Les jardins et espaces extérieurs privés - guides des bonnes pratiques

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Au sein de la collection des guides des bonnes pratiques de la Ville de Liège, voici une thématique qui était très attendue. La qualité des aménagements des espaces extérieurs privatifs et collectifs est en effet le gage d’un cadre de vie de qualité pour les citoyens, et plus largement pour l’ensemble des utilisateurs de la ville. Dans le cadre de la dynamique « Réinventons Liège », les habitants ont d’ailleurs plébiscité de nombreuses actions en ce sens.

Les jardins et espaces

extérieurs privés

Guide des bonnes pratiques


Intro

Au sein de la collection des guides des bonnes pratiques

de la Ville de Liège, voici une thématique qui était très attendue. La

qualité des aménagements des espaces extérieurs privatifs et collectifs

est en effet le gage d’un cadre de vie de qualité pour les citoyens,

et plus largement pour l’ensemble des utilisateurs de la ville. Dans le

cadre de la dynamique « Réinventons Liège », les habitants ont d’ailleurs

plébiscité de nombreuses actions en ce sens. En effet, dans le

chapitre « végétalisation » ont ainsi été retenues des actions comme

« doubler le nombre d’arbres plantés chaque année », « inciter à la

végétalisation des façades et des toitures » ou encore « promouvoir

le permis de végétaliser ».

Au cours des deux dernières décennies, la Ville de Liège a

déjà impulsé une dynamique positive par plusieurs aménagements

de qualité réalisés dans les espaces publics : parc des Oblats, parc

Morinval, parc Sainte-Agathe, quais de Meuse, place de l’Yser, etc.

D’autres projets sont en cours d’étude, tel un nouveau parc au

cœur du quartier du Longdoz. Mais au-delà de ces investissements

publics, chaque citoyen peut également contribuer à sa manière

à l’amélioration de la qualité des espaces extérieurs. Ce guide, et

particulièrement les nombreuses photos, majoritairement prises à

Liège, qui l’illustrent, met en exergue la diversité des interventions

possibles auxquelles nous ne pensons pas toujours. Car, même si

chacun de nous aménage son espace privatif extérieur, il ne faut pas

oublier qu’il fait partie d’un paysage plus large, collectif !

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Table des matières

Le saviez-vous ? 6

Végétaliser et entretenir sa façade 8

Faire participer le jardin d’accueil à la vie de la rue 11

Un espace ouvert et convivial 12

Le stationnement automobile dans le jardin d’accueil 16

Les constructions dans le jardin d’accueil 18

Organiser l’espace extérieur en relation directe avec le lieu de vie 20

Concevoir les terrasses et balcons 23

Planter les cours 27

Créer des limites mitoyennes perméables 29

Comment gérer le relief ? 32

Quelles plantes choisir ? 35

Les arbres et arbustes 37

Les haies 39

Un cas particulier : la taille des arbres 41

Les plantes grimpantes 42

Comment éviter la prolifération des plantes invasives ? 45

Quels revêtements pour les chemins et accès ? 46

L’entretien du trottoir ? 48

Comment disposer les équipements de jardin ? 49

L’abri de jardin et les autres abris 49

Les piscines, mares et étangs 51

La gestion de l’eau de pluie 52

Les potagers et le compost 54

Le mobilier et les structures légères 56

Les éléments patrimoniaux 57

L’éclairage nocturne 57

Informations pratiques 58

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Le saviez-vous ?

• Une ville plus verte est plus conviviale, tant pour les habitants

que pour tous ses usagers (travailleurs, visiteurs, etc.).

• Même si le jardin est souvent la plus grande source de végétal,

les façades et jardins d’accueil peuvent accueillir de la

végétation qui améliore la qualité de vie en ville.

• Grâce aux plantations, le cadre de vie est plus coloré et il

évolue au cours des saisons.

• La présence d’arbres, de fleurs ou de plantes est bonne pour

le moral, embellit considérablement l’espace-rue ainsi que

les zones de jardin, et contribue au sentiment de sérénité.

• Un environnement végétalisé est bon pour la santé, car il

permet de créer de l’ombrage en cas de fortes chaleurs, il

contribue à filtrer l’air et à produire de l’oxygène.

• Une présence plus importante du végétal et d’eau diminue

les températures nocturnes estivales.

• Plus perméables, les surfaces végétalisées (et autres matériaux

perméables) réduisent les risques d’inondation.

Les zones de cours et jardins peuvent être aménagées pour

assurer un bon équilibre entre la convivialité urbaine et

l’intimité des résidents.

• Un espace vert judicieusement aménagé soutient la présence

de la nature en ville en offrant aux oiseaux et aux insectes

des endroits propices pour trouver à manger et aménager

leurs nids.

• Une façade entretenue, si possible végétalisée, met en valeur

le patrimoine de la ville.

• Le jardinage est bon pour la santé et permet l’éveil des sens.


En plein cœur de la ville, les jardins privatifs végétalisés apportent une

réelle plus-value au cadre de vie. La verdure apporte réconfort visuel,

apaisement mental, permet de réduire la chaleur nocturne en été et soutient

la biodiversité.

Un principe général : se mettre au vert est bon

pour la ville et ses habitants.

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Végétaliser et entretenir sa façade

Quand le bâtiment est construit sur l’alignement, seule la

façade et le trottoir peuvent participer à la végétalisation et

donc à la qualité de l’espace-rue. Les plantes grimpantes, les

jardinières ou les pots suspendus apportent une touche personnelle

à la rue. Ces interventions ponctuelles génèrent, à

peu de frais, une ambiance accueillante et surtout unique.

Un appui de fenêtre peut devenir un

mini jardin animant l’espace-rue,

surtout dans les rues densément

construites. Des bacs de plantations

peuvent accueillir un mélange de

plantes annuelles et vivaces.

Plusieurs façades végétalisées modifient

considérablement l’atmosphère

d’une rue et soutiennent la

formation d’un maillage vert.

La plante grimpante qui couvre

pratiquement toute la façade nécessite

un entretien régulier pour éviter

qu’elle n’envahisse les façades

voisines. Une essence bien choisie

n’endommagera pas le parement.

Parfois, des façades peuvent être

conçues comme des murs végétaux.

Elles nécessitent néanmoins un

système d’arrosage automatique et

doivent être mises en place par un

professionnel.


Les plantations en trottoir

Convaincue des avantages multiples de ce type de plantation,

la Ville de Liège a fixé un cadre de prescriptions techniques

à suivre et d’aspects réglementaires à respecter.

Renseignez-vous auprès du Service de l’Environnement de

la Ville de Liège avant le début des travaux.

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Quelques plantes fleuries peuvent

agrémenter toute une rue. Ici, il s’agit

de roses trémières, plantes bisannuelles

à feuillage caduc qui poussent

facilement dans des terrains secs.

En cas de rénovation de trottoir

par les services publics, il peut

être intéressant d’en profiter pour

intégrer un bac de plantation dans

les nouveaux aménagements.

Pour éviter le placement de plantes

en pleine terre, des bacs peuvent

venir s’installer sur le trottoir

lorsqu’une largeur minimale de 1,5

m laissé libre de passage est préservée.

Dans cette voirie partagée, les bacs

plantés placés par les riverains tempèrent

la vitesse des automobilistes.

© Y. Demeuse


Si une végétalisation n’est pas souhaitée ou simplement

impossible, une attention particulière peut être portée à

la rénovation de la façade. En effet, elle permet de rendre

visible la teinte des briques ou des éléments décoratifs, par

exemple. Comme pour les plantations, une première façade

rénovée est souvent le déclencheur d’un effet boule de neige

; ce qui permet, à terme, d’améliorer la qualité de l’espacerue

visible de tous.

Pour en savoir plus sur l’entretien et la rénovation des façades,

des guides des bonnes pratiques sont consultables

sur le site de la Ville de Liège : www.liege.be


Faire participer le jardin d’accueil à la vie de la rue

Dans certaines rues de Liège, les bâtiments sont construits

en recul par rapport à l’alignement (limite entre le domaine

public et le domaine privé). Cela permet de dégager un « jardin

d’accueil » souvent appelé « zone de recul ». Dans ce cas,

l’espace-rue est plus large et l’ensoleillement des bâtiments

est meilleur.

Comme la façade, le jardin d’accueil fait partie intégrante de

l’espace-rue. Il participe dès lors à la qualité du cadre de vie,

tant pour les habitants de l’immeuble que de manière plus

large pour tous les usagers de la rue.

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Des documents d’orientation concernant l’aménagement

de ces jardins d’accueil existent pour certaines rues. Renseignez-vous

auprès du Service de l’Urbanisme de la Ville

de Liège avant le début des travaux.


Un espace ouvert et convivial

Un bon aménagement du jardin d’accueil constitue donc un

enjeu doublement important : créer une ambiance conviviale

pour les habitants du bâtiment et animer visuellement la rue.

Comme les jardins d’accueil peuvent être de profondeurs fort

variables, des plantations en pots peuvent venir agrémenter

l’espace si celui-ci est très petit.

Même un espace de très petite taille

peut accueillir des plantes en pots,

une table et des chaises ce qui contribue

à animer l’espace-rue.

Lorsque la place manque pour prévoir

une végétation en pleine terre,

une plante en pot apporte une touche

verte apaisante.

Lorsque la taille du jardin d’accueil est plus importante, le

maintien de l’espace ouvert permet de faire participer le jardin

d’accueil à l’espace-rue et de garantir un contrôle social. Dans

ce cas, il est recommandé d’éviter de dissimuler complètement

le jardin d’accueil par des haies opaques et hautes ou des palissades.

Lorsque le jardin d’accueil est l’unique espace extérieur attenant

au bâtiment, la notion d’intimité devient essentielle pour

permettre un usage agréable de l’espace disponible. Dans ce

cas, même si les conseils repris ci-dessus s’appliquent, la mise

en place d’une forme légère de séparation visuelle est parfois

nécessaire pour créer un minimum d’intimité. Le placement

d’un écran visuel non opaque, si possible végétal, sera privilégié

afin d’offrir une plus-value à l’espace-rue. Il s’agit d’éviter

de créer des limites trop fortes, entre l’espace public et le


domaine privé, qui ne permettent plus au jardin d’accueil de

participer à l’ambiance de la rue.

La fermeture totale du jardin

d’accueil par des hautes haies ou

des clôtures opaques empêche tout

contact entre la zone d’accueil et le

reste de l’espace-rue.

Le contraste est important entre le

jardin d’accueil ouvert sur l’espacerue

(à gauche) et un jardin d’accueil

rendu opaque par des plantations

hautes et denses (à droite ).

Lorsque des éléments tels que des grilles, des murs, des murets

ou des escaliers préexistent, il est intéressant de les conserver

et de les mettre en valeur. Ils font en effet souvent partie de la

conception architecturale initiale du bâtiment et, en ce sens, ils

appartiennent au « petit patrimoine » de la ville.

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Les grilles et le muret ont été conservés.

Le jardin d’accueil est agrémenté

de fleurs vivaces qui amènent de

la couleur dans la rue.

Entretenues, les grilles anciennes

confèrent un certain cachet tout en

créant un sentiment d’intimité. Le

jardin d’accueil participe ainsi à

l’animation de l’espace-rue


Pour les immeubles collectifs ou de bureaux, le choix d’une

clôture s’impose également le plus souvent pour des raisons

de sécurité et pour éviter que des personnes non autorisées

arrivent dans le jardin d’accueil. Comme pour les habitations

privées, le choix doit aller vers des solutions visuellement

perméables, éventuellement végétalisées. Pour des raisons

esthétiques, il faut éviter des clôtures à maille fine qui créent

un effet « prison ».

Malgré sa hauteur, la structure

de la clôture permet une liaison

visuelle entre la rue et le jardin.

© Y. Demeuse

Cette clôture crée une séparation

très légère entre l’espace public et

l’espace privatif. Cet aménagement

permet une réelle intégration du jardin

d’accueil dans l’espace-rue.

Même si ces zones de recul sont

ouvertes visuellement, elles sont

entièrement minéralisées. Ce type

d’aménagement banalise complètement

l’espace-rue.

Le jardin d’accueil de cet immeuble

est fauché tardivement et les plantations

en façade ont été intégrées dès

la conception des bâtiments.

© Y. Demeuse


Limiter les revêtements en dur uniquement aux accès permet

d’optimiser les zones végétalisées. Il est préférable d’aménager le

jardin d’accueil de plain-pied avec la rue et d’éviter l’installation

de diverses constructions qui nuisent à l’aspect ouvert recherché.

Le revêtement imperméable est limité

à la largeur du chemin d’accès, ce

qui permet de créer un jardin fleuri

sur le reste de la zone.

Tout en respectant son caractère

privatif, la zone de recul créée un

contact visuel entre l’espace privé et

la rue. © Y. Demeuse

Le choix des plantations s’oriente souvent vers les parterres

de vivaces, plus faciles à entretenir. Il faut privilégier (voir à ce

sujet le chapitre consacré aux choix des plantes) les essences

régionales et/ou les plantes comestibles en combinant des

variétés qui changent de couleurs au cours des saisons ou qui

fleurissent à différents moments de l’année.

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Certaines essences végétales exotiques,

par exemple les conifères,

sont peu appropriées pour un jardin

d’accueil : arbres trop hauts,

opacité à front de rue, effet d’ombre

trop important…

Le choix des plantes permet d’offrir

une zone d’intimité pour les pièces

d’habitation du rez-de-chaussée tout

en conservant une perméabilité visuelle.

Le muret est de taille limitée

et a gardé ses ferronneries typiques.


Le stationnement automobile dans le jardin d’accueil

Avec la croissance du parc automobile, de nombreuses zones

de recul ont été transformées en zone de stationnement entièrement

minéralisées, souvent au détriment de la qualité de

l’espace-rue. En outre, le stationnement dans la zone de recul

empêche le stationnement en voirie, ce qui privatise de facto

l’emplacement de stationnement, alors que les bâtiments ne

possèdent le plus souvent pas de garage.

Lorsque le jardin d’accueil donne accès à un garage, il est intéressant de

réduire la partie en dur aux seules bandes de roulement.

Pour pouvoir réaliser une place de stationnement dans le jardin

d’accueil, la profondeur de celui-ci doit être de minimum

6 m afin d’éviter que la voiture ne déborde sur le trottoir et

n’entrave le domaine public. En privilégiant un revêtement perméable

et végétalisé et en diminuant au maximum les surfaces

minéralisées, l’espace du jardin d’accueil s’agrandit quand votre

véhicule ne s’y trouve pas. Si le jardin d’accueil est plus profond

que 6 m, il est recommandé de végétaliser le solde de la profondeur,

si possible avec des plantations en pleine-terre.


Une place de stationnement végétalisée

ressemble à une pelouse

lorsqu’aucune voiture n’y est stationnée

et l’eau de pluie peut s’infiltrer

naturellement dans le sol.

Le jardin d’accueil ouvert sur la rue crée

une transition douce entre espace public

et privé. En implantant le bâti en fonction

de l’emplacement des arbres existants,

cela permet de créer un accès carrossable

tout en conservant les arbres.

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Même si la surface est perméable,

une aire d’accueil entièrement couverte

de gravier et dédicacée exclusivement

au stationnement automobile

ne contribue pas à la qualité du

cadre de vie.

Les accès et emplacements de stationnement

se fondent dans la végétation et

restent discrets.

La limitation des zones d’accès et

le traitement végétal de ces jardins

d’accueil permet de rendre discret la

présence de la voiture.

La mutualisation des accès et leur

aménagement à proximité de la limite

mitoyenne permet de créer un jardin

d’accueil généreux.


Les constructions dans le jardin d’accueil

La construction de garages fermés ou de car-ports dans les

zones d’accueil est à proscrire. En effet, ces constructions

sont le plus souvent trop volumineuses et occupent alors l’ensemble

de la surface du jardin d’accueil. Toutefois, des petits

édifices comme des abris pour vélos ou pour poubelles sont

parfois nécessaires. Il est recommandé d’harmoniser ces

abris avec le bâtiment principal au niveau de leurs formes,

matériaux ou couleurs. Leur végétalisation permet également

de les intégrer dans l’espace-rue.

Des documents d’orientation concernant l’aménagement

de ces jardins d’accueil existent pour certaines rues. Renseignez-vous

auprès du Service de l’Urbanisme de la Ville

de Liège avant le début des travaux.

La construction d’un car-port

est à proscrire pour des maisons

mitoyennes, vu que sa présence

empêche la création d’un jardin

d’accueil végétalisé.

La construction d’un garage ou

d’un haut mur de clôture sépare

complètement la parcelle résidentielle

de l’espace-rue.


La forte présence de la végétation

rend quasi invisible la présence

d’abris dans les jardins d’accueil.

Le jardin d’accueil garde son caractère

ouvert et végétal tout en permettant

le stationnement de vélos

grâce à cette structure métallique

légère. © Y. Demeuse

Le cas particulier du jardin d’accueil dans une rue en pente

Le territoire de la Ville de Liège comprend de nombreuses rues

en pente. Dans ce cas, la zone de recul doit parfois gérer des différences

de niveaux entre la voirie et le bâtiment, ce qui nécessite le

plus souvent la mise en place de murs de soutènement. La fonction

du jardin d’accueil est donc essentiellement décorative. Il est préférable

d’harmoniser les matériaux utilisés pour créer une unité

visuelle avec le bâtiment. Le choix des plantes se portera sur des

essences qui ne nécessitent pas un entretien lourd et qui supportent

la chaleur, voire éventuellement des périodes de sècheresse.

19

Les murets en briques jaunes et les

ferronneries des années 1950 méritent

d’être préservés. Les plantations animent

l’escalier et dissimulent l’accès

carrossable.

Le traitement du dénivelé entre la

rue et le jardin d’accueil est trop minéral,

avec des murs de soutènement

peu qualitatifs et sans harmonie avec

le bâtiment existant.


Organiser l’espace extérieur en relation

directe avec le lieu de vie

Disposer d’un espace extérieur qui peut être appropriable,

utilisable par les occupants d’une habitation unifamiliale,

d’un immeuble à appartements, d’un bâtiment « actif » est

indéniable pour la qualité du cadre de vie ou de travail, et cela

d’autant plus si cet espace se présente sous forme d’un jardin

accessible et aménagé.

Le principe de base est de concevoir l’espace extérieur (jardin,

cour, terrasse) comme une extension du logement ou du

lieu de travail, soit en le mettant en relation directe avec les

lieux de vie soit en créant un accès direct et lisible. Seul un

accès facile et rapide permet de garantir un usage fréquent de

l’espace extérieur qui peut alors, de manière complémentaire

au logement proprement dit, servir pour manger, jouer voire

cuisiner.

Parfois des projets collectifs permettent la création de zones

de terrasses privatives, accompagnées par des espaces gérés

par l’ensemble des habitants. Ces derniers peuvent alors regrouper

les potagers, les jeux ou autres bacs à sable…

Dans le prolongement des zones de

terrasses privatives, le jardin collectif

permet de mutualiser les jeux,

le compost et le potager.

Lors de la rénovation, une terrasse

en lien avec la salle à manger a été

aménagée. La terrasse est intégrée à

l’architecture, ce qui évite le placement

de brise-vues. Quelques bacs

de plantations et une petite table

rendent cette terrasse qualitative.


Chaque logement possède sa terrasse

privative. Des claustras mobiles ou

de la végétation servent à privatiser

partiellement l’espace extérieur.

Chaque logement possède son espace

extérieur privatif. L’espace collectif

végétal a une fonction essentiellement

décorative.

Dans les immeubles collectifs, il est également important que

les logements du rez-de-chaussée aient un accès direct vers

l’espace extérieur. Outre un balcon privatif de dimension suffisante

pour y installer une table à manger, les logements situés

aux étages doivent pouvoir accéder à l’espace extérieur collectif

par le rez-de-chaussée. Celui-ci doit dès lors prévoir un couloir

d’accès direct et agréable. L’installation d’un escalier extérieur

est une autre possibilité.

21

L’espace extérieur collectif peut évidemment prendre différentes

formes. Soit il est plutôt axé sur l’aspect paysager et permet d’avoir

des vues agréables depuis le bâti, soit il est pensé comme un espace

appropriable et permet aux différents usagers de l’utiliser comme espace

de jardin commun. L’idéal est de combiner les deux fonctions.

Ici, chaque logement possède son

jardinet privé, légèrement surélevé

et séparé par des plantations

du centre de l’îlot, qui est géré de

manière collective et est accessible à

l’ensemble des occupants.

L’accès au jardin via le rez-de-chaussée

est direct et accessible également

aux logements du 1 er étage grâce à

un escalier extérieur. Des terrasses

s’intègrent dans le volume des extensions

pour les logements du 2 e étage.


L’aménagement d’espaces de stationnement en intérieur d’îlot est

à proscrire, même s’ils sont aménagés de manière paysagère. En

effet, le stationnement ne permet aucune polyvalence de l’espace

extérieur et crée des nuisances (olfactives, sonores et visuelles).

Aménager le parking en intérieur

d’îlot n’offre pas de qualité pour le

cadre de vie des habitants/travailleurs.

Il rend l’espace visuellement

peu intéressant et ne permet aucune

appropriation par les occupants.

Ici, l’intérieur d’îlot est entièrement

végétalisé, ce qui permet une

utilisation polyvalente et collective

de l’espace.

Dans les logements collectifs ou bâtiments « actifs », il est important de

réfléchir l’aménagement de cet espace en fonction des besoins des différents

usagers afin de le rendre convivial : les travailleurs ou étudiants

auront besoin d’un endroit pour manger à midi alors que les enfants

auront besoin d’aménagements stimulants leurs sens ou leur adresse.

Une végétalisation maximale soutiendra non seulement la biodiversité

mais permettra aussi de créer un cadre paysager intéressant

pour les différents utilisateurs.

Dans les immeubles de bureaux, un

aménagement qualitatif et un accès

facile permettent une appropriation

de l’espace extérieur.

Ici, c’est une passerelle de liaison qui

est aménagée pour accueillir les travailleurs

pendant les pauses.


Concevoir les terrasses et balcons

La zone de terrasse permet de prolonger son espace de vie

intérieur vers l’extérieur en y installant du mobilier : table,

chaises, parasol, transat... Dans cette optique, la taille et la

forme de ces espaces extérieurs doivent permettre une appropriation

comme une véritable pièce supplémentaire.

Les aménagements des abords doivent être mis en œuvre

pour que l’espace extérieur puisse être appropriable pour les

occupants, que ce soit lors d’une nouvelle construction ou

lors d’une transformation, par exemple en les prévoyant au

même niveau que les pièces de vie.

Si une zone d’intimité est souhaitée, des éléments de clôture

plus « opaques » peuvent être utilisés. Il est toutefois préférable

qu’ils soient limités à la profondeur de la terrasse.

23

La terrasse est à niveau avec les

pièces de vie afin d’être en relation

directe et deux marches permettent

de rejoindre le jardin.

La cuisine est en lien direct avec l’extérieur

et un claustra semi-perméable permet

la création d’une zone d’intimité.

Aménager une terrasse en bois permet

une intégration paysagère mais aussi

une infiltration de l’eau de pluie…

pour autant que la fondation soit perméable

ou ponctuelle. © S. Defourny

Chaque appartement possède sa

propre terrasse, séparée du voisin par

un claustra ajouré.


Pour les terrasses au niveau du sol, il convient de privilégier

les matériaux de fondation et de revêtement qui permettent

l’infiltration des eaux de pluie (bois, gravier, pavés drainants).

Les fondations et revêtements imperméables comme les dalles

en béton ou le carrelage sont donc à éviter. Dans le même but,

l’emprise au sol de la terrasse doit être limitée à une surface

raisonnable, suffisante pour accueillir une table à manger pour

les usages quotidiens. Par ailleurs, les événements ponctuels

peuvent tout à fait s’effectuer à même la pelouse.

La création d’un balcon ou d’une terrasse peut nécessiter

un permis d’urbanisme. Renseignez-vous auprès du Service

de l’Urbanisme de la Ville de Liège avant des travaux.

Pour les terrasses en hauteur, il faut veiller à leur bonne intégration

et garantir l’intimité du voisinage. Une distance de recul

suffisante doit ainsi être maintenue avec la limite mitoyenne.

Une trop grande proximité, ou le simple respect du Code civil,

impose le placement d’éléments pare-vues, généralement inesthétiques

et pouvant nuire à l’ensoleillement des voisins. En cas

de nouvelle construction, la réflexion sur l’intimité des espaces

extérieurs doit être menée dès la phase de conception, sans

perdre de vue l’éclairage naturel des pièces de vie.

La terrasse rapportée, ici sur

pilotis, n’offre aucune intimité,

d’où le placement de pare-vues

peu esthétiques.

Des terrasses ont été placées dans

le cadre d’une rénovation dans

l’angle du bâtiment, ce qui crée des

espaces d’une belle taille.


Le Code civil précise qu’on ne peut avoir de vues droites

(directes) vers la propriété de son voisin s’il n’y a pas 1,9 m

de distance entre l’observateur et la limite de propriété.

Pour les vues obliques (à partir d’une fenêtre), le seuil de

distance minimale est fixé à 0,6 m.

Pour une bonne intégration architecturale des terrasses,

l’esthétique des garde-corps et des pare-vues doit être

en cohérence avec les matériaux de la terrasse et du reste du

bâtiment. De même, la couverture éventuelle de la terrasse

(auvent, pergola, store solaire) doit toujours être conçue de

manière à s’intégrer à l’architecture du bâtiment et à ne pas

gêner les propriétés voisines.

25

Une grande terrasse est intégrée au

dernier niveau du bâtiment et participe

à la volumétrie du bâtiment

De grandes terrasses dotées de

garde-corps ajourés augmentent la

surface de vie des appartements.

Une terrasse peut éventuellement être aménagée sur une toiture

plate, pour autant que l’intimité des voisins soit respectée

et que la structure de la toiture le permette. Une telle solution

peut être combinée avec le principe de toiture verte.


Contribuant à la gestion de la biodiversité

et de l’eau de pluie, les

toitures végétales améliorent la

qualité du cadre de vie, surtout si

elles sont intensives ou utilisées

comme potagers.

Même des petites toitures plates

peuvent présenter une partie végétale

et une partie réservée à la terrasse.

Certains aménagements comme l’installation d’un auvent

vitré en couverture de terrasse, ou l’aménagement d’une

terrasse en toiture, peuvent nécessiter un permis d’urbanisme.

Renseignez-vous auprès du Service de l’Urbanisme

de la Ville de Liège avant travaux.


Planter les cours

Beaucoup de maisons de ville ne disposent que d’un très petit

espace extérieur qui, au vu de sa dimension réduite ou du

manque d’ensoleillement, ne peut accueillir un vrai jardin. Dans

ce cas, la réservation d’une petite surface pour des plantations

en pleine terre est intéressante, par exemple au pied des murs

mitoyens. Si cela n’est pas possible, l’utilisation de plantes en

pots, la création de murs végétaux, éventuellement avec des

matériaux de récupération, ou avec des plantes grimpantes sont

des solutions qui rendront accueillant et agréable même le plus

petit espace.

Des petits espaces bien pensés

peuvent accueillir une diversité de

plantes importante. © Y. Demeuse

Les plantes grimpantes de cette petite

cour génèrent un trait d’union

entre le mur peint en blanc et celui

en moellons, ce qui crée une ambiance

agréable.

27

Des plantes adaptées à l’ombre sont

choisies pour les cours peu ensoleillées.

Même dans des cours de taille réduite

des plantes grimpantes en pleine

terre peuvent habiller les murs.


Quelques pots et un banc suffisent

pour animer une cour et la rendre

conviviale.

Des arbres fruitiers ont été plantés

en pleine terre au centre d’une cour

de taille réduite.

La configuration originale de ces

bacs plantés amène de la végétation

structurée dans un environnement

très minéral.

Même de très petites cours peuvent

accueillir une grande diversité de

plantes tout en créant un espace extérieur

utilisable comme pièce de vie.


Créer des limites mitoyennes perméables

Pour éviter l’enclavement des jardins, le principe général est

d’encourager une certaine perméabilité visuelle au niveau

des limites séparatives. Les riverains doivent conserver une vue

partielle vers l’intérieur de l’îlot, au-delà de leur propre parcelle,

et les passants devraient longer des jardins d’accueil intégrés

dans la vie de l’espace-rue.

Le placement de structures opaques (murs en dur, palissades

en bois, plastique ou béton) est donc fortement déconseillé,

tout comme la plantation de conifères ou de plantes artificielles

qui ne contribuent pas au maillage vert. Des clôtures

ajourées et des haies feuillues assurent par ailleurs un meilleur

ensoleillement et facilitent le déplacement des animaux entre

les jardins. Le choix devrait se porter sur des clôtures végétales,

naturelles et/ou ajourées.

Le placement de clôtures ou la construction de murs de

clôture en maçonnerie peut nécessiter un permis d’urbanisme.

Renseignez-vous auprès du Service de l’Urbanisme

de la Ville de Liège avant travaux.

29

Une clôture en lattes reste transparente

et s’associe particulièrement

bien avec les constructions en bois.

© Y. Demeuse

Les hautes palissades opaques

sont peu esthétiques, génèrent un

sentiment d’enfermement et constituent

une frontière imperméable

pour la petite faune. © Y. Demeuse


Cette haie de conifère reste verte

toute l’année mais ne présente que

peu d’intérêt pour la biodiversité.

De plus, elle ne participe pas à la

qualité de l’espace-rue.

Si une clôture est inévitable, il faut

opter pour une solution visuellement

perméable comme un treillis

complété de plantes à feuillage

caduque.

Si votre terrain est situé dans une zone concernée par un

permis d’urbanisation (anciennement lotissement) ou un

schéma d’orientation local (anciennement plan d’aménagement

communal), il se peut qu’une liste limitative ait

été imposée pour les essences de haies ou que le type de

clôture soit défini. Renseignez-vous auprès du Service de

l’Urbanisme de la Ville de Liège avant travaux.

Cependant, il est intéressant d’observer les structures de séparation

existantes pour identifier les éléments « patrimoniaux »

qui contribuent déjà à l’atmosphère du site : anciens murs de

briques, grilles en fer forgé, barrières en béton ajouré... Ces éléments

confèrent un caractère unique à votre espace extérieur : il

est donc conseillé de les entretenir pour les conserver.

La grille de style Art déco a été

restaurée et pour partie restituée à

l’identique.

La grille du jardin latéral sert de

support à une vigne qui porte du

raisin en abondance.


Les anciens murs de briques sont souvent présents en milieu urbain

et peuvent remplir plusieurs fonctions : séparation mitoyenne, gestion

du relief, mur de l’habitation voisine… Les tassements de

terrains peuvent provoquer des déplacements qui nécessitent des

opérations de restauration. Pour conserver ces murs en bon état,

il faut veiller à bien refaire les joints et les couvertures avant d’y

ajouter des plantations. Leur végétalisation peut s’effectuer de

différentes manières : plantes grimpantes, bacs suspendus, arbres

fruitiers palissés, bande de plantation à leur pied… voire simplement

laisser faire la nature

Le déploiement des deux arbres

fruitiers en palissade permettra, à

terme, d’habiller les murs au caractère

un peu austère, dus à leur hauteur

importante et au côté exigu de

l’espace.

Un mur végétal peut se concevoir

dans des espaces exigus. Son aménagement

est cependant coûteux et

nécessite un entretien régulier.

31


Comment gérer le relief ?

L’aménagement des terrains en pente est souvent difficile.

Lorsqu’il s’agit d’une nouvelle construction, la première règle

à respecter est de bien intégrer le bâtiment dans le relief existant.

Cela implique de prendre en compte le relief naturel du

terrain pour concevoir l’organisation interne du bâtiment. Il

faut dans ce cas veiller à prévoir les pièces de vie en lien avec

l’espace extérieur afin de pouvoir en tirer profit au maximum.

Le relief n’a pas été pris en

compte, ce qui a obligé la création de

talus difficiles à entretenir. L’utilisation

de bâches est déconseillée.

La nouvelle annexe a été conçue pour

s’intégrer au relief en pente : elle intègre

les pièces de vie (salle à manger)

à l’arrière du 1 er étage qui communiquent

directement avec le jardin.

Quand il s’agit de maisons existantes construites sur des terrains

en pente, elles sont parfois configurées avec les pièces de vie au

niveau des voiries et l’accès au jardin n’est pas toujours facile, vu

la différence de niveau. Des transformations peuvent alors permettre

de modifier ou améliorer la qualité de vie en créant des

pièces de vie ou un accès en relation avec le jardin ou la terrasse.

Si des différences de niveau existent au niveau de l’espace extérieur,

ce qui est fréquent dans certains quartiers de Liège, il est

important de réduire au maximum les modifications de relief

et de conserver la pente naturelle du terrain. En cas de besoins

spécifiques (terrasse, potager, etc.), il est préférable de traiter

l’espace extérieur sous forme de terrasses. Les murs de soutènement

en gabions, traverses de chêne ou en pierres sèches offrent

une bonne qualité paysagère, présentent un grand intérêt pour la

biodiversité et sont même plus faciles à entretenir que des talus

bâchés et/ou plantés avec des espèces couvre-sol.


Les traverses de chêne placées verticalement

permettent de travailler le

jardin en terrasses pour permettre

différents usages (potager, piscine

naturelle, zone de pelouse, etc.)

L’ancien mur de soutènement en

briques et moellons favorise le développement

d’une petite faune et

d’une flore spécifiques.

Si un talus doit être planté, il faudra être attentif au choix des essences

car les conditions ne sont pas identiques entre le haut et le bas du

talus, le haut étant plus sec. Varier les essences permet donc d’avoir

une végétation plus diversifiée et surtout plus adaptée au milieu. Si

la solution du talus est retenue, il est parfois nécessaire de stabiliser

le bas : muret de pierre sèche, rondins de bois, branches tressées

peuvent être des moyens peu couteux et efficaces dans ce cas.

33

Certains projets de modification du relief nécessitent un

permis d’urbanisme. Renseignez-vous auprès du Service

de l’Urbanisme de la Ville de Liège avant travaux.

Ce talus très pentu est difficile à

entretenir. Il a été couvert de bâches

couvre-sol avant d’être planté par

une seule essence, ce qui est peu

intéressant pour la biodiversité.

Le projet a limité au maximum les

modifications de relief côté jardin et

maintient des pentes douces. Une

haie végétale sépare les propriétés.


Un talus planté avec des essences

couvrantes non indigènes n’est intéressant

ni sur le plan paysager, ni

au niveau de la biodiversité.

Des plantations adaptées à une exposition

plein sud agrémentent le

talus. Leur diversité permet des floraisons

au cours de toute la saison.


Quelles plantes choisir ?

Lors du choix des plantations, le recours aux essences indigènes,

feuillues et mellifères est à favoriser. Il est par ailleurs

conseillé de combiner des plantes aux formes et aux couleurs

variées. C’est à la fois la biodiversité et l’esthétique de votre

jardin qui seront ainsi favorisées. Lors du choix des plantes, il

faudra également être attentif à l’exposition ; certaines plantes

préférant la lumière, d’autres des endroits plus ombragés.

Pensez également à mélanger des plantes au feuillage coloré

et des plantes qui fleurissent à différents moments au cours

des saisons. Cela vous permettra de bénéficier d’un jardin ou

d’une terrasse qui change d’aspect tout au long de l’année.

35

Même si la surface disponible est

réduite, il est possible d’aménager

un jardin de ville qualitatif.

Le choix se portera alors sur des

essences arbustives, massifs fleuris,

plantes grimpantes, etc.

Ce jardin de ville abrite des plantations

variées : des atmosphères

différentes se succèdent ainsi sur la

profondeur.

© M. Léonard

Si votre jardin est de grande superficie, une partie peut être

dédiée à la plantation d’un pré fleuri, dont la majorité des

fleurs, si elles sont adaptées à votre sol, refleuriront d’année

en année.


Pour apporter des touches de couleur dès le printemps, la

plantation de bulbes de crocus, de tulipes ou d’hyacinthes

peut être réalisée. Privilégiez des bulbes de fleurs à naturaliser

qui présentent l’avantage de se reproduire naturellement.

Les fleurs à bulbes (ici des hyacinthes

et des tulipes) sont les premières

à émerger au printemps, en

même temps que les fleurs de certains

arbres fruitiers. © M. Léonard

Les espaces de « pré fleuri » réduisent

la surface à tondre, attirent

un certain nombre d’insectes et

égayent le jardin tout en favorisant

l’accueil de la vie sauvage.

Un pare-terre fleuri présentant des

plantes de formes et de teinte diversifiées

apporte un plus à l’espace

extérieur.

Même sur des espaces réduits plusieurs

essences, parfois très différentes,

peuvent être plantées.


Les arbres et arbustes

Lors du choix d’un arbre à planter, il convient de réfléchir au

choix des essences adaptées à la taille et à l’orientation de l’espace

extérieur… Il faut évidemment prendre en compte la taille à l’âge

« adulte » de l’arbre et estimer les effets d’ombre portée.

Il faut éviter les arbres non indigènes

et à feuillage persistant,

comme les résineux, afin de limiter

l’impact en termes d’ombre portée

chez vous et vos voisins.

Un cognassier apporte de la verdure

dans les jardins, tout en gardant un

feuillage léger et en présentant une

belle floraison au printemps.

37

Si l’espace est très réduit, le choix peut aussi se porter sur un

petit massif d’arbustes ou d’arbres basse-tiges, dont la hauteur

ne dépassera pas 2 à 3 m. En matière d’essences, sont recommandés

dans ces espaces les petits arbres fruitiers ou les

arbustes à feuillage léger : cassis, cognassier, pommier, poirier,

prunier, groseillier, néflier, sureau, viorne, fusain d’Europe…

Les arbres à feuilles caduques laisseront

passer la lumière en hiver.

Les couleurs de votre jardin varieront

en outre au fil des saisons.

Un arbre fruitier dans le fond d’un

jardin est le plus souvent suffisant

en milieu urbain. © M. Léonard


Les grands jardins peuvent accueillir

plusieurs arbres fruitiers

moyenne ou haute-tige. Pour augmenter

la biodiversité, une partie de

la pelouse peut être fauchée tardivement

ou pâturé par des moutons,

par exemple.

Les arbres fruitiers présentent de

belles floraisons au printemps. Lors

du choix de l’essence, il faut se renseigner

auprès de son pépiniériste

pour choisir régional et autofertilisant.

Le code rural définit qu’il n’est permis de planter des

arbres hautes-tiges (plus de 2,5 à 3 m) qu’à la distance

consacrée par les usages constants et reconnus. A défaut

d’usages, la plantation ne peut s’effectuer à moins

de 2m de la ligne séparative pour les arbres à hautetige,

et à la distance d’un demi-mètre pour les autres

arbres et haies vives.

Il est important de maintenir de bonnes relations de voisinage

lors de l’aménagement des espaces de cours et de jardins. Il

convient donc de limiter les nuisances pour les voisins, que ce

soit en matière d’ombre portée, de branches qui dépassent, de

fruits tombés ou encore de développement racinaire causant

des dégâts aux constructions et aménagements. Une solution

peut donc être de planter les arbres à plus grande distance

des limites mitoyennes que le seuil minimal autorisé de 2 m.

En effet, le voisin gêné peut vous demander de couper les

branches de vos arbres qui dépassent sur sa propriété.


Les haies

Les haies sont souvent installées en bordure de propriété pour

maintenir l’intimité du jardin. Elles font donc partie des solutions

de clôture. En fonction de la place disponible, elles peuvent être

laissées libres ou faire l’objet de tailles régulières. Deux cas de figure

sont à distinguer en fonction de leur positionnement. La haie est

dite mitoyenne si elle est plantée à la limite exacte de deux propriétés.

Les frais sont alors partagés et chacun est responsable de

l’entretien de son côté. Ce n’est que si la haie est plantée à plus de

50 cm de la limite de propriété que vous en êtes le seul propriétaire.

Dans ce cas, le voisin doit vous laisser passer chez lui pour l’entretien

de la haie. En général, elle ne dépasse pas 1,8 à 2 m de hauteur.

39

Les haies qui mélangent différentes

essences indigènes créent un paysage

plus varié et un milieu intéressant

pour la petite faune.

Une haie d’aubépine, même taillée,

est intéressante au niveau visuel et

de la biodiversité.

Un alignement d’arbustes présentant

une diversité de couleurs et de

taille participe à la qualité visuelle

de l’espace-rue.

Une haie composée de hêtre permet

de profiter du caractère marcescent

du feuillage… Le jardin conserve

dès lors une certaine intimité, même

en hiver.


Les plantes suivantes sont particulièrement adaptées aux

haies situées sur territoire de la Ville de Liège :

- l’aubépine à un style (Crataegus monogyna),

- le charme (Carpinus betulus),

- le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea),

- le noisetier (Corylus avellana),

- le prunellier (Prunus spinosa),

- le troène commun (Ligustrum vulgare).

Seul ce dernier présente un feuillage persistant. Même pour

une haie taillée, le mélange de plusieurs essences est intéressant

au niveau visuel et biologique. Par exemple, le cornouiller

présente des tiges de teinte rouge brillante et des feuilles

rouges à la fin de l’été. Les fruits de l’aubépine, du prunellier

et du noisetier sont comestibles, mais ne seront abondants

que si la haie est laissée libre, c’est-à-dire non taillée.


Un cas particulier : la taille des arbres

Le principe général est de conserver les arbres aussi longtemps que

possible, vu leurs bienfaits dans les milieux urbanisés. Il convient

donc de les contrôler régulièrement et d’appliquer les soins et mesures

d’entretien requis pour une longue durée de vie : ne pas entraver

le système racinaire, garantir l’alimentation en eau, appliquer les traitements

adaptés en cas de maladie… En règle générale, on estime que

la racine est le miroir du développement de la couronne de l’arbre.

41

Un seul arbre peut constituer l’identité

de tout un îlot. Un contrôle régulier

de son état permet de détecter

à temps les éventuels soucis de santé.

Ici, c’est la variété des essences et

de leurs tailles qui donne son cachet

à ces intérieurs d’îlots, pourtant

situés en plein centre-ville.

L’abattage d’arbres, d’arbustes ou de haies, même en mauvaise

santé sanitaire, nécessite souvent un permis d’urbanisme.

Veuillez toujours vérifier auprès du Service de

l’Urbanisme avant l’abattage.

Dans son environnement naturel, un arbre n’a pas besoin

d’être taillé. La taille d’entretien d’un arbre d’ornement doit

respecter les principes de base de la taille raisonnée (dite également

«taille douce») : être adaptée à l’âge de l’arbre et à l’espèce.

La philosophie est d’accompagner l’arbre dans sa forme

naturelle. Cette opération doit toujours être effectuée par des

professionnels certifiés (arboriste-grimpeur-élagueur).


Les plantes grimpantes

Les plantes grimpantes sont parfois utilisées au niveau des haies.

Elles sont toutefois particulièrement adaptées aux clôtures et aux

murs (façades, mur de séparation entre jardins…).

Pour les plantes grimpantes, les essences suivantes se prêtent

bien à des jardins de ville :

- le chèvrefeuille (Lonicera sp.) ;

- la clématite (Clematis sp.) ;

- la glycine (Wisteria sinensis) ;

- l’hortensia grimpant (Hydrangea petiolaris) ;

- le houblon (Humulus lupulus) ;

- le jasmin (Jasminum nudiflorum) ;

- le lierre (Hedera helix) ;

- le polygonum grimpant (Polygonum baldschuanicum –

Fallopia baldschuanica) ;

Le lierre est intéressant pour la biodiversité mais son système

d’accroche sous forme de crampons nécessite un mur en bon

état. Comme d’ailleurs pour les autres plantes grimpantes, il est

important de le tailler de manière régulière afin d’éviter qu’il ne

devienne trop envahissant.

Une façade recouverte d’une glycine

et d’une vigne vierge présente

des feuillages mélangés.

Le polygonum, soutenu par un

treillage, peut recouvrir toute une

cour.


Les murs mitoyens servent de

support à des plantes grimpantes

diverses, ce qui augmente la biodiversité

et la diversité des ambiances.

Les plantes grimpantes apportent

de la verdure dans des petites cours,

en contribuant à créer du lien entre

voisins.

43

Hortensia grimpant d’une certaine

taille qui présente un feuillage relativement

dense.

Un polygonum grimpant qui présente

des petites grappes de fleurs

blanches à partir du mois de septembre.

Sa croissance rapide nécessite

une taille anuelle.

Certaines plantes nécessitent des tuteurs alors que d’autres

non. À ce sujet, les pépiniéristes seront de bon conseil. Les

plantes grimpantes sont particulièrement bien adaptées pour

habiller un treillis ou une clôture. Elles nécessitent généralement

un entretien annuel pour éviter l’envahissement des

propriétés voisines.

Outre les vivaces, il existe des annuelles grimpantes qui peuvent

compléter cette liste : capucines, haricots d’Espagne, ipomées…


Certaines plantes non indigènes peuvent également être choisies

pour la couleur de leurs fleurs, leurs fruits ou la beauté de

leur feuillage.

Ce rosier grimpant dépasse

le mur mitoyen et

sa floraison abondante

participe à la qualité de

l’espace-rue.

Les pois de senteur qui

peuvent être vivaces ou

annuelles, apportent

des belles couleurs sur

un treillis ou un mur.

La bignone est une

autre plante grimpante

dont les fleurs orange

apportent de la couleur

aux jardins et aux

façades. Sa croissance

rapide nécessite un entretien

régulier.

Une passiflore présente

des fleurs spectaculaires

et peut être

plantée à des endroits

abrités et ensoleillés.

Dans des endroits

protégés et sous certaines

conditions, un

plant de kiwi peut

porter des fruits,

même en Belgique.

Une vigne au cépage

adapté et bien exposé

peut produire du raisin

de table.


Comment éviter la prolifération des plantes invasives ?

Certaines plantes « exotiques » arrivées parfois récemment dans

nos régions se sont trop bien acclimatées, au point de devenir

« invasives ». Leur expansion rapide s’effectue au détriment du

maintien de la flore et de la faune autochtones. Parmi les plantes

les plus courantes, nous pouvons relever les Renouées asiatiques

(Fallopia spp invasives), la Balsamine de l’Himalaya ou la dangereuse

Berce du Caucasse, source de graves brûlures au contact

avec la peau. Une liste noire est régulièrement mise à jour sur

le site internet de la Région wallonne (biodiversite.wallonie.be).

D’autres plantes, comme le bambou, le buddleja (arbre à papillon) ou

encore le topinambour par exemple, sont très souvent plantés dans

nos jardins, alors qu’il s’agit de plantes non indigènes qui peuvent

devenir invasives dans certains milieux. Ces plantes peuvent donc

très vite devenir ingérables et leur plantation nécessite de prendre

quelques précautions.

45

Balsamine de l’Himalaya

Bosquet de renouée asiatique

Des informations plus détaillées sur l’élimination des

plantes invasives sont communiquées dans les pages « ABC

de l’environnement » du site internet de la Ville de Liège.


Quels revêtements pour les chemins et accès ?

Les cheminements et accès sont nécessaires pour atteindre son

habitation ou son jardin. Afin de favoriser l’infiltration des eaux

de pluie, il convient de limiter au maximum la superficie occupée

par ces cheminements et de favoriser l’utilisation de matériaux

perméables (revêtement et fondation) : gravier, pavés drainants,

pas japonais. Pour présenter une fondation perméable qui permet

l’infiltration de l’eau de pluie, elle doit être composée de graves ou

de galets comportant une porosité de l’ordre de 30 %.

revêtement

perméable

Depuis quelques années, des pavés drainants sont disponibles, qui

permettent, dans certaines conditions, une infiltration de l’eau de

pluie. Cependant, lorsqu’il s’agit de traiter de grandes surfaces, de

parking par exemple, il est intéressant de privilégier des revêtements

qui permettent le développement du végétal, soit au niveau

des emplacements ou encore au niveau des noues d’infiltration.

Les joints perméables entre les pavés

laissent la place à la végétation, ce qui

rend à l’espace un aspect naturel.

Des dallages sans bordure peuvent

servir pour un cheminement, tout

en restant discret. © Y. Demeuse


Des transitions progressives entre

les matériaux renforcent le caractère

naturel de l’aménagement.

© Y. Demeuse

Même des allées carrossables peuvent

apparaître fort vertes, si a partie imperméabilisée

est réduite aux bandes

de roulement. © Y. Demeuse

47

Des parkings peu utilisés seront

utilement aménagés en gazon sur

fondation afin de se fondre dans la

végétation environnante lorsqu’ils

ne sont pas occupés.

Des parkings forts fréquentés sont

structurés par la présence d’une

haie ; le revêtement permet le développement

d’une zone herbeuse au

pied de la haie.

Des parkings d’entreprises peuvent

également être végétalisés afin de

faire visuellement partie des zones

d’abords lorsque les voitures sont

moins présentes.

L’utilisation de dalles gazon, dont

les interstices sont remplis de terre

végétale, permet de créer un caractère

vert qualitatif, même pour de grands

parkings.


L’entretien du trottoir ?

Les riverains ont l’obligation d’enlever les herbes folles qui envahissent

le trottoir et le filet d’eau (rigole). Les contrevenants

s’exposent à une amende administrative. Depuis 2014, il est interdit

d’utiliser un herbicide ou tout autre produit chimique de

synthèse pour désherber les trottoirs et les espaces de la zone de

recul proches de la rigole (graviers, pelouse, haie...). Les méthodes

douces de désherbage s’imposent donc.

Le brossage régulier des

joints des pavés élimine

préventivement la terre

présente.

Un peu d’eau au-dessus

de 80°C versée régulièrement

fera disparaître

les plantes indésirables.

Binettes, rasettes, couteaux

ou l’arrachage

à main élimine les

plantes aux racines

plus coriaces (pissenlits,

chardons…).

L’utilisation d’eau de Javel, de sel ou encore de vinaigre pour

désherber le trottoir est nuisible pour les eaux de surface et

souterraine. Pour rappel, l’utilisation d’herbicides est interdite

dans le domaine public et prohibé dans le domaine privé.


Comment disposer les équipements de jardin ?

L’abri de jardin et les autres abris

En ce qui concerne les équipements de jardin, la règle d’or est

de ne pas surcharger l’espace extérieur en essayant de tout occuper.

Un abri de jardin est souvent nécessaire pour disposer d’un

endroit où ranger la tondeuse, les vélos, les tables et chaises. De

même, certains jardins accueillent des poules, moutons ou autres

animaux de compagnie qui nécessitent un abri. L’idéal est de

ne pas multiplier les différents abris, mais plutôt d’en installer

un seul subdivisé en plusieurs parties. Le choix des formes et

des matériaux doit être conçu en synergie avec l’environnement

proche. L’utilisation d’un bois qui grisonne en vieillissant ou la

présence de végétation à proximité peuvent faciliter l’intégration

dans le paysage.

49

Très visible et sans végétation

haute, l’abri de jardin est peu intégré

à l’environnement.

L’abri de jardin a été réalisé à peu de

frais avec des matériaux de récupération.

Outre son usage premier de

rangement, il personnalise une partie

du jardin et s’intègre bien dans

son environnement

Certains équipements de jardin nécessitent un permis

d’urbanisme, les poulaillers de plus de 30 animaux nécessitent

même un permis d’environnement. Veuillez toujours

vérifier auprès du Service de l’Urbanisme avant tout

achat/aménagement.


Il faut toujours tenir compte de la taille et de la configuration du

jardin avant de choisir le type d’abri et son emplacement. Un abri

trop grand n’est évidemment pas adapté si l’espace disponible

est réduit. Une implantation au milieu du jardin compromet par

ailleurs l’utilisation agréable de ce dernier en le compartimentant,

et peut rendre l’entretien plus difficile en cas de tonte de la

pelouse. Pour faciliter la gestion et maintenir disponible le plus

grand espace d’usage possible, il est donc intéressant d’appuyer

l’abri sur la limite mitoyenne. En outre, dans de nombreux cas,

les espaces de rangement du matériel de jardin peuvent très bien

être intégrés dans le volume de la construction principale.

L’espace de rangement des objets

du jardin peut être intégré au bâtiment

principal ou aménagé dans

les caves.

Un poulailler adossé à un mur permet

une meilleure utilisation de

reste du jardin. ©S. Tilman

Comme pour les abris de jardins, les structures de petits élevages

(poules, lapins, pigeons, canards…) doivent être positionnées de

manière judicieuse pour ne pas encombrer le milieu du jardin.

Les poules sont souvent compatibles avec le milieu urbain mais

nécessitent une superficie de minimum de 2 m² pour 2 poules.

Elles permettent de diminuer le poids des déchets verts et produisent

aux environs de 250 œufs par année.


Les piscines, mares et étangs

Le principe général est de toujours essayer d’intégrer les équipements

de jardin de manière paysagère. L’aménagement d’une

mare permet souvent d’améliorer la biodiversité de l’espace extérieur

à l’échelle de la parcelle, voire même de l’îlot.

Vous pouvez privilégiez des plantes telles que : les renoncules

aquatiques (Ranunculus aquatilis), la menthe des marais (Mentha

aquatica), le populage des marais (Caltha palustris), l’iris jaune

(Iris pseudacorus) ou encore le nénuphar jaune (Nuphea lutea).

Attention, il existe des plantes d’eau invasives comme les Jussies,

l’Égéria ou encore le myriophylle du Brésil. Une fois installées, il

est souvent très difficile de les éliminer. Lisez donc attentivement

les noms (même en latin) des plantes avant de les acheter.

51

Une petite mare naturelle attire

oiseaux, batraciens et insectes.

L’eau de cette petite piscine naturelle

est filtrée entre autre par la

végétation et par les pierres de lave.

Lorsque la création d’une piscine est souhaitée, il est nécessaire

de tenir compte de la taille et de la configuration du jardin avant

de choisir la taille de la piscine et son emplacement. Le bassin,

même de petite dimension, peut servir d’agrément et jouer un

rôle rafraichissant en été. Les piscines naturelles – ou étangs

de baignade – qui s’entretiennent sans produits chimiques et

s’intègrent facilement par leur végétation et leur fond noir dans

un jardin urbain sont à privilégier.


La gestion de l’eau de pluie

Depuis 2017, le Code de l’Eau prévoit une gestion de l’eau de pluie

« à la source », c’est-à-dire que l’eau de pluie doit idéalement être

infiltrée à même la parcelle. Ceci nécessite parfois des aménagements

spécifiques : noues, petites buttes dans le fond du jardin,

etc. Ces aménagements servent à stocker l’eau avant infiltration ou

utilisation par les plantes.

La gestion de l’eau de pluie à la parcelle nécessite donc une déconnection

des tuyaux de descente de l’égout. Ces travaux ne sont pas toujours

possibles en milieu urbain lorsque le bâtiment est déjà existant.

La volonté de gestion de l’eau de pluie à la parcelle va de pair avec l’aménagement

de surfaces et de fondations les plus perméables possibles.

Toujours en lien avec l’eau, pensez également à récupérer votre

eau de pluie afin de l’utiliser pour le jardin (arrosage des plantes,

nettoyage). En cas d’installation d’une citerne, cette eau pourra également

être utilisée pour les sanitaires par exemple, ce qui permet

d’économiser la consommation d’eau potable.


Si vous ne disposez pas d’une citerne enterrée, vous pouvez

néanmoins raccorder un de vos tuyaux de descente (celui de la

toiture arrière ou de l’abri de jardin par exemple) à une citerne de

jardin. Des informations plus détaillées sur le placement d’une

citerne à eau de pluie sont disponibles dans les pages « ABC de

l’environnement » du site internet de la Ville de Liège.

L’installation d’une citerne de récolte

des eaux de pluie dans un jardin

de ville est souvent compliquée.

Beaucoup d’anciennes maisons

possèdent néanmoins une citerne

enterrée qui peut être réactivée.

Le tonneau qui récolte l’eau de

pluie est prolongé par de la végétation,

ce qui participe à la structuration

de l’espace.

53

Le bac de récupération des eaux de

pluie est intégré dans la terrasse, ce

qui le rend quasi invisible.

Une noue plantée avec des espèces

semi-aquatiques permet une gestion

facile de l’eau de pluie tout

en servant également de limite

mitoyenne .


Les potagers et le compost

Il n’est pas nécessaire de disposer d’un vaste jardin pour cultiver

des fruits et légumes. Les bacs potagers, les structures de potager

en carré réalisées avec quelques palettes ou encore les gros pots

vendus dans les magasins de bricolage permettent une utilisation

optimale sur de petites surfaces.

Un potager dans un espace protégé

en plein centre urbain permet

de produire une partie de son alimentation.

Les bacs de plantation structurent

l’espace extérieur et permettent la

production de légumes même en ville.

Depuis quelques années, les potagers hors-sol font leur apparition

dans les jardins privés. Ils peuvent être en lien avec la pleine

terre ou non en fonction de l’éventuelle pollution des sols. Ils permettent

surtout de jardiner sur des espaces de taille très réduite. Vu

la faible quantité de terre, ils nécessitent un arrosage très régulier.

Afin de pouvoir les utiliser de manière facile, leur largeur doit être

de près de 120c m ; ce qui permet d’accéder facilement au milieu

du bac, si celui-ci est accessible des deux côtés.

Quelques pots ou caisses suffisent

pour créer son petit potager, même

si celui-ci nécessite des soins journaliers.

© Y. Demeuse

Les bacs à compost sont conçus dans

des structures qualitatives intégrées

au reste de l’aménagement.


Dès que cela est possible, il est recommandé d’aménager une petite

zone de compostage. Elle sera installée sur sol meuble, plan

(sans modification du relief du sol), bien drainé et de préférence

à minimum 1 m des limites parcellaires. Réalisé correctement, le

compost ne génère pas de nuisances pour le voisinage.

Bon à savoir : le guide du « compostage à domicile » rédigé par

Intradel est disponible sur le site internet de la Ville de Liège

pourra également vous guider dans le choix du composteur.

55


Le mobilier et les structures légères

Nos jardins peuvent accueillir d’autres structures fixes légères,

comme des bancs, des balançoires et toboggans, des bacs arrimés

au sol, des structures de pergolas ou de treillis destinées à l’accueil

d’une végétation grimpante… Des éléments comme des bûches

de bois coupé sont parfois entreposés dans le jardin pour une

longue période. Dans ce cas, il convient de choisir l’emplacement

de l’entreposage afin qu’il ne gêne pas les autres usages du jardin

ni son harmonie visuelle.

Les rosiers vont pouvoir grimper

sur la nouvelle structure de pergola

en métal.

Une structure de banc a été installée

le long du mur mitoyen. Elle intègre

des bacs de plantation au niveau des

dossiers.

Enfin l’installation de petites structures de soutien à la biodiversité

est chaudement recommandée : hôtel à insectes, nichoirs

et distributeurs de nourriture pour oiseaux, tas de bois morts, murets

en pierre sèche, etc.

Un nichoir ou hôtel à insectes peut

se trouver dans les commerces

spécialisés en jardinage mais peut

aussi être fabriqué soi-même.

De la nourriture peut être mise à disposition

des oiseaux pendant l’hiver. Le

lieu abrite également de nombreux insectes

servant également de nourriture.


Les éléments patrimoniaux

Au-delà des grilles et des murs de clôture abordés par ailleurs,

certains jardins liégeois, aménagés il y a longtemps, intègrent des

structures fixes « en dur » qui présentent aujourd’hui une valeur

patrimoniale et méritent à ce titre d’être conservés et valorisés : rocailles

et fausses grottes, balustrades en ciment imitant les arbres,

petites constructions au style historique, bancs en pierre ou en

métal, fontaines, statues ou potales mais aussi certains colombiers,

des pergolas ou des murs en pierres sèches.

Récupérer des éléments pour votre jardin et détourner leur usage

d’origine permet également de leur offrir une deuxième vie (bac

en pierre bleue pour une jardinière ou petite mare, etc.).

57

Ce garde-corps ajouré des années

50-60 fait partie du petit patrimoine

à sauvegarder et permet une

large vue sur les massifs végétaux.

Cette balustrade en ciment imitant

des troncs présente une valeur patrimoniale.

L’éclairage nocturne

Un bel éclairage peut participer à l’agrément de nos jardins en

soirée. Certaines précautions sont toutefois à prendre pour un

aménagement de qualité. L’orientation et la puissance des luminaires

doivent être correctement réglées : il s’agit de rendre les

cheminements possibles ou de créer une ambiance particulière,

mais sans éblouir ni les voisins ni les espaces où se repose la petite

faune. Dans cette perspective, une solution est de lier l’éclairage à

des détecteurs de mouvements, ce qui en limitera également les

consommations. Les nouvelles lampes LED offrent par ailleurs

l’avantage de dégager moins de chaleur en phase de fonctionnement,

ce qui évite de perturber d’avantage le milieu naturel.


Informations pratiques

Autres publications de la Ville de Liège

Les publications suivantes sont téléchargeables sur le site de la Ville de Liège :

- Les toitures,

- Les châssis,

- Entretien et rénovation des façades,

- Les éléments décoratifs des façades,

- Les façades commerciales du centre de Liège,

- Reconvertir un ancien commerce,

- Les portes en bois,

- Les portes en métal,

- Les corniches,

- Les balcons et garde-corps,

- Les grilles des baies de cave,

- Les oriels (loggias),

- Les vitraux en façade,

- Déchets verts : « Guide du tri des déchets »,

- Compostage à domicile : « Guide du compostage »,

- Liste des plantes mellifères,

- « Plan Maya » : dix actions simples.

Accueil du Service de l’Urbanisme de la Ville de Liège

Îlot Saint-Georges, La Batte n°10, 4 e étage

Heures d’ouverture : consulter le site internet www.liege.be

04 221 90 57

urbanisme@liege.be


Rédaction et mise en page

Département de l’Urbanisme de la Ville de Liège

Service de l’Aménagement du Territoire

La Batte 10 à 4000 Liège

04 221 90 57

urbanisme@liege.be

Photographies

Sauf mention contraire : © Département de l’Urbanisme de la Ville de Liège

Éditeur responsable

Département de l’Urbanisme de la Ville de Liège

La Batte 10 à B-4000 Liège

Édition : octobre 2019

Impression : CIN - Ville de Liège

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Éditeur responsable : Département de l’Urbanisme

La Batte 10 B-4000 Liège / Impression : CIN - Ville de Liège

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