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Panorama de presse quotidien du 29 04 2021

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PANORAMA DE PRESSE

Du 29-04-2021

SOMMAIRE

- Politique …………………………………………………………………………..p.2-6

- Viticulture-Environnement-Climat…………………………………….p.7-8

- People…………………………………………………………..………………….p.13-14

- Commerce-Marché.………………….…....……………………….…..….p.15-19

- Social…………………………………………………………………………….….p.20

- Communication-Dégustation-Packaging.…………………..……..p.21-26

- Festival-Concours……………………………………..………………………p.27-29

Cette revue de presse se destine à un usage strictement personnel et interne à l’entreprise,

le destinataire s’interdit de reproduire, publier, diffuser ou vendre ce document.

www.sgv-champagne.fr

17 avenue de Champagne – CS 90176 • 51205 Epernay Cedex • Tél. 03 26 59 55 00 • Fax. 03 26 54 97 27

69 Grande Rue de la Résistance • 10110 Bar-sur-Seine • Tél. 03 25 29 85 80 • Fax. 03 25 29 77 81


Pays : FR

Périodicité : Quotidien

OJD : 22877

Date : 29 avril 2021

Page de l'article : p.4

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Polisy joue la carte collective

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svirey@lest-eclair.fr environnement, son patrimoine, SYLVIE son VIREY «art de vivre Polisy ensemble» soigne et son

revendique désormais haut et fort. Élus et habitants s'inscrivent dans le

la maisons démarche et caves Unesco de Champagne et ont même afin osé de solliciter pouvoir obtenir la mission non seulement Coteaux,

des œuvre conseils collective avisés, engagée. mais aussi «On peut-être ne part une pas de reconnaissance rien dans le village, de cette

les y a habitants toujours ont des toujours initiatives eu de individuelles l'intérêt pour ou leur municipales patrimoine pour et le

mettre du syndicat en valeur», général avance des vignerons Vincent Martin, de Champagne, président de qui la cite section quelques locale

réhabilitations privées comme communales la cave vinée sur de M. les Moyat-Jaury lavoirs ou l'église et le petit des musée initiatives

en permanence de son père.

ouvert

La route du champagne en fête pour lancer la dynamique

La la Route récente du dynamique champagne s'est en fête vraiment 2019 fait et son sentir projet avec artistique les préparatifs novateur de

appelé de la Côte Nect'Art des Bar qui - a de permis voir à l'art Polisy prendre - comme une belle d'autres place. communes

a désormais des bouchons de champagne en fer forgé pas comme Polisy

les fruit autres, d'un engagement aux entrées de bénévole, village. collectif, Ces sculptures intergénérationnel, sont typiquement où les

acteurs une association du village ou ne autres revendiquent structures, pas mais leur appartenance œuvrent ensemble à une section,

bien de la commune. «Ce collectif donne de la cohérence à tous pour les

projets au thème et du ça bouchon, préserve la il dynamique», a été repris à partir insiste de Vincent réalisations Martin. créées Quant

1998 pour la Route du champagne fête: «une transmission» et une en

«cohérence» soufflé n'est respectueuse pas retombé», des entretenu anciens. par Au sein un engouement du village de général, Polisy, «le

conseil municipal rajeuni, et une commission communale dynamique. un

«La nous commission avions plein patrimoine projets pour est en valoriser sommeil notre à cause patrimoine du Covid en mais

avec L'Aiguillage de Polisot notamment», relate le maire, Élisabeth lien

Dubraud, Annie Moyat-Jaury à l'initiative qui de a sa pris création le relais. suivie de plusieurs conseillers dont

Une démarche environnementale aussi

Lier que la l'événementiel municipalité et a le jugé patrimoine pertinent. est Une un des municipalité moyens à disposition

également revoir la signalétique pour être en cohérence avec qui la pense

du champagne et la mission Coteaux, maisons et caves de Champagne. Route

Mais L'armature la commune des bouchons ne s'arrête de pas 1998 là et va s'est pouvoir attaquée servir à l'environnement.

faire courir des plantes dans d'autres endroits de la à commune. nouveau pour

plantations de haies doivent être effectuées - pas moins de 300m pour Des

une commune peupleraie - en route concertation des Riceys avec et nous les utilisateurs. avons déjà «Nous rencontré allons la police créer

de préserver l'eau pour biodiversité», réaliser cet aménagement complète Élisabeth qui a également Dubraud. «C'est pour but même de

plus et économique cela», renchérit pour le village Vincent et Martin, à moyen citant terme, la valeur un bien agronomique

générations futures.

pour les

La création d'Un point de vue

Polisy du finage a entrepris depuis un au travail moins d'ampleur quatre ans. sur Rien les chemins de tel n'avait de l'ensemble

depuis le remembrement. Le goudronnage n'a pas été choisi. été «C'est fait

un encore dossier Élisabeth que j'ai Dubraud hérité fière mais de qui l'osmose se fait dans la le village. continuité», Le projet assure

gestion hydraulique des bassins-versants qui devrait suivre va permettre de

de en régler eau, dans la problématique les prochaines d'un années. point La de commune vue global veut de la enfin ressource

un point de vue au lieu-dit Dasme-Nesle, endroit ouvert sur créer

Riceys, Neuville-sur-Seine, «sur quasiment quatre des cinq vallées Les

Barséquanais» que les touristes et visiteurs devraient apprécier. «Tout du

comme avons demandé pour les l'expertise entrées de de village la mission ou Coteaux, la plantation maisons de haies, et caves nous

Champagne pour la réaliser; toujours dans l'optique de la coconstruction de

et Riceys», un souci relève de cohérence encore Vincent comme Martin. ce qu'ont Polisy réalisé aimerait les emboîter vignerons le des

au village des Riceys pour créer un sentier de la biodiversité tout pas

gardant ses spécificités. Être inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en

donne des responsabilités.

Tous droits réservés à l'éditeur

VIGNERONS 1755990600509


Opinion | Agriculture et risques

climatiques : cessons de toujours s'en

remettre à l'Etat

Le député LREM Frédéric Descrozaille a remis son rapport sur la gestion des risques en

agriculture, un secteur de plus en plus exposé aux aléas climatiques. L'auteur recommande

notamment un effort budgétaire de l'Etat. Pour le haut fonctionnaire Marc Fosseux, qui réagit

dans cette tribune aux « Echos », ce n'est pas au contribuable d'en supporter seul les coûts.

Le Premier ministre Jean Castex en visite à Colombier-le-Cardinal (Ardèche), le 10 avril,

dans une exploitation d'arbres fruitiers touchée par un violent épisode de gel. (Mourad

Allili/Sipa)

Par Marc Fosseux (haut fonctionnaire) /Publié le 27 avr. 2021 Les Echos

Le grave épisode de gel intervenu au début du mois d'avril illustre les conséquences

dévastatrices pour l'agriculture française de la multiplication d'événements climatiques

extrêmes. Il fait prendre conscience que la vulnérabilité croissante de la production agricole

ne concerne pas seulement les agriculteurs, mais le pays tout entier, alors que la pandémie

conduit à se préoccuper de la souveraineté alimentaire.

C'est dans ce contexte que vient d'être publié le rapport du député LREM Frédéric

Descrozaille. Ce rapport a le mérite d'exister, alors que la consultation lancée en 2019 par le

précédent ministre de l'Agriculture paraissait faire du surplace. Il aborde avec clarté les

questions soulevées par la gestion des risques en agriculture. Force toutefois est de constater

que le rapporteur se limite à des orientations générales, son travail résultant de la synthèse de

positions consensuelles entre les parties prenantes.

Il aurait été utile de s'intéresser aux systèmes étrangers, aux pistes que la France pourrait

avancer.


Il ne s'appuie par exemple sur aucune analyse approfondie des raisons expliquant

l'engouement insuffisant des agriculteurs pour l'assurance multirisque climatique. De même, il

aurait été utile de s'intéresser aux systèmes étrangers, aux pistes que la France pourrait

avancer dans le cadre de sa prochaine présidence du conseil européen, aux travaux

académiques ou encore aux nombreuses innovations techniques qui aident les agriculteurs à

mieux gérer leur risque climatique. Le rôle croissant des régions dans ce domaine n'est pas

mentionné.

Si le rapport souligne à juste titre l'importance de la prévention et le rôle de l'épargne de

précaution, son propos principal vise à recommander un renforcement substantiel de la

solidarité nationale,c'est-à-dire un effort du budget de l'Etat.

Des solutions typiquement françaises

Il propose d'abord que le régime des calamités agricoles soit réservé aux risques forts

entraînant une perte d'au moins 50 % pour toutes les cultures, l'assurance se concentrant sur le

risque moyen inférieur à ce seuil. Cette proposition conduirait à rendre de nouveau éligibles

aux calamités agricoles des cultures aujourd'hui considérées comme assurables. Le pari d'une

diffusion massive de l'assurance sous le seuil de 50 % est loin d'être acquis.

Il fait une autre proposition, aussi nouvelle qu'imprécise. Constatant que la baisse tendancielle

des rendements agricoles entraînée par le dérèglement climatique n'est pas prise en compte

par l'assurance qui se fonde sur des moyennes passées, il préconise une compensation par le

régime des calamités agricoles. Cette proposition n'est pas sans risque.

On peut se demander si elle n'aurait pas pour effet de compenser les baisses de rendements

provoquées non seulement par le changement du climat, mais aussi par des adaptations de

pratiques culturales (développement des cultures bio, moindre usage des produits

phytosanitaires) : en quoi cela devrait-il être financé par un système destiné à couvrir des

aléas par nature imprévisibles ?

Invoquant la nécessaire solidarité nationale à l'égard de la profession agricole, le rapport de

M. Descrozaille en arrive à préconiser la solution typiquement française à toutes nos

contradictions : il faut que l'Etat mette la main à la poche. La facture n'est pas précisée, mais

on comprend qu'elle sera au minimum de plusieurs centaines de millions d'euros

supplémentaires par an. Pour la financer, il évoque des alourdissements de taxes pour aussitôt

convenir qu'ils se heurteraient à la réalité fiscale française, celle d'un niveau de prélèvements

plus élevé que partout ailleurs.

Des questions oubliées

Il évite des questions qui paraissent éloignées de la gestion des risques agricoles mais qui en

réalité constituent autant de clés du problème. Ne serait-il pas légitime que les baisses de

rendements agricoles, qu'elles résultent d'aléas climatiques ou de changements dans la

production, soient mieux prises en compte dans le prix payé par le consommateur ? Peut-on

envisager des adaptations de la réglementation prudentielle, alors que Solvabilité 2 a multiplié

par trois le niveau de fonds propres requis des assureurs pour couvrir les risques climatiques

agricoles ? L'Union européenne ne devrait-elle pas mobiliser davantage de moyens en faveur

de la résilience de la production agricole, non seulement au travers de la politique agricole


commune, mais aussi d'instruments financiers en croissance (InvestEU, les capacités de la

Banque européenne d'investissement) ?

Il faut être plus imaginatif.

Derrière sa complexité technique et les intérêts des parties prenantes, la gestion des risques

agricoles est un élément essentiel pour assurer l'avenir de notre agriculture. Une rénovation en

profondeur est nécessaire. Elle doit se faire sous l'égide de l'Etat, mais il n'est pas certain que

le contribuable national accepte de porter seul le coût des adaptations pour parvenir à un

système réellement protecteur. Il faut être plus imaginatif.


Union européenne

La saga du Brexit s’achève

L’Union du 29-04-2021

Le Parlement européen a approuvé hier l’accord commercial conclu par l’UE avec le

Royaume-Uni, mettant un point final au douloureux chapitre du Brexit, dans un contexte

toujours tendu entre les deux rives de la Manche. Cinq ans après le choc du référendum sur le

Brexit, cet accord encadre la nouvelle relation de Londres avec l’UE à 27 : des échanges

commerciaux sans droits de douane ni quotas, des conditions de concurrence équitables, mais

rien en matière de défense ou de politique étrangère. Il avait été conclu in extremis le 24

décembre dernier, après plusieurs mois de négociations laborieuses menées par le Français

Michel Barnier côté européen.

Le feu vert des eurodéputés était devenu urgent : l’application provisoire du texte, effective

depuis le début de l’année, s’achève demain. Et le Royaume-Uni avait exclu toute

prolongation. À l’issue du scrutin, organisé mardi soir après un débat parlementaire de cinq

heures, 660 députés ont approuvé le traité, 5 s’y sont opposés et 32 se sont abstenus, sur 697

votants, selon des résultats annoncés hier. Les élus européens ont également voté une

résolution non contraignante, dans laquelle ils qualifient le Brexit d’« erreur historique » .

D’autres points de friction restent en suspens des deux côtés de la Manche, comme la menace

de la France de prendre des « mesures de rétorsion » contre les services financiers

britanniques si l’accord post-Brexit sur la pêche n’était pas rapidement mis en œuvre.


Changement climatique

L’effeuillage post-véraison pour réduire les

taux de sucre

Publié le 28/04/2021 - 10:46 par Olivier Lévêque www.mon-viti.com/

Si la hausse des températures rend l’effeuillage caduc dans de nombreuses situations, cette

pratique apparaît pourtant comme une solution pour réduire les degrés alcooliques. Pratiquée

après la véraison, sur 30 % de la surface foliaire, elle conduit à une baisse des teneurs en

sucres, comme étudié dans le Sud-Ouest. Des résultats à confirmer cependant.

Encore expérimental en France, l’effeuillage à mi-véraison, au-dessus de la zone des

grappes, a pour but deduire l’activité photosynthétique de la vigne, afin de décaler les

maturités des raisins et ainsi limiter des niveaux d’alcool trop élevés dans les vins. La

technique, déjà expérimentée en Australie ou en Italie, est testée depuis 2016 dans le Sud-

Ouest. « Avec le réchauffement climatique, les degrés alcooliques augmentent, et nous avons

des décalages problématiques entre maturité phénolique et technologique, souligne Carole

Feilhes, de l’IFV Sud-Ouest. Entre 2016 et 2018, une première étude a été menée sur

l’effeuillage d’une fenêtre de 40-50 cm au-dessus des grappes, soit 30 % du feuillage, afin de

limiter la photosynthèse, et donc l’accumulation de sucres dans les raisins. »

Deux cépages du Sud-Ouest concernés par des niveaux de sucres élevés ont été pris en

exemple : le tannat et le gros manseng. « En cherchant à limiter les teneurs en sucres, l’enjeu

est d’éviter les vins à 15° comme c’est parfois le cas avec le tannat », complète l’ingénieure

IFV.

Effeuillage ou écimage

Deux options ont été comparées : l’écimage sévère sur la partie supérieure de la végétation

(sur 50 cm) et l’effeuillage dans une fenêtre de la partie distale de la végétation (40-50 cm) où

les jeunes feuilles sont fonctionnelles et possèdent une forte activité photosynthétique.


« L’écimage et l’effeuillage ont tous deux permis de ralentir l’accumulation des sucres

dans les baies jusqu’à la récolte, avec des réductions potentielles de degré alcoolique

jusqu’à 1 %vol, indique Carole Feilhes. Mais les bénéfices n’ont pas été observés

systématiquement chaque année ou pour chaque parcelle testée, ou pas de manière suffisante

pour compenser le coût d’un passage. D’où l’importance de renouveler les essais avant

d’avoir des préconisations auprès des vignerons. »

Depuis 2019, une étude similaire est également lancée sur les cépages merlot dans le

Gaillacois, et grenache avec la chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales. « Il a été

observé des effets bénéfiques similaires à la première étude, mais dans une moindre mesure.

Les contextes pédoclimatiques, d’orientations de parcelle ou de palissage, un rapport feuillefruit

encore trop élevé peuvent aussi expliquer les différences. »

Le potentiel du vin conservé

Si la technique n’apporte pas systématiquement des bénéfices, elle ne semble entraîner aucune

conséquence négative sur la vigne ou le vin. « Les raisins n’ont jamais concentré davantage

de sucre avec nos essais d’effeuillage, car l’enjeu est bien de les maintenir à l’ombre, en

enlevant uniquement les feuilles du haut, tout en leur laissant une casquette. Enfin, sur la

qualité finale des vins, les premières analyses montrent un degré d’alcool plus faible sans

autre impact sur les caractéristiques organoleptiques », liste l’œnologue, qui détaille que des

analyses plus fines sont en cours.

Si l’effeuillage post-véraison est une piste qu’il est possible de combiner avec des pratiques à

la cave comme le choix du levurage, d’autres techniques viticoles « de courts termes » sont

également testées par l’IFV. Ceci afin de limiter les degrés alcooliques dans un contexte de

réchauffement climatique, en particulier la taille tardive après débourrement, pour décaler les

cycles phénologiques, l’ombrage à l’aide de filets en jouant sur le taux et le temps d’ombrage,

évoque Carole Feilhes. « Et l’effeuillage post-véraison est tout à fait différent de l’effeuillage

classique, qui se fait encore sur certains cépages ici, comme le fer servadou, pour l’aération

des grappes et la réduction des arômes de poivron vert parfois présents. »

Rétropédalage sur l’effeuillage

« Alors que l’évolution climatique impose un changement de paradigme, certains vignerons

ne remettent pas en question leur pratique de l’effeuillage, après des années à avoir cherché, à

juste titre, à gagner en maturité et lutter contre les arômes de poivron vert, et souvent par

mimétisme des voisins, observe Kees van Leeuwen, professeur à Bordeaux Sciences Agro et

à l’ISVV, et spécialiste des questions de climat et de viticulture. Avec la hausse des

températures, les stades phénologiques sont atteints de plus en plus tôt dans la saison, et dans

de nombreux vignobles le raisin risque de mûrir avant le 10 septembre dans les années à venir,

dans des conditions de plus en plus chaudes. À Bordeaux, si les cépages tardifs comme le

cabernet franc et le cabernet sauvignon bénéficient de maturités plus abouties, il est désormais

stratégique pour les cépages précoces comme le sauvignon blanc et le merlot de ralentir les

maturations. Dans ce cas, arrêter ou fortement limiter l’intensité de l’effeuillage est une

des solutions ! 2003, avec sa canicule, a d’ailleurs été une année sentinelle, car les gens ayant

moins effeuillé ont obtenu des vins plus intéressants. Certes, l’effeuillage se pratique moins

qu’autrefois, mais il reste encore trop appliqué à des situations qui ne le nécessitent pas.

On ne fait pas de bons vins avec des raisins cuits ! »


Phytos

Premières apparitions de mildiou et

d'oïdium

Jeudi 29 avril 2021 par Marion Bazireau

Vitisphère.com

Les traitements ne concernent pour l’heure que les vignes non gelées. - crédit photo : David

Motut (via Facebook)

Par suite des pluies passées ou annoncées dans le Sud et sur la façade Ouest, certains viticulteurs ont

démarré leur campagne de protection phytosanitaire contre le mildiou ou l’oïdium dès cette semaine.

En Gironde, dans l’Hérault, dans l’Aude, ou dans le sud de la Bourgogne, plusieurs

viticulteurs rapportent avoir réalisé leur premier traitement phytosanitaire sur les vignes

réchappées du gel, en prévision ou suivant des petits épisodes pluvieux.

« J’ai réalisé le mien le 28 avril et certains de mes collègues ont commencé le 18 » raconte

Kevin Carnis, à Pauillac, sur le groupe Facebook « Matériel et Viticulture ». « En bio, j’en

suis à mon troisième traitement » poursuit Cedric Lambert, tractoriste au Château Dufort-

Vivens.

Les Bulletins de Santé du Végétal (BSV) commencent en effet à appeler les viticulteurs à la

prudence. Comme celui de Nord-Aquitaine ce 27 avril. « D’après nos résultats cette semaine,

la majorité des œufs de mildiou, pouvant générer des contaminations épidémiques en fonction

d’une pluviométrie suffisante, devrait arriver à maturité sur les prochains jours ».

Les rédacteurs se veulent néanmoins rassurants. « Aucune contamination épidémique n’est

annoncée, excepté dans le cas de conditions météorologiques très pluvieuses d’au moins 40

mm de pluies cumulées ». Hormis dans les parcelles sensibles et sauf en cas de dégradation

orageuses, les risques de contaminations au black-rot restent également faibles.

Attention en revanche à l’oïdium. « Des contaminations sont prévues si des pluies sont

confirmées. Les conditions climatiques actuelles et annoncées (couvert, voire orageux) sont

favorables au développement du champignon » prévient le BSV.

Globalement peu de risques


Dans le Centre-Val de Loire comme dans beaucoup de vignobles, les œufs de mildiou ne sont

pas murs en quantité suffisante pour des contaminations épidémiques avant la fin de semaine.

Cela sera à préciser la semaine prochaine et en fonction de l’évolution des données météo. La

période reste défavorable aux contaminations d’oïdium car le stade de sensibilité de la vigne

n’est pas encore atteint.

« Même s’il y a peu de risques en l’absence de pluies depuis plus de deux mois, je démarre la

semaine prochaine sur mes vignes non gelées, pour l’oïdium et éventuellement le mildiou sur

chardonnay, chenin, grolleau et cabernet-franc » indique néanmoins Antoine Bille,

responsable des propriétés du pôle Loire des Grands Chais de France.


Fonds pour l’arbre

Un nouvel appel à projets pour soutenir les

actions pour l’arbre et la haie

Publié le 27/04/2021 - 14:50 par Viti Veille

« Alors que le sujet de l’arbre et la haie mobilise un nombre croissant d’acteurs et que les

pouvoirs publics se saisissent plus que jamais de ces enjeux – en témoigne le Plan de relance

mis en place par le gouvernement français pour la plantation de 7000km de haies -, c’est

autour de ces valeurs communes que le Fonds pour l’Arbre se mobilise et ouvre un nouvel

appel à projets pour soutenir vos actions pour l’arbre et la haie sur les territoires », vient

d’annoncer Afac-Agroforesteries, le réseau pour l'arbre et la haie. Les candidatures sont

ouvertes jusqu’au 18 juin 2021.

Cet appel à projets est destiné aux structures engagées dans une stratégie territoriale de

développement des arbres et haies champêtres. En 2020-2021, 84 opérateurs étaient par

exemple répertoriés avec des associations membres du réseau Afac-Agroforesteries mais aussi

des chambres d’agriculture, des parcs naturels régionaux, des établissements d’enseignement

et de formation professionnelle agricole ou encore des fédérations départementales des

Chasseurs.

Pour la saison 2021-2022, le Fonds pour l’Arbre dispose d’une enveloppe totale de

870.000€, répartie selon quatre volets :


• n°1 - Aide à la plantation + bonus pour les plants de la marque Végétal local :

0,85€/plant tout venant, 1,07€/plant Végétal local ;

• n°2 - Aide au développement de la filière Végétal local : bonus de 0,81€

supplémentaire sur les plants Végétal local ;

• n°3 - Aide à la mise en œuvre du Label Haie : 10.000€/opérateur ;

• n°4 - Aide aux référents régionaux Label Haie : 4.000€/opérateur.

Pour en savoir plus : suivez ce lien.


Date : 28/04/2021

Heure : 12:40:55

Journaliste : Michel Sarrazin

www.terredevins.com

Pays : France

Dynamisme : 2

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Un nouveau directeur pour l'appellation Sauternes-Barsac

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Après l'élection de deux co-présidents pour l'appellation Sauternes-Barsac , voici que celle-ci vient

de recruter un nouveau directeur en la personne de Pierre-Baptiste Fontaine, récemment arrivé en

février 2021. Une nouvelle dynamique s'annonce. Entretien.

Quel est votre parcours Pierre-Baptiste Fontaine ?

Je suis juriste de formation car j'ai un master 2 “Droit de la vigne et du vin” de l'université de Bordeaux,

obtenu en 2017. Je souhaitais sortir des carcans classiques du monde juridique en combinant ces études de

droit avec le domaine du vin et de la dégustation. J'ai rejoint l'ODG (NDLR : Organisme de Défense et de

Gestion) Beaujolais, à Villefranche-sur-Saône, pendant une année, avec une mission qui était de mettre en

valeur l'appellation, et aussi plus particulièrement le village de Lantignié pour le faire devenir éventuellement la

11ème commune de l'appellation et qu'elle rejoigne ainsi la famille des crus du Beaujolais. J'apportais aussi un

appui juridique sur l'ODG. Puis, pendant trois années, jusqu'en février 2021, j'étais au sein du syndicat général

des vignerons de la Champagne, dans un service “relations avec les vignerons”. J'étais chargé d'apporter les

réponses aux interprétations liées au cahier des charges de l'appellation Champagne et Coteaux-champenois.

J'avais déjà rencontré David Bolzan, un des deux futurs co-présidents de l'ODG Sauternes , car il était le

château parrain de la promo du master. Aujourd'hui, l'entente avec ces deux co-présidents, David Bolzan et

Jean-Jacques Dubourdieu, s'est très bien faite : leur projet m'a donné beaucoup d'envie. Comme le Beaujolais

ou la Champagne, le Sauternes fait la renommée du paysage viticole français. Il y a un capital sympathie très

fort au sein de cette appellation. Avec les projets précis pour le futur, c'est ce qui m'a donné envie de rejoindre

Jean-Jacques et David. J'ai également, à 28 ans, la volonté de monter en compétence.

Quels ont été vos premiers gestes en arrivant ?

Je suis arrivé dans un temps de contexte sanitaire compliqué mais j'ai pu rencontrer la moitié des effectifs

des 140 vignerons au bout d'un mois. Je voulais rapidement créer du lien. Je me suis rendu compte qu'il y

avait peu d'échanges entre les vignerons et chacun d'entre eux, à leur échelle, a des atouts, que ce soit sur

les pratiques œnotouristiques, ou un travail sur un marché précis par exemple. Mettre tout cela en musique,

créer de la synergie et faire découvrir nos vins, tout cela me motive. On a un produit très singulier et lorsqu'on

est en face de nos clients, la magie de la dégustation parle d'elle-même et ils trouvent nos produits très bons.

Mais je reste actuellement dans une phase d'appropriation et je découvre le territoire.

Quel est votre premier regard sur le produit Sauternes ?

On a la chance de s'appeler Sauternes et Barsac avec une forte notoriété. La qualité de nos vins en atteste et

ce n'est pas pour rien qu'un peu plus d'une vingtaine de crus classés en 1855 se trouvent sur notre territoire. Il

y a une consommation traditionnelle des Sauternes qui existe et qu'il ne faut surtout pas remettre en question.

Malgré tout, il faut recruter de nouveaux consommateurs, en sortant le Sauternes d'une consommation

classique comme au moment des fêtes de fin d'année. Il faut pousser pour que le Sauternes soit consommé

sur des moments comme l'apéritif ou d'autres moments, des moments décontractés, y compris l'été. On doit

s'appuyer sur cette notoriété tout en désaisonnalisant la consommation des Sauternes.

Quelles sont vos futures missions ?

Au-dede la gestion courante, continuer à créer du lien avec et entre les vignerons. Mais aussi, donner un

coup de jeune aux locaux, à cette maison des vignerons : on a un très bel outil, bien situé sur la place de

Sauternes. Recruter de nouveaux consommateurs et rajeunir notre cible de consommateurs. Contribuer au

projet de pôle œnotouristique qui sera global sur le sud Gironde et sera la tête de proue de l'appellation.

Il s'agira de capitaliser tout ce qui existe dans les propriétés. Il y aura de la rénovation mais aussi de

Tous droits réservés à l'éditeur VIGNERONS 351503730


Date : 28/04/2021

Heure : 12:40:55

Journaliste : Michel Sarrazin

www.terredevins.com

Pays : France

Dynamisme : 2

la construction : échéance 2025 pour l'ensemble du projet. Ré-inculquer la notion de qualité des vins de

Sauternes chez les futurs prescripteurs professionnels du monde du vin. Et enfin, Planifier les portes ouvertes

10 et 11 juillet.

Aujourd'hui l'appellation Sauternes et Barsac est ambitieuse, et ne s'interdit rien du fait de la singularité du

produit.

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La nouvelle éco : la bonne santé des cavistes

de Reims pendant la crise sanitaire

Mercredi 28 avril 2021

Par Clément Conte, France Bleu Champagne-Ardenne

Reims

Certains cavistes de Reims enregistrent une hausse de la fréquentation depuis le début de la

crise du Covid-19. Des clients plus nombreux et avec un plus gros budget pour l'achat de

bouteilles.

Les cavistes de Reims enregistrent une hausse de la fréquentation depuis le début de la crise

sanitaire © Maxppp - Julio PELAEZ

Ce sont peut-être les "gagnants" de cette crise sanitaire. Les cavistes voient de plus en plus

de monde franchir leurs portes depuis le début de la crise sanitaire en mars 2020. Selon une

étude de l'Institut Nielsen, relayée dans le journal Le Parisien, le chiffre d'affaires des alcools

a même fait un bond de 14 % entre le 1er janvier et la mi-avril 2021. Un engouement que l'on

retrouve dans la grande distribution, mais aussi dans les caves de Reims.

La raison est simple pour Fabien Bourly, le gérant de la Cave Colbert : "Les budgets sorties,

culture, restaurants sont bridés en ce moment. Donc les gens se font plaisir dans d'autres

domaines et les cavistes en profitent."

Des bouteilles plus chères

Un budget qui permet aux clients d'élargir leurs horizons en terme de choix de vin ou

champagne : "Ceux qui mettaient 20-25 euros dans une bouteille de vin franchissent le cap et


passent sur un premier cru plus cher, constate Fabrice Parisot, le gérant des Caves du Forum.

Il y a un pouvoir d'achat plus important et ils se font plaisir chez eux."

Faute de touristes, ce sont surtout les Rémois qui achètent dans ces caves. Une clientèle de

proximité qui vient parfois compléter le repas de midi : "On voit beaucoup de clients avec

des sacs remplis de victuailles, des menus préparés par les restaurateurs qui continuent la

vente à emporter, explique Thibault Leroy de la Vinocave, place du Forum. Ils nous disent ce

qu'ils vont manger et on les conseille sur le vin !"

Le champagne a le vent en poupe - Didier Laurent, responsable de Nicolas à Reims

Le champagne, lui, va mieux et permet aux cavistes d'atteindre ces bons chiffres en ce début

d'année : "Il a le vent en poupe, confirme Didier Laurent, responsable du magasin Nicolas

près de la place d'Erlon. Par rapport au premier confinement, où les ventes de champagne

avaient drastiquement baissé, il y a une vraie différence. On a envie de se faire du bien, de

partager avec ses proches et le champagne est le grand gagnant chez nous depuis quelques

mois."

Chez le caviste Nicolas à Reims, les ventes ont augmenté de 42% en mars dernier par

rapport à mars 2019.


Tendance marché

2020, année « sur-naturelle » selon le

baromètre Idealwine

Jeudi 29 avril 2021 par Laurie Andrès

Vitisphère.com

En 2020, la palme du flacon le plus cher vendu sur Idealwine revient à un « Musigny 2001 »

du Domaine Leroy, adjugé 17 499€, le lot le plus cher revenant à une caisse assortie de 12

bouteilles de Romanée-Conti de 1990, adjugée 53 172€, deux domaines emblématiques de la

biodynamie et représentants des plus grands vins français. - crédit photo : CC0 Creative

Commons

Comme chaque année, iDealwine, premier acteur des enchères de vin en France, co-leader mondial des

enchères on-line de vin, publie son baromètre annuel. Recherche de cuvées rares, demande pressante en

vins bio et nature, envolée des spiritueux ont profité de la digitalisation des ventes de vins.

Dans un rapport de plus de 200 pages, Idealwine, « PME à taille humaine » selon ses

dirigeants, leader des enchères de vin en France, classée dans le TOP 20 des principales

maisons d’enchères d’objets d’art et de collection (le vin fait partie des objets d’art) grâce à sa

filiale IWA Auction, revient sur les chiffres et les tendances de cette année 2020,

mouvementée.

La digitalisation accélérée des ventes a profité à la plateforme, qui depuis 2015 connait une

croissance de 12% en moyenne, et, en 2020 , il s’est vendu 176 787 flacons pour 23,4 millions

d’euros d’adjudications.

Succès pour les vins bio, en biodynamie et nature

Parmi les ventes qui ont explosé en 2020, celles concernant les vins bio, biodynamiques et

« nature » qui représentent 25% des ventes aux enchères jusqu’à 40% des ventes directes sur

la plateforme Idealwine.

Cette demande pressante de vins plus respectueux de l’environnement est une conséquence

directe à la mutation des habitudes de consommation et aux considérations de consommateurs

plus jeunes et plus alertes sur l’état de la planète.


Comme le souligne Idealwine, « nous constatons l’apparition de groupes hermétiques les uns

aux autres. Les tenants du « nature sinon rien » et les amateurs de vins qui ont débuté leur

apprentissage du vin avec des flacons classiques, qui cherchent désormais à élargir leur

champ de découvertes ».

2020 jugée comme « année sur-naturelle » selon Idealwine est aussi avec la crise sanitaire un

catalyseur de tendances et il semblerait que le vin n’échappe pas à une forme de « cancel

culture » de la part d’une frange de consommateurs, bien décidés à bannir les pontes et les

domaines historiques de la filière.

Autre fait marquant, l’appétit croissant des consommateurs de vins bio et biodynamiques qui

semble n’avoir pas de prix. En 2020, la palme du flacon le plus cher vendu sur Idealwine

revient à un « Musigny 2001 » du Domaine Leroy, adjugé 17 499€, le lot le plus cher

revenant à une caisse assortie de 12 bouteilles de Romanée-Conti de 1990, adjugée 53 172€,

deux domaines emblématiques de la biodynamie et représentants des plus grands vins

français.

En quête de rareté

Animés par une quête de rareté, les consommateurs se sont rués sur les vins natures. Dans le

haut du classement, des signatures emblématiques comme Pierre Overnoy dans le Jura,

(Arbois-Pupillin 1990 adjugé 1658€) mais aussi des nouvelles signatures (Domaine des

Miroirs, L’Anglore, Domaine des Murmures…) souvent associées à de micro-domaines

discrets et à la production ultra-limitée.

Bordeaux VS Bourgogne

Si au début des années 2000, Bordeaux représentaient 80% des volumes échangés sur

Idealwine, en 2020, la Bourgogne représente 37% des ventes aux enchères de la plateforme

devant Bordeaux atteignant désormais 33,6%. Si le « Bordeaux Bashing » est passé par là,

n’en reste pas moins que la France est en encore le premier pays acheteur de vins bordelais

(37% en volume et en valeur), derrière Singapour (40% des ventes en valeur et en volume),

preuve que l’Asie n’a pas été totalement contaminée par la « Bourgogne mania ».

À noter, le coup de pied dans la fourmillière pour les bastions de vins français que sont

Bordeaux et Bourgogne par leurs voisins jurassiens et ligériens. Le Jura qui passait quasiment

inaperçu dans les ventes aux enchère en 2015 représente désormais 2% en volume et en

valeur, pour la Loire, une des régions les plus attractives selon Idealwine, les ventes ont été

multipliées par 4 si bien qu’en 2020, 10 000 flacons ligériens ont trouvé preneurs.

L’envolée des spiritueux

Connaissant un essor considérable depuis quelques années, les spiritueux ont été plébiscités

sur la plateforme. Un peu plus de 1000 flacons ont été vendus aux enchères en 2020 avec un

record pour un cognac « Louis XIII Rare Cask » de la maison Rémy Martin adjugé 16578€.

Un succès croissant dû à l’association récente entre Idealwine et la Maison du Whisky en fin

d’année 2020, qui a donné naissance à Fine Spirits Auction, plateforme de vente aux enchères

dédiée à 100% aux whiskies et spiritueux. Des whiskies qui s’illustrent, d’où qu’ils viennent,

ils ont été particulièrement recherchés pour leur rareté. Bien sûr, l’Ecosse demeure un


incontournable, mais, force est de constater que la finesse des breuvages japonais (10

whiskies sur 18) n’a pas fini son ascension. D’ailleurs, ce sont bien deux nectars du Pays du

Soleil Levant qui monopolisent le podium : Yamazaki 25 ans 1984 (12 744€) et Karuizawa

1981 Cask 7924 (4 366€). Considéré comme une valeur refuge, le rhum tente une percée

timide en 18ème position.

Peu de changements en revanche dans le top des domaines les plus attractifs, en Champagne,

Selosse, Moët & Chandon et Roederer sont dans le trio de tête ; en Bourgogne, la Romanée-

Conti semble indétrônable et conserve la 1ère place ; à Bordeaux, Petrus, Mouton-Rothschild

et Lafite-Rothschild tiennent respectivement les 3 premières places du classement.

Dans le Rhône, même scénario avec un trio de tête inamovible représenté par Stéphane

Reynaud (Château Rayas et satellites), Jean-Louis Chave et la maison Guigal.

Ailleurs, ce sont les vins transalpins qui se vendent le plus, 47% des vins étrangers échangés

sur la plateforme, 55% en valeur), et, sans grande surprise, c’est l’appellation Barolo qui fait

chavirer les coeurs des amateurs représentant 60% des domaines les plus représentés aux

enchères en 2020.


Social / La prime Macron ouverte aux salariés

gagnant jusqu’à trois Smic

L’Union du 29/04/2021

Comme en 2019 et 2020, les entreprises pourront verser en

2021 une prime défiscalisée et exonérée de cotisations sociales

d’un montant maximum de 1 000 euros à leurs salariés. Cette

décision avait été annoncée par le Premier ministre Jean

Castex en mars, et le niveau de salaire maximal pour y

prétendre a été précisé aux partenaires sociaux par le ministère

du Travail hier. La « prime Macron » pourra ainsi être versée

par les entreprises aux personnes ayant un salaire allant

jusqu’à l’équivalent de trois fois le Smic. Pour que les

travailleurs dits de la « deuxième ligne » bénéficient en

priorité de cette prime, le plafond pourra être porté à 2 000

euros « si l’entreprise ou la branche s’engagent formellement à

des actions de valorisation de ces travailleurs ». La prime

pourra être versée jusqu’au début de l’année 2022.


Un pôle d’excellence dans le packaging de

l’ultra-luxe en Champagne

refletsactuels.fr / 28 avril 2021

Créée en 1984 à Orbais-l’Abbaye, la société Vetiver s’est spécialisée dans les techniques du

parachèvement sur verre pour le monde de la parfumerie de luxe et depuis quelques années

dans celui des spiritueux, et surtout du Champagne. Elle envisage de créer un pôle

d’excellence dans son coeur de métier.

Métallisation, laquage, marquage, laser, sérigraphie… cette entreprise familiale a acquis une

solide réputation dans le monde très exigeant de la parfumerie et des cosmétiques. Elle

compte dans son portefeuille de clients de grands noms comme Caudalie, Dior ou Givenchy

aux côtés d’une autre marque célèbre les lampes Berger.

Depuis près de quarante ans, l’innovation est dans l’ADN de cette entreprise marnaise. Il y a

cinq ans, c’est une nouvelle solution technique qui lui a permis de se développer dans le

Champagne. Avec ses équipes (ils sont 25 salariés à ce jour), les producteurs, les œnologues

et les transporteurs, Vetiver a mis au point un process technologique global intégrant la

manutention et les différents procédés de laquage sur bouteille pleine sans altération de la

qualité du champagne. Vetiver travaille les bouteilles après dégorgement, se positionnant juste

avant leur mise sur le marché par les producteurs. Cette innovation a séduit de grandes

marques comme Chanoine pour Tsarine, Armand de Brignac, GH Martell, Mumm, Bollinger ,

Blin ou encore Henri Giraud.

Marché de niche, marché de micro-série sur les marchés champenois du “grand export”, nous

sommes ici dans le packaging de l’ultra-luxe qui représente désormais 70% de l’activité.

En 2018, Julien (PDG) et Paul (Directeur de production) ont pris le relais de leur père, Alain

Vieille, le fondateur. Ils souhaitent capitaliser sur leur savoir-faire et préparer le

renouvellement des générations, des “piliers techniques” actuels de la société. C’est dans cet

esprit qu’ils ont le projet de créer un pôle d’excellence pour répondre à leurs besoins

d’embauches hautement qualifiées. Ils veulent ainsi, dès que possible, aller à la rencontre des

élèves des écoles spécialisées dans le packaging pour proposer stages et apprentissages et leur

transmettre leurs valeurs d’excellence. Une façon aussi d’ancrer durablement au cœur de la

Champagne de jeunes diplômés dans le domaine du luxe.


Champagne Jacquart fait pétiller le monde

des cocktails

https://www.terredevins.com/degustations/champagne-jacquart-revolutionne-le-mondedes-cocktails

Le 28 avril 2021

En matière de cocktails, il existe deux écoles : celle qui les considère comme un moyen

commode de masquer certains défauts et celle qui estime au contraire qu’il faut veiller à

la qualité de chaque ingrédient. C’est en suivant cette deuxième philosophie que le

champagne Jacquart s’est lancé en collaboration avec la société Likidostyle dans la

création de deux recettes de cocktails pour magnifier son Mosaïque Brut.

Le champagne Jacquart aborde avec audace le terrain des cocktails en proposant pour sa

cuvée Mosaïque Brut deux recettes : Room 1964 et Twist & Chic. Elles sont issues de la

collaboration entre l’œnologue de la Maison Joëlle Weiss et Julien Defrance, fondateur de

Likidostyle, société spécialisée dans la réflexion autour de la mixologie.

Depuis quelques années, les Champenois ont abandonné le terrain des cocktails au Prosecco,

jugeant la mixologie indigne d’un grand vin. Cette attitude s’explique par l’ancien usage des

cocktails. À la fin des années 1990, alors que les alcools disponibles étaient dans l’ensemble

d’assez basse qualité, la pratique du long drink, en les coupant avec du jus d’orange ou du

coca, permettait de casser le mauvais goût des spiritueux. Mais depuis, la diversité des alcools

rendue accessible aux consommateurs a renouvelé l’approche. On s’est aperçu que comme la

cuisine des grands chefs, un bon cocktail ne résulte pas seulement d’une recette astucieuse,

mais d’abord de l’assemblage de produits de grande qualité.

Le champagne y a donc toute sa place et le fait que la Maison ait choisi sa cuvée iconique

plutôt que de proposer un champagne dosé comme cela se fait parfois est significatif. Un bon

cocktail mérite le meilleur et ceux de la Maison Jacquart ont été composés spécifiquement

pour Jacquart, en fonction de ses caractéristiques propres. On ne peut substituer une autre

cuvée : le Mosaïque Brut constitue leur colonne vertébrale. Tout est d’ailleurs mis en œuvre

dans le mode d’élaboration pour respecter le produit même si, souligne Julien Defrance, “le

cocktail final n’est réussi que s’il a son goût propre. On ne doit pas retrouver ce qu’il y a à

l’intérieur”.

Room 1964 : un cocktail sensuel

Room 1964 souhaite emmener le consommateur sur le registre sensuel. Les fruits rouges

s’imposaient donc comme une évidence. Si la recette ne donne aucune précision sur la liqueur

qui devra être retenue, Joëlle Weiss préfère celles composées à partir de cognac et de vanille

qui conservent à l’ensemble le côté vineux. Ensuite, l’utilisation de purée de fruits plutôt que

de sirop limite la sucrosité et respecte le dosage Brut de la cuvée utilisée. Elle est composée à

partir de framboise, un fruit plus noble que le cassis ou la mûre. Le mode opératoire qui

consiste à placer un maximum de glaçons peut surprendre. En réalité, il évite une trop grande

dilution du champagne, la concentration de glaçons ralentissant leur fonte. On ajoute le


Mosaïque Brut, un peu de romarin qui sera perceptible surtout au nez, un zeste de citron vert

“pour la fraîcheur”, et le tour est joué ! (Les recettes exactes figurent sur les encarts).

Twist & Chic : un style plus gourmand

Concernant le second cocktail, l’objectif était davantage la gourmandise, en partant cette fois

de la poire, un arôme déjà présent dans le Mosaïque Brut où on retrouve facilement les fruits

blancs du verger. Mais on apporte ici quelque chose sur le plan de la texture “en utilisant de la

purée de fruits, vous avez le petit grain de la poire qui donne un aspect plus velouté. Le début

est fluide, mais sur la fin du cocktail, on arrive sur le côté lies et brioché que l’on peut trouver

sur les champagnes un peu élevés. Le litchi apporte aussi une belle opulence que vient relever

le gingembre avec son côté poivré.”

La collaboration entre l’œnologue et le mixologue s’est faite assez facilement. “C’est un peu

la même démarche que dans nos assemblages. Rassembler un chardonnay de Chouilly, un

pinot noir de Neuville-sur-Seine et un Meunier de Charly-sur-Marne, ce n’est pas une

association naturelle, ne serait-ce que par l’éloignement géographique. Et pourtant le résultat

est supérieur à la somme des composants. C’est exactement le même principe pour un

cocktail. Assembler de la liqueur de fruits rouges avec de la purée de framboise, cela peut

sembler classique. Mais y ajouter du romarin, jamais cela ne me serait venu à l’esprit !” Pour

Joëlle, cette expérience lui a aussi permis d’élargir ses horizons dans la manière d’aborder les


accords possibles de son champagne : “Cela m’a ouvert des idées en termes d’associations

mets/vins, par exemple proposer le Mosaïque Brut pour un poulet boucané avec du litchi”.

Rien de surprenant enfin à voir Jacquart se lancer dans de telles initiatives. Cette jeune

maison, qui cultive déjà un style chic mais décontracté porte peut-être moins que les autres le

poids d’une longue histoire et la crainte de casser un peu les codes.

www.champagne-jacquart.com


Laurent Fresnet, chef de caves de la Maison

Mumm, présente le (très joli) millésime

2015

29 avril 2021 lachampagnedesophieclaeys.fr

Le Grand cordon de la Légion d’honneur, pour un flacon ! À l’époque, c’est une idée

marketing de génie. Pour l’Histoire c’est en novembre 1876 que le nom et l’emblème sont

enregistrés au tribunal de commerce de Reims. Sept ans plus tard, le ruban de soie rouge

laisse place à une étiquette plus pratique ornée d’un lettrage doré « Cordon Rouge » sur d’une

bande rouge en diagonale. Grâce à ce signe distinctif, de Tintin 0bjectif Lune au Grand

Cordon Stellarn la première bouteille à déguster en orbite, le Champagne Mumm reste et est

resté identifiable partout dans le monde. Au fil des années, pour les vintages, la couleur rouge

a été supprimée sur les millésimes laissant place à un ruban blanc, gardant la symbolique du

cordon et de la gamme. Son millésime 2015 va sortir en fin d’année.

C’est une vendange qui a démarré début septembre cumulant pluies et grosses chaleurs en fin

de campagne viticole. Qualifiée de « superbe, magnifique, idéale… Tous les qualificatifs sont

là pour cette vendange qui a dépassé tous les espoirs “par moi-même dans un article datant

du mois de septembre 2015, voici de quoi le vérifier six ans plus tard chez moi avec Laurent

Fresnet, chef de caves du Champagne Mumm. Comme les précédents, dominé par ces pinots

noirs Grands et Premiers crus, signature de la maison, ce millésime 2015 est clairement un

millésime solaire. et puissant avec des petites notes torréfiées en fin de bouche, il enveloppe le

palais pour dégager des arômes de fruits tout en laissant une jolie complexité en fin de

bouche. Peu dosé (6gr/l), c’est un millésime à matière » doté d’une belle évolution. Et comme

je l’ai déjà évoqué sur mon site, Laurent Fresnet est un garçon adorable, il m’a apporté des

grands frères, le millésime 2013, 2012 et un magnum de 2006 (car selon les Anglais, c’est la

meilleure contenance lorsque l’un des deux ne boit pas…). Pour moi, le millésime 2013 est

l’un de mes millésimes préférés, c’est un vin qui surprend par une certaine fraîcheur et son

côté ‘agrumes’ puis se dévoile doucement pour mieux se laisser déguster. Presque l’inverse

du millésime 2012, qui lui affiche immédiatement sa richesse en concentré aromatique dans


un équilibre parfait. Quant au 2006, il démontre ô combien que le champagne détient encore

et toujours cette capacité intrinsèque du vieillissement. Faut-il encore et toujours le répéter !

Comme toujours dans ce genre de verticale, il faut rendre à César… les trois premiers

millésimes ont été élaborés par Didier Mariotti (actuel chef de caves de Veuve-Clicquot),

c’est Dominique Demarville (actuel directeur général du Champagne Lallier) qui a élaboré le

millésime 2006. Quant à l’année 2020, Laurent Fresnet la trouve expressive, fruitée et riche

de quoi en faire un millésime !


La deuxième édition de Vign’Art débutera le 15

mai

L’Union du 29/04/2021

Le festival d’art dans le vignoble champenois, Vign’Art, a été

créé et organisé en 2019 par l’association pour la promotion

de l’art contemporain et de land art dans le vignoble. La

première édition, organisée en 2019, avait réuni quatorze

œuvres artistiques sur quatorze lieux. L’édition 2020 a été

annulée en raison de la crise sanitaire. La deuxième édition est

programmée du 15 mai au 15 septembre 2021 sur des sites de

la Grande Vallée de la Marne et de l’Agglo Épernay.


10e édition du concours

En 2021, les Graines d'agriculteurs portent

sur le thème de la solidarité et de l'entraide

Publié le 28/04/2021 - 16:42 par Audrey Domenach

MonViti.com

Vous êtes une graine d'agriculteur? Installé entre janvier 2014 et décembre 2019

? Participez à la dixième édition du concours Graines d’agriculteurs qui révèle les

nouveaux talents de l’agriculture.

Solidarité et entraide

Cette année, la thématique des Graines d’agriculteurs porte sur la solidarité et

l'entraide. En effet, la crise sanitaire que nous traversons a renforcé la relation entre

agriculteurs et consommateurs. L’agriculture est aussi un ciment de notre société.

Quelques exemples non exhaustifs d'activités qui pourront être récompensées dans ce

concours: la création d’une association de lutte contre le gaspillage alimentaire, l’ouverture de

votre exploitation à des publics précaires ou en difficulté, des initiatives d’insertion par le

travail ou encore une mobilisation particulière liée à la crise sanitaire afin de participer à

l’effort collectif…


Vote du grand public

À tous les agriculteurs de France

L’édition 2021 récompensera donc les jeunes talents sur le thème de la solidarité et de

l’entraide et s’adressera à tous les agriculteurs installés entre le 1 er janvier 2014 et le 31

décembre 2019, et depuis plus d’un an dans toute la France.

Les dix meilleurs candidats seront sélectionnés selon des critères de qualité et de viabilité du

projet, ils bénéficieront d’un reportage vidéo et photo sur leurs exploitations, puis le

grand public votera pour son projet et profil préféré. Les lauréats se verront remettre un

chèque de 3000 euros.

Pour participer, c’est très simple, il suffit de répondre à un questionnaire en ligne sur le

site www.demainjeseraipaysan.fr jusqu’au 31 mai 2021.

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