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Haiti Liberte 24 Novembre 2021

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Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021

UN NOUVEAU GOUVERNEMENT

POUR QUOI FAIRE?

Kèk Òganizasyon

nan sektè sendikal la

mande yon ajisteman

salè pou travayè yo

Page 6

Myrlande Constant:

Marshaling the

Underworld

Page 9

Daniel Foote révèle

son vrai visage

Page 7

Voir page 3

Selon certains signataires de l’accord de Musseau, l’actuel gouvernement ne crée pas la confiance pour

favoriser un environnement serein pour l’organisation des élections générales

UNE

TRAVAILLEUSE

Un massacre de

femmes et d’enfants

perpétré par les

États-Unis en Syrie

Page 10

RÉVOQUÉE

POUR

DISCRIMINATION

Voir page 3

Betty Brutus a été licenciée juste après que sa patronne coréenne ait découvert qu’elle n’a qu’un œil

Le verdict de

Rittenhouse

promeut la

suprématie

blanche

Page 17


Editorial

Le chaos qui marque la fin d’un cycle

Par Berthony Dupont

Nous ne nous faisons aucune illusion, les événements qui

se déroulent actuellement dans le pays sous l’autorité du

Premier ministre de facto Ariel Henry ne peuvent qu’exacerber

notre honte. Plus rien ne va dans la bonne direction. On

pourrait même appeler cette période « Désorganisation de

l’Etat à tous les échelons ». Pour autant, cela ne signifie pas

que les projets ou accords présentés par ses rivaux du Protocole

d’Entente Nationale (PEN) et de la Commission pour la

recherche d’une solution haïtienne à la crise (CRSHC) sont

différents dans les méthodes et les procédés.

L’ironie, ce sont ces mêmes aventuriers qui, d’une

manière ou d’une autre ont contribué à conduire le pays

dans la voie du déshonneur et de l’échec qui ambitionnent

aujourd’hui les plus hautes responsabilités politiques. La

majorité d’entre eux, pour ne pas dire tous, ne sont pas des

nouveaux venus sur la scène, dans le passé, ils ont occupé

au moins une fois, un poste ou une haute fonction politique.

Les véritables causes de la crise sociopolitique qui

désespère la population et qui rend le peuple si vulnérable

aux impostures résident dans la politique mise en œuvre

par les différents gouvernements qui se sont succédé dans

le pays depuis des décennies. En fait, tous les acteurs de

la classe politique haïtienne ont, un degré à un autre, une

certaine implication dans la politique qui à jeter notre pays

dans la poubelle et de le faire la risée du monde.

Au lieu de faire leur autocritique, leur mea culpa, ils

tentent de se recycler au sein de ces trois structures : PEN,

Musseau, et Montana, en se présentant comme des gladiateurs

sans état d’âme prêts à mourir pour César. Ces soidisant

sauveurs n’ont pas hésité à recourir à des explications

simplistes et pernicieuses basées sur une bonne dose

de mensonge et d’imagination qui ne sont, en réalité, qu’une

façade trompeuse.

Comment pourrait-il en être autrement ? Quand dans

l’indifférence quasi générale et avec leurs complicités, nombreux

de ces rédacteurs et promoteurs d’accords d’aujourd’hui

soit de la classe politique soit de la société Civile ont,

dans le passé, fait le jeu de l’ennemi du peuple en combattant

en deux occasions, 1991 et 2004, un pouvoir populaire,

tout en ouvrant grandement la porte à l’occupation du pays

par les Etats-Unis sous la couverture des Nations- Unies.

Haïti a connu bien des jours sombres et des lendemains

incertains ; des coups d’Etat orchestrés par les puissances

impérialistes avec la complicité de certaines couches de

la classe politique et de la bourgeoisie. On aurait pu éviter

ce chaos, cette tragédie, si au moins une fois, cette classe

politique avait pensé un seul moment au bien-être du pays.

Mais elle a toujours préféré privilégier ses propres ambitions

et favorise ainsi les intérêts des puissances exploitantes au

détriment de ceux du peuple. Ces agents ont toujours joué

un rôle négatif et néfaste contre le pays afin de garantir les

intérêts égoïstes des possédants qu’ils représentent.

Force est de constater aujourd’hui, que ces tours de

passe-passe plus ou moins subtiles sont destinés à endormir

le peuple avec sa légitime revendication. Sans l’ombre d’un

doute, ces démarches tendent à influencer le cours de l’Histoire,

dont l’objectif réel est de court-circuiter un vrai mouvement

d’un peuple en colère en lutte pour sa libération politique

et sociale. Toute leur tentative est faite dans le but de

barrer la route aux forces de changement qui grandissent de

jour en jour au sein des classes défavorisées.

C’est précisément ce mépris profond pour les masses

laborieuses qui les pousse à manœuvrer et exceller dans

des grandioses cérémonies de signature d’Accords, sorte de

mouvement politique réformiste et moderne pour impressionner

la Communauté internationale qui ne demande

pas plus dans son sinistre dessein d’essayer de freiner de

manière cynique les conditions pour une révolution qui existent

plus que jamais dans le pays et surtout le peuple est

prêt à sa consolidation.

Au lieu de combattre aux côtés des masses opprimées

et de prendre la peine de confronter les multiples raisons qui

ont plongé le pays dans le chaos, ce ramassis hétérogène

cherche de préférence à cohabiter avec les forces du mal. Ces

formules de compromis et de collaboration de classe prêtent

plus à des imprécations. En clair, dans ce contexte, ces accords

ne présagent rien de sérieux et de conséquent pour le

futur de notre pays.

Ce que l’on voit, il y a une indéniable continuité dans le

comportement de cette classe politique qui refuse d’accepter

que le peuple, malgré ses faiblesses, s’inscrit dans un combat

incessant pour libérer son pays de l’anarchie, de l’oppression,

de la misère et de la pauvreté.

PEN, Musseau et Montana, c’est « bonnet blanc et

blanc bonnet » c’est-à-dire, même combat pour continuer

à priver le peuple haïtien de son droit à la vie. Ces agitateurs

marginaux et minoritaires visent à semer la panique,

la peur et surtout à provoquer des incidents dans le pays. Au

lieu d’admettre que ce chaos soit la fin d’un cycle et que les

masses exploitées, humiliées cherchent s’affranchir du joug

politique, économique et social des puissances impérialistes.

Qu’ils cessent de multiplier des obstacles à la résistance

populaire pour écraser dans l’œuf tout processus révolutionnaire.

L’heure de vérité a sonné et la vraie rupture sera inscrite

sur tous les murs ; puisque ce peuple ne veut plus

être un peuple-objet. Il n’a rien à perdre et n’a plus peur de

remuer la boue, de sorte que soit plus explicite sa détermination

de lutter pour construire une Haïti libre, souveraine,

démocratique, socialiste et révolutionnaire.

HAITI

1583 Albany Ave

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Tel: 718-421-0162

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2 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021


A Travers Haiti

Une travailleuse révoquée

pour discrimination ?

Un nouveau gouvernement

pour quoi faire?

La victime Betty Brutus

Joseph Lambert a indiqué que le

Premier ministre « Ariel Henry n’est

plus autorisé à engager l’Etat »

Quelques signataires de l’Accord Politique du Premier Ministre le 11

septembre 2021 à Musseau

The Willbes Haitian S.A., une filiale de The Willbes & Co., Ltd, basée en

Corée du Sud

Le bâtiment de la compagnie THE WILLBES HAITIAN S.A

Par Marie Laurette Numa

La compagnie « THE WILLBES HAI-

TIAN S.A » à la Société Nationale

des Parcs Industriels (SONAPI) Bldg.

No. 41 42 & 34 Route de l’aéroport

Port-au-Prince, Haïti vient de commettre

un acte grave de discrimination

à l’endroit de l’une de ses employées,

du nom de Betty Brutus.

Elle a été licenciée justement

après que sa patronne ait découvert

que Betty n’a qu’un œil. Selon ce que

rapporte la victime « J’étais assise sur

une chaise, j’ai enlevé mes lunettes,

que je porte toujours. Ma patronne a

vu que j’étais borgne. Juste après, elle

a décidé de me renvoyer »

Il est évident que ce n’est pas

du fait que Betty ne pouvait pas

suite à la page(6)

Par Isabelle L. Papillon

Des femmes regroupées au sein du Collectif des femmes

Alors que certaines presses ne cessent

de créer le suspense sur

un éventuel replâtrage du cabinet

ministériel dans l’optique de l’accord

moribond du 11 septembre 2021 signé

entre le PM Ariel Henry et une pléiade

de dirigeants de partis dont Edmonde

Supplice Beauzile, Ricard Pierre, Saurel

Yacinthe, Jean Tholbert Alexis, Me André

Michel, David Cossy, Liné Balthazar,

Axène Joseph, Rosemila Petit-Frère,

Andalas Mertilus et Nènel Cassy pour

ne citer que ceux-là ; le président du

reste du sénat, le sénateur du Sud ‘Est,

Joseph Lambert, lui sans aucun retenu

a indiqué que le Premier ministre « Ariel

Henry n’est plus autorisé à engager

l’Etat puisque son mandat de 120

jours est arrivé à terme le 20 novembre

dernier».

Le plus grand dilemme de ce

moment pour Ariel est sans doute

comment partager le gâteau avec tous

ces avares, ces grand-mangeurs signataires

de l’accord du 11 septembre

à Musseau. L’un des signataires, le

porte-parole du SDP André Michel annonce

déjà les couleurs, et catégoriquement,

il menace de se retirer de l’accord

du 11 septembre si le gouvernement en

gestation est dominé par le PHTK et les

Jovenelistes. Pour renforcer le clou, il

ajoute que «remettre la justice au PHTK

et aux Jovenelistes est impensable ».

D’ailleurs, il est bruit que l’arrêté

nommant le nouveau gouvernement

devrait sortir incessamment puisque

le PM aurait rencontré à la Primature

le mardi 23 novembre les futurs membres

de son cabinet de transition pour la

mise en place

Dans la foulée, des organisations

de femmes regroupées au sein de Collectif

des femmes signataires également

de l’accord du 11 septembre, ont dans

une note de protestation faite au Premier

ministre indique qu’elle a des informations

de bonnes sources que le

nouveau cabinet ministériel sera formé

seulement de 4 femmes. Pour cela, elle

rappelle au PM que tout gouvernement

avec 15% de femmes est une inadéquation

avec la loi, car le quota est de 30%.

Qu’est-ce qui va arriver dans les

prochains jours ? Ont-ils vraiment la

nécessité de monter un nouveau cabinet,

quand tout est empêtré et le pays

n’est plus gouverné? Est-ce que cela

aboutirait à quelque chose?

Nous ne le croyons pas puisque

ce n’est pas à un changement cosmétique

que le peuple attend maintenant;

mais un outil pour transformer

l’appareil d’Etat en un catalyseur de

richesses et de prospérité pour l’avancement

économique et social de tous les

fils et filles du pays.

Joel H. Poliard

M.D., M.P.H.

Family and Community

Medicine

Public health and Pediatrics

5000 N.E. Second Ave,

Miami FL, 33137

tel. (305) 751-1105

Dr. Kesler Dalmacy

1671 New York Ave.

Brooklyn, New York 11226

Tel: 718-434-5345

Le docteur de la

Communauté Haïtienne

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Michel Jose Charles MD, FACG, AGAF

Board Certified Gastroenterology

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3621 Glenwood Rd, Brooklyn NY 11210

9602 Avenue L, Brooklyn, NY 11236

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Tel: 718-434-0202 / 718-869-1501

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Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021

Haiti Liberté/Haitian Times

3


A Travers Haiti

Comprendre le discours du 9 juillet 2003 de Brian Dean Curran dans

un contexte de crise politique actuelle

L’ambassadeur des États-Unis en Haïti

d’alors, Brian Dean Curran, prend la parole

lors d’une conférence de presse à Port-au-

Prince, le 10 juin 2003

Par Prof. Esau Jean-Baptiste

Naturellement, quand un diplomate américain

fait des commentaires sur la problématique

des crises politiques, surtout dans l’Haïti post Duvalier,

il faut regarder ou penser beaucoup plus

loin que la valeur de vérité de sa déclaration. Car

cette dernière pourrait, à court et à long terme,

avoir des conséquences sérieuses sur la gestion

politique du pays. Mais, quand un ambassadeur

américain dit une chose et que ses successeurs

font le contraire, il y a donc lieu de comprendre

que, en tant qu’acteurs influents dans les élections

en Haïti, les intérêts de Washington dans le choix

des dirigeants du pays de Dessalines, reflètent

toujours le contraire du jeu démocratique. Tout en

faisant une analyse du passé récent de la politique

haïtienne de façon à mieux comprendre le discours

sortant de cet ancien ambassadeur américain en

Haïti, ce texte a pour objectif de faire le plaidoyer

pour qu’il y ait des hommes et des femmes bien

formés, mais surtout avec de grandes valeurs morales

au sein de l’appareil d’État en Haïti.

Dans son discours d’adieu d’une cérémonie

spéciale organisée par l’HAMCHAM le 9 juillet

2003, l’ambassadeur sortant des États-Unis

en Haïti à l’époque, Brian Dean Curran, d’une

analyse très profonde des réalités politiques,

économiques et sociales du pays, eut à déclarer

que: « J’espère que les têtes froides prévaudront.

Et j’espère que l’ultime incohérence, la nostalgie

de l’ère duvaliérienne, n’induise personne à appuyer

financièrement ou autrement, aucun rôle

politique pour Jean Claude Duvalier. Le passage

du temps ne devrait pas effacer les crimes. Les

pages de l’histoire ne peuvent pas être retournées.

L’Ambassadeur continua pour dire: Cherchez de

préférence parmi vos incroyablement talentueux

jeunes professionnels éduqués à Harvard, Columbia,

Stanford, Georgetown et autres universités

américaines, à la Sorbonne ou l’HEC, à McGill ou

Laval, pour une nouvelle génération de leadership

politique, éprouvés dans le creuset des idées

modernes, mais maintenant en Haïti, préparant

un meilleur avenir pour Haïti et non la pérennité,

la nostalgie ou la revanche. » (1)

Peut-être que certains se demandent à quoi

ça sert, plus de quinze ans après, de revenir avec

cet extrait du discours de cet ancien ambassadeur

américain qui était en fin de mission en Haïti?

D’autres pourraient objecter que le contexte politique

a évolué et une telle analyse, par conséquent,

n’est plus appropriée pour aider à comprendre la

conjoncture de crise à laquelle le pays fait face actuellement.

Quelle que soit la préoccupation soulevée,

cet exercice est important dans la mesure où

l’analyse ou le décryptage d’un discours, surtout

d’un ambassadeur américain, peut aider à cerner,

dans un sens ou un autre, le projet politique de

l’Oncle Sam pour le pays.

Il est important et même nécessaire de s’interroger,

d’une part du lieu, des circonstances que

l’ambassadeur a choisis pour tenir de tels propos,

et, d’autre part de l’audience qui était présente à

cette cérémonie. Sans entrer dans les détails d’une

discussion qui serait définitivement trop longue,

mais quand on fait un discours d’adieu à la HAM-

CHAM en présence d’une frange de l’élite intellectuelle,

économique et politique du pays, il y a lieu

de penser que le diplomate voulait lancer, avant

son départ, un message fort, mais surtout cordé,

aux dirigeants et dirigés d’Haïti. Car, « tout discours

s’inscrit dans un certain cadre actionnel

où sont déterminés les identités sociales, les buts

et les rôles sociaux des partenaires de l’échange

langagier. » (2)

Patrick Charaudeau dans son texte, À quoi

sert d’analyser le discours politique, pense que :

« discours et action sont deux composantes de

l’échange social qui ont une autonomie propre.

C’est de leur combinaison que naît le sens de

l’échange langagier. Ainsi, on considérera que

les faits de langage sont essentiellement des

faits de communication qui ont une double dimension.

Une dimension dite “externe” en ce que

les acteurs qui y sont impliqués ont des attributs

psychologiques et sociaux à priori indépendants

de leur comportement langagier : leur identité et

leur intentionnalité sont liées à une expérience

de l’enchaînement des faits et des événements

du monde qui les place dans une logique des

actions (détermination d’une quête, recherche

d’un résultat, évaluation positive ou négative

des conséquences), non dépendante du langage.

» (3) Tout ceci, c’est pour expliquer et positionner

le discours dans un contexte réel du paysage de la

politique du pays, mettant en relief les échantillons

de la classe politique contre laquelle s’exerçait

le discours critique de l’ambassadeur.

Le positionnement du sujet communiquant

Pour mieux comprendre le discours de l’ambassadeur

Brian Dean Curran, il faut le placer dans un

contexte sociopolitique de l’après des élections de

mai et de novembre 2000.

Les turbulences politiques ayant marqué les

élections de mai et novembre 2000 avaient conduit

Haïti à une situation économique désastreuse

ainsi qu’un climat politique hautement volatile et

polarisé. Les manœuvres dilatoires et de manipulations

pour boycotter les résultats des élections

par des acteurs politiques de l’opposition et de la

société civile visaient, dès les premiers jours de

la prise de fonction de l’équipe Lavalas, d’affaibli

le pouvoir d’Aristide. L’idée était de discrédité la

nouvelle administration aux yeux des acteurs et

bailleurs de fonds internationaux. Tout en cherchant,

effectivement, le boycottage du pouvoir

Lavalas par une classe politique sur le terrain, et

son isolement par la communauté internationale

surtout des bailleurs de fonds, donc les détracteurs

d’Aristide voulaient rendre l’État dans ses services

de bases à la population, beaucoup plus défaillant.

Ainsi, par ces actions, ils voulaient que les institutions

soient dépassées par l’ordre des choses et

incapables de redresser la fracture sociale, rétablir

la confiance nationale et réveiller la conscience

citoyenne afin de pouvoir créer les conditions de

sécurité et de stabilité en Haïti.

Ce qui fut, dès sa prise de pouvoir le 7 février

2001, Aristide était non seulement isolé par des

amis d’hier de l’international, mais aussi affaibli

sur le terrain par une frange de la classe politique

rapace et assoiffée de pouvoir. N’en parlons pas de

la classe oligarchique des affaires qui était toujours

farouche non seulement à sa personne, mais aussi

à son programme de changements sociaux pour

les masses défavorisées qui croupissent dans les

quartiers pauvres depuis après l’assassinat du père

fondateur de la nation haïtienne en 1806.

Contrairement à 1991, cette fois ci, Aristide

était arrivé au pouvoir dans un contexte beaucoup

plus difficile que lors de son premier mandat. Il

charriait avec lui les conséquences des élections

controversées du 21 mai et du 26 novembre

2000. En dépit de sa large popularité et de son

charisme, la classe politique locale et la communauté

internationale se montraient non seulement

peu enthousiastes à Aristide, elles faisaient montre

même d’une indifférence totale à l’égard de son

gouvernement. Dans l’objectif de trouver une tentative

de solution, c’était sous l’égide de l’Organisation

des États Américains (OEA), le parti Fanmi

Lavalas et l’opposition se sont amenés à négocier

la crise post-électorale de mai et novembre 2000.

De ces négociations, plus d’une dizaine de rencontres

s’étaient tenues.

En dépit de larges diffusions et de propagandes

médiatiques faites autour de ces rencontres,

elles restaient infructueuses et n’avaient pas

permis aux protagonistes de vider les contentieux.

Malgré, d’une part, l’insistance de la communauté

internationale, et d’autre part, la bonne volonté

d’Aristide de trouver une issue à la crise, les deux

parties, à savoir le pouvoir Lavalas et l’opposition

récalcitrante forte dans les jeux du marronnage,

ne parvenaient pas à un accord pouvant aider à

résoudre cette longue crise.

Donc, c’était dans cette période de grande

perturbation politique que l’ambassadeur américain

sortant avait choisi de faire cet important discours.

Discours qui avait toute son importance au

cas où les élections étaient visées comme une option

dans la lutte pour le remplacement du leader

Lavalas. Si c’était le cas, ce discours serait déjà,

aux prochaines élections, le cheval de bataille de

certains politiciens appartenant à l’élite universitaire.

N’empêche, après ce discours, ils étaient

nombreux ceux-là qui se considéraient comme des

potentiels candidats au poste de président, députés

sénateurs ou autres, surtout des universitaires

venant de l’Europe ou d’Amérique du Nord. Ils

pensaient que les États-Unis préparaient la rentrée

sur la scène politique, l’émergence d’une nouvelle

génération d’hommes et de femmes formés à

l’étranger dans la politique en Haïti.

suite à la page(6)

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après en avoir délibéré conformément à la loi et sur les conclusions

conformes du Ministère public accueille l'action en divorce intentée par la dame Natacha

GUERRIER pour être régulière en la forme ; en se déclarant compétent ; maintient le

défaut accordé à l'audience du mercredi deux (02) février deux mille vingt et un (2021)

contre le sieur Jean François CLEMEAU pour défaut de comparaître et quand au fond

admet et prononce la dissolution des liens matrimoniaux ayant existé entre lesdits

époux aux torts exclusifs de l'épouse ;Ordonne qu'un extrait du dispositif dudit

jugement soit, à la diligence de la requérante, transcrit sur les registres à ce destinés,

de l'officier de l'état de la section Sud de Port-au-Prince, après que toutes les formes

légales auront été remplies. Compense les dépens en raison de la qualité des parties.

Commet enfin l'huissier Maxim Candio pour la signification du présent jugement

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Théano Widner juge en audience publique et civile

en ses attributions de divorce du mercredi deux (02) février deux mille vingt et un

(2021) ,en présence de Me Quebex JEAN, Substitut Commissaire du Gouvernement ,

faisant office du Ministère public, et avec l'assistance du sieur Jean Josué Joseph, notre

greffier

Il est ordonné. ...etc...

En foi de quoi. ...etc. ..

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen, le Ministère public entendu, maintient le défaut

octroyé contre le défendeur à l'audience précitée, pour le profit déclare fondée

la dite action. Admet en conséquence le divorce de la dame Launéus JEAN LOUIS

née Nerlande MOLINE d'avec son époux pour injures graves et publiques aux

torts de l'époux. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux existants entre

les dits époux; ordonne à à l'officier de l'état de Delmas de transcrire sur les

registres à ce destinés, le dispositif du présent jugement dont un extrait sera

inséré dans l'un des quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages

intérêt envers les tiers s'il y échet, Commet l'huissier Vilneret GABRIEL de ce

siège pour la signification de ce jugement ; compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous, Nelson CILUIS, Juge en audience civile,

ordinaire et publique du Jeudi dix sept Juin deux mille vingt et un, en présence

de Me Frantz LOUI-JUSTE ,Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce

ressort et avec l'assistance du sieur MOZART TASSY, greffier

Il est ordonné. ...etc...

En foi de quoi.... etc. ...

Me Jean Elie, Av.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen, le Ministère public entendu, maintient le défaut octroyé

contre la défenderesse à l'audience précitée, pour le profit déclare fondée la dite

action. Admet en conséquence le divorce du sieur Pierre Richard DONIS d'avec son

épouse Dana MARIN pour injures graves et publiques aux torts de l’épouse.

Prononce la dissolution des liens matrimoniaux existant entre les dits époux ;

Ordonne à l'officier de l'état de Delmas de transcrire sur les registres à ce destinés,

le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un des quotidiens

s'éditant à la Capitale sous peine de dommages intérêt envers les tiers s'il y

échet ,Commet l'huissier Vilneret GABRIEL de ce siège pour la signification de ce

jugement ;compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous, Nelson CILUIS, Juge en audience civile, ordinaire

et publique du Jeudi dix sept Juin deux mille vingt et un, en présence de Me Frantz

LOUI-JUSTE, Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort et avec

l'assistance du sieur MOZART TASSY ,Greffier

Il est ordonné. ...etc ....

En foi de quoi.... etc. ...

Me Jean Elie, Avocat.

AVIS DE DIVORCE

En vertu d'un jugement rendu par le juge

Jean Emmanuel ZEPHIR, en présence de Me

Lithan ISAAC du Tribunal de première

instance de d'Aquin en date du 20 Avril

2016, il est admis et prononcé la dissolution

des liens matrimoniaux existant entre les

époux Roody ELPINNORD la femme née

Rose Fatiana ANNEXILE

Me Berthony RENOUS, Av

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen .Le Ministère public entendu, maintient le défaut

octroyé contre le défendeur à l'audience précitée, pour le profit déclare fondée la

dite action. Admet en conséquence le divorce des époux Gerson Sebastien EIIZÉE,

la femme née Fabienne DOLICE, pour injures graves et publiques aux torts de

l'époux. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux existants entre les dits

époux ; Ordonne à l'officier de l'état de la section Sud de Port-au-Prince à transcrire

sur les registres à ce destinés, le dispositif du présent jugement dont un extrait

sera inséré dans l'un des quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages

intérêt envers les tiers s'il y échet. Commet l'huissier Romuald GRAND PIERRE

pour la signification de ce jugement ; compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous, Gary ORELIEN, Juge en audience civile ordinaire

et publique du mercredi vingt trois juin deux mille vingt et un, en présence de Me

Paul WESLEY Substitut, Substitut du Commissaire de ce ressort et avec l'assistance

du sieur Junior Sauvens THELEMAQUE , greffier du siège

Il est ordonné. ...etc....

En foi de quoi.... etc ....

AVIS

Nous, James SAINT JEAN, Juge de paix de la section Sud de

Port-au-Prince, Officier de Police judiciaire auxiliaire du

Commissaire du Gouvernement de ce ressort près le Tribunal

de paix Port-au-Prince, assisté de notre Greffier Richard

GIORDANI

Sur la réquisition verbale de Carole Paul FORRIEN, identifiée

au Nif ; 005-292 512-9, propriétaire, demeurant et

domiciliée à la Rte de l'aéroport, village solidarité, Rue 3

Apt.1 D, pour le présent exercice fiscal en cours

A l'effet de nous transporter à l'adresse de la rue des Miracles

#123 bis à l'intérieur dans notre Business dénommé

Carole DÉPÔT DIVERS.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après examen sur les conclusions conformes du Ministère

public, maintient le défaut octroyé contre la défenderesse a la susdite

audience, pour le profit déclare fondée la dite action. Admet en

conséquence le divorce du sieur Chavannes CELESTIN d'avec son épouse

Noseline MAGA pour injures graves et publiques aux torts de l'épouse;

Prononce la dissolution des liens matrimoniaux ayant existé entre les dits

époux ;Ordonne à l'officier de l'état de la Commune de Cavaillon, de

transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent jugement

dont un extrait sera inséré dans l'un des quotidiens s'éditant à la Capitale

sous peine de dommages intérêt envers les tiers s'il y échet ; Commet l'huissier

Jean Louis OCTAVE de ce Tribunal du présent jugement; compense les

dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous Jean Emmanuel ZEPHIR, Doyen en

audience civile et publique en date dix juin deux mille vingt, en présence de

Me Vanna MANE, Substitut du Commissaire du Gouvernement de ce ressort

avec l'assistance du Greffier Jean Claude Novembre

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après examen sur les conclusions conformes du Ministère public,

maintient le défaut octroyé contre la défenderesse a l'audience précitée,

pour le profit déclare fondée ladite action. Admet en conséquence, le divorce

de Renan SURIN d'avec son épouse née Lyne CHARLES pour injures graves et

publiques aux tors de l'épouse ; Prononce la dissolution des liens matrimoniaux

ayant existé entre lesdits époux ; Ordonne à l'officier de l'état de la

Commune de Cavaillon de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif

du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un des quotidiens

s'éditant à la Capitale sous peine de dommages intérêt envers les tiers s'il y

échet, Commet l'huissier Jean Louis OCTAVE de ce siège, pour la signification

de ce jugement. Compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Jean Emmanuel ZEPHIR, Juge en

audience civile et publique en date du vingt six mai deux mille vingt, en

présence de Me Vanna MANE, Substitut du Commissaire de ce ressort et avec

l'assistance du Greffier Jean Claude Novembre

Il est ordonné. ...etc.... En foi de quoi ....etc. ...

ROBERT RENOUS Officier de l'état Civil

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen Le Ministère public entendu, maintient le défaut

octroyé contre la défenderesse a l'audience précitée, pour le profit déclare

fondée la dite action. Admet en conséquence le divorce du sieur Wedmer

ABELLARD, d'avec son épouse, née Emerante Gamaella GILLES pour injures

graves et publiques aux torts de l'épouse. Prononce la dissolution des liens

matrimoniaux existant entre lesdits époux ; Ordonne à l'officier de l'état de

la section Sud de Port-au-Prince à transcrire sur les registres à ce destinés;

le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un des

quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages intérêt envers

les tiers s'il y échet, Commet l'huissier Albert Gerald PHALENTE pour la

signification de ce jugement; compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous, Guy AUGUSTIN, Juge en audience civile,

ordinaire et publique du mercredi vingt sept Janvier deux mille vingt et un,

en présence de Me Paul WESLEY, Substitut Commissaire du Gouvernement

de ce ressort et avec l'assistance du sieur Junior Sauvens THELEMAQUE,

greffier du siège

Il est ordonné. ..etc....

En foi de quoi.... etc. …

4 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021


Perspectives

Johnny Désir, l’Haïtien qui veut changer le regard de la Guadeloupe

Par Marion Lecas

Dans l’escadrille des noms d’oiseaux

du répertoire créole guadeloupéen, il

y en a un terrible : « Espèce d’Haïtien ».

« L’insulte est synonyme de ‘compagnon’,

de ‘connard’ », a traduit Johnny

Désir. « Ici, nous sommes considérés

comme des êtres inférieurs », assure

le jeune père de famille. Confinés à des

tâches ingrates, parqués dans des logements

insalubres, les Haïtiens les plus

vulnérables – c’est-à-dire les immigrés

clandestins, estimés par dizaines de

milliers en Guadeloupe – sont détestés

par les Antilles.

Johnny Désir, il appartient à la

catégorie des plus intégrés. Il a fait des

études honorables et enseigne maintenant

la physique et la chimie dans

une école secondaire de Pointe-à-Pitre.

Débarqué il y a vingt-trois ans, grâce à

sa grand-mère, il n’a jamais été une cible

facile. Son menton, qu’il garde haut, et

son regard franc en témoignent : personne,

semble-t-il, ne lui enlèvera sa

dignité.

S’il a subi peu d’insultes en face,

elles lui sont rapportées, nombreuses,

par les petits Guadeloupéens qu’il rencontre.

Lorsqu’il écume les écoles pour

son association Tèt Kole (« solidarité »,

en créole haïtien), afin de faire connaître

sa culture, il entend « à chaque fois » que

l’haïtien est « moche, trop noir, méchant

et illettré », il récite dans sa tête.

Le vaudou, essentiel à l’identité

haïtienne

Très tôt indépendante, en 1804, l’île

d’Haïti a conservé plus de traces africaines

que ses voisins caribéens : la société

y est moins métissée et surtout, le

vaudou y reste très répandu. « Certains

tentent de s’en échapper ou de l’ignorer,

mais le vaudou est essentiel à l’identité

Johnny Désir (au centre) appartient à la catégorie des plus intégrés. Il

a fait des études honorables et enseigne maintenant la physique et la

chimie dans une école secondaire de Pointe-à-Pitre

haïtienne », concède Johnny Désir. Une

pratique donc assumée, mais inconnue

de la Guadeloupe, qui la réduit souvent à

un culte sanglant, sauvage et très proche

de la sorcellerie.

Ainsi, pour cette enseignante à

la retraite, interrogée par l’ethnologue

Christiane Bougerol lors d’une étude de

terrain (1), les Haïtiens agissent comme

des « arriérés », « toujours poussés par

(les) superstitions ». De l’avis du vieil

homme, les Guadeloupéens, français et

christianisés, seraient plus avancés, notamment

dans les domaines modernes

de l’éducation et de l’hygiène. Entre les

étals du marché, Christiane Bougerol

croise également la route de cette femme

qui lui assure que « les vendeuses haïtiennes

ne sont pas du tout propres ».

Selon une cruelle rumeur qui persiste, ils

arrosent leur laitue « d’eau sale, là où il y

a du pipi ». En effet, comme le confirme

Johnny Désir, « nos étals ont longtemps

été boycottés ».

L’identité haïtienne évoquait

autrefois la bravoure

Dans le passé, cependant, l’identité haïtienne

évoquait le respect et la bravoure

aux Antilles. Les Haïtiens, avant tous les

autres, avaient pris les armes et avaient

réussi à construire la première République

noire. Loués par les intellectuels

antillais, dont Aimé Césaire et Édouard

Glissant, ils prouvent à leurs voisins que

s’affranchir du système colonial est possible

et force l’admiration. Aujourd’hui

encore, les célébrations de l’indépendance

haïtienne attirent les gens en Guadeloupe.

Mais l’histoire a fait son chemin

: battus par une succession de régimes

dictatoriaux, les descendants de Toussaint

Louverture sont devenus des victimes,

contraints à l’exil. Leur réputation

s’est effondrée dans l’imaginaire collectif.

« L’évolution de la représentation d’Haïti

et de ses habitants dans la littérature est

marquée par un contraste considérable

entre images positives et négatives », atteste

d’ailleurs Lydie Moudileno, professeur

de littérature francophone à l’Université

de Pennsylvanie (2) . Les médias

internationaux ne visitent l’île qu’à l’occasion

de guerres civiles et de famines :

“On pense qu’il ne s’y passe rien de bon,

et que forcément, rien ni personne de

bon ne peut en sortir”, déplore Johnny

Désir.

Les Caraïbes et le créole partagé

L’éternel fardeau du migrant haïtien se

trouve être son pays : « On n’entend

parler que de ça », regrette Johnny. «

J’arrive un soir, censé être festif, et ils

m’appellent au pays pour être triste de

ce qui s’y passe. Je voudrais que les gens

comprennent que nous avons d’autres

sujets de conversation ! » S’agace le

professeur. D’autant que ses interlocuteurs

ont très souvent une connaissance

limitée d’Haïti. Beaucoup s’étonnent, dit

Johnny Désir, qu’il y ait des plages et des

hôtels de luxe.

Un soir, alors qu’il terminait une

intervention pour Tèt Kole, il est arrêté

par un Guadeloupéen. Une vieille dame,

décrit-il, qui le remercie : « Je me suis

rendu compte que je ne connaissais pas

vraiment les Haïtiens. Et pourtant, j’ai

raconté des conneries à leur sujet », confie-t-elle.

Malgré la mer des Caraïbes et

le créole qu’ils partagent, malgré plus de

quarante ans d’immigration haïtienne en

Guadeloupe, certains n’ont jamais vraiment

rencontré les autres.

C’est compliqué de faire des efforts

d’intégration quand on sait qu’on

est tout de suite rejeté, explique Johnny

Désir. D’autant plus que la communauté

reste traumatisée par la xénophobie

manifeste dont elle a été victime dans les

années 2000. À l’époque, le conseiller

municipal d’extrême droite médiatique

Simon Ibo s’était déchaîné dans l’émission

qu’il anime, sur la très populaire

chaîne Canal 10. Il traite les Haïtiens

là-bas de « vermine », « d’écume », allant

jusqu’à s’assurer que leur la vie a

moins de valeur « que celle d’un chien ».

En 2001, quatre associations ont porté

plainte pour incitation à la haine et aux

violences raciales, l’homme a été condamné

à une peine avec sursis et à l’interdiction

d’accéder aux ondes.

Les nouvelles générations occupent

l’espace

Une victoire historique pour les Haïtiens,

« qui ont trop longtemps subi les coups

sans oser rien dire », regrette Johnny

Désir. Désormais organisées en associations,

avec des moyens légaux, les

nouvelles générations n’ont plus peur

d’occuper l’espace.

Tèt Kole, en ce sens, accomplit

une véritable œuvre d’utilité publique.

« A force de régler tous les problèmes

de la communauté, avec la préfecture,

le tribunal, les voisins, on se connaît

de tous », assure Johnny Désir. Des antennes

de l’association ont vu le jour

dans différentes villes et aident les usagers

haïtiens à défendre leurs droits.

Les bénévoles œuvrent aussi à la réconciliation

des identités, en proposant

des prestations culturelles, culinaires,

musicales – les Guadeloupéens adorent

le Compas, une musique typiquement

haïtienne.

« Il n’est plus question de se renier

», assume Johnny Désir : notre

culture est aussi riche qu’une autre. Son

fils, à peine âgé de deux ans, est élevé

dans un mélange de créole haïtien et de

français, de zouk et de compas. Il ira à

l’école publique et côtoiera la Guadeloupe

: « C’est en partageant le même

goûter, en apprenant les mêmes leçons,

qu’ils comprennent que nous sommes

pareils » confie Johnny qui note des

“progrès” en termes de tolérance chez

les Guadeloupéens. Cela n’empêche pas

l’émergence d’une nouvelle rumeur, alimentée

par le succès et l’émancipation

de certains Haïtiens : « Nous sommes en

train de racheter la Guadeloupe », rapporte

Johnny Désir. Cette fois, il préfère

en rire.

Paudal 22 novembre 2021

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Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021

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Kwonik Kreyòl

Zougoudou : Èd ki pa ride ditou

J. Fatal Pya

1yè pati

Jou Pèp sa a fè yon tèt kole

Sa va mache odpg ak AID

Tout se salopri

Gason Manno

Depi lontan, aganman loksidan de

ran dan kayiman te toujou pran

gwo woulib sou lòt Pèp ki nan gwo

malè. E, jan pwpovèb la di l la, malè

yon Pèp ranje anpil vakabon ak raketè

tout plim tout plimay ak lòt kalib

kòkòday. Kiyès ki gen tan bliye kantite

piyajè, ti visye, ak lòt bouyon tyaka

atoufè eskanmòtè pwofesyonèl ki te

pwofite pou yo fè milya pa makòn nan

lokazyon Zougoudou 2010 la ?

Lè sa a se sitou popilasyon nan

Lwès ak Sidès ki te plis viktim anba

grif bout beton mowe lawon pwenn fè

pa mò rèd depi opa. Kiyès ki gen tan

bliye ki jan bout beton te sapata plizyè

milye kay ak tout moun anba yo. Pou

jis jounen jodi a pesonn pa ko janm

fin konte konbyen milye kadav Zougoudou

12 janvye 2010 te akouche

tou krabinen ?

Pou jis jounen jodi pesonn pa

ko fin konte konbyen milya nonm

Klintonn nan ak lò makòn ti visye ti

grangou ti koken a kostim figi di ak lòt

san figi te fè sou malè Ayisyen. San

konsyans Kwa wouj sesi, san koutya

kwa wouj sela kwa tout koulè koken

te tounen kwa mati menm jan ak bout

beton san pitye sou lestomak pòv

malere ki te nan soufrans.

Kèk mwa apre Zougoudou 2010,

tout rakwen Ayiti te gen tan fin pouri

ak pongongon Kolerra Nepalè Minista

Loni pouriti te vin simaye Ayiti. Pou

jis kounye pesonn pa ko janm rive fin

konte konbyen milye kadav Kolera

lage san sèkèy nan lestomak Ayiti. Plis

pase 6 lane apre maleng Zougoudou

2001 pat ko menm fin fè kout, malè te

fèk kare ban n move gagann ak move

kou trèt.

Se konsa yon maten koumansman

oktòb, siklòn Matye ki te soufri

maladi renmen piyay te pwofite pase

raj li ak raj sou Ayiti. Fwa sa a se sitou

Depatman Sid ak Grandans li te sapata

ak de majè kout chaplèt van ak kout

grenn lapli san di pètèt. N sonje kijan

nonm Apredye a ki soufri maladi opòtinis

te pwofite malè Popilasyon nan

Sid ak nan Grandans pou l te pase yo

nan barik farin frans ki fin rans.

Epoutan apre plis pase 5 lane

pe banbile nan pouvwa a 24/24 karavàn

devlopman an fèk kare an pàn.

Apa bèl diskou po bannann pouri, ki

sa nonm bannan nan te fè popilasyon

an ki pou jis jounen jodi fèk kare bannann.

Kiyès ki ka di n ki sa konpè frize

te fè pou koukou konsa a ? Apa pase

nan betiz, ki sa ankò ?

Mas 2020, maleng Siklòn Matye

pat ko menm fin fè kout mikwòb Kowona

pote boure sou nou. Chans pote

pou nou, barikad te fèy dèyèdo melanje

ak lay byen sale mete ak flanm solèy

midi fè l pa ka travèse pou vin gaspiye

sante n ak tout lavi n. Ayiti gen prèske

2 lane nan fè lago deli, kabre zenglen

boutèy kowona awona.

Yon maten kote samdi 14

dawout kote lawouze pat ko menm fin

detire pòpyè je l nan woulèt flè dizè.

Zougoudou lougawou te lonje pat grif

li vin pran pa l pa l nan sa w konnen

m n konnen Ti Sina te mouri kite nan

men Ayiti a. Gen yon toutè ki di l se

piyay 13 jen. Detan sa a, mechanste

san zantray oligachi debachi monte

barikad dola disèt wòtè.

Bandi a kostim ki bezwen kenbe

pouvwa mare konfyolo ak bandi Matisan

pou benyen n ak deboulay san.

Oooo, men Zougoudou 14 dawout

2021 debake vin pran pa l yon ganmmaten

samdi piyay. Depatman Nip

Sid ak Grandans, nan yon bat je te

pran nan gwo cho komabo. Etranje te

jwenn gwo pretèks pou pote èd tout

kalib.

Lè n konprann etranje vin pote

èd, enben lòt kalib malè yo pote. Se sa

pòv defen grann nou konn rele mete

apse sou klou nan kansè maklouklou.

Nan chak de valiz ou bwat katon ki

debake, youn gen don, lòt la gen Kowona

pongongon. Epoutan, lè moun

ki vin bay èd yo ale, se azipopo malè

pandye Kowona Limena yo kite dèyè

yo disparèt tankou kout zèklè.

Epoutan gwo pankat Kowona

plake nan chak kay nan vil tankou

nan pwovens. Menm lè èd yo disparèt

tankou twoubouyon lafimen anba fetay

kizin an pay. Men pepinyè Kowona

fèk kare jèmen si w konn touf

djondjon nan chouk bwa pouri dèyè

latrin an bwa nan lakou kay malerèz lè

w tande lapli latousen fin farinen.

Lapriyè bandi ak lòt ti grangou

tout kalib monte nan twou zòrèy

malentespri. Flonn malè pandye deboulonnen

san fren nan dengonn pòv

malere ki deja pote lamayòl nan gwo

chanpyon afè pa bon. Anpil fwa male

youn fè zafè lòt yo. Anpil fwa malè

anpil lèzòt yo konn fè malè yon grenn

move grenn malandren a kòl te pase

yo nan gwo betiz.

Konprann lojik èd la

Lè w tande zòt bay èd, se foto èd la

ou jwenn paske se li ki rantre isit. Si

w te konnen kouman lamàn sa a separe

sou tab pwofitè apach ak ekspè

nan magouyè, w t ap rele bare nan

dengonn vòlè eskanmòtè, dechèpiyè,

ak lòt kalib malfèktè. Kòm rèn Sandrin

ta di la, Awousa abiye pi mal pase ti

Awousa dèyè manman w pe gade k

pe paweze nan mitan Kwabosal chak

jou yo.

Lòt senmenn n pral pran tout san

a ak tout tan n pou n chita ak moun ki

konn tout rejiman Awousa tout koulè

tout wòtè tout gwòsè ki maton nan dechèpiye

sa yo rele èd yo. E, se lè sa a n

ap ka wè kouman Awousa gen bouch

kabrit. Pa pèdi kat grann w kite l deplòtonnen

yon chaplè madichon nan

dengonn w, ak yon balèn tout koulè

limen tèt anba nan yon po krab.

Ou te mèt kache nan fon tonm

nan gran simityè, ou pe pran kanmenm.

Li te mèt an senkyèm, m gen

pou w jwenn kanmenm. Madichon

nan bouch kabrit vakabon se pichon.

Menm si se pa jodi se demen. Yon jou

san w pa atann, ou gen pou w pran

nan cho Zougoudou, siklòn, yon lòt

kalib malè kanmenm.

Yon ti pasyans pou lòt senmenn.

Kèk Òganizasyon nan sektè

sendikal la mande yon

ajisteman salè pou travayè yo

Nan yon nòt pou laprès ki gen

siyati plizyè sendika, sektè sendikal

yo tankou Konfederasyon Travayè

Sektè Piblik ak Prive (CTSP),

Konfederasyon Travayè Ayisyen yo

(CTH), Sant Nasyonal Travayè Ayisyen

yo (CNOHA) ak Entèsendikal Premye

Me Batay Ouvrye (ESPM-BO)

mande yon ajisteman salè pou travayè

yo akòz lavichè ak enflasyon ki

ogmante. Òganizasyon sa yo mande

nan konfòmite ak atik 137 nan kòd

Suite de la page (3)

travailler avec un œil. C’est l’handicap

visuel constaté par sa patronne

qui ne relève d’aucune déficiente

de Betty dans son travail mais tout

bonnement d’une discrimination

pure et simple.

Le Bureau du Secrétaire d’État

à l’Intégration des Personnes Handicapées

doit réagir au plus vite contre

cet acte de violence pour éviter

que d’autres actions pareilles ne se

répètent dans le pays. Cette compagnie

doit être non seulement sanctionnée

selon les règlements de la loi,

mais également punie à dédommager

la travailleuse Betty Brutus pour attaque

discriminatoire contre sa personne.

Suite de la page (4)

Kèk manm nan sektè sendikal la

travay la, ki bay yon ajisteman salè

chak fwa to enflasyon an desann a

10%.

Sendikalis yo fè konnen, depi

omwen 2 zan, pa gen okenn ajisteman

salè minimòm. Se yon vyolasyon atik

137 nan Kòd Travay la ki bay yon

ajisteman salè chak fwa to enflasyon

an rive nan papòt 10% . Pandan de

ane ki sot pase yo, to enflasyon an

te depase 30%, aloske travayè yo pa

janm okenn ogmantasyon.

Les syndicats ne doivent pas

rester indifférents. Ils doivent se mobiliser

et défendre comme il convient

cette employée.

Par ailleurs, la compagnie

WILLBES HAITIAN SA, par la filière

de M. GAY Sandino, responsable des

ressources humaines au bâtiment

45 et M. Michelet COLIN directeur

général des ressources humaines, a

apporté sa version par un démenti

formel du motif de révocation de

Mme Brutus. Selon eux, la femme

a été embauchée le 21 septembre

de cette année, et c’est à cause de

la crise de carburant et d’électricité,

l’entreprise s’est obligée de réduire

ses employés et Betty Brutus a été

l’une parmi les personnes qui ont été

licenciées le 19 novembre 2021.

Entre-temps, des organisations politiques,

économiques et sociales dites

société civile, grâce au grand support

financier d’une frange de l’international

et de la sympathie à leur

mouvement de certaines stations de

radios locales, gagnaient également

du terrain. En un mot, c’était donc

en pleine crise de contestation des

élections de mai et de novembre

2000 que, en juillet de 2003, l’ambassadeur

sortant, devant une audience

composée de l’élite haïtienne

très opposé à Aristide, eut à faire ce

remarquable discours.

Dans l’intervalle, pour atteindre

leur objectif qui était le renversement

d’Aristide, mis à part de leurs

fréquentes manifestations dans

l’aire métropolitaine, l’opposition

politique et les membres de la société

civile essayaient sur tous les fronts,

des manœuvres dilatoires à l’encontre

du leader lavalas. Comme il avait

de grands moyens économiques et

de contactes des ambassades pour

des visas de voyages dans des pays

nord-américain, ainsi, le Groupe

184, nombre fictif d’une société civile

soumise à la cause du statu quo

local et international, dans leurs

mouvements de protestations et de

déstabilisation contre le pouvoir lavalas,

il soudoyait certains étudiants,

journalistes et hommes politiques

sur le terrain.

Ainsi, sur fond de grandes

turbulences sociopolitiques, les opposants

au gouvernement d’Aristide,

spécialement le Groupe 184,

à travers son programme de contrat

social, ils prônaient un partage

équitable des richesses du pays.

Ils voulaient le départ du gouvernement

d’Aristide et associés pour

l’émergence d’une autre classe politique

capable de rendre Haïti plus

prospère avec des conditions de vie

meilleures et de l’égalité des chances

pour tous et toutes.

Mais de cette fausse promesse

faite de propagande fallacieuse de

contrat social du Groupe 184, le

discours de l’ambassadeur en juillet

2003 et les actions de l’ambassade

des États-Unis à Port-au-Prince en

matière de choix des dirigeants haïtiens,

il y a une certaine incohérence.

Et c’est cette incohérence d’un ambassadeur

qui prônait une nouvelle

politique avec des cadres bien

formés et l’action de Washington qui

faisait choix des médiocres et immoraux

pour diriger Haïti. Les élections

de 2010-2011, 2015 et 2016

montraient très clairement que le

choix de l’ambassade des États-Unis

se portait sur les candidats incompétents

et immoraux. Donc, où sont

passés les universitaires préparés

à un exercice efficient et démocratique

du pouvoir politique en Haïti

dont parlait l’ambassadeur américain

lors de son discours en juillet

2003 ? Pour mieux comprendre

cette question, un regard rétrospectif

sur les leaders politique qui ont succédé

Aristide après son départ le 29

février 2004 aiderait à mieux cerner

les paramètres entre un discours et

les actions politiques de Washington

en Haïti

A suivre

6 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021


Perspectives

Daniel Foote révèle son vrai visage

Par Thomas Péralte

Nombreux sont ceux qui ont été

choqués et troublés la semaine

dernière lorsque nous avons qualifié

Daniel Foote d’«agent impérial» de «

l’État Profond » étatsunien.

Le diplomate vient cette semaine

de confirmer cette caractérisation en

condamnant à pleine gorge Jimmy

“Barbecue” Cherizier et le FRG9, qualifiant

la fédération des groupes armés

de menteurs et de criminels.

« N’écoutez pas le message

Le diplomate américain Daniel Foote

Jimmy Chérizier

de Barbecue », a déclaré Daniel Foote

à Roberson Alphonse du Nouvelliste.

« Il ment. Vous savez que ce sont

des mensonges. Les gangs ne vont

pas œuvrer pour un meilleur Haïti et

vous le savez tous. Ce sont des criminels.

Ils tuent des gens. Ils n’ont pas

d’idéologie. Ils ne veulent pas d’un

meilleur Haïti ».

« S’ils voulaient d’un meilleur

Haïti, ils n’auraient pas empêché

l’approvisionnement en carburant

des hôpitaux, ils n’auraient pas bloqué

le transport, volé les gens, violé

des jeunes femmes, tué des pasteurs,

des citoyens », a poursuivi Daniel

Foote, qui ne comprend rien ou du

moins a été informé par la campagne

mensongère menée par des organisations

de droits humains sous la solde

de Washington sinon par des organes

de presse instruments de propagande

inféodés aux réactionnaires et aux

puissances impérialistes.

Malheureusement, son interlocuteur

ne l’a pas aidé à faire la différence

existant entre le groupe armé

G9 et les gangs criminels des 400

Mawozo et ceux de Tilapli à Grand

Ravine et Izo au Village de Dieu qui

s’adonnent au crime et au kidnapping.

Mais un fait à signaler, Foote

n’a rien dit, pas un mot, sur Wilson «

Lanmò Sanjou » Joseph, chef du gang

des 400 Mawozo qui détient toujours

15 otages nord-américains, bien qu’il

en ait libéré deux cette semaine.

Pourquoi, les flèches du fils

impérial se dirigent uniquement à

l’endroit de Chérizier non pas contre

les criminels des 400 Mawozo et autres

?

La réponse est bien simple.

Ce ne sont pas les otages qui le concernent,

mais bien la mobilisation de

certains ghettos qui revendique un

lendemain meilleur pour les masses

défavorisées d’Haïti.

N’est-il pas évident de signaler,

tous les actes de violence criminelle

perpétrés dans un grand nombre

de pays portent toujours le label des

Etats-Unis.

La patrie de Foote est championne

dans la création des mercenaires,

des terroristes uniquement pour déstabiliser

d’autres pays. Doit-on rappeler

à Foote que le chef terroriste, Bin Laden

qui a longtemps servi les intérêts

de Washington en Afghanistan contre

l’Union soviétique, a été formé par les

services US.

Cuba, par exemple, a été victime

d’une intense campagne de terrorisme

orchestrée depuis les Etats-Unis par la

CIA. Au total, près de 7 000 attentats

ont été perpétrés contre l’île depuis

le triomphe de la Révolution. Ils ont

coûté la vie à 3 478 personnes et ont

infligé des séquelles permanentes à 2

099 autres.

Le défunt terroriste cubain Luis

Posada Carriles en est également une

parfaite illustration. Ancien policier

sous la dictature de Batista, il est devenu

agent de la CIA après 1959 et a

participé à l’invasion de la Baie des Cochons.

Il est responsable de plus d’une

centaine d’assassinats, dont l’attentat

du 6 octobre 1976 contre l’avion civil

de Cubana de Aviación qui a coûté la

vie à 73 personnes dont toute l’équipe

d’escrime junior cubaine. Il n’a jamais

été mis en examen pour ses crimes.

Au contraire, Washington l’a toujours

protégé en refusant de le juger pour

ses actes ou de l’extrader à Cuba ou au

Venezuela (où il a également commis

des crimes). Cette réalité met à mal Mr

Foote vos déclarations à propos de ce

qui se passe en Haïti. De toute façon

Luis Posada Carriles

Mr Foote, ce n’est pas le groupe armé

de Chérizier qui le 6 août 1945, avait

lancé par un bombardier B-29 une

bombe nucléaire américaine sur la

ville japonaise de Hiroshima et sur le

coup 75 000 habitants ont été tués.

La déstabilisation d’Haïti, Mr

Foote, est une œuvre bien orchestrée

par votre pays pour nous punir du

seul pêché commis par nos ancêtres,

d’avoir mis fin au business de l’esclavage.

Il arrive que Foote n’ait pas le

contrôle de Jimmy Chérizier, et de plus

le discours de ce dernier le dérange

énormément. Car, la misère et la pauvreté

dans les quartiers populaires

sont le résultat de la destruction de

notre pays par cette grande puissance

qui nous domine, nous exploite depuis

plus d’un siècle.

« N’écoutez pas le message de

Barbecue » Quelle arrogance !

Votre collègue Kenneth Merten

nous avait fait la leçon que Michel

Martelly est un citoyen haïtien. Vous

venez vous-même nous civiliser, nous

évangéliser, nous enseigner la bonne

manière, les bonnes mœurs. Quel

citoyen haïtien que nous devrions

écouter ou pas! Cela ne passera pas !

« Je crois qu’un accord qui

vient du peuple haïtien est la clef

pour aller de l’avant », Daniel Foote à

dit au Nouvelliste. « Vous devez avoir

cet accord et après avoir pourchassé

ces criminels, ces bandits, ces violeurs,

ces assassins, ces kidnappeurs

et retourné la société haïtienne au

peuple haïtien ».

Mr Foote, s’il y a des laquais

haïtiens qui attendent de vous une

quelconque libération à travers leur

Accord, dont vous êtes sans doute le

saint patron. Sachez que les masses

L’un des vrais menteurs et

criminels ! Collin Powell des Etats-

Unis restera dans les mémoires

comme l’homme qui a menti devant

les Nations unies sur l’existence et

la menace des armes de destruction

massive (ADM) de l’ancien

dirigeant Saddam Hussein.

populaires haïtiennes n’ont pas besoin

d’aucun bienfaiteur pour la lutte de

libération nationale d’Haïti. Certes, le

pays est menacé du chaos et d’anarchie,

il est au bord de l’abîme. Ne vous

en faites pas, les prolétaires haïtiens

possèdent les remèdes nécessaires

pour combattre le fléau impérial qui a

fait tant de mal au pays de Dessalines.

Nous sommes convaincus par

nos combats anti-impérialistes, les

structures néocoloniales disparaitront

pour permettre l’édification d’une société

nouvelle où chacun, à sa place,

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Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021

Haiti Liberté/Haitian Times

7


La Tribune de Catherine Charlemagne (195)

Nouveau gouvernement, André Michel s’impatiente, Ariel

Henry prend son temps !

Le SDP (Secteur Démocratique et Populaire) de l’avocat André Michel

Bientôt trois mois que l’accord du a un certain Daniel Foote, dont on ne

11 septembre a été paraphé par sait plus s’il est toujours Envoyé spécial

américain en Haïti ou s’il travaille

un nombre conséquent de Partis et

mouvances politiques à la Résidence pour son compte, qui a fait un retour

du Premier ministre a.i Ariel Henry. remarqué dans la crise haïtienne. Il est

On avait vu que, parmi ces organisations

politiques, il y a le SDP (Secteur able dans le dossier du futur chef de la

devenu un acteur presqu’incontourn-

Démocratique et Populaire) dirigé Transition. Cet américain se place au

d’une main de fer par l’avocat André

Michel. En réalité, c’est cette or-

mission, semble-t-il, de jouer un rôle

cœur de la crise haïtienne, avec pour

ganisation politique qui donne le ton de premier plan.

à cet accord politique devant donner En Floride, certains disent que

naissance à la formation d’un nouveau

gouvernement de consensus dit soutient dans cette lutte pour le pou-

Foote avait convoqué le camp qu’il

« gouvernance apaisée et efficace ». voir à Port-au-Prince pour lui donner

Mais, depuis, les signataires s’impatientent

et se rongent les ongles dans bon face à Ariel Henry dont il tient à

les consignes et lui demander de tenir

leur canapé. Le Premier ministre, Ariel

Henry, qui sait que son pouvoir ne Ariel Henry n’est pas son choix, Dan-

scier les arbres sous les pieds. Le PM

tient qu’à un fil ne veut prendre aucun iel Foote tient à le faire savoir, il ne le

risque. Malgré la pression de ses nouveaux

amis du SDP, vent débout dans galerie il prône une fusion des listes

porte pas dans son cœur. Si pour la

cette affaire, le locataire de la Villa en compétition, en réalité l’ex-Envoyé

d’Accueil prend son temps.

spécial ne tient pas à voir Ariel Henry

D’après son entourage, il consulte.

Il vérifie. Il se renseigne sur les il n’y a que l’Accord dit de Montana

aux commandes en Haïti. Pour Foote,

personnalités qui doivent intégrer ce qui vaille. Même n’étant plus officiellement

au service du Département

nouveau cabinet ministériel. Mais,

en vérité, l’affaire est beaucoup plus d’Etat à Washington, Daniel Foote

compliquée que cela. Le chef de la semble tenir un pouvoir qui dépasse

Primature est pris entre deux feux. celui de l’ambassadeur Kenneth H.

D’un côté, il y a Me André Michel qui Merten en Haïti. En tout cas, son influence

sur les acteurs politiques haï-

le pousse à aller vite, très vite afin de

placer ses amis dans les avenues du tiens semble porter ses fruits. A chaque

fois qu’il prend la parole sur le

pouvoir. De l’autre côté, il y a beaucoup

de monde qui lui reprochent dossier haïtien, c’est pour contraindre

d’être sous l’influence d’une aile Ariel Henry à s’asseoir sur la formation

d’un gouvernement que Me An-

du PHTK qui tient à conserver leurs

privilèges acquis du temps de Jovenel dré Michel attend avec impatience. La

Moïse, voire de Michel Martelly. Mais, semaine du 15 nombre 2021, l’ancien

il n’y a pas que ces deux camps qui Envoyé spécial était sur tous les mé-

étouffent le médecin. Du côté de l’internationale,

du Core Group en particulier,

Ariel Henry doit faire attention

pour ne pas perdre la confiance et surtout

respecter l’accord secret existant

entre lui et ce secteur de qui il tient

les clés de la Villa d’Accueil. D’où les

gymnastiques, les pirouettes et les revirements

qu’on observe depuis ce 11

septembre 2021 pour la constitution

du nouveau gouvernement. Pas une

semaine ne passe sans que la Primature

n’annonce pour éminent ce gouvernement

que le neurochirurgien a

Director: Florence Comeau

du mal à accoucher.

Interlink Translation

Tantôt c’est pour deux semaines.

Un autre jour, on apprend qu’il poursuit

les pourparlers avec ceux n’ayant

Services

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pas signé ledit accord de la Primature.

Enfin, il répond : qu’il faut être patient.

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Mais patient jusqu’à quand ? C’est ce * Resumé * Fax Send & Receive

que veut savoir l’avocat André Michel.

Finalement, mêmes certains

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partenaires du PM, les plus timorés, ne English • French • Kreyòl • Spanish

comprennent plus rien ou du moins si.

Ils comprennent que l’héritier du pouvoir

n’a pas du tout les mains libres Tel: 718-363-1585

et que de quelque part, peut-être loin

d’Haïti, doivent venir les consignes 899 Franklin Avenue,

qu’il attend. Comme nous, le pays a

constaté que depuis des semaines, il y

Brooklyn, NY 11225

dias à Port-au-Prince pour distiller les

bonnes et mauvaises notes suivant

ses préférences.

De la radio Vision 2000 au quotidien

Le Nouvelliste, Daniel Lewis

Foote donne le sentiment qu’il est un

acteur clé de la crise et avec qui il faudra

compter. S’employant à s’exprimer

en créole, c’est le signe qu’il aborde

le dossier en connaisseur. Il ne croit

pas que Ariel Henry puisse résoudre

la crise en appliquant uniquement

l’accord du 11 septembre. D’après

Foote, c’est la Société civile, celle qu’il

avait rencontrée en Floride, qui semble

avoir la meilleure solution même

si, en fin diplomate, il ne l’a pas dit

textuellement. En filigrane, le mieux

serait que Ariel Henry se retire de la

Primature. Sauf que, en Haïti, tout le

monde n’est pas de cet avis et ne voit

pas les choses sous cet angle. C’est le

cas de Me André Michel du SDP qui

non seulement commence à perdre

patience avec la lenteur de son nouvel

ami Ariel Henry, mais qui ne comprend

pas non plus le retard pris dans

la mise en place du prochain gouvernement.

Pour le dirigeant du SDP, le

départ prématuré du PM a.i de la Primature

serait un retour en arrière dans

sa trajectoire vers le pouvoir et de son

combat contre le régime du PHTK.

Car André Michel est persuadé

aujourd’hui qu’Ariel Henry n’a jamais

été au PHTK ni proche de ses actions.

Alors même qu’à la nomination de

celui-ci par le feu Président Jovenel

Moïse, il voyait en lui la continuité

du régime et du système PHTKiste.

Allons donc comprendre! Le problème,

et pour beaucoup d’observateurs,

vient de la contradiction dans la

position et l’attitude de chef du SDP

vis-à-vis du PM qui, sans doute, est à

l’origine de la non application de l’accord

dit de la Primature. Pour d’autres,

c’est même le seul vrai problème du

retard dans l’arrivée du nouveau cabinet

ministériel. En effet, dans les discours

de l’avocat, il ne cesse de dire

qu’il ne veut pas de gouvernement à

prédominance PHTK, mais, en même

temps, il apporte un soutien sans

borne à un Premier ministre quasiment

issu de cette formation politique,

en tout cas très proche. Nul ne doute

que Me André Michel connaît le parcours

politique de Ariel Henry qui fut

déjà ministre sous la présidence de

l’homme le plus contesté par André

Michel qu’est Michel Martelly.

Adulé par l’homme de loi depuis

l’assassinat du Président Jovenel

Moïse, cela peut même paraître suspect

dans la mesure où, pour André

Michel, Ariel Henry est aujourd’hui le

seul capable de conduire la Transition

jusqu’à son terme. Dans le pays, plus

d’un s’étonne que c’est André Michel,

le plus radical parmi les radicaux des

ex-oppositions qui se fait, dorénavant,

l’avocat de l’impossible avec Ariel

Henry comme client irréprochable.

Pas grand monde ne comprend cette

attitude qui tente, justement, de faire

passer le PHTkiste Ariel Henry parmi

les justes contre les méchants PHTK

de Michel Martelly. Certains s’interrogent

sur ce brusque repositionnement

de Me André Michel vis-à-vis de l’ancien

ministre des Affaires Sociales et

du Travail (2015-2016) de Michel

Martelly et membre du Parti INITE

qui a toujours été un allié du PHTK

au sein des Administrations Jovenel

Moïse et Martelly. Ce changement

radical de position du patron du SDP

soulève de plus en plus de questions

sur les relations de ces deux hommes

qui, hier encore, ne partageaient rien

en commun sur le plan politique et

soudain devenus si proches que c’est

le radical André Michel qui tente de

blanchir Ariel Henry de sa collaboration

de longue date avec l’équipe du

PHTK tout en voulant exclure tous

les membres de ce parti d’un gouvernement

qui serait conduit par l’ancien

ministre.

Il y a de quoi faire perdre son

latin. Bizarrement, le plus prudent

dans l’affaire c’est Ariel Henry qui

préfère prendre son temps non pas

pour écouter un André Michel qui a

dit que sa patience à des limites, mais

pour ne pas décevoir le Core Group et

aussi ne pas froisser ses amis de toujours

du PHTK, en l’occurrence Michel

Martelly qui n’a pas dit son dernier

mot et Liné Balthazar, le Président du

parti, qui a pris une part active dans

l’accord du 11 septembre dont André

Michel était l’un des grands manitous.

Un vrai casse-tête pour le PM qui

doit à la fois prendre en compte les

demandes réitérées et les menaces de

son nouvel allié SDP et principalement

André Michel qui lui demande d’aller

vite : « Il est venu le moment pour le

Premier ministre de mettre sur pied ce

gouvernement parce que celui qui est

au pouvoir actuellement est incapable

de gérer le moindre dossier, comme le

cas de la crise du carburant.

Voilà pourquoi, nous autres

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au niveau du SDP, nous demandons

au Premier ministre Ariel Henry de

procéder rapidement à la formation du

gouvernement », a avancé l’avocat.

Mais aussi à écouter et satisfaire la

volonté d’une part de Washington qui

le presse à former un gouvernement

inclusif et d’autre part donner satisfaction

à Daniel Foote dont il ne sait pas

pour qui travaille celui-ci qui veut sa

tête absolument. C’est pourquoi, à chaque

fois que Me André Michel monte

au créneau sur ce dossier, Ariel Henry

lui explique les raisons pour lesquelles

il doit prendre le temps nécessaire :

« Ce retard est dû au fait qu’on doit

prendre le temps de dialoguer avec

Le Premier ministre a.i Ariel Henry

les acteurs non signataires du texte

pour trouver une application inclusive

de l’accord ; de telle sorte que des partis

politiques ou des acteurs n’ayant

pas signé l’accord ne soient exclus du

processus de la formation du gouvernement

ou encore du Conseil électoral

provisoire » a expliqué calmement le

chef de la Primature qui, on le comprend,

est sur la défensive et même

agacé parfois de la pression, voire des

ultimatums de son seul vrai allié aujourd’hui

dans ce combat pour rester

à la Villa d’Accueil. Quant aux autres

acteurs signataires, partis politiques

et personnalités, on ne les entend presque

pas, sinon jamais. Sans doute,

ils essaient de comprendre l’attitude

très offensive et la présence très remarquée

de Daniel Foote qui semble

avoir une mission très spéciale et

beaucoup plus importante après avoir

officiellement démissionné en tant

qu’Envoyé spécial américain en Haïti.

Dans cette histoire de Transition

post-Jovenel, vaut mieux être prudent

avec Washington, on ne sait jamais.

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8 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021


This week in Haiti

Myrlande Constant: Marshaling the Underworld

In “Guédeh,” Constant technically maneuvers through the formal and

symbolic elements of her work that inflects and drives home their meanings

In “Baron Criminel,” Constant renders him as an implacable trinity imbued

with different sinister skills and power that she symbolically reintegrates

in the form of a lurid skull and burning crossbones.

by André Juste

One way to understand Myrlande

Constant’s drapo (Vodou flags),

presented at Luhring Augustine’s booth

in The Art Show at the Park Avenue

Artist Myrlande Constant. Her

artistic and spiritual persona is

part of all five drapo.

Armory (November 3-7), is to see them

as a sort of riposte to increasing sociopolitical

chaos in Port-au-Prince, the

Madeline Ruckle

Madeline Ruckle

Haitian capital where the artist lives.

This is all the more pertinent in view

of the lawlessness that has reigned in

the country for the past few years and

contributed to the recent assassination

of its president.

Constant is very well known for

her unusually large scale, visually arresting

figurative takes on traditional

drapo, banners stitched with countless

glittering beads or sequins and associated

with a particular lakou (communal

compound). But the exhibit’s guest curator,

the abstract artist Tomm El-Saieh,

opts for relatively small scale but no

less astounding works — and just five

of them. This makes for probably the

most concise and crisp presentation in

an art fair showcasing over 70 “leading”

U.S.-based galleries. Thus, one

may choose, perhaps, not to see anything

untoward about the misspelled

names the gallery assigns to her works,

especially in view of the fact that it

blithely overlooks in two such titles

how the artist herself clearly spells the

referenced mystical beings in her beaded

inscriptions.

In the earliest drapo in the

exhibit, “Ghuede,” [sic] (2003), Constant

arrays two centrally kneeling

gede figures flanked and overlooked

by two stolid female associates. (A

gede – the correct Kreyòl spelling – is

one among a multitude of often humorously

bawdy spirit-like entities who,

aside from their pronounced disdain for

all manners of human hypocrisy and,

especially, prudishness, sees through

both life and death.) Aside from being

associated with gravedigger and cemeteries,

gede spirits affirm procreation, a

fact unabashedly stressed here by the

pipe-smoking kneeling male seen in full

but composed trance and symbolically

exhibiting an erect penis. Though the

work represents a dramatic instance of

possession, Constant maintains a strict

distance from mere prurience and sensationalism.

It’s more a paradigm for

self-possession, a heuristic affirmation

of an ethos that is as abstract and mystical

as it is socially pertinent.

Yet, as in her four other drapo,

it’s the way that Constant technically

maneuvers through the formal and

symbolic elements of her work that

inflects and drives home their meanings.

For instance, the all-over, subtly

glistening dark-blue background swirls

that envelop the four figures in the

so-called “Ghuede,” (“Guédeh,” in the

artist’s own peculiar spelling), seem almost

to erase the blue band of a small

Haitian flag planted at the bottom right

corner of the piece. At first glance, this

inadvertent partial erasure induces one

to conflate the red head of gede’s penis

with the Haitian flag’s lower red band.

Given that the celebration of the gede

takes place in November and has long

been de rigueur in Haiti’s more popular

quarters and, increasingly, in its diaspora

(a fact that presumably didn’t escape

the show’s Haitian-born curator),

this conflation speaks of an evident

wish for the Haitian nation to hue more

closely to gede’s tenets.

Two other pieces underscore

gede’s topical relevance, the graphically

tactile “Baron Lacroix” (2010) (“Baron

Lacois,” in Constant’s inscription), and

the forbidding “Baron Crimenel” [sic].

“Baron” (as in Bawon Lakwa in Kreyòl,

not “Lacois”) is of course a rank title

borrowed from French traditions to

denote a number of gede potentates.

Bawon Samdi is generally understood

to be the supreme lwa (spirit or spiritual

principle) of the underworld. In “Baron

Lacroix,” the gede possessing the

cross-carrying female rakishly flaunts

his vaunted double vision through upside

down sunglasses. But, beset by

myriad, almost brail-like symbols, the

figure’s bearing also conveys a plea for

a more heartfelt and temperate sort of

Vodou.

In contrast, in “Baron Criminel”

(“Kriminèl” in Kreyòl), Constant dispenses

with allusions to such moral

persuasion. Created in 2021, when

Port-au-Prince’s gangs were wreaking

havoc, usually on the more dispossessed

parts of a populace (who then

often try to leave their homeland),

Constant apparently deems it fitting

to present a potent lesson – or warning

– to all concerned. Baron Kriminèl

is said to be wholly unconcerned with

questions of good and evil. He’s the

ontological epitome of death — not as

an abstraction, but as an existential

necessity. His particular purview is the

efficient business of inflicting death on

human life. The burden of ethical judgment

lies strictly on the source requesting

his intercession. Much more could

be said of this fearsome entity – not

least, of Constant’s rendering of him as

an implacable trinity imbued with different

sinister skills and power that she

symbolically reintegrates in the form of

a lurid skull and burning crossbones.

Constant’s artistic and, especially,

spiritual persona is in the thick of all

this. As in all five drapo, including the

three depicting gede, the technical or

less dramatic passages also corroborate

her deep engagement with her themes.

Note, for instance, how through her

direct use of the very same bead colors

in the contours or linear accents

overlaying her inscriptions she unwaveringly

establishes an affinity between

her boldly stitched signature and the

name of the lwa she represents. More

In “Baron Lacroix,” the gede rakishly flaunts his vaunted double vision

through upside down sunglasses

“Maitresse Daïla” is the exhibit’s largest work.

The potent, graphically abstract “Veve” (2010) is the smallest work in the

exhibit.

specifically, in “Baron Criminel,” she

splits the name of this eponymous lwa

into would-be syllabic components and

then squeezes these under a row of two

horizontal coffins on the upper tier of

the drapo. And as if to maintain a direct

correspondence with or to vicariously

partake in Kriminèl’s ineluctable

power, after brutally severing the first

syllable of her signature so as to insert

votive offerings between “Co” and

“ns,” she laterally distances this spit

syllable from “tant.” Thus rendered, the

Madeline Ruckle

Madeline Ruckle

Madeline Ruckle

two diametrically separated syllables of

her signature are tantamount to codas

to the top inscription “BA-RONCRiMi-

NEL.” What’s well exemplified here

— or, ironically, reversed, given that

Kriminèl’s domain is the underworld –

is the Vodou adage, “What’s above (or

in the heavens) has its counterparts in

what’s below on earth.”

In the context of Haitian art,

an example of such complex, camouflaged

commitment to convey

suite à la page(16)

Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021

Haiti Liberté/Haitian Times

9


ÉTATS-UNIS

UN MASSACRE DE FEMMES ET D

Les États-Unis ont caché une frappe aérienne qui a tué des dizaines de

civils en Syrie

Par Alex Lantier

Il y a trois ans, quand les forces de

la coalition dirigée par les États-

Unis piégèrent un reste de l’État

islamique (ÉI) dans une petite enclave

près de la ville syrienne de

Baghuz, l’armée américaine commit

une horrifiante atrocité. Alors

que des officiers de l’armée de l’air

observaient la scène en temps réel

via des caméras de drones, des

avions de guerre américains ont

assassiné au moins 80 femmes

et enfants non armés avec des

bombes de 500 et 2.000 livres.

Les officiers ayant vu l’attaque

ont demandé instamment qu’une

enquête pour crimes de guerre soit

ouverte tout de suite.

Ce meurtre de masse est un

crime de guerre, le type de délit

pour lequel les officiers nazis ont

été jugés et condamnés à Nuremberg.

Mais trois ans durant les

États-Unis et leurs alliés de l’OTAN

l’ont dissimulé, jusqu’à ce qu’un

article dévastateur de 4.600 mots,

basé sur le témoignage d’officiers

américains, paraisse samedi dans

le New York Times.

Cette atrocité rappelle inéluctablement

la vidéo «Collateral

Murder», divulguée par la lanceuse

d’alerte Chelsea Manning et l’éditeur

de WikiLeaks Julian Assange,

où des hélicoptères Apache américains

massacrent plus d’une dizaine

de civils irakiens désarmés, à Bagdad

en 2007. Elle rappelle également

le massacre de patients et de

travailleurs hospitaliers à Kunduz,

en Afghanistan, en octobre 2015,

et le bombardement de fêtes de

mariage qui ont fait des centaines

de morts.

Mais ces actes meurtriers ne

sont pas des événements isolés. Ils

sont le produit des opérations criminelles

de l’impérialisme américain

alors qu’il cherchait à soumettre

et à conquérir le Moyen-Orient et

l’Asie centrale, durant trois décennies

de guerres sans fin.

La révélation du meurtre de

masse commis en Syrie émane

d’officiers de l’armée de l’air de la

base aérienne d’Al-Udeid au Qatar

qui suivaient un drone de surveillance

à haute résolution survolant

Baghuz.

Ce jour-là, écrit le Times, le

«drone militaire américain décrivait

des cercles à haute altitude, à la

recherche de cibles militaires. Mais

il ne voyait qu’une grande foule de

Les États-Unis n’ont pas pris les mesures de sécurité nécessaires pour

éviter des pertes civiles lors d’une frappe qui a tué au moins 38 personnes

dans une mosquée en Syrie, a déclaré Human Rights Watch

femmes et d’enfants blottis contre

la berge d’une rivière. Sans prévenir,

un avion d’attaque américain

F-15E a traversé le champ haute

définition du drone et largua une

bombe de 500 livres sur cette

foule, l’engloutissant dans une

explosion frémissante. Lorsque

la fumée s’est dissipée, quelques

personnes se sont éloignées pour

se mettre à l’abri. Puis un jet qui

les traquait a lâché une bombe de

2.000 livres, puis une autre, tuant

la plupart des survivants».

«Nous venons de larguer sur

50 femmes et enfants», déclara

un officier qui surveillait le drone,

bien que le Commandement Central

américain avait déclaré au

Times que 80 personnes avaient

été tuées. Le Times écrit que des

officiers de l’armée de l’air ont

vu plus tard un nombre de morts

«scandaleusement élevé» dans un

autre rapport classifié.

La frappe avait été demandée

par une unité des forces spéciales

américaines, le détachement spécial

9. Cette unité court-circuite la

Le 25 Février, arrivée de 1500 civils sortant de Baghuz, dernière poche encore tenue par L’Etat Islamique. Les

femmes et enfants sont séparés des hommes et sont fouillées

chaîne de commandement et ne se

coordonnait pas avec les officiers

de l’armée de l’air au Qatar. Elle

conseillait la milice majoritairement

kurde des Forces démocratiques

syriennes (FDS) qui attaquait

Baghuz.

Attribuer cette atrocité à une

erreur n’est pas crédible. Les combattants

IS ou les civils légèrement

armés de Baghuz étaient sans

défense devant des drones et des

chasseurs pouvant les filmer et

les bombarder à volonté. Le Times

admet: «Les drones de la coalition

avaient parcouru le camp 24 heures

sur 24 pendant des semaines

et connaissaient presque chaque

centimètre, ont dit les officiers, y

compris les mouvements quotidiens

des groupes de femmes et

d’enfants qui se rassemblaient

pour manger, prier et dormir près

d’une rive escarpée de la rivière

qui leur fournissait un abri.»

Les guerres américaines au

Moyen-Orient et en Asie centrale

ont été vendues à la population

comme des «guerres contre le terrorisme».

Le meurtre de Baghuz

est cependant lui-même un acte de

terrorisme destiné à démontrer que

l’impérialisme américain ne reculerait

devant rien pour soumettre la

population.

Un avocat militaire, le lieutenant-colonel

Dean Korsak, a

ordonné aux opérateurs de drones

et aux équipages des avions de

chasse de conserver les images

de l’atrocité pour les besoins de

l’enquête. Il avait ensuite «signalé

l’attaque à sa chaîne de commandement,

disant que c’était une possible

violation du droit des conflits

armés – un crime de guerre – et

que la réglementation exigeait une

enquête approfondie et indépendante»,

rapporte le Times. Les

préoccupations de Korsak avaient

été étayées par les rapports de responsables

de la CIA «alarmés»

par les opérations du détachement

spécial 9 en Syrie.

Ce qu’ils ont rencontré,

cependant, ce fut une dissimulation

orchestrée au plus haut niveau

de l’État, tant sous le gouvernement

républicain de Trump que

sous le gouvernement démocrate

de Biden.

Les forces de la coalition à

Baghuz ont supervisé la dissimulation

des corps. «Des images

satellites prises quatre jours plus

tard montrent que la rive abritée

et la zone qui l’entoure, qui étaient

sous le contrôle de la coalition,

semblaient avoir été passées au

bulldozer», écrit le Times. Il cite

un ancien soldat des forces spéciales

américaines, David Eubank,

qui est arrivé une semaine après

l’attaque: «L’endroit avait été pulvérisé

par les frappes aériennes…

beaucoup de terre venait d’être

passé au bulldozer et la puanteur

des corps en dessous – beaucoup

de corps».

Le Bureau des enquêtes spéciales

de l’US Air Force a ignoré

avec mépris les documents de Korsak.

L’un de ses responsables lui

a carrément écrit qu’il ignorerait

Les rescapés de Baghouz ramenés dans un camion berne vers le camp

d’Al-Hol, sous contrôle kurde. 70.000 personnes y sont parquées

depuis. Les pays occidentaux refusent de récupérer leurs ressortissants

(particulièrement les femmes et les enfants des combattants de Daech).

probablement son rapport. Le Bureau

n’enquêtait sur des victimes

civiles que s’il y avait «un potentiel

d’attention médiatique élevée;

une inquiétude sur un tollé de la

communauté locale ou du gouvernement;

une inquiétude de voir

diffusées des images sensibles».

Le 13 février 1991, à 4h30 du matin, deux F-117 américains survolant

Bagdad ont largué deux bombes « intelligentes » guidées au laser, pesant

chacune 900 kg. Leur cible était un grand refuge civil (numéro 25) à

al-Amiriyya, un quartier résidentiel de l’ouest de Bagdad. Un millier de

civils dormaient dans le refuge cette nuit-là. Le bombardement a tué 408

civils, dont 261 femmes et 52 enfants. Les responsables américains de ce

massacre de masse n’ont jamais été jugés

10 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021


’ENFANTS PERPÉTRÉ PAR LES

EN SYRIE

Korsak a alors contacté le

bureau de l’inspecteur général

indépendant du ministère de la

Défense des États-Unis. Gene Tate,

ancien officier de marine travaillant

comme évaluateur au bureau

de l’inspecteur général, insista

pour que les documents de Korsak

fassent l’objet d’une enquête. Une

équipe du bureau de Tate a même

jugé que les allégations de crimes

de guerre étaient «extrêmement

crédibles». Mais finalement Tate

a été licencié et expulsé de son

bureau par la sécurité en octobre

2020.

Après que Korsak eut envoyé

son matériel à la Commission des

services armés du Sénat américain,

il y a plusieurs mois, le New York

Times a commencé à enquêter. «Je

m’expose à un grand risque de

représailles militaires en envoyant

ceci… De hauts responsables militaires

américains ont intentionnellement

et systématiquement

contourné le processus de frappe

délibérée», a écrit Korsak dans un

courriel adressé à la commission.

Mais la dissimulation bipartite

des crimes de l’impérialisme

américain en Syrie se poursuit. La

commission sénatoriale n’a pas

répondu à Korsak ni à Tate. Le bureau

du sénateur Jack Reed, président

démocrate de la commission,

a refusé de discuter de l’atrocité de

Baghuz avec le Times.

Quant au Times, après avoir

initialement affiché l’article en tête

de son site samedi soir, il avait déjà

commencé à l’enterrer dimanche

après-midi. Le reste des médias a à

peine traité des révélations.

Il n’est pas difficile d’imaginer

ce qui se passerait si les médias

américains pouvaient imputer la

responsabilité de cette atrocité aux

gouvernements de Syrie, d’Iran,

de Russie, de Chine ou d’un autre

pays dans le collimateur du Pentagone.

Il y aurait des appels moralement

outrés pour des réunions

du Conseil de sécurité des Nations

unies, des sanctions, des menaces

de guerre ou des frappes de missiles

américains sur Damas. Mais

lorsque la responsabilité est indiscutablement

celle du Pentagone,

les gouvernements américains et

ouest-européens la dissimulent

tout simplement.

L’atrocité commise en Syrie

met à nouveau en évidence les

intérêts derrière l’emprisonnement

d’Assange – détenu en Grande-

Bretagne et risquant l’extradition

et la mort aux États-Unis – et de

Manning. Au cours des 30 années

écoulées depuis que la dissolution

stalinienne de l’Union soviétique

lui a fourni une opportunité militaire

de faire la guerre au Moyen-Orient,

Washington et ses alliés

ont dévasté l’Irak, l’Afghanistan,

la Syrie et d’autres pays encore.

Des millions de personnes sont

mortes dans des événements dissimulés

par les médias, mais dont

il y a de nombreux témoins pouvant

dénoncer les responsables qui

ont perpétré ces meurtres de masse

et ces crimes de guerre ou en sont

complices.

L’atrocité de Baghuz met en

évidence la vaste falsification officielle

du bilan des morts en Syrie.

De 2014 à 2019, alors que les

États-Unis, la Grande-Bretagne, la

France et d’autres pays détruisaient

l’enclave de l’État islamique,

ils ont ordonné 35.000 frappes

aériennes. «Près de 1.000 frappes

ont touché des cibles en Syrie et

en Irak en 2019, utilisant 4.729

bombes et missiles», note le Times.

Cependant, «le décompte militaire

officiel des morts civils pour toute

cette année n’est que de 22 personnes,

et les frappes du 18 mars

ne figurent nulle part sur la liste».

Alors que Washington prétendait

ne tuer qu’une poignée de

personnes en Syrie, il cachait des

rapports sur les masses de gens

qu’il avait tués. Le Times écrit que

le Pentagone avait été «submergé

par le volume des déclarations de

victimes civiles faites par les habitants,

les groupes humanitaires et

les médias d’information, et un arriéré

de rapports d’évaluation des

victimes civiles n’a pas été examiné

pendant des mois».

Les poursuites vindicatives

contre Assange et Manning – et

les menaces qu’on peut supposer

à l’encontre de Korsak et de Tate

– visent à garantir que les crimes

de guerre commis comme produit

des guerres criminelles soutenues

par les gouvernements démocrates

comme républicains, resteront impunis.

La classe ouvrière internationale

doit exiger la fin de l’horrible

persécution d’Assange, qui

risque l’extradition vers les États-

Unis pour avoir dévoilé des crimes

comme ceux révélés dans l’article

du Times. Les responsables du

massacre de Baghuz, de sa dissimulation,

et de la suite ininterrompue

d’atrocités commises dans

toute la région, doivent être poursuivis.

WSWS 16 novembre 2021

FO:

VAKSEN KONT COVID-19

YO LAKÒZ ENFÈTILITE.

VRÈ:

Deklarasyon sa yo pa gen okenn prèv syantifik ki sipòte yo. An reyalite,

plizyè milye moun te vini ansent an tout sekirite apre yo te pran vaksen

kont COVID-19 yo a. Doktè yo rekòmande pou tout moun ki ansent oswa

ki gendwa vle genyen yon timoun alavni pran yon vaksen kont COVID 19.

VAKSEN KONT COVID-19 YO SOVE LAVI.

PRAN VAKSEN.

POU PLIS ENFÒMASYON, VIZITE NYC.GOV/COVIDVACCINE.

Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021

Haiti Liberté/Haitian Times

11


Perspectives

De révolutionnaire à collaborateur des USA : le déclin de

certains ex-sandinistes

L’ex candidat présidentiel du MRS Herty Lewites (à droite) avec

l’oligarque Carlos Fernando Chamorro (à gauche) sur le média de

propagande Esta Semana, financé par le gouvernement américain

Par Ben NORTON

2 ème partie

Des câbles du département d’État

révèlent que Dora María Téllez et

d’autres dirigeants du MRS étaient des

informateurs du gouvernement américain.

Le parti Movimiento Renovador

Sandinista que Dora María Téllez a contribué

à fonder a bénéficié du soutien

du gouvernement américain pendant

au moins 15 ans.

À l’approche des élections nationales

de 2006 au Nicaragua, alors que

Mme Téllez était présidente du MRS, le

parti a choisi l’ancien maire de la capitale

Managua, Herty Lewites, comme

candidat à la présidence. Lewites ne

s’est guère engagé dans une idéologie

politique cohérente, mais il était charismatique

et disposait d’une base de

soutien.

En février de cette année-là, Lewites

a rencontré l’ambassadeur américain

pour un petit-déjeuner. L’ancien

sandiniste voulait rassurer Washington

sur le fait que, si son parti remportait

les prochaines élections, il maintiendrait

des relations étroites avec les États-

Unis - le pays même qui avait soutenu

les escadrons de la mort d’extrême

droite des Contras et mené une guerre

terroriste brutale contre le Nicaragua.

Lewites a fait partie du mouvement

sandiniste, mais lorsque le FSLN

a perdu le pouvoir en 1990, il a conclu

une série d’alliances avec la droite et est

devenu un homme d’affaires. Il a ensuite

créé un parc aquatique et, n’ayant

jamais été modeste, il lui a donné son

nom : Hertylandia.

À l’approche de 2006, Lewites

est un rival acharné du Front sandiniste,

et préfère explicitement que la

droite gagne sur Daniel Ortega pour

revenir au pouvoir. Un câble du Département

d’Etat intitulé “Herty cherche

des relations cordiales, constructives

et coopératives avec les Etats-Unis” a

clairement montré que le candidat présidentiel

du MRS était plus qu’heureux

de s’allier avec Washington contre ses

anciens camarades du FSLN.

“Lewites a exprimé avec enthousiasme

son désir de maintenir

des relations cordiales, constructives

et coopératives avec les États-Unis”,

écrit l’ambassade avec satisfaction. Elle

ajoute que, “s’il est élu, il demandera

à une délégation américaine de haut

niveau d’assister à son investiture afin

de démontrer que les deux gouvernements

seront de solides alliés.”

Lewites a dit à Washington qu’il

approuvait ses attaques contre Ortega,

et a insisté pour que “l’ambassadeur et

les autres responsables [continuent] à

frapper fort contre Ortega.”

Le candidat du MRS ne cherchait

pas seulement à établir des liens étroits

avec le pays qui avait envahi et occupé

militairement le Nicaragua à plusieurs

reprises ; il soutenait également les

politiques économiques néolibérales. Le

câble note avec bonheur que “Lewites

a soutenu sans équivoque le CAFTA”,

l’accord de libre-échange d’Amérique

centrale imposé à la région par l’administration

de George W. Bush.

Lewites a rassuré l’ambassadeur

en lui disant que sa vision idéale

d’un gouvernement dirigé par le MRS

au Nicaragua serait un manuel de

néolibéralisme, dirigé par de “jeunes

technocrates”, avec des “coupes dans

les dépenses publiques” et des politiques

favorables aux entreprises pour

attirer les “investissements étrangers”.

Il a promis que son “gouvernement de

consensus” serait un “équilibre” centriste

entre l’aile gauche et l’aile droite.

Le câble de l’ambassade a révélé

que la quasi-totalité du financement de

la campagne présidentielle de Lewites

provenait de l’extérieur du Nicaragua,

principalement de riches oligarques et

sociétés du Panama, du Costa Rica, du

Guatemala et du Salvador.

Il a également noté que Lewites

avait rencontré un autre candidat à la

présidence, Eduardo Montealegre, un

banquier multimillionnaire diplômé

de Harvard, fanatiquement de droite

et notoirement corrompu. Lewites et

Montealegre espéraient s’unir dans une

alliance anti-sandiniste pour empêcher

Ortega de redevenir président.

Lewites avait d’ailleurs publiquement

appelé à cette coopération avec

la droite lors d’une interview en 2005

dans l’émission Esta Semana, financée

par le gouvernement américain. Le candidat

du MRS a admis avoir demandé

à plusieurs reprises à Montealegre de

passer un “accord public” avec lui afin

qu’ils puissent faire passer des réformes

constitutionnelles qui rendraient presque

impossible le retour au pouvoir

des sandinistes.

“Remarquant qu’il ne sera pas

contrarié si Montealegre remporte les

élections parce qu’il sait que Montealegre

fera également avancer la nation,

Lewites a fait valoir que les deux

ont besoin l’un de l’autre”, a écrit l’ambassade

américaine après sa rencontre

de février 2006. “Il pense qu’à eux

deux, ils peuvent obtenir les 56 sièges

de l’Assemblée nationale nécessaires

aux réformes constitutionnelles indispensables.

Lewites espère signer une

sorte d’engagement préélectoral avec

Montealegre, acceptant de travailler

ensemble si l’un des deux remporte la

présidence.”

L’appel de Lewites à un pacte

avec Montealegre était hautement hypocrite,

car le MRS n’avait cessé de critiquer,

et de capitaliser sur, un accord

à court terme que le Front sandiniste

d’Ortega avait conclu avec l’ancien

président libéral Arnoldo Aléman, connu

sous le nom de “pacto”, afin de

réécrire la loi électorale pour permettre

aux candidats à la présidence de gagner

au premier tour s’ils avaient plus

de 35% des voix. Mais ce n’était que

le premier exemple d’une longue série

d’alliances ouvertes entre le parti MRS

et Montealegre, l’un des oligarques de

droite les plus tristement célèbres du

Nicaragua.

Lewites est mort subitement

d’une crise cardiaque en juillet 2006.

Son candidat à la vice-présidence, Edmundo

Jarquín, est devenu le nouveau

candidat présidentiel du MRS lors des

élections de novembre, mais il n’a finalement

obtenu que 6 % des voix.

À partir de ce moment-là, le MRS

a continué à se déplacer de plus en plus

vers la droite. Et les dirigeants du parti

collaborent de plus en plus étroitement

avec les États-Unis. Un câble du département

d’État de septembre 2006, intitulé

“MRS : ’Nous voulons faire tomber

Ortega’”, est l’un des exemples les plus

clairs du soutien du gouvernement

américain au parti sandiniste Mouvement

de rénovation.

Le document révèle qu’après la

mort de Herty Lewites, son neveu Israel

Lewites, le porte-parole du parti

MRS, a rencontré le conseiller politique

de l’ambassade et a réitéré sa demande

de soutien de Washington. “Le MRS

est la seule option viable pour les élections

de 2006”, a insisté Israel Lewites.

Désespérant de conserver le soutien des

Etats-Unis, “Lewites a souligné que le

MRS ne reviendrait jamais à un FSLN

contrôlé par Ortega”.

A son tour, le “conseiller de

l’ambassade a réitéré la position de

l’USG [gouvernement étasunien] selon

laquelle le MRS est une option viable

et constructive, avec laquelle les Etats-

Unis maintiendraient de bonnes relations.”

Israel Lewites “a tenu à mentionner

au responsable politique [de

l’ambassade] qu’il avait étudié aux

États-Unis (à l’Université du Texas à

Arlington), qu’il croit au “rêve américain”

et qu’il soutient le capitalisme

responsable - puisque cela lui a si

clairement profité”, écrit heureusement

l’ambassade. Le porte-parole du MRS a

toutefois reconnu que le candidat présidentiel

du parti, Jarquín, avait du mal

à s’imposer. (Le câble notait, par exemple,

que “Jarquin a exprimé son soutien

à la légalisation des avortements

volontaires, une procédure à laquelle

s’oppose une grande majorité de Nicaraguayens”).

Mais Washington voyait toujours

clairement le MRS comme utile dans

sa croisade contre Ortega : “Bien que

les sondages actuels montrent Jarquin

en troisième position, si le MRS peut

détourner des voix du FSLN et recueillir

une partie du vote indécis, il reste

une option viable - et pourrait être la clé

pour empêcher une victoire d’Ortega”,

espérait l’ambassade.

Le document révèle également

que l’Institut Républicain international

(IRI) du gouvernement américain,

un organisme apparenté à la National

Endowment for Democracy, une filiale

de la CIA, a formé environ 30 % des

observateurs du parti MRS pour les

élections de 2006. (L’IRI a été utilisé

pour financer des coups d’État et des

opérations de changement de régime

en Amérique latine et dans le monde,

ciblant des dirigeants élus de gauche

comme le président haïtien Jean-Bertrand

Aristide).

Le département d’État a manifestement

considéré que ce câble sur le

MRS était très précieux, car il l’a transmis

à la CIA, à la DIA, au Conseil national

de sécurité, au secrétaire d’État et

à l’ambassade des États-Unis au Venezuela.

Mais ce n’est qu’un câble parmi

une douzaine d’autres qui montrent

comment les États-Unis ont collaboré

avec les dirigeants du parti MRS du

Nicaragua pour déstabiliser le gouvernement

sandiniste du président Ortega.

En novembre 2006, Dora María

Téllez a également rencontré des diplomates

américains. C’était la veille des

élections, et elle craignait que le Front

sandiniste ne revienne au pouvoir.

Un câble classifié du département

d’État, intitulé “Dora María Téllez

s’inquiète de la fraude et d’un éventuel

gouvernement du FSLN”, révèle que

l’ancienne révolutionnaire conspirait

avec l’ambassade des États-Unis au

Nicaragua pour tenter d’empêcher le

Front sandiniste de revenir au pouvoir

lors des élections de ce mois-là.

À l’époque, Téllez était présidente

du Movimiento Renovador Sandinista

et candidate à la députation à

l’Assemblée nationale. Lors de son

rendez-vous avec les responsables et

conseillers politique de l’ambassade des

États Unis Téllez a été rejoint par Israel

Lewites, le porte-parole du MRS. « Tellez

a souvent critiqué par le passé les

politiques américaines, mais a montré

une ouverture apparente pour discuter

des problèmes avec les responsables de

l’ambassade et pour poursuivre de futures

réunions », a écrit le département

d’État après l’engagement. Il a ajouté

que Téllez “a dit aux responsables de

l’ambassade qu’elle serait intéressée à

encourager le dialogue entre les membres

du MRS et les États-Unis”.

Tellez, qui dit avoir un cousin

aux États-Unis et un neveu qui combat

en Irak, a déclaré qu’elle n’avait pas

de problème avec les États-Unis, mais

qu’elle pensait que les Nicaraguayens

manipulaient souvent les Américains

pour qu’ils fassent “leur sale boulot”.

Au cours de la réunion, Téllez a

fourni à l’ambassade américaine des

renseignements sur le fonctionnement

interne des partis politiques nicaraguayens

et a accusé le Front sandiniste

de prévoir de remporter les élections

grâce à une supposée “fraude”.

Ce câble du département d’État a

été classifié par l’ambassadeur de l’administration

George W. Bush au Nicaragua,

Paul A. Trivelli, qui a contribué

à diriger une opération d’ingérence

à grande échelle dans le but de faire

basculer les élections de 2006 contre

Daniel Ortega. Trivelli a menacé de

déstabiliser le Nicaragua en cas de victoire

d’Ortega. L’ambassade américaine

a utilisé des centaines de millions de

dollars de l’USAID comme levier pour

essentiellement soudoyer les gens afin

qu’ils votent contre le FSLN, tout en exerçant

une forte pression sur les partis

anti-sandinistes pour qu’ils s’unissent

contre Ortega.

Malgré la campagne d’intervention

américaine, Ortega et le Front

sandiniste ont remporté les élections

de 2006, tandis que le candidat présidentiel

du MRS de Téllez, Edmundo

Jarquín, a obtenu à peine 6 % des voix.

(Lors des élections suivantes, la base

de soutien du MRS s’est encore réduite

davantage).

Après la victoire d’Ortega, les

dossiers publiés par WikiLeaks montrent

comment Téllez a poursuivi son

rôle d’informateur pour Washington,

lui fournissant des informations sensibles

dans le but de déstabiliser le

nouveau gouvernement sandiniste.

Un autre câble du département d’État,

classifié par l’ambassadeur Trivelli en

janvier 2007, montre que Téllez et les

dirigeants du MRS ont rencontré l’ambassade

pour une réunion “cocktail”

qui était “détendue et cordiale.”

Intitulé “Le MRS perd son statut

de caucus mais reste le groupe d’opposition

le plus bruyant”, le document

révèle que Mme Téllez a été rejointe lors

de la réunion avec les agents américains

de l’ambassade par le candidat

malheureux du MRS à la présidence,

Jarquín, le membre de l’Assemblée nationale

Enrique Saenz et le cofondateur

du parti Luis Carrion.

Il est intéressant de noter que

l’ambassade des États-Unis a choisi de

rencontrer ces dirigeants du MRS lors

d’un cocktail, soulignant ainsi leur appartenance

commune à l’élite.

Carrion est le fils d’un riche banquier

issu d’une famille puissante, et

Saenz a longtemps travaillé dans le secteur

des ONG étrangères, pour l’Union

européenne et les Nations unies.

Jarquin est marié à l’oligarque

Claudia Chamorro Barrios (une fille de

l’ex présidente de droite Violeta Barrios

Le banquier multimillionnaire de droite Eduardo Montealegre (à droite,

en blanc) serrant la main du candidat présidentiel du MRS Edmundo

Jarquín (au centre, en rose) et du politicien libéral Enrique Quiñónez (à

gauche, en rouge), avec du matériel de campagne pour Herty Lewites en

arrière-plan.

de Chamorro, soutenue par les États-

Unis). Il a travaillé pendant plus de

dix ans à la Banque interaméricaine

de développement (BID) néolibérale à

Washington, DC, après la perte du pouvoir

par les Sandinistes en 1990.

L’origine élitiste de ces dirigeants

du MRS reflète clairement la base du

parti, qui, à l’époque et encore aujourd’hui,

est composée de Nicaraguayens

de la classe moyenne supérieure et

de la classe supérieure, très instruits,

parlant couramment l’anglais, ayant

la possibilité de voyager et d’occuper

des emplois lucratifs (payés en dollars)

dans le complexe industriel à but non

lucratif, le monde universitaire et les

médias.

Le Front sandiniste, en revanche,

est toujours resté fermement associé

aux Nicaraguayens pauvres et de

la classe ouvrière, avec sa base dans

les barrios appauvris où les résidents

n’avaient même pas de routes pavées

à l’époque néolibérale 1990-2007,

et dans les zones rurales où les gens

n’avaient ni électricité ni eau potable.

En fait, l’opposition anti-sandiniste

est connue pour se moquer de

l’origine sociale des partisans du FSLN,

prétendant que les militants de la Jeunesse

Sandiniste sont sans éducation

et les rabaissant parce qu’ils ne sont

suite à la page(16)

12 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021


Notre Mémoire se souvient

La mémoire au service des luttes : Myriam Makeba

Par FUIQP et Alain Saint-Victor

Il y a 13 ans, le 9 novembre 2008, la

chanteuse et militante sud-africaine

Myriam Makeba nous quittait.

Elle est née en 1932 à Johannesburg,

en Afrique du Sud, d’un père

instituteur (issu du groupe ethnique

Xhosa) et d’une mère (appartenant à

la population swazi) travaillant comme

domestique.

gée de quelques jours, elle est

emprisonnée avec sa mère durant six

mois parce que celle-ci vendait de la

bière pour subvenir aux besoins de sa

famille. À six ans, elle perd son père.

Très jeune, elle est contrainte de

faire de nombreux petits boulots pour

survivre : bonne d’enfant, laveuse de

taxi, etc. Elle commence à chanter

dans un bar « par hasard » dira-t-elle

plus tard. Repérée par les groupes de

chanteurs locaux, elle chante avec les

Cuban Brothers, puis devient choriste

du groupe Manhattan Brothers. C’est

avec ce groupe qu’elle prend en 1952

son nom de scène, Myriam. Devenue

une vedette, elle décide d’utiliser son

nouveau métier pour dénoncer l’apartheid.

En 1959, pour éviter l’emprisonnement,

elle est contrainte à l’exil

suite à son apparition dans le film anti-apartheid

« Come Back, Africa ». Cet

exil durera 31 ans. Pendant toute sa

carrière, elle multiplie les chants et les

prises de parole contre l’apartheid et le

colonialisme. Partout, elle appelle au

boycotte de l’Afrique du Sud. Voulant

exprimer les différentes cultures du

continent africain, elle chante en zoulou,

en xhosa, en tswana, en swahili

et en arabe.

En 1969, elle épouse le militant

des droits civils afro-américain Stokely

Carmichael, un des dirigeants des

Black Panthers. À cause de ce mariage,

elle est contrainte de laisser les États-

Unis.

En 1990, elle rentre dans une

Afrique du Sud libérée enfin de l’apartheid.

En 1992, elle interprète le rôle de

sa propre mère dans un film portant

sur les émeutes de Soweto de 1976:

Sarafina.

En 2005, elle met fin à sa carrière

mais décide de continuer à défendre

les causes qui ont marqué sa vie.

Myriam aura successivement eu

la nationalité algérienne et guinéenne

symbolisant ainsi sa conviction panafricaine.

Pendant plusieurs décennies,

elle fut le symbole des luttes africaines

et du combat panafricain. Pour toutes

ces raisons, elle est surnommée Mama

Africa.

Repose en paix sœur et camarade.

Ton exemple continue à inspirer

nos combats d’aujourd’hui.

Texte: FUIQP et Alain Saint-Victor

Thanksgiving ou la fête de la trahison !

Ce tableau est une représentation du premier Thanksgiving, en 1621. (Jean Leon Gerome Ferris)

La commémoration de Thanksgiving

est liée à l’aide que la

tribu des Wampanoags a apportée

aux colons anglais qui débarquaient

sur la partie Nord-Est

de ce qu’on appelle frauduleusement

les « Etats-Unis » en 1620.

Ces colons, plus connus sous le

nom de Pilgrims fondèrent Plymouth.

Aujourd’hui Plymouth se

situe dans l’état du Massachusetts.

Mais avant d’être le nom

d’un état, les Massachusetts sont

avant tout une tribu amie des

Wampanoags.

Ousamequin, alors chef de

la tribu des Wampanoags et deux

amis à lui, Squanto et Samoset se

rendirent à Plymouth pour aider

les pilgrims qui étaient menacés

par la famine. En plus d’une aide

alimentaire, ils apprirent aux colons

à planter du maïs, chasser

le gibier, appréhender leur nouvel

environnement. Grâce à ces actes

de solidarité, les pilgrims de la

colonie de Plymouth purent passer

l’hiver 1620 sans connaître

la faim, le froid et la soif. Pour

remercier la tribu Wampanoag,

les colons les convièrent à un

banquet en 1621 où furent offertes

des dindes et du mais provenant

de leur première récolte. Et

c’est ainsi que pendant 50 ans,

les pilgrims ont prospéré, se sont

multipliés et ont étendu leurs colonies

alors que les Wampanoags,

les Narragansetts, les Massachusetts,

les Pequots étaient lentement

en train de décliner à cause

des exactions commises par les

européens et des maladies qu’ils

avaient propagées.

Malgré l’incursion répétée

des colons dans les villages

Amérindiens, le vol des réserves

de maïs dans leurs greniers souterrains,

et même le massacre par

l’expédition de miles standish de

huit hommes de la tribu des Massachusetts,

les Amérindiens des

forêts (les tribus du Nord-Est du

continent) s’efforcèrent d’entretenir

des relations pacifiques avec

les colons. Mais la relation était

à sens unique car les pilgrims de

Plymouth et les puritains venus

de toute l’Europe étaient intransigeants

et arrogants à l’égard

des peuples qu’ils rencontrèrent.

Les colons avaient un but précis,

qui porte en soi l’agression,

créer la nouvelle Jérusalem et y

chasser le démon sous tous ses

déguisements, y compris lorsqu’il

s’incarne en la personne

des Amérindiens comme l’explique

le gouverneur de Plymouth,

William Bradford en 1634, lorsque

la variole emporta plusieurs

milliers de personnes parmi les

Massachusetts : « Sans ce coup

terrible envoyé par Dieu contre

les indigènes, nous n’aurions

eu beaucoup plus de difficulté à

nous faire une place et n’aurions

pu acquérir de la terre qu’à un

coût beaucoup plus élevé ».

La tribu Pequot fut une des

premières à douter de la sincérité

des colons quand elle refusa

en 1636 de livrer à la « justice

» coloniale les meurtriers présumés

d’un équipage anglais. En

réponse, les colons massacrèrent

un village Pequot en mai 1637,

faisant 400 victimes. Leur longue

résistance face à l’occupant commença.

Les Wampanoags, de leur

coté, s’aperçurent bien plus tard

de la dangerosité de leur nouveau

voisin impérialiste. L’étincelle

qui alluma le feu de la

première révolte réunissant les

4 tribus se produisit parce que

du bétail des colons venait sans

cesse piétiner le maïs Amérindien

et que les pilgrims ne se soucient

pas de résoudre ce problème.

Des membres de la tribu Wampanoag

chassèrent quelques bêtes

venues près de leur campement,

qui est à présent Bristol, dans le

Rhodes Island. Un fermier colon

répliqua en tuant un Wampanoag,

ce qui provoqua un soulèvement

populaire. Après cinq mois

de combats, les colons lancèrent

lâchement une attaque surprise

contre un campement Narragansetts

massacrant les femmes,

les enfants, les hommes par «

peur » de voir cette tribu entrer

en guerre en solidarité avec les

autres tribus. Le combat acharné

devint une lutte à mort de part et

d’autre et, pour la première fois,

les pilgrims offrirent des primes

pour chaque tête de femme, d’enfant

et d’homme Amérindiens

tués et ramenés dans les villages

colons.

De plus en plus nombreux,

les colons, de ce qu’ils appelaient

« La Nouvelle-Angleterre », environ

50 000 bouseux, exigeaient

des Amérindiens une soumission

totale.

Après la mort, en 1661, de

Ousamequin, son fils Metacom

lui succéda et s’employa dès

lors à réunir, parmi les Wampanoags

et les autres tribus des

forêts, une force suffisante pour

tenir tête aux colons. En 1676,

12 000 guerriers marchaient à

ses cotés, déterminés à risquer

l’anéantissement plutôt que de

continuer à subir la colonisation

et la domination impérialiste de

ces nouveaux venus.

Cette guerre dura 14 mois.

50 des 90 villages colons furent

attaqués, 12 villages totalement

détruits, 2500 colons tués.

Metacom fut finalement mis en

échec par la pénurie de vivres et

d’armes et fini capturé, trainé et

écartelé à Plymouth. Sa tête fut

exhibée pendant 25 ans à l’entrée

du village. Avec lui périrent

5000 Amérindiens. Les autres

furent envoyés en esclavage aux

Antilles, y compris la femme et le

fils de Metacom.

Ainsi finit la vie de l’homme

dont le père avait accueilli les premiers

colons en « Nouvelle-Angleterre

». 4 tribus avaient disparu

et bien peu d’Amérindiens

restaient sur le territoire sud de

la « Nouvelle-Angleterre » à la

fin de cette guerre. Le génocide

L’histoire de la fête préférée des Américains marque le début d’une alliance

avec les Amérindiens qui va vite dégénérer en extermination.

pouvait commencer, d’autres tribus

connaitront le même destin

tragique.

Paris-Luttes.Infos

22 novembre 2018

Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021

Haiti Liberté/Haitian Times

13


Perspectives

Solidarité du Parti ouvrier

indépendant démocratique

(POID) avec le peuple

guadeloupéen en grève !

Le POID exprime sa solidarité inconditionnelle aux travailleurs et au

peuple de Guadeloupe, ainsi qu’à leurs organisations.

Le Parti ouvrier indépendant

démocratique (POID) alerte travailleurs,

militants et jeunes de

France sur la situation en Guadeloupe.

Voilà plus de deux mois et demi,

le 2 septembre, les principales

organisations ouvrières et démocratiques

de Guadeloupe ont déposé

en préfecture une liste précise de

trente-deux revendications exprimant

les aspirations légitimes des

travailleurs et du peuple guadeloupéens,

qui vont bien au-delà

de la demande légitime d’abrogation

de la loi du 5 août et du pass

prétendument « sanitaire ». Le 23

septembre à nouveau, les organisations

sont allées demander en préfecture

qu’on les entende.

Le 29 septembre, le préfet rejetait

l’ensemble des propositions et

mettait fin à toutes les négociations,

expliquent les organisations concernées.

Face au refus des autorités

françaises de toute négociation sur

leurs revendications, les principales

organisations syndicales ont décidé

d’appeler à une grève générale illimitée

à partir du 15 novembre. Grève

largement suivie par les travailleurs

de nombreux secteurs professionnels

et soutenue massivement par la

population.

Et à nouveau, comme l’a

résumé Maïté Hubert M’Toumo,

secrétaire générale de l’Union

générale des travailleurs de Guadeloupe

(UGTG) sur Guadeloupe-La

1re : « La seule réponse (de

l’État) face aux revendications,

c’est toujours la répression, comme

en mai 1967*. » Le 19 novembre,

le préfet a décrété l’état d’urgence.

Le 20 novembre, le ministre de l’Intérieur

a envoyé des unités du RAID

et du GIGN, utilisées lors d’actes

terroristes ou de prises d’otage. Le

22 novembre, une trentaine de

manifestants arrêtés sont jugés en

comparution immédiate, menacés

de lourdes peines. Les organisations

ouvrières et démocratiques guadeloupéennes

ont raison d’affirmer

que « la détérioration du climat

social n’est que le résultat du

pourrissement volontairement orchestré

par l’État » (communiqué

du 19 novembre).

Aucun travailleur, aucun militant,

aucun jeune en France ne peut

accepter l’attitude du gouvernement

Macron et de ses représentants en

Guadeloupe qui refusent obstinément

l’appel réitéré à nouveau par

Eli Domota au nom des organisations

engagées dans la grève, à «

l’ouverture de négociations sur la

base des revendications ». Aucun

travailleur, aucun militant, aucun

jeune en France ne peut accepter

que l’on envoie le RAID et le

GIGN contre des travailleurs, des

jeunes, des mères de famille qui

revendiquent leurs droits légitimes.

Tout travailleur, tout militant,

tout jeune de France ne

peut que reconnaître ses propres

revendications, dans la plate-forme

en trente-deux points, de « l’arrêt

des licenciements et des suppressions

d’emploi » et « l’augmentation

généralisée des salaires, des minima

sociaux, des allocations chômage

et des pensions de retraite », à l’exigence

de « recrutements de soignants

et de personnel dans les

hôpitaux », ou encore de « recrutements

de personnels techniques et

encadrant, pour le dédoublement

des classes et le respect des mesures

sanitaires dans les écoles ».

Il est donc du devoir

du mouvement ouvrier et

démocratique, de toute organisation

se réclamant des travailleurs,

en France :

• d’exiger l’arrêt de la répression,

le retrait du RAID et

du GIGN, la libération des emprisonnés

;

• d’appuyer l’appel des organisations

guadeloupéennes à

l’ouverture de véritables négociations

sur la base de la plateforme

des trente-deux revendications.

Le POID exprime sa solidarité

inconditionnelle aux

travailleurs et au peuple de

Guadeloupe, ainsi qu’à leurs organisations.

Il répondra à tout

appel à manifester cette solidarité.

* En mai 1967, les gendarmes

mobiles répriment dans le sang la

grève des ouvriers du bâtiment,

faisant plus de 80 morts

Montreuil, le 22 novembre 2021

Victoire pour les agriculteurs en Inde !

Par Tania Siddiqi

Le 19 novembre, le Premier ministre

indien Narendra Modi, chef du parti

fasciste Bharatiya Janata, a déclaré qu’il

accepterait de protester contre les demandes

des agriculteurs d’abroger trois

lois agricoles procapitalistes. Depuis

plus d’un an, les agriculteurs se sont

engagés dans des actes de résistance

coordonnés à travers l’Inde.

Comme indiqué dans Workers

World, les agriculteurs ont mené la

manifestation historique du 26 janvier

à l’occasion de la fête de la République

indienne, appelé plusieurs actions « rail

roko » le 11 février et ont résisté aux

actes brutaux de terreur d’État le 13 octobre.

Ces moments et d’innombrables

autres ont créé les agriculteurs ‘ mouvement.

Depuis l’annonce de Modi, les

gens sont descendus dans la rue pour

célébrer cette victoire monumentale.

Dans les villes frontalières de Tikri et

Singhu, sites occupés par les agriculteurs

protestataires depuis le début de

leur mouvement, les agriculteurs ont

joué des instruments et dansé sur des

chants de protestation toute la nuit du

19 novembre. Au Canada et au Royaume-Uni,

des membres de la diaspora

sud-asiatique ont également célébré la

réalisation massive des agriculteurs le

20 novembre.

Le combat continue

Alors que la déclaration du gouvernement

Modi selon laquelle il abrogera

les lois agricoles est une victoire pour le

peuple, la lutte des agriculteurs est loin

d’être terminée. Ils n’ont reçu que des

assurances verbales du Premier ministre.

Le gouvernement n’a pas encore

abrogé les lois.

Le 20 novembre, le 359e jour

de la manifestation des agriculteurs,

Samyukt Kisan Morcha (SKM), un

organisme qui chapeaute plus de 40

syndicats d’agriculteurs, a publié un

communiqué de presse en réponse à

la décision de Modi. Les agriculteurs

déclarent que Modi n’a pas répondu

à toutes leurs demandes et n’a pas

reconnu que plus de 700 agriculteurs

sont morts depuis le début du mouvement.

De plus, le Premier ministre n’a

pas abordé « des centaines de faux cas

dans lesquels des milliers d’agriculteurs

ont été impliqués dans l’Haryana,

l’Uttar Pradesh, l’Uttarakhand,

Delhi, Chandigarh, le Madhya Pradesh

Les agriculteurs indiens célèbrent la victoire le 19 novembre. Crédit :

Crédit photo : Voice of Darjeeling

et ailleurs ».

Le même jour, Kisan Ekta Morcha,

l’un des syndicats d’agriculteurs,

a rapporté que le ministre en chef de

l’État de Telangana, K. Chandrashekar

Rao, avait annoncé que le gouvernement

de Telangana donnerait trois

lakh (environ 4 036 $) aux familles

des agriculteurs qui protestaient. Le

syndicat a déclaré que Modi n’avait encore

offert aucun remède pour les sacrifices

consentis par les martyrs.

Le 21 novembre, SKM a envoyé

une lettre au Premier ministre Modi

faisant état de ses demandes. SKM

appelle à la mise en place d’un prix de

soutien minimum sur tous les produits

agricoles. Cela garantirait que chaque

agriculteur du pays perçoit un profit

minimum pour sa récolte, même si le

coût de la culture est supérieur au prix

indiqué sur le marché libre.

SKM exige que toutes les affaires

pénales ciblant les agriculteurs protestataires

soient classées ; et le groupe

demande une compensation et un soutien

aux familles des martyrs pour le

sacrifice des martyrs à leur cause et au

gouvernement Modi de construire un

mémorial à la mémoire des agriculteurs

martyrs. SKM exige que le terrain à la

frontière de Singhu soit utilisé pour le

mémorial.

L’action reste en place

SKM a déclaré qu’il poursuivrait la

lutte jusqu’à ce que toutes ses revendications

soient satisfaites. Les agriculteurs

tiendront un Mahapanchayat

(un rassemblement de personnes de

plusieurs villages) le 22 novembre à

Lucknow pour obtenir justice pour les

agriculteurs qui ont été assassinés par

des agents de l’État le 3 octobre lors du

massacre de Lakhimpur Kheri.

Le 26 novembre marque le premier

anniversaire des manifestations

des agriculteurs aux frontières de Delhi.

Dans tout le pays, SKM a appelé les

manifestants à commémorer l’anniversaire

en participant à des rassemblements

de tracteurs et à des défilés de

chars à bœufs dans les capitales. Il y

aura une marche vers le Parlement via

des chariots tracteurs le 29 novembre.

La lutte des agriculteurs continue,

mais ils ne sont pas seuls. Les

travailleurs du monde entier sont profondément

solidaires des agriculteurs

qui protestent, et la diaspora sud-asiatique

continuera à apporter son soutien.

Le 9 octobre 1969, le président du

Black Panther Party, Fred Hampton, a

déclaré : « Osez lutter, vous osez gagner.

N’osez pas lutter, alors vous ne

méritez pas de gagner. Nous devons

lutter correctement.

Les agriculteurs indiens ont montré

que la lutte organisée contre le capitalisme

mène à la victoire — les travailleurs

gagneront. Kisan mazdoor ekta

zindabad ! Solidarité avec les agriculteurs

en Inde ! Développez le pouvoir

des travailleurs ! Bâtissez un monde

ouvrier !

Workers World 22 novembre 2021

Le pouvoir britannique se range du côté de

l’agresseur contre la victime

Par Hamas

À la suite de la désignation du

Hamas comme “organisation terroriste”

par la ministre britannique

de l’intérieur Priti Patel, le Mouvement

de la résistance islamique

palestinien Hamas a déclaré ce qui

suit :

Nous exprimons notre choc et

notre consternation face à ce

qui a été rapporté ce matin dans certains

médias internationaux concernant

la décision de la ministre britannique

de l’Intérieur, Priti Patel,

de qualifier le mouvement d’”organisation

terroriste” et de menacer

de 10 ans de prison quiconque

exprimerait son soutien au Hamas.

Malheureusement, le Royaume-Uni

poursuit son agression

contre le peuple palestinien. Le

gouvernement britannique aurait

Rassemblement du mouvement Hamas [résistance islamique] à Gaza

dû s’excuser pour la faute historique

qu’il a commise à l’encontre

du peuple palestinien, à savoir

l’éhontée déclaration Balfour et le

mandat britannique qui a livré la

Palestine à l’occupation israélienne.

Aujourd’hui, le gouvernement

britannique se range du côté de

l’agresseur contre la victime.

suite à la page(16)

14 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021


Perspectives

Diplomatie des peuples : solidarité

des deux principaux syndicats

brésiliens avec le Venezuela

Le degré zéro de la salopritude

Par André Chatlier

En envoyant des brutes nazies déguisées

en “agents d’immigration” kidnapper en

toute brutalité des femmes enceintes et de

jeunes mamans Haïtiennes, pour les bourrer

dans de sordides autobus et les déporter, le

gouvernement Dominicain s’est ravalé bien

en-dessous du niveau de la Gestapo et des

SS de Hitler, pour ne pas dire de la simple,

élémentaire humanité.

Tout homme digne de ce nom sait

qu’il est sur cette planète pour protéger les

femmes et les enfants, les siennes comme

ceux des autres, en tous temps et en tous

lieux, même s’il doit mourir en le faisant. Le

métier d’homme, c’est cela, et pas se pavaner

en costard-cravate, ou en uniforme doré

sur tranche.

Et c’est le strict minimum.

En brutalisant des femmes enceintes,

et en mettant leur vie en danger, sous prétexte

qu’elles sont Noires et ne parlent pas

son castillan de cuisine, le gouvernement

Dominicain montre son vrai visage.

Et il est monstrueux. Comme celui

d’Adolf Hitler, de sinistre mémoire.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen. Le Ministère public entendu, maintient le défaut

octroyé contre le défendeur à l'audience precitée, pour le profit déclare

fondée la dite action ; Admet en conséquence le divorce des époux Jacques

RIVETTE, la femme née Marise SEPTIMUS pour injures graves et publiques

aux torts de l’époux. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux

existants entre les dits époux; Ordonne à l'officier de l'état de la section Est

de Port-au-Prince à transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du

présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un des quotidiens

s'éditant à la Capitale sous peine de dommages intérêt envers les tiers s'il

y échet, Commet l'huissier Albert Gerald PHALENTE pour la signification de

ce jugement, pour la signification de ce jugement ; compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous, Gary ORELIEN, Juge en audience civile,

ordinaire et publique du mercredi vingt trois juin deux mille vingt et un, en

présence de Me. Paul WESLEY Substitut du Commissaire de ce ressort et avec

l'assistance du sieur Junior Sauvens THELEMAQUE pour la signification de ce

jugement ; compense les dépens

Des représentants des deux principales centrales

syndicales du Brésil sont au Venezuela dans le

cadre d’une campagne de solidarité visant à remercier

le gouvernement du président Nicolás Maduro

et les travailleur(se)s vénézuélien(ne)s pour leur

soutien lors de la crise sanitaire provoquée par la

pandémie, exacerbée par la négligence du gouvernement

de Jair Bolsonaro.

Sergio Nobre, président de la Central Unitaria

de Trabajadores de Brasil (CUT) et Miguel Torres,

président de Força Sindical, ont soutenu une réunion

avec Carlos Ron, président de l’Institut Simon Bolivar

pour la paix et la solidarité entre les peuples

(ISB).

Cette visite a un caractère historique puisqu’il

s’agit d’un échange direct de solidarité entre travailleurs,

dans le contexte de la pandémie et du blocus

illégal des États-Unis contre le Venezuela.

Le peuple vénézuélien a montré sa solidarité

avec le peuple du Brésil en envoyant de l’oxygène à

Manaus, et en réponse, les travailleurs brésiliens ont

lancé une campagne pour envoyer au Venezuela des

équipements nécessaires à la production d’oxygène

; cependant, cet envoi a été bloqué par les mesures

coercitives unilatérales des États-Unis.

À cet égard, M. Nobre a expliqué combien il

était précieux pour la population de Manaus, dans

l’État d’Amazonas, de recevoir de l’oxygène pour

traiter les patients gravement infectés par le virus. «

Dans la région de Manaus, il y a eu un drame parce

que, contrairement au gouvernement vénézuélien, le

gouvernement brésilien (Bolsonaro) n’a pas reconnu

la pandémie ; il n’a pas pris les mesures sanitaires

dont le pays avait besoin (…) mettant la situation

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen, le Ministère public entendu, maintient le

défaut octroyé contre la défenderesse à l'audience précitée, pour le profit

déclare fondée la dite action; Admet en conséquence le divorce du sieur

Ludger AMAZAN, d'avec son épouse, née Marie Carmelle CHARLES pour

injures graves et publiques aux torts de l'épouse. Prononce la dissolution

des liens matrimoniaux existants entre les dits époux ; Ordonne à l'officier

de l'état de la section Est de Port-au-Prince à transcrire sur les registres

à ce destinés; le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré

dans l'un des quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages

intérêt envers les tiers s'il y échet, Commet Albert Gerald PHALENTE pour

la signification de ce jugement ; compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous, Gary ORELIEN, Juge en audience civile,

ordinaire et publique du mercredi vingt trois juin deux mille vingt et un,

en présence de Me Paul WESLEY Substitut de ce ressort et avec l'assistance

du sieur Junior Sauvens THELEMAQUE, greffier du siège

Il est ordonné. ...etc....

En foi de quoi... etc …

économique au-dessus de la vie », a déclaré Nobre.

Au Brésil, des milliers de personnes sont

mortes à cause de la pandémie. « Nous vivons le

pire moment de l’histoire de la classe ouvrière. Nous

avons dépassé les 600.000 victimes et ce sont des

travailleurs qui ne pouvaient pas rester à la maison

en pleine pandémie », a rapporté le président de la

CUT. Pour cette raison, l’envoi de milliers de litres

d’oxygène au Brésil depuis le Venezuela, au milieu

des difficultés qu’il traverse en raison des mesures

coercitives criminelles des États-Unis, est « un geste

humain très important », explique Nobre.

Les représentants syndicaux brésiliens ont

annoncé que dans le cadre de cette visite, ils enverront

prochainement une cargaison de fournitures

et de pièces de rechange pour la maintenance de

l’usine d’oxygène de Siderúrgica del Orinoco (Sidor),

la plus importante du pays.

De son côté, Miguel Torres, a rappelé que

seuls la Chine et le Venezuela étaient capables de

comprendre les difficultés que traverse le peuple

brésilien, face à un gouvernement qui sert les intérêts

des États-Unis.

Torres a réaffirmé que «

la solidarité syndicale est très

importante en ce moment ; en

temps de crise, la seule chose

qui nous unit est la solidarité ».

Carlos Ron a profité de

la présence des deux dirigeants

syndicaux pour les remercier

de la campagne de solidarité. «

Pour nous, cette visite est très

importante ; cette expression

de solidarité parce que c’est

une reconnaissance de la souffrance

du peuple vénézuélien

affecté par le blocus criminel et

illégal des États-Unis. »

Ron juge fondamental

que les travailleur(se)s du

monde entier s’articulent pour

faire face ensemble aux défis

de ces temps.

Movimientos-sindicales-brasil-venezuela

4 novembre

2021

Traduction : Thierry

Deronne

Venezuela infos 6

novembre 2021

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PAR CES MOTIFS

Nous, Me Mesner Elismé, Magistrat, Juge en siège à l'audience Civile publique et ordinaire siégeant

en ses attributions civiles de divorce à la deuxième chambre du Tribunal de première instance de la

Croix des Bouquets du lundi dix sept (17) Mai deux mille vingt et un (2021) désigné par la Doyenne

ai dudit Tribunal. Sur les conclusions conformes du Ministère public représenté par les magistrats Jean

Claude Jean ANTOINE et MICHELINE Belton Verdiner, Substituts Commissaires du Gouvernement

Tribunal de première instance de la Croix des Bouquets. Maintenons le défaut requis et octroyé à

l'audience du lundi (17) mai deux mille vingt et un (2021) contre la partie défenderesse en divorce.

Admettons le divorce de la dame Jean Louichard CAMY femme née Marie Elda Vocy, identifiée au

numéro : 004-844-227-9 d'avec son époux le sieur Jean Louichard CAMY. Prononce en conséquence

la dissolution des liens matrimoniaux existants entre lesdits époux pour injures graves et publiques

suivi aux torts de l'époux le sieur Jean Louichard CAMY, ce, conformément à la disposition de l'article

217 du code civil Haïtien ; Ordonne à l'officier de l'état de la Croix des Bouquets de transcrire sur les

registres destinés à cet effet le dispositif du présent jugement dont un extrait sera publié dans l'un

des quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages intérêt envers les tiers s'il y échet ;

Compense les dépens en raison de la qualité des parties; Commet l'huissier Arince Laguerre de ce

Tribunal pour la signification de présent jugement

Ainsi jugé et prononcé par nous, Mesner ELISME, Magistrat juge en audience civile publique et

ordinaire en ses attributions civile de divorce à la deuxième chambre du Tribunal de première

instance de la Croix des Bouquets ce jourd'hui lundi dix neuf (19) juillet deux mille vingt et un

(2021), An 218ème de l'indépendance, en présence des Magistrats Jean Claude Jean ANTOINE et

MICHELINE Belton Verdiner Substitut du Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de première

instance de la Croix des Bouquets avec l'assistance de Monsieur David Alexis, Greffier du siège

Il est ordonné. ..etc...

En foi de quoi..... etc .....

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après examen sur les conclusions du Ministère public,

maintient le défaut octroyé contre la partie défenderesse à l'audience

précitée; pour le profit déclare fondée la dite action, admet en

conséquence le divorce de Légende LAURORE d'avec Marie Denise

DAGUIN pour injures graves et publiques ; Prononce la dissolution

des liens matrimoniaux ayant existé entre lesdits époux ; Ordonne

à l'officier de l'état de Commune de Cavaillon, de transcrire sur les

registres à ce destinés, le dispositif du présent jugement dont un

extrait sera inséré dans l'un des quotidiens s'éditant à la Capitale

sous peine de dommages intérêt envers les tiers s'il y échet;

Ainsi jugé et prononcé par nous, Me. Osmond CASTOR, Avocat, Juge

en audience civile ordinaire et en date du premier Juin deux mille

vingt et un, en présence de Me. Vanna MANE, Substitut de ce ressort

et avec l'assistance du Greffier Jean Claude Novembre

Il est ordonné. ..etc....

En foi de quoi..... etc ....

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PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après examen sur les conclusions du Ministère public, maintient le

défaut octroyé contre Madsen PIERRE à l'audience précitée; pour le profit

déclare fondée ladite action ; Admet en conséquence le divorce de la dame Marie

Mona Charles d'avec son époux Madsen PIERRE pour injures graves et publiques.

Prononce la dissolution des liens matrimoniaux existant entre lesdits époux.

Ordonne à l'officier de l'état civil de Cavaillon de transcrire sur les registres à ce

destinés le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l'un

des quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de dommages intérêts envers

les tiers s'il y échet. Compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous Jean Emmanuel ZEPHIR, Juge en audience civile

ordinaire et publique du neuf juin deux mille vingt, en présence de Me Vanna

MANE, Substitut Commissaire de ce ressort et avec l'assistance du sieur Jean

Claude Novembre, Greffier du siège

Il est ordonné. ...etc...

En foi de quoi..... etc. ...

Me Berthony Renous, Avocat

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après en avoir délibéré au vœu de la loi et sur les conclusions

conformes du Ministère public, accueille l'action du requérant pour être juste et

fondée : Maintient le défaut requis et octroyé contre le défendeur à l'audience

précitée ;pour le profit, déclare fondée la dite action ; Admet le divorce de la dame

Ketty Rose ST VIL d'avec son époux le sieur Wichemond THELUS pour incompatibilité

de caractères aux torts de l'époux ; Prononce la dissolution des liens matrimoniaux

existant entre les dits époux ; Ordonne à l'officier de l'état de Mirebalais de

transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent jugement dont un

extrait sera inséré dans l'un des quotidiens s'éditant à la Capitale sous peine de

dommages intérêt envers les tiers si le cas y échet ;Commet un huissier de ce

Tribunal pour la signification du présent jugement ; Compense les dépens en raison

de la qualité des parties

Ainsi jugé et prononcé par nous Me Yanick ODNEY, juge en audience civile et

publique de divorce du 23 Décembre 2020,en présence de Me Thomas LANS, Av.

Substitut Commissaire du Gouvernement de ce ressort assisté de Dumornay

Idalma, greffier du siège

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15


Suite de la page (14)

Nous pensons que résister à l’occupation

israélienne par tous les

moyens possibles, y compris la

résistance armée, est un droit

garanti pour les peuples sous occupation,

conformément au droit

international.

L’occupation de la Palestine

est du terrorisme. Les massacres

contre les populations indigènes

et leur déplacement forcé sont du

terrorisme. Le baillonage de plus

de deux millions de Palestiniens

dans la bande de Gaza, dont la

plupart sont des enfants, depuis

plus de 15 ans est du terrorisme,

voire un crime de guerre et un

crime contre l’humanité, comme

le décrivent de nombreuses organisations

internationales et de

défense des droits de l’homme.

Attaquer les lieux saints et

intimider les fidèles pacifiques

dans les lieux de culte est l’essence

même du terrorisme. S’emparer

de terres palestiniennes et y

établir des colonies illégales est la

forme la plus odieuse du terrorisme.

La communauté internationale,

y compris la Grande-

Bretagne, qui est un membre fondateur

de la Société des Nations

et plus tard des Nations Unies,

devrait mettre fin à ces deux poids

deux mesures et à cette violation

effroyable du droit international,

qu’elle prétend pourtant protéger

et respecter.

Le Royaume-Uni devrait

cesser d’avoir une attitude biaisée

en faveur du discours israélien et

s’empresser de se faire pardonner

son terrible péché contre le peuple

palestinien commis dans la Déclaration

Balfour, en soutenant la

lutte des Palestiniens pour leur

libération, leur indépendance et

leur retour dans leur patrie.

A cette occasion, alors que

nous condamnons fermement

cette décision, nous appelons

toutes les organisations palestiniennes

et les partisans de la

cause palestinienne en Europe, en

général, et en Grande-Bretagne,

en particulier, à dénoncer la décision

du Royaume-Uni comme une

poursuite de son agression – qui a

commencé il y a plus de cent ans

– contre le peuple palestinien et

ses droits inaliénables.

Enfin, le peuple palestinien,

soutenu par les nations arabes et

musulmanes et les peuples libres

du monde, poursuivra son combat

– quelque en soit le prix – pour la

liberté et le retour et ne sera pas

découragé par ceux qui n’ont pas

su le soutenir.

Nous sommes convaincus

que les Palestiniens réaliseront tôt

ou tard leurs aspirations à la liberté

et à l’indépendance.

C’est une leçon que nous

tirons de l’Histoire.

Chronique de la Palestine 19

Novembre 2021

Suite de la page (12)

pas capables de prononcer correctement

les mots anglais.

Lors d’un cocktail amical avec

l’ambassade américaine en 2007,

les dirigeants du MRS ont fourni

aux diplomates étrangers des informations

sensibles sur les rouages

de la politique nicaraguayenne. Le

document WikiLeaks montre que

Téllez a fourni à Washington des

renseignements sur le commissaire

et le chef de la police du pays.

Pourtant, ces deux réunions

ne sont pas les seules occasions où

des représentants du parti nicaraguayen

MRS ont rencontré et conspiré

avec le gouvernement américain.

La relation confortable s’est

poursuivie bien au-delà.

Un câble du gouvernement

américain datant d’avril 2007,

intitulé “ MRS focused on legislative

agenda, municipal elections

“, révèle que les députés du parti

à l’Assemblée nationale, Enrique

Saenz et Hugo Torres, ainsi que le

suppléant de Torres, Victor Hugo

Tinoco, avaient rencontré en mars

le responsable politique de l’ambassade,

ainsi que des analystes

du Bureau of Intelligence and Research

(INR), l’agence de renseignement

du Département d’État

américain.

Les dirigeants du MRS ont

donné aux diplomates étrangers

des informations sur le gouvernement

sandiniste nouvellement

élu et sur les plans du MRS pour le

miner, qu’ils considéraient comme

un “projet autoritaire”.

Torres a fourni aux représentants

du gouvernement américain

des renseignements sur l’armée

nicaraguayenne, qu’il espérait

pouvoir utiliser pour saper le président

élu. “Torres a déclaré qu’il

avait de l’espoir pour l’avenir de

l’armée”, écrit l’ambassade. “Omar

Halleslevens, chef de l’armée nicaraguayenne,

et Torres étaient camarades

de classe et Torres le respecte.

Il croit qu’Halleslevens sera

capable de tenir tête à Ortega.”

Saenz, l’autre législateur du

MRS, a rassuré l’ambassade “que

les Nicaraguayens reconnaissent

l’importance de la relation avec

les États-Unis.” La collaboration

de Torres avec le gouvernement

américain s’est poursuivie pendant

des années. Un autre câble du

département d’État datant de juillet

2008 montre que Torres fournit à

Washington une analyse détaillée

du fonctionnement interne du gouvernement

sandiniste.

En juin 2021, Torres et Tinoco

ont été arrêtés pour avoir conspiré

avec des puissances étrangères et

avoir reçu des fonds de celles-ci

pour déstabiliser le gouvernement,

en violation de la loi 1055 sur la

souveraineté. Alors que Washington

a affirmé que les accusations

étaient sans fondement et politiquement

motivées, les câbles

classifiés du département d’État,

publiés par WikiLeaks, racontent

une histoire totalement différente.

The Grayzone 5 novembre 2021

Les 2 rives 8 novembre 2021

A suivre

Suite de la page (9)

meanings through written inscriptions

that simultaneously suggest

a deliberate flouting of one’s relative

degree of literacy could be

detected in the pioneering Hector

Hyppolite’s handling of the lettering

in a still life painting, in which

he transposes Haiti’s national flag

emblem into a sort of bouquet.

Consisting of a palm tree flanked

by bayonets, flags, cannons, etc.,

the emblem includes the slogan

“L’Union Fait La Force,” which

the artist arrays at the top of the

picture and behind the palm tree,

instead of in its usually lower or

foreground position. Moreover,

in the work, which was shown

in the artist’s 2009 retrospective

in Washington D.C., Hyppolite

(1994-1948) splits the normally

unified scroll on which the slogan

appears in two separate pieces.

He then saps the vigor in “Fait La

Force” by abutting the words in an

ungainly, disproportionate configuration

— “FAiTLAFORce”: For

lack of space in the forked tail end

of the scroll, he squeezes in for the

last two letters in “Force” a minuscule

‘ce.’

In contrast to Constant, however,

rather than wholeheartedly

aligning himself behind the theme

being illustrated, this self-thought

artist consciously or unconsciously

botched a crucial part of the national

emblem, as if to telegraph a

certain distance from the slogan.

For, despite the “circa 1948” date

assigned to it in the retrospective’s

catalog, the painting was most

likely done in the earlier part of

his brief three-year career (1946-

1948) in Port-au-Prince. Indeed,

aside from its rudimentary aspects,

it was painted on cheap corrugated

cardboard — not on cotton or

Masonite, materials that the artist

arguably could have readily afforded

in his glory days. Nevertheless,

around 1946, Hyppolite, also a

ougan (Vodou priest, roughly) had

begun to introduce himself reluctantly

in the capital’s effervescent

art scene, having been induced by

his cosmopolitan benefactors to

leave behind the socio-politically

ostracized countryside where he

had eked out a living by painting

and decorating country houses. In

short, it was also through his ostensible

lack of lettering skills that

he marooned himself, as it were,

from what may very well have

been then, to him, the hollowness

of the nationalist project.

Vodou in Haiti, having long

been a persecuted belief-system,

one might deduce from all this

that there is a definite homespun,

crypto-aesthetic vocabulary or approach

that Constant and Hyppolite

tap into to inflect the meanings

of their work. But, in “Maitresse

Dalia” (2021) (“Maitresse Daïla,”

in Constant’s visibly beaded inscription,

but “Mètrès Dayila” in

Kreyòl), she dallies in great part

with a more knowing mode of

working. (I’m told by Haitian art

consultant and ougan Jean- Daniel

Lafontant that aside from being

one of the lwa’s that escort Agwe,

(lwa and naval captain who rules

over the sea), Mètrès Daïla is

quite popular in the southern region

of Léogâne and Miragoâne.

She’s perceived as Anacaona, the

Taino princess and leader whom

the Spaniards brutally executed in

1503. (Constant is originally from

Léogâne.) So, if the perimeter of

dangling tassels and drop beads

as well as, say, the stark white inner

band overlaid with dark-green

leafy swirls framing the central

scene in “Maitresse Daïla,” the exhibit’s

largest work, come across

as overdone and garish, it is arguably

because their relative roughness

and runaway aspects are not

in keeping with the pleasingly well

articulated, and sensuous passages

she appends on this somewhat

rigidly symmetrical composition.

For instance, the large, shimmering

pink heart, the distinctly tactile

light-blue shawl on the enthroned

Daïla, the crystal vases and cannons,

etc. — these are all mostly

foolproof in Constant’s handling,

reasonably free from the tellingly

untoward or would-be accidental

touches seen in her lettering or

abutting shapes and colors that

favorably complicate and generate

her meanings.

No such disjunction occurs

in the potent, graphically abstract

“Veve” (2010), the smallest work

in the exhibit. (Veve are ritual diagrams

representing lwa and are

usually drawn on the ground with

flour.) Whereas the scene delineated

in “Baron Criminel” seems

to constitute a singular, self-contained

world, “Veve,” in contrast,

is an enticingly glinting and expending

universe consisting of

what looks somewhat like compacted,

tensile gears. To access

this domain, one has to invoke

the lwa that the veve symbolically

represents — Legba, the keeper

of the gates to all worlds and

to other lwa. And Constant of

course is metaphorically assisting

here, below the horizontal axis

of the veve, on earth, as it were,

by means of the little Haitian flag

planted at the left bottom corner of

the work. She’s relatively balanced

and unbroken: This time, the supplemental

“M” of her first name, in

the requisite blue and red, crowns

the flagpole, and the horizontal

bands of the flag, as if prehensile,

literally clutches what comes

across as a helm — perhaps, that

of Agwe’s ship, which is propped

up by a blue and red “CONST.”

As an antidote to chaos, Constant

and her lwa have charted a

spiritual as well structural direction

for her nation.

André Juste

Philmont, 11/11/21

All Photos: © Myrlande Constant;

Courtesy of the artist, CEN-

TRAL FINE, Miami, and Luhring

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16 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021


A Travers le monde

Le Nicaragua confirme son

départ de l’OEA

Le verdict de Rittenhouse promeut la

suprématie blanche

Le ministre nicaraguayen des

Relations Extérieures, Denis

Moncada

Le ministre nicaraguayen des Relations

Extérieures Denis Moncada

a annoncé vendredi la décision de son

pays de se dissocier de l’Organisation des

États américains (OEA) et, en ce sens, a

dénoncé la Charte de l’OEA.

« Nous vous informons, vous, le

peuple nicaraguayen et la communauté

internationale, qu’aujourd’hui, vendredi

19 novembre à 8 heures du matin,

nous envoyons au Secrétaire général

de l’Organisation des États américains

une communication dénonçant la

Charte de l’OEA de l’Organisation des

États américains », a déclaré Moncada.

« Nous démissionnons et nous nous

dissocions de cette organisation », a

déclaré le ministre nicaraguayen des Relations

Extérieures.

Moncada a lu la communication

envoyée au secrétaire de l’organisation,

Luis Almagro, où ils expliquent les raisons

pour lesquelles l’État d’Amérique

centrale rompt ses liens avec l’organisation

régionale.

En ce sens, il a mentionné la déclaration

de l’Assemblée nationale face à

l’ingérence de l’organisation le 16 novembre,

l’accord de la Cour suprême de

justice et du Conseil électoral suprême du

18 novembre, où l’exécutif nicaraguayen

a été exhorté à dénoncer la Charte de

l’OEA.

Le chef de la diplomatie nicaraguayenne

a officiellement notifié la « décision

irrévocable de dénoncer la Charte

de l’Organisation des États américains

(OEA), conformément à son article 143

qui marque le début du retrait définitif

et de la renonciation du Nicaragua à

cette organisation ».

Selon le chancelier, son pays respecte

et défend les principes régissant le

droit international, le respect de la Charte

des Nations Unies, ses principes et ses

objectifs de respect de l’égalité souveraine

des États et de non-ingérence dans

les affaires extérieures. « L’Organisation

des États américains a été conçue comme

un forum politique diplomatique né

sous l’influence des États-Unis en tant

qu’instrument d’ingérence et d’intervention

», a-t-il déclaré tout en condamnant

son action contre le Nicaragua.

« La mission de cette organisation

est de faciliter l’hégémonie des

États-Unis avec son interventionnisme

sur les pays d’Amérique latine et des

Caraïbes, ce qui est inacceptable pour le

Nicaragua. Nous le rejetons et le condamnons

», a-t-il souligné.

De même, le chancelier a réaffirmé

qu’ils ne sont une colonie d’aucune puissance

et qu’ils revendiquaient la dignité

nationale et l’honneur pour défendre

légitimement leur indépendance et leur

souveraineté.

L’ALBA-TCP soutient la décision du

Nicaragua de se retirer de l’OEA

Le secrétaire exécutif de l’Alliance Bolivarienne

pour les Peuples de Notre

Amérique - Traité de Commerce des Peuples

(ALBA-TCP), Sacha Llorenti, a exprimé

vendredi son soutien au Nicaragua

après que lapais ait annoncé sa décision

de se retirer de l’organisation des Etats

Américains (OEA).

Sur son compte Twitter, Llorenti a

écrit: « La décision souveraine du Nicaragua

de se séparer de l’OEA est une

réponse digne aux tentatives permanentes

de cette organisation de commettre

des actes d’ingérence. »

Et il a ajouté : « L’OEA est de

moins en moins pertinente. »

Llorenti a fait cette déclaration

après que, quelques heures plus tôt, le

ministre des Relations Extérieures du

Nicaragua, Denis Moncada, suivant les

instructions du président Daniel Ortega,

ait fait savoir qu’il avait envoyé au

secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro,

une communication destinée à

dénoncer la charte de cet organisme.

Le chancelier a précisé que la décision

a été prise à cause des actions de

l’OEA contre le pays et il a indiqué que

« cette organisation a comme mission

de faciliter l’hégémonie des Etats-Unis,

leur interventionnisme, sur des pays

d’Amérique Latine et des Caraïbes, ce

qui est inacceptable pour le Nicaragua

et que nous condamnons. »

Avant que Moncada ne s’exprime,

diverses institutions nicaraguayennes

dont l’Assemblée Nationale, la Cour Suprême

de Justice et le Conseil National

Electoral avaient exprimé leur soutien

au Gouvernement pour que le pays se

retire de l’OEA. « Nous ne nous reconnaissons

pas en tant que colonie d’une

puissance quelconque et nous revendiquons

la dignité et l’honneur de notre

pays en légitime défense de notre indépendance,

de notre souveraineté et de

notre autodétermination, » a souligné le

chancelier.

Autres soutiens pour le Nicaragua

Le ministre des Relations Extérieures de

Cuba, Bruno Rodriguez, a également exprimé

le soutien de son pays au Nicaragua

après sa décision de quitter l’OEA. «

Nous soutenons la décision du Nicaragua

de se retirer de l’OEA qui constitue

une réponse digne et ferme aux manœuvres

du secrétaire général de cette organisation,

complice des Etats-Unis, » a

écrit Bruno Rodriguez sur Twitter.

Le Gouvernement du Venezuela a

également exprimé son soutien au Gouvernement

et au peuple nicaraguayens

pour la décision qu’ils ont prise et a affirmé

que « la façon d’agir servile permanente

du secrétaire général de l’OEA,

Luis Almagro, a dilapidé les derniers

vestiges d’espoir de rénovation de cette

organisation sans sépulture qui est née

pour servir d’instrument à la doctrine

Monroe. »

« Cette OEA discréditée a servi de

plateforme aux Etats-Unis pour mettre

en œuvre ses plans de conspiration contre

la volonté des peuples dans le but infâme

de s’arroger des droits qui ne sont

l’apanage que des Etats souverains en

portant atteinte aux fondements et aux

principes de coexistence contenus dans

le Droit International, » dit-il dans un

communiqué.

L’ancien président de la Bolivie,

Evo Morales, a soutenu le peuple du

Nicaragua dans sa décision de se retirer

de l’OEA « qui, avec le putschiste Luis

Almagro est devenue un instrument de

l’interventionnisme, du racisme, du fascisme

et de l’impérialisme des Etats-Unis

en Amérique Latine. »

Plusieurs pays de la région ont

dénoncé l’ingérence de l’OEA dans leurs

affaires intérieures et ont condamne le

fait que cette entité agisse conformément

à ce que les Etats-Unis leur impose.

L’un des faits les plus récents

a été la participation de cet organisme au

coup d’Etat de 2019 en Bolivie grâce à

un rapport que les élections présidentielles

qui a ouvert la voie aux actes anticonstitutionnels.

2 ans plus tard, il a

été confirmé que ce document n’avait

aucune base solide pour soutenir ses affirmations

d’une soi-disant fraude.

Telesur

Traduction Françoise Lopez

Bolivar Infos 20 Novembre 2021

Par Monica Moorehead

Manifestation contre le verdict de Rittenhouse, devant le Barclay Center,

Brooklyn, New York

Le monde des travailleurs est indigné

- ainsi que le reste du pays -

avec l’acquittement dévastateur le 20

novembre du justicier blanc de 18 ans

Kyle Rittenhouse pour les meurtres

de deux antiracistes, Joseph Rosenbaum

et Anthony Huber, et le blessure

d’une troisième antiraciste, Gaige

Grosskreutz. Ces meurtres ont eu lieu

lors d’une manifestation le 25 août

2020 contre la police qui a tiré deux

jours auparavant sur un homme noir

de 27 ans, Jacob Blake, à Kenosha,

dans le Wisconsin. Blake a reçu sept

balles dans le dos et reste paralysé de

la taille aux pieds. Aucun des policiers

impliqués n’a été inculpé dans la

fusillade.

Le jury entièrement blanc a

délibéré pendant plus de trois jours

pour savoir si Rittenhouse exerçait

son droit à la légitime défense. Il a

voyagé depuis l’Illinois, portant ouvertement

un fusil AR-15 afin de

terroriser la manifestation multinationale

contre la brutalité policière. La

police de Kenosha a été filmée avant

la fusillade, remerciant Rittenhouse

et d’autres justiciers de leur présence

et leur donnant de l’eau. La police a

autorisé Rittenhouse à continuer à

brandir son arme quelques minutes

après la fusillade avant que l’adolescent

ne se rende volontairement aux

autorités.

Le faux procès a été entaché

dès le début. Au cours d’une audience

préliminaire, le juge Bruce Schroeder

a déclaré que les trois hommes abattus

par Rittenhouse ne pouvaient

pas être qualifiés de “victimes” ou de

“victimes présumées” - mais il était

normal de les diaboliser comme “incendiaires”,

“pillards” et “émeutiers”.

“ Ces instructions reflètent le point de

vue biaisé que Rittenhouse craignait

pour sa vie lorsqu’il a commis un homicide

et un homicide intentionnel.

La vérité est que Rosenbaum et

Huber ont donné leur vie en solidarité

avec la manifestation Black Lives

Matter. En fait, la mère de Huber, Karen

Bloom, a qualifié son fils de héros,

et des millions d’autres sont d’accord

avec ce sentiment.

Ce procès et son issue ne concernaient

pas un justicier individuel ;

c’est une mise en accusation de tout

le système (in)justice pourri. C’est

une attaque flagrante contre la lutte

héroïque de Black Lives Matter contre

la suprématie blanche, sous la forme

de terrorisme domestique, de la police,

des tribunaux et des juges. Cet

acquittement est un effort pour instiller

la peur et l’intimidation dans tout

un mouvement qui a fait descendre

des millions de personnes dans la

rue pour exiger la fin du racisme systémique,

en particulier à la suite du

lynchage médiatisé de George Floyd.

L’acquittement de Rittenhouse

est un rappel brutal de la guerre

raciste et fasciste contre les Noirs et

les autres peuples opprimés et leurs

alliés.

Le président Joe Biden s’est

excusé pour le verdict, insistant

sur le fait que « le système de jury

fonctionne et que le verdict doit être

respecté ». (cnn.com, 19 novembre)

Colin Kaepernick a tout dit le 19 novembre

sur Twitter : « Nous venons

d’assister à un système construit

Vendredi dernier, des manifestants

ont traversé le pont de Brooklyn

pour protester contre l’acquittement

de Kyle Rittenhouse

sur la suprématie blanche valider

les actes terroristes d’un suprémaciste

blanc. Cela ne fait que valider

davantage la nécessité d’abolir notre

système actuel. La suprématie

blanche ne peut pas être réformée ».

La seule réponse aux atrocités

qui ont eu lieu contre Jacob Blake,

Anthony Huber, Joseph Rosenbaum

et Gaige Grosskreutz, et d’innombrables

autres victimes et survivants, est

de rester et de grandir dans la rue.

Nos revendications doivent être non

seulement d’abolir la police, les tribunaux

et la suprématie blanche, mais

d’abolir leur terreau : tout le système

capitaliste pourri.

Workers World

20 novembre 2021

Niger : 4 organisations syndicales exigent le «

départ sans condition » des forces étrangères

Réunis au sein de l’intersyndicale

des travailleurs du Niger (ITN), la

Confédération générale des syndicats

libres (CGSL), la Confédération des

travailleurs du Niger (CNT), l’Union

syndicale et progressiste des travailleurs

(USPT) et l’Union des syndicats

des travailleurs du Niger (USTN), ont

exigé, jeudi, le “départ sans condition”

des forces étrangères basées au

Niger.

« Le bureau de coordination

national de l’ITN a appris avec regret

les récentes attaques terroristes perpétrées

dans les régions de Tillaberi

et de Tahoua, avec 69 morts à Banibangou,

16 morts à Ayorou et plus

d’une dizaine à Tillia », ont indiqué

les quatre organisations des travailleurs,

dans un communiqué de presse

relayé par l’agence Anadolu.

« Aujourd’hui, les Nigériens

s’inquiètent et se demandent pourquoi

les forces en présence au Niger

sont incapables d’endiguer ce

phénomène de déstabilisation du Niger

», ont-elles déploré, ajoutant que

« les Nigériens sont de plus en plus

convaincus que les vrais ennemis du

Niger et son peuple ne sont autres

que l’État français, ses partenaires

et ses valets locaux ».

C’est pourquoi, la CGSL, la CNT,

l’USPT et l’USTN qui font partie des

cinq principales organisations des travailleurs

du pays exigent « le départ

sans condition de toutes les forces

d’occupation illégalement installées

pour que l’État du Niger, au nom de

sa souveraineté, puisse diversifier ses

partenaires en matière de défense ».

L’intersyndicale félicite également

le peuple burkinabé qui s’est

depuis plusieurs jours réuni dans une

série de manifestations réclamant le

départ des troupes françaises de son

territoire. Dans les jours à venir, il est

prévu également une série d’activités

de sensibilisation et de manifestation

afin de réussir cette lutte patriotique

au Niger. C’est à croire que les jours

des troupes françaises sur le sol africain

sont désormais très incertains.

Au nom de la lutte contre le

terrorisme, plusieurs pays occidentaux

ont installé des bases militaires

au Niger. Il s’agit, entre autres, de la

France, des États-Unis d’Amérique et

de l’Allemagne. Malgré la présence de

ces bases militaires, les attaques terroristes

se multiplient, principalement

dans les régions du nord et de l’ouest

frontalières du nord du Mali.

C’est un communiqué publié le

13 novembre dernier qui a livré l’avis

consterné de l’intersyndicale des travailleurs

du Niger.

Atlanticactu 19 novembre 2021

Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021

Haiti Liberté/Haitian Times

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18 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021


Portrait d´un mythique leader africain

Par le docteur Alix Coicou*

Le jugement, que l´on imagine

sera sonore, des présumés auteurs

matériels et intellectuels du

magnicide du capitaine militaire et

président Thomas Sankara, vilement

assassiné à l´âge de 37 ans

en compagnie de douze compagnons

à la suite du coup d´État du

15 octobre 1987, s´est renoué le 25

octobre dernier au Tribunal Militaire

de Ouagadoudou (Burkina Faso),

après avoir été suspendu à pétition

de deux avocats de la défense. Des

quatorze imputés, deux ne sont

pas assis au banc des accusés: le

principal inculpé et supposé cerveau

du coup, Blaise Compaoré,

exilé en Côte d´Ivoire depuis son

renversement par un soulèvement

populaire en 2014 au bout de 27

ans au pouvoir, n´assiste pas au

procès, ainsi que son ancien chef

de sécurité, porté disparu. Ils sont

donc jugés par contumace. Tous ils

doivent faire face aux chefs d´accusation

suivants: atteinte à la sûreté

de l´État, complicité d´assassinats et

recel de cadavres. Trente quatre ans

après le sauvage homicide de Sankara,

on prétend rendre justice et

le peuple burkinabé a attendu avec

une énorme frustration, doublée

d´une patience admirable, l´arrivée

de cet évènement qui ne semblait

pas se dessiner à l´horizon. Mais

Thomas Sankara

qui était cet homme qui perdit brutalement

la vie et dont le cadavre

fut démembré et enterré dans une

tombe anonyme?

Thomas Isidore Noël Sankara

naquit le 21 décembre 1949

à Yako, Haute Volta, colonie

française qui prit son indépendance

en août de l´année 1960. Il grandit

au sein d´une large famille de

foi catholique dans un pays à majorité

musulmane. Il fit ses études

primaires et secondaires et à l´âge

de19 ans il s´enrôla dans l´armée

accomplissant des missions à Madagascar,

où il se familiarisa avec

l´étude du marxisme-léninisme, et

au Mali. Les gens se souviennent

de lui comme un homme humble

et accessible. Il eut des expériences

dans la gestion publique, exerçant

la charge de secrétaire d´État à l´information

et premier ministre dans

deux gouvernements précédents;

renonça au premier poste, mais

il fut licencié du second, dans les

deux cas à cause de divergences

avec ses collègues.

Le 4 août 1983, Thomas

Sankara et un groupe d´officiers,

parmi lesquels son homologue et

ami proche, Blaise Compaoré, prennent

le pouvoir et Thomas Sankara

se convertit en président. Un des

premiers actes du dirigeant fut de

dresser un audit de ses biens et de

brandir une politique d´austérité,

réduisant drastiquement son salaire

et obligeant ses collaborateurs à

suivre son exemple. Juste un an

plus tard, le nouveau chef d´État

rebaptisa le pays en lui donnant

le nom de Burkina Faso,” comme

un symbole de transformation sociale”,

ce qui dans deux langues

locales signifie: “Pays des Hommes

Intègres”. Le 4 octobre 1984, le

jeune révolutionnaire prononça un

discours enflammé à la tribune des

Nations Unies: “ Je parle au nom de

ces millions d´ êtres qui sont dans

les ghettos parce qu´ils ont la peau

noire ou sont de cultures différentes

et qui bénéficient d´un statut à peine

supérieur à celui d´un animal. A bas

l´impérialisme! A bas le néocolonialisme

! Ces paroles résonnèrent

devant un auditoire qui se montra

stupéfait de son oratoire. Sankara

esquissa ainsi sa personnalité dans

l´amphithéâtre newyorkais.

Le mandataire entreprit différentes

réformes qui influèrent

positivement dans la vie de ses

compatriotes. Il aborda des sujets

brûlants de la réalité burkinabé,

tels que la santé, l´éducation, la

réforme agraire, le féminisme,

l´environnement, etc. Des hôpitaux

furent ouverts, on organisa

une grande campagne de vaccination

infantile et l´analphabétisme

fut considérablement amoindri en

créant des écoles. Il développa une

politique ouvertement féministe,

interdisant les mutilations génitales,

les mariages forcés, la polygamie

et toutes sortes de pratiques

dégradantes envers les femmes, un

fait sans précédent sur le continent.

Il confia d´importants portefeuilles

ministériels à quelques-unes et les

stimula à continuer de travailler.“ Il

n´y a pas de révolution sociale sans

l´émancipation de la femme”. En

ce qui concerne l´environnement,

il lutta contre la désertification du

pays, en planifiant une vaste campagne

de plantation d´arbres. Du

point de vue stratégique, il créa, à

l´instar du modèle cubain, les Conseils

de Défense de la Révolution

(CDR) comme un contre-pouvoir à

l´ingérence omnipotente et sempiternelle

de l´armée dans la res publica

africaine.

Surnommé le Che Guevara

africain, Sankara est entré dans

l´olympe des prestigieux dignitaires

d´Afrique. Son horrible mort prématurée,

conséquence de la collusion

entre quelques hauts commandements

militaires et, semble

t-il, le tandem de la cohabitation

française, formé par Mitterrand et

Chirac, lui a donné l´auréole d´un

martyr et a fauché les perspectives

de beaucoup de gens, puisque

certaines de ses réalisations sont

restées inachevées. Sa présence à

la première magistrature de l´État

laisse une empreinte indélébile et

sa manière d´accéder au pouvoir

n´a pas terni son charisme, étant le

personnage très respecté tant dans

son pays, que dans de nombreuses

autres nations du continent noir. Le

procès qui vient de commencer doit

servir d´exemple.

Je garde l´espoir de que cet

écrit puisse contribuer à faire connaître

et à divulguer l´œuvre et la

pensée de ce leader, ferme apôtre

du panafricanisme.

Article traduit en français,

publié par le journal digital espagnol

“Diario de Sevilla” le 15 novembre

2021 et par le quotidien

“La Estrella de Panamà” le 20 novembre.

*(médecin-psychiatre).

Séville, le 22 novembre 2021

Suite de la page (20)

psychopathes laissés par le laboratoire

pour planifier cette merveilleuse

démocratie qui s’annonçait. Avec ses

gris-gris, ses hommes de paille, ses

artistes et ses rêvasseries, ses zones

d’ombre et ses kaléidoscopes. C’est là

qu’intervient la mission de Michel Martelly

dont un certain milieu va façonner

pour les raisons de sa cause. Dans l’intervalle,

l’aspirant bateleur se démène

dans tous les sens pour se trouver des

‘’stints’’. Mais, personne n’en veut. Finalement,

il pense se faire une place au

sein du « Djakout Mizik » avec l’appui

de Shabba. Mais, là encore il est demandé

de vider des lieux. Indésirable

partout, il arrive quand même à se trouver

des samaritains pour le rendre sociable.

Pour en faire un one man show

pour la délectation des mordus de forte

sensation.

Flanqué de son orgue de barbarie,

ces boites à musique qui ont réduit au

niveau de microprocesseur les quintaux

de l’échelle diatonique. Et le support du

duo Fabrice Rouzier et Ralph Boncy qui

lui ont fait des morceaux à l’eau de rose

pour son introduction : konpa forè

des pins et ou la la. Lui ayant donné

feu vert pour se propulser dans le

show-business. C’est ainsi que Michel

est intronisé dans la musique comme

on rentre en religion. Avec 95% d’énergie

sordide et 5% d’imagination teintée

de plagiat ; il prit d’emblée les sombres

couloirs de la musique ambiante et la

ruée sur une nuée de dépravés. Heureusement,

qu’il y avait ceux qui ont

l’odorat infaillible et, ont su détecter de

loin l’odeur scatologique de cet imposteur.

Auquel un secteur bien déterminé

lui a donné mandat d’abêtir le milieu

du spectacle. Et même d’aller à la limite

de l’indécence ; en voulant enculer une

jeune dame (qui n’en était pas une) ;

à même le sol d’une toilette masculine

à l’église Sacré-Cœur de Queens lors

d’une soirée avec le groupe « Zin », qui

a été instrumentaire dans son émergence

en diaspora.

Un tel comportement poussait à

se renseigner sur le comportement bizarre

de cet individu. Pour apprendre

sans étonnement que le charlatan a

eu dès l’enfance le psychique ébranlé.

Aussi la mort dans des conditions

terribles de son père l’avait complètement

défeuillé. Notamment, avec cette

insatiabilité à se déboutonner pour offrir

son cul à qui mieux mieux. Jusqu’à

aller ‘’au 2 e ’’, sur le podium lors d’une

kermesse dans un établissement des

bonnes sœurs de la ville. Ce qu’il va

réitérer lors d’une soirée commémorative

de l’Association des Médecins

Haïtiens de la Diaspora (qui l’ont dument

mérité) ; pour avoir fait preuve de

légèreté et de désinvolture. En invitant

un tel malandrin à animer une soirée

d’une telle envergure en compagnie

de leurs familles. Lorsque en pleine

célébration, ils ont vu l’énergumène

tout à poil, avec son habit de ver de

terre se balader sur scène. Tout en

proférant des invectives à leur endroit.

Voici ce qui peut arriver lorsqu’on jette

son dévolu sur un médicastre dénué

de talent.

L’essentiel, c’est de ne pas voir

dans cet escroc un fait isolé. Produit

authentique d’une culture en chute

libre depuis les années 1970, M.M

a fait partie de cette horde de délinquants

sans aucune faculté manuelle

et intellectuelle pour faire face à la

vie. Pas étonnant qu’il ait été servi de

ballon d’essai par le laboratoire dans

différents secteurs de la vie locale.

Incluant un passage dans la défroque

armée d’Haïti ; laquelle il n’était

même pas apte de servir visiblement.

Mais, toujours gardé en réserve pour

les basses besognes. C’est donc dans le

show-business qu’on lui a trouvé une

espace. Où un idiot de son envergure

peut se faire aduler par de plus gros

idiots. Cette constatation du docteur

Leslie Péan ne pouvait être plus significative

:’’…le Jean Claudisme des

années 1970, les tontons macoutes se

sont investis dans les boites de nuit,

pour faire d’Haïti un gigantesque

lupanar. Un peu comme le dictateur

Batista avait voulu faire de Cuba.

Depuis, Haïti est devenue une grande

discothèque, avec des fêtards à toutes

les heures. Au point que l’un d’entre

eux deviendra président de la république…’’

Entre ces entre-faits, il faut encore

revisiter le fil de conducteur qui

tire et guide les agissements d’une girouette.

Car en fait de métier et de qualité,

c’était le flop total ; puisqu’il s’est

réduit à faire du strip-tease. Et ses opus

successifs, un ramassis de copiage et,

sont réduits à être distribués à des partisans

qui l’aident à gérer les creux de

la vague ; au cours de ses prestations

saugrenues. Les plus avisés ont ignoré

ce guignol qui avec sa gueule de bois,

sans registre et musicalité et son orgue

de barbarie pré programmé qu’il fait

semblant de jouer. Tout en débitant

des balivernes. Faisant flèche de tout

bois, il s’est hasardé d’interpréter le

répertoire du légendaire Achilles Paris

dans une production à travers laquelle

il atteint le fond du gouffre. Résultat !

Personne n’a acheté ce disque qui était

un assassinat de la mémoire de ‘’Ti

Paris’’. Ce qui l’a mis dans une telle

frustration ; jusqu’à agresser le producteur

de l’opus à Flatbush, Brooklyn

pour une somme de $200 dollars. Lorsque

ce dernier a décidé d’enlever le

stock de ses étagères.

Eventuellement, Michel est retourné

bredouille dans son campement.

Pour renouer avec son cercle et

ses commanditaires. Et se raviser de

la prochaine posture à adopter. Puisque

se montrer le cul n’avait pas fait

recette. A l’entame, c’est l’euphorie

du mouvement Lavalas qui change le

chauve -souris en oiseau de mauvais

augure. Et emmène sa directive à lui

concocter le morceau : kokoriko pour

être à la traine et en bénéficier des retombées

de cette progression. Mais, le

coup d’état sanguinaire de Septembre

1991 qui a tiré le tapis du changement

sous les pas d’une génération éprise

de démocratie, est venu pour exposer

M.M dans sa vraie dimension de guignol

du laboratoire. Et c’est à ce moment

précis qu’il fut couronné « Sweet

Micky » par le détenteur du nom, le

massacreur Michel François. Digne

héritier des : Rochambeau, Charles

Oscar Etienne, Carpenton, Hanneken,

Beach, Butler, Raphaël Leonidas Trujillo,

Kébreau, François Duvalier et son

armée de tortionnaires. Cette collection

d’assassins si on ajoute les : Cédras,

Toto Constant, Chambelain, Tatoune,

Guy Philippe et tant d’autres qui se

sont gorgés du sang des Haïtiens.

C’est dans cette veine qu’il devient

le ‘’cheerleader’’, le symbole du

putsch qui a causé la mort à plusieurs

milliers de paisibles citoyens. Avec des

militaires qui s’en donnaient à cœur

joie à la chasse, au pillage, aux viols,

au saccage, aux vols et la ruine de tout

ce qui ne leur ressemblait pas. De plus,

Haïti renforce son statut de carrefour

de la drogue ; entamé depuis sous

‘’Baby doc’’ (son beau-frère ayant été

écroué à cet effet). Ce qui va mettre

un interdit de voyage à tout l’entourage

des putschistes. Incluant M.M qui

s’auto proclame aussi ‘’papa-kaka’’

(Monsieur Merde), il n’a pas froid aux

yeux. Il fait aussi partie de ces escadrons

de la mort dénommés les ‘’Ninjas’’

des Bigio. Qui s’en allaient chaque

nuit terroriser la ville avec des rafales

de : uzi, galil et m16 ; aux cris de :’’pas

de ti morris’’. Une référence qu’ils faisaient

au président en exil J.B. Aristide.

Dont on n’a pas le droit de mentionner

le nom. En fait, même les afficionados

des gageures étaient passibles de

crimes s’ils étaient retrouvés avec un

coq en main (le symbole du mouvement

Lavalas). Qu’ils appelaient de

préférence ‘’papa poul’’.

A suivre…

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Haiti Liberté/Haitian Times

19


Art et Culture

Pleins Feux Sur: Joseph Michel «sweet micky» Martelly

(Cotes-de-Fer ?- 1960) «Un ‘’Con-artist’’»

Par Ed Rainer Sainvill

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Au début des années 1960,

au cours d’un après- midi

de soleil accablant, monsieur

Martelly alors travailleur infatigable

de la station Shell à

Bizoton fait irruption dans sa

maison située à Fort National

avec un colis humain à la main.

C’est un petit garçon du nom

de ‘’Tijoe’’qu’il présente alors à

sa femme comme étant son fils

illégitime. Mais, les riverains de

la zone ont prétendu que le petit

Joe n’est d’autre que la progéniture

d’un notable de la ville qui

n’a pas voulu que sa femme soit

au courant de ses liaisons. En

tout cas, dès son installation au

domicile de Mme De Prasdines

Martelly le petit morveux comme

l’enfant ‘’Zabel Bòk’’, semble

avoir des tics et ne veut faire

qu’à sa tête. Notamment avec

dans son entourage un autre folichon

du nom de Jojo Lorquet

dont il partage les mauvaises

manies de gondoler dans les

latrines. Pendant que les autres

mômes jouent aux billes, au

foot, au cache-cache Lubin et

au papa et à la maman.

De plus, le morceau à

succès Joseph que chante en

duo Gisèle Débrosse et son supposé

oncle Serge Martelly pour

le compte de l’ « Ensemble de

Raoul Guillaume » :’’ Joseph

ale mete ou ajenou/ ou te joure

vwazin Françoise/ou merite

yon koreksyon…’’, des paroles

qui apparaissent faire allusion

au gamin espiègle de la famille.

Entre temps, mr Martelly qui

trime honnêtement pour s’occuper

de sa famille se voit subitement

expulser de sa maison

à Fort National ; par le macoute

de la zone du nom de Jeudi. Le

père du récent maire de Delmas

Wilson Jeudi qui avait pignon

sur rue dans cette enclave. Ce

qui a obligé la famille Martelly

à se relocaliser dans la zone de

Bizoton à Carrefour où le père

travaille comme gérant d’une

pompe de gazoline. Un changement

d’air qui va être bénéfique

pour ‘’Tijoe’’ qui commence à

se faire des amis plus sociables.

Et des tours d’écoliers plus appliqués

qui l’ouvrent les portes

de l’Institution Saint Louis de

Gonzague.

Cette école qui a le

mérite d’empiler toute la mosaïque

sociale du pays avec

les fils des ‘’Madan Sarah’’ du

Marché en Fer qui rêvent que

leurs fils vont se faire des relations

pour la vie. La classe moyenne

favorisée qui y voit aussi

un templin social. De même que

ceux des nantis et de ceux au

pouvoir qui y voient un passage

obligé. C’est là que ‘’Tijoe’’ devenu

Michel entouré par une sorte

de ‘’frat brother’’. Un noyau de

copains qui l’aident à passer les

cadres préliminaires. En lui faisant

sauter les classes comme

‘’le roi des poulets’’ ; pendant

qu’il s’active à être le rigolo du

groupe. Cependant, arrivé en

3 e secondaire, c’est là que les

examens tout préparés d’un copain

ne peuvent plus aider. Ce

qui va l’obliger à prendre le large

dans une ancienne bonne école

devenue un collège-poubelle ;

lorsque ses propriétaires sont en

cavale au Canada. C’était l’Institution

Roger Anglade dans

lequel Michel Martelly va se réfugier.

En effet, son passage

Joseph Michel «sweet micky» Martelly

dans cet établissement a fini par

ternir de ce qui restait de renom

à cette notable famille. Puisque

la délinquance a fini par régner

dans les alentours de cette école

sous la prépondérance de M.M.

Dont l’insouciance reste un sujet

de conversation constante pour

ses proches. Spécialement sa

proportion des concupiscences

et, comme un avide fan du

« Coumbite Créole » de Rodrigue

Millien dans ses enclos de Chez

Maggy à Carrefour ; avec des

proches comme Manno Charlemagne

et Beethova Obas qui

rêvent aussi des demains qui

chantent. M.M est aussi sous

le charme discret des collines

de Pétion-Ville et fait souvent

le parcours en auto-stop. Après

avoir fait ‘’le mort’’ pour le trajet

de Bizoton - Centre-ville (les 35

centimes étant alors pas faciles

à trouver pour nombreux) ; d’oú

il espère se faire repérer par ces

pions de la ville. C’était l’époque

des Joe Delmas, Ti Bailly… ces

prédateurs et aussi d’un vaillant,

R. Brisson (Pardon !) ; et même

l’entourage de la présidence qui

étaient toujours à l’affut de ces

jeunots au cul chaud en quête de

débouchées.

C’est dans ce décor que

Michel Martelly continue à

végéter ; entre le cycle des PAF

et des DAF (premye et dezyèm

ane flannè). Pour finalement se

nicher dans l’ancienne armée

d’Haïti. Avec pour camarade

de promotion des énergumènes

comme Michel François dont on

saura éventuellement la raison

pour laquelle ils étaient assignés

par le laboratoire pour une mission

déterminée à un moment

de la durée. Mais, il est apparu

que même dans cette camarilla

de vauriens ; dévidés de toute

forme de nationalisme et de

civisme. Et dont on a formés

pour assassiner les civils locaux

; sans aucune notion de

la défense de leur territoire. Et

il est arrivé que même cet escadron

sanguinaire n’a pu faire

de Michel Martelly un individu

adapté ; d’où son expulsion au

sein de ce corps. Mais, c’est

aussi un produit du milieu, d’un

entourage n’ayant pas né de la

dernière pluie. Et le début des

années 1980 va être profondément

marqué par une crise politico-sociale

sans précédent.

Marquée par la répression,

la disparition, les

assassinats, l’exil, la faim, la

peur et l’exode entamée dès les

mid-seventies par une génération

d’or de ‘’baby-boomers’’

(qui s’étaient créés des mécanismes

d’auto-défense après

les tueries gratuites des : frères/

sœurs, cousins/nes, amis/es,

condisciples, voisins/es). Et les

plus démunis qui ont préféré se

faire manger par les dents des

requins que d’atterrir dans les

cachots de ‘’baby doc’’. Ainsi

que les profiteurs et enfants

naturels du régime comme Michel

Martelly, ces ‘’mariellitos

ayisiens’’, qui vont aussi le cas

échéant se jeter sur les côtes de

la Floride, en quête de rédemption.

C’est là que le jeune immigrant

déraciné a pratiqué tous

les boulots inimaginables ayant

défini le parcours d’un minable.

(Plus tard, dans l’une de ses

interventions ‘’ante –présidentiable’’,

l’intéressé en question

a fait un récit exhaustif de ses

gymnastiques d’hors la loi et de

paumé increvable en Floride).

De là, on peut revoir le fil d’Ariane

ayant conduit au labyrinthe

actuel. Dans tous les cas, il rêve

aussi d’être saltimbanque. D’autant

que le moment coïncide

avec l’émergence de la musique

électronique.

C’est l’époque où n’importe

loustic veut se munir d’un

clavier électronique pré programmé

; en faisant le ‘’karioke’’

pour des gens de mauvais gout.

C’est tout ! L’’ordinateurisme’’

avait aussi ses moments forts

avec l’émergence du groupe

« Top-Vice » du trio : Freddy,

Charlot, et de la star Robert Martino

; ayant permis à la Floride

d’avoir son premier groupe

établi. Même le « Magnum »,

du fait de sa musique complexe

n’avait pas réussi de s’imposer

à une population qui était alors

bien différente. C’est donc dans

l’entourage du « Vice » que Martelly

s’est fait le groupie. En

se faisant initier au keyboard

programmé par le talentueux

claviériste du groupe Charlot

Raymonville. Tout en espérant

se caser en régulier. Mais, le talent

aussi bien que la vocation

lui ayant fait grandement défaut.

De plus, il n’est pas admis

à faire le clown. Entre temps au

pays, les militaires, les brassards

rouges, les attachés et autres

ramassis macoutes, violeurs

et kidnappeurs se démerdent.

Avec le vent en poupe, ils font

le rappel des rejetons éparpillés

dans la diaspora.

C’est dans cette veine

que M.M a regagné ses pénates

locaux en plein délire soldatesque

: Namphy, Régala, Paul,

Abhram, Romain, Avril et autres.

Ces vaillants bouchers

suite à la page(19)

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20 Haiti Liberté/Haitian Times

Vol 15 # 21 • Du 24 au 30 Novembre 2021

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