AUTOINSIDE Édition 7/8 – juillet-août 2020

autoinside

ÉDITION 7/8 JUILLET AOÛT 2020

Union professionelle suisse de l’automobile (UPSA)

AUTO

INSIDE

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

Comme un sou neuf

Des véhicules soignés pour des clients

heureux et des recettes supplémentaires

Pages 24 34

Auto Bickel AG

Une phase de planification

et de réalisation réussie :

comment ça s’est passé.

Pages 8 11

Formation initiale et continue

L’engagement d’ESA pour la

formation et sa collaboration

avec l’UPSA.

Pages 52 53

Politique

Le directeur adjoint de l’usam

nous dit ce qu’il pense

de la nouvelle loi sur le CO 2

.

Page 76


BRING

BACK

THE

WOW.

Vous savez que le lavage d’automobiles implique

bien plus que des véhicules propres purement

et simplement. En effet, la satisfaction du client

est une garantie de fidélisation. Et des clients

fidèles c’est atteindre la réussite économique et

la durabilité. En bref: votre succès.

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SOMMAIRE

Juillet Août 2020

AUTOINSIDE | Édition 7/8

Votre partenaire

pour un garage

convivial:

AWS Architekten AG

AWS Architekten AG

Sommaire

5 Éditorial

6 En bref

Construire & rénover

L’entreprise Bickel AG et les défis des

8 phases de planification et de réalisation

12 S’équiper pour la mobilité électrique

18 L’espace de conseil virtuel d’Audi

20 La conception architecturale des garages

22

Quand opter pour quel type de

financement ?

Lavage & entretien

Au Centre Porsche de Zoug, on nettoie les

24 voitures aérodynamiques

26 Le défi du traitement des eaux usées

28

Comment les films haute performance

protègent les voitures

30 Cure de bien-être pour les voitures rétro

AUTO

ÉDITION 7/8 JUILLET AOÛT 2020

INSIDE

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

Union professionelle suisse de l’automobile (UPSA)

Comme un sou neuf

Des véhicules soignés pour des clients

heureux et des recettes supplémentaires

Pages 24 34

Auto Bickel AG

Une phase de planification

et de réalisation réussie :

comment ça s’est passé.

Pages 8 11

Formation initiale et continue

L’engagement d’ESA pour la

formation et sa collaboration

avec l’UPSA.

Pages 52 53

Politique

Le directeur adjoint de l’usam

nous dit ce qu’il pense

de la nouvelle loi sur le CO 2 .

Page 76

En couverture : Le nouveau portique

de lavage au Centre Porsche de Zoug

s’adapte aux contours du véhicule.

Source : Médias UPSA

AUTOINSIDE | Juillet Août 2020

32

34

Séchage de la peinture pour les

véhicules rechargeables

Un portique de lavage bénéficie d’une

mise à jour

Commerce & service après-vente

Entretien avec le nouveau National Sales

36 Director d’AutoScout24

38 Emil Frey et le sport automobile

42 L’UPSA s’associe à Cardossier

44 Marché de l’occasion : bientôt un boom ?

46 Guerre des rabais vs prix raisonnables

Technique & environnement

Le concepteur automobile Fritz Indra et la

48 mobilité électrique

Formation

52 Collaboration entre ESA et l’UPSA

La situation de l’apprentissage dans la

54 branche automobile

58 Business Academy

60 Événements régionaux

Produits & prestations

63 Le nouveau concept de garage d’ESA

Mobility : extension du réseau de voitures

64 dotées de la technologie d’autopartage

70 Le Swiss Automotive Show se fait virtuel

Politique & droit

La redevance de radio-télévision

74 augmentera en 2021

76 L’usam et la loi sur le CO 2

Association & sections

78 Retour sur une AD unique

80

Entretien avec Urs Wernli sur l’année

automobile 2019 et sur son optimisme

Enquête, aperçu et mentions légales

Profitez de notre longue et solide expérience:

Conseil et planification pour les

nouvelles constructions ou les

transformations de concessions

automobiles et de garages

Clarification des besoins et de site,

analyses

Solutions sur mesure, avec un

plafonnement clair des coûts

Optimisation des processus

d’exploitation

Evaluation des coûts, estimations de

la valeur vénale, études d’utilisation

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«Avec NovaVolt, AMAG a déployé le

système ZAPTEC Pro sur environ 80 sites

dans toute la Suisse. NovaVolt a répondu

à toutes les exigences avec des coûts

de système optimaux.»

Dionys Wanner,

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Il vous suffit de nous appeler ou

de nous envoyer un e-mail.

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ÉDITORAL

Des forces vives pour l’avenir

Chères et chers garagistes,

chères lectrices, chers lecteurs,

En tant qu’entreprises de première

nécessité, les garages ont pu rester

ouverts moyennant l’application de plans

de protection. Toutefois, la fermeture

de vastes pans de l’économie et des

institutions suisses en raison de la crise

du coronavirus a des conséquences

négatives massives, y compris sur les

garagistes. Cependant, voitures et

véhicules utilitaires ont été plus utilisés

que jamais, les gens ayant délaissé les

transports publics à cause du danger de

contamination. À présent, avec les assouplissements,

les employés abandonnent

le télétravail et regagnent les entreprises.

Et déjà, les annonces d’embouteillages

sont quotidiennes.

Dans le secteur de la vente de voitures

neuves et d’occasion, on constate un

regain d’intérêt de la part des clients,

une preuve de plus s’il en fallait que

les voitures et les véhicules utilitaires

sont indispensables et le resteront. Les

garagistes retrouvent de plus en plus une

activité normale, malgré les temps difficiles.

Et les collaborateurs compétents

au service de la clientèle sont ceux qui

contribuent le plus à ce retour rapide à la

normale. On constate maintenant à quel

point il est important que les garages

puissent s’appuyer sur une main-d’œuvre

qualifiée.

Et pour qu’il en reste ainsi, la branche a

besoin de nouvelles forces vives. En raison

des mesures arrêtées par le Conseil

fédéral, l’occupation des nouvelles

places d’apprentissage a pris du retard

dans toute la Suisse. Tests d’aptitude,

stages et événements promotionnels

n’ont pas pu avoir lieu. C’est pourquoi

l’UPSA entreprend, avec le concours

des sections et des établissements

de formation, différentes actions pour

pourvoir aux près de 500 places d’apprentissage

disponibles. Vous trouverez

des informations sur metiersauto.ch

et sur upsa-agvs.ch. Le personnel du

secrétariat et des sections est également

disposé à répondre à toutes les questions

concernant ces places d’apprentissage.

Les 2500 garagistes qui offrent

des places d’apprentissage intéressantes

et bien intégrées malgré la situation

commerciale tendue contribuent à ce

« grand rattrapage ». C’est qu’ils savent

que la formation de base et continue du

personnel est l’un des meilleurs investissements

qui soit pour un avenir prospère.

Ils sont conscients qu’une pénurie de

main-d’œuvre peut très vite mettre en

danger le succès d’une entreprise. Et ce,

d’autant plus que la technologie automobile

est en plein bouleversement et que

les services offerts par les garages mettent

la barre toujours plus haut en termes de

savoir-faire du personnel.

En même temps, nos formations professionnelles

de base, dont la qualité

est reconnue, offrent aux jeunes des

perspectives avec des possibilités de

développement et de progression intéressantes.

Aujourd’hui plus que jamais,

nous pouvons donc dire que les métiers

de l’automobile ont de l’avenir ! Je suis

persuadé que l’UPSA, avec l’aide de

ses sections, de ses membres, de ses

partenaires et des organismes de formation,

parviendra à atteindre son objectif

malgré les difficultés : faire que près de

3000 jeunes commencent une formation

dans l’un des passionnants métiers de

l’automobile.

Je vous remercie pour votre soutien !

Meilleures salutations,

Urs Wernli, président central

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EN BREF

Infos quotidiennes sur :

upsa-agvs.ch

Anna Biesenthal a été appelée à

siéger au comité de Car Garantie.

Source : Car Garantie

Anna Biesenthal entre au

comité de Car Garantie

Jusqu’à présent membre de la

direction étendue de CG

Car-Garantie Versicherungs-AG

(Car Garantie) en tant que

Chief Information Officer, Anna

Biesenthal a été appelée à quitter

le conseil de surveillance du

spécialiste des garanties et de la

fidélisation de la clientèle pour

rejoindre le comité. En tant que

membre du comité chargée des

opérations et de l’informatique

(COO et CIO), elle forme l’équipe

du comité de Car Garantie avec

Marcus Söldner et Wolfgang

Bach, respectivement chargés des

finances et de l’administration générale.

Au comité, elle se penchera

à l’avenir sur la transformation

informatique et sur les opérations,

deux domaines dans lesquels elle

pourrait faire profiter le comité

de son immense expertise. Chez

Car Garantie, Anna Biesenthal se

concentrera sur la numérisation

en constante progression ainsi

que sur des processus internes

et tournés vers les clients dans

le but d’optimiser davantage la

qualité du service.

Exxon Mobil : nouveau responsable des lubrifiants automobiles

Le 1 er juillet 2002, Ihno Ihnen a pris en

charge la direction des lubrifiants automobiles

pour l’Allemagne, l’Autriche

et la Suisse (DACH) chez Exxon Mobil.

Le cadre de 41 ans succède à Johannes

Weber, qui reste dans l’entreprise en

qualité de Sales Excellence Manager

EAME Basestocks. Dans sa nouvelle

mission, Ihno Ihnen est placé sous la

responsabilité de la coordination de

l’activité automobile d’Exxon Mobil. À

ce titre, il entretient les contacts avec

les garages et les ateliers.

Nouveau directeur commercial :

Iginio Cangero. Source : Pirelli

Suisse

Ihno Ihnen dirige désormais l’activité

des lubrifiants automobiles

DACH. Source : Exxon Mobil

Changement au sein de la direction de Pirelli Suisse

Iginio Cangero a officiellement

repris la direction commerciale

de Pirelli Suisse le 1 er mai 2020.

Erik Vecchiet, l’ancien directeur,

relève un nouveau défi au sein du

groupe. En la personne d’Iginio

Cangero, Pirelli se fie à son directeur

commercial de longue date

qui connaît au mieux le marché

suisse, les clients et l’équipe.

Le binational italo-suisse de 53 ans

travaille chez Pirelli et est membre de la direction depuis 16 ans. En nommant

Iginio Cangero, Pirelli a choisi un nouveau directeur commercial qui

poursuivra la stratégie à succès de Pirelli Suisse et qui s’appuiera sur les

structures locales.

Le nouveau patron de la marque

VW : Ralf Brandstätter. Source : VW

Nouvelle directrice

Après-vente chez Nissan

Center Europe

Nissan Center Europe GmbH a

nommé Susanne Ziegler au poste

de nouvelle directrice Aprèsvente

en date du 1 er juillet 2020.

À ce poste, elle est chargée de

l’après-vente, du marketing, de

la technique, de la garantie et du

service des pièces. Mme Ziegler

succède à Daglef Seeck, qui

quitte l’entreprise de sa propre

initiative au terme de près de

quatre ans et demi. Jusqu’à présent,

Susanne ZiegIer travaillait

en Suisse en tant que directrice

Après-vente Nissan Center

Europe GmbH.

Susanne Ziegler est la nouvelle

directrice Après-vente. Source :

Nissan Center Europe GmbH

Volkswagen : M. Brandstätter succède à M. Diess

Les changements à la tête de VW sont achevés : Ralf Brandstätter,

l’ancien COO de la marque, est le nouveau CEO de Volkswagen depuis le

1 er juillet. Le cadre de 51 ans est entré dans le groupe VW en 1993. En

décembre 2015, M. Brandstätter a été nommé au comité en charge des

acquisitions pour la marque VW et depuis le 1 er août 2018, il exerçait la

fonction de COO pour VW. Herbert Diess, qui était chargé jusqu’à présent

des deux fonctions (groupe et chef de la marque) en union personnelle

et bénéficie désormais de plus de marge de manœuvre pour ses

missions de patron du groupe.

LE NOUVEAU CONCEPT DE GARAGE DE VOTRE ESA.

MODERNE, INDÉPENDANT ET JEUNE.


EN BREF

Infos quotidiennes sur :

upsa-agvs.ch

Nino Carucci. Source : NTN-SNR

Changement au sein de la

direction commerciale de

NTN-SNR

Depuis le 1 er juillet 2020, Nico Carucci

est le nouveau responsable

commercial Automotive Aftermarket

Allemagne-Autriche-Suisse

(DACH) et Benelux de NTN-SNR.

Il succède à Marcus Hähner,

qui se consacre à une nouvelle

mission externe après 25 ans

dans l’entreprise. Nico Carucci

poursuivra l’excellent travail avec

l’ensemble de l’équipe dans le

cadre des méthodes bien connues

dans l’entreprise.

Changement chez

Mercedes-AMG

AMG, la filiale hautes performances

de Mercedes-Benz, se

dote d’un nouveau patron. Philipp

Schiemer, actuellement directeur

de Mercedes-Benz do Brasil Ltda,

devient le nouveau président de la

direction. Tobias Moers, président

de la direction de Mercedes-

AMG GmbH depuis 2013, quitte

l’entreprise à sa demande pour

prendre les fonctions de nouveau

CEO d’Aston Martin Lagonda Ltd

en Grande-Bretagne.

Roger Welti est le nouveau responsable de la

communication d’entreprise

Mercedes-Benz Suisse SA a engagé

Roger Welti au poste de nouveau

responsable Corporate Communications

le 1 er mai 2020. À ce poste,

il est notamment responsable du

service de presse de Mercedes-Benz

Cars en Suisse, Smart et AMG

inclus, de la communication d’entreprise

et des produits ainsi que de la

communication interne. Le germaniste

diplômé dispose d’une longue

expérience du journalisme et de la

communication d’entreprise. Il était

rédacteur, a soutenu des clients de

renom du côté des agences et a été

chargé de la communication notamment

chez Axpo et plus récemment

chez Swisscom.

Le nouveau responsable de la

communication d’entreprise : Roger

Welti. Source : Mercedes-Benz

Suisse

L’IAA 2021 se présente au cœur de Munich

L’IAA se réorganise sur son nouveau site à Munich. Des automobiles

caractérisées par des technologies fascinantes et une mobilité durable,

des solutions de transport intelligentes et des formats de dialogue

occupent le devant de la scène. Le salon IAA devrait devenir la principale

plate-forme internationale de la mobilité de demain, comme l’a annoncé

la VDA, l’association de l’industrie automobile allemande. La première

édition munichoise de l’IAA se tiendra du 7 au 12 septembre 2021.

« Au cours de son histoire de 123 ans, l’IAA n’a eu de cesse de se développer,

mais l’année 2021 sera à marquer d’une pierre blanche à Munich »,

annonce la présidente de la VDA,

Hildegard Müller. Pour la réorientation,

la VDA et Messe München,

le parc des expositions de Munich,

prévoient un espace destiné à des

manifestations publiques en plus

des présentations dans les halles.

Des concepts de mobilité intelligente

et de ville intelligente doivent être

présentés et abordés dans le centreville,

proposant ainsi des solutions

de mobilité intelligentes et durables.

Hildegard Müller, présidente de

VDA. Source : VDA

Enquête auprès des

lecteurs : participez

et remportez des prix

Les médias de l’UPSA sont

prisés ! Cette tendance se

reflète notamment dans

l’augmentation constante du

nombre annuel d’abonnés à

AUTOINSIDE et du nombre de

visiteurs du site upsa-agvs.ch.

Ce nombre a en effet augmenté

de 350 % depuis 2014. À la fin

mai 2020, les médias de l’UPSA

(AUTOINSIDE, sites Internet et

newsletter de l’UPSA) avaient

enregistré 120 000 lecteurs,

utilisateurs et abonnés à la

newsletter, soit un nombre

jamais atteint par laes autres

médias de la branche automobile

suisse.

L’UPSA attache beaucoup d’importance

au développement

continu de ses propres médias,

avec toujours en tête d’offrir

l’utilité la plus élevée possible

aux différents membres de l’association,

aux ateliers de ses

garages et aux partenaires de la

branche. Nous avons justement

besoin de votre aide pour

poursuivre ce développement.

En s’appuyant sur vos réactions,

l’UPSA pourra faire en sorte

que ses médias continuent à

l’avenir de répondre aux besoins

de ses lecteurs. Participez donc

à l’enquête auprès des lecteurs

de 2020, aidez-nous à rendre

le média le plus important de

la branche automobile suisse

encore plus présent et remportez

l’un des nombreux prix

attrayants mis en jeu !

Lien menant à l’enquête :

umfrageonline.ch/

s/2c83014


CONSTRUIRE & RÉNOVER

Petit-déjeuner au Bickel Auto AG, Weinfelden TG

À l’ouest, beaucoup

de nouveautés

Après le déménagement de Bickel Auto AG de l’est à l’ouest de Frauenfeld, c’est également à l’ouest, cette

fois de Weinfelden, que la concession BMW a construit un nouveau bâtiment. AUTOINSIDE a examiné la

nouvelle construction et demandé au couple de propriétaires d’exposer les défis auxquels il a été confronté

pendant les phases de planification et de réalisation. Jürg A. Stettler

Le couple Andreas et Beatrice Bickel dirige

les deux concessions BMW à Weinfelden et à

Frauenfeld. Source : Médias UPSA.

Des éléments en bois créent une ambiance chaleureuse à l’intérieur.

Le showroom avec les présentoirs d’accessoires.

8

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


CONSTRUIRE & RÉNOVER

Beatrice et Andreas Bickel ne sont pas des fans

typiques des Pet Shop Boys. Ils se tiennent

malgré tout au titre Go West du duo britannique

de l’électropop en déménageant

leurs concessions BMW de l’est à l’ouest de

Frauenfeld, et en faisant construire un édifice

neuf à l’ouest de Weinfelden. Depuis

août 2019, la deuxième succursale de Bickel

Auto AG se situe juste à l’entrée de la ville, à

la Dunantstrasse 2, un emplacement parfait.

Tout comme pour son garage BMW de Frauenfeld

à l’été 2009, le couple Bickel a réalisé le

projet en collaboration avec le cabinet d’architectes

Innoraum AG.

Pendant 43 ans, la concession BMW de Weinfelden

était implantée à l’Amriswilerstrasse

110. En raison du manque de place, il devenait

de plus en plus difficile d’y travailler efficacement.

Le couple a donc décidé de faire

construire. « C’est ma femme qui s’en est chargée

», déclare Andreas Bickel non sans fierté.

« Beatrice avait déjà planifié la construction

à Frauenfeld avec notre responsable

après-vente et conseil de service, Beni Sonderer,

et le même cabinet d’architectes. On ne

change pas une équipe qui gagne ! » Le projet

de construction n’a toutefois pas été un jeu

d’enfant, même s’il s’est déroulé sur une terre

vierge. Il fallait non seulement respecter les

consignes des différentes autorités, mais aussi

les directives internationales de design et

d’identité visuelle du constructeur.

« Le client doit être en mesure

de reconnaître immédiatement

qu’il s’agit d’un showroom BMW, qu’il

se trouve à Weinfelden, en Afrique du Sud ou

en Australie », explique Andreas Bickel. Les

Bickel n’ont cependant pas respecté à la lettre

les directives de BMW pendant la construction.

« Nous n’avons pas implanté l’accueil et

la réception de l’atelier et du service les uns

derrière les autres à l’entrée comme le prévoit

BMW. Nous les avons agencés comme dans

notre succursale de Frauenfeld. « Cette approche

a fait ses preuves là-bas », affirme Beatrice

Bickel. « Le regroupement de postes de

travail à l’entrée nous permet de garantir un

excellent échange d’informations. On apprend

presque automatiquement ce qu’il se passe.

C’est pourquoi nous voulions la même chose

à Weinfelden. »

Comme à Frauenfeld, l’équipe de planification

et de construction a adopté une orientation est-

Suite en page 10

AUTOINSIDE | Juillet Août 20209


CONSTRUIRE & RÉNOVER

Idéal pour échanger des informations : l’agencement à

l’entrée de la concession BMW à Weinfelden.

Les outils spéciaux : posés proprement au mur de

la cage d’escalier pour réduire l’encombrement.

Beaucoup de lumière pour les postes de travail, mais

pas de rayons directs du soleil grâce à l’orientation nord

de l’édifice.

ouest pour le bâtiment de Weinfelden. Celleci

garantit un ensoleillement idéal et favorise

les économies d’énergie. Le verre, des profilés

métalliques et du béton apparent dominent

l’enveloppe extérieure de l’édifice. Le mélange

réduit de matériaux confère au garage une présence

élégante sans fioritures. Outre des exigences

esthétiques, la nouvelle construction

répond également aux dernières normes relatives

à l’environnement et au développement

durable. « Nous avons respecté la certification

internationale de gestion environnementale

ISO 14001. Nous y tenons beaucoup », déclare

la propriétaire et responsable de l’accueil et

du marketing. Une grande partie de l’énergie

peut, par exemple, être récupérée grâce à une

liaison intelligente du chauffage du bâtiment

et de la cabine de peinture. Un échangeur de

chaleur et une installation photovoltaïque

sur le toit font aussi partie de l’équipement

de l’édifice. « Nous sommes ainsi en mesure

d’éviter les pics de consommation d’électricité

et de soudain passer au tarif haut », indique

Andreas Bickel. Logiquement, le garage utilise

une technologie de pointe et une solution biologique

qui permettent d’économiser énormément

d’eau propre pour le poste d’aspersion et

l’installation de lavage.

La grande façade vitrée de l’atelier tournée

vers le nord est elle aussi intelligente. Elle

éclaire parfaitement l’intérieur tout en rejetant

les rayons directs du soleil, ce qui rend

le travail des mécatroniciens très agréable. Il

en résulte des conditions de travail optimales

aux postes de travail spacieux, qui sont même

équipés d’un bar à huile pour certains d’entre

eux. Outre les six postes de travail, le vaste

atelier abrite un espace de travail distinct réservé

aux roues et aux jantes ainsi qu’un système

d’alignement d’essieux ultramoderne

juste à côté. Le visiteur est frappé par les nombreuses

petites niches qui agrémentent le bâtiment.

« Elles sont très pratiques pour ranger

de petits écrans, une machine, ou pour y entreposer

quelque chose », explique M. Bickel.

« Aspect pratique, pour une niche d’un côté

d’un mur, il existe une niche de l’autre côté

dans la salle voisine. » Des pièces destinées

à la succursale BMW de Frauenfeld sont, par

exemple, stockées dans l’une de ces niches à

Weinfelden. La courte distance de moins de

20 km qui peut être parcourue en 15 minutes

en voiture permet aux deux sites d’interagir

facilement. « Cette approche nous permet de

rester flexibles pour les pièces, mais aussi pour

les travaux de carrosserie et de tôlerie », déclare

le propriétaire. En fonction de la charge

de travail, cette proximité permet à des collaborateurs

de Frauenfeld de travailler à Weinfelden

de temps en temps ou vice-versa.

« La carrosserie et la tôlerie nous ont posé

le plus de difficultés pendant la construction

», martèle Beatrice Bickel. « Nous n’avons,

d’une part, pas pu nous appuyer sur notre

expérience à Frauenfeld et, d’autre part, les

contraintes anti-incendie et anti-étincelles

sont très complètes. Il fallait tenir compte de

tout cela. » Le couple Bickel propose désormais

d’excellentes conditions à son binôme

carrossier-peintre. Il n’a pas non plus rencontré

de difficultés à recruter pour ce nouveau

département. Il a en revanche été plus délicat

de satisfaire les contraintes anti-incendie. Il a,

par exemple, fallu installer une porte coulissante

supplémentaire dans le parking souterrain.

Qu’en est-il des directives architecturales

du constructeur visant à garantir une identité

visuelle uniforme, ce qui peut parfois conduire

à des modifications même sur des bâtiments

construits récemment ? « Cette épée de Damoclès

se balance audessus de chaque concessionnaire,

quelle que soit la marque. Le constructeur

peut prévoir une nouvelle apparence qu’il

faudra alors respecter. Nous avons eu un bref

moment de frayeur pendant la construction

à Frauenfeld », avoue Beatrice Bickel. Un ami

concessionnaire BMW est passé chez les Bickel

et leur a demandé pourquoi ils ont posé

l’ancien plancher. Renseignements pris, il s’est

avéré que le garage de Frauenfeld était le dernier

établissement qui avait le droit d’utiliser

les anciens carreaux. « BMW nous a ensuite

donné plus de temps pour mettre en œuvre

les directives d’identité visuelle remaniées, si

bien que nous ne devrons changer le plancher

du showroom qu’au bout de deux ans. Nous

avons posé le nouveau carrelage par-dessus et

tout va bien. »

Huit véhicules peuvent être accueillis dans le

showroom baigné de lumière de Weinfelden,

et même dix à Frauenfeld. La paroi attrayante

sur laquelle sont accrochés les nuanciers pour

toutes les couleurs BMW extérieures ainsi

que les variantes d’aménagement intérieur

doit servir de cloison de séparation. À Weinfelden,

elle est installée discrètement sur un

mur. Andreas Bickel y accède et extrait étonnamment

un simple gris de l’abondance de

couleurs. « Je trouve ce gris spécial génial pour

la M2. Certains pourraient penser à un gris de

grand-père de prime abord. Mais il met parfaitement

en valeur les contours de la carrosserie

dynamique, et les rayons du soleil peuvent

faire ressortir un ton bleu dans certaines circonstances.

Ce n’est pas un hasard si les designers

présentent les ébauches de nouveaux

modèles dans un ton gris. » Il est bien placé

pour le savoir, ayant travaillé pour BMW

Suisse pendant douze ans avant de devenir

garagiste il y a 17 ans. En tant que porte-parole,

il a notamment eu l’occasion de jeter des

coups d’œil dans les coulisses de la marque

munichoise, qui marque sa vie depuis près

10

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


CONSTRUIRE & RÉNOVER

Développement durable garanti : Bickel Auto AG

utilise un échangeur de chaleur, un assainissement

biologique des eaux usées et des panneaux solaires

à Weinfelden.

Confort absolu : un poste de travail sur deux dispose

même d’un bar à huile.

Les diverses niches qui parsèment consciemment les salles

permettent de ranger des écrans et des appareils ou servent

d’espace de stockage.

de 30 ans. « Dans le showroom, nous n’avons

pas non plus d’île pour les vendeurs, contrairement

aux exigences de BMW, explique son

épouse. Nous misons sur des espaces de vente

fermés. » Nous avons constaté que les clients

se sentent bien plus à l’aise s’ils peuvent parler

de leurs finances dans une pièce close plutôt

que dans le showroom, où des tiers sont susceptibles

de prêter l’oreille.

La concession BMW dispose en outre d’un

grand parking où sont garés les véhicules des

clients ainsi que toutes les voitures d’occasion

et où sont également installées des bornes de

recharge pour les modèles électriques et hybrides

rechargeables de la marque. « Nous

avons aussi deux bornes de recharge publiques

», explique Beatrice Bickel en pointant

du doigt l’élégante station murale. L’atelier a-til

été soumis à des stipulations particulières

concernant l’électromobilité et la haute tension

? « Non, les consignes ont été étonnamment

sobres », poursuit Beatrice Bickel en souriant,

lorsqu’elle prend congé de nous. « Je ne

voudrais pas de nouveau être obligée de faire

construire dans dix ans. Il y aura bientôt tant

de nouvelles exigences… » <

Plus d’infromations sur :

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CONSTRUIRE & RÉNOVER

VEB : infrastructure de recharge et technologie des batteries

Se préparer à la mobilité

électrique dans les garages

Lorsqu’on est concessionnaire d’une marque et qu’on vend des modèles électriques, les consignes du constructeur

et de l’importateur sont claires. Mais les garagistes indépendants, malgré la période économique difficile que nous

traversons, doivent eux aussi s’ouvrir à l’éléctromobilité. De l’infrastructure au savoir-faire en passant par le service à

la clientèle, de nouveaux champs d’activité apparaissent. Nous en éclairons les principaux aspects. Andreas Senger

Les garages indépendants connaissent la situation

: dans la branche automobile, lorsqu’une

nouvelle technologie arrive sur le marché,

il faut plusieurs années avant qu’elle se

généralise sur les véhicules. En matière de

technique de diagnostic, d’outils de calibrage

pour systèmes d’assistance à la conduite ou

de systèmes d’éclairage les plus modernes, le

garagiste indépendant a le temps de s’adapter

à la nouveauté.

Le prochain grand changement est la mobilité

électrique. De plus en plus de véhicules

électriques à batterie (VEB) seront commercialisés.

Grâce au cadre politique et aux

consignes plus strictes en matière de CO 2

,

le nombre de VEB sans émissions locales va

augmenter. Les cantons et la Confédération

soutiennent l’encouragement ciblé des VEB et

des véhicules hybrides.

N’oublions pas que, grâce aux économies

d’échelle comme la nouvelle production industrielle

de batteries rechargeables (accumulateurs)

au niveau européen chez les constructeurs

et les équipementiers, mais aussi grâce

au système modulaire, les VEB cesseront de

coûter plus cher que les véhicules à combustion

dans quelques années. Les hybrides

seront alors sous pression, car équiper un véhicule

des deux systèmes (moteur à combustion

et électrique) restera onéreux.

Mais à quoi un garagiste indépendant innovant

doit-il veiller lorsqu’il opte pour une infrastructure

pour VEB ? Il s’agit tout d’abord

de déterminer la capacité du raccordement

de l’entreprise au réseau électrique. Dans les

vieux bâtiments, il peut arriver que le raccordement

électrique satisfasse aux besoins de

l’époque, mais plus à ceux d’aujourd’hui. Les

faible moyen élevé

Nombre

La performance de charge et le type de tension déterminent la vitesse du processus de charge, mais aussi les coûts

d’investissement. Source : AEW Energie AG.

Diversité des raccordements : fiche d’alimentation, type de courant,

méthode de paiement et puissance de charge

La diversité des fiches d’alimentation pour les

VEB et les véhicules hybrides était énorme.

Aujourd’hui, trois types de fiches se sont imposées.

Pour le courant alternatif, il s’agit de la

fiche de type 2, qui permet un courant de charge

alternatif monophasé (type 1) ou triphasé. Pour

les systèmes de charge DC, les constructeurs

européens se sont concentrés sur la fiche CSS

(charge AC ou DC possible). La prise CHAdeMO

devient de plus en plus rare (et se retrouve

Les possibilités de paiement au moyen d’une carte

à puce ou d’une carte de crédit sont modernes : malheureusement,

il existe de très nombreux systèmes

de décompte différents. Source : Porsche.

surtout chez les constructeurs japonais), bien

qu’elle permette généralement d’utiliser le VEB

comme un accumulateur de réseau pour la stabilisation

et le stockage intermédiaire (gestion

de la charge et de la décharge), par exemple

comme une unité de stockage intermédiaire pour

les installations photovoltaïques.

Les possibilités de paiement aux bornes de

recharge publiques restent insatisfaisantes pour

la clientèle. En principe, chaque fournisseur

d’énergie ou d’infrastructure de recharge

propose son propre outil de décompte. Le client

paie des frais d’itinérance parfois élevés s’il

recharge son véhicule à une borne tierce.

Les fiches d’alimentation les plus répandues pour la

recharge. Seule la marque Tesla possédait son propre

standard. Source : Protoscar.

12

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


CONSTRUIRE & RÉNOVER

entreprises électriques peuvent y remédier

en remplaçant les fusibles principaux (si la

ligne supporte plus de courant) ou en réalisant

une expansion transversale à un coût

abordable.

La formation aux systèmes à haute tension commence chez le constructeur (Porsche sur l’image) et doit aussi être

proposée et suivie à grande échelle par les concessionnaires et les garagistes indépendants. Source : Porsche.

Arrive ensuite la phase de conception. Il

apparaît ici que la plupart des entreprises

électriques ont acquis le savoir-faire requis

dans le domaine de l’e-mobilité. Mais pas

dans tous les cas. Lorsque des investissements

d’infrastructure importants sont nécessaires,

les conseils d’un spécialiste valent

la peine. Explications de Daniel Rieben, ingénieur

électricien et membre de la direction

d’Elektroplan Buchs & Grossen AG à

Frutigen : « La distribution des câbles électriques

dans un garage peut être coûteuse selon

les cas et doit, par conséquent, être conçue

avec soin et en pensant à l’avenir. Nous préconisons

d’installer des rails conducteurs, ce

qui permet d’éviter de poser des tuyaux et

des câbles isolés, et de rester flexible c’est

un gros avantage aussi si l’on veut équiper

après coup une station de recharge. »

La thématique de l’autonomie et la longue durée d’attente lors de la recharge découragent encore les acheteurs

d’opter pour un VEB. Les développeurs du groupe Volkswagen en sont conscients, et ils optimisent les durées de

recharge. Source : Audi.

Raccordement électrique AC

230 V / 400 V

In-Cable

Control-Boy

Avec les chargeurs AC, la puissance de charge est régulée par le chargeur embarqué du véhicule. Seuls les chargeurs

DC conduisent l’électricité directement dans la batterie. Source : Protoscar.

Ultrarapide

Très rapide

Rapide

Accélérée

Lente / normale

Charge d’urgence

0 10

Borne de recharge AC

avec communication

Chargeur

embarqué

Pour simplifier, seuls les circuits électriques principaux sont représentés.

Il y a aussi des câbles de commande à l’intérieur des composants du véhicule

et des câbles communiquant avec les bornes de recharge.

Borne de recharge DC

avec communication

Relais haute

tension

Fusible haute

tension

Batterie

20 30 40 50 60

100 200 300 400 500

Durée de charge en minutes pour 100 km d’autonomie

La vitesse de charge dépend de la puissance de charge. Plus la charge doit être rapide, plus l’infrastructure coûte

cher. Source : Protoscar.

600

L’ingénieur voit souvent des réseaux électriques

atteindre leurs limites en termes de

capacité lorsqu’on utilise trop de bornes de

recharge. Il conseille dans ce cas, comme

Arian Rohs de l’entreprise AEW Energie AG

(voir entretien), d’installer un système de gestion

de la charge. Celui-ci régule les bornes de

recharge à la puissance maximale autorisée

qui est actuellement disponible jusqu’à ce que

la puissance de raccordement soit atteinte. Il

simplifie aussi le raccordement à une installation

photovoltaïque.

La question suivante qu’il faut se poser se situe

au niveau de la borne : quel système de

charge est judicieux ? D’une part, les systèmes

de charge diffèrent selon le type de tension

(courant alternatif, AC, et courant continu,

DC). D’autre part, la puissance de charge nécessaire

est un élément décisif. Là aussi, les

deux experts sont d’accord : une borne de recharge/boîte

murale de 11 kW AC suffit amplement

pour un usage en garage, car il ne

s’agit pas de rendre sa voiture au client entièrement

rechargée après travaux, mais de recharger

suffisamment la batterie pour pouvoir

faire une course d’essai ou un CVM.

Comme pour la recharge de la batterie de démarrage,

un appareil de charge DC est avantageux

du point de vue de sa performance :

il convertit le courant alternatif en courant

AUTOINSIDE | Juillet Août 202013


CONSTRUIRE & RÉNOVER

La technologie actuelle des batteries et leur recyclage

Lithium-ion

Structure

graphitique

Conducteur électrique

en cuivre

Anode

Électrolyte

(liquide)

Structure

Séparateur

microporeux

Lithium-ion

Charge

Malgré la diversité des matériaux possibles, la structure des batteries litihum-ion se ressemble. Grâce à la

recherche, la consommation d’énergie baisse dans la production. Les cellules sont ensuite utilisées dans trois

types de structure. Source : RWTH Aachen.

Les secteurs de l’automobile et des équipementiers

ne ménagent pas leurs efforts. De

nombreux fournisseurs européens investissent

des milliards dans de nouvelles fabriques de batteries

pour pouvoir répondre à la demande croissante

à des prix abordables. Le FTPM (Forum

d’étude suisse pour la technique de propulsion

mobile) a présenté l’état actuel de la technologie

des batteries dans le cadre d’un webinaire.

Le professeur Andrea Vezzini, responsable du

centre de stockage de l’énergie de la BFH, a expliqué

comment on produit des batteries lithiumion.

Les étapes de la production gourmandes en

énergie comme l’application et le séchage des

masses actives de la cathode avec une pâte au

lithium-ion ainsi que l’application de la structure

graphitique sur l’anode sont celles qui génèrent

le plus de CO 2

. De grands progrès ont déjà été

réalisés en matière d’économie d’énergie dans

la production, grâce notamment au savoir-faire

de l’entreprise suisse Bühler. La capacité de

stockage a pu être triplée ces dix dernières

années. La température au sein du véhicule

(idéalement de 18 à 35 °C) est importante pour

ne pas détruire les cellules, mais aussi la courbe

de charge, qui diffère beaucoup d’une batterie à

l’autre. Lorsque la batterie présente encore 80 %

de sa capacité nominale, on parle de « fin de

vie » (End of Life).

par ex. Structure NMC

Cathode

Conducteur

électrique en

aluminium

Design

Pouch

Rond

Prismatique

En s’appuyant sur la recherche, Andrea Vezzini

indique que les batteries actuelles ont une résistance

au cyclage si élevée qu’une autonomie

théorique de jusqu’à 450 000 kilomètres est possible.

À côté du vieillissement cyclique, il ne faut

pas sous-estimer le vieillissement calendaire.

Celui-ci ne dépend pas de l’usage, et s’explique surtout

par des processus de dégradation chimiques.

Le professeur identifie trois principaux axes de

développement : l’abandon du cobalt, la réduction

de la résistance interne et l’augmentation de la

densité de puissance. Dans son exposé, Andreas

Hutter, Senior Project Manager chez CESM SA,

a parlé des possibilités d’amélioration concrètes.

Il a mis en relief qu’une recharge rapide à haute

puissance tend à faire augmenter la formation de

dendrites. Lors de charges rapides, on observe des

accumulations de lithium-ion en forme de cristaux,

ce qui augmente le danger de surcharge thermique

ponctuelle et réduit la capacité. L’état de charge

optimal devrait donc se situer entre 20 et 80 % de

la capacité nominale, et la capacité de charge

n’être utilisée au maximum qu’en cas d’exception.

Le recyclage et l’usage ultérieur ont également été

abordés par Christian Ochsenbein, collaborateur

scientifique au centre pour le stockage de l’énergie

de la BFH. Dans ce secteur, de nombreuses

possibilités sont envisagées quant à la manière

dont les batteries peuvent être réutilisées comme

batteries stationnaires, et finalement recyclées.

Les cellules individuelles de

la batterie lithium-ion sont

assemblées en modules, puis en

batterie à haute tension. Dans ce

processus, la gestion de la charge

avec des capteurs de température

et de tension est très importante.

Autres difficultés : le refroidissement

et le chauffage des modules

ainsi que leur placement antichoc.

Source : Porsche.

continu et assure une performance de charge

optimale adaptée à la courbe de charge pour

les batteries conventionnelles au plomb, les

batteries EFB ou AGM et même celles au

lithium, et ce, sans surcharge thermique de

la batterie. Les chargeurs DC pour les systèmes

à haute tension fonctionnent selon le

même principe. Grâce à la communication

avec le système de gestion réseau embarqué,

la charge est adaptée en fonction du véhicule.

La température optimale et la durée

de vie ont à cet égard la plus grande importance

(voir encadré technique). Pour la charge

AC, un appareil de charge embarqué est installé.

Il prend l’énergie électrique par une

connexion au réseau de 230 V ou, mieux, de

400 V, la convertit en courant continu pour le

stockage et gère la puissance de charge.

Du côté du prix, les différences sont énormes :

les chargeurs DC sont au moins cinq fois

plus chers que les chargeurs AC. Et comme

tout véhicule rechargeable possède de toute

façon une unité de recharge embarquée,

l’achat d’une borne DC onéreuse ne se justifie

guère. Pour la nouvelle Porsche Taycan,

seule voiture électrique à permettre une puissance

de charge de 270 kW, une borne DC

coûte plus de 100 000 francs, sans compter

l’installation. L’investissement n’est pas rentable

pour les garagistes indépendants. Il est

préférable d’installer plusieurs bornes AC (y

compris mobiles) et d’aménager son réseau de

câbles électriques de manière à pouvoir ajouter

des bornes par la suite.

En tant que concepteur et promoteur de la

mobilité électrique, Daniel Rieben souligne

cependant que les garagistes et les clients

font face à une difficulté majeure du fait que

chaque fournisseur d’énergie commercialise

ses propres solutions. Or, du système de réservation

au système de paiement, elles sont

toutes différentes. L’ingénieur souhaite qu’un

système de réservation pour les bornes de recharge

se mette en place afin de simplifier la

planification des trajets. « Ainsi, on pourrait

réduire la taille des batteries. Car les batteries

de grande taille font grimper les coûts du véhicule,

mais aussi son poids, et contredisent

les avantages de l’e-mobilité. »

Arian Rohs fait lui aussi le constat suivant :

« C’est souvent difficile aujourd’hui pour le

consommateur final, car les fournisseurs

d’énergie se facturent les uns aux autres des

frais d’itinérance, ce qui rend l’énergie considérablement

plus chère. » Le réseau de re-

14

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


CONSTRUIRE & RÉNOVER

charge suisse Evpass a eu l’idée de créer un

prix forfaitaire pour l’énergie électrique, avec

des frais fixes par mois. Les deux experts se

rejoignent aussi sur ce point : la mobilité électrique

n’atteint véritablement ses objectifs

que lorsqu’on roule avec de l’énergie renouvelable.

La Suisse possède encore une grande

part d’électricité sans CO 2

, ou pauvre en CO 2

.

La mobilité électrique sera efficace pour l’environnement

quand la production d’énergie

sera durable.

Un point important lorsqu’on réalise un investissement

est de former son personnel.

Les systèmes à haute tension sont extrêmement

dangereux si la batterie n’est pas correctement

déconnectée, si la réinsertion est

empêchée ou si le système n’est pas mis hors

tension correctement. Du côté des importateurs,

des cours de formation continue sont

prévus pour le personnel des ateliers. Mais

des offres intéressantes et peu coûteuses

émergent aussi pour les garagistes indépendants.

Outre plusieurs offres de l’UPSA avec

des partenaires ou des écoles professionnelles,

le marché compte également des prestataires

de cours indépendants.

Pour Markus Roth d’Autef, un garagiste indépendant

multimarque ne peut pas se passer

de continuer à former son personnel. « Les

systèmes à haute tension doivent eux aussi

pouvoir être diagnostiqués de manière efficace

et appropriée. Pour cela, il faut savoir

gérer le testeur de diagnostic, mais aussi posséder

un grand savoir-faire, notamment en

matière de mise à jour Pass-Thru pour le logiciel

du véhicule. » Bien que les VEB requièrent

moins d’entretien, les hybrides nécessitent

toujours des travaux d’inspection complets.

Les garagistes ne manqueront pas de travail

à l’avenir s’ils se préparent à la nouvelle technologie

et restent dans le coup financièrement

et techniquement parlant. C’est un investissement

qui paiera. <

Entretien avec Arian Rohs, responsable de l’équipe de planification chez

AEW Energie AG

À quoi le garagiste doit-il

veiller en termes d’infrastructure

de recharge ?

Le nombre de VEB continuera d’augmenter. Pour le garagiste, cela

signifie qu’il doit se préparer à la nouvelle technologie et s’équiper. Les

experts estiment qu’en 2035 déjà, la proportion des véhicules rechargeables

s’élèvera à 50 %. Les conseils d’Arian Rohs, responsable de

l’équipe de planification chez AEW Energie AG Aarau.

Monsieur Rohs, comment un garagiste

peut-il se préparer à la mobilité électrique ?

Arian Rohs : La mobilité électrique va gagner

du terrain, et même les garagistes indépendants

feraient bien de s’intéresser à cette tendance

d’avenir. Lors de nos contacts directs

avec les entrepreneurs, nous constatons qu’ils

ont besoin d’un soutien technique, car il s’agit

d’une nouvelle technologie et aussi d’un gros

défi pour bon nombre d’entre eux.

Quelle est l’infrastructure minimale nécessaire

pour recharger efficacement un VEB ?

Notre expérience montre que selon la taille de

l’entreprise, un ou plusieurs chargeurs à courant

alternatif (AC) d’une puissance de 11 kW

et un chargeur rapide à courant continu (DC)

suffisent, ce dernier n’étant pas indispensable.

Le raccordement électrique de l’entreprise est

souvent de dimension suffisante. Si la ligne

d’alimentation est conçue pour 50 A et que le

garagiste a désormais besoin de 80 A, on peut

changer les principaux fusibles ou renforcer

le réseau. Les coûts pour le client sont abordables,

car la mise à disposition du réseau est

notre tâche, en tant que fournisseurs d’énergie.

On trouve différentes fiches d’alimentation

et différentes puissances de charge sur le

marché. Quelle technologie va s’imposer ?

Effectivement, jusqu’à il y a quelques années,

c’était la jungle. Aujourd’hui, deux types de

fiches se sont imposés en Europe : la prise triphasée

de type 2 pour le courant alternatif et

la prise CSS pour le courant continu. Seule la

marque Tesla avait son propre standard. Les

puissances de charge dépendent de la taille

des batteries. C’est l’appareil du véhicule qui

indique à la borne la quantité d’électricité

qu’il peut emmagasiner. Par conséquent, l’infrastructure

de recharge est flexible, et grâce

au système de gestion intelligent, on peut également

réguler la charge du réseau.

À combien s’élèvent les coûts d’investissement

pour un garage PME, et le garage doitil

offrir l’énergie gratuitement à ses clients ?

Une borne de recharge AC coûte environ

2000 francs. Si l’on prévoit d’acheter une

borne de recharge rapide DC, il faut compter

10 000 francs, et parfois bien plus selon la puissance.

Il ne faut pas négliger non plus l’installation,

du tableau principal à la borne de

recharge, mais il est souvent possible de la réaliser

à bas prix dans les ateliers. Par rapport au

deuxième point soulevé, le propriétaire d’une

voiture à combustion ne s’attend pas non plus

à ce que le garagiste fasse gratuitement le plein

pour lui à l’issue d’un service. L’énergie électrique

est précieuse elle aussi, et ne doit pas

être offerte gratuitement au client. Les abonnements

forfaitaires peu onéreux que nous proposons

à travers l’entreprise Evpass sont intéressants,

car ils permettent de limiter les frais

de recharge. <

Depuis 2016, Arian Rohs travaille avec une équipe de

quatre collaborateurs dans le domaine de la mobilité

électrique. Depuis 2018, le fournisseur d’énergie est

associé à l’entreprise Evpass, de Lausanne, qui gère

des bornes de recharge publiques (actuellement environ

1600 dans toute la Suisse). Source : AEW.

AUTOINSIDE | Juillet Août 202015


NOUVEAUX PRODUITS

Novavolt AG

novavolt.ch

Novavolt AG, l’électromobilité facilitée

pd. La demande de véhicules

électriques augmente continuellement

et l’infrastructure

de recharge doit suivre la

tendance. Novavolt accompagne

les garagistes et leurs

clients possédant une voiture

électrique pour relever tous les

défis liés à la charge pour que

plus rien n’entrave l’achat d’un

véhicule électrique.

En tant que Value Added Distributor

des systèmes de recharge

Zaptec, Novavolt amène la

technologie et l’expérience de

Norvège, le pays des pionniers

de l’électromobilité, jusqu’en

Suisse et aide les branches de

l’électricité, de l’immobilier et

de l’automobile à réaliser et

à exploiter des solutions de

recharge intelligentes. Amag et

Solution de recharge Zaptec modulaire et extensible. Source : Novavolt AG

Franz SA utilisent notamment

les solutions Zaptec sur leurs

sites aux quatre coins du pays.

Au garage, à domicile ou au

travail, la solution de recharge

Zaptec permet de répondre

aux besoins actuels de points

de recharge pour de faibles

investissements initiaux, puis

de développer l’installation

de manière modulaire. Grâce

à la compensation de phase

dynamique et à la gestion

intelligente de la charge, il est

possible d’utiliser au mieux la

capacité disponible et d’éviter

une coûteuse augmentation de

puissance lorsque les besoins

de charge s’intensifient. Muni

d’un disjoncteur tripolaire intégré,

d’un disjoncteur FI électronique

de type B, d’une fonction

de démarrage en douceur et

de capteurs de température,

la borne de recharge Zaptec

Pro offre un niveau de sécurité

maximal. Approuvée par le TÜV

Süd, la borne dotée d’une prise

de type 2 résiste durablement à

de fortes sollicitations.

Le portail Zaptec permet de

surveiller en permanence le

fonctionnement de l’infrastructure

de recharge et propose des

options de décompte flexibles,

par le biais d’un export de données

depuis le portail ou d’une

interface vers des prestataires

de paiement pour une facturation

automatisée, en fonction

des besoins. <

Siemens Schweiz AG

siemens.ch

L’infrastructure de recharge, la base du succès

pd. Concentrations croissantes

de CO 2

et raréfaction des ressources

en énergies fossiles :

ces deux tendances boostent la

dynamique du développement

de l’électromobilité. Siemens

possède des dizaines d’années

d’expérience dans le secteur de

l’énergie, de la mobilité, de l’infrastructure

et des bâtiments.

Forts de notre savoir-faire

complet, nous voulons apporter

des concepts globaux à l’univers

électromobile afin de favoriser

son essor.

Pour accélérer l’évolution positive

en cours, le déploiement à

grande échelle d’une infrastructure

de recharge performante

est incontournable. Car pour

la plupart des acheteurs, outre

l’autonomie et la consommation,

une question surtout s’avère

cruciale pour l’adoption d’une

voiture électrique : où la recharger

? C’est toujours cette

question qui arrive en tête lors

des entretiens de conseil.

La recharge d’un véhicule

électrique doit être aussi simple

et pratique que le plein d’une

voiture à moteur thermique. Nos

produits et solutions contribuent

de façon décisive à assurer la

pertinence du passage du « fossile

» à « l’électrique ». Siemens

propose en conséquence un

large éventail de solutions de

recharge AC et DC performantes

pour les groupes de clients

les plus divers : par exemple

petits chargeurs muraux pour

Siemens offre une large gamme de solutions de recharge. Source : Siemens Suisse SA

intérieur et extérieur, bornes

de recharge électrique pour

les centres commerciaux et les

exploitants des stations-service

ou solutions infrastructurelles,

sous les formes les plus variées,

pour autocaristes et transports

publics interrégionaux. <

16

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


Chargeur mural VersiCharge AC

performance, polyvalence, économie

Depuis une dizaine d’années, les bornes de recharge VersiCharge de

Siemens sont synonymes de qualité supérieure, de robustesse et de

technologie éprouvée. Le nouveau chargeur mural VersiCharge AC de

troisième génération vient enrichir cette tradition avec de multiples

améliorations innovantes, un design d’une esthétique tonique et une

puissance de charge AC jusqu’à 22 kW. Idéal en intérieur comme

en extérieur, il emporte l’adhésion par son excellent rapport prix/

performance.

Plus d'informations :

Siemens Suisse SA

Smart Infrastructure

Freilagerstrasse 40

8047 Zurich

Tél. +41 585 583 580

power.info.ch@siemens.com

siemens.ch/emobility


CONSTRUIRE & RÉNOVER

Le showroom virtuel

Une prestation

supplémentaire en amont

L’équipe du showroom virtuel Audi à Buchs

ZH : Peter Schmid, Nicolas Mfato, JC Mfato et

Tim Schmid (de g. à d.) Source : Audi

En avril, Audi a rapidement construit un espace de conseil virtuel à Buchs (ZH). Grâce à ce dernier, Peter Schmid

et son équipe font entrer l’électromobilité au domicile du client, qui peut découvrir de manière personnelle et individuelle

un véhicule sans se déplacer. Jürg A. Stettler

M. Schmid, l’ancien accueil d’Amag Pièces et accessoires à Buchs

(ZH) a été transformé à la vitesse de l’éclair en showroom virtuel

pour conseiller les clients indépendamment du lieu où ils se

trouvent à l’aide de lunettes de réalité virtuelle. Cette idée a-t-elle

germé pendant la crise du coronavirus ?

Peter Schmid, expert de l’électromobilité chez Audi Suisse et chef

du projet de conseils en direct : Nous avions déjà eu l’idée avant la

crise. Celle-ci a toutefois accéléré sa concrétisation. Il a suffi de trois

semaines entre la décision de la mise en œuvre et la première séance

de conseil en direct.

Que faut-il pour mettre en place un showroom virtuel et combien

de personnes l’encadrent ?

Il faut surtout une infrastructure informatique. Nos conseillers en direct

portent des lunettes de réalité virtuelle Epson qui permettent au

client de voir depuis chez lui, sur son ordinateur ou son smartphone,

ce que nos collègues visualisent dans le showroom. (Rires) Il va de soi

que les véhicules doivent être présents sur place pour que nous puissions

montrer quelque chose à la personne intéressée. À l’heure actuelle,

nous disposons de la nouvelle Audi e-tron Sportback, lancée en

Suisse ces jours-ci. Avec ce modèle, Audi étoffe son éventail de véhicules

électriques et cherche de manière ciblée à dissiper les préjugés

qui les touchent. Il s’agit donc d’une évolution numérique légèrement

modifiée de notre ancien Audi e-tron Experience Center à l’Utoquai.

Trois personnes prodiguent des conseils en direct aux clients.

L’offre est disponible depuis le 27 avril. Quelle a été la réaction

des clients ?

La fréquentation était excellente au début. Des créneaux sont encore

disponibles actuellement. Nous venons de décider d’élargir notre offre

à la nouvelle Audi A3 Sportback. La livraison de ces véhicules est un

peu retardée à cause du confinement. Nous pouvons ainsi présenter

dès à présent le modèle aux clients avant qu’il ne soit disponible chez

nos partenaires pour des courses d’essai.

Quels ont été les principaux défis ?

La technologie est relativement simple et nous l’avons très vite

intégrée. N’oublions pas qu’il faut des conseillers très compétents. Les

personnes intéressées qui nous contactent se sont en général déjà bien

informées et savent de quoi il retourne. Elles posent donc des questions

précises concernant l’électromobilité. Nous nous en réjouissons,

car elles nous permettent aussi de poursuivre notre apprentissage et

de nous développer.

Quels détails des véhicules ont dû être expliqués et présentés le

plus jusqu’à maintenant ?

La première Audi e-tron Sportback de Suisse trône dans notre

showroom. De nombreuses personnes intéressées souhaitent mieux

la découvrir. Nous la comparons à l’e-tron ordinaire à cet effet. Nous

abordons aussi les thématiques générales concernant l’électromobilité

telles que l’autonomie, la vitesse de charge et l’infrastructure de re-

18

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


CONSTRUIRE & RÉNOVER

Les conseillers portent des lunettes qui permettent au client potentiel de voir ...

... de chez lui exactement ce que le conseiller regarde dans la salle d’exposition.

charge. Les sujets et les questions sont très variés, et le design de la

première Sportback entièrement électrique de la marque aux quatre

anneaux est lui aussi tout à fait pertinent.

Les conseils portent-ils également sur des thématiques pouvant

être utiles a posteriori ou, par exemple, sur la mise en service

d’une station de recharge à domicile ?

C’est un point important. Dans les installations privées, c’est simple.

Pour les immeubles collectifs, nous recommandons instamment de

rechercher une solution coordonnée. Nous constatons que de nombreux

propriétaires de biens immobiliers ne se sont pas encore penchés

sur l’électromobilité. Nous leur conseillons de le faire activement.

Dans quelques années, personne ne se demandera plus combien ça

coûte. Les habitants voudront en effet savoir s’il est possible de recharger

leur voiture électrique. Les appartements locatifs dépourvus

de stations de recharge seront de plus en plus difficiles à louer.

Vous prodiguez actuellement vos conseils en direct pour les deux

modèles électriques. Que se passe-t-il avec des clients pour

lesquels vous constatez qu’une variante diesel ou GNC serait plus

adaptée pendant la séance de conseil ?

Notre communication est très claire. Nos conseils en direct portent

sur l’Audi e-tron. En d’autres termes, nous n’avons pas encore rencontré

cette éventualité. Si elle se manifestait, nous recommanderions la

personne à un concessionnaire de notre réseau.

Vous parlez d’une découverte informelle des nouveaux véhicules

électriques et d’un service de conseil neutre, mais où le client

pourra-t-il acheter la voiture en fin de compte ?

Nous prodiguons des conseils en direct indépendants pour la marque

Audi. Si nous éveillons l’intérêt de notre interlocuteur, nous le renvoyons

au partenaire Audi de son choix, y compris pour une demande

de course d’essai. Nous prenons note de son souhait et nous en informons

un concessionnaire Audi, qui se fera un plaisir de contacter

le client.

Audi évoque un essai-pilote concernant les conseils en direct.

Ne s’agirait-il pas plutôt de l’avenir des showrooms ?

Nous considérons qu’il s’agit plutôt d’une prestation supplémentaire

en amont. Nous sommes convaincus qu’elle ne remplacera pas les

showrooms physiques. Dans le cadre des conseils en direct Audi,

nous pouvons tout à fait expliquer le fonctionnement du véhicule,

mais il nous est difficile de faire passer aux clients le toucher, les positions

des sièges ou encore le ressenti. En d’autres termes, les émotions,

qui jouent un rôle important dans l’achat d’une voiture, décrochent.

Nous ne pouvons pas non plus évaluer le prix de reprises ni

proposer de courses d’essai, qui offrent justement des arguments très

convaincants pour vendre une voiture électrique. Quiconque conduit

une Audi e-tron est séduit par sa conduite dynamique.

Quel est l’impact du showroom virtuel sur le showroom réel,

y compris chez les petits concessionnaires ?

Notre projet pilote nous permet de tester la technologie afin d’évaluer

si nos concessionnaires pourront aussi la proposer eux-mêmes à titre

complémentaire à l’avenir. Des conseils en direct professionnels renforcent

la position des concessionnaires, qui peuvent alors s’attendre à

d’autres courses d’essai et à des ventes supplémentaires. Le showroom

virtuel doit donc être considéré comme le premier contact, la visite

physique du showroom étant l’occasion de prodiguer au client des

conseils approfondis.

À l’avenir, faudra-t-il encore un showroom dispendieux chez

chaque partenaire, ou un Audi Experience Center dans un lieu

stratégique suffira-t-il ?

Je doute qu’il faille des showrooms dispendieux. Personne ne conteste

toutefois que des showrooms sont nécessaires. L’émotionnalité de

l’achat d’une voiture ne peut être transmise numériquement, même avec

une technologie aussi performante. Cela ne signifie néanmoins pas que

personne n’achètera de voitures neuves par la voie numérique à l’avenir.

Amag propose déjà ce service et des clients y ont recours. <

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AUTOINSIDE | Juillet Août 202019


CONSTRUIRE & RÉNOVER

Interview avec Aurel Toth d’AWS Architekten AG

Le garage, l’outil

du garagiste

Fort de plus de 30 ans d’expérience de la construction de garages et d’ateliers, Aurel Toth est l’architecte leader

de ce secteur. AWS Architekten AG, cabinet installé à Berne, est devenu quasi incontournable pour quiconque

souhaite construire ou transformer un garage. Sandro Compagno

M. Toth, une récession due à la crise du coronavirus menace la

Suisse. En tant qu’architecte de garages, en ressentez-vous déjà

les effets ?

Aurel Toth, directeur d’AWS Architekten AG : Non, pas encore. Il

est difficile d’arrêter des projets de construction qui sont actuellement

en cours d’exécution. Le développement de quelques nouveaux projets

a en revanche été reporté, voire mis de côté. Le secteur de la construction

sera certainement aussi touché par les conséquences du Covid-19,

mais avec un certain décalage.

Vous et votre équipe chez AWS Architekten AG construisez des

garages et des showrooms depuis plus de 30 ans. Vous êtes considérés

comme les leaders en Suisse. Comment en êtes-vous venus

à vous spécialiser dans l’automobile ?

Le cabinet d’architectes AWS existe depuis plus de 40 ans. Durant

ces années, nous n’avons pas construit uniquement des garages. Nous

construisons également des habitations et des bureaux, mais les garages

sont devenus le pilier de notre activité au fil du temps.

Qu’est-ce qui vous motive en tant qu’architecte dans cette branche ?

L’architecture commerciale nous offre, à nous architectes, de nombreuses

missions intéressantes : conceptuelles, organisationnelles,

techniques et environnementales.

À quoi ressemblera le garage de 2050 ?

Il faudrait consulter un devin... Les véhicules auront toujours besoin

de maintenance dans 30 ans. Le type de maintenance dépend

de l’état actuel de la technique, qui ne cesse d’ailleurs de se complexifier.

D’après moi, les garages de demain ne seront pas fondamentalement

différents de ceux d’aujourd’hui.

Un garage est aussi un instrument de marketing. En tant qu’architecte,

comment faites-vous pour inciter les clients à s’y rendre ?

Je considère plutôt le garage comme un outil et non pas comme un instrument

de marketing. La conception d’un garage commence toujours

par le positionnement du bâtiment sur la parcelle. Pour que les clients

reviennent au garage, il faut avant tout qu’ils puissent facilement y accéder

et le quitter et ils doivent pouvoir s’y garer facilement. L’architecture

n’est toutefois pas la raison principale d’une visite d’un client dans un

garage. Il s’agit des gens qui y travaillent et de la qualité de leur travail.

Les directives de nombreux constructeurs concernant le respect

de l’identité visuelle ou de la charte graphique sont très rigides.

Dans quelle mesure votre liberté de conception s’en trouve-t-elle

restreinte ?

Les directives relatives à l’identité visuelle et à la charte graphique

Quelles sont les différences entre un bâtiment que vous avez

construit il y a dix ans et un garage que vous êtes en train de

concevoir ?

Les directives des constructeurs en matière d’identité visuelle mises à

part, il s’agit surtout du facteur durabilité en technique du bâtiment.

Nous avons largement progressé depuis dix ans dans ce domaine.

Comment l’évolution des technologies de propulsion et leur diversité

croissante affectent-elles votre travail ?

La planification d’ateliers n’a pas particulièrement évolué. Mais les véhicules

électriques ont besoin d’un peu plus de place autour d’eux que

les voitures thermiques ordinaires et il faut aussi des ponts de levage

adaptés. Les exigences de sécurité concernant les véhicules accidentés

ou en panne nous posent toutefois d’importants défis.

Aurel Toth est le directeur d’AWS Architekten et donc l’architecte leader en

matière de construction de garages et d’ateliers. Source : AWS Architekten

20

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


CONSTRUIRE & RÉNOVER

Peu importe la marque : pour construire un garage en Suisse aujourd’hui, difficile de passer à côté d’AWS-Architekten. Quelques exemple de leur travail. Source : AWS Architekten

nous laissent encore assez de liberté de conception. Les directives

ne sont pas là pour uniformiser les garages, mais pour que la

marque soit reconnaissable.

Y a-t-il de grosses différences d’une marque à l’autre ou les procédures

à prendre en compte sont-elles peu ou prou les mêmes dans

chaque garage ?

Elles sont similaires, mais rarement identiques. Les différences se

situent au niveau des conditions-cadres locales : le site, la géométrie

et la topographie des parcelles, le cahier des charges du maître

d’ouvrage, etc.

À quoi faites-vous particulièrement attention lorsque vous

concevez un garage ?

Sans hésitation, au déroulement optimal des flux de travail. Ce sont

eux qui déterminent si la transformation permettra au garagiste de gagner

en efficacité.

Les garagistes doivent souvent faire un choix entre transformation

ou reconstruction complète. En règle générale, qu’est-ce qui est le

moins cher et le plus cher ? Qu’est-ce qui vous conduit à proposer

la première ou la seconde option ?

La question est ardue et il y a plusieurs réponses possibles. Il faut décider

au cas par cas. Personnellement, j’ai toujours beaucoup de respect

pour les transformations. <

Plus d’informations sur :

aws.ch

Véhicules de reprise ?

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du marché.

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occasions proactive.

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AUTOINSIDE | Juillet Août 202021


CONSTRUIRE & RÉNOVER

Tribune

Aperçu des sources de financement

Le financement joue un rôle central dans la création et le développement d’une entreprise, en particulier s’il

s’agit d’un garage nécessitant des capitaux conséquents. André Frey, directeur de Figas

Financement externe

Financement

Financement interne

• Financement par leasing : le leasing

consiste à louer ou à affermer des biens

d’investissement et des biens de consommation

durables tels que des véhicules de

démonstration ou des appareils de test.

Crédit bancaire

Tiers ou

investisseurs

Financement

participatif

Les différentes sources de financement. Source : Figas

Les formes de financement peuvent être

classées selon divers critères : l’origine des

fonds obtenus (financement interne ou externe),

un événement de financement (création

de l’entreprise, financement d’extension,

refinancement, etc.), les besoins en capitaux

et la durée du financement (court, moyen et

long terme).

Le financement interne provient surtout

de l’autofinancement. Si une entreprise décide

de couvrir les investissements à venir

par un financement interne, elle génère les

fonds à partir de ses propres activités commerciales.

Citons par exemple les bénéfices

réalisés qu’elle conserve, les fonds issus de

cessions telles que la vente d’une réserve

foncière ou la réduction durable des stocks.

Un financement interne est avantageux, car

l’entrepreneur peut prendre ses propres décisions

indépendamment d’éventuels créanciers.

En pratique, il s’avère toutefois que très

peu d’entreprises disposent de fonds suffisants

leur permettant de financer d’importants

investissements.

Dans le cas d’un financement externe, les

capitaux proviennent de sources externes

plutôt que de l’entreprise elle-même. Le crédit

bancaire en est la forme la plus connue.

Le financement externe est intéressant, car il

permet de consentir de gros investissements

Financement

autonome

Autofinancement

Financement sur

capital généré

Financement

sur liquidités

à court terme même si des liquidités font défaut.

En général, l’entreprise doit toutefois

également apporter des fonds propres pour

que le créancier puisse limiter le risque.

Formes spéciales de financement externe

: des prestataires financiers indépendants

des banques jouent néanmoins de plus

en plus le rôle de créanciers. Les offres suivantes

sont actuellement disponibles sur le

marché des capitaux :

• Financement externe par le biais de prêts

accordés par des tiers/investisseurs.

• Financement participatif de la part d’investisseurs

: la société obtient alors des capitaux

propres de l’extérieur. Les créanciers

peuvent prétendre à une part des

bénéfices et du patrimoine de l’entreprise

(participation minoritaire). Des financements

participatifs par des collaborateurs

sont également possibles dans

le cadre du règlement de succession.

• Financement par des importateurs : le financement

de véhicules occupe le devant

de la scène ici. Au cas par cas, des capitaux

sont toutefois également mis à la

disposition de l’entreprise si des investissements

importants tels que la construction

d’un nouveau bâtiment sont prévus.

• Sale and lease back de biens immobiliers

: le propriétaire vend un immeuble

qu’il possédait jusqu’à présent et le rachète

dans la foulée grâce à un leasing financier.

• Financement de biens d’investissements

par des sous-traitants : divers fournisseurs

de carburants, de lubrifiants, de

pièces, etc. proposent des formes de financement

destinées à des biens d’investissement

qui peuvent être amorties

en respectant des contingents d’achat.

• Financement par le crowdlending : dans

ce modèle, les capitaux proviennent de

créanciers indépendants, en partie privés,

qui forment un groupe pour prêter

leurs fonds à des emprunteurs afin

de réduire le risque de défaillance.

• Coopératives de cautionnement : en cas

de garanties insuffisantes dans le cadre

d’un financement bancaire, ces coopératives

apportent leur caution aux

banques et perçoivent une commission

en contrepartie. La Confédération

soutient certaines coopératives de cautionnement

qui sont utiles aux PME.

Pour des projets d’investissement plus

lourds, il faut se demander quels investissements

sont possibles et adaptés. En tant

que fiduciaire de la branche, Figas partage ses

connaissances techniques avec les garagistes.

Prendre contact avec des experts Figas sans

aucun engagement. <

Plus d’informations sur :

figas.ch

22

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


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AEW Energie AG

Votre garage est-il prêt pour

l’électromobilité ?

La propulsion automobile électrique a le vent en poupe. Grâce à une technologie de batterie d’avant-garde et à

l’agrandissement de l’infrastructure de recharge, les voitures électriques sont considérées comme des alternatives

sérieuses à celles équipées d’un moteur thermique. La gamme s’étend des voitures compactes aux modèles

de luxe. Tous les grands constructeurs proposent désormais des véhicules électriques (véhicules hybrides inclus)

ou sont sur le point d’en lancer.

Brève interview de Simon Müller

Simon Müller, de l’entreprise Auto-Müller AG, qui a déjà

quatre bornes de recharge en service.

Les inquiétudes historiques concernant les véhicules

électriques telles que celles portant sur

l’autonomie ou la durée de charge s’atténuent

grâce à des améliorations constantes. Contrairement

à ce que pensent de nombreuses personnes,

les véhicules électriques doivent également

être entretenus, même si les révisions

ne sont pas aussi complexes que celles sur les

véhicules conventionnels. C’est pourquoi les

garages doivent se pencher sur cette question

et installer l’infrastructure de charge correspondante.

AEW Energie AG conseille d’installer deux

à quatre bornes de charge à courant alternatif

(CA) de 11 kW en fonction de la taille de

l’établissement. Un chargeur rapide à courant

continu (CC) de 22 kW peut être utile lorsqu’il

faut charger une voiture rapidement. Les

stations de charge CA de 22 kW ne sont pas

absolument nécessaires, car de nombreux

constructeurs automobiles ne proposent à ce

jour pas cette fonction de charge en CA.

Pour charger une voiture électrique à 22 kW

en CA, il faut un onduleur plus gros qui puisse

convertir le courant alternatif en courant

continu, dont a besoin la batterie. Un tel équipement

augmente toutefois le prix de vente et

le poids de la voiture. Si plus de deux bornes

Une borne de recharge du fabricant Green Motion,

partenaire d’AEW Energie AG.

de charge sont raccordées au tableau électrique

du garage, il vaut mieux installer un système

de gestion de charge des bornes pour éviter

toute surcharge du raccordement principal du

fournisseur d’électricité. Si la puissance raccordée

d’un garage atteint déjà la limite, il est

généralement possible de procéder à l’achat

unique auprès de son fournisseur d’électricité

d’un surcroît de puissance, dont le coût varie

d’un fournisseur à l’autre. AEW travaille activement

depuis quatre ans dans le domaine

de l’électromobilité. Elle a déjà mis en service

plus de 300 bornes de charge et en a également

installé dans des garages. Grâce à sa participation

de 33 % dans Evpass, le plus vaste

réseau de charge public suisse, AEW a directement

accès à 1650 bornes de charge publiques.

Fondé en 1925 et géré par la quatrième génération

de la famille fondatrice, le garage Opel

Auto-Müller AG d’Unterkulm, en Argovie, dispose

déjà de quatre bornes de recharge depuis

un an. Mises en service par AEW, ces bornes

fabriquées par Green Motion, un partenaire

d’AEW implanté à Lausanne, disposent d’un

système de gestion de la charge et sont très

robustes, ce qui peut être avantageux dans un

environnement parfois frénétique. Il a donc

été inutile d’augmenter la puissance du raccordement

domestique jusqu’à présent.

Quelle est la part des véhicules électriques

vendus ces derniers mois ?

Elle est de 20 %. Nous constatons que de

nombreux clients achètent un véhicule électrique

en guise de voiture secondaire pour

se familiariser doucement avec la technologie.

Fait surprenant, ces acheteurs sont

quelque peu plus âgés.

Y a-t-il des conducteurs de voitures

électriques qui repassent à l’essence ?

Non, jusqu’à présent, aucun de nos clients

n’a regretté sa décision d’achat et son changement

de technologie.

Êtes-vous satisfait des bornes de charge

Green Motion ?

Nous en sommes très satisfaits. Le système

est très performant au quotidien. Ce sont

surtout les câbles en spirale très esthétiques

qui nous font gagner du temps. L’E-Mobility

Cockpit nous permet en outre d’accéder à tout

moment aux statistiques de consommation.

Êtes-vous satisfait du service clientèle

d’AEW ?

Nous en sommes très satisfaits. Il est très

réactif et répond normalement à nos demandes

dans la journée.

Avez-vous également des questions sur

l’électromobilité ? Nous sommes à votre disposition

pour un entretien de conseil. <

Plus d’informations sur :

aew.ch/emobility

AUTOINSIDE | Juillet Août 202023


LAVER & ENTRETENIR

Les divers segments des brosses

latérales du portique de lavage

CWB 3 Klean !Star iQ Kärcher

permettent également de traiter au

mieux des formes de carrosserie

difficiles à nettoyer, car les brosses

s’adaptent de manière plus précise

aux contours du véhicule. Source :

Médias UPSA.

Portique de lavage à trois brosses Kärcher

Pour nettoyer les belles

courbes en toute sécurité

Pour minimiser les travaux de finition et la préparation après le lavage, le Centre Porsche Zoug a acheté un

nouveau portique de lavage il y a près de six mois. Le portique de lavage à trois brosses signé Kärcher convient

bien aux formes dynamiques, aux jantes et aux ailerons des voitures de sport. Jürg A. Stettler

La légendaire flyline Porsche de la 911 ou

les arrondis dynamiques des ailes du Macan

Turbo ne sont pas faciles à négocier pour un

tunnel ou un portique de lavage. C’est pourquoi

des travaux de finition sont souvent nécessaires

après un lavage pour que le résultat

convienne au client. Tel a également été le

constat du Centre Porsche Zoug de Rotkreuz,

qui s’est donc mis à la recherche d’un remplaçant

pour son portique existant. « Un tunnel

de lavage entraîné par une chaîne, qui aurait

nécessité une pente spéciale et une inclinaison

latérale, n’aurait pas été envisageable chez

nous pour des raisons de place et de coûts.

C’est pourquoi nous avons cherché un portique

de lavage. Nous nous sommes naturellement

entretenus avec d’autres partenaires

Porsche », explique Thomas Güntert, responsable

du service après-vente. « Nos collègues

de Zurich-Schlieren sont très satisfaits de leur

portique Kärcher. » Ces retours et les fonctions

spéciales du portique de lavage à trois brosses

CWB 3 Klean !Star iQ de Kärcher désormais

installé ont séduit les responsables à Zoug,

qui peuvent dorénavant réduire les travaux de

finition, auparavant chronophages, et rendre

les lavages bien plus efficaces, ce qui porte rapidement

ses fruits avec 60 à 70 utilisations

par jour.

Ses brosses latérales intelligentes constituent

l’un des avantages du nouveau Kärcher

CWB 3 Klean !Star iQ. Elles sont en effet divisées

en plusieurs segments qui épousent

parfaitement la forme du véhicule, ce qui permet

de percevoir bien plus précisément les

contours et donc d’obtenir un résultat manifestement

meilleur. « Il est clair que certaines

zones près des pare-chocs ou de la calandre

nécessitent encore des finitions. Mais elles

sont bien moins nombreuses qu’avant », indique

M. Güntert. Kärcher marque aussi des

points dans le nettoyage des jantes. Le mécanisme

spécial de cisailles permet en effet

d’ajuster précisément la hauteur des brosses

à la roue. Contrairement à une brosse montée

sur coupelle uniquement capable de se déplacer

de gauche à droite, les trois brosses à

jantes de tailles différentes décrivant une ellipse

permettent également de retirer de la

poussière de freinage tenace ou d’autres saletés

sur des jantes sport. Le design sobre

de qualité de l’installation a lui aussi séduit

M. Güntert. « L’équipement de l’atelier doit

également respecter l’identité graphique

Porsche. » L’aspect esthétique compte finalement

aussi.

Le centre pouvait en outre définir des programmes

de lavage spéciaux pour le CWB 3

Klean !Star iQ. « Nous avons par exemple créé

un programme spécifique pour tous les véhicules

GT et pour les cabriolets », dévoile le responsable

du service après-vente. « Pour ménager

les capotes des véhicules, les buses haute

pression ne sont pas utilisées près du toit. »

Les brosses latérales segmentées, qui pivotent

de 90° à l’arrière et qui s’inclinent en plus de

15° pour s’adapter encore mieux à la face arrière,

conviennent en revanche parfaitement

aux cabriolets. Elles permettent de nettoyer

des modèles tels que la 718 Cayman GT4 avec

son aileron prononcé. Grâce au séchoir de toit

pivotant qui suit les contours, les modèles

Porsche sont également débarrassés avec brio

de l’eau résiduelle. Il ne reste pratiquement aucune

goutte sur les carrosseries dynamiques.

« Nous avons vite trouvé une bonne configu-

24

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


FOKUS LAVER & ENTRETENIR

Thomas Güntert, responsable du service après-vente au Centre Porsche Zoug, avec les deux experts Kärcher des

installations de lavage Marcel Beljean, chef de projets/vente de technologies de systèmes, et Marco Koletnik, chef

de projets Wash System, à côté d’une Porsche 718 Cayman GT4 fraîchement lavée et caractérisée par des ailes

arrière difficiles à nettoyer.

Pour que des jantes sport puissent aussi être lavées, le

portique Kärcher dispose d’un système précis d’ajustement

de la hauteur grâce à un mécanisme de cisailles et

de brosses individuelles décrivant des ellipses, comme

sur une brosse à dents électrique.

ration pour déchirer le film d’eau avec des adjuvants

et ainsi obtenir un séchage optimal »,

poursuit Thomas Güntert.

À Rotkreuz (ZG), le centre mise non seulement

sur une technologie de lavage moderne, mais

aussi sur une méthode de conditionnement

des eaux usées efficace et écologique. Comme

le portique Kärcher et l’espace de nettoyage

de châssis sont tous deux raccordés au système

de nettoyage des eaux usées, les responsables

ont en effet adopté une installation biologique

en raison de la présence de carbone

dans ces dernières. Dans le domaine du conditionnement

biologique de l’eau, Kärcher collabore

avec Thommen-Furler (voir l’article en

pages 28 et 29), qui a mis en service l’installation

au Centre Porsche Zoug. Celle-ci n’utilise

pas de produits chimiques ni de matériel de

filtration et permet de réduire considérablement

les dépenses en eau, car jusqu’à 95 % de

l’eau claire peut être recyclée.

N’oublions pas les révisions de l’installation

de lavage : pour les responsables du Centre

Porsche Zoug, celles-ci doivent fonctionner

aussi bien que l’installation elle-même. « Il faut

éviter toute immobilisation dans la mesure du

possible. Bien que nous puissions exceptionnellement

laver des voitures dans des installations

publiques, nous y passons beaucoup

plus de temps », martèle M. Güntert. Et Marco

Koletnik, chef de projets Wash System chez

Kärcher Suisse, d’ajouter : « Chez nous, les

clients apprécient de pouvoir parler à un interlocuteur

direct. En cas de panne, il nous arrive

souvent de prêter notre concours par téléphone.

Il suffit alors au collaborateur Porsche

de confirmer quelque chose sur l’écran du système.

» Et pour les problèmes plus ardus, un

technicien Kärcher est immédiatement disponible

pour trouver une solution. <

Plus d’informations sur :

kaercher.ch

Mesure de précision

du profil du pneu

En option

reconnaissance

de plaques

d’immatriculation

de véhicule

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8192 Zweidlen ZH

Tel. +41 (0)44 867 02 78

www.gassnerag.ch

AUTOINSIDE | Juillet Août 202025


LAVER & ENTRETENIR

Épuration des eaux usées

Jusqu’à 95 % d’économies

d’eau propre

L’épuration des eaux usées est prescrite pour une station de lavage à partir de 5000 cycles. Le centre Porsche

Zoug dispose de l’une des installations de traitement les plus modernes. Biologique ou chimique ? Quel

mode d’épuration des eaux usées est indiqué ? Martin Lüthi, spécialiste en traitement des eaux usées chez

Thommen-Furler, présente les avantages et les inconvénients de ces deux méthodes. Jürg A. Stettler

Martin Lüthi, spécialiste en traitement des eaux usées

chez Tommen-Furler. Source : Thommen-Furler

La solution écologique est-elle toujours

une solution économiquement judicieuse ?

Oui, sans aucun doute. Les installations biologiques

de traitement des eaux usées présentent

de véritables avantages, tant écologiques

qu’économiques. Ce constat n’a cessé

d’être confirmé depuis le lancement des

ventes de ces installations.

Dans un système Bio-Simplex, ni les

produits chimiques ni le matériel de

filtration ne sont utilisés pour la purification

de l’eau. Source : Thommen-Furler

Monsieur Lüthi, quand doit-on opter pour

une épuration chimique des eaux usées,

et dans quels cas doit-on privilégier la

méthode biologique ?

Martin Lüthi, spécialiste en traitement des

eaux usées chez Thommen-Furler AG : Toutes

les eaux usées industrielles contenant de l’huile

qui proviennent des stations de lavage, des entreprises

de transport et des garages doivent toujours

être traitées avec une installation d’épuration

biologique. D’un point de vue écologique et

économique, le remplacement d’une installation

à processus physico-chimique par une installation

identique n’est pas pertinent.

Quels sont les atouts des installations

biologiques de traitement des eaux usées ?

Notre système Bio-Simplex offre notamment

les avantages suivants : réduction des

travaux de maintenance et d’entretien, absence

d’utilisation de produits chimiques et

de matériau de filtration, absence d’odeurs

désagréables, et nette diminution des coûts

d’eau. Il convient toutefois de distinguer

les installations biologiques de traitement

des eaux usées et les installations biologiques

d’épuration des eaux usées. Le système

Bio-Simplex ne permet pas seulement

le traitement, mais aussi le recyclage de l’eau

nettoyée pour d’autres processus de lavage.

Il maintient ainsi l’eau recyclée dans le circuit

d’eau des installations. Ce système permet

d’économiser 95 % de l’eau propre. Divers

utilisateurs, notamment les exploitants

de stations de lavage, peuvent ainsi poursuivre

leur activité même pendant les années

de sécheresse.

26

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


LAVER & ENTRETENIR

Y a-t-il également des inconvénients ?

Pour les garages existants, l’installation de la

préséparation peut, selon la configuration des

locaux, s’avérer problématique. Les citernes

avec trou d’homme nécessaires sont très encombrantes.

Lors de nouvelles constructions,

les puits en béton destinés à la préséparation

sont par conséquent creusés dans le sol.

Comment les installations biologiques d’épuration

des eaux usées fonctionnent-elles ?

Les eaux usées produites lors du nettoyage

du véhicule sont d’abord acheminées dans un

bassin de sédimentation (collecteur de boues).

Les résidus de sable, de gravier et de fibres

sont alors extraits et les matières flottantes

conservées. Les eaux usées traversent ensuite

un étage de réacteur biologique. Il se forme

alors à la surface d’un lit fluidisé une puissante

biocénose qui élimine biologiquement

les composants organiques des eaux usées.

Une ventilation intensive du système permet

l’établissement exclusif d’une biologie aérobie,

prévenant ainsi les mauvaises odeurs liées aux

processus de décomposition. Les eaux usées

traitées sont acheminées dans un décanteur

secondaire. L’eau purifiée s’écoule pour finir

dans le collecteur d’eau usée en aval. Depuis

ce réservoir d’eau usée, l’eau est réaspirée

dans la station de lavage et l’excédent d’eau

de 5 à 10 % est évacué dans la canalisation.

Autre aspect positif : les microorganismes décomposent

également les hydrocarbures et

les tensioactifs des shampoings. Une réduction

considérable des valeurs DCO, de l’ordre

de 98 %, est ainsi observée.

Quel est le temps requis pour l’entretien des

installations biologiques et quelle formation

les collaborateurs doivent-ils suivre ?

5 à 10 minutes seulement suffisent pour le

contrôle de la fonctionnalité de l’installation

par les exploitants. En plus du contrôle visuel

quotidien, un contrôle hebdomadaire, un

contrôle et un nettoyage mensuels ainsi qu’un

contrôle semestriel avec nettoyage et mesures

sont nécessaires. Les techniciens de Thommen-Furler

AG effectuent par ailleurs chaque

année une révision de l’installation.

La transformation d’une ancienne installation

en vaut-elle la peine ou est-elle uniquement

pertinente dans le cadre d’une nouvelle

construction/installation ?

La mise en place d’une installation biologique

de traitement des eaux usées est toujours intéressante,

sa dimension étant définie en

fonction du débit actuel des eaux usées. Aujourd’hui,

nous installons presque exclusivement

ce type de systèmes Bio-Simplex.

Quelle est la particularité du centre

Porsche Zoug ?

Le centre Porsche Zoug joue un rôle de modèle

dans le recyclage de l’eau en Suisse. Depuis

des années, la durabilité et la préservation des

ressources naturelles, telles que l’eau propre,

sont incontournables dans le centre Porsche

Zoug. Avec des économies d’eau propre de

95 %, les aspects écologiques et économiques

sont véritablement à l’honneur ! <

Plus d’informations sur :

thommen-furler.ch

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LAVER & ENTRETENIR

La peinture d’une voiture est exposée chaque jour à diverses

contraintes. Le moyen le plus sûr de la protéger est d’utiliser

des films de protection adaptés. Source : Llumar.

Complément d’activité

Des films pour protéger

la voiture et ses occupants

Pour beaucoup de propriétaires automobiles, une voiture ne sert pas uniquement à relier un point A à un point B.

Les films haute performance de Llumar protègent leur « bébé » et ses occupants des effets de l’environnement.

sco/pd. Llumar met aujourd’hui sur le marché

une nouvelle technologie de protection de la

peinture qui représente un complément d’activité

intéressant pour les garagistes. Ce film avec

revêtement en vernis transparent « autorégénérant

» protège la peinture du véhicule et fait disparaître

les rayures grâce aux rayons du soleil

ou à de l’eau chaude. Cette nouveauté est distribuée

en Suisse par Fibag SA.

La peinture d’une voiture doit supporter diverses

agressions : brosses de stations de lavage,

frottements contre des buissons, facteurs

environnementaux tels que les rayons UV, le

soleil en été ou le sel et le froid en hiver. Les lois

contraignent les fabricants automobiles à utiliser

des peintures écologiques à base d’eau. De

ce fait, la surface de la peinture n’est plus aussi

dure et donc davantage sensible aux rayures et

aux chocs. En principe, la peinture d’une voiture

est conçue pour résister aux influences environnementales,

et il existe dans le commerce

différents produits d’entretien permettant de la

protéger.

Ces produits ne sont cependant pas très utiles

contre les cailloux ou les rayures. Les petits

cailloux propulsés sur la route sont à première

vue inoffensifs, mais ils provoquent de petites

fissures dans la peinture pouvant atteindre la

tôle et entraîner une corrosion. Opter pour une

conservation professionnelle peut ici s’avérer

une aide précieuse. Mais le moyen le plus sûr

de protéger la peinture, c’est d’utiliser des films

de protection.

Llumar propose un film d’un nouveau genre

qui « régénère » de manière autonome les petites

éraflures de la peinture. Les rayures se

résorbent grâce à la chaleur solaire ou à l’eau

chaude. Le film est hautement transparent et

donc quasiment invisible. « Les carrosseries

rayées sont de l’histoire ancienne », affirme

Christian Steiner, directeur des achats et des

ventes des produits Llumar auprès de Fibag.

« Ce film protège le véhicule tout au long de l’année

des petits impacts de pierres, des rayons

du soleil, du sable et du sel de déneigement. »

Un produit qui ne protège pas seulement la

peinture, mais aussi les occupants du véhicule.

Les films pour vitres Llumar bloquent plus de

99 % des rayons UV dangereux et permettent

ainsi de réduire les risques de cancer de la peau.

Aux États-Unis, la Skin Cancer Foundation recommande

donc de poser des films pour vitres

dans le cadre d’un programme de prévention.

De plus, cette protection UV réduit également

la décoloration et la formation de fissures dans

l’équipement du véhicule. Enfin, ces films permettent

aussi de réduire sensiblement les températures

des surfaces à l’intérieur du véhicule

et les éblouissements. <

Pour plus d’informations :

fibag.ch

28

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


Nettoyage de pièces pour

professionnels : se conformer aux

exigences tout en ménageant la

peau et l’environnement.

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LAVER & ENTRETENIR

Entretien de véhicules anciens et plus récents

Entretenir avec amour

son véhicule ancien ou

plus récent à la maison,

c’est bien, le confier à son

garagiste, c’est mieux.

Source: Istock

Une attention particulière

Même la jeunesse éprise de protection du climat peine à réprimer son émerveillement à la vue de véhicules anciens

et plus récents. Mais après une belle escapade estivale, une voiture précieuse peut toutefois aussi avoir besoin

d’une visite au garage, qui lui fera subir une véritable cure de jouvence aux mains de professionnels. Jürg A. Stettler

Si un client amène son véhicule ancien ou plus récent à l’atelier, le garagiste

devrait lui proposer une cure de jouvence pour son bijou. En effet,

il en faut peu pour que de premières fissures abîment le tableau de

bord de la voiture exposée trop longtemps à un soleil de plomb. Des

taches peuvent également apparaître sur le vieux cuir. Rien n’oblige le

propriétaire à accepter ces dégâts en guise de patine supplémentaire, car

ils peuvent être réparés professionnellement. De tels travaux sont intéressants

tant pour le garagiste que pour l’automobiliste, qui retrouvera

ensuite sa pièce historique dans tout son éclat. Ces soins commencent

dès le lavage ! Un véhicule ancien ou plus récent ne doit pas être traité

avec des produits de nettoyage automobiles ordinaires. Logiquement,

le véhicule ne doit surtout pas passer par la station de lavage. Il ne faut

en effet utiliser que des produits qui ménagent la peinture. Divers fournisseurs

tels que Meguiars, Nigrin, Riwax ou Motorex proposent des

produits d’entretien adaptés. Le comportement moussant, l’effet de déchirement

du film d’eau et les performances déperlantes varient fortement

d’un produit à l’autre.

Il convient également de choisir le produit adapté pour le polissage.

Si une cire de polissage abrasive normale est appliquée sur une ancienne

peinture fragile, celle-ci risque de s’écailler. Les peintures

des voitures précieuses se caractérisent par une structure totalement

différente de celle des peintures modernes. La cire de polissage

doit donc être appliquée en plusieurs phases. Cette opération

peut prendre plusieurs jours, voire des semaines, car la pâte nécessite

plusieurs jours pour se diffuser en fonction de la consistance de

la peinture. Il faut en outre veiller à bien polir la nouvelle peinture

grossière avant d’appliquer la couche suivante. Il est facile de réaliser

ces travaux dispendieux avec les outils et les appareils professionnels

présents dans un garage. C’est pourquoi les conducteurs de véhicules

anciens et plus récents sont généralement disposés à les confier

à des professionnels.

Comme le caoutchouc des portes et les joints sont particulièrement délicats

et surtout difficiles à trouver, il est conseillé de travailler avec soin et

de les traiter avec des produits d’entretien doux. En cas de doutes quant

au matériau ou au produit d’entretien à utiliser sur une voiture, il faut

impérativement effectuer un essai de compatibilité dans un endroit invisible

pour éviter que des taches laides ou des dommages permanents

ne se forment dans l’habitacle. Bien que de nombreux produits d’entretien

soient aujourd’hui biodégradables, leur compatibilité avec les anciens

matériaux n’est pas toujours garantie. Pour un entretien en douceur des

pièces en plastique, qui peut redonner au plastique mat un nouvel éclat,

il vaut mieux utiliser des produits à base de cire de carnauba. Il faut juste

veiller à ce qu’ils ne finissent pas sur des surfaces en verre.

Et avant qu’une couche chromée ne jaunisse et qu’une visite dans une

entreprise de galvanisation ne soit nécessaire, il est conseillé d’appliquer

le Chrome Polish de Motorex. La cire de polissage peut être utilisée

sur toutes les pièces chromées telles que le pot d’échappement, les parechocs,

les rayons et les jantes. Elle s’applique à l’aide d’un chiffon sec et

laisse un mince film protecteur brillant invisible. Pour nettoyer rapidement

des jantes en acier ou en alliage léger, Motorex dispose par ailleurs

d’un nettoyant de jantes sans acide à base d’une formule à gel actif, le

Wheel Cleaner. Il suffit de le vaporiser uniformément sur la jante à environ

20 cm. Après avoir laissé le produit agir pendant environ cinq minutes,

le nettoyage de la jante peut être achevé à l’aide d’une éponge ou

d’une brosse à jante, en fonction du niveau d’encrassement. Il faut ensuite

la rincer abondamment à l’eau. Avantage : exempt d’acide, Wheel Cleaner

de Motorex n’attaque pas les disques de frein.

La minutie et la dévotion à la vieille tôle sont les principales qualités requises

pour ces travaux. S’ils sont bien entretenus, les véhicules anciens

pourront encore rouler longtemps, très longtemps et les clients en remercieront

leur garagiste. <

30

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


SPONSORED CONTENT

ESA

Avec les stations de lavage d’ESA,

le succès est au rendez-vous

Depuis plus de 40 ans, ESA distribue en exclusivité en Suisse et au Liechtenstein les stations de lavage de

son partenaire WashTec.

terme. Des machines fiables et sophistiquées peuvent être installées

de manière à s’adapter parfaitement au profil de la clientèle et aux

particularités locales. Chaque installation peut être ajustée via les options

disponibles intelligentes et ciblées sur la qualité de lavage, la vitesse,

le confort d’utilisation et le design, pour une conception unique.

L’offre d’ESA comprend en outre un large choix d’appareils périphériques

comme les aspirateurs et les pulvérisateurs, ou encore les systèmes

de paiement et les produits de nettoyage de SONAX. Avec son bureau

d’études CAO interne, ESA s’occupe également de l’intégration exacte dans

les bâtiments et assure l’efficacité de la communication avec les architectes

des maîtres d’œuvre. Pour le montage et la maintenance de la station de

lavage, une équipe compétente se tient à la disposition des clients, avec

des techniciens dans toute la Suisse.

La société WashTec, sise à Augsbourg, est considérée comme étant à

l’origine des stations de lavage automatiques. Les racines de l’entreprise

nous font remonter en 1885 : à cette époque, elle fabriquait des

machines pour de grandes blanchisseries. Le premier portail de lavage

à trois brosses est apparu il y a près de 60 ans, ce fut une révolution

! Sans cette longue tradition, un solide savoir-faire et une grande

force d’innovation, la prospérité de WashTec serait impossible. Les

machines sont constamment améliorées, la gamme sans cesse enrichie.

WashTec s’est propulsée au rang de leader du marché et de l’innovation

dans le domaine des portails et tunnels de lavage, emplacements

de lavage en libre-service et stations de lavage pour véhicules

utilitaires. Aujourd’hui, WashTec possède 40 000 stations de lavage

en service dans le monde entier.

L’offre de prestations d’ESA, partenaire de longue date de WashTec,

est complète : de la première prise de contact à la livraison des projets

de stations de lavage de toute taille, pour tous les budgets et les

besoins les plus divers. La plus grande importance est accordée au

conseil avant-vente. Les idées, les suggestions et les intérêts des gestionnaires

sont discutés en détail et la faisabilité étudiée à la loupe.

Les clients bénéficient ainsi de la riche expérience de spécialistes formés

en usine et à l’œuvre depuis des années. Grâce à leur approche

moderne, ils savent configurer avec précision la station de lavage capable

de générer les plus hauts revenus pour le gestionnaire sur le long

Le lavage automobile est une activité florissante, qui offre un grand potentiel

et connaît un vif engouement. Ceux qui planifient un nouvel investissement

avec le bon partenaire atteindront le chiffre d’affaires souhaité

très rapidement après la mise en service de la station de lavage. Les

spécialistes d’ESA se tiennent à votre disposition pour vous fournir tous

les conseils nécessaires.

ESA, la centrale d’achat de la branche automobile et des véhicules à

moteur suisse, fête son 90 e anniversaire en 2020. Au travers de toutes

ses activités, elle stimule les performances économiques de ses copropriétaires

et de ses clients. En tant que coopérative, ESA appartient

à plus de 7000 sociétaires et copropriétaires issus de la branche automobile

et des véhicules à moteur. Plus de 580 collaborateurs, dont

60 apprentis, travaillent d’arrache-pied pour fournir aux copropriétaires et

aux clients les produits souhaités, jusqu’à trois fois par jour à partir de neuf

sites répartis dans tout le pays. ESA fournit tout sous un seul et même

toit, dans l’ensemble des domaines allant des biens de consommation aux

biens d’investissement. En 2019, ESA a réalisé un chiffre d’affaires de plus

de 382,5 millions de francs. <

Plus d’informations sur :

esa.ch

AUTOINSIDE | Juillet Août 202031


LAVER & ENTRETENIR

Véhicules électriques et hybrides

À quoi faut-il veiller lors du

séchage de la peinture ?

À la suite des réparations de peinture, le séchage forcé engendre rapidement des températures supérieures à

60 °C. Les batteries de véhicules rechargeables y sont toutefois sensibles. Ivica Juric, responsable du centre

d’information d’André Koch SA, évoque les dernières tendances en termes de séchage de peintures et les

avantages des systèmes de peinture basse énergie. Carla Stampfli

Lors des réparations de dégâts de peinture sur des voitures électriques ou hybrides, diverses mesures de sécurité doivent être respectées. Source : Axalta.

Qu’il s’agisse de voitures électriques, hybrides ou au GNC, de plus en

plus de véhicules équipés d’une propulsion alternative circulent sur

les routes suisses. En 2019, leur nombre a augmenté de 88,6 % par rapport

à 2018. La croissance a surtout été due aux voitures électriques

(+157,7 %) et aux hybrides (+68 %). Les garagistes et les carrossiers s’occupent

de plus en plus de véhicules dotés d’un système haute tension.

Pour les garages, de tels systèmes s’accompagnent de nouveaux défis

qui sont inconnus sur les moteurs thermiques. Des connaissances spéciales

sont nécessaires et des précautions de sécurité doivent être respectées,

y compris dans la réparation de dégâts de peinture. Le séchage

forcé engendre en effet des températures dépassant rapidement les

60 °C. Les batteries de véhicules rechargeables y sont toutefois sensibles.

Une forte chaleur conduit à un vieillissement prématuré des

batteries de traction lithium-ion, très répandues. En fonction du

constructeur automobile, il faut donc tenir compte de diverses valeurs

maximales pour la température de la cabine de peinture et la durée de

séchage, mais aussi de différentes consignes de sécurité.

Ivica Juric, responsable du centre d’information

d’André Koch SA. Source : André Koch SA.

« Même à basse température, les peintres doivent délivrer des réparations

parfaites lorsqu’ils remettent en état des véhicules électriques

ou hybrides », affirme Ivica Juric, responsable du centre d’information

d’André Koch SA, le principal fournisseur de peintures de réparation

automobiles en Suisse. Des règles spéciales doivent être observées dès

la préparation de la peinture : « Le système haute tension doit être

désactivé avant le début des travaux. Seules des personnes formées

y sont habilitées. » Des systèmes de peinture basse énergie peuvent

32

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


FOKUS LAVER & ENTRETENIR

ensuite être appliqués. « Il s’agit de produits dont la réticulation se

produit à une température minimale de 18 °C et qui sèchent correctement

et rapidement sans convection forcée à l’air », explique M. Juric.

Ces systèmes ne doivent pas être confondus avec des produits ordinaires

auxquels sont ajoutés des adjuvants pour forcer le séchage.

« Les peintures basse énergie s’appuient sur une technologie particulière

qui offre une qualité durable pour une vitesse d’application élevée

des couches finales. »

André Koch SA propose plusieurs technologies de produits aux garagistes

: la technologie « Standox VOC Xtreme » et la technologie

« Lesonal Ultra Air ». Ces systèmes de peinture basse énergie se caractérisent

par de nombreux avantages : « En renonçant au séchage

forcé, les ateliers peuvent réaliser jusqu’à 70 % d’économie d’énergie.

La gestion du temps dans l’atelier est par ailleurs optimisée de telle

sorte qu’il en résulte une ambiance de travail plus détendue pour un

même débit. Mais ce n’est pas tout : « La vitesse de l’ensemble du processus

de réparation n’est pas que maintenue, elle augmente même »,

indique Ivica Juric.

Les systèmes de peinture de Lesonal et de Standox se distinguent par

leur rendement énergétique et le gain de temps et de matériel. « Avec le

système Xtreme, nous disposons d’une palette de produits basse énergie

complète capable de réticuler les divers composants, du surfaceur

au vernis, et ce, à basse température : du surfaceur mouillé sur mouillé

et du surfaceur à poncer, qui peuvent être appliqués en une fois, jusqu’à

la couche de fond Standoblue et au nouveau vernis VOC Xtreme Plus,

pour une finition brillante. »

André Koch développe actuellement un programme de formation visant

à faciliter l’utilisation de ces systèmes de peinture particuliers :

« Des formations dédiées à la basse énergie subissent actuellement

leurs derniers préparatifs pour que de nouvelles formations produits

puissent être proposées au terme de la situation exceptionnelle que

traverse la planète. » Compte tenu des succès déjà enregistrés, André

Koch SA est convaincue que des produits tels que la gamme « VOC

Xtreme » s’établiront dans le domaine des peintures de réparation automobiles.

« Les revêtements qui réticulent tous les composants, même

si la température extérieure est basse, sont les produits du futur. »

André Koch SA propose continuellement des offres spéciales sur l’ensemble

de la gamme de peintures. Les produits « Xtreme » y figurent

également. <

Plus d’informations sur :

andrekoch.ch

AUTOINSIDE | Juillet Août 202033


LAVER & ENTRETENIR

Deux barrières de cellules photoélectriques

capturent le contour du véhicule.

L’ordinateur optimise le contrôle du

séchoir et des brosses. Source : Aquarama

Aquarama

Un scanner dans

le portique de lavage

Le Stargate S111 est le produit haut de gamme d’Aquarama. L’équipe réunie autour de Frank Müller,

le directeur, en a installé environ vingt ces deux dernières années. Le système est à présent équipé

d’une nouveauté captivante. Sandro Compagno

Le personnel d’Aquarama est fier du Stargate

S111. Un lavage standard dure 3 minutes et

25 secondes. « Laisser la saleté sur la voiture

est la seule manière de faire plus vite », déclare

Frank Müller en souriant. En ajoutant

du polish, il faut compter entre 4 minutes

30 et 5 minutes. Il s’agit là de chiffres importants

pour le complément d’activité s’appuyant

sur des installations de lavage. Selon

Frank Müller, « Des programmes courts assurent

un débit élevé aux heures de grande

affluence. » Il en résulte davantage de lavages

de voitures par heure et donc un chiffre d’affaires

plus important.

Le fabricant italien Aquarama évolue sur le

marché avec son Stargate S111 depuis 2017.

Cette année, les concepteurs du portique,

qui aiment innover, l’ont gratifié d’une mise

à jour numérique qui permet à deux rideaux

de cellules photoélectriques de détecter les

contours du véhicule. L’ordinateur optimise

la commande du séchoir et des brosses.

La détection automatique identifie précisément

les formes spéciales telles que celles

des pick-ups et d’obstacles comme les coffres

de toit, les antennes de navigation ou les gyrophares.

Frank Müller assure que « cette détection

des contours est très rapide. Grâce

aux données saisies, les mouvements de la

brosse horizontale, des buses haute pression

au niveau des côtés et du toit et des barres de

séchage sont fluides et rapides. »

La palpation optique des contours convient

surtout pour les portiques de lavage qui fonctionnent

sans personnel. « Ce sont les rideaux

de cellules photoélectriques, et non les

collaborateurs, qui identifient les obstacles

et qui y réagissent par des mouvements de

brosses et de soufflerie afin d’éviter d’endommager

le véhicule », explique Frank Müller.

Autre point fort, le Stargate S111 est doté de

la technologie de brosse « Wave Tech » qui

nettoie aussi parfaitement les voitures aux

contours prononcés grâce à des mouvements

tant rotatifs que latéraux. Les clients apprécieront

tout particulièrement d’expérimenter

le système « Waterfall Mousse », qui dépose

sur le véhicule un tapis de mousse illuminé

par des LED de différentes couleurs. Les portiques

de lavage Aquarama se caractérisent

par des hauteurs de passage comprises entre

2,10 et 3,10 mètres et des largeurs de passage

allant de 2,52 à 2,70 mètres. <

Plus d’informations sur :

aquaramaswiss.ch

34

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


NOUVEAUX PRODUITS

Glas Trösch AG

glastroesch.ch

Même le moteur étincellera : grâce aux produits de nettoyage professionnels et écologiques pour les véhicules de la marque Mafra

pd. Polyvalent, le produit de

nettoyage Supermafrasol

élimine tout type de saleté,

graisse, huile, smog, insectes,

diesel, etc. sans endommager

la surface. Grâce à ses propriétés,

il conserve son pouvoir

nettoyant élevé même lorsqu’il

est utilisé dans de l’eau dure

ou est fortement dilué. Supermafrasol

est donc idéal pour

dégraisser et nettoyer les

moteurs automobiles, pour

éliminer les saletés tenaces de

la carrosserie mais aussi pour

nettoyer les sols.

Pour une finition brillante après

le nettoyage, Mafra recommande

l’utilisation de Last Touch

Express. Cette cire liquide

garantit une propreté durable

et une brillance éclatante. Elle

peut être appliquée humide ou

sèche en quelques secondes

seulement.

En été, les exigences en

matière de nettoyage de

l’habitacle augmentent car

les températures élevées

rendent les pièces en plastique

utilisées troubles et dures.

L’utilisation du Pulimax de

Mafra est recommandée pour

la régénération des tableaux

de bord et des panneaux de

porte. Ce produit de nettoyage

universel biodégradable

convient également pour le

nettoyage des housses de

siège et des garnitures de toit,

ainsi que pour l’élimination des

mauvaises odeurs.

Les produits de nettoyage

Mafra offrent la solution idéale

pour chaque application. Les

produits de nettoyage et d’entretien

sont disponibles auprès

de Carbesa, Trösch Autoglas et

Rapid Autoglas. <

Les produits Mafra pour un nettoyage professionnel des véhicules. Source : Glas Trösch AG

Bieri Tenta AG

bieri.ch

L’élégant Carport de Bieri

pd. Protection et présentation

de vos véhicules sous un seul

abri. Avec une adaptation

parfaite à votre environnement,

une construction durable, en

option avec des panneaux

arrière et latéraux. L’abri pour

voiture est fabriqué sur mesure

en Suisse et selon plusieurs

de configurations spéciales au

choix. La membrane est tendue

par-dessus une structure en

acier autonome, conférant au

Carport sa sveltesse de forme.

Les membranes sont plus ou

moins translucides, selon la

couleur choisie pour le textile.

Ainsi l’éclairage est-il parfaitement

lumineux sous le Carport,

bien que sans exposition au

soleil direct. De même, sa

construction sobre et réduite

au minimum constitue-t-elle un

complément idéal à des édifices

indépendants et d’architecture

sophistiquée. Le Carport de Bieri

est utilisé avec succès pour les

parkings d’entreprise et dans

le commerce automobile. Les

parois latérales et arrière imprimables

individuellement offrent

un espace publicitaire supplémentaire

à l’entreprise. Cet abri

à agencement modulaire peut

être agrandi à volonté, un Carport

unique ou double pouvant

L’élégant Carport de Bieri. Source : Bieri Tenta AG

ainsi se transformer en vaste

toiture. Les montants peuvent

se poser directement sur une

assise en béton ou sur un sol

plan et capable de supporter une

charge, tel qu’asphalte, béton,

gravier, etc.

Spécifications techniques

• Réalisation standard en

acier profilé, galvanisé à

chaud

• Éléments vissables les uns

aux autres

• Membrane en tissu polyester

et revêtement PVC, avec

enduit isolant non salissant

• Imprimable individuellement

pour un espace publicitaire

supplémentaire

• La version triple peut se

passer de montant

central. <

AUTOINSIDE | Juillet Août 202035


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Interview de Maurice Acker, National Sales Director d’AutoScout24

« Nous voulons tous

gagner de l’argent »

Maurice Acker se rappellera toute sa vie de ce 16 mars. Le

confinement économique a commencé en Suisse le jour même

de son entrée en fonction au poste de National Sales Director

d’AutoScout24. Dans cet entretien, Maurice Acker revient sur

ses débuts mémorables, parle de l’image d’AutoScout24, et

dévoile quelle voiture fait battre son cœur.

Sandro Compagno

« L’écoute du client est le facteur de succès le plus souvent sous-estimé dans la vente » : Maurice Acker est National Sales Director d’AutoScout24 depuis le 16 mars.

Source : AutoScout24

Monsieur Acker, le 16 mars 2020 a été à la

fois le premier jour du confinement et celui

de votre entrée chez AutoScout24. Quelle a

été votre priorité au cours de cette semaine ?

Maurice Acker, National Sales Director

AutoScout24 : Sans exagération, je peux dire

que mes débuts ont été très intenses. Comme

une grande partie de la branche, AutoScout24

a consacré ces journées à l’annulation des

rendez-vous et événements qui étaient prévus

au Salon de l’auto. Nous étions par ailleurs

conscients que notre branche allait être

très impactée par la situation exceptionnelle

déclarée par le Conseil fédéral. Au cours de

cette semaine, mon équipe et moi-même nous

sommes par conséquent concentrés sur la

mise en place de solutions numériques pour

nos clients. L’objectif était de lancer au moins

une fonction numérique par mois, et nous

avons relevé ce défi.

Pendant les mois de mars, avril, mai et juin,

le télétravail a été mis en place pour l’ensemble

du groupe Scout24. Quand avez-vous

finalement rencontré vos collègues pour la

première fois ?

Effectivement. Dès le 11 mars, tous les collaborateurs

du groupe Scout24 ont travaillé

à distance depuis leur domicile. J’avais eu

la chance de participer à des réunions en décembre

2019 et février 2020 et avais par ailleurs

déjà aménagé mon bureau à Flamatt.

Quelques jours plus tard, nous déménagions

tous chez nous. Les vidéoconférences

nous ont toutefois permis de maintenir un

contact étroit. Grâce à notre infrastructure,

cette forme de collaboration numérique fonctionne

très bien. Je me réjouis cependant de

retrouver prochainement mon équipe sur

place. Notre activité étant axée sur les relations

humaines, ma préférence va au contact

personnel.

Le poste que vous occupez chez

AutoScout24 n’existait pas jusqu’ici.

Quelles sont les raisons de sa création ?

En tant que plus grande plate-forme automobile

en ligne, notre mission consiste à mettre

en relation des concessionnaires, des vendeurs

privés et des acheteurs en ligne le plus

simplement et consciencieusement possible.

Nos clients professionnels constituent un

facteur essentiel de notre réussite, d’où l’importance

de notre proximité avec la clientèle.

Cette proximité doit être étendue et intensifiée

afin que nous puissions, aujourd’hui

comme demain, proposer des produits et

services innovants à nos clients. L’écoute du

client est par ailleurs, selon moi, un facteur

de réussite essentiel pour la vente, mais c’est

aussi celui qui est le plus souvent sous-estimé.

Dans le communiqué de presse annonçant

votre nomination, il est indiqué que la plateforme

doit être « plus clairement positionnée

en tant que partenaire de la mobilité ».

Les garagistes ne considèrent-ils pas assez

AutoScout24 comme un partenaire ?

Je viens moi-même de ce secteur et j’ai travaillé

pour différentes marques. Je sais par conséquent

qu’AutoScout24 est perçue de manière

variée. Pour un acteur du marché aussi fort,

il est difficile de satisfaire des attentes et des

exigences parfois divergentes et de suivre une

ligne claire sans exercer une forme de domination.

Mais je peux vous assurer que nous

sommes conscients de cette responsabilité. Je

suis un fervent défenseur de l’échange entre

partenaires. Nous faisons notre possible pour

soutenir le commerce en proposant de nouveaux

produits, en offrant constamment une

valeur ajoutée et en étendant parallèlement

notre position sur le marché. Au risque de paraître

impopulaire, je tiens à souligner une vé-

36

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

rité qui caractérise chaque partenariat : nous

vendons tous des voitures, des pièces de rechange

et des prestations numériques pour

gagner de l’argent.

Comment entendez-vous améliorer

cette perception ?

Notre priorité consiste avant tout à identifier

précisément les besoins de la branche et à les

satisfaire. Pour y parvenir, nous devons impérativement

développer un échange intensif

avec nos clients afin de recenser leurs besoins.

Les dernières semaines en sont un bon

exemple : nous avons entretenu un contact très

étroit avec des groupes de concessionnaires

et des importateurs dans le but d’échanger en

permanence sur les derniers développements

et de discuter des mesures adaptées. Cette approche

ne vaut bien entendu pas que dans les

situations exceptionnelles. Elle constitue une

priorité constante pour moi-même et pour

mon équipe.

Avec la vente directe, vous permettez désormais

aux particuliers de vendre leur véhicule

directement à un garagiste. Comment

s’est passé le lancement de l’outil ?

La vente directe fonctionne en réalité sur

notre plate-forme depuis le début de l’année.

Nous avons toutefois décidé entre mars et fin

mai de suspendre cet outil et de renoncer à

toute communication de grande envergure.

Compte tenu des événements, l’achat de véhicules

n’était en effet pas la priorité des revendeurs.

De plus, les mesures de protection, par

exemple lors de l’estimation des experts sur

place, devaient être respectées. Cet exemple

illustre bien de quelle manière l’interaction

entre le commerce automobile en ligne et hors

ligne se maintient. Le lancement n’a malheureusement

pas pu être effectué comme prévu.

Nous restons toutefois convaincus que les services

simples et numérisés sont importants et

que nous sommes sur la bonne voie en ciblant

des offres qui permettent, dans la mesure du

possible, à nos clients professionnels et privés

d’acheter et de vendre des voitures par la

voie numérique.

Quels sont vos projets pour les prochains mois ?

Dès le mois de mars, un « hackathon » de dernière

minute nous a permis de proposer des

solutions originales, innovantes et rapides.

Les utilisateurs voient par exemple désormais

quels prestataires offrent une visite virtuelle

des voitures, fixent des rendez-vous en ligne

ou encore proposent une livraison à domicile.

Nous allons étendre ces fonctions. Dans l’espace

réservé aux membres, nous travaillons

par ailleurs actuellement à rendre les évaluations

et statistiques plus significatives, plus

transparentes et plus conviviales pour nos

clients.

La vente physique de véhicules n’a pas été

possible entre le 16 mars et le 11 mai. Quel

en a été l’impact sur le nombre de véhicules

vendus et sur la fréquentation d’AutoScout24 ?

Concernant le nombre d’utilisateurs individuels,

nous avons surtout constaté un recul

au début du confinement, avant une reprise

dès le mois d’avril. Il est ainsi clairement apparu

qu’en dépit de la crise, les Suisses continuaient

à chercher des voitures sur Internet et

que certains étaient même en pleine phase de

décision d’achat. En mars, nous avons notamment

proposé à nos clients de publier leurs

stocks complets de véhicules sans coûts supplémentaires.

Cette mesure, comme d’autres,

a été très bien accueillie. Pendant le confinement,

seul l’univers numérique nous a permis

de proposer et de vendre des véhicules

ou de promouvoir des services. Certains de

nos clients ont mis en ligne tout leur stock

de véhicules. Le nombre de voitures présentées

sur AutoScout24 a surtout enregistré une

forte hausse en mars et avril, pour atteindre

187 000 véhicules.

Le chiffre d’affaires a-t-il suivi la

même courbe ou AutoScout24 souffre-t-elle

aussi de la crise du coronavirus ?

Nous avons bien entendu été affectés par cette

crise. En fait, nous y avons clairement laissé

des plumes. Nos abonnements classiques sont

restés assez stables, tandis que nos publicités

en ligne et nos offres complémentaires ont,

pour des raisons compréhensibles, enregistré

une baisse massive, tout particulièrement au

début de la crise. Compte tenu de sa solidité,

l’entreprise n’a toutefois pas été menacée dans

son existence. Un partenaire fort et innovant

tel qu’AutoScout24 soutient en définitive également

le secteur automobile.

La Suisse est devenue numérique : nous

organisons des vidéoconférences, travaillons

à distance, achetons sur Internet. Ce

phénomène va-t-il d’après vous s’estomper

avec le déconfinement ou le coronavirus

nous a-t-il donné un élan numérique ?

De ce point de vue, les dernières semaines

ont selon moi fait évoluer les choses. Par

exemple, beaucoup de gens qui se montraient

jusqu’ici assez sceptiques vis-à-vis de la vidéoconférence,

des services en ligne ou du travail

à distance ont appris à utiliser ces instruments

pendant la crise et en ont découvert

les avantages. Indépendamment du coronavirus,

on constate dans d’autres pays que de

plus en plus de personnes sont prêtes à acheter

leur voiture en un clic. La Suisse n’en est

pas encore là, mais nous sommes convaincus

que nous y viendrons. C’est la raison pour laquelle

nous travaillons également à des solutions

d’avenir.

Une dernière question : vous avez travaillé

chez PSA, Fiat Professional, Porsche, FCA et

Citroën. Quelle est la voiture de vos rêves ?

Si je pouvais faire un souhait, je choisirais

d’un coup de baguette magique un moteur

allemand, une conception italienne et un

confort français. Indépendamment de ce souhait,

j’opterais pour une Alfa Romeo Giulia

Sprint GTA, car aucun constructeur automobile

n’incarne aussi bien le mot « passion ». <

Nouvel outil :

la vente en direct

Plus d’informations sur :

autoscout24.ch

La vente en direct, par AutoScout24,

permet aux particuliers de vendre leur

véhicule à des concessionnaires en toute

simplicité, sans frais et en toute sécurité.

Le vendeur ne saisit que les principales

informations concernant le véhicule (l’état

général et les photos sont ajoutés par un

expert indépendant). Les concessionnaires

reçoivent ainsi un accès exclusif à des

véhicules de particuliers déjà pré-vérifiés

et dont l’état général est bon. Ils peuvent

ainsi soumettre leur meilleure offre, très

facilement, en un clic. Finies les négociations

chronophages et les procédures de

paiement compliquées. Plus d’informations

sur les ventes entre particuliers et concessionnaires

: https://bit.ly/30M0aCj

AUTOINSIDE | Juillet Août 202037


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Emil Frey Racing

« Nous voulons être les

meilleurs, et pas seulement

les plus importants ! »

Avec son équipe efficace, l’importateur suisse Emil Frey confirme sa longue expérience

ainsi que sa compétence dans la branche automobile et sur les circuits de course.

Le chef d’équipe Lorenz Frey-Hilti a proposé à AUTOINSIDE une visite guidée

exclusive du département sport automobile de Safenwil : petit, mais performant.

Sandro Compagno et Jürg A. Stettler

De nombreux Suisses associent systématiquement le sport automobile

suisse à Peter Sauber. Mais ils oublient trop souvent

qu’Emil Frey aussi, depuis trois générations déjà, met les bouchées

doubles dans le sport automobile, et ce, avec beaucoup de succès.

Jusqu’en 1935, le fondateur de l’entreprise, Emil Frey, participa ainsi

à plusieurs courses de moto et remporta, entre autres, le GP

d’Europe et la Course de côte du Col du Klausen. Dans les

années 1950, le passionné de mécanique et homme d’affaires compétent

courut aussi des rallyes avec Jaguar et Austin. C’est son fils,

Walter Frey, qui posa les jalons du département sport automobile

au milieu des années 1960. Aujourd’hui âgé de 76 ans, le

patron de l’importateur automobile décrocha plusieurs fois le

titre de champion de Suisse au volant d’une Mini Cooper S,

d’une Triumph Dolomite et d’une Toyota Celica, et fut aussi

pilote de formule 2 et de formule 3. En 2012, l’équipe

de sport motorisé de l’importateur automobile suisse fut

réorganisée, avec une orientation vers les courses longue

distance et les championnats dans la catégorie GT3. Dans

cette optique, les Suisses construisirent leur propre Jaguar

GT3 Emil Frey. De pilote de l’écurie privée suisse performante,

Lorenz Frey-Hilti, aujourd’hui âgé de 29 ans, est maintenant

devenu chef d’équipe. Dès sa première saison en tant que nouvelle

Avec les courses à Imola fin juillet et à

Misano début août, la saison devrait enfin

pouvoir recommencer pour Emil Frey

Racing. Source : Emil Frey Racing.

38

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

équipe partenaire de Lamborghini, Emil Frey Racing a remporté

pas moins de huit victoires en 14 courses en 2019 et décroché le

titre de champion dans la série International GT Open.

Tous les feux étaient au vert pour la nouvelle saison, mais la crise

du coronavirus est venue couper totalement dans son élan à la

fois la branche automobile et le sport automobile. AUTOINSIDE a

profité d’un aperçu exclusif des préparatifs de la nouvelle saison

de course derrière les portes habituellement closes d’Emil Frey

Racing, dont les quartiers se trouvent dans un complexe immobilier

de deux étages tout à fait improbable, au siège de Safenwil. Une

équipe centrale de 22 collaborateurs y travaille, dont deux avaient

déjà fait leur apprentissage dans une entreprise d’Emil Frey. « Nous

avons une équipe aux compétences diversifiées, sans départs et arrivées

permanents. Dans le sport automobile en général, les entreprises

se disputent les talents, et pas seulement les pilotes », explique

le chef d’équipe Lorenz Frey-Hilti. « Emil Frey Racing a un

avantage : ici, les gens assument clairement plus de responsabilités

que dans de grandes équipes. Ils sont bien plus qu’un énième développeur.

De surcroît, nos processus décisionnels sont courts, ce

qui nous aide aussi. »

Lorenz Frey-Hilti est responsable de l’orientation et de la conduite

stratégiques, de la communication et du marketing du département

sport automobile, et il confie la conduite opérationnelle à son

directeur technique, Jürg Flach. Celui-ci a composé une équipe de

choc, comme l’ont prouvé les succès de 2019. « Chez Emil Frey,

nous sommes des spécialistes du sport automobile, et nous pouvons

également en apporter la preuve sur le circuit avec Emil Frey Racing.

Et ce, même avec une marque que nous ne représentons pas du

tout, ni en tant qu’importateur ni dans le commerce. Cela confère

à l’ensemble une note encore un peu plus particulière », explique

L. Frey-Hilti avant de commencer la visite guidée exclusive dans

le bureau paysager, où plusieurs ingénieurs et techniciens réfléchissent

derrière des ordinateurs. « Nous employons, par exemple,

deux designers, qui conçoivent des prototypes de pièce pour les

deux Lamborghini et proposent des prestations de services à

d’autres équipes. » Car Emil Frey Racing n’est pas une simple équipe

opérationnelle. Elle possède au contraire l’infrastructure nécessaire

pour procéder au perfectionnement des bolides de course.

« On oublie trop souvent que les voitures de course, comme les véhicules

ordinaires, ont besoin d’être optimisées du point de vue

de l’aérodynamique ou de la consommation », précise L. Frey- Hilti.

Suite en page 40

AUTOINSIDE | Juillet Août 202039


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

« Certaines idées et expériences découlant de courses et d’essais ont

notamment été intégrées directement au travail d’atelier pour les interventions

Lexus, ce qui a eu un impact sur la production. »

Le savoir-faire acquis lors des interventions sur la Jaguar GT3 Emil Frey

et la Lexus RC F GT3 a également aidé l’équipe suisse à trouver rapidement

ses marques avec les deux Lamborghini Huracán GT3 Evo. De plus,

la collaboration avec les Italiens fonctionne à merveille et n’a pas trop

été perturbée par le confinement et l’arrêt de la production. « Comme

nous comptons parmi les équipes de référence officielles, nous pouvons,

d’une part, faire appel à trois pilotes d’usine de Lamborghini et avons,

d’autre part, accès au camion de pièces détachées de l’usine. Autrement

dit, nous avons nettement moins de matériel à emporter pour aller aux

courses », nous confie le chef de 29 ans avant de nous emmener vers

les caisses sur roulettes déjà emballées : « En général, il faut avoir sous

la main toutes les pièces de rechange nécessaires pour chaque véhicule.

Qu’y a-t-il de plus énervant que de mettre en jeu une victoire à

cause d’une pièce manquante ? Et c’est aussi disproportionné par rapport

au travail fourni. » En effet, comme l’importateur lui-même, Emil Frey

Racing attache de l’importance à l’utilisation ciblée des moyens. « Nous

disposons de structures rationnelles. Dans le sport motorisé aussi, il est

déterminant de savoir faire de bons investissements. Chez Emil Frey Racing,

nous voulons être les meilleurs, et pas seulement les plus importants

», affirme le chef d’équipe L. Frey-Hilti pour clarifier ses objectifs.

Une mission tout sauf facile dans la prestigieuse catégorie GT, où s’opposent

les véhicules les plus différents de plusieurs marques, et à

l’échelle mondiale, jusqu’au bolide GT3 380. Pour que cela reste équitable,

en dépit des conditions très variables et des niveaux de performance

des véhicules, un classement des bolides est effectué selon le

principe de la BOP, acronyme de « Balance of Performance ». « À chaque

véhicule est attribué un delta sur la base de son poids, de sa portance

et de sa puissance. Les trois variables doivent être intégrées à ce delta.

Cela veut dire qu’en fonction de la course, on doit subitement mettre

plusieurs kilos en plus que la concurrence dans la boîte, sur le siège

passager, ce qui est parfois très énervant. Mais le bénéfice est au rendez-vous

: la saison passée, nous avions généralement dix véhicules

en l’espace d’une seconde, ce qui

rendait toujours les courses très captivantes », constate le chef d’équipe,

qui nous invite à nous diriger vers le centre de remise en forme.

Ici, les pilotes bénéficient d’une préparation spécifique pour les courses.

« Il a surtout fallu s’habituer aux forces G, qui tirent le corps à chaque

virage et à chaque freinage. De plus, même quand le cœur bat à près de

170 pulsations, il faut rester totalement concentré et exécuter certaines

tâches dans le cockpit », explique L. Frey-Hilti, qui se tient entièrement

détendu sur la planche d’équilibre. Le responsable ne prouve pas seulement

que son sens de l’équilibre est excellent, mais indique que sa rapidité

de réaction et sa vision périphérique sont exercées simultanément

à la paroi. « En plus, mon entraîneur m’a demandé d’effectuer dans le

même temps du calcul mental. C’est le seul moyen d’apprendre à être

multi-tâches, une qualité indispensable pour la course automobile », explique

L. Frey-Hilti. Le chef d’équipe, qui a osé faire le pas vers le sport

automobile assez tard, à 19 ans, après s’être blessé plusieurs fois au hockey

sur glace, ne monte plus dans le cockpit : « Bien sûr que cela m’attire

encore. Après tout, je suis un passionné d’automobile, mais j’aurais

eu trop de travail. Je me concentre maintenant sur d’autres tâches. »

La vue sur la salle d’à côté avec le simulateur de course hydraulique

est elle aussi impressionnante. Il peut d’ailleurs être réservé par

des clients externes et pour des manifestations. Ici, tous les amateurs

de jeux vidéo s’en donneraient à cœur joie : une toile géante à

225 degrés, qui serait du meilleur effet dans n’importe quel cinéma,

enserre le cockpit GT. « Tout le parcours GT est scanné au laser, avec

des données sur chaque rainure dans l’asphalte. Cela permet de bien

se préparer aux courses. Nous passons aussi la bande-son du bruit

de moteur. En fait on peut tout simuler, même les forces G », révèle

L. Frey-Hilti. De plus, les données de conduite sont directement transmises

à l’ingénieur, qui peut faire d’autres suggestions pour les parcours

de conduite simulée. Seul problème : en raison des restrictions

de voyage liées au coronavirus, beaucoup de pilotes n’ont pas pu venir

s’entraîner dans le simulateur.

En 2020, Emil Frey Racing prendra le départ avec l’Autrichien Norbert

Siedler, le Canadien Mikael Grenier, l’Italien Giacomo Altoè, le Français

Franck Perera, l’Espagnol Albert Costa et le Suisse Ricardo Feller. « Nous

avons eu le droit de participer à la désignation des pilotes d’usine et

nous nous entendons très bien avec Lamborghini », affirme L.

Frey-Hilti. « Avec Riccardo Feller, nous avons dans notre

écurie de course un pilote qui a grandi à même pas 15

minutes de Safenwil. En

tant qu’écurie suisse,

nous en sommes

très contents. »

Dans le simulateur de course

hydraulique, les pilotes peuvent

mémoriser les détails des parcours.Source

: EFR/Médias UPSA.

40

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

À Safenwil sont également conçues et produites les pièces des voitures de course.

Beaucoup d’espace et un rangement parfait : l’atelier d’Emil Frey Racing.

Dans le centre de fitness qui appartient à l’équipe,

Lorenz Frey-Hilti montre un exercice pour les pilotes.

Le chef d’équipe, Lorenz Frey-Hilti, devant l’une des deux Lamborghini de course.

Un coup d’œil dans le cockpit des bolides GT suffit : au volant, il faut aujourd’hui

être multi-tâches.

Les pilotes de la classe GT ne doivent pas être simplement rapides, mais

faire aussi preuve de constance, et surtout avoir l’esprit d’équipe. « En général,

une voiture se conduit à trois, c’est pourquoi il faut composer avec

le fonctionnement de son collègue. Ce n’est pas donné à tout le monde »,

commente L. Frey-Hilti alors qu’il nous fait passer devant la Lamborghini

Huracán GT3 Evo presque terminée. « Il faut surtout ramener le véhicule

en bon état, et pas complètement déglingué. » Il estime qu’Albert

Costa est un vrai coup de chance pour son équipe. L’Espagnol n’a certes

pas réussi à rejoindre la Formule 1 et a ensuite arrêté la course pendant

plusieurs années. « Il est venu chez nous après quelques tours de pistes au

volant de voitures ultra-rapides et fait aujourd’hui partie des meilleurs pilotes

de la catégorie GT3. »

Même si les médias suisses parlent peu des courses GT3, pourtant attrayantes,

celles-ci ont néanmoins beaucoup de fans, notamment en Espagne,

en Allemagne, en Italie et en Angleterre. Les week-ends de course,

des dizaines de milliers d’inconditionnels affluent normalement vers les

circuits. Pour les deux premières courses de cette saison, il se pourrait que

cela soit très différent. Elles auront lieu fin juillet à Imola et début août à

Misano en Italie, un pays meurtri par le coronavirus. C’est pourquoi, en plus

des règlements GT3 ayant d’ores et déjà une validité globale, de nouvelles

dispositions ont été édictées, à observer pendant les courses. L. Frey-Hilti

avoue toutefois : « Je ne comprends pas encore très bien comment nous

garderons les distances dans les boxes qui sont parfois exigus. » Malgré

tout, il se réjouit de démarrer la saison : « Tout le monde est content de pouvoir

enfin reprendre !» Le chef d’équipe espère simplement que des essais

préalables seront possibles. L’équipe Emil Frey connaît en effet les bolides

de la Lamborghini Squadra Corse de l’année passée, mais lors de

la GT World World Challenge Europe (anciennement Blancpain GT Series),

on roulera avec des pneus Pirelli, alors que l’année passée, Emil

Frey Racing était encore équipé de pneus Michelin lors de l’International

GT Open. L’équipe de Safenwil manque ainsi de données de test importantes.

Dans le sport automobile, il est indispensable de connaître

le moment auquel les pneus développent leur fenêtre de performance

optimale. Un défi qu’Emil Frey Racing relèvera sûrement d’ici le début

de la saison. <

Plus d’informations sur :

emilfreyracing.com

AUTOINSIDE | Juillet Août 202041


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Décision stratégique

L’UPSA adhère à

l’association Cardossier

L’association Cardossier cherche à mettre en place une plate-forme permettant de gérer des informations

dignes de confiance concernant tout le cycle de vie d’un véhicule et d’échanger des données en toute sécurité.

Elle mise sur la technologie blockchain pour y parvenir. L’UPSA est également impliquée. Sandro Compagno

termes, un garagiste échange par exemple ses

données avec celles de l’assureur en cas de sinistre,

mais avec personne d’autre. Des données

propres sont nécessaires pour optimiser et automatiser

numériquement des processus. Les

participants qui possèdent de telles données

intéressantes et propres peuvent les vendre à

d’autres au prix convenu. Notons que le réseau

Cardossier permet également d’échanger des

jeux de données individuels à bas prix par micropaiement.

Le règlement s’effectue par l’intermédiaire

de PostFinance.

Les onze premiers millions de jeux de données ont été chargés sur la plate-forme en mai. Source : Istock.

Markus Aegerter, membre de la direction de l’UPSA.

Source : Médias UPSA.

Lors de sa réunion du 16 juin, le comité central

a décidé de s’engager au sein de l’association

Cardossier. L’UPSA siègera également à

son conseil d’administration. « Nous voulons

collaborer et défendre les intérêts des garagistes

suisses », déclare Markus Aegerter,

membre de la direction de l’UPSA. Parmi ses

membres, l’association compte notamment

l’Office fédéral des routes (OFROU), Amag,

Emil Frey, le TCS, auto-i-dat, PostFinance,

les assureurs Axa et la Mobilière ainsi qu’auto-suisse.

L’éditeur de logiciels suisse AdNovum

a développé la plate-forme.

Cardossier souhaite apporter de la transparence

dans l’écosystème automobile et mettre

en confiance tous les partenaires commerciaux.

La confiance est en effet un prérequis central de

toute forme de commerce. Cela vaut tout particulièrement

pour le commerce automobile, car

l’achat d’un véhicule constitue un investissement

considérable pour le client. À l’heure actuelle,

l’historique d’un véhicule est rarement complet

et présenté de manière transparente. Des dommages

cachés peuvent entraîner ultérieurement

de grosses pertes, et bien des ennuis tant pour

les automobilistes que pour les garagistes.

La technologie blockchain devrait permettre de

représenter l’intégralité de l’historique d’un véhicule.

Le spécialiste des données auto-i-dat a

chargé les onze premiers millions de jeux de

données sur la plate-forme en mai. Franziska

Füglistaler, la CEO de Cardossier, indique que

le terme blockchain, associé à Cardossier, est

quelque peu ambigu : « Chaque acteur n’a pas

accès à toutes les données. Chaque participant

ne voit que ses données et les échange avec ses

partenaires lors d’une transaction. » En d’autres

Cardossier ne constitue pas simplement un pas

de plus sur le chemin de la numérisation de la

branche automobile, mais un véritable bond

dans une ère nouvelle. Markus Aegerter s’attend

à une amélioration de l’efficacité tout au long de

la chaîne de valeur, par exemple grâce à la numérisation

de l’immatriculation et du permis de

circulation des véhicules ainsi qu’aux processus

de leasing, à la gestion des sinistres et à la gestion

des flottes.

Franziska Füglistaler illustre les avantages pour

les garagistes en tant qu’acteurs de cette chaîne

par une question rhétorique : « Pourquoi ne pourrais-je

pas acheter une voiture neuve, l’assurer et

l’immatriculer tout en vendant et en exmatriculant

mon ancienne voiture un samedi après-midi,

lors d’un événement organisé par mon garagiste

pour ses clients, le tout sur mon smartphone ? »

La patronne de Cardossier admet toutefois qu’il

ne s’agit là que d’une vision pour le moment :

« Mais nous voulons en mettre certains aspects

en œuvre dès l’année prochaine ! » <

Plus d’informations sur :

cardossier.ch

42

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


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COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Corona

Les occasions devancent

les voitures neuves

Au printemps, le rapport entre les voitures

d’occasion et les voitures neuves a considérablement

augmenté en faveur des voitures

d’occasion. Source : Istock

Le nombre de voitures de tourisme nouvellement immatriculées a fortement baissé depuis la flambée de

coronavirus. Le marché des occasions a également souffert, mais la baisse était plus modeste. En avril 2020,

un mois marqué par le virus, il y a eu deux fois plus de changements de propriétaire par nouvelle immatriculation

qu’en avril 2019. Le marché de l’occasion serait-il sur le point de rebondir ? Carla Stampfli

-39,4 %, -67,2 % et -50,5 % : le confinement

et donc la fermeture des espaces d’exposition

et de vente en mars, en avril et en mai

(jusqu’à la mi-mai) a sans aucun doute eu

un impact sur le marché automobile suisse.

Depuis le début de l’année, une extrapolation

montre que le nombre de voitures

neuves immatriculées a chuté de près de

40 % par rapport à 2019. « Les primo-acquérants

ou les personnes achetant à nouveau

une voiture se tournent plutôt vers l’occasion

ou souhaitent savoir à quoi ressemblerait leur

vie s’ils disposaient de leur propre voiture à

l’aide d’un abonnement automobile », déclare

auto-suisse pour commenter les nouvelles

immatriculations en mai.

Les données d’auto-i-dat, le centre de compétence

neutre pour les données de l’économie

de l’automobile, indiquent aussi que les

occasions sont (plus) demandées en cette

période de coronavirus. Bien que les chiffres

de vente aient aussi reculé sur le marché

de l’occasion, l’ampleur des dégâts a été

plus modeste que pour les voitures neuves.

Ainsi, alors que le nombre d’occasions

échangées en janvier dépassait encore de

2,2 % celui du même mois en 2019, cette valeur

est passée à -1,4 % en février. Le nombre

de changements de propriétaire perdait

23,7 % en mars et 37,5 % en avril. En rapportant

les changements de propriétaire aux

nouvelles immatriculations, on constate

qu’ils se décalent fortement, conformément

à l’analyse d’auto-i-dat et aux exemples suivants.

En mars 2019, chaque nouvelle immatriculation

s’accompagnait de 2,31 changements

de propriétaire sur le marché de

l’occasion. En mars 2020, ce ratio est monté

à 2,91. Au cours des deux mois suivants,

le nombre de changements de propriétaire a

pratiquement doublé. En avril 2019, il y avait

encore 2,36 changements de propriétaire

pour chaque nouvelle immatriculation. Cette

année, ce chiffre est de 4,49. En mai, mois de

la réouverture des showrooms, ce ratio est

même passé à 4,70, contre 2,49 en mai 2019 !

« Dans la plupart des cas, l’absence de délais

de livraison explique que plus d’occasions,

qui étaient donc immédiatement disponibles,

se sont vendues par rapport à des voitures

neuves », déclare René Mitteregger, spécialiste

des données chez auto-i-dat. Reste à

savoir si les constructeurs pourront redémarrer

rapidement leur production. À l’heure

actuelle, l’acheteur d’une voiture neuve doit

patienter bien plus longtemps qu’avant la

flambée de coronavirus. « Les occasions seront

encore plus prisées si les problèmes

de livraison persistent. » La forte demande

pourrait réduire quant à elle l’offre sur le

marché de l’occasion si de nouvelles occasions

ne l’alimentaient pas. Il est encore trop

tôt pour constater des changements concernant

les périodes d’immobilisation et les

prix. « À long terme, les prix des bonnes occasions

pourraient augmenter », souligne M.

Mitteregger. Lorsqu’on lui demande d’identifier

le type d’occasions qui a été particulièrement

demandé pendant le confinement, il

répond qu’il lui semble que la propulsion soit

passée à l’arrière-plan pendant cette période.

« Les acheteurs veulent des véhicules bien

équipés et en bon état. » René Mitteregger

conseille aux garages de ne pas accorder de

rabais inutiles. « Les bonnes occasions sont

actuellement prisées et elles le resteront ces

prochains mois. »

Kurt Giger, responsable commercial des garages

Ruckstuhl, confirme la tendance observée

par auto-i-dat : « La demande d’occasions a

été plus faible qu’au cours d’un printemps normal

à cause du confinement et de la fermeture

des espaces de vente, mais le ratio occasions/

voitures neuves a tout de même fortement

augmenté au profit des occasions. » Ce sont

en particulier les occasions peu onéreuses,

valant moins de 15 000 francs, qui étaient

44

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


demandées. « Les personnes qui empruntaient

les TP pour se rendre au travail ont eu

besoin d’une voiture. » Ils s’y sentent plus rassurés

face au virus que dans les TP. Dans les

garages Ruckstuhl, les responsables partent

du principe que la demande d’occasions baissera

légèrement à nouveau après le confinement,

mais à un niveau quelque peu plus élevé

que d’habitude par rapport aux voitures

neuves. « Du fait de la conjoncture, les clients

feront plus attention à leur budget et achèteront

des véhicules moins chers. »

Amag n’a constaté aucune hausse de la demande

d’occasions dans son activité classique

: « Les activités de vente étaient très restreintes

pendant le confinement. Elles étaient

impossibles dans le contexte classique. L’aspect

émotionnel manque aux clients. » Amag

a tout de même été en mesure de livrer le

tiers de son volume ordinaire sans contacts

prolongés directs et en respectant la distanciation

sociale. « Dans cette situation inédite,

nous profitons, avec la reprise de nos activités

en ligne, d’un trafic intense. Les clients

ont eu le temps et ont pu se faire une bonne

vue d’ensemble de chez eux », déclare Dino

Graf, le porte-parole de l’importateur. Il n’y

a pas non plus eu de modèles fortement demandés

en ligne, tels que de petites voitures

ou uniquement des véhicules moins chers.

Concernant les occasions, Amag n’a enregistré

que des achats plutôt ciblés, qui étaient

nécessaires pour les clients et moins motivés

émotionnellement. « Davantage d’occasions

plus récentes et plus chères se sont aussi vendues.

» Amag ressent une reprise au terme

du confinement, bien que son niveau ne soit

pas habituel. Reste à savoir dans quelle mesure

la crise du coronavirus affectera le moral

des consommateurs et si la situation économique

de tout un chacun modifiera les comportements

d’achat.

AUTOINSIDE | Juillet Août 2020

Autoscout24, la principale plate-forme d’occasions

de Suisse, a enregistré des variations

similaires pendant et peu après le confinement

: « Nous avons constaté que les chiffres

d’utilisation d’AutoScout24 avaient baissé

peu avant la promulgation de l’état d’urgence.

Ils ont légèrement augmenté au mois

d’avril et retrouvé un niveau satisfaisant fin

mai », affirme Nicole Riedo, sa porte-parole.

En mars, le nombre de recherches de véhicules

d’occasion sur le portail en ligne a chuté

de 44 % par rapport à mars 2019. En avril

et en mai, la baisse a été respectivement de

46 % et de 21 %. « La demande d’occasions

affichant un bon rapport qualité/prix augmente

fortement. Il est donc particulièrement

important que les concessionnaires

contrôlent régulièrement leurs prix et qu’ils

proposent leurs véhicules à des prix intéressants

sur le marché. Autoscout24 a constaté

que les clients a vaient très bien réagi

de mars à mai. « Nos outils d’analyse

de données tels qu’Optimizer Pro aident

les concessionnaires à fixer des prix optimaux

pour le marché. » Qu’en est-il de la période

de conversion, c’est-à-dire la durée qui

s’écoule entre la publication de l’annonce et la

vente ? A-t-elle aussi évolué pendant le confinement

? « D’après nos évaluations, la durée

moyenne de publication des offres en mars,

en avril et en mai a augmenté par rapport

aux mêmes mois de l’année 2019 », affirme

Nicole Riedo. Ces chiffres doivent toutefois

être traités avec prudence, car Autoscout24

avait proposé aux clients de publier

sans surcoût des annonces pour l’ensemble

de leur parc pendant la crise, et ils y ont

eu fortement recours. « Le nombre de véhicules

faisant l’objet d’annonces sur AutoScout24

a surtout fortement progressé en

mars et en avril, bien plus que la moyenne.

Le mix d’offres a donc beaucoup changé et

le nombre de journées de validité des offres

a temporairement augmenté. » C’est pourquoi

les chiffres ne sont pas directement

comparables à ceux de l’année précédente. <

Séminaire sur la gestion

des occasions

Dans ce cours de gestion des occasions,

les vendeurs de voitures, les patrons et les

propriétaires de garages apprennent à bien

gérer leurs occasions. Outre l’élaboration

de directives photographiques relatives

à la présentation sur Internet de voitures

d’occasion et le processus de reprise, les

participants acquerront des connaissances

dans le domaine de la stratégie de prix

dynamique et du calcul des coûts totaux.

Prochain cours : mercredi 9 septembre

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COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Corona

« La voiture est une marchandise.

L’important, c’est l’humain »

Accorder des rabais pour assurer la trésorerie ? Ou bien imposer des prix raisonnables pour conserver ses

marges ? Bon nombre de garagistes ne savent pas comment réagir face à la crise du coronavirus. Marco Frozza, le

directeur de la société Auto Tempel AG située à Thoune, déconseille vivement une guerre des prix. Sandro Compagno

en chômage partiel. Cela nous a fait perdre plus de 35 % de chiffre d’affaires.

» Aussi l’entreprise a-t-elle accordé encore plus d’attention aux

coûts dès le début de la pandémie, et a pu réduire chaque mois ses sorties

de fonds de 20 000 francs.

Marco Frozza, directeur de la société Auto Tempel AG. Source : DR

Autodidacte, non-conformiste, critique : même en ces temps de coronavirus,

Marco Frozza continue de tracer son propre chemin. Il ne pratique

pas les rabais en vue de vider son stock le plus vite possible, mais s’en

tient à sa ligne de conduite. Selon le credo d’AutoTempel AG, celle-ci se

base sur « l’éthique et la morale ». « Informer et argumenter avec ouverture

et transparence. Ne pas raconter de balivernes, et ne tromper personne.

» Marco Frozza oriente son activité sur la base de ces principes

très simples. L’éthique et la morale ne s’appliquent en effet pas qu’à la

philanthropie, mais aussi aux affaires. « Nous incarnons ces principes,

ce qui rend nos clients plus fidèles et nous aide à imposer nos prix sur

le marché », explique le directeur. Il veut conserver ses marges afin de

continuer à garantir à ses clients la qualité des services qui répondent

à leurs attentes.

« En fin de compte, la voiture est une marchandise. L’essentiel est le

client. L’idée maîtresse, c’est qu’il faut aimer les gens et s’intéresser à

eux. » L’empathie est un facteur de succès dans la branche automobile,

et cela s’est encore accru pendant le confinement, poursuit Marco Frozza.

« Beaucoup de gens sont seuls. Ils vivent seuls et fréquentent peu de

monde. Lorsqu’on s’occupe d’eux dans notre showroom, c’est une occasion

formidable pour en savoir plus sur leur vie, leur situation, et pour

prendre le temps d’échanger. »

Même pendant la pandémie, les principes du garagiste de l’Oberland

bernois ont payé, comme en témoignent les chiffres des ventes de janvier

à mai 2020 que Marco Frozza dévoile à AUTOINSIDE. Au cours

des cinq premiers mois de l’année, il a vendu 13 véhicules de plus que

l’année précédente pour la même période. « De plus, les marges sont

supérieures à l’année dernière, car je ne me laisse pas entraîner dans

une guerre des prix. » Les commandes sont au niveau de 2019. Ce n’est

que du côté des occasions que le coronavirus a laissé des traces, ou plus

exactement les mesures fédérales destinées à endiguer la pandémie :

« Mon vendeur a dû rester six semaines à la maison et s’est retrouvé

Bien entendu, Marco Frozza consent tout de même à des remises sur

les achats de flottes de véhicules neufs : « Mais seulement si l’importateur

va dans le même sens en prévoyant des tabelles de rabais sur les

flottes. » Il entretient une relation cordiale avec Toyota SA (Safenwil),

bien que sa société Auto Tempel soit confrontée à des marges en baisse.

Marco Frozza estime que ses rapports avec Christian Künstler, le directeur

de Toyota, sont « agréables et courtois. Je peux lui dire mon avis,

je suis écouté. » Concernant les marges ou autres sujets sensibles, le garagiste

passionné, par ailleurs ex-président de l’association des concessionnaires

Toyota, refuse de se lamenter : « Il faut distinguer ce qu’on

peut changer, et ce qu’on ne peut pas. À quoi cela va m’avancer de

m’énerver parce que la direction de Toyota SA applique les directives

du constructeur ? C’est de l’énergie gaspillée. »

Le commerce automobile n’a jamais été aussi transparent. En deux clics,

chaque client potentiel sait quelle voiture il peut acheter à quel endroit

et à quel prix, et pourra grappiller encore quelques réductions. « Ces

deux dernières semaines, nous avons vendu deux Toyota neuves à des

clients qui m’ont mis sous le nez l’offre d’un importateur direct. Les

véhicules étaient environ 10 000 francs moins chers que chez nous »,

raconte Marco Frozza. Il a réagi conformément à sa philosophie, expliquant

au client en toute clarté pourquoi les véhicules importés directement

étaient bien moins chers : absence de prestations de garantie,

équipements de moins bonne qualité, parfois différences technologiques,

éventuellement une immatriculation enregistrée à l’étranger.

« Au final, les deux clients se sont décidés pour la variante la plus

chère, et ont rajouté respectivement 15 000 et 16 000 francs par rapport

à l’offre qu’ils nous avaient montrée. »

Dans son showroom, Marco Frozza n’hésite pas non plus à pousser

vers la sortie certains clients potentiels. « Il y a toujours des gens qui

réclament toutes les prestations possibles, mais qui ne veulent ou ne

peuvent pas dépenser un centime pour cela. Ils font en général partie

de la catégorie des chasseurs de bonnes affaires. Dans ce genre de situation,

je me permets de dire à ce type de clients que l’on ne correspond

pas à leurs attentes. » L’une des raisons de cette attitude stricte

est que ces personnes-là pourraient entrer en contact avec la clientèle

46

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Les affaires marchent malgré la pandémie : au cours des cinq premiers mois de 2020, Auto-Tempel AG (Thoune-Allmendingen) a vendu plus de véhicules neufs que l’année dernière.

Source : DR

fidèle du garagiste lors d’événements organisés par Auto Tempel AG.

« Mes clients se rencontrent, discutent des prix et des prestations. Ce

genre d’opportunistes n’apportent en général que des troubles. Je préfère

les tenir à distance. » Mieux vaut ne rien vendre que de vendre à

de mauvaises conditions.

Marco Frozza a maintenant 63 ans et ne fait pas partie de la génération

Internet. Ce qui ne l’empêche pas de miser sur les médias numériques.

Son fichier clientèle, avec 2200 adresses, est parfaitement à jour, et les

clients sont régulièrement informés par newsletter des actualités et des

offres disponibles. Ce n’est pas une communication tous azimuts, mais

ciblée. À titre d’exemple, Auto Tempel AG a envoyé une newsletter au

mois de juin sur la gamme des utilitaires de Toyota. La grand-maman

de 75 ans qui conduit une Yaris sera aussi peu intéressée par un pick-up

Hilux que par une nouvelle paire de rollers... C’est pourquoi nous avons

envoyé cette newsletter à seulement 250 adresses soigneusement sélectionnées

: aux clients qui ont déjà acheté un véhicule utilitaire, et aux

entrepreneurs de la région.

Auto Tempel est également présente sur des médias sociaux comme

Facebook et Instagram. Les bons contacts entre Marco Frozza et la

« Jungfrau Zeitung » donnent lieu régulièrement à la publication d’articles

en ligne ou sur papier. Un compte rendu journalier du bénéfice

brut sur les ventes de véhicules neufs et d’occasion permet au directeur

de se tenir constamment informé de la situation de l’entreprise. Auto

Tempel AG existe depuis 15 ans. Si la crise du coronavirus ne l’inquiète

pas outre mesure, c’est en partie grâce à son expérience, estime Marco

Frozza. « Pendant la crise de l’euro, en 2015, j’étais dos au mur avec ma

société. Il a fallu payer certains sous-traitants en espèces et ensuite restructurer

l’entreprise, notamment en la dotant d’un nouveau capital-actions.

Ce sont des choses qui marquent. »

Ce fils d’un cordonnier de Baden (AG) a appris très tôt comment affronter

les crises. Ancien coureur cycliste, il a connu des moments de

doute sur la route, et appris à lutter avec ténacité et persévérance. En

1975, il décroche à l’âge de 18 ans la médaille d’argent aux championnats

suisses juniors à Morges. Au sprint, seul le futur champion olympique

Robert Dill-Bundi l’a battu. Aujourd’hui, il préfère arpenter à son

rythme les terrains de golf. Mais les 45 années écoulées n’ont pas freiné

son ambition : « Je ne me suis jamais présenté pour finir cinquième.

J’ai toujours voulu gagner. » <

AUTOINSIDE | Juillet Août 202047


TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

Grand angle

Pour Fritz Indra, l’électromobilité

n’est rien de plus qu’une mode

« Les voitures électriques représentent une fraude à l’environnement. » C’est sous ce titre que le

SonntagsZeitung a publié une interview du légendaire concepteur automobile Fritz Indra. Cet ingénieur

de 80 ans estime que l’avenir de l’automobile appartient aux e-carburants. Sandro Compagno

Le gouvernement allemand souhaite encourager

l’achat de véhicules électriques et hybrides

rechargeables grâce à une prime d’achat pouvant

atteindre 9000 euros. Il s’agit d’aider

l’industrie automobile allemande à se redresser

aussi rapidement que possible au terme

de la pandémie de coronavirus. Dans le

SonntagsZeitung du 7 juin, Friedrich « Fritz »

Indra se montre sceptique vis-à-vis de cette

prime d’achat et de l’électromobilité.

L’Autrichien, qui a passé sa vie professionnelle

à concevoir des moteurs à combustion

et à se montrer critique face à l’électromobilité,

ne voit aucune expansion de celle-ci, estimant

qu’il s’agit tout au plus d’une mode.

« L’expansion concerne quelques rares pays

qui ont augmenté les subventions tels que

l’Allemagne, mais elle n’existe pas à l’échelle

mondiale. Les ventes ont fortement baissé

en Chine et aux États-Unis l’année dernière

lorsque les subsides accordés aux voitures

électriques ont été réduits. Par rapport à celui

de l’année 2018, le nombre d’immatriculations

dans le monde est pratiquement resté

inchangé en 2019. »

Au sujet de la percée de la voiture électrique

annoncée depuis des années, Fritz

Indra ajoute : « Tous les pronostics sont illusoires,

car les gens n’achètent pas de produit

plus mauvais que celui qu’ils ont déjà.

Ils se contentent de continuer à conduire

leur voiture thermique qui a fait ses

preuves. Il n’y a en effet rien à l’horizon

qui puisse offrir les mêmes avantages

aux clients qu’un produit que

des millions d’ingénieurs ont développé

et amélioré résolument depuis

plus d’un siècle. »

Friedrich « Fritz » Indra s’engage

pour le moteur à combustion.

Source : Daniel Reinhard.

« Les voitures électriques représentent une

fraude à l’environnement. »

Fritz Indra

48

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

Fritz Indra pense qu’Elon Musk, le fondateur

de Tesla, est un génie du marketing : « Jusqu’à

présent, il est le seul gagnant de la mode de

la voiture électrique. » En Suisse, la Tesla Model

3 figure parmi les modèles les plus vendus.

M. Indra explique que le pouvoir d’achat

suisse n’y est pas étranger, tout en relativisant

ces chiffres de vente : « En Suisse, le nombre

d’individus qui peuvent se permettre d’acheter

une Tesla est disproportionné. De nombreux

conducteurs de Tesla disposent toutefois

aussi d’une Ferrari ou d’une Porsche dans

leur garage. »

Pour F. Indra, l’avenir de l’automobile appartient aux e-carburants. Source : Daniel Reinhard.

Pour M. Indra, l’électromobilité ne contribue

pas non plus à protéger le climat : « Les matières

premières requises pour fabriquer les

batteries, telles que le cobalt et le lithium,

sont extraites du sous-sol congolais et chilien

dans des conditions indignes pour les mineurs.

En Asie, de l’électricité bon marché

et polluante issue des centrales caloriques

usuelles dans cette région du monde est utilisée

pour produire les batteries. »

L’image écologique et respectueuse du climat

de la voiture électrique relève surtout du marketing,

en particulier du fait des politiciens. Et

l’Autrichien d’ajouter : « La chaîne de fabrication

globale est ignorée, consciemment ou inconsciemment.

De nombreux politiciens ont

certainement déjà constaté la pagaille qu’ils

ont semée. Pour des gens qui réfléchissent à

l’échelle du monde, il est irresponsable d’encourager

quelque chose qui ne contribue pas

à protéger le climat. »

Pour le vétéran de l’automobile, qui a notamment

travaillé chez BMW, Audi, Opel et

GM au cours de sa carrière et qui continue

d’enseigner à l’université de technologie de

Vienne en tant que professeur honoraire, les

carburants synthétiques, et non les batteries,

constituent la réponse au changement climatique.

« Lorsqu’ils sont produits, de tels carburants

extraient du CO 2

de l’air. Lorsqu’ils

sont brûlés dans des moteurs à combustion

neufs ou anciens, ils dégagent à nouveau du

CO 2

. Les moteurs à combustion sont donc climatiquement

neutres sur l’ensemble du cycle,

si bien que les experts considèrent qu’ils sont

largement supérieurs aux systèmes de propulsion

électriques. Il serait plus judicieux d’affecter

les subventions au développement de

carburants synthétiques. » <

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AUTOINSIDE | Juillet Août 202049


TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

Un véhicule hors d’usage

entre les mâchoires articulées.

Source : Istock

Recyclage automobile

« Le taux de valorisation

automobile atteint 90 % »

Lorsque les véhicules sont retirés de la circulation et qu’ils ne sont pas revendus à l’étranger comme occasions,

ils rejoignent les déchets soumis à contrôle. La Fondation Auto Recycling Suisse promeut l’élimination des

épaves automobiles dans le respect de l’environnement. Son directeur, Daniel Christen, explique comment traiter

les véhicules hors d’usage et évoque les conséquences des moteurs alternatifs sur le recyclage ainsi que

l’aspect financier. Carla Stampfli

Daniel Christen, directeur de la Fondation

Auto Recycling Suisse.

Source : Fondation Auto Recycling Suisse

Monsieur Christen, comment fonctionne

le recyclage des épaves ?

Daniel Christen : En deux étapes : l’entreprise

de valorisation automobile (il y en a une soixantaine

en Suisse) procède d’abord à l’assèchement.

Tous les liquides ainsi que la batterie et les

pneus doivent être impérativement retirés. Ils

seront réutilisés sous forme thermique dans les

cimenteries ou comme matière recyclée. Les entreprises

de valorisation peuvent en outre récupérer

des pièces détachées destinées à la revente.

Il peut s’agir de moteurs complets ou de boîtes de

vitesses, mais aussi de pièces de carrosserie,

de phares, de sièges, de garnitures ou d’appareils

électriques et électroniques. La demande

oriente le démontage. La carcasse restante est

comprimée pour être transportée. La deuxième

étape est celle du broyage. Un énorme broyeur

d’une puissance de près de 3000 chevaux réduit

le reste de l’épave en quelques secondes en un

bloc de la taille du poing. L’objectif du broyage

est la récupération et la revente des métaux à des

aciéries et des fonderies. La fraction légère des

résidus de broyage sera éliminée dans les usines

d’incinération des ordures ménagères. L’énergie

thermique fournie sera utilisée pour la production

électrique et le chauffage à distance.

Quelles sont les difficultés rencontrées

dans la valorisation ?

La difficulté majeure réside dans la diversité des

matériaux et la complexité des véhicules d’aujourd’hui.

Il existe par exemple une multitude de

plastiques, dont des matériaux composites qui

rendent le recyclage difficile. Car on ne peut recycler

que les plastiques d’une même catégorie. Les

pièces en carbone constituent également un obstacle.

Il n’existe presque pas d’équipement pour

les recycler, et la réutilisation thermique est possible

uniquement sur de petites quantités et à un

coût élevé. D’un autre côté, la construction légère

contribue à réduire au maximum le poids des

véhicules et à économiser de l’énergie pendant

toute la durée de vie du véhicule.

Quelle est la part de la récupération des métaux,

des métaux rares, des plastiques, etc. ?

Une voiture ordinaire contient toujours 70 à 75 %

de métaux, dont 65 % d’acier et de métaux ferreux,

et 5 à 10 % d’aluminium, de cuivre et autres

alliages ou métaux légers. Tous seront à nouveau

acheminés dans le cycle des matières. Après le

broyage, il reste la fraction légère des résidus.

On y trouve surtout des plastiques, mais aussi le

verre des vitrages, des textiles et diverses saletés.

Jusque dans les années 1990, ces déchets étaient

jetés dans les décharges. Désormais, ils sont réutilisés

en énergie thermique dans les incinérateurs

de déchets modernes. Sur la fraction légère

des résidus, on ne peut pas récupérer de matière

recyclable, ce serait beaucoup trop coûteux, pour

un rendement minime. L’incinération avec réuti-

50

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

lisation de l’énergie dans l’électricité et le chauffage

à distance reste donc la meilleure solution. Si

l’on additionne tout, le taux de recyclage automobile

est de 90 %. Les résidus sont principalement

les rejets thermiques et le laitier des incinérateurs

d’ordures ménagères.

Comment réussir le grand écart entre le

contrôle des coûts et le taux de réutilisation

le plus élevé possible ?

Les métaux récupérés ont parfois une grande

valeur et sont revendus à des fonderies ou des

aciéries. Les recettes financent en général le recyclage

automobile. Le marché joue avec l’offre et la

demande. Du côté de l’élimination des déchets,

la Fondation Auto Recycling Suisse soutient les

broyeurs par des subventions afin d’atténuer les

coûts, plus élevés qu’à l’étranger, et de contrôler

le processus d’élimination. Le but est de broyer

les véhicules hors d’usage en Suisse, et non de

les envoyer à l’étranger. Mais il faudrait plus de

subventions pour augmenter le taux de réutilisation,

ce qui nécessiterait de lourdes contraintes

administratives et les contrôles adéquats. Ce serait

disproportionné, nous voulons donc l’éviter.

Dans quelle mesure l’économie circulaire a-telle

évolué depuis la création de la Fondation ?

La réutilisation des pièces et le recyclage des métaux

étaient déjà pratiqués avant notre Fondation.

Concernant les métaux, il y a un transfert

de l’acier et du fer vers l’aluminium. Du fait de la

part croissante de l’électronique, les métaux rares

ainsi que les métaux nobles sont de plus en plus

utilisés. Ils sont intégrés en faibles quantités et

difficiles à revaloriser. La principale évolution a

été la réutilisation des métaux issus des résidus

des incinérateurs d’ordures ménagères. La Fondation

s’est particulièrement engagée sur ce point,

car les fractions légères des résidus du broyage

comportent encore jusqu’à 10 % de métaux qui

doivent être récupérés.

Comment jugez-vous le rôle du législateur

pour favoriser l’économie circulaire ? Faut-il,

par exemple, introduire une obligation de

recyclage et de redevance ?

Je suis opposé à taxer ce qui a en principe une

valeur positive. En effet, avec une taxe (ce peut

être également une contribution de recyclage

facultative), il faut mettre en place un lourd appareil

administratif et de contrôle, qui engloutit

d’emblée une partie de cette taxe. C’est valable

pour les véhicules conventionnels, avec leur

moteur à combustion. Les véhicules électriques

auront probablement besoin d’aides financières.

Car le transport, la destruction et la valorisation

de grosses batteries au lithium-ion entraînent à

l’heure actuelle des coûts élevés. Nous sommes

en train de calculer ce qu’ils représenteront à

l’avenir, en collaboration avec Auto-Suisse et

avec l’aide de l’Empa. Dans tous les cas, des

subventions seront nécessaires. S’il existe une

demande en faveur de la réutilisation des batteries

au lithium, le recyclage peut alors être rentable

et donc envisageable. Puisque les batteries

hors d’usage ont encore une capacité résiduelle

de 70 %, leur utilisation dans des stockages stationnaires

est tout à fait possible. Des projets

sur ce thème sont en cours, avec la participation

des constructeurs automobiles.

Les motorisations alternatives gagnent des

parts de marché. Quel impact ont-elles sur la

valorisation des véhicules hors d’usage ?

Actuellement, il n’y a presque aucun véhicule

électrique ni hybride à recycler. Il est difficile

d’estimer si les véhicules alternatifs vont s’exporter

à grande échelle : aujourd’hui, les véhicules

d’occasion s’écoulent très vite, et font ensuite

défaut pour la valorisation. Je suis assez

sceptique, car les technologies complexes et

l’électronique sont moins faciles à réparer, cependant

l’être humain est créatif.

Comment les entreprises de valorisation

automobiles gèrent-elles les batteries des

véhicules électriques ? D’un point de vue

financier, le recyclage est-il pertinent ?

De même que pour les garagistes, les entreprises

de valorisation automobiles ont besoin

de personnel qualifié pour s’occuper des équipements

à haute tension. Le démontage de la

batterie doit s’effectuer selon les instructions

du constructeur et en respectant scrupuleusement

les mesures de sécurité. Concernant la

batterie, il faut s’interroger sur son état. Elle

peut servir de pièce détachée, ou être recyclée.

Le recyclage d’une voiture électrique devrait à

l’avenir devenir une activité lucrative, car des

matériaux d’une grande valeur y sont intégrés.

Je pense, par exemple, aux conduites et enroulements

en cuivre, à l’utilisation croissante de

l’aluminium, mais aussi du cobalt, du nickel,

du manganèse.

En raison des alternatives, est-ce qu’Auto

Recycling va connaître un changement

fondamental ?

Il n’y aura pas de changements importants.

Avec les nouveaux défis technologiques, il y

aura moins d’entreprises, mais elles seront davantage

spécialisées. C’est une évolution qu’il

faut saluer. Il ne faudra pas oublier qu’au cours

des 20 prochaines années, il y aura toujours

une majorité de véhicules conventionnels

dans la valorisation.

Sera-t-il un jour possible de fabriquer une

voiture en matériaux 100 % recyclés ?

C’est certainement déjà possible, mais peu souhaitable

sur le plan écologique. Les nouvelles

technologies, comme les moteurs électriques,

exigent des matériaux nouveaux ou disponibles

en plus grande quantité. Ces matières

ne peuvent pas être fournies uniquement par

le recyclage, comme on le constate pour le

lithium ou le cobalt. Depuis des années, bon

nombre de constructeurs ont recours à des

matières premières renouvelables, telles que

le lin ou le sisal. Ces matières ne peuvent être

recyclées que partiellement, mais elles présentent

un bilan carbone neutre. Aujourd’hui,

les constructeurs insistent à nouveau pour que

la part du recyclage soit augmentée. Il ne faut

pas oublier que les principaux métaux sont

produits depuis plusieurs décennies en grande

partie à partir de déchets de valeur. <

Plus d’informations :

stiftung-autorecycling.ch

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130 ANS D’EXPÉRIENCE. MIDLAND.CH


FORMATION

Solidarité en action

Comment ESA s’engage en faveur

de la formation initiale et continue

Matthias Krummen et Niklaus Huwyler sont bien préparés lorsqu’ils accueillent AUTOINSIDE à l’occasion d’un

entretien portant sur l’engagement d’ESA dans le domaine de la formation. Les statuts d’ESA constituent le

principal document en la matière. Sandro Compagno

Niklaus Huwyler (à gauche) et Matthias Krummen devant le roll-up du Mechanixclub, qui compte désormais 11 500 membres. Source : Médias UPSA

« Elle (ESA, note de la rédaction) défend aussi

les intérêts des membres en appuyant les associations

professionnelles de la branche suisse de

l’automobile et des véhicules à moteur, notamment

dans le secteur de la formation et du perfectionnement

professionnels. » Cette phrase

figure dans l’article 2 des statuts d’ESA qui décrivent

le but de la coopérative.

« Telle est notre mission statutaire depuis

1930 », déclare Matthias Krummen, responsable

Management Services et communication

chez ESA. De nos jours, ESA décline cette mission

dans quatre domaines :

• Soutien financier : conformément à la

tradition, il se matérialise publiquement

dans le cadre de la remise des brevets

fédéraux des diagnosticien(ne)s d’automobiles

et des coordinateurs/trices d’atelier

automobile. Chaque année, Matthias Krummen

présente un chèque au responsable

de la formation de l’UPSA dans ce cadre

festif. L’assemblée générale d’ESA fixe ce

montant annuellement sur proposition

du comité d’ESA. Ces dernières années, il

s’agissait de 20 000 francs à chaque fois.

• Appareils et matériel : ESA fournit des

appareils et du matériel aux centres de

formation et à l’occasion de championnats

des métiers tels que les SwissSkills.

Les conditions spéciales sont déterminées

au cas par cas en fonction de

la finalité et de la durée d’utilisation.

• Mechanixclub : fondé en 2011, le club

des apprentis et des jeunes professionnels

compte 11 500 membres. La tendance

est à la hausse, plus de 1000 nouveaux

apprentis adhérant chaque année

au club. Ses prestations sont gratuites.

• Mechanixcampus : la plate-forme

de formation d’ESA regroupe clairement

des offres de formation

pertinentes de divers prestataires.

En tant que responsable des concepts de garage

et de la fidélisation de la clientèle, Niklaus

Huwyler est également le principal responsable

du Mechanixclub. Son succès repose sur quatre

piliers, explique M. Huwyler : « Apprendre, profiter,

découvrir, gagner. On peut parler d’info-divertissement.

»

La pédagogie occupe naturellement le devant

de la scène. Les « Basic Sheets » et les « Technic

Sheets » permettent d’enseigner d’importants

contenus de manière compacte et intelligible.

Alors que les « Basic Sheets » s’adressent

aux apprentis de première année, les « Technic

Sheets » conviennent à partir de la

deuxième année. « Mais il n’est pas inutile d’y

52

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


FORMATION

jeter un coup d’œil ultérieurement de temps à

autre, surtout s’il faut s’acquitter d’une tâche inhabituelle

», affirme Niklaus Huwyler. Les candidats

aux examens utilisent aussi intensément

les séries d’exercices des PQ pour se préparer.

Le Mechanixclub est surtout un outil d’apprentissage.

Pour inciter les jeunes à fréquenter

la plate-forme, il faut plus que des informations

bien écrites et bien présentées, mais

qui restent arides. Comme son nom l’indique,

le club cherche à construire une communauté.

« La combinaison des quatre piliers explique le

succès du concept », ajoute Niklaus Huwyler. Le

Mechanixclub est présent à de nombreux événements

de la branche avec son propre stand

et son propre personnel, qu’il s’agisse de salons

professionnels, de championnats des métiers,

des Future Days à Vauffelin ou au Salon de l’auto,

où le stand d’ESA et le Mechanixclub parachèvent

traditionnellement la visite technique

des apprentis. « Les gens font connaissance et

échangent lors de tels événements », indique

Matthias Krummen. « Nous voulons nous

adresser aux jeunes, éveiller leur intérêt pour

un métier dans la branche automobile et renforcer

l’attractivité de celle-ci. Il s’agit aussi de prévenir

la fuite des professionnels dans d’autres

branches ou de la limiter au maximum. »

Les piliers « Découvrir » et « Gagner » nous y

aident. Tous les deux ans, les jeunes peuvent

gagner un voyage au SEMA, à Las Vegas. Le

concours dure plusieurs semaines au cours desquelles

les candidats doivent s’acquitter de divers

exercices. Deux jeunes membres du club

s’envolent enfin pour le salon automobile le plus

cool au monde. Une expérience inoubliable.

Le Mechanixclub compte désormais 11 500

membres. Ceux qui y ont adhéré lors de sa

fondation en 2011 ont maintenant 25 ans environ

et travaillent déjà ou sont même cadres.

Le club doit également rester attrayant pour

eux, déclare Niklaus Huwyler : « L’âge moyen

de nos membres augmente, ce qui signifie que

nous nous élargissons thématiquement. Outre

des points de programme qui s’adressent clairement

aux apprentis, nous proposons actuellement

aussi des contenus qui sont captivants

pour les professionnels un peu plus âgés. »

Lancé par ESA il y a un an, le Mechanixcampus

a notamment été conçu pour ce groupe. Cette

plate-forme de formation fournit une vue d’ensemble

des cours de perfectionnement de divers

prestataires, y compris de l’UPSA. À l’heure

actuelle, le garagiste se demande précisément

quels cours il doit fréquenter ou quels collaborateurs

il doit dépêcher à telle ou telle formation

continue, explique Niklaus Huwyler : « Les garagistes

sont devenus très sélectifs. Ce ne sont pas

les frais de cours, mais le temps investi qui traduit

le coût d’une formation continue. La difficulté

consiste à créer une offre qui soit vraiment

pertinente. » Les cours consacrés à la technique

haute tension et aux systèmes d’assistance sont

très demandés actuellement.

La pandémie de coronavirus et le confinement

économique décrété en Suisse ont durement

touché l’industrie et la branche automobiles.

ESA a elle aussi dû recourir au chômage partiel

pour quelque 600 collaborateurs. Le résultat

commercial 2020 sera en deçà de celui

de 2019, un exercice record. D’après Matthias

Krummen, cela n’aura aucun impact sur l’engagement

d’ESA en faveur de la formation :

« La mission statutaire est maintenue. Le coronavirus

ne change rien à notre stratégie. »

Nous déplorons toutefois plusieurs annulations

au niveau opérationnel : « Nous avons

été contraints d’annuler diverses formations

et manifestations à cause de l’ordonnance du

Conseil fédéral et non pas pour des raisonsqq

budgétaires. La sécurité de tous nos clients et

collaborateurs est en effet prioritaire. » <

Plus d’informations sur :

esa.ch

Partenariat UPSA/ESA

Interview de Manuela Jost, responsable de

l’UPSA Business Academy.

Madame Jost, pouvez-vous décrire le

partenariat UPSA/ESA portant sur la

formation en trois adjectifs ?

Manuela Jost: Je dirais que notre partenariat

de longue date est dynamique, passionné et

unique. Nous poursuivons les objectifs de notre

branche dans le cadre d’un immense engagement

communautaire et d’une estime mutuelle.

Chaque année, ESA remet un chèque de

plus de 20 000 francs à l’UPSA pour la

formation initiale et continue. À quels

projets concrets cet argent est-il affecté ?

L’UPSA échange intensément avec les responsables

dans le domaine de la formation

professionnelle aux niveaux national et

régional. De nombreuses idées concernant

la promotion de la relève telles que le journal

de stage d’orientation de l’UPSA, l’enquête

auprès des jeunes diplômés et des vidéos y

prennent naissance. Avec les sections, nous

planifions également des mesures correspondantes

pour la formation initiale et continue.

Tous les cours de l’UPSA figurent

également sur la plate-forme Mechanixcampus.

Quel but poursuivez-vous ?

Il nous importe d’être présents auprès de

nos partenaires et de profiter mutuellement

de nos forces. Nous sommes présents sur

MechaniXcampus avec nos offres de formation

continue de la Business Academy et

nous organisons des réunions d’information

concernant la formation initiale et continue

telles que les « Future Days » à Vauffelin ou la

soirée des carrières automobiles. Grâce à tout

cela, nous montrons collectivement à quel point

la branche automobile est attrayante et variée

et tentons ainsi de fidéliser nos professionnels.

D’autres formes de collaborations

sont-elles prévues ? Si oui, lesquelles ?

Dans le cadre de l’évolution technologique

rapide, nous discernons un potentiel de collaboration

dans les nouvelles technologies de

propulsion et dans les systèmes d’assistance

à la conduite. Le savoir-faire des centres de

formation de l’UPSA en la matière pourrait

être utile aux entreprises qui ont recours aux

concepts de garage d’ESA. <

Plus d’informations sur :

upsa-agvs.ch

Manuela Jost, responsable de l’UPSA

Business Academy. Source : Médias UPSA

AUTOINSIDE | Juillet Août 202053


FORMATION

Places d’apprentissage sur orientation.ch, par canton

(Seulement les métiers techniques de l’automobile, date : 17 juin 2020)

Schaffhouse

0

Neuchâtel

8

Jura

0

Bâle-Ville

7

Soleure

28

Berne

7

Bâle-Campagne

14

Lucerne

45

Argovie

25

Obwald

9

Zurich

60

Zoug

2

Nidwald

3

Schwyz

2

Thurgovie

32

Glaris

9

Appenzell

Rh.-Ext.

4 Appenzell

Rh.-Int.

8

Saint-Gall

65

Vaud

49

Fribourg

23

Uri

14

Grisons

35

Genève

6

Valais

45

Tessin

18

Total 518

Task Force

Engagement total en faveur de la

formation professionelle initiale

La recherche d’une place d’apprentissage est devenue plus ardue à cause du coronavirus. La Confédération,

les cantons et les organisations du monde du travail ont mis sur pied une Task Force pour aider les jeunes à en

trouver une et les entreprises à pourvoir leurs postes. L’UPSA s’engage elle aussi pleinement en faveur de la

formation professionnelle initiale dans ce contexte économique tendu. Carla Stampfli

54

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


FORMATION

Le passage de l’école à la vie professionnelle constitue une étape importante

pour les jeunes. La recherche d’une place d’apprentissage

en fait partie. Pour les jeunes, la pandémie de coronavirus complique

ce processus, qui est de toute manière semé d’embuches. Les

chiffres le montrent clairement : dans la branche automobile et sur

orientation.ch, 584 places d’apprentissage étaient encore vacantes au

17 juin (commerce de détail et employés de commerce), dont 518 dans

le métiers techniques. À titre de comparaison, environ 3000 élèves

sortant de l’école obligatoire commencent chaque année une formation

professionnelle initiale dans un garage, si bien que les places vacantes

représentent un bon cinquième du total. Il faut prendre des

mesures pour les pourvoir.

Pour aider les jeunes à en trouver une place de formation et les entreprises

à pourvoir leurs postes, la Confédération, les cantons et les

organisations du monde du travail ont uni leurs forces au sein d’une

Task Force. Cette Task Force « Perspectives Apprentissage 2020 »

a approuvé le programme de promotion « Places d’apprentissage

Covid-19 », qui permet à la Confédération de soutenir prioritairement

des projets dans le cadre des crédits existants. La Task Force évalue

en outre régulièrement les conséquences du coronavirus sur le marché

des places d’apprentissage.

Comme le montrent les tendances cantonales obtenues fin mai, la

situation les concernant est stable en Suisse alémanique malgré la

conjoncture tendue. En Suisse latine, le nombre de contrats d’apprentissage

signés a considérablement baissé par rapport à 2019. Dans

l’ensemble du pays, 48 000 contrats d’apprentissage ont été conclus

à la fin mai, soit environ 4 % de moins qu’en mai 2019. Tous les cantons

ont pris des mesures pour améliorer l’intermédiation entre les

postes vacants et les candidats, notamment grâce au renforcement et

au ciblage du marketing des places d’apprentissage, à l’intensification

de l’orientation professionnelle, à des annuaires, à des offres-relais ou

à un accompagnement individuel des jeunes. En collaboration avec

des bourses de places d’apprentissage de dernière minute, certains

cantons prévoient également d’informer les jeunes à propos des places

encore disponibles ou de les aider à signer un contrat d’apprentissage

d’ici l’automne 2020.

De nombreuses organisations du monde du travail ont par ailleurs

redoublé leurs efforts visant à convaincre les jeunes de choisir leurs

métiers pour leur permettre de s’insérer dans la vie professionnelle.

En cette période de coronavirus, l’UPSA s’engage encore plus pour

les jeunes. Comme les stages de préapprentissage ont été annulés en

raison du confinement, les élèves ont pu se familiariser avec les entreprises

en ligne sur le site Internet metiersauto.ch. Toutes les formations

professionnelles initiales ont été présentées sous forme de

vidéos à cet effet. Dans une interview, Olivier Maeder, le responsable

de la formation à l’UPSA, évoque la situation actuelle de l’apprentissage

dans la branche automobile.

Olivier Maeder, chef du service Formation UPSA. Source : Médias UPSA

Monsieur Maeder, 584 places d’apprentissage n’étaient pas

encore pourvues dans la branche automobile le 17 juin. Comment

se porte notre branche par rapport aux autres ?

Par chance, nos membres continuent de proposer des places malgré

la crise. Il s’agit maintenant de les pourvoir avec des élèves adaptés.

Contrairement à d’autres branches, nous n’avons donc pas de problème

du côté de l’offre. C’est plutôt la demande qui fait défaut, c’està-dire

que nous ne trouvons pas assez de jeunes.

En quoi pourvoir encore à temps les places d’apprentissage vacantes

dans la branche automobile est-il particulièrement difficile ?

Le défi principal est lié au calendrier. Aucun test d’aptitude ni stage de

préapprentissage n’a eu lieu au printemps pendant plus de deux mois, le

processus de recrutement est donc au point mort et vient à peine de redémarrer.

Pour notre branche, il faudrait que le groupe de travail national,

qui s’occupe du recrutement des apprentis en 2020 dans toutes les

branches, reporte exceptionnellement la date de signature des contrats

d’apprentissage au mois d’août. Il sera également difficile de pourvoir

les places d’apprentissage de 2021, car ce processus a aussi commencé

tardivement du fait de la crise, du moins en Suisse alémanique.

L’UPSA a-t-elle pris d’autres mesures visant à promouvoir

l’apprentissage ?

Par l’entremise des médias, nous communiquons par exemple à propos

des nombreuses places d’apprentissage disponibles et des stages de préapprentissage

dans les métiers de l’automobile afin d’attirer l’attention des

parents et de susciter l’intérêt des jeunes. En première instance, il ne s’agit

pas de créer une nouvelle offre dans la branche automobile, mais, comme

je l’ai déjà dit, de trouver des jeunes en fin de scolarité au profil adapté

pour pourvoir les postes vacants. À cet effet, nous prions nos membres

de publier également toutes leurs places d’apprentissage vacantes sur

orientation.ch. Nous soutenons en outre notamment le projet « Pouls des

places d’apprentissage » (voir page 56). Pendant la crise du coronavirus,

nous avons également permis aux jeunes de découvrir des entreprises sur

notre site Internet et nous avons communiqué dans les médias.

D’après vous, comment va évoluer la situation de l’apprentissage

dans la branche automobile à l’avenir ?

Depuis plusieurs années, les effectifs de jeunes démarrant un apprentissage

et d’apprentis sont stables dans tous les métiers. Afin de les

maintenir et de nous fier à ce niveau à l’avenir, nous devrons prendre

plus de mesures de recrutement chaque année. Nous devrions toutefois

aussi tenter d’augmenter la part de jeunes diplômés qui restent

dans la branche automobile. Il est effet de notoriété publique que

notre branche souffre aussi d’une pénurie de main d’œuvre malgré le

nombre constant, et réjouissant, de contrats d’apprentissage. <

AUTOINSIDE | Juillet Août 202055


FORMATION

« Pouls des places d’apprentissage »

Espoir pour les apprenants

Le projet de recherche « Pouls des places d’apprentissage » de l’EPF de Zurich et de la plate-forme de places

d’apprentissage Yousty analyse l’impact de la pandémie de coronavirus sur les jeunes, les entreprises de formation

et les apprentissages. Les premiers résultats sont déjà connus. L’optimisme demeure, mais la pression sur le

marché des places d’apprentissage augmentera ces prochaines années. Les détails de la situation. Carla Stampfli

Dans quelle mesure les jeunes, les entreprises

de formation et les apprentissages ou secteurs

professionnels sont-ils touchés par la pandémie

de Covid-19 ? C’est à cette question et à

bien d’autres que répond le projet de recherche

« Pouls des places d’apprentissage » lancé par la

chaire des systèmes éducatifs de l’EPF de Zurich

et la plate-forme de places d’apprentissage

Yousty. Pour cette enquête, les effets de la crise

du coronavirus sur les acteurs de la formation

professionnelle de base sont examinés chaque

mois pendant un an. Les entreprises de formation

de la branche automobile sont également

invitées à y participer.

À la clôture de la rédaction, à la mi-juin, les résultats

des mois d’avril et de mai ainsi que le

premier rapport détaillé d’avril 2020 étaient

déjà connus. En mai, 1326 entreprises formatrices

de tous les cantons et tous les secteurs

professionnels ont participé à l’enquête (1050 en

avril). Celle-ci se concentre sur trois groupes de

jeunes : ceux qui vont commencer un apprentissage,

ceux qui en suivent un et ceux qui le

terminent. La bonne nouvelle : les résultats de

mai révèlent de nettes améliorations, et les entreprises

de formation sont plus optimistes

qu’au cours du mois précédent. Voici quelques

exemples : 81 % des places d’apprentissage proposées

étaient déjà occupées en mai (77 % en

avril). Grâce aux assouplissements des mesures

liées au Covid-19, 1 % seulement (9 % en avril) des

apprentis de l’échantillon n’ont bénéficié d’aucune

formation en entreprise. Les entreprises

de formation ont annoncé qu’elles pourront probablement

occuper 18 % de jeunes diplômés en

moins (contre 25 % en avril) que d’habitude.

places d’apprentissage et de premiers emplois

ainsi que des mauvaises prévisions conjoncturelles,

les deux points de transition de l’école

obligatoire au degré secondaire II et de l’apprentissage

au marché du travail connaîtront davantage

de difficultés à l’avenir.

Concrètement, la crise du coronavirus aura probablement

un impact différent selon les régions

linguistiques. Ainsi, dans les cantons les

plus touchés par le Covid-19 (Tessin, Vaud et

Genève), le processus de recrutement pour les

places d’apprentissage débutant à l’été 2020 a

commencé comme d’ordinaire au printemps,

soit en plein confinement. En Suisse alémanique,

en revanche, le recrutement a débuté en

été 2019, et battait déjà son plein pendant le

confinement. Il est apparu que les entreprises

de formation souhaitent davantage de soutien

dans le processus de recrutement, par exemple

sous la forme de campagnes en faveur de la formation

professionnelle et de la promotion des

places d’apprentissage dans les écoles, sur les

réseaux sociaux, sur Internet et dans les salons

professionnels.

On voit également que des mesures sont nécessaires

du côté du nombre de jeunes en situations

intermédiaires. On peut partir du principe

qu’ils seront encore plus nombreux cette

année à affluer vers une solution intermédiaire

en raison du plus grand nombre d’abandons

d’apprentissages et des jeunes

qui ne trouvent pas de place d’apprentissage.

Pour ce qui est de l’école, une attention

toute particulière devrait être portée au

rattrapage des cours manqués chez les jeunes

en apprentissage. Si une deuxième vague de

Covid-19 devait se déclarer, il faudrait examiner

comment assurer que tous les apprentis reçoivent

du soutien en cas de fermeture de leur

entreprise pour éviter des lacunes supplémentaires

dans leur formation. Enfin, les entreprises

sont invitées à donner une chance aux jeunes

diplômés en raison de la transition particulièrement

ardue cette année entre l’apprentissage et

le marché du travail.

L’objectif du projet de recherche est de fournir

aux acteurs de la formation professionnelle des

informations qui leur permettent d’initier des

mesures spécifiques aux groupes cibles. Les prochains

résultats du rapport détaillé qui paraîtra

en septembre montreront comment les entreprises

de formation ont évalué l’impact de

la pandémie pendant les premières phases des

assouplissements et permettront de procéder

à d’autres évaluations détaillées sur différents

groupes d’entreprises de formation et d’apprentis.

L’UPSA soutient le « Pouls des places d’apprentissage

» en encourageant chaque mois ses

membres à participer à l’enquête. Merci d’avance

de votre soutien ! <

Plus d’informations sur :

koffbb.limequery.com/852867

Le premier rapport détaillé d’avril 2020 montre

toutefois qu’en raison de l’évolution démographique,

il faut s’attendre à une pression croissante

ces prochaines années, tant pour les

jeunes à la recherche d’une place d’apprentissage

que pour les jeunes diplômés qui cherchent un

premier emploi. Au vu de la demande accrue de

Le « Pouls des places d’apprentissage

» analyse l’impact de la pandémie

de coronavirus sur les acteurs

de la formation professionelle

initiale. Source : Médias UPSA.

56

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


FORMATION

Module didactique de l’UPSA

Mettez vos connaissances

à jour grâce à un séminaire

« Utiliser avec compétence les instruments de la nouvelle ordonnance de formation », « Sélectionner les personnes

en formation » ou « Diriger de jeunes adultes et surmonter les crises » : le module didactique de l’UPSA offre

aux formateurs professionnels des connaissances importantes pour être en mesure d’appliquer la nouvelle

ordonnance de formation.

Un aperçu du module didactique « Diriger de jeunes adultes et surmonter les crises », novembre 2019.

Source : Médias UPSA.

Le module « Utiliser avec compétence les instruments

de la nouvelle ordonnance de formation

» transmet notamment des connaissances

dans les domaines de l’orientation

sur les compétences opérationnelles lors de

la formation en entreprise, de la planification

de la formation et des entretiens avec

les apprentis. Après cette journée de formation,

les participants sont à même de déterminer,

à l’aide du programme de formation,

quand introduire et approfondir quelle compétence

opérationnelle dans l’entreprise, de

mener des entretiens semestriels constructifs

avec les apprentis, d’utiliser de manière

bénéfique le rapport de formation pour le bilan

de compétences et d’aider les apprentis à

gérer les documents de formation.

cst./lh. Avec la nouvelle ordonnance relative

aux formations techniques de base dans la

branche automobile entrée en vigueur au début

de 2018, les exigences vis-à-vis des formateurs

professionnels ont elles aussi changé.

Ainsi, les formateurs des métiers techniques

de base en entreprise qui ne disposent pas

d’un diplôme du degré tertiaire doivent suivre

une journée de cours d’ici la fin de 2020. Les

rubriques « Qui peut former » sur metiersauto.

ch et « Pour les formateurs » permettent de savoir

si ceux-ci ont suivi une formation du degré

tertiaire ou non.

Il est conseillé aux formateurs professionnels

devant encore effectuer le cours obligatoire

cette année de suivre le module didactique

d’un jour de l’UPSA : ce séminaire

les aidera à s’orienter dans un environnement

professionnel complexe et leur offrira

des connaissances importantes pour être en

mesure d’appliquer la nouvelle ordonnance

de formation. « Utiliser avec compétence les

instruments de la nouvelle ordonnance de

formation », « Sélectionner les personnes en

formation » ou « Diriger de jeunes adultes

et surmonter les crises » : les participants

peuvent choisir librement leur cours.

Le séminaire « Sélectionner les personnes

en formation » aborde plusieurs thèmes,

dont le marketing des places d’apprentissage,

les phases du processus de sélection

et l’interprétation du test d’aptitudes de l’UP-

SA. Après l’avoir suivi, les participants sont

notamment en mesure de planifier et d’organiser

le processus de sélection de manière

ciblée avec des instruments adéquats, de préparer

un programme de stage adapté ainsi

que de sélectionner des apprentis répondant

aux besoins de l’entreprise et aux exigences

du métier.

Le séminaire « Diriger de jeunes adultes et

surmonter les crises » apprend notamment

à remobiliser les apprentis et à développer

leur potentiel afin qu’ils atteignent les objectifs

de la formation. Le module permet aussi

d’acquérir un savoir-faire dans le domaine

du développement neuropsychologique des

jeunes, des bases de l’enthousiasme et de la

confiance en soi, des entretiens de bilan et

des accords propices au développement, des

signes annonciateurs des crises et des possibilités

d’action, des stratégies pour gérer les

conflits ainsi que des offres de soutien hors

entreprise.

L’UPSA recommande de participer à d’autres

thématiques en plus du cours obligatoire. À

la Business Academy, les formateurs professionnels

trouveront l’éventail des cours

et les informations détaillées sur les modules

didactiques. Pour toute question, Lisa

Habegger, conseillère UPSA, se tient à votre

disposition : lisa.habegger@agvs-upsa.ch /

031 307 15 44. <

AUTOINSIDE | Juillet Août 202057


FORMATION

UPSA Business Academy

Source : Médias UPSA

JUILLET

Facebook, Xing, Twitter et

WhatsApp dans la vente automobile

L’atelier montre de nouvelles possibilités

pour utiliser ces différentes plateformes afin

de vendre encore plus efficacement.

> > 6 juillet 2020, Yverdon

AUGUST

Elektro-Instruktion für Hochvolt-

Systeme in Elektro- und Hybridfahrzeugen

> > 13./14. August 2020,

AGVS Ausbildungszentrum St. Gallen

> > 17./18. August 2020,

AGVS Ausbildungszentrum St. Gallen

> > 17./18. August 2020, Bildungszentrum

Autogewerbe Kanton Bern

> > 26./27. August 2020, STFW Winterthur

> > 9./10. Oktober 2020, WBZ Lenzburg

> > 23./24. Oktober 2020, TBZ Zürich

> > 29./30. Oktober 2020,

AGVS Ausbildungszentrum, Horw

> > 6./7. November 2020, ibW Höhere Fachschule

Südostschweiz in Chur

Automobil-Verkaufsberater/in mit

eidg. Fachausweis

Der Lehrgang umfasst acht Module, die einzeln

abgeschlossen werden. Sind alle erfolgreich

bestanden, steht der Weg zum eidgenössischen

Fachausweis offen. Dauer : drei Semester,

berufsbegleitend.

> > Start Lehrgang : 18. August 2020,

Winterthur oder 26. August 2020, Bern

Lehrgang DAB+

In Zusammenarbeit mit der Schweizer-Radiobranche,

DAB+-Experten der SRG sowie DAB+-

Fahrzeug-Spezialisten wurde ein DAB+-Lehrgang

mit AGVS-Kompetenzausweis entwickelt.

> > 20. August 2020, Lenzburg

> > 18. November 2020, St. Gallen

> > 15. Dezember 2020, Bern

SEPTEMBER

Das Google-Basics-Training für den

Autohandel

Sie lernen, wie Sie Ihr Unternehmen

optimal präsentieren und mögliche Marketingangebote

wie Google Adwords selbst steuern

können.

> > 7. September 2020, Winterthur

Cours d’introduction « Orfo 2012

employé-es de commerce »

> > 8 septembre 2020, Yverdon

> > 18 septembre 2020, Yverdon

Occasionsmanagement

Die Teilnehmer lernen, wie sie ihre Occasionsfahrzeuge

richtig bewirtschaften. Dazu gehören

unter anderem die Präsentation, der Eintauschprozess

und die dynamische Preisstrategie.

> > 9. September 2020, Bern

Séminaire de gestion des occasions

Les participants apprennent comment bien gérer

leurs véhicules d’occasion. La présentation, le

processus de reprise et la stratégie dynamique

de prix en font partie.

> > 10 septembre 2020, Paudex

MwSt-Grundkurs

Der Kurs richtet sich an Personen, die sich neu

mit der Mehrwertsteuer im Automobilgewerbe

beschäftigen müssen oder im Alltag einige

Unsicherheiten mit der Anwendung der Mehrwertsteuer

haben.

> > 23. September 2020, Horw

> > 6. Oktober 2020, Bern

MwSt-Fortsetzungs- und

Vertiefungskurs

> > 29. September 2020, Horw

> > 20. Oktober 2020, Bern

58

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


FORMATION

Dialog das neue

Mitarbeitergespräch

Für Führungsverantwortliche, die ihre Mitarbeitergespräche

effizienter und erfolgreicher

gestalten wollen und bereit sind, sich intensiv

mit der wirksamen Mitarbeiterentwicklung

auseinanderzusetzen.

> > 30. September 2020, Bern

> > 17. März 2021, Bern

Social Media im Autohaus.

Facebook, Instagram und

Youtube. Keine Likes, sondern

Leads

Der Workshop « Social Media im Autohaus.

Facebook, Instagram und Youtube.

Keine Likes, sondern Leads » zeigt

neuartige Möglichkeiten auf, wie Sie

die verschiedenen Plattformen für sich

selber einsetzen können, um noch erfolgreicher

zu verkaufen. Dieser Workshop

ist speziell für die Automobilbranche

konzipiert.

> > 28. September 2020, Horw

OKTOBER

Meine Wirkung als Führungsverantwortliche/r

> > 15. Oktober 2020, Bern

> > 24. Februar 2021, Bern

Berufs- und Praxisbildnerschulung

Kaufmann/-frau EFZ (BiVo 2012)

Einführung in die kaufmännische Grundbildung in

der Branche Automobil-Gewerbe (BiVo 2012)

> > 22. Oktober 2020, Winterthur

> > 27. Oktober 2020, Bern

Grundlagen Flottenverkauf

> > 16. Oktober 2020, Winterthur

29. AGVS-Frauenseminar

> > 26. bis 28. Oktober 2020, Vitznau

> > 2. bis 4. November 2020, Vitznau

Cours DAB+

> > 20 octobre 2020, Yverdon

JANUAR

Formation turbo pour vendeur auto

2021, 10 jours

La communication avec l’autre, la conquête et la

fidélisation de la clientèle ainsi que la technique

de vente constituent l’essentiel de cette

formation intensive. Il s’agit d’une formation

moderne, vivante, animée par des intervenants

qui sont tous professionnels de leur branche.

> > 25 janvier au 5 février 2021 à Paudex

Basisseminar für

Automobil-Verkaufsberater/-in

Automobil-Verkaufsberater/-innen sind

umfassend informierte, flexible Ansprechpartner

für eine immer anspruchsvoller

werdende Kundschaft. Durch ihr freundliches,

kompetentes Auftreten schafft diese Fachperson

Vertrauen und zufriedene Kunden.

Dauer : 10 Tage.

> > Start Seminar : Januar 2021, Bern

AGVS DIDAKTIK-

MODULE

« Instrumente der neuen BiVo 2018

einsetzen »

> > 6. August 2020, Bern

> > 13. August 2020, Lenzburg

> > 27. August 2020, Weinfelden

> > 29. September 2020, Winterthur

> > 30. September 2020, St. Gallen

> > 8. Oktober 2020, Bern

> > 12. November 2020, Horw

« Lernende selektieren »

> > 19. August 2020, Weinfelden

> > 9. Oktober 2020, Winterthur

> > 14. Oktober 2020, St. Gallen

> > 20. Oktober 2020, Bern

> > 4. November 2020, Sissach

> > 8. Dezember 2020, Mülenen

> > 15. Januar 2021, Horw

« Junge Erwachsene führen und

Krisen überwinden »

> > 11. August 2020, Bern

> > 11. September 2020, Lenzburg

> > 10. November 2020, Mülenen

> > 2. Dezember 2020, Sissach

UPSA MODULES

DIDACTIQUES

« Utiliser avec compétence les

instruments des nouvelles

ordonnances de formation »

> > 16 septembre 2020, Yverdon

Diese und weitere interessante Themen

finden Sie online in der Business Academy.

Die Kurse sind in der Kurssprache ausgeschrieben.

Andere Kurse werden zu einem

späteren Zeitpunkt angeboten. Laufende

Kursupdates finden Sie auf agvs-upsa.ch.

Rubrik : Berufsbildung, AGVS Business

Academy

Retrouvez ces thèmes, et bien d’autres,

dans la Business Academy en ligne.

Les cours sont proposés dans la langue

correspondante. D’autres cours seront proposés

ultérieurement. Mise à jour sur upsa-agvs.ch.

Rubrique : Formation, UPSA Business

Academy

AUTOINSIDE | Juillet Août 202059


FORMATION

Source : Médias UPSA.

Événements régionaux à venir

AARGAU

Automobildiagnostiker/-in

Start Lehrgang : Mittwoch, 9. September 2020

Ort : Weiterbildungszentrum, Lenzburg

> > wbzlenzburg.ch

BERN

Automobil-Verkaufsberater/-in

Start Lehrgang : August 2020

Ort : Mobilcity, Bern

> > agvs-upsa.ch

Automobildiagnostiker/-in BP

Bei genügend Platz werden Anmeldungen

gerne bis vor Kursbeginn entgegengenommen.

Nächster Studienbeginn :

Mittwoch, 12. August 2020

Ort : GIBB

> > gibb.ch

Werkstattkoordinator/-in

im Automobilgewerbe

Nächster Studienbeginn :

Freitag, 14. August 2020

Ort : GIBB

> > gibb.ch

Kundendienstberater/-in

im Automobilgewerbe

Nächster Studienbeginn :

Mittwoch, 3. Februar 2021

Ort : GIBB

> > gibb.ch

Betriebswirt/-in im Autogewerbe HFP

Anmeldeschluss : 28. Mai 2021

Nächster Studienbeginn : August 2021

Ort : GIBB

> > gibb.ch

CHUR / ZIEGELBRÜCKE

Automobildiagnostiker/-in

Informationsabende :

Dienstag, 22. September 2020, Sargans

Donnerstag, 24. September 2020, Chur

Dienstag, 3. November 2020, Ziegelbrücke

Dienstag, 10. November 2020, Sargans

Donnerstag, 19. November 2020, Chur

Die Informationsabende starten jeweils um 19 Uhr.

Start Lehrgang : August 2020

Ort : ibW Höhere Fachschule Südostschweiz, Chur

> > ibw.ch

HORW

Automobildiagnostiker/-in und

Automobil-Werkstattkoordinator/-in

Ort : AGVS-Ausbildungszentrum Horw

> > agvs-zs.ch

Vorbereitungskurse für die BP zum

Automobildiagnostiker/-in

Lehrgangsstart : 17. August 2020

> > agvs-zs.ch

ST. GALLEN

Automobildiagnostiker/-in BP

Neu mit Einführungstagen

Start Lehrgang : August 2020

Ort : AGVS-Ausbildungszentrum St. Gallen

> > agvs-abz.ch

WINTERTHUR

Kundendienstberater/-in

im Automobilgewerbe

Informationsabend : Online

Dienstag, 27. Oktober 2020, 19 bis 20.30 Uhr

Start Lehrgang : 8. Januar 2021

Ort : STF Winterthur

> > stfw.ch/akb

Automobil-Verkaufsberater/-in

Start Lehrgang : 18. August 2020

Ort : STF Winterthur

> > stfw.ch/aavb

Betriebswirt/-in

im Automobilgewerbe

Lehrgangsstart : 25. August 2021

Ort : STF Winterthur

> > stfw.ch/abwa

Automobildiagnostiker/-in

Automobil-Werkstattkoordinator/-in

Nächster Studienbeginn : 2./3. September 2020

Ort : STF Winterthur

> > stfw.ch/ad und stfw.ch/adwo

60

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


FORMATION

ZÜRICH

Weiterbildung Automobiltechnik

Informationsabend : Online

tbz.ch/weiterbildung

Betriebswirt/-in

im Automobilgewerbe

jeweils montags

Ort : TBZ Zürich

> > tbz.ch/weiterbildung

Automobil-Werkstattkoordinator/-in

mit Zertifikat oder BP

jeweils Dienstag- und Donnerstagabend oder

montags

Ort : TBZ Zürich

> > tbz.ch/weiterbildung

PAUDEX

Diplôme fédéral de gestionnaire

d’entreprise de la branche automobile

Séance d’information

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

Coordinateur d’atelier automobile

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

Restaurateur de véhicules

Séance d’information

8 octobre 2020, à 18 heures

12 janvier 2021, à 18 heures

Localité : Centre Patronal de Paudex

> > fahrzeugrestaurator.ch

YVERDON

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : janvier 2021

Les mardis, jeudis et samedis matin

Lieu : Centre de formation UPSA-VAUD,

Yverdon-les-Bains

> > formation.upsa-vd.ch

OLTEN

Fahrzeugrestaurator/-in

Informationsabend :

Mittwoch, 19. August 2020, 18 Uhr

Ort : AGVS-Ausbildungszentrum Sektion

Solothurn, GerolagCenter Olten,

Industriestrasse 78, 4600 Olten

> > fahrzeugrestaurator.ch

Les sections nous informent

Pour une publication dans AUTOINSIDE,

envoyez-nous vos informations sur

les événements et formations à venir

dans la branche automobile à l’adresse

myfuture@agvs-upsa.ch.

Vous trouverez les informations relatives

à toutes les formations continues sur :

metiersauto.ch

Protégez vos apprentis et vous-même avec un Safety Bag!

Safety Bag sans chaussures de sécurité :

Prix membre SAD 39. | non-membre 59.

Safety Bag avec chaussures de sécurité :

Prix membre SAD 121. | non-membre 169.

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Le set sécurité / Safety Bag comprend l’équipement de protection individuelle (EPI) qui est prescrit par la loi

comme une paire de lunettes de sécurité, chaussures de sécurité, bouchons d’oreilles de sécurité, gants de

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Vous trouverez sur www.safetyweb.ch, rubrique: Adhésion / Avantages des informations complémentaires ainsi

qu’un formulaire de commande.

be safe!


FORMATION

DAB+

Les garagistes deviennent

des spécialistes de la conversion

En Suisse, la réception des programmes radio par la FM sera suspendue fin 2024. Alors que la plupart

des voitures neuves sont équipées d’une réception DAB+, la radio reste souvent muette dans les anciens

modèles. Une solution de rétroéquipement permettra à l’avenir d’écouter de la musique et sera source de

recettes supplémentaires pour les garagistes. Carla Stampfli

Les spécialistes de la conversion au DAB+peuvent profiter de recettes supplémentaires et de clients satisfaits.

Source : Istock.

Les experts DAB+ de la société Weer GmbH

et d’Exclusiv Car Hifi permettent aux participants

d’acquérir des connaissances complètes

dans les domaines de la structure des réseaux,

des normes, des services complémentaires,

de la technique et du montage des antennes,

de l’installation, du marketing et de

la promotion. Les participants performants

reçoivent un accès gratuit à une boîte à outils

marketing contenant des modèles pour

la création de flyers, d’affiches, d’annonces,

etc. pour la campagne DAB+. Le cursus est

très varié : exposés, discussions et exemples

de bonnes pratiques. À la fin de la journée,

les participants passent un contrôle écrit. En

cas de réussite, un certificat de compétences

attestant qu’ils ont été formés conformément

aux exigences de l’UPSA leur est remis.

3,5 millions. Tel est, selon des estimations, le

nombre de véhicules qui devraient prochainement

être équipés de la nouvelle norme radio

numérique DAB+. Les garagistes ne doivent

pas passer à côté de ce potentiel de marché :

en devenant spécialistes de la conversion au

DAB+, ils pourront générer des recettes supplémentaires

et satisfaire leurs clients.

DAB signifie « Digital Audio Broadcasting »,

le + correspondant à la toute dernière technique

de numérisation. La nouvelle norme

radio numérique succède à la diffusion analogique

FM. La conversion de la radio est notamment

due au fait que la bande FM est incompatible

avec de nombreuses applications

numériques désormais incontournables, notamment

la transmission de textes et de photos.

En raison de l’absence de fréquences supplémentaires,

la transmission analogique ne

permet en outre pas d’étendre l’offre de programmes.

Seuls 15 % des utilisateurs écoutent

exclusivement la radio via la FM. En Suisse,

la réception FM des programmes radio ne

sera plus possible après fin 2024. La SSR et

les radios privées envisagent même une désactivation

anticipée de la FM. Une désactivation

progressive à compter de mi-2022 (programmes

de la SSR) et de début 2023 (radios

privées) est à l’étude.

Une participation au cursus DAB+ de la Business

Academy délivrant un certificat de

compétences de l’UPSA est recommandée à

tous ceux qui souhaitent devenir des spécialistes

de la conversion. La formation continue

a été développée par la société Weer GmbH

en collaboration avec le secteur radiophonique

suisse, des experts DAB+ de la SSR

et des spécialistes des véhicules DAB+. Elle

s’adresse aux conseillers de service à la clientèle,

aux responsables de service et d’atelier,

aux diagnosticiens automobiles ainsi qu’aux

personnes disposant d’une longue expérience

de l’électronique automobile.

En équipant les véhicules de leurs clients

d’une radio DAB+, les garagistes offrent à ces

derniers de nombreux avantages : une grande

variété de programmes, une meilleure qualité

de son, une réception plus sûre, une absence

presque totale d’interférences et une réception

illimitée en cas d’encombrement du réseau. <

Cours DAB+

Plus d’informations sur :

agvs-upsa.ch/fr/formation/upsabusiness-academy

• Jeudi 20 août 2020,

Centre de formation UPSA Lenzburg

• Mardi 20 octobre 2020, Centre de

formation UPSA-VAUD Yverdon

• Mercredi 18 novembre 2020,

Centre de formation UPSA Saint-Gall

• Mardi 15 décembre 2020,

Mobilcity Berne

62

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


PRODUITS & PRESTATIONS

Complément aux concepts existants

Sympacar : ESA présente son

nouveau concept de garage

Moderne, frais et libre : Sympacar, le nouveau concept de garage d’ESA, combine conception moderne et

liberté commerciale avec les services et l’expérience d’un partenaire de concept solide.

Les têtes pensantes à l’origine de Sympacar (de g. à dr.) : Markus Bigler, responsable distribution concepts de garage, Alexandre Dutoit, responsable régional et Remo Müller,

responsable régional. Source : ESA.

pd. L’environnement du secteur automobile a beaucoup évolué ces dernières

années et poursuit sa mutation. La numérisation et les obligations

environnementales poussent la technique automobile à sans cesse

évoluer. Mais la clientèle est aussi très impactée dans ses comportements

par les nouveaux outils numériques et les changements sociétaux.

Tout cela pose de nouveaux défis. Les garagistes doivent alors

redéfinir constamment leur modèle d’entreprise, en actualisant et en

enrichissant si nécessaire leurs connaissances en matière de techniques

et de marchés.

Les garages n’ont pas tous les mêmes clients ni les mêmes besoins. Les

facteurs d’influence sont notamment la taille de l’entreprise ou la présence

d’une représentation de marque. Mais la situation et le bassin économique

du garage jouent aussi un rôle. En fin de compte, le garagiste

décide à quelle clientèle il souhaite s’adresser et le domaine de spécialité

de son entreprise.

Les concepts de garage jouent un rôle toujours plus important. Ils

permettent aux garagistes de positionner leur établissement en multi-marques

et de réduire la dépendance à une seule marque automobile.

En parallèle, les concepts soutiennent le développement du marché et

offrent la possibilité d’actualiser son savoir-faire. Chaque concept peut

varier selon les besoins et les priorités du garagiste.

Une analyse de marché menée par ESA a constaté chez les garagistes

un besoin de disposer d’une marque de concept complémentaire, forte

d’une image moderne et indépendante. C’est pourquoi ESA a décidé

de lancer la marque Sympacar, en complément des concepts de garage

existants. Nous pouvons déjà compter sur nos premiers partenaires.

Les avantages des partenaires Sympacar :

• une image de marque indépendante,

• une marque de qualité, accrocheuse,

• une liberté entrepreneuriale sans limite,

• des conditions attractives en matière de marchandises et de prestations,

• une publicité ciblée,

• l’accès aux outils et données électroniques,

• une offre de formation initiale et continue attractive,

• des événements intéressants pour partager ses connaissances et

cultiver ses réseaux.

Avec Sympacar et les concepts de garage éprouvés Le Garage, Checkbox

et Bosch Car Service, chacun dispose du concept adapté à ses besoins.

ESA est un partenaire fiable et durable pour tous ces concepts. <

Plus d’informations sur :

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AUTOINSIDE | Juillet Août 202063

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PRODUITS & PRESTATIONS

Chaque année, près de 100 sites avec des voitures

de garages devenues véhicules Mobility devraient

ouvrir. Source : Médias UPSA.

Autopartage

Favoriser la notoriété

de l’entreprise

Durant la phase pilote, 60 voitures de garages sont devenues des véhicules Mobility. Un chiffre qui devrait

passer à 300 au cours des trois prochaines années. Karl Baumann, responsable de la collaboration avec

Mobility au sein de l’UPSA, explique dans un entretien les avantages de la coopération, comment le réseau

va se développer et quels sont les critères requis. Carla Stampfli

Depuis le lancement du projet en décembre

2018, plus de 600 000 kilomètres ont été parcourus

par les clientes et clients Mobility avec

des véhicules de garages équipés de la technologie

d’autopartage. Ces données ont dépassé

les attentes des parties impliquées. Le succès

de la phase pilote a conduit l’UPSA et la coopérative

d’autopartage Mobilty à transformer

le projet pilote en une collaboration pérenne,

amenée à se développer.

Karl Baumann, responsable de la collaboration avec

Mobility au sein de l’UPSA. Source : Médias UPSA.

Monsieur Baumann, pour l’UPSA, quelle

est l’importance de la collaboration avec

Mobility ?

Karl Baumann, responsable de la prestation

Mobility à l’UPSA : L’UPSA a conclu

avec Mobility un accord de coopération et

un contrat de prestation. Nous voulons ainsi

montrer à la population que nos membres

ne sont pas « uniquement » garagistes : à l’avenir,

ils occuperont clairement la fonction de

conseillers en mobilité. Les véhicules Mobility

sont proposés par des garages partenaires,

ce qui souligne cette approche.

Quels sont les avantages pour les garages

participants ?

En offrant cette prestation de service, les garagistes

prouvent qu’ils sont des conseillers

en mobilité. La notoriété du garage est boostée

auprès d’un public qui ne fait pas partie directement

de la clientèle. L’entreprise fait évoluer

ses véhicules immobilisés en véhicules

circulant. Pour cela, elle intègre ses véhicules

de démonstration ou ses voitures de moins

d’un an dans la flotte Mobility, pour ne plus

avoir à supporter seule les coûts. Pendant la

phase de test, 60 voitures de garages ont été

équipées de la technologie d’autopartage de

Mobility. Ce chiffre devrait monter à 300 d’ici

trois ans.

Avez-vous déjà prévu comment développer

le réseau ?

Oui, nous avons étalé ces 300 sites sur les

trois prochaines années. Cela signifie que

nous ouvrirons 100 nouveaux sites chaque

année. Dans une première phase, nous voulons

renforcer notre présence principalement

dans les zones urbaines. Les grandes communes

avec une forte densité de population

sont également concernées. La coopérative

Mobility sait parfaitement où se trouve sa

clientèle et souhaite consolider son réseau.

Les garages sont-ils sélectionnés, ou

est-ce que chaque entreprise intéressée

peut postuler ?

D’une part, nous étudions la localisation du

membre de l’UPSA le plus proche en fonction

de la liste des communes souhaitées par Mobility.

Nous prenons contact avec ce membre

et lui exposons les perspectives. Le garage

décide ensuite s’il veut offrir cette prestation.

D’autre part, de nombreux garagistes

ont entendu parler du projet et ont postulé

chez nous. Nous gérons donc une liste de

membres potentiels. Dès lors qu’un de ces garages

intéressés se trouve dans une commune

visée, nous le contactons. Parfois, un garage

peut attendre un certain temps avant d’avoir

de nos nouvelles, bien qu’il figure sur la liste

des candidats.

64

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


PRODUITS & PRESTATIONS

Selon quels critères les garages partenaires

sont-ils sélectionnés ?

Plusieurs critères sont décisifs pour ouvrir un

site dans une nouvelle commune. La commune

ne doit notamment pas encore avoir

d’accord avec Mobility, et elle doit compter

entre 5000 et 11 000 habitants, ou disposer

d’au moins cinq clients Mobility. Bien entendu,

il peut y avoir également d’autres raisons

stratégiques.

Dans quelle mesure les motorisations

alternatives jouent-elles un rôle dans

l’extension du réseau ?

Elles jouent un rôle essentiel, car Mobility

veut se conformer à l’accord de Paris sur le

climat, que la Suisse a également signé. Mobility

est activement à l’œuvre pour équiper

sa flotte de moteurs alternatifs. Pour éviter

toute rupture avec les véhicules des garages,

l’entreprise veut à l’avenir développer les voitures

électriques et hybrides auprès des garages

partenaires.

Quel objectif poursuivent l’UPSA et

Mobility avec l’extension du réseau ?

Avec l’admission de véhicules extérieurs à la

coopérative dans sa flotte, Mobility permet de

consolider et de préserver le réseau local, tout

en offrant à davantage de personnes un accès

facile à l’autopartage. Les véhicules partenaires

représentent le moteur de l’expansion

en Suisse. Mobility est ainsi en mesure de répondre

encore mieux à la demande locale.

Pour les membres de l’UPSA, la prestation

offre de nombreux atouts. Tout d’abord, les

recettes contribuent à minimiser les coûts des

véhicules de démonstration et de ceux immobilisés.

Il faut garder à l’esprit que chaque

franc de chiffre d’affaires est important. Ensuite,

la notoriété de la marque et de l’entreprise

augmente. Autre avantage : les garages

acquièrent encore plus d’expérience dans le

domaine numérique.

Du côté des garages, il y a un réel engouement

: pendant la phase de test, il y avait

déjà une liste d’attente. Comment l’UPSA

parvient-elle à se faire comprendre auprès

des entreprises qui ne sont pas retenues et

sont déçues ?

C’est très difficile, car nous aimerions accepter

dans notre flotte tous les garages candidats.

Mais comme tout cela occasionne de grandes

dépenses pour les parties impliquées, cela

n’aurait aucun sens d’ouvrir simultanément

dans toutes les communes. Mobility souhaite

grandir avec nous, mais cela doit déboucher

sur une situation gagnant-gagnant pour les

deux parties. Nous continuons d’entretenir

une liste de candidats que nous consultons

avant de chercher un nouveau site. Dès qu’un

garage remplit les critères, nous le contactons.

Cet été, vous confierez le projet à Olivia

Aeschbacher, qui prendra en charge cette

prestation de l’UPSA. Qu’allez-vous lui

transmettre en outre ?

Comme cette phase pilote a été une réussite et

que l’UPSA entrevoit un grand potentiel de développement,

ce projet est devenu une prestation

de service à part entière. Olivia Aeschbacher,

responsable du département Prestations

& conseil des clients au sein de l’UPSA, sera

désormais l’interlocutrice de nos membres.

Je lui souhaite bonne chance, ainsi que de la

persévérance et du succès dans cette mission

passionnante.

Si l’on regarde les quatre dernières années

pendant lesquelles la coopération a été

mise sur pied, quel est l’événement qui

vous a marqué ?

Pour moi, ces quatre années ont été marquantes.

Je me suis réjoui chaque jour de participer

au projet. Mon objectif a toujours été

que l’UPSA offre à ses membres une solide

prestation avec un partenaire fiable. J’ai ressenti

une grande confiance au sein de l’UPSA,

ce qui m’a incité à continuer. Je voudrais remercier

toutes les personnes qui ont contribué

à la réussite de ce projet. La collaboration

avec Brigitte Buchmann, cheffe de projet

de Mobility, a toujours été très efficace. En

recherchant des entreprises pilotes, j’ai eu la

chance de faire de belles rencontres et d’avoir

des discussions passionnantes avec nos

membres. J’ai trouvé cela très enrichissant. Je

souhaite un franc succès à tous les garages

partenaires de cette nouvelle prestation. <

Mobility : une prestation de

l’UPSA

Pour toute question sur la collaboration

entre l’UPSA et la coopérative Mobility,

les garages intéressés peuvent s’adresser

à Olivia Aeschbacher : 031 307 15 41 ou

olivia.aeschbacher@agvs-upsa.ch

personnelle, durable, conforme à la loi

l’élimination

intelligente

Huiles usagées, liquide de freins,

filtres à huile, batteries, parechocs,

vitres ou pneus: en tant que

partenaire expérimenté de garages

automobiles, nous vous facilitons la

vie en ce qui concerne la récupération

et l’élimination de tous types de

matériaux et de déchets spéciaux.

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PRODUITS & PRESTATIONS

Bodyshop Management System

Jeter des ponts entre

deux îlots numériques

La frontière entre atelier automobile classique et entreprise de carrosserie s’estompe de plus en plus. Ainsi, le

nombre d’établissements à proposer ces deux domaines étroitement apparentés augmente. Cela entraîne de

nouveaux défis numériques, comme en témoigne l’exemple de Fahrdynamic Automobile AG à Gipf-Oberfrick.

Sandro Compagno

Dominic Schneider (à g.) et Reto Dellenbach. Source : Médias UPSA.

Les interfaces sont l’alpha et l’oméga d’un Dealer

Management System (DMS). Grâce à des centaines

d’interfaces avec des fabricants et des

fournisseurs, les garagistes peuvent représenter

leurs activités quotidiennes dans un écosystème

numérique cohérent (se reporter à

AI 06/20). Mais que se passe-t-il si, à côté de

l’atelier classique proposant vente, entretien et

réparation, une carrosserie vient s’ajouter en

tant que deuxième pilier de l’activité ? Comment

sont représentés les processus d’une entreprise

de carrosserie et la communication avec les assureurs

dans un DMS ? AUTOINSIDE a mené

quelques investigations à ce sujet.

En 2014, Dominic Schneider a repris une

concession de marque à Gipf-Oberfrick (AG)

dans le cadre d’une succession. Dans sa société,

Fahrdynamic Automobile AG, l’ancien coordinateur

d’atelier vend aujourd’hui des véhicules

Kia, Subaru, Mitsubishi et Suzuki. Six ans

plus tard, l’entreprise que Dominic Schneider

dirige avec sa femme Nicole s’est développée

et compte trois établissements. En 2019, une

concession Fiat, Abarth et Fiat Professional

est venue s’ajouter à Münchwilen (AG). Et depuis

le 1 er juillet 2020, un établissement situé

à Däniken (SO) est venu agrandir l’entreprise,

qui compte maintenant 22 collaborateurs. Ces

deux établissements se différencient de la

maison mère de Gipf-Oberfrick en un point

décisif : ils disposent d’une carrosserie. « Je

voulais à la fois disposer de l’atelier et de la

carrosserie en interne », explique Dominic

Schneider. « Fahrdynamic doit être pour ses

clients un partenaire automobile complet. » La

participation du chef d’entreprise de 38 ans au

projet de l’UPSA et de Mobility atteste aussi de

sa conception globale de son rôle de prestataire

de mobilité. L’un de ses véhicules de garage

est à la disposition des clients Mobility

à la gare de Frick, qui en font un usage intensif.

« Étonnamment intensif », affirme Dominic

Schneider.

Jusque-là, tout va bien. Sauf que les ateliers automobiles

et les entreprises de carrosserie n’ont

pas les mêmes exigences en termes de DMS. Le

« D » de Dealer fait référence à l’orientation principale

de ces outils : ils sont en priorité adaptés

aux concessionnaires et à leurs besoins. « Dans

66

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


PRODUITS & PRESTATIONS

les carrosseries, les DMS classiques montrent

leurs limites », confirme Reto Dellenbach, directeur

de GCS Suisse SA. Quand il s’agit de séparer

proprement les différents domaines, de nombreux

DMS présenteraient des dysfonctionnements

: « Pièces de rechange, travail du mécanicien,

du tôlier et du carrossier-peintre, matériel

de peinture : si le chef d’entreprise veut disposer

d’indicateurs fiables, il a besoin d’un outil numérique

qui sépare proprement ces postes. »

GCS propose ainsi un BMS développé par ses

soins pour remplir ces exigences. Le « B » fait ici

référence à Bodyshop, et cela n’a rien à voir avec

le maquillage ou les soins capillaires. Bodyshop

est le terme anglais pour désigner un atelier

de carrosserie… Pour ses trois établissements

ayant des orientations différentes (Gipf-Oberfrick

: atelier automobile, Däniken : carrosse-

rie, Münchwilen : entreprise mixte), D. Schneider

peut maintenant utiliser un seul et même

DMS/BMS. Pour le partenaire Autofit Fahrdynamic,

outre le rattachement aux constructeurs et

importateurs de véhicules au réseau « Five-Star »

de fabricants de peinture Cromax et aux produits

PPG de Belfa, la connexion au catalogue en ligne

de pièces détachées de Hostettler est aussi importante.

Reto Dellenbach explique : « Notre BMS

répond à de plus grandes exigences qu’un DMS.

Tout ce que peut faire un DMS, il le peut aussi. »

Quand Dominic Schneider s’est mis à son

compte en 2014 et qu’il a repris la société

Fahrdynamic, elle ne disposait encore d’aucun

DMS. Sachant qu’il quitterait bientôt la

vie professionnelle, l’ancien propriétaire du garage

y avait renoncé et établissait encore à la

main ses offres et ses factures. Si Dominic

La société Fahrdynamic Automobile AG à Gipf-Oberfrick. Source : Fahrdynamic Automobile AG.

Schneider a opté à l’époque pour le logiciel de

GCS, ce n’était pas par hasard : « Premièrement,

le rapport qualité-prix m’avait paru excellent. Et

deuxièmement, j’avais été séduit par la structure

modulaire. On ne doit acheter que ce dont

on a réellement besoin. »

Il explique qu’il était tout à fait conscient que

le logiciel GCS, en plus du DMS, proposait un

BMS. Le jeune garagiste précise en souriant :

« Mais je ne savais pas que j’en aurais besoin

aussi vite. » Il ne tarit pas d’éloges au sujet du logiciel

: « À l’automne 2019, j’ai pu rattacher sans

problème l’établissement de Münchwilen au

système existant et à Däniken, tout s’est passé

de façon impeccable jusqu’à présent. »

Le DMS/BMS permet à Dominic Schneider

d’avoir un aperçu des principaux chiffres clés

de son entreprise, tous sites confondus, et des

centres de coûts comptables : « Le DMS/BMS est

très flexible. Naturellement, le système est assez

complexe, car il doit remplir de nombreuses

exigences. Mais il nous propose exactement ce

que nous voulons. » Les données ne sont pas

enregistrées au niveau local, mais elles sont

disponibles via le cloud. Ces données, qu’elles

concernent les véhicules ou les réparations

et les travaux de maintenance, ne doivent en

outre être saisies qu’une seule fois par les collaborateurs

de Fahrdynamic Automobile AG.

Car après tout, les mécaniciens, les tôliers et les

carrossiers-peintres ne passent pas leur temps

à travailler devant l’ordinateur. C’est bien dans

l’atelier qu’ils effectuent le travail à facturer.

Le système fonctionne notamment grâce aux

40 programmeurs qui travaillent pour le compte

de GCS Suisse. Ils veillent à ce que les interfaces

vers les différents protagonistes du marché

soient constamment mises à jour, et le système

développé en permanence, dans l’intérêt des garagistes

et carrossiers suisses. C’est d’ailleurs le

rôle que doit jouer la numérisation, ajoute Reto

Dellenbach : « Elle sert à simplifier les processus

et non à les complexifier. » <

Plus d‘informations sur :

fahrdynamic.ch

Dominic Schneider avec sa femme Nicole. Source : Fahrdynamic Automobile AG.

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PRODUITS & PRESTATIONS

Article spécialisé

Traitement des sinistres :

l’avenir des garagistes

De l’achat de voitures en ligne aux technologies de capture d’images pour le traitement des sinistres, la

crise du coronavirus a fait avancer la transformation numérique dans le monde entier, y compris dans la

branche automobile. En raison de l’éloignement social, de nombreux concessionnaires et garages doivent

recourir à des solutions numériques dans leur travail quotidien. Ces dernières offrent un bon potentiel de

ventes supplémentaires. Robert Hasler, Audatex

Le Covid-19 ayant propulsé l’industrie dans

une accélération numérique des plus rapides,

l’enjeu consiste à présent à comprendre comment

tirer profit de l’influence de la technologie

numérique afin de relever les défis actuels

et futurs générés par le cycle de traitement

des sinistres. Pour y parvenir, le point clé réside

dans l’évaluation de l’ensemble du processus

de réparation des véhicules lors de

sinistres, afin d’identifier les aspects problématiques

spécifiques et d’établir à quels niveaux

la numérisation peut être intégrée,

l’objectif étant de prendre de meilleures décisions

et d’augmenter les performances.

La gestion axée sur les données améliore l’efficacité du traitement des sinistres. Source : Getty Images

pd. Le monde dans lequel nous vivons ne

sera plus jamais le même après la pandémie

de Covid-19. En raison du confinement

mondial et des diverses restrictions à la liberté

de mouvement qui ont été ordonnés,

presque tous les secteurs industriels ont été

affectés et ont dû adapter leur méthode de

travail. Dans l’univers automobile, la crise a

été un facteur d’accélération de la transformation

numérique de l’ensemble du secteur.

De l’achat de voitures en ligne aux technologies

de capture d’images pour le traitement

des sinistres, la technique numérique

soutient les efforts visant à poursuivre les

activités commerciales dans un écosystème

en mutation, tandis que nous nous adaptons

aux nouvelles directives d’éloignement

social.

Après avoir surmonté le pic de la pandémie,

nous sommes à présent sur la voie d’une reprise.

Pour s’adapter à la nouvelle normalité,

de nombreux concessionnaires et ateliers

de réparation vont devoir intégrer des solutions

numériques. Ces dernières offrent un

potentiel important de ventes supplémentaires.

Ces solutions permettent une évaluation

plus précoce et plus rapide du sinistre

par le premier avis de perte (FNOL) en l’absence

du client ou de l’expert sur place, sans

que la sécurité associée au contact direct soit

compromise. Les concessionnaires peuvent,

pendant tout le processus de traitement du

sinistre, communiquer des instructions à

distance et transmettre au client des actualisations

et des factures à l’aide des outils de

communication numériques.

Les défis des cycles de traitement des sinistres

sont regroupés autour des processus

dans le flux d’informations ou d’erreurs humaines

subjectives survenant à un certain

stade de la chaîne de création de valeur. Des

solutions modulables, qui aident les utilisateurs

et remplacent certaines évaluations manuelles

dans le processus de décision, sont

réalisables en utilisant efficacement le principe

des algorithmes à l’aide de l’intelligence

artificielle (IA).

Grâce au passage à la gestion des sinistres

axée sur les données avec l’IA et l’apprentissage

automatique (AA), les principaux acteurs

peuvent révolutionner ce processus de

travail à l’aide de la saisie en temps réel, et

ainsi générer des données exactes, réduire la

complexité et harmoniser le traitement du sinistre

afin d’optimiser l’expérience du client.

Le processus « Digital First » permet d’automatiser

chaque étape du sinistre pour remplacer

les tâches manuelles et rationaliser les

activités, ce qui génère un gain de temps pour

68

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


PRODUITS & PRESTATIONS

Prestations de Qapter en

cas de sinistre :

• Prise de vue autonome : enregistrement

guidé du sinistre à l’aide de photos prises

par le client lors du premier avis de perte.

• Estimation provisoire automatisée : estimation

provisoire basée sur les photos.

• Examen et acceptation de l’estimation

provisoire : outil permettant un examen

rapide et à distance par des experts en

vue de l’examen et de l’acceptation de

l’estimation provisoire.

• Autorisation automatique et paiement :

marquage des différences entre l’atelier

et l’estimation à l’aide de l’IA et décision

concernant l’examen ou l’autorisation. <

L’interconnexion des parties améliore sensiblement les temps de traitement en cas de sinistre. Source : Getty Images

Plus d’informations sur :

audatex.ch

l’atelier, l’assureur, mais aussi pour le propriétaire

du véhicule. Tout commence par l’utilisation

de la technologie pour effectuer une

inspection numérique de la voiture. Le client

peut ensuite recevoir un message numérique

l’invitant à photographier le dommage dès

que l’accident a été déclaré. À partir de là, le

garagiste utilise l’IA pour traiter les photos

et estimer intelligemment la manière dont

le véhicule utilitaire peut être réparé (sans

saisie manuelle). Le rapport de sinistre peut

être partagé numériquement en utilisant les

photos prises sur place par le conducteur, et

les interlocuteurs physiques peuvent transmettre

au client des mises à jour automatiques

directement et en temps réel.

L’évaluation intelligente des photos du véhicule

à l’aide d’algorithmes IA et AA permet

aux experts de valider une évaluation, de terminer

la saisie à l’aide des processus de gestion

numérique des sinistres, et de confirmer

ou d’ajuster la conclusion de la technologie.

Essentielle pour la formation d’algorithmes

plus efficaces, cette dernière étape favorise

une amélioration des résultats à chaque cycle

de contrôle. Les experts, les compagnies

d’assurances, les ateliers de réparation et

les propriétaires de véhicule peuvent ainsi

consulter l’évaluation afin d’approuver ainsi

les conclusions basées sur les faits. Cette

interconnexion des parties et la compréhension

commune des données améliorent sensiblement

les temps de traitement, toutes les

parties étant d’accord sur la valeur et sur les

coûts. Grâce à l’utilisation des solutions « Digital

First », les parties impliquées experts,

ateliers de réparation, concessionnaires, assureurs

et fournisseurs sont toutes en mesure

de travailler plus efficacement et d’accroître

leurs performances en utilisant moins

de ressources. Cette technologie est porteuse

d’avenir dans tous les secteurs de l’industrie.

Qapter est une plate-forme One-Stop numérique

qui gère tout le cycle de traitement des

sinistres et réduit ainsi les coûts, le temps

de traitement et les erreurs. Tous les utilisateurs

collaborant à l’aide d’une plate-forme

numérique globale, l’efficacité du traitement

des sinistres est optimisée et la composante

temporelle du cycle de traitement est sensiblement

améliorée.

Qapter propose un traitement des sinistres

entièrement adaptable, optimisé pour les

concessionnaires et disposant de couches

API visant à faciliter la liaison avec des

plates-formes de tiers. Grâce à la standardisation

des processus de travail et des méthodes

de communication, ces derniers sont disponibles

dans tout le secteur automobile assureurs,

experts, concessionnaires, ateliers et

conducteurs et offrent un processus transparent

qui réduit le facteur temps et les problèmes

tout en garantissant la compliance.

Fonctions :

• Capacité multi-device et plurilinguisme

• Configuration possible de tous les

processus de travail souhaités dans

différents segments pour différents

marchés

• Interface B2B vers tous les DMS/

BMS courants

• Flux d’informations standardisé

entre toutes les parties

• Aperçu adaptable du statut d’un

sinistre

• Options optimisées pour les droits

d’accès aux sinistres

Résultats

• Libération de capacités

• Offre de prestations supplémentaires,

telles que des réparations intelligentes,

des réparations de vitres, etc.

• Le processus de travail numérique

génère des recettes supplémentaires

• Le temps de traitement par sinistre

est réduit au minimum.

AUTOINSIDE | Juillet Août 202069


PRODUITS & PRESTATIONS

Swiss Automotive Show

Le principal salon spécialisé

de la sous-traitance en un clic

Comme le Swiss Automotive Show ne peut avoir lieu comme prévu à cause de la pandémie de Covid-19, ses

organisateurs viennent de lancer un format de substitution. Les garagistes et les carrossiers pourront en effet

profiter d’offres spéciales pendant trois semaines à l’occasion du SAS digital 2020. Les détails. Carla Stampfli

Les organisateurs du Swiss Automotive Show

s’attendaient à accueillir environ 8000 visiteurs

les 28 et 29 août à Forum Fribourg. Mais

le coronavirus est apparu, si bien que le plus

grand salon spécialisé de la sous-traitance a

dû être repoussé à 2021. Pour éviter que les

professionnels de la branche automobile ne

doivent patienter jusqu’à l’année prochaine, le

Swiss Automotive Group (SAG) vient de préparer

un programme de substitution, le SAS digital

2020. « Avec le SAS digital, nous permettons

aux garagistes et aux carrossiers de toute

la Suisse de s’informer d’une manière innovante

sur les nouveaux produits de la branche

automobile. D’un simple clic de souris, les visiteurs

peuvent accéder à des offres de salon

attrayantes, depuis chez eux ou en déplacement

», affirme Sébastien Moix, le directeur

du marketing de SAG.

Bien que les organisateurs regrettent l’annulation

du SAS 2020, l’édition numérique du salon

offre de nombreux avantages : « Alors que

le salon ne se serait tenu à Forum Fribourg

que pendant deux jours, les visiteurs du SAS

digital peuvent s’informer aux stands et profiter

d’offres spéciales nuit et jour pendant trois

semaines. »

« Les visiteurs aboutissent au stand à l’aide

de critères de recherche qu’ils peuvent saisir

ou en cliquant sur le stand voulu. Pour

susciter des émotions et des impressions

comme dans un salon physique, les stands

respectent l’identité visuelle et la charte graphique

de chaque exposant. » Les visiteurs

y trouveront un portrait de l’entreprise, des

photos, des vidéos, des catalogues et des

brochures. Ils obtiennent par ailleurs de

nombreuses informations sur les offres attrayantes

du salon ainsi que des descriptifs

de nouveaux produits. Plus de 100 stands et

dix concepts de stand différents attendent le

public spécialisé.

Visualisation du stand Brembo. Source : SAG

L’idée d’un salon virtuel a germé récemment,

indique Sébastien Moix. « La crise du coronavirus

nous a contraints à tester des approches

innovantes. Nous avons trouvé de l’inspiration

dans d’autres salons automobiles virtuels

à l’étranger. » Le concept d’Autonet Group, la

filiale roumaine de SAG, en faisait partie. Le

SAS digital 2020 fut couché sur du papier en

quelques semaines. « Comme aucun salon spécialisé

physique ne peut être organisé, nous

espérons que nous serons en mesure de susciter

virtuellement l’intérêt des visiteurs pour

toutes les nouveautés de nos fournisseurs.

L’édition numérique constitue une autre manière

intéressante de s’informer à propos de

produits et de services et de profiter d’offres

du salon. Les visiteurs qui s’intéressent à l’une

d’elles peuvent cliquer sur l’offre spéciale pour

aboutir directement à la boutique en ligne correspondante.

»

Le SAS digital se déroule du 3 au 25 septembre

2020. <

Plus d’informations sur :

sag-ag.ch

Le salon virtuel est divisé en six espaces

thématiques : pièces de rechange pour VT ;

pièces de rechange pour PL ; pneus, roues et

accessoires automobiles ; équipements et outils

d’atelier ; huiles, produits chimiques et

consommables ainsi que services et associations.

Le public accède au SAS digital par le

biais de la boutique en ligne des marques

SAG Derendinger, Technomag et Matik, via

un lien. « Nous nous assurons ainsi qu’aucun

client final ne puisse recourir aux offres du salon

qui sont strictement réservées aux professionnels

», explique Sébastien Moix. Le visiteur

connecté visualise alors le plan du salon.

Visualisation du stand Eni. Source : SAG

70

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


PRODUITS & PRESTATIONS

Répertoire des fournisseurs UPSA

Dans le répertoire multisupports des fournisseurs UPSA, des fournisseurs de premier plan de la branche

automobile présentent de façon claire leurs produits et prestations de services classés par catégories.

Onze fois par an dans le magazine AUTOINSIDE, mais aussi toute l’année sur le site Internet upsa-agvs.ch, les

4000 membres UPSA, les garages et les ateliers automobiles internes aux entreprises ainsi que 8000 ateliers

automobiles de Suisse y trouvent les nombreux articles dont ils ont besoin au quotidien. Les entreprises suivantes

vous recommandent leurs services en tant que partenaires de la branche automobile suisse.

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2. Outils et appareils

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Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


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Médias UPSA

Flurstrasse 50, CH-8048 Zurich

Tél +41 (0)43 499 19 81 | www.upsa-agvs.ch

AUTOINSIDE | Juillet Août 202073


POLITIQUE & DROIT

Redevance de radio-télévision

Nouveaux tarifs

Les entreprises avec un chiffre d’affaires élevé, et donc les garages, doivent s’acquitter d’une redevance pour

la radio et la télévision, dont les tarifs seront adaptés en 2021. Les entreprises dont le chiffre d’affaires est plus

bas bénéficieront d’une baisse de la redevance, mais ce ne sera pas le cas pour les autres. Carla Stampfli

La redevance de radio-télévision des entreprises sera adaptée en 2021. Il y aura 18 tranches de chiffres d’affaires,

contre six jusqu’à présent. Source : Istock

Depuis le 1 er janvier 2019, les entreprises et les

garages dont le chiffre d’affaires est supérieur

à 500 000 francs par année doivent s’acquitter

d’une redevance et ce, peu importe s’ils possèdent

ou non des télévisions ou des radios.

Le montant de cette redevance de radio-télévision

est déterminé en fonction du chiffre

d’affaires et doit être versé annuellement.

Jusqu’à présent, le tarif appliqué était composé

de six tranches de chiffres d’affaires.

Dès 2021, le nouveau tarif s’étendra sur 18

tranches au total (voir à la page 75, source Ofcom).

Cette adaptation est une conséquence

d’un arrêt du Tribunal administratif fédéral

qui, suite à une plainte d’une entreprise

assujettie, a considéré que l’échelle actuelle

était trop peu différenciée et trop dégressive.

Un aspect positif de la révision partielle de

l’ordonnance sur la radio et la télévision est

la baisse de la redevance pour les tranches

de chiffres d’affaires les plus basses. L’inconvénient

: la redevance augmente pour

les tranches supérieures. C’est un problème,

en particulier pour les secteurs tels que la

branche automobile qui réalisent des chiffres

d’affaires élevés avec des marges réduites. Et

l’exemple de Hutter Dynamics à Winterthour

et Schaffhouse illustre très bien cette problématique.

« Avant l’introduction de la redevance

des entreprises, nous versions environ

440 francs pour les deux sites », explique

Markus Hutter, propriétaire et directeur de la

société. L’introduction de la redevance pour

les médias en 2019 a fait grimper ce montant

à 11 500 francs. « À partir de 2021, nous

paierons au total 14 600 francs pour ces deux

SA indépendantes, soit un montant multiplié

par 33 en trois ans ! »

La résistance s’organise face à cette redevance.

L’Union suisse des arts et métiers

(usam) et l’UPSA ne se prononcent pas seulement

en sa défaveur, mais agissent également

en conséquence. Ainsi, Gregor Rutz,

conseiller national UDC zurichois, a déposé

l’année passée une initiative parlementaire à

ce sujet qui a cependant été refusée par le

Conseil des États. Le conseiller national PDC

tessinois Fabio Regazzi a eu plus de succès : la

Commission des transports et des télécommunications

a en effet approuvé son initiative

« Exempter les PME du paiement de l’impôt

sur les médias » en février 2020. Fabio

Regazzi exige « qu’il n’y ait plus que les entreprises

de 250 travailleurs ou plus (emplois à

plein temps) qui doivent payer la redevance

de radio-télévision ». Il justifie notamment

son initiative par le fait que la perception de

la redevance en fonction du chiffre d’affaires

crée des cas de rigueur dans les PME qui réalisent

un grand chiffre d’affaires mais qui

dégagent des marges très petites. Le Conseil

national demande par ailleurs dans une

motion que les entreprises qui collaborent

dans le cadre de communautés de travail ne

doivent plus s’acquitter plusieurs fois de la

redevance.

Olivia Solari, responsable du service juridique

de l’UPSA. Source : Médias UPSA

Questions à Olivia Solari, responsable

du service juridique de l’UPSA

Où en est-on des interventions en lien avec

la redevance des entreprises ?

Olivia Solari, responsable du service juridique

de l’UPSA : Après avoir évalué le système

de la redevance, le Conseil fédéral a

estimé qu’aucune modification n’était nécessaire

en plus de la nouvelle échelle. Les interventions

parlementaires sont donc d’autant

plus importantes. La Commission des trans-

74

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


POLITIQUE & DROIT

ports et des télécommunications du Conseil

national vient cependant tout juste de donner

suite à l’initiative parlementaire de Fabio

Regazzi. L’initiative de Gregor Rutz a elle aussi

obtenu cette approbation, mais a échoué

face à la Commission des transports et des

télécommunications du Conseil des États.

L’initiative de Fabio Regazzi doit maintenant

obtenir la majorité au sein de cette commission.

Le projet pourra ensuite être rédigé et

discuté par les chambres. Il n’est donc pas

prévu qu’il soit traité au cours de la session

d’été. Il est difficile d’estimer aujourd’hui les

chances qu’a l’initiative d’aboutir.

Où l’UPSA peut-elle obtenir de l’aide ?

Le Conseil fédéral estimant qu’il n’y a pas

nécessité d’agir, les interventions parlementaires

passent au premier plan. L’UPSA est

consciente de l’importance de l’intervention

de Fabio Regazzi pour la branche automobile

ayant des chiffres d’affaires élevés ainsi

que pour de nombreuses PME. L’association

s’engage par conséquent dans les médias

et sur ses canaux en faveur des intérêts de

la branche et attire l’attention sur les problèmes

du système de redevance en vigueur

pour les branches avec des chiffres

d’affaires élevés et des marges réduites. Ceci

devrait permettre d’influencer les interventions,

les discussions et les votations au

Parlement. L’UPSA soutient également les

actions de l’Union suisse des arts et métiers

(usam).

Que conseillez-vous aux garagistes qui

doivent payer une redevance élevée ?

À l’heure actuelle, les garagistes ne peuvent

pas faire grand-chose, voire même rien du

tout, contre cette redevance : le Tribunal

administratif fédéral a estimé que l’échelle

appliquée jusqu’à présent n’était pas assez

différenciée et donc non conforme à la

Constitution, mais ceci ne s’applique pas en

soi au système de redevance basé sur les

chiffres d’affaires. Il a même décidé, afin

de garantir la sécurité du droit, que l’échelle

appliquée jusqu’à présent serait maintenue

jusqu’à l’établissement d’une nouvelle

échelle. Les garagistes peuvent soutenir

l’UPSA en utilisant les contacts politiques

dont ils disposent et en attirant l’attention

sur cette problématique. <

Tranche Chiffre d’affaires de l’entreprise (CHF) Redevance (CHF)

1 De 500 000 à 749 999 160

2 De 750 000 à 1 199 999 235

3 De 1 200 000 à 1 699 999 325

4 De 1 700 000 à 2 499 999 460

5 De 2 500 000 à 3 599 999 645

6 De 3 600 000 à 5 099 999 905

7 De 5 100 000 à 7 299 999 1270

8 De 7 300 000 à 10 399 999 1785

9 De 10 400 000 à 14 999 999 2505

10 De 15 000 000 à 22 999 999 3315

11 De 23 000 000 à 32 999 999 4935

12 De 33 000 000 à 49 999 999 6925

13 De 50 000 000 à 89 999 999 9725

14 De 90 000 000 à 179 999 999 13 665

15 De 180 000 000 à 399 999 999 19 170

16 De 400 000 000 à 699 999 999 26 915

17 De 700 000 000 à 999 999 999 37 790

18 1000000000 et plus 49 925

AUTOINSIDE | Juillet Août 202075

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POLITIQUE & DROIT

Loi sur le CO 2

« Les décisions du Conseil

national sont loin de la réalité »

Henrique Schneider est le directeur adjoint de l’Union suisse des arts et métiers (usam). Il y est notamment en

charge du dossier « Politiques économique, environnementale et énergétique ». Interviewé par AUTOINSIDE,

l’économiste explique ce qu’il pense de l’orientation de la nouvelle loi sur le CO 2

: pas grand-chose. Sandro Compagno

L’accord de Paris permet justement cela : une combinaison de l’action en

faveur du climat avec des instruments adaptés au niveau local, dont des

instruments de l’économie de marché. C’est justement là sa force : son

spectre est large, et il incite à prendre des mesures dans les domaines de

la technologie, du financement, de la coopération internationale, du volontariat,

etc. Le Conseil national a tourné le dos à cette diversité de méthodes

et n’a misé que sur des mesures d’économie planifiée et des impôts.

L’UDC a d’ores et déjà annoncé qu’elle soutiendrait un référendum

contre la loi sur le CO 2

. Quelle est la position de l’usam ?

Il est encore trop tôt pour cela. La Suisse a besoin d’une loi sur le CO 2

afin

de poursuivre sur la voie climatique empruntée avec beaucoup de succès

jusqu’ici. Cela dit, il ne sera pas simple de corriger les erreurs actuelles du

législateur.

« Une position purement idéologique » : Henrique Schneider. Source : usam.

Monsieur Schneider, au cours de la consultation relative à la révision

totale de la loi sur le CO 2

en 2016, l’usam s’est prononcée en faveur

de la ratification de l’accord de Paris. Dans la nouvelle loi, le Parlement

veut rendre les transports en avion et en voiture plus chers. Que pense

l’usam de la proposition du Conseil national ?

Henrique Schneider : Les décisions du Conseil national sont loin de la

réalité. La Chambre basse n’a tout simplement pas pris en considération

la population suisse et l’économie. La Suisse traverse une grave récession.

Des questions existentielles se posent pour certaines personnes et certaines

entreprises. Le Conseil national n’en a pas tenu compte et a pris

une position purement idéologique.

Fondamentalement, l’usam est contre les mesures dirigistes et pour

la responsabilité individuelle et l’économie de marché. Mais peut-on

stopper le réchauffement climatique avec l’économie de marché et

sans taxes incitatives ?

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Quel impact l’augmentation des prix de l’essence, du mazout et des

billets d’avion aura-t-elle sur l’économie et l’industrie ?

Les évaluations sont diverses. Les plus prudents affirment que les prix de

l’énergie augmenteront de CHF 1300. par personne et par an. D’autres

évoquent une augmentation pouvant aller jusqu’à CHF 4000.. Mais ces

coûts ne sont pas une moyenne. Certaines branches seront très affectées,

par exemple l’industrie et la logistique. En raison de la taxe sur le CO 2

plus

élevée et des nouveaux suppléments carburant, le commerce automobile

sera aussi probablement touché.

Lors de la même session, les Chambres fédérales ont obligé les bailleurs

à une exonération de loyer pour la période de fermeture obligatoire

pendant la crise du coronavirus. Le Conseil fédéral doit élaborer

une loi à cet effet. Que pense l’usam de cette décision politique rapide ?

Le Comité directeur de l’usam a décidé de ne pas intervenir dans cette

question. Pourquoi ? Parce qu’il y a des PME tant du côté des locataires

que des bailleurs. Avec cette exonération, le Parlement tente de trouver

un compromis dans cette affaire.

De nombreux commerces profiteront de ces exonérations de loyer.

N’est-ce pas un point positif ?

Il s’agit d’un compromis, par conséquent les deux parties y laisseront

des plumes. <

Plus d’informations sur :

sgv-usam.ch

76

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

Section Oberland bernois

2019, l’année des bonnes

nouvelles

La 27 e assemblée des membres de la section UPSA Oberland bernois s’est tenue pour la première fois par voie

numérique. Son président Martin Wildhaber a introduit son rapport annuel par des annonces réjouissantes.

Adrian Zwahlen (instructeur pour les apprentis)

a fêté ses 20 ans de service au centre de

formation de Mülenen. Barbara Germann (secrétariat/PR)

a été élue au comité central de

l’Union professionnelle suisse de l’automobile.

En raison de la pandémie, la 27 e assemblée

des membres du 12 mai a dû malheureusement

se tenir par voie numérique : une première.

La participation au vote a cependant

été satisfaisante. Tous les points ont été approuvés

et les comptes annuels se sont soldés

par un résultat positif. Le comité de la section

Oberland bernois remercie ses membres pour

leur confiance. <

Martin Wildhaber (président) et Barbara Germann (sécretariat/PR). Source : section Oberland bernois

Plus d’informations sur :

agvs-beo.ch

bg. Martin Wildhaber, président de la section

UPSA Oberland bernois, a d’emblée annoncé

de bonnes nouvelles en présentant son rapport

annuel. L’étude de l’institut de renom

LINK portant sur le thème « automobiliste -

garagiste » confirme le rôle primordial de la

voiture pour la population suisse en général,

et décerne au garagiste le titre de personne de

référence la plus importante et de conseiller

en mobilité compétent. L’orientation résolue

vers la clientèle et la volonté des garagistes

de proposer des prestations de grande qualité

sont ainsi mises en relief.

Sur le segment des véhicules de tourisme,

l’année 2019 s’est clôturée par une augmentation

de près de 4 % par rapport à l’année précédente,

ce qui représente 311 466 véhicules vendus.

La part des motorisations alternatives a

presque doublé et atteint désormais l’excellent

chiffre de 13,1 % du marché.

Les modèles à 4 roues motrices ont à nouveau

battu tous les records en 2019 (57,3 %). Au total,

44 573 nouveaux véhicules utilitaires ont

été vendus. La belle augmentation de 7,1 % est

à attribuer essentiellement au vif engouement

pour les vans aménagés et les camping-cars

(4766 véhicules). Les utilitaires lourds, situés

à un niveau élevé avec 4291 véhicules vendus,

enregistrent une légère baisse.

Afin que la branche dispose à l’avenir d’une

main-d’œuvre suffisante, la promotion des

métiers pour les formations initiales a été activement

mise en œuvre dans la section et

dans le canton. Stefan Gasser (responsable de

la formation professionnelle) se réjouit d’autant

plus de la réussite des candidats des formations

continues et les remercie pour leur

engagement et leur fidélité envers la branche

automobile.

Diplômés

Ils ont terminé avec succès leur formation

continue :

Diagnosticiens 2019 spécialisation VL :

Raphael Bettler, Christian Lörtscher,

Martin Eichenberger, Marcel Tschannen,

Ueli Kurt, Julian Kojic, Marcel Bühler,

Daniel Lörtscher, Florian Dosot, Michael

Fuhrer, Jeffrey Fuhrer

Diagnosticien 2019 spécialisation VU :

Stefan Oswald et Florian Berger

Restaurateurs de véhicules spécialisation

technique automobile :

Christian Zbinden et Roger von Allmen

Conseiller de vente automobile :

Tim Aeschlimann

Conseillers de service à la clientèle :

Michael Aeschimann et Kris Anliker

Coordinateur d’atelier BF 2019 :

Nathanael Baumgartner

AUTOINSIDE | Juillet Août 202077


ASSOCIATION & SECTIONS

Urs Wernli, président central de l’UPSA (à gauche), OIivia Solari, avocate de l’UPSA, et Franz Müller, notaire, lors de l’assemblée des délégués de l’UPSA 2020. Source : Médias UPSA

Assemblée des délégués de l’UPSA

Sous le signe des mesures

contre le coronavirus

Une assemblée des délégués festive dans le Jura avait été prévue. Or ce n’est pas à Saignelégier, mais à

Mobilcity que la réunion s’est tenue. Et au lieu de nombreux délégués et invités de la Suisse entière, seuls

Urs Wernli, le président central de l’UPSA, Olivia Solari, juriste à l’UPSA, et le notaire Franz Müller étaient

présents. Sandro Compagno

La présence de Franz Müller faisait suite à la

votation sur l’adhésion des nouvelles associations

de soutien à la caisse de compensation

AK Mobil. Une telle décision doit faire l’objet

d’un acte authentique. Les délégués ont accueilli

Carrossier Suisse et l’Astag au nombre

des associations de soutien d’AK Mobil. Carrossier

Suisse de son côté avait déjà accepté

l’adhésion, qui prendra effet le 1 er janvier 2021.

La votation de l’Astag aura lieu en automne. Si

les spécialistes de l’utilitaire votent également

sa en faveur, leur adhésion est prévue pour le

1 er janvier 2022.

Si l’assemblée des délégués ne s’est pas déroulée

à Saignelégier (Jura), mais à Mobilcity,

à Berne, c’est en raison de la pandémie. Le 17

avril, le comité central de l’UPSA a décidé de

s’appuyer sur l’article 6b de l’ordonnance 2 du

13 mars 2020 concernant les mesures destinées

à lutter contre le coronavirus (ordonnance

2 COVID-19) et de conduire l’AD par

voie écrite. Il y a encore quelques semaines,

nul n’imaginait que l’interdiction des rassemblements

publics et privés serait levée précisément

pour le 6 juin, rendant possibles à nouveau

les réunions jusqu’à 300 personnes.

Dans son rapport annuel, adopté tout comme

l’ensemble des points de l’ordre du jour par les

délégués, Urs Wernli est revenu sur l’année

politique 2019, alors qu’une vague verte avait

permis aux partis de gauche et écologistes de

gagner bon nombre de voix aux élections fédérales.

Les débats sur le CO 2

régnaient sur

le monde d’avant la crise du coronavirus, et

par répercussion sur les élections de 2019. Urs

Wernli : « Nous n’avions jamais vendu autant

de véhicules électriques ; et la pression exercée

par les pénalités dues au CO 2

en vigueur

à partir de 2020 n’a jamais été aussi forte. »

En conséquence de quoi les constructeurs

investissent des milliards dans l’électrique.

Sous l’effet de cette pression et en partie grâce

aux aides publiques, les infrastructures de

recharge se développent. Mais l’extension

des installations pour produire des énergies

renouvelables est à la traîne, estime Urs

Wernli. Or c’est précisément ce qui fait pencher

la balance des avantages et des inconvénients

de l’électromobilité. « On a donc des

acheteurs tiraillés entre ce qui est politiquement

souhaitable et ce qui est financièrement

possible. Un dur dilemme. »

Reste que 2019 a été une belle année pour l’automobile.

Au total, 311 466 véhicules neufs

ont été vendus, ce qui représente une augmentation

de 3,9 % par rapport à l’année précédente

(soit 11 750 voitures). Les bénéfices sont

78

Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

légèrement supérieurs à la moyenne des dix

dernières années. Les utilitaires légers ont eux

aussi enregistré une confortable hausse, avec

34 555 modèles vendus (+7,2 %). Malgré ces

bons chiffres, les rendements sur les ventes

de la plupart des garagistes ne se sont malheureusement

pas améliorés.

Non seulement les véhicules de tourisme,

mais aussi les utilitaires sont confrontés à de

nouveaux défis dans le contexte des motorisations

alternatives. La commission Utilitaires

de l’UPSA a répondu en 2019 à de nombreuses

questions concernant les infrastructures nécessaires

et les investissements dans la formation

initiale et continue à l’occasion un atelier

bien fréquenté sur le thème du gaz naturel

liquéfié (GNL). Autre point phare dans le domaine

de la représentation de la branche : le

projet « l’atelier de demain ». Des étudiants

de l’Université de Saint-Gall (HSG) ont soumis

les processus des garages à une analyse

approfondie et ont défini des perspectives

d’augmentation de l’efficacité par le biais de

l’utilisation des technologies numériques. Les

résultats ont été diffusés dans les médias de

l’UPSA sous la forme d’une série. Ceux qui souhaitent

en savoir plus trouveront un résumé

de ce projet sur le site de l’UPSA (-> prestations

-> atelier de demain). L’évolution positive

de deux projets visant à réduire les émissions

de CO 2

de la circulation routière est réjouissante

: grâce au programme d’optimisation de

la pression des pneus, soutenu par l’Office fédéral

de l’environnement (OFEV), ainsi qu’au

CheckEnergieAuto (CEA), en collaboration

avec l’Office fédéral de l’énergie (OFEN), les

garagistes suisses contribuent à rendre les

véhicules en circulation plus efficaces et

plus propres.

L’évolution du nombre d’adhérents à l’UPSA

est satisfaisante. En 2019, une analyse territoriale

sur les garages qui pourraient potentiellement

devenir membres de l’UPSA a été

menée en coopération avec les sections. Les

garages sélectionnés ont été visités individuellement

afin de leur présenter les avantages

de l’UPSA. Ces mesures ont permis de

gagner plus de 70 nouvelles adhésions de

garages. Le nombre des membres actifs est

passé de 3804 à 3829.

Dans le domaine de la formation, la nouvelle

vidéo sur les « métiers de la branche

automobile » a été l’événement visuel de

2019. Les protagonistes sont de jeunes apprentis

qui invitent la jeunesse à s’intéresser

aux différentes possibilités de formation

dans la branche automobile, et idéalement à

apprendre un métier dans un domaine passionnant

et dynamique. Qui mieux que Damian

Schmidt peut illustrer la grande qualité

de la formation professionnelle dans

les entreprises de l’UPSA ? Ce jeune mécatronicien

d’automobiles avait en effet décroché

une très belle cinquième place aux

WordSkills de Kazan (Russie).

En outre, les responsables de la formation se

sont occupés de deux projets dédiés à la formation

initiale. Concernant le projet « Employé-e-s

de commerce 2022 », le profil de qualification

a été adressé au Secrétariat d’État à

la formation, à la recherche et à l’innovation

(SEFRI). Par ailleurs, dans le cadre du projet

« Vente 2022+ », l’UPSA a obtenu après plusieurs

années de négociation l’autorisation

d’intégrer une formation initiale dans le domaine

de la mobilité et de l’automobile, prévue

pour 2022.

Les comptes annuels ont été approuvés à

l’unanimité, les recettes s’élèvent à près de

13,68 millions de francs, soit une baisse

d’un peu plus de 300 000 francs. Au total,

l’exercice 2019 se clôture par un bénéfice de

11 711,19 francs.

Le budget 2020 a également été adopté, bien

qu’il comporte quelques incertitudes. Il a été

élaboré avant l’arrivée de la pandémie et table

sur une légère augmentation des recettes (14,3

millions de francs) et un excédent de 25 000

francs. Les cotisations des membres demeurent

inchangées.

Après précisément 15 minutes, cette assemblée

des délégués de l’association suisse des

garagistes, à la fois mémorable et hors du

commun, s’achève. Espérons qu’elle restera

unique.


ASSOCIATION & SECTIONS

Urs Wernli

« Rien ne parle en défaveur

de la voiture »

Dans cet entretien, Urs Wernli, président central de l’UPSA, revient sur une année automobile 2019 couronnée

de succès et parle des négociations menées avec la Confédération pendant le confinement ainsi que de sa

confiance en l’avenir. Sandro Compagno et Reinhard Kronenberg

Les préparatifs pour la Journée des garagistes suisses battent leur plein. Urs Wernli part du principe que cet événement pourra avoir lieu. Source : Médias UPSA

Urs Wernli, président central de l’UPSA.

Source : Médias UPSA

Monsieur Wernli, vous auriez pu aborder

beaucoup de points positifs au sujet de

l’exercice précédent lors de l’assemblée

des délégués de l’UPSA : augmentation des

ventes de voitures, augmentation du nombre

de membres, comptes annuels positifs,

budget positif. Honnêtement, quel est votre

état d’esprit aujourd’hui ?

Urs Wernli, président central de l’UPSA :

Positif, confiant et légèrement tendu. L’année

passée semble déjà bien lointaine. L’évolution

très négative de la situation depuis le confinement

vient faire de l’ombre au bon résultat

de l’année précédente. Aujourd’hui, nous espérons

tous avec impatience une reprise économique

rapide.

Les espaces d’exposition et de vente ont

rouvert leurs portes depuis un mois. Quelles

sont les réactions sur le marché en termes

de ventes de nouveaux véhicules et de

véhicules d’occasion ?

Les showrooms revivent enfin. Les clients

sont intéressés par de nouvelles voitures.

Mais les consommateurs n’ont pas encore retrouvé

une confiance suffisante pour effectuer

de nouveaux achats. Les constructeurs

ne sont pas encore totalement prêts à assurer

des livraisons partout. Le marché des véhicules

d’occasion est plus animé et présente

une tendance claire à la reprise. La majeure

partie des garages est optimiste et met tout

en œuvre pour récupérer au maximum le

manque à gagner.

L’UPSA s’est prononcée en faveur d’un

assouplissement plus rapide des mesures

et était active en conséquence auprès de

la Confédération. Résultat : un succès à

court terme avec les stations de lavage

et un succès tardif avec les showrooms.

Comment avez-vous vécu les négociations

avec les autorités ?

Mes expériences ont été globalement satisfaisantes.

Le Conseil fédéral a rapidement

reconnu que les garages étaient importants

pour le système et qu’il fallait que les ateliers

restent ouverts. Le combat mené pour garder

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Juillet Août 2020 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

les stations de lavage ouvertes et permettre

un redémarrage plus rapide a mis nos nerfs à

rude épreuve. Le confinement du secteur de

la vente a duré au moins deux semaines de

trop. Le groupe de travail de l’UPSA a été très

efficace et a ainsi pu faire en sorte, en collaboration

avec l’usam et auto-suisse, que les

showrooms rouvrent leurs portes le 8 mai.

2019 a été une année peu réjouissante

pour la branche sur le plan politique : le

camp rouge-vert a gagné des voix lors des

élections fédérales. Faut-il s’attendre à des

restrictions supplémentaires au niveau des

libertés personnelles et du libre choix de

son moyen de transport à court terme ?

Je ne crois pas. La crise du coronavirus a clairement

montré que les voitures et les véhicules

utilitaires étaient très importants. Sans le trafic

individuel motorisé, nous aurions perdu

notre mobilité et notre système de transports.

Malheureusement, les plus de six millions de

propriétaires de véhicules à moteur en Suisse

s’engagent trop peu en faveur de la voiture et

ne se défendent pas assez contre les restrictions

de leur mobilité. C’est pour cette raison

que nous nous engageons depuis toujours, et

à l’avenir également, en faveur d’un trafic individuel

motorisé encore plus durable avec nos

partenaires. Objectivement, rien ne parle en

défaveur de la voiture. Les voitures sont de

plus en plus respectueuses de l’environnement

et nos garagistes vendent volontiers des véhicules

économes en énergie.

La pandémie de coronavirus semble endiguée,

du moins dans notre pays. Pensez-vous

que la situation des entreprises membres de

l’UPSA reviendra bientôt à la normale ? Ou le

plus gros est-il encore à venir ?

Depuis quelque temps, j’ai de plus en plus l’impression

que nous retrouvons notre ancien

rythme quotidien. L’évolution dépend maintenant

de la discipline de chacun afin de continuer

à respecter systématiquement les mesures

de protection. Nos entreprises membres

observent les plans de protection de très près.

Le plus gros devrait normalement être passé.

La Journée des garagistes suisses est

prévue le 19 janvier 2021. Cet événement,

qui est aussi le plus grand de la branche,

pourra-t-il avoir lieu comme prévu ou existet-il

déjà des scénarios d’urgence en cas de

deuxième vague ?

Les préparatifs battent leur plein, le programme

est prêt et les premiers orateurs

contactés ont déjà répondu par l’affirmative.

Je pars du principe que cet événement pourra

avoir lieu. Nous n’avons pas besoin de scénario

d’urgence à proprement parler. Nous sommes

en contact régulier avec les offices fédéraux et

serions à même de réagir immédiatement si

l’épidémie devait reprendre de l’ampleur.

Les délégués ont approuvé un budget UPSA

2020 qui avait été défini avant la crise du

coronavirus et le confinement. Prévoyez-vous

déjà de faire des économies ? Si oui, dans

quels domaines ?

Ces circonstances ont été rappelées aux délégués.

Le comité central a demandé à la direction

d’examiner avec un œil critique les postes

de dépenses et de recettes en tenant compte

des effets de la crise du coronavirus. Dans une

situation si tendue, il sera évidemment nécessaire

de faire des économies. Celles-ci toucheront

de nombreux domaines, mais aucune

mesure n’est prévue dans le domaine du personnel.

Question finale : en tant que président

central de l’UPSA, quels objectifs avez-vous

fixés pour les douze prochains mois ?

Le comité central définit toujours les objectifs

annuels après sa réunion à huis clos en

automne. Ces objectifs sont déterminés afin

de mener l’UPSA et ses membres avec succès

vers le futur et de permettre de bonnes conditions-cadres

pour accéder au marché. Je pourrais

vous citer ici les exemples suivants : une

gestion attentive des finances, la promotion de

la relève, le maintien assuré de la formation initiale

et continue, la promotion de la mobilité individuelle,

la communication avec les membres

et les partenaires ainsi que le développement

ciblé des prestations destinées aux membres.


SONDAGE DU MOIS

LE CONFINEMENT EST TERMINÉ. PENSEZ-VOUS QUE LES AFFAIRES

VONT REPRENDRE RAPIDEMENT ?

Les showrooms ont dû rester fermés pendant près

de deux mois à cause de la pandémie de coronavirus.

Les garagistes étaient très heureux de rouvrir leurs

établissements le 11 mai. Le confinement a toutefois laissé

des traces. Faut-il s’attendre à une reprise rapide des

affaires ? 47 % disent qu’il faudra attendre quelques mois

pour le savoir. 28 % estiment que l’année est terminée sur

le plan économique. Un quart des sondés sont optimistes

et déclarent que les premiers signes sont positifs.

47 %

Cela deviendra

évident dans les

mois à venir

25 %

Oui, les

premiers

signes sont

positifs

28 %

Non, l’année est

terminée d’un

point de vue

économique

(État : 17 juin 2020)

APERÇU DE L’ÉDITION 9 D’AUTOINSIDE SEPTEMBRE 2020

Le prochain numéro, qui paraîtra le 3 septembre, abordera les thèmes suivants :

Pleins feux sur les pneus et les roues

AUTOINSIDE évoque des nouveautés et tendances

et montre comment des idées créatives permettent

à des pneus de vivre une seconde vie.

Technologie automobile actuelle

Logiciels Pass-Thru : les prérequis techniques et

juridiques de mises à jour de systèmes du constructeur

sur des véhicules modernes

Championnats des métiers

Les SwissSkills décentralisés de 2020 feront la part

belle à la formation professionnelle et aux métiers

d’apprentissage.

Le magazine spécialisé au plus fort tirage de la branche automobile suisse

92 e année, 11 numéros en allemand et en français.

Tirage septembre 2019 certifié REMP : 12 760 exemplaires dont 9664 en allemand et 3096 en français.

Éditeur

Union professionelle suisse de

l’automobile (UPSA)

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