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Le fantasme infâme L’humanité a toujours cherché à catégoriser les populations qui la composent. Cela se faisait généralement à la manière des Grecs de l’Antiquité avec l’opposition d’un «nous» (les civilisés) aux «autres» (les barbares). Dans l’ancien français, le mot «race» signi e encore le lignage familial et ce n’est qu’au XIXe siècle qu’il change de sens. La taxinomie pousse les scienti ques à décrire la diversité des organismes vivants et - des plantes aux Hommes - ils annotent, mesurent et étiquettent les mensurations et les différences. Le contexte colonial fait que très rapidement après cette catégorisation, s’en vient une hiérarchisation et en 1853, le comte de Gobineau publie son Essai sur l’Inégalité des Races Humaines. Parce que dès lors qu’il y a croyance en l’existence des races, il y a celle de l’inégalité qui les régissent. Le racialisme est la base fantasmatique du racisme qui fonctionnent comme les deux faces d’une même pièce. Une folie intellectuelle poussée à son paroxysme lorsque le nazisme fera croire que certaines doivent être supprimées. Dans l’après-guerre, des experts en ethnologie, anthropologie, paléontologie, médecine et génétique se réunissent sous les travaux de l’UNESCO et arrivent à la conclusion que «tous les hommes actuels appartiennent à une même espèce, dite Homo sapiens et sont issus d’une même souche». D’ailleurs, depuis les années soixante, plus aucun généticien digne de ce nom n’utilise la notion de race pour parler des Hommes, et ce, parce qu’elle est scienti quement infondée et ne recouvre aucune réalité biologique.

Le fantasme infâme
L’humanité a toujours cherché à catégoriser les populations qui la composent. Cela se faisait généralement à la manière des Grecs de l’Antiquité avec l’opposition d’un «nous» (les civilisés) aux «autres» (les barbares). Dans l’ancien français, le mot «race» signi e encore le lignage familial et ce n’est qu’au XIXe siècle qu’il change de sens. La taxinomie pousse les scienti ques à décrire la diversité des organismes vivants et - des plantes aux Hommes - ils annotent, mesurent et étiquettent les mensurations et les différences. Le contexte colonial fait que très rapidement après cette catégorisation, s’en vient une hiérarchisation et en 1853, le comte de Gobineau publie son Essai sur l’Inégalité des Races Humaines. Parce que dès lors qu’il y a croyance en l’existence des races, il y a celle de l’inégalité qui les régissent. Le racialisme est la base fantasmatique du racisme qui fonctionnent comme les deux faces d’une même pièce. Une folie intellectuelle poussée à son paroxysme lorsque le nazisme fera croire que certaines doivent être supprimées. Dans l’après-guerre, des experts en ethnologie, anthropologie, paléontologie, médecine et génétique se réunissent sous les travaux de l’UNESCO et arrivent à la conclusion que «tous les hommes actuels appartiennent à une même espèce, dite Homo sapiens et sont issus d’une même souche». D’ailleurs, depuis les années soixante, plus aucun généticien digne de ce nom n’utilise la notion de race pour parler des Hommes, et ce, parce qu’elle est scienti quement infondée et ne recouvre aucune réalité biologique.

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Septembre 2020 | n˚ 236/238

www.gemengen.lu

Gilbert Reyland

Directeur

SecuriTec

DOMINIQUE LAURENT

PWC LUXEMBOURG

La mobilité post-Covid

CAROLE HOUPERT-SIEGER

ARENDT INSTITUTE

La digitalisation de la formation à sa juste mesure

PASCAL MARTINO

DELOITTE LUXEMBOURG

Formation et travail virtuels: une réalité tangible


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training experience and enable participants to apply the underlying theoretical issues.

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EDITO

PAR JULIEN BRUN

Le fantasme infâme

L’humanité a toujours cherché à catégoriser les populations qui la

composent. Cela se faisait généralement à la manière des Grecs de

l’Antiquité avec l’opposition d’un «nous» (les civilisés) aux «autres»

(les barbares). Dans l’ancien français, le mot «race» signifie encore

le lignage familial et ce n’est qu’au XIX e siècle qu’il change de

sens. La taxinomie pousse les scientifiques à décrire la diversité

des organismes vivants et - des plantes aux Hommes - ils annotent,

mesurent et étiquettent les mensurations et les différences.

Le contexte colonial fait que très rapidement après cette

catégorisation, s’en vient une hiérarchisation et en 1853, le comte

de Gobineau publie son Essai sur l’Inégalité des Races Humaines.

Parce que dès lors qu’il y a croyance en l’existence des races, il

y a celle de l’inégalité qui les régissent. Le racialisme est la base

fantasmatique du racisme qui fonctionnent comme les deux faces

d’une même pièce. Une folie intellectuelle poussée à son paroxysme

lorsque le nazisme fera croire que certaines doivent être supprimées.

Dans l’après-guerre, des experts en ethnologie, anthropologie,

paléontologie, médecine et génétique se réunissent sous les travaux

de l’UNESCO et arrivent à la conclusion que «tous les hommes

actuels appartiennent à une même espèce, dite Homo sapiens et sont

issus d’une même souche». D’ailleurs, depuis les années soixante,

plus aucun généticien digne de ce nom n’utilise la notion de race

pour parler des Hommes, et ce, parce qu’elle est scientifiquement

infondée et ne recouvre aucune réalité biologique.

L’ADN humain se compose de trois milliards de lettres et il suffit

que quelques-unes diffèrent pour que la couleur de peau change.

En réalité, il n’y a que très peu de différences génétiques entre les

populations humaines qui se sont toujours mélangées à travers les

migrations; chez l’Homme, la géographie n’est corolaire que de 5%

de notre diversité génétique. En comparaison avec nos plus proches

cousins, les chimpanzés (25% de disparité génétique) se répartissent

en quatre sous-espèces qui ne se sont pas mélangées depuis au moins

un million d’années. Chez les chiens, la différence génétique monte

même à 38% et c’est ainsi qu’un caniche aura beau s’entraîner, il ne

pourra jamais rivaliser avec un berger allemand.

Bien évidemment, aucun argument de raison ne peut avoir d’emprise

sur la croyance raciste qui est une lecture morale des différences,

un prêt-à-penser simpliste qui se contenterait d’un 0,1% pour

alimenter ses fantasmes d’essentialisation. Réduire l’individu à

une seule de ses dimensions est un non-sens dans la mesure où la

différence physique n’implique pas de différence morale et que le

biologique ne contrôle pas le culturel. C’est pourquoi la couleur de

peau n’est porteuse d’aucune qualité autre qu’esthétique.

Si le mot «race» n’est pas péjoratif aux Etats-Unis (où il est même

demandé aux citoyens de signifier la leur lors du recensement), il

provoque au mieux une gêne et souvent un soulèvement de cœur

dans la langue française. Bien sûr, le supprimer ne suffirait pas à

effacer la chose mais son utilisation n’est pas anodine puisqu’elle

implique une autre conception de l’humanité, celle de la morale

héréditaire et de l’étanchéité culturelle. Juger le passé à la lumière

morale d’aujourd’hui est un anachronisme dangereux mais plus

dangereux encore est sa résurgence dans certains discours politiques

en Europe et la nouvelle essentialisation positive.

Nul besoin donc d’être noir, musulman, juif, homosexuel ou

femme pour se sentir concerné par le racisme, l’homophobie ou la

misogynie. Souffrir des douleurs qui me sont épargnées, c’est peutêtre

là tout mon humanisme… et vous? n


4

LG

SEPTEMBRE 2020

SOMMAIRE

RECRUTEMENT & FORMATION

40 | CAROLE HOUPERT-SIEGER

Arendt & Medernach

COVERSTORY

08 | GILBERT REYLAND

SecuriTec

La digitalisation de la formation

à sa juste mesure

RECRUTEMENT & FORMATION

42 | Luxembourg Lifelong Learning Center

Cap sur Bissen

La rentrée 2020-2021:

quand changement rime avec opportunité

BÂTIMENT & CONSTRUCTION

14 | GILLES REINERT, NICO BIEVER ET

ALAIN WILDANGER - Genista

MOBILITÉ

28 | DOMINIQUE LAURENT

PwC Luxembourg

ICT

52 | MOUSSA OUEDRAOGO ET

DIDIER ANNET - Fujitsu Luxembourg

La «CASA Genista» vous ouvre ses portes

BÂTIMENT & CONSTRUCTION

18 | ERIC WAGNER ET DIRK NIENHAUS

Luxcontrol

La mobilité post-Covid

MOBILITÉ

30 | GEORGES HILBERT

Sales-Lentz

Ransomware ou rançongiciel,

vos données en danger!

ICT

54 | MATTHIEU AUBIGNY ET CARLO HARPES

itrust consulting

L’air ou l’art du bien-être

Cap sur l’innovation

La cryptographie dans un monde quantique

et la détection d’intrusion


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SEPTEMBRE 2020

5

ECONOMIE

58 | CYRILLE DUBOIS ET XAVIER DELECROIX

IPIL

DEVELOPPEMENT DURABLE

66 | MARCEL HETTO ET MYRIAM HENGESCH

Luxplan

LETZEBUERGER GEMENGEN

Publication éditée par Euro-Editions S.A.

www.gemengen.lu

Un nouveau format hybride pour

les Afterworks de la propriété intellectuelle

ECONOMIE

62 | LUCA POLVERARI

Marks & Clerk

Planifier et améliorer le futur

DEVELOPPEMENT DURABLE

70 | Sermatec

Société éditrice

Euro-Editions S.A.

24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange

Régie publicitaire

Julien Malherbe

marketing@euroeditions.lu

Administration

Lucia Ori

Tél. 58 45 46-29 • Fax 58 49 19

admin@euroeditions.lu

Raouf Hatira

secretariat@euroeditions.lu

La recherche,

un instrument de relance efficace

PORTRAIT

76 | PASCAL MARTINO

Deloitte Luxembourg

Un nettoyage soucieux de l’environnement

Rédaction

Julien Brun

julien@euroeditions.lu

Martina Cappuccio

martina@euroeditions.lu

Pierre Birck

Adeline Jacob

Raouf Hatira

Conception et réalisation graphique

Sophie Glibert

sophie@euroeditions.lu

Photographie

Marie De Decker

Eric Devillet

Agence Kapture

Impression

Imprimerie Centrale

La formation et le travail virtuels: une réalité tangible

© Euro-Editions

Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.

Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la

rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord de

leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas restitués.

Les reportages signés n’engagent que leurs auteurs.

Les prix figurant dans cette revue sont indicatifs et

peuvent être sujets à des variations dont l’éditeur ne

pourrait nullement être tenu pour responsable.


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LG

SEPTEMBRE 2020

INDEX

08 | GILBERT

REYLAND

Directeur

SecuriTec

14 | NICO

BIEVER

Directeur-associé

Genista

14 | ALAIN

WILDANGER

Directeur-associé

Genista

14 | GILLES

REINERT

Directeur-associé

Genista

18 | ERIC

WAGNER

Responsable du secteur Air

Luxcontrol

18 | DIRK

NIENHAUS

Responsable du secteur

Environnement/Amiante

Luxcontrol

© Valentiny architects

20 | FRANCK

BECHEREL

Administrateur délégué

Tralux Immobilier

22 | FRANÇOIS

VALENTINY

Architecte et administrateur

délégué

Valentiny hvp architecs

28 | DOMINIQUE

LAURENT

Managing Director

PwC Luxembourg

30 | GEORGES

HILBERT

Directeur général

Sales-Lentz

32 | VINCENT

HEIN

Economiste

Fondation IDEA

40 | CAROLE

HOUPERT-SIEGER

Learning & Development

Director

Arendt & Medernach

44 | DR IRYNA

KYZYMA

Chercheuse

LISER

44 | DR MARIA NOEL

PI ALPERIN

Chercheuse

LISER

46 | FRANK

TRIERWEILER

Cofondateur et

administrateur

EducDesign

48 | CHRISTEL

MARGUILLARD

HRIS Director

Microtis

52 | MOUSSA

OUEDRAOGO

Head of CyberSecurity

Fujitsu Luxembourg

52 | DIDIER

ANNET

Head of Presales

Fujitsu Luxembourg

54 | CARLO

HARPES

Fondateur et directeur

itrust consulting

54 | MATTHIEU

AUBIGNY

Security Consultant

itrust consulting

58 | CYRILLE

DUBOIS

Manager

IPIL

58 | XAVIER

DELECROIX

Manager

IPIL

60 | LUCA

POLVERARI

Gérant et partenaire

Marks & Clerk

66 | MYRIAM

HENGESCH

Directeur général entrant

Luxplan S.A.

66 | MARCEL

HETTO

Directeur général sortant

Luxplan S.A.

76 | PASCAL

MARTINO

Human Capital Leader

Deloitte Luxembourg


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SEPTEMBRE 2020

COVERSTORY

Cap sur Bissen

pour SecuriTec

Gilbert Reyland

Avec ses quelques 4.000 m 2 de surface, le nouveau bâtiment

de SecuriTec a été construit dans la zone d’activité

Klengbousbierg à Bissen. Ayant ouvert ses portes ce mois-ci,

son nouveau showroom accueille la clientèle dans un cadre

convivial afin de le lui présenter les équipements dernier cri.

Gilbert Reyland, directeur de la société fêtant ses dix ans

d’existence cette année, nous en fait visiter les coulisses.

Favoriser le bon accueil de la clientèle

Parmi les 4.000 m 2 de surface construite,

SecuriTec occupe un étage d’environ

1.000 m 2 , louant les deux tiers de sa structure

à d’autres entreprises. Une fois entrés dans

les locaux situés au premier étage, les

clients sont accueillis à la réception avant

d’accéder directement à un grand espace

d’exposition. «En bordure du showroom,

on retrouve deux salles de réunion avec de

grands écrans permettant de s’isoler avec

les clients afin de discuter de leur projet.

Au bout de cet espace est installé un bar

où les visiteurs peuvent prendre un café en

lisant la documentation à leur disposition»,

explique Gilbert Reyland.

Différents panneaux d’exposition décorent

la pièce; sur ces derniers, on retrouve les

produits phare de l’entreprise que les clients

peuvent manipuler. Le directeur précise:

«Nous avons par exemple installé un mur

de caméras dans la pièce. Un espace détente

équipé de canapés est également prévu pour

faire patienter la clientèle. Enfin, l’image

emblématique de la grand-mère au fusil

qui fait le succès de nos publicités accueille

les clients avec humour dans le fond du

showroom».

nouvelle implantation au Nord complète

celle de Livange, plus facilement accessible

pour nos clients du centre et sud du pays».

Seule une partie des employés va donc

migrer vers cette nouvelle structure.

L’espace de bureaux qui leur est réservé

est accessible par lecture de badge, sécurité

oblige! Côtoyant les open-spaces lumineux,

un atelier technique de fabrication et un

stock étalé sur trois étages de rayonnages

viennent compléter les installations de

l’entreprise. Le directeur a par ailleurs tenu

à assurer le bien-être de ses employés grâce

à diverses installations; ainsi un vestiaire

meublé de casiers jouxte les douches

que les employés peuvent utiliser s’ils

viennent travailler à vélo ou s’ils décident

de s’entraîner pendant leur pause de midi

dans la salle de fitness et de musculation

créée dans les locaux même. Pour se

restaurer, les collaborateurs ont accès à une

cuisine entièrement équipée où des tables

permettent de partager ce moment en toute

convivialité.

Pour celles et ceux qui préféreraient se

déplacer en voiture, un parking sous-terrain

leur est dédié. Quant aux invités, des places

de parking extérieures leur sont réservées.

Un emplacement stratégique

A l’étroit dans ses locaux situés à Livange,

qui seront prochainement rénovés,

SecuriTec a pris la décision d’ouvrir

un deuxième showroom dans le nord

du pays. Stratégiquement, le choix de

l’emplacement n’est pas anodin: «Pour

assurer notre développement, il nous fallait

un local à la dimension de nos ambitions.

Idéalement situé dans une zone d’activité

dont l’attractivité a grimpé en flèche avec

l’annonce de l’arrivée de Google, notre

A la pointe de la technologie

«Nous avons essayé de mettre en évidence un

maximum de technologies dans ce nouveau

showroom afin que les clients puissent les

tester avant de les acquérir. Nous exposons

ainsi du matériel d’alarmes, sécurité incendie,

vidéosurveillance, vidéoparlophonie, contrôle

d’accès, des coffres-forts,… Tout le matériel

en exposition à Livange l’est également dans

nos locaux de Bissen, mais avec un choix

encore plus large», nous décrit Gilbert

Reyland.


LG

SEPTEMBRE 2020

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10 LG

SEPTEMBRE 2020

COVERSTORY

SecuriTec et Goodyear deviennent colocataires

Pour faciliter la cohabitation avec ses

colocataires, SecuriTec a opté pour des

lecteurs de badge esthétiques s’adaptant à

deux technologies de lecture différentes

afin que chacune des entreprises puisse

conserver son propre système de sécurité

sans pour autant devoir transporter deux

badges différents.

Cet effort de programmation illustre bien

les compétences que l’entreprise met au

service de ses clients: en analysant leurs

besoins spécifiques, SecuriTec suggère un

produit adéquat ou une installation surmesure

qui rendra leur quotidien plus facile.

“Un choix

encore plus

large de produits

exposés dans

notre nouveau

showroom”

Le bâtiment en lui-même est déjà une vitrine

des produits proposés par l’entreprise puisqu’il

est équipé de 54 caméras intérieures et

extérieures qui assurent la sécurité des locaux,

de barrières automatisées pour contrôler

l’accès à l’enceinte de la structure ainsi que

d’un parlophone haute technologie qui permet

aux visiteurs de contacter l’accueil, les locaux

de Livange ou le directeur lui-même, pour

une ouverture à distance. Ce parlophone a été

dessiné par SecuriTec puis fabriqué sur-mesure

en collaboration avec le serrurier-partenaire

de l’entreprise. Le directeur précise: «nous

collaborons régulièrement pour intégrer les

boîtes-aux-lettres, le parlophone et autres

dispositifs dans une même colonne».

Enfin, de nombreux lecteurs de badge sont

installés pour sécuriser l’accès aux bureaux

mais également pour offrir ces solutions de

sécurité aux locataires.

Parmi les équipements de pointe présentés

au public, on retrouve les cylindres

pour serrure iLOQ. Ces derniers ont la

particularité d’offrir un système d’ouverture

des portes sans batteries ni câbles. Pour

définir les conditions d’accès, le dispositif

communique avec les smartphones

équipés d’une puce NFC. Les utilisateurs

peuvent ainsi badger avec leur téléphone

portable qui produit l’énergie nécessaire au

déverrouillage.

Dix ans de savoir-faire

Créée au Luxembourg en 2010, l’entreprise

est passée de quatre collaborateurs à une

trentaine aujourd’hui. «J’ai une expérience

de 27 années dans le domaine de la sécurité

et j’ai pu y observer de grands changements.

Tout d’abord, les clients ont besoin d’une

plus grande réactivité. De plus, les systèmes

se sont démocratisés et diversifiés, on trouve

différentes gammes et qualités de produits à

tous les prix. L’offre s’est tellement élargie

que le conseil est devenu plus important»,

conclut Gilbert Reyland. n

SecuriTec

19, rue Geespelt

L-3378 Livange

21, ZAC Klengbousbierg

L-7795 Bissen

Tél.: 26 300 221

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12 LG

SEPTEMBRE 2020

BRÈVES MINISTÉRIELLES

PAR RAOUF HATIRA

Ministère d’Etat

La réforme de l’aide à la presse est

désormais en cours de procédure

législative et sera présentée à la

commission parlementaire compétente.

Le texte adopté par le Conseil

de gouvernement remplacera l’actuelle

loi de financement de 1976. L’objectif

de la réforme est de renforcer la

diversité des médias à long terme et

de permettre un développement des

organes de presse orientés vers le

futur. Cela signifie qu’un mécanisme

de financement neutre sera créé

et ainsi disponible pour toutes les

publications - imprimées et en ligne - à

des conditions égales.

Source: gouv.lu

Ministère de la Culture

La Chambre des députés a adopté le

projet de loi relatif à la construction

d’un nouveau bâtiment pour les

archives nationales. Le nouveau

bâtiment sera construit à Esch-

Belval et réunira l’administration

ainsi que l’ensemble des dépôts des

archives nationales de Luxembourg.

La nouvelle structure permettra

aux ANLux d’avoir plus de capacité

de stockage dans des conditions

optimales au niveau de la température,

de la sécurité et du compartimentage.

Le chantier devrait démarrer en 2021

et s’achever en 2024 pour un budget

estimé à 77.270.000 euros.

Source: gouv.lu

Ministère d’Etat

À l’issue des enchères organisées par

l’Institut luxembourgeois de régulation

(ILR) en vue de l’octroi des fréquences

destinées à la 5G, la totalité des

fréquences disponibles à ce stade a été

attribuée à quatre opérateurs sur cinq

participants. La mise aux enchères -

une première dans la politique d’octroi

de fréquences au Luxembourg - a

permis de garantir une procédure de

sélection objective et transparente.

Le montant total des redevances à

percevoir pour les droits d’utilisation

des fréquences 5G est de 41.330.000

euros pour une durée de quinze ans.

Source: gouv.lu

Ministère de l’Economie

Le ministère de l’Économie a signé le 4 août dernier un accord

de coopération avec la Luxembourg Space Agency (LSA), et

le Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST)

en vue de la création d’ici fin 2020, au Luxembourg, d’un

“European Space Resources Innovation Centre” (ESRIC). La

création de l’ESRIC s’inscrit dans l’initiative gouvernementale

SpaceResources.lu lancée en 2016 pour mettre en place un

écosystème favorable au développement d’activités liées à

l’exploration et à l’utilisation des ressources spatiales.

Source: gouv.lu

Taina Bofferding

Ministère de l’Intérieur

La ministre de l’Intérieur souhaite encourager les communes

à continuer d’investir, notamment dans les projets d’infrastructures.

Pour cela, le gouvernement a décidé d’augmenter

les subsides alloués par le ministère de l’Intérieur pour les

équipements collectifs, et ceci en considérant la situation

financière des communes. “Face aux inquiétudes des

autorités communales, je tiens à rappeler que les communes

luxembourgeoises resteront en mesure de payer leurs frais

courants et de rembourser leurs dettes”, a souligné la ministre

de l’Intérieur, Taina Bofferding.

Source.gouv.lu

Ministère de l’Egalité

entre les femmes et les hommes

Le PEGA (Plan d’action national pour une égalité entre les

femmes et les hommes), présentée par la ministre de l’Egalite

entre les femmes et les hommes, rassemble les priorités et

enjeux relatifs à l’égalité des sexes. C’est une feuille de route

avec des mesures et actions ciblées pour ces prochaines

années. Le plan s’articule autour de sept priorités thématiques

telles que l’égalité professionnelle et dans l’éducation, la lutte

contre les stéréotypes et le sexisme ainsi que la lutte contre les

violences domestiques.

Source: gouv.lu

Ministère de l’Education

L’application en ligne app.mybooks.lu,

lancée par le ministère de l’Education,

permet aux élèves de l’enseignement

secondaire classique et professionnel

de sélectionner les manuels scolaires

gratuits pour l’année scolaire 2020/2021.

Afin d’encourager une utilisation durable

et responsable des manuels, les élèves

qui ont recours à des manuels scolaires

d’occasion reçoivent un bon d’achat à

hauteur de 50% du prix des ouvrages

neufs non commandés.

Source: gouv.lu

Ministère de l’Aménagement

du territoire

Afin de rendre les pistes cyclables

au nord du pays plus sûres et plus

attractives, un passage souterrain pour

cyclistes et piétons a été inauguré à

Clervaux. Le projet s’intègre dans la

réalisation de la piste cyclable du Nord

PC21, qui prend son départ à Ettelbruck

pour rejoindre le territoire belge près

de la Schmiede. La PC21 sera reliée à

la Vennbahn, une piste cyclable édifiée

sur une ancienne voie ferrée. Le coût

des travaux s’élève à 1.200.000 euros.

Source: gouv.lu

Ministère

de la Fonction publique

Dorénavant, les agents d’État en

activité ou à la retraite pourront faire

virer leur rémunération ou pension

sur le compte bancaire de la banque

de leur choix. Cela concerne 29.000

agents actifs et 12.500 agents à la

retraite. Ce nouveau service reflète

la volonté de l’État de véhiculer une

nouvelle image moderne et attractive.

Source: gouv.lu

Ministère du Logement

Le ministère du Logement prépare

un nouveau programme de soutien

aux communes destiné à développer

davantage l’offre en logements à

des prix accessibles. Le ministère a

opté pour un processus participatif

avec les communes pour élaborer le

pacte logement 2.0. Le projet de loi

prévoit également l’introduction d’une

nouvelle règle permettant au secteur

public d’acquérir un certain nombre de

logements abordables dans les plans

d’aménagement particulier “nouveau

quartier”.

Source: gouv.lu


4.091

logements mis

sur le marché

Empfänken, logéieren

a begleeden

1.937

logements réalisés

pour la location

1.670

logements réalisés

pour la vente

484

unités réalisées

pour l’État et les institutions


14 LG

SEPTEMBRE 2020

BÂTIMENT & CONSTRUCTION

La «CASA Genista»

vous ouvre ses portes…

En 2017, Sanichaufer et Electro Security s’unissaient sous le nom de Genista. Depuis le 24 juin,

le spécialiste de l’installation, de la maintenance et du dépannage des techniques du bâtiment

accueille ses clients dans de nouveaux locaux situés à Fentange, concrétisant ainsi une fusion

opérée il y a déjà trois ans. HVAC, sanitaire, électricité, systèmes de sécurité, réseaux IP,

téléphonie et domotique: tous ses domaines d’expertise y sont présentés à une clientèle de

professionnels et particuliers. Nico Biever, Alain Wildanger et Gilles Reinert, directeursassociés

de l’entreprise, nous parlent du «feeling good Genista» qu’ils ont insufflé dans leur

nouveau quartier général. Interview.

Quelles sont les raisons qui ont motivé

la construction de nouveaux locaux?

GR: Ce déménagement concrétise tout

d’abord la réunion de nos deux équipes,

qui avaient fusionné en 2017. Il met

également en valeur la force de Genista

qui est la commercialisation de toutes les

techniques du bâtiment et le travail de

coordination que nous opérons en interne.

Ce travail est naturellement facilité lorsque

les collaborateurs évoluent dans les mêmes

locaux.

L’organisation de nos activités a été

adaptée à notre nouvel environnement. Par

exemple, nos responsables de département

ont été rassemblés dans un même bureau.

Par ailleurs, les postes de travail des équipes

opérationnelles sur chantier ne sont pas fixes

et dépendent de l’affectation à un dossier.

Ainsi, les chargés d’affaires du chantier,

des installations HVAC et de l’électricité/

sécurité ainsi que les destinateurs, sont

installés autour d’un même ilot pour

favoriser l’esprit d’équipe et faciliter la

coordination et la communication entre les

différentes facettes d’un même projet.

AW: La localisation de nos bureaux a été

choisie stratégiquement. En effet, nos

deux entités étaient jusqu’alors installées

à Dudelange et à Munsbach; Fentange

se situe à distance plus ou moins égale

de ces deux berceaux d’activité. De plus

notre clientèle se cristallisant autour de la

ville et dans le sud du pays, nous restons à

proximité de celle-ci.

Si notre arrivée dans les locaux était initialement

prévue au 24 avril, la crise sanitaire

nous a forcés à reporter cette date au 24 juin.

En période de Covid-19, ce déménagement

a été fait séquentiellement et avec port du

masque imposé, mais s’est malgré tout bien

déroulé, en une journée à peine.

“Faire vivre une

expérience à nos

clients en simulant

le logement

du futur”

Comment avez-vous pensé les espaces

de travail qui constituent ce nouveau

bâtiment?

AW: Notre priorité était de garantir le bienêtre

de notre personnel en modernisant

les espaces et en offrant un environnement

épanouissant qui leur donne envie de venir

travailler chaque jour. Ainsi, nos bureaux sont

spacieux, ce qui permet d’ailleurs de respecter

les distances réglementaires en période de

crise sanitaire! De plus, des salles de réunions

ont été réparties aux quatre coins du bâtiment

pour encourager les échanges entre équipes.

Il était aussi important pour nous de créer

des espaces de détente comme notre lounge

dans lequel environ 50 personnes peuvent se

réunir autour d’un café ou d’un déjeuner ou

encore pour organiser des débriefings dans

un cadre plus convivial. Le lounge est par

ailleurs équipé de canapés qui permettent de

s’isoler et de changer d’environnement en y

emmenant son ordinateur portable. Nous

mettons aussi à disposition des collaborateurs

une salle de fitness et des douches en interne,

pour qu’ils puissent faire du sport pendant

leur pause de midi ou venir à vélo le matin.

NB: Si nous avons prévu un parking de 95

places, dont certaines sont équipées de bornes

de recharge électriques, nous développons

également un concept de mobilité douce

au sein duquel des voitures électriques sont

mises à disposition des collaborateurs pour

leurs rendez-vous professionnels. Des vélos

et trottinettes électriques seront également

disponibles pour parcourir les plus courtes

distances. Enfin, nous tentons d’encourager

le covoiturage de nos équipes en mettant en

relation les personnes vivant dans les mêmes

zones.

Parlez-nous de votre showroom…

AW: Nous avons voulu faire partager le

«feeling good» de Genista en créant pour nos

visiteurs un showroom atypique et convivial.

Ainsi, nous ne voulions pas présenter grosièrement

des chaudières, interrupteurs ou

baignoires dans une salle d’exposition mais

voulions plutôt faire vivre une expérience

à nos clients en simulant le logement du

futur… Notre salle comprend ainsi plusieurs

espaces fonctionnels d’un logement

moderne (salle à manger, salon, cuisine,

home cinéma et espace wellness) qui ont

recours aux technologies interconnectées les

plus modernes du marché. Les clients sont

bien entendu invités à les tester, en fonction

des pièces qu’ils souhaitent aménager. Le

but est ici de montrer en direct les installations

professionnelles de Genista et le

service client qui les accompagne.

Notre showroom s’étale sur deux niveaux

simulant un espace de vie moderne

et interconnecté. A l’étage supérieur,

la mezzanine donnant sur cet espace

comprend une salle de conférence et de

petits box offrant un cadre plus privé et

propice à des discussions approfondies

sur nos produits et surtout sur leur projet

en planification. Nos chargés d’affaires

sont équipés de tablettes sur lesquelles il

est facile de visualiser les produits et leur

intégration concrète.


LG

SEPTEMBRE 2020

15

Gilles Reinert, Nico Biever et Alain Wildanger


16 LG

SEPTEMBRE 2020

BÂTIMENT & CONSTRUCTION

Qu’en est-il des performances énergétiques

de cette nouvelle construction?

NB: Ce nouveau bâtiment est une vitrine de

notre savoir-faire à lui tout seul. Ce «Near

Zero Energy Building» aura, comme son

nom l’indique, un bilan énergétique annuel

de zéro. Pour atteindre cet objectif, nous

avons prévu une enveloppe thermique

isolante performante et étanche à l’air ainsi

qu’un triple vitrage pour nos fenêtres.

La surface est chauffée et/ou refroidie par

des dalles actives en béton. Notre ventilation

permet de renouveler l’air tandis qu’une

pompe à chaleur assurera le chauffage et

le rafraichissement du bâtiment en tirant

son énergie des profondeurs de la terre via

des forages géothermiques. Les 25 forages

sont exploités en hiver pour chauffer et en

été pour refroidir, via notre climatisation.

En complément, notre toit est équipé

d’installations photovoltaïques d’une

puissance totale de 135 kWp. Selon nos

calculs, nous devrions produire davantage

d’énergie au cours d’une année que ce dont

nous aurons besoin.

En parallèle de ces moyens de production,

nous tentons également de limiter notre

consommation d’énergie en utilisant par

exemple la méthode de «free cooling»

pour refroidir les locaux en été. Ce système

permet en effet de ventiler automatiquement

le bâtiment pendant la nuit pour favoriser

une circulation naturelle de l’air. Dans la

même idée, le système domotique régissant

les locaux est connecté à Internet de manière

à tenir compte des prévisions météo pour

déclencher ou non un système de chauffage

nocturne. Enfin, nos luminaires et stores

sont automatisés et s’adaptent à la présence

des collaborateurs et à la luminosité naturelle

éclairant les bureaux.

Afin d’encourager nos équipes à adopter

un comportement écoresponsable, nous

avons conçu un petit manuel qui s’intitule

«Vivre ensemble». Celui-ci leur donnera

notamment des indications sur la meilleure

manière d’utiliser ce type de construction

afin de consommer le moins d’énergie

possible. Il faudra évidemment procéder à un

bilan énergétique après un an d’occupation

pour identifier les efforts que nous pourrions

encore fournir. Ce bilan sera transparent

envers nos équipes mais aussi envers le

public. En effet, la mesure des quantités

énergétiques produites et consommées

seront comptabilisées en temps réel sur

notre plateforme Crestron. D’ici quelques

mois, une installation sur écran permettra

également aux visiteurs de découvrir en

direct l’historique de ces données, en

toute transparence, dès leur entrée dans le

showroom.

Tout en proposant un cadre agréable à nos

équipes, nous ne voulions pas tomber dans

l’ostentatoire et le superflu. Nous avons

donc veillé à construire un édifice à notre

mesure, adapté à nos besoins et à notre

métier.

Quel bilan tirez-vous de ces trois

premières années de fusion et quelles

sont vos ambitions pour le futur?

GR: La fusion opérée en 2017 avait pour

but de fournir à notre clientèle toutes les

techniques du bâtiment sous une seule

enseigne. Jusqu’à ce jour, elle a été très

bien accueillie par le marché, qui apprécie

grandement cette centralisation de solutions.

AW: Notre déménagement va consolider

les liens déjà établis et faciliter la

coopération de nos équipes. Nous sommes

heureux d’avoir franchi cette étape!

Beaucoup de nos collaborateurs avaient

déjà travaillé ensemble, mais jamais sous

le même toit. Il va donc falloir apprendre

à cohabiter ce qui constitue la prochaine

étape de notre fusion. Le futur s’annonce

très prometteur puisque ce déménagement

nous donne une chance d’être encore plus

performants et efficaces sur les chantiers!

Nous sommes trois associés regorgeant

d’idées pour élargir la gamme de services

et de produits offerte à la clientèle. Malgré

la crise sanitaire actuelle, nous sommes

très optimistes et envisageons le futur avec

beaucoup d’impatience… n

Genista

1, Op de Leemen

L-5846 Fentange

Tél.: +352 406 406-1

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18 LG

SEPTEMBRE 2020

BÂTIMENT & CONSTRUCTION

L’air ou l’art du bien-être

La santé et le bien-être de l’humain sont caractérisés par de nombreux facteurs: l’alimentation, la

pollution, le mode de vie ou encore son environnement. A l’intérieur des bâtiments se joue une

partition invisible mais ô combien cruciale pour le bien-être des occupants: celle de la qualité de

l’air. Eric Wagner et Dirk Nienhaus, respectivement responsable du secteur Air et responsable

du secteur Environnement/Amiante chez Luxcontrol nous livrent davantage d’explications.

En quoi la qualité de l’air ambiant dans

un bâtiment joue-t-elle un rôle dans le

bien-être de l’utilisateur?

EW: Le bien-être dans un bâtiment est

d’abord intimement lié aux deux facteurs:

ressenti et santé. Pour se sentir bien dans

un bâtiment, il faut que celui-ci soit sain

envers ses occupants. Et la qualité de l’air

intérieur joue un rôle important puisque

de nombreuses personnes passent près de

80% de leur temps dans ces lieux fermés.

Depuis les années 1970 après le premier

choc pétrolier, afin de faire des économies

d’énergie, les habitations et immeubles

tertiaires ont commencé à être de plus en

plus étanches. Ceci s’est amplifié au fil du

temps avec des règlementations thermiques

de plus en plus contraignantes et l’apparition

des maisons passives puis des maisons à

énergie positive.Cette étanchéification a fait

que les polluants présents à l’intérieur des

lieux de vie ont eu tendance à y rester et à s’y

accumuler et donc à s’amplifier puisque «pris

au piège» des espaces clos - contrairement

aux anciennes constructions qui véhiculaient

l’air naturellement.

Nous constatons effectivement dans nos

interventions de plus en plus de demandes

liées à des problématiques de gêne et

de désagréments et une qualité de l’air

intérieur mesurée affectée par de nombreux

polluants.

DN: Il peut s’agir de pollutions physiques

(poussières, amiante, champs électromagnétiques,…),

de pollutions chimiques

(monoxyde de carbone, composés organiques

volatiles,...) ou de pollutions biologiques

(moisissures, bactéries, insectes,…). Des études

menées sur l’impact de ces substances dans l’air

ont identifié et qualifié ce phénomène comme

le syndrome du bâtiment malsain (SBS). Il peut

se traduire par l’atteinte des voies respiratoires

(irritations, toux, asthme), des yeux et de la

bouche (picotement, irritation…) et même des

maux de tête, vertiges ou nausées.

Ces émanations proviennent de multiples

sources et principalement des matériaux

utilisés, des revêtements, des peintures

comme également du mobilier selon sa

constitution.

“Anticiper

les éventuels

problèmes liés

à la qualité de l’air

lorsqu’un bâtiment

est livré”

Comment intervenir pour ne plus

avoir ou éviter ces désagréments et ce

syndrome du bâtiment malsain?

EW: Nous intervenons pour analyser les paramètres

et solutionner les problématiques

rencontrées. Certains remèdes sont relativement

simples à mettre en place, comme une

augmentation de l’aération, de la ventilation, le

remplacement de mobiliers. Mais il est vrai que

d’autres sont plus compliqués à réaliser car très

difficile techniquement à mettre en œuvre ou

extrêmement onéreux (remplacement de matériaux

sur de grandes surfaces, encapsulage,…).

DN: La meilleure solution pour éviter que

les polluants ne s’accumulent dans l’air

intérieur est de les bannir au maximum à

la source et de construire sain. Ceci rentre

également dans le concept de la construction

durable qui prend en compte le bien-être des

occupants.

Par une évaluation et un bon choix des

matériaux, les bâtiments construits ou

réhabilités peuvent être conçus en assurant

aux occupants un environnement sain avec

une qualité de l’air intérieur indéniable.

Quelle est l’expertise de Luxcontrol dans

l’évaluation des matériaux de construction?

DN: Luxcontrol intervient en amont

pour aider les acteurs de la construction à

choisir les bons produits pour garantir une

construction ou une transformation saine qui

n’aura pas d’effet néfaste sur la santé de ses

occupants. Nous proposons une évaluation

des matériaux ou pré-étude visant à évaluer

l’impact de l’ensemble des matériaux qu’il

est prévu d’utiliser. Nous nous appuyons

sur les fiches de données produits, les fiches

techniques et les labellisations existantes.

En analysant de près la liste des substances

présentes et en interprétant les différentes

données techniques et analytiques, nous

pouvons avoir une idée assez précise de

l’impact que peut avoir chacun des matériaux

sur la qualité de l’air intérieur.

EW: Au fil du temps et de notre expérience,

nous avons développé une base de données

reprenant des centaines de produits que

nous avons référencés et classés selon leurs

émissions dans l’air intérieur. Pour ces

données récoltées depuis plus de cinq ans,

nous utilisons trois catégories: verte pour

les vertueux, rouge pour les bannis et orange

pour ceux qui peuvent être utilisés sous

certaines conditions.

Afin de confirmer le choix des matériaux, une

vérification peut être faite par des mesures

dans une pièce test. Ceci est en particulier

intéressant pour des objets d’envergure

plus importante où la même combinaison

de matériaux sera répliquée sur plusieurs

ensembles.

Les architectes ou les promoteurs sontils

sensibles à vos recommandations?

EW: Nous avons déjà réalisé de nombreux

projets notamment dans le secteur public.

Les avantages de cette pré-étude d’évaluation

des matériaux sont indéniables. Mieux vaut

anticiper que de devoir remédier à des

problèmes et surcouts liés à des pollutions.

Pour comparaison, pour un bâtiment livré

ayant fait l’objet d’une évaluation préalable

des matériaux, on trouvera moins d’une

dizaine de substances polluantes. Ce chiffre

peut grimper jusqu’à 150 dans un bâtiment

qui n’aurait pas fait l’objet d’un choix

judicieux des matériaux.

DN: Il n’existe actuellement pas de réglementation

en vigueur traitant de cette

problématique. La volonté de réaliser

cette démarche d’évaluation préalable des


LG

SEPTEMBRE 2020

19

Eric Wagner et Dirk Nienhaus

matériaux émane donc directement du

promoteur ou du maître d’œuvre. Elle

se voit ainsi imposée dans son cahier des

charges, dans les bureaux d’études, auprès des

architectes. De cette façon, toutes les sociétés

intervenantes sont amenées à jouer le jeu.

Même si dans le secteur privé, on est parfois

confronté à l’adage «on a toujours construit

de cette manière, à quoi bon changer?»,

la tendance est positive. Les architectes

sont par exemple beaucoup plus à l’écoute.

Certaines certifications prennent aujourd’hui

en compte la qualité de l’air comme le

BREEAM (Building Research Establishment

Environmental Assessment Method) ou

le DGNB (Deutsche Gesellschaft für

Nachhaltiges Bauen). Cela prouve que ce

paramètre s’inscrit progressivement dans

les éléments essentiels liés au bien-être à

l’intérieur d’un bâtiment. n

Luxcontrol

1 avenue des Terres-Rouges

L-4330 Esch-sur-Alzette

www.luxcontrol.com

Evaluation des matériaux pour un air sain

dans les bâtiments

Mise en

oeuvre et

construction

Validation,

par des

mesures, de la

bonne qualité

de l’air

intérieur

Liste des

matériaux

et

produits

approuvés

Air sain et bien-être

Air sain et bien être

Evaluation des

matériaux et de

leur utilisation

Liste des

matériaux

et produits

envisagés

Luxcontrol, 08/2020 pour article LG


20 LG

SEPTEMBRE 2020

BÂTIMENT & CONSTRUCTION

Concepteur éco-citoyen

Tralux Immobilier est née en 2015 de la volonté d’offrir de

nouvelles prestations de développement immobilier pour

accompagner la croissance du pays en tenant compte des

enjeux environnementaux et sociétaux. C’est ainsi que, de

sa conception à sa maintenance en passant par la réalisation,

le Groupe Tralux peut désormais influer sur toute la chaîne

de valeurs d’un projet. Interview de Franck Becherel,

administrateur délégué.

Quelle a été l’évolution de Tralux

Immobilier et quel premier bilan

pourrait-on en tirer?

Même si nous avons bénéficié de la

renommée de Tralux, tout était encore à

bâtir pour Tralux Immobilier. Dès 2015,

nous souhaitions nous positionner comme

un acteur incontournable sur le marché

luxembourgeois et si notre évolution a

certes été rapide, elle s’est réalisée progressivement.

L’un de nos tous premiers projets a été la

réhabilitation du Fensterschlass, bâtiment

d’art nouveau construit en 1876 au cœur de

la capitale et dont la façade est classée par le

service des Sites et Monuments nationaux.

Nous avons depuis mené des projets de

logements, d’immeubles de bureaux, de

commerces et d’aménagement de quartiers

durables. Nous pourrions citer en outre

les projets «Millenium» (bâtiment de 104

logements, de commerces et de bureaux) et

l’immeuble de bureaux «Southlane T2» à

Belval ainsi que le complexe administratif

«Altitude» à Leudelange.

Si le savoir-faire et le professionnalisme

sont une base commune à toutes les entités

de Tralux qui vient de fêter ses 45 ans, notre

souhait est de créer une identité propre à

Tralux Immobilier fondée également sur

la dimension humaine, portée sur le goût

du challenge, de l’innovation et de la

créativité pour accompagner nos clients et

leur proposer des biens à la hauteur de leur

ambition.

Comment pourriez-vous définir cette

identité?

Je dirais en quelques mots: l’innovation

au service du développement durable. La

tendance du marché est à la rentabilité des

terrains en y construisant un maximum de

logements. Nous prenons le contre-pied

en misant sur la qualité de vie, l’aération

des espaces et l’écoresponsabilité. C’est

pourquoi nous essayons toujours de

peser sur la philosophie architecturale et

écologique des projets.

Conséquemment à notre croissance, Tralux

Immobilier a renforcé son équipe et compte

aujourd’hui une dizaine de collaborateurs;

autant de talents qu’il a fallu organiser en

équipe pour favoriser les synergies. Jeune,

innovante, pluridisciplinaire et comptant

fièrement 60% de collaboratrices, le

développement de nos activités est tel que

nous sommes toujours à la recherche de

nouveaux profils expérimentés.

Tout comme Tralux Construction a été

la première dans son secteur, Tralux

Immobilier est l’une des premières

entreprises immobilières certifiée ISO 9001

au Luxembourg. Si je ne devais en retenir

qu’un seul, il serait l’éco-citoyenneté car

c’est l’empreinte que nous voulons laisser à

nos projets.

Franck Becherel, administrateur délégué


LG

SEPTEMBRE 2020

21

Projet Millenium à Belval

Comment se concrétise le développement

durable de vos projets?

Au-delà des demandes de nos clients, nous

avons à cœur d’être proactifs sur ce sujet

car plus il est maîtrisé en amont et plus son

efficacité en sera accrue. Le fait de pouvoir

peser sur toute la chaîne est ici un avantage

précieux.

L’écoresponsabilité est commune à tous nos

collaborateurs dont la jeunesse véhicule une

philosophie avant-gardiste et innovante.

C’est pourquoi nous rencontrons régulièrement

de jeunes pousses qui nous

conseillent quant à la qualité de l’air,

de l’eau, des matériaux utilisés et de la

problématique du stationnement des

véhicules par exemple.

Certes, le niveau de conscience et

d’exigence est élevé au Luxembourg et si la

littérature est riche en matière de durabilité

des bâtiments, plusieurs expériences nous

informent quant à l’insuffisance dans le

pilotage des infrastructures. Certains

bâtiments très haut de gamme, reconnus

comme des références thermiques, acoustiques

et de passivité, restent pourtant mal

ou sous utilisés par leurs acquéreurs.

“Concevoir

des projets pensés

en priorité

pour les usagers”

D’où notre raison d’offrir des services

de maintenance. Car ce n’est pas tant à

la construction qu’un bâtiment impacte

l’environnement mais aussi tout au long de

son exploitation.

Parlez-nous de vos projets à venir?

Nous nous donnons toujours pour mission

d’apporter du bien-être à nos clients, et ce,

en rendant leur parcours d’accession à la

propriété le plus agréable possible. Que ce

soient les logements sociaux, abordables, de

haut standing ou les résidences étudiantes

et seniors, nos réalisations sont autant de

preuves de notre capacité à concevoir des

projets pensés en priorité pour les usagers.

Tralux Immobilier annonce l’achat de deux

nouveaux projets mixtes en commerces,

bureaux et résidences, totalisant 15.000 m²

et 22.000 m² à développer dans les cinq

prochaines années. Ces deux projets

réunissent les critères de localisation,

d’architecture et de durabilité auxquels

nous sommes attachés.

Si la problématique de trouver des terrains

libres est bien connue au Grand-Duché, il

existe également celle du financement des

projets d’envergure. Là aussi, nous offrons

nos services dans le montage des dossiers

et notre solidité foncière. Beaucoup de

communes prennent les devants et viennent

à nous afin de partager leur ambition

pour construire ensemble un projet; nous

sommes dès lors fiers d’écrire une page

d’histoire avec et pour elle. n

Tralux Immobilier

Bâtiment Lhassa

10A, rue du Château d’Eau

L-3364 Leudelange

www.tralux.lu


22 LG

SEPTEMBRE 2020

BÂTIMENT & CONSTRUCTION

Architectour.lu:

Haff Réimech

Situé dans le parc naturel Haff Réimech, le projet profite

de la reconquête par la faune et la flore du site industriel

de Remerschen. Les concepteurs de Biodiversum, centre

d’exposition consacré à la biodiversité, ont fait stabiliser une

presqu’île et ont tiré parti de l’eau du lac pour prescrire un

système de chauffage géothermique. Les architectes ont

conçu une structure qui ressemble à un bateau à l’envers,

prolongé par un immeuble de bureaux, avec la collaboration

des bureaux SGI, Ingénierie SA et Betic Ingénieurs-Conseils.

De nombreuses constructions et rénovations de ce second

trajet en Moselle de l’Architectour de l’OAI ont été conçues

par le bureau d’architecture Valentiny, lui-même installé à

Remerschen. François Valentiny, responsable du projet, nous

donne les détails de sa conception.

François Valentiny

© Valentiny architects

Comment avez-vous pensé la conception

architecturale de la réalisation?

A l’époque, l’écologie n’était pas comme

aujourd’hui une priorité dans le domaine

de la construction aux yeux des institutions

publiques. Les administrations et les

politiques ont eu des difficultés à se mettre

d’accord quant à la conception du projet et il

a fallu environ dix ans de négociations avant

qu’il ne soit validé. Par exemple les volumes

ont posé question si bien qu’entre le début

et la fin des négociations, le bâtiment était

dix fois plus grand que ce qui avait été

demandé au départ. La construction de

la structure extérieure et du gros œuvre

a ensuite rapidement été exécutée. Les

administrations ont alors réfléchi à un

concept didactique pour l’intérieur du

centre et il nous a fallu encore quelques

temps pour finaliser sa conception.

J’entends souvent dire que nous avons

voulu donner au bâtiment la forme d’un

bateau, mais ce n’est pas le cas!

Nous avons simplement veillé à sa bonne

intégration dans son environnement.

En effet, les formes organiques s’intègrent

plus facilement dans un paysage naturel que

les formes angulaires; nous ne voulions pas

que le bâtiment se détache du paysage, mais

plutôt qu’il s’y fonde.

J’avais d’abord proposé un bâtiment enterré

à la toiture plate végétale mais l’idée a été

rejetée – elle était sans doute trop avantgardiste

– j’ai alors pensé à lui donner cette

forme atypique.

Dans la même idée, nous avons privilégié les

matériaux naturels. Ainsi, le bois a été mis

à l’honneur, dans un objectif de durabilité

mais aussi de confort pour les utilisateurs.

Il s’agit en effet d’un matériau qui respire

et qui permet de limiter l’utilisation de

climatisations artificielles. De plus, la

forme d’ogive du bâtiment appelait presque

naturellement à l’utilisation du bois.

Quels sont les aspects de sa conception

qui en font un élément incontournable du

paysage architectural luxembourgeois?

Le Biodiversum fait partie d’un ensemble

plus large de constructions. Notre

fondation, située à quelques centaines de

mètres du centre d’exposition, et le musée

de Schengen ont tous été conçus dans le

même esprit par nos soins en collaboration

avec les autorités communales. Tous ces

bâtiments proposent des expositions en

relation avec l’environnement. Cette

famille de constructions donne une certaine

identité à la région et contribue à sa vie

culturelle et touristique.

Quels ont été les défis techniques à

relever dans le cadre de ce projet?

Comme dans presque tous nos bâtiments,

nous avons mis en place un système de

chauffage géothermique qui produit de

l’énergie à partir de la différence de chaleur

qu’il existe entre l’eau et la terre. Nous

avons tout de même installé, à la demande

des administrations en charge, un chauffage

complémentaire en cas de grands froids.

Par ailleurs, le site est construit sur une

presqu’île artificielle. Nous avons entassé

pendant deux ans de la terre sur l’île pour

que le terrain soit pressé et consolidé. Nous

l’avons ensuite retirée pour construire le

centre d’exposition. n

Article réalisé en partenariat avec l’OAI

et s’inscrivant dans une série destinée à

présenter les quatorze projets highlight

du Guide d’architecture contemporaine

du Luxembourg, Architectour.lu.



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26 LG

SEPTEMBRE 2020

BRÈVES COMMUNALES – SUD

PAR RAOUF HATIRA

KAERJENG

Pour la septième année consécutive,

la campagne Tour du Duerf est

organisée à partir du 10 septembre

par le Klima-Bündnis Lëtzebuerg et

le Verkéiersverbond. La commune

de Kaerjeng y participe à nouveau.

L’objectif déclaré de la campagne

est de sensibiliser les citoyens à

l’utilisation quotidienne du vélo et de

lui conférer un rôle plus important. Les

membres du conseil communal et des

commissions consultatives sont invités

à composer des équipes avec les

habitants de la commune. Il s’agit de

parcourir autant de kilomètres à vélo

que possible.

Source: kaerjeng.lu

MAMER

La commune de Mamer a récemment

mis en service sa cinquième et plus

grande centrale photovoltaïque

d’une puissance totale de 119 kWc.

Installée sur la toiture du bâtiment de

l’éducation précoce, ces panneaux

solaires représentent annuellement

environ 120.000 kWh sur une

surface d’environ 2.000 m 2 . Les

modules labélisés permettront ainsi

de fournir de l’électricité à 23

ménages et d’épargner 67 tonnes

de CO 2

. Toutes les installations

photovoltaïques de la commune

de Mamer réunies permettent de

produire au total environ 270.000

kWh par an.

Source: mamer.lu

PETANGE

La commune de Pétange se dote d’un

cadastre solaire en 3D afin d’aider

les citoyens dans leur planification

d’une installation photovoltaïque.

Ce cadastre solaire démontre la

faisabilité et la rentabilité d’une

installation photovoltaïque pour

chaque bâtiment sur le territoire de

la commune. L’efficacité énergétique

des différentes parties d’une toiture

est représentée par trois couleurs:

rouge, orange et vert. Tandis que la

couleur verte indique un rendement

optimal, le rouge n’est pas adapté

pour l’installation de panneaux

photovoltaïques.

Source: petange.lu

ESCH-SUR-ALZETTE

La nouvelle annexe de l’école fondamentale de Lallange a été

inaugurée le 3 juillet dernier. L’ensemble est composé d’une

salle multisport, de quatre salles de classe au premier étage

et d’une cour de récréation fraichement réaménagée. La salle

des sports comporte un centre d’éducation motrice unique en

son genre dans le pays, conçu et installé par le spécialiste en

la matière Moma. Le coût total du projet s’élève à 7,3 millions

d’euros.

Source: esch.lu

SANEM

Le 13 juillet 2020, Simone Asselborn-Bintz (LSAP) a été

nommée aux fonctions de bourgmestre de la commune de

Sanem par la ministre de l’Intérieur Taina Bofferding. Simone

Asselborn-Bintz est la 25 e bourgmestre de la commune et

la première femme à occuper ces hautes fonctions. Après le

départ de Georges Engel, qui dirigeait la commune depuis

novembre 2005, c’est au tour de Steve Gierenz (LSAP) de

compléter le collège des bourgmestre et échevins.

Source: sanem.lu

ROESER

A cause de la crise sanitaire de Covid-19, les recommandations

sanitaires de la Direction de la Santé imposent un déroulement

différent des activités d’été annuellement organisées au

Hiddelbësch par le service d’éducation et d’accueil de

l’administration communale de Roeser. En fonction de la

situation actuelle un programme d’activités adapté a été

proposé aux enfants entre le 16 juillet et le 7 août 2020. Les

parents peuvent contacter le SEA par courriel en cas de besoin

d’encadrement.

Source: roeser.lu

BETTEMBOURG

La commune de Bettembourg, en collaboration avec Shime, se

lance dans la collecte et le recyclage des mégots de cigarette.

C’est la première commune luxembourgeoise “zéro mégot” à

se lancer dans une telle démarche écologique. Des cendriers

géants seront prochainement installés aux quatre coins de

la ville dans cet objectif. Cette démarche vertueuse aura un

double effet. En plus de recycler les mégots, elle permettra de

rendre les rues un peu plus propres, désormais débarrassées

des nombreux mégots qui jonchent les trottoirs.

Source: Shime

©MINT

Simone Asselborn-Bintz

BETTEMBOURG

Depuis le 1 er juillet 2020, le service

eisen e-Bus est assuré par un nouveau

prestataire, Voyages Vandivinit. Sur

demande, le eisen e-Bus vient chercher

le client à son domicile, le conduit à

l’adresse de son choix. Il transporte

ses passagers de façon écologique,

confortable et flexible, et cela sur

l’ensemble du territoire de la commune.

Circulant du lundi au samedi, il s’agit

d’un service totalement gratuit.

Source: bettembourg.lu

DIFFERDANGE

Le gouvernement a distribué 50 masques

de protection jetables à tous les

résidents. Comme alternative aux masques

jetables, il est possible de mettre

un masque en tissu ou un «buff» qui

couvre la bouche et le nez. La Ville

de Differdange a distribué à chaque

foyer deux buffs portant le logo de la

campagne ‘’Different Together’’. Les

clubs peuvent également se procurer

les buffs qui ont été commandés

auprès de deux fournisseurs locaux.

Source: differdange.lu

DUDELANGE

Le nouveau jardin de la circulation,

destiné à l’apprentissage des règles de

circulation, a été depuis peu mis à la

disposition des enfants de Dudelange.

Il se situe sur les anciennes friches de

l’aciérie, à proximité du hall Fondouq et

du Skatepark. Les 1.200 m 2 ont été mis à

disposition de la Ville de Dudelange par

le Fonds du Logement. Le projet a été

lancé à l’initiative de la commission pour la

sécurité et de Patrick Schmit, enseignant

et responsable de la sécurité dans les

écoles fondamentales de Dudelange.

Le service de la circulation de la ville s’est

chargé de la réalisation du jardin.

Source: dudelange.lu

ESCH-SUR-ALZETTE

Afin de soutenir financièrement les

commerçants touchés de plein fouet

par la crise de Covid-19, la Ville d’Esch

accorde aux commerces remplissant

certaines conditions et certains critères

d’éligibilité une aide financière directe

sous forme de subside unique à hauteur

de 1.000 euros. Pour s’informer sur

les critères d’éligibilité et le champ

d’application du subside, les intéressés

peuvent se référer à la délibération

du conseil communal. Les demandes

peuvent être introduites en ligne.

Source: esch.lu


moving people,

moving school.

Ensemble vers de nouvelles aventures !

Solution de mobilité pour le transport scolaire par Sales-Lentz.

sales-lentz.lu

DANS LE

STRICT RESPECT

DES MESURES

SANITAIRES.


28 LG

SEPTEMBRE 2020

MOBILITÉ

La mobilité post-Covid

Le confinement a mis en évidence les atouts du télétravail et de la digitalisation. Les outils de

collaboration mis en place en amont de la crise auront permis la continuité des activités des

entreprises. «Les bonnes pratiques doivent perdurer afin de répondre aux enjeux écologiques

et de mobilité», interview de Dominique Laurent, Managing Director, qui revient sur les

actions de PwC Luxembourg en la matière.

Les problèmes de mobilité vous avaient

conduits, bien avant la crise, à mettre en

place de nouveaux modèles, quels sontils?

Même si cette problématique était d’une

toute autre ampleur à mon arrivée chez

PwC Luxembourg en 2006, nous avions

en effet déjà des solutions de mobilité.

Je pense par exemple aux navettes de bus

qu’il a fallu optimiser tant au niveau du

service que des coûts. En collaboration

avec la Ville de Luxembourg, nous avons

créé la Job Card qui permettait à nos

employés d’utiliser tous les bus de la ville.

Nous avons également établi une série

de règles afin de limiter l’attribution des

places de stationnement tout en proposant

des solutions alternatives. Nous avons dès

2010 proposé des abonnements au mPass et

réalisé une étude annuelle sur les habitudes

de déplacements de nos employés. Nous

avons aussi développé une application

d’autopartage afin de mettre en relation

les résidents d’une même région et les faire

bénéficier d’une place de stationnement

gratuite.

En outre, nous disposons d’une flotte de

1.750 véhicules de société.

Pour l’heure, il n’y a presque plus de

problèmes de stationnement dans la

capitale et les temps de parcours sont

redevenus décents mais cela ne perdura

pas si nos mauvaises habitudes reviennent

à la fin de la crise Covid. Le trafic s’est déjà

sensiblement densifié depuis la reprise de

septembre.

Le télétravail fait-il partie des solutions?

Afin de nous préparer à l’arrivée de nos

voisins Auchan, Deloitte et AlterDomus,

nous avions dès 2018, œuvré à une plus

grande flexibilité du temps de travail. Nous

avons donc créé un groupe de travail afin

de déterminer les fonctions qui pourraient

en bénéficier et développé des applications

permettant de capturer le lieu de travail

pour ajuster la fiscalité des travailleurs

frontaliers. Enfin, pour répondre aux

besoins de ces travailleurs frontaliers

nous avons ouvert des bureaux satellites

à proximité directe des frontières belges,

françaises et allemandes, respectivement

à Oberpallen, Wemperhardt, Belval et

Wecker.

Ainsi, jusqu’à deux jours par semaine, le

travail à domicile et ces bureaux satellites

permettent de travailler à distance et

de manière connectée. Car c’est bien la

digitalisation de nos processus qui est la clé

de voute de cette décentralisation.

“Le travail

à domicile est

l’une des solutions

pour améliorer

la mobilité

et réduire

notre impact

écologique”

Même si le travail à domicile reste la norme,

75% de nos effectifs sont déjà revenus d’un

à plusieurs jours par semaines dans nos

bureaux. A un stade où l’épidémie semble

reprendre avec les retours de vacances et la

rentrée scolaire, nous continuons de favoriser

le travail à domicile à raison de deux ou trois

jours par semaine. Ce modèle, s’il perdure

et se généralise aux grandes entreprises du

pays, pourrait avoir un impact significatif sur

la mobilité. D’après nos premiers retours,

la plupart des employés non-résidents sont

même prêts à payer une partie de leurs

impôts dans leurs pays de résidence dans la

mesure où ils gagnent en temps de trajets, en

repas de midi, en carburant, etc. Bien sûr, ce

calcul est à faire au cas par cas mais pour bon

nombre d’employés ils y seraient sans doute

gagnants.

Quelles sont les mesures de précautions

mise en place?

Afin d’assurer une distance sociale de

minimum deux mètres, il a fallu réduire

nos 2.900 postes de travail à environ 1.500.

Les employés doivent quotidiennement

réserver un poste, et ce, afin de faciliter

le suivi des éventuelles contaminations.

Bien évidemment, du gel désinfectant est

disponible partout, les masques obligatoires

lors de tout déplacement sont distribués,

le nettoyage a été renforcé pour tous les

points de contact et chaque poste utilisé est

désinfecté en soirée. Il faut dire que nous

nous étions équipés du matériel nécessaire

relativement tôt, ce qui nous aura permis

d’assurer un déconfinement avec un

maximum de sécurité dès le mois de mai.

Nous informons régulièrement nos

collaborateurs sur l’évolution de la crise et

son impact sur notre firme. Une attention

toute particulière est désormais portée sur

ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de

revenir au bureau soit pour raison de santé

ou juste par crainte du virus. La plupart de

nos métiers ne nécessitent pas de présence

physique permanente et permettent à ceux

qui craignent pour leur santé et celle de

leurs proches de continuer à travailler à

plein temps depuis leur domicile.

Quelles sont les problématiques liées au

télétravail?

Si le travail à domicile est l’une des solutions

pour améliorer la mobilité et réduire notre

impact écologique, il serait une erreur de

sous-estimer le caractère social du travail

de bureau. Le confinement n’a pas été

une parenthèse heureuse pour tous et

nombreux sont ceux qui ont souffert de la

distance avec leurs collègues. Sans compter

que travailler dans un contexte familial n’est

pas toujours évident.

Le tout est donc de trouver un juste milieu et

un bon équilibre entre le travail à domicile

et celui en équipe. L’un des enjeux de cette

rentrée sera par exemple l’intégration de

nos New Joiners. Nous souhaitons proposer


LG

SEPTEMBRE 2020

29

le meilleur encadrement à ces 200 jeunes

qui commencent leur vie active au sein

de PwC en demandant à leurs collègues

expérimentés d’être également présents au

bureau. Le sentiment d’appartenance à une

firme comme PwC Luxembourg passe aussi

au travers des liens tissés entre collègues.

Assurer une bonne communication entre

les équipes n’est pas toujours facile à

distance, il faut notamment considérer les

horaires de travail qui ont considérablement

évolués durant cette crise avec certains qui

commencent à travailler bien plus tôt et

d’autres plus tard. Chacun doit garder une

faculté de déconnexion une fois sa journée

terminée. Il est donc important d’établir

des règles sur la manière dont le travail se

réalise au sein des équipes.

Dominique Laurent

La rupture avec nos mauvaises

habitudes, tant souhaitée au plein cœur

du confinement, pourrait donc avoir

lieu…

Grâce à la digitalisation, la présence au

bureau n’est plus un critère indépassable.

La productivité est corolaire d’un autre

mode d’évaluation du résultat obtenu mais

aussi d’une confiance plus grande entre

le manager et ses équipes. C’est aussi une

autre manière d’aborder ses clients qui eux

aussi font face aux mêmes enjeux.

Notre firme a dû s’adapter rapidement

pour faire face au Covid-19, la flexibilité

et la réactivité sont devenus des éléments

cruciaux pour répondre à l’évolution de la

crise. Les solutions déjà en place et celles

développées depuis le mois de mars font de

notre entreprise une sorte de laboratoire

à idées pour les problèmes de mobilité.

Nos solutions peuvent également être des

sources d’inspiration.

Même si notre stratégie de mobilité se

basait déjà sur un éventail très large de

solutions, dont le télétravail et les bureaux

satellites, il ne faut pas oublier dans ce cadre

l’aspect humain, l’importance des relations

et du travail en équipe. Il faut donc trouver

un juste équilibre en ces différents modes

de travail pour répondre aux enjeux de nos

métiers mais aussi au bénéfice des employés

qui restent la principale valeur de notre

firme. n

PwC Luxembourg

2 Rue Gerhard Mercator

L-1014 Luxembourg

www.pwc.lu


30 LG

SEPTEMBRE 2020

MOBILITÉ

Cap sur l’innovation

chez Sales-Lentz!

Alors que le transport public régional et urbain retrouve petit à

petit son rythme normal et que le transport scolaire redémarre,

le tourisme en autocars est quant à lui pratiquement à l’arrêt.

Sales-Lentz affronte cette crise en innovant: l’entreprise a ainsi

lancé son service Business Club d’Executive Lane à l’aéroport

de Luxembourg alors que la conception de nouveaux moyens

de mobilité, l’automatisation et la digitalisation des processus

et la transition technologique vers les véhicules à zéro émission

continuent. Georges Hilbert, son nouveau directeur général,

nous parle des changements structurels et des innovations au

sein de la société.

Quelles sont les raisons du changement

structurel impliquant la fusion de la

direction des transports et de la direction

technique?

Il y a deux ans, pour éviter d’avoir une entité

trop lourde et en vue des développements

technologiques très rapides des véhicules

électriques, connectés et autonomes, nous

avions séparé le «grand navire» en deux plus

petits paquebots. Ce choix avait permis que

les deux entités puissent se concentrer sur

leur activité principale et que chacune puisse

déterminer sa propre «vitesse de croisière».

La direction générale technique, que

j’avais l’honneur de diriger, englobait les

responsabilités du parc de 600 véhicules,

de la gestion du coût total de vie («total

cost of ownership») de notre flotte, nos

quatre ateliers mécaniques, deux carrosseries

internes et un atelier en électromobilité

ainsi que la gestion des dépôts et bâtiments

de Sales-Lentz. La direction générale des

transports était quant à elle en charge de

l’exploitation, du planning et de la disposition

ainsi que de l’activité commerciale.

Georges Hilbert


LG

SEPTEMBRE 2020

31

En 2019, le groupe Sales-Lentz s’est renforcé

d’une structure de gestion du patrimoine

immobilier, SL Immo, avec une équipe de

gestion et d’entretien, et mi-juin la décision

de fusionner la direction des transports et la

direction technique a été prise. Le nouveau

comité de direction de Sales-Lentz est ainsi

composé d’un directeur commercial, un

directeur flotte & maintenance, un directeur

des opérations et un directeur général.

Vous venez par ailleurs de reprendre la

direction générale de Sales-Lentz. Dans

quel contexte intervient ce changement

de direction?

Ce changement intervient dans un contexte

difficile pour le secteur des transports de

personnes. La demande a fortement baissé

pour tout type de mobilité, mais nous

pouvons assurer à 100% que les précautions

et consignes sanitaires sont en place pour

assurer un transport en toute sécurité des

clients et personnes, aussi bien au niveau

public régional, urbain, ainsi que dans le

transport scolaire et des personnes à mobilité

réduite. La location de bus, les solutions de

mobilité Executive Lane et l’organisation

de voyages en autocars restent possibles

en toute sécurité grâce à nos procédures

conformes aux consignes du ministère de la

Santé.

Le contexte est encore plus difficile du

côté du secteur du tourisme. Celui-ci est

fortement frappé, avec une demande quasi

nulle; nous avons donc malheureusement été

contraints de procéder à une réorganisation

partielle de ces services. C’est pourquoi le

focus des derniers mois a changé au niveau de

la gestion interne, il s’agit de bien contrôler

et gérer les coûts pour garantir le maintien

de l’emploi.

“L’innovation

et la recherche

de nouvelles

solutions restent

nos priorités”

Si elle perturbe votre organisation quotidienne,

la crise empêche-t-elle pour

autant l’innovation?

La crise sanitaire nous frappe de plein fouet,

mais nous espérons en sortir renforcés.

Dans les semaines à venir, l’accent sera

mis sur l’analyse des «workflows», de nos

activités et de la bonne gestion des frais.

Nous avons décidé de remettre certains

projets à 2021 et d’en accélérer d’autres. Les

efforts en digitalisation et automatisation

de processus de travail sont ainsi accélérés

pour 2020 et 2021. Pour répondre aux

besoins d’un marché qui change et qui sera

différent en période post Covid-19, nous

avons décidé d’opérer un focus sur des axes

majeurs: le développement informatique,

la commercialisation de nos produits et

services de mobilité en mutation et le

développement et l’application efficiente

des nouvelles technologies. Notre ambition

est et restera de travailler en priorité sur les

idées innovantes, des concepts et produits de

demain.

Je peux illustrer la créativité de nos équipes

avec deux exemples: en début de confinement,

nous avons analysé les besoins de mobilité et

transformé plusieurs autocars de voyages

en salles de classe sur roues conformes aux

consignes de sécurité et de santé. Un deuxième

projet était celui de transformation de minibus

en parloirs mobiles pour personnes âgées

dans les foyers et maisons de retraite.

Certains investissements stratégiques

ont continué. Par exemple, notre service

Executive Lane, qui offre aux clients un

service haut de gamme de limousines avec

chauffeurs depuis plus de quatre ans, vient

de lancer son nouveau service «Business

Club» en coopération avec LuxAirport.

Ce nouveau service installé dans le hall

d’arrivées se trouve donc à proximité des

entreprises et particuliers qui demandent

flexibilité et ponctualité.

Comment envisagez-vous le futur de

Sales-Lentz?

Durant les six derniers mois, nos différentes

équipes ont travaillé dur afin d’assurer

la continuité du transport public avec de

nombreuses adaptations pendant et après le

confinement. Grâce aux compétences, à la

motivation et à notre volonté de progresser,

nous allons relever les défis posés par la crise

et en sortir renforcés.

Personne n’aurait pu prédire la crise que

nous affrontons cette année. Prédire 2021

est également très difficile. Le secteur

du tourisme souffre énormément des

limitations et consignes de rassemblement

de personnes. De plus, les variations

journalières des zones et pays considérés «à

hauts risques» rendent une planification des

destinations touristiques très difficile pour

les clients, les tours operators et les agences

de voyages. Proposer des choix à courts

termes et des organisations de mini-trips

sera une des réponses.

Dans les semaines et mois à venir, l’accent sera

mis sur la création et la commercialisation de

nouvelles formules de voyages en autocars

pour particuliers, collectivités, associations

et entreprises.

Sales-Lentz compte aujourd’hui 1.000

salariés et est fondée sur diverses activités de

mobilité au sens large.

L’année 2020 est difficile et les pertes

des derniers mois ne pourront pas être

comblées. Nous restons positifs et sommes

confiants dans l’idée que les programmes

et projets en place porteront leurs fruits en

2021 et au-delà. Ancrées dans notre ADN,

l’innovation et la recherche de nouvelles

solutions rendant la vie de nos clients plus

facile et confortable restent nos priorités. n

Sales-Lentz

ZAE Robert Steichen

4, rue Laangwiss

L-4940 Bascharage

www.sales-lentz.lu


32 LG

SEPTEMBRE 2020

MOBILITÉ

Quel coup de pouce fiscal pour

contribuer à la mobilité durable?

Avant que la crise liée à la pandémie de coronavirus ne vienne chambouler (temporairement?)

l’agenda politique, la préparation de la prochaine réforme fiscale annoncée par le gouvernement

avait fait l’objet de propositions concrètes dans l’Avis annuel 2020 d’IDEA. Le fil rouge était de

montrer comment cette dernière pouvait contribuer à rendre le Luxembourg plus attractif, durable

et équitable. Si de sérieuses interrogations existent désormais sur le calendrier, l’ampleur et les

objectifs de cette réforme, certains aspects n’ont pourtant pas disparu du débat. En témoignent les

discussions du printemps dernier sur l’électrification du parc de voitures de société, qui méritent

d’être replacées dans le contexte plus large de deux impératifs: celui de la protection du climat

et celui d’une mobilité mieux maîtrisée. Car si la problématique de la décarbonisation du parc

automobile est un objectif incontournable, elle ne doit pas masquer celle du changement des

habitudes de mobilité des salariés. Explications de Vincent Hein, économiste à la Fondation IDEA.

Vincent Hein

(Pour mémoire) le Luxembourg sature

D’après le TomTom Traffic Index[1] , la

congestion routière dans l’aire urbaine de

Luxembourg engendrait en 2019 un temps

de parcours additionnel moyen de 36%

par rapport au temps de trajet théorique.

Ce temps de parcours supplémentaire, qui

se dégrade d’année en année, dépasse les

70% dans la quasi-totalité des pics de trafic

en semaine (matin et soir), emportant des

conséquences sur les plans économique[2],

social et environnemental[3]. De plus, les

projections de population et d’emploi

pour la prochaine décennie[4] apparaissent

de moins en moins compatibles avec le

maintien des habitudes de déplacement

des salariés, qu’ils soient frontaliers… ou

résidents.

La qualité de vie, la santé au travail, le

respect des engagements climatiques mais

aussi l’attractivité économique du «Standort

Lëtzebuerg» se trouvent menacés par la

dégradation de la situation en matière de

mobilité. Dans ce contexte, le gouvernement

a publié en 2018 une stratégie pour une

mobilité durable (MODU 2.0) qui affiche

des objectifs ambitieux à l’horizon 2025,

un horizon très court. Pour les seuls

déplacements domicile-travail, le report

modal envisagé, en considérant une hausse

de 20% du nombre de salariés entre 2017

et 2025 par rapport à un scénario où

les nouveaux salariés auraient le même

comportement que ceux de 2017, reviendrait

à «convertir» 73.000 salariés autosolistes[5]

sur ce court laps de temps. Par rapport au

scénario tendanciel, le principal changement

que présuppose le MODU 2.0 revient à une

forte augmentation du nombre de passagers

de covoiturage (+34.000), suivi des mobilités


LG

SEPTEMBRE 2020

33

douces (+15.000 piétons et + 10.000 cyclistes)

et enfin par l’utilisation des transports en

commun (+14.000), dont la saturation est

déjà une contrainte sur certains axes. Ces

points ont par ailleurs été développés dans

une contribution au numéro de février 2020

du LG magazine.

Les changements de comportements

attendus ne relèvent donc pas tant d’un

renoncement pur et simple à l’automobile

que d’une modification profonde de son

utilisation.

Les (vastes) contours d’une politique

pour une mobilité durable

D’une manière générale, les politiques pour

une mobilité durable visent une réduction

des externalités négatives économiques

(encombrement), sociales (qualité de vie)

et environnementales (pollution) que l’on

peut imputer aux modes de déplacement

actuels. Elles concernent plusieurs champs

de l’action publique et se concentrent sur

trois types de mesures, visant la réduction

des impacts négatifs du système de

mobilité, l’accompagnement du report

modal et enfin l’incitation à la réduction des

déplacements[6].

Il peut arriver que les politiques mises en

œuvre dans ce domaine alimentent des

effets contradictoires, rendant ce champ

d’action particulièrement délicat (par

exemple: subventionner l’achat de véhicules

électriques, bien que faiblement émetteurs

de gaz à effet de serre à l’utilisation peut

augmenter la congestion routière et

favoriser les «hauts» revenus[7]).

Enfin, si la fiscalité ne constitue qu’un

levier parmi d’autres, elle peut néanmoins

être mobilisée dans chacun de ces aspects,

qu’il s’agisse d’inciter les comportements

des salariés ou des organisations. En

complément d’autres aspects de la politique

de mobilité, la réforme fiscale pourrait être

mobilisée pour appuyer la stratégie pour

une mobilité durable en favorisant le report

modal. Dans ce contexte, une réforme

de l’avantage en nature pour voitures de

société et l’introduction d’une prime de

mobilité durable défiscalisée et exonérée de

cotisations pourraient être étudiées.

être déclaré comme un revenu en nature

auquel s’applique un barème d’imposition

favorisant, dans certains cas, cette option

en comparaison à celle de la rémunération

en espèces[8]. Les 88.000 voitures de société

ne sont cependant pas toutes mises à la

disposition privée du salarié si bien que le

nombre réel de voitures considérées comme

des revenus en nature n’est pas connu. En

outre, ni les projets de loi budgétaires, ni

les analyses des données fiscales du Conseil

économique et social n’évaluent l’ampleur

et la distribution de ce traitement fiscal.

“Mener une

évaluation

transparente des

effets du traitement

fiscal des voitures

de société afin

d’éclairer tout

choix politique

en la matière”

A certains égards, cette disposition

peut pourtant être considérée comme

une incitation à utiliser la voiture pour

se rendre au travail, à rebours des

objectifs du MODU 2.0 (pour rappel et

par extrapolation, baisser de 73.000 le

nombre de salariés autosolistes d’ici 2025),

mais aussi des engagements en matière

d’émissions de gaz à effet de serre (pour

rappel, les baisser de 55% en 2030 par

rapport à 2005). Etant donné qu’il s’agit

d’une rémunération en nature et compte

tenu des écarts entre les catégories socioprofessionnelles

qui en bénéficient[9], elle

peut aussi avoir des effets anti-redistributifs

en baissant principalement l’imposition des

revenus «en haut de l’échelle».

Il pourrait alors être assez aisé de suggérer

un abandon pur et simple du traitement

fiscal favorable aux voitures de société

pour ces raisons, mais ce serait jeter le

bébé avec l’eau du bain que de négliger

certains avantages que représente un tel

système. Il permet aux employeurs d’attirer

et de fidéliser des salariés (en réduisant

marginalement le coût du travail), il

entretient une filière économique liée à la

gestion de flottes (rendant ainsi «captive»

une clientèle frontalière qui autrement

aurait possiblement recours à des garages

à l’étranger) et il augmente le taux de

renouvellement du parc automobile

(réduisant ainsi ses émissions de gaz à effet

de serre grâce à l’introduction de nouvelles

technologies moins polluantes, même si cet

argument doit être nuancé[10]).

Ne pas favoriser les «bouchons de

voitures plus propres»

En 2017, le gouvernement a fait le choix

de moduler la taxation de ce revenu en

nature en fonction des émissions de CO 2

.

Cette mesure semble avoir eu un effet sur

les émissions du parc de voitures de société,

pour lequel les immatriculations de voitures

à faibles émissions ont cru plus vite que

dans le parc privé. En revanche, ce type de

mesure ne favorise pas le report modal en

soi (covoiturage, mobilité active, transports

en commun) et pourrait simplement

aboutir à une situation de «bouchons de

voitures plus propres».

Début 2021, le changement des normes de

mesure des émissions de CO 2

(Worldwide

Harmonised Light Vehicles) pourrait faire

basculer une partie du parc de voitures de

société actuel vers la catégorie de taxation

la plus élevée (émissions supérieures à

150g/km[11]), d’après les professionnels

du secteur[12]. Cette mesure pourrait avoir

plusieurs effets, difficiles à anticiper en

l’absence d’évaluation d’impact de la

réforme fiscale de 2017 qui participait

pourtant de la même «philosophie».

Le salarié concerné par la hausse de la

fiscalité aurait de fait le choix entre quatre

scénarios:

Avantage en nature pour voitures de

société: à contresens?

Avec 88.000 unités, les véhicules de

société représentent quelques 23% du

parc automobile luxembourgeois et 47%

des immatriculations neuves, en raison

d’un taux de renouvellement plus élevé.

Fiscalement, l’octroi d’une voiture de

société pour usage privé à un salarié doit


34 LG

SEPTEMBRE 2020

MOBILITÉ

Dans le Plan National Intégré en Matière

d’Energie et de Climat pour la période

2021-2030 (PNEC)[13], le gouvernement

affiche certes sa volonté de «favoriser

l’utilisation de véhicules à faibles et à zéro

émissions de carbone», mais il ne remet

pas en cause le principe du traitement

fiscal favorable du leasing et n’envisage

pas non plus de l’évaluer. Jouer sur la seule

motorisation des véhicules pourrait inciter

les salariés à se diriger vers le cas de figure

(ii), mais cela ne garantirait absolument pas

qu’ils optent pour le cas (iv).

Qu’il s’agisse des impacts sur les dépenses

fiscales induites, des effets sur les choix

des salariés en matière de mobilité, des

impacts économiques sur le secteur des

garages et loueurs, sur les inégalités

salariales, sur les évolutions des émissions

de la flotte automobile… Il apparaît comme

indispensable de mener une évaluation

transparente des effets du traitement fiscal

des voitures de société afin d’éclairer tout

choix politique en la matière.

Une prime de mobilité durable

défiscalisée pour les salariés

Le PNEC évoque «un avantage fiscal

budget mobilité équivalent à celui des

véhicules de fonction», pour «les employés

qui optent pour un moyen de transport

autre que la voiture». La réforme fiscale

pourrait donc être l’occasion de préciser les

contours de ce budget mobilité.

Pour le covoiturage, par exemple, l’enjeu est

de «passer d’un marché de convaincus à un

marché de masse[14]». Au-delà des progrès

à poursuivre en matière d’infrastructures,

l’engagement des entreprises est stratégique

pour inciter les salariés à évoluer dans leurs

habitudes de mobilité.

Dès lors, la fiscalité des personnes physiques

pourrait faire l’objet d’une révision incitant

à cette pratique en donnant la possibilité

aux entreprises de verser à leurs salariés

des primes de mobilité défiscalisées et

exonérées de cotisations pour favoriser

tous les autres modes de déplacement que

«l’autosolisme». Cette prime de mobilité

durable pourrait s’élever à 1.200 euros par

an par salarié[15], elle pourrait dépasser les

montants réellement engagés par le salarié

pour sa mobilité (pour tenir compte du fait

que la mobilité durable est souvent moins

coûteuse pour le salarié que l’autosolisme,

mais qu’elle génère beaucoup moins

d’externalités négatives). Elle pourrait

englober:

• Des primes «covoitureurs, vélotafeurs et/

ou utilisateurs de transports en commun»

pour les salariés justifiant d’un minimum

de trajets domicile-travail (à définir)

[16], réalisés par des modes autres que

l’utilisation d’un véhicule seul;

• Les avantages en nature que les

entreprises mettraient à disposition des

salariés tels que la «garantie de retour» en

cas d’imprévu (mise à disposition d’une

flotte de carsharing, taxi, etc.), la mise à

disposition d’un parking pour covoitureurs,

la location de vélos, trottinettes, etc.

“Favoriser tous

les autres modes

de déplacement

que l’autosolisme”

Pour les salariés frontaliers ne bénéficiant

pas de la gratuité des transports publics

sur l’intégralité de leur trajet, les frais pour

abonnement de transport en commun

relèveraient le plafond de la prime de

mobilité du montant de ces abonnements[17].

Les différents avantages pourraient se

cumuler afin de laisser la possibilité

aux salariés de recourir à des solutions

multimodales en fonction des contraintes

(par exemple, un abonnement de train pour

un trajet Trèves-Luxembourg gare, puis un

leasing de vélo électrique pour le trajet vers

le lieu de travail).

Un barème kilométrique devrait fixer le

coût du covoiturage (frais de carburant,

d’assurance et amortissement du

véhicule) pour éviter tout bénéfice. Ces

«revenus» tirés du covoiturage seraient

exonérés d’impôts et de déclaration

pour le conducteur[18], mais déduits de la

prime mobilité versée par l’entreprise. Il

devrait également être envisagé de rendre

obligatoire l’assurance responsabilité civile

couvrant les trajets domicile-travail pour

le covoiturage dans le cas des voitures de

société afin de permettre aux deux parties

d’envisager sereinement cette pratique.

Enfin, une réflexion serait à engager pour

que les petites entreprises qui ne bénéficient

pas nécessairement des moyens ou de la

masse critique pour mettre en place de tels

dispositifs soient accompagnées par des

structures dédiées (communes, fédérations

professionnelles, Verkéiersverbond…) afin

d’être en mesure d’offrir ces avantages en

nature à leurs salariés. n

Article fourni par la Fondation IDEA

[1] https://www.tomtom.com/en_gb/traffic-index/luxembourg-traffic.

[2] D’après la Commission européenne, le coût pouvant être imputé

aux retards dans les transports de personnes et le fret peut être estimé

à 1,27 milliards d’euros annuels au Luxembourg (soit 2,9% du PIB).

Voir: https://ec.europa.eu/transport/themes/sustainable-transport/

internalisation-transport-external-costs_en.

[3] Le secteur des transports représente 66% du total des émissions

de gaz à effet de serre au Luxembourg, 46% sont imputables à la

consommation de carburant des non-résidents et 20% à celle des

résidents (données 2018p, source ministères en charge de l’énergie et

de l’environnement).

[4] + 122.000 emplois (dont environ 60.000 frontaliers), +145.000

habitants (données variables selon les scénarios du STATEC,

voir: https://statistiques.public.lu/catalogue-publications/bulletin-

Statec/2017/PDF-Bulletin3-2017.pdf).

[5] Source MODU 2.0, calculs IDEA, voir: https://www.fondationidea.lu/wp-content/uploads/sites/2/2019/10/IDEA_Decryptage_N5_

Mobilite_durable.pdf.

[6] Voir: Kaufmann, V. & Mezoued, A-M. (2019): Vers une approche

systémique de la transition mobilitaire, Voitures de société et mobilité

durable, Brussels Studies Institute, pp. 301-312.

[7] Compte tenu du coût d’achat neuf des véhicules électriques, encore

plus élevé que celui des véhicules thermiques.

[8] Cet avantage du leasing sur la rémunération en espèce n’est

cependant pas systématique et doit être considéré au cas par cas.

L’avantage en nature génère également des cotisations sociales.

Voir: https://www.fedil.lu/fr/publications/les-avantages-en-natureoctroyes/#s-b-vehicule-de-societe.

[9] Parmi les salariés résidents, 35% des cadres et dirigeants

bénéficient d’une voiture de société pour usage privé, contre 7% des

professions intermédiaires, 6% des employés administratifs et 3%

des travailleurs manuels. Ils sont 17,7% dans la finance et les services

aux entreprises contre 8,8% dans l’industrie et construction ou 1,4%

dans les autres activités de services. Voir: https://statistiques.public.lu/

fr/actualites/conditions-sociales/conditions-vie/2019/05/20190503/

index.html.

[10] Cela n’a qu’un effet relatif sur les émissions de CO 2

dans la

mesure où les véhicules sortant du parc «leasing» se retrouvent in

fine dans le parc privé, au Luxembourg ou à l’étranger. En outre, dans

une approche «cycle de vie du produit», il serait nécessaire d’évaluer

les émissions polluantes liées à l’accélération de la production des

véhicules induite par l’incitation à leur remplacement accéléré.

[11] Taxée à 1,7% de la valeur du véhicule pour les motorisations

essence et à 1,8% pour les motorisations diesel.

[12] https://www.wort.lu/fr/luxembourg/le-leasing-automobiletousse-face-aux-nouvelles-normes-5e174894da2cc1784e353ad5.

[13] https://environnement.public.lu/fr/actualites/2020/05/pnec.html.

[14] https://www.fondation-idea.lu/2018/10/05/au-programme-3-4-

covoiturage-un-engouement-qui-releve-de-laffichage/.

[15] Ce montant, choisi «arbitrairement» pour correspondre au «seuil

psychologique» des 100 euros mensuels, peut être débattu.

[16] La création d’un «registre des preuves» de covoiturage pourrait

être garanti par les plateformes de covoiturage sélectionnées par le

ministère de la Mobilité. La preuve de l’utilisation des transports

en commun pourrait se faire par les abonnements pour les salariés

frontaliers concernés, ou par l’utilisation des badges gérés par le

Verkéiersverbond (ancien «M Pass»), les lecteurs de cartes étant

encore installés dans les transports en commun.

[17] Par exemple 1.200 euros + 757 euros annuels pour un abonné du

train depuis Thionville.

[18] En France, les conditions d’exonération d’impôt des revenus tirés

du covoiturage ont été précisées par une circulaire fiscale en date du

30 août 2016.



36 LG

SEPTEMBRE 2020

MOBILITÉ


LG

SEPTEMBRE 2020

37

Prendre la route

dans un Truck MAN…

La nouvelle génération de MAN Trucks se réinvente en

proposant à sa clientèle tout un panel de véhicules adaptés

à différents besoins: longues ou courtes distances, secteur

du transport ou de la construction, bien-être des chauffeurs

et rentabilité,… Les camions MAN, dont le haut standard

de qualité et fiabilité a été confirmé par la statistique des

interventions en cas de panne du TÜV, offrent ainsi une large

gamme d’options permettant de personnaliser les véhicules

selon les exigences des métiers qu’ils servent. Explications…

Confort et sécurité

Un lifting intérieur et extérieur

Performance et environnement

Le poids des MAN Trucks a été revu à la

baisse de manière à pouvoir augmenter

la capacité de chargement. On note par

exemple que le système MAN HydroDrive,

qui offre une traction supplémentaire

facilitant la conduire hors-route, réduit

le poids du camion de près de 400 kg

et permet ainsi une forte diminution de

sa consommation. Certains camions,

notamment ceux équipés du moteur D15,

ont été rendus plus compacts et perdent ainsi

284 kg grâce à une construction simplifiée

qui diminue de surcroit les besoins en

maintenance. De plus le service MAN

EfficientCruise analyse les trajets via le

GPS afin de déterminer le style de conduite

et la vitesse idéale permettant d’optimiser

le coût général du parcours en réduisant

en moyenne de 8% sa consommation de

carburant.

Les systèmes de navigation et multimédia

régissant les camions sont intuitifs et ont été

pensés de manière à faciliter les commandes.

Par exemple, l’écran tactile a été supprimé

au profit du système MAN SmartSelect.

Ce dernier propose la commande de la

carte, de la musique, des caméras et autres

fonctionnalités à travers l’utilisation d’une

molette complétée d’un repose-main. Le

tableau de bord principal a quant à lui été

organisé selon un code couleur simple qui

permet d’identifier rapidement le degré

d’importance des messages.

La nouvelle génération de MAN Truck

prévoit par ailleurs un panel complet

d’aides à la conduite comme des assistances

aux virages, de frein, de changement ou de

retour de voie, de feux de route ainsi que

des alertes de sortie de voie ou de perte

d’attention du conducteur. L’assistant

embouteillage couplé au Stop&Go permet

quant à lui au chauffeur de s’en remettre au

système pour réguler automatiquement sa

vitesse en fonction du trafic et de reprendre

sa vitesse de croisière dès que la route le

permet.

De plus, le frein à main a été automatisé

de manière à s’enclencher dès l’arrêt du

véhicule et à se désenclencher lors de la

reprise de route. En parallèle l’assistant

de freinage MAN BrakeMatic maintient

une vitesse constante en descente en

régulant automatiquement les freins. Ces

différents éléments assurent un confort

de conduite mais surtout des sécurités

supplémentaires afin d’éviter les sinistres.

Si toutefois un accident devait survenir, la

cabine a été renforcée et l’airbag relié au

tendeur de ceinture afin qu’ils s’activent

simultanément.

Afin d’améliorer le confort des utilisateurs,

MAN a repensé l’accès à la cabine en

prévoyant une ouverture à 89 degrés de

la porte et en insérant une marche basse

éclairée pour sécuriser l’entrée et la sortie

de l’habitacle. De plus, des boutons de

commande personnalisables sont insérés dans

le bas de la porte afin de rester accessibles

lorsque le conducteur se trouve à l’extérieur.

Des sièges ergonomiques certifiés par

l’AGR soutiennent le dos du conducteur,

qui peut également ajuster la position

de son volant jusqu’à l’horizontale. De

manière générale, les éléments de la cabine

ont ainsi été revus de manière à libérer de

l’espace pour son confort.

Cosy et agréable, la zone de couchette est

préservée de la lumière par des rideaux et

dispose de plus de 1.100 litres de rangement.

Depuis cet espace, le conducteur peut

actionner différentes fonctionnalités du

camion par le biais d’une télécommande.

L’isolation thermique optimale de la cabine

est complétée par le MAN Climatronic qui

gère automatiquement la régulation des

températures.

Cette nouvelle génération a également mis

l’accent sur son design. Ainsi, les phares avant

– équipés de la technologie LED – forment

avec le logo de la calandre les traits d’un

lion. En plus de sa présentation moderne,

puissante, sophistiquée et dynamique, son

aérodynamisme a été revu pour réduire sa

résistance à l’air et ainsi sa consommation.

Le choix du modèle, de la cabine, des

châssis, de la transmission, des éléments

électroniques et des options de construction

est laissé au client, en fonction de ses besoins.

Tous les véhicules de la gamme ont été

équipés d’un système de contrôle des

émissions SCR et d’une gestion thermique

optimisée qui les aident à respecter la

norme Euro 6d en assurant un nettoyage

efficace des gaz d’échappement grâce à

des technologies installées à la fois hors et

dans le moteur. Certains moteurs, comme

le D38, disposent également d’un système

EGR (Exhaust Gas Recirculation) pour

réduire leurs émissions, d’autres comme

le D15 disposent d’un filtre nettoyant

d’émissions CRT.

Maintenance prédictive

L’application MAN Driver dispose de

plusieurs fonctionnalités comme l’accès à

l’info-divertissement. Elle fournit aussi au

chauffeur une check-list à vérifier avant

tout départ et permettant d’identifier

des anomalies ou défauts qui sont

automatiquement communiqués au Fleet

Manager.

La digitalisation des camions permet

d’augmenter la disponibilité des véhicules

en diminuant les temps d’immobilisation

et les coûts opérationnels. En effet, en

fonction des services choisis, le véhicule

transmet à la centrale diverses informations

afin d’anticiper les besoins en maintenance

et de programmer proactivement les

rendez-vous, avant qu’un problème ne

survienne. n



MARQUAGE ROUTIER

SIGNALISATION

SÉCURITÉ ROUTIÈRE

MOBILIER URBAIN

TECHNIROUTE

Z.A.E Rosswenkel

L-5315 Contern

T. (+352) 49 00 90 – 1

www.techniroute.lu


40 LG

SEPTEMBRE 2020

RECRUTEMENT & FORMATION

La digitalisation de la formation

à sa juste mesure

S’appuyant sur une expérience professionnelle de 25 ans qui combine à la fois l’audit et la

formation, elle a rejoint le groupe Arendt il y a tout juste un an avec l’objectif de combiner, en

un seul département, les formations tant externes qu’internes. Le développement de l’humain,

la multitude des sujets abordés et la possibilité d’innover, voilà ce qui la passionne dans son

métier. «La formation requiert des capacités d’écoute et d’empathie indispensables pour

trouver la pédagogie la plus adaptée au sujet, à l’audience mais aussi au contexte», interview

de Carole Houpert-Sieger, Learning & Development Director chez Arendt & Medernach, qui

revient pour nous sur la digitalisation de la formation et ses facteurs de succès.

Le 100% digital est-il une bonne idée

dans la formation?

Il y a une vingtaine d’années, aux prémices des

formations digitales, certains prêchaient que le

présentiel était résolument fini et que bientôt,

tous les professeurs seraient remplacés par

des robots. L’histoire leur a donné tort parce

que tous les sujets ne peuvent être dispensés

efficacement via le digital.

Ce dernier est un outil puissant qu’il faut

savoir utiliser à bon escient. S’il démultiplie

la palette d’outils mis à la disposition des

formateurs, le fond du métier, lui, reste

le même. C’est pourquoi la clé de voute

a toujours été, et restera toujours, la

compréhension des besoins et souhaits des

apprenants: ont-ils une appétence pour le

digital, à quelle dose et sous quel format

(est-ce sur poste fixe ou sur mobile par

exemple), quel est le temps qu’ils peuvent

y consacrer? Toutes ces questions doivent

être posées en amont afin de construire un

plan répondant aux objectifs et étant adapté

aux capacités de l’apprenant qu’il soit un

client interne ou externe.

Nous n’utilisons pas le digital parce qu’il

est à la mode mais parce qu’il est un outil

pédagogique supplémentaire qui décuple

l’impact de la formation et accompagne les

personnes sur le long terme.

Le confinement a t-il été un accélérateur

de la digitalisation de la formation?

Les différents acteurs du marché indiquent

que si les entreprises n’ont pas

plus formé leurs collaborateurs, elles ont

effectivement transformé leurs méthodes

d’apprentissage. Nous avons dû digitaliser

plus intensément nos formations et

donc accompagner des formateurs qui

n’avaient jamais animé de classe virtuelle.

En salle, ces excellents pédagogues

repèrent aisément les froncements de

sourcils, les regards dans le vide et tous

ces petits détails qui laissent à penser que

leur discours n’est pas compris. Ce qui

est beaucoup plus difficile, voire même

impossible, dans une classe virtuelle et

c’est pourquoi une animation en digital

requiert une scénarisation qui ne laisse

quasiment aucune place à l’improvisation.

“Nous n’utilisons

pas le digital

parce qu’il est

à la mode, mais

parce qu’il est un

outil pédagogique

supplémentaire”

Parlez-nous d’Arendt Institute…

Il s’agit de la structure de formation

d’Arendt qui se concentre sur les besoins

croissants des clients sur des sujets clés

concernant les développements législatifs

et réglementaires. Notre équipe se

compose d’experts internes qui assurent

des cours pratiques et de haut niveau

dans tous les domaines d’activité. Du

secteur public à la grande distribution en

passant bien évidemment par le secteur

financier, bancaire, d’assurance et des fonds

d’investissement, la diversité des profils et

des parcours des apprenants qui nous font

confiance est un facteur clé de richesse pour

les échanges qui caractérisent les sessions

de formation de notre institut.

Nous proposons des solutions d’apprentissage

complètes avec un accent particulier

sur les questions juridiques, réglementaires

et fiscales et concevons également

des sessions de formation sur-mesure,

des ateliers spécifiques et des sessions

d’approfondissement.

Quels sont les outils digitaux que vous

utilisez et à quelles fins?

Si vous me permettez une analogie: la

hauteur que vous pouvez atteindre en

construisant une tour en briques lego©

dépend moins du type de briques que de la

solidité de ses fondations. Il en va de même

pour les formations. Certains évaluent avec

beaucoup de précision le niveau à atteindre

mais oublient souvent de bien spécifier celui

des connaissances actuelles des apprenants.

Le choix de la technologie se fait toujours

en fonction des objectifs à atteindre et des

capacités présentes de chacun.

Lorsqu’il s’agit de s’approprier les fonctionnalités

d’un software par exemple, quelques

tutoriaux vidéo en ligne peuvent suffire.

Dès lors qu’il s’agira de s’assurer que les

bonnes décisions seront prises eu égard à

de nouvelles exigences réglementaires, on

privilégiera la simulation immersive avec un

avatar qui engendrera des scénarii différents

en fonction des choix qui sont faits.

Grâce à l’intelligence artificielle, les chat

box sont devenus plus proactifs et repèrent

les difficultés rencontrées. Il est désormais

aussi possible d’apprendre dans le flux

continu du travail. L’instructeur d’antan qui,

les mains dans le dos, donnait ses directives

à l’oral peut être aujourd’hui remplacé par

un coach virtuel repérant les problèmes

et les erreurs en vous accompagnant dans

vos démarches. Ce dernier permet alors

d’apprendre sur le terrain et d’assimiler

beaucoup plus rapidement.


LG

SEPTEMBRE 2020

41

Autrefois, les communautés d’apprentissage

d’une entreprise se limitaient à la machine

à café d’un service ou au restaurant

d’entreprise. De nos jours, sur le modèle

des réseaux sociaux et le partage des

compétences, elles peuvent s’élargir à toute

l’entreprise et à son secteur professionnel.

Les bonnes pratiques recommandent

toutefois la mise en œuvre d’une réelle

gouvernance, notamment d’un animateur

de communautés veillant à la qualité des

contenus diffusés.

Pour ce qui est des formations à long terme,

le cursus peut se composer de lectures

personnelles, d’e-learning asynchrone sur

mobile avec une validation des étapes en

ligne, d’une vérification des acquis en salle

avec un expert qui répondra aux questions,

ajoutera de la théorie et des cas pratiques et

enfin de quiz pour ancrer le savoir dans la

mémoire à long terme.

Carole Houpert-Sieger

Quels sont les facteurs de succès de la

formation digitale?

Ils sont nombreux dans la mesure où

un apprenant va vite décrocher s’il

rencontre des éléments polluants comme

des difficultés d’accès, un manque de

convivialité de l’interface ou même une

modernité qui le dépasse.

Il faut tout d’abord s’assurer de la bonne

infrastructure de réseau et d’équipement

des apprenants et de ne pas oublier de

renforcer leurs compétences digitales. Et

donc prévoir des formations de remise à

niveau et planifier, dans une juste mesure,

l’utilisation des outils digitaux asynchrones

et des moments d’échange synchrones, en

présentiel ou en distanciel. Le graphisme

utilisé pour l’environnement digital est

également d’une grande importance et il est

pertinent de reproduire un environnement

familier de l’apprenant, comme celui de son

entreprise par exemple.

Si la digitalisation a ses facteurs de succès,

l’élément crucial reste toujours l’appétence

de l’apprenant. La formation digitale peut

donc tout aussi bien s’avérer motivante que

répulsive. Tout dépend de la pédagogie sur

laquelle elle s’appuie. À nous, organismes

et responsables de formation de veiller à ce

que outils et méthodologie soient utilisés

intelligemment et servent l’objectif ultime

de développement des apprenants. n

Arendt Institute

41A Avenue J-F Kennedy

L-2082 Luxembourg

Tél.: +352 40 78 78 558

institute@arendt.com

www.arendtinstitute.com


42 LG

SEPTEMBRE 2020

RECRUTEMENT & FORMATION


LG

SEPTEMBRE 2020

43

La rentrée 2020-2021:

quand changement

rime avec opportunité

Les changements génèrent souvent de la réticence et des résistances, qui peuvent être causées

par la peur de l’inconnu combinée au fait que le statut quo a l’avantage d’être connu et de

procurer dès lors un certain confort rassurant. Or, le changement peut également être conçu

comme une opportunité de croissance, un moteur qui nous fait avancer et nous permet de

nous développer. Michèle Pisani, conseillère de direction au Luxembourg Lifelong Learning

Center, nous parle des changements de la rentrée 2020-2021 au Luxembourg Lifelong

Learning Centre.

Le Luxembourg Lifelong Learning Centre

(LLLC) de la Chambre des salariés (CSL)

est le plus important offreur de formations

continues au Luxembourg. Notre institution

a toujours mis un point d’honneur à être

parmi les précurseurs dans le développement

de la formation en innovant et en anticipant

les besoins des salariés et en adaptant son

offre en fonction des évolutions du marché de

l’emploi.

Le monde est progressivement rentré dans

l’ère de la digitalisation à la fin du siècle

dernier et les événements récents n’ont

fait que précipiter le changement vers des

interactions sociales et professionnelles à

distance, et plus spécifiquement des modes

de travail et de formation digitaux.

Le LLLC avait déjà entamé la transition

digitale en proposant certains modules à

distance au cours des années précédentes

et reste en phase avec ces évolutions pour

la rentrée 2020-21, où de nombreux cours

seront proposés en «blended learning».

Cette formule dont la spécificité consiste

en la combinaison de cours en présentiel

et à distance, maintient ainsi des échanges

en face à face tout en dispensant certains

enseignements en mode virtuel. De cette

manière le «blended learning» permet aux

participants de suivre une partie des cours

sans devoir se déplacer. Cette souplesse

organisationnelle accrue contribue à

la préservation d’un bon équilibre vie

privée - vie professionnelle en offrant

plus de flexibilité aux personnes suivant

ces formations. En outre, la réduction des

déplacements contribue au développement

durable en réduisant les émissions CO 2

.

“Une souplesse

organisationnelle

accrue contribuant

à la préservation

d’un bon équilibre

vie privée-vie

professionnelle”

Le LLLC propose des cours du soir et

des séminaires dans différents domaines

en blended learning, mais également des

formations de plus longue durée, comme

les cursus universitaires et supérieurs.

Dans ce cadre, le master Management et

Administration des Entreprises, qui est

organisé en collaboration avec l’Université

de Lorraine, propose 25% de ses cours

à distance et le Diplôme Universitaire

(DU) de Sophrologie, avec l’Université de

Lille, inclut une partie de suivi à distance.

La toute nouvelle formation en commerce

électronique est même dispensée 100% en

ligne.

Pour les séminaires, des cours à distance

sont organisés dans le domaine du développement

personnel et professionnel, des

technologies de l’information et de la communication

et de la gestion des risques.

Finalement, la préparation à l’ICDL

(International Certification in Digital

Literacy), qui remplace désormais l’ECDL

(European Computer Driving Licence),

peut être faite en ligne via l’«Adaptive

learning tool». Cet outil permet de

pratiquer en ligne et l’environnement

d’apprentissage est adapté au candidat.

Le LLLC continuera à faire évoluer

son offre de cours en ligne et en blended

learning en fonction de vos besoins dans le

but de vous permettre d’avancer dans vos

démarches de développement personnel

et professionnel, avec l’avantage collatéral

de réduire les déplacements inutiles et les

conséquences néfastes sur l’environnement.

La rentrée 2020-21 au LLLC est notre

opportunité d’améliorer votre qualité de

vie en vous offrant la possibilité d’améliorer

votre organisation journalière tout en ayant

une approche environnementale durable.

Pour plus d’informations sur nos formations

à distance, consultez notre site web:

www.LLLC.lu. n

Luxembourg Lifelong Learning Centre

2 – 4 rue Pierre Hentges

L-1726 Luxembourg

formation@LLLC.lu

www.LLLC.lu


Dr Iryna Kyzyma

Votre niveau d’éducation

a-t-il un impact sur votre santé?

Y a-t-il une différence dans l’état de santé des personnes en fonction de leur niveau d’études au

Luxembourg? A partir de combien d’années d’études cette différence devient-elle plus importante?

Que se passe-t-il dans les pays voisins? Dr Iryna Kyzyma et Dr Maria Noel Pi Alperin, chercheuses

au Luxembourg Institute of Socio-Economic Research (LISER), ont analysé ces questions afin d’y

apporter des réponses.

“Les disparités

de santé entre

les personnes plus

et moins éduquées

au Luxembourg

sont 5,4 fois plus

élevées parmi

les personnes

les plus malades”

De nombreuses études montrent le lien

entre le niveau d’éducation et l’état de

santé des personnes. En moyenne, les

personnes avec un niveau d’éducation

supérieur sont en meilleure état de santé

et vivent plus longtemps que les personnes

avec un niveau d’éducation inférieur[1].

Cette relation s’observe dans différents

pays et le Luxembourg n’est pas une

exception. Bien que celle-ci soit bien

établie, les études existantes se concentrent

sur les inégalités dans l’état de santé de

la population en moyenne. En revanche,

elles restent silencieuses sur les inégalités

pouvant exister entre les personnes avec

un niveau d’éducation supérieur et celles

avec un niveau d’éducation inférieur tout

au long de la distribution de santé. En

d’autres termes, les inégalités qui peuvent

exister si l’analyse est faite en tenant

compte l’éventail des différents états de

santé des personnes, c’est-à-dire, entre les

plus malades et celles avec un excellent état

de santé. Limiter l’analyse aux inégalités

moyennes de santé de la population, et non

pas à sa distribution, pourrait conduire à

des conclusions trompeuses en omettant

une information importante concernant

l’étendue des inégalités en matière de santé

liée à l’éducation dans la société.

Quelle est la différence de l’état de

santé entre des personnes plus et moins

éduquées?

L’étude réalisée sur la population âgée de 50

ans et plus résidant au Luxembourg montre

que les personnes avec un niveau d’éducation

inférieur sont en moins bonne santé que celles


Dr Maria Noel Pi Alperin

avec un niveau d’étude supérieur et ceci tout

au long de la distribution de santé. Autrement

dit, les personnes ayant un niveau d’éducation

inférieur souffriront en moyenne de plus de

maladies que celles avec un niveau d’études

supérieures. On retrouve les mêmes résultats

lorsque l’analyse est réalisée séparément pour

étudier la santé mentale et la santé physique

de la population[2]. Cependant les analyses

confirment que la différence de niveau de

santé entre les plus éduqués et les moins

éduqués n’est pas constante tout au long de

la distribution de santé. En d’autres termes, la

différence d’état de santé entre les personnes

plus et moins éduquées est relativement faible

parmi ceux avec un meilleur état de santé,

mais cette différence se multiplie parmi ceux

avec le plus mauvais état de santé. Ainsi, au

Luxembourg, la différence d’état de santé

entre les personnes plus et moins éduquées

est 5,4 fois plus élevée pour les personnes

qui font partie des 10% de la population

avec le plus mauvais état de santé que celles

appartenant aux 10% avec le meilleur.

Combien d’années d’études sont nécessaires

pour atteindre le meilleur état de

santé possible?

Les chercheuses se sont également concentrées

sur le nombre d’années d’études qu’il

faudrait obtenir pour atteindre le niveau

de santé général le plus élevé possible plus

tard dans la vie. Les résultats indiquent que

l’état de santé des personnes ayant passé

moins de dix ans à l’école est similaire

indépendamment du nombre réel d’années.

Ainsi, une personne qui a passé un an à

l’école aura, à l’âge adulte, un état de santé

similaire à celle ayant sept ans d’études. Une

nette amélioration dans le niveau de santé

est observé à chaque année supplémentaire

à partir de dix ans d’études et ceci jusqu’à

la douzième année de scolarité. Ce chiffre

correspond à l’achèvement du cycle d’études

secondaires. La finalisation de l’école

secondaire est non seulement important du

point de vue éducatif mais aussi pour l’état

de santé plus tard dans la vie des personnes.

Les bénéfices de l’éducation en termes de

santé disparaissent après 17 ans passés dans

le système éducatif.

Où se situe le Luxembourg parmi les

autres pays européens?

L’étude des disparités de santé liées à

l’éducation dans les pays voisins a permis de

comparer la situation du Luxembourg avec

ces pays. L’analyse indique qu’en Allemagne

et en France la différence de niveaux de

santé entre les 10% les plus malades et les

10% en meilleur état de santé de ceux avec

un niveau supérieur et inférieur d’éducation,

est de 4,8. Cette différence est encore plus

faible en Belgique (3,9). Le Luxembourg se

situe donc en bas de la liste en termes de

différences de santé liées à l’éducation.

Le niveau d’éducation n’est pas cependant

le seul facteur qui explique les différences

d’état de santé des personnes. D’autres

facteurs, par exemple génétiques et

biologiques, des facteurs associés au mode

de vie des personnes, et autres facteurs

socio-économiques comme le niveau de

revenu et la situation professionnelle des

individus sont également importants. nx

[1] Un niveau d’étude supérieur signifie les années

d’études au-delà de l’enseignement secondaire.

[2] Afin de calculer l’état général des personnes, les

chercheuses ont construit un indicateur qui agrège

différentes maladies et limitations dans les activités

quotidiennes reflétant la santé mentale et la santé

physique des personnes.

Luxembourg Institute

of Socio-Economic Research

LISER

Maison des Sciences Humaines

11, Porte des Sciences

L-4366 Esch-sur-Alzette/Belval

www.liser.lu


46 LG

SEPTEMBRE 2020

RECRUTEMENT & FORMATION

EducDesign, quand pédagogie

et technologie se rencontrent

En classe, tablettes, ordinateurs et tableaux interactifs côtoient aujourd’hui tableaux noirs,

cahiers et crayons d’antan. Si ces nouvelles fournitures scolaires amènent d’innombrables

perspectives pédagogiques originales lorsqu’elles sont bien maîtrisées, elles nécessitent

également, du côté des administrations communales, une solide stratégie de gestion des

parcs technologiques, de la réseautique et de la sécurité informatique. Rencontre avec Frank

Trierweiler, cofondateur et administrateur d’EducDesign, une société d’ingénierie informatique

engagée dans l’intégration des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC)

dans les contextes de l’éducation formelle et non-formelle.

Frank Trierweiler


LG

SEPTEMBRE 2020

47

A la croisée des chemins

Composée d’informaticiens, de pédagogues

et d’enseignants, EducDesign

est une société de services informatiques

unique en son genre dédiée aux métiers de

l’enseignement et pionnière de l’éduction

digitale au Luxembourg. «EducDesign,

fondée en 2002, est le spin-off d’un projet

de recherche mené à l’époque à l’ISERP

et qui portait sur l’utilisation des TIC

dans les processus d’apprentissage des

langues. Sur base de ses résultats, nous

avons développé OLEFA, une plateforme

d’e-learning actuellement à disposition

de 47% des écoles fondamentales

luxembourgeoises. Notre objectif est de

promouvoir une véritable intégration des

TIC dans les processus d’apprentissage

et les pratiques enseignantes», explique

Frank Trierweiler.

«Malgré d’énormes progrès dans les

technologies du web, leur inclusion dans la

vie scolaire quotidienne représente souvent

un défi majeur pour les communautés

éducatives et dépend de conjonctures

locales. Ainsi, contrairement à une société

d’informatique classique qui fournirait

hardware, software et leur maintenance,

nous proposons une approche globale

grâce à notre connaissance approfondie

des métiers de l’enseignement et notre

excellente compréhension des besoins des

communes», précise-t-il.

Une approche holistique

Dans tout scénario d’informatisation de

structures scolaires, le premier interlocuteur

reste l’administration communale,

responsable de l’organisation et des infrastructures

scolaires et dont la préoccupation

est de faire évoluer les infrastructures et la

pratique pédagogique tout en maîtrisant

les coûts. «Intégrer les technologies dans

les processus d’apprentissage ne se résume

pas à l’achat d’ordinateurs ou de tablettes.

Il s’agit en réalité d’opérer sur toute une

chaîne de valeur. Les communes manquant

bien souvent de ressources pour intervenir

sur cette chaîne dans son ensemble, nous

leur proposons d’agir sur chaque maillon.

Nous évaluons les actifs TIC existants

(hardware, software, infrastructure réseau)

et suggérons le matériel le plus adéquat

vis-à-vis des besoins pédagogiques de

chaque école. Au-delà du conseil, nous

travaillons sur l’axe technique pur de

façon que les réseaux soient fonctionnels,

les machines opérationnelles, les

composantes réseau surveillées, les

logiciels à jour, etc. Un parc informatique

se devant d’être en constante évolution au

risque de devenir rapidement obsolète, il

est aussi impératif d’en avoir une vision

claire et chiffrée en termes de TCO

(«Total Cost of Ownership») sur les cinq

voire sept années qui suivent. Partant de

ce constat, nous accompagnons également

les communes dans la planification

stratégique pluriannuelle de leurs parcs

informatiques scolaires», détaille le

fondateur d’EducDesign.

“Notre objectif

est de promouvoir

une véritable

intégration

de la technologie

dans les processus

d’apprentissage

et les pratiques

enseignantes”

L’infrastructure, les équipements, le

soutien politique et financier sont autant

de conditions à réunir pour parvenir à

une assimilation réussie des TIC dans une

école. À celles-ci doit pourtant s’ajouter

le développement des compétences

médiatiques des enseignants. «Pour y

arriver, EducDesign encadre les équipes

éducatives dans le développement de

concepts didactiques pertinents et les

aide à intégrer les TIC dans leur pratique

professionnelle quotidienne au départ

d’un projet concret et en fonction de

leurs connaissances techniques initiales.

Cette démarche formative recouvre à

la fois des interventions ponctuelles

(assistanat en salle de classe, conseil et

support) et un accompagnement continu

(conceptualisation d’une approche

pédagogique, journées pédagogiques,

échange de bonnes pratiques, etc.) dans

le respect de la culture de chaque école»,

précise Frank Trierweiler.

Selon la philosophie de la société,

l’outillage digital ne saurait pas enfermer

les élèves dans un rôle de consommateurs

mais doit leur permettre d’acquérir les

compétences pour développer des contenus

propres en toute autonomie. «Nous avons

la conviction que c’est l’enfant qui doit

avoir la technologie en main et non pas

l’instituteur», affirme Frank Trierweiler.

Des produits plus que jamais dans l’ère

du temps

OLEFA, la plateforme d’e-learning

développée par EducDesign, récompensée

par le «Label européen des langues» de la

Commission européenne et référencée dans

le «Guide de référence pour l’éducation

aux et par les média» du MENJE, donne

aux élèves les moyens d’agir sur la toile

de manière autonome et conviviale.

Intuitifs, hautement intégrés, cohérents

et complets, tous les outils proposés sur la

plateforme permettent aux utilisateurs de

devenir des (co-)producteurs responsables

et autodirigés de contenus numériques

authentiques, modernisant ainsi la culture

pédagogique existante.

Adaptée à tous les degrés d’enseignement,

la plateforme a démontré toute sa valeur

au printemps dernier. «Pendant le

confinement, l’utilisation de la plateforme

a été huit fois supérieure à celle enregistrée

précédemment. Tous nos outils étant

utilisables à domicile, les productions en

ligne ont explosé. Les enseignants ont

réellement pris conscience de leur plusvalue,

que ce soit pour créer des contenus,

donner cours ou encore communiquer

directement avec les parents», raconte

Frank Trierweiler.

Forte de son succès, la société vient

de développer DIMMI, le pendant

luxembourgeois d’applications de messageries

américaines populaires spécialement destiné

aux écoles et services scolaires. L’application

(développée et hébergée au Luxembourg,

sans publicité et qui rejette tout marketing

des données) permet la communication

directe entre les écoles, les maisons relais et

les parents. DIMMI offre une alternative

de communication sûre, efficace et 100%

conforme aux lois européennes à l’heure où

la Cour de justice de l’Union européenne

a sonné le glas du «Privacy Shield» qui

permettait jusqu’alors aux entreprises du

numérique de transférer légalement les

données personnelles de citoyens européens

aux États-Unis.

Avec ses solutions et services, EducDesign

permet aux communes d’agir de façon

stratégique sur tous les aspects relatifs à

l’intégration des TIC dans les écoles. n

EducDesign s.a.

46, rue Jean Jaurès

L- 3490 Dudelange

Tél.: 265161-1

management@educdesign.lu

www.educdesign.lu

www.dimmi.lu/commune


48 LG

SEPTEMBRE 2020

RECRUTEMENT & FORMATION

Réussir l’évaluation

du personnel:

les bonnes pratiques

L’évaluation du personnel est une étape essentielle au

développement des entreprises. Espace d’échange entre les

employés et le management, elle doit permettre de garantir

une cohérence dans la poursuite des objectifs de l’organisation

tout en s’assurant que chacun s’y épanouisse. Pour éviter que

l’évaluation soit mal vécue, en raison du stress qu’elle génère,

Christel Marguillard, HRIS Director au sein de Microtis, livre

quelques bonnes pratiques liées à sa mise en œuvre.

L’exercice d’évaluation du personnel n’est

pas toujours bien appréhendé au niveau des

entreprises. Néanmoins essentiel, il participe

au développement des entreprises et de ses

employés. «Cette pratique RH permet de faire

un bilan sur les compétences professionnelles

et l’état d’esprit des employés ainsi que de

fixer à chacun de nouveaux objectifs en lien

avec ceux que poursuit l’entreprise», assure

Christel Marguillard, HRIS Director au sein

de Microtis.

Un outil à ne pas négliger

Toutefois, si l’on en croit de récentes

enquêtes, près d’une entreprise sur deux

estime que son processus de gestion de la

performance est «inefficace». La période

d’évaluation est en outre souvent vécue

comme une source de stress pour les

employés, les managers et les RH. «Or, elle

devrait idéalement être considérée comme

une opportunité. Au-delà de la mesure des

résultats individuels, dont peut dépendre

l’octroi d’une récompense ou d’un bonus,

l’évaluation doit s’envisager comme un

espace d’échange. Elle doit permettre

d’identifier des axes d’amélioration et

de développement et offrir la possibilité

aux employés d’exprimer leurs souhaits

d’évolution et leurs besoins en formation.

Pour l’entreprise, l’évaluation permet

d’assurer le suivi des compétences et

constitue une occasion de rappeler les

valeurs et de consolider l’adhésion de

chacun aux objectifs globaux poursuivis».

Il appartient donc au responsable RH,

très impliqué dans ce processus, de bien

le préparer. Cela exige notamment un

important temps de préparation pour définir

les objectifs, établir une grille d’évaluation

objective, équitable et constituée de

critères SMART: spécifiques, mesurables,

atteignables et définis dans le temps.

Appliquer les bonnes pratiques

Diverses méthodes d’évaluation peuvent

être envisagées au sein de l’entreprise.

Aujourd’hui, c’est cependant le recours à

l’auto-évaluation qui est le plus courant.

«Le manager et l’employé sont invités à

remplir le formulaire d’évaluation chacun

de leur côté pour ensuite avoir une

discussion autour des résultats», commente

Christel Marguillard. «La pratique permet

à l’employé de prendre du recul et de porter

un regard critique sur son travail. Elle offre

la possibilité d’un échange ouvert, avec

pour objectif que le manager et l’employé

s’accordent sur un document commun».

En matière d’évaluation, quelles sont

les bonnes pratiques à mettre en

œuvre? «L’évaluation doit être effectuée

régulièrement et porter à la fois sur des

éléments globaux, en lien avec les objectifs

de l’entreprise, et d’autres spécifiques à

chaque employé», recommande Christel

Marguillard. «Elle doit s’envisager dans une

approche positive, avec la volonté de donner

un feedback constructif sur le travail effectué,

l’attitude et le comportement de l’employé.

Au terme du processus, il est aussi important

que l’employé signe son évaluation, sans

quoi cette démarche n’a aucune valeur».

Le rôle des RH est avant tout d’expliquer les

enjeux de l’évaluation, d’arbitrer les litiges,

de tenter d’harmoniser les appréciations.

C’est aussi le responsable RH qui devra

coordonner la saison d’évaluation, tirer des

analyses, assurer le suivi des formations et

établir des rapports destinés à la direction.

S’appuyer sur les outils numériques

«Pour soutenir les RH et l’ensemble

du processus, les outils numériques de

gestion des évaluations, à l’instar de

Gesper Evaluation de Microtis, sont des

alliés importants», poursuit l’expert. «Ils

permettent d’organiser l’évaluation, d’établir

et de paramétrer les formulaires en fonction

des besoins mais aussi de mettre à disposition

des évaluateurs et évalués toutes les données

utiles que l’on peut récupérer dans le système

d’information RH comme la date d’entrée,

la fonction, le taux d’occupation, le package

salarial ou encore les absences».


Un outil de gestion des évaluations

permet en outre d’automatiser un certain

nombre de choses, comme l’établissement

et la distribution des formulaires d’autoévaluation,

l’envoi de rappels, le suivi

des besoins en formation ou de l’évolution

des compétences. «On peut dès lors

limiter considérablement les interventions

manuelles. Le RH peut se concentrer

sur la supervision et la gestion des

résultats», explique Christel Marguillard.

«Le processus peut s’envisager sans recourir

au papier. Le salarié et le manager accèdent

au formulaire en ligne, où qu’ils soient, et

peuvent même signer en ligne. Alors que

les employés travaillent de plus en plus à

distance, un tel outil facilite et supporte

les échanges et permet à chacun d’accéder

facilement à ses données et à son historique

d’évaluation».

Obtenir une information stratégique

Un outil de gestion des évaluations

facilite grandement la production de

rapports et permet d’effectuer des

analyses consolidées. Il devient aisé de

comparer l’auto-évaluation de l’employé

et l’évaluation du manager mais aussi de

comparer les évaluations entre elles ou

encore de rendre compte de l’évolution

des performances d’un employé. «Ces

données pourront être très utiles à la

direction. Elles permettent de rendre

compte de l’expertise et des talents

présents dans l’entreprise mais aussi de

l’engagement des collaborateurs», conclut

Christel Marguillard. L’évaluation, en

s’appuyant sur le numérique, aide les RH

à se positionner comme un partenaire

stratégique au cœur de l’entreprise. n

Christel Marguillard

“Un outil de gestion

des évaluations

permet au RH de

se concentrer sur

la supervision et la

gestion des résultats”

Microtis S.A.

55, Route d’Arlon

L-8410 Steinfort

www.microtis.lu


50 LG

SEPTEMBRE 2020

BRÈVES COMMUNALES – NORD

PAR RAOUF HATIRA

ESCH-SUR-SÛRE

Le conseil communal, en coopération

avec la commission du commerce et

du tourisme, se propose d’organiser

un concours de photographie/dessin

dont les lots gagnants serviront

à soutenir les commerces de la

commune d’Esch-sur-Sûre face à la

crise sanitaire. Toute personne ayant

sa résidence principale sur le territoire

de la commune peut soumettre cinq

photographies ayant pour objet la

crise sanitaire du Covid-19. Les moins

de seize ans peuvent également y

participer avec un dessin.

Source: esch-sur-sure.lu

GOESDORF

Chaque élève méritant a droit à sa

récompense. Le conseil communal

de Goesdorf a marqué son accord

unanime pour allouer aux élèves de la

commune un cadeau de fin d’année

d’une valeur de 30 euros par élève.

À cette fin, un crédit d’un montant de

5.000 euros a été voté à l’unanimité

des voix pour couvrir cette dépense

supplémentaire.

Source: goesdorf.lu

WILTZ

La commune de Wiltz s’est saisie

d’un projet d’aménagement particulier

du nouveau quartier «Um

Knupp – An der Gaass – Phase 1» à

Erpeldange, élaboré par le bureau

d’études Rausch et associés et visant

la construction de quatre maisons

unifamiliales. Conformément à la loi,

le dossier du projet a été déposé au

service technique de l’administration

communale de Wiltz et mis à la

disposition de tous les citoyens pour

consultation pendant 30 jours.

Source: wiltz.lu

ETTELBRUCK

La ville d’Ettelbruck tient à informer ses

habitants que la réorganisation de la

collecte des déchets a dû être retardée

suite à la pandémie de Covid-19. De ce

fait, elle ne peut débuter qu’à partir du

1 er octobre 2020. Jusqu’à cette date, la

collecte de déchets se déroule comme

indiqué dans l’ancien calendrier.

Source: ettelbruck.lu

BECKERICH

L’administration communale de Beckerich envisage de mettre

en location un restaurant et un café/brasserie avec terrasse.

Situés sur le site pittoresque du moulin de Beckerich, les

locaux équipés et meublés sont disponibles à partir du mois de

septembre 2020. Les candidats intéressés doivent établir un

concept gastronomique mettant en œuvre le concept du «slow

tourisme». Engagée dans les domaines du développement

durable et de la protection de l’environnement, la commune

souhaite développer une cuisine fraîche et variée, de saison

et offrant des produits culinaires du terroir tout en gardant le

plaisir essentiel d’une bonne assiette.

Source: beckerich.lu

Source photo: Flex by CFL Mobility S.A.

DIEKIRCH

Le service de car-sharing Flex vient d’implanter sur le territoire

de la commune de Diekirch trois stations de location de

voitures partagées. La première se situe à la gare de Diekirch,

la seconde à la Place Guillaume dans un parking sécurisé et la

troisième en face de la commune. Ce service de location de

voitures à la demande est en plein développement dans les

communes. On compte déjà plus d’une quarantaine de stations

Flex répandues sur tout le territoire luxembourgeois, pour la

plupart connectées au réseau des transports publics.

Source: diekirch.lu

PARC NATUREL DE L’OUR

En raison de la pandémie de Covid-19, le festival «Naturparkfest»

n’a pas pu se dérouler comme prévu cette année. Cependant, le

Parc Naturel de l’Our a pensé mettre le numérique au service de

cet événement annuel pour sa neuvième édition. Ouvert à toute

la famille, le «Naturparkfest» 2020 a donc eu lieu cette année du

27 juillet au 2 août. En plus du support numérique via Facebook

et le site internet, les familles étaient invitées à se rendre au centre

de découverte de la nature Robbesscheier pour une immersion

totale grâce à des voyages éducatifs dans la nature.

Source: naturpark-our.lu

REDANGE/ATTERT

Le conseil communal a été saisi du projet de modification

ponctuelle du Plan d’Aménagement Général (PAG) de la

commune de Redange/Attert «partie écrite», de même que

l’étude préparatoire, la partie écrite et la fiche de présentation.

Conformément aux dispositions légales, tous les documents

relatifs au projet, ainsi que la délibération du conseil communal

afférente, ont été consultables par le public durant un mois, à la

maison communale de Redange.

Source: redange.lu

CLERVAUX

La construction de l’école primaire

internationale Edward Steichen à Reuler

progresse rapidement. Le bâtiment

combine une construction en bois et

en maçonnerie, similaire au bâtiment

du Cube 521 à Marnach. Une pompe à

chaleur chauffera ou refroidira l’édifice

en utilisant l’énergie géothermique.

L’école, qui aura une façade en bois,

sera également équipée d’un ombrage

automatique par stores extérieurs qui

nécessitent l’installation d’une station

météorologique. Sur son toit, est posé

un système photovoltaïque extensible

(30 kW) pour générer une partie de la

consommation électrique du bâtiment.

Source: clervaux.lu

CLERVAUX

La commune de Clervaux a lancé un

projet photographique «D’Gemeng

Cliärref am Portrait», en collaboration

avec msdesign by myriamschmit.

L’idée était de faire appel aux

habitants de la commune, à ceux

qui y travaillent ou qui y ont grandi,

pour se faire photographier par

la photographe luxembourgeoise

Sophie Margue. Une sélection de

25 portraits sera effectuée par un

jury. Les portraits réalisés seront

présentés à l’exposition itinérante

sur tout le territoire de la commune à

partir du 9 octobre 2020.

Source: msdesign.lu

KIISCHPELT

Après le grand succès de la

manifestation «VëloViaNorden» du

week-end du 1 er et 2 août, les quatre

communes à vocation touristique du

nord du pays, Kiischpelt, Clervaux,

Weiswampach et Troisvierges ont

renouvelé l’expérience lors du

week-end du 15 et 16 août pour

une deuxième édition qui a réservé

un tronçon routier d’environ 30 km

aux cyclistes. Les quatre communes

participantes espèrent que le projet

d’une piste cyclable nationale

jusqu’à Troisvierges via Clervaux et

Enscherange sera réalisé dans un

avenir proche, ce qui augmentera

certainement l’attractivité de la région.

Source: kiischpelt.lu


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52 LG

SEPTEMBRE 2020

ICT

Ransomware ou rançongiciel,

vos données en danger!

Les particuliers et les entreprises sont pris en otage…

Aujourd’hui, la digitalisation de notre monde fait que la majorité des informations qui nous

concerne ou que nous utilisons se trouve sous format digital et sont stockées dans notre

PC, notre système d’emails ou notre système de fichiers d’entreprise. Chaque évolution

technologique a amené avec elle ses dérives et risques. Il a toujours existé ce que l’on appelle

parfois des logiciels malveillants, qui existent depuis la création de l’informatique. Ces

dernières années ont vu une menace prendre le pas sur les autres et surtout impacter à la

fois l’utilisateur individuel, mais également les grandes sociétés, qu’elles soient privées ou

gouvernementales, il s’agit des ransomwares. Mais quels sont exactement leurs impacts pour

vous et votre entreprise? Interview de Moussa Ouedraogo, Head of CyberSecurity, et Didier

Annet, Head of Presales, chez Fujitsu Luxembourg.

“Le ransomware

est l’arme

des pirates

d’aujourd’hui”

Qu’est-ce qu’un ransomware et quel est

son impact?

MO: De manière simple, un ransomware

est un logiciel informatique qui a pour

objectif de s’immiscer le plus discrètement

possible dans les systèmes informatiques et,

une fois en place, il commence son travail

de cryptographie de vos données. Vos

données sont ainsi placées dans un coffrefort

digital, dont évidemment vous n’avez

pas la clé. Une fois ce travail effectué, ce

logiciel vous informe alors de sa présence

via un message de demande de rançon.

Celle-ci peut être une somme conséquente

lorsque cela touche les entreprises et payer

est la seule manière technique de récupérer

vos données.

Cependant, il existe une initiative ENISA

appelée «no more ransomware»[1]. Cette

initiative regroupe en son sein des solutions

pour le décryptage de ransomwares connus.

Cela vaut donc la peine de vérifier si celui

qui vous touche est déjà connu et s’il existe

une solution. Sinon, évidemment, comme

nous sommes dans le monde de la piraterie,

payer ne vous garantit pas de récupérer

cette clé, cela reste au bon vouloir des

pirates. C’est d’ailleurs pourquoi, il est

toujours déconseillé de payer.

Au niveau de la personne, que pouvonsnous

faire?

DA: Sans surprise, je dirais qu’il faut avoir une

bonne «hygiène» informatique. Clairement

le point faible est souvent l’individu. Il y a

donc tout un travail d’éveil sur les bons

réflexes et les bonnes pratiques à avoir: tenir

son système à jour, car ces mises à jour sont

particulièrement axées sur la sécurité, se

méfier des courriers électroniques étranges,

se méfier des fichiers joints à ces mêmes

courriers, ne pas cliquer sur n’importe quel

lien internet, s’assurer de disposer de logiciel

d’anti-malware approprié sur votre machine,

mais également penser à sauvegarder ses

fichiers sur un média qui sera ensuite

déconnecté de votre PC.

Et d’un point de vue des sociétés, quelles

sont les bonnes pratiques à mettre en

place?

MO: Il y a quatre axes de travail; le premier

et sans doute le plus important est de

former les utilisateurs à cette hygiène dont

nous venons de parler et les sensibiliser

aux techniques de déceptions (Social

engineering) utilisées par les hackers pour

exposer ces derniers au virus (emails,

réseaux sociaux, SMS, etc.).

Le deuxième est de constamment mettre

à jour l’ensemble des systèmes informatiques,

et pro-activement identifier et

gérer les vulnérabilités et les mauvaises

configurations.

Le troisième est de mettre en place une

sécurité préventive. Cela implique de bien

gérer les identités et les droits, surtout

ceux des utilisateurs à privilèges comme

les administrateurs, de faire usage d’une

authentification forte surtout pour les

applications et composants critiques et de

bien ségréger le réseau IT avec des contrôles

d’identité qui limiteraient le mouvement

d’un attaquant et du ransomware.

Le quatrième est de mettre en place

des processus fiables de sauvegarde et


LG

SEPTEMBRE 2020

53

restauration (soit, avoir une copie «backup»,

c’est à dire une copie sur un support séparé).

Redémarrer le business sur base des données

enregistrée dans les sauvegardes est souvent

le chemin le plus efficace.

Moussa Ouedraogo

Que peut apporter Fujitsu aux sociétés

confrontées à cette nouvelle contrainte?

DA: On peut schématiser la manière de se

préparer à cette menace en travaillant sur

deux niveaux, préventif et correctif, Fujitsu

étant reconnu aux Luxembourg pour ces

deux aspects.

Au niveau préventif, nos consultants offrent

par exemple des séances de formation de

live hacking permettant aux employés

d’apprécier au mieux comment ils pourraient

être affectés. Mieux se prémunir d’attaques

ransomwares demande une adaptation

de sa stratégie sécurité vers une approche

plutôt focalisée sur la résilience. Les

scenarios de risques IT majeurs comme les

ransomwares devraient donc être intégrés

dans votre Business Impact Assessment

(BIA) et simulés périodiquement avec les

acteurs et services concernés. Le choix d’un

bon antivirus est essentiel pour détecter

et isoler la menace. Aujourd’hui des

solutions innovantes comme Cybereason

et SentinelOne, partenaires de Fujitsu,

permettent non seulement de détecter les

ransomwares de dernière génération mais

aussi de faire un roll-back de vos processus

et systèmes afin de permettre un retour à

l’état d’avant l’attaque.

Ensuite au niveau correctif, nous pouvons

aider les sociétés à mettre en place des

solutions et des processus de sauvegarde

et de récupération de données rapides et

efficaces.

En conclusion, prendre en compte cette

menace est indispensable aujourd’hui,

et Fujitsu peut vous aider dans cette

démarche. n

Didier Annet

[1] www.nomoreransom.org

Fujitsu

Parc d’Activités Capellen

89 C, rue Pafebruch

L-8308 Capellen

www.fujitsu-luxembourg.lu


54 LG

SEPTEMBRE 2020

ICT

La cryptographie dans un monde quantique

et la détection d’intrusion, deux piliers

d’une nouvelle stratégie de recherche

itrust consulting a profité de la période de confinement

pour repenser son département recherche et innovation

et revoir ses priorités. Avec un nouveau responsable à sa

tête, le département entend construire une stratégie de

recherche qui lui est propre, indépendante du financement

de projets isolés. Carlo Harpes, fondateur et directeur

d’itrust consulting, Matthieu Aubigny, Security Consultant,

et Arash Atashpendar, Head of Research, Development and

Innovation (RDI), nous parlent ainsi des projets de recherche

phares de l’entreprise.

Quels sont les changements à l’œuvre

au sein d’itrust consulting?

CH: Notre entreprise a toujours mis ses

ressources au service des projets pour

lesquels elle trouvait un financement sans se

doter de sa propre stratégie de recherche.

Aujourd’hui, nous voudrions opérer un

changement de paradigme et organiser

nos activités en fonction des priorités que

nous dégageons en observant les failles

qui existent dans nos infrastructures

modernes. Nous avons donc recruté un

Matthieu Aubigny et Carlo Harpes


LG

SEPTEMBRE 2020

55

nouveau responsable du département

recherche, développement et innovation,

Arash Atashpendar, afin de bâtir une

stratégie de recherche qui nous est propre.

Nous essayerons de débloquer des fonds,

notamment auprès du FNR, pour financer

notre équipe dans son ensemble et non

plus uniquement certains projets isolés.

L’objectif étant aussi d’encadrer davantage

de doctorants de manière continue, comme

le ferait un institut universitaire.

En parallèle, nous veillons à favoriser les

synergies entre nos activités de conseil et de

recherche. Notre force réside dans l’étroite

collaboration entre ces deux départements.

Les chercheurs savent que leur travail sera

utilisé sur le terrain par leurs collaborateurs

dans le conseil, de même qu’ils savent que

le chiffre d’affaires généré par nos activités

de conseil nous permet d’investir dans la

recherche afin de mettre à jour nos outils et

nos compétences.

Matthieu Aubigny, vous avez cédé votre

place à Arash Atashpendar à la tête du

département RDI. Quelles sont les

raisons de ce changement?

MA: Ce changement est intervenu à un

moment charnière où les projets que je

menais se clôturaient et d’autres évoluaient

quant à eux davantage dans le domaine

de spécialisation d’Arash, celui de la

cryptographie quantique et l’algorithmique.

Quant à moi, j’avais de plus en plus de

travail au niveau de la consultance; cette

transition s’est donc faite naturellement.

Nous restons bien sûr en collaboration et

j’ai repris de rôle de défense des attentes des

clients dans la définition de nos produits de

recherche!

AA: En tant que responsable de ce

département, j’encadre aujourd’hui une

équipe de recherche de quatre personnes,

y compris des étudiants réalisant leur

mémoire de master et que nous prévoyons

d’engager pour nos projets. En parallèle,

je dois évaluer le travail effectué et

déterminer s’il peut déboucher sur des

articles scientifiques qui soutiendraient nos

demandes de fonds.

Mon domaine de spécialisation est la

cryptographie et le calcul quantique. Quand

j’ai rejoint itrust, les équipes travaillaient

déjà sur le projet Quartz. Celui-ci part d’un

constat simple: l’infrastructure qui sécurise

actuellement nos communications et le

flux de nos données sera menacée dans les

années à venir par des attaquants quantiques.

En effet, si des personnes mal intentionnées

réussissent à développer un ordinateur

quantique stable et fonctionnel, qui serait

par exemple capable d’exécuter l’algorithme

de factorisation de Shor de manière effective,

alors les algorithmes cryptographiques

utilisés aujourd’hui pour sécuriser nos

infrastructures modernes, notamment

bancaires, seraient gravement menacés. Le

monde des ordinateurs quantiques a, entre

autres, besoin d’échange de clés et d’une

nouvelle famille d’algorithmes à inventer

dans le domaine de la cryptographie postquantique.

Conformément à la stratégie

nationale du ministère de l’Économie,

supporté par des initiatives européennes,

nous avons choisi ce sujet comme le pilier

de la vision à long terme de notre propre

stratégie: nous voulons anticiper certaines

menaces qui n’existent pas encore.

Une idée est d’utiliser des mécanismes

qui établissent des clés qui ne soient

pas vulnérables en cas d’attaque par un

ordinateur quantique, notamment la

distribution quantique de clés. Dans le

cadre du projet Quartz, itrust joue un

rôle important et conçoit et sécurise une

application de distribution quantique de clés,

cette dernière effectuée par des satellites.

“Favoriser les

synergies entre nos

activités de conseil

et de recherche”

Travaillez-vous sur d’autres projets de

recherche?

AA: Nous travaillons sur un deuxième pilier

à court terme, dont le principal projet est

Critisec. Cette initiative a pour but de créer

un outil capable de détecter les intrusions

dans des réseaux informatiques industriels

et dans les maisons intelligentes. À terme,

l’objectif serait de créer un réseau avec

des appareils de moins de 100 euros pour

détecter des attaques, alerter l’utilisateur

en cas d’anomalie et le cas échéant,

informer un système expert centralisé.

Ce dernier analyse alors ces anomalies en

mettant en œuvre une puissance de calcul

importante et une expertise humaine afin

d’alerter aussi les autres appareils; un grand

travail de recherche est nécessaire pour

résoudre le problème de performance,

or ce ne sera possible que si on y accorde

un certain budget, indépendamment des

objectifs business quotidiens. Nous voulons

développer nos propres stratégies ainsi

que la recherche dans ces domaines car les

utilisateurs attendent déjà aujourd’hui d’être

mis en garde dès qu’une activité réseau

dangereuse et malveillante est détectable.

CH: Une fois notre outil de surveillance

finalisé et décliné pour le contrôle des

réseaux domestiques, nous devrons trouver

une masse critique d’activité pour créer un

centre de compétences qui serait doté des

outils de la recherche et d’algorithmes plus

élaborés pour mettre à jour et faire évoluer

nos appareils de détection.

MA: Souvent ces attaques utilisent des

ressources informatiques distribuées qui

infectent les ordinateurs les uns après les

autres avant de passer à une grosse attaque.

L’idée est de pouvoir repérer les petites

intrusions et réagir dès le départ. Pour ce

faire, il faut avoir des sondes un peu partout

dans le système et pouvoir considérer et

évaluer la menace à l’avance. Il s’agit d’une

de nos activités principales: c’est l’analyse

de risques par rapport aux vulnérabilités.

Il faudrait par ailleurs davantage de

collaboration au niveau européen pour

créer des solutions qui ne dépendent pas de

systèmes extérieurs dont nous n’avons pas

le code source et que nous ne comprenons

pas toujours entièrement.

Quels sont les éléments qui font la force

de votre équipe de recherche?

CH: Chez itrust, nous sommes prêts à

prendre des risques – peut-être que la

crypto-quantique ne rencontrera pas

immédiatement un succès commercial – en

mélangeant ces risques avec nos objectifs

à court terme de créer des produits ayant

une utilité garantie comme la détection de

cyberattaques.

Nous faisons aussi preuve d’un véritable

esprit d’équipe! Chaque personne est

complémentaire et s’efforce d’assister les

autres. Enfin, à l’embauche nous misons

sur le potentiel des candidats plutôt que

sur leur expérience et nous prévoyons de

les former en interne et de leur donner

des responsabilités. Nous leur offrons une

plateforme de formation et des défis dans

le développement de nouveaux produits

en collaboration avec l’équipe tout en leur

laissant une autonomie de conception. n

itrust consulting

55, rue Gabriel Lippmann

L-6947 Niederanven

info@itrust.lu

www.itrust.lu


56 LG

SEPTEMBRE 2020

BRÈVES ÉCONOMIQUES

PAR RAOUF HATIRA

Des aides

pour le commerce de détail

Depuis le 3 août 2020, les entreprises

du commerce de détail peuvent

demander une aide directe nonremboursable.

Le montant de cette

aide s’élève à 1.000 euros par salarié

pour le mois de juillet, 750 euros par

salarié pour le mois d’août et 500 euros

par salarié pour le mois de septembre.

Cette aide ne peut dépasser 50.000

euros. Une demande distincte devra

être introduite pour les mois de juillet,

août et septembre 2020. Il est à noter

que son octroi est soumis à certaines

conditions.

Source: Direction générale

des Classes moyennes

Chute des recettes de

l’Administration centrale

Les recettes de l’Administration

centrale ont chuté de 12,1% par

rapport à juin 2019, soit une baisse

absolue de 1,2 milliard d’euros.

Cette moins-value se compose

en majorité des pertes en recette

constatées au niveau des trois

administrations fiscales s’élevant à

957,6 millions d’euros, qui sont le

résultat de l’affaiblissement général

de l’économie et des mesures

fiscales visant à subvenir aux besoins

de liquidité des entreprises. Ainsi,

les annulations des avances et les

délais de paiement accordés par

l’administration des contributions

directes correspondent au 30 juin

2020 à un déficit fiscal d’environ 115

millions d’euros.

Source: ministère des Finances

L’indice des prix

à la consommation recule

d’un demi-point

Au mois de juillet 2020, l’indice

national des prix à la consommation,

calculé par le STATEC, recule de

0.5% par rapport au mois précédent.

Comme chaque année, ce repli

s’explique par les réductions de prix

à l’occasion des soldes d’été. En

neutralisant les variations dues aux

soldes et en excluant les produits

pétroliers, les prix des autres biens et

services progressent de 0.1%.

Source: Statec

Un fonds du tourisme de trois millions d’euros

Dans le cadre du plan de relance “Restart Tourism. Stabiliséieren.

Adaptéieren. Promouvéieren.”, la Direction générale du

Tourisme a mis en place un fonds du tourisme à hauteur de

trois millions d’euros, qui vise à soutenir les associations sans

but lucratif (ASBL) œuvrant en faveur du tourisme. Ce fonds

prévoit notamment une participation aux frais de rémunération

ainsi qu’à ceux de fonctionnement dans le cadre de projets

ou initiatives touristiques d’envergure à caractère régional ou

national gérés par une ASBL établie au Luxembourg et gérant

de manière professionnelle une infrastructure touristique.

Source: Direction générale du Tourisme

Etienne Schneider au conseil consultatif

sur les ressources spatiales

Le Conseil de gouvernement vient de renouveler les mandats

actuels des membres du conseil consultatif sur les ressources

spatiales pour une période de deux ans. En outre, il a

approuvé la nomination d’Étienne Schneider, ancien ministre

de l’Économie et initiateur de SpaceResources.lu, comme

nouveau membre de l’”Advisory Board on space resources”

pour y siéger à titre gracieux.

Source: ministère de l’Economie

Partenariat pour une énergie verte

Immotop.lu, référence des annonces immobilières au

Grand-Duché, s’associe à Enovos, fournisseur d’énergie

approvisionnant la majorité des particuliers et entreprises

au Luxembourg. L’enjeu de ce nouveau partenariat est de

faciliter la transition écologique en fournissant aux locataires,

propriétaires et futurs acquéreurs un accès simplifié aux

énergies vertes à un prix compétitif. Enovos propose également

une large gamme de services liés à l’énergie afin d’accompagner

ses utilisateurs à chaque étape de leur quotidien tout en

démocratisant l’utilisation d’énergies éco-responsables.

Source: immotop.lu

Rapprochement stratégique entre les voyagistes

Weber et Unsen

La société Voyages Emile Weber a repris une partie des parts

sociales de la société Voyages Unsen. Ce rapprochement a été

réalisé après un long processus de réflexion et s’inscrit dans le

développement stratégique des deux sociétés: ce partenariat

permettra à Voyages Unsen d’entamer de nouveaux projets et

de conforter sa position dans le nord-ouest du Grand-Duché.

Pour sa part, Voyages Emile Weber pourra dès à présent offrir

ses services également dans cette partie du pays.

Source: Voyages Emile Weber

Oberweis à Trèves

C’est dans le centre piétonnier, au

Hauptmarkplatz 7, un emplacement de

choix avec vue sur la place principale,

que la maison Oberweis a ouvert sa

première succursale en Allemagne. Il

s’agit d’un nouveau concept, la version

revisitée d’un petit salon de thé dans un

espace cosy de 65 m 2 , prêt à accueillir

74 personnes dans un lieu moderne et

raffiné. Les valeurs de la marque seront

bien présentes: un niveau de service et

d’accueil parfait et la mise en avant des

produits emblématiques de la marque.

La direction mise sur le tourisme

de proximité. Elle espère ainsi faire

découvrir et apprécier aux résidents

de cette ville historique et aux touristes

de passage ses gourmandises made in

Luxembourg.

Source: Oberweis

Labgroup rejoint IMS

Luxembourg

Labgroup, entreprise fournissant des

services de gestion et d’archivage

d’informations à un large éventail

d’organisations et d’institutions, rejoint

IMS Luxembourg, le réseau leader

des entreprises luxembourgeoises

actives en matière de Responsabilité

Sociétale des Entreprises (RSE). En

devenant membre d’IMS Luxembourg,

Labgroup souhaite bénéficier

de l’expertise sur les bonnes pratiques

RSE, échanger avec le réseau des

acteurs RSE au Luxembourg et faire

bénéficier des formations et des

programmes sociétaux organisés par

l’IMS au personnel.

Source: Labgroup

Vigilance

après les congés collectifs

Dans le cadre de la stratégie de test

luxembourgeoise, la fin du congé collectif

dans certains secteurs (notamment de

la construction et du nettoyage) a été

identifiée par la Direction de la santé

comme un moment-clé pour dépister et

contrôler la propagation du virus dans

la population. Cependant, il n’est pas

envisagé de soumettre chaque salarié

qui rentre de vacances à un test, mais

de tester un certain pourcentage de

personnes afin d’identifier des infections

présentes. Chaque entreprise recevra

pour la semaine du 17 août une première

série de bons avec des codes qui

correspondent à un certain pourcentage

du personnel de l’entreprise.

Source: Chambre des Métiers


« Les Cyber-Risques en hausse de 27% »

(Avast Global Risk Report 2020)

En absolu, au Luxembourg, 28,11% des ordinateurs privés (respectivement 14% des professionnels)

ont subi une menace, dont 4,87% (ou 4,38%) une menace avancée créée par des crackers spécialisés.

Confinée comme vous durant la crise Covid-19,

itrust consulting a maintenu tous ses services

en télétravail et a renouvelé son offre…

Êtes-vous préparé

à la prochaine vague Covid-19 ?

Et à la prochaine crise qui est

peut-être une perte d’électricité

ou d’eau ? Ou d’Internet ?

Ou de votre bâtiment ?

Utilisez-vous les outils de

télétravail de manière sécurisée,

légale et efficace ?

Sécurisez-vous vos projets et

systèmes dès la conception ?

Avez-vous réussi à maintenir la

cybersécurité durant cette crise ?

Avez-vous une preuve d’avoir

un niveau suffisant de sécurité

et selon les exigences légales de

protection des données ?

• Étiez-vous bien préparé pour

des événements non prévus ?

• Avez-vous réussi à maintenir la

cybersécurité durant cette crise ?

• Avez-vous su utiliser efficacement

ce temps passé en télétravail pour

améliorer vos connaissances ?

• Avez-vous besoin d’un contrôle de

sécurité simple et indépendant ?

• Savez-vous que les

cyberattaques augmentent

en temps de crises ?

Des outils innovants de cybersécurité disponibles:

• TRICK Service ou TRICK free, pour établir, traiter et surveiller vos risques ;

• un ensemble de documentation (Politiques et procédures, objectifs mesures,

et règles, modèles MS Office, outil Excel et outils « open source », pour votre sécurité,

conformité RGPD et plus d’efficacité.

• VMS-RANT, DNAS, SmartNetIDS développé au Luxembourg,

pour surveiller vos cyberrisques ;

• eTuP, pour chiffrer les lignes point à point en « plug and play ».

« La cybersécurité est l’affaire de tous » (NIST)

Notre ...et surtout, savoir-faire:

des opérateurs de services essentiels :

• bâti sur des méthodologies et des normes de sécurité reconnues ;

• forgé au feu de la recherche européenne et internationale ;

• soumis à des stress tests continus dans les projets de nos clients ;

Des outils innovants de cybersécurité disponibles :

• adaptable avec votre aide pour mieux répondre à vos problèmes.

énergie, communication, eau, santé, justice, police ou services.

Confinés comme vous durant la crise Covid 19, itrust consulting a maintenu tous ses services en télétravail. Grâce au projet

CRITISEC, cofinancé par le Ministère de l’Économie, nos experts créent de nouveaux produits disponibles dès 2022.

• TRICK Service ou TRICK free, pour gérer et surveiller les risques ;

• VMS-RANT, pour évaluer en temps réel les vulnérabilités de votre infra et les risques associés ;

• DNAS, pour sonder le Darknet et évaluer votre exposition à la cybercriminalité ;

• SmartNetIDS, pour être alerté des possibles intrusions de manière simple et innovante ;

• WireHide, pour chiffrer les lignes point à point en « plug and play ».

Nos services traditionnels, utiles en préparation de crise:

Notre savoir-faire :

• pour se préparer

• bâti sur des méthodologies

(politique

et des

télétravail

normes de sécurité reconnues

et continuité

;

de l’activité, plan de reprise,

• forgé au feu la recherche européenne et internationale ;

plan et scénarios • soumis à des des stress tests tests) continus ; dans les projets de nos clients ;

• adaptable avec votre aide pour mieux répondre à vos problèmes.

• pour mesurer et auditer la sécurité ou la conformité chez vous et vos sous-traitants ;

• pour mettre

Nos

à

services

disposition

traditionnels, mais

des

particulièrement

experts

utiles en temps

sécurité,

de crise :

p. ex. un CISO,

• pour auditer la sécurité ou la conformité et pour analyser des offres de service en

un DPO (SECurity particulier des as offres a cloud Service ; – SECaaS) ;

• pour définir et mettre en œuvre une stratégie de continuité (politique télétravail

• pour gérer

et

les

continuité

incidents, l’activité, plan

collecter

de reprise, plan

des

et scénarios

preuves

des tests ;

légales, et investiguer sur vos attaquants ;

• pour évaluer les risques et mettre en place un traitement spécifique (sous-traitance,

usage cloud) ;

• pour vous former, p. ex. en vidéoconférence pendant le confinement.

This project has received funding from the European

Union’s Horizon 2020 research and innovation

programme under grant agreement No 700581

• pour mettre à disposition des experts en sécurité, p. ex. un CISO, un DPO

(SECurity as a Service – SECaaS) ;

• pour gérer, évaluer et collecter des preuves en cas de cyberattaques ;

• pour installer et configurer nos nouveaux outils de cybersécurité ;

• pour vous former, p. ex. en vidéoconférence pendant le confinement.

Move securely within the cyberworld

Move securely within the cyberworld

55, rue Gabriel Lippmann L-6947 Niederanven

+352 26 176 212 www.itrust.lu

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55, rue Gabriel Lippmann • L-6947 Niederanven • T. +352 26 176 212

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surtout,

services.

des opérateurs de services essentiels :

énergie, communication, eau, santé, justice, police ou services.

www.itrust.lu


58 LG

SEPTEMBRE 2020

ECONOMIE

Un nouveau format hybride

pour les Afterworks

de la propriété intellectuelle

Dans le cadre de sa mission publique de promotion, de sensibilisation et de formation aux

différents aspects de la Propriété Intellectuelle (P.I.), l’Institut de la Propriété Intellectuelle

Luxembourg (IPIL), en collaboration avec l’Office de la propriété intellectuelle (OPI), organise

différents événements dont font partie les «Afterworks». Les prochains se dérouleront les

1 er et 14 octobre, sous la modération de Cyrille Dubois et Xavier Delecroix, managers à l’IPIL.

Serge Quazzotti, directeur de l’IPIL, présente les thématiques qui y seront abordées et revient

sur les spécificités de cet événement à l’heure du Covid-19.

“Intégrer

la propriété

intellectuelle

dans la stratégie

des entreprises”

Avant de rebondir sur la thématique des

Afterworks, pouvez-vous nous rappeler

les principales missions de l’IPIL?

Notre institut assiste l’Office de la

Propriété Intellectuelle pour la mise

en œuvre de la politique publique de

propriété intellectuelle du ministère de

l’Economie. Nous sommes sur le terrain

et une grande partie de nos efforts est

dédiée à la sensibilisation aux différents

aspects de la propriété intellectuelle, sujet

qui concerne aujourd’hui tout le monde et

tous les secteurs d’activité. Il est important

d’avoir conscience de son importance, de

connaître les bonnes pratiques ainsi que les

erreurs à éviter. Notre activité se situe donc

en amont de celle des conseils et des avocats

spécialisés en propriété intellectuelle, avec

lesquels nous avons l’habitude de coopérer,

comme par exemple pour les Afterworks.

C’est dans le cadre de vos missions que

l’IPIL organise les Afterworks de la

propriété intellectuelle. Les prochains

auront lieu les 1 er et 14 octobre. Quel

est le concept de cet événement et

quelles seront les thématiques qui y

seront abordées?

Les Afterworks consistent à sensibiliser à

travers des expériences concrètes délivrées

par des entrepreneurs. Nous organisons des

tables rondes auxquelles nous invitons des

entrepreneurs à partager leur vécu et leur

témoignage par rapport à différents sujets

relatifs à la propriété intellectuelle. Des

experts, qui sont des conseils en propriété

industrielle ainsi que des avocats spécialisés,

rebondissent ensuite sur les discussions

et les utilisent comme cas d’école afin

d’expliquer les différents concepts et

d’illustrer comment la P.I. s’intègre dans

le quotidien d’une entreprise. Ce côté

pragmatique est une volonté de notre

part. Il est généralement très bien reçu de

la part du public qui apprécie ce format.

Chaque séance est dédiée à une thématique

précise qui vise un secteur ou un groupe

d’entreprises en particulier.

En partenariat avec la Chambre des Métiers

et la Chambre de Commerce, le premier

Afterwork se déroulera le 1 er octobre à la

Chambre des Métiers et s’articulera autour

des aspects de P.I. liés au travail des agences

de communication et de marketing.

L’ensemble de la chaîne de production de

ces créations est fortement lié à des éléments

de propriété intellectuelle; illustrations,

photographies, sites web, logos, etc., font

l’objet de transfert de droits. Il est donc

intéressant de mettre en lumière cette

problématique, d’identifier quels sont les

droits, qui les détient ou encore quels sont

les droits d’usage de certains contenus.

Cette séance s’adresse aux agences, aux

freelances, aux annonceurs ainsi qu’à tous

les types d’entreprises ou institutions qui

font appel aux services d’une agence de

communication.


Le deuxième Afterwork s’axera sur la

valorisation de la propriété intellectuelle

dans le cadre de projets de collaboration

et de développement et traitera plus

particulièrement de cas où plusieurs

partenaires coopèrent. Il s’agit d’un sujet

d’actualité dans la mesure où presqu’aucune

entreprise ne développe aujourd’hui un

produit ou un service en totale autonomie.

Ce qui soulève un ensemble de questions de

droits de P.I. qui sont liées non seulement

aux résultats des travaux entrepris en

commun, mais également aux éléments qui

seront apportés et utilisés dans le cadre de

ces coopérations. Cet Afterwork aura lieu

au Technoport le 14 octobre prochain,

en partenariat avec le Technoport et Paul

Wurth InCub.

Cyrille Dubois

L’épidémie de coronavirus a déjà chamboulé

votre calendrier événementiel

avec notamment l’annulation de la

Journée luxembourgeoise de la propriété

intellectuelle et sa replanification en

avril 2021. Quelles ont été les mesures

exceptionnelles prises par l’IPIL pour

parvenir à organiser ces Afterworks?

Xavier Delecroix

Malgré la situation, nous tenons à

maintenir les Afterworks même s’il est très

difficile de prévoir la tenue - ou non - de

nos événements. C’est pourquoi nous avons

opté pour un format hybride. Le panel

d’intervenants et un public restreint seront

présents sur place (avec suivi des règles en

vigueur) et l’événement sera retransmis en

direct, en ligne. Les intéressés pourront

ainsi participer aux discussions et poser des

questions à distance grâce à la mise en place

d’un chat. Toutes les questions recevront

une réponse, que ce soit en direct ou à

posteriori. n

Institut de la Propriété Intellectuelle

Luxembourg GIE (IPIL GIE)

134, route d’Arlon

L-8008 Strassen

www.ipil.lu


60 LG

SEPTEMBRE 2020

ECONOMIE

La recherche, un instrument

de relance efficace

Comme tous les secteurs d’activité, la propriété intellectuelle a également dû adapter son

quotidien à la crise sanitaire. Entre réorganisation du travail des employés et conseil à la

clientèle pour poursuivre les activités de recherche indispensables à la relance économique,

Luca Polverari, gérant et partenaire du cabinet luxembourgeois Marks & Clerk, nous parle

des chamboulements que la société a dû affronter à une période où l’officialisation imminente

du Brexit soulève de nombreuses questions…

Comment avez-vous réorganisé le

travail de vos collaborateurs en période

de confinement?

Certains collaborateurs étaient déjà équipés

d’ordinateurs portables mais nos équipes

de support n’étaient par exemple pas

correctement outillées. Nous avons fait le

choix de permettre aux employés d’accéder

à leur ordinateur par VPN, mais la bande

passante n’était pas assez large pour autant

d’utilisateurs… Il a donc fallu redoubler

d’inventivité pour trouver des solutions:

travailler en rotation par département,

adopter des créneaux horaires différents,…

Certains de nos employés pour qui le

télétravail posait problème pour des

raisons organisationnelles ou familiales ont

demandé très tôt à réintégrer les bureaux,

ainsi dès la mi-mai nos locaux ont rouvert

leurs portes avec des effectifs très réduits.

Petit à petit de plus en plus de personnes

nous ont rejoints; nous avons pour cela

organisé un roulement et un sens de

circulation, imposé le port du masque, mis

du gel hydroalcoolique à disposition,…

Aujourd’hui, seulement 50% de l’équipe

occupe les bureaux, en rotation.

Mais le Covid-19 a également eu des

aspects positifs! Il a notamment eu

l’avantage d’accélérer notre digitalisation

en surmontant la peur du changement des

employés en des temps records. Cela nous

pousse aussi à intégrer plus largement

le télétravail dans nos organisations

quotidiennes. Nous avons par ailleurs

remplacé nos voyages d’affaires par des

vidéoconférences et avons remarqué le gain

de temps et d’argent considérable que cela

constituait. Sans remplacer complètement

les contacts humains, le digital prendra

donc davantage de place à l’avenir. Nous

entendons d’ailleurs aménager une salle de

réunion spécialement pour ces rendez-vous

virtuels.

“Arrêter

de redouter

le Brexit

et au contraire

s’y préparer”

Comment la crise a-t-elle impacté vos

activités?

Chaque client a réagi différemment; une

minorité nous a par exemple demandé

de réduire les frais au maximum sans

encourir de perte de droits. En parallèle,

certains offices nationaux ont étendu leurs

délais, ce qui a entrainé un allongement

des procédures avec des instructions plus

tardives et moins nombreuses. Cela s’est

traduit par une baisse d’activité sensible…

ce qui nous a finalement permis de prendre

le temps de revoir notre organisation de

travail en confinement!

C’est logiquement au niveau de la

protection des marques que nos activités

ont le plus baissé, car la conjoncture n’est

pas bonne pour le lancement de nouveaux

produits. Cependant, l’histoire a déjà

démontré que les sociétés qui ont arrêté

de faire de la recherche et de l’innovation

en période de crise n’ont pas survécu les

années suivantes. Il est ainsi certain qu’il

faut continuer à protéger ses droits car les

politiques poussent à la consommation et

l’économie connaitra donc prochainement

un rebond. Les sociétés qui disposeront

des meilleurs produits sur le marché seront

alors celles qui se remettront le plus vite

de la crise. Nous proposons donc de les

accompagner pour cibler davantage leurs

recherches et en réduire les coûts, sans les

arrêter complètement.

Des domaines comme la chimie ou

l’industrie pharmaceutique permettent

moins facilement de réduire les champs de

recherches car on ne connait pas forcément

les compositions qui aboutiront à un

médicament. Il est donc plus difficile de

réaliser des économies… Les recherches

sur les traitements et vaccins contre le

Covid-19 ont d’ailleurs fait l’objet de

demandes de brevet à l’étranger.

La crise sanitaire a tendance à l’éclipser,

pourtant la période de transition avant

l’officialisation du Brexit touchera à sa

fin en décembre prochain. Comment

Marks & Clerk s’y prépare-t-elle?

Les négociations laissent à penser qu’il n’y

aura pas d’accord et qu’il faut s’attendre à un

Brexit dur. Je pense qu’il faut arrêter de le

redouter et au contraire s’y préparer. Nous

planifions donc un Brexit dur avec toutes ses

conséquences. Nos collègues anglais vont

perdre leurs autorisations devant l’EUIPO,

soit l’Office de l’Union européenne pour

la propriété intellectuelle responsable de

la gestion des marques et dessins. Nous

sommes donc en train de mettre au point

une organisation de travail passant par le

Luxembourg qui leur permettrait de ne pas

perdre leurs clients.


LG

SEPTEMBRE 2020

61

Luca Polverari

Le Brexit n’aura pas beaucoup d’incidence

sur les brevets au niveau de la propriété

industrielle. Par contre, concernant les

marques et les dessins industriels, il faudra

dorénavant les déposer en Europe et au

Royaume-Uni en parallèle. Comme le

marché anglais conservera une certaine

importance, il faudra penser à se protéger

sur le territoire anglais séparément. Cela

rendra la démarche probablement un peu

plus chère et compliquée.

A mon humble avis, le Royaume-Uni

restera un partenaire commercial important

pour l’Union européenne et j’espère donc

qu’un accord commercial sera trouvé assez

rapidement après le Brexit. Néanmoins,

Nous restons prudents quant à cette

prochaine année et nous nous attendons à

une certaine baisse d’activité.

Comment rassurer vos clients?

Nous faisons de notre mieux pour

aiguiller notre clientèle en cette période.

Récemment, nous lui avons encore

proposé une présentation sur l’impact de

l’impression 3D sur les droits en Propriété

Industrielle (PI). En effet, garantir la

sécurité des produits demandera une

nouvelle stratégie à une époque où l’essor

de l’impression 3D va faciliter la copie de

pièces en tout genre. Nous restons donc

proactifs, à l’écoute des tendances du

marché et vigilants quant aux nouvelles

législations afin de garantir un conseil avisé

à nos clients quant à la protection de leurs

produits. n

Marks&Clerk Luxembourg

44 Rue de la vallée

L-1017 Luxembourg

luxembourg@marks-clerk.com

www.marks-clerk.lu


La notation “AAA”

du Luxembourg reconfirmée

par Fitch et DBRS Morningstar

Le vendredi 4 septembre 2020, deux agences de notation, à savoir Fitch et DBRS Morningstar,

ont annoncé le maintien de la notation “AAA” du Luxembourg, et ce avec perspective stable.

Malgré le contexte de crise, les deux agences indiquent ainsi que le pays dispose de la capacité

nécessaire pour faire face aux conséquences économiques de la pandémie du Covid-19.

Les deux agences de notation mettent en

exergue la situation de départ favorable

du Luxembourg, qui se caractérise par

une marge de manœuvre importante qui

a pu être dégagée grâce à la politique

budgétaire prudente des dernières années.

Ceci aura permis au gouvernement

de réagir rapidement pour mettre en

œuvre des mesures généreuses afin de

soutenir l’économie. Ces mesures auront

inévitablement un impact considérable sur

les finances publiques.

DBRS Morningstar et Fitch estiment par

ailleurs que la récession au Luxembourg sera

importante, mais qu’elle devrait être moins

grave que celle de la moyenne de la zone

euro et que l’économie devrait se redresser

en 2021 pour renouer avec les niveaux

d’avant-crise. Les deux agences de notation

attestent donc que, malgré un contexte

économique difficile, les fondamentaux

de l’économie luxembourgeoise restent

solides.

“Le Luxembourg

devrait rester

une destination

attrayante pour les

investissements ”

En ce qui concerne les risques pour les mois

à venir, les agences soulèvent les incertitudes

entourant l’évolution de la pandémie

du Covid-19 et le rythme de la reprise

économique. Malgré un environnement

extérieur moins favorable et les incertitudes

précitées, les agences considèrent que

les risques pour le Luxembourg seraient

maîtrisables, si le pays poursuit son action

politique prudente en matière économique

et financière. DBRS reconnaît également

les efforts soutenus par le gouvernement

dans le domaine de la transparence fiscale

et estime que le Luxembourg devrait

rester une destination attrayante pour les

investissements.

Pierre Gramegna, ministre des Finances,

commente: “Je me félicite que les

deux agences de notation partagent le

constat que le Luxembourg mobilise les

moyens nécessaires pour parer aux effets

économiques de la crise due au Covid-19.

Elles attestent également que la politique

économique et budgétaire prudente

du gouvernement des dernières années

fournit un gage de confiance et permet de

reconfirmer le maintien de la meilleure

notation possible, à savoir la notation

“AAA” avec perspective stable pour le

Grand-Duché”. n

Communiqué par le ministère des Finances



64 LG

SEPTEMBRE 2020

BRÈVES COMMUNALES – EST

PAR RAOUF HATIRA

MERTERT

Le conseil communal a approuvé

à l’unanimité l’action de solidarité

‘’Mäertert a Waasserbëlleg-mir halen

zesummen!’’. Un budget de 145.000

euros a été alloué à cette action qui se

prolongera jusqu’au 31 octobre 2020.

Pour soutenir les magasins, entreprises,

restaurants et cafés, chaque habitant

de la commune recevra un bon d’achat

de dix euros. Les bons seront envoyés

par la poste à la fin du mois de juillet

et pourront être échangés dans les

magasins, entreprises, restaurants

et cafés qui participent à l’action.

Toutefois, les boissons alcoolisées, les

produits de tabac et les carburants sont

exclus de l’offre.

Source: mertert.lu

MONDORF-LES-BAINS

Pour permettre une saisie exacte des

quantités de déchets collectées par

citoyen et faciliter ainsi à l’administration

communale la gestion des récipients, la

commune équipera prochainement

toutes les poubelles ou conteneurs gris

destinés aux déchets ultimes et ceux

bruns destinés aux biodéchets d’une

puce électronique. Celle-ci mesurera

les quantités collectées et la fréquence

des vidanges. Ainsi, les citoyens auront

une meilleure vue sur la gestion de

leurs déchets et constateront les

possibilités de recyclage. Toutes les

données personnelles collectées

ne seront pas enregistrées, selon la

commune.

Source: mondorf.lu

REMICH

L’office régional du tourisme de

la Moselle luxembourgeoise ne

manque pas d’inspiration pour attirer

les touristes pendant cette période

difficile marquée par le sceau de la crise

sanitaire. Tout en mettant en avant les

atouts du Miselerland et sa situation

stratégique entre le Luxembourg

et l’Allemagne, l’office de tourisme

met à la disposition des visiteurs

et des touristes l’application “Psst.

Lauschtour” à télécharger gratuitement

pour découvrir de nombreuses

attractions et manifestations de la

région de manière interactive.

Source: visitremich.lu

WORMELDANGE

Les Domaines Vinsmoselle ont présenté à Wormeldange les

nouvelles étiquettes de l’ensemble de leur gamme. Après

l’inauguration d’une nouvelle marque, les Vignerons de la

Moselle en 2019, qui concerne les vins AOP (Appellation

d’Origine Protégée) et le relooking de leur entrée de gamme,

ils s’attaquent au renouvellement de l’habillage de leurs grands

crus et premiers grands crus. A l’origine prévu pour le 1 er mai,

l’événement a été retardé pour cause de Covid-19.

Source: vinsmoselle.lu

BEAUFORT

La septième édition de la randonnée pédestre traditionnelle,

organisée par l’association des auberges de jeunesse

luxembourgeoises en coopération avec la fondation Carlo

Hemmer, aura lieu le week-end du 3 et 4 octobre dans la région

Mullerthal – Petite Suisse luxembourgeoise. La randonnée

partira de l’auberge de jeunesse de Beaufort en direction de

Grundhof, Berdorf et Eppeldorf. Au programme: deux étapes

assez ambitieuses, de nombreux mètres de dénivellement

ainsi que des vues spectaculaires. Après la randonnée, les

participants se retrouvent à l’auberge de jeunesse de Beaufort

pour y passer la nuit.

Source: visitbeaufort.lu

ROSPORT-MOMPACH

En coopération avec le Natur- & Geopark Mëllerdall, l’office

régional du tourisme de la région Mullerthal propose quatre

circuits différents dans la zone du candidat UNESCO Global

Geopark, du 15 juillet au 13 septembre. Le Natur- & Geopark

Mëllerdall (NGPM) a pour objectif de devenir membre du

réseau international des UNESCO Global Geoparks. Il a pour

mission de promouvoir et de mettre en valeur son patrimoine

géologique, ainsi que tous les autres aspects du patrimoine

naturel et culturel de la région.

Source: mullerthal.lu

BIWER

A cause de la crise sanitaire qui court encore,

le gouvernement a décidé de prolonger

tacitement les contrats d’adhésion au

chèque-service accueil. La prolongation

tacite de ces contrats est arrivée à échéance

le 2 août 2020. La commune de Biwer

a informé les parents intéressés qu’ils

devaient effectuer la demande de renouvellement

du contrat d’adhésion au chèqueservice

accueil auprès de la commune avant

la fin du mois d’août.

Source: biwer.lu

FLAXWEILER

La piscine communale a réouvert ses

portes le 16 juillet dernier. Fermée

depuis le début de la crise sanitaire de

Covid-19, la piscine reprend ses activités

avec quelques restrictions. Elle reste

ouverte au public du lundi au vendredi

de 14h30 à 19h30. Une réservation

par téléphone au préalable est requise.

Chacun a le droit à une réservation de

1h30. En raison des mesures de sécurité

et de la distanciation sociale, le nombre

des participants est en effet limité.

Source: flaxweiler.lu

MANTERNACH

Afin de favoriser la transition énergétique

et écologique, la commune de

Manternach offre à ses habitants des

subsides pour l’utilisation rationnelle

de l’énergie. Cette subvention d’investissement

dans les énergies renouvelables

comprend la mise en place

de capteurs solaires thermiques

et d’installations photovoltaïques,

l’isolation des habitations, l’exploitation

énergétique du bois, la récupération

de l’eau de pluie ainsi que

l’acquisition d’un vélo aussi bien

électrique qu’ordinaire.

Source: manternach.lu

SCHENGEN

En temps de Covid-19, les vacances

scolaires peuvent paraitre longues

pour certains enfants. Consciente

de cette situation, la commune de

Schengen a mis en place un forfait

vacances pour les écoliers. Dans

le cadre de “#vakanzdoheem”, la

commune a prévu des bons destinés

aux enfants pour aller au cinéma ou à la

piscine, jouer au minigolf ainsi que des

bons alimentaires. Tout cela occupera

les enfants durant les vacances

scolaires et soulagera les parents par la

même occasion.

Source: schengen.lu


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66 LG

SEPTEMBRE 2020

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Planifier et améliorer le futur

Le 1 er octobre prochain l’entreprise luxembourgeoise

Luxplan, membre de L.S.C. Engineering Group et labélisée

RSE, changera de direction. Après 25 années passées à sa tête,

Marcel Hetto cède son poste à Myriam Hengesch. Gardant

un pied dans la société pour poursuivre son développement

stratégique, l’ancien directeur confie à sa successeur la

poursuite de la croissance de l’entreprise, la gestion d’une

large équipe multidisciplinaire et le développement général de

Luxplan vers des outils innovants. Dans une interview croisée,

ils nous parlent de leur vision d’une entreprise cherchant à

avoir un impact positif sur la société, l’environnement et la

qualité de vie des citoyens.

Dès leur arrivée dans l’entreprise, nos

collaborateurs ont l’opportunité de passer

d’un service à l’autre afin d’avoir une vue

globale du travail que représente un projet

et de comprendre les problématiques qui

sont rencontrées par chacune des disciplines

que nous gérons. Nous les formons ensuite

aux soft-skills nécessaires à une bonne

collaboration et veillons à actualiser leurs

compétences. En effet, la technologie

inhérente à nos métiers évolue chaque jour;

en fonction des situations rencontrées sur le

terrain, nous les encourageons à nous faire

part de leurs besoins en formation pour

rester à la pointe de l’innovation.

Présentez-nous votre entreprise en

quelques mots…

MyH: Trouvant son origine dans la

création de l’entreprise Seterec en 1970,

puis Simon & Christiansen en 1977, le

groupe L.S.C. Engineering est fondé en

2013 et réunit toutes les sociétés créées

depuis, dont l’entreprise Luxplan qui

voit le jour en 1981. Au total, le groupe

comprend dix entreprises réparties entre

le Luxembourg, la France, l’Allemagne

et le Sénégal et rassemble 315

collaborateurs dont 100 travaillent pour

Luxplan. En faisant appel à notre groupe

d’ingénieurs-conseils, la clientèle accède

à l’ensemble des services nécessaires à

l’élaboration d’un projet de construction

ou d’aménagement du territoire, en

dehors de l’architecture.

MaH: De 1985 à 1996 j’ai assuré moimême

des missions emblématiques comme

l’extension de l’aéroport, le contournement

de Luxembourg, la collectrice du Sud ou

encore l’autoroute reliant l’Allemagne. En

1996, j’ai été intégré dans l’actionnariat

du groupe. La même année, j’ai pris la

direction générale de Luxplan. A cette

époque, nos équipes étaient principalement

chargées de la supervision et du

management des chantiers de création du

réseau autoroutier luxembourgeois. En

2007, Andreas Wener a également rejoint

la direction de Luxplan et a contribué, entre

autres, au développement du département

Environnement. Aujourd’hui, les activités

de Luxplan ont évolué vers la gestion des

travaux en génie urbain et place la durabilité

des chantiers au cœur de ses conceptions.

“Des projets

respectueux

de l’environnement

et au sein desquels

les utilisateurs

peuvent s’épanouir”

Quels sont les services que vous

proposez à vos clients?

MyH: Les clients privés ou publics nous

soumettent un terrain et nous nous occupons

du reste! Nous constituons d’abord une

équipe multidisciplinaire mobilisant

toutes les compétences de l’entreprise et

instaurons une communication forte liant

chaque aspect du chantier. Le fil rouge de

nos activités est ensuite la durabilité; nous

construisons en effet des projets respectueux

de leur environnement et au sein desquels

les utilisateurs peuvent s’épanouir.

Nous couvrons un large panel d’activité dans

les domaines de l’urbanisme, la topographie,

la géologie, l’hydrologie, des études forestières

et environnementales, des études

d’infrastructures, de trafic et de mobilité.

Nous assurons également des missions de

Project Management et de direction des

travaux, ainsi que de coordination sécurité

et santé sur chantier. Nous avons par ailleurs

développé des compétences spécialisées dans

la construction durable et les techniques

spéciales du bâtiment.

MaH: En tant qu’ingénieurs, nous

devons apporter un regard neuf sur les

problématiques rencontrées sur le terrain.

Notre rôle ne se limite pas à la réalisation

d’un projet, mais doit avoir un impact sur

la société, l’environnement et la qualité de

vie des citoyens. Nous devons pour cela

convaincre les politiques du bien-fondé des

évolutions que nous apportons.

Au fil des années, nous avons étoffé nos

compétences et notre offre de service

dans le domaine environnemental. D’un

petit département environnement créé il

y a 25 ans, cette thématique représente

aujourd’hui 30% de nos activités. Nous

réalisons dans ce cadre des études

environnementales et d’impact, planifions

les renaturations, menons des études

forestières, nous veillons à l’obtention

de certifications énergétiques, effectuons

des relevés de sol, des études sur l’eau

potable, développons des concepts de

compensation, les perspectives sont

larges!

MyH: Nous ne nous limitons pas aux

standards de la construction et poussons

nos clients à s’orienter vers des solutions

innovantes et écologiques. Dans une idée

d’amélioration continue, nous développons

de nouvelles techniques en fonction des

problématiques que nous rencontrons

sur le terrain. De plus, notre équipe

internationale apporte une véritable plusvalue

aux projets grâce à sa large vision des

évolutions techniques en développement à

travers le monde.

De manière générale, nous encourageons

nos collaborateurs à partager leurs idées

afin que nous puissions les développer en

adéquation avec la demande du marché.


Marcel Hetto et Myriam Hengesch


68 LG

SEPTEMBRE 2020

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Vous avez également développé des

produits et techniques innovants…

MaH: Nous nous chargeons effectivement

de tâches plus spécifiques comme le SIG

(Système d’Information Géographique).

Petit à petit, nous avons digitalisé nos

processus pour garantir un meilleur

archivage et surtout un accès facilité aux

données géographiques et techniques.

Aujourd’hui, notre équipe SIG d’une

quinzaine de personnes réalise l’inventaire

et facilite la gestion de ces données en les

rendant visualisables via l’interface Web

SIGcom. Cet outil et les informations qu’il

rassemble est amené à évoluer en fonction

des besoins de nos clients.

Se présentant sous la forme d’un plan à

plusieurs couches d’information, il permet

de visualiser clairement les données sur les

réseaux et les projets au sein d’un territoire

et de les gérer de manière intuitive à partir

d’une seule plateforme. Nos clients sont

surtout les communes, dont plus de la

moitié recourent déjà à ce service pour

lequel nous collaborons avec le SIGI, le

Verkéiersverbond et l’administration du

cadastre.

MyH: Nous venons par ailleurs de

développer un produit complémentaire,

«Instant as built 3D», qui permet de

réaliser une modélisation en 3D d’un projet

à partir de photographies par téléphone et

drone et de l’intégrer dans notre système

SIG. Lorsque nous réalisons des travaux,

nous disposons ainsi d’une modélisation

en temps réel de ceux-ci. Nous avons par

exemple testé ce produit sur le chantier du

tram à Luxembourg; aujourd’hui grâce à

cette modélisation 3D nous savons ce qui

se trouve sous son passage et pouvons plus

facilement coordonner l’existant et le neuf.

MaH: Enfin, nous sommes en train de

développer des concepts pour le filtrage des

eaux superficielles polluées. Dans ce cadre,

nous avons réalisé un projet de bassin de

rétention d’eau avec épuration des eaux

superficielles à l’aide de plantes à Grass.

Les résultats de nos analyses montrent

une amélioration significative des eaux

superficielles avant qu’elles ne rejoignent les

ruisseaux. Nous avons dès lors pour projet

de remplacer les bassins de rétention du

réseau autoroutier par ce nouveau concept.

“Une modélisation

3D du chantier

du tram pour

mieux coordonner

l’existant et le neuf”

Luxplan connaitra prochainement un

changement de direction: Marcel Hetto

vous céderez prochainement votre place

à Myriam Hengesch. Quelles sont les

raisons qui ont motivé ce choix?

MaH: En ce 1 er octobre 2020, je m’apprête

à me retirer de la direction de Luxplan,

en passant la main à Myriam Hengesch,

directeur général, qui assurera la gestion

journalière. L’équipe de direction est

complétée par Jochen Holletschek, directeur

technique et Andreas Wener, directeur

administratif et financier. Je continuerai à

participer au développement stratégique de

la société.

MyH: Cette nouvelle direction n’impliquera

pas de changement de philosophie

brutal mais se fera dans la continuité de la

stratégie mise en place jusqu’ici. Avec une

formation de géographe et d’urbaniste et

une expérience de dix ans dans ce domaine

à l’étranger, j’ai rejoint Luxplan il y a six

ans en reprenant la direction du département

urbanisme et aménagement du

territoire. Dès le début, Marcel et moi

avons eu une bonne entente et avons la

même vision pour l’entreprise. Ainsi,

nous partageons la volonté de valoriser

les collaborateurs et leurs idées et de les

aider à développer leur carrière et leurs

compétences.

J’ai assisté Marcel dans le développement

de Luxplan au cours de ces dernières

années et depuis un an je me prépare à la

reprise de la direction. Mon métier consiste

à trouver des compromis et à favoriser

les interconnexions entre les différentes

disciplines et compétences que nous

rassemblons. La gestion de l’entreprise

s’est toujours faite en consultation avec les

collaborateurs et je vais poursuivre sur ce

modèle qui a déjà fait ses preuves.

Comment envisagez-vous l’évolution de

l’entreprise à moyen terme?

MyH: Nous nous attendons à une poursuite

de notre croissance au cours des prochaines

années. La crise a eu des conséquences sur

le secteur de la construction en général,

mais nous avons relativement été épargnés

jusqu’ici. Bien sûr, comme pour tous, nos

projets en cours connaissent un retard dû

à l’arrêt des chantiers. Les budgets de nos

clients pour les projets futurs sont encore

incertains, c’est pourquoi notre politique

est prudente quant à l’avenir mais nous

restons confiants.

Des évolutions nous attendent et certains

axes en particulier mobiliseront nos forces

prochainement. Nous nous dirigeons

par exemple vers une généralisation de la

modélisation BIM dans le domaine du génie

urbain, qui est aujourd’hui principalement

utilisée dans la construction de bâtiment.

Notre objectif est que chaque client puisse

rapidement avoir une représentation

visuelle en 3D de ses projets et que nous

puissions collaborer plus efficacement avec

tous les acteurs concernés par un même

chantier. n

Luxplan S.A., membre de

L.S.C. Engineering Group S.A.

85-87 Parc d’activités

L-8303 Capellen

Tél.: 26 39 01

info@luxplan.lu

www.luxplan.lu


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Un nettoyage soucieux

de l’environnement

Spécialiste de la vente de matériel à destination des entreprises de construction et des

communes, Sermatec a récemment fourni des balayeuses de voirie - dont une entièrement

électrique - à la Ville de Luxembourg. Patrick Englaro, gérant, revient sur leurs avantages et

présente les différents produits et solutions offerts par sa société.

Vous venez de remettre quatre balayeuses

de voirie à la Ville de Luxembourg.

Pouvez-vous nous présenter les deux

types de machines livrées?

La Ville de Luxembourg a récemment

réceptionné une DULEVO D.zero2 ainsi que

trois balayeuses du type DULEVO 6000. Les

deux types de machines présentent chacune

des caractéristiques et des avantages différents.

La première, la D.zero2, est une balayeuse

entièrement électrique de la marque

DULEVO disposant d’un conteneur de

déchets de 2 m 3 . Grâce à la technologie

lithium-ferphosphaté, la machine garantit

une autonomie de travail de plus de

huit heures. Ses dimensions compactes

et son articulation centrale lui assurent

une manœuvrabilité exceptionnelle qui

prédestine la DULEVO D.zéro2 à une

utilisation dans des centres urbains et des

espaces verts, mêmes petits et étroits. Le

moteur électrique n’assure pas uniquement

une émission nulle en CO 2

mais également

une réduction considérable des vibrations

et des émissions sonores permettant son

usage même à des heures nocturnes sans

perturber la tranquillité publique.

Abstraction faite de l’absence d’émissions

polluantes, l’alimentation complètement

électrique garantit une consommation

d’énergie ainsi que des coûts d’entretien

largement inférieurs à un moteur thermique

classique. Le coût supplémentaire à l’achat

d’une telle machine est en effet amorti

après trois à quatre ans d’utilisation.

Le seconde machine, la DULEVO 6000,

est une balayeuse compacte à moteur diesel

qui dispose d’une capacité de 6 m 3 . Celleci

fonctionne avec le système mécaniqueaspirant-filtrant

breveté par DULEVO.

Cette machine convainc par un résultat

de nettoyage extraordinaire et une

excellente capacité de filtrage des particules

fines. Contrairement à d’autres fabricants

traditionnels, DULEVO n’utilise pas

uniquement le système aspirant mais aussi

un système de ramassage mécanique. Cela

présente certains avantages: balayage des

pavés historiques sans endommager les

joints, ramassage d’une grande masse

de déchets sans problème de colmatage,

puissance de balayage exceptionnelle

(vitesse de balayage réelle pouvant atteindre

30 km/h). La DULEVO 6000 peut

également balayer sans utiliser d’eau et est

donc utilisable toute l’année.

Le système de ramassage mécanique

est également une condition préalable à

l’utilisation d’un «vrai» filtre à particules

fines. Celui-ci, de la marque GORE,

garantit l’élimination totale des particules de

poussière jusqu’à 2,5 microns ce qui assure

une protection efficace contre les particules

fines respirables et hautement nocives.

La machine DULEVO 6000 combine

ainsi un nettoyage très efficace à des

qualités écologiques et environnementales

substantielles.


Quelle offre proposez-vous pour

l’entretien de ces nouveaux modèles

électriques?

Les coûts d’entretien et de maintenance

de la nouvelle génération de balayeuses

électriques DULEVO sont très limités.

On peut s’attendre à une économie allant

jusqu’à 80% dans la gamme des pièces

habituelles d’usure, qui - combinée à

une consommation d’énergie à moindre

coût - permet un amortissement du prix

d’achat supplémentaire endéans trois à

quatre ans. Grâce aux composants utilisés,

un diagnostic de maintenance direct est

possible et nos techniciens bien formés sont

toujours rapidement disponibles en cas

d’urgence.

Que diriez-vous aux communes qui souhaiteraient

emboîter le pas à la capitale?

Je dirais qu’elles sont sur la bonne voie! La

rentabilité et la protection de l’environnement

ne doivent en effet plus s’exclure à l’heure

actuelle. Dans le domaine du nettoyage

urbain, il n’y a pas de meilleure solution que le

système de ramassage mécanique-aspirant de

DULEVO garantissant un nettoyage efficace,

une filtration très poussée des poussières fines

et une économie d’eau significative.

Les balayeuses compactes à propulsion

électrique convainquent par leur coût

de fonctionnement très bas, l’absence

presque totale de bruit et de vibrations

ainsi que l’émission zéro de CO 2

. Nous

serions heureux de les convaincre par une

démonstration sur place.

“Un nettoyage

très efficace

combiné

à des qualités

écologiques et

environnementales”

Quels sont les autres produits que

vous proposez aux administrations

communales?

A côté des balayeuses de DULEVO, nous

proposons une très large gamme de machines

et d’équipements aux communes aussi

bien en vente qu’en location. Avec Wacker

Neuson, nous disposons de chargeuses

sur pneus, de chargeuses télescopiques, de

pilonneuses et de plaques vibrantes avec

moteur diesel ou 100% électrique.

Pour le service hivernal, nous distribuons

des épandeurs de la société Kugelmann et

des chasse-neiges de la société autrichienne

Kahlbacher.

Afin d’assurer la propreté publique, nous

avons toujours en stock des sacs à crottes

de chien en matières recyclées ainsi que les

distributeurs de sachets associés.

Un autre volet important de notre gamme

est lié à la sécurité routière pour laquelle

nous proposons des balises, des barrières et

des feux tricolores à la vente ainsi qu’à la

location à court terme.

Vos solutions s’adressent également au

secteur privé. Quels sont vos produits

phares pour les entreprises?

Pour notre deuxième catégorie importante

de clients, à savoir les entreprises de

construction, nous offrons également une

très large gamme de produits dont les plus

appréciés sont les excavatrices japonaises

TAKEUCHI. L’inventeur de la mini-pelle

moderne propose des produits de haute

qualité avec une puissance hydraulique

unique.

En outre, nous sommes spécialisés dans un

grand nombre d’accessoires hydrauliques

qui sont de plus en plus importants dans

le secteur de la construction pour pouvoir

travailler efficacement et à moindre coût.

Ici, je voudrais juste mettre en évidence

l’attache rapide entièrement automatique

de la marque OILQUICK qui permet de

changer les accessoires sans devoir sortir

de la machine pour changer les tuyaux

hydrauliques.

Mais ce qui nous importe le plus est d’offrir

un service rapide et compétent pour les

communes comme pour les entreprises de

construction. Le service au client est au

centre des préoccupations quotidiennes de

notre personnel motivé et bien formé. n

Sermatec SARL

19, Zare Ouest

L-4384 Ehlerange

www.sermatec.lu


72 LG

SEPTEMBRE 2020

Och wann d’Lag aussiichtslos

schéngt, Opginn ass keng Optioun

“Eis international Gemeinschaft kann nëmme funktionéiren, wa jiddereen déi universal

Gesetzer respektéiert”. D’Michelle Schmit ass eng jonk Juristin an zënter 2013 Member vum

Comité pour une Paix Juste au Proche-Orient (CPJPO). Zënter dësem Joer ass si aktiv un der

Koordinatioun vun de Projete vun der ONGD bedeelegt.

Michelle Schmit - Jerusalem, Abrëll 2016

Jenin, Juni 2019

Droit Studium

Schonn zënter Klengem u wollt ech ëmmer

Droit studéieren, fir dono mat mengem

Wësse kënne Leit ze hëllefen. Nom Bachelor

hunn ech e Master am Droit international

ugehaangen, wat vill méi interessant

a wuertwiertlech weltbeweegend war.

Meng Passioun fir den Droit international

wiisst ëmmer weider. Eis international

Gemeinschaft ka nëmme funktionéieren,

wa jiddereen, all Staat an all Mënsch, déi

universal Gesetzer respektéiert. Fir mech

gouf et also keen anere Wee wéi mech an

enger Organisatioun ze engagéieren, déi

fir d’Unerkennung an de Respekt vun de

Mënscherechter kämpft.

Engagement

Mir haten op der Première kuerz d’Situatioun

tëscht Israel a Palästina duerchgeholl. Meng

Geschichtsproff hat dunn d’Coordinatrice

vum CPJPO agelueden, fir eis e bësse méi

iwwer de Konflikt ze erzielen. Ech weess

nach, wéi ech deemools den Tréine no

war, wéi ech Fotoe vun der Mauer gesinn

hunn. Mech huet et esou schockéiert, dass

dës ongerecht Situatioun scho Joerzéngten

undauert an et keen ze interesséiere schéngt.

An dem Moment hunn ech decidéiert

mech dofir ze engagéieren, dass esou

Ongerechtegkeete bekannt ginn an dass ech

alles a menger Muecht dofir maachen, dass

se en Enn fannen.

“An dem Moment

hunn ech decidéiert

mech dofir

ze engagéieren,

dass esou

Ongerechtegkeete

bekannt ginn

an dass ech alles

a menger Muecht

dofir maachen, dass

se en Enn fannen”

Motivatioun

Natierlech ass et oft schwéier motivéiert ze

bleiwen, virun allem well ee bei Themen

déi d’Entwécklung betreffen nëmme seele

kloer a punktuell Resultater gesäit. An esou

Momenter wéi z.B. der Verëffentlechung

vum Donald Trump sengem “Deal of

the Century” schéngt engem d’Aarbecht

aussiichtslos. Wärend engem “voyage

éducatif” mam CPJPO virun e puer

Joer hunn ech sur place Kolleege fonnt

mat deenen ech nach haut bal all Dag

a Kontakt sinn. Et si virun allem si, déi

mir d’Kraaft gi weiderzemaachen. Déi

onendlech Hoffnung an de Liewenswëlle

vun de Palästinenser, mäin déiwe Glawen

un d’Mënschheet a mäin Idealismus hëllefe

mir weider dofir ze kämpfen, dass all

Mënsch déi selwecht Rechter huet.

Weidermaachen

Leschte Summer war ech ee Mount am

Westjordanland an hunn ee Projet besicht,

dee vum CPJPO ënnerstëtzt gëtt. Et

handelt sech dobäi ëm eng psychosozial

Ënnerstëtzung vu Kanner an hire

Mammen, déi am Flüchtlingscamp zu Jenin

op enkstem Raum liewe mussen. Ech selwer

hu bei enger eelerer Fra ouni Kanner am

Camp gewunnt. All Owend huet si mir a

gebrachenem Englesch erzielt, wat dëse

Camp schonns alles duechgemaach huet.

2002 ass e groussen Deel dovu wärend

enger israeelescher Militäroperatioun

zerstéiert ginn a vill Bewunner sinn ëm

d’Liewe komm. D’Bewunner vum Camp

hu mir Dag fir Dag gewise wéi dankbar si

sinn dass ech do sinn. Ouni vill ze maachen

huet meng Presenz hinne verséchert, dass si

net vergiess ginn an dass Leit op der ganzer

Welt sech dofir asetzen, dass hir Rechter

endlech respektéiert ginn. n

Méi Informatioun: https://paixjuste.lu


TÉMOIGNAGES D’ENTREPRISES x TABLES RONDES

Un cycle de séminaires sur la propriété intellectuelle et ses enjeux

01/10

2020

Propriété intellectuelle et créations en

communication

Chambre des Métiers, Luxembourg - Kirchberg

16h30-18h00

Intellectual Property valorisation in

collaborative developments

Technoport, Esch - Belval 16h30-18h00

14/10

2020

Les séminaires se déroulent cette année sous la forme de webinaires.

Il existe néanmoins un nombre limité de places dans la salle.

Programme et inscription : www.ipil.lu

En partenariat avec

Avec le support de


74 LG

SEPTEMBRE 2020

BRÈVES COMMUNALES – CENTRE

PAR RAOUF HATIRA

CONTERN

La société MC Luxembourg a présenté

le plan pluriannuel de financement

de la commune de Contern pour les

prochaines années. Le financement

de plusieurs projets d’ampleur, comme

la construction de la nouvelle

administration communale ou l’agrandissement

du site scolaire «um Ewent»

à Contern (Phase 1 et 2), s’étire sur

plusieurs années budgétaires. Les

conséquences financières probables

suite à la crise sanitaire ont été prises en

compte et plusieurs scénarios ont été

présentés et illustrés.

Source: contern.lu

STRASSEN

Le conseil communal a voté le

lancement d’un projet de 6,8 millions

d’euros, prévu au 38, route d’Arlon. Il

s’agit d’une résidence avec une surface

d’habitation de 850 m 2 , répartie sur

trois étages. Elle sera composée de

quatre appartements avec deux à trois

chambres à coucher, ainsi que deux

logements prévus pour la cohabitation.

Disponible uniquement en location,

l’ensemble restera la propriété de la

commune. Une crèche prévoyant des

places pour 17 enfants est planifiée au

rez-de-chaussée. Chaque cohabitation

sera dotée de quatre chambres

meublées de 17,65 m 2 avec salle de

bain privative, ainsi que d’une partie

commune de 72 m 2 avec cuisine et

salon. Une terrasse sera également à

disposition des locataires.

Source: strassen.lu

NIEDERANVEN

Au cours des derniers mois, la commune

a invité les citoyens à discuter du

réaménagement et de la revalorisation

de la «Duerfplaz» à Senningen pour

augmenter la qualité de vie et la sécurité

routière. Au total, plus de 40 citoyens

ont participé à la visite des lieux.

L’accent a été mis sur toutes les facettes

de la Duerfplaz: espaces publics,

mobilité et fonctions. Ce processus

a permis de dégager de nombreuses

idées. Plus de 80 propositions ont été

formulées lors du processus participatif.

Source: niederanven.lu

HESPERANGE

Le conseil communal a approuvé une prime pour la construction

ou l’acquisition de logements sur le territoire de la commune. Le

logement doit servir d’habitation principale et permanente au

bénéficiaire pendant un délai d’au moins dix ans après la date de

l’acte authentique d’acquisition. La prime ne peut être accordée

qu’une seule et unique fois à un même bénéficiaire. Le montant

de la prime est fixé à 1.500 euros. Ce montant est majoré de

500 euros pour chaque enfant à charge des bénéficiaires.

La prime ne peut dépasser le montant de 3.000 euros.

Source: hesperange.lu

LUXEMBOURG-VILLE

Les mesures restrictives prises dans le cadre de la pandémie de

Covid-19 ont profondément touché les secteurs du commerce et

de l’Horesca. Pour relancer l’activité commerciale dans la capitale,

le collège échevinal de la Ville a lancé une série de mesures pour

soutenir le commerce local dont l’action de distribution des bons

d’achats. Dans ce cadre, la Ville a acheté 20 bons d’achat d’une

valeur de 50 euros à tous les commerces intéressés. 16.411 bons

d’achats d’une valeur de 50 euros sont à gagner.

Source: vdl.lu

SANDWEILER

Pour la septième année consécutive, la commune de Sandweiler

va participer au “Tour du Duerf” entre le 10 et le 30 septembre.

A travers un concours entre équipes cyclistes et communes,

il s’agit de se déplacer à vélo et de parcourir maximum de

kilomètres. L’ensemble des habitants, les entreprises, les

écoles, les associations de la commune et plus particulièrement

les membres des conseils communaux sont invités à participer,

afin de se rendre compte réellement de l’importance du vélo

dans leur commune.

Source: sandweiler.lu

BERTRANGE

Pour réduire les émissions de CO 2

et

pour promouvoir la mobilité douce, la

commune de Bertrange a introduit un

ensemble de mesures sous forme de

subventions à l’achat d’un moyen de

transport écologique ou d’une voiture

électrique. 10% du prix d’achat d’un vélo

traditionnel, d’une trottinette électrique

ou bien d’un vélo ou cyclomoteur

électrique seront reversés à chaque

acquéreur. Un forfait de 500 euros est

également versé à chaque ménage à

l’achat d’une voiture électrique.

Source: bertrange.lu

BISSEN

La zone autour de la place de l’Immigration,

dans le centre de Bissen,

doit être réaménagée à l’avenir. Il est

prévu d’y construire une nouvelle

mairie avec un centre culturel et une

salle de manifestations intégrés ainsi

qu’une brasserie. D’autres services

viendraient compléter l’ensemble,

tels qu’un centre médical ou une

pharmacie par exemple. Dans le

souci d’impliquer activement les

résidents de la commune, le collège

des bourgmestre et échevins a mis

en ligne un questionnaire dans lequel

les habitants peuvent faire part de

leurs souhaits concernant ce projet.

Source: bissen.lu

COLMAR-BERG

Le ministère de l’Environnement, du

Climat et du Développement durable a

procédé à la rectification de son arrêté

1/19/0337 du 30 avril autorisant la

S.A. Recyfe à agrandir la décharge de

déchets inertes située sur le territoire

des communes de Colmar-Berg et de

Nommern. Le texte du présent arrêté

pourra être consulté au secrétariat

communal. Tout recours contre cette

décision est à introduire devant le tribunal

administratif dans un délai de 40 jours.

Source: colmar-berg.lu

SCHUTTRANGE

Propres, écologiques et silencieux,

les véhicules électriques sont taillés

pour les trajets intra-communaux. La

commune de Schuttrange mise elle

aussi sur l’électromobilité; dans sa

flotte se trouvent actuellement six

véhicules 100% électriques dont trois

voitures, une camionnette, un petit

camion et un vélo.

Source: schuttrange.lu


Matériels agricoles I Motoculture I Matériels communaux et forestiers

Préparer l’AVENIR avec SUCCÈS !

Idéal pour les Municipalités

Aujourd'hui, les communes oorent à leurs citoyens une large gamme de services.

Un équipement de travail adapté et eecace est nécessaire pour cela.

Il est d'autant plus important de prendre les bonnes décisions lors de l'achat de

nouvelles machines. Les chargeurs Weidemann sont utilisés avec succès dans

les municipalités depuis des décennies. L'interaction parfaite entre l'homme,

le chargeur et l'outil est une priorité chez Weidemann.

La gamme de produits matures est à la fois performante, innovatrice, confortable,

fiable et économique.

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avec équipements hivernaux

Conception multi-outils

Avec une multitude d'outils, les chargeurs Weidemann sont véritablement

polyvalents. Ils peuvent être utilisés dans une grande variété de domaines et

les diiérents travaux peuvent être eeectués sans aucun problème :

les travaux de manutention et de transport, l'entretien des espaces verts,

le service hivernal, les travaux de construction, le nettoyage de voiries, ...

Ergonomie de travail

L’ergonomie de travail a joué un rôle décisif avec des cabines spacieuses oorant

une visibilité panoramique optimale et des éléments de commande facilement

accessibles et largement explicites, même en cas de changement du conducteur.

L’ambiance de travail est excellente, grâce à un système de chauuage et de ventilation

eecace. Une climatisation est disponible en cas de température extérieure

particulièrement élevée.

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76 LG

AVRIL SEPTEMBRE 2020 2020

PORTRAIT

Pascal Martino


LG

SEPTEMBRE 2020

77

La formation et le travail

virtuels: une réalité tangible

PAR MARTINA CAPPUCCIO

A l’heure où sonne la rentrée académique et politique, la rédaction du LG Magazine reprend

sur sa lancée de portraits dépeignant le paysage économique luxembourgeois affecté par une

crise de Covid-19 qui n’en finit pas de s’éterniser. Dans cette édition, c’est le secteur du

recrutement et de la formation qui a été mis à l’honneur, à une période où la gestion des

ressources humaines doit relever un défi de taille, celui d’assurer la cohésion, la motivation, le

bien-être et l’évolution de ses équipes… à distance! Pascal Martino, Human Capital Leader chez

Deloitte Luxembourg, nous parle des surprises – bonnes ou mauvaises – que le confinement a

révélées dans ce secteur.

Se former sans décrocher

Au Luxembourg, la formation donnait déjà

la part belle aux outils digitaux: e-learning,

plateforme d’exercices en ligne, cours à

distance,… Sans s’y être forcément préparé,

le secteur était prêt à affronter la crise.

«Notre outil DLearn avait fait ses preuves

par le passé en combinant un enseignement

en e-learning avec des sessions en

présentiel. Les formations sont aujourd’hui

exclusivement données en mode virtuel et

proposent ainsi des cours standards ou des

webinars», nous explique Pascal Martino.

En plus de l’adaptation des formats et de

la longueur des formations – il parait en

effet utopique de conserver un taux de

concentration optimal des apprenants au

long d’une journée complète de formation

virtuelle – Deloitte Luxembourg a veillé à

revoir les supports et la technologie utilisés:

«Une bonne formation en ligne ne se

résume pas à donner un cours sur Skype…

Au-delà de la multiplication des outils

de vidéoconférence, nous avons proposé

différentes adaptations comme des salles

virtuelles favorisant l’échange en petits

groupes, des supports visuels renforcés, des

live polls encourageant l’interaction et la

participation du public,…».

Sous la contrainte, les entreprises luxembourgeoises

ont su faire face à la crise et

se sont très vite adaptées à cette nouvelle

configuration digitale. Si les cours à

distance ont permis d’assurer la continuité

des formations en cette période confuse,

ils ne remplaceront jamais l’interaction

humaine. Selon Pascal Martino, ce sont

surtout les formateurs qui sont en peine

face à ce concept: «La communication

entre apprenants et formateurs est rendue

extrêmement difficile; en présence, on

peut rapidement prendre conscience d’un

décrochage ou de difficultés rencontrées

par une classe, ce qui n’est pas forcément

possible derrière un écran».

“Le confinement

aura eu l’avantage

de prouver

l’efficacité

du télétravail”

Une autre problématique réside dans

l’évaluation des compétences acquises.

Des modèles d’étude de l’impact d’une

formation sur un employé existent déjà, mais

ils ne sont pas adaptés à un enseignement

exclusivement virtuel. «La question est de

savoir si nous serons capables, à distance,

de collecter les bonnes données afin de

définir si les employés se sont améliorés

grâce à la formation. De plus, le fait qu’ils

ne travaillent plus forcément dans leur

environnement habituel change aussi

la donne et rend cette évaluation plus

difficile», développe le Human Capital

Leader. Deux approches sont toutefois en

préparation chez Deloitte Luxembourg;

d’une part, l’entreprise entend améliorer ses

outils d’étude d’impact afin de les adapter à

l’analyse à distance. D’autre part, un examen

plus approfondi sera planifié sur site dès que

la situation sanitaire le permettra. Pascal

Martino voit notamment dans ces études

l’opportunité de perfectionner les modèles

de formation continue, convaincu que les

bouleversements que nous connaissons

aujourd’hui les transformeront de manière

pérenne: «Nous avions déjà constaté

avant la crise qu’il était difficile de bloquer

l’emploi du temps d’employés pendant

des journées entières. Nous envisageons

donc à l’avenir un renfort des modèles

d’apprentissage mixtes, mêlant cours en

ligne et en présentiel».

Créer ou maintenir le lien social à

distance: quelle marche à suivre?

Parmi l’éventail de défis que doivent

relever les équipes de gestion des

ressources humaines, on note évidemment

celui de l’accueil des nouvelles recrues à

une période où les employés travaillent

majoritairement depuis leur domicile.

«Ce type d’accueil permet difficilement

une bonne intégration, une explication

approfondie des processus internes et la

transmission de la culture de l’entreprise. Il

ne favorise pas non plus l’intégration et la

reconnaissance par rapport à la structure»,

souligne Pascal Martino. En revanche, pour

les collaborateurs déjà intégrés, le travail à

distance semble avoir été bien accueilli:

«Evidemment, aucune organisation n’était

prête au télétravail de la majorité de son

équipe, mais la plupart des entreprises de la

Place n’a pas connu de grandes disruptions

de services, ce qui prouve l’efficacité

générale du travail à distance».


78 LG

SEPTEMBRE 2020

PORTRAIT

Deux phases de productivité se sont toutefois

succédées: si elle a d’abord connu une

augmentation au début de la crise grâce au

gain de temps opéré au niveau des transports et

à l’élan de motivation général, la productivité

a ensuite baissé dans un second temps jusqu’à

atteindre un seuil plus bas que celui d’avant

crise. Pascal Martino précise: «Plusieurs

facteurs peuvent expliquer cette tendance: les

journées répétitives, les difficultés à effectuer

une coupure entre la sphère personnelle et

professionnelle, l’augmentation du stress,…

Cette lassitude pourrait toutefois facilement

être évitée par l’alternance maison-travail,

qui casserait le rythme de journées parfois

redondantes». Aujourd’hui, beaucoup de

travailleurs se sont habitués au travail à

domicile; ils ne voient pas l’intérêt de se

déplacer au bureau pour y être isolés ou ont

tout simplement peur d’y être infectés. Les

employeurs doivent donc mettre en place

des stratégies pour les rassurer: «Nous

encourageons nos clients à s’enquérir des

appréhensions de leurs employés par rapport à

un retour sur site afin de pouvoir apporter des

réponses à celles-ci par des actions concrètes».

Le risque majeur inhérent à un télétravail

prolongé est l’apparition de signes de

dépression… d’autant plus difficiles à identifier

lorsqu’on ne côtoie pas ses collaborateurs.

C’est notamment la raison pour laquelle un

modèle exclusivement virtuel ne pourrait pas

fonctionner. Pourtant, de manière générale,

Pascal Martino observe un renforcement des

liens entre collaborateurs «grâce» à la crise.

De nombreuses entreprises ont développé

en ce sens des activités virtuelles de groupe

comme des séances collectives de bien-être ou

de sport. «Celles que nous avons nous-même

organisées ont été ouvertes gratuitement à

nos clients pendant la crise. Des afterworks

en ligne ont aussi été planifiés. Ces éléments

ne suffisent pas à prévenir un burn-out, mais

permettent de consolider les liens entre

collègues».

“La crise

a souligné la

nécessité d’investir

dans le capital

humain et dans le

développement de

ses compétences”

De nouveaux modèles de travail pour le

monde de demain

Les acteurs de la place économique luxembourgeoise

étaient jusqu’ici frileux à l’idée

de voir le télétravail se généraliser au sein

de leurs équipes. Le confinement aura

eu l’avantage de prouver son efficacité et,

selon Pascal Martino, cette démonstration

à grande échelle affectera les modèles de

travail dans le monde d’après crise: «Nous

observons une vraie demande de la part de

nos clients de laisser davantage de place

au télétravail dans les contrats de demain.

Nous estimons qu’environ 30 à 40% des

tâches opérées par des employés de bureau

pourraient être effectuées à domicile; notre

travail serait de cibler celles pour lesquelles

un déplacement sur site apporterait du

sens et une plus-value aux collaborateurs

et à l’entreprise». Les impacts de cette

nouvelle répartition du temps de travail

se ressentiraient alors à plusieurs niveaux:

la surface nécessaire de bureaux se verrait

amoindrie, les trajets seraient réduits et

auraient un impact positif sur le trafic et

l’environnement, les employés auraient un

meilleur confort et équilibre de vie,…

Pascal Martino conclut: «En temps de pandémie,

l’accent a également été mis sur

l’épanouissement personnel et professionnel

des équipes. Nous anticipons ainsi une

hausse au niveau des demandes de sessions

favorisant le bien-être des collaborateurs

ainsi que la bonne évolution de leur

carrière». Tant du côté des employeurs

que des employés, la crise aura au moins

souligné la nécessité d’investir dans le

capital humain et dans le développement de

ses compétences. n


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