LA GAZETTE DE NICOLE 029

nicoleesterolle

VINGTNEUVIÉME GAZETTE DE NICOLE ! YOUPI !

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2

9

ANDREA KOWCHK ANDREW ABOTT BENOIT HUOT

CHRISTELLE FROBERT CLAUDIO ROMO TORRES

HIROSUKE YABE NICOLAS CLUZEL PTIT MARC

STEEVE JONES AMOSE JONATHON ROSEN


EFFROI ET

INCRÉDULIT

POUR NE RATER

AUCUN NUMÉRO

DE LA GAZETTE DE NICOLE

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É

«

Dans quelques décennies, si tant est qu’elle survive à

la pandémie mondiale d’imbécillité multiforme qui l’affecte

aujourd’hui, dont l'« art contemporain » est le symptôme

le plus éloquent, l’humanité regardera assurément l’art dit

contemporain de ce début de XXI e siècle avec effroi et incrédulité.

Alors, les futures générations découvriront le frigo de Bertrand

Lavier au Centre Pompidou, ou le mur de parpaings de

Margolles à la Biennale de Venise, et se demanderont quel en

était le code de lecture et au nom de quel progressisme artistique

on pouvait commettre de telles atrocités.Ils auront le même

regard que nous avons aujourd’hui sur les coquetteries esthéticointellectuelles

françaises des années 70, qui avaient été les

complices d’autres atrocités : celles des « révolutions culturelles »

maoistes en Chine et au Cambodge.

Heureusement, ils pourront peut-être redécouvrir les images des

œuvres présentées dans la Gazette de Nicole…

e_nicole_esterolle

Nicole

Estérolle

Et puis je vous suggère d’aller faire un tour sur mon site

www.schtroumpf-emergent.com



Magie du réalisme rustique

Les images ultra-narratives d’Andrea

Kowch fouillent les rapports entre

l’expérience de la vie quotidienne et les

mystères du monde et de l’âme humaine.

Le paysage américain solitaire et désolé

est le lieu de cette fascinante exploration de

l’être au monde dans son universalité.

ANDREA KOWCHK















Exubérance latino

La représentation hallucinée

du monde, l'imagerie

précolombienne, l'art populaire

chilien, l'exubérance de la flore

et de la faune, voilà le fabuleux

cocktail de cette peinture

qui enflamme le regard et le

récompense.

CLAUDIO

ROMO TORRES














HIROSUKE


Une quête métaphysique

faite à la hache

traditionnelle

Les travaux d'Hirosuke Yabe peuvent

ressembler à de l'art populaire, mais quelque

chose trahit la sophistication sous-jacente de cette

sculpture faite à la hache de guerre traditionnelle.

Sobriété de l’outil, mais précision totale pour

cette transformation du bois d'orme japonais.

L’artiste cite volontiers Eduardo Chillida, Richard

Serra, Mono-ha et les masques africains parmi

ses premières influences.

Il considère le tremblement de terre et le

tsunami de 2011 au Japon comme la preuve d'une

rupture des idéaux de la modernité.

Ses créatures apparemment stupides, ou bien

douces et parfois menaçantes, sont toutes, selon

lui, des réponses métaphoriques

à la question centrale de ce que

signifie l’être humain.

YABE















J’ai fait des boulots

étranges au WWOOF

et trainé sur la plage

« Je suis né en 1979, et j'ai rejoint l'armée

en 2004 en tant que médecin. Je voulais voir

comment c'était. C'était pour le moins un bon

exercice. J'ai fait plein de formats 8,5 x 11 sur

papier pendant ce temps. Après cela, j'avais

assez d'argent pour rembourser mes prêts

universitaires et déménager à San Juan, Porto

Rico. J'ai peint encore plus de tableaux de 8,5

x 11, et j'ai traîné sur la plage. Ensuite, je suis

allé au Canada et j'ai fait beaucoup de boulots

étranges au W.W.O.O.F. organisation (fermes

biologiques). Après cela, j'ai voulu trouver un

moyen de gagner ma vie en tant qu'artiste.

C'est ce que je fais depuis. Je vis actuellement

avec ma femme Natalia à Brooklyn et je suis

représenté par Moberg Gallery et Robert

Fontaine. »

ANDREW















Le silence des bêtes

« Je travaille toujours à l’instinct. Je ne connais

absolument rien à la taxidermie». Pourtant, si

Benoît Huot aborde bien la figure de l’animal du

point de vue artistique, cette approche se double

chaque fois, d’une pratique ritualiste évidente.

Parce que la notion de la mort est complexe d’un

point de vue plastique et plus encore d’un point

de vue métaphysique, Benoît Huot a pris soin de

toujours baser son travail sur ce qu’il connaît

le mieux, l’esthétique. Pour lui, tout ce qu’il fait

en tant qu’artiste peut se résumer en quelques

mots très simples : une tentative toujours

recommencée de retrouver l’univers de l’enfance.

L’enfance heureuse vécue dans la compagnie des

animaux, la complicité naturelle avec leur nature

profonde. Est-ce à ce moment-là que Benoît Huot

prend conscience d’une communauté de destin

entre l’animal et l’homme, d’une communication

qui ne devrait rien à l’esprit, mais tout au cœur ?

Et si le silence des bêtes était, pour celles-ci, non

plus tant leur malédiction, mais le seul chemin

possible entre elles et nous ?

BENOIT HUOT













Sublimes dérapages

de l’inconscient.

« Tuer la bête en soi, Transpirer

le désordre, être La gardienne des

âmes », c’est peut-être cela qui

m’anime… Pourquoi ?… Je suis sensible à

l’injustice, à l’indifférence, à la violence,

à tout pouvoir qui opprime. J’essaie

de donner forme à l’indicible, de

réinterroger, de questionner », dit-elle…

Ce qui est saisissant ici, c’est l’éclat

d’une écriture follement libre, toute en

distorsions, en ruptures ascensionnelles,

en dissonances ou en dérapages de

l’inconscient….

Christelle Frobert est par ailleurs artthérapeute,

titulaire d’un Diplôme

Universitaire « Soin psychique, Créativité,

Expression artistique ».

CRISTELLE

FROBERT















Un zigouillage en beauté

de la représentation

Il y a de l’âcreté, du grimaçant,

du convulsif, du blasphème, du

sacrilège, du grotesque, de la

férocité, et du tragique dans la

figuration de Nicolas Cluzel… Autant

d’ingrédients pour une nouvelle

écriture plastique, pour une

formidable liberté et une joyeuse

inventivité dans la démise en

forme… Il faut être un grand peintre

pour zigouiller la figuration avec

une telle maîtrise et avec une telle

nécessité interne à la peinture.

NICOLAS CLUZEL















En direct de l’académie

Royale des Beaux-Arts

de Belgique.

Après une épopée académique en cette

prestigieuse école du savoir peindre, et

après une dizaine d'années d’expo collectives,

il fonde avec trois autres personnes le

collectif de B.D «Mycose».. L'aventure

durera une dizaine d'années, avec plusieurs

numéros, expos, festivals et prix, dont

Angoulême 2006, Sierre 2005 et une

participation au festival de Luzern en Suisse.

Son univers, tant B.D que peinture, se

définit grosso modo par un mix flamboyant

d'autobiographie, d'absurde, d'humour rose

flamand et de rock and roll bavarois… mais,

mais, mais, tout cela peut être parfois épicé

de tendresse... Depuis quelques années avec

l 'aide de Benjamin Monti et Gof, il édite et

dessine dans Kick Rude Comix et Fanzine old

school...

https://www.entonnoir.org/author/ptimarc/

PTIT MARC













Un travail honnête et

visuellement attrayant

« J’ai toujours, depuis ma tendre enfance,

fait quelque-chose de mes mains.

Un travail que je pense durable et

patrimonial, à base de chiens souriants et

de gens tordus. Je veux que mon travail

soit honnête, humoristique et visuellement

attrayant. »

STEEVE JONES











Ah,l’anthropocène !

Drôle d’anthropocène ! Très bordéleux en fait, et

pire que celui de Jérôme Bosh.

Ici, les vieilles sorcières font de la motocyclette

avec des batraciens préhistoriques mâtinés

cochons d’Inde. Une joyeuse biodiversité, où

l’homme n’est pas toujours le maître de la

situation. On est bien loin de la contemporanéité

de l’art et du reste. On est dans le local et

le circuit court comme on aime… Vivent les

graveurs biélorusses !

VALERY SLAUK












R I G O L E , P I C O L E , B R

On est loin, aprés quelques mois de confiture Covidienne, de

pouvoir se régaler en live de plein de belles expos où l'on crie «CIRCULEZ !

Y'A RIEN À VENDRE !». Donc, en attendant, la Gazette de Nicole est, et

reste, le moyen de se rincer les neurones d'images.

Qu'elles soient exécutées à la règle, avec un compas, des mitaines ou des

moufles, qu'elles utilisent toile ou papier, tablettes ou écrans pour être

conçues, ce ne sont que des images et les voir est un rappel de ce qui fait

principalement notre humanité : LA CRÉATION !

Car je m'en contrefiche de l'art et des zartistes, des stars et des vedettes pour

riches ou pauvres, seules comptent pour moi les images, nourriture spirituelle

et plaisir esthétique, matière à réflections ou à rêveries. Les images font partie

de notre vie, elles SONT désormais notre vie, alors apprenez à les chérir, à

les comprendre, à les connaître ou à les faire. Et surtout ne vous formalisez

pas d'un pseudo distingo hiérarchiques entre une peinture ou une bédé, une

fresque murale ou une illustration dans un coin de bouquin, il n'y en a pas,

sauf pour ceux qui font du pognon avec bien sûr!

Jean-Jacques Tachdjian

VIVE LA RÉVOLUTION

PERMACULTURISTURITURELLE GLOBALE !


I C O L E E T N I C O L E ! ! !

S

O

Y

O

N

S

C

LAIRS

L'INTÉRIEUR DES JEUNES FILLES

Hans Protocol (huile sur toile 1957)

Collection du Fond Local d'art Contemporain (FLAC) de Bousbecque (59)


JONATHON

ROSEN


GÉOMÉTRIE VARIABLE

L'œuvre de Jonathon Rosen

s'articule autour des permutations

et extrapolations du biomécanique

et du carnavalesque. À bien

des égards, son travail est lié à

l'esthétique de la machine, aux

effets de fusion entre des humains

et des machines.

Le travail de Rosen chevauche

les mondes interdépendants de

l'animation, de la bande dessinée,

des beaux-arts, du design, de

l'illustration et de la performance.

Dans le film Sleepy Hollow de Tim

Burton, Rosen a fait les dessins

que l'on voit dans le journal

d'Ichabod Crane (Johnny Depp).

Son travail a paru dans le New

York Times, Snake-Eyes, Rolling

Stone Magazine, Time, CNN,

PBS, Psychology Today, Eye & ID

magazines.

Il a réalisé des illustrations pour

de nombreuses pochettes de

disques et de CD, dont le LP du

compositeur/producteur T-Bone

Burnett «The Invisible Light»,

qui a récemment fait ses débuts à

Los Angeles. et NY. On y voit des

performances de Rosen en train

de retraiter en vidéo mixage et en

direct, son travail d'animation.

Le travail de Rosen a été exposé au

EYE Film Museum, Amsterdam,

PS. 1 Musée, LIC, Queens, Adam

Baumgold Fine Art, NY, et La

Luz de Jesus, à LA. Californie.

Rosen a été directeur artistique,

co-auteur et co-designer de la

monographie surdimensionnée

Fantasia of Color in Early Cinema

(AUP 2015).

Ses livres d'artistes en édition

limitée « The Birth of Machine

Consciousness » and « Intestinal

Fortitude » font partie des

collections du MoMA (New

York Metropolitan Museum), du

Getty Research Center, LA, de la

bibliothèque de l'Université de

Yale et de l'école Art Institute de

Chicago.

www.jrosen.org























A MUR TUJUR

Le travail d'Amose réside dans

le métissage de ses écritures, à la

fois graphiques, épurées et très

contemporaines, tout en faisant

écho à nos origines, lorsque

apparaissent des visages, au

caractère plus tribal. Car c’est là

le sujet de prédilection : le corps

humain et sa déconstruction

partielle ou totale.

Les corps contorsionnés sont

légers, et nous donnent l'illusion

qu'ils flottent. De ces êtres

imaginaires et énigmatiques,

il n'y a d’humain que les pieds

et les mains. Leurs yeux ronds

et envoûtants, cernés de noir,

fixent, observent, questionnent

et offrent des visages à l’allure

masquée.

Ces êtres déformés témoignent

de ce paradoxe qui existe

aujourd'hui entre une évolution

technologique permanente, voire

obsessionnelle, et un retour à

des valeurs ou à des modes de vie

naturels et passés.

Le corps sait aussi se disloquer

complétement pour créer des

compositions plus abstraites.

AMOSE, né en 1979, vit à Lille.

www.amose.fr

AMOSE
















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