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L'essor Printemps-été 2021

LA CULTURE : Qui influence qui ?

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Printemps-été 2021

LA REVUE DU FELLOWSHIP NATIONAL

EXPLOITATION ET MALTRAITANCE

L’AVENIR DES LIBERTÉS RELIGIEUSES AU CANADA

UNE TÂCHE À L’ÉCHELLE DE DIEU

LA CULTURE :

QUI INFLUENCE QUI ?


Le mot du président

Printemps-été 2021

« CONNAISSONS-NOUS DES

JOURS DE POSTCHRISTIANISME

OU DE PRÉCHRISTIANISME ? »

Steve Jones Texte révisé tiré de La Veille sur la liberté religieuse publiée à l’hiver 2020.

LE MOT DU PRÉSIDENT

L

’expression postchristianisme est-elle dépassée ?

Certains experts se servent de l’expression préchristianisme

pour décrire notre époque en ces débuts du XXI e

siècle. Je laisserai les blogueurs en décider.

Cherchez sur Google la visionneuse Ngram pour découvrir

la fréquence de l’apparition de ce mot dans la littérature

entre 1500 et 2019. L’expression postchristianisme

n’est entrée en usage qu’après 1960, il y a soixante ans.

Un bon nombre ont cru que la culture occidentale était

demeurée chrétienne en grande partie jusqu’au milieu

du XX e siècle, malgré les écrits de Voltaire et de Nietzsche.

Je ne soutiens pas que le Canada n’ait jamais été un pays

chrétien ni que le christianisme ait été entièrement

éliminé du tissu culturel de notre pays. Je souligne

que beaucoup de choses ont changé pendant ces deux

dernières générations en ce qui a trait à l’acception du

christianisme dans notre pays. Je crois que nous sommes

unanimes sur ce point.

Le Canada demeure chrétien dans sa forme, mais essentiellement,

il ne l’est pas dans son contenu. Environ 70 % des

Canadiens continuent de s’identifier en tant que chrétiens.

Qu’est-ce que cela signifie véritablement ?

Ces croyances du passé, ces valeurs et les comportements

qui les accompagnent et qui sont fondamentaux

à l’identité chrétienne sont perçus par certains comme

problématiques et même mauvais au sein de nos normes

sociétales actuelles. Les valeurs judéo-chrétiennes, longtemps

considérées comme les aspects positifs fondamentaux

qui ont rendu le Canada meilleur, sont maintenant

perçues par un grand nombre comme la racine de tous

les maux de notre pays, passés comme présents. Ces

croyances doivent être déracinées de la culture canadienne

pour tendre vers un avenir plus prometteur. De

nos jours, les médias, les cercles universitaires et juridiques

sont orientés vers les valeurs de la Charte plutôt

que vers les valeurs chrétiennes. Ne vous y méprenez

pas, la Charte est une bonne chose en soi. Cependant, le


www.fr.fellowship.ca/lessor l’essor / 3

glissement vers l’adoption de valeurs postchrétiennes transforme

notre pays de manière préoccupante.

Les croyances chrétiennes orthodoxes ont mauvaise réputation

ces jours-ci. Je crois que les historiens diront que le

mariage gai a constitué un tournant juridique et culturel au

Canada. Nos lois ont fini par rattraper notre culture relativiste.

La culture canadienne a longtemps devancé la préséance

juridique. Ce n’est plus le cas.

En l’absence d’une direction sociétale claire, le vide moral

doit être comblé. Or, la nature a horreur du vide. C’est ainsi

qu’au sein du vide culturel où nous nous retrouvons, d’autres

prêtres sont requis. Ce vide est en effet rempli par nos sphères

juridiques, universitaires et législatives. Notre Cour suprême

pourrait bien être la nouvelle « cathédrale séculière » du

Canada. Ce plus haut tribunal nous indique ce qui est bien

et ce qui est mal. Nos écoles appliquent cet enseignement et

nos assemblées législatives protègent cette nouvelle doctrine.

Ce résultat deviendra une « diversité appliquée par la bureaucratie

», surveillée par la politique et ne sera pas tendre

envers les gens de l’extérieur aux croyances dépassées. Une

telle approche s’apparente à celle du python plutôt qu’à celle

du serpent à sonnette. Nous ne devons pas craindre les griffes

de l’action policière, cela demeure beaucoup plus subtil. Les

croyances et les valeurs chrétiennes orthodoxes se retrouvent

lentement écartées de la société civile pour devenir marginalisées

pendant l’adoption des nouvelles valeurs canadiennes.

Ceci a pour résultat que vous pouvez croire tout ce que vous

voulez au Canada, mais vous ne pouvez pas nécessairement

agir selon vos croyances. Certains croient qu’il est bon d’aimer

son voisin, d’autres souhaiteraient le dévorer. Je suis

reconnaissant que les lois canadiennes empêchent de tels

agissements!

Concrètement cependant, c’est ainsi que cela se produira :

un couple de foi effectuera une demande de certificat de

naissance pour leur nouveau-né. Ils rayeront la description

figurant sur cette demande : « Parent 1 » et « Parent 2 » pour

les remplacer par « Père » et « Mère ». Leur demande sera

alors retournée avec la mention « incomplet ». Désirez-vous

quand même un certificat de naissance pour votre enfant ?

Vous remplissez la demande selon les exigences du gouvernement,

sans quoi vous ne recevez pas ce service. Qu’en est-il du

financement public ? Vous cochez la case de l’attestation pour

obtenir cet argent. Le gouvernement exige l’adoption d’un

point de vue particulier du demandeur pour que ce dernier

ait droit de recevoir ce financement public. Cela semble peu

de choses ; cependant, ainsi réunies, elles changent la culture.

Quelle est la réaction de l’Église ?

Certains diront que nous nous retranchons de la société

comme à l’époque des moines du Moyen Âge. L’ouvrage The

Benedict Option lance cette idée dans l’arène pour la soumettre

à l’Église. D’autres personnes songent à devenir plus agressives.

Elles tentent de pousser ou de forcer les valeurs

chrétiennes pour les mettre à nouveau à l’ordre du jour du

débat public pour les faire accepter. Ce qui permet à certains

chrétiens orthodoxes de s’instruire et de figurer au sein de

l’élite des prochains médecins, avocats, juges, députés et gens

des médias. La tentation est grande ici de confondre ce qui est

chrétien et ce qui est canadien. Un témoin chrétien peut-il

vraiment figurer dans les mécanismes sociétaux sans nuire à

l’Évangile ? L’agencement de l’Évangile avec les formes temporelles

gâche toujours le message de la bonne nouvelle.

La réponse de l’Église repose sur la prière, la présence et la

proclamation. Les Églises locales doivent être délibérées en

ce qui a trait à leur ministère d’intercession. L’histoire nous

révèle encore et toujours que les virages sociétaux sont survenus

par la ferveur des prières du peuple de Dieu. L’Église

locale doit agir en tant qu’aumônière communautaire de sa

ville ou de son village et participer au ministère de présence

dans la vie des gens, c’est-à-dire vivre comme des missionnaires

au sein de leur collectivité, créer des liens de proximité

plutôt que d’attendre que les gens viennent vers elle. De plus,

les Églises locales doivent proclamer fidèlement la bonne

nouvelle aspirant à être une voix dans l’espace public parmi

le chœur des autres voix qui veulent se faire entendre dans

notre société pluraliste.

La prière, la présence, la proclamation… Trois volets qui

doivent être pris en considération par toute Église locale

qui doit demeurer engagée plutôt qu’en retrait. Les Églises

doivent aimer et bénir leur collectivité ici comme ailleurs.

Dans ce numéro de L’Essor : « Qui influence qui ? », nous

aborderons les virages sociétaux qui surviennent au Canada

ainsi que les moyens qui s’offrent aux Églises locales pour y

répondre.

Le président du Fellowship, Steve Jones

Steve Jones est président du

Fellowship d’Églises Baptistes

Évangéliques au Canada.

Suivez Steve sur

Twitter @FellowshipSteve

(en anglais)


4 / l’essor Printemps-été 2021

VOICI LE VERSET THÉMATIQUE DU FELLOWSHIP DE 2021 :

« JE VOUS EXHORTE DONC, FRÈRES, PAR LE

NOM DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST :

TENEZ TOUS LE MÊME LANGAGE, QU’IL N’Y

AIT PAS DE DIVISIONS PARMI VOUS, MAIS

SOYEZ EN PLEIN ACCORD DANS LA MÊME

PENSÉE ET DANS LA MÊME OPINION. »

1 CORINTHIENS 1.10 (COLOMBE)

© Le Fellowship d’Églises Baptistes

Évangéliques au Canada

CENTRE DES MINISTÈRES :

P.O. Box 457, Guelph ON N1H 6K9

TÉLÉPHONE : 519 821-4830

TÉLÉCOPIEUR : 519 821-9829

COURRIEL : president@fellowship.ca

NOTRE MISSION : L’Essor est la revue officielle du Fellowship d’Églises

Baptistes Évangéliques au Canada. Elle a pour objectif d’édifier et d’encourager

les dirigeants pastoraux et les membres des Églises locales du Fellowship en

publiant des articles et des nouvelles, reflétant nos valeurs évangéliques et

favorisant une identité et une vision communes parmi les Églises. L’Essor est

publié trois fois l’an et est disponible tant en anglais qu’en français.

2 LE MOT DU PRÉSIDENT

CONNAISSONS-NOUS DES JOURS DE POSTCHRISTIANISME

OU DE PRÉCHRISTIANISME ? / Steve Jones

5 L’AMOUR RÉPANDU

EXPLOITATION ET MALTRAITANCE / Dan Shurr

PARTENAIRES POUR LA JUSTICE / Denise Wicks

7 LÀ-BAS

UN VIRAGE FRUCTUEUX / Ben Porter

UNE TÂCHE À L’ÉCHELLE DE DIEU

10 SUR LE TERRAIN

L’IMPLANTATION D’ÉGLISES DANS UN QUÉBEC

POSTCHRÉTIEN / Steve Cloutier

RÉCITS DE CROISSANCE : L’AUMÔNERIE AU

QUÉBEC / Donald Rodier

FORMATION POUR LES AUMÔNIERS

LES CHRÉTIENS AU GOUVERNEMENT / Charlie Lyons

UNE TRANSFORMATION QUI SURPASSE TOUTE

ATTENTE / Richard Flemming

14 EN VÉRITÉ

L’AVENIR DES LIBERTÉS RELIGIEUSES AU

CANADA / Sheldon Wood

15 SUR LA MÊME LONGUEUR D’ONDE

COMMENT L’ÉGLISE LOCALE PEUT-ELLE

RÉPONDRE ? / Val Heaton

CONSULTEZ NOTRE SITE INTERNET POUR LIRE

D’AUTRES ARTICLES PERTINENTS :

WWW.FR.FELLOWSHIP.CA/LESSOR

DIRECTRICE DE RÉDACTION : Valerie Heaton ÉDITRICE POUR L’ÉDITION FRANÇAISE : Danielle Robidoux

RELECTRICE : Marie-Josée Sénécal CONCEPTION GRAPHIQUE : Ampersand MANUSCRITS : Faites parvenir vos

articles à Danielle Robidoux, éditrice, Le Centre des ministères, P.O. Box 457 Guelph ON N1H 6K9,

Tél. :519 821-4830. Téléc. : 519 821-9829, Courriel : ebfrancais@fellowship.ca

PUBLICITÉ : Des espaces publicitaires sont disponibles tant dans l’édition imprimée sur le Web. Retourner toute

correspondance ne pouvant être livrée au Canada à notre Service aux abonnés : P.O. Box 457, Guelph, ON N1N 6K9


www.fr.fellowship.ca/lessor

L’amour répandu

>

EXPLOITATION ET

MALTRAITANCE

Entretien avec Cassandra Diamond, fondatrice et directrice de

BridgeNorth, un organisme de bienfaisance reconnu dont l’objectif

consiste à voir la fin de l’exploitation sexuelle au Canada.

Dan Shurr

En 2017, BridgeNorth a amorcé un

partenariat avec AIDE. Qu’est-ce qu’il

a représenté pour vous ?

Le soutien de prière d’AIDE a

constitué la pierre angulaire de

notre œuvre et vivifie tout ce

que nous accomplissons. Il nous

permet de travailler directement

CASANDRA DIAMOND

avec tous les participants inscrits

à notre programme. Chaque année, AIDE et beaucoup

d’Églises du Fellowship viennent également nous épauler

par leur soutien financier. Cela nous permet de témoigner

de l’Évangile, ce qui rend nos échanges significatifs

et porteurs de vie plutôt que de simplement offrir un

repas ou un lit.

Nous avons tous dû nous adapter pendant la pandémie

de COVID-19. Quels ont été les changements effectués par

BridgeNorth ?

Notre organisme a dû trouver des moyens innovants

pour rejoindre, soutenir et servir ses participants.

Considérés comme travailleurs essentiels, beaucoup

d’intervenants ont été forcés de s’isoler de leurs familles.

La quarantaine, à l’encontre des personnes qui avaient

besoin d’un gîte, a fait augmenter l’itinérance. Les règlements

imposés par la pandémie ont entraîné la libération

de prison des trafiquants, exerçant des répercussions sur

nos protégés. Dans nos incertitudes financières, Dieu est

intervenu d’une manière incroyable. Ainsi, j’ai prononcé

une conférence TEDx à Toronto pendant la pandémie qui

a suscité du financement provenant du monde entier.

Pouvez-vous souligner pour nos lecteurs certains faits saillants,

des récits et des encouragements survenus à BridgeNorth ?

Il y en a tant ! Le ministère des Services à l’enfance et

des Services sociaux et communautaires de l’Ontario

(MSESSC) a choisi BridgeNorth qui recevra 2,5 M$

échelonnés sur cinq ans, à compter de 2020-2021. Cette

somme servira à offrir du mentorat dirigé par les pairs

survivants et des programmes de jour aux enfants et aux

jeunes. On y apportera du soutien fondé sur les forces

et des soins d’ensemble, du soutien réparateur et adapté

lors d’une intervention hâtive par la stabilisation, la

transition et la réintégration. Tim Cressman, pasteur de

l’Église Blue Water à Sarnia en Ontario souhaitait sensibiliser

sa congrégation à propos de BridgeNorth pour

nous soutenir financièrement. L’objectif d’un don par la

foi de 10 000 $ d’un événement à Noël a été surpassé : il

s’est élevé à 30 000 $.

Mon travail de défense au York Regional District School

Board, reconnu par le ministère de l’Éducation, est adopté

à l’échelle de l’Ontario. J’ai été nommée comme coprésidente

du groupe de travail contre la traite des personnes

pour le ministère de l’Éducation. Ce qui confirme que le

bon travail de BridgeNorth touchera les élèves de l’Ontario,

de la maternelle à la cinquième secondaire, protégeant

des milliers d’enfants les plus à risque. Et assurera

la formation de plus de 200 000 enseignants.

BridgeNorth a connu une croissance dans bien des domaines,

y compris l’ajout de deux nouveaux membres

dans son équipe : Alison Williams, présidente du Conseil

d’administration, et Janice Moro, administratrice déléguée.

Les nombreuses années d’expérience de ces deux

femmes béniront grandement notre ministère. Grâce au

financement gouvernemental, nous avons maintenant la

capacité d’élargir notre travail. Veuillez prier avec nous :

nous entreprendrons d’atteindre davantage de survivants

dans les mois et les années qui viennent.

DANS NOS INCERTITUDES

FINANCIÈRES, DIEU EST INTERVENU

D’UNE MANIÈRE INCROYABLE.

L’AMOUR RÉPANDU : AIDE


6 / l’essor Printemps-été 2021

PARTENAIRES

POUR LA JUSTICE

Denise Wicks

AIDE établit des partenariats avec

d’autres organismes pour une foule

de raisons. Le principal objectif de son partenariat

assidu avec l’International Justice

Mission (IJM) annoncé en 2015 consiste

à élargir l’engagement des Églises du

Fellowship pour susciter la justice auprès

des opprimés. Il se concrétise par la sensibilisation

et les conférences ainsi que par deux appels à l’AIDE

centrés sur les enfants, prisonniers de l’exploitation sexuelle

en ligne (OSEC) aux Philippines.

Le rétablissement de l’innocence, premier appel lancé en

janvier 2017, s’est centré sur les soins postcure des enfants

survivants d’une telle exploitation. AIDE a recueilli plus de

270 000 $ pour cette initiative. Cet appel a contribué à la mise

sur pied d’un programme de foyers d’accueil pour ces enfants

rescapés. Ce programme permet aux survivants de l’OSEC de

guérir leurs blessures physiques, mentales, émotionnelles

et spirituelles. Ils habitent ainsi dans un foyer aimant doté

de parents d’accueil spécialement formés à cet effet plutôt

que dans un établissement. Les sommes recueillies par Le

rétablissement de l’innocence ont contribué également à la

rénovation et à l’agrandissement d’un établissement de soins

postcure conçu pour accueillir les survivants les premières

semaines suivant leur sauvetage. Cet endroit fondamental

aux survivants leur permet d’amorcer leur guérison, de

rencontrer des travailleurs sociaux, des professionnels de la

santé ainsi que des policiers et des avocats qui entameront les

poursuites judiciaires.

Venez à mon secours, le deuxième appel, a été lancé en janvier

2020. Il s’est centré sur l’apport des sommes nécessaires

au secours d’enfants exploités sexuellement en ligne aux

Philippines. Si la pandémie de COVID-19 a mis la planète sur

pause, AIDE a recueilli 67 000 $ pour ce besoin. L’IJM et les

autorités locales ont poursuivi leurs opérations de sauvetage

d’enfants, et en novembre 2020, cinquante-neuf victimes ont

été secourues, neuf suspects ont été arrêtés, seize personnes

reconnues coupables et quarante et un survivants rétablis.

Nous sommes si reconnaissants d’avoir pu témoigner des

secours et du rétablissement des enfants prodigués par le

Seigneur grâce à ce partenariat. Certains jours, il semble

qu’un nombre très modeste de gens soient touchés, chaque

opération de sauvetage crée un effet d’entraînement.

Chacune d’entre elles envoie ce message : les actes de tels

offenseurs sont inacceptables et ils feront face à la justice.

Chacun des enfants secourus dans le cadre du partenariat

d’AIDE avec l’IJM demeure un pas vers le rétablissement de

l’innocence prévu par Dieu.

— Denise Wicks, coordonnatrice des projets d’AIDE et de

leur promotion.

LE PARRAINAGE D’ENFANTS

Nous sommes à mi-parcours de la deuxième année du Programme de parrainage d’enfants du Fellowship. Les responsables

d’AIDE sont reconnaissants pour le soutien de 253 parrains engagés dans 332 parrainages. Depuis le début de

cet exercice financier en septembre 2020, AIDE a reçu 60 000 $ pour le programme de parrainage dans quatre ministères

situés au Honduras, au Liban et au Sri Lanka. Renseignez-vous davantage sur le Programme de parrainage d’enfants du

Fellowship ou parrainez un enfant en consultant fr.fellowship.ca/parrainagedenfants.


www.fr.fellowship.ca/lessor

Là-Bas

UN

VIRAGE

FRUCTUEUX

Benjamin Porter

C

’est une formidable expérience

que celle de travailler auprès de

personnes qui ont renoncé à tout et qui

le feront pour suivre Jésus. Ces frères

et sœurs se préoccupent passionnément

des gens qui ne connaissent pas le

Christ. Cet engagement et cet objectif

s’accompagnent d’une vision à l’échelle de Dieu. Il s’agit

d’une stratégie qui concrétisera l’appel à témoigner de

l’Évangile auprès des âmes perdues pour en faire des disciples

qui en feront d’autres partout !

À cet effet, Diego Cardona a mis en pratique les principes

de formation de disciples au sein de plus de cent groupes

qui ont commencé avec plus de 500 participants dont

25 % d’entre eux sont non-croyants.

Kathryn Fleming est retournée au Japon à l’automne

2020. Dès son arrivée, Dieu lui a donné des occasions

pour commencer plusieurs études À la découverte de la

Bible selon les principes de formation de disciples. À

l’heure actuelle, ces groupes croissent quotidiennement.

Dieu bénit et s’active par ce modèle !

Brenda Flemming quant à elle s’investit à mettre en place

ces principes par des « triades ». Ainsi, la Calvary Baptist

Church à Guelph en Ontario compte plus de vingt

d’entre elles, où les non-croyants sont invités à participer.

Brenda atteint également des femmes en Asie

par visioconférences, où ces groupes croissent, car

les chrétiennes invitent leurs amies non-croyantes.

C’est ainsi que dernièrement, dix nouveaux noncroyants

se sont joints à ces triades.

À Hamilton, KCMY * met en pratique les principes

de formation de disciples auprès des

étudiants étrangers de concert avec son Église.

C’est formidable de voir Dieu à l’œuvre par ce

ministère ! Priez avec moi pour le ministère de

KCMY qui permet à l’Évangile de se répandre

dans le monde par les étudiants étrangers

qui viennent à Jésus par la foi.

* Noms abrégés à des fins de protection d’identité.

Ricardo et Ingrid Castro en Espagne, Mark Buhler à

Vancouver et Ron Fairbanks à Toronto commencent des

groupes d’étude À la découverte de la Bible qui se multiplient.

Malgré tous les événements qui surviennent dans

le monde, je suis émerveillé de voir que Dieu ne ralentit

pas les progrès de son Royaume.

Mes exclamations sont nombreuses et témoignent

des multiples exploits de Dieu ! Si vous souhaitez

connaître des moyens par lesquels vous, votre famille

et votre Église pouvez devenir partenaires avec nos

missionnaires, écrivez-moi à www.fr.fellowship.ca/

NousjoindreLEtranger Découvrez également la manière

dont vous pouvez mettre sur pied une vision à l’échelle

de Dieu pour saturer votre collectivité par l’Évangile.

Priez avec nous pour que nos missionnaires atteignent

les gens non atteints et terminent ce mandat pour adorer

notre Père du ciel !

— Ben Porter est coordonnateur des candidats au

Fellowship à l’étranger.

PRINCIPES FONDAMENTAUX ET

MISE EN PRATIQUE DES MMD :

1. PRIEZ DE MANIÈRE EXTRAORDINAIRE

2. FORMULEZ UNE VISION À L’ÉCHELLE DE DIEU

3. METTEZ SUR PIED UNE ÉQUIPE DE MINISTÈRE

4. PÉNÉTREZ DANS LA COLLECTIVITÉ

5. RECHERCHEZ DE PERSONNES DE PAIX

6. DÉMARREZ DES GROUPES DE DÉCOUVERTE

7. FORMEZ DES DISCIPLES EN GROUPES

8. DISCERNEZ ET FORMEZ DES DIRIGEANTS

9. AIDEZ LES GROUPES À S’IDENTIFIER

COMME ÉGLISES

10. ACCOMPAGNEZ LES DIRIGEANTS

SUR LE TERRAIN : LE FELLOWSHIP À L’ÉTRANGER


8 / l’essor Printemps-été 2021

UNE TÂCHE

À L’ÉCHELLE

DE DIEU

Avez-vous déjà accompli une tâche à l’échelle de Dieu ?

Il ne s’agit pas ici de celle qui figure sur votre liste de

choses à faire un jour dans votre vie et dont vous rêvez, ni des

étapes à franchir pour atteindre vos objectifs fondamentaux.

Une telle tâche exige de repousser les limites de ce que nous

n’aurions jamais pu espérer accomplir. Elles révèlent qu’elles

sont impossibles à effectuer pour un humain sans l’intervention

et la bénédiction divines.

Le plus grand besoin de notre monde aujourd’hui consiste à

connaître intimement et personnellement notre créateur et

à lui ressembler de plus en plus chaque jour. En 1900, environ

le tiers de la population mondiale s’identifiait comme

chrétienne. Aujourd’hui, malgré l’influence et les retombées

des efforts missionnaires passés, ce pourcentage demeure

inchangé, même si la population mondiale a quadruplé ! En

fait, plus de 40 % des habitants de cette planète n’ont jamais

entendu parler de la bonne nouvelle. Plus de deux milliards

de personnes ne connaissent aucun témoin de Jésus.

Les statistiques demeurent sombres et le travail redoutable.

Dieu continue pourtant de susciter une armée de missionnaires

et d’ouvriers nationaux qui l’aiment passionnément

et qui aspirent à le faire connaître. Dans le cas des ouvriers

nationaux qui œuvrent aux côtés des missionnaires du

Fellowship, ils sont bien situés et souvent plus aptes à rejoindre

les gens non atteints qu’un missionnaire occidental.

Ils demeurent plus près culturellement, linguistiquement et

géographiquement de grands groupes de gens séparés spirituellement

du Christ, peu ou pas exposés à l’Évangile.

En Indonésie, Edwin et Helmi Karwur, missionnaires du

Fellowship à l’étranger, forment huit disciples, tous diplômés

récents du séminaire que dirige Edwin. Ces personnes

préparent leur déménagement de manière sacrificielle dans

l’une des îles du pays habitée par une population largement

non atteinte.


www.fr.fellowship.ca/lessor

l’essor / 9

Bechara et Roula Karkafi, missionnaires du Fellowship à

l’étranger voient Dieu à l’œuvre. Ils forment des croyants nationaux

en Turquie, en Syrie et au Liban. Ils atteignent leurs

collectivités dans des circonstances extrêmement difficiles

suscitées par des crises politiques et financières, aggravées par

la pandémie mondiale.

Richard Flemming, missionnaire chevronné du Fellowship

à l’étranger et formateur passionné de disciples, nous décrit

l’un de ces couples missionnaires nationaux. « Il y a un an,

Jerry et Esther, sa femme, sont arrivés dans un pays de l’Afrique

de l’Ouest composé de musulmans à 99,9 %, leur tâche consistait

à toucher trois groupes de personnes non atteintes. Pendant les huit

derniers mois, lors d’une visioconférence, Jerry a entendu parler des

mouvements multiplicateurs de disciples (MMD). Ce qui a suscité

en eux une tâche à l’échelle de Dieu : veiller au démarrage de 1 500

Églises pendant les vingt prochaines années. Ces Églises de maison

seront établies au fur et à mesure que l’Esprit de Dieu s’animera

dans ces collectivités. De plus, Jerry témoigne de l’approche des

MMD à d’autres ouvriers africains qui en formeront d’autres. »

Ce ne sont que trois exemples qui démontrent comment Dieu

accomplit des tâches à son échelle dans des emplacements

interculturels où le personnel du Fellowship à l’étranger est à

l’œuvre.

L’objectif

Par cet appel Une tâche à l’échelle de Dieu notre objectif consiste

à recueillir 60 000 $ pour étendre cette tâche et atteindre les

nations pour Christ par la formation stratégique de disciples.

Les sommes recueillies serviront à offrir de la formation, au

soutien et à l’accompagnement continu de ces formateurs

de disciples nationaux convaincus. Dans ces emplacements,

nous mettrons la technologie nécessaire à la disposition des

ouvriers nationaux pour leur offrir de l’équipement et de la

formation continue. Des sommes pourront également servir

de fonds de démarrage à de petites entreprises culturellement

adéquates. Ces dernières offriront une porte ouverte aux ouvriers

nationaux pour favoriser leurs échanges avec les gens

de ces collectivités et prendre soin de leurs propres familles.

La formation des autres demeure une bonne chose. Mais

lorsque ceux que nous formons en forment d’autres à leur

tour, qui en formeront d’autres, voilà comment le travail

s’accomplira. Considérerez-vous la manière dont Dieu aimerait

que vous entamiez un partenariat avec le personnel

du Fellowship à l’étranger pour qu’ils forment, outillent et

encouragent les ouvriers nationaux ? Cette tâche à l’échelle

de Dieu semble impossible, sauf par la force, la puissance et la

bénédiction suscitées par notre Dieu seul.

Renseignez-vous sur les moyens de soutenir cette initiative

et consultez le fr.fellowship.ca/tache_a_lechelle_de_dieu

LA FORMATION DES

AUTRES DEMEURE UNE

BONNE CHOSE. MAIS

LORSQUE CEUX QUE NOUS

FORMONS EN FORMENT

D’AUTRES À LEUR TOUR,

QUI EN FORMERONT D’AUTRES,

VOILÀ COMMENT LE

TRAVAIL S’ACCOMPLIRA.


Sur le terrain

Printemps-été 2021

L’IMPLANTATION

D’ÉGLISES DANS UN

QUÉBEC POSTCHRÉTIEN

Steve Cloutier

SUR LE TERRAIN : LE MINISTÈRE FRANCOPHONE

On décrit souvent le Québec comme le « plus grand

champ missionnaire d’Amérique du Nord ». Pour

tout champ missionnaire, l’espoir repose sur les dirigeants

locaux, pour qu’ils montrent de plus en plus la voie du ministère

puisqu’ils comprennent souvent mieux la culture

de ce champ que les missionnaires issus de l’extérieur.

Pourquoi donc l’implantation d’une Église au Québec

diffère-t-elle autant de tout autre implantation ailleurs

au Canada ? Ce qui revêt une grande importance ailleurs

devient capital ici. Pourquoi donc ? Il y a très peu de place à

l’erreur. Tant de choses doivent encore être résolues. Voici

cependant certaines composantes fondamentales à l’implantation

d’une Église dans « La Belle Province ».

En tant qu’implanteur, établir une Église au Québec exige

de votre part l’établissement de votre présence pour de bon

là où vous cherchez à exercer votre ministère. La méfiance

des gens à l’égard des personnes et des institutions religieuses

vous empêchera d’être accueilli avec bienveillance.

Votre témoignage demeure donc fondamental. Il doit

manifester les retombées concrètes de l’Évangile. En effet,

pour qu’ils vous accordent leur confiance, les gens doivent

voir et ressentir que vous vous souciez d’eux de manière

authentique et que vous désirez le bien de tous. Cela va

jusqu’à leur montrer combien l’Évangile suscite pratiquement

la justice et le bien-être partout dans la société et

dans le monde naturel.

Pour les non-chrétiens, établir une distinction claire entre ce

qu’est l’Évangile et ce qui ne l’est pas demeure fondamental.

Cela caractérise autant le message que les moyens par lesquels

nous le présentons. Beaucoup de gens établissent des

liens déformés avec des formes religieuses traditionnelles.

La vivacité de l’esprit théologique doit être étroitement

liée à la sensibilité et la conscience contextuelles.

Les indicateurs classiques d’une implantation réussie ailleurs

ne s’appliquent pas de la même manière ici. La plupart des

implanteurs d’Églises au Québec se centrent sur l’établissement

des relations et le fait de gagner la confiance des

gens. Il importe tout autant de permettre aux gens de vous

connaître et que vous preniez soin d’eux dans leur cheminement

de foi en Jésus que de leur présenter clairement

le message de l’Évangile. La communauté chrétienne doit

cultiver un sentiment d’appartenance pour les gens qui en

sont encore à découvrir où ils en sont spirituellement.

Les implantations d’Églises doivent accueillir toutes les communautés

culturelles. Nos Églises étaient traditionnellement

surtout composées de blancs. Le Québec, même chez les

francophones, n’est pas homogène sur le plan ethnique.

Là où le pourcentage de chrétiens issus de minorités

ethniques est beaucoup plus élevé, il importe de chercher

délibérément à les mettre à l’aise dans le corps de Christ.

À l’heure actuelle, les jeunes dirigeants québécois ressentent

un fardeau pour mettre sur pied des ministères et

des initiatives qui proviennent d’ici. À l’origine, bien des

aspects de la nature liminale de l’Église au Québec ont nui

à sa propre compréhension et ont paralysé son initiative

qui consistait à prendre la responsabilité de son propre

essor spirituel. Prions pour que nos implanteurs présents

et à venir jouent un rôle d’importance pour renverser cette

tendance.

— Steve Cloutier est directeur de l’implantation

d’Églises de Mission Québec pour l’AEBEQ

LES INDICATEURS CLASSIQUES D’UNE IMPLANTATION RÉUSSIE AILLEURS NE S’APPLIQUENT PAS

DE LA MÊME MANIÈRE ICI. LA PLUPART DES IMPLANTEURS D’ÉGLISES AU QUÉBEC SE CENTRENT

SUR L’ÉTABLISSEMENT DES RELATIONS ET LE FAIT DE GAGNER LA CONFIANCE DES GENS.


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l’essor / 11

RÉCITS DE CROISSANCE :

L’AUMÔNERIE AU QUÉBEC

Donald Rodier

Nos aumôniers du Fellowship ont continué à servir le Seigneur avec zèle et créativité,

malgré les défis de l’année qui vient de s’écouler. En voici quelques exemples,

qui sauront vous encourager :

François A. Vermette, aumônier communautaire du Fellowship et pasteur,

supervise deux Églises, celles de Matane et de Rivière-du-Loup.

Les jeudis soir, j’enseigne et je dirige un groupe de disciples par visioconférence. Tout se déroule

à merveille. Pendant l’un de mes sermons dernièrement, un homme de LaSalle a donné

sa vie à Jésus pendant l’appel. Une autre membre du groupe, Aline, envisage de se faire

baptiser. La vie des gens est transformée sans qu’ils n’aient jamais mis les pieds à l’église.

François Provencher, aumônier du Fellowship à l’œuvre dans des salons

funéraires et également pasteur de l’Église Le Flambeau à Granby :

Cet été, j’ai présidé trente funérailles en deux mois, qui avaient toutes été reportées pendant la

première vague de COVID-19. Pendant 2020, j’ai présidé plus de soixante funérailles où j’ai

pu témoigner de l’Évangile à quatre-vingts pour cent du temps, atteignant ainsi environ 960

personnes. Le personnel du salon funéraire me considère comme l’un des leurs et m’a même

offert un espace de bureau. À vrai dire, lorsqu’un décès survient lors de circonstances difficiles,

le personnel me téléphone aussitôt. Merci Seigneur pour cette porte ouverte qui me permet de

bénir les gens dans de telles circonstances !

FORMATION POUR LES AUMÔNIERS

À l’heure actuelle, SEMBEQ, le séminaire de l’AEBEQ à Montréal s’affaire à mettre au point un programme de formation pour

l’Aumônerie qui sera agréé, ce qui nous permettra de former adéquatement les nouveaux aumôniers au Québec. Après avoir

suivi l’un de ces cours, une étudiante a raconté qu’elle devait réfléchir sur son approche quelque peu tranchante envers les

non-croyants et qu’elle devait apprendre à faire les choses avec plus d’amour. Un autre étudiant a souligné l’importance

capitale d’une telle formation pour les aumôniers au Québec.

Notre prochain cours portera sur l’Évangile et les grandes religions dans le monde. Les changements planétaires nous

placent devant une abondance de nouvelles cultures et de religions. Ce cours contribuera à mieux comprendre ces

croyances. Il nous aidera à communiquer avec leurs adeptes à la lumière de l’Évangile.


12 / l’essor Printemps-été 2021

LES CHRÉTIENS AU

GOUVERNEMENT

Charlie Lyons

« NOTRE CULTURE NE CHANGERA QUE

SI NOUS LÉGIFÉRONS SUR LA MORALITÉ. »

Bon nombre de disciples canadiens

de Jésus agissent et s’appuient véritablement

sur ce malheureux espoir.

Cette façon de penser a en quelque

sorte fonctionné pour nos ancêtres spirituels

dans une théocratie. Cependant,

la théologie solide du Nouveau

Testament d’une culture sociétale

enseigne qu’une culture renouvelée

commence par des cœurs renouvelés. Bien sûr, le fait d’exercer

une influence de manière prépondérante sur une culture

au sein d’une démocratie exige que la majorité des Canadiens

aient un cœur renouvelé. Ce qui n’arrivera pas de sitôt.

Beaucoup parmi nous ont participé à des discussions sur la

« séparation de l’Église et de l’État ». Cependant, pour les élus

chrétiens dans notre pays auprès desquels je sers le Seigneur,

cela ne signifie pas la séparation de la foi et de l’État. J’ai le privilège

d’être le témoin de l’influence d’hommes et de femmes

exercée fidèlement sur notre culture vers les intentions de

Dieu, à l’instar de Joseph, d’Esther et de Daniel. Au sein des

« chambres de notre Babylone moderne », leur initiative

consiste à ressembler, à vivre et à légiférer humblement, avec

espérance et sagesse, selon leur foi.

Les disciples de Jésus pourraient ne jamais constituer une

majorité de quoi que ce soit au sein de notre culture canadienne.

Cependant, nous pouvons et nous devons élever dans

la prière nos frères et sœurs qui influencent discrètement et

fidèlement la culture du Canada pour le Christ au sein des

chambres de l’Assemblée législative.

— Le révérend Charlie Lyons est aumônier partenaire du

Fellowship à l’œuvre auprès de Leading Influence à l’Assemblée

législative de l’Ontario à Toronto.


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l’essor / 13

UNE TRANSFORMATION

QUI SURPASSE

TOUTE ATTENTE

>

Richard Flemming

RÉCIT SUR LES AUMÔNIÈRES

DU FELLOWSHIP, JAZMINE

LAWRENCE ET DANIELLE

PRESSEAULT À LA GREENBELT

BAPTIST CHURCH À OTTAWA

EN ONTARIO.

Dans un quartier est d’Ottawa, la pratique

de l’anglais de la Greenbelt

Church a constitué un formidable

moyen pour influencer sa culture par

l’amour de Jésus. Danielle Presseault,

aumônière du Fellowship, y œuvre et

désirait offrir des cours de conversation

anglaise aux gens du voisinage. En

DANIELLE PRESSEAULT 2017, elle a donc a entrepris un partenariat

avec une bénévole et avec les

responsables d’une librairie du quartier. En 2020, un groupe

principal de bénévoles a servi des dizaines de personnes.

Fondée sur l’amour plutôt que sur le prosélytisme, cette démarche

a produit une amitié de confiance entre bénévoles et

participants.

JAZMINE LAWRENCE

L’arrivée de la COVID-19 a été déterminante

: ce groupe devrait-il prendre

une pause pendant le confinement

ou passer à des rencontres en ligne ?

Jazmine Lawrence venait d’être nommée

aumônière du Fellowship à la

Greenbelt. Danielle et elle planifiaient

une étude biblique hebdomadaire en

plus des cours de conversation anglaise. Elles ont lancé cette

invitation aux participants : venez et explorez la Bible. Les

amitiés établies pendant trois ans ont aussitôt porté du fruit.

La plupart des non-chrétiens ont exprimé leur vif intérêt. Une

pause ? Pas question ! À vrai dire, l’isolement et la peur suscités

par la COVID-19 rendaient d’autant plus essentiel le fait

de combler cet appétit d’étudier la Bible plutôt que de simples

échanges. Le temps était donc venu de passer aux rencontres

en ligne !

Cette étude suit les ouvrages Guerrilla Bible Studies de Bob

Ekblad, qui souligne l’amour de Jésus, sa puissance à secourir

et à guérir. Il incite les animateurs à inviter les participants à

accueillir Jésus afin qu’il accomplisse exactement cela. Au fil

de 2021, de telles invitations hardies ajoutées à la confiance et

à l’amour authentiques portent leurs fruits. Les participants,

autrefois non-croyants, parlent désormais de Jésus comme

le Fils de Dieu, leur Sauveur. Ils prient et prennent la communion

ensemble, et l’un d’entre eux est sur le point de se

faire baptiser ! En effet, l’amour et la confiance authentiques

au sein de ce groupe n’étaient qu’un avant-goût de ce qu’ils

offrent maintenant à Jésus avec une satisfaction et un émerveillement

accrus. Quelle joie !


En vérité

Printemps-été 2021

L’AVENIR DES LIBERTÉS

RELIGIEUSES AU CANADA

Sheldon Wood

EN VÉRITÉ : THÉOLOGIE ET TENDANCES

La plupart des Canadiens sont religieux et croient qu’ils

ont des obligations morales envers Dieu ou à une autre

puissance suprême. Le gouvernement ne devrait pas

favoriser un système de croyance religieuse au détriment

d’un autre, ni assujettir les croyances religieuses

ou y faire obstacle, si la Charte canadienne des droits et

libertés devait consolider son emprise. Autrement dit,

la responsabilité première du gouvernement consiste à

maintenir l’ordre sociétal et la sécurité de ses citoyens.

Son rôle consiste à protéger nos droits, y compris celui de

culte, pourvu qu’aucun mal ne soit fait aux autres et que

l’ordre public ne soit pas menacé. Le respect d’un civisme

vertueux allié à un intérêt personnel réduit devient une

exigence pour accomplir convenablement ce rôle. Que

se passe-t-il lorsque des citoyens, ou le gouvernement, ou

les deux ne se soucient plus d’une telle rectitude morale

? Qu’arrive-t-il lorsque gouvernants et gouvernés se

centrent sur des idéologies et des désirs d’ordre personnel,

quel que soit le prix moral que doit payer la société

dans son ensemble ? Qu’advient-il lorsqu’un gouvernement

recherche ses propres idées de justice sans prendre

en compte la vertu ? Ou lorsqu’il recherche la justice

sociale sans évaluer si sa démarche renferme cette vertu ?

« La question n’est pas liée à la quête de justice

sociale. Lorsque cette quête s’accomplit à partir

d’un cadre incompatible avec la Bible et qu’elle

entraîne des conséquences, voilà tout le problème.

Aujourd’hui, beaucoup de chrétiens acceptent

les conclusions tirées des “engins de démence”

conçus selon des présuppositions sur la réalité

qui diffèrent de celles décrites dans les Écritures. »

[Traduction libre] Thaddeus Williams, professeur adjoint au

Talbot School of Theology.

Les demandes de justice sociale sont souvent fondées

selon des points de vue séculiers à propos du bien et du

mal, de l’égalité, des besoins humains. Elles s’accompagnent

d’un assentiment de la « Théorie critique » sur

les dynamiques du pouvoir où tous les gens sont perçus

comme opprimés, ou comme oppresseurs, ou les deux.

Cependant, le seul encadrement de la représentation du

monde dans l’histoire de l’humanité suffisamment solide

pour ancrer la dignité humaine et la véritable justice a

été enseigné par Jésus-Christ. La justice traite de l’honneur

que nous rendons à Dieu et à toute personne faite

à son image inhérente. Elle se fonde sur l’amour de Dieu

envers l’humanité, notre amour envers Dieu et l’amour

de notre « prochain » ; des principes « religieux » qui ont

été bien utiles dans les sociétés. Les principes religieux

doivent être renforcés, et non pas affaiblis.

Les subventions d’emplois d’été pour étudiants et la

mauvaise formulation du projet de loi C-6 de « la thérapie

de conversion » ont soulevé de récentes inquiétudes. Le

texte y est si largement défini que les membres du clergé

voudront communiquer avec leur avocat avant d’offrir

du counseling biblique aux membres de l’Église. Ces préoccupations

ont démontré que le gouvernement décourage

les convictions religieuses.

Le projet de loi C-7 qui étend le droit de mort assistée

de manière telle que les Nations Unies ont publié une

mise en garde et d’autres inquiétudes. Ce projet serait

« contraire aux obligations internationales du Canada

de respecter, protéger et renforcer le droit fondamental

d’égalité et de non-discrimination des personnes ayant

un handicap ». [Traduction libre] Il compromettra les principes

religieux sur lesquels se fonde la véritable justice.

Au gouvernement, la « vertu » a-t-elle été remplacée par

« le narcissisme moral » ? Un narcissisme d’autotromperie

« morale » où tout ce que vous dites que vous croyez

constitue ce qui vous rend « bon ». Il vous fait agir en

substitution de la véritable « vertu » et remplace les vrais

résultats provenant des croyances d’une personne ; les

résultats eux-mêmes n’ont donc plus aucune pertinence.

L’inquiétude monte lorsque vous comprenez que si vous

ne disposez pas de personnes d’intérêt au gouvernement

qui présentent les véritables caractéristiques vertueuses

pour faire progresser la loi, cela donnera donc le feu vert

aux gens pour faire de même dans leur vie quotidienne.

La loi qui, délibérément ou non, entrave les libertés religieuses

historiques pourrait se refléter davantage dans la

société. Heureusement, cela ne fera que renforcer l’Église,

comme l’a démontré l’histoire chaque fois que le gouvernement

a cherché à l’affaiblir.

Sheldon Wood est membre de la West Park church à

London et avocat en Ontario possédant plus de trente

années d’expérience centrée sur la loi sur les organismes

de bienfaisance à caractère confessionnel et

sans but lucratif. Il est également vice-président du

Conseil national du Fellowship.


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Sur le terrain

DANS LA

PROCHAINE

DÉCENNIE...

Valerie Heaton

Entretien avec nos cinq directeurs régionaux : David Horita du Fellowship du Pacifique, Mark Breitkreuz

du Fellowship des Prairies, Rick Buck de FEB Central, Louis Bourque de l’AEBEQ et Doug Campbell du

Fellowship de l’Atlantique. Ils abordent l’adaptation de nos Églises locales devant le déclin progressif de

toute compréhension ou de reconnaissance religieuses de la société.

Quels tournants sociétaux décisifs avez-vous connus dans

le passé selon vous que doivent aborder nos Églises locales

pendant la prochaine décennie ? Quel serait, selon vous, l’enjeu

primordial ?

Rick : Je crois que l’individualisme

profond et considérable sévissait

dans notre culture avant la

COVID-19. Maintenant, les gens

seront encore plus isolés. Je pense

que nous devrons redécouvrir et

redynamiser l’importance du sens

de la communauté et de la fraternité.

La sécularisation de notre

RICK BUCK

culture conduit la foi et la religion

à une expérience privée plutôt que publique. Vous pouvez

soutenir un point de vue pourvu que vous le gardiez pour

vous. Votre « vérité » peut ne pas être la « mienne ». Ce qui

est contraire à la mission de l’Église tout entière. Cette dernière

consiste à proclamer l’Évangile et à diriger les autres

à la connaissance salvatrice de Jésus-Christ. La vérité de

l’Évangile n’est pas simplement la vérité pour moi, mais

elle l’est pour tous, partout. Elle demeure absolue et n’est

pas subjective, ce qui représente un défi à communiquer

dans notre contexte culturel. Si nous voulons vivre notre

foi au grand jour, nous devons nous attendre à connaître

>

de l’opposition et même de la persécution. Nous aurons

besoin de témoins plus mesurés, sages et engagés envers

notre monde qui exigera d’établir des ponts avant que

nous puissions témoigner de notre foi.

1 Pierre 3.15 souligne : « Mais sanctifiez dans vos cœurs

Christ le Seigneur ; soyez toujours prêts à vous défendre

contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui

est en vous : mais (faites-le) avec douceur et crainte […] »

Dans un monde de plus en plus hostile à l’Évangile, c’est

l’ensemble de ce que nous sommes : notre attitude, nos

actions et nos paroles qui font pencher la balance.

Doug : Les enfants du millénaire

s’intéressent moins aux organisations

et aux réunions. Ils se

soucient davantage des relations.

L’Église doit donc décentraliser la

formation de disciples et ajuster

son rôle de berger à l’échelle du

groupe. Les questions liées à l’identité

du genre mettront à l’épreuve

DOUG CAMPBELL

notre détermination envers la

vérité des Écritures. Ceci a le potentiel d’être un sujet

de division au sein des alliances d’Églises et des amitiés

chrétiennes.

>

SUR LE TERRAIN : MISES À JOUR RÉGIONALES


16 / l’essor Printemps-été 2021

4 / l’essor Automne 2019

Comment nos Églises pourront-elles s’adapter pour mieux atteindre

les âmes spirituellement perdues dans une société amnésique sur le

plan religieux et souvent hostile aux croyances et aux valeurs des

LE VERSET THÉMATIQUE DU

groupes de foi ?

FELLOWSHIP POUR L'ANNÉE 2019 :

« JÉSUS LEUR Mark DIT : Faites MA connaissance avec des

non-chrétiens et aimez-les. Devenez

NOURRITURE EST DE FAIRE

amis, faites de bons gestes envers eux,

LA VOLONTÉ aidez-les DE CELUI : montrez-leur QUI M’A Jésus afin qu’ils

ENVOYÉ ET D’ACCOMPLIR puissent le voir en vous. SON Puis, lorsqu’ils

>

5 ÉVITER DE TARIR LA SOURCE

ŒUVRE. » JEAN sont 4.34 prêts ou (COLOMBE)

lorsque vous sentez que le

Seigneur vous y dirige, insérez-le dans la

conversation. Vous aurez gagné le droit

de parler au sein d’une conversation

MARK BREITKREUZ

naturelle plutôt qu’argumentaire. Il deviendra

de plus en plus important pour nous de gagner le droit

de parler avec les gens du monde non-chrétien.

>

Louis : Si autrefois les gens connaissaient

les récits de la Bible et ses enseignements,

il en est tout autrement aujourd’hui.

2 LE MOT DU PRÉSIDENT

Lorsque nous approchons nos voisins,

PRIER POUR LE SOIN nous SPIRITUEL ne devons DE pas NOS tenir DIRIGEANTS

leur arrière-plan

PASTORAUX / Steve religieux Jonespour acquis. Nous devons au

contraire adopter une attitude plus philosophique,

centrée sur les gens, sachant

5 LÀ-BAS

ÉVITER DE TARIR

LOUIS BOURQUE qu’elle LA SOURCE fera écho à leurs valeurs.

Toute 6 Église SUR ou LE tout TERRAIN organisme possède une identité, une culture et

des valeurs LE MENTORAT qui leur sont DES propres. SOINS Quelles DE L’ÂME valeurs / Tim culturelles Kerr et quels

modèles LE de RÉVÉREND mission nos PHIL Églises PHILIPS devront-elles : DES RETOMBÉES adopter pendant POUR la prochaine

ROYAUME décennie pour / M. que Williams nous demeurions en mission ?

LE

LE RÉVÉREND P.V. David PHILIPS : Il faut / Pat savoir Di-Fonzo distinguer la

culture religieuse de la culture chrétienne.

Je doute que nous ayons besoin

8 L’AMOUR RÉPANDU

ODYSSÉE AVEC UN d’un ENFANT nouveau / Norman modèle, Nielsen mais plutôt d’un

engagement envers la véritable marche

10 EN VÉRITÉ

de formation de disciples que Jésus a

LES AVANTAGES enseignée. DE LA FOI SUR J’ai LA bien SANTÉ peur / que Valerie nous Heaton ayons

REPOSÉS ET RAFRAÎCHIS encore un long chemin à parcourir en ce

DAVID HORITA sens.

13 SUR LA MÊME LONGUEUR D’ONDE

Mark L’ÉGLISE : Dans nos ÉMOTIONNELLEMENT collectivités, nos Églises SAINE doivent être considérées

et reconnues comme celles qui offrent de l’aide et l’espoir

PASSER DE CENT À ZÉRO EN UNE SECONDE

dans leur entourage par leur participation, leur bénévolat et

leurs 16 dons LE MOT financiers DE LA aux FIN organismes de leur collectivité. Soyez

le sel et la lumière au sein d’organismes déjà établis et visez

ALLEZ À L’ÉGLISE, VRAIMENT / John Stackhouse

l’excellence pour améliorer la vie des gens de nos villes et de

nos municipalités.

Rick

CONSULTEZ

: La COVID-19

NOTRE

nous a

SITE

indiqué

INTERNET

à quel point la technologie

demeure POUR un LIRE don D’AUTRES précieux pour ARTICLES l’Église ; elle PERTINENTS nous a également :

montré WWW.ESSOR-RBE.CA

nos limites. La technologie et les médias constituent

un merveilleux point d’accès pour établir des liens avec les

gens de nos collectivités et avec le monde qui n’est pas sauvé.

Bien souvent, les gens consultent un site Internet, lisent

DIRECTRICE DE RÉDACTION : Valerie Heaton ÉDITRICE POUR L’ÉDITION FRANÇAISE : Danielle Robidoux

RELECTRICE : Sarah Provost CONCEPTION GRAPHIQUE : Ampersand MANUSCRITS : Faites parvenir vos articles à

un Danielle billet Robidoux, sur éditrice, les réseaux Le Centre des ministères, sociaux P.O. Box ou 457 écoutent Guelph ON N1H 6K9, un Tél. message :519 821-4830. en

Téléc. : 519 821-9829, Courriel : ebfrancais@fellowship.ca

ligne avant de mettre les pieds dans une Église locale. Ce n’est

>

PUBLICITÉ : Des espaces publicitaires sont disponibles tant dans l’édition imprimée sur le Web. Retourner toutt

correspondance ne pouvant être livrée au Canada à notre Service aux abonnés : P.O. Box 457, Guelph, ON N1N 6K9

que le point de départ pour témoigner de l’Évangile et former

des disciples. Ce n’est que par des liens de proximité que ces

derniers peuvent être formés. Ainsi, la technologie et les réseaux

sociaux demeurent un merveilleux outil pour démarrer

l’exercice d’un ministère auprès des gens non sauvés, ce qui

peut conduire à des occasions d’approfondir les relations et la

croissance des gens.

Louis : Nous vivons dans une société caractérisée par l’individualisme.

Le système de valeurs d’une personne est intimement

lié à cette dernière : ses goûts, ses aspirations, ses désirs et ses

champs d’intérêt. Ce qu’une personne vit et ressent devient sa

norme, sa référence et ses principes. Si les croyants désirent

atteindre leurs voisins, ils doivent tenir compte de ce système

de valeurs. Nous devons donc être réceptifs au point de vue des

gens que nous désirons atteindre. Notre société actuelle demeure

également préoccupée par les enjeux sociaux d’importance

comme la préservation de la langue française, l’injustice sociale,

le racisme, l’écologie et la souffrance des peuples autochtones. Si

toutes ces causes reposent sur l’utilité commune, nous devons

savoir qu’elles touchent des personnes comme nous.

À quoi ressembleront nos Églises du Fellowship en 2031 selon vous ?

David : Je pense que les changements et les événements

historiques des deux dernières années en Amérique du Nord

constituent un tournant. C’est également un appel pour nous

de réinventer ce qu’est une famille d’Églises efficaces qui s’entraident

les unes les autres pour accomplir la mission que le

© Le Fellowship d’Églises Baptistes

Évangéliques au Canada

TÉLÉPHONE : 519 821-4830

Christ nous a donnée. Nous avons beaucoup d’espace pour penser

de manière innovante, pour réfléchir

TÉLÉCOPIEUR : 519 821-9829

CENTRE DES MINISTÈRES :

COURRIEL

à propos

: president@

du cœur de

P.O. Box 457, Guelph ON N1H 6K9

l’Évangile et à la manière dont nous allons

fellowship.ca

mettre en pratique

nos croyances et nos valeurs au sein de la culture actuelle. J’ai

espoir que nous pouvons y parvenir.

NOTRE MISSION : L’Essor est la revue officielle du Fellowship

d’Églises Baptistes Évangéliques au Canada. Elle a pour objectif

Rick : J’entrevois d’édifier et d’encourager notre Fellowship les dirigeants pastoraux national et les servir membres nos des régions,

Églises locales du Fellowship en publiant des articles et des nouvelles,

qui à leur tour servent les Églises locales pour les rendre capables

d’être vision florissantes communes parmi et les de Églises. L’Essor multiplier. est publié trois Nous allons avoir

reflétant nos valeurs évangéliques et favorisant une identité et une

fois l’an et est disponible tant en anglais qu’en français.

besoin d’une interdépendance accrue pour accomplir cette

mission. C’est ensemble que nous pouvons être plus forts.

Pour implanter de nombreuses Églises, former une armée de

dirigeants de l’Évangile et cultiver des Églises unies et saines,

nous devons travailler ensemble en tant que mouvement. Nous

disposerons ainsi d’outils, de dirigeants et de systèmes en place

pour voir l’Évangile être florissant.

Nouvelle Bible d’étude

Spécial

45 $

gty@gtycanada.org 1-800-565-2425

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