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Jean-Michel
Guénin
La Fenêtre, le Corps et l’Espace
The Window, the Body and the Space
La Fenêtre, le Corps et l’Espace
The Window, the Body and the Space
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Jean-Michel Guénin
La Fenêtre, le Corps et l’Espace
The Window, the Body and the Space
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Ouvrage publié à l’occasion de l’exposition Fenêtre sur le monde,
hôpital de Knappschaft à Recklinghausen (Allemagne)
Une fenêtre sur le monde
Fenster auf die Welt
Le trait prend possession de la surface
blanche, il se tend, tourne, virevolte, se
concentre, s’énerve, s’épaissit, se crispe et
repart dans l’espace qu’il veut dominer à
tout prix. Le trait, comme un danseur, crée
des formes éphémères qui s’articulent et
s’allongent à l’infini. Alors intervient la couleur,
déchirée, puis collée comme des pans
de mur ; elle va suggérer la profondeur, la
cloisonner, l’orienter en rapport étroit avec la
forme du corps. Le pinceau interviendra pour
parfaire l’unité, le passage, la valeur de l’ensemble.
La couleur va vivre sa forme propre
et, tout en restant autonome, s’articuler avec
le corps, celui-ci jouant un rôle de structure
d’orientation et ainsi influencer la position,
la luminosité, la surface des couleurs. Le rapport
de dimension qui va se créer et s’établir
entre les couleurs va suggérer l’espace tridimensionnel.
Forme et couleur s’équilibrent,
l’espace est dominé, il atteint toute sa force
et sa plénitude. Le corps s’intègre, s’articule,
se confronte à l’espace, il circule avec lui, il vit.
Der Strich nimmt von der weissen Fläche
Besitz, dehnt sich, dreht und wendet sich, konzentriert
sich, überschlägt sich, verdickt sich,
verkrampft sich, und setzt sich in dem Raum
fort, den er auf alle Falle beherrschen will. Der
Strich schafft wie ein Tänzer flüchtige Formen,
die sich bis ins Unendliche verschieben und
verlängern. Dann tritt die Farbe auf, zunächst
zerrissen, dann aufgetragen wie Mauerteile; sie
deutet die Tiefe an, begrenzt sie, orientiert sie
in enger Beziehung mit der Form des Körpers.
Der Pinsel wird die Einheit, den Übergang, den
Wert des Ganzen vollkommen machen. Die
Farbe wird ihre eigene Form leben und wenn sie
auch autonom bleibt, so vereint sie sich doch
mit dem Körper, der eine Rolle der Orientierungsstruktur
spielt, und so beeinflusst sie die
Lage, die Helligkeit und die Farbenfläche. Das
Dimensionverhältnis, das sich daraus bildet und
sich zwischen den Farben einstellt wird den Tridimensionale
Raum eingeben. Form und Farbe
leben Gleichgewicht, der Raum ist beherrscht,
er erreicht seine ganze Kraft und Fülle. Der
KÖRPER fügt sich ein, nimmt seinen Platz ein,
konfrontiert sich mit dem Raum, bewegt sich
mit ihm; er lebt.
Jean-Michel Guénin
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Discours d’ouverture
pour l’exposition « Fenêtre sur le monde » (« Lebensfenster »)
Chers mesdames et messieurs,
L’exposition « Fenêtre sur le monde »,
dont le vernissage a lieu aujourd’hui, présente
les œuvres du peintre français Jean-Michel
Guénin dans le cadre de l’association Kunstweg
Knappschaft.
L’image de la fenêtre n’est pas seulement
le symbole d’une façon de voir originale,
c’est aussi un motif que l’on retrouve dans
les œuvres elles-mêmes. Il permet de réunir
deux aspects, celui de la distance et celui de
la proximité.
Lorsque les patients, les visiteurs ou le
personnel de cet hôpital regardent par une
fenêtre, ils réalisent certainement tout de
suite que ce qu’ils voient se différencie énormément
de leur vie normale de tous les jours.
De fait, la situation que vivent les patients
dans un hôpital est en soi inhabituelle, étrangère
à leur vie quotidienne. Dans une société
où la norme est d’être en bonne santé, la
maladie implique une rupture qui va au-delà
de notre sensibilité corporelle. En tant que
patient, l’homme est coupé de son espace de
vie et plonge par la force des choses dans une
autre perspective. Des questions oubliées depuis
longtemps, ou jamais explorées, peuvent
alors resurgir chez l’individu qui ressent angoisse
et espoir à la fois.
Dans la maladie, nous nous éloignons de
notre entourage tout en étant plus proches de
nous-mêmes et de notre corps, qui s’est rappelé
à nous de manière directe via la douleur.
Nous nous posons de nouvelles questions,
apprécions peut-être autrement ce qui nous a
été donné jusqu’à présent, et faisons la part
des choses entre ce qui est important et ce
qui ne l’est pas. Nous mesurons aussi de manière
nouvelle les événements et les relations.
Dans la maladie, nous contemplons notre vie
comme à partir d’une fenêtre étrangère qui
donnerait sur un monde lointain. La vie, ainsi
observée, apparaît toute différente.
La vue de cette nouvelle fenêtre présente
aussi une perspective toute neuve, un panorama
avec d’autres détails. Pour cet événement,
la fenêtre est l’image qui convient. Cette vision
n’est pas seulement un rétrécissement, c’est
aussi une concentration, un gros plan sur l’essentiel.
Pour toutes ces raisons, la métaphore de
la fenêtre paraît bien adaptée aux œuvres
de Jean-Michel Guénin qui sont exposées ici.
La fenêtre par laquelle l’artiste regarde son
travail signifie d’une part une distanciation,
d’autre part une mise en valeur de ce qui est
montré, mais aussi une concentration du regard.
Il faut encore ajouter que Jean-Michel
Guénin ne représente pas seulement la vue
par la fenêtre, il représente aussi la fenêtre ellemême.
Ce principe de configuration acquiert
donc la qualité de métaphore : la vision de
l’artiste et la vision de chacun de nous sur la vie.
Couleurs et graphisme constituent ensemble
le vocabulaire formel de Jean-Michel
Guénin. En rapport avec sa palette aux couleurs
claires et gaies, l’artiste a toujours besoin
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de cette métaphore de la fenêtre dans laquelle
le tableau semble s’ouvrir comme un triptyque
à la fois ancien et contemporain.
C’est parfois un tableau à cadre intégré qui
remplit la fonction de fenêtre. Cadre et centre
du tableau sont en rapport l’un avec l’autre,
et l’un conditionne l’autre.
Comment Jean-Michel Guénin façonnet-il
cette fenêtre ? Il ne donne pas à voir l’environnement
extérieur de façon réaliste, mais il
renvoie notre regard vers les hommes et leur
corps. Dans tous ses tableaux, le corps humain
est présent dans l’espace et donc en relation
avec d’autres corps, dans toute sa sensibilité.
Il est modélisé à l’aide de différents matériaux
(papiers collés, bois), de la couleur, de
la lumière et du dessin, à la fois puissant et
doux. Le fond peint en relief est fait de nombreuses
couches en profondeur. Aussi, lorsque
le spectateur ne restitue pas les personnages,
il perçoit tout de même dans l’abstraction
les détails essentiels du corps. Oui, l’abstraction
fonctionne comme la métaphore de la
fenêtre ; elle permet la concentration sur l’essentiel
et d’aborder l’homme dans sa totalité,
en tant que corps, esprit et être.
Les corps se dressent bien haut la plupart
du temps, en belles formes humaines arrondies,
qui ne sont pas seules, mais en relation
avec leurs semblables et leur environnement.
Plus suggérés que peints de manière précise,
les corps représentés témoignent du mouvement
dans le processus créatif : l’artiste
accentue les figures par un dessin marqué et
spontané. Il leur donne forme à l’image de
leurs sentiments et de leur monde intérieur.
Il démultiplie ces corps dans l’espace qu’il
représente : ils sont en relation les uns avec
les autres et avec l’espace, et acquiert ainsi
une signification. Il est clair que les possibilités
de l’artiste sur ce thème ne sont en aucun cas
épuisées.
Même si les observateurs ne reconnaissent
pas au premier abord ce qui est représenté, ils
seront renvoyés à une image élémentaire et
positive de l’homme, à ses possibilités et à ses
limites, à ses particularités et à ses rapports
avec les autres.
Les œuvres ne semblent dès lors pas
seulement être des fenêtres sur le monde de
l’artiste, elles peuvent également être des miroirs
de notre propre monde et de notre vie.
Et donc nous sommes peut-être, nous, à la
fenêtre avec notre corps, peut-être malades,
confrontés à la souffrance ; nous sommes enlevés
à notre quotidien et regardons le monde
que nous ne voyons pas « normalement ».
Lorsque l’on regarde ces œuvres de loin,
on voit l’essentiel au premier plan, puis les
couches qui sont derrière apparaissent. Nous
voyons d’une autre manière notre place dans
le monde.
D r Hildegard Herlemann
le 26 août 2000 à l’hôpital
de la Knappschaft à Recklinghausen
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Double page précédente : Album – huile – 130 x 195 cm
Ci-dessus : Fenêtre sur fond peint – huile, collage et bois – 100 x 84 cm
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La Fenêtre
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Fenêtre – acrylique, collage et bois – 130 x 100 cm
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Les tableaux nous montrent de nouvelles fenêtres de vie
L’art permet de poser des ponts entre
l’existence des patients de l’hôpital et le monde
extérieur. Avec son exposition « Fenêtre sur
le monde », le Français Jean-Michel Guénin
apporte un aspect nouveau au Kunstweg
Knappschaft (l’association artistique de la
Knappschaft). Du 26 août au 23 septembre
2000, c’est la première fois qu’un artiste
français de la ville jumelée de Douai montre ses
travaux à l’hôpital. La Knappschaft entretient
ses échanges avec la France depuis vingtdeux
ans. C’est ainsi que pour l’ouverture de
l’exposition, le samedi 26 août, un groupe de
vingt-cinq employés du centre hospitalier
de Douai est attendu ici. Jean-Michel Guénin
ouvre par ses tableaux une fenêtre sur le monde
intérieur et le monde extérieur. L’exposition
qui se déroule dans plusieurs services et dans
la chapelle de l’hôpital invite à d’intensives
contemplations. Nous ne recherchons pas la
facilité souligne Friederike von Eckardstein,
qui est pasteur et spécialiste en thérapie par
l’art. Et pourtant les couleurs et la mise en
œuvre de différentes techniques donnent aux
cinquante tableaux un attrait particulier qui
entraîne aussi dans son sillage les spectateurs
non avertis.
De nouvelles conversations se développent
toujours entre les patients et le personnel soignant
; les malades se déplacent à l’intérieur
de l’hôpital afin de voir tous les tableaux.
C’est ce que rapporte le chef du personnel
soignant, Sabine Matthias, à propos de
ses expériences avec les premiers projets
artistiques à la Knappschaft. L’association
de la Knappschaft espère encore cette foisci
obtenir le même résultat. Le personnel de
l’hôpital s’est également laissé contaminer
par l’activité créatrice. C’est ainsi que, pour
l’ouverture de l’exposition, le groupe Peter
jouera samedi. Programme d’accompagnement
: « Musique vivante avec littérature et
art » en compagnie de Michael van Ahlen
(récitations) et du groupe musical Peter, les 2
et 9 septembre au foyer à 19 heures. Peindre
ses propres images de vie avec pinceaux et
couleurs pour les patients avec Ike Fleuter et
Friederike von Eckardstein à partir du 29 août.
L’artiste nous invite à un regard sur le monde
avec ses « fenêtres de vie », c’est ainsi que se
nomme l’exposition de Jean-Michel Guénin
qui doit avoir lieu le samedi 26 août à 18 h 30
à l’hôpital de la Knappschaft de Recklinghausen.
Le peintre, âgé de 51 ans, qui vient de
la ville jumelée de Douai, présente jusqu’au
samedi 23 septembre cinquante grands formats
sous différents thèmes. « Je suis impatiente
de voir comment les patients et les
visiteurs vont trouver les tableaux », raconte
Friederike von Eckardstein de l’association
Kuntsweg Knappschaft. « Les tableaux de
Jean-Michel Guénin ne sont pas une nourriture
facile à digérer. »
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Les visiteurs doivent laisser les tableaux agir
sur eux pour développer leurs impressions par
rapport aux différents motifs.
L’artiste joue avec des couleurs et des formes
variées et se concentre surtout sur la troisième
dimension. En soulignant la profondeur d’un espace,
il met en valeur un symbole important des
hommes dans l’espace. Les fenêtres sont le lien
entre le monde intérieur et le monde extérieur,
ce sont des passages totalement subjectifs.
C’est pourquoi, pour Friederike von Eckardstein,
l’hôpital est le lieu idéal pour exposer. « Pour les
patients, les tableaux peuvent être un moyen
pour sortir de la crise », dit l’organisatrice qui
souligne les aspects thérapeutiques et spirituels
de l’exposition. L’association de la Knappschaft
réalise un programme qui accompagne la présentation
des tableaux avec de la musique et de
la littérature. Un parcours musical est également
prévu pour le 7 septembre à 18 h 30. L’exposition
sera inaugurée samedi à 18 h 30 par Bärbel
Korun, représentant pour le Land, dans la salle de
conférences de la Dorstener Str 151. Le docteur
Hildegard Herlemann expliquera aux visiteurs
les thèmes des tableaux, tandis que le quartette
Peter s’occupera de l’accompagnement musical
du vernissage de Jean-Michel Guénin.
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Portrait rouge – huile – 185 x 160 cm
Passion Iconique – huile et collage – 46 x 38 cm
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Terroir – huile – 55 x 38 cm
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Fenêtre sur mer – huile – 92 x 73 cm
Fruit rouge – huile – 116 x 81 cm
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Oriental – huile et collage – 100 x 81 cm
Intérieur – huile – 125 x 90 cm
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Enluminure – huile – 55 x 46 cm
Méditerrannée – huile et collage – 55 x 46 cm
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Floraison – huile – 162 x 130 cm
Méandre bleu – huile – 162 x 130 cm
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Défilé – huile et collage – 130 x 162 cm
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Voiles – huile – 55 x 46 cm
Méandre – huile – 55 x 46 cm
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Rêve japonais – huile – 162 x 130 cm
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3 Intérieurs – huile et collage – 100 x 81 cm
Double page suivante : Danse sur un écran de verdure – huile – 130 x 132 cm
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Danse – acrylique et collage – 33 x 41 cm
Cascade – huile – 33 x 41 cm
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Rocaille – acrylique et collage – 61 x 50 cm
Sable et mer – acryliqye et collage – 61 x 50 cm
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Face à face – huile – 73 x 54 cm
Couple – huile – 73 x 54 cm
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Volets – collage, plâtre et bois – 125 x 90 cm
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Intimité – huile, bois et pastel – 134 x 103 cm
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Passion – huile – 162 x 1304 cm
Silhouettes – huile – 162 x 130 cm
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Banc de sable – acrylique et collage – 61 x 50 cm
Fugitif – huile – 46 x 38 cm
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Rideau – huile et collage – 27 x 35 cm
Étonnement – huile et collage – 27 x 33 cm
Onirique – huile – 27 x 33 cm
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Rencontre sur fond jaune – acrylique, bois et collage – 99 x 56 cm
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Apparence – huile – 46 x 55 cm
Phonolite – huile – 33 x 22 cm
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Espace bleu – huile et collage – 61 x 50 cm
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Foule – acrylique et collage – 55 x 46 cm
Multicorps – acrylique – 76 x 50 cm
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Symétrie orange – huile – 46 x 38 cm
Gardien du temple 1 – huile – 73 x 54 cm
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Entre sable et mer – huile et collage – 46 x 55 cm
Paysage 2002 – acrylique et collage – 50 x 61 cm
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Voltige – huile – 55 x 46 cm
Variations d’objets – huile – 165 x 130 cm
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Portrait – bois – 126 x 72 cm
Le Corps et l’Espace
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Voici une œuvre à l’image de notre siècle,
complexe dans ses expressions, unitaire dans
son dessein profond et sa tripartition axée sur
le corps humain, l’espace, la lumière.
Jean-Michel Guénin pense en images, remodule
les espaces, fait se jouer de multiples
manières la lumière sur les corps et les objets.
À l’origine de son itinéraire pictural, il y a le
choc ressenti devant la peinture murale et
surtout la fresque. L’artiste moderniste qu’est
Guénin s’inscrit dans une longue durée picturale.
Il ne renie pas la tradition. Il étudie sans
cesse. Il en a saisi les interrogations (celles-ci
sont sous-jacentes à toute recherche).
Les disciplines dans lesquelles Jean-Michel
Guénin est passé maître sont variées et toutes
complémentaires : le pastel, technique de délicatesse
et de légèreté, la peinture à l’huile où
la couleur se lie aux articulations, et même les
nouveaux médias qui font surgir les images
dites de synthèse.
L’infographie et la polarisation, qui sont
des démarches prospectives dans l’art et la
technologie du XX e siècle, sont ces outils ultramodernes
dont se sert le peintre-philosopheinformaticien
qui, à l’instar des Anglo-Saxons,
des Nordiques, des Nord-Américains et des
Japonais, réactualise, à l’aide cette fois-ci de
l’ordinateur, du laser et du magnétoscope, des
commentaires sur ce que peut nous délivrer
l’art. Et cette amplitude donnée au nouveau
langage pictural se trouve ici ennoblie par une
grande culture, à la fois humaniste et technique.
Il essaie de contribuer à sa mesure, singulière
et originale, au déchiffrement ou au
dévoilement de notre univers, de nos univers
intérieurs et extérieurs. Sa peinture nous secoue
et nous rend nous-mêmes interrogateurs
et actifs. Nous nous mouvons dans un espace
autrement perçu, enrichi de dimensions nouvelles
où la lumière tient le rôle essentiel de
transformation des formes, des volumes, des
matériaux et des couleurs.
Les voies de la synthèse annoncée introduisent
à une « poétique de l’espace », une
science et un art qui sont ceux d’un architecte-peintre-décorateur.
La couleur y sert les
volumes et leurs articulations selon un rythme
continu, à proprement parler symphonique.
Entrons dans le monde de Guénin. Ce peintre
nous prendra par la main et nous fera partager
la joie de ses découvertes initiatiques.
Marc Debergh
Paris-Douai, février 1990
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Partition – encre de chine – 3 x (230 x 55 cm)
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Prétantaine – huile – 60 x 73 cm
Danseuse – huile – 46 x 38 cm
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Jean-Michel Guénin,
rigueur et passion
Jean-Michel Guénin,
Precision and Passion
J’ai visité plusieurs fois son atelier de Douai
cet hiver et son exposition de Poperinge faite
de simulations informatiques intenses.
J’ai connu ses « plages » et ses « mers »
à Paris, au Touquet. J’ai revu son atelier flamboyant
ce printemps.
Jean-Michel Guénin redécoupait les espaces
dans lesquels il faisait surgir toutes les
densités humaines, telles que les regards des
contemporains et les siens, si singuliers, lui
suggéraient l’incarnation.
Et je m’aperçois après quelques semaines
de l’importance de ses nouvelles créations.
Elles expriment tout à la fois la passion de
la couleur, jusqu’à retrouver le feu ardent, le
rouge intense et tous les rouges, et la passion
de la lumière, le tout dans un espace en mouvement.
Tel est, aujourd’hui, une fois encore,
Jean-Michel Guénin, artiste moderne, habité
par l’enthousiasme des renaissances. Peintre,
il vit la vie intense de l’être inspiré. Il l’exprime
dans des élans de passion tempérés par une
indéniable rigueur.
L’homme qu’il est, dans le désordre apparent
du monde et de notre temps, retrouve
d’autres lectures d’espoir. Il y atteint, à travers
une longue lutte avec la matière qu’il dompte
après l’avoir analysée, une domination d’amour.
La matière, enfin à lui soumise, il la caresse
longtemps jusqu’à en assimiler l’essence et la
texture. Ceci est une des formes de son travail.
Il en est d’autres : le goût de la recherche,
le goût de la composition, de la ligne, du dessin
des formes humaines et des limites de l’architecture.
À force de rigueur, de dépouillement, l’artiste
en est arrivé à redéployer les forces de la
vie dans l’espace. Il a ressenti la nécessité d’y
I have visited his studio in Douai several
times this winter and his Poperinge exhibition
composed of intricate computer simulations.
I have known his «beaches» and «seas»
in Paris and le Touquet.I have seen his flamboyant
studio again this spring
Jean-Michel Guénin was again carving out
spaces which he filled with all human forms,
suggested by the looks of contemporaries and
his own so remarkable would remind him of
incarnation.
After several weeks I realize the importance
of these new creations. They express
passion and colour at the same time, so that
we find blazing fire, intense red and all the
reds..., and the passion of light, everything
in space which is in motion. So he is, today,
once again, Jean-Michel Guénin, a modern
artist, imbued with enthusiasm for rebirth.
As a painter, he lives the intense life of
someone inspired. He expresses it in flights of
passion tempered by undeniable precision.
Being the man that he is, in the apparent
disorder of the world and the times that
we live in, he can see other means of hope.
He arrives there via a long struggle with the
material which he masters after having analysed
it; domination with love.
Once the material has submitted to him,
he caresses it for a long time until he assimilates
its essence and texture. This is one form
of his work.
There are others; the taste for research,
for composition, for line, for drawing human
shapes and architectural lines.
By dint of precision and perusal, the artist
has arrived at the display of life forces in space.
He has felt the necessity of putting the whole
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remettre l’homme total. Un homme qui serait
en dialogue avec la matière, le milieu de vie, le
tissu social, l’environnement de l’architecture.
Souvent Guénin mêle les techniques, à
partir du matériau brut qu’il interroge, qu’il décape,
qu’il enrichit, qu’il froisse, qu’il plie, qu’il
ensable, qu’il sculpte parfois, donnant ainsi
l’idée d’une possible réanimation de nos architectures
contemporaines, cadres de vie, lieux
publics de vision. Sur le traitement acrylique,
dont il veut réchauffer les tons, à l’instar des
grands maîtres antérieurs, il passe l’huile souveraine
et fait vibrer de nouveaux effets de
matière. Son œuvre foisonnante suit une certaine
logique intérieure.
Son premier axe est la matière, la matière
elle-même, j’y insiste, mais aussi la transformation
de la matière sertie de sa texture originelle
et originale, l’étude de la toile, élément
par élément, l’élargissement et la prolongation
de vie de la toile (de lin, de jute, etc.), ou des
autres supports.
Son deuxième axe est le dessin du corps,
la poursuite des corps dans tous les moments
et mouvements, exaltation ou repos. Ceux-ci
peuvent s’emmêler ou se démêler en longues
séries comme dans une frise. Ici le peintre se
remémore ou retrouve ses croquis, esquisses,
aquarelles et pastels des plages d’Europe qu’il
a parcourues en long et en large pendant tant
d’années.
Ne l’a-t-on pas appelé un jour le fils
spirituel, cinétique et chromatique de Boudin ?
Guénin est celui qui sait conduire l’homme
au bord des mers mais aussi ramener l’homme
et la nature authentique au cœur des villes.
Il est celui qui rend compte d’abord
des formes – formes pour l’homme – et des
volumes colorés, celui qui chérit l’environneman
there. A man who is in conversation with
matter, with the social background, the environment
and with architectural surroundings.
Often Guénin mixes techniques ; beginning
with the raw material which he works with,
which he cleans, enhances, crumples, bends,
sands, and sometimes sculpts, therefore giving
the idea of a possible revitalisation of
our contemporary architecture, surroundings
and public places of vision. On acrylic treatment,
where he wishes to warm up the tone,
following the example of former grand masters,
he puts thick oil and creates vibrant new
effects with matter. His abundant work follows
a certain interior logic.
His first concern is the material itself, I must
stress, but also the transformation of the material,
set by its original and primeval texture,
the study of the canvas, element by element,
the widening and lengthening of the life of the
canvas (of linen, jute) or other surfaces.
His second concern is drawing the body, the
depiction of the body at all moments and movements,
at rest or in elation. These can be woven
together or unwoven in long series as in a frieze.
Here the painter is reminded of his sketches, outlines,
watercolors and pastels of the beaches of
Europe which he has travelled up and down
over many years.
Has he not been called the spiritual, kinetic
and chromatic son of Boudin ?
Guénin knows how to drive man to the edge
of the seas but also to bring man and authentic
nature to the heart of architecturally designed
towns. Primarily he takes shapes into account -
shapes for man - and coloured volumes.
He cherishes the environment, has followed
the route from painting to architecture
and maintains an incessant alternating nou-
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ment, qui a suivi l’itinéraire de la peinture à
l’architecture et entretient sans cesse un mouvement
alternant nourricier : peinture-architecture
/ architecture-peinture.
Son troisième axe est l’espace réel et virtuel.
Sa peinture est une nouvelle synthèse.
Elle contribue à redéfinir les fonctions des arts,
leurs correspondances, leurs osmoses. D’ailleurs,
Guénin appelle de ses vœux le Bauhaus
de la charnière du XX e et du XXI e siècles.
Les variations de la palette, la force et la
brûlure des tons, comme leurs emmêlements,
ponctués de stries, de griffures (comme celles
d’amour) reçoivent en certaines occasions la
stimulation / simulation de la pratique des
techniques nouvelles (infographie, images
de synthèse) auxquelles Jean-Michel Guénin
s’exerce d’ailleurs parallèlement, sans excès
prédicatif, en voulant toujours être, avant tout,
peintre, interrogateur des voies d’accès et de
toutes les techniques. Reconsidérer l’espace,
sortir des sentiers obligés de la fausse béatitude
« apic-turale », sortir aussi de temps en
temps du cadre même du tableau, se sentir
quelques convergences avec Frank Stella, parler
et peindre autrement, reprendre de grands
dessins en noir, en rouge et noir, intenses, rechercher
des effets de construction, utiliser le
béton, le métal, interroger encore et encore…
Bernard Pages et les autres, décongeler les
idées, défier les ratatineurs, secouer les dormeurs,
amener ceux de la ville dans le val et
leur redonner le sens et le goût de la vision
et d’une mouvante convivialité des formes et
des couleurs.
Cadres symétriques, asymétriques, grands
rectangles, approches de carrés, toiles bosselées,
gonflées, trouées, totems, signes dressés,
symboles suggérés, élongations humaines,
volumétries féminines, idées d’environnement
et de proximité tactile, œil cyclopéen exprimant
à la fois la souffrance et l’attente jusqu’à
rishing movement : Painting - architecture /
architecture - painting.
His third concern is real and virtual space.
His painting is a new synthesis. It makes a
contribution to redefining the functions of
the arts, their conformities and their osmoses.
Besides, Guénin calls from his wishes the Bauhaus
at the turning point of the twentieth and
twenty-first century.
The palette variations, the strength and burning
of the tones, as when they are interwoven,
punctuated with streaks, and scratches, receive
on certain occasions the stimulation/simulation
of the practice of new techniques (infography,
synthesised images) which Jean-Michel Guénin
investigates, but not to excess; always wanting
to be, and above all, a painter,investigator of
ways of access and all techniques. To contemplate
space, to exit from the compulsory paths
of the false beatitude «apictural»(not representative
like a picture), also to leave from
time to time the picture frame, to feel some
similarities to Frank Stella, to speak and to
paint in another way, to take up great drawings
in black, in intense red and black, to research
the effects of construction, to use concrete,
metal, to investigate further and further Bernard
Pages and others...to inspire new ideas, to
challenge the wrinkled, to shake the sleepers,
to bring people from the town to the valley and
to give them the sense and taste of vision and
of a moving conviviality of shapes and colours.
Symmetric frames, asymmetric, large rectangles,
almost square shapes, deformed canvasses,
swollen, holey, totems, upright signs,
suggested symbols, human strains,feminine
volumes,ideas about environment and tactile
proximity, a cyclops eye expressing at the
same time suffering and waiting until it has the
decisive look of hope. Advancing in the soul or,
Rouault and Lorjou are coming to talk among
us again. Winged horse of motion, of colour
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émettre le décisif regard d’espérance. Cheminement
dans l’âme, où, à nouveau, viennent
dialoguer parmi nous Rouault et Lorjou. Cheval
ailé du mouvement, de la couleur et de
l’embrasement rouge vif, battements rouge
et bleu des tapis de Perse, du Caucase, de
la Turquie et des Balkans. Grandes étendues
de sable brun et jaune, grand fond jaune, ou
ocre bleu, avec, ici, trois têtes qui surgissent,
ailleurs trois Grâces cernées de violences.
Et encore, et encore, ici, et là, plus loin,
rouge éclatant, rouge pourpre, carmin, déluge
de feu, buisson ardent, fournaise géante.
Guénin, alchimiste vivant au pays de la
brique millénaire et de toutes les couleurs, exprime
sa passion du geste, de la forme, de la
couleur et de la lumière, réalisant de la sorte,
une expérience qu’il sent être l’appel et la pulsion
de l’heure actuelle, celle d’un nouveau
regard et d’une nouvelle relation de l’homme
avec son semblable, dans sa cité et dans la
nature.
Sa peinture suggère la dimension du spirituel
dans la matière, de la matière, dirai-je, en
ce qu’elle a de plus dense, de plus bouillante.
Partout Guénin trouve une trace de
l’homme, du corps, corps vibrant de passion,
de couleur et d’espoir. Il ne s’agit pas de
l’homme isolé. L’homme reprend conscience
de sa place et de son interactivité dans la
nature terrestre et dans le cosmos, dans l’espace,
dans le temps, dans le passé inachevé,
dans le présent vibrant et dans la « marche
du siècle ».
and bright red fire, the red and blue fluttering
of persian carpets and those from the Caucasus,
Turkey and the Balkans. Great expanses
of brown and yellow sand, large yellow background,
or ochre - blue, with, here, three heads
which rise, elsewhere Three Graces surrounded
by acts of violence.
And again and again, here, and there, further
on, startling red, red purple, carmine, a deluge
of fire, a burning bush, a giant furnace.
Guénin, an alchemist living in the country
of thousand year old brick and of every colour,
expresses his passion for gesture, for shape,
for colour and for light, realising in that way, an
experience which he feels to be the call and the
pulse of the present moment. A new look and
new rapport between man and his fellow man
in his city and in nature.
His painting suggests the spiritual dimension
in matter, of material, should I say, where it
is most dense and boiling.
Everywhere Guénin finds a trace of man, of
the body, a body alive with passion, colour and
hope. It is not a question of man in isolation.
Man takes up conscience of his place and his
interactivity in earthly nature and in the cosmos,
in space, in time, in the incomplete past,
in the vibrant present and in the « march of the
century».
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Paysane – acrylique et collage – 179 x 48 cm
Transmutation – huile – 162 x 130 cm
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Douceur d’été – huile – 130 x 195 cm
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Tristesse – huile – 116 x 81 cm
Théâtre – huile et collage – 46 x 55 cm
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Objets – huile – 130 x 162 cm
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Rideau jaune – huile – 162 x 130 cm
Carnaval – huile – 162 x 130 cm
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Tendresse – huile – 162 x 130 cm
Littoral– huile – 162 x 130 cm
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Intense – huile – 89 x 116 cm
Raies de lumière – huile – 89 x 116 cm
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Étreinte – huile – 162 x 130 cm
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Le Baiser – huile – 195 x 130 cm
Mouvement de tête – huile – 195 x 130 cm
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Silhouettes bleues – huile – 46 x 55 cm
Corpulence – huile – 60 x 73 cm
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Confrontation – acrylique et collage – 33 x 73 cm
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Formes bleues – acrylique et collage – 27 x 67 cm
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Rencontre passion – acrylique et collage – 33 x 73 cm
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Série bleue – acrylique et collage – 3 x (70 x 22 cm)
double page suivante : Trio – acrylique – 130 x 162 cm
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Énergisant – huile – 162 x 130 cm
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Paravent – huile – 190 x 255 cm
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Océan – acrylique et collage – 46 x 38 cm
Trace de mer – acrylique – 55 x 46 cm
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Irrigation – huile – 150 x 200 cm
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Suaire – acrylique et collage – 55 x 46 cm
Visage bleu – acrylique et collage – 61 x 50 cm
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Bord de mer – huile – 190 x 260 cm
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Galerie Bernanos – paris 1993
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Expositions collectives
2010 Lille, Le Grand Bleu
2004 Paris, galerie Peinture fraîche
2004 Lille, capitale culturelle européenne, Le Grand Bleu
1999 Allemagne, Weimar, capitale culturelle européenne
1998 Paris, Salon de mai
1997 Allemagne, Recklinghausen
1997 Paris, Salon de mai
1996 Paris, Salon de mai
1995 Lille, Eurallile
1994 Marcq-en-Barœul, Le Septentrion
1990 Paris, Grands et jeunes d’aujourd’hui
1989 Paris, espace Cardin
1983 Deauville, galerie
1979 Paris, Palais des congrès
1978 Auvers-sur-Oise, église Notre-Dame
1976 Angoulême, musée
1975 Paris, Salon d’automne – invité
1972 Grèce, Mod’Arts Gallery
Expositions personnelles
2011 Paris, La Petite Galerie
2011 Le Touquet-Paris-Plage, Palais des congrès
2009 Paris, La Petite Galerie
2008 Douai, banque Barclays
2007 Paris, galerie internationale Expression libre
2007 Paris, La Petite Galerie
2007 Villeneuve-d’Ascq, galerie Gilbert Sailly
2004 Paris, La Petite Galerie
2002 Paris, espace Bertin Poirée
2001 Paris, La Petite Galerie
2000 Allemagne, Recklinghausen
1998 Paris, La Petite Galerie
1997 Allemagne, Weimar, galerie im Cranachhaus
1995 Paris, Fiap Jean Monnet
1993 Paris, galerie Bernanos
1992 Le Touquet, Palais de l’Europe
1992 Paris, centre culturel Paul Ricard
1988 Paris, Maison Mansart
1986 Paris, Maison Mansart
1982 Paris, galerie Arc-en-ciel
1981 Paris, galerie Louis Soulanges
1977 Arcachon, Casino de la plage
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Peindre pour créer des espaces
Espace où l’homme n’est plus un symbole
d’échelle mais un élément de l’espace vivant.
Besoin de concevoir et de vivre des rapports
nouveaux entre l’homme et la nature.
Que ces rapports ne soient pas seulement
techniques mais esthétiques afin de réaliser
un équilibre harmonieux entre l’homme et son
environnement.
En fait de maîtrise de la nature, nos
sciences et nos techniques n’étant subordonnées
à aucune finalité humaine nous ont
conduits à la destruction de l’environnement
ou à sa pollution, à la manipulation de l’homme
par les sciences dites humaines dont les principes
en font un objet parmi les objets, que
l’on peut manipuler et conditionner.
L’envie de pénétrer de tout mon corps,
de circuler à travers la couleur pour ressentir
d’autres sensations que celles que me procure
le regard, m’amène à travailler directement en
trois dimensions.
L’espace n’existe que par la lumière, suivant
son angle de pénétration. Sa dimension,
son orientation, ses variations d’intensité dans
l’espace réel ne peuvent se vérifier qu’en maquette.
Cette maîtrise de la lumière est l’élément
dominant qui va faire apparaître couleur,
texture, matière ; renforçant ou diminuant la
réflexion de la lumière, elles vont influencer
l’apparence de l’espace.
On ne peut concevoir des espaces sans
coordonner, composer ces éléments en même
temps que l’on conçoit volumes et espaces.
Volumes et couleurs sont indissociables. C’est
de la matière même du volume que la couleur
doit exister.
La couleur joue véritablement son rôle
dans l’espace quand elle est utilisée en trois
dimensions. Elle crée l’espace, l’oriente, l’articule
d’une façon plus efficace, car elle s’identifie
à lui.
La couleur peut être instrument de cette
prise de possession du monde, elle n’est pas
seulem ent un langage, elle nous permet de
nous introduire dans l’intimité de l’espace, de
découvrir à partir de l’image et de sa structure
la présence d’un homme et d’une société.
Jean-Michel Guénin
116
Painting with a view to creating spaces.
Man is no longer a scale-symbol in relation
to space, but an element of the living space.
Then arises the need to conceive and
experience new relationships between man and
nature. These relationships must not be merely
technical but aesthetic in order to achieve a
harmonious balance between man and his
environment.
As regards the control of nature, our
sciences and techniques, being subject to no
human finality, have led us to the destruction
of our environment or its pollution, to the
manipulation of man by the socalled human
sciences, whose principles reduce man to a
mere object among others, that can be manipulated
and conditioned.
The desire to go through space with
my whole body and move among colours in
order to experience other sensations than
those produced by the eyes, has led me to
work in three dimensions. Space cannot exist
without light according to the direction it
comes through, and also to its dimensions, its
orientation and varying intensity in the real
space; thus it can only be tested by a model.
That control of light is the main element
which will cause COLOUR, TEXTURE and
MATERIAL to appear. Increasing or decreasing
the reflection of light, they will influence the
appearance of space.
One cannot design spaces without coordinating
and composing these elements at the
same time as one designs volumes and spaces.
Volumes and colours cannot be dissociated.
Colour must be called into existence by the
very mate rial of the volume.
Colour actually plays its part in space when
it is used in three dimensions. It creates, directs
and articulates space more efficiently because
it becomes identified with it.
Colour can be instrumental in taking possession
of the world; it is not only a language,
It allows us to get into the intimacy of space, to
discover from the picture and its structure the
presence of man and society.
Jean-Michel Guénin
117
Malen um räume zu schaffen.
Raum, wo der Mensch nicht mehr ein Symbol
des Massstabes ist, sondern ein Element
des lebenden Raumes.
Bedarf neue Beziehungen zwischen dem
Menschen und der Natur zu schaffen und zu
leben. Diese Beziehungen müssen nicht nur
von technischer Natur sein, sondern auch den
Schönheitssinn des Menschen ansprechen,
um ein harmonisches Gleichgewicht zwischen
dem Menschen und seiner Umgebung darzustellen.
In der Tat haben unsere Wissenchaften
und Techniken, da sie keiner menschlichen
Finalität unterstellt waren, zur Umweltzerstörung
oder Umweltverschmutzung und zur
Manipulation des Menschen durch die sogenannten
humanen Wissenschaften geführt,
deren Prinzip es ist, aus dem Menschen ein
Objekt unter Objekten zu machen, die man
handhaben und konditionieren kann.
Die Lust mit meinem ganzen Körper in die
Farbe einzudringen, mich in ihr zu bewegen,
um andere Sensationen zu empfinden, .ais die,
die das Auge mir verschafft hat, haben mich
dazu geführt, direkt in drei Dimensionen zu
arbeiten.
Der Raum besteht nur dank des Lichtes und
je nach seinem Einfanswinkel. Seine Dimension,
seine Orientierung, sein Beleuchtungsgrad im
reellen Raum kann man nur am Modell überprüfen.
Diese Beherrschung des Lichtes ist das
Hauptelement, das die Farbe, das Gewebe, den
Stoff zur Geltung bringen; diese verstärken
oder vermindern die Lichtstrahlen und können
das Aussehen des Raumes beeinflussen.
Man kann Räume nicht erfassen, oh ne
diese Elemente in der selben Zeit zu koordinieren
und zusammenzusetzen wie man Volumen
und Räume erfasst. VOLUMEN und FARBEN
sind nicht voneinander kennbar. Nun durch den
Stoff des Volumens selbst kann die Farbe bestehen.
Die Farbe spielt nur ihre Rolle im Raum,
wenn sie in drei Dimensionen angewandt ist. Sie
schafft den Raum, orientiert ihn, fügt ihn wirksamer
ein, denn sie identifiziert sich mit ihm.
Die Farbe kann ein Instrument sein, um
von der Welt Besitz zu nehmen, sie ist nicht
nur eine Sprache, sie erlaubt uns in die Intimität
des Raumes einzudringen und somit von
dem Bild und seiner Struktur ausgehend, die
Gegenwart eines Menschen und einer Gesellschaft
zu entdecken.
Jean-Michel Guénin
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Achevé d’imprimer en juin 2011 pour le compte des éditions lelivredart.
25€
www.lelivredart.com
Isbn 977-2-35532-113-9
9 782355 321139