sert

aujourd’hui aux promeneurs de passage et lors des

manifestations publiques. C’est un petit patrimoine

architectural à mettre en valeur.

Lieux de convivialité à renforcer

Intégrer le petit patrimoine

Zones piétonnes à valoriser et à délimiter

Mobilier à renforcer

Frontière avec la rue principale à accentuer

Limite entre parking et espace piétonnier à redéfinir


Zone 5 : Rue principale

Cette zone englobe la route départementale 1 et ses

abords à l’endroit où elle traverse le bourg d’Airoux.

Analyse sensible : La majorité de la surface est

imperméabilisée. Cela donne un sentiment

d’enfermement lorsqu’on arrive dans le village depuis

la campagne environnante. Le végétal n’a presque

aucune place dans cette zone à l’exception d’un

platane (vue 2a), de quelques jardinières. Des

adventices se fraient un chemin au travers de l’enrobé

(vue 3a) et apportent un sentiment de fraîcheur.

En arrivant par le Sud, on ressent la présence du

château dont les imposants murs en pierre écrasent le

bâti qui lui font face (vue 1a). Quelques volets colorés

tranchent avec l’ambiance générale grisonnante. En

arrivant depuis le Nord on jouit de la vue sur les

arbres du jardin du château (vue 2b).

3b

3a

2b

2a

1a

Z5

Vue 3a - Entrée Nord -

Enfermement sur le bâti

La zone peut être divisée en trois séquences (fig. 1) :

● S1 : entrée Sud du village, rétrécissement de la voie

● S2 : coeur du bourg, élargissement, intersection avec la D217

● S3 : entrée Nord du village, rétrécissement de la voie

1b

Fig. 1 - Séquences et vues

Vue 3b - Sortie Nord

Vue 1a - Entrée Sud - Présence

écrasante du château

Vue 1b - Sortie Sud - Route

bordée d’arbres

Vue 2a - Platane et

intersection avec la D217

Vue 2b - Vue sur les arbres du

jardin du château

41


Zone 5 : Rue principale

Ces séquences correspondent aux entrées et sorties

du bourg. La vitesse de circulation y est trop élevée.

La séparation entre voie publique et espace privé n’est

pas bien marquée et le stationnement n’est pas

toujours délimité. Tous ces paramètres engendrent

des problèmes de sécurité routière.

De même, l’espace piéton est mal défini, restreint et

peu accessible aux personnes à mobilité réduite

(PMR).

Demande :

● Intégrer un arrêt de bus et un abri-bus

● Réduire la vitesse de circulation

● Faciliter la circulation piétonne

● Aménager la zone du platane après

déplacement du monument aux morts

Z5

Elle regroupe le carrefour entre la D1 et la D217 qui

pose des problèmes de sécurité du fait du manque de

visibilité ainsi que l’actuel emplacement du

monument aux morts (fig. 1).

Ce dernier va être déplacé devant la mairie. L’espace

devra être aménagé (fig. 2) en tenant compte du

besoin de stationnement pour le bus scolaire tout

en assurant la sécurité des piétons et en évitant les

nuisances (notamment sonores).

Fig. 1 - Mise en évidence de la séquence 2

L’actuel accès à la Place du Platane passant devant la

mairie sera fermé aux véhicules. Il est important de

redéfinir et fluidifier les circulations entre la D1 et

l’intérieur du village.

Fig. 2 - Emplacement du platane et de l’actuel

monument aux morts

42


Zone 5 : Rue principale

1

2

Absence totale de trottoir

3

Z5

Espace dédié aux piétons très

réduit, non accessible

Points dangereux

4

1 : Vitesse trop élevée

2 : Visibilité piétons

3 : Visibilité véhicules

4 : Absence de trottoir

Stationnement peu délimité par

un marquage au sol, parfois sur

l’emprise de la D1

Un élargissement central (S2) à exploiter

De belles perspectives en sortie de bourg à valoriser

Vue sur les arbres du château à mettre en valeur

Début de végétalisation spontanée aux abords de la D1

Abords de la D1 à sécuriser

Redéfinir l’accès vers la place du Platane

Harmoniser et ajouter du mobilier urbain

Favoriser la réduction de la vitesse de circulation

Favoriser l'accessibilité PMR

43


Zone 6 : Place du cimetière

Ce parking est situé en sortie d’Airoux le long de la D217 en direction

de Revel. Il jouxte le cimetière (vue 1) qui est typique du Lauragais

avec ses cyprès mais d’une forme originale tout en longueur et

adossé à un coteau.

Vue 4

Vue 3

Vue 1

Z6

Analyse sensible : Le parking est disproportionné au vue de l’usage

qui en est fait. La haie qui l’entoure est une succession de petits

arbustes et d’arbres moyens. Le lieu semble soigné, l’entretien y est

régulier avec pour les arbustes une taille stricte. Au fond du parking,

les plantations en bordure du terrain agricole apporte un caractère

champêtre à l’ensemble (vue 4). Cet endroit est particulièrement

exposé au vent et au soleil. Quand on est dans le cimetière le parking

est parfaitement intégré dans le paysage grâce notamment aux

plantations (vue 3). Certains végétaux ont l’air en difficultés. Un arbre

dont l’écorce a été arraché (vue 4) ne vivra sans doute pas longtemps.

Vue 2

Demande :

● Diminution de l’espace dédié au stationnement

● Réaménagement des espaces verts

Vue 1 - Vue du cimetière

depuis le parking

Vue 2 - Emplacement PMR et

présence de mobilier (banc)

Vue 3 - Vue du parking depuis

le cimetière

Vue 4 - Vue sur une parcelle

agricole depuis le parking

44


Zone 6 : Place du cimetière

Z6

Vue panoramique du parking du cimetière

Le parking est légèrement en pente pour amener les eaux de pluie

vers une bouche d’égout au centre de la place, l’enrobé est vétuste

mais reste adapté au vue de l’usage du parking. Les riverains

n’utilisent pas le parking pour stationner leurs véhicules.

2

1

1 : Cimetière

2 : Terre agricole

3 : Lotissement

4 : Zone poubelle

Parking intégré au paysage à exploiter

Conserver et améliorer les haies existantes

3

4

Protéger une zone très exposé au vent et au soleil

Remplacer les végétaux abîmés ou chétifs

45


Boucle airouxoise

Cette promenade pédestre forme une boucle qui traverse le bourg

d’Airoux. Elle chemine à travers champs et rejoint le GR 653 sur

quelques centaines de mètres le long de la Rigole de la Plaine.

Analyse sensible : A la sortie du village, un panneau (vue 4) nous

invite à emprunter le chemin qui mène à travers champs. Malgré les

quelques arbres et haies présents le long du chemin (vue 1), le vent

est omniprésent et souffle violemment, déstabilisant aisément le

promeneur. La route goudronnée laisse place à un chemin qui borde

les parcelles céréalières, fauchées, donnant un aspect désert à cette

saison de l’année. Seuls les restes de haies bocagères, les vestiges

des moulins et le bâti isolé donnent des repères à l’horizon (vue 2).

L’ambiance se fait plus naturelle lorsque le chemin rejoint la Rigole

de la Plaine (vue 3) grâce à la ripisylve et le bruit de l’eau qui court.

L’agréable chant des oiseaux nous rappelle la présence de la faune

sauvage (passereaux, salamandres, rongeurs, etc.).

Vue 4 - Panneau de signalisation du chemin

Malgré une volonté forte de la mairie, la boucle ne met pour le

moment pas en valeur le riche patrimoine présent sur la

commune d’Airoux.

Vue 5 - Le clocher

de l’église depuis la

boucle

Vue 1 - Départ de la boucle au Nord-Est du village Vue 2 - Le moulin des “Clauzous” à l’horizon Vue 3 - La boucle airouxoise le long de la Rigole

46


Boucle airouxoise

Avec l'autorisation de Voies Navigables de France, la commune

d'Airoux a installé et géolocalisé vingt pièges à phéromones et trente

nichoirs à mésanges le long de la Rigole de la Plaine dans le but de

lutter contre la processionnaire du pin. C’est une démarche

écologique et pédagogique puisque 91 enfants de l'école en

regroupement Airoux-Montferrand ont ensuite été invités à

découvrir ces installations.

A seulement 7 km d’Airoux, la commune de Saint-Paulet a transformé

un chemin de randonné de 4 km en sentier pédagogique afin de

mettre en valeur son patrimoine historique et naturel. Onze

panneaux ont étés installés le long du parcours qui rejoint la Rigole

de la Plaine de la même façon qu’à Airoux. Ils évoquent la faune, la

flore, la géologie, le bâti, l’histoire.

Fig. 2 - La boucle de

Saint-Paulet avec

l’emplacement des

panneaux pédagogiques

Les objectifs sont la mise en valeur touristique, la sauvegarde du

patrimoine ainsi qu’une vocation pédagogique. Ce projet a été

financé à 60% par le département de l’Aude.

Patrimoine bâti à proximité de la boucle à valoriser

Patrimoine végétal existant à développer

Connexion entre le bourg et la Rigole à renforcer

Potentiel touristique et pédagogique à exploiter

Fig. 1 - Document

décrivant les objectifs et

les spécificités du

sentier de Saint-Paulet

Limiter l’impact de l’agriculture sur la faune et la flore

Donner un rythme et améliorer les points de vue

Entretien et homogénéisation à simplifier

47


Schéma de synthèse du diagnostic

Stationnement

sauvage

Revêtement dégradé

Espace peu valorisé

Point dangereux

Arbre remarquable

Point de vue à garder

ou à valoriser

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Préconisations

Valoriser le patrimoine bâti et végétal qui font partie de

l’identité de la commune.

Accentuer les perspectives visuelles afin de recréer des

liaisons entre les différents espaces.

Utiliser des techniques d’aménagement favorisant

l’infiltration de l’eau dans le sol.

Créer une palette végétale tenant compte de l’identité du

territoire, qui soit adaptée au contexte pédoclimatique et

nécessite peu d’entretien.

Créer des connexions écologiques en reliant les espaces

verts du bourg aux réservoirs de biodiversité

environnants.

Privilégier des zones de repos en accord avec les usages

des espaces publics.

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Bibliographie

Charte architecturale et paysagère du Lauragais - Némis, Terres Neuves

SCoT Pays Lauragais - Syndicat Mixte du Pays Lauragais

Carte communale d’Airoux - Altereo

Ensemble paysager Lauragais - DREAL Occitanie

Les villages ecclésiaux dans le bassin de l’Aude - Actes de congrés de la société d’archéologie médiéval - Persée

Contribution à l’étude des stèles discoïdales du Languedoc - Archéologie du Midi médiéval Persée

L’arbre champêtre dans la trame verte et bleue en Midi-Pyrénées - AFAHC Occitanie

Arbres et arbustes champêtres des paysages de Haute-Garonne - Arbres et Paysages d’Autan

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I. Vue en coupe de la place du platane


II. Plantes bio-indicatrices des plaines lauragaises

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