Guide Local Food 2021.07

brain.more

brain&more, en collaboration avec regie.lu, a souhaité innover cette année, en proposant un nouveau guide entièrement consacré au « terroir » luxembourgeois, qui regorge de richesses… trop souvent méconnues. Au fil des pages, nous allons à la rencontre des acteurs clés du secteur primaire au Grand-Duché, à travers interviews, reportages et chiffres-clés.

brain&more, in collaboration with regie.lu, wanted to innovate this year by proposing a new guide entirely devoted to Luxembourg's soil, which abounds in riches... too often unknown. Throughout the pages, we meet the key players in the primary sector in the Grand Duchy, through interviews, reports and key figures.


© brain&more - agence en communication
www.brain.lu

LOCAL

CAMPING-

Juillet 2021

CARS

FOOD

Un supplément du « Luxemburger Wort » édité par brain&more et régie.lu excluant la responsabilité de la rédaction.

Eenzegarteg

Lëtzebuerger Produiten

Produits de qualité,

transparence unique,

alimentation saine

et consommation

éco-responsable !

La revanche

du terroir

Romain Schneider

im Interview

Spitzenlagen und

Sortenvielfalt

Une publication de

et


EDITO

De Spektrum vun de Méiglechkeeten erweideren!

D'Lëtzebuerger sinn e Vollek vu Gourmeten, dat zanter

jeehier grousse Wäert op gudde Kascht a gutt Produkter

leet. Obwuel Lëtzebuerg bei Wäitem net fäeg ass, selwer

fir säi Liewensmëttelkonsum opzekommen (d'Lëtzebuerger

Produktioun deckt nëmmen 2% vun de Besoine vun der

Bevëlkerung), huet d'Land eng ganz Rei villfälteg (klassesch)

Produite vun enger aussergewéinlecher Qualitéit ze

bidden.

Gromperen, Uebst aus dem Bongert, saisonaalt Geméis,

Mëllechprodukter, an net ze vergiessen, natierlech,

Rëndfleesch, Wäin a Béier ... all d'Ingrediente sinn do, fir

lecker Plate virzebereeden, déi den typeschen Doft vun

heiheem hunn an déi ee mat engem vun de ville Wäiner

oder Cremante mat Charakter, déi am Land hiergestallt

ginn, ka begleeden.

Mir wollten dofir, op dëse Säiten, mat de lokalen Acteuren -

d'Männer a Fraen um Terrain - iwwer hir Aarbecht an

d'Problemer schwätzen, mat deene se konfrontéiert sinn, un

d'Dier vum Ministère fir Landwirtschaft a Wäibau uklappen,

fir en Iwwerbléck iwwer de ministeriellen Agenda ze kréien,

d'Initiativen ervirhiewen, déi drop ofzilen, d'Exzellenz vun

den Terroire vum Land ze fërderen an natierlech de Bols

um Terrain fillen, sief et op de Mäert oder bei de Käch, déi

op de „lokale Konsum“ setzen.

Vun dëse ville beräicherende Rencontren hu mir geléiert,

datt d'Ambitioun do ass, datt d'Initiativen zuelräich sinn

an datt d'Uspréch, wat d'Labeliséierung ugeet, héich sinn.

En Thema, dat dem Romain Schneider, Minister fir Landwirtschaft,

Wäibau a ländlech Entwécklung, besonnesch

um Häerz läit. E plangt, „eng legal Basis fir déi offiziell

Unerkennung vun de Labele fir Liewensmëttel ze schafen“.

Nach ëmmer am Beräich vun den Initiative ginn et

dank engem ëmfangräichen digitale Marketing a vill

Ëffentlechkeetsaarbecht bei den Acteure vun der Landwirtschaft,

dem Gaardebau an dem Wäibau erfollegräich

Versich, fir de Produzent an den Endkonsument zesummenzebréngen,

an dat zur gréisster Freed vun deenen

zwou Säiten.

SOMMAIRE

04

07

08

09

10

12

14

La revanche

du terroir

Cap sur

les alternatives

éco-sociales

HORESCA

setzt auf

„Hausgemaach“

EcoLabel

Luxembourg

L'exigence à tous

les niveaux

Produit du terroir -

Lëtzebuerger

Rëndfleesch

Des terroirs

et des hommes

16

20

22

24

27

28

Interview

mit Minister

Romain Schneider

Facts &

Figures

„Lokale Märkte

erfüllen eine

wichtige Rolle“

Spitzenlagen

und Sortenvielfalt

Un éventail

kaléidoscopique

de produits

Die Gemüse-

Genüsse des

Lampecher Gaart

Éditeurs : - agence en communication (www.brain.lu) et (www.regie.lu) © 2021

Rédaction :

- agence en communication • Chambre d'Agriculture

Mise en page :

- agence en communication

Régie publicitaire : - agence en communication (brain@brain.lu) et (regie@regie.lu)

Photos & illustrations : Couverture : Shutterstock • Intérieur : Shutterstock • LFT - Passion Meets Creativity • BIOGROS • • HORESCA

LFT - Alfonso Salgueiro • Chambre d'Agriculture • Ministère de l'Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural

Domaines Vinsmoselle • Lëtzebuerger Maarteverband • LFT - Gregor Lengler • Visit Moselle • LFT - Mélanie Maps • VDL • APEMH

Diffusion : Distribué gratuitement avec le Luxemburger Wort, le 9 juillet 2021


LA REVANCHE DU TERROIR

Le « goût des bonnes choses et de l’authentique ». S’il fallait résumer en une formule la

posture des Luxembourgeois face aux victuailles, ce serait sans doute celle-là. Plus que

jamais, nous nous tournons vers des produits frais, de saison, locaux pour (re)composer

une cuisine du terroir sans chichi mais ô combien savoureuse.

Développement durable, bio, proximité,

terroir et j’en passe, c’est à un véritable

changement de paradigme que l’on assiste

un peu partout dans le monde occidental.

Après des décennies de course au plus grand

(centres commerciaux), au moins cher (hard

discounters), au plus rapide (fast food), au plus

pratique (drives) et au plus exotique (produits

du monde), la tendance actuelle s’inscrit à

rebours de ces pratiques subitement décriées

par le plus grand nombre.

En quelques années, les espaces bio des

hypermarchés ont grignoté du terrain à ceux

proposant des produits « conventionnels » ;

les épiceries bio ont poussé un peu partout

comme des champignons, et les étals

bardés de fruits exotiques ont réduit la

voilure. Idem pour les fruits de « laboratoire »

(comprenez ces fruits et légumes « cultivés »

sous serre), qui n’ont plus la cote. Pire, les

fruits et légumes rigoureusement calibrés

côtoient désormais leurs équivalents au

physique ingrat, qui finissaient autrefois dans

les soupes industrielles et les jus de fruits. Et

ça plaît !

« Le consommateur souhaite

renouer avec les fondamentaux

de l’alimentation. »

Oui, le consommateur, plus instruit et plus

regardant sur sa santé, la qualité et sur les

enjeux environnementaux que par le passé,

4


épaulé par une multitude d’émissions

culinaires tendance (Anne’s Kitchen, Top

Chef, Cauchemar en cuisine, Kochprofis, …),

souhaite renouer avec les fondamentaux de

l’alimentation, des produits frais, de saison,

locaux et, si possible, biologiques.

« Le Grand-Duché regorge

de produits intéressants,

gouteux, abordables. »

Et cela tombe bien, car le Grand-Duché

regorge de produits intéressants, gouteux,

abordables et qui conviennent parfaitement

à la « cuisine tradition » de l’époque de nos

grands-parents, savoureuse, équilibrée et

privilégiant les circuits courts : fruits du verger,

légumes frais (asperges, salade, carottes,

betteraves, oignons, céleri, oignons, ail,

échalotes, concombres, choux, …), pommes de

terre, viandes du terroir, céréales (blé, seigle,

orge, sarrasin), produits laitiers (lait, crème,

yaourts, …), miels, eaux minérales de qualité,

bière blonde, crémants et eau de vie, il y a de

quoi se régaler et concocter de bons petits

plats locaux.

Quels sont-ils, ces plats locaux, que l’on

associe au terroir luxembourgeois ? Comme

aime à la rappeler Luxembourg for Tourism,

le G.I.E. ayant pour mission la promotion

touristique nationale, le qualificatif le plus

représentatif pour décrire les spécificités

culinaires luxembourgeoises est l’authenticité.

Il faut comprendre par là « le goût des bonnes

choses » couplé à un « patrimoine naturel

préservé », dixit le groupement d’intérêt

économique.

« Nombreuses sont les

pièces de boucherie mises

en valeur au travers d’une

kyrielle de recettes. »

Sans surprise, le premier constat est

l’attrait certain des Luxembourgeois pour

la viande, lequel remonte jusqu’au plus

loin des traditions. Ainsi, nombreuses

sont les pièces de boucherie mises

en valeur au travers d’une kyrielle de

recettes ancestrales… mais plus récentes

aussi. Aspi de porc, fricassé de poulet au

Riesling, Judd mat Gaardebounen, civet

de lièvre à la luxembourgeoise, pâté au

Riesling, jambon en croûte, Kuddelfleck,

voici quelques-unes des plus célèbres

recettes de viande.

5


« De nombreux restaurants

luxembourgeois ‘cultivent’

le terroir dans l’assiette. »

Quid des restaurateurs luxembourgeois

dans cette mouvance traditionaliste ? Eh

bien, ils ont bien compris le filon, et ils

sont nombreux - pour ne pas dire une

majorité - à « cultiver » le terroir dans

l’assiette depuis un certain temps déjà.

Lorsque l’on se penche quelque peu sur la

liste de restaurants proposant du « made

in Luxembourg », il y a de quoi tomber des

nues : au bas mot, on recense une bonne

soixantaine de restaurants du « cru », dispersés

aux quatre coins du pays, de Wormeldange

(Koeppchen) à Wemperhaardt

(Brasserie op der Haart), en passant par

la capitale, bien sûr (Bouneweger Stuff,

Juegdschlass, …), ou encore Eischen (Gudde

Maufel).

« La pomme de terre est un

autre aliment phare de la

cuisine luxembourgeoise. »

Un autre aliment phare de la cuisine

luxembourgeoise, la pomme de terre, que

l’on retrouve en premier lieu sous forme

de galettes, frites, les fameuses Gromperekichelcher,

dont la renommée a depuis

longtemps dépassé les frontières nationales.

Frites aussi, les Tiirteg, des galettes de pomme

de terre et de choucroute avec du lard fumé.

Quant aux Gebootschte Gromperen, il s’agit ni

plus ni moins de pommes de terre rôties au

lard. Enfin, la pomme de terre accompagne

également de nombreuses soupes, à l’instar

de la Bouneschlupp, à base de haricots plats,

poireaux, oignons, carottes et lard.

C’est donc une recette désormais bien

huilée chez les restaurateurs, pour ne pas

dire l’argument phare des plus pointilleux

en matière de cuisine locale. The Farm,

par exemple, revendique le recours à des

produits exclusivement luxembourgeois

(et quelques produits frontaliers dans

un rayon de 50 km maximum), ce qui

implique de faire preuve d’ingéniosité,

comme nous l’explique le patron, Franz

Dickes : « Pour servir du local et du frais,

en ce qui concerne la viande, par exemple,

nous devons acheter toute la bête et

servir la viande dans les trois jours, ce qui

nous oblige à être créatifs en matière de

recettes ». Heureusement, la variété des

recettes culinaires luxembourgeoises rend

la mission possible, la preuve !

6


CAP SUR LES ALTERNATIVES

ÉCO-SOCIALES

Oui aux structures de commercialisation écologiques, solidaires et associatives

« de la fourche à la fourchette », tel est le leitmotiv de la coopérative BIOG, qui,

au fil des décennies, voit agriculteurs et producteurs luxembourgeois grossir ses rangs.

Comme son nom

l’indique (« Bio-Bauere

Genossenschaft »), BIOG

est une coopérative, qui

comprend une multitude

de membres, spécialisés

dans la production et

la commercialisation

commune de

produits biologiques

et biodynamiques

provenant prioritairement

de la région.

L’initiative remonte à 1988, lorsque neuf

producteurs agricoles décident d’unir leurs

forces pour atteindre un objectif commun

dans le cadre de leur activité agricole, le développement

durable, selon le principe « Gutt

fir Mënsch a Natur ». Ainsi, la coopérative se

donne trois missions principales, la protection

de l’environnement, la préservation des ressources

ainsi que la responsabilité sociétale

des entreprises, d’où le slogan mentionné.

Si ces principes s’appliquent, bien sûr, aux

membres de la coopérative, BIOG n’a pas

voulu s’arrêter en si bon chemin. En effet, elle

exige de l’ensemble des parties prenantes de

soutenir efficacement l'agriculture écologique

et d'encourager tous les acteurs à collaborer

pour promouvoir des structures économiques

durables. Plus concrètement, BIOG a défini

des directives dans les relations avec ses

clients et ses partenaires commerciaux, dans

le respect des uns et des autres.

Agriculteurs, maraîchers, producteurs de

fruits, ils sont désormais une trentaine

à vendre leurs produits bio sur place ou

via la coopérative. Aujourd’hui, plusieurs

centaines de produits sont proposés à la

vente, divisés en de multiples gammes, des

produits laitiers aux fruits et légumes en

passant par les céréales et la farine.

Non contents d’avoir su fédérer de

nombreux agriculteurs et producteurs, BIOG

a mis les bouchées doubles en lançant

OIKOPOLIS Foundatioun Luxembourg, en

2011, une fondation reconnue d’utilité

publique, considérée d’ailleurs par ses

membres comme « une communauté de

valeurs (…) désireuse de promouvoir une

culture agricole et alimentaire durable (…)

qui contribue donc de manière significative

à la protection de la nature et de

l'environnement ainsi qu'à l'éducation. »

Tout un programme !

7


HORESCA SETZT AUF „HAUSGEMAACH“

Im Luxemburger Gastronomiegewerbe gibt es bereits einige unter dem Werbebanner „Hospitality Luxembourg“

zusammengefasste Labels und Internetportale, an denen sich der Kunde bei der Wahl eines Betriebes, in dem er

einkehren möchte, orientieren oder informieren kann: Das sind „Classification.lu“ und „Hotels.lu“ für Hotels,

„Wëllkomm“ für Gaststätten. Mit Beginn der Covid-19-Pandemie kamen die Label „Save to serve“ und „Save to meet“ hinzu.

Und dann gibt es auch die EcoBox, die Gastronomen und Betrieben eine umweltfreundlichere Verpackungsalternative zu

herkömmlichen Einwegverpackungen bietet.

In einem Gespräch

geht Claude Ries,

zuständig für

Lebensmittelsicherheit

beim Dachverband des

Gastronomiegewerbes

Horesca, auf

bestehende und

künftige Initiativen ein.

Informationen:

www.horesca.lu

horesca@pt.lu

Tel.: (+352) 42 13 55-1

Welche Botschaft soll das Label „Hausgemaach“

verbreiten?

Claude Ries: „Classification“ ist ein nationales

Internetportal, das Auskunft über die Klassifizierung

der Luxemburger Hotels gibt. Auf dem

Buchungsportal „Hotels.lu“ kann man Übernachtungen

in einheimischen Hotels reservieren.

Bei Buchungen, die über Letzteres getätigt

werden, müssen die Inhaber keine Gebühren

an den Betreiber des Portals zahlen. Auf der

Homepage „Wëllkomm“ findet der Kunde Kneipen,

die sich durch ihr geselliges Ambiente

auszeichnen. „Wëllkomm“ war das erste Portal,

das wir eingeführt haben. Der Grundgedanke

war dabei, jene Bistrots und Cafés hervorzuheben,

die in Qualität investieren, lokale

Produkte verarbeiten und den Kunden einen

einladenden Begegnungsort bieten. Mit der

Einführung von „Wëllkomm“ konnten diese

Betriebe bei Renovierungsarbeiten erstmals

von staatlichen Beihilfen profitieren. Vorher

erhielten bei solchen Arbeiten nur Restaurantinhaber

Beihilfen. Das „Wëllkomm“-Portal wird

demnächst wieder neu belebt. Wir werden

auch eine neue Homepage entwerfen, auf der

alle unter dem Hospitality-Banner zusammengefassten

Portale aufgelistet sind, die verschiedenen

Initiativen ausführlicher erklärt

und die teilnehmenden Betriebe für ein breites

Publikum sichtbarer werden.

Wie bei der EcoBox verfolgt „Hausgemaach“

auch ein ökologisches Ziel…

Um Einwegverpackungen zu reduzieren, wollte

das Umweltministerium eine Initiative starten,

die Mehrwegverpackungen fördert. Wir von der

Horesca wollten von Anfang an jedoch vermeiden,

dass die Behälter nach einmaligem

Gebrauch bei den Kunden im Schrank enden.

Und so hatte ich die Idee einer wiederverwendbaren

EcoBox. Von der Idee bis zur Umsetzung

vergingen allerdings fünf Jahre. Damit die

Kriterien der Kreislaufwirtschaft respektiert

8


werden können, wird die EcoBox nur aus

einer zu 100 Prozent wiederverwertbaren

Plastiksorte hergestellt. Inzwischen hat sich

aber herausgestellt, dass viele Betriebe

neben der aktuellen Form des Behälters

noch eine zweite bräuchten. Demnach wurde

auch schon eine zweite Variante angefertigt.

Wegen der aktuellen Diskussionen um Valorlux

werden die Resultate des vom Ministerium

in Auftrag gegebenen Audits aber abgewartet,

bis wir diese zweite EcoBox in Umlauf

bringen.

Im Großherzogtum haben wir die Chance, dass

viele Lebensmittelzulieferer ohnehin schon

mit lokalen Produzenten zusammenarbeiten.

Köche haben oftmals aber keine Zeit, um

neben ihrer Arbeit am Kochherd den Kunden

mitzuteilen, dass sie die Speisen mit lokalen

Waren zubereiten. Die Horesca übernimmt nun

diese Kommunikationsaufgabe.

Wie erkennt der Gast, dass das Essen in

der Gaststätte oder dem Restaurant seiner

Wahl „Hausgemaach“ ist?

Ziel von „Hausgemaach“ ist es, dass auf der

Speisekarte jene Gerichte mit einem speziellen

Logo gekennzeichnet werden. Darüber

hinaus sollen die Betreiber künftig auch

spezifische Werbeaktionen starten können.

Dabei könnte man beispielsweise ein Paket

anbieten, bei dem der Kunde für den Aperitif

in einem „Wëllkomm“-Café einkehrt, danach

in einem Restaurant, das „Hausgemaach“-

Speisen anbietet, isst und abends vielleicht

in einem auf „Hotels.lu“ gebuchten Zimmer

übernachtet. Im aktuellen Kontext der Covid-

19-Pandemie wird der Weg von dieser Idee bis

zum Paket allerdings langwierig sein, da die

Gastronomiebetriebe zurzeit andere Sorgen

haben.

Welche Betriebe können das Label „Hausgemaach“

beantragen und welche Regeln

müssen befolgt werden?

Check in green !

Décerné depuis 1999 par la Direction générale du Tourisme

du ministère de l’Economie, L’EcoLabel Luxembourg est un

label écologique qui récompense les hébergements touristiques

au Grand-Duché remplissant un certain nombre

de critères environnementaux. Cinq problématiques sont

prises en considération par les autorités ministérielles,

la gestion environnementale, de l’eau, la consommation

d’énergie, la limitation et le tri des déchets (réduction des

emballages individuels) et le processus d’achat (produits

locaux, bio et issus du commerce équitable).

Concrètement, il incombe aux prétendants pêle-mêle parmi

d’autres mesures de favoriser le recours à l’électricité

verte et au papier recyclé, d’installer une robinetterie économe

en eau, de se doter d’équipements de production

d’énergie renouvelable sur le site, d’avoir recours à des

produits d’entretien écologiques ainsi que de sensibiliser

le personnel aux enjeux environnementaux.

En fonction du nombre de points obtenus, le site

d’hébergement touristique décroche soit la distinction or,

argent ou encore bronze. Hôtels, auberges, campings, gîtes,

hébergements de groupe, l’ensemble des établissements

d’hébergement touristique peuvent prétendre à la remise

du label, si les mesures écologiques entreprises sont

suffisamment ambitieuses.

Bienvenue dans

notre établissement

certifié EcoLabel !

Le label écologique pour les hébergements touristiques au Luxembourg

Interessierte Betriebe, die Mitglied der Horesca

sind, müssen ein Formular auf der Homepage

des Dachverbandes herunterladen und es

ausgefüllt an die Horesca zurückschicken.

Dann schaue ich entweder in den Betrieben

vorbei, um die Angaben zu überprüfen oder

ich bitte die Inhaber, mir die Speisekarte zu

schicken. Um das Label zu bekommen, muss

ein Gericht mit lokal produzierten Zutaten

zubereitet werden. Für „Hausgemaachte“

Pommes erhält man beispielsweise aber nur

das Label, wenn auch die Soße mit frischen

Zutaten vor Ort zubereitet wurde.

ecolabel.lu

© Christophe Van Biesen/LFT

9


L’EXIGENCE À TOUS LES NIVEAUX

De très nombreux labels

destinés à promouvoir

les produits du terroir

luxembourgeois et à

garantir leur qualité et

leur origine auprès du

consommateur existent.

Si nous ne pouvons,

bien évidemment, pas

présenter tous les logos

apposés sur les produits

locaux luxembourgeois,

nous nous attèlerons à

exposer les principaux :

leur origine, fonction et

visibilité auprès du grand

public.

Le plus connu d’entre eux est certainement

« Sou schmaacht Lëtzebuerg », lequel

distingue les denrées et produits alimentaires

(issus de l’agriculture, viticulture et

horticulture) cultivés et confectionnés au

Grand-Duché. Il repose, de fait, sur quatre

piliers, la promotion des produits régionaux

et de saison, la recherche de la saveur, la

protection des emplois et la conservation

du caractère typique de nos paysages

ruraux.

« Plus qu’un logo, cette

formule désigne également

une campagne de promotion

et de sensibilisation

initiée par la Chambre

d’Agriculture. »

Plus qu’un logo, cette formule désigne

également une campagne de promotion et

de sensibilisation initiée par la Chambre

d’Agriculture en 2009, de concert avec le

ministère de l‘Agriculture. L'objectif de cette

campagne consiste à donner davantage

de visibilité aux produits issus du terroir

luxembourgeois, et de sensibiliser le

consommateur sur la diversité des produits

agricoles existants au pays, tout comme sur

les atouts manifestes du « locavorisme », soit

le fait de pencher en faveur de ce mouvement

qui prône la consommation de produits de

proximité.

Un autre label que nous rencontrons souvent

au Grand-Duché est le label « Produit du

Terroir », lequel se décline en trois variantes,

« Lëtzebuerger Rëndfleesch », « Lëtzebuerger

10


Lëtzebuerger « Produit Rëndfleesch du terroir –

»

Lëtzebuerger « Produit Wees, du Miel terroir a –

Brout »

Lëtzebuerger « Produit du Gromperen terroir –

»

de « la Marque viande nationale

de porc »

« Eist Uebst a Geméis » luxembourgeoise « AOP Moselle

»

Wees, Miel a Brout » et « Lëtzebuerger

Gromperen ». Il est l’initiative de la Chambre

d’Agriculture, laquelle impose un cahier des

charges strictes pour l’obtention de ce label

important et bien connu des Luxembourgeois :

origine du produit (exploitations familiales

luxembourgeoises), traçabilité, alimentation

naturelle (produite essentiellement par

l’exploitation), bien-être animal, transport

court (abattage au Luxembourg uniquement),

abattage salubre et maturation optimale

(adaptée à chaque viande) sont autant de

critères à remplir pour décrocher le sésame

(plus de précisions page 12).

Concernant les pommes de terre, ici aussi, les

conditions sont strictes, le contrôle rigoureux

tout au long de la chaîne de production,

l’objectif étant de proposer aux clients un

produit de qualité et savoureux. Il en va

exactement de même pour le blé, la farine et

le pain.

Toujours en matière de viande du terroir, la

« Marque nationale de la viande de porc »

constitue un autre label mis au point par le

ministère de l’Agriculture. Il répond à son tour

à des exigences scrupuleuses, à commencer

par la provenance de porcs engraissés dans

les fermes luxembourgeoises exclusivement,

et selon un protocole de production bien

défini, en tous points similaire à celui de

« Lëtzebuerger Rëndfleesch ».

Les fruits et légumes n’ont pas été oubliés,

les meilleurs d’entre eux pouvant arborer le

label « Eist Uebst a Geméis », label imaginé

par les maraîchers et fruiticulteurs euxmêmes.

Pour cela, il leur faut être cultivés

avec rigueur et exigence [selon les critères

de la production contrôlée et intégrée (KIP)],

récoltés au moment idéal et livrés à proximité.

« C’est désormais le

̀principe d’origine qui

prévaut au niveau de la

recherche de la qualité,

c’est-à-dire l’origine

géographique du produit. »

Last but not least, le vin ! Cette mission

de labellisation revient à l’ « AOP Moselle

luxembourgeoise », qui est venue remplacer

la « Marque nationale », attestant autrefois

de la qualité des vins. C’est désormais le

« principe d’origine » qui prévaut au niveau

de la recherche de la qualité, c’est-à-dire

l’origine géographique du produit.

11


PRODUIT DU TERROIR – LËTZEBUERGER

RËNDFLEESCH : 100% LUXEMBOURG !

Le label qui garantit la traçabilité de la viande bovine

luxembourgeoise, de l’éleveur au consommateur.

100% Luxembourg :

de la naissance de

l’animal jusqu’à l’étale

de votre boucher, tout se

déroule au Luxembourg

sous l’œil attentif des

professionnels de la

filière.

La traçabilité d’une viande désigne

l’ensemble des moyens utilisés pour suivre,

certifier et documenter chaque étape de la

production et de la commercialisation afin

de s’assurer, notamment, du respect des

bonnes conditions d’hygiène tout au long

de ces étapes. Il s’agit d’un des fondements

du label « Produit du terroir – Lëtzebuerger

Rëndfleesch ».

CHEZ L’ÉLEVEUR

La traçabilité commence chez l’éleveur qui

procède, au moment de la naissance de

l’animal, à son bouclage auriculaire via un

numéro d’identification luxembourgeois

unique propre à l’animal. Ceci lui permet

d’être registré et répertorié dans le système

officiel luxembourgeois d’identification des

bovins. Le système dote ainsi les animaux

d’une véritable carte d’identité individuelle

sans laquelle ils ne peuvent circuler.

À L’ABATTOIR

Lors de son arrivée à l’abattoir, le bovin

doit obligatoirement présenter une boucle

d’identité auriculaire à chaque oreille et

doit également être accompagné de sa carte

officielle d’identification.

En correspondance avec ce numéro d’identification,

un numéro d’abattage est apposé à

l’encre sur la carcasse de l’animal, ce numéro

est ensuite reporté sur chaque pièce de

découpe. Les deux abattoirs luxembourgeois

partenaires du label « Produit du terroir –

Lëtzebuerger Rëndfleesch » sont capables

à tout moment de retrouver le numéro

d’identité de l’animal à partir de ce numéro

d’abattage et ainsi de retrouver chaque

bovin correspondant à n’importe quelle

pièce de découpe. Chaque carcasse et pièce

de découpe issue d’un animal « Produit du

terroir – Lëtzebuerger Rëndfleesch » est

reconnaissable via son étiquette illustrant

le logo du label « Produit du terroir –

Lëtzebuerger Rëndfleesch ».

De plus, à l’abattoir, ces opérations se

déroulent sous l’œil attentif d’un vétérinaire

officiel désigné par l’Etat qui veille au respect

des normes de bien-être animal avant et au

moment de l’abattage, et qui garantit des

conditions d’hygiène maximales lors des

processus de transformation de la viande.

12


CHEZ LE BOUCHER

Lorsque le boucher reçoit une carcasse de

bovin ou de la viande bovine de l’abattoir,

celle-ci est toujours accompagnée d’un

certificat d’identification de la viande

ou d’un bon de livraison mentionnant le

numéro d’abattage ou le numéro d’identité

de l’animal. Chaque pièce de viande issue

du label « Produit du terroir – Lëtzebuerger

Rëndfleesch » est directement identifiable

via le logo « Produit du terroir – Lëtzebuerger

Rëndfleesch » étiquetant celle-ci. Chaque

pièce de viande permet donc de remonter à

tout moment à l’exploitant agricole dont est

issu le bovin concerné.

La boucherie qui adhère au label « Produit

du terroir – Lëtzebuerger Rëndfleesch » est

obligée d’afficher au vu des clients ou bien

de montrer sur demande du client l’étiquette

qui a accompagné la carcasse ou la pièce de

viande tout au long de son cheminement.

Des contrôles inopinés de tous les acteurs

de la filière sont réalisés de manière

régulière par la Chambre d’Agriculture mais

également par un organisme de certification

indépendant.

Cette procédure globale de traçabilité permet,

à tous les stades de la filière, d’attester de

l’origine et de la qualité du produit.

Comment reconnaître de la viande issue du label

« Produit du terroir – Lëtzebuerger Rëndfleesch » ?

EN BOUCHERIE

Via l’étiquette qui a accompagné la pièce de viande depuis l’abattage

et qui mentionne le logo du label ainsi que le nom de l’élevage d’où

est issu l’animal.

LORSQU’ELLE EST VENDUE EN BARQUETTE

La viande « Produit du terroir – Lëtzebuerger Rëndfleesch » est

tout d’abord reconnaissable par son logo apposé sur celle-ci. Sont

également mentionnés sur la barquette le numéro de traçabilité de la

pièce de viande ainsi que les lieux d’élevage, d’abattage et de découpe

qui sont impérativement situés sur le territoire du Grand-Duché de

Luxembourg.

Tisanes et herbes aromatiques du Parc Naturel

SINCE 1993

31, Schleef I L-9654 SCHLEIF I Tel.: 26 95 30 72 I www.teivumsei.lu

13


DES TERROIRS ET DES HOMMES

Elle est loin l’époque où le consommateur ne savait pas vraiment ce qu’il avait

dans l’assiette, et que le manger sain et local était considéré par la plupart

d’entre nous comme une lubie seyant à quelques iconoclastes altermondialistes.

Marchés, paniers, vente à la ferme, dans des

enseignes spécialisées ou en coopérative,

l’on ne peut actuellement plus se trouver

d’excuses pour bouder les produits locaux

et/ou biologiques. Mieux, n’hésitons pas à

clamer haut et fort que les possibilités sont

nombreuses, où que l’on se trouve sur le

territoire luxembourgeois.

La principale raison de l’engouement pour les

richesses du terroir ? Le rapport de proximité

existant entre producteur et consommateur,

rendu possible par la petite taille du pays, qui

favorise la connivence entre les deux acteurs.

Au Luxembourg, en un claquement de doigt

(hors embouteillages), l’on quitte l’univers

citadin pour rejoindre la ruralité et vice versa,

et tout le monde se connaît.

C’est ainsi que de nombreuses initiatives

intéressantes ont vu le jour, à l’instar de ce

qui se fait chez nos voisins également. Les

producteurs sont désormais nombreux à

vendre leurs produits sur place aux clients

finaux, et lorsqu’ils n’en ont pas le temps ou

l’envie, écoulent leur production auprès de

coopératives agricoles ; coopératives agricoles

également susceptibles d’assurer la mission

de promotion de l’alimentation saine et de la

préservation de l’environnement (voir article

p. 7). Au niveau des coopératives, l’acheteurconsommateur

y trouve également son compte,

14


puisqu’il n’est pas obligé de se déplacer à

droite et à gauche pour remplir son frigo.

Ce principe, que les Allemands appellent

« Alles unter einem Dach-Prinzip », les grandes

enseignes de l’alimentation l’ont bien compris.

À grand renfort de marketing, elles se sont

positionnées sur le créneau du « manger

sain et local » depuis plusieurs années déjà,

en prenant grand soin de séparer rayons (et

même allées !) aliments conventionnels et

rayons produits bio et locaux. Il n’empêche

que, refroidie par les scandales alimentaires

en série, il n'est pas certain que la clientèle

exigeante qui achète local et bio renoue avec

les grands « players » de l’alimentation.

« Les marchés constituent

une occasion unique pour

les producteurs de rencontrer

les consommateurs. »

Au Luxembourg

Quant aux marchés, ils constituent une

occasion unique pour les producteurs de

rencontrer les consommateurs et de leur

vanter les atouts de leurs produits, loin des

foules stressées cavalant dans les allées des

hypermarchés (voir article p. 27). Les acheteurs

se retrouvent alors plongés dans l’histoire

des produits, qui est aussi celle d’un terroir,

des traditions et des hommes et des femmes

derrière le dur labeur de la terre.

De surcroît, l’essor des nouvelles technologies

a permis l’apparition de nouveaux business

models ou de la prolongation des modèles

existants : ‘click and collect’ (commande

en ligne et récupération des biens dans

un magasin), ‘pure players’ (vente en ligne

uniquement et réception à domicile), ‘brick

and mortar’ (« hybride », mix entre click and

collect et pure player), box (en l’occurrence,

paniers) ou abonnements (à des paniers), les

agriculteurs et producteurs sont allés piocher

dans les stratégies marketing et numériques

les plus pointues de la grande distribution.

Au Luxembourg, sur cette niche de marché, la plupart

des petits producteurs vendeurs proposent un système

d’abonnement à des paniers (à retirer sur place), ce

qui leur assure de facto une forme de fidélisation des

clients. Quelques autres privilégient le service de bout en

bout, avec la livraison à domicile de paniers de produits

rigoureusement choisis par l’acheteur, tandis que d’autres

vendent leur production sur les marchés ou auprès de

boutiques spécialisées dans les produits locaux. Bref, tout

le monde semble y trouver son compte.

15


ROMAIN SCHNEIDER, MINISTER FÜR LANDWIRTSCHAFT,

WEINBAU UND LÄNDLICHE ENTWICKLUNG:

„MEIN MINISTERIUM BEGRÜSST

UND FÖRDERT DEN TREND

ZU REGIONAL UND SAISONAL

ERZEUGTEN NAHRUNGSMITTELN!“

Herr Minister, worauf führen Sie es zurück,

dass immer mehr Leute sich für regionale

und saisonale Nahrungsprodukte interessieren?

Romain Schneider: In der Tat ist ein solcher

Trend klar ersichtlich. Immer mehr Luxemburger

Einwohner kaufen Nahrungsmittel, die hier im

Großherzogtum produziert werden. Im Grunde

hat diese Tendenz schon vorher bestanden

und hat sich im Laufe der Corona-Krise noch

einmal deutlich verstärkt, die Pandemie wirkte

gewissermaßen als Booster. Eine wesentliche

Rolle bei der vermehrten Hinwendung zu

solchen Produkten wird die Globalisierung und

das damit verbundene Abhängigkeitsgefühl

gespielt haben. Nicht zu vergessen ist aber

auch der Vorteil der kurzen Wege, sowie

der Umstand, dass man den Produzenten

vielleicht sogar persönlich kennt. Aber auch in

den Supermärkten wird mehr als früher nach

regionalen, saisonalen und natürlich auch

nach Bio-Produkten Ausschau gehalten.

Mein Ministerium hat diese Entwicklung stets

begleitend unterstützt. So wurde ein Teil der

5 Millionen Euro des „Covid-Package“ zur

Unterstützung von Landwirtschaft und Weinbau

dazu verwendet, den Kauf von Regionalprodukten

aktiv in den Medien zu bewerben -

eine Aktion, die sehr gut angekommen ist!

Zudem erfassen wir gegenwärtig in Zusammenarbeit

mit TNS-Ilres die Einstellung der

Bürger zu diesen Nahrungsmitteln, um unsere

zukünftige Vorgehensweise noch effektiver

planen zu können. Ins Auge gefasst sind weitere

Kampagnen, darüber hinaus publizieren

wir über Internet auf agriculture.public.lu viele

wertvolle Informationen zum Thema.

16


Nicht zu vergessen ist in diesem Zusammenhang

aber auch die Bekämpfung der

Lebensmittelverschwendung, für die wir uns

ebenfalls engagieren. So organisieren wir beispielsweise

zusammen mit den Luxemburger

Gemeinden eine Aktion, bei der die Bürger

dazu ermuntert werden, Früchte von eigens

gekennzeichneten Bäumen auf dem Gemeindegebiet

für den Eigenbedarf zu pflücken bzw.

einzusammeln.

Was ist der wirtschaftliche Aspekt der

regionalen Nahrungsmittelproduktion?

Luxemburg ist als Land mit vielen Grünflächen

sehr gut aufgestellt, was die Milch- und

Fleischproduktion betrifft, hierin sind wir

autonom und es wird sogar exportiert. Auch

bei der Geflügelhaltung wurden durch die Bemühungen

von fünf einheimischen Bauernbetrieben

mit der Einführung des „Lëtzebuerger

Poulet“ beachtliche Fortschritte erzielt.

Anders beim Obst- und Gemüseanbau,

hier beträgt die Eigenversorgung nur 6 bis 7

Prozent. Dabei gibt es auf diesem Gebiet

enormes Potenzial, das wir mit unserer Politik

fördern wollen, wobei selbstverständlich

Probleme wie zum Beispiel der hohe Wasserverbrauch,

den der Anbau von Früchten und

Gemüse mit sich bringt, im Vorfeld gelöst

werden müssen.

Hinzu kommt, dass natürlich auch genug

Anbaugebiete zur Verfügung stehen müssen.

Bei 2.586 Quadratkilometern Landesfläche

werden augenblicklich 130.000 Hektar für

die Landwirtschaft und 1.300 Hektar für den

Weinbau genutzt, dazu wird fortwährend Land

für Wohnungsbau, Industrieanlagen usw.

benötigt. Es gibt zwar noch genug verfügbares

Land, es wird aber immer weniger.

Welche Dossiers im Zusammenhang mit

Regionalprodukten liegen Ihnen zurzeit

besonders am Herzen?

Zum einen wäre dies die Schaffung einer

legalen Basis für eine offizielle Anerkennung

von Labels im Lebensmittelbereich. Hiermit

soll den Konsumenten und Kantinen eine

Entscheidungshilfe beim Kauf von Lebensmitteln

angeboten werden. Dabei steht natürlich

auch die Regionalität im Vordergrund.

Produkte welche die Anforderungen der

offiziellen Anerkennung erfüllen, erhalten das

Prädikat „Agréé par l’Etat luxembourgeois“.

Mehr Transparenz und vor allem Sicherheit

in Bezug auf Nahrungsmittel wird es für die

Konsumenten ferner mit der Zusammenlegung

der Verwaltungen „Veterinärinspektion“

und „Lebensmittelsicherheit“ zur neuen

„Administration luxembourgeoise vétérinaire

et alimentaire“ geben. Diese Fusion befindet

sich zurzeit auf dem Instanzenweg.

17


Sehr wichtig ist mir auch die Umsetzung der

vom Aktionsplan PAN Bio 2025 gesetzten Ziele.

Hierfür hat mein Ministerium eigens einen

spezialisierten Mitarbeiter eingestellt.

Ein weiteres interessantes Projekt ist unser

Vorhaben, die Betreiber von Kantinen in Schulen,

Altersheimen und Kliniken davon zu überzeugen,

in Luxemburg produzierte Nahrungsmittel

zu verwenden.

Gegenwärtig laufen in diesem Zusammenhang

fünf Pilotprojekte, um die erforderliche Logistik

zu testen, denn natürlich ist es wichtig, eine

Vielfalt von anspruchsvollen und gesunden

Menüs anbieten zu können. Auch müssen die

entsprechenden Nahrungsmittelproduzenten

gefunden werden, denen dann auch Zeit für

die nötige Planung ihrer Produktion zugestanden

werden muss. Diese Vorgehensweise wird

unbestreitbar teurer werden als die bisherige

- der Vorteil wird aber sein, dass den Kantinenbesuchern

die angebotenen lokalen und

saisonalen Produkte schmecken werden und

sie die Vorteile dieser Lebensmittel dann hoffentlich

daheim ihren Familien nahebringen

werden.

Wie gestalten sich Ihre Kontakte mit den

Luxemburger Nahrungsmittelproduzenten?

Unsere Kontakte mit den lokalen Nahrungsmittelerzeugern

sind ausgezeichnet. Das gilt

sowohl für mich selbst in meiner ministeriellen

Funktion als auch für meine Mitarbeiter.

Nur ein Beispiel: Unser Kommunikationsteam,

das in jüngster Zeit verstärkt wurde, produziert

in regelmäßigen Abständen Informationsvideos

mit einheimischen Nahrungsmittelproduzenten

- eine überaus konstruktive und

erfolgreiche Zusammenarbeit!

Kaufen Sie selbst privat auch regional und

saisonal ein?

Ich kaufe Luxemburger Fleisch und Milch, und

bei Gemüse und Obst gebe ich grundsätzlich

der regionalen und der saisonalen Variante

den Vorzug - auch wenn ich hin und wieder den

Verlockungen einer Banane nicht widerstehen

kann (lacht). Interessant und begrüßenswert

finde ich es, dass man in den Regalen noch

viele andere im Land hergestellte Nahrungsmittelangebote

entdeckt, wie beispielsweise

Teigwaren und sogar Pommes frites!

18


SPONSORED CONTENT

VIGNUM, le dernier- (bien) né

des Domaines Vinsmoselle

Vignum Pinot Blanc lieu-dit Schengen Markusberg

La grande spécificité de cette recette réside dans

la cuisson du poisson - exclusivement dans du Pinot

blanc, ce qui lui confère une saveur toute particulière ;

il doit reposer sur une couche d’échalotes. Au terme

de la cuisson (au four, qu’il convient de laisser ouvert),

le vin fera l’objet d’une réduction (la moitié du liquide

seulement), dans laquelle sera incorporé du beurre,

pour l’obtention d’une sauce légère et aérée. Le

poisson sera ensuite déposé sur un parterre de quinoa.

Mais il n’en demeure pas moins que le clou du

« spectacle » est ce vin riche et élégant, produit en

quantités limitées (autour de mille six cents bouteilles par

an seulement), lequel se marie à merveille avec cette

recette. Comme évoqué, le vin proposé appartient à la

gamme Vignum, la marque protégée haut de gamme

des Domaines Vinsmoselle, issu du cépage Pinot blanc.

« Ce vin est d’une grande finesse et dégage une clarté

extraordinaire. S’il a aussi mes faveurs, c’est parce qu’il

est moins en compétition qu’un Riesling, par exemple »,

nous confie Léa Linster.

Au Grand-Duché, fort de ses produits locaux

d’exception, et, peut-être, d’un certain conservatisme,

l’authenticité a toujours prévalu, et la recherche

du perfectionnement au travers des décennies a

résolument porté ses fruits. Aussi, la cuisine du terroir a

atteint ses lettres de noblesse, comme en témoignent,

d’une part, les nombreux restaurants étoilés, d’autre

part, des vins d’exception.

C’est ainsi que nous vous proposons ici une recette

de cuisine authentique et du cru, tout droit sortie du

livre de cuisine Wein muss rein (maison d’édition Ars

Vivendi) de la célèbre grand chef Léa Linster. Cette

recette associe subtilement le meilleur des cours

d’eau et du vignoble de la Moselle luxembourgeoise,

l’omble Chevalier cuit dans du Pinot blanc sur son lit

de quinoa… que l’on accompagnera d’un des tous

nouveaux vins d’exception de la gamme Vignum,

aux caractéristiques d’un Pinot Blanc ou d’un Riesling -

nous opterons pour le Pinot blanc, mieux assorti à la

recette.

Le plat est simple, pour ne pas dire simpliste, et traduit

parfaitement le concept de « cuisine du terroir ».

Livre Wein muss rein, Léa Linster, Ars Vivendi

« Vignum n’est pas uniquement une gamme de Grand

Premier Cru », poursuit Nathalie Roca, Responsable

marketing auprès des Domaines Vinsmoselle, « Elle

est aussi la gamme de Grand Premier Cru provenant

des lieux-dits les plus prestigieux de la Moselle

luxembourgeoise, soit de petites parcelles d’exception

qui constitue chacune un terroir à elle seule ; il s’agit en

l’occurrence pour le Pinot blanc du lieu-dit Schengen

Markusberg, et c’est cette combinaison unique qui lui

donne son caractère exclusif. » De par leur finesse et

leur élégance particulièrement bien équilibrées, les vins

de la gamme Vignum sauront séduire les sommeliers,

œnologues et passionnés les plus exigeants.

© Jusytna Krzyzanowska

www.vinsmoselle.lu

info@vinsmoselle.lu

Tél. : (352) 23 69 66-1

19


176

Le nombre de restaurants et

de cantines participant à la campagne

« Sou schmaacht Lëtzebuerg ».

4

Quatre appellations constituent

la vallée de la Moselle viticole :

AOP Moselle luxembourgeoise, AOC Moselle,

AOC Côtes de Toul, gU Mosel.

Letzshop.lu

Vous souhaitez faire des achats en ligne

mais uniquement auprès d’enseignes

luxembourgeoises ? Ce site est alors fait

pour vous. Sous la houlette du ministère de

l’Economie et en partenariat avec la Chambre

de Commerce, la CLC et 16 communes

luxembourgeoises, cette plateforme en ligne

permet d’accéder aux produits de plus de 200

commerçants luxembourgeois.

25

Le nombre de médailles décrochées par le

Luxembourg (20 médailles d’or, 5 médailles

d’argent) cette année au 30 e Concours national

des Crémants de France et du Luxembourg.

17

Il s’agit du nombre de marchés existant au

Luxembourg, dont la fréquence varie entre

hebdomadaire, bimensuelle et mensuelle.

Via Mosel’

Ceux qui critiquent le manque de coopération

transfrontalière vont retrouver le sourire

avec cette initiative qui tend à assurer la

promotion des terroirs viticoles transfrontaliers.

En effet, ce projet regroupe près de 60

domaines viticoles répartis dans une vingtaine

de villages viticoles à cheval sur les 3 frontières

(Allemagne - Luxembourg - France).

20


123

C’est le nombre de litres d’eau

minérale bus par chaque

habitant en moyenne

au Grand-Duché.

82 % du volume total

est de l’eau du robinet.

1709

Année de la famine au Luxembourg en raison

d’une météo sibérienne, les fermiers luxembourgeois

finissent par adopter la « patate », cette plante

qui n’avait guère leur faveur auparavant.

La pomme de terre deviendra rapidement l’aliment de base

de toute la population.

9

Il existe 9 cépages principaux au Grand-Duché :

Riesling, Pinot blanc, Pinot noir,

Pinot gris, Gewürztraminer, Auxerrois,

Rivaner, Elbling et Chardonnay.

21


„LOKALE MÄRKTE ERFÜLLEN

EINE WICHTIGE ROLLE

IM GESELLSCHAFTLICHEN LEBEN“

Märkte gab es schon in der Antike. Damals wie heute nutzen Händler sie, um dort ihre Waren an den Mann und die Frau zu

bringen. Hierzulande vertritt der „Lëtzebuerger Maarteverband“ die Interessen der Marktleute. In einem Gespräch spricht

der neue Verbandspräsident Jeff Burg unter anderem über die Rolle der Märkte.

und Majoran für die Blutwurstherstellung.

Seit wann können Kunden sich eigentlich

am Stand von Metzger Burg mit Fleischund

Wurstwaren eindecken? In welchen

Dörfern und Städten trifft man Sie das

ganze Jahr über an?

Die Metzgerei Beim Burg trifft man seit 2001

auf Wochenmärkten an. Damals begannen

wir mit speziell ausgestatteten Lieferwagen

Märkte zu besuchen, um dort unsere Fleisch-,

Wurst- und Feinkostwaren an die Kunden zu

bringen. Inzwischen trifft man die Metzgerei

neben den beiden Wochenmärkten in der

Hauptstadt auch auf zahlreichen anderen

Märkten im Land an. Wer keine Zeit für

einen Wochenmarktbesuch hat, kann

die neue Filiale in Diekirch besuchen

oder vom Haus-zu-Haus-Service profitieren.

Jeff Burg, vor etwas mehr als einem Jahr

haben Sie den Vorsitz des „Lëtzebuerger

Maarteverband“ von dessen lang jährigem

Präsidenten Nikki Kirsch übernommen.

Könnten Sie sich kurz vorstellen?

Jeff Burg: Ja, das Amt habe ich einen Monat

vor dem zur Eindämmung der Covid-19-Pandemie

angeordneten Lockdown übernommen.

Die Jahreshauptversammlung des „Lëtzebuerger

Maarteverband“ hatte zu jenem Zeitpunkt

glücklicherweise schon früher stattgefunden.

Ich bin 30 Jahre alt und seit 20 Jahren besteht

die Metzgerei Beim Burg, mit der ich seitdem

auf dem Markt vertreten bin. Ich bin also schon

als Kind mit der Firma und dem Marktleben

aufgewachsen, und mir wurde früh bewusst,

dass ich Verantwortung übernehmen möchte

und selbst Entscheidungen fällen.

Mit ihrem Vorgänger verbindet Sie sozusagen

die Wurst, denn laut Nikki Kirsch

begannen seine Eltern nach dem Zweiten

Weltkrieg mit dem Anbau von Thymian

Wie sollten sich hierzulande der Marktverband

beziehungsweise die Märkte Ihrer

Meinung nach künftig weiterentwickeln?

In welchen Bereichen möchten Sie eventuell

neue Impulse geben?

Nun, in den letzten Jahren seiner Amtszeit

hatte Herr Kirsch vor allem den Fokus auf

die Märkte in der Stadt Luxemburg gelegt.

Dies möchte ich ändern und mich in Zukunft

mehr für die kleineren Märkte in den Regionen

einsetzen. Diese lokalen Lebensmittel- und

Blumenmärkte erfüllen eine wichtige Rolle

im gesellschaftlichen Leben. Denn neben

der Besorgung von Lebensmitteln und/oder

Blumen können die Besucher zwischen dem

Fleisch- und dem Obst- und Gemüseeinkauf

auch andere Menschen treffen und sich mit

ihnen austauschen. Märkte sind demnach

auch Begegnungsorte.

In ihrem ersten Amtsjahr wurden Sie auf

Anhieb mit den Herausforderungen der

Covid-19-Pandemie konfrontiert. Wie

haben die Marktleute diese Vorschriften

22


Als die Regierung im März 2020 den Lockdown

beschloss, wurden landesweit alle Veranstaltungen

abgesagt, um die Verbreitung

des Virus einzudämmen. Plötzlich annullierten

auch viele Gemeinden die Wochenmärkte

wegen des Versammlungsverbots. In

den Tagen nach dieser Ankündigung verbrachte

ich viel Zeit am Telefon, um Überzeugungsarbeit

bei den Gemeindeverantwortlichen

zu leisten und ihnen zu erklären,

dass Märkte keine Veranstaltungen sind

sondern ein Supermarkt unter freiem Himmel.

Denn jeder Mensch müsse Nahrungsmittel

konsumieren und beim Einkauf in

der frischen Luft sei die Ansteckungsgefahr

wohl weniger groß. Die wegen der Pandemie

eingeführten Hygienevorschriften wurden

indes gut von den Kunden angenommen.

Nur selten mussten Kunden an die Hygienevorschriften

erinnert werden. Wegen des

Télétravail blieb eine bestimmte Klientel,

die beispielsweise in der Mittagspause Einkäufe

tätigt, den Märkten fern. Dafür kamen

aber andere Kunden, die etwa während eines

Spaziergangs vorbeischauten, oder solche,

die den Aufenthalt im Supermarkt mieden,

hinzu.

Luxemburg ist in Sachen Lebensmittelproduktion

stark abhängig vom Ausland.

Nur etwa zwei Prozent des nationalen

Bedarfs wird hierzulande hergestellt beziehungsweise

gezüchtet. Wie könnte

man Ihres Erachtens diese Abhängigkeit

verringern?

(z.B. das Social Distancing und sonstige

Hygienevorschriften) gemeistert? Wie

hat sich die Pandemie auf den Umsatz der

Mitglieder ausgewirkt?

Der „Lëtzebuerger Maarteverband“ vertritt

die Interessen der Marktleute gegenüber

Veranstaltern von Wochenmärkten. Viele

Stände bieten regionale Produkte an. Die Reduzierung

der Abhängigkeit Luxemburgs von

den Nachbarländern im Bereich der Lebensmittelproduktion

gehört meines Erachtens

nicht zu den Aufgaben unseres Verbandes.

Diese Rolle fällt wohl eher in den Zuständigkeitsbereich

der Agrarverbände.

Wie kündigt sich die diesjährige Ernte bei

den Gemüse- und Obstbauern an?

Da muss ich momentan leider passen. Mir

liegen noch keine Angaben bezüglich der

diesjährigen Obst- und Gemüseernte vor.

Informationen:

Lëtzebuerger Maarteverband, Fédération luxembourgeoise

des marchés

www.maart.lu

maarteverband@hotmail.com

23


SPITZENLAGEN UND SORTENVIELFALT

Top-Terroirs, exzellente Jahrgänge und Winzer mit professionellem Know-how bürgen

für hervorragende luxemburgische Weine und Crémants.

Die Mosel erstreckt sich über 42 Kilometer, von

Schengen nach Wasserbillig. In den letzten 20

Jahren nahm die Fläche des Weinbauareals

leicht ab, um 4,6 Prozent; 2020 waren noch 1.280

Hektar in Produktion. Das Areal verteilt sich

hauptsächlich auf die Winzergenossenschaften

der Domaines Vinsmoselle (158 Betriebe, 659

Hektar), die „selbstvermarktenden Winzer“,

also die Privatwinzer (57 Betriebe, 394 Hektar),

und die Winzer, die den Weinhandel beliefern

bzw. die „nicht selbstvermarktenden Winzer“

(52 Betriebe, 227 Hektar).

Etwa fünf Prozent der Weinberge werden

biologisch angebaut, und offiziell verwenden

alle Produzenten seit 2017 keine Herbizide

und seit 2020 kein Glyphosat mehr - viele

verzichten jedoch bereits seit geraumer Zeit

auf solche Mittel.

„Der Crémant ist zum

Motor der Weinindustrie

geworden.“

30 JAHRE „CRÉMANT

DE LUXEMBOURG“

Ein Meilenstein für die Entwicklung des

Weinbaus wurde vor 30 Jahren gelegt, mit der

Einführung des „Crémant de Luxembourg“ im

Jahr 1991. Mittlerweile werden pro Jahr etwa drei

Millionen Flaschen produziert - der Crémant

ist zum Motor der Weinindustrie geworden,

und die Top-Crus können sich durchaus mit

besten Champagnern messen!

24


Mit dem Jahrgang 2014 wurde das Qualitätslabel

„Appellation d’Origine Protégée“ (AOP)

eingeführt. Und 2018 erhielten die Luxemburger

Weine und Crémants eine neue „corporate

identity“ mit einem Logo, das sich jetzt auf allen

Flaschen befindet - es lehnt sich an das

Nation Branding „LuXembourg - Let’s make it

happen“ an.

Übrigens zählen auch drei Betriebe, die bei

Rosport an der Sauer angesiedelt sind, zur

Mosel-AOP.

DOMINANZ DER BURGUNDERSORTEN

Crémants sind meistens Verschnitte aus

verschiedenen Rebsorten, während Stillweine

in der Regel reine Sortenweine sind. Einen

großen Umschwung gab es in den vergangenen

zwei Jahrzehnten: Im Jahr 2001 war noch fast

die Hälfte der Fläche mit Rivaner und Elbling

bepflanzt - dieser Anteil betrug im Jahr 2020

aber nur noch knapp 27 Prozent, während

Burgundersorten jetzt mehr als die Hälfte der

Fläche einnehmen.

Spitzenreiter ist noch immer Rivaner (Müller-

Thurgau), mit 21,6 Prozent der Rebfläche. Aus

der Sorte werden leichte Tafelweine produziert.

Nur noch ein Zwanzigstel der Rebfläche ist mit

Elbling bestückt, der einst dominierenden

Sorte.

Pinot Gris (Grauburgunder) steht an zweiter

Stelle mit 15,3 Prozent. Die Weine sind bei

einer gewissen Kundschaft sehr beliebt, weil

sie eher lieblich schmecken. In Jahrgängen wie

2019, wenn das Gleichgewicht zwischen Zucker,

Säure und Alkohol stimmt, entstehen dichte,

aromatische, leicht rauchige Weine.

„Auxerrois wird nur in

wenigen anderen

Weingebieten angebaut.“

Auxerrois (15 Prozent) wird nur in wenigen

anderen Weingebieten angebaut. Die Sorte

passt hervorragend zu den mineralischen

25


Böden und produziert fein duftende,

harmonische Weine; sie altern auch sehr gut.

Die Sorte wird massiv als Basiswein für Crémant

verarbeitet, wie auch die Sorte Pinot Blanc

(Weißburgunder; 12,9 Prozent der Rebfläche),

die mehr Säure enthält. Pinot-Blanc-Stillweine

aus den besten Terroirs gehören zu den

interessantesten Luxemburger Crus, nicht nur,

wenn sie in Barrique-Fässern herangereift sind.

Chardonnay, die typische Burgundersorte,

nimmt mittlerweile 4,2 Prozent der Rebfläche

ein, Tendenz steigend. Die Sorte benötigt beste

Lagen und ideale klimatische Verhältnisse,

um ihren zarten Schmelz zu entwickeln. Viele

bauen Chardonnay in Barriques aus.

„Gewürztraminer ist

ein Nischenprodukt.“

DER KÖNIG DER WEIßWEINE

Riesling, der „König der Weißweine“, steht auf

12,8 Prozent der Rebfläche. Die spät reifende

Sorte ist weniger anfällig für Pilzkrankheiten

und verträgt die Edelfäulnis besonders gut -

dies verleiht der Sorte herrliche Aromen

von Honig und exotischen Früchten. Die

besten Rieslinge stammen aus den nach

Süden gerichteten Parzellen in besten Lagen,

wie Wormeldingen Koeppchen oder Ahn

Palmberg.

Gewürztraminer ist die Sorte mit den typischen

Litschi- und Rosenaromen. Einige Crus können

sich mit Top-Flaschen aus dem Elsass messen.

Die Sorte ist aber ein Nischenprodukt.

„Immer besser werden die

Luxemburger Pinot Noirs.“

GROSSARTIGE PINOTS NOIRS

Immer besser werden die Luxemburger Pinot

Noirs. Mittlerweile ist ein Zehntel der Rebfläche

mit der roten Burgundersorte bestückt, die

hohe Ansprüche stellt. Fast jeder Winzer bietet

Pinot Noir an und baut ihn in Holzfässern

aus. Der bisher beste Pinot-Noir-Jahrgang ist

2018, gefolgt von einem ebenfalls exzellenten

2020er. Aber in praktisch allen Jahrgängen seit

2014 gelangen gute Pinots Noirs.

Weitere Weißweinsorten, die an der Luxemburger

Mosel angebaut werden, sind Sauvignon

Blanc und Cabernet Blanc, und weitere

Rotweinsorten St. Laurent, Pinot Noir Précoce

und Pinotin.

26


UN ÉVENTAIL KALÉIDOSCOPIQUE

DE PRODUITS

Féérie visuelle et olfactive, les marchés demeurent et demeureront le rendez-vous

incontournable des cordons bleus et des amoureux de bonne chair. Nation de gourmets,

le Grand-Duché est tout logiquement bien logé en matière de marchands et marchés

de produits frais.

Informations:

Lëtzebuerger Maarteverband,

Fédération luxembourgeoise

des marchés

www.maart.lu

Association des Professionnels

des Foires et Marchés

apfm.asbl

Diekirch, Dudelange, Mondorf-les-Bains,

Sandweiler ou encore Ettelbruck, la liste des

communes accueillant un marché du frais

est bien fournie. Si certaines localités organisent

un marché (bi-)hebdomadaire, d’autres

optent pour une périodicité bimensuelle

voire mensuelle, à l’instar respectivement de

Hesperange ou Niederanven.

Concernant les jours ou les horaires, ici aussi,

il y a de tout. Les lève-tôt pourront flâner le

long des échoppes à Schifflange le 2 e lundi du

mois, de grand matin, tandis que les oiseaux

de nuit jetteront certainement leur dévolu

sur le Bouneweger Maart, qui se tient tous les

mardis de 16 à 19h.

« Le plus grand marché

du pays demeure

le Glacismaart. »

A noter que le plus grand marché du pays

demeure le Glacismaart, qui, comme son nom

l’indique, se tient au Glacis à Luxembourg-

Limpertsberg, et ce, le 3 e dimanche du mois

entre mars et novembre. De fait, il rassemble

une centaine de marchands de produits frais...

rien que ça !

« Au menu, un éventail

kaléidoscopique de produits

locaux aux couleurs,

textures et odeurs qui flairent

bon le terroir. »

Au menu, un éventail kaléidoscopique de produits

locaux aux couleurs, textures et odeurs

qui flairent bon le terroir : légumes frais,

viandes locales, fruits de saison, miel artisanal,

… tout un chacun peut y trouver son bonheur.

Pour les plus anciens, les marchés demeurent

un moment d’échange et de partage avec

les travailleurs de la terre, et l’occasion

de retrouver des saveurs et des senteurs

d’autrefois, qui les replongent dans leur

jeunesse. Pour les plus jeunes, c’est l’occasion

ou jamais de mettre enfin des images sur les

produits qu’ils retrouvent dans leur assiette,

amoureusement préparés par les parents ou

grands-parents.

27


DIE GEMÜSE-GENÜSSE

DES LAMPECHER GAART

REGIONAL-SAISONALE PRODUKTE FRISCH

AUS DEM APEMH-GEMÜSEGARTEN

Im Hinblick auf die Schaffung geeigneter Arbeitsplätze für Menschen mit besonderen

Bedürfnissen hat die APEMH (Association des Parents d'Enfants Mentalement

Handicapés) mit dem Lampecher Gaart vor mehreren Jahren ein Projekt lanciert,

das mit dem Anbau und Verkauf von frischem, saisonalem Gemüse viele Freunde von

gesunder Naturkost anlockt.

Neben ihren Ausbildungsstätten „Domaine

du Château (Bettingen), „Parc Merveilleux“

(Bettemburg), und Parc Hosingen unterhält die

APEMH Arbeits- und Ausbildungsateliers auf

einem weitläufigen Areal vor den Toren der

Ortschaft Limpach.

Mit der Planung dieser Installationen wurde

schon im Jahr 2007 begonnen. In den Jahren

2016/2017 nahmen mit dem Domaine Agricole

und dem Lampecher Gaart die ersten Ateliers

ihren Betrieb in Limpach auf, im Jahr 2021 kam

die Tierpension Hoka hinzu.

Das Domaine Agricole funktioniert als Bauernhof

mit Großviehhaltung, auf dem es Menschen

mit intellektueller Beeinträchtigung

möglich ist, erste Erfahrungen in der Berufswelt

zu sammeln. Der Schwerpunkt liegt dabei

zumeist auf leichten, grobmotorischen

Arbeiten.

Der in Limpach gehaltene Tierbestand setzt

sich zusammen aus Fleischrindern, Schweinen,

Schafen und Kaninchen; die entsprechenden

Fleischprodukte werden im Buttéck

am Duerf in Bettingen verkauft.

28


LAMPECHER GAART –

EIN ERFOLGREICHES PROJEKT!

Im integrativen Projekt Lampecher Gaart wird

ebenfalls Menschen mit einer intellektuellen

Beeinträchtigung ein Arbeitsplatz geboten,

wobei zusätzlich die Möglichkeit zu einer

nicht-zertifizierten Ausbildung besteht. Rund

70 Personen sind gegenwärtig auf dem Limpacher

Areal beschäftigt, betreut werden sie

von 30 APEMH-Mitarbeitern. Im Bau befindlich

ist zurzeit ein weiteres Gebäude, in dem die

Gemüseverarbeitung, eine Wäscherei, eine Bäckerei/Konditorei,

die „Sous-Traitance“ sowie

die Verwaltung beheimatet sein werden. Das

gesamte Areal in Limpach bietet Platz für 200

Menschen.

Hauptziel des Projektes Lampecher Gaart ist

laut Carine Schreiber, APEMH-Direktionsmitglied

und Verantwortliche der Limpacher Niederlassung,

der Anbau regionaler und saisonaler

Salat- und Gemüsesorten, die dann zu

marktüblichen Preisen verkauft werden. Auch

hier sind die auszuführenden Arbeiten von

leichterer Art (Samen aussäen, Gemüse ernten

und einwecken…) und werden unter der

Regionalen Ubau vu saisonalen Uebst- a Geméiszorten

Direktvermarktung op der Plaz wou ee verpakungsfreit Akafe méiglech ass

Grouss Auswiel vu Geméiszorten an Zaloten

Ënnerschiddlech Jongplanzen a Kraider, alles aus eegener Opzuucht

Traditionell Amaachen am Weck-Glas

Vu Mee bis Oktober kenn dir all Woch e flotte saisonale Geméis- a Kraider Kuerf bestellen

Atelier’en vun der APEMH zu Lampech :

88-94, rue de Soleuvre | L-4499 Limpach

T : 28 56 08-30

Ëffnungszäiten:

Méindes bis Freides vun 8:30-12:30 a vun 13:00-17:00 Auer

Eise Buttek zu Betten :

Domaine du Château | 10, rue du Château

L-4976 Bettange-sur-Mess | T : 37 91 91- 212

Ëffnungszäiten: Méinden 14:00 - 18:00

Dënschden - Freideg 8:30 - 18:00 | Samschdes 8:00 - 12:00

ANN_LIMPACH_A5.indd 1 04/06/2021 09:34

29


Anleitung von Betreuern und fachkundigen

Gärtnern ausgeführt. Für den Kundenempfang

wurde ein freundliches Verkaufshäuschen installiert,

und als besonderes Service-Plus kann

von Mai bis September eine Gemüse- und

Kräuterkiste - mit einer stets wechselnden

Auswahl von Produkten aus dem Lampecher

Gaart - wöchentlich bestellt werden. „Besonders

in letzter Zeit, im Verlauf der Covid-Krise“,

so Carine Schreiber, „hat das Interesse an unserem

Angebot noch weiter zugenommen.“

ÜBERREICHES ANGEBOT AN

GESUNDEN NATURPRODUKTEN

Angebaut werden die Produkte des Lampecher

Gaart in vier Gewächshäusern und den umliegenden

Freiflächen. Die unterschiedlichen

Gemüse-, Kräuter- und Salatsorten werden in

Limpach von der Anzucht bis zur Ernte von

eigener Hand produziert. Geboten wird hier

ein sehr breites Spektrum von saisonalen Gemüsearten:

So zum Beispiel in den Frühlingsund

Sommermonaten Spargel, Salatgurken,

Mairüben, Fenchel, Zucchini, Auberginen, Bohnen

und Zwiebeln. In den Herbst- und Wintermonaten

gibt es vom Lampecher Gaart verschiedene

Kohlsorten, Kürbis, Kartoffeln und

Chicorée. Auch bei den Salaten steht eine beeindruckende

Vielfalt von Sorten zur Auswahl

wie zum Beispiel der Blatt-, der Eichblatt-, der

Frisee- oder auch der Feldsalat.

VERLOCKENDE TOMATEN-EXOTEN

UND WÜRZIGE KRÄUTER

Ein besonderes Highlight im reichhaltigen

Gemüseangebot sind die verschiedenen

Tomatenvarianten, die hier ebenfalls angebaut

werden: Neben den üblichen Klassikern wie

den Strauch- oder Fleischtomaten reifen jedes

Jahr einige Exoten wie die Solena Chocolate,

die Buffalo Steak, die Donatellina oder die

Ruby im Glasgewächshaus heran.

Ergänzend zu den vielen Gemüsesorten bietet

der Lampecher Gaard unterschiedliche Kräuter

wie Petersilie, Koriander, Basilikum, Salbei,

Thymian, Estragon, Minze oder Pimpinelle an.

GEMÜSE NOSTALGISCH: EINGEWECKT

WIE ZU GROSSMUTTERS ZEITEN

Zudem werden die unterschiedlichen

Gemüse- und Obstsorten weiterverarbeitet

und nach traditioneller Art in WECK-Gläsern

konserviert. Eingeweckt werden zur Freude des

Kunden unterschiedliche Obstkompotte, aber

auch Sauerkraut, Rotkohl oder eingelegte

Gurken.

Alle Produkte sind in der Direktvermarktung

erhältlich und können täglich im kleinen

Hofladen des Lampecher Gaart in Limpach

oder im Buttéck am Duerf in Bettingen

gekauft werden. (Die in Limpach produzierten

Fleischprodukte sind ausschließlich im Buttéck

am Duerf erhältlich.) Ein verpackungsfreier

Einkauf ist möglich.

Lampecher Gaart

Montag bis Freitag:

08:30 bis 12:30 Uhr / 13:00 bis 17:00 Uhr

Buttéck am Duerf

Montag: 14:00 bis 18:00 Uhr

Dienstag bis Freitag: 08:30 bis 18:00 Uhr

Samstag: 08:00 bis 12:00 Uhr

30


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