Le journal de l'Ayurveda n°15

sesoignernaturellement

N° 15 Septembre / Octobre 2020

Les naturopathes disent souvent que pour être vraiment en bonne

santé il faut à la fois ne pas être atteint par une maladie et se sentir

dans un état de profond bien être. Cette affirmation est juste et

l’ayurveda précise les principes qui conditionnent une bonne santé

et un état de profond bien-être. Une personne en bonne santé doit

pouvoir aborder les difficultés de la vie avec calme, tout en étant

bien résolu à les affronter, mais sans que ces dernières l’envahissent

et l’empêchent de continuer à vivre normalement.

Les principes en question sont les suivants :

- Tout d’abord nos trois humeurs biologiques (doshas)

Vata, Pitta et Kapha doivent coexister en harmonie.

Notre dosha dominant laisse les deux autres exister.

- Nos cinq sens, quant à eux, fonctionnent de façon fluide,

c’est-à-dire que même si l’âge a amoindri vos facultés de

perception, cet affaiblissement ne vous perturbe pas

psychologiquement.

- Les sept tissus de l’organisme (dhatus) plasma, sang,

muscles, tissus adipeux, os et cartilages, la moelle

osseuse et le tissu reproducteur remplissent correctement

leurs fonctions.

- Les trois déchets métaboliques (malas) qui sont la

sueur, les urines et les excréments doivent être produits

par l’organisme et éliminés convenablement.

- Les canaux énergétiques sont ouverts et circulent

librement.

- Les feux digestifs et autres (agni) sont efficaces et

bien réglés.

- Le corps et l’esprit sont en harmonie.

Les déséquilibres selon l’Ayurveda sont les principales

causes de nos maux et maladies. Cette médecine

ancestrale a donc pour objectif de rééquilibrer et

d’harmoniser les différentes fonctions citées ci-dessus,

en nous réapprenant à vivre de manière plus appropriée.

Abandonner nos mauvaises habitudes alimentaires,

contrôler nos émotions négatives, ne pas nous laisser

aller à un état de stress permanent et réapprendre à nous

soigner avec des plantes et autres nutriments naturels.

Tout un programme.

SOMMAIRE

www.journalayurveda.fr

Jean-Marc Réa

• DOSSIER : Les six saveurs ........................................p. 1

• BIEN ETRE : La couleur vous va si bien ..............p. 5

• Le pouvoir des plantes ...........................................p. 6

• La musique ..................................................................p. 7

DOSSIER

LES SIX

SAVEURS


Septembre / Octobre 2020

www.journalayurveda.fr

Les six saveurs

DOSSIER

LES SIX

SAVEURS

La théorie des six saveurs est l’un des

principes fondamentaux de l’Ayurveda.

Cette traduction du monde au travers des

saveurs, peut paraitre de prime abord

quelque peu déroutante pour

un esprit cartésien. En réalité

elle permet de comprendre

quels sont les

aliments qui nous sont

bénéfi ques ou néfastes

pour rééquilibrer nos

doshas.

N° 15

Le thérapeute ayurvédique établit son diagnostic

sur la base des trois humeurs biologiques

« doshas » dont on parle régulièrement dans

ces colonnes. Il va préconiser un traitement en

fonction des six saveurs qui sont le sucré, l’acide,

le salé, le piquant, l’amer et l’astringent. Bien

évidemment, il déterminera au préalable quelle

est votre constitution ayurvédique et quels sont

les doshas à augmenter ou à diminuer selon

les maux dont vous souffrez. Je rédige ce texte

en supposant que tout lecteur du Journal de

l’Ayurveda connait sa constitution ayurvédique

et que par conséquent il pourra utiliser ce qui

va suivre.

Les plantes ont une saveur tout comme les aliments

et les minéraux, c’est pourquoi en phytothérapie

ayurvédique on indique si la plante

préconisée diminue ou augmente tel ou tel

dosha. Les saveurs sont nommées « rasas » en

Sanscrit, ce qui signifie goût ou essence, elles

indiquent l’impact principal qu’exerce chaque

plante, aliment ou minéral sur nos sens en fonction

de sa saveur. Toute saveur a une énergie

chauffante ou rafraichissante qui augmente ou

réduit chacun des trois Doshas.

Une saveur se compose de deux des cinq grands

éléments : l’Air, l’Espace ou (Ether), le Feu, l’Eau

et la Terre. Chaque dosha est augmenté par trois

des six saveurs et les trois autres le diminuent.

La saveur sucrée a une énergie froide, elle se

compose de Terre et d’Eau, elle diminue Vata

et Pitta, augmente Kapha.

La saveur acide a une énergie chaude, elle se

compose de Terre et de Feu, elle diminue Vata,

augmente Pitta et Kapha.

La saveur salée a une énergie chaude, elle se

compose d’Eau et de Feu, elle diminue Vata,

augmente Pitta et Kapha.

La saveur piquante a une énergie chaude,

elle se compose de Feu et d’Air, elle diminue

Kapha, augmente Vata et Pitta.

La saveur amère a une énergie froide, elle se

compose d’Air et d’Espace (Ether), elle diminue

Pitta et Kapha, augmente Vata.

La saveur astringente a une énergie froide, elle

Le Journal de l’Ayurveda N°15 - Comment calmer notre esprit

se compose de Terre et d’Air, elle diminue Pitta

et Kapha et augmente Vata.

Si l’on classe les saveurs de la plus chaude à la

plus froide cela donne l’ordre suivant : piquante,

acide, salée, sucrée, astringente, amère.

Les saveurs lourdes font grossir et les légères

font maigrir. Le classement de la plus lourde à la

plus légère s’établit comme suit : sucrée, salée,

astringente, acide, piquante, amère.

Elles se classent également de la plus humide à

la plus sèche selon l’ordre suivant : sucrée, salée,

acide, astringente, amère, piquante.

Les six saveurs et les trois doshas

Nous avons vu plus haut que chaque dosha est

augmenté par trois saveurs et diminué par les

trois autres et que chaque saveur se compose de

deux des cinq grands éléments. De cette façon il

est possible de comprendre en fonction de notre

dosha dominant les plantes, aliments et minéraux

qui nous sont bénéfiques ou pas. Il existe

de nombreuses variations et combinaisons en

fonction de votre constitution mais pour chaque


DOSSIER : LES SIX SAVEURS

dosha les règles générales sont les suivantes :

Vata, l’humeur biologique qui se traduit par l’Air et

l’Espace est très augmenté par la saveur amère, les

personnes pour lesquels ce doshas est dominant

doivent par conséquent éviter de consommer les

aliments qui ont ce goût. Les saveurs astringente

et piquante augmentent elles aussi Vata. Le salé

diminue fortement Vata et en second lieu l’acide et

le sucré qui se composent des éléments Terre et Eau.

Pitta est Le dosha qui se traduit par le Feu et l’Eau.

Il est très augmenté par les saveurs chauffantes et

tout particulièrement par les saveurs acides et dans

une moindre mesure par les saveurs piquantes et

salées. Les personnes de type Pitta doivent par

conséquent consommer en priorité des produits

aux saveurs amères mais aussi astringentes et

sucrées, elles sont toutes trois rafraîchissantes.

Kapha c’est l’Eau et la Terre. La saveur sucrée l’augmente

fortement, les saveurs salées et acides qui

se composent également d’Eau et de Terre augmentent

également Kapha. La saveur piquante le

diminue fortement, les goûts amer et astringent

le diminuent également.

Que nous apporte chaque saveur ?

Le sucré nous apporte satisfaction et harmonisation

de l’esprit. Il construit et fortifie les tissus

corporels. Il est adoucissant, expectorant et légèrement

laxatif.

L’acide est stimulant, carminatif et nourrissant. Il

augmente tous les tissus à l’exception des tissus

reproducteurs qu’il diminue.

Le salé est adoucissant, laxatif et sédatif. En petite

quantité il stimule la digestion mais en grande

quantité il peut provoquer des vomissements.

Le piquant est un stimulant qui favorise la digestion,

le métabolisme et la transpiration. Il neutralise

la sensation de froid.

L’amer augmente la légèreté de l’esprit. C’est un

reconstituant qui purifie le sang, nettoie et désintoxique

l’organisme.

L’astringent arrête les écoulements : hémorragies,

transpiration ou diarrhée en excès. Il favorise

la guérison des problèmes de peau et des

muqueuses.

Valeurs nutritives des saveurs.

Nous avons tous besoin d’une certaine quantité

de chacune des six saveurs, mais plus ou moins

selon notre constitution ayurvédique. Une saveur

en trop grande ou trop petite quantité peut

devenir nuisible pour tout type de constitution.

Nous consommons tous, en général, une quantité

importante de saveur sucrée car sa valeur nutritive

est la plus élevée. La saveur acide est modérément

nutritive et peut réduire les sécrétions reproductrices.

La saveur astringente que l’on retrouve

dans la plupart des légumes verts a des propriétés

nutritives et notamment en minéraux. La saveur

salée apporte également des minéraux mais elle

n’est pas très nutritive en elle-même. La saveur

piquante est peu nutritive, elle est présente dans

les épices et certains légumes épicés comme l’oignon.

La saveur amère est la moins savoureuse et

très peu nutritive.

Valeurs médicinales des saveurs.

Les saveurs amère et astringente sont les plus

utilisées en médecine ayurvédique. Elles servent

2

Le Journal de l’Ayurveda N°15 - Les six saveurs


DOSSIER : LES SIX SAVEURS

dans tous les cas graves de fièvres, infections et

traumatismes qui mettent la vie en danger. Le

piquant a également son utilité lorsqu’il s’agit de

stimuler nos réactions défensives. Nous retrouvons

couramment ces trois saveurs dans les plantes,

elles sont les plus efficaces pour agir rapidement

sur toutes les causes d’infections. Les trois autres

saveurs acide, sucrée et salée ont une moindre

valeur médicinale, elles sont surtout utilisées pour

tonifier à long terme.

Aggravation des doshas par excès de

saveurs.

Toutes les saveurs en excès aggravent les doshas

ce qui par conséquent est néfaste pour notre santé.

Nous avons tous besoin de toutes les saveurs,

mais dans des proportions très différentes selon

notre constitution et toujours avec des limites. Par

exemple, on sait que le sel aggrave Kapha et réduit

Vata, mais un excès de sel peut aggraver Vata. Cet

excès provoque la soif et ride la peau. Chaque

saveur a un pouvoir différent d’aggravation des

doshas. Le salé, le piquant et l’amertume ont des effets

puissants même en petite quantité. Les formes

pures des six saveurs aggravent plus fortement

les doshas alors que les formes complexes, plus

difficiles à assimiler sont donc moins aggravantes.

Le sucre raffiné est la forme pure du sucré ; l’alcool

de l’acide ; le sel de table du salé ; le piment du

piquant ; les amers purs comme la gentiane ; les

astringents purs comme les tanins forts.

Chaque organe peut être endommagé

par une saveur.

Le sucré en excès forme des mucosités et des

toxines, il endommage la rate et le pancréas. L’acide

crée de l’acidité, néfaste pour le foie. Le salé provoque

de la diarrhée et affaiblit les reins ; le piquant

cause des brûlures et des inflammations, il perturbe

les poumons ; l’amer augmente le froid et affaiblit

le cœur ; l’astringent entraine des contractions et

des obstructions qui endommages le côlon. Ne

jamais oublier qu’en trop grande quantité une

saveur peut endommager le corps entier, il faut

donc modérer sa consommation de toute chose.

Les saveurs provoquent des émotions.

Les émotions tout comme les saveurs ont une énergie

chaude ou froide. Elles produisent les mêmes

effets que les aliments ou les plantes ayant les

mêmes qualités énergétiques. L’amour a les mêmes

effets que le sucré, il nous nourrit et provoque de

l’attachement. Nous sommes épuisés par le chagrin

qui a les caractéristiques du goût amer. La peur

nous contracte tout comme l’astringent. La colère

qui a les mêmes caractéristiques que le goût acide

peut endommager le foie tout comme l’alcoolisme.

L’avidité entraine les mêmes perturbations

physiques que le salé et la haine que le piquant.

Une bonne santé ne s’obtient pas uniquement par

l’alimentation, la phytothérapie ou autres soins,

mais aussi par un bon état psychologique d’où

l’importance d’une vie équilibrée.

Le manque d’une des six saveurs peut également

aggraver les doshas, tout d’abord les doshas qu’elles

réduisent mais également ceux qu’elles aggravent.

En occident notre nourriture ne contient pas suffisamment

de saveurs amères et piquantes. Le

manque de goût amère provoque l’accumulation

des toxines, le manque de piquant affaiblit notre

digestion, alors que nous consommons trop de

sucre et de sel, même les personnes de constitution

Vata qui pourtant en ont besoin.

En association, les goûts peuvent avoir une action

bénéfique, par exemple l’amer et le piquant sont

asséchants et nettoyants. Le piquant, l’acide et le

salé réunis stimulent la digestion, le piquant favorise

la digestion du sucré alors que le sucré atténue

les sensations de brulures du piquant. Le piquant

favorise la transpiration alors que l’astringent la

supprime et l’amer neutralise l’envie de sucre.

Ces informations peuvent donner des idées pour

une cuisine originale, savoureuse et bonne pour

la santé.

Source : La santé par l’Ayurvéda du Dr David Frawley.

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BIEN ETRE

La couleur

vous va si bien

La bonne couleur

n’est pas la même

pour tout le monde.

Chaque couleur possède sa

propre longueur d’onde et émet

des énergies différentes selon les mouvements

ondulatoires des vibrations auxquelles

elle appartient. Chacun d’entre nous devrait

décorer sa maison, s’habiller et choisir la couleur

des objets qui l’entourent en fonction de sa constitution

ayurvédique. Les couleurs ont des qualités et en les reliant aux

qualités de Vata, Pitta et Kapha vous allez déterminer les couleurs

qui apaisent ou augmentent votre dosha dominant. L’objectif est

d’apaiser notre dosha dominant pour une bonne santé et un état

de profond bien-être.

Les personnes Vata sont l’air et l’espace, caractérisées par le vent et

le froid. Elles sont sensibles, émotives, généreuses, mais elles ont

aussi tendance à être dépressive. Les couleurs pastel et chaudes

comme l’orange ou le jaune du soleil les égaillent, quant au rouge

il les réchauffe.

Le rouge couleur du sang, de la chaleur, de la passion et donc de

la violence est à bannir pour les personnes Pitta qui sont le feu et

l’eau. Le noir est également à éviter, elles se sentiront beaucoup

mieux dans un environnement teinté de bleus, de violets et de

verts froids. Les couleurs fraîches, douces et pâles calmeront leur

colère. Les bijoux en argent sont bénéfiques à Pitta, ce métal est

associé à la lune qui est refroidissante.

Kapha c’est la terre et l’eau, caractérisé par la stabilité, le calme

et la patience. Toutes les couleurs le pacifient à l’exception des

verts et des bleus foncés. Evitez le blanc, choisissez des couleurs

vives, fortes et audacieuses. L’or, couleur du soleil est échauffant,

il peut être porté par les personnes Kapha mais également Vata.

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Le pouvoir des plantes

1

Le Guggul

Le Guggul est la résine d’un petit arbre de 3 mètres de haut, le Commiphora Mukul que l’on nomme Guggulu en Sanscrit.

Il pousse uniquement à l’état sauvage du nord au sud de l’Inde et à ce jour il n’est toujours pas cultivé bien qu’il y ait

de nombreuses tentatives en ce sens. Cette absence de production par l’agriculture explique pourquoi vous ne

le trouverez pas en Bio (issu de l’agriculture biologique).

Le Guggul contient plusieurs composés chimiques différents qui ont des propriétés anti-infl ammatoires

et anti-cholestérol. Les substances réductrices de cholestérol sont appelées guggulstérones,

les recherches se font en général à partir d’un extrait titré à 2,5 % de cette

substance qui contient également des acides organiques et des stérols qui semblent

avoir en plus des propriétés anti-infl ammatoires.

L’Ayurveda connaissait dans des temps très anciens une grande partie de ce que nous

savons aujourd’hui sur l’athérosclérose, c’est-à-dire le développement de plaques par

dépôts successifs de lipides qui obstruent les artères. L’Ayurveda appelle cette maladie

medoroga, elle l’attribue à un excès de nourriture riche et à un manque d’exercice

physique. Elle explique que les lipides fi nissent par s’accumuler dans le sang et truent les srotas ou canaux.

Par ailleurs, l’Ayurveda utilise depuis des milliers d’années le Guggul pour traiter l’obésité

car il permettrait de brûler les toxines accumulées dans l’organisme. Son association avec

du Triphala améliore la digestion, il est particulièrement effi cace lorsqu’on élimine de façon

irrégulière. C’est également un dépuratif qui nettoie les tissus encrassés et tonifi e la peau.

Indications ayurvédiques : Le Guggul a quatre des six saveurs, le sucré, le piquant, l’amer

et l’astringent. Il est donc particulièrement effi cace pour stabiliser les déséquilibres de Vata

et Kapha sans irriter Pitta. Lorsque l’organisme accumule de l’ama dans l’organisme il peut

obsl’aider

à le dissoudre et à l’éliminer.

Source : les plantes médicinales par deepak Chopra.

2

L’Andraka (Gingembre)

Nommé Andraka en Inde, le rhizome de cette plante est connu dans le monde

entier sous le nom de Gingembre. Le roi indien Akbar tout comme Confucius

ou Marco Polo ont fait l’éloge de sa saveur piquante d’une puissance unique.

Originaire d’Asie il est à présent cultivé sur tous les continents où existe un

climat chaud.

En Ayurveda l’Andraka est reconnu comme une panacée tant pour ses qualités

médicinales que culinaires. Dans tout le sous-continent Indien on trouve des

légendes populaires qui racontent les miracles obtenus grâce à cette reine

des épices. Toujours est-il que c’est pour son pouvoir réchauffant qui active

la digestion « agni », que la médecine ayurvédique l’utilise en priorité. L’Agni

(le feu digestif) est essentiel en médecine ayurvédique. Par ailleurs, en Inde

tout comme sur l’ensemble des continents, on prête au gingembre des vertus

aphrodisiaques tant pour les hommes que pour les femmes.

La plante par elle-même atteint environ un mètre de haut, mais c’est le rhizome

qui se trouve sous terre que l’on apprécie pour sa saveur épicée et son arôme.

Environ 2% du rhizome se compose d’une huile jaune volatile qui contient des

substances chimiques, notamment du camphène, du zingibérène et du gingérol.

Depuis que la médecine allopathique s’intéresse au gingembre, elle aussi reconnait

son action sur le système digestif. Elle l’a également utilisé avec succès

pour traiter certaines nausées, vomissements ou mal de mer.

On connait également son efficacité pour améliorer la circulation sanguine.

Les médecins Indiens et Chinois prescrivent depuis toujours du gingembre à

ceux qui ont les pieds et les mains froides.

Les infusions qui contiennent du gingembre apporte un concours précieux

à tout convalescent pour se désintoxiquer. Il est conseillé de boire trois à

quatre tasses par jour, à petite gorgée, une tisane

de gingembre mélangée avec une autre plante

adoucissante. Selon l’Ayurveda, il est l’une des

rares substances qui agit au cours des trois

phases de la fonction gastro-intesti-

nale : la digestion, l’assimilation et

l’élimination.

Du point de vue ayurvédique,

les qualités réchauffantes

du gingembre le rendent

bénéfique pour

les troubles de

Vata et de Kapha.

3 Amla, Amalaki

En Inde si je viens à parler de l’Emblica Offi cinalis je risque de ne pas

éveiller l’intérêt des personnes à qui je m’adresse, mais si je dis Amla,

les yeux s’illuminent et des sourires égaillent les visages. Il faut dire

que ce fruit, dont le nom sanscrit est Amalaki, y est consommé de

mille façons. De la taille d’une prune, son goût aigre n’a pourtant rien

pour passionner les foules, oui mais voilà, les indiens connaissent

tous les bienfaits de ce petit fruit sur la santé.

Très riche en vitamines antioxydantes, la littérature ayurvédique lui

attribue une teneur en vitamines C vingt fois supérieure à celle de

l’orange. Il est considéré comme une source de jouvence capable

de limiter le processus du vieillissement. Consommé en confi ture, en

jus, en poudre ou confi t, du point de vue gustatif on y trouve cinq des

six saveurs défi nies par l’Ayurveda, seule la saveur salée manque.

L’Amalaki est utilisé en médecine ayurvédique en cas de problèmes

cutanés, d’affaiblissement des poumons, de diabète, de cholestérol

et de dyspepsie (digestion). C’est l’un des trois ingrédients utilisés

pour préparer le fameux revitalisant intestinal « Triphala » dont

l’effi cacité n’est plus à démontrer. Toute personne qui a connu

des problèmes de transit et qui l’a essayé vous le recommandera.

L’Amalaki en médecine ayurvédique fait partie des rasayanas, c’està-dire

régénérant, revitalisant et dynamisant.

6

Le Journal de l’Ayurveda N°15 - Le pouvoir des plantes


Le pouvoir des plantes

4

Le Shilajit

Ce n’est pas une plante, mais une sorte d’asphalte minérale qui

s’est créée, il y a plusieurs milliers d’années, par l’emprisonnement

de plantes dans de la roche. Cette substance précieuse pour l’organisme

humain se récolte sur les hauteurs de l’Himalaya, elle est

utilisée dans de nombreux cas pour régénérer et fortifier l’organisme.

L’Ayurveda classe le Shilajit dans les « rasayanas » c’est-à-dire dans

les nutriments rajeunissants pour l’organisme.

Le Shilajit est tout particulièrement bénéfique pour les personnes

Vata et Kapha, il est réputé pour tonifier et régénérer les personnes

qui souffrent depuis de nombreuses années des reins, de diabète et

d’asthme. Il est également apprécié par les personnes qui doivent

fournir un important effort intellectuel ou qui souhaitent pratiquer

le yoga de façon intensive.

Le Shilajit est un produit onéreux, c’est pourquoi il existe de nombreuses

préparations qui en contiennent modérément pour servir

d’agent catalytique aux autres ingrédients toniques.

La musique mime les rythmes de la nature

L’Ayurveda est un art de vivre et écouter de la musique une des activités à ne pas négliger. Les sons émettent des vibrations qui

jouent un rôle important sur notre santé. Chaque chose dans l’Univers a sa propre fréquence de vibration et lorsque nos cellules

et tissus vibrent d’une même fréquence, les énergies affl uent librement dans notre organisme. La médecine ayurvédique considère

une perturbation de cet affl ux d’énergie comme une maladie. La musique est une des méthodes pour rétablir l’harmonie

qui est en nous au même titre que bon nombre d’autres activités comme la méditation, le yoga, les massages ou l’utilisation de

la phytothérapie.

Les rishis, ces sages à qui nous devons l’Ayurveda, avaient compris la mélodie de la nature qui résonne en toute chose. Les

morceaux de musique de l’Inde ancienne correspondent aux différentes vibrations perçues dans une journée selon l’heure et la

saison. La musique pour qu’elle nous soit bénéfi que doit répondre à des règles précises. En effet, elle doit être jouée ou écoutée

selon les cycles du jour, de la nuit et des saisons, pour apporter paix, harmonie et santé à notre corps et à notre esprit. Rien n’est

hasard dans la tradition ayurvédique.

Le Journal de l’Ayurveda N°15 - La musique 7


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Directeur de la publication : Jean-Marc Réa

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Tous droits réservés.

Dépôt légal : septembre 2020

Les opinions exprimées dans ce magazine

n’engagent que leurs signataires.

ISSN 2609-746X

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