Haiti Liberte 28 Octobre 2020

haitiliberte

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020

C'EST QUOI LA DIRECTION

POLITIQUE DE L'OPPOSITION ?

Akoz pwoblèm lajan,

anpil pwojè Akademi

kreyòl ayisyen an rete nan

tiwa

Haitian-Americans Line Up

for U.S. Early-Voting before

Nov. 3

Page 9

Page 6

Des hôpitaux au

bord de la faillite à

cause de la dette de

l’OFATMA

Page 7

Voir page 3

Le jeudi 15 octobre 2020 à l’hôtel Le Plaza à Port-au-Prince, présentation de la Direction Politique de

l'Opposition Démocratique (DIRPOD)

DIX ANS DE CHOLÉRA

TOUJOURS SANS JUSTICE !

Ingérences

britanniques au

Venezuela

Page 10

Voir page 3

Dix ans, les victimes n'ont toujours pas reçu aucun dédommagement voire de réparations « L'ONU ne

saurait se laver les mains de la souffrance et de la douleur qu'elle a causées »

Canada :

Manifestation en

solidarité avec les

travailleurs.euses

de l'entrepôt

Dollarama

Page 17


En qui croire, enfin?

Par Berthony Dupont

Une grande contradiction a apparemment explosé au sein

de la classe politique haïtienne, comme quoi deux mondes

distincts se retrouvent face à face. L’affaire on le voit déborde

largement le cadre d’un conflit. Pourtant à l’inverse ce conflit

est une des cartes d’une stratégie de camouflage au service

d’intérêts et d’ambitions de la classe dirigeante haïtienne.

Dans une allocution prononcée le vendredi 23 octobre

2020, le président Jovenel Moïse a tout bonnement déclaré

« qu’il négocie depuis trois mois un projet d’accord avec l’opposition,

de grands acteurs de la scène politique ».

Sans tarder un secteur de l’opposition a riposté : « Aucun

parti membre de la Direction Politique de l’Opposition

Démocratique (DIRPOD) n’a été́ contacté ni n’a pris part à

aucune rencontre avec le Président de la République »

Cette réplique porte sans doute à croire qu’il y existe une

certaine confrontation en cours et pourtant ce vacarme assourdissant

n’est qu’un moyen de se renforcer l’un l’autre par

le truchement de la démagogie purement et simplement. Le

mutisme ou les démentis de mensonges allant de part et d’autre

ne changeront rien à la réalité du complot que les laquais

des classes dirigeantes sont en train de tramer sur le dos des

masses défavorisées.

En fait, par manque d’arguments idéologiques pour

expliquer les faits sociaux qui rongent le pays, les protagonistes

s’adonnent aux fallacieux exercices du mensonge

pour brouiller davantage les masses. Ils étalent au grand jour

leur catalogue d’intrigues et de sales coups l’un contre l’autre.

Duels entre Moise Jean-Charles et Nènèl Cassy, Edmonde

Supplice Beauzile, Youri Latortue. Duel entre Kelly C. Bastien

et Nènèl Cassy, André et Marjory Michel. Tout récemment,

un certain Watson Sanon lié au PLB a apparu sur la scène.

Tout ce vacarme n’est que moyens calculés pour détourner les

masses exploitées de leurs réels problèmes quotidiens et de

ceux que confrontent le pays.

Tous les problèmes de fond du pays ont toujours été escamotés

par cette classe politique. Au total nous nous trouvons

bien en face d’actions concertées, d’un gigantesque marché

de dupes. Quel spectacle honteux à entendre un Réginald

Boulos crier « Nou pap janbe san pèp la, ni bliye prizonye

politik yo pou n al nan magouy ak manèv louch ak pèsonn »

(Nous n’enjamberons pas le sang du peuple, ni n’oublierons

les prisonniers politiques pour nous lancer dans la fraude et

les manœuvres louches avec quiconque). La mémoire de ces

réactionnaires est fichument très courte qu’ils oublient déjà

toutes leurs atrocités commises à l’endroit des masses.

Il n’y a aucun discours, pas un seul, aucun argument

sérieux et conséquent apporté au débat d’idées que réclame la

Editorial

population, hormis des déclarations creuses, sporadiques de

l’opposition traditionnelle qui montrent clairement dans quel

sens ces tenants du système capitaliste voudraient résoudre la

crise du pays. Bien que la misère et la vie chère deviennent de

plus en plus affreuses, il s’agit pour l’opposition de demander

tout simplement, mais timidement, l’amélioration des conditions

de sécurité de vie des travailleurs et des paysans sans

réellement toucher à l’essence fondamentale de ce système

d’exploitation en cours depuis toujours.

Peut-on faire confiance à André Michel un ancien gnbiste

patenté, issu du Kid de Evans Paul ? Peut-on faire confiance

à Youri Latortue dissident du PHTK, ancien instrument de Gérard

Latortue sous le pouvoir fantoche de Boniface Alexandre.

Gérard Latortue n’avait-il pas qualifié les rebelles de Guy

Philippe de « combattant pour la liberté » ?

Peut-on croire en Réginald Boulos et Reynold Georges,

transfuges de PHTK ? En Saurel Jacinthe et Joseph Lambert,

transfuge des pouvoirs corrompus de Préval ? Tous qui avaient

rejoint le PHTK, n’est-ce pas ? Or, les voilà tous passés maintenant

à l’opposition, ce ramassis de gens pourris, toujours

animés de cette féroce mentalité de continuer à piller le pays

et à s’enrichir sur le dos des masses laborieuses.

Au fond, il n’y a pas deux camps, l’exécutif d’un côté

et l’opposition de l’autre ; non, il n’y a que des querelles de

succession et de transfert de pouvoir. Les masses populaires

doivent rejeter ces hommes liges de l’impérialisme, qu’ils

soient Jovenel Moise ou tout autre agent téléguidé par les

forces obscures. Ils ne sont que fatras à balayer pour être jeté

à la poubelle. Ce sont eux qui provoquent l’aggravation considérable

des conditions de vie des masses et en conséquence

la misère populaire.

Ces acteurs de l’exécutif et de cette soi-disant opposition

ne sont que deux faces d’une même médaille, deux têtes hideuses

d’un même corps vermoulu de vices et qui ne défendent

qu’une seule et même mauvaise cause : la leur.

En qui croire enfin ? Sûrement pas à ces éternels candidats

à la présidence qui colportent le virus d’agression, d’ingérence

des impérialistes tout en s’accrochant à la tactique

sournoise de jouer double face. Il faut plutôt croire en ces ouvriers,

ces paysans, ces jeunes qui sont certes des éléments de

classe essentiels pour un changement radical dans un pays où

sévissent l’injustice, la faim et la corruption.

Bref, il faut croire en ces couches opprimées, sur la base

de leurs revendications économiques, politiques et sociales

immédiates, car organisées sous la direction d’une avant-garde

militante, nationaliste, progressiste sinon révolutionnaire,

elles forment l’ossature idéologique de lutte nécessaire à la

transformation sociale, politique, économique, radicale de

classe qui devra faire d’Haïti un pays souverain fier de sa

deuxième indépendance.

HAITI

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2 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020


A Travers Haiti

C’est quoi la direction politique

de l'opposition ?

Dix ans de choléra

toujours sans justice !

Des membres du Secteur démocratique populaire

Par Isabelle L. Papillon

Le jeudi 15 octobre 2020 dernier à

l’hôtel le Plaza à Port-au-Prince,

des leaders politiques de l’opposition

traditionnelle, ceux les plus ou moins

représentatifs dont Fusion des socio-démocrates,

Mouvement chrétien

pour une nouvelle Haïti (Mochrena),

Schiller Louisdor

Organisation du peuple en lutte (OPL),

Inite, Verite, Ayiti an Aksyon (AAA),

le Secteur démocratique populaire et

Veye Yo, avaient présenté une nouvelle

structure politique dénommée Direction

Politique de l’Opposition Démocratique

(DIRPOD).

Cette nouvelle structure est née

juste après les divergences internes qui

ont éclaboussé au grand jour le secteur

démocratique populaire et qui ont opposé

l’ancien sénateur Kelly C. Bastien

et le trio Nènèl Cassy, André et Marjory

Michel sur une question brûlante à

savoir des négociations avec le PHTK

de Jovenel Moise.

Les révélations de Bastien et les

réponses des 3 mousquetaires pour se

défendre ont nettement montré la faiblesse,

l’ambition politique mesquine

et l’irresponsabilité de ces politiciens.

Ce branle-bas allait en quelque sorte

discréditer davantage ce courant et le

rendre incapable d’être à l’avant-garde

de ces réformistes cherchant à convaincre

les puissances impérialistes de leur

bonne foi à la place du PHTK.

C’est dans ce contexte et en un

sens pour ne pas perdre la face que

ces acteurs du Secteur démocratique

se sont vus obligés de reculer, tout en

ouvrant leurs flancs aux autres acteurs

de ce courant authentiquement

pro-impérialiste. Cet élargissement est

une façon non seulement de se renforcer

mais aussi pour éviter de perdre la

face devant l’opinion nationale. C’est le

résultat d’une bataille interne entre les

membres du Secteur démocratique populaire

qui a facilité la naissance de cette

nouvelle structure.

Ainsi, ils ont répété une sorte

de photocopie de la Convergence

démocratique qui combattait le pouvoir

Lavalas en 2003-2004. C’est dans ce

contexte qu’a pris naissance la Direction

Politique de l’Opposition Démocratique

(DIRPOD) avec toujours comme

porte-parole André Michel mais avec

une direction plus ou moins élargie.

Au cours de la présentation de

cette nouvelle structure, on pouvait

voir André Michel et Marjory Michel en

arrière-plan sur le podium ; il y avait

entre autres la présence bien sûr de

Nènèl Cassy, Youri Latortue, Edmonde

Supplice Beauzile, Edgard Leblanc,

Paul Denis.

« Aujourd’hui nous célébrons

l’unité des forces démocratiques. Définitivement,

c’est un acte historique.

Et nous sommes fiers de présenter cette

unité 2 jours avant la commémoration

de la date de l’assassinat du père

fondateur de la nation, Jean Jacques

Dessalines. Je peux maintenant dire

que nous sommes dans la bonne direction

», a laissé entendre André Michel

pour introduire le coordonnateur

de l’OPL, Edgard Leblanc qui avait

présenté les grandes lignes de l’objectif

de la DIRPOD : « La mission de cette

direction politique consiste à organiser

la bataille politique dans tout le

pays, renforcer la mobilisation à travers

le pays pour aboutir à l’éjection

de Jovenel Moïse du pouvoir avant le 7

février 2021 »

Selon Leblanc, la direction politique

de l’opposition a pour vocation

principale de « défendre les valeurs

démocratiques et débarrasser le pays

du régime actuel qui ne fait que plonger

le pays dans le chaos et l’anarchie

».

Dès lors, il y a eu des visages

qui ont disparu ou qui se sont absentés

pour des raisons encore non dévoilées.

À la réunion du jeudi 22 octobre 2020

chez l’ancien magistrat de la Croix des

Bouquets, Rony Collin, qui y a joué le

rôle de modérateur, Schiller Louisdor de

Fanmi Lavalas était encore absent.

Comme c’est un foyer d’opportunistes,

nous attendons pour voir la

suite, si les Joseph Manès Louis, Ricard

Pierre, Kelly C. Bastien, Evallière Beauplan

et autres se rejoindront autour

de la table pour essayer de recoller les

morceaux brisés.

En somme, cette nouvelle structure

veut rassurer les collègues d’opposition

en marge la flageolante DIRPOD.

C’est dans cette perspective que « La

DIRPOD a réitéré l’urgence pour les

démocrates haïtiens de s’entendre en

vue de remettre le pays sur les rails

de la Démocratie » tout en indiquant

qu’«un dialogue sérieux sans faux

semblant et sans exclusion entre ceux

qui veulent réellement un retour au

fonctionnement normal des institutions

est indispensable».

Director: Florence Comeau

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Par Marie Laurette Numa

Ce mois d’octobre ramène le 10ème

anniversaire de l’introduction de

l’épidémie du choléra en notre pays à travers

les mauvaises installations sanitaires

et le traitement des déchets des soldats

onusiens qui ont contribué largement à la

propagation de la maladie en ce temps-là.

Dix ans après, le peuple continue

dans des milieux reculés à souffrir de ce

mal qui semble avoir été justement programmé

par la force d’occupation d’alors

la Minustha (Mission des Nations unies

pour la stabilisation en Haïti) pour augmenter

le nombre de nos décès, à peine

10 mois après le terrible séisme du 10 janvier

2010.

Il est clair qu’après ces 10 ans, le

choléra va continuer à être présent dans le

pays, puisque le manque de moyens pour

l’éradiquer joint aux conditions sanitaires

dans lesquelles vivent les gens ne font que

le perpétuer.

Dix ans, les victimes n’ont toujours

reçu aucun dédommagement voire de

réparations de la part des Nations-Unies

qui n’ont pas fait leur devoir en protégeant

les pauvres victimes des secteurs pauvres

et marginalisés de la société.. « L'ONU ne

saurait se laver les mains de la souffrance

et de la douleur qu'elle a causées », avait

indiqué Erika Guevara Rosas, directrice

du programme Amériques à Amnesty International.

Dix ans après, le gouvernement

fantoche de Jovenel Moise n’a soufflé

mot aux dirigeants des Nations-Unies

pour solliciter un recours en faveur d’un

million d'Haïtiens qui ont été atteints de la

maladie avec environ 10 000 décédés du

choléra.

Qui pis est, aucune commémoration

officielle n’a eu lieu. Toutefois, une

messe patronnée par le Bureau des avocats

internationaux (BAI) le 19 octobre

avec la participation de 200 personnes a

été suivie d'une marche sur les rives de la

rivière Meille à Mirebalais pour dénoncer

la situation, honorer la mémoire de ceux

qui sont morts du choléra et célébrer ceux

qui ont survécu.

Par ailleurs, le 20 octobre dernier,

un tribunal symbolique présidé par Colette

Lespinasse et Lener Dorvilier a été organisé

en Haïti pour dénoncer cet acte odieux

et criminel des Nations-Unies en Haïti qui

continuent à opérer dans le pays via le

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Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020

Haiti Liberté/Haitian Times

3


A Travers Haiti

La grève continue à la maternité

Isaïe Jeanty

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après en avoir délibéré au vœu de la loi et sur les

conclusions du Ministère public ; accueille l'action des

requérants pour être juste et fondée ; maintient le défaut

sollicité à l'audience susdite et contre partie et contre

avocats ; dit et déclare que les héritiers de Limeise Lexiné

Charles sont propriétaires incommutables tant par titre que

par prescription de la propriété civile dessus décrite ;

injonction au sieur Gaston Joseph de ne plus fouler le seuil

de la dite propriété ; condamne le sieur Gaston Joseph à

(100, 000 gdes) de dommages intérêts pour les préjudices

causés aux requérants ; le condamne également aux frais et

dépens de l'instance ; commet Bossa Domond de ce Tribunal

pour la signification de ce jugement.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen, Le Ministère public entendu, maintient le

défaut octroyé contre la défenderesse à l'audience précitée, pour le

profit déclare fondée la dite action. Admet en conséquence le divorce du

sieur ANDRAL LUBENSON JEUNE d'avec son épouse née YZANA HERARD

pour injures graves et publiques. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux

existant entre les dits époux ; Ordonne à l'officier de l'état civil

de Port au Prince, Section Sud de transcrire sur les registres à ce destiné

le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un

des quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages et intérêts

envers les tiers s'il y déchet. Commet l'huissier CANAL GABRIEL de ce

siège pour la signification de ce jugement ; Compense les dépens. Ainsi

jugé et prononcé par nous, ANNIE FIGNOLE juge en audience civile

ordinaire et publiques du jeudi trente juillet deux mille vingt, en

présence de Me JEAN ROLEX MEROVE substitut du commissaire du

gouvernement de ce ressort et avec l'assistance du sieur Mozart Tassy,

greffier du siège. Il est ordonné.....etc....En foi de quoi. .....etc.

Par Thomas Péralte

La grève des médecins résidents à la

maternité Isaïe Jeanty de Chancerelles

dénonçant leurs mauvaises conditions de

travail et réclamant leurs salaires de plus

d’une année pour certains employés de cet

établissement réservé aux femmes est à sa

deuxième semaine.

En effet, les activités continuent à être

paralysées et les femmes enceintes sont les

premières victimes de cette situation qui se

détériore davantage.

C’est ainsi dans une note pour la presse

le Comité national des médecins en résidence

hospitalière a porté à la connaissance de la

population en général leurs dernières décisions

à savoir que : « […] Vu les mauvaises

conditions de travail, le climat d’insécurité,

le manque d’infrastructures, l’insalubrité,

le problème d’énergie, d’eau courante, de

non-disponibilité du bloc opératoire, de

pénurie fréquente d’oxygène, d’intrants et

d’implants dans nos différents centres de

formation et surtout le non-paiement de

deux mois d’allocation au cours de l’exercice

2018-2019 et de 12 mois d’allocation

pour certains résidents 1 et 6 mois pour

d’autres… la situation impose au résident

de la maternité Isaïe Jeanty un arrêt de travail

[…] »

Le pire dans tout cela, c’est que le gouvernement

de Jovenel-Joute n’a soufflé mot

des revendications des travailleurs de santé.

Le ministre de la santé Publique et de

la Population, Dr Marie Gréta Roy Clément

pour sa part est comme absente du pays. Personne

n’est intervenu et rien

jusqu’à présent n’a été fait

puisque les perspectives pour

améliorer les conditions de

travail des employés semblent

être le cadet de leur souci. Une

femme, une femme médecin,

vraisemblablement une mère,

qui n’entend pas les souffrances

des parturientes durant

les transes de l’accouchement

à la maternité Isaïe Jeanty

et qui semble n’en avoir

pas cure ? Alors là, c’est un

comble, et franchement, c’est

à désespérer de la profession

et de la fonction.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après avoir délibéré conformément et au vœu de la loi statuant

publiquement et par défaut au nom de la république et à charge d'appel

accueille l'action du sieur Georges Paul contre la dame Widline Dalce pour

être juste, fondée et constante; maintient le défaut requis et octroyé à

l'audience du mardi 25 Août 2020 contre la dame Widline Dalce pour la

non comparution conformément à l’art. 49 du CPC. Ordonne en

conséquence l'expulsion de la dame Widline Dalce et consort de la maison

du requérant situé à Carrefour Diquini 63 # 1 dos de la mairie de la dite

Commune pour l'occupation illégale; condamne la dame Widline Dalce à

payer vingt mille gourdes de dommages et intérêts pour les préjudices et les

condamne également aux frais et dépens de la procédure; accorde l'exécution

provisoire sans délai de cette décision; commet l'huissier du siège

Chrisostome Siméon du tribunal de paix de Carrefour pour la signification

de cette sentence. Ainsi jugé et prononcé par nous Me Michel Forgeas, en

audience civile et publique du lundi 14 septembre 2020, An 217ème de

l'indépendance, avec l'assistance du greffier, Frantz BAZELAIS. Il est

ordonné.......etc.....En foi de quoi. ....etc. Me Smith FLEURANT, Av,

PAR CES MOTIFS

Sur les conclusions conformes du Ministère public, le Tribunal maintient le

défaut requis et octroyé à la barre contre la partie défenderesse; admet le

divorce des époux, la dame Simon Frank, femme née Maquila Joseph

d'avec son époux Simon Frank, ce aux torts de l'épouse Maquila Joseph

pour injures graves et publiques; prononce en conséquence la dissolution

des liens matrimoniaux existant entre eux; ordonne à l'Officier de l'Etat

civil de la Croix-des-Bouquets de transcrire sur les registres à ce destinés le

dispositif du présent jugement dont un extrait sera publié dans l'un des

quotidiens s'éditant dans la capitale sous peine de dommages intérêts

envers les tiers s'il y echet; commet l'Huissier Mathieu Dauphin de ce siège

pour la signification de la présente décision; Compense les dépens.

Donné de Nous, Me Pluviose Silien, à l'audience du lundi treize (13) juillet

deux mille vingt (2020) en présence de Me David Alexis, Greffier du siège,

en 217e de l'indépendance.

Il est ordonné à tous les huissiers etc.....

En foi de quoi etc.....

Me David Alexis, Greffier.

PAR CES MOTIFS

Le tribunal après examen, Le ministère public entendu, maintient le

défaut octroyé contre la défenderesse à l'audience précitée, pour le

profit déclare fondée la dite action. Admet en conséquence le divorce du

sieur MAKENZY GEDEON d'avec son épouse née MIOLINE ST FLEUR pour

injures graves et publiques. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux

existant entre les dits époux ; Ordonne à l'officier de l'état civil de

Port au Prince, Section Sud, de transcrire sur les registres à ce destinés

le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un

des quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages et intérêts

envers les tiers s'il y déchet. Commet l'huissier CANAL GABRIEL de ce

siège pour la signification de ce jugement. Compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous ANNIE FIGNOLE juge en audience civile

ordinaire et publique du jeudi vingt trois juillet deux mille vingt, séance

tenante de Me JEAN ROLEX MEROVE substitut du commissaire du gouvernement

de ce ressort et avec l'assistance du sieur Mozart Tassy , greffier

du siège. Il est ordonné. .....etc.....En foi de quoi

.....etc

Décès de l’ancien sénateur de l’OPL

François Annick Joseph

François Annick Joseph

AVIS DE DIVORCE

Il est porté à la connaissance du public en

général et de la dame Antoine Jean Claude

JOSEPH née Medge LEROY en particulier que le

tribunal de première instance de Miragoane en

ses attributions civiles de divorce a prononcé en

date du vingt neuf janvier deux mille vingt, la

dissolution des liens matrimoniaux ayant existé

entre le sieur Antoine Jean Claude JOSEPH

d'avec son épouse Medge LEROY. En

conséquence, les dits époux sont désormais

divorcés. Me Vitielo ST LOUIME, av.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen sur les conclusions du ministère public, intenté

maintient le défaut octroyé contre le défendeur à l'audience précitée, pour

le profit déclare fondée, déclare fondée la dite action, admet ladite action

contre le sieur Guerlyn CHARLESCA; au fond Admet le divorce de la dame

Guilaine MAXIME d'avec son époux Guerlyn CHARLESCA, pour injures

graves et publiques, aux torts de l'époux. Dit que la copie du dispositif du

jugement certifié conforme par le greffier du tribunal de première instance

des Cayes sera signifié après que le jugement aura acquis l'autorité de la

chose souverainement juges à l'officier de l'état civil de la Commune de

Maniche au fin de transcrire dans les registres tenu à cet effet. Dit également

qu'un extrait du jugement sera publié dans l'un des quotidiens

s'éditant à la Capitale. Commet l'huissier Louis Sonel LAURENT pour la

signification du jugement. Compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous Me. Jean Luckner BUTEAU, juge en

audience civile ordinaire du onze avril deux mille dix huit, en présence de

Me. Joubert Joseph AMAZAN, substitut du commissaire de ce ressort, et avec

l'assistance du sieur Pierre CASSEUS ,Greffier du siège.

Il est ordonné. .......etc.....En foi de quoi. ....etc. .....

PAR CES MOTIFS

François Annick Joseph

alias Père Annick, ancien

sénateur et ancien

Ministre de l’Intérieur et

des Collectivités Territoriales

sous la transition de

Jocelerme Privert a rendu

l’âme le mardi 27 Octobre

au Canada à la suite d’un

malaise qui a débouché

sur une crise cardiaque.

Que la terre lui soit

légère !

Le Tribunal après avoir délibéré au vœu de la loi et sur les conclusions

conformes du Ministère public, accueille l'action du demandeur, le sieur Négo

VIBERT en la forme ; maintient le défaut octroyé faute de comparaitre octroyé

à l'audience du vendredi douze juillet deux mille dix neuf contre la dame née

Régine ALEXANDRE ,Admet le divorce pour injures graves et publiques fait

prévus à l'article 217 du code civil haïtien ; prononce la dissolution des liens

matrimoniaux ayant existé entre eux ; aux torts de l'épouse ; Ordonne à

l'officier de l'état de l'état civil de l'Arcahaie de transcrire sur les registres à ce

destiné, le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un

des quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages et intérêts

envers les tiers s'il y déchet, compense les dépens vu la qualité des partie ;

Commet l'huissier Clerbrun FAURE de ce siège pour la signification de ce

jugement compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous, Berge O. SURPRIS, juge en audience civile,

ordinaire et publiques du vendredi vingt six juillet deux mille dix neuf, en

présence de Me JEAN ROLEX MEROVE substitut du commissaire du gouvernement

de ce ressort et avec l'assistance du sieur Jean Serge DUVERT, Greffier

du siège. Il est ordonné. ....etc.....En foi de quoi. ....etc

Me Jean PRIME, Av,

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4 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020


A Travers Haiti

Alternative politique: Manifeste pour une transition de rupture

Par J. Fatal Piard

Hugues Célestin

Le 8 octobre dernier ramenait le 200ème

anniversaire de la mort tragique du roi

Henry Christophe. L’on se souvient de cet

incident funeste survenu pendant que le

roi assistait à une cérémonie religieuse à

l’église de Limonade le 8 octobre 1820.

Cependant, d’habitude, l’on n’accorde pas

suffisamment d’importance à cette date,

qui, en principe devrait marquer à l’encre

forte notre l’histoire de peuple.

C’est dans ce contexte que 35 partis

et regroupements de partis qui se réclament

de l'opposition ont pris la résolution de sortir

des sentiers battus. Profitant de la commémoration

du bicentenaire de la mort du

roi Henry, les partis suscités en ont profité

pour dévoiler leur document présenté sous

le label « Manifeste pour une Transition de

Rupture». Cette démarche qui se veut être

scientifique tout en étant réaliste prend en

compte tous les éléments sociopolitiques,

économiques et culturels à mettre en place

pour un système qui s’emploie à un développement

endogène au bénéfice des opprimés

multiséculaires.

L’ancien ministre Joanas Gué, l'ancien

sénateur Kely C. Bastien, René Civil,

l'économiste Fritz Jean, ancien gouverneur

de la BRH, l’ex député de Quartier Morin

Limonade Hugues Célestin, le secrétaire

général du PLB, l’ingénieur Anes Lubin et

tant d’autres étaient du nombre des figures

de proue qui ont été chargés de porter le

Manifeste sur les fonts baptismaux. Il a été

fait savoir pour ouvrir les assises que le

pays semble être sur le point de disparaître

comme c'était le cas de plusieurs civilisations

passées si rien n'est fait pour renforcer

les institutions et placer des dirigeants

capables à leur tête. Il a aussi plaidé pour

une redéfinition du modèle de gouvernance.

Le Secrétaire Général du Pati Louvri

Baryè (PLB), était chargé de faire la mise

en contexte. C’est ainsi que l’ingénieur

Anès Lubin voulant être réaliste quant au

départ du pouvoir de l’actuel chef d’Etat

au terme de son quinquennat le 7 février

2021. En conséquence le panéliste ne s’est

pas montré naïf quant aux mesures fortes

qu’il faudrait envisager d’adopter au cas

où l’on veut effectivement contraindre le

président Jovenel Moïse à prendre la porte

de la sortie avant de rejoindre les cellules

de la prison en attendant son jugement.

« C'est à l'opposition consciente de la

gravité de la situation de se regrouper en

créant une véritable force incontournable

capable de proposer un départ ordonné

au chef de l'État. Sauf un accord politique

réaliste et inclusif résultant des pourparlers

entre les forces vives de la nation devra

faciliter cette Transition de Rupture », a-t-il

fait savoir. Le Secrétaire Général du PLB

a poursuivi pour exhorter les acteurs politiques

à signer le divorce définitivement

avec cette éternelle transition.

Les éléments du Manifeste

L’un des éléments majeurs du manifeste,

consiste à refonder les bases de l'État,

d'engager le développement du pays par la

bonne gouvernance. Il est décliné en plusieurs

réalisations comme la fourniture des

services de base (eau, santé, électricité, éducation…)

à la population. Relance de la

production agricole, sécurisation du pays

en luttant activement contre le regroupement

de gangs armés G-9 et les autres

groupes armés, renforcement et dynamisation

des rapports avec la CARICOM, lutte

contre la corruption et l'impunité et redéfinition

des rapports entre l'État et le secteur

privé pour freiner la contrebande et élargir

l'assiette fiscale.

« Les crises multiples et l'instabilité

politique chronique auxquelles fait face

le pays, doivent nous orienter vers un

changement de système politique pour

mettre fin aux sempiternels gouvernements

provisoires. Aujourd'hui encore,

nous sommes confrontés à une carence de

documents cadres sur le modèle de transition

rêvé. C'est pourquoi nous avons pris

l'initiative de rédiger ce manifeste. La transition

de rupture doit pouvoir changer la

Constitution, réaliser la conférence nationale

souveraine, engager le procès Petro

Caribe, sécuriser le pays et redynamiser

l'économie », a indiqué pour sa part, l'ancien

député Hugues Célestin qui a présenté

le document.

Toutefois l’ensemble des partis et

regroupements de l'opposition doivent

penser à mettre en place « d'une dernière

transition », chacun en ce qui le concerne.

Mais, ce manifeste n’a pensé à établir aucune

échéance pour dégager ce large consensus

à travers la « Coordination Nationale

de Transition ». C’est avant tout un

passage vers une autre forme de gouvernance,

l’implication active d’une masse

critique d’acteurs dans la création de richesses,

et la redéfinition des relations entre

l’Etat et le reste de la société. Ceci oblige

un changement de nature du système,

par la mise en œuvre d’un processus de

transformations systémiques à caractère

multidimensionnel affectant, à la fois, les

sphères économique, sociale et politique

pour l’émergence de nouvelles institutions

que les populations s’approprieront. Haïti

doit obligatoirement se réinventer en profondeur.

AVIS

Acte de viol sur Paul Clodia

L'an deux mille vingt et le mercredi vingt cinq janvier, an 217ème de l'indépendance à onze heures du

matin

Nous Me jean Bello DORISSAINT juge de paix suppléant de la commune de Delmas assiste de Mc Gina

Simplice St THOMAS greffière

Sur la réquisition verbal de la dame PAUL Clodia propriétaire, et demeurant à Delmas 33 Rue Notre-Dame,

route de Siloé no 11, identifiée au numéro 002-204-100-9 ; à l'effet de nous transporter à l'adresse

susmentionnée : aux fins de constater un acte de vandalisme perpétré dans la maison de la requérante et

de recueillir toutes les déclarations jugée utiles et d'en dresser procès verbal à telles fins que de droit.

Déférant à cette réquisition, accompagné du requérant et de notre greffière, nous nous sommes expressément

transportés sur les lieux. Y étant arrivé, la requérante nous a conduit sur une priorité fond et bâtisses,

clôturée sur ces façades et protégée par une barrière métallique coulissante; sur laquelle avons vu et

constaté une bâtisses à niveau unique construite de blocs de ciment et de maçonnerie, recouverte en dalle

béton peintre en crème; avons été conduit dans sa chambre à coucher, où nous avons vu et constaté des

objets éparpillées ça- et- là par terre , avons vu et constaté une blessure au niveau de son bras droite.

Magistrat : Dans la nuit du 24 janvier 2020, aux environs de dix heures trente minutes du soir, des

individus non identifiée ont fait irruption dans ma maison, ils m'ont battue et ils m'ont violée. J'ai du être

conduite à l'hôpital par des voisins de la zone pour être soignée, les voisins de la zone témoignaient pour

dire que ce gang fonctionne dans la zone depuis environs 4 ans, malgré les interventions des autorités

judiciaires et policières, ils ne chôment pas. Il faut dire Magistrat, malgré tout cela au cours de la journée,

j'ai reçu des appels anonymes des voix masculins m'affirmant ceci: " mwen wè w ap bat kò w nan zòn nan,

n ap tounen sou ou kanmenm ou mèt poze w, paske nou genyen misyon pou ou " Magistrat, après cette

déclaration je me suis obligée de laisser la zone pour aller vivre ailleurs.

Réquisition de signé S/ PAUL Clodia

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après, avoir délibéré au vœu de la loi et sur les conclusions conformes

du Ministère public, accueille l'action du demandeur le sieur Davidson Jean

Jacques LOUISIUS en la forme ; maintient le défaut faute de comparaitre sollicité

et octroyé à l'audience ordinaire et publique du vendredi vingt huit juin deux mille

dix neuf contre la dame née Midra Fagnola SIMILIEN pour causes d'incompatibilité

de caractère , injures graves et publiques conformément aux dispositions de

l'article 217 du code Civil Haïtien ; prononce en conséquence, la dissolution des

liens matrimoniaux existant entre eux aux torts exclusif de l'épouse ; ordonne à

l'officier de l'état civil de la section sud de Port au Prince, de transcrire sur les

registres à ce destinés le dispositif du présent jugement dont un extrait sera publié

dans l'un des quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts

envers les tiers s'il y échet ; Compense les dépens vu la qualité des parties; Commet

l'huissier Johnny JEAN immatriculé au greffe du Tribunal civil de Port au Prince

pour la signification du présent jugement ;

Donné de nous, Jean Osner PETIT PAPA , juge en audience ordinaire et publique du

vendredi vingt huit juin deux mille dix neuf (28/06/2019) en présence de Me

Roger SIMPLICE, substitut du commissaire du gouvernement de ce ressort et avec

l'assistance du sieur Jean Serge DUVERT, greffier du siège. Il est ordonné .......

etc....... En foi de quoi........etc........

Me Bertin VILLASSON Avocat

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après examen, le Ministère public entendu, maintient le défaut

octroyé contre la défenderesse à l'audience précitée, pour le profit déclare

fondée la dite action. Admet en conséquence le divorce du sieur Guerdes

CHERY d'avec son épouse née Juline DECADE pour injures graves et

publiques aux torts de l'épouse. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux

existant entre les dits époux ; Ordonne à l'officier de l'état civil de la

section sud de Port au Prince de transcrire sur les registres, à ce, destinés, le

dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un des

quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers

les tiers s'il y échet. Commet l'huissier Devide MORANCY pour la signification

de ce jugement : Compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous, Guy AUGUSTIN, juge en audience civile,

ordinaire et publique du mercredi vingt deux juillet deux mille vingt en

présence de Me Paul WESLEY, substitut du commissaire du gouvernement de

ce ressort et avec l'assistance du sieur Junior Sauvens THELEMAQUE, greffier

du siège.

Il est ordonné....... etc.... En foi de quoi....etc.... Me. JEAN LOUIS Joseph

Elysée, Av

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après avoir délibéré au vœu de la loi et sur les conclusions conformes

du Ministère public, accueille l'action de la demanderesse, la dame née Lonaise

SUMELUS , en la forme ; maintient le défaut faute de comparaitre octroyé à

l'audience du vendredi vingt quatre juillet deux mille vingt contre le sieur Renel

LEBRUN ; admet le divorce de la dame Lonaise SUMELUS contre le sieur Renel

LEBRUN pour injures graves et publiques, faits prévus à l'article 217 du du code

civil Haïtien; Prononce la dissolution des liens matrimoniaux ayant existé entre

eux aux torts exclusif de l'époux; Ordonne à l'officier de l'état civil de Carrefour

de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent jugement dont

un extrait sera publié dans l'un des quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de

dommages intérêts envers les tiers ; Compenser les dépens vu la qualité des

parties; Commet l'huissier Clerbrun FAURE de ce siège pour la signification du

présent jugement.

Rendu de nous, Jean Osner PETIT PAPA, juge au Tribunal de première instance du

ressort de Port au Prince , en audience civile publique et ordinaire du vendredi

vingt quatre juillet deux mille vingt, en présence su substitut du commissaire du

gouvernement Me Enide LEGERME, faisant office du Ministère public , avec

l'assistance de Me Jean Serge DUVERT, greffier du siège.

Il est ordonné ........etc..... En foi de quoi........etc

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après avoir délibéré aux voeu de la loi jugeant à charge d'appel. Se

déclare compétent pour connaitre cette affaire. Ce, conformément à l'article 40 du

code de procédure civile ; octroie défaut pure et simple déjà accordé à la barre.

Conformément à l'article 49 du C.P.C. Maintient en possession le requérant, le

sieur Wilner Brenalus sur les trois carreaux et demie terre sise et situé à Flamands,

habitation hatte Jolibois autrement appelée Monbrun , 4ème section communal

d'Aquin, borné en AB avec le citoyen Leon Millet en BC avec Jacinthe Marcellin et

les héritiers Villard CD avec les héritiers Gerard Toussaint et en DA avec le littoral

de l'état Haïtien ; ce, conformément à l'article 39 du C.PC.

Fait injonction formelle au cité ne plus troubler le demandeur le sieur Wilner

Brenalus; condamne le cité à dix ( 10.000) mille gourdes de dommages intérêts

conformément aux articles 1169 du code civil Haïtien. Le condamne en outre aux

frais et dépens de la procédure.

Commet l'huissier Patrick Henry du tribunal de première instance d'Aquin pour la

signification de la présente sentence

Ainsi jugé et prononcé par nous. Me Sony Dorante , Av, juge en audience civile et

publique en date du lundi trois décembre 2018 à dix (10) heures du matin, An

215ème, de l'indépendance, assisté du Wiliam Destin, Av, greffier du siège.

Il est ordonné......etc...... En foi de quoi.....etc..... .

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen. Le Ministère public entendu, maintient le défaut

octroyé contre le défendeur à l'audience précitée, pour le profit déclare

fondée la dite action. Admet en conséquence le divorce des époux Daniel. P.

Joseph, et la femme née Dominique VALENTIN pour injures graves et

publiques aux torts de l'époux. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux

existant entre les dits époux; ordonne à l'officier de l'état civil de la

section Est de Port au Prince à transcrire sur les registres à ce destinés, le

dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un des

quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers

les tiers s'il y échet . Commet l'huissier Johnny JEAN pour la signification de

ce jugement; Compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous, Guy AUGUSTIN, juge en audience civile,

ordinaire et publique du mercredi vingt deux juillet deux mille vingt, en

présence de Me Paul WESLEY, substitut du commissaire de ce ressort et avec

l'assistance du sieur Junior Sauvens THELEMAQUE , greffier du siège.

Il est ordonné .......etc..... En foi de quoi.....etc....

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen, le Ministère public entendu, Maintient le défaut

octroyé contre le défendeur à l'audience précitée, pour le profit, déclare

fondée la dite action. Admet en conséquence le divorce des époux ZAMOR

Dukenson , la femme née Magalie DEFRANC pour injures graves et

publiques aux torts de l'époux. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux

existant entre les dits époux ; Ordonne à l'officier de l'état civil de la

section sud de la commune de Port au Prince à transcrire sur les registres à

ce destinés, le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré

dans l'un des quotidiens s'éditant à la capitale sous peine de dommages

intérêts envers les tiers s'il y échet. Commet l'huissier Devide MORANCY

pour la signification de ce jugement : Compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous Guy AUGUSTIN, juge en audience civile et

publique du mercredi vingt deux juillet deux mille vingt en présence de Me

Paul WESLEY, substitut du commissaire du gouvernement de ce ressort et

avec l'assistance du sieur Junior Sauvens THELEMAQUE, greffier du siège.

Il est ordonné ......etc...... En foi de quoi.........etc.......

Me.JEAN LOUIS Josep Elysée , Av

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après examen, le Ministère public entendu, maintient le défaut

octroyé contre le défendeur à l'audience précité, pour le profit, déclare

fondée la dite action. Admet en conséquence le divorce des époux Max

André HYPPOLITE, la femme née Danielle JOSEPH pour injures graves et

publiques aux torts de l'époux. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux

existant entre les dits époux : Ordonne à l'officier de l'état civil de la

section sud de la commune de Port au Prince à transcrire sur les registres à

ce destinés, le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré

dans l'un des quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages

intérêts envers les tiers s'il y échet. Commet l'huissier Jean Joseph Donald

CADET pour la signification de ce jugement ; Compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous, Guy AUGUSTIN, juge en audience civile,

ordinaire et publique du mercredi vingt neuf juillet deux mille vingt, en

présence de Me. Paul WESLEY, substitut du commissaire du gouvernement

de ce ressort et avec l'assistance du sieur Junior Sauvens THELEMAQUE,

greffier du siège.

Il est ordonné........ etc....... En foi de quoi.......etc....... Me. JEAN LOUIS

Joseph Elysée, Av

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen, le Ministère public entendu, maintient le

défaut octroyé contre la défenderesse à l'audience précitée, pour le

profit déclare fondée la dite action. Admet en conséquence le divorce

du sieur Guillaume DÉSIR, d'avec son épouse, née Esther DABIA pour

injures graves et publiques aux torts de l'épouse. Prononce la dissolution

des liens matrimoniaux existant entre lesdits époux ; Ordonne à

l'officier de l'état civil de la section sud de Port au Prince de transcrire

sur les registres à ce destinés, le dispositif du présent jugement dont un

extrait sera inséré dans l'un des quotidiens s'éditant à la Capitale, sous

peine de dommages intérêts envers les tiers s'il y échet; Commet l'huissier

Canal GABRIEL de ce siège pour la signification du présent

jugement. Compense les dépens. Ainsi jugé et prononcé par nous

ANNIE FIGNOLE, juge , en présence civile ordinaire et publique du jeudi

onze juillet deux mille dix neuf, en présence de Me Jean Rolex MEROVE

Substitut commissaire du gouvernement de ce ressort, et avec l'assistance

de Me Mozart TASSY, greffier du siège. Il est ordonné ... etc.....

En foi de quoi.....etc.... Me. Daniel Jean Julien ,Avocat.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen, le Ministère public entendu, maintient le défaut

octroyé contre la défenderesse à l'audience précitée, pour le profit déclare

fondée la dite action. Admet en conséquence le divorce de la dame Bernadette

DEGRAMMOND , d'avec son époux Patrick BREDY pour injures graves

et publiques aux torts de l'époux. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux

existant entre lesdits époux ; Ordonne à l'officier de l'état civil de

la section sud de Port au Prince de transcrire sur les registres à ce destinés,

le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un des

quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers

les tiers s'il y échet; Commet Canal GABRIEL de ce siège, pour la signification

de ce jugement. Compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous ANNIE FIGNOLE, juge , en audience civile

ordinaire et publique du jeudi dix huit juillet deux mille dix neuf, en

présence de Me Jean Rolex MEROVE, Substitut du commissaire du gouvernement

et avec l'assistance du sieur Mozart TASSY, greffier du siège.

Il est ordonné ........etc.... En foi de quoi.....etc....

Me. Daniel Jean Julien, Avocat

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après en avoir délibéré conformément au vœu de la loi en audience,

ordinaire, publique et sur les conclusions du Ministère public, maintient le défaut

requis et octroyé à l'audience du jeudi vingt cinq (25) juillet deux mille dix neuf

(2019) au profit de la dame LOUIS Marie Josée ; accueille son action pour être

régulière en la forme ; au fond, déclare résilier le bail liant les parties, ordonne en

conséquence, le déguerpissement de l'assigné, Larius FRANÇOIS, pour défaut de

paiement de loyers ; condamne ce dernier à payer la somme de soixante dix mille

gourdes (70.000 gourdes) représentant la dette de quatorze ans de loyers,

accorde sur ce chef du déguerpissement l'exécution provisoire sans caution,

nonobstant appel ou pouvoir en cassation ; condamne en outre à payer la somme

de quarante mille gourdes (40.000 gdes) à titre de dommages intérêts, le

condamne enfin aux frais et dépens de l'instance. Commet l'huissier MONFLEURY

Frantz de ce siège pour la signification de ce jugement. Donné de nous, Me Lucien

GEORGES, juge à l'audience ordinaire, publique et civile des loyers du jeudi huit

(08) Août deux mille dix neuf en présence de Me Luc PASCAL , représentant du

Ministère public et Dieuveil PIERRE ,greffier du siège. Il est ......ordonné etc...... En

foi de quoi.......etc.......

Daniel Jean Julien ,Avocat.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen Le Ministère public entendu maintient le défaut

octroyé contre le défendeur à l'audience précitée pour le profit déclare

fondée la dite action. Admet en conséquence le divorce des époux Jimmy

NASAIRE, la femme née Holsine GASTON pour injures graves et publiques

aux torts de l'époux. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux

existant entre les dits époux, ordonne à l'officier de l'état civil de la

commune de Carrefour à transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif

du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un des quotidiens

s'éditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers les tiers s'il

y échet. Commet l'huissier Jean Garry JOSEPH pour la signification de ce

jugement, Compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous, Guy AUGUSTIN, juge en audience civile

ordinaire et publique du mercredi six février deux mille dix neuf en

présence de Me Paul WESLEY, Substitut du commissaire de ce ressort et avec

l'assistance du sieur Junior Sauvens THELEMAQUE, greffier du siège. Il est

ordonné ........... etc..... En foi de quoi.......etc....

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020

Haiti Liberté/Haitian Times

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Kwonik Kreyòl

Akoz pwoblèm lajan, anpil pwojè Akademi

kreyòl ayisyen an rete nan tiwa

Yon kout chapo pou Michel

Casimir (Bweno)

Lokal Akademi Kreyòl la

se premye prezidan Akademi kreyòl

la, li te enpòtan pou mete akademi

an sou pye. Li di: “Nou dwe admèt

nou se yon peyi ki gen yon lang yo

konsidere ki enferyè. Si se li ou pale,

ou pa edike. Nou viv an kreyòl men

nou pa aksepte sa. Nou pa aksepte

tèt nou.”

Malgre bidjè li poko reflete enpòtans

li genyen, akademi an rete

yon gwo zouti pou egalite nan peyi

a, dapre Jean Baptiste. Li di: “Si w pa

pale franse nan peyi a, se tankou ou

pa yon moun. Li enpòtan pou moun

aprann pale lòt lang, paske sa ba yo

anpil opòtinite. Men li pa nòmal pou

aprann lòt lang nan odepan lang pa

w la. An Frans, se an franse yo bay

edikasyon, Ozetazini se an angle,

Sendomeng se an panyòl, menm si

yo aprann lòt lang yo tou. Poukisa

pa bò isit, sa diferan?”

Li enpòtan pou gen yon enstitisyon

ki mete pwoblèm sa anfas sosyete

a, dapre akademisyen an. « Lè

w ap gade listwa nou, ou rann ou

kont kijan yo mete yon bon pati nan

popilasyon an deyò. E lè w al lèkol

tou, ou pa ale pou aprann konnen,

ni pou aprann viv pi byen. Men w

ale pou aprann pale franse. »

Men zotobre yo k ap dirije Akademi an depi 20 desanm 2018

Jameson Francisque

Depi kreyasyon li nan lane 2014,

Akademi an pa gen ase mwayen

pou rive mennen tout pwojè li genyen

pou lang kreyòl la pran jarèt

Ane 2020 an te difisil pou anpil

enstitisyon nan peyi a. Men se

depi avan, difikilte yo te la pou Akademi

kreyòl la, sitou pou reyalize

kantite pwojè li genyen. « Nou genyen

de zouti referans n ap chèche

finansman pou yo », se sa Luna

Gourgue ki se sekretè egzekitif enstitisyon

an di. Zouti referans sa yo,

se zouti pou sosyopwofesyonèl yo

kapab ekri kreyòl pi byen. Se yon

gramè, epi yon diksyonè kreyòl.

Sekretè egzekitif la kontinye

pou l di, « gramè sa a prale pi lwen

pase gramè ki disponib deja yo, ki

plis pou moun k ap aprann krèyol

la, tankou elèv yo. Diksyonè kreyòl

la li menm, non sèlman l ap genyen

definisyon mo yo, men l ap genyen

anpil ekspresyon kreyòl ladan li

tou. Men gen anpil retisans nan kèk

metye. »

Nan pwojè akademi Kreyòl

ayisyen, gen yonn ki pi gwo toujou,

dapre Luna Gourgue. “Nou gen

pwojè yon diksyonè tèminoloji. L

ap pèmèt kèk domèn tankou lajistis

itilize kreyòl la pi byen. Deja gen jijman

ki soti an kreyòl, malgre zouti

sa poko fèt. Se paske mo yo la deja,

se itilize yo pa itilize. ” Akoz konstitisyon

1918 la te konsakre yon

sèl lang ofisyèl ki se franse, jij yo

te konn bezwen yon moun pou ap

tradui pou yo, pou rès tribinal la ka

konprann.

Granmoun tèt li

Akademi Kreyòl ayisyen an se yon

enstitisyon endepandan. Luna Gourgue

di: “Akademi an genyen nan tèt

li yon konsèy akademisyen ki genyen

7 manm ladan l. Se tout akademisyen

yo ki reyini epi vote konsèy

sila a. Antanke enstitiyson endepandan,

Akademi an genyen pwòp bidjè

pa li, ki vote nan bidjè peyi a.”

« Si w pa pale franse nan peyi

a, se tankou ou pa yon moun. Li

enpòtan pou moun aprann pale lòt

lang, paske sa ba yo anpil opòtinite.

Men li pa nòmal pou aprann lòt lang

nan odepan lang pa w la. »

Pou ane 2019-2020 an, bidjè

sila a te monte 40 milyon goud.

« Nou kòmanse ak 15 milyon goud,

nou pase a 30, konnya nou nan 40

milyon. Men gen moun k ap travay

yo, gen administrasyon an, gen

pwojè yo, lajan sa pa sifi. Nou oblije

ap chèche lajan deyò peyi a, paske

akademi an pa gen wòl pou li fè

kòb”, Luna Gourgue fè konnen.

Michel Frantz Grandoit, se visprezidan

akademi an depi 2018. Li

menm tou li panse akademi an merite

plis konsiderasyon, akoz travay

l ap fè a enpòtan. “Li pa nòmal pou

lajan akademi an sèlman sifi pou

peye anplwaye. Nou dwe gen yon

bidjè ki pèmèt nou travay kòmsadwa.

Epitou, yon enstitisyon ki gen

prestij, tankou akademi yon lang

nasyonal, dwe gen yon espas ki

pèmèt tout moun fonksyone alèz.

Yon kote etidyan, pwofesè, etranje,

osnon nenpòt lòt moun ka vini, konsilte

dokiman an kreyòl yo”.

Enpòtans Akademi an

Konstitisyon 1987 la, nan atik 5,

deklare lang kreyòl se yonn nan

de lang ofisyèl peyi a. Se yon gwo

avanse nan zafè lang, paske plizyè

konstitisyon avan sa te konsidere

lang franse sèlman, pou lang ofisyèl.

Pou pèmèt lang nan avanse,

konstitisyon an prevwa yon enstitisyon

ki la pou sa, ki se Akademi

kreyòl ayisyen an. Menmjan ak anpil

lòt enstitisyon, tankou konsèy

depatmantal, osnon lakou konstitisyonèl,

akademi sa pa t janm rive

kanpe sou pye l.

Se nan lane 2014, apre anpil

demach politik, premye akademisyen

yo pral rive enstale. Nan mwa

desanm, 33 akademisyen pran

fonksyon yo, pou ede defann epi

amelyore prestij lang nan, komanse

nan peyi a rive aletranje.

Dapre Pauris Jean Baptiste, ki

Yon bèl esperyans

Pou monte Akademi kreyòl ayisyen

an, se plizyè sektè ki te mete tèt

ansanm. Pauris Jean Baptiste, ki se

yon pastè, dirije 2 premye konsèy

akademi an. Li eksplike sa te yon bèl

esperyans pou li. « Mwen pa t konnen

m t ap vin akademisyen, malgre

mwen te etidye nan fakilte lengwistik.

Men lè ministè lakilti te voye

m reprezante yo, mwen te kontan.

Mete kanpe akademi an te yon esperyans

enteresan, nan mache pale

ak otorite yo pou fè wè enpòtans li. »

Pauris Jean Baptiste di se nan

lane 1965 li kòmanse konprann enpòtans

lang kreyòl la. « Mwen t ap

etidye aletranje. Nan yon fèt y ap fè

pou etidyan yo, te gen yonn nan nou

ki soti Nouvelle Caledonie epi pou li

fè m plezi, li kòmanse chante Ayiti

Cheri. Mwen te etone anpil. Men li te

eksplike m li renmen Ayiti, ak tou sa

ki soti nan peyi sa a. »

Apre esperyans sa a, Pauris

Jean Baptiste kòmanse itilize kreyòl

plis. « Men yon fwa, mwen t ap

preche an franse. Manman m te la,

mwen gade mwen wè l ap dòmi nan

asistans lan. Apre, li fè m konnen se

poutèt li pa t konprann sa m t ap di

yo. » Depi lè a, lang kreyòl la tounen

yon cheval batay pou pastè Jean

Baptiste.

Visprezidan Akademi an, Michel

Frantz Grandoit, ki se yon pè

katolik, aprann enpòtans kreyòl la

nan pakou li. « Mwen kòmanse nan

alfabetizayon depi lontan, sa vin fè

m konprann kijan sa enpòtan pou

pèp la gen bon rapò ak lang li a, pou

regle tout zafè li. An 1973 yo te voye

m nan zòn Vèrèt pou jere yon legliz.

Mwen rankontre yon sakristen ki te

toujou gen anpil pwovèb Kreyòl l ap

itilize nan prèch li yo. Sa te fè nou

deside se an kreyòl pou nou preche

nan legliz la. »

Anpil lòt pèsonalite te nome

akademisyen. Pami yo, genyen 3 ki

mouri. Se ati nasyonal Vodou a Max

Beauvoir, pitit fi li Rachelle Beauvoir,

epi pwofesè inivèsite Claude Pierre.

Pou konnya, konsèy akademisyen

yo genyen nan tèt li Pierre André

Pierre, yon pè legliz katolik. An desanm

2020, ap gen yon lòt eleksyon

nan enstitisyon an.

Jameson Francisque

Ayibopost

Apre yon batay brital ak kansè

poumon, Michel Casimir t al

jwenn zansèt yo, jou kou ki te 12

Oktòb 2020 an. Li kite 2 pitit:

yon gason, Enver, ak yon fi, Tahmi,

de sè, Marie Juliette ak Marie

Claire, yon granfrè, Jean. Nou pa

bliye, neve ak nyès, plis kouzen

ak kouzin li yo.

Michel te pase yon tan kòm

militan MHAP (Mouvement Haïtien

d’Action Patriotique), yon

gwoup ki t ap goumen pou fè

revolisyon andedan peyi nou,

Ayiti.

Bweno te aktif nan Solèy

Leve, yon gwoup kiltirèl ki te

chaje ak gason ak fanm vanyan.

Gwoup sa a te pwodui anpil

chante patriyotik, e li te jwe yon

kokennchenn wòl nan bati kominote

ayisyen an nan zanviwon

vil Nouyòk la. Michel ansanm ak

madanm li nan tan sa a, Rita, yon

lòt kanmarad vanyan nan mouvman

an te patisipe nan omwen 2

plak Solèy Leve. Misye te vin kite

gwoup la apre twazyèm plak la.

Nan ane 2020 sa a, gen omwen

3 potorik gason ki tonbe. Se

Plante dlo

Ou pa bezwen plante dlo

Pou n rekolte krèy dlo

Pou n rekòlte krèy dlololo

Pou n rekolete dlo awoyo

Pou n rekòlte dlo dlololo

Pou n rekòlte dlo komabo

Lè je konsyans w kreve

Ou plede simaye nèt ale

Jèm ensekirite tout kote

Se krèy dlo de grenn je

Se krèy dlololo nèt ale

Mas yo rekòlte nèt ale

Mas yo rekòlte tout kote

Mas yo rekòlte dlo nan je

Lè w plante krèy lavichè

Lè w simaye pepinyè mizè

Lè w mare n sou mòn kalvè

Nikòl Lévy, Alexandre (Sansann)

Etienne, ak Michel Casimir. Tou le

twa t ap goumen pou yon Ayiti

miyò. Menmsi youn pa gen tan

wè jou sa a, yo pa fè echèk, sakrifis

yo pa pèdi pou sa, paske pèp

Ayisyen an ap vanse nan batay la

pou jou sa a louvri.

Se avèk anpil lapenn kanmarad

Nikòl, Sansann, Michel,

kite nou. Yo pran devan, nou

deyè. N ap kontinye goumen jan

nou kapab. Se konsa nou ka onore

memwa yo, selebre lavi yo!

Pandan n ap di Chapo Ba

Michel, n ap tou pwofite swete

fanmi l ak tout zanmi l yo kondoleyans.

Jan konpayèl Michel ak

Nikòl nan Solèy Leve, Jean Claude

Martineau (Koralen) te di:

« Ni fèy, ni fri nan branch bwa

ki pandye,

Yon lè rive yo tonbe.

Men fèy la tonbe al pouri fè fimye,

Fri a ale pou l jèmen, pou l repouse.

Lè w te tonbe, se te tankou

Yon fri k plante anndan kè nou.

Sa w te konn di pa janm pèdi. »

Se dlo w simaye nan tout kè

Se rekòt dlo w simaye aklè

San w pa plante dlo atè

Lè w simaye grenn pepinyè

Lè w simaye tout kote aklè

Lè w simaye krèy atoufè

Krèy zam fannfwa lagè

Lè w simaye bandi atoufè

Nan koridò katye popilè

Se dlo n rekòlte byen klè

Se dlo n rekolte byen aklè

Wi se lanmè krèy dlo doulè

N rekolte nan kè simityè

Ou pa bezwen plante dlo ankò

N deja nan gwo cho lanmò

J. Fatal Pya

6 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020


Perspectives

Des hôpitaux au bord de la faillite à

cause de la dette de l’OFATMA

Le créole haïtien : entre

mondialisation,

développement et renaissance

Par Jameson Francisque

Les points de désaccord sont nombreux

entre l’Office d’assurance

accidents du travail, maladie et maternité

(OFATMA) et les hôpitaux privés

du pays. Beaucoup d’hôpitaux sont en

grande difficulté financière à cause des

retards de paiement qu’accuse l’OFAT-

MA. L’Association des hôpitaux privés

d’Haïti, regroupement de 28 hôpitaux

de la zone métropolitaine, lance un cri

de désespoir et propose des solutions.

Franck Généus de l’association des

hôpitaux privés d’Haïti (AHPH)

Plusieurs hôpitaux privés du

pays sont liés à l’OFATMA, l’office d’assurance

accidents du travail, maladie et

maternité, par un protocole d’accord

couvrant les frais de santé des fonctionnaires

publics, et de leurs dépendants.

Ce protocole est appelé auto-assurance

des agents de la fonction publique, ou

plus communément Assurance Ofatma-Conam.

Il rembourse, selon des

barèmes bien définis, les dépenses

des institutions de santé au profit des

fonctionnaires éligibles.

D’abord, l’assuré cotise chaque

mois sur son salaire, dans un fonds

collecté par le ministère des Finances

et de l’Industrie. Puis, pour ses besoins

en santé, il se rend dans un hôpital

partenaire qui, après vérification avec

l’OFATMA, fournit les services dont il

a besoin. Dans le cadre de l’assurance,

le patient est tenu de payer 20 % du

montant, et l’assureur couvre les 80 %

restants. L’hôpital achemine ensuite à

l’assureur les pièces justificatives nécessaires,

et attend que les prestations lui

soient versées.

Cela signifie que l’hôpital soigne

le patient à crédit, et l’assureur

doit rembourser. Ce remboursement

ne devrait pas dépasser un délai de 45

jours. Dans la réalité, l’OFATMA ne respecte

pas ce contrat. L’association des

hôpitaux privés d’Haïti (AHPH) n’a pas

cessé de dénoncer cette situation.

L’ofatma

Une dette qui paralyse

« Je connais beaucoup d’hôpitaux qui

sont actuellement en situation de quasi-faillite,

informe Franck Généus, président

de l’AHPH. Il est normal qu’un

assureur ait des dettes, mais le problème

vient du montant de cette dette et

des délais de remboursement. 60 % des

assurés qui fréquentent les hôpitaux

privés sont assurés par l’OFATMA, ce

qui fait de cette entité un acteur majeur

du secteur. La survie de beaucoup

d’hôpitaux dépend de l’OFATMA et

celui-ci le sait. »

La situation est intenable pour

les institutions de santé, surtout celles

qui ne sont pas subventionnées ou qui

n’appartiennent pas à des ONG.

Roumel Théodore, PDG de l’hôpital

SODETH, affirme que certains hôpitaux

ont tellement de dettes que des

dépôts refusent de leur vendre des intrants

à crédit. Huit hôpitaux, dont le

sien, se préparent à cesser toute collaboration

avec l’OFATMA, malgré

l’importance de cet assureur dans le

système. « L’OFATMA a une dette de

plus de 250 000 000 de gourdes envers

l’ensemble des hôpitaux, et cela fait

plus de 15 mois que la SODETH attend

qu’il paye, dit-il. Comment voulez-vous

qu’on tienne le coup ? Nous sommes

obligés de demander au patient de

nous payer l’intégralité des prestations

qu’il reçoit. Ainsi nous envoyons

seulement la facture pour le paiement

des médecins et du matériel à l’Office

d’assurance accidents du travail, maladie

et maternité. C’est au patient d’aller

réclamer à l’OFATMA les dépenses

supplémentaires qu’il a faites, alors que

cela ne devrait pas être le cas. Les gens

n’ont pas d’argent, mais nous n’avons

pas le choix. »

« Récemment, nous avons perdu

un don de 8 machines de dialyse,

parce que nous n’avions pas l’argent

pour payer la douane, poursuit Roumel

Théodore. Pire, nous avons été obligés

de mettre en disponibilité 25 % de nos

employés. Nous ne pouvons pas supporter

autant de charges. »

La situation du Centre hospitalier

de Carrefour est à peu près pareille.

Jean Joseph Régis, le président directeur

général, croit que dans peu de temps,

si rien n’est fait, il devra fermer boutique.

« Je reçois au moins 900 assurés

de l’OFATMA par mois, explique le

médecin. Ils représentent plus de 80 %

de mes clients. Pour l’année 2019, j’ai

plus de 5000 dossiers que l’OFATMA

doit me rembourser. Mais je sens déjà

que l’État ne paiera jamais. Je ne sais

même pas comment je vais faire pour

payer la fin de mois de mes employés. »

D’autres points de désaccord

Le différend va au-delà des délais de

paiement trop longs. Les barèmes,

c’est-à-dire les modalités de paiement

de l’OFATMA, n’ont pas été révisés

depuis 2003. Donc, en 2019, les hôpitaux

sont remboursés comme en 2003,

sans aucune considération pour l’inflation

en hausse annuelle. En plus,

l’OFATMA décide souvent de remettre

en question les décisions médicales

prises par les médecins ce qui, selon

le président de l’AHPH, est agaçant et

dangereux.

La question de la surfacturation

des prix des prestations est un troisième

point de litige. L’Ofatma accuse les hôpitaux

d’augmenter les prix de leurs services

pour se faire payer plus. C’est une

conséquence des barèmes trop bas et du

retard dans les paiements accusés par

l’office. Selon le président de l’AHPH,

c’est un faux débat, car de toute façon,

quelle que soit la facture qui lui est envoyée,

l’OFATMA ne rembourse pas le

montant réel qu’il devrait payer.

Pour une sortie durable de la crise

D’après le président de l’Association des

hôpitaux privés d’Haïti, tout système de

santé dans lequel les frais de santé sont

payés après la prestation est mauvais.

Franck Généus croit qu’il est

impérieux d’élaborer une loi sur la

couverture de santé universelle, parce

que tout le monde a droit à la santé.

Ainsi, tous les citoyens seraient assurés,

et l’État accompagnerait ceux

qui ne peuvent pas payer. « Nous avons

un système de santé dans lequel les

gens vont chez le médecin seulement

quand ils sont malades, explique-t-il.

Parce qu’ils ont parfois trop attendu, les

frais de santé peuvent être lourds et les

gens n’ont pas l’argent pour payer les

urgences même minimes. Il faut donc

un système dans lequel les prestataires

de service n’aient pas à s’inquiéter du

paiement de leurs factures. »

Ensuite, le modèle de gestion de

l’Ofatma doit être révisé, afin que le rôle

de l’office soit mieux défini et renforcé.

Il deviendrait une mutuelle d’assurance,

responsable de la couverture universelle

de santé. En tant que telle, l’Ofatma

n’aurait plus à gérer des hôpitaux, mais

se cantonnerait dans un rôle de gestion

des fonds du programme d’auto-assurance.

De plus, selon le président de

l’AHPH, il faut que l’Ofatma abandonne

le remboursement à partir de pièces justificatives

présentées par les hôpitaux. Il

appliquerait alors un modèle basé sur la

pré-approbation, évalué à partir de pertinence

et la qualité des soins fournis, et

le respect des protocoles du MSPP.

Franck Généus admet que dans

certains hôpitaux, le patient n’est pas

pris en charge tant que les frais administratifs

ne sont pas versés. Cela n’est

plus totalement le cas, surtout dans

les hôpitaux membres de l’association.

« Nous comprenons que nous avons la

responsabilité de venir en aide en cas

de danger de mort, affirme-t-il. Par

exemple, à l’hôpital adventiste, dès

qu’un patient arrive en urgence, il est

pris en charge. Ce n’est que lorsque son

état est stable que commence la partie

administrative. Mais quand un acteur

majeur comme l’OFATMA paie mal,

les hôpitaux sont moins enclins à être

généreux, car ils n’ont pas assez de

moyens pour tenir. »

Dans le système de santé du

pays, les hôpitaux sont obligés de recouvrer

immédiatement les prestations

de services rendus, ou de médicaments

vendus, afin de renouveler le stock sans

tarder. C’est pour cela que le médecin

croit qu’il sera toujours difficile pour les

hôpitaux de procéder autrement. L’une

des solutions serait que l’État prenne en

charge les urgences médicales et chirurgicales.

Jameson Francisque

Ayibopost

Par Jocelyn OTILIEN

L

’histoire, selon Jean François Dortier

(2017), a vu se succéder de grandes

puissances qui semblent connaitre un

même destin : naissance, croissance,

mort. Les civilisations seraient donc comme

des organismes vivants. Elles naissent,

grandissent, atteignent leur apogée

et finissent par s’effondrer.

La langue en tant que moyen d’expression,

d’adoption ou d’expansion de

ces civilisations dites supérieures (Meillet

1915) n’en est pas moins concernée par

ce cycle. Et les langues moins importantes

du moins les langues opprimées sont plus

enclines à ce processus de désintégration.

« En 2017, le continent américain

a franchi le cap du milliard d’habitants,

dont 90 % sont de langue maternelle

européenne : espagnol (40 % environ),

anglais (près de 30 %), portugais (un

peu plus de 20 %) ou français (1 %). En

revanche, les langues amérindiennes ne

comptent aujourd’hui que quelques 30

millions de locuteurs. Les linguistes en

ont identifié 900 environ, dont près de

300 aujourd’hui éteintes, bien d’autres

ayant disparues sans laisser de trace

(Sellier 2019) ».

L’anglais constitue, par sa croissance

exponentielle, un vecteur important

sinon le principal moteur de l’expansion

de la pensée occidentale "américaine",

la pensée unique. Hagège (2013) parle

même de l’oppression d’autres langues

par l’anglais. Louis Jean Calvet (2017),

de son côté, parle des langues qui mangent

d’autres langues, ou des langues qui

dominent sur d’autres – d’où le concept

de « glottophagie ».

Tandis qu’on parle d’expansion de

certaines langues, d’autres langues sont

menacées de disparition à cause de l’oppression

par les langues aujourd’hui dites

« commerciales ». Cette disparition progressive

peut se manifester par la dilution

de leurs lexiques et gènes morphosyntaxiques

dans les langues dominantes. Elle

semble aussi se manifester par le maintien

d’une distance entre les langues «

minoritaires » ou entre les locuteurs d’une

langue minoritaire afin de garder le rôle

intermédiaire des langues dominantes.

Aujourd'hui, le créole haïtien tend

vers une transformation accélérée, une

transformation par la « contamination »

américaine. L'introduction et l'utilisation

incontrôlées du jargon de la technologie

« américaine » dans le Créole haïtien

représentent un phénomène notable.

Par ailleurs, par souci de briller aux

yeux du public visé ou à la conquête d’un

lectorat plus large, beaucoup d’écrivains

haïtiens tendent à écrire dans des langues

autres que leurs langues maternelles.

Ces états de fait, dans le meilleur des

cas, ne font que soutenir la domination

de la pensée occidentale sur les autres

formes de pensée, en ne défendant qu’accessoirement

la cause haïtienne. Sans

sous-estimer le moins du monde la valeur

de ces écrivains de langues étrangères,

pour reprendre la pensée de Cheikh Anta

Diop, on ne saurait donc considérer leurs

œuvres comme des monuments d’une

véritable littérature haïtienne. En effet,

toute œuvre littéraire appartient à la

langue dans laquelle elle est écrite. Les

œuvres écrites par les haïtiens dans les

langues étrangères relèvent avant tout de

ces littératures étrangères.

Une politique linguistique et des

prises de décision efficaces sont, par

conséquent, les conditions préalables au

développement du créole haïtien. Pour ce

faire, Il convient de rééquilibrer le rapport

idéologique entre la langue et le pouvoir

afin que la transformation ou l'évolution

du créole haïtien soit maitrisée et canalisée.

Cela nécessite un contrôle relativement

actif sur les médias traditionnels, les

nouveaux médias, les écoles, les églises,

etc. Cette régulation consiste en une application

stricte de la discrimination positive

en faveur des littératures et cultures

créoles exprimant des idées utiles à la

communauté. Elle implique l'acclimatation

du jargon de la technologie ou de

la science et la modification de l’écho de

certains mots dans la conscience indigène

pour qu’une certaine forme de littérature

puisse naitre - ce que nous ne pourrons

jamais exprimer sans le génie de sa propre

langue. On importe la technique et

non la culture (Diop 1946-1960).

Cette politique linguistique exige

une véritable révolution de notre conscience

psychologique et son application

passe inéluctablement par l’exploitation

de la littérature de l’Égypte antique et de

l’Afrique Noire [dont nous sommes des

héritiers légitimes] (Divialle 2018). Elle

doit constituer une forme de renaissance.

"Sans les [medunetʃɛʁ], couramment

appelés hiéroglyphes, qui sont une

forme d'expression de la pensée sacrée

africaine (kamite), le nègre [pour citer

Cheikh Anta Diop] ignorerait que [ses

ancêtres, les Égyptiens de l’antiquité qui

se sont adaptés aux conditions matérielles

de la vallée du Nil, sont les plus anciens

guides de l'humanité dans la voie

de la civilisation ; que ce sont eux qui ont

créé les arts, la religion (en particulier le

monothéisme), la littérature, les premiers

systèmes philosophiques, l'écriture, les

sciences exactes (physique, mathématiques,

mécanique, astronomie, calendrier...),

la médecine, l'architecture, l'agriculture,

etc.[…]]".

Le réveil du peuple haïtien, la sauvegarde

de son histoire, de sa culture, etc.

relèvent, entre autres, du développement,

de la standardisation, de la préservation

du créole et de la mise en évidence de

sa contiguïté avec les langues africaines

modernes, en particulier les langues bantoues,

ainsi que l’égyptien antique.

Nous ne pouvons nier, en aucun

cas, la dimension diachronique du créole

dans le cadre d’une politique d’émancipation

haïtienne en dépit du fait que les

facteurs d’invisibilisation de la culture du

peuple haïtien soient considérables tant

à l’échelle nationale et qu’à l’internationale.

Toutefois, pour décider d'en revenir

au passé, quand on a constaté que le

passé était préférable au présent, comme

disait Dutourd (1986), il faut cette espèce

de bon sens et de courage qui consiste à

déplaire à trois douzaines d'intellectuels et

que les politiciens n'ont jamais.

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Etienne Victorin

Jocelyn OTILIEN

Linguiste

963 Rogers Avenue

Brooklyn, NY 11226

Office: 718.856.2500

Cell: 347.998.7112

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020

Haiti Liberté/Haitian Times

7


2

La Tribune de Catherine Charlemagne (139)

Transition politique en perspective, confusion et division

dans l’opposition ! (1e partie)

En Haïti comme ailleurs, si la politique

n’est pas une science exacte,

ce qu’on sait avec certitude dès maintenant,

c’est qu’après Jovenel Moïse,

que ce soit en 2021 ou en 2022, le

pouvoir aura un caractère transitoire.

Reste à savoir qui de l’opposition politique

ou de la Société civile prendra la

tête de cette transition. En vérité, les

débats sur la réforme constitutionnelle,

l’Assemblée constituante ou même sur

l’organisation des élections générales

dans le pays au cours de l’année 2021

qu’agitent le Pouvoir Exécutif n’ont, en

fait, aucun intérêt. La quasi-totalité des

acteurs politiques et sociaux le sait et

même le chef de l’Etat, Jovenel Moïse

lui-même, ne se fait aucune illusion

sur ce qui arrivera le jour de son départ

du Palais national et ce, quel que soit

le moment où cela arrivera : le gouvernement

qui prendra le relais sera intérimaire.

De 2016 à 2021 ou 2022, le

scénario sera le même.

Il n’y aura point de passation

de pouvoir suivant la Constitution en

vigueur entre le Président sortant et

un nouveau Président élu. Au fil des

années, des mois et des semaines, le

scénario de la mise en place d’un pouvoir

de transition se dessine avec une

rigueur académique. Tous les ingrédients

et les données concordent pour

que le jour-J réponde à l’attente des acteurs

qui auront tout fait pour que ce

soit ce schéma qui s’applique comme il

est prévu dans leur agenda. Si le pouvoir

issu du PHTK tente depuis quelque

temps de détourner les regards avec des

discours superficiels histoire de gagner

du temps, l’opposition, elle, depuis toujours,

n’a jamais eu d’autre ambition

que celle d’installer un gouvernement

intérimaire le temps de se consacrer à

ce qu’elle sait faire le mieux, la bataille

de la division.

Les récits de la presse et même

des ouvrages qui ont travaillé sur les

périodes allant de 1991 à nos jours ont

démontré avec brio comment l’opposition

n’a jamais gagné une compétition

électorale face au régime qu’elle

combattait ou venait de renverser. Le

scénario est toujours le même : soit les

leaders de l’opposition ou chefs de partis

se sont fait doubler par des inconnus

sortis de nulle part pour devenir

célèbres par la suite ou au moment des

scrutins, soit ils se sont faits carrément

mettre de côté par un troisième larron

qui est la Communauté internationale

les trouvant pas assez sérieux ni assez

unis pour les laisser prendre le pouvoir.

Le scénario de l’après Jovenel Moïse

s’annonce identique à tout ce qu’on a

connu dans le passé. Le trop plein de

chefs de partis ou de leaders de l’opposition

représente une menace pour la

prise du pouvoir par l’opposition.

Aucun leadership n’a pu jusqu’à

maintenant se dégager au sein de cette

opposition multiforme qui loin d’être

un avantage pèse au contraire sur son

avenir. À chaque fois qu’une initiative a

été prise dans la perspective de présenter

un front de refus commun contre le

Président de la République et qui devrait

dégager un horizon vers une prise éventuelle

de la succession, la guerre des

chefs n’a point tardé à venir assombrir

cette belle perspective et anéantir toutes

les initiatives qui ont été lancées. Ainsi,

l’opposition dans sa globalité se voit

tomber dans une perpétuelle quête de

leadership capable de la conduire vers

la victoire face aux éternels inconnus

ou personnalités qui ont décidé de sortir

de l’ombre au bon moment ou quand

la Communauté internationale a été les

chercher pour venir ramasser la mise.

Car, l’opposition haïtienne, quelle

que soit la période ou la conjoncture

politique, dans sa longue lutte pour le

pouvoir a toujours oublié une chose :

se mettre en position pour être incontournable

après la chute du pouvoir et

ce, quel que soit le moment. Dans sa

longue série de lutte qu’elle a menée en

vue d’accéder de manière démocratique

aux responsabilités publiques, c’est-àdire,

de prendre la direction politique,

administrative et institutionnelle du

pays, l’opposition a toujours péché par

modestie, par peur des responsabilités

et surtout s’englue dans un discours qui

ne correspond point ou ne cadre pas

avec son objectif qui devrait être celui

de toute force d’opposition à un régime

politique quel qu’il soit : parvenir au

pouvoir.

En tant qu’observateur politique,

nous avons toujours été étonné

de constater combien les dirigeants des

organisations ou partis politiques haïtiens

sont modestes dans leurs revendications.

Surtout trop timides quand

il faut revendiquer le premier rôle ou

la première place ou tout au moins se

mettre dans une posture pour qu’ils

deviennent incontournables le jour où

l’ensemble de ces groupes hétéroclites

veut se positionner autour d’un leader

commun. Certes, comme il est de coutume

en Haïti, il ne s’agit pas de s’autoproclamer

chef ou leader de parti pour

être reconnu ou considéré en tant que

tel. Cela ne donne d’ailleurs aucune

légitimité pour devenir chef incontesté

de l’opposition qui, par nature, est plurielle

par conséquent divisée et subdivisée

en mille fractions. Il y a une nette

distinction entre un chef de parti et un

leader de l’opposition. Le dernier est

celui qui parle, qui a autorité et légitimité

pour le faire au nom de toute la

famille de l’opposition ; puisqu’il avait

été préalablement désigné ou avait reçu

la mission de représenter l’ensemble de

l’opposition auprès des instances nationales

et internationales.

De fait, celle ou celui qui reçoit

cette mission ou distinction est d’office

habilité à devenir le candidat unique de

cette opposition unifiée qui le charge

de défendre un « Programme commun

» de l’opposition devant les candidats

se réclamant du pouvoir sortant ou du

régime en place. Il faudra habituer la

Avec cette opposition, le scénario de l’après Jovenel Moïse s’annonce

identique à tout ce qu’on a connu dans le passé

population à ce visage unique qui, par

la suite, deviendra familier du grand

public et même du pouvoir et à ce titre

il pourra porter cette responsabilité qui

consiste à devenir le candidat de l’opposition

plurielle. Face à un tel défi, même

la Communauté internationale devrait

s’incliner et s’adapter devant la volonté

d’une partie de l’élite politique du

pays à donner un autre élan, une autre

perspective dans le cadre de la modernisation

de la vie politique nationale.

Mais, on n’en est pas encore là. Aujourd’hui,

l’opposition en Haïti continue

de s’engluer dans la politique politicienne

sans lendemain dans la mesure

où ses responsables demeurent indécis

et ne sont pas vraiment sûrs de ce qu’ils

dessinent pour l’avenir.

À chaque fois qu’une lueur d’espoir

apparaît dans le ciel de l’opposition

et que la population s’arc-boute à

l’idée que les leaders ont enfin trouvé

un compromis et signé un accord pour

avancer main dans la main dans la perspective

de la transition politique qui

se précise, sans aucune explication ni

problème apparent, tout tombe à l’eau

pour, au final, reprendre les mêmes

et l’on recommence. Explication ! De

l’arrivée du Président Jovenel Moïse à

la tête du pays en 2017 à aujourd’hui

(2020), l’opposition plurielle a déjà mijoté

et consommé au moins trois à quatre

« Accords » sur la manière de gérer

l’après Jovenel Moïse. C’est la preuve de

l’immaturité et surtout du peu d’assurance

de ces leaders de l’opposition dans

la recherche d’alternative au pouvoir en

place. Parmi tous ces « Accords » qui

ont été signés entre une grande majorité

de partis, organisations politiques et

de personnalités se réclamant de l’opposition,

il y en a un qui fait autorité

: ce sont les « Propositions d’Oloffson

». Cet accord signé en juin 2019 avait

consacré l’opposition comme étant la

force devant servir d’alternative au

départ du Président Jovenel Moïse.

Pratiquement tous les points

et les détails avaient été traités. Mais,

comme nous le disions plus haut, il

manquait un point essentiel, le nom de

celle ou celui qui dirigerait la transition

au cas où le chef de l’Etat viendrait à

quitter le pouvoir soit avant 2022 ou

même le 7 février 2021. Aucun leadership

n’avait été désigné au cours de

ces journées dans les Jardins du célèbre

hôtel qui a servi de décor dans les années

60 pour le roman de Graham

Green, Les Comédiens. Tout un symbole

! N’ayant aucune figure de proue pour

matérialiser physiquement la présentation

de l’opposition aux yeux du grand

public et de l’opinion en général, cette

belle initiative qui fut applaudie par

beaucoup a été sabordée par ses propres

concepteurs, c’est-à-dire par ceux

qui avaient eu l’idée géniale de mettre

sur papier le plan de la future transition

après Jovenel Moïse.

Quelques mois plus tard, en effet,

une autre initiative du même genre

ou presque a été lancée, cette fois sous

les auspices de la Communauté internationale,

des leaders de l’opposition

avec cette fois-ci la participation du

Parti PHTK, le parti du Président de la

République. La preuve s’il en fallait que

l’Accord d’Oloffson avait vécu et que la

belle architecture qu’avaient montée les

opposants du régime s’était effondrée

comme un château de cartes. Mais,

comme on s’y attendait, il y a eu des

jours et des nuits de négociations sans

aucun résultat ; car, selon certains, le

but de l’opération était de casser la belle

entente entre les différents chefs de

l’opposition et de placardiser les « Propositions

d’Oloffson ». Les négociations

ou Pourparlers qui ont eu lieu d’une

part à l’hôtel Marriott à Port-au-Prince

pour finir sous le parrainage du Nonce

Apostolique dans son Chalet de la Montagne

noire à Pétion-Ville d’autre part,

n’ont accouché qu’une souris.

Le Président de la République

avait donc réussi son coup : ses amis

avaient fait capoter les négociations

et briser l’image d’unité qu’avaient

présentée les leaders de l’opposition

quelques mois auparavant avec l’Accord

d’Oloffson. Sans chef de fil unique,

la cacophonie régnait au sein de cette

entité et le chacun pour soi s’imposait

en règle. Tout le monde s’autoproclamait

Porte-parole, chef de l’opposition,

leader, etc ; en réalité, personne

n’avait été mandaté pour quoi que ce

soit. C’était le règne de la cacophonie,

de l’improvisation et de la division.

Depuis, plusieurs tentatives ont été

lancées afin de remobiliser non pas la

population qui n’attend que cela mais

les chefs des partis et de personnalités

ouvertement en opposition avec

la ligne politique du Président Jovenel

Moïse. D’autres groupes alternatifs se

sont faits connaître mais avec des sons

de cloches différents sur la transition, ce

qui a provoqué dans le passé de vraies

polémiques entre les pour et les contre

du départ du locataire du Palais national

avant la fin de son quinquennat.

Alors qu’en même temps, les

échéances approchent à grand pas et

la situation sociopolitique s’aggrave.

Dans les quartiers dits populaires : Cité

Soleil, Bel-Air, les différents bidonvilles

et ghettos de La Saline, le Bicentenaire,

Martissant, etc, l’insécurité devient

la règle et cela est une réalité quotidienne.

Les assassinats de personnalités

deviennent monnaie courante de jour

comme de nuit dans la région métropolitaine

de la capitale et ses banlieues.

Les gangs qu’on dit être contrôlés par

le régime sèment la terreur sur la population.

Dépassées par les événements

qui ont cours dans ces quartiers, les

autorités policières demeurent impuissantes

face au danger qui menace la

société sur le plan sécuritaire.

(À suivre)

C.C

8 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020


This week in Haiti

Haitian-Americans Line Up

for U.S. Early-Voting before

Nov. 3

The early-voting line in front of the voting center at Kings Theatre in

Brooklyn, NY on Sat., Oct. 24

Garry Pierre-Pierre

Haitians In Smaller States Highly Engaged In Elections,

Despite Lack Of Data

by Larisa Carr

As Nov. 3 fast approaches, Connecticut

resident Bianca Shinn-Desras is

doing everything she can to galvanize

her state’s Haitian-American community.

Taking a boots-on-the-ground

approach, Shinn-Desras and other volunteers

are knocking on doors in the

state’s small Haitian enclaves to provide

information on how to vote, combating

misinformation on Facebook

and WhatsApp, and working with pastors

to deliver useful updates to their

congregations.

“Connecticut is one of 10 states

in the U.S. that has a large Haitian population,”

said Shinn-Desras, who lives

in Stamford. “It’s often neglected because

it’s not Florida or New York, but

it is in that corridor — between New

York, Massachusetts and the Northeast

— and that’s powerful.”

At an estimated 20,000,

Haitian-Americans in the Constitution

State are few compared to New York

and Florida, where they are a visible

voting bloc. Nonetheless, Connecticut’s

dynamic Haitian-American residents

are intensely involved in turning out

the vote in their communities.

Without accurate, easily accessible

data to support their participation,

however, numerous advocates

and academics have said, the community

will miss out on resources it is due.

Census data, they say, doesn’t reflect

the true larger numbers of Haitians.

The lack of data has left

many, like Shinn-Desras, who is an associate

data strategist for a non-profit,

calling for a deeper level of detail about

voters.

“This is inequity in data collection,”

said Shinn-Desras, 39. “You

have a population that you’re not gaining

information about, not providing

open data, and it’s a problematic practice.”

Feeling invisible

Statistics from election boards in nine

states with large Haitian populations,

as well as official numbers by the

U.S. Census Bureau, do not reflect the

visible political participation of Haitian-American

communities across

the country. The majority of local and

statewide election boards only record

voter statistics by race, not by ancestry

or ethnicity.

In politically active Connecticut,

the state only provides a voter’s gender.

The absence of data on Haitian-American

voters feels as though

Connecticut is treating them like a forgotten

population, Shinn-Desras said.

Were these statistics to become available,

she would use them in promoting

political discourse and engagement

throughout her community.

“In the future, we definitely

have to be able to capture the data because,

while we are Black Americans,

our ethnicity is still very important,”

Shinn-Desras said. “We need to be able

to capture that, and I think by not having

that, we’re losing momentum.”

Others say different generations

participate in politics in their own way,

making the need for data a necessity

to guide effective voter outreach toward

each group. The methods used across

generations, for one, could be adjusted

with the appropriate data to support

outreach.

“There is the question of transnational

identity, where many Haitian immigrants

continue to remain focused on

Haiti and not on the realities in America,”

said Georges Fouron, a professor

at SUNY Stony Brook who has written

about Haitian political participation in

the United States. “This is not the case

with the second and third generation.

I’m not basing my hope on the immigrants

themselves, but instead on the

children and grandchildren.”

Increased visibility and

participation

Despite feeling overlooked, many Haitian-Americans

actively work to influence

voter turnout by mobilizing their

community in the U.S. and even by

working through loved ones in Haiti.

In South Carolina, with an estimated

1,106 Haitians, Patrick Gué is

currently in the process of helping to

form an association, tentatively known

as the American Haitian Organization,

to start combining political participation

efforts by individual Haitians.

“Our Haitian community has to

continue to call each other in our state

and in our country to motivate us to

vote,” said Gué, a Greenville County

pastor. “We are even calling people in

Haiti to reach out to their friends and

family who are U.S. citizens to encourage

them to vote.”

Courtesy of Bianca Shinn-Desras

Bianca Shinn-Desras walks doorto-door

educating her community

in Stamford, Connecticut’s thirdlargest

city

In Georgia, which has a Haitian-American

community of 30,763,

Haitian-Americans were intensely focused

on completing the Census as one

way to build cohesion across the state.

“We’re engaging with voters by

ensuring that we can count them,”

said Saurel Quettan of the Georgia Haitian-American

Chamber of Commerce.

With people living in the exurbs,

the lengthy commutes make uniting

the community a challenge, Quettan

said. Nonetheless, the Atlanta resident

said, he is optimistic about the growing

level of Haitian-American political

engagement.

An increasing number of Haitian-Americans

are beginning to run

for office as commissioners and mayors

in small cities he said. Recently, community

members walked to a polling

site to encourage participation in the

elections.

Such increased visibility is part of

the solution to be recognized as a significant

voting bloc.

“We need to [focus] on ourselves

here and encourage each other to vote,

so we can continue to participate in the

political arena,” said Gué, a Cap-Haïtien

native. “If we are organized and start to

do things in the community, politicians

will see that and come to us.”

The original version of this article

was published on the website of the

Haitian Times.

Art, Immortality, and the Haitian Masses

Emmanuel Merisier: June 2, 1929 – May 3, 2020 (2 nd part)

by Onz Chery and Sam Bojarski

Thousands of Haitian-Americans

queued up in early-voting lines

across the United States this past

weekend, joining millions of other voters

primed to participate in the 2020

elections.

In heavily Haitian Brooklyn,

NY, where early voting started Sat.,

Oct. 24, lines at Brooklyn College and

Kings Theatre in Flatbush stretched

and wrapped around blocks for half a

mile — with social distancing. Some

voters waited up to three hours to cast

their ballots at their designated neighborhood

sites.

In Florida, where early voting

began Oct. 19, the line in front of the

North Miami Public Library snaked

from the front door to the other side of

the building on Oct. 24.

Across both states, where the

majority of Haitian-Americans live,

their reasons for turning out sounded

very similar. As the Democratic Party’s

Joe Biden and the Republican Party’s

Donald Trump go neck-and-neck for

the highest office in the land, Haitian-Americans

are driven to vote in

response to Trump’s perceived animus

against Haitians. Even more so, they

see Trump’s handling of issues that

have plagued the U.S., COVID-19 in

particular, as a total failure and a precursor

of much worse to come if he

wins a second term.

“A virus came in, [he] knew

suite à la page(15)

Undated photograph (probably the co-op space, Kean Mason Gallery,

c. 1982.) From left: Hervé Méhu, Gerald Thomas (gallery personnel),

unidentified person, Merisier. His painting, “The Saint,” 1980, appears

at the top left corner

by André Juste

A Difficult Childhood for a Late-

Bloomer

The tendency to read Merisier’s work

mostly as it relates to that of great

European artists and to its connection

solely to Haitian themes, without the

filter of his individuality and the specific

social and art- historical context

from which it emanates, might have

seriously hampered the development of

his art career. But if it seems that he

made some headway relatively late in

his life, it’s in great part because he was

a late bloomer, which is hard to understand

when one sees the bracing and

prepossessing aspects of what could be

taken as mere post-impressionist takes

on the folksy imagery in his paintings

from the late seventies to early eighties.

I have not seen any of his work

predating his arrival in the United

States in 1968. But Edgar François,

an apparently skilled draftsman from

Haiti’s Centre d’Art, described Merisier’s

images in the 1982 exhibition as

“coarse” and not unlike his old drawings

and watercolors “back in Haiti.”

This, ironically, is a promising description

for the works in question. Indeed,

one could already detect in Merisier’s

small, loosely painted “Nature morte”

(1972) – illustrated in Michel Philippe

Lerebours’ 2018 Bref regard sur deux

siècles de peinture haitienne (1804-

2004) – the symbolic dramas and tenebrous

gleams that the artist favors in

his more mature works.

But unlike peers such as Spencer

Depas and Lucner Lazard, reportedly

quick studies who started to make their

names for their forays in mainstream

modernist styles in the late forties and

to whom Merisier was quite close, especially

in New York (and sought behind

their backs to rival), he did not start to

hit his stride until about the mid- or late

seventies. Much of the explanations

suite à la page(16)

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020

Haiti Liberté/Haitian Times

9


INGÉRENCES BRITANNI

La ventilation des flux de financement de l’organisation non gouvernementale Transparency International. La

majorité de son financement provient de gouvernements, dont beaucoup cherchent à destituer le président du

Venezuela, Nicolás Maduro, du pouvoir.

Par Matt Kennard et John McEvoy

Le gouvernement britannique a

discrètement donné 450 000 livres

sterling de son budget d’aide à

l’étranger pour établir une coalition

« anti-corruption » au Venezuela

par le biais d’un fonds très controversé

qui prétend « s’attaquer à

l’instabilité et prévenir les conflits

qui menacent les intérêts britanniques

».

Dans une information communiquée

par Declassified, le

ministère britannique des affaires

étrangères a déclaré qu’il avait accordé

250 000 livres sterling en

2019 pour créer la « Coalición Anticorrupción

», qu’il décrit comme

« une coalition anti-corruption de

la société civile et des acteurs des

médias libres, pour les aider à lutter

contre la corruption et le crime organisé

au Venezuela ».

Le ministère des affaires

étrangères a versé 200 000 livres

sterling supplémentaires à Transparencia

Venezuela pour la période de

mars à décembre 2020 « pour renforcer

la durabilité de la coalition ».

Declassified a constaté que la

coalition est dirigée par — et s’associe

à — certains des individus et

groupes les plus virulents du pays,

opposés au gouvernement progressiste

de Maduro. Les gouvernements

britannique et états-uniens

reconnaissent Juan Guaidó comme

le « président par intérim » du Venezuela

et ont ouvertement cherché à

destituer Maduro de ses fonctions.

La coalition, dont le seul

bailleur de fonds extérieur semble

être le gouvernement britannique,

compte déjà 781 organisations et

promeut 243 « initiatives ». Transparencia

Venezuela appelle le nouveau

groupe un « mouvement de

citoyens » qui espère parvenir à une

« véritable transformation » et à un

« nouveau Venezuela ».

Transparencia Venezuela a déclaré

à Declassified qu’ils « présentent

des rapports d’avancement et

de gestion de projet tous les trois

mois » à l’ambassade britannique à

Caracas.

Les fonds ont été attribués par

le Fonds britannique pour les conflits,

la stabilité et la sécurité (CSSF)

qui, selon le gouvernement, « travaille

à la construction de la paix et

de la stabilité dans les pays menacés

d’instabilité ». Ce dernier est doté de

1,26 milliard de livres sterling.

Le gouvernement britannique

avait précédemment refusé les demandes

de Declassified de préciser

qui il finance au Venezuela. En

réponse à deux récentes demandes

dans le cadre de la Liberté d’Information,

le ministère britannique du

développement international (DFID)

a déclaré qu’il « dissimulait les

détails des organisations que nous

soutenons au Venezuela » pour des

raisons de santé et de sécurité mais

la pertinence de ces mesures en

Juan Guaidó (à gauche) avec l’ambassadeur du Royaume-Uni au

Venezuela, Andrew Soper, qualifié d’informateur américain dans les

communiqués diplomatiques de WikiLeaks. (Photo : Assemblée nationale

vénézuélienne)

matière de santé et de sécurité n’est

pas claire.

Un résumé du programme

pour ce projet, daté de mars 2020,

est la seule référence publique

du gouvernement à la coalition

vénézuélienne que Declassified a pu

trouver. Il indique que 0,3 million de

livres sterling d’aides a été alloué en

2019-2020 pour un « projet de lutte

contre la corruption au Venezuela ».

Le document ajoute que « le

programme finance également pour

la première fois des activités au

Panama et au Venezuela » et que la

CSSF prévoit « une activité accrue

» dans les deux pays avec le projet

vénézuélien « axé sur la résistance

de la société civile aux pratiques corrompues

de l’État ».

Ce financement soulève des

questions sur l’engagement du gouvernement

en matière de transparence

puisque le projet ne semble

pas être mentionné sur le site web «

DevTracker » du gouvernement, qui

est censé répertorier tous les projets

d’aide internationale du Royaume-Uni.

Un porte-parole de Transparencia

Venezuela a déclaré à Declassified

que le groupe « se concentre sur

la transparence et la lutte contre la

corruption, et pour cette raison, contrôle

les ressources qui sont gérées

ou qui sont sous la responsabilité

des organes actuels de l’Etat ».

Combattre dans la rue

Sur sa page « Qui sommes-nous ?

», la coalition écrit que sa motivation

est de « lutter activement pour

mettre fin aux problèmes structurels

qui perdurent depuis près de deux

décennies et sont profondément enracinés

dans ce pays ».

Nombre de ses initiatives nationales

visent le gouvernement

vénézuélien, tandis que sa page

d’information contient de nombreuses

critiques sur la manière

dont Maduro a géré la pandémie de

Covid-19 et des allégations de corruption.

Le site web du groupe ne précise

pas qui dirige la coalition. Le

ministère des affaires étrangères et

l’ambassade britannique à Caracas

ont ignoré les questions de Declassified

sur les personnes impliquées

dans la coalition.

Cependant, un récent rapport

mentionne Yonaide Sánchez comme

sa coordinatrice nationale. Sánchez,

professeur à l’université Lisandro

Alvarado de Barquisimeto, dans le

nord du Venezuela, est une proche

de Guaidó et a soutenu ouvertement

les efforts de l’opposition pour renverser

le gouvernement de Maduro.

Lors des violentes manifestations

de rue d’avril et mai 2017,

Sánchez a écrit que « chaque annonce

de Maduro confirme que nous

devons poursuivre la lutte dans les

rues. Le gouvernement est de plus

en plus isolé ».

En janvier 2019, peu après

que Guaidó se soit auto-proclamé

président du Venezuela, Sánchez

a écrit : « Moi, Yonaide Sánchez…

ne reconnais que Juan Guaidó —

président de l’Assemblée nationale

— comme le président légitime du

Venezuela. J’espère pour le bien de

mon pays que mon organisation est

d’accord ».

En août 2020, la coalition a invité

Guaidó pour une discussion sur

le « carrefour électoral » au Venezuela,

en demandant « Où allons-nous

à partir d’ici ? » En présentant

Guaidó comme le « président par

intérim » du Venezuela, la conversation

a porté sur les avantages d’inviter

la Drug Enforcement Agency

(DEA) nord-américaine à revenir au

Venezuela après son expulsion par

le président Hugo Chávez en 2005

pour des soupçons d’espionnage.

Le financement britannique

des activités de « lutte contre la corruption

» au Venezuela est susceptible

d’ajouter aux soupçons selon

lesquels le Royaume-Uni donne

aux organisations de la société civile

les moyens de renverser le gouvernement

Maduro. Le gouvernement

britannique n’est pas connu pour financer

des groupes de lutte contre la

corruption dans les États alliés, tels

que les régimes du Golfe, où la corruption

est courante.

En février 2017, l’ambassadeur

britannique au Venezuela, John

Saville, a participé à un événement

sur la « transparence » aux côtés de

Guaidó. En mai dernier, Saville a été

identifié comme le chef de l’unité

de reconstruction du Venezuela du

ministère des affaires étrangères,

qui, selon le gouvernement

vénézuélien, fonctionnait dans le

secret. L’unité cherche ostensiblement

à « conduire le Venezuela vers

une résolution pacifique et démocratique

» de sa crise politique actuelle.

Lors d’un événement de la

coalition en mars, Duncan Hill,

l’ambassadeur adjoint du Royaume-Uni

au Venezuela, aurait déclaré

« Le Venezuela a été victime du plus

grand pillage de l’histoire ».

L’actuel ambassadeur britannique

à Caracas, Andrew Soper, a

été premier secrétaire à Washington

DC de 1995 à 1999, et a été dénoncé

comme un informateur nord-américain

« strictement protégé » dans un

câble diplomatique de janvier 2010

alors qu’il était ambassadeur britannique

au Mozambique.

Alors que la coalition était

en cours de construction en octobre

2019, Soper a réaffirmé que «

Guaidó a l’amitié et le soutien du

Royaume-Uni ».

Le ministère des affaires

étrangères n’a pas répondu à la

question de Declassified sur l’état

Le Premier ministre britannique Boris Johnson (à droite) rencontre Juan Guaidó, le leader de l’opposition

vénézuélienne, reconnu comme le « président par intérim » par le gouvernement britannique, Londres, 21 janvier

2020. (Photo : Twitter/ Guaidó)

des relations actuelles de Soper avec

l’ambassade américaine à Caracas.

Le Centre Thatcher

Parmi les 20 organisations nationales

de la coalition anti-corruption

du Venezuela, beaucoup sont des

critiques de longue date du gouvernement

et des bénéficiaires passés

ou actuels des financements des

gouvernements occidentaux.

L’un des membres est le « Centre

Thatcher », dont le site web a été

mis en ligne moins d’une semaine

après celui de la coalition. Bien que

les informations d’enregistrement

aient été rendues privées, les deux

enregistrements par procuration ont

été effectués par la même société

basée en Arizona, aux États-Unis.

Le « Thatcher Centre » a été

fondé en août 2019 par le journaliste

vénézuélien Guzman González

et est basé dans l’État de Carabobo,

dans le nord du pays. Nommé

d’après l’ancien premier ministre

britannique qui était un fervent

défenseur des régimes de droite en

Amérique latine, le centre affirme

que ses objectifs sont « une citoyenneté

forte et un État faible ».

Superatec AC, un autre membre

de la coalition, a reçu une subvention

de 80 000 dollars de la

Citibank en 2019, tandis que le responsable

de Fetrasalud, la fédération

des travailleurs de la santé a

10 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020


QUES AU VENEZUELA

Le peuple Vénézuélien a déjoué toutes les manœuvres de déstabilisation de Trump contre Nicolas Maduro

appelé tous les secteurs du pays à se

joindre à Guaidó lors des manifestations

nationales de mars 2020.

La coalition comprend également

l’Asociación Civil Súmate (Association

civile pour le rassemblement),

qui reçoit depuis longtemps

des fonds du National Endowment

for Democracy (NED) du gouvernement

américain et qui a été

fondée et dirigée par la figure clé de

l’opposition Maria Corina Machado.

La corruption est un problème

grave au Venezuela, et la mauvaise

utilisation des fonds publics a exacerbé

une crise économique déjà

grave. Cependant, les notations de

corruption sont toutes produites par

des organisations financées directement

ou indirectement par des gouvernements

occidentaux qui cherchent

à renverser le gouvernement

Maduro.

En 2017, l’ancien procureur

général Luisa Ortega a fui le pays

après avoir été licenciée et a obtenu

l’asile en Colombie. Elle a soutenu

que Maduro est impliqué dans le

scandale de corruption autour de

l’entreprise de construction brésilienne

Odebrecht, et qu’un tribunal

vénézuélien de haut niveau bloque

une enquête, bien qu’aucune preuve

n’ait été fournie publiquement pour

appuyer ces allégations.

Entre-temps, les envoyés

de Guaidó ont été accusés d’avoir

détourné des fonds destinés aux

déserteurs militaires vénézuéliens

qui ont fui en Colombie en février et

mars 2019. Selon la société PanAm

Post, basée à Miami, deux responsables

du parti Voluntad Popular ont

gonflé le nombre de déserteurs afin

de recevoir des fonds supplémentaires,

et ont donc fait l’objet d’une

enquête du gouvernement colombien.

En réponse à ce scandale,

Guaidó a demandé à Transparencia

Venezuela de lancer une enquête, qui

a largement absous les personnes

accusées de détournement de fonds.

Après avoir publié ses conclusions,

l’équipe de Guaidó a publiquement

remercié Transparencia Venezuela

pour son travail, affirmant que

l’enquête prouvait « l’engagement

de l’opposition vénézuélienne en

faveur de la transparence et de l’utilisation

correcte des ressources ».

Transparencia Venezuela

Transparencia Venezuela prétend

être un acteur « non partisan » au

Venezuela bien que sa co-fondatrice

et directrice, Mercedes de Freitas,

ait établi et géré un certain nombre

d’institutions financées par les

Etats-Unis dans le pays.

Mme de Freitas a été directrice

de la Fundación Momento de la Gente

(Fondation Moment du peuple),

une organisation de surveillance

juridique basée à Caracas qui a reçu

un financement important du NED

et du National Democratic Institute

(NDI), une autre fondation de « promotion

de la démocratie » financée

par le gouvernement américain.

Selon des documents publiés

par WikiLeaks, le NDI a financé des

groupes d’opposition vénézuéliens

depuis les premières années de la

présidence de Chávez.

Le NED a été fondé en 1983

sous le président américain Ronald

Reagan après une série de scandales

embarrassants pour la CIA, et a été

décrit par le Washington Post comme

le « sugar daddy of overt [US]

operations ». Allen Weinstein, qui a

dirigé l’étude de recherche qui a conduit

à la création du NED, a déclaré

: « Une grande partie de ce que nous

faisons aujourd’hui a été fait secrètement

il y a 25 ans par la CIA ».

Par le biais d’institutions comme

le NED, le gouvernement américain

a déboursé de l’argent pendant

deux décennies au Venezuela dans

le but d’y réaliser un changement de

régime. En 2011, le NED a financé

des groupes de rock anti-Chávez

dans le but de déstabiliser le gouvernement.

Des documents obtenus grâce

à la loi américaine sur la Liberté de

l’Information montrent qu’en avril

2002, De Freitas a envoyé un courriel

au NED pour montrer son soutien

à la tentative de coup d’État

infructueuse contre Chávez. Comme

l’a rapporté The Nation, son courriel

visait à « défendre les militaires et

[l’homme d’affaires et chef de file

du coup d’État Pedro] Carmona, en

affirmant que la prise de contrôle

n’était pas un coup d’État militaire ».

De Freitas a également travaillé

comme coordinatrice de Queremos

Elegir (Nous voulons choisir)

— une organisation de la société civile

qui a reçu des fonds américains

et a fait partie du mouvement contre

Chávez au début des années 2000.

Depuis 2010, De Freitas est

également vice-président de la Fundación

Tierra Viva (Fondation Terre

vivante), qui promeut « la conservation

des ressources naturelles » mais

dont les mécènes financiers sont les

compagnies pétrolières Chevron,

Total Oil & Gas, Shell Venezuela et

l’ambassade britannique.

Les audits financiers de Transparencia

Venezuela, publiés chaque

année depuis 2005 (sauf pour 2019

et 2020), montrent que l’ambassade

britannique à Caracas a été l’un

de ses principaux bailleurs de fonds.

L’organisation faîtière Transparency

International, dont le siège

est à Berlin et dont le revenu d’exploitation

s’élève à 25,7 millions de

livres sterling, est financée par les

gouvernements américain et britannique,

entre autres, depuis sa

création en 1993. En 2019, le DFID

était le plus grand donateur gouvernemental,

avec 4,4 millions d’euros,

soit près du double du deuxième

plus grand bailleur de fonds gouvernemental,

le ministère des affaires

étrangères du Canada. Le Département

d’État américain a donné 743

799 euros.

Le plus grand donateur de

Transparency International en termes

de fondations privées est le

géant minier anglo-australien BHP

(anciennement BHP Billiton), qui a

donné au groupe 1,9 million d’euros

en 2019. Parmi les autres donateurs,

on trouve Shell et Exxon

Mobil, qui s’est engagée dans une

bataille de plusieurs années avec le

gouvernement Chávez concernant

la nationalisation du pétrole. (Le

Venezuela possède les plus grandes

réserves pétrolières prouvées au

monde).

L’un des quatre membres de

Transparencia Venezuela, CEDICE,

est un groupe de réflexion qui «

pense que l’ouverture du pétrole aux

investissements privés » au Venezuela

« est un pas dans la bonne

direction ». Avec le soutien du réseau

Atlas, un groupe de réflexion

américain libertarien qui soutient

les mouvements politiques de droite

en Amérique latine, la CEDICE a

financé le projet de recherche « Citizen

Oil » visant à explorer les avantages

de la privatisation du pétrole,

qui a ensuite été inclus dans le plan

économique de Guaidó pour le Venezuela.

Transparencia Venezuela a

déclaré à Declassified qu’elle ne demandait

pas le retrait de Maduro.

« La coalition demande la transparence

dans la gestion, avec la

responsabilité, la participation des

citoyens et un système de justice

qui mette fin à l’impunité », a déclaré

son porte-parole. Ils ont ajouté

que le gouvernement britannique

finançait la coalition parce qu’elle

était anti-corruption, et non anti-gouvernementale.

Les membres de l’opposition

Au sein du conseil d’administration

de Transparencia Venezuela,

qui compte neuf membres, siège

l’ancienne directrice de la CEDICE,

Rocío Guijarro, qui a été l’une des

premières personnalités à signer la

législation de 2002 qui a dissous

les institutions démocratiques du

Venezuela lors du coup d’État contre

Chávez.

Andrés Duarte, membre du

conseil d’administration de la Chambre

pétrolière vénézuélienne, dont

l’objectif est d’accroître la participation

privée dans le secteur pétrolier

du pays, siège également au conseil

d’administration de la CEDICE. Miguel

Bocco, un des membres fondateurs

de Transparencia Venezuela et

également membre du conseil d’administration,

est un ancien directeur

de la Chambre pétrolière vénézuélienne,

et a appelé à la privatisation

du secteur pétrolier vénézuélien.

Gustavo Linares Benzo, un

avocat qui siège au conseil consultatif

de Transparencia Venezuela, a

soutenu dès novembre 2018 que

Guaidó devrait appliquer l’article

233 de la Constitution vénézuélienne

pour revendiquer la présidence

vénézuélienne.

L’article 233 précise qu’en cas

de « vide absolu du pouvoir » résultant

de « l’incapacité physique ou

mentale permanente » du président

ou de « l’abandon de son poste », le

président de l’Assemblée nationale

assume légalement ses fonctions.

Cet argument a fourni la principale

justification juridique de la tentative

de remplacement de Maduro.

Transparencia Venezuela

répertorie également 24 membres

dont Carlos Fernández. En tant que

président de la Fédération des chambres

de commerce et d’industrie (Fedecamaras)

en 2002, Fernández

a joué un rôle clé dans le sabotage

de trois mois de l’industrie pétrolière

vénézuélienne qui visait à renverser

Chávez. Jorge Botti, un autre ancien

président de Fedecamaras, est également

membre de la fédération.

Un porte-parole de Transparencia

Venezuela a déclaré à

Declassified : « Notre personnel et

nos organisations alliées sont des

défenseurs des droits humains, des

combattants pour le droit à la santé,

au bien-être des enfants, aux communautés

indigènes, aux groupes

vulnérables, à l’accès à l’information,

à la justice, entre autres choses

». Le porte-parole a ajouté : « Dans

la coalition, nous n’acceptons pas la

participation de partis politiques ou

d’organisations ayant des objectifs

politiques électoraux ».

Le ministère britannique des

affaires étrangères et l’ambassade

britannique au Venezuela n’ont pas

retourné les demandes de commentaires

de Declassified. La Coalición

Anticorrupción n’avait pas de personnel

ni d’informations de contact

sur son site web.

Matt Kennard et John McEvoy

Matt Kennard est le chef des enquêtes

de Declassified UK. John

McEvoy est un journaliste indépendant

qui a écrit pour International

History Review, The Canary, Tribune

Magazine, Jacobin, Revista

Forum et Brasil Wire.

Declassified UK est une organisation

de journalisme d’investigation

qui couvre le rôle du Royaume-Uni

dans le monde.

Daily Maverick 21 Octobre 2020

Venesol 24 octobre 2020

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020

Haiti Liberté/Haitian Times

11


Perspectives

Le Chili a voté pour enterrer la Constitution de Pinochet

Par Juan Carlos Ramírez Figueroa

Les citoyens chiliens ont décidé de

mettre fin à la Constitution de 1980,

élaborée par la dictature. L’explosion

sociale de l’année dernière a été décisive

pour ce processus constitutionnel.

Bien que tous les sondages aient

prédit le triomphe de l’option «

Apruebo » (J’approuve), aucun ne prévoyait

un chiffre aussi spectaculaire :

78,27 % contre 21,73 %. Cela ouvre

le processus tant attendu de modification

de la Constitution de 1980

rédigée par la dictature de Pinochet et

qui gouverne toujours le Chili, avec des

modifications qui visent à atténuer le «

militaire » mais à maintenir un modèle

économique qui avantage les entreprises

contre les citoyens. L’option de

la Convention Constitutionnelle (78,99

%) a également écarté l’option mixte

(21,01 %). Une équipe de 155 membres

sera élue au suffrage universel,

avec une parité hommes-femmes, alors

que la seconde option visait à inclure

50 % de parlementaires en exercice.

À partir de 20 heures ce dimanche,

des quartiers comme la Plaza

Baquedano/Italie — rebaptisée « Plaza

de la Dignidad » — ont commencé à

se remplir de monde, y compris de familles

où des chants tels que « Le peuple

uni ne sera jamais vaincu » et le

drapeau mapuche, symbole du mouvement

social qui a généré tout ce bouillonnement,

ont été entendus, tandis

que les forces spéciales ont gardé leurs

distances devant cette manifestation

totalement pacifique.

Pour la première fois peut-être

depuis la pandémie, une certaine joie

était perceptible dans la population. Le

soleil printanier, le sentiment pour les

nouvelles générations de faire l’histoire,

et un certain souvenir du plébiscite

de 1988 où le « Non » a battu

Pinochet ont généré une atmosphère

sans grandes perturbations. Dans les

écoles du centre-ville de Santiago où

les gens votaient, on pouvait voir de

nombreux jeunes et vieux et même la

police et les militaires qui contrôlaient

ces lieux de vote saluer les gens, un

tableau franchement surprenant.

Piñera : « La démocratie a

triomphé »

Le président du Chili, Sebastián Piñera,

accompagné de ses ministres, a prononcé

un discours à la télévision à

21h20. « Aujourd’hui, les Chiliens et

les Chiliennes ont librement exprimé

leur volonté par les urnes, en élisant

une Convention Constituante qui, pour

la première fois, disposera d’une égalité

totale entre les hommes et les femmes,

pour donner une nouvelle Constitution

au Chili ».

Alors que des milliers de personnes

arrivaient dans le quartier de la

Plaza Baquedano/Italie/Dignité et dans

le centre-ville de Santiago, des applaudissements,

des klaxons et des cris se

faisaient entendre, comme pour une

finale d’une Coupe du monde, Piñera

a poursuivi : « Aujourd’hui, la voix de

tous les citoyens a été entendue avec

la même force et chaque vote a eu la

même valeur. L’unité a prévalu sur la

division et la paix sur la violence. C’est

un triomphe pour tous les Chiliens (…)

Le début d’un chemin qu’ensemble,

tous, nous devons parcourir. Jusqu’à

présent, la Constitution nous a divisés.

À partir d’aujourd’hui, nous devons

tous collaborer pour que la nouvelle

Constitution soit le grand cadre de

l’unité et devienne la maison de tous ».

Et il a conclu : « Aujourd’hui

vient le moment de panser les blessures

du passé, d’unir les volontés et

de lever généreusement les yeux vers

l’avenir. Je remercie tous ceux qui ont

contribué au référendum constitutionnel

qui nous rend fiers et les millions

de citoyens, au Chili et à l’étranger,

qui ont rempli leur devoir civique (…)

Comme nous l’avons toujours fait, une

fois de plus, nous nous lèverons. Nous

savons tous que pour avancer ensemble,

nous ne devons laisser personne

derrière nous ».

Cela semblait être la fin, mais ce

n’est que le début

Ce plébiscite, décidé le 15 novembre de

l’an dernier lors d’une session marathon

au Congrès après des semaines de

grèves, de mobilisations et de réunions

publiques organisées par les citoyens

eux-mêmes, est connu sous le nom

de « de entrada » (d’entrée). L’élection

des citoyens qui composeront la Convention

Constituante aura lieu le 11

avril 2021. Puis viendra la rédaction

de la Constitution durant une période

de neuf mois, renouvelable pour trois

mois. Enfin, il y aura un référendum de

ratification « de sortie » en 2022.

Manuel Gárate, professeur à

l’Institut d’histoire de l’Université

catholique et chercheur au COES (Centre

d’études sur les conflits et la cohésion

sociale), a été très clair sur ce qui

est à venir : « Les plus grands problèmes

et défis, à mon avis, sont au-delà

des attentes concernant les changements

à venir. Nous avons devant

nous un long processus de délibération

qui n’est pas exempt de conflits et de

tensions. La clause d’approbation des

deux tiers (pour chaque article de la

Constitution) obligera les électeurs à

conclure des accords et à négocier pendant

longtemps ».

Manuel Gárate pense qu’il y aura

une période importante au cours de

laquelle la convention devra s’entendre

sur ses règles de fonctionnement,

et que c’est généralement un moment

tendu, long mais nécessaire. « Ensuite,

il est important que les autorités

démocratiques, les partis et les autres

organisations de la société civile fassent

preuve de pédagogie pour expliquer

ce que l’on peut et ne peut pas

attendre d’un processus constituant.

La mobilisation sociale et la protestation

vont certainement se poursuivre,

mais avec moins de force peut-être

qu’en 2019. Le Pouvoir Exécutif a la

responsabilité importante de protéger le

processus, d’éviter les excès à chaque

extrémité et de ne pas profiter de la situation

pour imposer son propre agenda

ou un pré-projet constitutionnel. Elle

doit aussi très bien encadrer et réguler

l’action de la police et éviter les abus

que nous avons connus ces derniers

mois ».

Claudio Fuentes, politologue et

chercheur à l’université Diego Portales,

avertit qu’il faut prendre en compte

le multipartisme du système politique

chilien. « Il n’y a pas de majorité absolue

d’une tendance. Le grand défi

va être d’établir des minimums constitutionnels

de base pour parvenir à

un accord qui, selon la loi, requiert les

deux tiers. Il faut donc des accords de

différentes forces politiques pour un

minimum constitutionnel.

Le deuxième défi pour Fuentes

est que, indépendamment du processus,

« il y a une demande citoyenne

de participer, d’être les acteurs de cette

transformation ». « Nous devons voir

comment les élites, qui seront dans

la Convention constituante, pourront

s’ouvrir pour inclure différents acteurs

et agents sociaux, des mécanismes de

participation non contraignants, des

conseils municipaux, etc. Cela nécessite

une convention ouverte, sinon elle

sera perçue comme un accord entre

puissants ».

La rue a été décisive

Il y a exactement un an, plus d’un

million de personnes remplissaient les

rues de Santiago mais aussi le reste

du Chili en popularisant des phrases

comme « Con todo ¿sino pa’qué » ou

« C’était pas 30 pesos, c’était 30 ans

». Cette dernière est liée à la hausse du

prix du métro, qui a généré une série de

manifestations menées par des écoliers

qui ont commencé à ne pas payer le

métro de la capitale dans ce qui allait

être le début de « l’explosion sociale »

le 18 octobre.

Cela a généré une répression

policière disproportionnée contre les

jeunes, mais aussi le soutien des adultes

et cela s’est terminé par des bombes

lacrymogènes, des stations incendiées

et la déclaration de l’état d’urgence,

faisant 31 morts, 500 jeunes mutilés

aux yeux (la police tirait des balles

au visage) ainsi que plus de 5 558

dénonciations de violations des droits

humains.

« La rue a été décisive. Sans

cela, rien ne serait arrivé », explique

Fernando Atria, professeur de droit

à l’université du Chili et président du

mouvement Fuerzo Común. « Le processus

constituant a été ouvert par la

mobilisation populaire, c’est très clair.

La classe politique l’accepte à contrecœur

et s’attribue un rôle plus important

qu’il ne l’a été dans la réalité ».

« Les secteurs politiques ne sont

pas très conscients du rôle joué par la

protestation et le mouvement social

dans le processus », ajoute Fuentes.

« La Convention Constituante cherche

à s’ouvrir à des mécanismes de participation

plus inclusifs : parité, sièges

réservés aux peuples indigènes, participation

d’indépendants. Mais cela a

coûté cher, car c’est une idée qui va à

contre-courant des élites, qui ne veulent

pas renoncer au pouvoir. C’est

une histoire bien connue en Amérique

latine. Cette tension doit être résolue ».

Gárate rappelle que déjà depuis

2006 avec ce qu’on a appelé la « révolution

des pingouins » — un terme qui

fait populairement allusion à l’uniforme

des écoles publiques — puis le

mouvement étudiant de 2011, les protestations

et les troubles se sont fortement

intensifiés. « La protestation et

les troubles ont continué pendant des

années avec des débordements sociaux

sporadiques dans tout le pays,

mais la pression continuait de monter

dans la marmite. Le système politique,

en général, n’a pas été en mesure de

répondre à ces demandes, ou alors

elles ont été bloquées ou retardées par

l’opposition, comme ce fut le cas pour

le second gouvernement de Michelle

Bachelet. Ainsi, la protestation sociale,

surtout depuis l’année dernière, a

obligé la classe politique à regarder en

face les problèmes du Chili et à mettre

fin au discours complaisant des 20

dernières années, qui nous parlait des

succès et du développement du pays,

alors qu’un énorme malaise et une

frustration s’accumulaient à propos du

coût de la vie et de la dette endémique

que favorise et encourage notre modèle

de développement ».

Et il ajoute : « La classe politique

a été réactive ; un accord important a

été conclu le 15 novembre, mais « in

extremis ». Je pense qu’ils ne mesurent

toujours pas l’ampleur des troubles sociaux

et qu’ils essaient d’en tirer profit

dans une perspective à court terme.

Pour éviter un retournement autoritaire,

il est fondamental que la classe

politique s’ouvre à une participation

des Chiliennes et Chiliens qui ne sont

pas des militants de parti, et de comprendre

que le Chili d’aujourd’hui est

beaucoup plus complexe qu’il y a 30

ans, qu’il exige une plus grande participation

et un renouvellement de ses

représentants. Sans la mobilisation des

citoyens, rien de ce à quoi nous assistons

aujourd’hui ne serait probablement

arrivé. Rien ne nous garantit la

réussite du processus futur, mais une

voie s’est ouverte pour surmonter la

crise sociale et politique déclenchée le

18 octobre dernier ».

Une Constitution au service du

pinochetisme

La Constitution de 1980 maintient une

série de blocages institutionnels et politiques

sur des questions que la société

demande depuis des années, explique

M. Gárate. Il y a une véritable machine

juridique au service de l’élite pinochetiste

qui prévoit des quorums ultra

majoritaires au Congrès et qui, même

lorsqu’une loi est approuvée, dispose

d’une Cour constitutionnelle qui peut

bloquer toute tentative de changement

dans des domaines tels que les pensions,

la santé, l’éducation, le logement

ou la garde d’enfants. « Mais la nécessité

d’un changement constitutionnel

a certainement aussi une composante

symbolico-politique dans le sens où il

s’agit de se mettre à nouveau d’accord

sur la manière dont nous allons concevoir

le pacte social pour les 50 prochaines

années et avec la possibilité

historique de le faire avec la parité des

genres. Une constitution démocratique

ne résout probablement pas rapidement

un problème particulier (sauf le

problème non moins important de sa

légitimité initiale), mais elle ouvre une

voie plus participative pour discuter,

délibérer et rendre la classe politique

plus à l’écoute de l’électorat », explique

l’universitaire.

Selon Atria, bien qu’il y ait eu

des changements, dont le plus important

a été apporté par Ricardo Lagos

en 2005, « ils étaient davantage liés

à la relation entre le pouvoir civil et

le pouvoir militaire, comme le fait de

redonner au président la possibilité de

destituer les commandants des forces

armées ». Mais pour l’avocat — qui

depuis 2009 promeut à la télévision et

dans la presse la nécessité de changer

la Constitution, « c’était un système

électoral faussé au profit de la droite,

des lois organiques constitutionnelles

qui exigeaient des quorums très exagérés

et une Cour constitutionnelle

avec de nombreux pouvoirs. Depuis

2005, il est clair que les réformes qui

pourraient être apportées au texte de

la Constitution ne résoudraient pas le

problème ».

Un scénario que, comme la pandémie,

personne n’aurait imaginé il y

a un an.

Juan Carlos Ramírez Figueroa

Pagina12.com 26 de

octubre de 2020

Traduction : Venesol

27 octobre 2020

Dr. Kesler Dalmacy

1671 New York Ave.

Brooklyn, New York 11226

Tel: 718-434-5345

Le docteur de la

Communauté Haïtienne

à New York

12 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020


Notre Mémoire se Souvient!

La mémoire au service des luttes : Võ Nguyên Giáp

Par FUIQP Alain Saint Victor

Il y a 7 ans, le 4 octobre 2013, l’un

des plus grands généraux de l’histoire,

Võ Nguyên Giáp, nous quittait.

Il fut celui qui dirigea la résistance

puis la victoire contre l'armée colonialiste

française puis contre l'armée

impérialiste états-unienne.

Fils de mandarin pauvre, Giap

grandit dans une famille nationaliste

avec un père engagé dans les premiers

mouvements contre l’occupation coloniale.

Dès l’âge de 14 ans il commence

à militer dans son école contre

la présence française au Vietnam. Il est

exclu de l’établissement du fait de son

engagement.

En 1930 il connaît son premier

emprisonnement à la prison de Lao

Bao où il rencontre sa première femme

également emprisonnée pour ses activités

politiques. Elle décédera en prison

en 1941.

En 1937 il adhère au Parti communiste

indochinois.

Il participe au congrès de Tsin Ti

qui fonde le Viet Minh et est chargé de

l’organisation de la guérilla contre l’occupant

japonais.

En 1944 il fonde l’Armée populaire

vietnamienne qui mène seule la

résistance contre les Japonais. Quand la

France décide de réoccuper le Vietnam

en 1946, Giap prend la tête de la résistance.

En 1947 son père est arrêté

et atrocement torturé par l’armée

française pour qu’il dénonce son fils.

Refusant de parler il est assassiné.

Devenu ministre de la défense

nationale de la République démocratique

du Vietnam, il développe une conception

de la lutte basée sur la mobilisation

populaire. C’est ainsi qu’il organise

le transfert à bicyclette et à dos d’hommes

de tous l’armement lourd qui servira

lors de la victoire de Dien Ben Phu.

Cette victoire qui met fin à l’occupation

française fait de lui un symbole mondial

de la lutte des peuples.

Confronté désormais à l’armée

états-unienne, Giap dirige les opérations

pendant les quinze ans de guerre.

Il est le concepteur de la « campagne

Ho Chi Minh » qui conduira à la victoire

et à la réunification du Vietnam en

1975.

Il lance cette campagne avec

le mot d’ordre : « rapidité, audace et

victoire sure ». Comme en 1954 cette

campagne veut marcher sur deux pieds

: la mobilisation de toutes les fractions

du peuple et la conscientisation politique

des combattants.

Auteur de nombreux ouvrages,

il est devenu un des théoriciens de

la guerre populaire et de la guerre de

guérilla qui inspira et inspire de nombreux

combattants hier comme aujourd’hui.

Il reste dans la mémoire militante

le symbole du militaire qui est

d'abord un militant.

Repose en paix frère et camarade.

Texte : FUIQP (Modifications et

ajouts ASV)

La France fut le meilleur espion des États-Unis à Cuba

Le Général De Gaulle et le président John F. Kennedy à Paris en 1961

Par Hernando Calvo Ospin

Révélations sur la crise d’octobre

1962. C’est une information presque

inédite. Lors de la Crise d’Octobre, ou

Crise des Missiles, de 1962, la France

joua un rôle fondamental : ce sont

ses espions à La Havane qui avaient

découvert, avant tout le monde, l’arrivée

secrète des missiles soviétiques à

Cuba et qui en informèrent Washington…

Cette crise, la plus grave de la Guerre

Froide, faillit déclencher une confrontation

nucléaire entre les États-Unis

et l’Union Soviétique à propos de la

révolution cubaine… De par la précision

de l’information que les français

livrèrent, et la portée du sujet, ce travail

en faveur d’une puissance étrangère a

été considéré jusqu’à aujourd’hui comme

l’un des plus importants de l’histoire

du renseignement français.

À la demande du gouvernement

du président Harry Truman, le dictateur

cubain Fulgencio Batista avait rompu

les relations diplomatiques avec l’Union

soviétique en avril 1952. Le 4 février

1960, alors que les révolutionnaires

de Fidel Castro Ruz étaient à présent

au pouvoir, le vice-premier ministre

du gouvernement soviétique, Anastás

Mikoyán, effectua une visite officielle

à La Havane. Sans plus attendre, Cuba

signa plusieurs accords commerciaux

très avantageux, au moment où les

États-Unis commençaient leur agression

économique. D’autres accords de

coopération militaire furent également

convenus. Trois mois plus tard, les relations

diplomatiques furent rétablies

A cette date, Washington encourageait

les incursions militaires et les

actes terroristes des partisans de Batista,

allant même jusqu’à refuser de vendre

à la jeune révolution des pièces de

rechange pour les armes récupérées de

la dictature. Il faisait, en outre, pression

sur ses alliés pour que ceux-ci ne lui

vendent pas d’armes ou ne lui livrent

pas celles qui avaient déjà été payées

par Batista avec l’argent de l’État. Seule

la Belgique refusa d’obéir et vendit des

armes et des grenades : le 4 mars 1960,

le navire français « La Coubre » qui les

transportait, explosa dans la baie de La

Havane, faisant plus de 200 blessés et

environ 70 morts.

Le dix-sept avril 1961, une force

mercenaire de plus de mille hommes,

entraînée, dirigée et armée par la CIA,

tenta d’envahir Cuba par la Baie des

Cochons, mais fut mise en déroute en

moins de 70 heures. Le président John

F. Kennedy, qui prit cette défaite comme

une terrible humiliation pour les Etats-

Unis, ordonna la préparation d’un plan

contenant des mesures politiques, militaires,

économiques et de propagande

contre Castro et sa révolution. C’est

ainsi que naquit l’Opération Mangouste

(Mongoose), nom de code d’une stratégie

de Sécurité Nationale, dont l’objectif

final était une invasion directe par les

Marines.

Alors que Washington avait pour

seul but d’en finir avec la révolution,

Moscou continuait de multiplier les accords

commerciaux avantageux avec

elle et contribuait à la nécessaire modernisation

de sa défense militaire.

Lorsque les services de renseignements

soviétiques découvrirent la

finalité de l’Opération Mangouste, ils

en informèrent Cuba. Alors les révolutionnaires

suggérèrent au dirigeant soviétique,

Nikita Khrouchtchev, l’installation

d’une force de dissuasion sur leur

territoire, qui comprendrait des missiles

balistiques. Celui-ci ne se fit pas prier,

car peu de temps avant, Washington

avait placé des missiles nucléaires en

Turquie et en Italie, capables d’atteindre

le territoire soviétique en quelques

minutes.

C’était risqué, mais de cette façon,

les Soviétiques pourraient dissuader les

États-Unis de les attaquer, car depuis

Cuba, ils pouvaient aussi toucher leur

territoire dans le même court laps de

temps. À l’époque, l’écart de puissance

nucléaire était immense : les États-Unis

possédaient 5 000 têtes nucléaires,

contre 300 pour les Soviétiques.

Le vingt-et-un mai 1962, le

Conseil de Défense soviétique autorisa

l’Opération Anadyr (Анадырь) : entre

juin et octobre 1962, furent déployées,

entre autres, des forces conventionnelles

et 24 rampes de lancement de

missiles balistiques, avec la capacité

de porter des têtes nucléaires. Tout cela

dans le plus grand secret, bien que les

dirigeants cubains eussent demandé

que cet accord soit rendu public.

Les Etasuniens ne prêtèrent pas

beaucoup d’attention à l’augmentation

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du trafic maritime soviétique vers Cuba.

Le vingt-neuf août encore, le président

Kennedy avait affirmé, lors d’une

conférence de presse, n’avoir aucune

information sur la présence de troupes

soviétiques à Cuba, et encore moins de

celle de missiles.

Paris, lundi 22 octobre, 17

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Le 4 mars 1960, le navire français « La Coubre » explosa dans la baie de

La Havane, faisant plus de 200 blessés et environ 70 morts

heures. Dean Acheson, ancien chef

du Département d’État, remettait

une lettre de Kennedy au président

français Charles de Gaulle. Il l’informait

d’une décision prise après une

semaine d’enquêtes et de discussions

ultra-secrètes : à 19 heures, heure de

suite à la page(15)

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020

Haiti Liberté/Haitian Times

13


PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après avoir délibéré au vœu de la loi et sur les conclusions

conformes du Ministère public, accueille l'action du demandeur, le sieur Négo

VIBERT en la forme ; maintient le défaut octroyé faute de comparaitre octroyé

à l'audience du vendredi douze juillet deux mille dix neuf contre la dame née

Régine ALEXANDRE ,Admet le divorce pour injures graves et publiques fait

prévus à l'article 217 du code civil haïtien ; prononce la dissolution des liens

matrimoniaux ayant existé entre eux ; aux torts de l'épouse ; Ordonne à

l'officier de l'état de l'état civil de l'Arcahaie de transcrire sur les registres à ce

destiné, le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un

des quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages et intérêts

envers les tiers s'il y déchet, compense les dépens vu la qualité des partie ;

Commet l'huissier Clerbrun FAURE de ce siège pour la signification de ce

jugement compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous, Berge O. SURPRIS, juge en audience civile,

ordinaire et publiques du vendredi vingt six juillet deux mille dix neuf, en

présence de Me JEAN ROLEX MEROVE substitut du commissaire du gouvernement

de ce ressort et avec l'assistance du sieur Jean Serge DUVERT, Greffier

du siège.

Il est ordonné. ....etc.....En foi de quoi. ....etc

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après en avoir délibéré au vœu de la loi et sur les

conclusions du Ministère public ; accueille l'action des

requérants pour être juste et fondée ; maintient le défaut

sollicité à l'audience susdite et contre partie et contre

avocats ; dit et déclare que les héritiers de Limeise Lexiné

Charles sont propriétaires incommutables tant par titre que

par prescription de la propriété civile dessus décrite ;

injonction au sieur Gaston Joseph de ne plus fouler le seuil

de la dite propriété ; condamne le sieur Gaston Joseph à

(100, 000 gdes) de dommages intérêts pour les préjudices

causés aux requérants ; le condamne également aux frais et

dépens de l'instance ; commet Bossa Domond de ce Tribunal

pour la signification de ce jugement.

PAR CES MOTIFS

Le tribunal après examen, Le ministère public entendu, maintient le défaut

octroyé contre la défenderesse à l'audience précitée, pour le profit déclare

fondée la dite action. Admet en conséquence le divorce du sieur MAKENZY

GEDEON d'avec son épouse née MIOLINE ST FLEUR pour injures graves et

publiques. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux existant entre les

dits époux ; Ordonne à l'officier de l'état civil de Port au Prince, Section

Sud, de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent

jugement dont un extrait sera inséré dans l'un des quotidiens s'éditant à la

Capitale sous peine de dommages et intérêts envers les tiers s'il y déchet.

Commet l'huissier CANAL GABRIEL de ce siège pour la signification de ce

jugement. Compense les dépens.

Ainsi jugé et prononcé par nous ANNIE FIGNOLE juge en audience civile

ordinaire et publique du jeudi vingt trois juillet deux mille vingt, séance

tenante de Me JEAN ROLEX MEROVE substitut du commissaire du gouvernement

de ce ressort et avec l'assistance du sieur Mozart Tassy , greffier du

siège. Il est ordonné. .....etc.....En foi de quoi

.....etc

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après avoir délibéré conformément et au vœu de la loi statuant

publiquement et par défaut au nom de la république et à charge d'appel accueille

l'action du sieur Georges Paul contre la dame Widline Dalce pour être juste, fondée

et constante; maintient le défaut requis et octroyé à l'audience du mardi 25 Août

2020 contre la dame Widline Dalce pour la non comparution conformément à l’art.

49 du CPC. Ordonne en conséquence l'expulsion de la dame Widline Dalce et

consort de la maison du requérant situé à Carrefour Diquini 63 # 1 dos de la mairie

de la dite Commune pour l'occupation illégale; condamne la dame Widline Dalce à

payer vingt mille gourdes de dommages et intérêts pour les préjudices et les

condamne également aux frais et dépens de la procédure; accorde l'exécution

provisoire sans délai de cette décision; commet l'huissier du siège Chrisostome

Siméon du tribunal de paix de Carrefour pour la signification de cette sentence.

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Michel Forgeas, en audience civile et publique

du lundi 14 septembre 2020, An 217ème de l'indépendance, avec l'assistance du

greffier, Frantz BAZELAIS. Il est ordonné.......etc.....En foi de quoi. ....etc. Me Smith

FLEURANT, Av,

SUPREME COURT OF THE STATE OF NEW YORK, COUNTY OF ERIE, Index No 806547/2020;

Date Purchased: July 2, 2020

SUMMONS WITH NOTICE dated July 2, 2020

Plaintiff designates ERIE County as the place of trial Basis of venue: CPLR 509.

LI WANG, Plaintiff against DAVID MOM, Defendant.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen sur les conclusions du ministère public, intenté

maintient le défaut octroyé contre le défendeur à l'audience précitée, pour

le profit déclare fondée, déclare fondée la dite action, admet ladite action

contre le sieur Guerlyn CHARLESCA; au fond Admet le divorce de la dame

Guilaine MAXIME d'avec son époux Guerlyn CHARLESCA, pour injures

graves et publiques, aux torts de l'époux. Dit que la copie du dispositif du

jugement certifié conforme par le greffier du tribunal de première instance

des Cayes sera signifié après que le jugement aura acquis l'autorité de la

chose souverainement juges à l'officier de l'état civil de la Commune de

Maniche au fin de transcrire dans les registres tenu à cet effet. Dit également

qu'un extrait du jugement sera publié dans l'un des quotidiens

s'éditant à la Capitale. Commet l'huissier Louis Sonel LAURENT pour la

signification du jugement. Compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous Me. Jean Luckner BUTEAU, juge en

audience civile ordinaire du onze avril deux mille dix huit, en présence de

Me. Joubert Joseph AMAZAN, substitut du commissaire de ce ressort, et avec

l'assistance du sieur Pierre CASSEUS ,Greffier du siège.

Il est ordonné. .......etc.....En foi de quoi. ....etc. .....

PAR CES MOTIFS

Sur les conclusions conformes du Ministère public, le Tribunal maintient le

défaut requis et octroyé à la barre contre la partie défenderesse; admet le

divorce des époux, la dame Simon Frank, femme née Maquila Joseph

d'avec son époux Simon Frank, ce aux torts de l'épouse Maquila Joseph

pour injures graves et publiques; prononce en conséquence la dissolution

des liens matrimoniaux existant entre eux; ordonne à l'Officier de l'Etat

civil de la Croix-des-Bouquets de transcrire sur les registres à ce destinés le

dispositif du présent jugement dont un extrait sera publié dans l'un des

quotidiens s'éditant dans la capitale sous peine de dommages intérêts

envers les tiers s'il y echet; commet l'Huissier Mathieu Dauphin de ce siège

pour la signification de la présente décision; Compense les dépens.

Donné de Nous, Me Pluviose Silien, à l'audience du lundi treize (13) juillet

deux mille vingt (2020) en présence de Me David Alexis, Greffier du siège,

en 217e de l'indépendance.

Il est ordonné à tous les huissiers etc.....

En foi de quoi etc.....

Me David Alexis, Greffier.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen, Le Ministère public entendu, maintient le

défaut octroyé contre la défenderesse à l'audience précitée, pour le

profit déclare fondée la dite action. Admet en conséquence le divorce du

sieur ANDRAL LUBENSON JEUNE d'avec son épouse née YZANA HERARD

pour injures graves et publiques. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux

existant entre les dits époux ; Ordonne à l'officier de l'état civil

de Port au Prince, Section Sud de transcrire sur les registres à ce destiné

le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un

des quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages et intérêts

envers les tiers s'il y déchet. Commet l'huissier CANAL GABRIEL de ce

siège pour la signification de ce jugement ; Compense les dépens. Ainsi

jugé et prononcé par nous, ANNIE FIGNOLE juge en audience civile

ordinaire et publiques du jeudi trente juillet deux mille vingt, en

présence de Me JEAN ROLEX MEROVE substitut du commissaire du

gouvernement de ce ressort et avec l'assistance du sieur Mozart Tassy,

greffier du siège. Il est ordonné.....etc....En foi de quoi. .....etc.

AVIS DE DIVORCE

Il est porté à la connaissance du public en général

et de la dame Antoine Jean Claude JOSEPH née

Medge LEROY en particulier que le tribunal de

première instance de Miragoane en ses attributions

civiles de divorce a prononcé en date du

vingt neuf janvier deux mille vingt, la dissolution

des liens matrimoniaux ayant existé entre le sieur

Antoine Jean Claude JOSEPH d'avec son épouse

Medge LEROY. En conséquence, les dits époux

sont désormais divorcés. Me Vitielo ST LOUIME, av.

ACTION FOR A DIVORCE: To the above-named Defendant YOU ARE HEREBY SUMMONED to serve a notice of appearance on Plaintiff's attorneys

within thirty (30) days after the service of this summons is complete and in case of your failure to appear, judgment will be taken against you by

default for the relief demanded in the notice set forth below. Dated: July 2, 2020.

Yaniv & Associates, PC, Attorneys for Plaintiff 972 Route 45, Suite 205, Pomona, NY 10970 646-395-9100.

NOTICE: To the above-named Defendant, the above Summons is served upon you by publication pursuant to an Order of the Hon. Kenneth F. Case,

A.J.S.C of the Supreme Court; County of ERIE, dated the October 21, 2020,

The nature of this action is to dissolve the marriage between the parties, on the grounds: DRL Section 170 subd. (2) -

The abandonment of the Plaintiff by the Defendant for a period of more than one year.

The relief sought is a judgment of absolute divorce in favor of the Plaintiff, dissolving the marriage between the parties in this action.

PLEASE TAKE NOTICE that pursuant to DRL §253, to the best of Plaintiff's knowledge, Plaintiff has taken all steps solely within Plaintiff's power to

remove all barriers to the Defendant's remarriage following the divorce.

NOTICE OF AUTOMATIC ORDERS: Pursuant to Domestic Relations Law Section 236 part b sec. 2, the parties are bound by certain automatic orders

which shall remain in full force and effect during the pendency of the action.

NOTICE ABOUT HEALTH CARE: PLEASE TAKE NOTICE that once a judgment of divorce is signed in this action, both you and your spouse may or may

not continue to be eligible for coverage under each other's health insurance plan, depending on the terms of the plan.

NOTICE OF GUIDELINE MAINTENANCE FOR UNCONTESTED DIVORCE:

If your divorce was commenced on or after January 25, 2016, this Notice is required to

be given to you by the Supreme Court of the county where your divorce was filed to comply

with the Maintenance Guidelines Law

The complete text of the notice is available at

https://www.nycourts.gov/divorce/forms_instructions/NoticeGuidelineMaintenance.pdf.

Covid : un couvre-feu pour quoi faire ?

Par Thierry Meyssan

Les Français ont appris stupéfaits que leur gouvernement

considère une mesure d’ordre public, un

couvre-feu, comme étant efficace pour prévenir une

épidémie. Chacun, ayant compris qu’aucun virus ne

fait de pause selon des horaires fixés par décret et

vu les nombreuses erreurs précédentes, se pose la

question qui fâche : un couvre-feu pour quoi faire ?

Plusieurs pays occidentaux pensent être confrontés

à une nouvelle vague épidémique de Covid-19.

Les populations qui ont déjà beaucoup souffert, non

pas de la maladie, mais des mesures prisent pour

les en protéger, acceptent difficilement de nouvelles

mesures d’ordre public sous un motif sanitaire. C’est

l’occasion pour nous d’analyser les comportements.

Les gouvernants savent qu’ils auront à rendre

des comptes de ce qu’ils ont fait et de ce qu’ils n’ont

pas fait. Face à la maladie et plus encore face à cette

pression, ils ont dû agir. Comment ont-ils pensé leur

stratégie ?

Pour l’élaborer, ils se sont appuyés sur les conseils

de spécialistes (médecins, biologistes et statisticiens).

Immédiatement ceux-ci se sont divisés dans

chaque discipline et se sont opposés de sorte que les

gouvernants n’ont pu continuer qu’avec certains

d’entre eux. Mais sur quels critères les ont-ils choisis

?

Beaucoup d’incertitudes

Alors que les opinions publiques sont persuadées :

que le virus se transmet par les gouttelettes

respiratoires ;

que les contaminations peuvent être contenues

par le port de masques chirurgicaux et le

maintien d’une distance d’au moins un mètre avec

ses interlocuteurs ;

qu’il est possible de discerner les personnes

saines des malades par le recours à des tests PCR ; les

spécialistes sont beaucoup moins affirmatifs. Certains

affirment au contraire

que le virus se transmet principalement non

pas par des gouttelettes respiratoires, mais par l’air

que l’on respire ;

que, par conséquent, les masques chirurgicaux

et les distances sociales ne servent à rien ;

que les test PCR qui sont pratiqués ne mesurent

pas la même chose selon les laboratoires et

que, par conséquent les statistiques cumulatives reviennent

à additionner des pommes et des poires.

Ainsi, malgré les messages rassurants des autorités,

la plus grande confusion règne encore sur les caractéristiques

de cette épidémie.

Que faire ?

Le problème auquel les gouvernants étaient confrontés

était nouveau. Aucune formation professionnelle

ne les avait préparés à l’affronter. Ils se

tournèrent donc vers des spécialistes. Si les premiers

leurs donnèrent des conseils clairs, tout devint

compliqué quand d’autres vinrent les contredire. Ils

étaient dépassés.

Si les gouvernants étaient des politiques, ils

ne pouvaient réagir qu’en fonction de leur expérience

politique. Avec l’âge, ils ont appris à proposer toujours

mieux, non plus 0,5 % d’augmentation du salaire

de base comme leur concurrent, mais 0,6 %, quitte

à trouver une excuse pour ne pas avoir à tenir leur

promesse. Pris au dépourvu, ils se sont donc lancés

dans une surenchère avec leurs voisins, prenant des

décisions plus drastiques les unes que les autres afin

de montrer qu’ils leurs étaient supérieurs. Surtout ils

ont masqué leur incompétence en ayant recours à

des mesures autoritaires.

S’ils étaient des

technocrates, ils ne

pouvaient réagir qu’en

fonction de l’expérience

de leur corps bureaucratique

face à des catastrophes

de grande ampleur.

Mais il est difficile d’adapter

à une crise sanitaire les

expériences acquises en

luttant contre des inondations

ou des tremblements

de terre. Par réflexe,

ils se tournèrent donc

vers les administrations

de Santé publique préexistantes.

Cependant, les

Le président Emmanuel Macron avait choisi

les journalistes vedettes de France2 et de TF1,

Anne-Sophie Lapix et Gilles Bouleau, pour

l’interviewer sur l’épidémie de Covid-19. Il

leur a annoncé un couvre-feu comme mesure

sanitaire

responsables politiques

avaient déjà inventé de

nouvelles structures faisant

doublons avec les

précédentes, sans préciser

la répartition des compétences.

Au lieu d’unir

leurs efforts, chacun d’entre

eux tentait donc de

préserver son pré carré.

Si les gouvernants

avaient été choisis en

fonction de leur autorité,

c’est-à-dire à la fois de

leur fermeté et de leur attention

aux autres, ils auraient

abordé le problème en fonction de leur culture

générale.

Dans un tel cas, ils savaient que les virus ont

besoin des hommes qu’ils infectent pour vivre. Aussi

mortel que soit le Covid-19 dans les premières semaines

de son irruption, il ne cherchait pas à tuer

l’humanité, mais allait s’adapter aux hommes. Dès

lors, sa létalité baisserait rapidement et il n’y aurait

jamais plus de pic épidémique. L’idée d’une « seconde

vague » leur paraissait hautement improbable. Jamais

depuis que l’on distingue les virus des bactéries, on

n’a observé de maladie virale en plusieurs vagues.

Les rebonds auxquels on assiste aujourd’hui,

aux USA par exemple, ne sont pas de petites vagues

supplémentaires, mais marquent l’arrivée du virus

dans de nouvelles populations auquel il ne s’est

pas encore adapté. Le cumul national du nombre de

malades masque une répartition géographique et sociale.

Par ailleurs, ignorants comment le virus se

transmet, les gouvernants auraient supposé qu’il le

faisait comme toutes les autres maladies virales respiratoires

: non pas par les gouttelettes respiratoire,

mais par l’air que l’on respire. De même, ils auraient

su que dans toutes les épidémies virales, la majorité

des décès n’est pas imputable au virus lui-même,

mais aux maladies opportunistes qui surviennent à

cette occasion. Par conséquent, ils auraient décidé

de recommander à tous d’aérer abondamment leurs

lieux de vie et ils auraient rendu obligatoire cette mesure

dans les administrations. En outre, ils auraient

recommandé à chacun non pas de se désinfecter les

mains, mais de les laver le plus souvent possible. Ils

auraient veillé à l’installation de points pour cela le

plus largement possible.

Ce sont d’ailleurs les deux mesures principales

que l’OMS avait conseillé au début de l’épidémie,

avant que l’hystérie remplace la réflexion. Pas de port

de masques chirurgicaux, pas de désinfections, pas

de quarantaine, et encore moins de confinement des

personnes saines.

La science n’apporte pas de réponse définitive,

elle repousse juste des questions

La manière dont les scientifiques ont été mis en scène

illustre une incompréhension manifeste de ce qu’est

la science. Celle-ci n’est pas une accumulation des

savoirs, mais un processus de connaissance. Nous

venons de vérifier la quasi incompatibilité entre l’esprit

scientifique et la pratique actuelle.

Il est absurde d’exiger de scientifiques, qui

débutent juste l’étude d’un virus, de sa propagation

et des dommages qu’il cause, un remède à ce qu’ils

ne connaissent pas encore. Il est prétentieux pour des

scientifiques de répondre à de telles questions.

Un changement de société

Lors de l’irruption de ce virus, certaines des mesures

prises peuvent être expliquées par des erreurs d’appréciations.

Par exemple, le président Macron a initié

la pratique du confinement généralisée alors qu’il

avait été intoxiqué par les statistiques catastrophistes

de Neil Ferguson (Imperial Collège de Londres) [1].

Celui-ci annonçait au moins 500 000 morts. Il y en a

eu 14 fois moins, selon les chiffres officiels que l’on

sait portant surévalués. Rétrospectivement, il apparait

que cette grave atteinte aux libertés n’était pas

justifiée.

Cependant, le choix du couvre-feu, quelques

mois plus tard, alors que l’on assiste à un léger rebond

des décès, est incompréhensible dans des États

démocratiques : chacun a pu observer que cette maladie

était beaucoup moins létale qu’on le craignait et

que sa période la plus dangereuse est finie. Aucune

donnée actuelle ne permet de justifier une telle atteinte

aux libertés.

Le président Macron a lui-même justifié cette

mesure en évoquant une seconde vague qui n’existe

pas. S’il a pu la prendre sur un argument aussi peu

convainquant, quand pourra-t-il la lever ?

Force est de constater que cette fois, il ne peut

s’agir d’une erreur d’appréciation, mais bien d’une

politique autoritaire sous couvert de crise sanitaire

[2].

Thierry Meyssan

Notes

[1] « Covid-19 : Neil Ferguson, le Lyssenko

libéral », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18

avril 2020.

[2] « Le Covid-19 et l’Aube rouge », par Thierry

Meyssan, Réseau Voltaire, 28 avril 2020.

Réseau Voltaire | 26 octobre 2020

14 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020


Suite de la page (9)

it,” said Charles West, a North Miami

resident. “For people not to panic, he

was hiding it. As a result, a lot of people

died and others lost their jobs.”

“If you didn’t have a plan the

first time, how are you going to get one

the second time?” West asked.

Trump admitted that he

downplayed the virus in an interview

with Bob Woodward in September.

As of Oct. 27, the U.S. has registered

the most COVID-19 deaths of any

country worldwide, tallying 226,613,

according to John Hopkins Coronavirus

Research Center.

Paul Christian Namphy, who had

been a prominent activist against the

1991 and 2004 coups against Haitian

President Jean-Bertrand Aristide, encouraged

Haitian-Americans to vote

for Biden and his running mate Sen.

Kamala Harris (D-CA) because many

of Trump’s policies are not in their interests.

“The damage will be absolutely

irreparable if we have a re-election of

Trump,” Namphy said. “We believe, on

the other hand, if we have Joe Biden

and Kamala Harris in the White House,

we will have a voice inside the decision

making.”

In addition to the deadly novel

coronavirus pandemic, many Haitian-Americans

have shared concerns

about general health care, the rise of

racist acts by fringe groups, immigration

and Temporary Protected Status

(TPS), and U.S. policy towards Haiti

as among their primary concerns in the

election. All of those issues are further

colored by Trump’s characterization

of Haiti in January 2018, words that

many won’t soon forget.

“The first words that came out

of his mouth in a discussion about

Haiti is that ‘it’s a shit-hole’ nation,”

said Caleb François, 22. “We see what

Donald Trump thinks of Haitian-Americans.

It’s time for us to think with our

brains what’s best for us, what’s best

for America.”

François, a George Washington

University student in Washington, DC,

who relocated to Florida because of

COVID-19, has already voted for Biden.

In North Miami, amid the sea of

Haitian-American Biden supporters, a

few Trump supporters proudly made

themselves known.

Issa Dorson, periodically walked

around the North Miami Public Library’s

parking lot, shouting “Vote for

Trump.”

Ken, a 25-year-old who preferred

not to give his last name, also voted for

Trump, even though he’s opposed to

many of Trump’s policies, especially on

immigration.

Ken only voted for Trump because

he believes that he will manage

the U.S. economy better than Biden.

“When it comes to keeping

America afloat, I feel like he’s the better

choice,” Ken said.

The original version of this article

was published on the website of the

Haitian Times.

Suite de la page (13)

Washington, minuit à Paris, serait

annoncée à la Nation l’instauration

d’un blocus autour de Cuba. Celui-ci «

couvrira les armements de tous types,

[et] dans un avenir proche, couvrira

également les produits pétroliers et, si

nécessaire plus tard, sera total. » C’est

ce qu’on lit dans le « Très secret » Rapport

officiel de cette rencontre (1).

Le matin du 14 de ce mois, un

avion espion U2 avait pris 928 photos

pendant six minutes. Le quinze,

une équipe qui décryptait les images

identifia parfaitement les installations

des sites de missiles à moyenne portée

SS-4 (R-12 pour les Soviétiques).

C’étaient des preuves solides. Kennedy

avait autorisé ces vols depuis le 9 octobre,

mais le mauvais temps au-dessus

de Cuba, très nuageux, n’avait pas

permis de faire de prises de vues.

Dans le Rapport de la réunion,

il est précisé : « Il semble que les systèmes

d’armes en cours d’installation

ne sont pas encore complets […] Il

s’agit d’empêcher l’arrivée de cellesci.

»

Très tôt le matin du 16, le conseiller

spécial pour les Affaires de

Sécurité informa Kennedy qui convoqua

immédiatement une réunion urgente

du Conseil de sécurité national.

L’une des premières mesures issues de

cette réunion fut d’organiser le Commandement

Unifié de l’Atlantique, qui

aurait entre ses mains le commandement

des actions militaires à mener.

Toutes les forces terrestres, navales et

aériennes étasuniennes dans la région

lui seraient subordonnées.

Selon le Rapport secret de la

réunion, de Gaulle avait bien compris

que Kennedy ne lui demandait pas son

avis ni sa participation, c’est pourquoi

il déclara : « La France ne peut y faire

d’objection, car il est normal qu’un

pays se défende, même à titre préventif,

s’il est menacé et qu’il a les moyens

de se défendre… »

De Gaulle affirma aussi : « J’approuve

cependant la politique de fermeté

de votre président. » Acheson fut

surpris par une telle attitude : « Dans

cette occasion, la France se montre

donc un allié plus fidèle, plus rassurant

pour Washington que Londres, qui

redoute le pacifisme de sa presse et de

son opinion publique. » (2)

Précisons qu’à part de Gaulle,

Kennedy n’avait informé que le Premier

ministre britannique, Harold

MacMillan, et le Chancelier allemand

Konrad Adenauer.

On ne s’attendait pas à une

telle solidarité de la part du président

français, sans le moindre jugement ni

remise en cause, alors que des divergences

politiques sur des questions

géostratégiques existaient entre ces

deux nations. De Gaulle fut, en particulier,

l’un des rares dirigeants occidentaux

à refuser de rompre les relations

ou de se joindre au blocus économique

et politique mené par Washington contre

Cuba.

À la fin de l’échange avec

Acheson, deux représentants de la

CIA montrèrent et expliquèrent au

président de Gaulle des cartes et des

photographies de certains sites à Cuba

où se trouvaient les installations soviétiques.

Lors de cette réunion, il

fut souligné que les objectifs de

Khrouchtchev étaient que les Etats-

Unis cessent de menacer de leurs missiles

l’Union soviétique et ses alliés ;

qu’ils n’envahissent pas Cuba ; et réussir

« l’ébranlement moral de l’hémisphère

occidental » ; « finalement, au

niveau diplomatique, Khrouchtchev

s’est donné la possibilité de dire : Parlons

de la suppression de toutes les

ETA NORTH CAROLINA NAN

TRIBINAL JENERAL LAJISTIS

DIVIZYON TRIBINAL DISTRI A

KONTE FORSYTH DEVAN GREFYE A, DOSYE

NIMEWO: 20-SP-5

Konsènan: Adopsyon Benita

Grace Brown

(non nan nesans Hanna Grace Bernadin),

POU: Willene Bernadin, ak

nenpòt papa enkoni oswa lòt

paran posib, Moun Asiyen yo.

bases militaires en territoire étranger. »

« Le général de Gaulle estime que

M. Khrouchtchev a conçu autour de

Cuba une vaste manœuvre permettant

de parler aussi bien des bases militaires

que de Berlin, de pousser à des conversations

directes russo-américaines et

d’impressionner les pays d’Amérique

latine. L’affaire est sérieuse car les

Etats-Unis avaient assuré la défense

de l’Europe pour empêcher que l’Europe

ne devienne une base antiaméricaine,

et voici qu’une telle base existait

en Amérique. »

En cette nuit du 22 octobre,

Kennedy dira dans son bref discours

à la nation : « … Cette transformation

précipitée de Cuba en importante base

stratégique […] constitue une menace

précise à la paix et à la sécurité

de toutes les Amériques. [Ces armes]

font délibérément fi, et d’une façon

flagrante […] des traditions de cette

nation et de cet hémisphère […], de

la Charte des Nations Unies et de mes

propres mises en gardes publiques aux

Soviétiques… »

Arrivé presque à la fin, il déclara

: « …et notre histoire, contrairement à

celles des Soviétiques […]a bien prouvé

que nous n’avons aucun désir de

dominer ou de conquérir aucune autre

nation ou d’imposer notre système à

son peuple. » Ce message diffusé dans

le monde entier fit sourire sarcastiquement

beaucoup de monde.

Le 28 octobre, Soviétiques et

Etasuniens parvinrent à un accord : le

retrait des missiles de Cuba, d’Italie et

de Turquie ; et l’engagement étasunien

de ne pas envahir Cuba. Ces négociations

se déroulèrent à l’insu des

membres de l’OTAN, et du principal

intéressé, Cuba.

Ce soutien absolu ne fut pas la

seule implication de la France dans

cette crise : elle avait joué un rôle décisif

avant le début de celle-ci. De Gaulle

ne fut ni surpris, ni inquiété par l’annonce

de Kennedy, et pas uniquement

parce qu’il était sûr qu’il n’y aurait pas

de guerre nucléaire (3).

En effet, le général était au courant

de l’opération Anadyr, puisque

ses services d’espionnage l’avaient

décelée à Cuba pratiquement dès le

début. Pour le gouvernement français,

Cuba était avant le triomphe de la

Révolution, « une chasse gardée de

l’Amérique, juste un lieu de plaisir

pour milliardaires et mafieux. » (4)

Mais depuis l’arrivée au pouvoir

de Fidel Castro en janvier 1959,

les choses changèrent radicalement

car il avait reconnu le Front de libération

nationale (FLN), qui luttait contre

la France pour l’indépendance de

l’Algérie, avec tout ce que cela impliquait

: entraînement, armes et soutien

diplomatique dans les organisations

mondiales, comme les Nations unies.

Quelque chose de terrible pour la

France.

En septembre 1959, Paris décida

donc d’envoyer l’ambassadeur Roger

du Gardier. Il avait occupé le même

poste au Guatemala, au moment du

renversement du président Jacobo

Arbenz, fomenté de A à Z par Washington,

en juin 1954. On avait besoin

de son expérience, et en particulier de

sa proximité avec la CIA dans ce pays

d’Amérique centrale. Cuba unissait les

intérêts des deux nations, alors que

d’autres sujets les séparaient.

Alors, Philippe Thyraud de

Vosjoli, alias Lamia, dut se rendre plus

fréquemment à Cuba. Officiellement

vice-consul de France à Washington

chargé du contrôle des visas, il était en

réalité le lien entre le Service de documentation

extérieure et de contre-espionnage,

SDECE, et la CIA. Grâce à ses

contacts dans la bourgeoisie cubaine,

il devait à présent « renforcer les réseaux

d’information existants. »

En coordination avec l’ambassadeur

du Gardier, il réalisa un travail

très efficace, confessera-t-il dans ses

Mémoires (5).

De Vosjoli raconta qu’après la

défaite de la Baie des Cochons, le chef

de la CIA, l’avait convoqué d’urgence.

Allen Dulles, que l’on tenait pour responsable

de cette humiliation, lui dit

que les communications avec leurs

contacts étaient interrompues : « Nous

ne savons rien de ce qu’il se passe à

La Havane. » Etant français, il n’éveillerait

pas les soupçons des autorités

cubaines, c’est pourquoi Dulles lui

proposa de s’y rendre pour lui donner

des informations. Paris l’y autorisa, et

le 27 avril 1961, il voyagea depuis Miami

; il revint le 3 mai, et une voiture

le conduisit directement au siège de la

CIA.

Grâce à ces informations, Dulles

écrivit un rapport à Kennedy, que

celui-ci utilisa le 5 mai au sein du Conseil

National de Sécurité, où Cuba fut

le seul sujet. C’est là que fut prise la

décision de continuer à chercher à en

finir avec Fidel Castro et sa révolution,

et que l’on se rendit également compte

de l’urgence qu’il y avait à trouver des

informations sur les accords militaires

entre l’URSS et Cuba.

Allen Dulles demanda alors à

de Vosjoli que la sécurité française lui

REMAKE Frank John Brown

ak madanm li, Elizabeth Rachael Storholt, te prezante yon pètisyon pou adopsyon nan dat 13 fevriye 2020,

avèk Grefye a nan Tribinal Siperyè a pou Konte Forsyth, North Carolina, Etazini a, nan ka a yo endike anwo a.

Pètisyon an gen rapò avèk Hannah Grace Bernadin, yon tifi fèt nan dat 7 fevriye 2013, bay

Willene Bernardin, yon fanm negrès Ayisyen ki te gen laj apeprè 39-40 an lè li te vin ansent ak lè li te

akouche timoun minè a.

REMAKE ou oblije fè defans ou kont pwosè sa a pa pita pase karant

(40) jou apre dat premye piblikasyon nan avi sa a, san konte dat la. Si ou echwe pou fè sa a, Petisyonè yo

pral mande Tribinal la pou pran dezisyon sou Pètisyon sa a. Lè yo rantre desizyon adopsyon sa a, yo pral

tèmine nenpòt dwa parantal ou ka genyen. 15th jou nan October, 2020.Amy S. Davis, Avoka pou Petisyonè yo

Nimewo Bawo North Carolina #22809

181 Church Street, N, Concord, NC 28025

United States 1-980-621-6343

AVI

fournisse les informations obtenues

sur Cuba. La direction du SDECE donna

son accord. Peu après, la CIA confia

à de Vosjoli un minuscule émetteur

de dernière génération, qui fut installé

dans un bureau discret de l’ambassade

française. Les informations étaient

communiquées directement de ce lieu

au poste de la CIA à Miami.

C’est ainsi que du Gardier et de

Vosjoli devinrent les meilleurs collaborateurs

de la CIA ; à l’insu de leurs

chefs à Paris, ils travaillèrent plus pour

elle que pour leurs institutions à Paris

(6).

Ou plus précisément : l’ambassadeur

français « deviendrait un remarquable

officier de renseignement »,

dont les télégrammes « permettraient

de suivre presque quotidiennement le

déroulement de l’opération Anadyr. »

(7)

Entre-temps, le président

Charles de Gaulle avait donné l’ordre

de rechercher des informations et

des moyens pour développer le nucléaire

français. De Vosjoli vit que le

travail effectué à Cuba, de première

nécessité pour Washington, pouvait

servir d’échange. Mais, par ordre du

Congrès, les États-Unis ne pouvaient

pas remettre d’information, ni d’ordinateurs

et encore moins d’uranium

enrichi « à une puissance étrangère

». Kennedy, qui ne le voulait pas non

plus, autorisa quand même la CIA en

janvier 1962 à fournir aux Français

toutes les informations obtenues sur le

développement nucléaire soviétique…

Pendant que la CIA remettait à

Paris de la documentation peu intéressante,

le 28 mai 1962, Paris autorisait

la CIA à avoir son propre bureau dans

l’ambassade de France à La Havane.

De Vosjoli était chargé de transporter

par valise diplomatique les équipements

d’interception et de communication

les plus sophistiqués dont disposait

l’Agence (8).

D’après ses Mémoires, fin juillet

1962, les informateurs et l’ambassadeur

du Gardier commencèrent à

lui signaler « l’arrivée de navires soviétiques

à la Havane et, fait étrange,

à Mariel, petit port ne figurant que

rarement sur les cartes de Cuba […] et

je commençai à être très intrigué lorsque

le port de Mariel fut fermé aux

Cubains et que des soldats soviétiques

déchargèrent eux-mêmes les bateaux.

Quels objets précieux Krouchtchev

pouvait-il bien envoyer à Cuba ? »

L’officier du SDECE poursuit en

disant qu’à partir « de plusieurs sources

généralement très bien informées

AVIS

ÉTAT DE LA CAROLINE DU NORD AU TRIBUNAL DE JUSTICE

DIVISION DE LA COUR DE DISTRICT, COMTÉ DE FORSYTH

DEVANT LE GREFFIER, NUMÉRO DE DOSSIER: 20-SP-55

Concernant: L'adoption de Benita Grace Brown

(née Hanna Grace Bernadin

», il avait appris l’arrivée « depuis le

début du mois d’août de groupes très

importants de jeunes gens […] qui ont

débarqué de nuit de paquebots russes

dans les ports de Mariel et de Bahia

Honda. »

Alors, de Vosjoli rencontra immédiatement

le nouveau patron de la

CIA, John McCone, voyant que personne

ne savait réellement ce qu’il se

passait. Puis, l’espion revint à La Havane.

Mais les récits que lui-même et

l’ambassadeur recevaient de leurs informateurs

cubains leurs paraissaient

assez fantaisistes. Jusqu’à ce qu’un

militaire français qui passait ses vacances

sur l’île, « m’informa qu’il avait

vu une fusée transportée sur un camion

», ainsi que « de grands semi-remorques

transportant des fusées russes

sous une bâche… »

En outre, deux « auxiliaires de

l’ambassade », dont l’un était sous-officier,

avaient découvert, quelques

nuits auparavant, « dans une route

secondaire que des policiers motocyclistes

avaient fait évacuer, des convois

militaires allant d’ouest en est,

et comportant notamment des tracteurs

lourds entraînant des remorques

plates-formes à six roues doubles sur

lesquelles se trouveraient des rampes

de lancement de fusée d’une douzaine

de mètres de long. »

Lorsque de Vosjoli n’était pas

à Cuba, c’est le fils de l’ambassadeur

qui transportait des microfilms jusqu’à

New York. En d’autres occasions,

c’était la femme de l’ambassadeur de

France qui voyageait au Brésil… Ces

personnes devinrent les bras droits des

espions français.

McCone fit un rapport à Kennedy,

le 22 août 1962, sur les supposés

missiles et l’aide militaire soviétique à

Cuba : presque tout était basé sur ce

qu’avaient rapporté de Vosjoli et Du

Gardier.

Les Français effectuèrent un travail

si efficace et si important, que le

7 septembre 1962, Hervé Alphand,

l’ambassadeur de Paris à Washington,

écrivit au Ministre français des Relations

Extérieures, Maurice Couve de

Murville, pour lui dire que le secrétaire

d’État de Kennedy, Dean Rusk, « a

tenu à me remercier des renseignements

sur la situation à Cuba que nous

avions fournis au département d’Etat

et aux services américains. » (9)

En octobre, de Vosjoli reçut

les remerciements personnels de

McCone. Ce n’était pas pour rien

: « J’ai tout lieu de croire que mes

suite à la page(17)

À: Willene Bernadin, et tout père inconnu ou autre parent possible, Répondants.

PRENEZ AVIS qu'une requête en adoption a été déposée par

Frank John Brown et son épouse Elizabeth Rachael Storholt, le 13 février 2020,

auprès du greffier de la Cour supérieure du comté de Forsyth, Caroline du Nord,

États-Unis d'Amérique, dans l'affaire ci-dessus. La pétition concerne

une Hannah Grace Bernadin, une fille née le 7 février 2013,

à Willene Bernadin, qui était une femme noire haïtienne

âgée d'environ 39 à 40 ans au moment de la conception et

de la naissance de l'enfant mineur.

PRENEZ AVIS que vous êtes tenu de vous défendre contre une

telle plaidoirie au plus tard quarante (40) jours après la

date de la première publication de cet avis, à l'exclusion de cette date.

Si vous ne le faites

pas, les pétitionnaires demanderont à la Cour la réparation demandée dans la

pétition. Tous les droits parentaux que vous pourriez avoir

seront résiliés dès l'entrée de l'ordonnance d'adoption. Ce, le 15th jour

de October 2020. Amy S. Davis, Avocat des Pétitionnaires

NC Bar #22809 181 Church Street, N, Concord,

NC 28025 United States 1-980-621-6343

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020

Haiti Liberté/Haitian Times

15


Suite de la page (9)

for this late blooming and its relation to

the thematic content of his work have

to be deduced from the circumstances in

which the artist found himself both before

and after he began, at 27 years old,

to draw and paint along with his buddy

Raphael Denis at The Foyer Des Arts Plastiques

back in 1956.

Born in Port-au-Prince on Jun. 2,

1929 to parents who had relinquished

their Catholicism to join the Episcopal

Church, Merisier was part of the small but

expanding middle class in the aftermath

of the U.S. Occupation of Haiti (1915-

1934). This was a period of steadily resurging

national confidence and pride.

Merisier’s father, Joseph, had a cigar business

that worked well enough for him to

feed his seven children and to drive a car.

But a fire would destroy his shop, halting

the family’s socio-economic progress

and triggering in him, as Merisier put it, a

“tèt tounen” (“a mental malady”). Joseph

would die in 1938, from which time his

wife Rita, a seamstress, would be so hard

put to make ends meet that supposedly

she would allow her church’s orphanage

and school simply to hold on to daughters

Marie and Jacqueline for a few years.

Merisier would have his first

communion at his family’s church, the

Cathédrale Ste. Trinité, in downtown

Port-au-Prince and would become a choirboy

there. He’d befriend another choirboy,

Charles George who, a few years later,

evolved into an engaging, principled role

model whom Merisier would continue to

admire for the rest of his life. In about the

mid-forties, both he and George, who was

about two years older, would drop out

of Ste. Trinité, owing in great part to the

“gwo eskandal” (“great scandal”) there

involving sexual exploitation of youths

and priests-in-training by, Merisier related,

the foreign-born head of Haiti’s Episcopal

Church, Bishop Charles Alfred Voegeli,

and other local church higher-ups.

Voegeli’s tenure as Bishop ran from

1943 to when he was expelled in 1964

by François Duvalier, who was seeking to

“indigenize” Haiti’s clergy. It roughly corresponds

to the period that ranged from

the exhilarating “black power” presidency

of Dumarsais Estimé (1946-1950) and

the rollicking, tourist-filled years of “iron

pants” Paul Magloire (1950-1956) to the

bloody years of François Duvalier’s dictatorship,

which compelled Merisier to flee

to the Bahamas in 1965. He would take

full advantage of this post-World War II

era, when he and many among those who

were more or less alienated from the culture

of the gwo pèp (the masses) sought

to open up themselves to the country’s

folklore and, by extension, Vodou, the belief-system

of the peasant majority.

Vodou and the Catholic Church

Vodou still had some powerful foes in the

Catholic Church and the elite. Nevertheless,

Merisier would attend many Vodou

ceremonies in the popular neighborhoods

of Port-au-Prince. But it was mostly for the

fun of it, he claimed, for he, nor anybody

else in his family (except for his mother

Rita), was particularly religious. Looking

back, he related that Ste. Trinité was basically

a place to enjoy great meals and,

VENUS

RESTAURANT

Now 2 locations

in Brooklyn!

Emmanuel Merisier, “Danseurs,”

acrylic on canvas, 30" x 24"

AMBIANCE

EXPRESS

when outings to other Episcopal parishes

were organized, great picnics and camaraderie.

Merisier’s disposition as an adult

and, as mirrored in his art and utterances,

supports this detached, nonreligious attitude.

His paintings are often psychologically

charged and darkly tumultuous and

the figures in them, even when they are

depictions of manbo and oungan (loosely,

Vodou priestesses and priests) performing

rites, come across as more stoic or trapped

in their existence than as spiritual, mystical

beings.

It was perhaps Merisier’s open,

liberal attitude, (somewhat like that of

Bishop Voegeli), in combination with the

relative socio-economic clout that accrued

to him once he had picked up masonry

as a trade and then landed a temporary

construction gig in Aquin, that led to the

circumstances in which he would father,

quite reluctantly, he said, his only child,

his son Jean Alix. This occurred even

though he was always “careful and disciplined

with women” being that, he asserted,

they are a “necessary evil.” But

this one Elvire Bienaimé, the mistress

of an older “gran nèg milat” (“big shot

mulatto”), had “kept after” him in Aquin,

Merisier said, in spite of him not wanting

any “rapò” (sexual relations) with her.

After about a two-month rapò, however,

she later gave birth to his son with whom,

since then, he would want virtually nothing

to do. (Charles George, too, Merisier

said, was the unwanted son of a “gran

nèg” with a much less well-off woman.)

Voegeli, not unlike Merisier, was

the default beneficiary of creations he had

not necessarily asked for. As the bishop

of a well-heeled church with American

backing, he had the openness of mind to

allow (with much input from Rodman,

the Centre d’Art’s apologist) the walls

of Ste. Trinité to be covered in the early

1950s with colorful murals of Black figures

in biblical scenes executed by only

and mostly self-taught, working class

artists. (A photograph published in Art

in America in December 1951 showing

Rodman standing in front of wonderful

adjacent murals executed at the Centre in

1949 by Roland Dorcély, Max Pinchinat,

and Lucner Lazard indicates that Rodman

was quite aware of the artistic talents of

these formally educated painters.) And it

wasn’t just art that fell on Voegeli’s lap,

as it were. (Some of his Haitian art collection

reportedly would constitute a sizeable

portion of that of the country’s first

art museum, Le Musée d’Art Haitien du

Collège Saint Pierre.) Whether it was his

free-spirited attitude, the supposed social

capital ensuing from his white skin, his

U.S.-backed clout, or a combination of all

three, that allowed him to be “quite open

about his homosexuality” (to quote from

the book Song of Haiti), the power differential

between him and most of those

he interfaced with during his tenure as

bishop made it easy for him to “go to all

the parties with an entourage of young

priests, like a flock of black birds, young

charming and socially popular.”

George, meanwhile, would emerge

as a consciousness-raising egalitarian, academic

mentor, and cultural progressive.

With Merisier soaking in the atmosphere

mostly from the sidelines, George would

regularly hold court at the salon gatherings

in his home near Mache Anba

in downtown Port-au-Prince, without

slacking on his pro-union activities and,

unbeknownst to Merisier back then, clandestine

political work, including sabotage.

Merisier saw George as a sort of demigod,

but someone to be emulated vicariously in

artistic and intellectual circles. So George

may well have been aware of his friend

privileging sympathy over actual, onthe-

ground engagement in the struggle

of Haiti’s oppressed classes. This perhaps

explains why Merisier would learn only

later on of George dying along with the

Communist novelist Jacques Stephen

Alexis in an unsuccessful invasion to

topple Duvalier in 1961. If Merisier was

not necessarily committed directly to the

struggle of the gwo pèp, as an unwavering

but distant disciple of George, he

would hold his ground faithfully on the

metaphorical battlefields of his paintings

for the rest of his life.

Class, Sex, and Tourism

Haitian folklore would be a central part

of his focus, but traditional western art

genres, including portraits, still-lifes,

landscapes, as well as figurative representation

of nudes would remain prominent

throughout his career. Nevertheless,

Merisier would steadfastly foreground in

his work Haiti’s gwo pèp, depicted as engrossed

and engulfed in their daily routines:

peasants farming, making merry, or

appealing to their Vodou lwa (spirits), etc..

Though in his work he often depicts manbo

and oungan and Vodou paraphernalia,

etc., spiritually, he was hardly committed,

certainly no more so than his Sophistiqué

foils, Spencer Depas (1925-1990), Lucner

Lazard (1928-1998), and Raphael

Denis (1934-2012). (In fact, Depas also

saw himself as an oungan, and Merisier

was wowed by his overall machismo and

upward social mobility and, also by the

supposed fact that he once administered

a ritual bath to a New York Times reporter.

And whereas in Merisier’s paintings the

psychological and dramatic spectacle of

Vodou subject matter generally supersedes

spirituality, in both Lazard’s and Denis’

works, an abiding tinge of contemplative

spirituality is evident.)

Often, Merisier presents his figures

in unrelieved, abject conditions, living

in disquieting worlds, trapped and, as

he used to suggest, no better than wild

beasts or mere objects. His identification

KATOU

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(Entre E. 51 et Utica)

10h am – 10h pm

with the downtrodden figures who often

populate his paintings is so consistent and

thorough that they compete with and, at

times, seem to beggar the stark reality of

life in Haiti.

Yet, it’s worthwhile to probe a bit

Merisier’s relationship with his concubine

Odette Lamare during his post-Ste. Trinité

period so as to illustrate his compartmentalized

devotion to his gwo pèp. Indeed,

years after living in New York, he would

talk of her admiringly, as a noble femme

du peuple (woman of the people), an icon

of selflessness that ministered to his needs

and basically kept him alive. To him, it

Emmanuel Merisier, “Ti Odette,”

1990, acrylic on canvas, 60" x 44"

was as if Odette had been his mother. To

show his gratefulness and appreciation,

he would send her money regularly and

even memorialize her in one of his larger

canvasses. Back then, in her crowded

Portail Léogâne neighborhood, however,

she lived a hardscrabble life as a lesivyè

(laundress) in a single room dwelling,

and he once beat on her for not following

precisely his directives about some

numbers she was supposed to bet on for

him. (In New York, he kept stacks of legal

pads with drawn-out number combinations

carefully inscribed on every single

line, and he would regularly spend an

inordinate amount of money on lottery

tickets.) For about 10 years Merisier relied

on her for regular meals and for washing

and ironing the white shirts that kept him

“byen abiye” (“respectably dressed”), and

though he hid at her place, sometimes for

months. But when Duvalier’s goons were

sniffing around for potential opponents,

artists or just anyone rumored even to

have met together, no one in his circles

– not George, not his artists friends, not

even his family, knew anything about

her. It was not “this kind of relationship,”

he related tersely, implying without any

qualm that she was not the type one

would present to polite society.

He was less forthcoming about his

and George’s experience at Ste. Trinité. He

let on that they never discussed what had

– or had not – transpired sexually at the

Church, and he never suggested that he or

George was personally molested. But the

psycho-sexual tension (or sublimation) in

the themes or subject matter of his paintings,

his repeated utterances against, not

homosexuality, but sexual exploitation

at the Church, his unabashed misogyny,

his sometimes guarded private life back in

Haiti and even in the New York area, etc.

– all of this indicates that he was deeply

marked by at least what he had witnessed

or sensed, not just as an adolescent but afterwards

in Port-au-Prince’s touristy, artsy

scene of which the Centre d’Art was a focal

point. Of course, aside from attracting

tourists hankering for tropical thrills, back

then Port-au-Prince drew to its shores a

number of high-profile, free-spirited, or

simply hard-driving celebrities looking to

unwind, among them Hollywood figures

such as Errol Flynn and “Gone with the

Wind” producer David O. Selznick, and

the writers John Goodwin and Truman

Capote, whom Rodman once took to visit

Hyppolite’s workplace. (Goodwin once

threw a masked party, for which he asked

an elite couple in Port-au-Prince to dress

up as pimp and prostitute.) In short, in

restricted more or less bourgeois circles,

in which hedonistic tourists and the arts

were part of the mix, there was reportedly

an openness to sexual indulgences and

preference that belied the staid, generally

homophobic attitudes of the country’s

small middle and upper classes.

For instance, the gay Dominican

painter Xavier Amiama lived openly with

his partner and, the artist Georges Remponeau

recalled, the mostly upper crust

artists of the Centre regularly attended

parties at the couple’s home. Merisier

himself related that back in Haiti he had a

great friendship with a certain Salem (Dominican-born

and raised but of Egyptian

parentage), who was “très connu” (“well

known”) as a gay person in Port-au-

Prince. Among the scattered details Merisier

proffered about Salem are that he used

to go out at night, and that back in the

Dominican Republic, he had sown clothes

for the wife of the dictator Rafael Trujillo.

Although he was not well-known as an

artist in Haiti, his talents were such that,

at times, he guided Amiama in his works.

Perhaps that’s partly why Merisier, who

said he had a tough time selling his own

watercolors back then, once facilitated Salem

selling four paintings to the musician

and art dealer-collector Issa Saieh. Years

later, Salem would end up in Philadelphia

and, down on his luck with no home

and no papers, he would visit Merisier in

New York when he was married to Lucy

French. He would feed his friend all weekend

long, he said. It was during one such

visit that Merisier took him to see Lazard

and his wife, who supposedly were “very

uncomfortable” with Salem’s presence.

But it was also apparently

the power differential between (white)

foreigners and tourists and local Haitians

that at least in part facilitated sexual

adventures. Tellingly, DeWitt Peters

allegedly had a liaison with Merisier’s

older brother Mortes, an aspiring selftaught

artist whose still-life of fruits is

in the collection at Ramapo College’s

Selden Rodman Gallery. Peters founded

the Centre d’Art in 1944 and ran it with

the support of a few educated local artists,

such as Remponeau and, then, Pierre

Monosiet who, aside from being Peters’

alleged lover, would become from 1953

to 1963 the Centre’s assistant director.

suite à la page(19)

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16 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020


A Travers le monde

CPI : comment les

sanctions américaines

affectent Fatou Bensouda

Canada : Manifestation en solidarité

avec les travailleurs.euses de l'entrepôt

Dollarama

Fatou Bensouda, procureure générale de la Cour pénale internationale et

Phakiso Mochochoko, le directeur de la division de la compétence, de la

complémentarité et de la coopération de la CPI, tous les deux visés par les

sanctions américaines

Par Marième Soumaré

Ciblée par des sanctions américaines

depuis le 2 septembre, la procureure

de la Cour pénale internationale (CPI)

a vu plusieurs de ses comptes gelés par

l’administration Trump.

Le travail de la CPI constitue-t-il une

« véritable menace à la sécurité

nationale » des États-Unis ? C’est du

moins le sentiment du président Donald

Trump. Le 11 juin dernier, il ouvrait la

voie à l’imposition de sanctions contre

le personnel de la Cour de la Haye – une

première.

La menace planait depuis plusieurs

mois déjà. Le couperet est finalement

tombé le mercredi 2 septembre.

Face à la presse, le secrétaire d’État

américain, Mike Pompeo, a annoncé

placer sur liste noire, aux côtés de

terroristes et de trafiquants de drogue,

deux membres de la Cour pénale internationale

(CPI) : sa procureure gambienne,

Fatou Bensouda, et Phakiso Mochochoko,

le directeur de la division de

la compétence, de la complémentarité

et de la coopération de la CPI, originaire

du Lesotho.

« Nous ne resterons pas les bras

croisés, tandis que nos concitoyens

sont menacés par une cour de kangourous

», a lâché Mike Pompeo.

Une décision provoquée par

la possible enquête de la CPI sur des

crimes potentiellement commis en Afghanistan,

qui pourrait mettre en cause

l’armée américaine. « Ce n’est pas une

enquête de justice. C’est de la persécution

contre nos ressortissants, déclarait

le secrétaire d’État Mike Pompeo en

juin. Nous savons que la CPI et le bureau

de la procureure sont concernés au

plus haut niveau par des faits de corruption

et de fautes graves », ajoutait-il,

sans donner plus de précisions sur ces

accusations.

C’est sa procureure Fatou Bensouda

et un membre de son équipe, le

lesothan Phakiso Mochochoko, qui seront

finalement visés par ces sanctions,

qui comprennent le gel de leurs avoirs

aux États-Unis et une interdiction de

voyager.

Compte bancaire gelé

Le compte que possède Fatou Bensouda

auprès de la Caisse fédérale de crédit

Suite de la page (15)

renseignements, ajoutés à d’autres,

servirent de base au président Kennedy

dans sa décision de demander des

comptes aux Russes. »

C’est une contribution fondamentale

que l’État français apporta

aux États-Unis, avec la découverte de

l’arrivée des missiles soviétiques, qui

seraient bientôt à l’origine de la crise

Le secrétaire d’État américain,

Mike Pompeo

des Nations unies, réservée au personnel

de l’ONU et des organisations qui

lui sont liées, a immédiatement été gelé.

Ses cartes bancaires liées au système

monétaire américain ont également été

désactivées. « Certaines banques n’ont

pas forcément l’obligation de respecter

le décret et les sanctions américaines,

mais elles ont tendance à faire du zèle

pour éviter toute complication », regrette

un proche de Fatou Bensouda.

Des virements effectués d’une banque

à une autre ont ainsi été renvoyés, et

des transactions en dollars bloquées.

Les difficultés liées à certains de

ses comptes néerlandais ont toutefois

pu être résolues rapidement.

En Gambie, un membre de sa

famille s’est également vu temporairement

empêché d’effectuer un virement

– la situation est désormais rétablie.

Menaces

Les interdictions de voyager concernent

non seulement Fatou Bensouda,

mais également son époux et ses deux

enfants. En principe, la procureure peut

encore voyager à New York, en vertu

du traité de l’accord de siège qui accorde

au district administratif de l’ONU

un statut particulier.

Les sanctions américaines pourraient-elles

être étendues ? L’administration

Trump avait prévenu : « Chaque

personne ou entité qui continuerait à

soutenir la procureure Bensouda et Mr

Mochochoko risque de s’exposer aux

sanctions ». Une menace qui n’est pas

prise à la légère par l’équipe de la procureure,

qui a été forcée de réorganiser

son organisation afin de protéger ses

membres.

Jeune Afrique 23 octobre 2020

la plus grave de la Guerre Froide. On

affirme que « par sa précision et l’importance

du sujet, ce travail a été l’un

des plus importants dans l’histoire du

renseignement français. » (10)

La France tint parole. Alors que

les informations que la CIA lui avait

remises sur la fabrication d’armes nucléaires

soviétiques ne servirent pas

au développement de sa stratégie nucléaire…

Notre travail essentiel n'est pas temporaire

! Rassemblez-vous à la manif

devant le magasin de Dollarama afin

de lutter pour les emplois permanents

pour des travailleurs.euses essentiels!

Mettons fin au système d'exploitation

de recrutement par l'entremise des

agences de placement temporaire !

Le samedi 31 octobre

13h à 15h

Devant le magasin Dollarama

7017 Rue Saint Hubert

(au sud de Jean-Talon, proche du

métro Jean-Talon)

Information: 514-342-2111

Tawa.mtl@gmail.com

Depuis le début de la pandémie,

Dollarama a été désigné un service

essentiel. Par la suite l'entreprise s'est

lancée dans une frénésie d'embauche

et a vu ses profits exploser. Pourtant,

ses employés, dont la plupart sont des

demandeurs d'asile, des étudiants internationaux

et des immigrants continuent

de travailler dans des conditions

dangereuses, mal payées et sont

embauchés par l'entremise des agences

de placement, ce qui entrave leur

capacité de faire valoir leurs droits.

Encore une fois, le premier novembre,

Dollarama prévoit arrêter la prime

COVID pour ses employé.e.s.

Ces travailleurs.euses continuent

de s'exposer au virus puisque

20 % des éclosions se passent dans

les milieux du travail, selon la santé

publique. Les travailleurs de l'entrepôt

n'ont pas le choix de travailler depuis

la maison et méritent de continuer de

Les travailleurs de Dollarama brandissent des pancartes lors d'une

manifestation appelant à de meilleurs salaires et conditions de travail à

Montréal

recevoir la prime de hasard vu les risques

qu'ils continuent de parcourir.

Plusieurs de ses employés qui

travaillent techniquement pour les

agences de placement ont travaillé

pour Dollarama sur une période de

cinq à dix ans. Cette échappatoire dans

le droit du travail engendre un état de

précarité perpétuel pour l'ensemble

du personnel. Ces travailleurs.euses

se trouvent à risque accru d’avoir

un accident au travail ou d'attraper la

COVID, ne bénéficient d'aucun avantage

social et restent précaires dans

leur emploi. Ceci en dépit du fait qu'ilelle-s

ont risqué leur vie afin d'assurer

la distribution des biens essentiels

pendant la pandémie. Le PDG de Dollarama

est la cinquantième personne

la plus riche au Canada, avec une valeur

nette de plus de 2.52 milliards de

dollars.

Dollarama a la capacité financière

de donner à ces travailleurs.

euses un salaire digne de façon permanente

et de continuer de donner la

prime COVID. Puisqu'il est resté ouvert

pendant la pandémie, les ventes

de l'entreprise sont en hausse, ils ont

ouvert de nouveaux magasins et les

actionnaires en profitent. Dollarama a

vendu pour $844.8 millions et déclaré

des bénéfices de $86.1 millions entre

avril et juin.

Ce samedi les travailleurs.euses

et leurs alliés se manifesteront

devant le magasin Dollarama afin de

revendiquer la justice et la dignité

pour tous ceux et celles qui restent

dans un emploi dangereux et précaire.

Nous exprimons aussi notre solidarité

envers la lutte des travailleurs.euses

essentiels, dont les anges gardiens,

sans papiers qui réclament la régularisation

suite à leurs grands sacrifices

pendant la pandémie. Le programme

de régularisation limitée avancé par

les gouvernements provincial et

fédéral exclut une grande majorité des

travailleurs.euses essentiels qui méritent

eux aussi un statu d'immigration

stable.

Le Mexique demande la démission de Luis

Almagro à la tête de l’OEA

Le mercredi (21 octobre) devant

l’Assemblée générale de l’OEA, le

Mexique a dénoncé le secrétaire de

l’OEA, Luis Almagro, pour avoir été le

promoteur d’un rapport manipulé pour

favoriser le coup d’Etat en Bolivie en

octobre 2019. La débâcle institutionnelle

promue par Almagro a fait couler

le sang du peuple bolivien, et l’instauration

pendant près d’un an d’une dictature

civilo-militaire en Bolivie.« Il

n’y a jamais eu de fraude en Bolivie

en 2019, et cela a été démontré avec

le résultat des élections de dimanche

dernier », a déclaré le représentant

du Mexique devant l’assemblée de

l’OEA.

« Le peuple bolivien vous a

Le secrétaire général de l’OEA,

Luis Almagro

donné une leçon d’histoire, et j’espère

que vous l’apprendrez. Tant que vous

continuerez à diriger l’OEA, l’ombre

de ce qui s’est passé en Bolivie sera

Notes:

1. Sous la direction de Maurice

Vaïsse et Hervé Magro, Dans les archives

secrètes du Quai d’Orsay. De

1945 à nos jours, L’Iconoclaste, Paris,

2019. Voir aussi : Archives de la présidence

de la République, 4AG1-201.

Archives Nationales, Paris.

2. Récit de Dean Acheson, Oral

History, Kennedy Library. Cité dans :

Maurice Vaisse, « La France et la crise

de Cuba », Histoire, économie et société,

Paris, 1994. Voir aussi : Jean

Lacouture, De Gaulle, tome III, Le Souverain,

Editions du Seuil, Paris, 1986.

3. « De Gaulle et la crise de Cuba

: la conduite de crise, avant, pendant et

après », Fondation Charles de Gaulle,

Lettre Nº14, Paris, 11 juin 2020.

4. Vincent Jauvert, L´Amérique

contre De Gaulle, Editions du Seuil,

Paris, 2000.

5. Philippe Thyraud De Vosjoli,

Lamia, l’Anti-barbouze, Les Éditions

de l’Homme, Montréal, 1972.

toujours présente », a reproché le

vice-chancelier mexicain à Almagro.

« Le Mexique est également préoccupé

par la récente tendance à dépasser la

nature technique des missions d’observation

électorale. Nous soulignons

que les actions de ces missions doivent

être de nature impartiale, limitées à

un accompagnement logistique et institutionnel,

et qu’elles doivent être

menées selon les principes de rationalité,

de transparence, d’austérité et de

responsabilité », a expliqué Maximiliano

Reyes Zuñiga.

Source La Jornada

Venesol 22 Octobre 2020

6. Vincent Jauvert, Op. cit.

7. Dans les archives secrètes du

Quai d’Orsay. De 1945 à nos jours.

Op.cit.

8. Philippe Thyraud De Vosjoli,

Op. cit. Voir aussi : Vincent Jauvert,

Op. cit.

9. Hervé Alphan, L’Étonnement

d’être. Journal 1933-1973, Editions

Fayard, Paris, 1997.

10. Vincent Jauvert, Op. cit.

(Traduction : Hélène Vaucelle)

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020

Haiti Liberté/Haitian Times

17


Colombie : Plateforme de relance de la

doctrine Monroe

La doctrine bolivarienne est la principale menace à ce droit que les États-

Unis pensent avoir sur tout le continent grâce à leur doctrine de Monroe :

l’Amérique aux Etatsuniens

Par María Fernanda Barreto

En septembre 2018, Donald Trump a

revendiqué devant les Nations Unies

(ONU) ce que les États-Unis considèrent

comme leur droit sur l'hémisphère occidental,

depuis la présidence de James

Monroe en 1823. Ces propos constituaient

une relance publique de la soi-disant

«doctrine Monroe »En réponse à la fin imminente

de l'unilatéralisme qui prévalait

dans le monde depuis les années 1990

et qui a mis la puissance américaine en

échec, même en Amérique latine et les

Caraïbes.

Bien que cette doctrine soit née pour

justifier l'expansionnisme de son pays sur

l'Amérique du Nord, elle était basée sur

son attaque contre le Congrès amphictyonique

de Panama convoqué par Simón

Bolívar et, depuis lors, des dirigeants latino-américains

tels que Francisco de Paula

Santander à la Nouvelle-Grenade ont

préféré se subordonner au gouvernement

américain plutôt que de continuer à soutenir

le projet bolivarien.

Près de 200 ans plus tard, la doctrine

bolivarienne continue d'être la principale

menace à ce droit que les États-Unis

pensent avoir sur tout le continent, de la

même manière que l'oligarchie colombienne

continue d'être son principal soutien

politique, économique et militaire.

La polarisation de la politique

latino-américaine au service de

l'unilatéralisme

La polarisation imposée par cet empire,

présumé mondial, s'approfondit après la

fin de la soi-disant «guerre froide» dans

les années 1990. Jusque-là, le différend

géopolitique était présumé entre pays capitalistes

et pays socialistes, mais dans ces

trois les dernières décennies de consolidation

de l'unipolarité, les États-Unis, en tant

que centre du pouvoir capitaliste mondial,

se bornent à diviser le monde entre des

pays subordonnés à ses politiques et des

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pays non subordonnés.

Malgré les différences entre les projets

politiques de chacun de ces pays, les

blocus, les «sanctions» et les mesures coercitives

unilatérales ont poussé l'alliance

entre les non-subordonnés, et cela a été à

son tour utilisé pour soutenir un discours

dans lequel ils sont accusés de parrainer le

terrorisme, le trafic de drogue ou tout simplement

de faire partie d'un «axe du mal»

qui menace soi-disant la sécurité intérieure

des États-Unis, comme établi dans le décret

émis par Barack Obama contre le Venezuela

en 2015.

La création de cet «ennemi interne

transnational» implique que la relance de

la doctrine Monroe s'accompagne d'une

mise à jour de la doctrine de la sécurité

nationale pour justifier la guerre, la répression

étatique et toutes les violations imaginables

des droits de l'homme et du droit

international.

C'est le rôle que joue l'Uribisme en

Colombie, que Trump a utilisé en Floride

pour coopter les votes des secteurs les

plus radicaux de la droite colombienne et

vénézuélienne qui s'identifient à l'ancien

président colombien et résident dans cet

État. Là, Trump a accusé Biden d'avoir

reçu le soutien de Gustavo Petro, tandis

que sur les réseaux sociaux, il a exprimé

son soutien à Álvaro Uribe Vélez.

Recolonisation et ethnocide

Au-delà de l'exclusion et de la violence

dont sont victimes les peuples autochtones

du continent depuis l'arrivée des colonisateurs

européens, l'expansion américaine

sur la région se traduit également par

une nouvelle vague de massacres, meurtres,

agressions sexuelles, déplacements

forcés. et le vol dans les communautés

autochtones et noires. À l'heure actuelle,

cet ethnocide est plus visible en Colombie

où sa systématisation et le nombre de victimes

ont considérablement augmenté.

Dans ce même but, le Commandement

de la jungle du corps de police chilien

a été formé en Colombie, qui, déployé en

Araucanía, a été responsable de l'avancée

de l'ethnocide contre le peuple mapuche.

Toujours dans cet esprit colonialiste,

un coup d'État a été mené contre le

premier gouvernement autochtone qui

a reconnu la Bolivie comme république

plurinationale, et pour mener à bien cette

opération, ils ont massacré les communautés

autochtones boliviennes qui sont

venues repousser l'action dirigée par les

États-Unis l'année dernière, avec celle

qu'une classe politique explicitement raciste,

suprémaciste et conservatrice s'est

emparée du pouvoir en plaçant Jeanine

Áñez, épouse du politicien uribiste colombien

Héctor H. Hincapié, à la tête du gouvernement

de facto.

Malgré le revers apparent que les

putschistes ont subi 11 mois plus tard

avec le triomphe électoral du Mouvement

pour le socialisme (MAS), le parti

d'Evo Morales, ses conséquences ont été

des morts, des pertes économiques et

des revers politiques auxquels le premier

gouvernement indigène du continent doit

encore faire face.

« L'Amérique grandit » pour nous

recoloniser

En décembre 2019, Trump a lancé son

initiative «América Crece», dont le nom

d'origine en anglais est «Growth in the

Americas», qui se traduit littéralement par

«Growth in the Americas».

L'objectif de cette initiative est de

soutenir la mise en place de capitaux

privés américains à travers les Amériques

sur la base de la stratégie nearshore ou

nearshoring, mécanisme de réduction des

coûts des entreprises par la sous-traitance

dans des pays garantissant une réduction

des coûts fixes. , généralement grâce à

des salaires bien inférieurs et sans charges

sociales, où les droits des travailleurs ne

représentent pas une charge pour les entreprises

contractantes.

Un fait curieux est qu'au moment

de l'annoncer publiquement, le président

du Paraguay Mario Abdo Benítez et Iván

Duque Márquez, le premier président colombien,

étaient à la Maison Blanche.

Mario Abdo, président du Paraguay,

était à la Maison Blanche en décembre

2019

En août dernier, l'expression bilatérale

de cette initiative a été annoncée,

sous le nom de "Colombia Grows", avec la

présence de trois hauts fonctionnaires du

gouvernement de la Maison Blanche, qui

ont baptisé cette initiative "Nouveau Plan

Colombie".

Duque a souligné que les axes du

"Nouveau Plan Colombie" seront la lutte

contre le trafic de drogue, la contre-insurrection

et, comme prévu, il a insisté sur

des actions contre le Venezuela.

La Colombie comme enclave militaire

La localisation de la Colombie sur la carte

est d'une importance stratégique, elle possède

les côtes des deux océans, elle rejoint

la région mésoaméricaine avec le sud, elle

est l'entrée de l'Amazonie et partage 2219

kilomètres de frontière avec le Venezuela,

un objectif prioritaire pour Washington.

Pendant trois décennies, avec la

soi-disant «guerre contre la drogue» et

plus tard avec la signature du «plan Colombie»

en 1999, la présence de l'armée et

des entrepreneurs américains en Colombie

s'est normalisée. Bien qu'au début 800

soldats et 600 entrepreneurs civils gringo

aient été autorisés dans le pays, ainsi que

l'utilisation de deux bases militaires colombiennes

pour ces troupes.

En 2009, Álvaro Uribe, lorsqu'il

était président, a conclu un accord avec

les États-Unis pour autoriser l'arrivée des

militaires de ce pays dans sept autres bases

colombiennes et garantir l'impunité des

entrepreneurs militaires et civils américains

sur le territoire national.

Aujourd'hui, environ 22 installations

américaines sont estimées sur

le territoire colombien et il n'y a pas de

données précises sur le nombre de militaires

américains, dont les deux derniers

contingents sont arrivés cette année dans

le but supposé de conseiller les forces

militaires colombiennes, entre autres, sur

deux unités militaires de la frontière colombo-vénézuélienne.

Il est prouvé que

la présence de ces contingents étrangers

en Colombie est liée à l'augmentation des

violations des droits de l'homme contre la

population civile et à l'intensification du

conflit social et armé dans les territoires où

il se trouve.

Le gouvernement colombien, actuel

et précédent, a toujours réussi à échapper

à tout contrôle politique sur cette présence

et rejoindre l'OTAN en tant que premier

partenaire mondial de l'Amérique latine

ne fait qu'aggraver la subordination des

troupes colombiennes aux plans impérialistes

dans la région. .

En Colombie, des développements

militaires et paramilitaires sont testés et

deviennent plus tard des produits d'exportation.

Ils sont formés à la lutte contre

la drogue, tout en renforçant le trafic de

drogue sous l'administration de la DEA

(son acronyme en anglais, institution anti-drogue

américaine).

En territoire colombien, les forces

militaires et policières d'autres pays sont

formées, des doctrines et des manuels sont

élaborés, des opérations militaires internationales

sont planifiées et même lancées,

comme le bombardement de Sucumbíos

ou «l'opération Gideon».

La première victime de tout cela est

sans aucun doute le peuple colombien,

la seconde est le Venezuela, mais toute

l'Amérique est l'objectif final.

Source: Mission Vérité

Résumé de l'Amérique latine 24

octobre 2020

Nigéria : Au Sujet du Mouvement

populaire-Déclaration du

Front Commun d’Action (Joint

Action Front) du NIGERIA

La jeunesse nigériane est dans la rue,

réclamant la fin du système corrompu

et affameur mis en place depuis les indépendances.

Nous publions une déclaration

du JAF, une des organisations

qui prend une part importante dans

cette lutte.

Le Joint Action Front (JAF)

condamne le massacre contre

les manifestants et appelle a un

large mouvement pour lutter

pour un changement de système

maintenant!

Solidarité et Soutien au peuple nigérien

Prolétaires de tous les pays,

unissez-vous !

1. Le Front Commun d'Action

(JAF) condamne fermement le massacre

de masse et le massacre commis

la nuit dernière au Lekki Tollgate, Lagos-Nigeria

à l'issue de la manifestation

par la dictature civile de Buhari.

2. Le 20 octobre 2020 restera

comme un triste jour, au cours duquel

l'armée nigériane a commis l'une de

ses pires atrocités en lâchant un venin

génocidaire sur des jeunes et des

femmes patriotes nigérians, à Lagos au

Nigeria sous le couvert du couvre-feu

imposé par le Gouvernement de Lagos

au cours duquel des dizaines de Nigérians

pacifiques et sans défense ont été

blessés et plusieurs assassinés pour

avoir osé poursuivre la manifestation

#EndSARS.

3. Hier, les scènes de massacre

de jeunes non armés se sont répétées à

Abuja, Jo's, Bénin, Port Harcourt, Osogbo,

Ilorin, Kano, Ibadan, Lagos, etc. et

d'autres centres à travers le pays où

l'État a

parrainé la violence, avec l'utilisation

de mercenaires provocateurs

(voyous et mécréants). Ces derniers

étaient utilisés depuis plus d'une semaine

et quotidiennement pour attaquer

les manifestations pacifiques,

provoquer des incendies visant à la destruction

de certains biens publics, en

particulier des postes de police, le tout

dans le but de criminaliser les manifestations

et de fournir un prétexte pour le

meurtre de malheureux Nigérians par

des militaires

4. D'autre part, pour que le régime

de Buhari puisse faire commettre

ces crimes dans l’opacité par l'armée,

les caméras de vidéosurveillance et les

lumières du Lekki Tollgate ont été soudainement

coupés quelques minutes

avant l'opération ignoble. Nous sommes

de cœur avec tous les Nigérians sur

ce triste épisode de cette répression injustifiée,

plus particulièrement avec les

familles et les parents dont les enfants,

ont été victimes de ce meurtre d'État.

5. Nous exhortons tous les

Nigérians de Lagos et de tout le pays

à rendre publics les cas de membres de

leur famille et d'amis abattus, tués ou

portés disparus depuis le début de la

manifestation #EndSARS il y a deux

semaines, afin de connaître le nombre

de Nigérians qui pourraient avoir été

victimes de la violence publique ouverte

et secrète du gouvernement Buhari.

6. Notre devoir en tant que JAF

dans un moment de tragédie nationale

comme celui-ci, est de réitérer et d'intensifier

la mobilisation nationale des

Nigérians dans une lutte de longue

haleine pour le CHANGEMENT DE

SYSTÈME que nous avons entamé le

16 septembre 2020 dans nos exigences

d’annulation inconditionnelle des

hausses des prix des tarifs de l'essence

et de l'électricité.

7. Ce dernier massacre de Nigérians

met une fois de plus en évidence

le point que nous avons constamment

affirmé au niveau de la JAF à savoir

: "... il existe un très petit groupe de

Nigérians qui ont accaparé les richesses

appartenant aux travailleurs et

aux pauvres qui forment la majorité

de la population. Ils pillent le Trésor et

utilisent leurs richesses volées pour se

maintenir au pouvoir par l'intermédiaire

de leurs partis politiques. Ils utilisent

leur pouvoir pour s'enrichir et s'enrichir

encore tandis que les pauvres deviennent

de plus en plus pauvres. C'est le

système d'exploitation et d’oppression.

C’est le système qui incite l’armée et la

police à tuer les pauvres quand ils protestent

contre l’exploitation et l’oppression.

Nous voulons changer ce système

et le remplacer par un système où les

travailleurs et les millions de personnes

qui souffrent du système d'exploitation

prennent le pouvoir et garantissent que

la richesse du Nigéria est utilisée pour

assurer une vie agréable à la majorité

des personnes qui sont maintenant

exploitées et opprimées. Toutefois, le

changement de gouvernement ne signifie

pas le remplacement d’un gouvernement

de profiteurs et de voleurs par

un autre gouvernement d'exploiteurs.

Il s’agit de remplacer un gouvernement

d'exploiteurs par un gouvernement

populaire pour réorganiser le Nigéria

et mettre fin à l'exploitation et à l'oppression…

« Voilà pourquoi nous demandons

instamment aux Nigérians

de former un large mouvement, débarrassé

de considérations ethniques et

religieuses pour lutter pour un changement

de système »!

8. Dans l'immédiat, la JAF s'associera

à toutes les étapes des plans

d'action des Nigérians patriotes pour

traduire en justice, localement et internationalement,

toutes les forces de

sécurité et leurs hordes de mercenaires

et de sponsors impliqués dans les massacres

en cours et la répression de la

manifestation #EndSARS.

9. Nous tenons à réaffirmer que

la création d'un vaste mouvement de

Nigérians comprenant - travailleurs,

masses pauvres, étudiants et jeunes,

femmes, professionnels, commerçants,

jeunes sans emploi, artisans, agriculteurs,

musulmans, chrétiens, traditionnistes,

groupes confessionnels, les

personnes handicapées physiques, etc.,

sur un programme uni de CHANGE-

MENT DE SYSTÈME est une NÉCES-

SITÉ pour la construction d'un nouveau

Nigéria!

OSEZ LUTTER, OSEZ VAINCRE!

DR. DIPO FASHINA Camarade

ABIODUN AREMU, Président du JAF

Secrétaire du JAF, Front Commun d'Action

(JAF)

LA FLAMME N°372 23 du PCBénin,

octobre 2020

Tiré de Fernent Novembre 2020

18 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 14 # 17 • Du 28 Octobre au 3 Novembre 2020


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Centre if the original name, “Centre d’Art

de l’Institut Haitiano-Americain,” was

changed to “Le Centre d’Art.” And Rodman

himself, a Yale graduate, poet, and

writer who at first had a certain profile in

leftist intellectual and literary circles in the

United States, had worked for the CIA’s

precursor, the OSS. during World War

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Haiti Liberté/Haitian Times

19


Art et Culture

Pleins Feux Sur : Luckner «Kiki » Dor

(P-au-P- 1954 – N.J – 2002?)

« La basse déligotée »

Par Ed Rainer Sainvill

Luckner «Kiki » Dor à la première rangée 3e photo à droite

Progéniture d’une famille de

musiciens légendaires, Kiki a

été élevé avec la musique comme

crédo. Son père et son oncle respectivement,

Ferdinand et René

Dor ayant été à l’origine du « Jazz

des Jeunes », ainsi que d’être les

fils du grand pianiste et pionnier

Joe Dor. De même que les instigateurs

de tant de courants de

guitare flamenco, de percussions

et de la contrebasse qui est devenue

l’instrument primordial de la

famille. Pour dire comment Kiki

a été bercé par de multiples sonorités.

Même si c’est sur les cordes

qu’il a fini par jeter son dévolu ;

s’impliquant de plus en plus dans

l’art de jouer la guitare et la basse.

Montrant tout jeune ses qualités

de musicien précoce ainsi que

d’être un habile footballeur.

Avec un flair inné pour les

cordes et les percussions, grâce à

un père l’illustre Ferdinand connu

comme l’expert de la contrebasse

et multi-instrumentiste accompli.

Qui lui a inculqué très tôt les secrets

des cordes ; pour qu’à l’âge

des culottes courtes il soit déjà

assez compétent pour faire partie

d’un Quartet de son fameux papa

qui performe à l’hôtel El Rancho

avec son oncle et ainé Serge. Exhibant

sa qualité de guitariste précoce

infus d’un touché éloquent

dans l’exploration de paramètres

très traditionnels, pour quelqu’un

de son âge. Ayant tout aussi

l’opportunité de voguer dans

des prospections de jeunots avec

le « Tatou Combo », un ‘’strings

band’’ d’orientation mini qu’il a

dirigé avec entre autres le chanteur

Gérard Pierre.

Pendant ce temps Kiki s’est

employé à fertiliser sa polyvalence

de batteur, guitariste et de

bassiste. Ces atouts l’ayant conduit

par la suite à New-York où il a

pris part à tant de ‘’stints’’ qu’il a

infusés de sa marque de guitariste

ambivalent et de bassiste inspiré.

Notamment dans ses escapades

d’hommes de cordes expressives

avec le « Thamad Fever » à la

fin des années 1970. Pour rallier

par la suite le « Djet X » à la

place d’Alix Jacques. En continuant

à garnir la ligne harmonique

et mélodique de ‘’la douce qui

vient’’, alternativement comme

bassiste et guitariste. Avec un

toucher de guitariste florissant et

la sûreté du tempo d’un bassiste

aux envolées équilibrées et palpitantes.

Puis, une randonnée avec

le « Sexy one Band » ; toujours

imprégné de diverses cordes à son

art. Et des marques qui l’ont mis

en objet constant de demandes

pour sa tonalité originale.

Notamment dans ses multiples

collaborations avec le « Mini

All Stars », dans lesquelles ses expertises

ont été d’un facteur déterminant.

Tout en l’autorisant d’être

à tant d’excursions ambulantes.

Telles qu’avec Jose Tavernier, le

« Skah-Shah » entre autres ; puis

le « System band » comme remplaçant

de Tinès Vincent. Lorsque

ce dernier revenant d’une embrocation

de sevrage réapparut soudainement

au cours d’un bal à

Rivoli à Brooklyn ; en agressant

Kiki du fait de l’avoir remplacé.

Un incident qui a coûté l’hospitalisation

à Luckner Dor. Qui s’est

éventuellement remis debout,

poursuivant son chemin de bassiste-guitariste

accompli avec son

toucher dominant. En s’illustrant

comme l’un des dual-spécialistes

en la matière, qui a joui du respect

de ses pairs. Jusqu’à ce que

la mort vînt subitement s’emparer

de sa santé chancelante, suite à

une courte maladie à New-Jersey.

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