Catalogue de l'exposition "VICTOR HUGO, LA LIBERTÉ AU PANTHÉON"

phygitales

Extraits
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1


Préface de Philippe Bélaval

p. 1

Préface de Gérard Audinet

p. 3

Sous la direction d’Alexandrine Achille

Victor Hugo.

La liberté

d’une vie

Alexandrine Achille

p. 5

2


LES CHEMINS

DE LA PANTHÉONISATION

1 Les années décisives

1820-1851

Nicole Savy

p. 14

2 L’exil de la liberté

1851-1870

Édouard Launet

p. 42

3 La liberté retrouvée

Victor Hugo

et la Troisième République

1870-1885

Franck Laurent

p. 76

DES FUNÉRAILLES

NATIONALES

CHRONIQUE

D’UNE APOTHÉOSE

4 « Le jour où je cesserai

de combattre, c’est que

j’aurai cessé de vivre »

Alexandrine Achille et Judith Perrignon

p. 101

5 La nation

aux côtés du poète

23 au 21 mai 1885

Alexandrine Achille et Judith Perrignon

p. 131

6 Le sacre républicain

et l’apothéose.

De l’Arc de triomphe

au Panthéon

1 er juin 1885

Alexandrine Achille

p. 147

PARCOURS

DU CORTÈGE FUNÈBRE

p. 172

Liste des illustrations p. 175

Bibliographie sélective p. 178

3


18


Les années décisives

1820-1851

1

Nicole Savy

Les hugophobes accusent Victor Hugo

d’apostasie, affirmant qu’il aurait épousé

les partis politiques les plus divers au gré

de ses intérêts. Il est exact qu’il est passé

de l’ultraroyalisme, dans son extrême

jeunesse, au libéralisme, à la République

et à une gauche radicale dans ses – longues –

trente-cinq dernières années. Mais ce

cheminement continûment progressiste fut

aussi progressif ; il se fit, pour l’essentiel, entre

la fin de la Restauration et la prise de pouvoir

de Louis-Napoléon Bonaparte. Et l’exil

qui s’ensuivit suffit à démontrer la nullité

de l’argument de l’intérêt. « J’étais en porteà-faux,

je me suis redressé », explique-t-il

en 1846 : « J’ai grandi » (Les Contemplations).

Son enfance, entre des parents qui se

déchiraient et défendaient l’une les Bourbons,

l’autre l’Empereur, ne lui offrit pas un

programme social et politique cohérent auquel

s’identifier ou se confronter. Il assista, tout

petit, à des atrocités lors des guerres en Italie et

en Espagne ; le spectacle des exécutions devait

hanter le poète qui associa à jamais les berceaux

et les tombeaux, l’enfance et la mort. À partir

de ce traumatisme initial se fit progressivement

un travail intérieur autour de la peine de mort,

de la justice, de la pénalité, de la liberté, toute

une réflexion autour de la question du droit et

des droits qui entraîna peu à peu son évolution

politique, accomplie au moment du coup d’État

de Louis-Napoléon Bonaparte et du départ pour

l’exil, en décembre 1851.

Le poète ne sépara jamais la politique

de la poésie. Ce travail du droit dans la pensée

de Victor Hugo, c’est d’abord dans son

œuvre littéraire qu’on le lit : c’est ce que

disent sa poésie, son théâtre et ses romans,

de sa jeunesse à sa maturité. C’est ainsi qu’il

dépassa les déplorations troubadour et les

élégies sentimentales du jeune romantisme

français, dont il devint très vite le chef

incontesté, définissant le romantisme comme

la liberté dans l’art. Ce qui suppose non

seulement innovation et invention, mais encore

liberté entière de l’art, de l’édition, des théâtres,

des journaux ; liberté tout court, dans une

société façonnée par l’héritage de la Révolution

française qui avait mis à bas des pans entiers

de l’ordre ancien. Il en fit autant pour son

propre compte, accumulant dans son œuvre

des prises de position qui firent scandale :

condamnation radicale de la peine de mort,

critiques de la monarchie, rédemption pour

les prostituées et droit d’être un « ver de terre

amoureux d’une étoile » (Ruy Blas, acte II,

scène 2, 1838). Marion de Lorme la courtisane

et Ruy Blas le valet aiment passionnément,

ce qui fait d’eux des êtres humains égaux aux

autres, à l’intérieur d’un monde qui entend

les confiner au plus bas de l’échelle sociale.

« Je hais l’oppression d’une haine profonde »,

écrivait-il en 1831 (Feuilles d’automne, poème XL).

Le royaliste était devenu libéral.

8

David d’Angers, Buste de Victor Hugo, 1837.

9

Attribué à Barray, Les Romantiques chassés

du temple, 1838.

19


L’ÉVEIL

D’UNE CONSCIENCE

Trois questions principales ont occupé très tôt Victor Hugo et

sont apparues dans son œuvre poétique, romanesque et théâtrale,

puis dans ses interventions publiques et politiques. La première,

c’est le refus viscéral de la peine de mort, qui fut la matrice de sa

construction idéologique et qu’il argumenta ensuite moralement

et politiquement. En cela, il précédait ou accompagnait son

temps, qui vit le nombre d’exécutions capitales, après la guillotine

révolutionnaire, divisé par dix entre 1816 et les années 1850 ;

mais leur spectacle, réputé exemplaire et réellement effroyable,

demeurait public. L’abolition de la peine de mort, arrachée en 1848

par la République, ne dura que quelques mois.

Sa deuxième préoccupation, induite par la première, porta

sur le droit et la justice. Il observa minutieusement l’univers

judiciaire, depuis les lois jusqu’aux magistrats et aux policiers, et

aux lieux les plus sombres de leur application. L’État napoléonien

avait placé la justice sous son contrôle et réorganisé durablement

les institutions, avec une propension marquée pour un système

de plus en plus répressif, en particulier s’agissant du maintien

de l’ordre public. On songeait à éloigner les bagnes des arsenaux

du territoire français – Napoléon III mit la chose en œuvre –,

aggravation très lourde de peines qui étaient déjà subies dans des

conditions sanitaires et morales inhumaines.

La troisième question était sociale : la délinquance avait

directement partie liée avec la misère. L’ancien étudiant

pauvre, le promeneur parisien, observait avec acuité une société

très inégalitaire, traversée par la haine des pauvres pour une

bourgeoisie qui ne cessait de s’enrichir à leurs dépens. Le vol,

le crime et la prostitution étaient, surtout dans des quartiers

urbains populaires, les conséquences directes de la pauvreté,

du chômage et de la promiscuité. Or, le souvenir encore proche

de la Révolution française avait gardé vivante l’idée de justice dans

les consciences. Deux révolutions, en 1830 et en 1848, plus des

émeutes républicaines réprimées dans le sang, en rappelèrent et

en réactivèrent le désir, en attendant l’explosion révolutionnaire et

sociale de la Commune.

18

Louis-Édouard Rioult, Claude Gueux

rapportant à sa famille le pain volé, 1834.

« La tête de l’homme du peuple, voilà

la question. […] Cette tête de l’homme

du peuple, cultivez-la, défrichez-la,

arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la,

moralisez-la, utilisez-la ; vous n’aurez pas

besoin de la couper. »

Victor Hugo, Claude Gueux, 1834.

19

Bisson-Cottard, Abolition de la peine

de mort ! Abolition de l’Esclavage !,

vers 1862.

26


20

Victor Hugo, Le Dernier Jour

d’un condamné, Claude Gueux, 1829, Paris,

Eugène Hugues éditeur, nouvelle édition

illustrée (1883).

21

Fortuné Méaulle, Le Dernier jour

d’un condamné, 1829, frontispice. Paris,

Eugène Hugues éditeur (1883).

La peine de mort

En matière de droit, on peut dire

que Victor Hugo aura commencé

par le plus grave. Le spectacle

des assassinats punitifs dans

l’Italie et l’Espagne de son

enfance, entre 1808 et 1812, puis

celui d’une exécution capitale

en 1820 furent un traumatisme

tel que la première cause qu’il

défendit fut celle de l’abolition

de la peine de mort. En 1829, les

bien-pensants furent horrifiés

à la lecture du Dernier Jour

d’un condamné, roman du jeune

poète royaliste et plaidoyer

publié d’abord sans nom

d’auteur. Il ne défendait pas un

homme en particulier, puisque

de son personnage et de son

crime le lecteur n’apprenait

pratiquement rien ; il défendait

tous les condamnés, dans une

opposition de principe absolue

à une peine qu’il jugeait barbare.

Il récidiva cinq ans plus tard avec

un bref roman, Claude Gueux.

Sa dénonciation était complète :

l’échafaud était un monstre, le

bourreau commettait froidement

le même crime dont il punissait

le condamné ; le plus grave était,

contre le principe d’inviolabilité

de la vie humaine, le caractère

irrémédiable de la peine, du reste

parfaitement inutile.

Le 15 septembre 1848, le député

Hugo déclara à l’Assemblée

constituante : « Je vote l’abolition

pure, simple et définitive

de la peine de mort. » Combat

qu’il poursuivit durant toute

sa vie, dans les faits comme dans

son œuvre littéraire.

27


L’exil de la liberté

1851-1870

2

Édouard Launet

Quand, le 11 décembre 1851, Victor Hugo

quitte précipitamment Paris sous une identité

d’emprunt (celle d’un ouvrier typographe

nommé Lanvin) pour rejoindre Bruxelles,

il n’imagine pas qu’il s’engage sur la voie

d’une renaissance. Il ne se doute pas non

plus que son exil va durer près de vingt ans :

six mois à Bruxelles, trois ans à Jersey et

quinze ans à Guernesey. Au fil du temps,

Hugo se fera pourtant à l’idée qu’il ne reverra

vraisemblablement jamais la France, que

Guernesey sera son « tombeau probable ».

Son combat contre l’« imposteur » Louis-

Napoléon Bonaparte, sa lutte pour la liberté et

la république, il était décidé à les mener jusqu’au

bout, quoi qu’il lui en coûte.

En 1848, Hugo a quarante-six ans, c’est

un homme arrivé, pair du royaume, reçu aux

Tuileries par Louis-Philippe, académicien,

officier de la Légion d’honneur, auréolé de la

gloire de ses jeunes années romantiques et

architecte d’une œuvre solide, novatrice :

Les Orientales, Hernani, Notre-Dame de Paris,

Lucrèce Borgia, Ruy Blas, Les Rayons et les Ombres

et le début de la rédaction des Misères qui

deviendront Les Misérables quatorze ans plus

tard... Il pourrait s’assoupir comme tant d’autres

à l’approche de la cinquantaine, or non : les

événements de 1848 le secouent, il devient

républicain, s’enflamme pour la question sociale.

Le coup d’État de décembre 1851 le fait basculer

dans la clandestinité, tandis que son indignation

fait naître en lui une volonté farouche. C’est

le départ. Son combat contre l’« usurpateur »

lui impose un recul salvateur, une nouvelle vie

commence qui prendra la forme d’une ascèse

et de l’accomplissement. Une énergie nouvelle

l’emplit qui fera éclore de singulières fleurs dans

l’archipel anglo-normand.

À Bruxelles (décembre 1851-juillet 1852),

cela se passe mal. Il arrive sans argent et est

contraint d’en repartir six mois plus tard :

la publication de son pamphlet Napoléon

le Petit le rend indésirable en Belgique.

Avec la fidèle Juliette Drouet et son fils

Charles, il rejoint Anvers puis Londres

le 2 août. Il trouve un nouveau point de chute

à Jersey (août 1852-octobre 1855), où le reste

de sa famille l’attend. Il s’installe à Marine

Terrace, découvre la douceur de l’archipel

de la Manche, la photographie et le spiritisme.

« Suis-je poète ou prophète ? », se demandet-il

alors que la table tournante lui semble

dicter la Bible d’une religion nouvelle englobant

le christianisme « comme le christianisme

avait englobé le paganisme ». Ce bref moment

de vertige ne le détourne pas de son combat,

il écrit un recueil de poèmes satiriques,

Châtiments, pour fustiger « le menteur »

et « le voleur » qui règne sur la France,

ce Napoléon le Petit devenu l’empereur

Napoléon III en décembre 1852.

Par ailleurs, Hugo décide de ne pas rendre

public le Livre des Tables craignant que son

contenu ne soit accueilli par « un immense

éclat de rire ». « En nous ridiculisant, je crains

que cela ne ridiculise la démocratie, et la partie

de la démocratie que nous représentons » 1 .

Son séjour jersiais est plus long que

le bruxellois, mais il se termine de la même

manière : l’expulsion. Cette fois, elle est due

à son soutien au journal des proscrits de Jersey,

L’Homme, qui avait reproduit un texte hostile

à la reine Victoria, alliée de Napoléon III lors

de la guerre de Crimée.

45

Charles Hugo, Victor Hugo sur le rocher

des proscrits, 1853.

46

Victor Hugo, La Conscience devant

une mauvaise action, 1866.

47


84

Victor Hugo, Les Châtiments, 1870,

édition Hetzel.

Écrits en 1852 pendant l’exil mais soumis

à la censure impériale, Les Châtiments

n’avaient jamais été publiés en France.

La première édition française voit le jour

à l’automne 1870 avec l’avènement

de la Troisième République.

« L’abeille qui est sur la couverture

de ce livre, avant d’orner les Chatiments,

avait orné le trône impérial. Elle était

brodée sur le velours de l’immense

manteau de pourpre qui descendait

des lambrequins en dais et couvrait

le trône aux Tuileries. En septembre

1870, M. Jules Claretie, membre

de la Commission de recherche

des papiers des Bonaparte, a détaché

lui-même cette abeille du manteau

du trône, et me l’a apportée.

Victor Hugo. 21 mai 1872. Paris. »

80


La liberté retrouvée

Victor Hugo et la Troisième République

1870-1885

3

Franck Laurent

En 1859, repoussant l’amnistie qui lui

permettait de rentrer légalement en

France, Hugo avait lancé : « Quand la liberté

rentrera, je rentrerai 1 . » Le 5 septembre 1870,

trois jours après la défaite de Sedan,

le lendemain de la chute du Second Empire

et de la proclamation de la République,

Hugo rentre à Paris, alors que les troupes

allemandes avancent vers la capitale, qu’elles

vont bientôt assiéger. Il est accueilli gare

du Nord par une foule immense, aussi anxieuse

qu’enthousiaste.

Contrairement à ce que l’on pense parfois,

l’ancien opposant à l’Empire n’a pas joui sans

nouvel effort des honneurs de la république :

l’Histoire ne lui a pas laissé le loisir d’engranger

sereinement les bénéfices de ses épreuves

passées. La guerre et la défaite, la Commune

et sa répression, la lente et difficile victoire

de cette Troisième République bien mal

engagée, voilà ce qui attendait le revenant

de Guernesey.

Ce n’est qu’après la crise décisive du 16 mai

1877 et la victoire des républicains que Victor

Hugo pourra entrer dans la consécration

républicaine. Ses actes, ses paroles et ses

écrits durant cette période longtemps trouble

comptent pour beaucoup dans l’émergence

de ce statut symbolique si particulier qui sera

le sien dans les dernières années de sa vie,

et après sa mort.

85

Faustin, « Au moment de rentrer

en France », 31 août 1870.

86

Mouchot, Arrivée de Victor Hugo à Paris

gare du Nord, le 5 septembre 1870.

« Et peut-être, en la terre où brille

l’espérance

Pur flambeau

Pour prix de mon exil, tu m’accorderas,

France

Un tombeau. »

Victor Hugo, « Au moment de rentrer

en France », 31 août 1870.

81


UNE IMMENSE

FÊTE POPULAIRE

Pour être complète, cette reconnaissance ne pouvait

pas seulement être officielle, elle se devait aussi d’être

populaire. Jusqu’alors confinées dans un lieu fermé, une

église, réservées à quelques privilégiés, ces funérailles

se déroulent cette fois dans un espace ouvert, la rue,

permettant la participation et l’implication de tous sans

distinction de classe sociale. Elles acquièrent une dimension

égalitaire et donc démocratique.

La foule fut véritablement le second personnage principal

de cette fête inoubliable. Le pouvoir l’espère autant qu’il

la redoute. Au petit matin, elle est déjà compacte sur le

parcours, depuis l’Arc de triomphe jusqu’au Panthéon.

Présents depuis la veille autour des Champs-Élysées,

certains ont même dormi sur place pour être sûrs de ne

rien manquer de la cérémonie du lendemain. Carrioles,

escabeaux, tables et chaises encombrent les trottoirs.

C’est à qui verra le mieux. D’autres sont en équilibre dans les

arbres, sur les réverbères, les grilles, les échafaudages, les

toits. Les statues, les fontaines, les kiosques disparaissent

peu à peu sous les grappes humaines. Comme au théâtre,

les meilleures places se louent très cher. Quelques-uns

préfèrent payer 10 francs le siège dans une vitrine ou

15 francs au premier rang sur le devant d’un balcon. On est

prié d’arriver deux heures à l’avance. La rue Soufflot est la

plus demandée. Les propriétaires y marchandent chèrement

les places, jusqu’à 150 francs pour être aux premières loges !

Bientôt, on ne parle plus que de la foule. Elle est énorme,

inédite, difficile à quantifier, plus d’un million, peut-être deux.

Animée d’une « joie funèbre », écrira Le Rappel le lendemain.

Elle éclipse les officiels comme les révolutionnaires, elle

est protéiforme, elle se découvre quand le corbillard passe

devant elle, simplement orné de deux petites couronnes

blanches, l’une portant le nom de Georges, l’autre celui de

Jeanne, puis crie encore : « Vive Victor Hugo ! » ou applaudit

le char de l’Algérie devenue province française. Elle est à la

hauteur du regard que Victor Hugo lui avait porté, lui qui

n’avait jamais cessé de sonder ses profondeurs. Elle chante

pour lui en ce jour de départ : « Tout le monde a souffert avec

tes Misérables, les tyrans ont tremblé devant tes Châtiments,

[…] Jette un dernier regard, le peuple t’environne, petits,

grands, jeunes, vieux, ensemble nous pleurons […]. »

« À l’Arc de triomphe

Toi dont la courbe au loin, par le couchant dorée,

S’emplit d’azur céleste, arche démesurée ;

Toi qui lèves si haut ton front large et serein,

Fait pour changer sous lui la campagne en abîme,

Et pour servir de base à quelque aigle sublime

Qui viendra s’y poser et qui sera d’airain ! »

Victor Hugo, Les Voix intérieures IV, 2 février 1837

156


177

Places à louer.

178

Places de balcon et fenêtres à louer.

179

Affiche publicitaire, report des soldes,

lundi 8 juin 1885.

180

Avis de fermeture des magasins.

157


187

Anonyme,

Cortège dans le bas des Champs-Élysées

et à la Concorde, 1 er juin 1885.

164


165


ISBN : 978-2-7577-0710-4

www.monuments-nationaux.fr

35€

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