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Maintenance & Entreprise n°608

Dossier : Progiciels GMAO et outils logiciels de la maintenance

Dossier : Progiciels GMAO et outils logiciels de la maintenance

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15 euros-Novembre 2008 - N°608

Maintenance Expo

Les services à l’industrie

Enjeux techniques et

économiques

Focus

ExpoProtection :

Sécurité au travail

Cahier du management

Les 10 indicateurs de pilotage

de la maintenance

Dossier

Progiciels GMAO

et outils logiciels

de la maintenance


SOMMAIRE

L’actualité

> EDITORIAL

Peut-on encore se passer

d’une GMAO ?............................ 7

> ACTUALITÉS

• Logistique

Un convoi vraiment exceptionnel .......... 8

• Mesure, contrôle et diagnostic

Vu au Forum de l’électronique 2008.......18

• Événement

Maintenance Expo 2008.................23

Références

> DOSSIER

PROGICIELS GMAO

• État des lieux.

La GMAO en phase de renouvellement....24

• EAM, la nouvelle panacée................30

• Une GMAO centralisée multisites.........28

• Centrales nucléaires. Un logiciel

pour prévoir le risque de corrosion ........36

> FOCUS

• Entretien. Trois questions à

Antoine Fabre, délégué général Synamap. . 40

• Risque incendie.

Un incendie pour comprendre ............42

• Protéger le corps au travail

Les EPI, une des clés de la sécurité.........44

• Pratique

Gros plan sur l’antichute .................48

• Expoprotection

Une approche globale de la protection....50

> TECHNOLOGIE

• Des gaz au secours des vendanges.........55

> cahier du management

industriel

• Les 10 indicateurs incontournables........57

Magazine

> Nouveaux produits ........62

• Bosch

Plus de 80 nouveautés pour ses 80 ans ....62

• Le produit du mois

Analyseur de réseau et d’énergie..........64

• EPI et sécurité au travail..................67

> L’Agenda.........................80

> BULLETIN D’ABONNEMENT.. . 52

Ce numéro comporte un encart jeté.

Novembre 2008 - M & E - N°608 5


Présent au salon Maintenance Expo,

Paris-Nord Villepinte,

Hall 6 – Stand G33


Edito

Les services à l’industrie

Toute correspondance est à adresser à

nos bureaux :

7ter, cour des Petites-Écuries - Paris X e

Tél. 01 70 08 65 45

Fax 01 70 08 65 46

contact@maintenance-industries.com

(La rédaction n’est pas responsable des documents qui

lui sont adressés, sauf demande express, ceux-ci ne sont

pas retournés)

COMITÉ D’ORIENTATION

l Pr A. Aoussat (ENSAM -CPI)

l Mme F. Asensio (AFSM)

l M. P. Cros (FIM),

l M e A.-J. Darmon (avocat au Barreau de Paris)

l Mme D. Eyraud (FIEEC),

l M. Fabiani (SNCT)

l M. Gabriel (ESSTIN-Univ. Nancy I)

l Guy Planchette (IMdR-SdF)

l Pr Tahiri (ENIM, Maroc)

l Pr Zwingelstein (Univ. Paris XII)

RÉDACTION

RÉDACTEUR EN CHEF

Jean-François Romain

jf.romain@presse-industries.com

Ont participé à ce numéro

Stacie Blanquin

Denis Debaecker

Marc Ferretti

Yves Lavina

François Précope

Léo-P.Young

Maquette/secrétariat de rédaction

Philippe Guérin Communication

ÉDITION

EDITEUR

Marc Michon

marc.michon@presse-industries.com

PUBLICITÉ

Patrick Barlier

patrick.barlier@presse-industries.com

Tél. 01 70 08 65 45

N° ISSN : 1154-6433

Commission paritaire n° 0909T86493

Dépôt légal : à parution

Membre du REPM-EMPN (Réseau Européen

de la Presse spécialisée en Maintenance – European

Professional Maintenance Press Network)

IMPRESSION

Edips Imprimeurs

21800 Dijon Quetigny

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION

Philippe Garnier

philippe-garnier@presse-industries.com

Maintenance & Entreprise et Maintenance Tertiaire

magazine sont des publications

de Presse Industries Maintenance,

SARL au capital de 30 000 euros.

RC : 492 015 6664 RCS Paris

Siège social : 7ter, cour des Petites-Écuries, Paris X e

Prix du numéro : 15 euros

Abonnements : 85 euros

(Etranger : nous contacter)

Presse Industries DGM publie également

Le Journal de la Production et Harvest

Peut-on encore se passer

d’une GMAO ?

Dans la grande majorité des entreprises

industrielles, et quelle que soit leur taille,

les services de maintenance sont tous

dotés aujourd’hui de ces outils logiciels

qui ont su faire la preuve de leur nécessité

pour gérer des équipements de plus

en plus complexes, pour gérer également

des plans de maintenance préventive de

plus en plus sophistiqués. De même que

l’appétit vient en mangeant, le niveau d’exigence

face à ces outils va croissant. On en

attend de plus en plus souvent une communication avec les autres

outils de gestion de l’entreprise, ou un suppport à la mobilité des

interventions.

Quand, dans les GMAO de première génération, il appartenait à

l’opérateur de s’adapter à ce nouvel outil, aujourd’hui les éditeurs

proposent des logiciels à la fois plus puissants et plus simples d’utilisation,

en un mot plus « conviviaux ». Et souvent ces outils sont

paramétrés et ont été préadaptés à tel secteur particulier d’activité.

Vous trouverez dans ce numéro un panorama de ce secteur de la

GMAO désormais en phase de renouvellement. Du point de vue des

éditeurs comme de celui des responsables de maintenance.

À l’occasion du salon ExpoProtection qui se tient cette année conjointement

à Maintenance Expo, nous consacrons également un dossier

à la sécurité au travail et aux équipements de protection.

Vous savez que le conseil de prud’hommes peut être saisi dès lors

qu’un désaccord concerne le contrat de travail (CDI, CDD, contrat

d’apprentissage…). Il est compétent pour reconnaître l’existence ou

la validité d’un contrat de travail tout au long de sa durée de vie (litiges

sur les salaires, primes, congés, formation, discrimination…)

et pas seulement lors de sa rupture (licenciement, indemnisation,

clause de non-concurrence…), et même pour un litige opposant deux

salariés. Le conseil de prud’hommes peut même, dans certains cas,

mettre un terme au contrat de travail en lieu et place d’une démission

ou d’un licenciement. C’est la résiliation judiciaire.

Pour toutes ces raisons, il est important de participer à l’élection

des représentants au conseil des prud’hommes dont le scrutin se

tiendra le 3 décembre prochain. On peut voter par correspondance,

et pour les électeurs inscrits à Paris, effectuer son vote par Internet,

entre le 19 et le 26 novembre.

Jean-François Romain

Nous serons présents à Paris Nord Villepinte sur les salons

Maintenance Expo, ExpoProtection et Midest du 4 au

7 novembre.

Soyez les bienvenus sur notre espace (hall 6 stand D14).

Ce numéro comporte un encart

Janvier 2008 - M & E - N°60X

7


Actualités

BRÈVES

Buy&Care 2008

Le 2 e salon des

« achats professionnels

responsables » se tiendra en

concomitance avec Pollutec,

du 2 au 5 décembre 2008

à Lyon.

Logistique >

Un convoi vraiment

exceptionnel

L’INRS Lorraine

fête la science

L’Institut national de

recherche et de sécurité

(INRS) ouvre les portes

de son centre de Lorraine

au public à l’occasion

de la fête de la Science les

22 et 23 novembre 2008. Il

présentera une sélection de

ses actions en faveur

de la prévention

des accidents du

travail et des maladies

professionnelles.

Rens. : www.inrs.fr/actus/

JPO2008.html

Aéronautique :

Sogerma cède

Revima

Revima (Caudebec-en-

Caux), spécialiste de la

maintenance des trains

d’aterrissage appartenant

à Sogerma, devrait être

reprise par les dirigeants

Charles Granzka et Christian

Knapp. Sogerma (filiale

EADS) a déjà cédé la

plupart de ses activités de

maintenance à TAT.

D

ans la nuit du 27 au 28 septembre,

LGE, société spécialisée

dans la logistique de produits

industriels lourds, a assuré le convoyage

exceptionnel, par transport ferroviaire,

sur une distance de 150 kilomètres, de la

plus grosse turbine de centrale nucléaire

du monde, conçue par Alstom. Il faut remonter

à plus de 10 ans pour retrouver

le convoyage d’une telle pièce en France.

Le stator d’alternateur nucléaire de près

de 450 tonnes est d’abord convoyé via le

rail sur un wagon spécial de 32 essieux,

de Belfort à Strasbourg, la seconde partie

du convoi étant effectuée par barge depuis

le Rhin jusqu’à la centrale nucléaire

d’Oskarshamn en Suède. À la sortie de

Belfort, une pile de pont a été démontée

et remplacée par une poutrelle métallique

afin de permettre le passage du

convoi. La voie ferrée a été réaménagée

et relevée pour permettre le passage du

convoi au-dessus des rambardes d’un

pont. Le portique du port autonome de

Strasbourg, permettant le transfert du

wagon à la barge, a été adapté, passant

de 350 à 460 tonnes.

Un groupe de projet, monté par Alstom

avec LGE, a étudié et vérifié mètre par mètre

le trajet avec les bureaux d’études de

la SNCF, RFF et la STSI, filiale de la SNCF

chargée des transports exceptionnels. n

Aéronautique >

Sabena technics pour la Défense

La Simmad (Structure intégrée de maintien en condition

opérationnelle des matériels aéronautiques de

la Défense) a confié le MCO et la maintenance NTI

3 et réparation équipements de plusieurs flottes à Sabena

Technics. Le prestataire s’engage pour une durée de quatre

ans, pour les 5 avions DHC 6 Twin Otter, à assurer au départ

de son site de Dinard l’engineering, le soutien technique et

logistique en France et à l’étranger, les visites majeures de

maintenance ainsi que l’entretien des moteurs, hélices et

équipements. Pour la flotte de neuf Mystère XX et pour une

durée de cinq ans et demi, l’assistance technique centrale, la

maintenance des équipements et la fourniture de rechanges

ainsi que les visites de maintenance. Enfin, la maintenance

pour une durée de quatre ans de la flotte de 41 avions Embraer

121 Xingu. n

8

M & E - N°608 - Novembre 2008


SCS 2008 >

Un salon

renouvelé

Le salon SCS Automation &

Control évolue pour son édition

2008 et devient SCS Paris

2008 (du 2 au 5 décembre à Paris-

Nord Villepinte). Mieux ciblé, plus efficace

et mieux orienté vers l’international,

ce salon est l’événement

unique de la performance des process

industriels. Il regroupe en un seul lieu

des solutions électriques, d’automatismes

et de mécatronique, destinées

aux industries, quel que soit leur secteur

d’activité : chimie, pharmacie,

cosmétologie, agroalimentaire, automobile,

aéronautique, emballage,

manutention, industries mécaniques,

OEM, filière papier, énergie, matières

premières… pour présenter des applications

toujours plus innovantes.

Efficacité énergétique et électricité

seront mises en avant. n

Europe >

Une acquisition

pour Spie

aux Pays-Bas

S

PIE

vient d’acquérir Heijmans Industrial

Services (HIS), filiale du groupe

néerlandais de construction Heijmans,

spécialisée en maintenance et génie

mécanique. Les activités de HIS comprennent

la conception, le développement, la rénovation

et l’entretien d’installations mécaniques

pour les secteurs pétrochimie, chimie et sidérurgie,

parmi lesquels Shell et Corus. Heijmans

Industrial Services emploie 335 personnes

sur trois implantations (Rotterdam,

Ijmuiden et Moerdijk) et a réalisé en 2007

un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros.

« Cette acquisition qui intervient après le rachat

de Controlec par SPIE Nederland en 2007,

positionne SPIE Benelux dans les cinq premières

entreprises de services multitechnique aux

Pays-Bas », selon Patrick Waterkeyn, directeur

général de la société. n

Actualités

BRÈVES

Infrarouge :

Sofradir aux

États-Unis

Le fabricant de détecteurs

infrarouge Sofradir a

entrepris l’acquisition

d’Electrophysics, fabricant

américain qui viendra

accélérer le développement

de Sofradir et de sa

filiale ULIS sur le marché

américain.

La Corée à

Hanovre

Après le Japon en 2008,

c’est la Corée qui sera le

pays invité de la Foire de

Hanovre en Allemagne, le

grand salon international des

technologies industrielles, du

20 au 24 avril 2009.


Actualités

GFI > Poursuivre les réformes

malgré la conjoncture

Présentant le 1 er octobre la situation

de l’industrie française,

Yvon Jacob, président

du Groupe des fédérations industrielles,

constatait qu’au premier semestre

2008, les principaux indicateurs de l’activité

industrielle ont reflété le ralentissement

économique tant en France

que sur les marchés étrangers. La production

se contracte, la consommation

de produits manufacturés n’augmente

plus, l’investissement plafonne et les

exportations ralentissent. « Mais audelà

des turbulences du moment, nous

nous projetons déjà vers 2009 et 2010.

2009 sera une année de transition. 2010

devrait donner le signal de la reprise. Il

est donc capital de mettre à profit les

prochains mois pour insuffler de la compétitivité

à nos entreprises », indiquait

le président du GFI. Le ralentissement

économique ne doit pas servir d’alibi

à l’immobilisme : « Il est impératif de

poursuivre les réformes structurelles

pour rendre le site France plus compétitif.

C’est indispensable si l’on veut que

notre pays profite à plein de la reprise

quand elle interviendra. » Le GFI attend

des pouvoirs publics qu’ils gardent le

cap des réformes : plus de productivité

et d’efficacité dans la dépense publique,

réforme de la taxe professionnelle, stabilisation

des prélèvements sociaux et

une grande rigueur et cohérence dans

la fiscalité écologique. n

Communication >

SPIE vous embarque sur une île interactive

Sur le site « MySPIE », le groupe

SPIE met en scène l’ensemble de

ses activités sur une île virtuelle

en 3D de 12 km par 9 km. Créé par la

société Bee-Buzziness, cet outil devrait

faciliter le recrutement de plus de 3 000

nouveaux salariés chaque année. Pour

Pascal Omnès, directeur de la communication,

et Thierry Smagghe, DRH, « l’approche

“serious game” de MySPIE permet

de présenter simplement la grande diversité

de nos métiers techniques qui ne sont

pas toujours visibles ni faciles à appréhender,

y compris en interne ». Champion de

la e-communication, Spie a publié un

rapport annuel 2007 en version virtuelle,

premier du genre réellement 100 % développement

durable. Entièrement en

synthèse vocale, il offre un service d’impression

à la demande gratuit (Printon-Demand).

Cette dématérialisation

favorise à la fois la circulation de la documentation

du groupe et la limitation

de l’usage du papier. n

Énergie >

Formation au

photovoltaïque

Pour répondre aux besoins de formation des électriciens aux

applications photovoltaïques, l’Association pour la fomation

professionnelle dans l’équipement électrique (AFORELEC)

vient de réaliser une plate-forme pédagogique sur la terrasse en toiture

du CFA Delépine (Paris XI e ). Apte par sa conception à s’adapter

aux caractéristiques de différents bâtiments et types d’exploitation

(logement, tertiaire, industrie), la plate-forme comprend quatre postes

de travaux pratiques (onduleur, matériel de sécurité électrique

AC et DC, tableau de distribution AC, appareils de mesures et de

connectiques) pouvant accueillir huit stagiaires. Les formations à la

technique, à la mise en œuvre et à la maintenance ont débuté sitôt

l’inauguration, le 19 juin 2008, par Emmanuel Gravier, président de

la CSEEE et Guy Bédier, président de l’AFORELEC. n

AltéAd se dote de

nouveaux moyens

Le groupe AltéAd a signé un nouveau MBO

sur le capital mené avec succès par ses dirigeants

Jean-François Torrès et Jean-Baptiste

Fédide aux côtés d’AtriA Capital Partenaires qui devient

le principal actionnaire. En réinvestissant près

de 85 % de leurs titres, les deux dirigeants gardent

le contrôle. Les investisseurs financiers historiques

IPO, Ouest Croissance et Synergie Finance ont tous

participé au tour de table. La levée de fonds d’un

montant total de 65 M€ sera destinée en partie à

financer les projets de développement futur. Désormais

doté de plus de 90 M€ de fonds propres, le

groupe a obtenu une ligne de financement bancaire

avec le CIO et le LCL pour un montant de 30 M€

dédiée aux opérations de croissance externe. n

10

M & E - N°608 - Novembre 2008


PC portables semi-durcis >

Durabook

impose sa

marque

P

our suivre le développement

mondial

des ventes et

pour simplifer la communication,

les PC portables

semi-durcis du fabricant Durabook seront commercialisés

sous son seul nom de marque qui s’imposera à ses intégrateurs

nationaux (en France Alliance Innov’ Technology).

La gamme est distribuée par des revendeurs spécialisés

sur les marchés spécifiques (industrie, militaire, nautisme,

automobile…) et chez Rue du Commerce pour le marché

grand public. n

Salaires de maintenance >

Les incertitudes

plombent

les hausses

Selon l’enquête publiée par L’Usine nouvelle du 2 octobre,

« les salaires dans l’industrie devraient augmenter

en moyenne de 3,9 % » l’an prochain. Mais la

montée de l’inflation d’une part, les aléas et incertitudes de

la situation économique d’autre part risquent de rogner le

pouvoir d’achat. De l’enquête réalisée par le cabinet Hewitt

pour notre confrère, on relèvera que, pour les fonctions et

métiers de maintenance, les rémunérations globales ont crû,

entre 2007 et 2008, de + 3 % pour le responsable de service

(dont la rémunération est de 51 253 euros en moyenne

dans une grande entreprise et 48 389 dans une PME-PMI),

d’un petit 1 % pour un ingénieur (autour de 50 000 euros

en moyenne, la taille de l’entreprise ayant peu d’incidences)

ou un chef d’équipe de maintenance (39 965 euros en

moyenne en grande entreprise, 36 264 euros en moyenne

entreprise), mais l’augmentation a été de + 3 % pour les

techniciens (entre 35 113 et 29 261 euros en moyenne) et

de + 4 % pour les ouvriers de maintenance (la rémunération

moyenne est de 33 889 euros en grande entreprise et de

29 255 euros en moyenne entreprise). Il s’agit de rémunérations

moyennes calculées qui peuvent connaître des écarts

avec les salaires effectifs en fonction de l’ancienneté, du

secteur ou encore de la région. Les secteurs qui rémunèrent

le mieux sont l’agroalimentaire, l’automobile/aéronautique

(responsable de service maintenance), la construction (ingénieurs

de maintenance). n


Salon SCS Paris 2008 >

Efficacité énergétique

L’efficacité énergétique,

que les puristes

appelleront efficience

énergétique, est l’état de

fonctionnement d’un système

pour lequel la consommation

d’énergie est minimisée

pour un service rendu

maximal. Augmenter son efficacité

énergétique permet

de réduire ses consommations,

à service rendu égal,

et cela entraîne la diminution

des coûts environnementaux,

économiques et

sociaux. Pour arriver à une

maîtrise de l’énergie, un

des principaux objectifs est

l’amélioration de l’efficacité

énergétique. Dans l’industrie,

qui représente 24 % de la

consommation énergétique

française, l’efficacité énergétique

se calcule comme le

rapport entre l’énergie minimale

nécessaire pour assurer

la production et l’énergie

totale consommée par

l’usine. En moyenne, l’efficacité

énergétique d’une usine

est de 41 % : sur 100 kWh

achetés et consommés par

l’usine, 41 kWh sont réellement

utiles à ses processus

de production (source Gimelec).

Les entraînements

et les moteurs représentent

70 % de la consommation

électrique industrielle. Si les

grandes industries ont lancé

le mouvement, il reste

néanmoins beaucoup à faire

auprès des PMI. Produits

et systèmes mécaniques,

électriques et électroniques

à améliorer, régulations et

automatismes, mesures et

monitoring à mettre en place,

telles sont les solutions

que l’on retrouvera à SCS Paris

(du 2 au 5 décembre 2008

à Paris-Nord Villepinte). n

BRÈVES

Nomination

Richard Perrayon,

président de Messer

France

Richard Perrayon succède

à monsieur Walth qui a

rejoint la direction générale

du groupe Messer, le

spécialiste de l’industrie

des gaz industriels.

M. Perrayon (36 ans) est

ingénieur en génie chimique

et titulaire d’un MBA en management. Il a commencé

sa carrière en qualité de chef produit dans un groupe

pharmaceutique avant de rejoindre Messer où il a

occupé différents postes de management opérationnel

et stratégique, puis de direction générale pendant

plus de 11 ans dans des fonctions logistique/achats,

marketing, production, en France et à l’international.

Il a notamment piloté des opérations d’acquisitions et

d’intégrations de sociétés.


Actualités

Design industriel >

Un chariot Still primé

Décerné depuis 1953 par l’Institut français du design,

le Janus de l’industrie 2008 a été attribué au RX70

hybride de Still, un chariot pensé pour le confort du

cariste : cabine suspendue, siège avec amortisseur réglable, large

espace pour les jambes, visibilité exceptionnelle sur la charge

et sur l’environnement de travail. Outre son design, ce chariot

se distingue par une faible consommation en carburant d’où

de faibles émissions de CO 2

, et un taux de recyclage supérieur

à 95 %. n

Reprise d’activité >

CHC service réparation

agréé Parker Denison

S

uite

de la fermeture

du centre de réparation

des pompes et

moteurs à pistons Parker-Denison

de l’usine de Vierzon,

CHC (Conception hydraulique

du Centre) à Mehun-sur-Yèvre

(près de Vierzon) en a récupéré

tous les bancs d’essais (notre photo), les a modernisés et informatisés.

Les réparations sont assurées par d’anciens collaborateurs

du site qui possèdent l’expertise et les qualifications requises.

CHC stocke également tous les composants Denison. CHC qui

assure la réparation des composants, mais également l’installation,

la mise en service et la fourniture des pièces de rechange,

fait partie du Réseau français de l’hydraulique regroupant une

trentaine de sites. n

Stimec rejoint le

groupe belge CMI

L

e

groupe belge Cockerill Maintenance & Ingénierie

(CMI) vient de reprendre la société

bourguignonne Stimec (Gueugnon, 71). créé

en 1985, Stimec assure des opérations de maintenance

et d’installation de chaudières et de tuyauteries.

Avec ses 45 professionnels qualifiés et dirigée

par Jean-Claude Chytel, Stimec réalise un CA

de quelque 4 millions d’euros, notamment pour le

compte de clients dans la sidérurgie (ArcelorMittal)

et l’industrie pneumatique (Michelin). Stimec

sera rebaptisé CMI Stimec. Franck Pasqualini, président

de CMI Industry Maintenance, se félicite de

consolider ainsi l’implantation du groupe dans le

centre de la France, où CMI remplit depuis 2007 un

contrat de maintenance pour Ugine à Gueugnon. Le

réseau de CMI se répartit en huit pôles (Nord, Est

et Sud de la France, Hainaut et Liège en Belgique,

Luxembourg, Ruhr et Brésil). n

Formation >

Mastère spécialisé Lean management et

amélioration continue

L’ECAM, École d’Ingénieur de Lyon, a développé en partenariat

avec l’entreprise Lean Training, un mastère

spécialisé « Lean management et amélioration continue

». La remise des diplômes de la première promo d’experts

en Lean, a eu lieu le 17 octobre 2008 en présence de M. Koshi

Iiyama, consultant de l’entreprise Lean Training et intervenant

à l’ECAM. Formation professionnelle, l’apprentissage se fait

par alternance, à raison de 432 heures effectuées à l’ECAM,

et 160 jours de stage en entreprises. De nombreuses sociétés

ont ouvert leurs portes pour élaborer des chantiers Kaizen :

Lamberet, EDF, Messier-Bugatti… Au programme de la formation

: la stratégie de l’excellence industrielle (performance,

développement économique intrinsèque au Lean) ; l’observation

et l’analyse des problèmes sur le terrain ; la pratique

et les techniques du Lean ; le Lean management associé aux

comportements de l’homme (savoir-faire et savoir-être). La

promotion 2009 comprend 16 étudiants, contre 7 l’an passé,

notamment des ingénieurs en poste. n

14

M & E - N°608 - Novembre 2008


Actualités

Artema, le Cetim et Thésame à SCS

À

découvrir du 2 au 5 décembre

à SCS Paris 2008, à Paris-Nord

Villepinte, un espace attractif

et dynamique sur les multiples possibilités

qu’offre la mécatronique pour

accroître la performance et la productivité

des équipements industriels. Réalisé

en partenariat avec Artema, le Cetim

et Thésame, cet espace sera organisé

autour de 5 pôles avec notamment le

« concept car » « Filo » de Stile Bertone,

développé en collaboration avec

SKF, un système robot cartésien composé

des trois technologies de Bosch

Rexroth, un outil de prototypage virtuel

proposé par le Cetim, Zigzag un capteur

autonome communicant, des exemples

de réalités virtuelles avec pilotage de

caméra. Également les « 20 minutes

chrono », des conférences rapides pour

faire le point sur l’intégration des capteurs,

les techniques de maintenance

« prédictive » pour plus de disponibilité

des équipements, les méthodes et

outils de conception pour optimiser la

conception des systèmes mécatroniques,

la normalisation. Une session spéciale

en partenariat avec CIM DATA est

consacrée au rôle de la mécatronique

dans la stratégie PLM. n

Bientôt une norme

européenne pour

les plates-formes de transport

S’il existe des directives spécifiques dans certains pays, aucune norme européenne

ne répond actuellement complètement aux exigences en matière de conception

et d’utilisation des plates-formes de transport. C’est pourquoi l’IPAF vient de

s’atteler à la tâche au sein du Comité international des plates-formes sur mâts avec le

groupe de travail « Plates-formes de transport » qui commence le projet de création

d’une nouvelle norme européenne. n

BRÈVES

Manitou se

renforce aux

États-Unis

Manitou a souhaité acquérir

la société américaine GEHL

basée dans le Wisconsin,

fabricant d’équipements

compacts notamment pour

le bâtiment et l’agriculture.


Actualités

> Transmissions

Un facteur méconnu

d’efficience énergétique

Une étude réalisée à l’initiative de Brammer constate que les industries

européennes pourraient encore économiser 13 milliards tout en protégeant

l’environnement.

Un récent sondage

conduit par Brammer

auprès de plus

de 330 sociétés de

dix pays européens révèle que les

industriels ne profitent pas assez

des possibilités d’économies

d’énergie et qu’ils pourraient encore

réaliser plus de 13 milliards

d’euros d’économies. Si une grande

majorité des industriels reconnaît

qu’il est important de réaliser

des économies d’énergie, très

peu sont sensibilisés au potentiel

financier total qu’elles peuvent

représenter. Des potentiels d’économies

d’énergie, pourtant considérables,

dans le fonctionnement

des moteurs, roulements et courroies

utilisés dans les processus

de production sont souvent sousévalués.

Il apparaît que si plus des

trois quarts des sondés pensent

que les économies d’énergie sont

importantes pour leur site et leur

société, seulement 6 % reconnaissent

avoir réalisé toutes les

économies possibles. La plupart

(60 %) planifient ou sont en train

de déployer des actions en ce

sens. Mais seule une infime minorité

considère les systèmes de

transmission comme une source

substantielle d’économie.

Le rôle mésestimé

des transmissions

L’enquête démontre que 78 % des

différents responsables se concentrent

sur les économies d’énergie

des processus de production, mais

59 % ne considèrent pas les moteurs

comme étant des sources

d’économies. Pour rappel, d’après

le Carbon Trust britannique, les

moteurs représentent en moyenne

65 % de la facture énergétique

d’un site de production. Les calculs

réalisés par Brammer à partir de

« Les moteurs représentent

en moyenne 65 % de la

facture énergétique d’un

site de production »

l’enquête et des données du Carbon

Trust démontrent que l’installation

de moteurs et systèmes de

transmission avec une efficacité

énergétique supérieure de 15 %

pourrait entraîner une économie

de 7,39 milliards d’euros (équivalent

à 47,27 millions de tonnes de

CO 2

par an en Europe), des résultats

bien supérieurs aux estimations

de la majorité des industriels

sollicités.

Cela signifie que le potentiel

annuel d’économie d’énergie

serait au minimum de 13 milliards

d’euros pour les fabricants

européens soit une économie de

plus de 90,5 millions de tonnes

de C0 2

. Alors que l’industrie représente

40,9 % de la consommation

d’électricité et 37 % de

la consommation de gaz naturel

au sein de l’Europe des 27, cela

Focus

pourrait permettre une contribution

non négligeable aux économies

globales d’énergie.

M. Fraser, DG du groupe Brammer,

remarque que « les fabricants

européens subissent de plus

en plus de pression pour atteindre

les nouveaux objectifs environnementaux

et réduire

les émissions de

gaz à effet de serre.

Concrètement,

les responsables

de production ou

de maintenance

reconnaissent leur

responsabilité et

sont certains de

faire le maximum

dans cette direction, mais notre

enquête révèle qu’ils pourraient

encore faire mieux ». Notamment

en ayant recours à des produits

de transmission de nouvelle génération…

F. P.

Dédié maintenance

Dirigée en France par Philippe Hervieux et basée

à Nozay (91), Brammer fournit des produits destinés

à la maintenance des outils de production

(roulements, réducteurs et motoréducteurs, mouvements

linéaires, courroies et poulies, chaînes

et roues dentées, moteurs, produits d’étanchéité…)

ainsi qu’une gamme complète d’outillages

manuels ou électriques, d’accessoires de maintenance,

d’adhésifs et de lubrifiants, ainsi que

des équipements de protection individuelle.

Novembre 2008 - M & E - N°608 17


Actualités

> Mesure, contrôle et diagnostic

Vu au Forum

de l’électronique 2008

Le Forum de l’électronique et Mesurexpo se tenaient du 30 septembre au

2 octobre à Paris Nord Villepinte. Nous avons remarqué…

L

e distributeur de

compo sants électroniques

et industriels

Radiospares participait

au Forum de l’électronique avec

13 partenaires fabricants (Osram,

ISO-Tech, Souriau, Tyco Electronics,

FCI, Kemet, Vishay, muRata,

Microchip, Omron, Epcos, Molex,

eao) sur un stand de 260 m²

aménagé dans un cadre spacieux

et convivial. « Nous souhaitons

non seulement bien accueillir nos

clients, mais, en plus, nous tenons

fortement à soutenir le salon en

renforçant notamment la présence

des fabricants », précisait Didier

Goguelin, P-DG de Radiospares.

La société anime des conférences

gratuites sur des sujets liés au

développement durable, les solutions

e-commerce, le soutien au

design et les préséries.

Analyse des

vibrations

des turbomachines

Fort de sa longue expérience dans

les analyseurs de vibration portables

et dans les solutions de tests

en bruit et vibration, Oros offre

une nouvelle solution pour l’analyse

des vibrations pour des tests

de validation, de détermination

de signature et de toute autre

opération de diagnostic, solution

présentée sur ASME Turbo Expo à

Berlin en juin dernier avant présentation

à Paris à Mesurexpo.

ORBIGate s’adresse aux techniciens

et ingénieurs travaillant

dans les turbines, compresseurs,

pompes, boîtes de vitesses ou

toute autre turbomachine qui

rencontrent des problèmes de vibration

sur leurs lignes d’arbres et

leurs paliers. Elle intéresse aussi

les acteurs de centrale électrique,

plate-forme chimique ou centre

de services sur turbomachines.

Dorénavant, les orbites, gaps,

diagrammes de Bode et autres

fonctions n’auront plus de secret

pour les utilisateurs.

Scanner en ligne

infrarouge Raytek

MP 150

Le scanner en ligne Raytek

MP150 a été conçu pour surveiller

la température en continu

sur les procédés défilants. Grâce

à sa vitesse de scrutation élevée

(150 Hz), le MP150 scanne la surface

de procédés très rapides à

raison de 150 lignes par seconde.

Avec une résolution optique de

150:1 et la possibilité d’obtenir

jusqu’à 1 024 points de mesure

sur une même ligne, il peut détecter

la moindre anomalie en

temps réel. Il est équipé d’un laser

linéaire rouge pour mieux viser

la cible. Il dispose également

d’une interface OPC, Ethernet

TCP/IP et d’une communication

par fibre optique pour environnements

difficiles. Un logiciel très

puissant permet la configuration

à distance du scanner, l’enregistrement,

l’analyse et la représentation

graphique des mesures. Les

informations peuvent être sauvegardées

sous format TIF, .JPEG

ou « Movie clip », ce qui facilite

l’échange des données dans le

cadre de la documentation du

procédé. Plusieurs modèles, selon

leurs longueurs d’onde et leurs

étendues de mesure, conviennent

pour des applications dans l’industrie

de fabrication du verre, du

plastique, du métal, du papier, du

textile, du ciment…

Testeur

d’installations

électriques

Le testeur d’installation NFC

15-100 Fluke 1653 est un outil

simple et robuste qui permet de

contrôler rapidement et efficacement

la conformité des installations.

Il est doté de nombreuses

fonctions : contrôle d’isolement,

mesure de terre sans piquets

(mesure de boucle de terre) et

sans disjonction, mesure de terre

avec planter de piquets (kit de piquets

de terre ES165X et logiciel

FVFSC2 en option), contrôle de

continuité de terre, test des disjoncteurs

différentiels, mesure de

tension et fréquence, indicateur

de sens de rotation de phase. Les

testeurs sont munis d’une mémoire

interne de 500 mesures

et d’une interface PC.

En 2009, le Forum de l’électronique,

Mesurexpo, Opto et Vision

Show se dérouleront de nouveau

à Paris Nord Villepinte du 6 au

8 octobre. F. P.

18

M & E - N°608 - Novembre 2008


Événement

Maintenance Expo 2008

Le salon de toutes les maintenances vous attend du 4 au 7 novembre 2008 à

Paris-Nord Villepinte. Avec, cette année, de nouveaux acteurs de référence.

Événement national de

la filière maintenance

organisé par Reed Expositions

en partenariat

avec l’Association française

des ingénieurs et responsables

de maintenance (Afim), Maintenance

Expo 2008 annonce la

présence de plusieurs entreprises

de référence. De nombreuses

conférences et animations de

qualité permettront également

aux 5 000 visiteurs attendus de

découvrir les dernières nouveautés

d’une activité en constante

évolution.

Tous les secteurs de la maintenance

seront de nouveau présents

cette année. Les éditeurs

de logiciels dédiés (GMAO, aides

au diagnostic…) sont de nouveau

les plus nombreux avec près de

40 % de la surface d’exposition,

nous confiait récemment Annick

Turpaud, DA de la division industries.

Le deuxième secteur devrait

être l’ingénierie et le conseil, suivi

de la fourniture de produits et

outillages et du secteur de l’énergie

et des « utilités » avec, pour la

première fois, Schneider Electric

venu présenter son offre vaste

de solutions, produits et services

en distribution électrique et

automatismes.

Enjeux

technologiques,

économiques

et sociaux

Cette année encore, le salon

propose de découvrir les toutes

dernières innovations technologiques

et méthodologiques, produits

et équipements, et de faire

le point sur les évolutions et les

enjeux économiques et sociaux

liés à la maintenance. Un large

programme de conférences est

ainsi proposé : « Sécuriser la distribution

de l’énergie électrique

sur mon site pour sécuriser mon

process de production » avec Éric

Restani (Schneider Electric France)

et le témoignage de donneurs

d’ordres (le 5 novembre à 9 h 45) ;

« La GMAO mobile adaptée aux

besoins des sous-traitants de

maintenance industrielle » avec

Philippe Lefaivre (Houghton) et

Mikael Arnaud (Carl Software), le

5 novembre à 12 h 15 ; « De la gestion

tableur à Axel GMAO : évoluez

rapidement et efficacement

vers une gestion Web de votre activité

maintenance », un retour

d’expérience d’un client du secteur

agroalimentaire avec Xavier

Juhel (DIMO Gestion), le 5 novembre

à 14 heures ; « La GMAO

appliquée au domaine spatial »

avec Yves Sandre, responsable

maintenance adjoint des bancs

d’essais (SNECMA Vernon, division

Moteurs spatiaux) et Thierry

Creuzenet (Carl Software), le

6 novembre à 12 h 30 ; « Externaliser

des prestations de maintenance

: bénéfices, risques et

contraintes », une table ronde

animée par Jean-François Romain

(revue Maintenance et Entreprise),

avec Yves Lavina, Mohammed

Abdesslam (Cabinet Proconseil)

et Daniel Bienne (Cooper Standard),

le 6 novembre à 15 heures

; « Simulation 3D et validation

de planning pour la maintenance

et l’installation » avec Damien

Viguie, Units Quality Manager

(Alstom Power Systems) et Marie-Julie

Pecoult, responsable Business

Unit 3D (4D Concept), le

7 novembre à 10 h 30.

Maintenance EXPO accueille

également le 20 e Forum national

de la maintenance, organisé

par l’Afim qui aura pour thème

cette année « Connaissances,

Méthodes et Technologies : clés

du succès et du progrès en maintenance

». Notez que le salon se

tient conjointement à MIDEST,

n° 1 mondial des salons de soustraitance

industrielle et à Exporpotection,

le salon de la gestion

globale des risques.

Novembre 2008 - M & E - N°608 21


Événement

> Enquête

Quelle organisation

pour la maintenance

M

aintenance & Entreprise

s’est associée

à Maintenance

Expo (Reed Exposition)

pour réaliser une enquête auprès

des responsables de maintenance

sur leur organisation et leur

politique d’investissement. Sur

un échantillon, représentatif de

tous les secteurs, de 388 professionnels

ayant répondu, assurant

la maintenance des équipements

industriels mais aussi des bâtiments

(39 %), voire des véhicules

et autres, un tiers (31 %) revendique

la décision finale dans

le choix des produits et solutions

et la majorité (56 %) participe à

la décision. Seuls 13 % participent

uniquement au cahier des

charges. Le service maintenance

est généralement rattaché à la

direction technique et production

de l’entreprise (41 % des

cas) ou à la direction générale

(28 %), plus rarement aux directions

méthode, logistique ou

qualité.

Si 70 % des professionnels de

maintenance se connectent régulièrement

à Internet pour rechercher

des informations concernant

leur fonction, 46 % lisent aussi

régulièrement la presse technique

généraliste et 38 % les revues

spécialisées en maintenance.

Sujet de satisfaction pour nous,

Maintenance & Entreprise vient

en 3 e position (26 %) des magazines

lus régulièrement, juste

après les généralistes Usine nouvelle

(51 %) et Industries & Technologies

(28 %).

Un quart des répondants avouent

ne pas être membres d’une association

professionnelle, soit qu’ils

ne jugent pas cela utile (42 %)

soit qu’ils n’en connaissent pas

(58 %) : du grain à moudre pour

nos amis de l’AFIM et des associations

régionales…

Concernant la majorité de leurs

prestataires, les services maintenance

ne jouent pas nécessai-


Maintenance Expo 2008

rement la proximité : 38 % ont

retenu des prestataires d’envergure

nationale, 37 % des prestataires

de la région, 26 % du département

et 4 % viennent de

l’étranger.

Jusqu’à un quart

d’activité soustraitée

Avec Internet

et la presse

spécialisée,

le salon

professionnel

demeure un

moyen privilégié

d’information

pour le

responsable de

maintenance

Si le nombre de prestataires doit

demeurer stable dans la moitié

des cas (55 %), il devrait croître

pour un tiers des entreprises

(32 %) et diminuer dans seulement

13 % des cas. Les prévisions

d’investissements évoluent sensiblement

dans les mêmes proportions

(en augmentation dans

32 % des cas, stables pour 58 %

et en diminution pour 10 %).

Peu d’entreprises ont entièrement

externalisé l’activité maintenance

(2,6 % de notre échantillon),

mais peu d’entreprises

ne sous-traitent toujours aucune

part de leur activité maintenance

(7 %). La majorité des

entreprises sous-traitent jusqu’à

un quart de l’activité maintenance

(54 % des répondants),

voire jusqu’à la moitié de cette

activité (18 %).

Le budget des achats des services

maintenance de notre échantillon

est très hétérogène (de

10 000 à plus de 200 000 euros),

à l’image de la diversité des entreprises

interrogées (grandes

entreprises réalisant un CA de

plus de 150 millions d’euros pour

30 % des cas, PME-PMI réalisant

un CA de moins de 1,5 million

d’euros et tous les seuils intermédiaires).

Enfin concernant Maintenance

Expo, sa tenue conjointe à Midest

(salon international de la

sous-traitance industrielle) est

plébiscitée par plus de 84 % des

professionnels interrogés qui

considèrent le rapprochement

comme intéressant.


Progiciels GMAO

> État des lieux

La GMAO en phase de

renouvellement

La GMAO s’est adaptée aux exigences de l’entreprise et aux besoins de

la maintenance : davantage de sous-traitance de spécialité, des installations

de plus en plus complexes, un niveau technique de plus en plus élevé.

Mais parmi les logiciels disponibles, doit-on préférer ceux qui sont

référencés dans son secteur d’activité ou les solutions plus généralistes

promettant simplicité de mise en œuvre et d’exploitation ? Panorama

de l’offre et des développements à venir…

Rares sont les éditeurs

présents sur le marché

de la GMAO depuis

plus de 20 ans.

Ainsi Cipros International, éditeur

d’Easycam : après des années de

silence, son dirigeant Gilbert Fellini

a décidé de devenir l’un des

leaders du marché de la GMAO…

Un marché marqué surtout par

la concentration des acteurs : Datastream

racheté par Infor, MRO

Software par IBM, plus récemment

la fusion d’Indus et de MDSI

donnant naissance à Ventyx.

Que se passe-t-il

dans le monde des

GMAO ?

« L’année fiscale 2008 est marquée,

pour les solutions EAM, par un revenu

en forte hausse », indique Jean-

Benoît Nonque, directeur solution

enterprise asset management chez

Infor, « en raison essentiellement

des ventes croisées : les clients Infor,

précédemment utilisateurs des

solutions de finance ou d’ERP, ont

souhaité étendre celles-ci vers la

GMAO ». En l’occurrence vers la

solution Infor EAM qui permet

de gérer les actifs, les patrimoines

immobiliers, les contrats de

service et de bénéficier de l’expertise

des spécialistes de ce qui

fut Datastream.

Passant de MRO Software à IBM,

« Maximo Enterprise Asset Management

» a été intégré dans le

« brand » Tivoli qui, historiquement,

fournissait des solutions de

mesure de disponibilité et de performance

dans l’environnement

informatique. « Aujourd’hui, ITM

(IBM Tivoli Monitoring) est positionné

dans une activité de Service

Management intégrant l’offre

Maximo », détaille Serge Flandre,

Tivoli Maximo Sales Manager,

IBM France : « Celle-ci se décline

en deux plates-formes s’appuyant

sur le même socle technologique :

Maximo EAM for IT pour l’environnement

informatique qui coexiste

avec l’offre Tivoli, et Maximo EAM

pour la gestion des actifs techniques

dans les domaines de l’énergie,

des transports et du manufacturing.

On observe une tendance

vers la convergence de ces deux

plates-formes. » Ce sont six « Industrie

Solutions » verticales qui

ont été développées sur Maximo

EAM, pour le nucléaire, le transport

qui intègre le MCO des flottes,

la pharmacie, le gouvernement,

les applications « energy

& utilities » [transport et distribution],

et les applications « oil &

gas » [de l’extraction du pétrole à

la pompe à essence]. « Des fonctions

de gestion de configuration

existent pour les avions ou les hélicoptères,

précise Ludovic Thieux

(avant-vente Maximo), elles proviennent

du rachat de Raptor par

MRO Software en juillet 2004. Ce

progiciel est intégré dans la plateforme

Maximo sous le nom d’Asset

Configuration Manager. » Sur

chacune des Industry Solutions

est développée la fonction de

Service Provider qui permet au

client d’IBM (souvent de grands

comptes, dans le cadre de projets

d’envergure) d’exploiter Maximo

au service de ses fournisseurs ou

de ses clients. « Un client peut

établir la demande d’un service

choisi dans un catalogue de services

intégré, voire établir une demande

exceptionnelle qui donnera

lieu à un devis. » Autre fait

saillant, une forte croissance, le

doublement des équipes de laboratoire

et un CA qui, au dire de

Serge Flandre, représente 15 %

d’un marché total estimé à 2 mil-

24 M & E - N°608 - Novembre 2008


liards de dollars selon ARC Advisory

Group.

Pour sa part, Oracle qui dispose

de trois ERP (e-Business Suite,

Peoplesoft, JD Edwards) et les

maintient « ad vitam aeternam »

construit depuis 2002 des solutions

de maintenance et de gestion

de patrimoine avec de surcroît

les atouts tirés du rachat

de Hyperion, société positionnée

sur l’analyse et le décisionnel lui

permettant de satisfaire des règles

métiers complexes, réaliser

des simulations sur le moyen et

le long terme, établir des indicateurs,

etc. « Nous avons également

acheté Autovue, spécialiste

de la gestion documentaire avancée

qui renforce notre solution de

gestion des actifs », ajoute Philippe

Salvi, consultant solution chez

Oracle. Sans oublier la brique issue

du rachat de Siebel (gestion

de la relation client) qui apporte

des éléments pertinents pour les

centres d’appel et la mobilité des

techniciens de maintenance.

Philippe Salvi,

consultant

solution chez

Oracle.

Bernard

Decoster,

fondateur et

directeur de

DSDSYSTEM.

« La gestion de la réglementation

(de la DRIRE pour les sites Seveso,

de l’UTAC pour l’industrie automobile,

ou les normes FDA pour l’industrie

agroalimentaire ou pharmaceutique)

est intégrée dans notre

solution Altaïr », déclare Bernard

Decoster, fondateur et directeur de

DSDSYSTEM qui annonce un taux

de croissance de +30 % de son chiffre

d’affaires, taux identique à celui

d’Apisoft International. D’autres

éditeurs annoncent de bons résultats

: Corim (CA : 1,7 M€), ou encore

Carl Software qui enregistre

14 % de croissance, un chiffre d’affaires

de 6,152 M€, et la 11 e année

de croissance consécutive, avec

9,4 % de rentabilité nette. « Pour

la 2 e année consécutive, nous sommes

le premier éditeur spécialisé en

France en GMAO et asset management,

se félicite son Éric Bonnet,

nous avons obtenu la meilleure cotation

de la Banque de France, 3++.

Seules 5,2 % de toutes les entreprises

en France ont obtenu cette

cotation qui juge de la capacité de

l’entreprise à tenir ses engagements

financiers sur trois ans. »

Parmi les secteurs en croissance,

c’est dans celui de la santé que l’on

trouve les utilisateurs les plus en

plus pressés d’installer une GMAO

pour la maintenance des hôpitaux

et de leur matériel biomédical. Ainsi

Dimo Gestion a intégré son Axel

GMAO au système d’information

de différents hôpitaux tels que le

CHD de Vendée. On trouve Easycam

(Cipros) au centre hospitalier

de Versailles, tandis que Siveco

peut se targuer d’avoir été référencé

par la centrale d’achats de

l’hospitalisation privée et publique

qui a validé Coswin 7i.

Le secteur de l’énergie sollicite également

les éditeurs de solutions

d’Asset Management. Ventyx, MRO

Software, SAP étaient en lice sur

l’appel d’offres d’EDF pour la maintenance

de ses centrales nucléaires

(nous vous dévoilerons le mois

prochain qui a été retenu).

On se souvient d’autre part de

la position forte de Datastream

(aujourd’hui Infor) auprès de la

Sonatrach. Oracle de son côté est

Éric Bonnet,

président

de Carl

Software.

sollicité par les grands de l’énergie…

« Nous sommes parvenus à maturité

en gestion de maintenance

avec des logiciels permettant

l’analyse AMDEC, l’élaboration de

plans de maintenance, la création

d’ordres de travail… », note Philippe

Salvi (Oracle) qui observe

la montée de systèmes informatiques

graphiques et de SIG (systèmes

d’information géographique)

en réponse à la demande

des techniciens itinérants comme

des gestionnaires de patrimoines

souhaitant des moyens de workflows

et de recherches multicritères

pour la gestion des OT, de

tableaux de bord pour superviser

l’activité de maintenance.

Des évolutions

techniques

et fonctionnelles

majeures

Laurent Menoret souligne que,

chez Apisoft International, « plus

de 300 nouvelles évolutions (mineures

ou majeures) sont apparues

depuis 2007 dans la GMAO Opti-

Maint : la gestion des mouvements

qui permet de tracer entre autres

la gestion des réparables, la TPM

avec une gestion très simple de la

maintenance de premier niveau, la

journalisation des données qui permet

de répondre à la norme FDA

Novembre 2008 - M & E - N°608

25


Progiciels GMAO

Olivier Dupont,

directeur des

ventes pour

l’Europe du Sud,

Ventyx.

21 CFR part 11, la numérotation

automatique des éléments, la personnalisation

des écrans de gestion

des interventions… »

Chez Carl Software, la solution

native Internet Carl Source s’avère

un succès avec des références

comme ERDF (Électricité Réseau

Distribution France) dans le cadre

du projet AMM (Advanced Meter

Management) de compteur intelligent.

Mené par Atos Origin,

ce projet vise au remplacement,

d’ici 2017, des compteurs EDF par

des compteurs communiquant

avec une base centralisée. « Les

35 millions de compteurs seront

identifiés dans l’application Carl

Source avec leurs caractéristiques

et une bonne partie des relevés à

distance transitera par notre solution,

ainsi que les alertes générées

par les compteurs en cas de problème

et les comptes rendus d’interventions

», signale Éric Bonnet,

PDG de Carl Software.

Avec Maximo 7 (chez IBM) sorti

en juin 2008, arrive la gestion des

assets linéaires : câbles électriques,

fibre optique, tuyauteries,

les routes et les voies ferrées, les

canalisations d’eau… en y intégrant

un SIG (société ESRI). Par

ailleurs, la gestion documentaire

sera renforcée avec l’intégration

de l’offre FileNet Content Manager

d’IBM dans Maximo. De

nouvelles fonctionnalités apparaissent

dans la gestion des interventions,

pour le contrôle de flux

(chaînage conditionnel des interventions).

Enfin, une nouvelle solution

de GMAO « simplifiée »

va s’adresser aux PME/PMI, aux

collectivités locales, comme aux

CHU : Maximo Essential.

Pour Siveco, éditeur historique,

l’important, fut la sortie en juillet

dernier de la version Coswin 7i 34

qui offre un module Stock Achat

complet, susceptible d’être utilisé

pour le département de maintenance

comme pour leurs autres

activités. « Une version Coswin Light

est annoncée : elle offre des

fonctions réduites à ceux de nos

clients souhaitant un délai d’installation

très court de façon à

être opérationnels en quelques

heures, pour un coût moindre »,

nous a dévoilé Koen Beckers, DG

de Siveco. Celui-ci s’engage par

ailleurs vers une offre destinée

aux sociétés de service afin de

leur permettre de gérer la planification

de leurs interventions.

« Nous développons le chaînon

manquant de notre ERP, la gestion

du SAV », admet Jean-Jacques

Montagnon, responsable

produit Qualiac GMAO. « Celui

qui répare un matériel peut désormais

gérer les pièces de rechange

(gestion des stocks, des inventaires,

du réapprovisionnement

automatique) en s’appuyant sur

Qualiac Stock (manquants, seuils

éventuellement multidépôts,

consommations réelles et historiques…)

et facturer ses travaux

de réparation. Son client récupère

les conditions commerciales qui

lui sont pratiquées, son tarif, les

remises éventuelles, son échéance…

de façon à pouvoir générer

une facture. » L’outil autorise le

réapprovisionnement du stock

déporté dans la camionnette du

technicien de maintenance qui

se rend chez le client final.

Qu’en est-il d’Altaïr de DSD-

SYSTEM ? Il va s’enrichir de plus

d’images, plus de graphismes, plus

de vues éclatées, notamment pour

la représentation graphique des

pièces de rechange. L’an prochain,

Xavier Juhel,

responsable

commercial

Axel GMAO

chez Dimo

Gestion.

Pierre Zaldivar,

président de la

société Adeuza.

on pourra gérer des catalogues de

pièces détachées et se rendre directement

dans la GMAO en cliquant

sur la vue éclatée.

Quand la mobilité

devient obligatoire

Notons qu’Infor a sorti une solution

verte : « Asset Sustainability

Edition » qui permet de gérer des

actifs en panne, mais aussi ces

mêmes actifs lorsqu’ils consomment

plus d’énergie, lorsqu’ils

polluent plus que prévu, et de

calculer des émissions de carbone

dans l’atmosphère.

26 M & E - N°608 - Novembre 2008


Progiciels GMAO

Les éditeurs de GMAO se saisissent

du thème de la mobilité

après l’implémentation de la

GMAO, avec le recours aux nouveaux

terminaux, le PDA, la 3G.

La gestion des interventions associée

à la mobilité est une préoccupation

relativement ancienne.

Déjà en 2002, Adeuza lançait

une réflexion sur ce thème qui

l’amenait à devenir, depuis 2006,

éditeur d’une solution Movalys

multilingue de mobilité orientée

maintenance sur Blackberry et

MS/Pocket PC, voire des PDA durcis

(Motorola, Psion Teklogix, Intermec)

avec trois modules : Movalys

Intervention, Movalys Automatic

Scheduling (optimisation

des tournées et des affectations),

Movalys Mobile Platform… avec

des clients tels qu’EDF (réseaux

urbains), France Télécom (projet

e-PIDI) ou la CNIM (maintenance

et réparation d’escaliers roulants

et d’ascenseurs). « La fonction

Mobile gagne en sophistication

avec la version 2008 qui s’enrichit

de possibilités de lecture de codes

à barres, de mise en pièces jointes

des photos ou des diagrammes, de

réception des messages prioritaires

en mode push… », nous confie

Pierre Zaldivar, président d’Adeuza

pour qui « la frontière entre

GMAO et gestion de la mobilité

est de plus en plus ténue ».

Depuis 2007 Dimo Gestion propose

la solution Axel Mobile qui

donne la possibilité de déporter

des fonctions de maintenance sur

un PDA au sein même des usines,

voire dans des entreprises multisites

(via le GPRS). « Notre premier

client est opérationnel avec

15 PDA actifs dans le secteur de

la plasturgie », révèle Xavier Juhel

(Axel GMAO) qui envisage sereinement

le déploiement de PDA

Motorola chez ses autres clients

(Veolia Environnement, Imprimerie

nationale, et MTO, entreprise

multiservice du groupe TFN…),

avec un partenaire intégrateur de

solutions de mobilité : Nomadvance.

Mobilité toujours, mais

autour de la géolocalisation du

personnel itinérant : « C’est un

Santiago Olivas,

responsable

marketing,

Corim Solutions.

axe sur lequel nous nous penchons.

»

Les améliorations apportées aux

architectures visent à réduire le

coût total de possession de la plate-forme

informatique, et à améliorer

l’ergonomie des outils de

GMAO afin qu’ils soient de plus

en plus simples à mettre en œuvre

et à exploiter, aisément personnalisables.

Une vision illustrée

par Santiago Olivas, responsable

Nouvelle définition

marketing Corim Solutions pour

qui « la GMAO s’encastre dans l’informatique

de l’entreprise ».

Le Web

à tous les étages

Le virage vers le Web a été pris depuis

plusieurs années par Siveco

dont l’objectif est d’être compatible

avec les principaux fournisseurs

de bases de données du

marché. Ludovic Thueux, avantvente

Maximo EAM (IBM France)

indique que la plate-forme SOA

de Maximo 7 a été améliorée par

l’intégration des standards Web

Services : « N’importe quel objet

métier de Maximo peut être exposé

sous forme d’un service Web

avec du paramétrage en un temps

record, sans aucune ligne de développement.

» En d’autres termes,

le coût d’intégration de Maximo

avec des ERP ou avec un SIG est

sensiblement réduit. De son côté,

DSDSYSTEM entreprend un partenariat

avec Opti-Time pour in-

De la GMAO et de quelques acronymes

connexes

La GMAO (gestion de maintenance) ou l’EAM

Entreprise Asset management », la gestion

des actifs de l’entreprise) sont généralement

au cœur du métier des éditeurs

que nous avons rencontrés, mais certains

relèvent de domaines connexes. Ainsi, le

métier d’AS Tech Solutions est-il celui de

la gestion de patrimoine : « nous travaillons

avec les collectivités », commente Laurent

Figiel pour qui, « sous le terme de “biens”,

on entend les bâtiments, la voirie, les espaces

verts, les parcs de véhicules… ». De

leur côté, les ERP disposent de fonctions

permettant de répondre aux problèmes liés

à la maintenance… « bien qu’il ne s’agisse

pas de solutions de GMAO, notre ERP permet

de suivre les coûts de maintenance,

de planifier les travaux de maintenance,

de gérer les stocks, les achats… », affirme

Jean-Marie Vigroux, PDG de Sylob.

Le MRO (« Maintenance Repair and Overhaul

») est l’apanage de quelques rares

éditeurs tels qu’IBM avec Maximo, Oracle

au travers de son Complex MRO, ou IFS dont

la nouvelle version 7.5 assure la gestion de

flottes (avions, navires, chars, camions,

taxis) et satisfait aux besoins de Project-

Based MRO (application réalisée dans le

cadre de projet aboutissant à des tâches

de type MRO), de gestion et de réparation

des composants via le CRO (Component

Repair and Overhaul), de CMRO (Complex

MRO) adapté aux besoins de l’industrie de

l’Aerospace & Defense, ou de VIM (Vehicle

Information Management) pour décrire (via

le Web) la flotte à maintenir. Et n’oublions

pas le maintien en condition opérationnelle

(MCO) de flottes de tout genre (avions, bâtiments

en mer, camions…).

Novembre 2008 - M & E - N°608

27


Progiciels GMAO

tégrer la cartographie dans Altaïr.

Une solution traitée sur un PDA

qui intéresse les techniciens de

maintenance devant intervenir

sur des infrastructures (réseaux

d’eau potable, d’éclairage…) réparties

sur un territoire relativement

grand. « Nos nouvelles

versions sont développées sur des

plates-formes NetBeans, environnement

de développement intégré

pour Java, offrant tout son potentiel

ergonomique, simplifiant

grandement l’accès quasiment intuitif

à la GMAO », ajoute Bernard

Decoster (DSDSYSTEM) : « Au demeurant,

Altaïr est la seule GMAO

à figurer dans le catalogue Java. »

Et comme Java va sortir des versions

encore plus intégrées au

Web, B. Decoster s’attend au développement

de fonctions encore

plus conviviales.

Le portail

et le mode ASP

se déploient

Axel GMAO, de Corim, est, dans

sa version 2006, native « Dot-

NET » comme la nouvelle version

full-Web d’Easycam (Cipros), de

Qualiac, comme de DSDSYSTEM

(Altaïr full Web 2.0)… B. Decoster

témoigne : « Tous les cahiers

des charges intègrent des GMAO

full-Web, indispensables pour les

besoins du SAV dont les nombreux

clients sont répartis géographiquement.

Ainsi peuvent-ils communiquer

directement via le Web

avec le fournisseur d’équipements

et leur signaler l’apparition d’un

dysfonctionnement. »

Axel GMAO a lancé son portail

de maintenance mis en œuvre

par Savoye Logistics, spécialiste

de systèmes logistiques, pour recevoir

les demandes d’intervention

de ses clients et transmettre

ses offres de service. Le portail de

maintenance peut être personnalisé

par chaque utilisateur de la

GMAO de Corim, sans intervention

de l’éditeur… Un portail qui

accepte (également chez DSD-

SYSTEM) l’intégration des flux RSS

dans la GMAO afin que l’utilisateur

reste informé en continu et

en temps réel sur l’état du monde

de la maintenance.

Koen Beckers (Siveco) s’intéresse

à la gestion de l’environnement

« Le portail de maintenance

ouvert sur le Web permet d’aller

chercher de l’information sur le

site du constructeur, ou d’accéder

aux catalogues de pièces de

rechange »

client sur serveur mutualisé en

mode ASP : « Un concept dont

il n’est plus possible de se priver

et que nous comptons proposer

en 2009. » Le concept est encore

limité mais son évolution lui paraît

inéluctable.

Des solutions décisionnelles

sont attendues chez IBM, issues

du vécu enregistré dans Maximo,

avec l’objectif de pouvoir prendre

des décisions tant financières,

que de planification d’opérations

de maintenance. Comme chez Cipros

International dont la solution

Easycam intègre un module

de Business Intelligence.

En partenariat avec ESRI, spécialiste

des systèmes d’information

géographique, Infor développe une

interface permettant à la GMAO

de disposer de la cartographie de

réseaux électriques ou ferrés et d’y

retrouver l’ensemble des informations

sur les actifs. Dans le même

esprit, des solutions sont proposées

aux utilisateurs ayant besoin

de planification sous contrainte, en

associant les outils d’Infor à ceux

d’Ortec ou de Quintiq afin d’optimiser

l’usage des actifs et de limiter

les investissements, les trains

de Veolia Transport, par exemple :

un « core model » est en cours

de développement qui sera par la

suite étendu à l’ensemble des filiales

sur 27 pays (Suède, France,

Allemagne…), ouvrant la voie à

des opérations de benchmarking.

Dans le même esprit, un module

de planification sous contrainte a

été introduit dans la GMAO d’IFS

Applications V7.5, en exploitant le

module CBS qui préexistait chez

IFS, et qu’on exploitait en gestion

de production.

Chez IBM, à travers différentes acquisitions,

on s’attend à des évolutions

autour de la planification

sous contrainte à court comme à

long terme. Pour sa part, G. Fellini

(Cipros International) développe

de nouveaux modules traitant de

sûreté de fonctionnement.

Des utilisateurs

de plus en plus

pointus

La plupart des nouveaux clients

sont déjà équipés d’une GMAO.

Pour Éric Bonnet (Carl Software),

« nous nous positionnons sur un

marché de renouvellement des applications

». Les entreprises désireuses

de renouveler leur application

exploitent une architecture

technologique devenue obsolète,

ne donnant plus satisfaction du

fait du vieillissement des technologies

employées, ou une solution

provenant d’un éditeur en qui ils

n’ont plus confiance du fait de

son rachat par une entité beaucoup

plus globale, voire une évolution

de leur métier qui voit la

montée des cols blancs en quête

d’asset management. Autrefois,

les GMAO s’adressaient exclusivement

au service de maintenance,

alors qu’aujourd’hui, les entreprises

souhaitent impliquer d’autres

services dans leur projet. Ce sont

28 M & E - N°608 - Novembre 2008


Progiciels GMAO

les usagers (personnel de production,

usagers des bâtiments) qui

rédigent directement les demandes

d’intervention dans l’outil de

GMAO, et non plus exclusivement

les techniciens de maintenance.

Certes, les préoccupations de base

n’ont guère évolué. Il s’agit toujours

d’améliorer le coût de possession

du stock dans une situation

de foisonnement des références,

de maîtriser le taux du curatif, de

prendre en compte les besoins systématiques

de mobilité des techniciens…

Il n’y a pas vraiment de

révolution sur les fondamentaux.

En revanche, les mainteneurs sont

plus matures dans leur compréhension

de la GMAO et l’analyse

des progiciels susceptibles de satisfaire

leurs besoins.

Selon Infor, les clients cherchent

une solution répandue, fiable et

pérenne. Et comme ils veulent

limiter les coûts de mise en œuvre,

la solution doit être la plus

proche possible de leurs besoins.

D’où la verticalisation des offres

logicielles configurées en fonction

d’un métier de différents types

d’industries. Selon J.-B. Nonque

(Infor), « Infor EAM dispose

d’une offre préconfigurée issue de

Datastream 7i et baptisée Business

Edition dédiée au manufacturing

: elle ne requiert que 10 à

15 jours de mise en œuvre ».

Indépendamment de Carl Source,

Carl Software propose les gammes

de logiciels spécialisés par métier

(industrie, facility, santé, transport),

ainsi que des gammes ciblées

par projets, selon qu’ils sont

d’entrée de gamme (Smart, Expert)

ou de haut de gamme (Enterprise).

Il s’agit désormais d’élargir

le champ de commercialisation en

enrichissant les fonctionnalités de

Smart et Expert. Ainsi, avec la gamme

Expert, les petits hôpitaux ou

les PMI ont-ils la possibilité de gérer

leurs données privées avec une

restriction d’accès à leurs seules

données. Certains articles de stock

ne sont visibles que d’un prestataire

(et non de ses confrères). Vers

le haut de gamme, a été créée une

toute nouvelle version « Nec Plus

Ultra » baptisée Corporate qui va

au-delà de la version Enterprise réservée

aux projets classiques : Corporate

est destinée aux très grands

comptes ou à de grands projets internationaux

nécessitant une application

multilingue sur la même

base, des fonctions et une architecture

technique très complexes.

Les solutions dédiées aux métiers

sont en outre renforcées. La solution

dédiée à l’industrie s’enrichit

d’une interface avec les fonctions

ec@t-npmi, l’e-catalogue communautaire

multimarques promu par

l’AFIM (M&E n° 604) visant à fédérer

les fabricants de pièces et les

industriels autour d’un fichier de

référencement commun.


Marc Ferretti


Progiciels GMAO

> Outils logiciels

EAM,

la nouvelle panacée ?

Quelle est la place et le rôle de l’EAM parmi les outils de gestion et de

management industriels et en quoi il peut aider la maintenance dans sa

mission d’opimiser la durée de vie opérationnelle des actifs industriels.


P

érenniser et faire

prospérer son patrimoine,

cette préoccupation

domestique

touche aussi le manager qui

se doit de valoriser le patrimoine

d’entreprise, qu’il soit immatériel

(marques, brevets…) aussi bien

que matériel, c’est-à-dire les installations,

les bâtiments, les parcs

de véhicules ou les équipements,

tous réparables individuellement,

ou encore les réseaux, réparables

par segments. L’« Enterprise Asset

Management » (EAM) consiste

précisément à connaître, gérer,

maintenir en fonctionnement et

en performance ces actifs industriels

durant leur vie opérationnelle.

Le mot « management » indiquant

à la fois processus, outils

informatiques et démarche.

L’idée clé : l’acte de maintenance,

qu’il soit réalisé par les fabricants,

l’opérateur lui-même ou par des

tiers spécialisés, a besoin, pour

Schéma

opératoire.

être pleinement efficient, de données

fiables issues de l’EAM.

Quelles sont ces données ? Tout

d’abord, un récapitulatif exhaustif

et précis des matériels à entretenir,

le parc ou la flotte pour les

matériels nombreux et hétéroclites

pouvant provenir de plusieurs

générations technologiques, de

rachat d’entreprise… L’état théorique

du matériel, soit sa configuration

telle qu’elle devrait être

(maintenue). Mais également

l’état et la configuration

réels. Cet état est décrit

par une nomenclature à

plat ou structurée, souvent

partielle. Un flou qui

pimente certes la vie des

mainteneurs ! Parmi les

causes : modifications non

tracées, suivi partiel du

plan recommandé d’entretien,

données de fiabilité

manquantes…

Les données doivent intégrer

une documentation

de maintenance à jour. Et

également le potentiel résiduel

: état d’usure, kilomètres

parcourus, heures

de service / rotations / tirs

/ lancements de moteur

réalisés… Toutes ces mesures

seront propres à

chaque équipement ou

système individuel (sérialisé).

Enfin, les données

« Field Service » : suivi des

30 M & E - N°608 - Novembre 2008


Progiciels GMAO

opérations et ressources, planning

des réparations, localisation,

logistique, contrôle qualité,

coûts…

Relever les défis

quotidiens

du mainteneur

Ce patrimoine impose autant de

challenges, de défis quotidiens au

mainteneur :

• Durée de vie des matériels : 40

ans et plus en nucléaire, défense,

aéronautique ;

• Données incomplètes, de générations

variées : documentation

papier, CAO obsolète, nomenclatures

non adaptées à la

maintenance (kits, pièces de rechange…).

Bureau d’études peu

motivés pour saisir les données

en amont ;

• Arbitrage entre niveaux techniques

de maintenance, clivage

maintenance/travaux neufs, les

réparations en atelier perturbant

les moyens industriels, planning

des arrêts techniques ;

Denis Debaecker

• Pilotage de la sous-traitance,

prise de décision de maintenir ou

de remplacer, standardiser…

• Gestion des obsolescences,

veille, rétro-ingénierie coûteuse

;

• Pilotage : niveau de service, visites,

ressources…

• Manque de retours vers le BE,

la politique d’achat de biens industriels

;

• Contrats de disponibilité et extensions

de garantie : pour tous

secteurs, on peut vendre non plus

des centrales, des moteurs, des

pièces ou des garanties (sources

de coût), mais (source de profit)

des kilowatts, des débits, des heures

de vol…

Face à ces challenges, les enjeux

de l’EAM sont de contribuer à :

• Acquérir une connaissance des

matériels permettant l’indépendance

vis-à-vis du concepteur ;

• Réduire la durée des arrêts programmés,

éviter le non programmé

(pannes) ;

• Accroître la durée de vie/sécurité

des installations ;

• Capitaliser (durées de vie, fiabilité,

incidents récurrents, qualifications)

;

• Renforcer l’harmonisation des

méthodes de travail en vue d’accroitre

la productivité.

« L’EAM consiste

à connaître, gérer, maintenir

en fonctionnement et en performance

les actifs industriels

durant leur vie opérationnelle »

Ce périmètre fonctionnel entraîne

une interpénétration entre

les différentes applications :

CRM (données clients/sites,

demandes d’intervention), PLM

Product Life Cycle Management

(description des matériels/configurations,

AMDEC, éclatés, manuels

utilisateurs, évolutions,

traçabilité des opérations…),

ERP, GPAO (plannings de réparation),

GMAO (alertes, compteurs,

suivi sérialisé…). Le marché

reflète d’ailleurs ces origines

diverses : CRM (Siebel…), Field

Service, GMAO (Indus, IFS…),

ERP (SAP, Oracle…), PLM (Windchill,

TeamCenter…).

Pour un outil de

gestion évolutif

Quelles sont aujourd’hui les

tendances et les évolutions de

l’EAM ? Côté « business », acquérir

une meilleure maîtrise de son

parc devra faciliter l’élaboration

de nouveaux services : contrat

SLA/taux de service, clauses de

priorité… ; mutualisation multiclients

des pièces de rechange

onéreuses ou rares ; e-Learning,

prise de contrôle/tests à distance

; mises à niveau pour économie

des ressources (énergie, eau,

vapeur…) : mesure, benchmark,

rentabilité long terme d’alternative

moins énergivores ; et des

services en matière de démantèlement

et de recyclage.

Côté technologique, on constate

aujourd’hui l’intégration dans les

EAM de la GMAO, de la Business

Intelligence, les portails, la planification,

le repérage code-barres

ou RFID. Une évolution concerne

également l’intégration de la mobilité

(accès sur PDA ou portable

durci), les services à distance et

encore le monitoring des équipements

en temps réel.

Enfin, côté métier, les pratiques

de l’EAM suivent la gradation :

corrective, préventive, prédictive

multi-facteurs, « Reliability

Centered Maintenance » (fiabilité

orientée maintenance) apprenante,

capitalisant les causes

et prédictions de fiabilité. Mais

beaucoup reste encore à faire

pour prendre en compte, dès la

conception, maintenabilité, testabilité

et contrôle des performances

jusqu’en fin de vie.


Denis Debaecker

(directeur associé

Vinci Consulting)

32 M & E - N°608 - Novembre 2008


Progiciels GMAO

> Retour d’expérience

Une GMAO centralisée

multisites

Dans le cadre d’un projet groupe d’optimisation de l’activité maintenance de

l’ensemble de ses pôles de recherche, Veolia Environnement se dote d’une

GMAO centralisée. Axel de Dimo Gestion a su faire la différence.

L

eader mondial des

services à l’environnement,

Veolia Environnement

est présent

sur les cinq continents avec

plus de 300 000 collaborateurs.

Gestion de l’eau, des déchets, de

l’énergie et des transports, l’entreprise

apporte des solutions sur

mesure aux industriels comme

aux collectivités dans ces quatre

secteurs complémentaires. La

R&D représente un axe stratégique

pour Veolia Environnement.

Face aux grands défis planétaires

que pose la croissance démographique,

urbaine et économique

mondiale, les équipes de recherche

ont pour objectif d’apporter,

dans leurs domaines de compétence,

des solutions novatrices

concrètes. Cruciales pour la compétitivité

du groupe, ses innovations

technologiques participent

à un développement économique

plus respectueux de l’humanité

et de l’environnement.

Une base

maintenance

centralisée

Le périmètre du projet GMAO

lancé par Veolia Environnement

concerne les services supports

de tous les pôles de recherche

du groupe, à savoir le Centre de

recherche pour la Propreté et

l’Énergie (CRPE, basé à Limay -

78) et le Centre de recherche

pour l’Eau (CRE à Maisons-Laffitte).

Ces derniers développent

et mettent au point de nouveaux

procédés pour traiter l’eau, les

déchets ou l’optimisation énergétique.

De nombreux pôles, implantés

sur chaque usine en France

et à l’étranger, travaillent également

à l’élaboration de pilotes

et au maintien des équipements

de recherche.

Une prise en

main facile et un

déploiement rapide

Face à une gestion de la maintenance

complètement hétérogène

d’un pôle à un autre, monsieur

Kevin Folgado, technicien méthode

du CRPE, s’est vu confier la

coordination d’un projet GMAO

où se sont impliqués monsieur

Fontenelle, technicien méthode

du CRE, Mme Valérie Gaborit, responsable

cellule technique et méthode

du CRPE et son homologue

du CRE, monsieur Chiral. Tous

s’accordent à définir les objectifs

prioritaires autour de la mise en

place d’une solution de GMAO.

Il s’agira tout d’abord de pouvoir

conserver l’historique des actions

de maintenance réalisées sur le

matériel de recherche (celui-ci

est utilisé par de nombreuses

personnes sans qu’il existe une

réelle traçabilité). Puis, mettre en

place des actions de maintenance

préventive sur les équipements

communs. L’objectif principal est

donc de mettre à disposition de

Photo Veolia Environnement

chaque pôle un outil commun

pour améliorer la planification

et l’optimisation de l’activité

maintenance.

Une fois le comité de pilotage

du projet constitué, Mme Gaborit

souligne l’importance des rencontres

avec les équipes de recherche

qui ont largement contribué

à la réalisation du cahier des

charges. Un cahier des charges

envoyé auprès de 5 prestataires

potentiels (sélectionnés à l’aide

du panorama des éditeurs GMAO

de l’AFIM). Les axes principaux

soulignent la mise à disposition

de fiches équipements très dé-

34 M & E - N°608 - Novembre 2008


Progiciels GMAO

taillées, la nécessité d’une seule

base installée accessible de n’importe

où, et l’interface du module

Stocks et Achats de la GMAO

avec l’ERP Sage Adonix X3.

Au final, c’est la solution Axel

Gmao de l’éditeur Dimo Gestion

qui est retenue au vu de

nombreux atouts. Tout d’abord,

insiste M. Folgado, « la convivialité

de l’application et son accessibilité

». Le fait que ce soit une

véritable version « full web » ne

nécessitant aucune installation

spécifique est également déterminant.

En outre, la prédéfinition

des champs s’avère beaucoup

plus simple que certaines

autres solutions. Le planning de

charge interactif constitue un

autre atout.

« D’excellentes relations se sont

instaurées dès le départ entre les

équipes Veolia et Dimo Gestion,

souligne M. Folgado. L’écoute et la

disponibilité des équipes consulting

ont contribué à une mise en

œuvre rapide, associée à un excellent

niveau de prestation. Un

mois d’installation a suffi à un

déploiement multisites, hors interfaces.

» Deux interfaces sont

effectivement prévues : la première

concerne les achats gérés

dans Sage Adonix et le module

Stocks et Achats d’Axel Gmao.

La seconde concerne le logiciel

RH (gestion des absences, RTT)

avec le module planning de charges

d’Axel Gmao. Car en plus des

interventions du service de maintenance,

la GMAO sera utilisée

par le service informatique et les

services généraux, l’ensemble des

utilisateurs ayant accès aux fonctions

de l’outil via l’Intranet.

Dimo Gestion a formé les administrateurs

respectifs du CRE et du

CRPE qui ont démultiplié la formation

par des sessions sur site

auprès des 100 utilisateurs finaux

(par groupe de 6 personnes), sur

l’application déjà paramétrée.

Des perspectives

ouvertes

La convivialité de la solution Axel

Gmao, l’intuitivité de la navigation

et une ergonomie attractive

contribuent à faciliter la prise en

main facile. Plus de 400 équipements

et 400 articles sont déjà saisis

dans Axel Gmao depuis son démarrage.

Ce nombre devrait quadrupler

d’ici la fin d’année. Parmi

les premiers bénéfices attendus,

relevons l’optimisation des temps

de maintenance en évitant les arrêts

d’essais en cours et l’historisation

des informations. Et Kevin

Folgado assure maintenant le déploiement

d’Axel en version mobilité

sur une dizaine de PDA dotés

de lecteurs codes à barres… F. P.


Progiciels GMAO

> Centrales nucléaires

Un logiciel pour prévoir

le risque de corrosion

EDF utilise un puissant logiciel de maintenance

dite prédictive pour diminuer les risques dans

les circuits secondaires de centrales nucléaires.

Un outil mathématique et des modèles physicochimiques

dont utilisés pour élaborer les

programmes d’inspection.

Implanté près de Paris, le

CNEN (Centre national

d´équipement nucléaire)

d´EDF est en charge de la

conception et du développement

des centrales nucléaires françaises.

Le CNEN, qui regroupe 650

collaborateurs, est notamment

à l´origine de la conception des

nouveaux réacteurs de troisième

génération EPR (European Pressurized

Reactor). Le service CAO

comporte 54 personnes qui développent

des applications métiers

pour les unités d´ingénierie de

conception ou d´exploitation. Des

logiciels de CAO pour centrales

nucléaires avec des librairies préprogrammées

intégrant des éléments

mécaniques et électriques

de même que tous les logiciels de

contrôle commande pour les centrales

nucléaires y sont conçus.

Au sein du service, un pôle calcul

scientifique met à disposition des

ingénieurs les outils nécessaires

au dimensionnement et à l’analyse

des installations. Le CNEN

a notamment recours au logiciel

mathématique et d´ingénierie

Maple afin de développer, valider

et documenter son propre logiciel

de maintenance « prédictive »

utilisé dans l´élaboration des

programmes d´inspection des

éléments de tuyauteries du circuit

de la salle des machines des

centrales nucléaires françaises.

La corrosion/érosion des aciers au

carbone est une forme de corrosion

généralisée accélérée par un

flux circulant d´eau ou de vapeur

humide. Elle est responsable de

nombreuses dégradations sur les

circuits eau-vapeur des centrales

thermiques et nucléaires. L´effet

de la corrosion-érosion se traduit

par des pertes d´épaisseur étendues

en paroi interne des composants

qui conduisent, si elles

ne sont pas détectées à temps, à

des fuites, voire à la rupture des

composants concernés.

Compte tenu des enjeux de sécurité

vis-à-vis du personnel et de

disponibilité des installations, EDF

a développé le logiciel « BRT-Cicero

» pour optimiser les contrôles

des éléments de tuyauteries du

circuit secondaire des réacteurs

nucléaires à eau pressurisée. Celui-ci

permet de calculer les pertes

d’épaisseur internes des éléments

« Puissance du moteur

de calcul Maple »

en fonction de l’ensemble des paramètres

influents : isométrie des

lignes de tuyauterie, teneur en

chrome des aciers, conditionnement

chimique et paramètres de

fonctionnement thermo-hydrauliques

du circuit secondaire.

Ce logiciel, dont les premiers développements

remontent au début

des années 90, est d’usage prescriptif

sur l’ensemble des tranches

nucléaires d’EDF. Il permet d’identifier

les éléments de tuyauterie

les plus exposés au phénomène

de corrosion-érosion et de prévoir

à quel moment leur épaisseur

sera inférieure à l’épaisseur

minimale admissible. Le logiciel

est ainsi une aide essentielle pour

maîtriser ce risque de corrosionérosion

des tuyauteries et élaborer

les programmes d’inspections

en arrêt de tranche. Ces inspections

consistent en des mesures

d´épaisseur par ultrasons et des

mesures de teneur en chrome à

l´aide d´appareils portatifs.

EDF a fait le choix d´utiliser le

logiciel Maple pour développer,

valider et documenter les modèles

utilisés dans le logiciel en

s’appuyant sur la puissance du

moteur mathématique de Maple,

sur son générateur automatique

36 M & E - N°608 - Novembre 2008


de code et sur son interface

document interactif. De

cette façon une nouvelle

version de « BRT-Cicero »

a pu être développée plus

rapidement et est totalement

documentée pour de

futures évolutions.

Des modèles

physicochimiques

Le développement informatique

de la nouvelle version

du logiciel a été réalisé

par une équipe de cinq ingénieurs.

Un premier a formulé

les modèles physicochimiques,

préalablement

élaborés au SEPTEN (une

autre unité EDF en charge

de la conception et de

la doctrine des réacteurs

nucléaires), sous la forme

de systèmes d´équations

dans Maple et un deuxième

s´est attaché à vérifier les

modèles en comparaison

avec l´ancienne version

du logiciel. Tout d´abord

les systèmes d´équations

ont été saisis puis résolus

dans Maple, le code C correspondant

a ensuite été

généré automatiquement

directement à partir des

équations. Ce code a ensuite

été comparé au code

de la version précédente

du logiciel pour valider les

modèles utilisés.

Pour satisfaire aux exigences

réglementaires donnant

accord pour un usage industriel

de la nouvelle version

du logiciel BRT-Cicero,

un ensemble de documents

techniques doit accompagner

le développement du

logiciel qui doit également

passer des tests de qualification.

Pour y parvenir les

fonctions avancées de documentation

interactive de

Maple ont été utilisées, le

logiciel a ainsi pu être aisément

documenté. Enfin des

ensembles de tests ont été

développés pour qualifier

le logiciel, définir sa plage

d´utilisation et prononcer

sa recette avant exploitation

sur les tranches nucléaires

du parc EDF. Pour plus de sécurité,

la majeure partie des

tests a été réalisée dans les

plages de valeurs extrêmes.

Plus de 14 000 opérations de

tests ou de simulations ont

été réalisées pour obtenir la

qualification du produit.

En conclusion, on peut

dire que le logiciel BRT-Cicero

permet d´une part

d´optimiser les coûts de

maintenance en ciblant

les contrôles à réaliser et,

d´autre part, d’augmenter

le niveau de sécurité vis-àvis

du risque lié à la pression

interne des tuyauteries en

participant à la démarche

proactive de prévision du

risque corrosion-érosion.

L´intégration de la maintenance

dite « prédictive » en

tant que priorité sécuritaire

est certainement à l´origine

du fait qu´en France il n´y a

jamais eu d´incidents graves

dans les réseaux secondaires

de centrales nucléaires.

« Nous avons été séduits par

la vitesse de calcul de Maple,

par sa puissance graphique

ainsi que son interface document

interactif très puissante

», témoigne M. Bouvier,

responsable du développement

de l´application,

poursuivant : « La génération

automatique de code directement

à partir des équations,

que nous n´avons trouvé que

dans Maple, nous permet

d´automatiser et accélérer

nos développements d´outils

de validation. Nous envisageons

maintenant une commercialisation

à l´export de

notre savoir-faire, plusieurs

exploitants de centrales ont

manifesté un vif intérêt pour

le logiciel BRT-Cicero ».

F. P.


Publi-rédactionnel

> Retour d’expérience

Une mobilité efficace

pour la maintenance

La société Anvolia gère les interventions de ses techniciens de terrain

et ses relations clients avec la solution Movalys d’Adeuza. Une mise

en œuvre exemplaire pour rationaliser et optimiser l’emploi des

ressources et la communication au sein de l’entreprise et avec ses clients.

Créée en 1991 à Nantes,

dans le secteur de la climatisation,

du chauffage

et de la ventilation, par

Marc Faburel son président et M. Hervé

Mercier son associé, la société Anvolia

assure aussi bien l’étude et l’installation

des équipements

que leur

maintenance préventive

et curative.

Les clients sont

essentiellement de

grandes entreprises

à implantations

« Nous avons d’abord été confrontés à

la problématique des 35 heures », rappelle

le dirigeant. Comment permettre

aux techniciens d’assurer leurs missions

tout en respectant la réglementation

horaire, et sans faire exploser les heures

supplémentaires. D’où le recours, dans

un premier temps, à une solution de

gestion des temps effectifs d’intervention

et des trajets (en conformité avec

la convention du bâtiment qui permet

d’encadrer les temps de travail et de

déplacement). Mais basé sur la confiance

et la déclaration, sans contrôle, le

système a vite montré ses limites. La

mise en place de la géolocalisation a

Techniciens en intervention.

multiples, notamment de grandes enseignes

et des chaînes commerciales.

Parmi ses références, on peut citer Maison

du Monde, Pimki, Nocibé, Kiabi…,

des clients très exigeants en matière

de services, qu’il a fallu suivre d’abord

dans le Grand Ouest, de Nantes à Lorient,

de Tours à Rennes, puis sur tout

le territoire national à travers une dizaine

d’implantations et 240 personnes

à Paris, Toulouse, Lyon, Bordeaux,

Marseille. Trois nouvelles créations sont

programmées dans le Centre et le Nord.

« Notre activité particulière en matière

de service de maintenance des équipements

nous impose une grande proximité

des sites de nos clients », explique

M. Faburel.


Publi-rédactionnel

Marc Faburel (à gauche) et Hervé Mercier (à droite),

dirigeants d’Anvolia

permis ensuite de détecter certaines

dérives dans les emplois du temps…

mais de façon encore insatisfaisante.

Adieu paperasse,

bonjour la réactivité !

Les deux informaticiens maison, Antony

Maillot et Bertrand Auger, qui ont

installé la géolocalisation, s’attachent

alors à optimiser la planification, nœud

stratégique de l’activité de l’entreprise.

Leurs objectifs : moins de paperasse

et plus d’informations, plus de réactivité

et une meilleure communication

avec les techniciens comme avec les

clients… « Ayant une activité essentiellement

terrain, nous avions tendance à

considérer que notre travail est terminé

quand le dépannage a été effectué. Mais

en fait notre donneur d’ordre attend de

nous non seulement une bonne réactivité,

mais aussi un suivi d’information

et une communication plus riche. » La

rencontre avec Adeuza allait permettre

de répondre à ces enjeux.

La solution offre les garanties de pérennité

et d’évolutivité qu’apportent

un progiciel ainsi que le langage Java,

un standard. « En outre il fallait pouvoir

établir des passerelles avec notre outil

Sage et, d’autre part, configurer

et adapter l’outil à nos

demandes spécifiques », développe

A. Maillot. Avec Movalys,

la solution développée

par l’éditeur, c’est toute

la chaîne d’information qui

est désormais fluidifiée : les

techniciens n’ont plus à venir

chercher les bons d’intervention,

ils reçoivent l’information

pertinente en temps réel,

et avisent, en retour, de la fin

de chaque intervention. En

parallèle, la communication

avec les clients s’est trouvée

améliorée, à travers notamment

une « hot line » centrale

basée à Nantes qui prend

les demandes d’intervention

pour toute la France, les qualifie

et les dispatche instantanément

auprès du technicien

disponible le mieux approprié

sur le terrain. « Ayant une visibilité

permanente sur la localisation

des techniciens, on ne

perd plus de temps dans la recherche

de la personne… » Et un double

avantage : en terme de qualité de services,

Anvolia peut aujourd’hui garantir

une intervention dans les 4 heures, au

pire dans les 12 heures si la demande

parvient en soirée… en assurant la traçabilité

et un parfait suivi de l’information

par Extranet et à travers la signature

électronique des bons de travaux.

Avantage en terme d’organisation et de

management interne : plus de conflit

avec les salariés dont le relevé des

Prise en compte de l’intervention et rapport

d’intervention

temps d’intervention et de déplacement

est désormais incontestable. À

terme, les feuilles d’heures pourraient

être gérées directement sur Movalys…

« Ce n’est pas encore en place, mais on

pourrait ainsi aller jusqu’à l’établissement

du bulletin de salaire des techniciens

», se plaît à envisager M. Faburel.

De façon très concrète, la suppression

des ressaisies de reporting a permis de

simplifier et d’accélérer les procédures

et de résoudre les problèmes d’incompréhension

liés aux écrits manuels.

45 techniciens de maintenance et 10

ordonnanceurs sont les utilisateurs

réguliers de la solution accessible sur

terrain par des terminaux mobiles, des

PDA durcis Dolphin 7900 de Hand Held

Product (avec lecteur de code à barres

intégré, ce qui ouvre à des développements

ultérieurs).

20 000 interventions

en France

La relation avec Adeuza a été exemplaire

: « Nous avons été exigeants,

mais ils ont su répondre à nos besoins

et à des demandes parfois atypiques,

souligne M. Faburel, lancé en 2005, le

projet a demandé près de trois ans. Sans

doute qu’aujourd’hui, un tel projet serait

réalisé en moins de temps compte

tenu de l’expérience acquise de part et

d’autre. »

Aujourd’hui la solution d’Adeuza et les

différents modules, Movalys Intervention,

Connecteur Movalys et Movalys

Mobile, sont utilisés par Anvolia aussi

bien pour gérer ses contrats de maintenance

auprès des enseignes multisites

que pour ses interventions sur

les sites industriels qui se distinguent

souvent par un grand nombre d’équipements

sur un même lieu. Selon les

équipements et les contrats de maintenance,

chaque site fait l’objet de une

à 12 visites préprogrammées par an en

maintenance préventive, en dehors des

dépannages évidemment non programmables

: Anvolia réalise ainsi pas moins

de 20 000 interventions par an.

Enfin, et ce n’était pas l’objectif premier,

mais le recours à une solution

innovante et sans papier a donné à l’entreprise

une image de modernité, de

fiabilité et d’éco-responsabilité qui valide

son expertise auprès de nouveaux

clients.


Focus / Sécurité au travail

> Entretien

Trois questions à…

Antoine Fabre,

délégué général du SYNAMAP

Le SYNAMAP est devenu récemment, sous le nouveau

développement de son acronyme, le « Syndicat

national des acteurs du marché de la prévention et de

la protection ».

Antoine FABRE,

DESS en droit et en science-politique,

est entré au SYNAMAP en 2007,

organisation dont il devient

le délégué général en juin 2008.

M&E. La réglementation est un

facteur important en faveur du

développement des EPI : est-elle

satisfaisante ou devrait-elle être

renforcée sur certains points ?

Quels sont les « chantiers » réglementaires

en cours ?

Antoine Fabre. Le champ économique

des entreprises adhérentes

du SYNAMAP est incontestablement

déterminé par l’ensemble

des dispositions, réglementaires

ou législatives, qui fondent, développent

ou optimisent le principe

de la protection de l’homme au

travail. On peut même affirmer,

de ce point de vue, que les entreprises

françaises bénéficient d’un

avantage concurrentiel historique

dans la mesure où elles ont intériorisé

très tôt les fondements

d’une « culture sécuritaire » qui

s’est développée dans notre pays

dès le x i x e siècle. Aujourd’hui, les

activités de nos professionnels

sont encadrées par deux directives

européennes inspirées par

la théorie de la « nouvelle approche

». Très schématiquement,

le principe de la nouvelle approche

est le suivant : la Directive se

borne à fixer des exigences essentielles

de sécurité, et l’évaluation

de la conformité de nos

produits (aux susdites exigences

essentielles) est renvoyée à des

organismes notifiés qui, pour ce

faire, s’appuient principalement

sur des référentiels techniques, à

savoir les normes. Cette théorie

de la « nouvelle approche » est

en cours de révision et le SYNA-

« La contrefaçon est une

dérive économique criminogène et

la politique de surveillance,

encore embryonnaire, doit

être renforcée »

MAP est extrêmement vigilant à

ce sujet dans la mesure où il estime,

et il n’est pas le seul, que le

processus normatif doit être impérativement

rationalisé. La révision

des directives EPI, qui succédera

à la révision de la nouvelle

approche, sera bien évidemment

l’un des autres chantiers réglementaires

au sujet duquel la vigilance

du SYNAMAP sera sans

défaut. À cet égard, nous ferons

tout notre possible pour que ces

révisions à venir apportent à nos

professionnels les légitimes clarifications

qu’ils attendent sur la

portée juridique des référentiels

techniques, aussi bien que sur la

rationalisation du processus normatif.

M&E. Dans une économie mondialisée,

quelles sont les forces et

les faiblesses de nos entreprises

nationales ? La contrefaçon estelle

jugulée ?

A. Fabre. Les entreprises françaises,

dans le domaine des EPI,

sont unanimement reconnues

par leurs concurrentes étrangères

comme économiquement performantes,

politiquement responsables

et socialement éthiques.

Le leader mondial est français et

notre tissu économique est composé

de PME d’exception. Nous

ne vivons donc pas la globalisation

des échanges sur un mode

anxiogène. La mondialisation est

une réalité à laquelle nos adhérents

s’adaptent et il n’est pas

rare de constater à l’export que

le principal concurrent d’une entreprise

française est une autre

entreprise française. C’est là une

40

M & E - N°608 - Novembre 2008


« Le processus

normatif doit être

rationalisé »

réalité industrielle dont nos

gouvernants n’ont que trop

peu conscience…

Quant à la contrefaçon,

c’est une dérive économique

criminogène qui n’épargne

malheureusement personne

et tous les produits

en sont victimes. Ce triste

constat est en partie lié au

caractère embryonnaire de

la politique de surveillance

du marché en Europe. Il faut

donc souhaiter, d’une part,

que les orientations que formule

le nouveau Règlement

CE se traduiront, à compter

de 2010, par des progrès

concrets dans un domaine

que tous nos industriels jugent

particulièrement sensible

et que, d’autre part, les

pouvoirs publics nous aident

à bâtir, dans la concertation

et la transparence, un

champ économique plus

stable et plus respectueux

du droit positif.

M&E. Le SYNAMAP a récemment

changé d’intitulé :

quelles sont aujourd’hui les

enjeux et les défis du syndicat

et quels moyens a-t-il

d’y faire face pour soutenir

les entreprises ses adhérentes

?

A. Fabre. Le marché de la

prévention et de la protection

de l’homme au travail

a connu des bouleversements

importants ces

dernières années. De nouveaux

acteurs sont apparus

: installateurs, sociétés

de formation, etc. Le droit

positif s’est complexifié. La

production normative s’est

accélérée. Peut-être à l’excès.

Des lignes anciennes se

sont déplacées, les mentalités

ont changé et de nouveaux

territoires se dessinent.

Le SYNAMAP se devait

d’en tenir compte. Or, la

déclinaison initiale de notre

acronyme, « Syndicat national

des articles et matériels

de protection », pouvait

laisser supposer que notre

organisation se situait dans

une stricte logique de produit.

Le changement, opéré

récemment à l’initiative

du président Bernard Cuny,

présente donc l’avantage de

nous placer définitivement

dans une logique de « marché

»… Un marché nouveau

et protéiforme dont le SY-

NAMAP, qui est devenu le

« Syndicat National des

acteurs du marché de la

prévention et de la protection

», entend appréhender

toute la réalité.

L’ambition du SYNAMAP

pour les années à venir

sera de parvenir, en accord

avec l’ensemble des instances

concernées (Commission

européenne, pouvoirs

publics français, Afnor,

CNMATS, etc.), à ce que nos

professionnels soient en

mesure d’évoluer dans un

espace économique européen

transparent et harmonisé,

normativement

rationnel, et juridiquement

stable. Quant à nos moyens,

ce sont ceux d’une organisation

professionnelle dynamique,

volontaire, cultivant

une relation de proximité

avec ses adhérents, et

libre de sa parole.

Propos recueillis

par Jean-François Romain


Focus / Sécurité au travail

> Risque incendie

Un incendie pour

comprendre

Le Flumilog joue les pyromanes sur le site du futur CERTES pour comprendre

le déclenchement et les effets des incendies de locaux industriels ou

logistiques. Avec la complicité, pour la bonne cause, de GSE, spécialiste de

l’ingénierie de construction des plates-formes.

Un entrepôt de

860 m² était volontairement

incendié

le 26 septembre

dernier à Rouvroy-les-Merles

(Oise) sur le site du CERTES, le futur

Centre européen de recherche

sur les technologies de l’environnement

et de la sécurité. Il s’agissait

de l’essai incendie à grande

échelle pour valider la méthode

de référence de calcul des effets

thermiques et pour évaluer les

distances d’effet d’un incendie

d’entrepôt.

Fondatrice du métier de contractant

général dans la construction

de plates-formes logistiques, GSE

a mis au service du projet ses

compétences particulières.

Valider une

méthode de

référence

Les partenaires du projet Flumilog

veulent surtout définir une

méthode de référence nationale,

qui soit validée par l’ensemble

des acteurs concernés et opératoires

quelles que soient les spécificités

des plates-formes logistiques

et des produits stockés.

Pour mieux maîtriser les risques

d’incendie, adapter les infrastructures,

ajuster les écrans

thermiques et déterminer les

distances de sécurité autour des

installations, il est indispensable

de connaître avec précision

l’impact des flux thermiques lors

d’un incendie. Or dans le passé

chaque bureau d’étude avait sa

propre formule pour calculer les

effets de la chaleur des flammes.

Certes, la simulation sur ordinateur

a ses avantages mais aussi

ses incertitudes, et l’expérimentation

avec essais à taille réelle

Le mur coupefeu

circonscrit

l’incendie

à une seule

cellule et

l’effondrement

vers l’intérieur

limite les

risques.

est indispensable. Après avoir

réuni les moyens nécessaires,

le groupement Flumilog a entrepris

en automne 2007 une série

d’essais à moyenne échelle

avec un bâtiment de 100 m².

Cela a déjà permis d’avoir une

meilleure connaissance de l’influence

des différents combustibles.

Ce vendredi 26 septembre,

il s’agissait de l’essai grande

échelle avec un bâtiment de

860 m² de surface et 12,5 m de

42

M & E - N°608 - Novembre 2008


hauteur, ce qui correspond à une

cellule entrepôt.

Compartimentage

et effondrement

vers l’intérieur

Le bâtiment était constitué d’une

structure métallique de support

et de bardage acier sur trois façades,

tandis que la façade Est était

constituée d’un mur coupe-feu en

plaques de plâtre, qui, selon la réglementation

doit résister au feu

pendant 2 heures. À l’intérieur,

260 tonnes de bois palettisées

ou en caisses étaient réparties

sur des racks. Cela représente un

remplissage de 80 % du volume

de stockage. Environ 200 thermocouples

ont permis de mesurer

l’évolution des températures, une

quarantaine de fluxmètres a mesuré

les flux thermiques et une dizaine

de caméras placées à l’intérieur

et à l’extérieur du bâtiment

a filmé l’évolution de l’incendie et

le comportement des éléments de

la construction.

« Cet essai nous a permis d’avoir

une approche plus réaliste de ce

qu’est un incendie d’entrepôt »,

constatait « à chaud » Stanislas

Grassien, directeur de projet R&D

de GSE. « Le bâtiment joue un rôle

d’enveloppe. On s’aperçoit qu’un

tel bâtiment qui va tomber doucement,

comme ici au bout de

20 à 25 minutes, s’effondre vers

l’intérieur et a tendance à atténuer

la hauteur des flammes, qui,

même au plus fort de l’incendie

ne dépassent pas ici, sous réserve

de l’analyse des images vidéo,

le double de la hauteur du bâtiment.

Suite à l’effondrement du

bâtiment, les flammes ont décroché

assez rapidement. En tout cas,

« Un mur coupe-feu en plaques

de plâtre selon la réglementation

doit résister au feu pendant

2 heures »

Flumilog

Une démarche commune

L’essai d’incendie sur le site du CERTES a

été organisé dans le cadre du projet Flumilog

(FLUx éMIs par un incendie d’une

plate-forme LOGistique) qui regroupe dans

une démarche commune en faveur de la

défense de l’environnement et de la prévention

des risques plusieurs partenaires :

l’Ineris (Institut national de l’environnement

l’intensité maximale n’a pas été

très longue, seulement 5 ou 6 minutes.

En termes de sécurité, cela

nous donne une vision un peu plus

réaliste des effets d’un incendie

qu’on cherche à contenir. Aussi le

Des

thermocouples

à l’intérieur et

des caméras

à l’extérieur

permettent

de mieux

comprendre le

comportement

du bâtiment.

industriel et des risques), le CNPP (Centre

national de prévention et de protection), le

Centre technique industriel de la construction

métallique (CTICM), le Syndicat de la

construction métallique de France (SCMF),

le groupe métallurgique ArcelorMittal, l’Association

française de logistique (Afilog) et

la société d’ingénierie GSE.

mur coupe-feu vers la cellule voisine

du bâtiment – ici simulé – a

très bien tenu et a parfaitement

joué son rôle de compartimentage.

De fait, grâce aux compartiments

la ruine en chaîne du bâtiment

a été évitée. L’incendie se

limite à une seule cellule et il n’y

a pas de propagation sur la structure

de la cellule voisine. Le bâtiment

s’est effondré selon le scénario

qui était prévu, c’est-à-dire

un effondrement vers l’intérieur et

non vers l’extérieur, ce qui est important

pour la sécurité des gens

qui combattent le feu ou pour les

bâtiments voisins. »

Rassurer

investisseurs

et prestataires

logistiques

Jean-Claude Bossez, président

d’Afilog, souligne la relation entre

prévention des risques, développement

durable et perspectives

de l’industrie logistique.

« Cet essai est un élément très

important et va nous permettre

d’obtenir par voie scientifique des

éléments avec lesquels nous pouvons

rassurer les investisseurs, les

constructeurs, les chargeurs et les

prestataires logistiques, sur le fait

que leurs bâtiments sont faits avec

des matériaux et selon des normes

qui présentent toutes les garanties

de sécurité, et cela devrait aussi

rassurer les administrations, les

communes et les riverains voisins

de ces sites logistiques. »

F. P.

Novembre 2008 - M & E - N°608 43


Sécurité au travail

> Protéger le corps au travail

Les EPI, une des clés

de la sécurité

Tous les corps de métiers et toutes les parties du corps sont concernés

par les équipements de protection individuelle (EPI). Il s’agit de protéger

tout ou partie du corps ou du visage, quand un danger peut atteindre la vue,

provoquer des accidents respiratoires ou blesser les extrémités du corps.

Selon la directive

89/686/CEE, un EPI

se définit comme :

« Tout dispositif ou

moyen destiné à être porté ou

tenu par une personne en vue de

la protéger contre un ou plusieurs

risques susceptibles de menacer

sa santé et sa sécurité au travail,

ainsi que tout complément ou accessoire

destiné à cet objectif. »

Un produit EPI marqué comme

respectant une norme donnée va

apporter à l’acheteur et à l’utilisateur

l’assurance que cet EPI

est parfaitement adapté à l’usage

que l’on va en avoir.

L’arrêt du 19 mars 1993 impose

que tout EPI utilisé soit soumis à

des vérifications périodiques au

moins tous les ans, par une personne

compétente qui en consignera

les résultats dans un registre

de sécurité tenu à disposition

des services de contrôle et de

préven- tion. La vérification

périodique des EPI

de catégorie 3 est

obligatoire (article

R233-42-2 du

Code du travail),

mais qui dit vérification

dit suivi

et traçabilité.

Celle-ci peut

constituer en

un simple numéro

d’identification,

ou

un code à

barres marquant l’EPI concerné,

ou faire appel à la technologie sophistiquée

du système RFID (Radio

Frequency IDentification).

Casques, masques

et lunettes

La protection du crâne et du

visage est essentielle car elle

concerne directement des parties

vitales de notre organisme.

Tous les casques doivent répondre

aux conditions de test

de la norme EN397, à savoir :

variation thermique (–10 °C à

+50 °C), humidité, rayons ultraviolets,

pénétration, absorption

des chocs et test de la jugulaire.

La durée d’utilisation d’un casque

est fonction du matériau

utilisé pour sa fabrication et son

emploi. Il est donc important de

se reporter au marquage et aux

directives de la norme EN397.

Toutefois, par principe de précaution,

il est recommandé de

changer son casque au-delà de

5 ans même s’il ne présente

pas de heurts. En cas de choc,

il doit être immédiatement remplacé.

Les masques permettent de limiter

les risques respiratoires,

anti poussières ou antigaz, ils permettent

de se protéger contre

la toxicité des produits environnants.

Nombreux sont les types

de protection en ce domaine,

certains filtres permettent également

de combiner les deux protections

(poussières et gaz). Pour

bien se protéger, il faut commencer

par analyser les conditions

de travail du poste concerné,

puis estimer correctement les

risques qui en découlent. Pour

cela, il est d’abord essentiel de

définir la nature des dangers qui

sont regroupés en deux familles

principales de contaminants : les

molécules, gaz et vapeurs, et les

particules, poussières, fumées et

brouillards. Ces indications vous

permettront de choisir la protection

la mieux adaptée au travail à

effectuer. Pour se protéger contre

ces substances nocives pour l’organisme,

il existe des masques à

ventilation assistée. Ce système

purifie l’air avant aspiration et

éloigne ainsi tout risque d’intoxication.

Lors de travaux industriels ou de

chantiers, les yeux sont exposés à

des risques majeurs : risques mécaniques,

projections chimiques…

Afin d’évaluer les critères de performance

et choisir la protection

la mieux adaptée reportez-vous

aux 4 normes de base que sont

les normes EN165 à EN168. Il

existe 4 critères de performance

de la protection oculaire : la

qualité optique définie en 3 classes,

la résistance aux projections

et aux rayonnements. En cas de

risques de projections ou d’impacts

moyens ou forts, les lunettes-masques

ou écrans faciaux

44

M & E - N°608 - Novembre 2008


-



Vêtements de

protection


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er


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Quand il faut

prendre des gants

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« Plus

d’un

accident

sur trois

concerne

les

mains »





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Connaissance des normes

Classe 1: Les risques mineurs et les lésions

superficielles, réversibles, ne touchant pas

d’organes vitaux. Utilisés en cas de petites

agressions, une procédure d’autocertification

suffit: le fabricant peut se contenter d’affirmer

que le produit est conforme aux dispositions

de la directive. Marquage: ces équipements

doivent posséder le marquage CE.

Classe 2 : Les risques intermédiaires et

lésions graves, irréversibles : happement

EN510, visibilité EN471, thermiques

EN470-1 et EN531. Pour ces EPI il est nécessaire

de faire procéder à un examen CE

réalisé par un organisme de vérification.

Ce dernier constate et atteste que le modèle

d’EPI satisfait aux dispositions de la directive

le concernant. Marquage : ces produits

doivent posséder le marquage CE plus l’année

de fabrication (ex.: CE02).

Classe 3: Les équipements protégeant des

risques graves et mortels : Risques chimiques

PrEN13034, électrique PrEN1149, thermique

EN531, risques d’intoxication et brûlures

graves (pompier) EN469 paragraphe 8.





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Les EPI sont classés en trois catégories

L’examen CE de type est complété par un

contrôle de la production réalisé par un organisme

habilité. Marquage: ces équipements

doivent être marqués CE avec l’année

de fabrication et le numéro du laboratoire

agréé (ex: CE026197).

Principales normes utiles: EN169: soudage,

EN170 : ultraviolet, EN171 : infrarouge,

EN207: protection laser, EN1731: usage

industriel contre les risques mécaniques

et contre la chaleur. EN531 : vêtements

pour exposition à la chaleur et à la flamme;

EN533: vêtements de protection antiflamme;

EN470-1: vêtements de soudeurs ;

EN471 : vêtements de signalisation haute

visibilité ; EN13034 : risques chimiques ;

N1149: protection antistatique.

Pour connaître les normes EPI:

www.interieur.gouv.fr puis recherche par

mot-clé « norme CE EPI » qui donne accès

à un document téléchargeable.

www.afnor.fr/normes en ligne/ Environnement

et protection de la santé, sécurité /

Equipements de protection individuelle.

Novembre 2008 - M & E - N°608 45


Sécurité au travail

savoir plus www.inrs.fr et taper

« norme EN 374 » dans « recherche

simple ».)

La sécurité, c’est

aussi le pied

Lorsque l’on sait que 35 % des

accidents du travail sont dus à

des chutes de plain-pied la protection

devient plus que nécessaire.

Il s’agit d’une part d’être

parfaitement ancré au sol, de ne

pas glisser ou tomber, mais aussi

de se protéger des risques externes

: chimiques, protection contre

les projections, lors de travaux de

soudage, par exemple, chocs dus

à des charges lourdes… Pour cela

les normes EN20345 à 20347 définissent

les mesures prises pour

réduire les risques de perforation

de la voûte plantaire, de glissade,

d’écrasement des orteils, de

chocs, de brûlure ou de projection

chimique ou pétrochimique. Enfin

la norme EN388 définit 5 niveaux

de performance selon les

différents risques mécaniques

(abrasion en nombres de cycles,

coupure par tranchage selon un

coefficient, déchirure et perforation

en Newton).

Les risques

liés au bruit

Près de 7 % des salariés subissent

pendant plus de 20 heures

par semaine des bruits nocifs, dépassant

85 dB(A) selon l’enquête

SUMER (DRT-DARES). Une telle

exposition est susceptible de

provoquer des atteintes auditives

graves et, en 2005, près de 1 200

cas ont ainsi été reconnus et réparés

pour un coût de 116,3 millions

d’euros. 32 % des personnes

exposées au bruit n’ont pas de

protection auditive à leur disposition.

Dans l’industrie, 77 % des

salariés exposés sont protégés.

51 % des intérimaires dans la

construction, et pour autant les

ouvriers des petites entreprises

artisanales. Il est temps d’être

entendus !

La nocivité du bruit dépend du niveau

d’exposition et de sa durée.

L’exposition prolongée au bruit au

travail est responsable de surdités

professionnelles irréversibles. L’exposition

prolongée au bruit peut

être source de fatigue, de stress,

de troubles du sommeil, de modification

de la tension artérielle

et, donc, d’arrêts de travail. Entraînant

des difficultés de communication

orale au travail, le bruit

peut accroître tout simplement

les risques d’accidents du travail.

La directive européenne 2003/10/

CE du 6 février 2003 fixe les valeurs

d’exposition qui déclenchent

une action de prévention

– bruit supérieur à 80 dB(A) –, de

protection – protections auditives

obligatoires pour les bruits

supérieurs à 85 dB(A) –, et des

valeurs limites. Elle précise le

contenu de l’information et de

la formation des travailleurs, et

prévoit une surveillance médicale

renforcée. Elle a été transposée

dans le droit du travail français.

Pour en connaître le détail, se référer

au dossier « Une nouvelle

réglementation sur le bruit au

travail » sur www.inrs.fr et aussi

www.bruit.org (Banque de données

sur le bruit), www.bruit.fr

(Centre d’information et de documentation

sur le bruit), www.

sante.gouv.fr

Concernant la prévention, priorité

à la protection collective, et tout

d’abord à l’isolation des machines

ou au traitement acoustique des

locaux. Un exemple dans le BTP :

on peut réduire le bruit grâce à

une bonne organisation de chantier.

Engins de chantier : réduire

les déplacements des véhicules ;

couper les moteurs à l’arrêt ; donner

la priorité à des équipements

électriques, compresseurs… Pour

la communication sur le chantier,

on utilisera oreillettes ou talkies-walkies.

Réalisation du gros

œuvre (mise en œuvre des outils

coffrants) : choisir des matériels

munis d’écrous ; utiliser du béton

autoplaçant. Conception de

l’ouvrage : recourir à des éléments

préfabriqués en béton. Préparation

du chantier incluant le BET :

L’échelle du bruit

dB (décibel) est l’unité de mesure du niveau sonore,

dB(A) (décibel pondéré A) est l’unité de

mesure simulant le niveau sonore réellement

perçu par l’oreille. Le décibel suit une progression

logarithmique. Cela signifie que : 3 dB de

plus = son x2, 5 dB de plus = son x3, 10 dB de

plus = son x10. Le saut est minime dans le bas

de l’échelle, mais notoire dès que l’on navigue

au-delà de 30 dB :

25 dB(A) Conversation à voix basse

45 dB(A) Appartement normal

60 dB(A) Conversation normale

70 dB(A) Rue à gros trafic

75 dB(A) Aspirateur

80 dB(A) Aboiements

Seuil de risque ou de nocivité

85 dB(A) c’est le seuil de danger

90 dB(A) Chaudronneries, menuiseries

100 dB(A) Véhicules lourds, moulage

105 dB(A) Niveau sonore maximal autorisé dans

les discothèques

Seuil de douleur

110 dB(A) Marteaux-piqueurs

120 dB(A) Réacteur d’avion

130 dB(A) Marteaux-riveurs

Durées limites d’exposition quotidienne au bruit

(niveau sonore en dB(A) et durée d’exposition

maximale) : 85 dB(A) pendant 8 heures par jour,

88 dB(A) pendant 4 h, 91 dB(A) 2 h, 94 dB(A) 1 h,

97 dB(A) 30 min, à 100 dB(A) 15 min soit pas plus

d’un quart d’heure, et à 103 dB(A) 7,5 min.

respecter parfaitement les plans

de ferraillage et de bétonnage,

prévoir le bon emplacement des

réservations du second œuvre

– boîtiers d’attente. La norme

EN458 est un guide accompagné

des recommandations relatives

à la sélection, l’utilisation

et les précautions d’emploi des

protections antibruit : bouchons

d’oreilles (jetables ou réutilisables),

arceau antibruit (pour un

port intermittent ou fréquent,

mais peu prolongé), casque antibruit

(plus encombrant, protection

instantanée).

(D’après le « Guide de la sécurité

au travail » réalisé par Réseau

SOCODA et ses partenaires.)

46

M & E - N°608 - Novembre 2008


Sécurité au travail

> Pratique

Gros plan sur l’antichute

Système d’ancrage autonome par dépression,

antichute à rappel automatique ou ligne de vie,

Capital Safety présente à Expoprotection

des innovations qui pourraient être récompensées.

L

e système d’ancrage

autonome par dépression

« Mobi-Lok » de

DBI-SALA, une marque

de Capital Safety, offre un ancrage

non pénétrant, portatif muni d’un

système d’arrêt de chute pour une

utilisation sur des surfaces lisses.

Dans le secteur de l’aviation, l’ancrage

peut être fixé au fuselage ou

aux ailes d’un appareil sans pénétrer

ou endommager la surface de

l’avion. Le modèle pour l’aviation

comprend des patins anti-frottement

et résistants au « Skydrol »,

qui en font l’outil idéal pour les

inspections et l’entretien des

appareils. Un ancrage destiné à

l’industrie générale offre une solution

plus économique pouvant

être utilisée sur les trains, les pétroliers

et dans les centrales électriques.

Le Mobi-Lok est facile à installer et

à utiliser. Sa conception monobloc

permet de placer l’unité sur une

surface lisse et constitue un point

d’ancrage unique et instantané

grâce à la bouteille d’air comprimée

embarquée, sans besoin

de tuyaux ou de raccordements.

Une unité utilisant une source extérieure

d’air comprimé est également

disponible. Les patins du

système d’ancrage s’adaptent

à des rayons de 76 cm ou plus,

ce qui élimine ainsi la nécessité

d’utiliser plusieurs patins. Le système

peut également être utilisé

en tandem avec un jeu de patins

secondaires et être installé avec

un système de ligne de vie horizontale

pour deux personnes.

Les caractéristiques de sécurité

supplémentaires du Mobi-Lok

comprennent une alarme sonore

de secours, une jauge visuelle et

des valves anti-retour. Mobi-Lok

est près de 40 % plus léger que

les générations précédentes avec

un poids inférieur à 9,5 kg, tout en

conservant son agrément d’arrêt

de chute et son niveau de sécurité.

Il répond aux normes d’arrêt

de chute OSHA, CE et ANZ.

Antichute

et ligne de vie

La société propose également un

nouvel antichute à rappel automatique

« SALA-Lok » doté d’un

carter unique en son genre dont la

conception permet d’empiler les

appareils, d’où un gain de place,

mais aussi de temps. Le principal

avantage de cette caractéristique

vient du fait que plusieurs

antichutes à rappel automatique

peuvent être stockés de façon organisée,

emboîtés parfaitement

de manière compacte. Les carters

étant empilés les uns sur les

autres, le stockage, le contrôle et

l’inspection des équipements seront

plus aisés. Un côté du carter

contient une nervure circulaire qui

s’emboîte dans la nervure plus petite

du côté opposé, ce qui permet

l’empilage de deux antichutes

à rappel automatique (cette

conception permet également de

protéger les étiquettes). « SALA-

Lok » réunit toutes les caractéristiques

actuelles des antichutes

DBI- SALA, frein anti-rebond, réserve

de câble, anneau d’ancrage

pivotant et un mousqueton à témoin

de chute pivotant.

Présenté aux Innovations Awards

à Expoprotection, la ligne de vie

horizontale « EZ-Line » est également

un système novateur qui

facilite l’installation, le rembobinage

et le démontage des lignes

de vie temporaires grâce à son

dispositif de rappel intégré. Pour

dérouler et enrouler ce système

d’une longueur totale de 18 mètres,

il suffit d’utiliser son carter

portatif ultra-compact et léger

(EZ-Line pèse 33 % de moins que

la plupart des lignes de vie horizontales).

Le système comprend

un câble de 6 mm d’une longueur

totale de 18 mètres, une poignée

de rappel du câble qui permet de

tendre la ligne et de rembobiner

le câble dans son carter. Cette

poignée sert en outre d’indicateur

de pré-tension ; le carter protège

le câble contre l’usure que

peut causer un stockage inapproprié.

À noter que ce nouveau

système est doté d’un système

d’absorption d’énergie et peut, en

cas de besoin, être réparé.


Stacie Blanquin

48

M & E - N°608 - Novembre 2008


Sécurité au travail

> Expoprotection

Une approche globale

de la protection

La prévention n’est malheureusement pas suffisante pour assurer l’intégrité

physique de l’homme – de la femme – au travail. L’arsenal réglementaire,

pas toujours respecté, doit souvent s’appuyer sur l’utilisation des

équipements de protection adéquats. Le salon Expoprotection est l’occasion

unique de faire le point sur les dernières avancées dans le domaine.

« Salon

de la

gestion globale

des risques

», Expoprotection

2008 se tiendra du 4

au 7 novembre à Paris-Nord-

Villepinte. Sur les thématiques

sûreté/sécurité, lutte contre le

feu, santé et sécurité au travail,

« work wear », risques industriels

et technologiques, risques

naturels, ce salon qui se tient

conjointement à Maintenance

Expo et à Midest (salon de la

sous-traitance industrielle), devrait

accueillir près de 1 000 exposants

et 26 000 visiteurs. Afin

d’apporter des réponses concrètes

à leurs attentes, le salon a

conçu un programme d’animations

varié et innovant, et tout

particulièrement un « Forum de

la gestion des risques », un « Village

de l’ergonomie », un espace

dédié à l’innovation, des parcours

experts…

Dans le cadre d’Expoprotection,

se tiendra également l’Agora du

Synamap : quelque 25 ateliers

d’une demi-heure se succéderont

pendant les 4 jours du salon,

animés par des experts des

sociétés spécialisées, membres

du Syndicat national des acteurs

du marché de la prévention et

de la protection, parmi lesquels

Sperian protection, Gamesystem,

3M, Prevor et Burgher, Centurion,

Aearo Technologies, Capital Safety.

À noter que le Synamap a constitué

une nouvelle commission

sectorielle consacrée à une famille

importante d’EPI (équipements

de protection individuelle),

la protection de la tête (casques,

protection auditive et

oculaire). Cette commission, présidée

par M. Jean-Marc Pautrat

(Centurion), rassemble les acteurs

les plus représentatifs de

ce secteur, adhérents du Synamap.

Les membres experts de

cette commission souhaitent

dans un premier temps faire un

état des lieux de l’environnement

normatif de ces EPI pour distinguer

les normes qui peuvent légitimement

être révisées de celles

pour lesquelles une révision

ne se justifie pas.

Nous avons relevé quelques

exemples des innovations qui

seront présentées à Expoprotection

2008 dans le domaine

sensible de la protection de la

tête, des yeux et des oreilles…

(d’autres produits de protection

dans la rubrique spéciale en fin

de magazine).

La caractéristique

innovante

de l’Ultrafit

X

(Aearo

technologies) est sa tige ergonomique

coudée conçue pour que

l’utilisateur puisse également

contrôler facilement l’ajustement

du bouchon d’oreille dans

le canal auditif. Réutilisable, le

bouchon pré-moulé est présenté

dans une petite boîte en plastique

permettant un stockage hygiénique

et une utilisation prolongée.

Faite en polymère bre-

50

M & E - N°608 - Novembre 2008


veté, la triple corolle fournit une

excellente protection (SNR

35 dB).

Depuis

1994, le

bouchon

d’oreille

Bilsom

303 est

devenu

une référence

sur

le marché

européen de la protection auditive.

Il a séduit des millions d’utilisateurs

avec son design horsnorme.

Développé désormais

sous la marque « Howard Leight

», le nouveau Bilsom 303 se

place plus facilement dans le canal

auditif, et peut être porté

pendant de longues heures. La

formule de la mousse des bouchons

offre en effet, à l’intérieur

de l’oreille, confort et visibilité

avec l’introduction du « Leight

Stripe » : un astucieux mélange

(breveté) de polyuréthane jaune

et blanc livre une sensation de

douceur aussi bien au toucher

que dans l’oreille. Il s’étend doucement

dans le conduit auditif

et fournit un meilleur confort

avec moins de pression. L’extrémité

jaune très visible hors de

l’oreille permet de contrôler le

port correct du bouchon

d’oreille.

Les yeux

et les oreilles

Infield Safety, filiale de Signet

Armorlite, le créateur de l’oculaire

organique aux États-Unis,

propose des lunettes de protection

à verres correcteurs « Optor

» : une protection oculaire

sur mesure pour un port permanent

en milieu professionnel. La

monture, très discrète, est en

polyamide transparent. Elle est

bien enveloppante pour plus de

protection et de conception,

très ergonomique grâce aux

branches réglables. Extensibles

et orientables, elles sont terminées

par un embout en élastomère

hypoallergénique souple

et doux au toucher. La monture

existe en deux tailles. Les verres

sont proposés en polycarbonate

(résistant aux impacts), en

CR39 (résistant aux produits

chimiques) ou en verre minéral

trempé (résistant à l’abrasion)

selon le poste de travail de l’utilisateur

et les risques auxquels

il est exposé. Un traitement antirayures

(polycarbonate et

CR39) assure une plus grande

Rencontre avec…

J.-.M. Pautrat (Centurion France),

président de la commission “Tête” récemment créée au sein du Synamap

La réglementation concernant la protection de la tête vous

paraît-elle suffisante ou pensez-vous qu’elle devrait être renforcée

?

La réglementation à ce jour nous paraît faible et devoir certainement

être renforcée, ce qui devrait éviter d’avoir des produits

importés de très basse qualité, certes à faible prix, mais se

soumettant à la norme uniquement sur deux tests, l’absorption

de choc, la pénétration à l’impact.

Quels sont les besoins formulés par les utilisateurs concernant

les EPI (tête, oreilles, yeux), et les axes de développement

technologique et d’amélioration produit ?

Il y a une telle diversité dans les différentes familles de produits

que des outils de sélection et de choix sont indispensables

pour guider l’utilisateur. Pour ne prendre qu’un exemple

parmi tant d’autres, l’appellation « un casque léger » n’a

guère de sens. Ce que recherche les utilisateurs, c’est plutôt

un casque confortable… mais est-on prêt à y mettre le prix ?

C’est toute la question, car il ne me semble pas très rationnel

d’accepter de dépenser de 40 à 60 euros pour une paire de

chaussures et se contenter d’un casque premier prix à, disons,

trois euros, alors que, pour à peine trois fois ce prix, on peut

se doter d’un casque offrant les meilleures technologies de

confort et de sécurité.

Êtes-vous sensible à la contrefaçon ?

Nous sommes moins sensibles à la contrefaçon proprement

dite qu’à l’importation de produits à très bas prix aux caractéristiques

médiocres.

Quel sera le rôle de la commission Tête que vous présidez ?

Créée par la volonté du président du Synamap, Bernard Cugny,

la commission « tête » qui n’existait pas traitera de la protection

de la boîte crânienne, de la protection faciale et de la protection

auditive. Sans dévoiler dès maintenant tous nos futurs axes de

réflexion, j’ai clairement annoncé lors la tenue de notre première

commission que l’un des premiers axes de travail devra

porter sur l’association casque et protection auditive : il s’agit

de répondre à ce qui constitue aujourd’hui une véritable « prise

de tête » pour les distributeurs et les utilisateurs sur ce sujet

par la rationalisation et la présentation claire des produits afin

d’aider les utilisateurs dans leur choix. D’autres projets seront

dévoilés après la prochaine réunion des membres de la commission,

prévue mi-janvier 2009.

Novembre 2008 - M & E - N°608 51


Sécurité au travail

longévité. En option, traitement

antireflet, verres colorés ou photochromiques.

Une version pour

femme a été adaptée à la morphologie

du visage féminin (Vision

3).

Peltor (Aearo technologies) propose

une lunette Led Light Vision,

lunette de protection

équipée de diodes lumineuses

ultra-puissantes avec piles longue

durée (plus de 50 heures

d’autonomie) qui permettra

d’éclairer une zone sombre tout

en protégeant les yeux et en

laissant les mains libres pour

travailler. Les deux piles sont incluses,

mais ne peuvent pas être

remplacées. La monture possède

des branches et un pont nasal

en caoutchouc. Les oculaires

en polycarbonate incolore antibuée

protègent des UV et des

impacts à températures extrêmes.

Un étui souple en microfibres

est fourni.

Le casque E-MAN a été spécifiquement

conçu pour la protection

des électriciens industriels :

installation, entretien et maintenance

des réseaux électriques.

Il est doté d’une visière entièrement

rabattable évitant tout

risque d’accrochage, et d’une

« Crash Box », innovation permettant

l’absorption des chocs.

Résolument ergonomique, ce

casque est également adapté à

l’industrie chimique ou la métallurgie.

La visière rabattable,

en polycarbonate injecté de

2 mm d’épaisseur, avec traitements

antirayures et antibuée,

protège contre les risques spécifiques

des arcs électriques générés

par les courts-circuits,

flashs UV, étincelles ou gouttelettes

de métal en fusion consécutifs

à l’explosion.

(Voir aussi rubrique Nouveaux

Produits p. 67 et suiv.)

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Technologie

> Une application méconnue

Des gaz au secours des

vendanges

La société Oeno Roussillon s’est équipé d’une presse Messer pour la

transformation du CO 2

en glace carbonique. Cette glace permet de protéger

les vendanges lors de leur transport de la vigne au chais et empêche les

raisins de commencer une fermentation indésirable.

Henri Giraltes

chez Oeno

Roussillon

Dès la récolte, la vendange

est protégée

d’un départ précoce

en fermentation

par du CO 2

dans sa forme solide

(neige ou glace carbonique) qui

combine un effet de refroidissement

et d’inertage. Il s’agit d’éviter

le départ de la fermentation

avec les levures dites « indigènes

» naturellement présentes

dans les grappes de raisin. Ce départ

indésirable en fermentation

est d’autant plus risqué que le

temps est chaud. Les levures de

fermentation sélectionnées par

le vinificateur et qui seront ajoutées

lors du départ en fermentation

pourront ainsi accomplir leur

travail sans interférences avec les

levures indigènes et aboutir au

goût du vin recherché. La mise sur

glace carbonique protège également

de l’oxydation, phénomène

auquel les raisins blancs sont très

sensibles. De plus, les propriétés

bactériostatiques du CO 2

limitent

l’utilisation du dioxyde de

soufre SO 2

.

Le choc thermique créé lors de

la mise sur glace carbonique (à

–78 °C) a pour effet l’éclatement

des baies de raisins et la libération

des arômes contenus dans la

peau du fruit.

Une application

typique

avec les vins

blancs liquoreux

de type

sauternes est

la cryoextraction

: les baies

sont surgelées

avant pressurage

afin de

concentrer les

jus obtenus.

La glace carbonique

peut

être utilisée

pour protéger

les vendanges

dans les bennes

à vendanges, les conquets de

réception, les fouloirs égrappoirs,

les cuves de macération, les pressoirs…

Macération

préfermentaire à

froid pour les vins

rouges

Afin de renforcer le caractère

aromatique des vins rouges, on

abaisse la température entre 5

et 10 °C pendant une dizaine

de jours avant le départ en fermentation,

avec du CO 2

liquide

ou solide (glace carbonique). La

fermentation est ensuite déclenchée

par montée en température

(25 °C) et adjonction de levures.

Lors de la vinification, pendant et

après la fermentation, le vinificateur

doit procéder au remontage :

le jus doit traverser la couche de

matières solides (peaux, rafles…)

appelée le chapeau. C’est grâce à

cette opération que le jus, blanc

au départ, devient rouge. Cette

opération peut se faire mécaniquement

grâce à une pompe qui

fait remonter le jus ou par diffusion

d’azote ou mélange azote/

oxygène ou mélange azote/CO 2

.

Le remontage dit « à l’azote »

présente l’avantage de ne pas

abîmer le vin, de limiter les pertes

de produit. Sans compter le

Novembre 2008 - M & E - N°608 55


gain de temps, d’énergie et de

main-d’œuvre. Pour une cuve de

100 hl et une pompe de 50 hl/h,

comptez 2 heures avec 2 personnes

en mécanique, comparé

à 5 minutes avec 1 personne à

l’azote. L’apport d’oxygène lors

d’un remontage pendant la fermentation

peut être intéressant

pour le dopage des levures. De la

même façon, pour homogénéiser

les jus, les gaz alimentaires peuvent

être utilisés en alternative

aux solutions mécaniques.

Nettoyage et

rinçage des

matériels vinicoles

Lors du remplissage des cuves, un

volume d’air dit « ciel gazeux »

reste confiné entre la surface du

niveau de vin et la voûte de la

cuve. L’inertage consistera alors

à balayer l’air (contenant 21 %

d’oxygène) en fin de remplissage

et à le remplacer par un gaz

neutre sous une faible pression

(20 mbar). Ainsi le vin en contact

avec le gaz neutre est protégé de

toute altération, conservant l’intégrité

de ses qualités organoleptiques.

L’azote est aujourd’hui le gaz neutre

le plus utilisé pour l’inertage

du vin. Économiquement avantageux

et chimiquement inerte,

il présente l’inconvénient d’assécher,

voire de décarbonater les

vins. C’est pourquoi le mélange le

plus utilisé est composé de 80 %

d’azote et de 20 % de CO 2

qui

compensent la décarbonatation

engendrée par l’azote.

Pour l’inertage du vin, l’argon

aura l’avantage d’être inerte

comme l’azote et lourd comme

le CO 2

. Ainsi l’argon nécessite un

balayage limité à une fois le volume

à inerter, au lieu de 3 à 4 fois

pour l’azote. Un mélange 80 %

argon et 20 % CO 2

permettra un

inertage efficace avec « effet piston

» sans risque de décarbonatation

comme le provoquerait un

inertage à l’argon pur. Les opérations

de soutirage du vin devront

être associées à un apport en gaz

neutre équivalent.

Lors de l’embouteillage, la couche

d’air au niveau du goulot des

bouteilles peut être remplacée

par un gaz neutre évitant tout risque

d’oxydation. Une opération

fréquente avec les vins blancs

secs sensibles à l’oxygène. Enfin

le CO 2

apporte les solutions

pour le nettoyage cryogénique

(projection de glace carbonique

par un flux d’air comprimé sur

une surface) des barriques ou

cuves de stockage, comme pour

le rinçage avec de l’eau carbonatée

après les lavages avec des

produits alcalins du type soude.

Ce procédé divise par deux la

consommation d’eau.

S. B.


Cahier du Mangement Industriel

> Pilotage

Les 10 indicateurs

incontournables

Comment piloter la maintenance sur la base de 10 indicateurs

incontournables pour diriger une fonction créatrice de valeurs

pour l’entreprise.

Par Yves Lavina

L’AUTEUR

Expert à la

direction

des activités

maintenance

de Proconseil,

Y. Lavina

est l’auteur

de plusieurs

ouvrages dont

Amélioration

continue en

maintenance,

Techniques

d’audit et plan

de progrès,

aux éditions

Dunod (2005).

Figure 1. Exemple de fiche objectif

Orientation n° 3

Indicateurs clés

MTBF -MTTR sur machines critiques

Les services maintenance

regorgent de solutions

techniques pour améliorer

la performance

des sites industriels. En contrepartie,

le dialogue avec la direction

ou avec les entités « clientes » de

l’usine est le plus souvent déficitaire

en indicateurs pertinents. On

dispose bien souvent de chiffres à

ne pas quoi savoir en faire, générés

fréquemment par le souci de

maîtriser les coûts ; on recherche

aussi souvent les indices chiffrés

qui permettraient d’évaluer et de

« vendre » les résultats du service

rendu.

L’art de la maintenance repose

sur la réduction du besoin de

maintenance : moins de curatif et

moins de préventif. Elle s’installe

Engager simultanément un projet pour tuer les pannes

Objectif : Diviser par deux le nombre de pannes

Respons. Indicateur d’action

1) Formuler et mettre en œuvre une stratégie “hantise de la panne” André Nb panne/pers./jour

2) Créer une réelle synergie entre opérateurs production et intervenants maintenance Bernard Nb intervention en binôme

3) Assurer une conduite rigoureuse des dépannages Claude Nb retours sur panne

4) Disposer de maintenanciers polyvalents et compétents Daniel Heures de formation

5) Collecter de façon structurée les données sur les pannes Éric Taux de rapports dépannage

6) Analyser régulièrement les pannes Francis Nb réunions

7) Mesurer les avancées et afficher les indicateurs de fiabilisation Georges Nb indicateurs MAJ

8) Communiquer sur les actions d’éradication de pannes Henri Nb de pannes “tuées”

ainsi dans un processus d’amélioration

continue, dit de « Lean

maintenance » visant à faire juste.

Elle démontre de façon régulière

qu’elle s’inscrit dans le bon

parcours économique et met en

avant sa contribution aux avancées

de l’usine. Avec une telle ambition,

la mesure est essentielle

et, tant qu’elle n’est pas mise en

œuvre, la maintenance reste perçue

comme un mal nécessaire.

Dans l’évaluation de la fonction

maintenance, nous distinguons

deux niveaux :

– celui du diagnostic pour lequel il

s’agit de positionner globalement

le résultat de la fonction. Nous

avons recours aux ratios globaux

qui permettent de la situer par

rapport à des repères et des fondamentaux

de la maintenance :

coût de la maintenance/valeurs à

neuf des biens entretenus ; structure

de la dépense maintenance…

Il s’inscrit dans une logique de

benchmarking ;

– celui du pilotage pour lequel il

s’agit de s’assurer que l’on avance

bien vers l’objectif : la mesure repose

dès lors sur des indicateurs

repris et présentés sous forme de

tableau de bord. Ces clignotants

permettent ainsi d’évaluer périodiquement

la situation de la

maintenance.

Nous retenons cette seconde approche

pour laquelle il convient de

respecter trois règles de départ :

– le service maintenance instaure

un contrôle de l’activité basé sur

l’élaboration préalable de « fiches

objectifs ». Elles formulent

simplement la politique maintenance

sous une forme simple qui

peut s’apparenter à celle présentée

en figure 1 ;

– le tableau de bord de la maintenance

n’est en aucun cas un

tableau cumulant des chiffres :

il montre l’évolution des différentes

actions qui contribuent à

l’atteinte d’objectifs bien formalisés

; ce n’est surtout pas l’image

rétrospective des différentes activités

du service. Il est construit

à l’usage d’un décideur et d’un

seul, et est utilisé pour informer

les autres. Nous raisonnons ici

au niveau du responsable de la

fonction maintenance ;

– le choix des indicateurs res-

Novembre 2008 - M & E - N°608 57


Importance économique - Implication économique - Main-d’œuvre/

Pièces/Prestations extérieures/Gros entretien - Productivité

PERFORMANCE

TRS

Disponibilité

MTBF

MTTR

Taux de rebut

Cadence

COÛTS

EFFICACITÉ

Curatif

Préventif

Amélioratif

Heures

Stock

Sous-traitants

Figure 3.

Les alertes

liées au

chemin

économique

pris par la

maintenance.

Figure 2. Le triangle des objectifs permanents.

Figure 4.

Tableau de bord

sous forme de

Scorecard.

pecte le triangle des objectifs

permanents de la maintenance

comme indiqué sur la figure 2 : en

fait, un écart de coût doit pouvoir

s’expliquer par une évolution des

ressources ou un déficit de performance,

par exemple. Chaque

indicateur vient compléter l’interprétation

d’un écart observé

par l’autre. Pour que le tableau de

bord soit un outil de diagnostic

continu, il convient que les écarts

observés permettent de générer

des actions.

Une fois ces préalables posés, le

pilotage de la maintenance repose

sur :

– des indicateurs d’alerte (I1 à

I3) : sommes-nous sur le bon

chemin ? Autrement dit, ne dérapons-nous

pas par rapport à la

marche générale de l’usine ;

– des indicateurs de respect des

fondamentaux (I4 à I7). Les bons

résultats de la maintenance passent

par l’application de trois

processus clé : tuer les pannes,

appliquer rigoureusement un

préventif régulièrement rééquilibré

et privilégier l’amélioration

technique ;

– des indicateurs de vérification

(I8 à I10) : vis-à-vis des ressources

et des moyens qu’elle met

en œuvre, la maintenance prend

chaque année des engagements

majeurs.

Dans ce contexte nous recommandons

de piloter la fonction

maintenance sur une base limitée

à 10 indicateurs permanents,

invariables d’une unité de production

à une autre, reconduits

régulièrement d’un exercice au

suivant. Ils sont rapidement explicités

ci-après sans entrer dans

le détail des périmètres couverts,

ni des modalités de déclinaison.

1. Coût unitaire

maintenance

Il mesure le coût complet de la

maintenance (main-d’œuvre salariée,

pièces de rechange, prestations

et provisions pour gros

entretien) rapporté aux volumes

produits. Son suivi vise à s’assurer

mensuellement que la dépense

globale de maintenance ne

s’écarte pas de l’objectif

en liaison avec les volumes

produits et le chiffre

d’affaires engrangé.

Il permet de profiter

des augmentations de

volumes pour engager

les actions générant les

progrès économiques ; il

conduit à dépenser au

plus juste lorsque les

quantités produites reculent.

2. Chemin

économique

maintenance

Il indique une tendance : la maintenance

s’assure périodiquement,

tous les six mois par exemple,

qu’elle avance économiquement

dans le bon sens : si le coût complet

de maintenance par rapport

à la valeur des biens maintenus

(appelé importance économique)

et par rapport aux coûts de fabrication

(appelé implication économique)

diminue, cela traduit

indéniablement des gains de productivité

de la maintenance. Sinon

ce sont des signes avant coureurs

d’une absence de progrès

partielle ou totale (figure 3).

3. TRS (Taux

de Rendement

Synthétique)

Il est calculé en faisant le rapport

entre les quantités produites

bonnes et les quantités de produits

conformes qui auraient dû

être produites à la cadence nominale

pendant le temps d’ouverture

de l’équipement. Même si la

fonction maintenance n’est pas

redevable de toutes les pertes,

elle reste solidaire et fait sienne

l’objectif majeur de l’usine. Un

bon TRS, en progression, traduit

une bonne performance industrielle

: la maintenance est dès

lors placée dans de bonnes conditions

pour justifier ses écarts de

coût ou d’activité.

(suite p. 61)

58

M & E - N°608 - Novembre 2008


Cahier du Mangement Industriel

(suite de la p. 58)

4. MTBF et MTTR

Ils déterminent respectivement la

Moyenne de Temps de Bon Fonctionnement

entre deux dysfonctionnements

et la Moyenne des

Temps Techniques pour Réparer.

Le premier basic en maintenance

est de connaître le nombre de dysfonctionnements

et leur importance

pour mieux les combattre.

La maîtrise du processus « Tuer les

pannes » nécessite une mesure

préalable à l’analyse hiérarchisée

de celles-ci. Que ce soit au niveau

de l’usine ou d’un secteur, d’une

ligne de fabrication ou d’une machine,

connaître la fréquence des

dysfonctionnements et leur gravité

est beaucoup plus pertinent

que de se référer au seul taux de

panne, qui lui permet de continuer

à vivre avec les pannes.

5. Équilibre PCA

Il positionne la part de temps

consacré au préventif, au curatif

et à l’amélioratif dans l’activité

maintenance (après avoir écarté

des temps non considérés comme

activités maintenance : Contribution

aux changements de fabrication,

Heures dédiées aux travaux

neufs… Les temps passés concernent

seulement les exécutants et

non les personnels en support.

Afin d’assurer une bonne régulation

de l’activité maintenance

; l’équilibre doit être proche

à terme de 33 % de préventif ;

moins de 33 % de curatif et plus

de 33 % d’amélioratif

Figure 5. Tableau de bord sous

forme graphique.

6. Qualité

préventif

Un préventif est de qualité s’il est

réalisé selon le plan prévu (application

rigoureuse), génère des suites

à préventif à un bon niveau

(diminution des tâches systématiques)

et apporte les progrès

escomptés (réduction des pertes

liées à des dysfonctionnements).

L’indicateur retenu combine ces

trois volets pour surveiller la réalisation

à temps des actions prévues

et les retombées positives

de celles-ci.

7. Effort

amélioratif

Comme indiqué précédemment,

le cœur du métier de maintenancier

est l’action améliorative

orientée vers l’augmentation

de la performance industrielle

autant que sur des domaines exclusivement

« mainteno-maintenance

». L’indicateur clé vise à

s’assurer que la charge de travail

améliorative en nombre d’actions

réalisées par période reste à un

bon niveau et que l’ensemble des

maintenanciers reste mobilisé sur

cette activité.

8. Tenue

budgétaire

Il convient de s’assurer mensuellement

de la tenue des différentes

composantes du budget de

maintenance : maintenance courante

et maintenance apériodique

(gros entretiens), main-d’œuvre

impliquée, achats de pièces et de

prestations… Il s’agit là d’un domaine

plus habituel pour lequel,

nous insistons, le raisonnement

se fait sur des coûts complets de

maintenance.

9. Plan à 10 ans

Une bonne maintenance anticipe

: elle dispose d’une prévision

décennale (pour fixer un horizon

qui aurait pu très bien être de

5 ans) des travaux importants à

réaliser : remises à niveau, grosses

améliorations ou modifications,

renouvellement de sousensembles

obsolètes… et mesure

régulièrement le taux d’achèvement

de ce plan. Cet « investissement

» régulier dans la conservation

du potentiel de production

est fondamental.

10. Montée en

compétences

La qualité de la maintenance réside

dans la qualité des ressources

humaines qu’elle emploie ; aussi,

toute disposition qui donne de

la perspective au maintenancier

apporte de la performance à l’entreprise.

La qualité des plans de

formation et d’adaptation des

hommes de la maintenance tant

dans leur technicité que dans leur

comportement est essentielle :

la mise sous contrôle, la mesure

de l’application des actions de

montée en compétence est essentielle.

Chacun de ces indicateurs se décline

de la manière la plus appropriée

dans le contexte de l’entreprise.

Sa présentation peut

reposer sur l’une des deux formes

suivantes en tenant compte

des règles de communication en

place (figures 4 et 5).

Le tableau de bord du responsable

maintenance ne se limite

pas à ces 10 indicateurs : les

pièces de rechange, le suivi des

prestataires, la prise en compte

des objectifs spécifiques… et divers

autres domaines où la mesure

est nécessaire ne sont pas

pris en compte ici. Ils viennent

compléter ces 10 indicateurs incontournables

lorsqu’on dirige la

maintenance sur la base de fonction

créatrice de valeur pour nos

entreprises.


Yves Lavina

Novembre 2008 - M & E - N°608 61


Nouveaux produits

> Outillage

Bosch :

Plus de

pour ses

80 nouveautés

ans

Créée en 1928 en

Allemagne, Bosch

fête donc ses 80

ans. C’est une société

quelque peu atypique par

son statut. C’est en effet une fondation

depuis 1964 (Bosch assure

notamment la gestion d’un

hôpital à Stuttgart). En France,

l’entreprise emploie 10 000 personnes

sur une vingtaine de sites

et réalise un CA de 3,3 milliards

d’euros. Au niveau mondial, Bosch

est présente sur trois grands marchés

: l’automobile (61 % de son

activité globale, 72 % en France),

l’industrie (13 %) avec notamment

Bosch Rexroth et ses

vérins utilisés sur des chantiers

aussi emblématiques que les

nouveaux ascenseurs de la tour

Eiffel ou les aménagements de la

baie du mont Saint-Michel ; enfin

l’électroménager représente

26 % de l’activité.

Dans l’outillage professionnel,

Bosch est le leader des outils

électroportatifs avec ses gammes

bleu (professionnel) et vertes

(bricolage). Avec une gamme

complète sans-fil (10,8 V, 36 V et

désormais 14,4 et 18 V) Bosch est

d’ailleurs spécialiste des batteries

lithium-ion dont les performances

ont déclassé les batteries au

Nickel (NiCd/NiMH). L’alimentation

en batterie 36V est aussi

puissante que par le filaire. Depuis

cinq ans, la société propose

aussi des outils stationnaires. Et,

depuis peu, Bosch investit le marché

des instruments de mesure,

avec de grandes ambitions. Il est

vrai que ce secteur connaît une

croissance de + 10 % par an au

niveau mondial. Pour être complet

citons également les outils

de jardins, et les accessoires et

consommables.

Un produit

nouveau sur trois

Aujourd’hui, 36 % des gammes

d’outillage Bosch sont composées

de nouveaux produits, explique

Harald Franck, le directeur

de la communication, pas moins

de 3 200 brevets ayant été déposés

en 2007 (14 par jour !). Présentons

un bref échantillon des

annonces récentes. Au rayon des

instruments de mesures, après

le télémètre laser DLE 50 Professional,

le plus petit au monde,

Bosch vise encore plus loin avec

le DLE 70 Professional, outil compact

et robuste qui tient dans une

poche. Tenant aussi dans la poche,

le plus petit tournevis électrique

sans-fil, à moins de 500

grammes, le GSR ProDrive 3,6

V-LI Professional est idéal pour

Télémètre

DLE 70

Professional

Perceusevisseuse

sansfil

14.4 V-Li

Professional

tous les petits travaux de vissage

et dévissage, dans des endroits

difficiles, jusqu’à 110 vis par

charge (batterie interchangeable

et chargeur adaptable aux batteries

3,6 et 10,8 V-LI pour une

utilisation continue).

La nouvelle perceuse-visseuse

sans-fil GSR 14.4 V-LI Professional

offre le plus grand nombre

de vissages par charge de batterie

dans sa catégorie grâce à la

technologie Lithium-ion « Premium

». Une parfaite prise en

main en raison d’un faible poids

(seulement 1,7 kg pour la 14,4

V-Li et 1,8 kg pour la 18 V-Li) et

d’un design compact et ergonomique.

Notez un dispositif breveté

pour la protection des batteries,

le système ECP (Protection

Électronique des Cellules).

Avec la scie circulaire GKS et la

scie sabre GSA 18 V- LI Professional,

Bosch enrichit la gamme

18 volts qui comprend déjà la

perceuse-visseuse GSR 18 V-LI.

Les nouvelles meuleuses angulaires

GWS 22-230 LVI Professional

et GWS 24-230 LVI sont les

62 M & E - N°608 - Novembre 2008


premières du genre équipées du

dispositif exclusif de protection

anti-recul « Kick-Back stop »,

anti-redémarrage et d’un capot

de protection anti-éclat indéformable

(normes européennes EN

60745-2-3).

Le roi des forets

Les nouveaux sets d’accessoires

« Robust Line » : 58 sets en

format de poche (27 sets pour

le vissage, 23 sets pour le perçage

et 8 sets pour le sciage)

compacts avec fenêtre transparente

et cadre antichoc, permettront

de disposer toujours

des bons accessoires à portée

de main pour travailler dans le

bois, le métal ou les matériaux

de construction.

Nous avons relevé enfin un nouveau

foret « SDS-plus X5L »

pour marteau

perforateur

avec une durée

de vie annoncée

3 fois supérieure

à celle

des autres

forets à tête

en carbure de

tungstène et

Set d’accessoires

« Robust Line »

avec témoin d’usure. Les principales

caractéristiques de ce

foret ont déterminé son nom :

le X fait référence à la nouvelle

forme des tranchants en carbure

de tungstène, le 5 pour rappeler

les 5 avantages (1 pointe

de centrage et 4 points de

coupe), et le L pour sa « longue

durée de vie ».

Meuleuse

angulaire GWS

24-230 LVI


Le produit du mois

Analyseur de

réseau et d’énergie

Le Qualistar+ C.A 8335 a été entièrement développé

par les bureaux d’études Chauvin Arnoux.

Cet instrument de mesure prolonge les précédents

Qualistar C.A 8332B et C.A 8334B avec plus d’entrées,

plus de fonctionnalités, plus de capacité mémoire…

Photo Chauvin Arnoux

On enregistre sur

les réseaux de plus

en plus de pollution

par conduction,

induction ou rayonnement

en raison de la multiplication

croissante des dispositifs dotés

d’alimentation à découpage, des

systèmes à base d’électroniques

de puissance, des ordinateurs…

En conséquence, de plus en plus

de pertes d’énergie et de perturbations

de fonctionnement

des machines. Pour réaliser des

économies d’énergie et garantir

le bon fonctionnement des matériels

électriques connectés au

réseau, le contrôle régulier de la

qualité du réseau électrique est

nécessaire.

Destinés aux services de contrôle

et de maintenance, les Qualistar

C.A 8332B, C.A 8334B et le Qualistar

+ C.A 8335 permettent de

vérifier rapidement la qualité des

réseaux et d’exploiter facilement

les résultats. Le clavier est scindé

en zones immédiatement identifiables

(fonctions directes, menus

pop-up, curseurs…), un large

écran couleur (148 mm). Les modes

d’affichages sont structurés

et des accès directs offrent un

gain de temps supplémentaire.

Portables, les Qualistar offrent

une béquille escamotable utile

pour des campagnes d’enregistrements

de longue durée. Le

nouveau Qualistar+ est en outre

doté de bagues de couleurs pour

le repérage des branchements.

Polyvalents, les Qualistar mesurent

tous les paramètres de

tension, courant et puissances

jusqu’au diagnostic complet

d’une installation électrique. Ils

capturent et enregistrent simultanément

tous les paramètres,

transitoires, alarmes et forme

d’ondes. Les capteurs connectés

sont reconnus automatiquement.

La visualisation en temps

réel des 4 entrées simultanées

s’effectue soit en mode graphique,

vectorielle ou encore sous

la forme d’un tableau de valeurs.

Le diagnostic des harmoniques,

en mode expert, permet d’analyser

l’influence des harmoniques

sur l’échauffement du neutre ou

sur les machines tournantes. La

mesure de l’Inrush, ou courant

d’appel, destinée notamment

au dimensionnement correct de

l’installation électrique, voit sa

durée d’enregistrement passer

à plus d’une minute. On pourra

enregistrer des valeurs Min et

Max. La capture de transitoires,

jusque-là limitée à 50, passe à

300. Dans le cas où l’utilisateur

souhaiterait enregistrer tous les

paramètres sur un échantillonnage

maximal à la seconde, la

Photo Chauvin Arnoux

durée de cet enregistrement est

possible jusqu’à 1 mois avec le

Qualistar+ (on pourra aussi enregistrer

jusqu’à 10 000 alarmes

de 40 types différents).

La fonction « screen shot » permet

d’illustrer un rapport ou

d’étayer une conclusion d’analyse

suite à une campagne de

mesures. On peut rappeler les

écrans pour les imprimer ou les

visualiser à la demande. Le logiciel

multilingue « Dataview »

permet une présentation des

données sous forme de graphiques,

d’histogrammes, de tableau

ou encore de les transférer vers

des tableurs. Résolument simple

d’utilisation, le Qualistar offre

une configuration intuitive,

une aide en ligne et la possibilité

d’imprimer directement.

64 M & E - N°608 - Novembre 2008


EPI et Sécurité au travail

Gants de protection

SHOWA

Gant 317 Hi-Viz multi-usage

tricot polyester sans couture,

forme anatomique, paume

enduite latex, dos de main

aéré. Son tricot sans couture

et sa forme anatomique permettent

la manipulation de

pièces sèches ou humides

avec dextérité. Ils limitent la

fatigue de la main et évitent

les irritations. Lavable à 40°

avec un détergent neutre. Innovation

: marquage lumineux

après stockage de lumière rendant le gant parfaitement

adapté pour les travaux de nuit, et forme

anatomique,

Lunettes

Delta Plus lance une nouvelle lunette « Blow gradient

» avec oculaires en polycarbonate de couleur

gris « gradient » (anti-rayures,

anti-buée, UV400), pour extérieur

et intérieur, et répond à

tous les critères de protection

tout en ayant un design moderne

grâce à sa monture transparente.

Son concept d’accessoires

amovibles permet de transformer

d’un simple geste la lunette

branches en lunette avec mousse

interne pour optimiser le confort,

et enfin en lunette masque avec

mousse et bandeau élastique

pour une meilleure ergonomie

et adhérence. Très enveloppant,

ce modèle s’adapte à toutes les

formes de visage et garantit une

couverture maximale des yeux

grâce à une protection latérale

intégrée.

Un gant anticoupure

avec

témoin d’usure

« Visiocut » est un gant anti-coupure qui

a obtenu les meilleurs résultats de tests selon la Norme

EN 388 (risques mécaniques). Un fil orange apparaît à l’usure :

c’est le premier gant anti-coupure avec un tel témoin d’usure.

Le fil orange à l’intérieur du gant permet d’obtenir un contrôle

visuel du niveau de résistance à la coupure (gant neuf niveau 5,

gant usé niveau 3). Ce gant a obtenu le prix de l’innovation au

salon Preventica en 2008 et sera présenté au prix de l’innovation

du prochain Expo-Protection.

380 NBR Foam Grip de

Showa

« 380 NBR Foam Grip » de Showa est un gant multi

usage tricot nylon sans couture, paume en-

duite

mousse nitrile microporeuse permet-

tant

d’agripper solidement les pièces ou surfaces

dérapantes exigeant une grande

sûreté de mouvements et une dextérité

optimale. Applications : construction

mécanique et automobile, montages

d’appareils ou composants, usinages…

Il offre une technologie révolutionnaire,

même sur surfaces glissantes ; avec

une capacité anti-dérapante bien supérieure

à celle de gants standard en nitri-

le.

Paume grainée avec enduction de nitrile

alvéolaire. Nouvelle génération de mousse

microporeuse, forme anatomique, tricot

nylon

sans couture.


Lunettes de protection

« Terminator Orange UV-400 + » effet « Blue Blocker »

est un oculaire de protection spécialement étudié pour

filtrer les rayons de lumière bleue et les rayons UV. Une

exposition intensive aux rayons lumineux compris entre

400 nm (UV) et 490 nm (lumière bleue) peut causer des

dommages irréversibles à la rétine. Terminator Orange

UV-400 protège les yeux de manière optimale tout en

augmentant les contrastes et en améliorant la perception

des profondeurs. Légères, confortables et au look irréprochable,

ces lunettes de protection sauront se faire oublier

tout en offrant une protection maximale.

Lunette-masque

Modul-R

avec demi-écran facial

Cette lunette-masque très

légère et profilée en TPE

(élastomère thermoplastique)

offre un demi-écran

facial en polycarbonate

avec système de ventilation

ajustable (position

fermé ou ouvert), et une

protection contre les impacts,

la poussière et les

projections chimiques. Le

TPE est un matériau utilisé,

entre autres, dans les

masques respiratoires pour

ses qualités de grande résistance

aux produits chimiques

et pour sa capacité à

rester souple même lors de

changements de température.

Le système de ventilation

haute performance

lutte efficacement contre

les problèmes de buée tout

en gardant les liquides et

poussières à l’extérieur du

masque. Le bandeau en nylon

est ajustable et, grâce

à son système de clip pivotant,

l’utilisateur peut positionner

son masque sur un

casque. L’écran en polycarbonate

traité anti-rayures et

antibuée offre un champ de

vision sans distorsion grâce

à son galbe important.

Le design profilé permet

à l’utilisateur de porter le

MODUL-R en combinaison

avec un masque anti-poussières,

un demi-masque respiratoire

ou des lunettes à

verres correcteurs. .


Left/Right pour

la protection auditive

MSA Gallet

Casque anti-bruit nouvelle génération avec un

nouveau design profilé et de nouvelles couleurs.

Coquilles individuelles et adaptées pour

l’oreille gauche et l’oreille droite. Trois niveaux

d’atténuation et trois couleurs disponibles au

même coût : choisir sa protection en fonction

de son besoin. Choix du niveau d’atténuation

en fonction de l’environnement : Bas = 24 dB ;

Moyen = 28 dB ; Haut = 33 dB. Choix de la couleur

en fonction de son secteur d’activité : Blanc pour les milieux

propres (pharmaceutique, agroalimentaire…) ; Jaune pour les

métiers où une visibilité est nécessaire (BTP, aéroports, etc.) ;

Bleu pour toutes les autres industries. Existe aussi en version

coquilles à monter sur casque et en version AM/FM.

Vêtements Kiplay pour

zone ATEX

Ensemble blouson BREDA et pantalon PYREX de la marque

Kiplay, des vêtements ESD ont été conçus afin de répondre

aux différentes normes et permettent d’être utilisés en zone

ATEX. La protection ESD par dissipation de la surcharge

électrostatique des opérateurs à travers son équipement

de protection individuelle (vêtement et chaussures) protège

non seulement le porteur mais également le matériel

(électronique sensible) surtout là où il y a des mélanges

explosifs et dont les dégâts peuvent être provoqués par

des décharges électrostatiques émises par l’homme.

La Parka Expert

de Kiplay

La parka ESD a été conçue afin de répondre aux normes

CE EN 343, CE EN 533, CE EN 368, CE EN 1149-3, et

permet d’être utilisée en zone ATEX. La protection ESD

par dissipation de la surcharge

électrostatique des opérateurs

à travers son équipement de

protection individuelle (vêtement

et chaussures) protège

non seulement le porteur, mais

également le matériel (électronique

sensible) mais surtout là

où il y a des mélanges explosifs

: dissolvant/air, essence/air,

poudre explosive/poussière. Ce

vêtement répond également à

la norme dédiée à la haute visibilité

(CE EN 471).


EPI et Sécurité au travail

Lafont, adopte la « Work

Attitude »

Lafont propose avec la « Work

Attitude », une gamme très

« sportswear » composée de 4

pièces : pantalon, blouson, combinaison

et gilet (auxquels pourront

s’ajouter tee-shirts, polaires,

casquettes et autres accessoires).

Pour le confort : détails

couture (rehausse dos, poches

revolver, poche jean…) et pour le

style : pressions et marquage en

mercerie plastique rouge et noir.

Avec un tissu haute résistance

(sergé 65 %, coton 35 % polyester

250 g), associé à un tissu

de renfort déperlant, oléofuge et

anti-abrasif ; tous deux labellisés OEKO-TEX Standard 100 (norme de

contrôle certifiant que le tissu ne contient aucune substance indésirable

pour la peau) ; des poches de protections genoux renforcées permettant

l’utilisation des mousses de protections genoux standard ou des mousses

récemment normées EN 14404 au niveau européen, des renforts de

sécurité, des protections anti-salissures.

Une veste

tout-temps,

tout-terrain

La veste de travail Softwell de la gamme

Profil de Gerin est conçue

pour tous les travaux d’extérieur

à réaliser par

tout temps. Souple et

offrant une parfaite

aisance de mouvement,

c’est une

véritable seconde

peau… Son tissu

150 D Softshell

avec micropolaire

intérieure

(150 g/m 2 ) et sa

membrane contrecollée

entre le tissu et la

polaire protège à la fois contre le froid

tout en assurant une parfaite étanchéité

et un effet coupe-vent. Cette merveille

de technologie est d’ailleurs également

utilisée dans les sports extrêmes.

SIÈGE SOCIAL :

64, rue de Gravignan - 69360 TERNAY

Tél. 04 78 07 14 20 - Fax 04 78 07 24 76

www.sibbordas.fr

Contacter M. CALTAGIRONE

responsable Département RÉNOVATION

Tél. 06 07 31 58 78


Kit de protection anti-gaz

3M

Sur les kits de protections combinées vapeurs et poussières A1P2

et A2P3 de 3M, avec demi-masque, des recharges seules A1P2 et

A2P3 sont également disponibles. Deux niveaux de confort : série

6000 (3 tailles possibles)

ou 7500 (3 tailles possibles).

La série 6000 est en kraton

sans silicone, idéal pour

les applications peintures,

avec système bicartouche

à baïonnette, sans maintenance

avec une durée de vie

de 6 mois. La série 7500 est

100 % silicone, très profilé,

parfait pour les ports de longues

durées. Très facilement

démontable et nettoyable, ce

demi-masque offre une durée

de vie de 3 ans. Ces kits

sont recommandés pour les

applications de peinture, de

vernis, pulvérisation de traitements

phytosanitaires.

Kit de protection

respiratoire

et oculaire

Les traitements phytosanitaires

peuvent

engendrer des troubles

cutanés, digestifs

et neurologiques.

MSA Gallet a

conçu le Phyto Kit

pour prévenir les risques

lors des phases

d’une opération de

traitement. Il comprend

un demi-masque

MSA Advantage

200 LS, réutilisable

en combinaison de caoutchouc thermoplastique

très léger (certifié EN 140), une paire de cartouches

MSA Advantage 202 filtrante gaz, vapeurs et

poussières, protection A2P3, une lunette-masque

Perspecta GIV 2300 à système de ventilation, ajustable

et oculaire anti-buée panoramique, un sac à

dos de transport.


Détecteur multi-gaz

MSA Gallet

L’Altair 4 (MSA Gallet) est un détecteur

multi-gaz qui mesure les gaz O 2

, H 2

S, CO

et les gaz explosibles. En plus d’être l’un

des détecteurs multi-gaz le plus compact,

il possède un boîtier en caoutchouc extrêmement

robuste et est très facile d’utilisation.

Il est disponible avec l’option MotionAlert

: Détecteur d’immobilité, une

option unique dans le monde des détecteurs

portables. L’alarme du détecteur se

déclenche si l’utilisateur reste immobile pendant quelques

secondes, alertant les personnes à proximité. L’utilisateur du

détecteur peut également déclencher manuellement l’alarme

grâce à l’InstantAlert incluse. De conception robuste,

il est conçu pour supporter un test de chute de 3 mètres.

Le large écran numérique permet à l’utilisateur de lire la

concentration en gaz, les conditions d’alarme, l’état de la

batterie, les points de consigne et les valeurs de pics avec

précision. Il est doté d’un triple système d’alarme : l’alarme

audible de 95 dB à 30 cm, l’alarme vibrante très puissante

et l’alarme visuelle grâce à des LED très claires préviennent

en temps réel l’utilisateur de tout danger.

Cagoule de soudage

Bandit

Weltek lance sur le marché

français la nouvelle

cagoule de soudage Bandit

équipée de deux ouvertures

périphériques procurant

à l’opérateur une vision

panoramique de son

environnement. Présentée

en avant-première européenne

au salon Industrie

Paris 2008, la cagoule Bandit

munie des ouvertures

périphériques MultiView

est désormais disponible.

Ces ouvertures en polycarbonate

teinté DIN 5 situées de chaque côté de la cagoule

assurent une protection permanente contre les UV et les

infrarouges tout en offrant un confort d’utilisation hors

du commun. Conforme aux normes européennes en vigueur

EN 166, EN 175 et EN 379, la cagoule Bandit MultiView

bénéficie d’un large choix de cellules à obscurcissement

automatique à sélectionner selon l’application :

2 ou 3 capteurs d’arc, champ de vision standard ou XL,

alimentation solaire ou piles, système 3N1 meulage et

coupage, etc.


Détecteur d’immobilité

motionSCOUT

Nouvelle génération de système d’alerte

personnelle autonome MSA Gallet.

Détecte tout arrêt de mouvement

et déclenche une alarme automatique.

Adapté aux opérations de lutte

contre les incendies et de secours,

mais également aux recherches urbaines

et sauvetage, aux inspections

souterraines et, en général, à tous les

métiers où les personnes travaillent

seules. Fonctionnement simple grâce

à ses deux boutons : déclenchement de

l’alarme manuelle avec le gros bouton et

mise en marche de l’appareil avec le petit bouton. Compact,

robuste et étanche [IP 67] pour résister aux applications

les plus dures. Système d’alarme distinctif avec une

alarme audible de 95 dB à 3 m et deux LED très lumineuses.

Sans maintenance : uniquement des piles à remplacer

(2 piles AA LR6). Existe en version à clé pour un contrôle

du nombre de personnes sur le terrain et en version avec

capteur de température.

PUB

CODAITEC

Masque de soudage

Speedglas 9100 de 3M

La gamme Speedglass

de 3M bénéficie

d’un nouveau

système de

suspension parfaitement

adapté

à la physionomie

pour plus

de confort et de

stabilité. Plus

large, il offre une

meilleure respirabilité

au soudeur

et est compatible

avec les masques respiratoires de la société (masques jetables

anti-poussières et demi-masques avec filtres poussières).

Très enveloppant, il assure une protection optimale

contre les radiations et les projections au niveau de la

tête, du cou et des oreilles. Reconnue pour ses qualités

optiques exceptionnelles (1/1/1/2) et sa fiabilité, la cassette

optoélectronique offre plus possibilités de réglages

de teintes et de sensibilités, un champ de vision optimisé

(73 x 107 mm) et un mode confort spécifiquement dédié

au pointage. Disponible avec ou sans Sidewindows (fenêtres

latérales teinte 5) avec trois tailles de cassette (conforme

à la norme EN379).


EPI et Sécurité au travail

Chaussures de sécurité

Swing et Samba S3

La nouvelle semelle Spider-D

injectée en PU/TPU allie ergonomie,

résistance et adhérence

exceptionnelle. Le nouveau

chaussant de Lemaitre

Sécurité a été adapté à l’évolution

de la morphologie du

pied, assurant un confort

d’exception. Swing (modèle

bas) et Samba (modèle montant)

sont des chaussures de

sécurité en cuir hydrofuge,

souple et résistant. Protection

non métallique pour garantir

une chaussure légère,

bien équilibrée, non conductrice

de chaleur et de froid.

Embout 200 joules en polycarbonate

protégeant contre

les chocs et l’écrasement. Insert anti-perforation en textile

technique haute ténacité pour une protection sur 100 % de

la semelle. Le col et la doublure quartier en textile tridimensionnel

et anti-transpirant offrent un bien-être accru. Couche

d’usure en TPU thermoplastique polyuréthane dense et résistant.

L’association des matières, reliefs et dessins a été étudiée

pour garantir une adhérence, une souplesse et une résistance

remarquables.

Une chaussure

de sécurité lègére et

100% non métallique

La gamme de

chaussures de sécurité

« Bac’Run »

(chaussures Bacou

de Sperian Protection)

s’étoffe avec la

création de 11 nouveaux

modèles. La

collection « Bac’Run

Free » pérennise les

ingrédients qui ont

fait le succès de la gamme Bac’Run : la semelle de marche

en polyuréthane double densité (PU 2D), ultra-adhérente

et antichoc et l’embout SpaciumTM 200 Joules,

isolant du froid comme du chaud et inaltérable. En

complément, les chaussures Bac’Run Free offrent une

sécurité 100 % non métallique : elles sont équipées

de l’intercalaire anti-perforation FlexiumTM, en fibres

textile haute ténacité, pour apporter plus de souplesse

et de flexibilité à l’utilisateur lors de ses déplacements.

Autre avantage, la semelle de marche, grâce à une nouvelle

formulation du polyuréthane et à un nouveau

process d’injection sur tige, permet à la chaussure de

gagner plus de 20 % en légèreté et prévient ainsi la fatigue

des utilisateurs due aux déplacements fréquents

et aux stations debout prolongées.

« GEN Y »,

la ligne nouvelle

génération

Conçue pour les jeunes professionnels, la collection

GEN Y de Fristads puise son inspiration dans les styles

sportswear et streetwear. Cette nouvelle gamme

de vêtements professionnels (distribué par Lafont)

est fortement influencée par le monde de la glisse :

jeans et pantalons multi-poches, parkas, sweats à

capuche, mais aussi pantacourts, tee-shirts et débardeurs.

Coloris marine, kaki et gris rehaussés de

touches de jaune citron.


Appareil respiratoire

isolant AirGo

Les échafaudages

de Hünebeck

Les échafaudages MODEX (multidirectionnel) et BOSTA

70 (échafaudage de façade) sont des produits phare et

très fiables. Serge Madjour, président de l’entreprise,

l’affirme : « Notre système d’échafaudages MODEX se

distingue par une manipulation facile, avec un montage

et un démontage extrêmement sûr. Quant à l’échafaudage

BOSTA, il est systématiquement livré avec

un garde-corps de sécurité définitif, à utiliser durant la

période de montage, d’utilisation et de démontage de

l’échafaudage. La prévention des chutes de hauteur est

ainsi assurée d’une manière permanente pour les monteurs

et les utilisateurs de l’échafaudage car une fois

mis en place, il ne peut plus être retiré. Sur demande,

nous nous chargeons également de cette prestation

pour nos clients. Nos équipes de montage sont spécialisées

et participent régulièrement à des formations

professionnelles afin d’être informées à tout moment

des réglementations légales et des techniques les plus

récentes. »

Plaque dorsale

de MSA Gallet en

polyamide renforcé

de fibre de

verre, ergonomique

avec deux poignées

de transport,

et configurateur

3D qui permet de

construire l’ARI selon

plus de 1 000

configurations possibles. Choix de 5 harnais, du harnais basique

en fibres polyester et boucles plastique au harnais matelassé

et boucles chromées pour une meilleure résistance thermique

conçue pour les applications extrêmes. Choix de 3 systèmes

pneumatiques, système classique, technologie « SingleLine »

délivrant haute et moyenne pression à l’aide d’un seul tuyau

et système avec soupape directement connectée au détendeur.

De nombreuses autres options sont disponibles : ceinture

dorsale pivotante, sangle pour 1 ou 2 bouteilles, alphaCLICK

système d’encliquetage rapide des bouteilles.

Avertisseur optique

pour l’industrie

AE&T lance une

nouvelle gamme

de voyants appelée

OPTASON, pour

compléter un vaste

choix d’avertisseurs

optiques et

sonores et couvrir

ainsi tous les besoins.

Cette gamme se décline en trois tailles, six couleurs,

en version feu fixe, clignotante, flash, rotative.

Ces feux existent en incandescence ou à Led. Optason

permet d’offrir une solution pour toute signalisation

de sécurité, de statut, d’information et d’évacuation

incendie. Les modèles à Led offrent une durée de vie

très importante même en fonctionnement permanent,

particulièrement dans les endroits difficiles d’accès où

la maintenance est compliquée. Les modèles à Led en

courant continu offrent 9 modes de sélection : mode

continu, flash, rotatif, double flash, mode alterné selon

plusieurs fréquences.


EPI et Sécurité au travail

Antichute mobile

Gamesystem

Gamesystem est la seule

société au monde à proposer

un antichute mobile

fonctionnant sur le principe

de blocage par survitesse

: le « Papillon II »

dont le principe breveté

s’articule autour d’un antichute

équipé de 3 poulies

roulant sur un câble.

En cas de chute, la survitesse

de la poulie centrale

provoque instantanément

l’ouverture de masselottes

venant se bloquer sur des

ergots prévus à cet effet. Le Papillon II permet un blocage

progressif de l’utilisateur en cas de chute. Cet antichute et

son support d’assurage bénéficient d’un marquage CE délivré

sur la base de la norme européenne EN 353-2 « antichute

mobile incluant un support d’assurage flexible ». Il présente

une taille et un poids réduits du tiers, plus compact il est

réalisé avec un alliage d’aluminium.

Antichutes

chez Froment

Froment ajoute à sa gamme d’antichute

« Protector » carter ABS la

fonction « utilisation horizontale »,

après avoir obtenu la certification

suivant les nouvelles exigences normatives

en vigueur. Cette nouvelle

fonction permet de sécuriser les

déplacements verticaux et horizontaux,

en conservant robustesse et légèreté

(carter ABS), fiabilité (double

système de blocage), longévité, facilité de manipulation

(poignée de portage). Pour obtenir cette nouvelle fonction

sur les appareils comportant le pictogramme « Ok

utilisation horizontale », il suffit d’insérer une longe

LO031 entre la sortie du câble et le harnais.

« Fasten clip » est un connecteur de sécurité nouvelle

génération. Il associe sécurité, facilité et rapidité d’utilisation.

Son émerillon facilite la liberté de mouvement et

son témoin de chute accroît la sécurité. « Fasten clip »

ne pèse pas plus de 125 grammes pouvant résister à une

traction de plus de 22 kN (prix de l’innovation à Préventica

LILLE 2008). Conforme à la norme EN362.


Maintenance

des détecteurs

Distribué exclusivement en France par

Cordia, « Testifire », du constructeur anglais

Detectortester, est le seul testeur

multi-stimuli. Il sera présenté en avantpremière

française au salon Expoprotection

et participe au concours de l’innovation.

Testifire évite les temps morts

en réinitialisant en quelques secondes

le détecteur. Et comme il fonctionne très

rapidement grâce à une bonne diffusion

de la chaleur et une plus grande gamme

de paramétrage de la température, les

durées des tests, par rapport aux testeurs

traditionnels, sont plus courtes. Plus besoin

de combiner plusieurs outils : il effectue l’ensemble des contrôles

requis. Il est compatible avec tous les détecteurs de fumée optiques,

optiques doubles, à ionisation, les détecteurs de chaleur thermovélocimétriques,

thermiques adressables ou conventionnels. Doté en

option d’un module RFID, il offre une configuration automatique. Et

sa liaison Bluetooth (optionnelle) le relie au logiciel de rapport PDA

tiers : simplification des procédures, élimination des erreurs, réduction

des durées des tests.

Système d’alerte

forte puissance en

réseau

Distribué par

AE1T, « Vigisignal

» est un système

d’alerte de

forte puissance

sonore fonctionnant

en réseau. Il

permet de relier

de manière simple

plusieurs éléments

: sirènes

puissantes, alimentations

secourues, organes de commande, superviseurs,

micros, etc. La puissance sonore atteint

130 dB et plus. Le système permet la diffusion de

sons, ou de messages préenregistrés bien intelligibles,

le public-address, le pilotage d’accessoires de

sécurité tels que des alarmes visuelles. Applications :

plans d’urgence PPI ou POI, évacuation incendie,

alerte de puissance, alarme…


tre

les

la

Agenda

Manifestations & Salons

Novembre 2008

Du 4 au 7

EXPO PROTECTION/

FEU

Le salon international de la

gestion des risques, sécurité

et lutte contre le feu, sûreté,

lutte contre la malveillance et

risques professionnels, équipements

personnels de protection

et de travail.

Paris Nord Villepinte

www.expoprotection.com

Du 4 au 7

MIDEST/

MAINTENANCE EXPO

Le salon international de la soustraitance

industrielle et le salon

de toutes les maintenances.

Paris Nord Villepinte

www.midest.com

Du 4 au 6

VISION 2008

21 e édition du salon professionnel

international du traitement

industriel de l’image et

des technologies de l’identification.

Parc des expositions, Stuttgart

(Allemagne)

www.messe-stuttgart.de/vision

Du 17 au 21

EMBALLAGE

Le salon international de l’emballage.

Paris Nord Villepinte

www.exposium.fr

Décembre 2008

2 & 3

SISQUAL 2008

La 15 e édition des Rencontres

pour l’Amélioration et la Performance

des Organisations :

exposition et conférences

en libre accès présentent les

outils et méthodes de management

de la performance

(audit et certification, démarches

d’amélioration continue,

gestion et optimisation des

processus, méthodologies six

sigma, lean, tableaux de bord,

gestion de projet, solutions intranet

et collaboratives…).

CNIT – Paris La Défense

www.groupesolutions.com

Du 2 au 5

SCS PARIS 08

Le salon SCS (Systèmes –

Composants – Solutions) se

tient conjointement aux salons

Automation – Optimation, Elec

Industrie Energie, Macanelem

et Mecatronic.

Paris Nord Villepinte

www.scs-expo.com

Du 2 au 5

POLLUTEC LYON

Salon international des équipements,

des technologies et des

services de l’environnement

pour l’industrie. “Buy&Care

2008”, 2e salon des achats

professionnels responsables, se

tiendra en concomitance.

Eurexpo Lyon

www.pollutec.com

Janvier 2009

Du 27 au 29

SEPEM INDUSTRIES

NORD

2 e édition du salon industriel

du Nord pour les services, les

équipements, les process et la

maintenance.

Douai, Parc Gayant

www.sepem-industries.com

Attention : afin de s’assurer de

la tenue des manifestations

annoncées, nous invitons nos

lecteurs à se renseigner auprès

des organisateurs avant de

pla nifier une visite.

ES

A

n-

la


Agenda

Manifestations & Salons

Février 2009

4 et 5

MAINTENANCE LYON

2009

Le nouveau salon des technologies,

des produits et des services

pour la maintenance.

Lyon Eurexpo

www.easyfairs.com

4 et 5

PREVENTICA 2009

Congrès et salon de la prévention

des risques, la santé et la

qualité de vie au travail.

Toulouse

ww.preventica.com

Mars 2009

4 & 5

NAVAL MEETINGS

Les nouvelles dates de cette

convention d’affaires consa-

crée à la filière du nautisme

et de l’industrie navale (précédemment

programmé en

juin 2008).

Palais des congrès, Bordeaux

(33)

www.navalmeetings.com

Du 10 au 13

INDUSTRIE LYON

3 e éditon du salon des professionnels

des technologies de

production, le grand rendezvous

industriel réunit : Machine

Outil, Form & Tôle, Soudage,

Control France, Inter Outil

Expo, Thermic, Motek France,

Robotique, IND.ao.

Lyon Eurexpo

www.industrie-expo.com

24 et 25

MAINTENANCE

ANTWERP 2009

Après Euromaintenance à

Bruxelles en 2008, le salon Easyfairs

de la maintenance revient

à Anvers.

Antwerp Expo, Anvers

(Belgique)

www.easyfairs.com

Du 24 au 26

SITL TEMPS RÉEL

Salon international des solutions

logistiques, services de

transport, infrastructures et

immobilier logistiques, systèmes

d’information, avec également

cette année les équipements

de manutention.

Porte de Versailles, Paris

www.sitl.eu

Du 24 au 26

RIST RISF

Mai 2009

6 et 7

MAINTENANCE

NAMUR 2009

Salon professionnel de la maintenance

organisé par EasyFairs.

Namur Expo, Namur (Belgique)

www.easyfairs.com

Du 26 au 28

SIFER 2009

6e édition du salon international

de l’industrie ferroviaire.

L’édition 2009 marquera dix

années de l’unique salon en

France entièrement dédié au

ferroviaire. Le salon rassemblera

les pricipales sociétés actives

dans les secteurs du matériel

roulant, de l’infrastructure, de

l’information passagers et de

l’aménagement intérieur des

véhicules.

Lille, Grand Palais

www.salons-online.com

Juin 2009

Du 9 au 11

SEPEM INDUSTRIES

CENTRE OUEST

Salon industriel du Centre

Ouest pour les services, les

équipements, les process et la

maintenance.

Angers

www.sepem-industries.com

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