Le journal de l'Ayurveda n°14

sesoignernaturellement
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N° 14 Juillet / Aôut 2020

Un long chemin implique des blessures.

L’Ayurveda est la plus vieille médecine du monde, celle

dont découlent toutes les autres. C’est donc après

un long chemin qu’elle est arrivée jusqu’à nous et

ce ne fût pas sans turbulences. Née dans la vallée

de l’Indus près de Himalaya il y a un peu moins de

5000 ans, elle fût tout d’abord combattue par les

bouddhistes qui voyaient de la violence dans la

pratique d’opérations chirurgicales. Les Moghols

quant à eux, ont dirigé d’une main de fer l’Inde

à partir du 7ème siècle et ce durant six cents

ans. Ils ont imposé l’Islam, leur médecine et

réussirent à conquérir une grande partie de

l’Inde jusqu’à Pondichéry. Ce fut ensuite au

tour des anglais d’imposer leur façon de voir

la santé avec la médecine allopathique. Ils déclarèrent

la guerre à l’Ayurveda et les vaidhyas,

les médecins ayurvédiques, subirent de multiples

sévisses pour les contraindre à abandonner

leurs pratiques. Durant cette domination britannique,

ce sont les familles royales du Kérala

qui protégèrent les vaidhyas, c’est pourquoi,

bien qu’elle soit née près de l’Himalaya, la

médecine ayurvédique s’est épanouit dans cet

état verdoyant qui du nord au sud étale ses

richesses végétales. De nos jours des personnes

du monde entier viennent au Kérala pour

bénéficier des bienfaits de l’Ayurveda.

L’Ayurveda durant toute son histoire a subi de

nombreuses attaques, mais sa force a été de

résister calmement et pacifiquement aux civilisations

qui hier voulaient le voir disparaître et

qu’elle sait séduire aujourd’hui.

L’Ayurveda n’exclue rien, elle observe et agglomère

les expériences et les idées de tous ceux qui veulent

le bien d’autrui, c’est à la fois une science et un art de

vivre exceptionnel.

SOMMAIRE

www.journalayurveda.fr

Jean-Marc Réa

• DOSSIER : Comment calmer son esprit ..............p. 1

• PORTRAIT : Jiddu Krishnamurti ...........................p. 3

• Le foie et Pitta .............................................................p. 5

• Le pouvoir des plantes ...........................................p. 6

• La beauté vient de l'intérieur ...............................p. 7

DOSSIER

COMMENT

CALMER

SON ESPRIT


Juillet / Aôut 2020

www.journalayurveda.fr

DOSSIER

COMMENT

CALMER

SON ESPRIT

Comment

calmer

notre esprit

N° 14

Vata le dosha agitateur.

L’ayurveda considère que les impulsions nerveuses

sont liées à Vata le dosha air/espace.

L’air engendre le vent qui traverse et agite le

corps. L’humeur biologique de l’air circule

dans le cerveau et les nerfs en influençant à la

fois les fonctions volontaires et involontaires.

Selon les principes de l’Ayurveda, un dérèglement

de Vata est la principale cause d’une

hypersensibilité du système nerveux. L’anxiété,

les troubles du comportement ou toute instabilité

mentale doivent nous amener à prendre

des dispositions pour apaiser et rééquilibrer

Vata.

Une obstruction ou une mauvaise circulation

de l’énergie nerveuse à l’intérieur des canaux

subtils créent des tensions nerveuses et des

agitations de l’esprit. Lorsque l’on rumine des

idées noires ou des souvenirs perturbants,

que l’insomnie s’installe nuit après nuit ou

que notre esprit s’agite pour des futilités, il

est temps de se préoccuper de notre équilibre

doshique et notamment de Vata.

Il est à noter que les troubles du système nerveux

ne sont pas uniquement liés à une perturbation

de Vata, mais peuvent également venir

d’un déséquilibre des deux autres doshas.

En effet, si Pitta est trop élevé il épuise le système

nerveux ce qui peut provoquer des tremblements

et des mouvements involontaires,

quant à Kapha il est susceptible de bloquer

le système nerveux ce qui entraine spasmes,

engourdissement, voire de la paralysie. Si ces

déséquilibres ne sont pas traités ils finiront par

s’amplifier et se traduire par des maladies dégénératives.

La circulation de l’énergie nerveuse peut être

perturbée par l’accumulation d’un dosha mais

également d’Ama, les aliments non digérés

(voir notre N° précédent). La faiblesse digestive,

l’hyperactivité, le manque de relations

émotionnelles ou d’assises mentales sont des

causes d’obstructions continues de l’énergie

nerveuse.

Phytothérapie.

Les plantes nervines antispasmodiques sont

efficaces pour nettoyer et ouvrir les canaux.

L’une des plus réputée est le Tulsi (basilique

sacré). C’est une plante bien connue pour

améliorer les fonctions respiratoires, mais elle

favorise également la circulation des impulsions

nerveuses. Le Tulsi nettoie et dégage le

cerveau et les nerfs. Les autres plantes que

l’on peut citer sont l’Arbre à Suif, le Guggul, la

Myrrhe, le Curcuma, l’Acore Vrai, la Valériane et

la Menthe.

La Centella Asiatica est essentielle pour nettoyer

le système nerveux et apaiser les inflammations.

Elle est très utilisée pour améliorer les

fonctions cognitives. Si j’osais une métaphore

en comparant notre cerveau à un ordinateur,

je dirais que la Centella Asiatica améliore notre

processeur, c’est-à-dire qu’elle nous permet

de réfléchir plus vite grâce notamment à un

« nettoyage » de ce qui encombre et perturbe

notre esprit. Il ne faut pas confondre la Centella

Asiatica (Bacopa onniera) et le Brahmi (Bacopa

monnieri) qui lui, améliore notre disque dur,

Le Journal de l’Ayurveda N°14 - Comment calmer notre esprit

c’est à dire notre capacité à mémoriser. Il faut

se méfier, en Inde et dans certains ouvrages

ces deux plantes sont bien souvent toutes

les deux nommées Brahmi parce qu’elles ont

toutes deux une action sur le fonctionnement

de notre cerveau, mais ce sont deux plantes

avec des utilités différentes.

Spiritualité.

Le système nerveux est subtil, par conséquent

les thérapies spirituelles de l’Ayurveda sont

essentielles. Le pranayama, qui est une pratique

yogique de contrôle de la respiration,

a un rôle important pour calmer l’agitation

de notre esprit et de notre système nerveux.

La posture du lotus favorise l’apaisement du

vent intérieur donc de Vata mais attention

à ne pas l’exécuter avec trop de vigueur. Les

exercices de respirations pratiqués correctement

sont très efficaces pour débloquer nos

énergies nerveuses. Une des thérapies pranayama

consiste à boucher l’une de nos narines

avec un morceau de coton pendant plusieurs

jours. Cette méthode peut entrainer une certaine

gêne au début mais vous l’oublierez

rapidement. Il est recommandé de boucher

la narine dont le souffle est le plus puissant.

Toutefois il est conseillé de boucher la narine

droite lorsque vous souffrez d’insomnies causées

par la chaleur ou de l’hyperactivité et la

narine gauche si l’inquiétude rigidifient vos

sentiments et le froid vous paralyse.

Les mantras, la méditation et la visualisation

sont des techniques pour que vos pulsions

nerveuses soient bien canalisées.


DOSSIER : COMMENT CALMER NOTRE ESPRIT

Le mantra SOM est à utiliser lorsque l’on ressent

un trouble nerveux de longue durée qui nous

mine et nous obsède. SHAM apaise les nerfs. OM

nettoie et calme l’ensemble du système nerveux.

L’apprentissage de la méditation est également

une bonne solution pour reprendre le contrôle

de nos émotions. L’anxiété et les tensions de la

journée peuvent être maitrisées avec cette méthode

que l’Ayurveda nous enseigne. Les techniques

pour apprendre à méditer sont relativement

simples, un livre d’initiation ou internet

devrait vous suffire.

La visualisation est également une technique qui

peut vous aider dans bien des domaines et entre

autres pour vous endormir le soir. Pensez à une

situation agréable dans laquelle vous aimeriez

être et qui pour vous est un objectif. Vous devez

être présent dans cette visualisation que crée

votre imagination, vous vous y voyez. Cette visu

evez la reprendre régulièrement tous les soirs,

vous y êtes bien, vous y apportez sans cesse de

nouveaux détails, vous ne pensez à rien d’autre.

Vous devez avoir foi en vous et penser que cela

va vraiment se réaliser. Cherchez à ressentir les

émotions que vous auriez dans cette situation.

Cette visualisation doit vous permettre de vous

sentir bien même si vous n’avez pas aujourd’hui

ce à quoi vous pensez, vous savez que vous allez

tout faire pour l’obtenir et que cela finira par

arriver.

Abaisser Vata.

Comme nous l’avons souligné dès le début de

cet article, le dérèglement du système nerveux

a pour origine l’aggravation du dosha Vata.

C’est le problème sous-jacent que le médecin

ayurvédique va chercher à résoudre en tout

premier lieu. Des plantes ou une alimentation

anti-Vata sont recommandées, même pour

les personnes dont le Dosha dominant n’est

pas Vata. Et comme vous vous en seriez douté,

sommeil, repos, relaxation et méditation sont à

l’ordre du jour. Les massages sont eux aussi les

bienvenus pour apaiser Vata.

L’insomnie.

L’insomnie est le signe le plus caractéristique

d’un dérèglement de Vata et donc du système

nerveux. Les insomnies fréquentes peuvent être

le résultat de nombreuses raisons telles qu’une

nervosité chronique, une anxiété qui perdure,

un manque de stabilité sociale, d’hypersensibilité,

de pensées et de soucis trop nombreux, de

surmenage ainsi que tous les autres facteurs qui

augmentent Vata. Les insomnies se traduisent

par un sommeil léger, la difficulté à s’endormir

ou à se rendormir. Lorsqu’on finit par trouver le

sommeil les rêves peuvent devenir effrayants :

on vole, on tombe, des fantômes de notre passé

surgissent, les pires situations nous apparaissent,

ça nous réveille et l’on finit par craindre

le sommeil plus que l’insomnie.

Comment traiter l’insomnie.

Le régime alimentaire anti-vata est à base

d’aliments lourds ou stabilisants. Ces

aliments sont les produits laitiers, les

céréales complètes et les légumes à

racines comestibles. Il faut éviter

le thé, le café et autres stimulants,

y compris les plantes comme

le ginseng. Une heure avant le

coucher il est recommandé de

boire du lait chaud avec du ghee

ou un peu de noix de muscade.

Evitez le soir d’écouter de la

musique forte ou des films violents.

Idéalement il faudrait se coucher une

heure après le soleil et se lever une heure

avant ce dernier. En fonction de nos activités

ce n’est pas toujours possible, mais nous

devrions au moins nous coucher et nous lever

à des heures régulières.

Les personnes de constitution Pitta ont des

émotions tumultueuses telles que l’irritabilité,

la colère, la jalousie, le ressentiment et la haine.

Ces émotions peuvent créer des maladies

fébriles ou infectieuses. Leurs rêves ont souvent

un caractère dramatique et le sommeil

est troublé. Les causes résultent d’émotions

réprimées, d’une obstination excessive,

d’un abus d’aliments épicés ou d’une

exposition au soleil et à la chaleur. Le

régime alimentaire doit être anti-Pitta,

c’est-à-dire éviter les épices et les stimulants

ainsi que les aliments acides et le sel.

Les personnes de constitution Kapha ont tendance

à trop dormir, c’est pourquoi elles sont

peu concernées par l’insomnie. Toutefois elles

connaissent des insomnies temporaires sous

forme de troubles congestifs lorsque Kapha

obstrue les canaux de pensées empêchant le

sommeil. Dans ce cas les épices sont recommandées

telles le Gingembre, la Cannelle ou la formule

Trikatu, préparation à base de gingembre,

poivre noir et poivre long.

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PORTRAIT : Jiddu Krishnamurti

Qui était Krishnamurti ?

« Ami, ne vous préoccupez pas de savoir qui je suis,

vous ne le saurez jamais. »

Krishnamurti - 7 ème camp d’Ommen- 1928

Jiddu Krishnamurti naquit le 12 mai 1895 dans la

petite ville de Madanapalle située à environ 250 km

au nord de la ville de Madras rebaptisée Chennai de

nos jours. Issu d’une famille de brahmanes, son père

était un fonctionnaire de l’administration Britannique

coloniale. Il fut pris en charge à l’âge de treize ans par

la Société théosophique qui voyait en lui « l’Instructeur

du monde » dont elle avait proclamé la venue.

Très vite Krishnamurti apparut comme un penseur

de grande envergure, intransigeant et inclassable,

dont les causeries et les écrits ne relevaient d’aucune

religion spécifique, n’appartenaient ni à l’Orient ni

à l’Occident, mais s’adressaient au monde entier.

Répudiant avec fermeté cette image messianique,

il prononça en 1929 à l’âge de 34 ans un discours

retentissant dans lequel il déclara dissoute la vaste

organisation bien nantie (l’Ordre de l’Etoile) qui s’était

organisée autour de sa personne pour le soutenir à

travers le monde. Il renonça publiquement à la renommée

et au statut de Messie qu’il avait obtenu en

étant proclamé la nouvelle incarnation de Maitreya

Bouddha. Il passa le reste de sa vie à voyager autour

du monde en expliquant aux gens le besoin

de se transformer par eux-mêmes au travers de la

connaissance de soi et que la vérité était « un pays

sans chemin », dont l’accès ne passait par aucune

religion, aucune philosophie ni aucune secte établie.

Il ne cessa d’attirer un large public dans le monde

entier, mais sans revendiquer la moindre autorité ni

accepter aucun disciple, s’adressant toujours à ses

auditeurs de personne à personne. A la base de son

enseignement était la conviction que les mutations

fondamentales de la société ne peuvent aboutir

qu’au prix d’une transformation de la conscience

individuelle. L’accent était mis sans relâche sur la

nécessité de la connaissance de soi, et sur la compréhension

des influences limitatives et séparatrices

du conditionnement religieux et nationaliste. Krishnamurti

insista toujours sur l’impérative nécessité

de cette ouverture, de ce « vaste espace dans le

cerveau où est une énergie inimaginable ». C’était là

semble-t-il, la source de sa propre créativité, et aussi

la clé de son impact charismatique sur un public

des plus variés.

Il s’adressera une dernière fois aux Nations-Unies

pour parler de la paix et de la conscience, et s’est vu

décerner la médaille de la paix des Nations-Unies

pour l’année 1984. En janvier 1986, un mois avant sa

mort, il prononça sa dernière conférence publique à

Chennai. Il mourut le 17 février 1986 à son domicile

d’Ojai en Californie à l’âge de quatre-vingt-onze ans.

Ses entretiens et dialogues, son journal et ses lettres

ont été rassemblés en plus de soixante volumes.

Anecdote de l’homme et du diable.

Un jour le diable et son ami marchait sur le trottoir et ils ont vu un homme devant

eux qui ramassait quelque chose parterre. Ils l’ont regardé, il avait l’air tellement

heureux, il a mis quelque chose dans sa poche. L’ami demanda : qu’est-ce qu’il a ramassé ? Le

diable répondit : une portion de la vérité. L’ami : mais alors c’est très mauvais pour vous ? Le

diable : non pas du tout, je vais l’aider à l’organiser !

Vous savez toutes les religions sont basées sur ça : organiser, faire obéir, conditionner les gens.

La vérité n’a jamais de chemin

Le silence veut dire la fin du processus de la pensée, dans ce silence il y a un autre état, il n’y

a plus de mot, il n’y a pas de langage. Nous sommes piégés par la description. Dans ce silence

non seulement il y a un rapport au monde différent mais le cerveau se renouvelle. C’est comme le

sommeil mais c’est une autre manière de dormir.

Ne pas se faire de représentation veut dire que l’on meurt vraiment, de mourir chaque jour sans

peur, de mourir intérieurement chaque jour, chaque minute.

Ne pas avoir de plaisir de possession, posséder l’essentiel certes mais ne pas éprouver le plaisir

d’avoir ces choses.

En général on a peur de mourir parce qu’on est tellement attaché, attaché à des choses connues.

Quand on meurt il y a l’inconnu, et on invente des histoires pour chasser cet inconnu, comme la

réincarnation par exemple.

Mourir chaque jour, ça veut dire être nouveau chaque jour, incarner chaque jour.

Peu importe ce qui se passe à la mort physique, ce qui compte c’est de renaître chaque jour

Extraits de l'entretien avec Krishnamurti (André Voisin "Les conteurs", 1972)

Les enseignements

de Krishnamurti

Le sens du bonheur.

Savez-vous ce que signifie aimer

quelqu'un ? Savez-vous ce que signifie

aimer un arbre, un oiseau, ou un animal

de compagnie, de sorte que vous vous

en occupez, vous le nourrissez, vous

le chérissez, bien qu'il ne vous donne

peut-être rien en échange, qu'il ne vous

offre pas son ombre, qu'il ne vous suive

pas, qu'il ne dépende pas de vous ? La

plupart d'entre nous n'aiment pas de

cette manière, nous ignorons tout de

cette forme d'amour car notre amour

est toujours assailli d'angoisse, de jalousie,

de peur, ce qui sous-entend que

nous dépendons intérieurement d'autrui,

que nous voulons être aimés, que nous

ne nous contentons pas d'aimer tout

simplement : nous demandons quelque

chose en retour, et cette attente même

nous rend dépendants.

L'important, c'est d'être à soi-même

sa propre lumière, son propre maître et

son propre disciple.

Seule l'innocence peut être

passionnée.

Les innocents ignorent la douleur, la

souffrance, même s'ils ont vécu des

milliers d'expériences.

Ce ne sont pas les expériences qui corrompent

l'esprit, mais les traces qu'elles

laissent, les résidus, les cicatrices, les

souvenirs. Ils s'accumulent, s'entassent

les uns sur les autres, c'est alors que

commence la souffrance.

Cette souffrance, c'est le temps. Le

temps ne peut cohabiter avec l'innocence.

La passion ne naît pas de la souffrance.

La souffrance, c'est l'expérience, l'expérience

de la vie quotidienne, cette

vie de tortures, de plaisirs éphémères,

de peurs et de certitudes. Nul ne peut

échapper à ces expériences, mais rien

n'oblige à les laisser s'enraciner dans

le terreau de notre esprit. Ce sont ces

racines qui suscitent les problèmes,

les conflits et les luttes incessantes. La

seule issue, c'est de mourir chaque jour

au jour précédent. Seul un esprit clair

peut être passionné.

Sans passion, on ne voit ni la brise qui

joue dans le feuillage, ni l'eau scintillante

dans le soleil. Sans passion, point

d'amour.

Le Journal de l’Ayurveda N°14 - JIDDU KRISHNAMURTI

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SANTÉ

Le foie et Pitta.

I Les maladies du foie

Le foie est à l’origine de nombreux troubles Pitta

(feu) et ce dernier lorsqu’il est aggravé provoque

des infections et des inflammations. Pitta signifie

littéralement « bile ». Une production excessive

de bile indique généralement que Pitta est

élevé.

Une dégradation du foie a pour conséquence

de nombreuses maladies comme la jaunisse et

l’hépatite mais aussi des ulcères et de l’hyperacidité

qui proviennent d’un dysfonctionnement

du foie mais aussi de la vésicule biliaire.

Par ailleurs, le foie est le siège de la plupart des

émotions de Pitta (feu) qu’elles soient négatives

ou positives. Les émotions négatives sont l’irritabilité,

la colère, la jalousie et l’ambition. Les

émotions positives sont le courage, la confiance,

l’enthousiasme et la volonté. Le dérèglement

de ces émotions peut créer des dysfonctionnements

hépatiques.

I Comment soigner son foie

Les plantes médicinales amères favorisent la

circulation de la bile, purifient le sang, désintoxique

le foie et soulage Pitta élevé. En Europe il

est coutumier de prendre des plantes digestives

amères, telle la gentiane, le berbéris, le pissenlit

et l’hydrastis pour neutraliser les aliments Pitta

que nous avons l’habitude de consommer et qui

détériorent le fonctionnement du foie tels que

l’alcool, le vin rouge, les aliments piquants, gras,

huileux ou trop sucrés.

Le Curcuma longa est très efficace pour nettoyer

et rétablir l’énergie du foie, pris à parts égales

avec de la Centella asiatica ou du Tulsi, il prévient

les stagnations émotionnelles, apaise le

foie et l’esprit, ce qui nous aide à diminuer notre

consommation d’alcool, de sucre et de graisse

qui nuisent au foie.

Les épices douces telle la coriandre, le cumin, le

musta (souchet rond), la menthe, le citron et le

citron vert stimulent le foie. En cas de de paresse

hépatique ou de foie congestionné ils augmentent

l’appétit.

En ce qui concerne le régime alimentaire, il est

conseillé de s’en tenir à une approche anti-Pitta.

Favoriser les légumes crus et les jus de légumes

verts tout en évitant les sucres et les

graisses est le meilleur des conseils.

Le printemps est un moment idéal pour entreprendre

un nettoyage du foie qui vous

apportera une désintoxication générale et

une purification du sang. C’est à cette période

que les légumes verts aux propriétés anti-Pitta

arrivent à maturité.

I L’hépatite peut devenir jaunisse

Une mauvaise alimentation ainsi que des facteurs

qui augmentent Pitta multiplient les

risques de contracter une hépatite. L’hépatite

est une inflammation du foie dont l’origine peut

être infectieuse. Lorsqu’elle est grave il arrive

qu’elle se transforme en jaunisse.

Les symptômes de l’hépatite se manifestent par

de la fièvre, la perte d’appétit, des nausées et vomissements,

une douleur dans la région du foie,

une décoloration jaune de la peau, des yeux, des

ongles et des déchets ainsi que d’une fatigue

générale et de la diarrhée.

I Les calculs biliaires

La congestion et l’engorgement de la vésicule

provoque la formation de calculs biliaires. Ils se

produisent suite à l’inflammation des parois de

la vésicule et entrainent une tuméfaction et une

douleur aigüe dans le foie et la vésicule avec

une sensibilité ressentit sur le flanc. Les calculs

biliaires de type Pitta sont de couleur jaune, vert

ou rouge avec des angles pointus. Les calculs de

type Vata sont bruns ou noirs, secs et rugueux.

La douleur sera forte mais l’inflammation et la

fièvre ne seront pas prononcées. Les calculs de

type Kapha sont ronds, doux, blanchâtres,

comme la mucosité et déclenchent rarement

une douleur importante. Le Tribulus

est une plante ayurvédique bien

connue pour ses qualités énergisantes

mais elle est également réputée

pour dissoudre les calculs

biliaires.

Le Journal de l’Ayurveda N°14 - Le foie et pitta 5


Le pouvoir des plantes

1

Le Vidanga

Le Vidanga est appelé faux poivre

en raison de ses fruits ronds qui deviennent

noirs à maturité. Ce sont ces

petites billes qui contiennent sa substance

active : l’embéline. En Ayurveda

Il est considéré comme la principale

plante pour éliminer les parasites et

traiter les vers et autres hôtes indésirables.

Il accroit la fonction du gros

intestin et aide à restaurer l’aptitude à

éliminer les toxines. L’ensemble de ces

actions ont un résultat bénéfi que sur

les défenses immunitaires et dynamise

ainsi l’organisme.

C’est aussi un diurétique qui s’attaque

aux problèmes de fl atulences, d’indigestion,

de coliques et de constipation.

De plus, comme la plupart des

plantes antiparasitaire, le Vidanga se

révèle être effi cace en cas de diarrhées.

Enfi n, il favorise le contrôle de l’appétit,

ce qui est appréciable lorsque l’on

veut maigrir.

Indications ayurvédiques : piquant,

astringent / chaud

2

Le Fenugrec

Le fenugrec est une épice utilisée depuis

des millénaires en Inde pour la cuisine, mais

également pour son action thérapeutique.

Il est mélangé à d’autres ingrédients pour la

préparation de divers Kari, mot qui signifie

mélange en Tamoul. Les Britanniques ont importé

ces mélanges d’épices en Europe et les

ont diffusés sous le nom de curry.

Le Fenugrec a une odeur particulière, de nos

jours il est également utilisé en parfumerie

et en confiserie. En médecine traditionnelle

il sert à revitaliser l’organisme et à traiter les

maladies digestives et respiratoires. Il est

également réputé pour abaisser les taux

de sucre et de cholestérol dans le sang. La

science moderne, qui a surtout étudié son

action sur le taux de glucose dans le sang,

en déduit que c’est la présence d’un acide

aminé (4-hydroxyisoleucine) qui stimule la

libération de l’insuline. Chez des diabétiques

insulinodépendants auxquels on a donné

de la poudre de graines au petit déjeuner

et au dîner, on a vu le taux de sucre dans le

sang baisser à jeun et la tolérance au glucose

s’améliorer. Le taux de cholestérol et de triglycérides

avait également baissé.

Par ailleurs il augmente l’appétit ce qui ne

sourit guère à ceux qui veulent perdre du

poids, mais cela peut intéresser les personnes

atteintes d’une maladie chronique

ou qui souffrent de dépression.

Indications ayurvédiques : la saveur amère

prédomine, suivie de la saveur piquante, puis

de la saveur douce. Il calme Vata et Kapha

mais peut aggraver Pitta s’il est pris à trop

forte dose.

6

3 Le Curcuma

Que n’a-t-on pas déjà dit sur le Curcuma Longa ces dernières

années, les mille et une vertus de ce rhizome sont scrutées,

analysées et discutées par les scientifiques du monde entier.

Et pourtant, la médecine ayurvédique connait depuis toujours

cette plante que l’on nomme également Safran des Indes. Dans

les textes ayurvédiques anciens écrits en sanscrit il y a plusieurs

milliers d’années, il est appelé Haridra. En occident nous

connaissons le curcuma avant tout en tant qu’aromate, il entre

dans la préparation de la plupart des variétés de curry, mais en

Asie il a toujours été fort estimé par les thérapeutes indiens et

chinois.

Il est à lui seul une véritable pharmacie, de nombreuses études

se sont intéressées à ses effets, notamment sur les inflammations

articulaires, mais aussi sur les systèmes digestif, cardiovasculaire

et immunitaire.

Toutefois, c’est pour son action sur les douleurs articulaires qu’il

est le plus souvent préconisé. Concernant son efficacité, des

scientifiques se sont aperçus que ses substances actives, les

curcuminoïdes, sont nettement plus disponibles en présence

d’une infime quantité d’une autre substance active, la pipérine.

C’est également un excellent anti-oxydant et des études se

poursuivent actuellement pour vérifier son action sur la dégénérescence

des cellules.

Indications ayurvédiques : amer, astringent, piquant ; il agit sur

tous les tissus.

Le Journal de l’Ayurveda N°14 - Le pouvoir des plantes


Le pouvoir des plantes

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Le Bilva

Le Bilva est un arbre feuillu épineux et aromatique qui atteint 18 m de

hauteur. Ses fleurs blanches et vertes ont un parfum doux et ses fruits

ressemblent à des pommes. Il est également connu sous son nom

hindi, Baël. Fruits, feuilles, fleurs, tiges ou racines, toutes les parties de

cet arbre ont une destination particulière.

Le fruit du Bilva est utilisé en médecine ayurvédique pour éliminer

les impuretés de l’organisme, dynamiser la digestion et la malabsorption

chronique, améliorer à la fois le feu digestif et

la fonction de l’intestin grêle. Les personnes sujettes à

des diarrhée et notamment les enfants ainsi que les

personnes de type Pitta apprécieront tout particulièrement

le Bilva. Il est commercialisé en poudre ou en

extrait, en gélules ou en épices. Son goût particulier,

doux, comparable à de la cannelle bien que différent,

est très apprécié pour la confection des desserts.

La plante est sacrée chez les Hindous, elle est dédiée

à Shiva, le Dieu de la conscience pure, fortifiant le

cœur et apaisant les yeux.

Indications ayurvédiques : il est astringent, doux et

rafraîchissant, augmente agni (feu digestif).

La beauté ayurvédique

L’ayurveda nous enseigne que c'est notre beauté intérieure

qui se reflète sur notre aspect extérieur. La beauté qui dure et

qui n’est pas un simple effet de jeunesse vient de l’harmonie

du corps et de l’esprit.

Nous savons que toute perturbation de l’équilibre de nos

doshas à une répercussion néfaste sur notre santé, mais elle

peut aussi en avoir une sur notre beauté.

Elaborées pour offrir des solutions appropriées à chaque

dosha, les préparations et produits de soins ayurvédiques

ne doivent pas agir uniquement sur la peau, mais selon un

principe holistique, sur l’ensemble de l’organisme.

La beauté vient de l'intérieur

Votre type de peau selon votre dosha dominant

Les personnes vata ont une peau pâle et légèrement rosée,

en général plutôt sèche, fine, douce, sensible et très réactive.

Les cheveux sont fins, souples, plutôt secs et fragiles, à

croissance lente. Les ongles sont secs et souvent striés.

Les types pitta ont une peau plutôt claire, chaude, souple,

souvent parsemée de taches de rousseur avec une tendance

acnéique. Les cheveux sont légèrement gras, fins, souples,

brillants et généralement clairs.

Les kapha ont une peau plutôt grasse et particulièrement

résistante au chaud, au froid et au soleil, élastique et bien

hydratée. La chevelure est très vigoureuse, dense et brillante.

Les ongles sont forts et sains.

Le Journal de l’Ayurveda N°14 - La beauté vient de l'intérieur 7


JDA 14.indd 8 09/06/2020 16:54:25

Fabriqués

en France

Le Journal de l’Ayurveda est une publication

de la société CODE.

177 rue de Paris 95680 Montlignon.

Directeur de la publication : Jean-Marc Réa

www.journalayurveda.fr

contact@journalayurveda.fr

Crédits photos : ©stock.adobe.com

PLUS DE 80 RÉFÉRENCES

Le spécialiste de l'Ayurveda

Imprimé par Mordacq Imprimeries,

ZI du Petit Neufpré, 62120 Aire-sur-la-Lys

Tous droits réservés.

Dépôt légal : juillet 2020

Les opinions exprimées dans ce magazine

n’engagent que leurs signataires.

ISSN 2609-746X

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Plantes importées,

contrôlées et transformées

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Les produits naturels d’AYur-vana sont élaborés selon la tradition et les principes de l’Ayurveda.

Nous sélectionnons nous-mêmes en Inde les plantes que nous importons.

Les plantes sont ensuite analysées et conditionnées en France sous différentes formes galéniques :

gélules, poudres, liquides, gommes, infusions, crèmes… Autant de méthodes

d’utilisation pour profi ter pleinement des bienfaits de l’Ayurveda.

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Le complexe ayurvédique minceur.

Ce complexe est une exclusivité d’Ayur-vana, il

se compose de Musta pour améliorer l’absorption

des aliments, de Vidanga qui en plus d’avoir

une action spécifique sur les défenses

naturelles, stimule le fonctionnement

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cette préparation contient également du

Guggul, résine bien connue en médecine

ayurvédique pour réduire le cholestérol.

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AY/07/20

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